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jeudi, 04 octobre 2012

ASSASSINAT DE ROBERT GUEI: LES VERSIONS CONTRADICTOIRES DE MABRI ET DE ANGE KESSY

 

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Un véritable mystère que celui qui s’est créé autour de la mort du général Robert Guéi. Et depuis, les supputations vont bon train. Au point que l’on s’interroge sur la véracité de certaines révélations que de prétendus sachants sortent de leur gibecière de manière subite. Voilà que pour un seul cadavre, l’on se retrouve avec plusieurs versions, de quoi susciter le flou dans les esprits après dix années. Sous peu, s’ouvrira le procès relatif à l’assassinat du général Robert Guéi. Et les Ivoiriens ont sans doute soif d’être éclairés sur la question. Si l’on s’en tient aux dires du procureur militaire Ange Bernard Kessy, habitué aux one-man-show et à la justice vuvuzela, il n’y a plus aucun doute sur l’auteur ou encore les auteurs de cet assassinat.

En effet, d’après des aveux qui auraient été arrachés au commandant Anselme Seka Yapo, c’est lui qui a ôté la vie au président fondateur de l’Udpci et sa femme. «Quand il (Séka Séka) est arrivé sur les lieux de l’arrestation, Anselme Séka a demandé à Dogbo Blé de lui remettre le général Guei, ce qui fut fait», a affirmé Ange Kessy. «Séka a ensuite conduit le général Guéï vers la corniche (une des rues de Cocody, commune huppée d’Abidjan), l’a exécuté et a abandonné son corps sur les lieux. De retour à la résidence, il trouve son épouse assise au bord d’un caniveau tout près” du domicile et “sans autre forme de procès, il dégaine, tire et loge une balle dans la tête de dame Doudou Guéï qu’il tue sur le champ”, a prétendu le procureur militaire. Soit ! Mais ce qui intrigue, c’est que le 19 septembre dernier, au moment de la commémoration, Albert Mabri Toikeusse qui dirige aujourd’hui le parti a soutenu mordicus que le général a été enlevé puis conduit à la résidence présidentielle d’alors où ordre a été donné de l’éliminer. Une version qui s’ajoute à celle qu’aurait prétendument donné le principal accusé.

Deux versions qui viennent ainsi se chevaucher pour une même affaire. Il y a lieu de s’interroger sur l’authenticité de tels aveux quand on connait les pratiques du régime en la matière pour obtenir des prisonniers ce dont ils ont besoin pour l’intox. L’on en veut pour preuve la torture dont a fait l’objet le président Laurent Gbagbo alors qu’il était en détention à Korhogo. Les cas sont légion. Tout porte à croire, au vu de ce qu’a relaté le procureur du gouvernement, que ces aveux ont été obtenus bien évidemment après lui avoir fait subir des sévices de sorte à lui tirer les vers du nez. Sinon qu’est ce qui explique depuis son arrestation, le lieu de détention du capitaine soit tenu secret? Et comme si cela ne suffisait pas, depuis lors, son avocat n’a jamais eu accès à lui alors que c’est le droit le plus absolu de toutes les personnes entendues ou inculpées dans n’importe quelle affaire. Ce procès, avant même sa tenue, pue la justice des vainqueurs à laquelle nous a habitué le régime Ouattara. Sans même être médium ou voyant, l’on n’a aucun doute sur la peine qui sera prononcée vu que le décor a été planté par le commissaire du gouvernement lui-même au cours d’une conférence de presse.

 

Gérard Koné


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" du 03 octobre 2012.


Source: IVORIAN.NET

24ème CONGRES DE L'INTERNATIONALE SOCIALISTE: LE PARTI DU PRESIDENT GHANEEN DEVOILE LE COMPLOT CONTRE GBAGBO

 

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Pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, l’Internationale Socialiste n’a pas eu le courage de défendre un de ses membres, le Fpi qui faisait face à une adversité féroce. C’est bien ce que lui a rappelé le Pr. Kofi Awoonor, chef de la délégation du parti ghanéen Ndc lors du 24ème congrès de l’IS, à Cape Town (Afrique du Sud), du 30 août au 14 septembre 2012. Ci-dessous l’intervention intégrale.

 

Camarade Président, M. Georges PAPENDREO

Camarade Secrétaire Général, M. Louis AYALA

Camarades, Membres du Présidium.

Qu’il me soit permis, en premier lieu, d’exprimer la profonde appréciation par la délégation du Ghana, de l’honneur rendu à la mémoire du disparu Président du Ghana, feu John Atta Mills. L’hommage rendu par ce Congrès à travers cette minute de silence renforce et s’ajoute aux nombreux messages de condoléances exprimés par divers peuples du monde à notre parti, le Congrès Démocratique National (NDC), à l’occasion du décès de son leader. Nous aimerions brièvement informer le Congrès, que conformément à la Constitution de notre pays, notre Vice-président, le camarade John Mahama a prêté serment en tant que Président, la même nuit suivant le décès du Président Mills, le 24 Juin 2012. Quelques jours après, un nouveau Vice-Président en la personne du camarade Amissah-Arthur, précédemment Gouverneur de la Banque Centrale, a été nommé, confirmé et investi par le parlement a prêté serment en tant que Vice-président.

Chers camarades, au moment où je vous parle aujourd’hui, notre parti, le NDC, tient un congrès pour entériner la nomination du Président John Mahama comme son candidat aux élections présidentielles du 7 décembre 2012. Nous invitons les représentants de notre mouvement à envoyer des observateurs à cette élection cruciale.

Camarades, nous prenons la parole cet après-midi, non pour parler de la situation politique ou économique du Ghana; mais nous la prenons, pour attirer l’attention de notre mouvement sur la situation dans un pays voisin: la Côte d’Ivoire. Nous la prenons, en liaison avec le thème du Congrès: Le Combat pour les Droits et les Libertés: Renforcer la Démocratie et en Gagner de Nouvelles de par le Monde.

Camarades, il faut que nous nous souvenions de la vraie version des faits en Côte d’Ivoire. Le Président Gbagbo, dont le parti (le FPI) a été un des membres irréductibles de notre mouvement, a vu son gouvernement attaqué en 2002 par une rébellion commanditée par la France et organisée par des infiltrés à l’intérieur de l’armée nationale. Cette rébellion a causé une division de fait du pays en deux, une partition qui a duré à peu près plus de neuf ans. Quels étaient les objectifs de cette rébellion? La France, qui avait gardé le contrôle de presque tous les aspects de l’économie ivoirienne après la soi-disant indépendance de ce pays, n’a pas accepté les modestes efforts consentis par le Président Gbagbo pour redonner un tant soit peu au peuple ivoirien l’exercice d’un pouvoir de contrôle. J’étais personnellement en Côte d’Ivoire, comme observateur des élections au nom de mon parti, le NDC. Les élections se sont généralement déroulées dans la paix et dans l’ordre, quand, soudain, est née une dispute quant à qui a gagné? Dans le litige, la Cedeao, sous l’emprise évidente des forces pro-Ouattara et pro-françaises de la sous-région, a pris une position tranchée. Gbagbo a demandé le recomptage des voix dans les circonscriptions électorales les plus contestées. Cette modeste requête du Président Gbagbo, qui fait généralement partie de la pratique et de l’usage dans la résolution juste des contentieux électoraux partout dans le monde, eut pour réponse une attaque musclée, menée et orchestrée par l’armée française. Une guerre civile éclata.

Le résultat fut la victoire de la partie la mieux armée, celle qui fut appuyée par la conspiration internationale dirigée par la France de Sarkozy. Cette France, en y mêlant le Conseil de Sécurité, encore flanquée qu’elle était de la carte blanche que ce Conseil avait donnée à l’Otan, s’en prévalut pour écraser la Lybie de Kadhafi, la Cedeao, l’UA; ces organisations qui devraient pourtant être les derniers bastions de la démocratie africaine et de la pleine auto-détermination sur le continent. Dans ce chaos, le Président Gbagbo fut capturé et transféré à La Haye de façon expéditive.

Camarades, notre délégation est indignée de savoir que, le Présidium de l’Internationale Socialiste, affichant de l’impatience et sans un examen complet de la vraie nature des faits dans la situation ivoirienne, ait décidé de suspendre le FPI, un parti au premier plan de la lutte dans notre institution internationale depuis de longues années.

Camarades, comment parvient-on à la vérité quand ceux qui sont victimes d’une agression impérialiste crue sont privés du droit de se défendre par le seul canal que devait leur accorder une tribune? Le camarade Gbagbo, un homme qui, à plusieurs reprises, a fait l’objet d’emprisonnements multiples, sous un long régime néocolonialiste depuis l’indépendance de la Côte d’Ivoire, croupit maintenant dans une geôle à La Haye. Il semble n’avoir aucun portevoix, ni pour lui, ni pour son parti, et cela, au sein même de l’Internationale Socialiste, son premier amour. Nous en appelons à l’UA et particulièrement à son nouveau Président Madame Zuma, pour jeter à nouveau un coup d’oeil sur le Rapport Mbeki concernant la situation ivoirienne. Le Président Mbeki fut l’envoyé de l’UA, qui a soumis un rapport objectif à tous points de vue sur la crise postélectorale en Côte d’Ivoire.

De toute évidence, l’UA, profondément manipulée par la Cedeao et les forces anti-Gbagbo, a entièrement ignoré le rapport du camarade Mbeki. Nous en appelons aussi au Présidium de l’Internationale Socialiste, pour que le nouveau gouvernement français dirigé par le camarade François Hollande et le Parti Socialiste français, s’engagent immédiatement à accorder en urgence, une large attention à la situation ivoirienne. Ceci devrait conduire à porter un nouveau regard sur la situation par la France socialiste, pour que soit réparé le terrible destin imposé à la Côte d’Ivoire par M. Sarkozy et ses alliés du Conseil de Sécurité. Nous en appelons encore à l’Internationale Socialiste, pour qu’elle oeuvre sans relâche à la libération du camarade Gbagbo de sa prison de La Haye. Surtout encore, nous exigeons que soient relâchés de nombreux camarades du FPI, ainsi que Pascal Affi N’Guessan, son Président, qui croupissent dans les geôles de Ouattara. Nous exigeons qu’il soit mis fin aux arrestations et à toutes formes de torture, de tuerie et de répression en Côte d’Ivoire, et que soit mise sur pied une commission internationale pour enquêter sur la situation dans ce pays frère.

Ne laissons pas le Mouvement de l’Internationale Socialiste venir en aide et en appui à ces mêmes forces impérialistes contre lesquelles nous luttons pour l’avènement d’une liberté sans compromission et de la démocratie vraie; et ce, en cédant à leurs machinations déguisées sous forme de sollicitude humanitaire, et en nous hâtant, en conséquence, à suspendre ces partis-là mêmes qui ont œuvré à l’avènement de la démocratie dans leurs pays.

Enfin, nous en appelons à la direction de notre mouvement à œuvrer fort pour restaurer la vraie démocratie pleinement en Côte d’Ivoire, et pour la démolition du système néo-colonialiste dans ce pays. Nous lançons cet appel, en tant que citoyens d’un pays voisin de la Côte d’Ivoire, et qui jusqu’à présent, est le lieu d’asile de milliers de réfugiés ivoiriens.

Notre déclaration de cet après-midi est motivée par le fait que le FPI est un parti frère, non seulement du NDC, notre parti, mais aussi de tous les partis rassemblés ici sous le parapluie du Mouvement de l’Internationale Socialiste, qui comprend le Parti Socialiste français, qui est maintenant aux affaires dans ce pays européen, dont la grande histoire se distingue par son engagement pour la Liberté, la Fraternité et l’Egalité. Que la Justice et la Liberté vraie l’emportent sur tout. Que notre mouvement, l’Internationale Socialiste, soit le champion de cette œuvre historique.

Je vous remercie de votre attention.

 

In le quotidien ivoirien "Notre Voie" du 03 octobre 2012.


Source: IVORIAN.NET

mercredi, 03 octobre 2012

COMPAORE, LE PARRAIN DE TOUTES LES REBELLIONS

 

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Le 19 septembre 2002, date de l’éclatement de la maudite rébellion en Côte d’Ivoire et la réception le 19 septembre 2012 en France du Président burkinabè Blaise Compaoré, amènent à s’interroger sur les actions obscures et surtout criminelles de cet homme d’état. Pourquoi cette malheureuse coïncidence de date en ce 10ème anniversaire des massacres perpétrés par les scélérats rebelles de Compaoré et de Ouattara ? 

Voici un Chef d’Etat qui, pour parvenir au pouvoir a dû assassiner son ami et Président du Burkina Faso (BF), Thomas Sankara le nationaliste, l’autonomiste, le panafricaniste, le digne fils d’Afrique. Il s’est soumis au diktat de la France qui trouvait en ce patriote un ennemi de ses intérêts. Depuis lors, ce monsieur est devenu un des pions avancés de la France en Afrique et le parrain de toutes les rébellions suscitées et entretenues par l’ex-colonisateur. 

Au Libéria, la France, pour amener Charles Taylor au pouvoir, a utilisé Houphouët et Compaoré pour approvisionner en armes et munitions la rébellion libérienne. Ainsi, plusieurs convois d’armes de guerre ont-ils été livrés à ces rebelles soutenus par Compaoré et la France, avec le regard bienveillant du Président Houphouët qui se disait homme de paix et qui laissait ces produits de guerre transiter par la Côte d’Ivoire. C’est donc, au Burkina Faso de Blaise Compaoré qu’ont été déchargées armes et munitions destinées à la rébellion de Taylor via le territoire ivoirien. 

En Sierra Leone, le même Président burkinabè a soutenu la rébellion du RUF en pourvoyant celle-ci en armes et munitions par les territoires ivoirien et libérien. 

Il s’agissait, dans les deux cas, d’installer des hommes-liges à la solde de l’impérialisme français et occidental pour faciliter le pillage des richesses de ces deux pays riches en matières premières agricoles et surtout minières. 
 
S’il y a donc quelqu’un à condamner dans le cadre de ces rébellions, c’est bien Blaise Compaoré, le Chef de l’Etat burkinabè, la source de ravitaillement des ces rebelles, qui a passé près de 30 ans au pouvoir sans que cela n’émeuve la Communauté Internationale, en fait le Club de Sadiques et Voraces Impérialistes Occidentaux(CSVIO), prompte à vilipender le Président Gbagbo pour ces quelques dix années de pouvoir dont huit longues années de lutte contre la rébellion enracinée au Nord ivoirien grâce aux soutiens de tous genres du Burkina Faso et de la France. 

C’est ce même Président du pays dit des hommes intègres qui a hébergé, formé les rebelles ivoiriens sur son territoire à la demande de la France de Chirac. Il est vrai que, selon les dires mêmes des rebelles, ils recevaient, pendant leur séjour burkinabè des moyens financiers d’Alassane Ouattara, montrant ainsi la complicité entre le voltaïque devenu burkinabè et le voltaïque devenu ivoirien. 

Il apparait de plus en plus clairement que la rébellion ivoirienne était une guerre, de la France et du Burkina Faso contre le paisible peuple de Côte d’Ivoire, menée par quelques ivoiriens égarés et un très grand nombre de résidents étrangers en Côte d’Ivoire dont une large majorité de guinéens, de burkinabè et de maliens lesquels récoltent, à n’en point douter, les « bons fruits» semés en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi Blaise Compaoré n’a pas hésité à donner gîtes et couverts à ces marmitons et autres soldats de première classe de l’armée ivoirienne. C’est ce Président, traitre à l’Afrique et à son frère Sankara qui a fait assassiner Balla Kéïta qui se trouvait en son temps au BF comme représentant du Général Guéi pour préparer avec les rebelles le coup d’état contre Gbagbo. Son assassinat fut sans doute le résultat de son refus de marcher selon les desseins macabres des rebelles criminels de Ouattara et Compaoré. 

Après avoir éliminé l’obstacle Balla Kéïta, ces rebelles venus du BF de Compaoré et d’Alassane Ouattara, à la solde de la France vont donc dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002 s’attaquer, au pouvoir de Gbagbo à Korhogo, à Bouaké et à Abidjan. Cette attaque sur plusieurs fronts fait suite à plusieurs tentatives de coups d’état de ces rebelles qui se sont soldées par des échecs cuisants. Elle marque le désir, sans cesse, affirmé de ces exécutants des basses œuvres françaises d’en finir avec le régime Gbagbo. 

C’est pourquoi, cette attaque a été conçue par Compaoré «himself» dans l’optique de se transformer, en cas d’échec, en une rébellion armée et une sécession du territoire ivoirien pour fragiliser le pouvoir de Gbagbo en pillant les richesses ivoiriennes pour son propre compte, pour les intérêts du BF et pour avoir, selon le bon vouloir de la France, le Président ivoirien, à l’usure. 

Cette rébellion de Compaoré a conduit ses hommes sans foi ni loi à massacrer et sacrifier de nombreux ivoiriens. Ainsi, des milliers de sympathisants et militants du FPI, de même que des originaires de l’Ouest et du Centre-Ouest ivoiriens ont-ils été horriblement assassinés dans ces régions Nord, Centre et Ouest occupées par ces rebelles aujourd’hui appelés sauveurs. Quelle ignominie !!! 

Il a été donné de constater que des caisses de munitions retrouvées sur le territoire ivoirien portaient toutes la mention «Ambassade de France au Burkina Faso» attestant ainsi éloquemment que cette rébellion a été montée de toutes pièces par Compaoré au BF pour le compte de la France, son mandant. De plus, l’occupation des forêts, des plantations, des maisons et même de certains villages montre bien le désir de conquête de l’Ouest ivoirien par Compaoré. 

D’ailleurs, ce pays est la plaque tournante des rebelles où ils ont investi et bradé leurs nombreux butins de guerre. Aujourd’hui, tous les chefs de la rébellion ivoirienne n’ont-ils pas une résidence de luxe au pays de Blaise Compaoré? Ce pays a su tirer un profit énorme de cette rébellion. C’est là-bas que se vendaient et se vendent encore les biens pillés en Côte d’Ivoire: automobiles, bois, café, cacao,… Et cela, avec la participation active des responsables burkinabè qui encouragent ainsi ces vols de richesses des ivoiriens, au bénéfice de populations se disant du pays des hommes intègres. Pouaah !!! 

C’est pourquoi les grandes villes du BF pendant cette rébellion sont devenues de véritables ports secs pour les produits en provenance de Côte d’Ivoire (CI) qui seront ensuite exportés vers les ports de Lomé et Cotonou. C’est ainsi que ce pays sahélien est devenu exportateur de produits de la zone forestière: café, cacao, bois… Ces trafics en tous genres se sont toujours effectués avec l’accord des hommes politiques du pays dit des hommes intègres. Quelle intégrité!!! 

Compaoré et son pays ont su aussi tirer profit des casses des agences de la BCEAO de Korhogo, Bouaké, Man (villes occupées par sa rébellion) que le gouverneur de la BCEAO d’alors Konan Banny n’a pas daigné sécuriser; c’est pourquoi ces casses ont permis aux rebelles et à leurs parrains africains et français d’engranger plusieurs dizaines de milliards de FCFA que la BCEAO voudrait imputer au contribuable ivoirien. Quelle sorcellerie !!! Ce sont ces casseurs qui, aujourd’hui, lancent un mandat d’arrêt farfelu contre le digne et honnête collaborateur de Gbagbo, Koné Katina qui n’a fait que payer les fonctionnaires et agents de l’Etat en réponse à l’acte criminel de fermeture des banques décrété par le bourreau Sarkozy. 

Sachant bien que Compaoré était le pion de la France dans sa guerre contre la CI, et afin de lui donner des chances de se racheter, le Président Gbagbo décida d’utiliser ce parrain des rebelles comme médiateur; ainsi naquirent les accords de Ouagadougou qui devaient conduire au désarmement avant l’élection présidentielle de 2010. Compaoré et ses rebelles refusèrent le désarmement en même temps que la France et les autres membres du CSVIO vitupéraient Gbagbo sur tous les médias déjà acquis à leurs causes funestes, arguant que ce dernier refusait les élections. 

La suite donnera raison à ce digne fils d’Afrique. Ainsi, à la place d’une élection, les zones Centre, Nord et Ouest (CNO) occupées par les rebelles venus du BF vont mener une guerre électorale pour chasser et tuer les représentants dans les bureaux de vote, les militants et sympathisants, du candidat Gbagbo; les populations de ces zones seront contraintes de voter le candidat Ouattara sous peine de mort et les rebelles de Ouattara et Compaoré se chargeront de bourrer les urnes avec le concours des soldats de l’ONUCI et de la Licorne. 

Pour permettre à ces concitoyens d’être utilisés comme bétail électoral, Compaoré, supposé médiateur, a dû imposer à la CEI le report de la présidentielle ivoirienne, le temps d’offrir à son compatriote une victoire forcée dans les zones occupées par sa rébellion. Malgré tout, Gbagbo a gagné cette élection; c’est alors que la France, les autres membres du CSVIO et Compaoré vont réactiver la rébellion, en augmentant considérablement les armes et les effectifs par le recrutement de mercenaires de la sous région pour livrer une guerre contre le régime de Gbagbo et réussir, grâce aux soldats de France et de l’ONU ainsi que le concours non négligeable des USA, à chasser du pouvoir le candidat proclamé vainqueur de la présidentielle par le Conseil Constitutionnel ivoirien que Ouattara vient enfin de reconnaître comme seule institution habilitée à cet effet. 

Ce sont des milliers d’ivoiriens qui seront massacrés par ce conglomérat de forces hétéroclites composées de rebelles ivoiriens et burkinabè, de mercenaires maliens, nigérians, burkinabè, libériens, des soldats de la force française Licorne et ceux de l’ONUCI censés être des soldats de la paix de l’ONU. 

Voilà l’homme politique Compaoré, Chef de l’Etat d’un des pays les plus pauvres du monde, parrain de toutes les rébellions Ouest-africaines (Libéria, Sierra-Leone, Côte d’Ivoire, Mali …) et même africaines (exemple : son soutien au rebelle angolais Savimbi) qui ne fait qu’agir pour ses mandants français; il y a de quoi souiller la mémoire du digne patriote Sankara dont Compaoré, aujourd’hui vendu, était le plus proche collaborateur. 

Heureusement que le chef rebelle du Libéria, Taylor, est confronté aujourd’hui a la CPI; cependant, l’homme-orchestre de toutes ces rebellions, de tous ces massacres des innocentes populations du Libéria, de Sierra Leone , de Côte d’Ivoire et du Mali, reste à ce jour impuni. Evidemment, ce bras armé de la France en Afrique est protégé, pour le moment, par ces parrains des réseaux politiques, financiers, spirites et même mafieux du CSVIO qui, ne travaillant que pour les intérêts exclusifs de leurs grands groupes financiers, le lâcheront un jour. 

Ce sera alors, à celui qui disait que Gbagbo méritait d’être traduit devant la CPI, de rendre compte devant les juridictions internationales ou nationales des nombreux crimes de ses rebelles perpétrés en Côte d’Ivoire et dans les autres pays d’Afrique Occidentale. Il pourra par conséquent passer le reste de ces jours en prison afin que prennent fin les rébellions en Afrique. Vivement que ce jour vienne le plus tôt possible!!! 


NANWOULET G. Simone 


Source: AFRIK53.COM

mardi, 02 octobre 2012

AFFAIRE KATINAN: MISE AU POINT DU MINISTRE AHOUA DON MELLO SUITE A LA DEPECHE MENSONGERE DE L’AFP DU 1er OCTOBRE 2012

 


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Deux (2) mensonges dans un seul communiqué de l'AFP:

1- Le ministre Koné Katinan n'est pas inculpé car il n'a pas eu de rencontre avec le juge. Dans un Etat de droit cette responsabilité relève de la justice ce qui est diffèrent dans un état françafricain de surcroit régit par le code dozo.

2- GBAGBO n'a pas refusé de quitter le pouvoir. C’est plutôt la françafrique qui a refusé de se soumettre à la décision du Conseil constitutionnel. Dans un Etat de droit, il existe un organe constitutionnel qui décide du vainqueur des élections présidentielles. En Côte d'Ivoire, c'est le Conseil constitutionnel et non l'ambassadeur ou le président français comme dans un état françafricain régit par le code de l'indigénat.

Après avoir taillé sur mesure l'histoire de nos héros pour faire d'eux des sanguinaires, la France veut fabriquer une histoire récente de la Côte d'Ivoire, là où des témoins vivants et des documents officiels existent. Comment accorder un seul crédit à tout ce qu'on nous a servi dans les livres d'histoire et qu'on nous sert encore aujourd'hui sur d'autres pays à travers la presse?

 
Le Ministre AHOUA DON MELLO, sur Facebook.



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Affaire Katinan, l'AFP en flagrant délit de mensonge

 
C’est avec stupeur que certains parmi vous ont dû voir cette page sur le site abidjan.net affirmant que le ministre Katinan Koné a été inculpé à Accra pour le meurtre de deux personnes à Abidjan.

Tout d’abord du point de vu du droit, cela n’est pas possible car le ministre Katinan ne jouissant pas de la nationalité ghanéenne, il ne peut nullement être jugé dans ce pays pour un crime commis en Côte d'Ivoire.

Si Katinan avait été reconnu coupable en vertu des preuves présentées par le régime Ouattara, son statut de refugié lui aurait été retiré et il serait actuellement dans un avion pour Abidjan.

Pire, pendant que l'AFP publiait ce texte, RFI appelait à Accra pour savoir ce qui s’est réellement passé ce matin à la BNI.

Soit, sûrs de leur fait, ils avaient déjà préparé leur article et leur correspondant est resté à l’hôtel au lieu de se rendre sur le terrain ou bien cela est fait à dessein pour semer le doute dans l’esprit des Ivoiriens.

En tout état de cause, gardez bien cette pièce à conviction car l’article sera certainement supprimé dans quelques temps.
 

Source: La page Facebook de Steve Beko

AFFAIRE KATINAN - EPILOGUE D'UNE JOURNEE: LES POLICIERS DE OUATTARA RENTRENT BREDOUILLES D’ACCRA

 

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NB: Version blog et presse, adaptée après une séance de travail avec le conseil du Ministre Koné Katinan.

Cette folle journée en ce qui concerne l’affaire Katinan vient de connaitre un premier épilogue, ce soir, dans la capitale ghanéenne et le moins que l’on puisse dire est qu’une fois encore la justice de ce pays a eu raison de la volonté des autorités ivoiriennes de fouler au pied les règles élémentaires de justice et surtout d’échapper à un enlèvement.

Récapitulons: 

Attendus par Me Patrick Sobodjor avec les nouvelles preuves de l’accusation de crimes de sang portée contre son client, les policiers ivoiriens dont le directeur d’Interpol Côte d’Ivoire en personne, dépêchés par le régime d’Abidjan ne se présentent pas à l’heure et au lieu indiqués ce lundi 1er octobre tout comme ils avaient fait faux bond le samedi 29 septembre 2012. L’avocat quitte donc le bureau d’Interpol Ghana pour aller saisir les juridictions ghanéennes sur le caractère politique donc illégale de la détention de son client par cette organisation.

En son absence, les policiers ivoiriens accourent et présentent un document au ministre Katinan dans lequel ils l’accusent du meurtre de deux personnes et lui demandent de signer l’acte d’accusation. Ce qu’il refuse de faire bien entendu, en l’absence de son avocat leur demandant du meurtre de qui il était accusé. C’est à ce moment qu’ils précisent qu’il s’agit de Kamagaté Seydou, 83 ans, un soudeur tué le 29 mars, ainsi qu’un certain Diabaté Drissa, 37 ans, un négociant à Port-Bouët. Le ministre a alors rétorqué qu’il ne se reconnaissait pas dans de telles accusations et qu’il ne dirait rien avant d’avoir parlé à son avocat.

Les policiers d’Abidjan eux tentent le tout pour tout afin d’obtenir l’extradition, cette nuit du lundi 1er, par, disent-ils, la procédure simplifiée de Police à Police à cause du caractère criminel de la poursuite. Ce à quoi s’appose naturellement la justice ghanéenne qui récupère l’affaire et exige de mener des enquêtes avant de déterminer si le statut de refugié du mis en cause et les lois ghanéennes peuvent permettre une extradition.

Le nouveau juge du district où est détenu Katinan devant lequel est ensuite présenté le valeureux porte-parole réclame les éléments d'accusation à Interpol Ghana. Les policiers ghanéens demandent un délai de deux semaines pour les réunir auprès de leurs collègues ivoiriens accusateurs qui visiblement n’étaient pas préparés à engager une nouvelle bataille judiciaire au Ghana comme lors de la première comparution de Katinan. La justice ghanéenne a accepté ces deux semaines avant de se prononcer sur cette autre et nouvelle accusation de crimes de sang après celle de crimes économiques portant sur 300 milliards soutirés dit-on dans les coffres de la BCEAO d’Abidjan par Katinan.

Malgré l’insistance des autorités ivoiriennes, la justice du pays de N’krumah maintiendra fermement sa position. Les hommes de Ouattara qui voulaient soit enlever Katinan soit utiliser une procédure dite simplifiée sont de nouveau ramenés à la rigueur de la justice ghanéenne comme dans la première affaire. C'est donc une grande victoire pour le conseil de Katinan qui a réussi à soustraire in extremis Katinan des griffes d’Interpol pour le soumettre à la justice ghanéenne qui dans deux semaines sera amené à jauger les nouvelles charges au regard des lois ghanéennes pour déterminer si Koné Katinan peut faire l’objet d’extradition.

En conclusion, notons que le ministre Katinan ne sera pas extradé, en tout cas pas avant les deux semaines. Une fois encore, la loi ghanéenne a fait barrage aux exigences illégitimes de Ouattara et de ses soutiens, malgré les sommes importantes d’argent investies dans ce projet depuis plusieurs mois. Pour respecter toutes les règles de procédure judiciaires, Katinan sera malheureusement encore retenu, non plus entre les mains d’Interpol mais de la justice ghanéenne pour démêler enfin tous les nœuds de cette rocambolesque affaire qui exposent le régime Ouattara à la honte internationale.
 
 
 
Source: La page Facebook de Steve Beko II

lundi, 01 octobre 2012

EXTRAORDINAIRE: POUR ACCUSER A TOUT PRIX LE GHANA, OUATTARA LUI CEDE UNE PARTIE DU TERRITOIRE IVOIRIEN


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Il gouverne un pays dont il ne connait même pas les limites territoriales. Ce n’est pas une intrigue politicienne mais la réalité car le gouvernement Ouattara déclare dans un communiqué officiel du conseil de ministre que les assaillants qui ont attaqué le poste frontalier de Noé sont venus du village de Nougoua qui serait un village ghanéen. Alors, chers frères, sachez que Nougoua est en territoire ivoirien. Quelle honte!!!


La réaction appropriée de Lazare Koffi Koffi, Historien, natif de la région, Ancien Ministre


Le conseil des ministres du mercredi 26 septembre 2012 a consacré officiellement la cession d’une partie du territoire national à la République du Ghana. En effet, dans sa volonté haineuse de montrer que l’attaque du poste frontalier de Noé dans la nuit du 20 au 21 septembre 2012 est partie du Ghana, le communiqué de ce conseil indique au chapitre des divers. 

«Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et le ministre auprès du Président de la République, chargé de la Défense, ont informé le conseil des circonstances de l’attaque du poste frontalier de Noé dans la nuit du 20 au 21 septembre 2012. Cette attaque armée a été l’œuvre d’assaillants venus de Nougoua, village ghanéen situé à environ 7 kilomètres de Noé.» Cette information du communiqué du conseil des ministres faisant de «Nougoua, un village ghanéen» est surprenante. 

Car, tout le monde sait, et les populations de ce village en premier, que Nougoua se trouve en territoire ivoirien reconnu comme tel depuis la mémorable délimitation de la frontière entre l’actuel Ghana (autrefois Gold Coast) et la Côte d’Ivoire en 1882 et ratifié en 1902 par les gouvernements français et anglais de l’époque. Depuis cette date, la commission franco-anglaise qui a admis le cours d’eau de la Tanoé comme limite naturelle entre le deux pays, tous les villages à l’Ouest de ce cours d’eau font partie intégrante de notre pays. Ainsi, Noé. Ainsi Nougoua. Il est vrai ce dernier village a abandonné son premier site du fait des inondations fréquentes, site appelé encore aujourd’hui Coco Town ou ancien Nougoua mais que ce soit l’ancien site ou le nouveau, tout cet espace villageois appartient à la Côte d’Ivoire. En dehors de ce village, le véritable village ghanéen est Tanosso. D’où vient donc que le conseil des ministres du mercredi dernier ait attribué «notre» Nougoua au Ghana ? L’actuel chef de ce village qui se réclame chef de canton se nomme Essan Kacou, ancien gendarme ivoirien à la retraite. 

Ce village de Nougoua fait partie aujourd’hui du département de Tiapoum et de la sous-préfecture de Noé. Les candidats aux différentes élections y ont effectué plusieurs fois des missions et autres tournées de campagne. Quel est donc ce village de Nougoua qui se trouve, selon le gouvernement, en territoire ghanéen à 7 kilomètres de Noé. Le gouvernement doit le montrer au peuple ivoirien. Sinon, ce peuple sera en droit de lui exiger des explications sur la cession unilatérale d’une partie de notre territoire au Ghana. 

Après l’attaque de Noé, les autorités ghanéennes n’ont eu de cesse de montrer que cette attaque a eu lieu non pas à la frontière mais en plein territoire ivoirien par des individus qu’on n’a pas vu venir du Ghana. Information du reste confirmé par le commandant Frci du poste de Noé. Pourquoi vouloir, coûte que coûte que ces assaillants viennent du Ghana, au point de faire du village ivoirien de Nougoua, un village ghanéen ?


Lazare Koffi Koffi

Ancien Ministre


Source: La page Facebook de Steve Beko

PRETENDU VOL DE 300 MILLIARDS DE LA BCEAO PAR KATINAN, ET SI ON EN PARLAIT!

 

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Ouattara en a fait son chou gras. Il s’agit l’accusation selon laquelle Justin Koné Katinan, porte-parole du président Laurent Gbagbo et ex-ministre du budget dans le gouvernement Gilbert Aké N’Gbo, aurait subtilisé 300 milliards de Fcfa au cours d’un prétendu braquage de l’agence de la Bceao d’Abidjan, le 26 janvier 2011. A la vérité, ce jour-là, celui qui était le ministre du budget s’est rendu à la Bceao-Abidjan après que le président Gbagbo alors chef de l’Etat de Côte d’Ivoire eut signé un décret de nationalisation de cette agence de la Bceao. Car, la banque-mère basée à Dakar (Sénégal) avait pris la décision de fermer le robinet à la Côte d’Ivoire pour contraindre, selon elle, (ce qui n’est pas dans son mandat) son président à quitter le pouvoir pour le céder à Alassane Dramane Ouattara. 

Ainsi, Justin Koné Katinan est allé, le 26 janvier 2011, à l’agence Bceao-Abidjan pour constater l’application effective de la mesure de nationalisation. Et il y est allé avec tout un monde dont des huissiers de justice et des policiers ainsi que le personnel sur place de l’agence de Bceao d’Abidjan. Ainsi, selon la presse proche d’Alassane Ouattara, Koné Katinan aurait, au cours de ce qu’elle appelle «braquage» de la Bceao, soutiré la faramineuse somme de 300 milliards de fcfa. La presse pro-Ouattara ne dit pas le mode opératoire de ce prétendu braquage. 

Comment un individu peut-il sortir de la Bceao avec la somme de 300 milliards Fcfa ? Mettons de côté les règles de sécurité pour faire sortir de l’argent de la Bceao. Car elles ne permettent pas à un Président de la république encore moins à un ministre de sortir de l’argent de la Bceao. Allons donc, dans l’hypothèse que Koné Katinan ait emporté 300 milliards Fcfa. Pour cela, il a deux possibilités: soit emporté l’argent physiquement, soit par virement bancaire. 

Emporter l’argent physiquement 

Pour la première possibilité où Katinan emporte l’argent physiquement, comment peut-il s’y prendre? Car selon un banquier que nous avons rencontré, l’argent vient dans les banques soit dans des sacs ou des cantines. Et dans un sac ou une cantine, les coupures de billet de 10.000 Fcfa sont rangées jusqu’à 100 millions de Fcfa. Supposons que l’ex-ministre du budget ait choisi des coupures de 10.000 Fcfa, il lui faudra dans ce cas, 300 cantines pour pouvoir sortir les 300 milliards fcfa du territoire ivoirien. C’est énorme. A quel moment a-t-il pu faire sortir cette masse d’argent ? Avant le 11 avril 2011 ou après? 

Le régime Ouattara et sa presse n’en disent pas mot. Koné katinan, selon des sources bien informées, est parti d’Abidjan, après qu’Alassane Ouattara soit parvenu au pouvoir. Et il est parti en catimini et de façon précipité. De ce point de vue, il est impossible qu’une voiture puisse traverser tout le sud jusqu’à la frontière ivoiro-ghanéenne avec 300 cantines de billets de banque, sans que les Frci ne l’arrêtent. Et même si c’était le cas, la voiture serait interceptée par la douane ghanéenne à cause de l’énormité de la somme transportée. Donc, l’hypothèse que Koné Katinan ait emporté physiquement les 300 milliards Fcfa est inopérante. 

Faire un transfert d’argent 

Explorons maintenant la seconde hypothèse. Celle où Koné Katinan transfert l’argent. Dans ce cas, il aura fait ce transfert vers une autre banque (soit au Ghana, soit dans un autre pays) avant les évènements. C'est-à-dire au moment où c’était possible encore de le faire. Si le porte-parole du président Gbagbo avait opté pour cette possibilité, alors il laisserait forcément des traces. Traces que le régime Ouattara aurait immanquablement brandies depuis longtemps. Mais si depuis 2011, le régime Ouattara est dans la littérature concernant cette accusation. C’est qu’il ne dispose d’aucune preuve fiable. 

Des deux choses l’une: soit la presse proche du régime Ouattara fait preuve, dans cette affaire, d’une inculture gravissime, soit elle fait preuve d’une mauvaise foi manifeste. Pour rappel, les agences de la Bceao de Bouaké, Korhogo et Man ont été braquées alors que ces villes de la Côte d’Ivoire étaient illégalement occupées par la rébellion armée pro-Ouattara. Pourquoi, les ex-chefs rebelles ne sont-ils pas encore poursuivis? Puisque Ouattara a été porté au pouvoir par les bombes, disent-ils, pour qu’il y ait la justice. 

 
Coulibaly Zié Oumar, in le quotidien ivoirien "Notre Voie" du 1er octobre 2012.

 

dimanche, 30 septembre 2012

DECHETS TOXIQUES - OUATTARA NE VEUT PLUS DU PROCES APRES AVOIR LONGTEMPS ACCUSE GBAGBO


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Les ONG Amnesty International et Greenpeace ont demandé, dans un rapport publié récemment sur le scandale des déchets toxiques à Abidjan, l'ouverture d'une enquête pénale au Royaume-Uni, et de remettre en cause la légalité de l’accord conclu en 2007 avec Trafigura. Mais «L’Etat ivoirien ne fera pas de démarches dans ce sens-là», sauf, si de nouveaux éléments indiquent qu’il y a lieu de poursuivre Trafigura, a indiqué Koné Bruno, hier sur RFI. Qu’a-t-il pu bien se passer, entre temps, pour ce pouvoir qui avait accusé le régime Gbagbo d’avoir tué les Ivoiriens en organisant le déversement des déchets toxiques à Abidjan refuse un procès qui permettrait l’éclatement de la vérité!

En réalité, ce gouvernement a peur, puisque dans ce scandale des déchets, des personnalités du régime, notamment, Ahoussou Jeannot, l’actuel Premier ministre, Adama Bictogo, Diby Charles, Ministre de l’Economie et des Finances… avaient été nommément cité par des organisations des représentants des victimes.

Et aujourd’hui, Koffi Charles Hanon, président du réseau national pour la défense des droits des victimes des déchets toxiques de Côte d’Ivoire (Renadvidet-Ci) croupit en prison. Il a écopé de 6 mois d’emprisonnement ferme pour officiellement, trouble à l’ordre public et dénonciation calomnieuse à l’endroit du Premier ministre, Ahoussou Kouadio Jeannot.

Mais les raisons profondes seraient que le pouvoir le trouve trop bavard et gênant. Même si, après son limogeage, la justice ivoirienne a blanchi Adama Bictogo, réouvrir un tel procès, en Europe, serait probablement préjudiciable aux tenants actuels du pouvoir. Dans les rangs desquels, plusieurs sont soupçonnés d’avoir détourné une importante partie des indemnités qui auraient dû être payées aux victimes de la pollution causée par le déversement de déchets toxiques à Abidjan, en août 2006.

Aboubacar Marvin Ouattara qui préside l’une des organisations de défense des victimes ne croit pas si bien dire quand il déclarait sur RFI: «Nous suspectons la mainmise de l’Etat sur ce dossier qui, par son attitude, s’est désisté de toute action juridique…». Et pourtant sur cette même radio, d’autres responsables qui défendent ce dossier tel que Kumi Naidoo, Directeur exécutif de Greenpeace International réclament à cor et à cri la tenue d’un tel procès pour que le pollueur paie: «Il n'est pas trop tard pour que justice soit rendue, pour que des informations exhaustives sur la nature exacte des déchets déversés soient communiquées aux habitants d'Abidjan, et pour que Trafigura paie pour ses crimes. Ce n'est qu'alors que nous pourrons espérer que ce type de désastre ne se reproduira plus», a déclaré Kumi Naidoo, mais le gouvernement ne l’entend pas de cette oreille.

Pour rappel, le déversement des résidus toxiques du cargo Probo Koala à Abidjan, en août 2006, avait causé la mort de 17 personnes et plus de 100.000 intoxications.

 

Mélanie Coulibaly, in le quotidien ivoirien « Aujourd’hui ».

L’ETAT IVOIRIEN DECLARE LA CPI INCOMPETENTE A JUGER GBAGBO

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Est-ce une gaffe pour le moins inédite ou un simple souci d’affronter la réalité face à la polémique qui atteint jusqu’au cœur la CPI elle-même ? En tout cas, la présidence ivoirienne a promis, hier (mercredi 26 septembre 2012, Ndlr), d’appeler officiellement à la ratification du traité de Rome instituant la CPI au risque d’ajouter sa voix à celles des avocats de Gbagbo qui affirment depuis plusieurs mois que Gbagbo ne peut pas être jugé par elle parce que la Côte d’Ivoire ne l’a pas ratifié?

 

Selon un communiqué de la présidence ivoirienne, le gouvernement va demander au parlement de ratifier le traité de Rome instituant la Cour pénale internationale. Une telle décision n’est pas sans conséquence avec ce qui se passe actuellement à la Cour pénale internationale où un huis-clos bien gardé autour du cas Gbagbo a eu lieu du 24 au 25 septembre, soit deux jours plus tôt. Les avocats du président Gbagbo qui ont été entendus à cette occasion plaident depuis longtemps la relaxe pure et simple de leur client parce que la CPI est incompétente pour deux raisons fondamentales. A savoir les mauvais traitements infligés au Président Gbagbo qui deviendrait, du coup, inapte à être jugé par la CPI et l’absence de ratification qui ne permet pas à la CPI de garder Gbagbo dans ses prisons.

Jusque-là, la CPI avait allégué qu’elle était compétente pour juger le Président Gbagbo en raison d’un courrier que celui-ci lui avait envoyé en 2002 pour demander d’enquêter sur les crimes de cette année-là. Mais la CPI avait aussi estimé que le fait que Ouattara qui lui ait envoyé un autre courrier depuis son QG du Golfe Hôtel est un autre acte de reconnaissance tacite. C’est finalement cette partie de la polémique que la décision de la présidence ivoirienne referme. Car elle montre que la Côte d’Ivoire n’a jamais ratifié le traité. Or comme la loi n’est pas rétroactive, c’est-à-dire qu’elle ne s’applique pas aux délits qui avaient été commis avant qu’elle ne soit créée, cette ratification officielle qui fait entrer le traité dans le champ des lois ivoiriennes ne peut pas s’appliquer au Président Gbagbo. C’est donc un coup de pouce inespéré pour le camp Gbagbo et particulièrement pour ses avocats qui s’évertuent depuis de longs mois à l’expliquer aux juges de la CPI. Désormais, celle-ci ne peut plus continuer à harceler le Président Gbagbo sans se discréditer et faire penser à un sordide règlement de comptes de la communauté internationale.


Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd’hui ».

samedi, 29 septembre 2012

EXISTE-T-IL ENCORE DES ORGANISATIONS DE DEFENSE DES DROITS HUMAINS?

 

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Faut-il encore accorder du crédit aux organisations internationales de défense des droits de l’Homme, des organisations créées de toutes pièces par les puissances impérialistes dont elles sont des bras séculiers dans les conflits mondiaux? Nombreux sont ceux qui se posent cette question aujourd’hui, face à leurs comportements douteux, suspects parfois même criminels. C’est pourquoi, il faut tenter de répondre à cette question pour aiguiller la curiosité et attirer l’attention de toute personne sur les actes macabres et le rôle néfaste de ces organisations censées défendre les droits de l’Homme. 

Plus le temps passe, plus les manigances, de la soi disant communauté internationale, en fait le Club de Sadiques et Voraces Impérialistes Occidentaux (CSVIO) et tous ses appendices d’ONG de défense des droits humains, sont mises à nu; en réalité, ces organisations ne sont que des clubs de soutien masqués des basses manœuvres déshumanisantes des puissances impérialistes qui les manipulent pour installer leur domination dans le monde. 

Comment pouvait-il en être autrement quand on sait que plutôt que de défendre les droits de l’Homme, ces organismes sont créés et financés par ces super puissances pour déstabiliser sournoisement les pays sous développés, contrôler, exploiter astucieusement et à vils prix leurs richesses. Ainsi, les actes les plus ignobles de ce CSVIO ne font-ils l’objet d’aucune condamnation (tueries massives des ivoiriens en Novembre 2004 devant l’Hôtel Ivoire et dans beaucoup d’autres endroits de la Côte d’Ivoire, génocide des Wè en Mars 2011 à Duékoué, massacre de plusieurs centaines de réfugiés du camp de Nahibly en Juillet 2012, pour ne citer que trois exemples). Ces organismes fantoches appelés abusivement organisations internationales de défense des droits de l’Homme ferment les yeux sur les agissements inhumains de leurs maîtres qui divisent des peuples, installent des rébellions et autres actions déstabilisatrices dans les pays bien choisis selon les besoins de la cause. Ces organisations confirment de plus en plus qu’elles sont le relais de dénigrement des dignes fils d’Afrique, ces Présidents qui nourrissent de nobles ambitions pour leurs populations, leurs pays et pour le continent noir. 

Après que leurs maîtres eurent brocardé ces dirigeants patriotes africains, les qualifiant par de grossiers mensonges de dirigeants-dictateurs exerçant un pouvoir antidémocratique, elles prennent le relai pour continuer de calomnier ces dirigeants souverainistes et patriotes à travers les organes de communication propagandistes au service des pays occidentaux néo-colonialistes. 

Le cas du Président Laurent Gbagbo, en Côte d’Ivoire, est très patent pour éclairer les vrais démocrates de ce Monde. Que n’a-t-on pas entendu dire sur son compte ? Voici un Président qui n’entrait pas dans le système de spoliation de la Côte d’Ivoire établi par la France. A ce sujet, l’homme politique, ancien Président de l’Assemblée Nationale française, Henri Emmanuelli disait de Gbgabo: « Ce Président sait ce qu’il veut pour son pays ». Cet homme qui, pendant plus de 40ans a mené une opposition démocratique et pacifique en Côte d’Ivoire, sans jamais recourir aux armes pour obtenir le pouvoir d’Etat, est traité de dictateur, de Président infréquentable, xénophobe. Quel mensonge honteux! 

A partir de l’an 2000 où il parvint à la Magistrature Suprême après une brillante élection, les complots de la France vont se succéder contre lui avec des assassinats, des charniers fabriqués par ceux-là-mêmes qu’elle a installés aujourd’hui au pouvoir. 
C’est alors que ces ONG de droits de l’Homme vont entrer en transe pour hurler aux massacres, des militants de l’opposition et engager ainsi la déstabilisation de la Côte d’Ivoire (CI). 

Inventer des raisons farfelues pour vilipender Gbagbo et aider une rébellion à s’installer, tel fut le rôle exercé par ces ONG en Côte d’Ivoire. Ainsi, la France de Chirac en Septembre 2002, va-t-elle déclencher contre le pouvoir du Président Gbagbo, une rébellion préparée et entretenue par le Burkina Faso de Blaise Compaoré, au vu et au su de Human Right Watch (HRW), Amnesty International (AI), la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et bien d’autres organisations aux objectifs semblables ; ces organisations dites humanitaires sont toujours promptes à vilipender les dignes Présidents du continent noir pour les objectifs cruels de leurs mandants, les membres du CSVIO. 

Ces rébellions seront pourvues en armements et en ressources financières pour déstabiliser les régimes réfractaires au néo-colonialisme. Ainsi pendant dix longues années, les rebelles du couple « infernalissime » Ouattara-Soro, avec la bénédiction de la France et de l’ONU, vont semer la terreur au sein des populations et s’enraciner au Nord, au Centre et à l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Ils y feront régner une justice expéditive pour massacrer des pro-Gbagbo et de nombreuses populations innocentes: les gendarmes désarmés de Bouaké, les danseuses d’Adjanou de Sakassou, de nombreux sacrifices rituels humains, etc. 

C’est bien avec les armes offertes par la France que des tueries vont être perpétrées sans que ces crimes ne soient véritablement dénoncés par la soi-disant Communauté Internationale et les ONG à sa solde. Il faut rappeler que cette Communauté Internationale a été pleinement actrice dans ces événements douloureux de Côte d’Ivoire éloquemment attestés par les actes destructeurs de l’ONUCI et de la Licorne pourtant venues en CI pour y restaurer la paix. Les rapports sur les atrocités vécues par les ivoiriens rédigés par ces organisations de l’ONU et de défense des droits humains, au lieu d’être véridiques et équitables, vont toujours indexer le Président Gbagbo, l’accusant d’être le plus grand criminel de tous les temps, lui qui a été la victime de la barbarie de la communauté internationale dirigée par la France. 

HRW, AI, FIDH…. savent aujourd’hui l’issue de ce complot ourdi contre celui que les ivoiriens avaient élu et réélu pour les sortir du sous développement par son programme audacieux de gouvernement. Laurent Gbagbo, après avoir miraculeusement échappé aux milliers de tonnes de bombes et de missiles de l’armée française, a été déporté manu militari à La Haye, pendant que les vrais criminels Chirac, Sarkozy, Ban ki Moon, Choi et leurs larbins ivoiriens Ouattara, Soro et autres quasi analphabètes, promus Préfets de régions pour services rendus aux nombreux ivoiriens, aujourd’hui dans les cimetières, ne sont guère inquiétés pour leurs nombreux crimes. Patissanganan !!! La partie fut vraiment sanglante. 

Ces organisations dites de défense des droits humains savent très bien que l’occident est à la base de tous les conflits qui déchirent le monde. En Lybie, Sarkozy et son ami Obama se sont solidarisés dans le mal pour devenir les bourreaux de Kadhafi. Par cet assassinat, ce pays est devenu une proie à toutes sortes de groupuscules équipés d’armes, à eux offertes par ces deux gendarmes, en réalité les pyromanes pompiers des conflits dans ce monde. C’est avec ces mêmes armes que le Nord du Mali est aujourd’hui sous le contrôle d’une horde d’intégristes religieux et de plusieurs bandes de voyous sans cesse soutenus par ces mêmes impérialistes. Le deal était qu’ils combattent Kadhafi pour obtenir le Nord du Mali. 

Voilà donc des comportements inhumains à dénoncer au lieu de hurler sur les antennes des télévisions, la pratique obligée de la charia et les destructions de monuments historiques qui n’ont aucune importance devant les massacres d’êtres humains que l’OTAN a perpétrés en Lybie, tout comme les nombreux crimes de l’ONUCI et de la Licorne en Côte d’Ivoire. Oh ! Un crime n’est-il crime que quand Sarkozy et Obama en décident ainsi. A eux a été donné, par on ne sait qui, le permis de tuer. C’est pourquoi HRW, AI, FIDH et autres organismes de même acabit se taisent sur leurs crimes odieux en Irak, en Côte d’Ivoire, en Lybie, en Syrie. 

Ainsi, aujourd’hui en Côte d’Ivoire, ce régime tyrannique installé par la France commet les crimes les plus inimaginables. 

Il n’est pas exagéré de noter que le programme des gouvernants actuels se résume à la traque, l’emprisonnement, l’expropriation et à l’assassinat des pro-Gbagbo. Malheureusement, au lieu d’être sanctionnés, ces miliciens du RDR, sont plutôt promus dans le silence de ces organisations qui voient bien les affidés de leur poulain commettre ces crimes et exactions. Bien sûr que les puissances financières ont rendu aphones ces organisations qui claironnent à tout moment leur autonomie. Heureusement qu’il y a Dieu qui jugera leurs crimes et leurs perfidies pour que chaque membre coupable de ces ONG subisse la punition éternelle en enfer. 

De même, voici une révolution, baptisée « Printemps Arabe »comme si tuer des être humains était annonciateur de bonnes nouvelles, inventée de toutes pièces par ces mêmes impérialistes pour déstabiliser les pays arabes, prendre le contrôle de leur pétrole et y installer leurs voraces multinationales. Toujours dans le même style, ces cyniques ONG de défense des droits de l’Homme se fourvoient actuellement en Syrie. Après avoir dénigré injustement le régime de Bachar El Assad, le CSVIO a créé une opposition fictive pour envahir la Syrie de mercenaires recrutés par ses soins à partir de la Turquie, croyant réussir aussi facilement son coup de force contre le Président syrien. 

Comme en Côte d’Ivoire où la rébellion a été affectueusement dénommée « Forces Nouvelles », elle appellera la coalition des mercenaires occidentaux « Armée Libre de Syrie » (ALS). Comme pour dire que celle qui défend le peuple syrien est une armée esclave d’El Assad. OH Honte ! Qu’une rébellion contre un régime légalement installé dans un pays ne puisse émouvoir les membres d’une organisation Internationale de défense des droits humains parce qu’elle a la caution des maîtres du monde est tout simplement ahurissant. 

Y a-t-il aujourd’hui lieu de prendre au sérieux ces satellites de la Communauté Internationale que sont ces organisations des droits humains? Car à la vérité, elles sont au début et à la fin des processus de déstabilisation des pays avec leur rôle de pyromanes et pompiers. Elles installent le lit du désastre en accompagnant les maîtres impérialistes qui n’ont d’yeux que pour les richesses des petits pays. 

Comment faire pour échapper à leur manège désormais dévoilé? Beaucoup de pays sous développés vivent encore une pauvreté accrue que les populations n’arrivent pas à juguler, à cause des nombreux besoins que la société occidentale leur impose à travers tous leurs instruments de communications actuels. Alors, au niveau de certains politiciens véreux, la tentation est grande quand ils sont sollicités pour servir d’instrument de déstabilisation de leurs propres pays, par des propositions faramineuses de promotion politique et d’enrichissement illicite et rapide. 

Tant qu’il y aura cette espèce de politiciens, il sera difficile de fermer la porte aux déstabilisateurs ; il n’est cependant pas impossible d’y arriver. Il faut alors une prise de conscience collective, comme en Syrie, où la véritable armée du peuple a compris qu’il n’est pas question de renoncer à cette lutte et qu’elle doit aller jusqu’au bout. Chaque citoyen doit normalement comprendre qu’il doit être un résistant permanent, face aux impérialistes qui veulent maintenir le monde sous domination, en privant les faibles de la liberté vivre et de jouir de leurs richesses. Il est seulement regrettable de constater que les organisations de défense des droits humains ne les y accompagnent. Pour les Africains, ces ONG méritent-elles de continuer d’exister ? Assurément non. 

 
NANWOULET G. Simone 
 
 
Source: AFRIK53.COM

KONE KATINAN VICTIME D'UNE NOUVELLE TENTATIVE D'ENLEVEMENT, A PEINE EN LIBERTE PROVISOIRE

 

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Affaire Justin Koné Katinan: quel harcèlement !!!


Les services ghanéens de l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC ou Interpol en anglais) auraient interpellé à Accra, Justin Koné Katinan, ce vendredi 28 septembre 2012, à sa sortie d’un rendez-vous avec le Bureau National d’investigation (BNI).

Interpol apprend-t-on arguerait avoir été saisi d’une seconde demande d’arrestation provisoire de l’infortuné porte-parole de Laurent GBAGBO, en vue de son extradition selon une procédure simplifiée entre polices, vers la Côte d’Ivoire, où il serait, en plus des infractions à caractère économiques qui lui sont déjà imputées, aussi recherché, pour des crimes de sang, commis au cour de la crise post-électorale, qui a éclaté dans ce pays le 3 décembre 2010 et qui se poursuit à ce jour.

Il convient ici pour montrer le caractère extravagant de cette procédure, qui est en définitive un harcèlement policier, de préciser ce qu’est l’organisation internationale de police criminelle (OIPC ou Interpol en anglais) et les limites de son action.

Interpol est une organisation internationale créée en 1923, ayant son siège à Lyon, en France et dont le but principal est, aux termes de l’article 2 alinéa premier de son statut « d’assurer et de développer l’assistance réciproque la plus large de toutes les autorités de police criminelle, dans le cadre des lois existant dans les différents pays et de la déclaration universelle des droits de l’Homme»

L’article 3 du même statut précise le rôle politiquement neutre de l’organisation, qui, par conséquent ne doit en aucun cas intervenir dans les affaires à caractères politiques. Cette disposition se lit comme suit :« Toute activité ou intervention dans des questions ou affaires présentant un caractère politique, militaire, religieux ou racial est rigoureusement interdite à l’Organisation. »

Les crimes les autorités judiciaires ivoiriennes imputent à Justin Koné Katinan, à supposer qu’il en porte à quelque titre que ce soit, qui mériterait d’être précisé, la responsabilité pénale, ont été commis dans descirconstances d’un contentieux électoral, dont la nature politique est indéniable. Il s’ensuit bien évidemment le caractère politique des infractions imputées à Justin Koné Katinan, lesquelles, au demeurant, ne concernent qu’un seul pays membre de l’organisation.

En application donc de ses propres textes fondateurs, Interpol devrait, et doit s’abstenir de toute intervention dans de telles infractions à caractère hautement politique.

Il faut aussi souligner qu’Interpol n’est pas au-dessus des lois ghanéennes. Son propre statut le contraint au respect de celles-ci. A ce sujet, il inscrit dans l’article 2 ci-dessus visé, l’activité de l’organisation dans le cadre des lois existant dans les différents pays membres. D’où il suit qu’au Ghana, l’action d’Interpol doit en tout cas, s’inscrire dans les limites fixées par les lois en vigueur. Celles-ci n’ont jamais défini une procédure spéciale, fût-elle qualifiée de «procédure simplifiée de remise de personnes de police à police », qui autoriserait le Bureau National Central (BNC) d’Interpol à remettre aux autorités judiciaires d’un pays étranger.

En effet, la remise d’un individu qui se trouverait au Ghana à la Côte d’Ivoire qui rechercherait cet individu afin de le poursuivre ne se fait pas autrement que par la (elle est unique) procédure d’extradition définie par la loi ghanéenne d’extradition et la Convention d’extradition de 1994 de la Communauté des Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le tout, dans le respect des traités internationaux sur les droits de l’Homme auxquels le Ghana est partie.

Enfin, il faut noter que les activités d’Interpol se concentrent autour du trafic de drogues, du terrorisme, du blanchiment d’argent, de la criminalité transnationale. Ce dont nous sommes très loin dans ce qu’il conviendrait d’appeler l’affaire Koné Katinan.

Les autorités ghanéennes devraient mettre le holà pour de bon à ce harcèlement dégoutant.

 

James Cénach, Journaliste

Rapporté par Steve Beko

vendredi, 28 septembre 2012

OCCUPATION DU NORD DU MALI PAR LES ISLAMISTES: LA GRANDE COMEDIE ET LE CHANTAGE HONTEUX DES OCCIDENTAUX

 

 

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Les pays africains et arabes sont pris dans l’engrenage des ambitions démesurées des occidentaux. Lorsqu’ils ont des appétits de matières premières (pétrole, minerais, agricole,..), ils trouvent des prétextes pour s’attaquer aux pays qui en possèdent. Pour les uns, ce sont des dictateurs dont il faut se débarrasser. Pour les autres, ce sont des mauvais perdants aux élections démocratiques et qui cherchent désespérément à s’accrocher au pouvoir. 

L’un dans l’autre, au nom d’une démocratie ces personnes sont vouées aux gémonies et traitées comme tel. Alors qu’en réalité, les occidentaux n’ont jamais voulu la démocratie en Afrique et dans les pays Arabes. Pour se donner bonne conscience, ils s’attachent les services d’une minorité de la population du pays visé, aidée en cela par des mercenaires recrutés par leur soin. Le scénario de la déstabilisation se met en branle par le canal de leurs puissants médias. Quand cette féroce machine démarre, il est difficile de la stopper. Toute personne qui se met en travers est broyée sans autre forme de procès. Oui c’est cela le monde d’aujourd’hui. Sous le couvert de la communauté internationale tout y passe. La pauvreté et le vouloir paraître poussent certains individus en mal de publicité et jaloux de quelques dirigeants à se laisser manipuler par elle. 

La situation que vit le Mali en ce moment n’est pas fortuite. Tout a été préparé et orchestré par les occidentaux. Les islamistes qui occupent le nord du Mali ne sont pas là par hasard. Les responsables ont des connexions avec l’Elysée. Chacune des deux parties joue sa partition selon le schéma convenu. Les actes posés par ces islamistes traités aujourd’hui de terroristes sont calculés et millimétrés. Ils commencent par une prise d’otage dans le camp de la France pour faire croire que cette dernière est neutre afin de lever tout soupçon à son égard. C’est cela la dextérité des occidentaux dans les coups bas. 

Pourquoi cela arrive au Mali ? Certainement qu’avec Amadou Toumani Touré dit ATT, la France et ses alliés n’ont pu obtenir ce qu’ils voulaient. Souvent, ce sont des contrats au détriment du peuple. Que ce soit la droite ou la gauche française, c’est d’abord l’intérêt du pays. Vous comprenez que François Hollande ne peut se départir de ce que Nicolas Sarkozy a commencé au Mali. C’est une question de survie des pays occidentaux. Tout le monde sait qu’ils sont confrontés à d’énormes difficultés financières. De ce fait, ils sont prêts à tout. Au nom de la raison d’Etat, les otages français peuvent périr, pourvu que la France obtienne ce qu’il faut pour demeurer dans le gotha des leaders de ce monde. 

Le Mali est victime de la malice de la France tout comme la Côte-d’Ivoire l’a été en 2002 avec la rébellion de Guillaume Soro soutenue par elle. Lorsque le régime de Laurent Gbagbo a décidé de chasser cette rébellion de Bouaké, la France a trouvé l’alibi d’évacuer ses ressortissants de cette ville. Ce qui naturellement lui a permis d’organiser et de structurer ce groupe rebelle. En 2004, l’armée ivoirienne a pratiquement mis en déroute les rebelles. 

La France se voyant contourné décide de bombarder son propre camp et accuse le régime Gbagbo d’avoir tué 9 soldats français et 1 américain. Du coup, appliquant la théorie de la raison du plus fort la France a anéanti les aéronefs de l’armée ivoirienne. Voilà la triste réalité. Aujourd’hui, c’est cette rébellion qui est au pouvoir. Où est donc la morale ? L’ex-président du Mali, ATT a tenté d’en découdre avec ces groupes islamiques. Il s’est heurté au monstre caché derrière ces soi-disant terroristes. 

Le Mali fait partie de l’Afrique de l’ouest. Pourquoi la CEDEAO n’a-t-elle pas été prompte à l’aider à se débarrasser de ces hors-la-loi ? Où était l’ONU ? Tout ça, c’est de la comédie. Pauvre Afrique des fiers guerriers ! Du haut de la tribune de l’ONU, on annonce la guerre contre les islamistes installés depuis belle lurette au nord du Mali. Or, ceux-ci ne sont inquiétés outre mesure. Vous verrez que les soldats maliens qui seront en première ligne seront massacrés. Quant aux soldats de la CEDEAO, ils empêcheront les institutions maliennes de fonctionner normalement. L’armée française viendra en sauveur quand elle aura obtenu ce qu’elle veut. Cela s’appelle faire du chantage. 

Ce qui se déroule en Syrie n’est rien d’autre que la méchanceté des occidentaux. Déstabiliser le président Bachar Al Assad pour mieux contrôler les richesses de ce pays. C’est vraiment dommage ! On ne peut pas soutenir des rebelles en Syrie et ensuite venir combattre des terroristes au Mali. Quelle incohérence dans la marche du monde ! Terroristes et rebelles ne sont-ils pas les deux faces d’une même pièce ? Il ne sert à rien de dire : « La situation au sahel est inacceptable.. » alors qu’au fond on y est pour quelque chose. Ça aussi c’est de l’hypocrisie. 

Dire que quand l’armée française a fait le travail à la place des rebelles en arrêtant le président Laurent Gbagbo le 11 avril 2011, les maliens se sont réjouis en dansant sans comprendre ce qui a rougi les dents de l’écureuil. Lorsque la maison de ton voisin brûle aide-le à éteindre le feu. Sait-on jamais. Celui qu’on a mandaté pour mettre le feu en Côte-d’Ivoire, c’est le même qui s’acharne à convoyer les soldats de la CEDEAO pour créer la chienlit au Mali. Peuple malien, les occidentaux s’apprêtent à scinder votre pays en deux comme au Soudan pour des intérêts dont eux seuls ont le secret. C’est leur dernière trouvaille. La sincérité n’est plus une valeur cardinale. La comédie, le chantage et l’hypocrisie sont leurs armes et leur gagne pain. 


Gilbert KOIME 

gilbertkouame@yahoo.fr 



Source: AFRIK53.COM

LUCIE BOURTHOUMIEUX, AVOCATE DE KONE KATINAN: «ALASSANE OUATTARA A PEUT-ETRE RATE UNE CARRIERE DE GARDIEN DE PRISON»

 

LUCIE BOURTHOUMIEUX.jpg


Ce 25 septembre au matin, avant l'audience qui a eu lieu au tribunal d'Osu et au cours de laquelle Justin Koné Katinan, le porte-parole du président Laurent Gbagbo a bénéficié d'une mise en liberté sous caution, face à l'incapacité de l'accusation à fournir des documents pertinents - et traduits en anglais - venant d'Abidjan, le quotidien Le Nouveau Courrier publiait une interview de Lucie Bourthoumieux, avocate de Koné Katinan. Extraits. 

Ce que Koné Katinan est allé faire en Afrique du Sud

"Nous y étions dans le cadre des missions traditionnelles du porte-parole, dont la feuille de route est de trouver par tous les moyens le chemin d’une vraie réconciliation en Côte d’Ivoire. Pour qu’enfin les Ivoiriens connaissent, dix ans après le début de la guerre, la paix que le président Gbagbo lui-même n’a eu de cesse de rechercher. C’est dans le cadre de cette mission que nous étions en Afrique du Sud, invités par les plus hautes autorités de cet Etat, pour faire le point, un an et demi après la chute du président Gbagbo, sur la situation politique et sociale en Côte d’Ivoire. Et à partir de là, voir ce que le grand pays qu’est l’Afrique du Sud peut faire pour encourager la paix et la réconciliation en Côte d’Ivoire. (...) L’Afrique du Sud est le seul pays d’Afrique qui fait partie du groupe des BRICS (pays émergents au sein duquel on trouve le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, ndlr). A ce titre, il a un rôle géopolitique certain à jouer en Afrique. L’Afrique du Sud ne peut  pas ne pas s’intéresser à ce qui se passe en Côte d’Ivoire. C’est pour cette raison que nous avons eu droit à un accueil attentif et à une grande écoute lors de nos entretiens. (...) Je pense que tous les pays du monde, l’Afrique du Sud, la France, les Etats-Unis, les pays d’Afrique… pour peu qu’ils veuillent être objectifs, ont conscience que la Côte d’Ivoire est un pays sans Etat. Pensez qu’en 2002, ce pays est attaqué par des déserteurs de l’armée ivoirienne qui se retrouvent dans une partie du pays dont ils font, dit-on, leur fief. On les appelle alors les «comzones». Pensez que ce sont ces mêmes personnes qui, pendant dix ans, ont vécu hors-la-loi, dans une région de non-droit, qui aujourd’hui s’occupent de la sécurité de la Côte d’Ivoire, l’Etat le plus important en termes économiques et financiers de l’Afrique de l’Ouest francophone. Des gens qui ne connaissent ni la notion de l’Etat ni le concept d’Etat de droit ! Je vous laisse faire des déductions sur tout ce que ces pays peuvent penser aujourd’hui. On espérait que malgré cette formidable promotion qu’ils ont eu de Ouattara, ce dernier ferait de la politique, prendrait en compte l’intérêt du peuple ivoirien. Il n’en est rien. Gbagbo représente au moins  la moitié de la population ivoirienne. Et manifestement, cette moitié dérange Alassane Ouattara. Dans ces conditions, je ne connais pas un pays sérieux qui peut regarder la Côte d’Ivoire comme un Etat solide et tourné vers son avenir. La Côte d’Ivoire est un pays sans Etat, fragile, livré aux seigneurs de guerre, qui font leur loi, qui piétinent les lois internationales et la Constitution ivoirienne."

L'affaire Tsikata et les "mensonges" de Ouattara

"ll y a une affaire pendante aujourd’hui devant les juridictions ghanéennes. L’affaire Tsikata [du nom de l’homme d’affaires véreux associé à Hamed Bakayoko qui devait servir d’appât pour impliquer les exilés dans un faux complot destiné à les compromettre, ndlr]. Le grand quotidien ghanéen, qui s’appelle Daily Graphic, a parlé de cette affaire en utilisant l’expression «faux coup d’Etat» en Côte d’Ivoire. Si ses journalistes ont pris le risque d’utiliser ce terme, c’est qu’ils ont certainement des éléments concordants qui le leur permettent. Je ne vais pas rentrer dans les détails de l’affaire, mais elle est très troublante et elle montre la façon de faire de M. Alassane Ouattara. Je ne suis pas sûr que les Ivoiriens méritent cela. Mentir de cette manière à son peuple devrait être considéré comme un crime. Figurez-vous que M. Alassane Ouattara se promène avec cette cassette [des enregistrements du Colonel Katé Gnatoa, «l’appât» de Tsikata, ndlr] dont il est le commanditaire comme preuve que le Ghana est une plateforme de déstabilisation de son pays ! Je rappelle que le Ghana est à l’est de la Côte d’Ivoire et tous les troubles que connaît la Côte d’Ivoire sont à l’ouest ! [L’interview a été réalisée avant la troublante attaque de Noé, ndlr]. Au-delà de ce que Koné Katinan et moi avons pu vivre, se pose le problème du type de société qu’Alassane Ouattara propose aux Ivoiriens."

L'enjeu du procès de Katinan

"Koné Katinan a une feuille de route donnée par le président Gbagbo. Un des points de cette feuille de route, c’est de considérer qu’à chaque fois qu’il arrive quelque chose à un responsable de la galaxie pro-Gbagbo, il est essentiel de penser aux autres. Il s’agit de mettre fin, à travers cette affaire, à la terreur psychologique à laquelle Alassane Ouattara soumet les exilés au Ghana. Il s’agit d’amener la justice ghanéenne à statuer, une fois pour toutes, sur cette question d’extradition des réfugiés politiques qui n’est pas possible au regard de la loi. Or la justice a ses propres lois, ses propres lenteurs, ses procédures auxquelles nous nous soumettons. On ne peut pas préjuger d’une décision judiciaire, mais en tant qu’auxiliaire de justice et au regard des textes, je peux vous affirmer que ni la loi ghanéenne ni les conventions qui lient le Ghana ne permettent d’extrader Koné Katinan vers la Côte d’Ivoire. Que Koné Katinan ait un statut de réfugié ou pas. Mais il se trouve qu’il a en plus un statut de réfugié. Koné Katinan ne peut être extradé. Et les autorités ghanéennes en sont conscientes. Il s’agit d’appliquer la loi et rien que la loi."

L'état d'esprit de Koné Katinan, ce qu'il faisait de ses journées à la DST ghanéenne

"Vous savez, Koné Katinan, c’est l’enfant de Gbagbo. Il est serein, déterminé et combatif. Comme le président Gbagbo. Il fait comme son mentor. Il lit beaucoup. Il ne reçoit pas beaucoup pour des raisons de sécurité. Bien entendu, en tant qu’avocate, j’ai la latitude d’entrer en contact avec lui très régulièrement. C’est le droit dans son expression la plus basique."

Les manoeuvres du régime Ouattara

"Je ne travaille pas avec l’équipe de M. Alassane Ouattara. Mais ce que je peux vous dire, c’est que les documents qui m’ont été transmis par l’Etat du Ghana provenant de l’Etat de Côte d’Ivoire étaient des documents en français traduits en anglais. Ce qui s’est passé le 13 septembre, c’est que le gouvernement ghanéen a reçu à la dernière minute – à l’audience, d’ailleurs – des documents venant d’Abidjan. Et au regard de cela, le juge, qui fait bien son travail, a demandé un ajournement pour en prendre connaissance. (...) Ce que je sais, c’est que la procédure inquisitoire a ceci de formidable qu’elle ne permet pas à un tribunal de prendre une décision sur des déclarations. Il faut qu’elles soient documentées avec des éléments de preuves et des éléments physiques, c’est-à-dire des témoins. Nous n’avons pas vu de témoins le 13 septembre. En l’état actuel de la procédure, je n’ai pas encore vu les documents qui ont été versés le 13 septembre à l’audience. Je ne sais pas s’ils étaient en français ou en anglais. C’est quand je les verrai que je pourrai dire si des éléments de preuve ont été constitués. Mais je peux vous dire que nous restons très curieux des éléments de preuves dont M. Alassane Ouattara peut bien se prévaloir. Je rappelle tout de même que l’on parle, en ce qui concerne la BCEAO, de 300 milliards de FCFA qui auraient été dérobés ! Il faut, bien entendu, mettre cela en parallèle avec le fait que de décembre à mars, l’Etat de Côte d’Ivoire a fait face à ses engagements… Les fonctionnaires ont été payés. Je n’ai pas souvenir qu’une fois au pouvoir, Ouattara ait payé les salaires de ces mois aux fonctionnaires…"


Propos recueillis par Grégory Protche (Le Gri-Gri International) et Théophile Kouamouo (Le Nouveau Courrier)


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

FUYANT LA PUISSANCE DE FEU DE L'ENNEMI A NOE: PLUSIEURS FRCI FAITS PRISONNIERS AU GHANA

 

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L’attaque de Noé dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 septembre 2012, commence à livrer ses secrets. A en croire des sources militaires, l’armée ghanéenne aurait capturé des soldats de Ouattara.

Qui ont fui les combats. Dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 septembre 2012, un poste de contrôle des Frci à Noé près de la frontière avec le Ghana a été attaqué par des inconnus. Les autorités ivoiriennes soutiennent mordicus avoir mis en déroute les assaillants. Elles prétendent même avoir fait cinq morts parmi les ennemis et avoir capturé une dizaine. Il se trouverait parmi ces prisonniers, des gendarmes, des pompiers, des militaires et un homme de Dieu. Côté Frci, le ministère délégué à la Défense et le commandant Frci de Noé, Sampayo, ne déplorent qu’un seul blessé léger au poignet à la face de la nation. On tombe des nues à entendre ces propos. Comment dans des combats qui ont duré plusieurs heures, aucun élément des Frci n’est tombé les armes à la main ? Les Frci seraient-elles devenues subitement immortelles ? Ce n’est malheureusement pas le cas. Quand on se rappelle les précédentes attaques le mois passé, où des centaines de Frci ont été tuées dans les combats les ayant opposés au commando invisible.

Ici encore concernant l’attaque de Noé, les autorités militaires ivoiriennes ont malheureusement servi du mensonge aux Ivoiriens. Selon les informations de première main, plusieurs Frci ont été tuées au cours de l’attaque de Noé à la frontière du Ghana. Une véritable déconvenue qui, si elle est portée sur la place publique, créerait la panique au sein de la population. On s’en doute. Mais, là où les dirigeants ivoiriens vont pécher, c’est lorsqu’elles accusent ouvertement le Ghana d’avoir accueilli sur son territoire, des assaillants ayant pris part à l’attaque de Noé. Paul Koffi Koffi, ci devant ministre délégué à la Défense manque de sagesse en affirmait que : «les assaillants sont venus du Ghana». Ce qui sous-entend évidemment pour leur repli au cas, ils échouent, ils reprendraient le chemin retour vers le Ghana.

C’est sur la base de ces allégations grossières que Ouattara, en véritable novice des questions diplomatiques et militaires, prend sur lui la décision de fermer les frontières aérienne, maritime et terrestre entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. A la vérité, aucun assaillant ne s’est replié sur le Ghana, à en croire des sources au sein des Frci. C’est au contraire, révèlent nos informateurs, plusieurs éléments des Frci qui ont décampé du poste de contrôle avant même que les combats ne s’engagent.

Devant la puissance de feu de leurs ennemis, les Frci auraient pris la poudre d’escampette, non sans abandonner aux visiteurs armes et munitions. Vu que les assaillants les auraient pris au dépourvu à leur flanc arrière, les soldats de Ouattara n’avaient d’autre choix de fuir rapidement vers le Ghana.

Manque de pot pour eux. Car ils sont tombés dans les mailles du filet de l’armée ghanéenne. Ils seraient environ une cinquantaine, révèlent nos sources. Prisonniers de l’armée ghanéenne, ils auraient une première fois soutenu qu’ils seraient des assaillants qui ont fui la riposte de l’armée ivoirienne.

Mais, très inquisiteurs, les militaires ghanéens ont cuisiné leurs prisonniers. Qui ont par la suite avoué qu’ils appartiennent aux Frci du pouvoir d’Abidjan.

Une véritable honte pour l’armée de Côte d’Ivoire censée veiller sur la sécurité du territoire national et des populations qui y vivent. On comprend aisément la sortie du coordinateur de la sécurité nationale du Ghana. Le lieutenant-colonel Larry Gbevlo-Lartey a réclamé, le lundi 24 septembre 2012 aux autorités ivoiriennes, les preuves des accusations graves portées contre son pays. Une demande qui est motivée par la capture et l’emprisonnement de plusieurs soldats de l’armée ivoirienne en terre ghanéenne. Une confrontation de preuves, qui selon le Ghana permettrait de faire la lumière sur cette affaire qui risque d’envenimer les relations entre les deux pays frères et amis. Mais, avec cette humiliation, le régime ivoirien n’apportera jamais les preuves que réclament les autorités d’Accra.

D’abord parce que le pouvoir d’Abidjan ne détient pas les preuves de ses accusations. Ensuite, il ne sait pas comment s’y prendre pour faire libérer ses soldats faits prisonniers. D’autant qu’il a volontairement et unilatéralement décidé de fermer les frontières avec le Ghana voisin. Aujourd’hui, nettement en position de force.

La Côte d’Ivoire sera humiliée une seconde fois. Parce qu’il faudra négocier, en se pliant en quatre pour obtenir la libération de ces soldats lâches. Vraiment triste et désolant pour notre chère Côte d’Ivoire. La risée aujourd’hui du continent africain.

 

Fabrice Tété

Rapporté par Woyo-Mogoh Beugre 


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mardi, 25 septembre 2012

MICHEL GBAGBO EN DETENTION A BOUNA, SA MERE LUI ENVOIE UN MESSAGE FILME

 

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Cela n’a rien d’un hasard si la vidéo montrant Jacqueline Chamois adressant un message à son fils est intitulée «Bouteille à la mer». 
 

JACQUELINE CHAMOIS - MERE DE MICHEL GBAGBO.jpg

Jacqueline Chamois, mère de Michel Gbagbo en détention à Bouna



Le réalisateur et- plus que probablement, la mère de Michel Gbagbo- entretenaient des doutes sur la portée de la vidéo mise en ligne sur internet ce lundi 24 septembre, jour anniversaire, du fils de l’ex-chef d’Etat. Jacqueline Chamois apporte des nouvelles de la « famille » à son fils en détention depuis plus d’un an à Bouna. « Je voudrais te rassurer quant à la santé des plus jeunes et des plus anciens de la famille. Ils n’ont qu’une hâte, c’est de te retrouver parmi eux. Ils te demandent de ne surtout pas te décourager. Parce qu’ils ont besoin de toi. Ils souhaitent que tu préserves ta santé et ta foi en l’avenir. Avec moi, ils t’embrassent », dit Mme Chamois sur un ton certes, affectueux, mais qui dissimule mal, la douleur de l’éloignement.
 

 
Michel Gbagbo, prisonnier politique d'Alassane Ouattara, a eu 43 ans hier, lundi 24 septembre 2012. Le message vidéo émouvant de sa mère.
 
 
 
Elle signifie à son fils qu’elle est «en contact permanent» avec ses avocats, «dans un contexte difficile». «J’ai également des contacts avec les autorités françaises en France et en Côte d’Ivoire. Dis-toi que malgré les apparences, ta situation ne laisse personne indifférent», avance Jacqueline Chamois. Son fils, Michel, avait été arrêté alors qu’il se trouvait avec son père, Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, à la résidence présidentielle de Cocody, au terme de la crise post-électorale. Il a été transféré par la suite à Bouna. Il fut, en mars dernier, conduit à Abidjan pour des soins avant d’être renvoyé à son lieu de détention. Michel Gbagbo se trouve à Bouna avec le président du Fpi Pascal Affi N’guessan et l’ancien ministre et conseiller de Laurent Gbagbo, Moïse Lida Kouassi. 
 
 
MICHEL GBAGBO.PNG 

Kisselminan COULIBALY, in le quotidien ivoirien "Soir Info"

 
 
Source: L'INFODROME pour le texte et Le blog de Théophile Kouamouo pour la vidéo.

ATTAQUE DU POSTE-FRONTIERE DE NOE - APRES SAMPAYO, LE GARDE DU CORPS D'UN MINISTRE REVELE: «CE SONT NOS PROPRES HOMMES QUI ONT ATTAQUES NOE»

 

 

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Un mystérieux commando a de nouveau attaqué la Côte d’Ivoire dans la nuit du jeudi 20 à vendredi 21 septembre dernier. Cette fois-ci, c’est la position des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), au niveau du poste frontalier de Noé qui a fait les frais de cette autre attaque. Très vite, le régime Ouattara a affirmé, sans la moindre enquête, que les assaillants sont venus du Ghana voisin. Faisant ainsi allusion aux pro-Gbagbo qui se sont refugiés dans ce pays. Mais la vérité finissant toujours par se révéler, cette affirmation des autorités ivoiriennes a été battue en brèche par le Lieutenant Amadou Koné alias "Sampayo", commandant des opérations au poste frontalier de Noé. «…je n’ai vu personne venu du Ghana», a affirmé l’officier des Frci sur Rfi. Confondant ainsi le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, qui avait pourtant soutenu le contraire.

A la suite de Sampayo, une autre révélation vient prendre à contre-pied les déclarations du ministre de la Défense. Celle de l’un des gardes du corps d’un membre de l’actuel gouvernement, originaire de l’Ouest. Selon ce gendarme dont nous taisons l’identité pour des raisons de sécurité, les assaillants sont des éléments des Frci. Il précise que l’attaque de Noé est partie d’Abidjan. Il a fait cette révélation à un de ses proches, la même nuit de l’attaque. « Il faut faire attention là où tu es. On  a attaqué Noé cette nuit »,a-t-il conseillé à son interlocuteur. « Mais qui attaque encore ? » Interroge le proche du garde du corps très apeuré. « Ce sont nos propres hommes qui attaquent, ce n’est pas quelqu’un d’autre… ». Réponse du gendarme très sûr de lui. « Mais depuis le début de ces raids, les autorités affirment que ce sont les pro-Gbagbo qui attaquent les Frci, comment se fait-il qu’aujourd’hui tu dises que ce sont vos hommes ? », réplique son interlocuteur très étonné. « Tu as raison, mais franchement, c’est maintenant qu’on a découvert la vérité… », révèle le sous officier de la gendarmerie nationale très embêté par la remarque de son parent à l’autre bout du fil. « La vérité finit toujours par triompher du mensonge », a dit le sage.

Voilà qui confirme la mauvaise foi du régime Ouattara aveuglé par sa volonté affichée de nuire à tout prix aux proches du Président Laurent Gbagbo dont il ne veut plus entendre parler. Mais c’est peine perdue puisque bien qu’il soit à La Haye, personne ne pourra enlever la philosophie et le nom de Laurent Gbagbo dans les esprits des Ivoiriens.

Des zones d’ombre

Selon les gouvernants, le poste avancé des Frci a été attaqué par des pro-Gbagbo. On nous dit que les Frci se sont repliés pour attendre des renforts. Pendant ce temps, où étaient les assaillants ? Si on veut suivre le ministre déléguée à la Défense, ces derniers étaient certainement assis quelque part en train d'attendre l'arrivée des renforts. Toujours selon les mêmes autorités, lorsque les renforts sont arrivés, ils ont tendu une embuscade aux assaillants parmi lesquels plusieurs ont été tués. Et après on nous dit que les assaillants sont repartis à bord de barques en direction du Ghana.

Alors question: comment des gens qui ont été pris dans un piège peuvent-ils se retrouver subitement en train de retourner «d’où ils sont venus?» Une interrogation qui fait appel à une autre. « Les combats ont duré combien de temps ? » On nous dira encore qu’ils sont tombés « dans une embuscade » Soit, mais, des sources bien introduites attestent que les combats ont duré de 3 heures du matin à 7 heures le lendemain.

Si les assaillants sont tombés dans une embuscade et que d’autres sont repartis au Ghana, alors quels sont ces survivants qui tenaient tête aux Frci qui leur ont tendu un piège pendant plus de 5 heures de combat ? Un autre fait très important. On sait que depuis sa prise de pouvoir, Ouattara avait constamment les yeux rivés du côté de Noé, certainement à cause du fait que des pro-Gbagbo sont exilés au Ghana. Ce qui explique que ce poste frontalier est devenu très important pour les autorités ivoiriennes qui y ont attaché un point d’honneur. Alors, comment se fait-il que ce sont les « vaillants » soldats des Frci du poste avancé de Noé qui ont replié très rapidement, trop facilement pour attendre des renforts? En dépit du danger que Ouattara craignait du côté d'Elubo, n'y avait-il placé qu'un petit poste avancé ?

Alors, de deux choses l'une. Où les éléments du contingent que Ouattara avait placé à Noé ont été facilement vaincus par les assaillants, où lesdits éléments ont tous pris la fuite pour attendre les fameux renforts d'Abidjan. Dans tous les cas, il y a eu des combats de plusieurs heures. Ce qui prend en flagrant délit de contre-vérités les autorités ivoiriennes qui affirment que les Frci n’ont enregistré qu’un blessé léger. A moins que cela soit un véritable miracle. Car, il est difficile de faire croire qu’après près de 5 heures de combats, seulement 8 assaillants tués, avec un blessé léger côté ami!

D'ailleurs, selon des indiscrétions, les soi-disant assaillants tués ne sont rien d’autres que des chauffeurs de Wôrô-Wôrô ghanéens et ivoiriens. Ces témoins attestent même que les Frci ont pris la fuite. Plusieurs d’entre eux s’étant retrouvés du côté du Ghana qu’ils ont rejoint en s'initiant à la natation pour les besoins de la cause.

 

Ferdinand Bailly, in LG Infos


SourceLe blog d’Arsène Dogba

LA COTE D'IVOIRE EST-ELLE EN MISSION DE DESTABILISATION DU GHANA?

 

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Depuis le coup d’État du 11 avril 2011 qui a emporté le régime de Laurent Gbagbo les relations naguère amicales entre le Ghana et la Côte d’Ivoire sont en passe de devenir tumultueuses. La raison apparente et immédiate de ce changement serait la présence sur le sol ghanéen de personnalités proches du président ivoirien déchu.

Or cette présence des réfugiés ivoiriens, fuyant les exactions et la justice des vainqueurs en Côte d’Ivoire, a un triple fondement. Elle s’explique d’abord par le fait que le Ghana, à l’instar de la Côte d’Ivoire, est un pays hospitalier dont le défunt Président, John Atta Mills, entretenait de surcroit des relations très cordiales avec  la Cote d’Ivoire de Laurent Gbagbo. La constitution de ce pays interdit le refoulement et l’extradition de réfugiés, pour autant qu’ils ne sont pas réputés criminels avérés dans leurs pays d’origine. Ensuite, après des années d’instabilité, rythmées par des coups d’état, le Ghana offre au monde aujourd’hui l’image d’un pays démocratique respectueux des droits humains. Enfin, on peut noter une relative solidité de l’économie ghanéenne galvanisée par la découverte d’importants gisements de pétrole et de gaz naturel. Le dynamisme de cette économie montre des signes perceptibles notamment dans le développement des infrastructures de communication. Pour toutes ces raisons, même si la langue constitue à priori une certaine barrière, les Ivoiriens ont préféré comme terre d’exil ce pays à d’autres destinations.

L’on se souvient qu’au plus fort de la crise post électorale, des Etats membres de la CEDEAO avaient préconisé une intervention militaire pour déloger le Président Gbagbo proclamé vainqueur de l’élection  présidentielle de 2010 par le Conseil constitutionnelle. Le Ghana avait joint sa voix à celles d’autres Etats dignes du continent noir pour réprouver une telle solution aux conséquences catastrophiques prévisibles. Pour autant, fidèle à sa tradition de pays respectueux des relations internationales, le Ghana a honoré le nouveau pouvoir installé à Abidjan à coup de bombes en avril 2011. En effet, à l’occasion de la pseudo investiture de monsieur Alassane Dramane Ouattara, le président ghanéen, non seulement, a autorisé ses troupes à défiler à Yamoussoukro, mais il a personnellement assisté à la cérémonie. Puis en août 2011, à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance, le contingent ghanéen de l’ONUCI a encore défilé devant les autorités ivoiriennes. Autant d’actes dont l’élégance le dispute à la sagesse pour indiquer que le Ghana tient à conserver des relations de bon voisinage avec la Côte d’Ivoire en dépit du caractère manifestement illégal du nouveau pouvoir d’Abidjan.

Malheureusement, une fois installé et auréolé du soutien de toute la planète, Alassana Ouattara n’a pas le triomphe modeste. En mal de légitimité, il veut se poser en leader des pays de la sous région ouest africaine pour donner à la françafrique un nouveau souffle. C’est pourquoi pour la première fois dans l’histoire de la Côte d’Ivoire, un président Ivoirien va briguer le poste de président en exercice de la CEDEAO. Une fois à la tête de l’institution communautaire sous régionale, le président ivoirien ne tardera pas à se prendre pour le président des quinze Etats de cette organisation. Faisant fi des règles de bienséance qui président aux relations diplomatiques monsieur Ouattara tentent maladroitement d’en imposer à ses pairs avec des décisions à l’emporte pièce, notamment dans les crises malienne et gambienne.

Avec le Ghana voisin, le président a hâte de régler deux problèmes. Le premier concerne l’extradition ad et nunc des réfugiés ivoiriens sur installés au Ghana. Il en a besoin pour, d’une part être en conformité avec la constitution ivoirienne qui interdit l’exil des citoyens ivoiriens et d’autre part, en finir avec son adversaire politique Laurent Gbagbo en neutralisant tous ses partisans. Le deuxième problème auquel le président ivoirien s’attaque est relatif à la question de la délimitation de la frontière maritime entre les deux pays. Pour cela les autorités ivoiriennes ne ménagent aucun effort alliant diplomatie approximative à des actes de banditisme international dans l’espoir d’amener le Ghana à aller au rythme de la Côte d’Ivoire sur ces dossiers sensibles.

Sur la question des exilés ivoiriens la bonne foi du Ghana n’a jamais été prise à défaut, jusqu’à preuve du contraire. En effet, personne ne saurait reprocher  à un pays d’accueillir des réfugiés qui fuient une guerre à relent ethnique et tribal après avoir tout perdu dans leur pays d’origine. La Côte d’Ivoire avait par le passé accueilli des milliers de Ghanéens sans que le Ghana ne s’en émeuve autre mesure. Même en l’absence d’un droit international sur le statut de refugiés, le Ghana ne peut pas refouler des Ivoiriens en quête de sécurité et de paix. Au surplus, dans l’espace CEDEAO, le principe demeure la libre circulation et le libre établissement des citoyens de la communauté dans l’État de leur choix. Dans ces circonstances, forcer le Ghana à renvoyer les Ivoiriens est une entreprise suspecte vouée à l’échec. Le peu d’empressement que les Etats africains mettent à exécuter les nombreux mandats d’arrêt lancés contre les proches de Gbagbo en exil est un signe de désapprobation de cette politique répressive aveugle des autorités d’Abidjan. Plus d’un an après l’instauration de la démocratie des bombes, la répression et la justice des vainqueurs continuent de s’abattre sur les partisans de Laurent Gbagbo. Dans ces conditions, à moins d’être complice de ces violations flagrantes des droits humains, aucun pays sérieux ne peut extrader un exilé ivoirien vers la Côte d’Ivoire.

Quant à la question du différent frontalier, il est curieux de constater qu’à peine installées, les autorités ivoiriennes en ont fait un sujet prioritaire comme s’il y avait péril en la demeure. Faut-il rappeler que la frontière maritime entre la Côte d’Ivoire et le Ghana n’a jamais été délimitée contrairement à la frontière terrestre dont les bornes sont apparentes et ne font l’objet d’aucune contestation. Par laxisme les autorités ivoiriennes depuis l’indépendance n’ont pas daigné régler cette question jusqu’à ce que, sous le mandat du Président Gbagbo, le Ghana fasse une importante découverte de pétrole à proximité de la Côte d’Ivoire. La décision du gouvernement ivoirien de relancer le dossier de la délimitation de la frontière maritime avec le Ghana avait paru suspecte aux yeux du ministre ghanéen du pétrole au début de l’année 2010. Pour le Ghana, la Côte d’Ivoire s’active à cause de la découverte du pétrole dans les eaux territoriales voisines. Il a fallu tout le tact et toute la sagesse reconnus aux deux chefs d’État d’alors pour faire tomber  la tension en son temps. Le Président Ivoirien avait même dépêché le Ministre des Mines et de l’Energie auprès du Président ghanéen pour le rassurer sur les intensions non belliqueuses de la Côte d’Ivoire à l’égard du Ghana. Pour le Président Gbagbo, il n’y avait aucune fatalité pour les Etats africains à se livrer une guerre du pétrole qui ne profite qu’aux compagnies pétrolières. Et la guerre du pétrole n’eut pas lieu entre la Côte d’Ivoire et le Ghana par la sagesse des deux dirigeants qui avaient une haute idée de la paix et de la fraternité africaine. 

La détermination des occidentaux à faire de monsieur Ouattara le Président de la Côte d’Ivoire, contre vents et marées depuis 1994, trouve son explication dans la capacité de nuisance des intérêts africains de l’ancien fonctionnaire du FMI. La volonté des puissances occidentales de maintenir les pays d’Afrique dans la pauvreté et la misère n’échappe à personne. Cela apparaît comme une nécessité en raison de la position géostratégique d’un continent africain dont le sous-sol regorge de matières premières  qui font cruellement défaut à certains pays développés. L’équation qui se pose à ces nations développées est de savoir comment maintenir l’Afrique dans son rôle de pourvoyeur de matières premières brutes. Peu importe si les populations africaines doivent continuer à vivre dans des conditions moyenâgeuses.

Dans ces conditions, des Etats africains stables, gouvernés sous le modèle occidental et soucieux des intérêts nationaux constituent un danger. Ils sont qualifiés de pays fermés parce qu’ils veulent être maîtres des ressources naturelles de leur sous-sol. Ce statut de pays fermés est une conditionnalité suffisante à l’éligibilité au club des pays à déstabiliser. Pour échapper à ce club, très ouvert par ailleurs, les dirigeants des Etats dont le sous-sol regorge de matières premières, énergétiques notamment, ont une seule alternative. Ou ils servent les intérêts des puissances occidentales au moyen de contrats aux clauses léonines, ou ils affichent leur volonté de servir leurs peuples. Dans le premier cas ils sont assurés d’une longévité au pouvoir, assortie d’un permis de violation des droits humains. Dans le second cas, ils sont diabolisés, traités de dictateurs infréquentables avant de se faire éjecter du pouvoir violemment.

C’est à la lumière de cette réalité qu’il faut situer l’avènement de monsieur Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire après près de vingt ans de coups de force. Sa mission ne se limite pas à la seule Côte d’ivoire. Loin s’en faut ! A-t-il l’étoffe suffisante pour jouer efficacement ce rôle ? C’est là une autre question. Par contre son acharnement sur le Ghana qu’il accuse, en des termes à peine voilés, de servir de base arrière à des déstabilisateurs de son régime suscite réflexions.

En réalité, le Ghana a le profile d’un pays à déstabiliser tel que décrit plus haut. Que reste t-il de viable en Afrique de l’Ouest après l’effondrement de la Côte d’Ivoire, la désorganisation du géant nigérian et le plombage au sol de la Guinée et du Sénégal. Le pays de Kwame NKRUMAH, panafricaniste né, après avoir expérimenté la déstabilisation pendant de longues années, semble avoir compris le subtil jeu des intérêts géopolitiques internationaux. C’est pourquoi, prenant appui sur ses ressorts culturels, il a su instaurer un système de gouvernance qui lui permet aujourd’hui de s’attaquer aux fondements du sous développement. Le pays semble avoir mieux négocié ses contrats pétroliers pour en tirer le meilleur parti pour les générations actuelles et celles à venir. Il n’entretient pas de relations tutélaires étouffantes avec l’ancienne puissance coloniale. Le Ghana a une politique monétaire dynamique qui sert de levier à son économie. Autant d’atouts pour ce pays qui ne tardera pas à s’imposer comme modèle de développement en Afrique de l’ouest.

C’est pour casse cette dynamique que certains réseaux s’agitent en utilisant le pouvoir ivoirien qui multiplie les actes de provocation du voisin ghanéen. La Côte d’Ivoire a-t-elle intérêt à ouvrir un autre front à l’est après celui de l’ouest ? La réponse est assurément négative! Sauf que pendant que les pays seront occupés à se guerroyer, les exploitants pétroliers, gaziers et miniers continueront leur ouvrage, loin des velléités d’exigence du juste prix. Nous perpétuerons ainsi notre vocation de pays potentiellement riches mais éternellement pauvres. Ouattara serait-il en mission pour cela ?

 

John K. Silué, Cadre financier 

LIBERTE SOUS CAUTION ACCORDEE A KONE KATINAN: UN TEMOIN OCULAIRE RACONTE


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Leader de la galaxie patriotique ivoirienne en exil, Idriss Ouattara se fait un devoir d'assister à toutes les audiences dans le cadre du procès de Justin Koné Katinan, porte-parole du président Laurent Gbagbo dont le régime d'Alassane Ouattara n'a de cesse de demander l'extradition. Il raconte l'audience d'aujourd'hui, et explique dans quelles conditions le ministre du Budget du gouvernement Aké N'Gbo a obtenu la mise en liberté sous caution du juge ghanéen Aboagye Tandoh.


"Dès l'entame du procès, le juge a demandé à l'accusation de fournir enfin les preuves contre Katinan Koné. A la surprise géneralé, celle-ci répond qu'elle n'est pas prête parce qu'elle n'a toujours pas pu traduire les documents. Le magistrat réagit en dénonçant la lenteur de la traduction qui bloque le procès. "Comment peut-on accuser quelqu'un depuis un mois sans être en mesure de fournir les preuves?", s'étonne le juge. Il passe aussitôt la parole à l'avocat de Katinan [Maître Patrick Sogbodjor, ndlr] qui, lui, estime qu'en vérité, l'accusation n'a pas de preuves contre son client et demande en conséquence sa libération. Le juge redonne la parole à l'accusation pour qu'elle dise exactement quand elle pourra finir la traduction des documents de sorte à ne pas dire une fois de plus qu'elle n'est pas prête. L'accusation avance le 11 octobre comme date raisonnable pour elle. Le juge maintient cette date comme celle de la prochaine séance tout en mettant en garde l'accusation pour la dernière fois. Il fait aussi droit a la demande de liberté sous caution demandée par l'avocat de Katinan. Le juge accède a la requête et fixe la caution à 50 000 Ghana Cedis (environ 20 000 euros, environ 13 millions de FCFA) pour laquelle quelqu'un devra simplement se porter garant. Katinan doit, une fois par mois jusqu'à la fin du procès, se présenter dans les locaux du Bureau of National Investigation (équivalent local de la DST).

Remarque: le procès n'a duré que trente minutes. Petite anecdote : le juge ghanéen, à notre surprise, se débrouille bien en français et a même beaucoup taquiné Katinan. Qui doit rejoindre son domicile en début d'après-midi après les formalités administratives. Merci Dieu pour le triomphe de la vérité."


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

lundi, 24 septembre 2012

GHANA - LE MINISTRE DE LA DEFENSE RECADRE LE DERAPAGE DE PAUL KOFFI KOFFI

 

LARRY GBEVLO-LARTEY ET PAUL KOFFI KOFFI.jpg

Paul Koffi Koffi recadré par le Lt Colonel Larry Gbevlo-Lartey   

 

Dans une interview accordée à Daily Graphic à Accra, le Lieutenant Colonel Larry Gbevlo-Lartey, le Coordinateur de la Sécurité Nationale ghanéenne a déclaré quel’attaque survenue la semaine dernière au poste frontalier de Noé en Côte d'Ivoire est purement une affaire interne à la Côte d’Ivoire et que le Ghana n’a pas sa main dans cette histoire.

Cette réaction de Gbevlo-Lartey est une réponse au dérapage, vendredi dernier, de Paul Koffi Koffi, le ministre ivoirien délégué à la Défense, qui en parlant de l’origine des assaillants ayant menés l’attaque à Noé a indiqué, par précipitation et sur aucune base fiable de renseignement comme constaté sur le terrain, que les assaillants étaient des « éléments armés en provenance du Ghana».

Après les événements survenus au poste frontalier de Noé et la réaction du ministre ivoirien Paul Koffi Koffi, c’est au tour du Ghana par la voix de son Chef chargé de la Sécurité Nationale de se faire entendre.En rejetant en bloc les accusations ivoiriennes, le Lieutenant Colonel Gbevlo- Lartey a réfuté toute implication du Ghana dans les affrontements armés qui ont eu lieu le vendredi dernier à Noé.

En rappelant l’engagement du Ghana dans le monde comme l’Etat pionnier de l'unité africaine qui cherche à se conformer scrupuleusement à tous les lois et protocoles internationaux lesquels obligent le pays à respecter la souveraineté des autres nations et à ne pas se mêler des affaires internes de ses voisins, le Chef de la Sécurité Nationale a réaffirmé que le gouvernement ghanéen ne permettra pas quelqu'un ou un groupe de personnes utilise tout ou une partie de son territoire pour déstabiliser un pays, en particulier la Côte d'Ivoire. Il a par ailleurs démenti les propos des médias qui ont prétendu que les incidents en questions se soient produits à la frontière ivoiro-ghanéenne.  

Revenant sur la déclaration du ministre ivoirien Paul Koffi Koffi, le Chef de la Sécurité ghanéenne a déclaré que « son affirmation est une déclaration hâtive de jugement qui est sans aucun support convaincant ». Pour amener le ministre ivoirien à justifier son accusation, la partie ghanéenne lui demande de prouver que « le Ghana a une main dans ce qui est purement une affaire interne en Côte d'Ivoire ». Pour plus de lumière sur cette affaire, le Lieutenant Colonel Gbevlo-Lartey a mis la Cote d’Ivoire au défi et en lui demandant d’apporter la « preuve de l'implication du Ghana » dans les attaques de Noé.

Lors de sa visite à Abidjan en ce début septembre, le Président ghanéen John Mahama a assuré son homologue ivoirien que le Ghana ne sera pas une base arrière pour ceux qui tentent de déstabiliser la Côte d'Ivoire.

C’est dans ce contexte d’accusation et de démenti de par et d’autre que va s’ouvrir ce 25 septembre 2012 devant la justice ghanéenne à Accra le procès pour lequel les autorités ivoiriennes réclament l’extradition de Koné Katinan vers la Côte d’Ivoire pour répondre des présumés crimes économiques commis durant la crise postélectorale de 2010.

Rappelons comme nous vous l'avons annoncé sur KOACI.COM dans les reportages effectués à Noé, que les assaillants venaient du nord de Noé, non loin d'Agnibelekro et le Ghana et la Côte d'Ivoire travaille de concert dans la traque de ceux qui ont pris la fuite.

Rappelons aussi, qu'au delà du fait qu'Alassane Ouattara soit le ministre de la défense et que Koffi Koffi soit complètement étranger à la chose militaire, que la fermeture de la frontière avec le Ghana s'est décidée après que les autorités ghanéennes aient donné leur accord.

Paul Koffi Koffi, à l'image d'autre proches de Guillaume Soro, tel Alain Lobognon, qui se sont étrangement empressés sur les réseaux sociaux (twitter) d’accuser le Ghana, n'en est pas à son premier dérapage et ce, au grand dam de la hiérarchie militaire ivoirienne et de la classe politique qui accusent une fois de plus le coup tant les relations entre les deux pays n'ont jamais été aussi bonnes. Espérons que ce recadrage servira d'exemple compte tenu de la dynamique de coopération active entre les deux pays aux cultures proches au regard de la majorité Akan présente en Côte d'Ivoire.

Pour finir, nous vous informons qu'un accord entre la Côte d'Ivoire et le Ghana vient d'être trouvé pour la réouverture partielle de la frontière à Noé. L'accord vise l'entrée et la sortie des piétons uniquement.

 

Mensah


Source: KOACI.COM

vendredi, 21 septembre 2012

GUERRE A L’AFRIQUE: LA FRANCE EN RETARD D’UNE DECOLONISATION

 

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A force de critiques et d’enterrements annoncés, on pourrait croire finie la « Françafrique », ce système d’exploitation et de violence qui a régi les relations internationales entre le continent et l’ancien colonisateur. Des changements de langage et d’hommes ne suffisent pas, comme le démontre déjà la gestion de la crise malienne par le président Hollande - et l’intervention militaire annoncée risque d’être son premier acte marquant en politique extérieure. Comme ses prédécesseurs, depuis un demi-siècle…

L’arrivée au pouvoir d’un nouveau président à Paris marque aussi le début d’une série de rituels et de signaux destinés à l’Afrique francophone: qui reçoit-on le premier, et qui ne reçoit-on pas? Quel voyage fondateur effectuera en Afrique le nouvel élu, quel discours et quelles promesses affichera t-il? A cette aune, que les africanistes détaillent avec gourmandise comme autrefois les kremlinologues savouraient les détails de la Nomenklatura, que de changements symboliques! Le démocrate Macky Sall du Sénégal reçu le premier, fraîchement élu contre Abdoulaye Wade à Dakar par un scrutin incontestable. Début juin, le tapis rouge déroulé à M. Yayi Boni du Bénin, président en exercice de l’Union Africaine, consulté es qualité pour la résolution de la guerre au Nord Mali. Encore plus significatifs ceux que l’Elysée se refuse à inviter, malgré leurs demandes réitérées: ni Bongo du Gabon, non plus qu’Eyadema du Togo, tous deux héritiers de dynasties autoritaires; non plus que Blaise Compaoré du Burkina, autoproclamé sage et doyen de l’Afrique de l’Ouest, non plus que l’ivoirien Ouattara, orphelin du sarkosysme et pourtant actuel président de la Cedeao.

Mais qu’importent les symboles et les discours, si les actions restent les mêmes, notamment l’envoi de l’armée française à chaque crise? Quel Etat en effet maintient des bases militaires permanentes en Afrique (Sénégal, Djibouti, Gabon)? Quel pays est capable de lancer en quelques heures des « opérations extérieures » (Epervier au Tchad, Licorne en Côte d’Ivoire)? Qui contrôle la masse monétaire de ses anciennes colonies par le jeu d’une monnaie issue de la colonisation, le franc CFA[i]? Baptisé laudativement « Françafrique » par le président ivoirien Félix Houphouët Boigny, dénoncé dès les années 1990 par le fondateur de « Survie », François Xavier Vershave, ce système occulte de domination, violent et pervers, a survécu à ses fondateurs.

En 1960 le premier ministre Michel Debré a vendu la mèche en déclarant à Léon M’Ba, président du Gabon: la France « donne l’indépendance à condition que l’État une fois indépendant s’engage à respecter les accords de coopération signés antérieurement. Il y a deux systèmes qui entrent en vigueur simultanément: l’indépendance et les accords de coopération. L’un ne va pas sans l’autre [ii]. » Et de fait, cette sujétion étatique, à la fois militaire et économique, est déclinée par des « accords de défense » aussi secrets que sommaires, entre les gouvernements français et africains – accords en fait à géométrie variable et parfois non appliqués selon l’opportunité décidée à Paris. Ainsi, les troupes françaises sont intervenues pour conforter des régimes souvent douteux comme au Tchad, Togo, Zaïre, Gabon tandis qu’elle se refusait à des interventions conformes aux accords, comme au Congo en 1963, au Niger en 1974, au Tchad en 1975, ou au début de la rébellion ivoirienne contre le régime du président Laurent Gbagbo, téléguidée depuis le Burkina Faso en septembre 2002… Et cette série d’interventions devient une sorte de conflit permanent, en continuité avec les guerres coloniales : selon l’historien italien Chalci Novati1, un décentrage nécessaire par rapport à un débat trop français montre une longue « guerre à l’Afrique » continue, dont les relations franco-africaines – et ses scandales récents ne sont qu’une partie.

Après le « containment » du communisme dans les années cinquante 2 (ou « endiguement », cette doctrine officielle des administrations américaines successives), n’assiste t on pas à la même politique de l’Europe devant les migrations du continent noir d’une part, et contre ses velléités d’autonomie de l’autre? Il faudrait replacer alors exploitation des matières premières, coups d’Etats et soutien des « dictatures à la française »du pré carré – l’ancien espace colonial, dans un système d’actions comprenant aussi la répression des flux humains vers l’Europe, la répression de la piraterie maritime à l’Est, le combat interminable contre les mouvements fondementalistes anti- occidentaux. Tout cela dans une désinformation continue et des « rideaux de fumée » médiatiques: « défense des ressortissants », si ce n’est des «intérêts français». Les médias français, privés ou publics, ne participent-ils pas plus souvent qu’à leur tour de cette Françafrique aussi discrète que puissante? L’ordinaire du « journaliste spécialiste de – l’Afrique » n’est-il pas trop souvent de voyager dans l’avion ministériel ou présidentiel français, de recueillir confidences et parfois subsides du dictateur local – le maréchal président zaïrois Joseph Mobutu s’en vantait, lui qui avait d’abord été journaliste – quand ils ne sont pas invités dans les palais des despotes africains? Sans compter la corruption ordinaire de tel hebdomadaire panafricain bien connu des dirigeants du Sud – qui ont investi volontiers dans la radio Africa N°1 ou plus récemment la télévision Africa 24[iii] Car la « conquête des coeurs et des esprits » passe par des médias sous contrôle, rebaptisant « fasciste » un régime populiste, et « démocrates » les dictateurs.

Ainsi, en juillet 2011, une campagne sourde a commencé à Paris [iv] au moment où le nouveau président guinéen, le politologue Alpha Condé, a failli être abattu à coups de roquettes dans le palais présidentiel de Conakry. Les éditoriaux vertueux de la presse parisienne condamnent-ils l’attaque qui a failli tuer le premier président élu de Guinée? Bien au contraire, ils sont axés sur le refus du nouveau pouvoir d’autoriser la presse guinéenne d’envenimer la situation (l’interdiction a été très vite levée). A croire qu’il y un rapport avec la volonté de M. Condé de renégocier les contrats léonins avec les sociétés étrangères et de se tourner, à son tour, vers la Chine…

Au moment où la crise électorale ivoirienne focalisait l’attention de la « communauté internatinale », M. Blaise Compaoré se succédait à lui-même au Burkina Faso, avec un score de 80 % en novembre 2010, tandis que M. Paul Biya du Cameroun, qui gouverne depuis la Suisse la moitié de l’année, vient d’être « réélu » à Yaoundé après 29 ans de règne (octobre 2011), sans que l’Elysée, l’Union africaine ou la presse occidentale y trouve à redire… Il est vrai que les pseudo-élections des dictateurs à vie sont souvent cautionnées par des juristes ou des hommes politiques complaisants venus de Paris. Ainsi la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) a-t-elle vertement tancé, en 2009, le député Jacques Toubon et… le président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et vice-président de la commission des droits de l’homme au Parlement européen, M. Patrick Gaubert, dépêchés sur place pour cautionner le régime du président congolais Denis Sassou N’Guesso ! [v]

Bien sûr tous les « chevaliers blancs » ne sont pas exempts de partialité, y compris les organisations internationales comme Reporter sans frontières (RSF) pour la presse et « Transparency international » pour la corruption. Leurs liens financiers ou politiques avec le département d’Etat américain sont bien connus des spécialistes [vi]. La crise en Cote d’Ivoire a fait toucher du doigt « l’honneur perdu d’ « Human Right Watch », ouvertement financée pour ce pays par la « Fondation Soros » – et menant de manière éhontée campagne sur campagne en faveur de M. Ouattara, identifié comme le défenseur de l’«open society» contre le contestataire Laurent Gbagbo, dès lors voué aux gémonies. Pour ne pas parler des silences d’Amnesty International sur les milliers de morts sudistes du régime Ouattara depuis avril 2011(Plus de 3000 « victimes oubliées »), ou la présence à la FIDH du négationniste Florent Geel qui refusant de dénoncer le millier de morts guérés de Duékoué, ville de l’Ouest ivoirien martyrisée à deux reprises par les milices ethniques pro Ouattara – est dénoncé de manière récurrente par les associations de victimes! L’Histoire jugera-t-elle ceux qui gardent les yeux fermés devant les massacres, qui savent et ne protestent pas? Trafic d’influence et corruption ne sont-ils pas que la conséquence de la doctrine du « pré carré » et du monopole de ses richesses? Ce qui est au fond l’équivalent de la « doctrine Monroe » pour les Etats-Unis sur le continent américain serait au fond soutenable si sa pratique était équitable pour les deux parties et si elle n’était violemment imposée par des interventions armées à répétition: quarante-trois depuis 1960!

Entre violence militaire et mise en condition médiatique le système françafricain subsiste aussi par une perversion continue des institutions démocratiques. Bien évidemment, la corruption ordinaire va bien plus loin que les mallettes de billets qui circulent dans les deux sens [vii] : le financement des campagnes électorales françaises n’est que la contrepartie des pourcentages sur les contrats ou les versements dans les paradis fiscaux sur les ventes de matières premières, en faveur des dirigeants africains.

L’association Sherpa, qui s’est fait une spécialité de la dénonciation des « biens mal acquis » des autocrates africains, a par exemple détaillé, selon une instruction en cours, le patrimoine de la famille Bongo du Gabon: «Au total, sont répertoriés 33 biens (appartements, hôtel particulier et maisons) appartenant au Gabonais Omar Bongo ou à sa famille, et 18 autres dont le président congolais et ses proches sont propriétaires. Le patrimoine de loin le plus imposant concerne M. Bongo lui-même. Son nom est associé à pas moins de 17 propriétés immobilières, dont deux appartements avenue Foch (88 m2 et 210 m2) et un de 219 m2 lui aussi situé dans le 16e arrondissement. A Nice, une propriété est constituée de deux appartements (170 m2 et 100 m2), trois maisons (67,215 m2 et 176 m2) et d’une piscine [viii]»…

Mais les richesses du couple Ouattara sont curieusement des « taches blanches pour Sherpa, cornaquée par Maître William Bourdon, comme si certaines indignations étaient très selectives… Les néoconservateurs français (chiraquisme et sarkosysme ne sont sur ce point que des bushistes néocoloniaux…) ont contribué à adapter un « modèle interventionniste », qui fait se succéder attaques médiatiques puis « humanitaires », enfin diplomatiques: les corps expéditionnaires – où l’ONU est désormais impliquée: l’ONUCI, combien de mort civils en 2011 à Abidjan? – sont bien l’ultima ratio de la Françafrique jettant son masque dans la terreur et sous les bombes! Le continent attend-il trop d’une révolution sur le modèle arabe, qui briserait d’abord le lien ambigu avec l’ancien colonisateur? Sur cette contagion démocratique éventuelle, mettant fin à la Françafrique, la Toile africaine fourmille de théories et de rumeurs: « descente » depuis l’Afrique du Nord de mouvements de libération, aide de démocrates occidentaux via les nouvelles technologies, et plus probablement insurrections de jeunesses urbaines au chômage, alliés à des paysans sans terre et des cadres nationalistes trouvant insupportable le train de vie des nouveaux maîtres. Le risque serait grand alors pour la France – et les ressortissants français, de « perdre l’Afrique » –, et les matières premières convoitées.

C’est sans doute cette inquiétude de se couper de ressources essentielles tout autant que d’alliés historiques qui pousse le gouvernement de M. Hollande à s’ingérer certes avec précaution, dans la crise malienne. L’embrasement du Nord Mali est tout d’abord l’héritage prévisible du reflux des guerriers touaregs de Libye, tandis que l’armement bradé aux factions combattantes permettait aussi aux groupes islamistes de s’étendre. Et certes l’héritage est lourd: à la fin du régime précédent, les stratèges du café de Flore ont été relayés par des machiavels manqués, au Quai d’Orsay ou à la défense qui ont voulu jouer les touaregs pour «liquider Aqmi».

Mais l’intervention militaire prônée par les relais de la Françafrique habituels, rhabillée par le président français aux couleurs de l’Union africaine et de l’ONU aurait , même appuyée par des supplétifs ouest africains le plus grand mal à lutter sur deux fronts: réduire les putschistes de Bamako-qui ont trouvé une certaine base populaire indignée par la corruption de la classe politique, et mettre fin à l’alliance MNLA/Ansar el Dine/Acqmi qui contrôle l’Azawad, ce foyer national touareg qui est aussi le no-man’s-land de djihadistes attirés de loin par ce nouvel « Afghanistan nomade ». Pourtant des responsables politiques civils, comme Ibrahim Boubacar Kéita – leader de l’opposition civile, ou Aminata Traoré – sociologue de renom et ancienne ministre de la culture, mettent en garde contre une intervention qui mettrait à bas la légitimité de l’Etat, comme déjà en Libye ou en Cote d’Ivoire. Déjà affaiblis par une corruption généralisées et des élections de façade, ces Etats déjà fragilisés et appauvris par des décennies d’ajustement n’ont vraiment pas besoin d’une recolonisation armée ! D’autant que poussé par des présidents africains mal élus ou arrivés au pouvoir par des rebellions sanglantes, le gouvernement français semble ne pas se rendre compte d’une extension probable du domaine des luttes sahariennes.

Le Niger et la Mauritanie seraient sans doute les premiers concernés, comme le Nord du Nigéria, le Sud de la Libye et même l’Algérie: après les armes libyennes, veut-on vraiment disséminer indépendantistes touaregs et combattants islamistes ? Se rend on vraiment compte à Paris que devant ces interventions anachroniques – de pareilles interventions militaires britanniques dans leurs anciennes colonies sont impensables!, le système de violence la Francafrique développe une détestation, voire une haine croissante envers la France et ses ressortissants, dont tous pâtissent, jusqu’aux missions humanitaires? L’élection de François Hollande, si elle suscite bien des espérances sur le continent, amènera-t-elle bien rupture et changement, ou une « Françafrique repeinte en rose »?

François Mitterand, et même Nicolas Sarkozy avaient déjà annoncé en leur temps la fin de ce système maffieux: un an après 1981, les chefs d’Etats africains les plus corrompus avaient obtenu la tête de Jean Pierre Cot, tandis qu’en 2008 le président Bongo avait provoqué la chute de Jean Marie Bockel, deux ministres chargés de la Coopération qui se targuaient -autant pour la droite que pour la gauche, de mettre fin à la « Françafrique »! Sans souhaiter à Pascal Canfin, le tout nouveau « ministre du développement », le sort de ses prédécesseurs, si rapidement biodégradables, on peut s’inquiéter des amitiés africaines des hiérarques du P.S. (illustrées par la visite au Gabon, en janvier dernier, de Laurent Fabius…)

Le temps où une réelle rupture est possible risque d’être bref et demande des décisions courageuses – comme le retrait des forces militaires françaises, ou la répudiation publique des dictatures. Le nouveau régime va-t-il, selon son slogan, décider le changement maintenant… ou jamais? Révolutions africaines à venir ou non, les vraies ruptures et les changements efficaces viendront certainement du continent lui-même: il n’y aurait qu’un mot à dire à Paris pour les encourager et provoquer des évolutions majeures.


Michel Galy

Politologue, Paris.


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[i] François Kéou Tiani, Le Franc Cfa, La Zone Franc Et L’Euro, l’Harmattan, Paris, 2002.

[ii] Lettre du 15 juillet 1960 de M. Debré, citée par Albert Bourgi : « La crise globale et l’Afrique : quels changements ? », colloque de la fondation Gabriel Péri à Dakar les 18 et 19 mai 2010.

[iii] Respectivement avec des capitaux étatiques du Gabon et de Guinée équatoriale.
[iv] Cf. par exemple : « Guinée: sévère rappel à l’ordre de la France au président Alpha Condé » , L’Express, 28 juillet 2011.

[v] « Congo-Brazzaville, que cherche Patrick Gaubert ?», communiqué de la FIDH du 3 mars 2005.

[vi] Voir pour Transparency International : Une ONG contestée, par Pierre Abramovici, Monde diplomatique, novembre 2000 ; pour RSF : Financements sans frontières, Monde diplomatique, Hernando Calvo Ospina, juillet 2007.

[vii] Lire Pierre Péan, La République des mallettes, Fayard, Paris, 2011.

[viii] Sherpa, « Restitution des avoirs détournés : Chronique 2009-2010 d’un engagement qui patine », novembre 2010.

1- «Aujourd’hui, c’est l’intervention néo-impériale qui est l’instrument utilisé pour «contenir» les pays qui peuvent fuir le contrôle du système capitaliste mondial» Gian Paolo Chalchi Novati, L’héritage de la colonisation, in « les défis de l’Etat en Afrique », Michel Galy et Elena Sanella eds., l’Harmattan, 2007.

2 - Dont on peut trouver une curieuse analyse, idéaliste, in : Raymond Aron, « En quête d’une philosophie de la politique étrangère », Revue française de science politique, 1953, Volume 3, Numéro 1.


Michel Galy, Politologue, Paris

 

In le quotidien ivoirien «Notre Voie» du 19 septembre 2012.

 

Source: IVORIAN.NET