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mardi, 11 juin 2013

APPEL A TOUS LES DEMOCRATES CONTRE LA REPRESSION DU REGIME DE OUATTARA

ALASSANE OUATTARA. UNESCO.jpg


COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS - COMMUNIQUE

Appel à tous les démocrates

Manifestons massivement notre soutien au peuple ivoirien victime de la répression du régime de Ouattara


Cette semaine, en Côte d'Ivoire, une nouvelle arrestation de responsable politique a frappé. Cette fois-ci c'est la jeunesse militante qui est criminalisée.

M. Koua Justin, Secrétaire National par intérim de la JFPI (Jeunesse du Front Populaire Ivoirien), a été arrêté le vendredi 7 juin 2013, en début de soirée. Il se trouvait en réunion au siège provisoire du FPI dont nous rappellerons au passage que les locaux furent pillés et brûlés en août 2012 par les milices ouattaristes.

Selon plusieurs sources, des FRCI («l’armée» créée par Alassane Ouattara) ont envahi les lieux en brandissant des armes, et l’ont emmené de force sans mandat d'arrêt ni motif officiel. Peu de temps auparavant, Koua Justin avait révélé sur Facebook et lors d’une conférence de presse, la traque dont il était victime de la part de l’appareil militaire et policier du régime.

Selon les dernières informations, il se trouverait actuellement aux mains de la DST ivoirienne, enfermé dans un conteneur exposé à la chaleur et à la déshydratation.

A la détention politique, s’ajoute donc une grave mise en danger de son intégrité physique.

Connaissant les méthodes de torture utilisées de manière généralisée par le régime de Ouattara, nous avons toutes les raisons d'être inquiets pour sa vie.


Cet événement intervient :


- Après que la CPI se soit  déclarée dans l’incapacité de confirmer les charges présentées par le Procureur à l’encontre du Président Laurent Gbagbo; ce cinglant désaveu pour le pouvoir d'Abidjan semble accentuer une répression ininterrompue depuis plus de deux ans.

- Au moment où la JFPI, avec Koua Justin, prépare une grande campagne de mobilisation, à travers des tournées "éveil des consciences" dans tout le pays, et où un meeting était prévu dans les jours à venir.

Par ailleurs, Charles Blé Goudé, ex-Ministre de la Jeunesse, détenu lui aussi, a entamé depuis huit jours une grève de la faim pour dénoncer ses conditions inhumaines de détention.

Depuis le 15 mai, une trentaine de personnes proches de l'opposition ou supposées l'être ont été incarcérées à la MACA.

On estime actuellement le nombre des prisonniers politiques à plus de 700 sur le sol ivoirien.

 

CELA NE PEUT PLUS DURER !


Le gouvernement français (pour mémoire le Président François Hollande s'est vu remettre à l'UNESCO le prix Houphouët-Boigny pour la paix) doit sur le champ:


- CONDAMNER publiquement le régime de Ouattara et son mode de gouvernance par la terreur.

- EXIGER LA LIBERATION immédiate de tous les prisonniers politiques, en vertu du caractère universel de l’application des droits de l’homme et des Conventions de Genève.

- OBTENIR PAR LA VOIE DIPLOMATIQUE la libération et le rapatriement sanitaire du franco-ivoirien Michel Gbagbo, détenu depuis le 11 Avril 2011 pour délit de patronyme.


Nous appelons tous les démocrates à intervenir auprès du gouvernement pour qu'il agisse au plus vite et à alerter massivement les organisations des droits de l'homme en leur transmettant le présent communiqué.


COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

(contact: prisonnierspolitiques.rci@gmail.com)


 LE DIMANCHE 9 JUIN 2013


Pour écrire au Président de la république:

http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

Pour écrire à Amnesty International France:

http://www.amnesty.fr/Contact/AI-France

ARRESTATION DE KOUA JUSTIN: LE VUVUZELA DES GENOCIDAIRES FACE AU DESARROI!

 

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«Oh rage! Oh désespoir!», disait DON RODRIGUE in le «Cid».


De même que le Cid a pu arrêter l’envahissement de l’Europe par les tout puissants almoravides en 1092, les combattants africains pour la souveraineté ne seront pas vaincus par le désespoir, mais vaincrons par les armes de la vérité sur le mensonge.

De même que la CPI a été instrumentalisée par les plus grands pourvoyeurs de crimes au monde pour devenir la Cour de Punition des Innocents, la lutte contre l’impunité en Côte d’Ivoire a tourné à la lutte contre les innocents avec le fallacieux nouveau prétexte que l’État n’est pas encore reconstitué pour faire face à ses engagements contre l’impunité des vrais criminels.

Paradoxalement, ce même État trouve de la force et des moyens contre les innocents.

La gifle reçue par la Françafrique par les juges de la CPI dernièrement, lancera le rouleau compresseur avec de nouvelles victimes, comme l'arrestation de la voix des sans voix : KOUA Justin !

En effet, le régime OUATTARA, qui a été jugé incompétent par ses parrains face au dossier GBAGBO, malgré la dictée préparée et servie par la résolution de l’ONU présentée par la France qui affirmait avoir vu GBAGBO tirer sur son peuple, est aux abois.

En constituant le maximum de prisonniers, ce régime pense pouvoir arracher sous la torture des témoignages et des aveux contre GBAGBO venant de son propre camp. Cela reste leur unique porte de sortie après l’appui raté de Mamadou Koulibaly qui n'a pas pu donner son propre avis sur les élections présidentielles de 2010 et s'est aligné sur un avis imaginaire du "PANEL" des chefs d'Etat de l’UA, sachant, avec la lucidité qu’on lui connait, que c’est le vaincu des élections qui est le responsable des crimes. C’est le lieu de rappeler que l’UA avait simplement décidé de trouver une solution négociée à la crise face au dilemme que constituait la certification de l’ONU et la décision du Conseil Constitutionnel. Certification qui constitue le premier gros mensonge de l’ONU avant celui sur GBAGBO tirant sur son peuple démenti par sa propre justice. C’est en attendant le représentant de l’UA que, par mépris pour cette institution, la France a attaqué la Côte d’Ivoire en exterminant tous les jeunes mobilisés à la Résidence du Chef de l’Etat.

C’est là où les Ivoiriens attendent BENSOUDA pour ses enquêtes complémentaires ! Chaque famille ayant perdu de vue un fils pendant le massacre de la résidence pense que ce dernier  est en exil. C’est d’ailleurs dans la perspective de ce massacre qu’un appel d’offre avait été lancé par l’ONUCI pour recruter des sociétés de pompes funèbres en prélude au plan de massacre de la résistance patriotique qui a mis en déroute l’armée française en 2004.

Où sont tous ces jeunes ?

On n’espère que BENSOUDA nous donnera la réponse après son enquête !

Chers Africains dignes, aucune preuve criminelle ne justifie la détention de KOUA Justin et des 700 prisonniers sans jugement en Côte d’Ivoire ; comme, il n’en existe point contre Laurent GBAGBO !  Le silence de la fameuse communauté internationale pour la démocratie planétaire contre ces violations graves des droits de l’Homme, est la preuve des motifs inavoués de ce honteux scandale. L’impérialisme français qui combat en Syrie aujourd’hui avec les mêmes  prétextes utilisés pour la version françafricaine de ses guerres, continue sa route pavée de crimes impunis en attendant le «Cid».

Les Ivoiriens ont choisi comme « Cid », l’arme de la vérité face au « VUVUZELA » des agents de l’impérialisme comme BENSOUDA et son clone ivoirien pour la promotion de la lutte contre l’impunité qui s’est muée en lutte pour la punition des innocents.

Cette situation ouvre une page blanche sur l’avenir de l’Afrique et un nouvel ordre mondial qui consacrera la souveraineté du continent.

A l’image des peuples d’Amérique du Sud, si nous, nos chefs d’État dignes et tous les combattants d’un nouvel ordre mondial n’écrivons rien sur cette page par des paroles et des actes pour faire éclater la vérité aux yeux du monde entier, elle sera remplie par des évènements comme la détention sans motif du Président GBAGBO, de 700 pro-GBAGBO et  celle de KOUA Justin !

De même que l’esclavage a commencé en un point du continent et progressivement s’est généralisé, la colonisation a démarré en un point et s’est généralisée.

La recolonisation a commencé en Côte d’Ivoire, puis en Libye et a atterri au Mali. Le combat contre les terroristes qu’ils  forment et surarment pour qu’ils soient les seuls à les freiner, constitue le prétexte idéal de la grande marche vers la recolonisation comme solution de sortie de crise de l’impérialisme. Chaque impérialiste, avec une parfaite solidarité face aux crimes engendrés,  joue son rôle dans son pré-carré avec ses propres terroristes qu’il transporte d’un pays à coloniser vers de nouveaux pays.

Par le passé, les crises de l’impérialisme se résolvaient à visage découvert par des conquêtes  de nouveaux continents. N’ayant plus de continent à coloniser pour sortir de cette crise, il lui reste une seule solution : la recolonisation de l’Afrique, le seul continent sans parole et droit de veto à l’ONU. Pour éviter  de présenter le visage hideux du colonialisme pouvant réveiller les souvenirs affreux, cette recolonisation se réalise sous le masque de l'ONU comme visage politique, le FMI et la Banque Mondiale, les bras financier et économique, la CPI et les soldats de l’ONU, les geôliers pour mater les récalcitrants qui ne veulent pas céder au diktat de l'impérialisme avec la complicité des divers prédateurs dont le réseau françafricain pour le pillage économique et financier  vers les métropoles et les paradis fiscaux.

«Tant que les lions n’auront pas leurs historiens, l’histoire de la chasse sera toujours à la gloire du chasseur» Chinua Achebe, in «Le monde s’effondre». Suivez mon regard sur les récentes glorifications du Chef suprême des armées Françafricaines au nom d’Houphouët-Boigny par les africains !

GBAGBO est vraiment en otage !


DON MELLO Ahoua

Docteur Ingenieur des ponts et chaussées.

AFFAIRE GBAGBO - KOFI YAMGNANE DEMANDE AUX AFRICAINS DE SE REVOLTER CONTRE LA CPI

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Affaire Gbagbo-Cpi: Kofi Yamgnane, ancien ministre de Mitterrand demande aux Africains de se révolter contre la CPI.

 

Tout le monde le voyait déjà. L’injustice faite au président Gbagbo qui croupit à La Haye pendant que les vrais tueurs se la coulent douce en Côte d’Ivoire a fortement mobilisé les Africains et au-delà les démocrates du monde. Mais la volonté de le maintenir en prison en demandant au procureur d’aller chercher d’autres preuves là où il n’a rien trouvé pendant deux ans a davantage révolté les intellectuels africains. Au nombre de ceux-là, Kofi Yamgnane, ancien ministre de Mitterrand et très proche de François Hollande.

«Mon cher Bernard, je te remercie pour ta prise de position qui me paraît être la seule bonne réponse: Trop, c’est trop ! Maintenant, la balle est dans notre camp, en quelque sorte pour la libération immédiate du président Gbagbo, suivie d’une grande riposte menée par les Etats africains («la révolution des gueux»), à condition qu’on soit sûr de la réussite ; ou bien on se contente de juste protester contre l’injustice, le deux poids deux mesures. J’appelle plus tard pour la suite à donner en fraternité».

Ainsi est libellée d’une correspondance que le ministre Kofi Yamgnane a adressée à Bernard Houdin, conseiller spécial du président Gbagbo, sur son compte Facebook. Dans une prise de position vigoureuse, Houdin s’est élevé contre le refus de libérer le président Gbagbo alors même que les juges ont clairement indiqué que les preuves du procureur n’étaient pas suffisantes. C’est cette prise de position courageuse du conseiller spécial du président Gbagbo que le ministre Yamgnane, proche collaborateur du président Hollande, salue.

Kofi Yamgnane prend position

En réalité, le ministre Kofi Yamgnane, Français d’origine togolaise, profite de la réaction de Bernard Houdin pour prendre clairement position en faveur du président Gbagbo. Pour lui, le refus de rendre au président sa liberté confisquée depuis plus de deux ans, alors même que l’accusation n’a pas été capable de produire des preuves sérieuses contre lui, est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. C’est cela qu’il veut traduire en indiquant que «la seule bonne réponse» à la Cpi, c’est de dire : «Trop, c’est trop !». Ce qui traduit le ras-le bol des Africains. Il a même baptisé ce ras-le-bol la «révolution des gueux».

Selon le dictionnaire universel, un gueux, c’est un pauvre, un mendiant qui tend toujours la main. C’est cette idée dévalorisante que les Occidentaux se font des Africains. C’est pourquoi ils n’ont aucune considération pour eux. Et la Cpi a été justement mise en place pour humilier les chefs d’Etat africains qui refusent de servir leur cause : celle du néocolonialisme.

A l’instar de Karl Max qui appelait les «prolétaires» du monde à s’unir contre les «bourgeois» qui les exploitaient, Kofi Yamgnane appelle les Africains que les Occidentaux traitent de «gueux» à se révolter contre la Cpi. En ce qu’elle est l’instrument qui sert la cause du néocolonialisme. Mais Kofi Yamgnane estime que les Africains doivent mettre cette révolution en route en étant «sûrs de la réussite» de leur initiative.

Faute de quoi «on se contente juste de protester contre l’injustice, le deux poids deux mesures».

La clef de cette réussite se trouve dans la solidarité des chefs d’Etat et des intellectuels africains. En somme de tous les fils du continent face à l’humiliation que leur font subir ceux qui se considèrent comme les maîtres du monde à travers la Cpi.

Le cas Gbagbo rassemble les Africains

Ce message du ministre Yamgnane sonne fort heureusement comme quelque chose qui enfonce une porte déjà ouverte. En ce sens que des voix de chefs d’Etat et des intellectuels africains se lèvent de plus en plus pour dire non à la justice raciale que pratique la Cpi, pour reprendre les termes du Premier ministre éthiopien, nouvellement élu président de l’Union africaine, Haïlemariam Desalaign. Et ce, depuis l’incarcération du président Gbagbo à La Haye. Cette prise de conscience des Africains s’est davantage accentuée avec le refus de remettre le président Gbagbo en liberté alors que les juges ont estimé qu’il n’y a pas suffisamment de preuves contre lui.

Gbagbo pourra dormir tranquille si…

Ainsi donc la solidarité africaine est en train de se mettre en branle autour du cas Gbagbo au nom de la dignité du peuple africain. Si cette action se solde par une réussite, celui qu’on appelle affectueusement l’enfant du peuple en Côte d’Ivoire pourra dormir tranquille. Car la trame de son combat de toujours, c’est la dignité du peuple africain. C’est le début de la naissance d’un nouvel ordre mondial dans lequel l’Afrique ne sera plus à la traîne, mais sera l’égale des autres continents.


Boga Sivori

bogasivo@yahoo.fr


Source: IVOIRENEWS INFO.NET

ALASSANE OUATTARA OU LE NAUFRAGE DE LA DEMOCRATIE

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La Côte d’Ivoire connait-elle des avancées démocratiques depuis l’installation de M. Alassane Dramane Ouattara au sommet de l’Etat? La question pourrait être embarrassante pour certains soutiens de Ouattara qui affirment, mordicus, que le régime d’Abidjan est le reflet des démocraties occidentales. Le pouvoir lui-même est dans une logique d’entretien de l’image que nous servent ses soutiens. Il s’adonne ainsi à des séances de nettoyage de son image. L’objectif d’un tel travail herculéen est de donner une réalité matérielle au statut de démocrate dont il se prévaut. Cependant, la mayonnaise tarde à prendre d’autant que l’occupant du palais du plateau est saisi de façon atavique par son passage au sein de l’ex-parti unique et sa répression quasi démentielle de la démocratie, le 18 Février 1992. Cela se ressent deux ans après sa prise catastrophique et antidémocratique du pouvoir. En effet, les actes qu’il pose sont en parfait décalage avec les discours tenus aussi bien par ses soutiens que par lui-même. On note tout simplement qu’il a gagné le pari de plonger la démocratie dans les profondeurs abyssales de la lagune ébrié.

Quand Alassane Ouattara était le démocrate raffiné

Le mérite qu’a eu M. Alassane Dramane Ouattara est d’avoir frauduleusement bénéficié du statut de démocrate durant ses années d’opposant. Les grandes capitales occidentales acquises à sa cause, n’ont ménagé aucun effort à lui confectionner un manteau visiblement trop grand pour lui. Le reproche fait aux gouvernants successifs (de Konan Bédié à Laurent Gbagbo) était de vouloir, par des artifices juridiques, empêcher Ouattara le démocrate de gouverner la Côte d’Ivoire. Son passage dans les grandes institutions financières internationales était suffisant pour faire de lui un démocrate. Le titre de démocrate venait ainsi se greffer à ses compétences jamais égalées d’économiste hors pair. La presse occidentale, principalement la presse française, amplifia la fausse image de démocrate. Dès lors, Ouattara était en droit de se considérer comme l’homme modèle qu’il faut à la Côte d’Ivoire, celui qui pouvait par un coup de baguette magique, transformer la Côte d’Ivoire en un pays démocratique. Après s’être considéré comme un martyre, une rébellion armée fut montée par ses hommes et présentée par le chef rebelle Koné Zakaria comme une œuvre faite pour lui. Elle défigura la Côte d’Ivoire avec l’évidente complicité du parti dont Ouattara est le Président : le RDR. Pendant tout le temps qu’a duré la rébellion armée, Ouattara continuait à se faire enrober du titre de démocrate en dépit de son accointance avec les rebelles. Le pouvoir politique français, maître d’œuvre de cette imposture présentait le pouvoir légal attaqué, comme une dictature donnant ainsi aux rebelles pro-Ouattara une certaine légitimité. La crise post-électorale a de plus donné l’occasion de voir le démocrate raffiné montrer son sens élevé pour le respect des règles. Il l’a montré par des pratiques insurrectionnelles jamais expérimentées en Côte d’Ivoire. Il est en définitive parvenu au pouvoir en marchant dans le sang chaud d’innocents ivoiriens et dans les gravats encore fumants des institutions bombardées par ses copains défenseurs de la démocratie. Après donc un matraquage psychologique subi par les ivoiriens, après une traque menée contre le pouvoir de Laurent Gbagbo pour installer Ouattara le démocrate, on était en droit de croire que le pays irait mieux. Mais que constatons-nous aujourd’hui ?

Alassane Ouattara le bourreau de la démocratie

Détachons nos regards du rapport scandaleux que Ouattara a avec les institutions, qui, depuis 2 ans, sont devenues des éléments de son patrimoine. Il dispose de celles-ci comme il veut allant jusqu’à s’arroger le droit de dissoudre le gouvernement pour des questions parlementaires mineures. En marge de la confusion des pouvoirs instaurée en Côte d’Ivoire, Ouattara est passé maître dans l’art d’assassiner les libertés les plus élémentaires reconnues aux citoyens. Parmi celles-ci se trouvent la liberté de pensée et d’expression, les libertés de réunion et de manifestation, l’interdiction des détentions arbitraires etc. Ces droits constitutionnels s’imposent à Ouattara d’autant qu’il est le garant de la Constitution ce qui l’invite à la respecter et la faire respecter. Mais sa volonté de faire main basse sur l’espace politique est telle qu’il n’éprouve aucune gêne à marcher sur la constitution. Pour être le seul propriétaire de l’espace politique, il lui faut museler toutes les organisations capables de braver sa dictature. Et en l’espèce, le Front Populaire Ivoirien (FPI) est le parti politique de l’opposition que Ouattara juge utile d’éteindre. Contre le FPI, il a en effet instauré un système répressif qui ne donne aucune occasion à ce parti de mener en toute tranquillité ses activités. Par exemple, les grandes manifestations publiques du FPI sont systématiquement interdites ou si elles sont « autorisées », les nervis du pouvoir reçoivent mandat d’attaquer à l’arme les militants rassemblés. En procédant ainsi, Ouattara empêche, par la violence, l’expression d’une grande partie de la population ivoirienne. La désolation est encore plus grande quant on s’imagine qu’il a fait arrêter les dirigeants principaux du FPI. En plus de ceux qui croupissent dans les cachots du régime (Affi N’Guessan, Aboudramane Sangaré, Simone Gbagbo, Alphonse Douaty, Akoun Laurent –interdit d’activité politiques-), Koua Justin, Secrétaire national par intérim de la jeunesse du parti de Laurent Gbagbo a été récemment enlevé par les hommes du régime. Torturé, enfermé dans un conteneur à la DST, ce jeune leader a eu le malheur de vouloir éveiller les consciences ivoiriennes sur la dictature de Ouattara. Cette nouvelle victime vient ainsi gonfler le nombre de prisonniers politiques ivoiriens estimés à 671 personnes. Au fur et à mesure qu’il consolide son pouvoir, il fortifie également ses pratiques antidémocratiques. La répression barbare, la persécution des pro-Gbagbo, le refus de discussions franches avec le FPI laissent penser que Ouattara n’a que la violence comme arme de persuasion. On comprend dès lors, pourquoi la Côte d’Ivoire compte, à elle seule, près de 85 000 réfugiés. Ces personnes ont tout simplement fui la violence d’un régime totalement désincarné.

Le naufrage de la démocratie se réalise avec la complicité de Paris, de Washington et des cartels médiatiques mobilisés pour protéger un régime inhumain et détestable. François Hollande qui avait affirmé, la main sur le cœur, que le 06 Mai serait « une terrible nouvelle pour les dictateurs » ne ressent aucun désir de dire à Ouattara qu’il est « infréquentable ». Bien au contraire, Ouattara est devenu un habitué des salons de l’Elysée pendant qu’en Côte d’Ivoire des centaines de citoyens sont arbitrairement détenus ou sommairement abattus. Quant à Barack Obama qui notait que « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes », il semble avoir tourné le dos à sa profession de foi. Lentement, Ouattara devient l’homme fort de la Côte d’Ivoire, seul propriétaire des vies et des pensées. Il manie dangereusement la violence qui, on le sait, est une voie sans issue.

L’on note en définitive que le démocrate raffiné descendu du FMI est devenu celui qui a fait couler la démocratie. On pourrait croire que le pouvoir l’a corrompu, mais à la vérité, il n’a jamais été un démocrate. L’image lui a été façonnée par les occidentaux qui voyaient la Côte d’Ivoire comme un butin à prendre. Alassane Ouattara était donc la personne capable de leur offrir ce butin. Aujourd’hui, la dictature est bien installée en Côte d’Ivoire. La répression des voix dissonantes a atteint un seuil intolérable. La Côte d’Ivoire va-t-elle assister indéfiniment à ce naufrage orchestré par Ouattara ? Le temps nous situera.

 

Alain Bouikalo

bouikhalaud10@gmail.com

lundi, 10 juin 2013

CPI - FATOU BENSOUDA RETICENTE A APPORTER DE NOUVELLES PREUVES CONTRE GBAGBO

FATOU BENSOUDA.jpg


CPI - Rebondissement: Fatou Bensouda refuserait d’apporter de nouvelles preuves contre Gbagbo. Elle préfère juste faire appel.


Fatou Bensouda refuse d’enqueter et d’apporter de nouvelles preuves.

 

Selon les informations en notre possession, la procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, pourrait abandonner la piste des enquêtes afin d’apporter de nouvelles preuves à charge contre le Président Laurent Gbagbo. Information confirmée par notre confrère « Le Nouveau Courrier » dans son édition d’aujourd’hui.

Echaudée par le scandale de fausses preuves du Kenya contre Gbagbo, lequel a considérablement nui à sa crédibilité, la procureure de la CPI semble ne plus vouloir prendre de risques. Elle sait pertinemment qu’en l’état des choses, il lui est quasiment impossible d’apporter de nouvelles preuves sans prendre le risque d’être induite en erreur par le régime Ouattara.

Par ailleurs, madame Bensouda sait plus que quinconque que toutes les nouvelles preuves qu’elle apportera contre Gbagbo seront scrutées au peine fin par Me Altit et son équipe. Et en cas de découverte de nouvelles fausses preuves, ce sera pour elle l’humiliation suprême et la fin de sa carrière.

Comme on le voit, en l’absence de preuves, Fatou Bensouda joue la carte de la sagesse et de l’humilité, car le dossier Gbagbo est devenu planetaire et très explosif. Chose qu’elle avait semblé sousestimer. Elle préfère maintenant la prudence en faisant juste Appel de la décision des juges.

Aura-t-elle gain de cause ? Rien n’est moins sûr. Selon plusieurs analystes, en empruntant cette voie, la procureure sait pertinemment qu’elle risque de ne pas être suivie par la Cour qui en a assez du dilatoire et des accusations farfelues, et qui préfère désormais qu’on lui apporte les preuves des accusartions portées contre Laurent Gbagbo.

Va-t-on alors vers une liberation du Président Gbagbo pour absence de preuves et vacuité du dossier? Selon plusieurs analystes, cela paraît logique.

Ce qui l’est moins, c’est quand est ce que Laurent Gbagbo récouvrera réellement la liberté.


Michèle Laffont,

Correspondante permanente aux Pays Bas


Source: IVOIREBUSINESS.COM

LE PATRIOTE: «LIBERER GBAGBO, C'EST BRULER LA COTE D'IVOIRE» - LE MINISTRE ERIC KAHE S'INDIGNE


UNE LE PATRIOTE DU 6 JUIN 2013.jpg


Dans un titre chaotique servi par un quotidien ivoirien qui a rapporté des propos de représentants de victimes sélectives et qui rappelle malheureusement une certaine carte de la Côte d'Ivoire qui a préfiguré la partition de l’après-septembre 2002, nous lisons que «Libérer Gbagbo, c’est brûler la Côte d'Ivoire».

En raison du caractère hautement dangereux d’un tel titre, il nous pose problème. Il pose aussi la question de savoir pourquoi une telle haine envers un homme avec lequel on avait naguère bâti le Front Républicain, ancêtre du combat pour la non exclusion? Peut-on être du côté du pouvoir et distiller tant de haine? Laurent Gbagbo fait-il donc si peur? L’auteur d’une telle politique ne dessert-elle pas l’image extérieure de son propre mentor et celle du régime que l’on tente parallèlement de construire à coup de milliards? Pour tout occidental, ce titre est haineux car la libération de Gbagbo ne devrait reposer que sur l’exactitude des faits à lui reprochés.

Natif d’une région où, en une seule nuit, j’ai perdu des milliers de compatriotes, je ne peux continuer de me taire face à ceux qui promettent encore de brûler les cendres qui nous restent! Je ne serais pas surpris du mépris de ceux qui ne regardent qu’au contenu de leur assiette plutôt qu’à l’avenir de la nation. Ceux-là me répondront que je suis laid, chef d’un "parti politique dont les militants ne peuvent remplir une boîte d’allumettes", indigent car n’ayant profité d’aucun casse de la Bceao, ni rien détourné pendant mon passage au gouvernement! Mais est-ce là le vrai débat? Mon indigence n’intéresse pas les Ivoiriens! Seul compte le débat des idées. À tous ceux qui seraient tentés de répondre au messager, de grâce, répondez au message car il y a mieux que la haine: la nation.

côte d'ivoire,le patriote «libérer gbagbo,c'est brûler la côte d'ivoire»,le ministre éric kahé s'indigne,kahé éric

«Libérer Gbagbo, c’est brûler la Côte d'Ivoire»! Et pourtant depuis deux ans que Laurent Gbagbo est privé de liberté, la Côte d'Ivoire ne cesse de brûler du feu de l’injustice, servi par une justice des vainqueurs! Je m’incline chaque jour devant la cause des victimes parce que porteur des mêmes douleurs, mais doit-on encore accepter d’instrumentaliser nos terribles souffrances à des fins de haine? Brandir le feu n’est-il pas un moyen d’avouer une incapacité à faire justice aux victimes?

«Libérer Gbagbo, c’est brûler la Côte d'Ivoire»! Et pourtant depuis deux ans que Laurent Gbagbo est privé de liberté, la Côte d'Ivoire ne cesse de brûler. Laurent Gbagbo n’était-il pas à la CPI quand, parlant de la région de l’Ouest, Amnesty International a écrit: «Cette région, la plus meurtrie par la décennie d’instabilité qu’a connue le pays, a une nouvelle fois été le théâtre de violences lors de l’attaque, en juillet 2012, du dernier camp de personnes déplacées situé à Nahibly, à proximité de la ville de Duékoué (à 450 km d’Abidjan). Cette attaque a été perpétrée par des populations locales soutenues par des Dozos, une milice de chasseurs traditionnels soutenue par l’État et par l’armée. De nombreux témoignages recueillis par Amnesty International font état d’arrestations, de disparitions forcées, d’exécutions extrajudiciaires et d’une volonté des assaillants de raser ce camp de personnes déplacées». Le rapport poursuit d’ailleurs par cet autre constat: «Aucun des auteurs des violations et atteintes très graves aux droits humains décrites dans le présent rapport n’a été traduit en justice ni même relevé de ses fonctions. Cela illustre l’échec des autorités ivoiriennes à instaurer un état de droit près de deux ans après l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités. Loin de répondre aux espoirs d’une justice impartiale, les autorités ont exclusivement ciblé les partisans avérés ou présumés de l’ancien président Laurent Gbagbo et ont amorcé à leur encontre des procédures judiciaires dilatoires qui ne respectent pas les normes internationales d’équité. (…) l’instruction est faite uniquement à charge sans qu’il y ait eu, à ce jour (février 2013), ni confrontation avec des victimes ni aucun élément de preuve matériel communiqué à la défense».

«Libérer Gbagbo, c’est brûler la Côte d'Ivoire»! Et pourtant depuis deux ans que Laurent Gbagbo est privé de liberté, la Côte d'Ivoire ne cesse de brûler, même quand des alliés organisent une élection à laquelle ne participe pas l’opposition et qui, mettant en compétition biaisée les alliés du régime, dégénère en violences malgré un "désert électoral".

«Libérer Gbagbo, c’est brûler la Côte d'Ivoire»! Et pourtant depuis deux ans que Laurent Gbagbo est privé de liberté, la Côte d'Ivoire ne cesse de brûler avec une corruption galopante reconnue par le pouvoir comme difficile à combattre et une gouvernance de communication qui ne laissent aux populations que le choix de la misère!

côte d'ivoire,le patriote «libérer gbagbo,c'est brûler la côte d'ivoire»,le ministre éric kahé s'indigne,kahé éric

«Libérer Gbagbo, c’est brûler la Côte d'Ivoire»! Et pourtant depuis deux ans que Laurent Gbagbo est privé de liberté, la Côte d'Ivoire ne cesse de brûler, avec des personnalités de haut niveau qui promettent le cimetière à leurs adversaires politiques au point de se faire surnommer "Cimetière"!

La justice que l’on réclame, à juste titre, pour les victimes ne peut leur être profitable que dans un climat de paix et de cohésion sociale. Nous avons le choix entre plusieurs solutions dont celle à la sud-africaine, celle à la Nuremberg, etc. Notons toutefois qu’à Nuremberg ce ne sont pas les Allemands qui ont jugé les Allemands. Nous sommes tous les enfants d’un même pays.

Avec une Côte d'Ivoire humiliée sur la scène internationale et défigurée, apprenons à faire profil bas et surtout à envisager un avenir à notre pays au travers d’un pacte républicain qui n’effacerait pas les rapports de force! La Côte d'Ivoire brûle déjà. Et c’est sans doute en faisant justice à Laurent Gbagbo, un compatriote à nous tous, que nous libérerons notre pays et que nous ferons tomber une pluie sur toutes ces braises ardentes ! Que nous éteindrons ce volcan qui couve!

La paix, ce ne sont pas seulement des déclarations d’intention ou des mots mais aussi des non-mots! Surtout des actes d’amour!

Nous sommes allés trop loin dans la haine pour aller plus loin. Ici, doit s’achever la course! BORIBANA[1]!


Le ministre Eric KAHE

Président en exil de l’AIRD



[1] Expression Malinké signifiant « la course se termine ici »

MALI: LE TON MONTE CONTRE FRANÇOIS HOLLANDE

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Accueillis en libérateurs, les Français pourraient bientôt être perçus en colonisateurs.

 

La position conciliante de la France vis-à-vis des rebelles touaregs qui refusent l’autorité de l’État à Kidal est de plus en plus mal perçue par la population malienne. Comme par les partis politiques.

Les messages colportés par la foule, jeudi 30 mai, à Gao, sont à l’image du ressentiment d’une grande part de la population malienne envers les groupes armés touaregs qui se sont retirés à Kidal. « Nos pensées aux victimes et non aux bourreaux », « Pas d’élections sans confiance », « Président François Hollande, merci pour la liberté, maintenant la justice »…

Le président français, taxé de complaisance envers le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), groupe touarègue soupçonné de nombreuses exactions – notamment l’exécution d’une quarantaine de soldats à Aguelhok en janvier 2012 et plusieurs cas de viols à Gao entre mars et juin suivant.

« Les banderoles qui s’adressaient à François Hollande, c’était pour lui dire : tu as libéré le Mali des terroristes, maintenant libère Kidal, sinon avec toi, le Mali va divorcer brutalement », a commenté Ousmane Maïga, l’un des membres de la coordination de la jeunesse de Gao.

Négociations

Le premier tour de la présidentielle, prévu le 28 juillet, doit se tenir sur toute l’étendue du territoire malien, y compris Kidal, mais les groupes touaregs refusent de laisser l’administration et l’armée maliennes reprendre le contrôle de la ville. Des négociations sont actuellement en cours à Ouagadougou pour tenter de parvenir à un accord sur le vote à Kidal le 28 juillet.

>> Lire aussi : le dérapage de François Hollande

L’attitude de la France, soupçonnée de collusion avec le MNLA, est de plus en plus ouvertement critiquée dans la presse malienne et par certains hommes politiques. Le dernier en date est le candidat à la présidentielle Soumana Sacko, ancien Premier ministre de 1991 à 1992 et personnalité très respectée dans son pays.

Le 28 mai, un communiqué de son parti, la Convention nationale pour une Afrique solidaire (CNAS), a dénoncé « avec la dernière vigueur les récents propos mal inspirés du président François Hollande relatifs au sort de Kidal ».

"Paternalisme"

« Ni l’opération Serval, dont nous saluons l’efficacité, ni le mirage de milliards d’euros vaguement annoncés à Bruxelles (lors d’une conférence des donateurs le 15 mai) ne donnent au président François Hollande le droit de se substituer aux autorités maliennes et de déterminer en leur lieu et place la séquence temporelle du retour de l’administration civile et des forces armées et de sécurité du Mali à Kidal », affirmait le texte.

« À contre courant de l’Histoire, les propos anachroniques du président Hollande dénotent un certain paternalisme, voire une certaine velléité de transformation de Kidal, partie intégrante du Mali, en un protectorat français », avait conclu la CNAS.


(Avec AFP)


Source: JEUNE AFRIQUE

00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Mali, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, mali, le ton monte contre françois hollande, dioncouda traoré, françois hollande | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 09 juin 2013

CPI - LA FABRICATION DES PREUVES CONTRE GBAGBO A COMMENCE

 

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Pour sauver le soldat "Bensouda-Ouattara", la fabrication des preuves contre Gbagbo a commencé.


La décision des juges de la Chambre préliminaire I de la CPI du lundi 3 juin 2013, de renvoyer la procureure à sa copie – illisible – a plus que sonné le régime Ouattara, qui tente le tout pour le tout pour sauver la face. Les officines sont à pied d’oeuvre pour la fabrication de «preuves supplémentaires » qui selon le régime devraient «couler définitivement » Gbagbo.

C’est la peur-panique dans le camp Ouattara. C’est peu de le dire. Ses partisans s’attendaient à tout sauf à un tel scénario dans lequel, les preuves minutieusement emmagasinées par le régime pour le Bureau du procureur, se sont avérées insuffisantes, plutôt insignifiantes au regard des chefs d’accusation. Et depuis, c’est la course à la fabrication de nouvelles preuves. Mais là où deux ans ont produit des «preuves insuffisantes», quelques 2 à 3 mois peuvent-ils «enfanter» des preuves suffisantes ?

Là est la grande interrogation à laquelle tente de répondre le régime Ouattara. L’instrumentalisation des victimes (?) de la crise post-électorale bat son plein. Des victimes qui se sont dit indignées et choquées par la décision de la Cpi. Comme si les victimes étaient une section du RDR, le parti de Ouattara. Le régime a-t-il fait le décompte de victimes pour identifier les siens ? Des victimes, parlons-en ! Il y en a eu depuis septembre 2002, où la rébellion de Guillaume Soro a défiguré la Côte d’Ivoire. Mais, encore les victimes de la récente crise post-électorale. Qui mieux que les victimes du massacre des Wê par les Frci en mars 2011, peuvent se sentir oubliés de la Cpi?

Depuis quelques jours, toutes sortes d’associations de victimes donnent de la voix, pour servir de «preuves vivantes », selon leurs propres termes. Et comme si cela ne suffisait pas, le régime tente – malhonnêtement – de faire croire, par la presse qui lui est proche, qu’il s’agit exclusivement de militants du Rdr tués, à travers l’opération d’exhumation des corps entamée à Yopougon. Par quelle magie les officines du régime Ouattara ont pu deviner que des restes humains exhumés à Yopougon sont des victimes de Gbagbo ? Il faut bien être sorcier pour le savoir n’est-ce pas ? Si la honte pouvait tuer, le Rdr serait bien mort depuis belle lurette.

Au lendemain de la décision de la Cpi, le porte-parole du Rdr, Joël N’guessan, commentant l’actualité a révélé que trouver des preuves supplémentaires étaient chose facile. Faisant allusion à la hiérarchie des ex-Fds à l’époque. On devine aisément que les généraux Philippe Mangou, Edouard Kassaraté, Detho Léto et bien d’autres pourraient bien être mis à rudes épreuves, pour «acculer » Laurent Gbagbo. N’était-ce pas là aussi, les clauses d’un deal secret entre eux et Alassane Ouattara ? En tout cas, la machine à fabriquer les preuves du régime est bien en branle. Comme s’il s’agissait de faire un décompte macabre.


Gérard Koné


Source: CAMEROON VOICE

LA BELGIQUE MENE ENCORE LA DANSE AU CONGO

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Patrice Lumumba, libérateur du Congo, assassiné en 1961.


Après avoir vécu 18 ans en Belgique, il m’a paru opportun de me pencher sur son passé colonial qui est peut-être encore son présent. Mes recherches n’en sont qu’à leur début, mais une chose est évidente : les hauts responsables belges se comportent encore comme s’ils tiraient les ficelles au Congo.

 
 
L’hebdomadaire « Marianne » vient de publier les noms de 10 personnes impliquées dans l’assassinat de Patrice Lumumba, le premier des premiers ministres congolais depuis. Cette liste, établie par les membres de la famille Lumumba dans le cadre d’une plainte en justice déposée à Bruxelles il y a deux ans, comporte le nom d’Étienne Davignon, ancien membre de la Commission européenne et membre du groupe de Bilderberg, cercle restreint en faveur de la globalisation des marchés. Davignon travaillait au ministère belge des Affaires étrangères à l’époque de l’assassinat de Lumumba et transmit alors un télégramme recommandant la « mise à l’écart » du premier ministre.
 
Aujourd’hui octogénaire, Davignon reste un lobbyiste de haut vol du milieu des affaires. Sa présence sur la liste établie par les héritiers de Lumumba m’a amené à voir si ses activités commerciales actuelles avaient encore à faire avec le Congo. La réponse est manifestement : oui !
 
Davignon est répertorié par le « Business Week » comme ancien titulaire des fonctions de directeur et vice-président d’Umicore, société minière anciennement connue sous le nom d’Union Minière du Haut-Katanga qui avait entrepris dès le début du vingtième siècle l’exploitation des fabuleuses richesses minérales du Congo. Davignon a aussi d’excellents contacts avec Jean-Luc Dehaene, inusable premier ministre belge, également membre du conseil d’administration d’Umicore.
 
Patrice Lumumba avait eu l’audace de prétendre que les richesses du Congo devraient d’abord bénéficier à ses enfants. C’était en juin 1960. Cinquante-trois ans plus tard, le sous-sol de la province du Katanga est toujours exploité pour le plus grand bénéfice d’Umicore. Il y a de bonnes chances pour que mon smartphone, ou le vôtre si vous en avez un, contienne des minerais d’origine congolaise.

Umicore s’approvisionne en Cobalt auprès des mines et creuseurs du Katanga pour alimenter le marché des batteries, ordinateurs, voitures et produits chimiques. Umicore se targue de détenir avec une autre firme 50 % de marché des produits de base pour les batteries au lithium (une ressource essentielle pour les équipements électroniques).
 
Corporate Knights — une rubrique du Washington Post — qui soutient le capitalisme propre (que voilà un bel oxymoron !) a classé Umicore parmi ses 100 entreprises les plus transparentes pour 2013.

Il faut avoir un certain sens de l’humour pour oser qualifier de transparentes les entreprises actives dans le secteur minier au Congo. Le Fonds Monétaire International, qui ne partage pas ce genre d’humour, a estimé le montant des exportations du Congo en pétrole et minerais pour 2009 à 4.2 milliards de $ US. Le gouvernement de Kinshasa ne percevant que 155 millions de $ US en taxes pour cette année, soit 4 % de la valeur exportée.
 
Cela dans un pays où, comme le relève récemment l’ « Africa Progress Report » publié par Kofi Annan, sévit une des pires malnutritions au monde et où sept millions d’enfants ne sont pas scolarisés. Le Congo est au fond du classement de l’Index du Développement Humain établi par les Nations Unies, il est aussi ravagé par une guerre où le contrôle des richesses minières du Katanga joue un rôle déterminant.

Loin d’être discréditée par son implication dans les tragédies congolaises, l’expertise d’Umicore est volontiers sollicitée. Ainsi, la Commission européenne a adjoint Christian Hagelüken, représentant d’Umicore, à un « groupe d’experts » chargé de garantir l’accès des entrepreneurs aux matières premières. Un rapport de 2010 établi par ce groupe a identifié le cobalt et le tantale congolais comme deux des quatorze éléments critiques essentiels au développement de l’industrie électronique. Ce rapport insistait pour que soient prises des actions en vue d’empêcher les « distorsions commerciales », expression utilisée pour définir l’obligation d’utiliser ces ressources en priorité pour les enfants du Congo, comme le voulait Lumumba, plutôt que pour les utilisateurs de MP3.
 
Inutile de dire à quel point ces « experts » ont fait du battage autour de leur apparent souci de transparence, de développement durable et de protection de l’environnement. Cela mis à part, la détermination des Européens à maintenir le Congo sous contrôle n’a pas changé.
 
Quand la Belgique se résolut à céder son indépendance au Congo à la fin des années cinquante, elle décida aussi de garder la main sur les ressources minières du Katanga. Ce qu’elle fit en encourageant Moïse Tshombe, rival de Lumumba et gouverneur de cette province puis en soutenant la sécession du Katanga du reste du Congo.
 
La demande de Davignon pour la mise à l’écart de Lumumba ressemble furieusement au message de Dwight D. Eisenhower, président des États-Unis, à Allen Dulles, patron de la CIA, suggérant « l’élimination » de Lumumba.
 
En 1884, l’Amérique fut le premier pays à reconnaître les prétentions de la Belgique sur le Congo. Le déclenchement de ce processus entraîna, selon l’anthropologue spécialiste de l’Afrique Centrale, Jan Vansina, l’extermination d’une bonne moitié de la population congolaise entre 1884 et 1920. Cela signifie que 10 millions de vies furent supprimées sous le règne de Léopold II, souverain de l’état du Congo, et pendant les dix années qui suivirent.
 
Le livre « Congo » de David Van Reybrouck, récemment paru, montre comment le géant de l’agroalimentaire UNILEVER s’est développé à partir de l’exploitation de l’huile de palme congolaise. Des fortunes colossales se sont constituées au détriment des populations congolaises. Si la Belgique s’est excusée il y a une dizaine d’années pour son rôle dans l’assassinat de Lumumba, elle ne s’est jamais épanchée sur les souffrances infligées aux Congolais. Elle ne risque guère de le faire aussi longtemps que des Belges affairistes continuent à s’enrichir en pillant allègrement les ressources du Congo.
 
 
*Le livre de David Cronin « Corporate Europe : “How big business sets policies on food, climate and war” sera publié en août chez Pluto Press (www.plutobooks.com). Une version de cet article a été publiée récemment par New Europe (www.neurope.eu)


David Cronin
 

Traduit par Oscar Grosjean, à la demande d’Investig’action.
 
 

samedi, 08 juin 2013

ARRETE PAR LE POUVOIR OUATTARA, KOUA JUSTIN SEQUESTRE ET ENFERME DANS UN CONTENEUR


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Après avoir été arrêté hier à son QG, Koua Justin, le Secrétaire National de la JFPI (Jeunesse du Front Populaire Ivoirien) est actuellement détenu à la DST, enfermé dans un container exposé à la chaleur et à la déshydratation. Souvenons-nous du sort des habitants de KORHOGO et autres victimes de la rébellion aujourd'hui au pouvoir. Merci d'alerter massivement toutes les autorités et organisations des Droits de l'Homme susceptibles de faire cesser cette barbarie. Ne laissons pas tomber ce digne fils de Laurent GBAGBO! Message du CAL-CP.

Front populaire ivoirien: Koua Justin arrêté, hier


C’est un sérieux coup porté au Front populaire ivoirien (Fpi). Koua Justin secrétaire national par intérim de la Jeunesse du parti a été arrêté, le vendredi 7 juin 2013, en début de soirée, au quartier général de campagne de Laurent Gbagbo, à la Riviera-Attoban.

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Koua Justin a été appréhendé, vendredi, en début de soirée, à Attoban.


Le bouillant leader de jeunesse de l'ex-parti au pouvoir, a été appréhendé par des éléments du Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo) et des policiers du 30e arrondissement alors qu’il se trouvait en réunion au Qg de Gbagbo, tenant lieu de siège provisoire au Fpi. L’administrateur des services financiers achevait de préparer, avec ses camarades du bureau, un meeting qui aurait dû se tenir aujourd’hui, samedi, à Yopougon Kouté. Peu après 20 heures, nous ignorions le lieu où Koua Justin avait été conduit.

Le secrétaire général du Fpi, Dr Richard Kodjo, joint au téléphone, s’exprimait d’une voix outrée : « C’est un enlèvement. Il a été enlevé. Ils sont arrivés au siège, ont procédé à des recherches et l’ont pris. Nous dénonçons cela ». Dr Richard Kodjo ne souhaitait pas « s’étendre » parce que, disait-il, « on s’organise pour donner une réaction ». Le proche collaborateur de Miaka Ouretto a, toutefois, concédé que « l’enlèvement » du « camarade Koua » confortait le parti socialiste dans ce qu’il avait, maintes fois, déclaré : «Nous l’avons dit et répété. C’est un régime de privation de liberté. On fait le constat avec vous, les Ivoiriens, de la nature du régime. Ça confirme le jugement que nous avons déjà porté».

Au siège provisoire du Front populaire ivoirien, l’indignation était à son comble et les camarades de Justin Koua contenaient difficilement leur colère. Aucune piste -ne serait-ce qu’officieuse- sur les raisons de l’arrestation du secrétaire national par intérim de la Jfpi. Cela n’échappe, cependant, à personne que l’intérimaire de Konaté Navigué s'était logé dans l’œil du cyclone. Ses critiques incisives à l’encontre du régime ne plaisaient pas à tous. La veille de son arrestation, il animait une conférence de presse au Qg de Laurent Gbagbo. Koua Justin était amplement revenu sur son « enlèvement manqué » à Daloa, en début de semaine. Il avait nommément accusé le préfet de police Zié Koné d’avoir planifié son arrestation. L’analyse que faisait Koua Justin, ce jour-là, est que les autorités avaient décidé de l’arrêter pour couvrir « l’humiliation » devant ce qu’il appelait la «première victoire de Gbagbo à la Cpi». 


Kisselminan COULIBALY

Soir Info

 Alépé - Koua Justin (Jfpi) aux militants de son parti: "Je suis venu vous annoncer que Gbagbo sera là bientôt…"

 

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Le 27 mai 2013 - Par L’intelligent d’Abidjan - Koua Justin "Je suis venu vous annoncer que Gbagbo sera là bientôt…"

 

"Je suis venu vous dire que Gbagbo se porte bien. Il nous charge de vous dire que très bientôt il sera avec nous pour gérer son pouvoir. Il dit qu’il compte sur les Attié. Car c’est vous qui lui avez donné une vision, c’est vous qui l’avez guidé, c’est vous qui l’avez élu et c’est encore vous qui allez le sortir de prison par votre mobilisation". C’est par ce message, comme on aime l’entendre chez les indéfectibles de l’ancien Président, que Koua Justin a entretenu son auditoire au cours de sa tournée du samedi 25 mai 2013 dans le canton Lépin, département d’Alépé. Pour ce contact avec les militants et sympathisants du Fpi, Koua et sa délégation ont visité quatre importants villages de la localité. D’abord Grand Alépé, porte d’entrée du canton où il a sollicité et obtenu les bénédictions du chef central Jean Baptiste Aké. Après des conseils d’usage celui-ci s’est à son tour informé auprès de ses visiteurs sur le processus de réconciliation nationale. A Grand-Alépé, Koua et ses camarades ont aussi rendu visite à la famille de Geneviève Bro Grébé internée à la Pisam. Le porte-parole de la famille a dénoncé le fait qu’elle n’ait pas jusque-là l’autorisation de rendre visite à la prisonnière malade. Direction Akouré en pays Gwa. Un meeting n’était pas prévu dans ce village mais c’était tout comme. Le jeune leader a été accueilli en fanfare par des jeunes, des adultes et des femmes parés de tee-shirts à l’effigie de Laurent Gbagbo. Il a été accompagné tambour battant chez le fédéral juste pour saluer et échanger quelques nouvelles. Même scène à Monga où la délégation est arrivée après un parcours périlleux.

Les véhicules se sont embourbés chemin faisant et c’est, couverte de boue que la délégation conduite par Koua Justin est arrivée dans ce village de la commune d’Alépé. Memni, chez Laurent Akoun et Jean-Jacques Béchio fut la dernière étape. Une banderole accueille sur la place du village les visiteurs. On peut y lire un message (virtuel) de Laurent Gbagbo : « Calmez-vous mon ombre plane déjà. Je suis en route pour le bercail ». Au cours du meeting, le leader de la Jfpi a rendu hommage à Jean-Jacques Béchio et à Laurent Akoun qui purge sa dernière peine de six mois d’interdiction de paraître sur le territoire national autre que son lieu de naissance. Dans la suite, le principal animateur du meeting qui succédait à Gnahoré Achille des agoras et parlements a justifié sa présence en ces lieux par trois raisons. Apporter le message de Miaka Ouretto et des prisonniers, dire merci au peuple Akyé, Mbatto et Gwa pour sa fidélité à Laurent Gbagbo puis le message de Laurent Gbagbo lui-même à qui un membre de la direction a rendu visite récemment. Et concernant le sort du prisonnier de La Haye, Koua Justin apprend quelques confidences à son auditoire: "Laurent Gbagbo va bien. Il dit que c’est son corps qui est en prison mais que son esprit est avec son peuple et bientôt il sera là. Ne pleurez pas pour ce que vous voyez ! Ne pleurez pas pour ce que vous entendez ! Dieu a un plan pour la Côte d’Ivoire et son messager Laurent Gbagbo arrive". Un discours accueilli avec des cris de joie du public. Faisant le procès du régime Ouattara, Koua Justin a estimé que la Côte d’Ivoire est malade dans tous les secteurs et elle n’aura de salut que par le changement de la nature du régime. Il exhorte pour ce faire à la mobilisation de toutes les énergies. S’agissant de l’alliance avec le Pdci et à laquelle le Président Bédié a répondu, la réplique de Koua s’est fait entendre depuis le pays Attié: "L’appel que nous lançons au Pdci n’est pas destiné à Bédié, mais à tous les Ivoiriens du Pdci ou du Rdr". Le national comme on l’appelle, s’est vu remettre juste avant sa prestation de Memni un fauteuil royal sculpté des mains d’un militant qui en a expliqué les caractéristiques.


S. Debailly, envoyé spécial dans le Lépin.

Koua Justin, Sg par intérim de la Jfpi, samedi dernier: «Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens»

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Le 13 mai 2013 - Par Le Nouveau Réveil - «Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens».

 

Le secrétaire général par intérim de la jeunesse du Fpi, Koua Justin, était, le samedi dernier, face à la presse. Au cours de la conférence qu’il a animée au quartier général de son parti à Cocody, Koua Justin s’est prononcé sur la nécessité pour tous les partis politiques de former une coalition afin de précipiter le départ du président Alassane Ouattara du pouvoir. Car selon lui, il y a «urgence». «Il y a urgence. La Côte d’Ivoire doit se débarrasser de Dramane maintenant par tous les moyens démocratiques», a-t-il indiqué.

Pour ce combat, il a décidé de lancer un appel au parti démocratique (Pdci) pour qu’il rejoigne le combat.

«Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens. Ce n’est pas une alliance, mais c’est un devoir pour le Pdci de se battre pour son pays», a-t-il lancé. Et d’inviter également tous les partis politiques. «Tous les démocrates doivent conjuguer leurs efforts pour précipiter la chute de Dramane Ouattara. S’il y en a au Pdci, au Rdr, ils sont tous conviés. Toutes les forces ivoiriennes doivent être coalisées pour précipiter la chute de Dramane Ouattara de façon démocratique. C’est une évidence et c’est indiscutable. Nous n’avons pas encore jeté les bases d’une quelconque alliance. Nous appelons le peuple à prendre conscience de la nécessité de rejoindre le Fpi dans le combat.» Ce combat, Koua Justin et ses camarades l’ont intitulé «éveil des consciences». Pour la Jfpi, il est plus que temps qu’au niveau des populations, il y ait un éveil des consciences. «L’éveil des consciences, c’est cette volonté des jeunes du Fpi d’aller dans chacune de leur section, d’aller rencontrer chaque couche sociale, les Ong, les syndicats, les partis politiques. D’aller rencontrer les Ivoiriens là où ils se trouvent pour dire, il y a urgence. La Côte d’Ivoire se meurt. Il nous faut la sauver. Il n’y a plus question de prétexter de la peur et laisser la Côte d’Ivoire aller tout droit dans le gouffre. Nous allons précéder le Fpi sur le terrain. Le secrétaire général du Fpi a annoncé des actions. Des actions auront lieu parce qu’on ne peut pas supporter longtemps le bordel en Côte d’Ivoire», a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : «Nous allons occuper le terrain politique pour préparer le retour du Fpi». Le secrétaire général par intérim du Fpi a, par ailleurs, salué tous les militants qui se sont abstenus de participer aux élections régionales et municipales comme l’a recommandé la direction du parti. Non sans qualifier ces élections de «mascarade».


Lance Touré

APRES LE TRANSFÈREMENT FORCE DE SIMONE GBAGBO A ODIENNE - JUSTIN KOUA: «Nous ne tolérerons plus longtemps la détention des prisonniers politiques»

 

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Publié le lundi 13 mai 2013 par "Notre Voie"


Le secrétaire national par intérim de la Jeunesse du Front populaire ivoirien (Jfpi), Justin Koua, a déclaré, samedi dernier, au cours d’une conférence de presse à l’ex-Qg du candidat Laurent Gbagbo à Cocody-Attoban, que «nous ne tolérons plus longtemps la détention des prisonniers politiques». Cette réaction fait suite à l’épisode du transfèrement forcé de Simone Gbagbo à Odienné, mercredi dernier, alors qu’elle était encore sous anesthésie, à la Pisam. Justin Koua y voit une manœuvre d’assassinat de l’ex-Première Dame, et, au-delà, de tous les leaders de l’opposition, étant donné que, pour lui, ceux-ci sont des otages et non des prisonniers, contrairement à ce que tente de faire croire le pouvoir. Aussi le patron de la Jfpi a-t-il averti que les militants du Front populaire ivoirien se verront dans l’obligation de réagir pour empêcher la réalisation de ce projet funeste. Pour le secrétaire national de la Jfpi, le traitement inhumain infligé à Simone Gbagbo montre encore une fois que la Côte d’Ivoire est devenue un Etat voyou, qui n’a que peu d’égards pour les droits humains. «La dictature sous le pouvoir Ouattara est une dictature inqualifiable», dira-t-il. A cet égard, il a souligné que ce qui se passe en Côte d’Ivoire aujourd’hui est quelque chose de spécial comparativement à ce qui se passe dans les autres pays africains. «Ouattara et son pouvoir ont surclassé tous les régimes dictatoriaux qu’on a connus jusque-là en Afrique», précise-t-il. Sur les élections locales, M. Koua a soutenu que, le 21 avril, c’est plutôt à une vraie mascarade électorale que les Ivoiriens ont eu droit.

Il a relevé que le scrutin a été marqué par une fraude à grande échelle qui ne reflète en rien la réalité du vote. Il en déduit que c’est un cinglant désaveu que les Ivoiriens ont une fois de plus apporté à ce pouvoir installé à coup de bombes par la France et les Nations unies. «Nous voudrions ici féliciter le peuple de Côte d’Ivoire pour n’avoir pas cautionné ce coup contre la démocratie», a-t-il affirmé. A contrario, il a souligné que cette consultation a permis, au travers du faible taux de participation, de comprendre que les Ivoiriens restent encore attachés à Laurent Gbagbo. «Laurent Gbagbo reste et demeure le maître incontesté de la situation en Côte d’Ivoire», a-t-il avancé, avant d’ajouter que le Rdr a démontré qu’«il est un parti violent, tribal et extrémiste». Pour le patron de la Jeunesse du Front populaire ivoirien, ces élections ont davantage écorné le tissu social déjà délétère, en creusant un peu plus le fossé entre le pouvoir et l’opposition.

En conséquence, Justin Koua a invité les Ivoiriens à prendre leurs responsabilités pour éviter le chaos à leur pays. «Nous invitons tous les démocrates de tous les bords à rejoindre le Front populaire ivoirien pour mener la lutte pour sauver la Côte d’Ivoire», a-t-il déclaré. Dans ce sens, il a annoncé qu’il irait à la rencontre des leaders de tous les mouvements de jeunesse, notamment les responsables des jeunesses du Pdci, du Rdr et des autres partis significatifs pour leur faire comprendre la nécessité de se mettre ensemble pour sauver la Côte d’Ivoire. Le secrétaire national intérimaire de la Jeunesse du Front populaire ivoirien a révélé qu’il entreprendrait bientôt une tournée dans le pays attié pour redynamiser les structures et remobiliser les militants pour les prochaines batailles. «Nous lançons l’opération éveil de consciences pour occuper le terrain politique et préparer les Ivoiriens à ce qui va arriver», a-t-il estimé. Justin Koua a exigé une fois de plus la mise sur pied d’un gouvernement de transition pour sortir le pays de l’ornière.


César Ebrokié

Koua Justin, président de la JFPI: «Alassane Ouattara est un dictateur». «Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens». La JFPI lance l'opération ''éveil des consciences'' contre le pouvoir Ouattara.

 

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Le 13 mai 2013 - Par "Autre Presse"


Koua Justin, président de la JFPI: «Alassane Ouattara est un dictateur». «Le Pdci doit entendre les cris des Ivoiriens». La JFPI lance l'opération ''éveil des consciences'' contre le pouvoir Ouattara.

DISCUSSION - REPONDRE UTILEMENT A MONSIEUR ROBERT LACAILLE


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Couverture du profil Facebook de Robert Lacaille. Révélateur des traits psychologiques de l'individu?

 

La réplique hallucinante d'un français, Robert Lacaille, à notre frère Léandre Sahiri, Docteur ès Lettres, au cours d'une discussion relative aux relations entre la France et l'Afrique, et la réponse pleine de pertinence du togolais François Fabrégat du CVU Diaspora. Appréciez!

 

Léandre Sahiri: Lisez ci-dessous la lettre reçue, ce mercredi 5/6/13, de Monsieur Robert Lacaille: 

"Cher Léandre ... je n'ai jamais eu la prétention d'être un ange ...et faire honte à mes parents est le cadet de mes soucis, je suis un européen,je ne suis pas chrétien, ne l'oublie pas .Quant à tes conseils d'Africain tu devrais savoir ce que j'en pense ...De la considération pour vous les Africains , vous qui vivez encore à nos crochets ...tu plaisantes j'espère ... Combien la France a donné l'année dernière à la Côte d'ivoire, l'intervention de l'armée française pour y rétablir la démocratie et virer ton petit roi de Bagdo ...le coût de l'intervention au Mali , plus d'un million d'euro pour éviter que ce pays tombe sous la charia ...Tout ce que doit faire la France alors que vous avez l'indépendance depuis 50 ans ...On commence en avoir marre de gaspiller de l'argent pour vous tous ... et je ne parle pas de vos bons à rien qui vivent de l'aide sociale ou se retrouvent en prison pour trafic de drogue ...Vous n'avez même pas la reconnaissance du ventre . Que serait l'Afrique s'il n'y avait jamais eu les blancs ? Nous ne sommes pas sur le même pied d'estale Léandre ... et n'oublie pas que je ne suis pas chrétien ... Bonne continuation, salut."

 

Robert Lacaille (Page Facebook)

La réponse de François Fabrégat


"Bonjour,

Pour répondre utilement à Monsieur Lacaille (membre du parti UMP dont le Président Sarkozy traitait en son temps les jeunes de racaille), consacrons quelques instants à la compréhension des phénomènes qui sont la cause de nos maux africains contemporains. Et parmi ceux-ci le regard d'une partie de certains peuples d'Europe à l'égard de l'Afrique.

Malheureusement ce Monsieur exprime tout haut les idées d'une frange importante des populations européennes qui confrontées à la crise sévère qui frappe ces pays, ont perdu leurs repères politiques traditionnels. Notamment en raison de leur impossibilité aujourd'hui, de distinguer des perspectives cohérentes de choix politiques. Ceci, dans la mesure ou les partis de gouvernement (en France de droite UMP ou de gauche PS) qui se succèdent au pouvoir au gré des alternances politiques électorales, pratiquent à quelques nuances et avec parfois des habillages différents, exactement les mêmes politiques néolibérales.

Ainsi, situer notre réflexion sur le panafricanisme en ignorant la montée des extrémismes de toutes obédiences dans le monde qui nous entoure serait une erreur fondamentale.

Le point de vue des idées exprimées par M. Lacaille est directement issu des fondements idéologiques véhiculés actuellement par les droites traditionnelles en France et partout en Europe. Aujourd'hui, le discours et la réflexion politique de ces droites traditionnelles se confond - quand il ne l'épouse pas carrément - avec celui des extrêmes-droites européennes, dont certaines sont déjà au pouvoir dans certains pays membres de l'Union européenne.

Pour vous en convaincre je vous adresse Le manifeste Antifasciste européen qui vient de naitre ainsi qu'un article de fond sur cette question écrit par Yorgos Mitralias.

Et ceci se passe au sein d'une Union Européenne totalement silencieuse devant de telles dérives politiques qui sont contraires à l'essence même du Traité de Rome.

Il y a une raison fondamentale à cela.

L'Union Européenne (ex CEE) s'est bâtie sur les décombres de la seconde guerre mondiale et cette Union Européenne s'est toujours construite sur un malentendu. Celui de la libération des économies au détriment de la question centrale de la construction  politique par le moyen de la démocratie et surtout de l'harmonisation sociale par le haut.

La construction politique de l'Europe est un leurre dans la mesure où 55 ans après les débuts de la construction du conglomérat européen aucune de ses institutions ne fonctionne démocratiquement et le lobbying économique et politique y est roi. Ainsi, la toute puissante « Commission Européenne » n'est toujours pas une instance démocratiquement élue,  quant au Parlement Européen il ne dispose - à part celui d’émettre des avis -,  pratiquement d'aucun pouvoir, même pas celui de voter en dernier ressort le Budget de l'Union Européenne ou l'aide au développement.

Ainsi du « Traité CECA » du 18 avril 1951, au « Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne » du 25 mars 1957 entré en vigueur le 1er janvier 1958 qui institue le « Marché Commun européen », puis à l' « Acte unique européen » (AUE) du 28 février 1986 entré en vigueur le 1er juillet 1987 qui consacre le processus d'intégration européenne, la question économique a primé sur toutes les autres. Cet édifice  institutionnel a été  couronné par le « Traité établissant une Constitution pour l'Europe » de 2005, récusé par référendum par les peuples de cinq pays européens (dont les Français qui ont dit non à hauteur de 54,68%) mais auxquels on  l'a imposé quand même, sous la forme du traité de Lisbonne du 13 décembre 2007, directement voté par les parlements et non plus approuvé par référendum populaire. (En France ce traité a été approuvé par le parlement réuni en congrès à Versailles le 4 février 2008 : UMP et PS ont voté de conserve ce traité : 560 voix pour, 181 contre, 152 abstentions.)

Comment dès lors s'étonner que cette Union Européenne - tout entière dévouée à la satisfaction des intérêts privés au détriment de l'intérêt public et de celui des peuples -, dont la plupart des pays  sont perclus de dettes, laisse monter et s'installer les extrémismes dans le champ politique sans rien dire ni  surtout faire.

Le pire peut-être, est que cela ne semble aujourd’hui choquer personne que le "gouvernement" de la première puissance économique du monde souffre d’un déficit démocratique d’une profondeur abyssale! Si cela ne semble choquer personne, c’est que les puissances économiques et financières qui constituent les oligarchies régnantes y trouvent leurs avantages.

Mais les peuples eux n’y trouvent pas leur compte et c’est pour cela qu’ici et là on voit des réactions brutales à ce mode de gestion antidémocratique des affaires publiques. Malheureusement les réactions des Peuples ne sont pas encore à la hauteur des enjeux.

Comment dès lors s'étonner de l'émergence de réactions assumées telles celle de ce Monsieur Lacaille qui n'honore pas le débat d'idées et la réflexion politique.

 En espérant avoir contribué à notre réflexion collective,

Cordiales salutations militantes."

 

François FABREGAT

6 juin 2013

vendredi, 07 juin 2013

FRANCE-AFRIQUE - HOLLANDE COURONNE A L'UNESCO: LA FRANÇAFRIQUE CELEBRE LA PAIX EN REPANDANT LA GUERRE

 

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Communiqué de presse, Survie, 04 juin 2013
 

Hollande couronné à l'Unesco: la Françafrique célèbre la paix en répandant la guerre. François Hollande recevra mercredi le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. A travers ce prix de l’UNESCO, c’est un triple hommage qui est rendu par la Françafrique à son parrain feu le président kleptocrate ivoirien, à la guerre comme résolution des conflits, et aux dictateurs «amis de la France» qui entoureront le Président français.

 

Pour l'association Survie, la remise de ce prix au Président français est révoltante à plusieurs titres. En premier lieu, l’intitulé de ce prix, décerné chaque année par l'UNESCO, et l'hommage ainsi rendu à Houphouët-Boigny apparaissent tout à fait scandaleux si l'on se réfère au rôle joué par cet ancien président ivoirien dans le sabotage des projets indépendantistes et souverainistes en Afrique, la multiplication des conflits, la longévité des dictatures et dans le pillage des ressources de son propre pays, dirigé d'une main de fer pendant 30 ans.

En second lieu, la remise de ce prix au Président français, dans le contexte que connaissent le Mali et le Sahel sonne comme un étrange hommage à la guerre. Le Président français est en effet le chef militaire d'une opération massive, mobilisant un véritable arsenal offensif, lancée sans véritable mandat international, au bilan humain (victimes, prisonniers) à ce jour inconnu et dont les répercussions dans la sous-région (Niger, Algérie) et au-delà (Cameroun, Nigeria, Libye, Tchad) s'avèrent fort préoccupantes. Est-il possible à ce stade d'imaginer que cette guerre au Mali, instrumentalisée en «guerre contre le terrorisme» pour dissimuler des ambitions de puissance de la France en Afrique soit porteuse de valeurs de paix et de stabilité susceptibles d'être célébrées à l'UNESCO? 

Enfin, au moment de recevoir ce prix, François Hollande sera entouré de nombreuses personnalités africaines contestables, parmi lesquelles l'ancien président ivoirien Konan Bédié, chantre de l'ivoirité et le sénégalais Abdou Diouf, ex-garant de l'influence française au Sénégal et désormais dans tout l'espace francophone. Il sera surtout entouré par plusieurs chefs d'Etat en exercice dont la politique est marquée par la violence : Blaise Compaoré, dictateur du Burkina Faso, indirectement impliqué dans les conflits les plus sanglants d'Afrique de l'Ouest ; Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire, imposé par les armes françaises ; Mohamed Ould Abdel Aziz, président putschiste de la Mauritanie ; Idriss Déby Itno, dictateur du Tchad, qui voit là une nouvelle marque de reconnaissance suite à son intervention au Mali aux côtés des forces françaises, malgré la nature de plus en plus répressive de son régime [1] .  

Devant ces chefs d'Etat « amis », François Hollande doit prononcer un discours annoncé comme «important» qui s'apparentera à un tour de chauffe, en prévision du Sommet sur la sécurité qui se tiendra à Paris en décembre. Le premier sommet « France-Afrique » d'un Président français qui a pris ses aises dans le décorum de la Françafrique. 

Survie demande à l'UNESCO, de supprimer le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, dont l'appellation est une insulte aux démocrates et pacifistes africains, et à François Hollande, peu digne de recevoir une décoration vu son passif en matière de politique africaine depuis son élection [2], de décliner ce prix.[1]

http://survie.org/francafrique/article/makaila-et-les-autres-victimes-d-4469
 [2]

http://survie.org/francafrique/article/francafrique-un-engagement-non-4468


Danyel Dubreuil 
Association Survie 

danyel.dubreuil@survie.org 

Tél : 01 44 61 03 25
 Port : 06 52 21 15 61   
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Danyel Dubreuil Relations Medias - Campagnes - Plaidoyer. 

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LE «WAHABO-TAKFIRISME», LA GRANDE ARNAQUE POUR ABRUTIR ET DOMINER!


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Pour contourner l’Islam qui interdit d’entrer en guerre sainte contre d’autres musulmans ou de tuer sans un motif certifié valable et autorisé, les ‘wahabites’ ont trouvé avec les ‘takfiristes’ l’alliance idéale et le moyen approprié pour combattre tous les pays musulmans qui n’entrent pas dans leur giron.
 
Le « Wahabisme » est une doctrine rigoriste en référence à Ibn Abdelwahab (1703-1792) qui est le fondateur. Elle combat tous les musulmans qui ne s’y soumettent pas en les considérant apostats. Après sa condamnation, il fuit en se fixant à Dariya où il trouve chez les ben Saoud un soutien. Ces derniers trouvent en lui et son idéologie un moyen de combattre les tribus afin de les assujettir à leur pouvoir politique et religieux. Ainsi se forma le Royaume d'Arabie Saoudite avec son système qui perdure jusqu'à nos jours.

Le « Takfirisme » est un mouvement sectaire fondé en 1971 par Moustafa Choukri. Il qualifie de mécréante la société musulmane et d’hérétiques tous les musulmans ne partageant pas leur point de vue. Leur assassinat est de ce fait licite.
 
Il n’est donc pas étonnant que ces deux idéologies similaires, violentes, se rejoignent pour faire union - en cohabitant en bonne intelligence - contre tout État musulman qui n’entre pas dans leur doxa. Les riches familles royales saoudiennes étant wahabites et alliées aux intérêts américains et sionistes, il est logique qu’elles s’accaparent ces mouvements pour en faire un instrument politique et un moyen militaire à leur service.
 
Pour l’Occident - dont les intérêts vitaux se situent principalement chez les arabo-musulmans, surtout pour ce qui est de l’énergie - il ne peut trouver meilleurs alliés, le moins couteux, pour sécuriser ses approvisionnements et maintenir son influence que les Arabes eux-mêmes. D’où leur division et leurs antagonismes qu’ils cachent derrière des organisations et ligues de façade qui se sont avérées des attrape-nigauds, des instruments dévoyant la cause, voire des moyens d’autodestruction.

Le ‘wahabo-takfirisme’ sert les intérêts occidentalo-sionistes. C’est la raison pour laquelle ils le soutiennent, l’encouragent et l’arment. Cette idéologie est un dispositif d’importance dans leur stratégie de domination.
 
Des séries de concepts, de qualificatifs et de termes ont été érigées ‘bons’ à utilisation ou ‘interdits’ d’usage afin de promouvoir ces groupes de tueurs et leurs ‘faits’ de guerre.

C’est ainsi que la majorité des médias occidentaux dits « mainstream » ont été mis au service de cette cause avec pour mission de mentir, berner, tromper, faire diversion, falsifier. Faire tout pour ne pas percevoir la réalité. Ces médias évitent d’utiliser, par exemple, à l’endroit des wahabo-takfiristes, les termes comme « terroristes », « assassins », « islamo-fascistes » ou tout autre qualificatif fort, mais qui étaient d’usage quand il s’agissait de les combattre. Ils font croire, sournoisement, que c’est pour ne pas froisser les musulmans sachant bien que ces derniers en utilisent de plus tranchants à leur égard. Il s’agit bien sûr d’une tromperie, car les décideurs occidentaux veulent cacher une stratégie consistant à instaurer le chaos dans certains États musulmans en manipulant les franges les plus ignorantes et les plus extrémistes par leurs comportements immondes et absurdes avec l’assistance, l’assentiment et la couverture religieuse de certaines monarchies arabes. Ces ‘wahabo-takfiristes’, pour l’écrasante majorité des musulmans, sont non seulement loin des préceptes de la religion islamique, mais encore loin de les représenter.

Ils utilisent, par contre des qualificatifs mesurés tels « opposants », « rebelles » , «dissidents» «groupes armés» ou « révolutionnaires », car ils sont leur création, leur moyen, leur produit, leurs ‘proxys’, leur ‘cheval de Troie’ pour dominer le monde arabo-musulman en utilisant leur religion, leurs cheikhs, leurs enfants, leur argent en maniant leurs frustrations et leurs penchants afin d’instaurer le chaos programmé.

Ces factions armées, pour la plupart affiliés à Al-Qaïda, sont organisés en brigades et groupes portant des noms en référence à l’histoire du monde musulman, surtout du temps du prophète, et ce, pour mieux tromper. Ce sont, en majorité, des mercenaires étrangers, de confession musulmane, dirigés par des cadres, sous contrat, venus en tant que «djihadistes» appuyés par une logistique militaire occidentale. Ces groupes sont armés et entrainés principalement par les États-Unis, la France, Israël, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Ils ne deviendront ce qu’ils sont réellement, c’est-à-dire danger, qu’une fois l’objectif atteint quitte, si nécessaire, à les réduire par l’autodestruction - sans les exterminer en vue d’un usage futur - avec les mêmes moyens.  

Beaucoup de médias hostiles à cette politique occidentale décrivent, en revanche, les choses comme elles se présentent en usant de qualificatifs appropriés. L’Iran qui est un pays musulman publie, sans discontinuer, des articles très critiques aussi bien contre la politique impérialo-sioniste de l’Occident que contre les fossoyeurs de l’Islam, fussent-ils musulmans ! C’est le cas aussi de beaucoup de médias Algériens, Syriens, Tunisiens, Égyptiens, Irakiens, Libanais en particulier.

Il s’agit d’une lutte d’intérêts et de pouvoir - où le bien et le mal ainsi que la vérité et le mensonge s’affrontent – sur une échelle mondiale usant et abusant de la morale, de la religion et des lois internationales. Il se trouve qu’un camp a trouvé en la religion musulmane et certains félons musulmans influant, la tactique et le moyen, les moins coûteux, pour atteindre ses objectifs et en sortir vainqueur.
 
L’« islamisme », l’« intégrisme»  le « wahabisme»  le « takfirisme»  le « salafisme»  et autres ne sont que des schismes - d’origine politique, pour le pouvoir et les intérêts - qui n’ont rien à voir avec l’essence de la religion islamique. Chacun de ces « schismes » à son but et ses tactiques. Ils n’existeraient pas s’ils ne sont pas financés par des forces influentes intéressées et riches. Souvent des régimes ploutocratiques et népotiques qui ont trouvé en ces « combattants de Dieu », ‘bon marché’, un moyen de protéger leurs intérêts, de régler des comptes à des États ou certains régimes arabes antagoniques.  Doha (Qatar) est le Quartier général de ces « combattants ». C’est là où se négocie tout avec les commanditaires.

Il n’y a pas dans l’histoire de l’humanité une religion, une philosophie, une morale pour prôner la violence, la cruauté ou la barbarie comme vertus.
 
Le monde connait mieux maintenant ces énergumènes qui ont choisi l’aliénation, pensant faire de bons actes en conformité avec leur foi. Certains pays musulmans les ont combattus et les combattent toujours après les avoir approchés, étudiés, mis à l’épreuve.

Ce sont des sectes - dont l’idéologie est diamétralement opposée à l’Islam – composées de gens ignorants, pour leur majorité, souvent des repris de justice, des paumés, des ratés, endoctrinés et manipulés par des têtes bien pensantes. Ils baignent dans un marécage d’ignorance qui les pousse à des comportements qui sortent du cadre humain. C’est un mélange de haine, de frustration, d’hypocrisie, de méchanceté, de cupidité, de perfidies, d’ignorance qu’ils expriment sous couvert d’une religiosité très mal assimilée. Quelle religion, philosophie, morale dans l’histoire de l’humanité permet, « au nom de Dieu », l’égorgement, la décapitation ou l’éviscération de celui qui ne partage pas vos idées ; rend licite et recommandé « par Dieu », le viol et le vol ; autorise cette folie qu’ils viennent d’inventer, qui est le « Djihad sexuel » où ils demandent aux femmes et aux filles de faire « l’effort » de se ‘‘donner’’ à ceux qu’ils élisent « djihadistes » (combattants pour une cause juste et licite au nom de Dieu). N’est-ce pas de l'aliénation ? À Raqa en Syrie un groupe de salafo -wahabistes ont kidnappé une fille de 5 ans pour faire "chanter" son père. Elle a été violée jusqu’à mort s’en suive. Sur la pancarte laissée, il est marqué «Dieu a voulu qu’elle soit sa martyre en procurant du plaisir à ses moudjahidines».


C’est dit et acté sur les médias des monarques par des Cheikhs de service qui ne cessent de lancer des « fatwas » folles, que la sagesse n’arrivera pas à saisir.
                                                          
Nous avons vu et entendu un pseudo cheikh répondre, à une question, que l’Islam, « autorise si c’est de bonne foi » (c’est vraiment éprouvant de devoir le rapporter) de se faire sodomiser pour faciliter l’introduction des explosifs dans le but d’un attentat-suicide (?!)


Et cette ‘fatwa’ de schizophrène qui recommande, à votre collègue de vous laisser téter son sein « cinq fois » afin « de nouer une relation de sein »! Une récente ‘fatwa’ interdit aux femmes de toucher certains fruits et légumes qui ressemblent au sexe masculin… Que dire de cet « éminent » cheikh qui ‘ordonne’ de tuer tous ceux qui soutiennent le « régime de Bachar », qu’ils soient militaires, civils, intellectuels, hommes, femmes, hommes de religion et que s’il y a erreur, «Dieu reconnaitra les siens». Ce même Karadhaoui vient d’en rajouter, dans son récent sermon du vendredi prononcé Doha, en s’en prenant aux Alaouites, au Hezbollah, à l’Iran et aux Russes ainsi « les alaouites sont plus impies que les chrétiens et les juifs », « le Hezbollah, la Russie et l’Iran sont des ennemis de dieu », « tous les musulmans doivent se diriger vers Al Qseir pour combattre le Hezbollah » (alkhabar press). Ajoutons les inepties de ce Abdelmalek Ramdani, cheikh d’Arabie Saoudite, qui interdit l’émeute et la révolte en déclarant que « tant que le dirigeant de la nation est un musulman, vous devez obéir et écouter et que s’il est non désiré, un musulman peut seulement prier et faire preuve de patience » ; mais elle ne s’applique qu’aux… monarchies. Oublions cet autre « avis » pervers de l’imam marocain Zamzami qui permet la nécrophilie à condition que le cadavre soit celui de l’épouse, mais « quelques heures » seulement après son décès. Il ajoute, après le tollé soulevé, que c’est « en référence au Coran qui dit que le mari et sa femme restent unis. [mais] un homme normalement constitué ne penserait pas à une chose pareille après la mort de sa femme » (lavieeco). À rire ou à pleurer ? Nous pouvons citer des centaines d’exemples aussi démentiels. Que des stupidités et des folies pour endormir et abrutir leurs peuples ! Que des « fatwas » qui n’expriment que des instincts bas, de la frustration, de la revanche, de la cupidité de ceux qui les ont émises ou commandées. Un dernier exemple sur leur façon de voir les choses. S’ils sont en prisons et qu’ils bénéficient d’une « grâce », après plusieurs années passées, ils interpréteront cette « grâce » ou ce « pardon » comme un signe de ‘récompense’ de Dieu pour l’acte qui les a conduits en prison. C’est donc un signal qu’ils sont dans le « vrai » et qu’ils doivent persévérer pour refaire plus et mieux !
                              
Ni l’Arabie saoudite, ni le Qatar ni d’autres ne représentent l’Islam ou les musulmans. Ils sont d’ailleurs considérés, par la majorité des musulmans, comme les fossoyeurs de l’Islam. Les ‘‘spécialistes’’ musulmans du verbiage vaseux, de l’endoctrinement et les manipulateurs occidentaux, qui partagent les mêmes intérêts, savent bien qui viser, à quel moment, par qui, dans quel but et comment!  Ces «Printemps arabes», prêchant la « démocratie », la « liberté » et les « droits de l’homme », qui ne visent que les ‘‘Républiques’’, mais jamais les ‘‘Monarchies’’, ne peuvent-ils pas réveiller toutes ces consciences dupées?

Des monarchies rétrogrades moyenâgeuses n’ayant ni vote, ni parlement, ni lois sociales qui veulent imposer aux républiques ce qu’elles ne peuvent jamais avoir chez elles ? Des monarchies qui veulent instaurer le chaos, puis instaurer le régime adéquat « l’Émirat » ou le « Khalifa », pour ne pas être contaminé par l’esprit « républicain ». Voilà le comble ! Voilà le but. Voilà ce qui arrange la politique impérialo-sioniste qui consiste à affaiblir par le désordre pour mieux dominer ! Ne pas comprendre cela est de l’aliénation, de la déchéance morale.
 
Là où passent les wahabo-takfiristes, ils ne laissent que désolation, mort et destruction contre toutes les confessions et au sein même de leur propre religion.
 
Terminons par cette citation du psychologue David Nazariyan (rapporté par IRIB) « Les terroristes salafistes … utilisent en effet la violence non pas à titre d'une réaction, mais en tant qu'un outil de guerre... ce qui relève de la pathologie. Les psychopathes sont incapables de compatir aux douleurs des autres, incapables de discerner leurs vrais besoins; à leurs yeux la violence est un outil de pouvoir, un outil qui les aide à parvenir à leurs objectifs. Un délinquant réagit à son environnement souvent incompréhensif par un acte violent puisqu'il se sent victime de cet environnement (victime de la pauvreté, de la précarité, de l'injustice sociale...) Mais un psychopathe takfiri opère par la volonté de domination et de puissance, la violence est une arme pour lui ».
 
Quelle science faudra-t-il inventer pour ces symptômes ? La psychiatrie ou la psychanalyse, qu’ils renient, n’a aucun effet sur eux.
 

Djerrad Amar

COMMUNIQUE DU FPI RELATIVEMENT A L'INSUFFISANCE DE PREUVES CONTRE LAURENT GBAGBO A LA CPI

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Communiqué de Presse N° 003/2013

 

Le lundi 3 juin 2013, la Direction du Front Populaire Ivoirien a appris, par voie de presse, que "les juges de la CPI ont estimé que le procureur n'avait pas apporté de preuves suffisantes leur permettant de confirmer les accusations de crimes contre l'humanité portées contre Laurent GBAGBO et de le renvoyer en procès."

Selon le communiqué de presse, rendu public par la Cour Pénale Internationale, les juges de la Chambre Préliminaire I ont ajourné la décision de confirmer ou non les charges de crimes contre l’humanité qui pèsent sur M. GBAGBO et "demandent au procureur d’envisager de fournir des preuves supplémentaires ou de mener des enquêtes supplémentaires".

La Direction du FPI note ainsi :

1. Que la CPI reconnait enfin que les charges pour lesquelles elle retient le Président Laurent GBAGBO à La Haye, depuis le 29 novembre 2011, sont insuffisamment fondées;

2. Que le bureau du procureur, en dépit du temps relativement long (2 ans) et des moyens colossaux dont il a bénéficiés pour mener à bien ses enquêtes, n’a pas été en mesure de produire des preuves probantes pour étayer ses accusations de crimes dont le président Laurent GBAGBO se serait rendu coupable.

C'est pourquoi, la Direction du FPI se félicite de « la décision des juges de la Chambre Préliminaire I de ne pas confirmer les charges alléguées contre le président Laurent GBAGBO… » en l’état, donnant ainsi raison au FPI qui n’a eu de cesse de proclamer l’innocence de son président-fondateur.

La Direction du FPI, qui croit profondément en la Justice, s’étonne qu’un délai supplémentaire ait été accordé au procureur « …pour  rechercher de nouvelles preuves… » et  s’estime, aujourd’hui plus qu’hier, fondé à demander légitimement à la CPI la libération du président Laurent GBAGBO afin de renforcer sa propre crédibilité.

La Direction du FPI, au nom des militantes et militants du Front Populaire Ivoirien, remercie le Procureur et la Défense pour avoir permis de démontrer aux yeux du monde la vacuité des accusations contre le président Laurent GBAGBO.

La Direction du FPI remercie chaleureusement tous les sympathisants nationaux, la Diaspora ivoirienne et africaine, les démocrates de toutes nationalités à travers le monde… pour leur engagement sans faille aux côtés du président Laurent GBAGBO.

Persuadée que la mise en liberté du président Laurent GBAGBO contribuera énormément à recoudre le tissu social ivoirien déchiré et constituera le socle d’une réconciliation nationale réelle, la Direction du FPI – une fois encore - invite instamment l’Union Africaine (UA) à s’impliquer fortement en demandant à l’ONU de prendre courageusement la décision équitable de la relaxe pure et simple du président Laurent GBAGBO.

 

Fait à Abidjan, le 5 juin 2013.

  

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard

jeudi, 06 juin 2013

LA CPI ADMET A MOTS COUVERTS N'AVOIR AUCUNE PREUVE CONTRE GBAGBO - NOUVELLE TARTUFFERIE DE L'INJUSTICE INTERNATIONALE


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La CPI admet à mots couverts n’avoir aucune preuve contre Gbagbo - Nouvelle tartufferie de l’injustice internationale - Généreusement financée par Ottawa avec nos impôts


Devant la vacuité du dossier préparé par le substitut Éric MacDonald, et par la procureure Fatou Bensouda, les juges de la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI) ont renvoyé leurs deux procureurs refaire leurs devoirs. Malgré le généreux salaire que leur paient les commanditaires de ce tribunal factice, les juges ont été obligés d’admettre, dans leur décision du 3 juin 2013, l’absence de preuves assez solides pour inculper formellement Laurent Gbagbo. Comme quoi il est difficile de trouver suffisamment de carpettes aussi véreuses que MacDonald ou la juge de Gurmendi, qui a bien essayé de tordre le bras à ses deux collègues, mais sans succès. Elle a dû rendre une opinion dissidente. Certaines personnes, comme les juges Hans-Peter Kaul et Christine Van den Wyngaert, tiennent encore à leur réputation, à défaut de s’intéresser sincèrement à la justice.

Évidemment, à moins de ne pas être informée du dossier, toute personne honnête, saine d’esprit et douée d’un minimum de sens critique sait parfaitement que les rôles ont été complètement inversés et que, dans le dossier de la Côte d’Ivoire, les criminels poursuivent la victime à La Haye, siège de la CPI et capitale de la honte du genre humain. La prostitution légalisée ne se limite pas au Red Light District d’Amsterdam. Les Pays-Bas sont une grosse putain qui loue une prison à des clients sans scrupule en échange de quelques dollars. Les criminels qui devraient être immédiatement incarcérés — à une autre époque, on les aurait envoyés sommairement à l’échafaud, et ils le mériteraient amplement, vu les crimes de masse qu’ils commettent sans cesse —, ce sont les chefs des États voyous de l’OTAN, comme Stephen Harper et ses acolytes. La victime, qui est un démocrate, un révolutionnaire et un pacifiste de la stature de Gandhi et qui est, pour cette raison, gardée en otage par les criminels, c’est Laurent Gbagbo.

Mais alors, me direz-vous, s’ils n’ont pas de preuves contre Gbagbo, ils doivent le libérer. Oui, si la CPI était un vrai tribunal, c’est ce qui se produirait. Mais la CPI n’est pas un tribunal. C’est le repaire de l’injustice internationale. Une sorte d’enclos où l’on parque les Africains empêcheurs de piller en rond. Il faut comprendre, avant tout, ce que le mégasyndicat international du crime, association mafieuse d’oligarques basée à Wall Street, essaie de faire avec les organisations internationales. Les organes de l’ONU, comme la CPI, existent pour soustraire le mégasyndicat aux lois et à l’obligation de rendre des comptes normalement associée à toute utilisation des deniers publics faite par un gouvernement responsable. La CPI n’a de comptes à rendre à personne d’autre qu’à ses vrais patrons, c’est-à-dire ses bâilleurs de fonds, comme le gouvernement d’Ottawa et l’oligarque George Soros, qui ne lui demandent pas de rendre justice, mais de se conformer à leurs objectifs criminels.

Les contribuables qui financent la CPI n’ont pas le droit de savoir comment leur argent est employé. La CPI est à l’abri de toute vérification et de toute autorité ministérielle ou parlementaire. Elle agit à la fois comme tribunal de première instance et tribunal d’appel. C’est un instrument de tyrannie aux pratiques opaques et incestueuses. Avec la complicité des mythomanes et des perroquets des médias, que le mégasyndicat tient bien en laisse avec son fric, eux aussi, elle peut prendre des décisions qui sont le contraire de la logique et de la justice sans être inquiétée. Elle peut s’appuyer sur de fausses preuves gardées secrètes pour dire n’importe quoi. L’affaire Gbagbo n’est pas la première fois qu’elle le fait, et ce ne sera certainement pas la dernière non plus. Alors, vous comprenez bien qu’il n’est pas question de libérer Laurent Gbagbo, qui avait des projets passablement nuisibles pour le mégasyndicat, notamment pour les amis de M. Harper chez Canadian Natural Resources et chez Total, où des gens comme Gary Filmon, Frank McKenna et la famille Desmarais se remplissent les poches en pompant le pétrole du golfe de Guinée à peu de frais.

Gbagbo restera emprisonné encore au moins dix mois

Au lieu de respecter le principe de l’habeas corpus, qui date de la Magna Carta, il y a 800 ans, les juges dignes du Moyen-Âge et de l’Inquisition de la CPI gardent Laurent Gbagbo en prison et donnent un peu plus de temps à la procureure et son substitut pour fabriquer de fausses preuves matérielles et inventer des mensonges moins ridicules. Ils ne veulent pas avoir l’air trop fou, quand même. Ils doivent se demander quelle mouche a piqué leurs patrons pour qu’ils ne se donnent même pas la peine de soudoyer des experts et de faire de faux rapports balistiques ou de fausses autopsies. Savoir mentir est pourtant l’ABC de l’injustice internationale. Gbagbo restera en prison encore au moins dix mois, jusqu’en avril 2014, le temps que le cirque finisse de préparer ses numéros et que le dompteur cesse de ressembler à un clown. Les juges considèrent qu’une durée de deux ans et demi d’enquête pour trouver les preuves d’un grand massacre est normale. Le droit de Laurent Gbagbo à être jugé dans un délai raisonnable serait, selon eux, respecté. Ils prennent vraiment le public pour une bande de pauvres tarés.

Pendant la fameuse crise postélectorale, de décembre 2010 à avril 2011, l’armée française et les mercenaires à casque bleu survolaient constamment Abidjan avec leurs hélicoptères. Ils prenaient des photos des positions de l’armée ivoirienne et disposaient aussi de satellites. Pire encore, l’endroit où le carnage était le plus intense était le quartier Abobo, où les tueurs de Ouattara, amis de Sarkozy et de l’ONU, régnaient sans partage. Dès février 2011, il était donc facile pour les Français et l’ONU d’y faire des enquêtes sans même demander la permission de l’armée et de la police ivoirienne. Mais il est certain qu’on n’a pas envie de faire enquête lorsque les assassins appartiennent au camp de celui qu’on veut dépeindre comme un honnête homme et installer à la présidence.

Les faux humanitaires de Human Rights Watch et des autres ONG à gages, eux aussi rémunérés par Soros et les États voyous — tiens, tiens, quelle coïncidence —, lançaient violemment diverses accusations contre Gbagbo. Ils prétendaient avoir découvert des charniers ou s’indignaient avec horreur des massacres de femmes à la mitrailleuse lourde qui avaient été prétendument commis par les « pro-Gbagbo ». Cela ne faisait aucun doute, à les entendre. Tous les médias le répétaient sans cesse. Or, depuis le 11 avril 2011, n’ont-ils pas eu le temps d’identifier et d’autopsier les cadavres et de faire diverses autres expertises ? Il est évident qu’il n’y a aucune preuve contre Laurent Gbagbo, sinon on les aurait trouvées depuis longtemps. On ne les a pas trouvées, donc il faut les fabriquer, et la forgerie accuse du retard, ce qui est très embarrassant.

J’ai téléphoné au porte-parole de la CPI, Fadi El Abdallah, un amuseur bien dressé pour fournir les réponses qu’on lui a fait répéter comme à un mauvais comédien. Il m’a redit les excuses alambiquées de la CPI pour ne pas libérer Gbagbo en attendant son éventuel procès. Tout d’abord, me précise M. Abdallah, « Gbagbo n’est pas emprisonné ; il est seulement détenu. » Jolie nuance. Le principal intéressé sera sans doute heureux d’apprendre qu’en fin de compte, il est libre entre quatre murs.

Les juges considèrent que Laurent Gbagbo risquerait de ne plus vouloir participer à leur tartufferie d’injustice s’il était libéré. Il s’enfuirait et, disposant de puissants moyens, nuirait aux enquêtes. Quels puissants moyens ? Seraient-ce les puissants moyens que Gbagbo a utilisés lorsque les hélicoptères français bombardaient outrageusement sa résidence, en avril 2011, c’est-à-dire rien d’autre que s’abriter au sous-sol ? Quelle puissance ! Seraient-ce les armes inventées par les faux experts de l’ONU qui accusent sans preuve matérielle les pro-Gbagbo de comploter au Liberia, au Mali ou au Ghana pour renverser Ouattara ? Laurent Gbagbo n’a pas un rond, son parti politique subit une violente répression et ses anciens collaborateurs sont soit morts assassinés par les rebelles à la solde de Ouattara, soit incarcérés et torturés, soit forcés à vivre en exil, où leurs parents et amis, simples citoyens n’ayant pas collectivement le millième de la fortune de Soros, s’efforcent de leur envoyer de quoi se nourrir, se loger et se vêtir modestement. Mais, selon M. Abdallah, les juges disposeraient de preuves secrètes sur les puissants moyens de Laurent Gbagbo. Que c’est donc pratique, le secret, quand on n’a de comptes à rendre à personne ! Parions que je fais partie du « puissant réseau » au service de Laurent Gbagbo.

En fait, les juges de la CPI sont parfaitement conscients qu’ils gardent prisonnier un innocent qui est immensément populaire et qui a la sympathie, voire l’admiration de centaines de millions de personnes que le cartel médiatique s’emploie à museler. Ils savent qu’une fois libéré, Laurent Gbagbo mobiliserait non pas des armées de mercenaires, mais des foules d’Ivoiriens aux mains nus et qu’il serait facilement porté au pouvoir en Côte d’Ivoire, si la démocratie y était vraiment respectée. Après deux années de dictature Ouattara, les Ivoiriens en ont plus que soupé de son gouvernement ethnique, de ses pratiques génocidaires, du vol de leurs biens, de leur maison et de leurs terres, de la corruption multipliée par dix, de la fausse justice, de la fraude électorale massive, de la vie sous les tentes du HCR et de la croissance économique qui ne bénéficie qu’aux multinationales et à une clique de sangsues.

La CPI menteuse et elle-même criminelle

Les juges invoquent comme prétexte pour maintenir Laurent Gbagbo en détention que celui-ci n’a pas renoncé à la présidence. Pourquoi devrait-il y renoncer ? C’est un crime de vouloir briguer les suffrages ? En somme, la CPI a, parmi ses pouvoirs autoattribués saugrenus, le droit de disqualifier des candidats potentiels à la présidence d’un État souverain. Pire encore, elle décide par décret pontifical du résultat de la dernière élection présidentielle. Par la voix de la précieuse ridicule Bensouda et contre toute logique — puisque, comme l’a si bien souligné Laurent Gbagbo, il faut savoir qui a perdu l’élection pour pouvoir dire lequel des deux candidats a semé le trouble —, la CPI a annoncé au monde qu’elle n’examinerait pas la question de la supposée victoire de Ouattara, même s’il existe des preuves indubitables de fraudes massives commises par les partisans armés de ce dernier, dans la zone du pays sous son emprise, en novembre 2010. Bref, le résultat de l’élection du 28 novembre 2010 fait partie des dogmes intouchables de l’Église de la sainte Vérité.

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Le propagandiste expert François Brousseau répand sur les ondes et dans les pages de Radio-Canada un dogme de l’Église de la sainte Vérité, envers et contre les faits et la logique la plus élémentaire. Laurent Gbagbo a été en toute légalité déclaré vainqueur au second tour de l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire, seule institution de ce pays habilitée à proclamer le résultat définitif de l’élection. Des fraudes massives relevées par tous les observateurs ont été commises dans la zone du pays sous l’emprise des rebelles de Ouattara. Mais François Brousseau a tout de même le culot d’annoncer à son public captif et naïf que « Laurent Gbagbo […] refuse obstinément de reconnaître sa nette défaite aux urnes ».

Ce gros mensonge passe comme une lettre à la poste, à l’instar de nombreux autres mensonges proférés régulièrement par Radio-Canada pour aider Bay Street à réaliser des bénéfices mirobolants. Grâce à l’aide de François Brousseau, le gouvernement du Canada a pu financer sans que les contribuables regimbent l’oligarque terroriste Ouattara, que Brousseau a fait passer pour un « ancien dissident politique [ayant payé] courageusement de sa personne son combat politique », ce qui est archifaux. Les deniers publics canadiens ayant aidé Ouattara à renverser Laurent Gbagbo dans un bain de sang, le renvoi d’ascenseur ne s’est pas fait attendre : la multinationale Canadian Natural Resources a pu signer de juteux contrats d’exploitation pétrolière dans le golfe de Guinée.

En dépit du droit international, dont la souveraineté des États est un principe fondamental, en dépit du droit ivoirien et en dépit du bon sens le plus élémentaire, la CPI, qui n’a de comptes à rendre à personne d’autre que de grands criminels, s’arroge le droit de nier la décision du Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire, seule institution habilitée à proclamer le résultat de l’élection présidentielle. Pire encore, la CPI refuse la décision des autorités ivoiriennes légitimes non pas à l’issue d’une enquête et d’une procédure, mais par simple déclaration sommaire d’une grotesque arriviste affublée du titre de procureure.

Les jacassements des perroquets médiatiques et les déclarations d’un fonctionnaire corrompu de l’ONU sont les raisons sur lesquelles la CPI s’appuie pour dire que Gbagbo a perdu l’élection. Les faits et les décisions judiciaires n’ont apparemment aucune importance à ses yeux. En toute objectivité et sans risquer de se tromper, on peut dire que la CPI encourage le non-respect du droit et le chaos. Que sa procureure avalise sommairement un coup d’État sanglant comme s’il s’agissait d’une démarche démocratique est une invitation aux Africains à ne pas respecter leurs Constitutions et les lois qui en découlent. Mieux vaut faire la guerre et prendre le pouvoir par les armes, comme Ouattara l’a fait, plutôt que de demander un recomptage des voix, comme Gbagbo. Vous aurez ensuite le sceau d’approbation de Mme Bensouda. Ce comportement de la part d’une personne censée représenter la justice serait, dans n’importe quel pays qui se respecte, un motif tout à fait valable pour radier cette personne du barreau. Néanmoins, la fourberie de la CPI ne s’arrête pas là.

Dans son communiqué du 3 juin, la CPI invente un nouveau terme ayant manifestement pour but de protéger le caïd ivoirien du mégasyndicat : « les groupes armés opposés aux forces pro-Gbagbo ». Pardon ? Vous avez dit les « anti-pro-Gbagbo », en somme. Mais pour qui bossaient-ils, ces terroristes génocidaires malpropres et analphabètes qui tuaient et tuent encore les ethnies jugées favorables à Laurent Gbagbo ? Tout le monde sait qu’ils bossaient pour un dénommé Alassane Ouattara et ses généreux parrains de l’OTAN, dont Stephen Harper, j’insiste pour le dire, est l’un des plus enthousiastes. L’argent des contribuables canadiens a servi à massacrer des Ivoiriens.

La circonlocution adoptée par la CPI pour désigner les « pro-Ouattara » est révélatrice de son refus de reconnaitre l’évidence, soit le fait que, depuis 2002, Ouattara est le grand chef, d’abord officieux, puis officiel, d’une bande de terroristes sanguinaires. Pourquoi la CPI emploie-t-elle ce vocabulaire créatif ? Parce qu’elle veut mettre les vrais coupables, Ouattara et ses alliés de l’OTAN, à l’abri des poursuites. Son intention est limpide. Les « pro-Ouattara » deviennent des « anti-pro-Gbagbo », et la CPI ne poursuivra jamais personne d’autre que des sous-fifres dans le camp de Ouattara et de l’OTAN. Faut-il le répéter, la CPI n’est pas un tribunal ; c’est le repaire de l’injustice. Ça crève les yeux.

Preuve que la CPI ne fait pas vraiment enquête sérieusement et qu’elle se contente d’incriminer faussement l’empêcheur de piller en rond Laurent Gbagbo, le substitut MacDonald, coqueluche en puissance de Radio-Canada et peut-être même futur candidat d’un parti politique semant au Québec la gangrène fédéraliste néocoloniale, n’a même pas mis les pieds dans un camp de réfugiés, où des dizaines de milliers de victimes l’attendent pour lui expliquer ce qu’ils ont subi aux mains des barbares de Ouattara. Pour MacDonald, les réfugiés n’existent pas. Le massacre de Duékoué est un épisode secondaire du conflit sanglant en Côte d’Ivoire. Ce qui compte, ce sont les racontars médiatiques.

Combien de temps encore les contribuables québécois accepteront-ils de verser des impôts à Ottawa pour financer l’injustice internationale ? Combien de temps encore le gouvernement de Québec, qui se dit souverainiste, fermera-t-il les yeux sur les crimes de masse auxquels participe Ottawa avec l’argent qu’il nous soutire sans que jamais nous n’ayons accepté démocratiquement de faire partie de la fédération canadienne ? Combien de temps encore les journalistes de Radio-Canada continueront-ils de mentir effrontément au public qui leur verse leur généreuse rétribution ? Quel avenir préparons-nous à nos enfants en nous taisant devant les tartufferies de l’injustice internationale, ce qui fait de nous objectivement des complices des pires crimes contre l’humanité ?


Laurent Gbagbo s’adresse en toute simplicité aux juges de la CPI et leur donne une leçon magistrale de démocratie et de probité. Sa vie durant, il a lutté pacifiquement pour la démocratie, pour la primauté du droit, pour la souveraineté du peuple ivoirien et pour l’Afrique. Il rappelle aux juges et à l’équipe de la procureure que le litige issu de l’élection du 28 novembre 2010 est au coeur de l’affaire et que la CPI ne saurait juger Laurent Gbagbo sans d’abord faire la lumière sur cette question.

« Madame la procureure a dit une phrase qui m’a un peu choqué, en disant que nous ne sommes pas là pour voir qui a gagné les élections et qui ne les a pas gagnées. Mais on ne peut pas parler, on ne peut pas débattre de la crise postélectorale et ne pas savoir comment les élections se sont passées.

« Qui a gagné les élections ? Parce que c’est celui qui ne les a pas gagnées qui a semé le trouble. Je crois que c’est ça, la logique. Donc, la question est là : Qui a gagné les élections ? […] quand je demandais qu’on recompte les voix, ce n’était pas une phrase en l’air. »


Bernard Desgagné


Source: VIGILE.NET

CPI - DEUX ANS SANS PREUVES SUFFISANTES - LES JUGES METTENT UNE GROSSE PRESSION SUR L'ACCUSATION

 

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Après plus de deux ans d’enquête, pas de preuves suffisantes contre Gbagbo – Les juges mettent une grosse pression sur l’Accusation


Obligation d’enquêter, désormais ! Les juges de la Chambre préliminaire I, dans leur décision d’hier, reprochent très clairement au bureau du procureur de la CPI de ne pas avoir mené de vraies investigations. Et bombardent Bensouda et ses adjoints de requêtes qui prennent en compte la quasi-totalité des réserves exprimées par la Défense lors de l’audience de confirmation des charges.


Surtout ne pas analyser la décision de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale en dehors du contexte politique et diplomatique ! Hier, le collège de juges dirigé par Silvia Fernandez de Gurmendi a décidé « d’ajourner l’audience » et de « demander au Bureau du procureur de soumettre des preuves additionnelles ou de conduire des enquêtes supplémentaires sur un certain nombre de points. » Et pour cause : à la majorité, les juges ont considéré « que les éléments présentés par le Procureur dans cette affaire ne permettent pas de décider s’il y a des motifs substantiels de croire que M. Gbagbo a commis les crimes qui lui sont reprochés. »

Très clairement, les juges ont donc refusé de confirmer – en l’état – les charges contre le président Gbagbo. Mais ils n’ont pas voulu les infirmer non plus. En donnant un délai supplémentaire à Fatou Bensouda et ses adjoints, en les renvoyant à leur copie, ils ont coupé la poire en deux. Ils ont rendu une décision politique qui, bien qu’entrant dans le cadre du statut de Rome, n’en reste pas moins curieuse pour les praticiens des droits nationaux ordinaires, et pour les observateurs donnés d’un solide bon sens commun. Lesquels se posent une question : si après plus de deux années d’enquête et plus de dix-huit mois d’incarcération, l’Accusation n’a pas pu bâtir un dossier solide contre Gbagbo, pourquoi n’est-il pas purement et simplement libéré ? Ce serait oublier que la CPI est une juridiction éminemment politique, et que le statut de Rome donne un pouvoir excessif à un bureau du Procureur qui agit quasiment en dehors de tout contrôle, et qui est jusqu’ici politiquement relié, jusqu’à la caricature, aux puissances occidentales qui conduisent à La Haye les hommes politiques africains qui leur déplaisent. Très clairement, ce sont les gouvernements français et américains qui ont «eu la peau» de Gbagbo, accusé de tous les péchés de la lagune Ebrié. Ce n’est que dans le cadre de ce rapport de forces plus que défavorable à l’ancien chef de l’Etat ivoirien que la décision d’hier apparaît comme une cinglante défaite pour l’Accusation ; et comme une paradoxale victoire pour la Défense – dans la mesure où Gbagbo demeure dans les liens de la détention.

Que reprochent les juges à Louis Moreno-Ocampo et à Fatou Bensouda, qui ont piloté successivement le dossier d’accusation ? « La Chambre a demandé au Procureur de présenter davantage d’informations sur la structure organisationnelle des forces pro-Gbagbo, les confrontations possibles entre ces forces et des groupes armés opposés, et sur l’adoption alléguée d’un plan visant à attaquer la population civile considérée comme « pro-Ouattara ». Les juges ont également demandé au Procureur de présenter des informations supplémentaires sur les victimes, les préjudices qu’elles auraient subis ainsi que leur allégeance réelle ou supposée », résume la CPI. La rédaction d’un nouveau document de confirmation des charges semble s’imposer. On peut penser à juste titre que l’Accusation aura le loisir de revoir sa copie, comme un étudiant recalé à qui il est offert une seconde chance. Mais les conditions requises pour passer l’examen en « deuxième session » sont pour le moins drastiques…

Défaite en rase campagne du bureau du procureur

Si on veut traduire leur langage juridique, les juges pensent qu’il est nécessaire de savoir qui a fait quoi dans le cadre des crimes reprochés à Gbagbo, afin que les responsabilités puissent remonter des «auteurs directs» au « coauteur indirect » que serait le premier président de la Deuxième République ivoirienne. Ils ont été sensibles à l’argumentaire de la Défense selon lequel les crimes allégués ne peuvent être évalués en dehors du contexte de guerre civile, et des dérapages inévitables dans ce genre de situation – de part et d’autre. Au regard des éléments dont ils disposent, ils ne sont pas convaincus de l’existence du fameux « plan commun » visant à attaquer les civils pro-Ouattara parce qu’ils sont des civils pro-Ouattara. La Défense avait, au cours de l’audience de confirmation des charges, insisté sur le fait que les victimes présentées par l’Accusation étaient inconnues. Les juges l’ont suivi en demandant des informations sur leur identité, et des éléments sur leur allégeance politique réelle ou supposée. Profondément affaiblie, l’Accusation devra donc fournir un travail titanesque pour « combler » les trous béants de son dossier, qui ont été pointés clairement par les juges.

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Il faut entrer dans le cœur de la décision de 23 pages disponible pour l’instant uniquement en anglais pour prendre la mesure de la défaite en rase campagne du bureau du procureur. Les juges ne sont pas absolument pas satisfaits du « standard » des preuves présentées par le duo Ocampo-Bensouda. Ils notent «  avec une grande préoccupation » que le procureur s’est appuyé lourdement sur des articles de presse et des rapports d’ONG, alors que de tels éléments de preuve ne peuvent pas être présentés comme le fruit d’une enquête « consistante et adéquate ». Ces éléments peuvent constituer une «introduction utile» au contexte historique, mais ne sauraient constituer « un substitut valide au type de preuves » nécessaire dans le cadre d’une confirmation des charges. La majorité des 45 incidents sur lesquels s’appuie le bureau du procureur sont « prouvés uniquement » par des rapports d’ONG, de l’ONU et des articles de presse !

Les juges veulent des détails et des preuves matérielles !

Les juges de la Chambre préliminaire I ont détaillé de manière assez précise, dans leur décision, les points qu’ils souhaiteraient voir éclairés, et ces points sont particulièrement dérangeants à la fois pour le bureau du procureur et pour le camp Ouattara. Jusqu’à présent, l’Accusation se réfugiait derrière le concept de « séquençage » de sa procédure. Il était manifestement question d’enquêter d’abord sur Gbagbo et les siens avant de se lancer dans des investigations au sujet de Ouattara et des tueurs de son régime. Les juges demandent des informations précises sur « les positions, mouvements et activités » de tous les groupes armés opposés aux forces pro-Gbagbo, notamment les Forces nouvelles et le commando invisible, de novembre 2010 à mai 2011. Ils veulent des informations sur la structure organisationnelle des « forces pro-Gbagbo », les liens hiérarchiques et fonctionnels entre les différents « sous-groupes » et la structure d’ensemble, notamment « le cercle rapproché » qui, selon le procureur, coordonnait, finançait et pourvoyait les différentes forces en moyens. Le procureur, qui est demeuré dans le flou pour essayer de prouver qu’il existait un « plan commun », doit dire quand, comment et par qui « le plan commun » a été décidé. Il doit donner des détails sur le contenu des réunions au sujet de ce plan commun. Et il doit expliquer par quels moyens ce plan a été diffusé auprès des forces pro-Gbagbo sur le terrain après avoir été adopté. Pour chacun des 45 incidents notifiés par le procureur, les juges exigent de savoir si leurs auteurs agissaient dans le cadre de la fameuse «politique» visant à persécuter une partie du corps national. Ils veulent savoir à quel «sous-groupe» ou unité appartenaient les personnes impliquées dans chacun des incidents. Ils veulent avoir des informations sur le nombre de victimes, les sévices subis, la perception de leur appartenance politique réelle ou supposée. Ils veulent avoir des informations sur les liens entre les différents incidents évoqués, dans la mesure où ils sont censés faire partie d’un plan d’ensemble. Sur l’attaque de la RTI du 16 décembre 2010 et les événements du 12 avril 2011, les juges veulent plus des « preuves plus spécifiques » sur chacun des sous-incidents, notamment sur les cas de violences sexuelles. Sur la «marche des femmes» d’Abobo du 3 mars 2011 et les « bombardements » d’Abobo du 17 mars 2011, les juges demandent des éléments de nature médico-légale ou d’autres preuves permettant de savoir qui a tiré dans chacun des cas et quelles cibles était visées.

Cette complexité que l’Accusation ne veut pas voir

Il est clair que les juges de la Chambre préliminaire I sont sceptiques quant au « narratif » de l’Accusation. Ils l’accusent à mi-mots de ne pas avoir enquêté du tout. Ils lui demandent de mettre la main dans le cambouis et de faire des investigations détaillées. Or, il est plus que risqué pour elle d’entrer dans la complexité des situations et de la guerre post-électorale de 2010-2011. Admettre le contexte d’une guerre civile – lancée par les pro-Ouattara – serait détruire l’édifice de diabolisation unilatérale bâti patiemment depuis plus de dix ans par la nébuleuse internationale qui avait juré la perte de Gbagbo. Enquêter scientifiquement sur chacun des incidents évoqués, c’est prendre le risque de mettre en lumière des événements isolés, liés à la difficulté, pour les FDS, de faire face à un ennemi «invisible» camouflé au sein de la population. C’est aussi prendre le risque de voir dévoilés les mensonges, manipulations et coups tordus du camp Ouattara – qui avait intérêt à diaboliser au maximum le pouvoir en place, y compris en commettant des crimes afin d’en faire porter le chapeau à l’adversaire. Plus que jamais, Fatou Bensouda est sous pression sur le dossier ivoirien. Plus que jamais aussi, les juges de la Chambre préliminaire I seront « travaillés au corps » par la puissante coalition internationale qui a intérêt à maintenir Gbagbo dans son statut actuel. Celui d’otage.


Théophile Kouamouo


Source: Le Nouveau Courrier

COMMENT OUATTARA CEDE LES TERRES IVOIRIENNES AUX MULTINATIONALES


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L’audience entre Alassane Ouattara et Margarita Louis-Dreyfus a effectivement eu lieu.


Alors que la patronne du groupe français Louis-Dreyfus, qui contrôle déjà la majeure partie des importations de riz en Côte d’Ivoire, doit rencontrer aujourd’hui Alassane Ouattara pour mieux finaliser le projet d’acquisition de 100 000 hectares de terres en Côte d’Ivoire, focus sur une ruée qui menace les petits paysans ivoiriens et la souveraineté nationale.


Le grand mercato autour des terres arables de Côte d’Ivoire est-il engagé ? Selon toute évidence, oui. «Attendue en Côte d’Ivoire fin janvier, la patronne du groupe Louis Dreyfus, Margarita Louis-Dreyfus, doit profiter de son séjour pour signer un accord avec le ministre de l’agriculture, Sangafowa Mamadou Coulibaly, autorisant la mise à disposition, par l’Etat ivoirien, de 100 000 hectares de terres au nord du pays (Korhogo, Ferkessédougou, Boundiali, Tengrela…). Outre un accroissement prévu de la production rizicole ivoirienne, ce projet permet au groupe international diversifié (négoce, transport maritime, immobilier) de distancer ses concurrents dans le pays (Mimran, Olam, Singapore Agritech, etc.).

Localement, ce dossier est piloté par le Français Olivier Santin, chargé de mission au sein de la filiale Louis Dreyfus Commodities (LDC)», écrit ainsi La Lettre du Continent dans une alerte publiée hier à destination de ses abonnés. La Lettre du Continent nous indique qu’un entretien doit avoir lieu entre Margarita Louis-Dreyfus et Alassane Ouattara ce jeudi 31 janvier. Et ajoute que Nicolas Sarkozy, reconverti dans les affaires et la finance, a «intercédé» auprès de son obligé ivoirien pour que la rencontre se fasse. Le groupe Louis-Dreyfus, qui contrôle plus 60% de l’importation de riz – avec ses partenaires locaux Soukpafolo Koné (proche d’Amadou Gon Coulibaly) et Carré d’Or (fondé par le Libanais Ibrahim Ezzedine, considéré comme proche de Gbagbo, persécuté par le fisc ivoirien dès le 11 avril 2011, et qui est finalement mort d’un arrêt cardiaque, laissant le champ libre aux prédateurs) – veut visiblement mettre la main à moyen terme sur toute la chaîne de valeur rizicole ivoirienne, de la production à la distribution.

«Il faudra délocaliser des milliers de paysans»

Derrière l’audience de luxe accordée à celle qui est aussi la veuve de l’ancien actionnaire principal de l’Olympique de Marseille, c’est la ruée sur le foncier rural ivoirien qui s’engage. Et elle a des racines profondes. Tout a commencé avec le sommet du G8 en 2012, et la mise en place d’un vaste projet dénommé «New Alliance for Food Security and Nutrition». Un projet financé principalement par la France et l’Union européenne, et de manière bien plus modeste par les Etats-Unis et l’Allemagne. Ambition déclarée ? Mettre en place un cadre entre les gouvernements de six pays – dont la Côte d’Ivoire –, les institutions multilatérales et un certain nombre de multinationales triées sur le volet.

En Côte d’Ivoire, les multinationales qui sont dans les rangs vont investir près de 800 millions de dollars. Le Singapourien Olam entend mettre 50 millions de dollars sur la table, le Français Louis-Dreyfus 34 millions, le Français Mimran 230 millions de dollars, l’Algérien Cevital 150 millions de dollars, le Suisse Novel 95 millions de dollars, le Suisse CIC 30 millions de dollars, etc…

Ces investissements ne vont pas sans certaines contreparties foncières. Selon des sources spécialisées que Le Nouveau Courrier a interrogées, Novel demanderait 15 000 hectares, Mimran entre 60 000 hectares et 182 000 hectares, Cevital 300 000 hectares, etc… «Evidemment, il faudra délocaliser des milliers de paysans pour avoir accès à ces montants de terres», s’alarme le responsable d’une ONG internationale qui suit de près le dossier.

La loi sur le foncier rural de 1998 sera sans doute abrogée

A quelle sauce les petits agriculteurs ivoiriens seront-ils mangés ? Bien entendu, le régime Ouattara, spécialiste du marketing politique, se fait mielleux. «Nous avons une approche pragmatique. Lorsqu’une entreprise arrive avec un projet, l’État se porte garant et clarifie la situation foncière des superficies requises. (…) Quand les villageois voient leur intérêt, ils se dépêchent de normaliser la situation foncière de leurs terres. D’autant que, dans leurs projets, les entreprises industrielles associent les populations villageoises installées autour de l’unité de production. C’est un modèle dont nous faisons la promotion car il permet une croissance partagée. C’est le cas de Dekel Oil (filiale du groupe israélien Rina Group, ndlr), qui ne possède en propre que 5 000 hectares, mais travaille avec des petits producteurs d’huile de palme installés sur 45 000 hectares», a ainsi dit Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre de l’Agriculture d’Alassane Ouattara, dans le cadre d’une interview accordée à Jeune Afrique. Bien entendu, l’explication est un peu courte. La loi sur le foncier rural sera-t-elle réformée pour plaire aux multinationales ? En tout cas, un document relatif au projet que Le Nouveau Courrier a pu consulter prévoit le vote, en juin 2015, d’un «Rural Act Land», une «loi sur les terres rurales», destinée à «délimiter les terres des villages» et l’octroi de «certificats fonciers» aux entreprises qui veulent manifestement sécuriser leurs «acquisitions» avant la prochaine élection présidentielle.

Selon toute évidence, la loi sur le foncier rural votée en 1998 et qui sécurisait la propriété villageoise et le droit coutumier, va voler en éclats. Les paysans ivoiriens, qui n’ont pas accès au crédit bancaire et aux technologies contrairement aux agriculteurs israéliens avec lesquels le ministre Sangafowa Coulibaly les compare, pourront-ils survivre en étant autre chose que des métayers d’un nouveau type alors qu’ils seront en collaboration/concurrence avec des mastodontes pouvant lever des capitaux de manière illimitée sur les marchés boursiers du monde entier, employant une batterie d’ingénieurs… et qui achèteront sans doute leur production ? Le fait que les multinationales contrôlent l’ensemble de la chaîne agricole d’un pays dont la souveraineté économique est déjà fort dégradée est-il une bonne nouvelle ? En tout cas, au Liberia, pays dont la présidente Ellen Johnson-Sirleaf a cédé une grande superficie de terres à des multinationales en 2010 (avant d’avoir son Prix Nobel de la Paix !), des résistances paysannes s’organisent déjà. Et la dénonciation de «l’esclavage moderne» bat son plein, sur fond d’arrestations et d’intimidations des récalcitrants.


Philippe Brou


Source: Le Nouveau Courrier

mercredi, 05 juin 2013

ERIC KAHE: LIBERTE PROVISOIRE DE GBAGBO, UNE CHANCE DONNEE A LA RECONCILIATION ET A LA PAIX

 

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Démocrates et républicains, refusant de nous en prendre à des décisions de justice, nous pouvons tout de même, de façon citoyenne, apprécier le fait que la décision rendue par les juges de la CPI dans l’affaire « Procureur contre Laurent Gbagbo », bien qu’insuffisante, soit relativement bonne à prendre, comparée au pire que laissaient redouter les pressions politiques exercées sur la CPI.

Au cours de cette audience de confirmation des charges ou de relaxe de l’accusé (à ne pas confondre avec un procès), la Défense du président Laurent Gbagbo avait interpellé les juges sur l’aspect « brouillon » du dossier du procureur qui s’en était d’ailleurs offusqué ! Trois mois après cette observation, les Juges concluent à l’insuffisance des preuves avec demande d’enquêtes complémentaires. S’ils sont à féliciter pour avoir tenté de sortir des procédures politiciennes où des organisations internationales naguère créditées de confiance ont relayé des rumeurs assassines, notamment sur de nombreuses personnalités proches du président Laurent Gbagbo en vue d’objectifs ciblés, les juges auraient dû aller au bout de la logique qui veut qu’un innocent ne soit pas retenu en prison quand n’existent pas contre lui les preuves nécessaires.

La liberté provisoire du président Laurent Gbagbo reste plus que jamais d’actualité et cette décision lui ouvre la porte.

Cette décision nous rappelle aussi l’écart entre la justice des vainqueurs, aux ordres d’une politique de haine et de vengeance, et les procédures de la justice internationale dont le déroulement obligatoirement public ne permet pas que l’on puisse tordre le cou à la justice au-delà d’une certaine limite de décence. C’est le lieu d’avoir une pensée spéciale pour tous nos compatriotes et camarades détenus en Côte d'Ivoire sur la base des seules preuves qui n’existent pas.

Cette décision est aussi une invitation à une introspection ivoiro-ivoirienne, afin que, tournant la page d’un conflit qui n’a que trop duré, vainqueurs et vaincus d’hier, travaillent ensemble à construire un pacte républicain. A la veille de cette audience, dans une lettre ouverte, nous avions indiqué que nous étions à l’écoute des instructions du président Laurent Gbagbo. Il a largement fait sa part et nous avons cru décrypter sa réponse.  Aussi bien à la fin de l’audience en février que lors de la récente interview de Maître Altit – que nous félicitons avec l’ensemble de son équipe et des défenseurs des droits de l’homme – le président Laurent Gbagbo se positionne, en homme d’état, dans la direction de la construction de la nation.

Tous, opposition et pouvoir, nous sommes interpellés à sauver la Côte d'Ivoire. Le délai qui nous sépare de la prochaine audience devrait permettre à un Laurent Gbagbo en liberté, même provisoire, et au régime en place à Abidjan, de se parler.

A son arrivée  au Golf, à la suite de son arrestation, le président Laurent Gbagbo avait bien précisé que la «partie militaire était terminée et qu’il fallait passer au volet civil».

Cette décision est une chance donnée à la Réconciliation par la paix des braves.


Eric KAHE, Président en exil de l’AIRD (4 juin 2013).

TOUSSAINT ALAIN: «LA CPI N'A PAS D'AUTRE CHOIX QUE DE LIBERER GBAGBO»

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COMMUNIQUE DE PRESSE


Dans un communiqué en date du lundi 3 juin 2013, les juges de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) indiquent ne pas disposer d’informations ou d’éléments suffisants pour décider de mener un éventuel procès contre le président Laurent Gbagbo.

Cette décision est un cinglant désaveu pour le Procureur de la CPI et un coup dur pour le régime de Monsieur Alassane Ouattara, qui a monté un dossier constitué de crimes imaginaires contre son rival politique. C’est surtout un grand pas vers la libération pleine et entière du Président Laurent Gbagbo, injustement incarcéré depuis plus de dix-huit mois par la CPI.

Une manche vient d’être gagnée par les avocats de la défense. Ensemble, poursuivons le plaidoyer partout, notamment dans les cercles de décision politiques et en direction des opinions publiques afin de consolider cet avantage et remporter la victoire finale.

Le Président Laurent Gbagbo est innocent : la CPI, qui joue sa survie et sa crédibilité, n’a pas d’autre choix que de le libérer.

 

Paris, le 4 juin 2013.

 

Toussaint Alain

Ancien conseiller du Président Laurent Gbagbo,
Président de Côte d’Ivoire Coalition, Inc.

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CPI - LE POEME INEDIT DU PREMIER MINISTRE JOSEPH KOKOU KOFFIGOH: «EN ATTENDANT GBAGBO»

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Le dossier est vide vous l'admettez enfin!
Alors que fait Laurent encore dans la galère?
Coupez les chaines de l'innocent dans les fers;
N'imitez pas Pilate en vous lavant les mains.

Depuis plus de deux ans, on a creusé, fouillé
Partout, pour lui coller les trois mille cadavres,
Sous les vieux monuments, déraciné les arbres,
Plongé dans l'Ébrié pour ne rien trouver.

À présent, on donne quelques mois pour chercher 
À tout prix. Dites-moi quoi? Quelle ultime preuve?
Justice mon amour! Tu peux fouiller! Oui creuse!
Oui! Je te demande de ne rien lâcher.

Quand le trou sera grand, très profond et intense,
C'est le Mensonge qui y sera enterré;
Alors vous comprendrez qu'il vous faut libérer
Des mains de l'infamie, ce grand héros immense.

J'entends d'ici trembler les murs de Jéricho;
La Vérité suprême en un sursaut final,
Renverse les remparts érigés par le mal;
Demandez lui pardon en libérant Gbagbo.

 

Joseph Kokou Koffigoh

Lomé, le 4 Juin 2013