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mardi, 22 mars 2011

ABIDJAN BRULE-T-IL ? - OUATTARA LECTEUR DE MALAPARTE

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Par Michel Galy, politologue

Qui dirige la guerre civile contre le régime de Laurent Gbagbo ? Peut être faudrait il dire « Guillaume Soro », tant l'option militaire lui reste assignée, dans un jeu de rôle peut être réglé avec son mentor et « président », Alassane Dramane Ouattara, si ce n'est le nouveau « général » Ibrahim Coulibaly, selon la dernière rumeur (ex-garde du corps d'ADO et éphémère leader de la rébellion) ? Ou bien faut il mettre aussi en ligne ONUCI et surtout « Force licorne » ? Tant certaines techniques de guérilla urbaine se trouvent alliées visiblement à cette vieille tradition de la « guerre révolutionnaire » , tout ce savoir pratique sur les émeutes- et comment les réprimer, le contrôle des communautés villageoises- et le perpétuel renseignement, lié - via l'Infanterie de Marine, à la tradition coloniale la plus classique ; considérons donc « Ouattara » comme un emblème, le Signifiant d'un « intellectuel collectif » et voyons comment il applique la théorie à la chose militaire.

 

Alassane Ouattara et la conquête du pouvoir

La phase actuelle de tentative de contrôle d'Abidjan peut être mise en perspective par la longue durée de la conquête du pouvoir par Alassane Ouattara, depuis sa nomination « sous influence »par Félix Houphouët Boigny, en 1990, comme Premier ministre (et gouvernant de fait, les derniers temps, par substitution à un vieux président très affaibli).

Au delà des controverses sur sa nationalité d'origine, il faut bien reconnaître son extériorité culturelle et personnelle au monde politique ivoirien (et à la connaissance en profondeur de ses modes de vie) jusqu'à la fondation du RDR.

A cause du poids minoritaire du « bloc ethnico régional » qui le soutient (« dyoula », ce nouvel ethnonyme contemporain, regroupe les originaires du Nord de la Cote d'Ivoire, principalement Malinkés et Senoufo- mais aussi, et c'est bien le problème fondamental de la nation ivoirienne, les quelques 27% d'étrangers migrants, issus surtout du monde sahélien mandingue), M. Ouattara se trouve devant une alternative constante: soit passer des alliances, soit trouver une voie parallèle d'accéder au pouvoir.

Il adoptera en fait les deux : d'un côté son alliance implicite avec la communauté « dyoula » non ivoirienne (comme les très nombreux ressortissants du Mali et du Burkina : 3 à 4 millions dans le Sud ivoirien) en fait le candidat naturel d'une minorité migrante qui même à la troisième génération ne peut obtenir la nationalité ivoirienne : un changement législatif ou réglementaire les concernant lui donnerait (aux Nordistes en général) une majorité automatique à l'avenir.

En attendant que ces règles de nationalité soient revues (les étrangers ne votant évidemment pas) une alliance interne Ouattara-Bédié (et au-delà électorat dyoula-akan) a été rendue possible par une exclusion progressive du pouvoir et des prébendes du vieux parti , le PDCI RDA. Ce qui peut paraître une erreur stratégique majeure de la part de M. Gbagbo et de son parti, le FPI, était basé sur une analyse classiciste de la société ivoirienne. Analyse juste dans la capitale (où la population nordiste, toutes nationalités confondues, représente au moins 50 % de la population et le bloc akan- dont les baoulé, environ 20%), erronée dans les campagnes (où les akan et les dyoula ont voté sur des bases très ethnicistes) d'après les résultats des dernières élections de décembre 2010. Si on considère en effet que chacun des trois grands « blocs ethnico- régionaux » contrôle environ 1/3 de la population (et de l'électorat), seule une alliance bloc krou-bloc akan(en somme les « sudistes ») pouvait empêcher l'hégémonie d'ADO et du bloc « dyoula » - alors que en septembre 2002, devant l'invasion rebelle, l'union sacrée des sudistes ralliait bété et baoulé, FPI et PDCI autour des institutions républicaines - et implicitement contre Ouattara et son parti, le RDR.

Le pari risqué du Fpi et les alliances du Rdr

Le FPI, malgré les analyses politiques de terrain, a fait pour les dernières élections (malgré les avertissements des sociologues connaisseurs du « pays réel ») le pari risqué  d'une nouvelle Côte d'ivoire débarrassée du « joug ethnique » qui serait remplacé autour de Laurent Gbagbo, à la fois par un pouvoir charismatique amplifié par les médias d'Etat et à ses côtés par une alliance interclassiciste et « progressiste ».

La tactique classique des « technologies électorales à l'ivoirienne »  du parti présidentiel, a aussi échoué : malgré les traditions bien houphouétistes des cadeaux préélectoraux, de la conquête des populations par le ralliement (souvent intéressé !) des leaders. Le « réflexe légitimiste » autour du président en place n'a pas non plus fonctionné, tandis que l'analyse politologique appliquée en termes de néopatrimonialisme, voire de caciquisme local (chaque notable drainant sa « clientèle » , qui n'est pas qu' électorale) a échoué pour l'électorat baoulé et dyoula : la conquête à la marge de l'électorat Pdci (et singulièrement baoulé) s'est traduite par des cooptations individuelles, des rachats de notables , des mesures de développement ponctuelles (du genre des sous préfectures multipliées sans nécessité administrative), des tentatives de casser l'unité du parti d'Henri Konan Bédié, des mesures symboliques fortes - comme le maintien artificiel de Yamoussoukro comme capitale politique - tout cela en vain !

La politique d'Alassanne Ouattara, de son coté, a été bel et bien inverse : ralliement de M. Konan Bédié et du PDCI, alliance depuis 2002 avec la diplomatie française (et plus généralement appui sur ses réseaux internationaux personnels, notamment ceux du FMI) et la presse internationale (en particulier la « presse Rothschild », systématiquement favorable: cf l'étonnante et intrigante filiation Stephen Smith -Hoffnung - Cessou de Libération), qui en fait effectivement le candidat de l'étranger (et non « étranger » - comme s'en est ancrée pourtant la croyance au Sud).

Objectivement, l'étonnant formatage des médias occidentaux et la mise en condition des opinions publiques est le meilleur appui du leader du RDR à l'étranger, et si l'on suit les analyses gramsciennes, le préalable idéologique aux appuis politiques, puis militaires - ce qu'a longtemps sous-estimé le régime de Laurent Gbagbo, faisant à l'inverse le choix d'un repli sur la scène nationale.

Les solidarités ethniques et les « technologies électorales » ont fait le reste : en décembre, l'électorat baoulé et plus généralement akan a voté Konan Bédié comme un seul homme, puis - et c'est là le plus étonnant, s'est reporté massivement sur ADO : la persistance de ce que Mémel Foté nommait « destinée manifeste » pour les akan à gouverner[1] avait fait minimiser leur amertume d'être exclus du pouvoir et de ses prébendes. La « gouvernance par la violence »[2] au Nord rendant impossible toute opposition et élection démocratique a été illustrée jusqu'à la caricature par des scores « à la soviétique » portant M. Ouattara à plus de 95% dans certaines localités, éliminant le FPI (ce qui est possible) et même l'électorat PDCI (ce qui est une preuve de fraude, si l'on considère les élections précédentes ) ; par ailleurs les chiffres des électeurs dépassant souvent ceux des habitants, seule la nationalité accordée dans les zones rebelles à des Sahéliens et/ou des fraudes massives peuvent expliquer d'étonnants et univoques résultats.

Un conflit en trois temps

En 2000, la décision pour le moins paradoxale d'ADO de faire voter ses partisans en faveur de la Constitution -prévue pour l'exclure, n'avait qu'un but : empêcher le pays- et les observateurs extérieurs, de réaliser les 30% environ des votes qu'il aurait enregistrés s'il avait été le seul à préconiser le « non ».

Des lors de 2000 jusqu'à aujourd'hui M. Ouattara a développé une stratégie en permanence double : d'extraversion et d'alliances ouvertes à l'intérieur, d'instrumentalisation de l'ethnicité et de conquête militaire de l'autre.

Le premier temps est bien évidemment, en 2002, celui de la conquête du Nord -faute on le sait de conquérir l'ensemble du territoire, objectif initialement prévu.
Pour un observateur sur la longue durée, sa proximité avec les acteurs du coup d'Etat est suffisamment probante pour le lui attribuer avec une forte probabilité, même si les commanditaires extérieurs- à l'exception de M. Compaoré (qui a fourni la « base arrière » du Burkina, des instructeurs, du matériel militaire et peut être des soldats), et les financiers restent mal connus.

Une phase parallèle serait la série des « négociations internationales » où le pouvoir de Laurent Gbagbo a tout cédé, sans contreparties : notamment la composition déséquilibrée de la CEI, la candidature et la nationalité même de M. Ouattara, la composition du corps électoral et l'organisation des élections, la mise sous tutelle rampante du pays loyaliste par les deux corps expéditionnaires: force Licorne et ONUCI. L'extraversion du combat politique a fonctionné à l'avantage d'ADO, avec l'aide de la diplomatie française.

La deuxième phase est elle d'un processus électoral conçu comme la « continuation de la guerre par d'autres moyens », notamment dans la partie Nord occupée par un régime rebelle qui n'est autre que racket, violence arbitraire et élimination de toute opposition.

Or, «  une élection n'a de sens que si elle est approuvée comme mode de régulation politique par tous ceux qui y participent. Autrement dit : pas d'élection sans démocratie instituée, pas de démocratie possible sans Etat installé, et pas d'Etat concevable sans nation construite autour d'un contrat social. On voit bien, par exemple dans le cas ivoirien, que le vrai défi d'une élection est de faire en sorte que la minorité battue tienne son échec pour légitime », affirme le spécialiste Bertrand Badie de l'Institut d'Etudes politiques de Paris, dans un entretien qui pourrait constituer la base d'une analyse théorique de la situation politologique ivoirienne.

Il conclue significativement sur l'échec récent, en réinterprétant pour l'occasion la « formule canonique » de Clausewitz: « En Côte d'Ivoire, l'élection n'apparaissait que comme le prolongement de la guerre intestine amorcée en 2002 en mobilisant d'autres moyens ; on ne s'étonnera pas que les résultats électoraux soient eux aussi le prolongement de la guerre civile par d'autres moyens ».

La cause profonde n'est pas que l'adoption d'une tactique volontariste et militariste, mais d'un échec structurel, toujours d'après Badie du « système de gouvernance mondiale » : d'un interventionnisme sans précédent des Nations Unies qui ont en quelque sorte « pris le pouvoir par le haut » dans la dernière décennie - comme auparavant les institutions de Bretton Woods(dont se réclame M. Ouattara) l'avaient fait dans les « deux décennies perdues du développement », pour toute l'Afrique sub-saharienne, y compris la Cote d'Ivoire.

Allant plus loin, Bertrand Badie pointe l' impossibilité d'organiser des élections libres et représentatives sous contrôle et occupation internationale, si certaines conditions n'ont pas été remplies ;au Mozambique, au Liberia, en Sierra Leone, « au-delà du travail déjà souligné de démilitarisation, un vrai effort de réintégration nationale a été accompli, de renouvellement des administrations rendues plus civiles et davantage plurales, de mise à l'écart des seigneurs de la guerre, souvent, comme en Sierra Leone ou au Liberia, grâce aux tribunaux spéciaux, d'un réel effort de conviction pour que les adversaires d'hier deviennent des partenaires politiques aujourd'hui. Bref, on a à un moment su faire l'effort d'aller vers les sociétés en crise et de leur redonner un minimum de vie et d'intégration. Aujourd'hui, il ne semble rester que des obsessions de puissance ou de micropuissance, une survalorisation du politique et du militaire, c'est-à-dire tout ce qu'il faut pour aboutir à l'échec ».

Erreurs qui discréditent définitivement l'ONU en Cote d'Ivoire, notamment le représentant spécial du secrétaire général, M. Choï : pour le politologue parisien en effet, « il faut bien admettre que les Nations unies se sont placées dans une impasse qui, en l'occurrence, a de multiples facettes. D'abord, l'ONU s'est piégée par excès de confiance : une authentification de résultats électoraux obtenue dans un contexte si tendu aurait dû mobiliser davantage de moyens, plus de temps, et plus de garanties qui auraient ainsi désarmé par avance d'éventuelles contestations. En allant trop vite dans cette œuvre périlleuse de substitution à un souverain national, elle s'oblige maintenant à ne pas se dédire et se place objectivement dans une situation conflictuelle. Les Nations unies perdent une bonne partie de leur légitimité, comme tout médiateur, dès lors qu'elles ne sont pas reconnues comme acteur impartial par les deux partenaires ».[3]

La bataille d'Abidjan

La troisième phase est en effet celle de la « conquête du Sud » et de la « bataille d'Abidjan » qui n'en est qu'un épisode. Les buts et les méthodes de la guérilla urbaine, replacée dans le recommencement d'une guerre civile à outrance sont plus complexes qu'il n'y parait.

Dans le contexte politico-militaire déjà analysé, la « bataille d'Abidjan »s'appuie à la fois sur le Nord et les troupes rebelles, sur le noyau de combattants regroupés à l'hôtel du Golf, mais aussi, indirectement ou directement, sur la force Licorne et l'Onuci (et peut être , mais cela reste à prouver, sur un « commando ECOMOG » formé de militaires de pays CEDEAO, comme le Burkina ou Nigeria, et encore Libéria); et enfin le « milieu » sociétal de la guérilla urbaine semble bien les quartiers « dyoula », nordistes ivoiriens et étrangers mêlés, à savoir Abobo et Anyama, Adjamé et les quartiers mixtes comme Koumassi ou Marcory.

Il s'agit moins d'ailleurs de conquêtes territoriales que de ségrégation et purification ethnique, pour aboutir à des quartiers homogènes, sur le « modèle de Brazzaville », par référence à la guerre au Congo (1997-1999[4]). Elargir la base sociale de la rébellion à partir d'un groupe restreint de combattants : telle parait être la tactique, qui a si bien réussi au Nord, et qui est tentée dans les quartiers « dyoula » d'Abobo et Anyama - puis étendue à d'autres quartiers de la capitale, en s'appuyant notamment, comme en 2002, sur les micro quartiers précaires e t les bidonvilles.

Enfin, et ce but n'est nullement incompatible avec le premier, il s'agit aussi de rendre la capitale littéralement ingouvernable, à la fois pour démontrer l'incapacité du camp Gbagbo à gouverner, faire tomber les couches moyennes et les Akan côté ouattariste, et à terme de provoquer une intervention internationale dans la capitale.

Sur le plan militaire, le « centre de commandement de la République du Golf » coordonne les actions dans la capitale, avec les troupes rebelles du Nord - tout en restant en liaison permanente avec les chancelleries occidentales et les corps expéditionnaires

Le premier assaut frontal contre les sièges des media (RTI) et du pouvoir (Présidence, Primature) ayant échoué dans le sang le 16 décembre, d'autres cibles moins classiques des coups d'Etat sont visées, avec des succès inégaux ; la double stratégie déjà analysée se reproduit : extraversion diplomatique d'un côté, subversion localisée en « tache d'huile » et descente du Nord de l'autre.

Curzio Malaparte conseille en effet dans son célèbre ouvrage sur la «  Technique du coup d'Etat »[5] un mode d'intervention innovant: «  La clé de l'Etat, ce n'est pas l'organisation bureaucratique et politique, mais l'organisation technique, c'est-à-dire les centrales électriques, les chemins de fer, les téléphones, le port, etc. »

On remarquera en effet que le relais de la RTI, opportunément situé à Abobo a été touché dans les combats récents autour de ce quartier rebaptisé « Bagdad », privant le pouvoir de M. Gbagbo de son arme médiatique la plus efficace. Mais depuis l'hôtel du Golf et son contre-gouvernement s'est mis en place une tactique d'étouffement économique qui au-delà de l'infrastructure physique de la Ville, vise à paralyser tous les secteurs, appareils techniques, organisations d'Etat, parfois réels, parfois virtuels - et qui n'est objectivement possible qu'avec l'alliance et la complicité des puissances africaines et occidentales alliées à M. Ouattara.

Effectivement, l'étau se resserre pour les couches urbaines moyennes qui voient arriver leur propre destruction : fin des comptes en banque, des transferts d'argent de la diaspora et de la monnaie, télévision et radios subverties ou supprimées, pénuries multiples (alimentation, essence, gaz, bus, etc)...

C'est que les buts visés sont la paralysie du système bancaire (mise au ban de la Cote d'Ivoire hors de la BCEAO par la CEDEAO ; décision rapide de la BNP et Société générale de fermer leurs filiales ivoiriennes, vraisemblablement sur ordre), du système d'exportations du café cacao (injonction du gouvernement américain à des multinationales comme Cargill), du réseau diplomatique (reconnaissance d'ambassadeurs parallèles et retrait de l'agrément aux anciens).

Le danger sociétal de la destruction de la Ville elle-même en tant qu'infrastructure : eau, électricité, habitat, transports, est aussi d'abattre tout ce qui fait le quotidien possible - et les conséquences à terme touchent la nature du pouvoir lui-même. On peut se souvenir qu'en Amérique Latine, les pronunciamentos et les dictatures ont provoqué cette même érosion, voire la destruction des classes intermédiaires, et la solution par une dictature militaire à l'ivoirienne et un pouvoir très coercitif n'est pas exclu.

Mais en fait apparaît aussi dans le camp Ouattara une « stratégie nihiliste » (voire terroriste : c'est ainsi qu'une désinformation médiatique classique met en avant la violence effective de la répression, quand la déstabilisation de la capitale est le fait des attaquants) qui à terme est incompatible avec les voies diplomatiques et militaires, même si tactiquement elle semble hâter la victoire. C'est celle de la « terre brûlée » ou au mieux ce que ses adversaires nomment ironiquement « dyoulaisation » du pays, en référence à la destruction de l'Etat et de ses appareils techniques (notamment des infrastructures urbaines), et de la formidable régression structurale de la partie Nord, sous contrôle rebelle.

Cette démarche « destructrice - régressive » correspond à la formule peut être apocryphe que prêtent ses adversaires à M. Ouattara : « La Cote d'Ivoire peut brûler si je ne suis pas président ... »

Extension du domaine de la lutte

La suite de cette troisième étape du conflit, qui dans sa phase élargie, pourrait mener le Sud au bord du génocide, serait celui de l' instrumentalisation des identités ethniques en brousse, et en ville, qui pourrait amener une ethnicisation totale des quartiers et des affrontements à l'arme lourde, suivis de transferts de populations, ce que nous avions d'ailleurs prévu depuis décembre 2010.

Comme au Nord en 2002, la Conquête du Sud prend les civils pour cibles, ou plutôt, en dehors d'Abidjan, comme masse de manœuvre. Le but est moins de tuer que de terroriser. L'armée rebelle, ou « Forces nouvelles » selon l'acronyme de Marcoussis qui tient autant de l' « agit- prop » (comme « forces impartiales » ou  « zone de confiance »...), chasse devant elle les autochtones guéré, la guerre se greffant en partie sur les conflits fonciers qui les opposent aux migrants dyoula- provoquant déjà 50.000 réfugiés au Liberia.

Les forces en présence tiennent compte en effet des populations migrantes, qui comme à Abidjan, servent de « réserve civile », d'asile et d'appui à la progression rebelle, ainsi qu'à sa gouvernance.

Certes électoralement Laurent Gbagbo maîtrise à 54% la capitale, et dans les campagnes du Sud l'autochtonie krou est d'une grande force symbolique. Mais démographiquement les nordistes dyoula représentant environ la moitié de la population de la population d'Abidjan, et autant dans les grandes villes de l'Ouest comme Daloa ou Gagnoa : ce sont sans doute les prochaines cibles pour faire « exploser » la paix civile au Sud- tandis que les attaques entre Duékoué et Toulepleu visent dans l'immédiat une « libérianisation de la guerre » (dans ses formes et dans ses alliances avec les nomades guerriers de ce pays, en attendant Sierra Leone, Guinée, etc.. dans un cycle connu). Et par ailleurs, dans une visée géopolitique constante, la prise du Port de San Pedro, sans lequel le « Ouattaraland » du Nord, enclavé, n'aurait d'autre ressource à terme, pourrait n'avoir pour objectif qu'une réunification avec le Burkina Faso.

Cependant l'offensive rebelle, et son long cortège de violences dans la capitale ou en brousse, a peut être un but plus perver s: provoquer l'intervention internationale que l'état major ouattariste demande de manière récurrente.

Dans cette perspective, des « violences extrêmes » (le modèle rwandais semble inadapté, malgré les massacres envisageables, quand la moitié d'une population est opposée à une autre...), une décision de l'UA, cautionnée par l'ONU, justifierait les positions interventionnistes de la CEDEAO. Sous influence nigériane, une nouvelle ECOMOG deviendrait une nouvelle « faction combattante » comme au Liberia ou en Sierra Leone et viendrait, dans cette hypothèse, de Bouaké.

Feraient-ils la jonction, comme le souhaite le camp Ouattara, avec les forces Licorne et ONUCI ? Ceux ci sont on le sait, dans la capitale, alors que leur mandat est la protection des civils: seraient-ils attirés par exemple dans les combats de l'Ouest, ou assureraient-ils, comme dans la paradoxale alliance autour de la « République du Golf », la coordination d'une force armée multiforme : ECOMOG, Licorne, ONUCI et... Forces rebelles?

Une escalade meurtrière pourrait s'ensuivre, cauchemar des stratèges étrangers : si les partisans civils de Laurent Gbagbo, les corps francs de l'Ouest et les alliés extérieurs comme l'Angola ou l'Afrique du Sud entraient en lice, la Cote d'Ivoire serait finalement à feu et à sang et deviendrait dès lors ingouvernable pour longtemps ! Bien que le modèle rwandais ne soit pas pertinent, celui des violences extrêmes n'est pas exclu : se sentant le « dos à la mer » devant l'offensive dyoula, les sudistes et les partisans de M. Gbagbo dans la capitale pourraient se transformer en contre guérilla ; les partisans occidentaux de M. Ouattara le voient-ils vraiment gouverner sur des monceaux de cadavres, répétant la fameuse formule russe à Varsovie : « l'ordre règne »  dans la capitale ?

Appliquer les règles de Curzio Malaparte semble facile au « commando » pro-Ouattara d'Abobo ; devenir le Bonaparte ivoirien et administrer des ruines serait autrement plus complexe, dans le résistible avènement d'Alassane Ouattara ...

Reste à comprendre la stratégie militaire et politique de Laurent Gbagbo et de ses alliés : ce qui n'est pas « une autre histoire », mais bien, dans une interaction permanente, l'autre versant, l'autre version de la même Histoire.




[1] : MEMEL-FOTE, H., «Un mythe politique des Akan en Côte d'Ivoire : le sens de l'Etat», in : Mondes Akan. Identité et pouvoir en Afrique occidentale, P. VALSECCHI et F. VITI (sous la direction), Paris, L'Harmattan

[2] Cf. Michel Galy, « Politologie d'une rébellion. Une « gouvernance par la violence » au Nord de la Côte d'Ivoire ? », Cultures & Conflits, 65, printemps 2007.

[3] Bertrand Badie, 20 janv. 2011, entretien publié sur Le Monde.fr -

[4] Voir : Patrice Yengo, Dans La Guerre civile du Congo-Brazzaville - 1993-2002 - Chacun aura sa part, Paris, Karthala, 2006.

[5]Curzio Malaparte, Technique du coup d'Etat, Paris, Grasset, 2008.


Source: Le Blog de Théophile Kouamouo

dimanche, 20 mars 2011

IMPACTS DE LA GUERRE SUR L'ECONOMIE IVOIRIENNE: LES AVEUX ET REVELATIONS DE CERTAINS PATRONS FRANÇAIS



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Plus la guerre s'installe dans la durée en Côte d'Ivoire, plus les langues se délient. Dernier fait en date, les aveux et révélations de certains patrons français au cours d'une réunion secrète à l'Elysée. «Quand la Côte d'Ivoire tousse, c'est toute la sous-région qui s'enrhume », dit-on.


Depuis plus de quatre mois, la Côte d'Ivoire vit la première guerre ouverte de son histoire depuis 50 ans. Les effets néfastes de l'interdiction d'exporter le cacao d'origine Côte d'Ivoire, ordonnée par l'Ue et voulue par Ouattara Alassane candidat malheureux à la dernière présidentielle de 2010, et l'embargo de l'Ue sur les ports d'Abidjan et de San Pedro, se traduisent par une baisse drastique des activités à l'import et à l'export au niveau des deux ports. Par ricochet, disons que c'est un véritable temps de vache maigre pour les transitaires et tous les acteurs du secteur maritime ivoirien. Mais aussi et surtout les douanes ivoiriennes dont quelques-unes des missions sont de non seulement collecter l'impôt sur les cordons douaniers pour l'Etat, mais aussi assurer la protection de l'industrie locale contre l'invasion des marchandises prohibées qui viendraient concurrencer les produits «Made in Côte d'Ivoire» sur le marché ivoirien.

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Si les pertes sont énormes pour l'économie ivoirienne (pas de données chiffrées pour l'instant), il n'en est pas moins pour les entreprises françaises qui opèrent aussi bien dans le secteur maritime que de la banque. C'est très conscients des effets néfastes de la guerre montée de toutes pièces par Nicolas Sarkozy en Côte d'Ivoire pour aider son poulain Ouattara, que des chefs d'entreprise français ont pris part à une réunion secrète qui s'est tenue récemment à l'Elysée sur la situation en Côte d'Ivoire. Au menu de cette réunion, à laquelle a assisté un aréopage hétéroclite de personnalités françaises, la question économique en priorité.

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Au cours de cette rencontre, « Bouygues, les responsables de Bnp Paribas et la Société Générale de banque, d'un commun accord, sont allés voir Sarkozy et se plaindre de ce que cette crise postélectorale qui s'est installée dans la durée alors qu'elle avait été programmée pour durer 48 heures, avait des conséquences graves sur les affaires en Côte d'Ivoire en particulier, mais aussi dans toute la zone africaine. Par conséquent, il fallait faire quelque chose d'urgence pour endiguer les pertes financières énormes qui prenaient, à tout point de vue, l'allure d'une catastrophe irréversible. Pis, les dirigeants des banques fermées, par leur seule volonté, voudraient venir à Abidjan pour prendre attache avec le pouvoir en place. Ce qui aurait été ressenti par Sarkozy et son gouvernement comme un camouflet ».

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Par ailleurs, au niveau de l'espace Uemoa, les effets de la guerre en Côte d'Ivoire sont également ressentis aussi bien au Burkina Faso, au Mali qu'au Niger. Si au Burkina Faso, ça grogne sous le manteau contre le régime de Blaise Compaoré, la Mauritanie dont les nationaux contrôlent jalousement et gèrent officiellement 30.000 boutiques de détaillants en Côte d'Ivoire n'est pas épargnée. Il est à préciser que bon nombre de ces boutiques sont fermées du fait de la persistance de la guerre à peine larvée en Côte d'Ivoire.


Elisée Koffi

 

Source : GBAGBO.CI


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Intervention de l'Ecomog en Côte d'Ivoire : La Cour de justice de la Cedeao dit non

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Les 15 Etats de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) ont reçu l'ordre de la Cour de justice régionale de s'abstenir de l'usage de la force en Côte d'Ivoire, dans une décision provisoire vendredi. Le tribunal, qui avait été saisi d'une requête déposée au nom du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, « ordonne aux Etats membres et aux institutions de la Communauté de se conformer strictement à l'article 23 du règlement de la Chambre », a indiqué la présidente de la Cour, Awa Daboya Nana. « Cet article, a-t-elle précisé, prévoit que, quand un conflit vient devant la Chambre, les Etats membres doivent s'abstenir de toute action susceptible d'aggraver le conflit ». L'affaire sera jugée sur le fond, le 9 mai.

Laurent Gbagbo avait saisi, en février, la Cour de justice de la Cedeao pour contester la décision de la Communauté économique d'exiger son départ de la présidence de Côte d'Ivoire. Le 7 décembre, un sommet de la Cedeao avait exigé le retrait du pouvoir du chef de l'Etat sortant ivoirien, reconnu son rival Alassane Ouattara vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre et suspendu la Côte d'Ivoire de l'organisation régionale.

La Cedeao avait également menacé de déloger M. Gbagbo par la force, s'il refusait. L'avocat de Laurent Gbagbo, Mohamed Faye, s'est félicité de cette décision, soulignant qu'« aucune institution de la Cedeao ne devrait prendre quelque initiative que ce soit, susceptible d'aggraver la situation, tant que le tribunal ne se sera pas prononcé sur le fond ». « La Cedeao est une communauté économique qui a décidé de s'ingérer dans les affaires intérieures d'un Etat membre, ce qui est hors de sa juridiction », avait argumenté en février un porte-parole de Monsieur Gbagbo, Ahoua Don Mello.

La décision de la Cour de justice n'aura cependant pas d'implication immédiate, la Cedeao semblant avoir écarté un éventuel usage de la force en Côte d'Ivoire. Le Nigeria, pays dont le président, Goodluck Jonathan, est le président en exercice de la Cedeao, a souligné le 24 février que toute action militaire pour déloger Laurent Gbagbo du pouvoir devait être placée « sous l'égide de l'Onu ».


Source : AFP

mardi, 15 mars 2011

NOUVEAUX HEURTS ENTRE ETUDIANTS ET GENDARMES A OUAGADOUGOU


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La tension ne baisse pas au Burkina Faso. Alors que leur mouvement de vendredi a été violemment dispersé, les étudiants n'entendent pas lâcher du lest et promettent de nouvelles manifestations. Le gouvernement qui les accuse d'être manipulés par l'opposition multiplie les mises en demeure. Le président Blaise Compaoré appelle au calme.


Blaise Compaoré sort de son mutisme. De retour d'Addis-Abeba, vendredi, le Chef de l'Etat burkinabè, pour la première fois, s'est exprimé au sujet des violentes manifestations consécutives à la mort suspecte de l'élève Justin Zongo. « Les manifestations dans un Etat de droit sont tout à fait légitimes et normales. Mais ce qui est inadmissible, ce sont les destructions et les actes de vandalisme observés ça et là qui touchent des édifices publics », a-t-il déclaré. Il a appelé ses concitoyens au calme : « L'Etat de droit, c'est la liberté, mais une liberté qui respecte celle des autres et les biens publics. Le Burkina Faso est un pays aux ressources limitées, mais qui fait des efforts immenses pour son développement, pour sa marche vers le progrès et il faut que les Burkinabè se mobilisent autour de cet idéal de construction du pays », a-t-il poursuivi.

Répression

Cette sortie radiotélévisée du Chef de l'Etat burkinabè, fait suite aux heurts violents qui ont opposé vendredi à Ouagadougou, les étudiants à la gendarmerie et à l'armée, au cours d'une marche de protestation qui devait être pacifique. Alors que tout se passait dans le calme, les milliers de manifestants venus à l'appel de l'association nationale des étudiants burkinabè (ANEB), ont été bloqués à la Place des Femmes pour la Paix au centre de la ville. Ils ont ensuite été interdits d'accès aux avenues Houari Boumédienne, Aboubacar Sangoulé Lamizana et Thomas SANKARA, comme le prévoyait leur itinéraire. Craignant des débordements et des pillages dans ces avenues très commerçantes, la mairie de Ouagadougou avait suggéré aux étudiants d'arrêter leur marche au niveau de la Place des Femmes pour la Paix. Mais ils ne l'ont pas entendu de cette oreille. D'où la confrontation avec les forces de l'ordre, qui a fait au moins neuf blessés dans les rangs des protestataires.

Le pouvoir accuse l'opposition de tentative de déstabilisation

Ces mouvements de protestations seraient-ils un complot pour déstabiliser le régime Compaoré ? C'est la conviction du parti au pouvoir. Dans un communiqué diffusé vendredi, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) s'en est pris à l'opposition en de termes virulents. « Quelle couardise pour nos opposants politiques que de se dissimuler derrière des élèves et des étudiants pour atteindre leurs objectifs politiques ! En démocratie, le pouvoir se gagne par les urnes. Le cours actuel des évènements atteste clairement à présent, que des forces occultes à l'affût, se sont saisies de cette situation que nous déplorons, pour déstabiliser notre pays en accord avec leurs alliés extérieurs, comme le montre la comptabilité de cette maniaque pyromanie, savamment inoculée à notre jeunesse et largement financée. »

Sur la même lancée, le gouvernement s'est livré, lui, à la diabolisation du syndicat des étudiants. Proclamant sa bonne foi à « traiter dans la transparence et le respect de la règle de droit les tragiques événements de Koudougou », il a pris l'opinion publique à témoin sur l'attitude « irresponsable » de l'ANEB. Selon lui, le syndicat des étudiants porterait désormais l'entière responsabilité de la perturbation des cours sur les campus.

Selon l'opposition, le peuple aspire au changement

L'opposition réfute la thèse du complot et lui préfère l'idée de révolution. « Il ne faut pas être un politologue ou un clerc pour comprendre que le monde a changé, que l'Afrique a changé(...). Ça c'est le début de notre révolution. L'erreur qu'il ne fallait pas commettre au Burkina Faso, c'est de donner encore l'occasion aux populations de dire trop c'est trop. Nous vivons l'impunité depuis des années, voici là où ça nous mène. Après 25 années de pouvoir de Blaise Compaoré, le peuple aspire au changement », a déclaré l'opposant Ram Ouédraogo, dans une interview accordée jeudi au bimensuel L'Evénement.

Plongée depuis trois ans dans de profondes crises, l'université burkinabè courre-t-elle à nouveau vers une année blanche ? Cette sombre perspective brandit par le gouvernement, n'effraie nullement les syndicats d'étudiants qui souhaitent le démantèlement de la police des universités, instituée de force après la grève géante de 2008. Dans les jours à venir, ils prévoient d'investir à nouveau les rues de Ouagadougou, pour des manifestations qui ne présagent rien de bon.


Source : AFRIK.COM

lundi, 14 mars 2011

LES RAISONS DE L'ECHEC DU PANEL DE L'UNION AFRICAINE: L'EMOTION L'A EMPORTE SUR LE FOND DU DOSSIER


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Rencontre de l'«Union africaine» sur la crise ivoirienne. L'on y attendait le dénouement du poker menteur ivoirien. Mais l'on en est plutôt sorti stoïque. Le consensus n'ayant pu être trouvé pour sortir définitivement la Côte d'Ivoire de l'ornière électorale, où elle s'est empêtrée depuis le 28 novembre 2010.


Mais à bien y voir de près le problème ivoirien remonte à bien longtemps, depuis que le socialiste Laurent Gbagbo a accédé en octobre 2000, à la Magistrature suprême. Le chef d'Etat ivoirien prône un rééquilibrage de la répartition des immenses richesses de son pays. L'appétit de la France insatisfaite se voit alors douché face à un Gbagbo « récalcitrant incommode et réfractaire » à la bonne boulimie hexagonale. On a battu en brèche les suggestions du plus pondéré du Groupe de Haut niveau des chefs d'Etat de l'« Union africaine », en l'occurrence le Mauritanien Ould Abdel Aziz. On a refusé de prêter une oreille attentive à la démarche constitutionnelle et donc légaliste du Sud-Africain Jacob Zuma. Que restait-il d'autre à part le Malawi dont la dette se voit « effacée » par la France corruptrice ? A quoi pouvait-on s'attendre du Burkinabé Blaise Compaoré fier de son statut de président à vie assuré par la France ? Le Tchadien Idriss Déby Itno qui doit une fière chandelle à la France qui lui a flanqué une rébellion de « surveillance », préfère ne pas prendre de risque. Le groupe de Haut niveau mis sur pied par le Conseil de paix et de sécurité de l'« Union africaine » souffre de trois péchés congénitaux.

Premièrement il est pris à son propre piège quand il dit que la solution doit être trouvée par « consensus » et ce n'est qu'à cette seule et unique condition qu'elle deviendra « contraignante à toutes les parties ivoiriennes ». Ce qui voudra dire que, tant qu'une des deux parties conteste la décision, il faudra attendre la saint glinglin. « Nous avons estimé que c'est une proposition inacceptable... Malheureusement, nous avons constaté que le panel de Haut niveau s'est contenté de reprendre ce que nous savons déjà. Le panel est dans l'incapacité de nous donner les arguments qui fondent cette décision (le choix d'Alassane Dramane Ouattara comme président élu de Côte d'Ivoire, ndlr) ». S'est braqué l'ancien Premier ministre ivoirien Pascal Affi N'Guessan qui représentait le président Gbagbo à ces rencontres. Le porte-parole du candidat Gbagbo à la dernière élection a donné le ton.

Deuxièmement, la couardise de certains de ses membres face au chantage de la France.

Dès le départ, le panel a été noyauté par la France consciente de la faiblesse de la majorité de sa composante. Là où l'idéal voudrait en vue de s'assurer une majorité soviétique, qu'elle s'aliène l'Afrique du Sud de Jacob Zuma, la Mauritanie d'Ould Abdel Aziz et narguer le continent noir. La France pourra se contenter d'une majorité relative constituée du Burkina Faso, du Tchad et du Malawi. Mais ce n'est qu'un round de joué. Il faudra attendre. Car, la « contrainte » passe forcément par le « consensus » qu'il faudra nécessairement trouver entre le candidat de « La majorité présidentielle (Lmp) » et celui du « Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) ».

Troisième couac et c'est là où la tâche devient âpre. L'« Union africaine » a fermé les yeux sur les résultats de ses propres missions en Côte d'Ivoire. Ni le chef de délégation de la mission d'observation du second tour de l'élection présidentielle l'ancien premier ministre Joseph Koku Koffigo, ni l'émissaire de l'« Union africaine » l'ancien président sud africain Thabo Mbeki, ni le Groupe des experts, encore moins le Groupe de grands niveau constitué de chefs d'Etat ; tout ce bataclan financé à grands frais pour des missions onéreuses en Côte d'Ivoire n'a été pris en compte, à entendre Affi N'Guessan. On a carrément botté en touche les considérations légalistes pour des considérations d'ordre émotionnel. Vous voulez une issue heureuse à la crise ivoirienne ? Veuillez passez demain !



Lire, ci-dessous, le « communiqué du Conseil de paix et de sécurité » de l'« Union africaine » sur la résolution de la crise ivoirienne postélectorale du 28 décembre 2010 :

>> COMMUNIQUÉ DE LA 265ème REUNION DU CONSEIL DE PAIX ET DE SÉCURITÉ DE L'UNION AFRICAINE DU 10 MARS 2011.

 


Source : NERRATI.NET

jeudi, 10 mars 2011

ADDIS-ABEBA: LA QUESTION DE PRINCIPE D'AFFI N'GUESSAN QUI COULE LE PANEL


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Il est 14 heures à Addis-Abeba lorsque le panel des 5 Chefs d'Etats reçoit le candidat perdant aux élections en Côte d'Ivoire, Alassane Dramane Ouattara (ADO).
Après une heure d'échanges à huis clos, ADO sort et laisse la place à la délégation du Chef de l'Etat réélu, Laurent Gbagbo, conduite par l'ex-premier Ministre Pascal AFFI N'Guessan, Président du Front Populaire Ivoirien.

Pendant une heure 15 minutes, la délégation de la majorité présidentielle va discuter avec les Chefs d'Etats sur la décision finale qu'ils ont cru bon de leur communiquer. Pêle-mêle, le panel suggère que c'est ADO qui a gagné les élections en Côte d'Ivoire et qu'il doit prêter serment devant le Conseil Constitutionnel ivoirien présidé par Paul Yao N'DRE. Ensuite, le panel et le Président Ouattara nommeront un Premier Ministre de consensus à la tête du gouvernement ivoirien. Des séries d'amnisties seront prises pour les forces de défense et de sécurité et les membres du gouvernement. En retour, l'UA et la Communauté Internationale accompagneront la Côte d'Ivoire dans le processus de reconstruction.

Face à ces inepties débitées avec gêne par le panel, le Chef de la délégation du Président Laurent Gbagbo a fait part sur un ton ferme et en des mots très durs, de l'irresponsabilité et le manque de courage du panel et, juger que les experts de l'Union Africaine n'ont pas fait leur travail lors de leur mission en Côte d'Ivoire puisqu'ils ont refusé de voir les résultats des élections : « Choï a induit en erreur le monde entier et vous en êtes tous conscients. Il n'y a pas de honte à reconnaître cette erreur et à délivrer le peuple ivoirien ».

Après avoir exprimé le risque que prend le panel en suggérant une victoire hypothétique d'ADO, le Chef de la délégation du Président élu, AFFI a posé une question de principe qui a dérouté les membres du panel : « Sur quelles bases et quelles sont les motivations qui, selon vous, justifieraient la victoire d'Alassane Dramane Ouattara? ».

Silence de mort autour de la table. C'est alors que Jacob Zuma, Président d'Afrique du Sud prend la parole pour enfoncer le clou en trouvant que la question du Président AFFI N'Guessan mérite une réponse du panel.

Après plusieurs hésitations, le Président Mauritanien et Président du panel, dit en balbutiant qu'ils ne donneront les motivations de la victoire d'ADO que devant le Conseil de paix et de Sécurité qui devrait normalement se réunir dans les heures qui suivent.
La délégation du Président Laurent Gbagbo a donc quitté la salle, dans l'attente de la réunion du CPS à laquelle elle a d'ailleurs été conviée.

Au micro de l'AFP, AFFI a fait cette déclaration qui traduit l'ambiance lourde de la rencontre avec le panel : « Nous avons estimé que cette proposition du panel est inacceptable. Malheureusement, nous avons constaté que le panel de haut niveau s'est contenté de reprendre ce que nous savons déjà. Le panel est dans l'incapacité de nous donner les arguments qui fondent cette décision. Ils continuent la fuite en avant. Tout le monde s'appuie sur l'annonce du haut-représentant de l'ONU (en Côte d'Ivoire, Young-Jin Choï). Si cette initiative ne débouche pas sur des propositions pertinentes et irréfutables, suffisamment convaincantes, nous craignons que l'UA contribue en quelque sorte à parachever le coup d'Etat entamé en 2002, et qui s'est mué en tentative de coup d'Etat électoral à travers les dernières élections présidentielles ».

En fait de résolution de la crise ivoirienne par l'UA, c'est à une copie conforme de l'accord de Linas-Marcoussis que l'UA veut s'adonner.


Source: Coordination des Communicateurs Bénévoles

mercredi, 09 mars 2011

Me HERMANN YAMEOGO (OPPOSANT BURKINABE) AU PANEL: «LA RESOLUTION DE LA CRISE IVOIRIENNE NE PEUT SE FAIRE EN DEHORS DE LA REHABILITATION DU DROIT»

 


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Le chef de l'opposition Burkinabé, Hermann Yaméogo (leader de l'UNDD), fait une nouvelle sortie sur l'actualité ivoirienne après un séjour récent à Abidjan. Interview.


1) Monsieur le président, vous avez estimé devoir restituer votre dernier séjour en Côte d'Ivoire. Dites-nous auprès de qui vous l'avez fait et si vous en avez été satisfait.

Une fois de retour, j'en ai donné la primeur au Mogho Naaba, aux confessions religieuses, aux relais susceptibles d'en tenir informé par le menu, le chef de l'Etat et bien évidemment, au BEN du parti.

Auprès de tous ceux qui nous ont reçus, nous avons bénéficié d'une bonne écoute, repartant avec le sentiment d'avoir bien fait de leur porter la substance de nos observations.

2) Croyez-vous en la capacité du Panel des 5 chefs d'Etat de l'Union africaine de sortir la Côte d'Ivoire de l'impasse ?

Tout est une question de volonté, d'indépendance par rapport au diktat de la communauté internationale emmenée par la France et les USA. C'est en définitive une question de courage et de capacité à défendre plus qu'autre chose, l'honneur de l'Afrique. Sinon, la solution, la seule durable, la seule qui vaille, ne peut se trouver en dehors de la réhabilitation du Droit tel qu'il est fondé par les institutions et les lois de l'Etat souverain de Côte d'Ivoire.

Chaque membre du panel joue ici sa réputation personnelle et celle du continent devant l'Histoire car il ne faut pas s'y tromper, tôt ou tard, celle-ci demandera des comptes aux acteurs de ce drame sans précédent qui se joue en Eburnie.

3) Ne pensez-vous pas que cette marche des femmes RDR réprimée qui a fait, dit-on, 6 morts, va compliquer la tâche du panel des chefs d'Etat de l'Union africaine ?

Je ne le crois pas. La ficelle est trop grosse. Ce n'est pas le régime de Laurent Gbagbo qui fera cette erreur monumentale. Il a tant fait des pieds et des mains pour éviter les exactions à l'encontre des étrangers afin de ne pas tomber dans le piège d'une guerre sous régionale, si bien évité l'affrontement avec la Licorne et l'ONUCI pour ne pas donner raison à la communauté internationale d'entrer en guerre, et enfin si bien évité la guerre civile, qu'on le voit mal commettant un acte terroriste aussi gratuit et inintelligent. Je crois seulement que nous sommes arrivés à un point si désespéré dans la confrontation que de tels horribles stratagèmes sont utilisés pour confondre « l'ennemi ». Mais nous ne sommes plus en 2002. L'endormissement de l'opinion par les forces diplomatiques, médiatiques, n'a plus autant d'emprise sur les esprits. Ce qui fait que ces procédés, des plus monstrueux, ont du mal à être mis à la charge du pouvoir de Gbagbo auquel le crime ne pourrait au demeurant profiter.  Ma seule crainte, au train où vont les choses, c'est qu'on ne se retrouve demain avec une hécatombe portant sur 50 ou 100 Burkinabé, histoire de mettre encore plus dans l'embarras le régime Gbagbo.

4) Que pensez-vous de l'invitation faite aux deux protagonistes de la crise, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara de se rendre jeudi à Addis-Abeba ?

Je me perds en conjectures sur le pourquoi de cette idée. Après tant de traquenards déjoués et connaissant combien on le cherche (et que surtout cette « communauté internationale » n'hésiterait devant rien pour l'éliminer), ce serait risqué de se prêter à cette invitation incongrue dont les conséquences pourraient être gravissimes en cas de piège. Nous sommes  en face d'une proposition et comme toute proposition, elle peut bien souffrir d'autres contre-propositions surtout qu'il est précisé dans la lettre de mission du panel que pour contraignantes que soient ses décisions, elles ne peuvent agir que sur la base d'un consensus entre les parties. ADO adoubé par la « communauté internationale » ayant moins à craindre dans un tel déplacement que Laurent Gbagbo, je ne voterai pas les yeux fermés pour cette délocalisation temporaire, même à Addis-Abeba pour les besoins d'un tête-à-tête. Mais si à Dieu ne plaise, cela devait finalement se réaliser, évidemment des précautions extrêmes ne seraient pas de trop !

5) En attendant, l'embargo semble jouer à plein contre le régime Gbagbo...

Il frappe surtout sans discrimination tous les Ivoiriens, qu'ils soient politiquement engagés ou non, qu'ils soient des nourrissons, des adultes ou des personnes âgées, et c'est tout à fait atterrant.

Depuis quelques années, il s'est développé, au travers des institutions spécialisées des Nations Unies, des ONG, des Etats...l'idée que la politique d'embargo était injuste en cela que dans sa finalité, elle frappait beaucoup plus les populations civiles innocentes que les dirigeants. On ne compte pas le nombre de critiques et de violateurs des embargos décidés contre l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid, la Libye, l'Irak, la Palestine... C'est pourquoi est née la pratique des sanctions ciblées, personnalisées, pour épargner les populations.

Avec la Côte d'Ivoire, on n'a pas fait que tout mélanger, on est revenu à l'embargo avec cette différence qu'il est ici mis en œuvre de façon globale et totalement inhumaine pour forcer un peuple à se révolter contre le leader dans lequel il se reconnaît. Quand je vois les conséquences qui en découlent avec l'empêchement d'exporter le café-cacao qui fait vivre 10 millions d'Ivoiriens, avec cette fermeture des succursales des banques étrangères sans préavis et l'interdiction de fournir la Côte d'Ivoire en médicaments, avec comble de cruauté, l'assèchement de l'aide destinée aux malades atteints du VIH/Sida, je me dis qu'il y a en œuvre contre le peuple de Côte d'Ivoire des crimes de masse qui mériteraient bien qu'on active des procédures devant des juridictions pénales internationales contre tous les pays, toutes les organisations et leurs dirigeants qui ont mis en œuvre ces embargos.

6) La télévision burkinabé a offert une prestation remarquée au premier Ministre d'Alassane Ouattara, leader des Forces Nouvelles. Qu'en pensez-vous ?

Je ne l'ai pas suivie mais je suis au nombre des Burkinabé qui regrettent que l'on cherche à faire endosser à l'opinion, des préférences qui ne sont pas unanimement partagées.



In San Finna (Burkina Faso)


Source : LA VOICI, La Voix de la Côte d'Ivoire

AREVA, SOCIETE FRANÇAISE D'URANIUM, FINANCE LA GUERRE EN COTE D'IVOIRE


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La crise postélectorale en Côte d'Ivoire s'est muée aujourd'hui, en véritable guerre avec des ramifications inimaginables de la Françafrique. Les actes posés aujourd'hui, par la France ont été si sérieusement préparées que nous sommes en mesure d'affirmer que la quasi-totalité de ce que ce pays compte est partie prenante dans cette guerre. Mieux, elle a été soigneusement préparée par des militaires émérites pour éviter tout échec.

Ainsi, le Général d'Armée Chris Quesnot ancien Chef d'état-major de feu le président socialiste François Mitterrand est actuellement le propriétaire de la société assumant la sécurité du groupe Areva au Niger. Cette société française d'Uranium a pris la relève de Elf dans le jeu malsain de la Françafrique.

Il a été chargé de recruter les sous-officiers et officiers subalternes comme instructeurs des formateurs pour l'attaque de la Cedeao en Côte d'Ivoire.
Et cet officier général de haut mérite est devenu un pion de la Françafrique à qui a été confié militairement le recrutement des mercenaires français et africains pour déstabiliser la Côte d'Ivoire.
Il est à l'œuvre. Nous comprenons pourquoi les attaques à Abobo et à l'Ouest de la Côte d'Ivoire sont menées de main de maître par les officiers, sous-officiers nigérians, nigériens, maliens et burkinabé, ces chiens de guerre très réputés pour leur cruauté.

La France et l'Afrique des comptoirs n'ont donc pas lésiné sur les moyens pour soumettre la récalcitrante Côte d'Ivoire en tentant de déliter l'Etat ivoirien.
On comprend donc à la lueur de ce qui précède, toutes les gesticulations fébriles de Sarkozy. Souvenons-nous de ses visites inopinées au Niger quand la société Areva était entrée en conflit ouvert avec le président Tandja. Ne trouvant pas de compromis satisfaisant sur le prix d'achat de l'Uranium, la France encouragea l'Armée à le renverser.
La guerre de Côte d'Ivoire, encore une odeur d'Uranium.



Djiwa Godji, In Le Temps


Source : AFRIKAGORA

SILENCE, ON TUE ET ON EGORGE A ABOBO!

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Violences dans la commune d'Abobo : Alassane Ouattara fait égorger des Ivoiriens dans l'indifférence et dans l'impunité. Les mercenaires de la Cedeao venus principalement du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal mais aussi de la Guinée, aidés dans leur sale besogne par les mercenaires d'Alassane Ouattara et les militants du Rhdp, sévissent gravement à Abobo et environs.


Les nouvelles qui nous parviennent de la commune d'Anyama et plus précisément celle d'Abobo, peuplée d'environ 1,900 million d'âmes, ne sont pas rassurantes. Ces communes peuplées en majorité des ressortissants de la sous-région ouest-africaine, s'apprêtent à opérer la tragédie humaine jamais réalisée dans l'histoire de la Côte d'Ivoire et qui pourrait, si rien n'est fait, envoisiner la tragédie rwandaise, sans extrapolation.

On sait depuis deux semaines que plusieurs milliers de populations ont fui les tueries perpétrées par «le commando invisible» composé de mercenaires convoyés par centaines par l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci). Connaissant la forte densité de cette commune, on en déduit aisément que, les déplacés représentent un nombre infime de l'ensemble des populations.
Par conséquent, ceux qui - les plus nombreux-, n'ont pas eu cette chance de fuir les massacres qui s'y perpètrent de jour comme de nuit deviennent des proies faciles. En attendant que le nombre exact soit livré par les organismes étatiques et connu par le grand public, tirer dès maintenant la sonnette d'alarme n'est pas illusoire.

Plusieurs faits en notre possession montrent que des domiciles sont pillés, incendiés et leurs habitants éliminés sans autre forme de procès. Beaucoup d'Ivoiriens sont restés coincés et ne peuvent plus sortir de cette commune de peur d'être identifiés et livrés à la vindicte des tueurs.
Certains encore se barricadent entre quatre murs, parce que refusant de «céder» les habitations qu'ils ont bâties depuis des années au prix de mille efforts, sont à la merci des mercenaires et autres populations de la Cedeao hostiles et ayant pris faits et causes pour Alassane Dramane Ouattara.
D'autres parmi lesquels on dénombre de nombreux vieillards et surtout des malades, se sont tout simplement résignés et attendent leurs bourreaux pour les achever. Dans le village d'Anokoua Kouté, plus d'une dizaine de jeunes ont été égorgés dans la nuit de dimanche 6 à lundi 7 mars, dont une femme qui se prénomme Lucie brûlée vive.

Notre informateur coincé dans le village et qui cherche désespérément à fuir, évoque de nombreux cadavres qui jonchent les ruelles du village d'Anonkoua Kouté. A des barrages de fortunes que ces mercenaires et ressortissants de la Cedeao érigent dans les ruelles des sous quartiers, tout Ivoirien qui vient à passer là est automatiquement identifié et tué à coups de machette.
De nombreuses scènes affligeantes se sont déroulées, le week-end écoulé, dans divers sous quartiers allant de Clouétcha, Kennedy, en passant par Samaké, Agbékoua, Akéikoa, Derrière-Rail etc. Des Ivoiriens dans leur propre pays sont repérés, stigmatisés, arrêtés et sauvagement égorgés sous les cris de joie des ressortissants de la Cedeao. Ces derniers estiment avoir trouvé l'occasion unique de faire fortune.

Mais surtout de « se venger de ces prétentieux Ivoiriens qui pensent que la Côte d'Ivoire leur appartient à eux-seuls». Sont-ce là quelques quolibets entendus par des partisans d'Alassane Dramane Ouattara qui s'en donnent à cœur joie aux tueries des Ivoiriens dont les noms ne sont pas à consonance nordique.

Et quand bien même que des Ivoiriens de souches porteurs des noms du Nord sont arrêtés à des barrages érigés dans ces sous quartiers, ce n'est pas toujours évident qu'ils aient la vie sauve.
Ces derniers devant s'exercer à échanger avec les tenants desdits barrages en langue Malinké ou Dioula tout en déclinant le nom de leur village ou région de naissance, pour espérer s'extirper d'Abobo. Nous sommes en plein dans le délit de faciès et il ne fait pas bon de se sentir Ivoirien sur sa propre terre.

Les mercenaires de la Cedeao venus principalement du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal mais aussi de la Guinée aidés dans leurs basses besognes par les mercenaires d'Alassane Dramane Ouattara, sévissent dans cette commune située en plein cœur d'Abidjan. Combien sont-ils ces Ivoiriens qui ont été égorgés ? Personne n'en a le nombre avec exactitude.
Toujours est-il que le massacre continuait jusqu'à hier (lundi 7 mars 2011) et ce, depuis un mois que les terroristes y sévissent de jour comme de nuit. A cette allure, nous allons tout droit vers une épuration ethnique, et le mot n'est pas fort quand on sait la méthode utilisée et la haine qu'ont ces mercenaires de la Cedeao des Ivoiriens. Il faut secourir les Ivoiriens d'Abobo et sauver ce qui peut l'être. A tous les prix !


Source: FACEBOOK

CRISE EN COTE D'IVOIRE: LES REBELLES OCCUPENT ILLEGALEMENT DES HABITATIONS D'ABOBO

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Des maisons abandonnées à Abobo sont occupées de façon illégale par des rebelles. Plusieurs familles seraient déjà victimes de ces pratiques.



Les rebelles d'Alassane Ouattara ont infiltré la commune d'Abobo où ils règneraient en maître absolus dans certains quartiers. Ils semblent cependant confrontés à un problème de logements. C'est la raison pour laquelle, ces derniers ont décidé de faire payer aux populations qui ont fui certains quartiers lors des combats entre Forces de défense et de sécurité (Fds) et commando invisible en occupant de façon illégale les maisons abandonnées.

Les victimes des agissements de ces rebelles sont nombreuses. C'est d'ailleurs le cas de Jean qui aurait perdu sa maison à Pk18. «Les rebelles occupent en ce moment notre maison, explique -t-il. Nous sommes obligés de squatter le salon de l'un de nos voisins » Christian vit une situation similaire à Avocatier. « J'ai fui le quartier suite aux combats. Il se trouve qu'aujourd'hui ma maison et celles de mes voisins sont occupées par des inconnus. Il a fallu que je m'y rende pour vivre la réalité sur le terrain. J'ai été obligé de rejoindre à nouveau mon lieu de refuge à Angré, faute de dortoirs » a déclaré à koaci.com ce jeune d'environ 30 ans qui exerce le métier de menuiserie dans la commune de Cocody.

A N'Dotré, Madeleine est aussi victime des pratiques des rebelles. Elle soutient avoir perdu sa maison au profit de l'un des leurs qui aurait logé à son tour sa petite camarade. « Je suis revenue chez moi le dimanche. J'étais surprise de voir que ma maison était occupée par une jeune fille qui m'a à son tour signifié qu'elle était désormais la nouvelle locatrice. J'ai passé la nuit chez une amie, en attendant que je trouve un nouveau point de chute, » a déploré Madeleine, qui regrette par ailleurs que cette situation lui arrive en ces temps de vache maigre. A en entendre les uns et les autres, Abidjan risque de connaître le syndrome d'occupation illégale des maisons par les rebelles. Alors qu'une fois dans ces maisons ils refusent de les céder à leurs véritables propriétaires.


Par Wassimagnon


Source: KOACI.COM

mardi, 08 mars 2011

LES FDS LIBERENT TOULEPLEU, DES COMBATS A BLOLEQUIN

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Les Forces de défense et de sécurité (Fds) sont parvenues hier lundi 07 mars 2011 à arracher la ville de Toulepleu des mains des Forces armées des Forces nouvelles (Fafn). Selon plusieurs sources concordantes, les Fds ont réussi à occuper la ville en début d'après-midi, en y délogeant les troupes des Fafn. Pour rappel, il faut noter que le dimanche 6 mars dernier, après de nombreuses tentatives pendant plusieurs jours, les Forces nouvelles étaient parvenues à mettre pied dans la ville de Toulepleu, obligeant les FDS à se replier. L'un des éléments Fds joint, avait justifié ce recul par le fait que leurs adversaires étaient de véritables professionnels dont ils ne maîtrisaient pas encore les techniques. « Nous combattons désormais contre des armées professionnelles, des Anglophones et des Burkinabé », nous avait-il expliqué.

Mais l'occupation de Toulepleu par les Forces nouvelles n'aura duré que 24 heures. Après avoir reçu un renfort du Groupement tactique centre du Comthéâtre, les Fds ont relancé les combats qui leur ont permis, selon les informations qui nous sont parvenues hier, de reprendre le contrôle de cette ville frontalière au Libéria, peu avant 15 heures. « Je peux juste vous dire que nous avons la sécurité de Toulepleu sous notre responsabilité », s'est contenté de nous dire un officier des Fds sur la question. Dans la débandade en leur sein, à la suite de l'offensive des Fds, les combattants des Fafn ont perdu leur repère. Alors qu'un groupe a eu le temps de replier en direction de Bin-Houien, le gros lot, selon nos sources, s'est fondu dans les forêts environnantes de la ville, et a pu se retrouver pour ensuite constituer une poche de résistance entre Bloléquin et Toulépleu. Ce groupe d'éléments des Forces nouvelles a choisi de s'attaquer à la localité de Bloléquin, ouvrant ainsi un autre front.

Au moment où nous mettions sous presse, les combats dit-on, faisaient rage du côté de Bloléquin. D'autres renforts des Fds, partis de Guiglo à une quarantaine de kilomètres, étaient en route pour prêter main forte aux éléments à Toulepleu, et éviter qu'ils soient pris entre deux feux. Les combats avaient donc lieu aux portes de Bloléquin entre les Fds qui veillaient à la sécurité et les Fafn qui tentaient de prendre la ville.


Blaise BONSIE

 

Source : ABIDJAN 360

 

TERRIFIANT: LES TOUTES DERNIERES REVELATIONS DU PASTEUR KONE MALACHIE SUR LA FIN DE LA CRISE IVOIRIENNE



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Pour votre rappel, j'avais prophétisé un certain nombre de choses concernant la fin de la crise en Côte d'Ivoire. J'avais parlé de sept (7) étapes précises dont deux sont en voie de finition. J'avais dit depuis 2005 à Bassam et réitéré en 2009 à la Radio Fraternité Divo :

ETAPE 1

Le temps viendrait où nous trouverons de part nous-mêmes, nos propres voies de sortie de crise après plusieurs compromis. Et cela s'est parfaitement réalisé avec les Accords Politiques de Ouagadougou (APO).

ETAPE 2 : LE COMPLOT INTERNATIONAL

a) Vous voyez de vous-même, la parfaite réalisation de ce complot international contre notre pays.
b) La très grande insécurité à laquelle j'avais allusion, se signalerait par diverses sortes d'attaques, notamment depuis le deuxième tour des élections.
c) La France a effectivement appelé ses ressortissants à rentrer et que cela a créé une énorme psychose (sentiment d'insécurité dans le cœur de ivoiriens).
d) Des pays de l'UE (Portugal, RFA, Suisse...) ont ensuite emboîté le pas à la France en demandant à leurs ressortissants de rentrer ou de rester vigilants.
e) J'avais prophétisé que plusieurs français refuseraient de partir pour diverses raisons (1 500 départ sur 15 000 français résidant en Côte d'Ivoire)
f) La France va demander à l'ONU de lui confier la sécurisation de ses ressortissants étrangers, reste la dernière phase de l'étape 2 à accomplir. Ce prétexte servirait plutôt à armer toute la rébellion entière en vue d'une frappe militaire très stratégique. voici donc, les deux premières étapes qui sont en phase exécutoire dans cette crise qui n'a que trop duré.
g) Les autres étapes qui s'avèrent encore plus difficiles pour notre pays et dont j'avais aussi parlé dans mes révélations sont les suivantes.

ETAPE 3

a) J'avais dis que lorsque la France se rendrait compte qu'elle avait mis tous ses ressortissants à l'abri, alors ayant armé la rébellion, elle donnerait le feu vert à la rébellion et aux ennemis de la Côte d'Ivoire de frapper très fort et tous les fronts du pays à la fois et que cela envahirait inévitablement notre jeune armée qui ne saurait que faire.
b) Pour secourir l'armée et pour protéger leurs localités, des jeunes gens à l'esprit patriotique formeront des boucliers humains et la guerre civile s'en suivra.

ETAPE 4

a) J'avais révélé cette étape 4, qu'il aurait un semblant de victoire sur toutes nos forces de résistances réunies.
b) J'avais dit que les rebelles, aidées par la France et par des ennemis de la Côte d'Ivoire, prendraient beaucoup de villes et réussiraient à occuper les postes stratégiques d'Abidjan.
c) J'ai même dit que nous perdrons tout espoir en un avenir meilleur et que les Radios et les journaux télévisés des pays voisins montreront le chaos de la Côte d'Ivoire.
d) J'ai aussi dit qu'en ce moment précis les rebelles feront beaucoup de déclarations sur les chaînes étrangères pour dire à la communauté internationale que dans peu de temps, se serait fini du gouvernement Gbagbo.
e) Frères, j'ai vraiment mal de confirmer que toutes ces choses s'accompliront inévitablement et que personne n'y pourra rien ; pas même le plus grand Rabin de tout Israël. J'ai vraiment très mal...

ETAPE 5

a) Ce sera la délivrance de la Côte d'Ivoire de par la main de Dieu, et d'une façon tellement spectaculaire qu'aucun mortel ne pourrait l'imaginer.
b) La France perdrait la Côte d'Ivoire, et petit à petit, plusieurs autres pays africains, y compris sa très grande influence à l'échelle mondiale.

ETAPE 6 : LE CHOIX DU PRESIDENT GBAGBO

Cette étape sera l'une des plus merveilleuses histoires de tous les temps. Je le répète, je persiste et je signe, le Président GBAGBO est l'objet du choix de Dieu pour une Côte d'Ivoire Nouvelle. Je ne ferais pas assez de commentaire sur ce point, car tout œil le verra et toute langue le confessera, qu'il est bel et bien le Président de la Côte d'Ivoire toute entière, pour le bonheur des Ivoiriens et pour la Gloire de Jésus-Christ, le Seigneur.
Frère, je crois qu'il doit bien exister une raison divine pour laquelle l'Eternel Dieu que nous prions sans relâche et depuis toujours, permet toutes ces choses. Attendons de voir.

ETAPE 7 : L'ATTAQUE DE DEUX AUTRES PAYS AFRICAINS

Il n'est pas bon que tu ignores ces deux pays-là et ainsi que les décrets divins relatifs au traitement des ennemis de la Côte d'Ivoire, pendant et après la guerre. Voici les décrets, tels que signés et arrêtés depuis le Ciel :

a) Décret 1 : Jugement des rebelles et des autres forces ennemies

Mort imminente et immédiate des soldats de la rébellion sans aucune exception ;

Dieu ordonnera la mort immédiate et sans aucune exception, de tous les éléments de la rébellion armée ou désarmée, des plus petits aux plus grands et des plus grands aux plus influents. Nul d'entre eux n'échappera, pas même un seul. Ils seront tous tués, puis ensuite jugés et condamnés par le Tribunal de Dieu, pour avoir porté atteinte et de façon impitoyable, à la sérénité d'un peuple élu de Dieu. Ils payeront un très lourd tribut, pour chaque main coupée à une victime et pour chaque atrocité causée à un innocent.
Ils regretteront pour toujours et à jamais, le jour qui les a induits en erreur. Car ils seront complètement oubliés des cœurs, comme des vases brisés et de tous leurs descendants, ainsi que la totalité de leurs biens mal acquis, resteront pour tous les humains, comme un objet d'horreur.

Mort immédiate des 2/3 des soldats français présents sur le sol ivoirien lors de la guerre ;

Mort immédiate de 1/3 des soldats de l'ONUCI présents en Côte d'Ivoire ;

Destruction immédiate de tous les armements utilisés contre la Côte d'Ivoire, par les 3 forces militaires confondues (ONUCI, Licornes et Rébellion).

b) Décret 2 : Jugement des partis politiques alliés

Dieu prononcera au cours de cette guerre, un jugement très radical et très sévère, contre tous les premiers responsables de partis politiques, ayant soutenu la France aux côtés de la rébellion, pour faire souffrir inutilement les Ivoiriens.
Ce jugement divin, ira de la dépression mentale pour les uns, à une mort très cauchemardesque pour d'autres, passant par la paralysie à vie, jusqu'à une extrême pauvreté pour certains autres.

c) Décret 3 : Jugement divin contre deux principaux Chefs d'Etat Africains

Dieu prononcera un grand jugement contre les Présidents de Républiques voisines ayant contribué à installer la chienlit en Côte d'Ivoire et accepté de contribuer à faire perdurer les souffrances des Ivoiriens.

Ce jugement divin se signalera par la formation de plusieurs groupes de rébellions armées contre tous ces pays et à l'extérieur. De sorte qu'ils seront contraints à un exil forcé ou à une mort certaine, brutale et très affreuse. Dieu, le Juste Juge leur fera connaître le poids de la douleur que peut ressentir un Président en exercice, confronté à des rebelles armés, sans cause et sans raison valables et aidés à la tâche, par la même fameuse communauté internationale. Dieu fera que ces Présidents-là, ne réapparaissent plus jamais sur la scène politique de leur pays, jusqu'à la fin des temps. Ils seront tentés même de faire appel à la Côte d'Ivoire pour leur porter secours et assistance mais Dieu lui-même fera que leur appel ne porte aucun écho favorable dans le cœur des Ivoiriens, jusqu'à ce qu'ils aient d'abord, suffisamment sucé le venin de la colère du Seigneur, contre tous leurs agissements mesquins dans les affaires de souveraineté personnelle d'un Etat proche et historiquement ami à eux. Ces deux pays là, frères, sont le Burkina-Faso en premier et le Sénégal ensuite.

d) Décret 4 : Jugement de trois leaders de presse

Dieu ordonnera la mort par un suicide volontaire, de trois leaders de presse en Côte d'Ivoire, pour avoir négativement participé de façon médiatique, à déstabiliser le pouvoir en place et mépriser ainsi les institutions de notre pays. Un de ces leaders de presse se suicidera par pendaison, le deuxième par noyade et le troisième par une forme très bizarre de suicide volontaire. L'une de ces trois personnes manifestera pourtant la volonté de demander sincèrement pardon aux Ivoiriens, mais entre le doute et l'action, il devra choisir, car sa survie en dépendra.

e) Décret 5 : Sanction céleste contre le Président Français

Colère des Français contre lui et incitation des collectivités sociales et syndicales à réclamer sa démission et sans délai ;
Coma profond de sept (7) jours. Je ne suis malheureusement pas, autorisé à vous relater la suite de sa vie, du retour de ce coma profond ;
Des pays africains échapperont au contrôle de la France. Ce sera le temps de l'Afrique et la fin de la françafrique (esclavagisme colonial).
La France perdra son contrôle sur plusieurs pays africains et elle perdra aussi son monopole de cinquième puissance mondiale. Elle ne sera plus jamais rien.

f) Décret 6 : Rapatriement du restant des soldats ennemis

Dieu ordonnera le rapatriement immédiat, obligatoire et brutal, de tous les soldats de l'ONUCI et de tous les militaires de la Licorne, ayant échappé à la guerre, grâce à une faveur faite à eux par le Ciel. Tous ces soldats et tous les autres membres de leur famille quitteront pour toujours la Côte d'Ivoire avec pour seul souvenir, que vraiment rien ne peut contre la volonté de Dieu.

g) Décret 7 : Reconstruction entière de la Côte d'Ivoire

L'Eternel ordonnera à plusieurs bailleurs de fonds et à bon nombres de personnalités financières, de rebâtir entièrement la Côte d'Ivoire, dans un très bref délai. La Côte d'Ivoire sera alors, un peuple de Gloire et un pays de lumière, pour toujours et à jamais. En ce moment-là un Français qui entrera en Côte d'Ivoire n'y viendra plus dans la pensée d'aider les Ivoiriens à sortir d'une certaine misère, mais il y viendra plutôt pour qu'un jeune Ivoirien puisse financièrement l'aider à s'en sortir et cela sera ainsi pour toujours et à jamais.

Ainsi frères, voici comment s'achèvera la triste histoire d'une salle guerre, livrée à la Côte d'Ivoire qui désire pourtant Monsieur GBAGBO comme son président.


QUE DIEU BENISSE LA COTE D'IVOIRE !!!



Pasteur KONE MAMADOU MALACHIE
Esclave de Jésus et défenseur des droits divins.

Cell. (225) 06 25 27 96.

lundi, 07 mars 2011

BON A SAVOIR - CRISE EN COTE D'IVOIRE: UN AGENT SECRET FRANÇAIS PARLE

SARKOZY ET OBAMA.jpg

Alassane Ouattara est le malheur des ivoiriens

Bon nombre d'Ivoiriens, qui admettent que la crise ivoirienne est fomentée par la France, continuent de s'interroger sur l'intérêt « subit » éprouvé par les Etats-Unis d'Amérique de s'associer à la France pour accomplir le coup d'Etat en Côte d'Ivoire. Un ancien agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) affirme que les Ivoiriens se trompent. L'homme au fait des micmacs des services secrets américains ne supporte plus de voir son pays, la France, et ses dirigeants jouer aux « boys » des Américains en Côte d'Ivoire. Par des canaux complexes, il nous a permis de prendre son témoignage.

«Plus que les Français, les Américains, à travers la CIA, ont décidé de s'emparer de la Côte d'Ivoire à partir d'un plan machiavélique conçu avant les années 1988. C'est (de nos jours) ce plan qui a été réactivé. La construction de la grande ambassade des Etats-Unis en Côte d'Ivoire fait partie de ce plan tout comme l'installation d'un burkinabé, en la personne d'Alassane Ouattara, à la tête du pays. L'objectif est la naturalisation des quatre millions de Burkinabés vivant en Côte d'Ivoire afin de garantir la production du cacao et du café dans ce pays. C'est une affaire de survie pour les puissants chocolatiers américains. L'ambassade a été construite pour coordonner ces opérations en Côte d'Ivoire et pour d'autres objectifs en Afrique. Pour tout cela, il faut une mainmise sur le pouvoir ivoirien pour le compte du lobi des chocolatiers Américains.

Donc, les Américains veulent garantir la production du cacao. Le seul moyen, c'est de pouvoir compter sur la communauté burkinabé en Côte d'ivoire dont dépend (selon eux) une grande partie de la production du pays. Les Américains entendent fidéliser cette communauté par la naturalisation des quatre millions de burkinabés dont la plupart travaillent dans les plantations (ce que font croire les Américains) «dans une situation de précarité qui n'est pas à leur convenance». Il faut donc réussir à faire prendre le pouvoir pour Alassane Ouattara. Et, depuis octobre 2000, la CIA utilise une arme fatale : la fragilisation du régime Gbagbo pour arriver à le faire vomir par tout le peuple ivoirien afin de l'écarter facilement du pouvoir. Souvenez vous, plusieurs opérations ont été menées par la CIA en Côte d'Ivoire ou exploitées à cet effet, mais avec des succès mitigés : le charnier de Yopougon, l'assassinat de Jean Hélène, l'enlèvement de Guy André Kieffer, le déversement de déchets toxiques à Abidjan, l'empêchement du Président du FPI de se rendre aux USA ; la CIA a aussi fabriqué des mensonges graves tels que : «la Côte d'Ivoire exploite les enfants dans les plantations de cacao». Elle a manipulé l'information avec son sous-agent, l'Alassaniste Hamed Bakayoko, à Abidjan : «Les refondateurs offrent des voitures Rav 4 aux jeunes filles ; Madame Gbagbo engage des frais de séjour inconsidérés aux USA», etc.

Toutes ces actions qui font partie d'un vaste complot ont un seul but, discréditer le régime de M. Laurent Gbagbo et favoriser l'élection d'Alassane Ouattara. Ces actions néfastes contre M.Gbagbo ont pris des allures de crimes commis par la CIA, mais dont personne ne veut parler : c'est le cas de la mort jusque-là non élucidée, dans une clinique française, de Madame Sarata Ottro Zirignon, ancien directeur adjoint de cabinet du président Gbagbo, qui gênait les chocolatiers américains par sa diplomatie agressive à travers des réseaux qu'elle maitrisait parfaitement aux Etats-Unis. Ces actions néfastes sont passées inaperçues aux yeux des Ivoiriens pour la simple raison que les Américains ont toujours agi en se cachant derrière les Français, eux-mêmes manipulés à souhait et croyant régler leur propre problème avec ce Laurent Gbagbo qui ne veut pas se faire "domestiquer".

Nicolas Sarkozy, un président manipulé

Oui, je vous le dis : Nicolas Sarkozy, agent français de la CIA, participe volontairement de cette manipulation des Américains. Ce sont ces derniers qui l'ont fait président de la France. Souvenez-vous de l'affaire Clearstream montée par les Américains pour lui permettre de devancer son adversaire du même camp : Dominique De Villepin. Devenu président, Sarkozy applique à la lettre les consignes de la CIA, y compris laver un vieil affront que le Général De Gaulle leur a infligé : Sarkozy a fait adhérer à nouveau la France à l'OTAN. Pour la Côte d'Ivoire, «le coup de pousse» à Alassane Ouattara est un plan conçu par la CIA américaine et inspiré par le lobby des chocolatiers américains avec son réseau mondial. La raison : les Ivoiriens se détournent du cacao pour l'hévéa. Il leur faut une population acquise pour produire essentiellement le cacao. Pour mieux vous le faire comprendre, revisitons l'histoire et ses faits.

Nous sommes en 1988. Face à la baisse des prix sur le marché mondial, le Président Houphouët-Boigny refuse de vendre le cacao. Il fait brûler la production pour montrer son ras-le-bol. Le stock de sécurité américain prend un coup. Le lobby des chocolatiers américains prend cela comme une trahison de la Côte d'Ivoire et un grand risque à ne plus revivre. « Après avoir aidé ce pays à devenir premier producteur de cacao, voilà qu'il nous paie en monnaie de singe ! ». Mais ces puissants chocolatiers américains ont éprouvé de la pudeur à attaquer Houphouët-Boigny qui, en son temps, avait proposé la double nationalité sur recommandation des chocolatiers américains. Cependant, les Américains ont conçu un plan pour précipiter sa mort comme ils l'ont fait plus tard avec Eyadéma, Bongo, etc.

En 1989, la CIA organise l'asphyxie de la Côte d'Ivoire à travers le FMI et présente Alassane Ouattara comme le sauveur. Houphouët se voit obligé de l'accepter. Ouattara est bombardé Premier ministre d'Houphouët. Ce poste n'avait jamais existé en Côte d'Ivoire. La présidence n'est plus loin pour le burkinabé. Dans la foulée, la CIA organise le mariage de ses deux agents désormais réunis en Côte d'Ivoire : Monsieur Ouattara épouse Dominique Nouvian à Neuilly chez le maire Nicolas Sarkozy, un autre agent de la CIA en France. Houphouët-Boigny «peut» désormais mourir. Les Américains se débarrassent de lui en 1993. En ce moment-là, ils pensent avoir réussi leur coup quand surgit Henri Konan Bédié, avec l'appui des Français, grâce à l'article 11 de la Constitution. Sur ce point, Houphouët les a doublés, Ouattara et ses maîtres chocolatiers, au chapitre de la succession. Ouattara s'agite pour rien. Il n'aura pas le pouvoir. Pendant la petite guerre de succession ouverte par Ouattara à la mort d'Houphouët, M. Gbagbo déclare qu'il n'aime pas la transmission monarchique du pouvoir, mais il démontre qu'il est légaliste et opte pour l'installation de Bédié au pouvoir.

Bédié vaincu, place à l'opération «Tout sauf Gbagbo»

Les Américains échouent, mais ne renoncent pas. Ils reprennent leur agent au FMI pour avoir le temps d'organiser son retour. Bédié est poussé à la faute dans la gestion des affaires publiques avec les innombrables détournements et affaires sales notamment les DENOS (Dépenses engagées non ordonnancées). Il prononce un mot dont les Américains ont horreur, l'Ivoirité. Parce qu'il faut savoir que, pour les Américains, la garantie de la production du cacao va avec la naturalisation massive des Burkinabé. Une main-d'œuvre moins chère et formée pour la production du cacao. Parler d'ivoirité, c'est empêcher cette main-d'œuvre bon marché de se déverser en toute sécurité en Côte d'Ivoire. L'occasion était bonne pour faire un coup d'état. Car, il faut savoir que nos autorités (françaises) n'ont jamais envisagé un coup d'Etat contre Bédié qui est considéré comme leur homme, en tant que digne successeur d'Houphouët-Boigny. Là encore, le plan des Américains d'installer leur homme échoue avec le général Robert Guéi qui organise une élection qui donne le pouvoir à M. Laurent Gbagbo, un socialiste de surcroît. Cela met les chocolatiers américains en colère. C'est pourquoi, une fois encore, sans même attendre de voir agir le nouveau président pour le juger sur pièces, la CIA met en marche, par une succession de coups d'Etat qui échouent les uns à la suite des autres, durant toute l'année 2001, un autre plan. De guerre lasse, elle monte une rébellion financée par le lobby américain et d'autres entreprises financières à raison de plus de 25 millions par mois pendant plus de deux années. La mission des militaires français ayant montré ses limites en Côte d'Ivoire, les Américains réussissent à «suggérer» l'envoi des Casques bleus de l'ONU. Le décor est planté pour le départ de M. Laurent Gbagbo...

Gbagbo comme Houphouët en 1993 !

La résolution de la crise ivoirienne passe par des accords qui stipulent la nécessité d'organiser des élections «ouvertes à tous». Alassane Ouattara est autorisé par exception à poser sa candidature. M. Laurent Gbagbo croit pouvoir obtenir, en retour, le désarmement prescrit dans tous les accords. Votre président s'est leurré. Au contraire, c'est lui qui a été plutôt acculé à faire les élections. Tout le monde s'est gardé de désarmer les rebelles. Le désarmement a été malicieusement élevé au rang de tabou. M. Laurent Gbagbo a été ainsi piégé, soucieux de ne plus s'entendre dire qu'il refuse d'organiser des élections parce qu'il est sûr de les perdre. Enfin il a donné l'impression qu'il s'est laissé piéger !

Oui, M. Laurent Gbagbo a été piégé mais il n'était pas fini. Il a même quelque chose d'Houphouët-Boigny qu'il a pourtant combattu tout le temps. Très futé et sachant la supercherie, le président ivoirien a piégé à son tour, et là pour de vrai, les chocolatiers américains et leur poulain, Alassane Ouattara. Il l'a fait avec l'arme fatale que la Constitution ivoirienne lui offre, à savoir le Conseil constitutionnel. Suite aux tricheries inélégantes au nord, dans son fief, Alassane Ouattara a été sanctionné en dernier ressort et sans appel par l'institution judiciaire suprême. Les chocolatiers américains n'avaient pas bien prévu ce scénario. Ils se débattent à présent et veulent absolument réussir leur coup à travers deux de leurs agents en Afrique : Blaise Compaoré qui a été utilisé pour supprimer Thomas Sankara, et Abdoulaye Wade qu'ils ont aidé à gagner au Sénégal. Cela explique les agitations de ces deux présidents au sein de la CEDEAO.

Ce que je souhaite que le peuple ivoirien retienne est simple : c'est une unité et sa détermination qui feront sa force. Il faut dénoncer haut et fort les actes criminels des américains sur le sol ivoirien. Les américains sont prêts à tout pour assurer leur approvisionnement en cacao. Ils voient la Côte d'Ivoire comme un champ de cacao entretenu par des esclaves. Ils se moquent de la volonté du peuple de Côte d'Ivoire.

L'achat d'une usine aux Etats Unis était un crime de lèse-majesté pour le régime Gbagbo. Ce sont eux qui ont suscité tous les scandales fondés ou non contre les gestionnaires de la filière café-cacao.

Entre autre scandales, le journaliste franco-canadien Guy André Kieffer s'apprêtait à révéler le complot des chocolatiers, voila pourquoi la CIA l'a fait disparaître.

Pour des raisons diverses, certains hommes d'affaire français et des agents de la DGDE à leur solde veulent la tête de M. Gbagbo. Mais il faut savoir avant tout, que la Côte d'Ivoire doit ses malheurs à la CIA américaine et au lobby des chocolatiers américains. Nicolas Sarkozy n'est qu'un valet dans cette affaire. Il est aussi temps de le savoir.


Source: BLOGUEURS UNIS

samedi, 05 mars 2011

RAID IMMINENT SUR LE PORT DE SAN PEDRO

SOLDATS DE L'ECOMOG.jpg


Une attaque généralisée de la Côte d'Ivoire par les mercenaires de Ouattara, Blaise Compaoré, Abdoulaye Wade, Jonathan Goodluck du 6 au 8 mars est prévue sur toute l'étendue du territoire à l'exception des zones Cno, sous contrôle rebelles. Ils seront, comme toujours, logistiquement assistés par la Licorne, l'Onuci.

Concernant le port San Pedro, qui semble être une fixation pour les ennemis de la Côte d'Ivoire un raid imminent est en préparation. Car l'asphyxie du pays qu'ils ont programmé commence à avoir des effets collatéraux plus graves dans les pays comme le Burkina Faso, le Mali, le Niger qu'en Côte d'Ivoire. Dans ces pays, l'inflation a fait un bond de géant et les denrées de première nécessité se font rares. Les parcs animaliers destinés à l'exportation en Côte d'Ivoire sont en souffrance ; l'argent liquide s'y fait rare.

Ainsi la prise du Port de San Pedro pourrait être une bouffée d'oxygène. Voici le plan mis en place depuis hier matin, vendredi 4 mars. Des troupes ont été héliportés depuis Abobo et Sebroko pour le camp de l'Onuci de San Pedro, environ un millier dont :

- 80 Sénégalais
- 120 Nigérians
- 300 Burkinabé
- 260 Maliens
Tous sont des artilleurs spécialisés dans diverses armes.

Du matériel sophistiqué de guerre a été aussi transporté à San Pedro :

- 220 caisses de lance roquettes
- 630 caisses de munition
- 7 armes lourdes
- 36 caisses de mitrailleuses
- 20 caisses d'Aa-52
- 12 colis de transmission

Cet armement sophistiqué va compléter l'arsenal déjà en place à San Pedro, Moribadougou, Sassandra, Carrefour 26 et Gbagbadji.
Les éléments spécialisés vont retrouver sur place 600 personnes formées là-bas.

Les Kroumen (au nombre de 460 aussi) recrutés par Mabri au Liberia viendront par voie maritime compléter l'effectif. Avec aussi 200 Sénégalais partis depuis deux jours de Dakar pour San Pedro.
Le Raid sur San Pedro serait fin prêt pour aujourd'hui, selon les sources proches de l'Onu ci et pourrait entrer dans sa phase d'exécution peut-être même ce soir. La direction des opérations serait dirigée par des officiers burkinabé et maliens. IB jouerait le rôle de coordonateur.

Tout porte à croire que la riposte des Fds serait à la mesure de l'attaque. Les troupes étant au parfum de ce qui se trame, sont fin prêtes pour cette bataille décisive qui pourrait mettre fin définitivement aux rêves aventuriers de Sarkozy and Co.


Que Dieu sauve la Côte d'Ivoire !



Djiwa Gody

Source : LE TEMPS

VIOLATION DE L'EMBARGO SUR LES ARMES EN COTE D'IVOIRE: LE BURKINA FASO VIENT DE LIVRER DES CHARS AUX REBELLES



BLAISE COMPAORE 4.jpg

La communauté internationale et ses portes voix en Afrique pour la déstabilisation du régime de Laurent Gbagbo aux fins d'imposer Dramane Ouattara, chef rebelle et terroriste, ne démordent pas. Dans la matinée d'hier vendredi 4 mars les rebelles ont réceptionné 5 chars de combat à la frontière de la Côte d'Ivoire et du Burkina Faso à Ferkessédougou et en provenance dudit pays voisin. Le pays de Blaise Compaoré, membre du Panel de chefs d'Etats africains commis par l'Union Africaine pour la résolution pacifique de la crise politique ivoirienne.

Ces engins de destruction massive sont destinés aux points stratégiques de la zone de confiance dont la création a été favorisée par la force licorne tels que Tiébissou, Vavoua et les autres localités stratégiques. Le but de la manœuvre est d'attaquer les Forces de défense et de sécurité (FDS) sur plusieurs fronts à la fois.

Cette information de source sûre en appelle à la vigilance une fois de plus des FDS qui se sont toujours montrés vigilants et prompts à défendre leur mère patrie. Et l'acte en lui-même dénote de la mauvaise foi des quelques leaders africains qui mettent la négociation sur la table et cautionnent les actions terroristes dans l'ombre pour se voir au bout du compte bénéficier des dividendes des richesses économiques de la Côte d'Ivoire. Illusion.


 

Source : INFOS COTE D'IVOIRE

mardi, 01 mars 2011

OU ETAIT BAN KI MOON LORSQUE LES EXPERTS DE L'ONU AVAIENT MIS EN EVIDENCE LES VIOLATIONS DE L'EMBARGO PAR LES REBELLES ET LE BURKINA FASO EN OCTOBRE 2OO9?

 



BAN KI MOON.jpg

Le Conseil de Sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) a désavoué lundi le Secrétaire Général de l'organisation au sujet de présumées livraisons d'hélicoptères du Bélarus à la Côte d'Ivoire. « En accusant le Bélarus d'avoir envoyé trois hélicoptères à Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, le Secrétaire Général Ban Ki-Moon a fait une erreur », ont révélé plusieurs membres du Conseil de sécurité à l'issue d'une réunion tenue lundi soir. Plusieurs diplomates sont repartis « déçus », devant « l'absence de preuves ». C'est un camouflet, une véritable gifle pour Ban Ki Moon, l'indécrottable comploteur à la solde de Sarkozy et d'Obama. S'il veut prouver  la « compétence » que lui dénie la responsable des audits de la Maison de verre, Mme Inga-Britt Ahlenius, ex-Haut fonctionnaire à l'Office des services de contrôles internes (Bsci), qu'il nous explique où il était lorsque les experts de l'Onu avaient mis en évidence, dans un rapport plus qu'éloquent, les violations de l'embargo par les rebelles et le Burkina Faso, en octobre 2009, pour n'avoir demandé aucune réunion du Conseil de Sécurité sur la question et recommandé aucune sanction contre eux? Une autre incompétence? Décidément! Extraits dudit rapport.


L'ONU pointe le réarmement des rebelles ivoiriens à partir du Burkina Faso.


Nous publions dans cet article des extraits du rapport de l'ONU intitulé : "Rapport final du Groupe d'experts sur la Côte d'Ivoire établi en application du paragraphe 11 de la résolution1842 (2008) du Conseil de sécurité. " daté d'octobre 2009.


Rapport final du Groupe d'experts sur la Côte d'Ivoire établi en application du paragraphe 11 de la résolution 1842 (2008) du Conseil de sécurité.


Extraits de ce rapport de l'ONU :

Contexte :

Situation en Côte d'Ivoire

Le territoire de la Côte d'Ivoire est divisé depuis plus de sept ans. En conséquence, une nouvelle dynamique a vu le jour sur les plans politique, économique et stratégique qui n'existait pas avant les hostilités de septembre 2002.Le conflit ne se limite plus seulement à une confrontation entre le nord et le sud, c'est une lutte à laquelle prennent part de nombreux acteurs, dont certains ont beaucoup à gagner de la réunification de la Côte d'Ivoire, d'autres beaucoup à perdre. Alors que la division du pays perdure, toutefois, l'incertitude concernant la future réunification nourrit les tensions politiques. [..] Ces tensions ont des incidences directes sur l'embargo sur les armes et le matériel connexe, tant pour la poursuite de la demande d'armes et de matériel connexe au niveau des parties ivoiriennes que pour les sources de financement, y compris les diamants, qui pourraient être utilisées pour les acheter. Si la situation politique du pays venait à se détériorer, menaçant les intérêts économiques de certaines parties, le Groupe ne peut exclure la possibilité d'une escalade rapide de la violence armée, en particulier dans le nord.

Relations commerciales avec les pays voisins et embargo de l'ONU

La Côte d'Ivoire a cinq voisins immédiats. Elle a des frontières à l'ouest avec le Libéria (716 km) et la Guinée (610 km), au nord avec le Mali (532 km) et le Burkina Faso (584 km), et à l'est avec le Ghana (668 km). Elle est bordée au sud par une frontière maritime d'environ 750 kilomètres.Le mouvement des Forces nouvelles contrôle quelque 1 950 kilomètres de frontières avec le Burkina Faso, le Ghana, la Guinée, le Libéria et le Mali. Les forces gouvernementales contrôlent pour leur part les 1 384 kilomètres de frontières avec le Ghana et le Libéria.

Les Codes des douanes de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) et de la Côté d'Ivoire contiennent l'un et l'autre des sections concernant les interdictions administratives et judiciaires, dont certaines dispositions devraient permettre d'intégrer les sanctions imposées par l'ONU, ce qui n'est pas le cas actuellement.Tous les États sont appelés à appliquer les paragraphes 7, 9, et 11 de la résolution 1572 (2004) du Conseil de sécurité ainsi que le paragraphe 6 de la résolution 1643 (2005) et, ce faisant, à prendre des mesures nationales pour faire respecter l'embargo sur les armes et les diamants. La Côte d'Ivoire est par conséquent tenue d'intégrer dans sa législation douanière des dispositions interdisant l'importation et l'exportation de marchandises interdites en vertu du régime de sanctions de l'ONU. Elle doit aussi adapter ses procédures douanières de manière à pouvoir détecter, faire cesser et réprimer toute violation du régime de sanctions.Le Gouvernement ivoirien n'a cependant pas adopté ces mesures législatives ou réglementaires. Comme le Président de la République déclare que le pays est en guerre, ce qui l'exonérerait apparemment de tenir sa promesse de respecter le régime de sanctions, les dispositions de ce régime n'ont pas été incorporées dans la législation nationale, si bien que l'administration douanière n'a pas non plus adapté ses procédures en conséquence.

Les précédents groupes d'experts ont étudié le traitement des cargaisons en transit et relevé un certain nombre de déficiences, par exemple le fait que leur contenu n'était pas passé au scanner. Les risques de violation de l'embargo liés à cette absence de contrôle efficace des marchandises en transit ont été signalés dans un précédent rapport. L'absence de cadre juridique relatif à la surveillance du régime de sanctions imposé à la Côte d'Ivoire et de liste complète des marchandises sous embargo entrave donc constamment l'application des sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Le rôle du Burkina Faso :

Le facilitateur

Le Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, est le Facilitateur de l'Accord politique de Ouagadougou entre le Gouvernement ivoirien et les Forces nouvelles. Le Burkina Faso est aussi le destinataire de la plupart des exportations du nord de la Côte d'Ivoire contrôlé par les Forces nouvelles. Dans cette situation, le Burkina Faso pourrait exercer des pressions considérables sur les commandants de zone pour les amener à conclure un accord politique. Toutefois, le Groupe craint que certains éléments au Burkina Faso soient peu enclins à désirer la réunification politique et administrative rapide de la Côte d'Ivoire. En effet, la réunification de la Côte d'Ivoire mettrait en danger un commerce de transit lucratif par le Burkina Faso, en rouvrant les ports d'Abidjan et de San Pedro aux exportations du nord du pays, en particulier le cacao. De plus, le Burkina Faso a de solides liens ethniques avec la population du nord de la Côte d'Ivoire et une diaspora nombreuse qui réside dans le nord et y a de vastes intérêts commerciaux. Le Groupe juge particulièrement préoccupant le mouvement d'armes et de munitions entre le territoire du Burkina Faso et le nord de la Côte d'Ivoire contrôlé par les Forces nouvelles.

Les transferts d'armes et de munitions à partir du Burkina Faso

Deux témoins indépendants et fiables ont fait part au Groupe de transferts d'armes et de munitions à partir du territoire burkinabé vers diverses localités du nord de la Côte d'Ivoire contrôlées par les Forces nouvelles. Considérées ensemble, ces informations cadrent avec ses propres constatations concernant les fusils d'assaut dont les numéros de série ont été effacés et les munitions en sac [...].

Le premier de ces témoins a informé le Groupe que des parties non identifiées, agissant à l'appui des Forces nouvelles, avaient transporté depuis le sud du Burkina Faso, par la route, des fusils d'assaut et des munitions de petit calibre destinés aux unités des Forces nouvelles présentes dans les villes ivoiriennes de Ferkessédougou et Korhogo. Ces armes auraient été chargées dans la ville burkinabé de Bobo-Dioulasso. Il lui a été indiqué (en février 2009) que le dernier de ces transferts datait de décembre 2008, mais le Groupe a des raisons de penser qu'ils se poursuivent.Le second témoin a appris au Groupe que des camions à bétail avaient servi à transporter des armes « AK-47 » (de type Kalachnikov) et des munitions du Burkina Faso à Ferkessédougou et de là à Korhogo, pour les unités des Forces nouvelles - plus précisément, la Compagnie territoriale de Korhogo. Les numéros de série de ces armes avaient été effacés avant l'expédition, et tant les armes que les munitions avaient été expédiées dans des sacs à riz.Le même témoin a aussi fourni au Groupe un échantillon des munitions qui auraient été transférées. On trouvera le détail de ces munitions, par type, au tableau ci-dessous. Tous les types découverts par le Groupe dans des sacs à cacao (et non à riz) y sont représentés19, y compris les munitions de fabrication russe, venant s'ajouter aux munitions d'origine soudanaise et aux deux autres types de munitions de fabrication inconnue [...].

Le Groupe considère que ces informations sont exactes, et ce, pour quatre raisons. Tout d'abord, deux témoins indépendants ont livré des informations qui, à la fois, sont cohérentes en elles-mêmes et s'étayent mutuellement. Deuxièmement, le Groupe considère chacun de ces témoins comme un expert en la matière : l'un fait du commerce routier entre le nord de la Côte d'Ivoire et le sud du Burkina Faso, l'autre est un membre actif des Forces nouvelles et d'un rang suffisamment élevé pour avoir une intelligence raisonnable de leur stratégie d'acquisition d'armes. Troisièmement, le compte rendu du second témoin comprend des renseignements précis (y compris sur les munitions en sac et sur les numéros de série effacés) qui viennent à l'appui des analyses antérieures des armes et munitions faites par le Groupe. Enfin, le second témoin a aussi communiqué au Groupe des échantillons de minutions, qui correspondaient aux types trouvés dans les sacs. Le Groupe considère que, conjuguée à ces deux témoignages, son évaluation physique des armes et munitions suspectes, fournit des données de fait suffisantes pour conclure que certains éléments des Forces nouvelles ont acquis des armes et des munitions en violation de l'embargo. Le Groupe relève aussi que des transferts de munitions (et peut-être d'armes) sont sans doute en cours. Lorsque, par exemple, il s'est rendu le 14 février 2009 à Korhogo, auprès de l'unité Fansara 110 des Forces nouvelles, le Groupe a observé qu'il y avait tout au plus cinq sacs de munitions. Lorsqu'il est revenu, le 10 juin 2009, dans la même salle d'entreposage, il a constaté qu'elle contenait plus de 60 sacs de munitions. Le personnel des Forces nouvelles stationné là a été incapable de fournir une explication de cette augmentation.

Tout en pensant que certaines parties au Burkina Faso sont impliquées dans le transfert d'armes et de munitions à des unités des Forces nouvelles, le Groupe ne dispose pas de données permettant de lier ces transferts aux autorités burkinabé. Cela dit, il soutient qu'il y a au Burkina Faso (et en particulier à Bobo-Dioulasso) des entités et des particuliers qui possèdent des intérêts commerciaux dans la région de la Côte d'Ivoire que contrôlent les Forces nouvelles et qui ont donc suffisamment de raisons et de moyens d'aider les Forces nouvelles à acquérir des armes. Rappelant par ailleurs ses constatations relatives aux transferts de cartouches de fusils de chasse de calibre 12, le Groupe relève que le Burkina Faso a visiblement des difficultés à exercer son contrôle sur les activités des particuliers ou entités opérant ou en transit sur son territoire.

Les transferts d'uniformes

Le Groupe a photographié les uniformes militaires, qui portaient le nom d'un fabricant français, le Groupe Marck. Celui-ci l'a informé que les uniformes en question (des tenues camo « lézard » F1 chevron) n'avaient été livrées qu'aux Ministères de la défense du Burkina Faso et du Bénin. Le Groupe d'experts a transmis des lettres à chacun de ces pays, qui ont répondu qu'ils n'avaient pas transféré d'uniformes aux Forces nouvelles et n'avaient pas non plus enregistré de pertes ou vols d'uniformes.

Les Acquisition de véhicules « militaires »

Le Groupe a reçu plusieurs informations selon lesquelles les Forces nouvelles de la zone 10 auraient acquis des petits camions découverts à l'arrière (« pickups »). Les observateurs militaires des Nations Unies à Korhogo l'ont informé qu'en juin 2009 des unités des Forces nouvelles stationnées dans cette ville s'étaient procuré 10 de ces véhicules de divers types, qui auraient été expédiés du territoire du Burkina Faso. De plus, l'ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) a signalé que, le 5 août 2009, les Forces nouvelles présentes à Ferkessédougou avaient acquis trois pick-ups Land Cruiser de Toyota24. Le Groupe n'a pas été en mesure d'établir l'origine des véhicules, mais il reste d'avis que les livraisons étrangères de véhicules civils à usage militaire en Côte d'Ivoire constituent une violation du régime des sanctions.

Le Groupe recommande que le Gouvernement du Burkina Faso conduise dans les plus brefs délais des investigations approfondies au sujet des transferts d'armes, de munitions et de matériel connexe depuis son territoire vers la zone nord de la Côte d'Ivoire aux mains des Forces nouvelles.

La contrebande de cacao

En Côte d'Ivoire, la contrebande de cacao consiste à acheminer ce produit jusqu'aux pays voisins en passant par la partie nord du pays contrôlée par les Forces nouvelles sans avoir de documents officiels attestant le paiement de droits de douane et sans se soumettre à d'autres formalités douanières.

La plus grande partie du cacao produit en Côte d'Ivoire l'est dans le sud du pays. La production de la partie nord du pays contrôlée par les Forces nouvelles représente environ 10 % de la production totale du pays. Malgré cette disparité, le cacao reste une importante source de recettes pour les Forces nouvelles (1).

Au début de janvier 2009, le Groupe s'est rendu au Burkina Faso par la route depuis la Côte d'Ivoire en suivant l'itinéraire emprunté pour exporter le cacao ivoirien, afin de vérifier concrètement les mécanismes utilisés. Le Groupe a été informé que des camions ivoiriens transportant du cacao depuis le nord de la Côte d'Ivoire transbordaient régulièrement leur cargaison sur d'autres camions (dont on ne connaissait pas initialement la provenance) dans la zone industrielle de la ville burkinabé de Bobo-DioulassoAu cours de leur visite, les membres du Groupe ont été à plusieurs reprises les témoins oculaires du transbordement de cargaisons de cacao entre des camions de 40 tonnes immatriculés en Côte d'Ivoire et des camions immatriculés au Burkina Faso. Les sacs transbordés portaient la mention « Ghana Cocoa Board, Produce of Ghana » (2) . L'un des porteurs participant au transbordement des sacs a confirmé que le camion ivoirien venait de la ville de Vavoua, en Côte d'Ivoire, que ces opérations avaient lieu tous les jours pendant la campagne de récolte du cacao et que le camion burkinabé, une fois chargé, partirait pour le port maritime de Lomé.En conclusion, le Groupe estime que près de 75 % de la production de cacao du nord de la Côte d'Ivoire est acheminée par le Burkina Faso jusqu'à Lomé (Togo) pour être vendue sur les marchés internationaux. On ignore quelle est la proportion qui est vendue frauduleusement comme étant d'origine ghanéenne.

Le commerce de diamants

L'embargo sur les exportations de diamants bruts ivoiriens n'a ni empêché ni sensiblement réduit le risque de l'entrée de ces produits sur les marchés internationaux de diamants. L'augmentation de la production de diamants bruts en provenance de Côte d'Ivoire, à laquelle s'ajoute l'absence de stocks importants de diamants dans le pays malgré la poursuite de la production, et l'admission par des parties de l'exportation de diamants soutiennent ces observations.Le Burkina Faso et le Mali sont les seuls pays ne participant pas au Processus de Kimberley qui ont une frontière commune avec la Côte d'Ivoire. L'absence de contrôles frontaliers efficaces et d'une législation spécifique concernant les diamants dans chaque pays fait que le commerce des diamants bruts en Côte d'Ivoire s'étend tout naturellement au Mali et au Burkina Faso.Le Groupe n'a pas encore confirmé les informations selon lesquelles des diamants en provenance de Côte d'Ivoire ont été exportés vers des centres internationaux de diamants via le Burkina Faso. Toutefois, les contrôles frontaliers entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire sont faibles et il est fort probable que des cargaisons de diamants bruts ne seraient pas détectées par les autorités frontalières. Le Groupe soutient que la frontière entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso est vulnérable au trafic de diamants bruts.

1- [...] Pendant la campagne de 2006-2007 (plus précisément en mars 2007), une tonne de cacao coûtait à un acheteur international en moyenne 1 800 livres sterling (3 185 dollars sur le marché normal), contre environ 1 610 livres sterling (2 849 dollars) pour le cacao ivoirien de contrebande, soit une différence d'environ 190 livres (336 dollars). Cette différence de prix est le résultat de l'écart entre les taxes et les contributions parafiscales prélevées par le Gouvernement ivoirien sur le cacao produit et exporté dans le sud du pays (269,11 francs CFA par kilogramme, soit 269 110 francs CFA par tonne), et les taxes perçues par les Forces nouvelles dans le nord (100 000 francs CFA par tonne). Sur la base des chiffres approximatifs de la production totale de cacao du nord de la Côte d'Ivoire, cette différence de 169 110 francs CFA par tonne représente une économie d'environ 21,5 milliards de francs CFA (43 millions de dollars) pour les acheteurs multinationaux (chiffres de la campagne 2006-2007).

2- Dans le nord de la Côte d'Ivoire, le cacao est placé dans des sacs à cacao ghanéens afin d'accroître le profit tiré de la transaction. Le cacao ghanéen fait l'objet d'un contrôle de qualité avant d'être exporté et est généralement considéré comme étant de meilleure qualité que le cacao ivoirien. Ainsi conditionné frauduleusement, celui-ci se négocie donc à un meilleur prix qu'il ne le ferait autrement. Dans une certaine mesure, le conditionnement frauduleux du cacao peut également servir à dissimuler le commerce de cacao ivoirien.


Le Groupe d'Experts de l'ONU


Note : Un diplomate Nigérian à l'ONU a affirmé, à New York, que c'est Choi et Ban Ki Moon qui ont monté de toutes pièces la crise en Cote d'Ivoire ! Pour lui, cette crise ne s'arrêtera que quand l'ONUCI quittera la Côte d'Ivoire parce que c'est sur elle que compte le camp Ouattara pour lancer ses mots d'ordre d'insurrection.

Interrogé sur la position de son pays qui appelait à une intervention militaire en Côte d'Ivoire, il a été sans détour: "Ban Ki-Moon et Sarkozy ont voulu se servir de notre président (Goodluck Jonathan) pour masquer leur échec dans la résolution de la crise ivoirienne. Nous l'avons décelé et notre position a évolué. C'est pourquoi nous exigeons désormais un feu vert de l'ONU avant d'aller mener une guerre contre quelqu'un qui n'est pas un seigneur de guerre comme l'Afrique en a connu, pour aller tuer des gens qui n'ont fait qu'obéir aux lois de leur pays. Ce serait une grande première dans l'histoire du monde et nous nous demandons comment ils écriront cette résolution."

Il a poursuivi pour dire que "la honte va conduire Ban Ki-Moon à embraser ce pays pour dire après que c'est le refus de Gbagbo de céder le pouvoir qui a entrainé le chaos."


(In TWN-New York - USA du 25 février 2011 sous la plume du journaliste JACK SARKORACCHI)

lundi, 28 février 2011

TOUT SUR LE PLAN SECRET DES OPERATIONS MILITAIRES DE L'ONUCI DANS LES JOURS A VENIR

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Les révélations d'un document secret.

 

Le document est de source militaire et estampillé «confidentiel ». Il décrit, dans les détails, le plan et la logistique pour une opération militaire qui devrait être menée sur le territoire ivoirien, par les forces onusiennes à partir de ce lundi 28 février 2011. Ce document de sept (7) pages, élaboré le 18 février dernier, et signé du Général de Brigade Benjamin Freeman Kusi, chef de commandement des forces de l'Onuci, fait le constat que le gouvernement de Laurent Gbagbo a demandé le départ de la force onusienne du territoire. Une requête réjétée par les Nations unies qui ne lui reconnaissent pas ce pouvoir.


Le camp Gbagbo montre, depuis, une grande hostilité envers les forces onusiennes. L'Onu qui se dit préoccupée par la situation, a autorisé le déploiement de 2000 soldats supplémentaires et 03 hélicoptères de combats, pour renforcer la capacité de l'Onuci sur le terrain. Le plan d'action, selon le document confidentiel, se présente comme suit. Après l'autorisation d'action des troupes sur le terrain, et l'accord de déploiement, les hélicoptères, notamment 3 MI-24 de combat de la mission des nations unies au Libéria (Minul), viendront en appui à l'Onuci sur la plan aérien.
Le document précise qu'il s'agira dans un premier temps d'une force défensive et dissuasive. Elle opérera surtout sur les axes Bouaké-Yamoussoukro-Abidjan, mais avec une capacité opérationnelle sur l'ensemble du territoire national. Les hélicoptères seront stationnés à Bouaké.

Ils partiront de Bouaké et seront ravitaillés en carburant à Abidjan à la base de la force Licorne, et à Daloa. Une autorisation de tirs émanant des MI-24 durant leurs missions pourrait être donnée par l'autorité en fonction de la situation sur le terrain. Toujours dans ce même document, les hélicoptères seront déployés en deux phases: d'abord à Bouaké, puis à Abidjan. Le lieu principal de déploiement est la base des opérations de Bouaké, Abidjan devant servir de base pour des tâches spécifiques.

Date de déploiement: 28 février/mars 2011

Ce plan d'opération militaire des forces onusiennes, renforcées par des troupes de la Minul est prévu, selon le document, aujourd'hui lundi 28 février. Il pourrait aller jusqu'en mars. Les concepteurs du plan ont défini des exigences pour son exécution. A savoir être prêt à décoller en 16 minutes dans la journée de 08h à 17h et un autre horaire maximal de décollage d'une heure. Etre en permanence capable de mener des missions même en cas de fermeture des aéroports. Pouvoir assurer des patrouilles et escortes aériennes aux hélicoptères civils et aux véhicules, être capable d'assurer la reconnaissance et le soutien de tir au sol. Les hélicoptères doivent être disponibles chaque jour 24h/24h. L'unité déployée doit réaliser la conduite des missions de patrouilles aériennes, avec une démonstration de force dans les zones à haut risque, y compris avec des tirs de sommation ; la protection des signaux d'appels au sol avec les patrouilles armées au sol, secourir et sécuriser le personnel des Nations unies avec les patrouilles de recherche.

Des tâches dites primaires ont été définies pour les MI-24. Il s'agit entre autres d'armer les escortes d'hélicoptères d'utilité, armer les escortes de soutien et de reconnaissance des convois au sol, faire une démonstration de force à Abidjan, dans les grandes villes du pays et les lieux de concentration de forces loyalistes soutenant l'Onuci, et si nécessaire, faire feu en soutien aux forces au sol sur ordre du chef de commandement, et faire usage de tirs au cours des opérations de recherches et de secours des éléments impliqués dans les opérations. Pour les tâches secondaires, les MI-24 doivent assurer l'observation, le suivi et la surveillance de l'équipage de l'hélicoptère. Plusieurs autres tâches de coordination des opérations, tant au niveau militaire qu'au plan administratif sont minutieusement indiquées dans ce document confidentiel. Le tout étant destiné à contenir les actions des Forces de défense et de sécurité qui occupent le terrain en Côte d'Ivoire. A juste titre d'ailleurs, le document onusien relève la présence, dans les points stratégiques d'Abidjan et à l'intérieur du pays, des Fds, forces restées loyales à Laurent Gbagbo, déclaré vainqueur des élections par le Conseil constitutionnel. Le document note aussi la Garde Républicaine, le CeCOS, qui sont des soutiens forts à Laurent Gbagbo. Sans compter la présence, notamment à l'ouest du pays, des groupes de miliciens Uprgo, Flgo, Miloci, Apwê qui perçoivent les forces onusiennes comme des forces belligérantes et les traitent comme telles. En clair, les opérations militaires planfiées par l'Onuci dans ce document secret devront compter avec la présence de toutes les forces militaires ou paramilitaires restées fidèles à Laurent Gbagbo.


Hamadou ZIAO (Quotidien L'Inter)


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

REVOLUTION DE SORO, ATTAQUE SUR ABIDJAN, MENSONGES AFFREUX CONTRE GBAGBO... : LA REUNION DE DJEKANOU QUI DEVOILE TOUT LE PLAN

 

Peuple ivoirien, ce plan diabolique, terrifiant et sanglant est en marche sous nos yeux!


Publié par www.encoreplustv.com, le 24 Février 2011.


Samedi 19 février 2011 - Dimanche 27 février 2011 : ATTENTION !!

L'information qui suit est le compte-rendu d'une réunion des rebelles (Fn-Rhdp) tenue secrètement à Djékanou (dans le Département de Toumodi, Centre de la Côte d'Ivoire).
Après lecture, nous déclinons toute responsabilité, quant aux désagréments que cela peut causer aux personnes dont les noms y figurent, tant le contenu y va de la vie de la Nation.



Une réunion s'est tenue le vendredi 11 février deux mille onze, de vingt trois heures à une heure du matin à Djékanou, à la résidence du premier adjoint au maire de ladite localité.

Elle était initialement prévue pour se tenir à l'hôtel «Aliébé», mais elle a été déplacée
sine die à cette résidence pour des raisons stratégiques.

Cette réunion discrète, nocturne et secrète a été délocalisée à Djékanou, contrairement à Toumodi où elle était initialement prévue, parce que les décisions antérieures de ce genre et avec les mêmes catégories de personnes, ont été dévoilées dans la presse.


Ce qui amène les animateurs et initiateurs desdites réunions à ne plus avoir confiance à certains chefs et notables de Toumodi et de certains villages des autres S/Préfectures. Djékanou, vu sa situation (excentrée de Toumodi et de la grande voie, donc discrète), devra être désormais, le point d'attraction de ces réunions, s'il devrait en avoir encore, avant les offensives, ont dit les animateurs de cette énième réunion de guerre tenue par ces rebelles dans le département de Toumodi. Cette réunion a vu la participation effective de quelques dirigeants des Forces nouvelles, notamment Alain Lobognon, accompagné d'une délégation d'environ dix personnes, de certains représentants départementaux du Rdret du Pdci, notamment l'ex-Daf du ministre de la Santé, sous Allah Kouadjo, représentant ce dernier qui, bien que présent à Toumodi pour cette réunion, n'a pu effectuer le déplacement de Djékanou, Jean-Marie (fils de la responsable Rdr de Toumodi), d'un représentant de M. Maurice Bandama (responsable Rdr de Taabo), de certains chefs de village et notables relevant des Sous/préfectures de Djékanou et de Kpouèbo, de certains cadres de ces localités. L'ordre du jour de cette rencontre très discrète avec quelques chefs de village sélectionnés et invités portait essentiellement sur la situation sociopolitique du pays et des actions en vue. Après informations et discussions, dans la plus grande discrétion, les décisions et informations suivantes ont été communiquées.

Objectif : Chasser le Président Gbagbo du pouvoir, par tous les moyens, quelles qu'en soient les conséquences, et l'assassiner, ainsi que tous ses soutiens.

  • Déplacement des armes stockées à divers endroits à Toumodi et ses environs dans de nouveaux endroits, vu la présence constante et en grand nombre des Fanci à Toumodi, ces derniers temps. Ceci, pour ne pas être démasqué. Certaines armes avaient déjà été convoyées vers Kpouèbo, Moronou, Ahirémou 2 et dans le village situé au bord du fleuve N'zi, dans la Sous-préfecture de Kpouèbo. Ces villages sont ceux de, respectivement, M. Tanoh Félix (ex-chef de cabinet d'Allah Kouadio (présent à cette réunion), l'ex-Daf d'Allah Kouadio, M. Jean-Marie Kacou Gervais, ex-ministre des Affaires étrangères. Ces personnes collaborant en tout temps avec la rébellion, donc dignes de confiance pour les actions prochaines à mener, et y prenant une part très active en vue de revenir aux affaires. Le convoyage des armes est assuré par l'Onuci, appuyée par des véhicules de particulier;
  • Convoyage des combattants prédisposés à Toumodi (étant connus des populations) vers Abidjan, par petits groupes de deux à trois personnes, par les moyens de transport en commun, notamment les cars de la compagnie Tcf de Dimbokro qui devront aussi transporter certains colis (armes) sur Abidjan, en vue de ne pas attirer l'attention des Fds qui ne fouillent jamais les coffres et bagages des véhicules, étant préoccupés par le racket. Un partenariat est obtenu à cet effet avec les dirigeants de ladite compagnie ;
  • Les responsables et animateurs des actions à venir devront s'appuyer désormais sur les villages des Sous-préfectures de Kpouêbo et de Djékanou, vu l'implication sans faille des cadres desdites localités;
  • La principale cible d'attaque reste Abidjan, car c'est là-bas que tout se trouve. Toumodi devra être attaqué au cas où la prise d'Abidjan échouerait (imminent) ;
  • A Abidjan, il est prévu l'attaque des centres émetteurs de la Rti basés à Abobo et à Akakro (Bingerville) par un commando étranger, à travers une guérilla urbaine. Cela devra être mis à profit pour éliminer de nombreuses Fds, pour la prise définitive d'Abobo et pour le contrôle de ces antennes qui devront être détruites en vue d'empêcher la diffusion des éléments concernant les activités du Président Gbagbo, de son entourage et de son gouvernement (imminent) ;

• Assassinat ciblé de nombreuses personnalités proches du Président Gbagbo dans des embuscades à elles tendues, par un commando spécial composé des éléments déserteurs des Fds qui ont rejoint, aujourd'hui, la rébellion et les forces spéciales étrangères (imminent) ;

• Attaque de la résidence du Président de la République à Cocody par des détachements de la Licorne et de l'Onuci, suite à un incident qu'ils provoqueront avec les Fds qui seront obligées de répliquer, vers le Golf. Ce qui sera donc utilisé comme prétexte pour cette attaque de la résidence du Président de la République par ces éléments qui ont déjà étudié et maîtrisé ladite résidence (imminent) ;

  • Les locataires actuels du Golf devront être transférés à Bouaké avant les attaques en vue de sauvegarder leur vie ;
  • Les véhicules de l'Onuci immatriculés UN 6600, UN 7982 et UN 8472 qui ont transporté, séparément, les rebelles pour cette réunion, sont chargés de convoyer certaines armes stockées à Toumodi vers Abidjan. Au cas où cela serait difficile, les transporter aux abords de la grande voie, afin de permettre aux troupes de la Licorne et de l'Onuci de les convoyer sur Abidjan (en cours) ;

• Attaquer les ambassades de la France et des Etats-Unis à Abidjan et imputer cela aux Fds et au régime du président Gbagbo. Cette attaque est confiée à un commando spécial, en vue de ne pas atteindre les personnels étrangers de ces institutions, l'Onuci, la Licorne et certains agents secrets américains veilleront au grain, en vue de contre-attaquer les Fds qui iront s'interposer à ces attaques (imminent) ;

  • Provoquer des affrontements très sanglants à Abidjan et dans certaines villes de l'intérieur, dont Toumodi, Dimbokro, Yamoussoukro, Dabou, San Pedro, Sinfra, Duékoué. Guiglo, etc, pour en faire de véritables carnages, dans le but d'imputer un génocide au régime en place. Cela aura pour effet, la mise en scène des institutions internationales qui actionneront tous moyens de pression pour la chute du Président Gbagbo (imminent);

• Organiser une véritable insurrection populaire, sous le couvert d'une révolution, à Abidjan et dans bien d'autres régions du pays (imminent) ;

• Attaque imminente (19-02-2011) sur Abobo, Yopougon, Cocody, Treichville, par les rebelles et de nombreux soldats étrangers qui sont déversés dans plusieurs communes d'Abidjan. Le point culminant de ces combats est Abobo ou est basée la rébellion armée;

  • Arrivée de nouveaux équipements et d'armement de pointe (envoyés par Choï) à Bouaké, ce qu'ils attendaient pour attaquer.Ce matériel et armement devra être convoyé sur Abidjan et ses environs par la Licorne et l'Onuci (en cours) ;
  • Toux ceux (civils, militaires, etc.) qui se mettront au travers de cette dernière bataille pour la prise définitive du pouvoir par Alassane, seront considérés comme des ennemis et traités comme tel (sans pitié) ;
  • Pour ce dernier et ultime combat, que le Président Gbagbo et son entourage n'en sortent pas vivants ;
  • Pour la révolution annoncée pour très bientôt (21 février 2011), que les villes telles que Toumodi, Yamoussoukro, Abengourou, Bondoukou, Daoukro, etc, en prennent une part active à travers des sorties de masse, en vue d'asphyxier les Fds ;
  • En cas d'échec de cette attaque, le pays sera coupé en deux avec Alassane et son groupe de l'autre côté. Dans ce cas-ci, tout devra être mis en œuvre pour rallier Toumodi, Yamoussoukro et Tiébissou à Bouaké, tout comme des villes de certaines régions de l'Est et de l'Ouest, cela, avec la complicité des populations desdites localités ;
  • Redéploiement de nouveaux combattants à Toumodi, comme renfort à ceux d'Abidjan, lors des combats, par l'Onuci et la Licorne et les moyens de transport en commun (en cours);
  • Des informateurs sûrs et crédibles sont au niveau de la police et de la gendarmerie (des Fds),
    ce qui les met au courant de toute la stratégie des Fds et de leur force de frappe.

• Attaquer fortement la Rti pour faire cesser toute diffusion d'information au plan national ;

A la question d'un chef de village (pour question de prudence, les noms des chefs de village n'étaient pas cités) de savoir ce qui s'est réellement passé aux élections pour que nous en soyons arrivés là et qui a véritablement gagné les élections, puisque le Président Gbagbo parle de fraudes à Bouaké et au Nord, donc de recompter les voix.

Réponse d'Alain Lobognon : « Aujourd'hui, il n'est plus question de chercher à savoir ce qui s'est passé et qui a gagné. Nous avons un objectif qui est clair, la chute de Gbagbo par tous les moyens. Nous avons commencé cela depuis 2002, et il est temps de terminer, puisque tous les ingrédients sont maintenant réunis pour cette cause. C'est vrai qu'il y a eu des irrégularités comme vous le dites, mais ce n'est pas Alassane qui s'est autoproclamé président, mais c'est plutôt, la Cei et le Représentant de l'Onu dans notre pays qui l'ont fait ; dès lors, il n'est plus question de revenir sur quelques irrégularités que ce soit, puisque ceux qui sont chargés d'organiser les élections n'ont pas trouvé d'incidence de ces irrégularités sur les résultats d'ensemble. Il y a aussi le fait que les mêmes fraudes incriminées se sont produites dans bien d'autres régions, notamment à l'Ouest et même à Abidjan. C'est vrai que nous n'avons pas saisi le Conseil constitutionnel de ces fraudes et irrégularités parce que nous étions sûrs de notre victoire et qu'aussi, Paul Yao N'Dré rejetterait cela avec des arguments fallacieux. Alassane a donc gagné et Gbagbo doit partir par tous les moyens.

Aussi, n'est-il plus question de recomptage de voix. Jamais ! Et même si les médiateurs le demandaient. Soyez sereins et confiants, votre candidat a gagné et il doit occuper le palais pour assurer les fonctions que vous lui avez confiées, c'est à cela que nous devons tous nous atteler et oublier qui a gagné quoi, nous ne sommes plus à ce stade. Vous avez voté quelqu'un qui a gagné, aidez-le à retrouver son fauteuil et travailler pour votre avenir et celui de vos enfants. Gbagbo ne fera jamais rien pour vous, les Baoulé, qu'il déteste à mort et il vous attend pour régler vos comptes s'il reste au pouvoir... ».

A la question d'un autre chef de connaître les soutiens et ceux sur qui compte le Rhdp pour mener cette guerre contre le Président Gbagbo qui est surarmé, qui a des mercenaires, des milices et qui a le soutien inconditionnel des militaires, selon ce qu'ils entendent. Parce qu'il faut engager un combat pour le gagner et non le perdre.

Réponse d'Alain Lobognon :
« Les soutiens sont nombreux et multiformes. Nous avons la France, les Etats-Unis, l'Union européenne et bien d'autres pays américains et européens. Au niveau de l'Afrique, nous avons les soutiens de certains pays frères, tels que le Sénégal, le Nigeria, le Burkina Faso et bien d'autres qui nous fournissent des armements et des soldats. Au niveau de l'armée, nous avons le soutien de l'ensemble de toutes les forces, surtout de la gendarmerie et de la police où nous avons des soutiens assez crédibles qui nous dévoilent toutes les stratégies des éléments de Gbagbo, ainsi que leur force de frappe. Nous sommes donc équipés en moyens de les contrer et les vaincre, soyez sûrs et n'ayez aucune crainte. Les vrais militaires ivoiriens sont avec nous, mais gardent le silence et attendent le moment opportun pour nous rejoindre, c'est le cas du capitaine Allah Yao. Tous ceux que vous voyez faire du tapage pour Gbagbo sont des miliciens et des mercenaires que nous connaissons bien, et que nous allons mater, le moment venu. Nous avons de grands soutiens dans la hiérarchie militaire, mais nous ne saurons vous communiquer des noms ici, pour une question de prudence. C'est ce qui fait que tous les coups des éléments de Gbagbo pour nous déloger, échouent, parce que nous en sommes informés et nous nous préparons en conséquence.

Au niveau national, nous avons le soutien sans faille de Bédié et du Pdci et de plusieurs autres partis politiques, et même de plusieurs organisations de la société civile. Nous avons aujourd'hui, les hommes et le matériel qu'il faut pour déloger Gbagbo et il n'a aucune chance de s'en sortir, soyez en sûrs... ».

Tanoh Félix (ex-chef de cabinet d'Allah Kouadio) : « Nous au Pdci, nous sommes avec Alassane, et Bédié nous envoie vous dire de le soutenir jusqu'au bout, parce qu'il a gagné les élections et il doit assurer ses fonctions de chef d'Etat. Tous vos enfants sont avec Alassane, c'est pourquoi, vous nous voyez avec ses envoyés. A Toumodi ici, nous travaillons avec le Préfet, les Sous-préfets d'Angoda, de Toumodi et même le Préfet de Région de Yamoussoukro. Vous, nos parents, vous devez nous soutenir et nous adresser vos bénédictions pour cette lutte qui n'est pas facile, mais que nous allons gagner, grâce à vous. Gbagbo n'aime pas les Baoulé et il est prêt à faire les funérailles de Kragbé Gnagbé avec les corps des Baoulé, ce qu'il a voulu faire depuis, et la guerre a éclaté.

Maintenant que nous ne l'avons pas voté aux élections, nous sommes foutus avec lui s'il reste au pouvoir. Nous devons donc tout mettre en œuvre pour le chasser du pouvoir et on verra la suite après. Regardez dans son nouveau gouvernement, quel est le vrai Baoulé qu'il a nommé? Il n'y en a pas ! Prenons donc conscience et soutenons ceux qui vont travailler avec nous. Alors, soutenons Alassane, tout en oubliant tout ce qui s'est passé avant... ».

A une autre question d'un chef de savoir comment les choses vont se passer pour éviter des morts d'hommes. Pourquoi ne pas régler cette crise par le dialogue et c'est à la guerre que nous recourons ? Pourquoi vouloir mêler Toumodi à ces histoires de guerre et pourquoi Toumodi doit être rattaché à Bouaké ? Nous sommes tous des frères et il est vraiment nécessaire que nous nous entendions que de vouloir faire la guerre à notre propre pays qui en souffrira avec les populations, tel que ce que nous avons vu à Bouaké et dans d'autres pays. N'est-ce pas pour ces cas de nombreux morts que les autres chefs ont dû signaler tout ce que vous préparez ? Parce que nous sommes des chefs de village, et notre rôle est de protéger les vies de nos enfants, et non préparer des coups pour les tuer. Et pourquoi vouloir diviser le pays, avec deux présidents ? Si Gbagbo dit qu'il a gagné et que nous n'avons aucun autre moyen que la guerre pour le faire partir, autant le laisser là pour finir son mandat et se retirer et on verra la suite après. Et qui a volé les voix de Bédié pour les donner à Gbagbo ? (Il a été presque hué à la fin de ses propos).

Réponse d'Alain Lobognon (sur un ton de colère) : « Nous n'avons pas affaire aux populations, mais à Gbagbo et à ses gens. Si tout le monde reste tranquille, il n'y aura pas de morts d'hommes, mais puisque les éléments de Gbagbo tenteront de s'interposer, nous serons sans pitié pour eux. Notre objectif, c'est Gbagbo et son entourage et c'est tout. Toumodi est un endroit stratégique dans ce que nous préparons, parce que facile d'y relier Abidjan. Si nous voulons de Toumodi, c'est pour vous sauver, vous les Baoulé, des griffes de Gbagbo qui sera sans pitié pour vous s'il reste au pouvoir. Ce n'est pas de Toumodi seulement que nous voulons, mais bien d'autres villes. Les mêmes réunions qui se tiennent ici, se tiennent aussi à Daoukro, Abengourou, Bondoukou, Bouaflé et autres. Nous avons donc besoin de votre soutien et de vos bénédictions. Car sans votre soutien, nous ne réussirons pas ce que nous voulons faire et tout le monde en souffrira après.

Si Bouaké, Sakassou, Béoumi et autres sont avec nous, c'est parce que nous avons le soutien de populations qui coopèrent pleinement avec nous et sont d'accord pour ce que nous faisons.
Rassurez-vous, il n'y aura pas de combat à Toumodi, sauf  les éléments de Gbagbo qui vont venir régler leurs comptes avec vous. Nous, nous ne viendrons que vous protéger. Il y a aussi le fait que la république d'Alassane sera plus prospère, avec ses alliés européens et américains. Voilà un peu ce pourquoi nous voulons Toumodi avec nous, mais il faut retenir que c'est un endroit stratégique pour nous, en matière de combat à Abidjan. Gbagbo ne doit plus rester au pouvoir, parce qu'il est mauvais. Les médiations ne nous concernent pas, parce que nous n'en sommes pas demandeurs. Le Président Gbagbo ne cédera jamais à quoi que ce soit, donc il vaut mieux le faire partir par la force que de tramer avec lui. La plaisanterie a assez duré ».

Tanoh Félix: Après le premier tour, Gbagbo a perdu, mais il a menacé les gens de la Cei avec ses milices et mercenaires, c'est ainsi que les voix de Bédié lui ont été accordées, parce qu'il refusait de partir du pouvoir. Tout le monde était convaincu qu'il serait battu au deuxième tour et qu'il s'en irait. Malheureusement, il refuse de partir. Nous n'avons pas d'autre choix que de le contraindre à partir. Parce que si Gbagbo reste, nous sommes morts, soyons-en sûrs. Au niveau des autres départements, tout le monde est d'accord pour le faire partir par la force, mais ici, nous avons pitié, comme si Gbagbo sait ce que nous vivons ici. Il nous faut nous décider ».

Pour clore la réunion, Alain Lobognon a rassuré les chefs de village sur l'opportunité de cette bataille pour le triomphe de la démocratie. Alassane nous envoie vous dire que vous l'avez élu et vous lui avez confié une mission qu'il entend réaliser avec amour et pour le bien de tous. Il a de grands soutiens qui peuvent développer ce pays. Gbagbo n'est pas crédible et c'est un criminel, il faut l'enlever de là, et l'envoyer rejoindre tous ceux qu'il a assassinés jusque-là. Nous n'avons pas affaire à la population, soyez-en sûrs et nous comprenons vos positions, mais nous ferons de notre possible pour le faire partir. Nous demandons le soutien de vos populations, le moment venu. Toumodi est stratégique pour tous.
Si Gbagbo a envoyé ses soldats ici, c'est parce que votre région est importante, il vous revient donc de faire obstacle à ses actions noires. Car il ne vous aime pas, et il est prêt à vous sacrifier. Réfléchissez-y et aidez-nous à régler son cas, une fois pour de bon. Le Président Alassane sera très bientôt ici pour vous parler, une fois au pouvoir. II nous charge de remettre la somme de cinquante mille (50.000) francs à chaque village présent », a terminé Alain Lobognon.



Réunion de DJÈKANOU

Source : ENCORE PLUS TV

 

NB : Les attaques ont débuté depuis la semaine dernière et iront crescendo. Que DIEU protège et bénisse la Côte d'Ivoire !

samedi, 26 février 2011

COTE D'IVOIRE - LE PANEL DE L'UNION AFRICAINE PROPOSE DE REVENIR AUX ACCORDS JAMAIS RESPECTES DE OUAGADOUGOU

 

CARICATURE OUATTARA. FABIEN HULOT.jpg

Alassane Ouattara, mis K.-O. par Jacob Zuma et le panel de l'UA


28 novembre 2010 au soir. Second tour de la présidentielle ivoirienne. Au regard du taux de participation, de près de 10 points inférieur à celui, remarquable, du premier tour, les plus chevronnés observateurs l'annoncent : Laurent Gbagbo ne peut pas perdre. Avec les plus de 80% de participation du premier tour, Alassane Ouattara pouvait espérer le battre, à condition de bénéficier des reports pleins et entiers des suffrages recueillis par le troisième candidat, l'ancien président Henri Konan Bédié. Avec les à peine 70% annoncés tout à la fois par Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale (soi disant) indépendante (et en fait ouattariste) et par France 24, la messe était dite et ADO cuit... Une large part des partisans de Bédié avaient préféré ne pas aller voter, incapables, contrairement à leur candidat, de se résoudre à élire Ouattara - fut-ce pour battre Gbagbo. C'est là que le putsch médiatico-politique a débuté vraiment... D'un peu partout fusèrent des mails, sms et bientôt même des tweets. Qui tous, au contraire, annonçaient un irréel et irréaliste score de près de 55% en faveur de... Ouattara ! La CEI se mit au boulot. Les (ultra minoritaires) favorables à Gbagbo en son sein dénoncèrent rapidement des fraudes massives, des registres électoraux falsifiés, des signatures absentes ou contrefaites... des bureaux de vote où Gbagbo ne recueillait pas un suffrage, alors même que ses représentants étaient présents, puisque leurs "signatures" apparaissaient... d'autres où le nombre de suffrages exprimés (bêtise, mépris et suffisance des tricheurs) est supérieur à celui des inscrits... bref, une pantalonnade électorale. Réalisée d'autant plus facilement que le Centre et le Nord du pays, sous contrôle rebelle, n'ont jamais été démilitarisés. Bravo l'ONU. Avec ses deux pantins, Ban Ki Moon le controversé et Choi la Muppet. R esponsables du non désarmement des rebelles de Guillaume Soro, financés depuis septembre 2002 par ADO et soutenus quasi officiellement par la France, via le Burkina Faso de Blaise Compaoré.

La CEI, incapable de "consolider sur la base du consensus" des résultats faussés, il fut essayé de proclamer illégalement des résultats bidon, donnant ADO vainqueur. L'image de cette feuille mensongère arrachée des mains d'un escroc électoral fit le tour des médias occidentaux (et donc africains, déplorons leur suivisme confinant à l'aliénation). Image, comme le scrutin, détournée de son sens... Infoutue donc de produire des résultats fiables dans son temps de compétence, la CEI devait techniquement céder la place au Conseil constitutionnel. (Ce qu'elle finira par faire, d'ailleurs, au regard du strict respect des institutions ivoiriennes et des accords de Ouagadougou, qui jamais n'ont mis aucune autorité au-dessus des institutions nationales). Mais sous les pressions conjuguées des ambassadeurs français et américain, Bakayoko fut "extrait" de la CEI. Pour aller annoncer, Choi l'a avoué, les frauduleux résultats à l'ONUCI. Muppet Choi refusa. Il veut bien certifier les conditions de vote calamiteuses, les bourrages d'urnes et les violences. Mais pas assumer l'annonce. On opta pour l'Hôtel du Golf. (Il faut avoir entendu Bakayoko, des semaines plus tard, sur la coopé-loniale RFI, oser prétendre qu'il ignorait que le dit hôtel était le QG de Ouattara !).
La suite, chacun la connaît : le Conseil constitutionnel ivoirien a annulé des votes - comme la CEI l'avait fait avec les suffrages de la diaspora ivoirienne en France. Et proclamé Laurent Gbagbo vainqueur des élections et nouveau président de la république de Côte d'Ivoire. Un Conseil constitutionnel dont aura été mise en doute une légitimité sous la protection de laquelle pourtant et Sarkozy, le 2 décembre, puis Ouattara, le 4, auront tenté de se placer.

Depuis, Ouattara, "reconnu" jusque sur Mars mais incapable de soulever un mouvement populaire, est le pauvre président du peuple, héroïque et spolié de sa victoire par le dictateur Gbagbo, avec ses bras longs et bolloréens, ses mains pleines de doigts patriotes ensanglantés ! L'hollywoodien film était en marche. Sarkozy, bien avant Alliot-Marie, Fillon et le monokineur Boris Boillon, mettait la diplomatie et la politique étrangère française sur le trottoir. Comme Chirac, refusant d'honorer en 2002 des accords de coopération militaire, lorsque la meurtrière rébellion s'élança, sous prétexte de ne pas défendre Gbagbo, déjà.

Les missions de conciliation de l'Union africaine ou les menaces de la Cédéao, toutes, ont fini par achopper sur une réalité : Ouattara a triché... et par conséquent, suite à l'élimination, régulière, logique et morale du tricheur : Laurent Gbagbo a gagné. Comment l'avouer sans se dédire ? Même les médias ne savent pas faire ça. Depuis mi janvier et les premières révélations du forfait, chacun l'a compris, la question est moins de savoir comment déloger le légitime vainqueur Gbagbo, que de réussir à soustraire le perdant grugeur Ouattara. Le moins indignement et le moins violemment possible. Comment épargner ses soutiens et souteneurs notoirement impliqués. De Sarkozy à Soros, avec son avion "prêté" à ADO et les officieux et subventionnés services de Human rights watch, ses communiqués aussi invérifiés qu'invérifiables sur des charniers aussi inexistants que nécessairement gbagbistes. En passant par les lobbyistes d'Avaaz et les spéculateurs de cacao d'Amarajo. Faure Gnassingbé, président togolaid dynastique aussi illégitime qu'Ali Bongo. Et Wade, bientôt centenaire. Le remplaçant, le joker nigerian Goodluck Jonathan. Blaise Compaoré, là depuis 23 ans... Comment retenir le violent Soro, l'éternel rebelle qui a compris lui que Ouattara était rincé. Mais qui doit des comptes à ses hommes, ses chefs rebelles régnant sur le Nord et le Centre depuis 2002 au prix de 10 000 morts (jamais dénoncés par "la communauté internationale" ou les ONG).
Au final, les yeux baissés ou avec soulagement, les deux parties ont accepté de s'en remettre à l'Union africaine. Un panel de présidents africains a été désigné lors du sommet d'Addis Abeba. Sarkozy réussira à y imposer le soldat français Compaoré, pourtant plus que partie prenante et partial. Par trouille de l'influence et du poids de l'Afrique du Sud de Zuma, également sollicitée. Et bien moins mauviette que celle de Thabo Mbeki. Preuves par l'absurde que l'atmosphère a changé : presque plus du tout de sujets sur la Côte d'Ivoire à la télé française... loin de la curée raciste des semaines folles de décembre. Loin de la désormais embarrassante Côte d'Ivoire.

La semaine dernière, le pitre sanguinaire Soro lança sa "révolution tunisienne de Côte" d'Ivoire (ou égyptienne, tant il serait en peine de les distinguer). Elle devait démarrer d'Abidjan à partir du 21 février. Entre amateurisme et décadence. Aussi aveuglé que Ben Ali ou Moubarak. Refusant de voir que même dans une localité comme San Pedro, pourtant dirigée par un ouattariste, plus personne pour "les rebelles" ne se lèvera... Soro se ravise et décide que sa révolution finalement démarrera à Bouaké. "Fief rebelle". Ou ville martyre. Et le 19 plutôt que le 21. Soro "le séquestré", qui, depuis des semaines, butine et lutine les primatures et présidences africaines (au point de se faire éconduire par Zuma qui refusera de le recevoir !). En quête de soutiens à ramener à la Ruche du Golf Hôtel reconnue par l'ONU. Soro arrive le jour dit à Bouaké. Mais tout seul : le public n'est pas venu. Le voilà obligé de transformer le fiasco en une rencontre, sûrement prévue de longue date, avec des chefs coutumiers et religieux...
Le 21 février, toujours dans l'indifférence médiatique, le panel arrive à Abidjan. Enfin, presque. Les jeunes patriotes ivoiriens dévoués au ministre Charles Blé Goudé, en manifestant à l'aéroport contre sa venue, ont réussi à faire renoncer le Mobutu de Thomas Sankara, Blaise Compaoré. Laurent Gbagbo a reçu le panel. S'est expliqué. A présenté les pièces du dossier omises ou occultées par Choi. Alassane Ouattara, ultime chochotterie, a d'abord refusé de rencontrer Zuma. Sous prétexte de l'absence de Compaoré. (Rires). Le reste du panel, le Mauritanien Ould Abdel Aziz, le Tchadien Idriss Déby et le Tanzanien Jakaya Kikwete, a été ferme : avec Zuma ou rien. De cela non plus, la presse occidentale ne se fit pas l'écho. Puis Ouattara a cédé. Au même moment, l'opportune Amnesty International publie elle un communiqué qui dénonce les violations des droits de l'homme des deux camps. Quelle pondération soudaine ! Jusque-là, qui aurait osé admettre que, bien que peu nombreux, les partisans à mains nues de M.Ouattara étaient singulièrement dotés en armes à feu lourdes et légères ?

Zuma prévint qu'il ne voulait pas voir de "rebelles" aux abords du Golf quand il y serait. (Est-ce pour ça que Soro est parti ?). Quelques dizaines de jeunes ouattaristes en retard d'une conspuation l'accueillirent en l'injuriant. Derniers râles. À l'intérieur, c'est lui qui donne le la. Le pauvre Alassane, le regard vidé, décomposé, hagard, débite un texte aussi insignifiant et pleurnicheur que ses rares interventions télé. Au bout de 3 minutes, il commence à mentir, à prétendre qu'il a gagné les élections, que les mini émeutes que certains de ses partisans essaient de faire démarrer, depuis deux jours, en espérant les voir dégénérer assez pour justifier une intervention franco-onusienne, sont en fait des manifestations pacifiques de bienvenue au panel ! Et que c'est le camp Gbagbo qui en a fait des bains de sang... Sauf que Zuma l'arrête. "Stop, stop, stop..." Il vient de se faire insulter par les jeunes ouattaristes, il connaît leur pacifisme. Toujours poli, il se contente d'exhorter Ouattara à entrer dans la discussion et les photographes à sortir.

À l'heure où nous publions ces lignes, le panel ne s'est toujours pas officiellement prononcé, quand aux propositions "contraignantes pour les deux parties" qu'il doit formuler. Ce qui n'empêche pas l'AFP et ses relais depuis hier après midi de spéculer sur un éventuel partage de pouvoir... ou un pouvoir tournant sur deux ans... Ultime manière de minorer et déconsidérer le cinglant désavoeu. Un des conseillers de Laurent Gbagbo (et il vaut bien après tout l'AFP et ses mensonges répétés en qualité de source), Alain Toussaint, a depuis hier soir, après le départ de Jacob Zuma, affiché sur facebook un statut aussi serein que vraisemblable, si l'on en juge la débandade et le black out français : "Jacob Zuma et les Chefs d'Etat du panel de l'UA opposés au partage du pouvoir. Propositions : Laurent Gbagbo demeure à son poste de Président de la République jusqu'à l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle. Préalables : désarmement effectif des rebelles et des milices, révision et nettoyage du fichier électoral, redéploiement de l'Administration sur toute l'étendue du territoire national." C'est à dire, en somme, un retour aux accords de Ouagadougou jamais respectés...

De sources dignes de foi et proches du dossier, en provenance d'Afrique du Sud et de Guinée Équatoriale, dont le président Obiang Nguema dirige actuellement l'Union africaine, on serait bel et bien sur cette ligne-là.


Dessin: Fabien Hulot - Texte: G.P


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

mercredi, 23 février 2011

REUNIONS SECRETES A L'HOTEL DU GOLF ET AILLEURS CONTRE LA PAIX EN COTE D'IVOIRE

HOTEL DU GOLF 2.jpg

Certaines des informations contenues dans cet article sont décalées et ne sont donc plus à l'ordre du jour. Quant à d'autres, leur gravité extrême devrait nous inciter à une vigilance de tous les instants pour éviter à la Côte d'Ivoire de tomber dans le chaos d'une guérilla urbaine incontrolable, au moment où les travaux du panel des chefs d'Etats africains nous autorisent à commencer à espérer une sortie de crise civilisée dans notre pays. Surtout quand on sait que depuis quelques jours, le protégé d'ADO, Doumbia Major, invite sur son compte Facebook les militants du RHDP capables de combattre à se constituer en cellules de 6 personnes, dans tous les quartiers et villes de Côte d'Ivoire, pour la guerre. Il se trouvera des hommes sur cette terre pour appeler de tels individus des démocrates. Ils ne l'ont pas été pendant l'élection présidentielle, ils ne le seront pas maintenant. A bon entendeur..., salut!


Depuis quelques mois, la communauté internationale, la France de Sarkozy et la Cedeao ont pris sur elles, avec les rebelles, d'installer par la force Ouattara au pouvoir à l'issue d'une élection qu'il a perdue, dans les urnes. Ainsi, le pays est devenu l'asile de tous les renégats de la terre, agissant dans l'ombre. Mais depuis quelques jours, la brume épaisse qui enveloppait leur forfaiture en gestation commence à s'éclaircir. Votre journal lève un pan de voile:

Le 27 décembre 2010 une réunion des comploteurs s'est tenue de 20h25 à 23h06, à Abobo Plateau Dokui

Chez Adama Sanogo, plus précisément au domicile de son épouse Mme Claire Budapest.
.
A cette réunion, étaient présentes 21 personnes.

L'objet : Une planification générale d'attaque sur Abidjan :

a/ 1er bataillon : le commis à l'action ce jour-là était un certain Dosso, appuyé par Lamine.

b/ 2ème bataillon, ancien camp Akouédo, attaque dirigée par M. Kassoum appuyé par Dominique.

c/ Agban sera attaqué par M. Koné qui sera appuyé par Colombo.

d/ La télévision sera attaquée par St Clair appuyé par Nicolas.

e/ La radio sera prise par BM, appuyé par Oumar.

f/ Le Palais sera attaqué par M. Souleymane, appuyé par M. Jacques.

g/ La Résidence sera attaquée par Inza, appuyé par M. Dany Amer.

h/ Le Camp commando sera attaqué par Ahmed.

i/ La Gendarmerie, la Brigade de recherche et la préfecture de police attaquées par Doumbia.

La nuit d'avant, ils avaient fait la reconnaissance du domicile de Bertin Kadet, Emile Guiriéoulou, Blé Goudé. Le top départ sera donné par le blocage des deux ponts par les chars français.
Nous savions aussi qu'après l'attaque de N'Dotré, ils se sont leurrés, en croyant que Gbagbo passait ses nuits sur la route d'Agboville. Ainsi, un camion « UN 8564 » bourré d'armes avait pris la route d'Agboville. Avec un soldat de la Licorne déguisé en journaliste reporter. Il est bloqué à N'Dotré, où se trouvaient des assaillants mêlés à la foule, ils ont tenté de corrompre le jeune gendarme en faction avec 100.000 F. Tentative vaine, le jeune réclamait une feuille de mission ou un ordre de ses supérieurs. « Même pour 1 million, je ne vous laisserai pas passer ».

Réunion à Bouaké le 28 janvier 2011. De 18 h 25 mn à 23 h 22 mn.

Etaient présents :


Chérif Ousmane, Alassane du Burkina, Koné Zacharia, BM de Guiglo, Ahmed d'Abidjan-Abobo, Kaboré de Korhogo, Dramane de San Pedro, Diakité d'Abobo, Gaoussou (un officier venant du Burkina, arrivé spécialement pour diriger les opérations à Abobo). Capitaine Sékou Konaté, Malien, venu spécialement pour prendre la tête des éléments de Gagnoa, 3 Casques bleus, 5 Licornes.

Au cours de cette énième réunion, Koné Zacharia s'est interrogé sur le projet de prendre Abobo pour en faire une base des rebelles. La réponse de Diakité, responsable d'Abobo a été, on ne peut plus claire, nous attendons la fin du couvre-feu.

Toujours, au cours de cette même réunion, Chérif Ousmane se disait prêt à déclencher les hostilités à Yamoussoukro le mardi 8 février à 4 heures du matin. Quant à Eddy de Danané et Fofana de Man, joints au téléphone, ils se disent prêts pour prendre Bangolo, Duékoué pour progresser à Daloa.

Le 6 février à Korhogo

16 véhicules de l'Onuci sont venus décharger à la gendarmerie de Korhogo des treillis et des munitions. Dans cet arsenal, se trouvaient 30 mitrailleuses. La caserne de gendarmerie sert aussi de parking à 20 cargos de l'Onuci, détachés pour transporter les éléments rebelles dans les villages environnants.

5 hélicoptères ont été chargés de transporter des éléments sur Abidjan. Ils ont été déposés au 43e Bima et par la suite ventilés sur leurs sites d'Abobo, Port-Bouët II, Adjamé, Adjouffou, Dabou, et San Pedro.

A Cocody Danga, les rebelles de Ouattara avaient logé sur place 10 mercenaires commis pour attaquer le domicile du Général Mangou.

25 autres mercenaires qui devaient s'attaquer à la télévision ivoirienne de 20 h à 4 h du matin, s'y trouvent encore avec les 10 premiers.

Au 30 janvier 2011, voici les effectifs des éléments présents à Korhogo:

Venant du Burkina:

48 mercenaires (Cedeao) et 325 recrues.

Venant du Mali:

25 mercenaires (Cedeao) et 340 recrues. Parmi ces éléments 50 mercenaires et 260 recrues ont été déversés à Abobo. Ils ont été logés au Pk 18, derrière rail et Anyama.

Au 30 janvier toujours, les éléments chargés de l'attaque du 8 février à Yamoussoukro, selon Chérif Ousmane, étaient au nombre de 715.

Pour San Pedro, 625, Gagnoa; 440 selon Zacharia Koné.

SORO GUILLAUME REBELLE IVOIRIEN.png

Le 16 janvier s'est tenue une réunion secrète au 43ème Bima de 11h à 13h.

Etaient présents Koné Zacharia, Bm, Ahmed Inza Laciné, 14 Licornes, 7 Casques bleus, un certain Diarrassouba, Chérif Ousmane de Bouaké, commandant Losseni Fofana de Man, Eddy Com-zone de Danané, Koné Issiaka chargé des jeunes parqués au mouroir du Golf Hôtel, Moussa Dosso chargé de la sécurité du président Ouattara, Ibrahim Konaté, Directeur de société. L'objectif principal de la réunion c'était de galvaniser le moral de leurs troupes qui commençaient à s'inquiéter des promesses financières non tenues et aussi des tergiversations de leur président et ses commanditaires.

C'est au cours de cette réunion que pour la première fois, on a parlé de morts et c'est Zacharia Koné qui sans détours, à dit: « Ceux qui sont morts au Golf sont morts, ceux qui sont morts à Abobo sont morts. Prenez courage».

A Bouaké, réunion secrète le 25 janvier de 23 heures à 3 heures du matin.

Etaient présents, un certain Victor (celui qui convoie les armes et les mercenaires venus de l'Amérique du Sud; Tuo Fozié (qui semble avoir repris du service) Chérif Ousmane de Bouaké, Losseni Fofana de Man, Eddy de Danané, Koné Zacharia, Bm. La rencontre avait pour objet, la présentation de matériels de guerre fournis par divers pays, membres du complot.


France:

• 335 mitrailleuses de portée 15,9 mm dotées d'un canon latéral 40 m de missile

  • 325 colis de tente (bivouac)
  • Un lance-flamme de portée 500 m.


Burkina Faso:

• 520 colis de Kalachs plus (+) munitions

  • 250 caisses de mitrailleuses


• 25 cargos militaires de transport de troupes

  • 2 chars de combat.


Mali:

  • 660 Kalachs plus (+) munitions


• 420 cartons de treillis plus (+) chaussures pataugasses

  • 2 chars de combat.


Onuci:

• 81 véhicules, repeints en couleur des Fds

Réunion du 10 février dernier au Golf Hôtel, de 20 h à 2 heures du matin.

Cette réunion avait pris l'allure d'un tournant décisif dans l'organisation du complot. :

Etaient présents, Soro Guillaume, Ahmed Bakayoko, M. Carlos (?) représentant de Sarkozy, Koné Zakaria, Shérif Ousmane, Capitaine Donald représentant le Général Beth, Ambassadeur de France au Burkina Faso, Coordonateur de l'attaque en préparation, capitaine Mohamed représentant le Gal Palenfo, Inza, Bm, Ahmed, les sempiternels exécutants des basses besognes, M. Victor, fameux et mystérieux convoyeur d'armes et de mercenaires sud- américains.

Fofana Losseni de Man, le Cema des rebelles Soumaïla Bakayoko, Souleymane, lui représenterait l'ancien ministre Ouédraogo Emile, chargé du suivi de la rébellion pour le compte de Blaise Compaoré, 2 éléments blancs de l'Onuci (Casque bleu) venant de Sebroko, Eddy de Danané, Konaté Sekou, officier capitaine Malien, le maire d'Abobo, Adama Toungara, le chef des dozo de Duékoué, le vieux Moussa, Kassoum, un autre officier du Burkina Faso, Cheick Chérif, le tuteur des rebelles d'Abobo, Diabaté le mobilisateur d'Abobo, Coulibaly, le chef zone de Dibobli.
La réunion était dirigée par Soro Guillaume. D'entrée de jeu, il remercia les participants pour leur courage et ce qu'ils font pour la Côte d'Ivoire. Après avoir auparavant demandé une minute de silence, on ne sait trop pourquoi? Cependant, il parlera d'un coup qui les affecterait beaucoup, mais néanmoins leur demandera de ne pas baisser les bras, convaincu que le pouvoir sera bientôt à eux. Mais la nouvelle du jour, fut comme une douche froide pour cette assemblée.

C'est Soro qui parle: «Le président Alassane Ouattara est dans un état critique en France. Son docteur vient de m'appeler. Pour le moment, il sera remplacé par le Général Palenfo qui était au Sénégal et est présentement au Burkina, il viendra le dimanche (note de la rédaction: dimanche 13 février...)»

Voici l'essentiel de cette réunion dite secrète, qui n'est rien d'autre qu'un secret de polichinelle.
S'agissant de l'absence remarquée de Wattao et de Morou, Soro déclarera qu'après avoir pris un coup qu'ils seraient dans une clinique à Paris.

Concernant Palenfo, selon des sources burkinabé, le Général serait effectivement arrivé à Ouagadougou mais a finalement renoncé à son voyage de Bouaké. Il serait reparti à Dakar, au Sénégal, où Soro l'a rejoint.

En effet, la situation à Bouaké serait très délétère:

Plusieurs accrochages entre les mercenaires qui ont envahi la ville et les anciens rebelles des Fafn ont eu lieu. Des attaques à l'arme blanche contre les mercenaires étrangers sont devenus monnaie courante dans la ville. Les anciens rebelles dit-on, ne veulent pas des mercenaires venus d'ailleurs pour détruire leur pays et repartir tranquillement chez eux.

Les chefs de fil de ce mouvement seraient Tuo Fozié, Vetcho, Fofié qui seraient totalement opposés à ces étrangers à Bouaké. Ces derniers auraient pour soutien le seul Shérif Ousmane.

Pour revenir à la réunion du Golf, les responsables des rebelles sous la dictée de Soro auraient créé 3 grands groupes.

Le premier groupe serait basé à Abobo, à Anyama et à Adjamé. Il sera dirigé par Koné Zackaria.

Le 2ème groupe sera basé à Yamoussoukro et sera dirigé par Shérif Ousmane.

Le 3ème groupe sera basé à San Pedro et sera dirigé par IB.

Le mercenaire Victor, fournisseur d'armes a confirmé sa disponibilité de leur fournir toutes sortes d'armes dont ils auraient besoin. Quant à M. Carlos, représentant de Sarkozy, leur a confirmé une fois de plus tous les encouragements et la disponibilité de Sarkozy et de Chirac pour atteindre leur objectif.

Le dernier intervenant fut le très loubard ministre de l'Intérieur du gouvernement du Golf, Ahmed Bakayoko qui a tenu les propos ci-après :

« Je vous prie de regarder dans Le Quotidien n°065 du mardi 22 novembre 2009. J'étais à un meeting à Korhogo et à l'époque, j'étais le Directeur adjoint national de campagne d'Ado chargé de la jeunesse.

J'avais déclaré haut et fort que rien ne se fera dans ce pays sans nous. Ceux qui ont pris mes propos pour de la plaisanterie ont vu; ceux qui veulent jouer avec ça maintenant verront. Le Rdr a les moyens de faire tomber le ciel sur la tête des Ivoiriens si l'honneur d'Alassane est bafoué.

Nous comptons donc sur vous pour le combat pour notre cher beau pays ». Voici les quelques propos ubuesques d'Ahmed Bakayoko.

ALASSANE OUATTARA 2.jpg

Réunion du 11 février 2011 au 43ème Bima

Cette fois-ci, ce sont les chefs de guerre qui se sont retrouvés. Il y avait Ib, Zackaria Koné, Shérif Ousmane, Eddy de Danané, Inza le tueur à gages, Losseni de Man, Bm de Guiglo, Ahmed et Diakité d'Abobo, Coulilaby de Dibobli, le Lieutenant-colonel à la retraite Fofana de Bingerville.

La réunion a été dirigée par Ib qui a exprimé d'entrée de jeu son scepticisme à propos de l'attaque d'Abidjan en posant deux problèmes.

Le 1er problème, sur l'effectif réel des assaillants présents à Abidjan.

Le 2ème problème, sur le nombre de maisons disponibles pour rétablir une base réelle à Abobo.

Le représentant d'Abobo, Diakité aurait affirmé que le maire aurait mis à la disposition de la rébellion trois de ses maisons: deux à Abobo et une à Anyama.

Quant à Zackaria, il aurait affirmé que les dates des attaques seraient communiquées ultérieurement à une réunion à Bouaké.

Eddy de Danané déclara qu'il a des armes, des éléments et pas de munitions.

Réunion du 13 février 2011 à Yamoussoukro

Toujours présents: Inza, Cheick, Shérif, Bm, un certain Mouminy, capitaine Sékou Diabaté de Gagnoa, Doumbia le représentant de Shérif Ousmane. C'est Doumbia qui a dirigé la réunion. Il a dit être venu à Yamoussoukro pour introduire les chefs rebelles de Bouaké à Yamoussoukro. Le chef s'appellerait Kalifa et les éléments seraient au nombre de 415. Ceci pour préparer l'attaque de Yamoussoukro du 16 au 18 février à 4 h du matin. Cette attaque sera dirigée par Shérif Ousmane lui-même.

Le même jour, le capitaine Sékou Diabaté attaquera Gagnoa à la même heure.

Une autre attaque serait dirigée entre le 18 et le 21 février, à Abobo par Ib.

Dans cette même période entre vendredi et samedi, il y aura une attaque du corps de génie récemment installé à Adjamé et à la Caserne des Sapeurs-pompiers. Dans cette caserne, selon leur source infiltrée, sont planquées 400 kalaches que les rebelles veulent prendre.

Enfin, selon des sources patriotiques bien informées, le camp commando d'Abobo serait dans leur collimateur avec la complicité d'un gradé de ce camp. Comme on le voit, les assaillants n'ont pas baissé les bras. Ouattara continue de narguer la République en stockant des armes. Et en planifiant des attaques imminentes.

Quelques exemples d'arsenal disséminés à travers le pays:

A Sassandra ville, ils ont stocké :

394 kalachs

18 mitrailleuses

3 A52

600 treillis militaires

325 chaussures lèkè

Carrefour 26 :

201 kalachs

7 mitrailleuses

230 chaussures lèkè

60 treillis militaires

Moribadougou

197 kalachs

14 mitrailleuses

12 lance-roquettes

2 A52

70 treillis

60 chaussures lèkè

Cette liste n'est pas exhaustive. Nous vous fournirons d'autres détails sur cet arsenal de la mort que Ouattara et ses hommes ont ventilé à travers le pays.

Bouaké particulièrement est devenu un gigantesque dépôt d'armes, mis à la disposition de renégats prêts à mettre le pays à feu et à sang comme le disait Ahmed Bakayoko.




Ange-Marie Ibo Djêgba


Source: Quotidien LE TEMPS du 18 février 2011

samedi, 19 février 2011

APRES LA TUNISIE... BLAISE COMPAORE, UNE AUTRE COMPLAISANCE FRANÇAISE

BLAISE COMPAORE 3.gif

Alors que les élections récentes au Togo, en Guinée et en Côte d'Ivoire ont été si disputées et si commentées par les médias internationaux, personne ne s'étonne aujourd'hui que Blaise Compaoré ait été réélu le 25 novembre dernier président de la république du Burkina Faso, pour la quatrième fois consécutive, avec un score de 80,15 % dès le premier tour de scrutin. Blaise Compaoré est pourtant connu pour avoir pris le pouvoir dans le sang le 15 octobre 1987, lors du coup d'Etat au cours duquel fut assassiné son prédécesseur et jadis ami, le très populaire Thomas Sankara.

Longue de plus de 23 ans, la présidence de Blaise Compaoré est depuis sans partage, si ce n'est celui des armes ukrainiennes livrées via son pays à plusieurs rébellions sanguinaires dont celle du RUF en Sierra Leone, ou celui des contrats d'exploitation des infrastructures burkinabé, lesquels sont régulièrement attribués à des groupes français comme Bolloré, qui sécurise la route de l'uranium entre les installations d'Areva au Niger et les ports d'expédition ivoiriens et togolais.

NICOLAS SARKOZY 5.jpg

Est-ce la raison pour laquelle Blaise Compaoré est si choyé par les gouvernements français successifs depuis son élection ? Est-ce la raison pour laquelle ce président autoritaire est devenu un pôle de stabilité si important en Afrique de l'Ouest qu'il a été désigné avec la bénédiction de l'Union européenne comme "facilitateur" entre les parties dans les scrutins récents de ses trois pays voisins ?

La "visite de travail" qu'il effectue à Paris les 17 et 18 janvier en compagnie d'une délégation de la Cédéao pour rencontrer le président Nicolas Sarkozy en plein imbroglio ivoirien laisse en tout cas penser que Blaise Compaoré reste à Paris un partenaire de choix. Cette complaisance envers un chef d'Etat mal élu ressemble au soutien affiché jusqu'au dernier moment à l'ex-dictateur tunisien Zine el Abidine Ben Ali : même origine françafricaine moribonde, même rempart prétendu contre l'islamisme radical, mêmes intérêts géostratégiques inavouables. Une telle complaisance doit cesser, d'autant que la France fait actuellement valoir son attachement au respect de résultats électoraux transparents dans un pays voisin et très lié au Burkina Faso.



Europe Ecologie - Les Verts

Communiqué de presse du 19 janvier 2011