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mercredi, 19 septembre 2018

LIBERATION DE MME SIMONE GBAGBO: LIESSE ET AVEUX DE TAILLE

 

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Liesse et merci

 

L'onction populaire ne se force pas. C'est l'expression d'un sentiment qui vient naturellement. Elle est spontanée. Madame Gbagbo est sortie de prison le 07 août dernier avec le fameux sourire qu'on lui connaît. Elle n'avait aucunement l'air de forcer l'évidence. Elle était dans une sorte de révélation. Cette foi et assurance qui animent tous ceux qui marchent dans le chemin de la juste cause. Ils ont une espérance transcendantale qui les transfigure.

Madame Simone Gbagbo était plus rayonnante que son geôlier qui la veille dans une sorte de précipitation, le regard perdu, lisait l'ordonnance de sa libération. Ce qui s'en est suivi est tout aussi sublime. Une onde de choc heureuse s'est emparée de tout le pays. Le domicile de l'ostracisée est devenu un lieu de pèlerinage politique depuis. Dans l'autre camp c'est le deuil. La liesse populaire qui entoure la sortie d'une militante de parti contraste énormément avec la peur qui s'est emparée du pays le 02 décembre 2010 alors que Ouattara venait d'être désigné président de la république par Youssouf Bakayako.

Leur "Ouattara n'a subi aucune pression" sonne creux parce qu'on est tenté de leur demander pourquoi rompre subitement le cours de ce confort politique ? De quel chapeau, ceux qui se targuaient hier d'être le régime le plus démocratique au monde avec zéro prisonniers politiques, ont-ils sorti 800 bagnards ? Alors des voix s'élèvent pour réclamer qu'on disent merci à Ouattara.

Comble de l'histoire, que ces prisonniers qui ont survécu organisent une festivité à la magnanimité de leur bourreau. A eux, je dis que cela ne coûterait rien matériellement, mais beaucoup moralement, parce que cela impliquerait qu'on reconnaisse tacitement que le tyran a gracié des bandits de grands chemins. Le merci aurait pu être à ceux qui lui ont tordu le bras si et seulement si ce ne sont pas eux les marionnettistes de notre triste histoire.

Joseph Marat

 

Source: LE BLOG DE JOSEPH MARAT

 

 

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Aveux de taille

 

Madame Simone Ehivet Gbagbo est sortie de prison après 7 ans d'incarcération le 8 août dernier. Depuis quelque temps, comme quelqu'un qui a suffisamment creusé et remué sa langue, elle reçoit, elle parle et le marigot politique ivoirien est en ébullition. Cette sorte d'effervescence qui amène à la surface ce qui est enfoui. Les langues se délient et les gestes trahissent.

Au lendemain de sa libération, qui annonce certainement celle de son mari, ce sont les pro-Soro de la diaspora qui se sont précipités aux portes de Scheveningen comme s'ils se réveillaient subitement d'un cauchemar.

En prime, ils font le serment de voter pour Gbagbo aux prochaines élections présidentielles. Le PDCI qui a échangé son plat de lentilles pour une promesse électorale de diriger par procuration le pays s'est retrouvé accroupi aux pieds de la véritable première Dame de Côte d'Ivoire. Le jeudi 30 août dernier, les populations du nord ont offert une liesse digne de ce nom à Simone Gbagbo à son domicile privé de Cocody-Riviera. Qui l’eut cru ?

Aujourd'hui c'est la sulfureuse Salimata Porquet qui avale la mémoire des « 7 glorieuses d'Abobo » pour tisser des couronnes d’Ambassadrice de la paix de l’Union africaine, excusez du peu, sur les tresses violemment arrachées hier de Simone Gbagbo. Avant elle, c'est Joël N'Guessan, le pathétique porte-parole du Rdr qui a renié ses convictions et tout ce qu'il a déblatéré devant les juges de la Cpi, pour dire et je cite : « Il faut féliciter l’ex-Première Dame de Côte d’Ivoire pour la profondeur de ses propos...

Nous sommes certainement nombreux à avoir lu et relu avec émotions les propos tenus ce week-end à Moossou, par l’ex Première Dame de Côte d’Ivoire, Madame Simone Ehivet GBAGBO. Ces propos emprunts de sagesse et d’humilité prouvent que la réconciliation totale des fils et filles de Côte d’Ivoire est possible. Le premier constat que nous faisons, c’est qu’elle a l’honnêteté de dire la vérité sur ses sept (7) années de détention aussi bien à Odienné qu’à l’Ecole de Gendarmerie à Abidjan.

Prenant le contre-pied de tous ceux qui ont prétendu que pendant son temps de détention elle a été régulièrement maltraitée, elle affirme au contraire qu’elle a été traitée avec respect et dignité ». Pour la réconciliation, nous saluons ces propos et ces attitudes qui expriment clairement les aveux d'un régime illégal et illégitime. Parce que, mine de rien, c'est à cause de cette profondeur qui sourd de leurs propos, de cette honnêteté qui les caractérise que nous avons toujours pensé que ce sont leurs ennemis politiques qui sont superficiels et malhonnêtes. Et les Ivoiriens n’ont pas pu faire le choix, en 2010, de personnes véreuses et sans contenance pour les diriger.

Deux questions à quelques sous pour Bensouda. Comment une Dame chez qui les gens du nord ivoirien effectuent aujourd’hui un pèlerinage a-t-elle pu concocter un plan avec son époux pour les exterminer ? Les miraculés ou les rescapés ont-ils perdu la mémoire de leurs parents décimés ? Plus sérieusement, nous sommes face à un remake de l’histoire de la sagesse de Salomon. Supposons que le roi Salomon ait été vassalisé et contraint de se soumettre à la volonté de la mère indigne. La transcendance n’a pas permis que la Côte d’ivoire soit totalement coupée en deux. Simone Gbagbo est en train de recoudre son enfant. C’est heureux que les coupables avouent leur crime. 

Joseph Marat

 

SourceLE BLOG DE JOSEPH MARAT

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