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mercredi, 04 mai 2011

THABO MBEKI: QU’EST-CE QUE LE MONDE S’EST TROMPE EN COTE D’IVOIRE!

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Une contribution de l'ancien président Sud-africain, M. Thabo Mbeki, parue dans le magazine Foreign Policy en date du 29 avril 2011, fait état de l'échec des Nation Unies dans la crise ivoirienne et encourage les Africains à prendre en main la résolution de leurs propres conflits.


Le second tour des élections présidentielles du 28 novembre 2010 en Côte d'Ivoire montés les uns contre deux autres de longue date des opposants politiques, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Pour cette raison d'une importance stratégique, il était inévitable que ce concours électoral décide de l'avenir à long terme du pays. Toutes les personnes concernées devraient avoir sondé très au sérieux la question critique: Est-ce que les élections de 2010 ont crée les conditions permettant d'établir la base d'un meilleur avenir possible pour le peuple ivoirien ?


Ce qui n'a pas été fait

La communauté internationale a insisté pour que la Côte d'Ivoire mettre fin à la crise et organise des élections démocratiques, même si les conditions n'étaient pas réunies pour mener de telles élections. Bien qu'ils savaient que cette proposition était fondamentalement mauvaise, les Ivoiriens ne pouvaient pas résister à la pression internationale à la tenue des élections.

Cependant, la réalité objective est que les élections présidentielles ivoiriennes n'auraient pas dû avoir lieu au moment où elles se sont tenues. Il était parfaitement prévisible qu'elles ne feraient que renforcer le conflit, même si il a été suggéré qu'elles y mettraient fin.

La rébellion de 2002 en Côte d'Ivoire a divisé le pays en deux parties, avec le nord contrôlé par les rebelles des Forces Nouvelles, qui a soutenu Alassane Ouattara, et le sud aux mains du gouvernement dirigé par Laurent Gbagbo. Depuis lors, la Côte d'Ivoire a eu deux gouvernements, deux administrations, deux armées, et deux leaders «nationaux» .

Toutes élections tenues dans ces circonstances enracinent inévitablement les divisions et les animosités représentées et aggravées par la rébellion de 2002.

Les défauts structurels qui se trouvaient à la base de la rébellion de 2002 comprennent des questions inflammables telles que les tensions trans-nationales qui touchent en particulier la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso, les antagonismes ethniques et religieux en Côte d'Ivoire, le partage du pouvoir politique, et l'accès au pouvoir et aux opportunités socio-économiques.

À cet égard, la communauté internationale a assidûment supprimé une juste appréciation des diverses allégations explosives qui, à tort ou à raison, ont informé et continueront d'informer l'opinion de la population partisane de Gbagbo dans le sud de la Côte d'Ivoire - ainsi qu' une grande partie de l'Afrique francophone !

A savoir que Ouattara est un étranger né au Burkina Faso, qui, avec le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso, a été responsable de la rébellion de 2002, que son accession au pouvoir se traduirait par la prise de contrôle du pays en particulier par des étrangers burkinabé, et que, historiquement, Jusqu'ici, il a été prêt à faire avancer les intérêts français en Côte d'Ivoire.

Prenant en compte tout cela, l'Union africaine a compris qu'une solution durable à la crise ivoirienne nécessitait un accord négocié entre les deux factions belligérantes, portant sur les questions interdépendantes de la démocratie, la paix, la réconciliation et l'unité nationales.

Après de longues négociations à partir de 2002, les Ivoiriens ont convenu que l'élection présidentielle ne se tiendrait pas avant que des conditions diverses aient été remplies. Il s'agissait notamment de la réunification du pays, la restauration de l'administration nationale à toutes les parties du territoire ivoirien, et le désarmement des rebelles et de toutes les milices et leur intégration dans le mécanisme de sécurité nationale, ceci au moins deux mois avant la tenue des élections présidentielles. Malgré le fait que rien de tout cela n'ait été honoré, les élections présidentielles ont été autorisées.

En fin de compte, Ouattara a été installé comme président de la Côte d'Ivoire. Gbagbo, et son épouse Simone, ont fini comme des prisonniers humiliés. Beaucoup d'Ivoiriens sont morts et ont été déplacés, de nombreuses infrastructures ont été détruites, et les animosités historiques ont été exacerbées à cette fin.


Beaucoup de choses ont été radicalement faussées tout le long de la route jusqu'à ce résultat.

Les accords portant sur ce qui aurait dû être fait pour créer les conditions d'élections libres et équitables ont été volontairement et dédaigneusement ignorés. Le Conseil constitutionnel ivoirien (CC) est le seul organisme habilité par la Constitution à déterminer le vainqueur dans une élection présidentielle et à installer le président, avec la Commission électorale independante (CEI), chargée de transmettre les résultats provisoires au CC. Toutefois, ceux-là mêmes qui insistent sur le caractère sacré du droit fondamental à toute pratique démocratique, ont choisi de façon illégale de reconnaître le résultat provisoire annoncé par un président de la CEI tout seul, comme le résultat authentique de l'élection présidentielle.

Comme prévu par la loi, Gbagbo a contesté la régularité des élections dans certaines parties du pays, surtout dans le nord. Le CC, à tort ou à raison, a accepté la majorité des plaintes déposées par Gbagbo, a identifié d'autres irrégularités , a annulé les votes dans certains districts, et a déclaré Gbagbo vainqueur. Le président de la CEI n'a pas pris ces prétendues irrégularités en compte et a décidé que Ouattara avait gagné.

L'envoyé de l'ONU, le Secrétaire général Ban Ki-moon, et son collègues sud-coréen, RSSG Young-jin Choi, ont également déterminé que Ouattara avait gagné, mais sur la base de moins de voix que celles annoncées par la CEI, après avoir déterminé que certaines des plaintes déposées par Gbagbo étaient légitimes. En termes de suffrages exprimés pour les deux candidats, la CEI, le CC, et le représentant spécial de l'ONU ont fait trois mesures différentes.

Gbagbo a proposé que pour résoudre cette question, qui porte sur l'importante question de la volonté du peuple ivoirien, une commission internationale devrait être établie pour vérifier les résultats des élections, avec la condition préalable importante que lui et Ouattara doivent accepter la décision de la commission.

Cette proposition a été rejetée par la communauté internationale - en dépit du fait qu'elle aurait réglé le contentieux électoral, sans recourir à la guerre, et malgré le fait que certains observateurs électoraux aient émis des doutes quant à l'équité des élections, en particulier dans le nord de la Côte d'Ivoire.

Par exemple, rapportant aux élections dans le Nord, la mission d'observation électorale de l'Union africaine dirigée par Joseph Kokou Kofigoh, ancien Premier ministre du Togo, indépendant de la société civile Société Civile Africaine pour la Démocratie et l'assistance électorale dirigée par Seynabou Indieguene de Sénégal, et la coordination des experts électoraux en Afrique (CAEE) du Cameroun, Sénégal, Bénin, Mali, Maroc, Gabon, Togo et dirigée par Jean-Marie Ongjibangte du Cameroun, tous ont sonné l'alarme au sujet des élections dans le Nord.

Par exemple, le CAEE a déclaré: «Après le partage d'informations avec d'autres observateurs électoraux nationaux et internationaux, nous vous informons que le second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire a eu lieu au milieu des problèmes majeurs dans différentes régions du Nord ...

" Ces problèmes étaient le vol des urnes, l'arrestation des représentants des candidats, le vote multiple, le refus d'admettre des observateurs internationaux pour assister aux comptages des bulletins de vote, et l'assassinat des représentants des candidats. A cet effet, nous déclarons que le second tour de scrutin n'a pas été libres, justes et transparentes dans ces localités (nord). "

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Pour sa part, à ce jour, la mission d'observation électorale de la CEDEAO n'a pas publié son rapport sur le deuxième tour de l'élection présidentielle! Pourquoi ?

Il est clair que la Commission internationale indépendante proposée par Laurent Gbagbo aurait pu être établie et habilitée à prendre une décision définitive et contraignante sur ce qui s'était passé. Le temps nous dira pourquoi cela n'a pas été fait!

En outre, le Représentant spécial de l'ONU a pris la décision extraordinaire de dépasser son mandat en déclarant qui avait remporté l'élection présidentielle, contrairement à ses attributions comme indiqué par le Conseil de sécurité. Cette décision a positionné la Mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) en tant que partisan dans le conflit ivoirien, plutôt qu'artisan de la paix neutre, à égale distance des parties belligérantes.

A partir de cet instant, l'ONUCI n'avait pas d'autre choix que de travailler activement pour l'installation de Ouattara en tant que président du pays et la suppression de Gbagbo. En fin de compte, cela s'est matérialisé dans l'utilisation flagrante de ses capacités militaires pour ouvrir la voie aux Forces nouvelles afin de vaincre les forces pro- Gbagbo et la capture Gbagbo, sous le prétexte sans vergogne de pour protéger les civils.

Bien que dans l'obligation de respecter son mandat de maintien de la paix, qui consistait à maintenir les forces belligérantes à part, l'ONUCI n'a rien fait pour arrêter avancée des Forces Nouvelles parties du nord au sud, et jusqu'à Abidjan. Ni l'ONUCI , ni les forces françaises Licorne, tel que mandaté par les Nations Unies,n'ont agit pour protéger les civils dans la région de Duékoué, où, évidemment, la plus forte concentration d'assassinat de civils a eu lieu! Cela rappelle l'incapacité de l'Organisation des Nations Unies à mettre fin au plus catastrophique assassinat et abus de civils dans l'est de la République démocratique du Congo!


Les points de la réalité ivoirienne ont un certain nombre de conclusions irréfutables.

Les conditions convenues pour la tenue d'élections démocratiques en Côte d'Ivoire n'ont pas été créés. Malgré les fortes allégations de fraudes électorales, la communauté internationale a décidé de ne mener aucune vérification du processus et des résultats annoncés. Cela a laissé sans réponse la question d'une importance vitale à savoir qui a gagné les élections, et les responsabilités de Ouattara dans les fraudes commises.

L'Organisation des Nations Unies a décidé d'abandonner sa neutralité en tant que conciliateur et décidé d'être un belligérant partisan dans le conflit ivoirien.

La France a utilisé sa place privilégiée au sein du Conseil de sécurité afin de se positionner pour jouer un rôle important dans la détermination de l'avenir de la Côte d'Ivoire, son ancienne colonie dans laquelle, entre autres, elle a d'importants intérêts économiques. Elle a rejoint l'Organisation des Nations Unies pour veiller à ce que Ouattara emerge en tant que vainqueur dans le conflit ivoirien.

Cette initiative répond à des intérêts nationaux de la France, conformément à ses politiques Françafriques , qui visent à perpétuer une relation particulière avec ses anciennes colonies africaines. Cela est conforme aux observations faites par l'ancien président français François Mitterrand, quand il dit: «Sans l'Afrique, la France n'aurait pas d'histoire au 21e siècle», ce que l'ancien ministre des Affaires étrangères français Jacques Godfrain a confirmé quand il a dit: "Un petit pays [France ], avec une petite quantité de force, nous pouvons déplacer une planète à cause [de nos] ... relations avec 15 ou 20 pays d'Afrique ... "

L'UA n'est pas non plus sans reproche, car elle n'a pas su s'affirmer pour convaincre tout le monde à travailler pour parvenir à la réconciliation entre les Ivoiriens, et donc à une paix durable. Malheureusement, les résultats qui ont été réalisés en Côte d'Ivoire consacrent un conflit endémique dans ce pays. Ceci parce qu'elle a placé entre les mains exclusives de la rébellion de 2002 le droit de déterminer de l'avenir du pays, là où la situation objective exigeait et exige encore que les peuples de Côte d'Ivoire s' engagent les uns les autres comme égaux afin de déterminer leur destinée commune.

Au cours de la décennie durant laquelle il a servi comme président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo n'avait aucune possibilité d'agir de son propre chef pour réunifier le pays et réaliser la réconciliation entre ses diverses populations, malgré l'existence d'accords négociés à cet égard. Comme il sert en tant que président du pays, Ouattara ne réussira pas à réaliser ces objectifs, en agissant de son propre chef, en dehors du contexte d'un accord honnête avec les sections de la population ivoirienne représentée par Gbagbo.

Ce qui devait arriver avait été prévu par l'ambassadeur des États-Unis d'alors en Côte d'Ivoire, Wanda L. Nesbitt. En Juillet 2009, elle en informait le gouvernement des États-Unis:

"Il semble maintenant que l'accord de Ouaga IV, [le quatrième accord de l'accord politique de Ouagadougou, qui prescrit que le désarmement doit précéder les élections], est fondamentalement un accord entre Blaise Compaoré [Président du Burkina Faso] et Laurent Gbagbo à partager le contrôle du nord jusqu'à après l'élection présidentielle, en dépit du fait que le texte appelle les Forces Nouvelles à rendre le contrôle du nord au gouvernement et à achever le désarmement complet deux mois avant les élections ...

"Mais les 5.000 soldats des Forces Nouvelles qui doivent être « désarmés », et regroupés dans des casernes dans quatre grandes villes dans le nord et l'ouest jusqu'à ce qu'une nouvelle armée nationale soit créée, représentent une capacité militaire sérieuse que les FAFN [Forces Nouvelles] ont l'intention de garder bien formés et en réserve jusqu'à la fin de l'élection. La remise du pouvoir administratif des FAFN aux autorités civiles du gouvernement était un pré-requis pour les élections , mais, comme les voyageurs vers le nord (y compris le personnel des ambassades) confirment: les FAFN conservent de facto le contrôle de la région en particulier quand il s'agit de finances. "

L'incapacité à résoudre les "pré-requis aux les élections" prédéterminent leurs résultats. Les rebelles au «contrôle» du Nord, cité par l'Ambassadeur Nesbitt, déterminait par le résultat de l'élection présidentielle de 2010. De même, c'était les "capacités militaires" de la rébellion, dont l'Ambassadeur Nesbitt faisait mention, qui ont été utilisées pour s'assurer que Ouattara devienne président de la Côte d'Ivoire.

Il n'est pas étonnant qu'au plus fort de la crise post-électorale, Laurent Gbagbo criait: j'ai été trahi!

À la fin de tout cela, il y a de nombreuses victimes.

L'une d'entre elles est l'Union africaine. Les événements tragiques en Côte d'Ivoire ont confirmé la marginalisation de l'union dans sa capacité à résoudre les défis les plus importants d'Afrique.

Au lieu de cela, l'UA a affirmé la capacité des grandes puissances à intervenir pour résoudre ses problèmes à l'aide de leurs capacités différentes pour légitimer leurs actions en persuadant l'Organisation des Nations Unies d'autoriser leurs interventions égoïstes.

L'ONU a gravement compromis son acceptabilité comme une force neutre dans la résolution des conflits internes, comme celui en Côte d'Ivoire. Il sera désormais difficile pour l'Organisation des Nations Unies de convaincre l'Afrique et le reste du monde en développement que ce n'est pas un simple instrument entre les mains des grandes puissances du monde. Cela a confirmé l'urgence de la nécessité de restructurer l'organisation, basée sur l'idée que dans sa structure actuelle les Nations Unies n'a pas la capacité d'agir en tant que représentant véritablement démocratique de ses Etats membres.

Ainsi, de diverses manières, les événements en Côte d'Ivoire pourraient servir à un moment déterminant en termes de l'urgente nécessité de restructurer le système des relations internationales. Ils ont mis en évidence la réalité de l'équilibre et l'abus de pouvoir dans la période post-électorale, et mis fin à la fiction que les grandes puissances respectent la primauté du droit dans la conduite des relations internationales, même telle que défini par la Charte des Nations Unies, et que, en tant que démocrates, ils respectent les opinions des peuples du monde.

Nous ne pouvons qu'espérer que Laurent et Simone Gbagbo et le peuple ivoirien ne continuent pas à souffrir, victimes maltraitées et humiliées d'un système mondial qui, dans son intérêt, tout en criant haut et fort les droits universels de l'homme, ne cherche qu'à perpétuer la domination du plus grand nombre par quelques-uns qui disposent du pouvoir politique, économique, militaire et médiatique prépondérante.

Vues les procédures perverses et toxiques qui ont frappé la Côte d'Ivoire, on peut se poser la question d'urgence: Combien de violations flagrantes du pouvoir l'Afrique et le reste des pays en développement devront expérimenter avant que la vision d'un système démocratique de la gouvernance mondiale soit réalisée ?



Par Thabo Mbeki


Pour retrouver cet article dans son contexte original, cliquer sur:

 

FOREIGN POLICY.COM

COTE D’IVOIRE: UN SOLDAT PRO-OUATTARA CONFIRME L'ARRESTATION DE GBAGBO PAR L'ARMEE FRANÇAISE

 

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Le 04 mai 2011 par IvoireBusiness


Alors que Wattao, dans une vidéo publiée par le site www.abidjan.net, nie l'arrestation du Président Gbagbo par l'armée française, voulant sans doute couvrir le forfait de ses maîtres ou tromper les ignorants sur l'incapacité de la rébellion à mener une telle opération, l'un de ses collègues rebelles, dans cette même vidéo, dit indirectement le contraire.

Ce rebelle dit qu'une fois arrivés dans la résidence, ils y ont trouvé une dame qui leur a dit que Gbagbo se trouvait au sous-sol de la résidence avec l'armée républicaine. Mais cette dame leur a dit ne pas connaître l'accès au sous-sol de la résidence. Ils ont donc informé le premier ministre Soro Guillaume de la situation. Celui-ci les a appelés par la suite pour leur dire que M. Désiré Tagro l'a informé de sa tentative de sortir avec un drapeau blanc mais en a été empêché par des tirs. Pour permettre la sortie des occupants du sous-sol de la résidence, Soro a ordonné à ses rebelles de ne pas tirer. Le rebelle, contredisant, à son insu, Wattao, dit bien qu'il a vu le Président Gbagbo sortir du sous-sol, portant un gilet pare-balle français.

Alors question: par quelle magie ce gilet pare-balle de l'armée française s'est-il retrouvé au sous-sol de la résidence? Ce témoignage du rebelle est la preuve indéniable que les soldats français ont bien pu accéder au sous-sol de la résidence pour arrêter le président Gbagbo et le livrer aux rebelles. Et comme cela a été déjà dit par d'autres sources, leur accès au sous-sol a été possible en dynamitant la fermeture du tunnel qui relie la résidence du chef de l'Etat à celle de l'ambassadeur de France. Sans cela, ils y seraient entrés avec les rebelles, qui n'auraient pas perdu du temps à rechercher l'accès de la résidence en questionnant cette dame.

Alors, pourquoi la France refuse-t-elle d'avouer son crime? Quelle est cette pudeur du sadisme? L'histoire retiendra le rôle joué par la France dans ce coup d'Etat du 11 avril 2011.


ZEKA TOGUI

Voir la vidéo en question en cliquant: ICI

 

Source: IVOIREBUSINESS.NET

mardi, 03 mai 2011

CONFIDENCES SUR L’ENTRETIEN ENTRE GBAGBO, TUTU, ANNAN ET ROBINSON

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La rencontre n'était pas prévue dans le programme officiel de la délégation des « Elders », ces « aînés », anciennes figures de la scène publique retirées des affaires, et qui offrent leurs bons offices sur un certain nombre de terrains conflictuels. Les « Elders » (Desmond Tutu, Kofi Annan, Mary Robinson), venus à Abidjan à la demande d'Alassane Ouattara, ont tout de même souhaité rencontrer Laurent Gbagbo, notamment pour s'assurer qu'il était bien traité, après les images traumatisantes servies ad nauseum par les médias internationaux le 11 avril. Ils ont, selon des sources diplomatiques, exprimé le souhait de rencontrer Simone Gbagbo aussi, mais ont au final considéré qu'il était pratiquement difficile de faire à la fois le voyage de Korhogo et de se rendre à Odienné. En toute logique, les Elders se sont rendus à l'hôtel Pergola, où sont détenus plusieurs dizaines de cadres de la majorité présidentielle (LMP). Ils ont exprimé le vœu de voir ces cadres retrouver le droit aux communications téléphoniques et aux visites familiales...

A Korhogo, les Elders ont trouvé un Laurent Gbagbo en pleine forme, ce qui dément la rumeur persistante, lancée comme un ballon d'essai par la presse ouattariste, qui évoquait une tentative de suicide. Il a dit être bien traité - son médecin personnel, le docteur Blé, est avec lui - mais a demandé, comme son épouse Simone, si l'on en croit les confidences de Ouattara à La Croix, une Bible. Signe qu'il ne se considère pas comme à la retraite, il a demandé un livre contenant les discours les plus célèbres des plus grands hommes politiques. Séance tenante, le ministre de la Justice de Ouattara, Jeannot Ahoussou Kouadio, lui a remis la biographie de Félix Houphouët-Boigny écrite par Frédéric Grah Mel. Et a promis de lui faire parvenir une Bible version Louis Segond. Les Elders ont été surpris du tonus de Laurent Gbagbo. Kofi Annan est allé jusqu'à lui dire qu'ils s'attendaient à voir un homme non pas rayonnant, mais au visage défait et triste...

La question de la procédure judiciaire lancée contre le président Laurent Gbagbo a été évoquée à la fin de l'entretien par Jeannot Ahoussou Kouadio. Gbagbo a insisté sur sa requête, déjà exprimée, mais visiblement ignorée, de rencontrer ses avocats avant sa première audition. Ahoussou Kouadio a, devant les Elders, promis que la question serait réglée. D'où le report de l'audition en question, qui devait se dérouler ce mardi, mais aura lieu sans doute en fin de semaine... Gbagbo attend également de parler à ses avocats avant de donner une suite à la demande des « Elders » de le voir s'adresser à la Nation, notamment pour encourager ses partisans à aller dans le sens de la réconciliation.

Plus globalement, les Elders sont plus ou moins inquiets quant à la rapidité des procédures judiciaires et « réconciliatrices » mises en place par le gouvernement Ouattara. Ils s'interrogent sur les attributions et le champ de compétence de la Commission Vérité et Réconciliation et aimeraient que toutes les couches sociales soient représentées dans son bureau, y compris les femmes. Ils ont peur que les procès qui s'engagent s'inscrivent dans la logique de la « justice des vainqueurs » et perturbent le processus de réconciliation.

Bon à savoir : le 6 avril 2011, les « Elders » avaient accablé Laurent Gbagbo, estimant qu'il était le « premier responsable » de la violence en Côte d'Ivoire « qu'il a déclenchée (...) en refusant de quitter le pouvoir ».


 

Une correspondance de Philippe Brou


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

samedi, 30 avril 2011

COTE D’IVOIRE: GENOCIDE EN PREPARATION A YOPOUGON, FIEF PRO-GBAGBO, QUI SERA RASE DANS LES HEURES QUI VIENNENT PAR LA FORCE LICORNE

 



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Le vendredi 29 Avril 2011, par IvoireBusines.net.


De source proche de certains soldats français de la force Licorne, désabusés et écœurés par tant d'injustices graves contre le peuple de Côte d'Ivoire, la Licorne s'apprêterait dans les toutes prochaines heures, à raser la ville de Yopougon à coups de bombes, pour casser la résistance héroïque menée par les soldats restés fidèles au Président Gbagbo.

Il est donc demandé avec insistance à tous ceux qui ne seraient pas des combattants, de quitter urgemment la ville, car la France va y commettre un véritable génocide, pire que celui du Rwanda. Des tonnes de bombes seront larguées au hasard sur les maisons. C'est un véritable carnage qui s'y prépare.

Le Président installé par la Communauté internationale, Alassane Ouattara, ne maîtrise plus rien en Côte d'Ivoire, dépassé qu'il est par les évènements qu'il a lui-même crées à coups de mensonges et d'intoxication. Certains pensent déjà qu'il s'est trompé de pays et a trompé tout le monde, notamment la Communauté internationale.

C'est donc la force Licorne qui a pris les choses en mains à Abidjan, où elle contrôle et dirige toutes les opérations militaires. Les FRCI ne sont que des faire-valoir. C'est la Licorne qui a neutralisé IB, le chef du commando invisible d'Abobo, il y a deux jours avant de le livrer aux hommes de Cherif Ousmane.

C'est encore elle qui va larguer des tonnes de bombes dans les heures qui viennent à Yopougon sur des milliers de populations civiles, en voulant neutraliser les Forces de défense et de sécurité (Fds) restées loyalistes au Président Gbagbo, qui leur opposent une résistance farouche.

Les heures qui viennent seront encore insoutenables pour le peuple de Côte d'Ivoire.

Mais la victoire n'est pas hors d'atteinte malgré les apparences de défaite suite à la capture du Président Gbagbo par la même Licorne.

Souvenons-nous la guerre du Vietnam entre les GI's américains et le pauvre peuple vietnamien. Malgré les tonnes de bombes lancées par les Gi's, la victoire a été du côté des vietnamiens.

Souvenons-nous de la guerre d'Algérie. Un million de morts algériens causés par la France pendant huit ans. Au bout du compte, la victoire a été du côté du peuple algérien.

Tout près de nous, on se souvient de la débâcle des Gi's en Somalie avec ces images fortes des Gi's trainés morts dans les rues de Mogadiscio. Une fois de plus, le peuple somalien, après près de 100.000 morts, a libéré la Somalie.

Il y a donc des raisons d'espérer d'une libération future de la Côte d'Ivoire des mains de la France et des Etats Unis. Il faut tout simplement y croire et continuer à dire non à la dictature d'Alassane Ouattara.


Christian Vabé

 

Source: IVOIREBUSINESS.NET

mercredi, 27 avril 2011

LA FRANCE PEUT-ELLE GAGNER LA GUERRE DE RECOLONISATION DE L’AFRIQUE ?


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Pour maintenir sa domination sur les territoires africains de Madagascar et de l`Algérie, la France s`est lancée dans les guerres coloniales, massacrant des milliers de Malgaches et d`Algériens. Malgré l`omerta, on sait qu`il y a eu une centaine de milliers de Malgaches et d`Algériens massacrés par l`armée coloniale française !

 

S`ils en doutaient encore, les Africains viennent d`avoir la preuve, avec les évènements de Libye et de Côte d`Ivoire, que la France a déclenché une nouvelle guerre de colonisation de l`Afrique. Dans cette œuvre barbare, la France a le soutien des Etats-Unis d`Amérique, qui dirigent une coalition militaro-impérialiste dénommée OTAN. La France se bat depuis un siècle pour se maintenir au rang de puissance moyenne. Par effraction, elle est entrée au Conseil de Sécurité des Nations Unies bien qu`ayant été occupée militairement par l`Allemagne durant toute la 2è guerre mondiale.

Après cette victoire diplomatique, la France a essayé de maintenir intact son empire colonial. Mal lui en a pris. Elle s`est lancée dans de nombreuses guerres coloniales, en Indochine, en Afrique du Nord, en Afrique Centrale. La France a été vaincue en Indochine ; C`est au Vietnam, à Diem Bien Phu que la France a subi sa plus lourde défaite coloniale.

Elle a donc abandonné l`Indochine, laissant aux Américains (USA) le soin de recommencer la guerre de colonisation de l`Asie. Vietnam, Laos et Cambodge furent donc perdus pour la France. L`Afrique du Nord et en particulier l`Algérie, a montré un visage hideux de la France. Pour maintenir sa domination sur les territoires africains de Madagascar et de l`Algérie, la France s`est lancée dans les guerres coloniales, massacrant des milliers de Malgaches et d`Algériens. Malgré l`omerta, on sait qu`il y a eu une centaine de milliers de Malgaches et d`Algériens massacrés par l`armée coloniale française !

Malgré ces massacres, l`Algérie et Madagascar ont obtenu leur indépendance, les armes à la main. Ces défaites ont amené la France à réajuster sa stratégie coloniale. Elle a donc programmé des indépendances sans contenu. Les nationalistes kamerunais ayant exigé l`indépendance totale et la réunification de leur pays, la France put donc expérimenter sa nouvelle stratégie de guerre coloniale. Entre 1952 et 1971, 500 000 Kamerunais furent massacrés par l`armée kamerunaise et l`armée franco-ahidjoïste.

Une Politique à Courte Vue

La France signait ainsi sa première grande victoire militaire néo-coloniale. Tous les observateurs sérieux s`accordent pour dire que la Françafrique est née au Kamerun, après les massacres que l`armée française a perpétrés dans notre pays. La France a désormais une réputation établie de nation guerrière qui ne s`embarrasse d`aucune considération humaine et morale pour massacrer les Noirs et les Arabes. On citera entre autres massacres commis directement ou indirectement (c`est-à-dire, avec le soutien actif de l`armée française), le Sénégal, le Congo-Kinshasa (expédition sur Kolwezi), le Rwanda (le génocide) et ces jours-ci la Côte d`Ivoire (3000 Ivoiriens assassinés par la licorne et les rebelles avec le soutien de l`armée française).

Voilà le vrai visage de la France. Pays guerrier qui massacre a tour de bras des populations noires et arabes dès lors que ses intérêts  semblent compromis. La France ne s`arrêtera pas de perpétrer d`autres massacres. Dans la compétition qui s`est ouverte, la France est dépassée par la Chine qui aspire à devenir la première puissance économique mondiale et par l`Allemagne qui est la première puissance économique européenne.

Elle sait que les BRICA (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui sont des pays indépendants seront dans quelques décennies les principales puissances économiques du monde. Que d`autres pays comme la Turquie, l`Iran, le Vietnam dépasseront bientôt la France. L`inquiétude gagne donc les élites françaises. La peur étant mauvaise conseillère, la France a donc décidé une fuite en avant guerrière espérant ainsi maintenir sous domination de vastes territoires africains par la terreur.

C`est un très mauvais calcul, c`est surtout une politique à très courte vue. Les Africains et notre Jeunesse en particulier sont édifiés sur le sens de l`interventionnisme français en Afrique. Presque plus personne ne croit à l` «amitié» franco-africaine. Ce que les Africains observent, c`est plutôt les dégâts et les malheurs causés par la Françafrique. Les Africains vivent au quotidien les méfaits de la domination française. Elle se traduit par l`injustice criarde qui permet par exemple à des employés et ouvriers français des multinationales et des entreprises françaises installées en Afrique de percevoir des salaires 10 fois voire 20 fois plus élevés que ceux des cadres et hauts cadres africains !

Elle se traduit par la discrimination dans l`octroi des marchés lorsque des entreprises françaises sont en concurrence avec des entreprises locales appartenant à des Africains ; elle se traduit par la mainmise de la France dans des secteurs entiers de l`économie non pas en raison de leurs performances mais plus par la corruption et le diktat que le pouvoir politique français exerce sur nos dirigeants ; elle se traduit par le carcan de la zone franc dans lequel des pays se disant indépendants sont contraints à l`utilisation de la monnaie de l`ex-puissance colonisatrice ; elle se traduit par la mainmise en Afrique des éditeurs français dans la production du livre scolaire et de la culture ; elle se traduit par la tentative faite de harcèlement et de propagande mensongère pour détruire les cultures africaines au prétexte qu`elles seraient arriérées.

Cette injustice propage la frustration, la colère et la haine dans les cœurs des Africains. Désormais la France apparaît comme le principal obstacle à l`épanouissement des peuples africains. Un tel sentiment, aucune armée, aucune force spéciale ne peut le vaincre. Ce sentiment crée les conditions pour préparer les armées de révolutionnaires qui libèreront demain l`Afrique des armées criminelles qui ont juré d`assujettir à jamais l`Afrique.

Notre jeunesse a bien saisi le message, elle est déterminée à libérer sa patrie, l`Afrique. Elle gagnera sa guerre de libération contre la France et contre toute autre armée d`occupation venue d`Occident. C`est cela la loi de l`Histoire. Notre Peuple a décidé de mettre en déroute l`imposture occidentale. Cela prendra le temps qu`il faut mais la France perdra sa guerre de recolonisation de l`Afrique et notre Patrie, l`Afrique, sera libre.



Par Abanda Kpama *

* Président du National Manidem

 

Source: ABIDJAN 360

APRES LA RECONCILIATION IMPOSSIBLE, VOICI LA PACIFICATION MILITAIRE

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La troisième pacification de la Côte d'Ivoire


Dans son dernier discours à la Nation, Alassane Dramane Ouattara a évoqué la "pacification" de la Côte d'Ivoire, qui devrait intervenir dans les deux mois qui viennent. Ce concept de "pacification", de nature fondamentalement militaire, me semble plus juste pour décrire la situation actuelle du pays d'Houphouët-Boigny que celui, menteur, de réconciliation. Il nous ramène à l'histoire de ce pays, et à deux périodes qui l'ont fondamentalement structurée.


Au début du vingtième siècle, la première pacification est menée par le gouverneur Gabriel Angoulvant. Après la conquête de la nouvelle possession de l'Empire français, il a engagé la "mise au pas" de ses structures locales de gouvernement, brisant les chefferies indociles, destituant les roitelets revêches, punissant collectivement les ethnies rebelles. Au final, le territoire tout entier s'est soumis à l'occupant, ce qui a rendu possible son exploitation économique dans la plus grande quiétude.

La seconde "pacification" de la Côte d'Ivoire, qui est en partie le sujet de la thèse de l'étudiant Laurent Gbagbo - soutenue en 1979 à l'Université de Paris VII - est rendue nécessaire par le "désordre" et la "contestation" nés du bouillonnement politique d'avant l'indépendance. Elle se déroule dans les années 1950 et 1960. Le parti de Félix Houphouët-Boigny, le PDCI-RDA, défie l'ordre colonial, de Treichville à Dimbokro. Prenant acte de la force de la répression, Houphouët décide de "composer". Il s'implique dans la grande opération de nettoyage politique qui vise les "extrémistes" de son propre camp, qui sont éliminés politiquement ou éliminés tout court. Pour empêcher toute compétition politique - et protéger le nouveau pacte franco-ivoirien -, il installe, comme ailleurs en Afrique, un système à parti unique. Comme Angoulvant, il mate les groupes ethniques rebelles, puis a l'intelligence de créer un système rassurant pour tous. Cette "pacification" terminée, l'exploitation économique néocoloniale peut commencer.

Depuis vingt ans, ce système néocolonial là, celui qui a vu naître le "miracle ivoirien", s'est épuisé. Avant d'entrer profondément en crise avec le coup d'État de décembre 1999, l'accession au pouvoir de l'opposant historique Laurent Gbagbo en octobre 2000, puis la rébellion de septembre 2002 qui a remis au goût du jour, dans le sud du pays, un discours critique, voire de rupture, vis-à-vis de l'ancienne métropole, dont les arbitrages et l'autorité ont été vivement contestés. Après neuf ans d'affrontements tantôt larvés tantôt musclés, après plusieurs épisodes de guerre par procuration (à travers les rebelles des Forces nouvelles) ou ouverte (dont la campagne de bombardements aériens des symboles civils et militaires de l'État ivoirien a été la phase la plus spectaculaire), la France officielle a réussi à "avoir la peau" de l'ennemi Laurent Gbagbo, incarnation du nationalisme ivoirien.

L'armée nationale décapitée, la Licorne est désormais en première ligne, avec un Alassane Ouattara dont le rôle rappelle celui d'Ahmadou Ahidjo aux premières années de l'indépendance camerounaise. Les  soldats dépenaillés des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ne peuvent être, au fond, que des supplétifs, et leur attirail ridicule met plus que jamais en valeur la supériorité technique et "civilisationnelle" des troupes françaises. La troisième "pacification" de la Côte d'Ivoire est en marche. Elle se caractérise déjà par le "meurtre symbolique" du chef de la Résistance ivoirienne, de son épouse et de ses proches - l'on se souvient irrésistiblement des cas Béhanzin, Samory et Lumumba. La "punition collective" des ethnies et catégories sociales à problèmes, visant à installer un climat de terreur, est engagée. La chape de plomb, nécessaire à toute opération de nettoyage politique, pèse sur le pays. Par devoir "patriotique", les médias occidentaux ferment les yeux sur les massacres et les exactions de leurs alliés. Cela suffira-t-il pour enterrer à jamais la part indocile de l'âme ivoirienne ?

Rien n'est moins sûr, et les mois qui viendront serviront de test pour les apprentis sorciers de la recolonisation de l'Afrique. La France a misé sur un cheval qui n'a pas que des atouts. La principale faiblesse d'Alassane Ouattara est sa drôle d'armée, tout aussi incompétente que la légion improvisée qui sert de prétexte à l'intervention de l'OTAN en Libye. Spécialisés depuis 2002 dans les pillages et la répression des plus faibles, les rebelles ivoiriens ont conquis Abidjan et se paient sur le dos de la bête. Ce qui oblige et obligera l'ex et néo colonisateur à organiser des patrouilles mixtes en coordination avec des caporaux hâtivement transformés en officiers, et passibles de poursuites pour crimes contre l'humanité. Déjà, des photos de chars français portant fièrement le drapeau bleu blanc rouge et patrouillant dans les rues d'Abidjan sont diffusées...

De plus, malgré tous les artifices, le camp Ouattara n'a ni une base politique suffisante, ni les moyens d'imposer à moyen terme une terreur qui réduirait à la clandestinité toute opposition. En prenant le parti d'installer dans les commissariats et les rues d'Abidjan une milice très clairement ethnique (les FRCI), qui, en raison de ses pillages, est devenue la principale ennemie de la classe moyenne ivoirienne, Ouattara creuse le fossé qui le séparait de la population de la capitale économique, des non-Nordistes et des non-musulmans. On peut, par ailleurs, s'interroger sur les moyens que la France mettra à la disposition de son "gouverneur à la peau noire" en Côte d'Ivoire. La crise du crédit qui enserre l'Occident n'est pas un bon signe. En 2011, le FMI ne peut pas tout. L'inévitable tournure dictatoriale du régime Ouattara et les massacres de masse de ses hordes font déjà de lui un partenaire encombrant. Il n'est pas sûr qu'en 2011, Paris puisse toujours changer le cours de l'Histoire en Afrique avec quelques commandos d'élite et une poignée de conseillers techniques. Malgré les apparences d'une victoire totale, une partie politique et diplomatique serrée est engagée en Côte d'Ivoire.


 

In RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

UN SENATEUR AMERICAIN REVELE: IL Y A EU DES FRAUDES MASSIVES EN COTE D'IVOIRE!

 

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Le sénateur républicain James Inhofe


Malgré le fait que la France ait organisé le coup d'Etat en Côte d'Ivoire avec l'aide des américains, il existe des politiciens honnêtes et sincères. Bien davantage aux Etats-Unis qu'en France d'ailleurs. D'ailleurs, seul un sénateur américain a eu le courage d'interpeler publiquement la Secrétaire d'Etat Clinton sur la question...

Pour le Sénateur républicain James Inhofe, pas de doute, l'ONU se trompe. Selon les éléments en sa possession, des fraudes massives ont en effet été constatées dans le Nord de la Côte d'Ivoire lors du second tour de l'élection. Le sénateur demande donc au Département d'Etat américain de revoir sa position à la lueur de faits établis.

Extrait du passage relatif aux fraudes électorales :
Verbatim du Sénateur Inhofe : « J'ai reçu de nombreuses preuves convaincantes qu'il y a eu des fraudes électorales massives dans le Nord du pays sous contrôle des rebelles. Il y a eu des bulletins de votes volés...J'en ai référé deux fois au Secrétaire d'État Hillary Clinton. Par une fraude avérée, Ouattara aurait bénéficié de 94 873 voix, sur une liste électorale d'une seule des cinq régions du Nord sous son contrôle. Et si l'on multiplie ce chiffre par quatre, on est proche de la marge de voix qui lui a donné la victoire contre M. Gbagbo, c'est-à-dire 400.000.
Donc si des fraudes comparables ont eu lieu dans toutes les régions du Nord de la Côte d'Ivoire, Gbagbo est le président légitimement élu dans ces élections du 28 Novembre.

Mais si cela est trop compliqué, on peut apprécier la situation autrement :
Dans ces 5 régions, j'ai attiré l'attention, dans mon courrier au Secrétaire d'État, sur le fait que Gbagbo avait obtenu des milliers de voix dans ce que nous appellerions les primaires; et néanmoins, lors du vote final, le candidat Gbagbo a obtenu Zéro voix dans certains cantons. C'est là une impossibilité statistique : vous ne pouvez pas n'obtenir aucune voix, particulièrement si vous en aviez déjà obtenu quelques milliers auparavant ! J'ai écrit au Secrétaire Clinton pour qu'elle soutienne l'établissement de nouvelles élections, mais ma demande n'a pas été traitée avec l'attention souhaitée.

Mais avec les dernières nouvelles indiquant que Ouattara a tué un millier de personnes dans la région de Duékoué (rapport en français sur les viols et les tueries), j'espère que les USA reconsidéreront leur position et appelleront à la tenue d'un nouveau scrutin. »


 

Le 26 avril 2011, par IvoireBusiness.net


Rédigé par JSS, April 21st, 2011 and filed under Afrique, Divers


 

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RECOLONISATION: LA FRANCE DANS LE BOURBIER IVOIRIEN


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L'ambassadeur français Jean-Marc Simon


La crise ivoirienne ressemble à celle de l'Irak. La seule différence c'est que les acteurs ne sont pas les mêmes. En Irak, ce sont les Américains. Ils ont pensé qu'en enlevant Saddam Hussein, tout allait

se passer comme sur des roulettes. La vie allait reprendre comme si de rien n'était. Malheureusement, c'est le contraire qui s'est produit. Plus de dix ans que le pays est dans une situation d'instabilité. Aucune lueur d'espoir ne pointe à l'horizon. C'est l'incertitude. L'avenir est en pointillé. Jusqu'à ce jour, les Américains n'ont pu ramener la paix. Il ne se passe pas de jour sans qu'il n'y ait des attentats. Le pays est devenu un far-west. Il n'y a aucune loi. On ne peut pas dénombrer jusqu'à ce jour, les soldats américains tués.

Les Français ont le même comportement en Côte d'Ivoire. Après leur coup d'Etat, l'Hexagone a du mal à faire asseoir le pouvoir de son poulain, Alassane Ouattara. Au fur et à mesure que les jours passent, la situation s'enlise. Pas de lisibilité. L'armée française ne maîtrise rien sur le terrain. Elle ne fait que perdre des soldats. Les informations font état de ce que cette armée a perdu plus de 400 hommes dans les affrontements. Sarkozy et ses amis de l'Elysée pensaient que tout allait être facile pour eux. Ils sont confrontés à la réalité du terrain. Ils mordent la poussière face aux jeunes qui font la résistance. Il se raconte que l'armée de Sarkozy a dû abandonner trois chars dans les combats à Yopougon.

En tout cas, la France a tout calculé sauf la côte de popularité du Président Laurent Gbagbo à Abidjan. Il pèse plus de 64% de voix à Abidjan. C'est une donnée non négligeable qui fausse les calculs de la France. On se rappelle qu'en septembre 2002, lors de la tentative de coup d'Etat qui s'est muée en rébellion, Tuo Fozié avait dit qu'il n'avait pas compté avec la mobilisation populaire des Ivoiriens.


 

Le 26 avril 2011, in Le Temps


Enise Kamagaté

 

Source: IVOIREBUSINESS.NET

Pr GORGUI DIENG - COTE D'IVOIRE: OUATTARA A L'EPREUVE DE LA LEGALITE CONSTITUTIONNELLE



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Tout observateur averti doit se rendre compte que Ouattara, le président ivoirien 'reconnu par la communauté internationale' (une première dans les relations internationales, car jusqu'à récemment, c'étaient les Etats qui étaient reconnus par l'Onu!) est dans une situation très peu enviable. Son ami Sarkozy, président de la France néocolonialiste, qui ne défend que ses propres intérêts électoralistes et ceux économiques et stratégiques de son pays malgré les discours sur le devoir humanitaire, a bombardé et capturé comme un gorille le président élu par le peuple ivoirien et investi par le Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire. Pour ensuite l'installer, lui le 'policé', dans le fauteuil de Président de Côte d'Ivoire. De Gouverneur de la nouvelle colonie française de Côte d'Ivoire, pour bon nombre d'Africains outrés par les méthodes condescendantes de l'Onu et de Sarkozy. Mais comme le dit si bien l'adage wolof : 'il est plus facile de voler un tambour que de trouver un endroit propice pour le battre'. L'euphorie de la victoire a fait long feu. Se dresse subitement, comme une montagne infranchissable, la difficulté de l'exercice du pouvoir acquis anticonstitutionnellement.

Ouattara sait qu'il a été reconnu et imposé aux Ivoiriens par la 'Communauté internationale' qui a été roulée dans la farine par la France. Gbagbo mis dans un trou, il se rend compte maintenant qu'il doit administrer des Ivoiriens et non la 'Communauté internationale'. Pour cela, il a besoin de légalité constitutionnelle que seul le Conseil Constitutionnel de son pays peut lui conférer ! Dure réalité ! Et techniquement, il est dans une terrible impasse dans la mesure où le monsieur n'est, au meilleur des cas, que le 'président élu' par la 'Communauté internationale', et non le 'président officiel' de Côte d'Ivoire. Légalement, c'est Mamadou Koulibaly, le Président de l'Assemblée Nationale, qui doit assurer l'intérim de Gbagbo, empêché par la France de poursuivre son mandat ! D'ailleurs le Conseil Constitutionnel a constaté la vacance du pouvoir depuis le 16 avril ! Par conséquent, tous les actes que Ouattara pose, toutes les décisions qu'il prend (emprisonnement des Gbagbo et mise en résidence surveillée des dignitaires du FPI, entre autres) sont illégaux et arbitraires et rappellent ceux des putschistes au lendemain de leur Coup d'Etat ! Ses souteneurs le savent bien, c'est pourquoi ils exigeaient de Gbagbo une renonciation du pouvoir qu'ils n'obtiendront jamais malgré les bombes et les humiliations... Il leur a tenu tête, même après son arrestation !

Après avoir usé de la force armée et arraché le pouvoir au Président précédemment investi par le Conseil Constitutionnel, Ouattara se voit maintenant obligé de recourir au Président de ladite institution qui l'a déjà déclaré battu. Pour pouvoir gérer le pays en toute légalité... Comme si le ridicule ne tuait pas ! Supplier Paul Yao Ndré, qui s'était réfugié à Accra (c'est cela la réalité !) de rentrer dare-dare à Abidjan pour procéder à son investiture, après celle de Gbagbo effectuée par le même personnage, nous paraît relever de la fiction romanesque. Yao Ndré doit alors retourner sa veste et le déclarer, lui, nouveau vainqueur et l'installer dans ses fonctions de Président de Côte d'Ivoire devant un parterre d'invités de marque venus, à n'en pas douter, des quatre coins du globe! Avec certainement le tombeur de Gbagbo, Sarko, aux premières loges ! Soyons sérieux ! Pour un même match, il ne saurait y avoir deux vainqueurs déclarés et intronisés champions par le même arbitre ! Si cela se passait, ce serait décidément l'événement politique le plus cocasse du siècle commençant. Et l'Afrique toucherait les bas-fonds du ridicule...

Pourquoi Ouattara n'a-t-il pas demandé à l'Onu et à la 'Communauté Internationale' qui l'ont 'reconnu' comme 'président légitime' d'accepter qu'il prête serment devant Choi ou Ban Ki-Moon ? A Abidjan ou à New York... Il sait que dans tous les pays la Cour Suprême ou le Conseil Constitutionnel est l'unique instance qui donne la victoire électorale et la légalité. Sans appel... En admettant cela, l'ami de Sarkozy et de Carter III doit admettre aussi que Laurent Gbagbo, qui a été déclaré élu par le Conseil Constitutionnel dont il accepte les prérogatives - parce qu'il l'implore de l'investir -, est, jusqu'à preuve du contraire, le président 'légal' de Côte d'Ivoire. Aujourd'hui évincé du pouvoir par la force, ce dernier est victime d'un Coup d'Etat ! Aucun constitutionnaliste ne peut dire le contraire !

En demandant au Président du Conseil Constitutionnel de l'investir, Ouattara cherche à faire d'une pierre deux gros coups. D'abord, obtenir la légalité qui lui fait défaut ; ensuite, prouver au monde entier que Yao Ndré a été manipulé par Gbagbo. Mais, nous osons croire que le concerné est suffisamment intelligent pour savoir qu'il saisit là le bon bout qu'on lui a tendu sans peut-être le savoir. En lieu et place de l'investiture attendue par Ouattara, la France et l'Onu, Paul Yao Ndré doit saisir cette aubaine pour apporter les preuves qui ont motivé l'annulation du vote dans sept départements du Nord et l'élection de Gbagbo. Il a l'occasion idéale de prouver qu'il avait agi en technicien du droit et non en partisan du président sortant.

En faisant cela, le Professeur titulaire de Droit constitutionnel prouvera son impartialité dans cette affaire et sauvera l'honneur de l'université africaine et confondra ses détracteurs. Et Gbagbo et les siens auront plus de chance de se tirer d'affaire... Mais si le professeur ne détient aucune preuve, ou en détient mais cède aux pressions et aux promesses et procède à l'investiture de Ouattara, il devra savoir qu'il sera tenu pour responsable numéro un de tous les maux dont souffre la Côte d'Ivoire depuis la proclamation des résultats de novembre 2010 : tueries, massacres, enlèvements, déplacements des populations, exacerbation de la haine intercommunautaire, non-paiement des salaires depuis deux mois, dislocation de l'Armée, de la Police et de la Gendarmerie, dysfonctionnement de l'Etat, effondrement de l'économie...

Une autre option s'offre à Paul Yao Ndré. Le jour de la prestation de serment, il peut dire tout tranquillement : 'Monsieur Alassane Dramane Ouattara, vous avez pris le pouvoir par la force armée, avec le soutien décisif de la France ; la CEDEAO, l'Union Africaine, l'Onu et la 'Communauté internationale' vous ont reconnu et me demandent de vous installer dans les fonctions de président de la République de Côte d'Ivoire. Je le fais sans état d'âme... Pour les raisons que vous savez... Gbagbo n'est plus président ! C'est vous le nouveau président ! Vive la Côte d'Ivoire ! Vive la France !'

 

 

Pr. Gorgui Dieng


Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal

mardi, 26 avril 2011

HOTEL DU GOLF: L'EX-GOUVERNEUR DAKOURY TABLEY TABASSE A MORT PAR LES HOMMES DE OUATTARA



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Ces images que nous venons de recevoir de l'ex-gouverneur de la BCEAO, M. Philippe-Henry Dakoury-Tabley achèvent de convaincre même les plus sceptiques de la barbarie du régime Ouattara.

Cet homme qui a volontairement démissionné de la BCEAO sous la pression de la France, qu'a-t-il fait pour mériter un tel sort? Pour tous ceux qui connaissent le brillant passé de cet éminent économiste, ils savent qu'il n'a jamais été un homme politique qui aurait fait du tort même à une mouche.

Pourquoi alors ce traitement inhumain envers sa personne?

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On le comprend aisément, la seule et unique raison, c'est qu'il est un proche du président Gbagbo. Dans l'Etat de droit d'Alassane Ouattara, c'est un crime.

Cette scène qui choque le bon sens se déroule à l'Hôtel du Golf, QG du camp Ouattara protégé par l'Onuci et les soldats de la force française « Licorne ». Il venait d'être capturé avec le président Gbagbo dans sa résidence, à Cocody, par les soldats français de la « Licorne » et remis aux rebelles. Nous sommes le 11 Avril 2011.

Avec de tels agissements, la réconciliation version Ouattara a de beaux jours devant elle.


 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE



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LES MERCENAIRES ENGAGES PAR OUATTARA NE SONT PAS CONTENTS: LA RAISON



Les mercenaires d'Alassane Ouattara ne sont pas contents de lui. Alors, pas du tout. Ils menacent de tout « gâter » à Abidjan.

La raison de leur mécontentement n'est rien d'autre que le paiement de leur solde.

Dans le contrat signé entre ces derniers et le putschiste, chaque mercenaire devra percevoir la somme de 5 millions de Fcfa. Leur mission étant terminée, Alassane refuse de respecter sa part du contrat. Les mercenaires soutiennent que tant qu'ils n'auront pas perçu leur dû, ils ne quitteront pas les rues. Mieux ils vont lui faire sa peau.

Ainsi, malgré son appel à quitter les rues et à rentrer dans les casernes, ses combattants les occupent toujours. Ils obligent la population à se cotiser pour assurer leurs pitances quotidiennes.

Ceux qui s'y refusent voient leurs domiciles pillés le lendemain.

Le pillage des domiciles, des commerces, des banques et des magasins, voici un moyen qu'ils ont aussi trouvé pour se faire payer. Et cela se passe actuellement en toute impunité. La population civile est livrée à elle-même.

Ce n'est pas la première fois que le pion de la France se comporte avec les mercenaires dont il loue les services. En effet, en octobre 2000, pour la constitution du charnier de Yopougon, il a demandé les services d'un chauffeur malien du nom de Mory Kamagaté. Ce dernier devait ramasser les corps qui jonchaient les rues, après le refus du Général Robert Guéi de quitter le pouvoir, pour les mettre non loin de la prison civile de Yopougon. Le travail terminé, il a été payé en monnaie de singe. Il a perçu 5 millions de Fcfa en faux billets de banque. Avant d'être ramené dans son Mali natal.


 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE


 

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DE VIOLENTS COMBATS A L'ARME LOURDE SIGNALES A YOPOUGON

 

 

Des combats d'une rare violence et à l'arme lourde sont signalés ce lundi en milieu d'après-midi dans le quartier populaire de Yopougon. Plusieurs habitants restés terrés chez eux ont confirmé avoir entendus de fortes détonations dans les zones suivantes: Maroc, annanerai, carrefour sorbonne, quartier millionnaire et quartier de Sicogi dans les environs de la mairie.


Cette fois-ci les forces pro-ouattara aidées des soldats de la licorne ont décidé d'attaquer en même temps par toutes les entrées de cette commune.

Les combattants restés fidèles au président Gbagbo opposent actuellement à ces forces coalisées une résistance farouche. Les forces pro-ouattara sont mises en difficultés.

On nous signale de nombreux corps se soldats rebelles qui jonchent actuellement les rues de cette commune resistante et quelques engins de la force licorne tombés aux mains des combattants pro-Gbagbo.

Il est 21H GMT (ce lundi 25 avril 2011), les combats continuent dans la commune de Yopougon.

Ces combats surprennent plus d'uns d'autant plus que dimanche les négociations entre belligérants semblaient aboutir vers un retour au calme. IB avait quant à lui manqué à une rencontre annoncé avec Soro Guillaume.

Dans un communiqué provenant de ses services, il avait aussitôt appelé les hommes de son « rival » à déserter.  Alassane Ouattara avait exigé vendredi le retour en caserne de toutes les forces en présence et souhaité la reprise par la police et la gendarmerie des opérations de sécurité.

La situation sécuritaire en Côte d'Ivoire reste délétère même après la capture du président Laurent Gbagbo par l'armée française "Licorne".



Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

DE LA LEGITIMITE DE MONSIEUR OUATTARA ET DES ELIMINATIONS PHYSIQUES DES ELITES IVOIRIENNES



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Maître Josette KADJI, Avocat près la Cour Pénale Internationale pour le Rwanda pose la question de la légitimité de Monsieur Ouattara ainsi que des éliminations physiques et des arrestations systématiques des élites ivoiriennes.

 

" J'ai l'impression que le Monde marche sur la tête dès qu'il s'agit de la Côte d'Ivoire, car enfin à quoi joue-t-on lorsque tout le monde semble oublier que la Côte d'Ivoire a une Constitution et que cette Constitution dit que pour être considéré comme Président de la Côte d'Ivoire, il faut que l'impétrant ai prêté serment devant le Conseil Constitutionnel.

La phase de la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel a été escamotée soit ! Mais quid de la prestation de serment qui donne lieu à l'établissement d'un arrêt par le Conseil Constitutionnel, acte qui fait foi partout où besoin est (BCEAO, par exemple) ?

Tout le monde sait que sans cette formalité substantielle, Ouattara n'a aucune légitimité, mais tout le monde devient aveugle et feint de l'ignorer.

A quel titre Ouattara fait des discours, prend des décisions, reçoit allégeance des généraux, décide de mettre en «résidence surveillée» le Président dont l'acte judiciaire de prestation de serment se trouve dans les archives du Conseil Constitutionnel ?

Tout cela manque de base légale et confirme l'affirmation selon laquelle nous sommes devant un coup d'état.

Tout le monde feint d'ignorer que ce n'est pas la mise à l'écart seule du Président Gbagbo qui confère une légitimité et une légalité à Ouattara.

Le mode de fonctionnement actuel de Ouattara tombe dans ce que nous voyons chaque fois qu'un individu fait un coup d'état : prise de pouvoir par les armes, arrestations et éliminations de ceux qui étaient à la tête de l'État, ou travaillaient pour le gouvernement, opposants arrêtés torturés et tués et j'en passe...est-ce là l'attitude d'un président ayant pris le pouvoir légalement ?

Qu'ont fait ces personnes qui justifient leur arrestation ? Quel est leur crime ? Nous sommes bien en présence de ce qu'il est convenu d'appeler « coup d'état », et Ouattara et la France ont beau y faire rien ne peut changer cette pénible réalité pour eux.

Ouattara sera toujours vu comme un usurpateur installé par les armes à la suite d'un coup d'état perpétré par un pays étranger, la France.

Il n'a pas pris les rênes du pouvoir selon la Constitution de la Côte d'Ivoire, point!

Alors, que la fameuse « communauté internationale « arrête de vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes, il ne peut y avoir en Côte d'Ivoire qu'un seul président à la fois et c'est celui dont la prestation de serment se trouve actuellement dans les archives du Conseil Constitutionnel.

Et cette prise de pouvoir brutale et illégale fait présager des jours sombres. "


Me Josette KADJI, Avocat

lundi, 25 avril 2011

DECLARATION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN RELATIVE A LA SITUATION SOCIOPOLITIQUE EN COTE D'IVOIRE

 

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La situation sociopolitique dans notre pays a été marquée cette semaine par deux faits majeurs:

- Les tentatives des nouvelles autorités pour remettre en marche la machine économique et sociale ;

- Le processus de légitimation du nouveau régime à travers le ballet des Présidents et Chefs d'Institutions.

Vivement préoccupés par la persistance de l'insécurité et dans le souci de contribuer à la normalisation rapide de la vie politique, économique et sociale du pays, le Front Populaire Ivoirien (FPI) et La Majorité Présidentielle (LMP), par ma voix, estiment indiqué :

  • de faire le point de la situation sociopolitique nationale ;
  • d'analyser le processus de légitimation institutionnelle entrepris par le nouveau régime ;
  • d'évoquer la nécessité d'une solution politique de sortie de crise.


I- SITUATION SOCIOPOLITIQUE NATIONALE

Presque deux semaines après les douloureux événements du 11 avril 2011, la situation sociopolitique reste marquée par la persistance de l'insécurité et des atteintes aux libertés et aux droits de la personne humaine.

En l'absence des forces régulières de police et de gendarmerie, des combattants armés continuent de sévir dans les différents quartiers d'Abidjan et à l'intérieur du pays. Chaque jour, il est fait écho d'arrestations arbitraires et de détentions abusives sous le prétexte de la recherche de caches d'armes. Les violations de domiciles sont monnaies courantes et les actes de pillages continuent.

Pour échapper aux exactions, voir à la mort, les cadres, militants et sympathisants du FPI et de LMP vivent depuis plus d'un mois dans la clandestinité, la peur et la précarité, séparés de leurs familles, femmes et enfants. Beaucoup d'entre eux ont pris le chemin de l'exil. A ce jour, plus de dix mille (10 000) exilés sont enregistrés au Ghana, Togo et Bénin.

Le sentiment d'insécurité est renforcé à Abidjan en particulier par la poursuite des combats, notamment à Yopougon et à Abobo ou entre groupes d'auto-défense, Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) et partisans d'Ibrahim Coulibaly dit IB, on ne sait plus qui attaque qui. Le tout est que les populations fuient les quartiers, abandonnant leurs domiciles aux pilleurs. Ces pillages sont d'une telle ampleur et si systématiques qu'ils apparaissent comme une dimension du plan de conquête d'Abidjan.

Dans ce contexte de violence, l'Etat de droit et les libertés sont étouffés. L'arbitraire règne en maître. Les acquis démocratiques de la longue lutte du FPI sont aujourd'hui menacés. « Notre Voie », le quotidien du FPI ne peut paraître ; les bureaux ont été saccagés, le matériel informatique et technique emporté et l'imprimerie d'un coût de près de cinq cent millions (500 000 000) FCFA incendiée. L'opposition est réduite au silence.

C'est le règne de la pensée unique dans l'audiovisuel comme dans la presse écrite et une ambiance de dictature s'installe progressivement sur le pays. Elle alimente la peur et la méfiance des uns. Elle encourage les actes d'agression et d'humiliation perpétrés par les autres. Le pays est divisé : entre les vainqueurs du 11 avril et les autres.

Comment combler cette fracture ? Comment rassembler et légitimer les institutions représentatives à même de restaurer la paix et la cohésion nationales ?

La guerre et la violence ont montré leurs limites. Malgré le 11 avril 2011, le pays n'a pas retrouvé la paix ; au contraire les positions se sont radicalisées et la fracture sociale s'est élargie ; il n'y a pas de solution militaire à une crise politique. Mais en même temps, il serait illusoire d'espérer résoudre la crise politique par des arrangements entre Chefs d'Institutions.


II- DE LA LEGITIMATION INSTITUTIONNELLE

Les visites au Chef de l'Etat, du Président de l'Assemblée Nationale d'une part et du Président du Conseil Constitutionnel d'autre part, remettent au goût du jour les questions initiales de la crise post-électorale que sont la question de la légitimité et celle de la légalité.

Les aborder aujourd'hui signifie que le 11 avril ne les a pas régler. Mais les aborder par le biais des institutions est une illusion ; car ces questions sont d'abord politiques, c'est-à-dire qu'elles sont en liaison avec les choix et les déterminations du peuple, avant d'être juridiques et institutionnelles.

C'est pourquoi est d'avance vouée à l'échec, toute solution qui chercherait, comme cela semble se dessiner à l'heure actuelle, à faire l'impasse sur l'ouverture de négociations franches et sincères avec les forces politiques et sociales significatives du pays.

Au demeurant, comment le groupe parlementaire FPI peut-il siéger dans la sérénité et participer activement aux débats de l'Assemblée Nationale alors que sa Présidente est emprisonnée pour des motifs politiques et sans que son immunité parlementaire n'ait été levée?

Comment le Groupe parlementaire peut-il avoir une oreille attentive au discours du Chef de l'Etat alors que Laurent Gbagbo, Fondateur du parti croupit en prison en un lieu inconnu de ses proches et que cette situation divise le pays ?

Comment le Président du Conseil Constitutionnel peut-il justifier et fonder l'investiture de deux Présidents pour la même élection présidentielle ? Etc.

En définitive, seule une solution politique issue de négociations et d'un consensus de la classe politique peut permettre à notre pays d'éviter le ridicule et de sortir dignement de cette crise politique.


III- D'UNE SOLUTION POLITIQUE DE SORTIE DE CRISE

Sortir le pays de la crise exige courage politique et sens élevé de la responsabilité. Faire preuve de courage politique, c'est regarder la vérité en face et reconnaître que le pays est en crise et que cette crise est principalement d'ordre politique.

Faire preuve de responsabilité, c'est reconnaître que depuis la chute du mur de Berlin et dans les pays en développement et en transition démocratique comme le nôtre, il n'y a pas trente-six mille manières de résoudre une crise politique, mais une seule, celle de la négociation et du dialogue politique. Elle exige humilité, hauteur de vue et ouverture d'esprit, sens de l'intérêt national. Elle exige de la patience ; mais elle est durable si la sincérité et la bonne foi animent les différents acteurs.

En l'occurrence, la solution politique de sortie de crise permettra de restaurer la confiance mutuelle, d'assurer la décrispation de l'environnement sociopolitique et de créer les conditions de la paix, de la sécurité, de la réconciliation nationale et de la stabilité politique.

La solution politique de sortie de crise adressera les questions suivantes liées à :

- L'ordre public et la sécurité des personnes et des biens ;

- Au désarmement, au retour des militaires dans les casernes, au rapatriement des mercenaires, etc. ;

- La sécurité physique, juridique et professionnelle des membres des Forces de Sécurité et de Défense (FDS) loyalistes ;

- L'adoption d'une solution négociée, dans la dynamique de la réconciliation nationale pour mettre fin aux mouvements armés à Yopougon et à Abobo ;

- La réinstallation des déplacés et le retour des exilés ;

- Le rétablissement des médias d'Etat et le traitement équitable des différents courants d'opinion ;*

- La restauration des acquis démocratiques ;

- L'adoption d'une loi d'amnistie pour fermer la grande parenthèse et la crise sociopolitique en Côte d'Ivoire et pour poser les jalons de la réconciliation nationale ;

- La libération du Président Laurent Gbagbo et de tous les prisonniers politiques.


CONCLUSION

Terre d'espérance, la Côte d'Ivoire est à genoux, mais elle ne s'est pas encore écroulée. Elle peut et elle doit se relever avec l'engagement de tous ses fils et de toutes ses filles.

C'est pourquoi il est impérieux que s'engage ici et maintenant, le dialogue politique et des négociations avec les forces politiques et sociales pour fonder un consensus national pour un nouveau contrat social ; un contrat pour la restauration et pour la réconciliation nationale.


Fait à Abidjan, le 21 avril 2011

 

Pascal Affi N'guessan

Président du FPI

 

Source: ABIDJAN 360

COTE D'IVOIRE: SORO GUILLAUME VEUT ENCORE RESTER PREMIER MINISTRE

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Alain Lobognon, proche collaborateur de Soro Guillaume, chef du gouvernement Ouattara, a rejeté samedi, tout « nouveau débat sur (la) question » de la succession de son mentor, estimant qu'il n'avait « pas encore totalement accomplie » sa mission.

« Guillaume Soro n'est pas un planton de service. Il n'est pas chargé de venir nettoyer un fauteuil pour le céder à une autre personne », a-t-il soutenu dans une interview accordée à nord-sud, un quotidien jugé proche de la rébellion des Forces Nouvelles.

La décision de quitter la Primature, selon le conseiller spécial du chef de la rébellion pro-Ouattara, devrait revenir à Soro Guillaume.

« J'ose croire que le jour où tout rentrera dans l'ordre, le jour où la situation du pays s'y prêtera, M. Soro pourrait prendre la décision lui-même de quitter la primature, en concertation bien évidemment avec le chef de l'Etat. Ce jour-là, le PDCI (parti dirigé par Henri Konan Bédié, allié politique de Ouattara) pourra désigner ce Premier ministre tant attendu», a-t-il concédé.

L'annonce de la formation d'une nouvelle équipe dirigeante par Alassane Ouattara, Président installé par la communauté internationale, a réveillé la polémique concernant le poste de Premier Ministre, promis entre les 2 tours au PDCI d'Henri Konan Bédié.

Alassane Ouattara avait désigné Soro Guillaume à la tête de son gouvernement aux lendemains des élections controversées de novembre 2010. « C'était plus en tant que chef de guerre car Ouattara n'avait pas d'armée », estiment plusieurs observateurs.

Si officiellement, ce serait avec l'accord et la bénédiction de Bédié, de plus en plus des sons discordants se font ressentir au sein des cadres du parti sexagénaire.

 

Source: DIRECTSCOOP.NET

dimanche, 24 avril 2011

LAURENT GBAGBO CAPTURE PAR L'ARMEE FRANÇAISE, LIVRE AUX FRCI ET ILLEGALEMENT MAINTENU PRISONNIER A KORHOGO



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Laurent Gbagbo dans l'hélico de l'ONUCI le transportant à Korhogo
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Laurent Gbagbo descendant de l'hélico de l'ONUCI, à son arrivée à Korhogo
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Laurent Gbagbo accueilli sur le tarmac par le Com-Zone de Korhogo, Fofié Kouakou, et les chefs militaires de l'ONUCI
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Laurent Gbagbo escorté jusqu'au command-car qui doit le conduire à sa résidence surveillée

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Des nouvelles du président et de ses collaborateurs



Toussaint Alain dans son allocution, ce jour (samedi 23 avril 2011) à la manifestation, Place de la Bastille à Paris, a dit:


Le président (Laurent Gbagbo) va bien, il ne peut pas parler longtemps au téléphone car son temps de communication est limité.
Il est à Korhogo (nord-est), la Première Dame est à Odienné (dans le nord-ouest).
Le président était au courant de la marche, il a donc appelé pour faire dire aux Ivoiriens qu'il les aime et les remercie (pour les actions qu'ils mènent), ainsi que tous les africains.
Il nous informe qu'il n'a toujours pas signé le document reconnaissant Ouattara comme vainqueur de l'élection présidentielle.
Ce qui a fait dire à Alain Toussaint que l'investiture que Ouattara annonce en grandes pompes n'en est pas une.
Le président a aussi ajouté qu'il est en train d'écrire ses mémoires sur la crise ivoirienne, mais il n'a pas confiance aux rebelles qui sont capables de les saisir, donc il écrit plus dans sa tête.
Enfin, le président a dit qu'il travaillait aussi sur le plan diplomatique avec quelques pays amis et que c'est loin d'être fini.



Les collaborateurs du Président Laurent Gbagbo détenus à la Prison de KATIOLA:


1- Le Directeur du protocole : KONE Boubacar

2- Le Chef de Cabinet : KUYO Téa Narcisse

3-Le Ministre Jean-Jacques BECHIO

4-La Ministre Géneviève BRO GREBE

5-L'Inspecteur Général d'Etat : Aboudramane SANGARE



Les collaborateurs du Président Laurent Gbagbo détenus à la Compagnie Territoriale De KORHOGO (CTK), sous le commandement du Com-zone Fofié Kouakou:

1- Le Général de Brigade DOGBO BLE Bruno
2- Le Médecin-Colonel DALEBA René
3- Le Commissaire Principal de police MONNET Denis
4- Le Chef de Bataillon DUA Kouassi Norbert
5- Le Commissaire de Police GUEDE Zakali
6- Le Capitaine-Major de Police KOBLI Rémi
7- Sous-lieutenant ZAKRO Hervé
8- L'Adjudant GOSSE Matthieu
9- L'Adjudant ZOKOU Bi Traguié
10- L'Adjudant KOUAME Kouakou
11- Le Maréchal Des Logis (MDL) Chef GNALOKO Jonas
12- Monsieur ADON Eustache
13- Monsieur LOBA Amos
14- Le Sergent-chef FAITAI Kouakou Jean-Henry
15- Monsieur DELI Kié
16- Le MDL SOPI Grah
17- Le MDL KENE K. Laurent
18- Le MDL TCHIKA Fabrice
19- Le Sergent NIAMKE Ekolan
20- Monsieur BAHI Patrice (Sécurité rapprochée)
21- Monsieur DJEKOURI Aimé
22- Monsieur ZEZA Kaka Jean-Louis
23- Monsieur YODE Ozy



Source : Nicole Meley (Facebook)


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AFP, le 23 avril 2011 - Côte d'Ivoire: Simone Gbagbo en résidence surveillée dans le nord-ouest (Odienné)


Simone Gbagbo, épouse du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo, retenue depuis le 11 avril au QG du chef de l'Etat Alassane Ouattara à Abidjan, a été placée en résidence surveillée dans le nord-ouest du pays, a indiqué samedi le ministre de la Justice.

Mme Gbagbo "est partie à Odienné, en résidence surveillée, hier (vendredi), très tôt le matin", a déclaré à l'AFP Jeannot Ahoussou Kouadio.
L'ancienne "dame de fer" et pasionaria du régime défait avait été arrêtée avec son mari et une centaine d'autres personnes à la résidence présidentielle à Abidjan, après une offensive des forces du nouveau chef d'Etat Alassane Ouattara, appuyées par la force française Licorne et l'ONU.

L'ex-couple présidentiel a dans un premier temps été retenu au Golf Hotel, QG de M. Ouattara.
M. Gbagbo a été transféré le 13 avril dans le nord du pays, fief de son rival. Selon des sources concordantes, il se trouve dans une résidence présidentielle dans la grande ville de Korhogo, sous la garde des forces pro-Ouattara et de l'ONU.
Mme Gbagbo, autant respectée pour son parcours dans l'opposition que crainte pour son rôle de "présidente" à poigne, a été souvent accusée d'être liée aux "escadrons de la mort" contre les partisans du camp adverse.

Des enfants et des employés arrêtés le 11 avril avec les Gbagbo ont été libérés du Golf Hotel la semaine dernière.
Vendredi soir, le chef du parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien, Pascal Affi N'Guessan, qui était en résidence surveillée dans un autre hôtel d'Abidjan, a été transféré au Golf après avoir accordé une interview à des médias.

M. N'Guessan était depuis la semaine dernière à l'hôtel de La nouvelle pergola avec d'autres personnalités du camp du président déchu qui s'y trouvent toujours, sous la protection des Forces républicaines de M. Ouattara, et de Casques bleus de la mission onusienne Onuci.
La chute de Laurent Gbagbo est intervenue à l'issue de plus de quatre mois d'une crise née de la présidentielle du 28 novembre 2010, et de dix jours de guerre dans la capitale économique.

Le président Ouattara, après son investiture qu'il prévoit dans la deuxième quinzaine de mai, doit former un gouvernement d'union comportant notamment des représentants de l'ancien pouvoir.
Son gouvernement, tout en prônant la réconciliation, a annoncé qu'il allait demander des enquêtes sur les "crimes" présumés du régime dé
fait.

Source: AFP

OUATTARA FACE A LA REALITE DU POUVOIR

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Huit jours après le coup d'Etat (du 11 avril 2011, ndlr) qui sanctionne l'ambition présidentielle d'Alassane Dramane Ouattara, la Côte d'Ivoire n'est toujours pas sortie de l'ornière politico-militaro-sociale. Plusieurs éléments militent en faveur d'une éventuelle et imminente déflagration à Abidjan. Même si Gbagbo n'est plus là, on aurait souhaité qu'il soit là; ça fait plus rassurant.

Laurent Gbagbo, une patate chaude entre les mains d'Alassane D. Ouattara

Comme premier élément de ce cocktail Molotov à haut risque, Laurent Gbagbo, le président légalement réélu, 28 novembre 2010, à la tête de la Côte d'Ivoire demeure prisonnier de son tombeur Alassane Dramane Ouattara. Un prisonnier bien encombrant pour le « président reconnu par la communauté internationale » au point où « l'élu de la communauté internationale » ne sait plus dans quelle main garder sa patate chaude.

Les heures qui ont suivi son arrestation par les forces spéciales françaises puis sa remise aux rebelles des Forces nouvelles rebaptisés Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci), le Président Laurent Gbagbo est conduit au QG d'Alassane Ouattara à l'hôtel du golf, lui, son épouse Simone, son fils Michel, une bonne partie de son cabinet et même le personnel domestique de la résidence présidentielle de Cocody-Ambassades. Tout ce beau monde va y subir les pires atrocités jusqu'à ce que l'opinion nationale et internationale apprenne que « Laurent Gbagbo se trouve quelque part en résidence surveillée », sans plus de précision.

Dans la foulée, l'on apprend depuis quatre jours, que le Président Gbagbo est à « Korhogo ». Le choix de cette ville de l'extrême nord ivoirien intrigue le commun des observateurs de la scène politique ivoirienne. Un des bastions des Forces nouvelles de Guillaume Soro, Korhogo reste et demeure la zone de prédilection d'un des redoutables chefs de guerre : Fofié Kouakou.

Une énigme pour les enfants Gbagbo. Au nom de Marie-Antoinette Singleton, fille du Président Gbagbo, un avocat à la tête d'un collectif de confrères, demande « conformément au droit national et international, et aux principes qui gouvernent le respect des droits de l'Homme, de bien vouloir me faire délivrer à moi-même, ainsi qu'à mes confrères, un permis de visite afin de rencontrer, dans des conditions conformes au droit, Monsieur le Président Laurent GBAGBO et son épouse. »

Certes, il faut redoubler de vigilance et c'est ce que font les avocats. Mais c'est l'histoire du gardien de prison dont la liberté dépend du prisonnier. Tout le monde entier, en effet, sait que Laurent Gbagbo est entre les mains d'Alassane Dramane Ouattara, qu'il se débrouille pour le tenir en vie. Sinon, gare à Ouattara ! Il ne ferait que pâlir un CV politique déjà pas reluisant.

Les énigmes nommées Korhogo et Fofié

Bon à savoir: alors que la commune d'Abobo à Abidjan est l'objet des pires atrocités de la part des commandos invisibles dirigés par le sergent-chef Ibrahim Coulibaly auto-gradé « général » pour les besoins de sa sempiternelle ambition présidentielle, une fronde naissait au sein des Forces nouvelles et dirigée comme par enchantement, par Fofié Kouakou. La tête toujours coincée dans les Accords politiques de Ouagadougou, ce dernier, Fofié, refuse de donner des éléments pour combattre à Abidjan contre ses anciens frères d'arme des Forces de défense et de sécurité du Général Philippe Mangou. Des escarmouches s'en suivent entre ses fidèles et ceux de Chérif Ousmane dont Ibrahim Coulibaly reste le seigneur de guerre en qui ils ne cessent de croire ; les hommes du com-zone de Korhogo ont le dessus après une rude bataille. Depuis, l'on n'entend plus parler ni de Fofié Kouakou ni de ses combattants dans la bataille d'Abidjan. Du moins, jusqu'à ce jeudi 14 avril 2011, d'un média français qui parle au conditionnel, l'opinion apprenne que « Laurent Gbagbo est à Korhogo ». L'information a fini par être « validée » à force de sa récurrence.

Soro ou l'os dans la gorge de Ouattara

En entendant que l'histoire décrypte dans les jours à venir les contours de la présence du Président Gbagbo à Korhogo, « l'élu de la communauté internationale », Alassane Dramane Ouattara continue de gérer ses patates chaudes. Entre autres dossiers brûlants de l'heure, notons en seconde priorité, le tonitruant Premier ministre. Véritable os parmi les ossements de la crise ivoirienne, Guillaume Soro n'en est pas moins venimeux. Le premier malheur d'Alassane Ouattara pourrait venir de lui. Le président du Rdr a commis l'erreur de promettre la primature à tour de bras. Alors que le Pdci-Rda d'Henri Konan Bédié attendait tout sagement ses « royalties » de campagne présidentielle, Ouattara maintient contre toute attente son « petit en arme ». Alors même que Guillaume Soro anciennement PM de Gbagbo dépose le tablier pour faire allégeance au « nouvel élu », ce dernier, Ouattara le confirme à la surprise générale.

C'est l'adage de « qui goutte goutera » et Guillaume Soro ne serait plus prêt à lâcher la portion. Une précipitation dans les promesses de campagne qui coûtera cher à Ouattara. De sources diplomatiques, la France de Nicolas Sarkozy ferait une très forte pression suivie de menaces à peine voilées sur Alassane Dramane Ouattara. De sources concordantes, ce pays ne « demanderait » plus mais « exige » d'Alassane Dramane Ouattara de nommer « un cadre de LMP au poste de Premier ministre pour faciliter la réconciliation nationale et faire revenir la confiance au sein des populations civiles ». La France voudrait dire que les populations ivoiriennes n'ont pas confiance en M. Ouattara qu'elle n'aurait pas fait mieux. Mais pas une nomination à l'emporte-pièce. La France exige, ajoutent nos sources, que ce cadre LMP soit « un proche du Président Laurent Gbagbo ».

Laurent Gbagbo sait-il que ce genre de tractations a lieu en ce moment ? A-t-il avancé un nom ou donné son accord pour la nomination de son « proche » au poste de Premier ministre de son tombeur ? Pour la première question, c'est probable que Gbagbo sache, car à un tel niveau d'implication plus aucune discussion ne se fait sans vous, tant que vous êtes en vie, ce qui est le cas en ce moment. Quant à la deuxième question, il est quasiment impossible que le Président Gbagbo donne ne serait-ce que son accord de principe, pour une initiative dont l'objectif premier est de polir l'image de son tombeur. On ne fait pas de passe à son adversaire, c'est connu en politique et Gbagbo sait que Ouattara est en plein dans des difficultés de gestion.

Impossible donc encore pour deux autres raisons.

La première est que Laurent Gbagbo a refusé de signer une lettre de reddition sanctionnant la chute de son régime. Ce, au moment où les missiles de l'armée française pleuvaient sur sa résidence officielle. Il n'a donc pas signé sa reddition, un refus qui a un impact négatif sur le pouvoir embryonnaire d'Alassane Ouattara. Lequel pouvoir ne repose pas sur le droit, mais est issu d'un coup d'Etat.

Deuxième raison de ce hic, Laurent Gbagbo est resté ferme, insensible et imperturbable face à la « proposition indécente » de la France. Avant le lancement de la première bombe sur sa résidence, la France a promis à Laurent Gbagbo, la bagatelle de quatre cent millions (400.000.000) d'euros, pour signer sa propre reddition. Le refus de l'ex-président ivoirien a précipité le largage des autres missiles sur son palais. Avec autant de couleuvres qu'il a refusé d'avaler au risque de sa vie, et la vision cauchemardesque des centaines de corps des Jeunes Patriotes sans vie qui jonchaient les jardins de son palais, peut-on encore croire que Laurent Gbagbo puisse avaliser un proche pour le poste de Premier ministre dans un régime dirigé par Alassane Dramane Ouattara? Pas vraiment et ce serait mal connaitre cet historien passionné de Jules César, Moïse...

Et même si par extraordinaire Gbagbo acceptait de valider un ministrable dans son entourage immédiat, il est quasi impossible à Ouattara - à moins de l'expédier hors de ce monde -, de déboulonner un Guillaume Soro qui n'est pas venu sur la scène politique les mains vides et les pieds nus. Soro a fait irruption avec des hommes chargés de fusils d'assaut, lui-même arborant un ensemble vert treillis et chaussé de brodequins. Lui qui a été nommé Premier ministre avant l'heure par Alassane Dramane Ouattara n'est pas pauvre en atouts. Le premier et le plus solvable de ses atouts en ces temps de guerre reste et demeure son armée. Les Forces nouvelles toujours prêtes à lui obéir à l'image des Issiaka Ouattara alias Wattao, Touré Hervé alias Vétcho, Morou Ouattara, Fofié Kouakou et bien d'autres chefs de guerre qui ont jusqu'ici constitué l'épine dorsale des stratégies de pression de Guillaume Soro dans toutes les négociations et accords politiques.

L'autorité a foutu le camp : Abidjan, poudrière à ciel ouvert

En attendant que le couple Sarkozy-Ouattara trouve la solution à l'énigme Soro, des nouvelles boîtes de pandores se sont ouvertes, béantes les unes que les autres. Parmi elles, l'insécurité ambiante dans le District d'Abidjan et toutes les villes de Côte d'Ivoire. Tout le monde s'en inquiète y compris les guerriers venus du nord. Une véritable force à l'image des Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (forces régaliennes), faisant office d'autorité publique, fait défaut. Une bonne partie des troupes du chef d'Etat-major des armées ivoiriennes s'est évanouie dans la nature, après le coup d'Etat d'Alassane Dramane Ouattara. Emportant les armes de dotation et certaines de guerre. Quant aux différentes casernes, même si elles sont restées imprenables, personne ne sait, deux semaines après la chute du « Chef Suprême », où sont passés les chefs d'unités spéciales.

C'est pareil partout dans les villes qui abritent des garnisons. Si bien que les populations ivoiriennes respectueuses des lois républicaines ne savent plus à quelles autorités se fier. Les mouvements rebelles une fois arrivés à Abidjan se sont métastasés et se sont jetés dans la course aux pillages systématiques. Les populations du District d'Abidjan font face à des forces parallèles et antinomiques qui foisonnement à tous les coins de rue sans que personne, ni même les soit disant come-zones, ne sache qui fait quoi. Cocody Riviera Les Rosiers, il est environ 8 h ce lundi 18 avril, ça devrait être le jour de la reprise du travail, un adolescent, 16 ans environ, se met à chanter, kalachnikov à la traine : « An tôkô bê commando. An nana Abidjan ka Gbagbo faka » Traduction : « Nous sommes des commandos. Nous sommes arrivés à Abidjan pour tuer Gbagbo ».

Résultats du chaos, la quasi totalité des familles abidjanaises sont visitées de jour comme de nuit, des arrestations et exécutions sommaires, par des éléments se réclamant des Forces républicaines de Côte d'Ivoire d'Alassane Dramane Ouattara. Les hommes de M. Ouattara ont fini par montrer leur réel objectif. A savoir piller tout sur leur passage, à commencer par les sociétés d'Etat. Tous les véhicules d'immatriculation d'Etat sont d'office réquisitionnés par les pro-Ouattara et acheminés vers des destinations plus au nord de la Côte d'Ivoire d'où ils seront certainement vendus dans les pays limitrophes. Pendant que les grands font mains basses sur les sociétés d'Etat, les petits, sans vergogne rendent visite aux familles cossues de Cocody leur « champ de bataille » de prédilection. « Ils ont l'argent ici, à Cocody, et puis nous on souffre à Bagdad (ndlr, Abobo). On est là pour se servir et puis on va partir. A bâtard ! »

Ainsi plusieurs forces se partagent la ville d'Abidjan. Question : qu'adviendra-t-il quand les subdivisions Frci pro-Ouattara n'auront plus rien à piller et que ce qu'ils ont pillés se trouvera entre les mains des clans rivaux ? Personne n'en sait rien. Une chose est sûre, c'est qu'ils ont beau se côtoyer sur le terrain, ces combattants-pillards ne se connaissent pas. Ou du moins se reconnaissent par leurs méthodes : « ça, ce sont les hommes de IB (ndlr, Ibrahim Coulibaly), c'est eux qui travaillent comme ça », se dédouane un jeune chef de groupe venu « surveiller » un sous quartier huppé de Cocody où des résidents se sont bien résolus à lui verser, lui et ses « compagnons de guerre », l'argent de « gardiennage ». Du coup, ils en ont fait leur « territoire ».

Désarmement : l'autre piège tendu à Ouattara

Ces groupes armés se forment au moment où l'Organisation des Nations Unies décide de mettre le holà. En effet, si la décision du Conseil de sécurité, attendue mardi 19 avril 2011, tombe effectivement, il faudra compter avec ses dégâts collatéraux. Que deviendront ces groupes armés qui ont combattu aux côtés des chefs de guerre pour prendre la bastille d'Abidjan ? Ibrahim Coulibaly s'est investi « Président de la République de Côte d'Ivoire », parallèlement à Alassane Dramane Ouattara. En ce moment même, il nous revient de façon récurrente qu'il courtise les Jeunes Patriotes livrés à eux-mêmes après le ralliement et la fuite de certains leaders. Ceux-ci sont disséminés à Yopougon, la plus grande commune du District d'Abidjan où ils combattraient « pour l'honneur et pour leur propre survie » et rechignent à déposer les armes malgré les appels de leurs chefs. Du pain béni.

Si Ibrahim Coulibaly qui voue une haine recuite à Alassane Ouattara qu'il n'a de cesse d'accuser « d'étranger qui veut diriger la Côte d'Ivoire » - un discours récemment ressassé dans la commune d'Adjamé, précisément aux 220 logements - réussit à rallier certains Jeunes Patriotes, par quel stratagème pourra-t-on le pacifier ? En outre, laissera-t-il désarmer ses hommes sans rien demander en contrepartie ? Quelle compensations exigerait-il ? Il en est de même pour Guillaume Soro. Le Secrétaire général des Forces nouvelles ne démordra pas si facilement, lui grâce à qui « Ouattara est devenu président ».

Qui viendra les désarmer, lui et ses combattants ? Sont-ce la France, les Casques bleus de l'Onu avec qui ils ont pactisé pendant neuf (9) ans que dure cette crise que toute la communauté internationale a créée de toute pièce ? Autant dire que le « nouveau régime » a du pain sur la planche.

Les éléments ci-dessus montrent clairement qu'un coup d'Etat ne suffit pas pour effacer Laurent Gbagbo dans l'esprit des Ivoiriens. Et que, bien que ce dernier ne soit plus aux commandes comme l'ont voulu Nicolas Sarkozy, Barack Obama, Ban Ki-Moon, Young Jin-Choï, l'Onu, l'Union africaine, la Cedeao et les militants du Rhdp, force est de constater que l'ombre de Laurent Gbagbo continue de planer sur la Côte d'Ivoire et son génie politique continuera d'embarrasser même ses plus farouches adversaires.

Même en résidence surveillée, fut-elle dans le fief des Frci, le Woody de Mama demeure redoutable comme un fauve en cage.

 

Simplice Allard

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

SIGNEZ LA "PETITION POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DE LAURENT GBAGBO"

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Laurent Gbagbo, Président constitutionnellement élu en Côte d'Ivoire, investi le 4 décembre 2010, a été livré, le 11 avril 2011, par l'armée française, avec la complicité de l'ONU, à Alassane Ouattara, imposé à la Côte d'Ivoire sur la base de résultats frauduleux illégalement proclamés, mais reconnus par le représentant du secrétaire général de l'ONU, le Coréen Young-jin Choi. A l'écrasement militaire, rappelant les pires heures de sa politique coloniale en Afrique, la France a ajouté l'humiliation dont avait été victime le Congolais Patrice Lumumba avant d'être assassiné il y a un demi-siècle avec la complicité de l'ONU.

Laurent Gbagbo, opposant historique depuis la fin des années 1960 qui a incarné la lutte pour le multipartisme et la démocratie en Côte d'Ivoire, n'a jamais pris les armes et a été élu en 2000. Il a été remis par les éléments de la Force française Licorne à ceux-là même qui ont voulu le renverser par un coup d'Etat militaire en septembre 2002 précipitant la partition du pays et plongeant celui-ci dans une crise meurtrière pour le peuple ivoirien.

Nous, soussignés,

Pacôme Adjourouvi, Albert Bourgi, Guy Labertit, Christian Mensah, Calixthe Beyala, Olympe Bhëly Quenum, Marcel Amondji, Cheikh Oumar Diarrah, Amath Dansokho, Michel Galy, Gaston Kelman, Malick Ndiaye, Hermann Yaméogo,  Jean Marie Teno, Francis Kpatindé, Théophile Kouamouo, Léopold Gnininvi, Hervé Emmanuel Nkom...

DÉNONÇONS

  • l'intervention de la France en Côte d'Ivoire qui outrepasse le mandat de l'ONU et viole le droit international ;
  • les mensonges d'Etat du gouvernement français et la complaisance de nombreux médias;
  • les exactions et les tueries perpétrées par les troupes d'Alassane Ouattara contre les partisans de Laurent Gbagbo depuis son arrestation illégale, dont la première victime a été l'ancien ministre de la Justice et de l'Intérieur Désiré Tagro.

CONDAMNONS

la politique guerrière, illégitime et coûteuse, conduite par le Président Sarkozy, avec la complicité des Etats-Unis, de chefs d'Etat d'Afrique et de l'ONU ayant mis sous tutelle la diplomatie africaine.

DEMANDONS

La libération immédiate de Laurent Gbagbo car la réconciliation ne peut se faire en Côte d'Ivoire qu'avec Laurent Gbagbo vivant et libre.    

 

Pour signer, cliquez sur: LIBEREZ LAURENT GBAGBO

samedi, 23 avril 2011

UNE PAQUES POUR L'AFRIQUE, UNE PAQUES POUR LA COTE D'IVOIRE!

LES 3 CROIX.jpg

 Et je vis au milieu du trône et des quatre animaux, et au milieu des anciens, un agneau qui se tenait là, comme immolé, ayant sept cornes et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu, envoyés sur toute la terre. Et il vint et prit le livre de la main droite de celui qui était assis* sur le trône. Et lorsqu'il eut pris le livre, les quatre animaux et les vingt-quatre anciens tombèrent sur leurs faces devant l'Agneau, ayant chacun une harpe et des coupes d'or pleines de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantent un cantique nouveau, disant : Tu es digne de prendre le livre, et d'en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation ; et tu les as faits rois et sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. Apo 5/8 à 10.


Jésus-Christ s'est offert volontairement à Dieu, Il a mis sa vie sur l'autel, il a donné sa vie pour la nation mais aussi pour réunir  en un seul corps les brebis dispersées. Jean11/5. Il s'est donné entièrement ...Sa Voix aujourd'hui, nous appelle, je dirai même nous supplie, de nous donner entièrement à Lui en retour comme il s'est donné lui-même entièrement à nous. Car Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même. 1 Jean 2/6.
Ils se sont d'abord donnés au Seigneur et ensuite par la volonté de Dieu, également à nous.( au corps)
2 Cor 8/5.
Mais c'est ici votre heure et la puissance des ténèbres
(Luc 22/53.) Comme Jésus l'a crié sur la croix:" Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ", la Côte d'Ivoire a pu se sentir abandonnée, mais rappelons-nous que la mort précède toujours la résurrection. Par Déborah.


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UNE PÂQUES POUR LA CÔTE D'IVOIRE


Par  Israël. Faites disparaître le vieux levain
, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. 1 Cor 5:7 
Selon le calendrier biblique révélé à Moïse, la période de Pâques s'étale sur 8 jours à savoir du 14 au 21 du premier mois (Nissan). Pour cette année, cela correspond à la période du Lundi 18 au lundi 25 avril 11

Voici les fêtes de l'Éternel, les convocations saintes que vous publierez en leur saison. Au premier mois, le quatorzième du mois, dans la soirée, c'est la Pâques de l'Éternel ; et le quinzième jour du mois, c'est la fête des pains sans levain en l'honneur de l'Éternel ; pendant sept jours vous mangerez des pains sans levain. Le premier jour vous aurez une sainte convocation ; vous ne ferez aucune œuvre servile. Vous offrirez à l'Éternel pendant sept jours des sacrifices faits par le feu. Au septième jour il y aura une sainte convocation ; vous ne ferez aucune œuvre servile. Lév 23:4- 15


Voici en résumé le calendrier de la période de Pâques pour cette année:

14 Nissan - Lundi 18 avril - Début de la Pâque dès la soirée - Mort de Jésus

15 Nissan- Mardi 19 avril - Pleine lune - Pâques - Jour férié
21 Nissan - Lundi 25 avril -
Dernier jour de la fête des pains sans levain - Jour férié

(Note : La fête des pains sans levain commence le 19 Avril et finit le 25 avril)

La veillée pour la pleine lune qui aura lieu dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 avril est la veillée de pâques. C'est pendant cette nuit, qu'il y a environ 3500 ans, l'Éternel combattit les dieux égyptiens et qu'Israël sorti miraculeusement d'Égypte avec d'immenses trésors.


Il y a environ 2000 ans, pendant cette même époque, c'est à dire, dans la soirée du 14 au 15 Nissan, Jésus s'est écrié sur la croix :'' Tout est accompli'' Trois jours plus tard, Jésus triompha sur la mort par la résurrection.


Aujourd'hui, la Côte d'Ivoire, et l'Afrique toute entière ont besoin d'une Pâques plus que de toute autre chose. Alors, en cette veillée de Pâques, prions  que Dieu accorde une Pâques à la Côte d'Ivoire et à l'Afrique. Qu'Il fasse disparaître la vielle Afrique, la vielle Côte d'Ivoire, au profit d'un nouveau continent et d'un nouveau pays. Qu'au nom du Christ, notre Pâques, qui a été immolé, le vieux levain disparaisse au profit d'une nouvelle pâte !  Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé


Longtemps, j'ai cru que les africains pouvaient agir en toute responsabilité surtout lorsqu'on est âgé de 50 ans et qu'on célèbre à grande pompe son ''jubilé''. Mais aujourd'hui   je n'y crois plus d'un iota car qu'est-ce que je vois ? J'observe plutôt, que nous évoluons d'irresponsabilité en irresponsabilité même parfois au mépris des valeurs de solidarité et de respect de la vie humaine qui jadis constituèrent le socle de notre société. Par contre je crois fermement que seule une Pâques de l'Éternel pour l'Afrique pourra sauver mon continent et mon pays la Côte d'Ivoire. Cette Pâques de l'Éternel va transformer le vieux levain de l'irresponsabilité, source de corruption, de népotisme, en nouvelle pâte de responsabilité, d'équité et de justice. En cette période de Pâques, que l'Éternel châtie et réprime, les dominations, les principautés et les puissances des ténèbres qui œuvrent à l'irresponsabilité sur l'Afrique et sur la Côte d'Ivoire. Qu'au nom de Jésus-Christ, en cette période de Pâque, le vieux levain de l'injustice disparaisse pour faire place à la nouvelle pâte de la justice.


Longtemps, j'ai cru que la démocratie ''sauverait'' l'Afrique, mais aujourd'hui je n'y crois plus d'un iota. Car qu'est-ce que je vois ? J'observe plutôt que les partis politiques africains endossés aux ethnies, ont divisé encore plus l'Afrique au lieu de l'unir. Les élections démocratiques censées faire avancer les pays africains, les ont fait reculer car elles se terminent toujours par des centaines voir des milliers de morts comme c'est le cas en Côte d'Ivoire en ce moment. Par contre je crois fermement que seule une Pâques de l'Éternel pour l'Afrique pourra sauver mon continent et mon pays la Côte d'Ivoire. Cette Pâques de l'Éternel va transformer le vieux levain ethnique source de division, de guerre en nouvelle pâte d'unité et de richesse culturelle. Comme lors de la sortie d'Égypte, et de la mort de Jésus sur la croix, que l'Éternel châtie et réprime, les dominations, les principautés, les puissances des ténèbres qui soufflent négativement sur les braises ethniques pour dresser les africains les uns contre les autres. Qu'au nom de Jésus-Christ, en cette période de Pâques, le vieux levain ethnique diviseur et guerrier disparaisse pour faire place à la nouvelle pâte de l'unité de la paix et de la diversité culturelle.


Longtemps, j'ai cru que comme l'Afrique ne pouvait pas s'en sortir seule, la communauté internationale, l'ONU...pouvaient l'aider. Mais aujourd'hui, je n'y crois plus d'un iota car, qu'est ce que je vois ? J'observe plutôt que presque partout en Afrique où passent la communauté internationale et l'ONU, le désordre, les tuerie, les charniers les suivent. Les cas du Rwanda, du Congo et de la Côte d'Ivoire en sont les preuves. Le ''nouvel ordre mondial'' n'arrive pas à imposer l'ordre. Elle crée plutôt désordre sur son passage. Je ne crois plus au salut de l'Afrique et de la Côte d'Ivoire qui viendrait des dieux de la communauté internationale. Par contre je crois fermement que seule une Pâques de l'Éternel pour l'Afrique pourra sauver mon continent et mon pays la Côte d'Ivoire. En cette période de pâques, que l'Éternel châtie et réprime, les dominations, les principautés et les puissances des ténèbres qui, via les institutions internationales, maintiennent l'Afrique en captivité. Qu'au nom de Jésus-Christ, en cette période de Pâques, le vieux levain de la domination des puissants sur l'Afrique disparaisse pour faire place à la nouvelle pâte du Jubilé de ce continent.


Longtemps, j'ai cru que comme l'Afrique et la Côte d'Ivoire disposaient d'immenses richesses humaines et souterraines, le développement était assuré. Mais aujourd'hui je n'y crois plus d'un iota car qu'est-ce que je vois ? J'observe plutôt que chaque fois qu'on découvre une richesse (or, diamant, pétrole...) en Afrique, cela devient immédiatement source de guerre meurtrière comme au Liberia, au Congo.... et en ce moment en Cote d'Ivoire.  Chaque découverte de richesse provoque misère et désolation. L'Afrique est très très très riche, mais les africains sont très très pauvres. Aujourd'hui, tous les pays africains font mains et pieds pour être classés ''Pays Pauvre Très Endetté (PPTE)'' par la Banque mondiale et le FMI. Par contre je crois fermement que seule une Pâques de l'Éternel pour l'Afrique pourra sauver mon continent et mon pays la Côte d'Ivoire. En cette période de Pâques, que l'Éternel châtie et réprime, les dominations, les principautés et les puissances des ténèbres qui animent tous ceux qui pillent les richesses de l'Afrique.


Comme pour les enfants d'Israël, en cette période de Pâques, que l'Afrique sorte en ce moment de la servitude avec d'Immense trésor. Qu'au nom de Jésus-Christ, en cette période de Pâques, le vieux levain de la malédiction qui agit sur l'Afrique disparaisse pour faire place à la nouvelle pâte de la bénédiction.


Je ne crois pas à un plan Marshall pour l'Afrique comme certains le demandent depuis plusieurs années. En effet, tous les plans concoctés pour sauver l'Afrique par les experts locaux et internationaux ont tous échoués dans leur ensemble. Par contre, Oh Dieu ! Nous croyons en ta droite puissante. Nous croyons en ta droite que tu as étendue pour faire sortir Israël d'Égypte. C'est pourquoi Oh Père, en cette période de Pâques, avec mes frères et sœurs, nous crions à toi pour t'implorer et te supplier. Tourne ta face vers l'Afrique, et accorde à ce continent ta Pâques, Ta Délivrance, Ton Salut. Tu es notre seule et unique espérance !


Or depuis la sixième heure il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure. Et environ la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte, disant : Eli, Eli, lamma sabachthani ? C'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? Et quelques-uns de ceux qui étaient présents, l'ayant entendu, disaient : Il appelle Elie, celui-ci ! Et aussitôt l'un d'entre eux courut et prit une éponge, et l'ayant remplie de vinaigre et mise au bout d'un roseau, il lui donna à boire. Et les autres disaient : Laisse ; voyons si Elie vient le délivrer. Et Jésus ayant de nouveau poussé un grand cri, rendit l'esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas ; et la terre trembla, et les rochers se fendirent, et les sépulcres s'ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent.. Matt 27/45 - 51.


Il est mort pour rassembler en un seul corps (une seule nation) les brebis dispersés.Or,il ne dit pas cela de lui-même; mais étant souverain sacrificateur cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation. Et ce n'était pas pour la nation seulement; c'était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés. Jean 11/5


C'est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu'on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l'homme, souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, lui qui des deux n'en a fait qu'un, et qui a renversé le mur de séparation, l'inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l'un et l'autre en un seul corps, ( Nord et sud) avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près; Eph 2/13 - 17.



En cette période de PÂQUES, de VICTOIRE et de DELIVRANCE



Jérusalem, sois une pâte nouvelle pour servir à la gloire du Très Haut


Église, sois une pâte nouvelle pour servir à la gloire du Très Haut


Côte d'Ivoire, sois une pâte nouvelle pour servir à la gloire du Très Haut


Afrique, sois une pâte nouvelle pour servir à la gloire du Très Haut


Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. 1 Cor 5/7


Bonne fête de Pâques  et  de délivrance!


Source: DEBORAH 33

COTE D'IVOIRE: LA FRANÇAFRIQUE EST RESSUSCITEE A ABIDJAN

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La main sur le cœur, le candidat Nicolas Sarkozy promettait à Cotonou au Bénin la fin du mythe qui prête à la France « la faculté de redresser les situations, de rechercher ses intérêts économiques... et d'être capable d'assurer la stabilité ou de créer l'instabilité dans un pays ». Promis, c'en était fini de la françafrique. Juré, c'était la fin du rôle de gendarme de l'Afrique. Le pied au plancher, le président Sarkozy s'est éloigné à une vitesse supersonique de cette profession de foi.

Le discours de Dakar, la révocation de Jean-Marie Bockel - qui voulait signer l'acte de décès de la Françafrique, l'influence de Robert Bourgi, figure de la Françafrique, qui conseille l'Elysée sur les questions africaines... Ce sont autant de signes qui montrent que, rattrapé par la realpolitik, Nicolas Sarkozy a tourné le dos à ses promesses électorales.

Il faut questionner les conditions d'une telle « libération »

A Abidjan, réfugiés derrière le paravent onusien, les soldats français ont participé à l'arrestation du président ivoirien. Il n'y a plus de contentieux électoral en Côte d'Ivoire. L'arrestation du président Laurent Gbagbo est, nous dit-on, « un signal fort aux dictateurs » de la région. Ils ne « devraient plus mépriser » la voix de leurs peuples qui réclament des élections libres et justes.

Quelques mois plutôt, au Gabon, une inversion pure et simple du résultat présidentiel a été encouragée au profit du fils Bongo. La vox populi gabonaise était certainement inaudible. A Ouagadougou, où le Président n'est pas loin de subir le même sort que Ben Ali et Hosni Moubarak, les forces spéciales françaises s'activent déjà sur le terrain. Il faut sauver le soldat Compaoré. Et inciter les Burkinabés à supporter le Président qu'ils ont « plébiscité » lors du dernier scrutin présidentiel.

La françafrique est ressuscitée. Dans la capitale économique ivoirienne, elle occupe l'aéroport international de Port-Bouët - nom de l'ancien commandant français, chargé de conclure des traités de commerce et de protection avec des chefs côtiers. A Treichville - qui tient son nom de Treich-Laplène, premier administrateur colonial de la Côte d'Ivoire -, la Françafrique, sans attendre que les victimes soient enterrées, exploite et exporte déjà le cacao ivoirien vers l'Union européenne.

Sur le pont du porte-avions Charles-de-Gaulle, elle effectue, dans un pays indépendant depuis cinquante ans, des patrouilles pour assurer la sécurité des populations. Et s'il existe des millions d'Ivoiriens pour penser que « la Côte d'Ivoire est enfin libérée », il y a des millions d'autres pour dénoncer les conditions d'une telle « libération ».

Les victimes ivoiriennes sont oubliées

Aussi loin qu'on puisse remonter dans le temps, il n'existe aucune trace d'une seule démocratie installée ou soutenue par la Françafrique. Le temps est désormais compté en Côte d'Ivoire. Oubliées déjà ces milliers de victimes civiles. Certaines, des centaines, sont tombées sous les bombardements de la communauté internationale. Sacrifiées sur la base d'une résolution censée pourtant les protéger.

Le regard est détourné. Et des milliers de partisans de Laurent Gbagbo sont traqués de Duékoué à Abidjan.
Bouchées sont les oreilles pour ne pas entendre le bruit des exécutions sommaires.

Fermés sont les yeux pour ne pas voir les traitements dégradants et humiliants infligés aux patriotes ivoiriens.
Et la mémoire, définitivement effacée pour oublier ces dizaines de milliers de morts depuis 2002. Il n'y a plus personne pour épiloguer sur le sort des Ivoiriens.

La Françafrique se tourne maintenant vers la Libye

Le western abidjanais est enfin terminé. Mission accomplie pour les bérets verts français. Les journalistes peuvent désarmer leur plume. Ils peuvent ranger leurs caméras pour d'autres théâtres d'opérations. Les Ivoiriens ne les regretteront pas.

L'actualité est brûlante ailleurs. Kadhafi utiliserait des armes lourdes contre ses populations. Il ne faut plus attendre. Vite, une nouvelle résolution du Conseil de sécurité. Trois ans après lui avoir déroulé le tapis rouge et proposé la vente de rafales, Nicolas Sarkozy veut enfin désarmer le tyran libyen. Vaut mieux tard que jamais.

En Côte d'Ivoire, en ce triste printemps africain, la Françafrique a revêtu ses plus beaux oripeaux. Laurent Gbagbo a eu l'imprudence de vouloir enterrer la bête sans l'avoir tuée. Le rideau d'un réveil du continent noir est tombé à Abidjan.


 

Par Anicet Djéhoury, Essayiste ivoirien.


Source: RUE89

jeudi, 21 avril 2011

LES FORCES LOYALES A ALASSANE OUATTARA ECHOUENT A YOPOUGON

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Les combattants fidèles à Alassane Ouattara, ont échoué une nouvelle fois, mercredi, dans la bataille pour le contrôle de Yopougon, la plus grande commune du district d'Abidjan.

 

« Ils ont été repoussés jusqu'à la sortie, n'eût été l'interposition de l'ONUCI sur l'autoroute, ils (les résistants ) seraient entrés à Adjamé », rapporte notre source. Les hommes de Ouattara, à l'aide d'armes lourdes, s'étaient lancés dans la nuit du mardi à l'assaut de la commune pour une nouvelle « opération de ratissage ». Après un bombardement intensif, les forces loyales à Ouattara, seront contraintes au repli par les résistants (ex-FDS restés loyales au Président Laurent Gbagbo), non sans avoir enregistré des pertes.

Des détonations à l'arme lourde avaient été entendues toute la nuit du mardi au mercredi. Ces tirs, selon plusieurs habitants, n'étaient pas ciblés, et les obus semblaient être lancés « à l'aveuglette ». Les populations traumatisées ont commencé au petit matin du mercredi à migrer vers les zones jugées plus calmes.
Cette « opération de ratissage » lancée aux lendemains de la capture par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI du Président Laurent Gbagbo semble s'éterniser pour les abidjanais qui espéraient un retour rapide au calme.

Le contentieux électoral né du scrutin du 28 novembre s'est transformé en un conflit armé suite à l'intervention armée de la France et de l'ONU (Organisation des Nations Unies) aux côtés de la rébellion soutenant Alassane Ouattara.

Le Conseil Constitutionnel ivoirien, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs des présidentielles, avait constaté la victoire du Président Gbagbo. Young Jin Choi, représentant de l'ONU avait lui proclamé Ouattara vainqueur, justifiant l'enlèvement du Président légitime par la coalition armée pro-Ouattara.

 

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Côte d'Ivoire: Combat entre les forces pro-Ouattara et le « commando invisible » de IB

 

Des échanges de tirs ont été entendus mercredi en fin de journée à Abobo dans le quartier (nord), où sont présents les éléments de IB ex-membre des FANCI qui revendique la paternité de la rébellion avec Soro Guillaume.

Dans le secteur baptisé « PK-18 » on a entendu des échanges de tirs, de kalachnikov et de mitrailleuses, après 18h00 (heure locale et GMT), ça a duré entre 15 et 30 minutes « , a déclaré un habitant.

« Dans la rue il n'y a personne, les habitants sont rentrés chez eux », a-t-il ajouté.
Le quartier d'Abobo avait été à partir de janvier le théâtre  d'affrontements entre les rebelles d'Alassane Ouattara, Chef de l'Etat installé par la communauté internationale,  et les forces de défense et de sécurité loyale au Président ivoirien Laurent Gbagbo, enlevé le 11 avril.

Ibrahim Coulibaly, dit  » IB « , qui avait échoué à renverser le Président Laurent Gbagbo en 2002, se dit le chef des éléments, baptisés « commando invisible »,  tient toujours de nombreux barrages dans le nord d'Abobo.

Depuis le renversement du Président Laurent Gbagbo par la France et l'ONUCI, les combattants d'Alassane Ouattara ont progressivement pris le contrôle du reste de la ville avec l'aide la la force Licorne et l'ONUCI, à l'exception de certains secteurs, en particulier le quartier de Yopougon (ouest).

 

Source: DIRECTSCOOP.NET

 

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 Déclaration n°005 du 20/04/2011- PPM/CSCI/EM/FDSI-CI relative à l'attaque des positions du Commando invisible à Abobo par le Commandant Morou Ouattara

 

Ce mercredi 20 avril 2011, à 17h20 mn des individus armés se sont dirigés vers Abobo avocatier et PK18 et ont ouvert le feu sans sommation sur tout ce qui bougeait. Nos services de renseignements avaient déja eu vent d'une éventuelle attaque de nos positions. Cette attaque d'éléments des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire de l'équipe du Commandant Ouattara Mourou était dirigée exceptionnellement par le colonel Ouattara Karim sur instruction de Guillaume Soro pour en découdre avec le Commando invisible et éliminer son Commandant en Chef , le Général de division Ibrahima Coulibaly. Nos troupes ne sont pas restées silencieuses face à ces attaques dirigées non seulement contre la population mais aussi contre nos positions. Le Colonel Baeur a pris ses responsabilités pour repousser ces malfrats et assassins de tout acabit. Les combats ont pris fin à 19h40; les troupes dirigées par Ouattara Karim ont été repoussées.

Face à cette attaque à un moment où le Général Ibrahima Coulibaly prône la paix, la réconciliation et l'unité nationale, les Forces de Défense et de Sécurité Impartiales de Côte d'Ivoire prennent à témoin l'opinion nationale et internationale de ces actes graves comprommettant sérieusement la mission du Président de la République de Côte d'Ivoire, M.Alassane Ouattara.

Abobo n'est pas Yopougon où les miliciens règnent en maîtres absolus défiant toute une armée. Les populations d'Abobo vivent dans la paix et la quiétude contrairement aux autres quartiers sous le contrôle des FRCI où le pillage, les vols, les viols et les assassinats sommaires sont le quotidien des populations. A défaut d'être reconnaissant à l'endroit du Commando invisible, il faut éviter à la Côte d'Ivoire davantage de pertes en vies humaines. Guillaume Soro et ses chefs de guerre veulent-ils compter les morts? Ou peut-être qu'ils ont besoin de sang humain pour adorer leurs fétiches. En tout état de cause, les Forces de Défense et de Sécurité Impartiales de Côte d'Ivoire mettent en garde ces individus qui rament à contre courant de la réconciliation nationale dont le plus grand intérêt est de voir le pays sombrer et prospérer dans la violence et la guerre pour continuer d'occuper la primature qui revient de plein droit au PDCI selon les accords passés entre ce parti et le RDR.

Nous comprenons par ailleurs que le discours de paix et de pardon prôné par le Général IB à sa récente conférence dérange Guillaume Soro qui se complaît dans une éternelle béligérance pour éloigner du père tous ses enfants et espérer être le seul bénéficiaire de l'héritage. Mais diantre! Quelle malédiction?

Tout compte fait, les Forces de Défense et de Sécurité Impartiales de Côte d'Ivoire réaffirment hic et nun qu'il n'y a pas de problème entre le Président Alassane Ouattara et le Général Ibrahima Coulibaly. Cela semble faire mal mais c'est cela la réalité.

Le Général Ibrahima Coulibaly invite ses frères d'armes à la retenue tout en les exhortant à beaucoup plus de responsabilité. C'est la Côte d'Ivoire qui y gagne.

Nous interpellons le colonel Ouattara Karim afin que cesse ce genre d'agissements qui ne sont que l'oeuvre de personnes en manque de publicité.

Enfin, nous mettons en garde tous ceux qui voudraient nous attaquer et les assurons de ce que la riposte sera à la hauteur de l'attaque.

Vive le Président OUATTARA!

Pour que vive la Côte d'Ivoire unie et fraternelle!



Fait à Abidjan, le 20 / 04/ 2011

Les Forces de Défense et de Sécurité Impartiales de Côte d'Ivoire
Le Porte Parole


Capitaine Aka Meyo

E-mail: info@fdsi-ci.org / contact@fdsi-ci.org
Tél: (00225) 67 36 34 10
(00225) 60 59 61 06

 

Source: ABIDJAN.NET

mercredi, 20 avril 2011

QUAND LA NOTION DE POPULATION CIVILE «CHANGE» SELON LE BON VOULOIR DE LA FRANCE ET DE LA COMMUNAUTE DITE INTERNATIONALE

 

 

Un char français de l'opération Licorne à Abidjan en Côte d'ivoire.

 

En Côte d'Ivoire comme en Libye, la France a justifié son intervention en disant vouloir protéger la population civile. Pour cela elle a usé de son réseau d'influence à l'« ONU » pour que cette organisation ponde des résolutions lui permettant d'attaquer ces pays. Cette raison tient-elle ou que se passe-t-il réellement sur le terrain ?


En Côte d'Ivoire, le président Gbagbo a fait face à une guérilla urbaine dans la commune d'Abobo qui se faisait appeler «Commando invisible». Ces rebelles d'un autre temps, venus du nord, attaquaient les « FDS » qu'ils égorgeaient et tuaient. Quand l'armée a commencé à se défendre, les chaines françaises, outils de propagande de la « françafrique » et de la « communauté dite internationale », ont crié sur tous les toits que le président Gbagbo s'attaquait aux « populations civiles ». Cela a suffi pour que le Secrétaire général de l'« ONU » ordonne de bombarder toutes les poudrières de notre armée afin d'éviter l'utilisation d'armes lourdes contre les civils.

En Libye, Kadhafi faisait aussi face à une rébellion lourdement armée et montée de toute pièce par les occidentaux utilisant des armes lourdes et des avions de chasse. Lorsqu'il a décidé de se défendre, il a été aussi accusé d'utiliser des armes lourdes contre les civils. Par le même schéma, une « résolution onusienne » a autorisé la France et les pays de l'« OTAN » à s'attaquer à ce pays souverain.

Aujourd'hui (mercredi 20 avril 2011 et même depuis hier mardi, ndlr), à Yopougon, pour déloger les « patriotes armés » qui refusent de se soumettre au pouvoir Ouattara, la « Licorne » et l'« ONUCI » bombardent la commune et les résidences à l'aide d'armes lourdes et d'hélicoptères (Nouveau Quartier, Toits-Rouges, Millionnaire, Selmer, Wassakara, Mossikro, Bel-air, pilonnés sans discernement, ndlr). Plusieurs maisons ont été détruites, des morts et des blessés sont signalés. Toute cette boucherie orchestrée par la France n'émeut personne. De même en Libye, les bombes de l'« OTAN » font plus de victimes parmi les populations civiles que parmi les forces de Kadhafi.

Quand Gbagbo utilisait les « FDS » pour mettre de l'ordre à Abidjan, cela voulait dire selon la « communauté dite internationale », qu'il s'en prenait aux « populations civiles », mais lorsque les « FRCI », l'« ONUCI » et la « Licorne » mettent de l'ordre à Yopougon avec des armes lourdes, cela veut dire, de la même « communauté dite internationale », qu'ils ne s'en prennent pas aux « populations civiles » (mais aux "miliciens de Gbagbo", ndlr). C'est à croire que la notion de « population civile » change selon le bon vouloir de la France car en Côte d'Ivoire comme en Libye, les bombardements de la France ont fait plus de victimes civiles que militaires.

 

Source: NERRATI.NET

L'HIVER COLONIAL

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Après une semaine de bombardements sur Abidjan et le massacre de milliers de civils, l'État français a capturé Laurent Gbagbo. L'objectif est immuable : contrôler ce pays pétrolier par l'imposition d'une pseudo-démocratie acquise à la spoliation de son riche sous-sol au profit de l'Occident. Se cachant derrière des Nations-Unies à la solde des USA, le shérif français a revalidé un vieux concept nord-américain : la démocratie s'impose de l'extérieur. A coups de trucages électoraux, de propagande médiatique et de missiles dernier cri ! Par ses crimes de guerre en Afrique, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l'Histoire. Comme une puissance coloniale névrosée qui s'accroche «à son rang», en écrasant dans le sang toute velléité d'indépendance...



Il y a presque un an, la Belgique et la France commémoraient le cinquantenaire des «indépendances» africaines. Le géant Congo-Kinshasa était officiellement à la fête chez les Belges ; 17 pays d'Afrique du Nord et de l'Ouest, chez les Français. En ce triste jubilé, l'omission politique des-vérités-qui-dérangent étaient bien sur de rigueur. Suivie des habituels mensonges servis au dessert : «Il y a en Afrique toutes les formes de gouvernement. La France n'a pas pour vocation de s'ingérer dans les affaires locales ; elle travaille avec les gouvernements reconnus (...) La relation entre la France et l'Afrique ne serait jamais banale, mais elle est en train de devenir normale»... Tenus en février dernier par l'ex-ministre UMP Jacques Toubon, ces propos confirment l'ampleur de la déconnexion du personnel politique françafricain. Des mots ubuesques émis tandis que la crise électorale ivoirienne battait son plein, que l'État français - lourdement impliqué dans la partition de ce pays d'Afrique de l'Ouest depuis 2002 - réaffirmait son soutien à Alassane Ouattara et que Sarkozy jouait, sur la scène européenne, le barde des sanctions économiques contre Laurent Gbagbo. En termes de «vocation à ne pas s'ingérer», on allait voir pire et beaucoup plus sanglant.

Cadrage médiatique mensonger

Après trois mois d'intox et d'omissions diverses martelées par les médias-aux-ordres, l'ennemi des espoirs démocratiques africains lançait ouvertement son pays dans une guerre contre la Côte d'Ivoire. Finies les ruses, manœuvres et cachotteries de couloirs : l'agent franco-américain Ouattara risquait de perdre la partie. Comme tous ses prédécesseurs dès qu'il s'agit d'Afrique, Sarkozy s'est également assis sur les prérogatives de son gouvernement et celles des députés de l'Assemblée Nationale.

Premier acte : réarmer et conseiller la rébellion du nord pro-Ouattara afin qu'elle attaque la capitale économique Abidjan. Objectif : renverser par les armes Laurent Gbagbo, président reconnu par le Conseil constitutionnel. La plus haute juridiction ivoirienne inlassablement dépeinte comme un «collectif sous influence» par quelques puissances «démocratiques» d'Occident, autoproclamées «Communauté internationale». Contrastant avec les médias menteurs payés pour minimiser ou absoudre le rôle colonial de la France, l'indépendant Canard enchaîné lâchait le 6 avril : «Selon plusieurs témoignages d'officiers supérieurs au «Canard», la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L'un d'eux, proche de l'Élysée, se félicite de 'notre efficacité dans l'organisation de la descente sur Abidjan'. Il est vrai qu'en moins de quatre jours les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre des services de renseignement, confie : 'On a fourni des conseils tactiques aux FRCI', mais aussi 'des munitions et des Famas' (fusils d'assaut)».

Deuxième acte : les forces française Licorne - dont l'une des spécialités est de tirer sur des civils désarmés - enchaînait avec le bombardement continu de sites stratégiques d'Abidjan dont la résidence présidentielle. A proximité de laquelle s'était rassemble un millier de civils. Bilan provisoire : plus de 2500 morts (civils et militaires) dans la seule nuit du 4 au 5 avril. Un chiffre qui n'est toujours pas mentionné, repris ou contesté par les médias français. Si «les combats font rage», il semble «surhumain» d'établir une estimation du nombre de victimes dues aux bombardements français... A cette nouvelle boucherie made in France s'ajoute celle de Duékoué, commise par la rébellion pro-Ouattara (réarmée par la France). Près d'un millier de victimes abattues ou découpées à la machette. Sans compter le nombre indéterminé de cadavres dans les zones occupées par les rebelles et la force Licorne ; le pillage des banques et du cacao ivoiriens par la force Licorne, etc.

Troisième acte : l'arrestation de Laurent et Simone Gbagbo. Les bombardements préalables ont permis de perforer le bunker présidentiel. Une trentaine de chars encerclent ensuite la résidence présidentielle pendant que trois hélicoptères assurent la couverture aérienne de l'opération. La garde présidentielle décide de se rendre. Les forces spéciales de Sarkozy défoncent le portail de la résidence, arrêtent Gbagbo et le livrent aux rebelles pro-Ouattara. Histoire de tenter d'accréditer une énième mascarade de «non-ingérence française»...

En s'éloignant des charlatans de «l'intervention humanitaire» et autres «protecteurs des populations civiles», une double question s'impose. Pourquoi cette agression coloniale et pour défendre quels intérêts ? Cette interrogation cruciale bénéficiera-t-elle enfin d'une saine confrontation d'arguments dans les médias occidentaux ?

Les démocrates à temps partiel

Suite à la proclamation des résultats électoraux définitifs par le Conseil constitutionnel ivoirien, le récit médiatique européen de la crise africaine a soulevé une débauche de «complexité». «Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale» est empêché d'exercer ses fonctions par le «président sortant Laurent Gbagbo qui s'accroche au pouvoir». Le «bon» démocrate du FMI contre le «mauvais» tyran d'Abidjan. Cette habituelle diabolisation justifiant l'impérialisme guerrier contredit le discours selon lequel la Côte d'Ivoire demeure un pays souverain et ses Institutions, légitimes. Tout le problème est là. Ajouté au péché originel de toutes les parties d'avoir entériné un processus électoral bancal sans désarmement préalable de la rébellion nordiste. Pour autant, même dans ces funestes conditions, les deux candidats à la présidence ivoirienne ne se sont pas soumis au suffrage d'une pseudo-communauté internationale, mais bien à celui des Ivoiriens et de leur Institutions...

Lorsque le Conseil constitutionnel n'a pas reconnu Alassane Ouattara comme président, en démocrate cohérent, le candidat malheureux devait se retirer. Son parrain Sarkozy, qui avait lui-même souligné le rôle décisif du Conseil constitutionnel, aurait du, en démocrate cohérent, reconnaître la victoire de Laurent Gbagbo. Enfin, l'ONUCI ne pouvait faillir à son devoir d'impartialité au bénéfice d'Alassane Ouattarra. Mais dès qu'il s'agit de contrôler les richesses de la Côte d'Ivoire, tout ce «beau monde» n'est plus démocrate et retrouve ses pulsions coloniales. Donnant libre cours aux coups tordus, à la propagande et à l'agression militaire d'un pays membre des Nations-Unies. Peu importe qu'en 2000, aux États-Unis, une crise électorale quasiment similaire a conduit la Cour suprême américaine à trancher en faveur de Georges W. Bush. Le candidat malheureux, Al Gore, comme le reste de la planète, se sont incliné. Par souci démocratique pour le premier et parce qu'aucun pays - encore moins l'ONU ! - n'envisagerait de s'ingérer dans les affaires intérieures de la première puissance militaire mondiale.

La crise ivoirienne et l'historique résistance de Laurent Gbagbo ont rendu limpide la détermination criminelle de ce colonialisme prédateur occidental en Afrique. Au-delà des discours et des fêtes hypocrites aux pseudo-indépendances, chacun a pu constater que les règles de souveraineté démocratique sont réservées aux seuls pays occidentaux, riches et surarmés. Et les USA d'Obama veillent au statut quo ! Avec le développement des bases militaires de l'Africom, tandis que les armées françaises se chargeront de bombarder les chefs d'États africains aux velléités d'indépendance.

Des évidences à ce point omniprésentes sur le net que deux médias traditionnels français, LCI et BFM, ont fini par interroger certains analystes et politiques contredisant l'étouffante propagande. Tel l'africaniste Michel Galy qui déclare sur LCI : «Alassane Ouattara est lié depuis 2002 à cette rébellion qui a pris les deux tiers pays et qui instaure un système de racket, de violences continues. Oui, il s'agit d'un régime de la terreur qui prouve, à mon sens, que les élections n'y sont pas valables». En soulignant l'incontestable fraude électorale massive commise au nord, Galy torpille la propagande médiatique décrivant un président injustement floué d'une «victoire démocratique» par un «dictateur qui s'accroche au pouvoir».

L'émancipation ou l'asservissement

Sur le «rôle ambigu de la France» dans l'arrestation de Laurent Gbagbo, l'ex-délégué à l'Afrique du PS, Guy Labertit tord aussi le cou aux complaisances journalistiques : «Il n'y a hélas aucune ambiguïté : ce sont les rafales des hélicoptères Licorne qui ont mis à mal le portail de la résidence et ce sont des chars français qui sont entrés dans la Résidence. Le général qui a remis son arme, en signe de réédition, l'a remis à un Français de la force Licorne. Donc, il n'y a aucune ambiguïté : ce sont bien les éléments de la Force Licorne qui sont allés chercher M. Gbagbo pour le remettre aux force de M. Ouattara».

Et le socialiste français d'offrir une lecture chronologique longtemps absente d'antenne concernant le «tyran» Gbagbo : «Depuis que M. Gbagbo a été élu en 2000, il n'a cessé d'être déstabilisé. Il faut savoir que ceux qui l'emportent aujourd'hui sont ceux qui ont organisé le coup d'État en 2002 et je crois que ceux qui ont pris les armes sont ceux qui ont eu besoin de la France pour aller chercher M. Gbagbo. J'ajoute que si Laurent Gbagbo n'a pas bougé depuis le mois de décembre, c'est parce que ces élections ont été truquées au nord (du pays) et il a raison de dire qu'il n'a pas perdu ces élections. Mais ça, c'est l'Histoire qui le montrera».

Hormis un éternel catalogue d'injonctions pénalisantes ou des bombes sur la gueule en cas d'opposition, que peut encore attendre l'Afrique des puissances occidentales (France, UE, USA et ONU) ? Après le hold-up électoral ivoirien; après ces milliers de civils bombardés et ces nettoyages ethniques encouragés; après l'humiliante arrestation des époux Gbagbo faisant le tour du monde. Images qui - pour tout africain indépendamment de ses convictions - présente d'horribles similitudes avec celles de l'arrestation de Patrice Lumumba au Congo, il y a un demi-siècle... Héritière peu repentante de la Traite négrière, actrice d'un interminable colonialisme, assumé ou masqué, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l'Histoire. Et poursuit avec morgue ses mystifications et ses massacres rentables afin de conserver la rente de pillage de son «pré carré».

Le retour «décomplexé» de l'impérialisme français, avec son maître nord-américain en embuscade, place les Ivoiriens et les populations d'Afrique face à un devoir de lucidité. Avec pour horizon, une seule alternative au regard de siècles d'Histoire. L'émancipation par tous les moyens nécessaires ou la perpétuation d'un asservissement modernisé ? Pour celles et ceux qui aspirent à l'accession d'une indépendance démocratique, garante d'un développement et d'une prospérité économiques, il n'y a plus 36 échappatoires ! Mais un seul chemin. Sur lequel se scande un mot d'ordre révolutionnaire forgé par le peuple tunisien : «Sarkozy, Obama, Ouattara, dégagez d'Afrique !».

 

Olivier Mukuna in michelcollon.info, le 12 avril 2011

Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby