topblog Ivoire blogs

jeudi, 27 juin 2013

LES MILITAIRES TRAHIS PAR LE GENERAL PHILIPPE MANGOU LUI ECRIVENT

 

côte d'ivoire,philippe mangou,kassaraté,les militaires trahis par le général philippe mangou lui écriven

Après son interview, des FDS se sentant trahis par le Général Mangou, lui écrivent une lettre.

 

Les militaires trahis, à monsieur Mangou.

 

Après avoir pris connaissance de l’interview que le Général Mangou a accordée au journal Fraternité Matin N° 14563 du samedi 15 juin 2013, nous, éléments des forces armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI), ayant servi sous ses ordres, ne pouvons rester indifférents face à certains propos tenus par lui dans cette déclaration :

 « Le Président Alassane Ouattara a fait de moi un ambassadeur pour me permettre de vivre cette nouvelle expérience qui est très bonne.

Je voudrais profiter pour lui dire un très grand merci pour cette nomination. Le Président en faisant montre à tous qu’il n’ya vraiment pas de haine dans son cœur qu’il tend la main à tous les enfants de la Côte d’Ivoire sans exclusion, pour que chacun puisse apporter sa pierre au processus.

Tous les ivoiriens doivent savoir que quand nous avons servi un Président avec détermination loyauté et fidélité et qu’un autre est élu par le peuple souverain de Côte d’Ivoire, on se doit de le servir avec la même fidélité loyauté et détermination. Certains ne le comprennent pas. Ils parlent de trahison. Il faut être animé d’esprit Républicain. C’est ce que nous faisons. » 

Notre démarche est de monter à ce Général que lorsqu’on danse avec un aveugle, il faut lui marcher souvent sur les pieds pour qu’il sache qu’il n’est pas seul sur la piste de danse.

Notre analyse se portera d’abord sur la notion d’esprit Républicain qu’il prétend avoir, ensuite sur la trahison dans laquelle il dit ne pas se reconnaitre et enfin sur le fait qu’il dise que Alassane OUATTARA a bon cœur parce qu’il l’a nommé.

Ambassadeur, de quoi s’agit-il ?

1- De l’esprit Républicain

De quel esprit  Républicain parle le GENERAL Mangou ? Etes-vous bien placé pour parler d’esprit Républicain ? Avez-vous mis en pratique la prestation de serment que fait tout officier avant sa remise d’épaulettes ? Nous disons, non. Peut-être que vous l’avez oublié, nous, nous faisons le devoir de vous rappeler que ce serment demande à  tout officier de respecter la constitution, les lois et les institutions de son pays au prix de sa vie.

L’histoire récente de notre pays a montré que vous le GENERAL Mangou vous êtes un officier Général fuyard un officier qui n’est pas DELTA (qui n’est pas digne dans le jargon militaire). Oui nous pesons bien nos mots. Un officier fuyard est un indigne ne peut pas se vanter d’avoir un esprit Républicain.

Mon Général, vous qui êtes allé jusqu’au grade de Général de corps d’armée vous pouvez faire allégeance à un Président élu, proclamé vainqueur par le Conseil Constitutionnel qui a prêté serment et vous dédire après ?

Nous pensons que vous, un GENERAL de corps d’armée de surcroit Chef d’Etat Major, cela aurait été impossible. Mais vous, vous l’avez fait. Pouvez-vous qualifier cet acte d’esprit Républicain ? Nous vous disons, non.  Là, vous avez raté de monter dans le train de l’histoire de notre jeune  nation. Pensez-vous qu’aujourd’hui, un seul officier peut vous prendre pour modèle ? Nous disons non, mon Général.

Votre gallon de Général de corps d’armée ne pourra qu’aller à l’oubliette. Ce gallon a été un gâchis pour la République. Vous êtes considéré aujourd’hui par tous vos frères d’armes comme un GENERAL fuyard, peureux, qui peut prétendre à tout sauf à un esprit Républicain.

2- De la trahison

Mon Général, qu’est ce que vous voulez qu’on comprenne ? Que vous êtes un bon GENERAL ? Mon GENERAL, vous ne l’êtes pas. Vous avez non seulement trahi le peuple de Côte d’Ivoire, mais toutes les institutions de la République et vos frères d’armes.

N’est-ce pas vous qui, voulant répondre à SORO Guillaume, le vendredi 21 janvier 2011, lorsque BLE GOUDE, accompagné par les membres de la galaxie patriotique, était allé dans les locaux de l’Etat Major vous inviter officiellement au stade Champroux, avez dit que SORO GUILLAUME rendra compte à Dieu de ses actes de meurtres et qu’il sache que pour vous et les FDS, « la mort est un gain » ?

N’est-ce pas vous qui avez dit au stade Champroux de Marcory le dimanche 23 janvier 2011, après que vous ayez déjà fait allégeance au Président  LAURENT GBAGBO en décembre 2010 que vous avez des armes de destruction massive et que vous êtes prêts à vous battre contre tous ceux qui vont piétiner la constitution ivoirienne et s’attaquer aux ivoiriens ? L’objectif  de cet appel n’était-il pas de demander aux troupes de rester fidèles au Président élu LAURENT GBAGBO ?

Etait-ce un autre GENERAL Mangou qui avait lancé ces propos au stade Champroux devant des milliers de jeunes ivoiriens ? C’est bien vous, non ! Mais le moment venu de se battre, qu’avez-vous fait ? Vous vous êtes rendu nuitamment au GOLF HOTEL (QG de campagne d’ALASSANE OUATTARA) sans donner de contre ordre aux troupes. Vous avez fui. Comment qualifie-t-on cet acte, mon GENERAL ? Nous vous disons  que c’est ça qu’on appelle la trahison.

Quand vous donnez des ordres aux FDS leur disant de replier tous sur Abidjan pour organiser la défense de la capitale, et qu’avant qu’ils n’arrivent tous à Abidjan vous avez déjà pris la poudre d’escampette fermant tous vos téléphones sans contre ordre, comment pouvez vous qualifier cette attitude ? C’est ça qu’on appelle la trahison, mon GENERAL.

Quand vous appelez les jeunes à s’enrôler dans l’armée à partir de mars 2011, et que vous faites ce recrutement massif et que vous les abandonnez pendant qu’ils sont encore en formation, comment qualifiez-vous cette attitude ? Mon GENERAL, c’est ça la trahison !

Quand au moment du combat pendant que tout le peuple s’attendait à ce que vous vous battiez jusqu’au bout et que ce peuple constate que vous avez fui laissant vos subalternes sur le terrain. Comment qualifiez-vous cette attitude ? C’est la trahison, mon GENERAL.

Tous ces soldats qui sont morts parce qu’ils ont cru en leur Chef d’Etat Major qui les a abandonnés en chemin sans contre ordre n’ont-ils pas été trahis par vous ? Vous serez toujours hanté par le sang de tous ces militaires pour l’éternité.

Mon GENERAL, vous avez trahi vous-même l’armée de Côte d’Ivoire, le peuple de Côte d’Ivoire, les institutions de la République, vos frères d’armes de la Gendarmerie Nationale, de la Police Nationale, de la Douane, des Eaux et Forêts, de la Marine Marchande. Vous avez trahi même vos propres gardes de corps dont le Chef qui se surnommait J.C Côte d’Ivoire, vous cherchait dans toute la Capitale ne sachant pas où vous êtes. Vous n’êtes pas un GENERAL digne.

3- Du bon cœur d’Alassane Ouattara

Venant de vous qu’Alassane OUATTARA a un bon cœur ne nous surprend pas. Cependant, nous vous rappelons qu’il vous a nommé ambassadeur non pas parce qu’il a bon cœur, mais pour le service que vous lui avez rendu en trahissant le peuple de Côte d’Ivoire, les institutions de la République et vos frères d’armes à son profit.

Nous savons que vous, GENERAL Mangou, saviez cela à moins que vous n’ayez pas de conscience.

Sachez que beaucoup de vos frères d’armes sont en  prison, en exil ou traqués par celui qui a un «  bon cœur » pour vous parce qu’il vous a nommé ambassadeur.

Pourquoi tous ces militaires sont-ils en prison, en exil, traqués, alors qu’ils ont servi sous vos ordres pendant que vous, vous êtes nommés ambassadeur ?

Mon général, avant de vous quitter, nous voulons vous faire remarquer que vous n’êtes pas un modèle pour la côte d’Ivoire et pour l’armée ivoirienne. Pourriez-vous regarder un seul instant dans le rétroviseur et vous comparer au général Ouattara Thomas d’Aquin qui fut GENERAL de corps d’armée comme vous ? Nous disons, non ; car vous ne pouvez même pas vous comparer au dernier soldat sur l’éthique militaire à plus forte raison à ce grand GENERAL.

Quand nous, militaires, voyons aujourd’hui la descendance du GENERAL d’Aquin, nous leur vouons un grand respect à cause de la grandeur de leur père. Mais vous, vos descendants seront hués à cause de votre trahison.

Aucun statut ne pourra être érigé en votre honneur dans ce pays comme celle du général d’Aquin connue à l’ENSOA de Bouaké que nous avons tous saluée fièrement lors de notre passage dans cette école ; car au panthéon de l’histoire des généraux traîtres, vous occupez une place de choix.

Rappelez-vous de ce que le GENERAL Dogbo Blé vous a dit au Golf Hôtel pendant qu’on le maltraitait sous vos yeux. Oui, vous êtes un lâche mon GENERAL. Vous ne méritez pas d’être appelé Général, vous êtes le dernier des soldats en Côte d’Ivoire.

Permettez-nous maintenant de vous tutoyer parce que ne méritant plus d’être vouvoyé par un seul soldat de la Côte d’Ivoire digne de ce nom.

Nous, militaires de Côte d’Ivoire (officiers, sous-officiers, militaires de rang) des Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) T’ANATHEMATISONS.

« La malédiction te suivra jusqu’à ta descendance » car l’histoire de la Côte d’Ivoire qui s’écrit à présent retiendra qu’il fut un chef d’Etat Major, général de corps d’armée, du nom de Philippe Mangou qui a trahi son peuple, les institutions de son pays et ses frères d’armes. Qu’il a pris la fuite face à l’agresseur, livrant ses subalternes à la mort. Oui, Philippe Mangou, tu demeures fuyard, un lâche, un traître.

Un conseil : taches désormais de faire attention à tes déclarations si non, tu vas entendre des choses qu’on ne t’a jamais dites en publique te concernant. Et cela est aussi valable pour les amis traîtres comme Detho Letho, Kassaraté Tiapé Edouard, Brindou M’bia qui sont de la même trempe de traître que toi.

Des gens comme toi qui trahissent, doivent éviter de prononcer certains mots dans leurs déclarations. Ils doivent faire profil bas ! Mais au fait, monsieur Mangou, dis-nous, qu’est ce que cela te fait-il de savoir que le président Laurent Gbagbo, ton bienfaiteur est aujourd’hui à La Haye, alors que tu te prévaut du grade de GENERAL de corps d’armée qu’il t’a conféré ?

Que dire aussi de tous ces militaires ayant cru en toi et que tu as trahis ? Simple question de conscience ! A bon entendeur, salut.

  

Tes frères d'armes trahis.


Source: Le blog d'Alain Doh Bi

mercredi, 26 juin 2013

LETTRE OUVERTE A MANDELA: VOUS AVEZ TRAHI ET VENDU LE PEUPLE NOIR


NELSON MANDELA FRANC-MAçON.jpg

Nelson Mandela, franc-maçon de l'Ordre des chevaliers de Malte

 

Cherokee Gérard - Ces traîtres qui ont vendu l'Afrique: le cas Nelson Mandela



La Famille, voici un article qui, je crois, va mettre à l'eau toutes les convictions que vous pensiez avoir sur l'Histoire de l'Afrique. Je l'ai dit une fois, sur cette tribune, que Nelson Mandela était un traître pour l'Afrique, vous avez refusé de me croire. Eh bien, voici la lettre ouverte parue dans un journal Sud-africain qui le démontre bien.

Comme je le dis souvent sur cette page: "Si vous voulez connaître l'Afrique véritable, il faut vous débarrasser au préalable de TOUTES les connaissances antérieures que vous avez de ce continent", car l'Afrique véritable est un TERRIBLE SECRET que les mêmes gens qui nous oppriment ne veulent pas que nous sachions. Mais malheureusement pour eux, j'ai juré de dénicher tous ces petits secrets et de les exposer à la lumière de mes frères Kamites.

A la fin de l'article, je vous expliquerai en détail pourquoi j'ai choisi cette photo pour illustrer mon article. Je vous le promets; il est un peu long, mais soyez forts et patients, il faut souffrir pour s'instruire. Et en plus, je suis sûr que vous sortirez de là, mieux instruits que beaucoup de nos frères Africains qui préfèrent rester dans l'illusion de vérité que la caverne dans laquelle ils vivent au quotidien veut bien leur montrer (Cf. Allégorie de la Caverne).


Cherokee Gérard


Cher ancien président Nelson Mandela,



J'avais seulement 5 ans quand vous avez été libéré de prison. Je viens d'un milieu pauvre, comme tous les enfants noirs d'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid et j'ai été élevé par ma grand-mère. En 1994, l'Afrique du Sud a eu ses premières élections démocratiques, je me souviens que tout le monde, y compris ma grand-mère, était ravi à l'idée de pouvoir voter pour vous et pour le gouvernement de l'ANC. Malheureusement, ma grand-mère est décédée avant d'avoir pu voter en début d'Avril en 1994.

J'ai cru comprendre que vous aviez des rencontres secrètes entre 1985-1990 avec P. W. Botha (ancien président de 84-89) pour avoir un règlement négocié. Ceci nous a été révélé plus tard par le président de l'ANC, Oliver Reginald Tambo, se référant à vos réunions avec le régime colonial-apartheid dans les années 1980, années cruciales. Il avait déclaré: "Les prisonniers ne peuvent pas négocier leur liberté". Tambo semblait perturbé sur le fait que des hautS cadres du parti, y compris vous, auraient pu avoir compromis l'organisation.

En 1990, avant que vous ne sortiez de prison vous aviez assuré vos partisans que la nationalisation des mines, des banques et des minéraux étaient vos objectifs premiers. Cette croyance avait formé la doctrine de base de l'ANC et avait même été inscrite dans un document connu sous le nom "Freedom Charter" (La Charte de la Liberté).

"La richesse nationale de notre pays, le patrimoine et l'héritage des Sud-Africains, seront rendus au peuple: Les richesses minérales du sous-sol, les banques et les industries qui ont un monopole doivent être transférées à la propriété du peuple dans son ensemble et en entier. Toutes les autres industries et commerces doivent être contrôlés par le gouvernement afin d'aider au bien-être du peuple". Disait "La Charte".

Or il est apparu plus tard que vous et d'autres dirigeants de l'ANC vous étiez affairés à réinterpréter avec créativité l'un des engagements les plus forts contenus dans cette Charte, à savoir "une nationalisation des industries qui conforterait le monopole des capitaines d'industries blancs".

LA NATURE DE LA TRAHISON

Lorsque vous négociez avec le Nationaliste De Klerk (ancien président 1984-89) avec l'intention d'obtenir un compromis qui garantit le maintien du pouvoir Blanc en Afrique du Sud et surtout le maintien des profits tirés des masses noires exploitées, et qui laisse le pouvoir entre les mains des capitalistes blancs dans un avenir prévisible. Comme il le disait fermement: "Je n'ai pas l'intention de négocier quoi que soit qui me fera quitter le pouvoir". Bien au contraire, les négociations ont eu pour but d'empêcher la victoire des masses noires. De Klerk avait tendu un piège pour les noirs et nous avons été pris dans ce piège grâce à vous, M. Nelson Mandela. Vous le saviez bien que toute "négociation" faite avec le Diable DOIT, par défaut, nous conduire en Enfer! A vrai dire, vous vous êtes fait rouler dans la farine par les nationalistes et nous avec.

Echec du transfert du pouvoir lors des négociations

Les négociations ont porté sur deux aspects: l'un politique, l'autre économique. Quand vous négociez avec les Nationalistes, et à partir du moment où vous avez choisi de séparer le pouvoir politique et économique, là était votre plus grande erreur et c'est de là que la trahison du peuple Noir est partie. Le transfert de propriété des richesses et des terres est au cœur d'un transfert de pouvoir. Raison pour laquelle il a été CLAIREMENT stipulé dans la Charte de la Liberté. Mais vous, M. Nelson Mandela, avez choisi de l'ignorer.

Lors de vos négociations toute intelligentsia sud-africaine avait l'oeil rivé sur les tractations d'ordre politiques et négligeait l'aspect économique. Vous craigniez le fait que si les négociations politiques échouaient, il y aurait des manifestations de masse. Les gens n'étaient pas intéressés par les négociations économiques et lorsque les négociateurs économiques rendaient des comptes au peuple, les gens pensaient que c'était trop technique, du coup personne ne s'y intéressait par manque d'éducation. Mais vous, M. l'ancien président, vous étiez plus instruit que le peuple. Vous auriez dû le savoir que ces deux aspects du pouvoir étaient intimement liés. C'est là que nous avons raté à jamais l'occasion d'obtenir notre liberté totale et vous l'avez vendue aux Nationalistes.

=> Ici, Nationalistes, réfère au fait que le parti Blanc au pouvoir (Afrikaner National Party) ne voulait pas un éclatement de l'Afrique du Sud, même bien qu'ils pratiquaient ouvertement une ségrégation raciale. Comme quoi, on voit qu'un parti politique peut s'appeler "Nationaliste", mais en fait il ne vise qu'a la destruction de la Nation qu'il prétend pourtant défendre.

Poursuivons la lecture de la lettre...

Echec des négociations économique et nationalisation de la Banque Centrale Nationale de l'Afrique du Sud.

M. l'Ancien Président, votre mandat obtenu par le peuple était de vous assurer que les valeurs de la Charte soient mises en œuvre, y compris la nationalisation des actifs du pays. Mais au lieu de nationaliser les mines vous vous réunissiez régulièrement avec Harry Oppenheimer, ancien président de la géante compagnie minière anglo-américaine et De Beers, la 1ère compagnie Sud-africaine productrice de Diamant au monde, or ces deux compagnies étaient les symboles économiques même du régime de l'Apartheid.

Peu de temps après l'élection de 1994, vous avez même présenté le programme économique de l'ANC à Oppenheimer pour approbation et fait plusieurs révisions clés pour répondre à ses préoccupations, ainsi qu'à celles des autres grands industriels du pays. Honte à vous pour la vente de minéraux et des terres aux Impérialistes. Les résultats de ces réunions étaient que vous pourriez garder le pouvoir politique, mais l'or et les diamants de l'Afrique du Sud resteraient dans les mains des personnes qui la contrôlaient auparavant. Avez-vous oublié ce que la Charte de la Liberté disait ?

Je vous le rappelle : « La richesse nationale de notre pays, le patrimoine et l'héritage des Sud-Africains, sera rendu au peuple: Les richesses minérales du sous-sol, les banques et les industries qui ont un monopole doivent être transférées à la propriété du peuple dans son ensemble et en entier. Toutes les autres industries et commerces doivent être contrôlés par le gouvernement afin d'aider au bien-être du peuple. »

Un des aspects les plus révélateurs de la transition économique a été la propriété de la Banque Centrale d'Afrique du Sud. Sans aucun doute l'institution la plus puissante du pays. Son sort nous a été expliqué par un homme d'affaire de Durban, Vishnu Padayachee, a qui vous aviez demandé de rédiger un document pour votre équipe de négociation sur les avantages et les inconvénients d'avoir une Banque Centrale autonome, gérée en totale autonomie par votre gouvernement.

Padayachee ne pouvait pas croire ce qu'il entendait : "Quelle question ?!!! Mais bien sûr que nous devons prendre contrôle de cette Banque". Lui et son équipe ont rédigé et présenté le document avec des recommandations claires de ne pas autoriser la Banque Centrale à rester une institution autonome (!). Mais plus tard, il a révélé, que votre équipe de négociation: "N'avait pas le choix de faire une concession sur cette revendication pourtant centrale".

M. Nelson Mandela, à l'époque, la Banque Centrale était une propriété privée appartenant aux Blancs et aujourd'hui elle compte quelque 650 actionnaires qui sont à 99% Blancs. Pourquoi avez-vous laissé cette Banque Centrale aux mains des mêmes Blancs impérialistes qui profitaient de l'Apartheid dans notre pays ?

Au cours des négociations que vous avez accepté et qui non seulement stipulait que la Banque Centrale devait être gérée comme une entité autonome au sein de l'Etat sud-africain, avec son indépendance inscrite dans la constitution Sud Africaine, mais en plus, elle serait dirigée par le même homme qui la dirigeait sous l'Apartheid: Chris Stals. Une autre figure de proue de l'Apartheid, le Ministre des Finances Derek Keyes, a également conservé son poste dans la nouvelle administration. M. Nelson Mandela comment avez-vous permis aux mêmes personnes qui nous ont opprimés d'être en charge de la Banque Centrale du pays ?

Padayachee a déploré qu'avec la perte de la Banque Centrale, « tout serait perdu en termes de transformations économiques ». C'est bien vrai: Tout a été perdu lorsque vous avez vendu la Banque Centrale, réserve de notre pays !!! L'un des engagements de la Charte était aussi la redistribution des terres, ce qui est devenu impossible à réaliser à cause d'une autre clause que vous avez inscrite dans la Constitution et qui protège la propriété privée.

Echec du mythe de la Nation arc-en-ciel !

Vous avez prêché ce mythe de la Nation arc-en-ciel au monde entier, or il n'existe pas; seulement dans votre tête. Réconciliation n'a signifié rien d'autre que "les Noirs doivent pardonner aux Blancs ce qu'ils leur ont fait pendant plus de 300 ans de dépossession, d'humiliation et de souffrance". Je ressens une douleur indescriptible à chaque fois qu'un Sud-africain Blanc - à la boutique, dans un bar, à la Radio ou sur des forums en ligne - dit que : « Nous devons oublier le passé et nous tourner vers l'avenir." C'est comme nous dire à nous, Noirs, que nous devons "oublier notre douleur et nos souffrances". Et surtout venant de gens qui ont bénéficié de ce système raciste et ségrégationniste! Nous avons subi des injures et des abus racistes et nos agresseurs sont aujourd'hui parmi nous. Et vous voulez que tout aille bien ?!!

Vous et Desmond Tutu, un autre chantre de ce foutu mythe de la nation arc-en-ciel, avez passé sous silence notre douleur et notre peine - au grand soulagement des Blancs. Ces mêmes Blancs qui ne parviennent pas à reconnaître leur tort : notre douleur et notre souffrance - et surtout leur rôle en tant que principaux bénéficiaires de ce système. Vous étiez trop préoccupé à ne ne pas semer le trouble dans la mesure où les Blancs auraient été les principales victimes de représailles. C'est l'unique raison pour laquelle vous faites l'objet d'un véritable culte de la personnalité dans la communauté blanche, plutôt que dans la communauté noire, votre propre communauté.

Résultat des courses, les Blancs de ce pays croient que vous êtes la seule personne noire honorable tandis que le reste des Noirs, nous autres, sommes des corrompus, des criminels, des violeurs, des ivrognes et des bouffons incultes.

=>Eh oui !!! Voilà comment les Sud-africains ont été..., sans préservatifs et sans vaseline, par ces gens et surtout, par la faute de quelqu'un qu'on prenait comme l'un des nôtres.

L'article 94 de la Constitution Sud-Africaine qui garantit un "environnement LIBRE et JUSTE" pour tous les sud-Africains est encore un de vos mythes de la Nation arc-en-ciel: Les Noirs ne sont pas libres (sauf si vous décrivez la liberté comme étant la capacité d'être en mesure de voter et le fait de ne pas avoir à transporter un carte d’identité 24h/24 comme au temps de l'Apartheid). Nous ne sommes pas libres et il existe très peu de justice en Afrique du Sud! Tout cela, grâce à vous. Monsieur Nelson Mandela.

L'ETAT ACTUEL DE L'AFRIQUE DU SUD

Etes-vous conscient que les Noirs restent sans terres, sous-alimentés, sans abris, sous-employés et mal représentés dans les postes de cadres supérieurs? L'état de santé et d'éducation pour les noirs reste tel qu'il était, si ce n'est pire que durant l'Apartheid.

Vestiges de l'Apartheid et des structures économiques coloniales, la propriété et le contrôle restent intactes malgré l'acquisition du pouvoir politique dont vous rêviez tant. Etes-vous conscient que la liberté politique sans émancipation économique est vide de sens?

La crise de l'emploi est également définie selon des critères raciaux en raison du fait que, dans le troisième trimestre de 2010, 29,80% des Noirs étaient officiellement au chômage, contre 22,30% de métis, 8,60% d'Asiatiques et seulement 5,10% de blancs. Environ 12 millions de personnes vivent avec moins de 0,25$ par jour (!!!) , tandis que 16 millions de Sud-africains reçoivent des allocations sociales sur une population totale du pays de 50.59 millions.

En termes de répartition raciale du revenu par habitant, le niveau de revenu des Noirs et des personnes de couleurs (métis, indiens, chinois) en 2008 n'était que de 13% et 22% du revenu par habitant des Blancs, comparativement à 10,9% et 19,3% en 1993. L'écart de revenu pour les Indiens a diminué, le revenu par habitant indien en 2008 étant à 60% de celui des Blancs contre 42% en 1993.

=> Il faut savoir que sous l'Apartheid, les Blancs avaient établi une société de caste en Afrique du Sud, comme en Inde où il étaient aussi aux affaires. Elle se composait comme suit: les Blancs étaient au sommet de la pyramide des êtres humains, suivi des chinois qui étaient les plus blancs après eux, venaient ensuite des Indiens qui étaient moins noirs que les noirs, et enfin venait les Noirs à la fin de la pyramide. Mais comble des combles, il y avait des individus en dessous de ces noirs: Les Noirs non Sud-africains, les noirs des autres colonies Britanniques - Zimbabwe, Namibie, Nigeria, Ghana, etc - qui avaient été emmenés de force en Afrique du Sud pour construire le chemin de fer et toutes les infrastructures du pays.

Et avec ça, il y a certaines personnes qui vous diront que la colonisation et autres ségrégations raciales qui ont eu lieu dans l'Histoire étaient des accidents de parcours ??? Ce n'était pas des accidents, c'était des systèmes de pensée bien planifiés et bien étudiés. Ils avaient des gens qui travaillaient afin de perfectionner le système et le rendre optimal. Les Blancs ne nous ont pas fait du mal par accident, c'était un acte conscient et bien pensé (...).

En tout cas, terminons la lecture de cette lettre, désolé je sais que c'est très long, mais je suis sûr que vous sortirez d'ici plus instruits que la grande majorité de nos frères. Il faut souffrir pour s'instruire n'est-ce pas ? Ça fait près de 6h de temps que je suis en train de traduire et d'écrire ce texte en même temps, alors imaginez à quel point j'ai souffert; je souffre en ce moment pour sortir ce texte central pour notre culture Kamite].

En 1995, la médiane des dépenses par habitant parmi les Noirs était de R333 par mois par rapport à celui des Blancs qui était à R3443 par mois (1000 fois plus !!!). En 2008, les dépenses médianes par habitant pour les Africains étaient de R454 par mois par rapport R5668 par mois pour les Blancs.

Source: [Leibbrandt, M. et al. (2010), "Tendances de la Distribution des revenus et pauvreté en Afrique du Sud depuis la chute de l'Apartheid".

L'économie n'a pas réussi à créer des emplois au rythme nécessaire pour réduire le chômage extrêmement élevé, et le système éducatif n'a pas réussi à faire en sorte que les dépenses publiques égalisé sur la scolarisation se traduise par une amélioration de l'éducation des enfants noirs pauvres.

REFLEXIONS FINALES

Monsieur Nelson Mandela, la démocratie n'a pas apporté ce qui était promis, vous en tant qu'ancien président de l'ANC et du pays êtes le premier responsable de cette diversion. M. l'Ancien président qu'avez vous fait des Noirs ? Si ce n'est de poser la dernière brique de notre trahison suprême en vendant notre lutte afin de réaliser votre rêve de victoire politique. Votre rêve qui est devenu le pire cauchemar des Noirs dans notre pays.

Vous nous avez vendus en tant que nation noire pour un "Prix Nobel de la Paix" et c'est la raison pour laquelle il y a ce manque patant de prestation de services et ce manque de prestation de service tout court => en droit, ça s'appelle "Faux, usage de faux et tromperie".

Notre Constitution tant saluée comme la meilleure du monde, vu qu'elle fut l'une des dernières écrites sur la planète (1990) ne favorise que les Blancs alors qu'elle opprime les Noirs. Merci pour rien M. Nelson Mandela. Merci d'avoir transformé les négociations de Kempton Park en une solution à huis-clos pour sauver le capital Blanc et le pouvoir de quelques-uns, et qui a conduit à une telle démocratie dans laquelle la souffrance de la majorité noire devrait se poursuivre.

J'ai un problème avec les gens qui donne un "statut messianique à Madiba" comme un Jésus noir quand nous savons tous que vous avez profondément trahi la nation noire.

Quand j'ai commencé cette lettre, je vous ai parlé de ma grand-mère qui est décédée avant d'avoir pu voter pour vous. Eh bien, je suis content qu'elle n'aie jamais voté pour vous, comme elle aurait voté pour un traître. Ce que vous avez fait est d'avoir continué le travail que le gouvernement de l'Apartheid avait commencé en laissant et creusant les trous de la pauvreté et de l'oppression profonde.

Avant de quitter cette terre, je voudrais que vous preniez vos responsabilités et présentiez des excuses pour vos actes et ce que vous avez fait aux noirs. Vous avez vendu notre terre aux impérialistes, si vous ne parvenez pas à vous excuser avant de mourir, cela signifie simplement que vous êtes un complice pour eux.

Lorsqu'enfin vous finirez par mourir, je vous souhaite de rencontrer des gens comme le Dr Verwoerd Hendrink et P. W. Botha et surtout, je vous souhaite d'avoir du bon temps avec eux et de rire de la façon dont les Noirs continuent de souffrir. Je n'ai que haine pour ce que vous nous avez fait.

Lettre écrite depuis un des trous de l'Enfer sombre et profond dans lequel vous avez laissé vos semblables Noirs.


Cordialement,

Un Sud-africain noir



(c) Lettre ouverte parue dans un Journal Sud Africain.


----------------------------------

Ahhh, que dire de plus ??? Malcolm X nous avait pourtant déjà prévenus "Si vous ne faites pas attention, les médias vous feront aimer les oppresseurs et détester les opprimés". Et c'est exactement ce qui se passe dans le monde, aujourd'hui. Le nom de Mandela est chanté partout sur toutes les télévisions occidentales, car eux mêmes, ils savent comment il nous a trahis.

Donc pour revenir à la photo que j'ai choisie, et je crois que c'est la réponse à la question que l'auteur de cette lettre pose sans cesse: "Pourquoi nous avez-vous trahis?". Ici, on voit Nelson Mandela et son grand ami, le Grand Maître de la loge des "Knights of Malta - Les chevaliers de Malte". Il s'agit d'une des nombreuses société secrètes qui compose la Franc-maçonnerie. Tout comme l'église catholique. Vous ne me croyez pas? Regardez ceci :

1. Voici la structure de la Franc-Maçonnerie, faites un zoom et vous verrez cette organisation. Ils sont juste avant le sommet de la pyramide, vers la droite :

http://sx44.ca/wp-content/uploads/2010/11/structure-of-freemasonry-by.jpg

2. Baladez-vous sur cette page, vous verrez tous les membres affiliés à cette loge: le Pape Benoît 16, la Reine d'Angleterre, le Roi Juan Carlos d'Espagne, et Mandela:

www.wesleytyler.com/2013/02/did-knights-of-malta-fire-pope-benedict.html

3. Baladez-vous aussi ici, et vous verrez la Reine d'Angleterre lors de son intronisation:

www.davidicke.com/forum/showthread.php?t=169225

4. Thabo Mbeki, le successeur de Mandela, lors de son intronisation à la même secte. Et sachez que la plupart des dirigeants Sud-Africains ont appartenu à cette secte :

http://i43.photobucket.com/albums/e372/tlthe5th/knights/ThaboMbeki.jpg

5. Un timbre a même été sorti à la mémoire de Nelson Mandela. Les citoyens Sud-Africains lambda utilisent ce timbre, mais sont-ils seulement conscients de ce qu'il représente ? :

www.redicecreations.com/winterwonderland/orderstjohnmandela.jpg

6. Cerise sur le gâteau, la liste des personnalités appartenant à cet ordre. Vous trouverez les noms de Thabo Mbeki, Georges Bush, Bill Clinton, Valery Giscar d'Estaing, Tony Blair, Berlusconi, etc.:

a. www.biblebelievers.org.au/kmlst1.htm

b.www.orderofmalta.int/wp-content/uploads/2011/08/Chevalier-de-Malte-château-de-Versailles-Joel-Flescher.jpg

Qu'en pensez-vous la Famille, quelle vision du monde avez-vous à présent? Dans un prochain article, je déconstruirai l'image de Dictateur qu'on a collé à Robert Mugabe. Car l'Occident fonctionne toujours avec les mêmes méthodes : mettre les méchants ou tous ceux qui ont trahi leur peuple en avant, tandis que tous ceux qui ont combattu pour leur peuple, sont salis, insultés, traités de tous les noms et ensuite jetés aux oubliettes de l'Histoire.

Mugabe est tout le contraire de ce Nelson Mandela. Je vous expliquerai pourquoi, dans une prochaine publication. Et c'est la raison pour laquelle quand les médias ont annoncé que ses deux filles le poursuivaient en justice pour une affaire d'argent, il y a 3 semaines, je n'ai rien dit. Car elles seules savent qui étaient réellement leur père.

Méfiez-vous aussi de ce Martin Luther King et de ce Ghandi que tous les médias occidentaux nous présentent comme les libérateurs de leurs peuples respectifs. Eux aussi, il a une histoire sécrète derrière eux. Je vous le démontrerai prochainement... promis, juré !

Si vous avez encore un peu de jus, j'ai mis une petite vidéo intitulé "Afrique du Sud: Que la Chasse aux Blancs commence!" qui illustre bien la situation explosive de l'Afrique du Sud dont on nous vend le mirage économique.

Les amis, juste un détail que je n'avais pas précisé. Pour faire simple la richesse en Afrique du Sud est distribuée de cette façon: La minorité Blanche (8% de la population) possède 80% des richesses de ce pays et le reste (les Noirs 79%, les Colorés 8%, les Indiens et Asiatiques 2.5%) doivent se partager les 20% restants. Si vous ne connaissiez pas bien l'Afrique du Sud, voici à quoi elle ressemble. Les Noirs ont conquis le pouvoir politique, mais le pouvoir économique reste aux mains des Blancs.

=>http://4.bp.blogspot.com/-cLnVWHJFp6c/T0Vhyoa5f1I/AAAAAAAAAN0/UYe2Ta2iQM4/s1600/poverty-and-social-unrest-in-south-africa+(1).jpeg

Tout ceci grâce à ce Nelson Mandela!


Par King Shabaka

«DEVANT L'HOPITAL, PAS UN BLANC POUR RENDRE HOMMAGE A MANDELA, UNE HONTE!»

 

MANDELA. SOUTIEN DES SUD-AFRICAINS AU MALADE.jpg

L'Afrique du Sud s'attend au décès de Mandela. Des Sud-Africains portent des pancartes de soutien à Nelson Mandela, le 25 juin 2013 à Pretoria [Alexander Joe/AFP].


«Je vous donne en partage, cet article que j'ai eu à lire (comme vous certainement...) sur la page de France 24, ce matin du 26 juin 2013. La journaliste rend-t-elle compte de la ''réalité'' sud africaine? La ''réalité'' étant que ''Les Blancs ont peur''. Peur? De quoi, de qui? Je revois encore Nelson Mandela, le 11 février 1990 à sa libération, après 29 ans de prison, déclarer: "Nous allons être libres ensemble". Une semence dont les fruits, aujourd'hui, devant la ''Mediclinic Heart Hospital'' et devant nous, sont  maigres, maigres, maigres...». Justes propos d'un aîné.

 
Ce n'est pas vraiment la foule de journalistes rassemblés devant la Mediclinic Heart Hospital où Nelson Mandela est actuellement soigné qui dérange les Sud-Africains. C'est plutôt le "raz-de-marée de couleur noir" qui les met mal à l'aise. Voire les agace fortement.
 
Il est vrai que devant l'hôpital de Pretoria, difficile de repérer un visage blanc hormis celui des journalistes occidentaux. "Pourquoi pas un Blanc n'est venu se recueillir ou déposer un mot de gentillesse pour Madiba?", s'étonne ainsi Comfort, un jeune homme âgé de 29 ans. "Madiba n'est pas seulement une figure pour les Noirs mais pour tout un peuple !", ajoute-t-il, voix baissée. Visiblement, évoquer ouvertement la question raciale, plus de 20 ans après la fin de l'apartheid, est encore taboue. Des personnes qui ont entendu Comfort n'hésitent d'ailleurs pas à tourner le dos à l'évocation de cette absence de Blancs devant la clinique, où de nombreux chants de soutien à Nelson Mandela se mêlent aux directs des journalistes.

afrique,afrique du sud, REPORTAGE Devant l'hôpital, pas un Blanc pour rendre hommage à Mandela une honte,Publié par Charlotte Boitaux pour France 24

Une femme essuie une larme (g.) lors d'une veillée organisée devant la clinique où est hospitalisé Nelson Mandela, le 25 juin 2013 à Pretoria. [Odd Andersen / AFP].

"Les Blancs ont peur"
 
A la nuit tombée, les langues finissent pourtant par se délier, mais toujours à voix basse. "C'est honteux, après tout ce qu'il a fait pour le pays, pas un Blanc ne vient le soutenir, lui rendre hommage", s'emporte soudainement Moses, un jeune ami de Comfort, âgé lui aussi de 29 ans. Pour lui comme pour d'autres, l'explication ne fait aucun doute : les Blancs "ont peur". "Ils ne viennent pas parce qu'ils savent que la mort de Mandela va changer les choses", confie Masabata, gardienne de sécurité à Pretoria. "Une fois Mandela décédé, ils craignent que les Noirs prennent leurs maisons, leurs emplois", renchérit Ben, un pharmacien de 29 ans. "Ils se disent que tant que Madiba respire, personne ne déclenchera les hostilités. Que cela ferait trop de peine à l'ancien président [qui a lutté pour la réconciliation nationale depuis 1990, NDLR]. Mais après [sa mort], tout va changer, vous verrez", affirme-t-il.
 
Si certains Sud-Africains, comme Rejoice, une mère de famille venue avec son fils déposer un bouquet de fleurs devant l'entrée de l'hôpital, considère ces propos comme "délirants", d'autres comme Miken, le seul Blanc repéré dans la foule, une casquette rouge vissée sur la tête, ne leur donnent pas tout à fait tort… "Vous évoquez des questions difficiles que personne ne pose. Mais, ok, vous voulez la vérité", lâche ce businessman la main devant la bouche comme s'il redoutait que quelqu'un puisse lire sur ses lèvres.
 
"Certains Blancs n'aiment pas les Noirs. Certains de mes amis blancs ne veulent pas les fréquenter. C'est pourquoi ils vivent dans leurs quartiers, entre eux, ils se considèrent supérieurs. Ils accusent Nelson Mandela de leur avoir fait perdre le pays. Ils ne le respectent pas", assène-t-il, mais toujours à voix basse. "Moi, je ne dis rien mais je ne suis pas d'accord, je pense que Mandela est un très grand homme", précise-t-il, tout en désignant le bouquet de roses qu'il vient de déposer. "Alors non, je ne suis pas surpris d'être le seul Blanc ici, on ne se mélange pas vraiment à Pretoria, conclut-il. Ici, vous verrez, l'apartheid n'a jamais vraiment fini".
 
 
Publié par Charlotte Boitaux pour France 24.

AJOURNEMENT DE LA DECISION AU SUJET DU CAS GBAGBO: POURQUOI LA DEFENSE VEUT FAIRE APPEL


côte d'ivoire,théophile kouamouo,ajournement de la décision au sujet du cas gbagbo,pourquoi la défense veut faire appel,quotidien ivoirien "le nouveau courrier"
Maître Emmanuel Altit passe à l’offensive.


Nouveau rebondissement dans le bras de fer qui oppose Laurent Gbagbo, président renversé de la Côte d’Ivoire, au procureur de la Cour pénale internationale. Trois semaines après la décision des juges de la Cour préliminaire I de demander à l’Accusation de revoir une copie caractérisée par une absence d’éléments de preuve « concrets et tangibles », et quinze jours après l’annonce par Fatou Bensouda de sa volonté de faire appel, la Défense, dirigée par Maître Emmanuel Altit, sort du bois. Et indique qu’elle aussi entend contester le « verdict » du 3 juin dernier. Elle s’en explique dans un document long de 18 pages.


La Défense du président Laurent Gbagbo estime que « les délais supplémentaires » accordés à l’Accusation, « ne sont pas conformes aux exigences du procès équitable », notamment en ce qui concerne l’obligation de s’assurer que la personne mise en cause est « jugée sans retard excessif ». « En effet, le Président Gbagbo a été arrêté par les autorités ivoiriennes le 11 avril 2011. Sa détention dure donc depuis plus de deux ans et si le calendrier prévu par la Chambre préliminaire était appliqué, sa détention serait prolongée de près d’une année supplémentaire », écrit Maître Emmanuel Altit.

La décision des juges de la Chambre préliminaire I revient à « faire payer au Président Gbagbo les défaillances du procureur », «décharge le procureur de ses erreurs au détriment du Président Gbagbo», fulmine Maître Altit. Les juges « excusent la faillite du procureur en posant une hypothèse » non fondée. Celle selon laquelle « la jurisprudence de la Cour a semblé plus clémente » avant les arrêts de la Cour d’appel sur laquelle ils se fondent pour dénier leur valeur probante aux preuves supposées de l’Accusation – des arrêts qui datent tout de même de l’année dernière. Cette hypothèse n’est pas fondée : « le procureur n’a cessé d’indiquer pendant la période de confirmation des charges qu’il était au fait de ses droits et obligations et avait rassemblé un dossier complet ». De plus, « rien dans le dossier ne laisse entendre que le Procureur n’aurait pas fait état de toute sa preuve, aurait gardé des éléments de preuve par devers lui ou serait susceptible d’en trouver de nouveaux », martèle Altit qui s’appuie notamment sur les « propres déclarations » de son contradicteur. Les juges ne mettent pas de toute façon pas en avant tant « quelques éléments de preuve », mais la manière dont le procureur a monté le dossier, qui ne les a pas convaincus.

côte d'ivoire,théophile kouamouo,ajournement de la décision au sujet du cas gbagbo,pourquoi la défense veut faire appel,quotidien ivoirien "le nouveau courrier"

Gbagbo doit-il payer le prix des turpitudes de ses accusateurs?

Selon Altit, le procureur n’avait « aucune raison d’ignorer ce qui était attendu de lui » et la chambre n’est pas fondée à « présumer de sa bonne foi ». « Ce n’est pas la première fois que le procureur est pris à défaut sur ses enquêtes », rappelle, sans pitié, l’avocat principal de Gbagbo. « Ce n’est pas la première fois qu’une Chambre de la CPI exprime des doutes sur le fait que le bureau du procureur s’appuie exagérément sur des rapports d’ONG », précise-t-il, rappelant au passage que cette faiblesse a été déplorée dans le cadre de l’affaire Mbarushimana – les charges avaient été infirmées dans ce cas-là. Dans l’affaire Lubanga, les juges de la Chambre de première instance I ont abondamment relayé des propos d’enquêteurs de la CPI expliquant « le faible crédit » à accorder aux rapports de certaines ONG.

Le procureur auprès de la CPI ne connaîtrait-il donc pas le droit ?

Implacable, Maître Altit tente de retourner la complaisance des juges envers le procureur contre ce dernier… et contre eux. La Chambre prend en compte comme critère le fait que le procureur « aurait pu ne pas connaître le droit », s’étonne-t-il. « Or la Chambre ne saurait se fonder sur une telle hypothèse car les parties, ainsi que les juges, sont censées connaître l’état du droit ». D’autant plus que les arrêts sur lesquels se fondent les juges datant de… mai 2012. Fatou Bensouda ne se mettrait-elle donc pas jour sur la jurisprudence ? Les mauvaises langues pourraient même aller jusqu’à se demander pourquoi elle est payée si elle ne travaille pas. « Le procureur pouvait s’attendre à ce que le type de preuves qu’il a utilisé, notamment des rapports d’ONG contenant des témoignages anonymes, des attestations par ouï dire et des articles de presse, ne soient pas suffisants ». L’absence d’éléments-clés dans le dossier de l’Accusation relève, selon la Défense, « d’un choix délibéré » ou de la « défaillance » de son enquête. La seule « solution logique » consiste pour les juges à « prononcer l’infirmation des charges et la libération de Gbagbo », soutient son avocat.

Ajournement ou retour à la case départ ?

Maître Altit note avec lucidité que l’ampleur du travail demandé à l’Accusation par les juges l’amènera à recommencer son travail à zéro, voire à monter un tout autre dossier d’accusation. « En réalité, il ne s’agit pas d’un simple ajournement puisque la Chambre demande au procureur de recommencer ses enquêtes et de présenter l’affaire de manière autrement plus structurée ». La question soulevée touche donc au « délai raisonnable » donné à l’Accusation pour mener ses investigations, indûment rallongé. Elle touche du coup « à l’équité du procès ».

Pourquoi Altit se plaint-il alors qu’il criait victoire ?

L’appel interjeté par la Défense du président Gbagbo surprend certains observateurs qui notent, de bonne ou de mauvaise foi, que son avocat principal, Maître Emmanuel Altit, avait exprimé sa satisfaction après la décision de la Chambre préliminaire I, qui retoquait l’Accusation sans aller jusqu’à infirmer les charges. En réalité, tout est ici affaire de stratégie. La CPI est une juridiction particulière, où le droit stricto sensu est modéré par un ensemble de considérations et de rapports de force politiques. C’est à cet égard que l’on a pu considérer que la décision du 3 juin dernier était une victoire pour Gbagbo et ses avocats. Par ailleurs, en cachant ses intentions à l’annonce de la décision, Maître Altit a poussé Fatou Bensouda à abattre ses cartes. A tirer la première. Il est maintenant temps pour lui d’aller, à son tour, à l’offensive.

côte d'ivoire,théophile kouamouo,ajournement de la décision au sujet du cas gbagbo,pourquoi la défense veut faire appel,quotidien ivoirien "le nouveau courrier"

Fatou Bensouda comptait sur son appel pour reprendre l’initiative…

Il s’agit désormais pour la Défense de mettre la pression premièrement sur les juges de la Chambre préliminaire I en mettant en lumière les preuves de ce qui ressemble bel et bien à de la complaisance vis-à-vis du procureur et surtout des forces politiques internationales qui sont derrière lui.

Il s’agit de rappeler à tous que Gbagbo est maintenu en prison pour une période assez longue à cause des turpitudes de celui qui l’accuse, lequel ne subit pour sa part aucune conséquence de son incompétence, et bénéficie même d’une séance de rattrapage. Ce dernier rappel n’est pas sans rapport avec une bataille menée parallèlement : celle pour l’octroi d’un régime de liberté provisoire à l’accusé.

Il s’agit enfin de ne pas laisser le monopole de l’indignation à Fatou Bensouda, qui s’appuie sur l’opinion dissidente de la juge Silvia Fernandez de Gurmendi et sur des manifestations de mauvaise humeur sans la moindre ampleur – et instrumentalisées – des « victimes » à Abidjan, pour tenter de se remettre en selle.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 25 juin 2013

KONE KATINAN FAIT DES REVELATIONS SUR LE ROLE DE LA FRANCE ET DE CHRISTINE LAGARDE DANS LA «CRISE DES BANQUES» EN COTE D'IVOIRE

 

KONE KATINAN.jpg


La crise postélectorale de 2010-2011 n’a pas encore fini de révéler ses secrets. Dans un entretien réalisé par Théophile Kouamouo, le fondateur du Nouveau Courrier, dans le cadre du projet Côte d’Ivoire Voices de Nicoletta Fagiolo, Justin Koné Katinan, ministre du Budget dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, dirigé par Gilbert Aké N’Gbo, raconte les méandres de ce qu’on a appelé «la crise des banques». Une crise au cours de laquelle la France et les autres pays de l’UEMOA ont décidé de s’immiscer dans la querelle de légitimité qui opposait Gbagbo, investi par le Conseil constitutionnel, et Ouattara, autoproclamé président au cours d’une cérémonie surréaliste à l’hôtel du Golf, à la suite d’une parodie de proclamation de résultats provisoires de l’élection présidentielle faite à son siège de campagne par un président de la Commission électorale indépendante (CEI), en l’absence des commissaires de ladite Commission. Quelques phrases fortes de son témoignage.



- «Le 23 décembre 2010, des ministres se rencontrent à Bissau, et prennent une décision sous l’instigation de l’Elysée [il s’agit de la «transmission» de l’autorité sur les comptes de la Côte d’Ivoire à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest à Alassane Ouattara, alors retranché à l’hôtel du Golf d’Abidjan, ndlr]. Nous avons toutes les preuves selon lesquelles l’ambassadeur de France en Guinée-Bissau était présent pratiquement dans la salle. Un émissaire de l’Elysée était venu. Les ministres décident de contester la décision du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, et de choisir, eux, celui qui devait être «leur» président de la République. (…) Cela a été une agression inacceptable que l’on ne pouvait pas accepter. C’était illégal. Même la Conférence des chefs d’Etat, organe suprême de la BCEAO, ne pouvait pas prendre une telle décision. (…) Ils prennent une décision selon laquelle désormais ils ne reconnaissent pas la «signature de Gbagbo». (…) L’Etat intervient à travers la direction générale du Trésor qui est la banque de l’Etat qui ouvre un compte à la BCEAO, géré par des fonctionnaires, des agents comptables publics (…) qui ne peuvent pas quitter leur poste s’il n’y a pas eu passation de charges. (…) On s’est dit que c’était un défi intellectuel et technique lancé à la Côte d’Ivoire (…) Le ministre de l’Economie et des Finances a saisi le gouverneur de la BCEAO, qui était notre compatriote, pour lui dire qu’ils n’ont pas compétence pour nous refuser ce droit.»

- «Trois ou quatre chefs d’Etat se sont réunis à Bamako [le 7 janvier 2011] et débarquent notre compatriote dont ils pensaient qu’il était notre complice alors que le pauvre n’avait pas de marge de manœuvre puisque la loi était pour nous. On le débarque et on nomme son adjoint. Nous savions que les choses allaient changer puisque son adjoint était l’homme de Blaise Compaoré. Il fallait que nous réagissions très vite. (…) Nous avons regardé la législation, et l’une des options qui nous étaient données était celle de la réquisition. Parce que nous n’avons pas nationalisé la BCEAO, nous l’avons réquisitionnée. Nous avons réquisitionné le personnel ivoirien de la BCEAO sur la base d’un délai qui date de 1964 et permet à l’Etat en cas de situation difficile de nature à perturber son fonctionnement de réquisitionner les nationaux pour travailler.

- La veille du jour où cette réquisition devait prendre effet, le nouveau gouverneur de la BCEAO a appelé tous les cadres pour leur dire de ne pas venir travailler. Nous sommes passés sur les antennes [de la RTI, ndlr] pour lire la réquisition et appeler au travail. Tenez-vous bien: ce jour-là, plus de 95% du personnel ivoirien est venu travailler – et parfois même d’autres Africains. Les gens pensent que la BCEAO a été forcée. Pas du tout. (…) Nous avons fait une réunion. Nous avons lu la réquisition. Quand nous l’avons lue, la salle a explosé de joie. Je savais que le président Gbagbo avait gagné les élections, mais ce jour m’a donné encore plus de convictions. Nous n’avions pas le droit de reculer parce que ces personnes étaient décidées à travailler.

- L’autre solution que Dakar a trouvé, c’est le système informatique. Tout est centralisé à Dakar. Les succursales nationales sont en relation avec Dakar par des canaux informatiques. Ils ont empêché aux banques d’avoir accès à leurs positions pour fonctionner. (…) Nous avons appelé le personnel et nous leur avons demandé de revenir au système de compensation manuelle.

- J’ai vu la Françafrique de mes yeux! (…) J’ai vu comment nos systèmes financiers restent totalement sous domination de la France, dans l’intérêt exclusif de la France. J’ai vu qu’un seul fonctionnaire en France peut bloquer tout un pays. (…) J’ai vu la Françafrique le jour où Christine Lagarde m’appelle au téléphone.

- Allo, Monsieur le ministre Diby ? 

- C’est de la part de qui ? 

- Ici, le ministre Christine Lagarde.

- Mais ce n’est pas le bureau de Diby. Diby n’est plus ministre.

- Oui, c’était pour lui donner QUELQUES INSTRUCTIONS.

- Vous voulez donner des INSTRUCTIONS au ministre Diby ?

- Oui, nous avons quelque chose à nous dire.

- Monsieur le ministre Diby n’est plus ministre de l’Economie et des Finances. (…) Le ministre de l’Economie et des Finances s’appelle Désiré Dallo. Là vous êtes dans le bureau du ministre chargé du budget. Il s’appelle Koné Katinan. Le ministre Diby n’est plus ministre. Si c’est personnel, vous pouvez l’appeler sur son portable pour lui donner des instructions. 

- Si nous n’avions pas eu les événements du 11 avril et si la BCEAO continuait dans sa logique, le 15 mai 2011 nous avions notre monnaie. Nous n’avions pas le choix, parce que nous aurions été à un certain moment en rupture de coupures d’argent. Parce que notre succursale de la BCEAO est alimentée à partir de Dakar, qui renouvelle les coupures. (…) Le système que la France avait mis en place pour nous asphyxier était d’empêcher la BCEAO de recycler la monnaie, afin que nous soyons en rupture de monnaie fiduciaire.

- La monnaie ivoirienne, contrairement à ce qu’on dit, aurait pu marcher. Je pense que l’une des raisons de la guerre réside dedans. La Côte d’Ivoire aurait eu sa monnaie et cela aurait entrainé toute la sous-région. (…) Quand vous avez 40% de la masse monétaire qui vient d’un pays, vous détenez forcément 40% de l’économie. Ou bien les choses adoptaient cette monnaie ou ils l’auraient utilisée comme devise: elle se serait imposée d’elle-même.

- Le problème que nous aurions eu (mais nous avions déjà trouvé la parade) était que nous anticipions que la France refuse de nous rétrocéder notre position nette dans leur Trésor qui était de 2.000 milliards de FCFA.»


Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 24 juin 2013

ACCORDS DE DEFENSE: CE QUE L'ARMEE FRANÇAISE FERA EN CAS D'ATTAQUE EN COTE D'IVOIRE

 

UNE L'INTER N°4517.jpg


On en sait un peu plus sur le nouvel accord de défense entre la France et la Côte d'Ivoire.

Signé le 26 janvier 2012 à Paris par Alassane Ouattara et Nicolas Sarkozy, ce nouvel accord était supposé être rendu public par les deux parties ; mais depuis, il est tenu secret, les autorités ivoiriennes n'ayant pas encore daigné le mettre à la disposition du grand public. Il était par ailleurs prévu que ledit accord soit soumis à l'appréciation du parlement ivoirien avant de prendre force de loi, mais depuis, il n'a pas encore atterri sur la table des députés.

De sorte que les populations savent peu de chose de cet accord révisé, qui régit désormais les rapports entre les armées ivoirienne et française. Le document, dont nous avons reçu copie, laisse clairement entendre que les forces françaises ne serviront plus de bouclier au pouvoir en place à Abidjan, en cas d'attaque extérieure ou interne ; tout comme il précise le sort réservé au 43e BIMA (Bataillon d'infanterie de marine) et les facilités que l'Etat de Côte d'Ivoire consent à faire aux forces françaises amenées à séjourner sur le sol ivoirien dans le cadre de la coopération militaire.

Dès l'exposé des motifs, il est clairement indiqué: «Le présent traité ne prévoit pas de clause d'assistance en cas d'exercice de la légitime défense par le principe d'un concours à la République de Côte d'Ivoire en cas d'agression extérieure et encore moins de crise interne, mais de simples échanges de vues sur les menaces et les moyens d'y faire face». En d'autres termes, en cas d'insurrection armée ou d'agression extérieure, l'armée française n'aura pas à intervenir militairement pour neutraliser les assaillants.

On ne devrait donc pas voir les soldats français sur le théâtre des opérations avec leur armement, pour donner la riposte aux forces ennemies. Au regard du nouvel accord, la France se bornera à échanger avec les autorités ivoiriennes sur les moyens de contrer les agresseurs. Pas plus.

Le site du 43ème BIMA cédé gracieusement

S'agissant du 43ème BIMA, le nouveau texte annonce sa dissolution. «Le 43ème bataillon d'infanterie de marine dont la présence trouvait son fondement dans l'accord de 1961 a été dissous. Il n'y a plus de force pré-positionnée en Côte d'Ivoire», stipule l'accord. En pratique, les locaux abritant ce camp français ne sont pourtant pas encore «dissous» depuis ce 26 janvier 2012, puisqu'ils continuent de fonctionner comme par le passé, ses occupants n'ayant pas évacué les lieux.

Le site du 43ème BIMA reste donc fonctionnel, comme mentionné dans l'article 7 de la section 3 de l'annexe des accords de défense. «La partie ivoirienne met gracieusement à la disposition exclusive des forces françaises stationnées: le camp de Port-Bouët ainsi que les locaux et logements situés dans ce camp; l’installation abritant le détachement d’intervention lagunaire (DIL), à Abidjan». Peut-on alors  raisonnablement parler de dissolution du 43ème BIMA quand, dans le même temps, l'accord indique que les autorités ivoiriennes «met(tent) gracieusement à la disposition exclusive des forces françaises stationnées: le camp de Port-Bouët ainsi que les locaux et logements situés dans ce camp...»? Par ailleurs, les accords font des «cadeaux» à la métropole. Les forces françaises appelées à séjourner en terre ivoirienne dans le cadre de la coopération militaire sont notamment exemptées de droits de douane et même de contrôle sur le matériel militaire qu'elles font entrer en Côte d'Ivoire. «La Partie ivoirienne autorise l’entrée du matériel et des approvisionnements nécessaires aux activités et au fonctionnement courant des forces françaises stationnées, en franchise de taxes et droits de douane ou de tout autre droit similaire, hors les frais d’entreposage, de transport et autres services rendus», est-il en effet indiqué à l'alinéa 1 de l'article 3 de la section 2, relative aux «facilités accordées pour les activités des forces françaises stationnées».

Dans l'alinéa 2, l'accord dit, s'agissant de l'armement des soldats français: «Le matériel et les approvisionnements nécessaires aux activités et au fonctionnement courant des forces françaises stationnées qui entrent sur le territoire de la République de Côte d’Ivoire, transitent par ce territoire ou en sortent sont exemptés de tous documents douaniers ainsi que de toute inspection. Toutefois la Partie française est tenue de produire un inventaire identifiant le matériel et les approvisionnements en question aux autorités ivoiriennes compétentes». Comment vérifier la conformité de ce est déclaré par simple «inventaire» avec ce qui est contenu dans les containers et véhicules de transport, si l'on n'est pas autorisé à procéder à l'inspection?

Par ailleurs, les textes indiquent que les soldats français n'encourront pas de poursuites judiciaires de la part des autorités ivoiriennes dans certaines conditions. «Chaque Partie renonce à tout recours qu’elle pourrait avoir contre l’autre Partie, les forces, ou un membre du personnel de cette Partie pour les dommages causés à ses biens ou à son personnel, y compris ceux ayant entraîné la mort, en raison d’actes ou de négligences dans l’exercice des fonctions officielles qui découlent du présent traité», souligne l'accord, qui ajoute toutefois que «Les dispositions précédentes ne s’appliquent pas en cas de faute lourde ou intentionnelle. Par faute lourde, il convient d’entendre l’erreur grossière ou la négligence grave. Par faute intentionnelle, il convient d’entendre la faute commise avec l’intention délibérée de son auteur de causer un préjudice». Autant de facilités en retour desquelles la Côte d'Ivoire a droit à l'assistance militaire de la France en matière notamment de renseignements, d'équipement et de formation.

 

Assane NIADA


In le quotidien ivoirien "L'Inter" du 24 juin 2013.

dimanche, 23 juin 2013

REVELATIONS DE LA LETTRE DU CONTINENT: BEDIE A VENDU LE PDCI A OUATTARA

 

côte d'ivoire,révélations de la lettre du continent,bédié a vendu le pdci à ouattara,henri konan bédié

Henri Konan Bédié, un homme politique pitoyable et sans vision, qui a réduit les destinées du PDCI-RDA à la satisfaction égocentrique de ses intérêts familiaux.

 

«Alassane Dramane Ouattara s'appuie sur Henri Konan Bédié pour étouffer toute velléité de candidature d'une personnalité forte sous la bannière du Pdci, à commencer par celle de l'ancien Premier ministre Charles Konan Banny. Les deux hommes auraient ainsi convenu d'unir leurs formations - le Pdci et le Rdr - au plus tard avant la fin de 2014 pour permettre au président sortant de se présenter comme unique candidat ».

Cette révélation, qui fera assurément bouillonner de colère et de rage de nombreux militants du Pdci-Rda, émane de la publication La Lettre du Continent N°661 du 19 juin 2013. Si ce que le confrère parisien dit est exact, c’en est fini pour le parti politique créé en 1946 par Félix Houphouët-Boigny après moult sacrifices et luttes contre l’administration coloniale. Bédié aura ainsi tué l’héritage laissé par Houphouët. En faisant du Pdci, un parti quelconque à la remorque du Rdr.

Le Pdci sera devenu une formation politique sans âme ni ambition qui « étouffe toute velléité de candidature d’une personnalité forte sous la bannière Pdci, à commencer par celle de Charles Konan Banny » face à Alassane Dramane Ouattara afin que celui-ci soit un candidat unique à la présidentielle de 2015. En d’autres termes, selon La Lettre du Continent, Bédié a conclu un deal avec Ouattara pour que le Pdci sorte totalement des radars pour la gestion au premier plan de la Côte d’Ivoire.

Des observateurs avertis ont pensé qu’avec la gestion chaotique du pouvoir par Alassane Dramane Ouattara et les difficultés doublées d’injustices que vit le Fpi, le Pdci avait l’occasion en 2015 de reprendre le pouvoir qu’il a perdu par un coup d’Etat, en décembre 1999. Et jouer le rôle de réconciliateur véritable des Ivoiriens. Cette vision ne semble pas être celle d’Henri Konan Bédié qui a opté de vendre le Pdci au plus offrant, en l’occurrence, Alassane Dramane Ouattara qui entretient, a-t-on appris, Bédié et sa famille. Les intérêts personnels des Bédié ont visiblement triomphé des intérêts du parti légué par Houphouët.

C’est feu Djéni Kobenan, un des fondateurs du Rdr et premier SG de ce parti qui s’en réjouira du fond de sa tombe. Lui qui disait, dans les années 90, que le Rdr est né pour « réduire le Pdci en état de relique au Nord et de vestige au Sud ». Les récentes élections municipales et régionales controversées furent un avant-goût. En 2015, ce sera le clou total. Et Bédié y contribue. Au dire de La Lettre du Continent.


Didier Depry

didierdepri@yahoo.fr


In le quotidien ivoirien "Notre Voie".

samedi, 22 juin 2013

LA BNI ET LES CAISSES D'EPARGNE VONT FUSIONNER EN UNE BANQUE D'ETAT UNIQUE DANS TROIS MOIS, LA BFA ET VERSUS BANK SERONT VENDUES



LOGO BNI.jpg


La banque nationale d’investissement (BNI) et la  de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne et de Prévoyance (CNCE), deux des cinq établissements bancaires publics ivoiriens, vont fusionner dans trois mois pour devenir l’unique banque d’Etat, alors que deux autres devraient être privatisées, a-t-on appris dimanche de source bancaire.

 

Selon cette source, ces deux établissements financiers vont fusionner pour devenir l’unique banque d’Etat, contrairement à l’annonce faite en janvier 2012 par le président ivoirien Alassane Ouattara de privatiser toutes les banques publiques du pays.

M. Ouattara, alors en visite d’Etat en France, avait expliqué que ces banques ne servaient qu’à “financer des dirigeants politiques’’.

Selon la même source, des auditeurs du cabinet conseil français Pricewaterhousecoopers (PwC) mènent pour 3 mois depuis le 10 juin une mission d’évaluation en Côte d’Ivoire pour la restructuration de ces banques.

Au terme de cette de cette mission, des décisions de vente, restructuration ou de fusion devraient être prises.

côte d'ivoire,la bni et les caisses d’épargne vont fusionner en une banque d’e,la bfa versus bank seront vendues,france,alassane ouattara

Ainsi, selon le schéma de restructuration, Versus bank et la Banque pour le financement de l’agriculture (BFA) devraient être destinées à la vente. Tandis que la BNI et l’ex-CNCE devraient fusionner pour donner une seule banque publique.

La banque pour l’habitat en Côte d’Ivoire (BHCI) qui fonctionnait comme les autres banques commerciales, devrait être restructurée avec une mission véritablement portée sur le développement de l’habitat pour soutenir les projets sociaux du gouvernement dans ce domaine.

Etablissement à capitaux publics et privés, la BHCI devrait continuer de l’être mais avec un accroissement des parts  du privé.

 

Alerte Info, in le quotidien ivoirien "Le nouveau courrier" en ligne.

LE MINISTRE TOURE AMARA SANS DETOURS: JUSQU’OU IRA OUATTARA AVEC CETTE DICTATURE DE L’EPEE?


TOURE AMARA.png

Le Docteur Touré Amara


Dans une interview exclusive parue à  «le quotidien d’Abidjan» du 10 Juin 2013, le Docteur Touré Amara, médecin, ancien Ministre, membre du secrétariat général du FPI, s’exprime sans détours sur la situation sociopolitique ivoirienne. Tout y passe: politique de rattrapage de Ouattara, la grande fracture sociale dans le pays, les déclarations malheureuses de Mamadou Koulibaly , le rôle de la France dans la crise ivoirienne et les conditions du retour des exilés. Une interview à lire et à partager.


Depuis que vous avez quitté le territoire ivoirien, l'on ne vous a plus entendu. Devrait-on comprendre que l'actualité de votre pays ne vous intéresse plus?

Je voudrais tout d’abord vous dire merci pour l’opportunité que vous m’offrez pour m’adresser à vos lecteurs. Votre question m’amène à me demander si vous appréciez à sa juste valeur l’ampleur de la question de notre exil. Les responsables politiques que nous sommes dépassions le nombre de 200 cadres et chacun ne peut pas se lever et dire n’importe quoi et n’importe quand. Cela n’est pas responsable et c’est pour cela que nous sommes organisés en coordination du FPI en exil pour éviter la cacophonie. Nous sommes une quarantaine de Ministres, on trouve ici des PCA, DG, Directeurs Centraux et cadres supérieurs de différentes qualifications de l’administration ivoirienne. On ne peut pas avoir servi le pays à un tel niveau et dire que nous nous désintéressons de l’évolution de la vie publique chez nous à l’occasion d’un exil forcé malgré les dispositions pertinentes de notre constitution. Tout ce que je dis a été déjà dit et très souvent bien dit avant moi. Nous sommes en train d’écrire une page de l’histoire de notre pays et il ne faut pas laisser les amalgames de certains aventuriers troubler notre lecture. Je voudrais aussi vous rappeler que l’exil fait malheureusement partie de l’histoire des Peuples et des Hommes.

Vous qui avez appartenu au dernier gouvernement du président Gbagbo, que pouvez-vous dire aux Ivoiriens relativement à sa libération? En d'autres termes, Gbagbo sera-t-il libéré après cette vigoureuse sortie de l'Union africaine contre la CPI?

En tant que Ministre du dernier gouvernement du Président Gbagbo, la pire des choses que je lui souhaite est sa libération qui va en même temps LIBERER la Côte d’Ivoire. La sortie de l’Union Africaine (UA) contre la CPI intervient à un moment opportun mais je la trouve timide et pas très engagée. A mon sens, il aurait fallu réfuter ce Machin Raciste créé dans la logique dominatrice de l’Occident pour asservir l’Afrique et perpétrer  l’exploitation coloniale du continent. La précédente déclaration de Mme Zuma D. O. affirmant que la CPI ne fait pas partie de nos Normes Institutionnelles (UA) me sied mieux. Ainsi, l’UA devait demander la libération de tous les prisonniers Africains de cette prison Impérialiste et néo-colonialiste de La Haye. L’UA doit adopter la méthode chinoise qui consiste à se retirer et ne pas reconnaitre toutes ces organisations qui la méprise.

En tant que fils du nord, quels commentaires faites-vous de la politique de rattrapage initié par le régime Ouattara?

C’est une politique catastrophique et inacceptable pour la nation ivoirienne et pour les peuples du nord. En tant que fils du nord et musulman il y a un peu plus d’un an avant la déportation du Président élu Laurent Gbagbo, j’ai interpellé tous les imams et toutes les associations musulmanes du danger lié à ce transfèrement  forcé et illégal du CHEF, du FAMA à La Haye. J’ai rappelé tout ce que le président Gbagbo a fait pour la communauté musulmane et que leur silence n’était pas juste et justifié car le Révérend Evêque Desmond Tutu disait que dans une situation d’injustice si tu choisis d'être neutre, c’est que tu as choisi le camp de l’oppression. Aucun président, depuis Houphouët jusqu’à Laurent Gbagbo en passant par Bédié et Guéi, n’a eu à appliquer une telle orientation ethniciste, tribaliste, régionaliste et religieuse du pouvoir en Côte d’Ivoire. C’est vraiment malheureux et inapproprié pour un pays qui cherche à se réconcilier depuis une décennie. Je me demande pourquoi??? Il est de notoriété que Mr Ouattara ne connait pas la Côte d’Ivoire, son anthropo-sociologie, ses alliances, ses tabous, interdits et totems mais il est entouré des amis de son parti, de ses alliés et tout ce monde le laisse conduire une politique aussi ignoble. Dieu durcit de plus en plus le cœur de Pharaon. Est-ce pour le perdre? Le Pharaon Ivoirien est-il si inaccessible aux paroles des humains que nous sommes? L’histoire bégaie-t-elle? Veut-il reproduire 1963 car Houphouétiste ? Jusqu’où ira-t-il avec cette dictature de l’épée? L’adage ancien nous enseigne les limites de cette politique de l’épée.

Pour tous les cadres conscients du nord sans distinction de parti et de religion et au-delà d’eux tous les peuples du nord, il faudrait réfléchir aux conséquences néfastes de cette politique hasardeuse dite de rattrapage de Ouattara. Il faut avoir en mémoire que toute médaille a deux faces et s’attendre malheureusement au retour du bâton et rester humble et digne. Chez nous les Malinké, on dit: La vie, c’est aujourd’hui et demain et que le soleil d’un roi ne peut briller toute l’éternité. Nous avons à construire une NATION multi-ethnique, multiraciale, multiconfessionnelle et donc nous ne pouvons nous accommoder avec des pratiques archaïques de «rattrapage». La Côte d’Ivoire a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils sans distinction aucune pour un développement harmonieux équitable et durable.

Tout récemment, Mamadou Koulibaly a fait une sortie dans un journal Camerounais où il a déclaré que Gbagbo n'a pas gagné les élections présidentielles de 2010. Vous qui l'avez côtoyé, quelle analyse faites-vous de cette déclaration?

La récente déclaration de Mamadou Koulibaly dans le journal camerounais n’est pas une surprise, elle est dans l’ordre qu’il s’est fixé et qu’il poursuit. Pour essayer de le comprendre, il faut suivre un tout petit peu sa carrière politique fulgurante. Mamadou Koulibaly, un illustre inconnu dans le milieu politique Ivoirien, nous est présenté au niveau du Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien comme un nouveau membre de cette instance de direction du parti par le président Gbagbo. Il a été coopté par le président après le congrès de 1994 et il était le seul membre de la direction non investi par le congrès. A peine 5 ans plus tard, il fait de lui un Ministre de la république dans le gouvernement de Guéi. Un an après, il est élu député de Koumassi sans y mettre le pied. Et par la volonté de Laurent Gbagbo, il est bombardé président de l'Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire.

Enfin, il est nommé 3ème Vice-Président du parti. Mamadou a gravi tous ces echelons sans faire ses classes et le FPI est une école avec sa culture de lutte. Le petit Madou jouit de la confiance absolue et de l’amitié du Président de la république et de la première dame Simone Ehivet Gbagbo. Mais paradoxalement, il n’est pas enthousiaste au travail. Au niveau du parti, il est absent pratiquement à toutes les réunions du secrétariat général, du secrétariat exécutif, du comité central. Au niveau du parlement, Madame la 1ère Vice-Présidente Agoh Marthe a assuré l’intérim tout le temps. Dans sa circonscription électorale, il n’y mettait jamais les pieds. Mamadou est un solitaire instable et ambitieux, disent ses contemporains. Il croit avoir la science infuse à cause de son agrégation en science économique et ne tolère pas la contradiction et il se croit le nombril du monde, il se croit un infaillible. Il affirme de manière péremptoire que Gbagbo n’a pas gagné les élections. Pourquoi n’a-t-il pas gagné les élections présidentielles de 2010? Aucune preuve scientifique pour un agrégé d’Université. Je ne suis pas le juge des élections, dit-il? Mais dans notre pays, il n'y a qu’un seul juge constitutionnel des présidentielles qui s’est prononcé et a déclaré Gbagbo vainqueur. Pourquoi met-il en cause le verdict du juge? Il se réfère a un panel réclamé par le président pour faire un recomptage des voix, pour éclairer les résultats. Ce recomptage des voix a-t-il été fait, oui ou non? C’est seulement ce résultat qui devait s’imposer à lui et non des décisions politiques farfelues. Cette sortie de Mamadou intervient à un moment qui n’est pas fortuit.

Regarder la période après le coup de Sarkozy; c’est lui qui annonce l’arrivée de Paul Yao Ndré pour la 1ère investiture de Ouattara. Ensuite, il tente en vain la caporalisation du FPI pour accompagner Ouattara. Et aujourd’hui, à quelques heures du verdict de l’audience de confirmation des charges, il fait cette sortie de route. Comme quoi, à chaque fois que Ouattara est en difficulté, il court au secours. Mamadou Koulibaly n’est pas le bouc émissaire de qui que ce soit. Depuis longtemps, il cherche à s’imposer comme alternative au président Gbagbo. C’est ce qui explique son comportement à Marcoussis et sa discourtoisie vis-à-vis d’Affi N’guessan, président du FPI. Peu après Marcoussis, son imam attitré, Doumbia et feu son père géniteur organisent des sacrifices et des prières pour qu’il devienne le prochain président de Côte d’Ivoire. Dès lors, le parricide du père Gbagbo a commencé. Comme Britus, il faut tuer le père et prendre la place. Il faut analyser et comprendre les déclarations et les actes posés par Mamadou Koulibaly sous le prisme de cette nouvelle vision à lui. Pourquoi a-t-il un tel comportement? Il semblerait qu’il soit soutenu par les Occidentaux comme alternative à Ouattara. Après avoir bénéficié 11 années durant de privilèges et honneurs du régime FPI, Mamadou ne peut ni vilipender le Président Gbagbo ni accuser le parti pour quelque raison que ce soit car dauphin constitutionnel, il était au cœur de l’appareil de décision et il n’a pas démissionné. Après la chute du régime, il est facile de jeter l’opprobre sur les autres et se présenter comme le leader parfait et infaillible. Si le président Gbagbo est à La Haye, Mamadou doit être dans la cellule voisine.

Si Simone se retrouve a Odienné dans mon village, Mamadou ne doit pas être loin de là. Si Affi et Sangaré sont en prison, Mamadou doit être aussi en prison. Si par la grâce divine, il est dehors, il devrait normalement se sentir dans les liens de la détention, moralement et psychologiquement tout au moins. Il ne faut pas vendre son âme au diable parce qu’on veut devenir quelqu’un. Il ne faut pas trahir son propre pays parce qu’on aspire à faire partie des servants de l’Occident. ALLAH, le très Miséricordieux, l’Omniscient, l’Omnipotent récompense toujours le bienfait et le bienfaiteur, il n’aime pas les ingrats et leur réserve un châtiment ici-bas et dans l’au-delà. Amina!

Quand est-ce que vous envisagez rentrer dans votre pays ?

Cette question est intimement liée à l’évolution de la situation politique et sécuritaire en Côte d'Ivoire. En septembre 2002, mon domicile a été pillé à Bouaké par la rébellion. Ils ont emporté tout ce qui s’y trouvait et cinq véhicules. Ma clinique, l’une des plus grande et moderne de Bouaké, a subi le même sort. Tout a été vandalisé et aujourd’hui, il ne reste que des ruines. Le 30 novembre 2010, avant la proclamation des résultats du second tour des élections présidentielles, je répète: avant la proclamation des résultats, mes deux domiciles d’Odienné sont pillés et vandalisés par les mêmes rebelles et ils sont partis avec deux véhicules. Puis à la suite de la guerre postélectorale, mon domicile d’Abidjan est pillé en partie et est actuellement occupé par un chef rebelle, à la Riviera Synacassci. Trois véhicules ont été emportés. Tous mes comptes bancaires sont gelés. Je dois rentrer pour faire quoi? Comme tous les exilés, nous attendons l’aboutissement heureux et raisonnable des discussions entre le parti et le gouvernement pour revenir assumer notre rôle.

Quel est pour vous l'avenir de la Côte d'Ivoire avec Ouattara?

L’avenir de la Côte d’Ivoire avec Ouattara n’est pas du tout prometteur. C’est du remake. Politiquement, on veut nous ramener au monopartisme avec un parti unique tout-puissant et un chef qui a droit de vie et de mort sur ses sujets. Ce qui est inacceptable dans le contexte ivoirien actuel. Sur le plan économique, il s’agit de nous imposer encore une politique d’austérité comme en 1990-1993, avec la destruction de ce qui reste comme biens publics dans le portefeuille de l’Etat. On ne peut pas devenir un pays émergent en limitant de manière drastique le recrutement des enseignants, des médecins, des infirmiers et des sages-femmes à la Fonction publique. On ne peut pas se développer sans la création d’usines, or aujourd’hui, ce n’est pas le cas dans notre pays. On parle plutôt de licenciement massif et abusif. La politique d’endettement et des PAS ne peut nous conduire bien loin. Il s’agit de nous maintenir dans la politique de dépendance du FMI et de la Banque Mondiale, instruments de domination du capitalisme international. Il nous faut sortir de la philosophie occidentale du développement. Socialement, nous avons un pays divisé entre pro-Gbagbo et pro-Ouattara et entre Musulmans et Chrétiens et la réconciliation ne bouge pas car on refuse d’affronter de manière courageuse les problèmes réels et on joue à un jeu de diversion. Il faut un forum de discussion directe entre le Président Gbagbo et Mr Ouattara pour tout mettre à plat et repartir du bon pied. L'ampleur de la fracture sociale est telle qu’il ne faut pas se leurrer.

Je vais terminer en vous racontant cette histoire réelle vécue à Accra, entre nous, exilés. Un jour, deux amis décident d’aller rendre visite à un autre. Comme par hasard, les deux qui ne sont pas malinké, s’habillent en boubou, portent un bonnet sur la tête et sont tous barbus, comme c’est quelquefois le cas, ici. Ils arrivent chez leur ami et trouvent au salon, son fils de 10 ans. Ils lui demandent où est son père. Le petit hésite à parler et ensuite leur répond que son papa est absent. Ensuite, il s’enfuit dans la chambre de sa tante pour lui dire que les assaillants en boubou sont venus demander après son papa et conseille à sa tante de ne pas dire où se trouve son père. Voilà jusqu’où peut nous amener cette lamentable politique de Ouattara.

Pensez que-vous que la France peut un jour lâcher celui qu'elle a imposé aux Ivoiriens?

L’adage dit que chaque peuple mérite le chef qu’il a. L’histoire de la France devrait plutôt nous inspirer dans la lutte que nous menons pour les libertés, la justice et la démocratie. Votre question nous ramène à la problématique du Maitre et de l’Esclave. Est-il possible que, pour se libérer de ses servitudes, l’Esclave demande au Maitre de l’aider à se libérer? Chaque peuple à son histoire et nous devons assumer la nôtre. Dieu bénisse la Côte d’Ivoire, notre pays!


Propos recueillis par Simplice  Zahoui.


In le quotidien ivoirien "Le Quotidien d'Abidjan".

vendredi, 21 juin 2013

BOUSSO DRAME, LAUREATE DU CONCOURS NATIONAL D’ORTHOGRAPHE, REFUSE LE VISA DE LA FRANCE A CAUSE DU COMPORTEMENT VEXANT DU CONSULAT DE FRANCE!


BOUSSO DRAME.jpg


Il existe encore de la bonne graine et de la dignité en Afrique, DIEU soit loué! La nouvelle génération semble s'en porter garante. On peut encore espérer en un avenir prometteur et radieux pour l'Afrique. Merci, chère soeur Bousso Dramé, pour la force impétueuse de ce symbole que tu as si heureusement tenu à marquer. Fasse DIEU qu'il y en aie des millions comme toi, dans toute l'Afrique, pour la résurrection glorieuse et l'ascension de l'Afrique! Merci à toi. Fernand Dindé.

 

A Son Excellence, Monsieur le Consul Général, 
A Monsieur le Directeur de l’Institut Français du Sénégal, 

 

Mon nom est Bousso Dramé et je suis une citoyenne sénégalaise qui, en ce jour, a décidé de prendre sa plume pour porter haut et fort un message me tenant particulièrement à cœur. 

Par intérêt pour la langue de Molière, j’ai décidé de participer en Avril dernier, au Concours National d’Orthographe 2013, organisé par l’Institut Français, dans le cadre des Prix de la Francophonie. Le concours a réuni quelques centaines de candidats, âgés de 18 à 35 ans dans les Instituts Français de Dakar et de Saint-Louis ainsi que les Alliances Françaises de Kaolack et de Ziguinchor. A la suite de joutes portant sur un extrait de L’Art Français de la Guerre d’Alexis Jenni, Prix Goncourt 2011, j’ai eu l’honneur d’être primée Lauréate dudit Concours. A ce titre, un billet d’avion Dakar-Paris-Dakar et une formation CultureLab en réalisation de film documentaire au Centre Albert Schweitzer m’ont été octroyés. 

Durant ma petite vie, je n’ai eu de cesse, tout en étant ouverte sur le monde dont je suis une citoyenne, de défendre ma fierté d’être noire et africaine. Il va sans dire que je crois résolument à l’avenir radieux de ma chère Afrique. Je suis également d’avis qu’il est impératif que les préjugés qui ont prévalu au sujet des Africains et de l’Afrique, du fait du passé colonial et de la situation contemporaine difficile de ce continent, soient révolus. Il est temps que les Africains se respectent eux-mêmes et exigent d’être respectés par les autres. Cette vision d’une Afrique généreuse et ouverte, certes, mais fière et ferme dans l’exigence du respect qu’on lui doit et qu’on ne lui a que trop longtemps refusé est une conviction forte qui me porte et me transporte, littéralement. 

Cependant, durant mes nombreuses interactions avec, d’une part,  certains membres du personnel de l’Institut Français, et, d’autre part, des agents du Consulat de France, j’ai eu à faire face à des attitudes et propos condescendants, insidieux, sournois et vexatoires. Pas une fois, ni deux fois, mais bien plusieurs fois! Ces attitudes, j’ai vraiment essayé de les ignorer mais l’accueil exécrable dont le Consulat de France a fait montre à mon égard (et à celui de la majorité de Sénégalais demandeurs de visas) a été la goutte d’eau de trop, dans un vase, hélas, déjà plein à ras bord. 

En personne authentique qui ne sait pas tricher, une décision difficile mais nécessaire s’est naturellement imposée à moi. Un voyage tous frais payés, fut-il le plus beau et le plus enchanteur au monde, ne mérite pas que mes compatriotes et moi souffrions de tels agissements de la part du Consulat de France. Une formation aussi passionnante soit-elle, et Dieu sait que celle-ci m’intéresse vraiment, ne vaut pas la peine de subir ces attitudes qu’on retrouve malheureusement à grande échelle sous les cieux africains. Par souci de cohérence avec mon système de valeurs, j’ai, donc, pris la décision de renoncer, malgré l’obtention du visa. 

Renoncer pour le symbole. 

Renoncer au nom de tous ces milliers de Sénégalais qui méritent le respect, un respect qu’on leur refuse au sein de ces représentations de la France, en terre sénégalaise, qui plus est.

Cette décision n’est pas une sanction contre des individualités, mais contre un système généralisé qui, malgré les dénégations de mes concitoyens, semble ne pas avoir l’intention de se remettre en cause. 

Par ailleurs, je trouve particulièrement ironique que l’intitulé partiel de la formation à laquelle je ne prendrai pas part soit : « La France est-elle toujours la Patrie de Droits de l’homme. Jusqu’à quel point les Français sont-ils des citoyens d’Europe, du monde? » Cela aurait, sans aucun doute, fait un intéressant sujet de documentaire vu d’une perspective africaine et j’espère, avoir l’occasion, par d’autres voies et moyens, de participer à une future formation CultureLab. 

Je tiens à remercier, l’Institut Français tout de même, pour l’initiative de ce concours, qui, à mon avis mériterait de continuer à exister, voire se tenir à fréquence plus régulière et ce, pour stimuler l’émulation intellectuelle entre jeunes Sénégalais et pour le plaisir des amoureux de la langue française, dont je fais partie. 

Madame la Préposée au Guichet du Consulat de France - je ne connais pas votre nom, mais je vous dis au sujet de ce visa dont je ne me servirai pas : Non, merci. 

Fièrement, sincèrement et Africainement vôtre. 


Bousso Dramé  

Consultante Internationale 
Récipiendaire de la Bourse d’Excellence du Gouvernement Sénégalais 
Récipiendaire de la Bourse d’Excellence Eiffel du Gouvernement Français pour les étudiants étrangers 
Diplômée de Sciences Po Paris, Master en Affaires Internationales 
Diplômée de la London School of Economics, MSc in International Political Economy 
Nominée “Global Shaper” par le Forum Economique Mondial 


Source: VIPEOPLES.NET

Me EMMANUEL ALTIT: «JE N’AI JAMAIS VU GBAGBO SE PLAINDRE»

MAITRE EMMANUEL ALTIT.jpg


Un homme politique ivoirien bien connu a confié un jour à ses proches: «Si tu veux détester Laurent Gbagbo, évite de l’approcher». Traduction: Tous ceux qui approchent Laurent Gbagbo finissent par découvrir que tous les clichés répandus à son sujet ne sont que des affabulations dont l’unique but est de noircir son image. Maître Emmanuel Altit, qui n’était pas un proche de l’ancien chef de l’Etat ivoirien avant la crise postélectorale en côte d’Ivoire, est certainement de ceux qui ont découvert qui est réellement Gbagbo. De sorte que le regard qu’il pose sur lui dépasse largement celui que le professionnel du droit pose sur un simple client qu’il est chargé de défendre. 

Quand le célèbre avocat français parle de Laurent Gbagbo, on sent parfaitement qu’en quelques mois, il a cerné l’homme et en parle passionnément. « Je vais vous dire quelque chose qui, pour moi, signe sa personnalité, donne à voir sa vraie nature », promet-il d’emblée dans une vidéo publiée, mercredi dernier, sur le site internet de la radio Netherlands internationale (RWN). « Depuis qu’il a été transféré, depuis un an et demi, je ne l’ai jamais entendu se plaindre ; je ne l’ai jamais entendu dire des choses négatives sur tel ou tel ; je ne l’ai jamais entendu tenir des propos désobligeants », confie-t-il parlant de l’homme qu’il dit rencontrer « souvent chaque semaine ».

Lui qui précise qu’il était allé voir son actuel client quand celui-ci était encore emprisonné à Korhogo. «J’étais allé le voir en Côte d’Ivoire avec beaucoup de difficulté dans le nord lorsqu’il était incarcéré dans des conditions extrêmement difficiles », soutient Me Altit. Selon l’avocat, Gbagbo est « toujours positif, toujoursconstructif ». « C’est quelqu’un qui est dans la création, dans la vision ; il est espère que son pays et, au-delà, l’Afrique connaîtra un avenir meilleur et il y travaille », révèle Me Emmanuel Altit. Qui déplore d’ailleurs que les violations de droits de l’homme qui ont accompagné la destitution de Laurent Gbagbo n’aient pas cessé. « Les violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire se poursuivent jusqu’à aujourd’hui », note-t-il. 


Augustin Kouyo, in le quotidien ivoirien "Notre Voie".


Source: FACEBOOK

KADHAFI A FINANCE SARKOZY: LA CONFIRMATION


KADHAFI ET SARKOZY 3.png

Sarkozy-Kadhafi : l'interprète confirme le financement

 

Le diplomate Moftah Missouri, ancien interprète de Kadhafi, révèle ce soir, dans l’émission Complément d’enquête (France 2), avoir appris que le régime libyen avait versé « une vingtaine de millions de dollars » à Nicolas Sarkozy, à l'occasion de sa campagne de 2007.

 


Financement libyen de Sarkozy : un témoignage... par Mediapart

 

Le diplomate confirme l’authenticité du document officiel libyen dévoilé par Mediapart le 28 avril 2012. Selon cette note datée du 10 décembre 2006, la Libye avait décidé «d’appuyer la campagne électorale» de M. Sarkozy.

 

Lire la suite

 

Source: MEDIAPART

jeudi, 20 juin 2013

LA TUBERCULOSE, NOUVELLE «ARME DE GUERRE» CONTRE LES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS?


PHILIPPE-HENRY DAKOURY-TABLEY.jpg

Traité sans ménagement à l’hôtel du Golf par les hommes de Ouattara, l’ex-gouverneur de la BCEAO désormais exposé à la tuberculose.


L’entendement humain normal peine à concevoir cette éventualité. Et pourtant, un certain nombre de faits objectifs laissent croire que le régime d’Alassane Ouattara pourrait bien «confier» à la tuberculose le soin d’en finir avec certains d’entre les centaines de prisonniers politiques qui croupissent sans jugement dans ses prisons depuis plus de deux ans. Que l’on en juge.


Quelques jours après la révélation par le quotidien ivoirien L’Inter de la grave épidémie de tuberculose qui fait des ravages à la prison de Katiola – 25 personnes touchées dont 6 prisonniers politiques –, Le Nouveau Courrier en ligne est en mesure d’affirmer que la prison de Boundiali est aujourd’hui sous la même menace. Et ce qui menace les prisonniers politiques qui s’y trouvent – dont l’ancien chef de la diplomatie Alcide Djédjé et l’ex gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) Philippe-Henri Dacoury-Tabley – est le fruit des choix délibérés de l’exécutif ivoirien.

CARTE DE TRAITEMENT.jpg

Le document qui accuse

Tout est parti d’un prisonnier de droit commun dénommé Drissa Konaté, accusé de complicité de parricide, et détenu à Bouaké avant d’être transféré à Boundiali. Depuis plusieurs semaines, le jeune homme traîne un mal sévère, marche à peine, se déplace avec une boîte dans laquelle il crache sans arrêt. Assez vite, les médecins de l’hôpital de Boundiali, qui le suivent, et les membres de l’administration pénitentiaire, n’ignorent rien de ce dont il souffre, et du caractère notoirement contagieux de son mal. Mais ils n’en disent rien.

 Promiscuité

Drissa passe ses journées dans une cellule voisine de celle des prisonniers politiques. Et dort un peu plus loin, dans une cellule plus petite, en principe réservée aux mineurs, mais occupée – en l’absence de pensionnaires de moins de dix-huit ans dans la prison – par les « corvéables » (détenus commis à certaines tâches au sein de la maison d’arrêt). Il faut attendre qu’un des deux frères de Drissa tombe par hasard sur sa carte de traitement pour que les autres prisonniers soient informés de la réalité de l’affection qui ronge l’infortuné, et s’organisent pour l’isoler comme ils peuvent, tout en continuant de s’occuper de lui. Mais il est probablement déjà trop tard : le bacille de Koch a eu le temps de faire son œuvre… Et des mesures improvisées de mise en quarantaine ne valent pas grand-chose dans une telle atmosphère de promiscuité.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

DEBAT SUR LA CPI: LE RWANDA HUMILIE FATOU BENSOUDA

LOUISE MUSHIKIWABO.jpg


A l’occasion d’un débat consacré à «l’indépendance» en Afrique, lors de la deuxième édition du New York Forum Africa 2013 à Libreville, au Gabon, le rôle joué par la Cour pénale internationale (Cpi) a été remis en question par la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Présente au débat qui a eu lieu le 15 juin dernier, la procureure de la juridiction internationale Fatou Bensouda a tenté de défendre l’institution judiciaire qu’elle dirige.



«La Cour pénale internationale a été créée par la communauté internationale qui n’est pas sous la houlette des grandes puissances». Cette déclaration est celle de Fatou Bensouda, la procureure de la Cpi, lors du débat placé sous le thème de «La route vers une nouvelle indépendance», au New York Forum Africa 2013, à Libreville, au Gabon, le 15 juin dernier. L’évènement, fondé et dirigé par Richard Attias, a rassemblé, pour cette deuxième session, pas moins de 1500 personnes, selon les organisateurs.

Présente au débat, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a accusé les dirigeants de la Cpi d’être une organisation judiciaire créée spécialement pour traduire en justice les dirigeants et figures politiques africains. « Il n’est pas honnête de dire que la Cpi ne s’acharne pas contre l’Afrique. Je ne suis pas d’accord avec ma sœur Fatou Bensouda lance le chef de la diplomatie rwandaise. Un grand nombre d’Africains croit fortement à cette Cpi, mais il y a un vrai problème aujourd’hui». Un problème qui, selon elle, vient directement d’Europe. Elle accuse les Européens d’utiliser «cette Cpi» pour manipuler la politique africaine. Elle regrette que la Cpi «limite» son champ d’action en Afrique et affirme qu’en dehors des pays africains qui auraient fait appel à la Cpi, seuls deux pays du continent sont visés directement par la Cpi, dont le Soudan.

Fatou Bensouda reprend la parole après les applaudissements de la salle suite au discours de Mushikiwabo : «C’est malheureux qu’un grand nombre de conclusions ait été réduit à la manipulation politique». Selon la procureure, des dirigeants africains, au Mali, en Côte d’Ivoire ou encore en République démocratique du Congo, auraient fait appel à la Cpi pour intervenir dans leur pays. «Avec tout le respect que je dois à mon interlocutrice précédente (Louise Mushikiwabo, ndlr), nous savons que l’Afrique a poussé à la création de la Cpi !», a-t-elle lancé, avant de rappeler que «le premier pays à avoir ratifié le traité de Rome est un pays africain et il s’agit du Sénégal».

Pas question de baisser la garde. Après de telles affirmations, Mushikiwabo rebondit : «Ne dites pas que les Africains viennent vous voir (la Cpi) pour être jugés. C’est faux, car l’Afrique ne veut pas de colonialisme judiciaire !», a-t-elle rétorqué sur un ton énervé. Suite à cette conclusion, Bensouda a démenti l’exercice d’un colonialisme judiciaire de la part de la Cpi en Afrique.

Des personnalités de la société civile et politique en Afrique accusent l’Occident d’avoir créé la Cpi dans l’unique but de traquer les bêtes noires de l’Afrique. Fatou Bensouda a, au contraire, assuré que la Cpi a ouvert des dossiers dans d’autres pays hors du continent africain. Oui mais combien comparé aux nombreux dossiers judiciaires ouverts en Afrique par la Cpi ?

 

In le quotidien ivoirien "Notre Voie".


Source: AFRIK53.COM

mercredi, 19 juin 2013

CORRUPTION ET MAUVAISE GOUVERNANCE SOUS OUATTARA: LES AVEUX DE BILLON METTENT LE POUVOIR A NU


JEAN-LOUIS BILLON.jpg


«Il y a un recours aujourd’hui auprès de l’Uemoa, la Justice a été saisie, il faut attendre sa réponse», a confié, samedi dernier, 15 juin 2013, à la presse, le ministre Jean-Louis Billon qui était présent à Libreville (Gabon) avec Alassane Dramane Ouattara, lors de la 2ème édition du forum économique New York Forum Africa. Le ministre ivoirien du Commerce, de l’Artisanat et de la promotion des PME, évoquait ainsi l’attribution du 2ème terminal à conteneurs du Port autonome d’Abidjan au consortium français Bolloré Africa Logistics-APM (Maersk) et Bouygues Travaux publics.

Une concession dont il dénonce la procédure suspecte. Laissant entrevoir clairement des possibilités de corruption, de dessous-de table et de bakchichs entre des personnalités du régime Ouattara et le consortium Bolloré-Bouygues.

Dans l’interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire français «Le Nouvel Observateur» daté du 6 juin dernier, M. Billon affirme même: «Je ne serais pas surpris si demain on me disait qu’il y a eu des problèmes de gouvernance dans l’attribution du deuxième terminal». Une accusation à peine voilée à prendre très au sérieux d’autant qu’elle provient d’un membre du gouvernement Ouattara. Donc d’un sachant de poids. Mais également un homme d’affaires, dont le frère cadet David Billon était candidat à l’acquisition du 2ème terminal à conteneurs à travers la société Movis-Côte d’Ivoire qu’il dirige. C’est d’ailleurs cette entreprise et son partenaire NCT Necotrans qui ont porté plainte, le 26 mai 2013, contre le consortium Bolloré-Bouygues, auprès de la commission de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa). Cela à travers un courrier référencié Fair Value F017/D0479. Movis-Côte d’Ivoire et NCT Necotrans dénoncent des «pratiques anticoncurrentielles dans le cadre de la concession du 2ème terminal à conteneurs du Port d’Abidjan» ayant profité à Bolloré Africa Logistics-APM (Maersk) et Bouygues Travaux publics. De nombreux scandales…

En attendant que la commission de l’Uemoa ait le courage de trancher dans cette affaire qui indexe la mauvaise gouvernance du régime d’Alassane Ouattara, président en exercice de la Cedeao, et les pratiques qui ont cours dans le microcosme de la Françafrique, il est nécessaire de noter que cette affaire constitue un nouveau scandale sous l’ère Ouattara. Un scandale que visiblement le régime ivoirien actuel a du mal à étouffer. C’est à juste titre qu’aucune réponse plausible n’est venue de la part du camp Ouattara pour confondre Jean-Louis Billon.

Même «l’allié» de Ouattara, le contesté Henri Konan Bédié, a brassé l’air en tentant de sous-estimer la gravité des révélations de Billon. «Tort ou pas tort (il parlait de Jean-Louis Billon, ndlr), je dis simplement que je ne connais pas le dossier en détail. Mais j’ai confiance au gouvernement auquel appartiennent les ministres Pdci, un gouvernement dirigé d’ailleurs, par un Premier ministre Pdci», a-t-il confié à la radio RFI, le mercredi 12 juin dernier. Peut-on accorder du crédit à des propos de soutien d’un ex-chef de l’Etat dont le régime a été épinglé pour avoir détourné 18 milliards fcfa de l’Union européenne? Comme sous Bédié, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan renoue, sous Ouattara, avec les scandales de mauvaise gouvernance.

Mais avant son arrivée à la Primature, le gouvernement Ouattara était déjà largement abonné aux scandales financiers et à la mauvaise gouvernance. Fait curieux, les ministres indexés dans ces affaires sales n’ont pas été limogés. Seul Adama Bictogo fut «sacrifié», au dire des sources proches du Rdr. Accusé pour détournement de fonds dans l’affaire des déchets toxiques, l’ex-ministre de l’Intégration africaine a été, contre toute attente, «blanchi» par le procureur de la République de l’époque, Simplice Kouadio Koffi. Quant aux ministres Kandia Camara et Sanogo Mamadou (affaire Celpaid), Anne-Désirée Oulotto (affaire Satarem) et Cissé Bacongo (affaire 110 milliards des Universités publiques), ils sont tous encore membres du gouvernement. Aucune procédure judiciaire n’a été ouverte contre eux pour savoir si les accusations sur leur compte sont fondées ou non. Alassane Ouattara, lui-même, n’en dit pas mot depuis environ deux ans.

La charte, une campagne démagogique

Le silence de Ouattara face à toutes ces affaires confirment l’opinion des observateurs avertis à propos de l’objectif visé à travers l’instauration de la charte d’éthique, le 9 août 2011. En effet, à cette date-là, Alassane Ouattara a fait signer, dans une ambiance de théâtralisation exacerbée, à chacun de ses ministres, une charte d’éthique et de bonne gouvernance déclinée en dix points. «Notre pays a souffert pendant trop longtemps de pratiques illicites qui ont porté atteinte à la crédibilité de notre gouvernement. La corruption, la course effrénée à l’enrichissement illicite, le trafic d’influence, les abus de biens sociaux, le népotisme, le clientélisme, les détournements en tous genres, ont été érigés en mode de gestion», a accusé M. Ouattara qui promettait même une rupture.

Moins d’un an plus tard, on découvrira que la charte et les déclarations mielleuses étaient tout simplement de la propagande sans lendemain visant, en vérité, à plaire à la communauté internationale qui a adoubé Alassane Ouattara après le renversement de Laurent Gbagbo. Aujourd’hui, personne au sein du régime Ouattara ne parle de la fameuse charte d’éthique et de bonne gouvernance. Tout a été jeté aux oubliettes et les pratiques françafricaines faites de clientélisme, de corruption, de mauvaise gouvernance, etc. se sont totalement installées. Et le pays va désespérément à vau-l’eau.

C’est sans doute pour tenter de se désolidariser de cette débâcle que le ministre Billon donne de la voix. D’ailleurs, un de ses proches nous confiait récemment que «Jean-Louis Billon regrette de s’être associé au régime Ouattara».


In le quotidien ivoirien "Notre Voie".


Source: IVOIREBUSINESS.NET

mardi, 18 juin 2013

AHOUA DON MELLO: «M. BILLON IGNORE LES RAISONS DE L'INTERVENTION MILITAIRE DE LA FRANCE»


AHOUA DON MELLO 4.jpg


Ancien DG du BNETD (Bureau national d’études techniques et de développement), nommé ministre de l’Equipement et de l’Assainissement dans le gouvernement Aké N’gbo, Ahoua Don Mello s’est prêté aux questions de Africatime. Depuis son lieu d’exil, l’ancien porte-parole du dernier gouvernement Gbagbo fait des révélations sur les sujets de l’actualité ivoirienne.


Où vivez-vous actuellement ? Au Ghana, en Guinée Equatoriale, au Maroc… ?

Je suis un africain, je vis en Afrique.

Quel est votre état d’esprit aujourd’hui, après plusieurs longs mois hors de votre pays ?

En état de réflexion permanente sur le passé, le présent et l’avenir de l’Afrique.

De quoi vivez-vous à l’étranger ? L’on vous dit à l’abri du besoin. Vrai ou faux ?

Pas d’importance. Je suis africain et je peux servir partout en Afrique.

Qu’est-ce qui vous empêche de rentrer aujourd’hui, quand on sait que plusieurs cadres de votre parti sont revenus au bercail et sont moins inquiétés ?

Je ne sais pas si on parle du même pays et du même régime. Sachez que comme la plupart des ministres de Gbagbo, un mandat d’arrêt international a été lancé contre moi et que Gbagbo est en prison à la Haye et 700 innocents sont torturés dans différents camps de concentration. Toute la haute direction du FPI est en prison.

N’avez-vous pas votre rôle à jouer dans le processus de réconciliation nationale ?

Je ne sais pas jouer sur un terrain surveillé par des chasseurs traditionnels prêts à tirer et avec des coéquipiers en prison. Si je savais jouer au jeu de chasse, je n’aurai certainement pas hésité.

Que pensez-vous du dialogue engagé entre le FPI et le pouvoir d’Abidjan ?

Faire connaître les attentes du FPI et ses solutions de sortie de crise.

Suite à la crise postélectorale, alors que vous étiez ministre de l’Equipement et de l’Assainissement et porte-parole du gouvernement Aké N’gbo, vous vous désolidarisez de vos collègues et prenez la clé des champs. Pourquoi avez-vous quitté votre pays pour l’exil ?

Je ne sais pas si vous étiez un observateur de la vie politique pendant la crise ou si vous racontez une histoire qui vous a été racontée par quelqu’un qui lui aussi a appris par quelqu’un d’autre. J’ai porté la parole du gouvernement jusqu’au 11 avril 2011 et j’étais là où je devais être pour porter la parole sans les autres ministres mais en rapport permanent avec le Premier ministre Gilbert Marie Aké N’gbo et le Président Gbagbo ainsi que les ministres de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Intérieur. Je suis venu en exil lorsqu’un mandat d’arrêt était en préparation contre moi.

Un exercice de souvenir : Pouvez-vous nous dire quelle était l’ambiance dans la résidence du président Gbagbo jusqu’à ce que vous quittiez les lieux ?

Les uns priaient, d’autres géraient la situation de crise.

L’on a appris que le président Gbagbo aurait reconnu sa défaite et qu’il s’apprêtait à lire sa reddition à la télévision, et qu’il a été empêché par son épouse Simone Gbagbo et vous-même, M. Don Mello. Qu’en est-il ?

Les décisions étaient prises démocratiquement au sein du gouvernement. Je ne sais pas de quoi vous parlez.

Quel a été le rôle de la France dans la crise ivoirienne ?

De maître d’ouvrage au début, elle est devenue maitre d’œuvre et prestataire de service au profit de M. Ouattara.

Qui des forces onusiennes, françaises et républicaines ont procédé à l’arrestation du président Laurent Gbagbo ? Y a-t-il eu des tractations ou pas ?

Exclusivement les forces françaises. D’abord par bombardement des jeunes patriotes devant la résidence du chef de l’Etat comme si pour la France les jeunes patriotes constituaient l’arme lourde du président Gbagbo, ensuite par bombardement de la résidence, enfin par bombardement du portail et pénétration des chars français ayant procédé à l’arrestation du Président et sa remise aux forces rebelles.

Dans quelle circonstance est décédé l’ancien ministre de l’Intérieur Désiré Tagro ?

Tir à bout portant par les rebelles.

Que pensez-vous de la cohabitation entre les alliés du RHDP actuellement au pouvoir ?

Demandez-leur ce qu’ils en pensent eux-mêmes, chacun est libre de ses choix et prêt à assumer aussi les conséquences.

Les élections régionales et municipales couplées ont montré un fort taux de réussite pour les candidats indépendants. Qu’est-ce que cela explique, selon vous ?

Le peuple a tourné le dos au mensonge, au génocide, à l’expropriation des biens et des terres, et à la répression des innocents par des criminels en liberté.

Le boycott de votre parti de toutes les dernières élections en Côte d’Ivoire (législatives, municipales et régionales) est-il productif ?

Très productif. Il a confirmé que le peuple est avec lui et a tourné le dos aux génocidaires.

Pensez-vous qu’Alassane Ouattara soit capable de résoudre les problèmes des Ivoiriens (santé, éducation, chômage…)

Ce n’est pas sa préoccupation et la France ne l’a pas installé pour cette mission. Il est là pour garantir les intérêts de la France dans l’UEMOA (Union monétaire ouest africaine) et ceux de ses financiers de sa longue guerre contre la Côte d’Ivoire.

Le chef de guerre Amadé Ouérémi de la forêt du Mont Péko a été arrêté. Faut-il féliciter les autorités ivoiriennes ?

Arrêter les complices, les coauteurs directs et indirects et libérer les terres des Wè (Ndlr: peuple localisé dans l’Ouest ivoirien).

Que pensez-vous de la décision des juges de la CPI de demander des informations complémentaires au procureur Fatou Bensouda ? Cela veut dire concrètement quoi pour vous ?

Que Gbagbo est innocent au vu du dossier constitué. Mais comme cela fragilise la position de la France qui a affirmé à l’ONU qu’elle a vu Gbagbo tirer sur son peuple. Elle a pu obtenir une résolution de l’ONU pour venir exterminer les jeunes patriotes et ouvrir la voie du Palais présidentiel aux chars français remplis de rebelles. La vérité peut avoir des conséquences graves sur la crédibilité de l’ONU et la responsabilité de la France dans les 3.000 morts ainsi que l’ONUCI qui a procédé au ramassage des cadavres pour une destination jusque-là inconnue. Il faut donc maintenir Gbagbo politiquement en prison à défaut de preuves. La recherche des informations complémentaires est une diversion et une posture politique. Bensouda a eu l’assistance de l’ONUCI, la force Licorne, le régime Ouattara et l’ambassade de France et des Etats-Unis sans résultat pendant deux ans. Que peut Bensouda pendant six mois ?

Laurent Gbagbo sera-t-il libre dans 10 mois ?

Il est libre de tout crime, le reste est politique. Il nous revient de faire connaître cette réalité au monde entier pour que Gbagbo soit libéré.

Le FPI souhaite un rapprochement entre lui et le PDCI, que pensez-vous de cela ?

C’est dans l’intérêt du PDCI (Ndlr: Parti de Henri Konan Bédié) de ne pas être complice du génocide et de l’expropriation économique de ses électeurs, et de se mettre à l’abri du jugement du peuple à l’heure venue. Et c’est de la responsabilité du FPI de rassembler toutes les forces politiques et démocratiques pour libérer la Côte d’Ivoire de l’occupation.

Le ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la promotion des PME, Jean-Louis Billon a fustigé le contrat de cession du marché de l’extension du 2ème terminal à conteneurs du port d’Abidjan au groupe français Bolloré.

M. Billon ignore certainement les raisons de l’intervention militaire de la France dans le conflit et la mission du gouvernement auquel il appartient. Il s’en rendra compte avec le temps.

Les prochaines élections présidentielles se tiennent dans deux ans, le FPI doit-il participer en proposant un candidat ?

Ce n’est pas à l’ordre du jour tant que les conditions ne sont pas réunies pour un jeu démocratique inclusif sans des chasseurs comme arbitres.


Entretien realisé par le Panafricain.com.


Source: CONNECTION IVOIRIENNE

ELLE ILLUSTRE UN ARTICLE SUR LA CPI ET GBAGBO – LA LEGENDE DE L’HEBDOMADAIRE «MARIANNE» QUI SUSCITE L’INDIGNATION


MARIANNE 1.jpg


Qu’est-ce qui peut bien se passer dans l’esprit d’un secrétaire de rédaction quand il illustre une photographie en tordant le cou à la légende originelle de l’agence qui a fourni l’image à sa publication et se lance dans des accusations douteuses qu’il est incapable de prouver? Son procédé est en tout cas similaire à celui du procureur de la CPI dont l’article qu’il «habille» dénonce justement la démarche…

 

L’article, publié dans la rubrique «Monde» de l’hebdomadaire français Marianne, est plutôt intéressant et équilibré. Intitulé « La justice internationale en procès», il revient, sous la plume d’Alain Léauthier, sur «le cas Gbagbo» qui révèle «toutes les insuffisances et les incohérences, de forme comme de fond, de la Cour pénale internationale, considérée par ses détracteurs comme une justice de ‘’vainqueurs’’». Donnant la parole à des membres de la communauté des défenseurs de la CPI et à Maître Emmanuel Altit, avocat de Laurent Gbagbo, il explique clairement que les éléments de Fatou Bensouda, procureur auprès de la CPI, et qui visent à démontrer la culpabilité de l’accusé ont «peu de valeur probante». Il met en lumière les contradictions de fond d’une démarche qui mêle allègrement juridique et politique. Notamment quand il relaie le point de vue de l’avocat Philippe Currat, secrétaire général du Barreau pénal international à Genève, selon lequel « faute de pouvoir établir clairement sa responsabilité dans les centaines d’actes délictueux, on déclare [Gbagbo] coresponsable de tout. »

Des traces de sang révélatrices

Dans ce contexte, la légende de la photo tenant lieu d’illustration principale de ce papier – un jeune homme uniquement vêtu d’un caleçon rouge gisant devant une patrouille de militaires attroupés autour d’une Jeep armée – apparaît comme particulièrement curieuse, en ce qu’elle relaie sans douter le «narratif» du bureau du procureur qui n’a justement pas convaincu les juges de la CPI. On peut lire en effet : « VICTIME D’UN MASSACRE PLANIFIE – Le corps d’un opposant à l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo gît dans une rue d’Abidjan, le 2 avril 2011. Laurent Gbagbo est soupçonné d’avoir ordonné des exactions de masse, entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, afin de rester au pouvoir, malgré sa défaite électorale. »

MARIANNE 2.jpg

L’on se demande bien ce qui a inspiré le secrétaire de rédaction qui a rédigé ce petit texte – car il faut savoir que dans les magazines de cette importance, le choix de la « titraille », des photos et des légendes, ne relève généralement pas du rédacteur de l’article. Le Nouveau Courrier a cherché la légende originelle de cette photo dont l’auteur est Emmanuel Braun, de Reuters. Elle indique :«Des forces pro-Ouattara attendent. Au premier plan, un homme blessé, le 2 avril, à Abidjan.» Il n’est absolument pas mentionné que c’est «un opposant à l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo».

En réalité, l’observateur attentif a toutes les raisons de croire que le jeune homme, qui semble avoir reçu au moins une balle dans la bouche (ou a été victime d’une lame particulièrement acérée), a la mâchoire explosé – comme l’ancien ministre de Gbagbo, Désiré Tagro, qui succombera d’un «traitement» similaire neuf jours plus tard –  et lutte – pour combien de temps encore ? – contre la mort, est une victime des «soldats pro-Ouattara».

VICTIME DES MILICES PRO-OUATTARA.jpg

Les traces de sang que l’on peut voir sur la même image, prise d’un point de vue différent (ci-haut), permettent de se rendre compte que la victime a été «touchée» à deux pas de là où elle git et à trois pas de là où se trouvent les soudards des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Elle se vide lentement de son sang et on peut imaginer que sa mésaventure a eu lieu quelques minutes plus tôt. Ces événements se sont déroulés le 2 avril 2011 au corridor d’Abidjan Nord (Yopougon Gesco) momentanément tenu par des FRCI repoussées le même jour par les Forces de défense et de sécurité (FDS) nationales. Emmanuel Braun, l’auteur de la photo, était «embedded» avec les FRCI – il les suivait dans leur épopée militaire qui devait les conduire du Nord du pays au palais présidentiel d’Abidjan. L’attitude générale des «soldats» qui assistent à l’agonie de l’infortuné laissent à penser qu’il ne s’agit pas d’un des leurs, qu’il soit simple «opposant» civil ou milicien armé.

Un modus operandi typique des soudards pro-Ouattara

De plus, le jeune homme qui gît là a d’abord été déshabillé avant d’être grièvement blessé. Or, déshabiller les suspects avant de les soumettre à la «question» voire de les éliminer a fait partie du modus operandi des miliciens pro-Ouattara durant la crise post-électorale comme le montrent l’image qui suit, dont l’auteur est un photographe de l’agence américaine Associated Press. Le jeune homme menacé d’égorgement, et que l’on a souvent confondu avec celui que l’on voit sur la photo choisie par Marianne – en réalité, la scène se déroule dans la commune de Cocody, à la Riviera, sur la route d’Abatta, et non à Yopougon –, a lui aussi un boxer rouge.

PRISONNIER DES FRCI. RIVIERA.jpg

Une scène similaire – un homme dévêtu et martyrisé par les FRCI – a par ailleurs été filmée par une équipe de la chaîne de télévision Arte le 4 avril 2011, lors du « reflux » des forces pro-Ouattara dans le quartier de Yopougon Gesco, où la scène qui illustre l’article de Marianne s’est nouée…

CAPTURE. ARTE.jpg

Bien entendu, tout ce background qui devait pour le moins inciter à la prudence est inconnu du secrétaire de rédaction qui a rédigé la légende catégorique de l’article de l’hebdomadaire français du samedi. Et son interprétation absolument discutable de la photo de l’agence Reuters témoigne des effets de la «clameur publique» et des préjugés ambiants sur un individu moyennement «informé». La légende de Marianne illustre en tout cas de manière assez ironique l’impasse conceptuelle dans laquelle les accusateurs de Gbagbo se trouvent aujourd’hui. Puisque c’est lui le «méchant» désigné par ceux qui structurent le «récit majoritaire», on lui attribue tout et n’importe quoi, sans trop y penser et sans rien vérifier. Et dès lors qu’un discours opposé, tout aussi légitime mais étouffé ou délégitimé, est convoqué à la barre, l’édifice narratif que l’on ne croyait plus nécessaire d’interroger ou de mettre en cause s’en trouve profondément ébranlé.

 

Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 17 juin 2013

ROLAND DUMAS CONFIRME LA PREPARATION DE LA GUERRE DE SYRIE DEPUIS 2010

ROLAND DUMAS.jpg

 
Intervenant dans l’émission « Ça vous regarde » (LCP), l’ancien ministre français des affaires étrangères, Roland Dumas, a indiqué avoir été démarché par les Britanniques en 2010 —c’est-à-dire avant le « printemps arabe »— pour soutenir une guerre contre la Syrie, dans l’intérêt d’Israël.
 
Les révélations de M. Dumas semblent confirmer notre hypothèse que l’attaque de la Syrie était prévue par les clauses secrètes du Traité de Lancaster House du 2 novembre 2010. Ce document, censé organiser la coopération militaire franco-britannique, comportait des clauses secrètes sur l’attaque de la Libye. Or, nous avons toujours souligné que les guerres de Libye et de Syrie avaient été planifiées simultanément.
 

 

MARCHE DES VICTIMES DE LA CRISE POSTELECTORALE IVOIRIENNE: LA HONTE ET LE MENSONGE DU SIECLE

 

MARCHE PRETENDUES VICTIMES DE GBAGBO 6.jpg


Avec un peu d’attention vous pouvez dénombrer ces obligés de Ouattara devant  Soro Alphonse,  mégaphone  en main.


Voilà, ce 17 Juin à Abidjan – Plateau, les personnes que Soro Alphonse a mobilisé avec ses 33 véhicules de ramassage, les T-Shirt pour appâter des désœuvrés et des miettes en guise de  prime. 

Et voici ce que écrit Agence de Presse Africaine (APA NEWS): "PLUSIEURS CENTAINES DE VICTIMEs de la violente crise postélectorale ivoirienne qui a fait de décembre 2010 à avril 2011 plus de 3.000 morts sont descendus lundi dans les rues d’Abidjan pour manifester leur colère suite à la décision de la Cour pénale internationale (CPI) d’ajourner l’audience sur la confirmation des charges contre l’ancien Président, Laurent #Gbagbo pour insuffisance de preuves." [http://bit.ly/19dyO4r]

C'est un mensonge: en outre, sans vergogne, ils se permettent d'utiliser une image d'archive pour illustrer leur article. 

Soro Alphonse même CNNFox News, APA, AFP,… REUTERS ne pourront pas changer la réalité de la situation politique en Côte d’Ivoire.

«Où le mensonge commence et prend corps, où il cesse d'être le consentement à ce qui est, pour devenir le complice de l'erreur, je suis bien incapable de le dire».

Louis Aragon


Source: AFRIK53.COM


MARCHE PRETENDUES VICTIMES DE GBAGBO 8.jpg

 

MARCHE PRETENDUES VICTIMES DE GBAGBO 9.jpg

Encore et toujours la même image du faux, venant du Kenya, pour illustrer l’appel de la honte de Soro Alphonse.

 

MARCHE PRETENDUES VICTIMES DE GBAGBO 7.jpg

On voit bien la touche Kandia Camara. Analphabétisme et mensonge, quand vous nous tenez. Pauvre Côte d’Ivoire!

JOURNEE DE L'INDIGNATION DU LUNDI 17 JUIN, UN VERITABLE FIASCO!

 

MARCHE PRETENDUES VICTIMES DE GBAGBO.jpg


Journée de l'indignation - Soro Alphonse: «Toutes les conditions sécuritaires sont réunies».


Soro Alphonse, député et initiateur de la « journée d’indignation » des victimes de Gbagbo contre la dernière décision de la Cour pénale internationale (Cpi), a confirmé, ce dimanche 16 juin 2013, la tenue de la manifestation prévue ce lundi 17 juin 2013 au Plateau. C’était lors d’une conférence au siège de l’Alliance pour le changement (Apc) à Cocody. Il a en outre, rassuré les Ivoiriens quant à l’aspect sécuritaire autour de cette importante manifestation. «Toutes les conditions sécuritaires sont réunies. Cette manifestation ne ressemblera pas à celle des jeunes Patriotes. Nous avons mené des actions auprès des autorités compétentes pour éviter tout désordre. En plus de cela, nous, victimes, sommes organisées afin de faire barrage aux éventuels infiltrés qui voudraient créer la chienlit. Nous sommes civilisés et tout se passera dans d’excellentes conditions. Les victimes se feront entendre dans le calme », a-t-il dit.


Service communication de l’Apc


Connectionivoirienne.net

MARCHE PRETENDUES VICTIMES DE GBAGBO 2.jpg


«Nous sommes civilisés et tout se passera dans d’excellentes conditions. Les victimes se feront entendre dans le calme», a dit Soro Alphonse. Et pour cause, les manifestants, 38 au total n’ont pas empêché l’après-midi de se dérouler normalement.

J'ai bien compté, à 13 h 30, lundi 17 juin Abidjan-Plateau. Les victimes alléguées de Gbagbo sont au nombre de 38 personnes s dans leurs tricots honteux.

Reparties en 2 groupes:

- 23 sont assis en face de l'ONI-Plateau, sous le soleil, visiblement des yambros abobolais; 

- Et 15 sont regroupés sous le petit arbre au Feu de CCIA. Ça fait honte!

Le guignol Soro Alphonse, rattrapé de Dramane Ouattara, qui ne connait pas la honte devait comprendrequ'on ne paralyse pas Abidjan avec 38 manifestants.

Dites-lui de venir chercher ses 38 Yambros Abobolais qui sont assis au feu de CCIA Abidjan-Plateau. Tous les passants se moquent d'eux.


Alain Doh Bi

MARCHES ET MANISFESTATIONS. COMPARAISON.jpg

 

Selon notre correspondant, un groupuscule de personne s’est retrouvé devant le palais de justice à Abidjan. Suite à l’appel lancé par Alphonse Soro, ces personnes se réclamant être des victimes du président Laurent GBAGBO, était environ une cinquantaine.

Il faut rappeler que le président Laurent GBAGBO, a été déporté a la Haye suite au coup d état perpétré par Alassane Dramane Ouatarra, avec l’aide de la France de Nicolas Sarkozy.
Alphonse Soro avait lancé un appel à mobilisation suite à la déclaration de la chambre préliminaire 1 de la CPI, qui demandait au procureur Bensouda Fatou de fournir encore plus de preuves.

Apres, le fiasco de la mobilisation du jour, nous comprenons aisément que le président Laurent GBAGBO est victime de conspiration, d’affabulation et est une monnaie d’échange face aux intérêts du moment, car son dossier est vide.

Mais si cette non-manifestation due à la très très faible mobilisation traduisait simplement que le bon coupable des crimes post électoraux court toujours et n’a pas encore été arrêté par la justice.


Ainsi donc si ce n’est pas Gbagbo le véritable coupable, qui est-ce?


J’espère que Fatou Bensouda me répondra...


Damana Adia Pickass

Le camouflet: Mobilisation des victimes du "génocidaire" Gbagbo!


MARCHE PRETENDUES VICTIMES DE GBAGBO 3.jpg

Si tu ne connais pas la honte, regarde le RDR-Rébellion agir!!!

Annoncée à coups de renforts médiatiques, la grande marche des soi-disant victimes de Gbagbo lancée par Soro Alphonse et ses suiveurs a accouché d'une souris.

MARCHE PRETENDUES VICTIMES DE GBAGBO 4.jpg

Voici les victimes de Gbagbo! Il n'y a pas de quoi conduire quelqu'un à la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Bientôt, la marche des victimes de Dramane Ouattara.

Le monde entier verra où se trouve le camp des victimes de la crise.

Honte au RDR!!!


Joël Curtis

côte d'ivoire,journée de l'indignation lundi 17 juin,soro alphonse,«toutes les conditions sécuritaires sont réunies»,le camouflet: mobilisation des victimes du génocidaire gbagbo!

Retranchez les vendeuses, les passants, les coxers et les Yambros convoyés d'Abobo (J'ai filmé les gbakas déversés les yamboros abobolais http://youtu.be/-V1KLBhHNdA). Dites-moi combien de victimes il y avait à cette honteuse manifestation des victimes alléguées de Gbagbo.

Mais, dès demain la presse pro Ouattara va nous parler des milliers de manifestants. J'ai bien compté à 13H30mn. Il n'avait que 38 malheureux manifestants attendant de rentrer honteusement à chez eux.

Soro Alphonse, le rattrapé ethnique de Ouattara avait prévu une paralysie d'Abidjan, ce 17 juin 2013. Voici la preuve que le régime Ouattara repose sur un groupuscule d'excités criminels de guerre que la France et l'ONU maintiennent au pouvoir dans le sang et la répression en Côte d'Ivoire.

 

Deboutciv

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL