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lundi, 15 avril 2013

DECLARATION DE L'AIRD A L'OCCASION DU 2ème ANNIVERSAIRE DU 11 AVRIL 2011

 

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11 avril 2011 – 11 avril 2013. Déjà deux ans déjà. Deux ans que la démocratie à l'arme lourde a disloqué des familles, a contraint des centaines de milliers de personnes à emprunter le chemin rocailleux de l'exil extérieur mais aussi intérieur, a endeuillé des régions entières, a mis un coup de frein à l'avenir d'une bonne frange de la jeunesse ivoirienne, a mutilé des hommes et des femmes. Deux ans où peu de discours officiels paraissent crédibles ou audibles, éclaboussés par le passé de leurs auteurs. Deux ans déjà que plus de la moitié de la population ivoirienne a perdu le sourire sur cette «terre d'espérance». Deux ans que la «patrie de la vraie fraternité» que nous rêvions de «forger, unis dans la foi nouvelle» n'est qu'un lointain souvenir.

Deux ans d'emprisonnements sans jugement, ni faute avérée pour la plupart si ce n'est celle d'avoir choisi la Constitution, deux ans d'une justice des vainqueurs qui laissera de grosses plaies sur le visage de la nation. Deux ans durant lesquels la pauvreté s'est accrue pendant que les passations de marchés continuent en dehors des règles existantes, pénalisant ainsi des PME nationales dont de surcroît les dettes envers l’Etat ne sont toujours pas payées, l'insécurité s'est généralisée avec le soutien de l'état aux "dozos", les préoccupations sociales des syndicats sont traitées avec mépris. Deux ans d'une politique d'exacerbation de la cohésion sociale, d'expropriations des paysans et des cadres par un régime pourtant ultra libéral par ailleurs. Deux ans que les organisations de défense des droits de l’homme prêchent dans le désert et questionnent à présent de nombreux soutiens internationaux, etc.

Deux ans! Aucune voix dans le camp des vainqueurs n'a pu dire «assez, nous sommes frères et sœurs». Même pas celle de celle qui se reconnaîtra ici.

En ce jour du souvenir, l'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD), membre fondateur du Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD) salue le courage militant et la constante posture d'homme d'état du président Laurent Gbagbo, son candidat à la dernière élection présidentielle.

Dans les négociations de l'opposition ivoirienne avec le pouvoir, l'AIRD, en liaison  avec de hauts cadres LMP, tout en travaillant à la cohésion au sein du CNRD, s'est également constamment tenue en relation avec le FPI dont nous remercions les dirigeants pour leur coopération militante. Et c'est ensemble que nous avons décidé de ne pas participer à des élections législatives et maintenant locales qui présentent des risques de division du pays, entendu que les leçons de la présidentielle de 2010 n'ont pas instruit les décideurs. C'est donc par amour pour notre pays et dans l'intérêt de l'unité du peuple ivoirien que nous avons dû surseoir à nos légitimes ambitions politiques. Nous l'avons aussi décidé par solidarité avec ceux de nos cadres et camarades en prison, de nos militants qui meurent à petit feu dans les camps de refugiés, de nos centaines de milliers de frères et sœurs contraints à l'exil en violation des dispositions de la Constitution qui l'interdisent.

Le rêve d'une nation s'est-il pour autant envolé? Bien sûr que non, car ce sont bien les épreuves qui forgent une nation et «le modèle de l'espérance promise à l'humanité» est sans doute en construction. Le sang des victimes innocentes devant lequel nous ne nous inclinerons jamais assez ne peut que devenir le mortier de cette grosse bâtisse qu'est la nation. En deux ans, jamais les armes n'ont autant tonné dans ce pays que tout au long de ses 50 ans d'existence cumulés à la période coloniale.

Comme la nature, les convictions ont horreur du vide. Il est donc difficile à ceux qui marchent sur des valeurs et des convictions de se vider sans recevoir en retour un substitut équivalent et compatible avec l'intérêt général, le bien matériel ne pouvant être une conviction.

La vraie question est de savoir, si dans un pays doté d’une constitution, de lois et d'institutions, dont les forces de police et de gendarmerie, et où le port d'arme est réglementé, des individus peuvent parader avec des armes, au motif d'appartenir à un groupe de chasseurs traditionnels, faisant impunément de leurs semblables leurs gibiers en dehors de leur aire géoculturelle? N'est-on pas alors en présence de milices tribales? La question est de savoir comment le fait de lire, dans la table des matières d'un rapport d'Amnesty International «Les Dozos, une milice soutenue par l’État»" pourrait ne pas donner froid au dos des partisans de la république.

Peut-on admettre demain que les "Zos" des "Glae" de l'ouest montagneux paradent dans les mêmes conditions ? Un "dozo" pouvant inspirer un "zo", peut-on accepter à présent que les guerriers des royaumes Akan ou ceux des générations Atchan se livrent à de telles dérives? Le corolaire à ces questions est aussi de savoir si, dans un pays qui aspire à l'émergence dans moins d'une décennie, dans un pays doté de forces régulières de maintien de l'ordre et de la loi, il est acceptable que des milices tribales ou des militaires non immatriculés et inconnus des fichiers de l'armée, puissent servir au maintien du dés-ordre. Gardons-nous de devenir un pays où on ne comptera plus les morts après n'avoir compté que des morts.

A ceux qui, sans doute par compassion en pleine campagne électorale, nous invitent à ne pas bouder notre pays, nous rappelons d'un ton fraternel que ce n'est pas notre pays que nous boudons mais ses prisons que nous boudons. Des prisons qui, vidées de leurs légitimes pensionnaires, semblent réserver à certains des nôtres un accueil dont la chaleur contraste avec le froid de leur innocence, blanche comme la neige.

Nous n'avons de cesse de tendre à notre pays nos mains; certes desséchées par les épreuves d'une justice partiale et aux ordres. Mais nous continuons de les tendre. Elles sont porteuses de rameaux de paix, des rameaux d'une paix sincère, sans la moindre tache de sang. Des rameaux qui ne sont pas au bout d'un canon. Il ne se trouve pas une seule fine lame dans la botte des rameaux car en dépit des rapports fabriqués dans certaines officines, nous sommes foncièrement des hommes et des femmes de paix et des patriotes soucieux du devenir de leur pays. A l'instar de Laurent Gbagbo, notre culture de la transition pacifique est innée en nous et les valeurs de la gauche démocratique dont nous sommes porteurs excluent de notre démarche toute autre solution aux conséquences incalculables…

Au moment où en Europe, l'on ne fait plus mystère du risque du retour des guerres comme conséquence directe d'une crise structurelle, nous ne devons pas perdre de vue que les guerres et les rébellions qui se répandent en Afrique ne sont même pas au profit de leurs animateurs directs, encore moins des peuples africains. En effet, le système politique, économique et financier de gouvernance mondiale actuel est hérité de la seconde guerre mondiale. L'effondrement du communisme le confortant dans son sentiment de suprématie sans partage, ce système a cru en sa viabilité et a cédé à l'arrogance. Aujourd'hui à bout de souffle, il ne se maintient que sous perfusion comme l'atteste la mobilisation régulière de milliards pour sauver des banques. Le continent africain pourrait être un apporteur de solutions en lieu et place de l'éternel rapporteur de problèmes qu'il n'a cessé d'être. Cela suppose que nous ne soyons, ni une pâle copie d'un système occidental agonisant, ni les instruments locaux de sa domination.

Bien sûr, la problématique du développement et de la paix, ne saurait se résumer à un conflit entre continents ou peuples. Il s'agit d'une problématique de consensus autour du meilleur système qui garantit un développement durable dans la solidarité, la justice sociale, l'équité, l'égalité des chances, la liberté, face à d'autres, notamment le système ultralibéral auquel s'attaquent déjà des voix en occident même.

Maintenant que nous sommes tous convaincus qu'il ne suffit pas de dire «c'est notre tour» pour que surgissent les solutions miracles. Maintenant que nous savons que la présence de Laurent Gbagbo à la Haye ne suffit pas à une "degbagboïsation" mais freine notre développement à cause de la tension politique permanente. Maintenant que la réalité nous impose de reconnaître que les fruits n'ont pas tenu les promesses des fleurs et que la pluie des milliards se transforme progressivement en une pluie de désillusions au point que l'argent travaille dans l'opacité de la passation des marchés sans circuler, l'AIRD voudrait en appeler à un sursaut national, à l'amour de la patrie et des valeurs qui fondent la république afin que dans un dialogue sincère et salvateur nous puissions parvenir à une loi de réconciliation nationale, déclinée en trois volets:

  1. une amnistie respectueuse des exigences de justice équitable et pour tous,
  2. la reconstruction,
  3. la réparation des préjudices.

Une telle loi, négociée entre les différentes parties avec le soutien d'une représentation équilibrée de la communauté internationale et des organisations de défense des droits de l'homme, créera un cadre de transparence et d'équité et favorisera à coup sûr l’indispensable réconciliation nationale dont l'évocation ne doit pas être un cache-sexe démagogique de l'image gravement ternie du pays. L'AIRD offre sa disponibilité à détailler techniquement sa proposition à toutes les bonnes volontés.


Fait le 11 avril 2013


Pour l'AIRD

Le CODIR (Comité de Direction)

samedi, 13 avril 2013

ENTRETIEN HOLLANDE-OUATTARA: CE QUI A FILTRE

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Le président de la République a reçu cet après-midi à l’Elysée, M. Alassane OUATTARA, président de la République de Côte d’Ivoire.

Les deux présidents ont évoqué la situation au Mali et sont convenus de tout faire pour que le calendrier des élections soit tenu. Ils ont salué la mise en place de la Commission nationale de dialogue et de réconciliation qui doit jouer un rôle clé pour favoriser le retour à l’unité et à la stabilité du Mali. La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire assure la présidence, poursuivra ses efforts pour aider le Mali en s’appuyant notamment sur la médiation burkinabé. Ils ont évoqué les progrès des discussions au Conseil de sécurité à New York pour la transformation de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) sous conduite africaine en opération de stabilisation des Nations Unies.

Ils ont également décidé que nos deux pays travailleraient en étroite concertation pour préparer la Conférence internationale sur le développement du Mali qui se réunira le 15 mai prochain à Bruxelles.

S’agissant des relations bilatérales franco-ivoiriennes, ils ont fait un point d’étape sur la mise en œuvre du contrat de désendettement-développement (C2D), signé le 1er décembre 2012 entre les deux pays. Le président de la République a encouragé les autorités ivoiriennes à poursuivre les réformes engagées dans le domaine de la sécurité, de la réconciliation et du dialogue politique.


Source: ELYSEE.FR

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Alassane Dramane Ouattara, le chef de l’Etat ivoirien, a été reçu aujourd’hui 11 avril 2013 par le Président français, François Hollande, malgré un état de santé inquiétant, selon plusieurs sources.

De source diplomatique très crédible, Alassane Ouattara aurait été recadré vertement par François Hollande, qui se serait plaint avec sévérité de la dérive dictatoriale de son régime, des violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire, de l’impunité de son armée, de la présence d’une justice à deux vitesses ou justice des vainqueurs, et lui aurait demandé avec insistance, d’y mettre fin.

La date du 11 avril choisie par Hollande pour recevoir Ouattara n’est pas passée inaperçue, et est même très symbolique. Car c’est le 11 avril 2011 que les troupes françaises du Président Nicolas Sarkozy, proche de Ouattara, franchirent les portes du palais présidentiel d’Abidjan-Cocody, pour arrêter et kidnapper le Président Laurent Gbagbo, son épouse Simone Ehivet Gbagbo, son fils Michel Gbagbo, et plusieurs de leurs proches.

Et c’est ce 11 avril 2013 qu’aura choisi le Président François Hollande pour quasiment signifier la fin de la récréation à Ouattara sur les violations des droits de l’homme par son régime, l’impunité des FRCI et des dozos, et sur la présence d’une justice partiale à sens unique, dirigée contre Laurent Gbagbo et ses proches.

Selon notre source, les échanges entre les deux hommes auraient été très toniques.

Avec le recadrage de Ouattara par Hollande aujourd’hui, c’est la série noire pour Ouattara qui amorce une véritable descente aux enfers.

En effet, cette semaine, Norbert Navarro de Jeune RFI et François Soudan, directeur de la rédaction de Jeune Afrique, dans une émission de RFI dimanche, évoquaient pour la première fois, le lâchage de Ouattara par les réseaux maçonniques pour son manque de vertu, et pour les violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire.

Avant eux, c’est Human rights watch qui a dénoncé la semaine dernière, la partialité de la CPI, la non tenue des promesses par Ouattara qui applique une justice à sens unique dans son pays, évitant soigneusement d’épingler son propre camp, et recommandé à la Communauté internationale, l’asphyxie financière du régime jusqu’à ce que le changement intervienne.

 

Catherine Balineau


Source: IVOIREBUSINESS.NET


Lu sur RESISTANCE COTE D´IVOIRE ISRAEL

vendredi, 12 avril 2013

OUTTARA A L’ELYSEE LE 11 AVRIL 2013: DES RETROUVAILLES POUR FETER L’ARRESTATION DE GBAGBO?!

 

côte d'ivoire,outtara a l’elysee le 11 avril 2013,des retrouvailles pour fÊter l’arrestation de gbagbo?!,nda adjoua suzanne


 
Tout grand événement se commémore: les hommes ont pris l’habitude de se souvenir, par l’organisation de manifestations festives ou de recueillement, telles les célébrations des anniversaires de naissance, de mariage ou de décès, tous les faits importants qui meublent la vie. Il est également important, pour les nations, de commémorer les événements important de leur histoire. C’est ce qui explique les fêtes nationales et autres manifestations au sommet de l’Etat.

En Côte d’Ivoire, la date du 11 avril doit être marquée d’une pierre blanche: c’est ce jour de l’année 2011 que la France a parachevé son coup d’Etat en Côte d’Ivoire, après avoir pilonné la résidence présidentielle de façon continue, massacrant des milliers des jeunes Ivoiriens, femmes et enfants se massant autour de la résidence de leur président, dans l’espoir candide que leur présence puisse dissuader les tueurs de l’armée de France.

Le 11 avril est, par conséquent, pour beaucoup d’Ivoiriens, un jour de deuil. Ce jour n’en reste pas moins pour d’autres un jour de gloire... Reste qu’au niveau de la nation ivoirienne, la cohésion est si loin qu’on ne peut pas encore commémorer officiellement cette date. Quant à ce qui est de la France, l’actrice principale de l’événement qui singularise cette date, il importe pour les autorités de gérer les informations concernant le 11 avril de la Côte d’Ivoire avec tact, dans la pure tradition des « médias mensonges ».

Toutefois, on peut faire la fête avec l’homme qu’on a placé au pouvoir! Histoire sans doute de lui demander des comptes sur les missions qu’on lui a confiées, pour le féliciter de bien faire ce pour quoi on l’a commis, ou bien pour lui montrer les voies dans lesquelles doit aller sont action. C’est peut-être ce qui explique que Monsieur Hollande, le président normal de la France reçoive, ce 11 avril 2013, Monsieur Ouattara de Côte d’Ivoire. Il s’agit assurément de retrouvailles, pour célébrer un événement qui fait la fierté des deux hommes !

De fait, l’éviction de Laurent Gbagbo a pris une bonne dizaine d’années aux différents gouvernements de France et on comprend parfaitement que le président de ce pays qui, avant d’être aux affaire clamait que Laurent Gbagbo n’était pas « fréquentable », soit heureux de fêter la chute de chef d’Etat ivoirien par les bombes et autres obus de on pays ! On comprend donc le sens de la présence du président de la Côte d’Ivoire avec celui de la France, pour célébrer l’arrestation et l’emprisonnement de Laurent Gbagbo.

Il n’y aurait donc rien d’autre à dire que « bonne fête, messieurs les présidents », si cette célébration ne contrastait pas tant avec l’idée que, contre vents et marrées, chacun voudrait se faire de l’éthique et de la morale dans la gestion des hommes et des Etats…

Que Dieu nous garde !


Nda Adjoua Suzanne

Enseignante

11 AVRIL 2011 EN COTE D’IVOIRE: LE JOUR DE LA FIN?!

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Depuis plus d’une vingtaine d’années, la Côte d’Ivoire ploie sous les coups de boutoirs de ceux qui ont décidé de faire une entorse grave à l’histoire de ce pays. Durant plus de 20 ans, des actions agressives de toutes sortes, à objectif de déstabiliser l’Etat, allant de la guerre du cacao jusqu’à l’accompagnement dans la mort du vieux président Houphouët-Boigny, puis des coups d’Etat,  ont été menées. Le pays résista, farouchement, avec ses fils et filles, dans la dignité, jusqu’à cette journée fatidique du 11 avril 2011. Un jour de deuil ! Dans tous les sens de cette assertion ! Un jour de crise pour toutes les valeurs enseignées de générations en générations, pour l’équilibre des sociétés et du monde ! Alors, déroutés, déboussolés, désorientés dans les fondements que nous croyions les plus sûrs, nous en arrivâmes à nous demander si ce jour était le jour de la fin ! Etions-nous à la fin de tous nos semblants de certitudes, la fin de toutes nos espérances, la fin de toutes nos illusions ?...On a pu le croire : l’onde de choc qui nous atteignit était si violente qu’il était devenu probable que nous arrivions à la fin de tout. Et pourtant, rien n’est certain dans la situation actuelle.

Les agresseurs du pays et leurs obligés sont-ils si heureux de leur coup?

Les dirigeants occidentaux et leurs relais régionaux, ceux qui ont prêté leurs armes et leurs soldats, leur presse et leurs arcanes diplomatiques, devraient jubiler maintenant. Ils continuent, aujourd’hui encore, par leurs larbins locaux et autres eunuques zélés,  de massacrer sans aucune pudeur tous ceux qui ne sont pas de leur camp ou ne les applaudissent pas de tous les membres. Et la communication, les canaux d’information, qu’ils tiennent captifs, pour leurs désirs de vampires, distillent à travers le monde le venin du mensonge grossier et criminel, faisant passer les bourreaux pour les victimes et les victimes pour des riens dont il n’y a aucun raison de se préoccuper ! Ils ont décidé de fixer à trois milles (3.000) le nombre des victimes de leur agression contre notre pays ! Un nombre arbitraire, comme toutes leurs actions qui tendent à transformer le monde en une jungle primitive où seul a raison celui qui tue le plus !  La communauté internationale ! Leur création tout aussi arbitraire, se gargarise de leurs mensonges sadiques, et on traite de tous les noms le président Laurent Gbagbo, l’homme que le peuple de Côte d’Ivoire s’est choisi à la tête de son Etat ! S’étant transformés en dieux au-dessus de Dieu, pour le malheur de l’humanité, comme aux origines, Lucifer voulut se mettre au-dessus du Créateur, les occidentaux mènent leurs « crimes contre l’humanité » et attribuent les pires rôles à des innocents qui n’ont de tort que celui vouloir exister en tant que personnes humaines ayant une identité propre ! Les plus zélés dans les crimes au profit de l’occident sont récompensés : Beugré Mambé est bombardé gouverneur d’Abidjan, pour avoir voulu, toute honte bue, grossir le nombre des électeurs au profit du pion de l’imposture ! On l’avait pris la main dans le sac et il avait été remplacé par Youssouf Bakayoko, qui se révéla pire et reste aujourd’hui « indéboulonnable » à la CEI, pour avoir réussi la plus grossière malhonnêteté de l’histoire du pays ! Cet homme continue allègrement la ronde des parodies d’élections dans le pays. Les autorités de l’occident semblent maintenant rire jaune : leur situation n’est pas meilleure qu’avant le coup ! Et tous leurs pantins de supporters n’ont pas vraiment part au gâteau du crime contre la Côte d’Ivoire : ils sont nombreux, sur le terrain, ceux d’entre ces supporters aveugles, qui subissent avec nous toute la misère réservée à la terre de nos ancêtres pour le bonheur de l’étranger.

La Côte d’Ivoire, une victime résignée?

La Côte d’Ivoire souffre, c’est le moins que l’’on puisse dire, de l’imposture à elle imposée. Mais il ne sera pas dit que la nation ivoirienne aura disparu de la surface de la terre, par la volonté des impérialistes sans cœur et leurs serviteurs zélés. C’est vrai que ce qui arrive à notre pays est inimaginable et s’inscrit en dehors de tout bon sens ; mais c’est pour cela que notre situation n’en restera pas là ! Le 11 avril 2011 est certes un jour fatidique, c’est même un jour de la fin de nos illusions, par rapport à bien des choses ! Mais ce n’est assurément pas le jour de la fin de la Côte d’Ivoire ! Ce pays ne se résignera jamais à subir une situation aussi inacceptable que celle qui lui est faite aujourd’hui. Car, au-delà de toutes les apparences, il existe une nation ivoirienne qui saura se départir de tous les gênes de déconstruction qui ont été posés pour, dans un sursaut patriotique, rebondir et renaître des cendres de l’imposture. Oui !  Du nord au sud et de l’est à l’ouest, les fils et les filles de ce pays ne perdront pas de vue tout le mal que l’ennemi fait. Ils sauront en tirer les leçons qu’il faut, pour repartir d’un bon pied ! Nous sommes nombreux à savoir que notre pays, notre nation trouvera les ressources nécessaires pour vaincre le mal qu’on lui fait, alors le monde entier sera surpris de la reprise dont le temps n’est plus loin !

Le 11 avril 2011 est le jour d’un nouveau départ!

Une nation est définie comme « une communauté humaine caractérisée par la conscience de son identité historique ou culturelle ». La nation ivoirienne en construction a comme point focal de son histoire la colonisation française. Or ce qui nous arrive depuis ces 25 dernières années n’est le fait que de cette colonisation. C’est le temps d’une génération, même si l’on considère que les effets se prolongeront encore quelques années. Certes le facteur division a été mis en avant par le colonisateur, pour nous affaiblir et mieux nous asservir, mais nous avons l’intelligence nécessaire pour dépasser les clivages souvent artificiels, érigés par l’impérialiste, et aller de l’avant.

Toute histoire fonctionne comme un récit et les chocs événementiels constituent les perturbations qui engendrent les péripéties de la narration. Autrement dit, les chocs font que l’histoire va dans un sens ou dans un autre. Si nous en sommes arrivés aux extrémités actuelles, c’est que notre histoire n’avait pas une si bonne orientation ! Il s’agit donc de tirer les leçons de cette immense crise, pour donner l’orientation qu’il faut à la vie de notre nation. Au demeurant, le tort qui est fait à la Côte d’Ivoire ressemble à l’ouverture de la « boîte de pandore », tant la ruse de l’impérialisme cachait à la majorité les desseins vampiriques du colonisateur. C’est à nous qu’il revient de ne pas perdre de vue l’essentiel qui est que la Côte d’Ivoire, c’est un peu plus de 332. 000km2, avec un peuple affable et hospitalier (en tout cas en majorité), à la culture pluriel,  une terre riche  et généreuse, avec une histoire dans laquelle les cruautés colonialistes tiennent une grande place. Nous ne devons jamais oublier que notre bonheur ne viendra jamais de l’autre qui n’a d’ambition que celle de s’approprier l’héritage de nos ancêtres ! Nous qui sommes de la génération d’avant la FESCI, nous savons ce qu’est la Côte d’Ivoire, un pays où l’ethnie n’a de sens que pour les taquineries amusantes du genre « le Bété a digba (gros) mollets », « L’Adjoukrou mange l’ atiéké sans boire de l’eau », « le Tagbana a de petits pieds (jambes) »… Et nous avons la capacité de faire le bond qualitatif, en laissant de côté toute rancœur, pour nous rassembler, à partir du tort d’indicible ingratitude qui nous est fait, pour recoller les morceaux en vue  d’une Côte d’Ivoire plus rassemblée et plus prospère.

Que Dieu nous assiste !


BEDI HOLY, Enseignant

APPEL A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE RELATIVEMENT A L'EXCLUSION DU FPI DU JEU ELECTORAL PAR LE REGIME OUATTARA

 

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Appel No 001/2013


Le pouvoir Ouattara, en décidant d’exclure le FPI du scrutin législatif en décembre 2011 sans avoir été interpellé par vous, et maintenant, en l’excluant encore du jeu électoral, relativement aux scrutins locaux, prend rendez-vous avec l’histoire en se rendant coupable d’une grave dérive totalitaire.

Ce pouvoir, installé à coups de bombes au nom de la démocratie au détriment du FPI, refuse d’appliquer les termes de la résolution 2062 du 17 juillet 2012 que vous avez produite au nom de l’ONU.

Il est encore temps d’arrêter ce cavalier seul du RDR et du RHDP qui conduit inexorablement la Côte d’Ivoire vers un régime de parti unique, ce qui constituerait pour nous, un recul de près d’un quart de siècle.

L’ONU et son Conseil de Sécurité jouent, à ce tournant  de l’histoire de notre pays, leur crédibilité et ne peuvent plus s’autoriser sans dommage à produire des résolutions contre le seul camp Gbagbo. Tout comme, au demeurant, la Cour Pénale Internationale joue également sa crédibilité, dans un éventuel procès, qui ne visera que Laurent Gbagbo seul.

Le Front Populaire Ivoirien vous prend donc à témoin, en vous informant en même temps qu’il ne se taira pas, ni face à la dérive totalitaire du pouvoir Ouattara, ni lors de l’éventuel procès de Laurent Gbagbo, où il y a tant à dire sur toutes les complicités inavouables, lors de la crise électorale et post électorale.

 

Abidjan, le 11 avril 2013

Le Président par intérim


MIAKA Ouretto

jeudi, 11 avril 2013

11 AVRIL 2011–11 AVRIL 2013: DEUX ANS APRES LE COUP D'ETAT DE LA FRANCE EN COTE D’IVOIRE

 

SOLDATS FRANçAIS AVEC UN SYMBOLE DE L'ETAT IVOIRIEN.jpg

 
"J'ai été arrêté sous les bombes françaises. Le 11 avril, une cinquantaine de chars français encerclaient ma résidence pendant que les hélicoptères bombardaient. C'est l'armée française qui a fait le travail et elle m'a remis aux forces d'Alassane Ouattara, qui n'étaient pas encore les forces régulières." (Extrait de l’intervention de Laurent GBAGBO du 05 décembre 2011 devant la CPI)
 
« Nous avons besoin de la démocratie...La démocratie, c’est le respect des textes. Qui ne respecte pas le Constitution, n’est pas démocrate. C’est parce que j’ai respecté la Constitution que je suis ici. Je compte sur vous parce que je souhaite que tous les Africains qui me soutiennent et qui sont tout le temps ici devant la Cour, devant la prison, qui sont dans leurs pays en train de manifester, en train de marcher, tous ces africains-là comprennent que le salut pour les Etats africains, c’est le respect des Constitutions que nous nous donnons et des lois qui en découlent. » (Extrait de l’intervention de Laurent GBAGBO du 28 février 2013 devant la CPI)
 
 
Liste non exhaustive des manifestations multipolaires et multiformes prévues dans le cadre de cette douloureuse commémoration :

Sur PARIS :
Pendant que le Président Hollande reçoit OUATTARA à l'Elysée après avoir reçu NGUESSO, BONGO, COMPAORE, DEBY,... contrairement à ses promesse de rupture avec la Françafrique (France-à-fric !), nous manifesterons devant l'Assemblée Nationale pour rappeler les Députés à leur devoir de contrôle de l'activité gouvernementale surtout en matière de politique étrantère car ne l'oublions pas, la France agit au nom du peuple français, donc en votre nom. Car n'oublions pas : "Qui est neutre dans une injustice prend le parti de l'oppresseur". Desmond TUTU
 



11 avril 2011 - 11 avril 2013, cela fait deux ans que la France a réussi son coup d'Etat en arrêtant et en déportant le Président légitime Laurent GBAGBO. En ce triste 11 avril indignons-nous et protestons devant l'Assemblée Nationale (L12) contre cette énième violation de notre souveraineté par la France. Une motion sera à nouveau déposée.

RDV Place Edouard Herriot de 14h30 à 19h



http://3.bp.blogspot.com/-w7B-0yGFdNM/UWVITWmr7tI/AAAAAAAABnc/vTdbuR_SzTw/s1600/marche+europ%C3%A9enne+13+avril+2013.png

Et à 19h30 tous à la Bastille avec nos bougies !
Contacts : 06 69 49 40 06 / 06 68 38 21 03 / 07 78 19 49 99
 
 
GRANDE MARCHE EUROPEENNE DE LA DIASPORA AFRICAINE
POUR LA LIBERATION du Président Laurent GBAGBO

Du 19 au 28 février dernier, la CPI (Cour Pénale Internationale) ouvrait le dossier concernant le Président Laurent GBAGBO en audience de confirmation des charges. La CPI donnera son verdict dans un délai de 60 jours à compter du 28 mars 2013.

« Nous avons besoin de la démocratie... La démocratie, c’est le respect des textes. Qui ne respecte pas la Constitution n’est pas démocrate. » Extrait de l'intervention du Président Laurent GBAGBO du jeudi 28 février 2013 devant la CPI.
 
Voici bientôt deux ans que Laurent GBAGBO se trouve à la Haye, deux ans que l’Etat de droit a cessé d’être en Côte d’Ivoire, deux ans que la  Constitution ivoirienne est constamment piétinée…  Et pourtant nous sommes debout… Et pourtant nous marchons et nous allons continuer de marcher pour dénoncer cette injustice.
 
Nous, organisations et mouvements associatifs, syndicaux et politiques de la diaspora, avons décidé d’organiser une grande marche européenne unitaire le samedi 13 avril 2013 à Paris pour demander la libération immédiate et sans condition du Président Laurent GBAGBO et des autres prisonniers politiques injustement incarcérés en Côte d’Ivoire.
 
Nous appelons donc toute la Diaspora africaine en Europe, les démocrates de tous les continents, toutes les personnes éprises de paix, de liberté et de justice à cette grande marche européenne le samedi 13 avril 2013 de  12h à 20 h 30.
 
Lieu de rassemblement : place de Clichy (métro lignes 2 et 13)                                                        
 
Lieu d’arrivée de la marche : place de Stalingrad (métro lignes 5 et 7)
 
Contacts : 00336 02 50 18 14 / 00336 66 71 43 15 / euromarche13avril2013@yahoo.fr

Vive l’Afrique libre et indépendante pour que vive une Côte d’Ivoire juste et paisible !
 
Le comité d’organisation

A LA HAYE :
 
 
En COTE D’IVOIRE :

LUNDI 8 AVRIL 2013

 
 
 
Mme Agoh Marthe et le C.N.R.D convoquent une grande journée de mobilisation le 12 avril 2013.

 
Question: Le Vendredi 12 Avril 2013, le C.N.R.D organise une journée de rassemblement pour le Résistance Démocratique ; Pourquoi une telle journée ?

Mme Agoh Marthe: Le CNRD organise cette journée principalement pour deux raisons : d’abord pour exorciser la mémoire collective par rapport aux évènements dramatiques du 11 Avril 2011.

Ensuite, pour réaffirmer notre rêve pour la démocratie vraie en Côte d’Ivoire, car nous croyons, comme le Président Laurent Gbagbo, que c’est la « seule voie de salut » pour le peuple de Côte d’Ivoire dans sa diversité ethnique et culturelle.
 
Q.: Pouvez-vous nous dire un peu comment cela va se passer

Mme Agoh Marthe: Il s’agit avant tout d’une fête populaire avec des chants, des danses, des sketchs…ponctués de messages sur la démocratie.

Aussi souhaitons-nous que nos compatriotes épris de Justice, de Vérité, de Paix, rêvant d’ « une patrie de la vraie fraternité », viennent nombreux à cette journée pour communier avec le Chantre de la Démocratie qu’est Laurent Gbagbo. C’est pourquoi nous invitons particulièrement chansonniers et autres humoristes.
 
Q.: Nous constatons que le C.N.R.D rêve encore de Démocratie, malgré ce qui s’est passé en Avril 2011… 

Mme Agoh Marthe: Il convient de souligner que ce qui s’est passé dans notre pays en Avril 2011 n’a rien avoir avec la Démocratie. 

En démocratie, on se réfère toujours au peuple, donc aux institutions qui l’incarnent. Or, comme l’a dit le Président Laurent GBAGBO lors de sa première comparution devant les Juges de la CPI, « c’est l’armée française qui a fait le travail ». Le peuple souverain de Côte d’Ivoire a confié sa défense exclusivement aux forces de défense et de sécurité nationales dans les conditions déterminées par la Loi (Article 24 de la Constitution), et non à l’armée française.
 
Q.: Voulez-vous dire qu’aucune force étrangère ne doit intervenir en Côte d’Ivoire ?

Mme Agoh Marthe: En principe, non.
 
Q.: Mais alors, expliquez-nous la présence des forces militaires françaises et Onusiennes sur le territoire de la République de Côte d’Ivoire.

Mme Agoh Marthe: La présence des forces militaires françaises résulte d’accords de défense pour soutenir l’Armée ivoirienne en cas d’agression extérieure du territoire national. Ce n’est donc pas pour intervenir dans le contentieux électoral contre un des candidats, et de surcroît contre l’Armée Nationale.
 
Quant aux forces Onusiennes, elles-mêmes ne se nomment-t-elles pas «forces impartiales d’interposition»? Elles sont donc là pour s’interposer et non pour prendre partie pour un camp. Or, ce n’est pas ce que nous avons constaté.
 
Il est donc clair que ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire durant la crise post-électorale n’a rien à voir avec les règles et les principes de la Démocratie. C’est simplement la loi du plus fort qui s’est imposée au peuple et à l’Etat de Côte d’Ivoire représenté à l’époque par le Président Laurent Gbagbo.
Précisons en passant que la Démocratie n’est pas un régime politique inconnu de l’Afrique traditionnelle; ici en Côte d’Ivoire, il y a des peuples qui pratiquent la gouvernance démocratique. 
 
Q.: Revenons donc au rêve de Démocratie du C.N.R.D.
 
Mme Agoh Marthe: Ok, Pour le C.N.R.D, la Démocratie bien assimilée et bien pratiquée est le moyen le plus sûr d’éviter les conflits sociaux dans la Nation.
 
En effet, la Démocratie signifie que le pouvoir appartient au peuple ; et cela suppose que la majorité des personnes vivant sur un territoire donné sont d’accord pour se soumettre aux lois et institutions communes, lesquelles prévoient tous les mécanismes de règlement des conflits.
 
Q.: C’est donc pour éviter les conflits, notamment les guerres civiles que vous tenez tant à la Démocratie?

Mme Agoh Marthe: Écoutez! Qui peut être heureux dans les remous, les conflits, la guerre? Non seulement la Paix est nécessaire pour la quiétude de tous, mais sans la Paix, il n’y a pas de développement. Regardez la Côte d’Ivoire aujourd’hui, la misère économique est telle qu’on ne parle plus de «panier de la ménagère» qui se vide, mais de «sachet de la ménagère», à cause de la situation conflictuelle qui perdure. 
 
Ainsi, outre la recherche de la Paix, le système démocratique offre la meilleure voie d’accès au progrès, à la prospérité pour tous. En effet, en Démocratie, la liberté et l’égalité de tous en Droit confèrent au peuple les moyens de décider des orientations de la politique de développement, à travers le libre choix de ses gouvernants, et de contrôler l’exercice du Pouvoir par la liberté d’expression.
 
C’est pourquoi nous exhortons les peuples d’Afrique à refuser de légitimer les dirigeants imposés de l’extérieur par les armes.
 
Q.: Un dernier mot ?

Mme Agoh Marthe: En guise de conclusion, permettez que nous citions un passage du livre de Monsieur Laurent Gbagbo intitulé ‘ Côte d’Ivoire – Bâtir la Paix sur la Démocratie et la Prospérité ‘(page 11) : «Ce que nous avions cru impensable s’est donc produit. Il y a eu la guerre en Côte d’Ivoire. Il y a eu des morts, des vies brisées, des déplacés de guerre et des réfugiés. Nous avons constaté qu’avec la guerre, nous étions tous menacés dans les mêmes droits élémentaires. Quelles que soient nos appartenances régionales, religieuses ou politiques, quelles que soient nos positions sur la guerre elle-même, nous avons frôlé une catastrophe collective. Notre pays, la Côte d’Ivoire, a failli sombrer dans le chaos. Mais les peuples entrent en action quand l’histoire l’exige. Les peuples se mobilisent toujours pour sauver les nations du péril. Le peuple ivoirien s’est dressé pour opposer au mauvais destin une même volonté résolue. Il a refusé la régression et nous sommes restés debout.»
 
C’est pourquoi, aujourd’hui plus qu’hier, le Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (dernière création de Laurent Gbagbo) invite les Ivoiriens et les Ivoiriennes à la Journée de Rassemblement pour la Résistance Démocratique du Vendredi 12 Avril 2013 !
 
En ITALIE :


    


Aux ETATS-UNIS :
Grande Manif des organisations et personnalités Américaines contre Ouattara, au siège de Cargill
 

 

 
J'ai le grand plaisir de vous informer que le Cri Panafricain-USA compte protester contre le géant de l’agro-alimentaire American, Cargill qui est la première compagnie américaine impliquée dans l’exportation du cacao ivoirien, première source de revenue du régime Ouattara. Je suis particulièrement convaincu que pour faire tomber le régime Ouattara sans un seul coup de fusil, il nous faut mettre pression sur les compagnies qui font business avec Ouattara.
 
Sur ma proposition, ANSWER Coalition a accepté d’ajouter le siège de Cargill à Washington DC au trajet de la grande marche contre la présence des drones Américains dans le monde, qui aura lieu le 13 Avril 2013 à la Maison Blanche à Washington DC.
 
Devant donc le siège de Cargill, toutes ces organisations américaines vont protester contre le régime Ouattara et le soutien du gouvernement Américain et des multinationales Américaines a ce régime sanguinaires et génocidaire qui tyrannisent les ivoiriens.
 
Chers patriotes ivoiriens des USA, je fais tout pour attirer les activités et organisations américaines a soutenir notre lutte, mais seul je suis impuissant si vous ne faite pas l’effort de sacrifier de votre temps ce Samedi 13 Avril 2013 qui est proche de la date du 11 Avril, jour que notre pays a été arrache a notre peuple par la France, les USA, et ces multinationales comme Cargill et cela a travers leur valet Ouattara Alassane de Sindou Burkina Faso.
 
Patriotes Ivoiriens des USA, rendez vous donc devant la Maison Blanche et ensuite devant le siège de Cargill, a 1030 15th St, Washington, DC ce Samedi 13 Avril 2013. Voila la liste des organisations et personnalités Américaines qui seront a la marche et avec nous devant le siège de Cargill pour protester contre Alassane Ouattara et demander que les USA cessent de le supporter:
 
Ramsey Clark, ancien Ministre de la Justice des USA (U.S. attorney general),
Cynthia McKinney, ex- membre du Congrès Américain,
Akbar Muhammad, Représentant International de la Nation of Islam;
Veterans for Peace( Organisation d’anciens soldats Américains devenus pacifistes)
Colonel Ann Wright ( Ex-colonel de l’armée Américaine; CODEPINK( Organisation féministe et pacifiste Américaine);
CAIR (Council on American-Islamic Relations); Jared Ball, ( Animateur Radio de la chaine WPFW (Pacifica);
Révérend Graylan Hagler, Pasteur de l’église Plymouth Congregational United Church of Christ;
Imam Mahdi Bray et son organisation Freedom Coalition;
Mara Verheyden-Hilliard, Directrice-générale de Partnership for Civil Justice Fund;
Zaki Baruti de l’organisation noire-americaine Universal African Peoples Organization;
L’organisation des Iranien-Americains, American-Iranian Friendship Committee (AIFC);
Peta Lindsay, responsable du Parti , Party for Socialism and Liberation;
Le mouvement Haiti Liberté;
L’organisation estudiantine de l’Université d’Howard University, la plus grande Université Noire des USA, (Political Education and Action Committee-Howard University);
Les organisations estudiantines de Temple University ,a Philadelphie, Students for Justice in Palestine-Temple U., et Conflict Free Campus Initiative–Temple U. Et bien d’autres que je n’ai pas mentionné.
 

Pour info, contactez Patriote Gnawa au 202 696 3353

ADRESSE DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO A L’OCCASION DE LA COMMEMORATION DU 11 AVRIL


 

côte d'ivoire,adresse du porte-parole du prÉsident laurent gbagbo À l’occasion,ple président laurent gbagbo,le ministre kone katinan justin,son porte-parole


Ivoiriennes, ivoiriens, chers habitants de la Côte d’Ivoire.

 

Le 11 avril 2011, en dehors de toute règle de droit et de bienséance, l’armée d’une Puissance étrangère, a attaqué avec une violence inédite, la résidence officielle et le Palais présidentiel de la République de Côte d’Ivoire pour en déloger le Président de la République en exercice. Cette attaque de l’armée française, alors que notre pays n’avait ni déclaré la guerre à la France, ni reçu d’elle une déclaration de guerre, soulève encore de nombreuses interrogations deux ans après. Elle pose surtout la question fondamentale de la nature des rapports que notre pays, et au-delà, notre Continent entend entretenir avec les anciennes puissances colonisatrices, dans un monde totalement intégré grâce à la formidable et exceptionnelle avancée technologique en matière de communication.

De quelque angle sous lequel l’on voudrait donner une réponse à cette interrogation fondamentale pour l’Afrique, une constante s’en dégage. La nature des relations entre l’Afrique et le reste du monde, notamment, ses anciennes puissances colonisatrices seront ce que les Africains eux-mêmes en décideront. Il n’y a aucune fatalité qui puisse justifier la place méprisante de notre continent dans le concert des nations. Seul un engagement sincère, total et persévérant  de chacun de nous dans la recherche du meilleur, d’abord pour nos peuples, ensuite pour le reste de l’humanité, peut donner à notre continent une meilleure place dans la construction du monde.

C’est la grande leçon que le Président Laurent GBAGBO a magistralement donnée au monde entier, mais surtout à l’Afrique lors de sa brève, mais dense intervention devant les Juges de la CPI. Le Président Laurent GBAGBO a donné et continue de donner  avec certains de ses amis et compagnons de lutte, dont certains sont soit en prison, soit en exil, quand ils n’ont pas été tués, l’essentiel de leur vie pour la démocratie, seul facteur de promotion de la liberté pour nos peuples.

Homme de dialogue, et pacifiste avéré, il ne peut comprendre que notre pays, la Côte d’Ivoire ne puisse se donner les moyens de sortir par un dialogue constructif et inclusif de la logique de l’affrontement qui continue d’en fragiliser la cohésion sociale. Qu’est ce qui est plus facile à faire pour notre pays entre la logique de l’affrontement qui nous conduit droit vers une explosion sociale, et l’ouverture d’un vrai dialogue, qui favorise le rassemblement.

Deux ans après le renversement du Président Laurent GBAGBO, l’écart est toujours grands entre les rapports de complaisance qui sortent des officines de ceux qui ont participé au dépérissement de notre nation, et la réalité vivante de nos compatriotes. Nul ne peut prétendre aimer notre pays plus que nous-mêmes. L’insécurité, la pauvreté, la cherté de la vie, l’exacerbation des clivages ethniques, les violations répétées des droits de l’Homme dans notre pays concernent au premier chef nos populations. C’est à elles que notre conscience doit rendre compte.

Mais comment peut-on espérer rendre heureuses ces populations lorsque non seulement on les prive de leurs choix politiques, mais pire, on maintient une large part d’entre elle sous le joug de la répression permanente.

 Ils sont encore nombreux nos compatriotes, civils et militaires qui sont soit en prison, soit en exil. La Justice ne promeut la paix que lorsqu’elle revêt avec fermeté le manteau de l’impartialité. Lorsqu’elle s’en dévêtit,  elle compromet alors la paix. Il y a donc une certaine corrélation entre la conscience collective de la nation et celle de la Justice. Le sentiment d’une justice orientée dans un seul sens en Côte d’Ivoire expose notre pays à des risques graves.

Que du temps inutilement perdu deux ans durant. L’extraordinaire mobilisation nationale et internationale autour du Président Laurent GBAGBO, indique en même temps, le chemin de la réconciliation en Côte d’Ivoire. Il n’y en a pas plusieurs, mais un seul. La libération du Président Laurent GBAGBO et de tous les autres prisonniers, ainsi que le retour des exilés et leur implication effective dans le débat politique en Côte d’Ivoire, restent des prérequis d’une vraie réconciliation. Le chemin emprunté depuis deux ans nous ramène toujours au point de départ. Efforçons-nous  donc de passer par l’unique chemin qui reste, même s’il est rendu étroit par nos craintes et nos orgueils. Nous devons nous mobiliser pour élargir ce chemin.

C’est pourquoi, au nom du Président Laurent GBAGBO, je voudrais féliciter toutes les personnes, en Côte d’Ivoire, en Afrique et ailleurs dans le monde, qui se mobilisent lui apporter leur soutien. Leur persévérance portera à coup sûr des fruits.  Que le souvenir de nos compatriotes encore en prison et dans les camps de réfugiés, au nom du combat pour la liberté et la démocratie ôte en chacun de nous la tentation de l’abandon. C’est dans la persévérance que nous transformerons la date du 11 avril en une victoire éclatante pour nous-mêmes, et ouvrir ainsi une grande espérance pour tous ceux qui se battent pour la liberté et la démocratie.

Mais il reste évident que notre persévérance risque d’être vaine, si elle ne s’inscrit pas dans une discipline rigoureuse. Je reste convaincu que, c’est dans la discipline, regroupés autour du Front populaire ivoirien (FPI) que nous trouverons à la fois l’inspiration et les armes de notre victoire. A ce propos, je saisis la présente opportunité pour saluer les efforts qui se déploient par-ci et par-là, pour donner une cohésion plus forte à toutes les initiatives. Les récentes assises qui ont regroupé plusieurs personnes à Paris pour donner un contenu cohérent à notre combat sont des initiatives heureuses qui méritent d’être encouragées. J’en félicite au nom du Président Laurent GBAGBO les initiateurs.

Même enfermé, le Président Laurent GBAGBO continue de nous donner le chemin de la lutte sans relâche. Il nous rappelle que les convictions sont plus fortes que les émotions. C’est en taisant nos émotions que nous donnerons une opportunité à nos convictions de transformer nos peines du 11 avril 2011, en une grande joie dans un futur dont la proximité ne dépend que de nous.  

 

Que Dieu vous bénisse!


P/ Le Président Laurent GBAGBO

Le Ministre KONE Katinan Justin

Son Porte-parole.

lundi, 08 avril 2013

«GBAGBO EST UN MALADE MENTAL»: ET SI SORO AVAIT COMMIS L'IRREPARABLE?

 

côte d'ivoire,«gbagbo est un malade mental»,et si soro avait commis l’irréparable?,connectionivoirienne.net

 

De sources proches du président ivoirien [séjournant actuellement en France pour raisons de santé], «Soro Guillaume a commis l’irréparable en félicitant Alpha Blondy après que celui-ci ait traité l’ex-président, Laurent Gbagbo, de malade mental». Erreur d’apprentissage politique…

"J’adresse mes félicitations à ce grand artiste ivoirien Alpha Blondy qui reste égal à lui-même. Son talent est indéniable et son charisme affirmé. J’ai toujours souhaité, et il le sait, qu’il demeure le porte-parole des sans-voix. Alpha Blondy doit être l’artiste du petit peuple. On peut l’aimer comme on peut le détester, mais personne ne peut nier le génie talentueux Alpha Blondy", a affirmé Guillaume Soro, dans une note sur son blog depuis la Corée du Sud où il est en visite depuis quelques jours.

Ces félicitations viennent curieusement après que la méga star aie traité l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, de «malade mental» lors d’un concert, lundi dernier à Paris. "Je viens de l’avoir au téléphone juste après son concert où il a une fois de plus excellé et dénoncé les panafricanistes dogmatiques adeptes du repli identitaire qui en plein Paris, en terre de démocratie, veulent imposer la pensée unique par la violence dont ils n’ont jamais su se guérir. Quelques gus ont voulu manifester contre cet artiste africain authentique", a ajouté M. Soro.

côte d'ivoire,«gbagbo est un malade mental»,et si soro avait commis l’irréparable?,connectionivoirienne.net

A l’analyse, le Président de l’Assemblée Nationale, en réagissant ainsi démontre bien, qu’il s’est résolument abonné à la médiocrité. Le climat de paix dont il parle nuit et jour n’est donc que mensonge et démagogie. Ignorant qu’après avoir forcé le destin en produisant un parcours sombre, terni de sang et de crimes de guerre, lui, le rebelle du MPCI sponsorisé par l’actuel président ivoirien, les organisations de droits de l’Homme l’ont pour cible. «Il n’échappera pas à la prison internationale», soutient une source bien introduite.

S’étant taillé un costume de chef d'Etat, Soro Guillaume se saisit de toutes les opportunités, même les plus misérables pour faire parler de lui. Cette fois-ci, celui-ci s’est illustré en mal. Car, ses vagues de félicitations adressées à Alpha Blondy, l’un des premiers artistes «déréglés» de Côte d’Ivoire, sont dépourvues de sens et sans portée. «C’est l’irréparable, qu’il a commis depuis la Corée du Sud», nous indique un proche du Président Alassane Ouattara.

Quand on saute les étapes par la rébellion, le coup d'état, les tueries et les massacres, pour parvenir à un tel niveau de responsabilité, il n’est pas étonnant de faire de tels dérapages, surtout en politique. «Un acte irréparable», comme le souligne des proches du Président Alassane Ouattara.


Fatima Berthe Gooré

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

dimanche, 07 avril 2013

LE MASSACRE DES AUTOCHTONES WE DANS LE CAMP DE L'ONU A NAHIBLY EN COTE D'IVOIRE

 

NAHIBLY - DUEKOUE.jpg


Ou comment l’ONU favorise l’impunité et l’épuration ethnique en les cachant sous le tapis.



Depuis le début du conflit en Cote d’ivoire, environ 30.000 personnes autochtones d’ethnie Wé ont été tuées par les forces favorables au Président actuel, selon Comité de sauvegarde du patrimoine foncier Wé. Cette source évalue à 230 tués l’attaque du camps de déplacés de l’ONU de Nahibly par les milices ethniques FRCI et dozos le 20 juillet 2012.

Ce massacre fait suite à ceux de Douékoué carrefour (2011) et Guitrozon (2005) qui avait également ciblé les Wé et qui avaient également eu lieu en présence des forces de l’ONU. Par suite de l’épuration ethnique et de la colonisation de l’ouest ivoirien par des populations originaires des pays au Nord de la Côte d’ivoire, la population étrangère serait passé de 37% lors du recensement de 1998 à 75% selon ce comité. Une partie de la population Wé a fuit au Libéria où se trouvait déjà les descendants de ceux qui avaient fuit la colonisation française. Une autre partie se trouvait dans des camps de déplacés à l’intérieur de leur propre région. L’ONU les encourageait à rentrer dans leurs villages incendiés en réduisant leurs allocations de nourriture mais le rythme des départs était insuffisant du fait de l’insécurité régnant dans les campagnes "sécurisées par les bandes dozos du boucher de Duékoué-carrefour, Amédée Ouéremi.

La FIDH et Amnesty International viennent de publier chacune un rapport qui permet de confirmer les informations données par les sources Wé sur les circonstances du massacre de Nahibly.

Un massacre prévisible

Nul ne pouvait ignorer que les autorités et les milices étaient décidées à fermer les camps puisque le préfet de la ville avait fait des déclarations en ce sens en mars 2012. Le chef militaire de Douékoué, le lieutenant Koné Daouda dit Konda avait abondé dans le même sens : « Nous n’allons pas rester les bras croisés pendant longtemps. Il faut que le site soit fermé pour éviter qu’il ne devienne le nid de malfaiteurs », a-t-il dit. Ces déclarations ont été suivi par l’apparition de problèmes à l’intérieur du camp : « A partir du mois de mars 2012, il y avait eu 14 attaques contre les travailleurs humanitaires dans le camp et, au mois de mai, le HCR a envoyé une lettre aux autorités relevant ces incidents en les informant que la distribution de vivres serait suspendue. Le 22 mai, des acteurs humanitaires ont été menacés par des individus au sein du camp » a déclaré le patron de l`Onuci, Bert Koenders.

Une mission de l’ONU préconise en mai 2012 de renforcer la clôture pour " rendre plus difficile l’accès au camp par un autre lieu que le portail principal." Heureusement, cette mesure n’a pas été mis en œuvre sans quoi nul n’aurait pu s’échapper lors de l’attaque du camp. La mission est arrivée à la conclusion que "le camp de Nahibly connaissait une situation sécuritaire dégradée par la présence très vraisemblable d’éléments perturbateurs de type bande armée, sans doute composée d’anciens miliciens ou militants gbagboistes de l’ethnie Guéré, dont certains ont été nommément identifiés." . Plutôt que de chasser les perturbateurs probables nommément identifiés, la mission préconise l’ouverture d’un poste de police ivoirien à l’intérieur du camp, en plus de celui de l’ONU. Cette réponse ne sera pas mise en œuvre par les autorités ivoiriennes selon l’ONU, peut être parce que ces autorités n’ont pas confiance dans la police qui a été partout désarmée.

Selon Amnesty, l’attaque contre le camp " est intervenue dans un contexte de stigmatisation croissante des personnes déplacées de la part aussi bien des autorités politiques et militaires locales que de certaines franges de la population. (...) Un ancien résident du camp a dit à Amnesty International : « Les Dozos et des habitants des villages environnants ne cessaient de nous dire : “C’est à cause de Gbagbo que vous êtes là, on va vous tuer” ».
Plusieurs sources ont également indiqué à Amnesty International que, dans les semaines qui ont précédé l’attaque, il était devenu très courant d’entendre parler de la nécessité de faire « disparaître » le camp de Nahibly.
"

Une organisation méthodique

"Le 19 juillet 2012, la veille de l’attaque du camp, se serait tenue à l’hôtel Monhessia (un hôtel désaffecté de Duékoué occupé à l’époque par les FRCI) une réunion entre le Lieutenant Konda, des Dozos et des représentants des jeunes Malinke de la ville. Le même jour, une réunion similaire de Dozos se serait déroulée à Guiglo au maquis Ketin. Ces Dozos de Guiglo « ont été amenés et ramenés ensuite après l’attaque du camp », selon un témoin" rapport FIDH.

Officiellement, c’est un événement fortuit qui a déclenché l’attaque du camp. Un braquage aurait fait 5 morts dans la nuit du 19 au 20 juillet au quartier Kokoman. Les jeunes malinké (allochtones) auraient suivi des traces de sang menant jusqu’au camps pourtant fort éloigné. Ils prirent alors d’assaut le camp à 8 heures devant les caméras et en présence du préfet Benjamin Effoli et du Lieutenant Daouda Koné.

Les 22 militaires et policiers de l’ONU qui gardaient le camp ne tenteront pas grand chose pour les en empêcher.

« Il était évident que nous n’étions pas capables de contrôler cette foule sans leur tirer dessus. Cela aurait presque certainement conduit à une explosion de violence et beaucoup de gens auraient été tués. Bien sûr, c’est ce qui s’est passé à la fin tout de même ». Témoignage d’un officier onusien recueilli par Amnesty International.

L’ONU déclarera plus tard que "La foule de "500 à 1.000" personnes qui est descendue sur le camp était un groupe "organisé" , (...), que "l`identité des assaillants faisait toujours l`objet d`une enquête" et que ces événements soulignait la nécessité de la restauration de l`autorité de l`État à travers le pays (AFP 27 juillet 2012). Mais cet événement n’est-il pas une excellente illustration de l’autorité de l’État et de l’immense talent des enquêteurs bredouilles de l’ONU ?

Les militaires et les milices ethniques malinké "dozos" ont procédé aux exécutions dans le camp, aux alentours et plus tard en brousse. "Dans ce chaos, les hommes, qui sont particulièrement ciblés, tentent de fuir. Certains par l’arrière du camp, d’autres par l’entrée principale. Ceux qui tentent de fuir par l’arrière du camp semblent avoir été abattus par les Dozos et peut-être des FRCI qui encerclaient le camp. Un témoin atteste qu’au moins 7 personnes auraient été tuées dans les taillis à l’arrière du camp. L’UNPOL et l’ONUCI ont bien tenté de ratisser la zone après les faits, mais « ils ont essuyé des tirs à ce moment, et n’ont pas pu accéder à la zone pendant les 7 jours qui ont suivi » affirme une source interne. Lorsqu’ils ont pu enfin se rendre à l’arrière du camp, « plus aucun corps n’était présent », déclare, amère, ce témoin des événements.

Pendant ce temps, le sort des hommes qui tentaient de fuir par l’entrée principale du camp n’est pas meilleur : bastonnés et poursuivis, certains sont arrêtés par des éléments des FRCI " FIDH.

Les personnes arrêtés disparaîtront définitivement pour la plus part et une femme subira un viol collectif par les FRCI. De nombreux témoignages font état de cadavres emportés, ce qui enlève tout caractère spontané à l’événement.

Un témoin permettra la découverte d’une dizaine de puits contenant les corps de victimes des massacres. Un seul sera fouillé, il contenait 6 corps. Les autres seront laissé en l’état "pour préserver les preuves".

La complicité de l’ONU

Lors du massacre de 2011 dans la même ville de Douékoué, les soldats de l’ONU avaient enterrés eux même plus de 800 corps mais compté seulement 150 victimes. Une fois encore à Nahibly, l’ONU a cherché à étouffer la polémique en donnant une estimation ridiculement faible du nombre de victimes. Bien qu’un bataillon de l’ONU stationne dans la ville, la zone du camp avait été "sécurisée" par les FRCI qui venaient de le détruire, empêchant les ONG d’y accéder pour compter les corps. Les lieux de détention n’ont pas été visités, ce qui aurait probablement permis de sauver les personnes arrêtées. Ainsi, Bert Kondoers a pu annoncer 11 morts en tout dont 5 victimes du braquage "déclencheur" du massacre. Les 6 corps trouvés dans le camps étaient des corps difficilement transportables, notamment 3 vieillards brûlés vifs. L’ONU, qui avait identifié les 4000 habitants du camp, n’a pas cherché à répertorier les survivants, les morts et les disparus et le bilan n’a jamais été réévalué. Les déplacés ont été promptement rapatriés dans leurs villages d’origines où leur sécurité n’est pas assurée, sans parler de leurs éventuels témoignages. Selon la FIDH "La disparition à l’issue de l’attaque du camp de Nahibly de plusieurs dizaines de personnes déplacées, ainsi que la confirmation de cas d’exécutions sommaires et extra-judiciaires, laissent donc entrevoir un bilan beaucoup plus lourd que les chiffres officiels." Les "pro-Gbagbo" évoquent 47 corps identifiés, 213 Wê tués et plus de 1000 disparus lors de l’attaque de Nahibly (Notre Voie 5 août 2012). Sans souscrire à leur évaluation que personne ne semble avoir voulu discuter, il faut reconnaître que le bilan onusien est très éloigné de la réalité et que cet aveuglement est volontaire.

Il y a comme une contradiction interne dans la déclaration de Bert Koenders, responsable de l’ONU en Côte d’ivoire lors de la conférence sur l’impunité de fevrier 2013 lorsqu’il dit "C’est en brisant le cercle vicieux de l’impunité et en promouvant une justice équitable que l’on aboutira à rompre le cercle vicieux de la violence. Je voudrais à cet égard saluer l’engagement de son Excellence Alassane Ouattara, le Président de la République, et de son Gouvernement, et noter l’ensemble des mesures prises et structures mises en place pour lutter contre l’impunité des crimes d’un passé récent." Car le massacre de Nahibly a été commis avec la participation des autorités ivoiriennes et rien n’a été fait pour en identifier les responsables. En saluant l’action du chef de l’État, Koenders montre qu’il accepte son inaction pour ne pas l’embarrasser. Tout le reste n’est que souhaits pieux et promesses de faire des ronds "vertueux" dans l’eau.

Vacuité du droit

Selon Haut Commissaire aux droits de l’homme, les peuples autochtones, ou peuples indigènes, sont « les descendants de ceux qui habitaient dans un pays ou une région géographique à l’époque où des groupes de population de cultures ou d’origines ethniques différentes y sont arrivés et sont devenus par la suite prédominants, par la conquête, l’occupation, la colonisation ou d’autres moyens ».

Maintenant qu’il est minoritaire sur sa propre terre, le peuple Wé devrait donc bénéficier de toutes les garanties offertes par la "Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones", notamment en matière de droit à la terre. Mais c’est une foutaise parce que les autochtones réfugiés dans des camps sont massacrés sous les yeux de l’ONU. Ceux qui ne vendent pas leurs terres à n’importe quel prix, c’est qu’ils n’ont plus la volonté de vivre. Dans ces conditions, lorsque Koenders appelle le gouvernement ivoirien a résoudre les conflits fonciers en votant une loi à ce sujet, il ne fait que l’inciter à donner une légalité à la spoliation.


Serge LAURENT


Source: LE GRAND SOIR

samedi, 06 avril 2013

LE MALI, UNE PROVINCE FRANÇAISE COMME LES AUTRES

HOLLANDE AU MALI.jpg


Lors de son grand oral sur France 2, François Hollande a émis deux signaux contradictoires à propos de la crise malienne et, plus largement de l’approche de la France vis-à-vis de l’Afrique. 

D’un côté, le président français a voulu se démarquer de la Françafrique, en niant l’implication de son pays dans le choix du futur président du Mali. De l’autre, le même François Hollande se dit ”intraitable” en ce qui concerne le respect du chronogramme électoral qui doit, selon lui, impérativement déboucher sur la tenue d'une élection présidentielle, d’ici à la fin du mois de juillet 2013. 

C’est à n’y rien comprendre. Car on peut bien se demander où est passée la souveraineté du Mali, quand c’est le président français qui annonce que ceci ou cela doit obligatoirement se faire dans le pays ! Cette approche infantilise les institutions et le peuple maliens. Leur sort est décidé à Paris et annoncé sur France 2. A l’évidence, la différence avec un certain passé regrettable est mince. Le fait que la France veuille retirer ses soldats est à la limite compréhensible. Mais cela ne veut pas dire que ce soit une bonne idée car, de toute évidence, le pays est loin d’avoir été pacifié... Contrairement à ce qu’en pense François Hollande, selon lequel "tous les objectifs sont atteints”. 

Mais on comprend qu’englué dans une spirale de baisse de sa popularité le numéro un français veuille jouer sur toutes les cordes pour essayer de remonter cette pente particulièrement raide. Par ailleurs, si l’Afrique elle-même veut continuer à se percevoir comme souveraine, il faut qu’elle arrête d’implorer l’aide des autres, même quand il s’agit de défendre l’intégrité territoriale de ses propres Etats. Mais ce qui est totalement inadmissible, c’est bien le fait que François Hollande estime que l’intervention de ses troupes dans la crise malienne lui donne le droit de traiter le Mali comme s’il s’agissait d’une province française. 

Or, c’est bien ce que le président français a fait hier lors de son intervention télévisée. Il ne s’est pas contenté de donner son avis sur la tenue de la présidentielle. Il a aussi déclaré que cette dernière devait impérativement se tenir au mois de juillet ! Que le Mali et le peuple malien soient prêts ou non, là n’est pas, pour lui, la question. Peu importe les conséquences. Il veut les élections d’ici à la fin juillet, et c’est tout ce qui importe pour lui. 

En s’exprimant ainsi, il ne parle pas en tant que président d’un pays ami. Il prend plutôt la place de Dioncounda Traoré [président du Mali par intérim], de toute l’élite politique et de la société civile. Aussi, qu’il ne se fatigue pas à nier le choix que la France fera sur l’un des candidats. Parce que, quand on est capable d’imposer au peuple d’un pays – a priori – souverain sa propre volonté, on ne s’empêche pas, en principe, de choisir celui qui occupera le fauteuil présidentiel. 

Fouler au sol la dignité de tout un peuple est autrement plus grave que de s’immiscer dans un processus électoral qui, quoi qu’il arrive, est toujours sujet à une certaine manipulation. Or le point de vue de François Hollande n’est pas du tout isolé. Il s’agit d’une approche murie, dans la mesure où précédemment le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait donné des injonctions semblables. Les adieux à la Françafrique ressemblent à des vœux pieux. 


Boubacar Sanso Barry 
 
 
 
Source: AFRIK53.COM 

00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Europe, France, Mali, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : afrique, le mali, une province française comme les autres, françois hollande | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 05 avril 2013

LA JUSTICE DES VAINQUEURS DE OUATTARA A NOUVEAU EPINGLEE PAR HUMAN RIGHTS WATCH

 

ALASSANE OUATTARA - FETE DE LA TABASKY.JPG


Human Rights Watch presse Ouattara d'établir une justice impartiale

 

Par RFI. Presque deux ans après la fin d'une crise postélectorale qui a fait officiellement 3 000 morts, l'organisation américaine Human Rights Watch épingle le pouvoir d’Alassane Ouattara pour partialité dans un rapport de 82 pages publié aujourd’hui, jeudi 4 avril 2013. Le rapport est intitulé «Transformer les discours en réalité: l’heure de réclamer des comptes pour les crimes internationaux graves perpétrés en Côte d’Ivoire». 


«Plus d’impunités en Côte d’Ivoire, tous les responsables de crimes seront poursuivis quelque soit leur couleur, leur choix politique ou leur grade militaire». Human Rights Watch salue ces déclarations du président Alassane Ouattara depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo, il y a presque 2 ans. Des déclarations répétées régulièrement depuis son investiture en mai 2011.
Malheureusement, on voit peu de signes concrets de cette justice impartiale qui a été promise. Pour Phlippe Bolopian, représentant de HRW auprès des Nations-Unis, «la justice des vainqueurs ne permettra pas la réconciliation, elle ne permettra pas de rassurer les personnes appartenant ou étant sympathiques au clan Gbagbo. Il est temps de tourner cette page sombre de l’histoire de la Côte d’Ivoire et ça ne pourra se faire qu’au prix d’une justice vraiment impartiale et pas d’une justice de vainqueurs.»
Les chiffres parlent d’eux-mêmes, 150 personnes dans le clan Gbagbo poursuivies, 0 dans le camp Ouattara. Il est temps de changer cette équation.
«HRW exhorte la communauté internationale à peser de tout son poids sur les autorités ivoiriennes, pour qu’elles traduisent leurs paroles en actes». 

Pour l’ONG américaine, les partenaires de la Côté d’Ivoire dans l’Union européenne, la France et les Etats-Unis devraient accroître leur pression diplomatique et établir un lien entre leur soutien financier et les efforts de justice impartiale. 

Côte d’ivoire: Des promesses de justice impartiale non tenue 

(Abidjan) – Le gouvernement ivoirien n’a pas encore honoré sa promesse de réclamer des comptes de manière impartiale pour les crimes internationaux graves perpétrés lors de la crise post-électorale de 2010-2011, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Les autorités ivoiriennes devraient renforcer leur soutien aux juges et aux procureurs qui traitent ces affaires afin que justice puisse finalement être rendue aux victimes des deux camps. 

Le rapport de 82 pages, intitulé « Transformer les discours en réalité : L’heure de réclamer des comptes pour les crimes internationaux graves perpétrés en Côte d’Ivoire », analyse les efforts inégaux déployés par la Côte d’Ivoire pour réclamer des comptes aux responsables des crimes internationaux graves commis dans la foulée du scrutin présidentiel de novembre 2010. Depuis son investiture en mai 2011, le Président Alassane Ouattara a déclaré à plusieurs reprises qu’il s’engageait à traduire en justice tous les responsables, indépendamment de leur affiliation politique ou de leur grade militaire. Or, même si les procureurs ont inculpé plus de 150 personnes pour des crimes perpétrés au cours des violences post-électorales, aucun des inculpés ne provient des forces pro-Ouattara. 

« Le soutien exprimé par le Président Ouattara en faveur d’une justice impartiale sonne creux s’il n’est pas assorti de mesures plus concrètes visant à rendre justice aux victimes des crimes commis par les forces pro-gouvernementales », a souligné Param-Preet Singh, juriste senior au programme de Justice internationale de Human Rights Watch. « Si la Côte d’Ivoire veut rompre avec son dangereux héritage qui permet aux personnes proches du gouvernement d’être à l’abri de la justice, il faut qu’elle engage des poursuites crédibles à l’encontre des responsables de crimes appartenant aux deux camps impliqués dans le conflit post-électoral. » 

Les partenaires internationaux de la Côte d’Ivoire—dont l’Union européenne, les Nations Unies, la France et les États-Unis—devraient également accroître leurs pressions diplomatiques et leur soutien financier aux efforts de justice impartiale, a noté Human Rights Watch. 

Le rapport est basé sur des travaux de recherche réalisés à Abidjan en septembre 2012 ainsi que sur des entretiens de suivi avec des responsables gouvernementaux, des juristes, des membres de la société civile, des représentants de l’ONU, des diplomates et des responsables d’organismes bailleurs de fonds. 

Les résultats du scrutin présidentiel de novembre 2010, reconnus internationalement, avaient donné Ouattara vainqueur, mais Laurent Gbagbo, son rival, avait refusé de quitter la présidence. Une crise de cinq mois s’en était ensuivie, au cours de laquelle au moins 3 000 personnes avaient été tuées et 150 femmes violées, souvent dans le cadre d’attaques perpétrées en fonction de critères politiques, ethniques et religieux. En novembre 2011, Gbagbo avait été transféré à La Haye en vertu d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI). Il y demeure en détention dans l’attente d’une décision établissant s’il existe suffisamment d’éléments de preuve pour intenter un procès contre lui pour quatre chefs de crimes contre l’humanité. 

Les affaires liées à des crimes internationaux graves peuvent se révéler sensibles, mais l’absence de justice risque d’entraîner de lourdes conséquences. L’impunité chronique qui prévaut alimente les épisodes répétés de violence dont la Côte d’Ivoire est le théâtre depuis dix ans, les civils en payant le prix le plus élevé, a déploréHuman Rights Watch. 

En juin 2011, le Président Ouattara a créé la Commission nationale d’enquête, la Cellule spéciale d’enquête, ainsi que la Commission dialogue, vérité et réconciliation en réponse aux exactions commises lors de la crise post-électorale. En août 2012, la Commission nationale d’enquête a publié un résumé de son rapport, lequel confirme d’une part que des crimes graves ont été perpétrés à la fois par les forces pro-Gbagbo et pro-Ouattara et recommande d’autre part la traduction en justice des responsables de ces actes. Ces résultats font écho aux constatations d’une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU et aux rapports d’associations de défense des droits humains. 

Human Rights Watch a appelé la Cellule spéciale d’enquête, chargée de mener des enquêtes judiciaires sur les crimes post-électoraux, à utiliser le rapport de la Commission nationale d’enquête pour réaliser un « exercice de cartographie ». Cet exercice consisterait essentiellement à fournir un panorama détaillé des crimes commis par région durant la crise, identifiant des personnes suspectes si cela s’avère possible. Cela aiderait la cellule à élaborer une stratégie pour la sélection des affaires devant faire l’objet d’enquêtes et de poursuites, ce qu’elle n’a pas encore fait. 

Les parties non confidentielles de tout « exercice de cartographie » et de toute stratégie en matière de poursuites devraient être partagées avec le public afin de contribuer à instaurer la confiance en la capacité de la Cellule nationale d’enquête d’exécuter son mandat en toute indépendance et impartialité. La cellule a probablement besoin d’effectifs supplémentaires si elle veut parvenir à mener des poursuites impartiales visant les auteurs de crimes internationaux graves, a fait remarquer Human Rights Watch. 

Human Rights Watcha constaté que de nombreuses personnes accusées de crimes post-électoraux se trouvaient en détention préventive depuis près de deux ans, en violation de leur droit internationalement reconnu à un procès équitable, en partie à cause du besoin de procéder à des réformes juridiques attendues de longue date. Le gouvernement devrait accélérer ses efforts de réforme du Code de procédure pénale afin que les accusés déjà en détention puissent sans tarder faire l’objet d’un procès et bénéficient du droit d’interjeter appel. L’accès à un avocat devrait également être rendu obligatoire à un stade plus précoce de la procédure, ainsi que l’assistance judiciaire pour les accusés qui ne peuvent se payer un avocat. 

Les États parties à la CPI, l’UE et les Nations Unies, notamment, ont de plus en plus souvent exprimé leur engagement à promouvoir la traduction en justice des auteurs de crimes internationaux devant des tribunaux nationaux afin que la complémentarité—principe en vertu duquel la CPI n’intervient que lorsque les tribunaux nationaux n’ont pas la volonté ou sont dans l’incapacité de mener à bien des poursuites—devienne réalité. Le rapport de Human Rights Watch met toutefois en avant des éléments démontrant que les principaux partenaires de la Côte d’Ivoire n’ont déployé que des efforts limités en ce sens. 

Les partenaires internationaux de la Côte d’Ivoire devraient tirer les enseignements des erreurs commises au lendemain du conflit armé qui avait touché le pays en 2002-2003, a relevé Human Rights Watch. À la suite de ce précédent conflit, les partenaires internationaux du pays ont gardé le silence alors que la justice se voyait reléguée au second plan et que l’impunité s’enracinait plus profondément, contribuant à poser les jalons de la crise post-électorale dévastatrice de 2010 et 2011. 

« L’absence de réformes majeures visant à fournir le soutien nécessaire pour les enquêtes et les poursuites freine les progrès en matière de lutte contre l’impunité pour les crimes internationaux graves perpétrés en Côte d’Ivoire », a expliqué Param-Preet Singh. « Les partenaires internationaux de la Côte d’Ivoire devraient travailler aux côtés du gouvernement pour fournir une assistance là où elle s’avère nécessaire, et user de leur influence diplomatique pour renforcer le message selon lequel l’impunité n’est pas une solution envisageable. » 

Le gouvernement ivoirien et les bailleurs de fonds internationaux devraient également coopérer pour soutenir l’indépendance des juges et des procureurs, ainsi que pour assurer la protection et la sécurité des témoins, des juges, des procureurs et des avocats de la défense travaillant sur des affaires de crimes internationaux graves. Ceci est d’une importance capitale pour garantir l’exercice d’une justice équitable et impartiale pour les principaux crimes commis dans un passé récent, et pour renforcer l’ensemble du système judiciaire ivoirien afin qu’il puisse opérer efficacement et équitablement à l’avenir, a indiqué Human Rights Watch. 

À la suite des requêtes introduites par les gouvernements Gbagbo et Ouattara afin qu’une enquête soit menée sur les violences en Côte d’Ivoire, la CPI a ouvert une enquête en octobre 2011. La cour est compétente pour juger les crimes perpétrés dans le pays à partir du 19 septembre 2002. À ce jour, elle n’a délivré publiquement que deux mandats d’arrêt, à l’encontre de Laurent Gbagbo et de son épouse Simone, tous deux accusés de crimes contre l’humanité. Se basant sur des entretiens effectués avec de nombreux militants de la société civile ivoirienne, le rapport de Human Rights Watch conclut que l’approche à sens unique adoptée par la CPI a légitimé la mise en œuvre de la même approche par les autorités judiciaires ivoiriennes et porté atteinte à l’image en Côte d’Ivoire de la CPI en tant qu’institution impartiale. 

La Côte d’Ivoire a ratifié en février 2013 le Statut de Rome, le traité qui a institué la CPI, devenant le 122e État partie à la cour. 

Simone Gbagbo se trouve toujours en détention préventive en Côte d’Ivoire, où elle a été inculpée de génocide, entre autres crimes. Le gouvernement ivoirien devrait honorer l’obligation qui lui incombe de remettre Simone Gbagbo à la CPI, une alternative étant de contester la recevabilité de son affaire devant la CPI parce qu’elle comparaît en justice au niveau national pour des crimes de même nature. 

«La CPI devrait rapidement enquêter sur les crimes commis par des individus appartenant au camp Ouattara et, sur la base des éléments de preuve, demander que des mandats d’arrêt soient délivrés», a conclu Param-Preet Singh. «Ceci se révèle indispensable pour rétablir la légitimité de la CPI en Côte d’Ivoire et faire pression sur les autorités ivoiriennes afin qu’elles produisent des résultats crédibles et impartiaux.»
 
 

Source: AFRIK53.COM

jeudi, 04 avril 2013

SATISFECIT FLATTEUR AU GOUVERNEMENT OUATTARA - UNE ECONOMISTE ECRIT A CHRISTINE LAGARDE

 

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Dotée d’une solide formation économique, notre lectrice Laurie Tipper conteste les vérités (?) du Fonds monétaire international (FMI), qui veut convaincre à toute force les Ivoiriens que son ancien «commis» Alassane Ouattara fait un travail merveilleux dans la meilleure des Côte d’Ivoire possibles.

 

Je suis interloquée par les déclarations de Michel Lazare faites le 28 mars 2013: «La Côte d’Ivoire a réalisé une croissance de 9, 8% en 2012, des performances qui planchent au-delà des prévisions du Fonds monétaire internationale (FMI) (8,6%), « pour la première fois depuis 30 ans, la Côte d’Ivoire a régularisé sa dette extérieure», «la Côte d’Ivoire ne souffre de problème de seuil d’endettement. Avec des appuis financiers extérieurs  conséquents, le taux d’investissement public dépassera les 7% du PIB».

(Source: http://www.imf.org/external/french/np/sec/pr/2013/pr1397f.htm).

Ces  déclarations me font penser à une jonglerie sensorielle et mentale qui, modifiant les perspectives intellectuelles, suspend l’intervention de la logique et impose un état de vertige, car la vérité évidente et banale à laquelle nous assistons, que dis-je que nous subissons, c’est une flambée généralisée des prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité sur les marchés. Mieux l’eau, le courant, le gaz, l’essence ont connu le même sort. Sans compter les montants excessifs imposés aux étudiants en majorité issus de familles défavorisées, qui ont dû abandonner leurs études, faute de moyens, pour preuve le nombre décroissant d’inscrits dans les universités en Côte d’Ivoire. Je ne m’étalerai même pas sur les énormes difficultés pour  simplement survivre au quotidien aujourd’hui en Côte d’Ivoire, ne serait-ce qu’avoir de l’eau, relève du parcours du combattant. 

En économie, on ne décrète pas la croissance ou son absence: on la constate chiffres à l’appui. Le taux de croissance de la Côte d’Ivoire pour les années 2009 à 2011 étaient respectivement de 4.2%, 2.6%, et de -5.8%. Multiplication des petits pains ou cour des miracles? La Côte d’Ivoire serait donc passée d’un taux de croissance de -5.8% en 2011 à + 9.8% en 2012. Je ne pense pas me tromper en affirmant que les objectifs du FMI sont: transparence, disponibilité de l’information, définition des codes de bonne conduite, dépassement de l’esprit et de la culture du cloisonnement, diffusion de messages clairs et cohérents  pour éviter que les pays ne se mettent en situation de crise. Le principal objectif du PIB (Produit Intérieur Brut) est de mesurer l’activité économique, il est reste pas moins la mesure la valeur de la production d’un pays (sa richesse) et est avant tout l’agrégat de la comptabilité nationale d’un pays, il n’y a donc rien à dissimuler  aux citoyens.

Par conséquence, j’ose espérer qu’il n’y a aucun obstacle pour répondre aux 4 points ci-dessous listés et surtout pour rendre publicles méthodologies d’approche du calcul du PIB ivoirien pour l’année 2012 ainsi que toutes les valeurs associées à ce calcul et bien sûr toutes valeurs afférentes au taux de croissance 2012.

1. La méthodologie que votre institution a utilisé pour le calcul du PIB 2012 en Côte d’Ivoire.

Calcul du PIB par une approche production ou Calcul du PIB par approche revenu ou Calcul du PIB par approche demande?

2. La mesure prise par votre institution pour mesurer ce taux : par glissement annuel ou trimestriellement?

3. Suite aux déclarationsde Michel Lazare: « pour la première fois depuis 30 ans, la Côte d’Ivoire a régularisé sa dette extérieure », dans ma lettre ouverte que je vous ai adressée le 09/01/2013, le stock résiduel de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire après tous les allègements (PPTE, IADM et C2D) s’établissait à 2 322,8 milliards. Le FMI peut-il élaborer les propos tenus et donc confirmer le paiement intégral de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire incluant les dettes suivantes: FMI, Club de Paris, Club de Londres, EURO bond 2032, Japon, USA, etc…?

4. Suite aux déclarations de Michel Lazare, le FMI peut-il élaborer les propos tenus « la Côte d’Ivoire ne souffre de problème de seuil d’endettement », d’accord mais quel est ce seuil d’endettement?

Je reste confiante que malgré votre charge de travail, je n’ai pas de doute qu’un de vos conseillers prendra le temps de répondre aux 4 points cités ci-dessus, je ne souhaiterais pas donner raison à Mme Eva Joly qui le 2 juillet 2011 disait de vous Madame Christine Lagarde « C’est une ultralibérale et je crains que ses arbitrages ne soient pas en faveur des peuples mais du libre accès aux ressources pour des multinationales qu’elle a passé sa vie à conseiller ».  Sans réponse à mes questions je me verrais dans l’obligation de prendre en compte les propos tenus par Peter Doyle – démissionnaire du FMI -et donc m’insurger contre  «l’incompétence», «les manquements» de votre institution,  ou encore convenir que le FMI est soumis au dogme local et au donneur d’ordre politique. Les pays africains ne sont pas tenus au dogme du marché néo-libéral et à l’application de règles immuables ignorant les spécificités de chaque pays. L’Afrique en général et la Côte d’Ivoire en particulier n’ont pas besoin de quitus et d’une bénédiction du FMI, mais plutôt d’une transparence qui évitera la dilapidation des ressources et qui relèvera le taux de misère galopant et le manque de perspectives des peuples africains dus aux joueurs d’échecs et à l’entretien de l’illusion perpétrée par les oligarques qui tiennent nos pays.

Comme le disait Keynes: «L’inévitable n’arrive jamais, c’est l’inattendu qui se produit».


Laurie Tipper, Economiste


NB : la titraille est de la rédaction


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N.B. pour mes lecteurs:

a) Le taux de croissance est égal à (valeur du PIB (année n) – valeur du PIB(année-1)/valeur du PIB(année-1)*100)

b) Calcul du PIB par une approche production

PIB = « somme de toutes les valeurs ajoutées » qui ont été créées par les agents économiques du pays. Ce total regroupe donc la somme des valeurs ajoutées, la TVA et les taxes perçues sur l’importation et l’exportation. Ce calcul met en valeur les mutations dans les différents secteurs et services. Ce sont les comptes de résultat fournis par les entreprises, et les administrations publiques.

c) Calcul du PIB par approche revenu

PIB = somme de tous les revenus : « rémunération des salariés, profits bruts des entreprises et des entrepreneurs individuels ». Cette méthode souligne les évolutions des comportements en termes de consommation. Elle permet aussi « d’apprécier le poids de l’investissement dans les dépenses des entreprises, leur nature… »

d) Calcul du PIB par approche demande

PIB = addition des « achats des usagers finaux, les ménages (…), les entreprises » à laquelle on ajoute ou l’on enlève « les variations de stocks ». En d’autres termes, on évalue ici « l’équilibre entre salaires et profits ».

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

mercredi, 03 avril 2013

RAILA ODINGA: ALORS POURQUOI AVAIT-IL FAIT TANT DE MISERES A LAURENT GBAGBO?

 

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L'Histoire parle, mais avec une sacrée dose d'ironie

L'ancien Premier ministre kenyan, candidat malheureux au dernier scrutin présidentiel dans son pays, a finalement accepté sa défaite. En se pliant à la loi d'airain de la Constitution de son pays. Il n'avait pour autant pas eu d'égards pour la Loi fondamentale ivoirienne, dans le cadre de laquelle il a été un médiateur à la fois éphémère et partisan… D'une certaine manière, l'argumentaire qu'il déploie rend justice au «réprouvé de Scheveningen».

Non seulement l'Histoire parle, mais elle est dotée d'une sacrée dose d'ironie ! Près de deux ans après la fin tragique de la crise post-électorale ivoirienne, l'ancien Premier ministre kenyan Raila Odinga rend justice à la démarche politique du président Laurent Gbagbo.

Pour rappel, Raila Odinga avait appelé au départ du pouvoir de Gbagbo, pourtant déclaré élu par le Conseil constitutionnel, dès le début du contentieux consécutif au second tour de la présidentielle ivoirienne de 2010. Ce qui n'avait pas empêché l'Union africaine de le désigner comme médiateur. Bien entendu, Odinga avait usé de cette position pour prendre outrageusement partie pour celui qu'il appelait «le président élu Alassane Ouattara», au point d'être récusé par le camp de celui qu'il désignait par l'appellation «monsieur Laurent Gbagbo» et qui, disait-il, l'avait «déçu» pour avoir refusé de lever le «blocus» de l'hôtel du Golf. Le 12 avril 2011, Raila Odinga continuait d'enfoncer Gbagbo en s'indignant de ce qu'il avait refusé «toutes les offres», y compris un poste d'enseignant aux Etats-Unis, en échange de sa capitulation.

C'est le même Raila Odinga qui s'est retrouvé candidat à l'élection présidentielle de cette année dans son pays, le Kenya. En 2007-2008, le Kenya avait été secoué par une crise postélectorale, Mwai Kibaki, le président sortant, et Raila Odinga, principal opposant, se considérant tous les deux vainqueurs. Au final, cette crise a été réglée, après plus d'un millier de morts, par une formule mêlant partage du pouvoir et programme de réformes institutionnelles.

En cette année 2013, Odinga, Premier ministre sortant, était face à Uhuru Kenyatta, fils de l'ancien président Jomo Kenyatta. Et la Commission électorale a publié des résultats provisoires donnant Uhuru Kenyatta vainqueur, au terme d'un processus autrement plus régulier que celui qui a poussé le président de la CEI ivoirienne, Youssouf Bakayoko, à déclarer Ouattara en tête, de manière unilatérale et en violation totale du Code électoral.

Contrairement à son attitude dans le cadre de la crise ivoirienne, où il a fait mine de considérer comme élu de manière définitive le candidat déclaré en tête par la Commission électorale, Raila Odinga, s'estimant lésé, a déposé des recours devant la Cour suprême, équivalent du Conseil constitutionnel ivoirien. Comme Gbagbo !

Comme Gbagbo, il a fait état de bureaux de votes où le nombre de votants était supérieur au nombre d'inscrits – même s'il ne s'agissait que de dizaines de bureaux, loin des milliers de procès-verbaux litigieux du scrutin ivoirien.

Comme Gbagbo, il espérait de l'arbitre du jeu politique dans son pays, qu'il «renverse» les résultats provisoires. On est donc en droit de se demander ce que lui, et la «communauté internationale» qu'il représentait, reprochaient à Gbagbo et à sa démarche légaliste !

En effet, si l'on doit constater qu'Alassane Ouattara, en se proclamant vainqueur de manière unilatérale et en allant jusqu'à orchestrer une parodie de prestation de serment, a violé la Constitution, l'on est obligé de noter – même si on conteste intellectuellement la logique juridique du Conseil constitutionnel de l'époque – que Gbagbo a respecté de manière scrupuleuse l'esprit et la lettre de la Loi fondamentale. Y compris quand, régulièrement investi, il a ouvert la voie à un recomptage des voix qu'il pouvait ordonner en se servant de l'article 48 de ladite Loi fondamentale...

Doit-on rappeler qu'Odinga a refusé de considérer Kenyatta comme «président élu» avant le verdict de la Cour suprême ? La Cour suprême en question a finalement tranché et proclamé Uhuru Kenyatta vainqueur du scrutin, à la suite de l'examen des recours.

Ravalant sa déception, Raila Odinga a accepté sa défaite en se livrant à un plaidoyer vibrant en faveur de l'Etat de droit, diffusé notamment à travers son compte Twitter: «Ma foi dans le constitutionnalisme demeure intacte. En tant que nation, nous devons aller en avant dans notre détermination à réformer notre vie politique et nos institutions. Le respect de la suprématie de la Constitution dans la résolution de nos différends est la meilleure fondation de notre société démocratique.» On croit rêver !

Ces propos d'Odinga arrivent comme en écho à ceux tenus par Gbagbo le 28 février dernier, lors de son intervention à la Cour pénale internationale. «Nous avons besoin de la démocratie […]. Mais la démocratie ce n'est pas seulement le vote, c'est qui dit le vote. Qui dit le résultat du vote. C'est ça aussi la démocratie. […] La démocratie, c'est le respect des textes, à commencer par la plus grande des normes en droit qui est la Constitution. Qui ne respecte pas le Constitution, n'est pas démocrate. Madame, c'est parce que j'ai respecté la Constitution que je suis ici. Alors je suis là, mais je compte sur vous. Je compte que vous parce que je souhaite que tous les Africains qui me soutiennent et qui sont tout le temps ici devant la Cour, devant la prison, qui sont dans leurs pays en train de manifester, en train de marcher, tous ces Africains-là, qu'ils comprennent que le salut pour les Etats africains, c'est le respect des Constitutions que nous nous donnons et des lois qui en découlent.»


Franck Toti, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".


Source: LA COTE D'IVOIRE DEBOUT

AFFAIRE «LE DRAPEAU DU BURKINA SUR LE CAMP COMMANDO D'ABOBO»: LA REPUBLIQUE TREMBLE

 

 

BLAISE COMPAORE.jpg

 

Une information qui n’a pas été du tout du goût de la grande muette, au plus haut niveau de la hiérarchie. Celle relative à la présence du drapeau burkinabé au camp commando d’Abobo. En ce sens que sa déflagration et son onde de choc ont pulvérisé le monde entier, comme le démontrent les nombreux appels et autres réactions des internautes à notre rédaction, réagissant à la gravité de ce fait. Auquel nous avions accordé un traitement spécial pour en faire un large écho dans notre parution du mercredi 28 mars 2013.

Laquelle information a été largement diffusée sur la toile et qui a ameuté toute la République. Au point de susciter la réaction impromptue du commandant Koné Gaoussou dit Jah Gao, commandant en second du 1er Bataillon de commandos parachutistes (Bcp). Une réaction lue dans les colonnes d’un confrère de la presse, hier jeudi 28 mars 2013, à travers laquelle l’homme fort du camp commando d’Abobo tente de s’expliquer sur la présence déconcertante de ce drapeau du pays des hommes intègres, le Burkina. Mais au bout du fil, il se perd en conjectures, en confusions et en amalgames.

Un camp militaire est bien différent d’une école militaire

Mis devant les faits, selon le confrère, non seulement Jah Gao a sommé qu’on déguerpisse ledit drapeau des lieux, mais en même temps, il s’est évertué à se dédouaner de cette faute militaire. «A l’Efa, à l’Ensoa, à l’Empt, il y a les drapeaux de tous les pays dont les ressortissants sont en formation. Je reviens du Maroc et là-bas, j’ai vu le drapeau ivoirien. Est-ce que cela signifie que le Maroc est devenu un territoire ivoirien? Je ne veux plus parler de çà», dixit Jah Gao. Sans être très introduits dans les méandres du fonctionnement militaire, il nous est toutefois plausible d’affirmer qu’il y a bien une différence entre le cantonnement militaire d’une armée d’un Etat donné et les écoles qui instruisent ces militaires, dans le statut comme dans les principes. Ce qui revient à dire qu’un camp militaire est exclusivement composé de nationaux en armes, par ricochet lieu d’expression de la souveraineté, qui concentre des poudrières et tout autre symbole propre à l’Etat souverain.

Aucune autre représentation symbolique de la souveraineté d’une Nation étrangère n’y saurait être admise et tolérée. En revanche, les écoles de formations sont plutôt des lieux nationaux et transnationaux représentant plusieurs entités étatiques à travers leurs animateurs et leurs auditeurs.

Ce qui d’ailleurs explique la présence de plusieurs drapeaux de différentes Nations en ces endroits.

A ce titre, l’on ne saurait assimiler un camp stratégique militaire, comme celui du Camp commando d’Abobo, à l’Efa ou l’Empt ou encore celle de Saint-Cyr en France, par exemple. Il est donc impérieux de souligner que la présence du drapeau burkinabé à cet endroit stratégique suscite l’interprétation qui lui sied. Celle d’exprimer la présence militaire, (là où il ne le faut pas) du Burkina Faso en ces lieux.

Car le camp Commando d’Abobo n’est pas une école d’instruction militaire. Quitte à qui de droit de reconnaître que cette donne est de nature à franchir le Rubicon et faire son mea culpa, que de s’étaler dans une confusion de principe.


Marcel Dezogno


Paul Koffi Koffi et le Général Bakayoko dans de sales draps

 

La météo n’est pas du tout bonne pour la grande muette. La raison, un article paru dans le quotidien “LG Infos” du mercredi 27 mars 2013, mentionnant que le drapeau du Burkina Faso flotte sur le camp commando d’Abobo. A en croire des sources militaires, ce papier aurait provoqué la colère d’Alassane Ouattara, ministre de la Défense et chef suprême des armées. Il aurait demandé des comptes au ministre délégué Paul Koffi Koffi qui, à son tour aurait sommé le Général Soumaïla Bakayoko, Chef d’état-major général des armées de «tirer au clair cette affaire du drapeau du Burkina Faso qui flotte sur le camp commando.»

C’est donc un profond malaise qui secoue l’armée ivoirienne par sa tête, si nos informations étaient avérées, depuis que cette affaire a été rendue publique. Il y a de quoi ruer dans les brancards. Cela fait la seconde apparition inacceptable du drapeau du Burkina Faso dans les airs en Côte d’Ivoire, suite à une crise militaire d’envergure. En effet, il y a eu d’abord Kong au plus fort de la crise militaire née du coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002. Aujourd’hui, c’est au camp commando d’Abobo que flotte le drapeau du Burkina au sortir de la crise post-électorale. C’est du reste un acte assez important, un fait majeur qu’on ne peut snober aussi facilement. Dès lors, si elle existe, on peut comprendre la colère du chef de l’Etat, chef suprême des armées qui exige des explications! Car laisser flotter le drapeau du Burkina Faso sur le camp commando d’Abobo, est un langage sans équivoque pour dire que des militaires et/ou ressortissants de ce pays sont bien présents dans cet endroit. Au sein de l’armée ivoirienne, selon nos informateurs, certains hauts gradés voient dans la présence remarquée de ce drapeau une humiliation et donc la négation de la souveraineté nationale. Le tout apportant de l’eau au moulin de l’opposition qui aura beau jeu de clamer haut et fort : «Et pourtant, ils avaient tout nié en bloc !»

Comment a-t-on pu laisser ce drapeau flotter pendant tout ce temps, si tant est que l’on n’est pas en train de dire que nous sommes-là, se demandent des militaires écoeurés. Nos informateurs précisent que c’est fort de toute cette pression que le premier responsable du camp commando où flotte le drapeau du Burkina Faso s’est fendu d’une déclaration, à tout le moins hasardeuse le lendemain dans la presse. Déclaration qui a étalé sur la place tout le malaise que provoque cette patate chaude entre les mains du ministre délégué à la Défense Paul Koffi Koffi et le Chef d’état-major général des armées, le Général de corps d’armées, Soumaïla Bakayoko.

 

Osée Délamond, in le quotidien ivoirien "LG Info"


Source: ABIDJANTV.NET

mardi, 02 avril 2013

BRICS: «PLUS QUESTION DE RECOURS A LA FORCE CONTRE UN ETAT SOUVERAIN»

 

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Mauvaise nouvelle? Certainement pour certains.

Le BRICS, qui se réunit dès demain en Afrique du Sud, veut s’affirmer collectivement pour peser davantage sur la marche du monde. D’ores et déjà Russes et Chinois se sont rencontrés pour accorder leurs discours relativement offensifs : les deux dirigeants, Vladimir Poutine et Xi Jinping, ont, chacun à leur tour, averti qu’ils ne tolèreront « plus de recours à la force contre la souveraineté des pays », selon les mots du chef du Kremlin. « Nous devons respecter le droit de chaque pays à choisir en toute indépendance sa voie et nous devons nous opposer aux ingérences dans les affaires intérieures des autres Etats », a approuvé Xi Jinping. 

Vladimir Poutine souhaite démontrer que le collectif BRICS peut désormais peser de tout son poids sur la marche du monde : « Le PIB des pays du BRICS, mesuré selon la parité du pouvoir d'achat, en monnaies nationales, atteint 27 %, et cette part est en train d’augmenter», a-t-il déclaré, jurant que ce groupe ne revendiquera jamais qu’un système mondial plus juste et plus équilibré : « Les membres des pays BRICS sont favorables à la création d'un système plus équilibré et plus équitable des relations économiques internationales. (…) la preuve : c’est la décision consolidée de renflouer les fonds du FMI de 75 milliards de dollars ».

Mais au-delà des considérations géopolitiques et philanthropiques, c’est surtout le système financier qui sera sur la table du 25 au 27 mars à Durban. Et là, il s’agit, pour M. Poutine, de passer à l’action : « Nous proposons à nos partenaires de transformer les BRICS, forum de dialogue qui coordonne les positions sur un nombre limité de questions, en un mécanisme d'interaction stratégique, permettant de travailler ensemble pour trouver des solutions à des questions clés de la politique mondiale », a annoncé Vladimir Poutine. Il s’agira de lancer la Banque de développement des BRICS, première pierre de la construction d’une alternative au système FMI-Banque mondiale qui gère le monde depuis 60 ans. La création d’une agence de notation commune sera également au menu des discussions. De même qu’un forum économique sur le modèle de Davos, qui permettra aux grands acteurs politiques et économiques des BRICS de se concerter pour mieux construire ensemble le bonheur des peuples. 

Même si l’Afrique du Sud semble tentée de rejoindre les positions sino-russes, il n’est pas certain que le Brésil ou l’Inde soient vraiment disposés à participer aussi activement à ce qui ressemble tout de même à un plan d’action pour devenir calife à la place du calife.


Source: FACEBOOK

lundi, 01 avril 2013

COMPASSION ANIMALE? INCROYABLE MAIS VRAI!

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«Vous voulez vraiment connaître le vrai sens du mot incroyable? Regardez (cette vidéo) et arrêtez d'employer des mots tels que, "la loi de la jungle"». 

Asma Mansouri Epouse Bouhjar


Une véritable leçon de compassion, d'amour et de solidarité au genre humain, aussi orgueuilleux, vaniteux que vain!

 

 

Source: FACEBOOK

00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Informations diverses, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 30 mars 2013

MALI: HOLLANDE SE DIT «INTRAITABLE» POUR DES ELECTIONS EN JUILLET

 

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Le néo-colonialisme relayé par le socialiste François Hollande. Qui avait dit qu'il y avait une différence entre Hollande et Nicolas Sarkozy en matière de politique étrangère de la France en Afrique? Pourquoi les Africains sont toujours à la recherche d'un tuteur néo-colonial? La première caractéristique des politiques Africains est l'inaptitude à s'élever par eux-mêmes. C'est le maître qui fixe la date des élections depuis Paris. Que disent les intellectuels africains de gauche? Le prix Houphouët-Boigny lui sera bientôt décerné, c'est à dire le prix du créateur de la Françafrique. Hollande est dans la françafrique ou à côté de la françafrique? Liadé G.


Incroyable mais vrai! C'est uniquement en Afrique qu'on peut voir de telles énormités et de telles absurdités. Afrique, où est donc ta dignité, où est ton honneur? Jusqu'à quand, toi un continent, serviras-tu de marchepied et de plate-bande à la France, un simple pays, fût-il une puissance moyenne? Africains, il est plus que temps que nous nous levions! Fernand Dindé.

 La France veut des élections au Mali "à la fin du mois de juillet" et sera "intraitable" sur le sujet, a déclaré jeudi soir le président français François Hollande.

"Nous voulons qu'il y ait des élections au Mali à la fin du mois de juillet. Et ça, nous serons intraitables là-dessus. Deuxièmement, il faut qu'il y ait ce dialogue avec toutes les composantes de la société malienne", a-t-il ajouté lors d'un entretien accordé à la chaîne de télévision publique France 2.

François Hollande a démenti que la France cherchait des candidats pour la prochaine élection présidentielle malienne. "Le temps où la France désignait des chefs d'Etat en Afrique est révolu", a-t-il assuré.

L'avenir politique du Mali, dirigé par un pouvoir de transition depuis près d'un an, reste incertain malgré la promesse d'élections en juillet, un objectif qui semble difficile à atteindre, le nord du pays occupé en 2012 par des islamistes restant encore en partie à sécuriser.

Le président par intérim Dioncounda Traoré et son Premier ministre Diango Cissoko, sous la pression de leurs partenaires internationaux, expriment désormais à l'envi leur intention d'organiser des élections présidentielle et législatives en juillet.

Les députés maliens ont voté fin janvier une "feuille de route" pour l'après-guerre qui, en plus d'appeler à des élections rapides, prône une discussion avec certains groupes armés du Nord dans le cadre de la "réconciliation nationale".

Par ailleurs, le président a annoncé qu'en juillet, il n'y aurait "plus que 2.000 soldats français au Mali", contre 4.000 actuellement, réaffirmant que le retrait commencerait à la fin d'avril.

Précisant le calendrier, il a indiqué qu'"à la fin du mois d'avril, nous nous retirerons. Nous sommes un peu plus de 4.000, et au mois de juillet il n'y aura plus que 2.000 soldats français au Mali, dans le cadre sans doute d'une opération de maintien de la paix de l'ONU. Et puis à la fin de l'année, un millier de Français seulement sera présent, tout cela en bonne intelligence avec le gouvernement malien". M. Hollande a prévenu que la France aurait "toujours des forces prépositionnées pour intervenir si c'était nécessaire".
 
 
AFP

Source: Le Monde

14:42 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Europe, France, Mali | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, france, mali, hollande se dit "intraitable" pour des élections en juillet, liadé g. | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

COTE D'IVOIRE - OUATTARA PART URGEMMENT «SE REPOSER» A MOUGIN

 

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Le chef de l’État de Côte-d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, rentré de son séjour sud-africain dans le cadre des pays BRICS, se serait envolé hier vendredi pour la France. Le site koaci.com et d’autres médias proches des services de communication de la présidence ivoirienne, donnent cette information ce samedi. «Ce n’était pas au programme(…), ce serait une urgence qui aurait contraint Alassane Ouattara à quitter Abidjan ce vendredi pour un séjour, annoncé officiellement de « privé « , et ce, une nouvelle fois, en France» écrit ce site. Avant de donner plus de précisions: «de sources proches du président ivoirien ce dernier avait besoin de repos et s’en va tout droit vers sa résidence privée du très chic Mougin dans le sud-est du pays de François Hollande. Rappelons qu’Alassane Ouattara, né le 1 janvier 1942, est âgé de 71 ans. Notons pour finir, qu’aucune date de retour n’a pour l’heure été communiquée par le service de presse de la présidence». Secret de polichinelle ? Alassane Ouattara qui souffrirait d’insuffisances cardiaques, serait porteur d’un pacemaker.

 

Hervé Coulibaly, in "Le Journal de Connection"

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Séjour privé, après d’intenses activités Ouattara se retire en France


Le président de la République a quitté Abidjan hier, pour la France deuxième voyage en cette année 2013. Réélu à la tête de la CEDEAO au terme du 42ème sommet ordinaire de l’organisation sous régionale, en février dernier, Alassane Ouattara a eu d’intenses activités diplomatiques en ce début d’année 2013, notamment la visite d’Etat des Présidents Goodluck Ebelé Johnatan du Nigéria, Michel Sleiman du Liban et le roi Mohammed VI du Maroc. Ensuite, le chef de l’Etat ivoirien s’est rendu à Durban, en Afrique du Sud où s’est tenu du 26 au 28 mars 2013, la réunion des BRICS, une organisation regroupant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Rentré à Abidjan le jeudi 28 mars, Alassane Ouattara, profite du long week-end pascal pour un break et un séjour privé en France. Son plan de vol initial l’annonçait directement à Paris après Durban, mais le Président de la République a tenu à passer à Abidjan pour les dernières consignes avant son départ qui avait été annoncé dans les milieux informés de la capitale française. En décembre dernier, le chef de l’Etat avait passé les fêtes de fin d’année à Abidjan, auprès des Ivoiriens. Le voyage et le séjour privé du Président de la République en France ne sont pas précipités ni imprévus, comme l’homme de la rue pourrait le penser.


CK, in le quotidien ivoirien "L’Intelligent d’Abidjan".


Source: CONNECTION IVOIRIENNE

J'ACCUSE YAO PAUL NDRE DE PARJURE - EMMANUEL AGBAOVI, DOCTEUR D'ETAT EN DROIT

 

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 La Côte d’Ivoire vient de rentrer dans le livre Guinness des records pour avoir connu le coup d’Etat le plus long et parfait de l’histoire du monde. Pour rappel, le 19/ 09/ 2002, des hommes armés descendus du Burkina Faso tentent de s’emparer du pouvoir d’Etat incarné par le Président Laurent Gbagbo, élu Président de la République 18 mois plus tôt. La tentative tourne en eau de boudin et les assaillants sont repoussés de la capitale économique. Ils retournent à Bouaké, y forment un kyste.

L’armée française, sollicitée dans le cadre des accords de défense que la France a signés avec ses anciennes colonies, ne fera rien d’autre que de s’interposer entre les rebelles et le gouvernement légitime. C’est le début de ce qu’il convient d’appeler le coup d’Etat le plus long de l’histoire du monde puisqu’il vient de connaître ce jour 6 mai 2011 une fin plus que glorieuse pour M.Ouattara Alassane, qui prête serment devant le Conseil Constitutionnel présidé par le sieur YAO NDRE Paul. Ce dernier rentre également dans le livre Guinness des records pour avoir été le premier Président d’un Conseil constitutionnel à avoir accepté le serment de deux Présidents de République sans que l’un d’eux ne soit décédé ou déclaré incapable à la fonction.

En effet, à la suite du second tour de l’élection présidentielle tenu le 28 novembre 2002, le Conseil constitutionnel, organe compétent pour donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, déclare Le candidat Laurent Gbagbo vainqueur des dites élections. Ce dernier avait saisi la Haute Juridiction à l’effet de se prononcer sur les cas de fraudes relevées dans de nombreuses circonscriptions électorales du nord du pays. Le Conseil Constitutionnel, au cours de son audience du 03 Décembre 2010, a jugé fondées les prétentions du candidat et après en avoir délibéré l’a déclaré vainqueur de l’élection présidentielle en annulant le scrutin dans des départements de 5 régions du nord et du centre. Le 04 décembre 2010, le Conseil constitutionnel reçoit le serment de M. Laurent Gbagbo comme Président de la République de Côte d’Ivoire. La Communauté dite internationale conduite par la France, qui ne reconnait pas ce résultat monte une armée de mercenaires conduite par la force française de l’opération Licorne et les forces de l’ONUCI, puis lance un assaut contre le pouvoir légalement établi. La coalition armée finit par l’emporter le 11 avril 2011 suite à l’arrestation humiliante du Président de la République. Ainsi venait de prendre fin le coup d’Etat commencé depuis le 19 septembre 2002. Neuf années pour perpétrer le Coup d’Etat le plus long de l’Histoire.

Mais les auteurs sont trop élégants pour se mêler à un coup d’Etat. Qui peut admettre que l’ONU, la France, les Etats Unis, gardiens de la démocratie dans le monde entier, puissent se mêler à une odieuse opération de coup d’Etat. Il faut impérativement donner une onction constitutionnelle à leur entreprise. Que faire ? L’équation semble difficile à résoudre. Mais heureusement, le théâtre d’opération est l’Afrique. Depuis plus de 7 siècles les Occidentaux connaissent ce continent. C’est la terre de toutes les expériences. Tout y est possible parce que dans ce continent le temps passe, mais les hommes restent pareils. Ce sont de grands enfants dont la conscience ne peut guère s’élever au-dessus de la cheville. Les Colons les savaient corvéables à souhait. Ils les ont découverts également manipulables sans limite. Le Conseil constitutionnel est convoqué derechef pour  statuer sur les mêmes élections pour lesquelles il avait déjà rendu un verdict. La Plus Haute Juridiction ivoirienne vient de se dédire en rapportant sa propre décision. Les délibérations du Conseil Constitutionnel de ce jour ne résistent pas la rigueur de l’analyse juridique. Elles manquent à l’évidence de base légale (I) et elles sont porteuses de conséquences très graves (II).

I/ Des délibérations sans base légale

Les délibérations du Conseil constitutionnel sont prises à défaut à deux niveaux.
Au niveau de la forme (A). Au niveau du fond (B)

A/ Sur la forme.

Les défaillances relevées portent à la fois sur la saisine du conseil (1) et sur la constitution même du conseil (2).

1/ La saisine du Conseil Constitutionnel

Aux termes des articles 95 à 97 de la Constitution et desarticles 18 à 20 de la loi organique déterminant l’organisation et le fonctionnement du Conseil constitutionnel, celui-ci ne peut valablement connaître d’une affaire que s’il a été saisi par des autorités précises. Le Code électoral en sonarticle 60 y ajoute les candidats à l’élection présidentielle, en cas de contentieux électoral. C’est dire que le Conseil constitutionnel ne peut s’autosaisir. C’est certainement pour ce motif que le communiqué du Conseil de sécurité et de paix, sur lequel le Conseil constitutionnel fonde sa décision, a entériné les propositions du Groupe de haut niveau (le panel des cinq chefs d’Etat) (point 7 du communiqué final du 10 mars 2011). Celles-ci demandaient que les deux parties au conflit, après avoir pris acte du retrait du Président Laurent Gbagbo, saisissent le Conseil constitutionnel pour recevoir le serment de M. Ouattara (voir notamment le Rapport du Président de la Commission sur la situation en Côte d’Ivoire du 21 avril, point 4). Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’U.A s’est gardé de saisir lui-même le Conseil constitutionnel parce qu’il n’en a pas la capacité. Or, à notre connaissance, aucune autorité compétente n’a saisi le Conseil constitutionnel. Il s’est auto saisi. C’est le Président du Conseil constitutionnel qui a convoqué  sur les antennes de la Télévision Côte d’Ivoire (TCI) ses collègues conseillers à une audience. Il venait de sortir d’une rencontre avec M .Ouattara. A l’évidence, cette rencontre entre les deux personnalités ne peut valoir saisine de la Haute Juridiction.

En effet M. Ouattara ne pouvait saisir le C.C qu’en tant que candidat. Or à la date de la rencontre susmentionnée, non seulement il était forclos (délai de trois jours après la fermeture des bureaux de vote), mais en plus, le Conseil avait clos sa séance et ne pouvait plus de ce fait connaître de la même matière. Comme nous le verrons plus loin, les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent au Conseil lui-même.

Même en admettant que c’est par application du communiqué du Conseil de Sécurité et de la Paix, il est impératif que les deux parties saisissent ensemble le C.C. parce que M. Ouattara, à lui seul, n’en a pas la qualité puisque à ce moment, il n’est pas encore entré en fonction en tant que Président de la République.

C’est donc à tort que le Président du Conseil constitutionnel a convoqué ses collègues conseillers à une deuxième lecture de ses propres délibérations. C’est par zèle et au mépris du droit que le Conseil Constitutionnel a siégé du reste, amputé de deux de ses membres, jetant ainsi un doute sur la constitution même du Conseil en audience.

2/ Vice de procédure sur la constitution du Conseil

Le Conseil Constitutionnel ivoirien est composé de sept membres y compris le Président. Aux termes de l’article 14 de la loi organique déterminant l’organisation et le fonctionnement du Conseil constitutionnel, le Conseil ne peut valablement statuer, donner des avis ou prendre des décisions en matière de constitutionnalité des lois que, lorsque, au moins, cinq de ses membres sont présents. Au cours de son audience du 5 mai 2011, ils étaient effectivement cinq à répondre présents y compris le Président. Il pouvait donc valablement statuer.

Toutefois en ce qui concerne le quorum pour l’audience de prestation de serment les textes sont muets. Les puristes pourraient penser que le caractère solennel imposé par laConstitution en son article 39 pour cette audience aurait exigé un quorum plus renforcé qu’une audience ordinaire. En effet, la prestation de serment est un acte différent des décisions et avis qui doivent être rendus par cinq membres au moins.

Mais, en tout état de cause, nous nous gardons de nous lancer dans cette logique. Tout au plus, l’on pourrait relever que l’absence remarquée de deux des conseillers traduit un malaise certain au sein de la Haute Juridiction ivoirienne devant ce deuxième serment. Il nous revient que ces derniers n’ont pas voulu participer à ce qu’ils considèrent comme étant une grande forfaiture de la part de leur Juridiction. L’intérêt de la réflexion à ce niveau se situe sur l’état d’esprit des conseillers au moment où ils siègent. Etaient-ils libres ou ont-ils délibéré sur une contrainte quelconque quand l’on sait l’état d’insécurité qui prévaut actuellement à Abidjan où il n’y a que l’armée élevée par Ouattara qui tient tout le monde en respect. Si pour les autres l’on ne peut affirmer avec certitude qu’ils ont été menacés, il est difficile d’en dire autant pour Madame Hortense Sess. Cette dernière a été enfermée à l’hôtel Pergola qui est devenu la prison des hommes politiques de l’ancien régime. Pour rappel, C’est de là bas que le Président du FPI a été extrait manu militari et conduit à l’hôtel du Golf puis à la prison de Bouna. Madame Hortense Sess n’en a été ressortie que pour les besoins de l’audience de ce jour après un bref séjour sous bonne escorte militaire au domicile de Ahoua Nguetta, lui aussi membre du Conseil constitutionnel. Après un tel périple, il ne serait pas totalement faux de conclure qu’elle a agi sous contrainte. Toute chose  qui rend nul son jugement. Or il est constant qu’une Cour en audience constitue un corps unique. C’est pourquoi, ses délibérations engagent tous ses membres. Par conséquent, si le jugement d’un seul de ses membres est vicié pour quelle que raison que ce soit, c’est l’ensemble du jugement de la cour qui en pâtit. Pour cette raison, il y un doute  épais sur la qualité de la décision du Conseil constitutionnel avant  même d’en analyser le fond.

B / Sur le fond

Pour motiver sa décision, le C.C s’est appuyé de façon exclusive sur deux Communiqués du Conseil de paix et de sécurité de l’UA. Le premier en date du 28 janvier 2011 qui met en place le Groupe de haut niveau appelé à  évaluer l’élection présidentielle du 28 novembre 2010  et le second daté du 10 mars 2011 qui a reconnu M. Ouattara comme vainqueur en indiquant les modalités du processus de sortie de crise. Pour mémoire, il convient de rappeler qu’à la suite du second tour de l’élection présidentielle, les deux candidats ont réclamé chacun la victoire. L’un, le Président Laurent Gbagbo, sera reconnu vainqueur par le Conseil constitutionnel conformément à la Constitution ivoirienne, et le second M. Ouattara Alassane sera reconnu par l’ONU et l’ensemble des puissances étrangères comme vainqueur.

La  paix est menacée. Le Conseil de Sécurité et de paix de l’UA se saisit du dossier conformément à ses textes fondateurs et décide au cours de ses assises du 28 janvier 2011 de constituer un panel de 5 chefs d’Etat pour évaluer le processus électoral notamment le second tour. Le communiqué qui sanctionne les travaux du Conseil de paix et de sécurité précise que les conclusions du panel « telles qu’entérinées par le Conseil (de Paix et de Sécurité) seront contraignantes pour toutes les parties ivoiriennes avec lesquelles elles auront été négociées » (point 6-c). Les travaux des membres du panel  concluent sur la victoire de M.Ouattara sans qu’aucun motif sérieux ne soit avancé pour soutenir cette conclusion. Le Conseil de paix et de sécurité qui entérine cette décision du panel établit une feuille de route en8 points devant permettre un dénouement heureux de cette crise. L’on retiendra entre autres la nomination d’un Haut Représentant chargé de suivre la mise en œuvre des recommandations de l’UA, le retrait du Président GBAGBO, retrait constaté par les deux parties, la saisine par les deux parties du C.C pour qu’il reçoive le serment, la nomination d’un gouvernement d’union nationale. C’est donc à l’aune de ces deux communiqués du CPS de l’U.A que le C.C a rapporté sa décision antérieure et a accepté le serment de M. Ouattara comme Président de la RCI. Or à l’analyse, non seulement la décision du CC n’est pas conforme aux conclusions du CPS (1). Mais en plus, les décisions du CPS ne  peuvent avoir de valeur supra constitutionnelle (2).

1/ Le non respect de la décision du CPS

Lorsque l’on parcourt les points qui constituent la feuille de route dressée par le CPS pour résoudre le contentieux électoral en Côte d’Ivoire, il n’existe nulle part le recours à la force. Le CPS n’a pas voulu lui-même rompre d’avec ses propres principes. En effet, l’article 4-a de ses textes fondateurs pose comme principe le règlement pacifique des différents et des conflits dans le respect de la Souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats membres (art. 4-e). Le recours à la violence n’est préconisé que dans le cas exceptionnel prévu par l’article 4-g selon lequel « le droit de l’Union d’intervenir dans un Etat membre sur décision de la Conférence dans certaines circonstances graves, à savoir les crimes de guerre, de génocide et des crimes contre l’humanité. »C’est le seul cas d’ailleurs d’ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat admis par l’U.A.

Dans le cas de la crise ivoirienne, la Conférence n’a jamais requis d’intervention armée. Or, tout le monde sait que c’est une armée illégale composée de mercenaires appuyés par l’armée française qui a mené la guerre contre le Président Laurent Gbagbo. En levant une armée pour combattre le régime constitutionnellement établi, le Président Ouattara est sorti du cadre de règlement des conflits conçu par l’U.A.

Par ailleurs, le CPS  en prônant la gouvernance constitutionnelle (art 5-g) exclut toute possibilité de changement anticonstitutionnel dans les Etats membres conformément à la déclaration de Lomé (art. 6-g).

Depuis le 3 décembre 2010, le Président constitutionnel est le Président Gbagbo. Dès lors, quiconque se prévaut de ce titre et pose des actes comme tel opère une rupture anticonstitutionnelle. Consciente de cette vérité, le CPS dans ses conclusions pose la résolution de la crise en termes de négociation entre les deux parties, de sorte à obtenir le départ consentant du Président et l’acceptation du serment de M. Ouattara. La guerre enclenchée au moment même où l’UA venait de nommer le Haut Représentant signifie tout simplement le rejet de la proposition de l’UA par le camp Ouattara. On rappellera que M. Ouattara avait récusé ce haut représentant aussitôt qu’il a été nommé. La prise de pouvoir à la suite de cette guerre constitue un acte anticonstitutionnel qui viole l’article 5-g sus visé.

En définitive, le changement opéré en Côte s’est fait en dehors du cadre tracé par l’U.A et constitue un cas grave de violation du principe de gouvernance constitutionnelle que le C.C ivoirien tente de légitimer maladroitement en conférant de façon exagérée une valeur supra constitutionnelle aux décisions du CPS.

1/  De la valeur supra constitutionnelle des décisions de l’U.A

En droit interne, la Constitution se situe au sommet dans la hiérarchie des normes. Elle est la manifestation de la Souveraineté Nationale. C’est d’elle que tout part et vers elle que tout retourne. Elle est l’alpha et l’oméga du système juridique. Elle est l expression visible du contrat social des ivoiriens. Le Conseil constitutionnel qui est le gardien de la constitution reste la Juridiction suprême dont les décisions sont inattaquables parce ce que frappées du sceau de l’inviolabilité. Elles produisent des effets erga omnes, c'est-à-dire qu’elles s’imposent à l’égard de tous comme le témoigne l’article 98 de la constitution qui stipule que : « les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toute autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale » . Or, nous venons d’apprendre de la bouche du premier responsable du C.C. ivoirien que les engagements internationaux sont supérieurs aux décisions du C.C. se fondant en cela sur les dispositions de l’article 27 de la convention de Vienne de 1969 qui précise que: « une partie ne peut invoquer une disposition de son droit interne comme justifiant la non-exécution d’un traité » et l’article 87de la Constitution qui dispose que: « les traités ou accords régulièrement ratifiés ont, des leur publication, une autorité supérieure à celle des lois sous réserve pour chaque traité ou accord de son application par l’autre partie  » . L’argument est suffisamment spécieux pour ne pas être rejeté. En effet, les décisions du CPS ne sont pas des traités et n’ont pas été ratifiées. Bien que les Etats membres se soient convenus d’accepter et d’appliquer les décisions du CPS conformément à l’acte constitutif (art.7-3), ces décisions ne peuvent s’appliquer que dans le respect de la Souveraineté des Etats membres (art.4 -1-e). Il n’en saurait être autrement puisque les organisations internationales ne sont pas des super Etats. La souveraineté nationale est incompatible avec la subordination du C.C à un organe extérieur. Plusieurs dispositions de la Constitution ivoirienne affirment la suprématie de la constitution sur les engagements internationaux. L'article 95 rappelle que : «les engagements internationaux visés par l’article 84, avant leur ratification, les lois organiques avant leur promulgation, les règlements de l Assemblée nationale avant leur mise en application doivent être déférés par le Président de la République ou le Président de l’Assemblée nationale au Conseil constitutionnel qui se prononce sur leur conformité à la Constitution. » Comme l’on peut le constater, la Constitution reste la norme de référence de toutes les autres y compris, bien sûr, les engagements internationaux. Les lois visées par l’article 87 sont les lois organiques et les lois ordinaires. Mais pas la Constitution. Elle reste hors d’atteinte des autres normes. C’est pourquoi l’article 86 affirme que « si le Conseil constitutionnel, saisi par le Président de la République, ou par le Président de l’Assemblée nationale a déclaré qu’un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l’ autorisation de la ratifier ne peut intervenir qu’après révision de la Constitution » Or l’article 98 précité n’a pas été révisé. Les décisions du Conseil continuent donc de s’imposer a tous y compris à l'Union africaine et au Conseil constitutionnel lui-même.

C’est pour cette raison que le même Conseil ne s’est pas plié à la certification des élections par M. CHOI, représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU agissant au nom de l’ONU. Pourquoi avoir refusé à l’ONU ce que M. YAO NDRE et ses Conseillers viennent de reconnaître à l’U.A. Pourquoi avoir attendu qu’il y ait eu tant de morts et de destruction de biens pour reconnaître la suprématie d’une organisation de moindre importante quand l’on a refusé cela à l’organisation internationale la plus importante. Pour cela seul, j’accuse Yao NDRE de parjure.Il a pris une décision aux conséquences très graves.

II/ Les conséquences de la décision du Conseil Constitutionnel

En décidant de violer de façon grave la Constitution dont il assure la garde, le C.C de Côte d’Ivoire rentre dans l’histoire de la façon la plus hideuse. Les conséquences d’une telle forfaiture peuvent s’analyser à deux niveaux : au niveau juridique et au niveau politique.

A/ Les conséquences au niveau juridique.

La décision du C.C ivoirien rompt le principe de l’infaillibilité du Juge Suprême (1) et détruit  toute l’ossature judiciaire (2).

1/ La rupture du principe de l’infaillibilité du Juge Suprême

La société humaine est organisée autour de principes qui sont en réalité des compromis entre les différents acteurs de cette société. J.J ROUSSEAU parle de Contrat social. Cette bâtisse repose sur trois piliers selon Montesquieu. Le pouvoir d’élaborer les lois, le pouvoir de les exécuter et le pouvoir de veiller sur leur bonne exécution. Tous ces pouvoirs trouvent leur légitimité dans la Constitution qui est le cadre visible du Contrat social. Le Pouvoir Judiciaire qui a en charge de veiller au respect des termes de ce contrat par l’ensemble des composantes de la société, repose sur une organisation qui rassure l’impartialité de ses décisions. Au sommet de cette organisation se trouvent les Juridictions supérieures dont le Conseil Constitutionnel. Il est admis que les décisions que prend le Conseil Constitutionnel sont insusceptibles de recours. Elles sont frappées du sceau de l’incorruptibilité parce que émanant de personnes infaillibles. Le Juge du Conseil Constitutionnel est dieu sur terre et il ne se trompe jamais. C’est  ce compromis vieux de plusieurs siècles que M. Yao NDRE et ses collègues viennent de rompre. Désormais tout le monde est autorisé à douter de la crédibilité des juridictions suprêmes dans nos pauvres petits pays. C’est la crédibilité de tous les Conseils Constitutionnels africains notamment qui vient d’être sérieusement écorchée. C’est tout l’appareil judiciaire qui est ainsi détruit.

2/ La destruction de l’appareil judiciaire

Pour la régulation des rapports sociaux entre d’une part les citoyens et l’Etat et entre les citoyens eux-mêmes d’autre part, l’appareil judiciaire  joue un rôle déterminant. C’est pourquoi il est organisé de manière à assurer un contrôle à la fois de ses propres décisions et des décisions de l’Etat agissant à travers l’Administration. La possibilité qui est offerte à un citoyen de se référer à l’instance supérieure lorsqu’il estime que les décisions d’une juridiction lèsent son droit renforce sa confiance dans l’appareil judiciaire. Le droit reconnu au C.C de statuer sur la conformité des lois à la Constitution renforce l’Etat de droit et entretient le contrat social. Si les ivoiriens ne peuvent plus faire confiance à leur juridiction suprême qui peut se dédire aussi facilement, c’est tout l’appareil judiciaire qui se disloque faisant ainsi perdre aux ivoiriens les repères les plus essentiels de leur existence dans la société. Depuis tout le temps, l’on a rusé avec  le Droit en Côte d’Ivoire. La fuite en avant s’est achevée avec le Professeur YAO Paul NDRE qui vient de soumettre définitivement le Droit à la politique.

B/ Les conséquences politiques

Il faut les analyser au niveau général (1) avant de les voir au niveau du Front Populaire Ivoirien (FPI), parti dont se réclame YAO NDRE (2).

1/ Les conséquences politiques au niveau général

Ce niveau s’entend de l’Afrique et de la Côte d’Ivoire. Il est tout à fait décevant que l’Afrique s’illustre de façon la plus laide possible dans les compromissions politiques au détriment du droit. La conséquence reste la fragilité de nos institutions qui ne finissent pas de vivre leurs crises d’adolescence. La décision du C.C entérine à souhait l’idée selon laquelle tout est possible en Afrique. Qui peut imaginer le Secrétaire Général de l’ONU contester une décision de la Cour Fédérale des USA. Là bas, comme ailleurs, le Pouvoir judiciaire s’est battu pour s’affranchir de la domination du pouvoir politique par le sérieux et la carrure  de ses animateurs. Même dans l’erreur, il ne reviendra jamais au Juge du Conseil constitutionnel français de revenir sur une décision parce que l’Union européenne l’aurait exigé. La politique est dégoutante en Afrique parce qu’elle s’exerce en dehors de tout contrôle judiciaire fiable. Les citoyens africains s’en méfient parce qu’elle est le théâtre de toutes les compromissions et de grandes corruptions, où chaque acteur place son intérêt immédiat au dessus de tout. Désormais les résultats des élections seront donnés au siège de l’UA, lieu par excellence de toutes les intrigues. Tant pis pour la démocratie.

En Côte d’Ivoire, Le Président Yao NDRE vient de jeter un voile noir sur le jeu politique. Il n ya plus de limite dans les compromissions. C’est un leurre de croire que la paix et la démocratie peuvent se construire en dehors du droit. Tuer le droit, c’est tuer également la paix et la démocratie. Depuis plus depuis plus de 2O ans, le droit était en agonie en Côte d’Ivoire. L’estocade  vient de lui être portée, ironie du sort, par celui qui est censé le défendre à double titre. Premièrement en tant que professeur titulaire de droit et ensuite  en tant que Haut magistrat, gardien de la Constitution ivoirienne. La société ivoirienne est malheureuse. Mais c’est plus le FPI, parti créé par Laurent Gbagbo, porteur d’un idéal de démocratie dont est issu M. Paul Yao NDRE qui en souffre.

2/ Les conséquences au niveau du FPI

Il y a certainement beaucoup de choses à reprocher au FPI dans la gestion du pouvoir d’Etat. Des graves légèretés sont à relever dans la gestion de certaines questions qui lui coutent le pouvoir d’Etat. Mais l’on ne peut nier son rôle prépondérant dans l’instauration de la démocratie en RCI. Pour rappel, ce parti a forcé l’acceptation du multipartisme en Côte d’Ivoire. L’âge du vote à 18 ans, les urnes transparentes, le bulletin unique, la pluralité de la presse, la décentralisation de la gestion du pouvoir d’Etat sont à mettre à son crédit. A t-il eu les hommes pour mettre en œuvre l’idéal politique dont il était porteur ? Les derniers évènements appellent à observer une certaine prudence dans la réponse à donner à cette interrogation essentielle. La gestion du pouvoir d’Etat dans des conditions difficiles a-t-elle eu raison de ses cadres ? Tout porte à le croire. La simplicité avec laquelle YAO NDRE et certains hauts cadres du parti gèrent les moments actuels est scandaleuse et témoigne du peu d’importance accordé aux ivoiriens en général et aux militants du FPI en particulier. Comment ne pas les rendre complices de l’arrestation du Président AFFI N’Guessan? Tout se passe comme si le scenario avait déjà conçu avant même l’arrestation du Président Gbagbo. Le nouveau régime a fait arrêter le Président GBAGBO et sa famille. Mais ce sont ses propres compagnons qui le condamnent avant son procès. Et c’est tout ça qui confère une laideur puante à la politique sous les tropiques. Vouloir racheter sa peau en vendant celle de ceux qui ont cru en vous est un acte ignoble. Ramener toute la conscience du parti à des considérations de survie individuelle et de bien-être personnel est inacceptable. Le Président Ouattara avait besoin d’armes pour détruire le FPI. Monsieur YAO NDRE vient de les lui offrir. Le mercenariat et  le droit ne peuvent faire bon ménage.

CONCLUSION

Le Président Ouattara a prêté serment en jurant de respecter la Constitution ivoirienne. En le faisant, le Président Ouattara vient de violer avant même son entrée en fonction la Constitution. Car, la décision du Conseil le proclamant vainqueur des élections manque manifestement de base légale. Le C.C ivoirien a trompé tout le monde. Il ne pouvait se dédire sur la base de considérations à tout point de vue fausses. Cette deuxième proclamation des résultats est une forfaiture  et un acte criminel. M  YAO NDRE en assume l’entière responsabilité. Il faut qu’il en réponde si l’on veut réhabiliter et la politique et le droit en Côte d’Ivoire et en Afrique.


Emmanuel AGBAOVI docteur d’Etat en droit.


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

vendredi, 29 mars 2013

PETITION POUR LA FERMETURE DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE

 

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Voici une institution dite « internationale » qui se charge de mettre au pas ou de ramener dans les rangs tous les dirigeants africains qui veulent servir de façon loyale leur pays, c’est-à-dire défendre leur population et la protéger de toutes les convoitises et des agressions extérieures.

C’est le cas de la Côte d’Ivoire avec le transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Haye au mépris des procédures que la C.P.I s’est elle-même données, puisque le pays n’avait  pas ratifié la convention de Rome au moment de son arrestation et de son transfèrement. C’est une fois à la Haye que le parlement ivoirien va ratifier après coup cette convention pour légaliser une situation de forfaiture et comme on dit  «le ridicule ne tue pas », ils ne se sont pas rendu compte qu’en matière pénale les principes de la non rétroactivité et de l’individualisation de la peine sont  les règles, article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Ce qui signifie que d’une part,  la procureure doit prouver que c’est le Président Laurent Gbagbo qui a lui-même commis les crimes qu’on lui reproche et d’autre part,  la ratification au forceps du parlement ivoirien ne change en rien la procédure illégale en cours actuellement à la C.P.I dans le cas qui concerne le Président Laurent Gbagbo. La C.P.I aurait été une juridiction d’équité et de droit que la procédure dirigée contre le Président Laurent Gbagbo aurait été annulée pour vice de forme et manque de preuves  dès la première comparution sans attendre la tragicomédie d’une audience de confirmation où d’infirmation de charges pendant une semaine.

Jean Pierre Bemba est jugé à huit clos alors que son procès doit être public, les charges retenues contre lui sont sans fondement parce que la cour elle-même les a requalifiées en reportant la séance à deux mois pour mieux peaufiner un habillage juridique.

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La cour pénale internationale est une juridiction qui n'est pas équitable et qui ne respecte pas ses propres procédures. Par conséquent il convient de signer cette pétition pour dissoudre la CPI afin de créer une vraie justice internationale qui prenne en compte tous les crimes et génocides commis sur les cinq continents.

 

Thibeaud OBOU
Président d'AFRICAINS DU MONDE

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Pour signer la pétition, cliquer sur: PETITION24.NET