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jeudi, 25 avril 2013

LA BEREZINA DU SUPER PARTI MAJORITAIRE

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Ils clamaient partout qu’ils étaient majoritaires. Tellement majoritaires que pour faire d’eux des peaux de chagrin, Laurent Gbagbo avait planifié leur extermination.  Le  nord qu’ils disent être leur propriété privée avait été bassiné par les manipulations du maître absolu. Le charnier, la chasse aux nordistes, l’escadron de la mort et tutti quanti. Tout cela avait bien rassuré le nord –pris en otage- au point où tous les départements de la région devinrent la chasse gardée du super parti majoritaire. Dans l’une de leur principauté, il avait été question de faire voter des singes et des moutons pour montrer à Laurent Gbagbo, qu’il valait mieux devenir des bêtes que de participer à des élections qui ne répondaient pas à leurs rêves. La majorité s’était exprimée de fort belle manière : la violence.

Nos amis les majoritaires avaient également magnifié leur supériorité par des coups de canon et de petits bruits de calibres 12 de nos bienfaiteurs les dozos. Ils firent ce que font tous les majoritaires qui tirent leur statut du ventre du mensonge. Dans le ventre du mensonge, la logique est fortement inversée. Là bas, les majoritaires s’expriment par les biceps, les armes. Les minoritaires tétanisés se plient comme des chiots qui se mettent la queue entre les pattes.

Et un jour, les majoritaires vinrent au trône, après le travail de leurs ancêtres les gaulois. Mais bien avant qu’ils ne viennent, ils avaient expérimenté leur super majorité par une héroïque révolution orange. Les rues furent envahies aussi bien par eux que par les minoritaires devenus leurs adjuvants.

Ils furent, depuis leur micro Etat, des maîtres absolus du terrain. Depuis leur Etat, ils donnaient des ordres aux fonctionnaires, travailleurs, chômeurs, désœuvrés etc. Chaque couche socio-professionnelle s’exécutait parfaitement. Une fois au pouvoir, ils accaparèrent tout. Les fœtus devinrent des membres de leur majorité, le carré des martyrs devint leur majorité, les votants clonés devinrent leur majorité et vlan, le parlement devint leur affaire comme si nous étions dans une mutuelle de développement du Nord. Le désert électoral du 11 Décembre 2011 fut leur majorité absolue. Les morts et les disparus visitèrent les isoloirs. Ils bourrèrent les urnes. Ils lancèrent de menus coups de biceps. L’allié au cœur meurtrit, versa un océan de larmes. En vain. Alors que tous riaient du faible taux de participation, par une formidable opération du saint esprit, le taux pris l’ascenseur. Le désert électoral devint une steppe avant de finalement se transformer en une forêt ! Il fallait prouver qu’on est majoritaire. Par tous les moyens. Chacun connait les moyens. Mais taisons-nous!

Nos majoritaires voulaient une fois encore expérimenter leur suprématie. A l’occasion, ils refusèrent de dissoudre l’organe chargé des élections, ils rejetèrent brutalement toute idée de reforme. Ils imposèrent leurs vues aux minoritaires et partirent organiser, avec quelques ricanements traitres, .une mascarade électorale. Et vlan, la souricière se referma sur eux. Ils devinrent une peau de chagrin. Ce fut la bérézina. Les majoritaires sont dévoilés. Ils sont exposés. Le gôpô marcha parfaitement. Les esprits d’Eburnie les désignèrent comme des minoritaires achevés. Et les revoilà s’adonnant à leur jeu favori. Ils enflèrent leurs biceps partout où ils furent battus à plate couture. Ils renouèrent avec l’ère des loubards et des calibres 12. L’heure de la chasse à l’homme sur un fond tribal. L’heure des cars bourrés de barbares assoiffés de sang. Les pauvres ! Ils perdirent là où ils croyaient tout plié.

De grosses têtes furent conduites au cimetière des loques politiques. Des circonscriptions qui avaient été braquées et copieusement asséchées jetèrent à leur face : « Nous ne voulons plus de vous ».Très affectés, les bulldozers ne furent pas de trop pour casser les adversaires et brûler les hommes de « Il n’est pas encore minuit ». Pendant qu’ils s’adonnent fièrement à leur art, Laurent Gbagbo est à la Haye. Son parti est dans les chaînes. Ses militants sont dans les geôles ou muselés chez eux. Pourtant, la violence prospère sur le terrain politique. Et oui, ma mère m’a conçu dans la violence. C’est donc dans la violence que se trouve mon salut.

A la vérité, le super parti majoritaire a toujours été minoritaire. Il s’impose par la force du canon, du tripatouillage et de la mascarade. C’est l’arme des faibles. Derrière l’attrayante couleur orange qu’il arbore, se masque une réalité pétrifiante : la bérézina. Une bérézina à tous égards. Les recettes sont indigestes et les méthodes totalement désincarnées. Un véritable décalage entre la réalité du pouvoir et les réalités du bas peuple. Toute sa grandeur est enrobée dans du faux. Lorsque vous levez le drap, vous vous rendez compte qu’il ne s’agit que d’un super parti complexé, versé dans l’art de la manipulation de la masse crétinisée.  La mascarade électorale a définitivement ôté le drap. Plus nous avancerons, vite la minorité se recroquevillera pour offrir au monde un tombeau blanchi bon pour l’oubli. C’est ainsi que lentement, se ferme la page des acteurs politiques jouissant d’une réputation surfaite.


Alain Bouikalo, Juriste

LA FRANCE, SA VOLONTE AFFICHEE DE VERTU ET L’INHUMAMISME QU’ELLE VEUT NOUS IMPOSER

 

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Dans les milieux politiques français, il y a quelques jours, c’était le branle-bas, avec l’affaire CAHUZAC: la révélation sur un compte à l’étranger de monsieur le ministre CAHUZAC, toute sa batterie de mensonges éhontés qui a couvert cette information, les preuves indiscutables apportées par les enquêteurs, tout cela a suffi pour ébranler la classe politique et la société françaises, simplement parce qu’un homme politique (monsieur CAHUZAC) a menti tout en se rendant coupable de détention de compte bancaire à l’étranger, un acte proscrit par la loi de son pays.

Coupable donc d’avoir enfreint la loi de son pays, monsieur CAHUZAC, personnalité politique française de haut rang vient d’être  chassé  des fonctions politiques qu’il occupait. Politiques et citoyens français, ensemble, se disent indignés, choqués et même déçus de ce scandale qui n’est rien d’autre qu’une escroquerie morale et un cas typique de banditisme à col blanc. C’est ce que disent dans leur grande majorité, les français interrogés sur l’affaire CAHUZAC. S’il est bien vrai que cette autre affaire est française et qu’elle ne doit intéresser que les français d’abord, il n’est pas inutile pour nous africains qui avons partie liée avec cette même France et qui luttons pour notre liberté, de « capitaliser » cette affaire de malhonnêteté de la part d’un gouvernant français et d’en montrer, dans le fond comme dans la forme, les atermoiements et les vices qu’étalent à la face du monde, le président français HOLLANDE, celui-là qui répétait avant son élection : « le changement, c’est maintenant ! ». Quel changement ?

Le chien peut-il changer sa façon de s’asseoir, à moins de ne plus être un chien ? Cette question « quel changement ? » que nous posons est, en fait, au- delà même d’une question, une dénonciation de la méchanceté  des gouvernants français, de quelque bord politique qu’ils soient, vis-à-vis des africains que nous sommes. Pourquoi ?

-1° : l’affaire CAHUZAC secoue toute la France en ce moment et tout ce pays entre en transe, on ouvre un bal public à la moralisation, on rappelle à tue-tête que c’est la probité qui fait le bon gouvernant, à bas les escrocs, les mafieux et leurs réseaux quand dans le même temps, des opérations de communication sont plantées ici et là pour soutenir moralement ( ?) le ministre fraudeur, l’escroc qui doit en principe se retrouver devant les juges pour donner une suite judiciaire à son délit. La vérité est là, implacable, quand les plus hautes autorités françaises freinent des quatre fers et font dans une compassion synonyme de diversion. Un dilatoire plus qu’intentionnel, dans la mesure où ces gouvernants français prient et souhaitent qu’ « un CAHUZAC et un seul, ça suffit ! ». Une façon de dire, qu’adviendrait-il alors du gouvernement français, si un ou plusieurs autres cas CAHUZAC venaient encore à frapper ce gouvernement ? Or, avec tout ce qu’il a été donné de voir comme péripéties dans ce feuilleton CAHUZAC, il est bien clair que ce n’est pas parce que l’on est un gouvernant qu’on est forcément auréolé de vertu : d’ailleurs, combien sont-ils encore, ces dirigeants politiques français, tapis dans l’ombre et le silence imposé des réseaux, qui sont aussi des CAHUZAC potentiels?


-2° : CAHUZAC par-ci, CAHUZAC par-là, l’homme a commis l’irréparable, l’impardonnable et il doit payer. La sanction première qui lui tombe sur la tête est d’abord le fait que du coup, il devient infréquentable. Monsieur CAHUZAC naguère ministre et député est relégué au rang d’indésirable ou de paria, comme Christian NUCCI, il y a trente ans ou BEREGOVOY, il y en a vingt et un et STRAUSS-KAHN, il n’y a pas longtemps. Dans l’univers politique français et aux yeux de la société française, ce serait un crime de s’afficher désormais en  public avec des gens – comme CAHUZAC -  qui se sont rendus coupables d’entorses à la loi ou aux mœurs de leur pays. Et c’est à niveau que nous voulons exprimer avec énergie et fermeté notre indignation d’africains : comment peut-on prétendre vouloir respecter les lois de son pays (la France), en condamnant au rang de parias des compatriotes coupables de délits moraux et financiers (pour si peu, est-on tenté de dire) et ne point éprouver la moindre gêne en recevant en grandes pompes au sein des institutions françaises des tyrans, des dictateurs et des rebelles africains dont certains ont égorgé leurs compatriotes et bu leur sang, comme cela s’est passé en Côte d’Ivoire, dix années durant ? Qui, de monsieur CAHUZAC, qui cache de l’argent dans un compte à l’étranger et du dirigeant politique français, chantre des droits de l’homme et qui s’accommode d’entrevues ou d’échanges complices et plus qu’intéressés  avec un auteur de crimes contre l’humanité, est un cas judiciaire sérieux et mérite exclusion et condamnation de la part de l’opinion publique et de la justice françaises ? Ou bien alors, au nom du racisme qui catégorise les humains que nous sommes, la classe politique et l’opinion françaises ne font que confirmer que puisqu’il faut bien que les « bien-pensants » qu’ils sont, eux, vivent, il faut nécessairement et cela n’est rien de grave, que nous africains, nous mourrions gratuitement ou bêtement pour que leur survie de « civilisés » soit assurée?

-3° : monsieur  CAHUZAC a menti ou a trompé après avoir triché, il doit partir, voire s’effacer car il a manqué de vertu ? Mais de quelle vertu peuvent se prévaloir tous ceux qui, pour du pétrole, de l’or ou du diamant se servent du fallacieux prétexte des droits de l’homme pour massacrer et faire massacrer d’innocentes populations africaines ? Elle n’a pas tort, en fait, la personnalité française qui a dit qu’ «un pays n’a pas d’amis, il n’a que des intérêts». Avec ce que nous vivons aujourd’hui comme rebellions et actes terroristes, parfois en direct via les médias, autant reformuler la citation précédente par «un pays n’a pas d’amis, encore moins de vertu car il n’a que des intérêts, rien que des intérêts»! Depuis plus d’une dizaine d’années, ce sont des milliers de vies humaines qui sont exterminées en Côte d’Ivoire et cela n’a pas d’importance, aux yeux des français, par rapport à l’affaire CAHUZAC et alors tant mieux pour les intérêts de la France. Messieurs OUATTARA et SORO, figures locales du terrorisme français en Côte d’Ivoire depuis les pouvoirs CHIRAC et SARKOZY, peuvent s’afficher publiquement aux côtés des dirigeants français actuels, c’est toujours tant mieux, pour les intérêts de la France. La vertu? Elle est tout simplement mise en berne. Des français innocents peuvent mourir gratuitement d’assassinats ou à petit feu dans les geôles ivoiriennes, tant pis, si cela sert les intérêts français. Dans la même veine, la justice française « protège » en ce moment Michèle ALLIOT-MARIE, cette ministre de CHIRAC: en 2004, ils ont gratuitement fait massacrer (bombardements et fusillades) des ivoiriens aux mains nues, suite à un bombardement à ce jour non élucidé d’une base militaire à Bouaké, en zone rebelle. Une autre affaire sur laquelle le pouvoir et la justice de France font tout pour ne jamais faire aboutir les enquêtes. Comment peut-on alors valablement qualifier ce jeu double qui caractérise foncièrement les dirigeants français depuis toujours ? Ce jeu du dire et se dédire, de la vérité et du mensonge, de la résolution de bonne foi et de la compromission dans le même temps, n’est-ce pas là ruser avec ses propres principes et ses propres lois?

-4° : le rôle nocif et permanent des communicants et des médias français : l’ardeur et la solennité dont une certaine presse française a fait montre au cours de cette honteuse et dégradante affaire CAHUZAC sont simplement révélatrices d’un fait majeur : « CAHUZAC est fautif ou coupable d’un délit, certes, mais aidons-le à tenir bon ; nous devons lui être solidaires. Protégeons-le » a semblé dire cette presse de la compassion. On est alors tenté de se demander combien de délinquants, dans les prisons de France, reçoivent cette presse qui se veut spécialiste de psychologie quand en même en temps, cette presse s’évertue à arrondir les angles pour un ministre fraudeur qui n’est rien d’autre désormais qu’un justiciable ! Et ça, c’est en attendant que la rigueur de MEDIAPART débusque encore d’autres cadres malhonnêtes qui plastronnent au sommet de l’Etat français. Ce rôle nocif de la grande majorité de la presse française, il faut le répéter ici, a été et continue d’être à la base des malheurs des populations africaines visitées par des rébellions sanguinaires. Ainsi, sachant que leur propre rouleau compresseur (la déportation de GBAGBO à La Haye par la France) va bientôt se retourner contre eux, c’est malgré eux qu’ils s’évertuent à donner dans le dilatoire ou dans une diversion infantile. Par exemple, Maureen GRISOT, pour ne citer qu’elle, dans un récent numéro de « Libération » tire à boulets rouges sur le régime tyrannique et génocidaire de OUATTARA mais en même temps le défend en se permettant de perpétuer le mensonge communicationnel  suivant : « la crise postélectorale ivoirienne est survenue par la faute de Laurent GBAGBO qui a refusé de reconnaître sa défaite ». Oh, quelle infamie ! Mais qui donc s’est permis, chez nous ici en Côte d’Ivoire, de proclamer ces résultats en lieu et place du Conseil Constitutionnel ? La communauté internationale ? De quel droit ou pourquoi ? Cet exercice de vérité, Maureen GRISOT et bien de ses collègues français l’évitent, comme la Cour Pénale Internationale s’interdit de contribuer à la manifestation de la vérité sur le même sujet en procédant au recomptage pur et simple des voix. Et pendant ce temps, des vies humaines sont injustement fauchées, chaque mois, par dizaines dans notre pays, qu’importe, d’autant plus qu’il y vingt- trois ans, CHIRAC avait décrété que « la démocratie est un luxe pour les africains » ! Le rôle pernicieux, méchant et grandement destructeur des médias français a contribué en grande partie aux malheurs des africains en général et des ivoiriens en particulier : tous les schémas mensongers  qu’ils  ont servi à l’opinion pour faire tomber GBAGBO continuent de se reproduire sous la gouvernance du président reconnu par leur communauté internationale, c’est-à-dire OUATTARA, en termes de tyrannie, de violations massives des droits de l’homme et de crimes contre l’humanité. Ces journalistes français savent mais ils ne hurlent plus. Que dire alors des dernières élections locales en Côte d’Ivoire sinon qu’elles sont la confirmation de ce que ce n’est jamais le vainqueur d’une élection qui sème des troubles et s’adonne à des massacres ? S’il est vrai que les ambassadeurs de la France et des Etats-Unis sont absents cette fois-ci de la scène électorale ivoirienne en plus de GBAGBO et ses partisans, à qui profitent toutes les violences postélectorales actuelles, quand on sait que le procureur de la C.P.I. en veut à GBAGBO « d’avoir préparé un plan pour rester au pouvoir » ? Autant de détails importants n’intéressent plus les loups enragés de la presse française. Surtout qu’il est de plus en plus clair qu’ils sont encore nombreux, ces journalistes français qui croyant être nés avant la honte, continuent avec une monstrueuse indifférence de débiter des désinformations sur le calvaire du peuple ivoirien. Un jour, peut-être, ces journalistes français qui ont contribué à nous faire massacrer nous expliqueront la nature du mérite qu’il y a à être, comme eux, des caniveaux de la morale humaine.

Pourquoi et pendant combien de temps encore vont durer et sévir tant de mépris, de mensonges et de méchanceté gouvernés par l’esprit de convoitise de tous ces  dirigeants français et leurs médias manipulateurs qui se succèdent au pouvoir dans leur pays ? Le peuple français lui-même, désinformé, berné et méprisé par ses propres dirigeants, ne se réveillera peut-être que dans un autre monde et dans une vie ultérieure quand, malgré les massacres et les pillages à répétitions de ses gouvernants, le vent de la récession économique qui vient, aura balayé une « civilisation » aux intentions et aux pratiques abjectes. Des pratiques abjectes parce que hautement criminelles et exterminatrices de peuples de la terre qui ne demandent qu’à vivre leur liberté dans la vraie paix. Pour s’en convaincre, il suffit de nous rappeler ce qu’a dit Aimé CESAIRE : « une civilisation qui ruse avec ses propres principes est une civilisation moribonde ». C’est dans un pareil tableau d’immoralité manifeste, qu’il se trouve encore parmi les ivoiriens et les africains qui crient « liberté ! »,  des  naïfs qui espèrent recevoir des mains de monsieur HOLLANDE, le «saint  graal »  de leur libération, comme si cela s’octroyait!

 

Pour le collectif des victimes de DUEKOUE (Carrefour et Nahibly),

Emmanuel Caleb.

mercredi, 24 avril 2013

DESERT ELECTORAL, FRAUDES ET VIOLENCES: LE RDR, UN PARTI MINORITAIRE ET DANGEREUX

 

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Violences postéléctorales à Koumassi


Le monde entier sait désormais qui sème la violence et le crime pendant les joutes électorales en Côte d'Ivoire et qui est abonné à la violence politique, à la fraude et au désordre, de tout temps. Merci, SEIGNEUR! Fernand Dindé.

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CI - Yopougon: «Nous avons les preuves de notre victoire et elle nous sera rétrocédée»

 

Chers Tous, nous voici face à l’ultime étape avant notre victoire finale. Ce soir, au vu de toutes les informations que nous avons collectées, j’accuse la CEI 4 présidée par M. COULIBALY Yaya de complicité dans la forfaiture manigancée par nos adversaires. Dans leur précipitation pour annoncer leur pseudo victoire, M. COULIBALY Yaya et ses complices ont laissé derrière eux les traces indélébiles de leur défaite. A travers le parti pris flagrant de M. COULIBALY YAYA, la CEI , supposée être l’arbitre est devenue partisan du camp adverse. A Sogefiha NIANGON, nos adversaires ont signé sous la contrainte des PV avant l’heure. Le magistrat de la CEI Centrale, M. COULIBALY Kuibert a dû déchirer certains PV tronqués dans ce lieu de vote.

Toutefois je vous appelle au calme, car quand on a gagné comme nous, on ne doit pas céder aux sirènes de la violence. Nous combattrons avec les moyens légaux mis à notre disposition par la loi pour récupérer notre victoire. La Cote-d’Ivoire est un État de droit dirigé par un homme soucieux du respect du droit qui a en horreur les voleurs et les fainéants. C’est pourquoi, je puis vous dire, chers amis, que le Président ADO ne saurait être mêlé de près comme de loin à cette forfaiture qui se passe à Yopougon comme certains voudraient le faire croire. Populations de Yopougon, retenez que nous ne céderons ni aux menaces, ni aux intimidations.

Le président BEDIÉ , en déléguant ce jour auprès de nous le SG Adjoint Chargé des Elections, tient à nous confirmer son soutien dans cette ultime bataille. C’est pourquoi nous ne reculerons pas. M. COULIBALY Yaya, en tronquant les résultats de la CEI 4 pour faire de l’homme dont il le Chargé de mission le vainqueur, a fait montre de cynisme et de brigandage électoral. Et nous ne saurions accepter cette forfaiture. Nous avons les Preuves de notre victoire et elle nous sera rétrocédée. Demeurons mobilisés. Merci pour votre soutien constant.


Doukouré Moustapha

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CI : Affrontements et accusations de fraude à Yopougon, Adjamé, Treichville et Koumassi: Ça chauffe entre le Pdci et le Rdr

 

Le pire est à craindre entre le Pdci et le Rdr. L’issue des municipales ne donne pas de lisibilité et la confusion règne dans plusieurs communes d’Abidjan. Entre les alliés houphouétistes, en l’occurrence le Rdr et le Pdci, l’alliance a atteint ses limites devant les enjeux. L’heure est à l’affrontement. Même entre des candidats issus du même parti comme à Adjamé où le maire sortant, Youssouf Sylla, a affronté son camarade du Rdr Farikou, candidat indépendant. Entre les deux camps, la guerre est imminente. La violence étant l’arme privilégiée du Rdr, les deux candidats pensent peut-être que le plus violent sera déclaré maire d’Adjamé.

En tout cas, hier, les commerces ont baissé pavillon dans cette commune. Sur le boulevard Nangui Abrogoua, poumon du commerce dans cette commune, tous les magasins ont fermé. La mairie était sous haute surveillance pour éviter que des manifestants jettent leur dévolu sur le bâtiment. «Ici, il y avait un affrontement depuis le matin à cause du vote», nous apprend un vendeur ambulant interrogé sur le boulevard Nangui Abrogoua. Juste après la mairie d’Adjamé, une horde de jeunes vêtus de t-shirt du candidat Farikou était très agitée. A les voir, on imagine leur fou désir de faire la guerre.

A Koumassi, la tension était aussi très vive entre le candidat du Rdr, Cissé Bacongo, et son allié-adversaire du Pdci, Raymond N’Dohi Yapi. Le premier, Cissé Bacongo, qui serait perdant, selon les informations véhiculées çà et là, n’entend pas accepter sa défaite. Les jeunes qui le soutiennent bandent leurs muscles pour aller au front au cas où Bacongo était effectivement déclaré perdant. A côté de la Place Inch Allah où se trouve un des Qg de Bacongo, on aperçoit un attroupement de jeunes. Dans certaines rues de la commune, des pneus ont été brûlés et les débris dégageaient encore la fumée à notre passage. Il n’y a pas que les pneus brûlés dans les rues. Les poubelles ont été également mêlées au combat des deux alliés du Rhdp. Les ordures ont été déversées en pleine rue par des mécontents. Plongeant ainsi Koumassi dans un état d’insalubrité.

Un tour devant la mairie a permis de constater un dispositif de policiers, gendarmes et Frci. Ces forces protègent la mairie en dressant des barricades qui empêchent le passage de véhicules. Les magasins sont également fermés comme à Adjamé.

Le candidat du Pdci, le maire sortant Raymond N’Dohi Yapi, n’est pas lui aussi prêt à se laisser faire. Il pense être le gagnant du scrutin de dimanche dernier. La commune de Koumassi aura-t-elle deux mairies ? Qui de N’Dohi et de Bacongo a gagné? Chacun s’attribue la victoire et les supporters des deux candidats sont déterminés à en découdre.

Yopougon n’est pas en reste. Personne ne peut encore dire exactement qui est le vainqueur du scrutin. Au Qg du candidat du Pdci, Doukouré Moustapha, à Bel Air, il n’y a personne pour donner des explications sur ce qui prévaut dans la commune. A l’hôtel qui abrite le Qg du candidat Yao Yao Bertin, on nous fait savoir que son staff a quitté les lieux pour le moment. Mais, le collège William Ponty connaissait une ambiance particulière. L’entrée de l’établissement est sous surveillance de policiers et, en face d’eux, sont amassés des jeunes qui ont travaillé pour la Cei. Ces derniers attendent leurs primes. Ils menacent de se faire entendre par tous les moyens si la Cei ne leur verse pas leurs primes.

Ces jeunes expliquent que les policiers surveillent le collège parce qu’à l’intérieur, la Cei est en train de délibérer pour dire qui a gagné. Mais, déjà, dimanche soir, des informations faisaient état de la victoire de Doukouré Moustapha devant le candidat du Rdr Gilbert Koné Kafana. Cette information relative à la victoire de Doukouré n’était pas confirmée hier lundi. On ne connaît donc pas le vainqueur. Qui de Kafana Koné, l’enfant de Kagbolodougou à Sinématiali, de Yao Yao Bertin, et de Doukouré Moustapha l’emporte ? Dans tous les cas, entre le Pdci et le Rdr, tous du Rhdp, l’alliance est en train de tourner à la guerre sans merci. Les jours à venir nous situeront.


Benjamin Koré benjaminkore@yahoo.fr

In le quotidien ivoirien "Notre Voie"

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Koumassi, Adjamé, Dabou: Des populations protestent dans les rues

 
Des policiers dispersent des partisans de Cisse Bacongo, l'un des candidats aux élections municipales de Koumassi, en Côte d'Ivoire, le 22 avril 2013

L’ambiance était électrique hier à Koumassi, Adjamé, Yopougon, Treichville et dans certaines villes de l’intérieur, notamment à Dabou.

En attendant la proclamation officielle des résultats par la CEI, plusieurs jeunes qui seraient proches du candidat Cissé Ibrahima avaient pris d’assaut les principales artères de la commune de Koumassi. Ces derniers ont déversé des ordures ménagères, ont brûlé des pneus pour obstruer le boulevard du 7 décembre, la ligne 32 et la ligne 11. Paniqués, plusieurs boutiques ont baissé rideau. Les forces de l’ordre sont vite intervenues pour rétablir l’ordre.

La circulation a été rétablie et certaines boutiques ont rouvert autour de 13h. La veille déjà, les électeurs proches du candidat François Amichia avaient fait une descente au siège local de la CEI pour s’en prendre au personnel. En effet, après quelques heures d’éphorie, ces derniers se sont rendu compte que la victoire leur échappait au profit de leur adversaire du RDR, Cissé Ibrahim. Dans leur colère, nos sources indiquent qu’ils ont fait mouvement vers l’un du siège du RDR à l’Avenue 16 où ils ont fait deux blessés, qui ont été conduits dans un centre de santé pour y subir des soins. Le premier a reçu quatre points de suture quand le second souffrait d’un traumatisme crânien. Les deux hommes sont hors de danger et sont sortis de la Clinique Nanan Yamoussou où ils avaient été internés. Le calme est revenu peu après.

La violence a également atteint la commune de Marcory, obligeant les membres de la CEI locale a démissionner en bloc. Ces derniers dénoncent des menacent de mort provenant des hommes du candidat Aby Raoul. La commune d’Adjamé qui habituellement grouille de monde était plutôt silencieuse. La quasi-totalité des magasins du boulevard Naghui Abrogoua ayant baissé pavillon. Des partisans du candidat Farikou Soumahoro ont fait une descente sur la mairie pour dénoncer des irrégularités dont ils seraient victimes. Au QG du candidat, situé à quelques encablures de la mairie, on pouvait observer un attroupement des hommes de Farikou, la mine plutôt grave. L’ambiance est au contraire à la fête au siège du RDR à Yopougon.

Le visiteur des lieux est accueilli par des chants et danses. Par dizaine, les militants du RDR affluent en ces lieux. Selon eux, ils sont là pour fêter la victoire de leur candidat, Kafana Koné. Lequel est d’ailleurs accueilli dans une liesse populaire à son arrivée sur les lieux. Dans la salle de centralisation des résultats, on s’atèle à consolider les derniers résultats. « Notre victoire est certaine. Je voudrais féliciter tous nos militants mais en même temps me réjouir de ce que le RDR demeure la première force politique en Côte d’Ivoire», se réjouit-t-il.

En fin de soirée, la victoire du candidat du RDR a été confirmée par la CEI. Dans la matinée, les partisans de Doukouré Moustapha s’étaient regroupés au collège William Ponty pour créer le désordre dans la commune. Là également, la police est intervenue pour disperser les semeurs de trouble. A 50 km d’Abidjan, la commune de Dabou a connu aussi des heures chaudes. Et pour cause, les partisans de la candidate Digbeu Marie Josepha, épouse Djobo étaient dans la rue. « Ils nous ont volés notre victoire », scandaient-ils. Ils dénoncent des PV mal remplis, des votes de personnes décédés, des bulletins sans sticker. Malgré la victoire prononcée de leur principal adversaire, Soukou Mohamed, ces derniers attendent introduire des recours à la CEI pour dénoncer toutes ces irrégularités. Finalement malgré ces échauffourées, Koumassi, Treichville, Marcory, Yopougon et Adjamé la vie a repris petit à petit son cours normal.


Source: Le quotidien ivoirien pro-Ouattara "Le Patriote"

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Côte d'Ivoire - Fraude électorale: Le RDR pris la main dans le sac



Des Commissaires Cei arrêtés

La mascarade électorale du 21 avril 2013 s’est déroulée dans la plus grande indifférence des populations ivoiriennes. Les Ivoiriens, dans leur grande majorité, ont boudé le scrutin, conformément au mot d’ordre de boycott lancé par le Front populaire ivoirien qui démontre une fois encore sa place prépondérante sur l’échiquier
politique national.

Le Rdr n’a pas changé ses habitudes... de fraude. Certains Commissaires et superviseurs CEI ont été pris la main dans le sac. Notamment à Guiglo, où le président de la Cei pour la région du Cavally, Amidou Bamba, a été pris en flagrant délit avec 6000 cartes nationales d’identité et de nombreux bulletins de vote déjà marqués en faveur de la candidate RDR aux régionales, Anne Ouloto, et du candidat RDR aux municipales de Guiglo, Lucien Boguinard.

Selon la même source, un forte somme d’argent a été également retrouvé sur lui. Ce sont les soldats de l’Onuci qui l’ont remis aux mains de la gendarmerie. Même scène à Yamoussoukro, où le commissaire superviseur de la Cei, Miézan Adelph Sylvère, a été pris avec en sa possession 40 CNI, 40 cartes d’électeurs, 35 récépissés de cartes nationales d’identité et plusieurs photocopies d’extraits d’actes de naissance. C’est un représentant d’un candidat qui l’a dénoncé à la Cei et à la police.

Interrogé par le président local de la Cei, l’infortuné n’a pas eu du mal à avouer les faits et a affirmé détenir tous ces documents depuis la période où les pièces étaient distribuées aux électeurs. Il est détenu dans les locaux de la Préfecture de police de Yamoussoukro. Des attitudes qui rappellent étrangement les actes posés par certains «affidés» lors des élections présidentielles de 2010, où une même personne avait pu voter autant de fois qu’elle voulait, notamment dans les zones sous contrôle des ex-rebelles.

Vives tensions à Ferké, Man et Koumassi

La fin du vote et les dépouillements dans la soirée ont créé de vives tensions hier dans plusieurs circonscriptions électorales. Notamment à Ferkessédougou, le fief de Guillaume Soro, où le candidat indépendant, Ouattara Alain, était en tête dans les dépouillements. Ce qui a suscité la réaction de colère de militants du Rdr qui s’en sont donné à une course-poursuite dans les rues de la ville. Ils en avaient après les partisans du candidat indépendant, Ouattara Alain, qui a maintenu sa candidature malgré les fortes pressions reçues, notamment de Guillaume Soro et Ibrahim Ouattara, dit Photocopie, le frère cadet d’Alassane Ouattara.C’était donc un affront intolérable pour les militants du Rdr. Des scènes de cafouillages ont été constatées dans certains quartiers.

A Man, de vives tensions étaient perceptibles à la fin du vote. Avec des échauffourées enregistrées à certains endroits de la ville, selon des témoins. Le véhicule d’un candidat aux municipales de Man a été incendié, en début de soirée. A Abidjan, c’est dans la commune de Koumassi que la tension est montée d’un cran, avec des tirs entendus dans les environs de la Sodeci sur le boulevard Valery Giscard d’Estaing.

Des partisans de Cissé Bacongo, le candidat Rdr, ont pris d’assaut la place Inch’Allah autoproclamant leur candidat vainqueur de l’élection à Koumassi, quand dans le camp de N’Dohi, le maire sortant et candidat du Pdci, l’heure était également à la fête. «Chacun se proclame déjà vainqueur ici, donc on préfère se terrer chez nous pour éviter autre chose», a déclaré un riverain de Koumassi.

 

Gérard Koné, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"

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Abidjan, Toumodi, Bouaké, Séguéla et Ferkessédougou: Les partisans de Ouattara se livrent à la violence


Les partisans d’Alassane Dramane Ouattara ont repris leur jeu favori. La violence sur tout le territoire national où leurs candidats ont perdu les élections municipales et régionales. A Abidjan, capitale économique ivoirienne, Koumassi et Treichville sont en feu. Les militants du Rassemblement des républicains d’Alassane Dramane Ouattara s’en donnent à cœur joie. Avec une violence inouïe, ils saccagent tout sur leur passage.

Commissions électorales locales, bureaux de vote, adversaires politiques, les petits commerces. Ils n’épargnent même pas les badauds attirés par les casses. Ils veulent coûte que coûte broyer du Pdci-Rda qui leur a ravi les postes tant convoités de conseillers municipaux. Tout y passe. L’intérieur du pays n’échappe pas à la vendetta des partisans du chouchou des Occidentaux, Alassane Dramane Ouattara. A Toumodi, dans la région du Bélier, ses hommes attaquent les militants du Pdci-Rda qu’ils soupçonnent déjà, avant la proclamation officielle des résultats, de vouloir leur enlever le pain de la bouche en remportant les élections locales. Malgré la présence de nombreux militaires à Toumodi, la tension était toujours vive au moment où nous mettions sous presse.

Des sources concordantes, un couvre-feu est annoncé pour tenter de calmer les ardeurs des militants Rdr. A Bouaké, au cœur de la Côte d’Ivoire, des sources indiquent que les partisans du maire sortant Ibrahima Fanny sont à la poursuite des militants Pdci-Rda partout dans la ville. Dans le nord considéré comme leur bastion naturel, les partisans d’Alassane Dramane Ouattara n’admettent pas les victoires des candidats indépendants. Ainsi, à Séguéla où les dés sont définitivement jetés pour Amadou Soumahoro, c’est la chasse aux partisans du candidat indépendant qui a eu la témérité de battre, à plate couture, le secrétaire général par intérim du Rdr.

A M’Bengué et à Ferkessédougou, ville natale du président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, il ne fait pas, en ce moment, bon d’être d’un parti autre que le Rdr. Ne supportant pas leur défaite qu’ils considèrent comme un déshonneur, les militants pro-Ouattara s’attaquent aux partisans des autres candidats. A Guiglo, dans l’ouest du pays, c’est la ministre Anne Ouloto qui conteste les résultats avec ses partisans du Rdr, qui exigent de la Commission électorale locale le recomptage des voix. Elle ne comprend pas qu’un parti au pouvoir perde aussi facilement devant le Pdci-Rda.

Des sources concordantes annoncent une tension vive dans toute la ville. Chacun se terre chez lui pour éviter le pire.

La capitale politique ivoirienne a aussi connu des manifestations hier. Mais, à la différence des autres villes, la circulation a été longuement perturbée par les partisans du candidat François Konian à Yamoussoukro où ils ont brûlé des pneus sur les artères principales du district. Ses supporteurs reprochent au Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) de leur avoir volé leur victoire aux municipales. La liste Rhdp était conduite par le maire sortant Kouacou Gnrangbé.

Ainsi, la Côte d’Ivoire replonge-t-elle dans la violence avec le Rdr. Et le Pdci-Rda, son allié dans le Rhdp, qui en est fait actuellement le frais, ne dira pas que le Front populaire ivoirien (Fpi) ne l’avait pas averti de son alliance avec le Rdr. «Un homme averti en vaut deux», dit l’adage. Mais les hommes du président Henri Konan Bédié ne peuvent que s’en prendre à eux-mêmes. Eux qui ont refusé d’entendre raison en allant à la soupe avec le parti présidentiel.
 
Robert Krassault ciurbaine@yahoo.fr

In le quotidien ivoirien "Notre Voie"

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Jeu démocratique biaisé. Violences électorales en Côte d'Ivoire


 
A peine la fin du vote que déjà des contestations du scrutin dans plusieurs localités sont enregistrées. Certains candidats sont accusés d'avoir usé de fraude, d'intimidations et autres actes de violences pour perturber la proclamation locales des résultats ou influencer les résultats. Une situation qui rappelle étrangement la présidentielle de 2010, avec les mêmes signes.

Bassam: Des recours contre le candidat RHDP

Grand Bassam n'a pas échappé aux velléités de fraudes, d'irrégularités et autres anomalies. A en croire les manifestations qui ont eu lieu hier lundi 22 avril 2013 devant les locaux de la Cei locale. Pour ces manifestants, partisans du candidat indépendant, Ollo Germain, les irrégularités constatées sont de nature à compromettre la sincérité du scrutin et des résultats. Il s'agit entre autres des procès verbaux mal renseignés. De plus, 3/4 des urnes provenant des 103 bureaux de vote qui sont arrivées non scellées malgré la présence de procès verbaux les déclarants scellés.

Toujours selon les griefs enregistrés, des signatures des représentants des candidats variaient d'un procès verbal à un autre. Aussi, étaient-ils remplis avec des écritures différents et des stylos de couleurs différentes. Toutes ces irrégularités ont été notifiées sur le procès verbal de recensement général des votes et validées par les différents membres de la CEI locales. Conséquence, les candidats indépendants Ollo Germain et Tall Yacouba ont décidé de saisir la Chambre administrative de la Cour suprême, contre le candidat RHDP, Ezalé Philippe.

Treichville: Pdci et Rdr se proclament chacun vainqueur

Alors que les tendances donnaient le candidat du Pdci en tête des dépouillements, la Cei locale de Treichville a été saccagée aux environs de 21h 30 mn par une horde de jeunes, faisant ainsi planer une hypothèque sur la proclamation des résultats de cette commune. Et depuis, dans la matinée d'hier lundi 22 avril 2013, les deux états-majors célébraient chacun à sa manière «sa» victoire.

Mais pour trouver une solution immédiate et efficace à la situation de saccage des locaux de la CEI locale, la CEI a invité, hier lundi 22 avril 2013, les deux états majors du candidat du PDCI, François Albert Amichia, et du candidat Rdr, Cissé Ibrahim, à apporter leurs différents Procès verbaux (PV) des 125 bureaux de vote et des 18 centres d'élection, pour une confrontation avec les PV que la CEI a pu sauvegarder après le passage des vandales.

Le camp de François Amichia s'est aussitôt rendu à la CEI locale sis à l'Office national des anciens combattants et des victimes de guerre (ONAC-VG), accompagné d'un huissier de justice, pour faire authentifier ses PV. « Il faut que le RDR ait le courage de déposer ses PV pour une confrontation. Nous avons gagné. Tout ça est fait pour qu'on reprenne les élections. Ce n'est pas bien. Dieu merci la CEI a pu sauvegarder des PV. C'est dommage qu'il y ait tant de violence pour une élection municipale», a fait savoir Assane Soumahoro, membre du staff du candidat Pdci.

Ferké: le siège de la CEI locale attaqué

Des individus ont attaqué, hier lundi 22 avril 2013, le siège de la commission électorale indépendante locale, empêchant ainsi la proclamation des résultats des élections locales qui se sont déroulées, dimanche, dans la région, a constaté l'AIP. Le siège de la CEI, sis au quartier résidentiel, a fait l'objet d'attaque d'individus, hier lundi, à 14H.

Armés de bidons d'essence et de projectiles, ces jeunes gens, surexcités, ont réussi à faire irruption dans le siège qu'ils ont tenté d'incendier sans succès, empêchés par les forces de l'ordre. Prévue pour être annoncée dimanche soir, la proclamation a été empêchée par ces mêmes individus qui avaient saccagé des urnes dans des bureaux de vote. Remise à hier lundi, en début d'aprèsmidi, elle n'a pu non plus se faire, à cause des mêmes individus, apparemment en "mission commandée", ont indiqué des témoins.

Prikro: des urnes brûlées, des agents CEI molestés

Depuis dimanche soir, les résultats de la municipalité de Prikro n'ont pu être proclamés, suite à des manifestations qui ont conduit, hier lundi dans la mi-journée, à la destruction de quelques urnes et à l'agression de délégués de la Commission électorale indépendante (CEI) locale. Selon la CEI, la proclamation des résultats des élections régionales s'est déroulée dans le calme, cependant celle des municipales n'a pu avoir lieu, parce que des urnes qui avaient été sécurisées ont été incendiées hier lundi, a appris l'AIP auprès de la Cei régionale.

Des urnes volées à Toumodi

Des urnes ont été volées, dimanche soir, pendant leur acheminement à la sous-préfecture au siège de la commission indépendante locale, a-t-on appris sur place. Selon les informations, il ressort que six urnes de l'Ecole primaire d'Abli, une sous-préfecture du département de Toumodi, qui ont été victimes de ces actes de vandalisme. Après la fin des décomptes aux environs de 20H, dans les derniers bureaux de vote, les commissaires de la CEI sont convoyés vers la sous-préfecture quand le véhicule transportant les commissaires est intercepté et vidé de ses urnes dans les rues de Toumodi, explique-t-on. Informé de la situation, les forces de sécurité se sont déployées pour davantage sécuriser les autres urnes.

Koumassi: les partisans de Bacongo tentent d'incendier la mairie

Des partisans du candidat RDR aux municipales de Koumassi, Cissé Ibrahim Bacongo, ont tenté hier lundi 22 avril 2013, d'incendier les locaux de la Mairie de la commune. C'est l'impressionnant dispositif sécuritaire déployé aux alentours de la Mairie qui a finalement dissuadé les partisans du candidat Rdr. Pendant ce temps d'autres manifestants avaient érigé des barrages dans certains quartiers, en incendiant des pneus sur les voies. Notamment sur les lignes 32 et 13.La plupart des commerces avaient fermé pour éviter la visite de pilleurs et autres vandales.

Course-poursuite dans les rues de Yamoussoukro

Des participants du candidat indépendant, François Konian, venu en seconde position pour les municipales locales, ont décidé de se faire entendre bruyamment devant la CEI locale de Yamoussoukro, hier lundi 22 avril 2013, où se proclamaient les résultats officiels, avant de prendre la grande artère érigeant des barricades et incendiant des pneumatiques usés sur la voie publique où ils prenaient de déposer des tas d'immondices.

Ces manifestants ont opposé une résistance à la police qui a dû user de gaz lacrymogènes, les pourchassant dans les rues, avant de les disperser aux environs de 13H. Selon le porte-parole des partisans de M. Konian, il y aurait eu « beaucoup de fraudes » au détriment de leur « champion».

Violences électorales. Pourquoi 2015 fait déjà peur!

Un parti au pouvoir dont les loubards impunis persévèrent dans la violence. Une Commission électorale discréditée et partisane. Une communauté internationale complice. Ce cocktail explosif pourrait bien exploser au visage des Ivoiriens lors des prochaines élections générales. Et plonger à nouveau le pays dans les plus grands troubles.

"Un scrutin transparent pour un avenir sombre", écrivait, avec une troublante lucidité, notre regretté devancier Jérôme Diégou Bailly, éditorialiste du Jour des grands jours. Il évoquait les élections municipales de 2001, qui avaient vu la participation des trois grands partis politiques et avaient témoigné - selon son analyse - d'un inquiétant tropisme ethnique décelé dans les choix électoraux, annonciateur d'une fracture nationale à venir.

On pourrait aujourd'hui le paraphraser en écrivant "un scrutin chaotique pour un avenir qui fait peur". En effet, les élections locales qui viennent de s'achever mettent en lumière un certain nombre de phénomènes pour le moins préoccupants.

Premièrement, la culture de la violence et de la fraude, qui fait partie de l'ADN du RDR selon ses détracteurs, est une fois de plus venue perturber ce qui devrait être une "fête démocratique". Urnes cassées, procès-verbaux falsifiés, sièges locaux de la Commission électorale attaqués... Le modus operandi est désormais classique.

Et on ne peut que se poser une question : si pour des "petites élections locales", on déplore des affrontements postélectoraux dans un grand nombre de circonscriptions,qu'en sera-t-il lors de la présidentielle de 2015 ? La Côte d'Ivoire ne replongera- t-elle pas dans la guerre ? Et si ce n'était pas fini ? L'inconscient collectif rumine ces questions anxiogènes.

Deuxièmement, la Commission électorale dite indépendante est plus que jamais discréditée. Des récriminations considérées hier par certains comme les "jérémiades de Gbagbo le mauvais perdant" apparaissent désormais comme des vérités d'évidence. Prise en otage par les partis politiques du RHDP, notamment par le RDR, l'institution chargée d'organiser le scrutin et d'annoncer les résultats provisoires ne joue pas franc jeu. Et les suspicions qui l'entourent alimentent la défiance nationale et présagent de lendemains inquiétants, si l'institution n'est pas réformée en profondeur, et arrachée des mains de personnes qui sont à la fois juge et partie.

Troisièmement, la lâcheté de la "communauté internationale", qui n'a pas réussi à imposer des réformes électorales minimales au pouvoir lui explose une nouvelle fois au visage. En dépit de l'exclusion de fait d'un FPI marginalisé au sein d'une CEI partisane, de la fraude et des violences, l'ONUCI a "sanctifié" les dernières législatives, qui ont accru les déséquilibres nationaux et renforcé artificiellement la position dominante du chouchou des Occidentaux qui règne sur Abidjan.

Et demain ? Il faut craindre qu'en l'absence de pressions significatives relevant de "l'ordre interne", la prochaine présidentielle ivoirienne ressemble à s'y méprendre au dernier scrutin similaire en République démocratique du Congo. Où la fameuse communauté internationale a assisté, à la fois réprobatrice et complice, au sacre ambigu d'un Joseph Kabila qui avait été porté à bout de bras par le "système" en 2006. A tel point que son adversaire Jean-Pierre Bemba, victorieux à Kinshasa, avait été "transféré" à la Cour pénale internationale de La Haye. Comme pour faire "place nette".

Philippe Brou


Source: Le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"

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CI: Au moins 1 mort à Koumassi, échanges de tirs entre pro-Bacongo et policiers

 

C’était prévisible. Après les menaces de Cissé Bacongo de ne pas reconnaitre les résultats qui seront proclamés par la CEI si ceux-ci annonçaient sa défaite, tout le monde savait que Koumassi courait les risques d’être mis sens dessous, sens dessus par les partisans de l’antidémocrate notoire, actuel ministre d’enseignement supérieur.

Toute cette nuit du mardi au mercredi (24 avril 2013, Ndlr), les partisans de Bacongo sont sortis dans les rues, surtout sur la ligne du bus 11 à Koumassi. Cassant tout sur leur passage. La police a abondamment usé de gaz lacrymogènes pour canaliser la meute de désœuvrés pro-Bacongo, payés pour casser et pour nuire à l’ordre public. Allant jusqu’à faire usage d’armes à feu contre les policiers. La riposte ne s’est pas fait attendre. On dénombrait au moins 5 blessés graves par balles parmi les mauvais perdants et un blessé léger dans les rangs de forces de l’ordre. Ces échauffourées ont duré presque toute la nuit. Ce matin, la population craint la reprise de la barbarie.

Les commerces ont timidement ouverts. Les rues à moitié désertes. Il faut rappeler que cette commune avait déjà enregistré un mort en début de semaine, dans des affrontements similaires.


Par Hervé d’Anvers avec Louty.

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Communiqué de Presse : Relativement à la mascarade d'élections municipales et régionales


 Le dimanche 21 avril 2013, le régime Ouattara a organisé une mascarade d’élections couplées (municipales et régionales), après avoir exclu le FPI du jeu démocratique.

Le FPI a lancé un appel national au boycott républicain de cette parodie électorale.
Comme il fallait s’y attendre, cet appel au Peuple a été amplement entendu et a donné un taux de participation national qui oscille entre 13% et 15%.

En dépit de la sortie illégale du chef de l’Etat appelant à la mi-journée à une participation massive des populations, ce taux de participation demeure plus faible que celui enregistré lors des élections législatives tronquées du 11 décembre 2011.

C’est pourquoi,

La direction du Front Populaire Ivoirien se félicite de l’écho favorable de son appel au boycott républicain.
Le FPI remercie vivement le Peuple de Côte d’Ivoire qui a pris la pleine mesure de ce qui est en jeu : la Patrie.
Le FPI remercie la presse nationale et internationale qui, à quelques exceptions près, a rendu fidèlement compte du « désert électoral » du 21 avril 2013.

La direction du FPI, une fois encore, invite le régime Ouattara à saisir la perche du dialogue à lui tendue depuis le 19 septembre 2011 afin que nous vivions ensemble chez nous avec nous.
 
Abidjan, le 21 avril 2013
 
 
Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole
 
Dr KODJO Richard


Source des articles: AFRIK53.COM

DECLARATION DU SG ADJOINT CHARGE DES ELECTIONS ET DE LA RECONCILIATION AU FPI

 

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Le monde entier sait désormais qui sème la violence et le crime pendant les joutes électorales en Côte d'Ivoire et qui est abonné à la violence politique, à la fraude et au désordre, de tout temps. Merci, SEIGNEUR! Fernand Dindé.


On peut retenir essentiellement trois choses de ces élections Wouya-Wouya (de pacotille, Ndlr) comme vous les avez appelées.

La première chose, c’est lorsque le Fpi lance un mot d’ordre, il ne le fait pour le plaisir de le faire. C’est en toute connaissance de cause. Le Fpi a indiqué que ces élections ne seraient pas crédibles parce qu’elles ne sont ni démocratiques, ni inclusives.

Le Fpi a interpelé le président Ouattara et la communauté internationale sur ces deux faits, il n’a pas été entendu. Le résultat est là. Les estimations qui nous parviennent indiquent que le taux de participation ne peut pas excéder 15%. Cela veut dire que respectant le mot d’ordre de boycott du Fpi, les Ivoiriens ne se sont pas sentis concernés par ces simulacres d’élections. Comme ce fut le cas lors des législatives.

Deuxième chose, nous constatons que la Cei que nous décrions tant a encore prouvé qu’elle est partisane et qu’elle n’a pas les compétences nécessaires pour organiser des élections propres. A preuve tous les retards, les changements de position des candidats sur les bulletins de vote et les tâches découvertes dans les cases de certains candidats.

Troisième chose, les élections ont été émaillées par endroits de violence. Cela confirme parfaitement de quel côté se trouve la violence. Cela confirme également ce qui s’est passé pendant les élections présidentielles.

La leçon qu’on en tire est qu’en politique, il est bon quelquefois d’écouter l’opposition. Et c’est la bonne gestion des contradictions qui est la base de la démocratie. Le gouvernement voulait organiser ces élections à tout prix, il l’a fait et voilà le résultat. Les Ivoiriens les ont proprement boudées. Il doit maintenant en tirer toutes les conséquences. C'est-à-dire qu’il se rende à l’évidence que ces élections ne sont pas crédibles. En ce sens que nous allons avoir des maires et des présidents des conseils régionaux qui ne sont pas représentatifs parce qu’issus d’une minorité.

Cela montre que c’est bien le Fpi qui est le parti majoritaire dans ce pays. Le jour où le Fpi participera à une élection, nous aurons une affluence record.

Je voudrais profiter de cette occasion pour remercier les Ivoiriens qui ont fait preuve de maturité politique en respectant le mot d’ordre du FPI.»

 

Pr Dano Djédjé , SG adjoint chargé des élections et de la réconciliation au FPI


Source: AFRICRY

mardi, 23 avril 2013

ABOBO: ON ATTEND LES RESULTATS POUR S'AFFRONTER

 

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Siège RDR Abobo


Le monde entier sait désormais qui sème la violence et le crime pendant les joutes électorales en Côte d'Ivoire et qui est abonné à la violence politique, à la fraude et au désordre, de tout temps. Merci, SEIGNEUR! Fernand Dindé.


De plus en plus les informations parvenant à koaci.com concernant la commune d'Abobo annoncent la grande lutte de Fianga après la proclamation des résultats. Et pour l'heure même si on s'en tient à de simples informations, simplement le constat sur le terrain permet de capter le mieux les pulsions sécrètes de cette commune.

Ainsi devant le siège du parti RDR se tiennent de grands gaillards vêtus d'amples boubous bariolés, barbes touffues, cheveux mal peignés et portant autour du cou des gris-gris comme ceux que vendent les marabouts sénégalais. A les voir dans cette mine de constipés, en marmonnant sans cesse des paroles de guerre, ils attendent tous mais sans patience les résultats définitifs pour manifester semble t-il. Et ce constat s'avère d'ailleurs avec les confidences d'un partisan, mais sans qu'il ne s'en rende compte. En jouant le jeu cet individu se confesse: «Si Toungara ne gagne pas on va tout gnanganmi (tout mélanger, Ndlr)», comme il dit si bien dans ce langage imbécile, ce sera le chaos.

De l'autre coté chez le grand rival indépendant, Lassana Meité ancien adjoint au maire, il émane des personnes pointées devant le siège une impression bizarre faite en même temps de force et de solitude désespérée. Un grand troufion nommé Amara Le Gros élément Frci et aussi chef des syndicats à la grande gare dans une Toyota 4x4 fait régulièrement la navette tout en transmettant des informations et comme s'il apprêtait des troupes. De ces personnes postées devant le portail à l'entrée du siège on peut aussi entendre «Toungara ne peut pas gagner sans tricher, mais pour cette fois il va croiser garçon».

De cette façon, l'on s'attend à une véritable bataille de Kirina.

Et cette atmosphère très particulière dans l'attente des résultats a du coup instauré un calme plat mais couvert de tension et de violence.

Notons qu'au moment de la mise en ligne de l'article nous apprenions que la CEI venait d'annoncer la victoire du candidat maire sortant Rdr, Adama Toungara, avec 59%.


Abidjan, le 23 avril 2013


Source: KOACI.COM

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Après le passage des électeurs RDR au centre de groupage électoral de la CEI à Treichville, où leur candidat a été étalé par l'indéboulonnable François Amichia du PDCI. Chapeau, démocrates et républicains d'un nouvel âge!!! Fernand Dindé.


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Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

LA COTE D'IVOIRE BRULE-T-ELLE?

LE RDR CASSE ET BRULE.jpg

 

Selon les informations qui nous parviennent la Côte d'ivoire brûlerait suite aux élections municipales; on y dénombrerait des morts. Le conflit opposerait les pro-ouattara du rdr et le pdci.

A notre souvenance, le fpi de Laurent Gbagbo ne participait pas à ces élections, appelant au boycott.

Selon nos sources, ce mot d'ordre à été suivi par 86 % d'Ivoiriens puisque seuls 14% sont allés aux urnes !Autant dire une grande victoire pour le président Gbagbo!

MORALITÉ : le peuple africain a changé et aucune puissance étrangère ne peut PLUS lui imposer - même en usant des armes - un dirigeant dont il ne veut pas!

Calixthe Beyala

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Commentaire :

MALACHIE KONE avait dit que chien allait manger chien! Et qu'un petit noyau courageux des FDS–CI allait prendre ses responsabilités pour la libération. Le pays est mur ou quoi?

Cdt Kombo

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Au regard du mot d'ordre de boycott du FPI et des conséquences sur le taux de participation des Ivoiriens aux élections législatives (15% de participation soit 85% d'abstention) et municipales-régionales (10% soit 90% d'abstention),

Au regard des cas de fraudes et de graves irrégularités constatés,

Au regard aux récents résultats qui a vu la débâcle du Rdr parti de Ouattara,

Au regard du faible taux de participation des membres du Rhdp,

Au regard de la guerre entre ces 2 partis membres du Rhdp,

Enfin au regard du constat de la participation massive des Ivoiriens (87%) aux élections présidentielles de 2010 ayant entrainé le bombardement, la déportation et l'emprisonnement le présumé vainqueur le Président Laurent Gbagbo,

On peut donc en déduire que le Président Laurent Gbagbo et son parti ont la majorité absolue et ont la confiance du peuple ivoirien. Et leur mise à l'écart dans la vie sociopolitique entraine l'instabilité du pays. L'alliance Rhdp n'est qu'une alliance impopulaire et de dupes. GBAGBO RESTE L'HOMME DE LA SITUATION!

Ma Patrie


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Ouattara et sa machine à fraude ont publié des votants et des taux imaginaires. Nous publions ici, les images du centre de vote Cours Sociaux d'Abobo. Photos prises à différentes heures de la journée d'hier, comme le témoignent les ombres et les rayons solaires. A l'image de ce centre de vote d'Abobo, quartier qualifié proOuattara, beaucoup de centres de votes sont restés vides toute la journée sur toute l'étendue du territoire nationale.

Alors, d'où vient que Ouattara et ses fraudeurs de la CEI nous pondent des taux de participation aussi élevées?

Bande de tricheurs. Votre mensonge est dévoilé. — ABOBO: Centre de Vote Cours Sociaux


 
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Dimanche, au soir du vote des Dozocipales 2013, j'avais appris que le taux de participation était estimé entre 14 et 16% selon des sources fiables et crédibles au sein de la CEI version RHDP. Lundi, dans l'après-midi, on dit que la CEI annonçait un taux de 30%. Le soir, j'apprends que la CEI donne encore un taux de participation de 60%. Le taux de participation grimpe au fur et à mesure... D'ici demain soir, on atteindra probablement le fameux taux de 81% habituel.

Gino Katinan


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 22 avril 2013

DESERT ELECTORAL ET FRAUDES TOUS AZIMUTS, SUITE ET FIN

 

ELECTIONS COTE D'IVOIRE.jpg


L'abonnement du RDR aux fraudes continue


Les affrontements post-électoraux à l'issue du scrutin du 21 avril en Côte d'Ivoire, qui ont lieu depuis hier nuit et qui continuent ce matin dans certaines circonscriptions, montrent bien que:

le RHDP est la plus grosse supercherie politique en Côte d'Ivoire.

En réalité, il n'y a jamais eu d'Alliance des Houphouétistes.

C'était une grosse arnaque politique pour légitimer la forfaiture internationale de l'imposition de Ouattara en 2010.

Cocody: seulement 17000 votants enregistrés dans l'ensemble des bureaux de vote. N'Gouan Mathias Pdci, élu avec 9000 voix contre 6000 voix pour Agbahi du RDR.

Ferké : course poursuite dans les rues de la ville. Le candidat du RDR, battu dans les urnes entends s'imposer par la violence.

Régionale Cavally

Anne Ouleto serait dans les cordes face à Dagobert Banzio!

Le RDR représente en réalité 5 % des ivoiriens...

 

Au journal de 13h de la télévision gouvernemental, l’on reconnait que le taux de participation est encore faible. Mais, sans nous expliquer par quel miracle, l’on nous dit qu’il devrait atteindre les 80% à la fermeture des bureaux de vote à 18h. C’est tout simplement scandaleux ! Le gros mensonge se prépare. Nous sommes vigilants!

Cocody : Plusieurs membres du staff de campagne du candidat Ngouan Aka Mathias (Pdci) crient déjà à la fraude. Rappelons que cette commune est l’objet d’une bataille âpre entre les alliés du Rhdp.
Le taux de participation devrait y être très faible compte tenu du nombre d’étudiants résidants auparavant dans les cités universitaires et aujourd’hui en exil. Rappelons à toute fin utile que le président Gbagbo avait réalisé son meilleure score dans cette commune lors des présidentielles.

Steve Beko

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A Gagnoa le désert électoral est visible :

Au bureau de vote 02 de l’EPP Gnousso, le point à 11H indiquait également 15 votants.
Bureau 04 du Lycée la Paix, la mobilisation a commencé à fléchir mais a permis d’enregistrer à 11H15 le nombre de 76 votants sur un total de 383 inscrits

BALEKO, à Soubré, Région de la NAWA: Bureau de vote du campement Attoumbrekro. Seulement 5 votants jusqu'à 15H30. Les parents sont tous allés au champ. Ils affirment, pour certains, ne pas connaître un seul des candidats présents sur les listes

Ferkéssédougou (Chez Guillaume Soro):

Des bureaux de vote ont été vandalisés par des individus non identifiés pendant le dépouillement du scrutin couplé des élections municipales et régionales, dimanche, à Ferkessédougou. Face à la terreur et à la panique, des agents électoraux ont dû précipitamment se rendre à la CEI, avec leur matériel de travail, pour y parachever le remplissage des PV. Jusqu'à minuit, la CEI n'avait pas encore fait le bilan de ces casses. (source AIP).

Mascarade électorale : bilan partiel


Toutes nos équipes déployées sur le territoire confirment la non participation des ivoiriens à l'inhumation de la démocratie chèrement acquise par le combat du Président GBAGBO.
Partout c'est la mort électorale.

Les rapports partiels de nos équipes sont confirmés par une source crédible à la CEI.

Cette source indique le taux de participation nationale oscille à cette heure de 16 heures entre : 12% et 14%.

Cette source maintient que le taux de participation nationale n'excèdera pas 18%.

Cette source confirme également que la CEI à reçu instruction de communiquer un taux déjà arrêté depuis le lundi 15 Avril de commun accord avec des personnalités du régime Dramane.
En route donc pour le faux!

Pitié pour ma Patrie.

DIEU aime GBAGBO!


Koua Justin

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Tingréla, un Lmp sur place m'informe que les campagnes se sont déroulées sous tension en effet la communauté malienne fortement installé soutien un candidat ce que n'apprecient pas les jeunes senoufo originaires de la ville. La tension est toujours visible ; beaucoup de jeunes senoufo ivoiriens ont boudé les urnes

Un de mes informateurs à Bouaké m'informe que les LMP sur place sont dans une indifference total bien qu'ayant approché par les differents candidats.

Duekoué a boudé les urnes.

BONDOUKOU: "Des groupes de jeunes gens ont cassé des urnes, dimanche, à la mairie de Bondoukou aux environs de 22H30, lors du dépouillement, arrêtant du coup ce processus par lequel les résultats des élections devraient être connus cette nuit-là".

Source AIP

Elections Municipales et Régionales couplées du 21 Avril 2013 SANS le FPI: Dramane Ouattara, illégitimement vôtre.


UNIQUE Résultat de cette parodie d’élections: VIDE ELECTORAL suite au boycott du Front Populaire Ivoirien de Laurent Gbagbo. ALORS, revient le fameux «QUI A GAGNE LES ELECTIONS présidentielles de Novembre 2010 en Côte d’Ivoire».

Le Constat est plus que flagrant: Ouattara n’a jamais gagné les élections de 2010 face au Président Gbagbo. SINON, comment expliquer que deux ans après avoir gagné avec plus de 54%, son parti (sans compter le PDCI, le MFA, l’UDPCI… et les candidats indépendants) ne puisse par rassembler au plus 14% de l’électorat IVOIRIEN? Pire qu’un aveu de faiblesse de ce régime aux abois, c’est un plébiscite du Président Laurent Gbagbo et la confirmation de son poids politique en Côte d’Ivoire. BRAVO au FPI et à tous les Patriotes Ivoiriens.

MAINTENANT, continuons notre bataille médiatique pour mettre à nu ce démagogue et sa suite. Continuons à dénoncer le FAUX qui est à la base de l’emprisonnement illégal des nôtres.

Claudus Kouadio

Yamoussoukro: tentative de vote par procuration: Un jeune pris avec 44 cartes d’identité et 42 cartes d’électeurs

 

Miézan Adelph Sylver, 37 ans est en garde à vue dans les locaux de la préfecture de police de Yamoussoukro, depuis la matinée de ce dimanche 21 avril. Il a été interpellé pour cas de fraude, dans le centre de vote de l’EPP Camp militaire au quartier Énergie.

Il a été découvert en sa possession 44 cartes d’identité, 42 cartes d’électeurs, 4 copies d’extraits de naissance et 32 récépissés.

Steve Beko

Port Bouet, la vieille mère Aka ANGHUI l'emporte (Rhdp).

 

Grand-Bassam: Ezale Philipe, le candidat du RHDP remporte le scrutin. Officiel.

RÉSULTAT - ZANZAN SANDEGUÉ: DRISSA OUATTARA (PDCI) élu, TANDA: KONÉ AMADOU (RDR) élu, Nassian (RDR) ÉLU, THÉINI (RDR) ÉLU, KOUASSI-DATTÉKRO: LATTÉ YAO (PDCI) ÉLU, BOUNA (maire sortant-Rdr) élu, Doropo (Rdr) élu.

TAFIRE: Le candidat du RDR battu par l'indépendant Charles Sanga.

Des jeunes se réclamant du RDR vandalisent présentement la CEI (Bondoukou), après la défaite du candidat de ce parti: Alliadji Diabagaté. Koné Hilliassou (indépendant) est élu.

Bondoukou courant coupé, à la mairie urnes endommagées, le marché en feu: c'est élections waa c'est quoi???

Koumassi

Crise post-électorale: Bacongo conteste les résultats et se proclame élu... Les hôtels sont surveillés de près... Une résolution de l'ONU est peut-être en préparation.

Je ne pense pas que des gens comme Photocopie ou Cimetière acceptent aussi facilement la déculottée: il va s'en passer des choses cette nuit...

Azaguié Commune: l'indépendant (FPI radié?) bat le candidat RDR.

Denis Kah Zion élu à Touleupleu. A Bondoukou, le candidat du Rdr battu par un indépendant, le centre de groupage de le CEI local incendié et saccagé.

Quelques résultats des municipales

Mafféré: Nindjin Etté, Indépendant

Aboisso: Mamadou Kano, RDR

Adiaké: RDR, le distributeur de billet de banques Hien Sié

Cocody: N'gouan Mathias du Pdci

Grand Lahou: Djaha Jean, Pdci

Séguéla: Diomandé Lassina

Koumassi: Ndohi Raymond, PDCI

Bouaké: DJIBO Nicolas, PDCI

Marcory: Aby Raoul PDCI

Bingerville: Beugré Doman, PDCI

Séguéla: Lacina Diomandé.

Anyama: Amidou Sylla, RDR

Kaniasso: Chantal Fanny

Port-Bouët: Aka Anghui, PDCI

Treichville: François Amichia, PDCI

Adjamé: Youssouf Sylla

Yopougon: Doukouré Moustapha, PDCI

Abobo: Adama Toungara, RDR

Bondoukou: Un indépendant, Koné Hiliassou


Envoyé par  Lazare Koffi Koffi

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Il est demandé aux patriotes de Koumassi de bien vouloir limiter leurs déplacements. Cissé Bacongo vient de déclencher une crise post-électorale dans la commune. Vous savez bien que ce monsieur a un sentiment très maternel vis-à-vis des armes. Ne vous livrez pas à ses balles perdues gbanzan hein

Les ivoiriens sont formidables. Les bureaux de vote étaient désespérément vides ce dimanche. Les ivoiriens ont préféré rester à la maison. Taux de participation inférieur à 10%. Nous attendons maintenant que les ambassadeurs de France et des usa demandent au vieux corrompu Youssouf Bakayoko d'annoncer 70% de participation. Mais ce qui est sur, le monde entier a vu que tous les bureaux étaient VIDES. Vive le président Laurent GBAGBO et vous aurez toutes les photos de ce désert électoral cette nuit.

Elections, réflexions et premiers décomptes


Bureau de vote à Yopougon SOGEFIA 4, sur 392 inscrits il a eu 66 votant soit 16,83% dont 51 voix pour Doukouré Moustafa, 8 pour Kafana Koné et 5 pour Yao Yao Bertin.Les 6 autres candidats n'ont rien obtenu.

San-Pedro:le vote se déroule dans le calme. Faible affluence. Le retard dans certains bureaux de vote, du au manque d'urnes et de matériel

"Le mot d'ordre de boycott lancé par le parti de l'Ancien Président LAURENT GBAGBO semble avoir été bel et bien entendu" annonce RFI, à l'instant même.

DALOA: Gadouan, Sous-Préfecture. Décompte terminé. Taux de participation: 10,32%.

Dans un centre à Yopougon, à une demi-heure de la fermeture du scrutin, il y avait seulement 52 votants pour 368 inscrits, soit environ 15% de participation

Dans un quartier de Yop majoritairement LMP, les vieux du quartier on veillé à ce que tous leurs enfants ayant la majorité dans le quartier ne votent pas ; ils ont fait du porte à porte depuis une semaines. Dans la solidarité et les enfants ont obéi. Je ne peux pas dire le nom du quartier par peur de représailles.

MARCORY: Anoumabo en ébullition post-électorale. Affrontements Militants RDR vs militants PDCI. Des blessés signalés.

Apres le désert vient la pluie.Les candidats ont ouvert leurs différentes poudrières des la fermeture des bureaux de vote. Une Pluie de violences s'abat en ce moment entre les militants du RHDP pendant que se font les dépouillement. C'est le cas à Treichville,Koumassi... (complétez la liste)

Yopougon: Bureau de vote (André Gide) "Misère électorale même si le vote est échelonné sur une semaine", un représentant de la CEI.

Entendu à la RTI

 

Dans un bureau de vote à Grand-Bereby, sur 336 électeurs inscrits l'agent de la CEI local déclare 48 votants et affirme pourtant que le taux de participation est MOYEN.
Doit-on aussi leur expliquer ce que signifie MOYEN? Il aurait certainement dû dire MINABLE; ça fait 14.28% de taux de participation...

Je peux dire à cette heure que le peuple de Côte d’Ivoire est formidable et debout face à l'imposture.. En effet de la plupart des zones dont nous avons reçu des informations, il ressort que le DESERT ELECTORAL EST EFFECTIF.. Oui les ivoiriens ont mis en pratique les consignes de votes données par le FPI, à savoir rester a la maison..

Chose curieuse, même, du Nord au SUD du pays les tendances sont identiques:

Participation nulle ou très très faible..

Cette fois ci d’ailleurs tous reconnaissent que le taux de particiaption de 10 % ne peut pas être atteint contrairement aux votes des parlementaires djoula . Ouattara est en train de montrer au monde entier que les Ivoiriens l’ont vomi.. Les conclusions seront claires ...

Tout près n’est pas loin...Une vraie gifle au « non élu putschiste-imposteur » , bénéficiaire du coup d’état de Sarkozy... Ivoiriennes et Ivoiriennes, si vous avez d’autres détails donnez les nous ..

Ado est mort politiquement...il dégagera si le désert est confirmé

La CEI complice de fraude: A Divo et Hiré, il a été constaté que les bulletins de vote étaient différents des spécimens présenté avant les élections. Ce qui crée une confusion chez les villageois. Des bulletins de la municipales de DIVO qui se retrouvent dans les bureaux de vote de la municipalité de HIRé. Du gros n'importe quoi.

Guiglo, le RDR pris en flagrant délit de fraude

Amidou Bamba, premier responsable au niveau de la CEI locale de Guiglo pris la main dans le sac. Il est actuellement aux mains de la gendarmerie. Il avait en sa possession des bulletins de vote déjà cochés en faveur de Anne Ouloto Désirée (Rdr). À la CEI locale l’on se contente pour le moment de la réception des urnes le temps de s’organiser en l’absence du représentant fraudeur.

Le camp de Dagobert Banzio (Pdci) n’entend pas se laisser intimider par les Frci et Dozo de la région qui se sont rangés derrière la candidate fraudeuse du Rdr. La tension est palpable dans la ville. Nous y reviendrons!

M. Amidou Bamba représentant de la CEI dans la région du Moyen-Cavally qui est toujours détenu à la gendarmerie avait en sa possession 6.000 bulletins de vote déjà cochés en faveur de Anne Ouleto. Que fera Dagobert Banzio? Ça va se savoir?

On a noté un taux de participation de 0,03% dans un quartier de Gagnoa ; dans les autres quartiers c’est pareil ou guère plus.

Béttié : Les élections municipales n’ont pas pu se dérouler : Urnes cassées, Bulletins de votes déchirés par des électeurs révoltés par des irrégularités constatées. Le vote n'a donc pas se tenir

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Séguéla: Amadou Soumahoro, alias Cimetière très en difficulté selon les tendances du vote


C’est officiel et irréversible, Amadou Soumahoro a été battu à Séguéla.
Le RDR a perdu devant un indépendant à Ferké, malgré le soutien de Guillaume Soro et Ibrahim Ouattara dit Photocopie au candidat RDR.

Lakota: Ce serait de l’extraordinaire si le taux de participation atteignait les 10%. Les populations qui ont perdu leur illustre fils, le ministre Boga Doudou et qui ont vu à la télévision le ministre Lida Kouassi menotté comme un vulgaire voyou n'entendent pas se rendre complice de cette mascarade.

Impudeur: Sur France 24, on nous annonce 30% de taux de participation selon la CEI.

La CEI aurait annoncé un taux de 30%, PDCI ET RDR réunis voila ce que vous valez j’attends vos militants idiots qui disaient que Gbagbo peut pas battre PDCI ET RDR

Koumassi : Bacongo Cissé aurait chuté proprement.

Cocody : Agbahi Felicien, candidat du Rdr battu par N'gouan Mathias du Pdci

Au Nord, des indépendants RDR font mordre la poussière aux candidats RDR: Ouangolo, Koumbala, Ferké, Boundiali...ex FN en général.

Selon les tendances Aby Raoul remporte à Marcory avec 65%

Séguéla : Amadou Soumahoro, SG du RDR tombe face a un indépendant Lacina Diomande.

Amadou Soumahoro (SG du RDR) humilié... Diomande Lassina a gagné

Bouaké : Le candidat du Rdr, Fanny Ibrahima arrive en troisième position. Victoire d'un indépendant

MAN: la contestation vire aux affrontements. Un candidat a perdu son véhicule, brûlé par les militants adverses.

Considérons qu'un prisonnier pro-Gbagbo est au moins originaire d'un village. Lorsque nous calculons cela fait 658 villages. Dans ces 658 villages il y'a toute la population tous partis politiques confondus qui ne supporte plus la mauvaise gouvernance du Dramanistan.Cela n'étonnera personne que les électeurs désertent les bureaux de vote.

Côte d'Ivoire, municipales et régionales 21 avril 2013

 

Le premier VOTE PAR ORDONNANCE sous GOUVERNANCE PAR ORDONNANCE de toute l'histoire des élections en Côte d'Ivoire. Les ivoiriens ont massivement VOTÉ PAR ORDONNANCE en restant massivement chez eux.

L'autre enjeu de ces pseudos élections est que plusieurs proches de Soro Guillaume, des Ex (?) rebelles se présentaient dans le nord du pays contre des candidats du RDR. La première victime de poids est Amadou Soumahoro, premier responsable du Rdr envoyé au tapis à Séguéla

En l'absence du Fpi, le Pdci se taille la part du lion dans le district d'Abidjan en mettant le Rdr KO

Les candidats PDCI annoncent leurs victoires dans les communes de Marcory, Treichville et Attecoube. Affaire à suivre!!

Yopougon :Victoire annoncée du candidat du Pdci, Doukouré Moustapha. Kafanna du Rdr, dans les cordes accuse le coup

ABIDJAN - Deux ans après la fin d’une crise postélectorale sanglante, des Ivoiriens peu nombreux retournaient aux urnes dimanche pour des municipales et régionales marquées par le boycottage du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, symbole d’une réconciliation en panne.

A Abidjan comme dans l’intérieur du pays, les opérations de vote ont très souvent démarré après l’ouverture officielle fixée à 07H00 (locales et GMT), en raison d’importants retards dans l’installation du matériel ou des agents électoraux.

Le scrutin se déroulait dans le calme comme dans le quartier de Yopougon, bastion pro-Gbagbo à Abidjan placé sous forte protection des forces de sécurité. Mais l’affluence était globalement faible dans la matinée, selon des sources concordantes.

A Bouaké, la grande ville du centre du pays, Robert Kouladé, chef communautaire, a voté avec un espoir: que "les Ivoiriens tirent les leçons du passé pour éviter tout dérapage afin qu’on puisse emprunter la voie de la démocratie vraie", a-t-il dit à l’AFP.

Après une campagne émaillée de quelques échauffourées, de dérapages verbaux et d’actes d’intimidation dénoncés par l’ONU, quelque 5,7 millions d’inscrits sont appelés aux urnes jusqu’à la clôture du vote à 17H00 dans la première puissance économique d’Afrique de l’Ouest francophone.

A Adjamé, quartier populaire du nord de la capitale économique, Zakaria Touré, un jeune chauffeur, a voté pour le candidat du Rassemblement des républicains (RDR) d’Alassane Ouattara, installé au palais présidentiel depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 ayant fait quelque 3.000 morts.

Ce partisan du pouvoir assure pourtant regretter l’absence des fidèles de Laurent Gbagbo. "Il faut qu’on ait la réconciliation, on n’a qu’à se parler, nous tous", confie-t-il, las des "palabres".

"Mascarade" pour le parti de Gbagbo

 

Le Front populaire ivoirien (FPI), parti de l’ancien chef de l’Etat qui avait déjà boudé les législatives fin 2011, a vu dans ces locales une "mascarade".

 

Il exigeait une réforme de la commission électorale ainsi qu’une amnistie pour les crimes commis durant la crise de 2010-2011 et la libération de ses leaders emprisonnés, à commencer par Laurent Gbagbo, détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l’humanité.

Le parti a toutefois dû annoncer la suspension de 15 de ses membres, dont plusieurs maires sortants, qui ont participé à la campagne en dépit de ses consignes.

En l’absence du FPI, la bataille électorale a surtout crispé les relations entre les alliés au pouvoir, le RDR et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ex-chef d’Etat Henri Konan Bédié, qui concourent la plupart du temps en rangs dispersés à ces locales.

Les craintes de troubles concernent notamment Abidjan, Séguéla (nord-ouest) et l’Ouest, région la plus instable et de nouveau en proie en mars à des attaques meurtrières d’hommes armés.

Selon une source onusienne, la mission des Nations unies dans le pays (Onuci) s’est aussi inquiétée du fait que certains hauts cadres de l’armée ivoirienne aient "soutenu de façon flagrante des candidats du RDR" ces derniers jours.

Le taux de participation sera l’un des enjeux des élections, les dernières avant la présidentielle de 2015 à laquelle, sauf surprise, Alassane Ouattara devrait se représenter.

Le chef de l’Etat se flatte d’avoir en deux ans replacé la Côte d’Ivoire sur la scène internationale après une décennie de tourmente, fait largement progresser la sécurité et redémarrer l’économie.

Mais la pauvreté tarde à reculer, l’ampleur de la corruption est régulièrement dénoncée et le régime est accusé de privilégier une "justice des vainqueurs", aucune figure du camp Ouattara n’ayant été inquiétée pour les graves crimes commis durant la dernière crise.

La commission électorale estime pouvoir annoncer les résultats complets du double scrutin d’ici le milieu de la semaine prochaine.



Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

OUVRIR LES YEUX (2): LE MINISTERE DE L'EDUCATION COMMERCIALE ET TECHNIQUE

 

KANDIA CAMARA.jpg

 

Je retourne au pays après quatorze mois d'absence et j'ouvre les yeux. Et, le constat est clair, le président de la république devrait lui aussi ouvrir les yeux pour voir ce que j'ai vu....

Sans doute le président de la république a commis une grave faute en nommant Mme Kandia Camara ministre de l'Éducation nationale et de l'Enseignement technique. Il aurait eu le nez creux s'il en avait fait sa ministre du commerce. Elle aurait sans aucun doute fait une bonne ministre du commerce tant elle déborde d'idées commerciales qu'elle expérimente tous les jours dans nos écoles. D'ailleurs, tout se vend désormais dans nos écoles directement à partir du cabinet de la ministre Kandia Camara, depuis le sachet d'eau glacée jusqu'aux postes de directeurs des écoles primaires, en passant par les visites des conseillers pédagogiques aux instituteurs et les évaluations des inspecteurs de l'enseignement primaire qui permettent de titulariser un instituteur sorti du CAFOP avec un DIS, diplôme d'instituteur stagiaire. Voyage au coeur de la corruption généralisée qui gangrène la société ivoirienne depuis des lustres.

Certes, la corruption est une hydre dont les tentacules se sont irradiées dans toutes les couches sociales de notre pays. Mais il est désolant que, loin d'être endigué, le fléau se raffine, se perfectionne et se généralise sous le nouveau régime. Rien ne semble stopper la progression du mal, pas même l'adoption d'une charte d'éthique et de déontologie librement adoptée par les ministres et allègrement foulée aux pieds quelques jours plus tard, encore moins la mise en place d'un secrétariat national à la bonne gouvernance. Cette institution semble taillée sur mesure juste pour caser un obligé de M. Guillaume Soro, Méité Sindou, qui n'a ni les moyens juridiques, ni politiques et financiers pour lutter véritablement contre la corruption et la mauvaise gouvernance.

Pour être nommé directeur d'une école primaire, un instituteur doit débourser au moins 200.000 FCFA et les remettre directement à son inspecteur de l'enseignement primaire, IEP. Ce dernier fait ensuite remonter la part du directeur régional, DRENET, qui à son tour fait remonter la part du ministre au cabinet. Chaque année, le directeur d'école doit ensuite entretenir son poste en faisant remonter les cadeaux pour les anniversaires des supérieurs, pour les fêtes de noël, de pâque, de la tabaski, etc. L'instituteur stagiaire, pour être titularisé, doit remettre à son IEP chargé de l'inspecter, un mouton vivant et la somme de 50.000 FCFA. Surtout pas de mouton mort, mais une bête vivante et en bonne santé. Si le candidat n'a pas de quoi payer, le COGES, comité de gestion des écoles, paie en son nom et il doit signer une reconnaissance de dette.

Avec les changements farfelus de méthodologie et de concepts pédagogiques, sans aucune évaluation des méthodes anciennes, si un enseignant demande à être visité par un conseiller pédagogique, ce dernier exige, avant de se déplacer, que l'instituteur lui paie son transport, fixé à 5.000 FCFA. Cet argent est mis dans une enveloppe puis remis au conseiller, aussitôt la séance de travail terminée. S'il n'y a pas d'argent, le conseiller ne se déplace point. Il se contente de remplir les papiers qui prouvent qu'il a effectué son boulot! C'est une vaste opération de corruption, un vaste chantier où la machine à corrompre, fortement huilée, tourne à plein régime. Mais la mesquinerie de ces messieurs et dames frise la sorcellerie. Ils vont jusqu'à exiger leur part dans les 200 FCFA que les instituteurs perçoivent pour les heures de cours de renforcement librement dispensés par eux pendant leur temps légitime de repos. Leur IEP exige sa part de ces broutilles! Toute la chaîne de commandement doit être entretenue et huilée.

Mais Kandia décroche la palme d'or. Toute la Côte d'Ivoire reconnaît, unanimement, qu'elle est incompétente pour présider aux destinées de notre école agonisante. Pendant que le peuple réclamait son départ dans le sillage du dégommage d'Ahoussou Kouadio, M. Ouattara a dérouté tout le monde en la promouvant ministre de l'Éducation nationale et de l'Enseignement technique. La belle promotion pour récompenser l'incompétence! Elle fait partie de la race des intouchables de cette nouvelle Côte d'Ivoire avec MM. Cissé Bacongo, Adama Toungara et Ahmed Bakayoko. Quels que soient leur irrespect pour la charte d'éthique et de déontologie des membres du gouvernement, l'ampleur des tourbillons, l'étendue de leur incompétence ou de leurs surfacturations, ils sont assurés d'office de conserver leurs postes respectifs au nom de la loyauté du président envers eux. Mais le président ne devrait avoir de loyauté que devant le peuple de Côte d'Ivoire qui l'a élu. Si cette loyauté fondamentale venait à entrer en conflit avec sa loyauté envers certains de ses lieutenants, il devrait avoir le courage d'en tirer toutes les conséquences en les démettant, car les intérêts de quelques individus ne devraient pas primer sur ceux de la nation. Pour rien au monde.

Kandia Camara va jusqu'à vendre directement aux écoles de Côte d'Ivoire, des sachets d'eau! Elle les livre directement depuis son cabinet ministériel aux écoles au coût de 15 f le sachet et leur ordonne de les revendre aux élèves à 25 f. Tout autre sachet d'eau est interdit. À ce monopole de la vente d'eau glacée aux abords des écoles, elle ajoute celui des sachets transparents vendus directement aussi aux vendeuses de nourriture depuis son cabinet. L'argument est ingénieux: elle interdit que les beignets et autres soient vendus dans les emballages papiers qui ne seraient pas hygiéniques et impose que seuls ses sachets en plastique transparent soient utilisés comme emballages des denrées alimentaires vendues devant nos écoles. C'est la meilleure façon de vendre au maximum son propre produit, de conserver son monopole commercial tant que l'on garde son fauteuil de ministre! Ensuite, chaque vendeuse qui désire s'installer devant une école devra lui payer 5.000 FCFA de caution par année scolaire. La machine de l'éducation commerciale est lancée à vive allure et rien ne pourra plus l'arrêter.

Pour les instituteurs qui enseignent une classe de CM2, leurs primes d'études surveillées, soit 120.000 FCFA par an, ne sont payées que si l'intéressé mouille la barbe à son directeur d'école, puis à son IEP, avant que son dossier ne soit visé et approuvé. Ensuite, il faut mouiller celle des agents du trésor avant que les 120.000 f ne soient payés avec 2 ans de retard! De plus, les instituteurs qui sont sortis des CAFOP depuis 2 ans sont toujours sans numéros matricules et sans salaire naturellement. Ils travaillent comme des forçats sans le moindre sou depuis tout ce temps et tant pis si la maladie et la misère les achèvent avant que leur hypothétique rappel de salaire ne soit payé. Mais la preuve a été faite par quatre que la ministre est folle des espèces sonnantes et trébuchantes. On a tous vu que, pour son baptême du feu, elle a signé en catimini un accord avec son collègue ministre RDR, sans le moindre appel d'offres, pour faire inscrire tous les élèves de Côte d'Ivoire, du primaire au secondaire, via la CELPAID. Cette inscription en ligne porte sur plusieurs milliards de f CFA chaque année et les termes de l'accord sont aussi opaques qu'un rocher. Nul ne sait précisément ce que chacun des deux ministres gagne dans cette transaction derrière les rideaux mais M. Ouattara a décidé, contre vents et marées, de faire la promotion de monsieur et madame Camara. Il est vrai que leur bien-être familial est au-dessus de l'intérêt de la Côte d'Ivoire aux yeux du président qui estime qu'il est au palais grâce à des gens comme Kandia Camara, et non grâce aux Ivoiriens qui ont voté pour lui. Mais, s'il ne rectifie le tir maintenant, il rendra compte à ses électeurs en 2015. Il ne pourra alors guère se désolidariser de la gestion scabreuse de ses ministres intouchables qui volent de promotion en promotion, et qui cumulent les postes nominatifs et électifs. Ces cumulards sont même plus gloutons que les refondateurs. Hélas! L'argent, sous eux, ne circule plus, tellement il évolue en vase clos. Il est étouffé entre eux, dans des transactions de gré à gré, entre amis et copains, derrière le dos du peuple. Aujourd'hui l'école est totalement bloquée, après les piètres résultats que nous avons connus ces deux dernières années. On devrait donc reculer un peu plus cette année. Kandia n'a évidemment aucune solution à proposer. Cependant, elle attend sa nouvelle promotion sociale et politique de M. Ouattara. À notre détriment.

Pendant ce temps, à Koumassi terminus du 05, la classe de CM1 accueille 126 élèves dont au moins 25 sont assis a même le sol, sur leurs fesses, avec les pieds tendus vers l'avant. Certains d'entre eux sont à 50 centimètres du tableau noir et lèvent haut les yeux pour lire. Ils sont dans cette posture inhumaine pour toute l'année scolaire au moins. Et pour l'année prochaine lorsqu'ils seront au CM2. Demandez à ces mômes, dans ces conditions, d'être des génies! Pendant ce temps, l'éducation commerciale fonctionne à plein régime, avec 92 élèves dans la classe de CP1. Surtout pas de bruit, Kandia prépare l'éducation de l'élite de demain.


Dr Famahan SAMAKÉ


Source: LEBANCO.NET

SCANDALEUX! LA PLUS VASTE OPERATION DE SURFACTURATION DANS L'HISTOIRE DE L'AFRIQUE


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Une contribution d'un partisan d'Alassane Ouattara, lu sur un site pro-Ouattara

 

Je retourne au pays après quatorze mois d'absence et j'ouvre les yeux. Et, le constat est clair, le président de la république devrait lui aussi ouvrir les yeux pour voir ce que j'ai vu....

Je me rends à l'université Félix Houphouët-Boigny et, de l'École de Police à la présidence de l'université, sous un soleil de plomb. Je parcours ce que les enseignants et chercheurs ont nommé ''le kilomètre de la honte''. Ce nom peu glorieux désigne le kilomètre de marche que le ministre Cissé Ibrahim impose à chaque enseignant-chercheur qui a commis le crime de ne posséder aucune voiture personnelle. Ils sont contraints de descendre de leur taxi afin de parcourir ce fameux kilomètre à pied car monsieur le puissant ministre ne veut surtout pas qu'un seul taxi entre sur le périmètre universitaire. Il est tant soucieux de la bonne marche de sa chose qu'il s'implique dans la gestion quotidienne de son université jusque dans ce moindre détail! Idem pour les bus qui doivent s'arrêter au CHU de Cocody. Il y a une semaine, une étudiante a été blessée, puis amputée suite à une bousculade à l'entrée d'un bus.

Cependant, comme le président l'a confessé, ''l'argent ne circule pas en Côte d'Ivoire mais il travaille''. Ce qu'il n'a pas dit, c'est que, lorsque l'argent ne circule pas, il travaille mal, très mal en effet. Rien ne dit mieux que l'argent travaille mal s'il ne circule point que les travaux pharaoniques de rénovation de nos trois universités et deux centres universitaires qui ont coûté pas moins de 110 milliards de nos francs, là où 20% de cette fortune aurait suffi. Après tout, Ibrahima Cissé dit Bacongo n'a rien accompli d'autre que de repeindre les murs, de planter du gazon, de tracer des voies pour piétons et d'abattre tous les arbres dans le périmètre universitaire! Très belle leçon d'écologie, vous en conviendrez. Ceci ne devrait pas coûter au contribuable ivoirien plus de 20 milliards de nos francs, mais qu'importe?

Ici, l'argent n'a point circulé; M. Cissé Bacongo s'est tout bonnement arrangé avec M. Sidi Kagnassi derrière les rideaux, sans le moindre appel d'offres, pour lui offrir un marché extrêmement juteux dans un partenariat gagnant-gagnant pour les deux protagonistes. La république, quant à elle, sort toute perdante dans ce qui restera dans la mémoire du continent comme étant la plus vaste opération de surfacturation dans toute l'histoire de l'Afrique. 110 milliards de CFA pour repeindre des murs, pour faire du tape-à l'oeil, pour maquiller l'extérieur dans une savante opération cosmétique, mais qui a laissé de côté tous les aspects essentiels qui font une vraie université. Il n'y a pas de bibliothèque digne de ce nom au sein de cette institution; pas même de bureaux pour les enseignants-chercheurs. Pour le département de lettres, ils sont 84 professeurs à se disputer 3 bureaux munis de 11 chaises si bien que 73 restent debout dès lors que 11 se sont assis.

Dans ces conditions, demandez à ces braves enseignants de recevoir leurs étudiants pour des séances de travail autour de leurs mémoires de maîtrise ou de leurs thèses de doctorat. Il n'y a pas même de toilettes dans cette université, ne serait-ce que cela et les étudiants vont se soulager derrière le décanat de l'UFR LLC, dans les buissons, comme au Moyen-Âge. Et c'est vrai que les toilettes seraient inutiles après tout, puisqu'il n'y a pas d'eau courante dans cette université. Pourtant, une fontaine dont les jets d'eau montent jusqu'à 3 mètres de haut vous accueille devant la présidence de l'institution. Ah, cette fontaine, qui ne sert de rien, dont l'eau n'est pas buvable, et qui n'est point une piscine non plus, résume à elle seule toute la philosophie de messieurs Cissé Ibrahima Bacongo et Sidi Kagnassi: paraître, faire du tape-à-l'oeil.

Mais tout est superficiel et il n'est rien en profondeur. Absolument rien. Même le wi-fi annoncé en grandes pompes n'existe que dans l'imaginaire de nos deux héros qui n'ont pas fait circuler l'argent et qui ont très mal travaillé par conséquent. Les enseignants-chercheurs, pour ceux d'entre eux qui ont des ordinateurs personnels, s'achètent des clés USB pour se connecter à internet. Pas un seul amphithéâtre n'est sorti de terre à Cocody, ni une seule salle de TD n'a été bâtie sur le campus de la plus grande université du pays qui abrite à elle seule, plus de 60.000 étudiants. En conséquence, les étudiants en maîtrise de lettres n'ont suivi aucun enseignement depuis septembre 2012, faute de salle de classe! À présent, ils assiègent Mme Kouassi Virginie, cheffe du département, pour voir à quelle sauce ils seront mangés.

Seuls les étudiants inscrits au DEA sont des veinards car ils ont commencé, il y a peu, leurs cours dans des salles empruntées à une structure à Bingerville! L'université voudrait bien emprunter des salles à l'ENS dont les élèves professeurs sont sur le terrain, en stage, mais cette dernière n’exige pas moins de 1.5 million de CFA par salle et par semaine au titre des frais de location. Cette bagatelle coûterait au moins 6 millions de francs par salle et par mois à l'université et c'est tout simplement démentiel de l'envisager. Autant financer la construction de quelques salles de TD sur le campus!

Mais où sont donc passés les 110 milliards de francs que M. Cissé Ibrahima et M. Sidi Kagnassi se sont partagés? Tout ça pour si peu? D'ailleurs, des bâtiments repeints à ce coût exorbitant se sont déjà dégradés, délabrés, car la peinture à eau ne résiste pas à la pluie et au soleil qu'il fait à Abidjan. Mais ils en ont mis de la poudre aux yeux du président de la république qui a été invité en grandes pompes à la cérémonie de réouverture des universités en septembre dernier, que l'on a fait marcher sur le tapis rouge, et installé dans un fauteuil rouge, en prenant soin d'éviter de le faire marcher à travers le campus pour qu'il ne voie point ce que j'ai vu. Et, totalement abusé, comme tous les contribuables ivoiriens, le pauvre s'est sincèrement enorgueilli dans son message à la nation le 31 décembre de ce que, sous lui, l'État a consenti d'énormes sacrifices financiers pour réhabiliter les universités publiques. Sauf que tout l'argent a servi à enrichir deux messieurs au détriment du pays. M. Cissé Bacongo, qui s'est constitué un trésor de guerre, puise dans son immense fortune aujourd'hui pour battre campagne pour briguer la mairie de Koumassi avec des processions de 50 véhicules 4X4, après avoir battu campagne et remporté la députation dans la même commune.

Après tout, ils sont tellement intelligents, tellement compétents et tellement indispensables à notre bonheur qu'ils se sacrifient pour nous servir avec autant d'empressement à tous les postes électifs et nominatifs. Et ils sont intouchables aussi. La preuve, quand les bruits de surfacturation des travaux de rénovation des universités ont couru, le président de la république a maintenu M. Cissé Bacongo et sacrifié publiquement son DAAF! Mais c'est connu, les gros poissons mangent toujours les petits poissons; ils continuent de grossir, en mangeant comme ministres, puis comme députés, puis comme maires ... Ça se comprend puisque, dans ce pays, il n'est personne d'autre qui soit suffisamment outillé pour prendre leurs nombreuses places: ils sont trop intelligents, trop compétents, trop indispensables pour nous abandonner à notre triste sort.

Cependant, il appartient à M. Ouattara d'ouvrir les yeux et de regarder de près ceux qui sont autour de lui. Toutefois, ainsi que l'indique le professeur Robert Lethbridge, il est très proche, sans doute trop proche de certains ministres RDR pour les voir dans une large perspective. Son angle de perception en est sans doute gravement affecté. C'est pourquoi, il gagnerait à prendre de la distance vis-à-vis d'eux pour mieux les regarder, pour les voir tels qu'ils sont. Autrement, en 2015, il sera comptable de leur gestion très douteuse.



Dr Famahan SAMAKE, in ''Lebanco.net''.


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

dimanche, 21 avril 2013

ELECTIONS LOCALES EN COTE D'IVOIRE: LA PARTICIPATION AU PLUS BAS

 

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Dans la commune d'Abobo, à Abidjan, les responsables du bureau de vote attendent les électeurs. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO


La boucle des élections en Côte d'Ivoire est bouclée. Le monde entier sait désormais de quel côté se trouve la majorité. S'il ne le savait pas encore! Fernand Dindé.


La Côte d’Ivoire votait ce dimanche 21 avril pour des élections régionales et municipales, les premières depuis la crise post-électorale d'il y a deux ans. Au-delà des résultats, la question principale était celle de la participation. A la fermeture des bureaux de vote, celle-ci est très faible, notamment à cause de l’appel au boycott du FPI.

 

Dans l’un des six bureaux de vote du centre du groupe scolaire Les Aquarelles du nouveau quartier de Yopougon, à une demi-heure de la fermeture du scrutin, il y avait seulement 52 votants pour 368 inscrits, soit environ 15% de participation.

Une participation à l’image de ce qui s’est passé ailleurs. Dans une dizaine de centres de vote visités à Abidjan, seuls 30% des électeurs se seraient déplacés. Quelques bureaux de vote, comme à Treichville, approchent les 40% de participation. Les autres électeurs n’ont pas manifestement pas entendu l’appel du président ivoirien.

Elections dans le calme

Peu avant midi, Alassane Ouattara avait exhorté ses compatriotes à aller voter. Mais à Yopougon, fief du FPI, c’était sans compter sur l’appel au boycott lancé par la direction du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo. Des militants expliquaient que ces élections ne les concernaient pas.

Pour l’instant, aucun incident grave n’a été signalé. Seuls quelques problèmes de logistique ont provoqué des retards ce dimanche matin à l’ouverture du scrutin : absence d’encre indélébile, manque d’urnes, bulletins de vote mal aiguillés... Le temps perdu au début a souvent été récupéré à la fin de la journée. Les bureaux de vote ont en général fermé à 17h30, voire 18h, au lieu de 17h.

La sécurité de ces élections a été assurée par la police. Les FRCI et les gendarmes ne devaient intervenir qu’en cas d’incident grave, ce qui n’a pas été le cas. Les résultats complets de ces élections devraient être publiés d’ici le milieu de la semaine.


Source: RFI

ELECTIONS MUNICIPALES ET REGIONALES: FAIBLE PARTICIPATION EN COTE D'IVOIRE

 

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Peu d’Ivoiriens se sont déplacés dans les bureaux de vote, dimanche, lors des élections municipales et régionales.

 

Ce sont les premiers scrutins locaux depuis 10 ans.

Les élections ont été marquées par le boycottage du parti de l'ex-président Laurent Gbagbo, symbole d'une réconciliation en panne.

Malgré quelques retards dans l’organisation dans l’ouverture des bureaux, le scrutin s’est déroulé dans le calme.

Aux commandes depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui avait fait quelque 3.000 morts, le président Alassane Ouattara avait souhaité un vote "dans la paix".

Ces élections sont "importantes pour la gestion décentralisée du pays", a-t-il déclaré en votant à Abidjan.

Quelques 5,7 millions d'inscrits étaient appelés aux urnes en Côte d'ivoire, première puissance économique d'Afrique de l'Ouest francophone.

Le dépouillement des bulletins de votes devait débuter en fin de journée.

La commission électorale estime pouvoir annoncer les résultats complets d'ici le milieu de la semaine prochaine.


Source: BBC AFRIQUE

21 AVRIL 2013: JOURNEE IVOIRIENNE DU REPOS BIEN MERITE!

 

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Opération «Non à la mascarade!» ou «Journée ivoirienne du repos bien mérité»:


Chère ivoirienne, cher ivoirien, ce dimanche 21 avril 2013, reste chez toi et repose-toi bien, après être allé adorer ton DIEU, pour marquer ton opposition à cette démocratie anti-constitutionnelle et à l’arme lourde qui a cours en Côte d'Ivoire depuis le 11 avril 2011.

Deux années que ces déconstructeurs de notre jeune démocratie te pompent l'air et t'irritent les nerfs avec leurs crimes, leurs promesses électorales non-tenues et leurs mensonges éhontés! Tu l'as bien mérité, repose-toi et ignore-les!

Ils espèrent faire croire à la terre entière que tout va bien en Côte d'Ivoire, dans le meilleur des mondes. Ne les accompagne pas dans cette imposture quand des centaines d'ivoiriens sont en prison sans jugement depuis deux ans, des dizaines de milliers en exil avec leurs familles alors que l'interdit notre Constitution et que règne la loi des vainqueurs.

Pour toi donc, les élections municipales et régionales couplées de ce dimanche 21 avril 2013, ça n'existe pas. C'est ta journée, ivoirienne, ivoirien, repose-toi.



Bien à tous et que DIEU vous bénisse!!!



DINDE Fernand AGBO

samedi, 20 avril 2013

CLAUDINE COJAN, JOURNALISTE FRANÇAISE: «COMMENT JE ME SUIS RENDUE COMPTE QUE GBAGBO ETAIT INNOCENT»


 

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Gros soucis d'ordinateur. Pas eu la possibilité de traiter ce long texte que m'a adressé la soeur de lutte Claudine Cojan, en saisie directe, par mail. Veuillez donc m'excuser ainsi que Claudine elle-même, chers lecteurs, pour toutes les imperfections du texte qui, malgré tout, récèle des témoignages poignants et restitue bien des vérités sur la crise postélectorale ivorienne, transcrits pour l'Histoire. Afin que nul n'ignore. Bonne lecture! Fernand Dindé.

 

Coup d’état, putsch postélectoral de Sarkozy en Côte d'Ivoire, 11 avril 2011: Révélations d’une journaliste française:

Le 11 avril une liste imprimée avec 83 noms et PHOTOS - telle que Sarkozy l’a immédiatement annoncé - a commencé à circuler et la chasse aux sorcières a commencé.


http://youtu.be/-xl46QllVBg

 


http://youtu.be/7v7Z9JBpke4

 


http://youtu.be/dA0XLGOr2UA

 

Devoir de mémoire pour les sans voix ,meurtris par l’horrible« capture » du président élu de Côte d’Ivoire, à qui la France a refusé un recomptage des voix, preuve que la Côte d’ivoire n’est toujours pas un pays indépendant et libre ! Pour les Ivoiriens,les Ivoiriennes, les Français, les Françaises, mes fils d’abord, parce que quand ils étaient enfants, nous recevions des cadres religieux africains, des Ivoiriens à la maison, sans jamais rien se dire de toutcela! et pourtant ! Quand l’intolérable se produit, devons nous nous taire plus que de raison ?

A quoi cela sert-il alors d’élever ses enfants dans la vérité, le mieux possible? J’aurais aimé peut être, ne rien voir, mais je me suis trouvée là, comme un témoin au carrefour d’un accident, ou pire assistant à un meurtre! alors,devais-je me taire ?

2 ans après le putsch de Nicolas sarkozy en Côte d’ivoire en se servant des élections ,  qui  allait finir le travail de Chirac, le parti socialiste ne s’émeut de rien, la cour pénale  laisse les vautours en liberté, alors…tandis que les français paient le prix fort de cette politique bananière qui a aussi pour nègre,le pauvre ouvrier français ,l’étudiant,lechomeur,le retraité ,pouvais je me taire à propos de la cruauté des militaires français ? non !

« il y a un temps pour tout. J’estime de mon devoir deparler maintenant car à Abidjan, Ouattara s’apprête à donner le coup de grâce! Sachant bien sûr le président innocent, innocenté bientôt, le régime fasciste reçu par Hollande, lui se prépare à la « der des der », prépare les musulmans à tuer ces simples émigrés bien installés. J’ai rencontré ces héros de l’impossible à la résidence, à la RTI et à la prison MACA 6 mois après le coup d’état français.

ALERTE.OUATTARA S APPRETE A ERADIQUER CETTE SALE RACE DE FRONT DE GAUCHE FPI et toute la generation Gbagbo SI Gbagbo sort de prison dans un mois !

la côte d’ivoire est une terre d’asile, mieux que la France ,avec 26 pour cent d’émigrés sur son territoire..Mais le parti  RDR et Ouattara s’apprêtent à tuer ,de porte en porte , en disant aux musulmans qu’ilsvont perdre leurs privilèges si GBAGBO REVIENT DE LA COUR PENALE INTERNATIONALECPI MAINTENANT.

Oublie t-on que LAURENT GBAGBO a toujours aidé lesmusulmans ? oublie t-on qu’il a un fils ISMAEL ,venu le voir à la cour pénale internationale de LA HAYE ?

Que faut –il faire, que faut il dire pour que le bain de sang n’ait pas lieu ? ni à Abidjan,ni au dessus de San Pedro, ni à l’ouest, protégé capté maintenant par les multinationales CACAO par les milices de ouattara-sarko-zakaria ?

On ne peut pas faire comme si cela n’avait pas existé oh non !

Sinon à quoi ça sert d’être français ?

Notre constitution devrait suffir à nous ouvrir les yeux mais nous l’avons oubliée.

Espérant ne nuire à personne en expliquant un peu ce que je sais ,notamment de ce 11 AVRIL 2011 CRUEL cruel barbouze et francais .

Merci de m’avoir fait confiance.

« DANS LA RESIDENCE LA Foi était inébranlable ! Comme les premiers chrétiens ,y compris les musulmans !

Le cuisinier Gnacien RHDP n’a pas été inquiété par LG après les élections, alors que Dramane contestait le résultat des élections,puis s’auto-proclamait vainqueur, en marge, depuis  l’hotel du Golf devenu dès lors la triste célèbre geôle « gestapo »,une horreur ou la torture ira bon train !

La Foi c’était aussi quand j ai vu de mes yeux LG sous sa douche alors que le snipper tirait sur lui depuis l’hélicoptère !

LG a continué à se laver ,il a ensuite enfilé sa chemise et fermé  les boutons , et ça c’est dur à faire si l’on tremble ! il ne tremblait pas du tout.

« Etait-il sonné ça arrive quand on vous tire dessus ! »

« Mais non,il était normal, égal à lui-même, simplement, calme. Le snipper français continuait à tirer pourtant ! je suis devenu calme commelui alors ! je le regardais boutonner sa chemise et c’est long ,tiletteet s’habiller sous les snippers français ,les minutes sont longues alors ! mais ça a été.

J’ai décidé  de prendre  l’escalier, l’ascenseur aurait été dangereux, le snipper pouvait l’atteindre.

On est arrivé au bureau ,le président s’est mis au travail comme d’habitude !

(J’en était alors loin de la représentation toute faite que l’on avait bien voulu me brosser ! un Gbagbo fou de Dieu ,genre gourou religieux et politique à la fois ! Mais j’étais plutôt loin aussi du faste habituel prêté aux dictateurs africains ! Ici ,cet homme assailli de toute part avec une rare violence , ce président auprès de qui l’armée, les conseillers, les ministres et autres continuaient à travailler en plein enfer maintenant, en avril 2011 sous des pluies de missiles,  il était bien normal, certes, mais il fallait du courage, un courage que peu d’hommes ont en pareille circonstance !)

« Vous savez, j’ai révé que le président LG revenait. Il me prenait la main, me demandait ce qui c’était passé en son absence. Je sais que tout va bien se passer, je suis serein, je l’attends. Un homme comme cela, croyez moi madame, c’est si précieux !

« L’objectif était de faire tomber le bâtiment sur nous ».

J’ai vérifié ,je suis allée à différents endroits dont la cité des arts, là où les hélicoptères français jetaient leurs missiles, effrayant la population civile, et oui, le plan« karcher » de Nicolas Sarkozy de Nagui Bosca, quasi « en live » aux heures chaudes, avec la licorne ou son ami intime Dramane, c’était cela ;

En écroulant la résidence sur elle même, au moins on détruisait les collaborateurs et les membres du gouvernement, la famille aussi, histoire que nul ne puisse raconter ensuite ce qui s’était passé, ni transmettre aux générations futures ce message clé pour l’Afrique : la démocratie, le socialisme, terminé le colonialisme et le captage de nos richesses, terminé le franc cfa qui nousruine !

Le 11 avril, à la fin ,il y avait des explosifs dans la cour.

Les voitures garées ont été volées ,vous les voyez circuler enville ! les 4X4, offertes pour faire la campagne électorale  et celle du médecin et de sa femme.c’est illégal, mais quoi dire ? on laisse faire, vous avez vu à quel point ici c’est Chicago alors !

« Alors le 11 avril 2011 ? »

Il y avait le docteur Blé, celui du président.

Le docteur Djédjé,  celui de madame LG, Simone.

A 10H ,il n’était plus possible de rester dans le sous sol, alors on est remonté, .On a mis le président dans la cave du 1ersous-sol, dans la« cave qui servait de discothèque ».

A 11H, là tout était fini.

Dehors ,les gardes ont dû quitter après 9H, tant ça tirait sur eux.

Les FRANÇAIS SONT DANS LA RESIDENCE .

Ils sont aussi là avec leurs chars dehors.

Le ministre Désiré TAGRO monte l’escalier, ,avec le drapeau banc. Ahuri il voit les français lui tirer dessus !

Il resdescend alors.

Le président Gbagbo :« ils vous ont tiré dessus avec le drapeau blanc ? »

« Oui ,monsieur ! »

« D’accord » ,dit le président Gbagbo calmement.

Et il va répéter plusieurs fois entre 10H et 12H :

« Puisque c’est ainsi qu’ils viennent me chercher ».

A 12H ,les gardes ont des armes en bas de l’escalier, mais le président leur dit alors :

« Baissez les armes, on a perdu la bataille » . Et il répète « Puisque c’est ainsi, qu’ils viennent me chercher,  les français ».

Le président Gbagbo était calme ,simplement serein, sans vantardise, sans mépris, sans fatalisme non plus. Il suivait simplement le « cours de l’histoire » posément et ça, c’était incroyable, sécurisant pour tous .

C’était l’enfer dehors et à l’étage de la résidence, pourtant ! Les français entrés par le tunnel et les chars qui étaient arrivés plus les légionnaires, quelle horreur, que de morts, que de jeunes,  morts !

« J'ai vu, oui. Il y avait des jeunes,  des jeunes filles aussi, dans les jardins la veille encore, sous les toiles de tentes, simplement qui chantaient . »

« Oui, à ce stade là, quoi faire? à Paris Sarkozy ne voulait rien entendre, interdisait le recomptage des voix, je ne m’explique d’ailleurs pas comment il a ce pouvoir sur toute l’Afrique, l’union africaine et aussi l’ONU.C’est étrange mais voià, c’est réel! Nous étions isolés aussi, les médias refusant de montrer la réalité! Et puis ces appels téléphoniques d’Hilary Clinton et autres pour que le président prenne un avion mis a sa disposition avec des collaborateurs et sa famille, imaginez cela! folie totale! Le président ne voulait plus prendre ces appels à lafin ! Pourquoi ? pour lui ça semblait complètement fou de devoir abandonner le peuple, et son pays en plus ,bien sûr ! il croit tellement en la paix, en la discussion ! il n’aime pas du tout la guerre lui !

D’ailleurs il a refusé à Kadhafi d’intervenir, Kadhafi voulait le faire, car il avait mis sa flotte en position et là, tout aurait été différend !

Mais non ! c’est par l ‘usage de la démocratie qu’il a toujours voulu y arriver ! »

« Revenons au 11 avril. »

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jeudi, 18 avril 2013

KONAN BANNY VOIT ROUGE A BORDEAUX

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Présent dans la capitale girondine pour une conférence, le président de la CDVR, Charles Konan Banny, a été violemment pris à partie par des pro-Gbagbo. Reportage sur l’état de la pacification de la Côte d’Ivoire.



Invité le 12 avril pour animer une conférence sur la paix et la réconciliation en Côte d’Ivoire lors de la seconde Journée de l’Afrique de la ville de Bordeaux, Charles Konan Banny "CKB" a totalement perdu son flegme face à plusieurs partisans de Laurent Gbagbo venus lui apporter la contradiction. Après la présentation de la conférence par Alain Dupouy, le "monsieur Afrique" d’Alain Juppé, suivie d’un exposé du général Bruno Clément-Bollée, directeur de la coopération de sécurité et de défense au Quai d’Orsay, une dizaine de militants infiltrés vêtus de tee-shirts "No Gbagbo, No Peace" se sont levés comme un seul homme, traitant le patron de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) de "menteur", "d’usurpateur" et d’autres noms d’oiseaux. Alors qu’Alain Dupouy a failli en venir aux mains pour les expulser, Charles Konan Banny est allé au devant des manifestants pour en découdre. Modérateur de la rencontre organisée au Musée d’Aquitaine, le juriste constitutionnaliste bordelais Jean du Bois de Gaudusson regardait, ébahi.

Après un échange d’invectives, l’ex-gouverneur de la BCEAO est finalement parvenu à installer le dialogue avec la salle, non sans avoir endossé le costume de patriarche appelant au respect des anciens. "Je n’ai pas peur de tout cela. Ces intermèdes font partie du contexte ivoirien" a-t-il expliqué, tout en constatant : "Il nous reste du pain sur la planche !". Après une longue tirade sur le rôle de la CDVR, Charles Konan Banny, nommé à ce poste par Alassane Ouattara, a réaffirmé sa "totale indépendance d’esprit" à l’égard de l’exécutif ivoirien. "Qu’est-ce qui vous fait croire que nous ne sommes pas préoccupés par cette question ?", a-t-il également rétorqué à Guy Labertit, ex-responsable Afrique du Parti socialiste français et ami de Gbagbo, qui l’interrogeait sur le pardon "actuellement inexistant en Côte d’Ivoire". Malgré un prêche de trois heures sur la non-violence truffé de proverbes baoulés, CKB n’a pas convaincu les militants pro-Gbagbo. Certains ont quitté la salle en hurlant "Banny, la honte !".


In "La Lettre du Continent"


Source: La page Facebook de Théophile Kouamouo

mercredi, 17 avril 2013

DEUX ANS APRES LA RECOLONISATION DE LA COTE D'IVOIRE, LE RESULTAT DE LA DEMOCRATIE DES BOMBES (2)

 

BERNARD DESGAGNE.jpg


Chronique de Bernard Desgagné, dimanche 14 avril 2013 - Partie B

 

En aout et en septembre 2011, je suis allé seul et à mes frais pendant un mois au Ghana, pays voisin à l’est de la Côte d’Ivoire. J’ai pu rencontrer là-bas des Ivoiriens forcés de s’exiler. En plus de parler à de nombreux réfugiés, dans les camps et à l’extérieur, j’ai pu m’entretenir avec le coordonnateur de programme à la commission ghanéenne des réfugiés (Ghana Refugee Board), M. Tetteh Kwao Padi, ainsi qu’avec M. Kelly Forson, directeur du camp de réfugiés Ampain, près du village d’Esiama, dans le Sud-Ouest du Ghana. Le camp se trouve également non loin de la municipalité de Nkroful, lieu de naissance de Kwame Nkrumah, père de l’indépendance du Ghana. D’autres camps de réfugiés ivoiriens se trouvent au Libéria et au Togo, et des Ivoiriens vivent en exil forcé dans beaucoup d’autres pays.

L’afflux de réfugiés ivoiriens dans les pays voisins a commencé en février 2011. Les réfugiés sont de toutes les classes sociales. J’ai rencontré des agriculteurs, des militaires, des étudiants, des enseignants, des ménagères, des commerçants, des fonctionnaires, des élus municipaux et des ministres. Ils ont dû fuir leur pays par crainte d’être persécutés ou tués en raison de leur appartenance ethnique ou politique ou même en raison de leur appartenance à un groupe social.

Par exemple, un étudiant universitaire du quartier de Yopougon, à Abidjan, m’a dit qu’il avait fui après avoir vu des membres des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) contrôler les cartes d’identité, pour repérer les gens appartenant aux « mauvaises ethnies » et procéder à des arrestations massives. Ces arrestations ont donné lieu à des détentions arbitraires prolongées, à de la torture et à des exécutions sommaires, au vu et au su d’Alassane Ouattara et de la communauté internationale™.

Les Ivoiriens qui se trouvent dans les camps de réfugiés souffrent beaucoup de leur exil, notamment de privations matérielles, sanitaires et alimentaires. Mais ils n’osent pas rentrer dans leur pays par crainte de subir le même sort que les déplacés de Nahibly. Ils ont perdu leurs biens, leurs terres, leurs économies et leur travail. Leurs habitations ont été détruites ou confisquées.

Les médicaments et les traitements médicaux sont insuffisants ou ne sont pas disponibles. Les enfants n’ont pas accès à un système d’éducation normal. Les adolescents et les jeunes adultes sont désoeuvrés et tombent facilement dans la consommation de drogue et la prostitution. Les témoins de crimes graves et les personnes les plus impliquées politiquement se savent très menacées par le gouvernement, les tueurs à gages, les tortionnaires et les pantins judiciaires d’Alassane Ouattara.

Un problème entièrement attribuable à Ouattara, ses rebelles et ses commanditaires

M. Padi, le coordonnateur de programme, m’a indiqué premièrement que le problème des réfugiés ivoiriens au Ghana était survenu en même temps qu’Alassane Ouattara s’emparait du pouvoir par la force. Un petit nombre de réfugiés sont d’abord arrivés au début de 2003, après le déclenchement de la guerre civile. Il n’y avait jamais eu de réfugiés ivoiriens au Ghana avant cette année-là. Mais ce n’est qu’en février 2011 que les réfugiés ont commencé à affluer. M. Padi m’a confirmé aussi que tous les réfugiés appartenaient aux ethnies considérées comme favorables à Laurent Gbagbo, par exemple, les Wê, les Bété et les Attié, ou étaient associés au Front populaire ivoirien.

Certaines personnes pourraient croire que les Malinké et les autres partisans de Ouattara n’ont pas eu à vivre en exil parce qu’à partir de septembre 2002, les rebelles régnaient sur la zone CNO (Centre, Nord et Ouest) de la Côte d’Ivoire. Toutefois, cette perception est fausse. En fait, les partisans de Ouattara ne souffraient d’aucune persécution dans la zone gouvernementale, et ils y vivaient nombreux, à l’instar de Ouattara lui-même, qui disposait d’ailleurs d’une généreuse rente d’ancien premier ministre et de toute la latitude voulue pour s’organiser politiquement.

À l’inverse, il ne faisait pas bon vivre dans la zone CNO pendant les huit années où les chefs de guerre y faisaient la loi. Les seuls à se plaire là-bas étaient probablement les chefs eux-mêmes, leurs hommes et leurs complices, qui s’engraissaient avec le racket et la contrebande et qui avaient ravagé l’administration et les services publics. Voici, à ce sujet, la description de la vie dans la zone des rebellesque fait George Peillon, ancien porte-parole de la force Licorne, envoyée par la France pour « s’interposer » et toujours présente en Côte d’Ivoire aujourd’hui :

Le problème de la zone nord, c’est qu’il n’y avait plus d’organisation administrative […] Comme les bandes armées des Forces nouvelles avaient pillé tout ce qui représentait l’administration […] on arrivait à trouver dans le marché de Bouaké des beignets emballés dans des extraits de naissance. […] c’était aussi un moyen, en écrasant toute forme d’administration, de semer le désordre et la zizanie, et de faire continuer une instabilité chronique militaire, sécuritaire, dans toute la moitié nord du pays. […]

Comme il n’y avait aucun contrôle de l’administration […] c’était une espèce d’anarchie totale, la Banque de Bouaké a été mise à sac, puis après la Banque de Man dans l’Ouest du pays. Des millions de FCFA ont été dispersés dans la nature. Il fallait que nous parvenions à négocier avec des gens qui étaient responsables de ces mises à sac. […]

Est-ce que c’était des voleurs, des violeurs et des pilleurs ou des vrais combattants […] Mon avis c’est que c’était tout sauf des combattants. Et qu’ils ont absolument mis à sac la partie nord du pays. Je me souviens très bien d’être allé dans le Nord-Est de la Côte d’Ivoire, dans une ville qui s’appelle Bouna, où c’était absolument la terreur qui régnait. C’était une bande armée qui faisait régner un semblant d’organisation. Et la population était effarée, terrée chez elle. C’était des exécutions sommaires. Dans le Nord du pays, c’est le porte-parole de l’ONU qui me le disait à l’époque, on a retrouvé des conteneurs remplis de prisonniers exposés en plein soleil.

[…] je dis souvent que la zone nord était une zone de non-droit, une terra incognita. Pendant des semaines, on ne savait plus ce qui se passait dans le Nord. C’était quand même assez inquiétant. […] De temps en temps, il y avait des circulations de bus qui allaient d’une zone à une autre. Mais les gens étaient rackettés systématiquement dès qu’ils passaient la zone de confiance. Je pense sincèrement que le président Gbagbo a toujours voulu construire, maintenir l’unité du pays. Et que c’était son objectif, qu’il n’a pas eu d’autre objectif politique que ça.

Donc, le problème en Côte d’Ivoire est attribuable entièrement à Alassane Ouattara, ses rebelles et leurs commanditaires étrangers, en particulier la France. L’ONU elle-même, du moins ses fonctionnaires plus ou moins corrompus par les grandes puissances occidentales, fait partie des grands responsables du sort des Ivoiriens. Tant que Ouattara et ses chefs de guerre seront au pouvoir, les réfugiés et les autres exilés ivoiriens ne pourront pas rentrer dans leur pays.

La cinématographie hollywoodienne et l’OTAN

Ceux qui connaissent le parcours héroïque du grand personnage qu’est Laurent Gbagbo le voient avec beaucoup de douleur assis dans le box des accusés de la CPI, alors que son bourreau, Alassane Ouattara, et les chefs de guerre de ce dernier vaquent tranquillement à leurs activités criminelles. Comment peut-on en arriver là sans désaveu massif de l’opinion publique dans les pays occidentaux, où l’on se dit pourtant attaché aux principes d’une justice indépendante et impartiale et au respect des droits de la personne ?

Les récits construits par la formidable machine de propagande de l’OTAN, dont font partie tous les grands médias du Québec sans exception, sont calqués sur la cinématographie hollywoodienne la plus primaire. Dans le scénario type, l’origine de tout conflit armé est un être abject, dictateur de profession et protagoniste d’une tragédie où s’affrontent ethnies, sectes ou religions. Nous en avons connu plusieurs au cours des dernières années : Juvénal Habyarimana, Slobodan Milosevic, Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi, Bachar Al-Assad et, bien entendu, Laurent Gbagbo.

Les ONG et les médias occidentaux investissent beaucoup de temps et d’énergie à occulter les faits et à imputer au monstre les pires atrocités. La répétition incessante des mêmes mensonges fait que le public finit par y croire et perd tout sens critique, même devant les trucages les plus maladroits. Beaucoup de journalistes y croient aussi. Dans une guerre, les premiers à se faire laver le cerveau sont toujours les soldats.

Les insurgés en lutte contre le monstre, qui sont encouragés, armés, financés et appuyés militairement par l’OTAN ou ses affidés, commettent eux-mêmes un grand nombre d’atrocités qui sont avérées, à la différence des atrocités inventées. Mais le scénario s’en accommode parfaitement pour au moins cinq raisons.

Premièrement, on peut imputer plus ou moins subtilement au supposé monstre diverses atrocités commises par ses adversaires, les insurgés. Les ONG et les médias occidentaux affectionnent particulièrement le conditionnel et l’imprécision de la forme passive, qui se prêtent bien à l’inversion de la réalité.

Deuxièmement, les insurgés ont une cause légitime, qui est de mettre fin aux atrocités du monstre. À l’instar de Rambo, ils peuvent s’autoriser divers excès « compréhensibles » dans leur entreprise vengeresse.

Troisièmement, les exécutants ne sont soumis à aucune chaine de commandement officielle, ce qui permet d’absoudre leur grand chef, c’est-à-dire celui qui remplacera le monstre.

Quatrièmement, tout se joue en réalité sur le terrain militaire, et la propagande n’est qu’un volet de la stratégie militaire. Que ceux qui affrontent le monstre soient des truands ne les empêchera pas de le vaincre s’ils disposent de moyens militaires nettement supérieurs. L’objectif visé par l’OTAN sera donc atteint malgré tout.

Cinquièmement, si le préfet nommé par l’OTAN s’avise un jour de désobéir aux injonctions du grand capital occidental, on dispose d’un dossier accablant contre lui pour lui faire subir le même sort que son prédécesseur. On n’aura qu’à dépoussiérer les passages incriminants des rapports des ONG que les médias auront jusque-là occultés ou justifiés implicitement par les injustices et les horreurs attribuées au monstre.

Bref, malgré les ficelles et les décors de carton-pâte que les victimes muselées par les médias pointent du doigt en hurlant de douleur et d’indignation, le scénario hollywoodien appliqué par la machine de propagande de l’OTAN parvient très bien à endormir le public cible, même lorsque les insurgés ne sont rien d’autre que de vulgaires criminels.

La diabolisation de Gbagbo et de ses partisans

La Constitution de la Côte d’Ivoire, approuvée à 87 % par la population, lors d’un référendum, en 2000, est un document juridique exemplaire, qui n’a rien à envier aux Constitutions des États occidentaux, et certainement pas à la Constitution monarchiste du Canada, où le peuple n’est même pas mentionné. À l’article 30, la loi fondamentale de la Côte d’Ivoire dit entre autres que « la République de Côte d’Ivoire est une et indivisible, laïque et sociale. Elle assure à tous l’égalité devant la loi, sans distinction d’origine, de race, d’ethnie et de religion ». Néanmoins, la propagande des médias unanimes du patronat français et de l’OTAN, systématiquement reprise par les médias québécois et canadiens, a diabolisé le premier défenseur de cette Constitution, Laurent Gbagbo, au moyen de diverses légendes, la plus importante étant celle de la fameuse « ivoirité », de la xénophobie et de la discrimination prétendument infligée aux Ivoiriens du Nord. Avec l’aide des ONG et des médias, Alassane Ouattara et ses chefs de guerre ont créé de toutes pièces un conflit interethnique pour masquer leurs objectifs véritables, qui étaient la conquête du pouvoir par les armes, l’enrichissement personnel et le retour en force du système d’exploitation économique occidental.

Dans leur ouvrage intitulé Côte d’Ivoire : Le rattrapage ethnique sous Alassane Ouattara, Gaha Bi Loùkou, Tata Kôkôtré et Océane Siloué démontrent clairement l’absence totale de fondement pouvant étayer la thèse de la dérive ethnocentrique de l’État ivoirien après le décès d’Houphouët-Boigny, autocrate ayant dirigé la Côte d’Ivoire pendant 33 ans et ayant néanmoins été présenté comme un saint par la faune ailéeà bec crochu des médias. À l’inverse, Laurent Gbagbo n’a été président que pendant dix ans, y compris huit années de guerre civile commanditée par la France. Voici ce qu’écrivent Loùkou, Kôkôtré et Siloué au sujet du « rattrapage ethnique » de Ouattara et de sa justification, l’ivoirité.

[…] ce projet de rattrapage remonte au début des années 1990. Il faut rappeler qu’à cette époque, M. Alassane Dramane Ouattara avait des démêlés judiciaires à propos de sa nationalité. En lice pour succéder à Houphouët-Boigny, Alassane Dramane Ouattara a réussi à fédérer autour de sa personne et ses ambitions personnelles le sursaut communautariste de ses frères musulmans du Nord. Ce mouvement a débouché sur la publication d’une Charte dite du Nord, « un brûlot ethnocentriste datant de 1991, période où la bataille de succession à Félix Houphouët-Boigny se met en place. Cette charte éclaire d’une lumière crue une stratégie de conquête du pouvoir fondée dès le commencement sur l’exploitation des oppositions tribales pouvant aller jusqu’à la guerre civile. Cette stratégie, c’est celle d’Alassane Ouattara » (Théophile Kouamouo).

Lier rattrapage ethnique et ivoirité, c’est donc faire preuve de mauvaise foi dans la mesure où la source du rattrapage en tant que mode de gouvernance politique sous Ouattara remonte à 1991, et que l’ivoirité comme concept n’a, en soi, rien d’ignoble ou d’infamant.

L’ivoirité se veut en effet la revendication d’une personnalité culturelle spécifique qui soit le produit parfait de la fusion intelligente de « nos traditions » et de « la modernité ». Au demeurant, l’ivoirité, en tant que projet politique et visée sociétale, n’est ni un concept isolé dans le monde ni une démarche exclusionniste. En effet, du point de vue sémantique, le concept de l’ivoirité se rapproche des vocables tels que la francité, l’arabité, la sénégalité ou même « l’American Way of Life ». Malheureusement, il fut dévoyé par le RDR et ses alliés qui l’ont galvaudé de façon opportuniste et à des fins politiciennes. — Extrait de : Gaha Bi Loùkou, Tata Kôkôtré et Océane Siloué, dir., Côte d’Ivoire : Le rattrapage ethnique sous Alassane Ouattara – Fondements, pratiques et conséquences, L’Harmattan, Paris, 2012, p. 11-12. La citation de Théophile Kouamouo est tirée de son ouvrage J’accuse Ouattara (Le Gri-Gri, Paris, 2012, p. 25-26).

Donc, l’ivoirité est postérieure, et non antérieure, à la Charte du Nord de Ouattara, qui ne peut pas prétendre que cette charte est une réaction de défense contre l’ivoirité. De plus, bien que l’ivoirité n’ait rien d’une idéologie xénophobe, elle n’a de toute façon jamais été invoquée ou promue par Gbagbo, dont les efforts ont plutôt été axés sur la promotion de la démocratie, le progrès économique, la justice sociale, la souveraineté de son pays et la défense de la Constitution, des lois et des institutions. En revanche, le gouvernement ethnique de Ouattara ne cesse de porter atteinte aux droits de ses citoyens et de commettre des violations criantes de la Constitution et les lois du pays.

Non seulement l’ivoirité n’est qu’un prétexte pour les ouattaristes des salles de presse occidentales, mais la discrimination qui serait censée en découler n’a jamais existé. Les ethnies du Nord, c’est-à-dire celles des aires culturelles Gur et Mandé Nord, qui constituent environ 25 % de la population ivoirienne (et non 40 % comme le soutient Ouattara), n’ont jamais fait l’objet d’une discrimination systématique. Au contraire, elles ont été constamment favorisées par les gouvernements d’Houphouët-Boigny, de Bédié de Guéi et de Gbagbo.

À l’aide des sources les plus fiables, notamment les archives nationales de la Côte d’Ivoire, la liste des membres des 38 gouvernements formés du 30 avril 1959 au 13 mars 2012, le Recensement général de la population et de l’habitat ainsi que la publication officielle La Côte d’Ivoire en chiffres, Loùkou, Kôkôtré et Siloué font une autre démonstration claire : « S’agissant de la marginalisation des nordistes sous Laurent Gbagbo, les faits, y compris ceux des régimes antérieurs, contredisent à tous points de vue les accusations portées par Alassane Dramane Ouattara. »

D’Houphouët-Boigny à Guéi, les « nordistes » ont occupé de 22 à 25 % des postes de ministre et ont la plupart du temps été au deuxième rang des ethnies représentées. Mieux encore, les auteurs soulignent que, pendant le mandat présidentiel de Laurent Gbagbo, « le principal mis en cause par Alassane Dramane Ouattara, les résultats épousent la tendance observée depuis le début, avec une percée fulgurante des Malinké (Mandé Nord) qui occupent la première place (62 nominations) devant les Baoulé (58 nominations) et les Bété (51 nominations) sur l’ensemble des 21 ethnies représentées aux gouvernements [successifs de] Laurent Gbagbo. »

Les auteurs démontrent en outre que « de toutes les régions du pays, le Nord est celle qui a le plus reçu de l’État de Côte d’Ivoire en matière d’appuis politico-financiers et culturels, précisément dans le cadre de la politique de réduction des disparités régionales. Sous ces différents rapports, Laurent Gbagbo a significativement œuvré à la promotion du Nord, alors que le pays était coupé en deux par une rébellion conçue et conduite par des ressortissants du Nord dont Guillaume Soro, Soumaïla Bakayoko, Ibrahima Coulibaly dit IB, Koné Zakaria, Wattao, etc. et pour le compte d’Alassane Dramane Ouattara lui-même, dixit Koné Zakaria en confession publique (lors d’un meeting) et volontaire » (idem, p. 12-13).

En conséquence, les rebelles et leur grand patron, Alassane Ouattara, n’avaient aucune raison légitime de s’attaquer par les armes à l’État ivoirien, et encore moins de faire subir à la Côte d’Ivoire une violence inouïe à partir du 19 septembre 2002.

Après avoir systématiquement diffamé Laurent Gbagbo pendant une décennie, la presse des pays de l’OTAN a jeté de l’huile sur le feu, pendant la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011, en relayant diverses mises en scène destinées à faire croire au public que les « forces fidèles à Laurent Gbagbo » se livraient à des massacres. Il s’agissait essentiellement de justifier, aux yeux des contribuables qui paient les bombes de l’OTAN, les cruelles sanctions économiques et la funeste opération militaro-terroriste qui étaient déjà au programme.

L’opération militaire a donné lieu à des actes génocidaires planifiés par la France et l’ONUCI, notamment à Duékoué (voir la partie A du présent article). Quant aux sanctions, elles comprenaient l’interdiction de vendre des médicaments à la Côte d’Ivoire. Dans les deux cas, il s’agit de crimes contre l’humanité. Pourtant, on n’entend jamais les ONG occidentales réclamer que Sarkozy et Ban Ki-moon soient traduits devant la justice.

Dans leur plaidoyer en faveur du renversement de Gbagbo par la force, les médias ont notamment présenté une attaque préméditée des insurgés fortement armés de Ouattara, contre le siège de la télévision d’État, le 16 décembre 2010, comme une « manifestation pacifique » réprimée dans le sang par M. Gbagbo. Les Casques bleus de l’ONUCI avaient alors fourni un appui important aux insurgés, ce que les médias occidentaux n’avaient pas relevé.

Les médias ont aussi inventé des charniers inexistants et utilisé des figurants en parfaite santé qu’on aprésentés comme des morts, notamment devant le siège de l’ONUCI, à Sebroko, et lors d’une marche de femmes le 3 mars 2011. Enfin, ils ont passé sous silence les manifestations aussi géantes que pacifiques d’appui au président Gbagbo tenues à Abidjan, par exemple, le 26 mars 2011.

Vu leur complicité enthousiaste dans le coup d’État électoral d’Alassane Ouattara et vu leur surdité devant les nombreuses protestations indignées des Québécois d’origine ivoirienne qui voyaient leurs proches disparaitre ou souffrir le martyre, Radio-Canada, La PresseLe Devoir et les autres grands médias québécois se sont comportés comme une véritable arme de guerre de l’OTAN, dans la conquête des ressources de l’Afrique.

La part du butin obtenue par Ottawa

Comme dans n’importe quelle autre organisation criminelle, les barons de l’OTAN et leurs complices ad hoc se partagent le butin des crimes qu’ils commettent selon leur degré d’implication. Évidemment, le principal bénéficiaire du coup d’État en Côte d’Ivoire est la France, mais le Canada, État voyou ne manquant pas d’ambition néocoloniale, avait néanmoins des objectifs précis d’amélioration des bénéfices de certains actionnaires du gouvernement fédéral.

Poussés par les vrais patrons du Canada, à Bay Street, Stephen Harper et sa radiotélévision de propagande ont été parmi les plus pressés de féliciter Alassane Ouattara pour sa fausse victoire et d’accuser Laurent Gbagbo d’être un tricheur, avant la déclaration de Barack Obama et l’injonction de l’ultra-arrogant Nicolas Sarkozy, créature de l’oligarque Paul Desmarais haïe par beaucoup de Québécois. Dès le 4 décembre 2010, Stephen Harper avait fait cette déclaration truffée de gros mensonges et jamais remise en question par aucun parti politique aux Communes :

Le 28 novembre, la population de Côte d’Ivoire a voté lors d’élections présidentielles. Je félicite Alassane Ouattara pour sa victoire à cette occasion, une victoire confirmée par la Commission électorale indépendante, les Nations Unies et des observateurs accrédités [ah oui ?].

Le Canada exhorte toutes les parties du pays à respecter la volonté démocratique de la population ivoirienne et à effectuer une transition pacifique en faveur du gouvernement nouvellement élu. Nous sommes particulièrement préoccupés par des rapports récents de violence et par des couvre-feux imposés à la population.

Le gouvernement du Canada soutient fermement la population ivoirienne et son souhait d’instaurer une solution durable à la crise politique du pays. Le Canada continuera à travailler étroitement avec la communauté internationale afin que la volonté démocratique de la population ivoirienne soit respectée.

Le gouvernement du Canada soutenait la population ivoirienne ? Disons plutôt que le gouvernement du Canada avait l’intention de « soutenir » le terrorisme, au cas où la population ivoirienne refuserait d’obéir et de « transitionner » pacifiquement le pouvoir à l’usurpateur Ouattara. À l’intention de ceux qui pouvaient encore douter de la « victoire » de Ouattara, Radio-Canada appuya la déclaration de Harper : Yao N’Dré, le président du Conseil constitutionnel, était un « proche du président sortant Laurent Gbagbo ». Voilà qui expliquait et justifiait tout, n’est-ce pas ? Quiconque est soupçonné d’un hypothétique copinage mérite d’être massacré. Et dans le copier-coller pédagogique radiocanadien, les partisans de Ouattara commençaient déjà à mettre le feu à des pneus pour la galerie.

Par la suite, les crimes des partisans de Ouattara n’ont pas été seulement des mises en scène pour la galerie. Dès le 16 décembre, comme je l’ai indiqué précédemment, des rebelles lourdement arméstentèrent de s’emparer de la RTI, la télévision d’État ivoirienne. Certains, habillés en civil, se mêlèrent aux manifestants invités à participer à une « marche » et s’en servirent comme boucliers humains, sous les regards approbateurs de Ouattara, installé tranquillement à l’Hôtel du Golf et protégé par les Casques bleus de même que par quelques policiers de la Sûreté du Québec, y compris un dénommé Jérôme Filion.

Le commando invisible d’Ibrahim Coulibaly, qui sera exécuté plus tard par les hommes de son rival Guillaume Soro, au cours d’un règlement de compte typique de n’importe quelle pègre, procédait, dans le quartier Abobo, à divers attentats terroristes contre les membres des forces de sécurité, contre le personnel et les infrastructures de l’État etcontre les ethnies perçues comme favorables à Laurent Gbagbo, sous les yeux des ambassades occidentales, y compris celle d’Ottawa, qui était sans doute parfaitement au courant de la situation réelle. Dans d’autres quartiers, c’étaient les Casques bleus quirépandaient la terreur sous prétexte que la population locale, non armée, faisait entrave à leur travail en érigeant des barrages pour dissuader les terroristes et les autres bandits sévissant partout. Les véhicules et les aéronefs de l’ONUCI ont été abondamment utilisés pour transporter les rebelles et leurs armes.

Qu’à cela ne tienne ! Ottawa décida de financer le commando invisible en fournissant de l’argent — au moins un million et demi de dollars — au « gouvernement Ouattara » pour l’aider à « ramasser les ordures » et à faire face à l’urgence « humanitaire », selon le « ministre » de la rébellion Patrick Achi et la journaliste Sophie Langlois. Évidemment, si Ottawa dépensait ainsi l’argent des contribuables, c’était dans l’espoir d’obtenir un généreux retour sur l’investissement. Pas pour les contribuables, bien sûr, mais pour les multinationales néocoloniales de l’Ouest canadien.

Canadian Natural Resources (CNR), une société basée à Calgary, exploitait déjà, depuis 2003, desplateformes extracôtières dans la zone économique de la Côte d’Ivoire, pour extraire le pétrole du golfe de Guinée, très recherché à cause de sa grande qualité et sa facilité d’extraction. Qui retrouvons-nous, entre autres, au conseil d’administration de CNR ? Deux fossoyeurs notoires de l’accord du lac Meech, respectivement ex-premiers ministres du Manitoba et du Nouveau-Brunswick, Gary Filmon et Frank McKenna.

Les nominations dans divers conseils d’administration et l’enrichissement personnel qui en résulte font partie des récompenses accordées par le grand capital de Bay Street aux marionnettes politiques qui ont su augmenter ses bénéfices. Un jour, ce sera le tour de Stephen Harper d’être récompensé. Soit dit en passant, Frank McKenna, également vice-président du groupe financier de la Banque TD, est membre du club sélect internationalde grands magouilleurs Bilderberg.

Vu l’appétit insatiable des pétrolières et des autres pillards du genre pour le rendement par action, CNR et son valet Harper salivaient à l’idée d’installer au pouvoir un néolibéral convaincu et ancien directeur du FMI comme Ouattara. Et ce même Ouattara ne les a pas déçus. Il s’est montré reconnaissant pour la généreuse aide canadienne au commando invisible. Le 21 février 2012, la société française Total, dont la famille de l’oligarque Desmarais est actionnaire de référence, annonce qu’elle obtient trois permis d’exploitation du pétrole extracôtier, en Côte d’Ivoire, à des conditions avantageuses. Elle se partagera les bénéfices avec la société étasunienne Anadarko et avec… CNR. Uneséance de signature officielle pour célébrer les contrats de bradage est organisée non pas devant les médias et le public ivoiriens, mais à l’ambassade de la Côte d’Ivoire à Paris.

En février 2012, moins d’un an après le renversement de Laurent Gbagbo, Paul Desmarais et Total obtiennent 54 % des bénéfices d’exploitation relatifs au permis CI-514, tandis que Gary Filmon, Frank McKenna et Canadian Natural Resources en obtiennent 36 %. Conformément au dogme néolibéral, la société d’État Petroci et le peuple ivoirien doivent se contenter de 10 %, une part substantiellement moindre que ce qui était négocié du temps de Laurent Gbagbo.

Évidemment, cette liquidation se passera loin de l’oeil des caméras, comme il en est toujours ainsi lorsque l’Afrique est pillée. Radio-Canada ne s’y intéressera aucunement, à plus forte raison si des sociétés canadiennes en profitent. Dans son éditorial du 12 avril 2013 (p. 5), le journaliste Philippe Brou, du Nouveau Courrier, nous explique, en s’appuyant sur de l’information tirée de la lettre confidentielleAfrica Mining Intelligence, que ce sont les institutions de Bretton Woods, soit la Banque mondiale et le FMI, qui font comme d’habitude le chantage nécessaire au moyen des taux d’intérêt et des promesses de fausse annulation de la dette.

Tout chef d’État docile comprend qu’il doit se servir de l’épouvantail agité par la haute finance pour soit réduire les services, soit augmenter les tarifs, soit alléger les impôts des multinationales. Dans ce cas précis, un nouveau Code minier et un nouveau Code foncier rural seront décrétés en Côte d’Ivoire pour augmenter les profits des sociétés étrangères. Ouattara, Charest et Harper : même combat.

Pendant que Ouattara gambade sur les Champs-Élysées, son dauphin, le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, parcourt lui aussi le monde et laisse ses conseillers gérer les affaires courantes, comme traiter les opposants politiques de terroristes « à éradiquer », dans son blogue. L’ancien secrétaire général des Forces nouvelles et responsable des atrocités ayant endeuillé la Côte d’Ivoire à partir du 19 septembre 2002 traine derrière lui un lourd passé de chef de guerre, mais cela ne l’empêche pas de visiter le Québec sans être inquiété le moins du monde.

Comme je l’écrivais dans « Le mégasyndicat international du crime – 2e partie », Guillaume Soro est venu à Québec pour la 127e assemblée de l’Union interparlementaire, du 21 au 26 octobre 2012, sans qu’Ottawa ne s’émeuve de la présence, sur le territoire canadien, d’un meurtrier de masse notoire, ce qui est somme toute normal puisqu’Ottawa lui-même commandite des crimes de masse. Mais, le comble, c’est que, le 27 octobre, Soro s’est pointé à l’hôtel Château Champlain de Montréal, où il avait réservé une salle pour y recevoir des membres québécois de la diaspora ivoirienne. Évidemment, il n’était pas question pour lui d’utiliser un bâtiment public pour ce faire, car il aurait été obligé d’y admettre tout le monde. À l’hôtel, son service de sécurité pouvait faire le tri.

Tout de même, je m’étais dit que j’entrerais incognito et que j’en profiterais pour poser quelques questions sous l’oeil des caméras. Après tout, qu’est-ce qu’un chef de guerre pouvait bien avoir à craindre d’un simple journaliste citoyen ? J’étais presque dans la salle lorsqu’un informateur m’a pointé du doigt, sans doute alerté par la présence, non loin de moi, de partisans de Laurent Gbagbo venus, eux aussi, poser quelques questions à Soro.

Alors, pendant que les partisans de Laurent Gbagbo essayaient de négocier leur entrée dans la salle, trois ou quatre policiers du SPVM m’ont rapidement encerclé et m’ont escorté hors de l’hôtel, comme si j’avais été moi-même un danger public. J’ai eu à peine le temps de protester. Vous vous rendez compte ? Le SPVM accourant à la rescousse d’un chef de guerre pour lui éviter des questions embarrassantes dans mon pays, qui se dit démocratique. Au moins, la preuve est faite : il n’y a rien comme la vérité pour faire peur aux menteurs.


Source: VIGILE.NET

DEUX ANS APRES LA RECOLONISATION DE LA COTE D'IVOIRE, LE RESULTAT DE LA DEMOCRATIE DES BOMBES (1)

 

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Chronique de Bernard Desgagné, jeudi 11 avril 2013 - Partie A

 

C’était il y a deux ans jour pour jour, le 11 avril 2011. La démocratie s’abattait dans un déluge de feu et de sang sur la Côte d’Ivoire. Piétinant les cadavres encore chauds, une nuée de perroquets à micro et oreillette chantaient la joie et la paix retrouvées grâce à l’OTAN victorieuse contre le tiers monde. Gbagbo capturé, son rival Ouattara du FMI pourrait enfin exercer le pouvoir présidentiel que la communauté internationale™ s’était empressée de lui reconnaitre le 2 décembre 2010. Sentant la bonne affaire pétrolière, Ottawa avait d’ailleurs été l’une des premières capitales à se réjouir des résultats électoraux décrétés par un haut fonctionnaire onusien, en lieu et place des institutions ivoiriennes dument habilitées.

Puis, plus rien. Fini, le feuilleton postélectoral de la Côte d’Ivoire à Radio-Canada, dansLa Presse et dansLe Devoir. Plus besoin d’en parler, puisque les horreurs de l’époque Gbagbo étaient définitivement chose du passé. N’y avait-il pas un dictateur en Libye qui méritait une bonne leçon otanesque de respect des droits de la personne ? N’y en avait-il pas un autre en Syrie ? Perroquets et champions du copier-coller ne manqueraient pas de pain sur la planche ailleurs. Satisfaits, les médias unanimes laissèrent gentiment les Ivoiriens retrouver leur sérénité.

La plupart des lecteurs de Vigile étant des gens avertis, ils ne se seront pas surpris d’apprendre — s’ils ne le savent pas déjà — qu’en réalité, les deux dernières années de régime prétendument démocratique ont été infernales pour les Ivoiriens. Aussi infernales que les huit années et demi précédentes de guerre civile, cadeau de Chirac, Sarkozy et Ouattara. Malheureusement, les lecteurs de Vigile ne constituent qu’une infime minorité des Québécois. La vaste majorité continue de vivre dans l’univers fantaisiste créé de toutes pièces par les patrons de presse pour les endormir. La fabrication du consentement, dirait Chomsky. Un consentement de plus en plus criminel, qui s’apparente à celui des Allemands dont Goebbels cultivait l’insouciance et le sentiment de supériorité pendant que les panzers défilaient sur les Champs-Élysées… jusqu’à ce que les bombes pleuvent sur Dresde.

En ce sombre anniversaire, je souhaite brosser le tableau des deux dernières années de calvaire des Ivoiriens dans l’espoir que j’éveillerai quelques consciences de plus. Non pas que ce soit le seul drame sur terre. D’autres peuples souffrent autant. Pensons seulement aux victimes de Paul Kagame en RDC et au Rwanda. Pensons aux Syriens massacrés par les terroristes salafistes de l’OTAN et des pétromonarchies. Il faudra certes en reparler, comme beaucoup l’ont fait déjà sur Vigile et les autres tribunes échappant à la dictature médiatique.

Le drame ivoirien n’est pas le seul, mais c’est en éclairant d’une lumière crue tantôt une souffrance, tantôt l’autre que nous arriverons à percer le brouillard qui aveugle les consciences. En éclairant non seulement la souffrance elle-même, mais également, et surtout, les vrais responsables. C’est ainsi qu’un jour peut-être, une masse critique de Québécois, en particulier parmi les acteurs politiques de bonne foi, comprendra qu’elle est manipulée à l’extrême par de grands criminels — rien à voir avec la petite racaille de la commission Charbonneau — et que le monde n’est pas du tout celui dans lequel elle croit vivre.

Le peuple québécois aura d’autant plus de chances de se libérer du carcan dans lequel l’ont enfermé ses exploiteurs — membres enthousiastes du syndicat du crime massacreur d’Africains — qu’il saura échapper à la manipulation incessante de la pensée par les médias. Le grand capital, ennemi de l’intérêt général et de la souveraineté des peuples, doit par conséquent déployer des moyens colossaux afin qu’une telle chose n’arrive pas, sous peine de perdre son droit divin de s’enrichir infiniment avec le travail des autres.

Qui a gagné l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire?

Parallèlement aux horreurs vécues par les Ivoiriens, dont nous reparlerons dans un instant, s’est déroulée à la lugubre Cour pénale internationale (CPI), du 19 au 28 février 2013, l’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, président de la Côte d’Ivoire renversé et humilié par l’armée française. Fidèles à leur habitude d’occultation et de suivisme, les médias québécois se sont bornés, au sujet de cette procédure, à retranscrire quelques brefs articles de la presse proche du gouvernement et des grands patrons de l’Hexagone.

Pourtant, l’un des personnages principaux de cette sombre comédie judiciaire est un Québécois, Éric MacDonald, premier substitut de la procureure Fatou Bensouda et honte de sa patrie. M. MacDonald suit les traces de Louise Arbour, seule juge de la Cour suprême du Canada à avoir démissionné, ce qu’elle a été forcée de faire en raison de son passé inavouable de complice de Paul Kagame, l’un des plus grands criminels de l’histoire de l’humanité. M. MacDonald a présenté un dossier à charge très peu convaincant contre Gbagbo. Il n’a pas fait enquête sur le terrain, comme l’a relevé l’avocat principal de la défense, Emmanuel Altit. M. MacDonald s’est contenté de faire une revue de la presse pro-Ouattara, truffée de racontars au sujet des prétendus crimes de Gbagbo, ce qui est très loin d’un vrai travail judiciaire.

Que les médias québécois aient préféré la chasse aux magouilleurs des voiries municipales à la procédure contre Laurent Gbagbo est compréhensible, car ils pourraient ressortir très écorchés de ce combat épique et fondamental entre les forces du mensonge et celles de la vérité. Quel que soit le jugement de la CPI, l’Histoire finira par retenir que Laurent Gbagbo a commis un seul crime : celui d’avoir résisté à la servitude imposée par l’ordre néolibéral assoiffé du sang des Africains et avide des généreuses marges bénéficiaires tirées entre autres du cacao, du café, du bois, du pétrole, des diamants, de l’or, de l’uranium, de la cassitérite et du coltan.

De l’esclavage à la néocolonisation, l’Afrique des danses et des chants envoutants a été un immense réservoir de richesses humaines et naturelles bon marché pour les économies occidentales, mais ces richesses ont peu profité au développement des peuples africains, ce que Gbagbo a voulu changer, à l’instar de Kadhafi. Voilà la vraie raison pour laquelle il devait être diabolisé et mis hors d’état de « nuire ».

Le 28 février, à la CPI, Laurent Gbagbo a pris la parole. Évidemment, aucun média n’a retransmis son discours, mais les lecteurs de Vigile le trouveront au bas du présent article, dans les « images de la démocratie ». Ce grand homme de dialogue et de paix, père du multipartisme en Côte d’Ivoire, qui n’a rien à envier ni à Mandela, ni à Gandhi, a déclaré entre autres ceci :

On ne peut pas débattre de la crise postélectorale et ne pas savoir comment les élections se sont passées. Qui a gagné les élections ? Parce que c’est celui qui ne les a pas gagnées qui a semé le trouble. […] quand je demandais qu’on recompte les voix, ce n’était pas une phrase en l’air.

Vous avez vu vous-mêmes les documents dont dispose l’accusation et sur lesquels les voix des électeurs sont répertoriées. On a vu que, dans la seule ville de Bouaké, on a ajouté 100 000 voix à mon adversaire.

 […] je n’ai jamais cru que la Côte d’Ivoire allait s’en sortir par la guerre. […] J’ai toujours cru qu’on s’en sortirait par la discussion. […]

La démocratie, c’est le respect des textes, à commencer par la plus grande des normes en droit, qui est la Constitution. Qui ne respecte pas la Constitution n’est pas démocrate.

Madame, c’est parce que j’ai respecté la Constitution qu’on veut m’amener ici. Alors, bon, je suis là, mais je compte sur vous. Je compte sur vous parce que je souhaite que tous les Africains, tous les Africains qui me soutiennent et qui sont tout le temps ici devant la Cour, devant la prison, qui sont dans leur pays en train de manifester, en train de marcher, tous ces Africains-là, qu’ils comprennent que le salut, pour les États africains, c’est le respect des Constitutions que nous nous donnons et des lois qui en découlent.

Gbagbo souhaite donc que, malgré l’immense sentiment d’injustice qui habite sans doute des millions d’Africains aujourd’hui, ceux-ci comprennent que le salut est dans « le respect des Constitutions […] et des lois qui en découlent ». Voilà des paroles lourdes de sens. Il n’y aura ni paix, ni développement sans respect de la loi et des institutions, et il revient à la CPI de donner l’exemple en manifestant elle-même ce respect.

Ce qui nous ramène à la question fondamentale dans toute cette affaire : qui a gagné le second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, en Côte d’Ivoire ? Qui a respecté la loi et qui l’a violée ? Gbagbo ou Ouattara ? C’est sur cette question que les médias s’acharnent le plus à bâillonner tout contradicteur, car elle est cruciale. Selon eux, la crise serait « née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaitre la victoire de son rival ». Ils semblent croire qu’en répétant le même mensonge à l’infini, celui-ci finira par devenir une vérité qui leur évitera de devoir admettre leur complicité dans de graves crimes contre l’humanité.

Malheureusement pour les directeurs de l’information et leurs employés soumis, Laurent Gbagbo n’a pas « triché » et ne s’est pas « accroché au pouvoir ». Il a agi dans la plus stricte légalité. Les institutions de son pays lui ont fait prêter serment comme président, après que les observateurs étrangers eurent tous constaté les fraudes électorales massives et les violations graves des droits de la personne dans la zone qui était sous l’emprise des chefs de guerre d’Alassane Ouattara. Les médias ont commis une grave faute en occultant les rapports des observateurs électoraux et en ne remettant pas en question les déclarations usurpatoires du représentant corrompu du secrétaire général des Nations Unies, Young-jin Choi, ainsi que les déclarations de plusieurs chefs d’État manifestement complices de Ouattara.

La fausse victoire d’Alassane Ouattara aura été l’amorce du scénario de coup d’État électoral. Le 2 décembre 2010, après l’expiration du délai prévu par la loi, Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante, s’est présenté seul à l’Hôtel du Golf, QG de Ouattara, alors que les autres membres de la Commission l’attendaient dans leurs locaux. M. Bakayoko a annoncé un résultat fictif devant des journalistes étrangers, en l’absence de la presse ivoirienne. Ce résultat annoncé illégalement, dans des circonstances très suspectes, est devenu la « vérité » pour la communauté internationale™ et les médias.

Quelques heures après cette fausse annonce, le Conseil constitutionnel, seule institution du pays habilitée à proclamer le vainqueur de l’élection, a annoncé la victoire de Laurent Gbagbo, qui a été bel et bien élu président. C’est plutôt son rival, Ouattara, qui a refusé de reconnaitre le résultat électoral, qui a rejeté la proposition de Laurent Gbagbo de recompter les voix et qui a fait des appels à la violence ayant entrainé un bain de sang. C’est bien Ouattara, et non Gbagbo, qui devrait aujourd’hui être jugé.

Voilà qui montre déjà, sans même tenir compte des crimes massifs commis par Ouattara — selon les abondantes et convaincantes preuves dont on dispose —, que la justice internationale n’est pas une vraie justice. Ce n’est qu’un instrument de l’OTAN pour juger les Africains qui refusent d’obéir aux injonctions du grand capital. Le procès de Gbagbo ne sera pas un procès juste. D’ailleurs, il ne devrait même pas avoir lieu. Dans un vrai tribunal, les juges n’auraient pas attendu la fin de l’audience. Ils auraient admonesté M. MacDonald pour son travail bâclé et auraient fait libérer le détenu sur-le-champ.

D’ici la fin de mai 2013, les juges de la Chambre préliminaire de la CPI nous feront savoir si la comédie se poursuivra.

Deux années d’horreurs

À compter de février 2011, les partisans du président Laurent Gbagbo et les ethnies perçues comme lui étant favorables ont fait l’objet de persécutions graves et massives et ont dû fuir en très grand nombre dans les pays voisins, notamment au Ghana et au Libéria. Les 28 et 29 mars 2011, les rebelles combattant pour Alassane Ouattara ont massacré environ un millier de civils désarmés à Duékoué, dans l’Ouest du pays, et ont causé une misère épouvantable parmi les survivants. Beaucoup d’autres personnes sont mortes dans les semaines qui ont suivi, notamment en raison des mauvaises conditions sanitaires dans le camp de déplacés de la Mission catholique de Duékoué.

Le massacre de Duékoué ne devrait pas être uniquement imputé à Ouattara et ses chefs de guerre. Nicolas Sarkozy, président de la République française, et Alain Le Roy, secrétaire général adjoint de l’ONU, chargé des opérations de maintien de la paix, y ont participé activement. Avant le massacre, les hélicoptères français et onusiens ont bombardé les positions de l’armée ivoirienne pour la forcer à battre en retraite et abandonner les populations locales aux mains des rebelles. Les Casques bleus marocains, qui se trouvaient à proximité de Duékoué, ont reçu l’ordre de ne pas intervenir. Après le massacre, ils ont tenu la presse à l’écart pendant qu’ils jetaient les cadavres pêle-mêle dans une fosse commune, de manière à rendre leur identification subséquente difficile et à éviter que des autopsies et des enquêtes permettent de retrouver les assassins.

Les persécutions n’ont pas cessé après le 11 avril 2011 et se poursuivent encore aujourd’hui, même si Alassane Ouattara ne fait face à aucune opposition armée sauf celle qu’il invente pour justifier la répression. Ses adversaires politiques sont détenus depuis près de deux ans sans procès, dans des conditions souvent très pénibles, et le principal parti politique, le Front populaire ivoirien (FPI), fondé par Laurent Gbagbo, est soumis à une dure répression.

Lorsque, le 21 janvier 2012, le FPI a essayé d’organiser un grand rassemblement politique, où de nombreux partisans ont eu le courage de venir, ceux-ci ont été attaqués à coups de pierres et de grenades lacrymogènes par des voyous partisans de Ouattara que les forces de l’ordre n’ont pas su ou voulu contenir. Encore récemment, le 16 février 2013, une manifestation pacifique de la jeunesse du FPI n’a même pas pu commencer. Elle a été interdite à la dernière minute, et les personnes présentes sur place, qui n’étaient pas au courant de l’interdiction, ont été dispersées brutalement avec des gaz lacrymogènes.

Le fils de Laurent Gbagbo, Michel, de nationalités française et ivoirienne, est séquestréet maltraité à Bouna, dans le Nord du pays, depuis deux ans, après avoir été presque lynché le 11 avril 2011. Il semblerait que le seul crime qu’on lui reproche est de porter le nom de son père. Délit de patronyme : une nouvelle infraction inventée par Ouattara depuis l’avènement de la démocratie de la communauté internationale™ en Côte d’Ivoire.

Tandis que la police ivoirienne doit tenter de maintenir l’ordre sans être armée, comme l’y oblige le gouvernement Ouattara, des dizaines de milliers d’ex-rebelles, d’étrangers et decriminels de droit commun libérés au lendemain du 11 avril circulent en portant des armes et font régner la terreur dans le pays. Certains revêtent l’uniforme de la nouvelle armée, que l’on appelle les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et qui est sous le commandement suprême d’Alassane Ouattara en personne depuis le 17 mars 2011, c’est-à-dire un peu avant le massacre de Duékoué commis par les FRCI. L’extorsion, le rançonnement, le pillage, la confiscation des terres et des biens ainsi que les séances de torture et d’humiliation collectives sont pratiqués à grande échelle contre les ethnies associées à Laurent Gbagbo, victimes de ce qui ressemble de plus en plus à un génocide.

Après avoir été lourdement endommagées et pillées, les grandes universités de la Côte d’Ivoire sont demeurées longtemps fermées. La presse n’est pas libre. Le système judiciaire ne jouit d’aucune indépendance. La Commission dialogue, vérité et réconciliation piétine dans ses travaux et est, de toute façon, sous l’autorité d’Alassane Ouattara, ce qui lui enlève toute crédibilité. Le gouvernement et la fonction publique ont désormais une forte coloration ethnique, ce qui n’était pas le cas sous la présidence de Laurent Gbagbo (comme nous le verrons en détail dans la partie B du présent article).

En 2001, Laurent Gbagbo avait dissipé les effets délétères du coup d’État du général Guéï, commis en 1999, et amené ses opposants Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara à rentrer au pays, où ils furent traités avec tous les honneurs dus à un ancien président et un ancien premier ministre. Ils bénéficièrent à ce titre d’une généreuse rente et de toute la latitude voulue pour s’organiser politiquement, y compris la liberté de presse totale. En 2007, dans un geste d’apaisement, Laurent Gbagbo avait même nommé Guillaume Soro, le secrétaire général des Forces nouvelles, premier ministre dans son gouvernement. Aujourd’hui, les opposants politiques du régime Ouattara sont, à l’inverse, systématiquement intimidés, emprisonnés, maltraités ou tués.

Un rapport intitulé La loi des vainqueurs, publié le 25 février 2013 par Amnesty International, montre de façon détaillée la brutalité de la répression systématique. Il décrit les arrestations fréquentes pour des motifs politiques et ethniques, la torture de nombreux détenus ainsi que les disparitions et les détentions dans des lieux non officiels ou secrets (p. 19 à 36). Voici quelques extraits de ce rapport :

« Ils m’ont demandé mon ethnie et pour qui j’avais voté. J’ai répondu que j’avais fait campagne pour Gbagbo et voté pour lui. » […] Cet homme a été détenu à la DST [Direction de la sécurité du territoire] jusqu’au 8 juillet 2012 au secret, sans contact avec l’extérieur, malgré ses demandes de pouvoir joindre ses proches et son avocat. […] Quatre mois après son arrestation, il n’avait toujours pas été entendu sur le fond par un juge d’instruction.

Dans un autre cas, les FRCI ont clairement indiqué à un détenu que son arrestation était motivée par une volonté de vengeance à l’égard des partisans de l’ancien président. C’est ce qui ressort du témoignage d’un fabricant de savon, arrêté à Abidjan et détenu au Génie militaire […]

« Six FRCI m’ont arrêté dans un maquis [petit restaurant] le 23 septembre [2012] à 16 heures. Ils m’ont frappé au moment de mon arrestation et m’ont demandé où étaient les autres. Je ne savais pas de quoi ils parlaient. Arrivé au Génie militaire, le chef de poste m’a dit : “Pendant dix ans, quand Laurent Gbagbo était au pouvoir, vous avez mangé, vous avez pris l’argent, maintenant, c’est notre tour, on va vous tuer." Je ne sais toujours pas de quoi je suis accusé. »

Un très grand nombre de détenus et d’anciens détenus, rencontrés par Amnesty International, ont décrit les tortures auxquelles ils ont été soumis. Leurs récits montrent que ces pratiques visent essentiellement à extorquer des « aveux » mais aussi à punir et à humilier des individus considérés comme partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo.[…]

« On m’a passé des menottes et de l’eau froide a été versée sur moi. J’ai reçu plusieurs décharges électriques, ils m’ont ensuite demandé d’écarter mes jambes, ils ont mis de l’électricité sur mon sexe et sur mon corps. C’est dans cette position qu’ils m’ont demandé d’avouer. » […]

« Après m’avoir donné des coups de câbles électriques et des coups de pied avec leurs rangers [bottes], trois membres des FRCI m’ont tenu par les pieds et m’ont plongé la tête dans une barrique d’eau. Je ne pouvais pas me débattre parce que j’avais les mains menottées derrière le dos. »

Plusieurs autres détenus ont affirmé avoir subi des brûlures au plastique fondu et ont montré aux délégués d’Amnesty International des traces de brûlures sur le dos et le cou. [Le rapport contient des photos.] Un détenu, membre de ce même groupe de 77 personnes, a raconté :

« Arrivé au camp Place de la Liberté, ils m’ont demandé d’enlever mes vêtements, je suis resté avec mon caleçon et ils ont commencé à m’interroger en me torturant. Ils m’ont attaché les mains avec des menottes reliées à une barre de fer verticale, ils me donnaient des coups de matraques et de barres de fer. Ils ont brûlé un sac en plastique et ont fait en sorte que le plastique fondu tombe sur mon dos pendant que trois personnes me tenaient les pieds. »

Mais la répression politique est loin d’être le seul problème en Côte d’Ivoire. Le prix des denrées essentielles et de l’électricité augmentent, sur l’ordre du FMI. La vie est chère pour les simples citoyens. Le taux de chômage est élevé et, vu l’insécurité, les investisseurs se font rares. Les reculs causés par la situation insurrectionnelle, au cours des récentes années, n’ont pas encore été effacés. L’économie demeure léthargique, malgré les grandes richesses du pays. La Banque mondiale, dont Ouattara est pourtant censé être un protégé, constate un recul et, dans son rapport Doing Business 2013, classe la Côte d’Ivoire au 177e rang sur 185 pays pour ce qui est de la facilité de faire des affaires. Selon elle, il est difficile de lancer une entreprise en Côte d’Ivoire.

La contrebande et l’extraction illégale sont généralisées. L’État est incapable de contrôler ses frontières et de percevoir les recettes fiscales. Dans les quartiers populaires d’Abidjan, comme Abobo, même les gens de l’ethnie malinké, pourtant largement favorables à Alassane Ouattara lors de l’élection, sont aujourd’hui désillusionnés, voire en colère puisque la nouvelle administration va jusqu’à raser leurs échoppes pour faire plus propre en ville. Elle s’intéresse peu au chômage et aux autres difficultés du peuple.

Les populations qui ont fui le pays à partir de février 2011 ne pourraient pas y retourner sans risquer leur vie. Le 20 juillet 2012, un massacre commis dans le camp de déplacés internes de Nahibly, près de Duékoué, a donné définitivement raison aux Ivoiriens qui ont choisi de se réfugier dans les pays voisins. Alors que le camp, qui abritait environ 4 500 déplacés, était censé être sous la protection des Casques bleus, une meute lourdement armée de plusieurs centaines d’individus, y compris beaucoup de membres des FRCI, ont arrosé d’essence les tentes et les autres structures du camp et y ont mis le feu, tuant sur place une bonne vingtaine de personnes.

Puis, les assaillants ont capturé, blessé ou tué des déplacés qui prenaient la fuite. Le but de l’opération était entre autres de faire disparaitre des témoins gênants des massacres précédents et de poursuivre le nettoyage ethnique, comme l’explique Fanny Pigeaud dans le numéro de septembre 2012 du Monde diplomatique. Le rapport La loi des vainqueurscontient une description de cet événement à glacer le sang dans les veines (p. 42 à 57). Vu le nombre d’assaillants et la grande concentration de personnes dans le camp, l’attaque a fait des dizaines de morts et de blessés. Le nombre exact demeure inconnu. On continuait de retrouver des charniers plusieurs mois plus tard.

 

*Communauté internationale™ est une marque de commerce de l’OTAN.

 

Source: VIGILE.NET

NON A LA MASCARADE ELECTORALE EN COTE D'IVOIRE!

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Elections-mascarade dans une Côte d'Ivoire de non-droit, de dictature, de crimes impunis, où la Constitution est royalement foulée au pied et où triomphe la loi et la justice des vainqueurs, je ne suis pas dedans! Et toi?


Passe le message!

mardi, 16 avril 2013

RENCONTRE HOLLANDE-OUATTARA LE 11 AVRIL: QUEL MESSAGE AU PEUPLE IVOIRIEN?

 

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Le Président français, François Hollande a reçu M. Alassane Dramane Ouattara le jeudi 11 Avril 2013 à l’Elysée.  En dehors du contenu des échanges relaté par un  compte rendu officiel  désespérément évasif quant à ce qui concerne les intérêts vitaux de notre nation, le choix de cette date symbolique est porteur d'un message implicite fort à l’ endroit de la Côte d’Ivoire et des Ivoiriens. Un message qu’il urge de décrypter,  d'analyser d’une part, et d’autre part, inviter la Côte d’Ivoire démocratique à en tirer toutes les conséquences possibles. 

M. François Hollande, le socialiste parvenu au pouvoir d’Etat suite à un vote sanction contre Nicolas Sarkozy, adepte de la démocratie par les bombes en Afrique, avait claironné dès l’entame de son mandat, dans le fameux discours de Dakar, son désir d’établir avec l’Afrique une relation plus valorisante pour l'Afrique et pour la démocratie. Une relation qui aurait cessé  d’être un rapport de maître à sujet où seuls les intérêts de la France  comptent. Désormais, continuait-il, cette relation aurait  tenu  compte des intérêts des peuples africains et de notre souveraineté. Cette confession  qui semblait de bonne foi fit brèche dans le cœur de  certains des nôtres qui voulurent  croire à un changement   entre la France officielle de droite et celle de gauche.

A l'épreuve des faits, la vérité apparaît toute autre,  et s’étale désormais devant nous dans toute sa laideur et dans toute sa complexité. L’occident n’a que des intérêts à défendre en Afrique. La France de François Hollande n’en fait pas exception.

Sinon, comment comprendre que François Hollande choisisse de célébrer les victorieux du 11 avril 2011 ? Ce, alors  que la réconciliation peine à se mettre en marche à cause de la plaie béante créée  par la France et ses bombes dans le tissu socio-politique et économique ivoirien depuis cette date. Nous sommes en droit de nous interroger sur l’opportunité d’une telle célébration. Autrement dit, pourquoi la  France déploie-t-elle aujourd’hui tant d’efforts  pour marquer notre conscience sur la nécessité de respecter l’ordre anti-démocratique, anti-constitutionnel qu’elle a établi en Côte d’Ivoire ? Que veut prévenir la France ?

Dans la mémoire collective d’Ivoirienne, le 11 avril  est l'évocation  de souvenirs douloureux.  Le 11 avril  est ce jour où la France  mit fin à l’ordre constitutionnel en Côte d’Ivoire. Le 11 avril est ce jour où la France par  des  actes de  délinquance d’Etat  provoqua la mort de plus de 3000 innocentes personnes dans le seul but  d'installer au pouvoir ses marionnettes  dont le chef de file est Alassane Dramane Ouattara. Tout ceci afin de régler un contentieux électoral  dont la solution aurait pu être trouvée grâce à un simple recomptage des voix comme cela se fait sous d’autres cieux. Pour que les nouveaux tenants du Pouvoir en France célèbrent officiellement, deux années après, cette date triste de grande forfaiture de l’armée française en Côte d’Ivoire, il doit y avoir de fortes raisons. Parmi plusieurs raisons plausibles, deux retiennent notre attention.

Ce sont d’une part, le réveil continu de la conscience populaire contre l’ordre institué par la France en Côte d’Ivoire pour se l'approprier, et d’autre part, la précarité de la santé du représentant officiel de la France dans  notre nation, M. Alassane Dramane Ouattara.

En effet, cela ne fait désormais l’ombre d’aucun doute, la population ivoirienne dans toutes ses composantes a pris la pleine mesure de la terreur par laquelle la France, sa représentation ivoirienne et sous régionale veulent la soumettre pour vampiriser son économie. Depuis quelques temps, les tueries ont de la peine à imposer le silence à l’Ivoirien face à sa situation dramatique et à l’agonie croissante de son pays. De ce fait, l’inconfort des gardiens des intérêts de la France en Côte d’Ivoire, Ouattara et sa suite, va grandissant. C’est dans cette atmosphère délétère que la polémique sur l’élection à la bombe de leur poulain refait dangereusement surface. Les langues se délient de plus en plus pour réclamer toute la vérité des urnes durant les élections présidentielles de novembre 2010. Ainsi, le contentieux électoral des présidentielles resurgit et le paysage politique en demeure crispé. L’ivoirien jaloux de sa liberté et de son autonomie parle désormais à visage découvert de l’imposture de Ouattara.  Aussi, ceux qui l’ont imposé contre le vote du peuple et la constitution ivoirienne pour leurs intérêts éprouvent la nécessité de s’afficher publiquement en compagnie de Ouattara à cette date historique afin de  lui manifester leur soutien et dissuader les velléités d’insoumission naissantes dans leur nouvelle colonie.

En plus du réveil de la population qui donne du tournis à la France, la santé chancelante de l’homme de l’extérieur n’est pas étrangère à l’audience du 11 avril 2013. Sa santé précaire assortie de ses crises sanitaires graves à répétition  ne sont  pas sans influence sur l'organisation précipitée de cette audience. Plusieurs indices militent en faveur de cette hypothèse.

Primo, l’audience a été improvisée par la France. Elle a surpris le Palais d’Abidjan au point où la primeur de l’information de celle-ci n’a pas été donnée aux Ivoiriens par lui mais plutôt par la Lettre du Continent pendant que la Présidence ivoirienne accoutumée à accompagner son champion à grand renfort de publicité à pareille audience annonçait un séjour privé pour voiler son hospitalisation. Cette improvisation donne l’impression que la Présidence Française cherchait à parer à une urgence.

Secundo, l’arrivée précipitée en France, trois jours avant l’audience à Ouattara,  de Soro Guillaume, dauphin supposé de Ouattara permet  de cerner un peu mieux l’ordre de l’urgence.  Il s’agirait donc d’une question de succession.

Tertio, le vote à la veille de l’audience par le Parlement ivoirien d’une loi visant à donner plein pouvoir au Président de la République en vue de gouverner sans aucune interférence du Parlement. Le vote de cette loi inique, impopulaire, antidémocratique, à la veille de cette audience montre bien qu’elle a l’aval de Paris. Mais, pourquoi ? Sommes-nous tentés de demander. On pourrait penser de prime à bord qu’il s’agirait de donner à Ouattara (disposant pourtant d’une majorité confortable au Parlement) de faire une gestion guidée du pays par l’extérieur sans aucun avis du peuple.  De façon à le brader plus facilement et rapidement. Mais, poussant un peu plus loin la réflexion, il pourrait plutôt s’agir d’aider un Président qui pourrait avoir des difficultés à asseoir son autorité sur le Parlement. Celui qui occuperait le palais en remplacement de Ouattara. Pourquoi pas Soro qui a été appelé d’urgence en France ?

De ces indices,  il est aisé de penser qu’à cette audience, la succession du guerrier Ouattara a été nommément évoquée. La France aurait ainsi fait sienne les nombreuses rumeurs sur son état de santé. Une santé si branlante qu’elle aiguise l’appétit  du fauteuil présidentiel dans l’entourage immédiat du mentor du RDR et de la rébellion armée.  L’empoignade entre Soro Guillaume et Ahmed Bakayoko se fait désormais au vu et au su de toute la Côte d’Ivoire. Pour ne parler que de ces deux qui s’affichent le plus.

Par conséquent,  la célébration du 11 avril par l’Elysée version Hollande vise à rappeler aux uns et autres que la France tient fermement à l’ordre des bombes institué en Côte d’Ivoire le 11 avril 2011. Même, suite à un décès de Ouattara, elle n’acceptera en aucune façon le retour à l’ordre constitutionnel. Aussi, la France invite-t-elle à accompagner M. Soro Guillaume dans le fauteuil présidentiel par des acclamations, chantant et dansant à sa gloire. La France coloniale veut des administrés au pas, des nègres soumis.  Perpétuant l’ordre Français dans leur pays pour les intérêts du colon français. En vue de prévenir toutes insoumissions, la France a choisi de brandir l’épouvantail du 11 avril 2011. Tel est le message de la France de François Hollande à la Côte d’Ivoire démocratique. Cette Côte d’Ivoire de plus en plus turbulente, soucieuse de connaitre les véritables résultats de son vote à la présidentielle de novembre 2010. Cette Côte d’Ivoire digne, demeurée jalouse de sa Constitution et de son autonomie. Aussi, Paris veut-il prévenir toute insurrection populaire contre la souffrance qu’il nous inflige depuis le 11 avril 2011. 

Cependant, ce message de la France à l’occasion de la commémoration de la sombre journée du 11 avril, loin de nous attrister, devrait plutôt nous  réjouir. Ce message qui est une insulte à notre conscience démocratique doit nous galvaniser et nous déterminer à l’ultime lutte pour notre restauration. Côte d’Ivoire !!!

Dieu ne nous a t-il pas dit qu’il briserait l’instrument de nos malheurs sans l’aide d’aucune main ? La France n’est-elle pas entrain de te dire que cette prophétie est à son accomplissement? Pourquoi veux-tu te soucier de la suite. Accepte que la France continue de se croire maîtresse de la situation. En réalité, L’Eternel est bel et bien au contrôle des événements de notre pays. Toi, fais silence et observe. Là où la France impérialiste montre tout son désir de perpétuer son ordre de prédation, l’Eternel des armées déclare en Matt 26-31 : « …Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées».

Le temps viendra, pour ne pas dire qu’il est déjà venu où Dieu dans sa grande miséricorde frappera le berger du troupeau de nos malheurs. Ce jour là, il reviendra à chacun de nous de se tenir debout avec toute sa dernière énergie pour mettre définitivement fin au règne de la force et de la violence dans notre nation, mettre fin à l’ordre des bombes, l’ordre anticonstitutionnel établi depuis le 11 avril 2011 en un premier temps et réinstaurer l’ordre constitutionnel et démocratique socle de la concorde nationale dans un second temps. Ceci, en vidant le litige électoral qui gangrène la nation.

Ivoirien, prends courage ! L’ultime bataille qui se profile à l’horizon entre toi et la France coloniale appuyée par ses affidés sera rude. Mais, elle n’aura aucune autre issue que la victoire du juste sur le faussaire. Pas de doute ! C’est une grâce Divine.

Seulement, sois prompt, déterminé et solidaire dans l’action. Jusqu’au bout, tu devras aller. Avec témérité, droiture de cœur, dans la vérité et la justice, tu as combattu, espérant en Dieu. Maintenant, l’Eternel ton Dieu te comble de repos. Canaan, enfin, nous y sommes. FOI !!!

Que Dieu nous bénisse !


Fait le 15 Avril 2013


Le Ministre Charles Rodel Dosso

lundi, 15 avril 2013

DECLARATION DE L'AIRD A L'OCCASION DU 2ème ANNIVERSAIRE DU 11 AVRIL 2011

 

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11 avril 2011 – 11 avril 2013. Déjà deux ans déjà. Deux ans que la démocratie à l'arme lourde a disloqué des familles, a contraint des centaines de milliers de personnes à emprunter le chemin rocailleux de l'exil extérieur mais aussi intérieur, a endeuillé des régions entières, a mis un coup de frein à l'avenir d'une bonne frange de la jeunesse ivoirienne, a mutilé des hommes et des femmes. Deux ans où peu de discours officiels paraissent crédibles ou audibles, éclaboussés par le passé de leurs auteurs. Deux ans déjà que plus de la moitié de la population ivoirienne a perdu le sourire sur cette «terre d'espérance». Deux ans que la «patrie de la vraie fraternité» que nous rêvions de «forger, unis dans la foi nouvelle» n'est qu'un lointain souvenir.

Deux ans d'emprisonnements sans jugement, ni faute avérée pour la plupart si ce n'est celle d'avoir choisi la Constitution, deux ans d'une justice des vainqueurs qui laissera de grosses plaies sur le visage de la nation. Deux ans durant lesquels la pauvreté s'est accrue pendant que les passations de marchés continuent en dehors des règles existantes, pénalisant ainsi des PME nationales dont de surcroît les dettes envers l’Etat ne sont toujours pas payées, l'insécurité s'est généralisée avec le soutien de l'état aux "dozos", les préoccupations sociales des syndicats sont traitées avec mépris. Deux ans d'une politique d'exacerbation de la cohésion sociale, d'expropriations des paysans et des cadres par un régime pourtant ultra libéral par ailleurs. Deux ans que les organisations de défense des droits de l’homme prêchent dans le désert et questionnent à présent de nombreux soutiens internationaux, etc.

Deux ans! Aucune voix dans le camp des vainqueurs n'a pu dire «assez, nous sommes frères et sœurs». Même pas celle de celle qui se reconnaîtra ici.

En ce jour du souvenir, l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD), membre fondateur du Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD) salue le courage militant et la constante posture d'homme d'état du président Laurent Gbagbo, son candidat à la dernière élection présidentielle.

Dans les négociations de l'opposition ivoirienne avec le pouvoir, l'AIRD, en liaison  avec de hauts cadres LMP, tout en travaillant à la cohésion au sein du CNRD, s'est également constamment tenue en relation avec le FPI dont nous remercions les dirigeants pour leur coopération militante. Et c'est ensemble que nous avons décidé de ne pas participer à des élections législatives et maintenant locales qui présentent des risques de division du pays, entendu que les leçons de la présidentielle de 2010 n'ont pas instruit les décideurs. C'est donc par amour pour notre pays et dans l'intérêt de l'unité du peuple ivoirien que nous avons dû surseoir à nos légitimes ambitions politiques. Nous l'avons aussi décidé par solidarité avec ceux de nos cadres et camarades en prison, de nos militants qui meurent à petit feu dans les camps de refugiés, de nos centaines de milliers de frères et sœurs contraints à l'exil en violation des dispositions de la Constitution qui l'interdisent.

Le rêve d'une nation s'est-il pour autant envolé? Bien sûr que non, car ce sont bien les épreuves qui forgent une nation et «le modèle de l'espérance promise à l'humanité» est sans doute en construction. Le sang des victimes innocentes devant lequel nous ne nous inclinerons jamais assez ne peut que devenir le mortier de cette grosse bâtisse qu'est la nation. En deux ans, jamais les armes n'ont autant tonné dans ce pays que tout au long de ses 50 ans d'existence cumulés à la période coloniale.

Comme la nature, les convictions ont horreur du vide. Il est donc difficile à ceux qui marchent sur des valeurs et des convictions de se vider sans recevoir en retour un substitut équivalent et compatible avec l'intérêt général, le bien matériel ne pouvant être une conviction.

La vraie question est de savoir, si dans un pays doté d’une constitution, de lois et d'institutions, dont les forces de police et de gendarmerie, et où le port d'arme est réglementé, des individus peuvent parader avec des armes, au motif d'appartenir à un groupe de chasseurs traditionnels, faisant impunément de leurs semblables leurs gibiers en dehors de leur aire géoculturelle? N'est-on pas alors en présence de milices tribales? La question est de savoir comment le fait de lire, dans la table des matières d'un rapport d'Amnesty International «Les Dozos, une milice soutenue par l’État»" pourrait ne pas donner froid au dos des partisans de la république.

Peut-on admettre demain que les "Zos" des "Glae" de l'ouest montagneux paradent dans les mêmes conditions ? Un "dozo" pouvant inspirer un "zo", peut-on accepter à présent que les guerriers des royaumes Akan ou ceux des générations Atchan se livrent à de telles dérives? Le corolaire à ces questions est aussi de savoir si, dans un pays qui aspire à l'émergence dans moins d'une décennie, dans un pays doté de forces régulières de maintien de l'ordre et de la loi, il est acceptable que des milices tribales ou des militaires non immatriculés et inconnus des fichiers de l'armée, puissent servir au maintien du dés-ordre. Gardons-nous de devenir un pays où on ne comptera plus les morts après n'avoir compté que des morts.

A ceux qui, sans doute par compassion en pleine campagne électorale, nous invitent à ne pas bouder notre pays, nous rappelons d'un ton fraternel que ce n'est pas notre pays que nous boudons mais ses prisons que nous boudons. Des prisons qui, vidées de leurs légitimes pensionnaires, semblent réserver à certains des nôtres un accueil dont la chaleur contraste avec le froid de leur innocence, blanche comme la neige.

Nous n'avons de cesse de tendre à notre pays nos mains; certes desséchées par les épreuves d'une justice partiale et aux ordres. Mais nous continuons de les tendre. Elles sont porteuses de rameaux de paix, des rameaux d'une paix sincère, sans la moindre tache de sang. Des rameaux qui ne sont pas au bout d'un canon. Il ne se trouve pas une seule fine lame dans la botte des rameaux car en dépit des rapports fabriqués dans certaines officines, nous sommes foncièrement des hommes et des femmes de paix et des patriotes soucieux du devenir de leur pays. A l'instar de Laurent Gbagbo, notre culture de la transition pacifique est innée en nous et les valeurs de la gauche démocratique dont nous sommes porteurs excluent de notre démarche toute autre solution aux conséquences incalculables…

Au moment où en Europe, l'on ne fait plus mystère du risque du retour des guerres comme conséquence directe d'une crise structurelle, nous ne devons pas perdre de vue que les guerres et les rébellions qui se répandent en Afrique ne sont même pas au profit de leurs animateurs directs, encore moins des peuples africains. En effet, le système politique, économique et financier de gouvernance mondiale actuel est hérité de la seconde guerre mondiale. L'effondrement du communisme le confortant dans son sentiment de suprématie sans partage, ce système a cru en sa viabilité et a cédé à l'arrogance. Aujourd'hui à bout de souffle, il ne se maintient que sous perfusion comme l'atteste la mobilisation régulière de milliards pour sauver des banques. Le continent africain pourrait être un apporteur de solutions en lieu et place de l'éternel rapporteur de problèmes qu'il n'a cessé d'être. Cela suppose que nous ne soyons, ni une pâle copie d'un système occidental agonisant, ni les instruments locaux de sa domination.

Bien sûr, la problématique du développement et de la paix, ne saurait se résumer à un conflit entre continents ou peuples. Il s'agit d'une problématique de consensus autour du meilleur système qui garantit un développement durable dans la solidarité, la justice sociale, l'équité, l'égalité des chances, la liberté, face à d'autres, notamment le système ultralibéral auquel s'attaquent déjà des voix en occident même.

Maintenant que nous sommes tous convaincus qu'il ne suffit pas de dire «c'est notre tour» pour que surgissent les solutions miracles. Maintenant que nous savons que la présence de Laurent Gbagbo à la Haye ne suffit pas à une "degbagboïsation" mais freine notre développement à cause de la tension politique permanente. Maintenant que la réalité nous impose de reconnaître que les fruits n'ont pas tenu les promesses des fleurs et que la pluie des milliards se transforme progressivement en une pluie de désillusions au point que l'argent travaille dans l'opacité de la passation des marchés sans circuler, l'AIRD voudrait en appeler à un sursaut national, à l'amour de la patrie et des valeurs qui fondent la république afin que dans un dialogue sincère et salvateur nous puissions parvenir à une loi de réconciliation nationale, déclinée en trois volets:

  1. une amnistie respectueuse des exigences de justice équitable et pour tous,
  2. la reconstruction,
  3. la réparation des préjudices.

Une telle loi, négociée entre les différentes parties avec le soutien d'une représentation équilibrée de la communauté internationale et des organisations de défense des droits de l'homme, créera un cadre de transparence et d'équité et favorisera à coup sûr l’indispensable réconciliation nationale dont l'évocation ne doit pas être un cache-sexe démagogique de l'image gravement ternie du pays. L'AIRD offre sa disponibilité à détailler techniquement sa proposition à toutes les bonnes volontés.


Fait le 11 avril 2013


Pour l'AIRD

Le CODIR (Comité de Direction)

samedi, 13 avril 2013

ENTRETIEN HOLLANDE-OUATTARA: CE QUI A FILTRE

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Le président de la République a reçu cet après-midi à l’Elysée, M. Alassane OUATTARA, président de la République de Côte d’Ivoire.

Les deux présidents ont évoqué la situation au Mali et sont convenus de tout faire pour que le calendrier des élections soit tenu. Ils ont salué la mise en place de la Commission nationale de dialogue et de réconciliation qui doit jouer un rôle clé pour favoriser le retour à l’unité et à la stabilité du Mali. La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire assure la présidence, poursuivra ses efforts pour aider le Mali en s’appuyant notamment sur la médiation burkinabé. Ils ont évoqué les progrès des discussions au Conseil de sécurité à New York pour la transformation de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) sous conduite africaine en opération de stabilisation des Nations Unies.

Ils ont également décidé que nos deux pays travailleraient en étroite concertation pour préparer la Conférence internationale sur le développement du Mali qui se réunira le 15 mai prochain à Bruxelles.

S’agissant des relations bilatérales franco-ivoiriennes, ils ont fait un point d’étape sur la mise en œuvre du contrat de désendettement-développement (C2D), signé le 1er décembre 2012 entre les deux pays. Le président de la République a encouragé les autorités ivoiriennes à poursuivre les réformes engagées dans le domaine de la sécurité, de la réconciliation et du dialogue politique.


Source: ELYSEE.FR

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Alassane Dramane Ouattara, le chef de l’Etat ivoirien, a été reçu aujourd’hui 11 avril 2013 par le Président français, François Hollande, malgré un état de santé inquiétant, selon plusieurs sources.

De source diplomatique très crédible, Alassane Ouattara aurait été recadré vertement par François Hollande, qui se serait plaint avec sévérité de la dérive dictatoriale de son régime, des violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, de l’impunité de son armée, de la présence d’une justice à deux vitesses ou justice des vainqueurs, et lui aurait demandé avec insistance, d’y mettre fin.

La date du 11 avril choisie par Hollande pour recevoir Ouattara n’est pas passée inaperçue, et est même très symbolique. Car c’est le 11 avril 2011 que les troupes françaises du Président Nicolas Sarkozy, proche de Ouattara, franchirent les portes du palais présidentiel d’Abidjan-Cocody, pour arrêter et kidnapper le Président Laurent Gbagbo, son épouse Simone Ehivet Gbagbo, son fils Michel Gbagbo, et plusieurs de leurs proches.

Et c’est ce 11 avril 2013 qu’aura choisi le Président François Hollande pour quasiment signifier la fin de la récréation à Ouattara sur les violations des droits de l’homme par son régime, l’impunité des FRCI et des dozos, et sur la présence d’une justice partiale à sens unique, dirigée contre Laurent Gbagbo et ses proches.

Selon notre source, les échanges entre les deux hommes auraient été très toniques.

Avec le recadrage de Ouattara par Hollande aujourd’hui, c’est la série noire pour Ouattara qui amorce une véritable descente aux enfers.

En effet, cette semaine, Norbert Navarro de Jeune RFI et François Soudan, directeur de la rédaction de Jeune Afrique, dans une émission de RFI dimanche, évoquaient pour la première fois, le lâchage de Ouattara par les réseaux maçonniques pour son manque de vertu, et pour les violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

Avant eux, c’est Human rights watch qui a dénoncé la semaine dernière, la partialité de la CPI, la non tenue des promesses par Ouattara qui applique une justice à sens unique dans son pays, évitant soigneusement d’épingler son propre camp, et recommandé à la Communauté internationale, l’asphyxie financière du régime jusqu’à ce que le changement intervienne.

 

Catherine Balineau


Source: IVOIREBUSINESS.NET


Lu sur RESISTANCE COTE D´IVOIRE ISRAEL