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mercredi, 26 juin 2013

LE FPI EXIGE LA LIBERATION SANS CONDITION DE KOUA JUSTIN POUR CREER UN ENVIRONNEMENT PROPICE A LA REPRISE DES NEGOCIATIONS AVEC LE GOUVERNEMENT OUATTARA


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Secrétariat Général Ordinaire - Communiqué final N°006/2013

   

1- Sur convocation du Secrétaire Général par intérim, Porte-parole du Parti, le Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien (FPI) s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 20 juin 2013, de 15h00 à 19h40, à son siège provisoire, sis à Cocody les II Plateaux, 7ème Tranche, sous la présidence effective du Vice-président par Intérim, le camarade Raymond Abouo Ndori, suppléant le Président du Parti en Mission.

2- L’ordre du jour de cette session a porté principalement sur l’examen de la situation sociopolitique.

3- Le Secrétariat Général, a ainsi examiné deux dossiers concernant la situation judiciaire de camarades détenus et un dossier sur la reprise du dialogue direct. Il endosse les conclusions.

4- Sur le premier dossier, celui de la procureure contre Laurent Gbagbo, le Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien a pris acte de ce que le lundi 03 juin 2013, la Chambre Préliminaire I de la CPI a décidé d’ajourner le délibéré de l’audience de confirmation des charges et demander au Bureau de la Procureure de fournir des informations additionnelles sur certains points des accusations ou de mener des enquêtes supplémentaires, notamment sur la structure organisationnelle des associations patriotiques et l’allégation de leur participation au plan commun visant les populations Pro-Ouattara.

5- Le Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien se réjouit que la Chambre Préliminaire I n’ait pas trouvé de preuves à l’encontre du Président Gbagbo, malgré toutes les nombreuses allégations de l’Accusation et le temps accordé pour mener les enquêtes. C’est pourquoi il déplore que la Chambre Préliminaire I n’ait pas pris acte de la faiblesse du dossier des charges en infirmant purement et simplement les accusations du Bureau de la Procureure. 

6- Toutefois, le Secrétariat Général du FPI encourage vivement la CPI à continuer de dire le Droit,  gage d’une justice équitable qui contribue fortement à restaurer sa crédibilité en Côte d’Ivoire et partout dans le monde, en prenant courageusement la décision équitable de la relaxe pure et simple du Président Laurent Gbagbo, comme le lui a demandé le Comité Central du parti le 25 mai 2013.

7- Par ailleurs, le Secrétariat Général réitère les félicitations et les vifs encouragements du FPI à l’Union Africaine (UA) et à l’ensemble des démocrates du monde qui continuent de se mobiliser pour que justice soit faite au Président Laurent Gbagbo, déclaré vainqueur de l’élection présidentielle de novembre 2010 par le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire.

8- Sur le deuxième dossier, le Secrétariat Général du FPI a appris avec consternation et exaspération l’enlèvement du camarade Koua Justin, leader de la  Jeunesse du Front Populaire Ivoirien, le Vendredi 07 Juin 2013, à son  Quartier Général, aux environs de 19 heures. Il s’insurge contre le fait que cet enlèvement, opéré par des éléments du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO, créé pour lutter contre la grande criminalité), s’est fait évidemment en dehors de toutes réglementations républicaines pertinentes. Présenté à un juge d’instruction le lundi 10 Juin 2013, Koua Justin a été inculpé et placé sous mandat de dépôt avec un dossier absolument vide. 

9- Le Secrétariat Général condamne avec la plus grande énergie cette propension du pouvoir actuel à mener les Ivoiriens dans une impasse dictatoriale où la mauvaise gouvernance sécuritaire le dispute à l’état calamiteux des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire.

10- Le Secrétariat Général prend une fois encore à témoin la Communauté Nationale et Internationale sur le fait que cet enlèvement, digne d’un état « hors la loi », vient gonfler le nombre de persécutés politiques en général et particulièrement ceux visant les militants du FPI (parti significatif de l’opposition) au motif farfelu et rébarbatif d’atteinte à la défense nationale et d’offense au Chef de l’Etat. 

11- Le Secrétariat Général rappelle au Gouvernement de Monsieur le Premier Ministre Duncan et aux observateurs de la vie sociopolitique en Côte d’Ivoire que le FPI  est dans un processus de négociation avec le pouvoir actuel et qu’il ne pourra tolérer que ce dernier prenne prétexte de l’infraction d’atteinte à la défense nationale et comble de ridicule, à l’offense au Chef de l’Etat pour faire le lit à des arrestations tous azimuts, à des atteintes à la présomption d’innocence et à la liberté  constitutionnelle d’opinion et de manifestation pacifique.

12- Le Secrétariat Général exige du gouvernement l’arrêt immédiat de toute procédure à l’encontre de  Koua Justin, cadre fonctionnaire de son état et citoyen libre d’opinion et de le libérer prestement.

13- Le Secrétariat Général du FPI demande au Secrétaire Général du Parti de faire valoir ce droit en s’appuyant sur toute action constitutionnelle et réglementaire de la République de  Côte d’Ivoire.

14- Sur le troisième dossier, le Secrétariat Général prend acte de l’invitation du Premier Ministre à la reprise des travaux du dialogue direct. Il tient à rappeler que le FPI a non seulement affiché son désir d’entrer dans le jeu politique, mais il a surtout réaffirmé, dans ce dialogue direct sa ferme volonté de participer aux élections locales de 2013. Malheureusement le pouvoir en a décidé autrement et a organisé ses élections sans le FPI, partie au dialogue.

15- Sans préjuger de l’issue de ce processus auquel il adhère pleinement et qu’il souhaite sincèrement positif pour le peuple de Côte d’Ivoire, le Secrétariat Général considère que ce processus devra se poursuivre  dans un climat d’apaisement général et de respect mutuel des parties au  dialogue.

16- Le Secrétariat Général du FPI attend du Gouvernement qu’il crée sans délai et en toute responsabilité un environnement de dialogue définitivement débarrassé des tares qui le plombent : (i) le climat de terreur savamment entretenu, (ii) les enlèvements, emprisonnements et traques continuelles des militants de l’opposition, (iii) la pratique scandaleuse de la justice des vainqueurs, (iv) et la confiscation inadmissible des médias d’Etat.

17- En tout état de cause, le Secrétariat Général du FPI reste convaincu que la libération immédiate et sans condition de Koua Justin et la mise en œuvre effective des points de convergence obtenus lors de la première partie du dialogue politique créeront sans nul doute un environnement propice à la reprise des négociations en ce qu’ils constituent un gage de bonne foi du pouvoir. Il y va de la reconstitution du tissu social ivoirien en vue d’une réconciliation nationale réelle en Côte d’Ivoire.

 

Fait à Abidjan, le 25 juin 2013

Le Secrétariat Général.

FRANZ-OLIVIER GIESBERT: SI M. SARKOZY EST UN HOMME D'ETAT...

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Franz-Olivier Giesbert - Nicolas Sarkozy © Baltel/Sipa/Gorassini Giancarlo/Abaca


«Nous devons avoir l'intelligence et le courage de proposer à Henri Konan Bédié d'avoir la dignité et la décence de se retirer complètement de la politique... Bonne lecture du texte de Franz-Olivier Giesbert qui suit. Sincèrement». Un observateur avisé de la vie politique ivoirienne, fidèle lecteur de Regards Croisés.


Le retour en politique de Nicolas Sarkozy est-il encore possible ? Les flots d'affaires qui dégringolent sur lui devraient l'obliger à reculer. La raison aussi.

Depuis qu'il a quitté l'Élysée, M. Sarkozy ne songe qu'à retrouver son fauteuil et les lambris : il fait partie de cette catégorie de politiciens qui s'imaginent chef de l'État à vie pour devenir, après leur mort, président du Sénat.

Vibrionnant en coulisses, M. Sarkozy a ainsi verrouillé la droite en poussant M. Copé à s'installer à la tête de l'UMP dans les conditions calamiteuses que l'on sait et en interdisant à ce parti d'exercer le moindre droit d'inventaire qui lui permettrait d'élaborer, enfin, un projet de société.

Mais personne n'est irremplaçable, M. Sarkozy non plus. D'autant que tout porte à croire qu'il aura fort à faire avec la justice dans les années à venir. L'amoralisme n'est ni de droite ni de gauche ; il est partout. Mais ce qu'on a appris sur le système sarkozyste de gouvernement, ces derniers temps, jette une lumière crue sur des moeurs qui rappellent fâcheusement celles des républiques bananières.

Certes, les fines bouches sont fondées à parler de guerre des affaires, la droite et la gauche s'en jetant sans cesse à la figure, des vertes et des pas mûres, ce qui donne du travail aux médias et des suffrages au Front national. Il n'en reste pas moins vrai que toutes ces révélations sont plus que troublantes : affligeantes.

Où était donc passée, pendant son quinquennat, cette "République irréprochable" vantée par M. Sarkozy durant sa campagne de 2007 ? Elle s'était mise en congé pour laisser se déployer la passion pour les fonds en liquide de M. Guéant, son Fouché de poche, ou l'incroyable scénario, digne d'un mauvais polar, qui mena à l'arbitrage favorable à M. Tapie. Des affaires dont l'ancien président - qui a droit, cela va de soi, à la présomption d'innocence - aura du mal à faire croire qu'il n'en connaissait rien.

Que M. Tapie ait eu droit à un dédommagement après que son groupe fut dépecé, en 1995, à la suite de l'affaire du match truqué VA-OM qui l'envoya en prison, c'est une chose : à la justice de trancher en toute transparence, elle est même là pour ça, et personne n'aurait rien trouvé à redire. Mais non, il a fallu que M. Sarkozy se mêle de près à cette histoire, comme si elle le regardait, mélangeant tout, les genres, les cuillères, le beurre, l'argent du beurre et la fille de la fermière, au mépris des principes d'un État de droit.

Que deux des arbitres sur trois, MM. Bredin et Mazeaud, choisis par les parties en conflit, fussent a priori au-dessus de tout soupçon, c'est une évidence qui n'efface pas pour autant le malaise provoqué par cette affaire où s'est invité tout ce que la France compte de combinards et de navigateurs d'antichambre, sous l'autorité d'un omni-président.

Si M. Sarkozy veut rendre service à la droite, il a un devoir : confirmer au plus vite les propos par lui tenus pendant la campagne de 2012, et se retrancher définitivement de la vie politique ou plutôt de ses manoeuvres d'arrière-cuisine pour défendre son honneur devant les juges qui l'attendent au tournant.

La droite s'en portera mieux, qui a déjà pléthore de candidats sérieux pour prendre sa tête : François Fillon, bien sûr, mais aussi, par ordre alphabétique et à plus ou moins long terme, François Baroin, Xavier Bertrand, Christian Estrosi, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez, Rama Yade et quelques autres, il y a l'embarras du choix !

S'il continue d'empêcher tout renouveau de l'UMP en attendant fébrilement le moment de son hypothétique retour, Nicolas Sarkozy, éclaboussé par des affaires de toutes sortes, continuera de faire, à son corps défendant, le jeu du Front national qui, ces temps-ci, prolifère sur fond de malheur social. Tout le confirme, les sondages comme les élections partielles : contrairement au parti de Marine Le Pen, la droite parlementaire ne profite en rien de l'impopularité de François Hollande.

Le piège de l'extrême droitisation d'une frange de l'UMP s'est refermé sur le parti tout entier : désormais, Mme Le Pen s'autorise à jouer les bonnes âmes modérées face à M. Copé et à ses damoiseaux buissonnistes. Un comble ! Quant au centre, pièce maîtresse pour l'élection présidentielle de 2017, il part à vau-l'eau, si j'ose dire, sous la houlette de M. Borloo.

La messe est-elle dite ? Tout se met en place pour que le FN devienne, aux prochaines européennes, le premier parti de France alors que les Français ont de plus en plus de mal à s'écouter les uns les autres. Un homme d'État doit savoir cela. M. Sarkozy prouvera qu'il en est un s'il tourne la page et laisse la droite vivre enfin sa vie, pour le meilleur et pour le pire.


Source: LE POINT.FR

mardi, 25 juin 2013

POURQUOI OUATTARA NE PEUT PAS ARRETER SES CHEFS DE GUERRE


ALASSANE OUATTARA ET SES CHEFS DE GUERRE.jpeg

 

Chers lecteurs, cet article paru dans le quotidien ivoirien "Notre Voie" d'hier, lundi 24 JUIN 2013, est particulièrement intéressant parce que son chapeau peu servir désormais de chute à tous les papiers sur la crise ivoirienne, pour remplacer ce que L'AFP écrit depuis toujours et que nous avons toujours dénoncé. Tous nos articles devraient chaque fois répéter cette vérité politique et historique pour qu'ellle s'incruste bien et pour de bon dans la mémoire collective.

côte d'ivoire,pourquoi ouattara ne peut pas arrêter ses chefs de guerre,jean khalil sella,notre voie n°4450 du 24 juin 2013

 

La guerre postélectorale de 2010, née du refus d’Alassane Ouattara d’accepter le verdict du Conseil constitutionnel déclarant Laurent Gbagbo vainqueur de l’élection présidentielle, a fait officiellement plus de 3.000 morts. Les grandes victimes de ce conflit ayant opposé les forces gouvernementales aux forces rebelles pro-Ouattara sont les partisans du président Gbagbo. Systématiquement visés pour leur coloration politique.


La preuve, plus de 1.000 civils wê ont été massacrés à l’ouest par les forces ayant combattu pour l’actuel chef de l’Etat. Ces pauvres populations sans défense ont été exécutées sous le regard complice de l’Onuci et de la Licorne, simplement parce qu’elles avaient voté pour Laurent Gbagbo. Plus de deux ans après l’installation de M. Ouattara et alors que la communauté internationale demande des comptes aux différents acteurs de cette guerre, les criminels du camp Ouattara courent toujours là où plus de 700 partisans de Gbagbo croupissent dans les prisons pour des chefs d’accusation imaginaires et farfelus. Et pourtant, le chef de l’Etat avait juré, la main sur le cœur, que tous les criminels seront traduits devant la Justice quel que soit le camp auquel ils appartiennent. Alassane Ouattara et son régime s’évertuent, à longueur de journée, à nier l’existence de la Justice des vainqueurs en répondant invariablement à tous ceux qui les tancent sur ce sujet qu’il n’y aura pas d’impunité. Une telle profession de foi devrait logiquement se traduire par l’arrestation des auteurs des crimes crapuleux commis par la rébellion muée en Frci et ses supplétifs. Ne seraient-ce que les principaux responsables connus de l’ex-rébellion armée. Notamment ceux qui ont conduit les opérations à l’ouest, à Yopougon et à Abobo. Ces responsables directs ou indirects du massacre des partisans du président Gbagbo sont bien répertoriés par la Cpi qui attend depuis deux ans la collaboration promise par le régime Ouattara pour faire avancer les dossiers.

Mais la réalité est là qui contraste ouvertement avec le discours propagandiste du régime. Ouattara ne peut pas faire arrêter ses chefs de guerre pour deux raisons fondamentales au moins.

La première réside dans le fait que le sort de ces chefs de guerre est lié à celui de M. Ouattara. L’objectif de la rébellion armée tel que révélé publiquement par un de ses chef, en l’occurrence Koné Zakaria, était d’installer Alassane Ouattara au pouvoir. L’ex-com'zone de Séguéla a même soutenu que le président du Rdr leur donnait de l’argent pour acheter leurs armes.

S’ils sont inquiétés, les chefs de guerre peuvent entraîner l’actuel chef de l’Etat dans leur chute en déclarant simplement aux juges qu’ils étaient sous les ordres de Ouattara et que tous ces crimes ont été commis pour atteindre l’objectif initial. En clair, un éventuel procès de la rébellion peut déboucher sur un procès de tout le régime Ouattara. Il pourrait être également le procès de la France sarkozienne, de l’Onu et de tous ceux qui ont porté à bout de bras la rébellion sanguinaire de septembre 2002.

La deuxième raison pour laquelle Ouattara ne peut pas arrêter ses chefs de guerre est liée au contexte qui réduit considérablement ses marges de manœuvre. Les chefs de la rébellion ont été nommés dans les sphères de commandement de l’armée dont ils sont les vrais maîtres. Par ailleurs, chaque chef de guerre est resté à la tête de ses troupes et règne encore sur sa parcelle de territoire. Aucun responsable de cette armée ne peut oser les arrêter même s’il reçoit l’ordre de la haut. Qu’on se le dise franchement, quel élément, fut-il le plus téméraire, peut prétendre arrêter Chérif Ousmane, Wattao, Losseni ou Zakaria et avec quels hommes? Vouloir arrêter ces chefs de guerre serait mettre en péril la sécurité de l’Etat et la survie du régime. Les criminels du camp Ouattara peuvent continuer de courir en toute impunité.

 

Jean Khalil Sella


In Notre voie N° 4450 du 24 Juin 2013.

KONE KATINAN FAIT DES REVELATIONS SUR LE ROLE DE LA FRANCE ET DE CHRISTINE LAGARDE DANS LA «CRISE DES BANQUES» EN COTE D'IVOIRE

 

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La crise postélectorale de 2010-2011 n’a pas encore fini de révéler ses secrets. Dans un entretien réalisé par Théophile Kouamouo, le fondateur du Nouveau Courrier, dans le cadre du projet Côte d’Ivoire Voices de Nicoletta Fagiolo, Justin Koné Katinan, ministre du Budget dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, dirigé par Gilbert Aké N’Gbo, raconte les méandres de ce qu’on a appelé «la crise des banques». Une crise au cours de laquelle la France et les autres pays de l’UEMOA ont décidé de s’immiscer dans la querelle de légitimité qui opposait Gbagbo, investi par le Conseil constitutionnel, et Ouattara, autoproclamé président au cours d’une cérémonie surréaliste à l’hôtel du Golf, à la suite d’une parodie de proclamation de résultats provisoires de l’élection présidentielle faite à son siège de campagne par un président de la Commission électorale indépendante (CEI), en l’absence des commissaires de ladite Commission. Quelques phrases fortes de son témoignage.



- «Le 23 décembre 2010, des ministres se rencontrent à Bissau, et prennent une décision sous l’instigation de l’Elysée [il s’agit de la «transmission» de l’autorité sur les comptes de la Côte d’Ivoire à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest à Alassane Ouattara, alors retranché à l’hôtel du Golf d’Abidjan, ndlr]. Nous avons toutes les preuves selon lesquelles l’ambassadeur de France en Guinée-Bissau était présent pratiquement dans la salle. Un émissaire de l’Elysée était venu. Les ministres décident de contester la décision du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, et de choisir, eux, celui qui devait être «leur» président de la République. (…) Cela a été une agression inacceptable que l’on ne pouvait pas accepter. C’était illégal. Même la Conférence des chefs d’Etat, organe suprême de la BCEAO, ne pouvait pas prendre une telle décision. (…) Ils prennent une décision selon laquelle désormais ils ne reconnaissent pas la «signature de Gbagbo». (…) L’Etat intervient à travers la direction générale du Trésor qui est la banque de l’Etat qui ouvre un compte à la BCEAO, géré par des fonctionnaires, des agents comptables publics (…) qui ne peuvent pas quitter leur poste s’il n’y a pas eu passation de charges. (…) On s’est dit que c’était un défi intellectuel et technique lancé à la Côte d’Ivoire (…) Le ministre de l’Economie et des Finances a saisi le gouverneur de la BCEAO, qui était notre compatriote, pour lui dire qu’ils n’ont pas compétence pour nous refuser ce droit.»

- «Trois ou quatre chefs d’Etat se sont réunis à Bamako [le 7 janvier 2011] et débarquent notre compatriote dont ils pensaient qu’il était notre complice alors que le pauvre n’avait pas de marge de manœuvre puisque la loi était pour nous. On le débarque et on nomme son adjoint. Nous savions que les choses allaient changer puisque son adjoint était l’homme de Blaise Compaoré. Il fallait que nous réagissions très vite. (…) Nous avons regardé la législation, et l’une des options qui nous étaient données était celle de la réquisition. Parce que nous n’avons pas nationalisé la BCEAO, nous l’avons réquisitionnée. Nous avons réquisitionné le personnel ivoirien de la BCEAO sur la base d’un délai qui date de 1964 et permet à l’Etat en cas de situation difficile de nature à perturber son fonctionnement de réquisitionner les nationaux pour travailler.

- La veille du jour où cette réquisition devait prendre effet, le nouveau gouverneur de la BCEAO a appelé tous les cadres pour leur dire de ne pas venir travailler. Nous sommes passés sur les antennes [de la RTI, ndlr] pour lire la réquisition et appeler au travail. Tenez-vous bien: ce jour-là, plus de 95% du personnel ivoirien est venu travailler – et parfois même d’autres Africains. Les gens pensent que la BCEAO a été forcée. Pas du tout. (…) Nous avons fait une réunion. Nous avons lu la réquisition. Quand nous l’avons lue, la salle a explosé de joie. Je savais que le président Gbagbo avait gagné les élections, mais ce jour m’a donné encore plus de convictions. Nous n’avions pas le droit de reculer parce que ces personnes étaient décidées à travailler.

- L’autre solution que Dakar a trouvé, c’est le système informatique. Tout est centralisé à Dakar. Les succursales nationales sont en relation avec Dakar par des canaux informatiques. Ils ont empêché aux banques d’avoir accès à leurs positions pour fonctionner. (…) Nous avons appelé le personnel et nous leur avons demandé de revenir au système de compensation manuelle.

- J’ai vu la Françafrique de mes yeux! (…) J’ai vu comment nos systèmes financiers restent totalement sous domination de la France, dans l’intérêt exclusif de la France. J’ai vu qu’un seul fonctionnaire en France peut bloquer tout un pays. (…) J’ai vu la Françafrique le jour où Christine Lagarde m’appelle au téléphone.

- Allo, Monsieur le ministre Diby ? 

- C’est de la part de qui ? 

- Ici, le ministre Christine Lagarde.

- Mais ce n’est pas le bureau de Diby. Diby n’est plus ministre.

- Oui, c’était pour lui donner QUELQUES INSTRUCTIONS.

- Vous voulez donner des INSTRUCTIONS au ministre Diby ?

- Oui, nous avons quelque chose à nous dire.

- Monsieur le ministre Diby n’est plus ministre de l’Economie et des Finances. (…) Le ministre de l’Economie et des Finances s’appelle Désiré Dallo. Là vous êtes dans le bureau du ministre chargé du budget. Il s’appelle Koné Katinan. Le ministre Diby n’est plus ministre. Si c’est personnel, vous pouvez l’appeler sur son portable pour lui donner des instructions. 

- Si nous n’avions pas eu les événements du 11 avril et si la BCEAO continuait dans sa logique, le 15 mai 2011 nous avions notre monnaie. Nous n’avions pas le choix, parce que nous aurions été à un certain moment en rupture de coupures d’argent. Parce que notre succursale de la BCEAO est alimentée à partir de Dakar, qui renouvelle les coupures. (…) Le système que la France avait mis en place pour nous asphyxier était d’empêcher la BCEAO de recycler la monnaie, afin que nous soyons en rupture de monnaie fiduciaire.

- La monnaie ivoirienne, contrairement à ce qu’on dit, aurait pu marcher. Je pense que l’une des raisons de la guerre réside dedans. La Côte d’Ivoire aurait eu sa monnaie et cela aurait entrainé toute la sous-région. (…) Quand vous avez 40% de la masse monétaire qui vient d’un pays, vous détenez forcément 40% de l’économie. Ou bien les choses adoptaient cette monnaie ou ils l’auraient utilisée comme devise: elle se serait imposée d’elle-même.

- Le problème que nous aurions eu (mais nous avions déjà trouvé la parade) était que nous anticipions que la France refuse de nous rétrocéder notre position nette dans leur Trésor qui était de 2.000 milliards de FCFA.»


Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 24 juin 2013

ACCORDS DE DEFENSE: CE QUE L'ARMEE FRANÇAISE FERA EN CAS D'ATTAQUE EN COTE D'IVOIRE

 

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On en sait un peu plus sur le nouvel accord de défense entre la France et la Côte d'Ivoire.

Signé le 26 janvier 2012 à Paris par Alassane Ouattara et Nicolas Sarkozy, ce nouvel accord était supposé être rendu public par les deux parties ; mais depuis, il est tenu secret, les autorités ivoiriennes n'ayant pas encore daigné le mettre à la disposition du grand public. Il était par ailleurs prévu que ledit accord soit soumis à l'appréciation du parlement ivoirien avant de prendre force de loi, mais depuis, il n'a pas encore atterri sur la table des députés.

De sorte que les populations savent peu de chose de cet accord révisé, qui régit désormais les rapports entre les armées ivoirienne et française. Le document, dont nous avons reçu copie, laisse clairement entendre que les forces françaises ne serviront plus de bouclier au pouvoir en place à Abidjan, en cas d'attaque extérieure ou interne ; tout comme il précise le sort réservé au 43e BIMA (Bataillon d'infanterie de marine) et les facilités que l'Etat de Côte d'Ivoire consent à faire aux forces françaises amenées à séjourner sur le sol ivoirien dans le cadre de la coopération militaire.

Dès l'exposé des motifs, il est clairement indiqué: «Le présent traité ne prévoit pas de clause d'assistance en cas d'exercice de la légitime défense par le principe d'un concours à la République de Côte d'Ivoire en cas d'agression extérieure et encore moins de crise interne, mais de simples échanges de vues sur les menaces et les moyens d'y faire face». En d'autres termes, en cas d'insurrection armée ou d'agression extérieure, l'armée française n'aura pas à intervenir militairement pour neutraliser les assaillants.

On ne devrait donc pas voir les soldats français sur le théâtre des opérations avec leur armement, pour donner la riposte aux forces ennemies. Au regard du nouvel accord, la France se bornera à échanger avec les autorités ivoiriennes sur les moyens de contrer les agresseurs. Pas plus.

Le site du 43ème BIMA cédé gracieusement

S'agissant du 43ème BIMA, le nouveau texte annonce sa dissolution. «Le 43ème bataillon d'infanterie de marine dont la présence trouvait son fondement dans l'accord de 1961 a été dissous. Il n'y a plus de force pré-positionnée en Côte d'Ivoire», stipule l'accord. En pratique, les locaux abritant ce camp français ne sont pourtant pas encore «dissous» depuis ce 26 janvier 2012, puisqu'ils continuent de fonctionner comme par le passé, ses occupants n'ayant pas évacué les lieux.

Le site du 43ème BIMA reste donc fonctionnel, comme mentionné dans l'article 7 de la section 3 de l'annexe des accords de défense. «La partie ivoirienne met gracieusement à la disposition exclusive des forces françaises stationnées: le camp de Port-Bouët ainsi que les locaux et logements situés dans ce camp; l’installation abritant le détachement d’intervention lagunaire (DIL), à Abidjan». Peut-on alors  raisonnablement parler de dissolution du 43ème BIMA quand, dans le même temps, l'accord indique que les autorités ivoiriennes «met(tent) gracieusement à la disposition exclusive des forces françaises stationnées: le camp de Port-Bouët ainsi que les locaux et logements situés dans ce camp...»? Par ailleurs, les accords font des «cadeaux» à la métropole. Les forces françaises appelées à séjourner en terre ivoirienne dans le cadre de la coopération militaire sont notamment exemptées de droits de douane et même de contrôle sur le matériel militaire qu'elles font entrer en Côte d'Ivoire. «La Partie ivoirienne autorise l’entrée du matériel et des approvisionnements nécessaires aux activités et au fonctionnement courant des forces françaises stationnées, en franchise de taxes et droits de douane ou de tout autre droit similaire, hors les frais d’entreposage, de transport et autres services rendus», est-il en effet indiqué à l'alinéa 1 de l'article 3 de la section 2, relative aux «facilités accordées pour les activités des forces françaises stationnées».

Dans l'alinéa 2, l'accord dit, s'agissant de l'armement des soldats français: «Le matériel et les approvisionnements nécessaires aux activités et au fonctionnement courant des forces françaises stationnées qui entrent sur le territoire de la République de Côte d’Ivoire, transitent par ce territoire ou en sortent sont exemptés de tous documents douaniers ainsi que de toute inspection. Toutefois la Partie française est tenue de produire un inventaire identifiant le matériel et les approvisionnements en question aux autorités ivoiriennes compétentes». Comment vérifier la conformité de ce est déclaré par simple «inventaire» avec ce qui est contenu dans les containers et véhicules de transport, si l'on n'est pas autorisé à procéder à l'inspection?

Par ailleurs, les textes indiquent que les soldats français n'encourront pas de poursuites judiciaires de la part des autorités ivoiriennes dans certaines conditions. «Chaque Partie renonce à tout recours qu’elle pourrait avoir contre l’autre Partie, les forces, ou un membre du personnel de cette Partie pour les dommages causés à ses biens ou à son personnel, y compris ceux ayant entraîné la mort, en raison d’actes ou de négligences dans l’exercice des fonctions officielles qui découlent du présent traité», souligne l'accord, qui ajoute toutefois que «Les dispositions précédentes ne s’appliquent pas en cas de faute lourde ou intentionnelle. Par faute lourde, il convient d’entendre l’erreur grossière ou la négligence grave. Par faute intentionnelle, il convient d’entendre la faute commise avec l’intention délibérée de son auteur de causer un préjudice». Autant de facilités en retour desquelles la Côte d'Ivoire a droit à l'assistance militaire de la France en matière notamment de renseignements, d'équipement et de formation.

 

Assane NIADA


In le quotidien ivoirien "L'Inter" du 24 juin 2013.

JOSEPH TITI DEVOILE LA «LIQUIDATION» DE LA PRESSE DE L'OPPOSITION CONÇUE PAR LE REGIME OUATTARA

 

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Nous avions déjà perçu ce projet de «Liquidation de la presse bleue» se profiler dans la décision du Conseil National de la Presse (CNP) dès son annonce. Mais certains internautes nous avaient trouvés trop alarmiste. Voici que M. Joseph Gnahoua TITI, fondateur du quotidien «Aujourd'hui», vient de nous donner raison en dévoilant le projet lugubre conçu par le régime Ouattara pour faire taire la presse de l’Opposition ivoirienne.

Nous vous livrons l’intégralité de sa déclaration.

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Je m'appelle Joseph Titi Gnahoua. Je suis le fondateur du journal Aujourd'hui qui fait l'objet, depuis le 6 juin jour de son deuxième anniversaire, d'une mesure de suspension pour non conformité avec les articles 46, 47 et 70 de la loi No 2004-643 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse.

J'ai l'habitude des suspensions. Dans notre courte existence, nous avons déjà été suspendus quatre fois dont deux suspensions de deux semaines et deux d'un mois. Pire qu'un acharnement, le CNP n'a jamais eu un autre dessein que de détruire le journal Aujourd'hui. Je vous en expliquerai les raisons tout à l'heure.

S'agissant de la suspension qui nous frappe, elle a été motivée comme suit, je cite la décision No 034 du 06 juin 2013: "que ces obligations sont relatives au dépôt des états financiers de l'entreprise à la direction générale des impôts (DGI), à la déclaration de l'entreprise à l'inspection du travail et des lois sociales, à l'immatriculation de l'ensemble des journalistes professionnels à la CNPS, à la non production des copies des bulletins de salaires des journalistes professionnels... Que selon l'article 26 du code de la CNPS, tout employeur doit produire en fin d'exercice, une déclaration individuelle des salaires annuels (DISA)".

Trois jours plus tard, nous avons produit l'ensemble des documents qui nous étaient demandés et dont je pourrais publier des photocopies en cas de nécessité. Je me croyais donc en règle jusqu'à ce jour du 20 juin où le CNP a refusé de lever ma suspension parce que le rédacteur en chef et le secrétaire de la rédaction dont les cartes de journaliste professionnel n'ont pu être renouvelées, ont tous deux des cartes antérieures à l'année en cours.

Que cela ne soit pas conforme à la loi n'est plus ma préoccupation. En revanche, que pour ce seul motif et malgré tant d'efforts fournis pour régulariser notre situation, le CNP ait décidé de maintenir la suspension qui frappe le journal Aujourd'hui est plutôt révélateur de la répression dont fait l'objet la presse de l'opposition en général.

Car au moment où j'écris ces lignes, l'hebdomadaire satirique Bol'kotch fait l'objet d'une suspension de deux mois de la part du CNP. Qu'avant ces suspensions, le CNP a convoqué les quotidiens Le Temps, Le Nouveau Courrier et Aujourd'hui. Qu'à cette séance, les journalistes des dits quotidiens ont été sommés de justifier devant le conseil pourquoi ils écrivent dans leurs différentes publications qu'Alassane Ouattara est un dictateur, que le président Laurent Gbagbo a été renversé par l'armée française après avoir bombardé sa résidence, que pourquoi ils comparent les prisons du nord à des goulags... Que cette rhétorique relevait non seulement d'une stratégie de manipulation de l'information et qu'au surplus elle justifiait le surchauffe que le CNP percevait dans la vie politique nationale.

Pour ces raisons, le CNP nous interdisait désormais de reprendre les déclarations des partis politiques dans lesquelles ceux-ci faisaient allusion au renversement de Gbagbo par l'armée française ou à tout autre expression faisant croire que l'ancien président avait gagné les élections de 2010.

Qu'en ce qui concerne le journal Aujourd'hui, il fait l'objet d'une surveillance toute particulière du CNP qui l'a déjà suspendu quatre fois, toujours lourdement, et que chaque semaine nous faisons l'objet des menaces du CNP qui nous inonde d'avertissements.

Que ce harcèlement à nul autre pareil dure depuis deux ans,

Que pour ce qui est des dernières mesures, la rédaction du journal Aujourd'hui n'a pas été visitée par le CNP malgré ce qu'il fait croire,

Que le journal qui sort en outre d'une situation pénible où il ne trouvait pas d'imprimeur a dû patienter hors des kiosques pendant cinq mois, cherchait tout de même à trouver une date pour recevoir la délégation du CNP lorsqu'il a été confronté à la fin du moratoire,

Que compte tenu de ce qui précède, le journal qui avait demandé un délai supplémentaire pour régulariser sa situation sans succès, avait cependant réuni certaines conditions. A savoir la preuve de l'immatriculation de l'entreprise à la CNPS, à la production du document montrant que 51% de la rédaction était professionnalisée, sous réserve des deux cartes non mises à jour.

Que pour ces raisons et bien d'autres la rhétorique qui fait croire que les journaux suspendus sont ceux qui demeurent dans l'illégalité est purement mensongère parce qu'Aujourd'hui est bloqué dans son activité uniquement parce que deux de ses journalistes ont des cartes de journaliste de 2012,

Que dans les mêmes conditions des journaux comme Le Nouveau Réveil dont le rédacteur en chef n'avait pas renouvelé sa carte de journaliste professionnel et Le Temps dont le quota de journalistes professionnels n'était pas atteint ont tous les deux bénéficié d'une mise en demeure de deux semaines,

Que le CNP avait affirmé, pour justifier ses sanctions, que les journaux remplissant les 3/4 des obligations avaient été mis en demeure,

Que malgré ce qu'il fait croire, il n'y a aucune raison d'aller à pas pressés à la régularisation, y compris par la manière forte, soi-disant pour mieux protéger les journalistes contre des patrons véreux,

Qu'en définitive, le but du jeu est de mettre la presse bleue sous coupe réglée en la divisant dans un premier temps,

Que par ailleurs la mesure qui consiste à maintenir La Matinale proche du RDR et L'intelligent d'Abidjan pro-RHDP n'a qu'une visée évidente de rendre digeste cette mesure de liquidation de la presse bleue au moment où la perspective d'une libération de Gbagbo fait peur au régime qui veut couper tous les relais qui le propage,

Qu'étant donné que notre droit à la libre expression est menacé dans ce pays où pour exister il nous est commandé de servir de carpettes à M. Alassane Ouattara,

Je voudrais inviter tous nos lecteurs en particulier et l'opinion publique nationale et internationale en général à ne pas se laisser tromper.

D'ailleurs pour lever cet équivoque, j'organiserai, dans les prochains jours, une conférence de presse pour démontrer, preuves à l'appui, que le journal Aujourd'hui est parfaitement en règle. Et que sa suspension ne peut être légalement justifiée par le fait que deux de ses journalistes n'ont pas renouvelé leur carte dont le numéro matricule est par ailleurs le même après chaque renouvellement.

 

Joseph Titi

Fondateur du journal "Aujourd'hui".


Source: Le blog d'Alain Doh Bi

dimanche, 23 juin 2013

REVELATIONS DE LA LETTRE DU CONTINENT: BEDIE A VENDU LE PDCI A OUATTARA

 

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Henri Konan Bédié, un homme politique pitoyable et sans vision, qui a réduit les destinées du PDCI-RDA à la satisfaction égocentrique de ses intérêts familiaux.

 

«Alassane Dramane Ouattara s'appuie sur Henri Konan Bédié pour étouffer toute velléité de candidature d'une personnalité forte sous la bannière du Pdci, à commencer par celle de l'ancien Premier ministre Charles Konan Banny. Les deux hommes auraient ainsi convenu d'unir leurs formations - le Pdci et le Rdr - au plus tard avant la fin de 2014 pour permettre au président sortant de se présenter comme unique candidat ».

Cette révélation, qui fera assurément bouillonner de colère et de rage de nombreux militants du Pdci-Rda, émane de la publication La Lettre du Continent N°661 du 19 juin 2013. Si ce que le confrère parisien dit est exact, c’en est fini pour le parti politique créé en 1946 par Félix Houphouët-Boigny après moult sacrifices et luttes contre l’administration coloniale. Bédié aura ainsi tué l’héritage laissé par Houphouët. En faisant du Pdci, un parti quelconque à la remorque du Rdr.

Le Pdci sera devenu une formation politique sans âme ni ambition qui « étouffe toute velléité de candidature d’une personnalité forte sous la bannière Pdci, à commencer par celle de Charles Konan Banny » face à Alassane Dramane Ouattara afin que celui-ci soit un candidat unique à la présidentielle de 2015. En d’autres termes, selon La Lettre du Continent, Bédié a conclu un deal avec Ouattara pour que le Pdci sorte totalement des radars pour la gestion au premier plan de la Côte d’Ivoire.

Des observateurs avertis ont pensé qu’avec la gestion chaotique du pouvoir par Alassane Dramane Ouattara et les difficultés doublées d’injustices que vit le Fpi, le Pdci avait l’occasion en 2015 de reprendre le pouvoir qu’il a perdu par un coup d’Etat, en décembre 1999. Et jouer le rôle de réconciliateur véritable des Ivoiriens. Cette vision ne semble pas être celle d’Henri Konan Bédié qui a opté de vendre le Pdci au plus offrant, en l’occurrence, Alassane Dramane Ouattara qui entretient, a-t-on appris, Bédié et sa famille. Les intérêts personnels des Bédié ont visiblement triomphé des intérêts du parti légué par Houphouët.

C’est feu Djéni Kobenan, un des fondateurs du Rdr et premier SG de ce parti qui s’en réjouira du fond de sa tombe. Lui qui disait, dans les années 90, que le Rdr est né pour « réduire le Pdci en état de relique au Nord et de vestige au Sud ». Les récentes élections municipales et régionales controversées furent un avant-goût. En 2015, ce sera le clou total. Et Bédié y contribue. Au dire de La Lettre du Continent.


Didier Depry

didierdepri@yahoo.fr


In le quotidien ivoirien "Notre Voie".

samedi, 22 juin 2013

LA BNI ET LES CAISSES D'EPARGNE VONT FUSIONNER EN UNE BANQUE D'ETAT UNIQUE DANS TROIS MOIS, LA BFA ET VERSUS BANK SERONT VENDUES



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La banque nationale d’investissement (BNI) et la  de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne et de Prévoyance (CNCE), deux des cinq établissements bancaires publics ivoiriens, vont fusionner dans trois mois pour devenir l’unique banque d’Etat, alors que deux autres devraient être privatisées, a-t-on appris dimanche de source bancaire.

 

Selon cette source, ces deux établissements financiers vont fusionner pour devenir l’unique banque d’Etat, contrairement à l’annonce faite en janvier 2012 par le président ivoirien Alassane Ouattara de privatiser toutes les banques publiques du pays.

M. Ouattara, alors en visite d’Etat en France, avait expliqué que ces banques ne servaient qu’à “financer des dirigeants politiques’’.

Selon la même source, des auditeurs du cabinet conseil français Pricewaterhousecoopers (PwC) mènent pour 3 mois depuis le 10 juin une mission d’évaluation en Côte d’Ivoire pour la restructuration de ces banques.

Au terme de cette de cette mission, des décisions de vente, restructuration ou de fusion devraient être prises.

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Ainsi, selon le schéma de restructuration, Versus bank et la Banque pour le financement de l’agriculture (BFA) devraient être destinées à la vente. Tandis que la BNI et l’ex-CNCE devraient fusionner pour donner une seule banque publique.

La banque pour l’habitat en Côte d’Ivoire (BHCI) qui fonctionnait comme les autres banques commerciales, devrait être restructurée avec une mission véritablement portée sur le développement de l’habitat pour soutenir les projets sociaux du gouvernement dans ce domaine.

Etablissement à capitaux publics et privés, la BHCI devrait continuer de l’être mais avec un accroissement des parts  du privé.

 

Alerte Info, in le quotidien ivoirien "Le nouveau courrier" en ligne.

LE MINISTRE TOURE AMARA SANS DETOURS: JUSQU’OU IRA OUATTARA AVEC CETTE DICTATURE DE L’EPEE?


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Le Docteur Touré Amara


Dans une interview exclusive parue à  «le quotidien d’Abidjan» du 10 Juin 2013, le Docteur Touré Amara, médecin, ancien Ministre, membre du secrétariat général du FPI, s’exprime sans détours sur la situation sociopolitique ivoirienne. Tout y passe: politique de rattrapage de Ouattara, la grande fracture sociale dans le pays, les déclarations malheureuses de Mamadou Koulibaly , le rôle de la France dans la crise ivoirienne et les conditions du retour des exilés. Une interview à lire et à partager.


Depuis que vous avez quitté le territoire ivoirien, l'on ne vous a plus entendu. Devrait-on comprendre que l'actualité de votre pays ne vous intéresse plus?

Je voudrais tout d’abord vous dire merci pour l’opportunité que vous m’offrez pour m’adresser à vos lecteurs. Votre question m’amène à me demander si vous appréciez à sa juste valeur l’ampleur de la question de notre exil. Les responsables politiques que nous sommes dépassions le nombre de 200 cadres et chacun ne peut pas se lever et dire n’importe quoi et n’importe quand. Cela n’est pas responsable et c’est pour cela que nous sommes organisés en coordination du FPI en exil pour éviter la cacophonie. Nous sommes une quarantaine de Ministres, on trouve ici des PCA, DG, Directeurs Centraux et cadres supérieurs de différentes qualifications de l’administration ivoirienne. On ne peut pas avoir servi le pays à un tel niveau et dire que nous nous désintéressons de l’évolution de la vie publique chez nous à l’occasion d’un exil forcé malgré les dispositions pertinentes de notre constitution. Tout ce que je dis a été déjà dit et très souvent bien dit avant moi. Nous sommes en train d’écrire une page de l’histoire de notre pays et il ne faut pas laisser les amalgames de certains aventuriers troubler notre lecture. Je voudrais aussi vous rappeler que l’exil fait malheureusement partie de l’histoire des Peuples et des Hommes.

Vous qui avez appartenu au dernier gouvernement du président Gbagbo, que pouvez-vous dire aux Ivoiriens relativement à sa libération? En d'autres termes, Gbagbo sera-t-il libéré après cette vigoureuse sortie de l'Union africaine contre la CPI?

En tant que Ministre du dernier gouvernement du Président Gbagbo, la pire des choses que je lui souhaite est sa libération qui va en même temps LIBERER la Côte d’Ivoire. La sortie de l’Union Africaine (UA) contre la CPI intervient à un moment opportun mais je la trouve timide et pas très engagée. A mon sens, il aurait fallu réfuter ce Machin Raciste créé dans la logique dominatrice de l’Occident pour asservir l’Afrique et perpétrer  l’exploitation coloniale du continent. La précédente déclaration de Mme Zuma D. O. affirmant que la CPI ne fait pas partie de nos Normes Institutionnelles (UA) me sied mieux. Ainsi, l’UA devait demander la libération de tous les prisonniers Africains de cette prison Impérialiste et néo-colonialiste de La Haye. L’UA doit adopter la méthode chinoise qui consiste à se retirer et ne pas reconnaitre toutes ces organisations qui la méprise.

En tant que fils du nord, quels commentaires faites-vous de la politique de rattrapage initié par le régime Ouattara?

C’est une politique catastrophique et inacceptable pour la nation ivoirienne et pour les peuples du nord. En tant que fils du nord et musulman il y a un peu plus d’un an avant la déportation du Président élu Laurent Gbagbo, j’ai interpellé tous les imams et toutes les associations musulmanes du danger lié à ce transfèrement  forcé et illégal du CHEF, du FAMA à La Haye. J’ai rappelé tout ce que le président Gbagbo a fait pour la communauté musulmane et que leur silence n’était pas juste et justifié car le Révérend Evêque Desmond Tutu disait que dans une situation d’injustice si tu choisis d'être neutre, c’est que tu as choisi le camp de l’oppression. Aucun président, depuis Houphouët jusqu’à Laurent Gbagbo en passant par Bédié et Guéi, n’a eu à appliquer une telle orientation ethniciste, tribaliste, régionaliste et religieuse du pouvoir en Côte d’Ivoire. C’est vraiment malheureux et inapproprié pour un pays qui cherche à se réconcilier depuis une décennie. Je me demande pourquoi??? Il est de notoriété que Mr Ouattara ne connait pas la Côte d’Ivoire, son anthropo-sociologie, ses alliances, ses tabous, interdits et totems mais il est entouré des amis de son parti, de ses alliés et tout ce monde le laisse conduire une politique aussi ignoble. Dieu durcit de plus en plus le cœur de Pharaon. Est-ce pour le perdre? Le Pharaon Ivoirien est-il si inaccessible aux paroles des humains que nous sommes? L’histoire bégaie-t-elle? Veut-il reproduire 1963 car Houphouétiste ? Jusqu’où ira-t-il avec cette dictature de l’épée? L’adage ancien nous enseigne les limites de cette politique de l’épée.

Pour tous les cadres conscients du nord sans distinction de parti et de religion et au-delà d’eux tous les peuples du nord, il faudrait réfléchir aux conséquences néfastes de cette politique hasardeuse dite de rattrapage de Ouattara. Il faut avoir en mémoire que toute médaille a deux faces et s’attendre malheureusement au retour du bâton et rester humble et digne. Chez nous les Malinké, on dit: La vie, c’est aujourd’hui et demain et que le soleil d’un roi ne peut briller toute l’éternité. Nous avons à construire une NATION multi-ethnique, multiraciale, multiconfessionnelle et donc nous ne pouvons nous accommoder avec des pratiques archaïques de «rattrapage». La Côte d’Ivoire a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils sans distinction aucune pour un développement harmonieux équitable et durable.

Tout récemment, Mamadou Koulibaly a fait une sortie dans un journal Camerounais où il a déclaré que Gbagbo n'a pas gagné les élections présidentielles de 2010. Vous qui l'avez côtoyé, quelle analyse faites-vous de cette déclaration?

La récente déclaration de Mamadou Koulibaly dans le journal camerounais n’est pas une surprise, elle est dans l’ordre qu’il s’est fixé et qu’il poursuit. Pour essayer de le comprendre, il faut suivre un tout petit peu sa carrière politique fulgurante. Mamadou Koulibaly, un illustre inconnu dans le milieu politique Ivoirien, nous est présenté au niveau du Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien comme un nouveau membre de cette instance de direction du parti par le président Gbagbo. Il a été coopté par le président après le congrès de 1994 et il était le seul membre de la direction non investi par le congrès. A peine 5 ans plus tard, il fait de lui un Ministre de la république dans le gouvernement de Guéi. Un an après, il est élu député de Koumassi sans y mettre le pied. Et par la volonté de Laurent Gbagbo, il est bombardé président de l'Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire.

Enfin, il est nommé 3ème Vice-Président du parti. Mamadou a gravi tous ces echelons sans faire ses classes et le FPI est une école avec sa culture de lutte. Le petit Madou jouit de la confiance absolue et de l’amitié du Président de la république et de la première dame Simone Ehivet Gbagbo. Mais paradoxalement, il n’est pas enthousiaste au travail. Au niveau du parti, il est absent pratiquement à toutes les réunions du secrétariat général, du secrétariat exécutif, du comité central. Au niveau du parlement, Madame la 1ère Vice-Présidente Agoh Marthe a assuré l’intérim tout le temps. Dans sa circonscription électorale, il n’y mettait jamais les pieds. Mamadou est un solitaire instable et ambitieux, disent ses contemporains. Il croit avoir la science infuse à cause de son agrégation en science économique et ne tolère pas la contradiction et il se croit le nombril du monde, il se croit un infaillible. Il affirme de manière péremptoire que Gbagbo n’a pas gagné les élections. Pourquoi n’a-t-il pas gagné les élections présidentielles de 2010? Aucune preuve scientifique pour un agrégé d’Université. Je ne suis pas le juge des élections, dit-il? Mais dans notre pays, il n'y a qu’un seul juge constitutionnel des présidentielles qui s’est prononcé et a déclaré Gbagbo vainqueur. Pourquoi met-il en cause le verdict du juge? Il se réfère a un panel réclamé par le président pour faire un recomptage des voix, pour éclairer les résultats. Ce recomptage des voix a-t-il été fait, oui ou non? C’est seulement ce résultat qui devait s’imposer à lui et non des décisions politiques farfelues. Cette sortie de Mamadou intervient à un moment qui n’est pas fortuit.

Regarder la période après le coup de Sarkozy; c’est lui qui annonce l’arrivée de Paul Yao Ndré pour la 1ère investiture de Ouattara. Ensuite, il tente en vain la caporalisation du FPI pour accompagner Ouattara. Et aujourd’hui, à quelques heures du verdict de l’audience de confirmation des charges, il fait cette sortie de route. Comme quoi, à chaque fois que Ouattara est en difficulté, il court au secours. Mamadou Koulibaly n’est pas le bouc émissaire de qui que ce soit. Depuis longtemps, il cherche à s’imposer comme alternative au président Gbagbo. C’est ce qui explique son comportement à Marcoussis et sa discourtoisie vis-à-vis d’Affi N’guessan, président du FPI. Peu après Marcoussis, son imam attitré, Doumbia et feu son père géniteur organisent des sacrifices et des prières pour qu’il devienne le prochain président de Côte d’Ivoire. Dès lors, le parricide du père Gbagbo a commencé. Comme Britus, il faut tuer le père et prendre la place. Il faut analyser et comprendre les déclarations et les actes posés par Mamadou Koulibaly sous le prisme de cette nouvelle vision à lui. Pourquoi a-t-il un tel comportement? Il semblerait qu’il soit soutenu par les Occidentaux comme alternative à Ouattara. Après avoir bénéficié 11 années durant de privilèges et honneurs du régime FPI, Mamadou ne peut ni vilipender le Président Gbagbo ni accuser le parti pour quelque raison que ce soit car dauphin constitutionnel, il était au cœur de l’appareil de décision et il n’a pas démissionné. Après la chute du régime, il est facile de jeter l’opprobre sur les autres et se présenter comme le leader parfait et infaillible. Si le président Gbagbo est à La Haye, Mamadou doit être dans la cellule voisine.

Si Simone se retrouve a Odienné dans mon village, Mamadou ne doit pas être loin de là. Si Affi et Sangaré sont en prison, Mamadou doit être aussi en prison. Si par la grâce divine, il est dehors, il devrait normalement se sentir dans les liens de la détention, moralement et psychologiquement tout au moins. Il ne faut pas vendre son âme au diable parce qu’on veut devenir quelqu’un. Il ne faut pas trahir son propre pays parce qu’on aspire à faire partie des servants de l’Occident. ALLAH, le très Miséricordieux, l’Omniscient, l’Omnipotent récompense toujours le bienfait et le bienfaiteur, il n’aime pas les ingrats et leur réserve un châtiment ici-bas et dans l’au-delà. Amina!

Quand est-ce que vous envisagez rentrer dans votre pays ?

Cette question est intimement liée à l’évolution de la situation politique et sécuritaire en Côte d'Ivoire. En septembre 2002, mon domicile a été pillé à Bouaké par la rébellion. Ils ont emporté tout ce qui s’y trouvait et cinq véhicules. Ma clinique, l’une des plus grande et moderne de Bouaké, a subi le même sort. Tout a été vandalisé et aujourd’hui, il ne reste que des ruines. Le 30 novembre 2010, avant la proclamation des résultats du second tour des élections présidentielles, je répète: avant la proclamation des résultats, mes deux domiciles d’Odienné sont pillés et vandalisés par les mêmes rebelles et ils sont partis avec deux véhicules. Puis à la suite de la guerre postélectorale, mon domicile d’Abidjan est pillé en partie et est actuellement occupé par un chef rebelle, à la Riviera Synacassci. Trois véhicules ont été emportés. Tous mes comptes bancaires sont gelés. Je dois rentrer pour faire quoi? Comme tous les exilés, nous attendons l’aboutissement heureux et raisonnable des discussions entre le parti et le gouvernement pour revenir assumer notre rôle.

Quel est pour vous l'avenir de la Côte d'Ivoire avec Ouattara?

L’avenir de la Côte d’Ivoire avec Ouattara n’est pas du tout prometteur. C’est du remake. Politiquement, on veut nous ramener au monopartisme avec un parti unique tout-puissant et un chef qui a droit de vie et de mort sur ses sujets. Ce qui est inacceptable dans le contexte ivoirien actuel. Sur le plan économique, il s’agit de nous imposer encore une politique d’austérité comme en 1990-1993, avec la destruction de ce qui reste comme biens publics dans le portefeuille de l’Etat. On ne peut pas devenir un pays émergent en limitant de manière drastique le recrutement des enseignants, des médecins, des infirmiers et des sages-femmes à la Fonction publique. On ne peut pas se développer sans la création d’usines, or aujourd’hui, ce n’est pas le cas dans notre pays. On parle plutôt de licenciement massif et abusif. La politique d’endettement et des PAS ne peut nous conduire bien loin. Il s’agit de nous maintenir dans la politique de dépendance du FMI et de la Banque Mondiale, instruments de domination du capitalisme international. Il nous faut sortir de la philosophie occidentale du développement. Socialement, nous avons un pays divisé entre pro-Gbagbo et pro-Ouattara et entre Musulmans et Chrétiens et la réconciliation ne bouge pas car on refuse d’affronter de manière courageuse les problèmes réels et on joue à un jeu de diversion. Il faut un forum de discussion directe entre le Président Gbagbo et Mr Ouattara pour tout mettre à plat et repartir du bon pied. L'ampleur de la fracture sociale est telle qu’il ne faut pas se leurrer.

Je vais terminer en vous racontant cette histoire réelle vécue à Accra, entre nous, exilés. Un jour, deux amis décident d’aller rendre visite à un autre. Comme par hasard, les deux qui ne sont pas malinké, s’habillent en boubou, portent un bonnet sur la tête et sont tous barbus, comme c’est quelquefois le cas, ici. Ils arrivent chez leur ami et trouvent au salon, son fils de 10 ans. Ils lui demandent où est son père. Le petit hésite à parler et ensuite leur répond que son papa est absent. Ensuite, il s’enfuit dans la chambre de sa tante pour lui dire que les assaillants en boubou sont venus demander après son papa et conseille à sa tante de ne pas dire où se trouve son père. Voilà jusqu’où peut nous amener cette lamentable politique de Ouattara.

Pensez que-vous que la France peut un jour lâcher celui qu'elle a imposé aux Ivoiriens?

L’adage dit que chaque peuple mérite le chef qu’il a. L’histoire de la France devrait plutôt nous inspirer dans la lutte que nous menons pour les libertés, la justice et la démocratie. Votre question nous ramène à la problématique du Maitre et de l’Esclave. Est-il possible que, pour se libérer de ses servitudes, l’Esclave demande au Maitre de l’aider à se libérer? Chaque peuple à son histoire et nous devons assumer la nôtre. Dieu bénisse la Côte d’Ivoire, notre pays!


Propos recueillis par Simplice  Zahoui.


In le quotidien ivoirien "Le Quotidien d'Abidjan".

vendredi, 21 juin 2013

Me EMMANUEL ALTIT: «JE N’AI JAMAIS VU GBAGBO SE PLAINDRE»

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Un homme politique ivoirien bien connu a confié un jour à ses proches: «Si tu veux détester Laurent Gbagbo, évite de l’approcher». Traduction: Tous ceux qui approchent Laurent Gbagbo finissent par découvrir que tous les clichés répandus à son sujet ne sont que des affabulations dont l’unique but est de noircir son image. Maître Emmanuel Altit, qui n’était pas un proche de l’ancien chef de l’Etat ivoirien avant la crise postélectorale en côte d’Ivoire, est certainement de ceux qui ont découvert qui est réellement Gbagbo. De sorte que le regard qu’il pose sur lui dépasse largement celui que le professionnel du droit pose sur un simple client qu’il est chargé de défendre. 

Quand le célèbre avocat français parle de Laurent Gbagbo, on sent parfaitement qu’en quelques mois, il a cerné l’homme et en parle passionnément. « Je vais vous dire quelque chose qui, pour moi, signe sa personnalité, donne à voir sa vraie nature », promet-il d’emblée dans une vidéo publiée, mercredi dernier, sur le site internet de la radio Netherlands internationale (RWN). « Depuis qu’il a été transféré, depuis un an et demi, je ne l’ai jamais entendu se plaindre ; je ne l’ai jamais entendu dire des choses négatives sur tel ou tel ; je ne l’ai jamais entendu tenir des propos désobligeants », confie-t-il parlant de l’homme qu’il dit rencontrer « souvent chaque semaine ».

Lui qui précise qu’il était allé voir son actuel client quand celui-ci était encore emprisonné à Korhogo. «J’étais allé le voir en Côte d’Ivoire avec beaucoup de difficulté dans le nord lorsqu’il était incarcéré dans des conditions extrêmement difficiles », soutient Me Altit. Selon l’avocat, Gbagbo est « toujours positif, toujoursconstructif ». « C’est quelqu’un qui est dans la création, dans la vision ; il est espère que son pays et, au-delà, l’Afrique connaîtra un avenir meilleur et il y travaille », révèle Me Emmanuel Altit. Qui déplore d’ailleurs que les violations de droits de l’homme qui ont accompagné la destitution de Laurent Gbagbo n’aient pas cessé. « Les violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire se poursuivent jusqu’à aujourd’hui », note-t-il. 


Augustin Kouyo, in le quotidien ivoirien "Notre Voie".


Source: FACEBOOK

KKB SUR RFI: «MARCOUSSIS NE FAIT PAS PARTIE DES ORGANES DU PDCI. POUR ETRE PRESIDENT DU PDCI, IL FAUT AVOIR ENTRE 40 ET 75 ANS»

 

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«KKB sur RFI: “Marcoussis ne fait pas partie des organes du Pdci. Pour être président du Pdci, il faut avoir entre 40 et 75 ans”.

Boisbouvier: “Bedié doit donc partir?”.

KKB: “C’est pas moi qui le demande. Je pense que le prochain congrès du PDCI-RDA sera le rendez-vous des jeunes. Ou bien les jeunes prennent le pouvoir, ou bien ils font un roi. La moitié des secrétaires généraux ont mon âge, il y a un besoin de rajeunissement du PDCI-RDA.»

Il se nomme Kouadio Konan Bertin, mais il préfère qu'on l'appelle par ses initiales, KKB. Est-ce parce que ces trois consonnes claquent comme un étendard au vent?

A 44 ans, le président des jeunes du Parti démocratique de Côte d'Ivoire part à l'assaut de la citadelle Henri Konan Bédié, le président du PDCI. Surtout, il réclame un candidat PDCI face au candidat Alassane Ouattara à la présidentielle de 2015.

De passage à Paris, et quatre mois avant le prochain congrès du PDCI, le député ivoirien répond sans détour aux questions de Christophe Boisbouvier. RFI.

 

Source: Autre Presse

jeudi, 20 juin 2013

LA TUBERCULOSE, NOUVELLE «ARME DE GUERRE» CONTRE LES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS?


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Traité sans ménagement à l’hôtel du Golf par les hommes de Ouattara, l’ex-gouverneur de la BCEAO désormais exposé à la tuberculose.


L’entendement humain normal peine à concevoir cette éventualité. Et pourtant, un certain nombre de faits objectifs laissent croire que le régime d’Alassane Ouattara pourrait bien «confier» à la tuberculose le soin d’en finir avec certains d’entre les centaines de prisonniers politiques qui croupissent sans jugement dans ses prisons depuis plus de deux ans. Que l’on en juge.


Quelques jours après la révélation par le quotidien ivoirien L’Inter de la grave épidémie de tuberculose qui fait des ravages à la prison de Katiola – 25 personnes touchées dont 6 prisonniers politiques –, Le Nouveau Courrier en ligne est en mesure d’affirmer que la prison de Boundiali est aujourd’hui sous la même menace. Et ce qui menace les prisonniers politiques qui s’y trouvent – dont l’ancien chef de la diplomatie Alcide Djédjé et l’ex gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) Philippe-Henri Dacoury-Tabley – est le fruit des choix délibérés de l’exécutif ivoirien.

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Le document qui accuse

Tout est parti d’un prisonnier de droit commun dénommé Drissa Konaté, accusé de complicité de parricide, et détenu à Bouaké avant d’être transféré à Boundiali. Depuis plusieurs semaines, le jeune homme traîne un mal sévère, marche à peine, se déplace avec une boîte dans laquelle il crache sans arrêt. Assez vite, les médecins de l’hôpital de Boundiali, qui le suivent, et les membres de l’administration pénitentiaire, n’ignorent rien de ce dont il souffre, et du caractère notoirement contagieux de son mal. Mais ils n’en disent rien.

 Promiscuité

Drissa passe ses journées dans une cellule voisine de celle des prisonniers politiques. Et dort un peu plus loin, dans une cellule plus petite, en principe réservée aux mineurs, mais occupée – en l’absence de pensionnaires de moins de dix-huit ans dans la prison – par les « corvéables » (détenus commis à certaines tâches au sein de la maison d’arrêt). Il faut attendre qu’un des deux frères de Drissa tombe par hasard sur sa carte de traitement pour que les autres prisonniers soient informés de la réalité de l’affection qui ronge l’infortuné, et s’organisent pour l’isoler comme ils peuvent, tout en continuant de s’occuper de lui. Mais il est probablement déjà trop tard : le bacille de Koch a eu le temps de faire son œuvre… Et des mesures improvisées de mise en quarantaine ne valent pas grand-chose dans une telle atmosphère de promiscuité.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

DEBAT SUR LA CPI: LE RWANDA HUMILIE FATOU BENSOUDA

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A l’occasion d’un débat consacré à «l’indépendance» en Afrique, lors de la deuxième édition du New York Forum Africa 2013 à Libreville, au Gabon, le rôle joué par la Cour pénale internationale (Cpi) a été remis en question par la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Présente au débat qui a eu lieu le 15 juin dernier, la procureure de la juridiction internationale Fatou Bensouda a tenté de défendre l’institution judiciaire qu’elle dirige.



«La Cour pénale internationale a été créée par la communauté internationale qui n’est pas sous la houlette des grandes puissances». Cette déclaration est celle de Fatou Bensouda, la procureure de la Cpi, lors du débat placé sous le thème de «La route vers une nouvelle indépendance», au New York Forum Africa 2013, à Libreville, au Gabon, le 15 juin dernier. L’évènement, fondé et dirigé par Richard Attias, a rassemblé, pour cette deuxième session, pas moins de 1500 personnes, selon les organisateurs.

Présente au débat, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a accusé les dirigeants de la Cpi d’être une organisation judiciaire créée spécialement pour traduire en justice les dirigeants et figures politiques africains. « Il n’est pas honnête de dire que la Cpi ne s’acharne pas contre l’Afrique. Je ne suis pas d’accord avec ma sœur Fatou Bensouda lance le chef de la diplomatie rwandaise. Un grand nombre d’Africains croit fortement à cette Cpi, mais il y a un vrai problème aujourd’hui». Un problème qui, selon elle, vient directement d’Europe. Elle accuse les Européens d’utiliser «cette Cpi» pour manipuler la politique africaine. Elle regrette que la Cpi «limite» son champ d’action en Afrique et affirme qu’en dehors des pays africains qui auraient fait appel à la Cpi, seuls deux pays du continent sont visés directement par la Cpi, dont le Soudan.

Fatou Bensouda reprend la parole après les applaudissements de la salle suite au discours de Mushikiwabo : «C’est malheureux qu’un grand nombre de conclusions ait été réduit à la manipulation politique». Selon la procureure, des dirigeants africains, au Mali, en Côte d’Ivoire ou encore en République démocratique du Congo, auraient fait appel à la Cpi pour intervenir dans leur pays. «Avec tout le respect que je dois à mon interlocutrice précédente (Louise Mushikiwabo, ndlr), nous savons que l’Afrique a poussé à la création de la Cpi !», a-t-elle lancé, avant de rappeler que «le premier pays à avoir ratifié le traité de Rome est un pays africain et il s’agit du Sénégal».

Pas question de baisser la garde. Après de telles affirmations, Mushikiwabo rebondit : «Ne dites pas que les Africains viennent vous voir (la Cpi) pour être jugés. C’est faux, car l’Afrique ne veut pas de colonialisme judiciaire !», a-t-elle rétorqué sur un ton énervé. Suite à cette conclusion, Bensouda a démenti l’exercice d’un colonialisme judiciaire de la part de la Cpi en Afrique.

Des personnalités de la société civile et politique en Afrique accusent l’Occident d’avoir créé la Cpi dans l’unique but de traquer les bêtes noires de l’Afrique. Fatou Bensouda a, au contraire, assuré que la Cpi a ouvert des dossiers dans d’autres pays hors du continent africain. Oui mais combien comparé aux nombreux dossiers judiciaires ouverts en Afrique par la Cpi ?

 

In le quotidien ivoirien "Notre Voie".


Source: AFRIK53.COM

mercredi, 19 juin 2013

CORRUPTION ET MAUVAISE GOUVERNANCE SOUS OUATTARA: LES AVEUX DE BILLON METTENT LE POUVOIR A NU


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«Il y a un recours aujourd’hui auprès de l’Uemoa, la Justice a été saisie, il faut attendre sa réponse», a confié, samedi dernier, 15 juin 2013, à la presse, le ministre Jean-Louis Billon qui était présent à Libreville (Gabon) avec Alassane Dramane Ouattara, lors de la 2ème édition du forum économique New York Forum Africa. Le ministre ivoirien du Commerce, de l’Artisanat et de la promotion des PME, évoquait ainsi l’attribution du 2ème terminal à conteneurs du Port autonome d’Abidjan au consortium français Bolloré Africa Logistics-APM (Maersk) et Bouygues Travaux publics.

Une concession dont il dénonce la procédure suspecte. Laissant entrevoir clairement des possibilités de corruption, de dessous-de table et de bakchichs entre des personnalités du régime Ouattara et le consortium Bolloré-Bouygues.

Dans l’interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire français «Le Nouvel Observateur» daté du 6 juin dernier, M. Billon affirme même: «Je ne serais pas surpris si demain on me disait qu’il y a eu des problèmes de gouvernance dans l’attribution du deuxième terminal». Une accusation à peine voilée à prendre très au sérieux d’autant qu’elle provient d’un membre du gouvernement Ouattara. Donc d’un sachant de poids. Mais également un homme d’affaires, dont le frère cadet David Billon était candidat à l’acquisition du 2ème terminal à conteneurs à travers la société Movis-Côte d’Ivoire qu’il dirige. C’est d’ailleurs cette entreprise et son partenaire NCT Necotrans qui ont porté plainte, le 26 mai 2013, contre le consortium Bolloré-Bouygues, auprès de la commission de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa). Cela à travers un courrier référencié Fair Value F017/D0479. Movis-Côte d’Ivoire et NCT Necotrans dénoncent des «pratiques anticoncurrentielles dans le cadre de la concession du 2ème terminal à conteneurs du Port d’Abidjan» ayant profité à Bolloré Africa Logistics-APM (Maersk) et Bouygues Travaux publics. De nombreux scandales…

En attendant que la commission de l’Uemoa ait le courage de trancher dans cette affaire qui indexe la mauvaise gouvernance du régime d’Alassane Ouattara, président en exercice de la Cedeao, et les pratiques qui ont cours dans le microcosme de la Françafrique, il est nécessaire de noter que cette affaire constitue un nouveau scandale sous l’ère Ouattara. Un scandale que visiblement le régime ivoirien actuel a du mal à étouffer. C’est à juste titre qu’aucune réponse plausible n’est venue de la part du camp Ouattara pour confondre Jean-Louis Billon.

Même «l’allié» de Ouattara, le contesté Henri Konan Bédié, a brassé l’air en tentant de sous-estimer la gravité des révélations de Billon. «Tort ou pas tort (il parlait de Jean-Louis Billon, ndlr), je dis simplement que je ne connais pas le dossier en détail. Mais j’ai confiance au gouvernement auquel appartiennent les ministres Pdci, un gouvernement dirigé d’ailleurs, par un Premier ministre Pdci», a-t-il confié à la radio RFI, le mercredi 12 juin dernier. Peut-on accorder du crédit à des propos de soutien d’un ex-chef de l’Etat dont le régime a été épinglé pour avoir détourné 18 milliards fcfa de l’Union européenne? Comme sous Bédié, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan renoue, sous Ouattara, avec les scandales de mauvaise gouvernance.

Mais avant son arrivée à la Primature, le gouvernement Ouattara était déjà largement abonné aux scandales financiers et à la mauvaise gouvernance. Fait curieux, les ministres indexés dans ces affaires sales n’ont pas été limogés. Seul Adama Bictogo fut «sacrifié», au dire des sources proches du Rdr. Accusé pour détournement de fonds dans l’affaire des déchets toxiques, l’ex-ministre de l’Intégration africaine a été, contre toute attente, «blanchi» par le procureur de la République de l’époque, Simplice Kouadio Koffi. Quant aux ministres Kandia Camara et Sanogo Mamadou (affaire Celpaid), Anne-Désirée Oulotto (affaire Satarem) et Cissé Bacongo (affaire 110 milliards des Universités publiques), ils sont tous encore membres du gouvernement. Aucune procédure judiciaire n’a été ouverte contre eux pour savoir si les accusations sur leur compte sont fondées ou non. Alassane Ouattara, lui-même, n’en dit pas mot depuis environ deux ans.

La charte, une campagne démagogique

Le silence de Ouattara face à toutes ces affaires confirment l’opinion des observateurs avertis à propos de l’objectif visé à travers l’instauration de la charte d’éthique, le 9 août 2011. En effet, à cette date-là, Alassane Ouattara a fait signer, dans une ambiance de théâtralisation exacerbée, à chacun de ses ministres, une charte d’éthique et de bonne gouvernance déclinée en dix points. «Notre pays a souffert pendant trop longtemps de pratiques illicites qui ont porté atteinte à la crédibilité de notre gouvernement. La corruption, la course effrénée à l’enrichissement illicite, le trafic d’influence, les abus de biens sociaux, le népotisme, le clientélisme, les détournements en tous genres, ont été érigés en mode de gestion», a accusé M. Ouattara qui promettait même une rupture.

Moins d’un an plus tard, on découvrira que la charte et les déclarations mielleuses étaient tout simplement de la propagande sans lendemain visant, en vérité, à plaire à la communauté internationale qui a adoubé Alassane Ouattara après le renversement de Laurent Gbagbo. Aujourd’hui, personne au sein du régime Ouattara ne parle de la fameuse charte d’éthique et de bonne gouvernance. Tout a été jeté aux oubliettes et les pratiques françafricaines faites de clientélisme, de corruption, de mauvaise gouvernance, etc. se sont totalement installées. Et le pays va désespérément à vau-l’eau.

C’est sans doute pour tenter de se désolidariser de cette débâcle que le ministre Billon donne de la voix. D’ailleurs, un de ses proches nous confiait récemment que «Jean-Louis Billon regrette de s’être associé au régime Ouattara».


In le quotidien ivoirien "Notre Voie".


Source: IVOIREBUSINESS.NET

mardi, 18 juin 2013

AHOUA DON MELLO: «M. BILLON IGNORE LES RAISONS DE L'INTERVENTION MILITAIRE DE LA FRANCE»


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Ancien DG du BNETD (Bureau national d’études techniques et de développement), nommé ministre de l’Equipement et de l’Assainissement dans le gouvernement Aké N’gbo, Ahoua Don Mello s’est prêté aux questions de Africatime. Depuis son lieu d’exil, l’ancien porte-parole du dernier gouvernement Gbagbo fait des révélations sur les sujets de l’actualité ivoirienne.


Où vivez-vous actuellement ? Au Ghana, en Guinée Equatoriale, au Maroc… ?

Je suis un africain, je vis en Afrique.

Quel est votre état d’esprit aujourd’hui, après plusieurs longs mois hors de votre pays ?

En état de réflexion permanente sur le passé, le présent et l’avenir de l’Afrique.

De quoi vivez-vous à l’étranger ? L’on vous dit à l’abri du besoin. Vrai ou faux ?

Pas d’importance. Je suis africain et je peux servir partout en Afrique.

Qu’est-ce qui vous empêche de rentrer aujourd’hui, quand on sait que plusieurs cadres de votre parti sont revenus au bercail et sont moins inquiétés ?

Je ne sais pas si on parle du même pays et du même régime. Sachez que comme la plupart des ministres de Gbagbo, un mandat d’arrêt international a été lancé contre moi et que Gbagbo est en prison à la Haye et 700 innocents sont torturés dans différents camps de concentration. Toute la haute direction du FPI est en prison.

N’avez-vous pas votre rôle à jouer dans le processus de réconciliation nationale ?

Je ne sais pas jouer sur un terrain surveillé par des chasseurs traditionnels prêts à tirer et avec des coéquipiers en prison. Si je savais jouer au jeu de chasse, je n’aurai certainement pas hésité.

Que pensez-vous du dialogue engagé entre le FPI et le pouvoir d’Abidjan ?

Faire connaître les attentes du FPI et ses solutions de sortie de crise.

Suite à la crise postélectorale, alors que vous étiez ministre de l’Equipement et de l’Assainissement et porte-parole du gouvernement Aké N’gbo, vous vous désolidarisez de vos collègues et prenez la clé des champs. Pourquoi avez-vous quitté votre pays pour l’exil ?

Je ne sais pas si vous étiez un observateur de la vie politique pendant la crise ou si vous racontez une histoire qui vous a été racontée par quelqu’un qui lui aussi a appris par quelqu’un d’autre. J’ai porté la parole du gouvernement jusqu’au 11 avril 2011 et j’étais là où je devais être pour porter la parole sans les autres ministres mais en rapport permanent avec le Premier ministre Gilbert Marie Aké N’gbo et le Président Gbagbo ainsi que les ministres de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Intérieur. Je suis venu en exil lorsqu’un mandat d’arrêt était en préparation contre moi.

Un exercice de souvenir : Pouvez-vous nous dire quelle était l’ambiance dans la résidence du président Gbagbo jusqu’à ce que vous quittiez les lieux ?

Les uns priaient, d’autres géraient la situation de crise.

L’on a appris que le président Gbagbo aurait reconnu sa défaite et qu’il s’apprêtait à lire sa reddition à la télévision, et qu’il a été empêché par son épouse Simone Gbagbo et vous-même, M. Don Mello. Qu’en est-il ?

Les décisions étaient prises démocratiquement au sein du gouvernement. Je ne sais pas de quoi vous parlez.

Quel a été le rôle de la France dans la crise ivoirienne ?

De maître d’ouvrage au début, elle est devenue maitre d’œuvre et prestataire de service au profit de M. Ouattara.

Qui des forces onusiennes, françaises et républicaines ont procédé à l’arrestation du président Laurent Gbagbo ? Y a-t-il eu des tractations ou pas ?

Exclusivement les forces françaises. D’abord par bombardement des jeunes patriotes devant la résidence du chef de l’Etat comme si pour la France les jeunes patriotes constituaient l’arme lourde du président Gbagbo, ensuite par bombardement de la résidence, enfin par bombardement du portail et pénétration des chars français ayant procédé à l’arrestation du Président et sa remise aux forces rebelles.

Dans quelle circonstance est décédé l’ancien ministre de l’Intérieur Désiré Tagro ?

Tir à bout portant par les rebelles.

Que pensez-vous de la cohabitation entre les alliés du RHDP actuellement au pouvoir ?

Demandez-leur ce qu’ils en pensent eux-mêmes, chacun est libre de ses choix et prêt à assumer aussi les conséquences.

Les élections régionales et municipales couplées ont montré un fort taux de réussite pour les candidats indépendants. Qu’est-ce que cela explique, selon vous ?

Le peuple a tourné le dos au mensonge, au génocide, à l’expropriation des biens et des terres, et à la répression des innocents par des criminels en liberté.

Le boycott de votre parti de toutes les dernières élections en Côte d’Ivoire (législatives, municipales et régionales) est-il productif ?

Très productif. Il a confirmé que le peuple est avec lui et a tourné le dos aux génocidaires.

Pensez-vous qu’Alassane Ouattara soit capable de résoudre les problèmes des Ivoiriens (santé, éducation, chômage…)

Ce n’est pas sa préoccupation et la France ne l’a pas installé pour cette mission. Il est là pour garantir les intérêts de la France dans l’UEMOA (Union monétaire ouest africaine) et ceux de ses financiers de sa longue guerre contre la Côte d’Ivoire.

Le chef de guerre Amadé Ouérémi de la forêt du Mont Péko a été arrêté. Faut-il féliciter les autorités ivoiriennes ?

Arrêter les complices, les coauteurs directs et indirects et libérer les terres des Wè (Ndlr: peuple localisé dans l’Ouest ivoirien).

Que pensez-vous de la décision des juges de la CPI de demander des informations complémentaires au procureur Fatou Bensouda ? Cela veut dire concrètement quoi pour vous ?

Que Gbagbo est innocent au vu du dossier constitué. Mais comme cela fragilise la position de la France qui a affirmé à l’ONU qu’elle a vu Gbagbo tirer sur son peuple. Elle a pu obtenir une résolution de l’ONU pour venir exterminer les jeunes patriotes et ouvrir la voie du Palais présidentiel aux chars français remplis de rebelles. La vérité peut avoir des conséquences graves sur la crédibilité de l’ONU et la responsabilité de la France dans les 3.000 morts ainsi que l’ONUCI qui a procédé au ramassage des cadavres pour une destination jusque-là inconnue. Il faut donc maintenir Gbagbo politiquement en prison à défaut de preuves. La recherche des informations complémentaires est une diversion et une posture politique. Bensouda a eu l’assistance de l’ONUCI, la force Licorne, le régime Ouattara et l’ambassade de France et des Etats-Unis sans résultat pendant deux ans. Que peut Bensouda pendant six mois ?

Laurent Gbagbo sera-t-il libre dans 10 mois ?

Il est libre de tout crime, le reste est politique. Il nous revient de faire connaître cette réalité au monde entier pour que Gbagbo soit libéré.

Le FPI souhaite un rapprochement entre lui et le PDCI, que pensez-vous de cela ?

C’est dans l’intérêt du PDCI (Ndlr: Parti de Henri Konan Bédié) de ne pas être complice du génocide et de l’expropriation économique de ses électeurs, et de se mettre à l’abri du jugement du peuple à l’heure venue. Et c’est de la responsabilité du FPI de rassembler toutes les forces politiques et démocratiques pour libérer la Côte d’Ivoire de l’occupation.

Le ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la promotion des PME, Jean-Louis Billon a fustigé le contrat de cession du marché de l’extension du 2ème terminal à conteneurs du port d’Abidjan au groupe français Bolloré.

M. Billon ignore certainement les raisons de l’intervention militaire de la France dans le conflit et la mission du gouvernement auquel il appartient. Il s’en rendra compte avec le temps.

Les prochaines élections présidentielles se tiennent dans deux ans, le FPI doit-il participer en proposant un candidat ?

Ce n’est pas à l’ordre du jour tant que les conditions ne sont pas réunies pour un jeu démocratique inclusif sans des chasseurs comme arbitres.


Entretien realisé par le Panafricain.com.


Source: CONNECTION IVOIRIENNE

ELLE ILLUSTRE UN ARTICLE SUR LA CPI ET GBAGBO – LA LEGENDE DE L’HEBDOMADAIRE «MARIANNE» QUI SUSCITE L’INDIGNATION


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Qu’est-ce qui peut bien se passer dans l’esprit d’un secrétaire de rédaction quand il illustre une photographie en tordant le cou à la légende originelle de l’agence qui a fourni l’image à sa publication et se lance dans des accusations douteuses qu’il est incapable de prouver? Son procédé est en tout cas similaire à celui du procureur de la CPI dont l’article qu’il «habille» dénonce justement la démarche…

 

L’article, publié dans la rubrique «Monde» de l’hebdomadaire français Marianne, est plutôt intéressant et équilibré. Intitulé « La justice internationale en procès», il revient, sous la plume d’Alain Léauthier, sur «le cas Gbagbo» qui révèle «toutes les insuffisances et les incohérences, de forme comme de fond, de la Cour pénale internationale, considérée par ses détracteurs comme une justice de ‘’vainqueurs’’». Donnant la parole à des membres de la communauté des défenseurs de la CPI et à Maître Emmanuel Altit, avocat de Laurent Gbagbo, il explique clairement que les éléments de Fatou Bensouda, procureur auprès de la CPI, et qui visent à démontrer la culpabilité de l’accusé ont «peu de valeur probante». Il met en lumière les contradictions de fond d’une démarche qui mêle allègrement juridique et politique. Notamment quand il relaie le point de vue de l’avocat Philippe Currat, secrétaire général du Barreau pénal international à Genève, selon lequel « faute de pouvoir établir clairement sa responsabilité dans les centaines d’actes délictueux, on déclare [Gbagbo] coresponsable de tout. »

Des traces de sang révélatrices

Dans ce contexte, la légende de la photo tenant lieu d’illustration principale de ce papier – un jeune homme uniquement vêtu d’un caleçon rouge gisant devant une patrouille de militaires attroupés autour d’une Jeep armée – apparaît comme particulièrement curieuse, en ce qu’elle relaie sans douter le «narratif» du bureau du procureur qui n’a justement pas convaincu les juges de la CPI. On peut lire en effet : « VICTIME D’UN MASSACRE PLANIFIE – Le corps d’un opposant à l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo gît dans une rue d’Abidjan, le 2 avril 2011. Laurent Gbagbo est soupçonné d’avoir ordonné des exactions de masse, entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, afin de rester au pouvoir, malgré sa défaite électorale. »

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L’on se demande bien ce qui a inspiré le secrétaire de rédaction qui a rédigé ce petit texte – car il faut savoir que dans les magazines de cette importance, le choix de la « titraille », des photos et des légendes, ne relève généralement pas du rédacteur de l’article. Le Nouveau Courrier a cherché la légende originelle de cette photo dont l’auteur est Emmanuel Braun, de Reuters. Elle indique :«Des forces pro-Ouattara attendent. Au premier plan, un homme blessé, le 2 avril, à Abidjan.» Il n’est absolument pas mentionné que c’est «un opposant à l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo».

En réalité, l’observateur attentif a toutes les raisons de croire que le jeune homme, qui semble avoir reçu au moins une balle dans la bouche (ou a été victime d’une lame particulièrement acérée), a la mâchoire explosé – comme l’ancien ministre de Gbagbo, Désiré Tagro, qui succombera d’un «traitement» similaire neuf jours plus tard –  et lutte – pour combien de temps encore ? – contre la mort, est une victime des «soldats pro-Ouattara».

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Les traces de sang que l’on peut voir sur la même image, prise d’un point de vue différent (ci-haut), permettent de se rendre compte que la victime a été «touchée» à deux pas de là où elle git et à trois pas de là où se trouvent les soudards des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Elle se vide lentement de son sang et on peut imaginer que sa mésaventure a eu lieu quelques minutes plus tôt. Ces événements se sont déroulés le 2 avril 2011 au corridor d’Abidjan Nord (Yopougon Gesco) momentanément tenu par des FRCI repoussées le même jour par les Forces de défense et de sécurité (FDS) nationales. Emmanuel Braun, l’auteur de la photo, était «embedded» avec les FRCI – il les suivait dans leur épopée militaire qui devait les conduire du Nord du pays au palais présidentiel d’Abidjan. L’attitude générale des «soldats» qui assistent à l’agonie de l’infortuné laissent à penser qu’il ne s’agit pas d’un des leurs, qu’il soit simple «opposant» civil ou milicien armé.

Un modus operandi typique des soudards pro-Ouattara

De plus, le jeune homme qui gît là a d’abord été déshabillé avant d’être grièvement blessé. Or, déshabiller les suspects avant de les soumettre à la «question» voire de les éliminer a fait partie du modus operandi des miliciens pro-Ouattara durant la crise post-électorale comme le montrent l’image qui suit, dont l’auteur est un photographe de l’agence américaine Associated Press. Le jeune homme menacé d’égorgement, et que l’on a souvent confondu avec celui que l’on voit sur la photo choisie par Marianne – en réalité, la scène se déroule dans la commune de Cocody, à la Riviera, sur la route d’Abatta, et non à Yopougon –, a lui aussi un boxer rouge.

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Une scène similaire – un homme dévêtu et martyrisé par les FRCI – a par ailleurs été filmée par une équipe de la chaîne de télévision Arte le 4 avril 2011, lors du « reflux » des forces pro-Ouattara dans le quartier de Yopougon Gesco, où la scène qui illustre l’article de Marianne s’est nouée…

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Bien entendu, tout ce background qui devait pour le moins inciter à la prudence est inconnu du secrétaire de rédaction qui a rédigé la légende catégorique de l’article de l’hebdomadaire français du samedi. Et son interprétation absolument discutable de la photo de l’agence Reuters témoigne des effets de la «clameur publique» et des préjugés ambiants sur un individu moyennement «informé». La légende de Marianne illustre en tout cas de manière assez ironique l’impasse conceptuelle dans laquelle les accusateurs de Gbagbo se trouvent aujourd’hui. Puisque c’est lui le «méchant» désigné par ceux qui structurent le «récit majoritaire», on lui attribue tout et n’importe quoi, sans trop y penser et sans rien vérifier. Et dès lors qu’un discours opposé, tout aussi légitime mais étouffé ou délégitimé, est convoqué à la barre, l’édifice narratif que l’on ne croyait plus nécessaire d’interroger ou de mettre en cause s’en trouve profondément ébranlé.

 

Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 17 juin 2013

MARCHE DES VICTIMES DE LA CRISE POSTELECTORALE IVOIRIENNE: LA HONTE ET LE MENSONGE DU SIECLE

 

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Avec un peu d’attention vous pouvez dénombrer ces obligés de Ouattara devant  Soro Alphonse,  mégaphone  en main.


Voilà, ce 17 Juin à Abidjan – Plateau, les personnes que Soro Alphonse a mobilisé avec ses 33 véhicules de ramassage, les T-Shirt pour appâter des désœuvrés et des miettes en guise de  prime. 

Et voici ce que écrit Agence de Presse Africaine (APA NEWS): "PLUSIEURS CENTAINES DE VICTIMEs de la violente crise postélectorale ivoirienne qui a fait de décembre 2010 à avril 2011 plus de 3.000 morts sont descendus lundi dans les rues d’Abidjan pour manifester leur colère suite à la décision de la Cour pénale internationale (CPI) d’ajourner l’audience sur la confirmation des charges contre l’ancien Président, Laurent #Gbagbo pour insuffisance de preuves." [http://bit.ly/19dyO4r]

C'est un mensonge: en outre, sans vergogne, ils se permettent d'utiliser une image d'archive pour illustrer leur article. 

Soro Alphonse même CNNFox News, APA, AFP,… REUTERS ne pourront pas changer la réalité de la situation politique en Côte d’Ivoire.

«Où le mensonge commence et prend corps, où il cesse d'être le consentement à ce qui est, pour devenir le complice de l'erreur, je suis bien incapable de le dire».

Louis Aragon


Source: AFRIK53.COM


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Encore et toujours la même image du faux, venant du Kenya, pour illustrer l’appel de la honte de Soro Alphonse.

 

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On voit bien la touche Kandia Camara. Analphabétisme et mensonge, quand vous nous tenez. Pauvre Côte d’Ivoire!

JOURNEE DE L'INDIGNATION DU LUNDI 17 JUIN, UN VERITABLE FIASCO!

 

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Journée de l'indignation - Soro Alphonse: «Toutes les conditions sécuritaires sont réunies».


Soro Alphonse, député et initiateur de la « journée d’indignation » des victimes de Gbagbo contre la dernière décision de la Cour pénale internationale (Cpi), a confirmé, ce dimanche 16 juin 2013, la tenue de la manifestation prévue ce lundi 17 juin 2013 au Plateau. C’était lors d’une conférence au siège de l’Alliance pour le changement (Apc) à Cocody. Il a en outre, rassuré les Ivoiriens quant à l’aspect sécuritaire autour de cette importante manifestation. «Toutes les conditions sécuritaires sont réunies. Cette manifestation ne ressemblera pas à celle des jeunes Patriotes. Nous avons mené des actions auprès des autorités compétentes pour éviter tout désordre. En plus de cela, nous, victimes, sommes organisées afin de faire barrage aux éventuels infiltrés qui voudraient créer la chienlit. Nous sommes civilisés et tout se passera dans d’excellentes conditions. Les victimes se feront entendre dans le calme », a-t-il dit.


Service communication de l’Apc


Connectionivoirienne.net

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«Nous sommes civilisés et tout se passera dans d’excellentes conditions. Les victimes se feront entendre dans le calme», a dit Soro Alphonse. Et pour cause, les manifestants, 38 au total n’ont pas empêché l’après-midi de se dérouler normalement.

J'ai bien compté, à 13 h 30, lundi 17 juin Abidjan-Plateau. Les victimes alléguées de Gbagbo sont au nombre de 38 personnes s dans leurs tricots honteux.

Reparties en 2 groupes:

- 23 sont assis en face de l'ONI-Plateau, sous le soleil, visiblement des yambros abobolais; 

- Et 15 sont regroupés sous le petit arbre au Feu de CCIA. Ça fait honte!

Le guignol Soro Alphonse, rattrapé de Dramane Ouattara, qui ne connait pas la honte devait comprendrequ'on ne paralyse pas Abidjan avec 38 manifestants.

Dites-lui de venir chercher ses 38 Yambros Abobolais qui sont assis au feu de CCIA Abidjan-Plateau. Tous les passants se moquent d'eux.


Alain Doh Bi

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Selon notre correspondant, un groupuscule de personne s’est retrouvé devant le palais de justice à Abidjan. Suite à l’appel lancé par Alphonse Soro, ces personnes se réclamant être des victimes du président Laurent GBAGBO, était environ une cinquantaine.

Il faut rappeler que le président Laurent GBAGBO, a été déporté a la Haye suite au coup d état perpétré par Alassane Dramane Ouatarra, avec l’aide de la France de Nicolas Sarkozy.
Alphonse Soro avait lancé un appel à mobilisation suite à la déclaration de la chambre préliminaire 1 de la CPI, qui demandait au procureur Bensouda Fatou de fournir encore plus de preuves.

Apres, le fiasco de la mobilisation du jour, nous comprenons aisément que le président Laurent GBAGBO est victime de conspiration, d’affabulation et est une monnaie d’échange face aux intérêts du moment, car son dossier est vide.

Mais si cette non-manifestation due à la très très faible mobilisation traduisait simplement que le bon coupable des crimes post électoraux court toujours et n’a pas encore été arrêté par la justice.


Ainsi donc si ce n’est pas Gbagbo le véritable coupable, qui est-ce?


J’espère que Fatou Bensouda me répondra...


Damana Adia Pickass

Le camouflet: Mobilisation des victimes du "génocidaire" Gbagbo!


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Si tu ne connais pas la honte, regarde le RDR-Rébellion agir!!!

Annoncée à coups de renforts médiatiques, la grande marche des soi-disant victimes de Gbagbo lancée par Soro Alphonse et ses suiveurs a accouché d'une souris.

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Voici les victimes de Gbagbo! Il n'y a pas de quoi conduire quelqu'un à la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Bientôt, la marche des victimes de Dramane Ouattara.

Le monde entier verra où se trouve le camp des victimes de la crise.

Honte au RDR!!!


Joël Curtis

côte d'ivoire,journée de l'indignation lundi 17 juin,soro alphonse,«toutes les conditions sécuritaires sont réunies»,le camouflet: mobilisation des victimes du génocidaire gbagbo!

Retranchez les vendeuses, les passants, les coxers et les Yambros convoyés d'Abobo (J'ai filmé les gbakas déversés les yamboros abobolais http://youtu.be/-V1KLBhHNdA). Dites-moi combien de victimes il y avait à cette honteuse manifestation des victimes alléguées de Gbagbo.

Mais, dès demain la presse pro Ouattara va nous parler des milliers de manifestants. J'ai bien compté à 13H30mn. Il n'avait que 38 malheureux manifestants attendant de rentrer honteusement à chez eux.

Soro Alphonse, le rattrapé ethnique de Ouattara avait prévu une paralysie d'Abidjan, ce 17 juin 2013. Voici la preuve que le régime Ouattara repose sur un groupuscule d'excités criminels de guerre que la France et l'ONU maintiennent au pouvoir dans le sang et la répression en Côte d'Ivoire.

 

Deboutciv

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

dimanche, 16 juin 2013

STEPHANE RICHARD, UN INSTIGATEUR VA TOMBER

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Un des instigateurs de premier plan les plus zélés de l'embargo criminel européen sur les médicaments destinés à la Côte d'Ivoire, de la fermeture des banques françaises, en 2011, et du pillage des fonds déposés par les Ivoiriens dans lesdites banques, est aujourd'hui au ban des accusés, en France, pour "escroquerie en bande organisée". Comme quoi, il y a un DIEU de justice! Ce n'est que le début de la tourmente et de la descente aux enfers. Qui vivra, verra. Bonne lecture! Fernand Dindé.

 
Il se passe actuellement en France, un événement qui devrait réjouir les ivoiriens. Leurs bourreaux d’hier, sont, lentement mais sûrement, en train payer. Chacun à sa manière. J’étais loin de m’en douté et je ne m’en serais jamais douté. Il faut dire que pour établir ce rapport entre l’affaire Tapie et la Côte d’Ivoire, il faut être un sage de la vie politique ivoirienne. Au sens où il faut être connecté et à cheval entre ce qui se passe en France et en Côte d’Ivoire. Il faut connaitre les deux milieux et connaitre ses ennemis comme aime à le dire cet ami dont je parle. Sans cela on croira que, les gens agissent, font le mal et rien ne se passe. Dieu serait injuste de laisser prospérer les grands criminels de notre époque. 

Non, il ne s’agit pas de Christine Lagarde. Elle est aussi éclaboussée et cela sert notre cause. Mais pour l’heure il s’agit de son directeur de cabinet du temps où elle était ministre de l’économie et des finances en France. Il s’agit de Stéphane Richard. Ce monsieur est Président Directeur Général de Orange, l’une des plus grosses entreprises de France et il a été aussi reconduit par le gouvernement de François Hollande pour service rendu à la nation française. Voila ce qui a été dit sur ce monsieur dans le courant de cette semaine: «Affaire Tapie: Stéphane Richard mit en examen pour escroquerie en bande organisée». À un si haut niveau de responsabilité les autorités judiciaires françaises ne joueraient pas avec les mots. Les juges pèsent bien leurs mots dans cette sentence. Et imaginez avec qui ce monsieur constituerait « cette bande organisée »? Nicolas Sarkozy, l’hyper président à son temps et sa ministre seraient-ils hors de cette bande, ignoreraient ce que Stéphane Richard tramait dans leur dos avec les milliards des contribuables français? Nous nous interrogeons. C’est une somme trop importante qui rend dérisoires les misères de Claude Guéant pour que le sommet de l’Etat ignore les contours de l’affaire et n’en ait pas fixé les règles. Il a même déjà indiqué que l’Elysée était le lieu des réunions de stratégie.

Pour notre part, si la justice française devait aller jusqu’au bout dans cette affaire de détournement sans se sacrifier sur l’autel de la raison d’Etat qui limite quelque peu trop la démocratie dans cet Etat français qui s’en gargarise artificiellement, elle devrait punir la « bande organisée de criminels » qui n’est pas à son premier forfait avec l’affaire Tapie. Ce monsieur est la cheville ouvrière de toute cette machination qui a obtenu de l’Union Européenne l’embargo sur les médicaments et la fermeture de toutes les banques en Côte d’Ivoire pendant la crise dite postélectorale. La cupidité de Stéphane Richard et sa Bande organisée ne se limitait pas seulement à mener une guerre sauvage de prédation en Afrique. Il pompait aussi dans les caisses de l’Etat français pour le compte de qui on sait. 
 

Joseph Marat


LA RAISON FONDAMENTALE DE LA GUERRE FAITE A LA COTE D'IVOIRE: LE TRAITEMENT DE LA QUESTION RELATIVE A LA PREFERENCE NATIONALE

 

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Emission "Raison d'Etat" du 5 mars 2011.


Au moment où monsieur Alassane Ouattara lance son projet relatif à la nationalité et dans peu de temps au code foncier rural, nous vous remettons les différentes séquences de l'émission «Raison d'Etat» consacrée à la résistance ivoirienne le 5 mars 2011 animée par Hermann Aboa qui recevait monsieur NYAMIEN Messou N'Guessan, ministre du travail.

Dans cette émission, l'invité démontre que les différentes crises ivoiriennes depuis une vingtaine d'années sont liées à la volonté de la France et des pays de la sous-région de faire de la Côte d'Ivoire, un Etat qui n'appartient à personne. Ce qui implique une modification profonde des lois sur la nationalité.


Séquence 1:

Après avoir défini les notions de base telles la Nation, l'Etat, le Patriotisme, le Nationalisme, monsieur NYAMIEN Messou N'Guessan a expliqué, en situant l'évolution de la Côte d'Ivoire dans son contexte historique, que la crise ivoirienne est un réajustement de politique coloniale de la France.


Séquence 2:

Il a expliqué que la crise ivoirienne tient essentiellement à 2 raisons :

- Un réajustement de politique coloniale de la France ;

- La volonté de la France de revenir aux paradigmes de gouvernance d'Houphouët.

Il montre que la question centrale est le traitement de la question de la préférence nationale. C'est donc en toute logique, si on suit son raisonnement, que monsieur Ouattara qui est en mission s'attaque aux textes relatifs à la nationalité et au foncier rural.


Séquence 3:

Monsieur NYAMIEN Messou N'Guessan a développé les implications de la question de la préférence nationale. Il a invité les Ivoiriens à ne pas se tromper car la crise ivoirienne n'est pas une banale crise post-électorale. Cette crise est liée au contrôle des richesses. Pour cela, il a fait remarquer que le coup d’État de 1999 et le coup d’État de 2002 tiennent aux mêmes raisons et la crise post-électorale n'est que l'ultime étape de ces deux coups d'Etat.