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mercredi, 01 octobre 2014

COTE D'IVOIRE: LA COLERE DES ETUDIANTS FACE AU MANQUE D'EQUIPEMENT

 

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Quand on a dépensé 175 milliards de nos francs (dont 133 en surfacturation!), et surtout du contribuable, avec tambours et trompettes, soi-disant pour réhabiliter l'université de Cocody, est-ce concevable, acceptable, pensable que les laboratoires de physiques et de chimie n'aient pas le moindre matériel, depuis deux ans, dans cette Côte d'Ivoire? A vous de me le dire. Bonne lecture. Fernand Dindé.

 

A Abidjan, il y avait un parfum de gaz lacrymogènes lundi 29 septembre au matin sur le campus universitaire Houphouët-Boigny. Un millier d’étudiants en sciences physiques et chimie ont fait part de leur mécontentement concernant le peu d’équipement dont ils disposent pour achever leur cursus.

D’après les étudiants en sciences, cela fait deux ans que leurs travaux pratiques se déroulent en théorie faute de matériel. Excédés, ils sont allés lundi matin faire part de leurs doléances à la présidence de l’université, mais ont été accueillis par les gaz lacrymogènes des policiers sur place au campus.

Peu après, c’est donc dans un amphithéâtre surchauffé qu’ils se sont retrouvés avec une partie de la direction de l’université Houphouët-Boigny pour tenter de trouver une solution. « Depuis deux années, c'est-à-dire depuis l’ouverture des universités, nous n’avons plus de laboratoire pour effectuer des travaux pratiques, parce que les laboratoires ne sont pas équipés. Il n’y a plus de matériel. On nous a fait plusieurs promesses qui n’ont pas été respectées et nous pensons que trop c’est trop. Nous n’avons pas voulu que cette année ça se répète. Et c’est pourquoi nous avons pris l’initiative d’organiser cette marche ce matin », explique Ignace Tegbeu, étudiant en master de sciences physiques.

Malgré les tentatives de médiation du directeur adjoint de l’université, du conseiller du président Ouattara pour la formation et l’éducation et deux doyens en sciences, les étudiants ont décidé de se mettre en grève jusqu’à la semaine prochaine. Ils attendent désormais que le matériel, prévu depuis 24 mois, arrive dans les prochains jours.

 

Source: RFI LES VOIX DU MONDE

mercredi, 24 septembre 2014

UN OCCIDENT MEURTRIER, TERRORISTE AUTORISÉ, PLUSIEURS FOIS GENOCIDAIRE

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"Vive la rationalité, le bon sens des grands raisonneurs capitalistes!

Vive les gauches factices qui font leçon de vérité et de sens à la pauvre humanité que leurs spécialistes et journaleux sauvent d’elle-même et de ses potentielles révoltes, en la convainquant que le seul bien de l'Homme, consiste à sauver et à maintenir le capitalisme et ses aberrations!"

A son habitude, Camille Loty Malebranche n'économise pas ses mots.

Mais cela vaut sa peine à le suivre !

Michel Peyret

DEMOCRATIE DES MISSILES.jpg

 

Occident-Capitalisme: l'art de dissocier les conséquences de leurs causes

18 septembre 2014

Par Camille Loty Malebranche

RIEN ENTENDRE, RIEN VOIR, RIEN DIRE.jpg

Presse et "schizophrénie analytique": rire pour ne pas pleurer sur l’incohérence.

 

Le comportement interventionniste et belliciste de l’occident dans le monde, tient d'une logique pseudo-discursive et désopilante du crime savamment étayé, pour autant que l'on puisse rire de l'infamie et de la tuerie! Avec un occident meurtrier, terroriste autorisé, plusieurs fois génocidaire dans son passé colonialiste esclavagiste, qui bombarde au nom de l’humanitaire, comme directement en Libye, Afghanistan, Irak, fait indirectement la guerre comme en Syrie, manipule l'Ukraine en y entretenant l'actuel conflit pour implanter l'Otan aux frontières de  la Russie, paupérise par des mesures haineuses et immondes comme à Cuba, nul ne peut s’empêcher de constater que c’est le seul cas, dans l’histoire de la solidarité humaine, où l’extermination de milliers d’individus innocents et l'instrumentalisation de la détresse humaine sciemment provoquée à des fins géostratégiques, constitue une action bénéfique, une valeur d’éthique et de salut de l’humanité.

À lire les billevesées de certains médias de l'"hyperdroite", cette extrême droite inavouable, baragouinant sur la haine de l'occident chez des ismalistes dont d'ailleurs l'occident se sert quand cela lui convient, islamistes qui ne font que tendre à l'occident, le miroir effrayant de la violence de ses propres politiques planétaires imposées, il faut se dire qu'il est facile pour les journaleux de rayer d'un trait d'encre ou par quelques gouttelettes malsaines de leur glaviot venimeux, la bonne part de la culpabilité du terrorisme d'État occidental et de l'origine occidentale de la crise plurielle de sécurité sévissant dans le monde et embrasant la planète. Oui, il est facile de faire regarder les conséquences d'une crise née du Nord et qui prend des  allures d'écheveau idéologique pour des pays ruinés où la masse paupérisée est littéralement sans autre repère que l'amélioration immédiate de sa condition intenable dans des pays égrugés par les bombes et le pillage occidental. Le capitalisme financier et belliciste est éhonté devant ses propres méfaits et leurs conséquences que ses larbins défenseurs coupent toujours de leurs causes. 

 Vive la rationalité, le bon sens des grands raisonneurs capitalistes!

Vive les gauches factices qui font leçon de vérité et de sens à la pauvre humanité que leurs spécialistes et journaleux sauvent d’elle-même et de ses potentielles révoltes, en la convainquant que le seul bien de l'Homme, consiste à sauver et à maintenir le capitalisme et ses aberrations!


Camille Loty MALEBRANCHE

 

Source: ALAIN INDEPENDANT

dimanche, 21 septembre 2014

EBOLA: LE MENSONGE GENERALISÉ

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Alors que le journal Le Monde parle quotidiennement de « ravages » et de « catastrophe », la réalité est que l’épidémie de virus Ebola reste d’ampleur très modeste.

La presse parle de 1229 morts entre mars et août 2014 sur l’ensemble de l’Afrique, et encore ce chiffre n’est-il pas exact.

Si vous vous rendez sur la page du site de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) traitant du sujet, vous vous rendez compte qu’il y a en fait 788 décès formellement identifiés comme causés par le virus Ebola. Les autres sont des cas « suspects » ou « probables ». [1]

Ce sont bien sûr 788 morts de trop, mais il faut comparer aux 1,2 MILLION de morts causés annuellement par le paludisme [2], ou aux 2000 morts causés annuellement en France par la grippe saisonnière. [3]

Très peu de contagion

Les images de soignants portant des masques et des combinaisons intégrales pour s’approcher des malades suspectés sont insensées et dignes d’un mauvais film de science-fiction.

Car le virus Ebola ne se transmet absolument pas si facilement :

« Il faut un contact direct avec un liquide biologique comme le sang, les selles, les vomissures. Il n’y a aucune transmission par voie aérienne. C’est-à-dire que, lorsqu’une personne parle ou tousse, elle ne répand pas le virus Ebola dans l’air ambiant. » explique le Pr Bruno Marchou, chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de Purpan, à Toulouse. [4]

Autrement dit, le virus Ebola est comparable au SIDA pour son mode de propagation. Il faut vraiment être au contact du sang ou du liquide biologique du malade pour risquer soi-même d’être contaminé.

Cela veut dire, toujours selon le Pr Bruno Marchou, que le virus Ebola :

« n’atteindra pas le stade pandémique. À Conakry (capitale de la république de Guinée), ils avaient initialement plusieurs dizaines de cas parmi le personnel hospitalier. Ils ont réussi, en appliquant des mesures d’hygiène standard simples, à endiguer la propagation du virus parmi leur personnel. »

Ces mesures d’hygiène n’ont rien de sorcier : « Quand on s’occupe d’un patient, on se couvre les mains avec des gants. Si le patient vomit, il faut aussi se couvrir le visage. C’est le b.a-ba. On fait ça tous les jours. » continue-t-il.

«La mort dans 20 à 90 % des cas »

Sandrine Cabu, de Médecins Sans Frontières, interrogée par Le Monde, explique que le virus Ebola entraîne « la mort dans 20 à 90 % des cas ».

Pourquoi une fourchette aussi absurdement large ?

Parce que le virus Ebola est surtout dangereux quand il est mal soigné. Les personnes meurent de déshydratation ou d’hémorragies mais le traitement consiste alors simplement à hydrater ou à transfuser le patient, pas à lui donner un vaccin ni un hypothétique médicament. Il ne faut pas croire ce que prétend l’industrie pharmaceutique qui aimerait pouvoir vendre aux gouvernements une poudre de perlimpinpin comme elle l’avait fait pour le Tamiflu.

« Les nouveaux médicaments ne sont pas la solution contre Ebola », selon un expert en maladies infectieuses

La solution contre l’épidémie consiste à respecter des mesures simples et de bon sens : hygiène, bonne nutrition, vitamine D, vitamine C.

Selon Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses des Etats-Unis, l’outil le plus efficace contre Ebola est de prodiguer les soins de base aux malades.

« La véritable priorité devrait être de créer des infrastructures médicales dans les pays touchés pour fournir aux malades le soutien médical de base comme l’hydratation et la transfusion sanguine. Cela aura un beaucoup plus gros effet sur la santé que la distribution au hasard de quelques médicaments expérimentaux. » [5]

Selon Thomas E. Levy, auteur d’un article récent sur les remèdes potentiels contre le virus Ebola [6] :

« Jusqu’à présent, il n’y a pas un seul virus testé qui n’ait pas été inactivé par une certaine dose de vitamine C. Un des moyens prioritaires pour détruire le virus, ou programmer sa destruction par le système immunitaire, est d’activer la “réaction de Fenton”. En un mot, cette réaction peut se produire à l’intérieur du virus, dans les cellules où les virus se répliquent et à la surface des virus eux-mêmes. »

Il n’y a donc aucune raison de suspecter le virus Ebola de se transformer brutalement en une pandémie à l’échelle de l’Afrique, et encore moins dans le reste du monde.

Mais il n’y aucun doute que cette psychose peut servir les intérêts financiers de quelques-uns.

Semer la panique : un business très lucratif

La panique autour du virus Ebola rappelle évidemment la grippe aviaire de 2005 et la grippe porcine (H1N1) de 2009.

Ces deux « pandémies imminentes » ont été l’occasion de manipuler grossièrement les opinions publiques pour justifier la vaccination en masse des populations, qui s’est révélée entraîner de terribles effets secondaires, dont la narcolepsie, un très grave trouble du sommeil. [7]

En 2009, l’Organisation Mondiale de la Santé a prédit qu’un tiers de la population mondiale pourrait être touchée par la grippe H1N1, avec des effets incalculables. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot n’avait alors pas hésité à commander 94 millions de vaccins ! Les Français n’ayant été que 6 millions à se faire vacciner, Mme Bachelot avait, dès le mois de janvier 2010, annulé auprès des laboratoires pharmaceutiques la livraison de 50 millions de doses et fait verser par l’Etat en dédommagement près de 48 millions d’euros aux laboratoires. [8]

Quant au fameux médicament antiviral « miracle », le Tamiflu, son effet réel n’est que de réduire la durée des symptômes de moins d’une journée, sans limiter d’aucune façon les hospitalisations. Une étude britannique a conclu que la distribution de Tamiflu contre la grippe H1N1 a eu pour seul effet de… gaspiller 500 millions de Livres sterling.

En effet, la saison de grippe 2009 se révéla finalement moins grave que d’habitude, malgré la présence de la souche H1N1. De plus, de nombreux prétendus cas de grippe H1N1 se révélèrent ne même pas être des grippes mais de simples rhumes, ce qui n’est pas sans rappeler ce cas de virus Ebola à Berlin qui s’est finalement révélé être… une gastro. [9]

Jouer avec le feu

Toutefois, les titres excessifs martelés par la presse sont à mon avis très dangereux :

« Une épidémie absolument pas sous contrôle, sans précédent », Médecins Sans Frontières, le 30 juillet 2014. [10] [11]

« Le virus Ebola continue de dévaster l’Afrique de l’Ouest », Le Monde, 15 août 2014. [12]

« L’OMS décrète une urgence de santé publique de niveau mondial », France 24, le 20 août 2014. [13]

Cette psychose est en train de semer la pagaille en Afrique, où des gouvernements sont ni plus ni moins en train de fermer les frontières, mobiliser les armées pour réprimer les populations, et même isoler sans raison des dizaines de milliers de malheureux, hommes, femmes, vieillards et enfants mis en quarantaine dans un bidonville du Libéria, sans nourriture ni eau. [14]

« Pour espérer contenir l’épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui fait rage au Liberia (…) le gouvernement prend des mesures draconiennes. Deux quartiers de la capitale, Monrovia, ont été placés en quarantaine et sous surveillance sécuritaire, alors que dans le reste du pays, un couvre-feu a été instauré. », Le Monde du 22 août 2014.

« Tirer à vue »

Dimanche 24 août, on apprenait que, au Sierra Leone :

« Le parlement a adopté un projet de loi qui interdit d’héberger des malades. Les contrevenants sont passibles de deux ans de prison. [15] »

Lundi 25 août, pire encore : le gouvernement du Libéria ordonne à ses soldats de « tirer à vue » sur les personnes qui chercheraient à passer la frontière, soit disant pour empêcher l’épidémie de se progager ! [16]

Ces réactions totalement excessives risquent de provoquer une vraie catastrophe humanitaire, bien plus grave que le virus Ebola lui-même.

Des mesures commencent également à être prises contre les Africains au niveau international :

« Au niveau international, les citoyens de ces pays font l’objet d’une quarantaine de plus en plus stricte avec la fermeture des frontières, la suspension des vols de la plupart des compagnies aériennes qui les desservaient, le rapatriement des membres des familles du personnel diplomatique dans ces pays, l’annulation de conférences internationales, la délocalisation d’événements sportifs, etc. » note Rue 89. [17]

En Corée, de véritables réactions racistes éclatent contre les Africains, interdits d’entrer dans certains magasins. [18]

Le mythe du passager infecté dans l’avion

À écouter les autorités et nos journalistes, on croirait qu’une épidémie de virus Ebola peut se déclencher à tout instant en Europe : il suffirait que débarque un Africain touché par la maladie arrivé par avion.

Cette hypothèse est parfaitement irréaliste. Elle ne traduit qu’une ignorance complète de ce qu’est réellement le virus Ebola.

Ne succombons ni à la psychose, ni à une forme de racisme qui ne dit pas son nom.

L’épidémie de virus Ebola ne sera correctement endiguée en Afrique que si toute violence et toute mesure répressive cesse. Qu’on laisse chaque patient être pris tranquillement en charge par un personnel ayant une formation médicale de base, et prenant les mesures d’hygiène évidentes.

N’envoyons ni cargaisons de vaccins en Afrique, ni médicaments. Cela ne servirait qu’à enrichir les laboratoires pharmaceutiques et à provoquer des dégâts bien plus graves par les effets secondaires de ces médicaments.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

Source: SANTE NATURE INNOVATION

01:13 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Europe, France, Guinée, Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : monde, afrique, santé publique, oms, santé, ébola, épidémie ébola, fièvre hémorragique à virus ébola | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 10 septembre 2014

SECURITE: LE QUESTIONNEMENT DU Pr MAMADOU KOULIBALY

 

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Que ce soit en tant que conférencier invité par l’Onuci et la Friedrich Ebert Stiftung pour disserter sur le rôle des partis politique dans le contrôle du secteur de la sécurité en Côte d’Ivoire ou lors de ses multiples rencontres avec les populations et la société civile, le président de LIDER, le Pr. Mamadou Koulibaly a pris l’habitude de poser une question à son auditoire : Que faire de la garde prétorienne de Ouattara à l’issue de l’élection présidentielle de 2015?

 

En effet, l’actuel président de la République, dans le sillage de la crise post-électorale, a mis en place une garde prétorienne de 5000 personnes environ. Cette garde issue des forces armées des forces nouvelles (Fafn) lui est rattachée par des liens privilégiés et fidélisés qu’elle a construits avec son arrivée au pouvoir. Ces forces sont donc politiquement liées à Ouattara plus qu’à son régime, au régime plus qu’à l’Etat et à l’Etat plus qu’à la République. Elles font office de forces de dissuasion du régime et semblent bien réussir, pour le moment, tant que le père fondateur est en place.

La garde prétorienne composée des forces spéciales et autres factions gérées par les ex-com’zones au cœur de la République et au service du sommet de l’Etat n’encourage pas les réformes de l’armée. Elle se comporte comme une compilation de milices privées au sein de l’armée et ressemble plus à des conquérants qu’à des soldats d’un état de droit. Mais le droit de l’Etat impose ces forces de sécurité, qui sont loin d’être républicaines, même si on les affublées de ce patronyme. Arrivées au pouvoir dans la dynamique de la crise ivoirienne, elles sont en effet liées non pas à la République, mais plutôt au président de la République qui est toujours président de son parti politique, en violation de la loi fondamentale, sans que cela ne gêne ni le Conseil constitutionnel, ni le Parlement.

On peut présumer que le système est sous contrôle du président-fondateur jusqu’en 2015. Mais que se passerait-il au cas où Ouattara perdait les élections? Que se passerait-il pour cette garde prétorienne et les autres forces pro-Ouattara au cœur de la machine sécuritaire de l’Etat si un membre actuel de l’opposition arrivait au pouvoir en octobre 2015? Comment une République dirigée par Mamadou Koulibaly s’accommoderait-elle des soldats qui ont juré fidélité et qui sont des militants avérés des différentes branches armées du Rdr, qu’on les appelle Fn ou Fafn ou Frci ? Comment s’accommoderait cette garde prétorienne avec un opposant devenu président de la République en 2015 ?

Mais, on peut admettre aussi que la présence même de ces forces pro Ouattara au moment des élections assure une dissuasion telle qu’aucun opposant ne puisse gagner ces élections de 2015. Cette hypothèse n’est pas moins probable que la précédente. Dans ce cas de figure, projetons-nous dans l’après 2015. Supposons que Ouattara gagne les élections et qu’il est dans son second mandat 2015-2020. Admettons qu’il n’envisage pas se représenter aux élections présidentielles de 2020. Cette hypothèse ouvre la perspective d’un renouvellement d’équipe gouvernementale. Il y aura donc un changement de président après 2020. Entre 2016 et 2020, nous entrerons ainsi dans une guerre de succession au cœur du système Ouattara. Le chef auquel les troupes constituées depuis 20 ans sont attachées, au point d’avoir conduit pour lui une rébellion de dix ans, doit laisser la place à un autre chef qui aura moins de légitimité et dans un parti politique en ébullition ou en reconstitution autour de ce nouveau messie charismatique et historique. Une guerre des héritiers de Ouattara est donc à envisager après 2016 et avant 2020. Quels en seraient les protagonistes dans le camp Ouattara? Avec quelles forces vont-ils mener leurs combats? Lequel de ces protagonistes contrôlera la garde prétorienne ? Comment les différentes factions qui composent cette garde prétorienne vont-elles se comporter dans ce «Game of Thrones» saison 2020 made in Côte d’Ivoire? Nous sommes au cœur de la question sécuritaire qu’aucune réforme actuelle du secteur de la sécurité ne peut éviter.

Le Rdr, aujourd’hui unifié autour de Ouattara, va-t-il résister aux guerres intestines que sa succession va déclencher ? Quelles conséquences ces guerres vont-elles avoir à partir de 2015 sur les Frci ? Sur les com’zones ? Sur l’armée ? Sur la police ? Sur la gendarmerie? La guerre des clans qui suivra va-t-elle ou non avoir un impact sur l’Etat ? Sur la République ? Sur les populations civiles ? La réforme du secteur de la sécurité (Rss) entamée peut-elle dès maintenant anticiper cette crise au sein des Frci ?

Dans tous les deux cas de figure, que Ouattara gagne ou perde les élections présidentielles à venir, la question se pose déjà de savoir ce que deviendra la garde prétorienne qu’il a constitué autour de lui et qui protège son régime comme une milice avec ses chefs de guerre directement attachés au président de la République lui-même.

Que deviendront les chefs de guerre dans une Côte d’Ivoire en émergence ? Peut-il y avoir compatibilité entre les chefs de guerre au service d’un président de la République et une prétendue émergence économique ? Faut-il dissoudre ces forces spéciales avant les élections et considérer qu’avec le second mandat de Ouattara ou bien avec le départ de Ouattara battu en 2015, leur mission serait terminée ? Et qui va les dissoudre, ces chefs de guerre qui depuis 2000 n’ont rien fait d’autre que la guerre, le trafic hors-la loi et l’affairisme ? Faut-il les mettre à la retraite et leur verser une rente viagère ? Ils seront de vieux soldats. Ils seront de riches rentiers. Mais ils resteront des militaires incompétents, claniques, violents et si on applique les résolutions 2151 et 2162, ils n’auront certainement plus leurs places dans l’armée nationale. Faut-il leur organiser des départs volontaires et à quel prix ? A quel coût ? Que va-t-on faire de ces autorités militaires devenus des militants politiques ou de ces militants politiques devenus entre temps autorités militaires ? Au-delà des chefs de guerre, des com’zones, que vont devenir leurs troupes ? Peut-on envisager renouveler leur encadrement et leur mise sous l’autorité du chef d’état-major des armées ? Faut-il envisager leur reprofilage et leur mise à disposition des futurs présidents de la République ? Peut-on construire une nouvelle armée, une nouvelle police et une nouvelle gendarmerie avec la logique des forces qui prétendent avoir gagné une guerre et avoir droit à un butin ?

Ces interrogations du Pr. Mamadou Koulibaly s’avèrent être un véritable casse-tête pour ses interlocuteurs. L’auditoire de la conférence du 5 août 2014 à l’Onuci, composé de députés de l’assemblée nationale, de membres du corps diplomatique, des forces armées nationales et internationales, de la société civile et des partis politiques, comme les populations avec qui il échange dans les communes d’Abidjan et à l’intérieur du pays se montrent souvent désemparés face à ce questionnement. Faut-il pour autant perdre espoir et accepter la situation actuelle comme une fatalité? LIDER, qui travaille depuis longtemps sur la question et pour qui il est urgent de construire une doctrine de défense et de sécurité qui soutiendrait un concept cohérent d’emploi des forces et une loi de programmation militaire, pense que non. Il va falloir aborder courageusement ce sujet et surtout mettre en œuvre les actions qui pourront ramener la sérénité et l’apaisement dans le quotidien des Ivoiriens.

La sécurité est l’affaire de tous et il est urgent que M. Ouattara et son gouvernement, qui jusqu’ici n’ont montré aucune motivation à apporter les correctifs nécessaires au dispositif sécuritaire et ont totalement failli à leur engagement d’organiser de grands débats nationaux sur les grandes questions de société, en particulier sur le rôle des institutions – l’armée en étant une –, commencent à faire preuve de volonté politique, de sérieux et de célérité dans le traitement de cette question. 

 

SourceLIDER-CI.ORG

MAMADOU KOULIBALY: CELA M'ATTRISTE TERRIBLEMENT...

 

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Interrogé par le quotidien L’Inter, le président de LIDER, le Pr. Mamadou Koulibaly, avec son franc-parler habituel, fait part de sa profonde déception au vu de l’attitude de certains représentants de l’opposition et évoque les conditions pour battre Ouattara dans les urnes, en dépit du déséquilibre des moyens, des forces et de la commission électorale inféodée.

 

Comment appréciez-vous la réélection de Youssouf Bakayoko comme président de la Commission électorale indépendante ?

Même si cet état des choses est décevant de la part d’un technocrate qui sort du consensus de Washington mais se comporte comme un potentat de village africain, il est dans la logique de l’action du candidat Ouattara qui consiste à verrouiller le processus et le système électoraux pour préparer, forcer et imposer sa victoire. Il faut quand même retenir que les choses ont commencé avec le Conseil constitutionnel anticonstitutionnellement installé, qui ferme depuis lors les yeux sur les violations flagrantes et récurrentes de la loi fondamentale par le président de la République, qui reste à la fois chef de l’Etat et président du Rdr. Il ne faut pas oublier que par la suite, entre autres actes illégaux, le président a installé une Commission électorale totalement à ses  ordres, en violation de la Constitution. Que Bakayoko soit de nouveau installé comme président de la Commission électorale inféodée (Cei) est dans l’ordre normal de la fraude électorale dont il représente les préliminaires. Et cela est dommageable pour nous qui voulons le renforcement de la démocratie et qui rêvons  de société ouverte, apaisée et tranquille. Dommage pour les gens de leur génération dont on se demande bien quelle leçon de morale ils donnent à leurs descendances, lorsque la triche devient officiellement leur mode de fonctionnement ? Après, comment s’étonner qu’aux examens, les enfants considèrent que la fraude soit moralement défendable ?

Vendredi dernier, lors des débats, cinq membres n’ont pas attendu l’élection du bureau de la CEI et ont claqué la porte. Que vous inspire cette situation ?

C’est à croire qu’en Côte d’Ivoire, les gens qui pensent que la norme de vie en société est la tricherie, la fraude, la violence et la lâcheté sont majoritaires. Il est décevant d’observer que le fait que la loi soit mauvaise ne gêne pas tant que cela, qu’on l’accepte parce qu’elle nous permet d’obtenir une rente, même si elle est anticonstitutionnelle. Désappointant tout ça. Il aurait fallu dénoncer la loi comme non conforme à la Constitution. Descendre dans les rues et exiger le respect de la Constitution. LIDER était seul à défendre de façon cohérente et rigoureuse le Droit et la Constitution avec ses amis de La 3ème Voie et des voix de la Convention de la société civile, de certaines associations de défense des droits de l’homme, ajoutées à celles de quelques députés courageux et de l’Udcy. Il faut croire que les défenseurs du droit sont très minoritaires dans notre pays, ce qui explique le règne des fraudeurs, de l’impunité et de la permissivité qui sont à la base de l’injustice. Ceux qui y sont allés et qui prétendent en claquer la porte sans vraiment en sortir maintenant vont préférer dénoncer les maigres parts qui leur ont été proposées pour leur participation à cette Commission, plutôt que le principe même de celle-ci: illégale dans sa conception, inique dans son organisation, déséquilibrée dans sa composition et évanescente dans ses attributions actuelles. Cela m’attriste terriblement. Ils croyaient probablement bien faire, mais ils doivent maintenant se rendre à l’évidence que Ouattara ne changera pas, ne changera plus dans sa logique de confiscation du pouvoir. Ils ont appelé leur attitude «la realpolitik». Ils se disaient opposés à la politique de la chaise vide, mais ne vont pas au bout de leur politique. Aucune conviction donc. Rien que de l’ambition ! Démoralisant tout ça! Et cela déprime l’homme que je suis et me blesse profondément dans mes amours pour la démocratie et pour la Côte d’Ivoire. Je n’ai même pas la force de commenter leurs attitudes ; celle de Ouattara est plus logique et a du sens. Je voudrais simplement réitérer mon souhait et mon appel à l’endroit de toutes ces personnes et leurs mouvements : Laissez vos illusions de côté, il est temps que nous nous engagions ensemble dans la mise en place d’une coalition pour le changement démocratique dans notre pays. Il n’y a que cette voie qui nous donnerait quelque chance de battre Ouattara aux prochaines élections, malgré ses calculs et ses moyens. Construisons ensemble la coalition de la victoire. Nous pouvons le faire si nous nous donnons un programme commun de gouvernement, un discours unique et simple, une équipe managériale cohérente et un candidat unique pour ce but commun. Faisons-le le plus tôt. Nous sommes à 13 mois des élections et il y a du travail à faire. Nous avons faim certes, mais oublions nos ventres pour le moment, serrons les ceintures, mettons-nous au travail et arrêtons de tergiverser dans des querelles de clochers. Il y a-t- il encore des hommes et des femmes de bonne volonté pour entendre cet appel et agir en conséquence? Oui, il y en a. Je continue de le croire.

Voyez-vous dans le couac observé, vendredi, un mauvais présage pour les futures élections ?

Oui. Un très mauvais présage. Nous ne sommes même pas encore à la phase de la liste électorale et voilà déjà les signes annonciateurs de la fraude et de la violence. Dois-je rappeler que c’est la commission électorale qui aura la charge d’établir cette liste? Dois-je rappeler que, de par les faiblesses du code électoral, c’est le président de la République qui est le vrai administrateur des élections chez nous? Les choses se présentent mal. Nous avons dénoncé et continuons de dénoncer une commission électorale qui ne peut avoir la forme de celle mise en place et éviter les conflits, car elle est une association de gens en conflits permanents. Elle devrait être indépendante des partis politiques et du gouvernement. Ce que nous voyons, ce sont des conflits avant même l’enjeu électoral. Que se passera-t-il quand nous serons dans la phase de la confection de la liste électorale ? Dans celle de la campagne électorale ? Le jour des élections ? Lors de la transmission des résultats ? Lors de leur proclamation ? Je pense que c’est clair. Non ?

LIDER a décidé de ne pas être dans la Cei alors que son président a annoncé qu’il se porterait candidat contre Alassane Ouattara. Quelle est cette logique ?

C’est la logique d’un parti qui, malgré tout, garde foi dans le fait que d’ici la date des élections, et avec les travaux engagés au sein de la coalition de La 3ème Voie, l’on arrivera à réveiller tous les démocrates de ce pays, à les remobiliser, à les mettre en ordre pour aller insuffler au pays profond que nous pouvons battre Alassane Dramane Ouattara, malgré les moyens infinis de l’État et les Frci dont il dispose. Mais pour cela, il faut que nous soyons logiques avec nous-mêmes. Si le matin nous sommes des opposants à Ouattara, il faut le rester jusqu’au soir. Si lundi, nous sommes des opposants à Ouattara, il faut le rester jusqu’à dimanche. Si en janvier, nous sommes des opposants à Ouattara, il faut le rester jusqu’en décembre. C’est seulement ainsi qu’ensemble, nous réussirons.

 

SourceLIDER-CI.ORG

COTE D’IVOIRE: EMERGENCE ILLUSOIRE OU EMERGENCE D’UNE PAUVRETE CROISSANTE?

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Emergence 2020, excellence pour l’émergence de la Côte d’Ivoire, émergence par-ci émergence par-là, on n’entend que cela de la part des autorités ivoiriennes. Et pour s’en convaincre on brandit les taux de croissance  flatteurs de ces 3 dernières années, 8% en moyenne, et on monte en épingle quelques travaux en trompe l’œil en cours ou projetés à Abidjan et l’achèvement de chantiers emblématiques (le prolongement de l’autoroute du nord, les travaux urbains d’Abidjan et le pont de Jacqueville) entamés sous l’administration Gbagbo.

Mais, aujourd’hui, 3 ans et demi après l’arrivée au pouvoir par la force de Ouattara on est en droit de se demander si la Côte d’Ivoire marche vraiment vers l’émergence. Ce pays peut-il devenir émergent en moins de 10 ans comme le promet le pouvoir ivoirien ? La situation actuelle et son évolution projetée se font-elles dans l’intérêt des ivoiriens et des populations vivant en Côte d’Ivoire ? Garantissent-elles un recul de la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des populations ? A qui profite le crime du nouveau cycle d’endettement et « d’aides » générés par la croissance actuelle ?

Sans refuser l’émergence, ces questions méritent d’être examinées sérieusement. C’est ce que tente de faire ce papier.

La Côte d’Ivoire enregistre une croissance forte depuis 2012, estimée à 9.8 % en 2012, 8.7 % en 2013 et prévue entre 8 et 9% en 2014. La croissance économique de la Côte d’Ivoire depuis 2012 s’explique par 3 phénomènes :

1) le rattrapage économique, consistant à remettre le compteur de la croissance à 0% dans un pays qui avait une croissance économique de 2.4% en 2010 et qui a chuté à -4.7% en 2011. Pour se faire il fallait réaliser au moins 7.1% de croissance, presque mécanique dès que les activités ont repris. Tout se passe comme si pendant un mois l’on bloque votre salaire qu’on vous reverse les mois suivants sur votre salaire, vous aurai l’impression d’avoir un salaire plus élevé mais en réalité il n’en est rien. Le taux de croissance de 9.8% de 2012 permet tout juste de constater une croissance réelle supplémentaire de seulement 2.7% par rapport à 2010, et ceci malgré toutes les ressources injectées dans l’économie (qui était littéralement sous perfusion) et le soutien inconditionnel de la communauté internationale ;

2) l’impact du PPTE, notamment son volet d’annulation effective (une partie des annulations ayant été déjà consumée par l’effort d’apurement des arriérés supporté par la Banque Mondiale et la BAD et d’autres opérations antérieures, telles que les travaux urbains d’Abidjan (PUIUR) de la Banque Mondiale, pour un total de 1.5 milliards dollars US sur les 5 milliards d’allègement total attendus, dont plus de 60% dans le cadre du programme très contraignant de C2D) et la reprise des investissements directs étrangers (IDE). Le gouvernement en a profité pour se lancer dans un ré-endettement accéléré tout azimut, l’achèvement des chantiers lancés à Abidjan avec le concours de la Banque Mondiale depuis 2008, le prolongement de l’autoroute du nord, le pont de Jacqueville et un vaste programme de dépenses présidentielles non maîtrisées. C’est ce qui explique que le bond le plus important des investissements depuis 2012 est observé au niveau des investissements publics;

3) la surconsommation des élites et des ex-rebelles pilleurs, consommant leur butin de guerre tandis que la majorité de la population tire le diable par la queue, s’accompagnant d’un accroissement des importations. Les importations qui se montaient à 3062.3 milliards en 2011 passent à 4740.2 milliards en 2012 (+54.8%), et à 5013 milliards en 2013 (+5.75%). Elles sont prévues à 5434.7 milliards en 2014 (+8.4%) et à 5887.7 milliards en 2015 (+8.3%), pratiquement au même rythme que la croissance réelle projetée. Les exportations quant à elles stagnent sur la période. Les exportations qui se montaient à 5806.9 milliards en 2011 passent à 6006 milliards en 2012 (+3.9%), et à 6084 milliards en 2013 (+1.3%). Elles sont prévues à 6599.3 milliards en 2014 (+8.5%) et à 6986.9 milliards en 2015 (+5.9%).

On comprend la forte dégradation du compte courant de la balance des paiements. Le solde courant en pourcentage du PIB se monte à 12.9% en 2011, -1.9% en 2012 et -4.2%. Il est prévu à -4.1% en 2014 et -4.9% en 2015. Une telle dégradation rapide et durable des comptes courants extérieurs traduit la perte de compétitivité de l’économie.

Ces tendances de la croissance de l’économie ivoirienne ne peuvent être soutenables que si elles s’accompagnent d’un endettement extérieur continu. Or la bulle de l’endettement est en train de se dégonfler, personne ne veut voir la Côte d’Ivoire redevenir surendettée. Même le succès relatif de l’émission récente d’eurobonds (avec un taux d’intérêt de 5.65%, qui est presque le double des taux LIBOR plus 2 à 3%, soit 2.5 à 3.5%, offerts par les marchés au moment de l’opération) n’est que l’hirondelle qui est loin d’annoncer un nouveau printemps du surendettement irresponsable des années Bédié. D’ailleurs, le fait que l’Etat n’est retenu dans cette opération que 750 millions de dollars US sur un carnet d’offre de 4550 millions de dollars US, soit seulement 15.75%, et l’échec du dernier emprunt obligataire sur le marché de l’UEMOA sont des signes des limites imposées à un ré-endettement trop rapide du pays.  

Par ailleurs, la nature profonde de cette croissance explique sa fragilité et son faible impact positif sur la vie des populations.

Tout d’abord les ressorts de la croissance sont temporaires (le rattrapage économique mécanique et les effets de la réduction du stock de la dette extérieur) agissent comme un choc mou favorable. Le rattrapage économique s’est accompagné d’une explosion de l’inflation (jusqu’à 14% de taux d’inflation, près de 5 fois la norme communautaire). Si le pays était bien organisé en cette année l’évolution aurait entraîné un accroissement des recettes publiques. Mais, les pillages et la désorganisation des régies financières n’ont pu permettre de capter ces recettes. L’Etat, qui était porté à bout de bras par la communauté internationale, s’est au contraire lancé dans une course effrénée au ré-endettement. Une partie de ces fonds a alimenté la croissance des investissements publics (doublement entre 2011 et 2012), exécutés essentiellement par les firmes étrangères, notamment françaises. Le pillage des domiciles et des entreprises ont permis aux ex-rebelles de constituer une sorte d’accumulation primitive qui servira, à côté de tous les trafics et les détournements de fonds constatés dans presque tous les secteurs, à alimenter la consommation de biens importés par une petite frange de la population au détriment du plus grand nombre, maintenu dans la misère. Tout se passe comme si le pays a vécu au cours de ces 3 dernières années sur les importations de biens d’équipements et mobiliers pour les grands travaux et les biens de consommation financées par l’endettement public et les fruits des rapines.

Comme indiqué ci-dessus ces éléments ne peuvent être durables. La capacité de ré-endettement de l’Etat à une limite, apparemment déjà atteinte et on ne peut piller indéfiniment des biens et patrimoines (publics et privés) qui ont été constitués pendant des décennies, qui ne peuvent se renouveler du jour au lendemain. C’est le propre des systèmes qui repose sur la prédation et qui dépérissent à l’épuisement des ressources pillées.

La stratégie de relance adoptée par le pouvoir, tirée essentiellement par la demande publique aurait du être relayée  par une simulation des ressorts d’une croissance tirée par l’offre avec un appareil de production revigoré. Ce n’est pas le cas, il n’y a donc pas de création significative de richesses pouvant permettre de faire face à un endettement continu. Le règne de l’insécurité provoqué par des désœuvrés en arme faisant office de force de sécurité, ne milite pas en faveur d’investissements durables et créateurs de richesses. On constate l’absence d’une politique de stimulation de l’offre et de la compétitivité (forte hausse des importations et stagnation des exportations).

Ensuite, la croissance de ces dernières années en Côte d’Ivoire n’est pas inclusive, elle est même exclusive. La majorité des ivoiriens ne voient pas les taux de croissance extrêmement élevés impacter positivement leurs conditions de vie. Les emplois sont toujours aussi rares malgré le « vuvuzela » du gouvernement sur la création d’emplois, la vie est toujours aussi chère, les services publics délabrés (peu de nouvelles écoles primaires, de nouveaux lycées, et ceux existant sont peu entretenus, pas de nouveaux hôpitaux et centres de santé, ceux existant sont à l’abandon, dépourvus de médicaments, même les CHU ne sont pas mieux lotis, on parle de plan d’urgence de remise en état des services des urgences, tandis qu’on est obligé de fermer certains CHU). Toutes les routes nationales et départementales sont délabrées, de nombreuses voies secondaires et pistes rurales sont presque fermées, envahies par la broussaille. La voirie urbaine dans les principales villes est moins bien tenue que pendant les 10 ans de guerre imposés à l’administration Gbagbo.

En fait, la croissance économique qu’on observe en Côte d’Ivoire depuis 2012 traduit le retour à une économie totalement extravertie, désarticulée, et qui ne profite point au plus grand nombre d’ivoiriens. Les ivoiriens assistent, impuissants, à la gloutonnerie des pillards et leurs alliés abusivement baptisée croissance économique. En effet, avec une production agricole stagnante, l’extraction pétrolière en baisse et une industrie manufacturière en berne, la croissance ivoirienne actuelle est tirée par quelques grands travaux financés sur emprunt public et exécutés par des entreprises étrangères, notamment françaises, accompagnées par leurs auxiliaires que constituent les capitalistes arriérés complices de la rébellion en provenance des pays de la sous-région (surtout du Burkina Faso) sur le modèle de richissimes analphabètes comme les Kagnassi et Kanazoé. Ceux-là ne peuvent concurrencer les grands groupes français et se contentent toujours des domaines cédés en sous-traitance que ces derniers n’affectionnent pas sur les projets qu’ils gèrent (construction de barrages hydro-électriques, BTP, construction et immobilier, secteur minier, etc.). La croissance est également tirée par la surconsommation des produits importés de l’élite actuelle et des chefs rebelles, également analphabètes pour la plupart, ayant mis sous coupe réglée tous le pays. Tout ce beau monde est abonné à un retour déconcertant au mimétisme des années 1970 et 1980, jusque dans les habitudes vestimentaires (on abandonne les chemises et les tenues locales) et au recours à des produits artistiques importés (abandon des artistes locaux), mettant à mal la balance des paiements et la parité du F.cfa.

Dans le même temps le pouvoir s’emploie à étouffer les petits commerces, les services de proximité (le transport informel, les cabines téléphoniques, les petits mécaniciens et réparateurs divers, etc.) au prétexte d’une politique d’assainissement des grandes villes, notamment d’Abidjan. Cette tendance à étouffer le secteur privé local se retrouve dans le refus d’apurer les arriérés intérieurs et même de continuer à les accumuler.

Ainsi les arriérés sur la dette fournisseurs se sont accrus de 95.4 milliards en 2012 après une réduction de 25 milliards en 2011 et au lieu d’une réduction de 25 milliards prévue comme en 2011 (soit un gap de 120.4 milliards par rapport au programme). La programmation de la réduction de la dette fournisseur était de 50 milliards en 2013 et 2014 et de 40 milliards en 2015. Mais la programmation n’a pas été respectée en 2013 et rien ne nous dit que ce sera le cas en 2014 et 2015. La dette intérieure s’est transformée en un feu d’où viennent s’immoler les « desesperados » du régime qui s’attendaient à une pluie de milliards qui inonderait tous les foyers. Effectivement la pluie est tombée d’une manière jamais observée en  Côte d’Ivoire m’est c’était pour noyer les ivoiriens.   Il faut ajouter à ces arriérés sur la dette fournisseurs les arriérés sur le service de la dette intérieure : 348.9 milliards en décembre 2012, 327 milliards en décembre  2013 et 307.4 milliards dès mars 2014. Ainsi pour la seule année 2012 pour laquelle nous disposons de toutes les données les arriérés intérieurs (dette fournisseurs et service de la dette intérieure) se seraient monté à 444.3 milliards, pas loin d’1 milliard de dollars US (906 millions exactement). Ainsi, le pays se ré-endette rapidement tout en accumulant les arriérés intérieurs. Quel pays dont l’économie à la dimension  de la Côte d’Ivoire peut « immoler » son secteur privé domestique à ce point et espérer voir une relance de l’offre domestique. Il est totalement illusoire de croire que l’investissement privé peut décoller dans ces conditions. A ce rythme, la solution Mandiara Ouattara risque d’être la solution de l’émergence.

L’autre boulet de l’évolution économique actuelle de la Côte d’Ivoire c’est la cherté de la vie, qui mesure en fait le degré d’appauvrissement des populations. Le gouvernement dit que le taux d’inflation est faible depuis 2012 (autour de 2% l’an). Mais, paradoxalement les populations continuent de vivre les affres de la vie chère. La réalité réside dans l’explosion des prix de 2011 (plus de 14% d’inflation en une seule année, soit un taux d’inflation de près de 5 fois la norme communautaire et du taux d’inflation habituelle autour de 3%). On a expliqué que cette explosion était due à la guerre et à la crise post-électorale, ayant perturbé temporairement l’offre (notamment le dérèglement des travaux champêtres et une montée en flèche du racket) et occasionné un gonflement anormal des marges des distributeurs et des commerçants.

Il faut ajouter aux facteurs à l’origine de la cherté de la vie les impacts de certaines mesures prises par le gouvernement lui-même : augmentation à répétition des prix de l’électricité, augmentation des prix du carburant, une conséquence du rétablissement sans gardes de fou du mécanisme de fixation automatique des prix des produits pétroliers, le harcèlement des petits métiers et commerce de proximité qui proposent grâce à la divisibilité des ventes des packages quantité-prix de certains produits essentiels supportables par les plus démunis, la récente fixation du péage sur l’autoroute du nord à un niveau exorbitant, etc.. Toutes ces mesures ont contribué à maintenir le niveau des prix très haut.

Une fois le niveau des prix atteint cette crête, la seule façon de ramener les prix à des niveaux supportables c’est une baisse en niveau des prix grâce à une normalisation progressive de l’offre et à un retour à des marges de distribution raisonnables. Le fait d’avoir des taux d’inflation plus faible sur des prix qui ont déjà atteint le plafond ne résout donc pas le problème de la cherté de la vie. Le pouvoir ivoirien est incapable de résoudre ce problème ; ou bien il ne le comprend pas, ou bien il n’ose pas s’attaquer aux vrais causes du phénomène puis qu’elles impliquent ses soutiens (les distributeurs et commerçants et les forces de « l’ordre », notamment les FRCI). Et c’est la population qui paie cette incurie des gouvernants.

On pourrait multiplier les domaines dans lesquelles l’évolution récente ne rapproche pas la Côte d’Ivoire d’une quelconque émergence mais au contraire la précipite dans le gouffre des incertitudes économiques et de l’appauvrissement accéléré des populations.

Méfions-nous des taux de croissance flatteurs de la Côte d’Ivoire depuis 2012. Ils ne doivent pas nous faire perdre de vue la fragilité des sources de la croissance, son caractère exclusif et la pauvreté croissante qu’elle engendre. Ceci ne doit pas occulter le ré-endettement irresponsable et l’accumulation des arriérés intérieurs. Ceci ne doit pas occulter l’affaissement de la compétitivité du pays avec un déficit de la balance des paiements courants qui explose littéralement.

 

Par Jean Charles TIEMELE, Expert Economiste Financier.

jeudi, 12 juin 2014

POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO!

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Depuis son élection en 2000, le président Laurent Gbagbo a été la victime d’attaques répétées - médiatiques, politiques, puis militaires -, qui ont culminé après sa réélection confirmée par le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, avec son arrestation le 11 avril 2011 par les forces spéciales françaises aidées par leurs supplétifs africains.

Après 10 jours de bombardements de la capitale économique ivoirienne, Abidjan, et particulièrement de la résidence présidentielle, suivis d'une répression impitoyable par les forces coalisées, provoquant des milliers de victimes parmi les partisans civils du président Gbagbo, ce dernier a été incarcéré hors de toute légalité dans le Nord du pays, dans des conditions de détention scandaleuses, ainsi que sa famille et l’ensemble de son gouvernement.

La justice des vainqueurs a ensuite organisé, en complicité avec le procureur de la Cour pénale internationale, les puissances néocoloniales et le nouveau régime qui leur est inféodé, son transfèrement à la Haye dans des conditions juridiquement plus que contestables.

Pour que la force des armes ne devienne pas un droit, nous, responsables politiques et intellectuels d’Afrique et du monde :

- Exigeons lalibération immédiate du président Laurent Gbagbo ;

- Demandons sa réhabilitation judiciaire pleine et entière.

Seules cette libération et cette réhabilitation créeront les conditions du rétablissement d'une confiance mutuelle entre les populations de Côte d'Ivoire et d'une véritable réconciliation nationale.

 

SIGNATAIRES

 

Association des Amis de Laurent GBAGBO

Albert BOURGI / Robert CHARVIN / Bernard Binlin DADIE / Amath DANSOKHO

Mireille FANON MENDES FRANCE / Patrice FINEL / Michel GALY

Joseph Kokou KOFFIGOH / Guy LABERTIT / Malick NDIAYE

Jean-François PROBST / Denis PRYEN / Paul Bert RAHASIMANANA / Aminata TRAORE

Jean ZIEGLER / Kofi YAMGNANE / Boubacar Boris DIOP

Massa KONE (militant pour la défense des droits des démunis au Mali)

Félix TANO (ancien membre du Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire)

Les anciens Ministres de Côte d'Ivoire Adou ASSOA, Ahoua DON MELLO, Bertin KADET,

Lazare KOFFI KOFFI, Douayoua LIA BI, Clotilde OHOUOCHI, Hubert OULAYE /

Bernard HOUDIN / Hanny TCHELLEY / Calixthe BEYALA / Jean-Paul VANHOOVE

Alain CAPPEAU / René EMEH ELONG (U. P. C. en France – Cameroun)

Jean Paul TCHAKOTE (S. D. F. en France - Cameroun) / Djamal BENMERAD (Belgique)

Gadji CELI (Président en exil de l'Union nationale des artistes de Côte d'Ivoire, et du Bureau ivoirien du Droit d'auteur)

Didier ORSOT (Londres) / Prince SERRY dit JAH PRINCE

 

Contact Presse :

Raphaël DAGBO, président de l'Association des Amis de Laurent GBAGBO

Tél : 06 15 52 35 06

E-Mail : asso.amisdelaurentgbagbo@gmail.com

mardi, 10 juin 2014

LES VICTIMES DE DUEKOUE ECRIVENT AU PRESIDENT GBAGBO, PILIER INCONTOURNABLE DU PARDON ET DE LA VRAIE RECONCILIATION EN COTE D’IVOIRE

 

 

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Bien cher Président,

Ce sont déjà trois longues années qui sont passées depuis ce triste et honteux 11 Avril 2011, quand les forces de l’impérialisme et du mal, prises dans un flagrant délit de crimes de masses au sein et tout autour de votre résidence, ont décidé, à défaut de vous assassiner, de vous embastiller, loin de votre peuple. Malheureusement pour nos bourreaux et nos tortionnaires, "l’esprit GBAGBO", a été et reste, plus que jamais omniprésent dans notre quotidien à tous, victimes et bourreaux confondus !

Dans leur méchante volonté de vous jeter dans les souterrains de l’oubli, ils ont ainsi ameuté le monde entier à s’intéresser de plus près à vous, à notre sort d’Ivoiriens pris en otage dans notre propre pays mais surtout à faire l’inventaire encore inachevé de leurs crimes en association avec les bandes de rebelles qu’ils ont formés au Burkina Faso pour attaquer la Côte d’Ivoire en Septembre 2002.

A la veille de l’audience du 13 Juin 2014 à La Haye et à l’aube de ce "jour nouveau" qui, nous le croyons, s’est déjà levé sur la Côte d’Ivoire, à vous, notre bien-aimé Président, nous, victimes des crimes les plus odieux et encore impunis car minimisés par vos geôliers de la C.P.I., nous voulons, du fond du cœur, vous dire merci. Oui, Président GBAGBO, merci ! C’est vrai, tous ceux des nôtres qui sont morts par leurs bombes ne reviendront plus à la vie. Mais que se serait-il donc passé, à ce jour, si vous en qui nous avons eu confiance et qui incarne l’espoir de notre peuple, vous aviez fui dès que votre résidence a été attaquée ? En toute sincérité, très cher Président, votre courage, votre détermination et votre foi  ont sauvé la mise à tous les patriotes restés en vie et au pays même. Et voici qu’après de longues et interminables nuits de mensonge, la vérité vient, de façon irrésistible, grâce à votre ténacité à La Haye, éclairer notre "terre d’Espérance", l’Afrique et le monde de la lumière d’un jour nouveau, (en souvenir d’une vos paroles fortes de la campagne présidentielle en 2010). Nos adversaires auront-ils l’audace ou le courage de vouloir aller avec nous, comme nous le souhaitons, jusqu‘au bout de cette affaire ?

Seulement, chose curieuse ou bizarre, Président GBAGBO, où sont-ils tous passés, tous ceux-là qui vous ont empêché, dès votre élection en 2000, de réaliser le programme pour lequel nous vous avions élu ? Où sont-ils, tous vos détracteurs tels CHIRAC, DE VILLEPIN, Michèle ALLIOT-MARIE, SARKOZY et KOUCHNER, par exemple, pour ne citer qu’eux ? Nous les savons vivants mais pourquoi se tiennent-ils en retrait, loin de La Haye, au lieu de s’y rendre pour confirmer tout simplement les charges retenues contre vous ? Pourquoi se sont-ils emmurés désormais, dans un silence des plus bruyants car trop suspect, tant ils ont vociféré ici contre un président légalement élu en Côte d’Ivoire, fait la part belle à des rebelles  qui ont éventré des femmes enceintes ou décapité des bébés ? Où sont-ils, pour enfin en finir avec  vous, l’innocente victime de leur méchanceté qui a fait assassiner sans suite aucune même certains de leurs propres compatriotes tels Philippe REMOND, LAMBELIN et autres, parce que ces derniers avaient pris fait et cause pour le peuple de Côte d’Ivoire? Quel complexe ou handicap majeur les tient aussi loin de La Haye, surtout qu’en 2004, ces dirigeants français vous ont accusé, Président GBAGBO, d’avoir fait tuer neuf de leurs soldats, quand notre armée nationale chassait les rebelles de Bouaké ? Des soldats français dont les parents n’ont pas pu voir ou fait autopsier les corps car précipitamment enterrés aux Invalides à Paris.             

Président GBAGBO, ils ont longtemps menti au monde pour nous assujettir. Ils ont rugi contre vous et ils ont fini par rougir devant votre refus de vous soumettre à leurs ordres iniques. Ils ont donc tremblé de tout leur corps et tel Lucius –le diablotin-, ils ont porté le fer et le feu contre vous et votre peuple. En vous emprisonnant après avoir massacré votre peuple dont le seul crime est sa dignité non négociable, ils avaient cru leur tour bien joué. Malheureusement pour nos bourreaux, depuis le 11 Avril 2011, le devoir d’humanité, de par le monde entier, par souci de vérité et de justice, a pris son envol, s’est amplifié chaque jour, contrairement au temps qui semblait s’être arrêté ce jour-là. Qui, bien sensé, peut aujourd’hui nier la victoire du sens de devoir d’humanité conduit par des millions de démocrates aux quatre coins du monde, sur la perfidie rétrograde d’impérialistes et leurs obligés aux abois ?

Président GBAGBO, en raison des quelques propos qui précèdent mais aussi de nombreux autres faits à notre avantage à tous, nous,  victimes de Duékoué, nous vous disons tout simplement merci !!! Merci de n’avoir pas enjambé le mur de la clôture de votre résidence pour abandonner votre peuple aux mains de génocidaires désormais pris au piège du flagrant délit, de la confusion et d’une grande amertume. Merci pour ce courage, pour cette détermination, cette foi  et cette sérénité qui nous ont donné des raisons sérieuses d’espérer quand, en réfugiés sur nos propres terres,  nous vivions entassés tels des  objets, à la Mission Catholique de Duékoué, ce jour noir du 11 Avril 2011 !

Dans quelques jours, Président GBAGBO, nous serons le 13 Juin 2014. Pour nous, victimes de Duékoué, ce jour est déjà passé ! Une façon pour nous de dire que la Cour Pénale Internationale sait très bien depuis toujours que vous avez tort, vous et tous nos compatriotes dans les prisons françaises en Côte d’Ivoire, vous avez tort simplement parce que vous avez toujours eu raison depuis le début de cette scabreuse affaire montée par la France du gain cupide et assassin. Grand bien lui fasse, à cette France, de comprendre que seule votre libération libèrera le chemin obstrué de sa tranquillité, tellement cette France s’est fourvoyée  en bombardant lâchement notre peuple, après des siècles de pillage de nos ressources. Or, ce n’est point parce que la C.P.I. se refuse d’analyser ou d’enquêter sur une gratitude aussi basse de la part de la France que nous, victimes de tous ces dérapages néocolonialistes, nous allons abandonner notre Président, le Timonier de la renaissance africaine aux mains de geôliers aux ordres des forces impérialistes.

La C.P.I. qui joue son propre destin dans ce procès contre vous, Président GBAGBO, saura trouver les mots justes pour masquer le cuisant échec et la honte de ceux qui, comme des pirates, se sont crus pendant longtemps les maîtres de nos vies. Président GBAGBO, votre peuple vous attend, sans colère et sans haine, pour aider à effacer la grande honte subie par tous ceux qui vous ont lâchement attaqué et vilipendé mais qui peinent aujourd’hui à nous réconcilier,  à votre insu. C’est dans le calme et la sérénité que nous vous attendons Président GBAGBO, votre fils BLE Goudé Charles aussi, surtout qu’il n’y a vraiment rien en face, du Quai D’Orsay à La Haye via l’Elysée, si ce n’est du maïs !

Notre honneur et notre dignité n’étant pas négociables, nous vous disons : "à bientôt Président !!!" et paix sur nos - plus que trois mille - morts.

 

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel Caleb, le 6 Juin 2014.

TENTATIVE DE BÂILLONNEMENT DE LA PRESSE PANAFRICAINE, RSF INTERPELLE AFFOUSSY BAMBA

 

 

Reporters sans frontières

 


LETTRE OUVERTE DE RSF À LA MINISTRE DE LA COMMUNICATION DE COTE D’IVOIRE


PUBLIÉ LE MARDI 3 JUIN 2014.



Madame Affoussiata Bamba Lamine, Ministre de la Communication de la République de Côte d’Ivoire, BP. V 138 ABIDJAN 01 CÔTE D’IVOIRE

Objet : Atteinte au pluralisme des médias

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Madame la Ministre de la Communication,

 

Reporters sans frontières, organisation internationale de défense de la liberté de l’information, souhaite vous faire part de son étonnement à la lecture de votre lettre adressée à votre homologue béninois en date du 14 mai 2014 dans laquelle vous lui demandez de « mettre un terme » aux émissions « Devoir de vérité » et « Devoir de vérité Actu ».

Les émissions ont par la suite été suspendues en date du 30 mai 2014 sur décision de la Haute Autorité de la communication béninoise.

Nous avons pleinement conscience du caractère partisan et de la présentation partiale des faits par ces deux émissions, néanmoins cela ne nous semble pas justifier une telle ingérence dans l’audiovisuel privé d’un pays voisin.

Le 12 mai 2014, lors de notre rencontre à Abidjan, le président Alassane Ouattara avait certes estimé que le climat politique n’était pas encore « propice » à la libéralisation des médias audiovisuels, mais s’était néanmoins déclaré en faveur de l’esprit d’une telle évolution. Comment justifier alors cette plainte qui va clairement à l’encontre du pluralisme et de l’ouverture voulus par le président ?

Quand l’audiovisuel ivoirien sera libéralisé, après les élections de 2015, engagement du président Ouattara, le gouvernement ivoirien aura sûrement à faire face à des opinions très critiques. La solution du ministère de la Communication sera-t-elle alors de faire taire ces voix dissidentes, hors de tout recours légal ?

Nous vous demandons de réaffirmer au plus vite votre attachement au pluralisme des médias audiovisuels et de mettre un terme à ces mesures interventionnistes.

Je vous remercie par avance pour l’attention que vous porterez à notre demande et vous prie d’agréer, Madame la ministre, l’expression de ma haute considération.

 

Christophe Deloire
Secrétaire général de Reporters sans frontières

 

CC/
Monsieur Komi Koutché, Ministre de la Communication de la République du Bénin

Monsieur Amadou Coulibaly, Conseiller en communication pour l’audiovisuel et les TIC, Présidence de la République de Côte d’Ivoire

Monsieur Charles Providence Gomis, Ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire en France

Monsieur Théophile Nata, Président de la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication de la République du Bénin

vendredi, 30 mai 2014

LE REGIME IVOIRIEN MENACE LA CHAINE INTERNATIONALE DE TELEVISION BASEE AU BENIN

 

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Alassane Dramane Ouattara a peur de la vérité sur la Côte d’Ivoire

 

Emission "Devoir de Vérité" sur Canal3 Monde: Le régime ivoirien menace la chaine Internationale de Télévision basée au Bénin.

 

Le régime d’Alassane Ouattara est décidément allergique à la diversité d’opinion. Après avoir échoué à corrompre la chaîne satellitaire camerounaise, Afrique média, c’est désormais la chaîne béninoise Canal 3 monde qui est dans son viseur. En cause, la diffusion sur cette chaîne de deux programmes dénommés : «Devoir de vérité et Devoir de Vérité Actu » depuis le 23 février dernier. Des émissions qui visent à restituer la vérité sur ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire durant la gouvernance du président Laurent Gbagbo y compris pendant la crise post-électorale. et le gouvernement ivoirien n’y va pas de main morte pour obtenir gain de cause.

Pressions politiques, diplomatiques, menaces de procès etc. tout y passe. Selon des informations de sources crédibles, le régime Ouattara a envoyé dans ce mois de mai, deux missions en vue d’obtenir la suppression desdites émissions. La première, du 12 au 14 mai, conduite par un membre du ministère de la communication a tenté en vain d’obtenir du gouvernement béninois, la suppression de ces programmes au motif qu’il s’agit d’une « manœuvre de déstabilisation du régime Ouattara ». Les autorités béninoises qui l’ont reçu lui ont plutôt indiqué la voie du droit de réponse. En réalité, les autorités béninoises ne voient pas vraiment en quoi, une émission qui privilégie les faits, rien que les faits, pourrait déstabiliser un Etat. En plus, l’envoyé du régime Ouattara n’a apporté aucun argument solide au soutien de sa demande. Une autre mission a suivi. Elle était conduite par un conseiller technique au ministère ivoirien de la communication. D’origine béninoise, il paraissait plus apte à réussir. même démarche, même réponse: niet. Alors, l’envoyé du régime ivoirien a cherché à savoir qui est derrière cette production. Comme si la signature du la chaîne Canal 3 monde ne suffisait pas.Mais le régime ouattara ne veut pas rester sur ces échecs. il veut obtenir gain de cause, coûte que coûte.

Le dernier émissaire a pris contact avec un avocat béninois en vue d’intenter un procès diffamation contre la chaîne Canal 3 monde. Mais en attendant, c’est maintenant le ministre des Affaires Etrangères de la Côte d’ivoire qui se rend au bénin avec pour motif officiel la signature d’accords de coopération avec le Bénin.

Mais les observateurs voient derrière ce déplacement une astuce pour mettre davantage de pression sur les autorités béninoises afin qu’elles ordonnent l’arrêt de la diffusion des programmes visés. Parallèlement, le gouvernement ivoirien invite le patron de la chaîne en Côte d’ivoire. Alors qu’il y a peu, un haut responsable ivoirien du monde des médias avait refusé de recevoir cet homme qui voulait lui présenter les ambitions de sa chaîne. Est-il subitement devenu fréquentable ? Apparemment les émissions «Devoir de Vérité et Devoir de Vérité Actu» ont opéré un grand miracle. il n’est cependant pas certain que les responsables de la chaîne Canal 3 monde cèdent au chant de sirènes. Puisque, de bonnes sources, les programmes qui sont dans le viseur de régime ivoirien ont réussi, en quelques semaines, à augmenter de façon significative l’audience de la chaine.

 

Augustin Kuyo

In le quotidien ivoirien "Notre Voie" du 30 Mai 2014, page 4.

INDIGNONS-NOUS CAR ILS SAVENT CE QU’ILS FONT!

 

HOLLANDE ET OUATTARA A L'ELYSEE.jpg

 

Les chiens de garde de la démocrature françafricaine n’ont pas fini de faire parler d’eux. Alors que les électorats français et européens n’arrêtent pas de s’enfoncer dans les dérives fascistes, que les déçus de Ouattara s’immolent par le feu et que les militants de la souveraineté africaine intensifient leurs actions notamment à travers la campagne BrinBackOurGbagbo, les préposés à la chasse françafricaine sont à l’œuvre. Après le financement par l’Union Européenne de pseudo-« forums de la gouvernance identitaire » à la solde de la réélection de OUATTARA derrière lesquels se cache le propagandiste révisionniste Benoît SCHEUER (CONTREPOIDS : Benoît Scheuer le propagandiste de Ouattara est toujours à l'oeuvre), le détachement de Patrick RAMAEL par le Ministère de la Justice française à la Présidence ivoirienne affecté à la réforme de la justice en tant que conseiller du valet local OUATTARA (GRI GRI INTERNATIONAL : Ramaël a trouvé l'assassin de Guy André Kieffer)  - vaste entreprise pour enterrer tous les dossiers Noirs de la Francivoire- nous apprenons que Jean-Pierre MIGNARD lance un « appel à une République nouvelle » via Médiapart (MEDIAPART : Jean-Pierre Mignard appelle à une république nouvelle). Rappelons que Jean-Pierre MIGNARD n’est autres que l’avocat de François HOLLANDE, de OUATTARA et même de MEDIAPART… Ceci expliquant peut-être cela et notamment qu’Edwy PLENEL, Bruno GACCIO, Pierre LARROUTUROU autoproclamés contrepouvoirs démocratiques défenseurs des libertés républicainesn’aient pas répondu à nos sollicitations militantes et ne relaient jamais nos appels à la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Leur indignation est décidément à géométrie variable.

Stéphane HESSEL a bien fait de mourir avant de voir à quelles sauces indignes ses « amis » associent aujourd’hui son nom maintenant qu’il n’est plus là pour approuver ou non leurs actions prétendues citoyennes à l’aune de son illustre et méritée réputation de « Juste ». Au « Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » très démobilisateur et qui remet le combat pour la vérité entre les mains d’une justice immanente différée et/ou incertaine, préférons un «Indignons-nous car ils savent pertinemment ce qu’ils font » plus adapté à l’idée que chacun est aussi acteur de sa vie et coauteur de son avenir.

Christine COLIN-TIBALA

 

Vous pouvez retrouvez cette contribution sur le lien suivant : CONTREPOIDS : Indignons-nous car ils savent ce qu'ils font !

 

Quelques liens pour poursuivre la réflexion sur ce thème  :

CONTREPOIDS : Charles Blé Goudé devant la CPI

BLOG DE CHRISTINE TIBALA SUR MEDIAPART : Les chiens de garde de la Francivoire

LE JOURNAL DE L'AFRIQUE AVEC INVESTIG'ACTION : Mali, Centrafrique… Comprendre les guerres de recolonisation de l’Afrique par la France de Hollande

CAFE UMOJA : Réoccupation militaire totale de l'Afrique ce samedi 31 mai 2014

BLOG DE CHRISTINE TIBALA SUR MEDIAPART : Non à ces médailles qui déshonorent la France

CONTREPOIDS : 19 septembre 2002-19 septembre 2013 : Les larmes de la Francivoire

CONTREPOIDS : Charles Blé Goudé devant la CPI

Quelques liens vers des sites/Blog qui donnent une véritable information alternative sur l’ordre inégalitaire international, plus particulièrement sur les guerres économiques déguisées en guerres humanitaires de la France ainsi que sur le combat des peuples du sud pour que l’on respecte leur droit à disposer d’eux-mêmes :

Abidjandirect

Abidjanpasnet

Afrohistorama

Cameroonvoice

Civox

Côte d'Ivoire La Vraie

Eventnewstv

Fraternafrique

Gbagbo.ci

Indignez-vous haut et fort

IREA-institut

Ivoirebusiness

Ivoire-politique

Kamayiti

La dépêche d'Abidjan

La Juda

La Voie de l'Afrique

La Voix du Peuple

La VRA (Voix de la Résistance Africaine)

L'Afrique Puissance Mondiale 2050

Le Blog de Christine TIBALA

Le Blog de Claudus

Le Blog de René Kimbassa

Le Blog de Sam La Touch

Le Blog de Shlomit Abel

Le Blog de Théophile Kouamouo

Le Blog de Fernand Dindé

Le Gri Gri International

Le Nouveau Courrier

Michel COLLON et son nouveau Journal de l'Afrique

Ligue Panafricaine UMOJA

Lynxtogo

Mondialisation

Notre Afrique

Notre Voie 

Panafricain

Soutien et Liberté

Steve Beko

Survie

Compte tenu de la marge d'avance des médiamenteurs de tous poils, j'en profite pour rappeler deux actions importantes visant à rétablir la vérité historique sur la crise ivoirienne :

  •     D'abord le LANCEMENT OFFICIEL DE L’ASSOCIATION DES AMIS DE LAURENT GBAGBO

"Paris, le 21 mai 2014

Le samedi 31 mai nous avons le plaisir de vous convier au lancement officiel de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO. Cette association a pour but de regrouper tous ceux qui veulent agir en faveur de la libération et de la réhabilitation de Laurent Gbagbo.

Date : Samedi 31 mai 2014, de 14h à 18h

Lieu : AGECA, 177 rue de Charonne, Paris 11ème

A cette occasion, la parole sera donnée à des personnalités qui connaissent depuis longtemps Laurent Gbagbo et qui feront partager leur vision personnelle de l’homme, l’intellectuel, le dirigeant politique, le panafricaniste.

Raphaël DAGBO, Président de l’Association des Amis de Laurent GBAGBO
Contact : asso.amisdelaurentgbagbo@gmail.com"

Plus d'infos sur : CONTREPOIDS : lancement public à Paris de l'Association des Amis de Laurent Gbagbo ce samedi 31 mai

 

  • Ensuite la campagne #BringbackourGbagbo à laquelle s’associe pleinement l’Association des Amis de Laurent Gbagbo en ces termes :

« Chers amis,

La campagne «Bring back our Gbagbo », initiée par plusieurs cyberactivistes et responsables de mouvements animés par la volonté d'obtenir maintenant la libération de Laurent Gbagbo prend de l'ampleur, et nous en sommes heureux. Le mot d'ordre est simple et s'adresse à tous : afficher ces mêmes mots, « Bring back our Gbagbo », parfois avec quelques variantes, sur des panneaux que l'on fera circuler sur Internet ou que l'on brandira haut lors des rassemblements.

L'Association des Amis de Laurent Gbagbo se reconnaît pleinement dans cette initiative et invite ses adhérents et sympathisants à la soutenir et à s'en faire l'écho.

Bring back our Gbagbo !

Pour le Bureau de l'Association,

Raphaël Dagbo »

 

Plus d'infos sur

CONTREPOIDS : Campagne Bring back our Gbagbo

mercredi, 28 mai 2014

DU PAYS EMERGENT AU PAYS IMMOLANT - APOLLOS DAN THE

 

OUATTARA. INVESTITURE.jpg

 
 
Une citoyenne s'immole au feu au pas du bureau du chef de l'état.
Un gouvernement qui dit respecter le choix de l'immolée, c'est à dire son choix de mourir et donc qui dit ne rien avoir à dire ni aux parents ni au peuple tout entier, pourtant traumatisé par cet acte jamais vu dans ce pays. Effrayant!

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Ce communiqué est hallucinant, inqualifiable!

Un gouvernement si impopulaire qu'il n'arrive pas a faire un recensement. En lieu et place de l'orgueil gouvernemental des débuts, place maintenant à la réalité, sans la levée du mot d'ordre de l'opposition, le recensement est un échec total.
 
Un gouvernement qui fait du banditisme en lieu et place de la politique. Prendre ses opposants en otage et les marchander pour faire le passage en force de projets impopulaires, piètre stratégie digne de la mafia.

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La dernière nouvelle c'est que tous les permis de conduire seront invalidés bientôt, il va falloir en faire de nouveaux avec une société à qui le marché a été octroyé de gré à gré.
 
Voilà où nous en sommes, trois ans après l'irruption au pouvoir des usurpateurs.
 
À défaut de l'émergence promise, le pays est immolant. A chacun son bidon d'essence et sa boîte d'allumettes....

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Apollos Dan Thé

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21 mai 2014, pendant que Ouattara et son gouvernement sabrent le champagne en conseil des ministres pour célébrer l'an trois de son investiture, une jeune dame, militante zélée de son parti tente de s'immoler par le feu devant le palais présidentiel à Abidjan-Plateau. Beaucoup de contre-vérités depuis lors ont été distillés mais la vérité remonte depuis a la surface créant un grand malaise au sein des partisans du Rassemblement des républicains.

Contrairement à ce qui a été dit jusqu'à présent, Mandjara Ouattra alias Oxy Chocolat De Oxana sur les réseaux sociaux ne faisait pas de la location de voiture, mais de la sous-location. C'est à dire qu'elle louait en son nom des voitures à des sociétés avant de les remettre en location et se faire une petite marge bénéficiaire. De 2007 à 2010, pistonné par des proches de Soro Guillaume alors premier ministre suite aux accords de Ouaga, elle réussit à obtenir quelques marchés à la présidence de la République. Militante convaincue de la cause de Ouattara, elle mettra aussi des véhicules à sa disposition lors de la campagne présidentielle de 2010. Bis repetita pendant l'investiture de Ouattara à Yamoussoukro où elle est une fois de plus sollicitée aussi bien pour la mobilisation des militants que pour des véhicules. La dernière facture de ses créances à la présidence remonte à mars 2012.
 
Les spéculations sont allées bon train sur le montant exact dû à la jeune dame. Toutes nos sources sont formelles, ce n'est ni 5 milliards comme annoncé par un pseudo journaliste tribal du PDCI et encore moins 50 millions mais bel et bien la somme de 25 millions de nos francs. C'est dans ce montant qu'elle devait reverser 17 millions à ses créanciers qui menacent depuis de la poursuivre en justice pour obtenir leur argent. Acculée par ceux-ci, elle leur reverse chaque mois la totalité de son salaire de sorte à être réduite à la mendicité pour survivre. Elle est vidée de son appartement à Cocody et se retrouve chez sa tante à Yopougon.
 
QUAND LES CONSEILLERS DE OUATTARA ABUSENT DE MANDJARA
 
La jeune dame à ses entrées au sein du pouvoir, plus du côté des partisans de Soro que de Hamed Bakayoko car c'est un secret de polichinelle aujourd'hui que la guerre des clans bat son plein dans le régime d'un Ouattara très malade.
 
Elle approche Petit Amadou Coulibaly, Conseiller en communication de la présidence afin que celui-ci pèse de tout son poids pour l'aider. Ce dernier est présent sur Facebook et se cache sur le pseudonyme de Soro Jean dont le lien est le suivant: https://www.facebook.com/soro.jean?fref=ts. Ce dernier, sous prétexte d'aider la jeune dame abuse sexuellement d'elle avant de ne plus la prendre au téléphone quand il a assouvit tous ses fantasmes libidinaux. 
 
Soro Jean ne la prenant plus au téléphone Mandjara Ouattara se rabat sur Mamadou Touré, Conseiller chargé de la jeunesse de Ouattara. Ce dernier a-t-il aussi entretenu des relations sexuelles avec elle? Je ne saurai le confirmer mais toujours est-il qu'elle lui met à disposition et gracieusement plusieurs véhicules pour l'organisation des assises de la jeunesse ivoirienne qui se sont tenues du 28 au 31 Octobre 2013 au palais de la culture de Treichville. Après les assises, ce dernier lui aussi l'envoie balader.
 
ET ELLE DECIDE DE S'IMMOLER PAR LE FEU...
 
Quand le 21 mai, Mandjara Ouattara décide de s'immoler par le feu devant le palais présidentiel, elle se rend à l'intérieur ou elle dépose un courrier à l'endroit de Ouattara Dramane qui est réceptionné par Touré Masséré, nièce de ce dernier, sa conseillère en communication et accessoirement amante de Bruno Koné, porte-parole du gouvernement à qui elle vient de faire un bébé.
 
L'AFFAIRE MANDJARA DIVISE...
 
L'affaire Mandjara divise le RDR et accroit la guerre des clans qui battait déjà son plein. Les premières personnes à voler à son secours sont des proches de Soro Guillaume notamment son conseiller Touré Moussa afin de rétablir la vérité sur l'histoire de la jeune dame et la restituer dans son honorabilité. Au delà des répercussions politique cette sordide histoire vient résume la déception qui consume tous les ivoiriens qui voient chaque jour le mythe battit autour de Ouattara et sa réputation de grand économiste et gestionnaire rigoureux, capable de résoudre tous les problèmes de notre nation s'écrouler.
 
Source: Steve Beko  

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Contenu de la lettre de Mandjara
 
Selon une de nos sources, voici le courrier de Nandjara Ouattara, la femme qui a tenté de mettre fin à ses jours par immolation devant le palais présidentiel ! (Finalement décédée, le mardi 27 mai 2014, Ndlr).
 
"Mon président, après tout le combat que nous avons mené pour vous installer, vous ne nous payez que par le mépris. Comme si votre accession à ce poste n'était que le fruit d'un simple hasard.
 
Mon président, vous avez décidé de me tuer par la faim en refusant de payer ma dette. Je ne vous donnerai pas ce privilège car, au moment où vous lirez ces lignes, je ne serai plus de ce monde.
 
Je vous devance dans l'au-delà tout en espérant que ma mort vous soulagera ou peut-être vous poussera à régler le problème de nombreuses personnes qui se trouvent dans ma situation.
 
Mon président, Je vous devance en vous demandant de méditer sur ces mots du Coran na lilah Wahina ilé rajihoun".
 
Source: imatin.net

vendredi, 23 mai 2014

AFFAIRE OUATTARA MANDJARA: LE TEMOIGNAGE DE MOUSSA TOURE (CONSEILLER DE GUILLAUME SORO)

 

OUATTARA MANDJARA. ASSISE.jpg



J'ai entendu et lu beaucoup de mensonge et découvert avec beaucoup de dégoût une vaste entreprise de diabolisation de Ouattara Madjara alias Oxy Chocolat D'Oxana, la jeune femme qui a tenté de s'immoler devant le Palais de la Présidence, au Plateau. Mon amertume tient au fait que les injures les plus graves sont venues de son propre camp, notre propre camp.

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Je connais Madjara, une femme forte, courageuse, battante, engagée pour la cause d'Alassane Ouattara et du RDR. Elle s'est battue corps et âme pour que notre régime soit au pouvoir aujourd'hui. Je fais partie de ceux qui lui ont conseillé d'aller en exil au Burkina Faso, parce que son nom revenait dans tous les forums LMP parmi ceux des gens à abattre. Son domicile avait même été indiqué sur Facebook.

De Ouaga, elle est allé en France où elle a mené une guérilla médiatique contre le régime de Gbagbo. Les dettes que Madjara détenaient sur l'Etat de Côte d'Ivoire n'ont jamais été honorées, alors qu'elle est de notre camp, qu'elle connaît personnellement tous les actuels dirigeants, a leurs numéros de téléphone direct, fréquente leurs bureaux...

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Personne n'a levé le petit doigt pour aider cette jeune dame, une militante convaincue, jusqu'a ce qu'elle s'enfonce dans la misère, une misère noire. Vidée de son appartement de la Riviera Palmeraie, elle a erré de proche en proche, ses affaires dispersées dans tout Abidjan. Pourtant elle avait des dizaines et des dizaines de millions en créances. Elle ne mangeait pas à sa faim. Et ce qui l'a assassiné, c'est la maladie de sa mère. Victime d'un AVC, Madjara s'est rendue à son chevet à Korhogo, mais vu la gravité de son état, la pauvre dame a été évacuée sur l'Institut de Cardiologie d'Abidjan où elle a été admise aux soins intensifs.

Madjara a frappé à toutes les portes pour avoir un peu d'argent sur ses créances pour soigner sa mère. Rien. Par désespoir, elle a décidé de se suicider. Si nous ne l'avons pas aidé, respectons au moins sa douleur. Ceci n'arrive pas qu'aux autres. Personne ne sait ce que le Destin lui réserve.

 

Source: FACEBOOK

ESCROQUEE PAR LE REGIME, UNE GRANDE MILITANTE DU RDR S'IMMOLE DEVANT LA PRESIDENCE

 

OUATTARA MANDJARA. IMMOLATION.jpg

 

Selon les informations émanant de parents et de proches de Mandjara Ouattara, cette militante convaincue du RDR a tenté de s'immoler hier par le feu, car le régime Ouattara lui doit plusieurs millions de FCFA dus à la location au RDR d'une dizaine de voitures lui appartenant, en 2010 pour la campagne présidentielle du leader du RDR.

Ces véhicules de type 4x4, une quinzaine au total, étaient loués au RDR à 80.000 FCFA par jour. Des factures selon des proches de l'édile l'attestent. Promesse lui a été formellement faite qu'une fois son mentor Alassane Ouattara au pouvoir, elle serait intégralement payée. Ce qu'elle accepta en tant que militante convaincue du RDR.

OUATTARA MANDJARA. AVEC WATTAO.jpg

Malheureusement pour elle, au moment d'exiger ses centaines de millions de Fcfa, elle se heurte à un mûr d'ingratitude. Depuis plus de 3 ans que son mentor Alassane Ouattara est au pouvoir, elle n'est toujours pas payée. Chose qu'elle a du mal à comprendre, elle qui a tout donné à ce parti.

C'est donc une femme désespérée, qui a perdu son emploi, et qui se retrouve à la rue sans ressources, alors que le RDR est au pouvoir, qui a tenté de mettre fin à ses jours, car toutes ses tentatives pour se faire payer sont restées vaines.

La porte de Ouattara et de ses ministres lui sont à ce jour fermées, elle qui avait accès de jour comme de NUIT à eux durant la campagne, et même à l'hôtel du Golf.

Chers journaliste de ‪#‎RFI‬ et militants de ‪#‎RDR‬, monsieur Gbagbo et son gouvernement ne doivent pas un rond à cette militante du RDR.

 

Source: Facebook Gagame-game Gbohatapêh.

OUATTARA MANDJARA. VOITURE ET CULOTTE JEAN.jpg

 

Escroquée par Ouattara, une grande militante du parti de Ouattara s'immole devant la présidence #AFP @observateurs #Ci225



De mémoire d'ivoiriens, jamais l'on avait assisté à pareille horreur en Côte d'Ivoire. Certes les ivoiriens avaient vu des centaines d'ivoiriens se faire brûler par les rebelles d'Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro, mais une femme qui s'immole par le feu, jamais en 15 années de crise militaro-politique, l'on en était arrivé à autant. Qu'est ce qui a donc bien pu pousser dame OUATTARA Mandjara à tenter de s'immoler par le feu devant la présidence ivoirienne?

Il faut dire que dame OUATTARA Mandjara est une grande militante du RDR le parti d'Alassane Dramane Ouattara. concessionnaire de véhicules d'occasion, pendant la crise post-électorale de décembre 2010 à avril 2011 elle mettra à la disposition des rebelles ivoiriens des dizaines de ses véhicules, avec la promesse qu'une fois Alassane Dramane Ouattara installé au pouvoir grâce à la France et à l'ONUCI, elle aurait été remboursée avec les intérêts.

L'on comprend donc l'enthousiasme de celle qui était connue à travers les réseaux sociaux sous le pseudonyme de Oxy Chocolat D'Oxana lorsque le 11 avril 2011 Alassane Dramane Ouattara prend le pouvoir par les armes. On la voit partout sur des photos en compagnie d'Issiaka Ouattara dit Wattao l'un des responsables de la garde prétorienne d'Alassane Dramane Ouattara. C'est que OUATTARA Mandjara après la victoire militaire de son homonyme se rapproche de ceux qui hier étaient venus chercher ses véhicules, afin que ces derniers lui remettent ce qui lui est dû.

Allant de déceptions en déceptions Oxy Chocolat D'Oxana commencera à exprimer son désarroi sur son profil facebook dès août 2011. Les appels à ses ex-amis qui commencent à se faire rares et l'interdiction de s'exprimer publiquement sur cette affaire scabreuse pousseront finalement Oxy Chocolat D'Oxana au geste extrême de ce matin devant la présidence ivoirienne.

Au moment où cette fervente militante d'Alassane Dramane Ouattara lutte contre la mort, ses camarades de parti ont décidé de l'abandonner complétement en lui collant l'étiquette de pro-Gbagbo. Une leçon pour tous ceux qui n'ont pas encore compris qui est Alassane Dramane Ouattara.

ACC- Côte d'Ivoire

lundi, 19 mai 2014

AFRIQUE: «NOUS N'EMERGEONS PAS, NOUS RENAISSONS»

 

EMERGENCE. NAGE ENFANT.JPG

 

Le Point Afrique: Entendons-nous d'abord sur le mot. Que signifie pour un pays d'être «émergent» aujourd'hui?

 

Laurence Daziano : C'est une excellente question, d'autant que la notion d'émergence est toute relative si l'on considère que la Chine a représenté, jusqu'au XIXe siècle, près du tiers du PIB mondial ! Aujourd'hui, dès qu'un pays non occidental connaît des performances économiques supérieures, il est qualifié d'"émergent", sans que les critères de cette émergence soient très clairs. En d'autres termes, on retient souvent une approche conjoncturelle (un taux de croissance élevé) au détriment d'une analyse objective des critères d'émergence de long terme. Pour ma part, je propose cinq critères pour définir les pays émergents. La population, tout d'abord, qui doit être assez nombreuse pour constituer la main-d’œuvre productive et le marché intérieur qui est nécessaire au développement d'une économie domestique. Une population d'environ 100 millions d'habitants, jeune, éduquée et en croissance, me paraît un seuil pertinent pour repérer les futurs champions émergents. Le taux de croissance, ensuite. Si on se réfère aux performances des Brics, un taux de croissance moyen de 5 % par an sur dix ans est le sentier de croissance qui permet de faire décoller une économie. L'urbanisation, ensuite, qui est un facteur important car les villes permettent à la population d'accéder aux infrastructures essentielles (eau, électricité, éducation) à un moindre coût. Un taux d'urbanisation d'environ 50 % ou en forte croissance paraît adapté. En parallèle, les infrastructures sont essentielles à l'émergence, notamment tout ce qui permet de produire de l'électricité et de maîtriser l'acheminement de l'eau potable. Enfin, la stabilité politique est un élément-clé pour attirer les investissements. Quel que soit le type de régime, une économie nécessite un climat des affaires stable et non fluctuant. Les investisseurs veulent être rassurés. Ils doivent être certains de pouvoir récupérer leurs mises, notamment dans les projets d'infrastructures qui sont à long terme. Il faut, par exemple, dix ans pour un barrage hydroélectrique entre la pose de la première pierre et la production d'électricité. Les investisseurs doivent avoir une visibilité sur leurs investissements.

Qu'est-ce qui distingue un pays en voie de développement d'un pays émergent?

Selon la définition la plus communément admise, un pays en voie de développement ou un pays en développement est un pays, généralement dit "du Sud", moins développé que les pays dits "du Nord". Cette classification, directement issue de la division du monde entre Nord et Sud, date de 1945. Elle est de moins en moins pertinente avec les progrès économiques faits par les pays du Sud et les difficultés économiques croissantes que connaissant les pays du Nord. La chute du mur de Berlin, la mondialisation et la croissance spectaculaire de la Chine ont clairement rebattu les cartes. De ce point de vue, on pourrait considérer que le PIB par habitant est l'indicateur économique le plus pertinent pour distinguer pays émergent et pays en développement. Il existe également l'indicateur de développement humain (IDH). Mais l'inconvénient de ces systèmes de mesures, c'est qu'ils ne prennent pas en compte les potentialités d'un pays. Or, un pays émergent se caractérise principalement par un retard de développement par rapport aux pays riches, mais qui connaît un sentier de croissance de long terme qui lui permet d'espérer un rattrapage accéléré de ce retard.

Pourquoi ce mot est-il apparu pour désigner ceux qu'on a fini par appeler les Brics?

L'acronyme Brics a été créé par un économiste, Jim O'Neill, à l'époque chef économiste de Goldman Sachs, qui cherchait à regrouper sous un terme facile les marchés les plus porteurs économiquement et financièrement dans les dix années suivantes. Il s'agissait surtout de trouver une "formule magique" pour signaler les potentialités d'investissement dans les pays émergents. Or, la formule magique a coïncidé avec une analyse de fond qui s'est révélée exacte. La Chine est aujourd'hui la seconde puissance économique mondiale, après avoir dépassé la Russie puis le Japon. L'Inde et le Brésil ont également connu une décennie triomphante avec des taux de croissance record. Le succès est tel que l'on peut d'ailleurs se demander si la Chine est encore un pays émergent. Certes, le PIB par habitant est encore faible, mais à plusieurs points de vue, elle est clairement devenue un pays "émergé".

Quinze ans après avoir été érigés en bastions d'espoir économique, les Brics entrent dans le rang avec des problèmes de compétitivité. N'est-ce pas un processus fatal?

Non, c'est un processus normal qui confirme que les Brics sont désormais des pays émergés et non plus émergents. Les Brics ont atteint une certaine maturité de croissance. Ils ont atteint le "tournant de Lewis", concept forgé par Arthur Lewis, Prix Nobel d'économie en 1979. Ce tournant se définit comme le moment où, dans une économie en développement, une main-d’œuvre abondante se raréfie, entraînant une augmentation des revenus, une contraction des marges bénéficiaires des entreprises puis une chute de l'investissement. Les Brics sont actuellement dans ce tournant, lequel a pour conséquence de créer une nouvelle classe moyenne, dotée de revenus intermédiaires, qui fait basculer le moteur de la croissance de l'exportation vers la consommation intérieure. Les Brics connaissent ainsi les mêmes problématiques que les pays occidentaux "du Nord". Ils sont aux prises avec une classe moyenne émergente qui revendique plus de justice sociale, moins d'inégalités, une assurance vieillesse, une assurance chômage, une assurance maladie, des infrastructures qui permettent d'avoir l'électricité sans coupure et un système éducatif qui permettra à leurs enfants de profiter de l'ascenseur social. C'est bien le sens des émeutes au Brésil au printemps 2013 et qui continuent sporadiquement.

Les taux de croissance élevés de certains pays africains font croire que tout sera désormais possible. Quelle mise en garde pouvez-vous faire pour que la désillusion ne soit pas de la partie?

Après "l'afro-pessimisme", certains sont passés à "l'afro-béatitude" ! Je pense qu'il faut regarder les faits et les chiffres : dans quels pays est-il vraiment possible de faire des affaires, dans un contexte juridique stable et sans corruption ? Quelles sont les perspectives économiques de moyen et long terme qui permettent de s'engager dans des investissements ? Beaucoup plus de choses sont désormais possibles. Pour autant, tout n'est pas possible. Pour ma part, je considère qu'il existe de vraies valeurs sûres en Afrique, par exemple le Ghana, le Mozambique, le Nigeria, la Côte d'Ivoire ou le Botswana.

Vous avez regroupé sous l'acronyme Benivm de nouveaux pays émergents parmi lesquels deux africains, l'Éthiopie et le Nigeria. Pourquoi eux et pas les autres, pourtant à fort potentiel?

Le Nigeria est aujourd'hui, en 2014, la première puissance économique africaine devant l'Afrique du Sud. Il était difficile de ne pas le mentionner ! Les Nigérians ont le sens des affaires, le pays dispose d'immenses ressources pétrolières, la population est en forte croissance démographique et l'urbanisation connaît une accélération poussée. En d'autres termes, le Nigeria présente toutes les caractéristiques d'une grande puissance émergente. Quant à l'Éthiopie, il s'agit d'un pays méconnu, mais qui a le potentiel d'un "lion africain", comme on a parlé dans les années 1980 des "dragons asiatiques". Ces deux pays répondent au critère de population que je me suis fixé dans la définition des nouveaux pays émergents, puisqu'ils sont les deux pays d'Afrique les plus peuplés (165 millions d'habitants pour le Nigeria et 92 millions pour l'Éthiopie). Néanmoins, et vous avez raison, d'autres pays africains disposent d'un potentiel important : les pays lusophones que sont l'Angola et le Mozambique, mais aussi le Ghana dont la stabilité politique et institutionnelle attire les investisseurs. Il faut désormais compter avec ces nouveaux "lions" africains.

L'Afrique compte une cinquantaine de pays. Où se situerait, selon vous, la taille critique en termes d'intégration pour qu'un ensemble, ou deux, émerge et dépasse l'émergence pour un vrai niveau de pays développé?

C'est une question difficile. L'intégration se fait progressivement, par exemple en Afrique de l'Ouest avec l'apparition d'une immense conurbation maritime qui englobe, du Nigeria à la Côte d'Ivoire, des villes telles que Lagos, Cotonou, Lomé, Accra et Abidjan. Il s'agit d'ailleurs de la première zone de croissance africaine. En Afrique de l'Est, à partir du Kenya, un ensemble est également en train de se construire, avec l'Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda et l'Éthiopie. Assurément, les pays africains doivent s'organiser régionalement afin de favoriser les échanges commerciaux et l'apparition d'industries de transformation. Cette intégration régionale est également fondamentale pour les infrastructures. Ainsi, l'Afrique du Sud est dépendante des projets hydroélectriques du Mozambique ou de la RDC. Cette intégration régionale favorise donc incontestablement la croissance et le développement. Le chemin pour y arriver sera long, mais il n'est pas hors de portée pour les Africains.

Pour vous, au regard de ce que vous avez observé en économie, l'Afrique demain, c'est...?

Un continent renaissant, pour reprendre le mot du Franco-Béninois Lionel Zinsou à propos des pays africains : "Nous n'émergeons pas, nous renaissons." Je trouve que c'est une belle expression, à laquelle j'adhère, et qui prend en compte l'histoire longue, indispensable à la compréhension de l'émergence.

 

Source: LE POINT

mardi, 13 mai 2014

SITUATION SOCIOPOLITIQUE: LA FRANCE SE PREPARE AU PIRE!

 

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Des signes existent qui ne trompent pas: l’armée française se prépare à faire face à des situations de violence en Côte d’Ivoire. En dépit des assurances publiques du ministre français de la Défense, Jean Le Drian qui a déclaré samedi à Abidjan, à l’issue d’une séance de travail avec son homologue ivoirien, que «la sécurisation du pays a été atteinte.»

Mais plutôt que d’alléger son dispositif en Côte d’Ivoire, Paris décide de renforcer les effectifs de la force Licorne qui devraient passer 450 hommes à 800. Pis, la force Licorne sera transformée en une base militaire opérationnelle avancée dès janvier 2015. «Nous avons décidé de transformer la présence à Abidjan de l’opération Licorne en une base opérationnelle avancée qui prendra effet à partir du 1er janvier prochain. (…) Nous avons décidé de réorganiser notre dispositif militaire sur l’ensemble de la région avec pour objectif principal de permettre à ce que la lutte contre le terrorisme puisse se déployer», a en effet confié Le Drian, qui sortait d’une audience avec le chef de l’Etat, Alassane Ouattara.

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A l’analyse, la volonté de la France maintenir en Côte d’Ivoire une base militaire contraste avec les déclarations tendant à faire croire que le pays est sortie définitivement de l’ornière, avec aux commandes un régime liberticide qui maintient toujours en prison près d’un millier de prisonniers politiques.

Et qui affiche un mépris souverain vis-à-vis de l’opposition traquée à longueur de journée, les avoirs des leaders notamment du FPI de Laurent Gbagbo gelés et les rassemblements réprimés dans le sang par les FRCI, la police, la gendarmerie ou des milices pro-Ouattara. La contradiction est encore plus flagrante quand on réalise que l’armée française, qui accompagnerait la réforme de l’armée ivoirienne, aux côtés de l’ONUCI, révise ces derniers temps ses connaissances en matière de maintien de l’ordre. Une information publiée le mercredi 7 mai dernier par afriquinfos, qui cite le ministère français de la Défense, fait état en effet de ce que la force Licorne réalise depuis quelque temps au sein de Port-Bouet, ex-43ème Bima qui l’abrite, des exercices de contrôle de foule. Ce fut le cas le 1er mai dernier où «durant toute la matinée, les 120 militaires de la compagnie du 2e régiment d’infanterie de Marine (2e Rima), appartenant à la force Licorne, se sont entraînés à mettre en oeuvre les différentes techniques de contrôle de foule, afin d’entretenir leur capacité dans ce domaine.»

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«L’exercice, réaliste par les situations et les moyens mis en oeuvre, a permis aux marsouins de s’entraîner à réagir face à une foule hostile, sous différentes configurations. Cette capacité inclut la réaction et la manoeuvre en vue de canaliser ou de disperser des individus agissant en groupe. Les militaires de la compagnie du 2e Rima avaient suivi l’instruction «capacité contrôle de foule» (CCF), dans le cadre de leur mise en condition avant projection en Côte d’Ivoire. Cette formation leur a permis d’acquérir les réflexes permettant d’évoluer à proximité d’une foule et éventuellement de s’en protéger», écrit afriquinfos.

Alors, si tant est que la paix est définitivement de retour en Côte d’Ivoire, comme le laisse croire Le Drian qui ferme manifestement les yeux sur les dérives totalitaires du régime Ouattara, pourquoi donc renforcer ainsi les effectifs et s’adonner à tels exercices ? A l’évidence, les renseignements français ont détecté des signes d’un embrasement du front social et l’impopularité du régime Ouattara. Par ailleurs, il est évident que la Côte d’Ivoire – qui aurait le même niveau de sécurité que Genève, selon le ministre Hamed Bakayoko -, s’est placée entièrement sous la tutelle de la France, y compris pour les opérations de maintien de l’ordre.

Emmanuel Akani, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".

 

Source: IVOIREBUSINESS

Dr SERAPHIN YAO PRAO: OUATTARA EST UN ECONOMISTE «CHAUVE-SOURIS»

 

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«C’est en fait la compréhension de ses propres limites qui parait être la tâche la plus difficile et la plus importante de la raison humaine». (Hayek, 1953)

 

Le Président Ouattara a vraiment eu les ivoiriens. Depuis qu’il est au pouvoir, il fait le contraire de ce qu’il a dit lors de la campagne électorale. Par exemple, il avait promis diriger le pays dans une vision libérale : libérer les énergies, approfondir l’Etat de droit, baisser les charges fiscales etc. une fois au pouvoir, le candidat devenu Président a changé de vision. En matière économique, il avait promis encourager le secteur privé afin qu’il participe activement à la création de richesses. Dans ce cadre, il promettait réduire les charges fiscales pour rendre les entreprises ivoiriennes compétitives et faciliter la création de nouvelles. En Côte d’Ivoire, aujourd’hui, les entreprises ferment et les entrepreneurs grincent les dents tant le matraquage fiscal est prégnant. Finalement, les ivoiriens constatent à leur dépens que le Président Ouattara est un économiste «chauve-souris ». Une chauve-souris est un mammifère volant doté d’ailes membraneuses et dont le corps ressemble à celui d’une souris. Une telle réflexion mérite de cerner ne serait-ce que de façon panoramique quelques éléments du libéralisme. Une fois cette étape franchie, il sera aisé pour nous de montrer en matière économique, le caractère « chauve-souris » du Président Ouattara.

1. Un bref aperçu du libéralisme

Le libéralisme est une pensée économique qui considère qu’il faut respecter l’ordre naturel de l’économie et que l’Etat ne doit pas intervenir. Selon les libéraux, les comportements individuels s’agrègent harmonieusement : chaque individu en recherchant son intérêt personnel œuvre pour l’intérêt général. Un libéral est contre l’interventionnisme et l’Etat providentiel. Hayek, pensait que l’Etat ou, plus précisément, les gouvernements ne peuvent disposer de la totalité des informations nécessaires pour gérer l’économie et atteindre de prétendus objectifs macroéconomiques : taux de croissance, taux d’inflation, niveau de chômage, niveau de revenu. Comme le marché demeure en dernier ressort le meilleur moyen pour la production et l’allocation des ressources, il convient de réduire au minimum les activités qui ont pour effet de le contrarier.

Un pouvoir libéral doit promouvoir les libertés économiques et même les libertés tout court. Une politique de liberté est une politique qui vise à réduire au minimum la coercition. Une société libre nous dit Hayek implique que l’individu dispose de quelque sphère de décision privée, de quelques éléments de son environnement sur lesquels d’autres ne sauraient jouer. Il en découle que la liberté va de pair avec la propriété privée et les droits, qui lui sont associés, d’en disposer à sa guise, par contrat, et de la transmettre par héritage.

2. Un Président qui fait le contraire de ce qu’il a promis

Dans le prince, Nicolas Machiavel nous apprenait que « celui qui trompe trouvera toujours quelqu’un qui se laissera tromper ». Le Président Ouattara a trompé tout le monde y compris ses alliés. Au lieu de réduire les charges des entreprises, le Président Ouattara les alourdit.

Dans le secteur de l’hévéa, les planteurs payaient des impôts à raison de 2,5 % prélevés sur leur revenu. Depuis l’exercice 2012, le régime Ouattara a imposé de nouvelles taxes sur la production des usiniers. 5 % sur le chiffre d’affaires du caoutchouc granulé. Cette taxe est incompréhensible vu que la loi fiscale prescrit que, lorsque 80 % de la production d’une entreprise sont exportés, alors elle est exonérée de TVA. En plus, l’Etat demande de payer la TVA avant d’être remboursé. Mais, au moment de recouvrer cette créance, l’usinier est soumis à des tracasseries qui l’amènent à tout abandonner. Ce mode de récupération de la TVA est une arnaque. Rappelons que la production est exportée à 100%. En outre, il faut souligner que les sociétés agro-industrielles payaient 25 % sur le Bénéfice industriel et comptable (BIC).

En 2013, dans le secteur de l’hévéa, le gouvernement a créé une taxe de 5% sur le chiffre d’affaires des usiniers. Cette taxe jugée d’ailleurs inacceptable par les professionnels du secteur, n’est pas de nature à aider le secteur à se développer. Elle affecte même le cours de l’hévéa au niveau des paysans. En 2013, la charge fiscale de la SAPH, sans y ajouter les autres taxes, s’établit à 67% du résultat. Du coup, la société a connu un résultat net en 2013 de 13,7 milliards de FCFA, une performance en recul de 34,9% comparé aux 21 milliards réalisés en 2012.

L’Etat a augmenté les taxes dans plusieurs domaines de l’économie. Depuis le 1er Janvier 2014, le gouvernement a augmenté le coût des prestations des services de télécommunications avec la création d’une nouvelle taxe. La loi n°2013-908 du 26 décembre 2013 portant budget de l’Etat 2014 stipule qu’une nouvelle taxe dénommée «taxe spécifique sur les communications téléphoniques et les technologies de l’information et de la communication» est instaurée. « Cette taxe, assise sur le prix hors taxes de la communication, est supportée par l’émetteur de l’appel ou le client du fournisseur d’accès Internet. La taxe est collectée par l’entreprise de téléphonie mobile ou par le fournisseur d’accès Internet». Cette nouvelle taxe a obligé les opérateurs à augmenter les tarifs. En Côte d’Ivoire, la TVA est de l’ordre de 18% là où elle est de 12% au Ghana et 5% au Nigeria. Le Président libéral ne fait rien pour rendre les produits ivoiriens compétitifs.

Un gouvernement libéral essaie de créer les conditions de la concurrence. Or l’actuel président affectionne la pratique des monopoles. Et pourtant, il sait bien que les monopoles et positions dominantes ne favorisent pas la baisse des prix. La commission de la concurrence n’existe que de nom puisqu’elle n’a pas les moyens de sa politique. Les contrats de gré à gré ont connu une hyperinflation depuis qu’il est au pouvoir. Ce qui explique en partie la cherté de la vie. Le premier ministre reconnait lui-même qu’effectivement 42% des appels d’offres en montant ont été faits de gré à gré.

Un gouvernement libéral fait la promotion de droits de propriété. Le couvert forestier ivoirien est passé de 12 millions d’hectares en 1960 à 2,802 millions d’hectares en 2007, soit une perte de plus de 75% en moins d’un demi-siècle. Et la gestion du couvert forestier restant n’est pas optimale à telle enseigne qu’on constate de façon récurrente des conflits fonciers. Le Président Ouattara avait promis la délivrance des certificats fonciers pour en finir avec les conflits fonciers dans notre pays. Depuis qu’il est au pouvoir, la terre continue de tuer nos parents sous ses yeux. Et pourtant, il sait que les conflits trouvent leur source dans le fait qu’en Côte d’Ivoire, les droits de propriété ne sont pas clairement définis. La loi n°98-750 du 23 décembre 1998 relative au domaine du foncier rural semblait vouloir apporter une solution ou du moins un début de solution au problème foncier en Côte d’Ivoire. Devenue caduque car inapplicable pendant 10 ans, elle é été encore reconduite par l’actuel président. Par exemple, en 2009, 98% des transactions foncières s’effectuaient dans le cadre de la coutume et constituaient pour beaucoup d’entre elles des ventes inachevées.

Finalement, en Côte d’Ivoire, la multitude des litiges fonciers dont regorgent les cours et tribunaux n’est pas seulement la conséquence de la rareté de terres mais elle est aussi souvent le fait du non-respect de la législation en vigueur dans le pays. Aujourd’hui dans notre pays, environ 90% de litiges dont regorgent les cours et les tribunaux sont d’origine foncière.

Un gouvernement libéral adopte un budget réaliste afin d’éviter les déficits qui conduisent à l’endettement. Or le Président Ouattara ne fait rien pour laisser aux futures générations un pays libre. Depuis l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, le stock de la dette s’est accru de 4000 milliards de FCFA au moins. Cette façon de dépenser sans compter n’est pas responsable.

Conclusion

Le Président Ouattara gouverne parce qu’il a le pouvoir. Mais qu’il écoute les ivoiriens « car il ne faut point faire du mal aux peuples , ou bien il les faut exterminer tout à fait, vous souvenant qu’on n’ oublie jamais les mauvais traitements que l’on aura reçus, lorsqu’ils ne sont que médiocres, mais que l’on n’en pourra jamais tirer raison, s’ils sont extrêmes. Aussi, ne faut-il jamais maltraiter personne, à moins qu’on ne lui ôte entièrement le pouvoir de se venger » dixit Machiavel.

 

PRAO Yao Séraphin, Enseignant-Chercheur et analyste politique

(Economiste, Délégué national de LIDER au Système monétaire et financier, enseignant à l’université de Bouaké)

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

mardi, 06 mai 2014

11 LINGOTS D’OR ET 1 MILLIARD DE FCFA DISPARAISSENT AU MINISTERE IVOIRIEN DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

 

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Comme c’est étrange ! Ce pays se transforme en un Etat mafieux ? Le 26 septembre 2013, des agents de la police économique et financière, sur dénonciation, ont arrêté à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, un jeune Libanais âgé de seulement 17 ans et qui tentait de sortir du pays avec 11 lingots d’or d’un poids total de 31 kg et une somme de 194 mille euros en coupure de 500. Bravo messieurs ! Sauf que les fruits de cette opération, transmis à la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique, précisément à la sous-direction des finances extérieures (Finex), n’ont dormi que pendant 24 heures dans un coffre fort. Avant de prendre, comme « L’Eléphant » vient de le découvrir, une destination inconnue. Petit retour sur une affaire qui devrait inquiéter notre président…

Une grande médiatisation puis, silence radio !

Le 26 septembre 2013, c’est la grande Rti 1 qui a ébruité l’affaire dans son édition de 20 heures. Pour ceux qui ont pris le malin plaisir de ne plus regarder cette télévision publique depuis des années sans savoir ce qu’ils ratent chaque jour, voilà ce qu’elle a dit. Allez, la présentatrice : « Un réseau de trafic de métaux précieux et de devises étrangères vient d’être démantelé par la Police économique. Au centre de l’affaire, un jeune Libanais. Les lingots saisis et les devises étrangères sont estimés à plus d’un milliard de Fcfa. » Par la suite, dans les images qui ont suivi cette information, l’on a vu le directeur général de la police économique, le commissaire Timité, en compagnie du journaliste de la Rti, auteur du reportage sur l’affaire. Ecoutons le commissaire expliquer les circonstances de la saisie : « Nous avons eu l’information de ce qu’un jeune homme s’adonnerait à un trafic de pièces détachées entre le Liban et la Côte d’Ivoire. Mais curieusement, c’est des pièces détachées d’occasion qu’il prend en Côte d’Ivoire pour aller au Liban. Ça nous a intrigués et nous l’avons suivi et aujourd’hui, il y a ce qu’il avait déjà embarqué sur l’avion, nous avons demandé qu’il soit débarqué pour que l’effet de surprise soit totalement préservé. En fouillant donc les cartons qu’il transportait, on a vu effectivement qu’il y avait dans les cavités des pièces dé- tachées, un certain nombre de métaux dont nous n’avions pas encore la qualité. Et après vérification au niveau de la Sodemi, nous pouvons affirmer à 100% que c’est de l’or. » Et le journaliste auteur de l’interview de préciser à la fin de son reportage : « Le commissaire Timité précise que le commerce de l’or et le transfert de devises ne constituent pas une infraction en Côte d’Ivoire, mais ils exigent toutefois qu’il soit pratiqué en toute légalité… »

Des vacances mouvementées

L’or et l’argent, en réalité, n’appartenaient pas au jeune homme de 17 ans qui rentrait au Liban, après un séjour de quelques semaines passé à Abidjan, auprès de sa maman, véritable propriétaire du colis. Cette dernière possèderait un agrément qui l’autorise, en association avec un Ivoirien, à acheter officiellement de l’or en Côte d’Ivoire, pour le compte de mandants vivant au Liban. De 2011 à 2013, elle a acheté de l’or pour plus de 2 milliards Fcfa, fait normalement les déclarations, avant de l’expédier au Liban. Sauf que courant deuxième moitié de 2013, bien qu’ayant toujours un agré- ment, la Libanaise va avoir quelques difficultés à faire signer ses autorisations d’exportation d’or auprès de la Sodemi (société pour le développe- ment minier de la Côte d’Ivoire). Pendant 3 mois, elle va donc rester à son domicile avec 11 lingots d’or déjà achetés et 194 mille euros en- voyés par ses mandants pour d’autres achats. Dans la première semaine de septembre 2013, elle est victime de deux tentatives de braquage à son domicile. Devant cette situation et sur conseil d’un compatriote, elle décide, en attendant que la Sodemi lui signe enfin ses autorisations d’exportation, de se débarrasser de l’or et des devises étrangères en sa possession. Ça tombe bien ! Venu passer ses vacances en Côte d’Ivoire, son fils, K. Ali, âgé de 17 ans, doit justement repartir au Liban, le 26 septembre 2013. Elle décide donc, après en avoir avisé au préalable ses mandants, de remettre les 11 lingots d’or et les 194 mille euros (environ 128 millions Fcfa), à son fils. Mais comment sortir 11 lingots d’or du pays en passant par l’aéroport d’Abidjan, sans une autorisation de la Sodemi ? Pour contourner l’obstacle, aidée d’un compatriote, elle cache l’or et les 194 mille euros dans des pièces détachées de véhicules, avant de les fourrer dans un carton. Le 26 septembre, le carton arrive à l’aéroport et passe tous les contrôles (douaniers) et autres, avant de se retrouver dans la soute de l’avion. Ouf! Sauf qu’au moment où elle se croit tirée d’affaire, des agents de la police économique débarquent et font descendre le colis et le jeune homme, avant d’embarquer ce dernier, direction, le siège de cette unité, au Plateau. Beau boulot messieurs ! A la police économique, des négociations sont engagées pour obtenir et la libération du jeune homme, et la restitution de l’or et des devises, moyennant paiement d’une amende. Mais les policiers refusent et conseil- lent à la maman de s’adresser au ministère de l’Economie, seul habilité à autoriser une transaction dans ce genre d’affaire. Sur ces faits, les policiers transmettent les 11 lingots d’or et les 194 mille euros à la Direction générale du trésor, Direction du Finex. 24 heures plus tard, le jeune Libanais est remis en liberté sans aucune restriction. Dans les heures qui suivent cette libération, le jeune, libre de ses mouvements, saute dans un avion et quitte la Côte d’Ivoire.

« une histoire de fou »

Les 11 lingots d’or d’une valeur de près de 900 millions Fcfa et les 194 mille euros ont été remis, par la po- lice, dans l’après midi du jeudi 26 septembre 2013, à la sous-direction du Finex. Le sous-directeur de ce service, Savané Mori, après avoir compté l’argent et évalué l’or, par mesure de précaution, a, selon les informations de « L’Eléphant », déposé le colis dans le coffre fort de l’une des directions dites départementales du trésor public à Abidjan. Histoire d’informer le lendemain, son supérieur hiérarchique sur la suite à donner à cette affaire. Mais le vendredi 27 septembre, alors que le sous-directeur rend compte à son supérieur hiérarchique, il reçoit un coup de fil du directeur Trésorier départemental, responsable du coffre fort dans lequel l’or et l’argent avaient été déposés. Lequel l’informe que des hommes armés, prétendant avoir été envoyés par la présidence de la République, précisément, le Conseil national de la sécurité, réclamaient l’or et l’argent. Ne pouvant rien contre un ordre censé venir de la Présidence de la République, sur instruction de son supérieur hiérarchique, le sous-directeur donne son accord pour que l’argent et l’or soient remis aux « envoyés » de la présidence de la République. Ce qui sera fait. Et selon les sources de « L’Eléphant », ses hommes armés, sur exigence du directeur départemental, ont signé une décharge avant d’emporter le précieux colis.

Où sont passés L’or et L’argent ?

Ne voyant rien venir pendant quelques semaines, ni convocation de la police ni convocation de la Direction générale du Trésor comme prescrit par la loi, la Libanaise se rend à la police économique, début octobre 2013, pour s’enquérir du sort de l’or et de l’argent. Là, elle apprend que l’or et l’argent ont été transférés depuis le 26 septembre à la direction du « Finex ». Elle réclame alors la preuve du transfert, c’est-à-dire le procès-verbal de saisie, comme le stipule l’article 6 de la loi N°97-397 du 11 juillet 1997 portant contentieux des infractions au contrôle des changes. Mais il ne lui sera remis aucune copie du procès- verbal. Vite, en compagnie d’un conseil, elle se rend dans les locaux de la Direction du Trésor et s’informe auprès du responsable qui, selon la police, aurait reçu l’or et l’argent le 26 septembre, c’est- à-dire Savané Mori. Mais ce dernier, bien que reconnaissant avoir reçu l’or et l’argent, déclarera qu’il ne l’avait plus, parce que des individus armés ayant déclaré agir pour le compte de la Présidence de la République, avaient emporté tout après avoir signé une décharge. Une copie du procès-verbal de police transmis avec l’or et l’argent ? Indisponible, répondra le sous-directeur. Les individus armés auraient tout emporté. Une copie de la décharge qu’ils ont signée ? Indisponible également. Un document officiel pour permettre à la bonne dame de prouver à ses mandants que l’or et l’argent se trouvent entre les mains de l’Etat de Côte d’Ivoire via la direction du Trésor ? Rien du tout. Toutes les démarches menées les jours suivant cette rencontre particulièrement instructive, se solderont par un échec général : rien, aucune information sur la destination finale de l’or et de l’argent. Aucune copie du procès verbal-verbal établi à l’attention de la Ministère déléguée à l’Eco- nomie et des finances, principale destinataire, ne lui sera remise comme le stipule la loi.

Plainte ou transaction?

Devant cette situation, le Conseil adresse un courrier, au nom de sa cliente, à la ministre déléguée auprès du Premier Ministre chargée de l’Economie et des finances, le 14 octobre 2013. Objet ? « Requête aux fins de transaction ». Dans ce courrier que « L’Eléphant » a pu consulter, l’avocat écrit entre autres choses : « (…) par la suite, la po- lice a saisi et mis ladite somme et les lingots susdits à la disposition de la Direction générale du Trésor du Mi- nistère de l’Economie et des Finances précisément, de la Direction du Finex, au motif qu’il aurait com- mis une infraction à la réglementa- tion des changes. Non seulement, en violation des dispositions de l’article 6 de la loi N°97-397 du 11 juillet 1997 portant contentieux des infra- ctions au contrôle des changes, aucun procès-verbal portant consta- tation des faits qui lui sont reprochés, encore moins relativement à la saisie de ses biens n’a été dressé à son at- tention conformément aux lois et rè- glements douaniers. Mais plus grave encore, nonobstant toutes sortes de démarches, aucune information crédible ne lui a été four- nie quant au sort de ses biens. En tout état de cause, il souhaite ren- trer le plus rapidement possible en possession de ses biens. A cet effet et le cas échéant, il est disposé à recher- cher et trouver avec vous, les condi- tions et modalités d’une Transaction conformément aux dispositions de l’article 14 de la loi N°97-397 du 11 juillet 1997 susmentionnée qui dis- pose que : « Le Ministre des Finances ou son représentant habilité à cet effet est au- torisé à transiger avec les auteurs ou complices d’une infraction au contrôle des changes, ainsi que sur les actions prévues à l’article 13, dans les conditions de l’article 16. La transaction régulièrement conclue et entièrement exécutée éteint toute action fondée sur les mêmes faits ». C’est pour quoi, écrit toujours le conseil, au regard de tout ce qui précède (…) sollicite, par le présent courrier, qu’il vous plaise, Madame la Ministre Déléguée, de bien vouloir: -faire injonction aux agents du Minis- tère des Finances en charge de la présente affaire de dresser et remettre, conformément à la loi, le ou les procès-verbaux auquel il a légitimement droit en l’espèce ; -agréer et donner la suite appropriée à sa proposition de transaction sus- mentionnée… » deux mois de réfLexion Du 14 octobre au 2 décembre 2013, Kaba Nialé gardera un silence émergent vis-à-vis du courrier de l’avocat. Puis, le 3 décembre, sous la plume de son directeur de cabinet adjoint, viré courant janvier 2014, Kaba Nialé répond : « Par courrier en date du 14 octobre 2013, vous sollicitiez du Ministère auprès du Premier Ministre chargé de l’Economie et des Finances une transaction de la saisie de la somme de 194000 euros et 11 lingots d’or pratiquée à l’encontre de votre client, le 26 septembre 2013 à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny. En retour, après enquête administrative initiée par nos services, je suis au regret de vous informer qu’il ne peut être donné de suite favorable à votre demande. » Traduction : Kaba Nialé refuse de transiger, donc de faire payer une amende à la propriétaire de l’or et de l’argent afin que cette dernière puisse disposer de ses biens. Mais la réponse de la ministre a deux significations. D’abord par son refus de transiger, elle reconnaît que l’or et l’argent sont entre les mains de ses services. Alors que la direction du Finex chargée de ce genre de contentieux dit que tout a été emporté par des hommes armés… les hommes armés auraient ramené tout ? Ensuite, son refus de transiger, selon la loi plus haut citée, entraîne obligatoirement une plainte de sa part, via l’Agent Judiciaire du Trésor, auprès du Procureur de la République avec remise de l’or et de l’argent comme pièces à convictions. Lesquelles pièces doivent être placées sous mains de la justice jusqu’à la fin de la procédure. Or, huit mois plus tard, aucune procédure judiciaire n’a été officiellement engagée contre la Libanaise et son fils. Rien n’a été signifié ni à elle ni à son avocat. Et, elle ne sait pas où se trouvent l’argent et l’or. En violation continue de la loi, les services du ministère délégué à l’Economie ne lui ont remis aucune copie du procès- verbal qui atteste que ses avoirs sont entre leurs mains. Et, chose plus étrange, plus personne à la Direction du Trésor ne donne aucune information ni à elle ni à son conseil. C’est le silence total. Interrogé par « L’Eléphant » sur cette inquiétante affaire, le directeur de la Communication et des relations publiques de la Direction Générale du Trésor a répondu (à raison?) ne pas être informé de quoi que ce soit. Avant de conseiller à « L’Eléphant » d’adresser un courrier à ses supérieurs hiérarchiques. Mais comme Kaba Nialé dit que l’or et l’argent sont entre les mains de ses services, « L’Eléphant » peut bien attendre l’ouverture du procès pour vérifier cela… Si d’ici là, des hommes armés n’ont pas tenté de mettre des balles en or dans la peau de la propriétaire…pour la faire taire ! C’est pour quand l’ouverture du procès, madame la ministre ? Et entre- temps, où se trouvent l’argent et l’or qui n’appartiennent pas à l’Etat de Côte d’Ivoire ?

 

DANIEL SOVY, pour le compte de l’Eléphant Déchaîné.

 

Source: LE CRI PANAFRICAIN

mardi, 22 avril 2014

TENTATIVE DE CONFIRMATION DE CHARGES CONTRE GBAGBO: LE REGIME JETTE EN PRISON UN TEMOIN-CLE, FATOU BENSOUDA LE COUVRE

 

 

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C’est une histoire dont le récit nous est offert par les observations de Maître Emmanuel Altit, avocat principal du président Gbagbo, qui a transmis ses observations à la Cour pénale internationale (CPI) suite à la remise, par la procureure Fatou Bensouda, de son document contenant les charges (DCC) amendé, censé combler les lacunes du DCC initial, qui avait été purement et simplement rejeté par les juges pour « preuves insuffisantes ».

C’est l’histoire de « P 44″, un des témoins-clés de Fatou Bensouda, censé accréditer la thèse selon laquelle Gbagbo est coupable de graves crimes contre l’humanité. Si l’on suit la trame de son témoignage, « P 44″ doit être un ancien membre de la « galaxie patriotique » retourné pour les besoins de la cause. Seulement, voilà ! Son témoignage est « insuffisant ». Il n’accuse pas assez Gbagbo, au point que Bensouda, dans sa synthèse, lui fait dire ce qu’il n’a pas dit en espérant que les juges, débordés par des milliers de pages de textes ardus, n’y verront que du feu. Mais Emmanuel Altit, avocat principal de Gbagbo, veille. « Comme la défense le relevait lors de l’audience de confirmation des charges, plus précisément les 22, 25, 26 et 27 février 2013, le Procureur a mésinterprété nombre de déclarations de P-44. Surtout, il a trahi le sens de ce que lui disait P-44 (…) précisant que le Président Gbagbo n’était pour rien dans la crise », indique-t-il dans ses dernières observations. Les observateurs les plus attentifs se souviennent des propos paradoxaux de P-44, drôle d’accusateur, disant que « l’entourage de Gbagbo était composé de gens du Nord » (ce qui affaiblit la thèse du « plan commun » éradicateur), que Gbagbo était rassembleur, qu’il n’a procédé à aucune discrimination, ni avant ni après les élections.

Sont-ce ces propos qui ont irrité le pouvoir Ouattara ? Une chose est sûre : P-44 a été arrêté, dans l’indifférence totale du bureau du procureur auprès de la CPI. En effet, il avait commencé par tirer la sonnette d’alarme, faisant état « de menaces pesant sur lui émanant des nouvelles Autorités ivoiriennes ».

Cyniquement, l’Accusation avait répondu que ces allégations étaient « infondées » et devaient être « rejetées ». Tout en prenant bien soin de ne pas mentionner ce problème devant la Chambre, parce qu’il fragilisait son argumentaire juridique, qui reposait en grande partie sur les propos, certes librement interprétés, de P-44. « Le Procureur a laissé emprisonner son témoin sans réagir. (…) Ce faisant, le Procureur semble avoir «couvert» une opération d’intimidation et de sanction contre un témoin qui n’avait pas obéi aux ordres des nouvelles Autorités (…). Il convient que le Procureur s’explique sur cette question très importante », affirme Maître Altit. Qui s’indigne des méthodes à travers lesquelles le bureau du procureur exerce des pressions inacceptables sur les témoins.
 
« Probablement conscient de la faiblesse de sa preuve et de son incapacité à trouver de nouveaux témoins utiles, le procureur tente de faire pression sur ses témoins », indique Altit. Quand un témoin ne dit pas ce qu’il veut qu’il dise, le procureur « perd patience ». Il pose à plusieurs reprises et de diverses manières les mêmes questions, tente de « souffler » des dates auxquelles certains événements sont censés s’être noués.
 
 
Philippe Brou
 

mercredi, 16 avril 2014

THEOPHILE KOUAMOUO: «JACQUES CHIRAC A TUE LES 9 SOLDATS FRANÇAIS»

 

AFRIQUE,côte d'ivoire,france,THéOPHILE KOUAMOUO,«JACQUES CHIRAC A TUé LES 9 SOLDATS FRANçAIS»,commémoration du 11 avril 2011

 

Dans leurs discours très émouvants de commémoration du 11 avril 2011, Théophile Kouamouo fondateur du journal "Le Nouveau Courrier" et Grégory Protche du « Gri-Gri International » évoquent non seulement la responsabilité de Jacques CHIRAC dans l'assassinat des 9 soldats français en novembre 2004, mais rappellent que des actes génocidaires ont été commis en CÔTE D'IVOIRE dans l'indifférence totale des "bienpensants" occidentaux, les mêmes qui dénoncent aujourd'hui la complicité voire plus de la FRANCE dans le génocide rwandais (alors qu'aucun responsable civil ou militaire français n'a pour l'instant été condamné dans ce génocide dont nous venons de commémorer le vingtième anniversaire).

Théophile et Grégory évoquent encore le tragique assassinat du Ministre Désiré TAGRO que les médias ont tenté dans un premier temps de déguiser en suicide. Ils poursuivent avec leur vécu personnel du 11 avril 2011 en le reliant à ce que le peuple ivoirien et ses plus hautes institutions ont subi, quand la FRANCE a porté un coup d'arrêt à l'Etat de droit ivoirien.

Ils passent en revue les principaux massacres et martyrs de la lutte pour la dignité et la souveraineté du peuple ivoirien (DUEKOUE, Hôtel Ivoire, Désiré TAGRO, Mahan GAHE, Laurent et Simone GBAGBO, Blé GOUDE,…) en n’oubliant pas de rappeler toutes les affaires que l’ont cherche à étouffer : Guy André KIEFFER, Philippe REMOND, Stéphane DI RIPPEL, Yves LAMBLIN,…) pour couvrir les mensonges de l’Etat français et de ses zélés serviteurs (CHIRAC, SARKOZY, Michèle ALLIOT MARIE, Jean-Marc SIMON…) que l’on entrevoit clairement derrières les vassaux locaux que l’on impose à l’Afrique (OUATTARA, COMPAORE, …).

Merci à Théophile KOUAMOUO et Grégory PROTCHE qui ont mis et continuent de mettre leur plume au service du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et qui paient d’ailleurs un lourd tribut pour leur refus de se soumettre à l'ordre néocolonial en place, y compris et surtout au sein des médias dont ils sont parmi les rares à sauver l’honneur. La vérité historique comme celle des médias ne saurait être durablement contrefaite. « Quand ça va pourrir, ça va sentir !» 

Merci également aux organisateurs de cette commémoration du 11 avril 2011 place de la Bastille ainsi qu'à Kamayiti Kamafrique de couvrir inlassablement nos marches et manifestations.

 

Christine TIBALA

mardi, 15 avril 2014

PRORUSSIA.TV: QUE FAIT LAURENT GBAGBO A LA CPI? RENDEZ SON PRESIDENT A LA COTE D'IVOIRE

 

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Prorussia.TV assomme Ouattara, ses rebelles, la France de Chirac à Sarkozy puis dresse le bilan des 3 ans de Ouattara après le coup d’État International contre Laurent Gbagbo.

 

 
 
Côte d'Ivoire : Après trois ans d'usurpation du pouvoir, le pays attend le retour de son président légitime et enverrait bien Ouattara devant le TPI…

Cette semaine, la communauté ivoirienne commémore à son tour, un tragique anniversaire. Celui du 11 avril 2011, qui vit la violation de sa souveraineté par la France, l’achèvement d’un long processus de coup d’Etat international, l’arrestation et la déportation du Président Laurent Gbagbo. Cela va donc faire trois ans qu'à l’issue d'un coup de force, organisé et encadré par la France de Nicolas Sarkozy, le Président Laurent Gbagbo aura été arrêté, puis détenu dans des conditions d’humiliation et de mauvais traitements pendant plusieurs mois, avant d’être déporté à la Cour Pénale Internationale (CPI).

Petit rappel historique : élu au premier tour des élections présidentielles en 2000, le Président Laurent Gbagbo a dû faire face, deux ans à peine, après sa prise de fonction, à une tentative de coup d’Etat qui s’est muée en une rébellion armée, coupant le pays en deux parties.
 
Sur le point d'être défaits, ces rebelles vont être alors protégés par Paris qui organisera leur montée en puissance, en les équipant et en ayant recours à des mercenaires africains et européens, comme le révèle un document wikileaks, disponible sur le net.
 
Il est vrai que le gouvernement de Laurent Gbagbo souhaitait libérer l’économie ivoirienne de la domination française et ouvrir certains marchés à d'autres partenaires, notamment celui du cacao qui demeure la principale culture d’exportation du pays. La France de Jacques Chirac a perçu ce signal d’ouverture comme une menace pour ses intérêts. La même méthode, pour les mêmes raisons, s'appliquera d'ailleurs, avec le même succès, en République Centre Africaine.

Afin d’éviter la scission du pays, le président Gbagbo accepte de former en 2003, un gouvernement de réconciliation nationale, avec les forces rebelles et les partis politiques qui les soutiennent. Il négocie et obtient en juillet 2007, un accord politique avec la rébellion qu’il associe pleinement à la gestion du pouvoir d’Etat en nommant son chef, Guillaume Soro, Premier Ministre. Cela, dans l’optique d’aboutir à des élections transparentes, gage d’une sortie démocratique de la crise. Mais le candidat Laurent Gbagbo, est de nouveau élu Président de la République, avec 51,45% des voix.
 
Alors, contre toute attente, Nicolas Sarkozy, Président de la République française, et accessoirement ami intime d’Alassane Dramane Ouattara, conteste la décision du Conseil constitutionnel.
 
En violation de la souveraineté de la Côte d’Ivoire et après avoir arraché un mandat de l'ONU, comme en Libye, il soutient le coup d’Etat sanglant contre le pouvoir légal et légitime du Président Laurent Gbagbo, en imposant son ami Alassane Ouattara.
 
Trois ans après, le régime de Ouattara affiche son incapacité à réconcilier les Ivoiriens. Au contraire, depuis ce 11 avril 2011 et jusqu’à ce jour, des proches, des sympathisants du Président Laurent GBAGBO, des militants du Front Populaire Ivoirien en particulier et des Ivoiriens en général, sont dépossédés de leurs biens, pourchassés, pillés, persécutés, arrêtés, détenus sans jugement, torturés, violés, tués ou contraints à l’exil. Voici trois ans que des milliers d’ivoiriens ont perdu arbitrairement leur emploi, par la mise en œuvre de la politique dite de « rattrapage ethnique ». Trois ans que des maisons et des sites privés sont occupés illégalement, par des rebelles. Trois ans que l'économie ivoirienne ne subsiste que grâce aux fonds du FMI.
 
Voici trois ans que le Président Laurent Gbagbo, auteur du célèbre slogan « Asseyons nous et Discutons » et qui est à l'origine du multipartisme en Côte d’Ivoire, a été renversé et déporté le 29 novembre 2011 à la CPI, où il est arbitrairement détenu et où vient de le rejoindre Charles Blé Goudé, accusé tout comme lui, des mêmes crimes contre l'humanité, viols, persécutions et autres actes inhumains.
 
Tribun hors pair, Blé Goudé, n'a jamais tenu une arme, mais il a toujours su mobiliser et galvaniser la résistance face aux attaques des rebelles nordistes et à l'intervention militaire française. Il a été également un acteur central du processus de paix, initié par le président Gbagbo, en direction des forces rebelles, malgré leurs crimes, en prônant la réconciliation nationale dans l’ensemble de la Côte d’Ivoire. Jusqu'à présent, ni les juges ivoiriens, ni les juges du TPI, ne parviennent visiblement à confirmer les charges. A tel point, que le président Gbagbo pourrait très prochainement profiter d'une liberté conditionnelle et résider en Belgique, le temps de son procès.

Pendant cette période de troubles postélectorale, des pro-Ouattara se sont également rendus coupables d'exactions. Et là, les témoignages, les preuves et les cadavres ne manquent pas. Formant un véritable pouvoir politico-mafieux, des chefs de guerre, aujourd'hui aux plus hauts postes des forces de sécurité, ou ayant pris le pouvoir des principaux secteurs économiques et politiques, seraient visés par la CPI. Etrangement, aucune enquête n'a encore été diligentée contre ceux qui continuent leur entreprise de pillage systématique de la Côte d'Ivoire. Entre l’emprisonnement continuel des partisans de Laurent Gbagbo, l’insécurité permanente, le gangstérisme au sommet de l’Etat, la préférence étrangère et la paupérisation des couches sociales, Ouattara démontre bien, qu'il fait parti de cette maffia mondiale, cette même oligarchie qui entend dominer les peuples et s'accaparer les richesses.
 
Laurent Gbagbo libre, l'ancien cadre du FMI Ouattara sait d'avance que le jugement des urnes se retournera contre lui, car il n'a aucun lien fusionnel avec le peuple ivoirien. Un proverbe ivoirien dit que: « ce qui se dit sur le cadavre du lion ne peut être dit devant lui vivant ». Alassane Ouattara a cru pouvoir porter la peau du lion Gbagbo, avant de l'avoir tué. Mais c’est au peuple ivoirien de décider dorénavant de son avenir, s’il le peut encore.
 
 
Source: PRORUSSIA TV