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dimanche, 04 novembre 2012

MISE EN CAUSE SUR LE BLOG DE KOUAMOUO, MARIA MALAGARDIS (LIBERATION) A REAGI - VOICI SON COMMENTAIRE!


MARIA MALAGARDIS.jpg

 

Après l'arrestation de Simon Pierre Ehivet, frère de Simone Gbagbo, suite à la publication par le quotidien Libération de ses propos critiques vis-à-vis du régime Ouattara, nous nous sommes interrogés dans un post :

"La journaliste a-t-elle exposé son interlocuteur en divulguant son nom dans un article publié au sujet d'un pays qu'elle sait être un pays où la torture et les arrestations arbitraires sont légion ? En tout cas, il faut noter qu'elle a pris le soin de masquer l'identité d'un autre de ses interlocuteurs, qu'elle a caché sous le prénom de "Gaspard"."

Piquée au vif, Maria Malagardis, rédactrice de l'article, a réagi en commentaire sur ce blog :

"Je suis tout aussi consternée que vous mais arrêtez de rejeter la faute sur le messager plutôt que sur ceux qui ont arrêté Simon-pierre ! Je ne l'ai pas pris en traître, il savait très bien que j'étais là pour faire un reportage, il m'a encouragé à prendre des photos et j'ai voulu plutôt donner, enfin, son point de vue que de le stigmatiser. Maintenant, son arrestation, si elle est liée au papier, est totalement injustifiée, et j'aimerai que vous m'aidiez plutôt à dénoncer cette situation et lui permettre de retrouver la liberté au plus vite, plutôt que de chercher des ennemis imaginaires (merci pour la photo). Ce n'est pas moi le problème, c'est peut-être plutôt la liberté de parole en Côte d'ivoire aujourd'hui qui pose problème. Ne vous trompez pas d'adversaire !"

Dont acte.


Source: Le blog de Théophile Kouamouo


Lire l'article de Kouamouo auquel réagit Maria Malagardis:

"Après un article de Libération où il était cité - Le frère de Simone Gbagbo enlevé par la DST"

LA GUERRE QUI VIENT - DE LA CONTRE-INSURRECTION RURALE A LA CONTRE-INSURRECTION URBAINE

 

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1 - Une nouvelle configuration géostratégique
 
«La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens» (Clausewitz). La technologie la plus sophistiquée constitue la modalité contemporaine de la guerre. Il n'y a pas une essence supra-temporelle de la guerre. Une essence qui échapperait à ses déterminations historiques. La guerre est un phénomène social total qui connaît de profondes métamorphoses. Aujourd'hui on parle même de guerres propres. De frappes chirurgicales. Orwell dirait la paix c'est la guerre et réciproquement.
 
La gauche radicale n'a pas l'habitude de s'intéresser à la politique militaire. Pourtant la guerre est partout. Non seulement sur les champs de bataille. Mais aussi sur les écrans et les consoles de jeux. A tel point qu'on pourrait parler d'un complexe militaro-industriel-ludique. La guerre est devenue un divertissement à part entière. Nos villes s'équipent insidieusement pour la guerre. Une guerre de classe. La mondialisation marchande est une mondialisation armée.
 
Ce que je voudrais montrer c'est qu'une nouvelle stratégie militaire se met en place à l'ombre des états impérialistes. Stratégie qui construit ses propres cibles et délimite un nouvel espace géographique et mental. Pour contrer la baisse  tendancielle du taux de profit, le capital investit massivement dans les  armes de haute technologie. Cette réorientation stratégique de l'impérialisme s'inscrit dans un contexte marqué par:
 
- La fin de la guerre froide.  L'effondrement de l'URSS semble dégager l'horizon pour une l'hégémonie américaine. Une hégémonie aujourd'hui fragilisée. Du même coup, l'ancien ennemi s'évapore (le péril rouge). Il faut reconstruire un  ennemi adaptée à la nouvelle donne géostratégique et incarnant le mal absolu.
 
- L'approfondissement de la crise provoquée par la financiarisation de l'économie. A noter qu'aux Etats-Unis le taux de profit décline dès septembre 2006. C'est à dire bien avant la crise. Il y a conjonction entre une crise économique mondiale et une crise de la domination américaine.
 
- Le développement exponentiel des nouvelles technologies qui permettent de classer, repérer, poursuivre et cibler. Ces nouvelles technologies constituent l'un des vecteurs de la mondialisation libérale.
 
- Le déplacement des conflits des zones rurales vers les zones urbanisées ou semi-urbanisées des grandes métropoles en voie d'expansion. Bref du Vietnam on passe à Bagdad, Kaboul, Gaza. Demain: Téhéran? J'y reviendrai.
 
Depuis 2001, La notion de «guerre illimitée au terrorisme» a pour horizon une guerre civile impitoyable et sans fin. La guerre est à elle-même son propre but. La guerre devient permanente et se fragmente en guerres régionales. Guerres régionales qui mettent en oeuvre des forces non-étatiques. La guerre recourt de plus en plus aux troupes mercenaires. Ces dernières représentaient en 2005, la deuxième force d'occupation en Irak.
 
Si la guerre devient illimitée dans l'espace et dans le temps, l'ennemi n'est plus qu'un monstre insaisissable. Un monstre qu'il faudra finir par exterminer. Aucune paix n'est possible. Le terroriste  échappe à tout statut juridique ou social. Il est un criminel pathologique. Rien ne s'oppose à sa liquidation. La notion de guerre au terrorisme permet d'évacuer toute dimension politique des conflits. La mondialisation libérale suscite d'ailleurs une crise sans précédent du politique. Non pas que l'intervention de l'Etat soit devenue inutile. Etat qui serait réduit à son rôle purement régalien. Au contraire. «La concurrence libre et non faussée» ne peut s'exercer qu'à partir de l'intervention de l'appareil d'Etat. Intervention législative, juridique, policière, militaire. L'économie de marché n'est pas une donnée naturelle mais une construction étatique. Dans le cadre du néolibéralisme, le capital financier s'associe à l'Etat afin d'élaborer de nouvelles règles de fonctionnement.
 
Dans un premier temps je montrerai comment on est passé du rural à l'urbain. Les cibles militaires de l'impérialisme ne sont plus directement situées dans les rizières, les forêts ou les terres arides mais plutôt dans les villes, les banlieues, les ghettos, bidonvilles et favelas. Puis dans un deuxième temps, je montrerai comment la capital financier a structuré un nouvel urbanisme placé en permanence sous contrôle. La guerre robotique met en oeuvre les nouvelles technologies permettant de cibler et de tuer ce nouvel ennemi abrité dans les profondeurs des nouvelles mégalopoles. Enfin, nous verrons justement comment «la stratégie du choc» parfaitement analysée par Naomi Klein permet d'éclairer la nouvelle politique militaire de l'impérialisme.
 
2 - Du rural à l'urbain
 
Les guerres coloniales se déroulent dans un environnement principalement rural (Indochine, Algérie, Vietnam). L'ennemi est un indigène-partisan (Viêt, guérilléro, fellagha) enraciné dans son milieu. Cet ennemi ne se distingue guère du civil. Il est caché au sein d'une population essentiellement rurale. Il se fait à la fois invisible et omniprésent. Durant la guerre d'Algérie, la DGR (Direction Générale du Renseignement) propose de quadriller le territoire algérien. Quadrillage qui consiste à répertorier l'ensemble des habitants, leurs lieux de vie et leurs mouvements pour les surveiller en permanence. L'objectif est de couper la population du maquis. Lors de la bataille d'Alger en 1957, le Dispositif de protection urbaine (DPU) a pour objectif de rationaliser l'emploi de l'armée en ville en mettant en oeuvre un quadrillage de la ville et, plus particulièrement, des quartiers musulmans. Ce dispositif devait éviter le retour en ville du FLN et favoriser la mobilisation en cas de crise. C'est d'ailleurs ce dispositif qui a constitué un des points d'appui du coup d'Etat du 13 mai 1958.
 
Face à la guerre froide, paniquée par la perte de l'Empire et la menace révolutionnaire, une partie de la classe dominante est convaincue de la nécessité du contrôle total de la population. La guerre coloniale devient le laboratoire de ce projet. Le général Allard déclarait en 1956 : «L'étude de la guerre révolutionnaire n'est pas, ne doit pas être l'apanage des seuls militaires, car la guerre révolutionnaire n'est pas dans son essence une guerre militaire de conquête territoriale, mais une lutte idéologique de conquête des esprits, des âmes.» La propagande devient une arme essentielle dans la contre-révolution.
 
Ce qui s'est passé à Paris le 17 octobre 1961 constitue un tournant. La manifestation de la  population musulmane a été gérée comme une véritable émeute armée. La police elle-même était armée. Il y eut planification systématique de la répression. La figure de l'indigène-partisan a été détruite  symboliquement et physiquement. A partir des années 1970, on reconstruit la figure de l'ennemi intérieur sur une base socio-ethnique. Désormais, l'espace urbain sera quadrillé par un dispositif militaro-policier qui va ouvrir la porte au modèle sécuritaire. A partir de 1990, à la suite des révoltes dans les quartiers populaires (Vaulx-en-Velin, Sartrouville, Mantes-la-Jolie et Meaux) les renseignements généraux se reconvertissent dans la surveillance «des subversions cachés dans les cités».
 
La défense opérationnelle du territoire (DOT) planifie la poursuite et l'élimination de l'ennemi intérieur depuis 1962. L'instauration du plan Vigipirate en 1978 accentue le quadrillage et la surveillance du territoire, intensifie les niveaux d'alerte, les patrouilles en armes et la psychose de peur. Il s'agit d'une politique délibérée de mise en condition de l'opinion publique.
 
Le colonel Jean-Louis Dufour, spécialiste de la guerre en milieu urbain écrit en 1992 dans la revue Défense nationale: «Terroriser et démoraliser l'adversaire et donc détruire ses cités sont deux exigences de la guerre totale... la ville est l'objectif majeur des guerres civiles.». Du 25 au 28 février 2008 se tient au Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie  un exercice commun gendarmerie-police-pompiers permettant de tester plusieurs opérations de maintien de l'ordre en milieu périurbain sensible. Sont employés: tireurs d'élite et véhicules blindés. Désormais c'est la vie urbaine qui est progressivement placée sous surveillance et militarisée. Ce phénomène va se développer et s'amplifier dans toutes les grandes métropoles américaines et européennes. Il s'agit maintenant de contrôler et de criminaliser les populations des grandes métropoles. Les banlieues françaises sont désormais considérées comme des «colonies intérieures».
 
Les années 1990 constituent un tournant. De 1989 à 2000, 23 émeutes dans le monde ont été déclenchées par la mort d'un jeune. La responsabilité des forces de l'ordre a toujours été engagée. On peut citer la France, les Etats-Unis, la Chine. La mondialisation et la hausse des prix alimentaires sont au coeur des émeutes à Kinshasa en décembre 1990. Les grandes villes de la république du Congo en septembre 1991 et janvier 1993, du Venezuela de mars à juin 1992, du Brésil, etc. sont le théâtre,  d'émeutes de la faim. En novembre 1999, le mouvement altermondialiste affronte les forces de police à Seattle. En 2001, c'est la manifestation contre le G8 à Gênes. Manifestation contre laquelle les forces de l'ordre mettent en place une véritable stratégie militaire. En France, c'est l'embrasement des banlieues de novembre 2005, les émeutes de Cergy, Saint-Dizier, Vitry-le-François et le Champ-de-Mars de Juin  2008, d'Asnières le 14 juillet. Entre 2006 et 2008, l'Etat assiège la ville d'Oaxaca au Mexique. Le port marocain de Sidi Ifni a fait l'objet d'un raid militaire à la suite d'un banal conflit sur l'emploi. La ville de Redeyef dans le sud tunisien, à la merci du monopole des mines de phosphate, a connu des émeutes alternant avec des offensives militaires pendant six mois, de janvier à juin 2008. Silence total des médias. Une nouvelle configuration de la révolte  se met en place. L'intervention des forces de l'ordre se militarise.
 
«Guerre aux frontières, ennemis à l'intérieur. Ennemis aux frontières, guerre à l'intérieur. La confusion des genres qui ouvre à la militarisation de l'action publique et à la déqualification symbolique de pans entiers de la population peut alors se généraliser. C'est exactement la logique qui a été adoptée par la politique du gouvernement français vis-à-vis des banlieues.»  Alain Bertho.

3 - Le nouvel urbanisme
 
L'espace urbain devient progressivement un point de focalisation déterminant de la lutte politique et de la guerre de classes. La ville constitue le lieu de valorisation par excellence du capital financier et symbolique. La financiarisation libérale colonise l'espace urbain. Au centre ville, on cherche à se retrouver entre soi. C'est le phénomène de gentrification combiné au développement des banques, bureaux, commerce de luxe, musées et  quartiers réservés. La mégalopole se construit ainsi par l'exclusion. David Harvey montre comment aux Etats-Unis, en 2007, «quelques deux millions de personnes, principalement des mères célibataires et leur famille, des Afro-Américains vivant dans les grandes villes  et des populations blanches marginalisées,  de la semi-périphérie urbaine, se sont vus saisir leur maison et se sont retrouvés à la rue. C'est ainsi que de nombreux quartiers des centres-villes et que des communautés périurbaines entières ont été dévastées à cause des prêts consentis par les prédateurs des institutions financières». Dans les mégalopoles des pays pauvres et émergents, les agences de développement financées par la banque mondiale bâtissent et protègent des «îlots de cyber-modernité au milieu des besoins urbains non satisfaits et du sous-développement général.» (Mike Davis). La mégalopole monstrueuse devient un lieu de relégation sociale. Elle est perçue comme une obscure menace par les classes dominantes. Désormais, la doctrine de la guerre sans fin renforce la militarisation de la vie urbaine. Les grandes métropoles mondiales organisent les flux financiers, façonnent le territoire et le développement géographique. «Avec leurs marchés boursiers, leurs technopoles, leurs salons de l'armement et leurs laboratoires d'Etat dédiés à la recherche sur de nouvelles armes, ces villes sont les cerveaux du processus actuel de mondialisation dans lequel la militarisation joue un rôle majeur.» (Stephen Graham). Les nouvelles techniques militaires urbaines  favorisent un urbanisme de plus en plus prédateur et permettent de mettre en place des infrastructures hypermodernes dédiées à la financiarisation, à la consommation de luxe et au tourisme. Du même coup, «les forces ennemies» se dissimulent dans l'environnement urbain et les zones industrielles. Il faut domestiquer la ville. Cette domestication passe par la mise en place d'une technologie hypersophistiquée. Ces techniques élaborées dans les laboratoires militaires transforment les armées occidentales en forces contre-insurrectionnelles high-tech. Chaque citoyen est une cible potentielle pouvant être identifiée et surveillée en permanence. Les grandes agglomérations mondiales deviennent potentiellement les principaux champs de bataille.
 
A noter que dans de nombreux pays occidentaux, les zones rurales et périurbaines sont devenues le coeur du militarisme et du patriotisme le plus archaïque. Stephen Graham remarque que les ruraux sont majoritaires au sein de l'armée américaine. Entre 2003 et 2004, 44,3% des soldats morts au combat au cours des opérations en Irak étaient issus des agglomérations de moins de 20 000 habitants. La culture militaire américaine se caractérise par la haine des villes imaginées comme des lieux de décadence. Mutatis mutandis, on peut rapprocher ce phénomène de l'implantation rurale et périurbaine du vote Front National en France. L'isolement géographique, la fragmentation sociale, la dissolution des rapports de solidarité favorisent la construction des réflexes de peur et des crispations identitaires.
 
Le nouvel urbanisme libéral doit tout à la fois valoriser et consolider les grands pôles économiques et financiers tout en contenant dans d'étroites limites les populations considérées comme dangereuses, capables de mobilisation sociales ou de terrorisme infrastructurel. Il faut séparer les grandes villes du nord des multitudes menaçantes situées au-delà des barrières urbaines. Les manifestations, la désobéissance civile, le militantisme syndical sont criminalisés et considérés comme des actes de guerre urbaine nécessitant une réponse militaro-policière adaptée.  D'où la mise en place des projets de guerre high-tech. Une guerre propre et vertueuse!
 
4 - Les villes sous contrôle
 
La puissance militaire doit se déployer aussi dans l'espace urbain. Pour les experts du Pentagone, il faut pouvoir identifier et suivre les «cibles de guerre non conventionnelles», telles que «les individus et les groupes insurgés ou terroristes qui ont la particularité de se mêler à la société».
 
La surveillance et le renseignement se concentrent désormais sur des techniques d'extraction de données, de pistage et de surveillance. La vidéosurveillance se démultiplie. Par exemple, les anglais sont surveillés par près de 2 millions de caméras. En France, les drones surveillent les Cités depuis plusieurs années. La biométrie, l'iriscopie, l'ADN, la reconnaissance de la voix, du visage, de l'odeur et de la démarche permettent de coder et de pister toute personne suspecte ou tout individu qui passera les frontières. Une agence américaine liée à la défense (Darpa) envisage de mettre au point un programme de détecteurs censés rendre les édifices urbains transparents. D'autres branches de la recherche militaire développent de nouveaux radars intégrés à d'énormes dirigeables qui survoleraient en permanence les villes occupées afin de réaliser des collectes massives de données. Des essaims de micro et nano-capteurs pourraient être lâchés dans les villes pour fournir de l'information aux armes automatisées. Des robots tueurs son déjà à l'oeuvre sur les terrains d'opération. En 2006, les premiers robots armés de mitrailleuses et contrôlés à distance ont été utilisés à Bagdad. En 2007, l'armée israélienne annonce que la frontière entre  Israël et Gaza sera la «première frontière automatisée» au monde avec des snipers robotisés.
 
L'armée américaine se concentre désormais sur les techniques de ciblage et de  géo-localisation par satellite. Une guerre appuyée sur les réseaux est envisageable. Cette guerre devient une guerre propre et indolore pour la domination militaire américaine. Bref, on assiste à un tournant high-tech et urbain de la guerre. Les systèmes de surveillance doivent permettre de scruter tous les détails de la vie quotidienne dans les zones urbaines. La première étape est constituée par la surveillance permettant d'alimenter les bases de données. Une deuxième étape est caractérisée par «le développement d'armes terrestres et aériennes robotisées qui, une fois connectées aux systèmes de surveillance et d'identification (…) seront déployées pour (…) détruire sans relâche et de manière automatique.» (Stephen Graham). Les chercheurs de l'armée américaine développent déjà le concept d'insectes robotisés et armés qui reproduiraient le vol des insectes biologiques. On pourrait même envoyer des essaims de micro-robots volants qui pourraient s'attaquer à l'ADN d'un individu et lui injecter des armes biologiques dans le sang. Il est vrai que la mentalité  américaine est fascinée par la littérature science-fictionnelle. Cette fascination est largement exploitée par le complexe militaro-industriel et par l'industrie du divertissement. La guerre robotique est partout. Dans les jeux vidéo, les films et les  romans.
 
Cette préparation à la guerre construit également des simulacres urbains destinés à conditionner et entraîner les futures troupes de l'impérialisme dominant. Une centaine de villes en miniature sont en construction autour du globe. La majeure partie se trouve aux Etats-Unis. D'autres sont situées au Koweït, en Israël, en Angleterre, en Allemagne et à Singapour. Elles simulent les villes arabes et les villes du tiers monde.  Ces villes artificielles mobilisent tous les clichés racistes: orientalisme de pacotille, magma labyrinthique, absence de société civile. Les insurgés sont coiffés de keffiehs et armés de kalachnikovs AK47 et de lance-roquettes. Ces villes ne sont que des théâtres opérationnels aptes seulement à recevoir les marchandises produites par les multinationales. En quelque sorte, ce sont des villes poubelles dépourvues de toute humanité. Il existe un simulacre électronique de Jakarta. Une portion de la ville de vingt kilomètres carrés a été numérisée dans tous ses détails avec une reproduction en trois dimensions. Une ville palestinienne a été reconstituée par des ingénieurs américains dans le désert du Néguev. Des jeux vidéo proposent même une réplique virtuelle de Bagdad. «L'armée américaine considère que jouer aux jeux vidéo est une forme d'entraînement militaire préalable tout à fait efficace.». Les systèmes de contrôle des drones s'inspirent directement des consoles Playstation. D'une certaine façon, la robotisation rend la guerre acceptable et la violence propre. La mort, le sang, la souffrance et les cris s'évaporent au profit du divertissement.
 
L'armée américaine s'inspire directement des pratiques israéliennes. La bande de Gaza est devenue un véritable laboratoire. L'armée israélienne y a expérimenté des nouvelles techniques de contrôle et de guerre anti-insurrectionnelle. Cette guerre s'accompagne du déni total des droits accordés aux populations palestiniennes. Le mur de béton érigé en Cisjordanie sert de modèle aux troupes américaines afin de quadriller les quartiers de Bagdad. Israël se pose en exemple planétaire de l'urbanisme militaire contre-insurrectionnel et devient le quatrième plus gros exportateur d'armes et d'équipement de sécurité au monde. A la suite de la guerre au Liban en 2006, Israël a connu l'une de ses meilleures années au plan économique. La bourse de Tel-Aviv a gagné 30%.
 
Il faut noter que cette hyper-sophistication de la guerre se combine avec une accélération de la tendance à la privatisation. La guerre est sous-traitée. En Irak, les services de santé, les hébergements, l'approvisionnement et le soutien logistique  sont privatisés. Il y a convergence entre le gouvernement américain obsédé par les nouvelles technologies de l'information et les industries de la sécurité. Naomi Klein considère qu'il s'agit de «la définition même du corporatisme: la grande entreprise et le gouvernement tout puissant combinant leurs formidables puissances respectives pour mieux contrôler les citoyens.»
 
5 - Le capitalisme du désastre
 
Cette domination médiatico-sécuritaire relève à la fois d'une machine à commander et d'une machine à produire du spectacle. Machine à commander parce qu'elle exerce un pouvoir réel d'injonction et de contrôle sur les populations. Machine à spectacle parce qu'elle cherche à mettre en scène les menaces pour susciter peur et résignation. En France, les quartiers populaires sont soumis à une surveillance et à une répression expérimentales liées à la mise en place, à l'échelle mondiale, du capitalisme sécuritaire.
 
La guerre qui vient cherche à créer un enfer urbain. C'est à dire à démoderniser, en particulier, les villes et les sociétés du Moyen-Orient. C'est à dire à détruire leurs infrastructures vitales, à rejeter les habitants au-delà du centre ville et à leur dénier tout droit. L'US Air Force proclamait qu'elle bombarderait l'Afghanistan  jusqu'à ce qu'il «retourne à l'âge de pierre». A propos de l'Irak, le sous-secrétaire général des Nations-Unis Martti Ahtisaari, faisant état de sa visite en Irak en mars 1991, déclare: «Presque tous les moyens de subsistance de la vie moderne ont été détruits ou  fragilisés. L'Irak a été relégué, pour encore quelques temps, à l'ère préindustrielle, mais avec tous les handicaps liés à une dépendance postindustrielle reposant sur une utilisation intensive d'énergie et de technologie». La majorité des décès (111 000 personnes) sont attribués aux problèmes de santé de l'après-guerre. L'UNICEF a estimé qu'entre 1991 et 1998, il y avait eu plus de 500 000 morts excédentaires parmi les enfants irakiens de moins de cinq ans.
 
L'ultralibéralisme met à contribution crises et désastres naturels pour imposer partout la loi du marché et la barbarie spéculative. C'est ce que Naomi Klein appelle «le capitalisme du désastre». La guerre en Irak est exemplaire de ce point de vue. Elle accouche d'un «modèle de guerre et de reconstruction privatisée». Ce modèle est exportable dans le monde entier. Toute entreprise liée à la haute technologie (biotechnologie, informatique, télécom) peut facilement se présenter comme dédiée à la sécurité et justifier des mesures draconiennes en termes de ciblage et de surveillance. On peut penser que la guerre sans fin finisse par éradiquer la démocratie elle-même. Rien ne peut rester extérieur à la guerre totale. 
 
Mais la guerre robotisée se heurte à ses propres limites. La crise de l'hégémonie américaine est accentuée par les échecs en Irak et en Afghanistan. Les effets dramatiques de la crise économique amplifient la menace de déstabilisation intérieur. Un ancien officier de l'armée de terre notait en 2008: «L'extension massive de la violence à l'intérieur des Etats-Unis contraindrait l'appareil de défense à réorienter ses priorités en urgence afin de défendre l'ordre intérieur fondamental et la sécurité humaine». L'espace urbain virtuel,  numérisé par les laboratoires militaires, ignore la dimension humaine. Il  néglige l'homme dans sa dignité, dans sa capacité de résistance et de solidarité. Il ne prend pas en compte l'opinion publique internationale. De New-York à Athènes et de Madrid au Caire, la vieille Taupe poursuit son travail: Hic Rhodus, hic salta !...


Claude Luchetta, Septembre 2012.


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samedi, 03 novembre 2012

MME DLAMINI ZUMA CHOQUEE PAR LA GESTION DE JEAN PING: 97% DES PROGRAMMES DE L'UA FINANCES PAR DES FONDS OCCIDENTAUX

 

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Dlamini-Zuma choquée par la gestion de Jean Ping: Elle découvre que 97% des programmes de l’Union Africaine sont financés par les fonds occidentaux. C’est inacceptable.

 

La présidente de l’Union africaine (UA) tenait un banquet dans son pays, elle a dit à quel point elle a été choquée d'apprendre que les bailleurs de fonds occidentaux financent la quasi-totalité des programmes de l'organisme continental. 

"Aucun esprit libéré ne peut penser que son programme de développement soit financés entièrement par les bailleurs de fonds étrangers", dixit Dlamini-Zuma, lors d'un Business Unity, banquet organisé en son honneur, le week-end dernier. 
 
"Plus de 97% des programmes de l'UA sont financés par les bailleurs de fonds occidentaux. Nous devons être plus autonomes. Nos gouvernements doivent mettre de l'argent dans l'UA", dit-elle. C'est un investissement à long terme. 
 
Elle a dit que les bailleurs de fonds ont même payé la facture pour les institutions africaines pour élaborer un programme stratégique du continent, une tâche fondamentale dans ce qui a été appelé "le siècle de l'Afrique". 

La flambée de la valeur des ressources minérales dans la dernière décennie a donné à l'Afrique une occasion sans précédent de façonner son propre avenir, selon madame Zuma.


Source: La page Facebook de Rose Josée

LE NOBEL DE LA PAIX: DE LA TRAGICOMEDIE AU COMIQUE TROUPIER

 

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Le comité d’Oslo qui, à grand renfort de publicité médiatique, décerne régulièrement des prix Nobel de la paix, nous avait jusqu’ici habitué à des réconciliations douteuses: entre Palestine et Israël (Yasser Arafat et Itzhak Rabin), entre Afrique du Sud blanche, raciste, et les Noirs opprimés (De Klerk et Mandela), voire entre l’Amérique guerrière et le rêve de l’Obamania. Ce furent autant de leurres destinés à lustrer l’image de l’Occident de ses turpitudes.

En 2009, la médaille à peine attribuée à Obama, l’homme de la paix à peine élu s’empressa d’augmenter le budget des forces armées US, d’accroître la présence militaire en Afghanistan. Cette palinodie guerrière ne suffisant pas à assurer ses pas dans ceux de son prédécesseur fut suivie d’une honteuse rétractation de sa promesse de fermeture du bagne de Guantanamo. Certes, les opérations d’externalisation de la torture et les humiliations barbares cessèrent suite à d’encombrantes révélations. Mais le soutien au régime corrompu de Karzaï persiste, sans pour autant que soient réduits à néant les talibans et encore moins la production et le trafic de drogue qui caractérisent ce narco-Etat. Il ne restait plus au champion de la paix qu’à innover : et ce fut le recours aux assassinats ciblés par drones interposés et «l’audacieuse» opération d’élimination de Ben Laden au Pakistan dont le cadavre fut jeté en pâture aux requins. Tout ça pour apparaître plus déterminé que Bush dans la lutte contre le terrorisme que la vaillante Amérique avait contribué à produire ! Ce lauréat du prix Nobel, auteur de cette piteuse tragicomédie brandissait l’impuissance de la bannière étoilée à imposer son hégémonie. Les retraits d’Irak et d’Afghanistan sont désormais perçus comme autant de défaites, tout comme ses volte-face vis-à-vis de la reconnaissance de l’Etat palestinien, ou sa tentative de se réconcilier avec les peuples arabes, au Caire, aux côtés de Moubarak avant qu’il ne soit déchu. Le tigre impérial meurtri dans son orgueil, affaibli par la crise de 2007-2008 qui n’en finit pas de produire ses métastases, peut encore compter sur l’Arabie Saoudite, les pétromonarchies, l’OTAN et, pourquoi pas, sur un homme comme Mitt Romney, ce représentant de l’oligarchie financière et spéculative, pour conférer une nouvelle jeunesse au complexe militaro-industriel.

Alors, comme pour se rattraper de s’être si complètement fourvoyé, le comité d’Oslo décida de changer de registre ; de la tragicomédie, il passa, apparemment sans risques, au comique troupier. L’Europe !! L’Europe !! se sont exclamés ses «illustres» membres. En fait, l’affaire ne fut pas aussi simple qu’il n’y paraît. Elle vaut d’être contée par le menu. Nos moqueries sardoniques s’en trouveront mieux affutées.

Le comité Nobel si prestigieux ne comprend que cinq membres, tous Norvégiens, désignés qu’ils sont par les partis représentés au Parlement d’Oslo. Donc, son Président, Jagland, ancien 1er Ministre travailliste, fervent néolibéral, se livra, pour faire admettre son idée lumineuse, à une petite manœuvre politicienne digne de sa renommée. Il profita de l’absence pour maladie de Mme Valle, l’eurosceptique du parti socialiste de gauche pour la remplacer par l’europhile évêque d’Oslo. L’unanimité ainsi requise, le prix fut attribué sans couac à l’Europe. Comme aurait pu le dire royalement Ségolène, ce fut là acte de «bravitude» certaine contre l’avis du peuple norvégien qui, par deux fois, en 1972 et en 1994, refusa son adhésion à cette Union Européenne encensée, d’autant que dans un dernier sondage, 80% des Norvégiens s’y disent toujours et encore opposés. Ce geste d’attribution fut d’autant plus bravache qu’au moment même de son expression, Mme Merkel, en Grèce, recevait huées et vilipendes pour être  la représentante la plus honnie de la Troïka. Mais la cure d’austérité imposée comme une nécessité valait bien ce baume au cœur à la chancelière pour rappeler aux peuples insolents le mythe de la communauté de valeurs fondée sur la paix que tous les pays de l’Union sont censés partager.

Toutefois, le comique de l’affaire prit vite un ton grandguignolesque lorsque les membres du comité s’avisèrent de savoir à qui, nommément, ils devaient attribuer ce noble prix. Terrible dilemme ! Surtout que, sitôt connue cette décision, les prétendants se mirent à s’écharper : Barroso, Président de la Commission Européenne voulut s’imposer, Van Rompuy, Président du Conseil Européen s’en effaroucha et Schulz, Président du Parlement Européen fit valoir sa légitimité démocratique. Cette rixe symbolique faisait mauvais genre, elle devait cesser. Restaient néanmoins des questions cruciales à régler : qui récupèrera la médaille ? Qui empochera le 930 000 euros de ce prix ? Qui aura l’honneur de prononcer le discours de remerciement et d’investiture d’homme de la paix ? Pour trouver une issue à cette honorable échauffourée, sans avoir de réponse à ces questions fondamentales, deux scénarii furent envisagés pour sortir de ce choc des ego, avant qu’une sage décision ne s’impose…

- Première solution : ce seront 27 enfants issus de chacun des pays membres qui recevront le prix. Le consensus fut de courte durée, les cris d’orfraie reprirent de plus belle et presque tous d’ironiser sur le caractère infantile qu’allait prendre cette cérémonie renvoyant au caractère boutonneux d’une Europe en crise d’adolescence.

- Une deuxième solution surgit alors : remettre le prix aux pères du projet européen encore en vie, aux vieillards Delors et Kohl. C’est plus que gênant, dirent les plus respectueux, nous allons apparaître comme en panne de grands dirigeants au vu des figures tutélaires, pire, impuissants et nostalgiques. 

- Enfin, pour en sortir, le rusé Van Rompuy sortit de son chapeau la solution de pacification ; lui seul apparemment avait entendu la grogne des chefs d’Etat qui pointait contre ces eurocrates qui n’étaient rien sans eux. Et de s’écrier : tous ensemble ! tous ensemble, nous et tous les chefs d’Etat et de gouvernement, ce sera une occasion festive pour tous. Sitôt connue sa proposition, Merkel dit ja et Hollande voui et les autres suivirent ; encore fallait-il trouver une date qui convienne à tous. Après de longs croisements des agendas respectifs, ce serait le 10 décembre… ouf ! Enfin les membres du prix Nobel rassérénés de sortir de ce pétrin allaient pouvoir, en toute sérénité, lancer les invitations qui restent exclusivement de leur ressort !

En tout état de cause, malgré le bruit médiatique encensant les « 60 ans de prospérité et de paix depuis 1952 », d’autres sarcasmes et pitreries restent à venir. Et sur le drap blanc restent les taches indélébiles des guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie, la guerre de Yougoslavie sous la bannière de l’OTAN/US, les guerres d’Irak, d’Afghanistan, les interventions en Afrique, les dictateurs corrompus soutenus sans faille, les coups d’Etat facilités, les guerres alimentées par les marchands d’armes… Et derrière l’image ripolinée de l’Europe accueillante, l’image hideuse de l’Europe forteresse, celle des camps externalisés en Libye et au Maroc pour contenir tous ces migrants dont plus de 17 000, depuis 1992, ont déjà péri sur terre comme en mer pour avoir tenté de faire valoir leur « droit de s’installer où ils le souhaitent » comme le proclame la charte des Nations Unies. Et puis, comment oublier après le tapis rouge déployé pour les dictateurs, les rodomontades guerrières en Libye, les brevets de bonne gouvernance attribués à Ben Ali et pas seulement par le libidineux DSK (!), et le renforcement de l’importation de produits israéliens encourageant délibérément la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens ? Comment «immaculer» le faciès anonyme et technocratique de cette Europe antidémocratique, amnésier cette réalité des pays mis en concurrence sociale et fiscale, ces Etats endettés au profit des marchés s’empressant de renflouer banquiers et spéculateurs, recourant à l’austérité et aux ajustements structurels et s’enfonçant dans la récession. Et cette unité européenne se délitant avec la montée des extrêmes droites qu’elle suscite en Grèce, Hongrie, Autriche, Hollande… et les fractures territoriales et visées autonomistes qu’elle favorise en Catalogne, au Pays basque, en Belgique, en Ecosse…

Il fallait bien un prix Nobel de la paix lancé comme une bouée de sauvetage pour cette Europe enlisée, ce colifichet, pour tenter de masquer la réalité de la guerre sociale menée contre les classes ouvrières et populaires. Face aux auteurs de ce mauvais comique troupier l’on souhaiterait que les peuples leur fassent sentir les coups de quelques ruades sociales, bien ajustées, pour au moins rabaisser la morgue de toutes ces élites autoproclamées. Pour l’heure, ces faits relatés, à peine interprétés, pour mieux en faire ressortir la nauséeuse insignifiance sous forme ironique, n’ont d’autres visées que celles consistant au réveil d’énergies trop assoupies par la lourde sauce hollandaise socio-libérale qu’ils ingurgitent.

 

Gérard Deneux, le 27 octobre 2012  

 

Source: Les amis de l'émancipation sociale

COTE D'IVOIRE: UN DOZO FRCI ARRETE PAR LA GENDARMERIE AVEC DES RESTES HUMAINS


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Dozo FRCI arrêté par la gendarmerie avec des membres humains découpés (Photo du 02 novembre 2012). 

 

Voici en image, un exemple parmi tant d'autres des actes criminels commis quotidiennement par la milice tribale d'Alassane Dramane Ouattara.

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Dozoland et Dozocratie!

En outre, pas plus tard qu'hier (jeudi 1er novembre 2012, Ndlr), hamed bakayoko, ministre de l'intérieur d'alassane ouattara célébrait les Dozos FRCI: "Notre pays a connu une crise grave. Notre pays a connu la guerre et pendant la guerre, les Dozos ont apporté une contribution à la libération du pays. Je voudrais leur dire merci. On n'a pas honte de reconnaître ça et d'assumer ça parce que c'est la vérité".

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Pauvre Côte d'Ivoire!

 

Source: La page Facebook de La Majorité Présidentielle

 

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Hamed Bakayoko: Aucune évocation du retrait des Dozos de la vie publique ivoirienne


LES MILICIENS ETATIQUES DU REGIME OUATTARA


Hamed Bakayoko parle aux Dozos de Côte d'Ivoire. Il leur demande d'extirper de leur rang les mauvais grains. Ceux là qui "gâtent" le nom des Dozo. Il les a remerciés pour avoir ''contribué à la libération de la Côte d'Ivoire''.

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Koné Zacharia, commandant FRCI et chef Dozo

Il a enfin promis de les faire recenser afin qu'on sache qui est Dozo et qui ne l'est pas. Nulle part, il n’évoque leur retrait de la vie publique comme le réclame les populations ivoiriennes (et leur retour dans leurs pays d'origine et leur aire socio-culturelle et géographique naturelle, le Nord de la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso et le Mali, Ndlr).

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Source: La page Facebook de Steve Beko

Cannibalisme à Duékoué: un Dozo pris avec de la chair humaine


L’horreur. Encore l’horreur à Duékoué, sous les feux de l’actualité depuis la crise postélectorale. Tout porte à croire que le cannibalisme se pratique au grand jour dans cette région où les forces de Ouattara et leurs supplétifs Dozos, qui y font la loi depuis près de deux ans, ont droit de vie et de mort sur les populations.

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Au lendemain de la reconnaissance officielle des dozos par le ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko, un membre de cette confrérie présentée dans tous les rapports des organisations de défense des droits humains comme étant une horde de hors la loi est tombé dans les filets de la gendarmerie, avec en sa possession de la chair humaine. En provenance de Duékoué, le dozo, selon les informations, se rendait à vélo à Gbapleu quand il a été interpellé, pour un contrôle de routine, par des gendarmes en poste à Pinhou à 10 km de Duékoué. Les gendarmes demandent à voir le contenu de la caisse à l’arrière de son vélo. Quelle ne fut leur surprise ! Ils découvrent des membres humains – des morceaux de bras, avant-bras, pieds… en lieu et place de la viande de brousse que le dozo avait déclaré. Des traces sang frais sont encore visibles sur la caisse.

Le Dozo cannibale dont le nom ne nous a pas été communiqué est détenu à la brigade de gendarmerie de Duékoué. Pour nécessité d’enquête. Cette découverte intervient à la veille de la reprise des fouilles sur les sites de charnier, en présence des experts légistes. Ces sites sont jusque-là protégés par l’Onuci et tout semble fin prêt pour relancer les investigations. Le matériel nécessaire en pareille circonstance a été acheminé et toutes les zones suspectées de contenir des corps humains seront fouillées. Selon les autochtones Wê, les corps enterrés en ces endroits sont ceux des victimes des tueries du camp de déplacés de Nahibly perpétrées par les FRCI et dozos fidèles à Ouattara, au vu et au su des forces de l’Onuci qui ont assisté, indifférentes, à la chasse à l’homme qui s’est soldée par plus de 200 morts, de sources crédibles.

Certaines langues – qui lient la découverte macabre effectuée par la gendarmerie à un éventuel programme d’extermination des autochtones Wê – pensent que les Dozo cherchent à faire disparaitre les traces d’un assassinat.

 

Emmanuel Akani, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"

 

Source: EBURNIE NEWS

vendredi, 02 novembre 2012

APRES UN ARTICLE DE LIBERATION OU IL ETAIT CITE - LE FRERE DE SIMONE GBAGBO ENLEVE PAR LA DST

 

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L'information a été confirmée par la famille proche. Simon Pierre Ehivet, frère de Simone Ehivet Gbagbo, a été enlevé à son domicile hier par des hommes en civil, et se trouve actuellement à la Direction de la surveillance du territoire (DST) à Abidjan. D'ores et déjà, le prétexte est trouvé : les récentes attaques d'hommes armés à Bonoua, qui datent tout de même de plusieurs semaines.

Il faut noter que l'arrestation de Simon Pierre Ehivet est survenue au lendemain de la publication, par le quotidien Libération - sous la plume de Maria Malagardis, en photo - d'un article [Côte d'Ivoire : dans le fief de Simone Gbagbo] où il est nommément cité. La journaliste y écrit :

"On pourrait croire qu’elle a sombré dans l’oubli. Mais à Moossou, le souvenir de la «première dame» hante encore les esprits. «Elle reste populaire. Pourtant, on ne peut pas le dire publiquement. Nous vivons des temps incertains», confie un homme de haute stature dans le petit bar de la bourgade. Il est accompagné de sa femme qui gardera longtemps le visage fermé. Elle était la gouvernante de Simone Gbagbo. L’homme qu’elle a épousé frappe d’emblée par une ressemblance physique troublante. Même silhouette, même visage : c’est Simon-Pierre, le frère cadet de Simone Gbagbo. Autour d’eux, les autres inconnus finissent par s’identifier à leur tour : il y a Paul, un autre frère de Simone, et aussi une sœur, et encore un ou deux neveux."

La journaliste a-t-elle exposé son interlocuteur en divulguant son nom dans un article publié au sujet d'un pays qu'elle sait être un pays où la torture et les arrestations arbitraires sont légion ? En tout cas, il faut noter qu'elle a pris le soin de masquer l'identité d'un autre de ses interlocuteurs, qu'elle a caché sous le prénom de "Gaspard".

Libération écrira-t-il un article pour dénoncer l'incarcération d'un de ses interlocuteurs et en général le climat de terreur qui règne sur la Côte d'Ivoire ? On peut toujours rêver.


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

COTE D'IVOIRE: LES ETATS-UNIS D'ACCORD AVEC LE DERNIER RAPPORT D'AMNESTY INTERNATIONAL


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Philipp Carter et Jeannot Ahoussou, ce mercredi, à la primature


Le dernier rapport d'Amnesty international dépeignant la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire ne surprend pas les Etats-Unis d'Amérique. Philipp Carter III l'a signifié ce mercredi à la presse au sortir d'une rencontre avec le chef du gouvernement ivoirien, Jeannot Kouadio-Ahoussou. 

"Généralement sur les défis des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, je suis d'accord avec les remarques faites par Amnesty international," a déclaré l'Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d'Ivoire. Dans son commentaire, le diplomate américain a indiqué qu'il a pris acte de la réponse du gouvernement qui selon lui est constructive et positive par rapport au dernier rapport. "Le gouvernement a des soucis par rapport au rapport d'Amnesty international," a insisté l'Ambassadeur Philipp Carter III.

Revenant sur les raisons de sa visite chez le premier ministre ivoirien, l'Ambassadeur américain précise. "Nous avons parlé avec le premier ministre des questions économiques et commerciales. Comment aider le gouvernement ivoirien dans les défis actuels pour une meilleur croissance économique et encourager les investissements et les activités commerciales."

Les Etats-Unis soutiennent le processus de sortie de crise. Ils prennent l'engagement d'aider la Côte d'Ivoire dans l'organisation des élections à venir. "Nous sommes prêts à aider la Côte d'Ivoire dans la reforme de certaines institutions, notamment la CEI. Nous allons également nous engager dans les travaux de l'Assemblée nationale," a-t-il conclu. 

Wassimagnon


Source: KOACI.COM

jeudi, 01 novembre 2012

AL-QAIDA AU MAGHREB (AQMI) APPARTIENT AUX SERVICES SECRETS FRANÇAIS

 

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Un article du site ALTER INFO paru l'année dernière (2011), absolument édifiant et d'une actualité toujours aussi criante!


Al-Qaïda au Maghreb, c’est le nouveau nom du GSPC, qui était lui-même le nouveau nom du GIA. Il y a des preuves comme quoi ce groupe, originellement localisé en Algérie, est manipulé par les services secrets français. Tout ce que fait Al-Qaïda au Maghreb est par conséquent commandité par l’État français!
 
Lire les articles suivants : 

GIA - 1995 - le Gouvernement français et la DST savaient où les bombes allaient être posées: 

http://mai68.org/ag/926.htm 

12 avril 2007 - ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES - Les attentats en Algérie peuvent-ils favoriser Sarko? 

http://mai68.org/ag/1132.htm 

11 avril 2007 - ATTENTATS D’ALGER - Les journalistes ont trouvé le coupable en une demi-heure! 

http://mai68.org/ag/1131.htm 

Les dessous de l’affaire des moines de Tibéhirine: 

http://mai68.org/spip/spip.php?article335 

Sachez aussi une chose essentielle pour bien comprendre: l’Algérie, c’est encore et toujours la France!: 
 
Une visite de ce site (MAOL) vous en convaincra: 

http://www.anp.org 
PROPAGANDE ET MANIPULATIONS - FRANCE.png
Il est très important de parcourir en détail le site du MAOL, le site du "Mouvement Algérien des Officiers Libres", qui dénonce à peu près toutes les manipulations du terrorisme en Algérie: 

http://www.anp.org/frenindex/frentree.html 
 
Lire en particulier cette page qui dénonce que les généraux qui gouvernent actuellement l’Algérie sont d’«anciens» harkis au service de la France: 

http://www.anp.org/etatdediscorde/cancerdz.htm 
 
OU bien lire ce texte beaucoup plus court et très explicite: Le serment des membres du MAOL (Mouvement Algérien des Officiers Libres): 

http://www.anp.org/frenindex/altragedyfr1.htm 
 
Extrait: 

«L’Armée Nationale Populaire a de tout temps été le symbole de l’honneur et du sacrifice, mais l’avènement d’officiers supérieures (ex-officiers de l’armée française ou relatifs) à ses commandes, nous a reconduit plus de quarante ans en arrière. Les pendules sont à l’heure de l’occupation.« Pour toutes ces raisons et pour suivre l’exemple de nos frères officiers et sous-officiers lâchement exécutés dès les premières heures de la guerre civile par d’autres membres de l’Armée Nationale Populaire sous les commandes de Mariane, nous combattrons ces nouveaux harkis et leurs alliés jusqu’à la dernière goutte de notre sang.» 
 
Maintenant, regardez les vidéos suivantes: 
 
 
 
Cliquer sur l’image pour voir cette vidéo de 2 minutes. 
Extrait d’un 19-20 de France 3 en février 2007 

  
 
Cliquer sur l’image pour voir cette vidéo de 13 minutes. 
Extrait d’une émission de Canal + en mars 2007 
 

 http://mai68.org/spip/spip.php?article1372 


Source: ALTER INFO.NET

mercredi, 31 octobre 2012

LIBERTE PROVISOIRE DE GBAGBO: REPORT DU DELIBERE DU HUIS CLOS DE LA CPI A UNE DATE ULTERIEURE

 

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"Le délibéré du huis clos (de l'audience relative au réexamen de la demande de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo) est reporté à une date ultérieure par la CPI. On peut dire que la libération du président Laurent Gbagbo devient une réalité. Thanks et que le Seigneur nous garde pour la suite du combat qui devient de plus en plus intéressant en Côte d'Ivoire."

Dr Sylla Mamadou, ph.D


Source: La page Facebook de Sylla Mamadou

A LA SUITE D'AMNESTY INTERNATIONAL: MELENCHON DENONCE LES VIOLATIONS DES DROITS DE L'HOMME SOUS OUATTARA EN COTE D'IVOIRE

 

 

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Le leader du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon, a une fois encore dénoncé la politique française en Afrique, au cours de son entretien sur la radio France Inter. Selon lui, les autorités françaises ont tout fait sauf de la politique en Afrique, préférant maintenir des relations infantilisantes aux conséquences désastreuses.

 

Mélenchon a surtout insisté sur le rôle néfaste des dirigeants français de l’époque dans la crise post-électorale en Côte d’Ivoire. «En Afrique, il faut faire de la politique. Chaque fois que nous avons fait autre chose, nous sommes allés à un désastre. Regardez ce que nous avons fait en Côte d’Ivoire», interpelle le leader du Front de Gauche.

Avec comme conséquence, les violations continuelles des droits de l’homme sous Ouattara, une justice partisane et partiale, le transfèrement de Laurent Gbagbo à la Haye. «Vous étiez tous à faire des sauts périlleux arrière, à la démocratie, les droits de l’homme… C’était Gbagbo l’abominable homme des neiges.

D’accord ! Il est là bas maintenant, au tribunal international. Des centaines de gens sont en prison, qui ne sont ni jugés et qui ne donnent lieu à aucune espèce de travail judiciaire. Le fils de Gbagbo a pour unique motif d’inculpation d’être le fils de Gbagbo - ce type (Michel Gbagbo, ndlr) n’a jamais eu aucune espèce d’activité politique. Il a été détenu des mois et des mois dans une fosse et personne ne l’a défendu parce qu’il s’appelle Gbagbo», s’est indigné Jean-Luc Mélenchon. Qui fustige une fois encore les incessantes violations des droits de l’homme sous Ouattara.

Avec des détenus politiques maintenus depuis plus d’un an dans les cachots du régime sans procédures judicaires ni assistance juridique. Et parfois survivent dans des conditions quasi-inhumaines. L’invité de La Radio France Inter n’a pas manqué l’occasion de dénoncer une fois encore les agissements de la France en Côte d’Ivoire.

Une attitude qui a contribué à instaurer dans le pays un climat d’insécurité et de terreur. «Qu’avons-nous fait en Côte d’Ivoire? Qu’est-ce que nous avons rétabli? Qu’est ce nous avons fait de si beau pour que ça vaille la peine qu’on s’en vante aujourd’hui?», s’est interrogé l’ex-candidat à la présidentielle de 2012.

Selon lui, la France n’a rien fait d’agréable en Côte d’Ivoire pour s’en vanter aujourd’hui. «Eh bien, maintenant ça suffit ! La politique à l’égard de l’Afrique doit aider à ce que l’on se parle, à ce qu’il y ait de la démocratie et à ce qu’on vote», a fait savoir Mélenchon.

Qui s’est par ailleurs prononcé sur divers sujets de l’actualité française et internationale. Jean-Luc Mélenchon n’est pas à son premier coup de gueule contre la politique française en Afrique, particulièrement en Côte d’Ivoire, et surtout contre le régime Ouattara, qui pour lui est loin d’être un régime démocratique.



Source: La page Facebook de André Tameghe

AUDIENCE PUBLIQUE A LA HAYE POUR LA MISE EN LIBERTE PROVISOIRE DE LAURENT GBAGBO: LE BRILLANT PLAIDOYER DE MAITRE ALTIT

 

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"Bravo à Maître Emmanuel Altit, l'avocat principal du président Laurent Gbagbo, pour cette brillante prestation. Encore une fois, le monde entier a pu découvrir en direct que ouattara et ses parrains ont la facilité d'accusation mais l’incapacité d'apporter un début de preuves à toutes leurs accusations. Nous savons la CPI politique et elle ne dira sans doute pas le droit, aujourd'hui. Mais au moins, les écailles vont tomber des yeux de ceux qui refusaient de voir la vérité."

 
Sur la page Facebook de La Majorité Présidentielle

 

 

Argument de l'accusation pour demander le refus de la mise en liberté provisoire du Président Laurent Gbagbo:

"Monsieur Gbagbo a beaucoup de supporters... Ils vont l'installer au pouvoir". Que croyiez-vous donc? N'aviez-vous pas dit qu'il était un dictateur sanguinaire? Or donc aujourd'hui, le dictateur sanguinaire est tellement aimé par son peuple, qu'il risque d'être réinstallé au pouvoir? Donc conclusion? Conclusion: C'est lui, le vrai vainqueur de la présidentielle de 2010!!! Elle est vraiment intéressante, cette affaire de Gbagbo à la CPI!

Mieux, l'accusation ne fait que des allégations et ne produit aucune preuve. Comme au Ghana dans l'affaire Koné Katinan (c'est finalement une habitude et un état d'esprit, chez le régime Ouattara et ses officines). Sur la question, Me Altit a été doctoral: Pour les hommes de droit qu'ils sont tous à l'audience, les allégations et autres hypothèses ne sont pas valables. Ils le savent bien. Voilà qui est très clair!

Nous attendons maintenant la conclusion du huis clos qui s'éternise depuis lundi, 16 heures GMT.


A bientôt et que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

 

DINDE Fernand AGBO

mardi, 30 octobre 2012

LA PRESIDENTE DE LA COMMISSION DE L'UA, MME DLAMINI ZUMA DEMANDE LA LIBERATION DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO

 

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Trois mois après son accession à la Présidence de l'Union Africaine, Mme Dlamini Zuma par cette initiative, réoriente complètement la vision de l'organisation dont elle a pris les commandes en juillet dernier. La requête adressée auprès des juges de la CPI, demandant la libération de Laurent

 Gbagbo est une affirmation de la volonté qu'elle n'a jamais cachée, que les résolutions des problèmes africains doivent revenir aux africains. Cette démarche renvoie nécessairement à la résolution de la crise malgache et préfigure la mise en application des décisions prises par les chefs d'état membres de la Sadc au mois d'août dernier à Maputo.

La diplomatie pragmatique et préventive, telle que prônée par la toute nouvelle présidente de la Commission de l’Union africaine, est en train de prendre corps et passe à la vitesse supérieure. Les grands dossiers, tels que la crise malienne, la crise en Rdc, la crise au Soudan, et naturellement, celui du célèbre prisonnier de la Haye, Laurent Gbagbo, sont dans la besace de Dlamini Zuma.

Qui donne des signaux forts, et non des moindres, depuis son investiture officielle le lundi 15 octobre 2012, à la tête de l’Union. Et en termes d’actions tangibles, Outre le mini sommet qu’elle a convoqué sur la crise malienne, qui a lieu en terre malienne, vendredi 19 octobre 2012, la première personnalité de l’Ua va plus loin.

Le règlement de la crise ivoirienne, notamment le contour de l’incarcération de Laurent Gbagbo et les relents politiques liés à cet état de fait, dans la stabilité et le retour de la paix, sont, tout autre dossier brûlant dont elle s’est saisie avec diligence. Une prérogative que s’est octroyée Mme Zuma, sur laquelle revient François Soudan, éditorialiste à Jeune Afrique, sur les ondes de Rfi.

Selon le confrère, en faisant sienne la crise ivoirienne, la présidente s’est attachée les services de plusieurs chefs d’Etats africains, y compris ceux qui seraient encore réticents, pour constituer un groupe de pression qui va peser de tout son poids, en faveur de la libération de Laurent Gbagbo.

Toujours selon l’éditorialiste, la matriarche africaine s’est attelée en amont, à envoyer un courrier aux juges de la Cpi. Pour leur décliner sa vision de la crise, assortie de propositions, dont ils doivent tenir compte, dans le rendu du verdict du 30 octobre prochain. A en croire François Soudan, qui prétend ne pas être imprégné du contenu total de la missive, mais qui assure avoir eu une idée de la partie liminaire dudit courrier, Dlamini Zuma s’est voulue très formelle dans le règlement de la crise qui secoue la Côte d’Ivoire.

Et, écrit-elle en substance : «Sans m’ériger en Avocate défenseur de M. Laurent Gbagbo, encore moins m’immiscer dans les affaires judicaires qui ne sont pas de mon ressort, en tant que première responsable de l’Institution africaine, je prie le collège des juges de s’approprier mes propositions. Etant attendu que la réconciliation en Côte d’Ivoire est étroitement liée à la libération du chef de l’ex-régime». Pour lui, le fait que Dlamini associe à son projet, plusieurs chefs d’Etat, n’est ni moins ni plus une volonté avérée de la Sud-africaine, d’éteindre tous les brasiers qui consument l’Afrique et freinent son développement.

Et dans le répertoire, figurent les plus influents. Qui ne sont autres que Jacob Zuma, Goodluck Jonathan, le Ghanéen John Dramani, le Béninois Yayi Boni, pour ne citer que ceux-là. Et le moins qu’on puisse dire, la nouvelle dirigeante ouvre une nouvelle ère diplomatique, dans le mode de gestion concrète des crises qui minent l’Afrique. Elle qui ne cesse de clamer, haut et fort, et avec fermeté, citant Patrice Lumumba, que l’Afrique n’est «ni française ni russe ni portugaise ni américaine», mais bien africaine.

Réputée rigoureuse et efficace, Dlamini Zuma, a largué cette mise en garde : «Nos décisions ne seront facteurs de changement que si elles sont appliquées. Il faut des solutions africaines aux problèmes africains».

De célèbres phrases prononcées au cours de la cérémonie d’investiture, qui magnifient celle dont la débauche d’énergie en faveur de Laurent Gbagbo, est une réalité, et qui ne ménage aucun effort pour faire appliquer sa vision. Un pari qu’elle est en phase de gagner.Une belle leçon à inculquer aux avatars de l’affranchissement de l’Afrique, adeptes de l’afro pessimisme, qui militent en faveur de l’asservissement de tout un continent.


Source: La page Facebook de André Tameghe

L'ARTISTE IVOIRIEN BILLY BILLY: «LES POPULATIONS DEMANDENT LA LIBERATION DES PRO-GBAGBO POUR UNE VRAIE RECONCILIATION»

 

 

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L'icône africaine, Laurent Gbagbo


 

Une caravane de la réconciliation, organisée par le pouvoir Ouattara, qui se fait avec en marge toute une frange de la société ivoirienne. Mieux, ici et là des mécontentements dans ladite caravane, des clash retentissants entre les artistes pour des questions d'argent et de leadership (notament entre Alpha Blondy et Tiken Jah). Comme le dit Ken Adamo: "C'est honteux pour ces artistes". Tant et si bien que le jeune rasta Fadal Dey n'a pu s'empêcher d'exploser dans la presse: "La caravane est nulle!". Et pour cause: les stades sont désespérément vides, là où l'un de ces artistes à lui tout seul prestait à guichets fermés des jours à l'avance. Comme on peut le constater, cette caravane, prétendument de la réconciliation, qui coûte des centaines de millions de francs au contribuable ivoirien, est un parfait fiasco! D'où l'appel de Billy Billy.

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Pour notre part, les choses sont très claires: Que Ouattara gouverne tranquillement et qu'il arrête de parler de réconciliation nationale. Sans Gbagbo, c'est tout simplement impossible. Pas besoin d'être un partisan pour le comprendre. C'est juste une question de bon sens! 


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

lundi, 29 octobre 2012

ALASSANE OUATTARA UNE NOUVELLE FOIS EN FRANCE SANS JUSTIFICATIONS OFFICIELLES

 

ALASSANE OUATTARA - FETE DE LA TABASKY.JPG

Alassane Ouattara "Magellan" en France pour un séjour privé de plus d'une semaine.

 

KOACI.COM apprend d'un communiqué de la Présidence de la république ivoirienne qu'Alassane Ouattara a subitement quitté Abidjan, ce samedi 27 octobre 2012, pour un séjour privé de plus d'une semaine en France. 

Vacance, voyage privé, problèmes de santé, rencontres politiques, une fois de plus aucune précision sur la raison de ce nouveau séjour français du président ivoirien, black out total dans son entourage, laissant une nouvelle fois place à toutes sortes de commentaires et d'inquiétudes, ce dimanche matin.

Par ailleurs, nous apprenons que le numéro un ivoirien se rendra ensuite à Dakar pour assister, neuf jours après, les 5 et 6 novembre prochains, à la commémoration du 50ème anniversaire de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), puis à Banjul (Gambie), pour une visite d’amitié et de travail, à l’invitation de son homologue, son Excellence Monsieur Yahya Jammeh.

Bref, malgré le climat d'insécurité qui pèse sur le pays, on ne reverra pas l'également ministre de la défense, Alassane Ouattara, en Côte d'Ivoire avant le 6 ou le 7 novembre prochain.

Notons pour finir, que tout indique à cette heure, que ce nouveau voyage en France n'était pas "prévu" au programme.

En attendant de connaitre la véritable raison de ce nouveau séjour, reste désormais à savoir si nous recevrons des nouvelles du président Ouattara en France, président d'une République trop souvent inquiète pour des raisons de manque d'informations notamment sur les voyages "privés" de ce dernier, président de tous les ivoiriens.


Amy

Source: KOACI.COM

LA CPI DECERNE A LAURENT GBAGBO LE PRIX NOBEL DE MEDECINE ET DE PHYSIQUE 2012

 

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 La juge botswanaise Sanji Mmasenono Monageng de la Chambre d'appel de la CPI a rejeté la demande de mise en liberté provisoire du Président Laurent Gbagbo

 

Après la grande révolution de la machine à remonter le temps découvert par les experts indépendants de l’ONU pour accabler les pro-GBAGBO, la Cour Pénale Internationale vient de certifier de très grandes découvertes en médecine et en physique faites par le plus célèbre des prisonniers: Laurent GBAGBO.

En effet, suite à la séance en appel de la demande de mise en liberté provisoire de Laurent GBAGBO, la juge en charge du dossier a opposé un refus catégorique car dit-elle, Laurent GBAGBO est capable de fuir compte tenu de  «ses réseaux importants et bien organisés de supporters, de ses contacts politiques étrangers et de ses moyens financiers».

Laurent GBAGBO, détenu à Korhogo avec les mêmes réseaux importants et bien organisés de supporters, ses contacts politiques étrangers, ses moyens financiers, n’a pas fui malgré sa bonne santé initiale et les conditions de détentions insupportables qui pouvaient inciter à la fuite ; mieux, sous une pluie de bombe de l’armée française et onusienne pendant les derniers moments de la crise postélectorale, il a fait le choix de vivre sous des bombes qui pouvaient l’exterminer.

Avec un état de santé amoindrie par les tortures de Korhogo et de meilleures conditions de résidence en cas de liberté provisoire, sans que ses réseaux de supporters, ses contacts politiques étrangers et ses moyens financiers n’aient changé, il serait prêt à fuir en se rendant invisible aux systèmes de surveillances électroniques fixes et mobiles les plus modernes.

Pour la CPI, Laurent GBAGBO est donc plus dynamique malade qu’en bonne santé. En plus, il détient la technologie de l’invisibilité aux systèmes de surveillances électroniques fixes ou mobiles. Ces technologies performantes qui ont des caractéristiques de traçabilité, d’inviolabilité, de détectabilité à distance  ou par satellite, d’alerte en cas de tentative de désactivation que même le tout puissant ex- DG du FMI, Dominique STRAUSS-KAHN, avec des moyens plus importants, un réseau de contacts politiques étrangers plus fourni, en tête des sondages aux élections présidentielles avec un réseau de supporters plus nombreux en France et dans le monde, n’a pas pu violer lorsqu’il était en liberté provisoire aux USA et potentiel Président de la République Française!

Si Laurent GBAGBO, détenu à la Haye a fait de si importantes découvertes lui permettant d’être plus dynamique malade qu’en bonne santé, indétectable par les moyens les plus modernes de surveillance électronique, il mérite plutôt le prix Nobel de médecine et de physique qu’une prison.

La science fiction a atteint un niveau spectaculaire avec la crise ivoirienne.

 

Dr Cheick DIABATE, Chercheur

Université de Colorado, USA

LA CPI, CETTE COUR AUX ORDRES: VOUS AVEZ DIT COUR DE JUSTICE OU COUR DE POLITIQUE INTERNATIONALE?

 

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Nous savons tous que la déportation de Laurent GBAGBO à La Haye, aux Pays-Bas, a été faite sur injonction de Nicolas Sarkozy, ancien président français et ami intime d'Alassane Dramane Ouattara. Toutefois, nous avons cru en la capacité des hommes et femmes qui animent cette institution internationale de dire le droit rien que le droit afin de permettre au monde entier de connaitre définitivement la vérité sur le dénouement de l'élection présidentielle qui s´est déroulée en Côte d'Ivoire en fin d´année 2010.

Aujourd'hui, après le rejet de la décision en appel de libérer provisoirement le président Laurent Gbagbo, il est indéniable que les arguments justificatifs de ce rejet sont fortement politiques que juridiques. Notamment quand la juge Sanji Mmasenono Monangeng, présidente de la séance de ce vendredi 26 octobre 2012, affirme que Laurent Gbagbo dispose d'un réseau très solide de sympathisants ou que son parti politique lie à sa libération l'aboutissement du processus de réconciliation nationale et de paix sociale en Côte d'Ivoire. Ici, l'on est en droit de se demander si nous sommes dans une cour de justice ou dans les bureaux d'un chef de parti politique ivoirien à la solde du régime fasciste et nazi en place à Abidjan.

Pis, vous soutenez madame la présidente pour justifier votre rejet que Laurent Gbagbo est capable de fuir une fois qu'il bénéficie d'une quelconque liberté provisoire. Non, madame la présidente. Je me demande si vous n'avez pas suivi la crise ivoirienne. Cette crise qui a secoué tout le continent noir et le reste du monde. Laurent Gbagbo n'a pas la posture d'un fuyard. Il a été kidnappé par l'armée française aidée de l'armée de l'ONU en Côte d'Ivoire entre les débris du palais présidentiel à Abidjan. C'est un homme qui a suffisamment conscience de sa responsabilité. Il est resté digne dans l'humiliation tout en demandant à son armée de cesser la guerre pour permettre au peuple de passer à la phase civile de la crise que son pays connait.

Pour rappel, madame la juge présidente, Laurent Gbagbo, déporté à La Haye, est aujourd'hui soumis à votre arbitrage parce que l'on l'accuse d'avoir perdu l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire et de ne pas vouloir céder le pouvoir à son adversaire. Pourtant vous reconnaissez implicitement la victoire de Laurent Gbagbo à ladite élection par le fait qu'il est majoritaire. Car on ne peut disposer d'un très solide réseau de sympathisants à cette étape de sa vie que si l'on n'est majoritaire. Mieux, que si l'idéal que l'on défend dans sa vision politique n'est partagé par la majorité de ses concitoyens. Depuis la création de votre juridiction internationale, c'est la première fois dans toute son histoire qu'un homme aussi incriminé et accusé de tous les maux de la condition humaine est soutenu et défendu par son peuple. Jamais un dictateur-criminel ne saurait bénéficier d'autant de soutien et d'affection de ses concitoyens. À moins que tous ceux qui le soutiennent soient des adeptes du crime abominable comme ceux reprochés à Laurent Gbagbo par votre institution. Bientôt deux ans que Laurent Gbagbo croupit sous le poids de l'accusation de crimes de sang, de crimes contre l'humanité, de crimes économique et de viols. Depuis bientôt deux ans aussi que ses concitoyens battent le pavé pour réclamer sa libération pure et simple. C'est un signe que vous devez savoir interpréter pour corriger le tort à lui fait au nom d’intérêts économico-idéologiques.

Madame la présidente, comment voulez-vous que le parti politique de Laurent Gbagbo appelle ses militants et autres sympathisants à aller à la réconciliation nationale et à la paix sociale en Côte d'Ivoire alors que leur champion croupit injustement et arbitrairement dans les goulags inféodés à l'impérialisme français? Oui madame la présidente, Laurent Gbagbo se trouve à La Haye non pas parce que les crimes à lui reprochés sont de son fait mais bien pour des raisons idéologiques, économiques et politiques. Laurent Gbagbo se trouve aujourd'hui déporté à La Haye dans cette prison construite par les occidentaux pour l'empêcher de mener de front la lutte pour la souveraineté et l'indépendance vraie des Etats Africains.

Laurent Gbagbo se trouve exposé à votre jugement parce que la France ancienne puissance colonisatrice n'est pas prête à accepter que la Côte d'Ivoire prenne le chemin de son autonomie. Elle se suffit et se plait dans l'utilisation de ses valets nègres pour perpétuer sa prépondérance et exploiter illicitement les ressources économiques de ses anciennes colonies. Elle se suffit et se plait dans l'enfantillage des africains pour leur faire porter la responsabilité de ses crimes qu'elle commet sous le faux manteau d'une soi-disant mission humanitaire. Et vous le savez autant que moi, madame la présidente. Laurent Gbagbo est en prison et bizarrement les crimes contre l'humanité se multiplient en Côte d'Ivoire. La Côte d'Ivoire est bloquée depuis l'avènement de Dramane Ouattara à la tête de ce pays. Toutes les régions susceptibles d'avoir voté pour Laurent Gbagbo font l'objet de représailles et leurs populations sont contraintes à l'exode et à l'exil. À l'Ouest de la Côte d'Ivoire, région d'origine de Laurent Gbagbo, le régime actuellement au pouvoir pratique une politique d'expropriation, une politique d'extermination systématique et de génocide programmé, une politique de repeuplement sous les yeux des nations unies pour lesquelles vous êtes sensée agir. Les rebelles, qui depuis 2002 jusqu'à maintenant tuent les Ivoiriens et commettent les pires formes de crimes contre l'humanité, connaissent chaque jour des promotions dans l'administration civile et militaire en Côte d'Ivoire. Et ça n'intéresse personne pourvu que les puissances occidentales trouvent leur satisfaction dans le malheur des africains.

Le 30 octobre 2012, se tiendra une autre audience. Je pense que ce sera l'occasion pour votre juridiction de se rattraper en vue de rectifier le tir. Parce que je crois qu'il n'est pas encore tard pour bien faire.

La CPI doit libérer Laurent Gbagbo le mardi 30 octobre prochain. En plus de ce que sa crédibilité est engagée dans ce procès contre Laurent Gbagbo, il se jouera à La Haye ce jour le destin de tout le continent Africain. Libérer Laurent Gbagbo, c'est donner espoir aux générations futures en Afrique de croire en la lutte pour la souveraineté et l'autonomie des Etats africains. Libérer Laurent Gbagbo le mardi 30 octobre 2012, c'est briser les chaines de la soumission et de l'assujettissement qui maintiennent nos pays Africains dans le sous-développement, la misère sociale et la précarité. Libérer Laurent Gbagbo, c'est faire comprendre au reste du monde que le combat des dignes fils d'Afrique pour une Afrique libre et souveraine n´était pas vain. Ce sera votre pierre à la construction d'une Afrique prospère et unie dans le destin. En ce moment les Africains comprendront la nécessité pour eux d'appliquer des modèles de développement économique et structurel qui génère la richesse et le bien-être social pour leurs populations. Vous verrez que l´humiliation que vivent de nombreux africains au quotidien connaîtra une fin certaine.

Je termine mon propos sur cette citation : «Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas que les choses sont difficiles». Dites le droit et rien que le droit en libérant Laurent Gbagbo purement et simplement. Vous aurez ainsi participé à faire bouger les lignes dans le dénouement des relations internationales qui mènent notre monde d'aujourd'hui. L'Afrique tout entière et le reste du tiers-monde vous en seront reconnaissants.

Amoungnan !

 

Jean-Marie Dekpaï

MME DLAMINI ZUMA FAIT DE LA LIBERATION DE GBAGBO UNE CONDITION NON NEGOCIABLE DE LA PAIX EN COTE D'IVOIRE


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Madame Zuma, Présidente de la commission de l'Union Africaine, fait de la libération de Laurent Gbagbo une condition non négociable pour le retour de la paix en Côte d'Ivoire! Vive les femmes Africaines!


Selon des informations toujours à vérifier, Madame ZUMA, Président de la commission de l'UA, fait de la libération de Laurent Gbagbo, une priorité absolue. Elle aurait écrit à la CPI formulant cette demande, arguant que c'est une condition essentielle à l'instauration de la paix en Côte d'Ivoire, que cette libération est primordiale à toute réconciliation nationale.

Il fallait une femme, une femme de poigne pour enfin exprimer ce que l'ensemble des panafricains pense, à savoir, les affaires des Africains doivent être réglées par les Africains eux-mêmes. Courage à Madame Zuma qui partage nos points de vue et dont nous partageons les points de vue sur la gestion du continent. Et si elle ne sert pas d'exemple à ceux qui veulent présider à la destinée des Nations africaines, alors, il n'y aura plus rien à faire.
 
Bravo, Madame!

 
Calixthe Beyala,

Ecrivaine franco-camerounaise

dimanche, 28 octobre 2012

CPI: POURQUOI GBAGBO DOIT ETRE LIBERE

 

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La date du 24 octobre 2012 restera certainement gravée dans les annales du système judiciaire ghanéen et ivoirien. Après plusieurs reports, le juge Ali baba a décidé de libérer Koné Katinan, après une première décision de liberté provisoire prononcée par un autre juge, Aboagye TANDOH, en dépit de toutes les procédures dilatoires mise en œuvre par le camp Ouattara pour retarder cette issue.

Certes, les deux magistrats ont mis en avant les droits de la personne humaine qu’ils ont aussi pour mission de protéger. Mais au-delà, c’est leur détermination à refuser de cautionner le faux qu’il faudra en définitive retenir. En effet, comment ne pas être ému par la sincérité du juge ghanéen Ali baba devant l’évidence des faits: «On ne peut pas accuser quelqu'un de meurtre et puis mettre autant de temps et de difficultés à apporter les preuves (…) à partir du moment où vous accusez, les preuves devraient  être disponibles», avait-il reproché au procureur.

Depuis la première arrestation de Koné Katinan pour crimes économiques, jusqu’à la seconde pour meurtres, la stratégie du camp Ouattara par le biais du parquet ghanéen aura été assez singulière, défiant les règles d’une bonne administration de la justice. Ce fut d’abord le recours abusif aux manœuvres dilatoires. A chaque audience, de manière invariable, le procureur a sollicité et obtenu le report de l’audience pour rechercher (ou compléter ou encore traduire) les preuves. En définitive, les magistrats ghanéens ont été exaspérés par cette démarche suspecte qui visait plutôt à priver un honnête citoyen de sa liberté.

Ensuite ce fut le refus de la jonction de deux procédures par le parquet après l’avoir acceptée d’abord. Et pourtant, parce qu’elles concernaient les mêmes parties (Etat de Côte d’Ivoire et Koné Katinan), portaient sur le même objet (une demande d’extradition), et avaient été introduites devant deux juridictions de même degré, il y avait un intérêt évident à ce que, dans ces deux procédures,  le second juge se dessaisisse au profit du premier pour une bonne administration de la justice.

Au bout de ce challenge, la justice ghanéenne en sort grandie, pour trois raisons:

- Le juge ghanéen refuse de cautionner le faux en récusant le régime Ouattara qui n’hésite pas à inventer des crimes dans le seul but de faire arrêter ou extrader d’honnêtes citoyens;

- Le juge ghanéen a du respect pour les droits de l’homme au contraire du régime Ouattara qui n’hésite pas à faire incarcérer des citoyens innocents sous des motifs fallacieux;

- Parce que sa décision est motivée par l’application stricte des règles de droit, l’autorité de la chose jugée a du sens pour le juge ghanéen dont la compétence ne peut être prise en défaut par la multiplication des procédures, notamment celle portant sur un crime de sang que le régime Ouattara n’hésite pas à inventer juste pour annuler les effets d’une liberté sous caution décidée précédemment.

Ces belles leçons servies par une juridiction africaine peuvent-elles faire des émules à la Cour Pénale Internationale (CPI), portée sur les fonts baptismaux comme une juridiction «indépendante» supposée agir «dans l’intérêt des générations présentes et futures» ?

Refuser de cautionner la répression judiciaire

En effet, c’est le même désordre judiciaire qu’il a tenté d’introduire au Ghana que le régime Ouattara entretient à la CPI. S’étant précipité pour porter les crimes commis en Côte d’Ivoire devant la CPI parce que le système judiciaire ivoirien ne serait pas outillé pour en connaître, Ouattara a fait transférer le Président Gbagbo de manière cavalière à la Haye. Mais par la suite, sollicité par la CPI pour accueillir d’autres pensionnaires à Scheveningen, Ouattara se rétracte subitement. L’argument qu’il n’avance pas, mais qui fonde son refus, est que ses partisans dont «son bon petit gros» Soro Guillaume, font partie du contingent de suspects.

Or, Ouattara a suffisamment montré à travers la justice des vainqueurs qu’il a instaurée en Côte d’Ivoire que pour lui, «la lutte contre l’impunité» rime avec la répression judiciaire de ses opposants les plus résolus. Il ne peut donc supporter qu’une justice équitable réclame ses partisans qui se sont donnés tant de mal pour qu’il accède au pouvoir à l’issue d’une guerre commencée en septembre 2002. Habitué au saut de clôture au moindre coup de pétard allumé par ses soins, il sait ce que pourrait lui coûter sa caution à un transfert de ses rebelles à la CPI. Soro et ses hommes à la Haye, la complicité de Ouattara dans cette crise pourrait évidemment être dévoilée. Et ce ne sont pas de vaines supputations  depuis qu’il ne dispose plus du parapluie de son ami Nicolas Sarkozy, déboulonné par les électeurs français. Ce sont ces peurs légitimes et la conception répressive de la justice de Ouattara qui l’ont conduit à clamer que, désormais, son appareil judiciaire avait retrouvé son allant pour juger les graves crises de la période postélectorale.

Une compétence complémentaire de la CPI compromise

Mais cela suffit-il pour plomber les procédures de la CPI ? A qui peut-on faire croire que le Président Laurent Gbagbo est le seul «responsable de haut rang» que la CPI pourrait suspecter des «crimes les plus graves» dont elle est compétente, quand les rapports de toutes les organisations des droits de l’homme, y compris les plus complaisantes à l’égard du camp Ouattara affirment le contraire ?

En tout état de cause, l’attitude des hommes forts de Côte d’Ivoire, a l’avantage de poser la question de l’opportunité de la compétence complémentaire de la CPI (article 1 du Statut de Rome), laquelle ne s’exerce que si les juridictions pénales nationales ne sont pas actionnées. Peut-elle toujours être mise œuvre pour la Côte d’Ivoire quand, pour la même affaire, les autorités ivoiriennes ont montré leur «volonté» et leur «capacité» à conduire des enquêtes et à exercer des poursuites ? L’article 17 du Statut de Rome ne doit-elle pas être invoquée pour déclarer irrecevable «une affaire … jugée par la Cour (mais qui) fait l'objet d'une enquête ou de poursuites de la part d'un État ayant compétence en l'espèce»?

Manifestement, dans ces différents cas de figure, la crédibilité et la légitimité de la CPI sont en jeu. Sauf à afficher une détermination à persister dans l’erreur, elle ne peut que relâcher le Président Gbagbo. Toute autre décision accréditerait l’idée selon laquelle, la CPI, «reliée au système des Nations Unies» n’est que dans un jeu de rôle dans cette crise ivoirienne à l’occasion de laquelle l’ONU a affiché un parti pris flagrant pour le camp Ouattara. A commencer par Ban Ki-Moon, son Secrétaire général pour qui la proposition de recomptage des voix du Président Laurent Gbagbo, pour résoudre le conflit électoral, aurait été «une grave injustice» - oui, vous avez bien lu. Or, toute prolongation de la détention du Président Laurent Gbagbo à la Haye est porteuse des plus grands périls pour l’avenir de la Côte d’Ivoire, le célèbre prisonnier de Scheveningen étant la pièce maîtresse de la réconciliation nationale. Pour ceux qui pouvaient encore en douter Mme Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de l’Union Africaine a pris ses responsabilités pour le signifier à la CPI.


Dr Kouakou Edmond

Juriste consultant

LETTRE OUVERTE A SON EXCELLENCE MADAME LA PRESIDENTE DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE

 

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L’Afrique n’a rien à faire dans une ONU qui méprise ses Etats!

 

Ayant salué du fond du cœur, avec de nombreux autres Africains, votre avènement à la tête de la commission de l’Union Africaine, cette institution qui regroupe tous les Etats d’Afrique, je me permets de vous écrire ces mots qui sont d’une importance vitale pour moi. Je dois avouer que je ne croyais plus en cette Union Africaine, jusqu’à votre élection. Je ne vous connais pas, mais je connais votre pays, et je sais qu’il y a une très grande différence d’approche des questions internationales entre les (ex)colonisés de la France en Afrique, nous les francophones, et les autres que vous êtes. Et le fait pour moi, Ivoirien, que vous veniez du Pays de Thabo Mbeki est une raison d’espérer, en tout cas, jusqu’à ce que le temps et les évènements me donnent tort. 


Je vous écris à propos de l’Organisation des Nations Unies (ONU), cette institution créée en 1945, au lendemain de la Deuxième Guerre Mondiale. L’ONU, depuis sa création, n’a cessé de se comporter comme le bras séculier de l’impérialisme. Aujourd’hui, les intentions de ceux qui ont créé cette organisation sont apparues clairement à tout le monde: leur jeu consiste à se donner les moyens d’exploiter et de dominer tous les autres, à travers des artifices de toutes sortes. On a fini par comprendre que la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI), l’UNESCO et autres, sont des pièges dans lesquels les créateurs de l’ONU entraînent les autres pour mieux les exploiter, en vue de renforcer leur domination. Ils ont créé en plus de nombreuses superstructures, «les Organisations Mondiales» de ceci et de cela, qui leur servent de cheval de Troie dans les Etats. Il y aurait beaucoup à dire sur cette institution que le général de Gaulle, cet homme d’Etat français, a très tôt eu raison d’appeler «machin», c'est-à-dire une chose à utilité variable, selon les intérêts et intentions de celui qui la tient. Mais j’ai conscience de l’immensité de votre tâche, ce qui rend précieux votre temps, et je me limiterai à l’essentiel. 

La nuisance de l’ONU sur l’Afrique et les Africains a atteint aujourd’hui des proportions inacceptables. C’est une chose que l’ONU veuille se mettre au service des nations de sa création! Mais c’est une autre chose que les Africains se laissent malmener par cette institution, sans réagir! Je rappelle que votre élection à la tête de l’Union Africaine a suscité beaucoup d’espoir, et c’est au nom de cet espoir que je vous adresse cette lettre. 

L’ONU, une institution dans laquelle les Etats africains sont sous tutelle coloniale! 

En 1945, au moment où se créait l’Organisation des Nations Unies, les Etas Africains, dans leur réalité actuelle, n’existaient pas. On pouvait à peine parler du Libéria et de l’Ethiopie. Tous, nous étions des citoyens(!) de seconde zone des Etats colonisateurs, sur des territoires qui leur appartenaient et où ils disposaient des terres (sol et sous-sol), mais également de la vie des êtres sur ces terres. En 1960, lorsque furent proclamées les indépendances arrangées, à l’ONU rien ne changea: l’Afrique a continué d’être la chose des colonialistes. Plus d’un demi-siècle après, ce sont toujours les nations colonisatrices qui décident du sort des Etats africains dans cette institution. C’est ainsi que la France, dans sa guerre colonialiste contre la Côte d’Ivoire, a fait et continue de faire voter des résolutions qu’elle rédige, contre les Ivoiriens. Pendant plus de dix ans d’agression du pays, face à la résistance farouche du peuple de Côte d’Ivoire, les dirigeants français ont utilisé l’ONU à toutes les besognes, allant jusqu’aux massacres d’innocents aux mains nues. De ces massacres, on retiendra que les points culminants furent ceux de novembre 2004, avec les tueries racistes des ponts et de l’Hôtel Ivoire à Abidjan, les massacres de Duékoué en 2010, perpétrés par les miliciens de l’imposteur que la France et les USA ont imposé aux Ivoiriens, avec la participation avérée de l’ONUCI, l’armée de l’ONU dans le pays, puis les bombardements qui ont fait plusieurs milliers de morts (plus que les 3.000 annoncés) et détruit le palais présidentiel, en mars-avril 2011. Et ce Coréen, représentant de l’ONU qui, adossé aux armes du «machin» et de la France, s’arrogea le pouvoir de décider du gagnant des élections à la place du peuple ivoirien! Tous ces crimes sont accompagnés par les rapports fantaisistes des agents de cette ONU aux ordres. En définitive, Cette institution est l’arme fatale du néocolonialisme! Elle est l’outil de la manipulation avilissante que l’occident exerce sur l’Afrique!

Comme pour ce «machin», l’Afrique en tant qu’ensemble d’Etats souverains n’existe pas, comment l’ONU peut-elle poser un acte qui empêche la France de faire ce qu’elle veut en Côte d’Ivoire? Il y a certes la faiblesse des dirigeants africains, qui s’aplatissent devant les dirigeants français! Mais la vérité, c’est que, toujours dans la logique de la négations d’entités étatiques en Afrique, ce sont les dirigeants français qui ont placés ceux qui ont la charge des Etats en Afrique francophone; alors attendre des chefs d’Etats de la CEDEAO qu’ils disent autre chose que ce que veut la France, dans un problème en Afrique de l’ouest, est tout simplement un leurre. Et ce n’est pas la crise malienne, qui a tout l’air d’un complot français pour la partition du pays, parce qu’on aurait découvert des richesses dans le nord, qui donnerait l’occasion de prouver le contraire! Le complot ayant, vraisemblablement, échappé à ses auteurs, les pantins africains n’ont qu’à amplifier la voix de leurs maîtres à l’ONU, et la suite se verra… Le scénario semble le même, quand on pense au Soudan et à la Somalie, pour les Etats ex-colonies anglaises, portugaises ou espagnoles… 

A présent, le temps est venu pour que prenne fin ce mépris indicible que subit l’Afrique. Il faut que cesse le paternalisme infantilisant, mais surtout assassin que l’occident exerce sur l’Afrique! 

Être reconnu en tant qu’ensemble d’Etats souverains ou se retirer de l’ONU!

En écoutant, à la dernière Assemblée Générale de l’ONU, Monsieur Macky Sall, le nouveau président du Sénégal, on est comme soulagé de ce que quelque chose de pertinent soit dit: le chef d’Etat sénégalais a expliqué qu’il fallait, pour une juste appréciation des choses, qu’à l’ONU, l’Afrique qui est le continent le plus grand et le plus représenté, en terme de nombre d’Etats, soit présente au nombre des Etats membres permanents du Conseil de Sécurité. Cela est ce qu’il y a plus logique! Car, il n’est plus admissible que l’Asie soit représentée, même si c’est par la seule Chine, que l’Amérique soit représentée par les USA et l’Europe par la France, l’Angleterre et la Russie, et que l’Afrique soit snobée, avec tous les viols sur tous les plans. Si vraiment l’Afrique vaut pour rien dans la marche du monde, qu’on laisse les Africains s’organiser et gérer leur existence comme ils l’entendent et on verra. Ou alors s’accrocherait-on à ces idées reçues, d’un atavisme délirant, qui voudrait que les Africains soient de grands enfants qu’il faudrait toujours tenir par la main. Il y a en Afrique, comme partout ailleurs, des incapables qui ont besoin de tuteurs pour exister; mais il ya également, comme partout, des personnes de valeur, qui feraient avancer l’humanité, si les Etats colonialistes d’Europe n’imposaient pas aux Africains des médiocres, juste pour se faire servir et nuire à l’Afrique. Le fait est que cela retarde l’Afrique mais également et l’humanité toute entière! Car le continent le plus riche de la terre est ainsi entravé dans ses possibilités de faire avancer l’humanité, et c’est seulement quelques Etats tricheurs qui se servent avec la complicité de médiocres à leur service, qui empêchent le véritable rendement, sous l’œil complice de l’ONU.

Madame la présidente, engagez une bataille capitale: celle de faire entrer trois Etats africains, en tant que membres permanents, au Conseil de Sécurité de l’ONU, avec droit de veto ! Je dis trois en l’état actuel des choses, si aucun autre Etat n’est ajouté. Mais s’il doit être question d’une véritable réforme, tous les Etats étant égaux à l’ONU, que le nombre d’Etats membres permanents avec droit de veto, par continent, soit proportionnel au nombre d’Etats membres de l’ONU, par continent. Et en attendant que cela soit obtenu, que plus jamais aucun Etat tiers ne produise de résolutions dirigées contre un Etat africain, ainsi que le font la France, l’Angleterre et certainement d’autres Etats occidentaux, depuis que l’ONU existe ! Dans le même temps, mettez en marche une procédure de retrait de l’Afrique de ce «machin», si rien n’est fait, et faites de l’Union Africaine une véritable organisation de fédération des forces de notre continent. 

Que Dieu vous assiste! 

Veuillez agréer, Madame la présidente, l’assurance de ma très respectueuse considération.

 
 
BEDI HOLY 

Professeur d’Ens. Sec., Ecrivain 
Ancien Directeur national de l’Alphabétisation en Côte d’Ivoire

RAPPORT DU GROUPE D’EXPERTS DE L’ONU: UN MANQUE DE RIGUEUR METHODOLOGIQUE

 

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Le rapport de mi-mandat du Groupe d’experts de l’ONU sur la Côte d’Ivoire publié le 15 octobre 2012 (S/2012/766) affirme enquêter sur l’implication directe ou indirecte de pro-Gbagbo dans des «violations du régime des sanctions ivoirien». Ces pro-Gbagbo, nommément cités, seraient les soutiens politiques et financiers des opérations de déstabilisation entreprises en Côte d’Ivoire depuis quelques mois, auraient établi des connexions avec des groupes islamistes au Mali ainsi qu’avec la junte militaire dirigée par le capitaine Sanogo tout en faisant partie d’un commandement stratégique.

Pour un rapport destiné au comité de sanction du conseil de sécurité de l’ONU, on s’attendait à ce que des accusations aussi graves soient soutenues par des preuves tangibles. Malheureusement, à l’analyse, les affirmations se caractérisent par leur caractère gratuit. En cause, l’on peut aisément subodorer les positions partisanes des sources, que les experts n’ont pas daigné contrebalancer avec le point de vue des mis en cause, du fait de leur manque de rigueur.

En effet, dans sa méthodologie de travail, le groupe d’experts soutient avoir cherché, à chaque fois, à «étayer ces affirmations par des preuves documentaires irréfutables», et, à défaut, «retenu les seuls faits corroborés par au moins deux sources indépendantes et crédibles» (§ 9). Dans le cas de la liste des personnes indexées, en dépit de ces 96 pages d’annexes, aucune preuve documentaire n’a pu être fournie. En toute logique, elle a été établie par les experts eux-mêmes, en fonction des informations qui leur ont été communiquées. Ce qui pose le problème de la crédibilité et de l’indépendance (par rapport à qui?) de leurs sources d’informations. Quelles sont-elles?

Si l’on s’en tient  aux résolutions du Conseil de sécurité qui ont institué le comité des sanctions qui a mandaté le groupe d’experts, il s’agit des Etats membres de l’ONU (particulièrement les voisins de la Côte d’Ivoire), de l’ONUCI et des forces françaises. Outre ces entités, le groupe d’experts a aussi le droit de demander des informations au groupe d’experts sur le Libéria.

Malheureusement, ces différentes entités n’ont pas toujours fait preuve d’impartialité dans la crise ivoirienne. L’actuel gouvernement ivoirien s’est illustré à plusieurs reprises dans la production de faux, dès qu’il s’agit des pro-Gbagbo. L’affaire Justin Katinan Koné, du nom de l’ex-ministre du budget du Gouvernement Aké N’gbo, accusé d’un meurtre inventé de toutes pièces, juste pour obtenir son extradition du Ghana est encore présente dans les mémoires pour s’autoriser à douter du crédit des informations qui pourraient lui être demandées. 

Quant à l’ONUCI, elle n’est pas exempte de tout reproche quant à la fiabilité des informations qu’elle diffuse. Souvenons-nous de ce député norvégien, Lars Rise qui, pendant la crise postélectorale, arriva en Côte d’Ivoire à la suite de la publication sur le site internet de l’ONUCI par sa division des Droits de l’homme, d’une information relative à la constitution de charniers dans des zones qui lui auraient été interdites d’accès. Lorsque, bénéficiaire d’un laissez-passer délivré par le ministère de l’intérieur pour se rendre partout en Côte d’Ivoire, il se rendit au siège de la mission onusienne en Côte d’Ivoire pour solliciter de se faire accompagner par les auteurs de l’information sur les lieux supposés de constitution de charniers, il s’entendit dire par ceux-ci que l’information n’était pas fondée. C’est avec beaucoup d’amertume qu’il dénonça la «manipulation médiatique de l’ONUCI» à l’occasion d’une conférence de presse:

(http://revuedepressecigbagbo.over-blog.com/article-l-ex-depute-norvegien-lars-rise-accuse-l-onu-de-mensonge-en-cote-d-ivoire-73428563.html).

Le non-respect du contradictoire

On ne saurait donc trop recommander la vigilance extrême à tous ceux qui sont destinataires des informations dans le contexte de la crise postélectorale ivoirienne où des entités, a priori impartiales comme l’ONUCI et les forces françaises, ont manifestement pris position pour le camp Ouattara. Pour ne s’être pas imposé le devoir de traitement des informations recueillies, la Cour Pénale Internationale (CPI) est tombée dans le travers de la collusion avec le gouvernement ivoirien. Lors de la confection du document de charges contre le Président Laurent Gbagbo par Ocampo Moreno, l’ex-procureur de la CPI, Matt Wells, chercheur sur la Côte d'Ivoire à Human Rights Watch, révèle que «le gouvernement Ouattara (a apporté un appui à la CPI pour) monter rapidement un dossier contre Gbagbo» (le monde.fr, le 19 juillet 2012). Le résultat est que ce fameux document reprenait les accusations sans fondement distillées par les officines du camp Ouattara, sans aucune analyse juridique.

Dans le cas du rapport de l’ONU, le groupe d’experts est tombé dans le même piège pour n’avoir pas respecté sa propre méthodologie de travail. En effet, devant  «dans la mesure du possible, porté ses conclusions à l’attention des … individus … concernés, leur ménageant ainsi la possibilité d’y apporter leur réponse» (§10), le groupe ne s’y est pas astreint. Aucun contact n’a été établi avec ceux qu’il qualifie de pro-Gbagbo afin que ceux-ci puissent discuter les graves accusations qui pèsent sur eux. Pourquoi en lieu et place de cette procédure à laquelle est soumis un bon rapport d’expertise, le groupe a plutôt choisi la médiatisation d’une accusation non fondée, en organisant une «fuite» par l’intermédiaire de Radio France Internationale (RFI)?

Pis, en publiant des SMS «captés», le groupe d’experts a manifestement violé le secret de correspondance, qui est un droit en vertu du respect de la vie privée. Certes, des atteintes peuvent y être portées par l’autorité publique, mais en général dans les seuls cas de nécessité d’intérêt public (sécurité nationale, prévention du terrorisme) prévus par la loi et dans les limites qu’elle fixe et selon des procédures précises. Par exemple, en Côte d’Ivoire, il peut y être porté atteinte par l’autorité judiciaire (article 162 alinéa 2 de l’ordonnance 2012-293 du 21 mars 2012). Cette procédure judiciaire a-t-elle été respectée pour la «captation» de ces SMS? Le groupe d’experts est-il soucieux des conditions d’obtention des informations mises à sa disposition?

Au total, le groupe d’experts a péché par un manque de rigueur, d’autant plus dommageable qu’il ne met pas à l’abri de dénonciation calomnieuse. Il reste donc à espérer que le rapport final qui ne sera produit qu’en avril 2013 sera expurgé de ces allégations qui, pour le moment, ne reposent sur aucun fondement sérieux et qu’une analyse sérieuse de la géopolitique régionale ne permet pas d’accueillir. Le fait que le groupe d’experts ne fait aucune recommandation spécifique à l’encontre des personnes citées, peut être considéré comme la preuve supplémentaire que l’enquête n’a pas encore réussi à établir des preuves irréfutables de leur culpabilité.

 

Dr Kouakou Edmond

Juriste consultant