topblog Ivoire blogs

lundi, 05 novembre 2012

LE SENS DU DERNIER COMMUNIQUE DE LA CPI

 LAURENT GBAGBO 25.jpg

 
Eléments de réponse aux questions que les Ivoiriens se posent après la dernière sortie de l’organisation internationale à vocation juridictionnelle. Dont la Chambre préliminaire s’est prononcé sur la capacité à Gbagbo à participer à la procédure engagée contre lui. Qu’est-ce que cela change ? Quelles sont les futures étapes ? Explications. 


Imbroglio national. Trois jours après l’audience liée au réexamen de la détention du président Gbagbo par la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI), et une semaine après le refus exprimé de la Cour d’appel de «casser» la décision de ladite Chambre préliminaire qui avait rejeté le 13 juillet dernier une première demande de liberté provisoire, l’organisation à vocation juridictionnelle a produit hier un communiqué informant l’opinion publique que «la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé que M. Laurent Gbagbo était apte à participer à la procédure devant la Cour». Elle a également annoncé que «les juges fixeront bientôt une date pour l'audience de confirmation des charges dans cette affaire». 

Elle a par ailleurs annoncé des «ajustements pratiques» qui seront mis en place «afin de permettre à M. Gbagbo de participer à l'audience de confirmation des charges». Des dispositions qui pourront inclure «la tenue d’audiences plus courtes, la mise à disposition d'installations appropriées pour se reposer pendant les pauses, la possibilité pour le suspect de se dispenser de tout ou partie de la procédure, ainsi que de la suivre par liaison vidéo s'il le désirait». A la lecture de ce communiqué, un grand nombre d’Ivoiriens ont eu l’impression d’être dans un profond brouillard. Réponses à quelques questions qu’ils se posent. 

La dernière décision de la CPI signifie t-elle que la demande de liberté provisoire de Gbagbo a encore été rejetée? 

Non. En réalité, les «affaires dans l’affaire» Gbagbo sont nombreuses et se chevauchent. Notamment parce que, très active, la Défense s’introduit dans tous les interstices et utilise tous les moyens à sa disposition pour faire avancer sa cause. En ce qui concerne la question de la demande de mise en liberté provisoire, la Défense a saisi la Chambre préliminaire I qui a rejeté une première demande le 13 juillet dernier. 

Refusant ce verdict, elle a fait appel à la Chambre d’appel qui a suivi la Chambre préliminaire I, même si quelques avancées ont pu être obtenues. La Chambre d’appel a en effet estimé que l’état de santé d’un prévenu pouvait être un critère tendant à accepter une mise en liberté provisoire. Et deux juges de la Chambre d’appel ont rendu des avis «dissidents», en contradiction avec l’opinion majoritaire, ce qui contribue à créer une certaine pression sur la Chambre préliminaire. 

Le dossier est donc reparti à la Chambre préliminaire, qui doit l’examiner de nouveau tous les 120 jours, conformément aux règles de la CPI. Le jugement est mis en délibéré. Ce jugement-là, il n’a pas encore été rendu. 

Sur quel sujet la CPI a-t-elle exactement tranché? 

Dans sa volonté de prouver que le président Laurent Gbagbo a subi des exactions relevant de la torture lors de son incarcération illégale à Korhogo, la Défense a mis sur le tapis la question de son état de santé. Ce qui a amené la CPI à commander des expertises à ce sujet. Dans l’attente du résultat de ces expertises, il était impossible d’engager l’audience de confirmation des charges au regard des juges de la Chambre préliminaire eux-mêmes, qui ont pris très au sérieux les «découvertes» des médecins. Dans son état, Gbagbo pouvait-il participer à son procès ? C’est à cette question que la Cour a répondu hier par l’affirmative. 

Le fait que Gbagbo puisse assister aux audiences est-il une mauvaise nouvelle? 

Non. L’objectif de la Défense n’était pas d’éviter que Gbagbo participe à la procédure. Le premier président de la Deuxième République ivoirienne l’a dit lui-même : il ira jusqu’au bout. Il brûle de dire sa part de vérité, de la confronter aux affirmations du procureur. Il sait qu’il joue sa place dans l’histoire de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. Il entend faire de ce procès un moment de combat contre la propagande haineuse qui l’a poursuivi durant plus de dix ans, et contre l’histoire officielle que les puissances occidentales qui ont eu sa peau veulent imposer. 

Le combat juridique autour de son état de santé vise avant tout à faire comprendre aux juges – qui ont lu les expertises médicales qui sont formelles – ce qu’il a vécu à Korhogo. Qu’il ait assez récupéré pour pouvoir participer à la procédure est soit une chance soit une grâce – selon que l’on soit croyant ou pas. Mais le fait est qu’il est arrivé à La Haye dans un état trahissant les souffrances qu’il a endurées auprès du régime qui l’a livré à la CPI et se protège lui-même de toute poursuite. 

Cette évaluation sur son état de santé peut - elle avoir un effet sur sa demande de mise en liberté provisoire? 

Oui, mais pas directement. Les juges ont conclu que Gbagbo était certes fatigué et éprouvé, mais qu’il pouvait participer aux audiences. Dans la mesure où, selon la Cour d’appel, l’état de santé d’un prévenu peut avoir des effets sur une décision relative à la mise en liberté provisoire, il est certain que le fait qu’il «récupère» peut être utilisé par l’Accusation qui entendra prouver qu’il n’y a pas le feu en la demeure. Mais tout est question d’évaluation des juges – et bien entendu, la politique n’est jamais loin. 

Le fait que Gbagbo puisse participer aux audiences dans un cadre prenant en compte sa fragilité physique ne signifie pas automatiquement qu’il a les capacités «médicales» de s’évader – ce dont il sera question dans la «querelle» sur la liberté provisoire. Cela ne signifie pas non plus que pour pouvoir le garder en vie et en bonne santé physique et morale, dans le cadre d’une procédure qui s’annonce longue, une liberté provisoire dans un cadre moins hostile n’est pas plus adaptée. Cela dit, la bataille s’annonce serrée. 

Est-on désormais sûr que l’audience de confirmation des charges et le procès auront lieu? 

Non. En tout cas, pas encore. En effet, la Défense a annoncé depuis le 21 août dernier qu’elle interjetait appel contre la décision de la Chambre préliminaire I, intervenue le 15 août dernier, de rejeter sa requête en incompétence de la Cour à juger le président Laurent Gbagbo. Une requête fondamentalement «politique», qui répond plus à une stratégie de dénonciation des «liaisons dangereuses» entre le procureur et le régime Ouattara et à une «mise sous tension» d’une Chambre préliminaire prompte à céder aux préjugés et aux approximations de l’Accusations, qu’à une volonté de «fuir» le débat de fond. La réponse de la Chambre d’appel à la requête de la Défense, ses éventuelles réserves, et les éventuels points de vue dissidents de certains des juges de la Chambre d’appel, sont attendues par la Défense. Qui privilégie la parabole de la montagne. Dans un contexte de forte adversité, elle doit, pas après pas, franchir un véritable Everest de préjugés et de «vérités» prémâchées. 

Le temps qui passe joue-t-il pour ou contre Gbagbo? 

Beaucoup d’Ivoiriens considèrent que ce qu’ils perçoivent comme une «stratégie de l’obstruction» de la Défense «perd du temps» inutilement, et contribue à maintenir Laurent Gbagbo en détention. Mais, en réalité, le temps qui passe permet aussi à Emmanuel Altit et à Agathe Baroan, les avocats qui ont pignon sur rue à La Haye, de se saisir – pour la tailler en pièces – de l’incroyable masse de documents compilés par Louis Moreno-Ocampo contre Gbagbo, au nom de ce que l’on pourrait appeler une «stratégie de l’inondation». Ocampo voulait profiter de l’atmosphère globale de l’époque, où Gbagbo était présenté sans nuances comme «le mauvais» et Ouattara «le bon». Plus le temps passe, plus cette grille de lecture s’affaiblit. Et pour la Défense, c’est toujours ça de pris. 



Théophile Kouamouo, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".
 
 
Source: AFRIK53.COM

FLORENT PARMENTIER (POLITOLOGUE FRANÇAIS): «VOICI POURQUOI LE VERDICT DE LA CPI TARDE A TOMBER»


FLORENT PARMENTIER - POLITOLOGUE FRANçAIS.jpg

Florent Parmentier a percé le secret du silence de la CPI.


Le verdict de l’audience du 30 octobre 2012 à la Haye, continue de se faire attendre, comme un astrophysicien qui fait le pied de grue devant son télescope, pour scruter le passage d’une constellation d’étoiles. Cette attente, qui donne lieu à toutes les supputations et commentaires, n’est pas faite pour apaiser les esprits de tous ceux qui souhaitent que le cas Gbagbo soit traité avec diligence. Estimant que le dossier Gbagbo a été suffisamment bêché, tourné et retourné comme une terre arable, pour que le verdict à rendre soit encore à la traîne et ne soit pas traité avec beaucoup de célérité. Mais Florent Parmentier, spécialiste en Sciences politique, qui croit savoir les raisons profondes de ce repli des juges de la Cpi, affirme que ceux-ci font face plus à d’autres réalités incontournables que ne le pensent beaucoup de chroniqueurs.

Florent Parmentier a percé le secret du silence de la Cpi

Pour s’être introduit dans les méandres juridictionnels et les tractations sur le sort à réserver au célèbre pensionnaire du pénitencier de Scheveningen, l’analyste avance plutôt les relents que redoutent les juges, sur un climat politique déjà délétère, que pourrait entraîner une décision mal goupillée. A l’en croire, des débats contradictoires confondent les juges entre eux, sur la bonne décision à prendre, en plus des raisons sur la popularité et le réseau relationnel de M. Gbagbo, qu’a fait prévaloir la juge Silvia Fernández de Gurmendi, pour rejeter, le 19 juillet 2012, la requête de la Défense demandant une mise en liberté provisoire de son client.

"Le collège des juges est sous la tourmente de la bonne suite à donner, au regard de la pertinence de l’exposé des motifs de la demande de liberté provisoire, faite par la Défense le 30 octobre dernier. Selon nos informations, une majorité des juges redoutent des remous sociopolitiques dans les deux cas de figure. C’est-à-dire que si la liberté est accordée à M. Gbagbo, dans ces circonstances de tensions politico-militaires, cela pourrait sérieusement affecter le régime de M. Ouattara, dans sa légitimité et dans sa marge de manoeuvre. En revanche, si M. Gbagbo est maintenu en détention, au-delà des espérances de mise en liberté exprimées par ses partisans, cela pourrait aussi attiser et cristalliser davantage les appétits déstabilisateurs de ses proches, qui visiblement ne se le cachent aucunement. Cette équation à plusieurs variables met les juges dans une mauvaise posture, quant à la bonne attitude à tenir, face à ce dossier judiciaire épineux, qui engage l’avenir de toute une Nation et même de la réconciliation, tant évoquée dans les milieux politiques ivoiriens", a indiqué le politologue Parmentier, au cours d’un entretien accordé à la Radio Bbc.

Il n’a pas manqué de relever que l’argumentaire de la juge Fernández de Gurmendi, selon lequel, les assurances de M. Gbagbo de "coopérer" et son "respect" vis-à-vis de la Cour de même que son "engagement" à comparaître devant la Chambre à tout moment ne sont pas en soi suffisantes pour accorder une mise en liberté provisoire, n’est que la partie dévoilée d’un casse-tête chinois que constitue le procès du prévenu. Suite auquel, la Cpi elle-même se donnera ou pas, les chances et les moyens de sa propre survie, à défaut d’être tout simplement émoussée. Les juges de la Cpi sont suffisamment imprégnés de la complexité et du caractère ultra sensible du verdict à rendre, qui en la matière, déconseille un faux pas.

 

Marcel Dezogno, in le quotidien ivoirien "LG-Info".

 

SourceEBURNIE NEWS

RECONNAISSANCE DES CRIMES COLONIAUX: LONGUET REPOND PAR UN BRAS D'HONNEUR

 

france,algérie,reconnaissance des crimes coloniaux,longuet répond par un bras d'honneur

 

Un bras d’honneur sur une chaîne de télévision. C’est par ce geste inélégant que Gérard Longuet, ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, a réagi, ce mercredi 31 octobre, à la publication d’une dépêche de l’agence AFP reprenant les propos de Mohamed Cherif Abbas, ministre des Moudjahidine, appelant à «une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français». Gérard Longuet, également sénateur UMP (opposition de droite), a réagi sans savoir qu’il était filmé par les caméras de la chaîne Public Sénat à la fin d’une émission.


Gérard Longuet, ancien ministre français de la défense dans le dernier gouvernement du président Sarkozy, était l’invité, hier mardi, de la chaîne de télévision Public Sénat.

L’interview de l’ancien ministre a tourné autour de la demande du gouvernement Algérien d’une reconnaissance franche des crimes du colonialisme français.

Ne pouvant pas exprimer à l’antenne ses sentiments profonds concernant cette question, pensant qu’il n’était plus filmé, Gérard Longuet s’en est allé jusqu’à commettre un geste indigne en faisant le bras d’honneur.

Contacté par une chaîne de télévision française ce mercredi, Gerard Longuet confirme son geste qu’il qualifie de “populaire” et exécuté selon lui “de bon cœur”. Ne regrettant pas ce geste stupide, le sénateur de l’UMP dit ne rien “renier”.

Mardi, dans un entretien à l’agence APS, Mohamed Cherif Abbas a appelé à une reconnaissance franche des crimes coloniaux commis en Algérie. Au «regard des crimes perpétrés par ce colonisateur contre un peuple sans défense et compte tenu de leur impact dans l’esprit même des générations qui n’ont pas vécu cette période, sachant que tout un chacun connaît les affres subies par notre peuple du fait de la torture, des mutilations et de la destruction, les Algériens veulent une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre», a expliqué le ministre des Moudjahidine.

Interrogé par la chaîne BFM TV, il a n’a pas renié son geste, même s’il a avoué regretter «d’avoir été filmé» par les caméras de la chaîne Public Sénat. C’est «un geste populaire», s’est‑il contenté de répondre. Cette réaction intervient après les propos tenus il y a quelques jours par un député proche de Nicolas Sarkzoy. Le 20 octobre, à la fin d’un discours, Christian Estrosi, député‑maire de Nice (sud de la France) a lancé: «Vive l’Algérie française!» M. Estrosi s’exprimait devant des anciens combattants et des harkis de sa ville.

Interrogé par TSA, un haut responsable algérien a déclaré: «Ce geste indigne et outrageant est la marque de fabrique de ce nostalgique de l’Algérie française, mal dégrossi et fascisant. En tant qu’Algériens, fiers et indépendants, nous ne pouvons que le braver et l’accabler de notre mépris. Il ne mérite pas plus. Laissons le donc dans son milieu naturel : le caniveau des voyous de la République».

«Il m’arrive d’être réactif, et j’ai eu ce geste de mauvaise humeur bien connu des Français». Ainsi Gérard Longuet justifie-t-il son bras d’honneur, à la fin de l’émission "Preuves par 3" sur Public Sénat.

L’explication officielle, tant de la chaîne que de l’ancien ministre, est la suivante: le sénateur rebondissait à la publication d’une dépêche AFP, indiquant que l’Algérie demande «une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français». A quoi il aurait réagi un peu promptement: «Il n’y a que les gens sans caractère qui ne réagissent jamais».

Joint par L’Express, l’ancien ministre de la Défense a expliqué que «la France n’a pas à avoir honte de sa présence en Algérie pendant la colonisation, en tout cas c’est ma conviction». «Refaire l’histoire, 182 ans plus tard, ne permet pas d’aller de l’avant. Je souhaite une relation apaisée entre la France et l’Algérie, mais cela paraît impossible si à chaque fois que l’on se rencontre, on refait le procès de la colonisation.»

 

 

http://www.tsa-algerie.com/divers/l-ancien-ministre-de-la-de…
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/gerard-longuet-s-…
http://www.algerie1.com/actualite/reconnaissance-des-crimes-…


URL d'origine de cet article sur le site de "LE GRAND SOIR":



dimanche, 04 novembre 2012

LES JUGES DE LA CPI DECIDENT QUE LAURENT GBAGBO EST APTE A PARTICIPER AUX PROCEDURES: VOICI LEUR COMMUNIQUE


LAURENT GBAGBO 23.jpg

 

En lieu et place du délibéré attendu du huis clos de l'audience de réexamen de la demande de mise en liberté provisoire du Président Laurent Gbagbo, la Cour pénale internationale nous pond un communiqué que voici. Confortant tous les pourfendeurs de cette institution onusienne dans leur conviction que la CPI fait de la politique et non du Droit. Le moindre des professionnalismes aurait d'abord été de rendre publiques les conclusions du huis clos. Ensuite, toutes les autres décisions auraient valablement pu suivre. Que nenni! Cette affaire de Laurent Gbagbo à la CPI est très intéressante à plus d'un point. La Cour pénale internationale y joue définitivement sa crédibilité. Wait and see! Fernand Dindé.

 

Le 2 novembre 2012, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé que M. Laurent Gbagbo était apte à participer à la procédure devant la Cour. Les juges fixeront bientôt une date pour l'audience de confirmation des charges dans cette affaire.

Selon la décision des juges, des ajustements pratiques devront être mis en place afin de permettre à M. Gbagbo de participer à l'audience de confirmation des charges. Ceux-ci peuvent inclure la tenue d’audiences plus courtes, la mise à disposition d'installations appropriées pour se reposer pendant les pauses, la possibilité pour le suspect de se dispenser de tout ou partie de la procédure, ainsi que de la suivre par liaison vidéo s'il le désirait. La Chambre déterminera les modalités appropriées pour la conduite des audiences en consultation avec la Défense et le Greffe.

Contexte

Selon le mandat d’arrêt émis à son encontre, Laurent Gbagbo aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité : a) de meurtres, b) de viols et d’autres violences sexuelles, c) d’actes de persécution et d) d’autres actes inhumains, qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences postélectorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Il a été remis à la CPI le 30 novembre 2011 et est apparu pour la première fois devant les juges de la Chambre préliminaire le 5 décembre 2011.

Le 26 juin 2012, la Chambre avait nommé trois experts pour aider à déterminer si M. Gbagbo était apte à véritablement exercer ses droits au cours de la procédure engagée à son encontre devant la Cour. L'ordre de procéder à un examen médical faisait suite à une requête de la Défense demandant, entre autre, que l’audience de confirmation des charges initialement prévue pour le 13 août 2012 soit reportée parce que l'état de santé de M. Gbagbo le rendait inapte à participer à la procédure. Le 2 août 2012, la Chambre préliminaire I de la CPI a reporté l'audience de confirmation des charges jusqu'à ce que la question de l'aptitude de M. Gbagbo à prendre part à l'audience ait été résolue.

Les rapports médicaux confidentiels ont été déposés le 19 juillet 2012. Une audience sur cette question a été tenue à huis clos les 24 et 25 septembre 2012 en présence de M. Gbagbo, sa Défense, l’Accusation, le Greffe et les experts nommés par la Chambre.

La CPI est la première cour pénale internationale permanente créée en vertu d’un traité pour mettre fin à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves touchant la communauté internationale, à savoir les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, et le génocide.


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

ATTAC DIT NON AU BUDGET DE LA DEFENSE POUR 2013

 france,attac dit non au budget de la défense pour 2013,attac france

Soldats français de la Force Licorne posant fièrement avec leur butin de guerre, un symbole de l'Etat ivoirien piétiné et bafoué, le 11 avril 2011.

 

Les parlementaires sont appelés à voter le projet de loi de finance 2013, qui prévoit un budget de la Défense de 31,4 Milliards d'euros hors pensions soit près de 2% du PIB, taux  supérieur à la moyenne européenne (1,6%) mais conforme aux  recommandations de l’OTAN. Ce budget creuse la dette, à l’image de celui de la Grèce, sanctuarisé malgré la nécessité de réduire les dépenses publiques illégitimes.

Il résulte de la réintégration du pays dans le commandement militaire de l'Otan et reste dans les orientations de la loi de programmation militaire décidée par Nicolas Sarkozy. Les choix et objectifs de cette politique doivent faire l’objet d’un débat public et d’un contrôle démocratique:
 
 - les opérations extérieures (OPEX): leur financement se situe entre 4 et 7 milliards d’€ selon les recoupements de rapports parlementaires. Un audit sous contrôle démocratique est nécessaire pour en donner une estimation exacte. Un bilan est à faire des interventions, notamment en Côte d’Ivoire et en Lybie. Attac demande la création d’une commission d’enquête sur les activités de la Force Licorne en Côte d’Ivoire. Attac dénonce tout projet d’intervention militaire au Mali qui produirait les mêmes effets: pertes en vies humaines, violation des acquis démocratiques et des droits de l’homme, destruction des infrastructures… Cela au compte des intérêts des multinationales (Dassault, Bouygues, Bolloré, Total…) et des dictatures françafricaines à leur service. Par ailleurs, le secret défense doit être levé pour  faciliter le travail de la justice concernant les affaires à instruire (affaire de Karachi…).
 
Le nucléaire militaire: la France a signé le Traité de non prolifération nucléaire (TNP) en 1992[1]. En contradiction avec ce texte, la course aux armements se poursuit, au mépris des risques de dissémination qu’elle engendre. En 2015 tout l’arsenal nucléaire français aura été renouvelé.[2] Une telle politique est-elle acceptable, alors que 146 pays, dont 4 puissances nucléaires[3], travaillent à un processus d'élimination de l'arme nucléaire au travers d'une nouvelle convention présentée à l'assemblée générale des Nations Unies, à laquelle notre pays s’est opposé?

Pour ces raisons, Attac conteste la validité du projet de budget militaire 2013, et demande aux parlementaires de voter contre. A l'heure où le gouvernement installe la rigueur budgétaire, poursuivre la course aux armements et développer des actions extérieures pour la défense d'intérêts qui ne sont pas ceux des peuples n'est pas admissible. Des finances pour les besoins sociaux, la transition écologique et une authentique coopération, et non pour une politique de puissance et de guerre!
 
Attac s’associe à la démarche du Mouvement de la Paix interpellant les parlementaires et appelle à signer la pétition: 

 
 
 Références:


Attac France,

Paris, le 2 novembre 2012

 ________________________________
 

[1] TNP (Traité de non prolifération nucléaire) - 1992: «Chacune des Parties au Traité s’engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace.» (article 6).

[2] Nouvelles têtes nucléaires TNO, nouveaux missiles M 51, nouveaux sous marins SNLE-NG, nouveaux avions Rafales, nouveaux missiles aéroportés ASMP-A, nouvelles têtes nucléaires aéroportées TNA.

[3] La Chine, l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord. L’Iran est également favorable.


Adhérez, réadhérez à Attac: http://www.france.attac.org/adherer
 
 
Source: ATTAC FRANCE

20:54 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Europe, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, europe, attac dit non au budget de la défense pour 2013, attac france, otan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

MISE EN CAUSE SUR LE BLOG DE KOUAMOUO, MARIA MALAGARDIS (LIBERATION) A REAGI - VOICI SON COMMENTAIRE!


MARIA MALAGARDIS.jpg

 

Après l'arrestation de Simon Pierre Ehivet, frère de Simone Gbagbo, suite à la publication par le quotidien Libération de ses propos critiques vis-à-vis du régime Ouattara, nous nous sommes interrogés dans un post :

"La journaliste a-t-elle exposé son interlocuteur en divulguant son nom dans un article publié au sujet d'un pays qu'elle sait être un pays où la torture et les arrestations arbitraires sont légion ? En tout cas, il faut noter qu'elle a pris le soin de masquer l'identité d'un autre de ses interlocuteurs, qu'elle a caché sous le prénom de "Gaspard"."

Piquée au vif, Maria Malagardis, rédactrice de l'article, a réagi en commentaire sur ce blog :

"Je suis tout aussi consternée que vous mais arrêtez de rejeter la faute sur le messager plutôt que sur ceux qui ont arrêté Simon-pierre ! Je ne l'ai pas pris en traître, il savait très bien que j'étais là pour faire un reportage, il m'a encouragé à prendre des photos et j'ai voulu plutôt donner, enfin, son point de vue que de le stigmatiser. Maintenant, son arrestation, si elle est liée au papier, est totalement injustifiée, et j'aimerai que vous m'aidiez plutôt à dénoncer cette situation et lui permettre de retrouver la liberté au plus vite, plutôt que de chercher des ennemis imaginaires (merci pour la photo). Ce n'est pas moi le problème, c'est peut-être plutôt la liberté de parole en Côte d'ivoire aujourd'hui qui pose problème. Ne vous trompez pas d'adversaire !"

Dont acte.


Source: Le blog de Théophile Kouamouo


Lire l'article de Kouamouo auquel réagit Maria Malagardis:

"Après un article de Libération où il était cité - Le frère de Simone Gbagbo enlevé par la DST"

LA GUERRE QUI VIENT - DE LA CONTRE-INSURRECTION RURALE A LA CONTRE-INSURRECTION URBAINE

 

côte d'ivoire,claude luchetta,gérard deneux,la guerre qui vient,de la contre-insurrection rurale à la contre-insurrection urbain,la guerre qui vient un débat à poursuivre,les amis de l'émancipation sociale

 
1 - Une nouvelle configuration géostratégique
 
«La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens» (Clausewitz). La technologie la plus sophistiquée constitue la modalité contemporaine de la guerre. Il n'y a pas une essence supra-temporelle de la guerre. Une essence qui échapperait à ses déterminations historiques. La guerre est un phénomène social total qui connaît de profondes métamorphoses. Aujourd'hui on parle même de guerres propres. De frappes chirurgicales. Orwell dirait la paix c'est la guerre et réciproquement.
 
La gauche radicale n'a pas l'habitude de s'intéresser à la politique militaire. Pourtant la guerre est partout. Non seulement sur les champs de bataille. Mais aussi sur les écrans et les consoles de jeux. A tel point qu'on pourrait parler d'un complexe militaro-industriel-ludique. La guerre est devenue un divertissement à part entière. Nos villes s'équipent insidieusement pour la guerre. Une guerre de classe. La mondialisation marchande est une mondialisation armée.
 
Ce que je voudrais montrer c'est qu'une nouvelle stratégie militaire se met en place à l'ombre des états impérialistes. Stratégie qui construit ses propres cibles et délimite un nouvel espace géographique et mental. Pour contrer la baisse  tendancielle du taux de profit, le capital investit massivement dans les  armes de haute technologie. Cette réorientation stratégique de l'impérialisme s'inscrit dans un contexte marqué par:
 
- La fin de la guerre froide.  L'effondrement de l'URSS semble dégager l'horizon pour une l'hégémonie américaine. Une hégémonie aujourd'hui fragilisée. Du même coup, l'ancien ennemi s'évapore (le péril rouge). Il faut reconstruire un  ennemi adaptée à la nouvelle donne géostratégique et incarnant le mal absolu.
 
- L'approfondissement de la crise provoquée par la financiarisation de l'économie. A noter qu'aux Etats-Unis le taux de profit décline dès septembre 2006. C'est à dire bien avant la crise. Il y a conjonction entre une crise économique mondiale et une crise de la domination américaine.
 
- Le développement exponentiel des nouvelles technologies qui permettent de classer, repérer, poursuivre et cibler. Ces nouvelles technologies constituent l'un des vecteurs de la mondialisation libérale.
 
- Le déplacement des conflits des zones rurales vers les zones urbanisées ou semi-urbanisées des grandes métropoles en voie d'expansion. Bref du Vietnam on passe à Bagdad, Kaboul, Gaza. Demain: Téhéran? J'y reviendrai.
 
Depuis 2001, La notion de «guerre illimitée au terrorisme» a pour horizon une guerre civile impitoyable et sans fin. La guerre est à elle-même son propre but. La guerre devient permanente et se fragmente en guerres régionales. Guerres régionales qui mettent en oeuvre des forces non-étatiques. La guerre recourt de plus en plus aux troupes mercenaires. Ces dernières représentaient en 2005, la deuxième force d'occupation en Irak.
 
Si la guerre devient illimitée dans l'espace et dans le temps, l'ennemi n'est plus qu'un monstre insaisissable. Un monstre qu'il faudra finir par exterminer. Aucune paix n'est possible. Le terroriste  échappe à tout statut juridique ou social. Il est un criminel pathologique. Rien ne s'oppose à sa liquidation. La notion de guerre au terrorisme permet d'évacuer toute dimension politique des conflits. La mondialisation libérale suscite d'ailleurs une crise sans précédent du politique. Non pas que l'intervention de l'Etat soit devenue inutile. Etat qui serait réduit à son rôle purement régalien. Au contraire. «La concurrence libre et non faussée» ne peut s'exercer qu'à partir de l'intervention de l'appareil d'Etat. Intervention législative, juridique, policière, militaire. L'économie de marché n'est pas une donnée naturelle mais une construction étatique. Dans le cadre du néolibéralisme, le capital financier s'associe à l'Etat afin d'élaborer de nouvelles règles de fonctionnement.
 
Dans un premier temps je montrerai comment on est passé du rural à l'urbain. Les cibles militaires de l'impérialisme ne sont plus directement situées dans les rizières, les forêts ou les terres arides mais plutôt dans les villes, les banlieues, les ghettos, bidonvilles et favelas. Puis dans un deuxième temps, je montrerai comment la capital financier a structuré un nouvel urbanisme placé en permanence sous contrôle. La guerre robotique met en oeuvre les nouvelles technologies permettant de cibler et de tuer ce nouvel ennemi abrité dans les profondeurs des nouvelles mégalopoles. Enfin, nous verrons justement comment «la stratégie du choc» parfaitement analysée par Naomi Klein permet d'éclairer la nouvelle politique militaire de l'impérialisme.
 
2 - Du rural à l'urbain
 
Les guerres coloniales se déroulent dans un environnement principalement rural (Indochine, Algérie, Vietnam). L'ennemi est un indigène-partisan (Viêt, guérilléro, fellagha) enraciné dans son milieu. Cet ennemi ne se distingue guère du civil. Il est caché au sein d'une population essentiellement rurale. Il se fait à la fois invisible et omniprésent. Durant la guerre d'Algérie, la DGR (Direction Générale du Renseignement) propose de quadriller le territoire algérien. Quadrillage qui consiste à répertorier l'ensemble des habitants, leurs lieux de vie et leurs mouvements pour les surveiller en permanence. L'objectif est de couper la population du maquis. Lors de la bataille d'Alger en 1957, le Dispositif de protection urbaine (DPU) a pour objectif de rationaliser l'emploi de l'armée en ville en mettant en oeuvre un quadrillage de la ville et, plus particulièrement, des quartiers musulmans. Ce dispositif devait éviter le retour en ville du FLN et favoriser la mobilisation en cas de crise. C'est d'ailleurs ce dispositif qui a constitué un des points d'appui du coup d'Etat du 13 mai 1958.
 
Face à la guerre froide, paniquée par la perte de l'Empire et la menace révolutionnaire, une partie de la classe dominante est convaincue de la nécessité du contrôle total de la population. La guerre coloniale devient le laboratoire de ce projet. Le général Allard déclarait en 1956 : «L'étude de la guerre révolutionnaire n'est pas, ne doit pas être l'apanage des seuls militaires, car la guerre révolutionnaire n'est pas dans son essence une guerre militaire de conquête territoriale, mais une lutte idéologique de conquête des esprits, des âmes.» La propagande devient une arme essentielle dans la contre-révolution.
 
Ce qui s'est passé à Paris le 17 octobre 1961 constitue un tournant. La manifestation de la  population musulmane a été gérée comme une véritable émeute armée. La police elle-même était armée. Il y eut planification systématique de la répression. La figure de l'indigène-partisan a été détruite  symboliquement et physiquement. A partir des années 1970, on reconstruit la figure de l'ennemi intérieur sur une base socio-ethnique. Désormais, l'espace urbain sera quadrillé par un dispositif militaro-policier qui va ouvrir la porte au modèle sécuritaire. A partir de 1990, à la suite des révoltes dans les quartiers populaires (Vaulx-en-Velin, Sartrouville, Mantes-la-Jolie et Meaux) les renseignements généraux se reconvertissent dans la surveillance «des subversions cachés dans les cités».
 
La défense opérationnelle du territoire (DOT) planifie la poursuite et l'élimination de l'ennemi intérieur depuis 1962. L'instauration du plan Vigipirate en 1978 accentue le quadrillage et la surveillance du territoire, intensifie les niveaux d'alerte, les patrouilles en armes et la psychose de peur. Il s'agit d'une politique délibérée de mise en condition de l'opinion publique.
 
Le colonel Jean-Louis Dufour, spécialiste de la guerre en milieu urbain écrit en 1992 dans la revue Défense nationale: «Terroriser et démoraliser l'adversaire et donc détruire ses cités sont deux exigences de la guerre totale... la ville est l'objectif majeur des guerres civiles.». Du 25 au 28 février 2008 se tient au Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie  un exercice commun gendarmerie-police-pompiers permettant de tester plusieurs opérations de maintien de l'ordre en milieu périurbain sensible. Sont employés: tireurs d'élite et véhicules blindés. Désormais c'est la vie urbaine qui est progressivement placée sous surveillance et militarisée. Ce phénomène va se développer et s'amplifier dans toutes les grandes métropoles américaines et européennes. Il s'agit maintenant de contrôler et de criminaliser les populations des grandes métropoles. Les banlieues françaises sont désormais considérées comme des «colonies intérieures».
 
Les années 1990 constituent un tournant. De 1989 à 2000, 23 émeutes dans le monde ont été déclenchées par la mort d'un jeune. La responsabilité des forces de l'ordre a toujours été engagée. On peut citer la France, les Etats-Unis, la Chine. La mondialisation et la hausse des prix alimentaires sont au coeur des émeutes à Kinshasa en décembre 1990. Les grandes villes de la république du Congo en septembre 1991 et janvier 1993, du Venezuela de mars à juin 1992, du Brésil, etc. sont le théâtre,  d'émeutes de la faim. En novembre 1999, le mouvement altermondialiste affronte les forces de police à Seattle. En 2001, c'est la manifestation contre le G8 à Gênes. Manifestation contre laquelle les forces de l'ordre mettent en place une véritable stratégie militaire. En France, c'est l'embrasement des banlieues de novembre 2005, les émeutes de Cergy, Saint-Dizier, Vitry-le-François et le Champ-de-Mars de Juin  2008, d'Asnières le 14 juillet. Entre 2006 et 2008, l'Etat assiège la ville d'Oaxaca au Mexique. Le port marocain de Sidi Ifni a fait l'objet d'un raid militaire à la suite d'un banal conflit sur l'emploi. La ville de Redeyef dans le sud tunisien, à la merci du monopole des mines de phosphate, a connu des émeutes alternant avec des offensives militaires pendant six mois, de janvier à juin 2008. Silence total des médias. Une nouvelle configuration de la révolte  se met en place. L'intervention des forces de l'ordre se militarise.
 
«Guerre aux frontières, ennemis à l'intérieur. Ennemis aux frontières, guerre à l'intérieur. La confusion des genres qui ouvre à la militarisation de l'action publique et à la déqualification symbolique de pans entiers de la population peut alors se généraliser. C'est exactement la logique qui a été adoptée par la politique du gouvernement français vis-à-vis des banlieues.»  Alain Bertho.

3 - Le nouvel urbanisme
 
L'espace urbain devient progressivement un point de focalisation déterminant de la lutte politique et de la guerre de classes. La ville constitue le lieu de valorisation par excellence du capital financier et symbolique. La financiarisation libérale colonise l'espace urbain. Au centre ville, on cherche à se retrouver entre soi. C'est le phénomène de gentrification combiné au développement des banques, bureaux, commerce de luxe, musées et  quartiers réservés. La mégalopole se construit ainsi par l'exclusion. David Harvey montre comment aux Etats-Unis, en 2007, «quelques deux millions de personnes, principalement des mères célibataires et leur famille, des Afro-Américains vivant dans les grandes villes  et des populations blanches marginalisées,  de la semi-périphérie urbaine, se sont vus saisir leur maison et se sont retrouvés à la rue. C'est ainsi que de nombreux quartiers des centres-villes et que des communautés périurbaines entières ont été dévastées à cause des prêts consentis par les prédateurs des institutions financières». Dans les mégalopoles des pays pauvres et émergents, les agences de développement financées par la banque mondiale bâtissent et protègent des «îlots de cyber-modernité au milieu des besoins urbains non satisfaits et du sous-développement général.» (Mike Davis). La mégalopole monstrueuse devient un lieu de relégation sociale. Elle est perçue comme une obscure menace par les classes dominantes. Désormais, la doctrine de la guerre sans fin renforce la militarisation de la vie urbaine. Les grandes métropoles mondiales organisent les flux financiers, façonnent le territoire et le développement géographique. «Avec leurs marchés boursiers, leurs technopoles, leurs salons de l'armement et leurs laboratoires d'Etat dédiés à la recherche sur de nouvelles armes, ces villes sont les cerveaux du processus actuel de mondialisation dans lequel la militarisation joue un rôle majeur.» (Stephen Graham). Les nouvelles techniques militaires urbaines  favorisent un urbanisme de plus en plus prédateur et permettent de mettre en place des infrastructures hypermodernes dédiées à la financiarisation, à la consommation de luxe et au tourisme. Du même coup, «les forces ennemies» se dissimulent dans l'environnement urbain et les zones industrielles. Il faut domestiquer la ville. Cette domestication passe par la mise en place d'une technologie hypersophistiquée. Ces techniques élaborées dans les laboratoires militaires transforment les armées occidentales en forces contre-insurrectionnelles high-tech. Chaque citoyen est une cible potentielle pouvant être identifiée et surveillée en permanence. Les grandes agglomérations mondiales deviennent potentiellement les principaux champs de bataille.
 
A noter que dans de nombreux pays occidentaux, les zones rurales et périurbaines sont devenues le coeur du militarisme et du patriotisme le plus archaïque. Stephen Graham remarque que les ruraux sont majoritaires au sein de l'armée américaine. Entre 2003 et 2004, 44,3% des soldats morts au combat au cours des opérations en Irak étaient issus des agglomérations de moins de 20 000 habitants. La culture militaire américaine se caractérise par la haine des villes imaginées comme des lieux de décadence. Mutatis mutandis, on peut rapprocher ce phénomène de l'implantation rurale et périurbaine du vote Front National en France. L'isolement géographique, la fragmentation sociale, la dissolution des rapports de solidarité favorisent la construction des réflexes de peur et des crispations identitaires.
 
Le nouvel urbanisme libéral doit tout à la fois valoriser et consolider les grands pôles économiques et financiers tout en contenant dans d'étroites limites les populations considérées comme dangereuses, capables de mobilisation sociales ou de terrorisme infrastructurel. Il faut séparer les grandes villes du nord des multitudes menaçantes situées au-delà des barrières urbaines. Les manifestations, la désobéissance civile, le militantisme syndical sont criminalisés et considérés comme des actes de guerre urbaine nécessitant une réponse militaro-policière adaptée.  D'où la mise en place des projets de guerre high-tech. Une guerre propre et vertueuse!
 
4 - Les villes sous contrôle
 
La puissance militaire doit se déployer aussi dans l'espace urbain. Pour les experts du Pentagone, il faut pouvoir identifier et suivre les «cibles de guerre non conventionnelles», telles que «les individus et les groupes insurgés ou terroristes qui ont la particularité de se mêler à la société».
 
La surveillance et le renseignement se concentrent désormais sur des techniques d'extraction de données, de pistage et de surveillance. La vidéosurveillance se démultiplie. Par exemple, les anglais sont surveillés par près de 2 millions de caméras. En France, les drones surveillent les Cités depuis plusieurs années. La biométrie, l'iriscopie, l'ADN, la reconnaissance de la voix, du visage, de l'odeur et de la démarche permettent de coder et de pister toute personne suspecte ou tout individu qui passera les frontières. Une agence américaine liée à la défense (Darpa) envisage de mettre au point un programme de détecteurs censés rendre les édifices urbains transparents. D'autres branches de la recherche militaire développent de nouveaux radars intégrés à d'énormes dirigeables qui survoleraient en permanence les villes occupées afin de réaliser des collectes massives de données. Des essaims de micro et nano-capteurs pourraient être lâchés dans les villes pour fournir de l'information aux armes automatisées. Des robots tueurs son déjà à l'oeuvre sur les terrains d'opération. En 2006, les premiers robots armés de mitrailleuses et contrôlés à distance ont été utilisés à Bagdad. En 2007, l'armée israélienne annonce que la frontière entre  Israël et Gaza sera la «première frontière automatisée» au monde avec des snipers robotisés.
 
L'armée américaine se concentre désormais sur les techniques de ciblage et de  géo-localisation par satellite. Une guerre appuyée sur les réseaux est envisageable. Cette guerre devient une guerre propre et indolore pour la domination militaire américaine. Bref, on assiste à un tournant high-tech et urbain de la guerre. Les systèmes de surveillance doivent permettre de scruter tous les détails de la vie quotidienne dans les zones urbaines. La première étape est constituée par la surveillance permettant d'alimenter les bases de données. Une deuxième étape est caractérisée par «le développement d'armes terrestres et aériennes robotisées qui, une fois connectées aux systèmes de surveillance et d'identification (…) seront déployées pour (…) détruire sans relâche et de manière automatique.» (Stephen Graham). Les chercheurs de l'armée américaine développent déjà le concept d'insectes robotisés et armés qui reproduiraient le vol des insectes biologiques. On pourrait même envoyer des essaims de micro-robots volants qui pourraient s'attaquer à l'ADN d'un individu et lui injecter des armes biologiques dans le sang. Il est vrai que la mentalité  américaine est fascinée par la littérature science-fictionnelle. Cette fascination est largement exploitée par le complexe militaro-industriel et par l'industrie du divertissement. La guerre robotique est partout. Dans les jeux vidéo, les films et les  romans.
 
Cette préparation à la guerre construit également des simulacres urbains destinés à conditionner et entraîner les futures troupes de l'impérialisme dominant. Une centaine de villes en miniature sont en construction autour du globe. La majeure partie se trouve aux Etats-Unis. D'autres sont situées au Koweït, en Israël, en Angleterre, en Allemagne et à Singapour. Elles simulent les villes arabes et les villes du tiers monde.  Ces villes artificielles mobilisent tous les clichés racistes: orientalisme de pacotille, magma labyrinthique, absence de société civile. Les insurgés sont coiffés de keffiehs et armés de kalachnikovs AK47 et de lance-roquettes. Ces villes ne sont que des théâtres opérationnels aptes seulement à recevoir les marchandises produites par les multinationales. En quelque sorte, ce sont des villes poubelles dépourvues de toute humanité. Il existe un simulacre électronique de Jakarta. Une portion de la ville de vingt kilomètres carrés a été numérisée dans tous ses détails avec une reproduction en trois dimensions. Une ville palestinienne a été reconstituée par des ingénieurs américains dans le désert du Néguev. Des jeux vidéo proposent même une réplique virtuelle de Bagdad. «L'armée américaine considère que jouer aux jeux vidéo est une forme d'entraînement militaire préalable tout à fait efficace.». Les systèmes de contrôle des drones s'inspirent directement des consoles Playstation. D'une certaine façon, la robotisation rend la guerre acceptable et la violence propre. La mort, le sang, la souffrance et les cris s'évaporent au profit du divertissement.
 
L'armée américaine s'inspire directement des pratiques israéliennes. La bande de Gaza est devenue un véritable laboratoire. L'armée israélienne y a expérimenté des nouvelles techniques de contrôle et de guerre anti-insurrectionnelle. Cette guerre s'accompagne du déni total des droits accordés aux populations palestiniennes. Le mur de béton érigé en Cisjordanie sert de modèle aux troupes américaines afin de quadriller les quartiers de Bagdad. Israël se pose en exemple planétaire de l'urbanisme militaire contre-insurrectionnel et devient le quatrième plus gros exportateur d'armes et d'équipement de sécurité au monde. A la suite de la guerre au Liban en 2006, Israël a connu l'une de ses meilleures années au plan économique. La bourse de Tel-Aviv a gagné 30%.
 
Il faut noter que cette hyper-sophistication de la guerre se combine avec une accélération de la tendance à la privatisation. La guerre est sous-traitée. En Irak, les services de santé, les hébergements, l'approvisionnement et le soutien logistique  sont privatisés. Il y a convergence entre le gouvernement américain obsédé par les nouvelles technologies de l'information et les industries de la sécurité. Naomi Klein considère qu'il s'agit de «la définition même du corporatisme: la grande entreprise et le gouvernement tout puissant combinant leurs formidables puissances respectives pour mieux contrôler les citoyens.»
 
5 - Le capitalisme du désastre
 
Cette domination médiatico-sécuritaire relève à la fois d'une machine à commander et d'une machine à produire du spectacle. Machine à commander parce qu'elle exerce un pouvoir réel d'injonction et de contrôle sur les populations. Machine à spectacle parce qu'elle cherche à mettre en scène les menaces pour susciter peur et résignation. En France, les quartiers populaires sont soumis à une surveillance et à une répression expérimentales liées à la mise en place, à l'échelle mondiale, du capitalisme sécuritaire.
 
La guerre qui vient cherche à créer un enfer urbain. C'est à dire à démoderniser, en particulier, les villes et les sociétés du Moyen-Orient. C'est à dire à détruire leurs infrastructures vitales, à rejeter les habitants au-delà du centre ville et à leur dénier tout droit. L'US Air Force proclamait qu'elle bombarderait l'Afghanistan  jusqu'à ce qu'il «retourne à l'âge de pierre». A propos de l'Irak, le sous-secrétaire général des Nations-Unis Martti Ahtisaari, faisant état de sa visite en Irak en mars 1991, déclare: «Presque tous les moyens de subsistance de la vie moderne ont été détruits ou  fragilisés. L'Irak a été relégué, pour encore quelques temps, à l'ère préindustrielle, mais avec tous les handicaps liés à une dépendance postindustrielle reposant sur une utilisation intensive d'énergie et de technologie». La majorité des décès (111 000 personnes) sont attribués aux problèmes de santé de l'après-guerre. L'UNICEF a estimé qu'entre 1991 et 1998, il y avait eu plus de 500 000 morts excédentaires parmi les enfants irakiens de moins de cinq ans.
 
L'ultralibéralisme met à contribution crises et désastres naturels pour imposer partout la loi du marché et la barbarie spéculative. C'est ce que Naomi Klein appelle «le capitalisme du désastre». La guerre en Irak est exemplaire de ce point de vue. Elle accouche d'un «modèle de guerre et de reconstruction privatisée». Ce modèle est exportable dans le monde entier. Toute entreprise liée à la haute technologie (biotechnologie, informatique, télécom) peut facilement se présenter comme dédiée à la sécurité et justifier des mesures draconiennes en termes de ciblage et de surveillance. On peut penser que la guerre sans fin finisse par éradiquer la démocratie elle-même. Rien ne peut rester extérieur à la guerre totale. 
 
Mais la guerre robotisée se heurte à ses propres limites. La crise de l'hégémonie américaine est accentuée par les échecs en Irak et en Afghanistan. Les effets dramatiques de la crise économique amplifient la menace de déstabilisation intérieur. Un ancien officier de l'armée de terre notait en 2008: «L'extension massive de la violence à l'intérieur des Etats-Unis contraindrait l'appareil de défense à réorienter ses priorités en urgence afin de défendre l'ordre intérieur fondamental et la sécurité humaine». L'espace urbain virtuel,  numérisé par les laboratoires militaires, ignore la dimension humaine. Il  néglige l'homme dans sa dignité, dans sa capacité de résistance et de solidarité. Il ne prend pas en compte l'opinion publique internationale. De New-York à Athènes et de Madrid au Caire, la vieille Taupe poursuit son travail: Hic Rhodus, hic salta !...


Claude Luchetta, Septembre 2012.


Lire la suite

samedi, 03 novembre 2012

MME DLAMINI ZUMA CHOQUEE PAR LA GESTION DE JEAN PING: 97% DES PROGRAMMES DE L'UA FINANCES PAR DES FONDS OCCIDENTAUX

 

MME DLAMINI ZUMA 4.jpg

 

Dlamini-Zuma choquée par la gestion de Jean Ping: Elle découvre que 97% des programmes de l’Union Africaine sont financés par les fonds occidentaux. C’est inacceptable.

 

La présidente de l’Union africaine (UA) tenait un banquet dans son pays, elle a dit à quel point elle a été choquée d'apprendre que les bailleurs de fonds occidentaux financent la quasi-totalité des programmes de l'organisme continental. 

"Aucun esprit libéré ne peut penser que son programme de développement soit financés entièrement par les bailleurs de fonds étrangers", dixit Dlamini-Zuma, lors d'un Business Unity, banquet organisé en son honneur, le week-end dernier. 
 
"Plus de 97% des programmes de l'UA sont financés par les bailleurs de fonds occidentaux. Nous devons être plus autonomes. Nos gouvernements doivent mettre de l'argent dans l'UA", dit-elle. C'est un investissement à long terme. 
 
Elle a dit que les bailleurs de fonds ont même payé la facture pour les institutions africaines pour élaborer un programme stratégique du continent, une tâche fondamentale dans ce qui a été appelé "le siècle de l'Afrique". 

La flambée de la valeur des ressources minérales dans la dernière décennie a donné à l'Afrique une occasion sans précédent de façonner son propre avenir, selon madame Zuma.


Source: La page Facebook de Rose Josée

LE NOBEL DE LA PAIX: DE LA TRAGICOMEDIE AU COMIQUE TROUPIER

 

LOGO UE 2.jpg

 

Le comité d’Oslo qui, à grand renfort de publicité médiatique, décerne régulièrement des prix Nobel de la paix, nous avait jusqu’ici habitué à des réconciliations douteuses: entre Palestine et Israël (Yasser Arafat et Itzhak Rabin), entre Afrique du Sud blanche, raciste, et les Noirs opprimés (De Klerk et Mandela), voire entre l’Amérique guerrière et le rêve de l’Obamania. Ce furent autant de leurres destinés à lustrer l’image de l’Occident de ses turpitudes.

En 2009, la médaille à peine attribuée à Obama, l’homme de la paix à peine élu s’empressa d’augmenter le budget des forces armées US, d’accroître la présence militaire en Afghanistan. Cette palinodie guerrière ne suffisant pas à assurer ses pas dans ceux de son prédécesseur fut suivie d’une honteuse rétractation de sa promesse de fermeture du bagne de Guantanamo. Certes, les opérations d’externalisation de la torture et les humiliations barbares cessèrent suite à d’encombrantes révélations. Mais le soutien au régime corrompu de Karzaï persiste, sans pour autant que soient réduits à néant les talibans et encore moins la production et le trafic de drogue qui caractérisent ce narco-Etat. Il ne restait plus au champion de la paix qu’à innover : et ce fut le recours aux assassinats ciblés par drones interposés et «l’audacieuse» opération d’élimination de Ben Laden au Pakistan dont le cadavre fut jeté en pâture aux requins. Tout ça pour apparaître plus déterminé que Bush dans la lutte contre le terrorisme que la vaillante Amérique avait contribué à produire ! Ce lauréat du prix Nobel, auteur de cette piteuse tragicomédie brandissait l’impuissance de la bannière étoilée à imposer son hégémonie. Les retraits d’Irak et d’Afghanistan sont désormais perçus comme autant de défaites, tout comme ses volte-face vis-à-vis de la reconnaissance de l’Etat palestinien, ou sa tentative de se réconcilier avec les peuples arabes, au Caire, aux côtés de Moubarak avant qu’il ne soit déchu. Le tigre impérial meurtri dans son orgueil, affaibli par la crise de 2007-2008 qui n’en finit pas de produire ses métastases, peut encore compter sur l’Arabie Saoudite, les pétromonarchies, l’OTAN et, pourquoi pas, sur un homme comme Mitt Romney, ce représentant de l’oligarchie financière et spéculative, pour conférer une nouvelle jeunesse au complexe militaro-industriel.

Alors, comme pour se rattraper de s’être si complètement fourvoyé, le comité d’Oslo décida de changer de registre ; de la tragicomédie, il passa, apparemment sans risques, au comique troupier. L’Europe !! L’Europe !! se sont exclamés ses «illustres» membres. En fait, l’affaire ne fut pas aussi simple qu’il n’y paraît. Elle vaut d’être contée par le menu. Nos moqueries sardoniques s’en trouveront mieux affutées.

Le comité Nobel si prestigieux ne comprend que cinq membres, tous Norvégiens, désignés qu’ils sont par les partis représentés au Parlement d’Oslo. Donc, son Président, Jagland, ancien 1er Ministre travailliste, fervent néolibéral, se livra, pour faire admettre son idée lumineuse, à une petite manœuvre politicienne digne de sa renommée. Il profita de l’absence pour maladie de Mme Valle, l’eurosceptique du parti socialiste de gauche pour la remplacer par l’europhile évêque d’Oslo. L’unanimité ainsi requise, le prix fut attribué sans couac à l’Europe. Comme aurait pu le dire royalement Ségolène, ce fut là acte de «bravitude» certaine contre l’avis du peuple norvégien qui, par deux fois, en 1972 et en 1994, refusa son adhésion à cette Union Européenne encensée, d’autant que dans un dernier sondage, 80% des Norvégiens s’y disent toujours et encore opposés. Ce geste d’attribution fut d’autant plus bravache qu’au moment même de son expression, Mme Merkel, en Grèce, recevait huées et vilipendes pour être  la représentante la plus honnie de la Troïka. Mais la cure d’austérité imposée comme une nécessité valait bien ce baume au cœur à la chancelière pour rappeler aux peuples insolents le mythe de la communauté de valeurs fondée sur la paix que tous les pays de l’Union sont censés partager.

Toutefois, le comique de l’affaire prit vite un ton grandguignolesque lorsque les membres du comité s’avisèrent de savoir à qui, nommément, ils devaient attribuer ce noble prix. Terrible dilemme ! Surtout que, sitôt connue cette décision, les prétendants se mirent à s’écharper : Barroso, Président de la Commission Européenne voulut s’imposer, Van Rompuy, Président du Conseil Européen s’en effaroucha et Schulz, Président du Parlement Européen fit valoir sa légitimité démocratique. Cette rixe symbolique faisait mauvais genre, elle devait cesser. Restaient néanmoins des questions cruciales à régler : qui récupèrera la médaille ? Qui empochera le 930 000 euros de ce prix ? Qui aura l’honneur de prononcer le discours de remerciement et d’investiture d’homme de la paix ? Pour trouver une issue à cette honorable échauffourée, sans avoir de réponse à ces questions fondamentales, deux scénarii furent envisagés pour sortir de ce choc des ego, avant qu’une sage décision ne s’impose…

- Première solution : ce seront 27 enfants issus de chacun des pays membres qui recevront le prix. Le consensus fut de courte durée, les cris d’orfraie reprirent de plus belle et presque tous d’ironiser sur le caractère infantile qu’allait prendre cette cérémonie renvoyant au caractère boutonneux d’une Europe en crise d’adolescence.

- Une deuxième solution surgit alors : remettre le prix aux pères du projet européen encore en vie, aux vieillards Delors et Kohl. C’est plus que gênant, dirent les plus respectueux, nous allons apparaître comme en panne de grands dirigeants au vu des figures tutélaires, pire, impuissants et nostalgiques. 

- Enfin, pour en sortir, le rusé Van Rompuy sortit de son chapeau la solution de pacification ; lui seul apparemment avait entendu la grogne des chefs d’Etat qui pointait contre ces eurocrates qui n’étaient rien sans eux. Et de s’écrier : tous ensemble ! tous ensemble, nous et tous les chefs d’Etat et de gouvernement, ce sera une occasion festive pour tous. Sitôt connue sa proposition, Merkel dit ja et Hollande voui et les autres suivirent ; encore fallait-il trouver une date qui convienne à tous. Après de longs croisements des agendas respectifs, ce serait le 10 décembre… ouf ! Enfin les membres du prix Nobel rassérénés de sortir de ce pétrin allaient pouvoir, en toute sérénité, lancer les invitations qui restent exclusivement de leur ressort !

En tout état de cause, malgré le bruit médiatique encensant les « 60 ans de prospérité et de paix depuis 1952 », d’autres sarcasmes et pitreries restent à venir. Et sur le drap blanc restent les taches indélébiles des guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie, la guerre de Yougoslavie sous la bannière de l’OTAN/US, les guerres d’Irak, d’Afghanistan, les interventions en Afrique, les dictateurs corrompus soutenus sans faille, les coups d’Etat facilités, les guerres alimentées par les marchands d’armes… Et derrière l’image ripolinée de l’Europe accueillante, l’image hideuse de l’Europe forteresse, celle des camps externalisés en Libye et au Maroc pour contenir tous ces migrants dont plus de 17 000, depuis 1992, ont déjà péri sur terre comme en mer pour avoir tenté de faire valoir leur « droit de s’installer où ils le souhaitent » comme le proclame la charte des Nations Unies. Et puis, comment oublier après le tapis rouge déployé pour les dictateurs, les rodomontades guerrières en Libye, les brevets de bonne gouvernance attribués à Ben Ali et pas seulement par le libidineux DSK (!), et le renforcement de l’importation de produits israéliens encourageant délibérément la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens ? Comment «immaculer» le faciès anonyme et technocratique de cette Europe antidémocratique, amnésier cette réalité des pays mis en concurrence sociale et fiscale, ces Etats endettés au profit des marchés s’empressant de renflouer banquiers et spéculateurs, recourant à l’austérité et aux ajustements structurels et s’enfonçant dans la récession. Et cette unité européenne se délitant avec la montée des extrêmes droites qu’elle suscite en Grèce, Hongrie, Autriche, Hollande… et les fractures territoriales et visées autonomistes qu’elle favorise en Catalogne, au Pays basque, en Belgique, en Ecosse…

Il fallait bien un prix Nobel de la paix lancé comme une bouée de sauvetage pour cette Europe enlisée, ce colifichet, pour tenter de masquer la réalité de la guerre sociale menée contre les classes ouvrières et populaires. Face aux auteurs de ce mauvais comique troupier l’on souhaiterait que les peuples leur fassent sentir les coups de quelques ruades sociales, bien ajustées, pour au moins rabaisser la morgue de toutes ces élites autoproclamées. Pour l’heure, ces faits relatés, à peine interprétés, pour mieux en faire ressortir la nauséeuse insignifiance sous forme ironique, n’ont d’autres visées que celles consistant au réveil d’énergies trop assoupies par la lourde sauce hollandaise socio-libérale qu’ils ingurgitent.

 

Gérard Deneux, le 27 octobre 2012  

 

Source: Les amis de l'émancipation sociale

COTE D'IVOIRE: UN DOZO FRCI ARRETE PAR LA GENDARMERIE AVEC DES RESTES HUMAINS


DOZO FRCI AVEC DES RESTES HUMAINS.jpg

Dozo FRCI arrêté par la gendarmerie avec des membres humains découpés (Photo du 02 novembre 2012). 

 

Voici en image, un exemple parmi tant d'autres des actes criminels commis quotidiennement par la milice tribale d'Alassane Dramane Ouattara.

DOZOLAND 1.jpg

Dozoland et Dozocratie!

En outre, pas plus tard qu'hier (jeudi 1er novembre 2012, Ndlr), hamed bakayoko, ministre de l'intérieur d'alassane ouattara célébrait les Dozos FRCI: "Notre pays a connu une crise grave. Notre pays a connu la guerre et pendant la guerre, les Dozos ont apporté une contribution à la libération du pays. Je voudrais leur dire merci. On n'a pas honte de reconnaître ça et d'assumer ça parce que c'est la vérité".

DOZOLAND 2.jpg

Pauvre Côte d'Ivoire!

 

Source: La page Facebook de La Majorité Présidentielle

 

DOZOLAND 3.jpg

Hamed Bakayoko: Aucune évocation du retrait des Dozos de la vie publique ivoirienne


LES MILICIENS ETATIQUES DU REGIME OUATTARA


Hamed Bakayoko parle aux Dozos de Côte d'Ivoire. Il leur demande d'extirper de leur rang les mauvais grains. Ceux là qui "gâtent" le nom des Dozo. Il les a remerciés pour avoir ''contribué à la libération de la Côte d'Ivoire''.

DOZOLAND 4.jpg

Koné Zacharia, commandant FRCI et chef Dozo

Il a enfin promis de les faire recenser afin qu'on sache qui est Dozo et qui ne l'est pas. Nulle part, il n’évoque leur retrait de la vie publique comme le réclame les populations ivoiriennes (et leur retour dans leurs pays d'origine et leur aire socio-culturelle et géographique naturelle, le Nord de la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso et le Mali, Ndlr).

DOZOLAND 5.jpg

 

Source: La page Facebook de Steve Beko

Cannibalisme à Duékoué: un Dozo pris avec de la chair humaine


L’horreur. Encore l’horreur à Duékoué, sous les feux de l’actualité depuis la crise postélectorale. Tout porte à croire que le cannibalisme se pratique au grand jour dans cette région où les forces de Ouattara et leurs supplétifs Dozos, qui y font la loi depuis près de deux ans, ont droit de vie et de mort sur les populations.

côte d'ivoire,un dozo frci arrêté par la gendarmerie avec des restes humains,hamed bakayoko,dozos,aucune évocation du retrait des dozos de la vie publique,dozos burkinabé,dozos maliens,dozos frci,koné zacharia

Au lendemain de la reconnaissance officielle des dozos par le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko, un membre de cette confrérie présentée dans tous les rapports des organisations de défense des droits humains comme étant une horde de hors la loi est tombé dans les filets de la gendarmerie, avec en sa possession de la chair humaine. En provenance de Duékoué, le dozo, selon les informations, se rendait à vélo à Gbapleu quand il a été interpellé, pour un contrôle de routine, par des gendarmes en poste à Pinhou à 10 km de Duékoué. Les gendarmes demandent à voir le contenu de la caisse à l’arrière de son vélo. Quelle ne fut leur surprise ! Ils découvrent des membres humains – des morceaux de bras, avant-bras, pieds… en lieu et place de la viande de brousse que le dozo avait déclaré. Des traces sang frais sont encore visibles sur la caisse.

Le Dozo cannibale dont le nom ne nous a pas été communiqué est détenu à la brigade de gendarmerie de Duékoué. Pour nécessité d’enquête. Cette découverte intervient à la veille de la reprise des fouilles sur les sites de charnier, en présence des experts légistes. Ces sites sont jusque-là protégés par l’Onuci et tout semble fin prêt pour relancer les investigations. Le matériel nécessaire en pareille circonstance a été acheminé et toutes les zones suspectées de contenir des corps humains seront fouillées. Selon les autochtones Wê, les corps enterrés en ces endroits sont ceux des victimes des tueries du camp de déplacés de Nahibly perpétrées par les FRCI et dozos fidèles à Ouattara, au vu et au su des forces de l’Onuci qui ont assisté, indifférentes, à la chasse à l’homme qui s’est soldée par plus de 200 morts, de sources crédibles.

Certaines langues – qui lient la découverte macabre effectuée par la gendarmerie à un éventuel programme d’extermination des autochtones Wê – pensent que les Dozo cherchent à faire disparaitre les traces d’un assassinat.

 

Emmanuel Akani, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"

 

Source: EBURNIE NEWS

vendredi, 02 novembre 2012

COTE D'IVOIRE: LES ETATS-UNIS D'ACCORD AVEC LE DERNIER RAPPORT D'AMNESTY INTERNATIONAL


PHILIP CARTER 3 ET AHOUSSOU JEANNOT.jpg

Philipp Carter et Jeannot Ahoussou, ce mercredi, à la primature


Le dernier rapport d'Amnesty international dépeignant la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire ne surprend pas les Etats-Unis d'Amérique. Philipp Carter III l'a signifié ce mercredi à la presse au sortir d'une rencontre avec le chef du gouvernement ivoirien, Jeannot Kouadio-Ahoussou. 

"Généralement sur les défis des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, je suis d'accord avec les remarques faites par Amnesty international," a déclaré l'Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d'Ivoire. Dans son commentaire, le diplomate américain a indiqué qu'il a pris acte de la réponse du gouvernement qui selon lui est constructive et positive par rapport au dernier rapport. "Le gouvernement a des soucis par rapport au rapport d'Amnesty international," a insisté l'Ambassadeur Philipp Carter III.

Revenant sur les raisons de sa visite chez le premier ministre ivoirien, l'Ambassadeur américain précise. "Nous avons parlé avec le premier ministre des questions économiques et commerciales. Comment aider le gouvernement ivoirien dans les défis actuels pour une meilleur croissance économique et encourager les investissements et les activités commerciales."

Les Etats-Unis soutiennent le processus de sortie de crise. Ils prennent l'engagement d'aider la Côte d'Ivoire dans l'organisation des élections à venir. "Nous sommes prêts à aider la Côte d'Ivoire dans la reforme de certaines institutions, notamment la CEI. Nous allons également nous engager dans les travaux de l'Assemblée nationale," a-t-il conclu. 

Wassimagnon


Source: KOACI.COM

APRES UN ARTICLE DE LIBERATION OU IL ETAIT CITE - LE FRERE DE SIMONE GBAGBO ENLEVE PAR LA DST

 

MARIA MALAGARDIS.jpg

 

L'information a été confirmée par la famille proche. Simon Pierre Ehivet, frère de Simone Ehivet Gbagbo, a été enlevé à son domicile hier par des hommes en civil, et se trouve actuellement à la Direction de la surveillance du territoire (DST) à Abidjan. D'ores et déjà, le prétexte est trouvé : les récentes attaques d'hommes armés à Bonoua, qui datent tout de même de plusieurs semaines.

Il faut noter que l'arrestation de Simon Pierre Ehivet est survenue au lendemain de la publication, par le quotidien Libération - sous la plume de Maria Malagardis, en photo - d'un article [Côte d'Ivoire : dans le fief de Simone Gbagbo] où il est nommément cité. La journaliste y écrit :

"On pourrait croire qu’elle a sombré dans l’oubli. Mais à Moossou, le souvenir de la «première dame» hante encore les esprits. «Elle reste populaire. Pourtant, on ne peut pas le dire publiquement. Nous vivons des temps incertains», confie un homme de haute stature dans le petit bar de la bourgade. Il est accompagné de sa femme qui gardera longtemps le visage fermé. Elle était la gouvernante de Simone Gbagbo. L’homme qu’elle a épousé frappe d’emblée par une ressemblance physique troublante. Même silhouette, même visage : c’est Simon-Pierre, le frère cadet de Simone Gbagbo. Autour d’eux, les autres inconnus finissent par s’identifier à leur tour : il y a Paul, un autre frère de Simone, et aussi une sœur, et encore un ou deux neveux."

La journaliste a-t-elle exposé son interlocuteur en divulguant son nom dans un article publié au sujet d'un pays qu'elle sait être un pays où la torture et les arrestations arbitraires sont légion ? En tout cas, il faut noter qu'elle a pris le soin de masquer l'identité d'un autre de ses interlocuteurs, qu'elle a caché sous le prénom de "Gaspard".

Libération écrira-t-il un article pour dénoncer l'incarcération d'un de ses interlocuteurs et en général le climat de terreur qui règne sur la Côte d'Ivoire ? On peut toujours rêver.


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

jeudi, 01 novembre 2012

TELECHARGEZ « REGARDS CROISES », VOTRE BLOG PREFERE: MISE A JOUR DU 1er NOVEMBRE 2012

 

LOGO IVOIRE-BLOG.png

 

Statistiques du blog pour le mois d'OCTOBRE 2012: 35.793 visiteurs uniques, 71.114 visites et 299.203 pages vues. Pages par jour (Moyenne/Maximum): 9.651/16.213 et Visites par jour (Moyenne/Maximum): 2.294/2.964.


Nombre d'abonnés à la Newsletter, à la date du 1er novembre 2012: 2.663


Nombre de posts, à la date du 1er novembre 2012: 2.436


Nombre de commentaires au 1er novembre 2012: 14.050

 

Pour télécharger la mise à jour du 1er novembre 2012 de votre blog préféré, veuillez cliquer:


ICI

 

Vous pouvez également effectuer votre téléchargement en passant par la catégorie que nous avons créée à cet effet dans la colonne de droite : « Télécharger le blog Regards Croisés : Lancer l'export de la mise à jour du (date de la dernière mise à jour) ».


Comment visualiser le blog Regards Croisés, une fois le téléchargement effectué ?


1- Double-cliquer dans le fichier zip (compressé : en icône de livres rouge, bleu et vert empilés, avec le titre en minuscule sans accent « regardscroises », terminé par un nombre en milliers et le mot « zip »);

2- Si votre ordinateur comporte un logiciel « WinRAR » installé, il vous fera apparaître un encart de dialogue sous forme de tableau. Cliquer dans « Extraire vers » et choisissez le dossier (ancien ou nouveau) ou le périphérique où vous voulez conserver votre archive zip extraite;

3- Une fois l'opération effectuée, vous allez vous retrouver avec deux nouveaux documents, dans le dossier ou le périphérique d'accueil que vous aurez choisi: un dossier (jaune) « regardscroises » et un fichier « index.html »). Votre extraction est donc achevée. Faire alors un double-clique dans le fichier « index.html ». Vous découvrirez avec émerveillement votre blog préféré Regards Croisés dans toute sa splendeur (seuls quelques fichiers ne seront pas actifs parce que hors connexion) ! Bonne lecture !



DINDE Fernand AGBO

AL-QAIDA AU MAGHREB (AQMI) APPARTIENT AUX SERVICES SECRETS FRANÇAIS

 

AQMI.jpg


Un article du site ALTER INFO paru l'année dernière (2011), absolument édifiant et d'une actualité toujours aussi criante!


Al-Qaïda au Maghreb, c’est le nouveau nom du GSPC, qui était lui-même le nouveau nom du GIA. Il y a des preuves comme quoi ce groupe, originellement localisé en Algérie, est manipulé par les services secrets français. Tout ce que fait Al-Qaïda au Maghreb est par conséquent commandité par l’État français!
 
Lire les articles suivants : 

GIA - 1995 - le Gouvernement français et la DST savaient où les bombes allaient être posées: 

http://mai68.org/ag/926.htm 

12 avril 2007 - ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES - Les attentats en Algérie peuvent-ils favoriser Sarko? 

http://mai68.org/ag/1132.htm 

11 avril 2007 - ATTENTATS D’ALGER - Les journalistes ont trouvé le coupable en une demi-heure! 

http://mai68.org/ag/1131.htm 

Les dessous de l’affaire des moines de Tibéhirine: 

http://mai68.org/spip/spip.php?article335 

Sachez aussi une chose essentielle pour bien comprendre: l’Algérie, c’est encore et toujours la France!: 
 
Une visite de ce site (MAOL) vous en convaincra: 

http://www.anp.org 
PROPAGANDE ET MANIPULATIONS - FRANCE.png
Il est très important de parcourir en détail le site du MAOL, le site du "Mouvement Algérien des Officiers Libres", qui dénonce à peu près toutes les manipulations du terrorisme en Algérie: 

http://www.anp.org/frenindex/frentree.html 
 
Lire en particulier cette page qui dénonce que les généraux qui gouvernent actuellement l’Algérie sont d’«anciens» harkis au service de la France: 

http://www.anp.org/etatdediscorde/cancerdz.htm 
 
OU bien lire ce texte beaucoup plus court et très explicite: Le serment des membres du MAOL (Mouvement Algérien des Officiers Libres): 

http://www.anp.org/frenindex/altragedyfr1.htm 
 
Extrait: 

«L’Armée Nationale Populaire a de tout temps été le symbole de l’honneur et du sacrifice, mais l’avènement d’officiers supérieures (ex-officiers de l’armée française ou relatifs) à ses commandes, nous a reconduit plus de quarante ans en arrière. Les pendules sont à l’heure de l’occupation.« Pour toutes ces raisons et pour suivre l’exemple de nos frères officiers et sous-officiers lâchement exécutés dès les premières heures de la guerre civile par d’autres membres de l’Armée Nationale Populaire sous les commandes de Mariane, nous combattrons ces nouveaux harkis et leurs alliés jusqu’à la dernière goutte de notre sang.» 
 
Maintenant, regardez les vidéos suivantes: 
 
 
 
Cliquer sur l’image pour voir cette vidéo de 2 minutes. 
Extrait d’un 19-20 de France 3 en février 2007 

  
 
Cliquer sur l’image pour voir cette vidéo de 13 minutes. 
Extrait d’une émission de Canal + en mars 2007 
 

 http://mai68.org/spip/spip.php?article1372 


Source: ALTER INFO.NET