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mercredi, 29 août 2012

SYRIE: VLADIMIR POUTINE SONNE LE TOCSIN ET LA FIN DE LA RECREATION

 

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Derrière les plis de l’actualité, les non-dits, l’escroquerie intellectuelle et médiatique, la ruse et le mensonge, de cet impérialisme meurtrier, accompagné toujours d’un discours humanitaire, qui est en train de vouloir rééditer ses exploits passés, il faut dire non. Mais, derrière cette façade triturée du bien se cache en fait, le bruit et la fureur. Le refus permanent de tendre la main, le diktat, la violence et le perpétuel logos morbide et mortifère.

Il n’est pas utile de revenir ici sur les exploits de prêcheurs de haine qui s’habillent d’oripeaux élogieux pour semer la misère, la détresse et la mort. Comment un Américain peut-il, aujourd’hui, parler d’humanitaire avec les exploits de son pays à Hiroshima et Nagazaki (Japon), au Vietnam, en Irak ou en Afghanistan, pour ne citer que ceux-là ? Avec un tel parcours jonché de macchabées, il serait plus intelligent de se taire sur le dossier syrien et rechercher la paix au lieu d’attiser les tensions en mettant de l’huile sur le feu.

Dans son dernier démiurge, qu’il veut sain et moral, le président russe Vladimir Poutine dit, « stop ». Au mensonge, à la falsification, au diktat, à la haine. Pour ceux qui doutent encore du complot ourdi par de nombreux pays contre la Syrie, la Russie propose un plan de sortie de crise que ceux qui aiment véritablement la Syrie ne peuvent refuser. Le Gouvernement syrien lui-même se dit prêt à discuter “sans conditions”. Or dans le bruit et la fureur occidentale, on n’entend que le sempiternel refrain maladif « Assad doit partir ».

A défaut de se prendre pour Nostradamus pour savoir que ce départ de Bachar Al-Assad est la solution à tout, pour qui se prennent ceux qui l’exigent ? Dieu ? De quel droit, nous souhaitons le savoir, Barack Obama, François Hollande, David Cameron, les Turcs et les « démocraties » du Golfe disposent-ils pour exiger un changement dans un pays souverain tiers ? Faut-il changer le droit international pour les beaux yeux de ces hommes et ces femmes ? Ce serait inique, quoique, la Libye a été le laboratoire, la zone d’expérimentation, de la raison du plus fort qui échappe à tout contrôle.

Furieux et désabusés après cet épisode qui a vu des personnes, sous prétexte de protéger des civils, sont allés détruire un pays, la Chine et la Russie refusent désormais de se faire à nouveau entuber. La Libye qui était l’un des pays les plus sûrs d’Afrique et le plus riche, est aujourd’hui à la remorque. Plus dangereux et vivant désormais de l’aide internationale. Hier, le ministre de l’Intérieur a déposé le stylo, pour s’opposer à ceux qui refusent de déposer les armes. Ici, désormais, ce sont les bandes armées qui font la loi, d’où, les élections et l’instauration d’une démocratie d’exclusion en sont le résultat. Faut-il parler du Mali ? Visiblement, les Occidentaux préfèrent avoir la même situation en Syrie.

Poutine est conscient que la bête immonde rôde et ne laissera pas un seul espace, une seule erreur, pour passer à l’acte. Il réitère son soutien à la Syrie, expliquant le sens des 3 vétos russes, que semble ne pas vouloir admettre les ennemis de la Syrie. Une façon simple, et avec grande conviction, de dire à ceux qui sont en train de déstabiliser la Syrie que leurs actions unilatérales sont vouées à l’échec…

Dans le texte, s’adressant à ceux qui ne veulent pas entendre raison sur la situation et la position russe, il a dit ceci :

« Il faut que tout le monde prenne en considération sans sous-évaluer cette équation de la réaction russe qui peut aller plus loin que l’on n’imagine. L’utilisation du droit de veto à trois fois consécutives au Conseil de sécurité est, en définitive, un message clair pour tous.”

C’est dit !

 

Source: ALLAIN JULES

mardi, 28 août 2012

TENTATIVE D'EXTRADITION MENEE PAR LE REGIME OUATTARA - LES DESSOUS DE LA DERNIERE AFFAIRE KONE KATINAN

 

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Le ministre Justin Katinan Koné


Deux mois et demi après le «mensonge d’Etat» sur la fausse arrestation du ministre Koné Katinan au Cameroun, le régime a ravivé le «dossier», cette fois-ci en ventilant dans ses canaux locaux, le samedi 25 août 2012, une information relative à l’arrestation et à l’extradition imminente du porte-parole du président Laurent Gbagbo du territoire ghanéen vers la Côte d’Ivoire. Par la suite, le week-end a été riche en annonces et en démentis, en coups tordus et en opérations de manip' plus ou moins réussies. Que s’est-il passé exactement? Tout par d’un déplacement en Afrique du Sud du ministre Justin Katinan Koné, porte-parole du président Laurent Gbagbo, invité par l’ex-président sud-africain Thabo Mbeki à Johannesburg pour prendre part aux travaux de l’African Forum, plateforme regroupant notamment d’anciens chefs d’Etat africains. C’est en compagnie de Me Lucie Bourthoumieux, une des avocates de Gbagbo, que Katinan séjournera du dimanche 19 au vendredi 24 août dernier en Afrique du Sud. 

A la fin de son séjour fort enrichissant, au vu de la densité et de la qualité des personnalités rencontrées, le ministre du Budget du Gouvernement Aké N’Gbo et l’avocate Me Lucie Bourthoumieux regagnent la capitale ghanéenne d’où ils sont partis. C’est par un vol régulier de la South African Airways qu’ils atterriront à l’aéroport international Kotoka d’Accra. Après les formalités d’usage, c’est à leur sortie de l’aéroport, qu’ils seront apostrophés par des agents de la police ghanéenne. Et pour cause: une short-list de personnalités ivoiriennes en exil a été transmise par les autorités ivoiriennes. Justin Koné Katinan figure sur la fameuse short-list. Très clairement, le régime Ouattara l’accuse d’être impliqué dans les récentes attaques armées contre des cibles militaires en Côte d’Ivoire. En procédant ainsi, il espère faire prospérer sa demande d’extradition auprès d’un pays qui s’est toujours refusé à lui livrer ses opposants politiques. 

C’est donc en raison de ces accusations fallacieuses que Koné Katinan sera interpellé par les services de l’immigration et gardé depuis lors dans les locaux du Bureau of national investigation (BNI), l’équivalent de la Direction de la surveillance du territoire (DST) ivoirienne. Et avant même que les autorités ghanéennes ne communiquent sur l’affaire, c’est curieusement Abidjan qui a ventilé l’information de l’arrestation du ministre Katinan et de son «imminente extradition» dans la journée du samedi dernier. 
 
La Constitution ghanéenne, le rempart de Katinan
 
Une extradition qui n’est jusque-là pas encore intervenue. Parce que contrairement au Togo, le Ghana est pointilleux sur le respect des lois et des procédures. Et dans le cas de l’affaire Katinan, les autorités ghanéennes butent principalement sur les dispositions de la Constitution ghanéenne de 1992, qui sont assez strictes concernant tout ce qui est relatif à l’extradition et au non refoulement. De plus l’ex-ministre du Budget du gouvernement Aké N’Gbo bénéficie du statut de réfugié reconnu par les autorités ghanéennes et le HCR. On se souvient que c’est à la veille de la visite de Ouattara à Accra, le 6 octobre dernier, que le Parlement ghanéen avait voté à l’unanimité une disposition reconnaissant le droit d’asile et favorisant le statut de refugié aux dizaines de milliers d’Ivoiriens qui avaient trouvé refuge dans ce pays voisin. 

Si le Ghana a confirmé l’interpellation de Katinan Koné qui revenait du pays de Nelson Mandela, son extradition est loin d’être acquise. Selon les informations en notre disposition, cette «garde à vue» prolongée est en réalité une mesure sécuritaire prise par les autorités ghanéennes à l’endroit de celui qui porte la voix du président Laurent Gbagbo. Devant la tournure et la sur-médiatisation de cette affaire, les autorités ont jugé bon de mettre à l’abri le concerné. Qui a pu rencontrer des membres de sa famille dans la soirée de samedi dernier. 
 
Une action longtemps préparée par le régime Ouattara
 
Selon nos sources, des informations à la précision troublante sur l’arrestation d’un «gros poisson» parmi les exilés politiques au Ghana circulaient depuis quelques temps. Les autorités ivoiriennes, notamment le ministre des Affaires étrangères, au cours de sa conférence de presse du lundi 20 août dernier, avaient annoncé l’accélération des procédures avec le Ghana sur les extraditions. De son côté, le ministre de l’Intérieur avait subtilement laissé entendre au cours d’une rencontre que le Ghana était disposé à collaborer. C’est pour cette raison qu’Abidjan a été la première capitale à ventiler l’information sur l’arrestation de Katinan. Avant d’annoncer le samedi matin avoir dépêché des juges (et des éléments de la DST) à Accra pour obtenir son extradition. Cette délégation a-t-elle réellement quitté Abidjan? En tout cas, les autorités ghanéennes ne confirmeront pas la venue d’une délégation ivoirienne pour négocier l’extradition du porte-parole de Laurent Gbagbo. Alors s’agissait-il d’un coup de bluff médiatique destiné à faire pression sur Accra? Une chose est sûre : le régime d’Abidjan est prêt à tout pour obtenir la «tête» de Katinan sur un plateau d’argent. Celui dont l’arrestation et l’extradition ont été plusieurs fois annoncées y compris par Ouattara lui-même. 
 
Dlamini-Zuma, Mbeki et Rawlings suivent le dossier
 
Le Ghana va-t-il céder à la pression «ouattaresque»? Pas si sûr. Surtout que c’est volontairement que les autorités ghanéennes ont «construit» un mur juridique en béton armé qui protège les exilés politiques. De plus, Katinan et ses camarades jouissent du regard protecteur de l’ex-président John Jerry Rawlings qui ne ménage aucun effort quand il s’agit des pro-Gbagbo. Selon les informations en notre possession, ce dernier est au fait de cette affaire et ne tient pas à ce que son pays «vende» des frères ivoiriens. Plus loin d’Accra, le dossier est très suivi par les autorités sud-africaines. Notamment, la présidente de la Commission de l’UA, Mme Nkozasana Dlamini-Zuma, et l’ex-président Thabo Mbeki qui ont eu des entretiens avec le ministre Katinan Koné lors de son récent séjour à Johannesburg. 

De leur côté, les proches de Katinan Koné sont confiants et assurent qu’il ne sera pas extradé et recouvrera la liberté assez rapidement. Pour l’heure, l’affaire reste entre les mains de John Dramani Mahama, le successeur constitutionnel de John Atta Mills.
 
 

Frank Toti et Marc K. Blanchard



lundi, 27 août 2012

MAIS OU A-T-ON CACHE SIMONE GBAGBO?

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Les visiteurs de l’ex-Première dame ivoirienne ne la trouveront plus à Odiénné.

Détenue dans cette localité du nord-ouest de la Côte d’Ivoire depuis avril 2011, Simone Gbagbo aurait été transférée vers un autre lieu tenu secret, à 80 km de son lieu de détention initial.

L’information provient du quotidien Notre Voie qui s’appuie sur des «sources judiciaires», confirmées par un avocat de l’épouse de Laurent Gbagbo.

Par ailleurs, le journal pro-Gbagbo cite des informateurs qui donnent les raisons de ce transfèrement:

«Le pouvoir actuel soupçonne donc les individus qui attaquent de vouloir libérer les prisonniers politiques détenus dans le nord du pays, dont Mme Gbagbo.  

Alors il (le régime Ouattara, ndlr) a décidé de la déplacer d’Odienné vers une autre destination tenue secrète.»

Une interprétation concordant avec les propos du journal l’Inter qui fait le récit d’une tentative d’enlèvement manquée de Simone Gbagbo dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 août 2012.

Cette rumeur, invérifiable, est néanmoins corroborée par les opérations de ratissage des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) qui avaient lieu au même moment à Odienné.

Il y a peu de chances pour que celle qui est inculpée pour «crimes de sang, vol aggravé, détournement de deniers publics, pillage, concussion et atteinte à l’économie nationale», ne soit transférée à la CPI comme son époux.

Interrogé fin juillet par RFI sur cette éventualité, le président ivoirien Alassane Ouattara, a été clair:

«Ma priorité et mon souhait, ce serait de juger tous les Ivoiriens en Côte d’Ivoire.»

Il faut donc s’attendre à ce que ce transfèrement ne soit pas le prélude à un départ de madame Gbagbo vers le tribunal de La Haye.

 

Lu sur Notre Voie, RFIL’Inter


Source: SLATE AFRIQUE

UNE MILITANTE DU RDR ACCUSE HAMED BAKAYOKO DE CORRUPTION DANS L'AFFAIRE KONE KATINAN

 

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Lu sur le mur Facebook de Massandjé Koné, une amie RDR (posté par elle).


Voici les faits et jugez en vous-mêmes. Je suis dégoutée par cette manière de diriger la nation ivoirienne. A l’issue de son voyage en Afrique du Sud sur invitation de l'ANC, Koné Katinan est arrivé à l’aéroport international d’Accra-Kotoka par un vol régulier de la compagnie aérienne South African Airways.

C’est à sa sortie de l’aéroport, après toutes les formalités usuelles et dans l’attente de son chauffeur, que Koné Katinan a été interpellé par des policiers dont on découvrira par la suite qu’ils sont d'Interpol Ghana. Ces derniers, notoirement dans un deal avec quelques membres de notre gouvernement (Hambak, en particulier), à l’insu des autorités ghanéennes, ont voulu remettre Katinan dans l’avion pour le livrer à Abidjan, comme ce fut le cas du Commandant Anselme Séka Yapo, depuis l’aéroport de Lomé.

L’avocate Lucie Bourthoumieux, qui avait fait le voyage avec Katinan, s’y est opposée de manière très ferme et a clairement indiqué aux policiers que la destination finale de son client était Accra et non Abidjan. C’est sur ces discussions que l’affaire atterrit à la police de l’immigration de l’aéroport et ensuite au BNI (Bureau National d’Investigation), DST ghanéenne.

Là-bas, tout le monde est surpris par ce qui apparait visiblement comme un enlèvement organisé par le pouvoir ivoirien, avec la complicité manifeste de certains policiers du Ghana. On parle même d’une affaire de gros sous. Actuellement où je vous parle, ces policiers viennent d'être relevés de leur fonction. Katinan est en résidence surveillée, le temps que le Président Dramani rentre de son voyage.

Voici l'histoire très humiliante que nous vivons depuis hier. Au passage, je crois, avec mon expérience, que nous nous trompons de cible, notre ennemi est dans notre propre maison. Ce n'est pas le FPI!

 

Sur la page Facebook de Ma Patrie.

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

COMMUNIQUE DU FPI RELATIVEMENT A L'INTERPELLATION DU SECRETAIRE GENERAL ET PORTE-PAROLE LAURENT AKOUN

 

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Laurent Akoun, Secrétaire général du FPI


Le dimanche 26 août 2012, aux environs 14h00, le Secrétaire Général et Porte-parole du FPI, M. AKOUN Laurent, a été interpellé au corridor de l’entrée nord d’Adzopé, par une dizaine de FRCI commandée par le chef de brigade de gendarmerie de ladite ville. Ce dernier a intimé l’ordre au Secrétaire Général de descendre de son véhicule pour prendre place dans sa pick-up (estampillée brigade de gendarmerie d’Adzopé) puis, il a déclaré à la délégation du FPI qu’il conduirait M. AKOUN Laurent à la ‘brigade d'Adzopé’.

Lorsque, 10 mn plus tard, les membres de la délégation du FPI (15 militants responsables dont les vice-présidents Kodjo Richard et Marie-Odette Lorougnon) sont arrivés à la brigade de gendarmerie d’Adzopé, les gendarmes présents ont affirmé de ne rien savoir de toute l’opération.

Depuis, le Secrétaire Général et Porte-parole du FPI, M. AKOUN Laurent reste introuvable.

A la tête d’une importante délégation du FPI, M. AKOUN Laurent venait de présider une réunion avec les structures de base du Parti à Akoupé, sous la protection des forces de l’ordre de la ville et d’un détachement de l’ONUCI basé à Adzopé. Le Secrétaire Général devait présider sa 2ème réunion de la journée avec les structures de base d’Adzopé cet après-midi. Cette réunion avec la base a eu lieu, présidée par le Vice-président KODJO Richard. 

A la lumière de ce développement nouveau, la Direction du FPI se réunira dans les toutes prochaines heures pour aviser.



Fait à Abidjan, le dimanche 26 Août 2012.

dimanche, 26 août 2012

AFFAIRE KATINAN: L'IRRITATION DU GHANA ET DU MONDE ENTIER FACE A OUATTARA

 

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En refusant de livrer KATINAN ce samedi, le Ghana ouvre une relative tolérance vis-à-vis de ses exilés Ivoiriens, mais exprime surtout une option politique soutenue par ses populations, des Ghanéens de plus en plus hostiles à la politique du gouvernement Ouattara. C’est la marque d’une réelle réserve face à l’attitude du gouvernement Ouattara, relativement à la réconciliation nationale et au sort reservé au Front Populaire Ivoirien [FPI]. Le Ghana bénéficie dans cette rébellion contre Ouattara du soutien de l’Afrique du Sud et de plus en plus de pays africains. Même la France et les USA se sentent désormais poussées à prendre des distances d’avec ADO, si le dialogue républicain direct ne prend pas forme.

Katinan Koné qui était contesté, jalousé, redevient un héros dans le camp Gbagbo !

Le FPI, et c’est son plein droit, trouve dans cette résistance internationale contre Ouattara, un ferment de mobilisation fournit par le pouvoir Ouattara lui-même. Désormais, la communauté internationale devient impatiente et pourrait manifester publiquement une mauvaise volonté, si le pouvoir Ouattara maintient la ligne intransigeante actuelle face à l’opposition FPI et l’opposition ivoirienne en genéral.

Dans cette situation, le PDCI semble fuir ses responsabilités. Oubliant qu’il est comptable aussi bien des échecs que des succès, Bédié ne réagit que lorsque Ouattara le consulte. Ce que ce dernier fait de moins en moins. Quand on l’interpelle, le président du PDCI s’en remet à Ahoussou [premier ministre sans réels pouvoirs], lorsqu’il [Bédié] ne lève pas les bras au ciel en disant: « Alassane voulait être président, qu’il montre ce dont il est capable. » Le Ghana et le monde entier savent tout ça, et sont décidés à empêcher Alassane Ouattara de n’en faire qu’à sa tête avec cette justice vindicative, sans aucune sanction pour les abus et criminels de son propre clan politico-militaire mono-ethnique.

Plus de 16 mois après le 11 avril 2011, seuls les pro-Gbagbo sont victimes des poursuites de Ouattara. Ce qui n’est plus acceptable pour les Ivoiriens dans leur écrasante majorité, ni pour les Ghanéens, ni pour les Africains, encore moins pour l’ONU et l’Union européenne.

Alassane Ouattara le sait désormais.

On peut affirmer, ce samedi soir, que l’entêtement de Ouattara dans le dossier Katinan, sonne les débuts de son isolement diplomatique.


 

La rédaction de Connectionivoirienne.net

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

 

 

 

 

 

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Côte d'Ivoire: Arrestation de Katinan Koné au Ghana, ce qui s'est réellement passé

 

Contrairement à ce que les médias à la solde du régime Ouattara veulaient faire croire, le ministre Justin Katinan Koné a été brièvement interpellé en compagnie d'une avocate du président Gbagbo lors d'un contrôle de police aux frontières au Ghana à l'aéroport de Takoradi alors qu'il revenait d'Afrique du Sud ce vendredi soir..

Malgré l'insistance, la demande et la pression du camp Ouattara et ses soutiens extérieurs, pour sa livraison en vue d'une extradition vers la Côte d'Ivoire, les autorités ghanéennes se sont refusées à livrer le ministre ivoirien délégué au budget du dernier gouvernement du président Laurent Gbagbo qui a, selon nos sources sur place, quitté tranquillement son lieu d’interpellation pour se rendre dans une villa de la banlieue d'Accra.

Selon nos informations, les autorités ghanéennes auraient rappelé la loi en vigueur en matière d'extradition sur leur sol aux "envoyés" spéciaux de Alassane Ouattara qui sans nul doute guettaient son arrivée.

En tout cas, Il est en ce moment à son domicile au moment ou nous écrivons ces lignes.

Le camp Ouattara va-t-il s'avouer vaincu dans cette affaire....?

Nous vous tiendrons informés s'il y a un quelconque changement.


 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

samedi, 25 août 2012

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR CISSE BACONGO, MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE DE COTE D’IVOIRE

 


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Monsieur le ministre Cissé Bacongo,


Après avoir lu, avec attention, votre message que vous avez livré à la presse, le jeudi 23 août 2012, à votre cabinet, message qui a été publié le vendredi 24 août 2012 par le quotidien « Le Nouveau Réveil », je vous adresse cette lettre, en espérant qu’elle vous parviendra et que vous la lirez jusqu’au bout.

Monsieur le ministre Cissé Bacongo, dans votre message, vous avez, en ce qui concerne la rentrée universitaire 2012-2013, fixée au 3 septembre 2012, déclaré ceci : « Pour le rendez-vous du 3 septembre, je suis prêt ... Il peut avoir des détails à parfaire, des équipements à renforcer. Mais, en l’état actuel des choses, je tiens à rassurer tout le monde que le rendez-vous du 3 septembre sera honoré. La rentrée universitaire aura lieu… ». 

Vous avez aussi déclaré : « l’Etat a fait un sacrifice historique pour redonner à nos universités une allure, une dimension et des conditions qui leur permettent de concurrencer les grandes universités du monde ». Certes. Les bâtiments ont été repeints, des kilomètres de clôture sont bel et bien visibles.

Mais, savez-vous que, après plus de 15 mois de fermeture des Universités, tout le monde attend de voir ce que, au-delà des bâtiments repeints, vous avez réellement changé. Allez-vous, après les inscriptions, commencer à payer les bourses de 2009-2010 qui sont encore dues ? Est-il prévu, au titre des réformes du système de l'enseignement supérieur, que les bourses seront payées au premier trimestre de l'année pour les charges de l'année en cours et non des bourses d'une année A payées dans une année B ?

Pire, vous parlez uniquement de droit d’inscription et pas de bourse d’études et de leur montant. Ce faisant, vous donnez l’impression, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, de ne pas savoir que, la prospérité de notre pays repose sur l’agriculture, c’est-à-dire que les richesses de notre pays sont créées par les paysans. Et donc, la bourse doit constituer un droit garanti à tous les fils et filles de ces gens-là, afin qu’ils aient les moyens indispensables et suffisants pour mener à meilleur terme les études par eux-mêmes choisies, et bien entendu en fonction de leurs aptitudes, pour devenir ce qu’ils ont la force et l’intelligence d’être, comme vous et moi. Eh oui, la bourse doit constituer un droit garanti pour qu’un grand nombre d’hommes sorte des affres de l’ignorance et de la dépendance, et puisse avoir les capacités requises pour remplir les fonctions nécessaires à la société, en vue du bien-être et de la prospérité des uns et des autres…

Monsieur le ministre Cissé Bacongo, comme vous le savez, à l’issue de la crise post-électorale, de nombreux intellectuels du pays, et spécifiquement des enseignants, je veux dire vos collègues, ont été arrêtés, a tort ou a raison. Certains d’entre eux sont encore détenus à Boundiali ou à Bouna, etc.

Beaucoup d’autres sont partis en exil forcé ou volontaire. Un nombre élevé de ceux-ci s’est vu offrir d’autres emplois ; sinon des postes dans des universités étrangères où des rémunérations plus alléchantes leur ont été proposées. Et donc, ces professeurs n’envisagent peut-être pas retourner en Côte d’Ivoire. Alors, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, pouvez-vous nous rassurer que vous avez trouvé des enseignants pour remplacer ces enseignants nationaux ivoiriens qui sont en prison ou en exil, ainsi que les autres professeurs étrangers qui, pour des raisons personnelles, y compris de sécurité, n’entendent plus exercer en Côte d’Ivoire ?

Par ailleurs, que répondez-vous aux professeurs ivoiriens qui disent que, par solidarité et cas de conscience, ils n'iront pas enseigner, tant que leurs collègues ne seront pas libérés, ni de retour d'exil ?

Vous pouvez, comme bien d’autres, ne pas partager leur point de vue ; mais. admettez que ce sont des intellectuels autant que vous et que, en tant que tels, ils ont, comme vous, un niveau d’éducation et de culture qui leur permet de prendre des positions personnelles et d’assumer des responsabilités dans la vie sociale et publique du pays.

De plus, comme vous le savez, alors que les pouvoirs publics ont le devoir d’assurer à tous les enfants le droit de recevoir une éducation de qualité, les étudiants ivoiriens ont été chassés des cités et des amphithéâtres par le Président Ouattara dès sa prise de pouvoir et a fermé les universités publiques.

Le Président Ouattara a ainsi condamné, voire mutilé, des générations entières d’Ivoiriens, en maintenant les universités fermées pendant deux années, pour, dit-on, les réhabiliter ; deux années durant lesquelles, en toute bonne conscience, avec votre salaire bien garanti, vous êtes resté coi et vous êtes demeuré ministre de l’enseignement. En tant que vous-même enseignant, intellectuel et ministre de tutelle, vous ne vous êtes jamais opposé à toutes ces incongruités et violations des droits humains par Alassane Ouattara et vous ne vous êtes jamais élevé au-dessus des contingences ethnocentriques et géopolitiques pour signifier à celui-ci que l'UNESCO, (organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture), interdit de traiter de la sorte les enseignants et autres instructeurs de la république.

D’ailleurs, en ce qui concerne cette décision de fermeture des universités publiques, vous savez bien qu’elle a été prise en l’absence de tout consensus, sans l’avis des parents d’élèves ou leurs organisations, sans concertation avec les étudiants, principaux concernés, ni avec les enseignants, techniciens du domaine. Or, les enseignants, vous le savez, jouent un rôle clef dans toutes les formes d'éducation ; au point que, dans les pays civilisés, on ne saurait envisager aucune mesure de telle envergure visant l'éducation, sans se référer à eux, les enseignants, tout au moins pour ce qui est des réformes et des stratégies. Voilà pourquoi, je me demande si vous, enseignant et ministre de tutelle, n’avez jamais eu de ressentiment, du moins si vous n’avez jamais senti votre dignité bafouée de voir que le président Ouattara n’ait aucun respect pour les enseignants, mais plutôt du mépris à leur encontre ?

Et puis, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, vous qui avez bénéficié de l’école gratuite, de tenues et fournitures gratuites, de bourse d’état, pour étudier et devenir ce que vous êtes aujourd'hui, pourquoi voulez-vous que les enfants de Côte d'Ivoire payent 30.000 FCFA pour accéder à l’université ? Où et comment, dans la situation précaire et instable où nous nous sommes, nos parents vont-ils trouver une telle somme, quand on sait que, par défaut de l’uniforme, certains enfants ne peuvent pas aller à l’école ? Vous savez bien que si vos parents avaient eu à payer une telle somme, vous ne seriez pas devenu ce que vous êtes aujourd’hui, croyez-moi. Moi non plus. Vos frères non plus. Monsieur Alassane Ouattara non plus... Alors, pourquoi, maintenant que vous êtes au pouvoir, vous ne garantissez pas aux enfants de notre pays de tels acquis qui vous ont permis d’être un intellectuel et un haut fonctionnaire ? Pourquoi refusez-vous de faire pour les jeunes générations qui représentent l’avenir de notre pays, ce qu'on a fait hier pour vous ? Pourquoi ? Pure méchanceté ? Inconscience ?... Dieu seul le sait.

Oui, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, franchement, je vous croyais imprégné de l’idéal républicain. Alors, je vous voyais, au nom du droit à l’éducation, et eu égard aux bienfaits de l’école, aux avantages et atouts des études universitaires pour développer les facultés intellectuelles et les capacités mentales, pour hisser l’être humain à un haut standing de travail et de vie, je vous voyais, dis-je, rendre l’école ivoirienne obligatoire et surtout gratuite. Oui, gratuite, pour garantir une égalité réelle de chances entre tous les jeunes Ivoiriens. Oui, gratuite, parce que c’est une nécessité incompressible, voire un droit absolu, conforme à la justice sociale dont doit jouir tout enfant pour se préparer à la vie de notre temps. Oui, gratuite, parce que c’est un impératif répondant tant à l’intérêt de chaque individu qu’au besoin de développement du pays, sur le plan économique, social et culturel. Ah oui ! Je vous voyais rendre l’école ivoirienne obligatoire et gratuite. Mais non ! Maintenant que vous êtes positionné sur l’autre rive, vous vous en fichez et contrefichez éperdument : c’est 30.000 FCFA, sinon y a pas université ! C’est à se demander si vous avez jamais compris votre mission de ministre de l’instruction publique, n’est-ce pas ?...

Autre chose. Monsieur le ministre Cissé Bacongo, avant de « rassurer tout le monde que le rendez-vous du 3 septembre sera honoré. La rentrée universitaire aura lieu… », avez-vous jamais pris soin de sécuriser les lieux pour ne plus y vivre les barbaries d’hier? Avez-vous jamais pris soin de faire le décompte des jeunes Ivoiriens qui sont prêts à payer vos 30.000 F CFA et à prendre, à cœur joie et sans peur dans le ventre, le chemin de l’université, dans ce climat d’insécurité?...

Enfin, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, si malgré tout, les universités devaient reprendre leurs activités, vous imaginez-vous, l’amer constat de l’absence à jamais d’un grand nombre d’étudiants, notamment et sans nul doute, ceux assassinés et disparus depuis la crise ? On a l’impression que, pour vous, peu importe ! ». Car, comme vous l’avez annoncé « la vida continua », et la fête aura lieu. Il y aura des festivités. Il y aura une cérémonie solennelle au Campus Houphouët-Boigny de Cocody en présence d’étudiants et d’enseignants venus de France, d’Afrique, d’écrivains et d’hommes d’affaires, tels que M. Tidiane Thiam, M. Wolé Soyinka, la directrice générale de l’Unesco, le directeur de Africa Rice…, en présence d’Alassane Ouattara lui-même et de plusieurs chefs d’Etat de la sous-région et des ministres de l’Enseignement supérieur des pays membres du CAMES, etc. Mais quel gâchis ! De mémoire, je ne connais pas d’université qu’on a ouverte ou recouverte avec un tel faste ?... Mais, ainsi va la Côte d’Ivoire !

Au total, je vous dirais, voyez-vous, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, qu’elles sont nombreuses les raisons pour lesquelles, objectivement, formellement, et a contrario de ce que vous déclarez, la rentrée ne peut avoir lieu et n’aura pas lieu. En tout cas, au regard de tous ces faits que nous venons de relever, force est de reconnaître que cette rentrée risque d’être un échec. Quoiqu’il en soit, , qui vivra verra.

 

Léandre Sahiri,

(Docteur ès lettres, Professeur, écrivain, militant pour les droits et libertés. Directeur de publication du magazine LE FILAMENT).

DUEKOUE - CAPITAINE OUATTARA KPOLO: «CEUX QUI SONT A L'INTERIEUR DU PARC DU MONT PEKO SONT MAJORITAIREMENT ETRANGERS»

 

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Ce que vous allez lire est totalement surréaliste. La Côte d'Ivoire est-elle encore un Etat? Y a-t-il des gouvernants sur ce lopin de terre africaine ou sommes-nous en pleine jungle où chacun peut faire impunément ce qu'il veut? Faites-vous en une opinion! Bonne lecture.


Capitaine Ouattara Kpolo (Office ivoirien des Parcs et Réserves): ''Ceux qui sont à l’intérieur du parc sont majoritairement des étrangers. Chaque semaine, deux à trois cars de transport en commun y déversent les clandestins, augmentant ainsi leur population. Si l’ on part sur la base de deux convois par semaine, on se retrouve facilement avec 600 personnes par mois.''


Comment va le secteur parc du Mont Péko, aujourd’hui ?
 
J’ai pris fonction à Duékoué en décembre 2011. En fait, j’étais déjà ici en 2008-2009 et je suis allé en formation. En ce qui concerne la conservation du parc, notre absence sur le terrain depuis 2002 a eu un impact. C’était partout la même chose. Même nos locaux étaient occupés par les militaires. Nous n’existions même plus en ville. Après la crise post-électorale, nous sommes revenus occuper nos locaux qui étaient devenus, entre-temps, les logements de certains éléments des Frci. Nous avons réhabilité partiellement un bâtiment en mars 2012. Malheureusement pour nous, on nous annonce que les Frci reviennent. On nous a dit que c’est provisoire. Mais cela nous inquiète.

Et le parc lui-même ?

Au plan technique, c’est un autre problème. C’était difficile. Le personnel que j’ai trouvé sur place n’allait pas sur le terrain. Les risques d’attaque étaient grands. Surtout qu’au niveau du parc, il y avait beaucoup d’informations qui circulaient.

Que disent ces rumeurs?
 
Il s’agit principalement de la présence d’hommes armés à l’intérieur du parc. Moi-même, après six mois de présence, je n’y suis entré qu’une seule fois.

Pourquoi, avez-vous peur aussi ?
 
J’avais été averti de la situation dès mon arrivée. Ma méthode a donc été d’approcher les populations riveraines avant de rencontrer ceux qui sont à l’intérieur du parc. Nous sortons d’une crise armée. Je ne peux pas engager, dès mon arrivée, la répression. J’ai eu des instructions fermes de ma hiérarchie dans ce sens. Je suis donc venu en tant qu’agent de développement. Localement, je me suis appuyé sur la population. Parce que les gens pensaient que les Eaux et Forêts n’allaient plus revenir et que la zone avait été déclassée. J’ai pu réussir ma mission en partie parce que les préfets et sous-préfets m’y ont aidé. Les deux tiers du parc sont dans le département de Bangolo et l’autre tiers à Duékoué. Il était question de rencontrer les infiltrés. Je leur ai adressé des convocations avec l’aide des sous-préfets de Guinglo-Taouaké, Bléni-Méhouin. Mais ces derniers ont refusé de me rencontrer.

De quelle nature est la population infiltrée ?
 
Pour nous, ce sont des paysans. Ceux d’entre eux qui m’ont répondu, m’ont demandé de prendre attache avec Amadé Ouérémi avant de les rencontrer. Or pour moi, il s’agit de personnes individuellement en infraction. C’est là que j’ai compris qu’elles sont organisées. A partir de février 2012, j’ai changé de stratégie en cherchant à rencontrer Amadé Ouérémi, en vain. Je suis passé par ces mêmes sous-préfets, sans plus de succès. Et quand j’ai voulu entrer dans le parc pour le voir directement, on m’en a dissuadé en évoquant le danger auquel je m’exposais.

Avez-vous essayé de joindre Amadé Ouérémi par téléphone ?
 
Son numéro que j’ai eu marche bien. Mais il ne décroche jamais. J’ai appris, par la suite, qu’il ne répond pas aux appels émanant de numéros qu’il ne connaît pas. J’ai donc changé de méthode encore.

En quoi faisant ?
 
Je suis passé par des gens qui lui sont proches. Notamment ses compatriotes burkinabè. On ne m’a fait que des promesses. J’ai tenté de le rencontrer par le biais du sous-préfet de Bagohouo qui m’y a envoyé à des réunions pour me présenter à la population, en vain.

Qu’avez-vous donc fait ?
 
Finalement, j’ai pris mon courage à deux mains pour pénétrer dans le parc.

Pourquoi une telle décision lourde de conséquences ?
 
J’avais une contrainte de temps du fait de la mission d’évaluation des parcs. Les experts devaient venir voir la dégradation du Péko (faune et flore). Je me suis référé au sous-préfet de Bagohouo qui m’y a encouragé. Quant au chef de ce village, il m’a dit : «Allez-y, mais, je ne peux pas vous accompagner». Il restait une semaine pour la mission. J’ai pris la voie qui mène au campement d’Amadé Ouérémi. Je suis arrivé à un corridor où des individus m’ont demandé ce que je venais faire en ce lieu.

Ces personnes étaient-elles armées ?
 
Elles étaient en civil et ne portaient aucune arme. Elles étaient une douzaine. On m’a demandé si j’avais rendez-vous avec Amadé Ouérémi. Quand j’ai répondu par la négative, on m’a demandé d’attendre. Quinze minutes après, Amadé Ouérémi est arrivé. C’était le 25 avril. Il n’était pas content que je sois entré dans la forêt.

Qu’a-t-il donné comme argument pour justifier son mécontentement ?
 
Il a demandé qui m’a autorisé à entrer dans le parc. Il m’a menacé en disant qu’il n’aime pas les Eaux et Forêts parce que c’est sa forêt. Il m’a même dit que si je suis venu chercher des histoires, il était prêt. Il a proféré des menaces de mort à mon endroit.

Que vous a-t-il dit exactement ?
 
Il a dit qu’il allait nous tuer.

Combien de personnes ont fait cette mission ?
 
Nous étions quatre. J’ai répondu à Amadé Ouérémi que j’avais mesuré le danger auquel je m’exposais. Mais, je n’étais pas là pour créer des problèmes. Il est devenu un peu froid. Je lui ai dit : « Depuis cinq mois, je n’arrive pas à vous rencontrer. Je suis le responsable du Mont Péko et je suis venu vous annoncer qu’une mission d’évaluation viendra d’Abidjan dans une semaine pour visiter le parc. C’est dans votre intérêt et le nôtre. Cette mission est diligentée par l’Etat de Côte d’Ivoire. Si vous vous y opposez, c’est comme si vous vous opposiez à l’Etat de Côte d’Ivoire ».

Quelle a été sa réaction ?
 
Il m’a dit qu’il a investi beaucoup d’argent dans le parc. Si la mission venait le lui arracher, il ne se laisserait pas faire. Qu’il doit être dédommagé.

Qu’entend-il par “ investir de l’argent dans le parc’’ ?
 
Il a fait des plantations. Je lui ai répondu: « Je suis un simple commis de l’Etat. Il faut montrer aux responsables de la mission vos investissements dans le parc. Seul l’Etat peut décider de votre sort. Si un jour, le parc est déclassé, je serai affecté ailleurs ».

A-t-il autorisé la mission des experts ?
 
Il n’était pas question d’une autorisation. Mais juste de lui annoncer une mission qui s’impose à nous tous.

Cette mission a-t-elle eu lieu ?
 
Elle a effectivement eu lieu de février à mars.

Sans accroc ?
 
Le deuxième jour de la mission, les hommes d’Amadé Ouérémi ont voulu faire de la résistance à la vue des agents en treillis dans le groupe. Ils s’en sont pris à un expert en oiseaux, il faut savoir que la particularité de ce parc est qu’il abrite une espèce rare d’oiseaux. C’est ce qui lui a permis de bénéficier d’un projet. Il fallait s’assurer que cet oiseau était encore là. Il y avait tout de même deux fausses notes.

Lesquelles ?
 
Quand les sociologues sont venus, ils ont vu les chefs des villages voisins, ils ont demandé à croiser les infiltrés. Ouérémi et ses éléments ont refusé. Vers la fin de la mission, nous étions stressés. Un dernier volet devait faire l’état des pistes qui ceinturent le parc dont l’une des vocations est le développement du tourisme. Dès que la mission est finie, il y a eu le communiqué du gouvernement qui demandait aux infiltrés de sortir des aires protégées. Amadé Ouérémi et ses hommes ont pensé que l’objet de la mission était de connaître leur position et les signaler à Abidjan.

Etiez-vous de la mission ?
 
Non. J’ai fait partir deux éléments. On me connaissait déjà, il fallait éviter que les esprits s’échauffent. Je faisais la ronde autour du parc pour alerter les autorités en cas de besoin.

La mission a-t-elle pu voir cet oiseau rare ?
 
C’est ma hiérarchie qui peut vous répondre. Je ne peux pas évoquer les conclusions d’une mission dont je ne suis pas le commanditaire.

Le parc peut-il encore être sauvé ?
 
La vocation d’un parc, ce n’est pas forcément la forêt. C’est aussi le relief, le paysage, la faune. Si on le laisse tranquille, il peut se reconstituer. Il y a des éléphants et des chimpanzés dans ce parc. Ils sont chassés. L’exploitation agricole est également très intense. Cela met le parc en péril.

Que dites-vous aux populations riveraines qui se plaignent qu’on les empêche de travailler dans le parc, alors qu’Amadé Ouérémi y est en toute tranquillité ?
 
Elles ont raison. Ce parc est préservé depuis la période coloniale. Il a un rôle très important dans la région. Aujourd’hui, on se rend compte que le fleuve Sassandra est en train de mourir. Une des causes de cette situation est la destruction du Péko qui est un de ses réservoirs. Tous les cours d’eau qui partent du Péko sont à sec. Dans les champs, les populations déforment les lits des cours d’eau.

Comment régler, selon vous, le cas d’Amadé Ouérémi ?
 
Nous nous référons à notre hiérarchie et au gouvernement. Le dossier est très sensible pour diverses raisons.

Lesquelles ?
 
Ceux qui sont à l’intérieur du parc sont majoritairement des étrangers. En tant que gestionnaire du Mont Péko, il ne m’appartient pas de mener des actions qui peuvent entraîner des troubles dans la région.

Quel est l’état réel du parc aujourd’hui ?
 
On ne peut pas vous répondre sans faire une étude du parc. Or, il est impossible de la faire. Parce que, le parc est devenu une poudrière. Chaque semaine, deux à trois cars de transport en commun y déversent les clandestins, augmentant ainsi leur population. Si l’ on part sur la base de deux convois par semaine, on se retrouve facilement avec 600 personnes par mois. Au départ, les nouveaux venus étaient des manœuvres agricoles au service des anciens. Quand ils ont des moyens, après leurs contrats, ils achètent à leur tour des parts de forêt. Ils sont bien organisés sur place.

Pourquoi ne pas passer du côté de Bangolo ?
 
Partout, on vous renvoie à Amadé Ouérémi. En fait, il y avait deux groupes au départ. A Bangolo, un certain Bakary et Ouérémi dans la zone de Duékoué. Chacun travaillait de son côté. Il y a eu conflit de compétence entre les deux quand les champs des deux groupes se sont touchés autour de 2008-2009. A la suite des affrontements, Amadé Ouérémi a pris le dessus.
 
 

Interview réalisée à Duékoué par Doua Gouly.

In le quotidien pro-gouvernemental Fraternité Matin.

vendredi, 24 août 2012

J'ACCUSE OUATTARA (THEOPHILE KOUAMOUO)

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Dans la courte liste des livres qui tentent de nous faire comprendre à la fois les pans obscurs du conflit ivoirien et la responsabilité d'Alassane Ouattara, ce dernier essai de Théophile Kouamouo est assurément le plus audacieux et celui qui s'adresse au grand public et non point à des spécialistes de la chose politique. Sur un ton franc et admirablement clair, l'auteur suit non seulement la ligne chronologique des événements et des discours qui les ont préparés puis nourris mais aussi la savante construction des propos qui, çà et là, ont tenté de "blanchir" Ouattara et souiller Laurent Gbagbo, dernier adversaire devenu son ennemi. 

L'indignation de Théophile Kouamouo devant la justice des vainqueurs est d'autant plus grande qu'ayant fait du traitement de l'information sur la Côte d'Ivoire sa spécialité, il a été très attentif aux propos partiaux de certains de ses confrères français et aux malignités avec lesquelles certaines organisations non gouvernementales, - comme Human Rights Watch - fabriquent de toutes pièces des faux pour discréditer ou disculper selon leur bon vouloir. Conscient du caractère ouvertement accusateur de son ouvrage, en bon tacticien, l'auteur remonte dans le passé jusqu'aux premiers signes annonciateurs du cataclysme ivoirien. Et là, que découvre-t-on ? Non pas "l'ivoirité" - la prétendue cause de tous les maux des Ivoiriens - mais bien la "charte du Nord" qui lui est antérieure et qui avait clairement dans ses lignes choisi Alassane Ouattara comme son étendard alors qu'aucune élection présidentielle n'était annoncée. Jamais la "Charte du Nord", ce "brûlot ethnocentriste datant de 1991", n'a été replacée avec autant de justesse dans l'histoire du conflit ivoirien pour en montrer les racines locales. Cette démarche fait apparaître de façon éclatante que, dès le départ, Alassane Ouattara avait choisi la voie tribale pour conquérir le pouvoir. 

De toute évidence, c'est dans le chapitre intitulé "MPCI = RDR" que l'auteur fait éclater son talent d'enquêteur didacticien. Prenant sans cesse le lecteur à témoin, il le tient par la main, l'interroge, lui explique les liens existants entre tel discours et telle action qui le suit, puis le conduit logiquement à l'implacable conclusion. Il démontre ainsi l'implication de nombreuses personnalités issus du Nord dans toutes les actions conduites par les forces rebelles contre la Côte d'Ivoire. Le lecteur ne peut alors que se poser la question de savoir si le mutisme des personnalités nordistes qui n'ont pas suivi Ben Soumahoro et Balla Keïta dans leur refus de ce contrat tribal n'était pas un mutisme complice. N'oublions pas qu'ils ne se sont désolidarisés de manière collective et officielle de la rébellion qu'après les élections et le verdict du Conseil Constitutionnel. Jamais auparavant ils n'avaient démenti de la même manière les rebelles qui disaient s'exprimer au nom de tous les Nordistes ! Jamais ils n'avaient jugé offensant et dangereux l'attitude des leaders de leur bord qui, souvent, dans leur fief, abandonnant tout à coup le discours officiel en langue française, s'exprimaient en langue locale pour annoncer le projet de reconquête du pouvoir! 

Après la démonstration que la guerre ivoirienne était programmée intérieurement et extérieurement, Théophile Kouamouo s'attache, dans les derniers chapitres de cet ouvrage, à nous faire comprendre pourquoi malgré tous les crimes commis - (les gendarmes de Bouaké - les massacres de Petit-Douékoué et de Guitrozon - le massacre d'Anonkoua kouté - les massacres dans l'Ouest et à Douékoué - Les violences à l'hôtel du Golf) - et reconnus parAmnesty International et l'Agence Reuters, Alassane Ouattara ne sera jamais jugé par la justice internationale. Il ne le sera pas parce que "dans sa structure, [cette institution] est fondamentalement plus un instrument politique aux mains de ses bailleurs de fonds qu'une véritable institution judiciaire telle que conçue par les grandes démocraties" ; et aussi parce que "par une transitivité presque parfaite, (...) Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et un certain nombre de dignitaires onusiens, sont aussi coupables"de ces crimes contre l'humanité. Le livre montre d'ailleurs comment, sur place, le représentant de l'ONU a travaillé pour garantir à Ouattara une parfaite impunité. 

Théophile Kouamouo nous montre donc qu'en prêtant attention aux propos des uns et des autres, les événements qui ont marqué le conflit ivoirien font indiscutablement d'Alassane Ouattara le grand bénéficiaire de tous les crimes des mouvements rebelles. La démarche analytique dont il fait preuve ici rend ce conflit compréhensible par tous : Africains, Européens, Ivoiriens. La richesse de la documentation et cette manière d'interpeller constamment le lecteur font de l'auteur un excellent juge d'instruction, conscient que son rôle est de s'attacher à tous les actes utiles à la manifestation de la vérité. Une vérité qui condamne Alassane Ouattara et qui est désormais à la portée de tous !


Raphaël ADJOBI               


Titre : J'accuse Ouattara, 114 pages

Auteur : Théophile Kouamouo

Editeur : Le Gri-Gri International, mai 2012 (10 euros)


Source: Lectures, Analyses et Réflexions de Raphaël

jeudi, 23 août 2012

AFFAIRE FPI A ERADIQUER: UNE IVOIRIENNE CRACHE SES VERITES A SORO GUILLAUME




Soro Guillaume a publié un article appelant a éradiquer le FPI, qualifié d’organisation terroriste, sur son blog personnel. A la suite du tollé qu’a provoqué cet article sur le net, Guillaume Soro a fait écrire un autre article pour se désolidariser de la publication de son porte-parole. Ce revirement du Président de L’assemblée national ivoirienne a amené de nombreux citoyens ivoiriens à réagir à ce qui semble être une pure manœuvre. Nous publions ici la réaction d’Alice Kacou, une commentatrice très réactive dans la communauté des blogueurs ivoiriens :

"Soro Guillaume, ce pseudo-politologue arriéré, qui s’est autoproclamé comme tel sans en avoir les diplômes requis, n’a pas compris que quand tu affiches un document sur ton blog qui est un site personnel, c’est que tu l’approuves. Le parti socialiste ne peut jamais afficher sur son site des écrits du Front National.

Alors monsieur Soro, arrêtez de prendre les enfants du bon Dieu pour les oies sauvages. De plus sekongo félicien c’est votre Porte-parole et votre conseiller, si vous n’approuviez pas ses écrits non seulement vous ne feriez pas de lui votre porte-parole et en plus vous ne l’autoriseriez pas à publier sur votre blog qui a un identifiant et un mot de passe qui sont en votre possession.
 
C’est là une façon bien triste de réfléchir aux conséquences de ses écrits après les avoir produit. Dans tous les cas on ne peut que s’attendre à ce genre de bourdes avec vous, car quand deux sémi-éduqués se mettent ensemble le résultat ne plane évidemment pas haut !
 
L’un n’a pour tout diplôme universitaire qu’une licence en Anglais auquel il n’a jamais pu adjoindre le simple certificat d’aptitude au métier d’enseignants de collège, et l’autre a été renvoyé en deuxième année de l’URES de Daloa pour tricherie aux examens ; il est évident que cette paire de cancres là ne peut que produire de la bouse.
 
Monsieur Soro, ce spectacle triste que vous nous offrez, est bien évidemment à l’image de la nouvelle Côte d’Ivoire de désordre où vous prospérez, dans laquelle la compétence et l’intelligence attestées ont cédé la place à la médiocrité et aux connivences".
 

Alice Kacou, sur Facebook.

SACCAGE DU QG DU FPI, ARRESTATIONS - DECLARATION LIMINAIRE DE LAURENT AKOUN

 

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Au nom du FPI et de son Secrétariat Exécutif, j’ai honneur à vous accueillir ici dans le cadre de cette conférence de presse que le parti a décidé d’organiser ce jour-même, suite au pillage du siège et à l’agression des membres du personnel administratif ainsi qu’au kidnapping de plusieurs responsables du FPI dont le Docteur Alphonse Douati.

Comme vous l’avez appris, l’heure est grave et votre présence effective constitue pour le FPI une marque de sympathie et de compassion. C’est pourquoi Mesdames, Messieurs, chers camarades, je m’empresse d’exprimer à tous et à toutes la reconnaissance du FPI qui ne se sent pas seul dans cette épreuve qui prolonge une liste déjà incommensurable d’exactions et d’arrestations. Je pense, à titre de rappel, aux violences et traitements inhumains qui ont emporté nos camarades Désiré Tagro, Tapé Gozé, Gnan Raymond, Dadi Badi, Bohoun Bouabré, Diagou Gomont Jean-Baptiste, Innocent Apiéni Brou, Koné Dramane, etc. ; je pense, également, à tous les illustres anonymes, ces martyrs de la lutte pour la souveraineté et la dignité de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.

Je salue très sincèrement la présence des responsables des différentes plateformes et des partenaires du CNRD.

Je salue tout naturellement la grande famille des journalistes et autres communicateurs qui ne ménagent aucun effort pour échanger avec nous, chaque fois que nous décidons de les prendre à témoin sur les dérives totalitaires que le régime Ouattara impose au Peuple ivoirien en général, plus particulièrement au FPI depuis le renversement du président Laurent Gbagbo.

La présente intervention liminaire s’articule autour de trois (3) points : d’abord j’exposerai les faits tels qu’ils se sont produits ici même et à la DST ; ensuite je pointerai du doigt leurs auteurs ; enfin, en troisième lieu, je mettrai en lumière l’attaque barbare de notre siège le samedi dernier en la rattachant à une série de violences. Cette atmosphère de terreur, selon le FPI, plonge ses racines dans l’idéologie et la psychologie de ce régime dont nous pensons que les décideurs internationaux réussiront à contrecarrer la dangerosité, au nom de la justice et de la démocratie.

Les faits

Le samedi 18 août en fin de matinée, la direction du parti a été alertée par le personnel administratif indiquant que le siège venait d’être attaqué par une vingtaine de gens armés de pistolets, de gourdins et de machettes. Ils ont fait irruption dans ce QG menaçant de mort et frappant les occupants des lieux. Ceux de nos agents présents mais qui ont pu se cacher affirment que les bureaux du Président du FPI et du Secrétaire Général étaient la cible privilégiée des agresseurs. C’est en effet en ces lieux qu’ils ont opéré, emportant une forte somme d’argent ainsi que du matériel informatique. Ils ont par ailleurs saccagé les sanitaires et mis le feu à la voiture d’un camarade. Voilà pour ce qui est des dégâts les moins importants. Voyons pour ce qui est des préjudices corporels.

Sous ce rapport, disons que le FPI a encore beaucoup perdu même si, pour l’instant, le bilan n’est que provisoire. Parmi nos camarades présents sur les lieux, il y avait deux jeunes femmes originaires du Nord de notre pays. Elles ont été particulièrement prises à parti, sévèrement tabassées, comme s’il était écrit quelque part que les citoyens originaires du Nord n’ont pas le droit de militer au FPI. Les bastonnades ont fait deux (2) blessés dont la Croix rouge et l’ONUCI peuvent témoigner.

Plus grave, les agresseurs ont enlevé un membre de la JFPI. Il s’agit du camarade Dessékou Pamphile emmené vers une destination à ce jour inconnue. Ayant appris la nouvelle depuis Agboville où elle effectuait une mission, la Direction du FPI s’est rendue sur les lieux, ici-même à 19 h, pour constater les faits. Et à notre grande surprise, Mme Douati nous apprendra, à 21 h, que son époux venait d’être interpellé et conduit à la DST, sans mandat d’arrêt. C’est alors que le FPI a requis l’assistance de Me Dako, un de ses avocats ; mais sans succès, la DST ayant opposé une fin de non recevoir à notre démarche, en violation de l’article 22 de la Constitution qui assure que « nul ne peut être arbitrairement détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense ».

Par ailleurs, nous apprenions que Mlle Désirée Douati, la fille de notre camarade n’est toujours pas sortie de la DST. Elle s’était en effet rendue là-bas pour voir son père, mais on est sans nouvelle d’elle depuis. Et c’est pourquoi le FPI a demandé instamment à l’ONUCI d’entrer en contact avec la DST afin que Désirée Douati soit remise en liberté.

Au total, les faits d’agression et de kidnapping se résument comme suit : une détention arbitraire à la DST, cinq disparitions vers des destinations inconnues, deux (2) blessés, deux (2) ordinateurs emportés ; le saccage de bureaux et sanitaires, le vol de 2 000 000 FCFA et l’incendie d’un véhicule. Voilà les faits et venons-en à la question du ou des auteurs de ces actes barbares qui font penser à l’attaque contre notre meeting, le 21 janvier 2012 à Yopougon.  

Les responsables de ces attaques et enlèvements.

La famille FPI est fille de la réflexion méthodique et de l’action qui heurte le moins possible le bon sens, je veux dire la doxa et la conscience collective. C’est pourquoi le FPI ne dit jamais à la face du monde « on va vous tuer et il n’y aura rien » ou encore « on s’en fout ». Notre parti n’agit jamais dans la précipitation et le désordre qui caractérisent le gouvernement RDR que nous tenons pour responsable des attaques du samedi 18 août ainsi que de l’enlèvement de ses membres. Nous disons cela pour plusieurs raisons.

En effet, le FPI est le principal parti de l’Opposition si l’on s’en tient au score que M. Choï lui a attribué à l’issue du deuxième tour du scrutin présidentiel. Comme tel, il a le devoir de critiquer les actions du pouvoir en place et ce conformément à la Constitution. Or, pour le gouvernement Ouattara, pour le RDR qui se confond avec le gouvernement, critiquer ce pouvoir, s’est s’attaquer à la personne de M. Ouattara. Et l’on nous a mis en garde publiquement que procéder ainsi, c’est risquer la guillotine et le cimetière. Celui qui tient ces propos n’est autre que le Ministre Amadou Soumahoro, Secrétaire Général du RDR par intérim et Conseiller du Chef de l’Etat qui continue de présider  aux destinées de son parti. A preuve, M. Amadou Soumahoro a proféré très clairement ces menaces de mort le 21 mars 2012 en ces termes : « nous assumons la responsabilité de l’insécurité dont les militants du FPI parlent (…). Désormais, nous allons demander à nos militants de se mettre en ordre de bataille pour mater tous les militants du FPI qui s’attaquent au président Alassane. Nous n’allons plus accepter les arrogances du FPI. Oui, nous allons les mater. Ils oublient que tous ceux qui se sont attaqués à Alassane se trouvent au cimetière. S’ils nous attaquent [nous critiquent], nous allons répliquer du tic au tac. Le RDR est né dans le feu, il a grandi dans la flamme et il est arrivé au pouvoir dans la boue » In Le Temps N°2576 du 21 mars 2012, p.3.

C’est sur la base de cette déclaration d’un autre âge que le FPI a compris, de façon rétrospective, l’attaque perpétrée contre son meeting du 21 janvier 2012 et bien d’autres manifestations. On se souvient à la suite des attaques des commissariats et des camps militaires dans le District d’Abidjan, survenues depuis le 4 août 2012, que le ministre de l’Intérieur, M. Hamed Bakayoko avait directement accusé le FPI d’être l’auteur de ces attaques. A quoi pouvait-on s’attendre de la part des militants RDR, déjà suffisamment mis en ordre de bataille ? On ne pouvait s’attendre qu’à des mesures de représailles contre le FPI, l’éternel bouc-émissaire de l’Etat-RDR. Je dis et répète : c’est le gouvernement Ouattara qui est le commanditaire des violences du samedi 18 août ; c’est lui qui est responsable de la disparition des deux jeunes de la JFPI, tout comme c’est lui qui détient illégalement le Dr Alphonse Douati à la DST ; c’est lui qui a enlevé Mlle Désirée Douati. Le gouvernement a procédé ainsi pour plusieurs raisons que je m’en vais exposer à présent.

Exposé des facteurs explicatifs du harcèlement du régime Ouattara contre l’Opposition, plus particulièrement le FPI. 

Le premier facteur est d’ordre historique et idéologique. Des trois (3) partis qui se sont disputé le pouvoir à l’occasion du deuxième tour du scrutin de 2010, le RDR est la formation politique qui, de par les circonstances de sa naissance, est la moins transethnique et qui a le moins intégré les idéaux et valeurs démocratiques à sa vision et son programme d’action. C’est qu’il a malheureusement pour point oméga la fibre ethnique, exploitant les oppositions tribales chaque fois qu’il est à bout d’arguments. On se souvient que M. Alassane Ouattara alors en proie à des problèmes de nationalité et sous mandat d’arrêt international avait fait le rappel des troupes nordistes en déclarant à la grande stupéfaction du PDCI et de l’opinion nationale ceci : « c’est parce que je suis musulman et du Nord qu’on veut m’empêcher d’être candidat à la présidentielle ». La suite est bien connue : en tapant sur la corde sensible de l’ethnie, de la religion et de la région, le président du RDR avait rallié tout le Nord à sa cause et dressé les défenseurs internationaux des droits des minorités ethniques contre le régime PDCI. Voilà comment et sur quelle base le RDR est né. Ce n’est pas le cas du PDCI-RDA encore moins du FPI. En effet, le PDCI-RDA est né du refus de la domination et de l’assujettissement de l’Africain. Le FPI pour sa part est né en s’opposant au système du parti unique, c’est-à-dire en luttant contre les inégalités, toutes les inégalités. Le caractère ethnocentriste du RDR est désormais incontestable dans la mesure où le 25 janvier 2012 à Paris, et répondant à une question du journaliste Vincent Hugueux de L’Express, relative à la promotion des cadres du Nord, sa région d’origine, M. Alassane Dramane Ouattara avoue : « Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S'agissant des hauts cadres de l'armée, j'ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces Nouvelles [FN, ancienne rébellion nordiste], qui voulaient tous les postes. Et j'ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu'au niveau de commandement : le n°1 issu des FN, flanqué d'un n°2 venu de l'ancienne armée régulière. Tous grades confondus, il y a 12 % de Nordistes dans la police, 15 % dans la gendarmerie et 40 % environ dans l'armée... Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher ».

N’ayant donc jamais compté sur la force des idées comme facteur de rassemblement transethnique, le RDR est aujourd’hui incapable d’exercer un pouvoir d’Etat qui fonctionne sur la base de règles et principes sans rapport avec l’ethnie et la religion. Le terrain de la lutte institutionnelle n’est pas le sien. C’est pourquoi celui qui l’oblige à s’y aventurer devient son pire ennemi. Le FPI est le pire ennemi du RDR parce que le terrain de prédilection de Laurent Gbagbo est l’arène politique qui exclut la violence physique.

Lorsque le FPI déclare qu’il va revenir au pouvoir bientôt, ce n’est donc pas par la force des armes comme le font les rébellions africaines, mais par sa propre capacité politique qui n’est pas à confondre avec une certaine capacité de nuisance qui est le propre des partis politiques moins nantis, c’est-à-dire handicapés par les considérations « ethnicistes » et/ou régionalistes. En tout cas, si les conditions institutionnelles de nouvelles élections sont réunies, autrement dit, si le gouvernement prévoit aujourd’hui des élections sans les compagnies dozo, sans une CEI monocolore, sans un découpage scandaleusement favorable au Nord, le FPI est sûr de battre le RDR à plate couture. Essayons et on verra ! Mais le RDR ne prendra jamais ce "risque", convaincu qu’en dehors de la violence, il n’est plus rien. Exactement comme le poisson hors de l’eau. Mais pourquoi, nous FPI, nous sommes si sereins. Parce qu’en vérité, comme disent les Galiets"y a rien en face".

C’est parce que le modèle totalitaire qui nous est imposé depuis le 11 avril, ne convient pas à notre contexte en ce début de 21ème siècle, que les soutiens extérieurs du pouvoir actuel sont en train d’ouvrir les yeux pour voir de plus près les tendances de ce régime. Je dirais plutôt pour constater les contre-performances paradoxales de l’Etat-RDR. Je dirais qu’il y a même eu un malentendu entre ces soutiens extérieurs et leur poulain. J’entends par là le fait que pour M. Alassane Ouattara (qui est précédé d’une réputation surfaite de grand technocrate), le développement, c’est la croissance à deux (2) chiffres. C’est pourquoi il pense que d’ici 2020, la Côte d’Ivoire deviendra un pays émergent. Pour que cela soit, la Côte d’Ivoire vient d’obtenir le PPTE. Or, le développement, selon la nouvelle perspective qu’en indiquent les Institutions internationales, est une totalité dialectique qui repose sur quatre (4) piliers porteurs : le pilier économique ; le pilier politique, donc l’enracinement de la démocratie ; le pilier social et le pilier culturel ou intellectuel. Alors que l’émergence selon les décideurs internationaux passe par ces variables, M. Alassane Ouattara estime, quant à lui, qu’il peut réaliser l’émergence en ignorant les trois autres dimensions incontournables. Vu le risque énorme qu’il prenait en faisant fi des exigences de la démocratie et de l’émergence économique, les amis d’Alassane Ouattara ont prodigué des sages conseils au cours des quinze derniers mois. En voici quelques uns :

Dans le domaine de la sécurité

- «Organiser à compter du début du mois de septembre 2011, le retrait des Forces Nouvelles d’Abidjan».

- « Appeler à nouveau au retour des militaires qui sont encore en exil avec des garanties de sécurité et de respect de leurs droits, y compris la présomption d’innocence ».

- « Respecter à la lettre les dispositions de l’Accord politique de Ouagadougou (APO), notamment en ce qui concerne le nombre d’éléments de l’ex-rébellion qui doivent rejoindre les nouvelles forces de défense et de sécurité » ;

- « Mettre en place une procédure de sélection individuelle des militaires, policiers et gendarmes candidats à la future armée réunifiée afin d’en exclure les éléments impliqués dans les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».

Dans le domaine de la réconciliation et de la justice

- « Demander au Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) d’élargir le champ d’investigation d’une enquête éventuelle pour crime de guerre et crime contre l’humanité commis depuis septembre 2002 ».

- « Ne pas se servir des procédures judiciaires pour démanteler le Front Populaire Ivoirien (FPI) ».

- « Veiller à ce que des enquêtes soient ouvertes sur les éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) soupçonnés de crimes graves, notamment ceux dont les noms figurent dans l’annexe confidentielle du rapport de la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies sur la Côte d’Ivoire ».

Dans le domaine politique

- « Résister à la tentation d’affaiblir encore davantage le parti de l’ancien Président Gbagbo (…) et créer les conditions de sérénité indispensable pour leur permettre de se préparer pour les élections législatives » ;

- « Organiser les législatives avant la fin de l’année 2011 sur la base d’un accord conclu entre les partis politiques sur les modalités de ces élections, notamment sur la composition de la Commission Electorale Indépendante (CEI), le fichier électoral et le rôle des Nations Unies ».

Dans le domaine socio-économique

- « Apporter un soutien urgent aux personnes déplacées, notamment celles qui le sont dans l’Ouest du pays ; constituer à cette fin un fonds pour l’aide au retour afin d’éviter la fixation durable de ces populations victimes des violences postélectorales dans des camps de déplacés et de faire le lit de nouveaux conflits fonciers dans cette région ».

- «Faire coïncider à chaque fois que cela est possible, les choix économiques avec les choix politiques en faveur de la réconciliation pendant l’actuelle phase de stabilisation».

- « Démanteler les mécanismes de contrôle économique dans la zone CNO [Centre Nord Ouest] (…)».

Ces conseils, M. Ouattara ne veut pas en entendre parler. Mais il est prêt à exhiber le FPI, le bouc-émissaire facile qui lui permet de justifier l’échec prévisible de son régime. 


Conclusion

Le climat d’insécurité et de terreur installé en Côte d’Ivoire depuis le renversement de Laurent Gbagbo, et qui sert de béquille au régime Ouattara, connaît un regain d’intensité suite aux attaques des commissariats de police et des camps militaires dans le District d’Abidjan et la région des Lagunes en général, survenues depuis le 4 août 2012.

Les agressions subies le samedi 18 août par le FPI et qui se sont soldées par l’enlèvement de quatre (4) de ces militants dont le Dr Douati Alphonse, sont le fait du gouvernement engageant des mesures de représailles contre un parti faussement accusé depuis fort longtemps d’être à la base des déboires et atermoiements  d’un régime qui veut une Côte d’Ivoire nouvelle sans passer par les conditions prescrites aussi bien par la science politique que par la communauté internationale. Les accusations portées tous azimuts qui appellent des mesures de représailles contre le FPI sont un raccourci facile que l’Etat-RDR doit éviter. C’est pourquoi le FPI en appelle au sens de l’équité, de la justice et de la paix de toutes les forces diplomatiques et politiques, afin qu’elles arrêtent la machine de répression dirigée contre le Peuple Ivoirien, notamment les pro-Gbagbo perçus et traités comme les pires ennemis d’un régime qui fait davantage preuve de sa capacité de nuisance, et surtout de son incompétence politique.

Déférés devant le tribunal d’Abidjan, le camarade Douati et les autres ont été inculpés, placés sous mandat de dépôt et conduits, hier en fin d’après midi, à la Maison d’Arrêt et deCorrection d’Abidjan.

Mesdames, Messieurs, les journalistes, le FPI, au regard de ce qui précède :

1- Exige la libération immédiate et sans conditions de son Secrétaire Général Adjoint Douati Alphonse, et de ses militantes et militants enlevés depuis au moins un (1) mois et dont il est sans nouvelles ;

2- Invite le gouvernement à arrêter la vague de violences qui est servie aux populations  en ouvrant des discussions franches avec l’opposition en général et le FPI en particulier, afin de reconstruire la Côte d’Ivoire sur des bases légales et durables.

Je vous remercie.


Fait à Abidjan, le 22 août 2012


Le Secrétaire Général & Porte-parole

Akoun Laurent


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

mercredi, 22 août 2012

JEUNE AFRIQUE DENONCE LES DERIVES DE SORO GUILLAUME


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Capture d'écran du blog de Guillaume Soro. © Capture d'écran



Une fois n'est pas coutume. Jeune Afrique, habituellement soutien quasi-inconditionnel d'Alassane Ouattara et de son régime, a dénoncé, à travers son site internet, les derniers appels à "éradiquer" le FPI, assimilé à une "organisation terroriste", diffusé sur le blog de Guillaume Soro, qui se pose désormais en véritable média de la haine. DEBOUTCIV.


 

 

 

Côte d'Ivoire: Un post du blog de Guillaume Soro appelle à "éradiquer" le FPI, qualifié d'"organisation terroriste" 



"On aurait pu attendre moins "clivant" de la part du président de l’Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, pays à la recherche d'une réconciliation qui semble toujours hors de portée. Sur son blog personnel relayé par les réseaux sociaux, l’ancien Premier ministre Guillaume Soro a publié, mardi 21 août, un article intitulé "Le FPI : une organisation terroriste ivoirienne à éradiquer", signé par un de ses conseillers spéciaux. L’ancien parti de Laurent Gbagbo y est comparé à Al-Qaïda ou encore au Mujao.

 

Le 4 juillet 2012, Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale, déclarait : « La réconciliation nationale fait son chemin en Côte d’Ivoire ». Il semble cependant que, dans son esprit, les efforts d'apaisement soient désormais bien loin. Alors que le pays est secoué par des violences, dont les auteurs ne sont pas encore clairement identifiés, les propos belliqueux reviennent au pas de charge. Jusqu’au plus haut sommet de l’État.

De fait, Guillaume Soro a relayé sur son blog personnel, mardi 21 août, les écrits d’un de ses conseillers les plus proches, Félicien Sékongo, ancien porte-parole des Forces Nouvelles (ex-rebéllion). L’article, intitulé « Le FPI : une organisation terroriste à éradiquer », n'est rien de moins qu'un tract incendiaire à l’encontre du Front populaire ivoirien (FPI), l’ancien parti de Laurent Gbagbo, accusé - sans preuves - d'être derrière les récentes attaques contre les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI).

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"Au nom de l'humanité"

« Aqmi, Al Qaïda, Mujao... Ces organisations ont des ramifications qui prennent des appellations diverses en fonction du continent, du pays où elles sont implantées. En Côte d'Ivoire, le pendant de ces organisations est sans nul doute le FPI », explique le texte, qui trônait fièrement, mardi après-midi, en Une du blog de Guillaume Soro.

Et d’expliquer « par a + b » que « l’essence politique du FPI, c’est la banalisation de la mort, la désacralisation de la vie humaine. Ses adeptes ont appris et accepté qu'un être humain mort est comme un chien enragé qu’on tue, et pis et que cela devait même être source de réjouissance. » Avant de conclure : « C'est le lieu donc d'appeler à l'union sacrée pour éradiquer, une fois pour toutes, le fléau FPI. Cela, au nom de l'humanité. » Rien que cela.

La Côte d’Ivoire avait-elle besoin d’un nouvel appel à la violence ? Surtout émanant du second personnage de l’État ? Les Ivoiriens jugeront.

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Source: JEUNE AFRIQUE

SORO GUILLAUME EN PLEINE DERIVE GENOCIDAIRE APPELLE A ERADIQUER LE FPI

 

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Dissimulé sous un pseudonyme (Félicien Sékongo, un de ses conseillers spéciaux), Soro Guillaume appelle à la haine contre le FPI et à son éradication de la scène politique ivoirienne, sur son blog, dans un impressionnant cocktail de contre-vérités et de révisionnisme (affaires Guy-André Kieffer, Yves Lamblin, Sept femmes d'Abobo, Mère d'Alassane Ouattara, Escadrons de la mort, sans qu'aucune enquête n'ait confirmé quoi que ce soit). Une prime au meurtre. Il assume désormais tous les crimes et mauvais traitements infligés aux militants du parti de l'ex-Président ivoirien, Laurent Gbagbo, injustement détenu à La Haye depuis novembre 2011, tandis que les auteurs de crimes contre l'humanité avérés se la coulent douce sur les bords de la Lagune Ebrié et sont promus aux plus hautes fonctions civiles et militaires en Côte d'Ivoire. Voici comment on parvient aux dérives génocidaires (tous leurs germes se retrouvent dans l'incroyable concentré de haine que constitue ce petit texte), dans la plus totale impunité, dans un pays de non droit où règne la terreur et l'injustice la plus criante. Appréciez! Bonne lecture.



 

 

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Le FPI: une organisation terroriste ivoirienne à éradiquer


Au centre de la quête humaine, se trouve le désir de s'offrir un monde meilleur, un monde dépourvu de violence, un monde où l'homme redevient la valeur suprême, un monde où la vie humaine est sacrée.


Il apparait alors responsable que tous, à travers le monde, sans distinction de race, de religion, de philosophie et au-delà des appartenances idéologiques, politiques, culturelles s'unissent pour combattre les organisations qui font de la violence et le non-respect de la vie humaine, le socle de leur pensée et de leur action.

Ces organisations sont connues et s'appellent aqmi, al-qaïda, gspc, mujao... Ces organisations ont des ramifications qui prennent des appellations diverses en fonction du continent, du pays où elles sont implantées. 

En Côte d'Ivoire, le pendant de ces organisations est sans nul doute le FPI.  Dire cela, ce n’est ni de l’outrance ni de l’exagération mais bel et bien le constat d'une similitude d'action entre cette organisation politique et lesdites organisations criminelles. Trop d'éléments l'attestent. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à observer les actions de ses membres depuis la crise post-électorale en Côte d'Ivoire. Agissements dont cette organisation nous avait déjà donnés d'observer les prémices dès 2000.

En effet, pendant la crise post-électorale, le FPI a bâti des groupes civilo-militaires et inculqué à ceux-ci  l'éducation de la mise à mort systématique de toute personne qui ne partagent pas ses idéaux ou épouse sa vision du monde. Souvenons-nous des escadrons de la mort dont les victimes se comptaient dans un seul camp, un seul parti, une seule région, un seul groupe ethnique… Cette orgie meurtrière s’est étendue sans pitié à tous ceux qui étaient considérés par eux comme impurs, souillant leur territoire et qui, de ce fait, devaient être éradiqués sans autre forme de procès.

L’essence politique du FPI c’est la banalisation de la mort, la désacralisation de la vie humaine. Ses adeptes ont appris et accepté qu'un être humain mort est comme un chien enragé qu’on tue, et pis, que cela devait même être source de réjouissance. 

Les milices du FPI, on l’a vu lors de la crise post-électorale ont perdu cette culture africaine qui fait que l'Africain a une crainte révérencielle du cadavre et redoute par conséquent de donner la mort. On les a vus, en public, faire du feu avec de vieux pneus et des cartons, y jeter des hommes vivants, chanter et danser autour pendant que ces hommes et femmes, se consumaient dans d’horribles cris de détresse. Que dire de cela si ce n'est le FPI a prôné et mis en œuvre la forme la plus extrémiste de la culture du meurtre.

Souvenez-vous : Yves Lamblin, le PDG de Sifca torturé, assassiné, découpé à la machette et dont les morceaux ont été jetés aux poissons dans la lagune ébrié.

Souvenez-vous de Guy André Kieffer, arrêté, torturé au sein même du palais présidentiel, tué et dissous dans de l’acide.

Les sept femmes d’Abobo qu’on a froidement arrosées à la mitrailleuse lourde, une mitrailleuse destinée à percer le blindage des chars!

Souvenez-vous de la mère d’Alassane Ouattara dont le corps, à peine enterré, a été déterré pour être brûlé. Il s’en est fallu de peu qu’ils réussissent cela.

Maintenant, ils agissent juste pour assassiner et s'en vantent par la suite.

Bref! Au vu de tout ceci, les Ivoiriens doivent s'organiser sans exclusive pour contrer cette organisation. Il appartient aux autorités ivoiriennes d'engager une lutte sans merci contre ces adeptes de ce fondamentalisme politique nocif et nihiliste. 

A l'instar des pays à travers le monde qui ont sur leur territoire ce type d'organisation, l'Etat ivoirien doit se donner les moyens de combattre avec détermination et abnégation le FPI. 

Nous n'avons plus à faire avec un parti politique ordinaire. Le FPI est une organisation terroriste et cela, nos autorités doivent s'en convaincre.

C'est le lieu donc d'appeler à l'union sacrée pour éradiquer, une fois pour toutes, le fléau FPI. Cela, au nom de l'humanité.
 

Félicien Sékongo.

 

Source: Le blog de Soro Guillaume
 

LE PAYS SOMBRE DANS LA VIOLENCE - OUATTARA POURSUIT SES VACANCES EN FRANCE

 

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La date du retour au «pays natal» du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, n’est toujours pas officielle, à en croire son ministre des Affaires étrangères, Sem Daniel Kablan Duncan, qui animait une conférence de presse hier lundi 20 août 2012, à son cabinet au Plateau. Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Sem Daniel Kablan Duncan était face à la presse, hier lundi 20 août 2012, dans l’après-midi, pour faire le point des activités diplomatiques au cours de la période de janvier à août 2012.

Après avoir égrené le chapelet des voyages et réunions à l’extérieur effectué par le chef de l’Etat, ponctués d’intenses moments d’activités, le chef de la diplomatie ivoirienne, a fait savoir que ce dernier a «pris un bon repos mérité» en France. «Il (Alassane Ouattara, ndlr) a pris quelques jours de congés.

Il viendra bientôt ici en Côte d’Ivoire, probablement à la fin du mois», a laissé entendre Daniel Kablan Duncan. Visiblement, malgré le contexte de violence armée et physique qui s’intensifie depuis plusieurs jours, le chef de l’Etat poursuit tranquillement sa villégiature à Mougins, où il  possède une résidence. 

Il profite ainsi de ses vacances «méritées», loin des bruits de kalaches et autres grincements de dents des populations.  Sur la série d’attaques perpétrées récemment contre des cibles militaires, le ministre des Affaires étrangères a réitéré l’appel du gouvernement. «L’objectif du gouvernement est de tendre la main à nos frères qui ont pris les armes…, s’asseoir et discuter autour d’une table des problèmes de la Côte d’Ivoire», a déclaré le ministre Kablan Duncan. Qui n’a pas manqué de révéler que le gouvernement s’emploie à remédier à ces attaques. Avec la livraison dans les jours à venir de matériels militaires. «Ces attaques sont les derniers soubresauts de quelques gens qui n’ont pas encore compris que la période de l’affrontement est passée et qu’il est maintenant question de reconstruire la Côte d’Ivoire. Il y a quelques rêveurs qui pensent qu’ils peuvent freiner la dynamique du développement de notre pays, mais ils sont heureusement une minorité», tente de rassurer les Ivoiriens, Daniel Kablan Duncan. 


Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 20 août 2012

COTE D'IVOIRE: LE COMBLE DE LA DERIVE ET DE L'ABUS DE POUVOIR

 

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Jean-Fabrice Koné Dossongui: Nouveau marié enlevé pour avoir vu son mariage commenté par Alain Toussaint


Jean-Fabrice Koné Dossongui, arrêté vendredi soir à Gagnoa et transféré à Yamoussoukro par des hommes armés se présentant comme des membres de la Garde Républicaine. Il est actuellement à Yamoussoukro. Sa femme s’y est rendue ainsi que des membres de sa famille. Je me suis entretenu dimanche après-midi de son cas avec des fonctionnaires de l’ONUCI.

Le Représentant spécial du SG de l’ONU en est informé et suit ce dossier.

Ci-après trois posts publiés sur mon compte Facebook et qui relatent bien l’histoire de ce jeune homme victime d’une méprise doublée d’un abus de pouvoir extraordinaire… parce que j’ai eu la mauvaise idée d’entrer en contact avec lui pour le féliciter après son mariage.

Sa famille est désespérée.

 

Publié le 19 août 2012

ALERTE/ENLEVEMENT. Chers amis, je viens d’apprendre que notre nouvel ami Jean-Fabrice Koné Dossongui (ici dans un wottro, en compagnie de son épouse Amenan Nguessan), que vous avez célébré sur Facebook, a été enlevé le vendredi 17 août, vers 22h, à son domicile de Babré (Gagnoa), par des hommes armés au service du régime Ouattara. Une semaine plus tôt, suite à une dénonciation d’un gérant de cybercafé, Jean-Fabrice avait été interpellé le samedi 11 août 2012, vers 8h, à Yamoussoukro, par deux individus à bord d’une 4×4 Mitsubishi Rouge. Ces hommes lui ont présenté une carte professionnelle barrée des couleurs orange blanc vert avant de le soumettre à un interrogatoire sur «sa vie, ses liens avec Toussaint Alain, les miliciens de Gbagbo, son ethnie, etc ».

« Tu es Tagbanan et puis tu marches avec les gens de Gbagbo? ». Fabrice a beau expliquer qu’il vient « à peine de faire la connaissance de Toussaint Alain via Facebook », rien n’y fait. Ils tentent alors de l’embarquer « à la Garde Républicaine » mais les habitants de la cour commune s’y opposent. Ils renoncent mais confisquent son téléphone portable. Craignant pour sa vie, Jean-Fabrice décide de regagner sa famille à Gagnoa dans l’après-midi. Et c’est justement à Babré, qu’avant-hier, vendredi 17 août, vers 22h, les mêmes hommes se sont présentés à lui. Ils étaient accompagnés de son collègue (enseignant) qui l’avait hébergé à Yamoussoukro pour les cours de vacances. Ces hommes armés sont repartis avec Fabrice vers une destination inconnue. A l’heure où je publie ces lignes, son épouse Amenan, son frère et ses amis restent sans nouvelle du jeune homme.

La vie tient à peu de choses dans la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui. Parce que nous sommes des êtres humains, j’avais cru bon de saluer ici l’originalité de ce jeune couple. En annonçant sur ce mur avoir retrouvé les traces des nouveaux mariés, je ne me doutais pas un seul instant que je mettais ainsi leurs vies en danger. J’en suis profondément consterné et désolé. Que Dieu protège Jean-Fabrice. AT


Publié le 10 août 2012

VIVE LES MARIES (2ème partie) ! Chers amis, je suis heureux de vous annoncer que j’ai pu retrouver les traces de ce merveilleux couple de Gagnoa – qui a regagné son domicile en wotro après le “oui” devant le Maire. Le chef de famille s’appelle Jean-Fabrice Koné Dossongui, titulaire d’une maîtrise en maths-physiques (Université de Cocody), et son épouse Amenan Nguessan, employée de commerce.

Leur union a été célébrée le 14 juillet 2012 à la Mairie de Gagnoa. Je me suis entretenu ce vendredi avec Jean-Fabrice qui m’a conté leur histoire. Un ami du couple avait promis une voiture aux futurs mariés. Mais le véhicule n’est jamais arrivé. Alors, ils ont décidé de faire avec les moyens de bord.

Amenan, l’épouse, a spontanément proposé de rentrer en wotro. “Je suis ému que vous m’appeliez alors que nous étions la risée de toute la ville”, m’a confié Jean-Fabrice, actuellement à Yamoussoukro où il dispense des cours de vacances jusqu’à la fin août. “Vraiment, ma femme et moi vous remercions déjà pour cet appel. C’est fantastique”, a ajouté mon nouvel ami qui devrait bientôt disposer d’un compte Facebook. Ah j’oubliais : ce couple si attachant habite… Babré (c’est un plus !) ! Le contraire m’eût étonné. Les habitants de ce quartier de Gagnoa ont l’ADN de la pub dans le sang. Début septembre, nos deux tourtereaux seront une nouvelle fois célébrés. Je vous tiendrai informés. C’est beau l’amour…

NB : Merci à Dodo Konet ainsi qu’à Hugues Koukougnon qui me signale que “la photo est du comédien Hamed de la Fontaine, couturier de son état, artiste-comédien et animateur à la Radio Gognoa”.

 

Publié le 10 août 2012

VIVE LES MARIES ! Un ami, Yan D’Eburnie, a publié cette émouvante et extraordinaire photo d’un nouveau couple paradant dans un wotro à l’issue de la cérémonie. Quelle originalité ! Leur union aurait été célébrée à Gagnoa. Je souhaiterais adresser mes félicitations ainsi qu’un petit présent à ce jeune couple. Vous les connaissez ? Merci de me contacter inbox ou par e-mail : fnsp.abidjan@gmail.com.

NB : Ce beau couple habiterait Babré que cela ne me surprendrait pas. Ou peut-être Nairayville ou Garahio… et pourquoi pas Dioulabougou ?!

 

Alain Toussaint


Page FACEBOOK Toussaint Alain

 

Source: IVORIAN.NET



Dernière heure!

Lundi 20 août 2012, 17h00 GMT


URGENT- JEAN-FABRICE EST VIVANT. Chers amis, Dieu a entendu vos prières. Notre ami Jean-Fabrice Koné Dossongui, enlevé à Gagnoa le vendredi 17 août 2012, vers 22h, par trois hommes armés de la Garde Républicaine de Yamoussoukro a été retrouvé lundi au petit matin par des villageois, à proximité de l'Ecole militaire de Zambakro.

Il est dans un piteux état physique: fracture du fémur droit, un oeil endommagé, multiples blessures dans le dos, les côtes et les parties intimes consécutives aux coups de crosse, de bois et de brodequins de ses ravisseurs.

Je remercie le personnel de la Division des droits de l'Homme de l'ONUCI, en particulier Dido Konet, et la Police de l’ONU (UNPOL) qui, aussitôt informées dimanche midi, n'ont ménagé aucun effort pour localiser Jean-Fabrice, le prendre en charge et assurer son transfert vers un centre hospitalier.

Le jeune marié devrait subir une opération de la jambe droite dans les prochaines heures. Merci à vous, chers amis, pour votre formidable mobilisation qui a permis de sauver la vie de Jean-Fabrice, très marqué par son enlèvement et les tortures. Merci pour sa jeune épouse, Amenan, et ses parents, encore sous le choc de ces événements. Que Dieu bénisse abondamment chacune et chacun de vous.

 
 
Alain Toussaint, sur sa page Facebook.

LE GROUPE DE PRESSE CYCLONE (PROCHE DE GBAGBO) INCENDIE, APRES L'ATTAQUE DU SIEGE DU FPI

 

côte d'ivoire,le siège d'un groupe de presse pro-gbagbo incendié,le siège du quotidien "le temps" incendié

Les locaux du groupe éditant le journal ivoirien "Le Temps" incendiés

(Photo - LMP via Facebook).


A force d'indexer et d'incriminer officiellement le FPI et les pro-Gbagbo, relativement aux attaques que subissent les FRCI depuis deux semaines de la part d'un commando non identifié, le régime Ouattara a réussi le tour de force de les livrer en pâture et de faire d'eux les cibles de prédilection des militants du RDR qui n'hésitent plus à s'attaquer aux symboles du parti de l'ex-Président ivoirien, notamment au groupe de presse "Cyclone" qui édite le quotidien "Le Temps" et au siège du FPI. Voici où conduit le manque de sagesse et de tact dans la gestion des affaires d'Etat. Le mal est fait, rien ne sert plus de se dérober. Il faut maintenant assumer et même craindre une escalade plus folle encore. Les coupables des attaques contre les FRCI étant déjà trouvés, avant la moindre enquête. Bonne lecture!


Côte d'Ivoire: Le siège d'un groupe de presse pro-Gbagbo incendié


(AfriSCOOP ) — Les locaux du groupe éditant le journal ivoirien "Le Temps", proche du Front populaire ivoirien (FPI), ont été cambriolés et incendiés par des inconnus dans la nuit de samedi à dimanche à Abidjan, quelques heures après des actes de vandalisme contre le siège du parti de Laurent Gbagbo, rapportent des médias.


côte d'ivoire,le siège d'un groupe de presse pro-gbagbo incendié,le siège du quotidien "le temps" incendié

Siège du groupe Cyclone incendié


« Six (6) individus lourdement armés ont ligoté le vigile commis à la surveillance du groupe de presse, aux environs de 23H00, après avoir escaladé la clôture qui ceinture le bâtiment. Ils ont ensuite emporté le matériel informatique avant de mettre le feu à la rédaction et aux bureaux de la direction », indique la direction du groupe Cyclone, société éditrice des quotidiens "Le Temps" et "LG Infos" (proches de l’opposition) et du journal people "Prestige Magazine".

L’attaque des locaux du groupe Cyclone survient après l’expédition menée samedi à Abidjan, au siège du parti de M. Gbagbo, par des inconnus armés qui ont fait trois blessés légers. Le FPI a mis en cause des partisans du chef de l’Etat Alassane Ouattara. Les assaillants «sont des pro-Ouattara, on les connaît, il y en a que nous avons reconnus», a déclaré le secrétaire général du parti, Laurent Akoun. «Mensonges», a répliqué le Rassemblement des républicains (RDR), le parti présidentiel.


côte d'ivoire,le siège d'un groupe de presse pro-gbagbo incendié,le siège du quotidien "le temps" incendié

Devanture du siège du FPI attaqué


Par ailleurs, l’ex-ministre Alphonse Douati, secrétaire général adjoint du FPI, a été interpellé à son domicile, samedi soir, par la Direction de la surveillance du territoire (DST), pour des raisons non encore élucidées.

Depuis le 6 août, une série de raids meurtriers de groupes armés non identifiés est dirigée contre les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, armée composée majoritairement des forces ex-rebelles ayant combattu pour l’accession de l’actuel président Alassane Ouattara au pouvoir en avril 2011) à Abidjan et dans des localités du pays.

Les ministres Hamed Bakayoko de l’Intérieur et Paul Koffi Koffi délégué à la Défense ont formellement accusé les partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo d’être les auteurs de ces attaques, ce que nie le FPI. (Avec APA).

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

dimanche, 19 août 2012

COTE D'IVOIRE: LE PREMIER MINISTRE AHOUSSOU KOUADIO APPELLE A «UN DIALOGUE FRANC, SINCERE ET SANS EXCLUSIVE»

 

côte d'ivoire,le premier ministre ahoussou kouadio jeannot lance un appel,ahoussou kouadio appelle à "un dialogue franc sincère et sans ex,attaques contre les frci en côte d'ivoire


Le gouvernement ivoirien appelle les auteurs d'attaques récentes contre l'armée à déposer les armes, pour ne pas empêcher le "renouveau" du pays, a déclaré le Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou dans une déclaration reçue samedi par l'AFP.

"Le gouvernement condamne fermement ces actes d'une violence inouïe", a indiqué M. Ahoussou, assurant que "les autorités militaires sont à pied d'oeuvre pour juguler ces vagues de violence". 

Il demande "instamment aux auteurs de ces attaques de déposer les armes", a-t-il poursuivi. 

Plus d'un an après la fin d'une crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) aux quelques 3.000 morts, certains Ivoiriens "croient toujours que la solution à leurs problèmes passe par les armes et la violence", a-t-il déploré.

Alors que le pays est sur la voie du "renouveau", ces attaques visent à "créer la psychose" et à "décourager les potentiels investisseurs", a affirmé M. Ahoussou.

Le Premier ministre a appelé à "un dialogue franc, sincère et sans exclusive" et annoncé la prochaine organisation de "missions d'écoute et de sensibilisation" à travers le pays.

En une dizaine de jours, les Forces républicaines (FRCI), l'armée ivoirienne, ont essuyé des assauts en série à Abidjan, dans ses environs et dans l'Ouest, y perdant dix hommes. Jeudi à Dabou, à environ 50 km à l'Ouest d'Abidjan, les assaillants ont visé le camp FRCI, les bases de la police et de la gendarmerie, tué trois civils et ouvert la prison d'où se sont évadés des dizaines de détenus.

AFP


Source: AFRIK.53

samedi, 18 août 2012

LA COTE D’IVOIRE RENOUE AVEC LA VIOLENCE

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Bientôt deux semaines que la Côte d’Ivoire a replongé dans la violence et dans la hantise des attaques à l’arme lourde et automatique. Le Ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko, le disait, un brin tromphaliste : « Le pays est sécurisé ».

Il a fallu deux petites attaques d’un commando non identifié pour se rendre compte que ce n’était qu’un effet d’annonce. Lui qui était si prompt à trouver les coupables et les auteurs est devenu subitement aphone.

Mieux, plus d’une dizaine de ministres et de chefs militaires auraient quitté le pays avec leurs familles ou les auraient planquées à l’étranger, selon des informations en circulation sur la place abidjanaise. Y compris le chef de l’Etat et le président de l’Assemblée nationale. « Le pays est sécurisé », avez-vous dit ?

 

Que DIEU sauve la Côte d'Ivoire!

IL Y A PRESIDENT ET PRESIDENT

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Le président sud-africain Jacob Zuma, en déplacement à Maputo, au Mozambique, pour une réunion de la SADC, a dû écourter son séjour à l’étranger pour se rendre au chevet de son peuple meurtri par une dérive policière qui a fait 34 morts parmi les grévistes de la mine de platine de Marikana, à Rustenburg, revendiquant une hausse significative de leur salaire de misère. Voilà ce que j’appelle « Un Président ».

Mais en Côte d’Ivoire, le 20 juillet 2012, un camp de réfugiés Wê sur leur propre terre, à DUEKOUE, est dispersé dans le sang et le feu par de jeunes expéditionnaires Malinké, des FRCI et des Dozos (chasseurs traditionnels), sous les yeux des autorités préfectorales et des soldats de l’ONUCI. Bilan : 234 morts et de nombreux portés disparus. Le chef de l’Etat ivoirien n’a pas même daigné y faire un tour, ne serait-ce que par commisération. Ces Ivoiriens-là sont des sous-hommes. Ils ne méritaient pas tant d’égards.

Pire, depuis la nuit du 5 au 6 août 2012, le pays vit au rythme d’attaques meurtrières contre nos commissariats et camps militaires, contre nos villes et villages. Alassane Ouattara ne trouve rien de mieux à faire que de se payer deux semaines de vacances dorées dans l’Hexagone. Voici le président que nous avons, nous, en Côte d’Ivoire !!!


Que DIEU garde la Côte d'Ivoire!

COTE D'IVOIRE: LA VAGUE D'ATTAQUES ACCUSE LES FRAGILITES DU POUVOIR OUATTARA

 

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Des soldats des Forces républicaines (FRCI) patrouillant dans les rues de Dabou, en Côte d'Ivoire, le 16 août 2012 (AFP, Sia Kambou)

 

La vague d'attaques meurtrières menées par des commandos non identifiés contre l'armée ivoirienne montre les fragilités du système sécuritaire du président Alassane Ouattara et l'urgence d'une réforme militaire, plus d'un an après la fin d'une crise armée.

En une dizaine de jours, les Forces républicaines (FRCI) ont essuyé des assauts en série à Abidjan, dans ses environs et dans l'ouest du pays, y perdant dix hommes. Jeudi à Dabou (environ 50 km à l'ouest de la capitale économique), les assaillants ont visé non seulement le camp FRCI mais les bases de la police et de la gendarmerie, ont tué trois civils et ouvert la prison d'où se sont évadés des dizaines de détenus.

"Sécurité: ça ne va pas!", titrait vendredi le journal satirique L'Eléphant déchaîné. L'indépendant Soir-Info a averti: ces violences "sapent naturellement tous les efforts" de M. Ouattara, qui court les capitales étrangères pour attirer les investisseurs dans un pays à nouveau "fréquentable".

"Il ne faut pas exagérer la menace", explique à l'AFP un proche du chef de l'Etat, y voyant des soubresauts hérités de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011), qui s'est conclue par deux semaines de guerre et a fait quelque 3.000 morts.

Le gouvernement affirme muscler son dispositif et dément une "insécurité généralisée". Mais cet enchaînement de violences démontre que la situation est loin d'être stabilisée.

"harcèlement"

Très vite, le régime a accusé des fidèles de l'ex-président Laurent Gbagbo, incarcéré à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l'humanité, de tenter d'exécuter un plan global de "harcèlement" et de "déstabilisation": miliciens ou militaires basés en Côte d'Ivoire, au Ghana ou au Liberia, avec l'appui d'exilés politiques et militaires chez ces voisins.

S'il ne fait guère de doute que les attaques de l'Ouest peuvent largement être imputées à des pro-Gbagbo installés côté libérien - l'ONG Human Rights Watch (HRW) leur attribuait dans un rapport en juin la responsabilité d'"au moins 40" tués en moins d'un an -, les dernières opérations, à Abidjan et dans sa région, suscitent des interrogations.

Sans exclure la présence de pro-Gbagbo parmi ceux qui ont pris d'assaut le 6 août le camp militaire d'Akouédo, l'un des principaux d'Abidjan, une source sécuritaire occidentale affirme que "parmi les assaillants, il y avait des anciens du "commando invisible" (mouvement armé anti-Gbagbo actif début 2011, ndlr) et des ex-rebelles" pro-Ouattara, une piste confirmée par une autre source proche du dossier.

Des milliers d'ex-combattants qui ont contribué à installer M. Ouattara au pouvoir, après (...) l'élection de novembre 2010, attendent en effet d'être désarmés, réinsérés ou bien intégrés dans les forces régulières.

"Il est temps que l'on procède à un désarmement effectif de toutes les forces qui ne sont pas habilitées à porter des armes, quel que soit leur camp", exhorte René Hokou Legré, président de la Ligue ivoirienne des droits de l'Homme (Lidho).

Pour lui, le régime "ne manque pas de volonté politique" mais évite de "brusquer les choses". Or, met-il en garde, "en y allant doucement, il y a une gangrène qui est en train de s'installer".

Lançant vendredi "un appel urgent au calme", la force onusienne Onuci a également jugé que les violences montrent "la nécessité pour le pays de poursuivre le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) des anciens combattants".

Les ex-miliciens pro-Gbagbo, comme nombre d'éléments pro-Ouattara, forment une masse énorme de "guérilleros potentiels" que leurs frustrations peuvent conduire à des coups de force, avance l'opposant Mamadou Koulibaly, ex-président de l'Assemblée nationale sous l'ère Gbagbo.

Le président Ouattara a annoncé la mise en place d'un "Conseil national de sécurité" qui conduira la réorganisation de l'armée - aux contours encore très flous - et chapeautera une structure unique chargée du DDR.

"Le pouvoir est en train de se réveiller" du fait des attaques mais "ça flotte, ça tangue" encore, observe un diplomate africain. "La Côte d'Ivoire n'est pas sortie de la crise".

 

Thomas Morfin (AFP)

 

Source: GOOGLE.COM