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samedi, 18 août 2012

A LA UNE DE LA PRESSE AFRIQUE: LA COTE D'IVOIRE SOUS LE CHOC

 

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FRCI partis en renfort à Dabou



Après Yopougon-Niangon, après le camp militaire d’Akouédo, ou encore plusieurs positions sécuritaires proches de Toulepleu, dans l’ouest du pays, c’est à la ville de Dabou, près d’Abidjan, que des assaillants non-identifiés ont mené la dernière en date d’une série d’attaques à main armée qui ont secoué la Côte d’Ivoire ces deux dernières semaines.

Et ce matin, le journal Nord-Sud propose à ses lecteurs la projection du « film de l’attaque » de Dabou. Sur son écran de papier, le quotidien présenté comme proche du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, dépeint une ville « sans âme, des populations encore sous le choc, presqu'invisibles (sic). (…) Les signes de la folle nuit vécue par ses habitants sont perceptibles depuis le corridor, remarque Nord-Sud : Carcasse de moto calcinée, hangars réduits en cendres desquels s’élèvent (sic) encore une petite fumée, c’est le constat fait au barrage des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire, en alerte maximale. Armes au poing, ils arrêtent tous les véhicules qui rentrent et sortent de Dabou et, procèdent au contrôle des pièces d’identité des passagers. "Descendez et montrez vos papiers, c’est gâté à Dabou !", se plaît à lancer un (militaire) Frci, l’air grave », relate donc Nord-Sud.

C’est « gâté » ? A en croire la Une du journal Le Patriote, ce sont des « coups de feu » qui ont été entendus à Dabou. Le quotidien proche du Rassemblement des républicains, le parti du président Alassane Ouattara, affirme que « le commando pro-Gbagbo s’est encore signalé ».

Mais à en croire le quotidien gouvernemental Fraternité Matin, plus que de simples « coups de feu », c’est carrément « Dabou (qui a été) attaquée, hier ».

Même titre à la Une du journal proche de l’ex-président Laurent Gbagbo Notre Voie et du quotidien indépendant Soir Info : « Dabou attaquée, hier » (Notre Voie ajoutant que Jacqueville, toute proche, a également été ciblée).

Quand à L’intelligent d’Abidjan, il a fait les comptes : « 10 attaques en 2 semaines ».

Côte d’Ivoire : guérilla urbaine

Le Patriote est catégorique. Le journal évoque une « guérilla urbaine qui a déjà commencé ». Et il annonce la couleur. « Nos sources sont formelles, écrit-il. La fameuse guerre de 77 jours ne sera pas un conflit armé conventionnel. Ce sera une guerre d’harcèlement permanent. Durant la période choisie par ces apprentis terroristes, à savoir d’août à octobre, nos sources disent que les attaques seront quasi-quotidiennes », croit savoir Le Patriote.

« Ca devient extrêmement préoccupant (…) On dirait en 2002 », estime L’Eléphant déchaîné, qui harangue, ce matin, le président ivoirien Ouattara. « Président, revenez au pays, ça ne va pas ! ». Dans son style fleuri, le journal égrène en Une ce qu’il considère comme les pommes de discorde en Côte d’Ivoire : « La sécurité, ça ne va pas ! La réconciliation, ça ne va pas ! Le désarmement, ça ne va pas ! La justice, ça ne va pas ! La vie, ça ne va plus ! ».

Déchaîné, L’Eléphant du même nom l’est vraiment, quand il explique en toutes lettres pourquoi, selon lui, le chef de l’Etat devrait rentrer : « les problèmes qui se posent aujourd’hui au pays sont innombrables et le chef de l’Etat devrait sérieusement penser à marquer un temps d’arrêt dans ses voyages pour s’atteler véritablement à les résoudre en posant des actes extrêmement forts. Car, courir à l’extérieur comme il le fait depuis des mois derrière les investisseurs est certes une démarche louable mais, aucun investisseur ne viendra risquer le moindre franc CFA dans un pays où il y a autant de problèmes non résolus », martèle L’Eléphant déchaîné.

Côte d’Ivoire : commando mystère

« La psychose se généralise désormais aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays, enchérit Le Nouveau Courrier. Les autorités ivoiriennes certainement prises de court par cette énième attaque se sont murées dans un silence, évitant les déclarations spectacles des premiers jours ».

Et le quotidien proche de l’ex-président Laurent Gbagbo interpelle le ministre de l’intérieur : « Mais où est donc passé Hamed Bakayoko ? ». Pour Le Nouveau Courrier, le ministre de l’Intérieur, qui avait accusé les pro-Gbagbo après l’attaque du camp d’Akouédo le 6 août dernier, « semble revenir à la raison pour appréhender la gravité de la menace qui guette le régime de son mentor, estime Le Nouveau Courrier. Et ce n’est pas fortuit quand il accourt vers Guillaume Soro qui a conduit les rênes de l’ex-rébellion dans le maquis afin que celui-ci reprenne les choses là où il les avait laissées », ajoute le quotidien.

A noter enfin que Le Nouveau Courrier publie par ailleurs un communiqué circulant depuis hier sur internet et qui est signé d’un groupe, à ce jour inconnu, revendiquant ces attaques. « Le commando mystérieux révèle ses objectifs », lance le journal. En fait d’objectifs (au pluriel), le mystérieux « commando », à travers ce document, est sensé s’en être fixé surtout un : « le départ du pouvoir de l’actuel chef de l’Etat », précise Le Nouveau Courrier. Lequel, toutefois, n’entend pas vouloir « endosser ses revendications ». Mais en publiant ce document, le quotidien souligne que son but est « d’informer les Ivoiriens et de susciter un débat ». 


Norbert Navarro


Source: RFI

vendredi, 17 août 2012

LE REGIME OUATTARA DANS LA TOURMENTE, DABOU ET JACQUEVILLE TOMBENT, LES SOLDATS FRANÇAIS A LA RESCOUSSE…

 

http://actu.atoo.ci/images/photos/photo8553939704ddb4bec1a10d.jpg

 

Comme le montre la vidéo ci-dessous, la force française stationnée en Côte d’ivoire a décidé de venir en aide au régime Ouattara qui a du mal à faire face à un mécontentement généralisé au sein de sa propre armée. Ce « commando » non encore formellement identifié qui semble être aguerri à la technique du sabotage et du harcèlement militaire, technique que le camp Ouattara a appris à ses combattants au plus fort de la crise postélectorale, est bel et bien constitué d’éléments appartenant aux Frci (Forces pro-ouattara). 


 

Ce commando qui s’est signalé aujourd’hui dans deux villes proches d’Abidjan (Dabou et Jacqueville), se serait emparé de la base militaire de la ville de Dabou, et après l'avoir vidé de ses armes et munitions, aurait attaqué la prison et le poste de police de la même ville, avant de se diriger vers Jacqueville où d'autres affrontements tout aussi violents l'ont opposé aux FRCI.

Selon le député de Dabou, tous les pensionnaires de la prison, au nombre de 150, se sont tous évadés.

Dans les deux cas, à Dabou et à Jacqueville, l'on dénombrerait de dizaines de morts coté FRCI. Les renforts envoyés depuis les villes voisines n'auraient pas réussi à faire face au commando non identifié, d'où sans doute l'intervention dans les prochaines heures de la force française LICORNE.

Comme on peut le constater, malgré toutes les bonnes promesses de non ingérence, récemment renouvelées par Laurent Fabius, l'armée française a décidé une fois de plus de voler au secours d'Alassane Ouattara dont les troupes sont en difficulté face à un commando non identifié qui a déjà causé des dizaines de morts dans ses rangs. La guerre a donc officiellement repris en Cote d'Ivoire.

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

LA TENSION REMONTE AU SEIN DE L'ARMEE EN COTE D'IVOIRE

 

CASQUES BLEUS ONUCI AU CAMP D'AKOUEDO.jpg

(Afp/Issouf Sanogo)

Les gardiens de la paix de l’ONU ont pris position à l’intérieur du camp militaire d’Akouédo à Abidjan le 6 août 2012, jour d’une attaque du camp qui a fait six morts.

 

 

-Une série d’attaques contre l’armée ivoirienne, menées par des militaires, a fait plus d’une dizaine de morts.

-Le gouvernement accuse des supporteurs de l’ex-président Laurent Gbagbo d’en être à l’origine.

-Ces attaques montrent l’incapacité des autorités à réformer le secteur de la sécurité, plus d’un an après la fin de la crise.

 

Depuis quinze jours, Abidjan a deux visages. Animée, embouteillée et pleine de vie la journée. En quasi-état de siège, militaires à tous les coins de rues et contrôles incessants dès que la nuit tombe. De quoi rappeler de mauvais souvenirs aux habitants de la capitale économique ivoirienne, encore traumatisés par la crise post-électorale qui s’était soldée l’an passé par deux semaines de guerre en pleine ville.

Attaques en série

Le renforcement des mesures de sécurité à Abidjan s’explique. L’armée ivoirienne a été récemment la cible de plusieurs attaques d’hommes armés durant lesquelles dix soldats ont trouvé la mort. Dimanche 5 août d’abord : en pleine nuit, un groupe de six hommes armés habillés en treillis militaire, à bord d’un taxi, ouvre le feu sur un commissariat de la commune de Yopougon. Ils attaquent dans la foulée un point de contrôle de l’armée situé dans le même quartier. Bilan : cinq soldats tués lors des deux assauts.

Le lendemain, c’est le camp militaire d’Akouedo, une des plus importantes bases de l’armée dans la ville, qui est attaqué par une trentaine d’hommes, de nouveau dans la nuit. Cinq autres soldats et un assaillant sont tués lors des combats qui durent trois heures. Deux jours après, dans la nuit du 7 au 8 août, une quatrième attaque cible un check-point de l’armée près d’Agboville (80 km au nord d’Abidjan), blessant plusieurs soldats.

Et le lundi 13 août, un poste frontière est attaqué à Toulepleu, à la frontière libérienne faisant un blessé ivoirien. Six Ivoiriens ont été arrêtés au Liberia mercredi 15 août. Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans l'attaque de lundi et sont détenus dans une zone frontalière, a annoncé le ministre libérien de la Défense, Brownie Samukai.

Des partisans de Gbagbo impliqués

Le gouvernement accuse des partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo d’être derrière ces attaques survenues au moment où la Côte d’Ivoire célébrait ses 52 ans d’indépendance. Hamed Bakayoko, le ministre de l’intérieur, a accusé les pro-Gbagbo en exil au Ghana voisin d’avoir planifié ces attaques afin de créer une «situation de paranoïa dans le pays»  alors que Laurent Gbagbo, incarcéré à La Haye, devait être entendu par la Cour pénale internationale le 13 août – une audience reportée quelques jours avant, pour des raisons médicales.

Le gouvernement a annoncé l’arrestation de 11 personnes, dont des soldats de la base militaire visée. «Il ne fait aucun doute que ces attaques ont été menées grâce à des complicités au sein du camp»,  estime Paul Koffi Koffi, ministre délégué à la défense. Les éléments qui assuraient la garde de l’armurerie ont été incarcérés, et plusieurs responsables du camp ont été démis de leurs fonctions.

Incapacité à réformer l’armée

Ces attaques montrent surtout l’incapacité du gouvernement à réformer l’armée et résoudre les problèmes liés au secteur de la sécurité et de la défense. «C’est incroyable qu’une base militaire de 3 000 soldats se fasse attaquer aussi facilement par une trentaine d’hommes qui rentrent dans un camp, tuent des soldats et prennent des armes», estime un connaisseur des questions militaires.

Grand chantier promis par le président Ouattara, la réforme du secteur de sécurité est en effet au point mort. L’idée était, en théorie, de refonder une armée en mêlant d’ex-rebelles (9 000 sur 32 000) qui se sont battus pour Ouattara, des ex-Forces de défense et de sécurité – police et armée régulière loyales à Gbagbo – et d’une petite partie de volontaires qui avaient pris part à la bataille d’Abidjan. Non seulement les programmes de réinsertion ont peu avancé – aussi bien du côté des ex-rebelles que des volontaires – mais l’unité fait cruellement défaut au sein des forces armées.

Le gouvernement s’appuie essentiellement sur les ex-rebelles pour assurer la sécurité du pays et des institutions. Le nord du pays est lui toujours sous l’autorité des anciens chefs de guerre dont l’influence reste importante. «Le pouvoir continue à ne pas faire confiance aux ex-FDS qui restent sous-équipés, sans mission et donc frustrés, estime cet expert. Le nombre de militaires susceptibles d’être à l’origine de ces attaques est donc considérable, et va des pro-Gbagbo aux soldats méprisés et aux ex-combattants non réinsérés.»  

 

Olivier Monnier (à Abidjan)

 

Source: LA CROIX.COM

jeudi, 16 août 2012

MALI: LE MINISTRE MALIEN DE LA DEFENSE RECADRE LA CEDEAO ET SES CHEFS D'ETAT

  

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L’intervention du ministre malien de la défense Yamoussa Camara (ici avec le colonel major de l’école de maintien de la paix, Alioune Blondé), devant les chefs d’état-major de la Cedeao, a tout d’un discours à inscrire dans les annales du patriotisme Malien! Aux chefs d’état-major représentant l’organisation sous régionale et leurs chefs d’état respectifs, il a tenu un langage de vérité sur un style et un ton à faire baisser la tête de honte à bien de dirigeants de l’organisation!

Sur la question des dérives «impérialistes», il n’a pas manqué, évoquant le problème de la force en attente de la Cedeao, de l’offre d’aide des voisins,  de remarques  allusives bien emmenées: «Nous l’acceptons de bon coeur tout en vous demandant de ne pas chercher à vous substituer, ni aux forces de défense et de sécurité du Mali, ni au peuple malien dont vous mesurez la sensibilité… Il s’agit de problèmes existentiels de la nation malienne! Tout ce que vous poserez comme actes, au Mali, sera retenu par l’histoire, en bien et en mal, comme jurisprudence à travers l’espace de la Cedeao!»

Voilà qui,  de manière générale, remet en lumière les nombreuses critiques portant sur la tendance des chefs d’états de la Cedeao à agir avec le Mali comme on le ferait d’un incapable, ou d’un territoire sous tutelle. Le colonel Camara a  parlé comme les ex-éléments de la junte l’ont toujours fait. Son propos emprunte aux accents de celui du président intérimaire à son retour de Paris. «Je fais entièrement confiance aux services de sécurité maliens, ils sont plus que compétents pour assurer la sécurité du Président de la république et celle des institutions de la République».

Le message ici est sans équivoque, et si le ministre de la défense se voit contraint de s’exprimer de la sorte, avec un ton incriminateur, c’est justement en raison du manque de modestie, d’humilité, de tact, de nombre d’intervenants étrangers dans la crise, qui ont pris l’habitude de se comporter en terre malienne comme en pays conquis! Ne venez pas au Mali pour faire aux maliens ce que vous n’aimeriez pas que l’on fasse à vos pays et ressortissants respectifs! C’est, en substance, ce conseil qui a été donné, sur un air moralisateur, par le ministre en ces termes: «Agissez, je ne puis résister à la tentation de le dire, comme vous aimeriez que l’on vous traite dans des circonstances similaires».

A l’écoute de ce discours de consensus, pour ainsi dire, sans rentrer dans ses petits souliers, la Cedeao devrait au moins se racheter une autre conduite, une attitude plus digne envers le Mali et les maliens.

Elle devrait parler moins doctement au sujet de ce pays fier, abandonner son  ton comminatoire, ses ultimatums qui ressemblent toujours plus à de vulgaires punitions et qui ont le don d’irriter même les non maliens. Cette fixation insensée,  sur la necessité de venir sécuriser les institutions au sud, doit être remisée, rangée au placard pour de bon.

Il convient de laisser de côté l’appellation de la mission de la cedeao au Mali, «Micema», et de lui en préférer une autre qui intègre le nécessaire élargissement à l’Union africaine, aux Nations unies.

De cette force d’intervention au Mali. La facilitation de Blaise Compaoré doit être également revue et quelque peu corrigée. Placée sous mandat des Nations unies et ramenée, à l’appui a un dialogue inter-malien pour préparer les conditions d’une meilleure relance démocratique au sortir de la guerre de libération. Et…, cela semble pourtant une évidence, cette facilitation doit être également basée à Bamako même.

Quoiqu’il en soit, cette déclaration choc du colonel sera-t-elle entendu à sa juste tonalité? Certains en doutent qui jugent,  au regard des bruits qui courent autour d’un coup de force de la Cedeao au Mali,  que les patrons de l’organisation, prenant la mouche, optent  pour la correction! D’autres estiment plus sagement, et il faut les y encourager, que la voix du Mali doit être entendue et que les chefs de la Cedeao, ne pouvant pas aimer plus le Mali que les maliens eux-mêmes, doivent éviter d’en rajouter à la crise en rentrant à leur tour dans une crise avec le Mali.

Alors croisons les doigts en souhaitant une pluie de raison sur nos décideurs.

 

Victory Toussaint


Source: SAN FINNA

15:03 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Mali, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, mali, mali le ministre malien de la défense recadre la cedeao et ses c, micema, ua, cedeao, onu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

OUEST IVOIRIEN: LE HARCELEMENT CONTRE LES FRCI CONTINUE A LA FRONTIERE LIBERIENNE


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Une nouvelle attaque contre les FRCI s'est produite à la frontière libérienne, dans la nuit de lundi à mardi. Il s'agit de la deuxième dans la même région ouest de la Côte d'Ivoire en moins de 24 heures.

Les attaques contre les forces républicaines se succèdent dans l’extrême ouest ivoirien. Apres l’assaut contre le poste frontalier de Pehekambly, le 13 août, des hommes armés ont attaqué dans la nuit de lundi à mardi la position des FRCI au niveau du village de Bakoubly, également situé à la frontière entre le Liberia et la Côte d'Ivoire.

Selon plusieurs témoignages, l’attaque a fait un blessé parmi les éléments des FRCI présents, dont plusieurs se sont repliés au Libéria voisin. « La recrudescence des attaques ressemble a une stratégie de harcèlement contre les forces républicaines pour leur saper le moral. Mais, nous tiendrons bon et repousserons tous les assaillants », confie à Jeune Afrique un chef militaire de la région.

Manque de d'armement

Des sources onusiennes sur place confirment l’attaque en précisant que la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) n’est pas d’appuyer les FRCI contre les assaillants. « Nous n’allons pas engager le combat. Notre mandat est différent de celui des Casques bleus en RDC. Ici, nous sommes là pour protéger les civils », explique-t-on. Depuis les attaques des derniers jours, montrant la vulnérabilité des soldats de l’armée nationale, les critiques fusent dans le pays contre l’immobilisme des Casques bleus. Quant aux soldats des FRCI, ils réclament davantage d'armes et de munitions pour faire face à la force de feu ennemie.

 

Baudelaire Mieu, à Abidjan

 

Source: JEUNE AFRIQUE

TOULEUPLEU SE VIDE, LES POPULATIONS VONT SE REFUGIER AU LIBERIA

 

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Ce mardi 14 mai 2012, profitant d’une relative accalmie sur le front de Touleupleu, les populations se sont ruées vers le Liberia voisin pour s’y réfugier. En effet, selon des concordantes, les combats avaient gagné en intensité depuis le lundi 13 juin 2012 à 17h30, lorsque les renforts du Commandant Loss sont venus appuyer les FRCI en déroute. Les armes ont crépité toute la nuit jusqu’au lendemain matin 14 août 2012, mais le Cdt Loss n’a pas pu déloger les éléments du commando non-identifié qui s’était emparé, la veille, des positions stratégiques de Touleupleu, précisent les mêmes sources.

Division entre gendarmes et dozos

Selon des témoins, les dozos, supplétifs de l’armée de Dramane Ouattara, soupçonnaient les gendarmes d’être de connivence avec le mystérieux commando qui a attaqué Touleupleu. De leur côté, les gendarmes, déjà mal équipés, refusèrent de se mélanger à cette bande de dozos, chasseurs traditionnels aux cyniques réputations. La hiérarchie militaire des FRCI n’a pas encore résolu cette division, favorisant l’avancée du commando non-identifié, ont indiqué les mêmes témoins. Un vent de panique s’empara, alors de Touleupleu, Danané, Tai et Bloléquin. Les populations sentant une déroute des FRCI, désertent les zones de combats pour se réfugier au Liberia voisin.

Des frappes d’hélicos MI-24

Le Lundi 13 août 2012, M. Paul Koffi Koffi, ministre délégué à la défense, annonçait fièrement sur le plateau du JT de 20h de RTI1 : "Les forces onusiennes ont décollé des MI-24 pour sécuriser la frontière avec le Liberia".

Répondant aux questions de Jeune Afrique, la hiérarchie militaire de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) confirme, certes, les combats de Touleupleu mais a démenti toute implication dans les combats au côté des FRCI en ces termes : "Nous n’allons pas engager le combat. Notre mandat est différent de celui des Casques bleus en RDC. Ici, nous sommes là pour protéger les civils".

Cependant, des humanitaires opérant à Touleupleu et qui se sont repliés sur Guiglo témoignent que "des MI-24 ont ouvert le feu sur les positions avancées du Commando non-identifié, stoppant la progression des éléments élites dudit commando au cœur du dispositif démantelé des FRCI en déroute". En outre,des témoins rapportent avoir aperçu des avions cargos de l’ONUCI qui, dit-on, "évacuaient des casques bleus".

De toute évidence, les FRCI de Dramane ouattara ont buté sur une résistance farouche d'un commando non-identifié, malgré les renforts du comandant Loss. La division des FRCI fragilisent leur position et il va s’en suivre une débandade générale des FRCI et leurs supplétifs, si l’ONUCI et d’autres forces occultes ne se mêlent pas secrètement de ces affrontements ivoiro-ivoiriens.

 

Source: Le blog d'Alain Doh Bi

mercredi, 15 août 2012

DANS LE CADRE D'UN DEBAT SUR RFI - MAITRE ALTIT «SMASHE» L'AVOCAT DE OUATTARA

 

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L’avocat principal du président Laurent Gbagbo a, dans le cadre d’un débat organisé par RFI, dominé les échanges face à un avocat de Ouattara pleurnichard et sur la défensive. Et à un Florent Geel, Monsieur Afrique de la FIDH, gêné dans une défense qui se veut subtile d’une certaine vision du «deux poids deux mesures» dans le traitement judiciaire de la question ivoirienne. Hier, Radio France Internationale a diffusé, dans le cadre de l’émission «Le débat africain», un échange entre Maître Emmanuel Altit, avocat principal du président Laurent Gbagbo dans le cadre de la procédure ouverte contre lui à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, et Maître Jean-Pierre Mignard, homme d’influence françafricain encarté au Parti socialiste français et avocat d’Alassane Ouattara. C’est Jean-Pierre Mignard qui était à la manœuvre, avec son collègue Jean-Paul Benoît, pour traduire le président Gbagbo à la CPI alors que l’actuel maître d’Abidjan était reclus à l’hôtel du Golf. Florent Geel, le responsable Afrique de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme – très controversé – était également de la partie. Maître Altit a été particulièrement offensif, face à un Maître Mignard en retrait et à un Florent Geel – qui a par le passé mouillé son maillot pour sortir d’affaire le camp Ouattara – gêné.

Tortures infligées à Gbagbo : «Les médecins ont conclu qu’il y avait eu torture»

La question du report de l’audience de confirmation des charges qui devait avoir lieu ce lundi a bien entendu été au cœur des débats. L’avocat principal de Laurent Gbagbo a tenu à faire une précision importante. «Ce n’est pas la Défense qui a demandé le report de l’audience de confirmation des charges qui était prévue pour le 13 août. C’est le juge qui, compte tenu des éléments qui lui étaient transmis, a considéré que c’était indispensable – et vous pouvez imaginer la force de ce qu’elle était en train de lire, parce que vous pouvez imaginer aussi les pressions qui s’exercent sur tout un chacun dans cette affaire. Donc ce n’est pas à la légère qu’elle a décidé d’elle-même de reporter l’audience de confirmation des charges. Elle l’a fait en se basant sur des expertises», a-t-il expliqué. «Ce que nous souhaitions, c’était que soit évalué son état de santé et par conséquent son degré de fatigue. Les conséquences en d’autres termes de cette détention qu’il a subie, détention arbitraire je vous le rappelle, pendant huit mois dans des conditions particulièrement difficiles et pénibles à Korhogo. Les médecins ont conclu qu’il y avait eu des mauvais traitements et des tortures. Le report de l’audience de confirmation des charges qui était prévue le 13 août nous permettra d’essayer d’éclairer les responsabilités, obligera le procureur près de la CPI à s’expliquer, et forcera les juges à prendre une position sur ces tortures et ces mauvais traitements. De ce point de vue-là, c’est une avancée essentielle de la procédure», a-t-il poursuivi.

La défense inconsistante de l’avocat de Ouattara

Extrêmement embêté par cette question des mauvais traitements et des tortures qui jette une lumière crue sur la véritable nature du régime de son client, Maître Mignard a tenté de faire de l’esprit. Et a fait assaut d’adjectifs qualificatifs… «Je suis un peu dubitatif (…) Ces indications me semblent opportunistes (…)Accusations aussi loufoques que graves…  Allégations étranges», a-t-il marmonné. Me Altit l’a renvoyé aux quatre expertises médicales indépendantes qui confirment ses propos. «Il ne s’agit donc pas de savoir si Maître Mignard et moi-même nous considérons ceci ou cela. Ce n’est pas la question. Il s’agit de savoir ce que les experts ont écrit. Quel est leur constat ? Et quelles sont leurs conclusions ? Ce n’est pas une question d’interprétation, c’est une question de faits. Les faits sont maintenant décrits», a-t-il rétorqué.

Les propos ahurissants de Florent Geel

Soucieux à la fois de préserver son boulot, donc sa crédibilité, et ses amitiés ouattaristes, Florent Geel  – l’homme qui avait promis un rapport démontant celui d’Amnesty International sur Duékoué et qui ne l’a jamais publié –, a d’abord reconnu du bout des lèvres un certain nombre de choses. «Son incarcération à Korhogo n’était certainement pas été une partie de plaisir. Nous-mêmes on a demandé à pouvoir le visiter, cela ne nous a pas été accordé», a-t-il dit, s’agissant de Laurent Gbagbo. Puis il a pris un exemple totalement hors de propos pour jeter le doute sur la réalité des mauvais traitements qui lui ont été infligés. En convoquant le grand méchant leader serbe Slobodan Milosevic. «On a vu Milosevic qui arguait de problèmes de santé alors que lui-même prenait, semble-t-il, une contre-médication qui a provoqué sa mort et on se demande même s’il n’y a pas eu une espèce de suicide volontaire ou involontaire». Incroyable ! Premièrement, les deux situations ne sont pas comparables.

Le président Gbagbo ne se plaint pas d’une situation de santé qui s’aggrave à La Haye mais bel et bien de séquelles de ce qu’il a vécu à Korhogo. Deuxièmement, on ne peut pas, juste en faisant un parallèle malvenu, sans aucune autre forme d’indication qu’une référence historique douteuse, faire planer l’ombre du discrédit sur un homme déjà emprisonné.

En développant sa théorie sur la disproportion des procédures telles qu’elles sont menées actuellement en Côte d’Ivoire et à la CPI, Florent Geel a lui-même trahi son biais partisan. «En tant que responsable in fine de la chaîne de commandement, soit [Gbagbo] les a ordonnées – ce sera à l’accusation de le démontrer – soit il ne les a pas condamnées (…) La justice ivoirienne a inculpé 140 proches de Laurent Gbagbo. Aucun FRCI. Alors que des crimes ont été commis aussi par des FRCI», a-t-il dit. Mais pourquoi le «responsable de la chaîne de commandement» d’un camp doit-il être jugé, tandis que seuls des responsables militaires, donc des exécutants, doivent-ils être jugés dès lors qu’ils sont de l’autre camp ? Si l’on ne considère pas l’innocence a priori de personnes comme Alassane Ouattara et Guillaume Soro comme un dogme religieux, un tel raisonnement ne tient absolument pas la route.

Korhogo : la complicité des Nations unies

Dans son intervention, Maître Altit a fait quelques confidences qui démontrent que l’ONUCI s’est prêtée volontairement à plusieurs reprises à une sorte de mise en scène qui ne l’honore pas. «Je suis moi-même allé à Korhogo à plusieurs reprises (…) Je peux vous assurer qu’il [Gbagbo] n’était pas sous la surveillance des contingents des Nations Unies, qu’il était sous la surveillance des hommes du commandant Fofié (…) Lorsqu’il y avait des visiteurs étrangers, des officiels (…), les hommes du commandant Fofié appelaient les membres du contingent des Nations Unies qui étaient présents, qui se trouvaient stationnés à proximité, pour qu’ils l’escortent, et eux-mêmes le suivant de près. Cela donnait aux visiteurs étrangers l’impression qu’il était surveillé uniquement par des Casques bleus.» La responsabilité morale de l’ONU ne pourra pas objectivement être éludée quand la question des mauvais traitements infligés au président Gbagbo sera examinée par la CPI.

«La demande de mise en liberté n’est pas tranchée»

Au micro de RFI, l’avocat principal du président Laurent Gbagbo a levé un pan du voile sur une réalité méconnue. Il est encore possible que son client ait, au final, le droit de bénéficier de la liberté conditionnelle en attendant son procès. «La demande de mise en liberté est pendante. Il y a discussion extrêmement consistante sur cette question qui n’est pas tranchée, loin de là. Et qui ne sera pas tranchée avant un certain temps, loin de là, croyez-moi, et nous verrons dans quelques mois si nous avons échoué à convaincre la cour ou pas», a-t-il confié, sûr de lui et énigmatique. Il a également révélé que la question de la compétence de la CPI pour juger Gbagbo est «pendante». Elle n’a pas été tranchée.

Les mensonges de l’avocat de Ouattara

Acculé, l’avocat de l’actuel chef de l’Etat ivoirien a pris quelques libertés avec la vérité, et a été très rapidement repris par Maître Altit. Il a évoqué «le statut de Rome auquel la Côte d’Ivoire avait adhéré depuis une déclaration de 2003». Or tout juriste moyen sait qu’une simple déclaration ne fait pas d’un pays un Etat-partie au statut de Rome. Mais une déclaration peut, tout au plus, permettre la saisine de la CPI sur une question précise et dans un délai déterminé. De manière assez grossière, Maître Mignard a également prétendu que Gbagbo a refusé «de reconnaître une situation politique qui avait été actée sur le plan constitutionnel comme étant défavorable au président Gbagbo et favorable au président Ouattara». Ce qui est totalement faux dans la mesure où le Conseil constitutionnel a bel et bien déclaré Gbagbo vainqueur et Ouattara vaincu. La preuve est que Ouattara n’a été constitutionnellement oint, au forceps, qu’en mai 2011…

Essayant d’anoblir l’acharnement judiciaire tous azimuts de son client, Maître Mignard s’est lancé dans une démonstration douteuse. «Ce que je voudrais, c’est que vous insistiez quand même sur un choix qui est unique, qui est à l’honneur de la République de Côte d’Ivoire. C’est celui d’avoir décidé que dans une affaire aussi grave, et où les passions étaient aussi importantes, les exactions aussi nombreuses, et elles ont pu effectivement être commises de part et d’autre, que c’était à une juridiction pénale internationale qu’il revenait de juger, précisément pour qu’il y ait un procès équitable». Une telle thèse est impossible à soutenir aujourd’hui lorsque l’on sait qu’une fois que son rival a été transféré à la CPI, Ouattara s’est dédit et milite désormais pour que les autres personnes mises en cause soient jugées en Côte d’Ivoire. Si l’on considère que la justice internationale est plus crédible que la justice nationale pour juger son adversaire, on doit considérer qu’elle est naturellement plus crédible pour juger des alliés qui vous ont hissé sur le fauteuil présidentiel… Maître Altit lui a naturellement répondu :

«Le premier fait est que le Conseil constitutionnel, seul habilité pour le faire, a proclamé le président Gbagbo élu. Ensuite, il y a eu un désaccord. Jusqu’à preuve du contraire, les résultats n’ont jamais été examinés. Il n’y a pas eu de chiffres donnés ou avalisés officiellement».

L’optimisme de Maître Altit

Sur RFI, l’avocat principal du président Gbagbo n’a pas caché son optimisme – même s’il faut se garder de tout triomphalisme. «Nous avons en effet obtenu un certain nombre de succès (…) Je crois même que l’on peut dire que nous avons désormais changé le rapport de forces. Nous avons pris la main, imprimé le rythme, donné les cartes et le procureur est désormais sur la défensive. Nous avons forcé la Cour à reconnaître que les accusations des nouvelles autorités ivoiriennes portant sur le fait que le président Gbagbo et ses proches auraient détourné des sommes, disposeraient de fonds illimités sont des accusations dénuées de tout fondement et ne reposent sur rien», a-t-il estimé.


Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

DECLARATION DE LIDER A L'OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE

  

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Depuis 1999, le 12 août a été choisi pour célébrer la journée internationale de la jeunesse à travers le monde. L'Assemblée générale des Nations Unies qui est à l'origine de cette initiative a répertorié dix domaines d'action prioritaires pour les jeunes: l'éducation, l'emploi, la malnutrition et la pauvreté, la santé, l'environnement, la toxicomanie, la délinquance juvénile, les loisirs, les petites filles et jeunes femmes et la pleine et entière participation des jeunes à la vie de la société et à la prise de décisions. Le thème retenu pour l'année 2012 est: «Construire un monde meilleur en association avec les jeunes». Ce thème est un appel mondial à l’action pour nouer et développer des partenariats avec et pour la jeunesse.

LIDER saisit l'occasion de cette Journée pour dresser un bilan de la situation de la jeunesse en Côte d'Ivoire. Force est de constater que bien que le gouvernement Ouattara comprenne en son sein un ministère de la promotion de la jeunesse et du service civique, celle-ci est très alarmante. En effet, l'analyse des domaines prioritaires fait ressortir ce qui suit:


  • Le service civique demeure virtuel. Depuis le déclenchement de la rébellion et des conflits armés qui ont suivi la crise post électorale, il y a environ 100.000 jeunes qui attendent d'être désarmés après avoir été utilisés par les parties belligérantes pour conquérir ou conserver le pouvoir. Ces jeunes ont été écartés lors du partage du butin et abandonnés sur le bord de la route par leurs donneurs d'ordre respectifs, qui ont tous fui avec constance leurs responsabilités. L'Etat s'est jusqu'à présent montré totalement incapable de procéder à la réinsertion de cette jeunesse instrumentalisée à mauvais escient et à la mise en place d'un service civique pourtant prévu par l'Accord politique de Ouagadougou.
 
  • Au niveau de l’éducation, en lieu et place de la "meilleure accessibilité des jeunes aux structures d'éducation et de formations qualifiantes" promise par M. Ouattara dans son programme de gouvernement, il a plutôt été donné de constater qu'après avoir fermé les universités pendant deux années consécutives, le gouvernement vient de procéder à l'augmentation drastique des frais d'inscription à l'université publique, qui passent de 6.000 fcfa à 30.000 fcfa pour une licence. Ce faisant, le président de la République rompt non seulement une énième promesse électorale, celle de la gratuité des frais d'inscription pour tous les étudiants n'ayant pas redoublé, mais en plus il encourage l’accroissement du taux de déscolarisation. Le lycée Sport et Études de Bouaké, dans la construction duquel M. Ouattara promettait d'investir 5 milliards de fcfa dès l'entame de son mandat, demeure également une chimère, tout comme le sont les réhabilitations et constructions d'équipements sportifs qui devaient contribuer à l'essor de la jeunesse ivoirienne. Plutôt que d'investir dans les équipements pédagogiques universitaires de pointe comme de première nécessité, le gouvernement, persistant dans ses pratiques de mauvaise gouvernance, s'est attelé à abattre et rebâtir les clôtures récentes existantes des universités d'Abobo et de Cocody, en surfacturant  scandaleusement les chantiers à des fins d'enrichissement illicite.
 
  • Au niveau du marché du travail, une aggravation du taux de chômage a pu être  constatée, au lieu des 200.000 nouveaux emplois annuels promis par le candidat Ouattara. Il n'y a eu aucune retombée visible pour la jeunesse des marchés passés de gré à gré, en toute opacité, par le gouvernement. La politique entrepreneuriale tant vantée par l'Exécutif se révèle être une coquille vide. La politique de rattrapage ethnique prônée par le président de la République interdit un accès équitable à l'emploi public à tout un pan de la jeunesse de notre pays.
 
  • L'explosion du coût de la vie qui frappe les Ivoiriens dans leur ensemble depuis l'arrivée au pouvoir de M. Ouattara a accru la précarité des conditions de vie des populations et de la jeunesse en particulier. En sus d'avoir du mal à vivre convenablement, les jeunes de notre pays voient leur avenir durablement hypothéqué par la désastreuse politique de surendettemment pratiquée par le gouvernement, qui, au lieu d'investir comme promis "80 milliards de FCFA de lignes de crédit à taux réduit adaptées aux financements des projets portés par les jeunes et 90 milliards de FCFA pour les appuis aux associations et aux actions diverses en faveur des jeunes", préfère les condamner à rembourser des sommes astronomiques contractées sans leur accord et dont l'utilisation sans contrôle ne leur aura pas bénéficié de quelque manière que ce soit.
 
  • Au niveau de la santé: aucune vraie politique sanitaire n’a été mise en vigueur pour réduire les différents déficits que nous avons, et la Côte d'Ivoire demeure malheureusement un pays où la mortalité infantile du fait de la malnutrition est des plus élevées.
 

De ce qui précède, nous concluons avec regret que le gouvernement est plus préoccupé par la production d'effets d'annonce que par la mise en place d'une politique efficace de promotion de la jeunesse. Laissée à elle-même, oubliée, négligée, spoliée, désœuvrée, frustrée, celle-ci est de facto poussée à des actes désespérés pour vivre et survivre.

LIDER condamne avec vigueur l'instrumentalisation de la jeunesse par la classe politique à des fins violentes et belliqueuses.

Nous rappelons que la place et la valeur de la jeunesse doivent être reconnues en posant des actes concrets. À ce propos, LIDER est fier de faire confiance aux jeunes et de compter plusieurs d'entre eux au sein de la direction du parti, dont le plus jeune membre est agé de 25 ans.

LIDER estime que, dans un monde où la compétition entre les économies s'amplifie et où les populations les moins éduquées sont marginalisées et soumises aux risques de l'autoritarisme, l’enseignement ne doit plus être un moyen de domination des élites sur les populations, mais un outil de développement personnel et d’épanouissement à la disposition de tous. Chaque enfant en Côte d’Ivoire doit pouvoir bénéficier d'une éducation de qualité de la maternelle jusqu'aux plus hauts niveaux de l'enseignement supérieur.

LIDER propose une refonte du système éducatif qui passe par des réformes de fond comme la formation bilingue dès l'école maternelle afin de mieux outiller la jeunesse ivoirienne pour saisir les opportunités offertes par la mondialisation et en engageant dès l'école primaire des partenariats avec le monde de l’entreprise, pour sortir de la logique du fonctionnariat étatique et mieux répondre  à la demande du marché de l'emploi. La formation continue doit progresser pour permettre au monde du travail d’avoir toujours à disposition du personnel qualifié adapté à un environnement concurrentiel en constante évolution.

LIDER soutient que la solution à la problématique du chômage ne se trouve pas dans de vagues promesses de création d'emplois au sein d'une administration étatique déjà surdimensionnée ou en poussant la jeunesse vers l'informel, mais dans la libération du talent de nos jeunes par la promotion de la culture d'entreprenariat et la simplification des procédures et des coûts de création d'entreprise. L’entreprise privée, et non l’Etat, doit devenir la principale pourvoyeuse d’emplois. Il y a par exemple des milliers de jeunes médecins qualifiés qui sont aujourd'hui au chômage ou qui exercent dans la clandestinité, quand ils ne sont pas contraints à se recycler comme vendeurs de recharges téléphoniques, alors qu'il serait aisé de les sortir de l'informel en libéralisant le domaine de la santé et en simplifiant la fiscalité.

À cet effet, LIDER projette de soutenir l’entreprise privée fragile dans les deux premières années qui suivent sa création et propose un taux d’imposition unique proportionnel et non progressif, applicable à tous, simple pour les entreprises et plus rentable pour l’Etat, sachant que le contribuable n’a plus à fuir la complexité d’un système fiscal alambiqué.

Partout dans le monde, la pauvreté recule lorsque la liberté économique augmente. Les populations doivent être libérées du poids de leur Etat pour entreprendre. L’enrichissement personnel ne doit plus être l’exclusivité des élites politiques, pour lesquelles il apparaît d'ailleurs bien souvent illicite. À l'occasion de la Journée internationale de la Jeunesse 2012, nous demandons aux jeunes de Côte d'Ivoire de ne pas perdre espoir et les rassurons que LIDER travaille à promouvoir l’excellence, le mérite et la responsabilité au sein de la jeunesse et à augmenter leurs chances de réussite par la création d'un cadre institutionnel permettant de rétablir les possibilités de concurrence dans le monde des affaires, car c’est la compétition qui est à la base du dynamisme et de la performance pour le bien-être des populations.

 

Fait à Abidjan, le 12 août 2012


Pour la Direction du Parti


Mamadou Cissé

Délégué national à l'Emploi et à la Jeunesse


Source: Liberté et Démocratie pour la République (LIDER)

LES PRO-GBAGBO DENONCENT UNE JUSTICE DE VAINQUEURS

 

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Les proches de Laurent Gbagbo dénoncent une justice à deux vitesses à la veille du débat devant la Cour pénale internationale (CPI) sur l'état de santé de l'ancien président ivoirien.

L'audience de confirmation des charges visant Laurent Gbagbo, qui devait avoir lieu le 13 août, a été reportée à une date ultérieure pour permettre une évaluation médicale de son aptitude à comparaître.

L'ancien président, qui a été remis à la CPI en novembre dernier, est soupçonné de crimes contre l'humanité qui auraient été commis au cours des quatre mois de guerre civile qui ont conduit à sa chute en avril 2011.

En outre, 176 membres du camp Gbagbo ont été mis en examen pour les violences post-électorales commises à partir de novembre 2010. Mais aucun partisan de l'actuel président, Alassane Ouattara, n'a été arrêté, a relevé le Haut commissariat de l'Onu pour les droits de l'homme fin juillet.

"C'est une justice des vainqueurs. Les juges d'Alassane Ouattara ne poursuivent que les pro-Gbagbo. Ouattara n'a pas le même sens de la justice et de l'équité", dit à Reuters Toussaint Alain, l'ancien conseiller de Laurent Gbagbo.

"Il est dans une dynamique de vengeance et non de réconciliation. Il se complaît dans l'impunité des ex-combattants qui l'ont soutenu durant la guerre. Ils continuent de commettre des massacres. Pourquoi la CPI ne met-elle pas Ouattara devant ses responsabilités ?", ajoute-t-il.

Des ressortissants franco-ivoiriens originaires de Duékoué, réunis au sein de l'association Ardefe, demandent à la France de saisir la CPI pour qu'elle enquête sur les crimes qui continuent à être commis dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.

Le 29 mars 2011, un millier de personnes ont été tuées à Duékoué lors d'un assaut mené par les forces pro-Ouattara, selon l'Onuci, la mission des Nations unies sur place.

PLAINTE POUR CRIMES DE GUERRE

Le 20 juillet dernier, l'attaque d'un camp de réfugiés Wê du quartier Niably, situé à l'entrée de Duékoué, par 300 jeunes appuyés par les mêmes forces a fait au moins 13 morts.

Une plainte pour crimes de guerre a été déposée fin juillet à Paris contre Alassane Ouattara et l'ex-Premier ministre Guillaume Soro, élu à la présidence du nouveau Parlement.

"Notre but est de faire en sorte que les massacres s'arrêtent et que la France saisisse la CPI pour enquêter sur les crimes commis par les deux bords. Si la justice est hémiplégique, le pays ne pourra pas se reconstruire", avait déclaré Basile Besnard, avocat de l'Ardefe, lors d'une conférence de presse.

La Commission nationale d'enquête (CNE) sur les violences post-électorales en Côte d'Ivoire a remis le 8 août son rapport à Alassane Ouattara.

Le rapport, qui fait état de 3.248 morts, attribue la majorité des tueries aux fidèles de Laurent Gbabgo mais point aussi du doigt les crimes des pro-Ouattara.

Les forces acquises à l'ancien président sont désignées comme responsables de la mort de 1.452 personnes dont 1.009 sommairement exécutées. Les Forces républicaines (FRCI), combattant alors pour Alassane Ouattara, sont accusées, de leur côté, d'avoir provoqué la mort de 727 personnes.

Sur France 24, Pascal Turlan, conseiller du procureur de la CPI, a récemment rejeté les accusations d'une justice à deux vitesses, affirmant que "parmi les allégations de crimes, certains incombent au camp Gbagbo, d'autres au camp Ouattara".

Il a expliqué que la CPI avait décidé de procéder par étapes successives pour ses enquêtes, se penchant d'abord sur le camp Gbagbo, avant d'enquêter sur les crimes perpétrés par les forces pro-Ouattara.

Toussaint Alain reproche également à François Hollande de suivre la ligne fixée par son prédécesseur Nicolas Sarkozy en soutenant aveuglément le camp Ouattara.

"La collusion entre les autorités françaises et le gouvernement d'Alassane Ouattara doit cesser. Toute aide à ce régime doit être conditionnée au respect des droits de l'homme. François Hollande a promis le changement, cela doit aussi concerner sa politique internationale, notamment avec la Côte d'Ivoire", dit-il.

 

Gérard Bon, Reuters

 

Edité par Yves Clarisse


 

mardi, 14 août 2012

LE PIEGE DE LA CPI SE REFERME SUR LE CAMP OUATTARA

 

ALASSANE OUATTARA ET LUIS MORENO OCAMPO.jpg

 

Le régime Ouattara croyait trouver en la Cpi, une arme fatale contre Laurent Gbagbo et ses partisans qu’il veut voir disparaitre à jamais de la vie politique nationale. Obnubilé par ce noir dessein, le nouveau pouvoir s’est empressé de transférer le Président Gbagbo à La Haye. L’opération a nécessité de gros moyens (avion présidentiel) et s’est faite avec une rare célérité qui traduit éloquemment la détermination du régime Ouattara à vouloir sceller définitivement le sort d’un adversaire redoutable, l’ancien chef de l’Etat.

Mis en confiance par leurs parrains et convaincus qu’ils ne se seront jamais poursuivis pour les nombreux crimes commis par leurs hommes, Ouattara et son régime ont promis de coopérer pleinement avec la juridiction internationale dans la gestion du dossier ivoirien. « Toute personne mise en cause devra répondre de ses actes devant la justice qu’elle que soit son bord », se plaisait à affirmer l’actuel chef de l’Etat à ceux qui doutait de sa capacité à garantir l’indépendance de la justice tout en le soupçonnant de protéger ses partisans.

Mais depuis quelque temps, cette disponibilité vis-à-vis de la Cpi s’est transformée en une hostilité. La complicité du début a tourné au vinaigre. La raison est que le parquet de la juridiction internationale, s’appuyant sur les résultats des enquêtes menées par ses services ainsi que ceux des organisations de défense des droits humains, réclame la tête des hommes de Ouattara qui ont commis des crimes graves dont le massacre de 1000 civils dans l’ouest du pays. Un rapport relatif aux conclusions des juges de La Haye sur le dossier ivoirien mentionne que des forces armées pro-Ouattara ont bel et bien commis des crimes de guerre ainsi que des crimes contre l’humanité et devront comparaitre devant leur Cour.

Des sources concordantes indiquent qu’au nombre des personnes recherchées figureraient en bonne place Guillaume Soro Kigbafori, chef de l’ex- rébellion armée de septembre 2002 rebaptisée Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) ; les chefs de guerre Chérif Ousmane, Fofié Koffi et Losseni Fofana. Face à retournement spectaculaire de situation, Ouattara et son régime voient le danger venir. Subitement, ils ne sont plus prêts à collaborer avec la juridiction internationale et ont changé de discours. Il faut plutôt trouver le moyen de contourner la Cpi. D’où la remise en selle de la justice nationale, présentée comme étant désormais apte à connaitre tous les crimes y compris ceux de génocide commis en Côte d’Ivoire.

La justice nationale déclarée ainsi compétente pourra juger les criminels du régime dont les têtes sont réclamées par la justice internationale. Les nouvelles inculpations infligées aux pro-Gbagbo détenus dans les camps de torture au nord du pays procèdent donc de cette volonté du régime Ouattara de contourner la Cpi. Alassane Ouattara pourra-t-il éviter la prison de La Haye à ses hommes ? En attendant le verdict de l’histoire, il apparait très clairement que la Cpi est devenue une source d’inquiétude pour le camp Ouattara. Autant dire que le piège se referme, de jour en jour, sur son auteur.



Jean Khalil Sella 

 

Source: NOTRE VOIE

COMMISSION OUATTARA: UN RAPPORT SCANDALEUX ET REVISIONNISTE!

 

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Mme Paulette Badjo, Présidente de la Commission nationale d'enquête (CNE) 


Finalement, ils se sont résolus à le rendre public… Après un certain nombre d’atermoiements, les «stratèges» du régime Ouattara, d’abord réticents à la diffusion du rapport que «leurs» Commissaires ont mis plus d’une année à produire, ont lâché du lest et l’ont mis à la disposition du grand public. A sa lecture, les observateurs comprendront rétrospectivement pourquoi les commanditaires de ce texte voulaient le garder secret. En effet, le rapport de ce qu’il est convenu d’appeler la Commission nationale d’enquête (CNE) sur les violations des droits de l’Homme durant la guerre post-électorale se présente comme un document à la fois inutile, scientifiquement indéfendable et moralement révisionniste, voire insultant pour la mémoire d’un certain nombre de victimes.

Pourquoi «le rapport Ouattara» est inutile

Evoquant le rapport de la CNE, Le Nouveau Courrier choisit délibérément de parler du «rapport Ouattara». Nous avons également choisi d’appeler cette commission «la commission Ouattara». Pour une raison très simple. Cette Commission est composée de seize membres. Parmi elles, six (37,5%) sont des représentants de ministres nommés par Alassane Ouattara. L’un d’entre ses membres (6,25%) est issu du Conseil supérieur de la magistrature, dont le président est… Alassane Ouattara.

Dans son rapport, la CNE prétend avoir en son sein cinq représentants de l’Assemblée nationale dans sa neuvième législature (2000-2010), à raison d’un par groupe parlementaire. Interrogé à ce sujet par Le Nouveau Courrier, Laurent Akoun, conteste catégoriquement cette assertion. «Aucun représentant du FPI n’a siégé dans cette Commission», martèle-t-il. Plus profondément, comment le régime a-t-il pu collaborer avec une Assemblée nationale qu’il ne reconnaissait pas ? Dans quel cadre, quand et comment les groupes parlementaires ont-ils bien pu se réunir pour désigner leurs représentants ?

Comment ont-ils pu le faire en l’absence de tout communiqué ? Assez étrangement, le rapport ne publie pas la liste de ses membres. Une chose est sûre, c’est le régime qui a choisi de manière discrétionnaire les cinq (31,25%) «parlementaires» de sa Commission. C’est également lui qui a désigné les deux représentants des «victimes» (12,5%) puisqu’aucune fédération de toutes les associations de victimes n’en a mandaté. Au final, il n’y a guère que les représentants des ordres des avocats et des médecins, naturellement confinés à des rôles «techniques» – deux sur seize (12,5%) qui échappent théoriquement au contrôle direct de l’exécutif. Théoriquement, parce que la Commission le dit elle-même en préambule, tous ses membres ont été nommés par le chef de l’Etat par décret. Cette Commission est donc bel et bien un instrument de l’exécutif, piloté par l’exécutif, et qui vise à orienter le pouvoir judiciaire, à lui fixer un cadre et des limites, et en définitive, à le caporaliser. C’est une inacceptable «feuille de route» !

Le rapport Ouattara est inutile parce qu’il ne permet pas à la vérité d’avancer. Entre les mains d’enquêteurs ayant consulté les rapports des organisations des droits de l’Homme et les nombreux documents visuels disponibles y compris sur Internet, il n’a aucune valeur ajoutée. En dehors des beaux tableaux et diagrammes qu’il publie, et qui se fondent sur des données fondamentalement discutables, il ne nous apprend rien de nouveau. On attendait qu’il évoque – y compris dans une annexe secrète – les noms des commanditaires et des exécutants des crimes commis par les FRCI. On imaginait que certains responsables politiques et militaires seraient au moins suspendus de leurs fonctions ou mutés pour permettre le bon déroulement de l’enquête et libérer psychologiquement leurs victimes. On pensait lire des révélations sur les différentes chaînes de commandement impliquées. Rien de tout cela. En réalité, cette Commission avait deux objectifs. Premièrement, donner l’illusion du mouvement et permettre au régime de gagner du temps. Deuxièmement, affirmer que les «pro-Gbagbo» ont tué plus que les «pro-Ouattara», dans le cadre d’on ne sait quelle logique d’auto-absolution. Au final, Ouattara a remis ce rapport sans le moindre «scoop» à son Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio qui le transmettra notamment au procureur de la République Simplice Koffi Kouadio, qui se scandalisait que l’on puisse imaginer une seconde juger les «sauveurs» des FRCI. Le serpent se mord la queue. C’est bien ça que l’on appelle perdre du temps.

Pourquoi le rapport Ouattara est scientifiquement indéfendable

On a beau chercher, on ne devine pas la méthodologie qui a présidé à la rédaction de ce texte. Par exemple, l’on s’interroge sur le choix des exactions dont il a choisi de parler et de celles sur lesquelles il a choisi de se taire. Ainsi, au chapitre des violations des droits relatifs à l’information, le rapport parle de l’enlèvement d’un chauffeur de Nord-Sud, de l’agression d’une équipe du Mandat, du saccage du quotidien Notre Voie… mais se tait sur l’assassinat du journaliste de Radio Yopougon, ancien du Temps, Sylvain Gagnétaud ou d’agents de la RTI en fonction. Pourquoi la Commission Ouattara évoque-t-elle de manière précise ce qu’elle considère comme des «crimes de guerre» (tuerie lors de la «marche des femmes» d’Abobo, attaque meurtrière du village d’Anonkoua Kouté par le Commando invisible…) et truffe son chapitre «crimes contre l’humanité» de fades propos d’ordre général ? Difficile d’empêcher certains de croire que c’est parce que le fait qui est le plus représentatif des crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire est le massacre du quartier Carrefour… que la «commission Ouattara» se refuse à évoquer dans le chapelet de faits qu’elle énumère. On dira qu’elle a choisi de ne pas être exhaustive. Mais au nom de quelle logique a-t-elle sélectionné les faits qu’elle avance ? 

Un fait est marquant, et scandaleux : la quasi-totalité de ces faits précis énumérés sont attribués aux «pro-Gbagbo» (enlèvement du Novotel, porte-parole du RDR (J.N.) arrêté à un barrage, interdiction de voyage d’Ibrahim Sy Savané, tuerie de la marche d’Abobo, bombardement du quartier Siaka Koné à Abobo, attaque de «Malinké» à Locodjro). Le carnage d’Anonkoua Kouté est le seul crime de sang imputable aux «pro-Ouattara» cité – et pour cause, on l’attribuera facilement à Ibrahim Coulibaly dit «IB», opportunément assassiné et qui ne pourra pas se défendre. On remarquera que l’assassinat d’IB n’est d’ailleurs pas cité… Le seul fait attribué clairement aux FRCI est le saccage et l’occupation des bureaux de Notre Voie… C’est bien peu, et c’est scandaleux !

Les «catégories» utilisées par les rapporteurs pour désigner la «responsabilité proportionnelle» des deux camps sont également le signe d’un désir de protection du régime et de ses nervis armés. Ainsi, les rapporteurs nous expliquent qu’ils mettent dans la catégorie des pro-Gbagbo, «les miliciens pro-Gbagbo, les FDS, les Mercenaires, la Garde républicaine, la FESCI», c’est-à-dire des forces conventionnelles et non conventionnelles. En revanche, les FRCI et le Commando invisible sont considérés comme «les forces FRCI». Les Dozos, supplétifs armés du régime, sont exclus de la catégorie des «forces FRCI», ce qui permet de ne pas comptabiliser leurs crimes (200 meurtres, nous dit-on) dans la balance biaisée du régime. Pourquoi la catégorie «divers auteurs» n’est-elle pas explicitée, dans la mesure où les auteurs sont connus – ils se retrouveraient, sinon, dans la catégorie «personnes non identifiées» ? Imposture et malhonnêteté intellectuelle !

Dans ce contexte, l’on ne s’étonnera pas que la Commission attribue les pillages qui ont lieu d’une part à une politique – «la politique de la terre brûlée prônée par le camp du président sortant» – et d’autre part à des actes isolés – «la volonté de certains éléments des FRCI de se constituer «leur butin de guerre». Bien entendu. Le fait que l’hôtel du Golf se soit transformé des semaines durant en lieu de maquillage des voitures volées n’a certainement aucune forme de signification ni d’implication.

La mémoire des suppliciés de l’Ouest est insultée !

Au-delà de tout, le rapport de la Commission Ouattara est une insulte insupportable à la mémoire des suppliciés de l’Ouest. En effet, les rapporteurs osent écrire que seulement 385 personnes ont perdu la vie pendant les quatre mois de la guerre post-électorale dans le département de Guémon, c’est-à-dire de Duékoué. Et pourtant… Les estimations les plus basses, faites par la Division des Droits de l’Homme de l’ONUCI quasiment dans le feu de l’action, évoquaient 330 décès en trois jours – entre le 28 et le 30 mars – dans la seule ville de Duékoué ! Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dont la crédibilité et la discrétion habituelle est connue de tous, est quant à lui sorti de son silence contrairement à son habitude pour dire qu’il y avait eu au moins 800 morts seulement le 29 mars dans la ville de Duékoué. Quand l’on sait que les villages environnants, comme Dahoua, Bahé Bé, Pinhou, Delobly, Guéhiébly, etc… ont connu de véritables orgies de sang des jours durant… l’on se rend compte du caractère proprement négationniste d’un texte qui participe, une fois de plus, à une immorale campagne de relations publiques au service d’Alassane Ouattara… et de l’impunité des vainqueurs du moment !


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

dimanche, 12 août 2012

RAPPORT ACCABLANT DE HUMAN RIGHTS WATCH CONTRE LA CPI ET LE POUVOIR IVOIRIEN


http://www.connectionivoirienne.net/wp-content/uploads/2012/03/1FRCI_Ado1.jpg


Un rapport paru, il y a quelques temps (Juillet 2012) et qu'il est toujours bon de connaître. Très édifiant! Bonne lecture.



Human Rights Watch: La CPI doit encore asseoir sa légitimité en Côte d’Ivoire

Par Matt Wells

 

Pour l’instant, la Cour Pénale Internationale (CPI), qui fête son 10e anniversaire, n’a émis de mandats d’arrêt que contre un seul des deux camps du récent conflit ivoirien. De hauts responsables du gouvernement de Côte d’Ivoire s’appuient sur ce fait pour justifier leur propre approche sélective de la justice. Celle-ci fait fi de milliers de victimes et entrave le retour d’un État de droit dans le pays.

Ces manœuvres des responsables ivoiriens rendent encore plus urgente la nécessité de voir le nouveau procureur de la CPI, Mme Fatou Bensouda, examiner, de manière visible, toutes les allégations de crimes, indépendamment des appartenances politiques. Tout retard en la matière ne fait que renforcer la position de ceux qui cherchent à utiliser la CPI à des fins politiques.

Au lendemain du second tour de l’élection présidentielle de novembre 2010, la Côte d’Ivoire a connu six mois de graves atteintes aux droits humains au cours desquels au moins 3 000 personnes ont été tuées et plusieurs centaines de femmes violées, principalement pour des motifs politiques et ethniques. Cette violence a été, à bien des égards, le point culminant d’une décennie marquée par l’impunité pour des crimes graves et par de vives tensions politico-ethniques dans un contexte où les règles de droit ont largement laissé la place à des milices d’autodéfense.

Le pouvoir a changé de mains, mais la justice impartiale maintes fois promise par le président Alassane Ouattara reste essentielle pour que le pays parvienne à surmonter ses divisions communautaires toujours profondes.

Alors que les forces fidèles à l’ancien président Laurent Gbagbo ont commis la plupart des crimes pendant les premiers mois de la crise postélectorale, les forces pro-Ouattara ont commis des crimes graves après le lancement de leur offensive militaire visant à écarter Gbagbo du pouvoir. Les forces armées des deux camps ont été impliquées dans des crimes de guerre et probablement dans des crimes contre l’humanité, comme cela a été documenté, entre autres, par la Commission d’enquête internationale mandatée par les Nations Unies, l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), Human Rights Watch, Amnesty International et la Fédération internationale des droits de l’Homme.

Quinze mois après l’arrestation de Gbagbo par les forces pro-Ouattara, les procureurs militaires et civils de Côte d’Ivoire ont mis en examen plus de 140 personnes pour des crimes postélectoraux, toutes appartenant au camp Gbagbo. La nature unilatérale des poursuites judiciaires a attiré les critiques des organisations de défense des droits humains, des diplomates et de la société civile ivoirienne. En réponse, de hauts responsables du gouvernement ont commencé à expliquer le manque de justice impartiale en se tournant vers un allié inattendu : la CPI.

Dans une interview du 8 juillet accordée à Radio France Internationale, Guillaume Soro, ancien Premier ministre de Ouattara et actuel président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, a déclaré à propos du manque de justice pour les crimes commis par son camp : « Pour ne pas, justement, être accusé d’avoir une justice des vainqueurs, nous avons fait appel à la Cour pénale internationale, […] on ne peut pas soupçonner la CPI d’être complaisante ou de choisir… Jusqu’à présent, la CPI a été appelée à venir faire des investigations en Côte d’Ivoire. La CPI n’a, à ma connaissance, émis que quatre mandats (d’arrêt, NDLR) [tous contre le camp Gbagbo]. (Et) vous me direz (conviendrez, NDLR) que la CPI a décidé sur la base d’enquêtes. »

Invitée par le président Ouattara à enquêter sur les violences postélectorales, la CPI a rapidement pris la décision regrettable de procéder par étapes successives pour ses enquêtes : se pencher d’abord sur le camp Gbagbo, avant de mener les enquêtes promises sur les crimes perpétrés par les forces pro-Ouattara. Cette décision était en partie liée aux défis auxquels est confronté un tribunal débordé et au budget insuffisant. Le gouvernement Ouattara était prêt à aider la CPI à monter rapidement un dossier contre Gbagbo. La présence éventuelle de Gbagbo en Côte d’Ivoire suscitait en outre des préoccupations sécuritaires lors des préparatifs des élections législatives de décembre dernier. D’un point de vue pratique, en novembre dernier, la CPI a répondu au principal souhait du gouvernement ivoirien : le transfèrement de Gbagbo à La Haye.

En même temps, les conséquences d’une stratégie consistant à procéder par étapes successives étaient facilement prévisibles. Les arrestations et les poursuites judiciaires unilatérales avaient déjà commencé en Côte d’Ivoire. La décision de la CPI de se pencher d’abord sur le camp Gbagbo n’a fait que renforcer le sentiment d’une justice des vainqueurs. Aussi longtemps que la justice restera unilatérale, les plaies communautaires profondes dans le pays seront ravivées. Et comme les propos de Soro l’indiquent très clairement, les retards dans la stratégie de la CPI en Côte d’Ivoire ont été interprétés à tort comme le feu vert pour appliquer une justice sélective dans le pays.

La plupart des partisans modérés de Gbagbo avec lesquels je me suis entretenu au cours des douze derniers mois voyait dans la CPI le meilleur espoir de sortir de l’impasse d’un système judiciaire politisé, qui a été l’une des principales causes de la violence politique au cours de cette dernière décennie dans le pays. La société civile ivoirienne a exprimé une confiance similaire dans la CPI, du moins si on la compare aux mécanismes judiciaires nationaux. Il doit être profondément choquant pour ces Ivoiriens de voir l’une des personnes les plus puissantes du pays invoquer la CPI pour justifier le fait que les victimes des crimes odieux commis par les forces pro-Ouattara n’ont aucun recours pour obtenir justice.

Les propos de Soro doivent être un signal d’alarme pour la CPI. Le transfèrement de Gbagbo et son procès à venir sont des étapes positives pour de nombreuses victimes et pour la justice internationale, mais la CPI ne peut pas différer plus longtemps l’examen des atrocités perpétrées par l’autre camp. La légitimité de la Cour en Côte d’Ivoire est en jeu. Plus fondamentalement, le sentiment parmi un nombre considérable d’Ivoiriens que la CPI agit comme un instrument au service de ceux qui détiennent le pouvoir pourrait alimenter davantage les tensions politico-ethniques et amoindrir la capacité de la Cour à obtenir la coopération de certains groupes de victimes lors de futures enquêtes.

La CPI n’a pas pour vocation de se faire discrète face au gouvernement en place. Son rôle est de mettre en examen, de manière individuelle et impartiale, les auteurs de crimes relevant de sa compétence, sur la base de preuves concernant des responsables de haut-rang. En Côte d’Ivoire, la Cour doit confirmer clairement qu’aucune personne ayant commis des atrocités ne se trouve au-dessus des lois, quel que soit son rang militaire ou son appartenance politique.

 

Matt Wells est chercheur sur la Côte d’Ivoire à Human Rights Watch.

Titre: J-ci.net


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

samedi, 11 août 2012

LA COTE D'IVOIRE A L'ERE DU GRAND BANDITISME D'ETAT

 

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Une telenovela sans fin, avec un événement nouveau quasiment chaque jour. C’est ainsi que se présente l’actualité ivoirienne. Les morts du massacre de Nahibly (Duékoué) n’ont-ils pas encore été décomptés, que les Dozos – supplétifs du régime criminalisés sous couvert de tradition – remettent le couvert et font couler le sang à Sanégourifla (Sinfra). A l’annonce du report de l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo, succèdent les attaques de mystérieux hommes armés contre des symboles sécuritaires de l’Etat à Abengourou et à Abidjan.

Il faut pourtant, sur certains sujets, résister à la pression du «hard news» et s’attacher au sens profond des réalités peu ragoûtantes que la communication officielle tente de masquer. Ainsi de l’annonce du limogeage d’Adama Meité, directeur des finances et du patrimoine du ministère de l’Enseignement supérieur, dirigé par Cissé Bacongo, figure emblématique du Rassemblement des républicains (RDR), le parti d’Alassane Ouattara. Adama Meité est mis en cause dans un «contrat litigieux» relatif à la réhabilitation des Universités de Cocody et d’Abobo Adjamé. Se drapant dans sa toge de chevalier blanc anti-corruption, Alassane Ouattara a ordonné à son Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio de mener une enquête sur «les conditions d’attribution» de ce marché. Une bonne connaissance des milieux politico-financiers ivoiriens permet pourtant de voir au-delà de l’écume et d’identifier un homme au centre de toute cette affaire. Cet homme s’appelle Sidi Kagnassi. Comme Adama Bictogo, mis en cause dans le scandale de l’indemnisation des victimes des déchets toxiques, puis miraculeusement blanchi, il est le symbole des réseaux financiers obscurs qui ont peu à peu colonisé l’appareil d’Etat ivoirien à la faveur de la rébellion du 19 septembre 2002 pour finir par le «conquérir» dans le feu et le sang le 11 avril 2011.

L’Etat ivoirien, au plus haut niveau, a attribué des marchés de BTP à un homme sulfureux sans expérience dans le domaine

Il faut d’abord faire une mise au point. Les marchés des réhabilitations de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) et des Universités ont été attribués à Sidi Kagnassi par une décision politique prise au sommet de l’Etat – et le pauvre Adama Meité n’a pas grand-chose à y voir. «Fin 2011, le ministre de l’enseignement supérieur Ibrahim Cissé Bacongo et celui des finances Charles Koffi Diby avaient, d’un commun accord, attribué ce marché à l'homme d'affaires, ex-fondateur du groupe L'Aiglon. Mais faute de disposer d’entreprise de BTP, Kagnassi, qui est par ailleurs le lobbyiste local du groupe Sagem en Côte d'Ivoire, a préféré sous-traiter ce chantier à Ali Seklaoui, PDG de SIMDCI (Société des infrastructures modernes et de développement de la Côte d’Ivoire). Ce dernier, proche du premier ministre Jeannot Ahoussou, a déjà travaillé avec Kagnassi par le passé sur le chantier de la rénovation de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA)», écrivait La Lettre du Continent le 31 mai 2012. Jeune Afrique écrivait en décembre 2011 : «Après avoir géré le contrat controversé de 160 milliards de F CFA (1,5 milliard d’euros) du système d’identification électorale en Côte d’Ivoire pour Sagem, Sidi Kagnassi, lobbyiste du groupe français et ex-roi du coton, s’est reconverti dans les BTP.

L’État ivoirien vient de lui confier le marché de la réhabilitation des bâtiments administratifs et des universités pour plus de 40 milliards de F CFA. Pour réaliser ces travaux, Sidi Kagnassi a scellé un partenariat avec la SIMD-CI de l’Ivoiro-Libanais Pixie Séklaoui».

Le régime Ouattara a donc choisi sciemment, souverainement, d’attribuer le marché des Universités à un homme qui n’avait aucune forme d’expérience dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, qui a par la suite recruté lui-même un autre prestataire.

Quand un gouvernement se lance dans de telles pratiques, c’est souvent parce qu’il veut faire manger un «ami», et généralement il s’agit un ami particulièrement «généreux».

Quand un chef de l’Etat décrit par des médias plutôt favorables comme un «hyper-président» ayant la haute main sur tout fait mine de s’indigner de l’existence d’un marché public dont les zones d’ombre ont été largement commentées par la presse, cela signifie qu’il y a de l’eau dans le gaz, qu’il est confus et qu’il cherche à gagner du temps.

Au fait, qui est Sidi Kagnassi ? C’est le fils du milliardaire malien Cheikhna Kagnassi, patron du groupe ouest-africain L’Aiglon, spécialisé dans le coton, l’agro-alimentaire puis la banque. Dans un article qui date de mai 2008, Jeune Afrique écrivait à propos du «prestataire» privilégié du régime Ouattara : «En une décennie à la tête du groupe L'Aiglon en Côte d'Ivoire, l'homme d'affaires a conduit à la faillite la filiale du holding familial basé en Suisse». La Versus Bank a été récupérée par l’Etat, pour éviter une situation de défaut de paiement : l’établissement s’était effondré sous l’effet des dettes internes au groupe, c’est-à-dire de l’argent des épargnants dilapidé par ceux qui devaient le faire fructifier. Sidi Kagnassi a ruiné la filière cotonnière du groupe, s’endettant auprès des pauvres paysans de la région de Korhogo, en pleine occupation rebelle. Des paysans qui ont réagi en portant plainte, à l’époque, pour «escroquerie et détournement de produit agricole».

Le sacrifice de Meité Adama vise à protéger un «système»

C’est pourtant Sidi Kagnassi que la multinationale française Sagem-Sécurité a choisi pour représenter ses intérêts en Côte d’Ivoire. Le tandem Kagnassi-Sagem Sécurité avait soumissionné pour le marché d’identification des populations en vue de l’élection présidentielle de 2010 et l’opposition d’alors – le PDCI, le RDR et la rébellion des Forces nouvelles – s’était solidarisée de ses ambitions au point d’en faire un casus belli. Au final, la Côte d’Ivoire a eu «l’élection la plus chère du monde». En dépit des remontrances d’une partie des bailleurs de fonds qui disaient très clairement : «Nous pensons que des pots-de-vin ont été versés et que la facture a été gonflée». 

Pourquoi donc faire appel, pour réhabiliter des infrastructures détruites, il faut le rappeler, par les «sauveurs» pro-Ouattara – la MACA et les Universités –, à un homme aussi sulfureux ? Pourquoi le choisir alors qu’il n’a aucune expertise dans le domaine ? La réponse tient sans doute en quelques mots. Réseaux. Redistribution financière. Grand banditisme d’Etat.

L’histoire nous dira sans doute que le sacrifice dérisoire de Meité Adama visait à protéger un «système». Un «système» aujourd’hui menacé par une éventuelle fronde estudiantine au cas où les retards enregistrés ne permettent pas une rentrée effective dès le mois prochain, après deux années blanches totalement injustifiées. Un «système» surtout menacé par d’éventuelles récriminations des bailleurs de fonds. Comment expliquer au contribuable international que l’on aide tant un régime qui se caractérise par une gouvernance aussi problématique ?

Une chose est sûre. Pendant près de dix ans, les actuels maîtres de la Côte d’Ivoire ont soutenu leur effort de guerre avec ce qu’il faut bien appeler une économie mafieuse. Ce sont des fonds par nature «sales» qui ont financé l’attaque du 19 septembre 2002. Les mécanismes financiers de la rébellion reposaient entièrement sur des circuits contrebandiers, donc sur des hommes peu recommandables. Pendant longtemps, tout cet univers interlope a profité de l’opacité engendrée par la gouvernance mutualisée de la Côte d’Ivoire après les accords de Linas-Marcoussis, et les harangues faciles contre l’enrichissement illicite supposé des «refondateurs» qui avaient décidément bon dos.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

vendredi, 10 août 2012

CRISE POST-ELECTORALE: POLEMIQUE SUR LE RAPPORT D'ENQUETE DE LA CNE

 

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A peine est-il disponible que le Rapport de la Commission nationale d'enquête (CNE) fait déjà débat. Le document remis officiellement, le mercredi 8 août 2012, au chef de l'Etat, Alassane Ouattara, doit-il être publié en intégralité dans sa mouture initiale?

 

Telle est la polémique qui semble naître de ce Rapport ; polémique ouverte par un journal américain, le Washington Post. Faut-il le signaler, ce quotidien généraliste très influent aux États-Unis d'Amérique, a été fondé en 1877, et tire à  750.000 exemplaires par jour. Ce journal a notamment révélé le scandale du « Watergate », qui a valu la démission du président américain Richard Nixon, en 1972. Dans son édition en ligne du mercredi 8 août (avec Associated Press, AP), le Washington Post traduit les différentes opinions qui se sont exprimées concernant la mise de ce Rapport à la disposition du grand public.

Deux opinions s'affrontent. D'une part, il s'agit des organisations de défense des droits de l'Homme, dont Human Rights Watch se fait le porte-voix, qui réclament la publication intégrale du Rapport de la Commission nationale d'enquête sur les événements post-électoraux en Côte d'Ivoire (période de référence de la CNE : du 31 octobre 2010 au 15 mai 2011). « Pour garantir la transparence et contribuer à l'éclatement de la vérité au profit des victimes du conflit, le Rapport doit être publié dans son intégralité », a estimé Matts Wells, chercheur pour l'Afrique de l'Ouest pour Human Rights Watch.

En face, des voix officielles du Gouvernement ivoirien, notamment le ministre des Droits de l'Homme et des Libertés Publiques, s'opposent à la publication du rapport intégral. « Le Rapport ne sera pas publié en intégralité. Nous devons prendre en compte la sécurité des témoins. Ce ne sera pas une bonne chose de les exposer à d'éventuelles représailles », s'est justifié Coulibaly Gnénéma Mamadou. Le débat est donc ouvert. Et afin de permettre aux lecteurs de se faire leur propre opinion de cette controverse, nous publions ci-dessous, l'article en question du Washington Post (seulement les trois derniers paragraphes ont été amputés, car n'ayant pas un rapport direct avec le sujet).

 

Anassé Anassé

 

Ci-dessous, l'article publié sur le site Internet du Washington Post, daté du mercredi 08 août 2012 (avec Associated Press, AP) et traduit en français.


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Un rapport détaille les crimes commis par des forces pro-Ouattara durant la crise post-électorale en Côte d'Ivoire

 

ABIDJAN, Côte d'Ivoire (Washington Post, avec Associated Post) – Plusieurs centaines d'éléments des forces fidèles au président (ivoirien) Alassane Ouattara ont commis des crimes, dont des exécutions sommaires et des actes de torture durant les violences consécutives à la récente crise post-électorale (décembre 2010 – mai 2011) dans le pays, selon le Rapport final de la Commission nationale d'enquête (CNE) officiellement remis au président le mercredi (08 août 2012).

Malgré le fait que le rapport (de la CNE) n'a pas encore été publié, son contenu mérite d'être salué par les organisations de défense des droits de l'Homme, qui ont accusé l'administration du président Ouattara de pratiquer une justice à sens unique. Les crimes commis par les forces pro-Ouattara ont été bien documentés aussi bien par les ONG internationales de droits de l'Homme et par les journalistes qui se sont intéressé au conflit (post-électoral ivoirien). Mais en dépit de nombreux rapports détaillant ces violations, après un an de pouvoir du président Ouattara, seul les partisans du président déchu (Gbagbo) ont jusqu'à ce jour été arrêtés.

Mme Paulette Badjo, la présidente de la Commission, a déclaré mercredi que les enquêtes ont révélé que 545 éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), l'armée créée et installée par Ouattara, ont commis des exécutions sommaires, dont 54 actes de torture. A l'opposé, le Commission a découvert que 1.009 éléments des forces pro-Gbagbo ont également commis des exécutions sommaires et 136 cas de torture. Le Rapport documente aussi plusieurs autres crimes, dont des viols et des destructions ou extorsions de biens.

En définitive, plus de 3.000 personnes ont été tuées suite aux violences qui ont éclaté après (...) l'élection présidentielle de novembre 2010 (2nd tour). Laurent Gbagbo (le président sortant, Ndlr) a été arrêté en avril 2011 et transféré à la Cour Pénale internationale à La Haye (en novembre 2011), où il attend l'audience de confirmation des charges de crimes contre l'humanité alléguées contre lui. Depuis lors, plus de 100 partisans de Gbagbo, dont le fils de l'ex-chef de l’État ivoirien et son épouse (Simone Gbagbo), sont détenus en Côte d'Ivoire (…). Pendant ce temps, aucun soldat pro-Ouattara n'a encore fait l'objet de procédure judiciaire, ce que dénoncent certains comme étant une « justice des vainqueurs ».

Des membres du Gouvernement (ivoirien) ont justifié l'absence de poursuites contre les forces pro-Ouattara, par la nécessité de laisser la Commission finir son travail. Mme Badjo a déclaré que la Commission (qu'elle préside) n'a pas de prérogatives judiciaires et n'a pas pour objectif de poursuivre qui que ce soit. « Notre rôle n'est pas d'engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de crimes », a-t-elle affirmé. « Notre rôle est d'identifier les auteurs de ces crimes afin que la justice puisse faire son travail ».

Cependant, après la cérémonie de mercredi la ministre déléguée à la Justice, Matto Loma Cissé, a fait savoir que des poursuites pourraient être engagées très rapidement. « Maintenant que les enquêtes sont terminées, nous pouvons faire le lien entre les enquêtes et les poursuites », a-t-elle indiqué. Le président Ouattara s'est encore prononcé en faveur de poursuites contre des présumés criminels des deux camps. « C'est en laissant la justice faire son travail que nous pouvons combattre l'impunité », a-t-il réaffirmé.

L'intégralité du rapport n'a pas été rendu public mercredi, mais le président Ouattara a déclaré que cela sera fait sous peu. Toutefois, dans une récente interview, le ministre (ivoirien) des droits de l'Homme, Gnénéma Coulibaly a précisé que le Rapport ne sera pas mis à la disposition du grand public, sans y apporter de retouches significatives (nouvelle rédaction), en vue de protéger l'identité des personnes qui ont fait des témoignages à la Commission. « Le Rapport ne sera pas publié en intégralité », a-t-il déclaré. « Nous devons prendre en compte la sécurité des témoins. Ce ne sera pas une bonne chose de les exposer à d'éventuelles représailles ».

Matts Wells, Chercheur pour l'Afrique de l'Ouest pour Human Rights Watch, et auteur d'un rapport sur les violences post-électorales (en Côte d'Ivoire), a quant à lui déclaré que le Rapport devrait être mis à la disposition du grand public dans son entièreté, et que cela devrait déboucher sur les poursuites à l'encontre des forces pro-Ouattara. La crédibilité de la Commission sera déterminée par les suites judiciaires qui seront promptement accordées aux crimes commis par les pro-Ouattara, ce qui assurera une justice impartiale – et non une justice à sens unique », a-t-il indiqué. « Pour garantir la transparence et contribuer à l'éclatement de la vérité au profit des victimes du conflit, le Rapport doit être publié dans son intégralité » (…).

 

Traduction réalisée par Anassé Anassé


Source: L'INFODROME.COM

DROIT DE REPONSE D'ABEL NAKI A HAMED BAKAYOKO


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Droit de réponse d'Abel Naki, Président-fondateur du CRI-panafricain à M. Hamed Bakayoko, Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur de Côte d'Ivoire


 

M. Hamed BAKAYOKO, Ministre d’Etat, ministre de l’intérieur de Côte d’Ivoire,

 

Permettez-moi de vous adresser quelques lignes sur ma vision de la gestion des Affaires de l’Etat, tout en faisant l’économie de la définition de ce dernier.

La Côte d’Ivoire, ce grand pays qui a connu d’éminents dirigeants tels que feu Félix Houphouët-Boigny, qui lui conférera son indépendance le 7 août 1960, puis Laurent Gbagbo avec qui notre jeune nation connaîtra le pluralisme politique en 1990, lequel pluralisme donnera naissance aux élections libres, transparentes et démocratiques, ne saurait plonger dans l’obscurantisme au point d’accoucher des hommes d’état de votre carrure, aux agissements qui humilient plus d’un ivoirien. Car depuis votre arrivée aux affaires de l’état, nous sommes nombreux, ivoiriens à être tentés de jour en jour à nier notre appartenance à cette nation, tellement votre mépris pour vos concitoyens a dépassé le seuil de l’intolérable. Bref.

Maintenant, souffrez que je vous donne mon opinion sur les accusations mensongères que vous avez proférées hier, mercredi 8 août 2012, sur ma personne, au cours de votre rencontre avec la presse ivoirienne à Abidjan.

Alors qu’en votre qualité de Ministre d’Etat, ministre de l’intérieur de Côte d’ivoire, vous communiquiez sur les récentes attaques perpétrées selon vous-même par des « assaillants non identifiés », vous déclarez à la face du monde, parlant des auteurs présumés de ces attaques :

« (…) L’une des personnes arrêtée a collaboré très franchement avec nos services (…) A la question de savoir qui était leur chef, cette même personne qui a participé aux opérations, nous a dit que le chef s’appelait Gédéon qui était son nom de code. L’exploitation de tous les portables retrouvés sur le théâtre des opérations a permis de noter que ce Gédéon était une des pièces maîtresses de l’opération.

Nous lui avons demandé s’il savait où le Gédéon en question habitait, il a dit qu’il habitait Yopougon.

Nos forces dans la nuit d’hier ont fait une descente au domicile du Gédéon en question. La résidence avait désertée par lui et toute sa famille. Et nous avons retrouvé les indications qui nous ont permis de conclure que ce Gédéon est en fait le soldat Blé Hervé du 1er bataillon d’Akouédo. Les recoupements nous ont permis de retrouver sa photo et un avis de recherche a été émis. Il est né le 17 juillet 1980 à Daloa et il est militaire depuis l’année 2011 au BASA (….) A ce stade de l’enquête, nous avons pu établir que le soldat Blé Hervé est en contact avec beaucoup de pro Gbagbo et il est quotidiennement en contact avec M. Abel Naki qui est le coordonnateur des manifestations pour l’ancien président Laurent Gbagbo à la Haye » fin de citation.

Fonder de tels propos, après avoir arraché des aveux à un individu sous la torture (car nous connaissons vos méthodes) et sans même avoir définitivement conclu une enquête suite à des attaques dans lesquelles il y a eu mort d’homme, est bien la preuve que M. Hamed Bakayoko n’a ni la maitrise de la sécurité intérieure, ni celle de la population encore moins des biens des Ivoiriens.

Pour ce seul fait, 

Je demande la démission du Ministre d’Etat, ministre de l’intérieur, à cause de son incapacité à protéger la Côte d’Ivoire et ses occupants.

Pour moi, Hamed Bakayoko a échoué dans sa mission régalienne et doit avoir l’honnêteté intellectuelle et morale de demander pardon aux peuples de Côte d’Ivoire pour tout le tort à eux causé sous sa direction depuis qu’il occupe ce ministère très stratégique et sensible de notre pays.

Deuxièmement,

Je demande au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur de Côte d’Ivoire, d’apporter la preuve de mon implication effective dans ces évènements dont il a fait mention.

Troisièmement,

C’est avec consternation et indignation que les Ivoiriens ont appris de la bouche d’une si haute autorité de l’Etat, avoir bouclé une enquête émanent d’un évènement le lendemain même des faits, alors que bien d’évènements et non les moindres, notamment les tueries de Duekoué (Nahibly), où plus de 206 civils ont été froidement assassinés par les FRCI et leurs supplétifs « Dozos », et ce depuis le 20 juillet 2012, n’ont toujours pas encore été élucidés.

Quatrièmement,

Je voudrais ici et maintenant rappeler à tous que je ne connais ni de loin ni de près le Sieur Hervé Blé ou Gedéon, dont le lien avec ma personne ne saurait prospérer uniquement que dans le fantasme du seul ministre Hamed Bakayoko.

Ainsi dit, je voudrais trouver ici et maintenant le lieu de mettre en garde M. Hamed Bakayoko pour ce qui concerne l’intégrité de la ma vie, celle de ma famille et de mes proches. Car depuis hier vous êtes tenu pour responsable de toutes les menaces et atteintes à ma vie et à celle de tous les patriotes acquis à ma cause.

Aussi, je vous informe qu’une plainte avec constitution de partie civile a été déposée auprès des autorités judiciaires françaises contre vous, pour vos propos diffamatoires et mettant ainsi ma vie en danger.

En outre, croyez-moi, monsieur le ministre que de telles stratégies dans le seul but de nous intimider ou en profiter pour endeuiller davantage de nombreuses familles avec des chasses aux sorcières, ne sauraient m’ébranler ni affaiblir l’élan des nombreux patriotes ivoiriens pour la libération de la Côte d’Ivoire.

C’est pourquoi, les patriotes et moi, voudrions trouver dans vos élucubrations une force, à la proportionnelle du temps a nous consacré, au lieu d’apporter de réelles solutions aux problèmes des ivoiriens (cherté de la vie, frais d’inscription à l’université, sécurité, emploi…), qui nous galvanise davantage et à jamais.

Merci Hamed Bakayoko pour avoir mis à nu le régime de Dramane Ouattara « le tueur de Duékoué », une fois encore, après que celui-ci ait été désavoué par tous les chefs d’Etats européens, ses amis d’hier.

Enfin, je voudrais m’incliner avec respect devant la mémoire de ces millions d’Ivoiriens morts gratuitement depuis la prise de pouvoir de Ouattara en Côte d’Ivoire.

A tous mes parents, à tous les patriotes, à tous mes proches, je vous demande de rester calmes et vigilants! Car nul ne peut nous contraindre à la violence. Le président Laurent Gbagbo nous a toujours enseigné le respect de la vie humaine et l’amour du prochain. Ca sera notre guide.

Pour le reste, Alassane Dramane Ouattara et ses affidés nous trouveront sur leur chemin s’ils nous opposent la violence et l’intimidation.

La lutte devient intéressante, pourquoi ne pas y croire?

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

 

Fait à Paris, le 9 août 2012.

 

Abel NAKI, président fondateur du Cri-panafricain.

 

Source: IVORIAN.NET

jeudi, 09 août 2012

GUERRE A LA TERREUR: VOUS NE L’AVEZ PAS REMARQUE, MAIS AL-QAIDA EST MAINTENANT NOTRE ALLIEE!

 

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S’il y a une chose que le conflit en cours en Syrie aura sans doute permis de révéler au grand public, c’est bien le côté parfaitement orwellien de la prétendue "Guerre à la terreur" menée depuis le 11-Septembre par les Etats-Unis et ses alliés de l’OTAN, France incluse. En effet, les médias ne parviennent plus à cacher ce fait incompréhensible à priori : des militants d’al-Qaïda sont aujourd’hui nos alliés en Syrie, et aident l’opposition dans sa tentative de renverser Bachar el-Assad. Mais alors, contre qui se bat-on ?

A y regarder de plus près, comme le fait cet article paru sur le Washington’s Blog – et c’est d’ailleurs le thème développé dans le film ONE – Enquête sur al-Qaïda -, la collaboration entre les USA et al-Qaïda n’a vraisemblablement jamais cessé depuis les années 1980 et la création de "la base" par la CIA pour aller combattre les Soviétiques en Afghanistan. Après la Somalie, la Bosniele Kosovo, mais aussi la Libye l’an dernier, des milices islamistes ont été formées par la CIA et d’autres services secrets occidentaux, puis utilisées pour renverser des régimes et occasionnellement les remplacer par des dirigeants "amis". Alors pourquoi cela s’arrêterait-il?

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Il est maintenant reconnu qu’al-Qaïda aide l’opposition syrienne

 

Par GeantVert



 

La “Guerre au terrorisme” a changé, et pas un Américain sur 1000 ne l’a remarqué : nous combattons désormais aux côtés d’al-Qaïda


Paru sur le Washington’s Blog, le 31 juillet 2012

Traduit de l’anglais par GV pour ReOpenNews

 

Ce que vous devez savoir sur ce revirement impensable…

Dans le roman de George Orwell, 1984, le pays dénommé Océania est en guerre contre l’Eurasia depuis des années.

Océania change soudain de camp, désigne l’Eastasia comme son ennemi mortel et fait de l’Eurasia son nouvel allié.

Le gouvernement utilise la propagande pour convaincre le peuple que « Nous avons toujours été en guerre contre l’Eastasia. » Le peuple abruti ne remarque même pas qu’ils ont changé de camp et se rallie aveuglément à l’Eurasia qu’il considère comme son allié historique.

La même chose se produit dans le monde réel avec "al-Qaïda".

Les gouvernements occidentaux et les médias "mainstream" ont admis le fait qu’al-Qaïda combattait contre le gouvernement syrien, et que l’Occident soutenait l’opposition en Syrie… quicollabore avec al-Qaïda.

De la même façon, l’opposition qui a renversé Kadhafi en Libye était essentiellement issue d’al-Qaïda… et elle semble maintenant avoir pris le contrôle du pays (et ses éléments sont essentiels dans les combats en cours en Syrie).

Les USA financent également des groupes terroristes sur le sol iranien.

monde,états-unis,guerre à la terreur,vous ne l’avez pas remarqué mais al-qaïda est maintenant notre a,l'afghanistan,la somalie,la bosnie,le kosovo,la libye,otan,fbi,cia,19 septembre 2001,syrie,armée syrienne libre,l’eastasia,l’eurasiaMais bien sûr, al-Qaïda a été accusée pour les attentats du 11-Septembre, et cette décennie de "guerre au terrorisme" a consisté à éradiquer al-Qaïda et ses groupes affiliés.

Par conséquent, le fait que nous considérions maintenant les combattants d’al-Qaïda comme nos alliés, quelle que soit la forme que cela prenne, est une chose tout à fait orwellienne.

Rappelez-vous, le conseiller à la Sécurité nationale de Jimmy Carter l’avait admis sur CNN, nous avons formé et soutenu Ben Laden et les autres chefs d’al-Qaïda dans les années 1970 afin d’aller combattre les Soviétiques. (Il a aussi déclaré devant le Sénat en 2007 que la guerre à la terreur était "un conte mythique historique").

Et, comme le professeur en stratégie au Collège naval, ex-analyste de la NSA et officier de contreterrorisme John Schindler l’a écrit, les USA ont soutenu Ben Laden et d’autres terroristes d’al-Qaïda en Bosnie. [Se référer aussi au livre ci-contre, en français - NdT]

Mais évidemment, nous avons perdu le contrôle et ils se sont retournés contre nous… et ensuite il nous a fallu des années pour chasser et finalement abattre Ben Laden. OK ?

Peut-être bien. Toutefois :

- L’officier en chef chargé de la capture de Ben Laden durant l’invasion de l’Afghanistan a affirmé que les USA avaient laissé celui-ci s’échapper d’Afghanistan.

monde,états-unis,guerre à la terreur,vous ne l’avez pas remarqué mais al-qaïda est maintenant notre a,l'afghanistan,la somalie,la bosnie,le kosovo,la libye,otan,fbi,cia,19 septembre 2001,syrie,armée syrienne libre,l’eastasia,l’eurasia- Un colonel à la retraite et les analystes militaires de Fox News ont déclaré : « Nous savons, avec 70% de certitude – ce qui est énorme en matière de Renseignement – qu’en août 2007, Ben Laden était dans un convoi se dirigeant le sud de Tora-Bora. Nous avions la cible dans nos caméras, à travers nos satellites. Nous écoutions ses conversations. Nous avions la meilleure équipe de chasseurs/tueurs au monde – la Seal Team 6 – dans les parages. Et nous avions le très efficace Commandement conjoint des armées (JSOC, pour Joint Special Operations Command) qui collaborait avec la CIA et d’autres agences. Nous avions des drones sans pilotes chargés de missiles sous leurs ailes ; nous avions les meilleures forces aériennes de toute la planète, n’attendant qu’une chose, envoyer une bombe sur la tête des terroristes. Nous l’avions dans notre viseur ; Nous l’aurions eu à tous les coups… Mais de façon incroyable, et à mon avis, criminelle, nous n’avons pas abattu Ben Laden. »

- Des soldats français insistent pour dire qu’ils auraient pu facilement capturer ou tuer Ben Laden, mais que le commandement américain les en a empêchés.

- Un membre du Congrès américain affirme que l’administration Bush a intentionnellement laissé s’échapper Ben Laden de manière à justifier la guerre en Irak.

Mais les magouilles avaient commencé bien avant le 11-septembre :

- L’enquête conjointe du Congrès sur le 11/9 a découvert qu’un informateur du FBI avait accueilli et loué un appartement à deux des pirates de l’air en 2000, et que, lorsque l’enquête a demandé à interroger cet informateur, le FBI a refusé tout net, et l’a caché dans un lieu secret, et qu’un haut-responsable du FBI a déclaré que ces manœuvres de dissimulation étaient menées suite à des ordres émanant directement de la Maison Blanche (ce qui est confirmé ici par le coprésident de l’enquête conjointe et ex-chef du Comité du Renseignement au Sénat, Bob Graham ; et lisez aussi cet article de Newsweek).

monde,états-unis,guerre à la terreur,vous ne l’avez pas remarqué mais al-qaïda est maintenant notre a,l'afghanistan,la somalie,la bosnie,le kosovo,la libye,otan,fbi,cia,19 septembre 2001,syrie,armée syrienne libre,l’eastasia,l’eurasia- Les attentats contre les Tours Jumelles à l’aide d’avion étaient prévus depuis des années, mais les USA n’ont rien fait pour les empêcher.

- Non seulement le gouvernement écoutait les conversations de Ben Laden, mais ils connaissaient les plans des pirates de l’air de leur bouche même.

- Un officier haut-gradé du renseignement militaire a déclaré que son unité – chargée de traquer Ben Laden avant le 11/9 – a été écartée de cette tâche, et que leurs avertissements comme quoi le World Trade Center et le Pentagone allaient être la cible d’attentats ont été ignorés.

- Plusieurs employés bien placés au département de la Défense ont affirmé que le gouvernement avait volontairement écarté leur témoignage sur la traque de Mohammed Atta avant le 11-Septembre.

- Un des formateurs d’al-Qaïda travaillait avec les Bérets verts et la CIA, et était un informateur du FBI.

- La CIA semble avoir aidé la plupart des pirates de l’air du 11/9 à obtenir un visa d’entrée aux USA.

Et aussi :

- D’après l’un des plus importants journaux français [Le Figaro - NdT], des agents de la CIAont rencontré Ben Laden deux mois avant le 11/9, alors que celui-ci était recherché pour l’attentat contre l’USS Cole.

- Sibel Edmonds – une ancienne traductrice du FBI, jugée extrêmement crédible par l’Inspecteur général du département de la Justice et plusieurs sénateurs – affirme qu’Oussama Ben Laden travaillait pour les USA pratiquement jusqu’au jour du 11 septembre 2001, et que ce fait est tenu caché, tout simplement parce que les USA sous-traitent les opérations de terrorisme à al-Qaïda et aux talibans depuis de nombreuses années.

Nous avons toujours été en guerre avec l’Eastasia…


 

Source: REOPEN911

LE DOGME DE L’INFAILLIBILITE DEMOCRATIQUE

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Excellent article, à lire absolument. Bonne lecture!

 

Comme nous le montrent les conflits en Libye et en Syrie, les démocraties occidentales peuvent instrumentaliser le terrorisme islamique avec leurs alliés d’Arabie saoudite et du Qatar, provoquer et entretenir des guerres civiles dans des pays en paix, se rendre coupables de crimes contre l’humanité pour accomplir les objectifs géostratégiques de leurs élites libérales, sans que leurs opinions publiques ne s’en émeuvent outre mesure. Cette atonie de l’opinion publique occidentale s’explique en partie par la force d’un dogme tout puissant qui structure l’idéologie démocratique et l’âme de ceux qui jouissent de ses bienfaits : le dogme de l’infaillibilité démocratique.

D’après ce dogme, la démocratie occidentale ne peut jamais mal agir. Toutes ses actions sont empruntesd’une sorte de grâce qui transforme un crime en acte héroïque, une guerre de conquête des ressources naturelles d’un pays en une épopée pour la liberté, l’asservissement de populations au libéralisme le plus dur en libération des peuples opprimés, un vote contrôlé en expression de la volonté populaire(Irak, Soudan, Libye).

Dès que vous questionnez l’innocence de vos dirigeants (sur des sujets comme le 11-Septembre, l’Irak, la Libye, la Syrie) qui incarnent, semble-t-il, à eux seuls, la démocratie et ses valeurs supposées, les défenseurs de ce dogme lâchent contre vous leurs inquisiteurs chargés de le faire respecter (de BHL à Botul et de Botul à Bernard-Henri Lévy). Ainsi, prêter aux démocraties occidentales de mauvaises intentions dans les relations internationales, c’est contester ce dogme et s’exposer à faire l’objet d’un lynchage médiatique. Se poser des questions sur les arrières pensées de ses dirigeants, c’est remettre en cause ce dogme et risquer de se faire diffamer (vous devenez un paranoïaque, un révisionniste, un antisémite, un anti-américain, etc.). Penser que ses élites puissent commettre des crimes contre l’humanité de manière répétée, c’est manquer de respect à l’égard de ce dogme et s’attirer les mauvaises grâces du pouvoir et de ses gardiens.

L’opinion publique occidentale qui baigne, sans nécessairement le savoir, dans le dogme de l’infaillibilité démocratique, est prompte à prendre la défense de l’inquisiteur en qui elle voit l’honnête homme, le défenseur des vertus démocratiques, celui qui porte la règle et sa légitimité. L’effronté qui oserait, par exemple, jeter toute la force de sa réflexion contre ce dogme dans les conflits libyen et syrien et qui mettrait en avant l’instrumentalisation par l’Occident du terrorisme islamique à l’origine du chaos politique, économique, social et humanitaire que connaissent ces deux pays, se verrait accusé immédiatement de soutenir les dictateurs massacreurs de leur peuple. Il ne viendrait à l’esprit d’aucun défenseur du dogme que l’on puisse honnir les dictateurs laïques tout autant que ceux qui veulent les faire tomber afin de les remplacer par mille tyrans wahhabites et islamistes au service d’élites occidentales massacreuses d’innocence et fauteuses de guerre. Il ne viendrait à l’esprit d’aucun lecteur assidu du Monde, du Guardian ou du New York Times de douter de la présentation des événements par ces quotidiens qui dépeignent les insurgés syriens sous les traits des combattants de la liberté, alors que la quasi-totalité d’entre eux ne sont pas Syriens (mais Jordaniens, Irakiens, Libyens, etc.), qu’ils tentent d’imposer la charia par le terrorisme de masse, qu’ils défendent le salafisme façon wahhabite et sa vision obscurantiste de l’Islam, qu’ils massacrent systématiquement tous ceux qui ne partagent pas leur point de vue ou appartiennent aux minorités religieuses, qu’ils répondent à des donneurs d’ordres basés en Turquie, en Arabie saoudite, au Qatar et aux États-Unis et, enfin, qu’ils portent les couleurs d’Al-Qaïda.

Le citoyen occidental ne veut ou ne peut pas croire que ses dirigeants et ses médias puissent à ce point le manipuler et lui cacher la vérité. Cette pensée est au-dessus de ses forces ou de ses défenses immunitaires psychologiques et contraires au dogme qui est encré dans son cerveau de bourgeois cultivé depuis sa plus tendre enfance. Car s’il devait admettre qu’une telle manipulation était possible, il viendrait immanquablement à perdre ses repères, à douter de la nature réellement démocratique de son régime politique et il verrait, alors, toutes ses croyances dans les vertus de son système s’effondrer sur leur base. Reconnaître les crimes de nos élites, qu’il s’agisse de crimes politiques ou des crimes médiatiques, requiert de se projeter hors de soi et de son ethnocentrisme occidental pour penser que ‘l’autre’ n’est pas nécessairement un ‘barbare’ et pour effleurer l’idée que ses dirigeants, pourtant élus démocratiquement, puissent être des démocrates aux mains sales.

Les inquisiteurs du dogme ne peuvent pas s’élever au-dessus de leur aveuglement sans perdre leur foi dans leur système, sans perdre aussi tous les bienfaits personnels qu’ils peuvent tirer de leur position au sein de la hiérarchie des défenseurs du dogme. Ne vous attendez donc pas à ce que les profiteurs du dogme répondent aux arguments soigneusement étayés que vous pourriez développer, ils ne détestent rien tant que la réalité. Ils n’ont, par ailleurs, pas plus de conscience morale que les profiteurs de guerre et ne méritent sans doute pas que nous engagions avec eux un dialogue courtois : ce sont, à vrai dire, les mêmes. Mais qui sont-ils au juste ? Ils ont un nom : on les appelle les Atlantistes.

Ce qui unit les élites politiques, culturelles, financières occidentales, c’est cette idéologie atlantiste qui ne souffre la contestation qu’à la marge. Si les hommes politiques ou les journaux de droite et de gauche peuvent s’étriper à loisir sur le droit à l’avortement ou l’abolition de la peine de mort, ils retrouvent toujours la voie de l’unanimisme lorsqu’il s’agit de défendre l’atlantisme dans ses fondements : ils seront ainsi unanimes pour défendre les traités européens qui ne font qu’entériner la doctrine libérale imposée par Washington ; ils seront unanimes également pour laisser l’Occident s’allier avec l’islamisme radical afin d’orienter les Printemps arabes selon les intérêts particuliers de leurs élites tout en prétendant, en même temps, défendre les valeurs des Lumières.

Pour tout démocrate sincère, celui qui croit davantage aux valeurs démocratiques qu’au système qui est sensé les mettre en œuvre, il est impératif de s’attaquer avec force à ce dogme parce qu’il est l’un des plus meurtriers qui soit : il permet, avec une impunité déconcertante, les actions les plus criminelles de la part des démocraties occidentales qui sont, si on y prête bien attention, les régimes les plus violents et les plus meurtriers de la planète depuis la chute du mur de Berlin et la disparition de la menace communiste.

Il est nécessaire de s’acharner contre les bases de ce dogme pour le faire crouler avant qu’il ne nous emporte tous, démocrates d’ici ou d’ailleurs, dans le chaos sans fin d’une guerre des peuples et des civilisations, voulue par une élite indigne de gouverner nos destinées. Les dogmes, comme les dictatures et leurs représentants, sont faits pour être renversés. Et comme le Krak des Chevaliers, cette forteresse imprenable en terre syrienne, ils ont leurs failles.


Guillaume de Rouville, in LE GRAND SOIR

Auteur de "La Démocratie ambiguë", Éditions Cheap, juillet 2012


A lire également sur le croustillant site L'IDIOT DU VILLAGE


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mercredi, 08 août 2012

COTE D'IVOIRE: SUR LA PISTE DES ASSAILLANTS DE LA CASERNE D'AKOUEDO


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Patrouille de soldats des Forces républicaines (FRCI) à Bingerville, près d’Abidjan, le 6 août © Issouf sanogo/AFP

 

Qui sont les assaillants de la caserne d'Akouédo, une attaque qui a fait sept morts dans la nuit de dimanche à lundi ? Miliciens pro-Gbagbo ou supplétifs des FRCI, mécontents de leur sort ? Comment ont-ils disparu sans laisser aucune trace ? Éléménts de réponse.

Quelque 24 heures après l’attaque contre la caserne militaire du premier régiment d’infanterie d’Akouédo, près d’Abidjan, on en sait un peu sur le mode opératoire du commando puissamment armé qui a pu agir en toute impunité - et presque sans combattre - dans un quartier stratégique surveillé en permanence par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, armée nationale).

Selon plusieurs sources militaires de haut rang, les assaillants étaient au nombre d’une centaine, vêtus en treillis ou en civils et circulant à bord d’une dizaine de pick-up. Ils ont fait irruption simultanément aux entrées principale et annexe de la caserne aux environs de 3 heures 30 GMT, lundi matin. Dès son entrée, le commando a abattu les cinq sentinelles en faction au poste de contrôle.

Au cours du bref échange de tirs avec les soldats, les assaillants perdent un homme mais ne se découragent pas. Ils mettent aussitôt le cap sur la poudrière du camp. Dans l’armurerie, ils récupèrent 240 fusils AK-47 non enchaînés – contrairement aux usages - et disposant de leurs percuteurs. Il était prévu de les utiliser lors du défilé militaire de la célébration du 52e anniversaire de la fête de l’indépendance, mardi 7 juillet sur l'esplanade du palais présidentiel.

"Les assaillants semblaient connaître le secteur"

« C’est curieux, les assaillants semblaient connaître le secteur. Ils n’ont pas emporté les armes plus lourdes qui étaient stockées, notamment les obus de mortiers. Ils se sont contentés des Kalachnilovs comme s’ils voulaient délivrer un message », commente une source haut placée, proche du ministère délégué à la Défense.

Après son forfait, durant lequel il n’a rencontré presque aucune opposition, le commando prend tranquillement l’axe Abidjan-Bingerville et s’évapore dans la nature. C’est seulement à 5 heures du matin que les hommes de la garde républicaine du commandant en second, Issiaka Wattara, alias « Wattao », arrivent sur le terrain. Mais les agresseurs sont déjà loin.Et le ratissage intensif de la zone ne donne rien.

Dans la matinée, plusieurs autres unités des anciens chefs de guerre de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), aujourd’hui intégrés au sein de l’armée nationale, rallient la caserne d’Akouédo. Celle-ci abrite pourtant déjà près 2 000 militaires, qui n’ont ni lancé l’alerte, ni réagi à l'assaut… Essentiellement en raison de leur manque d’équipements et de capacité opérationnelle.

« Il y a un véritable scandale d’autorité de commandement au sein des FRCI. Plus d’un an après la fin de la crise postélectorale, la caserne d’Akouédo n’est toujours pas opérationnelle et ne possède aucune section d’alerte. Pourtant c’est le foyer d’où provient, depuis plus de 10 ans, l’instabilité à Abidjan. En plus, la caserne est située à environ 25 minutes de la résidence du chef de l’État », s’indigne un proche du président Alassane Ouattara.

Lundi 6 août, à la présidence, Ouattara convoque une réunion d’urgence. Y assistent le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, son collègue de la Défense, Paul Koffi Koffi, les généraux Gervais Kouasssi (gendarmerie), Bredou M’Bia (police), Soumaila Bakayoko (armée) et Michel Gueu (chef d’état major particulier du chef de l’État). « Le président a exprimé son mécontentement sur l’immobilisme, la porosité et la passivité des FRCI qui n’ont pas vu venir trois attaques en moins de 24 heures. Même si les autorités militaires privilégient pour le moment - sans enquête aboutie - la piste des miliciens et ex-Forces de défense et de sécurité (FDS, pro-Gbagbo), le chef de l’État a donné des instructions fermes pour colmater les brèches du système sécuritaire », indique une source proche de la présidence.

Thèse peu crédible

Un système sécuritaire qui repose essentiellement sur les 3000 à 4000 ex-rebelles membres des FRCI (qui sont sur le papier 55 000 hommes), ainsi que sur environ 40 000 dozos, chasseurs traditionnels venus du Nord, et sur quelque 110 000 supplétifs non encore démobilisés ni déssarmés. Pour les milieux diplomatiques d’Abidjan, c'est d'ailleurs de ce côté qu'il faut chercher. « L'attaque ressemble bien à une action de supplétifs FRCI qui n’ont toujours pas été pris en compte par le pouvoir. C’est une sorte de signal qu’ils donnent au gouvernement pour accélérer la réforme du système de sécurité et de l’armée (RSSA), en panne depuis plusieurs mois », affirme un diplomate européen.

Autre détail troublant : « Les assaillants ont bénéficié de complicités internes au camp, confie Paul Koffi Koffi à Jeune Afrique. Des arrestations de pensionnaires de la caserne ont été effectuées et nous poursuivons l'enquête », ajoute-t-il.

Fin juillet, des combats avaient déjà opposés des supplétifs de l’armée aux FRCI dans la commune d’Abobo, l’un des fiefs du chef de l’État à Abidjan. « Tous les supplétifs sont laissés pour compte. Aujourd’hui, seuls les éléments des Forces armées des forces nouvelles (FAFN, armée de l’ex-rébellion du Nord), ainsi que quelques éléments des ex-FDS constituent l’ossature du système de sécurité. Cela crée des frustrations », explique un militaire onusien.



Baudelaire Mieu, à Abidjan


Source: JEUNE AFRIQUE

mardi, 07 août 2012

ATTAQUE DU CAMP D'AKOUEDO: LE GOUVERNEMENT S'EN PREND A L'ONUCI


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Bert Koenders, Représentant du Secrétaire Général de l'ONU en Côte d'Ivoire, patron de l'ONUCI


Dans la nuit d’hier, des mutins se sont attaqués au camp militaire d’Akouédo dans le quartier de Cocody à Abidjan où après plusieurs échanges de tirs, ils ont réussi à occuper les lieux pendant un moment avant d’en être délogés. Cependant, dans leur retraite, ces éléments frondeurs des FRCI ont accompli la prouesse d’emporter tout l’armement qui était gardé dans la poudrière dudit camp. Les premières images diffusées prouvent clairement que les soldats qui gardaient le camp ont détalé à la vue des mutins, permettant à ceux-ci de surprendre leurs collègues en plein sommeil.

Le gouvernement ivoirien, surpris par la dureté de l’attaque, a mis du temps à s’en remettre surtout à la veille de la Fête de l’indépendance (?) qui est aussi une célébration militaire.

Ce n’est cependant pas la couardise des soldats fuyards qui provoque l’ire du gouvernement mais plutôt le fait que les soldats de l’organisation des nations unies (ONUCI) logés dans le camp n’aient pas réagit à l’attaque. Le camp d’Akouédo abrite en effet un contingent des soldats togolais en mission en Côte d’Ivoire pour le compte de l’ONU.

De sources diplomatiques, le gouvernement Ouattara s’en serait ouvertement plaint au représentant du Secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire, Bert Koenders, avant de saisir les ambassadeurs de France et des Etats-Unis sur les bords de la Lagune Ebrié.

L’on se souvient cependant que le camp de refugiés de l’ethnie guéré de Nahibly à Duékoué gardé par des soldats de l’ONU avait été attaqué le 20 juillet par les Dozo et les militants du RDR faisant des dizaines de morts et plusieurs blessés par balles et armes blanches. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le gouvernement dans ce massacre avait plutôt choisi de justifier l’inertie des soldats de la paix (?).

La réforme de l’armée est l’un des grands défis du pouvoir, qui a promis de mettre en place un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants non intégrés dans les FRCI. Ce chantier s’annonce hautement sensible et coûteux.

La Côte d’Ivoire traverse une situation sécuritaire délétère depuis la crise post-électorale née du refus de Dramane Ouattara, soutenu par la communauté internationale, de reconnaître sa défaite aux élections présidentielles ivoiriennes, et de son installation à la tête du pays par les armes.

Le vainqueur, Laurent Gbagbo, est détenu jusqu’à ce jour à La Haye, tandis qu’aucun membre du camp Ouattara n’a été inquiété près de deux ans après ces événements.


Source: Le blog de Steve Beko

lundi, 06 août 2012

ATTAQUE DES CAMPS MILITAIRES: UN CERTAIN GENERAL TIMOTHEE SEKONGO REVENDIQUE L'EXPEDITION

 

CASQUES BLEUS ONUCI AU CAMP D'AKOUEDO.jpg

Les FRCI gardés par les casques bleus de l'ONUCI. Et qui nous garde, nous, les populations?


Le responsable des attaques contres les différents camps militaires en Côte d'Ivoire, ces derniers temps, aurait finalement un nom: le Général Timothée Sékongo.

 

Dans la nuit du Dimanche au Lundi, le nouveau camp d’Akouédo a été attaqué par un commando bien armé. Le Général Timothée Sékongo qui a revendiqué l’attaque dit être satisfait de ce premier essai.

Dans le même temps, ce Général Sékongo dit donner 72 heures à Dramane Ouattara et ses hommes pour quitter le pouvoir. Il dit ne pas être là pour discuter avec qui que ce soit car la nation Ivoire a suffisamment souffert.

côte d'ivoire,le responsable des attaques contres les différents camps militai,le général timothée sékongo

Selon le Général, ils ne sont pas encore venus au combat, ils sont venus s’essayer à la bête et maintenant qu’ils ont pris la mesure de la bête, alors ils vont en découdre. Il continue pour dire que ses hommes ont fait un repli sous ses ordres après avoir totalement pris le contrôle du nouveau camp d’Akouédo.

C’est quelques temps après le repli de ses hommes que les locataires ont commencé à tirer dans tous les sens.

côte d'ivoire,le responsable des attaques contres les différents camps militai,le général timothée sékongo

Les sources officielles disent ne pas être informées sur l’identité des assaillants, tandis que d’autres sources nous apprennent que se seraient des éléments des FRCI mécontents du traitement à eux infligé.


Source: Page FACEBOOK de Khalil Ali Kéita