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dimanche, 18 août 2013

LE PDCI VU PAR BEDIE, UNE ASSOCIATION ETHNIQUE

 

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Conclave du PDCI: Avant le pré-congrès, Bédié consulte d'abord les chefs Baoulés. Et Bédié et la chefferie traditionnelle "confient" les travaux à Houphouët. Hallucinant!


Le PDCI s'enfonce de plus en plus dans la tradition Baoulé et s'éloigne de la modernité. L'Afrique est condamnée à tourner sur elle-même. Le carcan de l'ethnicité est plus fort que le concept de la démocratie. Ce sont des associations ethniques baptisées "Parti démocratique", en Afrique. Quand la tradition rime avec la démocratie, on n'arrête de faire de la politique. Cela devient du folklore. D'aucuns disent dans les rues de Paris que Bédié est la seule personne capable de garantir l'unité et le maintien de la cohésion au sein du PDCI. C'est un discours réfractaire, humiliant et irresponsable. Personne n'est irremplaçable sur terre. Dans un parti politique où les règles statutaires ne sont plus respectées, ce parti devient simplement un "foutoir", c'est-à-dire, "où tout est permis". Les raisons de son maintien à la tête du PDCI sont ailleurs.

Liadé G.

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En prélude au conclave du PDCI: Bédié rencontre les chefs baoulé


Respect de la tradition oblige, Henri Konan Bédié rencontre ce matin à Yamoussoukro, l’ensemble des chefs traditionnels baoulé. Un rendez-vous qui intervient après celui de novembre 2010. Entre les deux tours de l’élection présidentielle, les chefs baoulé s’étaient retrouvés à Yamoussoukro, à la résidence du père fondateur de la Côte d’Ivoire. A l’occasion, Henri Konan Bédié invitait ces derniers à accorder leur suffrage au candidat du RHDP, Alassane Ouattara. Comme une lettre à la poste, ce message est passé dans toutes les villes et les villages. En témoigne le bon score réalisé par Alassane Ouattara qui avait été baptisé Allah N’Guessan. Depuis, le présidium du RHDP n’a plus eu de rencontre avec les chefs baoulé. Aujourd’hui, ce sera chose faite. Et Henri Konan Bédié n’aura qu’un seul mot à la bouche : « merci ». Comme on le fait en Afrique. Hier, à la résidence d’Houphouët-Boigny, les organisateurs de cette rencontre s’activaient pour faire les derniers réglages. Les bâches dressées étaient visibles de loin. Le calendrier du président du PDCI prévoit, sauf changement de dernières minutes, toujours aujourd’hui une prière à la grande mosquée de Yamoussoukro. Demain, ce sera le grand jour avec les travaux du conclave du PDCI. Un conclave qui va préparer le 12e congrès du parti doyen. Il sera ponctué d’allocutions et de deux exposés: celui du secrétaire général adjoint aux élections et celui du secrétaire général adjoint aux finances et patrimoine.

Avant ces deux exposés, le président Henri Konan Bédié prendra la parole pour son discours d’ouverture, le président du Comité d’organisation du Pré-congrès prendra également la parole. Leur intervention sera suivie du discours des responsables de chaque zone. Pour ce qui est du cérémonial, après l’accueil des invités, l’hymne du PDCI-RDA et la libation et le discours du délégué départemental de Yamoussoukro, il y aura une suspension de la séance, le retrait des journalistes et des chefs traditionnels qui marqueront véritablement le début du Conclave. Le huis clos prendra fin après l’exposé des deux secrétaires généraux adjoints aux finances et aux élections. Ensuite, les journalistes seront autorisés à rentrer dans la salle pour le discours de clôture du président Henri Konan Bédié. A l’occasion de ce Conclave, les 156 chefs de mission membres du Bureau politique et un non membre pour préparer l’organisation du pré-congrès. Depuis hier, Henri Konan Bédié séjourne dans la capitale politique. Les différentes délégations arriveront ce jour.



Thierry Latt (Envoyé spécial), in le quotidien ivoirien "Le Patriote" du vendredi 16 août 2013.

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Conclave du PDCI: Des partisans de Djédjé Mady et KKB arrêtés et détenus au commissariat de Yamoussokro


Conclave du PDCI-RDA à Yamoussoukro: Bédié refuse le jeu démocratique et instaure sa dictature. Il fait arrêter les partisans de KKB et Djédjé Mady - Le Parti au bord de l'implosion.


Au moment où se déroule à Yamoussoukro le conclave du PDCI-RDA , en prélude au 12 ème Congrès du parti, des partisans de KKB (Kanan Kouadio Bertin), et de Djédjé Mady, respectivement  président de la jeunesse et Sécrétaire général du Parti, sont aux arrêts. La plupart des militants arrêtés sont des Sécrétaires de Sections, au nombre desquels se trouvent le député Soro Jean-Paul, de la Sous -préfecture de San-pédro, et Amani NGuessan, Sécrétaire Général de la Section de Yopougon. Ils sont détenus au commissariat de la ville.

Présents dans la salle du conclave, ces militants du PDCI ont cru, comme l'indique le nom de leur parti, se retrouver dans un espace démocratique où ils pouvaient jouir d'une certaine liberté d'expression. Mais grande fut leur désillusion!  Ils ont été "mal inspirés" en  posant des préalables. Leurs préalables posés, dont  nous ignorons encore le contenu, ont été perçus par les  partisans de Nzuéba comme un crime de lèse-majesté.  Ils ont été expulsés de la salle et  mis aux arrêts par la police. A l'heure où nous mettons cette information sous presse, ils n'ont pas encore été libérés. 

Cette dictature de Konan  Bédié risque bien de couler le vieux parti déjà fragilisé par les différents courants qui le traversent. Les jours à venir nous situerons. 


Zéka Togui


Source: CIVOX.NET

SI OUATTARA PEUT «LIBERER», POURQUOI PAS LA CPI?

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Pour la libération provisoire de membres influents du FPI par Ouattara, nous devons nous réjouir avec Martin L. King d’avoir taillé ‘‘une pierre d’espoir dans une montagne de désespoir’’; et dire avec Richard Wright, qu’une ‘‘lueur d’espoir peut poindre même des nuits les plus désespérément noires’’. Un acte tardif de décrispation qui s’impose au dictateur comme le jour s’impose à la nuit. Baudelaire n’insinue-t-il pas que même le Mal puisse produire des Fleurs? Combien plus forte raison la CPI, symbole superlatif de Justice?

Dans une admission explicite de culpabilité, Ouattara dit, en libérant ses victimes accusées des mêmes délits que GBAGBO, qu’il n’est pas bon que des gens de «ce rang» restent en prison. Lui l’accusateur dit ainsi à la CPI, non seulement que GBAGBO, d’un rang supérieur et accusé des mêmes délits, doit être libéré; mais il atteste aussi que la ‘‘justice’’ fonctionne en CI. En conséquence, la CPI ne saurait se substituer à elle en tant que Tribunal Subsidiaire (selon le Statut de Rome), sans le constat d’une triple faillite des tribunaux nationaux, liée à leur capacité fonctionnelle, à leur refus de poursuivre ou à la complaisance de leur verdict.

A la lumière de l’insuffisance des preuves constatée par la CPI elle-même, en plus de la viabilité soudaine des tribunaux ivoiriens, la CPI devrait accorder au moins la liberté provisoire à GBAGBO à ce stade où son procès n’a pas encore commencé. La libération provisoire des pro-GBAGBO pour la paix, atteste non seulement de l’aspect politique des accusations, mais aussi et surtout, de l’impossible paix en CI sans GBAGBO. La CPI qui avait motivé son refus d’accorder la liberté provisoire à GBAGBO par un besoin de paix en CI, doit en tirer les leçons. Cet argument est dangereux: il met la CPI en plein dans la politique et confirme des craintes. Prendre en otage la liberté d’autrui pour obtenir la rançon politique de l’apaisement dans un pays est contraire à toute notion élémentaire de Justice.  Tout homme ne doit être tenu responsable que de ce qu’il fait et non maintenu en prison pour ce qu’un autre homme libre et loin de lui fait (peut-être pour l’y maintenir). La responsabilité des faits d’autrui dans cette acception est une invention dangereuse, qui au-delà des critères juridiques pertinents inclus des considérations sociales subjectives.

Les tribunaux Sud-Africains, qui condamnèrent Nelson Mandela pour obtenir la paix sociale avaient perdu toute crédibilité sans jamais avoir la paix sociale tant recherchée. La paix sociale procède de la Justice. Quand les architectes de la démocratie moderne construisirent avant nous, le grand moule dans lequel furent coulées nos conceptions actuelles de la démocratie, c’est à dessein qu’ils mirent à part,  par un mécanisme de verrou et de contrepoids, le Judiciaire; de sorte que, ainsi hissé sur le roc solide des choses éternelles et libéré de l’emprise des choses passagères (politiques, guerres…), il ne fût pas captif  du présent, mais redevable à sa Conscience et à Dieu. C’est ainsi qu’en 1954, la Cour Suprême des Etats Unis d’Amérique, dans un revirement historique (Brown v. Board of Education et Bolling v. Sharpe) mis fin à plus de 150 ans de tergiversations juridiques relatives aux droits civiques des Noirs au mépris des réalités. Pour preuve, malgré l’injonction de sa mise en œuvre ‘‘en toute hâte réfléchie’’, cette décision ne fut exécutée qu’en 1964, soit 10 ans plus tard, après l’embrasement sociale causé par  son étincelle (Martin L. King, Malcom X).

Si la Cour Suprême avait craint les embrasements sociaux aux USA, comme vous les craignez aujourd’hui en CI, Obama ne serait jamais président. Le mot Magistrat (Juge) vient du latin magister, qui veut dire Maître, une âme imprégnée de Connaissance à laquelle Révérence est due. Dans la Bible, Dieu nomme d’abord pour diriger son peuple, non des rois; mais des Juges, parce que de leurs décisions découle la stabilité prévisible tant recherchée. Leurs décisions, quand elles sont fondées sur la Vérité, sont naturellement investies d’une force exécutoire intangible, affranchie de la corruptibilité qui limite les actes de l’exécutif.

C’est à juste titre que dans les saintes écritures, le Messie est appelé Maître, être qui se confond avec un idéal de Justice. La culture judiciaire française n’appelle-t-elle pas maître tout auxiliaire de justice? La détention provisoire du suspect, en tant qu’une exception au principe de la présomption d’innocence, repose sur la crainte d’irrémédiablement faillir à l’administration de la justice autrement; elle doit être annulée dès lors qu’après examen, les indices de culpabilité craints n’existent pas et que l’accusé peut, sous le control judiciaire d’un pays d’accueil, comparaître librement. GBAGBO fuirait peut être, s’il était libéré? Sous des bombardements intensifs où Kadhafi, Bozizé, Mobutu, Ben Laden et Saddam Hussein (tous des militaires et prétendument aguerris aux armes), ont fui; GBAGBO n’a pas fui. Ce n’est pas la Vérité, son allié, qu’il fuirait. C’est la vérité et la libération de GBAGBO qui ramèneront ce que la CPI semble étonnamment rechercher plus que ceux mêmes qui en ont le plus besoin dans leur propre pays: la Paix. La crédibilité et la survie de la CPI sont en jeu.


Séry Zadi Aurélien (Politologue-Juriste)

samedi, 17 août 2013

LES PAMPHLETS D’ALAIN BOUIKALO - Ô ROI, LE PEUPLE VEUT UN REFERENDUM

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« On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps » Abraham Lincoln

 

Ô roi, valeureux descendant de Dieu. Digne héritier de Dieu. Peut-être, Dieu lui-même. Nous savons que ton règne fait le pied de nez au temps parce que tu es au dessus du temps. Tu t’éterniseras au trône. L’un de tes notables a eu la brillante idée d’écrire au fronton du palais ceci : « là, jusqu’en 2053 ». Il n’a pas seulement dit que tu t’enracineras au trône, il a surtout avoué que les fous déchainés qui s’aventurent à crier : « Mort à la dictature ! Mort au rattrapage ethnique ! Mort à la justice des vainqueurs ! Mort aux tortures ! Mort à la mauvaise gouvernance ! », continueront leur folie dans un cimetière. Tu es donc un puissant homme. Le peuple le sait.

Mais roi, vois-tu, te saluant en s’incliner ne veut pas dire que les intelligences sont inclinées. Secouer les mollets en amont et en aval de ton tapis rouge ne signifie pas que ces mollets ne savent que vénérer ta gloire. Non roi. L’intelligence du peuple est toujours en érection. Et les mollets suivent le rythme de l’intelligence. C’est pourquoi, au moment où tu exprimes l’inébranlable désir de disperser notre nationalité et éroder nos terres, le peuple que tu rassasies de souffrances te demande la parole. Ecoute-le roi. Il ne te demande pas des cargaisons de billets ni des pluies de milliards qui risquent de ne jamais mouiller nos poches. Il veut tout simplement que tu lui donnes la parole pour qu’il s’exprime. Oui valeureux roi, il veut ouvrir la bouche pour dire si oui ou non il adhère à ta généreuse idée de faire de tous les habitants de nos terres, des éburnéens. C’est la voie idéale pour légitimer ta bonté à l’égard de ces bénis dont les pieds sont fermement fixés sur le starting block électoral. Sa ferveur à vouloir s’exprimer n’est pas une défiance, roi. Il te sait un dieu ouvert, un dieu partageux, un dieu plongé au cœur du peuple. C’est la raison pour laquelle il voudrait te prouver son amour infini en te donnant son avis. Ô roi, le peuple veut un référendum. 

Valeureux roi, pourquoi ne coures-tu pas vers cette solution ? Tu ne diras quand même pas au peuple que son avis sur ce qui engage son avenir ne fait pas partie de tes solutions poreuses ! Non roi. Ecoute le peuple. Le peuple qui susurre dans les rues. Le peuple qui grogne des les couloirs pouilleux de la capitale. Le peuple d’en haut, le peuple d’en bas. Le peuple qui poursuit en vain sa pitance mille fois promise mais jamais donnée. Le peuple qui ne trouve aucun emploi mais qui, les yeux blafards, te regarde faire des apatrides, ta priorité. Le peuple qui n’a pas encore eu droit à ses soins gratuits, à ses cinq universités nord américaines, mais qui t’observe te défouler pour des choses de moindre importance. « Mais dans que monde suis-je ? », m’a demandé le peuple. Ne trouvant aucune réponse, je me tourne poliment vers toi. Ô roi, descend de ta gloire et donne la parole au peuple pour qu’il se prononce et tranche définitivement. Ô roi, le peuple veut un référendum.

Dieu-Roi, la voix du peuple n’est pas celle confinée entre les mains d’éternels diseurs de « Oui ». Des « Oui » dogmatiques que même le sommeil n’empêche. Ces mains rendues belles et vengeresses par l’eau du rattrapage ethnique et de la fraude électorale n’attendent que vienne, pour elles, l’occasion d’approuver mécaniquement ce qui a été goupillé durant des décennies dans l’antichambre de ton clan. Digne et valeureux roi, descend de ta super puissance et interroge le peuple qui piaffe d’impatience. Le peuple est très intelligent. Laisse-le décider de son sort. Laisse-le prendre le chemin qui semble bon à ses yeux. Le peuple n’est ni un mineur non émancipé, ni un incapable. Il est majeur. Il a aujourd’hui 53 ans. Ce peuple veut donc un référendum. Ne le musèle pas. Roi, tu dis sans cesse que tu aimes le peuple, alors, ne lui vole pas, son droit, ne lui vole pas sa volonté de s’exprimer. Il veut trancher directement. Tel est son choix. Il est fatigué d’être trompé tout le temps. Il est fatigué d’être abusé tout le temps. O roi, le peuple veut un référendum.

A tantôt!

 

Alain Bouikalo, Juriste-Consultant.

vendredi, 16 août 2013

DECLARATION DE LA COORDINATION FPI EN EXIL SUITE A LA MISE EN LIBERTE PROVISOIRE DU PRESIDENT ET DES HAUTS CADRES DU FPI

 

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Le 5 août 2013, le Procureur de la République a annoncé la mise en liberté provisoire, devenue effective  pour douze détenus politiques proches du Président Laurent Gbagbo. Des responsables de premier plan de la direction nationale du FPI, dont entre autres les camarades Affi N’guessan, Président, Aboudrahamane Sangaré, 1er Vice-Président, Lida Kouassi Moise, Sécrétaire Général adjoint, Douati Alphonse, Secrétaire National, Koua Justin, Secrétaire National par intérim de la JFPI, sont au nombre de ceux-ci.

La Coordination FPI en Exil accueille avec joie et surtout soulagement cette libération car le pire était à craindre pour ces camarades qui ont subi des traitements inhumains et dégradants dans leurs geôles. Elle salue le courage des camarades qui viennent de recouvrer la liberté, fût-elle provisoire, puisque les traitements qu’ils ont subis en prison sont devenus des secrets de polichinelle. Leur retour constitue assurément un élément catalyseur de nature à renforcer la direction de la lutte conduite depuis juillet 2011 par les camarades de la direction intérimaire avec à leur tête le camarade Miaka Oureto, à qui nous rendons ici un vibrant hommage.

La Coordination FPI en exil considère donc cette mise en liberté comme le résultat de l’engagement et de la mobilisation des militants et ce, grâce à la détermination de notre direction intérimaire.

La Coordination FPI en exil considère que cette mise en liberté est aussi le résultat de la mobilisation de tous autour de cette question. C’est pourquoi, elle saisit cette occasion pour féliciter :

- Tous les patriotes en Côte d’Ivoire pour leur soutien matériel et moral aux camarades emprisonnés ;

- Tous les patriotes africains, tous les patriotes de la diaspora pour leur mobilisation constante et exemplaire afin que triomphe notre cause commune ;

- Les organisations des droits de l’Homme dont les rapports nous éclairent et nous restituent chaque jour la vérité et la profondeur du drame ivoirien depuis le 11 avril 2011 ;

- L’ensemble des journalistes, des communicateurs et autres internautes.

La Coordination FPI en exil considère cette mise en liberté certes comme un bon geste car nul n’est mieux que chez soi et non dans une prison. Mais, à la réalité celle-ci demeure à mi-chemin de ce que la Côte d’Ivoire attend et espère. L’essentiel reste à faire et à venir.

C’est en effet de liberté tout court dont nos camarades ont besoin. Le Président Laurent Gbagbo en prison, la 2ème Vice Présidente du FPI  et Présidente du groupe parlementaire FPI, Mme Simone Ehivet-Gbagbo, en prison, des centaines d’Ivoiriens du camp du Président Gbagbo en prison, des centaines de milliers d’autres contraints à l’exil, pendant qu’une camarilla de mercenaires venus de la sous-région occupent leurs terres et leurs maisons, ce ne sont pas des signes qui vont dans le sens de l’apaisement et de la réconciliation des Ivoiriens.

La Coordination FPI en exil, Convaincue qu’il faut mettre fin à :

- Plus d’une décennie de rébellion qui a balafré la Côte d’Ivoire et endeuillé des milliers et des milliers de familles ; 

- Plus de deux ans de destruction  de l’Etat grâce au coup d’Etat de la droite française et à une communauté internationale instrumentalisée à souhait ; 

- Plus de deux ans de braderie de notre patrimoine national, de notre foncier rural et de la nationalité ivoirienne ;

- Plus de deux ans d’une politique économique extravertie au service des intérêts des multinationales ;

La Coordination FPI en exil, Soutient :

A la suite du Président du parti, le camarade Affi N’Guessan, que c’est seule la mobilisation des militants et des forces populaires qui a rendu la libération de nos camardes. C’est aussi la mobilisation de tous qui assurera une issue heureuse à la lutte qui s’impose ici et maintenant à notre parti.

La Coordination FPI en exil, Considérant : 

Que c’est la libération du Président Laurent Gbagbo ainsi que celle de tous les prisonniers politiques civils ou militaires et le retour sécurisé des exilés qui constitue les principaux gages de l’apaisement et une garantie sûre pour la réconciliation nationale ;

Elle Assure :

Le Président du parti et la direction nationale de son soutien ferme et déterminé ainsi que de son entière disponibilité à leurs côtés pour cette lutte dont la noblesse l’emporte sur toute autre considération.

La Coordination FPI en Exil, Appelle : 

- L’attention des autorités ivoiriennes sur l’impérieuse nécessité et l’urgence pressante d’aller encore plus loin dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire et de nombreux Ivoiriens dont les souffrances et la détresse méritent enfin de connaître un terme.

- Les Ivoiriens et les Ivoiriennes du Nord, du Sud, du Centre, de l’Ouest, de l’Est et de toute confession religieuse à se mobiliser pour imposer une vraie réconciliation. La Cote d’Ivoire a besoin de la paix maintenant.


Fait à Accra, le 13 août 2013.


Pour la Coordination

 

Dr. Assoa Adou

Porte-Parole et Coordonnateur

jeudi, 15 août 2013

VISITE CHEZ LES PARENTS DE GBAGBO - LES VERITES DE MARIE-ODETTE LOROUGNON A SORO: «VOUS AVEZ TRAHI GBAGBO»


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C’est maintenant officiel. Le 15 août 2013, l’actuel président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro Kigbafori, se rendra à Gagnoa, «chez les parents de Gbagbo». Il est l’invité du collectif des chefs de village de cette localité dont le plus illustre des fils, Laurent Gbagbo, est injustement emprisonné à La Haye (Hollande). Rompant courageusement le silence hypocrite des cadres de la région autour de cette visite, Mme Marie- Odette Lorougnon , ex-député Fpi d’Attécoubé (Abidjan), Secrétaire nationale de l’organisation des femmes du Fpi (OFFPI) et fille de Gagnoa, a décidé d’écrire à l’ex- chef rebelle et ancien Premier ministre qui a, soutient-elle , «trahi Gbagbo». Voici la lettre ouverte .

 

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Sur invitation des chefs coutumiers de notre région, vous devez vous rendre dans le département de Gagnoa. Quoi de plus normal ! Mais selon vous-même, en dehors du programme officiel relatif à l’inauguration et à la pose de la première pierre du siège des chefs coutumiers, vous projetez de vous rendre successivement à Mama, Gnaliépa, Kpogrobo et Gnagbodougnoa. En tant que fille de Gagnoa, je m’interroge. Pourquoi avez-vous décidé de vous rendre à Mama ? Manifestement, ce n’est pas pour voir Laurent Gbagbo, il n’est pas là-bas. Il n’est pas à Mama. Il est emprisonné à La Haye ! Loin de sa terre natale. Je ne vous apprends rien. Vous le savez mieux que quiconque. Mais il y a plus grave. Son épouse Simone et son fils Michel qui auraient pu vous recevoir sont eux aussi en prison. Dans le Nord de la Côte d’Ivoire, dans votre région à vous. Si ce n’est donc pour le voir, alors qu’est-ce qui motive cette visite aux allures de moquerie ? Assurément, ce n’est pas non plus pour expliquer aux parents de Gbagbo pourquoi vous l’avez trahi. Car, vous avez trahi le Président Gbagbo ! Pourquoi, alors que vous l’aviez assuré de l’accompagner à sortir la Côte d’Ivoire de la crise ; alors qu’il vous a nommé Premier ministre quand vous avez accepté la paternité de la rébellion ; alors qu’il vous a confié l’organisation de la présidentielle, pourquoi lui avez-vous planté le couteau de la traitrise dans le dos pour qu’il se retrouve en prison ?

Monsieur Soro, Si ce n’est pas pour dire à ses parents que Gbagbo a eu tort de vous avoir fait confiance, alors, pourquoi allez- vous à Mama ? Pourquoi voulez-vous partir à Gnaliépa, le village où sa mère s’est remariée ? Elle non plus n’est pas là-bas. Cette octogénaire a été contrainte à l’exil par vous et par votre rébellion. C’est la preuve achevé e du principe du délit familial introduit en Côte d’Ivoire par vous et votre mentor, Alassane Ouattara. Délit qui vous per - met de maintenir e n prison Michel Gbagbo, juste «parce qu ’il est le fils à son père !» , comme l’a dit, sans être contredit, l’ancien Premier ministre de votre régime, Jeannot Ahoussou-Kouadio. Et depuis avril 2011, Gado Marguérite, la mère de Gbagbo vit au Ghana , loin de Gnaliépa. Elle est contrainte d ’y vivre alors que le reste de ses enfants et petits-enfants est éparpillé dans le monde entier. C’est à croire que Gbagbo n’a pas dignement enterré la mère d’Alassane Ouattara, votre mentor ! On a coutume de dire que «la raison du plus fort est toujours la meilleure ». Mais ce n’est pas vrai, parce qu’il existe une justice divine. Vous avez beau être puissant aujourd’hui, cette loi divine ne vous donne pas le droit de vous moquer des parents de Gbagbo. Elle ne vous autorise pas à aller leur dire : «Voyez-vous, je suis le plus fort, le plus courageux. J ’ai vaincu votre fils, il est en prison à L a Haye. Et je viens me moquer de vous et vous ne pouvez rien me faire ! Vous n ’êtes pas courageux, vous n’êtes pas fort comme moi, Soro Guillaume. Votre fils, je l’ai trahi, je l’ai vaincu. Il avait raison mais comme je suis le plus fort, je lui ai fait porter la responsabilité de toutes les fautes. Je l’ai fait mettre en prison ainsi que son épouse et son fils. J’ai contraint sa mère, ses enfants et ses petits- enfants à l’exil. Et puis il n’y a rien !».

Non, Monsieur Soro, Vous n ’avez pas le droit de narguer les parents de Laurent Gbagbo, votre sup - posé père spirituel. Vous n’avez pas le droit non plus de vous moquer des parents de Blé Goudé, votre camarade de lutte.

Non, Monsieur, Vous  avez encore moins le droit de rire , de bomber la poitrine devant la fosse commune des Guébiés. Cette fosse infligée en 1970 qui ramène à la tragédie de plus de 1.2 00 personnes massacrées par vos rebelles à Duékoué, fin mars début avril 2011.

Monsieur Soro, Loin de la logique hypocrite dans laquelle vous vous êtes engagé, je tenais absolu - ment à vous dire tout cela. A vous exprimer mon avis. Je n’ai ni la prétention ni le pouvoir de vous interdire l’accès d es villages que vous voulez visiter. Mais j’ai au moins le courage, de vous dire simplement que malgré votre puissance du moment, il y a des choses que vous ne devriez pas faire. Vous ne pouvez pas avoir trahi Laurent Gbagbo comme vous l ’avez fait, vous ne pouvez pas l ’avoir traité comme vous l’avez fait, vous ne pouvez pas l ’avoir humilié comme vous l’avez fait, et vous en allez narguer ses parents, parce que vous êtes le plus fort pour l’instant. J e me refuse à considérer cette visite aux allures d ’une provocation de plus. J’ai voulu donc positiver en plantant le décor.


Marie Odette Lorougnon

Fille de Gagnoa, ancien Député

UNE SEMAINE APRES SA SORTIE DE PRISON - LES ETATS-UNIS RECOIVENT AFFI

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Barack Obama, fervent avocat de Ouattara lors de la crise post-électorale, commence-t-il à douter?


La représentation américaine à Abidjan a sollicité une rencontre avec le président du Front populaire ivoirien (Fpi), Pascal Affi N’Guessan. L’ex-prisonnier du régime Ouattara saisira cette opportunité pour dérouler les attentes de sa formation politique pour une réconciliation sincère et le retour définitif de la paix en Côte d’Ivoire.

 

Deux ans ont seulement suffi à certains partenaires, et non des moindres, d’Alassane Ouattara, pour apprécier le poids du camp Gbagbo, notamment du FPI. Les Etats-Unis qui ont pris la pleine mesure de la situation actuelle, marquée par la mauvaise gouvernance et des atteintes graves aux droits de l’Homme, et ont manifestement décidé de prendre leur distance vis-à-vis du régime d’Abidjan. Et de jouer en faveur de l’expression d’une opposition forte qui va constituer un contrepoids vis-à-vis du régime d’Abidjan.

Si l’on en croit les révélations d’il y a quelques mois de La Lettre du Continent, Phillip Carter III, l’ambassadeur des Etats-Unis, s’était alarmé du «sort réservé aux individus mis au secret durant plusieurs semaines sans assistance juridique». Cela constituait sans doute un changement progressif d’approche de la part des Américains, qu’il était juste de noter, sans rien oublier des dérives du passé. Selon nos sources, l’administration Obama, qui a apporté un soutien massif à Alassane Ouattara, a pesé de son poids pour la remise en liberté des personnalités pro-Gbagbo détenus sur toute l’étendue du territoire.

A peine se retrouvent-ils dehors que les représentants de la diplomatie américaine à Abidjan sollicitent et obtiennent une audience avec Pascal Affi N’Guessan qui est le premier responsable du Front populaire ivoirien. Ce mercredi 14 août, l’ex-prisonnier politique de Ouattara se rendra donc à l’ambassade des Etats-Unis à la tête d’une délégation de trois personnalités de son parti. Ils seront reçus, selon une source crédible, en attendant l’arrivée du nouvel ambassadeur, par le premier secrétaire de l’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire.

Affi saisit la balle au bond      

En sa qualité de premier responsable de l’opposition significative, Pascal Affi N’Guessan qui ne se donne pas de repos depuis sa sortie de prison eu égard aux questions brûlantes qui touchent au processus de démocratisation de la Côte d’Ivoire, va dérouler les préoccupations de l’heure. Le successeur du président Laurent Gbagbo, selon certaines indiscrétions, évoquera la question de la libération de tous les prisonniers politiques du régime Ouattara détenus sur toutes l’étendue du territoire national ainsi que celle du retour de ses camarades en exil. Pascal Affi N’Guessan, dont le parti n’est jamais fermé aux discussions, va sans doute aborder les négociations avec le gouvernement Duncan. Cependant, le désormais meneur de l’opposition politique face au régime Ouattara mettra l’accent sur le caractère « sincère » du « dialogue ».

Cette audience avec les représentants de l’administration Obama en Côte d’Ivoire ouvre une série d’audiences que le premier responsable du Fpi aura avec des représentations diplomatiques et d’autres partenaires internationaux en Côte d’Ivoire.


Saint-Claver Oula


Source: LE NOUVEAU COURRIER

COTE D’IVOIRE - DEBAT SUR LA NATIONALITE ET LE FONCIER: LE CHEF DE VILLAGE DE SEGUELA MET OUATTARA ET LES ETRANGERS EN GARDE


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Audience de Ouattara aux chefs traditionnels, le 5 juillet 2013, à Abidjan.

 

Alassane Ouattara veut faire un passage en force sur les questions brulantes de nationalité et du  foncier en Côte d’Ivoire. Une session parlementaire extraordinaire est même convoquée à cet effet. Au cours d’une rencontre discrète  tenue  récemment à Séguéla, le chef de village de la localité a fermement mis en garde les étrangers vivant dans sa localité quant à leur velléité d’acquérir la nationalité ivoirienne pour devenir par la suite des propriétaires terriens.


La rencontre convoquée par Mr Diomandé Megbema s’est voulue discrète. Elle s’est tenue le dimanche 4 aout 2013 après la prière de rupture du jeûne de 19h à son domicile sis au quartier Diomandé à Séguéla non loin du carrefour Mogokolo. Tous les responsables des communautés étrangères Bukinabé, Maliens, Guinéens et autres étaient présents. Le nouveau Maire de la ville  y avait délégué un représentant.

D’entrée, le chef de village de Séguéla s’est voulu très clair; «Il me revient que vous faites des démarches  assidues auprès de Alassane Ouattara pour avoir la nationalité ivoirienne et devenir par la suite des propriétaires terriens Ici. Je vous dis que cela ne sera pas possible. Si c’est vous alors allez retirer ces demandes dès maintenant. Même Tekala qui est un village frontalier à Seguela ne peut même pas revendiquer une portion de terrre à seguela à plus forte raison vous». Les étrangers ont acquiescé et se sont retirés. Le chef de village n’entend pas s’arrêter à ce niveau. Il compte rencontrer très bientôt Ahmed Bakayoko ministre de l’intérieur et  fils de Séguéla pour lui exprimer ces préoccupations dès maintenant. Comme on peut aisément le constater le débat sur la nationalité et le foncier est donc bien lancé en Cote d'Ivoire. Pas seulement au sud mais également au Nord et  partout dans le pays.


Correspondance particulière de Anasthasie Ehoulan.

mercredi, 14 août 2013

INTERVIEW DU MINISTRE HUBERT OULAYE: «NON, IL N’Y A PAS D’APATRIDES EN CÔTE D’IVOIRE»

 

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1-Un débat fait rage en ce moment en Côte d’Ivoire c’est la  question de la nationalité. Quel est le regard du juriste que vous êtes ?

Merci tout d’abord de me donner l’occasion de m’exprimer  sur les sujets brulants qui préoccupent au plus haut point les ivoiriens, à un moment où, la réconciliation est  en panne, la répression continue de s’abattre sur les ivoiriens et particulièrement sur les « pro-Gbagbo », la démocratie et  les libertés publiques sont confisquées, le Président Laurent Gbagbo fait face à la CPI, les populations de l’ouest du pays continuent de souffrir le martyr …

S’agissant particulièrement du débat soulevé par le projet de réforme de la nationalité, j’ai eu l’occasion de m’exprimer largement sur le sujet dans une contribution parue le 19 juillet 2013 dans le quotidien notre Voie. Je voudrais pour l’essentiel, vous y renvoyer. Dans cette contribution qui se voulait une réponse aux affirmations infondées du ministre Coulibaly Ibrahim Bacongo (CIB) et du Gouvernement sur la question de la nationalité, j’ai essayé de situer les ivoiriens sur cette question, afin qu’ils ne soient abusés par personne. J’ai voulu montrer que si l’Accord de Linas-Marcoussis avait décidé de donner une deuxième chance aux bénéficiaires des options prévues par le code de nationalité du 14 décembre 1961, il n’avait, en aucun cas, décidé d’octroyer la nationalité ivoirienne d’origine à ces personnes, ni demandé de « distribuer » la nationalité ivoirienne à des étrangers qui n’avaient pas exprimé le  souhait de changer de nationalité.

2- Qui sont selon vous  ces personnes bénéficiaires desdites options dont parle l’Accord de Marcoussis ?

Ce sont d’une part les personnes majeures qui résidaient sur le territoire de Côte d’Ivoire et d’autre part leurs enfants mineurs.

Concernant les personnes majeures qui résidaient sur le territoire, mais originaires des autres territoires coloniaux de l’Afrique Occidentale française (AOF), le législateur ivoirien leur a offert à travers l’article 105 du code de nationalité, d’acquérir la nationalité sur la seule base de la preuve de leur résidence en Côte d’Ivoire avant l’indépendance. Ces personnes qui avaient déjà la nationalité de leurs pays d’origine, avaient donc par le biais de l’article 105, la possibilité si elles le souhaitaient, de prendre la nationalité ivoirienne. Cependant, cette option était contenue dans le délai d’un (1) an à compter de l’entrée en vigueur du code de la nationalité. On retrouve les mêmes dispositions dans les codes de tous les pays de la sous-région, mais au Sénégal le délai d’option était de trois (3) mois tandis qu’il était de six (6) mois au Niger. A la pratique cette option n’a pas intéressé sur le coup les étrangers résidents en Côte d’Ivoire avant 1960, et pour cause. Chacun avait le désir légitime de rentrer dans son pays d’origine qui venait d’accéder à l’indépendance (Niger, Haute Volta, Mali, Dahomey, Guinée, Sénégal…).

A Linas-Marcoussis, l’argument de l’ignorance a été invoqué par le RDR au bénéfice de ces personnes, dont certaines seraient encore présentes en Côte d’Ivoire.  On peut à juste titre douter  que ces personnes souhaitaient prendre la nationalité, car, celles qui étaient âgées de  21 ans en 1960, avaient 64 ans au moment des discussions de Linas-Marcoussis. Elles ont aujourd’hui, plus de 74 ans. Les participants à la Table ronde de Linas-Marcoussis ont accepté de donner une deuxième chance à ces personnes, à travers une procédure de naturalisation simplifiée. Le Président Laurent Gbagbo a donné une suite favorable à cette recommandation de l’Accord de Linas-Marcoussis, à travers la loi n° 2004-663 du 17 décembre 2004, les décisions présidentielles n° 2005-04/PR du 15 juillet 2005 et n° 2005-10 du 29 août 2005. Il revenait à celles qui étaient intéressées et au RDR de faire diligence pour tirer tout le bénéfice des mesures adoptées.

Concernant les enfants mineurs nés de parents étrangers, le code de nationalité leur avait également ouvert une option (anciens articles 17 à 23) sur la nationalité ivoirienne. Il reste entendu que ces enfants, naissent avec la nationalité de leurs parents (filiation), qui, eux-mêmes, ont la nationalité de leurs pays d’origines. Mais si à leur majorité, ces enfants souhaitaient prendre la nationalité ivoirienne, ils pouvaient y accéder en faisant une simple déclaration devant les tribunaux (droit du sol). Cependant ils ne sont pas tenus de prendre la nationalité ivoirienne, ils sont libres de conserver leur nationalité d’origine. Cette option faite aux enfants mineurs a été supprimée par le législateur en 1972. A partir de cette date, les enfants de parents étrangers nés en Côte d’Ivoire, peuvent acquérir la nationalité ivoirienne, mais seulement à une procédure de naturalisation. A Linas-Marcoussis, pour les mêmes raisons invoquées de l’ignorance des options, une deuxième chance a également été accordée aux enfants étrangers nés en Côte d’Ivoire avant 1972. Le Président Laurent Gbagbo à travers la loi  et les décisions précitées, a donné une suite favorable à leur naturalisation à des conditions simplifiées, bien entendu,  s’ils le souhaitent et en font la demande.

3- On a aussi parlé de la situation de l’étranger marié à une ivoirienne…

Oui, la troisième mesure préconisée par Linas-Marcoussis, concerne la situation de l’étranger qui se marie à une femme ivoirienne. Le code de la nationalité prévoit  que La femme étrangère qui se marie à un ivoirien acquiert de plein droit la nationalité ivoirienne au moment du mariage. Ce n’était pas le cas pour le conjoint étranger. Le RDR a demandé l’application au conjoint étranger de la situation de la femme étrangère. Préconisé par Linas-Marcoussis, le Président Laurent Gbagbo, a pris les mesures à cet effet à travers les décisions n° 2005-03 du 15 juillet 2005 et n° 2005-09 du 29 août 2005.  

4-Qu’en est-il de la situation des personnes vivant en Côte d'Ivoire avant le 7 août 1960 et qui continuent encore de résider en Côte d’Ivoire.  Le gouvernement parle « d’immigrés de la période coloniale » et les qualifie « d’apatrides » ? Récemment, à l’occasion d’une cérémonie de remise de documents de nationalité à des étrangers d’origine burkinabé, qui s’est déroulée le 4 mars 2013  à Koupela, dans le département de Bouaflé, le ministre de la justice et des droits de l’Homme ainsi que la Représentante du HCR, les ont qualifiées d’apatrides. Selon cette dernière il y aurait environ 1 000 000 de personnes  dans ce cas.  Qu’en est-il exactement ?

Non, Il n’y a pas d’apatrides en Côte d’Ivoire. Ou du moins, les originaires du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Guinée, du Bénin…, présents en Côte d’Ivoire avant l’indépendance et dont le séjour sur le territoire ivoirien s’est prolongé selon leur gré, ainsi que leurs descendants, ne sont pas des apatrides. Parler d’apatridie, les concernant, relève de la pure manipulation.

L’article 1er de la Convention de Genève relative au statut des apatrides du 28 septembre 1954 définit l’apatride comme une personne qu’aucun Etat ne considère comme son ressortissant par application de sa législation. L’apatridie est la situation d’une personne, dont les parents sont inconnus, de sorte que, sa filiation ne pouvant pas être établie, il est impossible de lui trouver une nationalité de rattachement. L’apatridie est aussi la situation d’une personne, qui déchue de sa nationalité d’origine par son Etat de rattachement, n’a pas été naturalisée par un autre Etat. Cette personne se retrouve par conséquent sans Etat de rattachement et donc sans nationalité. Il n’existe pas de situation d’apatridie tirée d’un séjour anormalement prolongé à l’étranger. La nationalité est, si l’on peut dire, viagère, intemporelle. Elle ne se perd pas pour cause d’éloignement de la mère patrie. Il n’existe au monde, aucune législation  qui prescrive la déchéance de nationalité pour cause de résidence prolongée à l’étranger.

 Ainsi donc, malgré le temps passé à l’extérieur de leur pays, les burkinabé, maliens, sénégalais, guinéens… installés en Côte d’Ivoire avant 1960, conservent la nationalité de leur pays d’origine. Pour cela, parler d’apatridie en Côte d’Ivoire, ne correspond à aucune réalité. Les « immigrés burkinabés de la période coloniale » ne sont donc pas des apatrides.  Le ministre de la justice ainsi que la Représentante du HCR, ne peuvent faire croire à personne qu’ils ignorent cette réalité.

Malheureusement, c’est dans cette manipulation grossière de la réalité, qui s’apparente à une fraude sur la nationalité,  que tente  le gouvernement avec la complicité du HCR. Récemment, lors de la remise de documents relatifs à la naturalisation collective de 8133 personnes, d’origine burkinabé, résidant depuis plusieurs dizaines d’années dans la région de Bouaflé (décret n° 95-809 du 26 septembre 1995, signé par Henri Konan Bédié), ces deux personnalités dans un raccourci  inacceptable ont déclaré que ces personnes, qui figurent au journal officiel de 1996 à nos jours, et à qui des exemplaires ont été remis, sont des apatrides d’origine burkinabé, qui « n’appartiennent légalement ni à leur pays d’origine ni à la Côte d’Ivoire ». Mais ce sont les déclarations de la Représentante du HCR au cours de cette cérémonie de remise des documents de naturalisation qui ont le plus choqué : « le HCR a pour rôle de soutenir les Etats pour éviter l’apatridie », avant de révéler, « qu’en Côte d’Ivoire, il y a 950 000 apatrides, dont 600 000 ont déjà été naturalisés, et que le travail continue pour régler la situation des 350 000 cas restants »! (voir, connection ivoir-net du lundi 9 juillet 2013).

En clair, l’on apprend par la Responsable du HCR, que le gouvernement  Alassane Ouattara avec l’appui du HCR, aurait en  secret, naturalisé massivement des étrangers, abusivement qualifiés d’apatrides, sans même prendre le soin d’en informer les ivoiriens. Non, les Burkinabés immigrés de la période coloniale ne sont pas des apatrides mais bien des nationaux du Burkina Faso.

En effet, le code de la famille et des personnes burkinabé du 3 septembre 1992, en son article 140 dispose que : « est burkinabé, l’enfant né d’un père ou d’une mère burkinabé. Cependant, si un seul des parents est burkinabé, l’enfant qui n’est pas né au Burkina Faso, a la faculté de répudier la qualité de burkinabé dans les six mois précédant sa majorité ».

L’article 149 ajoute : « …nul ne peut répudier la nationalité burkinabé, s’il ne prouve qu’il a, par filiation, la nationalité d’un pays étranger et le cas échéant, qu’il a satisfait aux obligations militaires qui lui sont imposées par la loi de ce pays… ».

 Sur cette base, les immigrés burkinabés, présents en Côte d’Ivoire avant l’indépendance ne sont pas des apatrides, mais bien des nationaux burkinabés. Il en va autant pour ceux, arrivés en Côte d’Ivoire après l’indépendance et dont le séjour en Côte d’Ivoire se prolonge. Ils ont la qualité de Burkinabés, en tant qu’ils sont nés d’un parent burkinabé ou sur le territoire burkinabé, tel que stipulé par les différents codes de la nationalité.

 Ces Burkinabés dits «  immigrés de la période coloniale » ne sont pas non plus, comme le prétend le ministre de la justice, dans une situation de non droit. En effet, les codes de nationalité successifs, non seulement  leur octroient de plein droit, la nationalité burkinabé d’origine, mais  leur interdisent également  de répudier la nationalité burkinabé, sauf dans des conditions très strictes. Ainsi même à l’extérieur de son pays, le Burkinabé est et demeure le national de son pays, il conserve sa nationalité burkinabé. Il ne peut perdre cette nationalité, que dans le cas où il prend une autre nationalité, ou par suite d’un acte du gouvernement burkinabé prononçant la déchéance de nationalité. Or, à notre connaissance le gouvernement burkinabé n’a jamais pris un tel acte d’une extrême gravité, privant de leur nationalité, non pas une, mais des milliers de personnes, à qui les lois burkinabé garantissent la nationalité (code des personnes et de la famille : article 140) ainsi que  la libre circulation des personnes et le libre choix de la résidence (Constitution : articles 1er et 9).

5- Soit, mais le ministre Coulibaly Ibrahim Bacongo (CIB), soutient que ces étrangers  seraient  plus attachés à la Côte d’Ivoire que les ivoiriens eux-mêmes. 

Je laisse au ministre CIB, le soin d’assumer de tels propos, qui ne reposent sur aucune source officielle, mais plutôt sur un état d’âme. Pour ma part je me garderai d’entrer dans de telles considérations qui n’apportent rien au débat. Je salue l’apport de tous les étrangers à la construction de mon pays, tout comme je salue les sacrifices consentis par les ivoiriens dans leur ensemble, pour bâtir leur pays, dans un esprit d’ouverture et de partage. C’est d’ailleurs pour cette raison que notre code de la nationalité, a prévu des ouvertures pour les étrangers qui souhaitent acquérir notre nationalité ( loi du 14 décembre 1961, article 26). 

 Cependant, je relève que, contrairement à ce qu’écrivait le ministre CIB dans sa réponse à ma contribution, parue dans le quotidien Nord-Sud du 23 juillet 2013, la plupart des études montrent que les immigrés de la période coloniale visés par la réforme Ouattara,  ont conservé de solides  attaches avec leur pays d’origine, le Burkina Faso. Ils  s’y rendent périodiquement et leurs enfants y retournent, surtout pour y poursuivre leurs études universitaires.  Ils y investissent énormément. Une étude basée sur des statistiques du ministère burkinabé de l’économie, révèle que de 1980 à 2008, l’épargne rapatriée au Burkina Faso par les émigrés à travers les circuits officiels, s’élève à 1200 milliards CFA, dont 92% en provenance de la Côte d’Ivoire (soit 40 milliards en moyenne par an). Ce montant doit être multiplié par deux si l’on prend en considération les circuits officieux de transfert d’argent (voir, Edouard Bouda. Le rattachement des Burkinabés de l’étranger à leur pays et leur apport au développement. Mémoire ENAM. Ouagadougou, juin 2009).On peut donc aisément évaluer un rapatriement annuel de 80 milliards de F CFA.  Depuis le 7 mai 2009, une loi permet aux Burkinabé de l’étranger, de participer  aux consultations électorales se déroulant dans leur pays tout en restant à l’étranger, faisant ainsi d’eux des citoyens à part entière du Burkina Faso. Quant à l’Etat burkinabé, il assure de sa protection, ses ressortissants vivant à l’étranger et  a mis en place à cet effet, une structure officielle pour les encadrer. Celle-ci a pour nom le Conseil Supérieur des Burkinabé de l’Etranger (CSBE).  

 Comment peut-on au regard de ce qui précède, sans sourciller, considérer les Burkinabés comme des apatrides ? La « générosité » du gouvernement Alassane Ouattara pour les personnes d’origine burkinabé, qualifiées d’apatrides à la va-vite, avec la complicité du HCR, est d’autant plus suspecte, qu’aucune preuve n’est rapportée par eux, que leur Etat national, le Burkina Faso, leur a retiré individuellement ou collectivement sa nationalité pour cause de résidence prolongée en Côte d’Ivoire.

 Ce qui vient d’être dit des burkinabés est tout aussi vrai pour les maliens, les guinéens nigériens, béninois…, immigrés de la période coloniale.  Considérer les étrangers provenant de la sous-région comme des apatrides relève de la pure manipulation.

D’ailleurs, une telle conception de l’apatridie mettrait bien à mal,  le Protocole de la CEDEAO sur la libre circulation des personnes, qui prévoit le libre établissement dans les pays membres, si les citoyens de cette organisation sous régionale devraient être considérés comme des apatrides, pour cause de  séjour prolongé hors de leurs pays d’origines !

6- Pourquoi Alassane Ouattara affirme-t-il qu'il doit régler dans les meilleurs délais les problèmes de nationalité conformément à l'accord de Linas-Marcoussis ?

Bonne question car, ainsi qu’on l’a vu plus haut, l’exécution de l’Accord de Linas-Marcoussis n’exige aujourd’hui aucune  réforme, dans la mesure où, les textes pris par le Président Laurent Gbagbo en application dudit Accord suffisent largement. Il revient à Alassane Ouattara, d’expliquer aux ivoiriens les vraies motivations de la réforme qu’il projette malgré ces textes, dans la précipitation.

 Mais je crois que les ivoiriens ont parfaitement conscience que l’initiative, prise après l’annonce de sa candidature à la présidentielle de 2015, ne vise rien d’autre que la constitution d’une clientèle électorale constituée par les personnes  d’origine étrangère, massivement et officiellement «promues à la nationalité ivoirienne», à travers la procédure incontrôlée de la déclaration de nationalité. Aucun ivoirien de bonne foi, ne peut croire que l’initiateur de la réforme est sincèrement animé par le souci d’appliquer l’Accord de Linas-Marcoussis, lui qui a refusé et empêché la mise en œuvre du seul volet de cet accord mis à la charge de la rébellion, à savoir le désarmement. L’élection présidentielle d’octobre-novembre 2010, a révélé que contrairement aux affirmations rabâchées durant des décennies par les media occidentaux, la base électorale du candidat Alassane était bien  étriquée. Or, l’évolution de la situation politique depuis le 11 avril 2011, laisse apparaître que le précieux renfort électoral du RHDP, dont il a bénéficié ne se répétera pas. La réforme entreprise lui permettra d’obtenir son indépendance électorale vis-à-vis de ses alliés.

7-Que pensez-vous de la position adoptée par les députés du PDCI à l’occasion de l’examen des conventions sur l’apatridie ?

Je salue cette position courageuse et responsable des députés du PDCI, qui dénote, que sur les questions essentielles, qui mettent en cause l’avenir de la Nation, les ivoiriens, quel que soit leur parti politique, réagissent dans le sens de sa sauvegarde. J’apprends même que des députés RDR ,sous cape, soutiennent le PDCI sur ce point. Après l’épisode vite refermé de la loi sur la famille, où l’on a vu ces députés marquer leur opposition dans un premier temps, pour acquiescer ensuite, après la menace brandie par Alassane Ouattara de dissoudre le gouvernement, j’avoue ma surprise. J’approuve entièrement les analyses qui motivent leur demande d’ajournement de l’examen des deux projets gouvernementaux relatifs à la ratification des deux conventions, sur le statut des apatrides (1954) et la réduction de l’apatridie (1961). Non seulement il n’y a pas urgence en la matière, car l’apatridie, à la vérité, est un phénomène marginal en Côte d’Ivoire, mais en outre la ratification desdites conventions remet systématiquement en cause certaines dispositions de notre code de nationalité autant qu’elle pourrait affecter la loi de 1998 sur le foncier. Comme eux, je l’ai dit, une consultation nationale préalable s’impose, avant l’examen de tout texte portant sur la nationalité.

8-On apprend que le gouvernement, en dépit des positions majoritairement  défavorables à La réforme de la nationalité a déposé deux projets de loi. L’un porte sur le statut du conjoint étranger de la femme ivoirienne, l’autre sur les étrangers résidant en Côte d’Ivoire avant 1960 et les enfants nés de parents étrangers avant 1973. Le projet réintroduit la procédure de la déclaration…

Cela montre tout simplement, que les préoccupations du gouvernement sont à l’opposé des soucis des ivoiriens, qui ont pour nom : absence de volonté de réconciliation, insécurité, cherté de la vie, chômage, déficit démocratique… Pour le gouvernement la priorité c’est de donner aux étrangers la nationalité ivoirienne. Il veut procéder à un passage en force, l’on sait à quel dessein. Cette manière de procéder est inacceptable. Le dernier rapport de l’ONU, a pourtant demandé, s’agissant d’une question sensible, de rechercher un consensus national. Il faut absolument dénoncer la méthode et rejeter la réforme projetée,  autant qu’il faut, dans le contexte ivoirien d’aujourd’hui, marqué par une immigration incontrôlée, en provenance de la sous-région, récuser avec fermeté la procédure de la déclaration.  Le principe a été abandonné par le législateur en 1972 et aucune raison sérieuse n’est avancée en soutien de cette procédure dont l’extrême simplicité ouvrira, à coup sûr, la voie  une fraude massive sur la nationalité, tout comme cela s’est produit à l’occasion du processus d’identification, qui, pourtant, a été conduit sous la supervision de toutes les parties concernées par l’Accord de Marcoussis. Ce qui ne sera pas le cas avec la réforme projetée, qui se déroulera sous le seul regard intéressé du pouvoir en place.

9-Certaines personnes soutiennent qu’il y a  un lien entre la nationalité et le foncier. Pouvez-vous être plus explicite ?

Oui, il y a un lien établi par la loi n° 98-752 du 23 décembre 1998 entre la qualité de national ivoirien et  celle de propriétaire foncier. Compte tenu, de l’extrême sensibilité de cette question, tant pour la majorité des ivoiriens qui vivent de l’exploitation agricole que pour l’économie nationale qui en tire l’essentiel de ses revenus, le législateur ivoirien, a réservé la propriété foncière aux seules personnes de nationalité ivoirienne (article 1er al 2). La loi n’a cependant pas remis  en cause, les droits d’usage consentis par les propriétaires de droits coutumiers, aux exploitants des terres, allochtones et allogènes, le plus souvent dans des conditions extra-juridiques qui ne rendent pas véritablement compte des intentions transactionnelles réelles des concernés, et dont la clarification s’impose.

10-Mais quel est le rapport entre la gestion de la question de la nationalité et le foncier rural

La majorité des étrangers que veut « naturaliser » le gouvernement,  sont actifs dans le secteur agricole. La nationalité leur permettra de prétendre à la qualité de propriétaires fonciers et donc de stabiliser définitivement leurs activités économiques et partant leur présence définitive. Récemment, à la suite du conflits entre autochtones et Orpailleurs , le chef du village de Angbovia  (Département de Bouaflé)a déclaré ceci :Les orpailleurs  étrangers veulent devenir des propriétaires terriens.

11-Le problème des étrangers est-il si important en Côte d'Ivoire ?

Officiellement la Côte d’Ivoire compte  28 % d’étrangers sur son sol. Elle est suivie dans la sous- région par le Sénégal avec 3 % de présence étrangère. Au regard de ces chiffres qui se passent de commentaires, il n’est pas possible de complexer les ivoiriens en les traitant de xénophobes, ni de régler la question de l’attribution de la nationalité ivoirienne en dehors d’un réel consensus national. Or, la réforme projetée n’emprunte pas cette voie.

12-La Cpi soutient que les preuves brandies par Bensouda contre le Président Gbagbo sont insuffisantes ?

Pouvait-il en être autrement, quand on sait que l’inculpation du président Laurent Gbagbo par le Procureur de la CPI, relève d’un grossier montage de ses adversaires dont Nicolas Sarkozy, dans le seul but de l’éloigner du terrain politique ivoirien. La cause est perdue si elle est examinée sous l’angle politique qui présente le Président Laurent Gbagbo comme « un rebelle à la recolonisation de la Côte d’Ivoire ». Elle sera en revanche gagnée, si elle demeure sur le plan strictement juridique. Or c’est sous cet angle que les juges de la Chambre Préliminaire I, attendent des preuves effectives de commission d’actes criminels contre l’humanité. La défense du Président a fait un travail remarquable.  Bensouda a été renvoyée pour produire de vraies preuves et non plus des « ouï-dire » de rapports d’ONG humanitaires incomplets ou des medias occidentaux ou pro-Ouattara donnant dans la désinformation. Mais je reste confiant quant à l’issue heureuse de la prochaine audience de la Chambre Préliminaire. Nous l’avons écrit dans une contribution intitulée « l’introuvable crime contre l’humanité du président Laurent Gbagbo », publié dans un ouvrage collectif qui a pour titre «Le président  Laurent Gbagbo à la CPI, justice ou imposture ? », paru aux éditions l’Harmattan  en 2013. Je vous recommande vivement cet ouvrage écrit par des spécialistes, qui apporte de précieux éclairages sur la crise postélectorale et sur le procès du Président Laurent Gbagbo à la CPI.

13-La procureure de la Cpi  vient de séjourner en Côte d’Ivoire à la recherche de preuves additionnelles contre le Président Laurent Gbagbo. Au cours d’une conférence, elle soutient qu’elle n’a pas eu de preuves…-N’est-ce pas un désaveu ?

Pour qu’il y ait des preuves de crimes contre l’humanité, il faut qu’il y ait eu une telle intention et des attaques ciblant les populations civiles. Le président Laurent Gbagbo n’a jamais eu l’intention de commettre de tels crimes, et il ne s’est pas attaqué à des civils. Il a défendu l’Etat, les ivoiriens et leurs biens contre les forces pro-Ouattara.

14-Pourtant, le régime d’Abidjan annonce déjà de nouvelles preuves…

Attendons de voir. Le nouveau document de charges de Bensouda est attendu pour novembre 2013. Nous sommes curieux de connaître le résultat de l’enquête complémentaire. Par exemple, ce que révèleront les expertises pratiquées sur  les sept femmes « tuées » par des tirs de chars au cours de la manifestation d’Abobo- Gare du 3 mars 2011. 

15-A Abidjan, il a récemment été  organisé des marches de supposées victimes du Président Laurent Gbagbo pour selon lui, interpeller la Cpi.  Quel est votre avis ?

Manifester est un droit démocratique qui ne saurait être refusé à des citoyens voulant exprimer leur mécontentement face à une situation qu’ils jugent anormale. Toutefois dans le cas de la manifestation organisée au lendemain de la décision d’ajournement prise par la CPI, le mieux selon moi, aurait été soit  de fustiger le Procureur Ocampo qui s’est montré incapable, malgré  les moyens colossaux à sa disposition, d’apporter des preuves irréfutables, soit de procéder à une  remise en cause des idées reçues quant à la responsabilité du président Laurent Gbagbo dans la crise postélectorale. Mais je comprends qu’il faut, pour cela, une dose de bonne foi qui fait malheureusement défaut aux organisateurs, plus enclins à la manipulation, qu’à la recherche de la vérité.  

16-La Cpi refuse d’accorder la liberté provisoire au Président Laurent Gbagbo,  sous prétexte qu’il est populaire…

Hélas, et cela est bien triste. La juge présidente campe sur une position de refus de liberté provisoire purement subjective qui frise l’acharnement. On passe de la popularité du Président  aux réseaux d’amis et de partisans, puis à des projets imaginaires de sa réinstallation au pouvoir par la force.  La juge présidente oublie au passage que tout ceci existait, bien avant le coup d’Etat du 11 avril 2011 qui l’a renversé.   

 17-Dans le camp Ouattara, on dit que libérer le Président Laurent Gbagbo, « c’est bruler la Côte d’Ivoire »…

Non, c’est ne pas le libérer, qui fermera définitivement la voie à la paix et mettra le feu à la Côte d’Ivoire. Libérer le président Laurent Gbagbo, spolié de sa victoire et indûment accusé de crimes contre l’humanité, c’est plutôt donner à la Côte d’Ivoire, déchirée et défigurée par deux décennies de violences pro-Ouattara et de rébellion armée, une véritable chance de réconcilier les ivoiriens et de ramener la paix. Bien entendu les pyromanes impénitents tenteront comme à leur habitude, d’assouvir leur soif de sang et de destruction, que les milliers de victimes innocentes de l’épopée du « brave tchè », n’a pu satisfaire. Bien entendu, des personnes, incapables de comprendre que la démocratie est opposée à la lutte armée, et qu’elle va au-delà de leurs calculs mesquins, tenteront de s’opposer à la marche de notre pays vers un destin d’unité et de progrès. Cette catégorie de personnes continuera d’exister. Mais je suis convaincu qu’après cette crise, sans précédent en termes d’horreur et de haine, leur nombre diminuera au profit d’ivoiriens désireux de mettre fin à la violence gratuite pour rattraper dans l’union sincère, le long retard infligé à notre beau pays.

18-Quelle est l’issue que vous entrevoyez pour ce procès ?

Une issue heureuse. La libération du Président Laurent Gbagbo par l’infirmation des charges, pour insuffisance de preuves.

19-Pensez-vous qu’un jour, Soro et  ses  ex-chefs de guerre répondront de leurs actes de la Cpi,  comme le souhaitent certaines Ong de droits de l’Homme ?

Les gendarmes et leurs enfants assassinés à Bouaké et à Korhogo de même que les policiers, le réclament. Les danseuses d’Adjanou, les victimes de la rébellion partout en Côte d’Ivoire et particulièrement, celles du 29 mars 2011, à Duékoué le réclament. Laurent Gbagbo, est devant la CPI pour des crimes qu’il n’a pas commis. Pourquoi des personnes sur lesquels pèsent des crimes impossibles à nier,  seraient-elles épargnées. Le pouvoir actuel, a tourné le dos à l’expérience  Vérité-Dialogue-Pardon qui a fait ses preuves en Afrique du sud. Il n’y a donc pas de raison que le camp Alassane Ouattara soit épargné par la justice.   

20-L’Union africaine a dénoncé le complot de la Cpi contre les chefs d’Etat africains. Que pensez-vous de cette démarche ?

Il faut saluer cette réaction de ras-le-bol des dirigeants africains, qui fait suite à plusieurs années d’observations et d’analyse du comportement  de la CPI, fait de partialité quand il s’agit de responsables africains, et de cécité face aux graves agissements des dirigeants du monde occidental. Mais il faut dire que la position de l’UA, est plus motivée par l’instrumentalisation de la CPI, comme moyen de mise au pas de présidents africains indociles ou non favorables au pillage des ressources.

21-Pensez-vous que la Cpi est raciste comme le dit l’Ua ?

Dans tous les cas la CPI est dans une logique, plus politique que judiciaire. Ceux qui pour l’heure  en font les frais, ce sont les responsables africains et ceux de l’Europe de l’est. Les Grandes Puissances se sont placées hors d’atteinte en ne ratifiant pas le Traité de Rome. Par ailleurs, Aucun Procureur n’ose s’attaquer à des responsables occidentaux, qui, par ailleurs, sont les financiers de la CPI.  Or la justice ne doit pas avoir des espaces de prédilection où elle frappe sans répit et des espaces tabous qu’elle ne visite jamais. La justice est impartiale ou n’est pas.

22- Que dites-vous de  la réconciliation?

Elle s’impose à nous, politiques, par devoir envers le peuple de Côte d’Ivoire. Les ivoiriens ne sont pas des adeptes de la violence, c’est connu. Nous avons une nation à bâtir, dans la paix et dans la justice.

23--Que faut-il faire pour réconcilier les Ivoiriens ?

Dans la Côte d’Ivoire, aujourd’hui profondément choquée, défigurée,  où les uns et les autres se considèrent désormais comme des ennemis irréconciliables, attendant de pouvoir se régler les comptes, une seule personne pourrait relever le challenge, c’est Laurent Gbagbo. D’abord, parce qu’il est le grand perdant de toutes ces années de crise qui remontent à septembre 2002. Ensuite, parce que malgré son renversement, il a appelé ses adversaires à passer de la phase militaire à la phase de la discussion politique.  Il faut libérer le président Laurent Gbagbo, libérer tous les prisonniers politiques, ramener au pays tous les ivoiriens en exil et ouvrir de vraies discussions en vue d’exorciser les maux qui minent la Côte d’Ivoire. Si des décisions en ce sens sont prises par le pouvoir en place, les conditions seront alors réunies pour  réconcilier les ivoiriens, entre eux et avec leur histoire.

24-Des Ivoiriens soutiennent que la réconciliation est un leurre…

Non, ce n’est pas un leurre, c’est une nécessité. La Côte d’Ivoire n’est ni le premier ni le dernier pays à vivre une crise armée insensée, injuste et dévastatrice. L’histoire des peuples est une succession de crises, surmontées grâce à des Grands Hommes au destin hors du commun, mais aussi et surtout, grâce à des Peuples qui ont su tirer de ces douloureuses épreuves, les leçons de maturité qui nourrissent un nouveau projet social commun, bâti sur les expériences passées.

25-Peut- il avoir la réconciliation sans la justice ?

Le Peuple, en fonction de sa propre histoire, des circonstances particulières qu’il  est appelé à traverser et du futur qu’il projette de bâtir, est le seul  arbitre entre ces deux valeurs apparemment contradictoires. En Afrique du sud, le Peuple a opté pour le dialogue et la réconciliation. Il ne s’en porte mal aujourd’hui.

 

Gbané Yacouba, in le quotidien ivoirien "Le Temps".

MERCI MON TORTIONNAIRE. MAIS…

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Un matin j’ai été conduit comme un vulgaire brigand dans l’un des goulags modernes de mon tortionnaire. J’y suis allé avec la ferme conviction que la maltraitance aurait meilleur règne là-bas que partout ailleurs. Le long du chemin, j’avais les mains enchaînées, les pieds alourdis par des boulets, le verbe anesthésié par la gentillesse de mon tortionnaire. Je devais le regarder sans broncher, sans énerver ses bonnes intentions, sans nier sa bonne réputation de tortionnaire au cœur plein d’amour. Il souriait de haine, il transpirait la méchanceté. Mon tortionnaire était heureux d’avoir enfin eu raison de moi certes, mais pas de mon engagement. Il m’a longtemps cherché. Pendant plus d’une décennie. Après de longs moments passés dans ses fers chauds, il m’ouvre, ce jour, une petite fenêtre de sa dictature pour voir dehors et respirer l’air de la liberté, provisoire. Merci mon tortionnaire. Mais me diras-tu un jour les raisons qui t’ont poussé à perdre ton humanité et à me détenir arbitrairement pendant des années? Saurais-je un jour pourquoi des personnes gorgées de haine m’ont dénié mon statut d’homme libre ?

Pendant que, dans les ténèbres des goulags, je fuyais les dards intrépides des scorpions, le venin des serpents, les immondices, les maladies, l’amaigrissement, la furia des gardiens sanguinaires, dehors, cher tortionnaire, d’autres gardiens de la liberté s’enrichissaient de mes biens. Ils végétaient dans chaque pièce de mon toit, à la recherche du dernier clou qui bonifierait, sans aucun doute, leurs prouesses de gentils voleurs. Pendant que je fuyais la mort, ma famille fuyait les calibres 12 des « gardiens de la liberté ». Elle tremblait d’effroi face aux multiples gris-gris, aux mains rugueuses d’hommes rustres, brutaux. Mais mon tortionnaire les regardait, les bénissait d’avoir pillé mon toit, dispersé ma famille. Pour rendre le crime parfait, il gela mes avoirs. Aujourd’hui que craque, contre son gré, un petit maillon de son autocratie, il me faut regagner mon toit. Merci mon tortionnaire. Mais dis-moi, à quand la libération de mon toit ? Quant est-ce que me reviendront mes biens copieusement volés par tes hommes ?  Mais, dis-moi, à quand la libération de mes avoirs dont on dit qu’ils ont été gelés ?

Dehors, mes souvenirs me secouent. Ils m’apprennent que dans la souffrance des fers chauds, je n’étais pas seul. Devant moi, défile l’interminable liste des prisonniers politiques de mon tortionnaire. Ils sont partout. Dans la prison à ciel ouvert qu’est le nord. Dans les camps de torture enfouis dans le secret du tortionnaire. Dans ces camps, gisent encore d’éminents dirigeants politiques, de vaillants militaires, des anonymes qu’il aime parce que ces derniers ne partagent pas ses méthodes rauques, sa politique gauche. Des « monsieur tout le monde » arrêtés, enlevés un matin comme ça. Pour rien. Et conduits à mes côtés. Depuis les serres de mon tortionnaire, j’ai appris qu’il avait eu le mérite d’embastiller plus de 700 personnes. Plus de 700 maltraités. Plus de 700 encore soumis aux traitements inhumains et dégradants. Plus de 700 dont les droits sont quotidiennement violés. Dans un Etat dit de droit ! Merci mon tortionnaire. Mais, je ne suis pas 13. Je ne suis pas 12. Je ne suis pas non plus 8. Je suis plus de 700 car chaque détenu est un autre moi qui crie sans cesse: « liberté! ».

Je sors, marqué au fer. J’ai encore les marques indélébiles de mon tortionnaire sur le cœur. J’ai sur le corps, la marque de la haine d’un tortionnaire tellement avide de démocratie qu’il sanctionne l’expression plurielle. Mon bien-aimé tortionnaire veut faire de moi une carpe. Un singe qui ne voit rien, n’entend rien et par conséquent ne dit rien. Je sors, sans savoir au juste qui m’a libéré, provisoirement. Tout le monde salue la « magnanimité » de mon tortionnaire. Tout le monde fait de lui le bon samaritain. Même lorsque la justice tente de faire croire qu’elle est à l’initiative de cette libération, des lambris dorés lui intiment l’ordre de se taire. On doit rendre gloire et honneur au tortionnaire. Gloire et honneur à celui qui, par son acte de générosité, démontre sa stature d’homme d’Etat. N’est-ce pas lui qui a signé l’édit d’embastillement ? Merci donc mon tortionnaire. Mais je t’exhorte à mettre fin à ce rapport incestueux entre toi et la justice. Merci mon tortionnaire. Mais je ne me tairai pas. Je ne dormirai pas. Je prendrai ma serviette pour parcourir villas et hameaux afin que prennent fin le règne de la dictature et que vienne le règne de la démocratie vraie. Merci mon tortionnaire.

 

A tantôt!


Les pamphlets d’Alain Bouikalo

 

Source: AFRIK53.COM

PRECISION: LE COLONEL KONANDI LIBERE N’EST PAS UN PRO-GBAGBO

 

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Le Colonel Konandi placé abusivement sur la liste des «pro-Gbagbo» qui ont bénéficié de la liberté provisoire ce jour (6 août 2013, Ndlr) n’en n’est pas un.

Colonel-Major à la retraite, les ivoiriens se souviennent qu’il était intendant de l’armée au moment de la fameuse mission de certains éléments de l’armée ivoirienne en Centrafrique pour le compte de l’Onu ayant abouti à la chute d’Henri Konan Bédié. Accusé par le régime Ouattara de vouloir acheter des armes pour fomenter un coup d’état pour le compte du Fpi, certaines voix s’étaient élevées pour apporter un démenti cinglant à ces allégations.

A ce propos, un cadre de Prikro, région d’origine du colonel avait révélé dans le journal Notre Voie du 05 Aout: «Cela n’est pas possible parce que le colonel était foncièrement contre Laurent Gbagbo. Lorsque le président Gbagbo a été renversé, il a organisé des fêtes. Il a fait immoler des bœufs pour saluer l’arrivée de M. Ouattara au pouvoir. Il a dit à tout le monde que son heure avait sonné, et qu’il venait à Abidjan, pour être nommé général. Alors nous autres, nous sommes choqués que l’on dise que c’est à cause de Laurent Gbagbo que Konandi Kouakou est aux arrêts ».

L’informateur du journal est allé plus loin pour dire que lors de la campagne électorale, l’ancien colonel-major a empêché les représentants de La majorité présidentielle de battre campagne dans certaines localités de Prikro.

Il se trouve que les services de Hamed Bakayoko ont trouvé un compte bancaire appartement à ce proche de Bédié sur lequel étaient domiciliés 8 milliards de nos francs. Le ministre de l’intérieur de Ouattara avait proposé au Colonel de garder 80% et de lui rétrocéder 20% des fonds en vue d’un règlement à l’amiable. C’est face au refus du Colonel Konandi qu’il s’est retrouvé derrière les barreaux.

Au moment où il sort de prison, les 80% ont été débité du fameux compte bancaire. La précision était nécessaire pour la  postérité.

 

Une correspondance particulière.

FRAUDE SUR L’IDENTITE IVOIRIENNE A LA PRESIDENTIELLE MALIENNE: UNE DAME ASSESSEUR DE BV ARRETEE AVEC UNE CARTE D’IDENTITE IVOIRIENNE

 

 

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A Konna, ces deux assesseurs contrôlent la carte d'électeur d'un votant. Crédits: Sylvain Cherkaoui / Cosmos pour "Le Monde".

 

Touré Kadidjatou Nani, assesseur du bureau de vote de Hermankono-Garo (environ 40km de Divo), dans le cadre de l’élection présidentielle malienne, a été arrêtée dimanche 11 août 2013 en possession d’une carte nationale d’identité (CNI) ivoirienne, établie le 25/06/2009 dont le numéro est C00 3216 4800.

Elle a présenté cette pièce au cours d’une vérification d’identité. La prévenue a indiqué à la gendarmerie que, devant voter à Abidjan, elle s’est vue obligée de laisser sa carte nationale d’identité malienne à une connaissance sur place qui devait le faire à sa place.

La gendarmerie a ouvert une enquête, afin d’élucider cette affaire de double identité ou tout simplement de fraude sur l’identité ivoirienne.


In le quotidien ivorien "Le Nouveau Courrier".

(Source AIP )

 

Note: On comprendra peut-être un peu plus pourquoi les Ivoiriens se méfient énormément des agitations de Alassane Ouattara autour des dispositions légales et réglementaires touchant à la nationalité et au foncier. La Côte d’Ivoire, avec Ouattara, est totalement engluée dans ce magma de fraudeurs internationaux sur l’identité.

KKB REVELE: «JE SAIS QUE KOUASSI ADJOUMANI A RECRUTE DES LOUBARDS CONTRE MOI, MAIS JE LUI DONNE RENDEZ-VOUS A YAMOUSSOUKRO»

 

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Le 12ème congrès du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) s’annonce sous un signe de défi pour les responsables du vieux parti. Kouadio Konan Bertin alias KKB, président de la jeunesse du PDCI-RDA a réitéré sa volonté d’être au conclave des secrétaires de section qui se tient en prélude des assises, le 16 août prochain, à Yamoussoukro. «Je serai bel et bien présent au conclave. Advienne que pourra», nous a confié, hier, le futur candidat à la présidence du PDCI. Il a expliqué qu’il sera au conclave en sa double qualité de secrétaire général adjoint à l’organisation et président de la Jeunesse du Pdci. «Je sais que Kouassi Adjoumani a recruté des loubards contre moi. Mais je lui donne rendez-vous à Yamoussoukro», a-t-il révélé.

Le ministre Adjoumani, porte-parole du comité d’organisation, a animé une conférence de presse pour indiquer que seuls les secrétaires de section et les délégués ont droit au conclave. Il avait même promis que KKB serait accueilli à bras ouverts. C’est en réaction à ces déclarations que le président de la Jeunesse du Pdci a réaffirmé sa volonté de participer au conclave. La rencontre va réunir 3000 responsables de base du Pdci, ainsi que des délégués. Et, selon le comité d’organisation du 12ème congrès, elle va se dérouler sous la présidence effective du président du parti, Henri Konan Bédié, que ses «suiveurs» donnent encore pour candidat. Cette situation et même le thème du congrès font penser que le prochain congrès du Pdci revêt un en enjeu capital pour le vieux parti. Car le thème tel que proposé met le Pdci face à l’avenir et appelle au «rajeunissement», à la «renaissance». Et, fatalement, on se demande au Pdci comment le président Bédié, à 79 ans, pourra trouver son compte dans un tel engagement. Par delà le Pdci, de nombreux Ivoiriens qui considèrent avec intérêt le débat au sein du vieux parti veulent comprendre comment un militant forclos depuis 5 années va, au sortir du 12ème congrès (qui appelle au renouveau), va en ressortir président du parti?


Armand Bohui, in le quotidien ivoirien "Notre Voie".


bohuiarmand@yahoo.fr

mardi, 13 août 2013

DECLARATION DU PIT A PROPOS DE LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE DE LA COTE D’IVOIRE

 

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Le PIT exige que la voie référendaire soit la seule à emprunter, pour l’adoption des lois sur l’apatridie, le foncier et la nationalité.


Ivoiriennes,

Ivoiriens,

Chers camarades militants du PIT

Chers amis de la Presse Nationale et Internationale,

 

La Côte d’Ivoire vient de célébrer le 53è anniversaire de son accession à l’indépendance. C’est l’occasion pour le Parti Ivoirien des Travailleurs de souhaiter un bon anniversaire à chacune et à chacun  de nos compatriotes .C’est également pour nous l’occasion de saluer ce cadeau d’anniversaire que le Président de la République vient d’offrir à la Côte d’Ivoire, en accordant la liberté provisoire à 14 éminents prisonniers politiques de l’opposition. Nous nous réjouissons de ces élargissements qui, malheureusement, ne sont pas définitifs. Mais, nous encourageons le Président de la République à aller plus loin puisqu’une libération provisoire n’est ni une grâce, ni une amnistie.  Ces personnes libérées  demeurent toujours inculpées. Elles ne peuvent jouir de tous leurs droits et elles restent interdites de toute activité politique.

Le PIT, pour sa part, a toujours demandé que s’applique une justice impartiale en Côte d’Ivoire. Que les fautifs des deux camps, nommément identifiés par la commission nationale d’enquête, soient jugés afin de mettre un terme définitif à l’impunité qui a tendance à s’institutionnaliser dans notre pays. Mais, si pour des raisons que nous ignorons, le pouvoir actuel est incapable d’interpeler et de traduire devant la justice les pros Ouattara,  comme il nous est donné de le constater depuis plus de deux ans, alors, le PIT demande, instamment, la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques pros-Gbagbo, pour que s’amorce, enfin, le véritable processus de réconciliation nationale que tous les ivoiriens attendent.

L’autre point de L’actualité socio-politique que nous voulons aborder, maintenant, est la déclaration prématurée et précipitée de candidature du Président de la République à sa propre succession. Cette déclaration, faite publiquement par le Président lui-même, nous permet d’observer que, dans notre pays, les régimes passent, mais les comportements déplorables continus et s’aggravent même, quelque fois.

 Souvenons-nous, chers amis de la presse, que l’ancien Président de la République, lors du dépôt de sa candidature à sa propre succession en 2010, nous avait fait découvrir l’une de ces incongruités que renferme notre constitution. Il avait, en effet, crié haut et fort, deux mois avant le premier tour de l’élection présidentielle, son double statut de Président en fonction jusqu’à la fin de son mandat et celui de candidat officiellement déclaré. C’était déjà la confusion au sommet de l’Etat, avec le Président 100% et le candidat 100%. Confusion, malheureusement, permise par notre loi fondamentale. La réaction de l’ancien Président fera école et son successeur aux affaires qui s’en était offusqué hier,  de s’en inspirer aujourd’hui. Mieux, en la matière, « l’élève » va dépasser «  le maître ».

 Pour l’actuel Président de la République, Alassane OUATTARA, les deux ans et demie de mandat qui lui restent, c’est-à-dire 30 mois, sont plus proche de la fin que les deux mois qu’avait observés l’ancien Président pour annoncer sa candidature à sa propre succession.

Pour notre Président, actuellement en fonction, 2015 est déjà là.

Il faut courir vite. Il faut courir plus vite que les candidats, non encore déclarés, afin de s’assurer une victoire que ces millions d’Ivoiriens qui ont faim et ces 5 millions de jeunes diplômés à la recherche de leur premier emploi, pourraient lui refuser. Dans cette course effrénée pour la conservation du pouvoir, tant pis pour les promesses déjà faites mais non tenues, au cours du premier mandat de cinq ans qu’on a ainsi, de fait, ramené à 2 ans et demi, afin de mieux préparer le pouvoir virtuel de 7 ans à venir. Il faut solliciter un autre mandat, en faisant de nouvelles promesses.

Et pourquoi devrait-t-il s’en priver ? « Les promesses, dit le ministre français Charles PASQUA, n’engagent que ceux qui y croient ».

Le Président de la République est-il déjà en campagne ou en visite d’Etat dans les différentes régions du pays ? La confusion est totale. Au cours de ces visites d’Etat, organisées et financées avec les deniers de l’Etat, on n’hésite pas à solliciter les suffrages des populations, comme si nous étions en meeting de campagne. Les propos sont sans ambiguïté : « Aux dernières élections, vous avez voté à 87% pour moi. C’est bien ; mais, mes frères d’Odienné ont fait 100%. Je vous demande de faire comme eux, aux prochaines élections. »

Nombreux sont les ivoiriens qui se sont offusqués de ces actions et de ces propos tenus, politiquement incorrectes, non démocratiques et moralement choquants. Mais à la vérité, que disent nos textes et, surtout, que dit notre constitution sur ce point ? Rien. 

Dès lors, le PIT, dans sa quête permanente d’une Côte d’Ivoire véritablement démocratique qui accorde une égalité des chances politiques à tous ses ressortissants, exige un amendement de notre loi fondamentale pour corriger cette faiblesse. Il devient, en effet, plus que nécessaire d’imposer à un président en fonction qui souhaite briguer un deuxième mandat,une interdiction formelle  d’annoncer publiquement sa candidature comme c’est le cas aujourd’hui, trois mois avant l’ouverture officielle de la période électorale. Tout ceci, afin de nous éviter cette confusion à laquelle nous assistons à la tête de l’Exécutif.

L’actualité sociopolitique dans notre pays nous donne, également, d’observer que le pouvoir actuel semble gagné par le syndrome de la précipitation, dans bien de domaines.

 On a ainsi tenté, par la procédure d’urgence, de faire ratifier la Convention portant règlement du cas des apatrides en Côte d’Ivoire. Toujours dans la précipitation, on a fait adopter, le Jeudi 06 Juin 2013, en conseil des ministres, le projet de loi portant réforme de la nationalité. Et, toujours dans la précipitation, on prépare le projet de loi portant réforme du foncier en Côte d’Ivoire.

On a ainsi, par conséquent, relayé aux calendes grecques, les besoins urgents de résolution des problèmes que connaissent nos populations :

-la création d’emploi ;

-les questions de santé publique ;

-le problème de la cherté de la vie;

-la crise du système éducatif ;

-le problème de la pauvreté grandissante dans notre pays ;

-le problème obsédant de la réconciliation qui semble avoir pris

du  plomb dans l’aile ;

-etc.

A l’instar de très nombreux ivoiriens, le PIT s’interroge sur les motivations réelles que cachent tant de précipitation du Chef de l’Exécutif et de son Gouvernement ? Que nous réserve-t-on ? A quelles menaces notre pays s’expose-t-il, si ces lois n’étaient pas votées maintenant en urgence ?

  • Le PIT appelle à plus de sérénité dans le camp du pouvoir et suggère ceci : vu le caractère très sensible de toutes ces lois, parce que participant du fondement même de notre pays, il serait plus que judicieux et impérieux de ramener le débat, officiellement, au niveau de tous les ivoiriens afin que se dégage un consensus qui nous éloignerait, de toute aventure politique. Cela garantirait une stabilité et une paix durables pour la Côte d’Ivoire car : «  Chaque Ivoirien a son expérience de la vie et du voisinage avec des personnes venues d’ailleurs pour vivre ici. Ces expériences ont pu être bénéfiques, néfastes, profitables, ruineuses, enrichissantes ou déroutantes. Si elles doivent être le socle du débat, qu’elles le soient sur la base de ces expériences empiriques et non pas sur des marchandages politiques.» *

Ce débat, en effet, ne peut pas se limiter à l’Exécutif et à l’Assemblée Nationale, aujourd’hui, aux ordres de l’Exécutif.

Le PIT exige, alors et en définitive, que la société ivoirienne dans toute sa composante soit saisie des questions sur l’apatridie, sur le foncier,  sur la nationalité et que la voie référendaire soit la seule, à emprunter, pour l’adoption de ces lois.

En l’endroit du Président de la République, garant de nos institutions, le PIT suggère vivement, dans l’intérêt supérieur de la nation et du devenir d’une Côte d’Ivoire apaisée, qu’il organise un référendum afin de recueillir le consensus de l’ensemble des Ivoiriens sur ces questions brûlantes.

 

Je vous remercie

 

*Vincent Toh BI IRIE, in FratMat No 14602.

 

DR AKOI AHIZI

Président du PIT

lundi, 12 août 2013

PRISM ET LES VERTUS RETROUVEES DU MACCARTHYSME

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L’amnésie généralisée et méthodiquement reproduite par les grandes puissances impériales leur permet d’annuler tout passage de témoin d’une génération à une autre, toute accumulation d’expériences des luttes et de leur direction. Une mémoire correctement communiquée et partagée aurait permis aux générations Internet et Twitter de comparer l’extraordinaire campagne de démolition de la République Démocratique Allemande (RDA) à partir des activités de la Stasi. La Stasi, service de renseignements généraux de la RDA, fichait les opposants au gouvernement est-allemand par tous les moyens disponibles à l’époque : mouchards, indics, volontaires de la délation, etc. Rien de plus remarquable que les activités des Renseignements généraux français, par exemple, ou de la Commission des activités antiaméricaines, connue sous le nom de maccarthysme. Tous ces services ou commission utilisaient les mêmes voies et les mêmes méthodes : surveillance, filatures, provocations, exploitations des besoins et des faiblesses des concernés ou de leurs proches, mais exploitaient avant tout, bien sûr, la vocation des mouchards, des militants de « l’ordre » et des délateurs. Le système était mondial et les services de la RDA, de ce point de vue, ne devaient pas réaliser des records. La plus longue expérience des services occidentaux et leur maîtrise des rouages de la vie politique leur permettaient de mieux circonscrire les cibles. Leur maîtrise des médias et de la communication leur permettait de mieux justifier leur fichage des militants par le but vertueux de protection de la société. Avez-vous connu plus vertueux que le maccarthysme ?

Que reprochaient alors, à la Stasi, les médias et les politiciens de la droite et de la social-démocratie ? De ficher les opposants ou les personnes « potentiellement » hostiles ou dangereuses, ce que font tous les services occidentaux au nom de cette supposée vertu qu’ils se prêtent.

L’écrasante majorité des dirigeants occidentaux actuels et l’écrasante majorité des chroniqueurs et responsables des médias vivaient à cette époque. Ils ont participé à la campagne de diabolisation du gouvernement de la RDA via la diabolisation de la Stasi. Ils proclamèrent haut et fort que le fichage menaçait la Liberté, avec un grand « L », et promirent aux Allemands de l’Est l’aventure excitante du Coca Cola et du MacDonald à la place de la monotone politique de plein emploi, du droit au logement, de crèches gratuites, de stades et de piscines gratis et de la Traban si ordinairement prolétaire.

Cette équation de la Liberté antinomique du fichage ne fut pas proposée qu’aux Allemands de l’Est ou aux autres peuples du Camp socialiste. Elle servit aussi - et surtout - à flatter les peuples occidentaux travaillés au corps pour leur faire sentir leur incommensurable privilège de vivre leur « Liberté sans surveillance » comme des ados autorisés à vivre leur première surprise-party et les préparer à leur future vocation du « devoir d’ingérence ». Elle servit aussi à captiver et à gagner à cette Liberté du Macdonald des élites du Tiers-Monde accablées du « complexe du colonisé », haineuses à l’endroit de leurs peuples rebelles aux standards et aux normes de la « civilisation démocratique » et suffisamment enrichies et intégrées au commerce des multinationales pour se porter candidates à la mondialisation américaine.

La plupart des dirigeants actuels du monde occidental vivaient à l’époque et ont pris part à la construction de cette équation, Et en tout cas vous pouvez affirmer sans aucune crainte d’erreur que Hollande et Fabius vivaient et ont salué avec leurs amis « nouveaux philosophes » la mort de la Stasi, du fichage et le règne enfin advenu de la Liberté sans contrôle secret de vos amours, de vos lettres, de vos messages, de vos soucis, de vos médicaments non remboursés, de vos découverts bancaires et surtout de vos protestations politiques.

Il faut rappeler que Hollande et Fabius pour leur vilénie à l’endroit de Moralès, Merkel, pour porter en soi les « stigmates » de la Stasi, mais tous les autres dirigeants européens ne pouvaient condamner le fichage artisanal de la Stasi hier pour soutenir honteusement, en le minimisant et en le banalisant, le fichage industriel de la NSA. Il y a une distance abyssale entre ficher les Allemands de l’Est « potentiellement dangereux » et ficher la planète entière, Hollande et Merkel compris. Il ne s’agit pas de leur donner mauvaise conscience. Ils sont dans la peau des serviteurs des USA, d’Israël et des banques et n’attendent de gratification que de ce côté-là, mais de rappeler aux nouvelles générations l’immensité de la mauvaise foi et de l’aplomb du système de propagande des pouvoirs occidentaux. Traquer Snowden, trouver des vertus au programme Prism, comme ils ont trouvé des vertus aux fiches des Renseignements généraux, prendre en otage un chef d’Etat, voilà leur réalité : le mensonge délibéré et permanent. De la Yougoslavie à la Serbie, de l’Irak à la Libye, de la Côte d’Ivoire au Mali, de la Syrie au Hezbollah.


Mohamed Bouhamidi

Alger, le Jeudi, 25 Juillet 2013
 
 
Source: REPORTERS.DZ

samedi, 10 août 2013

LIBERATION DE 14 PRISONNIERS IVOIRIENS SUR UN AIR DE «JE FAIS LA PLUIE ET LE BEAU TEMPS»

 

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Le 5 août 2013, par la voix du procureur de la République, le gouvernement de Ouattara a annoncé la libération de 14 personnes proches du président Laurent Gbagbo, parmi lesquelles son fils. Concernant ce dernier, sa mère avait haussé le ton ces dernières semaines en activant toutes les connaissances sur lesquelles elle pouvait compter.

Par principe, un prisonnier politique est privé de liberté selon les considérations propres au parti au pouvoir. Son arrestation échappe à toute preuve relative au manquement des obligations prescrites par la loi. Ainsi, ni Michel Gbagbo ni les ministres du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo - qui n'ont pas eu le temps d'exercer leur fonction - n'avaient enfreint de loi en cours en Côte d'Ivoire. Par contre, celui qui, par exemple, tente d'assassiner un chef d'état ne peut être considéré comme un prisonnier politique. Son délit tombe sous le coup de la loi de la République et devient une affaire judiciaire. Sans être juriste, le commun du peuple comprend cela et le sait.

L'annonce faite le 5 août dernier, confirmée le lendemain par le porte-parole du gouvernement et la sortie effective des détenus du « Guantanamo » ivoirien (le nord du pays), n'est rien d'autre qu'une libération politique se voulant judiciaire avec la mention « provisoire » prononcée par le procureur de la République. Ces hommes sont-ils provisoirement libres en attendant leur jugement ? Sont-ils provisoirement libres en attendant un nouveau coup de sang d'Alassane Ouattara ? Ce sont deux choses tout à fait différentes. En réalité, Alassane Ouattara veut dire aux Ivoiriens qu'à tout moment il peut remettre en prison ses adversaires politiques, parce qu'ils ne sont qu'en liberté provisoire. Le préfet français veut clairement affirmer qu'il a le droit d'infliger la prison ou accorder la liberté à ses adversaires, et qu'il a le pouvoir de faire la pluie et le beau temps dans le cœur de leurs familles et sur l'ensemble des Ivoiriens.

Il serait normal que tous les prisonniers bénéficient d'une libération politique, c'est-à-dire sans la mention judiciaire « provisoire ». On est un prisonnier politique ou on ne l'est pas. Aucun homme politique n'a le droit de prononcer la libération provisoire d'un prisonnier politique à moins d'être un monarque de droit divin ayant droit de vie ou de mort sur ceux qu'il gouverne.

Par conséquent, nous attendons fermement que ces libérations soient prononcées définitives par le régime. D'autre part, nous estimons que la libération des 14 prisonniers sur les 715 détenus politiques ne constitue pas un signe suffisant d'apaisement, après plus de deux ans d'exacerbation du ressentiment des Ivoiriens. Ce que nous attendons clairement, c'est qu'à la place de la justice des vainqueurs soit enfin annoncée une amnistie générale, pour créer les conditions nécessaires à un nouveau départ de la vie politique ordinaire en Côte d'Ivoire.

Nous nous réjouissons de retrouver nos camarades de combat, nos amis, mais nous ne pavoisons pas parce que leur liberté n'est que provisoire. Et quand le porte-parole principal du RDR dit dans son communiqué que cette libération est « un geste fort de réconciliation posé par le chef de l'état », nous lui répondons de façon claire et sans aucune hésitation que le compte n'y est pas pour que commence la réconciliation nationale. Dans le même communiqué, le porte-parole principal du RDR a par ailleurs l'audace de reconnaître que Ouattara a procédé à ces libérations non pas de gaieté de cœur mais sous la contrainte: « Il ne peut en être autrement, dit-il, car c'est le vœu profond de tous, [...] opérateurs économiques, leaders de la société civile, partenaires extérieurs ». Si tel est le cas, si Ouattara a entendu les voix de ses amis extérieurs, qu'il daigne enfin écouter celles des Ivoiriens qu'il prétend vouloir gouverner. Ceux-ci lui crient : « Ouvre les portes de ton Guantanamo ! »

Nous mettons les Ivoiriens en garde contre les propos de Monsieur Konan Banny qui, intentionnellement, énumère les précédentes libérations pour pouvoir insinuer qu'enfin cette « troisième décision participe à la création et à l'instauration d'un climat encore plus propice à la réconciliation ». Qu'il entende bien ! A lui aussi, les Ivoiriens disent que le compte n'y est pas pour une réconciliation vraie, pour un climat favorable à une vie démocratique en Côte d'Ivoire. Nous avons échoué en voulant absolument organiser des élections présidentielles sans remplir les conditions nécessaires. Nous ne voulons pas courir le risque d'une fausse réconciliation en faisant fi de la permanence des problèmes qui nous empêchent de vivre ensemble.

Nous refusons de faire la fête, nous refusons les embrassades avec nos ennemis d'hier autour de ces libérations provisoires, nous refusons d'applaudir la réconciliation générale et la démocratie retrouvée auxquelles ils voudraient nous convier. D'une part parce que nous ne voulons pas étouffer par nos bruyantes manifestations de joie les lamentations des exilés dont les terres sont occupées par les Burkinabés et les Maliens, et d'autre part parce que nous ne voulons pas ignorer les cris de souffrance de ceux qui croupissent loin de nous dans les prisons du régime de Ouattara.


Pour le CRI-Panafricain
Le secrétaire Général

 

Raphaël Adjobi

Les prisonniers politiques de Ouattara libérés le 6 août 2013

 

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Affi Nguessan

 

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Michel Gbagbo

 

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Aboudramane Sangaré

 

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Alcide Djédjé

 

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Justin Koua

 

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Kuyo Téa Narcisse

 

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Lida Kouassi

 

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Martin Sokouri Bohui

 

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Philippe-Henri Dakoury-Tabley

 

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Le Premier Ministre Gilbert Aké Ngbo, antérieurement libéré (Décembre 2012), à l'accueil de ses camarades de lutte.

vendredi, 09 août 2013

UN AVOCAT A LA CPI: «LE PRESIDENT GBAGBO VA ETRE LIBERE»

NORBERT TRICAUD.jpg

«Nous allons ridiculiser la CPI...»



La procédure concernant Laurent Gbagbo à la CPI devrait connaître dans quelques semaines une autre allure. Maître Norbert Tricaud, avocat à la CPI, croit fermement que le collectif des avocats de Gbagbo devrait pouvoir avec les éléments en leur possession, obtenir sa libération...

«Lorsqu’on constate l’insuffisance des preuves contre un prévenu, la loi veut qu’on le libère. On doit donc libérer le président Gbagbo…», a fait savoir Me Norbet Tricaud.

Spécialiste des arcanes de la cour pénale internationale, où il défend le sénateur congolais Jean Pierre Bemba et suit de très près la procédure concernant l’ex-président ivoirien, Maître Norbert Tricaud a fait cette déclaration dimanche 4 août 2013 à la place de la République à Paris. Et ce, à l’invitation du Cri-panafricain de Willy Bla qui continue de tenir le flambeau de la mobilisation des patriotes ivoiriens et panafricanistes contre la forfaiture qui se joue à la CPI.

Venus de tous les arrondissements de l’île de France, et des grandes villes françaises, les panafricanistes ont occupé la place de la République pour écouter les leaders des différentes associations patriotiques. Willy Bla, Zap Krasso, Topo Léontine, Franck Lutté, Keï Vaho Martine, Ephrem Biaka Boda, pour ne citer que ces quelques infatigables combattants de l’instauration de la démocratie en Côte d’Ivoire, ont profité de l’opportunité pour donner d’importantes contributions. On notera pour l’essentiel qu’ils ont tous fait chorus pour dénoncer le parti-pris flagrant de la CPI contre Laurent Gbagbo.

Que va chercher Soro à Gagnoa?

Ils n’ont pas par ailleurs manqué d’indexer la communauté internationale totalement impuissante face à la dictature du régime Ouattara qui continue d’opprimer et d’affamer impunément les Ivoiriens. Actualité oblige, ils se sont aussi prononcés contre l’indécence de la volonté de M. Guillaume Soro d’aller en visite sur les «terres» de Laurent Gbagbo à Gagnoa. Alors qu’il l’a trahi en contribuant à la chute de son régime, bien que ce dernier lui ait tout donné et ouvert son coeur. «Les esprits des fils et filles de Gagnoa qui sont tombés sous les balles assassines de la rébellion et du régime de Ouattara attendent Soro à Gagnoa pour lui souhaiter bon vent…», a martelé à ce sujet Zap Krasso du Cojep France.

Des témoins vont déposer en faveur de Gbagbo

Maitre Norbert Tricaud, l’invité spécial de la manifestation conclura pour sa part cet important rassemblement par ces mots : «la CPI insiste. Mais je peux vous dire ici ce soir (anvant-hier dimanche, ndlr) que le président Laurent Gbagbo va être libéré. Je vous informe que des journalistes européens qui ont compris la cause du président Gbagbo sont allés récemment lui rendre visite il y a quelques jours. Ils lui ont passé le message que d’autres témoins sont en train de se lever pour totalement balayer les accusations de la CPI. Nous collectifs d’avocats allons faire venir d’autres témoignages. Soyez tranquilles, nous allons bientôt ridiculiser la cour pénale internationale…»

 

Augustin Djédjé, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"

 

Source: CAMEROONVOICE

LES COULEURS DE LA DICTATURE OUATTARA: APPIA SOPHIE MEMBRE DU SG DU FPI ARRETEE

 

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Mme Appia Sophie, Membre du secrétariat général du Fpi précédemment en exil à Lomé et qui était rentré à Abidjan depuis le 27 février à été arrêté ce jour à 17h, à Noé, la frontière ghanéenne. Elle était retournée depuis trois semaines à Lomé pour prendre le reste de ses affaires.

Ouattara compte donc meubler le vide entraîné par la libération de certains prisonniers politiques en arrêtant de nouveau des cadres du Fpi. Sinon, comment expliquer les motivations de nouvelles arrestations?!

 

Source: Page Facebook Steve Beko II

DECLARATION DE L'AIRD RELATIVE A LA LIBERTE PROVISOIRE ACCORDEE A DES PRISONNIERS POLITIQUES EN COTE D'IVOIRE

 

côte d'ivoire,déclaration de l'aird relative à la liberté provisoire accordée,à des prisonniers politiques en côte d'ivoire,éric kahé,aird,06 août 2013 le comité de direction (codir)


Le lundi 5 Août 2013, la justice ivoirienne a accordé la liberté provisoire à 13 personnalités ivoiriennes proches du président Laurent Gbagbo, portant ainsi à près de 46 le nombre de compatriotes bénéficiant de cette décision depuis le 11 avril 2011, si l’on tient compte des 25 cas de novembre 2011 et des 8 cas du 20 décembre 2012.

Malgré le caractère injuste de ces longues détentions dans des conditions difficiles, pour des personnalités majoritairement sexagénaires, nous nous en réjouissons non seulement pour ceux qui recouvrent leur liberté mais pour leur famille et la nation en raison des  chances de cohésion et de normalisation à elle ainsi offertes.

L’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) :

  • prend acte de cette décision de libération conditionnelle présentée comme essentiellement judiciaire, à la demande de la chambre d’accusation;
  • se réjouit de ce que les magistrats en viennent enfin à privilégier la présomption d’innocence qui veut, dans ce cas, que l’emprisonnement soit l’exception ;
  • félicite les camarades qui bénéficient de cette libération pour l’exceptionnel courage dont ils ont fait preuve en gardant les liens constants avec la dignité et leurs convictions dans leur aspiration à une Côte d'Ivoire démocratique, républicaine et débarrassée de toute politique de haine ;
  • remercie les Ivoiriens de tous bords politiques pour leurs efforts en faveur de la décrispation, condition incontournable pour le développement de la Côte d'Ivoire.

Rappelant qu’en plus du président Laurent Gbagbo détenu à la Haye, des centaines d’autres compatriotes croupissent encore en prison pour des fautes que la plupart n’ont jamais commises, la direction et les militants de l’AIRD leur assurent de leur solidarité fraternelle et militante, notamment à l’ex-première dame, Mme Simone Ehivet Gbagbo, au camarade Charles Blé Goudé, ainsi qu’à tous les membres des ex-FDS qui ont cru, de bonne foi, répondre à l’appel du devoir républicain à travers le respect de la Constitution et aux  nombreux prisonniers politiques anonymes de cette crise sans précédent en Côte d’Ivoire.

À l’aube du 53ème anniversaire de la proclamation de notre indépendance et plus de deux ans après les horribles évènements de la crise dite postélectorale qui a parachevé en réalité une décennie de douleurs et de drames, l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) exprime sa compassion à toutes les victimes de ces turbulences tragiques et à leurs parents.

L’AIRD invite la Communauté internationale à un devoir de «rattrapage moral» envers la Côte d'Ivoire, en raison de sa part de responsabilités dans la situation de ce pays. Elle doit continuer à rester vigilante sur les questions élémentaires, préalables à la normalisation de la vie politique dans tout pays, questions que l’opposition est pourtant obligée de continuer à négocier avec les autorités ivoiriennes, notamment :

- le  retour sécurisé de tous les exilés qui passe par la levée des mandats d’arrêt visant des personnalités politiques pour délit d’opinions ou de convictions, dans le seul but de les faire taire ;

- les questions sécuritaires, pourtant banales et régaliennes, comme  le désarmement des FRCI et l’encasernement des militaires; la démobilisation des Dozos; la réhabilitation des policiers et gendarmes dans leurs missions ; la libération des domiciles et des biens confisqués ainsi que du dédommagement des victimes; la protection des personnes et des biens ; l’arrêt des persécutions, des arrestations arbitraires, des enlèvements et des tueries, et la protection des personnalités de l’opposition ; l’arrêt des expropriations foncières dans les zones forestières;

- l’adoption d’une loi de réconciliation nationale déclinée en trois volets:

a) une amnistie respectueuse des exigences de justice équitable et pour tous,

b) la reconstruction,

c) la réparation des préjudices.

- le retour à un jeu démocratique républicain, aux droits des syndicats et partis politiques de se réunir et d’exercer librement toutes leurs activités sur l’ensemble du territoire national avec un accès équitable de tous aux medias d’État;

- le respect, par le Gouvernement ivoirien, des résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU et de la feuille de route de l’Union Africaine ;

- la définition d’un statut de l’Opposition ainsi qu’une nouvelle loi sur le financement des partis politiques et des candidats à l’élection présidentielle ;

- le respect de l’état de droit et du fonctionnement des institutions en vue de la bonne gouvernance afin de lutter ensemble contre la corruption qui gangrène plus que jamais le pays ;

- le respect des dispositions pertinentes de la Constitution avec un accent particulier sur l’interdiction de contraindre un Ivoirien à l’exil ;

A l’heure où, la justice, traditionnellement rendue au nom du peuple, commence - quoiqu’encore timidement - à assurer sa partition en direction du droit et de la réconciliation, il ne reste au politique qu’à s’engager dans la voie de la normalisation.

Pour que la Côte d'Ivoire se revête des habits de la démocratie au regard du minimum de normes universellement admises. Juste ce minimum.


Fait le 06 Août 2013.

Le comité de Direction (CODIR)

jeudi, 08 août 2013

BEN SOUMAHORO: ALASSANE DRAMANE OUATTARA, POURQUOI PROVOQUEZ-VOUS LES IVOIRIENS?


ALASSANE OUATTARA. UNESCO.jpg


En l’an de grâce 1990 Alassane Dramane Ouattara déclare au cours d’une conférence de presse dans les locaux de la BCEAO à Abidjan-Plateau, que s’il avait un parti unique en Côte d’Ivoire il ferait des miracles. Le multipartisme venait d’être réintroduit dans le système de gouvernement de la République  (Avril 1990), après des revendications et des manifestations consécutives aux décisions d’application des mesures économiques et sociales impopulaires imposées par les institutions financières internationales au gouvernement de Félix Houphouët-Boigny et après «  l’échec  » des plans successifs de Moïse Koumoué Koffi et Arsène Assouan Usher . Alassane Dramane Ouattara réclamait le retour au parti unique, quelques mois à peine après son historique abrogation par Félix Houphouët-Boigny lui-même et par le PDCI-RDA. Alassane Dramane Ouattara qui n’était pas encore Premier Ministre  mais seulement président d’un obscur organisme inventé par lui-même pour soit disant redresser l’économie nationale malade, a tourné en ridicule les plans de Moïse Koumoué Koffi et Arsène Assouan Usher  pour mieux atteindre son objectif : celui de devenir chef du gouvernement de la République. Malgré le puissant appui occulte dont il bénéficiait auprès de Félix Houphouët Boigny, Alassane Dramane Ouattara a tenu à garder son poste de gouverneur de la BCEAO à Dakar, parce qu’il n’était pas totalement assuré du succès de son entreprise. Il faut simplement retenir que l’homme voulait un parti unique pour la simple et bonne raison que l’opposition qui avait réussi à déstabiliser le grand Félix Houphouët Boigny, lui faisait déjà peur. Tout son comportement et sa méthode de gouvernement ont démontré par la suite qu’Alassane Dramane Ouattara n’était pas et n’avait aucune chance de devenir un démocrate : arrestation de Laurent Gbagbo en 1992, introduction de la carte de séjour pour les étrangers, imposition du certificat de nationalité pour l’obtention de la carte Nationale d’identité, collecte des taxes et impôts par des agents encadrés par les forces de l’ordre, pressions extraordinaires sur les opérateurs économiques Libanais pour des paiements d’impôts anticipés, menaces permanentes sur les enseignants dont les salaires avaient été réduits de moitié, dissolution de la Fesci sous Soro Guillaume, mise sous le boisseau des partis d’opposition par une loi anticasseurs, confiscation et musèlement de la presse et de l’audiovisuel par une loi liberticide, arrestations extrajudiciaires courantes, délits d’initiés, vol et détournement du budget à grande échelle, ect…Tout cela se passait entre 1989 et 1993. Déjà !

En ce qui concerne la gouvernance actuelle de Alassane Dramane Ouattara, il est temps de mettre les barres aux « t » et les points sur les « i » devant l’inflation galopante des fautes, crimes et mensonges d’un homme qui a introduit la violence, la fraude électorale, la haine de l’autre, le vol institutionnel, le mépris de la vie humaine, une croyance narcissique hypertrophique  en sa seule et unique personne,  qui le rend dangereux. Si vous ne connaissez pas Ouattara, lisez la petite histoire qui va suivre et vous aurez tout compris : « Un homme se mire dans une glace. Mon Dieu ! S’écrit-il. S’il existe un homme plus beau que moi, je voudrais qu’on me le présente ». Pour Ouattara, tous les Ivoiriens sans exception sont nuls. A partir de quoi, il s’est octroyé le droit de nommer n’importe qui n’importe où pour faire n’importe quoi. Tout cela n’a aucune importance pour lui puisque tout le monde est nul. Et il croît tout seul pourvoir faire au vice l’hommage de la vertu. Imaginez une salle de classe où le professeur pose a ses élèves une question piège : « Savez-vous la différence entre Dieu et Alassane Ouattara ? » Réponse, non. Solution : « Dieu lui, ne se prend pas pour Alassane Dramane Ouattara. » Laissons là ces aspects du caractère de ce personnage singulier, pour la simple et bonne raison que les médecins conseillent de ne pas interpréter une posture qui entre dans la pathologie psychiatrique. Cet homme là a introduit aussi dans notre pays une pratique qui elle, fera durablement beaucoup de mal à nôtre démocratie naissante et à la paix. « Si je perds les élections c’est qu’on aura organisé des fraudes massives ». Cela s’appelle une prédiction créatrice. Aujourd’hui, Alassane Dramane Ouattara a profité du fait avéré que l’opposition tout entière ressemble désormais à un théâtre d’ombres pour asséner ses vérités et tirer à son seul profit les bénéfices de ses théories fumeuses et dangereuses. Il ne faut pas s’y tromper. Pour moi le PDCI-RDA fait aussi partie de l’opposition. Mais il semble être le seul à ne pas le savoir.  Tous les observateurs sérieux ont fini par se rendre compte que Alassane Dramane Ouattara n’avait aucun plan pour gouverner la Côte d’Ivoire. Quand il arrive dans ce pays en 1989, il trouve en place un Félix Houphouët-Boigny déjà diminué, un gouvernement affaibli par la crise systémique mondiale mais il s’aperçoit aussi que pour ne pas être débordé, le Président Félix Houphouët-Boigny a institué une organisation du gouvernement qui avait donné tous les pouvoirs à quatre personnalités dont les activités tournaient autour de la DCGTX.

Antoine Césaréo régnait alors en Grand Maitre de l’ordre de ce « gouvernement de l’ombre », auquel Félix Houphouët-Boigny avait donné tous les pouvoirs d’une primature véritable.  Il ne manquait plus qu’un décret pour donner une réalité politique à cet organe technique informel. Pour sauver les apparences du régime Présidentialiste, le Président Félix Houphouët-Boigny n’a jamais signé ce décret. Cette « équipe de surdoués » comptait donc : Antoine Césaréo DCGTX, Alain Belkiri Secrétaire Général du gouvernement, Guy Nairay Directeur du cabinet du Président de la République  et Norbert Kouakou DG de la CAISTAB. Un point, un trait. Le vrai gouvernement de la République  réduit à la portion congrue, ressemblait à un ectoplasme et aucun Ministre  n’osait porter la contradiction à Antoine Césaréo, qui avait fini par devenir le vrai patron du pays. Il était trop exemplaire et trop puissant pour durer. Son règne prendra fin très vite, dès que Dominique Nouvian Folloroux aura pris pieds au palais Présidentiel auprès de Félix Houphouët-Boigny. Mais ceci est une autre histoire... Quand Alassane Dramane usurpe le pouvoir en avril 2011 dans les conditions qui n’ont échappé à personne, il n’a en tête qu’une seule formule de gouvernement : le modèle Antoine Césaréo. Alassane Dramane Ouattara ne nourrit alors qu’un seul projet ; faire revenir Antoine Césaréo pour reproduire le même schéma Houphouëtien de l’époque glorieuse. Mais il y a un os. Dominique Folloroux qui voyait en Césaréo un obstacle à ses projets politiques, était à la base de la rupture du contrat personnel non écrit qui liait Félix Houphouët-Boigny à l’ingénieur-général Français. Cet homme exceptionnel qui avait fini par aimer profondément Félix Houphouët-Boigny, quitte la Côte d’Ivoire les larmes aux yeux mais il avait au moins compris d’où venait le coup de boutoir de son « expulsion ». Comme Alassane Dramane Ouattara n’avait aucun autre plan pour exercer le pouvoir dans un pays qu’il ne connait pas, la réhabilitation d’Antoine Césaréo est devenue incontournable à ses yeux. Et il a dû l’imposer à son entourage et même à son épouse. A moins que ce ne soit l’inverse. Mais c’est bonnet blanc – blanc bonnet. Ou alors Amadou Gon Coulibaly et Serrey Eiffel anciens adjoints de Césaréo à la DCGTX ont pu être les fers de lance du retour de leur ancien Mentor. Toujours est-il que l’équipe se reconstitue. Pas forcément avec les mêmes. Alain Belkiri n’a pas accepté l’offre, Guy Nairay et Norbert Kouakou sont morts mais Nicolas Sarkozy de Nagy Bosca qui a installé de force Alassane Dramane Ouattara au pouvoir, trouve des solutions rapides : ainsi le « Shadow Cabinet » de Ouattara se compose comme suit :

- Antoine Césaréo : Ministre  des Travaux Publics, Ministre  des affaires étrangères et du commerce international de la Côte d’Ivoire.

- Phillipe Serey Eiffel : Ministre  des finances de la Côte d’Ivoire.

- Général Claude Réglat : Ministre  de la défense de la Côte d’Ivoire.

- Général Marc Paitier : Ministre  de l’intérieur de la Côte d’Ivoire.

- Christian Delmotte : Ministre  de la santé de la Côte d’Ivoire.

- Anne Meaux : Ministre  de la communication  de la Côte d’Ivoire.

- Cédric Lombardo : Ministre  de l’environnement de la Côte d’Ivoire que Dominique Folloroux a ramassé au palais pour récompenser sa mère Liliana Lombardo  d’avoir trahi Simone Gbagbo son amie inséparable.

- Jean Louis Blanc : Ministre  chargé du parc automobile du palais présidentiel.

- Fréderic Bedin : Ministre  chargé des grands événements de la Côte d’Ivoire.

- Olivier Payet : Ministre  des cuisines du palais présidentiel – ancien chef cuisinier de l’hôtel Tiama et beau-cousin de Dominique Folloroux.

- Dominique Nouvian Folloroux Ouattara : Super-Ministre  et chef auto proclamé du gouvernement de l’ombre.

Apres quoi vous aurez compris pourquoi Alassane Dramane Ouattara se fout totalement d’avoir un gouvernement compétent, efficace et national. Quelques « bougnoules » lui suffisent pour faire illusion sur le plan international alors que le vrai pouvoir est ailleurs. Une Mercedes Benz, une 4 X 4, une Résidence de fonction, une secrétaire parfois très particulière, quelques maitresses, des conférences à l’Etranger sans compte-rendus, les gros plans de la RTI pour frimer au quartier, quelques costumes de chez Francesco Smalto suffisent au bonheur de ces nègres fascinés par les apparences. La Cote d’Ivoire ? On s’en fout ! Les raisons profondes des choix qui peuvent surprendre et même choquer  viennent de ces dispositions que l’on vous cache. J’ai décidé de vous faire découvrir quelque uns de ces Ministres-tocards, en essayant de ne pas trop blesser leur vanité. Evidemment la liste n’est pas exhaustive et le choix a été tiré à la courte paille.

ADAMA TOUNGARA :

De tous ces Ministres  corrompus et incompétents, le pire n’est pas Adama Toungara qui est placé aujourd’hui sous les feux de la rampe pour avoir perdu le tiers de son ministère et la totalité de son honneur. Parce qu’en fait, comment supporter la présence de ses collègues qui le regarderont désormais avec des yeux de merlans frits tous les mercredi Matin, sans écoper d’une poussée d’hypertension artérielle ? Pourtant  Adama Toungara est le seul à qui une telle mésaventure n’aurait jamais dû arriver aujourd’hui. Directeur Général de PETROCI dans les années 1970 et éminence grise du même Ministère des mines, il avait réussi à se faire « virer » par Félix Houphouët-Boigny qui pourtant lui portait une réelle affection. L’homme a été brutalement remplacé alors par Daouda Thiam Ministre  des mines du Général Robert Guéi après le coup d’Etat de 1999 et actuel conseiller spécial de Alassane Dramane Ouattara pour les mines. Chaque Ivoirien sait maintenant que c’est Adama Toungara qui a conduit à la découverte du pétrole au large de Grand-Bassam ce qui a emmené Félix Houphouët-Boigny à boire le premier verre de champagne de sa vie. L’histoire ne dit pas si le champagne était du « Trouillard ». Personne ne peut m’expliquer comment Adama Toungara peut encore avoir commis les mêmes fautes au même endroit. Les détracteurs de l’ingénieur du pétrole diplômé de l’université de Californie disent de lui qu’il est atteint d’une propension congénitale et maladive au gaspillage, à la luxure et à la concussion.  Ses amis eux, sont profondément choqués et déçus. 

ALAIN LOBOGNON :

Un homme sorti de nulle part et qui aspirait déjà en 1995, à devenir le Président des Jeunes Républicains (RJR) alors que pour la fonction il avait été frappé par la date de péremption, parce qu’il avait au moins 40 ans. Aucun jeune de l’époque n’avait envie de se voir représenté par cet extraterrestre qui semblait avoir été lobotomisé à la suite de troubles invisibles à l’œil nu. Alain Lobognon le bien nommé sortait sans doute du laboratoire du Docteur Frankenstein (version Boris Karloff) et son allure faisait peur aux jeunes républicains qui étaient habitués à d’autres standards de représentations physiques. Pour ne pas vous torturer davantage, il faut dire tout simplement que « la tête » du candidat Lobognon ne leur convenait pas. Et Alain Lobognon qui venait de Port-Bouet comme « Godzilla » venait de la mer, fut brutalement jeté par l’électorat jeune du parti dans un fracas épouvantable. Alain Lobognon que personne ne voulait connaître ni avant ni après l’élection, est arrivé quatrième et dernier après Touré Vazoumana troisième, Amadou Coulibaly deuxième et Odjé Tiakoré qui a eu la faveur des votants au congrès de Daloa en 1996. Dès lors, la trappe s’est ouverte sous les pieds d’Alain Lobognon  qui n’est plus entré dans aucun calcul du RDR. Alors que l’on croyait que la nuit s’était étendue sur ces projets,  la créature du Docteur Frankenstein refait surface au milieu de la rébellion de 2002 où il fait merveille parce qu’il a le physique de l’emploi. Il s’accroche désespérément à Soro Guillaume et sa fidélité au « maître des ténèbres » de Bouaké  lui vaudra d’être nommé Ministre  dans un cafouillage indescriptible peu après Linas-Marcoussis. Par la suite tout le monde aura compris qu’il a été maintenu au gouvernement au double motif qu’il appartenait au clan des « Soro Boys » et qu’il était Krou, argument en béton pour servir de faire-valoir à la secte tribale nordiste du RDR. Vous avez sans doute remarqué que personne n’a parlé de diplôme, de qualification ou même de compétence. Ce n’est pas nécessaire parce que le monde de Ouattara a donné un autre sens et un autre contenu au mot «  technocrate ». Il suffit d’arriver dernier à une élection, avoir du sang sur les mains, n’avoir rien dans la tête pour être coopté par ceux qui vous ressemblent, « And So On ». Ce ne sont pas les exemples qui manquent, même au sommet du RDR et du gouvernement lui-même.

Alassane Dramane Ouattara ne sait pas que la Côte d’Ivoire existait avant lui et qu’elle continuera bientôt de vivre après lui et sans lui. Que ses amis lui demandent de faire un peu attention, parce que les Ivoiriens ne sont pas des « bougnoules ». Ils ne disent rien pour l’instant. Mais pour combien de temps encore ?

BRUNO NABAGNÉ KONÉ :

Les preuves de l’incompétence de Koné Bruno s’étalent sur tous les murs de Côte d’Ivoire Telecom et Orange, au point que les Français ont étés obligés de le ramener discrètement en France en attendant des jours meilleurs pour son Mentor Alassane Dramane Ouattara. Je pensais que la promotion-canapé était exclusivement réservée aux femmes. C’était mal connaitre les pratiques du clan Ouattara. Il existe là-bas ce qu’on appelle « la collaboration horizontale », délit répandu à tel point qu’il n’est pas rare de constater qu’un Ministre  légalement marié se croît en droit de faire montre de sa virilité procréatrice à l’endroit d’une conseillère spéciale du Chef de l’État au demeurant nièce directe du même chef de l’État. Ce n’est pas grave puisque Monsieur le Ministre  Bruno Koné, Mademoiselle la conseillère spéciale Touré Masséré et la croisière de Magellan s’amusent. Des bébés peuvent naître dans cette administration joyeuse pendant que « les blancs travaillent ».

KANDIA KAMISSOKO CAMARA :

La preuve évidente du mépris d’Alassane Dramane Ouattara pour l’État, la République  et le Peuple Ivoiriens se matérialise dans la nomination de Kandia Kamissoko Camara en qualité de Ministre  de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique. Rien au monde ne peut objectivement justifier un tel choix sinon la triple volonté d’Alassane Dramane Ouattara de punir les Ivoiriens pour l’avoir rejeté dès le départ de son aventure ubuesque de conquête du pouvoir d’État en Côte d’Ivoire, de ne l’avoir pas aimé, et de l’avoir renvoyé à ses origines qu’il avait honteusement reniées. Kandia Camara elle est Ivoirienne, marié à un Guinéen descendant d’une grande famille ayant servi loyalement la République  de Côte d’Ivoire. Kandia Camara est même inscrite en bonne place au palmarès national du sport. Au plan politique son seul fait de guerre a consisté à créer une petite ONG sans militant et sans membre du nom de CORACEF à l’intérieur du PDCI-RDA dans les années 90. CORACEF était un organe fantôme inopérant dans la mesure où le PDCI ne reconnait jamais les courants. Sentant assez rapidement que le PDCI allait le jeter, elle s’est précipitée fort opportunément dans les bras du RDR qui venait de naître en 1994. Voici pour la « brillante carrière politique » de la non moins brillante handballeuse. En dehors de cela, elle s’était plutôt illustrée par des actes passablement impudiques au bahut de Bouaké sur ces congénères internes qui l’avaient surnommée « Wara ». Kandia Camara qui possède un culot incommensurable que j’ose qualifier de professionnel  avec votre permission, a prétendue qu’elle avait fait des études pour enseigner l’Anglais alors qu’elle n’a jamais parlé un traître mot de la langue de Kate Middleton. Elle s’est solidement accrochée à la famille Ouattara pour se frayer un chemin dans la secte tribale du RDR dont elle est devenue assez rapidement un membre influent. Son manque total de « classe » et son agressivité sur les plateaux de télévisions ont fait la joie du Mentor du RDR qui s’est cru obligé de récompenser Kandia Camara en nommant de ce fait la femme la plus mal éduquée de la République  au Ministère du même nom. L’affaire est tellement grave qu’elle a laissé les enseignants d’abord, la communauté internationale ensuite sans voix. Les Ivoiriens qui la connaissent bien se sont écriés « Mon Dieu qu’est ce qui nous arrive ! ». Pour insulter l’intelligence des Ivoiriens Ouattara n’aurait pas pu trouver pire. Seul point positif de la nomination de Kandia Camara au gouvernement de la République, le développement exponentiel du commerce des mèches à tissages Brésiliennes et Nigérianes et des produits cosmétiques éclaircissants du Ghana. Le pouvoir d’achat de « Wara » a changé ! Ma sœur, Ministre  là c’est doux deh !

HAMED BAKAYOKO :

Très peu de choses pour camper le personnage. Il n’était rien avant, il n’est rien après, sauf qu’on signale assez régulièrement à l’attention des Ivoiriens qu’il a fait de sommaires et fugaces études de Médecine en Haute Volta, qu’il est un danseur émérite de « Ndombolo » et de « Bachégué », qu’il est un loubard professionnel, et un tenancier de bars en Côte d’Ivoire et en France Rue de la Croix-Nivert à Paris, savamment introduit par ce fait dans les milieux de la pègre ; en somme notre petit Al Capone quoi ! Je vous ordonne donc d’être fiers de nôtre Grand Ministre  de l’Intérieur. Mais il y a quand même une tâche au milieu de ce beau tableau. Hamed Anliou Bakayoko est quand même celui qui a conduit « le commando » qui a mis fin à la vie de l’Etudiant Thierry Zébié. Pourquoi cette accusation qui lui met du sang sur les mains revient-elle de manière si récurrente sans qu’il ne se trouve personne pour la démentir ou pour l’expliquer ! ? C’est tout cela qui fait de Hamed Bakayoko « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». Voilà comment ça se passe maintenant qu’il est le premier flic et le premier loubard de la République .

Pour le Ministre  de l’Intérieur et de la sécurité de Alassane Dramane Ouattara :

- Quand un homme parle seul c’est qu’il est habité par une grande angoisse. Il faut qu’il en trouve les raisons. N’oubliez pas qu’il y a des caméras de surveillance partout y compris dans votre salle de bain, quand vous en possédez une.  

- Quand deux personnes se parlent cela s’appelle un échange. Ca peut poser problème, on se sait jamais, c’est inquiétant. 

- Si trois personnes se rencontrent pour bavarder, normalement cela s’appelle une conversation. Mais cela peut être convivial ou dangereux. La prudence est recommandée aux services.

- Quand quatre personnes se rencontrent pour ce concerter c’est forcément un complot. Le CCDO est aussitôt alerté. Mais la conspiration est forcément Gbagboïste.

- Cinq personnes réunies dans une unité de lieu et de temps, Mon Dieu c’est un coup d’État de préférence ourdi par les pro-Gbagbo.

- Quand les intrigants sont au nombre de six et plus c’est automatiquement une révolution des « anciens mercenaires libériens » pro-Gbagbo. Toutes affaires cessantes il faut supplier « Licorne et ONUCI » d’intervenir.

A cela il faut ajouter l’adoubement de ses « frères de lumière » les Francs-mâcons, la promotion des homosexuels, la protection de la fratrie Ouattara, le contrôle et la gestion par le Super-Ministre  des enlèvements quotidiens d’opposants pro-Gbagbo, des exécutions extrajudiciaires, des disparitions de paisibles citoyens, et des coups tordus ordonnés par Alassane Dramane Ouattara lui-même. Ainsi va la sécurité « façon HamBak-Magellan » dans notre beau pays.

GAOUSSOU TOURÉ MULTIPRODUITS :

Il est assez surprenant qu’un Banquier même autoproclamé et funambule de la finance comme Alassane Dramane Ouattara ne se soit pas aperçu avant de le nommer au gouvernement, qu’un de ses Ministres  en l’occurrence Gaoussou Touré a été failli deux fois et renvoyé de la SGBCI où il avait participé à des malversations importantes qui auraient dû le conduire à la MACA pour au moins 20 ans. Ces faillites frauduleuses étaient liées à la mauvaise gestion de ses affaires personnelles qui l’ont emmenée à spolier les pauvres paysans du Nafana de plusieurs Milliards de F.CFA dûs au titre de plusieurs récoltes impayées d’anacardes (Noix de Cajou). De plus, le désormais Ministre  des transports a détourné tous les fonds de la COOPEC d’Odienné montée avec l’argent des cadres, sans jamais rendre des comptes aux actionnaires. Comment un banquier central devenu Président de la République  d’après lui peut-il ignorer ces faits punis par la loi et qui classent son futur Ministre  au rang des pires malfrats du pays ? Sous le régime de Laurent Gbagbo, le truand Gaoussou Touré multiproduits qui aspirait à devenir Président du Conseil Général du Denguélé, a vu sa candidature annulée par une décision de justice. Les Odiennéka ont ainsi été sauvés de ses projets funestes. Comment Alassane Dramane Ouattara a pu ne pas s’apercevoir qu’il avait affaire à un escroc patenté ? Bien sûr qu’il savait ! Mais Alassane Dramane Ouattara se fiche totalement des lois Ivoiriennes établies avant lui et il avait de surcroît une dette à payer à son  grand et généreux protecteur Lamine Diabaté qui est en fait l’oncle de « Massogbai », l’épouse de Gaoussou Touré. D’autre part, contre toute attente la répartition nouvelle des attributions au gouvernement a transféré à Monsieur Gaoussou Touré des décisions qui revenaient de droit au Ministère des infrastructures économiques. Les magouilles ne se sont pas faites attendre : attribution du deuxième terminal à conteneurs du Port autonome d’Abidjan, réaction bien comprise de Jean Louis Billon, cour de Justice de l’Uemoa, Martin Bouygues, Vincent Bolloré et consorts, charivari au gouvernement, corruption galopante au bord de la lagune Ébrié , silence pesant de Alassane Dramane Ouattara, qui savait pertinemment, qu’on en arriverait là avec son Ministre  Gaoussou Touré. Alassane Dramane Ouattara doit apprendre à respecter les Ivoiriens.   

RAYMONDE GOUDOU COFFIE :

Madame Raymonde Goudou Coffie dont personne n’a jamais remarqué le militantisme au RDR, s’est brusquement retrouvée « scotchée » dans une suite-junior de la République  du Golf, où elle s’est distinguée par son agitation particulière et ses propos agressifs à l’encontre des proches de Laurent Gbagbo et du Président en exercice qu’il était au moment de son arrestation en 2011. Voici ce qu’elle déclarait alors, exactement au moment où Laurent Gbagbo était emmené dans sa première prison à l’Hôtel du Golf avec son épouse Simone. Madame Raymonde Goudou Coffie était hystérique. Aux dires des témoins oculaires, elle bavait de rage : « Je savais que Wattao allait nous trahir. Il a laissé cet imbécile vivant au lieu de le bousiller »  dixit Raymonde Goudou. Laurent Gbagbo n’a pas été tué, n’en déplaise à Madame Goudou Coffie. Mais on aura remarqué sa macabre détermination. Pourtant personne ne connaissait cette pharmacienne Alassaniste zélée, dans les cercles du pouvoir Gbagbo.  Par conséquent personne, à fortiori  Laurent Gbagbo, n’a pu lui faire du mal. Il faut savoir que chez les Ouattara il faut toujours montrer « patte blanche » pour comprendre le comportement et les propos de cette dame au demeurant charmante. Pour mieux comprendre encore le cas Raymonde Goudou, il faut savoir que comme son patron Alassane Dramane Ouattara, elle a quelque chose à cacher dans son rapport à la Nation Ivoirienne. Raymonde Goudou épouse Coffie est Française de naissance, d’un père Antillais Goudou Charles. Cet homme, le père biologique de Raymonde était très connu en Côte d’Ivoire où il a résidé pendant de nombreuses années… Pourquoi n’en parle-t-elle jamais ni en public ni en privé ? Voici au moins une preuve qu’elle n’est pas apatride comme son patron Alassane Dramane Ouattara. Alors, qu’est ce qui la fait courir la Raymonde Goudou, au point d’en vouloir à un tel degré à Laurent Gbagbo qui ne la connait même pas ? 

ANNE DÉSIRÉE OULOTTO :

La mythomanie, la cleptomanie, la capacité de dissimulation, l’opportunisme bruyant, sont les qualités indispensables pour faire partie du cercle concentrique le plus proche de ce « Président » qui est passé maître dans l’art de mentir avec l’autorité de l’Etat. A ce jeu là, Anne Désirée Oulotto s’est supérieurement surpassée au point de devenir la « bonne à tout faire » de madame Dominique Ouattara. C’est en partie ce qui explique son transfert au Ministère de la famille (Quelle famille ?), de la femme et des « Children of Riviera Golf ». En dehors de sa lourdeur intellectuelle et de sa faiblesse morale, sans compter l’incompétence qui hélas ne lui est pas exclusive dans le panier à crabes du « Dramanistan », il faut reconnaître son mérite d’avoir su s’émanciper du dictat de la mensuration… Peut  être est-ce bon de s’arrêter là aujourd’hui par charité Chrétienne, pour les raisons que vous ne savez pas.

NATIONALITÉ ET RÉFORME FONCIERE. 

Après nous avoir imposé un gouvernement nul, inutile, incompétent et inefficace auquel il convient de substituer le cabinet Français de l’ombre qui gouverne réellement la Cote d’Ivoire, voilà qu’Alassane Dramane Ouattara veut nous imposer une réforme foncière au bénéfice de ses frères Mossi à travers un réexamen de la loi sur la nationalité. Alassane Dramane Ouattara est logique avec lui-même. Quand il parle d’apatridie il a raison, mais ce qu’il veut cacher, c’est qu’il est le seul apatride de ce pays. Il n’est pas Ivoirien et il a en même temps renié son pays la Haute Volta, ses parents et son honneur. Il n’y a pas de meilleure définition de l’apatride. Souvenez-vous. Alassane Dramane Ouattara est le premier et le seul intervenant au forum de la réconciliation de 2001 à avoir utilisé le terme apatride pour expliquer son propre statut. Vouloir maintenant étendre son usage à un demi-million de Mossi nés sur notre sol est une forfaiture, une imposture et une méconnaissance du problème  de ces Mossi qui n’en demandent pas tant. Si vous rencontrez Alassane Dramane Ouattara, dites lui d’arrêter son numéro de « Djinamory». S’il continue sa prestidigitation politique insensée, les Ivoiriens vont perdre leur sens de l’humour et ça risque d’aller mal pour lui. A force de vouloir pousser toujours plus loin la provocation, il va finir par connaître et subir la vraie nature du peuple Ivoirien.

Parmi les enfants de ce pays, il y a des personnalités qui parlent peu. Quand elles réagissent à un problème ou à une situation, il faut nécessairement en prendre la mesure et raison garder. Mais chacun de nous sait que Alassane Dramane Ouattara et la raison ne font pas bon ménage. Et comme il ne connait personne dans ce pays, je me fais un devoir de lui présenter Gaston Ouassenan Koné et le prie de m’en être reconnaissant.

Général de gendarmerie à 32 ans, Ministre , plusieurs fois Ministre  de la sécurité, d’une efficacité redoutable, qui a inspiré des chansons restées célèbres dans les répertoires de supers-stars de notre show business, ambassadeur en Argentine, député depuis plus de 20 ans, Maire de Katiola ayant tenu la dragée haute au vieux et valeureux Général Ouattara Thomas Daquin dans la région du Hambol, Président du groupe parlementaire PDCI-RDA, un Président toujours posé et conciliateur, sous le nez et à la barbe duquel le RDR vient d’agiter le petit Jean Louis Billon de manière grossièrement opportuniste, en lui attribuant le poste de Président du conseil régional de Katiola. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que du haut de son piédestal usurpé de Président de la République, Alassane Dramane Ouattara essaie d’imposer à la représentation Nationale et au PDCI-RDA des notions jamais usitées dans notre pays : apatridie et autres termes barbares tournants autour de la Nationalité, sans compter le gravissime problème de la Réforme Foncière d’un pays qu’il ne connaît pas et qu’il veut régler avec des arrières-pensées micro-colonialistes et macro-tribales. Il n’est alors pas étonnant qu’un homme de bon sens comme Gaston Ouassenan Koné retrouve les accents martiaux de sa jeunesse pour lui dire « Halte là, ceci est la ligne rouge » dans des termes qui ne prêtent à aucune équivoque. Mais comme je sais que Alassane Dramane Ouattara ne comprend pas bien le Français je me ferai l’indicible plaisir de lui présenter Billy Billy pour qu’il lui fasse une explication du texte que voici : « La Nationalité est un élément fondamental  de la souveraineté Nationale, c’est pourquoi son encadrement juridique ne saurait être aussi facilement rendu caduc par l’effet automatique des traités et autres accords même dument ratifiés. En notre sens, en insérant cette disposition, nos devanciers ont sans nul doute voulu nous inviter à faire preuve d’une vigilance particulière avant d’autoriser la ratification d’instruments légaux internationaux relatifs à la nationalité » dixit Ouassenan Koné.

La Cote d’ivoire n’est pas née aujourd’hui. Même s’il n’a que dédain pour ses prédécesseurs, pourquoi Alassane Dramane Ouattara cherche-t-il à imposer une loi inique à marche forcée là où les problèmes ont été réglés par les faits, par la raison et par l’histoire. Attention Ouattara, les Ivoiriens ne sont pas loin de perdre leur sens de l’humour et de la dérision. A bon entendeur…

 

MAMADOU BEN SOUMAHORO

Ancien Député Indépendant à l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire. 

2 Aout 2013

LES VICTIMES DE DUEKOUE RECLAMENT LA LIBERATION TOTALE DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES ET JUSTICE CONTRE LES TUEURS DES IVOIRIENS

 

 

côte d'ivoire,les victimes de duékoué réclament la libération totale de tous l,et justice contre les tueurs des ivoiriens,pour le collectif des victimes de duékoué,(carrefour & nahibly),emmanuel caleb le 060813

 

Les victimes de Duékoué, contrairement au vœu impie de monsieur Joël N’GUESSAN et de son gourou (vouloir imposer aux victimes de demander pardon à leurs bourreaux), ne s’abaisseront jamais pour célébrer la forfaiture qui a braqué, au sens propre, la Côte d’Ivoire en assassinant un grand nombre de ses fils. C’est pourquoi, en apprenant que quatorze personnalités viennent d’être libérées de prison par le régime en place, notre joie est minime car contrôlée et domptée dans la mesure où le «jamais vu» qu’il nous est donné de vivre avec  ces ennemis de la démocratie va finir par nous exaspérer. Qui veut savoir, a dit un savant, doit se poser et/ou poser des questions (les bonnes surtout) ; alors questions  et suggestions :   

-1° : à quoi sert-il de priver de liberté, de maltraiter en les humiliant des personnes qui n’ont pour seul tort que leur patriotisme ? Comment peut-on se permettre d’emprisonner par pure haine des citoyens  comme l’on veut et les libérer sans jugement ?

-2° : si tant est que le tort sus- cité est le seul et unique reproche que les ennemis de la Côte d’Ivoire font, dans le fond ou en réalité, à tous ces patriotes (illustres et inconnus) en prison, à quoi cela sert-il de libérer au compte- goutte des citoyens dont certains ont dignement servi la Côte d’Ivoire, ce beau pays tant envié, au plus haut niveau ? Avisez-vous désormais de ne plus être les exécutants de la haine impérialiste de la France qui s’est trouvée démasquée par le sens aigu du discernement de ceux contre qui vous vous acharnez !

-3° : n’est- ce pas vrai qu’une action commencée et non achevée, est et reste une action non accomplie, puisque demi-action en quelque sorte ou disons, un semblant d’action ? Dans le même ordre d’idée, nous, victimes de Duékoué, nous appelons toutes ces gesticulations du régime en place des demi-libérations car la libération ne sera totale que quand le dernier des citoyens ivoiriens, emprisonné pour délit de patriotisme ou d’ethnie sortira de leurs camps de concentration et quand tous nos compatriotes exilés rentreront au pays pour récupérer leurs biens mobiliers et immobiliers, leurs terres et leurs comptes bancaires. Sans oublier de libérer le pays que vous tenez en otage depuis pas moins de dix ans et qui se trouve livré par vos soins aux étrangers et toute cette racaille ambiante qui sévit au sein d’une armée dont les effectifs constamment variables dans les braquages et les crimes impunis. En outre, votre action et votre amour du prochain ne seront appréciés que le jour où la mère de tous les patriotes ivoiriens, Simone EHIVET-GBAGBO et son époux, Laurent GBAGBO, le père de la Nouvelle Côte d’Ivoire, ainsi Charles BLE GOUDE, le « golden boy » de la galaxie patriotique, seront sortis de vos geôles d’humiliation.

-4° : à quoi sert-il alors de ne point pouvoir terminer ce que l’on a commencé, comme le dit une chanson zouglou ? Devant un peuple debout pour sa libération et le respect de sa souveraineté, des imposteurs ont cru, en s’adossant à la barbarie primaire, nous faire plier en massacrant et en emprisonnant  des ivoiriens en toute impunité. Ils devraient enfin pouvoir être gagnés par la conviction qu’aucun pouvoir, aussi cruel soit-il, n’est point éternel.

Cela étant dit, les patriotes ivoiriens iront de victoire en victoire, c’est notre conviction à nous et il ne pourra  en être autrement. Aujourd’hui, ce sont des personnalités injustement emprisonnées qui sont libérées puis d’autres suivront, c’est certain : alors quand la justice, si elle existe vraiment en Côte d’Ivoire, va penser à s’occuper des auteurs des génocides de NAHIBLY, de CARREFOUR à DUEKOUE et dans l’ouest ivoirien, de même que toutes les exterminations ethniques qui ont eu lieu à ANONKOUA-KOUTE, à ABOBO, à ABOBO-DOUMIN et dans tout YOPOUGON ?

Au-delà des autorités ivoiriennes visiblement dépassées et faisant déjà partie du passé dans notre entendement orphelin de victimes, c’est aussi à madame Fatou BENSOUDA, à la Cour Pénale Internationale et à l’Organisation des Nations Unies que nous faisons aussi la présente adresse, tout en leur disant merci, vraiment grand merci de nous avoir ouvert les yeux sur ce qu’il est désormais convenu d’appeler la méchanceté humaine. Sans perdre de notre sérénité, nous capitalisons toutes ces inhumanités que des personnes et des institutions dites civilisées nous font subir.

N.B. : 

-1/ Voir en vidéo le site broussailleux du camp des réfugiés de NAHIBLY, un an après.                                 

-2/ Les squelettes d’humains découverts il y a plus de deux mois, non loin du camp des soldats marocains de l’O.N.U.et du barrage de contrôle des f.r.c.i., juste à l’arrière d’un campement d’allogènes, près de l’usine COOPASAG, route de DALOA en sortant de DUEKOUE, gisent toujours là et n’ont pas été enlevés.


Pour le collectif des victimes de DUEKOUE (CARREFOUR & NAHIBLY)

Emmanuel CALEB, le 06/08/13.