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jeudi, 19 avril 2012

PPTE COTE D’IVOIRE: LE POINT D’ACHEVEMENT ET APRES?

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Bref historique et enjeu du dossier PPTE-Côte d’Ivoire

 

Lancée en 1996, l’initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) aux yeux des partenaires au développement correspondait exactement aux besoins des pays comme la CI, pour lesquels les rééchelonnements successifs de la dette extérieure depuis le début des années 1980 et les Plans d’ajustement structurels (PAS) qui les accompagnaient n’ont pu régler la crise d’endettement. C’est pourquoi dès 1998 l’éligibilité du pays à ce programme est obtenue. Malheureusement la mauvaise gouvernance du régime Bédié (entre autres l’affaire des 18 Milliards de l’Union Européenne, les immenses dépenses engagées non ordonnancées (Denos), les exportateurs défaillants et des créances compromises ders exportateurs du café/cacao, etc., qui ont conduit à la rupture entre la Côte d’Ivoire et l’ensemble des bailleurs de fonds) et les effets du coup d’Etat de Guéi du 24  Décembre 1999 vont retarder l’atteinte du point de décision. Ce sont les réformes engagées par Laurent Gbagbo dès 2001 qui ont permis de renouer rapidement avec ces derniers de sorte que l’atteinte de ce point de décision serait intervenue fin 2002 au plus tard sans la tentative de coup d’Etat de septembre 2002. Toutefois, la stabilisation de la situation politique, la reprise rapide des réformes et la conclusion d’un nouvel accord avec les bailleurs de fonds à partir de 2007 (à travers un ambitieux programme post-conflit-EPCA1 et 2, l’apurement de tous les arriérés vis-à-vis des créanciers multilatéraux, et l’élaboration d’un DSRP original) ont permis l’atteinte effective du point de décision du PPTE en Mars 2009.

L’atteinte du point d’achèvement du PPTE qui était attendue au plus tard en 2011, a été reportée du fait de la crise postélectorale et de la guerre qui s’en est suivie. Le FMI et la Banque Mondiale envisagent de décider d’accorder le point d’achèvement en juin de cette année. Ce qui serait une très bonne chose. Le gouvernement Ouattara tout en omettant de mentionner les efforts qui ont été fait par l’équipe du Président Gbagbo pour faire progresser ce dossier, jubile sans retenu (Notez par exemple que les réponses aux différentes revendications sont reportées dans 3 mois) en oubliant que l’atteinte du point d’achèvement du PPTE ne signifie pas automatiquement la garantie du bénéfice immédiat des avantages qui lui sont attachés sans efforts. L’objet de cette réflexion est de rappeler les avantages attendus du PPTE et les conditions pour y arriver rapidement et pleinement. 

Les avantages attendus au point d’achèvement du PPTE et les conditions pour en bénéficier

Les avantages attendus au point d’achèvement du PPTE (au titre du PPTE et de l’IADM) sont les suivants: allègement de la dette à travers une baisse du service et une réduction du stock de la dette/ amélioration des ratios de la dette (stock de la dette sur PIB, exportations et revenu ; services de la dette sur exportations et revenu), grâce à l’annulation des intérêts et l’annulation partielle et la restructuration du stock. Amélioration de la solvabilité du pays et possibilités accrues d’accès à de nouveaux emprunts publics. Encouragement aux IDE, accélération des investissements en général et stimulation de la croissance pouvant se traduire par une forte réduction de la pauvreté. Ainsi, l’avantage direct attendu du point d’achèvement du PPTE c’est une accélération de l’allègement de la dette.

Dans le cas de la Côte d’Ivoire l’allègement attendu est de 3 milliards de dollars US au titre du PPTE et de 2 milliards de dollars US au titre de l’IADM. Le total de l’allègement attendu est ainsi de 5 milliards de dollars US, environ  2 500 milliards de F CFA. La Côte d’Ivoire a déjà reçu près de la moitié de son allégement estimé au titre de l’Initiative PPTE à la faveur de rééchelonnements et d’opérations d’apurement des arriérés concessionnels passés, soit 1.5 milliards dollars US, ce qui ramène le gain attendu à seulement 3.5 milliards de dollars US, soit environs 1700 milliards de F.cfa. L’enjeu de ce programme est considérable autant pour la Côte d’Ivoire que pour les bailleurs de fonds (le montant de l’allègement est supérieur à tout ce qui a été payé par le FMI au titre du programme depuis son lancement et représente le 2ème montant le plus élevé après celui de la RDC, 12.3 milliards de dollars US).    

Si l’amélioration des ratios du stock de la dette est immédiate dans tous pays bénéficiaires du PPTE, la baisse du service de la dette extérieur n’est pas évidente. En réalité la baisse du service effectivement payé est très faible car les pays surendettés n’assurent en général que le service de la dette vis-à-vis des créanciers multilatéraux. Or, dès l’atteinte du point de décision c’est l’ensemble du service sur la dette non éligible qui est payé. C’est ainsi que le Mali par exemple devait, selon les estimations du FMI, rembourser 16,1 millions de dollars en 2010 pour 19,7 millions en 2000 et la Tanzanie ne verrait son service de la dette diminuer que de 7% dans le meilleur des cas. En Côte d’Ivoire le service de la dette extérieure augmente en 2012 du fait des paiements croissants aux créanciers bilatéraux et privés (62 milliards des 145.1 milliards d’échéances exigibles, soit 42.7%), qui n’étaient pas servis avant les accords récents sur la dette extérieure. De plus, le pays doit rester à jour de ces paiements sur la durée du programme.

Tous les scénarii esquissés par le FMI dans l’analyse de la soutenabilité de la dette ivoirienne prévoient une hausse des ratios du service de la dette, après la baisse initiale au point d’achèvement, jusqu’en 2017, et une autre hausse à partir 2021 après une brève baisse entre 2017 et 2021. Les obligations qui pèsent sur la dette extérieure conduisent souvent à un alourdissement de la dette intérieure, dont le service s’accroit fortement. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, selon les projections du ministère de l’économie et des finances le service de la dette intérieure, après une baisse significative en 2012 (en passant de 869.8 Mds de F.CFA à 421.7 Mds de F.CFA), reste compris entre 470 et 570 Mds de F.CFA jusqu’en 2016 et ne passe en dessous de 200 Mds de F.CFA qu’en 2017.

Les ressources attendues de l’allègement de la dette ne sont donc pas toutes disponibles immédiatement. L’effet des annulations du stock est immédiat pour tous les créanciers (y compris les créanciers multilatéraux avec l’IADM) à l’exception de la France, qui les intègre dans un programme désendettement/développement (C2D) d’une durée de 15 ans au moins. Celui de l’effacement des intérêts de la dette se fait aux échéances prévues. Ici aussi la France intègre ces éléments dans le C2D. Le mécanisme du C2D est la forme la plus achevée des entraves à l’utilisation des ressources du PPTE. En effet, ici le pays continue d’assurer le service de sa dette, que lui reverse la France sur un compte spécial conformément à une convention qui détermine les conditions d’utilisation des fonds. La lourdeur et les contraintes de ce mécanisme expliquent que de nombreux pays qui ont franchi le point d’achèvement depuis des années peinent à utiliser les ressources du C2D. C’est le cas du Mali, de la Mauritanie, du Cameroun. L'Etat du Cameroun par exemple a régulièrement remboursé puis s'est vu remis (selon le mécanisme du C2d), à échéance, une moyenne de 70 milliards de F.cfa par an. Mais, les tirages sur ces fonds, qui sont logés à la Banque centrale (Beac), sont souvent freinés pour des raisons de procédures. Dans tous les cas les pays bénéficiaires sont tenus de tenir une comptabilité séparée de l’utilisation de ces ressources en vue de garantir qu’elles servent avant tout à la réduction de la pauvreté. 

De fait, pour continuer à bénéficier des ressources PPTE le pays doit poursuivre ses efforts de réformes qui lui ont permis de franchir les différentes étapes du processus. Il doit s’assurer que le cadre macroéconomique est sein (notamment réformes des secteurs clé de l’économie, amélioration de l’environnement des affaires, bonne tenue du commerce extérieur et des comptes extérieurs en vue de bons résultats macroéconomiques), que les performances finances publiques sont bonnes, tout en conduisant une politique de lutte contre la pauvreté et de bonne gouvernance.

En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, après le choc de la crise postélectorale, de la guerre et des tâtonnements des premiers gouvernements de Ouattara en 2011, des réformes importantes sont attendues : elles devraient porter entre autres sur la restauration et la consolidation des finances publiques (les régies financières dévastées par les exaction restent peu performantes), réformes du secteur cacao, la libéralisation ou la révision des prix des produits pétroliers et de l’électricité et la réforme du secteur énergie, la réforme du secteur bancaire et financier et la restructuration des banques publiques en vue du financement de l’économie (au lieu de la fuite en avant de la liquidation ou de la privatisation des banques publiques), la réhabilitation et le redéploiement de l’administration, la réhabilitation du secteur privé et la promotion de la compétitivité, etc..

Ces réformes ainsi que la mise en œuvre du DSRP sont indispensables à la Côte d’Ivoire. Comme elles sont inscrites dans les différents programmes signés avec les bailleurs de fonds, elles sont autant de conditionnalités à l’accès aux ressources du PPTE. A ce niveau, malgré la succession des communiqués d’autocélébration du gouvernement, la Côte d’Ivoire n’est pas bien avancée dans ces différents domaines. En particulier, une dégradation du cadre macroéconomique et les contreperformances des finances publiques peuvent éloigner une bonne partie des avantages attendus du PPTE. La Mauritanie, qui a franchi le point d’achèvement du PPTE en 2002, n’avait pas encore bénéficié de l’allègement au titre de l’IADM et de l’intégralité de l’allègement au titre du PPTE en 2007 du fait de la dégradation des résultats macroéconomiques et des finances publiques. Les problèmes de gouvernance qui apparaissent en Côte d’Ivoire (attribution de marchés publics par gré à gré ou des appels d’offre bidons, nominations complaisantes-sur des bases ethniques et partisanes- dans l’administration et les entreprises publiques, justice aux ordres, l’insécurité généralisée, etc.) ne sont pas faits pour faciliter l’accès aux ressources du PPTE.  

 A ces conditionnalités des bailleurs de fonds il convient d’ajouter des conditions internes (économiques et financières, mais aussi institutionnelles, administratives et sociopolitiques). La première condition économique du bénéfice effectif des ressources du PPTE c’est la croissance et les performances des régies financières. Les scénarii du FMI pour la soutenabilité de la dette de la Côte d’Ivoire prévoient un taux de croissance de 8.5% en 2012, de 5.7% en moyenne jusqu’en 2016, et de 5% en moyenne entre 2017-2031. Ils prévoient également des recettes publiques hors dons représentant 20.3% du PIB en 2016 et qui passent 22% en 2031. C’est sur la base des recettes attendues que les dépenses sont projetées à 23.9% du PIB en 2016 et à 25.3% du PIB en 2031. Mais bien plus, les annulations du stock et l’effacement des intérêts se faisant sous la forme de remises de dette, ils ne peuvent être effectifs que si le pays mobilise suffisamment de recettes propres pour les conserver et les utiliser. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, des recettes à plus de 20% du PIB c’est plus de 2000 milliards de F.CFA. L’état actuel des régies financières ne permet pas de garantir une telle performance. Je ne parle même pas des projections de croissance irréalistes qui sous-tendent les prévisions de recettes.  

Relativement à l’utilisation des ressources PPTE, leur suivi suppose l’élaboration et l’exécution de budgets-programme (CDMT) dans les secteurs ciblés pour la lutte contre la pauvreté, à savoir l’éducation, la santé, l’assainissement et l’eau, les infrastructures, l’agriculture, etc.. Les capacités administratives actuelles, suite à la dévastation de l’administration sur l’ensemble du territoire pendant la guerre et les recrutements complaisants, sur fond de Rattrapage ethnique, qui ont désorganisé complètement ce qui restait de notre administration, ne semblent pas être à même de conduire ce processus. Avec l’administration Gbagbo une première esquisse de CDMT avait été élaborée pour les secteurs de l’éducation et de la santé. Aujourd’hui on ne sait pas où on en est avec ce projet, d’autant que les premiers responsables de ces départements inspirent peu confiance. De même un rapport d’étape de l’exécution du DSRP avait été rédigé. Est-ce le ministère du plan tel qu’il est géré aujourd’hui peut-il poursuivre l’exercice? Plus globalement le suivi de l’utilisation des ressources PPTE suppose une production régulière et abondante de données statistiques. La Côte d’Ivoire, qui a du mal à conduire à son terme un projet de restauration des statistiques après la crise, peut-elle produire en quantité et en qualité les données requises pour suivre l’allocation optimale des ressources attendues du PPTE?

Le gouvernement Ouattara devrait plutôt s’employer à répondre à ces préoccupations légitimes au lieu de se complaire dans un triomphalisme béat, oubliant tout le travail à faire pour permettre un accès large et rapide aux ressources PPTE en vue d’en tirer le maximum d’avantages dans l’hypothèse du franchissement du point d’achèvement au deuxième trimestre 2012.

 

Jean Charles TIEMELE

Economiste Financier

mercredi, 04 avril 2012

LIBYE-MALI: LA GRANDE ARNAQUE ET L'HYPOCRISIE ABYSSALE DE LA FRANCE


KADHAFI ET SARKOZY 2.jpg

Génétiquement, l'homme est un prédateur, surtout les politiques. C'est maintenant que certains reconnaîtront que nous avions raison, lorsque nous parlions des dangers de la guerre en Libye. Le Mali s'est embrasé. La France crie au scandale et dit craindre l'islamisme dans le nord malien. Or, c'est la France qui est à l'origine de la force des Touareg aujourd'hui, et d'Aqmi d'ailleurs. Dans un article publié le 8 septembre 2011 (in extenso en dessous), je prévenais que Sarkozy était en train de transformer le sahel en poudrière. Nous y sommes. Alors, quand Juppé lance des cris d'orfraie, j'ai envie de lui dire : "Tais-toi, Juppé !". La France est le parangon de l'impérialisme en Afrique. Elle a liquidé la Libye, le Mali aussi. Demain, à qui le tour ?


Quand un cancre arrive à convaincre des personnes, quel adjectif peut les qualifier ? J'avoue que je n'ai aucune idée. Des fous ? La crise libyenne qui se résume à la haine que voue Sarkozy à Mouammar Kadhafi, à l'Afrique et à satisfaire ses amis pétroliers a fait du Sahel une poudrière. C'est un fait indéniable. L'arrivée massive d'armes, notamment le parachutage abscons par la France, et en violation de la résolution 1973, d'armes lourdes dans le Djebel Nafoussa, le retour de près d'un million de travailleurs migrants, auront transformé ce conflit menée par des gens sans vision, en un massacre qui se poursuivra.

La région du sahel, déjà infestée de mercenaires, de terroristes et de contrebandiers, va se transformer en véritable point d'insécurité inextricable. Souvenez-vous, quatre Français restent donc entre les griffes d'Aqmi : Daniel Larribe, Thierry Dol, Pierre Legrand et Marc Ferret. L'Aqmi qui s'est apparemment lié avec la France pour renverser Mouammar Kadhafi. Seront-ils libérés en contrepartie ? Aqmi réclame à la France, 90 millions d'euros.

Cette zone désertique c'est 8 millions de kilomètres carrés répartis notamment entre l'Algérie, le Mali, le Niger et la Mauritanie. Le Tchad est à proximité, et a une frontière commune avec le Cameroun. Effet boule de neige ? Probablement. Le désert, c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Pour le ministre nigérien des Affaires étrangères, Mohamed Bazoum, avec la crise libyenne "la région a été transformée en poudrière". Il a bien raison.

Une pauvreté endémique va se développer, d'autant plus que le chômage se pose avec acuité, chez les migrants venant de Libye, qui ne peuvent plus nourrir leurs familles. Pire, cette région regorge aussi de trafiquants de drogue, d'armes et d'être humains. L'immigration clandestine en direction de l'Europe va augmenter d'une manière exponentielle, et le terrorisme aussi, au coeur de l'Europe.

Au niveau des armes, on peut noter des explosifs, des missiles sol-air et sol-sol, des petites bombes, des kalachnikovs... etc. Il y a aussi des millions d'euros offert au CNT par l'Occident et les pétro-dollars du Qatar. Le CNT redistribuait à ces terroristes-islamiques cet argent. Ce trésor de guerre engrangé par l'Aqmi, qui compte près de 1000 membres, permettra un recrutement conséquent lié à la pauvreté. On ne compte plus les Toyota 4X4 volés qui écument cette immense région difficile, que dis-je, impossible  à sécuriser. L'Algérie paye déjà un lourd tribut de ce conflit. Actuellement, une recrudescence des attentats terroristes dont le plus meurtrier de l'année a fait le 26 août 18 morts à l'académie miliaire de Cherchell proche d'Alger. Inévitablement, les autres pays suivront.

A qui la faute ? Surtout pas à Mouammar Kadhafi. Il faut chercher ailleurs. Michel Onfray dans la vidéo, vous donne une idée. La navigation à vue de cet homme montre bien, comme décrit ci-dessous, qu'il fait courir au monde entier un réel danger. N'est-ce pas le même qui veut attaquer l'Iran?


Source: Le blog d'Allain Jules

jeudi, 01 mars 2012

ELLE ETAIT AVEC LUI A KORHOGO DEUX JOURS AVANT SON TRANSFEREMENT – LES CONFIDENCES D’UNE AVOCATE DE GBAGBO

 

LUCIE BOURTHOUMIEUX.jpg

Lucie Bourthoumieux est l'une des avocates du président Laurent Gbagbo. Elle est dans son sillage depuis une dizaine d'années. De passage à Yaoundé, cette femme de droit exerçant en France mais d'origine camerounaise nous a accordé un entretien où elle s'exprime sans détours sur de nombreux sujets. Notamment les derniers jours de Gbagbo à Korhogo et les intrigues liées à son transfèrement à La Haye. Un transfèrement qui nous ramène, selon elle, "à notre histoire parfois récente ou à chaque fois qu'un fils d'Afrique a voulu revendiquer la dignité de son pays ou de notre continent, il s'est vu déporté loin des terres qui l'ont vu naître."

Comment êtes-vous devenue une des avocates du président Laurent Gbagbo ?

J'ai eu l'extrême honneur de conseiller le président Laurent Gbagbo depuis 2001 à travers un domaine qui est le mien à savoir le droit international des affaires. A l'époque j'avais été approchée par un de ses conseillers car le président, de retour d'une visite de Chine  où il avait visité la zone franche de nouvelles technologies de Fsé,  avait jugé utile d'en créer une pour la Côte d'Ivoire et pour la sous région ouest-africaine. Voilà comment est née la zone franche des nouvelles technologies et de la biotechnologie de Grand-Bassam. Je voulais dire sans m'en vanter que c'est moi qui ai ajouté le thème «biotechnologie» dans le projet. J'ai été honorée d'avoir collaboré avec le président Laurent Gbagbo sur ce projet qui est d'ailleurs l'une de mes satisfactions professionnelles d'autant plus que ce projet a fait l'objet d'une loi qui a été votée à l'unanimité à l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire. J'ai donc contribué à la mise en place du VITIB, un projet cher au président Laurent Gbagbo.  J'ai apprécié au cours de l'élaboration de ce projet la dimension humaine du président qui voulait, à travers ce projet, rassembler tous les Ivoiriens. Et j'ai fortement apprécié ses paroles rassembleuses et d'homme de paix.

Vous êtes allés plusieurs fois à Korhogo, lorsqu'il y était détenu, faites-nous un bref résumé de vos rencontres.

Vous savez que je suis avocate donc tenue par le secret professionnel, vous comprenez que très humblement je ne peux m'étendre sur la nature et le contenu de nos échanges. Mais j'ai été impressionnée de voir un mois après les bombardements sur sa résidence, bombardements multiples et répétitifs subis avec sa famille dont un enfant de deux ans ainsi que ses collaborateurs, j'ai été surprise de voir un Laurent Gbagbo sans rancune et qui parlait de faire en sorte de créer des conditions d'une paix définitive en Côte d'Ivoire.

Pour vous, qu'est ce qui s'est réellement passé en Côte d'Ivoire ?

En Côte d'Ivoire, la charte des Nations Unies qui érige comme principe fondamental et inviolable la non-ingérence a été méprisée. Les Nations Unies ne sont pas formées de partis politiques mais d'Etats. Il y a eu donc ingérence en Côte d'Ivoire car la France et les Nations Unies se sont impliquées militairement dans le règlement d'une crise électorale, sapant par là la souveraineté de la Côte d'Ivoire. C'est le principe de non-ingérence qui a été enfreint par le représentant de l'ONU qui s'est arrogé le droit de se prononcer sur le résultat des  élections en Côte d'Ivoire avant le Conseil constitutionnel alors que ces élections ont été financées à plusieurs centaines de milliards par la Côte d'Ivoire elle-même. Pour en revenir au Conseil Constitutionnel dont la décision a été bafouée par la France, je rappelle qu'il est à quelques légères différences près le clone de son homologue français. On a donc piétiné la loi fondamentale ivoirienne en rejetant la décision du  Conseil constitutionnel, en faisant la guerre et en tuant 10 000 Ivoiriens là où le président Gbagbo demandait le recomptage des voix. La communauté internationale s'agrippe à des chiffres et non à des résultats car il n'y a pas eu de PV, ni de décomptes définitifs. Bakayoko Youssouf, de manière solitaire, a proclamé des résultats qui ne reflétaient pas la réalité : voilà ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire.

Abordons l'un des tournants de la crise ivoirienne à savoir la fameuse affaire des «femmes tuées à Abobo» qui fait toujours couler de l'encre, plusieurs mois après. Avez-vous des éléments là-dessus ?

Ces évènements resteront très importants dans la crise en Côte d'Ivoire. Les Ivoiriens, les Africains et le monde entier ont besoin de savoir ce qui s'est réellement passé à Abobo. C'est pourquoi le Président Laurent Gbagbo a demandé une enquête internationale pour situer les responsabilités et la nature des crimes d'Abobo. C'est d'une extrême importance car figurez vous que ces crimes d'Abobo sont à l'origine de la résolution 1975 qui a permis aux Nations unies et surtout à la France de déclencher la guerre contre l'Etat ivoirien. Donc il est très important de savoir ce qui s'est réellement passé. Le président, par l'entremise de son porte-parole, le ministre Koné Katinan, a écrit au secrétaire général des Nations Unies un courrier dans ce sens. Nous savons qu'il en a accusé réception. Donc nous attendons la suite.

On vous sait observatrice avertie de la situation en Côte d'Ivoire, quelles sont selon vous les solutions pour une sortie de crise définitive ?

J'ai une lecture juridique de la situation qui n'épouse malheureusement pas la réalité du terrain. Il s'agit ici de savoir qu'une élection a eu lieu, il y a eu un vainqueur, le Président Laurent Gbagbo. Cela a été confirmé par le Conseil constitutionnel devant qui il a prêté serment et l'a investi. Ce même Conseil constitutionnel a rejeté la prétendue prestation de serment d'Alassane Ouattara qui lui a été signifiée par voie d'huissier. Par la suite le président Laurent Gbagbo a été renversé par une armée étrangère. On ne peut pas faire, comme le dit Laurent Gbagbo, l'économie de la vérité. Il faut qu'on sache pourquoi la communauté internationale a  falsifié  à ce point la réalité à la fois juridique et politique de la Côte d'Ivoire ! On doit le savoir par respect pour ces nombreux morts. Tant que cette vérité n'est pas sue, il n'y aura aucune solution juridique véritable. Maintenant, comme nous savons tous que cette crise est éminemment politique, son règlement doit donc se faire de cette manière. Il est donc évident que dans ce cas, il faut libérer le président Laurent Gbagbo et s'asseoir avec lui autour d'une table de négociation en vue de répondre au besoin légitime de vérité du peuple ivoirien.

Laurent Gbagbo est à La Haye. Vous étiez à Korhogo à la période de son transfèrement, dites nous comment cela s'est véritablement passé ?

J'ai vu le Président Laurent Gbagbo à Korhogo deux jours avant son transfèrement qui, en ce moment-là n'était pas d'actualité. Nous avons fait le point des missions qu'il m'a confiées et je suis repartie. Lorsque le 27 novembre, j'ai été alertée  qu'une chose de ce genre se préparait, j'ai joint la Commission des droits de l'homme de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire qui m'a rassurée que ce n'était pas d'actualité car si cela était le cas, ses cadres auraient été les premiers à en être informés.  Le responsable de cette commission avec qui j'ai discuté m'a rassurée en me disant que c'était impossible et que ce serait une violation flagrante des règles si d'aventure la Commission n'était pas prévenue du transfèrement. Grande fut ma surprise quand j'ai été informée, vers 13 heures, qu'un mandat venait d'être émis pour le transfert du Président.

J'ai tout de suite pensé à l'information que j'avais eue quelques jours plus tôt, selon laquelle Dominique Ouattara et son époux Alassane Ouattara s'impliquaient  personnellement à fond dans le transfèrement du président. Au mépris des avis de plusieurs chefs d'Etat africains, d'anciens chefs d'Etat africains, d'autorités politiques et religieuses que nous avons rencontrées personnellement et qui  privilégiaient la voie du dialogue politique et s'opposaient fermement au transfèrement du Président Laurent Gbagbo. Ce transfert qui est plutôt pour moi une déportation est, comme le dit l'ancien président ghanéen Jerry Rawlings, une humiliation pour l'Afrique. Cela nous ramène à notre histoire parfois récente ou à chaque fois qu'un fils d'Afrique a voulu revendiquer la dignité de son pays ou de notre continent, il s'est vu déporté loin des terres qui l'ont vu naître.

Quelle est la ligne de défense de Laurent Gbagbo aujourd'hui ?

Le président Laurent Gbagbo a déjà donné le ton lors de sa comparution devant la Cour le 5 Décembre 2011. Souvenez-vous de la dernière interview qu'il a accordée le 8 avril 2011 sous les bombes. Alors qu'on tentait de faire  croire qu'il avait abdiqué et reconnu la victoire d'Alassane Ouattra, il a dit en substance : «Je vous dis que j'ai gagné les élections. Le Conseil  Constitutionnel de mon pays l'a attesté. Mon adversaire et ses soutiens internationaux contestent cela, ce qui est absurde car les décisions du Conseil Constitutionnel sont irrévocables. Je demande qu'on recompte les voix.». Voilà la ligne de défense du Président, on y ajoutera qu'au lieu de recompter les voix, on a préféré compter les morts en envoyant  une armée étrangère, à savoir celle de la France faire la guerre à la Côte d'Ivoire. Sans déclaration de guerre officielle. A ce sujet je suis certaine que les vaillants officiers de l'armée française sont aujourd'hui dans leurs petits souliers, eux qui ont enfreint le code de l'honneur militaire en tirant dans le dos de la Côte d'Ivoire sans sommation ni déclaration. On s'est abrité derrière la résolution 1975 pour faire la guerre à un Etat alors que cette même résolution exigeait et exige toujours la neutralité des forces dites impartiales et la protection des civiles. Or il y a eu 10 000 morts qui sont la conséquence du mépris de Nicolas Sarkozy pour le peuple ivoirien.

Aujourd'hui que faites-vous exactement pour contribuer à sa libération, étant donné que ce n'est pas vous qui plaidez à La Haye ?

Ce dossier ivoirien a tellement de ramifications qu'il ne peut se contenter justes des codes de procédures conventionnelles. Il y a plusieurs aspects qui entrent en ligne de compte et souffrez que je n'en dise pas plus. Nous travaillons et nous avons l'entière confiance du président.

L'Union Européenne vient de dégeler les avoirs de plusieurs pro-Gbagbo, bonne nouvelle ?

Oui c'est une très bonne nouvelle. D'ailleurs j'avais reçu à mon cabinet la notification des conseils de l'Union Européenne et je me suis empressée d'annoncer la bonne nouvelle aux intéressés. C'est une décision administrative. Reste donc à savoir sur quels critères ces personnes ont été choisies car nous avons envoyé plusieurs requêtes et nous voulons savoir pourquoi un tri a été opéré.  Cela crédibiliserait l'Union Européenne de prendre en compte tous les prisonniers du régime Ouattara.


Propos recueillis par Marc Blanchard K. au Cameroun.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 27 février 2012

ADRESSE DE LA PLATE-FORME PANAFRICAINE POUR LA PRESIDENTIELLE EN FRANCE


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Préambule

Mesdames, Messieurs, Honorables candidates et candidats à la magistrature suprême,

Un demi-siècle après les indépendances des pays africains, incontestablement, ce continent reste toujours sous domination coloniale. Sortie par la grande porte en Afrique lors des indépendances, la France coloniale est rentrée par la fenêtre pour continuer à piller ce continent et spolier les populations africaines.

Aujourd'hui plus que jamais, le continent le plus doté en potentialités possède la population la plus pauvre du monde. A tel point que tous les jours, plusieurs dizaines de jeunes africains fuyant une misère imposée par une politique coloniale qui vide le continent de toutes ses ressources, se jettent dans la traversée de la méditerranée pour gagner l'Europe, une Europe barricadée de part en part, de Tanger à Gibraltar, de Lampedusa à Marseille.

Et comme si cela ne suffisait pas, tous les moyens sont devenus bons pour y faire la guerre, officiellement au nom de valeurs de l'ONU, mais en réalité pour le compte de valeurs mercantiles inavouables. Ainsi, on fait tonner le canon pour régler certains contentieux électoraux en faveur d'intérêts qui échappent aux Africains tout en prétendant éradiquer des dictatures qui sévissent contre les pauvres populations, etc., comme si l'on découvre seulement aujourd'hui ces fléaux politiques, qui ne sont, en réalité, rien d'autre que le reflet des méfaits de l'ordre impérialiste occidental en Afrique. Pire, les vraies dictatures continuent pendant ce temps d'êtres choyées. Résultat de cette politique d'annexion : des pays entiers basculent dans des guerres effroyables.

Les Africains ne s'y trompent pas, la prétendue solution des Occidentaux pour les Africains est plutôt une composante fondamentale du problème.

C'est pourquoi, La Plateforme Panafricaine, collectif d'organisations de la Diaspora africaine, entend prendre à bras le corps ces questions vitales pour les Africains afin de contribuer à peser sur le nécessaire rééquilibrage des relations futures de la France avec le continent africain.

Nous sommes convaincus qu'une autre forme de coopération est possible entre les pays occidentaux et l'Afrique en général et entre la France et ses anciennes colonies d'Afrique en particulier.

La France, en tant que membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies est sensée être garante du respect et de l'application des résolutions de celui-ci. Et pourtant, elle maintient toujours dans les faits des colonies et occupe même des pays indépendants reconnus par les Nations Unies! Comment obliger les autres à respecter le Droit et les Règles internationales, y compris par la force, si l'on ne les respecte pas soi-même ?

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Ce questionnaire fait l'hypothèse que vous soyez élu(e) Président(e) de la République le soir du 6 mai 2012.

Q1. Le libre choix des dirigeants

Choisir leurs dirigeants est un droit universel et inaliénable des peuples. En Afrique, les dirigeants sont imposés aux peuples au prix d'innombrables vies humaines. Les forces vives africaines pointent du doigt la responsabilité de la France.

Quand et comment comptez-vous mettre fin à ce déni de droit si vous êtes élu(e) Président(e)?

Q2. Les accords de défense et la coopération militaire

Des accords de défense signés entre la France et ses anciennes colonies au lendemain des indépendances ont connu récemment, pour certains d'entre eux, quelques retouches, sans pour autant modifier fondamentalement la donne. En outre, ils restent toujours inconnus du grand public.

L'armée française est omniprésente aux quatre coins de l'Afrique, dans des bases militaires et par le biais de conseillers à la défense. Son rôle réel a toujours été et demeure, selon les situations, soit de veiller sur les dirigeants impopulaires et dictateurs imposés, « amis de la France », soit d'évincer du pouvoir les dirigeants jugés insoumis aux intérêts de la France.

Quand et comment comptez-vous en finir avec ces accords de défense léonins et cette prétendue coopération militaire qui fait des forces françaises en Afrique une armée d'occupation et de déstabilisation ?

Q3. La coopération économique, la monnaie et la dette

Aux côtés d'autres puissances économiques prédatrices, des multinationales françaises font des bénéfices colossaux en Afrique, au prix d'un pillage sans vergogne des richesses du continent pendant que les populations locales sombrent dans la misère. Sur l'autel de l'indépendance énergétique de la France, l'uranium africain est immolé et dans le même temps savamment occulté du nécessaire débat à mener sur l'avenir du nucléaire en France.

La prétendue dette est plutôt un moyen savant, une véritable gangrène pour faire obstacle à toute politique économique viable.

Le franc CFA a été dès sa création et demeure de nos jours un instrument fondamental dans la trousse à outils multiformes aux mains de la France pour la vassalisation des pays africains.

Contrairement au message véhiculé par la fable abondamment médiatisée sur les bienfaits et la nécessité d'une Aide Publique Occidentale pour le Développement de l'Afrique, ce sont les pays prétendument pauvres mais en réalité pillés et appauvris, qui aident de gré ou de force les pays riches.

Quelles dispositions prendriez-vous pour remédier à ces situations d'injustice qui perpétuent le néo-colonialisme français en Afrique ?

Q4. La France, l'Afrique et les institutions internationales

Dans la configuration de notre monde du XXIème siècle, les pays vainqueurs de la seconde guerre mondiale continuent de faire main basse sur la gouvernance mondiale sans vraiment compter les autres, en particulier l'Afrique qui, pourtant, a sa part dans la victoire. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies reste un instrument aux mains de quelques pays, dont la France, qui se sont arrogé le droit de veto comme un butin de guerre et l'utilisent à leurs seuls profits. Le droit international et les instruments qui sont érigés pour l'incarner sont à géométrie variable. Les légitimes contraintes qui découlent du protocole de Kyoto et de la Cour Internationale de Justice, pour ne citer que ces deux exemples, ne concernent que les autres, notamment les pays appauvris.

A quand et comment comptez-vous influer sur le cours des évènements pour que des réformes structurelles soient entreprises sur l'ONU afin de tenir compte de l'évolution et des aspirations des peuples dans le monde et plus particulièrement en Afrique ?

Q5. L'image de l'Afrique, les discriminations racistes et les médias

Les discriminations frappent très singulièrement en France les personnes d'origine africaine et plus particulièrement celles issues de l'Afrique au sud du Sahara ou d'ascendance. Ce sont entre autres l'accès au travail, au logement ou les « contrôles au faciès », etc.

Ces discriminations aggravent le legs de l'histoire caractérisée par une exploitation féroce de l'Afrique et des Africains, alors qu'il convient au contraire de le résorber et de le guérir. De surcroît, une certaine légèreté de traitement des questions africaines par les médias hexagonaux, y compris d'Etat, en est sans doute pour beaucoup dans cette déconsidération envers ces personnes. Ces médias excellent dans la manipulation de l'information et l'inversion des rôles dès lors qu'il s'agit de l'Afrique.

Entendez-vous y remédier et comment ?

Q6. La situation aux Comores

La France occupe et divise toujours les Comores. Pourtant, la résolution 3385 (XXX) du 12 Novembre 1975 relative à l'admission des Comores à l'Organisation des Nations Unies a réaffirmé la nécessité de respecter l'intangibilité des frontières, l'unité et l'intégrité territoriale de l'archipel des Comores, composé des îles d'Anjouan, de la Grande Comore, de Mayotte et de Mohéli.

Quand et comment comptez-vous agir pour mettre la France en accord avec le Droit International dans ce cas précis ?

Merci d'avoir bien voulu répondre à nos questions.

 

Pour La Plateforme Panafricaine, le 22/02/12

Raymond AYIVI

Référent.

 

Les premières Organisations signataires sont :

 

* MBDHP-SF : Mouvement Burkinabé des Droits de l'Homme et des Peuples - Section de France, Président : Didier OUEDRAOGO

* AEBF : Association des Etudiants Burkinabé en France, Président : Issa SORY

* COFANZO : Collectif de France Affaire Norbert ZONGO, Président : Ardiouma SIRIMA

* Le Tchad Notre Case Commune, Président : Souleymane ABDALLAH

* Association France-Tchad : Président : Balaam FACHO

* ATMF: Association des Travailleurs Maghrébins en France, Président : Driss ELKHERCHI

* CAAC : Collectif des Associations et des Amis des Comores, Président Mustapha ABDOURAOUF

* DIASCOM : Coordination des Associations de la Diaspora Comorienne, Coordinateur : Ben HAMIDI

* FNAFA : Fédération Nationale des Associations Franco Africaines, Président : Louis Mohamed SEYE

* FENACOP : Fédération Nationale des Collèges des Parents, Président : Sylvestre d'Almeida

* Les Soeurs du Cavally, association pour la Côte d'Ivoire, Présidente : Clémentine DEHE

* FCMA : Forum Citoyenneté Monde Arabe, Coordinateur : Abdessalam KLEICHE

* Association Culturelle Camerounaise de Loire Atlantique, Président : Alain YONA

* Collectif pour une Afrique Libre et Responsable, Président : Jean-Paul NGASSA

* MoLiTo : Mouvement du 04 mars pour la Libération du Togo, Président : Kofi ALOUDA

* MFIRA : Mouvement des Femmes Ivoiriennes de Rhône-Alpes, Présidente : Monique BERTHELOT

* EGO AFRICA, Président : Jean-François ANKOUE

* CCD : Conseil Camerounais de la Diaspora, Robert WANTO WAFO

* Association Enfants du Congo Brazzaville, Président : Gaston NITOU-SAMBA

* Association Internationale Cultures Sans Frontières, Président : Robert FOPA

* FPP : Front Patriotique pour le Progrès - Centrafrique, Chargé des Affaires Extérieures : Claude YABANDA.

* AJD/MR : Alliance pour la Justice et la Démocratie / Mouvement pour la Réconciliation - Mauritanie, Chargé des Affaires Extérieures, Ousmane DIAGANA

* Ligue Camerounaise des Droits de l'Homme (LCDH), membre fondateur de l'Union Internationale des Droits l'homme UIDH, Professeur Kapet de BANA.

 

______________________________________________


Pour toute correspondance, SVP :

 

La Plateforme Panafricaine

c/o M. Raymond AYIVI

3, rue Dr Rouques

95870 Bezons.

E-mail : ppanafricaine@gmail.com

mardi, 31 janvier 2012

LE CARDINAL CHRISTIAN TUMI DE DOUALA: «TOUS LES EVEQUES DE COTE D'IVOIRE QUE J'AI CONSULTES ONT CONFIRME LA VICTOIRE DE LAURENT GBAGBO»



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Le cardinal Christian Tumi, archevêque émérite de Douala, ce matin (lundi 30 janvier 2012), sur RFI :

«Je ne suis pas d'accord avec ce que la France et l'ONU ont fait en Côte d'Ivoire. J'ai posé une question à un évêque là-bas: ''Qui a gagné les élections chez vous?''. Il m'a dit sans hésitations: ''C'est Gbagbo!''. Maintenant, il est à La Haye. C'est pénible pour l'Afrique ».

«Après consultations avec certains évêques de la Côte d'Ivoire, tous ont confirmé la victoire du PRESIDENT LAURENT GBAGBO mais ne je comprends pas pourquoi, ils sont muets quand ils doivent l'affirmer en Côte d'ivoire. Est-ce des hommes de Dieu ou ont-ils peur de le dire, de peur d'être massacrés ? ».


Par : Steve Beko

dimanche, 29 janvier 2012

UNE REVELATION VENUE DU CAMEROUN POUR LA COTE D'IVOIRE


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Cette nouvelle révélation sur la Côte d'Ivoire et les acteurs de la crise ivoirienne (états et individus) m'a été transmise, il y a bientôt une semaine de cela, dans ma boîte e-mail par un internaute (peut-être son auteur?), sous un nom d'emprunt, dans le souci de garder son anonymat. Il ne fait pas bon, en ce moment, être un livreur de révélations (attaques verbales, agressions physiques, suspensions ecclésiales, mandat d'arrêt international). Dans tous les cas, le message fait actuellement le tour du Net. Pour que mes lecteurs ne soient pas les seuls à ne pas en avoir connaissance, je me suis décidé, après beaucoup d'hésitations, à le publier sur ce blog. Tout juste pour information. Il appartient à chacun de s'en faire une opinion. Bonne lecture!

 

A SON EXCELLENCE MONSIEUR LAURENT GBAGBO: « VOICI LA REVELATION DU SEIGNEUR JESUS-CHRIST POUR VOUS »

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Le Seigneur m'a révélé que votre régime allait être renversé par un coup d'état militaire au cours duquel vous serriez blessé. A la suite de ce coup, vous devriez être transférez à la CPI où vous devriez mourir. De tels malheurs devraient vous arriver parce que vous vous êtes détourné de la voie de l'ETERNEL DIEU. Mais seulement votre repentance sincère et votre mise en œuvre de la volonté de JESUS-CHRIST vous blanchiraient de tous les chefs d'accusation dont vous êtes l'objet. Cela aurait pour conséquence votre retour triomphal en Côte d'Ivoire pour finir votre mandat.

Votre histoire, Président Gbagbo, est semblable à celle d'un homme que l'ETERNEL DIEU a élevé dans la gloire et qui par la suite a été rempli d'orgueil et croyait avoir tout fait par sa propre force. Il avait oublié son origine et refusait de s'humilier devant le DIEU TOUT-PUISSANT créateur des cieux et de la terre. Aussi l'ETERNEL a-t-il brisé son orgueil, tel le cas de l'histoire de Nébucadnetsar, roi de Babylone, que je vous conseille de lire (voir Daniel 4 :1-37).

Tous ces malheurs vous ont atteint, Mr le Président Gbagbo, afin que vous sachiez que le règne des rois appartient à DIEU et qu'il le donne à qui il veut. L'humilité précède la gloire et l'orgueil précède la chute. L'ETERNEL DIEU fait grâce aux humbles mais il résiste aux orgueilleux.

En son temps, lorsque j'ai reçu cette révélation, plusieurs fois j'ai cherché à vous rencontrer pour vous faire part de cela mais hélas mes efforts sont restés vains ; car personne n'écoutait «les petites églises ou les petits hommes de DIEU».

Aujourd'hui que la prophétie s'est accompli et que, abandonné de tous vous, êtes plus facile à joindre, voici ce que dit l'ETERNEL DIEU : Maintenant que son Excellence Laurent Gbagbo s'est humilié et a confié son sort à l'ETERNEL DIEU par le jeûne et la repentance, voici la parole de DIEU d'abord pour lui, ensuite pour ses ennemis.

JACOB ISRAEL prononce son oracle : Parole du fils de l'homme des quatre vents des cieux de celui qui a l'œil ouvert, de celui qui entend les paroles de DIEU, de celui qui voit la vision du TOUT-PUISSANT, de celui qui connait les desseins du Très-Haut, et qui se prosterne devant le seul vrai DIEU, le Seigneur JESUS-CHRIST : le Président Laurent Gbagbo sera blanchi de toutes les charges qui pèsent contre lui. Il reviendra de la CPI dans la gloire, sur le trône de la Côte d'Ivoire, et sera honoré par l'ETERNEL DIEU.

Le Président Laurent Gbagbo reviendra au pouvoir pour un seul mandat présidentiel après quoi il se retirera pour se reposer. Ainsi, il rentrera dans l'histoire des grands hommes politiques et restera gravé dans la mémoire de la génération présente et future, des fils et filles de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique. L'on parlera du Président Laurent Gbagbo avec respect et il sera une référence de paix dans le monde entier. La paix reviendra en Côte d'Ivoire et la Côte d'Ivoire sera la tête de toutes les nations d'Afrique. Toute l'Afrique sera libérée et même les puissantes nations se prosterneront devant ce petit pays choisi par Dieu. Tout le monde entier verra que la GLOIRE de DIEU est sur la Côte d'Ivoire et saura que ce pays est béni de l'ETERNEL DIEU.

En ce qui concerne vos ennemis, ceux de la Côte d'Ivoire et partant ceux de l'ETERNEL DIEU, voici la réplique de l'ETERNEL : La France entière saura la vérité sur les actions réelles de la Françafrique de Nicolas Sarkozy en Afrique et surtout en Côte d'Ivoire, elle aura tellement honte de lui qu'elle va le lui faire payer par tous les moyens ; dans le même temps, toute l'Afrique criera son ras-le-bol et ainsi la France perdra la majorité de ses colonies Africaines.

La France subira toute cette débâcle parce qu'elle a osé s'attaquer aux peuples et oints de Dieu. Nicolas Sarkozy perdra les élections en France au profit de François Hollande que l'ETERNEL suscitera pour punir Sarkozy en le poursuivant en justice pour détournement de fonds de l'état Français.

Il sera aussi jugé pour crime contre l'humanité pour les guerres qu'il a provoquées en Afrique. Au finish, la colère de DIEU contre Sarkozy sera tellement forte à travers François Hollande que Sarkozy va se retrouver enfermé à la CPI à la place du Président Gbagbo. La famille du Président Gbagbo a été huée et lynchée, il en sera de même pour la Famille de Sarkozy par les français du fait de l'humiliation de lèse-majesté qu'il leur a fait subir en ternissant l'image de la France aux yeux du monde entier.

Quant à Barack Obama, la colère de l'ETERNEL DIEU sur lui sera tellement forte qu'il fera la honte de la peau noire ; contraignant ainsi ses parents à le renier (Barack mourra à la suite d'une grave maladie mentale ou se suicidera à moins qu'il se repente). Les USA seront frappés de grêles de feu qui descendront du ciel ; ce feu consumera une grande partie de leur principale ville. Il en sera ainsi parce qu'ils aiment faire descendre le feu du ciel pour bombarder les autres nations faibles pour mieux les piller mais aussi parce qu'ils ont encouragé la France à bombarder la Côte d'Ivoire, pays béni de DIEU.

L'ETERNEL permettra toutes ces choses et pire encore, afin que tout le monde entier sache qu'il y a un DIEU, JESUS-CHRIST, Tout-puissant, qui délivre un faible d'un plus puissant que lui. Les USA verront une de leurs principales bases militaires et la Maison Blanche frappées par DIEU, en réponse au bombardement de la résidence du Président Gbagbo et des bases militaires ivoiriennes; selon qu'il est écrit dans Daniel 8 :10-12 : « Elle (la corne qui est l'Amérique) s'éleva jusqu'à l'armée des cieux, elle fit tomber à terre une partie de cette armée et des étoiles, et elle les foula.

Elle s'éleva jusqu'au chef de l'armée, lui enleva le sacrifice perpétuel, et renversa le lieu de son sanctuaire. L'armée fut livrée avec le sacrifice perpétuel, à cause du péché ; la corne jeta la vérité par terre, et réussit dans ses entreprises ». L'évidence est nette car les deux témoins du diable des derniers temps sont Obama et Sarkozy ; leur notoriété est sans pareil aux yeux du monde car mandatés par Lucifer lui-même, cela est illustré dans Apocalypse 13 :11-18.

Mais il est écrit que les ténèbres ne règneront pas toujours, car toute chose a une fin. Aussi DIEU frappera-t-il la Maison Blanche et le Pentagone, de sorte que les USA ne soient plus une puissance mondiale qui terrorise les petites nations par la guerre et l'injustice en se prenant pour les maîtres de la terre. Ainsi, toutes les nations de la terre sauront que c'est JESUS-CHRIST seul qui est DIEU et que c'est à lui qu'appartiennent le monde, le règne, la justice et le jugement.

JESUS s'est choisi un pays, la Côte d'Ivoire, avec lequel il s'est fait un nom grand, puissant et redoutable et partant, les Africains, pour exercer le jugement sur toutes les nations du monde. Selon qu'il est écrit dans le Psaume 46 :6-12 : « DIEU est au milieu d'elle ; elle n'est point ébranlée ; DIEU la secourt dès l'aube du matin ».

Des nations s'agitent, des royaumes s'ébranlent ; il fait entendre sa voix : La terre se fond d'épouvante. L'ETERNEL des Armées est avec nous. Le DIEU de Jacob est pour nous une haute retraite. Venez contempler les œuvres de l'ETERNEL, les ravages qu'il a opérés sur la terre ! C'est lui qui a fait cesser les combats jusqu'au bout de la terre ; il a brisé l'arc, et il a rompu la lance, il a consumé par le feu les chars de guerre. Arrêtez et sachez que je suis DIEU : Je domine sur les nations, je domine sur la terre. L'ETERNEL des armées est avec nous, le DIEU de Jacob est pour nous une haute retraite ».

L'ETERNEL, dans Apocalypse 18 :5-10 comparent la France et les USA à Babylone ; je cite : « car ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et DIEU s'est souvenu de ses iniquités. Payez-la comme elle a payé, et rendez-lui au double selon ses œuvres. Dans la coupe où elle a versé, versé lui au double. Autant elle s'est glorifiée et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil. Parce qu'elle dit dans son cœur : Je suis assise en reine, je ne suis point veuve, je ne verrai point le deuil ! A cause de cela, en un même jour, ses fléaux arriveront, la mort, le deuil et la famine, et elle sera consumée par le feu. Car il est puissant, le Seigneur DIEU qui l'a jugée.

Et tous les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l'impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront à cause d'elle, quand ils verront la fumée de son embrasement. Se tenant éloignés dans la crainte de son tourment, ils diront : Malheur ! Malheur ! La grande ville, Babylone, la ville puissante ! En une seule heure est venu ton jugement ! ». C'est ainsi qu'il jugera les USA dont l'emblème est la statue de la liberté de la prostitution ; l'ETERNEL détruira cette statue et son pouvoir maléfique.

La France connaîtra le même sort par la destruction de sa Tour Eiffel qui symbolise sa puissance spirituel et son autorité en référence à la Tour de Babel, et le peuple Français sera dispersé dans différentes nations, suite à la famine qu'il connaîtra et bien d'autres malheurs comme elle la fait pour le peuple Ivoirien ; selon qu'il est écrit dans Genèse 11 :1-9 : « Toute la terre avait une seule langue et les même mots. Comme ils étaient partis de l'orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Schinear, et ils y habitèrent. Ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! Faisons des briques, et cuisons-les au feu.

Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment. Ils dirent encore : Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. L'ETERNEL descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l'ETERNEL dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous un même langage, et c'est là ce qu'ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté. Allons descendons, et là, confondons leur langue, afin qu'ils n'entendent plus la langue, les uns des autres. Et l'ETERNEL les dispersa loin de là sur la face de toute la terre ; et ils cessèrent de bâtirent la ville. C'est pourquoi on l'appela du nom de Babel, car c'est là que l'ETERNEL confondit le langage de toute la terre, et c'est là que l'ETERNEL les dispersa sur la face de toute la terre ».

Le profond désir du Président Abdoulaye Wade de voir la Côte d'Ivoire détruite par la guerre et son Président Gbagbo tué, sera lui-même son propre châtiment. L'ETERNEL DIEU endurcira le cœur de Wade afin qu'il se présente coûte que coûte aux élections présidentielles de 2012. Cet entêtement soulèvera le peuple Sénégalais et même une grande partie de l'armée se mutinera et entraînera une rébellion générale.

Le Président Wade connaîtra la mort au cours de ces évènements. Dieu suscitera un nouveau Président, celui des « pauvres » pour mieux diriger le Sénégal dans la justice et l'équité. Ce Président se nomme Youssour N'dour, qui a trouvé grâce aux yeux de l'ETERNEL suite à ses bonnes actions envers les pauvres et les démunis. La France, dans sa logique malsaine de la Françafrique, cherchera à contrôler le règne du Président Youssour N'dour. Mais ce sera en vain car le Président Youssour N'dour privilégiera les intérêts des Sénégalais selon que l'ETERNEL parle de lui : « Cet homme (le Président N'dour) ne vient pas au pouvoir comme un affamé, mais comme un ange qui a un cœur bon de libéralité et qui depuis toujours a eu de la compassion pour son prochain, toujours près à aider tant qu'il le peut ».

Quant au Burkina Faso, il connaîtra une rébellion très violente et très sanglante, de sorte que toutes les bâtisses qui ont été faites à partir des richesses piller en Côte d'Ivoire seront totalement détruites. Le Président Blaise Compaoré ira en exil où il mourra très pauvre comme l'ex-Président de la RDC, Mobutu, car ses biens et comptes bancaires seront confisqués.

La Côte d'Ivoire ne sera pas en reste de ces évènements tragiques. Un vent très violent, cent fois supérieur à celui que nous avons connu durant les évènements de l'année 2011 soufflera sur elle. Le 43ème BIMA sera assiégé et détruit. Le Président Alassane Ouattara sera trahi par les dix « com-zones » et lynché par le peuple dont il a beaucoup fait couler le sang; il connaîtra le même sort que l'ex-Président du Libéria Samuel Doe. Dominique Ouattara subira les mêmes souffrances atroces qu'a subies Mme Simone Gbagbo. Soro Guillaume se retrouvera à la CPI où il mourra. Les faux hommes de DIEU seront également châtiés de mort à moins qu'ils se repentent.

L'ETERNEL DIEU exhorte le peuple Ivoirien à beaucoup prier, car il a déjà excité l'esprit des rois de médis pour exercer sa colère ; selon qu'il est écrit dans Apocalypse 6 :15-16 : « Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochets des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau ». Les Ivoirien doivent faire une repentance sincère et abandonner leurs mauvaises voies et toutes sortes d'idolâtrie (fétichisme, maraboutage, occultisme, astrologie, etc.). La Côte d'Ivoire entière doit prier le seul vrai DIEU qui est JESUS-CHRIST DE NAZARETH car ce vent violent soufflera en cette année 2012.

Voici, Excellence Monsieur le Président Gbagbo, le Peuple Ivoirien, l'Eglise de DIEU et tous ceux qui désirent connaître les événements à venir, ces quelques mots que le SEIGNEUR JESUS-CHRIST m'inspire pour vous.

Que le SEIGNEUR DIEU, Créateur, JESUS-CHRIST qui change les temps et les circonstances, qui établit et renverse les rois, vous bénisse et accomplisse ses paroles en leur temps ! Amen !

 

Prophète Jacob Israël


Fait à Douala, le 03 décembre 2011.

jeudi, 26 janvier 2012

AFFAIRE «SANS LA FRANCE, IL Y AURAIT EU UN GENOCIDE EN COTE D'IVOIRE»


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A la stupéfaction de tous ceux qui connaissent bien l'histoire récente de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara en visite d'Etat en France a pondu l'énormité suivante, au premier jour de sa visite, le mercredi 25 janvier 2012 : « Sans la France, il y aurait eu en Côte d'Ivoire un génocide pire que celui du Rwanda ». Théophile Kouamouo apporte, ici, une réplique à ceux qui épousent cette thèse révisionniste.

"Je voudrais rappeler à ceux qui prétendent que sans la France il y aurait eu un génocide en Côte d'Ivoire que le seul génocide connu de l'Afrique contemporaine est celui du Rwanda. L'armée française était là. Les graves massacres coloniaux du Cameroun se sont déroulés en présence de l'armée française, qui les supervisait d'ailleurs. Mongo Beti parlait à ce sujet de « la malédiction du bain de sang » de la France en Afrique.

Rappelons aussi que les pires massacres de la Côte d'Ivoire contemporaine ont eu lieu à Duékoué, à deux pas du camp de l'ONUCI. Ne racontons pas n'importe quoi pour alimenter notre haine de nous mêmes".



Théophile Kouamouo, sur sa page Facebook

mardi, 27 décembre 2011

JEAN ZIEGLER PREND POSITION: «JE METTRAI MA MAIN AU FEU POUR LAURENT GBAGBO»


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Traduction d'une partie de l'entretien de Jean Ziegler, le lundi 19 décembre 2011, avec le quotidien suisse « zuerichsee-zeitung ».


Zs-zeitung. Vous dites que les occidentaux sont méchants, font les gentils seulement  dans les pays en voie de développement?

Jean-ziegler: Pas du tout. Il existe des criminels de grands chemins qui tiennent le pouvoir  dans les pays africains.

Prenons le cas du Cameroun, un pays vachement riche et dans ce pays,  les gens meurent de faim. La corruption, le népotisme et la dictature ont causé la misère dans ce pays. Les gens ne mangent pas à leur faim. La responsabilité première de cette misère incombe aux grandes multinationales, qui exploitent les ressources de ces  pays et qui sont servis par ces grands criminels au pouvoir.

Zs-zeitung
: Vous êtes l'ami de l'un d'entre eux : Laurent Gbagbo, le Président déchu de la Côte d'Ivoire, qui a été livré à la Haye  à la Cour Pénale Internationale. On l'accuse de crime contre l'humanité?

Jean ziegler
: Je suis à 100% d'accord avec le président Laurent Gbagbo....

Zs-zeitung
. Comment, s'il vous plait?

Jean ziegler
: Je mettrai ma main au feu pour lui. Son arrestation est un complot du Président français Nicolas Sarkozy, le fruit d'une stratégie organisée par les Etats-Unis et la France. Laurent Gbagbo a été démocratiquement élu en 2000 après avoir passé des années en exil, entre autre aussi à Genève.

Il est l'unique dirigeant ivoirien à avoir conduit des réformes gouvernementales et avoir voulu mener une politique d'assurance maladie dans son pays. Ces réformes ont été bloquées par les grandes multinationales de pharmacie. Les services secrets français ont ficelé, en 2002, un coup d'état contre Gbagbo et depuis ce temps, le pays est divisé, une partie chrétienne au Sud et l'autre musulmane au Nord. Son successeur Alassane Ouattara est une marionnette des services secrets français.

Zs-zeitung
: Quels intérêts pour l'occident, l'installation d'une marionnette au pouvoir ?

Jean ziegler
: La Côte d'Ivoire est le plus grand producteur de cacao au monde. Le pays dispose d'énormes réserves de pétrole. Gbagbo luttait pour un état souverain et nationaliste.

Zs-zeitung
: Pourriez-vous témoigner pour lui  à la Cour pénale internationale?

Jean ziegler
. Bien sûr, je comparaîtrais en qualité de témoin pour le défendre. Je suis convaincu qu'il sera déclaré non coupable dans le cadre de l'accusation. Le tribunal ne le chargera pas du tout. Ce sont les soldats français  qui l'ont bombardé avec des hélicoptères, l'ont  pris, mis en captivité et enfin l'ont  livré à la Haye. Laurent Gbagbo retournera dans son pays et sera réélu.


In le journal suisse, zürichsee-zeitung, du lundi 19 décembre 2011.

www.zurichsee-zeitung.ch


Michèle Laffont


Source : ABIDJAN DIRECT.NET

dimanche, 18 décembre 2011

CALIXTHE BEYALA: QUAND LES PRO-OUATTARA MENACENT DE MORT


CALIXTHE BEYALA 3.jpg

"De quoi comprendre pourquoi l'ensemble des africains et de sa diaspora les rejettent !!!"

 

Oui, ils sont venus sur mes pages, avec des surnoms d'oiseaux ridicules, de quoi faire trembler une grand-mère ? Même pas ! Un enfant de six ans penserait qu'il s'agit d'un nom emprunté par un débile mental pour Halloween ! On va exécuter tous les pro-Gbagbo, les gens du FPI ainsi que Calixthe Beyala.

Voyons donc ! En quoi les empêcherai-je de gouverner la Côte d'Ivoire ? Je n'ai pas une armée à ma connaissance ; je n'intrigue contre personne, à ma connaissance ; je ne suis pas dans des réseaux mafieux pouvant les atteindre, à ma connaissance... Serait-ce la faute à mon écriture ? La plume, diantre fait-elle si ma!, plus mal que la guerre ? Tout donne à le penser.

Ils disent qu'ils me recherchent... Je ne me suis jamais cachée et si tous ceux à qui j'ai envoyé mes mots moqueurs, ironiques, parce que c'est cela un de mes traits d'écriture, devaient tous me rechercher pour me tuer, je serais morte depuis des lustres, pas une fois, mais des millions de fois.

J'en pleure de rire en écrivant ces mots. Même leur mentor Sarkozy me connaît, et connaît l'acidulé de mes écrits... Car combien de fois ne l'ai-je pas expédié cueillir des mangues pourries, me moquant de ses talonnettes, disant qu'il est le moins intégré de tous les Français ?

Parce que si mon petit Président Nicolas, Premier Empereur de l'Afrique, fout le bordel à travers son empire colonial de l'Afrique, il respecte sur notre territoire, la liberté d'expression... Et la démocratie.

Je l'ai insulté maintes et maintes fois. Ce qui ne l'a pas empêché, de me décorer de la Légion d'honneur et reconnaît non seulement mon talent littéraire mais mon apport intellectuel en France...

Ce qui ne l'empêche nullement de m'inviter lors des grandes festivités de la France...

Parce qu'on a beau dire, beau faire, les Ivoiriens Ouattaristes ne comprennent pas une seule chose : ils ne sont pas les compatriotes de Sarkozy, que malgré l'opposition de nombre de français à sa politique, il ne fera jamais passer un étranger avant un Français, ne bradera pas la France pour un Ivoirien, ne sacrifiera pas la vie d'un français, qu'il soit noir ou blanc, pour les beaux yeux de Ouattara.

Parce que, que les Ouattara le veuillent ou pas, il en a toujours été ainsi en France. La France est un pays bâti par les Africains.

Nous sommes des contestataires, mais la France nous aime !!!!


Calixthe Beyala, Ecrivaine franco-camerounaise.

mercredi, 14 décembre 2011

LES VRAIES RAISONS DE L'ASSASSINAT DU GUIDE LIBYEN MOUAMMAR KADHAFI



 

Le projet RASCOM 1 pour la couverture satellitaire de toute l'Afrique et le Fonds Monétaire Africain (42 milliards de dollar contre 25 milliards de dollar pour le grand FMI) devant booster le développement de notre continent, sont à la base de l'assassinat lâche du Guide libyen par l'OTAN et les puissances occidentales. Vidéo.


Que DIEU délivre l'Afrique!

lundi, 12 décembre 2011

SORTIE TRES CAUSTIQUE DE CALIXTHE BEYALA AU SUJET DU TRANSFEREMENT DE LAURENT GBAGBO A LA HAYE



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Aïe, aïe, aïe!!! Elle n'y est pas allée du dos de la cuillère! Très caustique, trop caustique mais pas du tout faux.

 

Mais qui donc conseille si mal Ouattara ? Quel imbécile, quel idiot, quel sot lui a demandé d'envoyer Laurent Gbagbo à la CPI ?

L'autre nom de l'erreur est l'aveuglement provoqué par la haine ; oui la haine qui nous fait faire n'importe quoi d'insensé, n'importe quoi de fou, de débile, de stupide. Oui du grand n'importe quoi qui fait sourire les fous eux-mêmes.

C'est ainsi que l'on peut qualifier Ouattara aujourd'hui, sans l'ombre d'un doute. Un insensé. Un malade mental. Un déglingué de la cervelle, car il faut cumuler toutes ces tares pour avoir un comportement tel que celui de cet homme qui veut conduire la destinée du peuple ivoirien.

En voulant se débarrasser de LG, en s'acharnant à le faire oublier, à le bannir, Ouattara a cru qu'en l'envoyant devant la CPI, cet acte le libèrerait de son rival politique et peut-être le grandirait, mais aux yeux de qui ? Pensait-il que ce faisant, les Ivoiriens l'aimeraient ? Que le monde entier l'applaudirait ?

Tout au contraire ! Que c'est cocasse ! Que c'est drôle si ce n'était point si triste ! Ouattara est devenu la risée de l'univers. Il est sans nul doute, l'homme politique le plus stupide que terre humaine ait connu ! Quelle imbécillité que de donner une telle visibilité à son adversaire ? Quelle ânerie que de lui offrir sur un plateau d'argent une telle tribune.

Eh, oui !

Voila LG en Emile ZOLA accusant à juste titre la France ! Voilà LG en grand dénonciateur des manigances mortifères de la France Afrique ! Voila LG en justiticant hurlant aux vents les meurtres de Ouattara et tout le monde l'écoute... et tous reconnaissent qu'il a raison... Il y a de quoi avoir honte. Oui, il y a de quoi avoir honte pour ses adversaires.

Eh oui !

Voilà LG en grand défenseur du continent Africain, tout debout seul devant une horde de sauvages, d'hommes malhonnêtes, d'esclavagistes ! Et l'Ivoirien accuse au nom de la Côte d'Ivoire, sa CI natale et aimée ! Et l'Ivoirien accuse au nom de l'Afrique spoliée ! Il Accuse au nom des peuples d'Afrique piétinés et écrasés ! Oui, LG accuse au nom du passé, du présent est de l'avenir.

Je ne voulais pas de cette injustice dont il a été victime... Mais aujourd'hui, force est de constater qu'il est de ces hommes faits pour l'Histoire et dont leur propre destin ne leur appartienne pas, que Laurent Gbagbo bâtit l'Histoire, qu'il fait l'avenir sans l'avoir voulu, car il en est ainsi de certains d'entre nous qui, malgré eux, sont des agneaux sacrificiels pour que le devenir des peuples change... et peut-être s'améliore.

Je puis affirmer que dans un futur proche, le nom de Laurent Gbagbo s'affichera sur les frontons des écoles, des gymnases, des salles de classes... Que ce nom de l'histoire africaine sera le nom des rues, des avenues, des bâtisses prestigieuses du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest du Continent Africain. Quant au nom de Ouattara, il fera sursauter les futurs générations d'horreurs, soulèvera des hoquets nauséeux. Quelle idée stupide ! Oui, mais il n'y avait rien de bon à attendre d'un humain qui a appelé des étrangers à tuer son peuple, des milliers d'Ivoiriens pour s'emparer du pouvoir.

 

Calixte Beyala, écrivaine franco-camerounaise.

samedi, 19 novembre 2011

LIBRE OPINION: «L'OCCIDENT NE SE FOUT PAS DE LA DEMOCRATIE, IL LA DETESTE»



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Lisez-moi ce papier. Un trésor d'informations, une mine de lucidité et de vérité. Tout simplement excellent! Du camerounais Atangana Mebah Dorien.

 

Les occidentaux se foutent en réalité de la démocratie et des droits de l'homme. Si vous n'êtes pas encore arrivés à cette conclusion, c'est que les beaux discours sur la démocratie, embellis par les séminaires sur les droits de l'homme et le financement de la formation des moniteurs d'élections par la France ou l'Union européenne entretiennent encore la confusion et l'illusion dans votre esprit.

A cela s'ajoute l'aide au développement qui est claironnée dans les médias occidentaux, imprimée dans notre subconscient par les images télévisées des dons de matériel médical en présence de l'ambassadeur de France ou d'Allemagne. Vous devez penser que les pays dits démocratiques nous veulent du bien et qu'ils aimeraient que nous atteignions leur niveau de développement et de confort. Ne critiquent-ils pas certaines dictatures et des chefs d'Etat ayant mis long au pouvoir ? Ne demandent-ils et ne s'alignent-ils d'ailleurs pas avec les peuples pour obtenir leur départ comme en Egypte et en Tunisie ? Ne demandent-ils pas des élections libres et transparentes et ne blâment-ils pas les leaders qui ne semblent pas respecter la volonté de leurs peuples ? Après tout, ce sont même ces pays qui envoient des observateurs pour garantir la régularité des scrutins.

Ils critiquent même aussi souvent les coups d'Etat qui sont presque toujours commis par un chef militaire ou un groupe de rebelles qui se révoltent contre la politique économique irresponsable du leader qu'ils viennent de renverser.

Les organismes internationaux censés garantir les droits de l'homme tels qu'Amnesty International ou le Tribunal Pénal International chargé de juger ceux qui commettent des crimes contre les peuples ajoutent à cette confusion. Pourquoi créeraient et financeraient-ils ces organismes s'ils n'avaient pas à cœur le bien des masses, devez-vous vous demander ? Pourtant la réalité est toute autre.

Attitudes peu démocratiques

Les pays dits démocratiques ne sont pas consistants dans leur demande d'élections transparentes. Ils ferment les yeux sur les exactions des dictatures alliées et les aident même dans leur fraude électorale comme la France le fait au Tchad, Burkina Faso, Gabon et dans bien d'autres pays d'Afrique francophone. L'ancien chef des services secrets français au Gabon, l'ancien Mr Afrique du président Chirac et l'ancien ambassadeur de France au Gabon affirmaient d'ailleurs qu'Ali Bongo avait perdu les élections et que les chiffres qu'on lui a attribués appartenaient en réalité à son opposant principal Mba Obame (Regarder le documentaire intitulé "Françafrique : 50 ans sous le Sceau du Secret").

Certaines dictatures sont non seulement tolérées mais ont aussi été installées après renversement de leaders démocratiquement élus. A ce propos, que les méthodes indirectes utilisées dans le renversement de certains leaders ou la main invisible des commanditaires ne vous trompent pas. Les pays démocratiques participent à ces événements très peu démocratiques. Ce sont les pays occidentaux qui ont fait assassiner Lumumba, le premier leader du Zaïre. Il est dit que les puissances occidentales en voulaient tellement à Patrice Lumumba de leur avoir tenu tête que près de 4 services de renseignements (France, Etats-Unis, Belgique et Angleterre) avaient mis des équipes de tueurs à ses trousses (Lire "The Assassination Business" de Richard Belfield) .

Il est important de signaler que Patrice Lumumba a été assassiné en présence des troupes de l'ONU. Ce sont les Etats-Unis qui ont initié les 2 coups d'Etat contre Jean-Bertrand Aristide à Haïti en utilisant, dans le 2ème coup, des trafiquants de drogue entrainés par la CIA en République dominicaine; Hugo Chavez du Venezuela, Salvatore Allende du Chili ou Mossadegh d'Iran étaient des leaders politiques démocratiquement élus qui ont connu des coups d'Etat organisés avec le soutien actif de la CIA. C'est la France qui, à travers ELF, a fait renverser Lissouba au Congo-Brazzaville et a réinstallé Sassou Nguesso au pouvoir. C'est finalement avec la complicité de la « communauté internationale » et l'aide des troupes françaises et des Nations Unies que Laurent Gbagbo (vainqueur réel des élections ivoiriennes) a été renversé par la violence par Alassane Ouattara.

Le dénominateur commun de ces leaders est le choix courageux qu'ils ont fait de défendre les intérêts de leurs nations et leur désir de sortir leurs peuples de la pauvreté, actions qui les ont souvent mis en conflit avec les intérêts économiques des pays développés et de leurs grands groupes financiers installés à travers le monde.

Mais ce n'est pas ce que CNN, France 24, RFI, BBC ou la Voix de l'Amérique diront aux français, allemands, anglais ou américains. Ils leur diront qu'un chef d'Etat impopulaire, à la politique économique controversée, a été renversé par l'armée (Chavez, Allende), des rebelles (Lissouba, Aristide). Dans le cas de Laurent Gbagbo, ils ont simplement dit qu'il est un chef d'Etat qui a perdu des élections et qui ne veut pas quitter le pouvoir (un de plus en Afrique, ont dû penser les occidentaux).

A l'inverse, ceux qui ont protégé les intérêts des pays occidentaux sont restés au pouvoir pendant des décennies. Mobutu, Moubarak, Eyadema ou Bongo en sont des exemples. Ces 2 derniers ont d'ailleurs été remplacés par leurs fils sans que les défenseurs de l'alternance démocratique ne crient à une confiscation du pouvoir. Blaise Compaoré, Idriss Deby, Obiang Nguema Mbazogo et d'autres encore sont toujours au pouvoir après des décennies et viennent d'ailleurs de gagner de nouveaux mandats sans qu'aucun pays occidental ne trouve à redire. Et ces chefs d'Etat ne sont pas exactement des modèles de démocratie. Moubarak et Zine El-Abidine ont d'ailleurs été renversés parce que la pression populaire était forte. Pour les pays occidentaux, il valait mieux aider à faire tomber ces dictateurs fragilisés qui les ont pourtant servi, pour rester au bon côté de l'histoire et garder des apparences démocratiques. Ils ne poussent pas dehors des dictateurs alliés dont les régimes sont encore forts. Au même moment où l'Otan accusait Kadhafi d'être un dictateur, il donnait sa bénédiction au roi du Bahreïn pour réprimer dans le sang, avec l'aide de 1000 soldats saoudiens, les revendications de son peuple.

De la poudre aux yeux

La démocratie importe peu comme vous le constatez. Ce qui est important, ce sont les intérêts économiques et financiers dont la protection exige le contrôle des ressources naturelles des pays-clients. Tant que vous servez ces intérêts, vous restez au pouvoir. Vous les mettez en danger, alors on utilise cet artifice appellé démocratie pour vous faire tomber.

Que dire de la protection des droits de l'homme, de l'aide au développement ou du Tribunal Pénal International (TPI) ? Ce ne sont que d'autres artifices mis en place pour créer l'illusion : Celle d'un occident bienveillant fonctionnant sur la base de fortes valeurs morales. Tout le système de contrôle des pays faibles est basé sur cette apparence de bonté, sur une illusion de bienveillance. Si cette illusion était enlevée, tout le système s'écroulerait. Il est plus aisé de contrôler un peuple endormi qui croit en votre bonté qu'un peuple bouillonnant de colère face à son exploitation et à son impuissance. L'une des raisons pour lesquelles la France en voulait tant à Laurent Gbagbo est qu'il avait exposé le système d'exploitation de la France en Afrique à travers les émissions de la Radio Télévision Ivoirienne sur la Françafrique. En cela seulement, c'est Laurent Gbagbo qui a gagné. Ces émissions ont contribué à ouvrir les yeux des populations au Cameroun ou le sentiment anti-français est palpable. Vous pouvez imaginer que sous Ouattara, ce genre d'émissions ne sera pas montré à la RTI.

Savez-vous qu'une infime partie de l'aide au développement que la France fait aux pays africains parvient aux pays destinataires ? Une bonne partie de cette aide est retournée en France dans des valises pleines d'argent liquide pour le financement des partis politiques. Le Tribunal Pénal International tout comme l'Onu est simplement un outil utilisé dans les mains des puissances occidentales pour exercer leur prédation sur les pays faibles. Vous avez vu le rôle que le TPI a joué dans les crises Ivoirienne et Libyenne ? Il s'est précipité à ouvrir une enquête sur Laurent Gbagbo, Kadhafi et ses enfants pour violation des droits de l'homme et crimes contre l'humanité juste pour leur mettre la pression.

A l'inverse, le roi du Bahreïn qui a réprimé dans le sang les revendications de son peuple, Alassane Ouattara ou Guillaume Soro dont les soldats ont commis des exactions n'ont subi aucune inquiétude, jusqu'à présent. C'est cette attitude qui a amené Jean Ping, le président de l'Union Africaine à accuser le TPI de faire de la politique et un autre président africain à le qualifier de blague. Le TPI est une vraie farce. En passant, la plupart des individus inculpés par le TPI sont Africains.

Les organisations des droits de l'homme tels qu'Amnesty International, bien que créées avec des motifs nobles, ont été récupérées par des Etats et groupes d'intérêt qui les financent. Elles ont une caution morale très importante pour qu'on les laisse sans contrôle. Amnesty International serait contrôlé d'ailleurs par le MI-5, le service de renseignement britannique. Human Rights Watch, une autre organisation des droits de l'homme, serait financée par Georges Soros, un milliardaire soi-disant philanthrope. Ces 2 organisations ne critiquent pas les atteintes aux droits de l'homme faites pendant les guerres initiées sous le couvert des Nations Unies par la France, les Etats-Unis ou l'Angleterre. Lorsqu'ils condamnent certaines actions de leurs pays maitres, c'est avec beaucoup de timidité et juste pour garder une certaine crédibilité. Par contre, ils feront des rapports annuels sur les pays « ennemis » de l'occident.

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Au plus fort de la crise libyenne, les fils de Mouammar Kadhafi ont suggéré qu'on procède à une élection pour voir qui le peuple choisirait comme leader mais l'Otan a refusé, sachant que Kadhafi était populaire (à plus de 80%) dans son pays et qu'il gagnerait haut la main pareil test. La démocratie n'exigeait-elle pas qu'on laisse le peuple décider ? Cette solution n'a même pas reçu l'attention de la « communauté internationale » parce qu'il fallait abattre ce leader qui avait osé défier l'ordre international.

Les séminaires sur les droits de l'homme, le financement et l'aide à certains journaux privés africains, les critiques contre certaines dictatures ne sont que de la poudre aux yeux. Ils font partie de l'arsenal psychologique qui entretient l'illusion de la bienveillance occidentale.

J'espère que vous ne croyez plus les présidents français lorsqu'ils prétendent défendre l'Afrique au G-20, le groupe des 20 pays les plus industrialisés du monde, alors que ce sont eux qui, à travers le franc CFA, maintiennent l'Afrique sous oppression monétaire (http://www.africamaat.com/Video-Le-Franc-CFA-et-les-comptes).

Voyez-vous, on ne peut être voleur et honnête en même temps. On est l'un ou l'autre. On ne peut faire assassiner des gens et prétendre défendre les droits de l'homme. On ne peut provoquer des guerres qui détruisent et prétendre accorder de la valeur à la vie humaine. On ne peut faciliter et donner de la caution à la fraude dans un pays et prétendre être un démocrate dans un autre. On ne peut utiliser la banque mondiale et le FMI pour détruire les économies des pays du tiers-monde et prétendre aider au développement (http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoafIPvt.html). On est bon ou on ne l'est pas. Et si ces pays démocratiques nous voulaient du bien, pourquoi éliminent-ils nos leaders tels Sankara, Lumumba ou Kadhafi qui nous aimaient ?

L'occident ne se fout pas de la démocratie. Il la déteste

On le sait, contrairement aux apparences et aux déclarations bienveillantes, les leaders occidentaux ne veulent pas de démocratie, ni de progrès en Afrique. Ils aimeraient que les choses restent comme elles sont, sans toutefois tomber dans le chaos car celui-ci perturbe la bonne marche des affaires. Ils ne veulent pas non plus que les pays du tiers-monde se développent car le développement de l'Afrique les ferait sortir de leur contrôle et de leur joug.

Démocratie suppose répartition du pouvoir entre institutions indépendantes, élections transparentes, presse libre et bavarde, commission d'enquêtes parlementaires, réflexion indépendante, débats publics, etc.... Il est plus facile de contrôler un leader corrompu qui a entre ses mains la totalité du pouvoir que de contrôler un président ou premier ministre qui partage le pouvoir avec les députés, les magistrats de la cour suprême et tous les hauts responsables qui joueraient un rôle-clé dans la marche d'une nation démocratique. Des élections libres présentent le risque de mettre au pouvoir des leaders nationalistes et libres d'esprit que les occidentaux ne contrôlent pas.

La démocratie permettrait à la presse de révéler les magouilles qui se font sous la table et peut très sérieusement interférer avec l'informel dont bénéficient les compagnies occidentales opérant en Afrique. Par exemple, une presse libre et bien informée révélerait aux africains tous les accords commerciaux abusifs que la France a imposé aux pays africains tels que le Niger où elle a la priorité sur l'exploitation de l'uranium. C'est la France qui fixe le prix auquel elle achète cet uranium que le Niger ne peut d'ailleurs pas vendre à aucun autre pays. Cette presse dénoncerait l'exploitation off-shore qu'ELF fait du pétrole congolais sans que le gouvernement congolais n'ait une idée des quantités prélevées. (Regarder le documentaire intitulé "Les Milliards d'ELF").

Une presse libre montrerait les émissions de la Françafrique qui sont diffusées en France mais interdites sur les chaînes africaines. Les juges seraient ainsi libres de faire juger sans pression politique toute compagnie française ou américaine ayant commis des exactions sur le sol africain ou ayant procédé par corruption pour obtenir des contrats. Les députés pourraient débattre de projets de lois et revoir tous les accords que les pays africains ont signé avec la France. Le peuple serait partie prenante du jeu et demanderait une redistribution des richesses qui pour le moment bénéficient en majorité aux compagnies occidentales.

Tout ceci m'amène à affirmer que même si un leader véritablement démocrate et intègre arrivait au pouvoir dans un pays africain, les puissances occidentales essaieraient de l'éliminer. Leurs leaders étrangers ne vont pas se croiser les mains, l'applaudir pour les changements positifs (du moins, pas sincèrement) et le laisser faire. Ils ne vont pas se contenter de le regarder travailler. Ils vont essayer de l'éliminer, pour des raisons déjà évoquées. En plus de ces intérêts nationaux, ils ont aussi des motifs personnels. Les familles Mitterrand, Charles Pasqua et Giscard d'Estaing auraient des intérêts privés au Cameroun, Gabon, Centrafrique, Tchad, Congo. Sur le plan moins personnel, un dirigeant démocrate refusera de procéder aux financements occultes de partis politiques et des ordres mystiques européens. Nous savons que ce financement joue une très importante part dans le fonctionnement de ces entités et certains leaders africains leur verseraient des dizaines et même des centaines de millions de francs CFA, à titre de contribution.

En plus de ces intérêts, il y a la notion de prestige qui est en jeu. Aux yeux des pays puissants, il serait inacceptable qu'un dirigeant d'un petit pays sous tutelle change les règles du jeu telles qu'elles existent depuis la colonisation et force la main à une grande puissance. C'est un affront qu'on ne saurait accepter, ceci est d'autant plus dangereux qu'il pourrait faire des émules. C'est l'une des raisons pour lesquelles le Président Thomas Sankara était un danger pour l'ordre établi français. Il était très admiré et était devenu très populaire auprès des jeunesses et corps d'officiers africains. Les maîtres occidentaux avaient peur que d'autres gens ne veuillent suivre son exemple. Bien qu'il ait été assassiné par celui qu'il croyait être son ami, ce sont la Côte d'Ivoire d'Houphouët-Boigny et la France qui en étaient les commanditaires.

Pourquoi les chefs d'Etats africains ne dénoncent-ils pas cet ordre outrageux des choses ? D'abord parce qu'ils sont eux-mêmes compromis par des abus et violations d'ordre divers. Ils font partie de ce système global de jouissance matérielle, pour la plupart. Ensuite, ces chefs d'Etat seraient embarrassés d'exposer leur impuissance, leur rang subalterne et leur servilité vis-à-vis de leurs maîtres. Quel chef de famille pourrait rentrer, le soir, à la maison et dire avec fierté à sa femme et à ses enfants qu'il a dû remettre une partie de son salaire au voisin parce qu'il avait peur que celui-ci ne le bastonne ? Ces chefs paraissent forts et invincibles aux yeux de leurs peuples et un aveu d'impuissance heurterait leur fierté. Pourtant, la mise en place d'un véritable système démocratique est la seule voie de sortie de ce système d'oppression car elle permettrait de battre les pays dits démocratiques au jeu de la démocratie. Elle permettrait de désarmer les prédateurs, de mettre les règles du jeu du côté du pays en question et d'impliquer dans le jeu la seule composante vraiment capable de protéger un leader : le peuple.

Même chez eux, la démocratie n'existe pas vraiment

Ne vous y trompez pas, même dans les pays occidentaux, la démocratie n'existe pas vraiment. Les dirigeants de ces pays sont sélectionnés à partir de 2 partis politiques uniquement dont aucun ne représente parfois un bon choix. Selon les pays, il s'agit de la gauche et de la droite, des républicains ou des démocrates, libéraux ou conservateurs. Cette organisation ne laisse pas de chances à une tierce personne de compétir. Un ancien agent de la CIA racontait dans une vidéo comment il avait été envoyé pour intimider Ross Pérot, un candidat indépendant qui voulait compétir contre Bush I en 1992, en lui demandant de retirer sa candidature. Il l'a menacé de s'en prendre à sa fille et Ross Pérot a obtempéré. Incroyable, n'est ce pas ? C'est pourtant ce qui s'est passé. Ross Pérot qui commençait à devenir populaire menaçait le règne des 2 partis politiques, par la création d'une alternative pour le peuple.

Les candidats finalement sélectionnés à l'issue des primaires viennent presque tous du même moule. Il est presqu'impossible pour un personnage ayant des idées révolutionnaires qui inconfortent l'establishment d'arriver à ce niveau. Ils ne peuvent changer la politique préétablie par leurs partis et dans une large mesure, l'establishment. Les leaders élus ne peuvent pas de façon significative affecter la politique extérieure de leurs pays et, dans une certaine mesure, même pas la politique intérieure. Ils sont en réalité des têtes visibles de groupes d'intérêt que sont les partis politiques. Ceux qui essaient de changer les choses se font éliminer comme Kennedy, sont poussés à l'échec comme Jimmy Carter ou alors sont intimidés comme Barack Obama qui renonce à mettre en application son programme social. Ces candidats sont, en général, issus de mêmes écoles, fréquentent les mêmes clubs sociaux et appartiennent même souvent aux mêmes sociétés secrètes. Ce dernier détail a une grande valeur lorsque l'on sait que l'Allegiance aux sectes dépasse même souvent leur loyauté vis-à-vis de leurs pays. Le monde occidental est simplement une dictature de l'élite sur les masses ouvrières.

Ces pays démocratiques ont aussi des fraudes électorales, moins visibles et plus sophistiquées que les pays africains. Georges W. Bush ne doit sa première élection de l'an 2000 contre Al Gore (qui avait gagné le vote populaire) qu'à la décision de la Cour suprême de refuser le recomptage des votes en Floride où son frère était gouverneur. Il faut signaler que Georges W. Bush avait des partisans à la Cour suprême, ce juge dont le fils faisait partie de l'équipe de campagne de Georges Bush. Peut-on vraiment parler de démocratie quand le candidat que la plupart des électeurs ont voté perd les élections par le jeu des grands électeurs.

Dans le documentaire intitule "Hacking Democracy", un individu affirme que Kerry avait la preuve que Georges Bush avait perdu l'élection de 2004 mais avait choisi de ne pas en parler. Il faut signaler que Bush et Kerry font partie de la même secte appellée "Skulls and Bones" traduits par "Cranes et Os". Dans son excellent article, Michael Parenti (http://www.michaelparenti.org/stolenelections.html) dit que des irrégularités ont été commises en 2000 contre les minorités ethniques et des personnes démunies qui votent en général démocrate (parti d'Al Gore). 36 000 personnes n'ont pu voter parce que leurs noms n'ont pas été inscrits dans les listes électorales par le secrétaire d'Etat de l'Etat de Floride, Kathleen Harris. Celle-ci a supervisé les élections de l'Etat de Floride de par sa fonction alors qu'elle était aussi un membre actif du comité de campagne de Georges Bush, dans l'Etat de Floride. D'autres électeurs ont été refoulés par une accusation mensongère d'être d'anciens repris de justice. Dans beaucoup de bureaux de vote dans des régions favorables aux démocrates, les autorités ont fermé tôt les bureaux, empêchant les gens alignés dehors de voter.

Plus récemment en Grèce, Georges Papandreou a renoncé à l'idée du referendum sur le sauvetage des banques grecques sous la pression de ses pairs européens qui savaient que s'il était consulté, le peuple grec allait rejeter ces mesures qui le mettent pratiquement en captivité. N'est-ce pas la démocratie, le choix du peuple ?

En conclusion, la démocratie n'existe vraiment pas. L'occident utilise cet artifice dans la guerre qu'elle mène contre l'Afrique. Les crises ivoirienne et libyenne n'ont été que l'expression visible et violente de cette guerre. Cependant, ce n'est pas une guerre que nous gagnerons par la violence. L'Afrique gagnera cette guerre en retrouvant sa dignité, son self-esteem, l'amour de l'un pour l'autre, sous la direction de leaders nationalistes utilisant la sagesse et l'astuce.

Au-delà de ces considérations bassement matérielles, il y a un élément humain qui explique le comportement des gens vis-à-vis des autres. Nous avons tous en nous, en tant qu'êtres humains, ce désir de contrôler et de nous enrichir aux dépends des autres et de leur bien-être supérieur. C'est pour cela que toutes ces sociétés secrètes et clubs élitistes naissent et prospèrent, à travers le monde. Leur but est de contourner la démocratie, de remettre et de garder le pouvoir entre les mains de quelques privilégiés.


Atangana Mebah Dorien, citoyen libre.

mercredi, 03 août 2011

COTE D'IVOIRE, L'EPREUVE DU FEU

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Par Alain Nono

Alain Nono est pasteur au Cameroun, directeur de la Radio "Vie Nouvelle".


« La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle. C'est de l'Eternel que cela est venu: C'est un prodige à nos yeux. » (Psaume 118 : 22 - 23).

Jésus-Christ de Nazareth est vivant ! Il est la pierre angulaire de l'Eglise et rien ne peut se faire en dehors de sa volonté. Je voudrais m'adresser à tous les chrétiens du monde qui ont suivi la crise ivoirienne avec beaucoup d'attention. Ils ont vécu « l'humiliation » de l'Eglise qui s'est officiellement engagée dans un combat politique. Ceci est assez nouveau dans le monde car les responsables religieux jusqu'alors n'avaient jamais voulu s'impliquer dans le cercle des enjeux politiques qui pourtant président à la destinée des nations.

Aujourd'hui beaucoup de leaders religieux regrettent cet engagement et prônent la neutralité de l'Eglise dans les affaires des nations. Cet argument est discutable, vu comment certains pays notamment ont des régimes typiquement religieux. À titre d'exemple, pourquoi certains régimes officiellement islamiques seraient acceptés dans le concert des nations et pas certains pays officiellement chrétiens? La Laïcité est-elle un concept intimement lié à la démocratie ou les deux peuvent être entièrement dissociés ? Si le choix du peuple est d'avoir un régime religieux (islamique ou chrétien), il nous semble obéir aux fondamentaux de la notion de démocratie. À moins que ce terme « laïcité » ne soit qu'un écran de fumée pour permettre à des forces spirituelles occultes d'imposer leurs valeurs morales dégradantes et puissances mystiques derrière le paravent de la laïcité. Il faut d'ailleurs noter que dans les pays à régime islamique par exemple, on peut noter une échelle des valeurs morales et sociales beaucoup plus élevée que dans les pays dits laïques.

Je voudrais, ici, apporter tout mon soutien et encouragement à ceux qui ont persévéré dans la foi au-delà de la terrible épopée ivoirienne, et leur rappeler quelques principes divins :

  • Dieu n'est jamais en contradiction avec sa parole. Ce qu'Il permet ou ce qu'Il projette est toujours en parfaite cohérence avec la Bible.
  • Le jugement de Dieu sur les nations commence d'abord par sa propre maison, c'est-à-dire l'Eglise.
  • Les principes et lois bibliques transcendent le temps et les générations et restent toujours vrais quels que soient le temps et les circonstances. Imparfaites dans l'ancien testament, elles trouvent la plénitude de leur accomplissement dans le nouveau testament, car Jésus-Christ est venu accomplir la loi (Matthieu 5:17).
  • Tandis que les hommes sont entraînés en permanence par la ligne du temps, le Dieu éternel et tout-puissant est hors du temps. Sa vision des événements est instantanée et intemporelle tandis que celle des hommes est limitée par le mouvement continu du temps et est embrumée par le nuage des circonstances. Ainsi devant Dieu, un jour est comme mille ans. Il est maître du temps et des circonstances. Je voudrais ainsi sur base de ces quatre principes encourager tous les chrétiens de Côte d'Ivoire et du monde sur ce qu'ils ont connu ces 8 derniers mois avec la crise post électorale ivoirienne en proposant des tentatives de réponses à quelques questions que chacun doit se poser.

Le pouvoir du président Gbagbo venait-il réellement de Dieu?

La Bible nous enseigne que toute autorité établie vient de Dieu ; c'est pourquoi nous devons être soumis aux autorités. Ce pouvoir du président Gbagbo venait certainement de Dieu, car cela est conforme à la parole de Dieu. Il n'a pas été porté au pouvoir en opposition aux lois et règlements du pays.

Pourquoi le pouvoir du président Gbagbo est tombé en Côte d'Ivoire s'il venait de Dieu?

Rappelons que la Bible peut nous servir de référence pour analyser la révélation reçue sur les événements de Côte d'Ivoire. Les principes Bibliques ont toujours été les mêmes pour la plupart des grands leaders :

  • Formation au désert
  • Echec
  • Repentance
  • Restauration

Moïse est un cas d'école spirituelle. Après avoir connu la gloire des palais de Pharaon, il a préféré l'exil et la formation pendant 40 ans dans le désert avant d'être rétabli comme chef du peuple Hébreu en terre égyptienne et lors de l'exode. Un parcours similaire peut être constaté avec des leaders bibliques comme Joseph et David ayant exercé des fonctions d'autorité élevée (respectivement premier ministre et Roi). Rappelons que Joseph est un type intéressant de Jésus-Christ qui est lui-même passé par le même processus (jeûne de 40 jours dans le désert avant d'être revêtu de la puissance de l'Esprit et commencer son ministère).

Le même schéma a été vu avec des autorités païennes comme Nebucadnetsar roi de Babylone, que Dieu appelle « son serviteur » car Il utilise qui il veut (Jérémie 27 :6). Un exemple récent est celui du président béninois Matthieu Kérékou qui, après avoir été déchu du pouvoir présidentiel alors qu'il exercait l'occultisme, a connu le désert et est redevenu président comme enfant de Dieu.

Dans le cas du président Gbagbo, il y a fort à parier que Dieu a décidé de le faire passer par ce désert pour des raisons qui lui sont propres.

Mais face aux différentes révélations prophétiques sur la Côte d'Ivoire, l'espérance forte de son retour au pouvoir ou de celui d'un enfant de Dieu n'est certainement pas exclue, si Dieu a décidé de glorifier son nom de cette façon.

« Nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.» (Ephésiens 6, 12).

Une chose est certaine : à la vue de la façon dont l'Eglise a mené le combat spirituel, la victoire sur les forces françaises n'aurait pas forcément glorifié le nom du Seigneur.

L'Eglise a-t-elle retenu le passage ci-dessus ? Beaucoup d'émotions, de colère charnelle, de vengeance et d'amertume ont habité le cœur des chrétiens pendant les bombardements français. D'un autre côté, l'évangile de prospérité et du pouvoir est un cancer spirituel que le Seigneur a certainement décidé de nettoyer dans son Eglise de Côte d'ivoire qu'il a choisi pour piloter le réveil mondial en ces temps de la fin. Cela devrait passer par la repentance qui est facilitée par l'épreuve.

C'est peut-être ce caractère charnel de l'Eglise ivoirienne qui a amené beaucoup de « chrétiens » ivoiriens à brûler leurs bibles ou renier le nom du Seigneur après la défaite, ou encore considérer que les prophètes ont eu tort d'annoncer des choses préjudiciables à l'Eglise.

Rappelons qu'un véritable prophète parle de la part de Dieu et non selon sa propre volonté. Et dans ce cas, il ne peut faire autrement que d'annoncer que ce que Dieu lui aura dit d'annoncer, peu importe si cela plaît aux hommes ou pas.

L'Eglise de Côte d'ivoire devait être purifiée par l'épreuve du feu au vu de la mission qui lui est confiée.

« Vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps! C'est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l'épreuve de votre foi, plus précieuse que l'or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra » (1 Pierre 1 : 5-7).

Le président Gbagbo ou son régime pourrait-il revenir au pouvoir dans un avenir proche ?

Une amorce de réponse à cette question a été faite ci-dessus. Toutefois, l'exemple ci-dessus de Nebucadnetsar montre que Dieu peut donner l'autorité sur son peuple à un païen pour des raisons qui lui sont propres, entre autres la purification par le feu de son peuple. « Maintenant je livre tous ces pays entre les mains de Nebucadnetsar, roi de Babylone, mon serviteur; je lui donne aussi les animaux des champs, pour qu'ils lui soient assujettis (...) J'ai dit entièrement les mêmes choses à Sédécias, roi de Juda: Pliez votre cou sous le joug du roi de Babylone, soumettez-vous à lui et à son peuple, et vous vivrez. Pourquoi mourriez-vous, toi et ton peuple, par l'épée, par la famine et par la peste, comme l'Eternel l'a prononcé sur la nation qui ne se soumettra pas au roi de Babylone?» (Jérémie 25 : 6, 12-13).

Suite aux différentes révélations prophétiques reçues des serviteurs de Dieu, il apparaît que cette épreuve du feu n'est pas encore terminée en Côte d'ivoire et le plus dur est peut-être devant nous. Toutefois, rappelons que l'enlèvement de l'Eglise est imminent ; nous pensons que le réveil mondial précédant cet enlèvement pourrait bien partir de Côte d'ivoire, embraser l'Afrique et le reste du monde pour que le Seigneur dans son amour infini, puisse enlever un maximum de chrétiens rassemblés dans une « Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible » (Ephésiens 5, 27).

Et n'oublions pas que dans l'histoire biblique, tout comme dans l'histoire romaine sous Néron, l'Eglise n'a jamais été aussi puissante que lorsqu'elle est persécutée. Car à ce moment, ce n'est plus la chair et le sang qui combattent, mais le Seigneur Jésus-Christ lui-même.

Quelques exemples bibliques :

  • Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres (...) Mais un ange du Seigneur, ayant ouvert pendant la nuit les portes de la prison, les fit sortir (...) Les apôtres se retirèrent de devant le sanhédrin, joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus. (Actes 5: 12,41).
  • Mais Etienne, rempli du Saint-Esprit (...) dit: Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu. Ils poussèrent alors de grands cris, en se bouchant les oreilles, et ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, le traînèrent hors de la ville, et le lapidèrent. (Actes 5: 55-58).

Si l'Eglise laisse Jésus-Christ défendre ses intérêts au lieu de lutter dans la chair, elle opère alors à une autre dimension où Jésus-Christ lui-même peut se lever de son trône céleste pour intercéder. Les ennemis de l'Eglise courent alors le risque de combattre Dieu lui-même. L'Eglise, elle, peut se concentrer à annoncer la parole de Dieu, s'édifier dans la sanctification et prier pour ses ennemis quelles que soient les oppositions.

Nous prions que la refondation de la Côte d'Ivoire, initiée par le régime du président Gbagbo, puisse se redéfinir uniquement et entièrement sur la personne et les enseignements de Jésus-Christ.

« Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume,  l'œuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu'elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu'est l'œuvre de chacun. » (1 Corinthiens 3 : 11 - 13).

Si cette refondation est maintenant basée uniquement sur la parole de Dieu ci-dessus, elle passera certainement avec gloire l'Epreuve du feu. Et ceux qui soutiennent cette refondation verront alors le jugement de Dieu qui, après être passé par l'Eglise, s'abattra inéluctablement sur le monde à l'instar de l'ange de la mort en Egypte qui épargna les maisons des Hébreux dont les linteaux étaient marqués par le sang de l'agneau. Ce sang symbolise pour les chrétiens et pour les Ivoiriens le sang de Jésus qui apporte la sanctification, la protection dans le mauvais jour et provoque en même temps la compassion dans les cœurs régénérés pour les âmes perdues.

Quels enseignements tirer de l'histoire ivoirienne ?

Bien que l'histoire ne soit pas encore terminée, nous pouvons déjà retenir ceci :

La plupart des prophéties sont dites avec une part d'influence humaine qui est la notion du temps. Dieu ne dit-il pas dans sa parole :

« Car c'est une prophétie dont le temps est déjà fixé, Elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas; Si elle tarde, attends-la, Car elle s'accomplira, elle s'accomplira certainement. » (Habacuc 2 :3).

Les serviteurs de Dieu ont parfois tendance à fixer une limite du temps à la parole révélée de Dieu (à moins que celle-ci ne soit explicite comme par exemple l'annonce de l'Ange Gabriel à Marie ou de l'Ange du Seigneur à Sarah sur le jour ou la période de l'intervention divine).

Dieu étant le maître du temps et des circonstances, il peut modifier dans sa prescience le temps et la forme de l'accomplissement prophétique en fonction de la réaction des hommes et en particulier de son Eglise.

Ceci est le cas, par exemple, quand une prophétie de jugement provoque la repentance dans le cœur des concernés (ex : Prophétie de Jonas au peuple de Ninive).

Dans le cas de la Côte d'Ivoire, il nous semble qu'à moins d'une repentance spirituelle profonde du nouveau régime ivoirien, la parole d'Habacuc citée ci-dessus fera foi. L'Eglise est-elle prête pour le temps de son accomplissement ?


 

Correspondance : Alain NONO


Source : Le blog de l'Evangéliste Michelle d'Astier de la Vigerie.

mardi, 12 juillet 2011

LEÇON DE LULA DA SILVA AUX DIRIGEANTS AFRICAINS: «CESSEZ DE BAISSER VOTRE PANTALON DEVANT LES OCCIDENTAUX»

 

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L'ex-président brésilien Luis Ignacio Lula da Silva au 17ème sommet de l'«Union Africaine» à Malabo en Guinée Equatoriale le 30 juin 2011, en train de faire une leçon de morale politique aux dirigeants africains.


Suivant l'exemple de l'«Amérique Latine», l'Afrique devrait décider de prendre sa vraie indépendance qui est aux mains des occidentaux, Le «continent africain» qui est riche de gisement minéral et de terre fertile, aurait en effet toutes le potentialités pour devenir le première puissance économique planétaire, mais elle est encore opprimée sous la coupole coloniale des grandes puissances de la terre.


Lula a invité les chef d'État à ouvrir les yeux sur ce qui se passe en Afrique ces derniers mois, en Libye et en Côte d'Ivoire : l'interférence de la France et des Etats-unis constitue un sérieux danger pour la « souveraineté Africaine » et pour les futures générations.

Durant l'« assemblée générale » sur le rôle des jeunes africains, une session détachée de la réunion avec pour thème la crise libyenne, Lula a accusé les chefs d'états africains d'être avides, assoiffés de pouvoir, de trahir leurs propres pays et surtout d'être des servants de l'occident qui saccage le continent noir et décime sa souveraineté. La devise de ces chefs d'états étant : « Chacun pour soi, Dieu pour tous », elle ne portera pas loin l'Afrique. Il faut le sens de la responsabilité, de l'humilité, de la dignité et de l'unité pour bien gouverner ! Critiquant le fait que des leaders africains qui soient arrivés au pouvoir par un coup d'état ou pour le vouloir des puissances occidentales, il a ensuite critiqué et dénoncé le monopole de 5 pays du monde. Ajoutant que : l'« Union Africaine » compte 1,4 milliard d'habitants, l'« Amérique Latine » 400 millions d'habitants et que c'est inconcevable que les USA, la France, la Chine, la Russie et la Grande Bretagne dictent la loi au « Conseil de sécurité de l'ONU » !!!! Surtout que la « crise économique mondiale » provient des Etats-unis.

Et il a déploré le fait que l'« Union Africaine » soit financée seulement par 5 pays africains, le reste des ressources provenant des dons occidentaux. Par conséquent, pour cela, l'« UA » ne peut pas privilégier les intérêts de l'Afrique et avoir un poids au niveau international. C'est cette même « UA » qui légitime les coups d'états, les rebellions ou actions illégales pour l'obtention du pouvoir en Afrique, ignorant la volonté du peuple et la finalité des élections.

Beaucoup de chefs d'états présents avaient la tête basse, à qui il a réitéré l'« invasion française » dans le continent noir. La France nourrit et arme les rebelles dans les pays qui ont cessé d'être leurs colonies. Avec des interférences dans les affaires internes des autres pays africains. C'est clairement la référence au cas de la Côte d'Ivoire, où Paris, avec l'utilisation de la force, a enlevé le président Gbagbo pour mettre à son poste Ouattara.

Et si pour la Côte d'Ivoire rien n'a été fait pour arrêter le coup d'Etat, l'« Union Africaine » peut demander le « cessez-le-feu » immédiat en Libye. En soutien, s'est ajouté le président Jacob Zuma, un des chefs opposants qui tient tête à l'occident, disant qu'ils n'ont pas le droit d'assassiner Kadhafi.

Un silence d'ombre dans la salle de l'« UA » où les présidents qui sont les talons de l'occident étaient nombreux, en l'occurrence Abdoulaye Wade du Sénégal, qui a séjourné à Benghazi pour reconnaître le gouvernement des rebelles, Blaise Campaoré du Burkina Faso, qui a soutenu la rébellion de Ouattara en Côte d'Ivoire contre Gbagbo, Yoweri Museveni de l'Uganda qui combat les « Al Shabaab » en Somalie, Paul Kagame du Rwanda qui saccage pour le compte de l'occident et puis Sassou N'Guesso du Congo Brazzaville, Idriss Deby du Tchad, Paul Biya du Cameroun, Faure Gnassingbé du Togo, Ali Ondimba Bongo du Gabon et le dernier recruté qui s'est ajouté à la dépendance des puissances de l'oppression, Alassane Dramane Ouattara de la Côte d'Ivoire !

Ce sont les paroles de l'ex-président brésilien Lula da Silva, qui était la semaine dernière en Guinée équatoriale pour la réunion des chefs d'états africains.


Texte en italien, traduit en français par Kouamé Célestin N'Brah


Lien du journal officiel italien: RINASCITA

 

Source: NERRATI.NET

mercredi, 15 juin 2011

LA NUIT AFRICAINE A PARIS: UN ECHEC RETENTISSANT LIE AU BOYCOTT DES ORGANISATIONS PANAFRICAINES

 

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Il n'y a pas si longtemps, l'annonce d'un concert de Kofi OLOMIDE ou de tout autre star de la chanson africaine et nous voilà nous ruant pour acheter les billets et faire salle comble. Samedi, la France fêtait la Nuit Africaine au Stade de France. Plus des 3/4 du stade étaient vides. Que s'est-il donc passé pour ce peuple africain français - ce peuple noir dont la légende prétend qu'il aime tant danser, secouer de l'arrière-train, cet amuseur public numéro un, celui-là même qui, lorsqu'il ne distrait pas en tapant dans un ballon ou en sprintant avec vigueur, rit, rit et danse pour le plus grand bonheur du reste de l'univers, - n'aie pas répondu à ce magnifique rendez-vous du bonheur savamment concocté pour lui par des organisateurs scrupuleux ?

Oui, c'était une première ! Pourtant, tous les ingrédients étaient réunis pour que la fête réussisse ! Oui, les ingrédients étaient réunis à coups de publicité dans les grands médias français, des affiches géantes aux couleurs de la joie, des voix à la radio vantant la qualité de ses magnifiques chanteurs. Oh, que oui ! Grâce à la Nuit Africaine, on aurait tout oublié ! Les bombardements sur la Côte d'Ivoire ? C'est pas si grave que çà, mon frère. La vie continue, n'est-ce pas ? Le bombardement sur la Libye et ses milliers, milliers de morts... ? Oh, que veux-tu que j'y fasse ? C'est la vie ! La vie continue, n'est-ce pas ?

Voilà que pour la première fois, les organisations africaines françaises ont décidé de réagir. Marre de ces artistes tout en ego et en paillettes qui jamais ne disent un mot plus haut que l'autre pour ne point froisser la susceptibilité du sponsor. Ces artistes toujours d'accord sur tout. Vous tuez ? Tuez donc, je ne suis qu'un artiste, moi ! Vous exploitez ? Exploitez donc, je ne suis qu'un artiste, moi ! Ces artistes qui comme des canards ne se mouillent jamais même lorsqu'ils marchent sous une pluie torrentielle ! Alors, alors, les organisations africaines françaises ont lancé un mouvement de boycott de cette Nuit Africaine, car ont-elles estimé, l'Afrique est en deuil, donc son peuple ne saurait chanter ou danser.

Samedi soir, l'immense Stade de France prévu initialement pour accueillir entre 70 et 80 000 personnes était vide, oui, vide à en pleurer. L'événement lancé à grande pompe n'a réussi à réunir qu'entre 5 et 10 000 personnes, tout au plus. Une première expérience, un avertissement pour dire à ceux qui nous manipulent que les données ont changé, que l'homme noir devient chaque jour plus conscient des enjeux, pour dire aux artistes Africains, que le fait d'être artiste ne les dispense pas des combats de survie des peuples... En deux mots comme en mille, un monde où il fait bon vivre, vivre ensemble.


Calixthe Beyala

Ecrivain, scénariste
Candidate malheureuse au poste de Secrétaire générale de la Francophonie


Source: IVOIREBUSINESS.NET

samedi, 21 mai 2011

INVESTITURE D'ALASSANE OUATTARA: LA GRAND'MESSE DE LA FRANÇAFRIQUE, DE LA FRANC-MAÇONNERIE ET DU NOUVEL ORDRE MONDIAL

 

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Spectacle désolant que celui qu'il nous a été donné de voir, ce jour tristement historique du samedi 21 mai 2011 : les valets africains de la françafrique, de la franc-maçonnerie, du Nouvel Ordre Mondial et du gouvernement fédéral africain (en formation), au grand complet, dans leurs plus beaux apparats du jour, avec à leur tête le Grand prêtre Nicolas Sarkozy, Président de la République française et son âme damnée internationale, Ban Ki Moon, Secrétaire Général des Nations Unies, venus célébrer leur victoire sanglante contre la jeune démocratie ivoirienne, contre les velléités d'émancipation et d'indépendance du digne peuple ivoirien et contre la légitime aspiration des peuples africains à choisir par eux-mêmes leurs dirigeants et à décider souverainement de leur destinée.

Ce funeste tableau festif peint de l'encre du sang des Ivoiriens nous a laissé apparaître les silhouettes non moins sinistres de tous les comploteurs africains et internationaux de la crise ivoirienne (sans les grands maîtres Barack Obama et Hillary Clinton) parmi lesquels : les présidents Abdoulaye Wade du Sénégal, Goodluck Jonathan du Nigéria, Blaise Compaoré du Burkina faso, Idriss Deby Itno du Tchad, Alpha Condé de la Guinée (nouvelle recrue), Paul Biya du Cameroun, Mahamadou Issoufou du Niger (nouveau venu sous peu), Ali Bongo du Gabon, Faure Gnassingbé du Togo, Helen Johnson Sirleaf du Libéria, Denis Sassou N'Guesso du Congo Brazzaville, le Premier Ministre Raïla Odinga du Kenya, Young Jin Choï de l'ONUCI et Youssouf Bakayoko de la CEI de Côte d'Ivoire.

Les dignes fils de l'Afrique se sont abstenus d'effectuer le voyage de Yamoussoukro. En tout cas, ceux qui ont sondé le secret du complot international contre la Côte d'Ivoire, parmi lesquels les présidents Jacob Zuma d'Afrique du Sud, Edouardo Dos Santos d'Angola, Yahya Jammeh de Gambie et Pedro Pires du Cap Vert.

Le tout, macéré et malaxé dans un reportage en direct de près de 4 heures (du jamais vu, en Afrique) de France 24, un média aux ordres qui n'a de professionnel que le nom, qui nous a servi et ressassé au fil des heures, avec deux consultants acquis à la cause dont le journaliste ivoirien Soro Solo, et une envoyée spéciale - Vanessa Burggraf, toujours au rendez-vous des messes noires contre la Côte d'Ivoire! - tous les mensonges éculés de la crise ivoirienne de 2002, du coup d'état électoral de la France et de la communauté internationale contre le Président Laurent Gbagbo et de la crise post-électorale ivoirienne. Comment le dire autrement quand un journaliste de cette presse de triste renom impute, dans les commentaires de son élément filmé, le rejet de la candidature d'Alassane Ouattara, en 2000, au camp Gbagbo ? Oui, vous avez bien lu ! C'est à y perdre son équilibre mental! Soit dit en passant, Laurent Gbagbo n'était même pas encore au pouvoir. Comment aurait-il donc pu réussir une telle prouesse ! Un tel révisionnisme est tout simplement nauséeux et écoeurant, et dessert grandement ses auteurs, même si - il faut l'avouer - la cause impérialiste l'emporte largement sur l'éthique, la morale et la déontologie, en Occident. iTélé n'a pas manqué à l'appel de la comédie internationale et de la grand'messe françafricaine maçonnique.

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Quant au nouvel investi, Alassane Dramane Ouattara, il a disserté pendant 20 minutes sur la réconciliation - sans jamais prononcer le mot « pardon » à l'adresse des Ivoiriens - et l'avenir de la Côte d'Ivoire retrouvée et rassemblée, à chaque problème de laquelle il aurait une solution, pendant que par sa faute des millions d'Ivoiriens sont au comble du désastre, n'ont pas l'âme à la fête parce qu'ayant tout perdu, pleurent leurs morts par milliers, sont dénoncés et tués à Abidjan et dans d'autres villes du pays, épurés à l'Ouest, s'ils ne sont tout bonnement pillés ou systématiquement rackettés par des rebelles incontrôlés, analphabètes, dépenaillés, déguenillés, aux tenues bigarrées. Des milliers d'autres sont carrément exilés à cause de la chasse implacable à l'homme qu'on orchestre sciemment et savamment et qu'on veut couvrir par des discours et des sourires protocolaires.

Le tout, dans une Côte d'Ivoire dont l'appareil de production est grippée et à genoux par la faute de la rébellion qui a volé, pillé, détruit des entreprises et même déboulonné des machines-outils dans les zones industrielles d'Abidjan, une Côte d'Ivoire où la sécurité est inexistante - le Droit l'étant encore plus -, les libertés une vue de l'esprit, l'administration un rêve ancien (avec des com'zones proprement illétrés qui font autorité devant des préfets, parchemins d'énarques émérites en main), les médias à la pensée unique, la presse pro-Gbagbo muselée et traquée, l'armée un vœu pieux, le pardon et la réconciliation proclamés religieusement sur les antennes mais dans les mots et les comportements relégués aux calendes grecques, la compassion due à ceux qui souffrent le cadet des soucis - la célébration de la victoire tant attendue et souhaitée prenant le pas sur tout le reste -, humanité et solidarité nationale étant désormais inopérantes.

Vive la Côte d'Ivoire françafricaine, maçonnique, dernière ponte du Nouvel Ordre Mondial et vive l'Afrique asservie, bafouée, recolonisée et vassale de l'Occident impérialiste !


Que DIEU délivre et restaure la Côte d'Ivoire! Que DIEU garde et sauve l'Afrique!



DINDE Fernand AGBO

jeudi, 05 mai 2011

CALIXTHE BEYALA: «QU'AURAIS-JE FAIT A LA PLACE D'ALASSANE OUATTARA ? TOUT, SAUF CETTE PORNOGRAPHIE MEURTRIERE !»



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Dès lors que les français ont donné le poste de Président à Alassane Ouattara, il eût été préférable d'arrêter les massacres. Il s'avère aujourd'hui, que cet homme et ses acolytes ont été d'une violence inouïe, inutile... d'ailleurs. Dès lors, ils se sont mis à massacrer des gens, civils, chrétiens, sudistes appartenant à la région de Laurent Gbagbo. On a vu comment ils ont tué Tagro... Tant de morts ! Pour la première fois de ma vie, j'ai assisté à une pornographie meurtrière ! Non seulement on tue, mais on présente ces images d'une sauvagerie extrême à la télévision. Impudique ! Ce qui me donne à penser que nous avons là affaire à des gens soit inintelligents, soit sans aucune conscience, ce qui me semble d'une gravité extrême !

Régner par la peur n'a jamais été une solution. Comment expliquez-vous l'exécution sommaire d'IB ? Je ne le connaissais pas, mais je trouve indécent que le cadavre de ce dernier, leur allié, quoiqu'il ait fait, soit ainsi exposé aux yeux du monde. D'ailleurs, pourquoi ne l'avoir pas tout simplement arrêté et mis à disposition de la justice ? Pourquoi ? J'ai l'impression de revivre malgré moi, un remake des Bokassa, Mobutu et autres sanguinaires africains des années soixante dix. C'était à la mode de tuer les adversaires et d'exposer leurs cadavres ! Il eut mieux valu que Monsieur Ouattara, Président nommé par la Communauté Internationale continuât de palabrer, de négocier, de tenter de convaincre les ivoiriens qu'il est l'homme de la situation. Il a tué tant de personnes qu'il a provoqué une rétractation à la fois identitaire, religieuse...

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Tout ceci fait penser qu'il ne saurait être un Président rassembleur, un président symbolisant les valeurs d'égalité et de justice, de liberté et d'équité ! Laurent Gbagbo avait tous les moyens de l'éliminer depuis dix ans, il ne l'a pas fait, tout au contraire, il lui a permis de se présenter aux élections! Laurent Gbagbo avait tout loisir de faire assassiner Guillaume Soro, il en a fait un premier Ministre. Dans le cas Ivoirien, qui est donc véritablement un meurtrier ?
L'une des valeurs essentielles du continent Noir est la palabre et avec patience et ténacité, on arrive toujours à une solution.

Le compromis, voilà ce qu'il eût mieux fait d'adopter comme posture... Et non la violence. Après tant de morts, comment voulez-vous que les Ivoiriens notamment du Sud et des Chrétiens chez qui d'ailleurs il compte installer son pouvoir l'acceptent ? On le voit déjà : l'armée refuse de le rejoindre, par peur de représailles ; les fonctionnaires refusent de reprendre leurs postes, par crainte d'être égorgé par ses rebelles. La résistance continue. Comment gouverner ? Effectivement, il ne lui reste qu'une solution : massacrer tout le monde! Et je ne m'étais point trompée ! Ils viennent d'assassiner Félix Anoblé proche du PDCI. A quand la fin des massacres ?


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Par Calixthe Beyala, Ecrivaine franco-camerounaise

vendredi, 08 avril 2011

LA FRANCE PAIERA UN JOUR POUR TOUS SES CRIMES (2ème Réédition)

 

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 Ce texte que j'avais écrit le 15 février 2007, à quelques mois de la fin du mandat de Jacques Chirac, et posté pour la toute première fois, après mise à jour, sur mon blog, le 24 mars 2008 au début du mandat de Nicolas Sarkozy, se révèle encore d'une criante actualité. Il me plaît, ce faisant, chers internautes, de vous le (re)proposer. Bonne lecture !


La France est une singularité, une bien grande curiosité, dans ce monde actuel de globalisation et de mondialisation. Et c'est avec beaucoup d'étonnement et d'interrogation que j'observe ce pays, adoubée à tort ou à raison, Pays des Droits de l'Homme, et dans le plus grand silence de son intelligentsia, faire la pluie et le beau temps, en Afrique, au vu et au su de l'ONU et des nations dites puissantes ou civilisées (qui auraient donc dû réagir au nom de la civilisation), sans personne pour l'interpeller, sans personne pour nous venir en aide, et sans que personne ne s'en émeuve, outre mesure. C'est une affaire de gros intérêts stratégiques et de pré-carré.

Quand il arrive, au forceps, que quelqu'un parmi ces grands et ces civilisés le fasse, c'est tout juste pour se donner bonne conscience.
J'en veux pour preuve le génocide rwandais : Des preuves de l'implication de la France et de sa participation active (qui ont servi de toile de fond à la rupture des relations entre les deux pays, par le Président KAGAME) existent à profusion, à propos de ce dossier, mais le monde entier reste sourd et aphone devant la quête de justice du peuple rwandais, qui se bat seul, et du peuple africain, meurtri dans sa dignité.
Les enquêtes sur les crimes perpétrés par la France, les 06, 07, 08, et 09 Novembre 2004, en Côte d'Ivoire, ne sont pas logées à meilleure enseigne.
Autrement dit, il n'y a pas de justice pour les faibles.
Dans le cas rwandais, on n'a eu droit qu'à quelques excuses de Kofi ANNAN, alors Secrétaire Général de l'ONU, des Américains et des Belges. Sans plus.

C'est vrai que « DIEU sauvera la Côte d'Ivoire » (et je le crois très personnellement), comme l'a écrit Bernard B. DADIE, celui que l'on considère comme l'un des pères de la Littérature Négro-africaine.

En attendant que DIEU nous sauve, les morts de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique crient justice. Dans un désert généralisé des cœurs. Au milieu de républiquettes sous perfusion française, prenant leurs ordres à Paris.
Et nous qui sommes encore en vie, voudrions rappeler aux décideurs de ce monde, comme le disait un patriote ivoirien, que « nous sommes aussi l'Humanité ! Nous aussi, nous avons droit à la paix, à la justice et à la joie de vivre ».

Chers frères ivoiriens, la France, en octroyant, dans les années 60, « l'indépendance » aux nouvelles Républiques africaines, a donné le change au monde entier.
En réalité, aucun de ces nouveaux Etats n'est sorti ou n'a été autorisé à sortir du giron maternel gaulois. Et pire, aucun de ces Etats n'a pu accéder à un niveau de développement acceptable.
La plupart des pays francophones, en dehors de la France et du Canada, et particulièrement ceux d'Afrique, connaissent (fatalement) des crises à répétition, sur le plan politique et militaire, avec des conséquences économiques fâcheuses, faisant d'eux des pays toujours à la traîne, obligés de demander l'aumône aux institutions financières internationales, où leurs pairs du Commonwealth sont devenus des Dragons d'Asie, de par leur dynamique de croissance et leur essor économique.

Depuis la guerre d'Algérie, débutée en 1954, en passant par l'atroce guerre de libération avortée du Cameroun, en 1962, réprimée dans un fleuve de sang par la France , et ensuite par le régime qu'elle y a soutenu, jusqu'à nos jours, la politique africaine de la France n'a pas changé d'un iota : Elle est demeurée génocidaire et colonialiste.
J'irais même plus loin : Apparemment, la France n'a pas bougé du 18ème siècle, avec sa féodalité, ses courtisans (les Chefs d'Etats africains), ses guerres coloniales (Côte d'Ivoire) et son aristocratie régnante (12 familles fortunées, ultralibérales, régentent la presse, l'affichage et les médias audiovisuels, en France, tenant en captivité la liberté d'expression et dérobant aux yeux et à la connaissance des Français, la réalité de la politique africaine de la France ).

Celle qui a été hissée au rang des vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale par les bons soins des Alliés s'est durablement installée dans une anachronique et rétrograde politique de néocolonialisme primaire, faisant et défaisant les régimes en Afrique, sous les regards complices de la « Communauté Internationale », écrasant, au besoin, les résistants et les opposants, concoctant des résolutions farfelues contre ceux qui refusent son diktat et associant son armée officielle à la pègre la plus funeste et la plus sordide d'Afrique, pour parvenir à ses fins. En tuant, en volant et en pillant. Impunément. Là où en Grande Bretagne et aux Etats-Unis, on passe des soldats en Cour martiale pour avoir simplement tourné en dérision des combattants ennemis désarmés.
Dans ce genre de séries noires, la France est unique au monde !
Comme le disait un analyste politique ivoirien, « la France tire l'Humanité vers le bas ! Elle est la honte de l'Humanité ! ». Et j'adhère, sans réserve aucune, à cette assertion.

Merci, malgré tout, à la France et à son désormais ex-Président, Jacques CHIRAC, « l'Africain » qui ont - comme l'a dit avec beaucoup d'à propos, le Professeur GNAOULE OUPOH de l'Université de Cocody - donné, sans le vouloir, un violent coup d'accélérateur au mûrissement et à la cristallisation d'une conscience nationale et patriotique, en Côte d'Ivoire, qui fait école en Afrique, et singulièrement, au sein de la jeunesse. Une véritable bombe à retardement.
Merci encore à la France dont la politique approximative, hasardeuse et rétrograde libèrera l'Afrique de ses chaînes coloniales.

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire, et lui fasse justice pour le sang innocent de ses fils répandu sur sa terre hospitalière !



DINDE Fernand AGBO

samedi, 26 mars 2011

AFRIQUE - FRANCE: CALIXTHE BEYALA ECRIT A JEAN PING, PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L'UNION AFRICAINE


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A Monsieur Jean Ping, Président de la Commission de l'union Africaine: rupture des relations diplomatiques des pays membres de l'U.A avec la France


A Monsieur Jean Ping

Président de la Commission de l'union Africaine


Objet : Demande d'une rupture des relations diplomatiques des pays membres de l'U.A avec la France

Pantin, le 20 mars 2011


Monsieur le Président,

Nous venons par ces mots vous demander qu'il soit mis immédiatement fin aux relations diplomatiques qu'entretiennent les pays membres de l'Union Africaine que vous présidez avec la France.

En effet, depuis deux jours les Africains sont victimes des massacres des populations civiles perpétrés en Libye par la France, pour des raisons fallacieuses et ce, malgré la désapprobation de l'Organisation que vous présidez.

Il est inadmissible, impensable qu'un pays comme la France bombarde, tue les populations Libyennes alors même que le mandat soit disant donné par l'ONU ne comportait pas cette clause.

Il s'agit là pour le peuple Africain, d'une humiliation sans nom, d'une blessure profonde qui n'est pas sans rappeler les agissements de ce pays lorsqu'il s'agissait pour lui de mettre l'Afrique sous sa domination.

L'Afrique est aujourd'hui un continent indépendant. La souveraineté des Etats doit être respectée ; l'on ne saurait rester impassible face à une telle sauvagerie.

D'ores et déjà des soulèvements populaires sont prévus dans toute l'Afrique si jamais l'Union se refusait de prendre ses responsabilités face à cette horrible agression. Une grève de la faim de nos élites est également à prévoir.

Nous comptons sur l'Organisation que vous présidez afin que soit mis fin, dans les plus brefs délais, à ces assassinats de femmes et d'enfants innocents, à ce génocide moderne où les pays dits civilisés s'octroient le droit de tuer en toute impunité sous la couverture d'une ingérence humanitaire.

Dans l'espoir que vous mettrez tout en œuvre pour que cessent ces horribles événements, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments respectueux.


Calixthe Beyala, Ecrivain

© Le Républicain (ml) : Calixthe Beyala


Source: CAMER.BE

vendredi, 11 mars 2011

CARGAISON D'ARMES SAISIES AU CAMEROUN: LE NOM D'ALASSANE OUATTARA CITE



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In Le Nouveau Courrier N°225 du 11 Mars 2011

 

Des informations issues des interrogatoires attestent que le nom de l'opposant ivoirien aurait été cité par le monsieur d'origine libanaise venu s'enquérir de la situation sur place afin d'entamer les négociations.


Hier mercredi 9 mars 2011, en fin d'après midi, Le Messager a appris de sources sécuritaires proches de la légion de gendarmerie de l'Est qu'un homme de nationalité libanaise dont l'identité ne nous pas été communiquée, se serait présenté nuitamment aux chauffeurs tchadiens des quinze camions contenant les trente containers estampillés Onu et fortement soupçonnés de contenir des armes de guerre, pour les convaincre de prendre la poudre d'escampette avec le délicat convoi en direction de Douala. Selon nos sources, il était prévu que lesdits chauffeurs quittent Bertoua à minuit dans la nuit du mardi 8 mars non sans avoir déjoué la vigilance des gendarmes préposés à leur surveillance. Mais, prévenus contre une telle éventualité, les gendarmes de Bertoua auraient tout de suite éventré " ce plan de guerre ".

Et le mystérieux Libanais qui, dit-on, venait de Douala, aurait alors quitté Bertoua précipitamment au moment où les pandores s'apprêtaient à lui mettre le grappin dessus afin de procéder à son identification et l'interroger sur les mobiles de sa démarche. Ainsi hier mercredi, jusqu'au moment où nous mettions sous presses, les nouvelles qui nous parvenaient de Bertoua indiquaient que le convoi des quinze camions semi-remorques avec leurs trente containers suspects étaient toujours parqués à la légion de gendarmerie de l'Est, sous la vigilance des gendarmes. Le Messager a aussi appris des sources proches du ministère de la Défense, que ces containers n'avaient toujours pas été ouverts, la présidence de la République n'ayant toujours pas donné d'ordre à ce propos.

Toutefois, des indiscrétions en provenance des milieux proches du pouvoir de Yaoundé affirment qu'il s'agit " d'une affaire de haute sécurité qui préoccupe au plus haut niveau le chef de l'Etat. Dans la mesure où s'il s'agit effectivement des armes de guerre, à savoir des kalachnikov, des fusils d'assaut légers, et des lances roquettes, comme le laissent croire les premiers éléments de l'enquête, il s'agirait d'une affaire très grave. Vous savez que les containers en question viennent du Tchad, un pays voisin et frère et sont estampillés Nations Unies. Ce n'est pas une affaire simple à gérer, il faut le croire ". Selon nos sources, l'affaire préoccupe au plus haut point le pouvoir de Yaoundé dont le silence actuel pourrait être le signe visible d'un embarras. Parce que l'histoire pourrait conduire à une crise diplomatique non seulement entre le Cameroun et le Tchad mais aussi entre notre pays et l'Onu ou la Côte d'Ivoire. De sources bien introduites, que ce soit à la présidence de la République ou ministère des Relations extérieures l'on s'étonne que le Tchad, dont le président Idriss Deby Itno fait partie du panel des chefs d'Etats membres de l'Union africaine chargé de trouver une solution diplomatique à la crise postélectorale ivoirienne, ait fait convoyer des containers suspects en passant par le Cameroun, sans en avertir les autorités camerounaises. " Il y a quelque chose qui sent mauvais dans cette situation. Le président tchadien entretient de bonnes relations avec le président Paul Biya. La météo entre N'djamena et Yaoundé est sans nuage. Qu'est-ce qui peut expliquer une telle cachotterie " ? s'interroge un cadre du Minrex.

Il est évident qu'il s'agit d'une situation de grosse tension en ce moment au sommet de l'Etat camerounais où le silence reste, pour le moment, de rigueur. Aux dernières nouvelles, nous apprenions qu'une partie du convoi serait parti de Bertoua la nuit dernière pour Yaoundé sous escorte de la gendarmerie.

Selon les premières informations diffusées par le Messager, il s'agissait d'un convoi de plus de 15 véhicules gros porteurs transportant chacun deux conteneurs. Mais selon les dernières informations de la gendarmerie camerounaise il s'agirait de plus de 35 véhicules gros porteurs regroupés autour de la légion de gendarmerie (voir photos ci dessus) et siège régional du Groupement Mobile d'Intervention (GMI).

D'autres informations issues des interrogatoires attestent que le nom de le Sieur Alassane Ouattara aurait été cité par le monsieur d'origine libanaise venu s'enquérir de la situation sur place afin d'entamer les négociations. Même si l'issue de ces négociations n'a pas été révélée, le correspondant de cameroonvoice sur place à Bertoua a pu constater qu'une partie du convoi a pris la route à destination de Douala sous forte escorte de la gendarmerie camerounaise. D'après les indiscrétions des chauffeurs qui avaient pris des chambres dans une auberge proche de la légion de gendarmerie, ils quitteront ce 10 mars à 7h 00 pour Douala. Notre source sur place a pu néanmoins noter quelques plaques immatriculation:18S2408A, 18S2411A, 18S2409A, CESR8553A, T8S1402A, 18S2337. Nous y reviendrons.


 

In Le messager - Cameroonvoice


Source : LE NOUVEAU COURRIER