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lundi, 01 juillet 2013

MAMADOU BEN SOUMAHORO: «PHILIPPE MANGOU, TAIS-TOI ET MANGE!»

 

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Une Philippique de l’Honorable Mamadou Ben Soumahoro adressée au Général Mangou.

 

J’ai longtemps hésité avant d’écrire ces quelques lignes qui ont pour ambition de calmer la plaie qui s’est ouverte en mon être, traumatisme  profond causé par un choc aussi réel que la blessure elle-même est censée être virtuelle. Car en fait, une blessure provoquée par une déception est d’autant plus difficile à guérir. Quand on a été ainsi trompé dans son attente et dans son espérance, le retour sur ses sentiments premiers  que l’on croyait définitifs est très pénible et dans le cas qui va nous occuper, véritablement déchirant. Personne au monde n’aurait pu me convaincre que le Général de Corps d’Armée Philippe Mangou aurait pu jeter le manche avant la cognée et s’enfuir dans une Ambassade étrangère à deux pas de la Résidence de son plus grand protecteur  et Chef Suprême Laurent Gbagbo, au moment précis où le Chef de l’Etat était en droit d’attendre de son Chef d’Etat Major Général des Armées ce qui pouvait constituer comme un retour sur investissement sur la personne de ce « brillant officier » qu’il avait nommé dans un incroyable élan de réalisme,  sur la base de ce que ses hommes l’avaient démocratiquement choisi sur la ligne de front des actions militaires de l’opération Dignité. Soulagé et content d’avoir trouvé sa perle rare, le Président Laurent Gbagbo  qui a constamment et en toutes circonstances la construction de la nouvelle Côte d’Ivoire en tête, avait dit ce soir là : « Il y a dans cette armée des garçons dont la Côte d’Ivoire  a de quoi être fière ». Dans ce cas précis, il se trompait et nous aussi, parce que nous avions approuvé son jugement et même applaudi. L’attitude du Président Laurent Gbagbo vis-à-vis de Philippe Mangou n’a jamais changé.

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Il était Lieutenant-colonel. Il est ensuite devenu Colonel, Colonel-Major, Général de Brigade, Général de division, Général d’Armée, Général de Corps d’Armée. Les « étoiles » ont voltigé sur ses épaules à la vitesse d’un bolide de Formule 1. On sentait bien que le Président Laurent Gbagbo voulait lui donner ici et maintenant tous les instruments de son autorité et de son commandement, en brûlant la politesse à de nombreux autres officiers probablement frustrés. Mais chacun sait qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Comment faire autrement. Toutes les apparences plaidaient en faveur de Philippe Mangou : l’officier était bien fait de sa personne, et nul ne pouvait présumer qu’il était bête. Visiblement, il avait déjà réussi à se faire aimer de ses hommes du rang.  Il impressionnait les civils par son allure martiale et par la qualité de son discours. De surcroît, Philippe Mangou était fils de Pasteur et profondément croyant lui-même. C’est du moins ce qu’il laissait croire. Je n’ai pas d’éléments pouvant me permettre de mesurer le désappointement du Président Laurent Gbagbo mais en ce qui me concerne, je puis vous dire que le jour de la trahison du Général Philippe Mangou, j’ai eu le sentiment que la terre se dérobait sous mes pieds. Pour plusieurs raisons :

1 - Philippe Mangou n’a pas trahi le Président Laurent Gbagbo par cupidité ou par cynisme. Pour l’argent je puis témoigner qu’il n’avait aucune raison de se plaindre du Président. Et je peux affirmer maintenant qu’il n’était pas assez intelligent pour être cynique. Le Général Philippe Mangou a tout simplement trahi par impéritie, par incapacité à assumer ses charges ; il était inapte au commandement. Il n’avait rien compris à la mission que lui imposait ses « étoiles ». Des soldats de ses différentes garnisons ont dit de lui qu’il était un lâche et un fuyard  dans une lettre qui avait les relents d’un brûlot. Ils avaient probablement leurs raisons mais en fait, ils sont passés à côté du vrai caractère de leur chef.  En réalité Mangou philippe n’a pas eu le temps d’apprendre, de comprendre ce qu’est la fonction véritable d’un Général Chef d’Etat Major. Le Président de la République Chef Suprême des Armées, les Officiers Généraux, les Officiers Supérieurs, le Sous-Officiers, les Hommes de Troupes, le peuple, oui le peuple ; où Mangou Philippe a-t-il laissé tout ce monde, toutes ces familles dont les vies dépendaient de ses ordres. En fait, le Généralissime Mangou Philippe n’était qu’un « petit frimeur » fasciné par son propre uniforme  auquel il n’accordait qu’un pouvoir et une fonction dérisoires de séduction sur « les jeunes filles du Concours Miss District d’Abidjan ».

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Il me faut remercier les FDS auteurs de la lettre adressée au Général fuyard pour avoir su expliquer preuves à l’appui à leur ancien chef  le sens du mot trahison dont il a oublié la signification depuis qu’il s’est improvisé diplomate (à la gomme) au Gabon.

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 En même temps que l’ordonnance de Alassane Dramane Ouattara,  notre homme a  sûrement été frappé d’illettrisme aigu.  Si c’était un poste d’Ambassadeur qu’il convoitait, il lui suffisait de le dire, Seigneur Dieu ! Et l’enfant de Mama le lui aurait donné ! Vous avez absolument raison chers enfants des FDS : la promotion vertigineuse de Philippe Mangou a été un véritable gâchis pour tout le monde.

2 – J’ai noté que le Général Philippe Mangou accordait à Alassane Dramane Ouattara des qualités de Chanoine : « Ouattara m’a nommé Ambassadeur, c’est la preuve qu’il est bon… »

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 La nouvelle Côte d’Ivoire du RDR vient d’inventer une nouvelle notion dans la gestion administrative : la bonté, la magnanimité, au détriment du mérite et de l’efficacité. En plus, voici un homme, Alassane Dramane Ouattara dont l’ambition démesurée l’a emmené à introduire avec fracas dans notre pays une idéologie mortifère et des actes de barbarie médiévale pour le simple plaisir de nommer ses complices à des postes de hautes responsabilités par « bonté » et il se trouve des hommes assez stupides du type Mangou Philippe pour lui attribuer des satisfécits  dithyrambiques. Décidément, quand on regarde aujourd’hui Philippe Mangou, on est en droit de se dire que : « la bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l’infini »

3 - Oui, la bêtise humaine, parce que Philippe Mangou sait pertinemment que Alassane Dramane Ouattara n’est pas bon. Il le sait parce qu’il a été lui-même victime d’un ordre du même Ouattara  qui l’a fait jeter en prison après le coup d’Etat dont la paternité a été attribuée injustement au Général Robert Guéi en décembre 1999.

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 Pendant qu’il purgeait une peine non définie à la MAMA (Maison d’Arrêt Militaire d’Abidjan) comme une trentaine d’officiers des FANCI, Ouattara le véritable commanditaire du Putsch, ordonnait en même temps l’expulsion de sa femme et de ses enfants du logement qui lui avait été attribué en tant que Commandant de la base Militaire d’Akouédo.  Sous mes yeux, une escouade de gendarmes était venue à la MAMA en pleine nuit chercher Philippe Mangou pour qu’il déménage sa famille sans ses meubles. Le nouveau bénéficiaire lorgnait depuis longtemps ses fauteuils et ses équipements électroménagers.  Il ne peut pas dire aujourd’hui qu’il a oublié cet acte  ignominieux et humiliant de Ouattara posé à son encontre,  puisqu’il s’est immédiatement exécuté. Et sa famille s’est retrouvée sous la pluie ce soir là. Si c’est cela un homme bon, c’est que les mots n’ont plus de sens en Français. Ha ! Oui, j’ai oublié dans ma précipitation de vous dire que j’étais détenu dans la même prison (MAMA) au Camp Gallieni sur l’ordre du même Alassane Dramane Ouattara en Décembre 1999. C’est dans l’horrible chaleur de cette Maison d’Arrêt de Forteresse des officiers Ivoiriens que j’ai rencontré Philippe Mangou pour la première fois.  Pourquoi un civil était-il détenu dans une prison militaire ? S’il vous plaît ne vous posez pas trop de questions. Il y a longtemps qu’il m’arrive des choses bizarres dans ce pays ! Non seulement Mangou Philippe sait que Ouattara n’est pas bon, mais il sait aussi que ce personnage boursouflé de suffisance injustifiée se prend pour Dieu. Et c’est là que le militaire médiocre qu’il est doit se rapprocher d’une théorie vieille comme le monde  pour retrouver le caractère authentique de son nouveau Mentor : « Si tu tues un homme, tu es un assassin. Si tu tues un million d’hommes, tu es un conquérant, si tu les tues tous tu es un Dieu. »

4 – Je me suis laissé dire que madame Fatou Bensouda gardait dans sa manche le Général Philippe Mangou pour témoigner contre le Président Laurent Gbagbo à la CPI. Le manque de crédibilité du Général d’opérette devrait la faire frémir de dégoût, s’il lui reste encore un peu de bon sens. Voici donc un homme, Général de son Etat, a qui a été confiée la défense et la sécurité de tout un peuple agressé par une horde de Rebelles et de Dozos aux méthodes barbares d’un autre âge, qui ne trouve rien d’autre à faire que de fuir carrément aux dires de ses propres soldats, sans laisser d’ordres ni  de remplaçant, pour aller se blottir dans le confort douillet d’une Ambassade. Quelle est cette justice qui ne comprend pas que dès lors, la chaîne du commandement a été rompue et que le Président de la République ne pouvait pas avoir donné l’ordre de tuer. En l’occurrence, Philippe Mangou n’était pas le seul à avoir pris le chemin des Ambassades ou de l’Hôtel du Golf. La liste des généraux couards, pleutres et dépourvus d’honneur est longue et ne mérite aucune attention ni aucun respect. De surcroit, si nous lisons les mêmes journaux, Madame Fatoumata Bensouda doit avoir déjà mesuré la valeur de la récompense attribuée à ses témoins clés. Une Ambassade vaut bien une messe : Libreville… Dakar… ! Quelle injure à l’intelligence des Ivoiriens !

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Kassaraté Tiapé, Détoh Létho, Brindou M’Bia, Touvoly Bi Zogbo, Yao Yao Jules…, c’est quoi ça?!  


Mamadou Ben Soumahoro

Le 29 juin 2013.


Source: Le blog de Claudus

AFFAIRE JEAN-NOEL ABEHI: POURQUOI LA «JUSTICE TELEVISUELLE» D'HAMED BAKAYOKO POSE PROBLEME


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Hambak Comedy Club, épisode 2. Après le show télévisé du 12 juin 2012, où il se donnait en spectacle à la RTI et faisait diffuser une vidéo des « aveux » de l’ancien ministre Moïse Lida Kouassi et du commandant Katé Gnatoa, qui « reconnaissaient » avoir été partie prenante de tentatives de coup d’Etat, le premier flic du régime Ouattara remet le couvert. Et vient sur le plateau animé par Brou Aka Pascal avec, dans sa mallette, une cassette de la « déclaration de prise de pouvoir » qui aurait été préparée par le colonel Jean-Noël Abéhi si son coup d’Etat supposé avait réussi. Dans son escarcelle, il a aussi un « repentir » filmé de ce dernier.


Il est sûr qu’Hamed Bakayoko a réussi à faire le buzz, une nouvelle fois. Mais ses méthodes plus que discutables ont mis mal à l’aise, une fois de plus, y compris dans les milieux qui soutiennent traditionnellement l’actuel régime ivoirien. En effet, le pouvoir Ouattara voudrait-il remplacer subrepticement les institutions judiciaires habituelles, caractérisées par le règne du contradictoire, et un certain équilibre de l’argumentation entre Défense et Accusation, par une sorte de « justice télévisuelle » à la fois spectaculaire et dangereuse pour les libertés, qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Quelle est, en effet, la valeur probante d’éléments audiovisuels tournés on ne sait où par on ne sait qui, et livrés au grand public dans une « opération psychologique » visant à semer l’effroi et la terreur et à jeter en pâture un certain nombre de noms de prétendus complices, au-delà de la présomption d’innocence ? Dans quel cadre juridique ces vidéos ont-elles été tournées ? En tout cas, celle qui est censée être la vidéo préparée pour une éventuelle prise de pouvoir est traversée par un certain nombre d’incohérences. Pourquoi un officier supérieur intelligent se lancerait-il dans des appels à utiliser des « machettes » et des « cailloux » alors que des forces internationales n’attendraient que de telles déclarations pour contrarier sa prise de pouvoir, au nom de « la responsabilité de protéger » ? Le colonel Abéhi était-il assisté de ses avocats quand il passait « à confesse »? Le droit ivoirien prévoit-il de telles « dépositions » filmées et destinées à être diffusées par la télévision nationale ? Les deux vidéos peuvent tout à fait avoir été « fabriquées » pour les besoins de la cause par un régime qui peut faire dire n’importe quoi à ses otages, qui sont, rappelons-le, souvent détenus dans des conditions extrajudiciaires et soumis à de graves formes de torture, selon les rapports des organisations de défense des droits de l’Homme.

La RTI a violé la loi sur la presse, à l’instigation d’un ministre du gouvernement

Le premier show télévisé d’Hamed Bakayoko a eu lieu il y a plus d’un an. Il y a plus d’un an, il laissait entendre à l’opinion nationale et internationale que le régime dont il est une des principales figures avait déjà réuni des preuves « accablantes » et des aveux « clairs » provenant de l’ex-ministre Moïse Lida Kouassi (voir la vidéo plus bas) et du colonel Paulin Katé Gnatoa. Pourquoi n’ont-ils donc pas encore été jugés ? Pourquoi ce régime est-il à l’aise quand il s’agit de faire de la propagande médiatique sur les « conclusions » de ses « enquêtes » de police et rechigne-t-il par la suite à passer au débat judiciaire ?


L’on se souvient qu’il avait abondamment communiqué, il y a aujourd’hui plus de deux ans, dans la presse française et ivoirienne, sur les éléments de la Garde républicaine qui auraient assassiné les Français Stéphane Frantz Di Rippel, ancien patron de l’hôtel Novotel d’Abidjan, et Yves Lambelin, président du groupe industriel SIFCA. Jusqu’à présent, aucun procès sur cette sombre affaire n’a eu lieu. «Me Pierre-Olivier Sur (cabinet Fischer, Tandeau de Marsac, Sur & associés – FTMS) continue de s’interroger sur le refus apparent de la justice ivoirienne de procéder à la reconstitution de l’assassinat de Stéphane Frantz Di Rippel, demandée il y a plusieurs mois», nous apprenait La Lettre du Continent en décembre 2012. Etrange !

Par ailleurs, si l’on suppose que la vidéo de « prise de pouvoir » d’Abéhi sera immanquablement citée au cours de la procédure judiciaire qui le vise, on ne peut que noter qu’Hamed Bakayoko a poussé la RTI à violer la loi portant régime juridique de la presse qui, en son point 73 stipule que « la diffusion d’informations, même exactes, est interdite si celles-ci se rapportent (…) au contenu d’un dossier de justice non encore évoqué en audience publique ».  Le Nouveau Courrier, qui a l’investigation dans son ADN, considère que cette disposition peut être liberticide. Puisqu’elle est violée avec la complicité directe de l’information – qui est l’exécutif lui-même –, on imagine qu’elle ne sera pas invoquée demain pour persécuter la presse et l’obliger à révéler ses sources. Les dernières nouvelles de l’Eléphant Déchaîné, dont des journalistes ont été convoqués par la gendarmerie nationale au nom de prétendues « fuites sensibles concernant la sécurité de la Côte d’Ivoire », tendent à démontrer que le régime actuel est plutôt partisan d’une interprétation sélective des textes de lois.


Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

dimanche, 30 juin 2013

L'AMBASSADE DES ETATS-UNIS A ABIDJAN A ACCUEILLI UNE RECEPTION DE LA «GAY PRIDE»

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Obama ou comment défendre la cause des gays sans aggraver leur situation?

 

L’ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire a accueilli ce mois-ci une réception de la gay pride réunissant une vingtaine d’Ivoiriens ouvertement homosexuels, marquant l’implication d’Obama dans la défense des droits LGBT en Afrique – une implication toutefois nuancée. (…)

La réception de la gay pride qui s’est tenue à Abidjan à l’ambassade des Etats-Unis était certes modeste, mais elle n’en constituait pas moins un inédit historique. L’événement est resté d’une discrétion impressionnante : aucun journaliste n’a été autorisé à entrer, et seul un mot a pu être publié sur le site officiel de l’ambassade à propos de la réunion. (…)

A l’occasion de cet embryon de gay pride à Abidjan ce mois-ci, les convives ont évoqué Obama et le rôle qu’il s’apprête à jouer dans le combat pour l’égalité, à l’occasion de ses visites officielles de cette semaine. L’espoir transparaissait, ainsi que l’aveu que, s’il devait passer la question sous silence, cela provoquerait une immense déception. Le projecteur est donc maintenant braqué sur le président : espoir, ou déception ?

 

Lire l’intégralité de l’article sur le site Afriquinfos : Obama marche sur des oeufs en défendant les droits des gays en Afrique.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

HOMOSEXUALITE A ABIDJAN: QUAND PARIS S’EN MELE…

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Gay pride Paris, juin 2013.

 

La France vient de s’incruster dans le milieu de l’homosexualité en Côte d’Ivoire. La question était sur toutes les lèvres à Abidjan lorsque le premier mariage de personnes de même sexe a été célébré en France. «Bientôt le tour d’Abidjan?», se demandaient les Ivoiriens. C’est clair, aujourd’hui, que les choses pour imiter les paternels français sont bien engagées. Pousser Abidjan à suivre Paris, c’est ce qui transparaît dans la première action d’envergure menée dans cette affaire. Alors que les Ivoiriens devraient pouvoir mener leur propre débat avec leur loi et leurs valeurs.

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Mais non. Le  25 juin dernier, la France a accordé un financement pour le projet d'une association ivoirienne de protection des homosexuels, transgenres et personnes du métier du sexe. 30 millions de francs Cfa, c’est le montant de ce projet intitulé "Weteminan" qui signifie «Ensemble et tous égaux». Le but de ce projet révolutionnaire, la promotion et la vulgarisation des droits de l'homme concernant les minorités sexuelles à Abidjan. En Côte d’Ivoire, la question de l’homosexualité n’est pas abordée de façon officielle; la loi ivoirienne ne condamne pas mais ne donne pas non plus le feu vert à cette orientation sexuelle. L’appui de la France à ce projet vient donc ouvrir les vannes d’une lutte "pro" et "anti" mariage pour tous à l’ivoirienne. Et pourtant les Français n’ont pas eu de «pressions» de Washington, ou encore Bruxelles, pour accorder le droit du mariage à tout le monde. L’Etat de Californie, qui vient de renouer avec les mariages de personnes de même sexe après quelques années de suspension, n’a pas eu non plus d’influence du pouvoir fédéral américain. Vous avez dit ingérence?   

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Désormais, quelque soit l’issue de ce projet, la main de Paris dans ce suivisme souvent systématique d’Abidjan sera toujours visible. Dans l’hexagone, le gouvernement a eu beaucoup de mal à faire passer le projet de loi sur le mariage pour tous. Mais ce n’est certainement pas en Côte d’Ivoire qu’elle pourrait le faire haut la main. La France n’a pas fini de soigner son image encore trouble dans les esprits de bon nombre d’Ivoiriens, à l’issue de la crise qui a secoué le pays. Et l’ancien (?) colonisateur vient se jeter, pieds joints, dans un bourbier qu’il a fabriqué lui-même. La loi sur le mariage a perturbé, il y a quelques mois, le parlement et la société ivoirienne, et une autre bombe vient d’être lancée.

 

Williams F. Akiré

willardofian@live.fr

@WilliamsAKIRE


Source: Le blog de Williams Akiré

PROCES EN EXTRADITION DU MINISTRE JUSTIN KONE KATINAN, EN ATTENDANT LE VERDICT DU JUGE ABOAGYE

 

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Justin Koné Katinan

Le procès en extradition du Ministre Justin Katinan KONE, vient de connaître presque son terme avec la fin des dépositions des différentes parties et la clôture des débats entre les parties le 25 juin 2013.  Le juge attend les écritures des deux parties pour rendre sa décision. Il leur a fixé un calendrier obligatoire. Ainsi, l’avocat de la défense doit déposer ses écritures au plus tard le 9 Juillet 2013, alors que le procureur doit déposer les siennes deux semaines plus tard, soit le 24 Juillet 2013, date butoir. Le juge a fixé la date du 5 août 2013 pour rendre son verdict dans lequel il devra se prononcer sur 5 éléments importants :

  • Y-a-t-il un traité d’extradition entre la République du Ghana et celle de la Côte d’Ivoire ? ;
  • Les faits reprochés au Ministre KONE Katinan Justin constituent-ils en eux-mêmes une infraction au Ghana ?;
  • Les poursuites engagées contre le Ministre KONE Katinan n’ont-elles pas un mobile politique direct ou indirect ?;
  • Le Ministre KONE Katinan Justin pourrait-il bénéficier d’un jugement équitable dans son pays ? ;
  • Sa vie ne sera-t-elle pas menacée une fois extradé vers son pays ?

Une action en extradition ne peut prospérer que lorsque ces cinq conditions sont cumulativement réunies.

Entamé le 27 août 2012, suite à l’arrestation du ministre Katinan KONE quelques jours auparavant, soit le 24 Août, le procès avait été reporté plusieurs fois, à la demande du Procureur Ghanéen (Attorney), qui agit dans cette affaire par commission rogatoire, pour le compte de l’Etat Ivoirien.

Dans un souci d’informations, la commission juridique de la Coordination du FPI en exil, témoin de ce procès, revient, dans les lignes qui suivent, sur les points saillants de ce long procès.

I/ Le système accusatoire

Dans le droit anglo-saxon appliqué au Ghana, les procès reposent sur le système accusatoire, dans lequel celui qui accuse réunit les preuves au soutien de son accusation et celui qui défend se charge de « casser » ces preuves pour établir son innocence. La recherche des preuves incombe  exclusivement à l’accusation. Dans cette procédure, la place des témoins est primordiale et leur déposition déterminante.  Dans l’affaire République du Ghana contre le Ministre KONE Katinan Justin, le procureur a présenté un seul témoin et fournit des pièces comme preuves au soutien de son accusation.

II/ Le témoin du Procureur 

Le procureur Ghanéen a présenté à la barre comme témoin à charge, un officier de la Police ghanéenne.

Immédiatement la défense a soulevé une objection en récusation de ce témoin. En effet, pour elle, le témoin doit être une personne qui a vécu les faits ou les a vus se dérouler. Il peut être tout au moins un officier judiciaire (CID) qui a conduit l’enquête sur l’affaire. Dans le cas d’espèce, les faits s’étant déroulés hors du Ghana, il est très peu probable que l’officier ghanéen en fût  témoin.

Par ailleurs, cet officier n’ayant pas mené lui-même l’enquête sur des faits qui se sont déroulés très loin de lui, il ne peut valablement en rendre témoignage. La défense a fait remarquer que si l’Etat ivoirien prenait son affaire au sérieux, il ne lui coûtait rien de dépêcher un ou plusieurs témoins de la Côte d’Ivoire, qui est à moins d’une heure de vol d’Accra.

En réponse, le Juge a demandé que la remarque de la défense soit versée dans ses écritures finales. Le Juge a continué pour dire qu’il pense que cette situation arrange plutôt la défense, qui pourra relever dans ses conclusions l’absence de témoin sérieux.  Sur ces dires, il a autorisé le témoin à déposer.

III/ Les preuves apportées par l’accusation

Le Procureur a apporté comme preuves au soutien de son accusation les documents suivants :

  • 1er : les procès-verbaux d’audition des témoins  dressés soit par le Procureur de la République de Côte d’Ivoire, soit par le Juge d’instruction. Sont donc arrivés les PV d’auditions suivants :
    • BICICI déposé par son Directeur général ;
    • SGBCI déposé par son Directeur général ;
    • SIB déposé par son Directeur général ;
    • BIAO déposé par son Directeur général ;
    • CNCE déposé par son Directeur général par intérim ;
    • Versus Bank déposé par son Directeur général par intérim ;
    • BNI déposé par son Directeur général par intérim ;
    • BHCI déposé par son Directeur Général ;
    • BCEAO déposé par son Directeur national par intérim ;
    • BRVM déposé par son Directeur général ;
    • SOTRA déposé par son Directeur général par intérim.
  • 2ème : L’évaluation des dommages  subis par ces banques et autres institutions financières.

Après avoir présenté ses preuves, le témoin s’est soumis au contre interrogatoire de la défense.

La défense a fait lire toutes les dépositions par le témoin. Ensuite, il lui a demandé de préciser le nombre de procès-verbaux dans lesquels le nom du Ministre KONE Katinan Justin figurait. Le témoin a reconnu que seulement quatre procès-verbaux  mentionnaient le nom du Ministre KONE Katinan Justin. La défense est revenue à la charge en demandant de relire les PV dans lesquels le nom du Ministre était mentionné  et de dire à la cour si dans un seul de ces PV il est fait cas de vol à main armée. Le témoin n’a pas fait de difficulté pour reconnaître qu’effectivement aucun des PV dans lesquels le nom du Ministre est mentionné, ne fait cas de vol à main armée.

La défense fit lire au témoin, les autres PV dans lesquels le nom du Ministre n’est nullement mentionné. Puis, elle attira son attention sur l’unique  PV qui fait cas de vol à mains armées. La défense demanda au témoin de lire à la cour, la date à laquelle ce vol a été commis et par qui. Le témoin a reconnu que le vol a été commis dans la nuit du 19 au 20 avril par les FRCI (Pour une question de sécurité des personnes ayant déposé, nous taisons leur identité).

Alors la défense présenta à la Cour l’attestation de réfugié politique délivré par le Ghana Refuges Board, l’organisme ghanéen qui assure la prise en charge administrative des réfugiés. Cette attestation mentionne clairement que le Ministre KONE Katinan est entré sur le territoire ghanéen le 13 Avril 2011. Il appert donc qu’il ne pouvait être impliqué dans un vol commis en Côte d’Ivoire la nuit du 19 au 20 avril. A cette date, a relevé la défense, le Président Laurent GBAGBO avait été renversé et le pays était géré par les nouvelles autorités issues du « coup d’Etat ».

La défense revînt sur les coupables présumés cités dans ce PV d’audition. Elle précise devant la Cour que le sigle « FRCI » désigne l’armée privée du nouveau Chef de l’Etat et que les forces régulières qui ont combattu aux côtés  de la république s’appelaient les « FDS ». Il appert donc que le seul cas de vol à mains armées mentionné dans les PV d’audition des témoins a «été commis par les FRCI, l’armée des rebelles ».

La défense fit remarquer au témoin à charge que si les premiers responsables de banques ne parlent pas de vol à mains armées, en dehors du seul cas ci-dessus relevé, d’où vient alors que l’Etat ivoirien accuse le Ministre de cette infraction ?

Elle en conclut que les poursuites engagées contre le ministre KONE Katinan Justin ont un mobile politique. Ce que va d’ailleurs brillamment soutenir l’accusé lui-même dans sa déposition entant que témoin.

IV/ L’interrogatoire du Ministre KONE Katinan Justin

Au cours de son interrogatoire, le Ministre KONE Katinan a révélé ce qui suit :

  • Il est arrivé au GHANA le 13 avril 2011, comme l’atteste son certificat de réfugié délivré par le Ghana refugie board. Il a traversé la lagune par pinasse. Il est arrivé comme des centaines de milliers d’ivoiriens au Ghana pour sauver sa vie après avoir vu ses maisons (sa résidence à Abidjan et celle de son village) pillées. Suite à un coup de fil anonyme venant des rebelles eux-mêmes, il avait été informé  que le Ministre Tagro et lui étaient particulièrement recherchés pour être exécutés. Au début, il a douté de la fiabilité de cette information jusqu’à ce que le Ministre Tagro fût froidement exécuté le jour de son arrestation le 11 avril 2011.
  • Il a été arrêté une première fois le 24 Août 2012, à l’aéroport international KOTOKA d’Accra. Il venait ce jour-là d’’Afrique du Sud. Il s’y était rendu, en tant que Porte-Parole du Président Laurent GBAGBO, sur invitation du Président Thabo MBEKI (Lettre d’invitation produite au soutien de cette affirmation). Il avait rencontré au cours de cette mission outre le Président MBEKI, les dirigeants de sa fondation qui sont tous des anciens ministres ou des anciens Ambassadeurs, madame ZUMA, alors Ministre de l’Intérieur et nouvellement élue, Présidente de la Commission de l’UA, une délégation de la Présidence de la République Sud-Africaine conduite par une Conseillère Spéciale du Président Jacob ZUMA,  la déléguée Afrique de l’ANC au siège dudit parti. Le Ministre a sollicité, auprès des Hautes Autorités Sud-Africaines, leur implication dans la libération effective du Président Laurent GBAGBO,  injustement détenu en Prison à la Haye et son retour en vue de sa participation au débat politique qui est nécessaire à la réconciliation en Côte d’Ivoire.

Après avoir passé un mois en prison, il fut libéré sous caution par le Juge le 24 septembre 2012. Le même jour, les autorités ivoiriennes ont émis un deuxième mandat d’arrêt contre lui pour le meurtre de deux personnes qu’il n’a jamais rencontrées de sa vie. Il fut de nouveau arrêté par Interpol  le 27 septembre 2012 et gardé en prison pendant un mois. Il fut déchargé de cette infamie  par le Juge Ali Baba après qu’il ait compris que l’arrestation du Ministre était motivée par des raisons politiques. Un mois durant, les autorités Ivoiriennes n’avaient apporté aucune preuve, ni début de preuve au soutien de leur allégations. Le Ministre KONE Katinan a fait remarquer au Juge que pendant sa seconde arrestation, il a  failli être extradé par voie extra-judiciaire, n’eut été la vigilance  des Autorités ghanéenne immédiatement saisies par son conseil.

La défense fit remarquer à la Cour que depuis sa libération, cette affaire de meurtre s’est arrêtée comme par enchantement. Elle en déduisit que le Ministre KONE Katinan faisait l’objet d’un harcèlement politique. Ce à quoi le Ministre acquiesça  en  affirmant que, pour lui, il fait l’objet de tant de harcèlement parce qu’il est le porte-parole du Président Laurent GBAGBO et que les autorités ivoiriennes cherchent une « main » pour éliminer un opposant politique et qu’elles pensent avoir trouvé cette « main » en la personne du Juge. Et que le 29 juin 2012, les plus hautes Autorités de la Côte d’Ivoire s’étaient réjouis en annonçant à la télévision nationale qu’il avait été arrêté au Cameroun, alors qu’il n’y était même pas.

  • A la demande de son avocat, le Ministre KONE Katinan a révélé à la cour l’impossibilité matérielle pour lui d’avoir commis l’infraction pour laquelle il est poursuivi. Le ministre KONE Katinan a fait un calcul simple devant la Cour. La plus grosse coupure de billet de CFA en circulation est de 10 000 FCFA. 1 milliard, c’est 100 mille billets de 10.000. Aucune valise ne peut contenir un milliard. Il faut au moins cinq  valises, parmi les plus grosses, pour contenir 1 milliard d’anciens billets à raison de 200 millions par valise ou 3 valises et demie de nouveaux billets à raison de 300 millions. Pour 380 milliards, il faut 2000 valises d’anciens billets et 1500 valises de nouveaux billets. Ces valises  rangées dans des conteneurs, il faut 15 conteneurs de 40 pieds à raison de 100 à 130 valises par conteneurs, suivant qu’il s’agit d’anciens ou de nouveaux billets. Sachant qu’un paquet de 10 millions pèse au moins 1,5 Kilogramme, l’argent réputé avoir volé représentant 38 000 paquets de 10 millions, il pèse à peu près 57 000 kilogrammes soit 57 tonnes. Une telle somme ne peut être transportée sans attirer l’attention.
  • L’ouverture des banques s’est faite conformément aux lois ivoiriennes.

Le Ministre KONE Katinan a relevé que l’ouverture des banques nationalisées a été autorisée par ordonnance du Président du Tribunal de Première Instance d’Abidjan, conformément à la séparation des pouvoirs sous le Président GBAGBO. Il a produit à la Cour l’ordonnance du Juge qui autorise l’ouverture des banques.

Il a en outre donné comme preuve à la Cour, l’ordonnance de condamnation de la BICICI au paiement de 20 milliards de FCFA au titre des dommages et intérêts à verser à deux syndicats des fonctionnaires et agents de l’Etat qui en avaient formulé la demande auprès du Juge, à la suite de la fermeture illégale de cette banque. Il a également produit l’ordonnance du Juge qui autorise ces deux syndicats à prendre des mesures provisoires sur les biens de ladite banque pour garantir le paiement des dommages et intérêts qui leur sont dus.

  • De la crainte d’un procès inéquitable en Côte d’Ivoire et de la menace sur la vie du Ministre KONE Katinan Justin.

Sur interrogation de son avocat, le Ministre a révélé que devant n’importe quel tribunal, il peut défendre son cas puisqu’il n’a rien à se reprocher. Mais, la preuve d’une justice de vainqueur en Côte d’Ivoire étant établie et eu égard au harcèlement dont il fait l’objet de la part des autorités de son pays, il craint à juste titre de ne pouvoir y bénéficier d’un procès équitable. Par ailleurs, quand on observe la manière légère dont certains juges qui occupent une place de choix dans le dispositif judiciaire ivoirien ont accepté de jouer le jeu du pouvoir d’Abidjan, en émettant  contre lui un mandat d’arrêt pour meurtre juste pour obtenir son extradition extrajudiciaire, il a  de bonnes raisons de douter, hélas, avec une profonde peine, de la justice de son pays quant à lui assurer un procès équitable. Il a déposé à la Cour les rapports des organisations des droits de l’Homme (Amnesty International, Human Rights Watch etc.) qui confirment l’existence d’une justice partisane en Côte d’Ivoire et les tortures faites aux opposants du régime d’Abidjan.

De plus, il craindrait également pour sa sécurité en cas d’évacuation vers la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi il vit en exil. 

V/ Le contre-interrogatoire du Ministre

Le contre-interrogatoire fut mené par l’accusation. Le Procureur Ghanéen est revenu sur certaines déclarations sur lesquelles, il entendait prendre le Ministre à défaut.

  • La menace sur la vie du Ministre

Le procureur a affirmé que la maison du ministre n’a pas été pillée à Abidjan. Et que, c'est parce que le ministre était conscient des crimes qu’il avait commis qu’il a fui pour se soustraire à la justice ivoirienne. Du reste, contrairement à ce que le Ministre KONE Katinan a affirmé, le Ministre Désiré Tagro aurait été tué accidentellement à la résidence du Président de la République parce qu’il tentait de s’interposer entre les  rebelles qui attaquaient la résidence et les FDS qui la défendaient. Et qu’il n’aurait pas été choisi délibérément  comme cible.

Le Ministre a relevé les contrevérités du Procureur en répondant que :

  • En ce qui concerne son exil présenté comme une volonté de fuir la justice de son pays après les crimes qu’il aurait commis, le Ministre a fait remarquer que lorsqu’il quittait son pays le lendemain du renversement du Président Laurent GBAGBO, comme l’ont fait plusieurs centaines de milliers d’ivoiriens, il n’y avait aucun mandat d’arrêt contre lui. Le Mandat a été émis contre lui 5 mois après quand la décision du Président Laurent GBAGBO le nommant son Porte-parole a été rendue publique. Il ne fuyait donc pas la Justice puisqu’il n’était pas poursuivi par cette justice au moment où il quittait son pays ;
  • Pour le pillage de sa maison, le ministre a demandé au Procureur d’interroger ses voisins du quartier, qui pourront lui dire le nombre de voyages que les rebelles ont effectué dans sa maison pour transporter tout ce qui pouvait l’être, y compris en creusant dans son jardin et son plafond à la recherche selon eux, du budget de l’Etat de Côte d’Ivoire ;
  • Concernant le cas du Ministre Tagro, le Ministre a relevé qu’il a été affreusement et froidement tué dans la voiture qui le transportait au QG des rebelles à l’hôtel du Golf après son arrestation à la résidence du Président de la République ; que le Ministre Tagro, n’étant pas militaire, ne pouvait délibérément s’interposer entre deux forces militaires au combat, et que le fait de nier cette réalité atteste de ce que l’on dit qu’il n’y a pas de justice équitable en Côte d’Ivoire. S’il était resté, lui aussi  aurait été certainement tué « accidentellement » par ceux qui ont tué le ministre Tagro.
  • Les généraux Philippe Mangou, Kassaraté Tiapé et Brindou MBIA

Le procureur est revenu à la charge en prenant les cas du Général Philipe Mangou, ancien Chef d’Etat-Major, le Général Tiapé Kassaraté Edouard, ancien Commandant Supérieur de la Gendarmerie, et le général Brindou Mbia, ancien Directeur général de la Police, pour affirmer qu’ils sont en liberté, mieux ils ont été promus, le premier ambassadeur au GABON, le second Ambassadeur au Sénégal. Ils sont en liberté parce qu’ils n’ont pas commis de crime.

Le Ministre KONE Katinan a rétorqué que les personnes que le Procureur cite sont des militaires et que les militaires ne font pas la politique. Ils sont au service de l’Etat comme le sont tous les fonctionnaires ivoiriens. Ils sont au service d’un Etat et non du Chef de l’Etat. Lui-même en tant que Haut fonctionnaire de l’Etat, il aurait pu être en train de travailler pour son pays comme l’auraient fait les centaines de hauts cadres qui sont contraints à l’exil. Mais malheureusement, le régime d’Abidjan a décidé de les persécuter tout simplement parce qu’ils sont déclarés proches du Président Laurent  GBAGBO. Le régime leur demande de faire allégeance préalable à la personne de l’actuel Chef de l’Etat avant de continuer de travailler pour leur pays. Tous ceux comme lui, refusent cette allégeance préalable avant de travailler pour leur pays, sont poursuivis et traqués. Il pense que c’est l’allégeance des proches de GBAGBO qui va lui conférer une légitimité. Dès lors que les personnes que le Procureur a citées ont accepté de se soumettre à cet exercice d’allégeance préalable à  l’actuel Chef de l’Etat, ils sont loisibles de  servir sous son autorité comme ils veulent. Le Ministre a fait remarquer que de nombreux autres officiers et militaires de rang de l’armée ivoirienne qui ont refusé de se soumettre à cet exercice inutile et illégal, d’allégeance préalable à la personne du Chef de l’Etat ivoirien sont en exil ou en prison, pour toutes sortes de crimes pour lesquels, leurs premiers responsables sont absous du fait de leur allégeance au nouveau pouvoir. Si le ministre avait fait allégeance, il parie qu’il ne serait pas devant cette Cour C‘est la preuve que son procès est politique.

Le procureur est revenu pour dire que les généraux suscités, du fait qu’ils aient été nommés à des hauts  postes de commandement par le Président GBAGBO, étaient devenus des hommes politiques.

Le juge a été obligé de rappeler le Procureur à l’ordre pour lui dire qu’à ce rythme, lui et le Procureur pourraient être accusés d’être des hommes politiques puisqu’ils ont été nommés par des hommes politiques. Le procureur retira sa remarque.

D’ailleurs, le ministre fit remarquer à la Cour que le Président de son parti le FPI, le Premier Ministre AFFI N’guessan, le premier vice-Président Sangaré Aboudramane, la deuxième vice-Présidente Simone GBAGBO, étaient en prison avec de nombreux autres cadres du parti fondé par le Président Laurent GBAGBO. Il y a deux semaines, le Président de la jeunesse de son parti a été arrêté. Et qu’en Côte d’Ivoire, les opposants au pouvoir sont persécutés. Beaucoup d’entre eux sont  soit en prison, soit en exil quand ils n’ont pas été tués. Les plus chanceux qui sont restés au pays vivent en permanence dans la terreur, comme le reconnaissent toutes les organisations internationales de défense des droits de l’Homme.

  • AFFI N’guessan et Aké NGBO n’ont jamais été en prison, ils sont en liberté.

Pour contredire le Ministre KONE Katinan, le Procureur est revenu pour dire que contrairement à ce que le Ministre a dit, ni le Premier Ministre AFFI N’guessan, ni le Premier AKE NGBO n’ont été arrêtés. Ces derniers vivent librement à Abidjan.

Le Ministre KONE Katinan a demandé au Procureur de mieux s’informer, parce que contrairement à ce qu’il avance, le Premier Ministre AFFI Nguessan, par ailleurs Président du FPI, est détenu à Bouna, depuis plus de deux ans, sans jugement avec entre autres, le fils aîné du Président Laurent GBAGBO. Le premier Ministre AKE Ngbo, quant à lui, a passé plus d’un an en prison et a été remis en liberté provisoire sans jugement et que son cas est toujours pendant devant les tribunaux ivoiriens.

  • Le milliard de FCFA dans une  «petite mallette»

Pour finir, le Procureur a fait sortir de sa poche un billet de 10 000 francs. L’ayant exhibé, il a fait remarquer que ce billet était léger et qu’un milliard pouvait contenir dans une « petite mallette ».

Le Ministre répondit que le Procureur avait l’excuse de ne pas connaître de ce dont il parle. Il a repris le même calcul que celui fait devant la cour.

Le Juge a alors demandé au Procureur d’arrêter d’exhiber son billet de 10 000 fcfa.

Ensuite le Procureur est revenu pour dire que le Ministre, accompagné d’hommes armés dans une voiture sans préciser ni la marque, ni le numéro d’immatriculation, ni la couleur, a lui-même braqué les banques plusieurs jours durant et a transporté tout cet argent dans un lieu, sans en indiquer l’emplacement.

Ce à quoi le ministre a répondu par la négative. Il a rappelé qu’il a travaillé pour son pays sous l’autorité du Président Laurent GBAGBO avec toute son énergie, son intelligence et sa loyauté pour éviter que son pays tombe sous l’esclavage. Si le pouvoir d’Abidjan espère par cette persécution le punir pour sa loyauté pour un Homme exceptionnel comme le Président Laurent GBAGBO, c’est peine perdue. Il entend mener à son terme contre vents et marées, la mission qu’a bien voulu lui confier le Président Laurent GBAGBO.

C’est sur cette discussion théâtrale que le contre interrogatoire du   ministre a pris fin.

Le Juge attend les écritures des deux parties pour se prononcer sur :

- Le fait que les banques illégalement fermées aient été ouvertes à la suite du décret de nationalisation du Président de la République et suite à une ordonnance du juge constitue au Ghana une infraction ;

- La possibilité que le ministre KONE Katinan ait pu matériellement commettre un vol à mains armées contre les banques ivoiriennes portant sur un montant de 380 Milliards sans qu’aucun témoin ne l’ait vu ;

- La question de savoir si le harcèlement judiciaire  dont fait l’objet le ministre KONE Katinan n’a pas un mobile politique  direct ou dissimulé ;

- La garantie d’un procès équitable pour le Ministre KONE Katinan dans son pays ;

-  Les menaces réelles sur la vie du Ministre KONE Katinan en cas d’extradition dans son pays où  les autorités avaient prématurément annoncé son arrestation;

Tous les Ghanéens, tous les réfugies ivoiriens, tous les ivoiriens, tous les Africains, tous les combattants de la liberté du monde entier attendent, avec beaucoup d’intérêt, le verdict du juge le 5 Août 2013.

 

Fait à Accra, le 27 juin 2013

 

La commission juridique de la coordination du FPI en exil.

 

NB : Les expressions entre guillemets sont la reprise in extenso des propos tenus par les auteurs cités dans ce résumé.

QUEL DESTIN POUR LA COTE D’IVOIRE? POLITOLOGIE D’UNE LIBERATION

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- LA BATAILLE DE COTE D'IVOIRE DANS LE CONTEXTE DE LA GUERRE AFRICAINE -


Par Michel Galy. Politologue, chercheur au Centre d'études sur les conflits, professeur à l'Institut des Relations internationales (ILERI, Paris).

 

Georges Balandier, un des refondateurs d'une anthropologie africaine qui prend en compte la profondeur historique des sociétés et des crises a coutume d'affirmer à propos du continent noir: « il n' y a pas de sociétés sous développées, il n'y a que des sociétés sous analysées ». On peut encore s ‘inspirer de cet Anti Hegel (lui  qui situait bien à tort l'Afrique hors de l'Idée, de l'Etat et donc de l’Histoire) pour  tisser une  analyse de la complexité replaçant la Cote d' Ivoire dans sa dimension continentale, et la crise ivoirienne de 2011 dans la longue  durée de la« guerre à l'Afrique »[1].

 Loin des incantations et des traumas, une politologie informée des sociétés donne ainsi toute sa dignité à  l'événement, à la fracture du 11avril 2011, moment d'une longue Histoire et non plus terminus d'un régime.

Que certains y trouvent des raisons d'espérer n'en serait qu'une conséquence; mais conceptualiser la crise et la sortie de crise, replacer une bataille provisoire- ou certes bien des corps ont été meurtris et bien des esprits ont failli, dans un conflit de  longue durée dont l'avenir n'est inscrit nulle part si ce n'est dans les volontés affrontées des acteurs politiques conforte bien une intuition de plus en plus partagée: la Cote d'Ivoire, part d'Afrique, est bien aussi, pour la politologie, « bonne à penser ». Qu'en pourraient dire des concepts classiques de la science politique?

UNE «DOCTRINE MONROE» À LA FRANÇAISE.

 Implicite et impériale, partagée par la « gauche de gouvernement »(en pratique, monstrueuse antinomie), la destinée manifeste de cette idéologie s’est traduite par 150 ans de « guerre à l’Afrique » où contrôle des ressources, des populations et des formes politiques prennent des formes tour à tour violentes et marchandes . La guerre en Libye, en Cote d’ivoire, au Mali[2] sont à penser comme un tout : une série (néo)coloniale de recolonisation armée.

Si ce n’est le but politique immédiat ou affiché, les conséquences géopolitique sont d’empêcher l’extension à l’Afrique subsaharienne de ce « printemps des peuples » qui concerne l’Afrique du Nord et le Moyen Orient.
Hors la France et son complexe « militaro -colonial », les coalitions temporaires ne doivent pas cacher l’importance des forfaitures internationales, dont la CPI et les corps expéditionnaires onusiens sont les revers d’une même médaille.
Les formes de l’interventionnisme néoconservateur tendent à se standardiser : les « intellectuels organiques » de la guerre coloniale et les médias du journalisme en uniforme », s’ils se déshonorent éthiquement et devant l’histoire n’en mènent pas moins, à chaque fois une campagne indispensable de discrédit , d’humiliation et de chasse à l’homme préalable, indispensable à l’intervention militaire.

A replacer en perspective de la « triple intervention » récente de la France en Afrique : Libye, Cote d’Ivoire, Mali- ou mieux encore, durant un demi-siècle, dans les 48 interventions militaires françaises au Sud du Sahara depuis les supposées « Indépendances », pour comprendre qu’au delà de l’affairisme, des coups tordus et de l’aide aux dictateurs de la « Françafrique », il s’agit bien d’un système de gouvernance continu, voire d’une  recolonisation qui n’ose dire son nom.

Début du XXIème siècle : de droite ou de gauche, les gouvernements français maintiennent des bases militaires en Afrique, envoient des corps expéditionnaires au sud du Sahara – et souvent en toute illégalité internationale. Cet archaïsme néocolonial est mieux perçu dans les analyses et la presse extérieure qu’à Paris, où nombre d’observateurs et de médias confortent la violence et la guerre : intellectuels « organiques », dirait Gramsci et « presse en uniforme » pour Daniel Schneidermann vont jusqu’à la désinformation et aux mensonges successifs, abdiquant toute légitimité issue d’une pensée critique.

C’est que classe politique, « intellectuels » va-t-en –guerre et journalistes  « embarqués » partagent le présupposé d’une sorte de « Doctrine Monroe » à la française: l'Afrique subsaharienne francophone serait le contient de prédilection de l'influence française, particulièrement sourcilleuse devant l'arrivée de nouveaux concurrents comme la Chine, notamment quand les matières premières (uranium, pétrole..) sont visées.

RESISTANCES ET VIOLENCES

A ces séquences néoconservatrices et impériales, on se doit d’opposer la renaissance sporadique, mais obstinée, des formes de contestation : certains pays connaissent successivement des situations ouvertes, parfois révolutionnaires par rapport à l’ordre dominant. Du Liberia au Mali, de la Cote d’ivoire à la RDC, ancien ( ?) colonisateur et forces mercenaires onusiennes peuvent projeter forces d’intervention rapide de quelques milliers d’hommes et forces d’occupation- dont le standard, pour une décennie, tourne autour de 10 000 hommes/pays.

Comme si le 11 avril 2011 servait de répétition générale, l’ONU sous influence vient de s’attribuer le droit  de tuer, en RDC d’abord, en Afrique bientôt : en termes choisis, il s’agit de passer de contingents de maintien de la paix à l’imposition de la paix. Les nouvelles « classes dangereuses » pour l’ordre impérial sont certainement urbaines et informatisées , nationalistes et délocalisées : il y a du TAZ d’Hakim Bey[3] dans la résistance africaine, des zones d’autonomie temporaire , depuis une demi douzaine d’années, pour qui medias et repolitisation sont des découvertes créatrices.
Ces forces vives transcontinentales se voient un avenir en passant des alliances, en identifiant aussi leurs ennemis.

C’est  Sévaré, près de Mopti au Mali, que les djihadistes combattants alliés implicitement aux rebelles et  anti Cedeao autant qu’ anti coloniaux de la COPAM ont failli renverser l’ordre étatique au Mali- et du 8 au 10 janvier à Bamako, littéralement la veille de l’intervention « Serval », la situation était bien révolutionnaire.

 Symbolique très forte, dernière ruse de l’Histoire d’une dépossession multiple : c’est là, à Sévaré, que vit après son exclusion de la scène littéraire francophone Ouologuen , l’immense auteur du « devoir de violence [4]», coïncidence extraordinaire qu’on ne peut que relever, tant se pose, un demi siècle après Fanon, cette question aux révolutionnaires- et même, hélas, aux démocrates africains.

Violence ouverte, terrible « leçon de chose à la négraille » comme dirait Calixthe Beyala, « force blanche » très bavarde pour l’anthropologue Marc Augé[5]. Théorie du « choc » et en même temps désinformation et silence.

Quelques questions majeures non résolues : combien de morts  dans la conquête du Sud, combien de victimes civiles de la soldatesque et des milices ethniques malinké de Guillame Soro et Alhassane Ouattara dans le carnage d’Abidjan ? Mais aussi combien dans les bombardements de la Force Licorne et de l‘ONUCI contre les lieux de pouvoir, des camps militaires habités par des familles, des résidences universitaires ou le bouclier humain de militants aux mains nues voulant protéger leur président adoubé par le Conseil Constitutionnel ?

Les charniers et les cimetières attendent- et demandent encore de sortir de l’oubli, avant qu’un jour les survivants demandent justice pour  la plus sanglante intervention militaire depuis la guerre d’Algérie et l’extermination de l’UPC au Cameroun.  Après avoir constitué un comité de recherche, nous estimons qu’entre 3000 à 5000 victimes civiles ont été causées par la conquête de la capitale et d’Abidjan- chiffre à même d’envoyer les auteurs ivoiriens du régime Ouattara  et leurs complices étrangers devant les tribunaux internationaux pour crimes de guerres, ethnocide , voire pour l’Ouest de génocide.

Si la Résistance ivoirienne est éclatée entre Cote d'ivoire et France (et Europe, et USA, mais c'est hélas dans ce dualisme infernal et pervers que s'instaure surtout ce « pouvoir double » franco-ivoirien), elle ne l'est pas moins dans son projet - entre processus électif, partitaire ( ce qui correspond aux options pacifistes et légalistes de Laurent Gbagbo privilégiant Constitution et élections), et volonté d'en découdre.

De l'option violente, du Ghana, du Libéria, de l'intérieur du pays (capitale et villages du sud principalement), il y aurait beaucoup à dire et des distinctions importantes s'imposent .Certes le régime joue sur son instrumentalisation, modulation, manipulations et répression ciblée, puisque les leaders civils et militaires de la résistance ivoirienne sont à Accra.

Pour autant, c’est au Libéria que sont les guerriers, au sens polémologique : s’appuyant sur des traditions de longue durée réinterprétées par la sanglante guerre libérienne, ce sont eux qui forment un véritable « foco » dans la forêt dense ; les Krahn, peuple frère des Guérés exterminés, dépossédés de la terre et forcés à l’exil, ne sont pas prêts à faire la paix : la guerre contre la dictature Ouattara est pour eux une question de survie.

Comme ailleurs, c’est donc d’une coordination entre guérilla de l’ouest, commandos de l’est, résistance du sud et des quartiers populaires d’Abidjan, d’un découplage judiciaire et médiatique entre le régime et les forces d’occupation que se trouvent les agencements d’ une solution militaire éventuelle ; tandis que l’opposition politique intérieure joue son rôle en cassant l’alliance RHDP(RDR/PDCI) et que la diaspora mobilise financements et opinion internationales - tout en cantonnant par procès sous compétence universelle  les auteurs de crimes de guerre dans le réduit ivoirien, dès lors sous le coup éventuel de saisie et d’emprisonnement judiciaire  aux frontières.

En même temps, et symétriquement,  le régime Ouattara fonctionne depuis les débuts « à la violence », en l’absence de consensus sur sa légitimité légale d’emploi de la force publique (en Zone Nord, ou Soroland de 2002 à 2010) et la situation actuelle- et ses milliers de morts anonymes depuis 2ans, ne sont que son extension au Sud et dans la capitale. Ne fonctionnant qu'à la violence, ayant investi et travesti l'Etat-les 5000 FRCI, composés de guerriers nordistes et de mercenaires étant par exemple non des forces de l'Ordre mais des milices ethniques et souvent des escadrons de la mort - tandis qu’Armée, gendarmerie et police sont désarmées, le régime ne connaît que les rapports de force nus: c'est pour cette raison que la question de la lutte armée et violence politique se posent ouvertement, la légitimité et même la puissance militaire du régime d’exception étant des plus fragiles.

Sous couvert des Maîtres: c'est aussi par la violence menaçante, insidieuse, censée être dissuasive des corps expéditionnaires français et onusien que survit le régime. Comme u Liberia, Sierra Leone, et maintenant Mali: la violence fondatrice de la colonisation est sans  cesse renouvelée et  les tirailleurs sénégalais  d'antan peuvent être kenyans, nigérians, tchadiens...Et le politologue Bertrand Badie a bien raison de subvertir Clausewitz pour affirmer que les « interventions armées de la France en Afrique ressemblent fort à l'absence de politique à terme,  par d'autres moyens »...

Médias et politiques, ONG et associations droit de l' hommistes, même discrédités ont leur logique propre- celle de la violence symbolique, et peuvent se retourner.

L’ère des « lanceurs d'alerte » et le cantonnement de le Résistance au nouveau ghetto Internet pourrait s'achever: l'inflexion, la cassure, le retournement pourraient se dater du rapport d'Amnesty de mars 2013 ;  et la diffusion la plus large s’opère  qu'en fin de compte ,en Françafrique ,une « démocrature » tient plus en Afrique, et spécifiquement en Eburnie, d'une dictature que d'une démocratie...La persistance des exactions et de crimes du régime en 2012   montrant bien que « le Roi est nu », tortures et massacres désormais  connus , mais encore impunis.

Des livres se préparent, des actions judiciaires progressent, des liaisons transcontinentales s'ébauchent  sur plusieurs années. Si Laurent Gbagbo a beaucoup misé sur une arme politique « de troisième type », la Constitution (et la primauté du Conseil Constitutionnel), la situation bloquée à la CPI de La Haye peut certainement être combattue par sa délégitimation politique (cf infra), et par les systèmes judiciaires européens contre les bourreaux ou criminels de guerre du régime Ouattara.

Ainsi la plainte de Jacqueline Chamois, au nom  de Michel Gbagbo- outre la  « story telling »universelle d'une mère réclamant son enfant qui a touché l'opinion publique française et internationale, a provoqué la désignation d'un juge d'instruction au parquet de Paris pour séquestration et mauvais traitement contre Guillaume Soro et les trop fameux « com-zone ». Parmi ces derniers, Losseni Fofana responsable du crime de guerre – si ce n'est d'acte de génocide » d'un millier d'hommes, femmes et enfants guérés, dans la ville de Duékoué, fin mars 2011, pourrait être objet de plainte précises de la part de ressortissants binationaux.

 La « collaboration » des responsables militaires de la Force Licorne (et de la chaîne de commandement militaire et politique française) depuis ces événements, lors de la prise et du carnage d'Abidjan, lors de l'ethnocide contre les Guérés, Bétés, Attiés, au moment de la conquête du Sud par les forces de Ouatara/Soro, de la collaboration actuelle avec les sanglants com-zones pourraient se trouver judiciairement condamnables.

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L’HONNEUR PERDU DES CLERCS: POUVOIRS  DE LA NOMINATION

Devant la dictature et ses alliés, qui (sur)vivent dans la novlague d'une  démocratie impossible fondée sur la Dette[6] symbolique (les crimes de guerre, le Coup d’Etat, les victimes) et d'un résistible développement fondé sur l’endettement financier, l'opposition et les démocrates internationaux possèdent un curieux et très puissants pouvoir, dont la fonction tribunitienne des partis d'opposition en Occident gardent des traces, celles d'une Histoire chaotique et violente. Ce pouvoir des mots, du langage, du concept est celui de la Nomination.

Dénommer, à un moment donné les opposants incarcérés par le régime ivoirien comme « prisonniers politiques » dans un pays qui en avait peu la pratique et encore moins le concept ; ou le fils du président comme « otage » avec toutes les connotations inquiétantes(par référence aux otages sahéliens des islamistes sahéliens) pour  l'opinion publique; dénoncer la « mise à mort » , pendant 2 ans de l'Université ivoirienne; raconter avec succès des histoires universelles, comme celle d'une mère inconnue réclamant son fils ou décider le président du Sénat français à ne pas recevoir un dictateur couvert de sang par la force d'un texte l'associant aux exactions et aux massacres;

Tels ont été quelque uns des procédés de cette nomination critique, dont il faudrait faire la généalogie(et il est certain que le situationnisme appliqué à la contre propagande officielle y est pour quelque chose…) pour la Cote d'Ivoire depuis la fracture de l'immobilisme houphouétiste par un ouvrage sociologique discuté en Conseil des ministres[7] jusqu'à l'éclosion  des tracts et de la presse libre, en passant par les féroces jeux de mots populaires (cf les« frères Cissé » pour la milice ethnique FRCI), histoires et plaisanteries en tout sens de « maquis »: on reconnaît ces formes de résistances populaires, à la fois signe d'impuissance devant la violence et de contestation acharnée, nommée par le politologue Toulabor  « lexique de la dérision[8] ».

De la proposition de Carl Schmidt[9] de distinction dans ce domaine non seulement pratique mais aussi idéologique (qu'à la suite de Gramsci nous posons comme préalable d'un changement majeur d'une nouvelle hégémonie démocratique) l'ami de l'ennemi, on en donnera un exemple qui a beaucoup marqué les esprits, atterré l’intelligentsia sudiste et scandalisé les pan africanistes;

Au plus fort des combats, la « trahison des clercs » occidentaux s'est traduite par un texte honteux, dans les colonnes du monde dont des chercheurs comme le Pr Dedy Sery n'ont eu aucun mal à dénoncer les biais et contre vérité, de la part de pseudo spécialistes ivoirologues, « embarqués » jusqu'à la nausée dans la justification du coup d’Etat Franco onusien.

Je proposerai de mettre ces noms en regard de la récompense aussi caricaturale que spectaculaire de nombre des mêmes (universitaires, diplomates, militaires, journalistes, etc…) par la remise de hochets et médailles à  l’ambassade de Cote d'ivoire à Paris: noms et photographie sont dans la presse, et sur le site  internet diplomatique.

On a pu montrer, dans la décennie Gbagbo, le recentrage du régime sur la scène politique ivoirienne, et la croyance assez univoque dans la primauté du combat politique interne[10]: les Relations Internationales, notamment pan- africaines, et le combat médiatique externe ont été secondaires par à coups, ou les derniers mois, quand il était trop tard. C'est aussi dans  ce sens sans se prononcer sur le sujet litigieux et complexe de la nationalité du sujet, que Ouattara est le « candidat d l'étranger »: par ses alliances et son extraversion, notamment médiatique.

Il n'est pas sur que malgré ses efforts d'«offensive diplomatique», l'opposition actuelle, notamment le FPI, en ait clairement tiré les leçons. La récente déclaration du premier ministre éthiopien (et président en exercice de l’UA) décrivant la CPI comme « pratiquant une sorte de chasse raciale » contre les leaders africains, et eux seuls, montre bien que de Thabo M’beki (et l'Afrique du Sud)à Jerry Rawlings(et le Ghana), ou encore Dos Santos(et l'Angola)- sans oublier des politiques français, vénézuéliens... ou des intellectuels motivés comme Jean Ziegler, une alliance large est possible.

Les décisions récentes de l' UA suivi d’un  appel au Conseil de sécurité à propos du président Kenyatta ont clairement déstabilisé la CPI et l’ont forcé à tergiverser dans le procès de Laurent Gbagbo, en discréditant l’accusation et repoussant de 6 mois l’audience de confirmation de charges. Seule une campagne politique internationale peut inverser une arrestation politique par les forces spéciales françaises, issue d’un Coup d’Etat franco-onusien.

Si nommer, c’est dénoncer- et l’omerta internationale sur les crimes en Cote d’Ivoire depuis avril 2011 se reflètent dans l’impunité médiatique des relais hexagonaux, la nomination  a été multiple dans cette guerre des pauvres médiatiques, dans ce champ de pouvoir alternatif qu’est internet. Blogs, sites, forums …c’est là où le concept d’Empire de Tonio Negri se retrouve aussi pertinent : le Net devient le lieu de la résistance, des multitudes[11]. Tout en se heurtant au « mur de verre » des grands médias et décideurs :la question est celle du franchissement, et du statut de la vérité médiatique des faits . D’où vient cette malencontre, pour paraphraser La Boétie, d’un pouvoir qui dit ce qui est pensable et légitime à un moment donné, alors que dans l’immédiateté du cyber espace, toute vérité est sue universellement et instantanément ?

DE CARL SCHMIDT A RANCIERE: LES OUTILS THEORIQUES DE L'ALTERNANCE

Carl Schmidt, théoricien controversé du XXème sicle, a pourtant mis le conflit et le politique  sous  l'égide de la distinction première ami/ennemi(cf supra), dont la résistance ivoirienne à l'oppression a fait peu d’usage. En face de la criminalisation de l’opposition et au recours sur l’étranger(l’introuvable « communauté internationale » instrumentalisée de fait par les deux gouvernement de droite (soit Chirac- Sarkozy)français- jusqu’à l’ ONU et l' organisation d élections truquées, notamment dans les fraudes massives au Nord), le camp démocratique peut, à partir des crimes de guerre et de la violence continue, délégitimer le pouvoir justement sur ses conditions illégitimes de venue , et par sa violence continue, ainsi que par sa tentative d'hégémonie ethnique totale.

Le recours inversé à l‘opinion politique internationale (et non aux institutions) a commencé deux ans après à connaître une série de succès répétés, que l’on eut dater approximativement par la publication du rapport d’Amnesty international de 2012.

Pour faire le lien avec la référence à Schmidt, il semble inconséquent devant « l’ honneur perdu d’Human Right Watch »(dont les rapports à charge anti –Gbagbo et systématiquement pro  Ouattara sont à référer au prix versé par Georges Soros- promoteur du néolibéralisme armé, et ami personnel de Ouattara : 100 millions de dollars à HRW à l’époque de la crise en  la Cote d'Ivoire !) de s’ appuyer sur des rapports ultérieurs de cette « organisation de droits de l’ homme »(on ne sait où mettre les  guillemets.. );ainsi pour la FIDH , seule ONG à donner le pouvoir à un négationniste en son sein, qui relativise ou refuse de qualifier l’ acte de génocide de Duékoué.

Les références chrétiennes et laïques du « droit à l’insoumission » devant une dictature et/ou un pouvoir illégitime, parfois inscrite dans les textes constitutionnels, peuvent aussi être mobilisés

Enfin devant l’unanimisme exigé et obtenu - un Parlement fantôme où le principal parti d opposition n’est pas représenté et un Etat ethnicisé où les réseaux présidentiels trustent tous les postes -, les thèses de Rancière sur la démocratie du « dissensus »[12] font référence.

On peut retenir les prémices de réflexion du professeur Pierre Kipré(qui a failli laisser sa vie aux escadrons de la mort ouattaristes en avril 2011, avant son exil,sans avoir jamais été soutenu par ses anciens amis français): quelle responsabilité pour les sciences humaines dans la crise ivoirienne?Eux qui ont littéralement fondé sociologie et anthropologie( et les catégories, schèmes et analyses sur l’identité) en Cote d'Ivoire- et le département universitaire de Cocody correspondant portent en effet une lourde responsabilité dans la crise ivoirienne:dans les concepts(y compris , celui qui va servir d’arme de guerre contre le régime Gbagbo : l’ « ethnonationalisme » - mais qui s’avère  pertinent, dans les faits, pour le régime Ouattara !), dans les compromissions et l'appel au renversement des loyalistes , dans le honteux silence depuis deux ans devant les crimes continus du régime Ouattara.

Certes la classe politique française, de l'UMP au PS (de même  que le mouvement humanitaire), portent les mêmes responsabilités devant l’Histoire. Mais les universitaires se doivent d'avoir une fonction éthique de référence, et non de préparer le terrain aux bombes ou aux coups d'Etat; depuis la Libye, la Cote d'ivoire et le Mali, la « trahison des clercs »  est patente, et renoue avec les pires travers de la période coloniale, les procédés de mise en accusation, les interdictions professionnelles, et la corruption- qui n'est pas que morale. S’ils ne sont pas tous des fascistes, ils sont certainement des salauds au sens sartrien : sachant et disant le Mal , tout en recommandant sa mise en œuvre, en toute bonne conscience.

Il faudra bien un jour faire l'inventaire: ceux qui ont publié des tribunes comme autant d’appel au meurtre; ceux qui – hommes d'affaires, « intellectuels », journalistes, militaires, diplomates, ont donné leurs noms et leur honneur aux décorations de la grande chancelière du régime Ouattara un jour de 2011, à l'ambassade de Côte d'Ivoire à Paris. Leur liste en dit long et révélé l'étendue des complicités, des bons et déloyaux services en vers le peuple ivoirien ; ils ont accompli recherches et ouvrages, avant que ce soit manoeuvres et services- dûment récompensés. Ils ont fait des listes dans la presse, faisions les nôtres : la révélation des biens, honneurs ou prébendes acquis (mal acquis, que fait « Sherpa » ?) au prix du sang, au soleil d’avril 2011 ne concerne pas que les « sommets de l'Etat ». Le capital symbolique du renversement de régime ne peut se transformer impunément, devant les opinions africaines et occidentales, en espèces sonnantes et trébuchantes: un nouveau champ de recherche s'ouvre.

LA THEORIE DU CHOC ET L'AUTODESTRCTION DU REGIME OUATTARA

Naomi Klein a relevé dans un livre remarquable [13]les analogies néolibérales entre les théories du choc psychologique et la conduite des crises par la violence. Rappelons que le choc, via la violence et la sidération, permettrait une réorganisation sociale et politique en profondeur- avec l’acquiescement des intéressés, si ce n'est des victimes.

Une pseudo sociologue -inconnue des milieux professionnels ivoiriens- opposait à ma dénonciation de la « mise à mort de l'Université ivoirienne [14]», une défense melliflue: ADO est un « adepte de la théorie du choc »!Ainsi la traque  avérée aux étudiants- catégorie sociale dangereuse susceptible dans les mois qui ont suivi avril 2011 d'être interpellée , torturée et parfois liquidée par les milices ethniques FRCI, la fermeture même et le chômage des étudiants pendant 2 ans (méthode inédite sur le reste de la planète) faisait partie de la « méthode du choc » ouattaresque !

Voyant monter les périls, durant la décennie 2000, je m étais interrogé plusieurs reprises sur les modalités éventuelles d'une prise de pouvoir de l'armée rebelle pro Ouattara d'une capitale de 5 millions d'habitants. La réponse est simple et cruelle: par l’application sans pitié de la « théorie du choc », par les massacres, par la Terreur.

Il est vrai qu’il manquait l’équivalent des « tirailleurs sénégalais » de l’ époque coloniale : ce sont les nordistes, mercenaires et hommes de sac et de corde de la rébellion (baptisée par l’agit-prop sarko-ouattariste : « forces nouvelles » , puis « FRCI » , sans doute par antiphrase)qui feront le « sale travail » des actes de génocide(Duekoué), ethnocide(Attiés, Bétés, Guerés, Didas), le carnage d’Abidjan(notamment Yopougon, « déboulonnage » du bouclier humain à la présidence, c’est à dire massacre de civils)), servant jusqu’à nos jours d’escadrons de la mort prêts aux assassinats extrajudiciaires plus ponctuels, ou aux exactions ciblées(viols, bastonnades, pillages envers des individus ou des catégories, si ce n’est des ethnies).

 Le nombre des victimes depuis avril 2011 est inconnu, mais, y compris Duekoué(un millier de morts hommes, femmes, enfants, fin mars 2011) peut être estimé à 5000 civils sur le territoire ivoirien, les complicités ou le passage à l’acte des corps expéditionnaires,  la non assistance à personne en danger, l’exécution d’ordres illégaux de la part de la Force Licorne française ou de l’ONUCI restent à établir (dont le mitraillage de civils, à Abidjan, depuis de hélicoptères d’assaut), dénombrer,judiciariser.

 Là sont les crimes dont le clan Ouattara, dans une inversion des accusations bien connue par les politologues en période de génocide ou de massacres extrêmes, accuse paradoxalement ses adversaires – jusque devant la CPI.

Or la période actuelle, mi 2013, semble reproduire cette période de prise de pouvoir, transposée au niveau présidentiel, comportant la neutralisation du peu qu’il reste des institutions, avec un but simple: recomposer le corps électoral de manière à rendre la dictature malinké irréversible, et en sus de la nationalité, donner la terre aux étrangers.

Le coup de force institutionnel et législatif veut trancher le nœud gordien de l’identité et de la nationalité ivoirienne par une décision autoritaire présidentielle, par une méthode paradoxale qui délégitimant le responsable unique du pouvoir peut amener à une reprise généralisée du conflit, mettant en péril, au-delà de sa personne, les fondements de l’Etat et , quant aux individus,les ressortissants ivoiriens du Nord aussi bien  que les étrangers sahéliens –tous perçus comme « dyoulas » par les sudistes.

Sans Parlement( prise de décision par ordonnances ), dressant une moitié du pays contre l’autre, ce véritable « coup d’Etat présidentiel » visant à donner une « nationalité par déclaration » aux migrants nordistes et leur attribuer la terre en conséquence aboutirait à une modification irrémédiable du corps électoral( et à des élections automatiques en faveur de Ouattara et de ses successeurs nordistes), à un blanc seing à  des migrations sahéliennes accélérées, et à une dépossession des autochtones sudistes.

Autant dire une déclaration de guerre à la capitale, à l’Ouest et à l’Est du pays confondus : d’où des recompositions politiques probables.

Notons rapidement que cette négation des identités et cette accélération de migrations sahéliennes de colonisation correspond à la fois aux analyses économicistes de la Banque Mondiale et aux intérêts profonds de pays comme le Burkina,(en période changement climatique accéléré, stérilisant le Sahel, transférons les migrants vers les Côtes))- laissant planer un doute supplémentaire sur la nationalité d’origine du président ivoirien. De qui Ouattara est-il l’agent, se demandent bien des ivoiriens ?

On le sait de tels coups de force et décisions autoritaires par ordonnances, symptômes d’une société bloquée, sont propices aux révoltes et changements de régime. Contre cette dépossession programmée, Akan de l’Ouest et Krou de l’Est ne peuvent que se rejoindre pour refuser loi et pratique foncière où l’Etat se donne pour tache, comme sous Houphouët, de « casser l’autochtonie ». Des penseurs ou personnalités nordistes, « dyoula «  ivoiriennes ou sahéliennes, mettent déjà en garde le régime comme une conjonction des lois- décrets liant la dépossession de la terre à la donation de nationalité aux 30% d’étrangers et aux néo arrivants issus du Sahel qui depuis avril 2011 débarquent par cohortes entières, notamment dans l’Ouest forestier. Recette pour mettre le feu à nouveau à la poudrière ivoirienne  et dupliquer des massacres comme à Duekoué par dizaines, au risque du « choc en retour » ?

Contre la monopolisation monopartiste: passer des alliances ; telle a été, à l’inverse, une des constantes de la politologie ivoirienne, dans ses retournements entre les trois blocs ethno régionaux, dont les trois grands partis sont souvent la projection politique

 A cette volonté d’autodestruction du régime qui ce coup ci constituerait la Cote d’ivoire en champ de bataille à l’issue incertaine et les nordistes en victimes collectives à venir, d’autres opposent soit une revanche à terme d’une génération, soit un renouveau du dialogue houphouétiste entre blocs, factions et individus. Henri Konan Bédié, déguerpi  dans l’opprobre en 1999 a été réintégré dans ses droits et capacités électives, comme Alassane Ouattara après les accords de Prétoria – tous deux par …Laurent Gbagbo !

Après la CPI, un tel retour de l’ancien président est il possible ? Seules des pressions internationales sur la CPI( telles les diatribes du premier ministre éthiopien , de la ministre des affaires étrangères rwandaise contre la procureur Fatou Bensouda, ou encore de la pétition de l’écrivain Calixthe Beyala demandant  aux « Etats africains de se retirer de la CPI » ) peuvent amener celle-ci à plier et relâcher leur illustre prisonnier, désormais constitué en figure résistante et héroïsée de l’Afrique en lutte – d’autant que le dossier , au-delà de l’inversion victimaire, est vide - même si les bourreaux ouattaristes accusent le régime légitime des actes qu’ils ont eux même commis depuis 2002

. Mais seul le retournement de l’ancien colonisateur et du gouvernement Hollande pourrait, par de doubles pressions sur la CPI et le régime Ouattara(ne suffit  t il pas de cantonner, avant l’évènement, la force Licorne ?) inverser la situation créée par le régime précédent : les clefs du cachot de La Haye sont bien à Paris, d’où l’importance cruciale de la lutte symbolique et politique dans les médias et sur le Net.

On le sait, gagner une bataille n’est pas tout : on peut aussi, à long terme, perdre la guerre…

Au-delà de la libération d’un homme, celle d’un peuple. Et la fin d’un système transcontinental, séculaire, de domination et de violence. Au-delà d’une bataille, une guerre à l’Afrique de 150 ans déjà, dont le dernier symbole devient un enjeu international. L’issue n’est écrite nulle part : elle sera ce que nous en ferons. La roue tourne, et  nulle malencontre, malheur, échec  ne sont constants. Et nul régime politique n’est éternel.




[1] Michel Galy, Guerre à l’Afrique? La France en retard d’une décolonisation, Grotius- géopolitique de l’Humanitaire, septembre 2012

[2] Cf récemment : « Guerre au Mali, enjeux et zones d’ombre », sous la direction de Michel Galy, éditions la Découverte, avril 2013.

[3] Zone d'autonomie temporaire, TAZ, Éditions de l'éclat, 1997 – en accès libre sur le Net.

[4] Yambo Ouologuem : Le Devoir de violenceéditions du Seuil, Paris, 1968 

[5] Cf, de ce spécialiste des Alladians lagunaires, Théorie des pouvoirs et idéologie, Paris, Hermann, 1975

[6] Cf  pour  le Rwanda, G. Loir, le régime de la dette perpétuelle : de l’instrumentalisation des massacres et du génocide en relations internationales. Outre-terre, deuxième trimestre de 2005, n° 11.

[7] Abdou Touré, à l’époque progressiste, avait écrit ce manière critique : La civilisation quotidienne en Côte d’Ivoire : un procès d’occidentalisation, Paris, Karthala, 1981.

[8] Comi Toulabor, Lexique de la dérision politique au Togo », Politique africaine, 3, septembre 1981

[9] Carl Schmitt, La Notion de politique, 1932, trad. fr. 1972, rééd. Calmann-Lévy, 1994.

[10] Michel Galy « Qui gouverne la Côte-d'Ivoire ? », Politique étrangère 4/2005 (Hiver),

[11] Empire (en collaboration avec Michael Hardt), Exils, 2000

[12] Voir par exemple : Jacques Rancière, Moments politiques. Interventions 1977-2009, Paris, La Fabrique, 2009

[13] La Stratégie du choc, la montée d'un capitalisme du désastre, Léméac éditeur, Arles, 2008.

[14] Slate Afrique, 03/09/2012

samedi, 29 juin 2013

LE FPI SUSPEND LES NEGOCIATIONS AVEC LE GOUVERNEMENT: ENLEVEMENT DE KOUA JUSTIN, LA BARBARIE DE TROP!

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Conférence de Presse N° 004/2013

Déclaration préliminaire

 

Mesdames et Messieurs les journalistes,

Je voudrais, avant tout propos et au nom du Front Populaire Ivoirien, vous remercier d’avoir répondu nombreux à notre invitation. C’est une marque de considération pour laquelle je vous salue tous, autant que vous êtes, et vous assure de notre infinie gratitude.

Mesdames et Messieurs,

Cette rencontre s’inscrit dans une série d’événements que nous organisons, chaque fois que nous jugeons utile d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur la vie politique en Côte d’Ivoire. Il s’agit aujourd’hui d’annoncer et de clarifier la position du Front Populaire Ivoirien sur la reprise du dialogue entre le gouvernement et le parti.

RAPPEL :

Le coup d’Etat du 11 avril 2011, perpétré par la communauté dite internationale, avec les forces françaises et onusiennes, en appui aux rebelles ivoiriens, contre le régime du président Laurent Gbagbo, s’est imposé à nous ; avec tout le désordre, la violence, puis les viols et autres exactions qui s’en sont suivis, nous avons opté, malgré tout, pour le retour de la paix, de la cohésion et de l’harmonie sociale. C’est pourquoi, dans la logique de notre vision de la vie politique, qui repose sur la formule « asseyons-nous et discutons », nous avons sollicité, dès le mois de Juillet 2011, l’ouverture d’un dialogue républicain avec les nouvelles autorités du pays. Il s’agissait, pour le Front Populaire Ivoirien, d’ouvrir la voie à la normalisation rapide de la situation sociopolitique du pays, gravement dégradée par la crise dite postélectorale. Notre action n’était nullement la preuve d’une quelconque faiblesse ! Nous affirmions plutôt notre attachement à la discussion, au dialogue et à la démocratie, moyens légaux et paisibles de gestion de la vie politique dans une République.

Le Président Ouattara nous a accordé une audience le 29 septembre 2011 sans aucun résultat. Alors que nous attendions qu’une suite soit donnée  à notre démarche, sans compter nos relances, la situation du pays empirait, avec les exactions de toutes sortes sur d’honnêtes citoyens ; notamment les arrestations arbitraires, les enlèvements et tortures inhumaines,  les expropriations et les assassinats ; en somme, toutes sortes d’atrocités à travers tout le pays. En décembre 2012, on dénombrait déjà 302 prisonniers politiques, civils et militaires, en plus des milliers de personnes portées disparues et celles contraintes à l’exil.

Finalement, c’est le 17 janvier 2013, soit 15 mois après la demande du Front Populaire Ivoirien, que le gouvernement de M. Ouattara a consenti à ouvrir le dialogue direct tant souhaité par le FPI. Toute cette tergiversation à accepter de dialoguer s’explique simplement par le fait que le régime n’a pas du tout l’intention de discuter avec qui que ce soit, encore moins avec le Front Populaire Ivoirien. Et la gestion de ce dialogue, accepté au forceps, a montré la mauvaise foi du régime.  

UN DIALOGUE SANS IMPACT

Contrairement à ce qu’avait espéré le Front Populaire Ivoirien, le dialogue n’a eu aucun impact  sur la gestion du pays. De fait, pendant qu’il s’ouvrait, sous la houlette du Premier Ministre, le régime poursuivait sa gestion dictatoriale basée sur la terreur. Jusqu’aujourd’hui, aucune demande ou proposition du Front Populaire Ivoirien n’a fait l’objet d’aucune attention véritable. Pire, les arrestations et autres atrocités se poursuivent :

- C’est le 17 Janvier 2013, à l’ouverture des assises de ce dialogue, que le régime a fait arrêter puis extrader du Ghana où il vivait en exil, M. Charles Blé GOUDE, ancien ministre et président du Congrès Panafricain pour la Justice et l’Egalité des Peuples (COJEP). M. Blé GOUDE est, à ce jour, détenu au secret.

- Les 3 et 4 février 2013, au moment où s’ouvre la séance plénière à l’issue des travaux en commission, sont arrêtés, tour à tour, au Ghana puis extradés en Côte d’Ivoire, Monsieur Jean-Yves DIBOPIEU, un leader des jeunes et le commandant Jean Noël ABEHI, un officier de la gendarmerie nationale. Ces deux personnes sont également détenues au secret à ce jour.

- Sur le territoire ivoirien, la chasse à l’homme, particulièrement dirigée contre les partisans ou supposés proches du président Laurent Gbagbo, se poursuit, sans aucune trêve : de nombreuses personnes, hommes, femmes, et jeunes, sont écroués, torturés, exécutés sommairement, sans la moindre justification ;

- Le 5 mars 2013, le régime a mis sous séquestre les biens, meubles et immeubles, ainsi que les avoirs bancaires, d’une vingtaine de partisans de Laurent GBAGBO, récemment libérés provisoirement des prisons.

Le Front Populaire Ivoirien, tout en protestant contre ces exactions, a condamné vigoureusement la propension à la violence du régime et a demandé la libération de tous les prisonniers politiques ainsi  que la cessation de la situation de terreur généralisée sur tout le territoire national. Cela, de notre point de vue, constitue la voie indiquée, pour le retour à la sérénité, à la confiance mutuelle et pour la tenue d’un dialogue véritable et sincère préalables à la réconciliation.  Le régime, dans une position de mépris de toute position autre que la sienne, a ignoré les positions et déclarations du Front Populaire Ivoirien, et a continué d’exercer avec obstination la persécution des populations. Par ailleurs, pendant que se poursuivait le dialogue, dont l’un des points focaux était les élections locales avec la question de la recomposition de la CEI, le redécoupage électoral et la date de la tenue du scrutin, le Front Populaire Ivoirien apprenait, par voie de presse, que ces élections municipales couplées avec les régionales devaient se tenir le 21 avril 2013. Toute la situation demeurait inchangée, comme si personne n’avait exprimé la moindre réserve.

Devant tous les agissements discourtois du régime, le Front Populaire Ivoirien a pris acte de son exclusion de fait des élections par le pouvoir. Nous avons été exclus du jeu politique de notre pays, bien qu’étant le parti majoritaire. Il ne nous restait plus, pour ces élections locales dont on nous a exclus qu’à démontrer notre communion avec le peuple ; ce que nous avons montré en appelant à un boycotte pacifique des élections du 21 avril 2013. Le boycott a été massivement observé par la population, dans son ensemble, sur toute l’étendue du territoire, ce qui a donné un taux de participation dérisoire au scrutin, le frappant  d’illégitimité et d’un discrédit certain.   

A la date d’aujourd’hui, aucune des propositions que le Front Populaire Ivoirien a exposées au gouvernement, dans le cadre du dialogue républicain, n’a fait l’objet d’une attention sincère. Même les éléments de discussion reconnus comme des points de convergence n’ont pas eu le moindre début d’exécution. Il s’agit notamment :

- de la libération des domiciles et sites privés occupés par les FRCI ;

- du versement de la quote part du FPI au titre du financement des partis politiques sur fonds publics ;

- du libre exercice de l’activité politique, notamment les meetings, marches et autres rassemblements.

Monsieur Ouattara et ses partisans ont créé la crise en Côte d’Ivoire. Cette crise perdure et s’aggrave au fil des jours. Ils ont utilisé les armes et la  violence là où le Front Populaire Ivoirien prônait le dialogue et les invitait à s’asseoir pour discuter, en vue de bâtir la démocratie. Arrivés au pouvoir par la violence, le sang et les crimes de toutes sortes, ils affichent du mépris pour les autres. Aujourd’hui, on dénombre plus de 700 prisonniers politiques, civils et militaires, des milliers de disparus en plus des dizaines de milliers d’exilés. La Côte d’Ivoire est devenue une vaste prison à ciel ouvert et un espace de grande insécurité. Le dernier acte discourtois et de mépris du régime réside dans le fait qu’au moment où le Premier Ministre invite le Front Populaire Ivoirien à la reprise du dialogue, à partir du 27 juin 2013, ce régime enlève Monsieur KOUA Justin, premier responsable de la jeunesse et membre de la direction de notre parti. Cet enlèvement s’est fait le 7 juin 2013 à 19 heures au siège provisoire du FPI, par une quarantaine d’hommes lourdement armés, sans mandat d’emmener, comme dans une mise en scène des fictions hollywoodiennes ! Et ces hommes, armés jusqu’aux dents, ont brutalisé des personnes présentes tout en menaçant de les tuer s’ils ne retrouvaient pas KOUA Justin. Tout cela, pour des crimes qu’ils n’ont pu indiquer ni à KOUA Justin ni à ceux qui étaient présents sur les lieux, parce qu’inexistants et qu’ils fabriqueront plus tard dans les cellules de conception du faux au service de la terreur. 

Cet acte constitue pour le Front Populaire Ivoirien, la barbarie de trop ! C’est pourquoi, nous prenons, ce jour, à témoin, l’opinion nationale et internationale et chaque habitant de la Côte d’Ivoire, afin que tout le monde constate que malgré notre bonne volonté et notre choix, sans équivoque, de résolution des problèmes par la voie du dialogue et de la concertation, nous avons en face un régime totalement ancré dans la violence, l’illégalité, le faux et le mépris des autres. Le régime Ouattara est totalement opposé au dialogue et à toute norme démocratique. Il réprouve toute confrontation d’idées et préfère se murer dans la violence totalitaire.

En conséquence, mesdames et messieurs les journalistes, il convient de noter ce jour que le Front Populaire Ivoirien réclame prestement avant l’ouverture de la prochaine réunion :

1. La libération de KOUA Justin, secrétaire national de la JFPI et membre de la direction du parti ;

2. L’application des articles 11 et 12 de la Constitution ivoirienne relatifs aux libertés de manifester et à l’interdiction de contraindre tout ivoirien à l’exil ;

3. La mise en œuvre effective des points de convergence obtenus lors de la première partie du dialogue politique, notamment le dégel des avoirs, le paiement des arriérés 2011 et 2012 du financement public des partis politiques dû au FPI, etc.

4. La mise sur pied d’un comité de médiation et de suivi pour le dialogue républicain ;

Nous pensons que l’acceptation et la mise en œuvre sans délai de ces préoccupations légitimes, créeront un environnement propice à la reprise des négociations, en ce qu’ils constituent un gage de bonne foi du gouvernement.

Mesdames et Messieurs,

Cher amis,

Chers camarades,

Merci de votre attention, et merci encore d’être venus !

Mesdames et Messieurs les journalistes, je suis à vous pour les précisions éventuelles que vous voudrez bien demander.


Fait à Abidjan, le 27 juin 2013.


Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard

NOUVEAU TRAITE DE DEFENSE ENTRE PARIS ET ABIDJAN – LA FRANÇAFRIQUE DE PAPA REHABILITEE


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Hollande et Ouattara: continuité parfaite du sarkozysme militant.


Le Nouveau Courrier a pu consulter l’avis de la Commission Défense de l’Assemblée nationale française, qui date du 14 avril dernier, sur la ratification du nouveau partenariat militaire entre la Côte d’Ivoire et l’ancienne (?) puissance colonisatrice. Un texte qui marque une continuité sans nuance avec l’ère Sarkozy. Et qui place l’ex 43ème BIMA au cœur de la stratégie d’influence de Paris en Afrique de l’Ouest.

 

C’est un texte parlementaire français que Le Nouveau Courrier a pu consulter. Un « avis parlementaire » fait au nom de la Commission Défense de l’Assemblée nationale sur le projet de loi autorisant la ratification du traité de défense entre Paris et Abidjan. Enregistré le 14 avril dernier, c’est-à-dire il y a un mois, ce texte signifie que la date du vote du texte « unissant » de nouveau, 53 ans après les indépendances, l’armée de la patrie dite « des droits de l’Homme » et les FRCI, qui viennent encore d’être accusées par les Etats-Unis des pires exactions, y compris des crimes de torture caractérisés, se rapproche inexorablement. Il permet aussi de constater la permanence de la politique française de Nicolas Sarkozy à François Hollande…

C’est ainsi que le rapporteur qui a centralisé la rédaction de cet avis est Bernard Deflesselles, un député… UMP, c’est-à-dire de l’opposition. C’est en général quand un projet de loi est consensuel qu’une telle configuration est retenue. Il faut toujours se le rappeler : la gauche et la droite de gouvernement ont des vues totalement convergentes sur la Côte d’Ivoire, et soutiennent Ouattara en dépit des crimes de ses troupes. La preuve : après l’exposé du rapporteur, il n’y a eu que deux questions d’ordre totalement général sur le point sur les livraisons d’armes (pour l’instant officiellement mise en parenthèses pour cause d’embargo), le coût de la coopération militaire française (2 millions d’euros pour le volet structurel), et sur le point sur la coopération en termes de renseignement (qui « reprend à peine », selon le rapporteur). Rien de fondamental, donc. Aucune sorte de considération critique sur la nature du régime que soutient la France moins de 20 ans après s’être compromise au Rwanda ! Le rapporteur a lui-même rédigé son document après avoir auditionné un seul homme : le colonel Marc Conruyt, chef du bureau Afrique à l’état-major des armées en France.

La présence française en Côte d’Ivoire est-elle désormais permanente ?

Alors que les autorités hexagonales avaient communiqué, sous Sarkozy, sur une fermeture définitive de leur base militaire permanente en Côte d’Ivoire, le 43ème BIMA, il semble que la force Licorne soit installée dans une sorte de « temporaire-définitif », à l’image de l’opération Epervier stationnée au Tchad provisoirement… depuis 1986. « Pour la France, l’appui logistique que constitue sa base de Port-Bouët, qui héberge la force Licorne, a montré toute son utilité depuis le déclenchement de l’opération Serval au Mali. La constitution d’un second pôle de stabilité francophone en Afrique de l’Ouest, avec le Sénégal, est d’autant plus importante dans un contexte de crise dans la région sahélienne », écrit le rapporteur Deflesselles. La force Licorne est présentée comme « un outil stratégique pour la France », dont la mission est de défendre les ressortissants français en Côte d’Ivoire, de « tenir une position de vigilance liée aux événements au Mali » et d’accompagner « la reconstruction de l’armée ivoirienne ». L’accord, qui est conclu pour une période de cinq ans renégociable non par tacite reconduction mais par un nouvel accord, prévoit la mise à disposition du camp de Port-Bouët, de la base abritant le détachement lagunaire et des champs de tir de Lomo Nord et de Grand-Bassam – les deux derniers à titre « temporaire » et « non exclusif ». Ce qui signifie que Licorne sera encore là lors de la prochaine élection présidentielle…

Des conseillers français partout : la Françafrique de papa réhabilitée

Avant même la signature du nouvel accord de défense, les conseillers militaires français sont de retour à tous les étages, nous indique le rapport parlementaire. « Neuf coopérants permanents » sont présents avec leur famille pour piloter la restructuration d’une armée ivoirienne plus que jamais soumise au maître. Un conseiller français est détaché auprès d’Alassane Ouattara, un autre auprès de son Premier ministre. Deux conseillers sont « positionnés » à l’état-major des armées – l’un auprès du chef d’état-major Soumäïla Bakayoko, l’autre auprès du département des ressources humaines.  Un conseiller Service civique a été déployé. Un coopérant est placé auprès de l’armée de l’Air. Et un Comité de pilotage franco-ivoirien doit réfléchir à la politique de formation, notamment à la mise en place d’un « institut de recherche et de réflexion stratégique ». Un signe assez piquant du retour de l’ordre ancien ? L’article 8 du traité de Défense à venir stipule que les coopérations militaires français déployés en Côte d’Ivoire dans des missions de plus de six mois… porteront l’uniforme ivoirien ! Par ailleurs, la France est désignée au moins une fois dans le texte parlementaire consulté par Le Nouveau Courrier comme… la métropole !

Une autorisation de déploiement ou un vrai accord mutuellement profitable ?

A part le fait qu’il permet à la France de se déployer stratégiquement en Afrique de l’Ouest et de contrôler au plus près l’architecture de « la nouvelle armée ivoirienne », en quoi le nouveau « traité » de Défense sert-il les intérêts de la Côte d’Ivoire ? On a beau chercher, on ne voit pas. Contrairement à Djibouti, la Côte d’Ivoire n’est pas rémunérée pour mettre de vastes espaces à la disposition de l’armée ivoirienne. Si un pays étranger l’attaque, la France ne s’engage pas à l’aider à se défendre. Tout au plus peut-il y avoir des « échanges de vues » entre les deux pays. Le rapport parlementaire français du 14 avril dernier rappelle qu’Henri Bentégeat avait écarté « toute intervention à caractère automatique » dans le cadre de l’application des accords de Défense. « Ceci est conforme au droit international puisque celui-ci prévoit que les parties à un traité gardent la liberté d’apprécier le « casus federis », c’est-à-dire les circonstances de son application », justifient les parlementaires français. En gros, on applique quand ça nous arrange !

Nouveau traité de défense ou pas, les choses sont claires. Rédactrice exclusive des résolutions de l’ONU censées résoudre les crises africaines, la France est en réalité maîtresse d’elle-même et de ses différents engagements dans son ex-pré carré. Elle fait ce qui lui plaît, et les accords bilatéraux lui servent surtout à avoir des autorisations de déploiement dans des pays théoriquement souverains. Paris fait, hier comme aujourd’hui, ce qui lui plaît quand ça lui plaît. Pour l’instant, elle a choisi de travailler à la « restructuration » d’une armée dont les chefs sont accusés de crimes contre l’humanité par les défenseurs des droits de l’Homme.


Théophile Kouamouo


A lire aussi: Le traité de Défense Paris/Abidjan adopté en quelques secondes à l’Assemblée nationale française, malgré la nature du régime Ouattara


A télécharger en format PDF: L’intégralité du traité, de la page 3 à la page 7 du document

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

vendredi, 28 juin 2013

LA TROMPERIE INTERNATIONALE COMME MODE DE GOUVERNEMENT - L'ATTRIBUTION DU PRIX NOBEL DE LA PAIX

 

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Découvrez les arcanes et les méandres du Comité Nobel et les scandales de l'attribution du prix Nobel de la paix, découvrez ensuite l'imposture des relations géopolitiques internationales. Faites-vous le plaisir de voir comment fonctionne notre monde! Fernand Dindé.

 

Une conférence de François ASSELINEAU.

Vendredi 15 février 2013 à Toulouse (France)
www.u-p-r.fr

 


La Tromperie Universelle comme mode de... par Code_000

La Tromperie par l'imposture: "L'attribution du Prix Nobel de la Paix"



La Tromperie Universelle comme mode de... par Code_000

La tromperie sur les responsables



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La tromperie sur l'origine des décisions



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Questions-Réponses 1



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Questions-Réponses 2

AMINATA DRAMANE TRAORE: «LE COLONISATEUR N’EST PLUS LA, MAIS SES INTERETS Y SONT TOUJOURS»

 

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Aminata Dramane Traoré, militante altermondialiste et ancienne ministre malienne de la Culture et de Tourisme : « Le colonisateur n’est plus là, mais ses intérêts y sont toujours »

 

Militante altermondialiste de la première heure, l’ancienne ministre malienne était présente à la conférence de la société civile des pays du Sahel en solidarité avec le peuple malien, qui s’est achevée hier à Alger. Durant cette rencontre, elle a réitéré son opposition à l’intervention militaire française dans son pays, une intervention motivée par des enjeux économiques, selon elle. Son engagement contre le système économique mondial, dont l’échec est traduit par la crise malienne, d’après la militante, lui a valu une privation de visa Schengen sur instruction de la France en 2012.



Reporters : Quel premier bilan faites-vous des travaux de cette première réunion de la société civile malienne, très peu consultée depuis le début de la crise ?

Aminata Dramane Traoré : Je salue d’abord cette initiative qui nous donne pour la première fois l’occasion de nous retrouver entre membres de la société civile du Mali et celle des pays du champ. Il y a eu dès le départ une exclusion délibérée de toutes les voix discordantes. Cette guerre s’est imposée à nous. J’ai eu le tord de publier un manifeste « Femmes du Mali, disons non à la guerre par procuration ». Dès le départ, j’appréhendais cette situation engendrée par l’intervention française. Toute guerre est une catastrophe, un désastre. Il n’y a pas de guerre juste. Si on peut passer par la solution politique, si à l’échelle interne, on se donne le temps et les moyens de comprendre pourquoi nous nous retrouvons dans cette situation, on peut resserrer l’étau. Mais on a voulu cette guerre pour nous. Et toute occasion de se concerter est bonne. J’ai pu écouter des confrères que je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer au Mali.

Vous avez critiqué la société civile présente aujourd’hui. Que lui reprochez-vous ? N’a-telle pas suffi samment milité contre une intervention étrangère ?

Je ne peux pas parler pour tout le monde. Je parle de ce que j’ai fait personnellement. Je l’ai fait parce que j’ai eu l’avantage de militer au niveau international et dans le cadre du Forum social mondial, dont je suis une des principales animatrices en Afrique subsaharienne. J’ai eu le temps de comprendre que les guerres ont des enjeux cachés, des enjeux géostratégiques, miniers et pétroliers. J’ai compris également que les bouleversements qui ont lieu aujourd’hui dans le monde ont tendance à faire de la guerre une solution à l’échec du modèle de développement. Le capitalisme mondialisé et fi nanciarisé a cruellement besoin d’uranium, de pétrole et d’autres ressources qu’il vient puiser dans notre continent riche. Je reproche à la société civile de s’inscrire dans cette logique libérale et de faire partie de la communauté libérale.

Les groupes armés ontils servi de prétexte à la guerre pour les ressources ? Ont-ils été instrumentalisés, notamment ceux de la région du Nord, très riche en uranium ?

C’est un peu plus compliqué que cela. Quand on regarde les profi ls des combattants, on comprend qu’il y a plusieurs enjeux. Pour ce qui est de la question identitaire, nous sommes des nations composées d’ethnies différentes. Depuis 1958, existe un projet occidental de création d’un Etat tampon pour rassembler les Touareg de toute la région. Si on accepte aujourd’hui la partition de l’Azawad, il faut s’attendre à ce que les Touareg des autres pays demandent un jour leur Etat. Si on remet en cause le nondéveloppement du Nord, je dirai que le sud du Mali non plus n’est pas développé. Nous devons vivre ensemble avec nos différences. Pour ce qui est de l’enjeu idéologique, les islamistes radicaux qui se disent djihadistes sont en combat contre l’Occident. Aqmi ne l’a pas caché. Ils visent les intérêts français. Ils sont au Mali depuis longtemps, ont épousé des femmes maliennes et ont eu de bons rapports avec la population. Ils n’ont coupé de mains à personne et n’ont violé personne jusqu’à ce que le MNLA, encouragé par Nicolas Sarkozy, qui vers la fi n de la guerre en Libye, a estimé que les Touareg maliens en Libye pouvaient l’aider, décide de lutter contre Aqmi qui est une menace pour les intérêts français et pour récupérer leurs otages. C’est dans ce sens que je dis qu’on a instrumentalisé la rébellion. Je refuse, cependant, le discours haineux envers les Touareg, notamment celui les traitant d’« enfants gâtés ». On ne donne pas la chance au peuple malien de comprendre. Ce que je suis en train de dire, c’est que les puissants de ce monde identifi ent les tensions existant dans chaque pays, les attisent, les aggravent et les instrumentalisent à leurs fi ns. Je me dis qu’il y avait certainement un mécontentement à Benghazi en Libye, mais l’embrasement que connaît le pays a eu lieuquand N. Sarkozy a voulu profi ter du « printemps arabe » pour déstabiliser le régime Kadhafi . Le nord du Mali rencontre depuis toujours des problèmes que nous n’avons pas réglés, surtout du fait de sa position géographique et de diffi cultés réelles. La communauté touarègue a souvent cru qu’il fallait prendre les armes pour revendiquer des droits et a fait des alliances avec Aqmi, Ansar Dine et le Mujao. On les a utilisés pour résoudre les problèmes de la France !

Ces données vous donnent-elles raison sur l’échec d’une intervention militaire étrangère ?

Regardons la situation actuelle : en plus d’Aqmi, Ansar Dine, Mujao, nous avons également des soldats français ! Finalement, l’opération Serval n’a servi qu’à disperser ces groupes et c’est ce que je craignais. J’ai toujours dit qu’on ne pouvait pas venir à bout d’un ennemi qui n’a pas de visage. Qui sont-ils ? Où sont-ils ? Que veut-on au juste, tirer dans le tas ? Tuer tout le monde ? Qui va tuer qui ? Des Maliens vont tuer des Maliens. On a déployé des milliers de soldats pour aller chercher une aiguille dans une botte de foin. Même l’armée la plus puissante au monde, celle de l’OTAN, a reculé en Afghanistan. L’idée pour moi était de trouver des solutions politiques africaines, sous-régionales et régionales plutôt que de déployer cette armada pour qu’à la fi n on arrive à la situation actuelle : la France constate qu’elle n’a pas les moyens de rester plus longtemps et elle ouvre la porte aux Casques bleus !

Dans leurs interventions aujourd’hui (hier, ndlr), les membres de la société civile des pays du Sahel se sont unanimement opposés au déploiement des Casques bleus...

Ce sera une répétition de ce qui s’est passé au Congo et au Kosovo. On devra subir la présence de soldats venus d’ailleurs, qui ne sont certainement pas plus performants que les militaires maliens, mais qui sont, certes, mieux rémunérés et seuls, sans leurs femmes, ce qui laisse le champ libre à la prostitution, la traite sexuelle et l’abandon d’enfants. Plutôt que de déployer 15 000 Casques bleus, remplaçons-les par 15 000 ingénieurs qui viendront en aide au Mali. La défense du Mali et sa sécurité doivent reposer sur l’armée malienne qui connaît bien le terrain. A l’origine, nos soldats ne sont pas des putschistes, mais des mutins, parce qu’ils ne sont pas contents de leur situation. Il faut donc faire en sorte qu’au-delà de l’armement, ils aient droit à un meilleur traitement et une meilleure rémunération. On ne va pas recruter n’importe où, n’importe qui, pour venir défendre notre pays.

Outre le rôle de l’armée, quel rôle peut avoir la société civile pour recoudre le tissu social ébranlé par la crise ?

Nous devons nous battre pour avoir l’espace de débats nécessaire. Chez nous, il n’y a pas de concertation, nous ne nous parlons pas. La décolonisation suppose une bonne connaissance des enjeux et des acteurs, et une bonne organisation locale. Par le passé, on savait qu’on avait affaire au Colon, il fallait s’en débarrasser. Aujourd’hui, le colonisateur n’est plus là, mais ces intérêts y sont toujours. Seulement, certains ne veulent pas qu’on en parle, qu’on s’organise. Ils préfèrent mordre à pleines dents dans la mondialisation, car c’est de cela qu’il s’agit. Les Africains vivent dans l’illusion de pouvoir émerger, comme la Chine, en prenant pour exemple les Occidentaux, qui eux, débattent entre eux. Si leur modèle était si bon, si performant, pourquoi leurs peuples sont-ils dans la rue aujourd’hui en train de revendiquer leurs droits ? Les crises en France, en Espagne, en Grèce et ailleurs nous renseignent sur l’échec du système économique libéral. La plaie de tous les pays est aujourd’hui le chômage, en particulier celui des jeunes. Tant qu’on ne trouve pas de modèle économique capable de générer de l’emploi pour le plus grand nombre de jeunes, ils se retrouvant narcotrafi quants, djihadistes ou intègreront l’armée à défaut. Quand je regarde les protagonistes de cette guerre, la plus part d’entre eux sont des victimes d’un modèle de développement qui a échoué. Un échec reconnu par les Nation unies. A partir de ce moment, le mali devient un pays d’avant-garde.

C’est-à-dire un rôle d’avant-garde?

Je revendique ce rôle. Les Maliens doivent parler et témoigner de leur expérience. Notre pays est aujourd’hui le théâtre de l’échec du système économique mondial. Nous devons dire au Monde ça suffi t ! arrêtez de nous punir, de nous humilier pour un système économique défaillant. C’est vous, Communauté internationale, qui avez dit que nous étions le meilleur élève de l’Afrique de l’Ouest. C’est vous qui avez soutenu trois décennies de politique de privatisation et de libéralisme. Vous nous aviez promis d’émerger économiquement, mais nous avons la guerre en guise d’émergence. Si aujourd’hui tout s’effondre comme un château de cartes, vous devez vous poser les bonnes questions. Vous ne nous aviez pas dit que vous alliez nous envoyer des armes et des soldats. Ce n’est pas avec eux que vous allez soigner la misère et le chômage. Vous devez faire en sorte que les gens mangent à leur faim, qu’ils vivent dignement. C’est tout ce qu’on demande. Les Maliens ont la mission de dire sans complexe que cette guerre n’est pas à part, mais s’inscrit sur la longue liste des guerres pour les matières premières.

Faut-il comprendre que dans le système libéral actuel, l’Afrique, terre très riche, est résignée à faire face aux invasions étrangères pour des motifs économiques ?

Il faut lutter pour la décolonisation et contre la recolonisation, mais on ne peut pas parler de ces concepts tant que nous vivons dans un monde capitaliste et que les puissants de ce monde ont besoin de nos richesses. Mais ce qu’il fait comprendre, c’est que l’Europe a beaucoup plus besoin de nous que nous n’avons besoin d’elle.

Des discussions ont lieu actuellement à Ouagadougou entre le pouvoir malien et les groupes touareg armés de Kidal pour le retour de l’armée dansla région, en vue des élections du 28 juillet. On se dirigerait vers ledéploiement d’un seul contingent...

Vous pouvez faire tout ce que vous voulez d’un peuple désinformé. Vous pouvez même l’amener à agiter des drapeaux tricolores parce qu’il n’a pas compris. Mais le peuple vient de comprendre à la lumière de la situation de Kidal qu’on l’a mené en bateau, qu’on lui cache des choses. C’est pour cela que tous les Maliens ont aujourd’hui l’oreille tendue vers Ouagadougou pour savoir ce qui se passe. Si cette solution bancale est privilégiée, cela voudrait dire qu’on veut seulement aider François Hollande à relever son pari politique d’organiser les élections à cette date. Ce n’est pas une solution qui va nous garantir la paix et la réconciliation. Maisattendons d’abord que ce soit signé. Le gouvernement peut accepter cette concession sous pression, elle est, à mon sens, essentiellement fi nancière. 80 % des ressources du Mali viennent des aides extérieures. Les sanctions économiques auxquelles nous avons fait face pendant onze mois ont anéanti le pays. Si cela continue, le Sud va imploser. La capacité de nuisance de la France est telle qu’elle fera pression sur la Communauté internationale pour faire croire que les dirigeants actuels n’ont pas voulu de la démocratie. Or, si le gouvernement de transition est si peu légitime et si infréquentable, pourquoi la France a motivé les résolutions du Conseil de sécurité en sa faveur ? On nous a délibérément exclus. On nous a volé notre pays. Et c’est pour cela qu’on va se battre pour le libérer. C’est une seconde libération. C’est pour cela que nous sommes ici aujourd’hui.

Qu’est-ce que l’Algérie peut apporter ?

L’Algérie a mené deux guerres. La guerre de Libération a été l’une des plus féroces en Afrique. On l’a vu puisqu’une partie s’est déroulée au nord du Mali. Nous ne sommes pas seulement des pays frontaliers, nous avons milité ensemble. Le pétrole était l’un des enjeux de la libération de l’Algérie. Aujourd’hui, l’uranium est l’un des enjeux de cette guerre. Donc, si nous devons lutter, nous devons puiser dans notre mémoire de pays anciennement colonisés et voir ce qui a fait la force de l’Algérie résistante. L’Afrique doit résister et cesser de dormir. Le système est en crise et il devient violent parce que justement les puissances capitalistes ne peuvent plus réaliser de taux de croissance et lutter contre le chômage sans puiser dans les ressources de notre continent. L’expérience de la libéralisation de l’Algérie est intéressante de ce point de vue. Concernant la deuxième guerre, l’Algérie est le premier et le seul pays à avoir enterré 200 000 personnes pendant la lutte contre le terrorisme. Quand elle dit que le Mali ne doit pas aller dans telle direction, elle sait que ça coûte cher. Nous n’avons pas de pétrole, nous n’avons pas grand-chose, nous sommes un pays enclavé, et on a l’indécence de venir nous dire que c’est par les armes que nous allons nous en sortir, et nous pousser à acheter des armes que nous n’avons pas.

Vous comptez également sur l’aide des pays voisins. Or, jusqu’ici, les pays de la Cédéao ont été les premiers, avec le président malien, à appeler à l’intervention française. Comment expliquer une telle position cinquante ans après les indépendances ?

C’est le manque de lucidité et de solidarité qui pose problème dans la gestion des affaires de notre continent. Les chefs d’Etat font partie du système mondial et les mécanismes des sanctions économiques sont là. S’ils ne disent pas oui ici, on les attendra au tournant là-bas. Ils devraient s’organiser pour sauver le Mali qui se trouve dans la gueule du loup, mais il est vrai qu’il y a des décisions qu’ils ne peuvent pas prendre. La Cédéao est devenue l’instrument de la Françafrique. Au sein de l’organisation, des membres sont persuadés que la voie tracée par la France est la bonne voie comme si nous avions contracté une dette envers la France et qu’au nom de cette dette, nous devons accepter ses « solutions ». Ce qu’il nous faut c’est une prise de conscience sociale et politique des vrais enjeux et des mutations qui sont en cours. L’Afrique doit intégrer les expériences de l’Irak et de l’Afghanistan. Nos ressources sont convoitées et les manipulations sont à peu près les mêmes partout. Et à tous les coups, ce sont les peuples qui payent.

Les intellectuels ont-ils une plus grande marge de manoeuvre que les politiques ?

J’appelle à une insurrection intellectuelle au Mali et en Afrique. On m’a privé de visas Schengen sur instruction de la France, qui dit maintenant qu’elle n’a pas d’opposition politique à ce que j’aie un visa. Mais ce n’était jamais arrivé avant. J’avais un visa de quatre ans et j’ai beaucoup d’alliés en France. Le même discours que je tiens ici est tenu par des altermondialistes en France à propos de la France. Pourquoi ça devient un crime de lèsemajesté en France. Parce qu’on est Africain ?

 

Source: ALTERINFO.NET

COTE D'IVOIRE: UN RESEAU DE CYBERCRIMINELS DEMANTELE

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Les enquêteurs de la PLCC ont interpellé ce Vendredi 21 juin 2013, deux (02) membres d'un vaste réseau cybercriminel.

En effet, les délinquants étaient activement recherchés depuis de longs mois par différents services de lutte contre la cybercriminalité à travers le monde.

Faisant suite à une dénonciation du FBI (Federal Bureau of Investigation), les enquêteurs ivoiriens ont procédé à l'interpellation du nommé BAHI FULGENCE à son arrivée à l'aéroport FELIX HOUPHOUET BOIGNY d'Abidjan par le Vol Royal Air Maroc. Le nommé BAHI FULGENCE s'est avéré être un récidiviste qui a déjà écopé d'une peine de 5 ans de prison au Sénégal pour vol de carte de crédit.

L'interrogatoire du nommé BAHI FULGENCE a conduit à l'interpellation de DOUDOU HERMANN, présenté comme le présumé cerveau du réseau criminel.

Le gang s'était spécialisé dans les escroqueries sophistiquées de type phishing, qui est une technique d'arnaque consistant à usurper l'identité d'une entreprise (banque, site de commerce électronique, etc.) en invitant ses clients(internautes) à se connecter en ligne par le biais d'un lien hypertexte. Il leur est demandé de mettre à jour des informations (numéro de carte de crédit, mot de passe, etc.) les concernant sur un site Web factice, copie conforme du site original, en prétextant par exemple une mise à jour du service, une intervention du support technique, etc.

L'originalité du modus operandi de ces délinquants leur a permis d'escroquer pour plus de deux (02) millions de dollars Américains; soit plus de 989.890.000 FCFA.

Il est a noter que le FBI s'est déplacé spécialement à Abidjan le lendemain, Samedi 22 Juin 2013, pour féliciter la DITT/PLCC et son directeur M. Stéphane KONAN qui les a reçu en son bureau sis à Abidjan Immeuble Postel 2001.

Des recherches continuent d'être menées afin d'identifier toutes les ramifications de ce vaste réseau de cybercriminalité, qui s'étendrait dans de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest.

 

Lundi 24 juin 2013.

Une information de la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC).

 

Source: EDUCARRIERE.CI

jeudi, 27 juin 2013

CASSE DES AGENCES DE LA BCEAO DE BOUAKE, MAN ET KORHOGO: TOUTES LES COMPLICITES DANS LE VOL DE 1.038 MILLIARDS

 

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La vérité finit toujours par triompher, dit l’adage. Dix ans après les casses des agences de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) dans la zone Centre-nord-ouest (Cno) contrôlée par la rébellion armée ivoirienne en 2003, les langues se délient sur le montant exact de l’argent volé.

 

Selon un journal en ligne sénégalais, derniereminute.sn, repris par plusieurs journaux de la place, l’évaluation complète des dommages causés à la Bceao par les casses des agences de Bouaké, Man et Korhogo, est de 1.038 milliards de FCFA. Le confrère révèle par ailleurs que cette importante somme d’argent volée a d’abord été stockée au Burkina Faso qui servait alors de base-arrière à la rébellion armée ivoirienne. Avant d’être convoyée par avion au Sénégal pour y être blanchie.

«L’affaire des pillages des banques de la Bceao de Korhogo et Man commence à révéler ses secrets. En effet, les chiffres avancés pour la première fois et qui sont estimés à 1.038 milliards, comme l’avait écrit un journaliste qui a fini par la suite en prison, serait bel et bien blanchi au Sénégal. Les détails d’une mafia économique au cœur de laquelle se trouvent de grands bandits au sommet des Etats africains», rapporte notamment derniereminute.sn à la faveur de la récente visite au Sénégal du président de l’assemblée nationale ivoirienne.

Au moment des faits, en 2003, Guillaume Kigbafori Soro était le secrétaire général des Forces nouvelles. La rébellion armée qui a défiguré la Côte d’Ivoire pour s’installer dans sa partie septentrionale, à l’occasion du coup d’Etat manqué dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002 contre les institutions de la République. Les hommes de Guillaume Soro régnaient alors en maîtres absolus sur la zone Cno. C’est ainsi qu’en 2003, ils ont braqué les agences Bceao de Bouaké, Man et Korhogo.

De hautes autorités impliquées

En toute quiétude, les Forces nouvelles, qui composent aujourd’hui l’essentiel des forces pro-Ouattara dites Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), ont tranquillement éventré tous les coffres-forts des agences Bceao avant d’emporter tout leur contenu pour une destination inconnue. «Cet argent a d’abord été placé au Burkina Faso, base arrière de l’ex-rébellion, avant d’être convoyé au Sénégal en avion», indique le confrère sénégalais. Il rapporte, en effet, que le blanchissement des 1.038 milliards a été possible grâce à des complicités à la direction de la Banque centrale et au plus sommet de l’Etat sénégalais. Allusion faite à Me Abdoulaye Wade, alors président de la République du Sénégal. «Des dizaines de milliards provenant de ce blanchiment ont été investis dans l’immobilier, dans la restauration, dans l’hôtellerie, au Burkina Faso. D’autres ont été investis un peu partout en Afrique et même au Brésil, où des Ranchs ont été achetés», précise également derniereminute.sn.

Il affirme aussi que l’ancienne direction de la Bceao a les noms de toutes les personnes qui auraient profité de cet argent. « Mais rien n’a été fait, personne n’a été poursuivi en dehors d’un pauvre Béninois qui s’était fait avoir à Bouaké par un ex-rebelle et qui a été brièvement interpellé à Bamako en possession de plusieurs millions provenant des agences braquées », déplore le confrère sénégalais. Et de révéler qu’à l’époque, la France qui fait partie des actionnaires de la Banque centrale, a voulu faire arrêter tous les cerveaux des attaques contre ces agences, mais des chefs d’Etat dont les pays ont massivement profité de ce vol, n’ont pas voulu s’associer à l’opération, parce qu’elle les mettait en difficulté eux-mêmes. Et les choses en sont restées là, indique-t-il par ailleurs.

En son temps, un journaliste sénégalais en avait payé le prix fort. El Malick Seck, alors directeur de publication du journal 24 heures, avait été jeté en prison pour 3 ans fermes pour avoir cité le président sénégalais dans un article intitulé « Pillage des banques de Korhogo et Man, Wade et son fils Karim mouillés » dans l’affaire de l’argent sale provenant des casses des agences de la Bceao dans la zone Cno en Côte d’Ivoire.


Un ministre d’Etat sénégalais accuse.


LES MILITAIRES TRAHIS PAR LE GENERAL PHILIPPE MANGOU LUI ECRIVENT

 

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Après son interview, des FDS se sentant trahis par le Général Mangou, lui écrivent une lettre.

 

Les militaires trahis, à monsieur Mangou.

 

Après avoir pris connaissance de l’interview que le Général Mangou a accordée au journal Fraternité Matin N° 14563 du samedi 15 juin 2013, nous, éléments des forces armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI), ayant servi sous ses ordres, ne pouvons rester indifférents face à certains propos tenus par lui dans cette déclaration :

 « Le Président Alassane Ouattara a fait de moi un ambassadeur pour me permettre de vivre cette nouvelle expérience qui est très bonne.

Je voudrais profiter pour lui dire un très grand merci pour cette nomination. Le Président en faisant montre à tous qu’il n’ya vraiment pas de haine dans son cœur qu’il tend la main à tous les enfants de la Côte d’Ivoire sans exclusion, pour que chacun puisse apporter sa pierre au processus.

Tous les ivoiriens doivent savoir que quand nous avons servi un Président avec détermination loyauté et fidélité et qu’un autre est élu par le peuple souverain de Côte d’Ivoire, on se doit de le servir avec la même fidélité loyauté et détermination. Certains ne le comprennent pas. Ils parlent de trahison. Il faut être animé d’esprit Républicain. C’est ce que nous faisons. » 

Notre démarche est de monter à ce Général que lorsqu’on danse avec un aveugle, il faut lui marcher souvent sur les pieds pour qu’il sache qu’il n’est pas seul sur la piste de danse.

Notre analyse se portera d’abord sur la notion d’esprit Républicain qu’il prétend avoir, ensuite sur la trahison dans laquelle il dit ne pas se reconnaitre et enfin sur le fait qu’il dise que Alassane OUATTARA a bon cœur parce qu’il l’a nommé.

Ambassadeur, de quoi s’agit-il ?

1- De l’esprit Républicain

De quel esprit  Républicain parle le GENERAL Mangou ? Etes-vous bien placé pour parler d’esprit Républicain ? Avez-vous mis en pratique la prestation de serment que fait tout officier avant sa remise d’épaulettes ? Nous disons, non. Peut-être que vous l’avez oublié, nous, nous faisons le devoir de vous rappeler que ce serment demande à  tout officier de respecter la constitution, les lois et les institutions de son pays au prix de sa vie.

L’histoire récente de notre pays a montré que vous le GENERAL Mangou vous êtes un officier Général fuyard un officier qui n’est pas DELTA (qui n’est pas digne dans le jargon militaire). Oui nous pesons bien nos mots. Un officier fuyard est un indigne ne peut pas se vanter d’avoir un esprit Républicain.

Mon Général, vous qui êtes allé jusqu’au grade de Général de corps d’armée vous pouvez faire allégeance à un Président élu, proclamé vainqueur par le Conseil Constitutionnel qui a prêté serment et vous dédire après ?

Nous pensons que vous, un GENERAL de corps d’armée de surcroit Chef d’Etat Major, cela aurait été impossible. Mais vous, vous l’avez fait. Pouvez-vous qualifier cet acte d’esprit Républicain ? Nous vous disons, non.  Là, vous avez raté de monter dans le train de l’histoire de notre jeune  nation. Pensez-vous qu’aujourd’hui, un seul officier peut vous prendre pour modèle ? Nous disons non, mon Général.

Votre gallon de Général de corps d’armée ne pourra qu’aller à l’oubliette. Ce gallon a été un gâchis pour la République. Vous êtes considéré aujourd’hui par tous vos frères d’armes comme un GENERAL fuyard, peureux, qui peut prétendre à tout sauf à un esprit Républicain.

2- De la trahison

Mon Général, qu’est ce que vous voulez qu’on comprenne ? Que vous êtes un bon GENERAL ? Mon GENERAL, vous ne l’êtes pas. Vous avez non seulement trahi le peuple de Côte d’Ivoire, mais toutes les institutions de la République et vos frères d’armes.

N’est-ce pas vous qui, voulant répondre à SORO Guillaume, le vendredi 21 janvier 2011, lorsque BLE GOUDE, accompagné par les membres de la galaxie patriotique, était allé dans les locaux de l’Etat Major vous inviter officiellement au stade Champroux, avez dit que SORO GUILLAUME rendra compte à Dieu de ses actes de meurtres et qu’il sache que pour vous et les FDS, « la mort est un gain » ?

N’est-ce pas vous qui avez dit au stade Champroux de Marcory le dimanche 23 janvier 2011, après que vous ayez déjà fait allégeance au Président  LAURENT GBAGBO en décembre 2010 que vous avez des armes de destruction massive et que vous êtes prêts à vous battre contre tous ceux qui vont piétiner la constitution ivoirienne et s’attaquer aux ivoiriens ? L’objectif  de cet appel n’était-il pas de demander aux troupes de rester fidèles au Président élu LAURENT GBAGBO ?

Etait-ce un autre GENERAL Mangou qui avait lancé ces propos au stade Champroux devant des milliers de jeunes ivoiriens ? C’est bien vous, non ! Mais le moment venu de se battre, qu’avez-vous fait ? Vous vous êtes rendu nuitamment au GOLF HOTEL (QG de campagne d’ALASSANE OUATTARA) sans donner de contre ordre aux troupes. Vous avez fui. Comment qualifie-t-on cet acte, mon GENERAL ? Nous vous disons  que c’est ça qu’on appelle la trahison.

Quand vous donnez des ordres aux FDS leur disant de replier tous sur Abidjan pour organiser la défense de la capitale, et qu’avant qu’ils n’arrivent tous à Abidjan vous avez déjà pris la poudre d’escampette fermant tous vos téléphones sans contre ordre, comment pouvez vous qualifier cette attitude ? C’est ça qu’on appelle la trahison, mon GENERAL.

Quand vous appelez les jeunes à s’enrôler dans l’armée à partir de mars 2011, et que vous faites ce recrutement massif et que vous les abandonnez pendant qu’ils sont encore en formation, comment qualifiez-vous cette attitude ? Mon GENERAL, c’est ça la trahison !

Quand au moment du combat pendant que tout le peuple s’attendait à ce que vous vous battiez jusqu’au bout et que ce peuple constate que vous avez fui laissant vos subalternes sur le terrain. Comment qualifiez-vous cette attitude ? C’est la trahison, mon GENERAL.

Tous ces soldats qui sont morts parce qu’ils ont cru en leur Chef d’Etat Major qui les a abandonnés en chemin sans contre ordre n’ont-ils pas été trahis par vous ? Vous serez toujours hanté par le sang de tous ces militaires pour l’éternité.

Mon GENERAL, vous avez trahi vous-même l’armée de Côte d’Ivoire, le peuple de Côte d’Ivoire, les institutions de la République, vos frères d’armes de la Gendarmerie Nationale, de la Police Nationale, de la Douane, des Eaux et Forêts, de la Marine Marchande. Vous avez trahi même vos propres gardes de corps dont le Chef qui se surnommait J.C Côte d’Ivoire, vous cherchait dans toute la Capitale ne sachant pas où vous êtes. Vous n’êtes pas un GENERAL digne.

3- Du bon cœur d’Alassane Ouattara

Venant de vous qu’Alassane OUATTARA a un bon cœur ne nous surprend pas. Cependant, nous vous rappelons qu’il vous a nommé ambassadeur non pas parce qu’il a bon cœur, mais pour le service que vous lui avez rendu en trahissant le peuple de Côte d’Ivoire, les institutions de la République et vos frères d’armes à son profit.

Nous savons que vous, GENERAL Mangou, saviez cela à moins que vous n’ayez pas de conscience.

Sachez que beaucoup de vos frères d’armes sont en  prison, en exil ou traqués par celui qui a un «  bon cœur » pour vous parce qu’il vous a nommé ambassadeur.

Pourquoi tous ces militaires sont-ils en prison, en exil, traqués, alors qu’ils ont servi sous vos ordres pendant que vous, vous êtes nommés ambassadeur ?

Mon général, avant de vous quitter, nous voulons vous faire remarquer que vous n’êtes pas un modèle pour la côte d’Ivoire et pour l’armée ivoirienne. Pourriez-vous regarder un seul instant dans le rétroviseur et vous comparer au général Ouattara Thomas d’Aquin qui fut GENERAL de corps d’armée comme vous ? Nous disons, non ; car vous ne pouvez même pas vous comparer au dernier soldat sur l’éthique militaire à plus forte raison à ce grand GENERAL.

Quand nous, militaires, voyons aujourd’hui la descendance du GENERAL d’Aquin, nous leur vouons un grand respect à cause de la grandeur de leur père. Mais vous, vos descendants seront hués à cause de votre trahison.

Aucun statut ne pourra être érigé en votre honneur dans ce pays comme celle du général d’Aquin connue à l’ENSOA de Bouaké que nous avons tous saluée fièrement lors de notre passage dans cette école ; car au panthéon de l’histoire des généraux traîtres, vous occupez une place de choix.

Rappelez-vous de ce que le GENERAL Dogbo Blé vous a dit au Golf Hôtel pendant qu’on le maltraitait sous vos yeux. Oui, vous êtes un lâche mon GENERAL. Vous ne méritez pas d’être appelé Général, vous êtes le dernier des soldats en Côte d’Ivoire.

Permettez-nous maintenant de vous tutoyer parce que ne méritant plus d’être vouvoyé par un seul soldat de la Côte d’Ivoire digne de ce nom.

Nous, militaires de Côte d’Ivoire (officiers, sous-officiers, militaires de rang) des Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) T’ANATHEMATISONS.

« La malédiction te suivra jusqu’à ta descendance » car l’histoire de la Côte d’Ivoire qui s’écrit à présent retiendra qu’il fut un chef d’Etat Major, général de corps d’armée, du nom de Philippe Mangou qui a trahi son peuple, les institutions de son pays et ses frères d’armes. Qu’il a pris la fuite face à l’agresseur, livrant ses subalternes à la mort. Oui, Philippe Mangou, tu demeures fuyard, un lâche, un traître.

Un conseil : taches désormais de faire attention à tes déclarations si non, tu vas entendre des choses qu’on ne t’a jamais dites en publique te concernant. Et cela est aussi valable pour les amis traîtres comme Detho Letho, Kassaraté Tiapé Edouard, Brindou M’bia qui sont de la même trempe de traître que toi.

Des gens comme toi qui trahissent, doivent éviter de prononcer certains mots dans leurs déclarations. Ils doivent faire profil bas ! Mais au fait, monsieur Mangou, dis-nous, qu’est ce que cela te fait-il de savoir que le président Laurent Gbagbo, ton bienfaiteur est aujourd’hui à La Haye, alors que tu te prévaut du grade de GENERAL de corps d’armée qu’il t’a conféré ?

Que dire aussi de tous ces militaires ayant cru en toi et que tu as trahis ? Simple question de conscience ! A bon entendeur, salut.

  

Tes frères d'armes trahis.


Source: Le blog d'Alain Doh Bi

mercredi, 26 juin 2013

LETTRE OUVERTE A MANDELA: VOUS AVEZ TRAHI ET VENDU LE PEUPLE NOIR


NELSON MANDELA FRANC-MAçON.jpg

Nelson Mandela, franc-maçon de l'Ordre des chevaliers de Malte

 

Cherokee Gérard - Ces traîtres qui ont vendu l'Afrique: le cas Nelson Mandela



La Famille, voici un article qui, je crois, va mettre à l'eau toutes les convictions que vous pensiez avoir sur l'Histoire de l'Afrique. Je l'ai dit une fois, sur cette tribune, que Nelson Mandela était un traître pour l'Afrique, vous avez refusé de me croire. Eh bien, voici la lettre ouverte parue dans un journal Sud-africain qui le démontre bien.

Comme je le dis souvent sur cette page: "Si vous voulez connaître l'Afrique véritable, il faut vous débarrasser au préalable de TOUTES les connaissances antérieures que vous avez de ce continent", car l'Afrique véritable est un TERRIBLE SECRET que les mêmes gens qui nous oppriment ne veulent pas que nous sachions. Mais malheureusement pour eux, j'ai juré de dénicher tous ces petits secrets et de les exposer à la lumière de mes frères Kamites.

A la fin de l'article, je vous expliquerai en détail pourquoi j'ai choisi cette photo pour illustrer mon article. Je vous le promets; il est un peu long, mais soyez forts et patients, il faut souffrir pour s'instruire. Et en plus, je suis sûr que vous sortirez de là, mieux instruits que beaucoup de nos frères Africains qui préfèrent rester dans l'illusion de vérité que la caverne dans laquelle ils vivent au quotidien veut bien leur montrer (Cf. Allégorie de la Caverne).


Cherokee Gérard


Cher ancien président Nelson Mandela,



J'avais seulement 5 ans quand vous avez été libéré de prison. Je viens d'un milieu pauvre, comme tous les enfants noirs d'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid et j'ai été élevé par ma grand-mère. En 1994, l'Afrique du Sud a eu ses premières élections démocratiques, je me souviens que tout le monde, y compris ma grand-mère, était ravi à l'idée de pouvoir voter pour vous et pour le gouvernement de l'ANC. Malheureusement, ma grand-mère est décédée avant d'avoir pu voter en début d'Avril en 1994.

J'ai cru comprendre que vous aviez des rencontres secrètes entre 1985-1990 avec P. W. Botha (ancien président de 84-89) pour avoir un règlement négocié. Ceci nous a été révélé plus tard par le président de l'ANC, Oliver Reginald Tambo, se référant à vos réunions avec le régime colonial-apartheid dans les années 1980, années cruciales. Il avait déclaré: "Les prisonniers ne peuvent pas négocier leur liberté". Tambo semblait perturbé sur le fait que des hautS cadres du parti, y compris vous, auraient pu avoir compromis l'organisation.

En 1990, avant que vous ne sortiez de prison vous aviez assuré vos partisans que la nationalisation des mines, des banques et des minéraux étaient vos objectifs premiers. Cette croyance avait formé la doctrine de base de l'ANC et avait même été inscrite dans un document connu sous le nom "Freedom Charter" (La Charte de la Liberté).

"La richesse nationale de notre pays, le patrimoine et l'héritage des Sud-Africains, seront rendus au peuple: Les richesses minérales du sous-sol, les banques et les industries qui ont un monopole doivent être transférées à la propriété du peuple dans son ensemble et en entier. Toutes les autres industries et commerces doivent être contrôlés par le gouvernement afin d'aider au bien-être du peuple". Disait "La Charte".

Or il est apparu plus tard que vous et d'autres dirigeants de l'ANC vous étiez affairés à réinterpréter avec créativité l'un des engagements les plus forts contenus dans cette Charte, à savoir "une nationalisation des industries qui conforterait le monopole des capitaines d'industries blancs".

LA NATURE DE LA TRAHISON

Lorsque vous négociez avec le Nationaliste De Klerk (ancien président 1984-89) avec l'intention d'obtenir un compromis qui garantit le maintien du pouvoir Blanc en Afrique du Sud et surtout le maintien des profits tirés des masses noires exploitées, et qui laisse le pouvoir entre les mains des capitalistes blancs dans un avenir prévisible. Comme il le disait fermement: "Je n'ai pas l'intention de négocier quoi que soit qui me fera quitter le pouvoir". Bien au contraire, les négociations ont eu pour but d'empêcher la victoire des masses noires. De Klerk avait tendu un piège pour les noirs et nous avons été pris dans ce piège grâce à vous, M. Nelson Mandela. Vous le saviez bien que toute "négociation" faite avec le Diable DOIT, par défaut, nous conduire en Enfer! A vrai dire, vous vous êtes fait rouler dans la farine par les nationalistes et nous avec.

Echec du transfert du pouvoir lors des négociations

Les négociations ont porté sur deux aspects: l'un politique, l'autre économique. Quand vous négociez avec les Nationalistes, et à partir du moment où vous avez choisi de séparer le pouvoir politique et économique, là était votre plus grande erreur et c'est de là que la trahison du peuple Noir est partie. Le transfert de propriété des richesses et des terres est au cœur d'un transfert de pouvoir. Raison pour laquelle il a été CLAIREMENT stipulé dans la Charte de la Liberté. Mais vous, M. Nelson Mandela, avez choisi de l'ignorer.

Lors de vos négociations toute intelligentsia sud-africaine avait l'oeil rivé sur les tractations d'ordre politiques et négligeait l'aspect économique. Vous craigniez le fait que si les négociations politiques échouaient, il y aurait des manifestations de masse. Les gens n'étaient pas intéressés par les négociations économiques et lorsque les négociateurs économiques rendaient des comptes au peuple, les gens pensaient que c'était trop technique, du coup personne ne s'y intéressait par manque d'éducation. Mais vous, M. l'ancien président, vous étiez plus instruit que le peuple. Vous auriez dû le savoir que ces deux aspects du pouvoir étaient intimement liés. C'est là que nous avons raté à jamais l'occasion d'obtenir notre liberté totale et vous l'avez vendue aux Nationalistes.

=> Ici, Nationalistes, réfère au fait que le parti Blanc au pouvoir (Afrikaner National Party) ne voulait pas un éclatement de l'Afrique du Sud, même bien qu'ils pratiquaient ouvertement une ségrégation raciale. Comme quoi, on voit qu'un parti politique peut s'appeler "Nationaliste", mais en fait il ne vise qu'a la destruction de la Nation qu'il prétend pourtant défendre.

Poursuivons la lecture de la lettre...

Echec des négociations économique et nationalisation de la Banque Centrale Nationale de l'Afrique du Sud.

M. l'Ancien Président, votre mandat obtenu par le peuple était de vous assurer que les valeurs de la Charte soient mises en œuvre, y compris la nationalisation des actifs du pays. Mais au lieu de nationaliser les mines vous vous réunissiez régulièrement avec Harry Oppenheimer, ancien président de la géante compagnie minière anglo-américaine et De Beers, la 1ère compagnie Sud-africaine productrice de Diamant au monde, or ces deux compagnies étaient les symboles économiques même du régime de l'Apartheid.

Peu de temps après l'élection de 1994, vous avez même présenté le programme économique de l'ANC à Oppenheimer pour approbation et fait plusieurs révisions clés pour répondre à ses préoccupations, ainsi qu'à celles des autres grands industriels du pays. Honte à vous pour la vente de minéraux et des terres aux Impérialistes. Les résultats de ces réunions étaient que vous pourriez garder le pouvoir politique, mais l'or et les diamants de l'Afrique du Sud resteraient dans les mains des personnes qui la contrôlaient auparavant. Avez-vous oublié ce que la Charte de la Liberté disait ?

Je vous le rappelle : « La richesse nationale de notre pays, le patrimoine et l'héritage des Sud-Africains, sera rendu au peuple: Les richesses minérales du sous-sol, les banques et les industries qui ont un monopole doivent être transférées à la propriété du peuple dans son ensemble et en entier. Toutes les autres industries et commerces doivent être contrôlés par le gouvernement afin d'aider au bien-être du peuple. »

Un des aspects les plus révélateurs de la transition économique a été la propriété de la Banque Centrale d'Afrique du Sud. Sans aucun doute l'institution la plus puissante du pays. Son sort nous a été expliqué par un homme d'affaire de Durban, Vishnu Padayachee, a qui vous aviez demandé de rédiger un document pour votre équipe de négociation sur les avantages et les inconvénients d'avoir une Banque Centrale autonome, gérée en totale autonomie par votre gouvernement.

Padayachee ne pouvait pas croire ce qu'il entendait : "Quelle question ?!!! Mais bien sûr que nous devons prendre contrôle de cette Banque". Lui et son équipe ont rédigé et présenté le document avec des recommandations claires de ne pas autoriser la Banque Centrale à rester une institution autonome (!). Mais plus tard, il a révélé, que votre équipe de négociation: "N'avait pas le choix de faire une concession sur cette revendication pourtant centrale".

M. Nelson Mandela, à l'époque, la Banque Centrale était une propriété privée appartenant aux Blancs et aujourd'hui elle compte quelque 650 actionnaires qui sont à 99% Blancs. Pourquoi avez-vous laissé cette Banque Centrale aux mains des mêmes Blancs impérialistes qui profitaient de l'Apartheid dans notre pays ?

Au cours des négociations que vous avez accepté et qui non seulement stipulait que la Banque Centrale devait être gérée comme une entité autonome au sein de l'Etat sud-africain, avec son indépendance inscrite dans la constitution Sud Africaine, mais en plus, elle serait dirigée par le même homme qui la dirigeait sous l'Apartheid: Chris Stals. Une autre figure de proue de l'Apartheid, le Ministre des Finances Derek Keyes, a également conservé son poste dans la nouvelle administration. M. Nelson Mandela comment avez-vous permis aux mêmes personnes qui nous ont opprimés d'être en charge de la Banque Centrale du pays ?

Padayachee a déploré qu'avec la perte de la Banque Centrale, « tout serait perdu en termes de transformations économiques ». C'est bien vrai: Tout a été perdu lorsque vous avez vendu la Banque Centrale, réserve de notre pays !!! L'un des engagements de la Charte était aussi la redistribution des terres, ce qui est devenu impossible à réaliser à cause d'une autre clause que vous avez inscrite dans la Constitution et qui protège la propriété privée.

Echec du mythe de la Nation arc-en-ciel !

Vous avez prêché ce mythe de la Nation arc-en-ciel au monde entier, or il n'existe pas; seulement dans votre tête. Réconciliation n'a signifié rien d'autre que "les Noirs doivent pardonner aux Blancs ce qu'ils leur ont fait pendant plus de 300 ans de dépossession, d'humiliation et de souffrance". Je ressens une douleur indescriptible à chaque fois qu'un Sud-africain Blanc - à la boutique, dans un bar, à la Radio ou sur des forums en ligne - dit que : « Nous devons oublier le passé et nous tourner vers l'avenir." C'est comme nous dire à nous, Noirs, que nous devons "oublier notre douleur et nos souffrances". Et surtout venant de gens qui ont bénéficié de ce système raciste et ségrégationniste! Nous avons subi des injures et des abus racistes et nos agresseurs sont aujourd'hui parmi nous. Et vous voulez que tout aille bien ?!!

Vous et Desmond Tutu, un autre chantre de ce foutu mythe de la nation arc-en-ciel, avez passé sous silence notre douleur et notre peine - au grand soulagement des Blancs. Ces mêmes Blancs qui ne parviennent pas à reconnaître leur tort : notre douleur et notre souffrance - et surtout leur rôle en tant que principaux bénéficiaires de ce système. Vous étiez trop préoccupé à ne ne pas semer le trouble dans la mesure où les Blancs auraient été les principales victimes de représailles. C'est l'unique raison pour laquelle vous faites l'objet d'un véritable culte de la personnalité dans la communauté blanche, plutôt que dans la communauté noire, votre propre communauté.

Résultat des courses, les Blancs de ce pays croient que vous êtes la seule personne noire honorable tandis que le reste des Noirs, nous autres, sommes des corrompus, des criminels, des violeurs, des ivrognes et des bouffons incultes.

=>Eh oui !!! Voilà comment les Sud-africains ont été..., sans préservatifs et sans vaseline, par ces gens et surtout, par la faute de quelqu'un qu'on prenait comme l'un des nôtres.

L'article 94 de la Constitution Sud-Africaine qui garantit un "environnement LIBRE et JUSTE" pour tous les sud-Africains est encore un de vos mythes de la Nation arc-en-ciel: Les Noirs ne sont pas libres (sauf si vous décrivez la liberté comme étant la capacité d'être en mesure de voter et le fait de ne pas avoir à transporter un carte d’identité 24h/24 comme au temps de l'Apartheid). Nous ne sommes pas libres et il existe très peu de justice en Afrique du Sud! Tout cela, grâce à vous. Monsieur Nelson Mandela.

L'ETAT ACTUEL DE L'AFRIQUE DU SUD

Etes-vous conscient que les Noirs restent sans terres, sous-alimentés, sans abris, sous-employés et mal représentés dans les postes de cadres supérieurs? L'état de santé et d'éducation pour les noirs reste tel qu'il était, si ce n'est pire que durant l'Apartheid.

Vestiges de l'Apartheid et des structures économiques coloniales, la propriété et le contrôle restent intactes malgré l'acquisition du pouvoir politique dont vous rêviez tant. Etes-vous conscient que la liberté politique sans émancipation économique est vide de sens?

La crise de l'emploi est également définie selon des critères raciaux en raison du fait que, dans le troisième trimestre de 2010, 29,80% des Noirs étaient officiellement au chômage, contre 22,30% de métis, 8,60% d'Asiatiques et seulement 5,10% de blancs. Environ 12 millions de personnes vivent avec moins de 0,25$ par jour (!!!) , tandis que 16 millions de Sud-africains reçoivent des allocations sociales sur une population totale du pays de 50.59 millions.

En termes de répartition raciale du revenu par habitant, le niveau de revenu des Noirs et des personnes de couleurs (métis, indiens, chinois) en 2008 n'était que de 13% et 22% du revenu par habitant des Blancs, comparativement à 10,9% et 19,3% en 1993. L'écart de revenu pour les Indiens a diminué, le revenu par habitant indien en 2008 étant à 60% de celui des Blancs contre 42% en 1993.

=> Il faut savoir que sous l'Apartheid, les Blancs avaient établi une société de caste en Afrique du Sud, comme en Inde où il étaient aussi aux affaires. Elle se composait comme suit: les Blancs étaient au sommet de la pyramide des êtres humains, suivi des chinois qui étaient les plus blancs après eux, venaient ensuite des Indiens qui étaient moins noirs que les noirs, et enfin venait les Noirs à la fin de la pyramide. Mais comble des combles, il y avait des individus en dessous de ces noirs: Les Noirs non Sud-africains, les noirs des autres colonies Britanniques - Zimbabwe, Namibie, Nigeria, Ghana, etc - qui avaient été emmenés de force en Afrique du Sud pour construire le chemin de fer et toutes les infrastructures du pays.

Et avec ça, il y a certaines personnes qui vous diront que la colonisation et autres ségrégations raciales qui ont eu lieu dans l'Histoire étaient des accidents de parcours ??? Ce n'était pas des accidents, c'était des systèmes de pensée bien planifiés et bien étudiés. Ils avaient des gens qui travaillaient afin de perfectionner le système et le rendre optimal. Les Blancs ne nous ont pas fait du mal par accident, c'était un acte conscient et bien pensé (...).

En tout cas, terminons la lecture de cette lettre, désolé je sais que c'est très long, mais je suis sûr que vous sortirez d'ici plus instruits que la grande majorité de nos frères. Il faut souffrir pour s'instruire n'est-ce pas ? Ça fait près de 6h de temps que je suis en train de traduire et d'écrire ce texte en même temps, alors imaginez à quel point j'ai souffert; je souffre en ce moment pour sortir ce texte central pour notre culture Kamite].

En 1995, la médiane des dépenses par habitant parmi les Noirs était de R333 par mois par rapport à celui des Blancs qui était à R3443 par mois (1000 fois plus !!!). En 2008, les dépenses médianes par habitant pour les Africains étaient de R454 par mois par rapport R5668 par mois pour les Blancs.

Source: [Leibbrandt, M. et al. (2010), "Tendances de la Distribution des revenus et pauvreté en Afrique du Sud depuis la chute de l'Apartheid".

L'économie n'a pas réussi à créer des emplois au rythme nécessaire pour réduire le chômage extrêmement élevé, et le système éducatif n'a pas réussi à faire en sorte que les dépenses publiques égalisé sur la scolarisation se traduise par une amélioration de l'éducation des enfants noirs pauvres.

REFLEXIONS FINALES

Monsieur Nelson Mandela, la démocratie n'a pas apporté ce qui était promis, vous en tant qu'ancien président de l'ANC et du pays êtes le premier responsable de cette diversion. M. l'Ancien président qu'avez vous fait des Noirs ? Si ce n'est de poser la dernière brique de notre trahison suprême en vendant notre lutte afin de réaliser votre rêve de victoire politique. Votre rêve qui est devenu le pire cauchemar des Noirs dans notre pays.

Vous nous avez vendus en tant que nation noire pour un "Prix Nobel de la Paix" et c'est la raison pour laquelle il y a ce manque patant de prestation de services et ce manque de prestation de service tout court => en droit, ça s'appelle "Faux, usage de faux et tromperie".

Notre Constitution tant saluée comme la meilleure du monde, vu qu'elle fut l'une des dernières écrites sur la planète (1990) ne favorise que les Blancs alors qu'elle opprime les Noirs. Merci pour rien M. Nelson Mandela. Merci d'avoir transformé les négociations de Kempton Park en une solution à huis-clos pour sauver le capital Blanc et le pouvoir de quelques-uns, et qui a conduit à une telle démocratie dans laquelle la souffrance de la majorité noire devrait se poursuivre.

J'ai un problème avec les gens qui donne un "statut messianique à Madiba" comme un Jésus noir quand nous savons tous que vous avez profondément trahi la nation noire.

Quand j'ai commencé cette lettre, je vous ai parlé de ma grand-mère qui est décédée avant d'avoir pu voter pour vous. Eh bien, je suis content qu'elle n'aie jamais voté pour vous, comme elle aurait voté pour un traître. Ce que vous avez fait est d'avoir continué le travail que le gouvernement de l'Apartheid avait commencé en laissant et creusant les trous de la pauvreté et de l'oppression profonde.

Avant de quitter cette terre, je voudrais que vous preniez vos responsabilités et présentiez des excuses pour vos actes et ce que vous avez fait aux noirs. Vous avez vendu notre terre aux impérialistes, si vous ne parvenez pas à vous excuser avant de mourir, cela signifie simplement que vous êtes un complice pour eux.

Lorsqu'enfin vous finirez par mourir, je vous souhaite de rencontrer des gens comme le Dr Verwoerd Hendrink et P. W. Botha et surtout, je vous souhaite d'avoir du bon temps avec eux et de rire de la façon dont les Noirs continuent de souffrir. Je n'ai que haine pour ce que vous nous avez fait.

Lettre écrite depuis un des trous de l'Enfer sombre et profond dans lequel vous avez laissé vos semblables Noirs.


Cordialement,

Un Sud-africain noir



(c) Lettre ouverte parue dans un Journal Sud Africain.


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Ahhh, que dire de plus ??? Malcolm X nous avait pourtant déjà prévenus "Si vous ne faites pas attention, les médias vous feront aimer les oppresseurs et détester les opprimés". Et c'est exactement ce qui se passe dans le monde, aujourd'hui. Le nom de Mandela est chanté partout sur toutes les télévisions occidentales, car eux mêmes, ils savent comment il nous a trahis.

Donc pour revenir à la photo que j'ai choisie, et je crois que c'est la réponse à la question que l'auteur de cette lettre pose sans cesse: "Pourquoi nous avez-vous trahis?". Ici, on voit Nelson Mandela et son grand ami, le Grand Maître de la loge des "Knights of Malta - Les chevaliers de Malte". Il s'agit d'une des nombreuses société secrètes qui compose la Franc-maçonnerie. Tout comme l'église catholique. Vous ne me croyez pas? Regardez ceci :

1. Voici la structure de la Franc-Maçonnerie, faites un zoom et vous verrez cette organisation. Ils sont juste avant le sommet de la pyramide, vers la droite :

http://sx44.ca/wp-content/uploads/2010/11/structure-of-freemasonry-by.jpg

2. Baladez-vous sur cette page, vous verrez tous les membres affiliés à cette loge: le Pape Benoît 16, la Reine d'Angleterre, le Roi Juan Carlos d'Espagne, et Mandela:

www.wesleytyler.com/2013/02/did-knights-of-malta-fire-pope-benedict.html

3. Baladez-vous aussi ici, et vous verrez la Reine d'Angleterre lors de son intronisation:

www.davidicke.com/forum/showthread.php?t=169225

4. Thabo Mbeki, le successeur de Mandela, lors de son intronisation à la même secte. Et sachez que la plupart des dirigeants Sud-Africains ont appartenu à cette secte :

http://i43.photobucket.com/albums/e372/tlthe5th/knights/ThaboMbeki.jpg

5. Un timbre a même été sorti à la mémoire de Nelson Mandela. Les citoyens Sud-Africains lambda utilisent ce timbre, mais sont-ils seulement conscients de ce qu'il représente ? :

www.redicecreations.com/winterwonderland/orderstjohnmandela.jpg

6. Cerise sur le gâteau, la liste des personnalités appartenant à cet ordre. Vous trouverez les noms de Thabo Mbeki, Georges Bush, Bill Clinton, Valery Giscar d'Estaing, Tony Blair, Berlusconi, etc.:

a. www.biblebelievers.org.au/kmlst1.htm

b.www.orderofmalta.int/wp-content/uploads/2011/08/Chevalier-de-Malte-château-de-Versailles-Joel-Flescher.jpg

Qu'en pensez-vous la Famille, quelle vision du monde avez-vous à présent? Dans un prochain article, je déconstruirai l'image de Dictateur qu'on a collé à Robert Mugabe. Car l'Occident fonctionne toujours avec les mêmes méthodes : mettre les méchants ou tous ceux qui ont trahi leur peuple en avant, tandis que tous ceux qui ont combattu pour leur peuple, sont salis, insultés, traités de tous les noms et ensuite jetés aux oubliettes de l'Histoire.

Mugabe est tout le contraire de ce Nelson Mandela. Je vous expliquerai pourquoi, dans une prochaine publication. Et c'est la raison pour laquelle quand les médias ont annoncé que ses deux filles le poursuivaient en justice pour une affaire d'argent, il y a 3 semaines, je n'ai rien dit. Car elles seules savent qui étaient réellement leur père.

Méfiez-vous aussi de ce Martin Luther King et de ce Ghandi que tous les médias occidentaux nous présentent comme les libérateurs de leurs peuples respectifs. Eux aussi, il a une histoire sécrète derrière eux. Je vous le démontrerai prochainement... promis, juré !

Si vous avez encore un peu de jus, j'ai mis une petite vidéo intitulé "Afrique du Sud: Que la Chasse aux Blancs commence!" qui illustre bien la situation explosive de l'Afrique du Sud dont on nous vend le mirage économique.

Les amis, juste un détail que je n'avais pas précisé. Pour faire simple la richesse en Afrique du Sud est distribuée de cette façon: La minorité Blanche (8% de la population) possède 80% des richesses de ce pays et le reste (les Noirs 79%, les Colorés 8%, les Indiens et Asiatiques 2.5%) doivent se partager les 20% restants. Si vous ne connaissiez pas bien l'Afrique du Sud, voici à quoi elle ressemble. Les Noirs ont conquis le pouvoir politique, mais le pouvoir économique reste aux mains des Blancs.

=>http://4.bp.blogspot.com/-cLnVWHJFp6c/T0Vhyoa5f1I/AAAAAAAAAN0/UYe2Ta2iQM4/s1600/poverty-and-social-unrest-in-south-africa+(1).jpeg

Tout ceci grâce à ce Nelson Mandela!


Par King Shabaka

«DEVANT L'HOPITAL, PAS UN BLANC POUR RENDRE HOMMAGE A MANDELA, UNE HONTE!»

 

MANDELA. SOUTIEN DES SUD-AFRICAINS AU MALADE.jpg

L'Afrique du Sud s'attend au décès de Mandela. Des Sud-Africains portent des pancartes de soutien à Nelson Mandela, le 25 juin 2013 à Pretoria [Alexander Joe/AFP].


«Je vous donne en partage, cet article que j'ai eu à lire (comme vous certainement...) sur la page de France 24, ce matin du 26 juin 2013. La journaliste rend-t-elle compte de la ''réalité'' sud africaine? La ''réalité'' étant que ''Les Blancs ont peur''. Peur? De quoi, de qui? Je revois encore Nelson Mandela, le 11 février 1990 à sa libération, après 29 ans de prison, déclarer: "Nous allons être libres ensemble". Une semence dont les fruits, aujourd'hui, devant la ''Mediclinic Heart Hospital'' et devant nous, sont  maigres, maigres, maigres...». Justes propos d'un aîné.

 
Ce n'est pas vraiment la foule de journalistes rassemblés devant la Mediclinic Heart Hospital où Nelson Mandela est actuellement soigné qui dérange les Sud-Africains. C'est plutôt le "raz-de-marée de couleur noir" qui les met mal à l'aise. Voire les agace fortement.
 
Il est vrai que devant l'hôpital de Pretoria, difficile de repérer un visage blanc hormis celui des journalistes occidentaux. "Pourquoi pas un Blanc n'est venu se recueillir ou déposer un mot de gentillesse pour Madiba?", s'étonne ainsi Comfort, un jeune homme âgé de 29 ans. "Madiba n'est pas seulement une figure pour les Noirs mais pour tout un peuple !", ajoute-t-il, voix baissée. Visiblement, évoquer ouvertement la question raciale, plus de 20 ans après la fin de l'apartheid, est encore taboue. Des personnes qui ont entendu Comfort n'hésitent d'ailleurs pas à tourner le dos à l'évocation de cette absence de Blancs devant la clinique, où de nombreux chants de soutien à Nelson Mandela se mêlent aux directs des journalistes.

afrique,afrique du sud, REPORTAGE Devant l'hôpital, pas un Blanc pour rendre hommage à Mandela une honte,Publié par Charlotte Boitaux pour France 24

Une femme essuie une larme (g.) lors d'une veillée organisée devant la clinique où est hospitalisé Nelson Mandela, le 25 juin 2013 à Pretoria. [Odd Andersen / AFP].

"Les Blancs ont peur"
 
A la nuit tombée, les langues finissent pourtant par se délier, mais toujours à voix basse. "C'est honteux, après tout ce qu'il a fait pour le pays, pas un Blanc ne vient le soutenir, lui rendre hommage", s'emporte soudainement Moses, un jeune ami de Comfort, âgé lui aussi de 29 ans. Pour lui comme pour d'autres, l'explication ne fait aucun doute : les Blancs "ont peur". "Ils ne viennent pas parce qu'ils savent que la mort de Mandela va changer les choses", confie Masabata, gardienne de sécurité à Pretoria. "Une fois Mandela décédé, ils craignent que les Noirs prennent leurs maisons, leurs emplois", renchérit Ben, un pharmacien de 29 ans. "Ils se disent que tant que Madiba respire, personne ne déclenchera les hostilités. Que cela ferait trop de peine à l'ancien président [qui a lutté pour la réconciliation nationale depuis 1990, NDLR]. Mais après [sa mort], tout va changer, vous verrez", affirme-t-il.
 
Si certains Sud-Africains, comme Rejoice, une mère de famille venue avec son fils déposer un bouquet de fleurs devant l'entrée de l'hôpital, considère ces propos comme "délirants", d'autres comme Miken, le seul Blanc repéré dans la foule, une casquette rouge vissée sur la tête, ne leur donnent pas tout à fait tort… "Vous évoquez des questions difficiles que personne ne pose. Mais, ok, vous voulez la vérité", lâche ce businessman la main devant la bouche comme s'il redoutait que quelqu'un puisse lire sur ses lèvres.
 
"Certains Blancs n'aiment pas les Noirs. Certains de mes amis blancs ne veulent pas les fréquenter. C'est pourquoi ils vivent dans leurs quartiers, entre eux, ils se considèrent supérieurs. Ils accusent Nelson Mandela de leur avoir fait perdre le pays. Ils ne le respectent pas", assène-t-il, mais toujours à voix basse. "Moi, je ne dis rien mais je ne suis pas d'accord, je pense que Mandela est un très grand homme", précise-t-il, tout en désignant le bouquet de roses qu'il vient de déposer. "Alors non, je ne suis pas surpris d'être le seul Blanc ici, on ne se mélange pas vraiment à Pretoria, conclut-il. Ici, vous verrez, l'apartheid n'a jamais vraiment fini".
 
 
Publié par Charlotte Boitaux pour France 24.

AJOURNEMENT DE LA DECISION AU SUJET DU CAS GBAGBO: POURQUOI LA DEFENSE VEUT FAIRE APPEL


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Maître Emmanuel Altit passe à l’offensive.


Nouveau rebondissement dans le bras de fer qui oppose Laurent Gbagbo, président renversé de la Côte d’Ivoire, au procureur de la Cour pénale internationale. Trois semaines après la décision des juges de la Cour préliminaire I de demander à l’Accusation de revoir une copie caractérisée par une absence d’éléments de preuve « concrets et tangibles », et quinze jours après l’annonce par Fatou Bensouda de sa volonté de faire appel, la Défense, dirigée par Maître Emmanuel Altit, sort du bois. Et indique qu’elle aussi entend contester le « verdict » du 3 juin dernier. Elle s’en explique dans un document long de 18 pages.


La Défense du président Laurent Gbagbo estime que « les délais supplémentaires » accordés à l’Accusation, « ne sont pas conformes aux exigences du procès équitable », notamment en ce qui concerne l’obligation de s’assurer que la personne mise en cause est « jugée sans retard excessif ». « En effet, le Président Gbagbo a été arrêté par les autorités ivoiriennes le 11 avril 2011. Sa détention dure donc depuis plus de deux ans et si le calendrier prévu par la Chambre préliminaire était appliqué, sa détention serait prolongée de près d’une année supplémentaire », écrit Maître Emmanuel Altit.

La décision des juges de la Chambre préliminaire I revient à « faire payer au Président Gbagbo les défaillances du procureur », «décharge le procureur de ses erreurs au détriment du Président Gbagbo», fulmine Maître Altit. Les juges « excusent la faillite du procureur en posant une hypothèse » non fondée. Celle selon laquelle « la jurisprudence de la Cour a semblé plus clémente » avant les arrêts de la Cour d’appel sur laquelle ils se fondent pour dénier leur valeur probante aux preuves supposées de l’Accusation – des arrêts qui datent tout de même de l’année dernière. Cette hypothèse n’est pas fondée : « le procureur n’a cessé d’indiquer pendant la période de confirmation des charges qu’il était au fait de ses droits et obligations et avait rassemblé un dossier complet ». De plus, « rien dans le dossier ne laisse entendre que le Procureur n’aurait pas fait état de toute sa preuve, aurait gardé des éléments de preuve par devers lui ou serait susceptible d’en trouver de nouveaux », martèle Altit qui s’appuie notamment sur les « propres déclarations » de son contradicteur. Les juges ne mettent pas de toute façon pas en avant tant « quelques éléments de preuve », mais la manière dont le procureur a monté le dossier, qui ne les a pas convaincus.

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Gbagbo doit-il payer le prix des turpitudes de ses accusateurs?

Selon Altit, le procureur n’avait « aucune raison d’ignorer ce qui était attendu de lui » et la chambre n’est pas fondée à « présumer de sa bonne foi ». « Ce n’est pas la première fois que le procureur est pris à défaut sur ses enquêtes », rappelle, sans pitié, l’avocat principal de Gbagbo. « Ce n’est pas la première fois qu’une Chambre de la CPI exprime des doutes sur le fait que le bureau du procureur s’appuie exagérément sur des rapports d’ONG », précise-t-il, rappelant au passage que cette faiblesse a été déplorée dans le cadre de l’affaire Mbarushimana – les charges avaient été infirmées dans ce cas-là. Dans l’affaire Lubanga, les juges de la Chambre de première instance I ont abondamment relayé des propos d’enquêteurs de la CPI expliquant « le faible crédit » à accorder aux rapports de certaines ONG.

Le procureur auprès de la CPI ne connaîtrait-il donc pas le droit ?

Implacable, Maître Altit tente de retourner la complaisance des juges envers le procureur contre ce dernier… et contre eux. La Chambre prend en compte comme critère le fait que le procureur « aurait pu ne pas connaître le droit », s’étonne-t-il. « Or la Chambre ne saurait se fonder sur une telle hypothèse car les parties, ainsi que les juges, sont censées connaître l’état du droit ». D’autant plus que les arrêts sur lesquels se fondent les juges datant de… mai 2012. Fatou Bensouda ne se mettrait-elle donc pas jour sur la jurisprudence ? Les mauvaises langues pourraient même aller jusqu’à se demander pourquoi elle est payée si elle ne travaille pas. « Le procureur pouvait s’attendre à ce que le type de preuves qu’il a utilisé, notamment des rapports d’ONG contenant des témoignages anonymes, des attestations par ouï dire et des articles de presse, ne soient pas suffisants ». L’absence d’éléments-clés dans le dossier de l’Accusation relève, selon la Défense, « d’un choix délibéré » ou de la « défaillance » de son enquête. La seule « solution logique » consiste pour les juges à « prononcer l’infirmation des charges et la libération de Gbagbo », soutient son avocat.

Ajournement ou retour à la case départ ?

Maître Altit note avec lucidité que l’ampleur du travail demandé à l’Accusation par les juges l’amènera à recommencer son travail à zéro, voire à monter un tout autre dossier d’accusation. « En réalité, il ne s’agit pas d’un simple ajournement puisque la Chambre demande au procureur de recommencer ses enquêtes et de présenter l’affaire de manière autrement plus structurée ». La question soulevée touche donc au « délai raisonnable » donné à l’Accusation pour mener ses investigations, indûment rallongé. Elle touche du coup « à l’équité du procès ».

Pourquoi Altit se plaint-il alors qu’il criait victoire ?

L’appel interjeté par la Défense du président Gbagbo surprend certains observateurs qui notent, de bonne ou de mauvaise foi, que son avocat principal, Maître Emmanuel Altit, avait exprimé sa satisfaction après la décision de la Chambre préliminaire I, qui retoquait l’Accusation sans aller jusqu’à infirmer les charges. En réalité, tout est ici affaire de stratégie. La CPI est une juridiction particulière, où le droit stricto sensu est modéré par un ensemble de considérations et de rapports de force politiques. C’est à cet égard que l’on a pu considérer que la décision du 3 juin dernier était une victoire pour Gbagbo et ses avocats. Par ailleurs, en cachant ses intentions à l’annonce de la décision, Maître Altit a poussé Fatou Bensouda à abattre ses cartes. A tirer la première. Il est maintenant temps pour lui d’aller, à son tour, à l’offensive.

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Fatou Bensouda comptait sur son appel pour reprendre l’initiative…

Il s’agit désormais pour la Défense de mettre la pression premièrement sur les juges de la Chambre préliminaire I en mettant en lumière les preuves de ce qui ressemble bel et bien à de la complaisance vis-à-vis du procureur et surtout des forces politiques internationales qui sont derrière lui.

Il s’agit de rappeler à tous que Gbagbo est maintenu en prison pour une période assez longue à cause des turpitudes de celui qui l’accuse, lequel ne subit pour sa part aucune conséquence de son incompétence, et bénéficie même d’une séance de rattrapage. Ce dernier rappel n’est pas sans rapport avec une bataille menée parallèlement : celle pour l’octroi d’un régime de liberté provisoire à l’accusé.

Il s’agit enfin de ne pas laisser le monopole de l’indignation à Fatou Bensouda, qui s’appuie sur l’opinion dissidente de la juge Silvia Fernandez de Gurmendi et sur des manifestations de mauvaise humeur sans la moindre ampleur – et instrumentalisées – des « victimes » à Abidjan, pour tenter de se remettre en selle.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 25 juin 2013

KONE KATINAN FAIT DES REVELATIONS SUR LE ROLE DE LA FRANCE ET DE CHRISTINE LAGARDE DANS LA «CRISE DES BANQUES» EN COTE D'IVOIRE

 

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La crise postélectorale de 2010-2011 n’a pas encore fini de révéler ses secrets. Dans un entretien réalisé par Théophile Kouamouo, le fondateur du Nouveau Courrier, dans le cadre du projet Côte d’Ivoire Voices de Nicoletta Fagiolo, Justin Koné Katinan, ministre du Budget dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, dirigé par Gilbert Aké N’Gbo, raconte les méandres de ce qu’on a appelé «la crise des banques». Une crise au cours de laquelle la France et les autres pays de l’UEMOA ont décidé de s’immiscer dans la querelle de légitimité qui opposait Gbagbo, investi par le Conseil constitutionnel, et Ouattara, autoproclamé président au cours d’une cérémonie surréaliste à l’hôtel du Golf, à la suite d’une parodie de proclamation de résultats provisoires de l’élection présidentielle faite à son siège de campagne par un président de la Commission électorale indépendante (CEI), en l’absence des commissaires de ladite Commission. Quelques phrases fortes de son témoignage.



- «Le 23 décembre 2010, des ministres se rencontrent à Bissau, et prennent une décision sous l’instigation de l’Elysée [il s’agit de la «transmission» de l’autorité sur les comptes de la Côte d’Ivoire à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest à Alassane Ouattara, alors retranché à l’hôtel du Golf d’Abidjan, ndlr]. Nous avons toutes les preuves selon lesquelles l’ambassadeur de France en Guinée-Bissau était présent pratiquement dans la salle. Un émissaire de l’Elysée était venu. Les ministres décident de contester la décision du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, et de choisir, eux, celui qui devait être «leur» président de la République. (…) Cela a été une agression inacceptable que l’on ne pouvait pas accepter. C’était illégal. Même la Conférence des chefs d’Etat, organe suprême de la BCEAO, ne pouvait pas prendre une telle décision. (…) Ils prennent une décision selon laquelle désormais ils ne reconnaissent pas la «signature de Gbagbo». (…) L’Etat intervient à travers la direction générale du Trésor qui est la banque de l’Etat qui ouvre un compte à la BCEAO, géré par des fonctionnaires, des agents comptables publics (…) qui ne peuvent pas quitter leur poste s’il n’y a pas eu passation de charges. (…) On s’est dit que c’était un défi intellectuel et technique lancé à la Côte d’Ivoire (…) Le ministre de l’Economie et des Finances a saisi le gouverneur de la BCEAO, qui était notre compatriote, pour lui dire qu’ils n’ont pas compétence pour nous refuser ce droit.»

- «Trois ou quatre chefs d’Etat se sont réunis à Bamako [le 7 janvier 2011] et débarquent notre compatriote dont ils pensaient qu’il était notre complice alors que le pauvre n’avait pas de marge de manœuvre puisque la loi était pour nous. On le débarque et on nomme son adjoint. Nous savions que les choses allaient changer puisque son adjoint était l’homme de Blaise Compaoré. Il fallait que nous réagissions très vite. (…) Nous avons regardé la législation, et l’une des options qui nous étaient données était celle de la réquisition. Parce que nous n’avons pas nationalisé la BCEAO, nous l’avons réquisitionnée. Nous avons réquisitionné le personnel ivoirien de la BCEAO sur la base d’un délai qui date de 1964 et permet à l’Etat en cas de situation difficile de nature à perturber son fonctionnement de réquisitionner les nationaux pour travailler.

- La veille du jour où cette réquisition devait prendre effet, le nouveau gouverneur de la BCEAO a appelé tous les cadres pour leur dire de ne pas venir travailler. Nous sommes passés sur les antennes [de la RTI, ndlr] pour lire la réquisition et appeler au travail. Tenez-vous bien: ce jour-là, plus de 95% du personnel ivoirien est venu travailler – et parfois même d’autres Africains. Les gens pensent que la BCEAO a été forcée. Pas du tout. (…) Nous avons fait une réunion. Nous avons lu la réquisition. Quand nous l’avons lue, la salle a explosé de joie. Je savais que le président Gbagbo avait gagné les élections, mais ce jour m’a donné encore plus de convictions. Nous n’avions pas le droit de reculer parce que ces personnes étaient décidées à travailler.

- L’autre solution que Dakar a trouvé, c’est le système informatique. Tout est centralisé à Dakar. Les succursales nationales sont en relation avec Dakar par des canaux informatiques. Ils ont empêché aux banques d’avoir accès à leurs positions pour fonctionner. (…) Nous avons appelé le personnel et nous leur avons demandé de revenir au système de compensation manuelle.

- J’ai vu la Françafrique de mes yeux! (…) J’ai vu comment nos systèmes financiers restent totalement sous domination de la France, dans l’intérêt exclusif de la France. J’ai vu qu’un seul fonctionnaire en France peut bloquer tout un pays. (…) J’ai vu la Françafrique le jour où Christine Lagarde m’appelle au téléphone.

- Allo, Monsieur le ministre Diby ? 

- C’est de la part de qui ? 

- Ici, le ministre Christine Lagarde.

- Mais ce n’est pas le bureau de Diby. Diby n’est plus ministre.

- Oui, c’était pour lui donner QUELQUES INSTRUCTIONS.

- Vous voulez donner des INSTRUCTIONS au ministre Diby ?

- Oui, nous avons quelque chose à nous dire.

- Monsieur le ministre Diby n’est plus ministre de l’Economie et des Finances. (…) Le ministre de l’Economie et des Finances s’appelle Désiré Dallo. Là vous êtes dans le bureau du ministre chargé du budget. Il s’appelle Koné Katinan. Le ministre Diby n’est plus ministre. Si c’est personnel, vous pouvez l’appeler sur son portable pour lui donner des instructions. 

- Si nous n’avions pas eu les événements du 11 avril et si la BCEAO continuait dans sa logique, le 15 mai 2011 nous avions notre monnaie. Nous n’avions pas le choix, parce que nous aurions été à un certain moment en rupture de coupures d’argent. Parce que notre succursale de la BCEAO est alimentée à partir de Dakar, qui renouvelle les coupures. (…) Le système que la France avait mis en place pour nous asphyxier était d’empêcher la BCEAO de recycler la monnaie, afin que nous soyons en rupture de monnaie fiduciaire.

- La monnaie ivoirienne, contrairement à ce qu’on dit, aurait pu marcher. Je pense que l’une des raisons de la guerre réside dedans. La Côte d’Ivoire aurait eu sa monnaie et cela aurait entrainé toute la sous-région. (…) Quand vous avez 40% de la masse monétaire qui vient d’un pays, vous détenez forcément 40% de l’économie. Ou bien les choses adoptaient cette monnaie ou ils l’auraient utilisée comme devise: elle se serait imposée d’elle-même.

- Le problème que nous aurions eu (mais nous avions déjà trouvé la parade) était que nous anticipions que la France refuse de nous rétrocéder notre position nette dans leur Trésor qui était de 2.000 milliards de FCFA.»


Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 24 juin 2013

ACCORDS DE DEFENSE: CE QUE L'ARMEE FRANÇAISE FERA EN CAS D'ATTAQUE EN COTE D'IVOIRE

 

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On en sait un peu plus sur le nouvel accord de défense entre la France et la Côte d'Ivoire.

Signé le 26 janvier 2012 à Paris par Alassane Ouattara et Nicolas Sarkozy, ce nouvel accord était supposé être rendu public par les deux parties ; mais depuis, il est tenu secret, les autorités ivoiriennes n'ayant pas encore daigné le mettre à la disposition du grand public. Il était par ailleurs prévu que ledit accord soit soumis à l'appréciation du parlement ivoirien avant de prendre force de loi, mais depuis, il n'a pas encore atterri sur la table des députés.

De sorte que les populations savent peu de chose de cet accord révisé, qui régit désormais les rapports entre les armées ivoirienne et française. Le document, dont nous avons reçu copie, laisse clairement entendre que les forces françaises ne serviront plus de bouclier au pouvoir en place à Abidjan, en cas d'attaque extérieure ou interne ; tout comme il précise le sort réservé au 43e BIMA (Bataillon d'infanterie de marine) et les facilités que l'Etat de Côte d'Ivoire consent à faire aux forces françaises amenées à séjourner sur le sol ivoirien dans le cadre de la coopération militaire.

Dès l'exposé des motifs, il est clairement indiqué: «Le présent traité ne prévoit pas de clause d'assistance en cas d'exercice de la légitime défense par le principe d'un concours à la République de Côte d'Ivoire en cas d'agression extérieure et encore moins de crise interne, mais de simples échanges de vues sur les menaces et les moyens d'y faire face». En d'autres termes, en cas d'insurrection armée ou d'agression extérieure, l'armée française n'aura pas à intervenir militairement pour neutraliser les assaillants.

On ne devrait donc pas voir les soldats français sur le théâtre des opérations avec leur armement, pour donner la riposte aux forces ennemies. Au regard du nouvel accord, la France se bornera à échanger avec les autorités ivoiriennes sur les moyens de contrer les agresseurs. Pas plus.

Le site du 43ème BIMA cédé gracieusement

S'agissant du 43ème BIMA, le nouveau texte annonce sa dissolution. «Le 43ème bataillon d'infanterie de marine dont la présence trouvait son fondement dans l'accord de 1961 a été dissous. Il n'y a plus de force pré-positionnée en Côte d'Ivoire», stipule l'accord. En pratique, les locaux abritant ce camp français ne sont pourtant pas encore «dissous» depuis ce 26 janvier 2012, puisqu'ils continuent de fonctionner comme par le passé, ses occupants n'ayant pas évacué les lieux.

Le site du 43ème BIMA reste donc fonctionnel, comme mentionné dans l'article 7 de la section 3 de l'annexe des accords de défense. «La partie ivoirienne met gracieusement à la disposition exclusive des forces françaises stationnées: le camp de Port-Bouët ainsi que les locaux et logements situés dans ce camp; l’installation abritant le détachement d’intervention lagunaire (DIL), à Abidjan». Peut-on alors  raisonnablement parler de dissolution du 43ème BIMA quand, dans le même temps, l'accord indique que les autorités ivoiriennes «met(tent) gracieusement à la disposition exclusive des forces françaises stationnées: le camp de Port-Bouët ainsi que les locaux et logements situés dans ce camp...»? Par ailleurs, les accords font des «cadeaux» à la métropole. Les forces françaises appelées à séjourner en terre ivoirienne dans le cadre de la coopération militaire sont notamment exemptées de droits de douane et même de contrôle sur le matériel militaire qu'elles font entrer en Côte d'Ivoire. «La Partie ivoirienne autorise l’entrée du matériel et des approvisionnements nécessaires aux activités et au fonctionnement courant des forces françaises stationnées, en franchise de taxes et droits de douane ou de tout autre droit similaire, hors les frais d’entreposage, de transport et autres services rendus», est-il en effet indiqué à l'alinéa 1 de l'article 3 de la section 2, relative aux «facilités accordées pour les activités des forces françaises stationnées».

Dans l'alinéa 2, l'accord dit, s'agissant de l'armement des soldats français: «Le matériel et les approvisionnements nécessaires aux activités et au fonctionnement courant des forces françaises stationnées qui entrent sur le territoire de la République de Côte d’Ivoire, transitent par ce territoire ou en sortent sont exemptés de tous documents douaniers ainsi que de toute inspection. Toutefois la Partie française est tenue de produire un inventaire identifiant le matériel et les approvisionnements en question aux autorités ivoiriennes compétentes». Comment vérifier la conformité de ce est déclaré par simple «inventaire» avec ce qui est contenu dans les containers et véhicules de transport, si l'on n'est pas autorisé à procéder à l'inspection?

Par ailleurs, les textes indiquent que les soldats français n'encourront pas de poursuites judiciaires de la part des autorités ivoiriennes dans certaines conditions. «Chaque Partie renonce à tout recours qu’elle pourrait avoir contre l’autre Partie, les forces, ou un membre du personnel de cette Partie pour les dommages causés à ses biens ou à son personnel, y compris ceux ayant entraîné la mort, en raison d’actes ou de négligences dans l’exercice des fonctions officielles qui découlent du présent traité», souligne l'accord, qui ajoute toutefois que «Les dispositions précédentes ne s’appliquent pas en cas de faute lourde ou intentionnelle. Par faute lourde, il convient d’entendre l’erreur grossière ou la négligence grave. Par faute intentionnelle, il convient d’entendre la faute commise avec l’intention délibérée de son auteur de causer un préjudice». Autant de facilités en retour desquelles la Côte d'Ivoire a droit à l'assistance militaire de la France en matière notamment de renseignements, d'équipement et de formation.

 

Assane NIADA


In le quotidien ivoirien "L'Inter" du 24 juin 2013.

dimanche, 23 juin 2013

REVELATIONS DE LA LETTRE DU CONTINENT: BEDIE A VENDU LE PDCI A OUATTARA

 

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Henri Konan Bédié, un homme politique pitoyable et sans vision, qui a réduit les destinées du PDCI-RDA à la satisfaction égocentrique de ses intérêts familiaux.

 

«Alassane Dramane Ouattara s'appuie sur Henri Konan Bédié pour étouffer toute velléité de candidature d'une personnalité forte sous la bannière du Pdci, à commencer par celle de l'ancien Premier ministre Charles Konan Banny. Les deux hommes auraient ainsi convenu d'unir leurs formations - le Pdci et le Rdr - au plus tard avant la fin de 2014 pour permettre au président sortant de se présenter comme unique candidat ».

Cette révélation, qui fera assurément bouillonner de colère et de rage de nombreux militants du Pdci-Rda, émane de la publication La Lettre du Continent N°661 du 19 juin 2013. Si ce que le confrère parisien dit est exact, c’en est fini pour le parti politique créé en 1946 par Félix Houphouët-Boigny après moult sacrifices et luttes contre l’administration coloniale. Bédié aura ainsi tué l’héritage laissé par Houphouët. En faisant du Pdci, un parti quelconque à la remorque du Rdr.

Le Pdci sera devenu une formation politique sans âme ni ambition qui « étouffe toute velléité de candidature d’une personnalité forte sous la bannière Pdci, à commencer par celle de Charles Konan Banny » face à Alassane Dramane Ouattara afin que celui-ci soit un candidat unique à la présidentielle de 2015. En d’autres termes, selon La Lettre du Continent, Bédié a conclu un deal avec Ouattara pour que le Pdci sorte totalement des radars pour la gestion au premier plan de la Côte d’Ivoire.

Des observateurs avertis ont pensé qu’avec la gestion chaotique du pouvoir par Alassane Dramane Ouattara et les difficultés doublées d’injustices que vit le Fpi, le Pdci avait l’occasion en 2015 de reprendre le pouvoir qu’il a perdu par un coup d’Etat, en décembre 1999. Et jouer le rôle de réconciliateur véritable des Ivoiriens. Cette vision ne semble pas être celle d’Henri Konan Bédié qui a opté de vendre le Pdci au plus offrant, en l’occurrence, Alassane Dramane Ouattara qui entretient, a-t-on appris, Bédié et sa famille. Les intérêts personnels des Bédié ont visiblement triomphé des intérêts du parti légué par Houphouët.

C’est feu Djéni Kobenan, un des fondateurs du Rdr et premier SG de ce parti qui s’en réjouira du fond de sa tombe. Lui qui disait, dans les années 90, que le Rdr est né pour « réduire le Pdci en état de relique au Nord et de vestige au Sud ». Les récentes élections municipales et régionales controversées furent un avant-goût. En 2015, ce sera le clou total. Et Bédié y contribue. Au dire de La Lettre du Continent.


Didier Depry

didierdepri@yahoo.fr


In le quotidien ivoirien "Notre Voie".

samedi, 22 juin 2013

LA BNI ET LES CAISSES D'EPARGNE VONT FUSIONNER EN UNE BANQUE D'ETAT UNIQUE DANS TROIS MOIS, LA BFA ET VERSUS BANK SERONT VENDUES



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La banque nationale d’investissement (BNI) et la  de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne et de Prévoyance (CNCE), deux des cinq établissements bancaires publics ivoiriens, vont fusionner dans trois mois pour devenir l’unique banque d’Etat, alors que deux autres devraient être privatisées, a-t-on appris dimanche de source bancaire.

 

Selon cette source, ces deux établissements financiers vont fusionner pour devenir l’unique banque d’Etat, contrairement à l’annonce faite en janvier 2012 par le président ivoirien Alassane Ouattara de privatiser toutes les banques publiques du pays.

M. Ouattara, alors en visite d’Etat en France, avait expliqué que ces banques ne servaient qu’à “financer des dirigeants politiques’’.

Selon la même source, des auditeurs du cabinet conseil français Pricewaterhousecoopers (PwC) mènent pour 3 mois depuis le 10 juin une mission d’évaluation en Côte d’Ivoire pour la restructuration de ces banques.

Au terme de cette de cette mission, des décisions de vente, restructuration ou de fusion devraient être prises.

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Ainsi, selon le schéma de restructuration, Versus bank et la Banque pour le financement de l’agriculture (BFA) devraient être destinées à la vente. Tandis que la BNI et l’ex-CNCE devraient fusionner pour donner une seule banque publique.

La banque pour l’habitat en Côte d’Ivoire (BHCI) qui fonctionnait comme les autres banques commerciales, devrait être restructurée avec une mission véritablement portée sur le développement de l’habitat pour soutenir les projets sociaux du gouvernement dans ce domaine.

Etablissement à capitaux publics et privés, la BHCI devrait continuer de l’être mais avec un accroissement des parts  du privé.

 

Alerte Info, in le quotidien ivoirien "Le nouveau courrier" en ligne.