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mardi, 29 janvier 2013

APRES SON EXTRADITION EN COTE D'IVOIRE, POURQUOI BLE GOUDE EST GARDE AU SECRET

 

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Charles Blé Goudé, le leader des jeunes patriotes (mouvement de jeunesse proche de l'ex-chef d’État, Laurent Gbagbo) est-il détenu dans d'une des Maisons d'arrêt et de correction de Côte d'Ivoire, ou est-il placé en résidence surveillée à Abidjan?

En tout cas, près de deux semaines après son arrestation, son lieu de détention demeure un mystère. Mis aux arrêts le 17 janvier 2013, à Tema (Ghana) puis, extradé le lendemain, en Côte d'Ivoire, le lieu de détention de Charles Blé Goudé est toujours gardé secret. Un mystère soigneusement entretenu par les autorités ivoiriennes, qui n'a pas manqué de susciter des réactions, tant au niveau de l'opinion publique nationale, qu'au sein de ses proches. «Depuis une semaine qu’il a été arrêté et qu’il est détenu, nous ignorons son lieu de détention de sorte qu’il nous est impossible de communiquer avec notre client», avaient martelé, le jeudi 24 janvier 2013, le collectif d'avocats de Charles Blé Goudé, lors d'une conférence de presse.

Sur la question, les avocats de l’ex-ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo sont apparus indignés. Mais bien avant, c'est avec ''surprise, douleur, consternation et amertume'' que la direction du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), le parti politique de ce dernier est sorti de sa réserve, 48 heures après l'arrestation de son président. «Considérant que cette arrestation va accroître les rancœurs, accentuer la méfiance et la division entre les Ivoiriens qui croupissent sous le poids de la cherté de la vie et du chômage galopant, (…) demande instamment au gouvernement d’indiquer au peuple de Côte d’Ivoire le lieu de détention exact de Charles Blé Goudé en vue de permettre aux avocats commis pour sa défense d’avoir accès à lui» a indiqué le parti, à travers un communiqué.

Au vu de cette situation l'on est tenté de s'interroger pourquoi face au ''dossier Blé Goudé'', les autorités ivoiriennes ont-elles adopté la loi du silence, contrairement à celui de Lida Kouassi devant lequel elles étaient prolixes? Tous deux pourtant arrêtés au Ghana puis extradés vers la Côte d'Ivoire. Si pour les uns, cette décision a été prise pour sauvegarder l'intégrité physique de celui qui est poursuivi pour ''crime de guerre, assassinat, atteinte à la sûreté de l’État, vol de denier public en réunion...'', pour les autres par contre, les raisons des autorités ''qui ont placé Blé Goudé en résidence surveillée dans un endroit tenu secret à Abidjan'' sont plutôt ailleurs. Selon ces derniers, les actions de soutien et de mobilisation qui se succèdent autour de la Cour pénale internationale (Cpi) à la Haye, en Hollande, en faveur de Laurent Gbagbo semblent avoir donné des idées au régime d’Abidjan.

Et la tenue secrète du lieu de ''résidence'' de Charles Blé Goudé n'est pas fortuite. En effet, avancent-ils, ''il est mieux de le tenir au secret plutôt que de voir ses nombreux supporters prendre d'assaut son lieu de résidence pour des actions de soutien''. Ce qui pourrait, dit-on, provoquer de graves débordements. Des affirmations naturellement rejetées par les premiers qui indiquent que le comportement des autorités pourrait être lié à une crainte de voir des personnes proches du pouvoir tentées de faire la peau à Charles Blé Goudé.

Rappelons qu'au nom du collectif d'avocats, Me Hervé Gouamené, a révélé que Charles Blé Goudé passera, le mercredi 30 juin 2013, devant un juge d’instruction pour être vraisemblablement entendu sur le fonds des accusations dont il fait l'objet.

 

Claude DASSE, in le quotidien ivoirien «Soir Info» du lundi 28 janvier 2013.

lundi, 28 janvier 2013

MALI ET GUERRES DE LA FRANCE DANS LE MONDE - DEBAT SUR FRANCE 3: MICHEL COLLON MASSACRE HENRI GUAINO

 


 

Le courage de la vérité et la force des arguments. Voici les armes du journaliste d'investigation Michel Collon qui ont littéralement sonné Henri Guaino, le député UMP des Yvelines, venu sur un plateau télé pour justifier l'injustifiable et cautionner le crime international, au nom de la "démocratie" et de la "protection des civils", en masquant le vrai motif de tous ces massacres et invasions subis par nos nations: les intérêts de l'Hexagone et ceux de petits copains des différents régimes français.

Il faut mettre un terme urgent aux dérives de la "bannière ensanglantée", par la dénonciation sans faiblesse, le refus de collaboration et une véritable révolution contre l'impérialisme local et mondial de cet Etat en déconfiture morale, économique et sociale avancée.

 

Que DIEU nous y aide, peuples dignes!

L'ISLAMISME EST-IL L'ENNEMI PRINCIPAL AU SAHEL? ANALYSE DE SAMIR AMIN

      

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Texte de Samir Amin diffusé par le M’PEP avec l’autorisation de l’auteur. Economiste franco-égyptien, Samir Amin est directeur du Forum du Tiers-Monde.

 

Je suis de ceux qui condamnent par principe toute intervention militaire des puissances occidentales dans les pays du Sud, ces interventions étant par nature soumises aux exigences du déploiement du contrôle de la Planète par le capital des monopoles dominant le système.

L’intervention française au Mali est-elle l’exception à la règle ? Oui et non. C’est la raison pour laquelle j’appelle à la soutenir, sans néanmoins penser le moins du monde qu’elle apportera la réponse qu’il faut à la dégradation continue des conditions politiques, sociales et économiques non seulement du Mali mais de l’ensemble des pays de la région, laquelle est elle-même le produit des politiques de déploiement du capitalisme des monopoles de la triade impérialiste (États-Unis, Europe, Japon), toujours en œuvre, comme elle est à l’origine de l’implantation de l’Islam politique dans la région.

I.- L’Islam politique réactionnaire, ennemi des peuples concernés et allié majeur des stratégies de la triade impérialiste [1]

L’Islam politique – au-delà de la variété apparente de ses expressions – n’est pas un « mouvement de renaissance de la foi religieuse » (que celle-ci plaise ou non), mais une force politique archi-réactionnaire qui condamne les peuples qui sont les victimes éventuelles de l’exercice de son pouvoir, à la régression sur tous les plans, les rendant par là même incapables de répondre positivement aux défis auxquels ils sont confrontés. Ce pouvoir ne constitue pas un frein à la poursuite du processus de dégradation et de paupérisation en cours depuis trois décennies. Au contraire il en accentue le mouvement, dont il se nourrit lui-même.

Telle est la raison fondamentale pour laquelle les puissances de la triade – telles qu’elles sont et demeurent – y voient un allié stratégique. Le soutien systématique apporté par ces puissances à l’Islam politique réactionnaire a été et demeure l’une des raisons majeures des « succès » qu’il a enregistrés : les Talibans d’Afghanistan, le FIS en Algérie, les « Islamistes » en Somalie et au Soudan, ceux de Turquie, d’Egypte, de Tunisie et d’ailleurs ont tous bénéficié de ce soutien à un moment décisif pour leur saisie du pouvoir local. Aucune des composantes dites modérés de l’Islam politique ne s’est jamais dissociée véritablement des auteurs d’actes terroristes de leurs composantes dites « salafistes ». Ils ont tous bénéficié et continuent à bénéficier de « l’exil » dans les pays du Golfe, lorsque nécessaire. En Libye hier, en Syrie encore aujourd’hui ils continuent à être soutenus par ces mêmes puissances de la triade. En même temps les exactions et les crimes qu’ils commettent sont parfaitement intégrés dans le discours d’accompagnement de la stratégie fondée sur leur soutien : ils permettent de donner de la crédibilité à la thèse d’une « guerre des civilisations » qui facilite le ralliement « consensuel » des peuples de la triade au projet global du capital des monopoles. Les deux discours – la démocratie et la guerre au terrorisme – se complètent mutuellement dans cette stratégie.

Il faut une bonne dose de naïveté pour croire que l’Islam politique de certains – qualifié à ce titre de « modéré » – serait soluble dans la démocratie. Il y a certes partage des tâches entre ceux-ci et les « salafistes » qui les déborderaient dit-on avec une fausse naïveté par leurs excès fanatiques, criminels, voire terroristes. Mais leur projet est commun – une théocratie archaïque par définition aux antipodes de la démocratie même minimale.

II.- Le Sahélistan, un projet au service de quels intérêts ?

De Gaulle avait caressé le projet d’un « Grand Sahara français ». Mais la ténacité du Front de libération national (FLN) algérien et la radicalisation du Mali de l’Union Soudanaise de Modibo Keita ont fait échouer le projet, définitivement à partir de 1962-1963. S’il y a peut être quelques nostalgiques du projet à Paris, je ne crois pas qu’ils soient en mesure de convaincre des politiciens dotés d’une intelligence normale de la possibilité de le ressusciter.

En fait le projet de Sahélistan n’est pas celui de la France – même si Sarkozy s’y était rallié. Il est celui de la nébuleuse constituée par l’Islam politique en question et bénéficie du regard éventuellement favorable des États-Unis et dans leur sillage de leurs lieutenants dans l’Union européenne (qui n’existe pas) – la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

Le Sahélistan « islamique » permettrait la création d’un grand Etat couvrant une bonne partie du Sahara malien, mauritanien, nigérien et algérien doté de ressources minérales importantes : uranium, pétrole et gaz. Ces ressources ne seraient pas ouvertes principalement à la France, mais en premier lieu aux puissances dominantes de la triade. Ce « royaume », à l’image de ce qu’est l’Arabie Saoudite et les Emirats du Golfe, pourrait aisément « acheter » le soutien de sa population clairsemée, et ses émirs transformer en fortunes personnelles fabuleuses la fraction de la rente qui leur serait laissée. Le Golfe reste, pour les puissances de la triade, le modèle du meilleur allié/serviteur utile, en dépit du caractère farouchement archaïque et esclavagiste de sa gestion sociale – je dirai grâce à ce caractère. Les pouvoirs en place dans le Sahélistan s’abstiendraient de poursuivre des actions de terrorisme sur leur territoire, sans pour autant s’interdire de les soutenir éventuellement ailleurs.

La France, qui était parvenue à sauvegarder du projet du « Grand Sahara » le contrôle du Niger et de son uranium, n’occuperait plus qu’une place secondaire dans le Sahélistan [2].

Il revient à F. Hollande – et c’est tout à son honneur – de l’avoir compris et refusé. On ne devrait pas s’étonner de voir que l’intervention qu’il a décidé ait été immédiatement soutenue par Alger et quelques autres pays pourtant non classés par Paris comme des « amis ». Le pouvoir algérien a démontré sa parfaite lucidité : il sait que l’objectif du Sahélistan vise également le Sud algérien et pas seulement le Nord du Mali [3]. On ne devrait pas davantage s’étonner que les « alliés de la France » – les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, sans parler de l’Arabie Saoudite et du Qatar – sont en réalité hostiles à cette intervention, qu’ils n’ont accepté du bout des lèvres que parce qu’ils ont été mis devant le fait accompli – la décision de F. Hollande. Mais ils ne seraient pas mécontents de voire l’opération s’enliser et échouer. Cela redonnerait de la vigueur à la reprise du projet du Sahélistan.

III.- Gagner la guerre du Sahara

Je suis donc de ceux qui souhaitent et espèrent que la guerre du Sahara sera gagnée, ces Islamistes éradiqués dans la région (Mali et Algérie en particulier), le Mali restauré dans ses frontières. Cette victoire est la condition nécessaire incontournable, mais est loin d’être la condition suffisante, pour une reconstruction ultérieure de l’Etat et de la société du Mali.

Cette guerre sera longue, coûteuse et pénible et son issue reste incertaine. La victoire exige que soient réunies certaines conditions. Il faudrait en effet non seulement que les forces armées françaises n’abandonnent pas le terrain avant la victoire, mais encore qu’une armée malienne digne de ce nom soit reconstituée rapidement. Car il faut savoir que l’intervention militaire des autres pays africains ne pourra pas constituer l’élément décisif de la victoire.

La reconstruction de l’armée malienne relève du tout à fait faisable. Le Mali de Modibo était parvenu à construire une force armée compétente et dévouée à la nation, suffisante pour dissuader les agresseurs comme le sont les Islamistes d’AQMI aujourd’hui. Cette force armée a été systématiquement détruite par la dictature de Moussa Traoré et n’a pas été reconstruite par ses successeurs. Mais le peuple malien ayant pleine conscience que son pays a le devoir d’être armé, la reconstruction de son armée bénéficie d’un terrain favorable. L’obstacle est financier : recruter des milliers de soldats et les équiper n’est pas à la portée des moyens actuels du pays, et ni les Etats africains, ni l’ONU ne consentiront à pallier cette misère. La France doit comprendre que le seul moyen qui permettra la victoire l’oblige à le faire. L’enlisement et la défaite ne seraient pas seulement une catastrophe pour les peuples africains, elles seraient tout autant pour la France. La victoire constituerait un moyen important de restauration de la place de la France dans le concert des nations, au-delà même de l’Europe.

Il n’y a pas grand chose à attendre des pays de la CEDEAO. Les gardes prétoriennes de la plupart de ces pays n’ont d’armée que le nom. Certes le Nigeria dispose de forces nombreuses et équipées, malheureusement peu disciplinées pour le moins qu’on puisse dire ; et beaucoup de ses officiers supérieurs ne poursuivent pas d’autre objectif que le pillage des régions où elles interviennent. Le Sénégal dispose également d’une force militaire compétente et de surcroît disciplinée, mais petite, à l’échelle du pays. Plus loin en Afrique, l’Angola et l’Afrique du Sud pourraient apporter des appuis efficaces ; mais leur éloignement géographique, et peut être d’autres considérations, font courir le risque qu’ils n’en voient pas l’intérêt.

Un engagement de la France ferme, déterminé et pour toute la durée nécessaire implique que la diplomatie de Paris comprenne qu’il lui faut prendre des distances à l’égard de ses co-équipiers de l’OTAN et de l’Europe. Cette partie est loin d’être gagnée et rien n’indique pour le moment que le gouvernement de F. Hollande soit capable de l’oser.

IV.- Gagner la bataille diplomatique

Le conflit visible entre les objectifs honorables de l’intervention française au Mali et la poursuite de la ligne diplomatique actuelle de Paris deviendra rapidement intolérable. La France ne peut pas combattre les « Islamistes » à Tombouctou et les soutenir à Alep !

La diplomatie française, accrochée à l’OTAN et à l’Union européenne, partage la responsabilité de ses alliés dans les succès de l’Islam politique réactionnaire. Elle en a fournit la preuve éclatante dans l’aventure libyenne dont le seul résultat a été (et cela était prévisible et certainement voulu, au moins par Washington) non pas de libérer le peuple libyen de Kadhafi (un pitre plus qu’un dictateur) mais de détruire la Libye, devenue terre d’opération de seigneurs de guerre, directement à l’origine du renforcement d’AQMI au Mali.

Car l’hydre de l’Islam politique réactionnaire recrute autant dans les milieux du grand banditisme que chez les fous de Dieu. Au-delà du « djihad », leurs émirs – qui s’autoproclament les défenseurs intransigeants de la foi – s’enrichissent du trafic de la drogue (les Talibans, l’AQMI), des armes (les seigneurs de guerre libyens), de la prostitution (les Kosovars).

Or la diplomatie française jusqu’à ce jour soutient les mêmes, en Syrie par exemple. Les médias français donnent crédit aux communiqués du prétendu Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, une officine connue pour être celle des Frères Musulmans, fondée par Ryad El Maleh, soutenue par la CIA et les services britanniques. Autant faire crédit aux communiqués d’Ansar Eddine ! La France tolère que la soit disant « Coalition Nationale des Forces de l’Opposition et de la Révolution » soit présidée par le Cheikh Ahmad El Khatib choisi par Washington, Frère Musulman et auteur de l’incendie du quartier de Douma à Damas.

Je serais surpris (mais la surprise serait agréable) que F. Hollande ose renverser la table, comme De Gaulle l’avait fait (sortir de l’OTAN, pratiquer en Europe la politique de la chaise vide). On ne lui demande pas d’en faire autant, mais seulement d’infléchir ses relations diplomatiques dans le sens exigé par la poursuite de l’action au Mali, de comprendre que la France compte plus d’adversaires dans le camp de ses « alliés » que dans celui de ses « ennemis » ! Cela ne serait pas la première fois qu’il en serait ainsi lorsque deux camps s’affrontent sur le terrain diplomatique.

V.- Reconstruire le Mali

La reconstruction du Mali ne peut être que l’œuvre des Maliens. Encore serait-il souhaitable qu’on les y aide plutôt que d’ériger des barrières qui rendent impossible cette reconstruction.

Les ambitions « coloniales » françaises – faire du Mali un État client à l’image de quelques autres dans la région – ne sont peut être pas absentes chez certains des responsables de la politique malienne de Paris. La Françafrique a toujours ses porte-parole. Mais elles ne constituent pas un danger réel, encore moins majeur. Un Mali reconstruit saura aussi affirmer – ou réaffirmer – rapidement son indépendance. Par contre un Mali saccagé par l’Islam politique réactionnaire serait incapable avant longtemps de conquérir une place honorable sur l’échiquier régional et mondial. Comme la Somalie il risquerait d’être effacé de la liste des Etats souverains dignes de ce nom.

Le Mali avait, à l’époque de Modibo, fait des avancées en direction du progrès économique et social comme de son affirmation indépendante et de l’unité de ses composantes ethniques.

L’Union Soudanaise était parvenue à unifier dans une même nation les Bambara du Sud, les pêcheurs bozo, les paysans songhaï et les Bella de la vallée du Niger de Mopti à Ansongo (on oublie aujourd’hui que la majorité des habitants du Nord Mali n’est pas constituée par les Touaregs), et même fait accepter aux Touaregs l’affranchissement de leurs serfs Bella. Il reste que faute de moyens – et de volonté après la chute de Modibo – les gouvernements de Bamako ont par la suite sacrifié les projets de développement du Nord. Certaines revendications des Touaregs sont de ce fait parfaitement légitimes. Alger qui préconise de distinguer dans la rébellion les Touaregs (désormais marginalisés), avec lesquels il faut discuter, des Djihadistes venus d’ailleurs – souvent parfaitement racistes à l’égard des « Noirs » –, fait preuve de lucidité à cet endroit.

Les limites des réalisations du Mali de Modibo, mais aussi l’hostilité des puissances occidentales (et de la France en particulier), sont à l’origine de la dérive du projet et finalement du succès de l’odieux coup d’état de Moussa Traoré (soutenu jusqu’au bout par Paris) dont la dictature porte la responsabilité de la décomposition de la société malienne, de sa paupérisation et de son impuissance. Le puissant mouvement de révolte du peuple malien parvenu, au prix de dizaines de milliers de victimes, à renverser la dictature, avait nourri de grands espoirs de renaissance du pays. Ces espoirs ont été déçus. Pourquoi ?

Le peuple malien bénéficie depuis la chute de Moussa Traoré de libertés démocratiques sans pareilles. Néanmoins cela ne semble avoir servi à rien : des centaines de partis fantômes sans programme, des parlementaires élus impotents, la corruption généralisée. Des analystes dont l’esprit n’est toujours pas libéré des préjugés racistes s’empressent de conclure que ce peuple (comme les Africains en général) n’est pas mûr pour la démocratie ! On feint d’ignorer que la victoire des luttes du peuple malien a coïncidé avec l’offensive « néolibérale » qui a imposé à ce pays fragilisé à l’extrême un modèle de lumpen-développement préconisé par la Banque mondiale et soutenu par l’Europe et la France, générateur de régression sociale et économique et de paupérisation sans limites.

Ce sont ces politiques qui portent la responsabilité majeure de l’échec de la démocratie, décrédibilisée. Cette involution a créé ici comme ailleurs un terrain favorable à la montée de l’influence de l’Islam politique réactionnaire (financé par le Golfe) non seulement dans le Nord capturé par la suite par l’AQMI mais également à Bamako.

La décrépitude de l’Etat malien qui en a résulté est à l’origine de la crise qui a conduit à la destitution du Président Amani Toumani Touré (réfugié depuis au Sénégal), au coup d’État irréfléchi de Sanogho puis à la mise sous tutelle du Mali par la « nomination » d’un Président « provisoire » – dit de transition – par la CEDEAO, dont la présidence est exercée par le Président ivoirien A. Ouattara qui n’a jamais été qu’un fonctionnaire du FMI et du Ministère français de la coopération.
C’est ce Président, dont la légitimité est aux yeux des Maliens proche de zéro, qui a fait appel à l’intervention française. Ce fait affaiblit considérablement la force de l’argument de Paris bien que diplomatiquement impeccable : que Paris a répondu à l’appel du Chef d’Etat « légitime » d’un pays ami. Mais alors en quoi l’appel du chef de l’Etat Syrien – incontestablement non moins légitime – au soutien de l’Iran et de la Russie est-elle « inacceptable » ? Il appartient à Paris de corriger le tir et de revoir son langage.

Mais surtout la reconstruction du Mali passe désormais par le rejet pur et simple des « solutions » libérales qui sont à l’origine de tous ses problèmes. Or sur ce point fondamental les concepts de Paris demeurent ceux qui ont cours à Washington, Londres et Berlin. Les concepts « d’aide au développement » de Paris ne sortent pas des litanies libérales dominantes [4]. Rien d’autre. La France, même si elle gagnait la bataille du Sahara – ce que je souhaite – reste mal placée pour contribuer à la reconstruction du Mali. L’échec, certain, permettrait alors aux faux amis de la France de prendre leur revanche.

 

Envoyé par le M'PEP, Le 23 janvier 2013.

 

Source: REVEIL COMMUNISTE

 

MALI - UNE EXPERTE CHINOISE MET LA FRANCE EN GARDE

 

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Une experte chinoise met la France en garde contre la légitimation d'un "nouvel interventionnisme" en Afrique

 

A l’heure de l’intervention militaire française, au Mali, qui fait maintenant l’objet d’une intense couverture médiatique, il faut se méfier de la légitimation d’un «nouvel interventionnisme», en Afrique, avertit He Wenping, experte chinoise, sur les questions africaines, à l’Académie chinoise des Sciences sociales.



Le 18 janvier, Mme He a publié un article intitulé «Il faut se méfier de la légitimation du nouvel interventionnisme, en Afrique», dans le quotidien chinois, "Global Times", dans lequel elle met en lumière des risques liés à l’intervention française, dont le principal porte sur la légitimation de l’ingérence extérieure, en Afrique.

L’intervention française a été déclenchée, après que des groupes islamistes armés eurent pris le contrôle de la ville de Konna, verrou stratégique entre le Nord et le Sud du Mali. L’appui de l’armée française a fait, rapidement, évoluer la situation militaire, en faveur de l’armée malienne, qui a repris, successivement, les villes de Konna et de Diabali. Selon des reportages, à Bamako et à Konna, la population malienne s’est ruée sur l’achat de drapeaux français et s’est félicitée de la victoire de l’armée, en brandissant des drapeaux tricolores.

Malgré un soutien unanime de la communauté internationale, l’intervention de la France, ancien «gendarme de l’Afrique», ne manque pas de susciter des interrogations. «L’intervention française pourrait-elle ouvrir la porte à la légitimation d’un nouvel interventionnisme en Afrique?», s’interroge Mme He, dans son article.

Bénéficiant de l’approbation de l’ONU, l’intervention de la France à la demande du président malien semble justifiée, d’autant plus que le Président Hollande a martelé que l’intervention française n’avait «pas d’autre but que la lutte contre le terrorisme».

Cependant, il est essentiel de déterminer le statut des groupes rebelles actifs, dans le Nord du Mali. «Pour le moment, il n’est pas juste de qualifier les groupes armés de purement terroristes», et compte tenu de la légitimité insuffisante du gouvernement malien actuel, qui est issu d’un coup d’Etat, «en ce qui concerne la crise, au Mali, il s’agit plutôt d’un conflit entre différents groupes politiques que d’une lutte contre le terrorisme», analyse la spécialiste.

Mme He a, également, examiné la situation, d’un point de vue historique. Sur le continent africain, au lieu de tracer des frontières naturelles, la plupart des pays ont hérité de frontières délimitées, par leurs anciens colonisateurs, qui avaient divisé le continent, en fonction de leurs intérêts et leurs rapports de forces.«Résultat, au sein des populations africaines, la reconnaissance de l’ethnie et de la religion compte plus que celle de la souveraineté ou de la nation. Ce qui peut amener le continent à entrouvrir une porte à l’ingérence extérieure».

En ce qui concerne sa diplomatie, en Afrique, la France, ancienne puissance coloniale, sur le continent, accorde la priorité au maintien de ses intérêts, dans les pays africains francophones. C’est dans cette optique que M. Hollande, qui n’avait pas montré, jusque-là, un intérêt marqué, pour l’Afrique, a changé de cap et décidé de déployer des forces armées, au Mali.

«Nous ne défendons qu’une cause, l’intégrité du Mali, et nous n’avons qu’un adversaire, le terrorisme», a répété le président français. Néanmoins, face à la demande du président centrafricain, lui aussi, confronté à l’attaque de rebelles, le gouvernement français a choisi de garder ses distances (et même dans le cas de la Côte d'Ivoire attaquée par la rébellion d'Alassane Ouattara, en 2002!, Ndlr). «Ce qui alimente les rumeurs, selon lesquelles la France, le gendarme, pratique le deux poids deux mesures, dans les affaires africaines», a fait observer Mme He.

Par ailleurs, le déploiement des forces armées, au Mali, aura pour effet d’alourdir les dépenses de l’Etat et pèsera sur une économie française affaiblie. «C’est pour cela que des médias, à travers le monde, ont signalé que le Mali risque de devenir un Afghanistan, pour la France», a indiqué Mme He, avant de faire part d’une autre inquiétude : l’intervention française permettra-t-elle d’apporter une stabilité, à long terme, au Mali? Une question à laquelle il est, pour l’instant, impossible de répondre.

 

Source: FRENCH.PEOPLEDAILY

GUERRE AU MALI: L'INCROYABLE NAIVETE AFRICAINE ET LA DIABOLIQUE RUSE FRANÇAISE

 

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Certains Maliens et Africains croient mordicus que c’est pour leurs beaux yeux que la France s’est décidée, enfin, à intervenir au Mali. Que nenni. D’ailleurs, urbi et orbi, elle (la France) s’appuie sur la fameuse «demande du président malien», ultime syncrétisme hypocrite et magistralement mené pour duper encore une fois les Africains. Ah, ces grands enfants ! Ces derniers ne se posant jamais la question du pourquoi maintenant, ils resteront toujours «derrière comme les fesses» comme le dirait l’autre. Pourquoi la France n’est pas intervenue tout de suite après la prise de la première ville nord-malienne par la vermine wahhabo-salafo-qatarie? Où était la France quand les djihadistes détruisaient, à plusieurs reprises, d’anciens mausolées de saints musulmans tout en se livrant à des exactions multiples (lapidations, amputations)?
 
Et pourtant, dans la même logorrhée morbide et mortifère, la France avait trompé le monde entier pour une intervention en Libye à la… «demande des Libyens». Comme toujours, pour éviter un massacre, alors que les troupes du frère Guide Mouammar Kadhafi avaient simplement demandé aux populations de Benghazi de désarmer. Une vérité véhiculée très minoritairement et que la presse «mainstream», faisant partie de l’opération nazie qui a tué plus de 80 000 Libyens, ne fait jamais état. Chacun sait comment la résolution onusienne 1973 adoptée à dix voix sur quinze et autorisant le recours à la force contre le régime de Kadhafi avait été triturée…Passons. 

Aussi bizarre que ça puisse paraître, personne ne s’est posé la question de savoir pourquoi tout le monde avait laissé la situation pourrir au Mali. Aussi bizarre que ça puisse paraître, personne dans les instances onusiennes ne songeaient même à poursuivre juridiquement les affreux terroristes qui détruisaient en toute impunité les mausolées soufis, patrimoine mondial de l’UNESCO, et qui coupaient bras et pieds ou lapidaient les « déviants ». Aussi bizarre que ça puisse paraître, pourquoi personne ne met l’accent sur le largage de la France en Libye des armes de ces hommes, accusés avec la mauvaise foi habituelle d’avoir pillé l’arsenal de Mouammar Kadhafi? Pourquoi le Qatar souhaite une médiation et la Libye, la Tunisie et l’Égypte ne veulent pas de cette intervention? Cherchez l’erreur.

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Mais, comme par hasard, subitement, les organisations non-gouvernementale (ONG) se réveillent et accusent déjà l’armée malienne d’exactions. Fichtre. Et pendant ce temps-là, la France, elle, mènerait une guerre chirurgicale à nulle autre pareille. Personne ne parle de la destruction de toutes les «essenceries» (pompes à essence) - comme le dirait Léopold-Sédar Senghor l’ex académicien -, et des bâtisses monumentales, soupçonnées d’être des refuges pour islamistes. C’est ainsi qu’on a appris que le palais de Mouammar Kadhafi a été détruit à Tombouctou. Qui peut vraiment croire à cette fable-là? Pourquoi personne n’ose parler des Touaregs, de leurs revendications, de leurs aspirations légitimes?

Et pendant ce temps-là, à New York, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon salue ce qu’il nomme l’intervention «courageuse» de la France au Mali. Néanmoins, il a aussi dit ses craintes concernant l’impact de l’opération sur les civils et les droits de l’homme. Diantre. Enfin. Mais, du côté africain, on s’appuie essentiellement sur une opération qui est utile, mise sur pied pour bouter hors des frontières maliennes les effroyables terroristes. Et bien sûr, tout le monde s’accorde à dire que l’opération est utile, qu’il faut par tous les moyens «détruire» dixit François Hollande himself, ces renégats pourtant alliés et idiots utiles de l’Occident.

Faisons simple. Alors que l’intervention française fait l’unanimité chez les nigauds, la France se battant au Mali officiellement contre le… TERRORISME (le soutenant en Syrie) mais, officieusement, pour protéger ses intérêts ou plus prosaïquement pour une symphonie à deux mesures, celle de Total le pétrolier, et de Areva l’extracteur d’uranium, les autorités françaises nous prennent pour des gobes-mouches. Sans cet uranium du Niger, nous vivrons, ici en France, avec des lampes tempêtes pour s’éclairer… Or, les Français, dans leur grande majorité sont convaincus que ce sont eux qui aident l’Afrique, dans cette configuration, le Niger, pays…pauvre. Comme le diraient mes amis Ivoiriens, «c’est ça qui est la vérité!». Le reste n’est que verbiage vaseux, mensonge, arnaque et propagande…
 

Allain Jules



dimanche, 27 janvier 2013

YOUSSOUF BAKAYOKO OU LE TREPIED DU RECIDIVISTE


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Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la Commission Électorale Indépendante a coupé le ruban inaugural de la campagne électorale, vendredi en invitant les candidats à l’élection législative partielle à une campagne modèle! Cela prêterait à sourire si ce n’était pas tragique de se souvenir des promesses passées d’élections transparentes et honnêtes et de se repasser mentalement le film des fraudes, exactions, crimes, puis le coup d’état mis en œuvre, parce que les menaces d’intimidation n’étaient pas suffisante pour décourager le président Gbagbo!

A l’époque, nous étions alors en présence d’acteurs honnêtes pour les uns et corrompus pour les autres; mais entre temps le camp des gens civilisés n’est plus, mort, exilé où embastillé, et aujourd’hui, le camp des rebelles tente de se refaire une virginité en invitant à des élections législatives partielles, préparées par «une campagne civilisée», permettant «une supervision et une certification par les Nations Unies». Les électeurs, ivoiriens et tous les naturalisés de la dernière heure remplaçant gaiement tous les disparus et les exilés vont se mobiliser massivement pour cautionner leurs bourreaux! La consultation sera «apaisée et transparente », conformément «aux canons de la légitimité démocratique de nos élus», ces élus qui sont sortis victorieux des urnes avec des scores incroyablement bas, on parlait de 11 pour cent… et même moins de voix.

Effectivement « les canons de la légitimité démocratique » des nouveaux élus ont tonné, et l’Agence France presse ainsi que les médias ont cessé de compter les morts survenus après les fameux 3000 morts de la crise post-électorale, répertoriés dans toutes les dépêches et servis régulièrement, catéchisme asséné à coup de matraquage, laissant paraitre que tous ces morts l’étaient par la faute d’un Laurent Gbagbo s’accrochant désespérément à un pouvoir qu’il avait perdu, alors que les urnes avaient parlé en faveur de son adversaire Alassane Ouattara ! Oui les canons, la grosse artillerie ont retenti des jours et des nuits durant, parce qu’une France et une communauté internationale ont préféré le vacarme et les lumières du bombardement du palais présidentiel occupé par un Président légalement investi par un Conseil constitutionnel reconnu et souverain. Oui les critères, les canons n’ont certainement pas été ceux de la démocratie et surtout ceux de la liberté, la liberté d’un peuple de disposer de sa souveraineté. Et les milliers de morts qui ont suivi n’ont pas été recensés, Duékoué, Nahibly, et j’en passe…Mais voilà ils ne votent pas, ils ne voteront plus, ils ne sont plus importants pour un régime qui les a assassinés!

Comment croire aujourd’hui ces mêmes acteurs en campagne, comment prendre au sérieux un Youssouf Bakayoko dans un rôle identique, qui au lieu de se mettre au service de son pays, avait proclamé des résultats biaisés depuis l’hôtel du Golf, et ce en dehors du temps, à lui imparti?

Sa définition du tryptique de la démocratie? «Une campagne électorale apaisée, un processus électoral respecté, un verdict accepté avec des élus reconnus»

En histoire de l'art, le tryptique est un ensemble décoratif composé d’un panneau central et deux volets mobiles qui généralement se rabattent sur le volet central pour le recouvrir.Si je reprend fidèlement l’image du spécialiste de l’art Youssouf Bakayoko, assurément un habitué des musés et des Eglises françaises dépositaires de nombreux tryptiques, je dirais que «la campagne électorale apaisée» et «le verdict accepté avec des élus reconnus » constituent les panneaux latéraux du tryptique, encadrant le thème central, «un processus électoral respecté», et bien sûr les panneaux latéraux se rabattent sur «le processus électoral respecté» qui disparaît de notre vue! Bonne image donc, mais je suppose qu’il voulait évoquer le trépied, tabouret à trois pieds, support de la démocratie ivoirienne, que l’on connait bien, toujours instable, peu confortable, dont on risque à tout moment d’être éjecté, et aux pieds fragiles et trop écartés…

La dernière campagne électorale présidentielle est celle qui a coûté le plus cher, parce que vraiment elle se voulait –du côté de la Majorité Présidentielle-, honnête et transparente. Cela ne l’a pas empêchée de se transformer en une guerre parce que les dés étaient pipés d’avance et que ne devait sortir des urnes que Ouattara, l’Economiste du FMI qui offrirait son pays d’adoption à tous les charognards blancs pour quelques applaudissements et une célébrité éphémère, celle  d’un certain Empereur de Kong, dont le royaume est si petit que même son frère ainé, le maire de Kong n’a pu y avoir sa dernière demeure, mais a dû être enterré au cimetière municipal de Williamsville…

Campagne électorale express donc, pour saluer les généreux bailleurs de fonds et investisseurs potentiels allemands que l’on essaie de recruter après les français trop rétifs. Oui, il faut donner l’impression que la démocratie vit son rythme de croisière, que tout va bien, que tout se déroule selon «les canons de la légitimité démocratique de nos élus». Les derniers évènements rocambolesques au Ghana, les enlèvements et tentatives d’enlèvement de personnalités de haut rang, les procès en cours, tout cela nous plonge dans «la promotion de la paix par le dialogue», le discours est saisissant ! Grâce à ces élections, le processus de démocratisation est en cours en Côte d’Ivoire ! Mais voilà, les caisses vides de l’état, malgré les emprunts faramineux, ont fait grimper le prix de toutes les denrées alimentaires, l’électricité, le gaz, les carburants n’ont pas été de reste, et ont connu aussi une hausse…

Alors que ces élections n’étaient pas une priorité du moment, face aux revendications salariales des fonctionnaires qui vont se mettre en grève et paralyser totalement le pays, notre économiste va gaspiller un peu plus l’argent dont il ne dispose pas, en préparant des élections qui ne mobiliseront que ses adeptes, et donner l’impression d’une normalité revenue : tous les réfugiées attendus fermement, -direction la case Prison du Monopoly géant qu’est la Côte d’Ivoire, où tout est à vendre et à acheter-, n’auront même pas le temps de rentrer, d’avoir leur carte d’électeur, et de voter! Qu’à cela ne tienne, les électeurs en Côte d’Ivoire Nouvelle pourront voter plusieurs fois, face à des FRCI analphabètes qui ne distinguent pas une ordonnance médicale d’un laisser passer ou d’une carte d’électeur. Et on comprend mieux que Ouattara ne les envoie au Mali-si toutefois il daigne écouter ses chers frères et sœurs pour une fois- qu’après ces élections, car il a besoin d’eux pour mener cette «campagne civilisée», pour «une consultation apaisée et transparente»!

 

Shlomit Abel, 26 janvier 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

vendredi, 25 janvier 2013

L'INVASION DU MALI: UNE OPERATION POUR LA RECOLONISATION DE L'AFRIQUE


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Depuis le 11 janvier 2013 une intervention méthodique de l'impérialisme occidental se déroule dans une autre partie de l'Afrique. Cette fois-ci, à nouveau en utilisant le Conseil de Sécurité de l’ONU trompé. La conquête du Soudan a été réalisée en séparant la petite partie sud riche en pétrole du reste pauvre du pays. Le contrôle des régions pétrolières du Nigeria a été décidé par  la Cour internationale de Justice (1). Celui de la Libye et de la Côte d'Ivoire a été assuré par une intervention militaire directe sur la base des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Les méthodes différent mais l'objectif est le même - la recolonisation de l'Afrique, la conquête de ses ressources naturelles et de ses  marchés et l’arrêt de sa coopération avec la République populaire de Chine.

Lors de l'intervention au Mali, la communauté impérialiste, dans son entreprise de justification des  interventions visant à  contrôler l'opinion publique mondiale, s’efforce d'éviter toutes les erreurs  commises dans les agressions contre d'autres pays d'Asie et d’Afrique .La guerre de l'information qui accompagne les campagnes de guerre de l’impérialisme lui a permis d’asseoir l’idée  que l'impérialisme s’est levé pour défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale du Mali. Ce n’est pas du tout ça. Il existe toute une série de facteurs qui confirment  que cette intervention ne diffère pas des précédentes.
 
Les groupes terroristes dans le nord du Mali ne sont  pas nés  ces deux dernières années. Ils ont été crées au su et au vu des services secrets des  puissances impérialistes et avec leur soutien, des  décennies durant.

La situation n’est devenue explosive que lors de l'intervention contre la Libye, et surtout après son achèvement et le renversement de Mouammar Kadhafi. Les armes ne sont pas parvenues au Nord du Mali, par hasard. Il existe de nombreuses preuves que les transferts d’armes ont  été effectués avec  l'aide de la France.
 
L'analyse de l’évolution des événements en 2012 suggère que l'ensemble du processus a été  une action parfaitement préparée, axée sur l'acceptation par l'opinion publique de l'«inévitabilité d'une intervention militaire."
 
Ce fut d'abord le vol soigneusement préparé puis exécuté des armes libyennes et leur livraison aux tribus touaregs dans le but ensuite de les pousser à commencer les actions militaires. Cependant les  Touareg se sont vite rendu compte qu'ils ont été manipulés et ont commencé à se distancer progressivement de l'indépendance précédemment déclarée.

Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (NHOA) a déclaré que «la Déclaration d'Indépendance de l’Azawad était simplement une tentative pour susciter l'intérêt de la communauté internationale sur le sort de la population dans le nord du pays" et a exprimé sa volonté d'agir. Après, les forces d’Al Qaida et ses organisations "AQMI" (Al-Qaïda Maghreb islamique) et "MUJAO"  (Mouvement pour l'Unité et le Jihad en Afrique de l'Ouest), ont attaqué le MNL Azawad c’est une   véritable provocation des organisateurs. Par ailleurs, même l'organisation islamiste Ansar Dine (Défenseurs de la Foi) avait  annoncé sa volonté d'agir.
 
Lors de la réunion à Ouagadougou, au Burkina Faso, Ansar Dine a abandonné "la violence, l'extrémisme et le terrorisme", et s'est engagé à lutter contre la violence aux frontières. (2) Cet engagement a été qualifié de trahison par les deux groupes islamistes Aqmi et Mujao qui ont    commencé à le combattre. En Novembre 2012, Aqmi et le Mujao ont engagé des combats contre le MNLA. À la fin du mois de Novembre, les forces de Ansar Dine  sont entrées dans la bataille contre le Mujao au sud-ouest de Tombouctou. Je mentionne cette description détaillée afin qu’on puisse  comprendre la complexité de l’organisation de la stratégie  des services secrets occidentaux, dont le but était de déstabiliser le Mali et de créer des prétextes pour une intervention armée.

Les médias occidentaux s’efforcent  maintenant d’imposer à l'opinion publique l'idée que les groupes terroristes sont concentrés dans le nord du Mali, pour rejoindre les formations armées (3), ce qui est vrai,  s'est jointe à eux, même la tristement célèbre "Boko Haram", nigeriane, mais ils  évitent de  dévoiler la nature  de ce regain de combats, utilisés comme  prétextes  pour une intervention militaire.
 
Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés,  plus d'un demi-million de réfugiés ont quitté l’espace des combats. La catastrophe humanitaire a frappé non seulement le Mali, mais aussi les pays voisins. En c’est précisément ce qui était visé et qui devait être atteint. Pour souligner plus fortement  l'effet, des mosquées ont été détruites à Tombouctou et dans d'autres centres historiques du Sahara. Tout s'est déroulé dans un seul but: choquer la communauté internationale et  obtenir un soutien pour une intervention militaire.
 
Après le coup d'état,  rapidement a commencé à  se propager l'idée d'une intervention militaire. Les représentants du nouveau gouvernement ont  demandé l’intervention militaire des  Nations Unies  et ont déposé une plainte auprès du Tribunal pénal international. Pendant ce temps, au niveau de la direction du Mali, des conflits se manifestaient au sujet de la conception de l’intervention militaire. 
 
S’opposaient  propositions d’aide de l’Occident   et  missions purement militaires des Etats africains. En particulier, ces conflits sont devenus la cause de l'échec de la tentative de coup d'Etat d'Avril  puis celle de Décembre dernier , lorsque l'armée a renversé le Premier ministre Cheikh Modibo Diarra. Ce n'est pas un hasard si le Conseil de sécurité a fermement condamné "l'ingérence continue  de l'armée et de la sécurité dans les activités du gouvernement malien de transition et a souligné qu'il était prêt à imposer des sanctions contre ceux qui troublent l'ordre constitutionnel.
 
Tout particulièrement, dans ce contexte, il est nécessaire d'évaluer le coup d'Etat au Mali de Mars 2012. A l’époque, quelques jours avant les élections présidentielles, le président Amadou Toumani Touré, connu sous le sigle ATT était renversé. L'absurdité de ce coup d'Etat est  que ATT n'était pas candidat pour un autre mandat,  mais il était un adversaire de l'intervention militaire de l'Occident.

Le Conseil de sécurité ne s’est pas dressé contre les terroristes islamistes d'Al-Qaïda, mais contre l'armée et  la sécurité du Mali.
 
A la fin, le  20 décembre 2012, le conseil de sécurit é  des Nations unies a adopté la résolution  2085, qui a approuvé l'intervention militaire au Mali. La Résolution a autorisé l’envoi d’une  mission militaire- Mission d'appui international au Mali, dirigée par des Africains qui sera composée de 5.000 membres de l'armée malienne et de  3.000 membres  des Etats de l'Organisation des Nations Unies.
 
La  conception de l’opération a été développée par le Gouvernement du Mali et les partenaires et  a été approuvée par l'Union africaine et la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest).
 
Qui sont les partenaires au Mali? Etats-Unis, la France, l'Allemagne, le Canada, l'Algérie, la Mauritanie et le Niger.
 
Début Janvier a été marquée par une démarche apparemment "illogique"  d'Al-Qaïda, dont les forces ont commencé à marcher sur le  Sud et  ont occupé le 7 janvier  la ville de Kona. Kona se trouve exactement sur ​​la frontière entre le nord et le sud du Mali. Cela marque le début d’un engagement contre une région où il vit la plupart de la population du Mali. Si cette opération devait avoir pour le leadership d'Al-Qaïda un sens, elle aurait du se réaliser à l’adoption de la résolution 2085, par exemple, après une série de réunions à Bamako ou à un autre moment approprié pour l’AQMI. Or, les opérations offensives ont commencé immédiatement après l’adoption de la  résolution de l'ONU autorisant une action militaire. Cela confirme qu’il s’agit d’une provocation préméditée qui devait précipiter  l'envoi immédiat de troupes. Dès le soir du 10 janvier Dionkunda Traoré qui exerce les fonctions de Président du Mali, proclamait la mobilisation et l'état d'urgence et dès le 11 janvier, les troupes françaises débarquaient au Mali. Les médias occidentaux ont essayé de camoufler cette démarche en  mettant en exergue la participation des armées du Sénégal et du Niger, dont les troupes ont également débarqué, mais celui qui joue le rôle de premier plan est tout à fait évident, indépendamment du fait que c’était déjà clair le jour de l'adoption de la Résolution 2085, quand le ministre des Affaires étrangères du Mali a remercié tous les membres du Conseil de sécurité et en particulier les représentants de la France.
 
Cependant que  la décision de la CEDEAO d’engager immédiatement  les opérations de la  mission n’a été rendue publique qu'après l'annonce que la mission militaire française a déjà commencé  les opérations  au Mali. Les Français ont donc commencé l’intervention militaire quand les troupes des Etats africains n'étaient  pas physiquement présentes au Mali.

Une  excellente opération d'information
 
"L'intervention militaire internationale au Mali" n'a qu'un seul défaut - il manque une explication compréhensible cohérente de l’activité  d'Al-Qaïda – Aqmi dans  les  pays du Maghreb islamique. Les  Médias  imposent les affirmations  quant aux tentatives d'Al-Qaïda  de  déployer ses forces dans le nord du Mali et d’y créer une  base permanente. Il est connu depuis longtemps qu'Al-Qaïda  y était implantée  durant toute la dernière  décennie et  tout le dispositif mondial de  lutte contre le terrorisme a laissé ce groupe terroriste inaperçu (au moment où tous les satellites militaires du monde  sont en mesure d'enregistrer un objet au sol  de dimensions plus petites qu’un  pistolet). Le fait qu’Aqmi n’a  commencé ses opérations  que maintenant, confirme qu'il s'agit d'une provocation planifiée qui devait être utilisée  pour une intervention militaire immédiate au Mali.
 
Le début de l'année 2013 est ainsi marqué par une nouvelles opération spéciale pour la   recolonisation de l'Afrique. Ses principaux acteurs sont les Etats-Unis et la France qui  tentent par  la force militaire brute d’empêcher l'expansion économique de la République populaire de Chine.  Le Mali, comme la plupart des pays africains, fait partie des pays riches en matières premières le riche et sa puissance politique et militaire est négligeable.)

Mais il est nécessaire de reconnaitre que l'impérialisme s’est, cette fois-ci, épargné les erreurs commises dans la guerre de l'information lors de l'intervention en Libye et en  Côte d'Ivoire en arguant qu'il s'agissait d'une intervention préventive pour prévenir les catastrophes humanitaires et  promouvoir la liberté et les droits de l'homme. Aujourd'hui, il est difficile que quelqu’un s'oppose à l’affirmation que l'opération militaire des forces des Nations Unies est inévitable.
 
Le pays a été confronté à un choix difficile: les islamistes ou l'impérialisme? L’intervention  internationale le Mali va la  payer avec  sa souveraineté et ses colossales ressources naturelles. Selon les dires du «socialiste» F. Hollande, les  troupes resteront au Mali aussi longtemps que nécessaire.
 
Ce n’est pas par hasard que  le président renversé Amadou Toumani Touré, disait que: ". Paris est plus dangereux que Tombouctou".

L'Afrique a toujours été et demeure un polygone d'expérimentation  des  scénarios militaires et politiques les plus divers. C’est pour cela que , non seulement l'Afrique, mais aussi la Russie devraient accorder une attention  au scénarios de mise en œuvre  réussi (jusqu’à maintenant) de l'intervention militaire dans un  pays dans lequel avait été, auparavant, artificiellement paralysé le pouvoir politique dans le but de le  "libérer des islamistes."Compte tenu des efforts de l'Occident visant à discréditer les dirigeants actuels de la Russie et de soutenir la construction de groupes terroristes islamistes opérant dans le Caucase du Nord et la région de la Volga, il  est nécessaire d'accorder une attention particulière à cette démarche.
 
 
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(1) http://www.icj-cij.org/docket/files/94/7453.pdf.
 
(2)  Rapport du Secrétaire général sur la situation au Mali. Document des Nations Unies S/2012/894.
 
(3) Procès-verbal du Conseil de sécurité de l'ONU du 5/12/2012. Document des Nations Unies S/PV.6879, page 2.
 

Auteur: Alexander MEZYAEV (Mězjajev)


LA CHASSE AU DEAL

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Attention aux contrefaçons!

En ce moment circule un article signé commandant Zanti. «Attention, un complot se prépare contre la Révolution et la Côte d’Ivoire – acte 2».

Par le passé j’ai déjà relayé des écrits signés de ce nom, mais aujourd’hui j’ai des doutes quand à l’analyse suivante que nous trouvons sous sa plume : Gbagbo aurait accepté un deal en échange de sa libération. Suivent dans ce deal les noms de Blé Goudé et  Miaka Oretto. Ayant échangé plusieurs fois avec des personnes ayant bien connu le président, cela va totalement à l’encontre de l’image que nous avons de lui. Pourquoi cèderait-il maintenant alors qu’il a tenu bon depuis si longtemps. Que la France essaie de le corrompre, c’est certainement acquis ; qu’il ait commis des erreurs par le passé, par excès de confiance, car il ne croyait pas que l’Occident irait si loin dans le mensonge, la traitrise, le comportement pirate et dévoyé, c’est évident aussi. Mais plus que jamais, aujourd’hui, le président Gbagbo doit montrer au monde entier que ses valeurs ne sont pas celles de la France et par ricochet celles des collabos ivoiriens et pseudo ivoiriens. Aujourd’hui plus que jamais son obstination est payante, il a mis et met tout le monde dans l’embarras, CPI, gouvernement français, ONU. Au lieu de décourager les Ivoiriens, son comportement ferme et confiant a redonné courage aux militants et aux patriotes.

Or en ce jour ce courrier signé commandant Zanti, qui reprend le ton et les accents d’un Hassane Magued, sonne faux comme une contrefaçon pour semer le trouble et démobiliser… Bien sûr les gens attendent depuis longtemps, ils sont fatigués et découragés, n’en peuvent plus… Et il y a ceux qui se lassent et s’habituent à ce discours, « même Gbagbo est en train de flancher »… Les gens qui relaient ces nouvelles pessimistes ne sont certainement pas des intimes du président ; et ceux que nous connaissons et qui ont bien connu le président Gbagbo ne le reconnaissent pas dans ce deal Alors, j’aurais envie d’écrire que ce texte n’est là que pour nous embrouiller, diviser les patriotes qui le sont déjà suffisamment en ce moment ; les infiltrés sont une réalité, les patriotes héros de la 25ème heure également, ne nous laissons pas gagner par le défaitisme, et pensons à nos enfants, si notre génération doit se sacrifier, qu’eux au moins soient les bénéficiaires de cette vraie libération à laquelle nous aspirons tous.

Nos blogs sont lus et récupérés par le camp adverse, et même ce Zanti a pu se faire usurper son identité par une campagne de com féroce de l’adversaire! Disons-nous bien que si Gbagbo flanche, nous nous écroulons avec lui, et ce n’est pas le moment… La compromission n’est pas une victoire, c’est le prétexte pour les loups de s’engouffrer dans le troupeau, effaroucher les brebis pour mieux les manipuler. Il sera difficile d’avoir pire que Ouattara, mais une Côte d’Ivoire préfectorale même avec un autre préfet encore aux ordres de la France et des lobbys financiers étrangers, ne connaitra jamais la liberté et l’épanouissement et tout simplement ne vivra jamais du fruit de son travail et de ses ressources. Notre foi, notre détermination, notre confiance inébranlable en celui qui a crée le monde, et les hommes libres et égaux ne nous invite pas ce soir à capituler, mais au contraire à reprendre courage avant cette dernière montée, ce raidillon face à un vide vertigineux et à poser des actes  imples et clairs, qui se démarquent de ceux de l’ennemi : notre rapport à l’argent, à la corruptibilité, au pouvoir…

La victoire ne viendra pas grâce à X ou Y célèbres ou auto proclamés, elle viendra du peuple humble et petit qui marche avec son Dieu, crie son ras-le-bol sans se chercher un veau d’or un leader qui a su crier et gesticuler plus fort, en écrasant au passage un autre moins doué dans la communication… dans ce désintéressement chacun recevra ce qui lui revient… si nous pensons que le Dieu d'Abraham d’Isaac et de Jacob peut en oublier en route, et qu’ils veuillent le Lui rappeler, ils se font tout simplement plus grands que Lui… et tout le processus de rédemption prendra du retard, une fois de plus…

Moïse était bègue, avait un casier judiciaire, était peu convaincu, mais il a accepté de se laisser conduire, et les gesticulations du Pharaon, le Ouattara de l’époque, ne l’ont point impressionné une fois qu’il était en route, parce que bien épaulé par son frère. Ne commençons pas à douter du Président Gbagbo et de sa pugnacité, continuons sur ses traces, pour ne pas gagner une semi liberté ou un semi esclavage… Notre libération doit être pleine et entière, si notre Dieu est un Dieu d’esclaves, ce n’est pas le nôtre, le nôtre c’est celui qui porte La Côte d’Ivoire comme un père porte son enfant, le fait passer certes sur une route longue et éprouvante, mais sans jamais lui lâcher la main, jusqu’à ce que la route soit libre!

 

Shlomit Abel, 24 janvier 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 24 janvier 2013

2013 - VŒUX DE NAHIBLY

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 ONUCI, complice de génocide et médecin après la mort.

 

Toi qui t’es toujours prévalu de l’amour de ton prochain,

Toi qui as accordé couvert, gîte et parcelle de terre à l’étranger,

Toi qui, en récompense de tout ce que tu as donné, as reçu des chapes de plomb, de fer et de feu,

*

Très bonne année 2013 à toi et que ton vœu le plus cher soit exaucé!

*

Que tu sois de Sakassou ou de Bouaké, de Monoko-Zohi, de Touba, de Ferké, de Bouna, d’Anonkoua-Kouté, de Bonoua, d’Agboville, de Yopougon, de Duékoué, de partout ailleurs en Côte d’Ivoire,

*

Que tu sois chrétien, animiste, musulman ou de toute autre croyance religieuse,

Quelque soit ton supplice, ton humiliation, ta souffrance, ta douleur et ta tristesse,

Que cette année 2013 te procure à nouveau la joie de vivre et le bonheur!

*

La joie de vivre et le bonheur, tu les auras forcément en partage,

Car à l’imposture du néo-colon français, tu as dit non et à son esprit de servitude, tu as su résister.

*

La joie de vivre et le bonheur, tu ne peux que les avoir abondamment en partage,

Car par ta vaillance et ta résistance qu’ils avaient sous-estimées,

Tu as dévoilé à la face du monde entier l’hypocrisie et la cruauté inhumaine des corsaires des temps nouveaux.

*

Du temps de l’esclavage à nos jours en passant par l’époque de la colonisation, ils n’ont pas changé.

*

Aux flibustiers des mers, aux faux prêtres ou missionnaires et autres corps expéditionnaires d’hier,

*

Ils ont substitué leurs médias, leurs armées et des diplomates malhonnêtes,

Tout le cocktail parfait pour planifier et réaliser des génocides sur ton continent.

*

Ta cause, frère, sœur, est si juste et ton combat si noble,

Que malgré tes larmes de sang et tes meurtrissures,

La joie de vivre et le bonheur seront ton partage

Parce que tu sais qu’aucune puissance aussi grande soit-elle,

Ne peut venir à bout d’un peuple déterminé

Et qui se bat pour sa liberté!

*

Un début de preuve à toutes ces affirmations,

C’est qu’en ton pays, la Côte d’Ivoire,

Armées française et onusienne se sont honteusement déculottées,

En prenant part à des massacres dont les vidéos parcourent le monde,

Mettant ainsi à nu la vraie moralité de ces impérialistes-donneurs de leçons,

Qui prétendent instaurer la démocratie en s’alliant à des brigands locaux ou régionaux.

*

A toi, frère, sœur, qui refuse de souscrire à l’esclavage mental

Imposé par ceux qui, refusant la royauté chez eux, ont décapité leur roi,

A toi, frère, sœur, qui dit non à la servitude et à tout esprit de nuisance

Sans jamais baisser la tête devant ces confréries du crime et du pillage,

Malgré l’ampleur de leurs crimes et génocides contre ton peuple.

*

A toi, frère, sœur, qui a définitivement compris qu’on t’a fait la guerre

Pour la richesse de tes terres et non pour des fausses élections,

A toi, frère, sœur, qui a aussi pardonné la bêtise de tes frères africains,

Toujours prêts aux massacres des leurs pour le bonheur du maître pirate blanc,

*

A toi, frère, sœur, nous disons donc «TRES BONNE ANNEE 2013»  depuis les décombres et les brousses de NAHIBLY à DUEKOUE !!!

 

Pour le collectif des victimes, Emmanuel CALEB, le 21 Janvier 2013.

NAHIBLY ECRIT A NOUVEAU A Mr KONAN BANNY, PRESIDENT DE LA COMMISSION DIALOGUE, VERITE ET RECONCILIATION (CDVR)

 

 

CHARLES KONAN BANNY.jpg


Monsieur le président,


En ce jour du 21 Janvier 2013, nous, collectif des victimes de guerre de DUEKOUE (CARREFOUR et NAHIBLY), nous nous empressons de vous écrire ceci :

-1° : 29 Mars 2011 et 20 Juillet 2012, cela fait respectivement vingt deux mois (2 années presque) et six mois que les massacres en vies humaines par les troupes de la C.E.D.E.A.O. , de l’O.N.U., des F.R.C.I. et des DOZO  ont eu lieu au quartier CARREFOUR et au camp NAHIBLY des réfugiés autochtones de DUEKOUE. A ce jour, suite à des enquêtes fantaisistes pour ne pas dire légères, aucun criminel n’a été arrêté pour être présenté à la justice nationale ou internationale quand, toujours à DUEKOUE, les exactions, les meurtres crapuleux continuent d’être la marque du savoir-faire ( ?) des forces dites républicaines, venues « sauver » ce pays nôtre en Avril 2011. Rappelons qu’il n’y a pas longtemps, en Octobre dernier, c’est encore à DUEKOUE qu’un gendarme a fait arrêter un chasseur traditionnel dit dozo, d’origine guinéenne, qui se rendait à un rendez-vous rituel de sa confrérie avec dans ses bagages de la chair et des ossements humains, fumés ou rôtis.

-2° : le 1er Janvier 2013 (il n’y a pas encore un mois), un drame a fait plusieurs dizaines de morts au quartier Plateau d’ABIDJAN. En moins d’une semaine, les enquêtes relatives à ce drame ont été bouclées et des sanctions diverses prises à l’encontre de certains responsables. Nous notons qu’à la différence de ce qui s’est passé et continue de se passer à DUEKOUE et dans le grand ouest ivoirien, le grand malheur survenu au Plateau d’ABIDJAN est un accident involontaire et non prémédité, contrairement aux crimes de masses et génocides que nous, populations Wê, nous subissons à grande échelle en ce pays depuis dix ans au moins. Sans désespérer de ce que la vérité sur notre tragédie collective soit un jour crachée à la face du monde par la commission que vous présidez, nous nous étonnons – tout en vous le notifiant, monsieur le président de la C.D.V.R.- du comportement judiciaire d’un régime dit démocratique que la communauté internationale nous a imposé à coups de bombes. Un régime qui catégorise ou hiérarchise la mort et la douleur des victimes, selon leur ethnie ou leur région.

-3° : récemment, monsieur le président de la C.D.V.R., vous avez  procédé à l’installation des commissions régionales de l’institution que vous présidez, ce qui est une très bonne chose. Seulement, voyez- vous, président, le passage en revue des personnes-ressources que vous avez nommées, s’agissant de notre région, nous choque et nous oblige à vous interpeller. En effet, des deux généraux que vous avez nommés en plus du doyen OULAÏ Tiabas, si nous n’avons rien à reprocher au Général DEON, par contre nous en avons gros sur le cœur quand contre toute attente, vous choisissez le Général DOUE, notre parent à nous. Ce choix, honorable président de la C.D.V.R., a fait dire au plus jeune du collectif que nous formons, tout sauf votre respect, que « le président BANNY, à mon avis, nous confond avec des billets de banque qu’on peut manipuler à souhait, vu qu’il est banquier de formation. Or, c’est bien parce que nous ne sommes pas manipulables et refusons de l’être que l’impérialisme prédateur nous fait massacrer par nos propres frères dont DOUE Mathias. Si le président BANNY ne sait pas  que DOUE Mathias est aussi à la base de nos malheurs depuis Septembre 2002, alors il est tout excusé ». En clair, monsieur le président de la C.D.V.R., le général DOUE Mathias, au-delà même du groupe ethnique Wê, est aussi comptable, en sa qualité de chef d’Etat major des armées de 2000 à 2004, de tout ce qui est arrivé comme malheur au digne peuple de Côte d’Ivoire, par exemple la fusillade des barbouzes français contre les jeunes patriotes ivoiriens aux mains nues, en Novembre 2004 devant l’Hôtel IVOIRE à ABIDJAN-COCODY et les bombardements des hélicoptères du général français PONCET contre des enfants de ce pays, en pleine nuit, sur le pont HOUPHOUET-BOIGNY , toujours en Novembre 2004. Tous ces rappels, honorable président, pour vous dire qu’il y a problème quant à la nomination du général DOUE Mathias par vous. Ce général, dont le village paternel avait disparu de la cartographie du fait de la rébellion sauvage du M.P.C.I., du M.J.P. et du M.P.I.G.O.(cf. 2ème fichier ci-joint) en 2002, alors qu’il était encore chef d’Etat major, n’avait en son temps rien trouvé de mieux que d’accuser de tous les péchés celui-là même qui l’avait fait roi, un peu à la manière traîtresse du « petit gros » qui lui, ne dort plus que d’un œil, dans la mesure où tôt ou tard, la justice des hommes ou de DIEU s’abattra sur lui. En un mot comme en cent, nous récusons, monsieur le président de la C.D.V.R., la nomination par vous du général DOUE. En tant que sachant relativement aux événements survenus dans notre pays ces vingt dernières années, le général DOUE doit dire à la justice (pourquoi pas internationale, puisque c’est la nouvelle tendance pour les « démocrates » des temps nouveaux) sa part de vérité, par respect pour l’opinion et pour l’humanité.   Rappelez-vous, monsieur le président de la C.D.V.R., du degré d’indignation avec lequel nous avions éconduit ce général des sites de réfugiés que nous étions, en Août 2011, à la Mission Catholique de DUEKOUE ainsi qu’à NAHIBLY dont le simple accès lui avait été refusé par ses propres parents, sous les regards gênés des soldats marocains de l’O.N.U.C.I.. Chez nous, l’honneur et la dignité ne se monnaient pas : nous vous aurons averti donc, du fond de notre cœur.

-4° : madame TOURE Flanizara, ci-devant député de DUEKOUE , celle-là qui s’est rendue coupable de crimes contre l’humanité en Janvier 2011 en invitant des nordistes et la rébellion à exterminer les Wê et à brûler leurs domiciles (cf. 3ème fichier ci-joint, intitulé « passage du cyclone flanizara ») , continue, en toute impunité, de proférer des propos incendiaires et railleurs à l’endroit de ses victimes, libre qu’elle est pour l’instant de ses mouvements de pyromane et de génocidaire attitrée. Pour rappel, GUITROZON, PETIT DUEKOUE en 2005, DUEKOUE et CARREFOUR en Janvier et Mars 2011, NAHIBLY en Juillet 2011 présentent des similitudes dans le mode de cruauté et de boucherie humaine.  Un proverbe de chez nous dit : « on ne crache pas dans la soupe dont on se nourrit ». Malheureusement, c’est le contraire qu’est en train de faire cette dame, experte dans l’injure et dans la violence gratuites à l’endroit des victimes que nous sommes. Par anticipation, nous vous en informons, monsieur le président de la C.D.V.R., pour qu’au moment des grands déballages sous votre autorité, cette dame puisse nous montrer de quel village exactement du nord de notre si beau pays elle est la native. En attendant, contre elle et tous les criminels de son acabit qui rôdent par ici à DUEKOUE, dans nos villages et dans nos forêts, nous gardons notre calme, avant le jour du grand jugement, nous disant que nul ici-bas n’est immortel. Informez-vous sur les dérives et les dérapages de cette sulfureuse dame qui a déjà fait en Janvier 2011 des dizaines de morts  à DUEKOUE, s’il vous plaît, monsieur le président de la C.D.V.R., pour vous convaincre du degré de l’instinct bestiaire de citoyens criminels qui abondent encore et encore dans le quotidien des ivoiriens.

-5° : il nous revient depuis un certain temps, monsieur le président de la C.D.V.R., que des individus étrangers puissamment armés (des militaires ?) parcourent nos forêts ici à l’ouest et recensent leurs compatriotes installés par la force, par la rébellion ou par tout autre moyen. Le but d’une telle opération, selon ceux d’entre eux qui ont décidé de faire preuve de gratitude et de reconnaissance envers leurs tuteurs Wê, c’est de rendre tous ces étrangers entrés frauduleusement dans ce pays à la faveur de la rébellion et sa sale guerre, des propriétaires terriens. Là-dessus, nous vous interpellons aussi, honorable président de la C.D.V.R. : sous nos yeux à tous, les ingrédients de conflits à venir sont en train de prospérer, avec la complicité de la communauté internationale qui veut toujours plus de cacao, plus de pétrole et toujours plus d’uranium quand bien sûr, beaucoup de sang innocent a coulé. De grâce, il nous faut comprendre ici et maintenant que la démographie de notre pays, à la faveur de cette longue guerre de dix ans contre notre pays, été fortement changée et nous les Wê, sauf erreur, sommes partis pour être un jour des apatrides, version « kurdes ivoiriens », vu que déjà, chez nous-mêmes, nous vivons en réfugiés et privés de justice. Pour l’instant, nous prions et gardons foi en ce que lors des travaux de votre commission, le monde entier fera avec nous tous, la (re)lecture des fameux accords dits de Marcoussis de Janvier 2003, cet affreux cocktail de reniement de soi que messieurs CHIRAC,  DE VILLEPIN et  MAZEAUD  ont voulu imposer au peuple de COTE D’IVOIRE en le taxant (ô forfaiture, quand tu nous tiens !) de xénophobe, malgré ses plus de trente pour cent (30%) d’étrangers en ce temps-là déjà. Oui, monsieur le président de la C.D.V.R., dans ce pays nôtre, qui est qui, qui a droit de porter des armes ou non, qui a droit de résidence, qui a droit de voix au chapitre et qui n’y a pas droit ? A combien s’élève désormais le nombre des habitants de notre pays dont l’émergence serait  pour 2020 au plus tard ? A combien se chiffre, par ces temps d’invasion sauvage et d’expropriation foncière et immobilière par la force des armes, le rapport ivoiriens/étrangers et hors-la-loi puissamment armés? Le disant, nous pensons surtout à l’O.N.U.C.I. dont la radio fait beaucoup de bruit en parlant de paix mais dont les troupes armées s’enfuient ou restent inactives quand on nous massacre et que la justice reste aveugle et muette : GUITROZON et PETIT-DUEKOUE en 2005, DUEKOUE en Janvier 2011, DUEKOUE-CARREFOUR en Mars 2011 et NAHIBLY en Juillet 2012 sont donc autant d’exemples qui démontrent le mensonge et la cruauté de ceux qui prétendent vouloir nous donner des leçons à travers leurs médias et autres institutions internationales formatés pour la déstabilisation des pays à piller !

-6° : malgré les affres de la guerre que nous continuons de subir et malgré le passage du cyclone « flanizara » début Janvier 2011 sur la quasi-totalité des maisons des autochtones Wê que nous sommes, à nous qui n’avons plus d’abri ou de demeure parce que victimes de la cruauté de ceux que nous avons accueilli à bras ouverts, c’est à nous que les services du cadastre et des impôts de DUEKOUE ont l’indécence d’adresser des courriers pour un soi-disant paiement des frais d’impôt foncier. Une autre preuve que malgré ce qui s’est passé en ce pays, aucun effort ou aucune mesure n’a été prise pour faire le point ou l’inventaire approximatif (à défaut d’être exact) des dégâts et des pertes en vies humaines et en biens divers. Tant pis pour les pertes et pour les morts, semble nous dire la république par cet acte de tentative de recouvrement des impôts. La république elle-même serait-elle sans cœur tant le sang de ses filles et de ses fils a été versé pour en être là, c’est-à-dire à se préoccuper de prébendes qu’elle compte recueillir vaille que vaille sur ou dans des habitats et autres domiciles fantômes désormais broussailleux parce qu’il y a longtemps que ces habitations ont été incendiées, détruites et parfois rasées par la seule volonté du « cyclone flanizara » de Janvier 2011 ? Au risque de nous répéter, un bref aperçu du second fichier « flanizara » peut situer les sceptiques ou les incrédules de bonne ou de mauvaise foi (car il en existe même un peu trop) de se faire une idée proche de la réalité. Monsieur le président de la C.D.V.R. ,veuillez bien, nous vous en prions, faire un clin d’œil au service de la Direction Générale des Impôts (D.G.I.) en faveur des victimes sinistrées de guerre que nous sommes : il serait insensé, voire inhumain que nous payions la moindre des finances pour juste des décombres amassés sur un terrain nu ou broussailleux, témoignant de ce que la violence humaine(les preuves des désastres et des tueries en notre possession sont innombrables) poussée par une haine aveugle a décimé des vies humaines et détruit (le plus souvent par incendie) des habitations à partir d’un (dé)raisonnement purement rebelle, c’est-à-dire sans base fiable parce que tout simplement ethno-religieux mais alors et surtout ingrat : il faut être nécessairement fou au préalable pour se jeter à bras (et pensée) raccourcis sur son hôte et bienfaiteur d’hier pour lui ôter la vie et brûler tout ce qui lui appartient.

-7° : pour donner une forme et une assise à leur rébellion en 2002, ceux qui ont agressé la COTE d’IVOIRE ont parlé d’exclusion, de xénophobie et d’injustice quand dans le même temps, ils étaient confortablement installés dans des « …bougou », des « …dougou » et des « …kro » bien loin de leur zone d’origine, partout ailleurs (chez les taxés de xénophobes). Sachez, monsieur le président de la C.D.V.R., qu’au moment où nous vous écrivons, la prolifération par la force des armes des «…dougou » et des « …kro » continue et piétinant nos coutumes et nos traditions, les tenants de tels agissements ne sont plus loin de nous imposer leur chefferie, leurs us et coutumes mais alors avec quel degré de mépris ! D’ici la tenue effective des travaux de la commission que vous présidez, vous recevrez, monsieur le président de la C.D.V.R., la proportion ou le nombre exact des bourgs et villages qui auront pu être créés (puisqu’il n’en existe pas encore à ce jour) par d’autres ethnies dans le centre et dans le nord de la CÖTE d’IVOIRE ! Par ailleurs, quand bien même les élections municipales et régionales ont été reportées sine die, une brève consultation des listes de candidats nous donne un aperçu de la  culture « démocratiquement » ethno-religieuse de tous ceux qui n’acceptant jamais la candidature d’un ivoirien allochtone chez eux, sont prompts et sans gêne aucune à être candidats par la force des machettes, des kalachnikovs et des roquettes ailleurs. Pire, par les temps de « libéralisme » qui prévalent en ce pays, ils sont de plus en plus nombreux (depuis plus de dix ans) à s’immiscer dans le débat sociopolitique ivoirien, au point de vouloir nous donner des leçons sur les comportements (grosse injure) que nous, ivoiriens qui les avons reçus chez nous, devrions avoir. Le débat sur la réconciliation quand il aura lieu ne saurait occulter ces différents aspects qui dénotent d’une grande décadence morale et civique chez bien de nos frères, méchants ou aveuglément cruels avec leurs frères africains mais dociles et serviables comme des bêtes domestiques face aux injonctions même malséantes du maître blanc (« oui missié, si wou plaît missié,…).  

Par amour pour notre prochain et pour notre cher et si beau pays, la COTE D’IVOIRE , nous, victimes de CARREFOUR, de NAHIBLY et de tout DUEKOUE, nous avons pardonné, tout pardonné, monsieur le président mais alors grande sera notre désaffection si la Vérité sans être dite au grand jour, lors de la tenue des travaux de votre commission, venait à être bafouée, à travers des paroles malhonnêtes (qui n’engageront que leurs auteurs) et des médias (français surtout) qui visiblement affichent leur tendance impérialiste qui piétine toute morale humaine. Tant pis pour les vampires des temps nouveaux qui font fi du bon sens et ne savent vivre que de l’effusion de notre sang. C’est leur problème s’ils n’ont pas en eux la crainte de DIEU, Celui à qui tout reste possible quand l’humain, charnel et vaniteux, a fini d’afficher ses limites de pauvre mortel.                          

A vous, honorable président de la C.D.V.R., nous l’avons dit et le répétons sans menace aucune : la nomination par vous du général DOUE, nous vous le disons tout net, fera échouer lamentablement tous vos efforts pour une réconciliation sincère dans notre région. Pour la simple raison que la désapprobation du peuple est aussi la désapprobation de DIEU : en tant qu’acteur de tout ce que ce pays a vécu ces quinze ou vingt dernières années, le général DOUE n’est pas la personne indiquée qu’il faut pour nous réconcilier à DUEKOUE et à l’ouest de la COTE D’IVOIRE. Non, nous ne voulons pas de cet homme et de sa sagesse pour tout ce que tout bon patriote ivoirien sait de ce curieux général et chef d’Etat major des armées dont les intrigues reviennent en ce moment à la surface de notre mémoire de victimes meurtries et oubliées par la justice, qu’elle soit nationale ou internationale. Nous vous prions, honorable président, de lui épargner d’autres humiliations que la foule ou la population (en fait ses propres parents) de chez nous pourraient lui infliger, par colère ou par indignation parce qu’à notre avis, ce qu’il a subi à la Mission Catholique de DUEKOUE et à NAHIBLY en Août 2011 est bien trop fort à supporter pour une conscience humaine qui ne s’ignore pas.    

En attendant que justice soit rendue pour nos milliers de morts,  que nous ayons à nouveau un domicile d’habitation digne de ce nom et que nos terres, celles que nos pères nous ont laissées en héritage, nous reviennent de plein droit, veuillez agréer, honorable président de la C.D.V.R., l’expression de nos déférentes salutations.

 

Duékoué, le 21 Janvier 2013.

Pour le Collectif des victimes, Emmanuel CALEB.


DOCUMENTS ANNEXES (zip)

mercredi, 23 janvier 2013

LA MANIPULATION DES SONDAGES VA-T-ELLE SAUVER LE «ROI» HOLLANDE?


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Chers tous, je vous partage une courte réflexion pas du tout bête - bien au contraire! - d'un ami universitaire sur la comédie française au Mali. Bien à vous!


Un sondage auprès des français attribuerait 75% de confiance à Hollande à propos de l'intervention militaire au Mali (le Parisien du 15/01), alors qu'à peine 30% des mêmes français lui font confiance quant à la résolution des problèmes en France. Bizarre, non?

Ou bien, comme il s'agit de la mission «civilisatrice, bienfaitrice et néo-coloniale» en faveur de négro-africains, le complexe de supériorité confine à l'évidence que tout se passera selon les dires du "bwana" Hollande! Quelle est la crédibilité d'un tel «sondage»? Combien de français peuvent situer le Mali sur une mappemonde? A plus forte raison, savoir la problématique de la guerre au Mali?

La manipulation des sondages et des média-mensongers va-t-elle sauver le "roi" Hollande, la françafrique et la France en plein déglingage socio-économique (et moral, Ndlr)? Wait and see…
 

L'ami G. T.

AUTO-EXTRADITION - TOURE MOUSSA ZEGUEN ACCUSE BLE GOUDE DE TRAHISON

 

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Quel est le cortège que Wattao a accueilli à Noé, au petit matin du vendredi 18 janvier 2013?


TOURE MOUSSA ZEGUEN: POURQUOI L'EXTRADITION DE BLE GOUDE DEMEURE SUSPECTE (ACTE 1)

 

Loin de moi, l’idée d’un quelconque règlement de compte, problème de leadership ou encore moins, une jalousie mesquine quelconque, comme certains ont déjà commencé à le dire.

Il s’agit de regarder une situation qui s’est déroulée sous nos yeux à tous, et à en donner notre lecture froide sans état d’âme, car il s’agit de l’avenir du combat des ivoiriens et non de la carrière politique d’un seul individu.

Il s’agit aussi de laver l’image des autorités ghanéennes qui ne doivent, en aucun cas, être doublement victimes de leur largesse envers des ivoiriens qu’ils ont accueillis chez eux, avec une remarquable hospitalité légendaire.

Pour comprendre cette histoire rocambolesque, il faut commencer par le commencement.

1- Lorsque nous avons été informés DE SON ARRESTATION CE JEUDI 17 JANVIER, il nous est apparu nécessaire de nous informer auprès de nos amis et connaissances.

Et, c’est ainsi que nous avons eu deux versions:

A- La première disait que BLÉ Goudé avait été cueilli à son domicile par les policiers d’Interpol Ghana, accompagnés de policiers ivoiriens.

B- La deuxième version disait que BLÉ Goudé était en partance pour une interview avec France 24 et qu’il aurait été intercepté, en route vers le lieu du rendez-vous avec les journalistes, par des individus en tenues civiles, qui l’auraient amené vers une destination inconnue.

Ainsi, après cette interpellation, on nous dit que ce fut grâce aux différentes alertes des personnes proches de BLÉ Goudé que la Police ghanéenne aurait réussi à intercepter le cortège qui avait à son bord le ministre, pour le conduire tous au BNI (DST ghanéenne )

2- Depuis lors donc, tous les efforts des ivoiriens du Ghana pour le voir ou se rassurer, sont restés vains, car en vérité personne n’a pu le voir jusqu’à son départ précipité.

Pour avoir des informations et être situés. Nous nous efforçons de chercher les détails de cette affaire et nous nous rendons compte que beaucoup de choses restent floues.
Non seulement personne à Accra ne peut dire qu’il a été capable de le voir à la BNI depuis son arrestation.

En fait. Nous avons été informés que BLÉ Goudé n’a jamais été détenu à la BNI et s´il y est passé c’était pour convaincre les autorités ghanéennes que L´HOMME avait choisi de faire un retour volontaire et non une extradition…Et mieux, si les autorités ghanéennes étaient vraiment convaincues que BLE GOUDE était en danger dans la main de ses amis ravisseurs, elles auraient à tous les coups opposé un refus de non-recevoir à leur volonté d’extradition. A TOUT LE MOINS, ce serait donc une juridiction ghanéenne qui l’aurait jugé et autorisé son extradition.

En réalité, le GHANA QUI ACCORDE UNE IMPORTANCE PARTICULIERE AUX DROITS DE L’HOMME NE PEUT LAISSER BLE GOUDE ALLER A L'ABATOIR S'IL N´AVAIT PAS ÉTÉ CONVAINCUS PAR BLÉ GOUDÉ LUI-MEME QUE SA VIE NE SERAIT PAS EN DANGER.

PARMI LES INQUIETUDES EN VOICI QUELQUES-UNES:

DES QUESTIONS

1- Pourquoi Blé Goudé n’a pas été aperçu par ses amis et même son avocat qui sont allés à la BNI ? On ne pouvait le voir à ACCRA, car dans leur plan, c’était un impératif afin que nous soyons tous dans le clair-obscur…

2- Quel est le cortège que Wattao a accueilli à Noé au petit matin du Vendredi 18 janvier 2013 ?

En effet, au moment où nous nous fatiguions à Accra pour retrouver les traces de BLÉ Goudé, il avait déjà pris la route et leur cortège avait été clairement identifié tôt le matin, à ELUBO où il y a un bon nombre de réfugiés ivoiriens, qui étaient intrigués par ce cortège aux voitures à vitres teintées.

3- Pourquoi Hamed Bakayoko n’était-il pas à la télévision ivoirienne pour faire la déclaration comme lors de l’arrivée de Séka, Lida?

Hamed BAKAYOKO qui fait une concurrence folle à SORO Guillaume (qui est resté au téléphone une heure durant avec BLE GOUDÉ la veille de son auto-arrestation), qui veut que son nouveau trophée lui jure fidélité et soumission, à tout mis en place depuis des semaines, et nous en étions avertis, pour assurer la sécurité de leur nouveau JOKER, croyant ici détenir l´homme de la situation, afin de rassurer son patron que plus rien ne les empêchera de tourner en rond.

Pourquoi ce trophée n’a pas été exhibé ? Simplement par ce qu’il est aujourd’hui leur complice et ils ont un plan ensemble que vous découvrirez bientôt… Ouattara est coincé et n’arrive pas à faire rentrer le FPI dans les rangs, alors qu’il a les injonctions de ses bailleurs de fonds pour faire une politique inclusive en ayant surtout le FPI comme partie prenante aux futures élections locales. A défaut, Hamed BAKAYOKO qui a avoué depuis des mois qu’il est en négociations avec BLÉ Goudé a tout fait pour convaincre ce dernier qui a mordu à l´hameçon..

Nous savons aussi qu’un COM Zone très connu a même fait des appels téléphoniques à partir d’Abidjan pour rassurer certains amis que le retour de BLÉ GOUDÉ ne devrait point nous inquiéter car tout était bouclé…

Nous savons aussi que depuis son retour volontaire BLÉ Goudé n’est pas dans les locaux de la DST, contrairement à ce que disent les autorités du régime génocidaire.

Où est-il donc?

Selon nos sources, BLÉ Goudé qui est parti par la route est dans les bonnes grâces de Hamed Bakayoko qui avait promis régulariser son nouveau parti, une fois créée. Et, il lui a aussi promis de financer une forte campagne de Réconciliation à travers le pays, afin de consolider le régime génocidaire de Ouattara…Ce deal avait déjà été refusé par la Première Dame Simone Gbagbo, qui a refusé cette mascarade comme condition de sortie par Grâce présidentielle.

Pour comprendre la supercherie sachez que si BLÉ Goudé ne voulait pas rentrer, il aurait eu la chance de se présenter devant un tribunal ghanéen pour contester son rapatriement comme ce fut le cas pour le ministre KONE KATINA…

Malheureusement tout le monde se demande pourquoi si rapidement, notre frère a-t-il été extradé ?

La réponse est simple.

En effet, BLÉ Goudé voulait une action rapide et d’ailleurs il a eu le temps de bien faire tout son bagage avant de prendre la route avec ses amis ravisseurs. Les autorités ghanéennes qui ne sont pas elles-mêmes opposées à un retour volontaire ne peuvent donc pas faire des commentaires désobligeants pour une affaire ou le concerné part avec le sourire aux lèvres… c’est pourquoi nous demandons aux ivoiriens de ne pas accabler le Ghana qui a toujours été correct avec nous …

Ce qu’il faut aussi remarquer est que les ivoiriens se souviennent très bien déjà que HAMED BAKAYOKO et BLÉ GoudÉ ne sont pas à leur premier coup… Souvenez-vous depuis la FESCI…

Souvenez-vous que BLÉ Goudé avait quitté le premier, la COTE DIVOIRE EN MARS 2011, donc il peut rentrer le premier au pays pour respecter son rang et sa classe…

Je vais pour l’instant épargner les uns et les autres de certains détails en attendant les répliques qui s’annoncent, afin que nous donnions notre chance à nos compagnons sur cette affaire qui tôt ou tard s’éclaircira d’elle même aux yeux de tous…

Pour finir j’invite tous nos amis à la sérénité et à comprendre que le GUIDE Gbagbo est digne, SIMONE est digne, AFFI N'GUESSAN, AKOUN LAURENT, DOUATY ALPHONSE, LES FDS SONT DIGNES…

Si le sujet n’avait pas son importance je n’aurais pas ainsi parlé et apporté notre modeste contribution à un sujet d’ordre national.

Je vous remercie pour une COTE D'IVOIRE DIGNE.


TOURÉ MOUSSA ZEGUEN


Réfugié politique Ivoirien au GHANA
zegeuenonvci@gmail.com


Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

mardi, 22 janvier 2013

L'IMAGE DE BLE GOUDE A LA DST DEJA DIVERSEMENT INTERPRETEE (VIDEO)



Images de Blé Goudé à la Dst, petit geste du gouvernement hier à l’attention des saints Thomas, diversement interprété.


Menottes aux poings et pas mal mis, avec une chemise en pagne brodée de noir et en couleur orange dominante [un clin d'œil patriotique, un coucou aux Éléphants], Blé Goudé est apparu ce soir sur l’écran de RTI1, télévision publique de Côte-d’Ivoire. Une petite concession du gouvernement serait-on tenté de dire, à l’usage des saints Thomas qui avaient encore des doutes au sujet de l’arrestation de Charles Blé Goudé. Pour le gouvernement, l’image devait convaincre de ce que Blé Goudé est bien entre les mains de la police ivoirienne.

Cela a fait plaisir à quelques pro-Ouattara qui en tirent la leçon suivante: dans l’exercice du pouvoir, dans le soutien à une cause, il faut faire preuve d’humilité, de mesure et de modération car on ne sait jamais de quoi demain sera fait et surtout, on répond toujours un jour de ses actes. Pour ces pro-Ouattara l’image de la chute de l’ex leader estudiantin et ex leader des patriotes montre bien que tout se paie tôt ou tard. Cette image et le communiqué de soutien du FPI exigeant la libération immédiate de Charles Blé Goude suffiront-ils à calmer l’ardeur des partisans de la thèse du deal ? Rien n’est moins sûr, si on considère que les détracteurs de Blé Goudé continuent de parler de mise en scène, et relèvent que l’homme avait bonne mine et souriait presque, comme si sa vocation était de se faire torturer et comme si le régime en place ne pouvait pas bien traiter un détenu.

Pour sûr, les doutes ne sont pas dissipés et l’opération rattrapage « com » du gouvernement semble avoir renforcé les doutes des sceptiques. Avec cette couleur « Orange » portée, qui ne peut être un hasard pour Blé Goudé et qui joue contre un pouvoir dont le patriotisme pour la Côte-d’Ivoire est sujet à caution chez de nombreux pro-Gbagbo.



Hervé Coulibaly, sur Connectionivoirienne.net

SITUATION SOCIOPOLITIQUE - APRES L'EXTRADITION DU PRESIDENT DU COJEP: VOICI LES VERITES DES PRO-GBAGBO ET PRO-OUATTARA




CHARLES BLE GOUDE.jpg


Manifestement l’affaire Blé Goudé n’a pas encore livré tous ses secrets. 



Les spéculations et supputations continuent donc autour de cette certitude: Blé Goudé a été appréhendé au Ghana et est actuellement détenu en Côte d’Ivoire, selon un communiqué du gouvernement. Son mode d’arrivée à Abidjan n’a pas été officiellement précisé ni par le Ghana, encore moins par la Côte d’Ivoire, même si plusieurs sources assurent qu’il est arrivé par un avion affrété par Abidjan. 

Depuis son arrivée le Vendredi dernier, Blé Goudé a été entendu par la justice ivoirienne, par contre, il n’a pas encore bénéficié d’assistance connue d’avocat. A Accra, il n’a pu voir ni son avocat, ni ses proches. Une telle rencontre aurait pu donner des informations précises sur son état d’esprit, ainsi que sur les circonstances de son arrestation. Depuis son arrivée à Abidjan, aucune indication n’a été donnée sur la possibilité pour les siens (sa famille et ses parents proches, ou amis politiques) de le rencontrer. Une demande des avocats et des siens a-t-elle été formulée en bonne et due forme, auprès de la justice? 

Alors que seule une rencontre éventuelle à Abidjan entre des proches et avocats, peut aider à avoir des éléments précis de la version du concerné, la bataille fait rage sur le net, mais aussi dans les foyers entre les partisans de la thèse d’un deal avec les autorités ivoiriennes, et ceux qui estiment qu’il n’en est rien. Parmi ceux qui estiment qu’il y’a deal figure Touré Moussa Zeguen, qui dans un post sur Facebook hier, s’est lancé sans précaution en émettant de sérieux doutes sur les circonstances de l’arrestation et de l’extradition en Côte d’Ivoire, de Blé Goudé. 

L’ex-président du GPP fait état des contacts entre le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et Charles Blé Goudé, dont il évoque également les relations avec d’autres responsables et acteurs du régime Ouattara. Patrick Zasso, dit en Global, lui a rétorqué qu’il n’en est rien, mais Zeguen a persisté et signé. Serges Kassy et quelques autres en ont appelé à la modération et à la retenue, indiquant qu’il n’est pas question d’étaler des divergences sur la place publique. Selon eux, cela fait le jeu de leurs adversaires, à condition disent-ils de ne pas se tromper d’adversaires. «Certains pensent que notre adversaire est Blé Goudé, il n’en est rien. Il est en difficulté, ce n’est pas le moment de l’accabler», conseille un pro-Gbagbo tandis qu’un autre calme le jeu: «si on a pris le capitaine (Gbagbo) et qu’on n’est pas mort, pourquoi pleurer pour le tilapia (Blé Goudé)». Un peu plus mystiques, quelques uns prédisent une accélération des événements, et annoncent (sans en donner ni la raison, ni une preuve convaincante hormis leur seule foi et leur seule certitude), que la fin de la crise ivoirienne, marquée par la fin du pouvoir Ouattara n’est plus loin à la lumière de l’environnement créé par la situation confuse de Charles Blé Goudé. 

De façon générale, en dehors du FPI qui semble avoir refusé d’en faire une question préalable, Blé Goudé étant un pro-Gbagbo en difficulté comme les autres (comme Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, Affi Nguessan et d’autres….), exilés pro-Gbagbo semblent n’avoir pas encore perçu le fait que le sort de Blé Goudé devrait conduire à changer d’optique et à sortir des postures radicales et extrémistes. L’incantation, le refus du dialogue et le refus radical de l’option de la violence au profit d’une bataille démocratique ont encore droit de cité, conduisant à parler à bout de chant de trahison, à l’encontre de Blé Goudé, après que Miaka, Aké N’Gbo et quelques autres aient été victimes de la même suspicion. Les pro-Ouattara eux, assistent pas mécontents à cette guéguerre, à ce déchirement entre LMP et pro-Gbagbo. 

Deal ou pas deal, les partisans et soutiens du chef de l’Etat ivoirien estiment qu’il est bien que Blé Goudé soit en Côte d’Ivoire, et en position de répondre de faits éventuels devant la justice de son pays. Selon eux, au-delà du cas Blé Goudé, l’occasion est bonne pour les pro-Gbagbo de rentrer au pays, car la lutte ne se fait pas sur facebook, ni tweeter mais bien sur le terrain comme l’a dit Patrick Zasso. Certains rappellent même les paroles dites par le ministre d’Etat Hamed Bakayoko, qui avait prévenu et indiqué qu’après la présidentielle au Ghana, les choses iraient plus vite dans la normalisation entre la Côte d’Ivoire et son voisin. 

Peu avant, Hamed Bakayoko avait rassuré les Ivoiriens au sujet des exilés, à peu près en ces termes: «ne vous inquiétez pas, nous allons les prendre un à un et les ramener au pays». Vu sous cet angle, des pro-Ouattara estiment que sans nullement renier leur engagement, les pro-Gbagbo en exil n’ont pas d’autre choix que de rentrer dans leur pays, pour solder leurs comptes avec la justice et obtenir leur liberté, avec la possibilité de bénéficier du vent de réconciliation qui soufflera malgré tout sur la Côte d’Ivoire en 2013, année de la réconciliation selon aussi bien le Président Alassane Ouattara, que le Premier ministre Daniel Kablan Duncan et Hamed Bakayoko, qui savent de quoi ils parlent, quand ils annoncent des avancées au niveau de la réconciliation. 

Qu’il y ait deal ou pas, le retour au pays de Blé Goudé, la préservation de son intégrité physique (c’est-à-dire le fait qu’il soit en vie), doit être donc perçu, selon eux, comme un signal à rentrer au pays, pour tous ceux qui hésitent. Le message est simple: rentrez au pays, rien ne vous arrivera, on ne vous tuera pas, on prendra soin de vous. Une telle option (de réconciliation au forceps) peut paraître d’autant plus crédible qu’elle intervient avec l’ouverture d’un dialogue direct et permanent entre le gouvernement et le FPI. 

Un tel dialogue direct et permanent avait souvent manqué tant les uns et les autres étaient braqués sur leurs positions. Le seul hic qui pourrait si l’on n’y prend garde tout bloquer, c’est que cette façon de voir n’est pas du tout partagée par certains extrémistes, qui veulent vraiment en découdre, et qui pourraient, s’ils obtiennent gain de cause, pousser les autorités a radicaliser les choses, et à rendre la situation plus difficile aussi bien pour Charles Blé Goudé et les autres exilés. Toutefois ceux qui estiment qu’il faut capitaliser les acquis actuels, marqués par la libération de certains pro-Gbagbo à la veille de Noël, le dialogue indirect de Dakar et l’attitude favorable actuelle du FPI, pourrait demeurer à la manœuvre malgré tout. 


In le quotidien ivoirien "L'intelligent d'Abidjan".


Source: AFRIK53.COM

AL-QAIDA SERT D'ECRAN DE FUMEE A LA RECOLONISATION DE L'AFRIQUE DU NORD PAR L'OTAN


 

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Traduction : Info-Palestine.eu - al-Mukhtar 

De plus en plus de pays occidentaux s'impliquent directement ou indirectement dans le conflit au Mali, et les interrogations sont de plus en plus nombreuses sur leurs motivations. Le journaliste Neil Clark explique ici à RT, que l'intervention a «uniquement des raisons économiques».


Photo: Combattants de l’organisation Ansar al-Din - Combattue au Mali, armée et financée en Libye puis aujourd’hui en Syrie, la mouvance islamique radicale est dans tous les cas instrumentalisée pour le plus grand profit de l’Occident - Photo : Anne Look

Plusieurs pays occidentaux ont déjà proposé leur aide à la France, laquelle va renforcer sa force militaire jusqu'à 2500 soldats la semaine prochaine. 

Le Royaume-Uni fournit une assistance logistique aérienne, tandis que les États-Unis fournissent des systèmes de surveillance et une aide dans le renseignement. 

Washington a également annoncé qu'il allait fournir des avions de transport pour les troupes françaises et qu'il était envisagé d'envoyer des avions ravitailleurs pour les avions de combat français. 

Le Canada soutient également l'intervention militaire en cours en envoyant un avion de transport. Le pays fournit également une contribution indirecte par des formations au contre-terrorisme dans le Niger voisin. 

L'Italie est prête à fournir un soutien logistique pour les opérations aériennes, mais elle ne rejoindra pas les troupes françaises sur le terrain. Le ministre italien de la défense, Giampaolo Di Paola, a déclaré au Sénat ce mercredi que l'offre de l'Italie était uniquement limitée à des opérations aériennes. 

Le journaliste du Guardian, Neil Clark a déclaré à RT qu'il était persuadé que des raisons économiques étaient derrière chaque aventure militaire occidentale de ces 30 dernières années - et le Mali n'était pas une exception. 

RT : Le Royaume-Uni soutient cette campagne militaire française au Mali avec des fournitures en armement et plusieurs otages britanniques ont été tués en Algérie. Jusqu'à quel point pensez-vous que le public britannique et les politiciens sont prêt à s'engager ? 

Neil Clark : Je pense que le public est très préoccupé, parce que ce qui s'est passé ici, c'est que David Cameron, qui a passé la majeure partie de l'année dernière à encourager les rebelles islamistes en Syrie, a maintenant adopté la ligne selon laquelle les rebelles islamistes au Mali sont le plus grand danger pour le reste du monde et que nous devons intervenir, malgré les conséquences prévisibles pour la Grande-Bretagne. Et je pense que c'est une politique tout à fait erronée. Malheureusement, l'élite politique en Grande-Bretagne semblent être toute entière derrière la politique de Cameron, ce qui est très inquiétant. Mais je pense que le public est très préoccupé par ce qui se passe. 

RT : Qu'en est-il pour le Royaume-Uni ? Qu'est-ce qui pousse Londres à soutenir la France? 

NC : C'est très intéressant, parce que si on repense à 2011, c'était des gens comme David Cameron et William Hague qui étaient ceux qui criaient le plus fort et qui étaient les plus agressifs pour déposer le colonel Kadhafi. Et maintenant, les mêmes personnes, Cameron et Hague, disent que nous devons nous impliquer au Mali pour y réprimer les groupes d'al-Qaïda. Et il y a donc une contradiction réelle ici, une véritable hypocrisie. Pourquoi la lutte contre Al-Qaïda en Afrique serait la tâche la plus urgente ? Pourquoi devons-nous jouer un rôle actif dans la chute de dirigeants ? Et qu'est-ce qu'il y a derrière tout cela pour la Grande-Bretagne ? Je pense que ce qui se passe, c'est que cette menace d'al-Qaïda est utilisée comme un écran de fumée pour la recolonisation de l'Afrique du Nord par les forces de l'OTAN, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis. 

RT : Pensez-vous que c'est pour cela qu'ils ne tiennent pas compte de la montée en puissance d'Al-Qaïda en Syrie ? 

NC : Tout à fait ! Parce que, bien sûr, l'un des plus grands mythes dans les relations internationales, c'est que les puissances occidentales étaient comme un seul homme contre al-Qaïda toutes ces 20-30 dernières années. Ce n'est pas vrai. Elles utilisent la menace d'al-Qaïda, dans certaines circonstances pour envahir certains pays comme l'Afghanistan. Mais ailleurs, elles peuvent effectivement soutenir al-Qaïda pour renverser des régimes laïques, comme en Syrie et en Libye. Ça prend des allures de monstre de Frankenstein, et bien sûr, tout remonte à l'Afghanistan dans les années 1980, quand al-Qaïda et des groupes islamistes radicaux ont été utilisés par l'Occident pour aider à chasser l'Armée rouge. Et cela fait partie de la politique. 

RT : Jusqu'où l'implication britannique en Afrique du Nord pourrait-elle aller - et quelle réaction pourrait-il y avoir ? 

NC : Je pense que nous allons nous enfoncer de plus en plus, parce que la semaine dernière, David Cameron nous a dit que nous ne pouvions pas laisser les islamistes prendre le pouvoir au Mali. Bien qu'il ait contredit ces commentaires quelques jours plus tard, en disant que ça n'avait pas vraiment d'importance si les islamistes prenaient le pouvoir au Mali... Donc, j'ai vraiment peur. Je veux dire que les néo-conservateurs n'ont pas obtenu leur guerre contre la Syrie, mais que maintenant il semble que nous avons tous à appuyer cette intervention contre le Mali. 

RT : L'Afrique a beaucoup de ressources naturelles inexploitées. Quels pays semblent plus intéressés à gagner et peut-être à élargir leurs intérêts là-bas ? Et comment ces intérêts peuvent-ils se percuter ? 

NC : Très probablement, car je pense bien évidemment que selon le point de vue de M. Hollande - l'économie est en très mauvais état en France - il espère qu'une intervention réussie au Mali augmenterait sa popularité à l'intérieur. C'est aussi la question de l'uranium et de la façon dont la France a besoin d'uranium. Et le Mali est un grand producteur d'uranium. Il y a des ressources là-bas. Donc, je pense que la France - c'est très clair - a des raisons économiques. Et je pense que des raisons économiques sont derrière chaque intervention occidentale de ces 30 dernières années. 

Si nous regardons en arrière - les attaques contre la Yougoslavie, contre la Syrie, la guerre en Libye - tout cela était habillé comme des interventions humanitaires. Mais il n'en était rien. Ce sont des interventions économiques. Et l'Occident veut les ressources, l'Occident veut prendre le contrôle des ressources dans cette région. Et je pense que l'OTAN va s'installer en Afrique du Nord. Je pense que c'est clairement de cela dont il est question La menace d'al-Qaïda est instrumentalisée de telle sorte que l'OTAN, après son départ d'Afghanistan, ira se déployer en Afrique du Nord.


Source: SOTT.NET

samedi, 19 janvier 2013

ALASSANE, LE BERLINOIS BARATINEUR

 

UNE L'ELEPHANT DECHAINE - ICH BIN EIN BARATINEUR.jpg


Ce jour (vendredi 18 janvier 2013), sous le coup de 14h30, le DG et le DP de "L’Éléphant Déchaîné" ont été entendus par le bureau des conseillers du Conseil National de la Presse (CNP), au sujet de la "UNE" du journal du mardi 15 janvier 2013 ("ICH BIN EIN BARATINEUR")

Des échanges qui ont duré une heure de temps, on retient que pour le CNP, le contexte, c'est-à-dire les mentalités en Côte d'Ivoire n'étant pas les mêmes que celles de la France où "Le Canard Enchaîné" a eu exactement la même "UNE" dans son édition du 11 novembre 2009, la même "UNE" utilisée par "L’Éléphant Déchaîné' est ici dans notre pays, un outrage. Et que "L’Éléphant Déchaîné", en écrivant "Ich Bin ein Baratineur" pour stigmatiser le fait que le candidat Alassane Ouattara a écrit dans son programme de gouvernement qu'il n'augmentera pas le prix du gaz et du carburant alors qu'il vient de le faire, c'est traiter le président de "menteur." 

Bien que sachant l'interprétation retenue à l'avance de la "UNE", le DP et le DG ont fait remarquer au CNP que Baratineur veut dire aussi "beau parleur, séducteur, grand orateur, etc". Mais le CNP dit que ce qu'il retient, c'est le sens "menteur".

Devant cela, le DG a appelé le bureau du CNP à prendre ses responsabilités et à sanctionner "L’Éléphant Déchaîné", s'il estime que le journal a commis une faute, puisque depuis sa création voilà 15 mois, le journal n'a violé aucune règle déontologique ni législative, selon les propres notations du CNP.

Et qu'en tant que premier responsable, c'est en toute responsabilité qu'il assumera toute décision de cet organe, comme il le fera pour les décisions que prendra la justice ivoirienne, actionnée par le ministre de la justice, pour la même affaire, avec le même raisonnement.

Voilà, en attendant les futurs développements de cette affaire, ce qu'on peut dire pour cette journée.

Pour la justice, la procédure commencera peut-être la semaine prochaine...

Bon week-end à tous et que Dieu nous garde.

Voici l’article pour lequel le ministre de la justice annonce des poursuites contre «L’Eléphant Déchaîné ».

 

«Notre président sera aujourd’hui en visite officielle en Allemagne où il sera reçu par la femme forte de ce pays, Angela Merkel. C’est ce que l’Ambassadeur d’Allemagne en Côte d’Ivoire, Karl Prinz a déclaré le mardi dernier au sortir d’une audience que venait de lui accorder le chef de l’Etat ivoirien: «Le président de la République a été invité par la chancelière de la République fédérale d`Allemagne, Angela Merkel.

C`est la première visite d`un président de la République en Allemagne depuis plus de 20 ans ». Selon Karl Prinz-ils en ont de la chance les Ivoiriens-Angela Merkel a été « impressionnée par l`issue de la crise post-électorale, la sérénité avec laquelle le président Ouattara a pris le pouvoir…»

Toujours selon le diplomate, notre président sera reçu avec les honneurs militaires et aura un tête à tête avec la Chancelière allemande.

Mais la visite du chef de l’Etat ivoirien en terre allemande risque de ne pas être de tout repos. Du moins si les Ivoiriens vivant dans ce pays mettent à exécution leur menace de protestation dans les rues berlinoises contre la visite de notre président. Quels jaloux, ces « patriotes-résistants-en Allemagne », comme ils se font appeler! Ils ont même osé produire une violente déclaration signée par un certain Jean Marie Dekpai pour sonner la mobilisation pour une protestation vigoureuse. Autant dire que la police de Berlin dont on dit qu’elle ne tolère aucun désordre pendant les visites de personnalité de haut rang, aura fort à faire aujourd’hui.

Mais s’il y a agitation aujourd’hui dans les rues de Berlin, Angela Merkel pourrait demander au président ivoirien les motivations réelles des protestations contre sa venue. Et alors notre président pourrait dire :«Ils protestent parce que, ich bin ein Baratineur. J’ai promis pendant la campagne électorale de ne pas augmenter le prix de l’essence. Je viens d’offrir aux Ivoiriens, une augmentation du prix de l’essence en cadeau de fin d’année. J’ai promis pendant la campagne électorale de ne pas toucher au prix du gaz pour les ménages. Je viens d’augmenter de façon violente le prix du gaz. Sur ces deux promesses, je n’ai pas été fidèle mais ils verront bientôt la circulation de l’argent qui, pour le moment, est bien au travail… »

En effet, de tous les pays d’Europe, l’Allemagne est celui qui se porte le mieux économiquement. C’est donc un pays qui tient fermement son titre de leader de la zone euro que notre président va visiter aujourd’hui.

Alors qu’en Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire qui était la deuxième puissance économique après le géant Nigéria, vient, il y a de cela quelques jours, de perdre cette place au profit du Ghana.

La pauvreté, comme l’a écrit le candidat Ouattara, touche plus de 50% de la population qui vit sous le seuil de la pauvreté (moins d’un dollar par jour) et que depuis la crise post-électorale électorale, cette pauvreté s’est transformée en misère. A cause de la cherté de la vie contre laquelle notre président avait pourtant déclaré la guerre dès sa prise de fonction mais qui, deux ans plus tard, se porte toujours comme un charme. Et qui se porte encore mieux depuis l’augmentation du prix du gaz. Alors que notre président avait écrit dans son programme de gouvernement ce passage émouvant : « (…)*Les femmes passent également une bonne partie de leur temps à aller chercher le bois de chauffe nécessaire à la cuisson des aliments : la tâche est tout aussi pénible, les dommages créés à nos ressources forestières sont parfois graves ; or, la Côte d’Ivoire dispose depuis quelques années de ressources en pétrole et en gaz : permettons à l’ensemble de la population d’accéder pour un prix très modique au gaz en bouteille. Là encore, il n’y a pas de difficultés techniques, nous disposons de ressources naturelles nécessaires et d’opérateurs économiques compétents… »

Et à présent, ce sont les ressources forestières qui, devant l’abandon de cette promesse de ne pas augmenter le prix du gaz, vont sans doute dire : « Der Kandidat wir baratinés ».

 

Alex Kassy

 

NB: «Ich bin ein Baratineur» est la «Une» du «Canard Enchaîné» du 11 novembre 2009». Après que Nicolas Sarkozy eut déclaré qu’il était à Berlin le jour de la chute du mur de Berlin. Alors qu’il n’y était pas, comme l’a révélé un journal allemand. Ce qui avait provoqué une grande polémique en France.

 

Source: La page Facebook du Directeur de Publication du bi-hebdomadaire satirique ivoirien, "L'Eléphant Déchaîné", Tiémoko Antoine Assalé

jeudi, 17 janvier 2013

FRANCE - L’ETAT GUERRIER

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Une intervention militaire française en chasse une autre: Côte d'ivoire, puis Libye, puis Mali, sans parler de la volonté appuyée d'intervenir en Syrie. Les troupes françaises ont à peine commencé à quitter l'Afghanistan qu'elles interviennent de nouveau au Mali.


La France apparaît ainsi, actuellement,  comme le pays  le plus agressif de la planète. Même les USA paraissent, en comparaison, plus réservés, dans le rôle de gendarme. Et  s'il y a une distribution des tâches dans ce rôle, on peut dire  que la France fait preuve dans le sien  d'un zèle particulier.

C'est inquiétant. Car cet Etat  par deux fois, en Libye et maintenant au Mali, est venu, avec ses armées, aux  frontières de l'Algérie et des pays du Maghreb. Chaque Algérien, chaque Nord-Africain, ressent cette inquiétude, celle d'avoir en face, de l'autre côté de la méditerranée, un Etat guerrier.

François Hollande est célébré en France comme "un chef de guerre". Sur tous les médias français, journaux, radios, télés, on proclame qu'il "est vraiment devenu président de la république maintenant qu'il a déclenché une guerre".  Comme le président Bush après la guerre contre l'Irak, et comme le président Obama, sacré "chef de guerre" après avoir fait tuer Ben Laden, ou comme le président Sarkozy après l'attaque contre la Libye. Non pas Président de la république respecté parce qu'il a réglé des problèmes économiques, des problèmes sociaux, parce qu'il est un homme de paix, mais parce qu'il a déclenché une guerre.

On reste songeur devant une telle vision, devant cette culture belliqueuse, devant "cette civilisation" qui nous ramène aux temps où les Consuls et Césars ne  devenaient légitimes et populaires, à Rome,   qu'au retour d'une expédition victorieuse, à l'époque où les rois ne le devenaient  réellement qu'après avoir conquis de nouveaux territoires, et où ils demandaient à leurs vassaux d'envoyer des contingents pour la guerre, comme l'injonction en est faite aujourd'hui par la France au Tchad, au Niger, au Sénégal, au Togo, au Bénin, à la Côte d'Ivoire, et à d'autres pays africains.

C'est l'union sacrée autour du nouveau "chef de guerre", François Hollande. C'est, de la gauche jusqu' à l'extrême droite française, l'unanimité de la classe politique française pour l'intervention militaire. Un tel unanimisme,  une démocratie aussi verrouillée, a des allures de  totalitarisme. Les socialistes français retrouvent leurs premiers amours, et les parfums  enivrants du chauvinisme de gauche et des expéditions vers des lieux aux noms exotiques: Tombouctou, Gao, le Sahara. Beaucoup d'intellectuels français les suivent. Comme cela avait été le cas pour la Libye, ils sont pris d'excitation guerrière, d'émotion et de fierté patriotiques devant le spectacle des avions "Rafale" qui décollent et celui du déploiement martial de leurs forces armées. De joie, l'un d'eux s'écrie: " Pour tous ceux qui parlaient de décadence française,  c'est la preuve que nous sommes toujours un grand pays car nous sommes capables d'intervenir."(Nicolas Domenach, Chaîne ITélé, émission "ça se dispute", 12 janvier2013). La communauté malienne en France se voit soudain entourée de sollicitude. Elle en est  étonnée et même gênée. Pourvu que ça dure. Les médias français découvrent avec tendresse que la ville française de Montreuil est, après Bamako, la seconde ville malienne par sa population originaire de ce pays.  Le parti français, le "Front National", juge cette intervention légitime, d'autant plus « qu'elle concerne, dit-il,  un pays francophone ». Les émigrés maliens ne sont plus donc, pour le moment, des " émigrés qui envahissent la France et viennent manger le pain des français". On pressent déjà des tentatives pour opposer Arabes et Africains dans l'immigration française, Afrique du Nord et Afrique noire, mais ce sera difficile tant la solidarité maghrebo-africaine est grande.

Bref, peu de voix se font entendre, en France,  pour  dénoncer l'intervention militaire, ou alors elles sont difficilement audibles. Aujourd'hui, pour l'instant, le principal reproche  fait au Président  François Hollande par le leader du Front de gauche, J.F. Mélenchon, ainsi que par les représentants du parti communiste français et de la gauche écologique c'est de…ne pas avoir convoqué le parlement avant d'avoir décidé de la guerre. A quoi le gouvernement français répond superbement qu'il n'en avait pas le temps et qu'il "fallait agir vite".

Cet argument, "qu'il fallait agir vite"  est trop souvent répété, assené, sur tous les médias français pour ne pas en devenir suspect. Il rappelle, le même, utilisé pour la Libye, lorsqu'on criait qu'il fallait vite intervenir à Benghazi, pour éviter un massacre. On sait comment cette justification s'est avérée mensongère et d'où est finalement venu  le massacre. Il semble, en réalité, que l'armée malienne avaient lancé des opérations sur la route menant à la ville de Mobti et en direction de la ville de Douentza, dés la journée de Lundi 7 Janvier (cf. le Quotidien d'Oran, 9 janvier 2013, p 6). Ces opérations, organisées en coordination avec le commandement français, avaient pour but, selon des experts occidentaux, de faire sortir les colonnes de pick-up des groupes rebelles de leurs bases et des villes afin de les bombarder en rase campagne et de permettre ainsi à l'aviation française d'intervenir. La version officielle française vise donc à justifier la précipitation de l'intervention française et à en  cacher les véritables raisons. Affaire donc à suivre, tant la gestion de ces interventions militaires par le mensonge est devenue coutumière.

La légitimation

Il est remarquable de voir comment chaque intervention militaire s'entoure d'un discours de légitimation. Chaque fois qu'elle a eu lieu, l'intervention militaire a été proclamée légitime, qu'il s'agisse de défendre un pouvoir contre des groupes armés rebelles comme c'est le cas au Mali, ou, au contraire,  de soutenir des groupes armés rebelles contre un pouvoir comme cela a été le cas en Libye ou c'est le cas en Syrie. Le droit d'ingérence n'est en fait que le droit du plus fort. Il ne s'embarrasse pas de cohérence. Mais  en aucun cas, les puissances occidentales qui  s'en réclament et interviennent, ne mettront leur influence, pourtant grande, au service d'une solution politique, pacifique. L'intervention est toujours violente et elle laisse toujours le pays dévasté, exsangue, meurtri  physiquement et moralement, fragile pour longtemps.

Dans le registre de la légitimation, il y a aussi l'argumentaire de la "menace terroriste islamiste".  Depuis que le Président Bush a trouvé et désigné  ainsi le nouvel ennemi global de l'Occident,  l'argument sert " à toutes les sauces", y compris d'ailleurs à des alliances avec ceux désignés auparavant comme "terroristes" lorsque la "realpolitik"  l'exige. La référence à la "menace terroriste" offre l'avantage à la fois de n'avoir rien à justifier et de donner une justification à n'importe quoi. Le président de la République française, François Hollande, et son ministre des affaires étrangères n'ont cessé de répéter, de marteler, qu'il s'agissait, au Mali, de lutter contre " des groupes terroristes criminels". On aura remarqué le pléonasme. Il a pour fonction d'accroître la tension. C'est ainsi qu'un amalgame est fait entre les différents groupes armés "rebelles", et que se trouvent obscurcies les véritables raisons de la crise malienne, et du même coup celles véritables de l'intervention française. Elles sont, ici comme ailleurs, à  chercher, banalement hélas, dans le pillage des richesses de la région et dans le maintien de l'influence nécessaire à cet effet.

L’Histoire se répète sur le continent africain..Entre l’an 397 et 398, Gildon,  prince Amazigh, se révolta contre la domination romaine et s'allia avec  les rebelles donatistes et circoncellions. Il arrêta les exportations de blé d'Afrique du Nord  vers Rome. Celle-ci utilisa contre lui, le fameux poète romain Claudien (un media de l'époque) qui mobilisa, à travers notamment un long poème propagandiste, l'opinion romaine, et déclencha la peur dans l'Empire en  faisant croire à la population qu'elle allait connaître la famine. Les méthodes sont les mêmes. Seule la technologie a changé.

La "menace terroriste islamiste" est brandie, comme à la plus belle époque du Président Bush junior. Le thème est repris en boucle par tous les hommes politiques et les médias français ce qui permet, collatéralement, de différer, au nom de "l'union sacrée", les échéances de la grave crise économique, sociale et morale actuelle de la société française ou d'y faire diversion.

Mais le thème comporte néanmoins un inconvénient, puisque, depuis, il y a eu le Président Obama et sa nouvelle stratégie envers le monde arabe et musulman, qui consiste à ne plus se contenter de brandir l'épouvantail de l'islamisme. Là se trouve une contradiction et une gêne, qu'on perçoit chez bien des  commentateurs français  lorsqu'il s'agit de passer du discours sur "le printemps arabe" et de la prise en compte de l'Islam politique à celui de la "menace islamiste".

Dans le registre de la légitimation de l'intervention au Mali, il faut parler, enfin, de la référence à la décision du Conseil de sécurité de l'ONU à ce sujet. Les responsables français s'enveloppent dans celle-ci  comme si la France ne faisait que se mettre,  par altruisme,  au service du droit international. Mais c'est précisément la France qui a  fait le siège du Conseil de sécurité pour obtenir une résolution autorisant l'intervention au Mali. Encore que cette intervention prévoyait d'abord de s'efforcer de trouver une solution politique aussi bien aux revendications légitimes des Touaregs du Nord Mali, qu'à la question de la légitimité du pouvoir politique malien,  mise à mal par le coup d'Etat récent. Et à ce propos, d'ailleurs, quelle  légitimité peut bien avoir un pouvoir qui ne peut se maintenir que par une intervention armée étrangère, laquelle, par ricochet, révèle d'ailleurs, par là même, sa propre illégitimité. Là est la faiblesse originelle de cette intervention militaire française. On peut s’attendre à la voir se révéler de plus en plus au fur et à mesure du développement de la situation.

 

Djamel LABIDI

 

Source:  Le Quotidien d'Oran du Jeudi 17 Janvier 2013

mercredi, 16 janvier 2013

LE POUVOIR FRANC-MAÇON IVOIRIEN ET L'USAGE DES SYMBOLES MYSTIQUES

 

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Comme pour narguer Dieu, les chrétiens et tous les ivoiriens d’une part; et d’autre part flouer les ignorants, mais aussi pour montrer qu’ils sont les maitres actuels du pays, les adorateurs et disciples de Lucifer au pouvoir en Côte d'Ivoire ont érigé depuis un mois un autel à Baal, au rond-point de la commune d’Abobo.

Cet autel à la forme d’une maisonnette représente une loge maçonnique, il est carré voire cubique, et est situé à Abobo, vers la Mairie. Haut d’environ 5 mètres, il a 5 m sur chaque côté et à 2 entrées opposées.

Cliquez, s'il vous plait, sur les différents liens et vous verrez vous même l’abomination:

1. Ici, vous voyez la représentation de Baphomet, le dieu des francs-maçons et des illuminatis:

BAPHOMET.jpg

Baphomet

2. Et là vous voyez d’un coté, à la gauche, l’autel satanique (en pleine luminosité, la nuit) dressé par Alassane Dramane Ouattara, à Abobo. Puis comparez avec la tête de Baphomet; regardez bien:

SYMBOLISATION DE BAPHOMET A ABOBO.jpg

Symbolisation de Baphomet à Abobo

Au milieu de l’autel, vous avez pu remarquer une croix maçonnique, incrustée dans un cercle (vert) qui représente un serpent qui se mord la queue, le tout surmonté par l'oeil illuminati:

CROIX MAçONNIQUE.jpg

Pin's maçonnique - Croix templière émaillée rouge sur fond blanc

SERPENT SE MORDANT LA QUEUE.jpg

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Le serpent se mordant la queue et l'oeil illuminati, symboles maçonniques

 

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L'oeil illuminati (Visible aussi sur le dollar américain, ci-dessous. Novus Ordo Seclorum: Le Nouvel Ordre des Siècles ou Nouvel Ordre Mondial)

 

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Source: Michel S.

LE PRCF CONDAMNE L'INTERVENTION DE L'IMPERIALISME FRANÇAIS AU MALI

 

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L’intervention d’un impérialisme en Afrique ou partout dans le monde n’est jamais une initiative positive.

C’est au peuple malien et rien qu’à lui de forger son destin et d’imposer sa souveraineté contre l’action de groupes fondamentalistes qui se sont armés grâce à l’intervention de Sarkozy en Libye. Si Hollande voulait réellement aider le Mali, il commencerait par mettre fin au pillage du Mali par les monopoles capitalistes français.

Dans un rapport des forces désastreux, le gouvernement malien a lui-même requis « l’aide » de la France. Mais rien de bon pour un peuple ne peut sortir à moyen ou à long terme de l’intervention militaire des impérialismes, ni au Mali, ni en Syrie, ni en Iran. Au demeurant, comment Hollande et la fausse gauche peuvent-ils à la fois intervenir contre les affreux djihadistes au Mali alors qu’en Syrie, il faudrait se réjouir des avancées sur le terrain des troupes liées à Al Qaida et soutenues militairement par la France officielle? Que l’on commence donc par ne pas déstabiliser les peuples souverains au lieu de leur «venir en aide» une fois qu’on a créé la panique chez eux ! En l’occurrence, l’impérialisme français est un pompier pyromane!

Comme Irak ou ailleurs ces guerres n’apportent aucune solution et ne font qu’ajouter du malheur aux pays concernés.

Que dirions nous si un pays, mécontent du pouvoir français ou anglais ou si des troubles éclataient dans notre pays, intervenait militairement chez nous, même s’il est appelé par le gouvernement légal – ce gouvernement légal que les impérialistes ont tout fait pour déstabiliser à Damas ou à Kaboul à l’époque où, très légalement, le pouvoir populaire avait requis l’aide de l’URSS en prenant appui sur des traités internationaux parfaitement valides ? En fait c’est un rapport de forces favorable aux impérialistes qui autorise ces interventions dont le seul but est la préservation des intérêts des grandes sociétés capitalistes.

Les groupes terroristes que le gouvernement de François Hollande prétend combattre sont le résultat de l’intervention en Libye et les mêmes groupes que les pouvoirs UMP et PS, avec le soutien du FN qui montre sa nature impérialiste, soutiennent en Syrie contre l’indépendance de ce pays.

Répétons-le ce sont les peuples qui doivent régler leurs problèmes SANS intervention militaire étrangère.

Comme le disait Karl Liebknecht: "L'ennemi principal est dans ton propre pays!".



COMMISSION INTERNATIONALE DU PRCF

PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France)



mardi, 15 janvier 2013

UNE GUERRE AU MALI, DE L'URANIUM AU NIGER (ET AU MALI*): DES ISLAMISTES TRES UTILES AU POUVOIR FRANÇAIS

 

 

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Qui peut vraiment croire qu'il s'agit d'une opération "pour la démocratie au Mali"? Cela fait des décennies qu'elle est bafouée dans ce pays par des régimes corrompus. largement soutenus par la France. Alors, pourquoi cette subite urgence "démocratique"?

Ce prétexte a déjà beaucoup servi, en particulier lorsque les USA ont voulu mettre la main sur des réserves pétrolières, et le voilà encore de mise parce que la France veut assurer l'approvisionnement en uranium de ses réacteurs nucléaires.

Notons d'ailleurs que, à 27.000 € l'heure de vol d'un Rafale, le tarif réel du courant d'origine nucléaire est encore plus lourd que ce que l'on ne pouvait craindre...

Qui croira qu'il s'agit de "sécuriser la région"? En réalité, il s'agit de sécuriser l'approvisionnement des centrales nucléaires françaises en uranium.

http://blogs.mediapart.fr/edition/nucleaire-lenjeu-en-vaut-il-la-chandelle-pour-lhumanite/article/140113/une-guerre-au-ma

* «Areva sera le futur exploitant de la mine d’uranium à Faléa (Mali)»

http://www.wikistrike.com/article-l-intervention-militaire-fran-aise-au-mali-vise-t-elle-a-assurer-les-interets-d-areva-114328629.html

LIRE AUSSI: Communiqués de l'Observatoire du nucléaire concernant Areva et le Niger:

http://observ.nucleaire.free.fr/otages-niger.htm

"Sécuriser la région"? Pour qui, pour quoi?

 

Source: La page Facebook de Gaston Asper

Une guerre au Mali et de l'uranium au Niger: des islamistes très utiles au pouvoir français

 

Le 11 janvier 2013, l'armée française est intervenue au Mali à la suite de mouvements, vers Bamako, de groupes armés islamistes. Depuis des mois, ces derniers tiennent tout le nord du Mali et se seraient enhardis au point, nous dit-on, de vouloir occuper l'ensemble du pays.
 
Personne ne niera que ces groupes soient composés d'horribles individus qui, sous prétexte de convictions "religieuses", battent toute personne dont le comportement ne leur plait pas, coupent les mains des voleurs (réels ou supposés), exécutent - en particulier des femmes - pour des broutilles ou même pour rien.
 
Pour autant, de la même façon qu'au moment de l'intervention militaire contre Kadhafi en Libye, il est insupportable de se retrouver sommé de soutenir une intervention militaire déployée. par ceux qui sont largement responsables de la gravité de la situation.
 
Qui plus est, qui peut vraiment croire qu'il s'agit d'une opération "pour la démocratie au Mali" ? Cela fait des décennies qu'elle est bafouée dans ce pays par des régimes corrompus. largement soutenus par la France. Alors, pourquoi cette subite urgence "démocratique" ?
 
De même, qui croira qu'il s'agit de "sécuriser la région" ? En réalité, il s'agit de sécuriser. l'approvisionnement des centrales nucléaires françaises en uranium : ce dernier est en effet extrait dans les mines du nord du Niger, zone désertique seulement séparée du Mali. par une ligne sur les cartes géographiques.
 
A ce propos, on soulignera l'extrême perversité des ex-puissances coloniales qui ont jadis tracé des frontières absurdes, faisant fi de l'implantation des populations, et créant des pays aux contours bien curieux : le Niger et le Mali sont tous les deux en forme de sablier, une partie sud-ouest contenant la capitale, totalement excentrée et éloignée d'une immense partie nord-est, principalement désertique.
 
C'est ainsi que, pendant 40 ans, Areva (auparavant la Cogéma) a pu s'accaparer en toute tranquillité l'uranium nigérien dans ces mines situées à 500 kilomètres de la capitale et du fragile "pouvoir" politique nigérien.
 
Ces dernières années, des groupes armés se sont organisés dans cette région : des Touaregs, dépités d'être méprisés, déplacés, spoliés. Et des groupes plus ou moins islamistes, certains issus des anciens GIA qui ont semé la terreur en Algérie, d'autres contrôlés par Kadhafi, et autonomisés suite à la disparition de ce dernier.
 
Des salariés d'Areva, cadres dans les sociétés d'extraction de l'uranium, ont été enlevés en septembre 2010 au Niger, transférés au Mali et retenus depuis. Puis, le 7 janvier 2011, deux jeunes français ont à leur tour été enlevés au Niger.
 
L'Observatoire du nucléaire a été une des rares voix à dénoncer (*) l'opération militaire immédiatement lancée par les autorités françaises. Ces dernières avaient en effet, de toute évidence, décidé de châtier coûte que coûte les preneurs d'otages, quitte à ce que cela se termine dramatiquement pour les deux jeunes otages. qui ont effectivement été tués dans l'opération.
 
Ces deux jeunes ne travaillaient pas pour l'extraction de l'uranium mais, c'est évident, l'idée était de décourager d'éventuelles prochaines actions contre des salariés d'Areva.
 
Depuis, les mouvements Touaregs laïques et progressistes ont été marginalisés, en particulier par la montée en force du groupe salafiste Ansar Dine. Puissant et lourdement armé, ce dernier s'est allié à AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique), faisant courir un risque de plus en plus évident pour les activités françaises d'extraction de l'uranium au nord du Niger.
 
La France a soutenu avec la plus grande constance les gouvernements corrompus qui se sont succédé au Mali, aboutissant à un délitement total de l'État. C'est probablement cet effondrement qui a amené les groupes islamistes à s'enhardir et à avancer vers Bamako.
 
De même, la France a maintenu depuis 40 ans le pouvoir du Niger dans un état de faiblesse et de dépendance par rapport à l'ancienne puissance coloniale et son entreprise d'extraction de l'uranium, la Cogéma devenue Areva. Alors que les dirigeants nigériens essaient tant bien que mal de contrôler ce que fait Areva, la France reprend totalement la main avec son intervention militaire.
 
Les récents mouvements des groupes islamistes n'ont effectivement fait que précipiter l'intervention militaire française qui était en préparation. Il s'agit indéniablement un coup de force néocolonial, même si les formes ont été mises avec un opportun appel à l'aide du Président par intérim du Mali, dont la légitimité est nulle puisqu'il est en place suite à un coup d'État qui a eu lieu 22 mars 2012.
 
Précisons à nouveau que nous n'accordons pas le moindre crédit aux dangereux fondamentalistes qui sont aussi des trafiquants de drogue et d'armes et n'hésitent pas à blesser et tuer.
 
Par contre, nous refusons la fable de l'intervention militaire "pour la démocratie". Ce prétexte a déjà beaucoup servi, en particulier lorsque les USA ont voulu mettre la main sur des réserves pétrolières, et le voilà encore de mise parce que la France veut assurer l'approvisionnement en uranium de ses réacteurs nucléaires. Notons d'ailleurs que, à 27 000 euros l'heure de vol d'un Rafale, le tarif réel du courant d'origine nucléaire est encore plus lourd que ce que l'on pouvait craindre...
 
En conclusion, il est une nouvelle fois démontré que l'atome, et la raison d'Etat qui l'entoure, ne nuit pas seulement à l'environnement et aux êtres vivants mais aussi à la démocratie.
 


Stéphane Lhomme


Directeur de l'Observatoire du nucléaire


Source: MEDIAPART