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lundi, 14 mars 2011

LES RAISONS DE L'ECHEC DU PANEL DE L'UNION AFRICAINE: L'EMOTION L'A EMPORTE SUR LE FOND DU DOSSIER


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Rencontre de l'«Union africaine» sur la crise ivoirienne. L'on y attendait le dénouement du poker menteur ivoirien. Mais l'on en est plutôt sorti stoïque. Le consensus n'ayant pu être trouvé pour sortir définitivement la Côte d'Ivoire de l'ornière électorale, où elle s'est empêtrée depuis le 28 novembre 2010.


Mais à bien y voir de près le problème ivoirien remonte à bien longtemps, depuis que le socialiste Laurent Gbagbo a accédé en octobre 2000, à la Magistrature suprême. Le chef d'Etat ivoirien prône un rééquilibrage de la répartition des immenses richesses de son pays. L'appétit de la France insatisfaite se voit alors douché face à un Gbagbo « récalcitrant incommode et réfractaire » à la bonne boulimie hexagonale. On a battu en brèche les suggestions du plus pondéré du Groupe de Haut niveau des chefs d'Etat de l'« Union africaine », en l'occurrence le Mauritanien Ould Abdel Aziz. On a refusé de prêter une oreille attentive à la démarche constitutionnelle et donc légaliste du Sud-Africain Jacob Zuma. Que restait-il d'autre à part le Malawi dont la dette se voit « effacée » par la France corruptrice ? A quoi pouvait-on s'attendre du Burkinabé Blaise Compaoré fier de son statut de président à vie assuré par la France ? Le Tchadien Idriss Déby Itno qui doit une fière chandelle à la France qui lui a flanqué une rébellion de « surveillance », préfère ne pas prendre de risque. Le groupe de Haut niveau mis sur pied par le Conseil de paix et de sécurité de l'« Union africaine » souffre de trois péchés congénitaux.

Premièrement il est pris à son propre piège quand il dit que la solution doit être trouvée par « consensus » et ce n'est qu'à cette seule et unique condition qu'elle deviendra « contraignante à toutes les parties ivoiriennes ». Ce qui voudra dire que, tant qu'une des deux parties conteste la décision, il faudra attendre la saint glinglin. « Nous avons estimé que c'est une proposition inacceptable... Malheureusement, nous avons constaté que le panel de Haut niveau s'est contenté de reprendre ce que nous savons déjà. Le panel est dans l'incapacité de nous donner les arguments qui fondent cette décision (le choix d'Alassane Dramane Ouattara comme président élu de Côte d'Ivoire, ndlr) ». S'est braqué l'ancien Premier ministre ivoirien Pascal Affi N'Guessan qui représentait le président Gbagbo à ces rencontres. Le porte-parole du candidat Gbagbo à la dernière élection a donné le ton.

Deuxièmement, la couardise de certains de ses membres face au chantage de la France.

Dès le départ, le panel a été noyauté par la France consciente de la faiblesse de la majorité de sa composante. Là où l'idéal voudrait en vue de s'assurer une majorité soviétique, qu'elle s'aliène l'Afrique du Sud de Jacob Zuma, la Mauritanie d'Ould Abdel Aziz et narguer le continent noir. La France pourra se contenter d'une majorité relative constituée du Burkina Faso, du Tchad et du Malawi. Mais ce n'est qu'un round de joué. Il faudra attendre. Car, la « contrainte » passe forcément par le « consensus » qu'il faudra nécessairement trouver entre le candidat de « La majorité présidentielle (Lmp) » et celui du « Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) ».

Troisième couac et c'est là où la tâche devient âpre. L'« Union africaine » a fermé les yeux sur les résultats de ses propres missions en Côte d'Ivoire. Ni le chef de délégation de la mission d'observation du second tour de l'élection présidentielle l'ancien premier ministre Joseph Koku Koffigo, ni l'émissaire de l'« Union africaine » l'ancien président sud africain Thabo Mbeki, ni le Groupe des experts, encore moins le Groupe de grands niveau constitué de chefs d'Etat ; tout ce bataclan financé à grands frais pour des missions onéreuses en Côte d'Ivoire n'a été pris en compte, à entendre Affi N'Guessan. On a carrément botté en touche les considérations légalistes pour des considérations d'ordre émotionnel. Vous voulez une issue heureuse à la crise ivoirienne ? Veuillez passez demain !



Lire, ci-dessous, le « communiqué du Conseil de paix et de sécurité » de l'« Union africaine » sur la résolution de la crise ivoirienne postélectorale du 28 décembre 2010 :

>> COMMUNIQUÉ DE LA 265ème REUNION DU CONSEIL DE PAIX ET DE SÉCURITÉ DE L'UNION AFRICAINE DU 10 MARS 2011.

 


Source : NERRATI.NET

jeudi, 10 mars 2011

ADDIS-ABEBA: LA QUESTION DE PRINCIPE D'AFFI N'GUESSAN QUI COULE LE PANEL


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Il est 14 heures à Addis-Abeba lorsque le panel des 5 Chefs d'Etats reçoit le candidat perdant aux élections en Côte d'Ivoire, Alassane Dramane Ouattara (ADO).
Après une heure d'échanges à huis clos, ADO sort et laisse la place à la délégation du Chef de l'Etat réélu, Laurent Gbagbo, conduite par l'ex-premier Ministre Pascal AFFI N'Guessan, Président du Front Populaire Ivoirien.

Pendant une heure 15 minutes, la délégation de la majorité présidentielle va discuter avec les Chefs d'Etats sur la décision finale qu'ils ont cru bon de leur communiquer. Pêle-mêle, le panel suggère que c'est ADO qui a gagné les élections en Côte d'Ivoire et qu'il doit prêter serment devant le Conseil Constitutionnel ivoirien présidé par Paul Yao N'DRE. Ensuite, le panel et le Président Ouattara nommeront un Premier Ministre de consensus à la tête du gouvernement ivoirien. Des séries d'amnisties seront prises pour les forces de défense et de sécurité et les membres du gouvernement. En retour, l'UA et la Communauté Internationale accompagneront la Côte d'Ivoire dans le processus de reconstruction.

Face à ces inepties débitées avec gêne par le panel, le Chef de la délégation du Président Laurent Gbagbo a fait part sur un ton ferme et en des mots très durs, de l'irresponsabilité et le manque de courage du panel et, juger que les experts de l'Union Africaine n'ont pas fait leur travail lors de leur mission en Côte d'Ivoire puisqu'ils ont refusé de voir les résultats des élections : « Choï a induit en erreur le monde entier et vous en êtes tous conscients. Il n'y a pas de honte à reconnaître cette erreur et à délivrer le peuple ivoirien ».

Après avoir exprimé le risque que prend le panel en suggérant une victoire hypothétique d'ADO, le Chef de la délégation du Président élu, AFFI a posé une question de principe qui a dérouté les membres du panel : « Sur quelles bases et quelles sont les motivations qui, selon vous, justifieraient la victoire d'Alassane Dramane Ouattara? ».

Silence de mort autour de la table. C'est alors que Jacob Zuma, Président d'Afrique du Sud prend la parole pour enfoncer le clou en trouvant que la question du Président AFFI N'Guessan mérite une réponse du panel.

Après plusieurs hésitations, le Président Mauritanien et Président du panel, dit en balbutiant qu'ils ne donneront les motivations de la victoire d'ADO que devant le Conseil de paix et de Sécurité qui devrait normalement se réunir dans les heures qui suivent.
La délégation du Président Laurent Gbagbo a donc quitté la salle, dans l'attente de la réunion du CPS à laquelle elle a d'ailleurs été conviée.

Au micro de l'AFP, AFFI a fait cette déclaration qui traduit l'ambiance lourde de la rencontre avec le panel : « Nous avons estimé que cette proposition du panel est inacceptable. Malheureusement, nous avons constaté que le panel de haut niveau s'est contenté de reprendre ce que nous savons déjà. Le panel est dans l'incapacité de nous donner les arguments qui fondent cette décision. Ils continuent la fuite en avant. Tout le monde s'appuie sur l'annonce du haut-représentant de l'ONU (en Côte d'Ivoire, Young-Jin Choï). Si cette initiative ne débouche pas sur des propositions pertinentes et irréfutables, suffisamment convaincantes, nous craignons que l'UA contribue en quelque sorte à parachever le coup d'Etat entamé en 2002, et qui s'est mué en tentative de coup d'Etat électoral à travers les dernières élections présidentielles ».

En fait de résolution de la crise ivoirienne par l'UA, c'est à une copie conforme de l'accord de Linas-Marcoussis que l'UA veut s'adonner.


Source: Coordination des Communicateurs Bénévoles

jeudi, 03 mars 2011

ZUMA SUR CNN: «C'EST GBAGBO QUI A GAGNE»

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Sommet du G8 et G20 - Le Président Jacob Zuma invité spécial de la France : Sarkozy sort le grand jeu... et prêche dans le désert sud-africain.


Tout homme a un prix, disait le premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny. Quel prix mettra la France pour s'offrir l'alliance du président sud-africain Jacob Zuma dans la guerre déclarée à la Côte d'Ivoire du président Laurent Gbagbo. Quand le goût du champagne vire à celui de l'huile de ricin...

La visite les mardi 1er et mercredi 2 mars 2011, du président sud-africain offre une belle vitrine aux officiels français de s'offrir le joyau Zuma. Invité spécial, escorte de la garde républicaine à cheval, tapis rouge, sans compter le dîner sous les lambris dorés de l'Elysée payé rubis sur l'ongle. La France de Nicolas Sarkozy qui préside le G8 et le G20 fait feu de tout bois, pour faire de l'Afrique du Sud un allié d'un privilège absolu sur le continent noir. Objectif primordial, acculer Laurent Gbagbo et l'isoler du dirigeant sud-africain que la France considère comme le dernier verrou à sauter pour espérer fondre sur la proie. Première puissance économique du continent africain et nouveau membre des influents Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), le groupe informel des grands émergents, l'Afrique du Sud fait l'objet depuis des mois d'une cour assidue du président français depuis trois ans.

La première fois où la France contait fleurette au pays arc-en-ciel, remonte en 2008. 2010 était véritablement l'année où l'Afrique du Sud bénéficiait d'un traitement de faveur tout particulier, à faire pâlir de jalousie le tigre qui ignore sa ''tigritude'', le Nigeria, l'autre grand d'Afrique.

C'est un menu varié qui attend les deux chefs d'Etat sud-africain et français. Pêle-mêle, l'on évoque les sujets du G8 et G20, en passant par le tsunami politique dans le Maghreb arabe, le sempiternel Soudan, l'intermittent Madagascar, pays qui intéresse les deux hôtes et, comme on peut l'imaginer, l'incontournable Côte d'Ivoire où Laurent Gbagbo vainqueur de la dernière élection présidentielle n'est pas la préférence de Nicolas Sarkozy qui lui, aimerait bien voir son ami Alassane Dramane Ouattara expérimenter le pouvoir ivoirien. Le problème n'est pas si facile que la France le croit. Elle qui devra débuter cette rencontre par ménager les susceptibilités côté dirigeants sud-africains qui à leur tour, devraient également ménager Laurent Gbagbo « d'accepter de donner le pouvoir à Alassane Ouattara ».
Le menu bilatéral du séjour du président Jacob Zuma s'annonce également copieux. «Un de ses objectifs majeurs est de renforcer le commerce et les investissements avec la France», souligne-t-on à Pretoria. Sixième fournisseur de l'Afrique du Sud, la France n'en est que le 19e client à l'exportation.

Entre autres sujets, l'offre de service française en matière de d'énergie nucléaire. Déjà fournisseur de son unique centrale de Koeberg, Areva a proposé en 2008 de fournir à Pretoria, qui souffre d'un déficit chronique d'électricité, deux réacteurs de nouvelle génération Epr. «L'Afrique du Sud est en pleine révision de sa politique énergétique, il n'y aura donc pas de décision sur ce dossier», note-t-on toutefois à Paris. Entre autres accords, les deux pays signeront un nouveau document cadre de partenariat qui prévoit près d'un milliard d'euros de financements de la part de l'Agence française de développement (Afd). A indiqué l'Agence France presse (Afp). Est-ce le prix à payer pour ramollir les ardeurs ? Rien n'est moins sûr. Pour autant qu'on le sache, l'Afrique du Sud a déjà fait savoir ce qu'elle entend des pays occidentaux, relativement aux affaires intérieures à l'Afrique. « Tandis que nous respectons les vues de nos amis en dehors du continent, nous aimerions qu'ils sachent que les Africains souhaiteraient plutôt avoir l'opportunité de gérer les problèmes africains, soutenus par les amis en dehors du continent, mais pour l'essentiel la solution doit venir des dirigeants africains eux-mêmes ». Relate un communiqué du ministère des Affaires étrangères d'Afrique du Sud avant la rencontre avortée du panel des cinq chefs d'Etat mis en place par l'Union africaine et qui devrait se réunir, le 28 février 2011, à Nouakchott en Mauritanie. Le report à 4 mars de cette réunion est pour des raisons évidentes de « calendrier trop chargé » de l'un des chefs d'Etat membre dudit panel.

Jacob Zuma en l'occurrence dont « la visite de travail » en France est porteuse de beaucoup d'espoir pour le président Blaise Compaoré du Burkina Faso et Victor Gbého président en exercice de la commission de la Cedeao qui soutiennent Ouattara. En effet, Alassane Dramane Ouattara espère en tirer suffisamment de dividendes après sa bourde d'Abidjan (il a ''vigoureusement'' refusé de rencontrer Zuma). Une erreur politique que le candidat malheureux du Rdr a vainement tenté de rattraper en recevant finalement le chef d'Etat sud-africain mais sous les huées de ses partisans convoyés jusqu'au Golf Hôtel pour les besoins de la cause. Dans la délégation sud-africaine qui a effectué le voyage d'Abidjan, l'on prend cela comme un os de travers qui va être difficile à avaler dans les relations futures, si bien entendu les intérêts de l'Afrique du Sud et de la France avaient pour centre de gravité Alassane Dramane Ouattara. La France s'en était prise vertement à Ouattara selon une confidence diplomatique, et le tir rectifié malgré «quelques huées pas si graves» pour un président d'un pays comme l'Afrique du Sud qui en a vécu des vertes et des pas mûrs du temps de l'apartheid.

L'Afrique du Sud de son côté avait fait l'effort d'ignorer la sortie de route d'Alassane Ouattara. Ce pays avait estimé dans un communiqué ultra rassurant que «la position de l'Afrique du Sud n'a pas changé, nous n'avons pas de favoris (dans la crise ivoirienne entre Gbagbo et Ouattara)».

Mais le contexte a désormais évolué. Un des braves en l'occurrence Alassane Dramane Ouattara semble essoufflé, diminué et son image plutôt ternie par les massacres que ses mercenaires provoquent dans les rues d'Abidjan. «Si les gens de Ouattara et de Gbagbo disent maintenant ensemble qu'ils ont besoin d'aide pour sortir de cette crise politique, je pense plus avisé de se concentrer sur cet aspect et de les aider à s'en sortir» expliquait, le 17 février Maite Nkoane-Mashabane ministre sud africain des Affaires étrangères. «Ce sont eux qui ont dit qu'ils ne voulaient pas discuter à nouveau des élections ; ils veulent aller de l'avant parce qu'ils réalisent qu'il y avait des anomalies au sujet des élections», accuse encore le chef de la diplomatie sud-africaine. Mais en Côte d'Ivoire quand on crie à hue et à dia, il faut chercher à situer les responsabilités. Qui d'autre qu'Alassane Dramane Ouattara avait réfuté une "autre" mission de l'Union africaine, la traitant de «mission de la dernière chance» ? En effet, alors que le président Laurent Gbagbo continue d'appeler à explorer toutes les voies possibles pour faire «éclater la vérité», Guillaume Soro nommé Premier ministre par Alassane Ouattara appelait les Ivoiriens à une révolution orange et «à ne pas confier leur destin à l'Union africaine. Les Ivoiriens aiment trop qu'on vienne les aider de l'extérieur, c'est à nous de prendre notre destin en main pour chasser Gbagbo du pouvoir».

L'opération «dompter Zuma» devient d'autant plus difficile et délicate pour le président français Nicolas Sarkozy, dans la mesure où, tant en Côte d'Ivoire qu'au Conseil de sécurité à New York, les hommes chargés de «faire le travail» perdent de plus en plus en crédibilité. Pendant que l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) s'empêtre dans des forfaitures et par conséquent est déclarée persona non grata dans ce pays pour avoir pris fait et cause pour les rebelles ivoiriens, le Secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon et son représentant Youn-Ji Choï son mis au banc des accusés. 1er mars, des diplomates africains se confiant à TWN-New York mettent à nu les incongruités des compatriotes coréens. Sans preuve, l'accusation de «vente d'armes par la Belarusse à la Côte d'Ivoire» est venue envenimer les choses. Au point où la méticuleuse Mme Inga-Britt Ahlenius ex-Haut fonctionnaire à l'Office des services de contrôles internes (Bsci) s'interrogeait comment «un tel homme (Ban Ki-moon, ndlr) a-t-il pu se retrouver à la tête de cette prestigieuse institution pour la tâche la plus importante du monde». Pour cet autre diplomate, «l'élection de Ban Ki-moon a été voulu par les super puissances parce qu'elles le savaient malléable à la tête de ce machin qui puisse aider à diriger le monde à leur gré». Dans un tel contexte si précaire, la France peut-elle véritablement compter sur un revirement spectaculaire de situation pendant qu'un vent d'agacement souffle sur la maison de verre de New York ? Pas si sûr. De fait, le président sud-africain Jacob Zuma pour lequel toutes les dispositions ont été prises pour lui garantir une visite de travail dans le farniente et le lucre, vient de faire un pied de nez qui risque de tout chambouler dans le protocole et au-delà, de donner un goût d'huile de ricin aux champagnes que l'on s'apprêtait à sabrer au Palais de l'Elysée en son honneur. Selon M. Alain Toussaint, Conseiller spécial du président Laurent Gbagbo, le président sud-africain aurait confié sur la chaîne américaine Cnn qu' «en Côte d'Ivoire, il n'y a pas eu d'élection. Les rebelles n'ont pas déposé les armes (...) des citoyens ont été empêchés de voter (...) Si ce qui s'est passé, vous appelez cela une élection, alors c'est Laurent Gbagbo qui a gagné (...)». Une déclaration qui vient couper l'herbe sous les pieds de Nicolas Sarkozy et qui pourrait le désarmer dans toute initiative d'évoquer d'éventuels dossiers politiques en rapport avec l'Afrique et plus précisément avec la Côte d'Ivoire.



Simplice Allard
al08062317@yahoo.fr


Source: LE TEMPS

samedi, 26 février 2011

COTE D'IVOIRE - LE PANEL DE L'UNION AFRICAINE PROPOSE DE REVENIR AUX ACCORDS JAMAIS RESPECTES DE OUAGADOUGOU

 

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Alassane Ouattara, mis K.-O. par Jacob Zuma et le panel de l'UA


28 novembre 2010 au soir. Second tour de la présidentielle ivoirienne. Au regard du taux de participation, de près de 10 points inférieur à celui, remarquable, du premier tour, les plus chevronnés observateurs l'annoncent : Laurent Gbagbo ne peut pas perdre. Avec les plus de 80% de participation du premier tour, Alassane Ouattara pouvait espérer le battre, à condition de bénéficier des reports pleins et entiers des suffrages recueillis par le troisième candidat, l'ancien président Henri Konan Bédié. Avec les à peine 70% annoncés tout à la fois par Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale (soi disant) indépendante (et en fait ouattariste) et par France 24, la messe était dite et ADO cuit... Une large part des partisans de Bédié avaient préféré ne pas aller voter, incapables, contrairement à leur candidat, de se résoudre à élire Ouattara - fut-ce pour battre Gbagbo. C'est là que le putsch médiatico-politique a débuté vraiment... D'un peu partout fusèrent des mails, sms et bientôt même des tweets. Qui tous, au contraire, annonçaient un irréel et irréaliste score de près de 55% en faveur de... Ouattara ! La CEI se mit au boulot. Les (ultra minoritaires) favorables à Gbagbo en son sein dénoncèrent rapidement des fraudes massives, des registres électoraux falsifiés, des signatures absentes ou contrefaites... des bureaux de vote où Gbagbo ne recueillait pas un suffrage, alors même que ses représentants étaient présents, puisque leurs "signatures" apparaissaient... d'autres où le nombre de suffrages exprimés (bêtise, mépris et suffisance des tricheurs) est supérieur à celui des inscrits... bref, une pantalonnade électorale. Réalisée d'autant plus facilement que le Centre et le Nord du pays, sous contrôle rebelle, n'ont jamais été démilitarisés. Bravo l'ONU. Avec ses deux pantins, Ban Ki Moon le controversé et Choi la Muppet. R esponsables du non désarmement des rebelles de Guillaume Soro, financés depuis septembre 2002 par ADO et soutenus quasi officiellement par la France, via le Burkina Faso de Blaise Compaoré.

La CEI, incapable de "consolider sur la base du consensus" des résultats faussés, il fut essayé de proclamer illégalement des résultats bidon, donnant ADO vainqueur. L'image de cette feuille mensongère arrachée des mains d'un escroc électoral fit le tour des médias occidentaux (et donc africains, déplorons leur suivisme confinant à l'aliénation). Image, comme le scrutin, détournée de son sens... Infoutue donc de produire des résultats fiables dans son temps de compétence, la CEI devait techniquement céder la place au Conseil constitutionnel. (Ce qu'elle finira par faire, d'ailleurs, au regard du strict respect des institutions ivoiriennes et des accords de Ouagadougou, qui jamais n'ont mis aucune autorité au-dessus des institutions nationales). Mais sous les pressions conjuguées des ambassadeurs français et américain, Bakayoko fut "extrait" de la CEI. Pour aller annoncer, Choi l'a avoué, les frauduleux résultats à l'ONUCI. Muppet Choi refusa. Il veut bien certifier les conditions de vote calamiteuses, les bourrages d'urnes et les violences. Mais pas assumer l'annonce. On opta pour l'Hôtel du Golf. (Il faut avoir entendu Bakayoko, des semaines plus tard, sur la coopé-loniale RFI, oser prétendre qu'il ignorait que le dit hôtel était le QG de Ouattara !).
La suite, chacun la connaît : le Conseil constitutionnel ivoirien a annulé des votes - comme la CEI l'avait fait avec les suffrages de la diaspora ivoirienne en France. Et proclamé Laurent Gbagbo vainqueur des élections et nouveau président de la république de Côte d'Ivoire. Un Conseil constitutionnel dont aura été mise en doute une légitimité sous la protection de laquelle pourtant et Sarkozy, le 2 décembre, puis Ouattara, le 4, auront tenté de se placer.

Depuis, Ouattara, "reconnu" jusque sur Mars mais incapable de soulever un mouvement populaire, est le pauvre président du peuple, héroïque et spolié de sa victoire par le dictateur Gbagbo, avec ses bras longs et bolloréens, ses mains pleines de doigts patriotes ensanglantés ! L'hollywoodien film était en marche. Sarkozy, bien avant Alliot-Marie, Fillon et le monokineur Boris Boillon, mettait la diplomatie et la politique étrangère française sur le trottoir. Comme Chirac, refusant d'honorer en 2002 des accords de coopération militaire, lorsque la meurtrière rébellion s'élança, sous prétexte de ne pas défendre Gbagbo, déjà.

Les missions de conciliation de l'Union africaine ou les menaces de la Cédéao, toutes, ont fini par achopper sur une réalité : Ouattara a triché... et par conséquent, suite à l'élimination, régulière, logique et morale du tricheur : Laurent Gbagbo a gagné. Comment l'avouer sans se dédire ? Même les médias ne savent pas faire ça. Depuis mi janvier et les premières révélations du forfait, chacun l'a compris, la question est moins de savoir comment déloger le légitime vainqueur Gbagbo, que de réussir à soustraire le perdant grugeur Ouattara. Le moins indignement et le moins violemment possible. Comment épargner ses soutiens et souteneurs notoirement impliqués. De Sarkozy à Soros, avec son avion "prêté" à ADO et les officieux et subventionnés services de Human rights watch, ses communiqués aussi invérifiés qu'invérifiables sur des charniers aussi inexistants que nécessairement gbagbistes. En passant par les lobbyistes d'Avaaz et les spéculateurs de cacao d'Amarajo. Faure Gnassingbé, président togolaid dynastique aussi illégitime qu'Ali Bongo. Et Wade, bientôt centenaire. Le remplaçant, le joker nigerian Goodluck Jonathan. Blaise Compaoré, là depuis 23 ans... Comment retenir le violent Soro, l'éternel rebelle qui a compris lui que Ouattara était rincé. Mais qui doit des comptes à ses hommes, ses chefs rebelles régnant sur le Nord et le Centre depuis 2002 au prix de 10 000 morts (jamais dénoncés par "la communauté internationale" ou les ONG).
Au final, les yeux baissés ou avec soulagement, les deux parties ont accepté de s'en remettre à l'Union africaine. Un panel de présidents africains a été désigné lors du sommet d'Addis Abeba. Sarkozy réussira à y imposer le soldat français Compaoré, pourtant plus que partie prenante et partial. Par trouille de l'influence et du poids de l'Afrique du Sud de Zuma, également sollicitée. Et bien moins mauviette que celle de Thabo Mbeki. Preuves par l'absurde que l'atmosphère a changé : presque plus du tout de sujets sur la Côte d'Ivoire à la télé française... loin de la curée raciste des semaines folles de décembre. Loin de la désormais embarrassante Côte d'Ivoire.

La semaine dernière, le pitre sanguinaire Soro lança sa "révolution tunisienne de Côte" d'Ivoire (ou égyptienne, tant il serait en peine de les distinguer). Elle devait démarrer d'Abidjan à partir du 21 février. Entre amateurisme et décadence. Aussi aveuglé que Ben Ali ou Moubarak. Refusant de voir que même dans une localité comme San Pedro, pourtant dirigée par un ouattariste, plus personne pour "les rebelles" ne se lèvera... Soro se ravise et décide que sa révolution finalement démarrera à Bouaké. "Fief rebelle". Ou ville martyre. Et le 19 plutôt que le 21. Soro "le séquestré", qui, depuis des semaines, butine et lutine les primatures et présidences africaines (au point de se faire éconduire par Zuma qui refusera de le recevoir !). En quête de soutiens à ramener à la Ruche du Golf Hôtel reconnue par l'ONU. Soro arrive le jour dit à Bouaké. Mais tout seul : le public n'est pas venu. Le voilà obligé de transformer le fiasco en une rencontre, sûrement prévue de longue date, avec des chefs coutumiers et religieux...
Le 21 février, toujours dans l'indifférence médiatique, le panel arrive à Abidjan. Enfin, presque. Les jeunes patriotes ivoiriens dévoués au ministre Charles Blé Goudé, en manifestant à l'aéroport contre sa venue, ont réussi à faire renoncer le Mobutu de Thomas Sankara, Blaise Compaoré. Laurent Gbagbo a reçu le panel. S'est expliqué. A présenté les pièces du dossier omises ou occultées par Choi. Alassane Ouattara, ultime chochotterie, a d'abord refusé de rencontrer Zuma. Sous prétexte de l'absence de Compaoré. (Rires). Le reste du panel, le Mauritanien Ould Abdel Aziz, le Tchadien Idriss Déby et le Tanzanien Jakaya Kikwete, a été ferme : avec Zuma ou rien. De cela non plus, la presse occidentale ne se fit pas l'écho. Puis Ouattara a cédé. Au même moment, l'opportune Amnesty International publie elle un communiqué qui dénonce les violations des droits de l'homme des deux camps. Quelle pondération soudaine ! Jusque-là, qui aurait osé admettre que, bien que peu nombreux, les partisans à mains nues de M.Ouattara étaient singulièrement dotés en armes à feu lourdes et légères ?

Zuma prévint qu'il ne voulait pas voir de "rebelles" aux abords du Golf quand il y serait. (Est-ce pour ça que Soro est parti ?). Quelques dizaines de jeunes ouattaristes en retard d'une conspuation l'accueillirent en l'injuriant. Derniers râles. À l'intérieur, c'est lui qui donne le la. Le pauvre Alassane, le regard vidé, décomposé, hagard, débite un texte aussi insignifiant et pleurnicheur que ses rares interventions télé. Au bout de 3 minutes, il commence à mentir, à prétendre qu'il a gagné les élections, que les mini émeutes que certains de ses partisans essaient de faire démarrer, depuis deux jours, en espérant les voir dégénérer assez pour justifier une intervention franco-onusienne, sont en fait des manifestations pacifiques de bienvenue au panel ! Et que c'est le camp Gbagbo qui en a fait des bains de sang... Sauf que Zuma l'arrête. "Stop, stop, stop..." Il vient de se faire insulter par les jeunes ouattaristes, il connaît leur pacifisme. Toujours poli, il se contente d'exhorter Ouattara à entrer dans la discussion et les photographes à sortir.

À l'heure où nous publions ces lignes, le panel ne s'est toujours pas officiellement prononcé, quand aux propositions "contraignantes pour les deux parties" qu'il doit formuler. Ce qui n'empêche pas l'AFP et ses relais depuis hier après midi de spéculer sur un éventuel partage de pouvoir... ou un pouvoir tournant sur deux ans... Ultime manière de minorer et déconsidérer le cinglant désavoeu. Un des conseillers de Laurent Gbagbo (et il vaut bien après tout l'AFP et ses mensonges répétés en qualité de source), Alain Toussaint, a depuis hier soir, après le départ de Jacob Zuma, affiché sur facebook un statut aussi serein que vraisemblable, si l'on en juge la débandade et le black out français : "Jacob Zuma et les Chefs d'Etat du panel de l'UA opposés au partage du pouvoir. Propositions : Laurent Gbagbo demeure à son poste de Président de la République jusqu'à l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle. Préalables : désarmement effectif des rebelles et des milices, révision et nettoyage du fichier électoral, redéploiement de l'Administration sur toute l'étendue du territoire national." C'est à dire, en somme, un retour aux accords de Ouagadougou jamais respectés...

De sources dignes de foi et proches du dossier, en provenance d'Afrique du Sud et de Guinée Équatoriale, dont le président Obiang Nguema dirige actuellement l'Union africaine, on serait bel et bien sur cette ligne-là.


Dessin: Fabien Hulot - Texte: G.P


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

jeudi, 24 février 2011

ZUMA DECOUVRE LE VRAI VISAGE D'ADO ET DU RHDP

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A l'approche du verdict du panel, les pro-Ouattara paniquent et s'en prennent à Zuma.


Quelques partisans de l'opposant Alassane ouattara s'en sont pris mardi au Président sud-africain, Jacob Zuma, à l'arrivée du Panel des chefs d'État à l'Hôtel du Golf venu rencontrer leur leader. Ces jeunes surexcités reprochent à l'Afrique du Sud, sa « neutralité » dans la crise ivoirienne et accuse le Président Zuma d'être « pro-Gbagbo ».

Une unité, partie en reconnaissance lundi à l'Hôtel du Golf, QG de l'opposant Ouattara, avait été refoulée par le camp Ouattara. Prétextant l'absence du Président burkinabé, Alassane ouattara avait refusé, avant de se rétracter plus tard, de rencontrer les panélistes avec Zuma.

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Selon un officiel sud-africain, les propositions du panel tourneraient autour d'un « partage du pouvoir » ou d'une « reprise des élections ». Des propositions qui semble-t-il ne rencontreront pas l'assentiment du camp Ouattara qui refuse d'accepter sa défaite aux présidentielles de novembre 2010, constatée par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction de donner les résultats définitifs de la présidentielle.
« Si nous disons non on ne nous blâmera pas pour cela, d'autant que le panel a pour mission de travailler dans le cadre d'une feuille de route du conseil de paix et surtout reconnaissant la victoire du président Ouattara», a estimé un proche de Ouattara.

Le Conseil Constitutionnel a proclamé Laurent gbagbo élu avec 51,45% des suffrages. Le juge se fondant sur des cas de fraudes massives avérées et d'exactions commises sur les populations, notamment sur les partisans du Président Gbagbo, dans plusieurs zones du nord, a annulé certains votes.


Source: IVOIREVOX.COM

 

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Jacob Zuma et les Chefs d'Etat du panel de l'UA opposés au partage du pouvoir. Propositions : Laurent Gbagbo demeure à son poste de Président de la République jusqu'à l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle. Préalables : désarmement effectif des rebelles et des milices, révision et nettoyage du fichier électoral, redéploiement de l'Administration sur toute l'étendue du territoire national.

dimanche, 20 février 2011

COTE D'IVOIRE: L'AFRIQUE DU SUD SE DEMARQUE OFFICIELLEMENT DE LA POSITION DE L'UA


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« L'Afrique du Sud remet officiellement en cause la reconnaissance d'ADO. Ce qui veut dire que le panel ne va pas conforter la République du Golf. Soro le savait, d'où le changement de stratégie et une forme d'empressement » (Théo).


La position sud-africaine a officiellement changé et se démarque maintenant de la position initiale de l'UA qui reconnaissait Ouattara comme le vainqueur des élections.

Le président Zuma se rend dimanche en Mauritanie, puis lundi à Abidjan avec les autres membres du panel envoyé par l'UA. La ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud dit avoir maintenant une position "neutre" concernant la crise postélectorale ivoirienne (par opposition aux positions de l'ONU et de la Cedeao).

"Nkoane-Mashabane [la ministre] a dit que l'information initiale reçue par l'Union Africaine lui a fait endosser la victoire de Ouattara, mais l'institution panafricaine a la "prérogative" de revoir ses décisions à une date ultérieure." Elle qualifie l'élection de "non-concluante", "imparfaite".


 

Source : RESISTANCES AKWEDO

jeudi, 17 février 2011

COTE D'IVOIRE: LA VERITE SUR LE NAVIRE DE GUERRE SUD-AFRICAIN AU LARGE D'ABIDJAN

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Frégate de l'armée sud-africaine mouillant au large des côtes ivoiriennes, le 15 février 2011.


La présence d'un navire de guerre sud-africain qui mouille actuellement au large d'Abidjan, fait couler beaucoup d'encre. La « CEDEAO », poussée dans le dos par la France, y voit un acte capable de compromettre les travaux de l'Equipe d'Experts et même celui du panel des Chefs d'Etat membres du panel commis pour trouver une sortie honorable à la crise ivoirienne. Pour cela, elle ne manque pas d'interpeler le Président Jacob Zuma chaque fois qu'elle en a l'occasion.

 

Alors que la « CEDEAO » ne dit rien en ce qui concerne les navires de guerre français et hollandais stationnés dans les eaux ivoiriennes, elle trouve à redire quand il s'agit du navire sud-africain. Pourquoi ? Des informations en notre possession permettent de percer le mystère de la fébrilité de la France et de ses suiveurs.

La France a positionné ces navires, pour, dit-elle, apporter un soutien logistique aussi bien à ses troupes staionnées au « 43è BiMa » qu'à ceux de l'« ONUCI ». Soit. Mais depuis que des mesures restrictives ont été prises par la « communauté internationale » pour étrangler financièrement et économiquement la Côte d'Ivoire, elle leur a assigné une nouvelle feuille de route.

Repousser tous les navires commerciaux à destination du port d'Abidjan. Telle est la nouvelle mission de ces navires militaires qui ont mis quelque peu en veilleuse leurs objectifs militaires. Parmi les bâteaux repoussés, des pétroliers et des butaniers ravitaillant respectivement les dépôts de « Total Elf » et « Shell » au Port d'Abidjan. La conséquence de ce blocus, on l'imagine aisément, est le tarrissement du dépôt à gaz butane qui conduit petit à petit à une rarefaction du gaz domestique dans les foyers abidjanais.

C'est cette nouvelle donne que les autorités sud-africaines trouvent suspect autant qu'ils en déplorent l'ensemble des effets collatéraux. Pour l'administration Zuma, il est injuste que la Côte d'Ivoire ploie sous la charge de sanctions diverses au moment où le monde entier est à son chevet. D'où l'envoi du navire de guerre en question dont le rôle est de vérifier la réalité des faits qui ont cours sur les eaux ivoiriennes, rendre compte à son pays en attendant la conduite à tenir.

Ce n'est pas tout. Parallèlement aux renseignements fournis au Président Zuma par la « CEDEAO » et l'« UA », l'administration sud-africaine a mis en branle ses renseignements politique et militaire à l'effet de confrontation de données. Qui leur permettront de se faire une idée autre que celle relayée par les fauteurs de trouble. Ce travail s'est accentué depuis bientôt 7 jours avec l'entrée en scène véritable du renseignement militaire.

Leçon : l'Afrique du Sud veut se donner les moyens de ne pas prendre une décision injuste qu'elle aura à payer toute sa vie. C'est uniquement cela et non un soutien massif à Gbagbo comme la « CEDEAO » tend à le faire croire.


 

Source : NERRATI.NET

jeudi, 03 février 2011

PANEL DES CHEFS D'ETAT : L'AFRIQUE DU SUD AFFICHE SA POSITION

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L'un des Chefs d'État, membre du panel de l'UA pour l'évaluation de la crise post-électorale, le président Sud-africain Jacob Zuma, a donné de la voix hier, invitant à la neutralité absolue des membres de la médiation.



L'Afrique du Sud a rappelé une fois de plus, par la voix du porte-parole du ministère Sud-africain des Affaires étrangères, sa neutralité dans la crise ivoirienne. «L'Afrique du Sud ne prend pas partie. Nous ne sommes ni en faveur de Laurent Gbagbo ni en faveur d'Alassane Ouattara. Nous pensons que les deux leaders doivent s'engager dans un processus visant à trouver une solution pacifique et durable aux défis actuels de la Côte d'Ivoire», a déclaré le porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères.


Une déclaration qui sonne comme un message fort adressé à l'endroit des autres membres du panel de l'UA, mis sur pied à Addis-Abeba. Et les invitant à afficher une neutralité objective, pour une évaluation impartiale et juste de la crise post-électorale. Or, en l'espèce, si on peut concéder une relative neutralité aux Chefs d'État mauritanien, Ould Abdel Aziz, tchadien, Idriss Deby et tanzanien, Jakaya Kikwete, ce n'est pas le cas pour le président burkinabé, Blaise Compaoré. Dont la partialité et le rôle d'acteur dans la crise ivoirienne sont avérés et reconnus à tous les quatre coins du monde.

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«Si nous sommes contre une intervention militaire, c'est parce que nous pensons qu'il faut explorer les voix diplomatiques pour répondre aux défis actuels en Côte d'Ivoire. Et nous pensons que l'UA est d'accord avec nous. C'est pour cela que le président Zuma soutient pleinement cette décision de l'UA de créer ce panel de 5 chefs d'État qui auront 4 semaines pour faire des recommandations pour aller de l'avant», a expliqué le diplomate sud-africain.


Une sortie du géant sud-africain qui vise, également, à refroidir les ardeurs du camp Ouattara qui croit dur comme fer que le panel vient «pour permettre à Alassane Ouattara d'exercer pleinement le pouvoir». Maintenant, les Ivoiriens et les Africains attendent désormais les experts et les 5 Chefs d'État au pied du mur ivoirien.

 

In Le Nouveau Courrier N° 195 du 03 février 2011, par Franck Toti.


Source: IVOIREVOX.COM

mercredi, 02 février 2011

PANEL DES CHEFS D'ETAT A ABIDJAN: L'ONU, L'UE, LA CEDEAO ET LA FRANCE JOUENT LEUR SURVIE



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In Le Nouveau Courrier N°194 du 02 Février 2011 par Saint-Claver Oula


C'est le compte à rebours. Après avoir tenté par des menaces, sanctions et ultimatums de faire partir Laurent Gbagbo du pouvoir en vain, des anti-Gbagbo reviennent sous le couvert d'un panel. Mais cette fois avec une marge de manœuvre limitée.


Avant l'entame de la mission des chefs d'Etat de l'Union africaine, une feuille de route semble toute dessinée par l'Organisation des Nations-Unies, l'Union européenne, la Cedeao et la France, tous présents au 16ème sommet à Addis-Abeba. Le secrétaire général Ban Ki-Moon a exclu d'entrée un recomptage des voix, voulu par l'actuel président ivoirien, Laurent Gbagbo et l'Angola. Pour le patron de l'Onu, ce serait «une grave injustice». Dans la précipitation, Ban Ki-Moon a appelé Ouattara à former un « gouvernement d'union nationale ». Son adjoint aux opérations de maintien de la paix, Alain Leroy, a écarté un «partage du pouvoir ». Cette question, selon lui ne saurait se poser. La position de la Cedeao et de la France, résolues à une action militaire et qui y travaillent activement au Burkina Faso et en zone sous contrôle de la rébellion, est déjà connue. C'est Ouattara ou rien.

Au sein de l'Union africaine, le très désobligeant président de la commission de cette organisation continentale, Jean-Ping, a déjà planté le décor : le panel a pour mission d' «amener Ouattara à exercer la réalité du pouvoir par la négociation.» Là où certains présidents, notamment angolais et sud-africain, exigent une évaluation du processus. L'Union européenne, qui a précipité les sanctions et gelé les avoirs des autorités ivoiriennes va-t-elle faire machine-arrière pour se déculotter ? Pas si sûr. Que va donc bien pouvoir négocier le panel de l'Ua? Le sommet d'Addis-Abeba a tout de même révélé «de profondes divisions» entre le Nigeria, dont le numéro un est un anti-Gbagbo, et l'Afrique du Sud, sensible à la posture anti-colonialiste du chef de l'Etat ivoirien. Mais le numéro un du pays de Mandela et le nouveau président en exercice de l'Ua font face à l'excitation d'une nébuleuse qui déroule toute sa diplomatie et met à contribution ses experts militaires pour faire partir Laurent Gbagbo, ce chef d'Etat d'un petit pays qui tient tête aux grandes puissances. Ne pas réussir à le faire partir serait un véritable échec qui emporterait les décideurs de l'Onu, l'Ue et la France. Ce sera la remise en cause de la diplomatie mondiale avec en ligne de mire la fragilisation des Nations-Unies qui pourrait connaître la même fin que la Société des Nations (Sdn). La crédibilité de Nicolas Sarkozy et de Barack Obama (qui a choisi ces derniers temps de se murer dans un silence) pourrait également en souffrir en France et dans le monde et retourner contre eux leur opinion et donner du grain à moudre à leurs opposants.

L'enjeu pour ces entités est tel qu'une bataille féroce va s'engager durant le mois pendant lequel vont travailler les chefs d'Etat et leurs experts (encore onusien choisis par Ban Ki-Moon) sur la crise post-électorale. De ce panel, les Ivoiriens attendent une objectivité dans la démarche. Il s'agit de réévaluer le processus électoral et recompter les voix pour confondre Laurent Gbagbo et déterminer celui qui a perdu et celui qui a gagné les élections. Si le panel se limite à des notes préétablies, en ne procédant pas comme l'a souhaité Jacob Zuma, à «vérifier d'abord les faits», c'est sûr que les Ivoiriens feront face à une longue crise, encore plus aigue qui pourrait déboucher sur un éventuel conflit armé entre pro et anti-Gbagbo. Ou, la communauté internationale pro-ADO, à laquelle Jacob Zuma et Obiang Nguema tiendront certainement tête dans la quête de la vérité, à défaut de se dédire, pourrait jouer sur le pourrissement de la situation et espérer une révolte du peuple ou un assassinat de Laurent Gbagbo. Parce qu'une action militaire pourrait déclencher l'entrée en scène des alliés de l'actuel chef d'Etat ivoirien.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 17 juin 2008

AFRIQUE DU SUD : COMMENT EST-CE POSSIBLE ?

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Impensable, inimaginable, effroyable, affreux, inhumain, inacceptable, inadmissible ! J’en perds mon latin.
Comment une telle horreur a-t-elle pu se produire, et qui plus est, en Afrique du Sud, par ceux même qui ont bénéficié de toute la compassion du monde, au temps de l’Apartheid, contre leurs propres frères africains ! Pour le seul crime d’être des étrangers sur la terre de la Nation arc-en-ciel !
Je n’ose pas y croire ! Réveillez-moi, je vous en supplie ! Sortez-moi de ce cauchemar épouvantable ! De grâce !

Jamais plus cela en Afrique ! Jamais, jamais plus !

01:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Afrique du Sud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |