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lundi, 28 janvier 2013

MALI - UNE EXPERTE CHINOISE MET LA FRANCE EN GARDE

 

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Une experte chinoise met la France en garde contre la légitimation d'un "nouvel interventionnisme" en Afrique

 

A l’heure de l’intervention militaire française, au Mali, qui fait maintenant l’objet d’une intense couverture médiatique, il faut se méfier de la légitimation d’un «nouvel interventionnisme», en Afrique, avertit He Wenping, experte chinoise, sur les questions africaines, à l’Académie chinoise des Sciences sociales.



Le 18 janvier, Mme He a publié un article intitulé «Il faut se méfier de la légitimation du nouvel interventionnisme, en Afrique», dans le quotidien chinois, "Global Times", dans lequel elle met en lumière des risques liés à l’intervention française, dont le principal porte sur la légitimation de l’ingérence extérieure, en Afrique.

L’intervention française a été déclenchée, après que des groupes islamistes armés eurent pris le contrôle de la ville de Konna, verrou stratégique entre le Nord et le Sud du Mali. L’appui de l’armée française a fait, rapidement, évoluer la situation militaire, en faveur de l’armée malienne, qui a repris, successivement, les villes de Konna et de Diabali. Selon des reportages, à Bamako et à Konna, la population malienne s’est ruée sur l’achat de drapeaux français et s’est félicitée de la victoire de l’armée, en brandissant des drapeaux tricolores.

Malgré un soutien unanime de la communauté internationale, l’intervention de la France, ancien «gendarme de l’Afrique», ne manque pas de susciter des interrogations. «L’intervention française pourrait-elle ouvrir la porte à la légitimation d’un nouvel interventionnisme en Afrique?», s’interroge Mme He, dans son article.

Bénéficiant de l’approbation de l’ONU, l’intervention de la France à la demande du président malien semble justifiée, d’autant plus que le Président Hollande a martelé que l’intervention française n’avait «pas d’autre but que la lutte contre le terrorisme».

Cependant, il est essentiel de déterminer le statut des groupes rebelles actifs, dans le Nord du Mali. «Pour le moment, il n’est pas juste de qualifier les groupes armés de purement terroristes», et compte tenu de la légitimité insuffisante du gouvernement malien actuel, qui est issu d’un coup d’Etat, «en ce qui concerne la crise, au Mali, il s’agit plutôt d’un conflit entre différents groupes politiques que d’une lutte contre le terrorisme», analyse la spécialiste.

Mme He a, également, examiné la situation, d’un point de vue historique. Sur le continent africain, au lieu de tracer des frontières naturelles, la plupart des pays ont hérité de frontières délimitées, par leurs anciens colonisateurs, qui avaient divisé le continent, en fonction de leurs intérêts et leurs rapports de forces.«Résultat, au sein des populations africaines, la reconnaissance de l’ethnie et de la religion compte plus que celle de la souveraineté ou de la nation. Ce qui peut amener le continent à entrouvrir une porte à l’ingérence extérieure».

En ce qui concerne sa diplomatie, en Afrique, la France, ancienne puissance coloniale, sur le continent, accorde la priorité au maintien de ses intérêts, dans les pays africains francophones. C’est dans cette optique que M. Hollande, qui n’avait pas montré, jusque-là, un intérêt marqué, pour l’Afrique, a changé de cap et décidé de déployer des forces armées, au Mali.

«Nous ne défendons qu’une cause, l’intégrité du Mali, et nous n’avons qu’un adversaire, le terrorisme», a répété le président français. Néanmoins, face à la demande du président centrafricain, lui aussi, confronté à l’attaque de rebelles, le gouvernement français a choisi de garder ses distances (et même dans le cas de la Côte d'Ivoire attaquée par la rébellion d'Alassane Ouattara, en 2002!, Ndlr). «Ce qui alimente les rumeurs, selon lesquelles la France, le gendarme, pratique le deux poids deux mesures, dans les affaires africaines», a fait observer Mme He.

Par ailleurs, le déploiement des forces armées, au Mali, aura pour effet d’alourdir les dépenses de l’Etat et pèsera sur une économie française affaiblie. «C’est pour cela que des médias, à travers le monde, ont signalé que le Mali risque de devenir un Afghanistan, pour la France», a indiqué Mme He, avant de faire part d’une autre inquiétude : l’intervention française permettra-t-elle d’apporter une stabilité, à long terme, au Mali? Une question à laquelle il est, pour l’instant, impossible de répondre.

 

Source: FRENCH.PEOPLEDAILY

dimanche, 27 janvier 2013

YOUSSOUF BAKAYOKO OU LE TREPIED DU RECIDIVISTE


YOUSSOUF BAKAYOKO.JPG


Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la Commission Électorale Indépendante a coupé le ruban inaugural de la campagne électorale, vendredi en invitant les candidats à l’élection législative partielle à une campagne modèle! Cela prêterait à sourire si ce n’était pas tragique de se souvenir des promesses passées d’élections transparentes et honnêtes et de se repasser mentalement le film des fraudes, exactions, crimes, puis le coup d’état mis en œuvre, parce que les menaces d’intimidation n’étaient pas suffisante pour décourager le président Gbagbo!

A l’époque, nous étions alors en présence d’acteurs honnêtes pour les uns et corrompus pour les autres; mais entre temps le camp des gens civilisés n’est plus, mort, exilé où embastillé, et aujourd’hui, le camp des rebelles tente de se refaire une virginité en invitant à des élections législatives partielles, préparées par «une campagne civilisée», permettant «une supervision et une certification par les Nations Unies». Les électeurs, ivoiriens et tous les naturalisés de la dernière heure remplaçant gaiement tous les disparus et les exilés vont se mobiliser massivement pour cautionner leurs bourreaux! La consultation sera «apaisée et transparente », conformément «aux canons de la légitimité démocratique de nos élus», ces élus qui sont sortis victorieux des urnes avec des scores incroyablement bas, on parlait de 11 pour cent… et même moins de voix.

Effectivement « les canons de la légitimité démocratique » des nouveaux élus ont tonné, et l’Agence France presse ainsi que les médias ont cessé de compter les morts survenus après les fameux 3000 morts de la crise post-électorale, répertoriés dans toutes les dépêches et servis régulièrement, catéchisme asséné à coup de matraquage, laissant paraitre que tous ces morts l’étaient par la faute d’un Laurent Gbagbo s’accrochant désespérément à un pouvoir qu’il avait perdu, alors que les urnes avaient parlé en faveur de son adversaire Alassane Ouattara ! Oui les canons, la grosse artillerie ont retenti des jours et des nuits durant, parce qu’une France et une communauté internationale ont préféré le vacarme et les lumières du bombardement du palais présidentiel occupé par un Président légalement investi par un Conseil constitutionnel reconnu et souverain. Oui les critères, les canons n’ont certainement pas été ceux de la démocratie et surtout ceux de la liberté, la liberté d’un peuple de disposer de sa souveraineté. Et les milliers de morts qui ont suivi n’ont pas été recensés, Duékoué, Nahibly, et j’en passe…Mais voilà ils ne votent pas, ils ne voteront plus, ils ne sont plus importants pour un régime qui les a assassinés!

Comment croire aujourd’hui ces mêmes acteurs en campagne, comment prendre au sérieux un Youssouf Bakayoko dans un rôle identique, qui au lieu de se mettre au service de son pays, avait proclamé des résultats biaisés depuis l’hôtel du Golf, et ce en dehors du temps, à lui imparti?

Sa définition du tryptique de la démocratie? «Une campagne électorale apaisée, un processus électoral respecté, un verdict accepté avec des élus reconnus»

En histoire de l'art, le tryptique est un ensemble décoratif composé d’un panneau central et deux volets mobiles qui généralement se rabattent sur le volet central pour le recouvrir.Si je reprend fidèlement l’image du spécialiste de l’art Youssouf Bakayoko, assurément un habitué des musés et des Eglises françaises dépositaires de nombreux tryptiques, je dirais que «la campagne électorale apaisée» et «le verdict accepté avec des élus reconnus » constituent les panneaux latéraux du tryptique, encadrant le thème central, «un processus électoral respecté», et bien sûr les panneaux latéraux se rabattent sur «le processus électoral respecté» qui disparaît de notre vue! Bonne image donc, mais je suppose qu’il voulait évoquer le trépied, tabouret à trois pieds, support de la démocratie ivoirienne, que l’on connait bien, toujours instable, peu confortable, dont on risque à tout moment d’être éjecté, et aux pieds fragiles et trop écartés…

La dernière campagne électorale présidentielle est celle qui a coûté le plus cher, parce que vraiment elle se voulait –du côté de la Majorité Présidentielle-, honnête et transparente. Cela ne l’a pas empêchée de se transformer en une guerre parce que les dés étaient pipés d’avance et que ne devait sortir des urnes que Ouattara, l’Economiste du FMI qui offrirait son pays d’adoption à tous les charognards blancs pour quelques applaudissements et une célébrité éphémère, celle  d’un certain Empereur de Kong, dont le royaume est si petit que même son frère ainé, le maire de Kong n’a pu y avoir sa dernière demeure, mais a dû être enterré au cimetière municipal de Williamsville…

Campagne électorale express donc, pour saluer les généreux bailleurs de fonds et investisseurs potentiels allemands que l’on essaie de recruter après les français trop rétifs. Oui, il faut donner l’impression que la démocratie vit son rythme de croisière, que tout va bien, que tout se déroule selon «les canons de la légitimité démocratique de nos élus». Les derniers évènements rocambolesques au Ghana, les enlèvements et tentatives d’enlèvement de personnalités de haut rang, les procès en cours, tout cela nous plonge dans «la promotion de la paix par le dialogue», le discours est saisissant ! Grâce à ces élections, le processus de démocratisation est en cours en Côte d’Ivoire ! Mais voilà, les caisses vides de l’état, malgré les emprunts faramineux, ont fait grimper le prix de toutes les denrées alimentaires, l’électricité, le gaz, les carburants n’ont pas été de reste, et ont connu aussi une hausse…

Alors que ces élections n’étaient pas une priorité du moment, face aux revendications salariales des fonctionnaires qui vont se mettre en grève et paralyser totalement le pays, notre économiste va gaspiller un peu plus l’argent dont il ne dispose pas, en préparant des élections qui ne mobiliseront que ses adeptes, et donner l’impression d’une normalité revenue : tous les réfugiées attendus fermement, -direction la case Prison du Monopoly géant qu’est la Côte d’Ivoire, où tout est à vendre et à acheter-, n’auront même pas le temps de rentrer, d’avoir leur carte d’électeur, et de voter! Qu’à cela ne tienne, les électeurs en Côte d’Ivoire Nouvelle pourront voter plusieurs fois, face à des FRCI analphabètes qui ne distinguent pas une ordonnance médicale d’un laisser passer ou d’une carte d’électeur. Et on comprend mieux que Ouattara ne les envoie au Mali-si toutefois il daigne écouter ses chers frères et sœurs pour une fois- qu’après ces élections, car il a besoin d’eux pour mener cette «campagne civilisée», pour «une consultation apaisée et transparente»!

 

Shlomit Abel, 26 janvier 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

samedi, 26 janvier 2013

AFFAIRE BLE GOUDE: DU «NOUVEAU» QUI EN RAJOUTE AU FLOU?

 

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L'auteur de cet article, publié sur la page Facebook "Blé Goudé Les Amis", espérait peut-être (avec les Amis en question) nous apporter une nouvelle lumière sur le dossier, mais semble plutôt y avoir apporté un peu plus de flou. Quelle affaire! Bonne lecture.

Exclusif! - Depuis La Haye - Gbagbo impose au FPI une déclaration de soutien et confie: "Il faut laisser Blé Goudé tranquille"

Blé Goudé: "A quoi ça sert d'être libre et dans la clandestinité quand le Président Gbagbo est en prison?"


Après la banalisation du départ, le FPI a fini par produire une déclaration de soutien réclamant la libération immédiate de Charles Blé Goudé. Dans la querelle et la polémique liées à un éventuel deal, le parti de Laurent Gbagbo coupe court, demande aux militants de rester mobilisés et de ne pas se laisser distraire. De bonne source, Laurent Gbagbo n'est pas étranger à cette attitude. Quelques personnes ayant été en contact avec lui, indiquent que l'ex-Président, devant toutes les accusations dont fait l'objet l'un de ses fidèles soutiens, a eu cette réaction: "Il faut laisser Blé Goudé tranquille". 

L'on apprend que Laurent Gbagbo, qui attend avec sérénité son procès pour dire sa part de vérité et démontrer qu'il est innocent, encourage son parti et ses partisans à entrer dans un dialogue politique avec le pouvoir." On a toujours été un parti démocratique et un parti de non-violence. De plus, nous n'avons pas d'armes. Obligeons l'animal de ville à entrer dans la démocratie et dans le dialogue politique. En dehors de la violence et en dehors de la force, l'animal de ville qu'est l'autre ne peut rien. (...) Nous devons parvenir à le sortir de ses méthodes de prédilection. Nous avons eu le temps de voir leurs lacunes et leurs faiblesses, nous ne devons pas continuer à leur laisser seuls le terrain pour profiter des ressources de notre patrie et maintenir dans la pauvreté nos populations et notre peuple", révèle en guise de Verbatim de la pensée, un homme de droit et membre par alliance de la famille Laurent Gbagbo, après une visite à La Haye. 

Blé Goudé confond adversaires et détracteurs: "A quoi ça sert d'être libre, et dans la clandestinité quand le Président Gbagbo est en prison?"

On en sait un peu plus sur la sérénité des membres du Cojep et des partisans indéfectibles de Charles Blé Goudé. Avant son arrestation, Blé Goudé avait émis à haute voix cette réflexion: "A quoi cela sert-il d'être en exil, dans une fausse liberté alors que Laurent Gbagbo est en prison. Mon objectif était de continuer le combat en partant d'Abidjan avant le 11 avril 2011, avec la bénédiction du Président. Mais aujourd'hui l'exil, la clandestinité et cette illusion de liberté valent-elles mieux que la prison, tant que je ne suis pas en mesure d'interagir en faveur du Président Laurent Gbagbo? Moi je suis libre et lui, il n'est pas libre. Par solidarité pour lui, ne devons- nous pas nous constituer tous prisonniers?".

Cette réflexion a le mérite de dérouter aussi bien partisans qu'adversaires de Blé Goudé. Au niveau des adversaires, tout en saluant l'efficacité de la politique et tout en étant prêts à applaudir une éventuelle ruse politique du Président de la République Alassane Ouattara en cas de deal avéré, les pro-Ouattara sont davantage nombreux à penser que Blé Goudé ne mérite aucune rémission de ses fautes. A ce titre, ils supportent mal, très mal même, l'idée d'un deal. Même s'ils rappellent qu'à plusieurs reprises, Blé Goudé a tendu la main aux autorités et s'était porté volontaire pour accompagner la réconciliation nationale. Le carton rouge à Blé Goudé dans le camp Ouattara est une réalité. Mais les partisans de Gbagbo restent eux aussi désorientés et attendent de voir plus clair. Tout en disant qu'il se calmerait, Touré Zeguen a maintenu hier, ses soupçons à l'encontre de Blé Goudé. Pour leur part, depuis l'arrestation de leur leader, les membres du Cojep n'ont de cesse d'inviter les autres exilés à rentrer au pays, disant que la lutte se fait sur le terrain, et non sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter...).

"La souveraineté de la Côte d'Ivoire, c'est Laurent Gbagbo, l'avenir de la souveraineté, c'est Blé Goudé", a déclaré un porte-parole de Blé Goudé, qui en dehors du FPI dispose d'une organisation et de soutiens bien structurés avec le Cojep. Les positions du Cojep qui sonnent comme un regard froid et réaliste, en écho au combattant Blé Goudé, qui affronte la justice de son pays et de ses "bourreaux", donnent du grain à moudre aux soupçons de collusion. Face aux soupçons de deal et aux accusations de trahison, à la suite de Zap Krasso, qui rappelle à Moussa Touré Zeguen in l'Intelligent d’Abidjan, que personne n'a le monopole de l'amour de Laurent Gbagbo, un analyste et observateur averti de la maison Ivoire révèle: "Tout est possible, Blé Goudé peut soigner son image à condition de ne jamais renier Laurent Gbagbo. Là, réside la clé de sa survie politique. Tant qu'il revendiquera l'héritage de Laurent Gbagbo et ne se hasardera pas dans son supposé deal, à devenir Alassaniste, il peut rebondir malgré une peine de prison à vie. La prison à vie ne signifie rien, dans la perspective de l'après-Ouattara, et l'horizon 2020. Blé Goudé aura alors 48 ans, Guillaume Soro 47 ans et Hamed Bakayoko sera l'aîné des deux. Avant cela, Mamadou Koulibaly et d'autres personnalités auront déjà joué leur première carte présidentielle en 2015. Pas de quoi s'alarmer". Est-ce à dire que Charles Blé Goudé a eu le temps de se préparer mentalement et psychologiquement à cette autre étape de sa vie? Une autre question qui attend réponse, comme tant d'autres interrogations. 

 

Charles Kouassi in L'Intelligent d'Abidjan, Mercredi 23 Janvier 2013.

vendredi, 25 janvier 2013

LA CHASSE AU DEAL

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Attention aux contrefaçons!

En ce moment circule un article signé commandant Zanti. «Attention, un complot se prépare contre la Révolution et la Côte d’Ivoire – acte 2».

Par le passé j’ai déjà relayé des écrits signés de ce nom, mais aujourd’hui j’ai des doutes quand à l’analyse suivante que nous trouvons sous sa plume : Gbagbo aurait accepté un deal en échange de sa libération. Suivent dans ce deal les noms de Blé Goudé et  Miaka Oretto. Ayant échangé plusieurs fois avec des personnes ayant bien connu le président, cela va totalement à l’encontre de l’image que nous avons de lui. Pourquoi cèderait-il maintenant alors qu’il a tenu bon depuis si longtemps. Que la France essaie de le corrompre, c’est certainement acquis ; qu’il ait commis des erreurs par le passé, par excès de confiance, car il ne croyait pas que l’Occident irait si loin dans le mensonge, la traitrise, le comportement pirate et dévoyé, c’est évident aussi. Mais plus que jamais, aujourd’hui, le président Gbagbo doit montrer au monde entier que ses valeurs ne sont pas celles de la France et par ricochet celles des collabos ivoiriens et pseudo ivoiriens. Aujourd’hui plus que jamais son obstination est payante, il a mis et met tout le monde dans l’embarras, CPI, gouvernement français, ONU. Au lieu de décourager les Ivoiriens, son comportement ferme et confiant a redonné courage aux militants et aux patriotes.

Or en ce jour ce courrier signé commandant Zanti, qui reprend le ton et les accents d’un Hassane Magued, sonne faux comme une contrefaçon pour semer le trouble et démobiliser… Bien sûr les gens attendent depuis longtemps, ils sont fatigués et découragés, n’en peuvent plus… Et il y a ceux qui se lassent et s’habituent à ce discours, « même Gbagbo est en train de flancher »… Les gens qui relaient ces nouvelles pessimistes ne sont certainement pas des intimes du président ; et ceux que nous connaissons et qui ont bien connu le président Gbagbo ne le reconnaissent pas dans ce deal Alors, j’aurais envie d’écrire que ce texte n’est là que pour nous embrouiller, diviser les patriotes qui le sont déjà suffisamment en ce moment ; les infiltrés sont une réalité, les patriotes héros de la 25ème heure également, ne nous laissons pas gagner par le défaitisme, et pensons à nos enfants, si notre génération doit se sacrifier, qu’eux au moins soient les bénéficiaires de cette vraie libération à laquelle nous aspirons tous.

Nos blogs sont lus et récupérés par le camp adverse, et même ce Zanti a pu se faire usurper son identité par une campagne de com féroce de l’adversaire! Disons-nous bien que si Gbagbo flanche, nous nous écroulons avec lui, et ce n’est pas le moment… La compromission n’est pas une victoire, c’est le prétexte pour les loups de s’engouffrer dans le troupeau, effaroucher les brebis pour mieux les manipuler. Il sera difficile d’avoir pire que Ouattara, mais une Côte d’Ivoire préfectorale même avec un autre préfet encore aux ordres de la France et des lobbys financiers étrangers, ne connaitra jamais la liberté et l’épanouissement et tout simplement ne vivra jamais du fruit de son travail et de ses ressources. Notre foi, notre détermination, notre confiance inébranlable en celui qui a crée le monde, et les hommes libres et égaux ne nous invite pas ce soir à capituler, mais au contraire à reprendre courage avant cette dernière montée, ce raidillon face à un vide vertigineux et à poser des actes  imples et clairs, qui se démarquent de ceux de l’ennemi : notre rapport à l’argent, à la corruptibilité, au pouvoir…

La victoire ne viendra pas grâce à X ou Y célèbres ou auto proclamés, elle viendra du peuple humble et petit qui marche avec son Dieu, crie son ras-le-bol sans se chercher un veau d’or un leader qui a su crier et gesticuler plus fort, en écrasant au passage un autre moins doué dans la communication… dans ce désintéressement chacun recevra ce qui lui revient… si nous pensons que le Dieu d'Abraham d’Isaac et de Jacob peut en oublier en route, et qu’ils veuillent le Lui rappeler, ils se font tout simplement plus grands que Lui… et tout le processus de rédemption prendra du retard, une fois de plus…

Moïse était bègue, avait un casier judiciaire, était peu convaincu, mais il a accepté de se laisser conduire, et les gesticulations du Pharaon, le Ouattara de l’époque, ne l’ont point impressionné une fois qu’il était en route, parce que bien épaulé par son frère. Ne commençons pas à douter du Président Gbagbo et de sa pugnacité, continuons sur ses traces, pour ne pas gagner une semi liberté ou un semi esclavage… Notre libération doit être pleine et entière, si notre Dieu est un Dieu d’esclaves, ce n’est pas le nôtre, le nôtre c’est celui qui porte La Côte d’Ivoire comme un père porte son enfant, le fait passer certes sur une route longue et éprouvante, mais sans jamais lui lâcher la main, jusqu’à ce que la route soit libre!

 

Shlomit Abel, 24 janvier 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 24 janvier 2013

2013 - VŒUX DE NAHIBLY

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 ONUCI, complice de génocide et médecin après la mort.

 

Toi qui t’es toujours prévalu de l’amour de ton prochain,

Toi qui as accordé couvert, gîte et parcelle de terre à l’étranger,

Toi qui, en récompense de tout ce que tu as donné, as reçu des chapes de plomb, de fer et de feu,

*

Très bonne année 2013 à toi et que ton vœu le plus cher soit exaucé!

*

Que tu sois de Sakassou ou de Bouaké, de Monoko-Zohi, de Touba, de Ferké, de Bouna, d’Anonkoua-Kouté, de Bonoua, d’Agboville, de Yopougon, de Duékoué, de partout ailleurs en Côte d’Ivoire,

*

Que tu sois chrétien, animiste, musulman ou de toute autre croyance religieuse,

Quelque soit ton supplice, ton humiliation, ta souffrance, ta douleur et ta tristesse,

Que cette année 2013 te procure à nouveau la joie de vivre et le bonheur!

*

La joie de vivre et le bonheur, tu les auras forcément en partage,

Car à l’imposture du néo-colon français, tu as dit non et à son esprit de servitude, tu as su résister.

*

La joie de vivre et le bonheur, tu ne peux que les avoir abondamment en partage,

Car par ta vaillance et ta résistance qu’ils avaient sous-estimées,

Tu as dévoilé à la face du monde entier l’hypocrisie et la cruauté inhumaine des corsaires des temps nouveaux.

*

Du temps de l’esclavage à nos jours en passant par l’époque de la colonisation, ils n’ont pas changé.

*

Aux flibustiers des mers, aux faux prêtres ou missionnaires et autres corps expéditionnaires d’hier,

*

Ils ont substitué leurs médias, leurs armées et des diplomates malhonnêtes,

Tout le cocktail parfait pour planifier et réaliser des génocides sur ton continent.

*

Ta cause, frère, sœur, est si juste et ton combat si noble,

Que malgré tes larmes de sang et tes meurtrissures,

La joie de vivre et le bonheur seront ton partage

Parce que tu sais qu’aucune puissance aussi grande soit-elle,

Ne peut venir à bout d’un peuple déterminé

Et qui se bat pour sa liberté!

*

Un début de preuve à toutes ces affirmations,

C’est qu’en ton pays, la Côte d’Ivoire,

Armées française et onusienne se sont honteusement déculottées,

En prenant part à des massacres dont les vidéos parcourent le monde,

Mettant ainsi à nu la vraie moralité de ces impérialistes-donneurs de leçons,

Qui prétendent instaurer la démocratie en s’alliant à des brigands locaux ou régionaux.

*

A toi, frère, sœur, qui refuse de souscrire à l’esclavage mental

Imposé par ceux qui, refusant la royauté chez eux, ont décapité leur roi,

A toi, frère, sœur, qui dit non à la servitude et à tout esprit de nuisance

Sans jamais baisser la tête devant ces confréries du crime et du pillage,

Malgré l’ampleur de leurs crimes et génocides contre ton peuple.

*

A toi, frère, sœur, qui a définitivement compris qu’on t’a fait la guerre

Pour la richesse de tes terres et non pour des fausses élections,

A toi, frère, sœur, qui a aussi pardonné la bêtise de tes frères africains,

Toujours prêts aux massacres des leurs pour le bonheur du maître pirate blanc,

*

A toi, frère, sœur, nous disons donc «TRES BONNE ANNEE 2013»  depuis les décombres et les brousses de NAHIBLY à DUEKOUE !!!

 

Pour le collectif des victimes, Emmanuel CALEB, le 21 Janvier 2013.

NAHIBLY ECRIT A NOUVEAU A Mr KONAN BANNY, PRESIDENT DE LA COMMISSION DIALOGUE, VERITE ET RECONCILIATION (CDVR)

 

 

CHARLES KONAN BANNY.jpg


Monsieur le président,


En ce jour du 21 Janvier 2013, nous, collectif des victimes de guerre de DUEKOUE (CARREFOUR et NAHIBLY), nous nous empressons de vous écrire ceci :

-1° : 29 Mars 2011 et 20 Juillet 2012, cela fait respectivement vingt deux mois (2 années presque) et six mois que les massacres en vies humaines par les troupes de la C.E.D.E.A.O. , de l’O.N.U., des F.R.C.I. et des DOZO  ont eu lieu au quartier CARREFOUR et au camp NAHIBLY des réfugiés autochtones de DUEKOUE. A ce jour, suite à des enquêtes fantaisistes pour ne pas dire légères, aucun criminel n’a été arrêté pour être présenté à la justice nationale ou internationale quand, toujours à DUEKOUE, les exactions, les meurtres crapuleux continuent d’être la marque du savoir-faire ( ?) des forces dites républicaines, venues « sauver » ce pays nôtre en Avril 2011. Rappelons qu’il n’y a pas longtemps, en Octobre dernier, c’est encore à DUEKOUE qu’un gendarme a fait arrêter un chasseur traditionnel dit dozo, d’origine guinéenne, qui se rendait à un rendez-vous rituel de sa confrérie avec dans ses bagages de la chair et des ossements humains, fumés ou rôtis.

-2° : le 1er Janvier 2013 (il n’y a pas encore un mois), un drame a fait plusieurs dizaines de morts au quartier Plateau d’ABIDJAN. En moins d’une semaine, les enquêtes relatives à ce drame ont été bouclées et des sanctions diverses prises à l’encontre de certains responsables. Nous notons qu’à la différence de ce qui s’est passé et continue de se passer à DUEKOUE et dans le grand ouest ivoirien, le grand malheur survenu au Plateau d’ABIDJAN est un accident involontaire et non prémédité, contrairement aux crimes de masses et génocides que nous, populations Wê, nous subissons à grande échelle en ce pays depuis dix ans au moins. Sans désespérer de ce que la vérité sur notre tragédie collective soit un jour crachée à la face du monde par la commission que vous présidez, nous nous étonnons – tout en vous le notifiant, monsieur le président de la C.D.V.R.- du comportement judiciaire d’un régime dit démocratique que la communauté internationale nous a imposé à coups de bombes. Un régime qui catégorise ou hiérarchise la mort et la douleur des victimes, selon leur ethnie ou leur région.

-3° : récemment, monsieur le président de la C.D.V.R., vous avez  procédé à l’installation des commissions régionales de l’institution que vous présidez, ce qui est une très bonne chose. Seulement, voyez- vous, président, le passage en revue des personnes-ressources que vous avez nommées, s’agissant de notre région, nous choque et nous oblige à vous interpeller. En effet, des deux généraux que vous avez nommés en plus du doyen OULAÏ Tiabas, si nous n’avons rien à reprocher au Général DEON, par contre nous en avons gros sur le cœur quand contre toute attente, vous choisissez le Général DOUE, notre parent à nous. Ce choix, honorable président de la C.D.V.R., a fait dire au plus jeune du collectif que nous formons, tout sauf votre respect, que « le président BANNY, à mon avis, nous confond avec des billets de banque qu’on peut manipuler à souhait, vu qu’il est banquier de formation. Or, c’est bien parce que nous ne sommes pas manipulables et refusons de l’être que l’impérialisme prédateur nous fait massacrer par nos propres frères dont DOUE Mathias. Si le président BANNY ne sait pas  que DOUE Mathias est aussi à la base de nos malheurs depuis Septembre 2002, alors il est tout excusé ». En clair, monsieur le président de la C.D.V.R., le général DOUE Mathias, au-delà même du groupe ethnique Wê, est aussi comptable, en sa qualité de chef d’Etat major des armées de 2000 à 2004, de tout ce qui est arrivé comme malheur au digne peuple de Côte d’Ivoire, par exemple la fusillade des barbouzes français contre les jeunes patriotes ivoiriens aux mains nues, en Novembre 2004 devant l’Hôtel IVOIRE à ABIDJAN-COCODY et les bombardements des hélicoptères du général français PONCET contre des enfants de ce pays, en pleine nuit, sur le pont HOUPHOUET-BOIGNY , toujours en Novembre 2004. Tous ces rappels, honorable président, pour vous dire qu’il y a problème quant à la nomination du général DOUE Mathias par vous. Ce général, dont le village paternel avait disparu de la cartographie du fait de la rébellion sauvage du M.P.C.I., du M.J.P. et du M.P.I.G.O.(cf. 2ème fichier ci-joint) en 2002, alors qu’il était encore chef d’Etat major, n’avait en son temps rien trouvé de mieux que d’accuser de tous les péchés celui-là même qui l’avait fait roi, un peu à la manière traîtresse du « petit gros » qui lui, ne dort plus que d’un œil, dans la mesure où tôt ou tard, la justice des hommes ou de DIEU s’abattra sur lui. En un mot comme en cent, nous récusons, monsieur le président de la C.D.V.R., la nomination par vous du général DOUE. En tant que sachant relativement aux événements survenus dans notre pays ces vingt dernières années, le général DOUE doit dire à la justice (pourquoi pas internationale, puisque c’est la nouvelle tendance pour les « démocrates » des temps nouveaux) sa part de vérité, par respect pour l’opinion et pour l’humanité.   Rappelez-vous, monsieur le président de la C.D.V.R., du degré d’indignation avec lequel nous avions éconduit ce général des sites de réfugiés que nous étions, en Août 2011, à la Mission Catholique de DUEKOUE ainsi qu’à NAHIBLY dont le simple accès lui avait été refusé par ses propres parents, sous les regards gênés des soldats marocains de l’O.N.U.C.I.. Chez nous, l’honneur et la dignité ne se monnaient pas : nous vous aurons averti donc, du fond de notre cœur.

-4° : madame TOURE Flanizara, ci-devant député de DUEKOUE , celle-là qui s’est rendue coupable de crimes contre l’humanité en Janvier 2011 en invitant des nordistes et la rébellion à exterminer les Wê et à brûler leurs domiciles (cf. 3ème fichier ci-joint, intitulé « passage du cyclone flanizara ») , continue, en toute impunité, de proférer des propos incendiaires et railleurs à l’endroit de ses victimes, libre qu’elle est pour l’instant de ses mouvements de pyromane et de génocidaire attitrée. Pour rappel, GUITROZON, PETIT DUEKOUE en 2005, DUEKOUE et CARREFOUR en Janvier et Mars 2011, NAHIBLY en Juillet 2011 présentent des similitudes dans le mode de cruauté et de boucherie humaine.  Un proverbe de chez nous dit : « on ne crache pas dans la soupe dont on se nourrit ». Malheureusement, c’est le contraire qu’est en train de faire cette dame, experte dans l’injure et dans la violence gratuites à l’endroit des victimes que nous sommes. Par anticipation, nous vous en informons, monsieur le président de la C.D.V.R., pour qu’au moment des grands déballages sous votre autorité, cette dame puisse nous montrer de quel village exactement du nord de notre si beau pays elle est la native. En attendant, contre elle et tous les criminels de son acabit qui rôdent par ici à DUEKOUE, dans nos villages et dans nos forêts, nous gardons notre calme, avant le jour du grand jugement, nous disant que nul ici-bas n’est immortel. Informez-vous sur les dérives et les dérapages de cette sulfureuse dame qui a déjà fait en Janvier 2011 des dizaines de morts  à DUEKOUE, s’il vous plaît, monsieur le président de la C.D.V.R., pour vous convaincre du degré de l’instinct bestiaire de citoyens criminels qui abondent encore et encore dans le quotidien des ivoiriens.

-5° : il nous revient depuis un certain temps, monsieur le président de la C.D.V.R., que des individus étrangers puissamment armés (des militaires ?) parcourent nos forêts ici à l’ouest et recensent leurs compatriotes installés par la force, par la rébellion ou par tout autre moyen. Le but d’une telle opération, selon ceux d’entre eux qui ont décidé de faire preuve de gratitude et de reconnaissance envers leurs tuteurs Wê, c’est de rendre tous ces étrangers entrés frauduleusement dans ce pays à la faveur de la rébellion et sa sale guerre, des propriétaires terriens. Là-dessus, nous vous interpellons aussi, honorable président de la C.D.V.R. : sous nos yeux à tous, les ingrédients de conflits à venir sont en train de prospérer, avec la complicité de la communauté internationale qui veut toujours plus de cacao, plus de pétrole et toujours plus d’uranium quand bien sûr, beaucoup de sang innocent a coulé. De grâce, il nous faut comprendre ici et maintenant que la démographie de notre pays, à la faveur de cette longue guerre de dix ans contre notre pays, été fortement changée et nous les Wê, sauf erreur, sommes partis pour être un jour des apatrides, version « kurdes ivoiriens », vu que déjà, chez nous-mêmes, nous vivons en réfugiés et privés de justice. Pour l’instant, nous prions et gardons foi en ce que lors des travaux de votre commission, le monde entier fera avec nous tous, la (re)lecture des fameux accords dits de Marcoussis de Janvier 2003, cet affreux cocktail de reniement de soi que messieurs CHIRAC,  DE VILLEPIN et  MAZEAUD  ont voulu imposer au peuple de COTE D’IVOIRE en le taxant (ô forfaiture, quand tu nous tiens !) de xénophobe, malgré ses plus de trente pour cent (30%) d’étrangers en ce temps-là déjà. Oui, monsieur le président de la C.D.V.R., dans ce pays nôtre, qui est qui, qui a droit de porter des armes ou non, qui a droit de résidence, qui a droit de voix au chapitre et qui n’y a pas droit ? A combien s’élève désormais le nombre des habitants de notre pays dont l’émergence serait  pour 2020 au plus tard ? A combien se chiffre, par ces temps d’invasion sauvage et d’expropriation foncière et immobilière par la force des armes, le rapport ivoiriens/étrangers et hors-la-loi puissamment armés? Le disant, nous pensons surtout à l’O.N.U.C.I. dont la radio fait beaucoup de bruit en parlant de paix mais dont les troupes armées s’enfuient ou restent inactives quand on nous massacre et que la justice reste aveugle et muette : GUITROZON et PETIT-DUEKOUE en 2005, DUEKOUE en Janvier 2011, DUEKOUE-CARREFOUR en Mars 2011 et NAHIBLY en Juillet 2012 sont donc autant d’exemples qui démontrent le mensonge et la cruauté de ceux qui prétendent vouloir nous donner des leçons à travers leurs médias et autres institutions internationales formatés pour la déstabilisation des pays à piller !

-6° : malgré les affres de la guerre que nous continuons de subir et malgré le passage du cyclone « flanizara » début Janvier 2011 sur la quasi-totalité des maisons des autochtones Wê que nous sommes, à nous qui n’avons plus d’abri ou de demeure parce que victimes de la cruauté de ceux que nous avons accueilli à bras ouverts, c’est à nous que les services du cadastre et des impôts de DUEKOUE ont l’indécence d’adresser des courriers pour un soi-disant paiement des frais d’impôt foncier. Une autre preuve que malgré ce qui s’est passé en ce pays, aucun effort ou aucune mesure n’a été prise pour faire le point ou l’inventaire approximatif (à défaut d’être exact) des dégâts et des pertes en vies humaines et en biens divers. Tant pis pour les pertes et pour les morts, semble nous dire la république par cet acte de tentative de recouvrement des impôts. La république elle-même serait-elle sans cœur tant le sang de ses filles et de ses fils a été versé pour en être là, c’est-à-dire à se préoccuper de prébendes qu’elle compte recueillir vaille que vaille sur ou dans des habitats et autres domiciles fantômes désormais broussailleux parce qu’il y a longtemps que ces habitations ont été incendiées, détruites et parfois rasées par la seule volonté du « cyclone flanizara » de Janvier 2011 ? Au risque de nous répéter, un bref aperçu du second fichier « flanizara » peut situer les sceptiques ou les incrédules de bonne ou de mauvaise foi (car il en existe même un peu trop) de se faire une idée proche de la réalité. Monsieur le président de la C.D.V.R. ,veuillez bien, nous vous en prions, faire un clin d’œil au service de la Direction Générale des Impôts (D.G.I.) en faveur des victimes sinistrées de guerre que nous sommes : il serait insensé, voire inhumain que nous payions la moindre des finances pour juste des décombres amassés sur un terrain nu ou broussailleux, témoignant de ce que la violence humaine(les preuves des désastres et des tueries en notre possession sont innombrables) poussée par une haine aveugle a décimé des vies humaines et détruit (le plus souvent par incendie) des habitations à partir d’un (dé)raisonnement purement rebelle, c’est-à-dire sans base fiable parce que tout simplement ethno-religieux mais alors et surtout ingrat : il faut être nécessairement fou au préalable pour se jeter à bras (et pensée) raccourcis sur son hôte et bienfaiteur d’hier pour lui ôter la vie et brûler tout ce qui lui appartient.

-7° : pour donner une forme et une assise à leur rébellion en 2002, ceux qui ont agressé la COTE d’IVOIRE ont parlé d’exclusion, de xénophobie et d’injustice quand dans le même temps, ils étaient confortablement installés dans des « …bougou », des « …dougou » et des « …kro » bien loin de leur zone d’origine, partout ailleurs (chez les taxés de xénophobes). Sachez, monsieur le président de la C.D.V.R., qu’au moment où nous vous écrivons, la prolifération par la force des armes des «…dougou » et des « …kro » continue et piétinant nos coutumes et nos traditions, les tenants de tels agissements ne sont plus loin de nous imposer leur chefferie, leurs us et coutumes mais alors avec quel degré de mépris ! D’ici la tenue effective des travaux de la commission que vous présidez, vous recevrez, monsieur le président de la C.D.V.R., la proportion ou le nombre exact des bourgs et villages qui auront pu être créés (puisqu’il n’en existe pas encore à ce jour) par d’autres ethnies dans le centre et dans le nord de la CÖTE d’IVOIRE ! Par ailleurs, quand bien même les élections municipales et régionales ont été reportées sine die, une brève consultation des listes de candidats nous donne un aperçu de la  culture « démocratiquement » ethno-religieuse de tous ceux qui n’acceptant jamais la candidature d’un ivoirien allochtone chez eux, sont prompts et sans gêne aucune à être candidats par la force des machettes, des kalachnikovs et des roquettes ailleurs. Pire, par les temps de « libéralisme » qui prévalent en ce pays, ils sont de plus en plus nombreux (depuis plus de dix ans) à s’immiscer dans le débat sociopolitique ivoirien, au point de vouloir nous donner des leçons sur les comportements (grosse injure) que nous, ivoiriens qui les avons reçus chez nous, devrions avoir. Le débat sur la réconciliation quand il aura lieu ne saurait occulter ces différents aspects qui dénotent d’une grande décadence morale et civique chez bien de nos frères, méchants ou aveuglément cruels avec leurs frères africains mais dociles et serviables comme des bêtes domestiques face aux injonctions même malséantes du maître blanc (« oui missié, si wou plaît missié,…).  

Par amour pour notre prochain et pour notre cher et si beau pays, la COTE D’IVOIRE , nous, victimes de CARREFOUR, de NAHIBLY et de tout DUEKOUE, nous avons pardonné, tout pardonné, monsieur le président mais alors grande sera notre désaffection si la Vérité sans être dite au grand jour, lors de la tenue des travaux de votre commission, venait à être bafouée, à travers des paroles malhonnêtes (qui n’engageront que leurs auteurs) et des médias (français surtout) qui visiblement affichent leur tendance impérialiste qui piétine toute morale humaine. Tant pis pour les vampires des temps nouveaux qui font fi du bon sens et ne savent vivre que de l’effusion de notre sang. C’est leur problème s’ils n’ont pas en eux la crainte de DIEU, Celui à qui tout reste possible quand l’humain, charnel et vaniteux, a fini d’afficher ses limites de pauvre mortel.                          

A vous, honorable président de la C.D.V.R., nous l’avons dit et le répétons sans menace aucune : la nomination par vous du général DOUE, nous vous le disons tout net, fera échouer lamentablement tous vos efforts pour une réconciliation sincère dans notre région. Pour la simple raison que la désapprobation du peuple est aussi la désapprobation de DIEU : en tant qu’acteur de tout ce que ce pays a vécu ces quinze ou vingt dernières années, le général DOUE n’est pas la personne indiquée qu’il faut pour nous réconcilier à DUEKOUE et à l’ouest de la COTE D’IVOIRE. Non, nous ne voulons pas de cet homme et de sa sagesse pour tout ce que tout bon patriote ivoirien sait de ce curieux général et chef d’Etat major des armées dont les intrigues reviennent en ce moment à la surface de notre mémoire de victimes meurtries et oubliées par la justice, qu’elle soit nationale ou internationale. Nous vous prions, honorable président, de lui épargner d’autres humiliations que la foule ou la population (en fait ses propres parents) de chez nous pourraient lui infliger, par colère ou par indignation parce qu’à notre avis, ce qu’il a subi à la Mission Catholique de DUEKOUE et à NAHIBLY en Août 2011 est bien trop fort à supporter pour une conscience humaine qui ne s’ignore pas.    

En attendant que justice soit rendue pour nos milliers de morts,  que nous ayons à nouveau un domicile d’habitation digne de ce nom et que nos terres, celles que nos pères nous ont laissées en héritage, nous reviennent de plein droit, veuillez agréer, honorable président de la C.D.V.R., l’expression de nos déférentes salutations.

 

Duékoué, le 21 Janvier 2013.

Pour le Collectif des victimes, Emmanuel CALEB.


DOCUMENTS ANNEXES (zip)

mercredi, 23 janvier 2013

AUTO-EXTRADITION - TOURE MOUSSA ZEGUEN ACCUSE BLE GOUDE DE TRAHISON

 

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Quel est le cortège que Wattao a accueilli à Noé, au petit matin du vendredi 18 janvier 2013?


TOURE MOUSSA ZEGUEN: POURQUOI L'EXTRADITION DE BLE GOUDE DEMEURE SUSPECTE (ACTE 1)

 

Loin de moi, l’idée d’un quelconque règlement de compte, problème de leadership ou encore moins, une jalousie mesquine quelconque, comme certains ont déjà commencé à le dire.

Il s’agit de regarder une situation qui s’est déroulée sous nos yeux à tous, et à en donner notre lecture froide sans état d’âme, car il s’agit de l’avenir du combat des ivoiriens et non de la carrière politique d’un seul individu.

Il s’agit aussi de laver l’image des autorités ghanéennes qui ne doivent, en aucun cas, être doublement victimes de leur largesse envers des ivoiriens qu’ils ont accueillis chez eux, avec une remarquable hospitalité légendaire.

Pour comprendre cette histoire rocambolesque, il faut commencer par le commencement.

1- Lorsque nous avons été informés DE SON ARRESTATION CE JEUDI 17 JANVIER, il nous est apparu nécessaire de nous informer auprès de nos amis et connaissances.

Et, c’est ainsi que nous avons eu deux versions:

A- La première disait que BLÉ Goudé avait été cueilli à son domicile par les policiers d’Interpol Ghana, accompagnés de policiers ivoiriens.

B- La deuxième version disait que BLÉ Goudé était en partance pour une interview avec France 24 et qu’il aurait été intercepté, en route vers le lieu du rendez-vous avec les journalistes, par des individus en tenues civiles, qui l’auraient amené vers une destination inconnue.

Ainsi, après cette interpellation, on nous dit que ce fut grâce aux différentes alertes des personnes proches de BLÉ Goudé que la Police ghanéenne aurait réussi à intercepter le cortège qui avait à son bord le ministre, pour le conduire tous au BNI (DST ghanéenne )

2- Depuis lors donc, tous les efforts des ivoiriens du Ghana pour le voir ou se rassurer, sont restés vains, car en vérité personne n’a pu le voir jusqu’à son départ précipité.

Pour avoir des informations et être situés. Nous nous efforçons de chercher les détails de cette affaire et nous nous rendons compte que beaucoup de choses restent floues.
Non seulement personne à Accra ne peut dire qu’il a été capable de le voir à la BNI depuis son arrestation.

En fait. Nous avons été informés que BLÉ Goudé n’a jamais été détenu à la BNI et s´il y est passé c’était pour convaincre les autorités ghanéennes que L´HOMME avait choisi de faire un retour volontaire et non une extradition…Et mieux, si les autorités ghanéennes étaient vraiment convaincues que BLE GOUDE était en danger dans la main de ses amis ravisseurs, elles auraient à tous les coups opposé un refus de non-recevoir à leur volonté d’extradition. A TOUT LE MOINS, ce serait donc une juridiction ghanéenne qui l’aurait jugé et autorisé son extradition.

En réalité, le GHANA QUI ACCORDE UNE IMPORTANCE PARTICULIERE AUX DROITS DE L’HOMME NE PEUT LAISSER BLE GOUDE ALLER A L'ABATOIR S'IL N´AVAIT PAS ÉTÉ CONVAINCUS PAR BLÉ GOUDÉ LUI-MEME QUE SA VIE NE SERAIT PAS EN DANGER.

PARMI LES INQUIETUDES EN VOICI QUELQUES-UNES:

DES QUESTIONS

1- Pourquoi Blé Goudé n’a pas été aperçu par ses amis et même son avocat qui sont allés à la BNI ? On ne pouvait le voir à ACCRA, car dans leur plan, c’était un impératif afin que nous soyons tous dans le clair-obscur…

2- Quel est le cortège que Wattao a accueilli à Noé au petit matin du Vendredi 18 janvier 2013 ?

En effet, au moment où nous nous fatiguions à Accra pour retrouver les traces de BLÉ Goudé, il avait déjà pris la route et leur cortège avait été clairement identifié tôt le matin, à ELUBO où il y a un bon nombre de réfugiés ivoiriens, qui étaient intrigués par ce cortège aux voitures à vitres teintées.

3- Pourquoi Hamed Bakayoko n’était-il pas à la télévision ivoirienne pour faire la déclaration comme lors de l’arrivée de Séka, Lida?

Hamed BAKAYOKO qui fait une concurrence folle à SORO Guillaume (qui est resté au téléphone une heure durant avec BLE GOUDÉ la veille de son auto-arrestation), qui veut que son nouveau trophée lui jure fidélité et soumission, à tout mis en place depuis des semaines, et nous en étions avertis, pour assurer la sécurité de leur nouveau JOKER, croyant ici détenir l´homme de la situation, afin de rassurer son patron que plus rien ne les empêchera de tourner en rond.

Pourquoi ce trophée n’a pas été exhibé ? Simplement par ce qu’il est aujourd’hui leur complice et ils ont un plan ensemble que vous découvrirez bientôt… Ouattara est coincé et n’arrive pas à faire rentrer le FPI dans les rangs, alors qu’il a les injonctions de ses bailleurs de fonds pour faire une politique inclusive en ayant surtout le FPI comme partie prenante aux futures élections locales. A défaut, Hamed BAKAYOKO qui a avoué depuis des mois qu’il est en négociations avec BLÉ Goudé a tout fait pour convaincre ce dernier qui a mordu à l´hameçon..

Nous savons aussi qu’un COM Zone très connu a même fait des appels téléphoniques à partir d’Abidjan pour rassurer certains amis que le retour de BLÉ GOUDÉ ne devrait point nous inquiéter car tout était bouclé…

Nous savons aussi que depuis son retour volontaire BLÉ Goudé n’est pas dans les locaux de la DST, contrairement à ce que disent les autorités du régime génocidaire.

Où est-il donc?

Selon nos sources, BLÉ Goudé qui est parti par la route est dans les bonnes grâces de Hamed Bakayoko qui avait promis régulariser son nouveau parti, une fois créée. Et, il lui a aussi promis de financer une forte campagne de Réconciliation à travers le pays, afin de consolider le régime génocidaire de Ouattara…Ce deal avait déjà été refusé par la Première Dame Simone Gbagbo, qui a refusé cette mascarade comme condition de sortie par Grâce présidentielle.

Pour comprendre la supercherie sachez que si BLÉ Goudé ne voulait pas rentrer, il aurait eu la chance de se présenter devant un tribunal ghanéen pour contester son rapatriement comme ce fut le cas pour le ministre KONE KATINA…

Malheureusement tout le monde se demande pourquoi si rapidement, notre frère a-t-il été extradé ?

La réponse est simple.

En effet, BLÉ Goudé voulait une action rapide et d’ailleurs il a eu le temps de bien faire tout son bagage avant de prendre la route avec ses amis ravisseurs. Les autorités ghanéennes qui ne sont pas elles-mêmes opposées à un retour volontaire ne peuvent donc pas faire des commentaires désobligeants pour une affaire ou le concerné part avec le sourire aux lèvres… c’est pourquoi nous demandons aux ivoiriens de ne pas accabler le Ghana qui a toujours été correct avec nous …

Ce qu’il faut aussi remarquer est que les ivoiriens se souviennent très bien déjà que HAMED BAKAYOKO et BLÉ GoudÉ ne sont pas à leur premier coup… Souvenez-vous depuis la FESCI…

Souvenez-vous que BLÉ Goudé avait quitté le premier, la COTE DIVOIRE EN MARS 2011, donc il peut rentrer le premier au pays pour respecter son rang et sa classe…

Je vais pour l’instant épargner les uns et les autres de certains détails en attendant les répliques qui s’annoncent, afin que nous donnions notre chance à nos compagnons sur cette affaire qui tôt ou tard s’éclaircira d’elle même aux yeux de tous…

Pour finir j’invite tous nos amis à la sérénité et à comprendre que le GUIDE Gbagbo est digne, SIMONE est digne, AFFI N'GUESSAN, AKOUN LAURENT, DOUATY ALPHONSE, LES FDS SONT DIGNES…

Si le sujet n’avait pas son importance je n’aurais pas ainsi parlé et apporté notre modeste contribution à un sujet d’ordre national.

Je vous remercie pour une COTE D'IVOIRE DIGNE.


TOURÉ MOUSSA ZEGUEN


Réfugié politique Ivoirien au GHANA
zegeuenonvci@gmail.com


Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

mardi, 22 janvier 2013

L'IMAGE DE BLE GOUDE A LA DST DEJA DIVERSEMENT INTERPRETEE (VIDEO)



Images de Blé Goudé à la Dst, petit geste du gouvernement hier à l’attention des saints Thomas, diversement interprété.


Menottes aux poings et pas mal mis, avec une chemise en pagne brodée de noir et en couleur orange dominante [un clin d'œil patriotique, un coucou aux Éléphants], Blé Goudé est apparu ce soir sur l’écran de RTI1, télévision publique de Côte-d’Ivoire. Une petite concession du gouvernement serait-on tenté de dire, à l’usage des saints Thomas qui avaient encore des doutes au sujet de l’arrestation de Charles Blé Goudé. Pour le gouvernement, l’image devait convaincre de ce que Blé Goudé est bien entre les mains de la police ivoirienne.

Cela a fait plaisir à quelques pro-Ouattara qui en tirent la leçon suivante: dans l’exercice du pouvoir, dans le soutien à une cause, il faut faire preuve d’humilité, de mesure et de modération car on ne sait jamais de quoi demain sera fait et surtout, on répond toujours un jour de ses actes. Pour ces pro-Ouattara l’image de la chute de l’ex leader estudiantin et ex leader des patriotes montre bien que tout se paie tôt ou tard. Cette image et le communiqué de soutien du FPI exigeant la libération immédiate de Charles Blé Goude suffiront-ils à calmer l’ardeur des partisans de la thèse du deal ? Rien n’est moins sûr, si on considère que les détracteurs de Blé Goudé continuent de parler de mise en scène, et relèvent que l’homme avait bonne mine et souriait presque, comme si sa vocation était de se faire torturer et comme si le régime en place ne pouvait pas bien traiter un détenu.

Pour sûr, les doutes ne sont pas dissipés et l’opération rattrapage « com » du gouvernement semble avoir renforcé les doutes des sceptiques. Avec cette couleur « Orange » portée, qui ne peut être un hasard pour Blé Goudé et qui joue contre un pouvoir dont le patriotisme pour la Côte-d’Ivoire est sujet à caution chez de nombreux pro-Gbagbo.



Hervé Coulibaly, sur Connectionivoirienne.net

CHARLES BLE GOUDE, LA FIN D'UN CYCLE?

CHARLES BLE GOUDE 2.jpg



Je croyais avoir tout lu et entendu sur Blé Goudé depuis les quelques jours que dure son arrestation-extradition. Mais c'était sans compter avec l'imagination débordante des Ivoiriens; je ne m'attendais franchement pas à ce qu'elle aille aussi loin. Jugez-en par vous-mêmes! Bonne lecture. Fernand Dindé.
 


Cinq jours après la rumeur de son arrestation au Ghana suivie d’une éventuelle extradition en Côte d’Ivoire, le mystère demeure autour de cette affaire qualifiée de « l’affaire Charles Blé Goudé ». Rocambolesque, curieuse, mystérieuse, incompréhensible…sont autant d’adjectifs a lui attribués. Et ni du côté des différentes autorités (Accra et Abidjan), encore moins dans les différents cercles très fermés de la galaxie patriotique et du FPI, rien n’est fait pour rassurer l’opinion qui continue à entretenir analyses, spéculations et jugements.

Les médias les mieux informés n’en disent pas plus depuis la petite bande n’annonce de France 24 et BBC Afrique ou encore la petite sortie médiatique de la RTI les deux premiers jours. Eux qui avaient fait de sa prétendue arrestation le 11 avril 2011, une affaire d’état. Mais là, silence radio. Comme si Charles Blé Goudé n’était plus un sujet attractif. A Abidjan pas un seul mot sur cette affaire, même dans les wôrô. Comme si la consigne était passée ou bien tellement l’affaire est sensible, que personne n’ose.

Nom de code: «Le Libanais».

Depuis la chute du régime de Laurent Gbagbo et depuis l’arrivé à la sécurité intérieur de Hamed Bakayoko, on parle désormais « du Libanais » pour désigner l’ancien chef de fil de la galaxie patriotique, dans le milieu des grandes oreilles de la République. « Le Libanais a mal négocié son retour. C’est dommage ! » Nous a révélé une source bien introduite depuis Abidjan dès l’arrivé de Charles Blé Goudé sur la terre de ses ancêtres après deux ans hors de son Yopougon.
Et cette même source de tenter d’éclairer notre lanterne :

En réalité, Charles Blé Goudé n’a jamais fait de demande d’asile politique au Ghana. De sorte qu’il ne laisse de trace nulle part. L’argument donné à ses proches a été la sanction onusienne de 2006 lui interdisant de voyager. Sa présence au Ghana et sa déclaration auprès des autorités ghanéennes causerait une gêne. Et pour autant, les services ghanéens savaient bel et bien qu’il séjournait sur leur sol. Aussi, ont-ils eux aussi décliné toute responsabilité vis-à-vis d’un Blé Goudé qui pourrait être encombrant. Voilà pourquoi ont-ils à leur tour fermé l’œil sur tout. A l’information donc qu’il serait d’abord enlevé puis conduit par la suite au bureau national d’investigation (BNI) avant de négocier son extradition avec les autorités ghanéennes, il faut retenir que rien de tout cela.

Le Libanais n’a jamais mis les pieds à la BNI.

Tout a été planifié et le maître d’ouvrage est bel et bien Hamed Bakayoko avec pour exécutant, Wattao.
Quand, le ministre de l’intérieur disait à qui veut l’entendre qu’il était en contact avec son ami, Blé Goudé, les ivoiriens ont pris cela pour du bluff. Entre temps, le libanais était de tout son semblant d’exil en contact avec son autre ami, Wattao (on se souvient de la caravane de la paix. C’est bien wattao qui l’avait accueilli chez lui à Bouaké). Ce qui a donné droit aux rebelles avec à leur tête Guillaume Soro de rentrer à Abidjan officiellement après plusieurs années d’isolement à Bouaké, la capitale de la rébellion.
Alors, il fallait rendre l’ascenseur à un ami de génération. Qui a permis que la rébellion de Soro devienne une affaire banale avec laquelle les ivoiriens devraient apprendre à vivre.

C’est la décision et la volonté du Chef. Le président Laurent Gbagbo et son épouse avaient eux aussi suivi les conseils de leurs poulain à l’époque. Qui n’a pad vu, Simone Gbagbo danser avec un Konaté Sidiki (N°2 de la rébellion) sur un podium à Yopougon ? Allons-nous voir dans les prochains jours, Dominique Ouattara danser avec Charles Blé Goudé au stade d’Abobo au nom de la réconciliation ? Qui vivra verra.

Mais alors si tel devrait être l’issu de ce retour au bercail, pourquoi cela s’est passé ainsi ? Dans un flou orchestré ?

Le libanais a mal négocié son retour

Selon notre informateur, le libanais qui était en contact avec les services de Hamed Bakayoko et Wattao a reçu l’ultime assurance que rien ne lui arrivera une fois à Abidjan. C’était le dimanche 6 janvier 2013, à la veille de la prestation de serment du président ghanéen, John Dramani Mahama. C’est bien ce soir là que Hamed Bakayoko à Accra avec son patron Alassane Ouattara, aurait présenté celui qu’on nomme le libanais au président ivoirien. A partir de là, les choses vont s’accélérer. Bien qu’il eût reçu l’assurance des autorités ivoiriennes, Charles Blé Goudé, fin politicien prend quelques précautions.

La veille, c’est-à-dire le 16 janvier, il propose à ses amis de France 24 une interview exclusive. Le rendez-vous est ainsi pris pour le 17 janvier autour de 9h à son domicile d’Accra. Le même jour, très tôt, Charles Blé Goudé fait le ménage. Il demande à son grand frère Copé de lui faire une course au centre ville d’Accra. Il ne reste que lui, son chauffeur et son domestique. Deux jeunes ghanéens naïfs mais qui pourraient témoigner au cas où l’opération tourne mal. Les choses se passent donc comme convenu, mais le plan est faussé car, il ne fallait pas faire de bruit autour. Mais trop tard, le libanais qui voulait être plus malin que le pouvoir d’Abidjan, avait vite fait d’impliquer France 24 sans vraiment leur dire ce qui allait se passer ce 17 janvier. Et l’opération fut ébruitée avant même qu’elle ne connaisse un début de commencement.

Quel était le premier plan?

En réalité, Charles Blé Goudé n’a jamais porté dans son cœur, malgré toute sa largesse l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo.

Plusieurs sources proches du leader de la galaxie patriotique racontent que l’ancien ministre de la jeunesse et de l’emploi du dernier gouvernement Aké Ngbo n’a toujours pas digéré le retard que Laurent Gbagbo aurait mis pour le nommer à un poste de responsabilité au moment où ses camarades de la Fesci, Guillaume Soro ou encore Konaté Sidiki et autre Soul to soul occupent des grandes postures en Côte d’Ivoire et lui n’aura joué que le rôle d’un simple harangueur de foule, voire un anti français. Une posture qui pourrait lui être préjudiciable à l’avenir. Mais le job, il l’a fait quand même.

Et un jour il fallait qu’il s’en débarrasse et fasse un choix. Soro l’a fait avec Gbagbo puis Ouattara puis Gbagbo, puis Ouattara…Il fallait aussi attendre le bon moment. On comprendra plus tard pourquoi, il avait refusé de prendre le commandant Duarte, aide de camp de Gbagbo, au téléphone un 28 mars 2011, au moment où Laurent Gbagbo multipliait les coups de fils pour savoir où Blé Goudé se trouvait. Nous y reviendrons.

Dans le schéma entre le libanais et Abidjan, les ravisseurs devraient le prendre depuis chez lui à Accra (East Legon) ce 17 janvier et le conduire directement dans le nord de la Côte d’Ivoire dans une résidence surveillée. Il devait y rester jusqu’au dimanche 20 janvier, jour où il était projeté une dernière attaque à Abidjan. Dans les investigations, Hamed Bakayoko ferait une sortie médiatique et présenterait Charles Blé Goudé comme l’auteur du coup. L’annonce de son arrestation et de son transfèrement dans le nord deviendrait officielle. Blé Goudé devenant prisonnier de fait, peut paisiblement passer de bon moment dans une villa sécurisée dans le nord.

A l’approche du 17 février 2013, date de l’ouverture de l’audience de confirmation des charges du président Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara sort son joker. Il libère, Michel Gbagbo et Blé Goudé qui tient un discours de rupture avec ses anciens alliés du FPI. La tournure devrait être : La Côte d’ivoire comme l’intérêt national. Blé Goudé qui est présenté par ses partisans comme un homme de paix (caravane de la paix) reprend les choses en mains et sensibilisent la population.

Malheureusement, ce scénario est devenu caduque. Et même si c’était à refaire, ils sont de plus en plus nombreux à découvrir la supercherie de l’ancien leader des jeunes patriotes. Voilà pourquoi, le libanais ne quittera pas Abidjan où il serait dans une villa tenue secrète jusqu’à la tombée de la fièvre des spéculations. Le problème, c’est quand va-t-il sortir de cette cachette et commencer le job promis à Ouattara ? Peut-il encore trouver les ressources nécessaires pour entretenir le silence, comme il l’a fait durant ses deux ans d’exil?

Car on le sait, si cette opération reste un deal entre le libanais et Hamed et Wattao et Soro (tous pareils), Alassane Ouattara lui veut aller au plus pressé et cette sortie de Blé Goudé devrait retentir dans les oreilles de la communauté internationale comme un acte majeur pour la normalisation de la vie socio politique en Côte d’ivoire, condition pour un retour des investisseurs.

Enfin, même si cela devrait se passer ainsi, combien sont-ils à suivre l’ancien chef de fil de la mobilisation en Côte d’Ivoire? Dix ans de crises n’ont-ils pas assez formé et formaté une population encore et toujours attachée à leur Laurent Koudou Gbagbo détenu à la Haye et dont la libération reste la seule condition pour une réconciliation vraie?

Quelles sont encore les marges de manœuvre de Charles Blé Goudé?

Que peut faire un Blé Goudé seul dont on connait le passé très tumultueux avec PDCI de Bédié (il aurait pris 20 millions de Bédié afin de le convaincre de sa fidélité au moment où des soupçons d’un Eugène Djué qui aurait trahi faisait rage au sein du PDCI), le RDR de Ouattara qui aurait financé le jeune Secrétaire de la Fesci (99-2001) au moment où le RDR et le FPI se disputaient le contrôle du syndicat estudiantin ; Finalement Blé basculera avec l’arrivée de Robert Guei en 99 (21 avril 2000, on le verra aux côtés de Martial Ahipeaud lors de la célébration du retour de Londres de ce dernier et au 10 e anniversaire de la Fesci).

Aux élections présidentielles de 2000, Blé Goudé reste toujours aux côtés de son ancien SG, Martial Ahipeaud et battra campagne pour Guei Robert. D’ailleurs, on se souvient de l’amical, «les anciens de la Fesci» qui comptait, Blé Goudé, Blé Guirao et Martial Ahipeaud…Bref, le même Charles Blé Goudé alors qu’il jouissait déjà des avantages du pouvoir FPI s’est de tout temps targué de n’avoir aucune accointance avec le FPI. En 2004, il fuira l’opération dignité alors qu’il en était informé pour aller se réfugier à San Pedro. En 2011, il sera le premier à prendre ses jambes au cou au moment où les bombes françaises crépitaient sur la tête de Laurent Gbagbo. Voilà le vrai visage du dernier rempart pour la réconciliation. Comme si 2013 était1913.

Alors, les uns et les autres peuvent continuer à spéculer sur un éventuel transfèrement de Charles Blé Goudé à korhogo ou à la Haye. A la vérité, le deal aurait mal tourné et les deux camps devront trouver une issue. Aussi, Blé Goudé serait en train de rassurer ses fidèles lieutenants sur ce nouveau choix. Il aurait déjà convaincu par personne interposée ses parents du village. « C’est politique » leur aurait-il dit en substance. Au niveau de la diaspora, tout est fait pour minimiser l’affaire. Mais tôt ou tard, Il faudra que Blé Goudé s’adresse à la nation ivoirienne et donne sa dernière position sur la sortie de crise. Et ce n’est pas un Ouattara qui refuse d’envoyer Simone Gbagbo à la Haye qui livrera Blé Goudé là où la CPI avait tout le loisir de le cueillir depuis Accra.

Juste pour l’histoire

Loin de faire le procès d’un Charles Blé Goudé qui il faut le retenir aura donné sa poitrine pour la défense des institutions de la république de 2002 à 2011, il nous importe au moment où nous sommes de plus en plus convaincus que lui-même entend écrire une autre page de son histoire, de faire ce rappel historique afin de l’y aider.

Dans notre prochaine publication, nous allons rafraichir la mémoire de tous sur comment, quand et pourquoi, Charles Blé Goudé est sorti du pays pendant la crise postélectorale. Où résidait-il réellement à Accra? Qui l’hébergeait et comment était géré son quotidien pendant deux ans.

Affaire à suivre !

 
Eventnews Tv, le 22 janvier 2013.


Source: AFRIK53.COM

SITUATION SOCIOPOLITIQUE - APRES L'EXTRADITION DU PRESIDENT DU COJEP: VOICI LES VERITES DES PRO-GBAGBO ET PRO-OUATTARA




CHARLES BLE GOUDE.jpg


Manifestement l’affaire Blé Goudé n’a pas encore livré tous ses secrets. 



Les spéculations et supputations continuent donc autour de cette certitude: Blé Goudé a été appréhendé au Ghana et est actuellement détenu en Côte d’Ivoire, selon un communiqué du gouvernement. Son mode d’arrivée à Abidjan n’a pas été officiellement précisé ni par le Ghana, encore moins par la Côte d’Ivoire, même si plusieurs sources assurent qu’il est arrivé par un avion affrété par Abidjan. 

Depuis son arrivée le Vendredi dernier, Blé Goudé a été entendu par la justice ivoirienne, par contre, il n’a pas encore bénéficié d’assistance connue d’avocat. A Accra, il n’a pu voir ni son avocat, ni ses proches. Une telle rencontre aurait pu donner des informations précises sur son état d’esprit, ainsi que sur les circonstances de son arrestation. Depuis son arrivée à Abidjan, aucune indication n’a été donnée sur la possibilité pour les siens (sa famille et ses parents proches, ou amis politiques) de le rencontrer. Une demande des avocats et des siens a-t-elle été formulée en bonne et due forme, auprès de la justice? 

Alors que seule une rencontre éventuelle à Abidjan entre des proches et avocats, peut aider à avoir des éléments précis de la version du concerné, la bataille fait rage sur le net, mais aussi dans les foyers entre les partisans de la thèse d’un deal avec les autorités ivoiriennes, et ceux qui estiment qu’il n’en est rien. Parmi ceux qui estiment qu’il y’a deal figure Touré Moussa Zeguen, qui dans un post sur Facebook hier, s’est lancé sans précaution en émettant de sérieux doutes sur les circonstances de l’arrestation et de l’extradition en Côte d’Ivoire, de Blé Goudé. 

L’ex-président du GPP fait état des contacts entre le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et Charles Blé Goudé, dont il évoque également les relations avec d’autres responsables et acteurs du régime Ouattara. Patrick Zasso, dit en Global, lui a rétorqué qu’il n’en est rien, mais Zeguen a persisté et signé. Serges Kassy et quelques autres en ont appelé à la modération et à la retenue, indiquant qu’il n’est pas question d’étaler des divergences sur la place publique. Selon eux, cela fait le jeu de leurs adversaires, à condition disent-ils de ne pas se tromper d’adversaires. «Certains pensent que notre adversaire est Blé Goudé, il n’en est rien. Il est en difficulté, ce n’est pas le moment de l’accabler», conseille un pro-Gbagbo tandis qu’un autre calme le jeu: «si on a pris le capitaine (Gbagbo) et qu’on n’est pas mort, pourquoi pleurer pour le tilapia (Blé Goudé)». Un peu plus mystiques, quelques uns prédisent une accélération des événements, et annoncent (sans en donner ni la raison, ni une preuve convaincante hormis leur seule foi et leur seule certitude), que la fin de la crise ivoirienne, marquée par la fin du pouvoir Ouattara n’est plus loin à la lumière de l’environnement créé par la situation confuse de Charles Blé Goudé. 

De façon générale, en dehors du FPI qui semble avoir refusé d’en faire une question préalable, Blé Goudé étant un pro-Gbagbo en difficulté comme les autres (comme Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, Affi Nguessan et d’autres….), exilés pro-Gbagbo semblent n’avoir pas encore perçu le fait que le sort de Blé Goudé devrait conduire à changer d’optique et à sortir des postures radicales et extrémistes. L’incantation, le refus du dialogue et le refus radical de l’option de la violence au profit d’une bataille démocratique ont encore droit de cité, conduisant à parler à bout de chant de trahison, à l’encontre de Blé Goudé, après que Miaka, Aké N’Gbo et quelques autres aient été victimes de la même suspicion. Les pro-Ouattara eux, assistent pas mécontents à cette guéguerre, à ce déchirement entre LMP et pro-Gbagbo. 

Deal ou pas deal, les partisans et soutiens du chef de l’Etat ivoirien estiment qu’il est bien que Blé Goudé soit en Côte d’Ivoire, et en position de répondre de faits éventuels devant la justice de son pays. Selon eux, au-delà du cas Blé Goudé, l’occasion est bonne pour les pro-Gbagbo de rentrer au pays, car la lutte ne se fait pas sur facebook, ni tweeter mais bien sur le terrain comme l’a dit Patrick Zasso. Certains rappellent même les paroles dites par le ministre d’Etat Hamed Bakayoko, qui avait prévenu et indiqué qu’après la présidentielle au Ghana, les choses iraient plus vite dans la normalisation entre la Côte d’Ivoire et son voisin. 

Peu avant, Hamed Bakayoko avait rassuré les Ivoiriens au sujet des exilés, à peu près en ces termes: «ne vous inquiétez pas, nous allons les prendre un à un et les ramener au pays». Vu sous cet angle, des pro-Ouattara estiment que sans nullement renier leur engagement, les pro-Gbagbo en exil n’ont pas d’autre choix que de rentrer dans leur pays, pour solder leurs comptes avec la justice et obtenir leur liberté, avec la possibilité de bénéficier du vent de réconciliation qui soufflera malgré tout sur la Côte d’Ivoire en 2013, année de la réconciliation selon aussi bien le Président Alassane Ouattara, que le Premier ministre Daniel Kablan Duncan et Hamed Bakayoko, qui savent de quoi ils parlent, quand ils annoncent des avancées au niveau de la réconciliation. 

Qu’il y ait deal ou pas, le retour au pays de Blé Goudé, la préservation de son intégrité physique (c’est-à-dire le fait qu’il soit en vie), doit être donc perçu, selon eux, comme un signal à rentrer au pays, pour tous ceux qui hésitent. Le message est simple: rentrez au pays, rien ne vous arrivera, on ne vous tuera pas, on prendra soin de vous. Une telle option (de réconciliation au forceps) peut paraître d’autant plus crédible qu’elle intervient avec l’ouverture d’un dialogue direct et permanent entre le gouvernement et le FPI. 

Un tel dialogue direct et permanent avait souvent manqué tant les uns et les autres étaient braqués sur leurs positions. Le seul hic qui pourrait si l’on n’y prend garde tout bloquer, c’est que cette façon de voir n’est pas du tout partagée par certains extrémistes, qui veulent vraiment en découdre, et qui pourraient, s’ils obtiennent gain de cause, pousser les autorités a radicaliser les choses, et à rendre la situation plus difficile aussi bien pour Charles Blé Goudé et les autres exilés. Toutefois ceux qui estiment qu’il faut capitaliser les acquis actuels, marqués par la libération de certains pro-Gbagbo à la veille de Noël, le dialogue indirect de Dakar et l’attitude favorable actuelle du FPI, pourrait demeurer à la manœuvre malgré tout. 


In le quotidien ivoirien "L'intelligent d'Abidjan".


Source: AFRIK53.COM

dimanche, 20 janvier 2013

COTE D'IVOIRE-GHANA: CE FLOU QUI ENTOURE «L'EXTRADITION» SECRETE DE BLE GOUDE

 

UNE NOUVEAU COURRIER DU SAMEDI 19 JANVIER 2013.jpg


Quatre jours après l'arrestation-extradition de Charles Blé Goudé, son parti politique, le COJEP, n'a toujours pas réagi officiellement.


Source: La page Facebook de Frank Toti

 

Le «Général de la rue», Charles Blé Goudé, arrêté jeudi 17 janvier dans la matinée à Tema (Ghana), a été remis aux autorités ivoiriennes, qui ont aussitôt rendu public un communiqué pour confirmer l’extradition de l’ex-ministre de la Jeunesse et de l’Emploi dans le Gouvernement Aké N’Gbo. Mais que de zones d’ombres entourent cette opération secrète!


L’ex-ministre de la Jeunesse du Gouvernement Aké NGbo, Charles Blé Goudé, et par ailleurs ex-leader de la galaxie patriotique, a été arrêté jeudi 17 janvier 2013 à Tema au Ghana. Et était détenu dans les locaux du Bureau national des investigations (BNI) à Accra, l’équivalent de la DST en Côte d’Ivoire. Où l’un de ses avocats ghanéens a pu se rendre pour s’enquérir de la situation de son client. Alors que les agents du Bureau national des investigations avaient donné rendez-vous lundi pour la suite de la procédure, Blé Goudé selon toute vraisemblance a été extradé vers Abidjan, selon «une procédure accélérée».

C’est un communiqué officiel des autorités ivoiriennes, émanant conjointement des ministères de l’Intérieur et de la Justice qui confirmera l’extradition en Côte d’Ivoire de l’ex-leader de la galaxie patriotique. «A l’occasion d’une opération policière conjointe de la Côte d’Ivoire et du Ghana, Monsieur Charles Blé Goudé a été appréhendé le jeudi 17 janvier 2013. Il est actuellement détenu en Côte d’Ivoire, par les services de la police ivoirienne, dans le cadre de la poursuite des procédures judiciaires déjà ouvertes contre lui en Côte d’Ivoire», fait savoir le communiqué officiel des autorités ivoiriennes. Moins de 24 heures seulement après son arrestation, Blé Goudé a été extradé vers son pays d’origine. Ses avocats ont à peine eu le temps de le rencontrer, sinon n’ont même pas pu le faire. S’entendant dire de revenir le lundi prochain.

Certains de ses camarades et responsables des exilés qui avaient entrepris des démarches pour s’enquérir de l’état et des conditions de détention de l’ex-ministre de la Jeunesse ont été assuré de ce qu’il se portait bien et avait également été prié de revenir en début de semaine. C’est donc avec surprise que les Ivoiriens et la plupart des exilés au Ghana ont appris dans la soirée d’hier que «Monsieur Charles Blé Goudé est détenu en Côte d’Ivoire ». Confirmant ainsi l’extradition de l’un des partisans de Gbagbo les plus recherchés par le régime d’Abidjan.

Ce flou qui entoure l’extradition secrète du «Général de la rue»

Pour une bonne partie des Ivoiriens, il est encore difficile de croire à l’extradition du président du Cojep, face à un pouvoir qui a fini par habituer ses concitoyens au «Mensonge d’Etat», avec la multiple arrestation légendaire de l’ex- ministre Katinan Koné au Cameroun. Une information qui avait été par deux reprises confirmée au plus haut sommet de l’Etat ivoirien. Pis, comment expliquer que Charles Blé Goudé ait été extradé en Côte d’Ivoire sans la moindre image de son arrivée à Abidjan au journal télévisé, quand on connait les méthodes de ce régime?

L’ex leader de la Galaxie patriotique qui hantait à la limite les nuits des lieutenants de Ouattara, est arrivé à Abidjan secrètement. Sans que les centaines de milliers d’ADOrateurs n’aient eu droit aux images exclusives de son extradition dans des éditions spéciales de la télévision nationale.

Les Ivoiriens ont encore en mémoire l’arrestation du Commandant Séka Séka et son passage quasiment nu devant les caméras de la télévision nationale, ainsi que l’extradition spectaculaire de l’ex-ministre Lida Kouassi, malgré son visage tuméfié par les coups qu’il a reçu tout au long du trajet Lomé – Abidjan dans l’avion qui le ramenait.

Le pouvoir d’Abidjan a-t-il changé de méthode au point d’annoncer des extraditions longtemps attendues par le biais de communiqué laconique ? Pourquoi donc le régime a-t-il décidé d’être très peu bavard dans l’affaire Blé Goudé ? Ni le chef du Parlement ivoirien, Guillaume Soro à travers les réseaux sociaux (twitter, facebook), ni le «super-flic» le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko n’ont épilogué sur cette affaire. Tout de même curieux! En tout cas jusqu’à hier encore, l’interpellation puis de l’extradition de Charles Blé Goudé restaient floues.

 

Frank Toti

Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL


SourceABIDJANDIRECT.NET

vendredi, 18 janvier 2013

EN VISITE DE TRAVAIL ET D'AMITIE EN ALLEMAGNE: ALASSANE OUATTARA PASSE UN MAUVAIS QUART D'HEURE A BERLIN

 

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Le chef de l’Etat ivoirien a passé, hier (jeudi 17 janvier 2013, Ndlr), un mauvais quart d’heure en Allemagne. Au pays d’Angela Merkel où il est en visite de travail et d’amitié, Alassane Ouattara n’a pas été partout le bien venu. Hier, à Ritz-Carlton, un hôtel 5 étoiles de Berlin, à quelques pas de Potsdamer Platz, où il est venu prendre ses quartiers, le nouvel homme fort d’Abidjan a reçu un accueil tel qu’il n’oubliera pas de si tôt son passage dans la capitale de la République fédérale d’Allemagne.

De nombreux patriotes ivoiriens auxquels se sont joints d’autres Africains, notamment des Camerounais et Congolais, qui semblaient le traquer depuis trois jours, lui ont réservé l’enfer à son arrivée dans ce réceptif hôtelier de luxe. Les manifestants qui étaient à une distance de seulement 12 m, lui criaient des propos hostiles tout en criant que le vrai président de la Côte d’Ivoire est Laurent Gbagbo. Ceci à la grande joie des journalistes à l’affût des informations croustillantes. «Nous l’avons hué et révélé aux journalistes qui est en réalité Alassane Ouattara. Et il s’est tellement senti humilié qu’à sa descente de voiture, qu’il faisait des signes du genre: approchez si vous êtes des garçons!», raconte un manifestant joint, au téléphone, sur place à Berlin.

Et comme s’ils s’étaient passé le mot, les employés de l’hôtel, chargés du protocole, les encourageaient au grand dam de l’hôte de marque. Mieux, la police allemande s’y est mise. «Notre temps de manifestation a été augmenté d’une heure et demie», ajoute notre interlocuteur. «La police nous a laissés à moins de 5 m quand Ouattara sortait », a ajouté notre interlocuteur.

«Aujourd’hui, c’était une grâce exceptionnelle du Seigneur», s’est-t-il réjoui tout en faisant toujours référence à la police.

La résistance de Paris avec à sa tête Willy Bla, porte-parole du CRI panafricain, a donné un cachet particulier à la manifestation de Berlin.

 

Robert Krassault, ciurbaine@yahoo.fr, in le quotidien ivoirien "Notre Voie" du vendredi 18 janvier 2013.


SourceTELEDIASPORA.NET

jeudi, 17 janvier 2013

FRANCE - L’ETAT GUERRIER

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Une intervention militaire française en chasse une autre: Côte d'ivoire, puis Libye, puis Mali, sans parler de la volonté appuyée d'intervenir en Syrie. Les troupes françaises ont à peine commencé à quitter l'Afghanistan qu'elles interviennent de nouveau au Mali.


La France apparaît ainsi, actuellement,  comme le pays  le plus agressif de la planète. Même les USA paraissent, en comparaison, plus réservés, dans le rôle de gendarme. Et  s'il y a une distribution des tâches dans ce rôle, on peut dire  que la France fait preuve dans le sien  d'un zèle particulier.

C'est inquiétant. Car cet Etat  par deux fois, en Libye et maintenant au Mali, est venu, avec ses armées, aux  frontières de l'Algérie et des pays du Maghreb. Chaque Algérien, chaque Nord-Africain, ressent cette inquiétude, celle d'avoir en face, de l'autre côté de la méditerranée, un Etat guerrier.

François Hollande est célébré en France comme "un chef de guerre". Sur tous les médias français, journaux, radios, télés, on proclame qu'il "est vraiment devenu président de la république maintenant qu'il a déclenché une guerre".  Comme le président Bush après la guerre contre l'Irak, et comme le président Obama, sacré "chef de guerre" après avoir fait tuer Ben Laden, ou comme le président Sarkozy après l'attaque contre la Libye. Non pas Président de la république respecté parce qu'il a réglé des problèmes économiques, des problèmes sociaux, parce qu'il est un homme de paix, mais parce qu'il a déclenché une guerre.

On reste songeur devant une telle vision, devant cette culture belliqueuse, devant "cette civilisation" qui nous ramène aux temps où les Consuls et Césars ne  devenaient légitimes et populaires, à Rome,   qu'au retour d'une expédition victorieuse, à l'époque où les rois ne le devenaient  réellement qu'après avoir conquis de nouveaux territoires, et où ils demandaient à leurs vassaux d'envoyer des contingents pour la guerre, comme l'injonction en est faite aujourd'hui par la France au Tchad, au Niger, au Sénégal, au Togo, au Bénin, à la Côte d'Ivoire, et à d'autres pays africains.

C'est l'union sacrée autour du nouveau "chef de guerre", François Hollande. C'est, de la gauche jusqu' à l'extrême droite française, l'unanimité de la classe politique française pour l'intervention militaire. Un tel unanimisme,  une démocratie aussi verrouillée, a des allures de  totalitarisme. Les socialistes français retrouvent leurs premiers amours, et les parfums  enivrants du chauvinisme de gauche et des expéditions vers des lieux aux noms exotiques: Tombouctou, Gao, le Sahara. Beaucoup d'intellectuels français les suivent. Comme cela avait été le cas pour la Libye, ils sont pris d'excitation guerrière, d'émotion et de fierté patriotiques devant le spectacle des avions "Rafale" qui décollent et celui du déploiement martial de leurs forces armées. De joie, l'un d'eux s'écrie: " Pour tous ceux qui parlaient de décadence française,  c'est la preuve que nous sommes toujours un grand pays car nous sommes capables d'intervenir."(Nicolas Domenach, Chaîne ITélé, émission "ça se dispute", 12 janvier2013). La communauté malienne en France se voit soudain entourée de sollicitude. Elle en est  étonnée et même gênée. Pourvu que ça dure. Les médias français découvrent avec tendresse que la ville française de Montreuil est, après Bamako, la seconde ville malienne par sa population originaire de ce pays.  Le parti français, le "Front National", juge cette intervention légitime, d'autant plus « qu'elle concerne, dit-il,  un pays francophone ». Les émigrés maliens ne sont plus donc, pour le moment, des " émigrés qui envahissent la France et viennent manger le pain des français". On pressent déjà des tentatives pour opposer Arabes et Africains dans l'immigration française, Afrique du Nord et Afrique noire, mais ce sera difficile tant la solidarité maghrebo-africaine est grande.

Bref, peu de voix se font entendre, en France,  pour  dénoncer l'intervention militaire, ou alors elles sont difficilement audibles. Aujourd'hui, pour l'instant, le principal reproche  fait au Président  François Hollande par le leader du Front de gauche, J.F. Mélenchon, ainsi que par les représentants du parti communiste français et de la gauche écologique c'est de…ne pas avoir convoqué le parlement avant d'avoir décidé de la guerre. A quoi le gouvernement français répond superbement qu'il n'en avait pas le temps et qu'il "fallait agir vite".

Cet argument, "qu'il fallait agir vite"  est trop souvent répété, assené, sur tous les médias français pour ne pas en devenir suspect. Il rappelle, le même, utilisé pour la Libye, lorsqu'on criait qu'il fallait vite intervenir à Benghazi, pour éviter un massacre. On sait comment cette justification s'est avérée mensongère et d'où est finalement venu  le massacre. Il semble, en réalité, que l'armée malienne avaient lancé des opérations sur la route menant à la ville de Mobti et en direction de la ville de Douentza, dés la journée de Lundi 7 Janvier (cf. le Quotidien d'Oran, 9 janvier 2013, p 6). Ces opérations, organisées en coordination avec le commandement français, avaient pour but, selon des experts occidentaux, de faire sortir les colonnes de pick-up des groupes rebelles de leurs bases et des villes afin de les bombarder en rase campagne et de permettre ainsi à l'aviation française d'intervenir. La version officielle française vise donc à justifier la précipitation de l'intervention française et à en  cacher les véritables raisons. Affaire donc à suivre, tant la gestion de ces interventions militaires par le mensonge est devenue coutumière.

La légitimation

Il est remarquable de voir comment chaque intervention militaire s'entoure d'un discours de légitimation. Chaque fois qu'elle a eu lieu, l'intervention militaire a été proclamée légitime, qu'il s'agisse de défendre un pouvoir contre des groupes armés rebelles comme c'est le cas au Mali, ou, au contraire,  de soutenir des groupes armés rebelles contre un pouvoir comme cela a été le cas en Libye ou c'est le cas en Syrie. Le droit d'ingérence n'est en fait que le droit du plus fort. Il ne s'embarrasse pas de cohérence. Mais  en aucun cas, les puissances occidentales qui  s'en réclament et interviennent, ne mettront leur influence, pourtant grande, au service d'une solution politique, pacifique. L'intervention est toujours violente et elle laisse toujours le pays dévasté, exsangue, meurtri  physiquement et moralement, fragile pour longtemps.

Dans le registre de la légitimation, il y a aussi l'argumentaire de la "menace terroriste islamiste".  Depuis que le Président Bush a trouvé et désigné  ainsi le nouvel ennemi global de l'Occident,  l'argument sert " à toutes les sauces", y compris d'ailleurs à des alliances avec ceux désignés auparavant comme "terroristes" lorsque la "realpolitik"  l'exige. La référence à la "menace terroriste" offre l'avantage à la fois de n'avoir rien à justifier et de donner une justification à n'importe quoi. Le président de la République française, François Hollande, et son ministre des affaires étrangères n'ont cessé de répéter, de marteler, qu'il s'agissait, au Mali, de lutter contre " des groupes terroristes criminels". On aura remarqué le pléonasme. Il a pour fonction d'accroître la tension. C'est ainsi qu'un amalgame est fait entre les différents groupes armés "rebelles", et que se trouvent obscurcies les véritables raisons de la crise malienne, et du même coup celles véritables de l'intervention française. Elles sont, ici comme ailleurs, à  chercher, banalement hélas, dans le pillage des richesses de la région et dans le maintien de l'influence nécessaire à cet effet.

L’Histoire se répète sur le continent africain..Entre l’an 397 et 398, Gildon,  prince Amazigh, se révolta contre la domination romaine et s'allia avec  les rebelles donatistes et circoncellions. Il arrêta les exportations de blé d'Afrique du Nord  vers Rome. Celle-ci utilisa contre lui, le fameux poète romain Claudien (un media de l'époque) qui mobilisa, à travers notamment un long poème propagandiste, l'opinion romaine, et déclencha la peur dans l'Empire en  faisant croire à la population qu'elle allait connaître la famine. Les méthodes sont les mêmes. Seule la technologie a changé.

La "menace terroriste islamiste" est brandie, comme à la plus belle époque du Président Bush junior. Le thème est repris en boucle par tous les hommes politiques et les médias français ce qui permet, collatéralement, de différer, au nom de "l'union sacrée", les échéances de la grave crise économique, sociale et morale actuelle de la société française ou d'y faire diversion.

Mais le thème comporte néanmoins un inconvénient, puisque, depuis, il y a eu le Président Obama et sa nouvelle stratégie envers le monde arabe et musulman, qui consiste à ne plus se contenter de brandir l'épouvantail de l'islamisme. Là se trouve une contradiction et une gêne, qu'on perçoit chez bien des  commentateurs français  lorsqu'il s'agit de passer du discours sur "le printemps arabe" et de la prise en compte de l'Islam politique à celui de la "menace islamiste".

Dans le registre de la légitimation de l'intervention au Mali, il faut parler, enfin, de la référence à la décision du Conseil de sécurité de l'ONU à ce sujet. Les responsables français s'enveloppent dans celle-ci  comme si la France ne faisait que se mettre,  par altruisme,  au service du droit international. Mais c'est précisément la France qui a  fait le siège du Conseil de sécurité pour obtenir une résolution autorisant l'intervention au Mali. Encore que cette intervention prévoyait d'abord de s'efforcer de trouver une solution politique aussi bien aux revendications légitimes des Touaregs du Nord Mali, qu'à la question de la légitimité du pouvoir politique malien,  mise à mal par le coup d'Etat récent. Et à ce propos, d'ailleurs, quelle  légitimité peut bien avoir un pouvoir qui ne peut se maintenir que par une intervention armée étrangère, laquelle, par ricochet, révèle d'ailleurs, par là même, sa propre illégitimité. Là est la faiblesse originelle de cette intervention militaire française. On peut s’attendre à la voir se révéler de plus en plus au fur et à mesure du développement de la situation.

 

Djamel LABIDI

 

Source:  Le Quotidien d'Oran du Jeudi 17 Janvier 2013

dimanche, 13 janvier 2013

UN JEUNE IVOIRIEN A CŒUR OUVERT: «C'EST GBAGBO QUI EST TROP FORT ET TROP INTELLIGENT OU BIEN C'EST OUATTARA QUI VAUT RIEN?»


 

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Ce petit texte a été lu pour vous sur Facebook. Teinté d'un brin d'humour, il est tout à fait symptomatique du climat social actuel de la Côte d'Ivoire sous le régime Ouattara. Il rend à merveille l'état d'esprit actuel des Ivoiriens devant les incohérences d'un Ouattara enlisé dans ses propres promesses et les milliers d'interrogation qui leur tenaillent les méninges à son sujet. Appréciez!


«Je vis en Côte d'Ivoire. Je regarde mon pays et il y a une chose qui m'intrigue. Comment le président Gbagbo a fait pendant 10 ans pour gérer le pays s'en prendre de dettes? Comment avec un pays coupé en deux par la rébellion, il arrivait à gérer les agents et fonctionnaires de l'État jusqu'à augmenter les salaires et les avantages des instituteurs, professeurs, médecins, diplomates, magistrats, préfets...

Mieux, pendant que le pays était coupé en deux, il a bien remboursé les 6.400 milliards de crédit (dette) que Bédié et Ouattara ont laissé à nos enfants jusqu'à permettre à mon pays d’avoir PPTE. Pourtant le président Gbagbo ne sautait pas tous les jours entre deux avions pour faire le tour des capitales occidentales. Pourtant le président Gbagbo n'a jamais dit aux Ivoiriens: «J'ai des relations dans le monde et des amis riches».

Mais depuis le 11 avril 2011 et la venue de Ouattara, tout est bizarre. Lui qui disait «j'ai des relations et des amis riches», il va les voir mais rentre toujours bredouille. Parce que son histoire de «j'ai ramené 10 mille milliards»-là, mon papa à Abobo ne voit jamais la couleur de cet argent dans son existence.

2013 arrive, c'est lui qui sait augmenter le prix de l'essence et du gaz alors que le prix du baril de pétrole n'est pas à 130 dollars comme en 2008.

Plus grave, celui qui dit tous les jours qu'il ramène des milliards coupe les avantages des fonctionnaires que Gbagbo leur avait donnés depuis 2007. Pire encore, c'est lui qui sait couper sur le salaire des fonctionnaires en augmentant les prélèvements à la source.

Donc moi, qu'on vienne m'expliquer: c'est Gbagbo qui est trop fort et trop intelligent ou bien c'est Ouattara qui vaut rien?»

 


Source : La page Facebook de Kokorde Shem Primoprima Ahimon

samedi, 12 janvier 2013

DECLARATION DU FPI RELATIVEMENT A LA GOUVERNANCE OUATTARA

 

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Introduction

 

L’élection présidentielle ivoirienne, organisée en Octobre 2 000, a vu la victoire éclatante du candidat Laurent GBAGBO qui a trouvé le pays dans un état de déliquescence à tous points de vue.

En effet, sur le  plan  économique et financier, la Côte d’Ivoire était abandonnée par la communauté financière internationale, suite à de nombreux scandales dont les dirigeants du PDCI d’alors  s’étaient rendus coupables. Sur le plan socio-politique, des opposants au régime précédant et certains responsables d’organisations de la société civile étaient emprisonnés, et d’autres, contraints à l’exil. Parmi les opposants en exil, il y avait le président du Rassemblement des Républicains (RDR),  qui s’appelait à ce moment-là, Monsieur Alassane Dramane OUATTARA. Enfin, sur le plan social, les couches socio professionnelles, dans la quête de leur mieux-être, étaient en ébullition. Il s’agit notamment des enseignants avec des salaires à double vitesse ; des travailleurs de la CARENA en voie de licenciement et sans le paiement de leurs droits…

Dès son accession à la magistrature suprême de l’Etat de Côte d’Ivoire, Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République, s’est approprié tous les dossiers cruciaux dont il avait connaissance. Il œuvra à y apporter une solution définitive afin que notre pays retrouve la paix durable et la cohésion sociale. C’est dans cette optique qu’il a organisé un Forum de réconciliation nationale, du 09 octobre 2001 au 23 janvier 2002. Pour la réussite de ce forum conformément à la constitution - qui interdit l’exil de tout citoyen ivoirien - il a fait rentrer au pays tous les acteurs principaux des différentes formations politiques. Il mettait ainsi fin à l’exil de M. OUATTARA, qui était sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé contre lui par Monsieur Henri KONAN BEDIE, alors Président de la République.

Avec la rigueur et la clairvoyance dans la gestion des affaires publiques qu’on lui reconnaît, très rapidement, le président de la République Laurent GBAGBO a permis à la Côte d’Ivoire de renouer avec les bailleurs de fonds internationaux. Après seulement dix huit (18) mois d’exercice du pouvoir dans des conditions extrêmement difficiles, il a réussi à inscrire la Côte-d’Ivoire sur la voie du développement, de la cohésion sociale et de la normalisation. On peut noter entre autres, la révision à la hausse des salaires de la plupart des agents de l’Etat, la réforme des statuts existants et la création de nouveaux statuts (statut du corps préfectoral, du corps diplomatique), la mise en œuvre des réformes dans les filières agricoles, la dépénalisation des délits de presse, l’élargissement de la décentralisation, avec la communalisation totale et la création des Conseils Généraux, le lancement de l’Assurance Maladie Universelle et du processus de démocratisation des services d’Education et de Santé.

Ces succès éclatants et inattendus provoquèrent le désarroi  parmi les puissances d’argent et d’autres oligarchies néo-libérales : Laurent GBAGBO n’était pas attendu parce qu’il n’était pas leur homme.

C’est pourquoi son régime fit l’objet de plusieurs tentatives de coups d’Etat dont celle du 19 septembre 2002, qui s’est muée en rébellion armée. Ainsi qu’on sait, le pays a été scindé en deux (02) parties. La partie Nord, occupée par la rébellion et la partie Sud sous contrôle du gouvernement légal et légitime.

Durant les neuf (09) ans qu’a duré la crise politico-militaire, le Président de la République Laurent GBAGBO a, contre vents et marées, maintenu la Côte d’Ivoire dans la bonne gouvernance, tant aux niveaux économique, financier, social qu’à celui des droits de l’homme et des libertés publiques, individuelles et collectives. Pendant tout son mandat et s’agissant du respect des droits et libertés, le Président de la République Laurent GBAGBO n’a jamais utilisé la prison et la justice pour se venger de ses adversaires politiques.

A l’inverse de cette philosophie éthiquement correcte et moralement saine, force est de constater que depuis le 11 Avril 2011, date à laquelle les forces internationales coalisées (l’armée française de Nicolas SARKOZY et les forces Onusiennes) ont installé M. OUATTARA à la magistrature suprême de notre pays, la Côte d’Ivoire va à vau-l’eau. Au-delà de l’apologie faite par les thuriféraires du régime dans une partie de la presse nationale et leurs relais internationaux, les actes de mauvaise gouvernance sous le régime OUATTARA sont visibles, palpables, dans plusieurs domaines.

Cette situation chaotique - dans laquelle le régime OUATTARA a plongé le pays - interpelle le Front Populaire Ivoirien, à plus d’un titre: d’abord, en sa qualité du plus grand parti politique au regard des résultats du 1er tour de la présidentielle du 31 octobre 2010 ; ensuite parce que c’est le Front Populaire Ivoirien qui a payé le plus lourd tribut au coup d’Etat perpétré par la communauté internationale contre le régime du Président Laurent GBAGBO; et enfin,  parce que  le Front Populaire Ivoirien incarne l’espoir de la majorité des Ivoiriens.

C’est ce qui motive la présente déclaration, par laquelle le Front Populaire Ivoirien relève, analyse et donne sa position sur quelques faits d’actualité de la gouvernance sous le régime OUATTARA:

I-L’instauration d’un pouvoir ethnocentriste à visée hégémonique

Lors de sa visite d’Etat effectuée en France du 25 au 28 janvier 2012 et répondant à une question de Vincent HUGUEUX du journal L’Express, relative à la promotion des cadres du Nord de la Côte d’Ivoire, sa région d’origine, Monsieur OUATTARA a fait la déclaration surprenante suivante:

«Il s’agit d’un simple rattrapage [ethnique]. Sous GBAGBO, les communautés du Nord, soit 40% de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S’agissant des hauts cadres de l’armée, j’ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces Nouvelles [armée de la rébellion du Nord] qui voulaient tous les postes. Et j’ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu’au niveau de commandement : le numéro 1 issu des Forces Nouvelles, flanqué d’un numéro 2, venu de l’ancienne armée régulière. Tous grades confondus, il y a 12 % de nordistes dans la Police, 15 % dans la Gendarmerie et 40% environ dans l’armée…. Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher».

Cette politique de rattrapage ethnique que revendique solennellement Monsieur OUATTARA lui-même, mais qu’il a tenté de nier par la suite, a été saluée par Alex Souleymane BAMBA, porte-parole du SG par Intérim du RDR (in L’Inter numéro 2596 du 21 mars 2012) qui estime que l’exclusion des nordistes remonte à la décennie 1960, sinon beaucoup plus loin. Il faut savoir que cette épuration ethnique est un système total qui a des conséquences désastreuses sur l’ensemble des institutions de la République, ainsi que sur la cohésion sociale : l’Armée, la Fonction Publique, la Justice, l’Education Nationale, l’Economie, le pluralisme politique, la citoyenneté, la souveraineté nationale, la valeur de la Vie humaine etc...

II-La violation des droits de l’Homme et des libertés  

Depuis l’avènement de M. OUATTARA à la magistrature suprême, la Côte d’Ivoire est devenue un Etat de non droit. M. OUATTARA ne se contente plus de fouler aux pieds la loi fondamentale de la République de Côte d’Ivoire, en contraignant à l’exil  de nombreux citoyens ivoiriens. Dans cette même logique et en violation de la Constitution, M. Ouattara a enlevé et déporté à La Haye, le Président Laurent Gbagbo. Sous sa gouvernance, la protection des personnes et des biens est de fait confiée à des personnes sans compétence institutionnelle telles que les chasseurs traditionnels appelés « Dozos »  et des hommes en treillis non régulièrement intégrés dans l’armée. La persécution des populations ivoiriennes en général et des militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien en particulier, se traduit par des exactions, des exécutions sommaires, des arrestations, des emprisonnements, des tortures. A l’heure actuelle, il y a plus de 500 prisonniers politiques, civils et militaires qui croupissent dans les prisons du régime Ouattara. D’autres sont détenus dans des habitations et lieux privés transformés en camp de torture. C’est le lieu de rappeler l’acharnement du pouvoir contre l’opposition en général et le FPI en particulier ; acharnement qui se traduit par la répression systématique des manifestations publiques. Pour mémoire, on peut noter les attaques sanglantes des meetings du FPI à Koumassi, Yopougon, Port-Bouët, Bonoua, et plus récemment des manifestations de la jeunesse du FPI qui ont été interdites. En outre, il faut rappeler la caporalisation par le régime des médias publics où la parole est systématiquement refusée au FPI. C’est l’occasion de rappeler aussi la mainmise du pouvoir OUATTARA sur l’appareil judiciaire. La justice des vainqueurs  devient ainsi la règle de fonctionnement de la justice ivoirienne sous ce pouvoir.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) dénonce avec vigueur le musellement de la presse et des journalistes ainsi que  le blocage de la liberté d’expression par l’usage abusif du Conseil National de la Presse (CNP) qui étouffe toute opinion contraire à celle du régime Ouattara.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) condamne cette dérive totalitaire et appelle le pouvoir OUATTARA à se ressaisir et à revenir à l’Etat de droit en mettant fin à des pratiques contraires aux principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

III-L'insécurité généralisée sous le régime Ouattara

Depuis le 11 Avril 2011, date de l’achèvement du coup d’Etat fomenté par  les forces franco-onusiennes contre le régime du Président Laurent GBAGBO et matérialisé par l’arrestation de ce dernier, la Côte d’Ivoire est plongée dans une insécurité totale et  galopante. Les forces rebelles (forces pro-Ouattara) composées de soldats de tout acabit venus de la sous région, de mercenaires et de ressortissants du nord ont été transformées, par décret, le 17 mars 2011, en Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Il ne se passe pas de jour sans qu’il n’y ait d’affrontements entre ces forces-pro-ouattara elles-mêmes d’une part, entre ces forces et  les populations d’autre part.

Ces affrontements se soldent toujours par des pertes en vies humaines et des destructions de biens. Le régime OUATTARA a montré son incapacité à procéder au désarmement de certains de ces soldats qui n’ont pas été intégrés dans les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Ceux-ci se livrent alors à des braquages, à des attaques d’institutions financières et de domiciles privés. Après avoir détruit certains biens privés et emporté d’autres, ces forces pro-OUATTARA confisquent et exploitent, toujours illégalement et sous le regard complice des autorités ivoiriennes, des plantations de nombreux citoyens ainsi que des habitations et autres lieux privés. A titre d’exemple, la place de la liberté à Yopougon appartenant au FPI, les domiciles du président du parti AFFI N’GUESSAN, du Président par intérim Miaka Ourétto, des camarades Marcel GOSSIO, Léon Monnet, tous membres du Comité Central du FPI, Kabran APPIAH, Président du Mouvement Alternative Citoyenne, etc. Le Front Populaire Ivoirien retient que,  après presque deux (02)  ans d’exercice de pouvoir, M. Alassane OUATTARA a montré son incapacité à assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. Partout en Côte d’Ivoire, dans les villes, villages, campements, hameaux, personne n’est en sécurité. Les attaques à mains armées, les tueries, le racket, les braquages, les enlèvements sont désormais le lot quotidien des populations ivoiriennes;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) condamne toutes ces violences et exécutions extrajudiciaires – y compris les 737 exécutions révélées par la CNE – dont se rendent coupables les nouvelles autorités ivoiriennes;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) exige non seulement que les nouvelles autorités désarment les supplétifs des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et tous les autres individus non autorisés à porter les armes conformément à la Résolution 2062 du Conseil de sécurité , mais aussi leur retrait total de toutes les localités du pays ainsi que  l’ encasernement des FRCI;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) exige par ailleurs, le désarmement, sans délais, de tous les dozos et leur retour dans leur région et pays respectifs.

IV-Le Génocide du peuple Wê

Depuis l’intrusion brutale de M. OUATTARA sur la scène ivoirienne, notre pays vit une tragédie sans fin marquée par des massacres de populations dont la plus odieuse a eu lieu, le Vendredi, 20 Juillet 2012, à Duékoué, dans le camp des réfugiés du village de Nahibly.

En effet, des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ont attaqué le camp des réfugiés de Nahibly dans la  sous-préfecture de Duékoué. Des sources officielles faisaient état de (06) morts, alors que des cadres et ressortissants de la région avançaient des chiffres allant au-delà de deux cent (200) morts et de plusieurs disparus. Quelques jours plus tard, des fosses communes ont été découvertes. L’enquête diligentée à l’effet de faire éclater la vérité et de situer les responsabilités, tarde à livrer ses conclusions.

Face à la monstruosité d’une telle situation:

- Le Front Populaire Ivoirien (FPI) s’étonne et s’indigne de la lenteur et du laxisme du pouvoir OUATTARA dans la conduite de cette enquête;

- Le Front Populaire Ivoirien  (FPI) dénonce le mutisme coupable de la communauté internationale sur une tragédie qui a tous les traits d’un crime contre l’humanité;

- Le Front Populaire Ivoirien (FPI) condamne la démarche de deux poids, deux mesures de la justice ivoirienne face à ce drame sans précédant dans l’histoire de notre pays;

- Le Front Populaire Ivoirien (FPI) demande aux puissances internationales (Etats-Unis, France, Union Européenne) de faire preuve de courage en critiquant ouvertement et en prenant position contre les dérives autoritaires d’un régime qu’ils ont mis en place, certes, mais qui s’éloigne de jour en jour du minimum démocratique exigible, la raison du plus sage devant primer sur la raison du plus fort.

V-La mauvaise gestion du monde du travail

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) note que depuis l’arrivée de M. OUATTARA à la tête de la Côte d’Ivoire avec l’aide de la communauté internationale, son régime procède à des licenciements et renvois abusifs et massifs des travailleurs tant dans l’administration publique que dans le secteur parapublic, au nom de sa politique de rattrapage ethnique. Le régime OUATTARA, empêtré dans une dynamique de vengeance aveugle, fait fi à la fois des textes régissant le monde du travail et du principe sacro-saint de la continuité de l’Etat. Le pouvoir OUATTARA remet ainsi en cause les acquis sociaux obtenus par certaines corporations professionnelles sous la gouvernance du Président Laurent GBAGBO. C’est le cas, par exemple, des personnels des secteurs de l’Education/Formation et de la Santé. Dans ces secteurs, le régime OUATTARA montre son incapacité notoire à résoudre les problèmes sociaux et matériels des agents. Ceci explique pourquoi,  face aux revendications  des étudiants, des enseignants et du corps médical, le régime OUATTARA affiche le mépris, utilise la violence, adopte une attitude de diversion, de fuite en avant et dit des contre-vérités. Il masque désespérément son incompétence et son incapacité.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) trouve juste et légitime la lutte des forces sociales ivoiriennes dans toutes leurs composantes et exprime sa solidarité et son soutien à tous les travailleurs en lutte pour l’amélioration de leurs conditions de travail  et de vie;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) soutient les professionnels de la santé dans leurs revendications;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) soutient également les enseignants qui exigent du pouvoir OUATTARA l’application effective du décret «N° 2009-208 du 29 Juin 2009 portant fixation des échelles de traitement des fonctionnaires enseignants des emplois du secteur Education/Formation».

VI-Le surendettement de la Côte d’Ivoire sous le régime Ouattara

La Côte d’Ivoire sous le régime OUATTARA connaît un niveau d’endettement  jamais égalé dans son histoire économique. En effet, selon la célèbre banque CIA WORLD FACTBOOK, la dette extérieure de la Côte d’Ivoire a été ramenée sous le régime GBAGBO à 5 670 Milliards de FCFA à la fin de l’année 2010. Et voilà qu’après seulement Vingt (20) mois d’exercice du pouvoir d’Etat, soit moins de deux ans après,  la comptabilité partielle établie par des  économistes  nationaux et internationaux fait état de dix mille milliards de F CFA (10.000.000.000 F CFA) de dettes contractées par M.OUATTARA. Cela est l’illustration d’une tendance au surendettement du pays.

 Sur la place publique, le régime OUATTARA fait du tapage médiatique chaque fois  qu’on lui accorde un prêt, en considérant cela comme une performance. La réalité est que le surendettement d’un pays est la manifestation patente de l’échec de sa politique économique.  Car il nous rend dépendants vis-à-vis de l’extérieur. La nouvelle politique d’endettement de M. OUATTARA qui, aux dires des nouvelles autorités, fait « tomber des pluies de milliards » sur notre pays, n’a malheureusement aucun impact sur les populations ivoiriennes. Tout gouvernement responsable, sérieux et soucieux de l’avenir des générations futures, mène toujours une politique économique qui consiste à s’endetter le moins possible. C’est bien cette politique, mue par la volonté de désendettement d’une Côte d’Ivoire surendettée, qu’avait choisie le Président Laurent GBAGBO  à travers les concepts de « Budget Sécurisé », de « budget normalisé », fondés prioritairement sur la mobilisation des ressources internes. Cette politique a permis de ramener la dette de la Côte d’Ivoire à des proportions raisonnables et d’atteindre aujourd’hui le point d’achèvement de l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE).

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) dénonce cette politique de surendettement aveugle ainsi que le manque de transparence dans la gestion des emprunts et des ressources naturelles;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) interpelle le régime OUATTARA afin qu’il mette en œuvre une politique sociale responsable au profit des populations ivoiriennes, au regard des souffrances qu’elles endurent.

VII-Les scandales à répétition sous le régime Ouattara

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) constate que depuis que M. OUATTARA est parvenu au pouvoir grâce à la communauté internationale, les scandales de diverses natures se multiplient au sommet de l’Etat et au sein du gouvernement. La presse nationale et même internationale s’en fait régulièrement l’écho. Il s’agit notamment des cas suivants:

* Anne OULOTTO, ministre de la Salubrité Publique d’alors, avec l’attribution de marchés de plusieurs milliards de F CFA, passés de gré à gré;

* Kandia CAMARA, ministre de l’Education Nationale, coupable de délits d’initiés à travers la société CELPAID pour l’inscription en ligne des élèves, laquelle entreprise  appartient à Mamadou SANOGO, ministre de la Construction, de l’urbanisme et de l’Assainissement;

* CISSE Bacongo, ministre de l’Enseignement Supérieur, avec des surfacturations s’élevant à environ Cent Dix (110) Milliards de F CFA dans le cadre des travaux de réhabilitation des universités publiques du pays, dont l’effectivité laisse à désirer, après  deux (02) ans de fermeture équivalant à deux (02) années blanches;

* Le dernier scandale en date et connu concerne Adama TOUNGARA, ministre des mines, du pétrole et de l’énergie. Ce dernier, depuis sa nomination, a habité seize (16) mois durant, un hôtel de la place dont la facture mensuelle s’élevait à quatre vingt onze millions (91 000 000) de F CFA, soit un montant total de un milliard quatre cent cinquante six millions (1 456 000 000) de F CFA, au détriment du contribuable ivoirien.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) relève que face à toutes ces dérives, M. OUATTARA est resté de marbre;

Le Front Populaire Ivoirien constate que sous le régime OUATTARA, l’on assiste à un printemps d’affairistes au sommet de l’Etat. Et pourtant, il y a eu une grande propagande autour de la signature d’un  code de bonne conduite des membres du gouvernement sous la présidence de M. OUATTARA. Lequel  code de conduite devrait logiquement contraindre M. Hamed BAKAYOKO  Ministre d’Etat, Ministre de l’intérieur, à la démission après le drame de la nuit du 31 Décembre 2012, qui a occasionné la mort de 63 de nos concitoyens et plusieurs dizaines de blessés. Et ce, sans qu’aucune force n’ait besoin de réclamer cette démission qui relève du bon sens et de l’éthique républicaine. Ce, d’autant plus que les premiers résultats de l’enquête tels que  donnés par le procureur de la République, mettent en cause les services  relevant du  ministre de l’Intérieur dont la responsabilité administrative est ainsi établie.

C’est pourquoi, Le Front Populaire Ivoirien, fondé dans sa démarche, réitère son exigence de démission de M. Hamed BAKAYOKO.

Le Front Populaire Ivoirien exige, en outre, que l’enquête aille jusqu’à son terme de façon crédible et impartiale et que des sanctions soient prises contre tous les coupables.

Dans ce climat de morosité, alors que les Ivoiriens n’ont pas encore séché leurs larmes pour la disparition des 63 personnes tuées dans la bousculade de la Sainte Sylvestre de 2012, le régime OUATTARA, sans scrupule aucun et presqu’en catimini, procède à l’augmentation des prix du carburant, notamment  l’essence super dont le prix du litre est passé à 792F et celui du gaz butane à 5200F contre 4000F.Si ces faits ne sont pas constitutifs d’un mépris pour le peuple de Côte d’Ivoire, le régime OUATTARA devrait dire à quoi ils ressemblent dans un contexte ou les Ivoiriens ne savent plus ou donner de la tête face à la cherté incommensurable de la vie.

Tels sont exposés quelques faits, parmi tant d’autres, pour illustrer la mauvaise gouvernance du régime OUATTARA. A l’heure actuelle, cette mauvaise gouvernance du pouvoir OUATTARA finit de convaincre tout observateur de la vacuité de tout ce qui a été dit pour imposer M. OUATTARA à la tête de notre pays. La Côte d’Ivoire  et son peuple sont face à la triste réalité. Le pays est en difficulté à cause de la mauvaise gouvernance de M. OUATTARA. La Côte d’Ivoire  est en train de s’effondrer par la faute d’une politique hégémonique planifiée: recul de l’Etat de droit suite à la mise en place d’une armée mono-ethnique, sanguinaire et génocidaire; confiscation des libertés citoyennes et démocratiques ; retour du parti unique et de la pensée unique, affairisme et scandales à répétition avec pour conséquences le surendettement de l’Etat; instrumentalisation dangereuse de l’appareil judicaire au profit d’un clan ou d’une coalition au pouvoir, voilà la tragédie que traverse la Côte d’Ivoire depuis avril 2011.

Conclusion

Face à cette situation désastreuse dans laquelle le régime OUATTARA a plongé le pays en toute impunité, le Front Populaire Ivoirien demande au peuple de Côte d’Ivoire de ne pas perdre espoir, parce que le Front Populaire Ivoirien reste toujours une alternative crédible.

En effet, en comparant les faits et tendances, l’observateur neutre peut apprécier à sa juste valeur, la capacité politique du Front Populaire Ivoirien, qui n’a rien à voir avec la capacité de nuisance du Rassemblement des Républicains (parti de Monsieur Alassane OUATTARA), de ses alliés et de ses parrains. C’est qu’en dix huit (18) mois, (octobre 2000 - septembre 2002), le Président Laurent GBAGBO a fait rêver les Ivoiriennes et Ivoiriens avec sa politique de décentralisation, de démocratisation des services sociaux, de  gestion généreuse du multiculturalisme… A l’inverse, en vingt (20) mois de gestion de l’Etat, le régime OUATTARA a déstructuré autant le tissu socio-politique que l’économie du pays: la Côte d’Ivoire est devenue une marchandise aux mains d’un clan et de ses partenaires du «dedans» et du «dehors».

 

Fait à Abidjan, le 10 janvier 2013.

 

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard

vendredi, 11 janvier 2013

MESSAGE DE FIN D’ANNEE 2012 DE M. OUATTARA - DISCOURS ADRESSE A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE, PAS AUX IVOIRIENS

 

ALASSANE OUATTARA ET BAN KI MOON.jpg


«L’espoir l’emporte très largement sur les incertitudes car notre pays se porte mieux. Il suffit pour en juger de regarder le chemin parcouru aux plans de la consolidation de nos institutions, de la situation  économique et sécuritaire ainsi que du point de vue de la cohésion nationale»

La lecture de ce bilan dressé par M. OUATTARA  ne fait que confirmer qu’il ne s’adressait pas aux ivoiriens mais à ceux qui l’ont élu Président: la communauté internationale.

Pour M. OUATTARA, la consolidation de nos institutions se mesure par:

«Nous avons renouvelé notre Assemblée Nationale qui s’est mise au travail»

Le rattrapage prôné par le nouveau pouvoir a donc permis une «consolidation des institutions» par exclusion de l’opposition de l’assemblée nationale avec un taux de participation réel de 15%. La consolidation des institutions se réalise donc par l’exclusion de la population ivoirienne et de l’opposition.

«Avec un taux de croissance qui sera parmi les plus élevés au monde, notre économie est en pleine mutation et se diversifie… Les revenus dans le monde rural ont augmenté grâce à la hausse des prix d’achat du café, du cacao, du coton, de l’anacarde et bien d’autres cultures… Le kilo du cacao est acheté aujourd’hui à 725 FCFA contre 650 au cours de la campagne précédente»

Pour les ivoiriens qui sont chassés de leur plantation et qui vendaient leur cacao à 1.000 FCFA au moins le kilo sous le régime GBAGBO, un tel bilan ne les concerne pas ; mais pour les mercenaires recrutés pour les besoins de la cause et qui ont installé, à  l’ouest, quatre armées étrangères dans la boucle du cacao pour s’approprier les plantations de cacao des ivoiriens, ce bilan a peut être un sens, ayant occupé les plantations  en guise de rémunération et de butin de guerre.

«La Côte d’Ivoire est au travail, notre pays est aujourd’hui un vaste chantier : routes, ponts, hôpitaux, écoles, infrastructures diverses voient le jour et sont visibles de tous et pourtant j’entends dire que l’argent ne circule pas!»

La Côte d’Ivoire est peut être au travail mais sans les ivoiriens qui sont dans des camps de refugiés et périodiquement visités par des chasseurs traditionnels les jours de fête, ou dans des camps de torture disséminés à travers le pays, ou en exil. Ceux qui restent sont les spectateurs des contrats de gré à gré distribuées pour récompenser les parrains de la guerre contre la Côte d’Ivoire et les camions qui transportent des travailleurs mercenaires qui affluent du pays d’origine de la rébellion qui a attaqué la Côte d’Ivoire.

La  croissance annoncée comme l’une des plus fortes d’Afrique et même du monde se réalise sans les opérateurs économiques et les travailleurs ivoiriens. M. le président de la communauté internationale, voici les raisons de l’absence de circulation de l’argent entre les mains des ivoiriens qui vous écoutent médusés lorsque vous leur dites:

«Que l’enquête qui vient de s’achever sur la situation de l’emploi dans notre pays indique une nette réduction du taux de chômage»

Pendant que la chambre de commerce et les centrales syndicales annoncent entre 80 000 et 120 000 emplois détruits depuis 2011.

Ils sont encore plus surpris lorsque vous leur promettez d’améliorer leur salaire alors qu’ils constatent des salaires impayés de plus de 4 mois pour certains, des indemnités de correction des enseignants et des indemnités de logement impayés.

Ils sont encore plus étourdis lorsque vous parlez d’assurance maladie pour des hommes qui n’ont ni droit au travail, ni droit à la liberté, ni droit de vivre dans leur propre pays.

Lorsqu’ils vous entendent dire que la sécurité s’améliore, ils éclatent de rire dans leur tombe pour certains, pour d’autres au fond des prisons et des camps de tortures et pour tous, la menace permanente d’un chasseur dozo, cherchant du gibier humain.

Lorsque vous faites le constat d’une amélioration de la cohésion sociale dans la justice des vainqueurs, ils se demandent si vous ne faites l’effort de vous convaincre de l’inverse de ce que vous pensez réellement.

Ils savent une seule chose : toutes vos promesses et réalisations s’adressent à ceux qui vous ont porté au pouvoir et ne les concernent pas car vos infrastructures de route, d’eau, d’électricité  ne leur sont pas accessibles puisque privés de pays, de liberté, de sécurité et de revenus.

 

Dr Cheick DIABATE,

 Enseignant -Chercheur, Université du Colorado, USA

LES PROPOS DE HOLLANDE SUR LA RCA LEGITIMENT LE COMBAT DE LAURENT GBAGBO

 

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C’est sans gêne et de façon péremptoire que le Président français, Hollande, à l’occasion de sa déclaration sur la position de la France face à l’avancée des rebelles centrafricains, a affirmé que «la France n’est pas là pour protéger un régime mais ses ressortissants et ses intérêts».Cette déclaration ne peut laisser indifférents les patriotes africains et surtout ivoiriens. Elle commande quelques analyses.

Hollande déclare que son devoir est de protéger les citoyens français partout dans le Monde. La question est de savoir comment il y parvient surtout dans les pays sous développés. Cet alibi, pour protéger des citoyens français, a été toujours utilisé par la France, pour déstabiliser les régimes aux velléités autonomistes. Ce fut le cas, en Côte d’Ivoire, en Libye et dans beaucoup d’autres pays du Tiers-Monde où la France, forte de sa puissance militaire, a tué des milliers de citoyens avant de réussir à renverser les gouvernants en place, et cela avec l’aide des autres impérialistes occidentaux.

En Côte d’ivoire, précisément en 2002, la France de Chirac a prétexté la protection des ressortissants français de la ville de Bouaké pour armer et enraciner sa rébellion contre le régime de Gbagbo. Pour y parvenir, elle a tué et fait tuer froidement des milliers d’ivoiriens sans que cela n’émeuve les ONG de défense des droits humains, les nombreux journalistes témoins de cette barbarie et la soi-disant Communauté Internationale. C’est pourquoi, les gouvernants français n’ont pas autorisé les députés à enquêter sur le rôle de leur armée en CI.

Est-ce pour protéger leurs ressortissants que des hélicoptères de combat français ont pilonné des civils aux mains nues sur les ponts Houphouët et De Gaulle? Est-ce pour cette même raison, que des chars de guerre et des snipers français ont assassiné de simples citoyens ivoiriens? La vie donc de ces ivoiriens est-elle donc loin de valoir celle des français résidents en CI?

De plus, on est en droit de se demander pourquoi dans les mêmes conditions en Europe et aux USA, la France n’agit-elle pas de la même façon? Pour elle, les africains et les pays sous développés sont incapables de protéger leurs ressortissants. Et pourtant, ces français ont toujours vécu paisiblement dans ces pays où leurs affaires fructifient sans cesse et où ils trouvent de meilleures conditions de vie que dans leur pays d’origine. A la vérité, c’est la France qui est la source des maux de ses concitoyens à l’étranger et encore pire, la source des malheurs des africains qui ne demandent qu’à vivre paisiblement dans le pays que Dieu leur a donné en héritage.

Si Hollande juge indispensable la protection de ses concitoyens qu’aurait-il fait à la place de Gbagbo, face à cette rébellion sanguinaire montée de toutes pièces par la France contre le régime ivoirien? Il est bon de rappeler succinctement que soutenus par Chirac et Sarkozy, Ouattara et Compaoré, aidés de leurs criminels chefs rebelles, de nombreux mercenaires de la sous-région et des fétichistes dozo de la zone septentrionale de la CI, ont massacré une centaine de gendarmes désarmés, et exécuté froidement des danseuses traditionnelles d’Adjanou , sans compter les milliers de personnes sauvagement assassinées au Nord, au Centre et surtout à l’Ouest; en témoignent les nombreux charniers et fosses communes découverts dans ces zones.

Gbagbo, tout comme Hollande, a bien compris le rôle de Président de la République qui était le sien: celui de protéger ses concitoyens. Devait-il laisser cette horde de criminels continuer ces actes macabres? Assurément non. Rien donc ne justifie cette guerre faite à Gbagbo pour le déporter manu militari à la CPI.

De plus, au regard de la situation sécuritaire actuelle de la CI caractérisée quotidiennement par les exactions, enlèvements, emprisonnements arbitraires, expropriations de terres, de terrains, de plantations, des tortures et assassinats, on peut affirmer sans risque de se tromper que le filleul de Sarkozy contrairement à Gbagbo et Hollande, est incapable ou refuse d’assurer la sécurité de ceux qu’il dit être ses compatriotes.

Dans cette crise de la Centrafrique, l’appel au secours de Bangui s’est heurté au refus de Hollande, qui déclarait que la France ne peut intervenir que pour protéger donc ses concitoyens et défendre ses intérêts.

Merci donc à ce Président français qui, pour la première fois dans l’histoire des relations internationales, a clamé tout haut ce que ses prédécesseurs marmonnaient tout bas ; c’est à dire préserver seulement et à tous prix les intérêts français. Qu’importe s’il faut sacrifier à cet effet de nombreux innocents africains.

Pourtant, Gbagbo n’a pas ôté à la France ses acquis en CI. Bouygues et Bolloré, par exemple, ont vu leurs contrats prorogés avec la SODECI, la CIE, le Port d’Abidjan, etc . Beaucoup d’autres entreprises françaises ont vu leurs avantages préservés.

De plus, voilà un homme politique très au fait des actions néfastes de la France en Côte d’Ivoire, qui, durant ses dix années de pouvoir perturbé par plus neuf ans de rébellion criminelle, n’a pas daigné porter une accusation ouverte et publique contre les dirigeants français.

Quels sont donc les intérêts que la France veut préserver, par une rébellion, par des casses des agences de la BCEAO et en tuant des milliers d’africains?

A la vérité, ces agissements barbares accéléreront plus rapidement la perte de l’emprise de la France sur ses ex-colonies ; le niveau d’instruction de la jeunesse africaine et son désir ardent de sortir du carcan français auront sûrement et très bientôt raison de cette politique française fondée sur le mensonge et la violence. Gbagbo a su inculquer à la jeunesse ivoirienne les motivations de son combat. Et imparablement le relais est déjà assuré.

Cette haine de la France contre Gbagbo le nationaliste, l’autonomiste, ne se justifie que par le refus de ce dernier de se laisser corrompre par les hommes politiques et les multinationales de France. Car la capacité qu’a la France d’imposer ses larbins dans ses ex-colonies s’explique, en partie, par la corruption de ces derniers. Il s’agit donc pour ce pays, d’éviter que la vision de Gbagbo ne fasse tâche d’huile dans beaucoup d’autres pays, et de retarder le plus longtemps possible l’accession de ses ex-colonies à une véritable indépendance économique.

Le combat de Gbagbo est aussi celui de la conquête et de la préservation des intérêts des ivoiriens car si Hollande travaille à la préservation des intérêts de la France en Afrique, Gbagbo a donc le devoir de travailler pour rendre la Côte d’Ivoire et les ivoiriens beaucoup plus riches. Est-ce pour cela qu’il faille le vilipender en le déportant à la Haye?

Il est donc urgent que les dirigeants patriotes africains prennent conscience de la nécessité pour les organisations sous régionales africaines de se défaire de la tutelle des impérialistes occidentaux pour jouer pleinement leur rôle de défense et de protection des intérêts de l’Afrique.

Car, à la vérité, Gbagbo n’a fait que défendre les ivoiriens et leurs intérêts face aux impérialistes occidentaux.

Merci donc à Hollande de légitimer le combat de Gbagbo.



NANWOULET G. Simone

jeudi, 10 janvier 2013

LA COTE D'IVOIRE SOUS OUATTARA - NATHALIE YAMB: «UN ETAT MALFAITEUR ET MALFAISANT»

 

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«Si M. Ouattara est si sûr de son plan, qu’il en débatte avec le Pr Koulibaly en direct à la télévision»

 

Nathalie Yamb, conseillère exécutive à LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) s’est ouverte à l’Intelligent d'Abidjan. Dans cet entretien, elle fait le tour de l’actualité socio-politique en Côte d’Ivoire.

 

Le début d’année a été sombre pour la Côte d’Ivoire. Vos commentaires sur la bousculade du 1er janvier?

Nathalie YAMB : A LIDER, nous sommes profondément choqués par ce qui s’est passé et toute notre compassion va aux familles des victimes et aux rescapés de cette tragédie, qui n’avait pas lieu d’être. Les morts du 1er janvier sont dus à l’inconscience du gouvernement. Je me serai attendue à une démission collective de celui-ci. Mais non ! L’on dissout le gouvernement quand le parlement tente de faire son travail, mais on le maintient en place quand il se rend responsable de la mort d’une soixantaine d’enfants. Les conséquences des conclusions de l’enquête préliminaire du Parquet sont pourtant limpides. La rue mal éclairée est de la responsabilité du District dirigé par M. Beugré Mambé, donc des pouvoirs publics, donc de l’Etat. Le constat du nombre insuffisant de forces de sécurité accuse directement le ministère en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, donc l’Etat. La chaussée était rétrécie du fait de troncs d’arbres qui l’encombraient et de la clôture d’un chantier qui empiétait sur la voie publique. Le propriétaire de cet immeuble en construction qui s’approprie l’espace public comme s’il était sien, serait Guillaume Soro, ci-devant président de l’Assemblée, qui est donc co-responsable de l’homicide involontaire de toutes les personnes qui ont perdu la vie dans cette bousculade. L’Etat est ainsi non seulement malfaiteur, mais également malfaisant. Il fait mal, il fait ce qui est mal, il fait du mal. Avec cette débauche de milliards dépensés pour les feux d’artifices meurtriers et l’escroquerie des Koras, le gouvernement a montré ce qu’il sait faire de mieux : faire du spectacle et se donner en spectacle. Alors que la seule chose que les populations attendent est qu’on mette enfin en place les politiques promises qui réconcilient et sortent de la pauvreté. Au lieu de cela, le régime les jette dans la mort et les affame.

Le Président de la République a pourtant dressé un bilan satisfaisant de l’action de son gouvernement pour l’année 2012 à l’occasion de ses vœux de fin d’année.

NY : Ce message ne peut, d’évidence, s’être adressé aux populations ivoiriennes. Elles connaissent trop la réalité qui les frappe. Trois jours après ces vœux d’artifice, le gaz et l’essence ont augmenté sans préavis, sans campagne d’information et surtout, sans raison. Et quelles augmentations !! 11% pour la bonbonne de 6 kg, 30% pour celle de 12,5 kg et 106% pour celle de 28 kg. Depuis 2011, ce gouvernement est constant dans sa nuisance envers le portefeuille et le bien-être des Ivoiriens. Après les denrées de première nécessité, comme le riz, l’huile, le savon, le pain, les tomates, les oignons, c’est maintenant au tour du gaz et de l’essence, avant l’électricité puis les transports. On ne peut pas augmenter l’essence sans que cela n’induise une augmentation des prix du transport et un nouvel accroissement des prix des denrées de première nécessité. Pendant ce temps, on nous parle de croissance et d’émergence. L’on apprend que les autorités disent que la subvention du super sans plomb coûtait 40 milliards de FCFA par an à l’Etat et les arriérés des pouvoirs publics relatifs au gaz domestique s’élevaient à 25 milliards. Mais ces 65 milliards ne représentent absolument rien pour nos nouveaux gouvernants milliardaires.

Le Président a affirmé que même si l’argent ne circule pas, l’argent travaille.

NY : Il travaille où ? Il travaille pour qui ? C’est un pillage sans précédent qui a lieu, et les Ivoiriens sauront s’en souvenir et y mettre fin en élisant un nouveau président en 2015. Un président qui saura libérer le marché de l’entreprise créateur d’emplois. Un président qui saura faire cesser les monopoles spoliateurs filés de gré-à-gré. Un président qui saura réconcilier les Ivoiriens. Un président qui sera exemplaire et rigoureux. Un président qui sanctionnera ceux qui pillent les fonds publics. Un président qui interdira à tous les hauts fonctionnaires, d’aller se faire soigner à l’étranger pendant que le peuple se meurt dans des structures médicales de 6ème zone. Un président qui rendra la terre à ses propriétaires légitimes, les paysans, au lieu de la garder par devers lui dans le giron de l’Etat. Un président qui rendra sa souveraineté monétaire à la Côte d’Ivoire, tout en l’ouvrant sur le monde. Un président qui limitera lui-même ses pouvoirs pour se mettre au service du peuple et non pour le dominer. Un président qui inspirera la confiance. Un président qui admettra que ce n’est pas l’argent qui travaille, mais les hommes. Un président qui n’aura pas besoin de faire de la prestidigitation communicationnelle parce que l’argent circulera, et que tout le monde le verra et le ressentira, pas seulement une poignée de privilégiés proches du pouvoir.

Que pensez-vous de la situation sécuritaire en ce début d’année 2013 ?

NY : C’est une immense catastrophe. La place d’une armée en temps de paix se trouve dans les casernes et non dans les contrôles de police sur l’ensemble du pays. Le contrôle du territoire par les Frci dix-huit mois après leur l’accession au pouvoir prouve deux choses: soit nous sommes en état de guerre permanent, soit les Frci, bien qu’ayant le pouvoir, ont échoué à sécuriser les populations et les terrorisent au quotidien. Il est évident que les Frci sont là pour faire la guerre. En général, ce sont elles qui attaquent les populations civiles. Et les quelques fois où elles ont-elles-mêmes été attaquées, il s’agissait aussi bien de règlements de compte internes que d’offensives contre elles. Les Frci, depuis leur institution comme armée du Rdr mise à la disposition de Ouattara pour gouverner, se montrent totalement réfractaires à la République. Ce n’est pas étonnant compte tenu du fait qu’elles sont, quoi qu’on fasse, les rejetons des Fafn et les avatars du Mpci. Ce sont des forces rebelles qui haïssent profondément la République, qu’elles ont combattu depuis 2002. Elles constituent désormais les Factions Répressives de Côte d’Ivoire à la solde du régime pour pérenniser la dictature qui prévaut depuis le 6 mai 2011.

Le président de votre parti, le Pr. Mamadou Koulibaly, a suggéré que la réforme de la sécurité soit confiée à l’Onu. Une telle proposition est-elle réaliste ?

NY : Non seulement elle est réaliste, mais c’est la seule option possible et elle doit être réalisée dans les plus brefs délais. Le désordre de l’armée ivoirienne remonte à la décision d’Houphouët-Boigny de nommer le colonel Guéi à la tête de l’Etat-major, l’imposant ainsi comme supérieur hiérarchique à des militaires plus capés et plus haut gardés que lui. Des généraux se sont alors retrouvés sous les ordres d’un colonel! C’est à partir de ce jour-là, lorsque les principes de l’ancienneté et de la hiérarchie ont été bafoués par Houphouët, que des soldats se sont dits que plus rien ne les empêchaient d’inverser la chaine de commandement, fut-ce en faisant des coups d’Etat. Et depuis, aucun de ceux qui se sont succédé à la tête de l’Etat n’a eu le courage d’engager les réformes nécessaires. Pourtant, le gouvernement dispose de toutes les données utiles pour diagnostiquer le mal et y remédier une fois pour toutes. Gbagbo déjà n’avait pas osé prendre le problème à bras le corps. Quant à Ouattara, il est parfaitement incapable d’y apporter une solution, d’autant plus que ce n’est qu’à travers cette milice qui tient lieu d’armée régulière qu’il peut asseoir sa tyrannie. Je parle de milice, parce qu’elle est constituée de jeunes paysans, gardiens de troupeaux, mécaniciens, employés de maison, élèves, désœuvrés qui ont été armés pour exécuter des missions militaires et de police sans la moindre formation. A LIDER, nous disons qu’il faut une réforme profonde du secteur sécuritaire. Il faut des écoles militaires dignes de ce nom, il faut ré-inculquer les valeurs du respect et de la République à nos soldats, il faut procéder au désarmement de tous ces miliciens enrôlés par les hommes politiques pour défendre leurs fauteuils, qui ne savent que tuer mais pas combattre. Au point où nous en sommes arrivés, il serait judicieux que le secteur de la sécurité soit momentanément retiré des prérogatives du ministre de la Défense-Président de la République, dont l’incapacité notoire à gérer ce dossier sensible n’est plus à démontrer depuis deux ans qu’il est au pouvoir. Si le mandat de l’Onuci est bien la protection des populations civiles, alors il faut qu’elle nous reconstruise sans tarder une armée républicaine.

Mais cela ne signifie-t-il pas une perte de souveraineté ?

NY : Mais de quelle perte de souveraineté parlez-vous ? Nous vivons dans un pays où les ministres ont tellement peu confiance en leur propre politique sécuritaire qu’ils ont planqué leurs familles à l’étranger. Nous vivons dans un pays à propos duquel toutes les organisations humanitaires internationales relèvent la violence d’Etat, les actes de torture et les exactions quotidiennes commises par les Frci. Soyons sérieux. Si on veut parler de souveraineté, alors libérons-nous du franc cfa, libérons-nous de la dette. Mais là, il s’agit de notre sécurité à tous, pas seulement celle du clan au pouvoir. Comme les casques bleus ne peuvent pas être partout sur le territoire, la meilleure solution, celle qui fait le plus de sens, c’est de leur confier la réforme du secteur. Ils extirperont ceux qui n’ont rien à y faire, mettront de l’ordre dans le fouillis qui y règne depuis des décennies, remettront sur pied une armée républicaine, constituée de soldats qui seront formés pour sécuriser les frontières et non tuer les populations civiles ; de policiers et de gendarmes qui assureront la sécurité publique des biens et des personnes, avec les équipements nécessaires pour cela. Quand ils auront fini, la confiance reviendra peut-être entre l’armée et la population, et l’on pourra alors aller à des élections réellement sécurisées.

Justement, parlant des élections, votre parti refuse d’y prendre part et a claqué la porte du CPD. Que signifie ce coup d’éclat ?

NY : Cette réunion n’avait pas d’autre but que de bluffer les partenaires étrangers du régime, en l’occurrence à l’occasion du gasoil de la directrice générale du Fmi à Abidjan, relativement à ses capacités d’instaurer des pratiques démocratiques. On convoque les opposants pour faire risette sur une photo de famille à l’intention de la communauté internationale alors que le reste du temps, on les violente, on les brime, on les ignore, on les persécute, on tente de les éliminer! A LIDER, nous refusons de nous laisser instrumentaliser à cet effet par le gouvernement. Ce qui est ressortit de la rencontre confirme la mascarade et la vacuité de cette réunion. J’ai entendu le Premier ministre dire que le gouvernement avait proposé un financement aux partis politiques pour aller aux élections. Certains s’en contenteront peut-être et sont pleinement satisfaits de servir de faire-valoir du gouvernement tant que cela leur rapporte quelques sous, mais ce n’est pas le cas de LIDER. Nous ne voulons pas l’aumône de la part du gouvernement ! Nous voulons un statut formel pour l’opposition politique en Côte d’Ivoire et, comme l’a dit le Pr Koulibaly sur les ondes de Rfi hier matin, c’est en tant que membre de l’opposition statutaire que nous reprendrons notre place à la table du CPD, pour discuter des questions électorales, sécuritaires, judiciaires, des réformes du foncier, du recensement de la population etc. Que monsieur Kablan Duncan ne se trompe pas. Nous ne demandons pas la charité du gouvernement pour aller aux élections : nous voulons un financement permanent et non conditionné pour mener nos activités politiques en bénéficiant de la couverture des médias d’Etat, en toute indépendance et en toute sécurité, qu’on soit en période électorale ou non ! Nous attendons du gouvernement qu’il respecte ses engagements et ses interlocuteurs au sein du Cadre permanent du dialogue.

LIDER est-il le seul parti d’opposition en Côte d’Ivoire ?

NY : L’opposition - je parle de la vraie opposition, pas celle que le pouvoir s’est choisie - est encore un peu désorganisée, ce qui n’est pas étonnant quand on considère son manque de statut et que l’on voit la brutalité et l’état de non droit qui sévissent en Côte d’Ivoire depuis deux ans. On frappe, on torture, on menace, on arrête, on intimide, on pille, on tue… C’est avec le sang des opposants que l’on installe la tyrannie. Mais d’ici 2015, elle aura le temps de s’homogénéiser pour mettre un terme à cela en s’unissant, je l’espère, autour des principes fondamentaux consensuels que sont la reconquête de notre liberté, la culture de la démocratie et le respect de la République et du peuple souverain. A LIDER, nous pensons que le rôle de l’opposition est de veiller à ce que les dirigeants n’abusent pas de leur pouvoir pour opprimer les populations. L’opposition doit créer un pont vers la société civile pour éviter l’isolement des uns et des autres et limiter ainsi les dérives des élus pro-gouvernementaux. L’opposition doit aussi s’atteler à l’éveil pédagogique des citoyens en ce qui concerne la vie politique, économique et sociale. Nous pensons qu’il ne faut pas seulement critiquer les actes du régime en place, mais également proposer des alternatives. Il y a des chantiers importants que l’opposition doit prendre à bras le corps dans l’intérêt des populations et de la réconciliation : la question sécuritaire, la réforme du foncier rural, le reformatage de la CEI qui est forclose depuis janvier 2012, l’actualisation de la liste électorale. C’est quand même scandaleux de voir que des gens qui ont pris des armes et causé la mort et la désespérance de milliers de personnes pendant près d’une décennie, soit disant pour permettre à toutes les populations d’accéder à leurs papiers d’identité et au droit de vote, décident, une fois au pouvoir, d’exclure des millions d’Ivoiriens des listes électorales !!! Cela met à nu le mensonge permanent dans lequel la rébellion et ses financiers se vautrent depuis 2002.

Qu’est-ce que LIDER va faire en 2013 ?

NY : Cette année est pour nous celle du terrain. Nous allons continuer l’installation du parti, notamment à l’intérieur du pays. Nous allons être à l’écoute des soucis, des peurs, des rêves des citoyens. Nous allons parler aux populations partout en Côte d’Ivoire, leur expliquer notre vision, notre programme, les consoler, leur redonner espoir et courage pour refuser la tyrannie qui tente par tous les moyens de s’imposer à nous. Et nous allons continuer de mettre l’accent sur la formation de nos militants, pour qu’enfin émerge une nouvelle classe politique dotée de convictions idéologiques solides, qui sache débattre sans se battre, qui argumente sans insulter, qui défende ses idées sans violence ou belligérance, qui critique fermement mais avec courtoisie, qui réalise ce qu’elle promet, et qui dépasse les clivages ethniques, tribaux, régionaux ou religieux pour proposer des solutions innovantes et de bons sens pour lutter contre le seul vrai ennemi que nous ayons : la pauvreté.

Vous êtes la Conseillère exécutive du président de LIDER, et vos détracteurs vous dénient le droit de vous prononcer sur la vie politique nationale parce que vous auriez des passeports non ivoiriens. Que leur répondez-vous ?

NY : J’en rigole. Ce n’est pas à ceux que vous appelez mes « détracteurs » de décider sur quels sujets je peux m’exprimer ou pas. LIDER est un parti politique ouvert à tous, Ivoiriens et non Ivoiriens. Nos statuts stipulent d’ailleurs notre vocation panafricaine et je saisis l’occasion qui m’est offerte ici pour appeler tous ceux qui sont intéressés par notre programme et nos idées à nous rejoindre, quelle que soit leur nationalité. Et puis, vous savez, si on disait à tous ceux qui ne sont pas Ivoiriens de ne pas s’impliquer dans la vie politique en Côte d’Ivoire, on passerait du stade de la forêt à celui de la steppe, ne serait-ce que dans l’entourage du chef de l’Etat et des membres du gouvernement.

Est-il exact que vous avez fait l’objet de tentative d’intimidation et de rappel à l’ordre lors de votre précédente sortie dans les colonnes de l’IA ?

NY : Oui. Mais, les intimidations, tout comme les mystérieux accidents de voiture, ne nous ont jamais fait reculer. Bien au contraire, les brimades, les menaces, les intrigues, les tentatives de chantage et d’asphyxie financière décuplent notre énergie et renforcent notre détermination.

A travers des interventions, le Pr. Mamadou Koulibaly et le Dr Prao Séraphin, ont démonté le plan national de développement du Président Ouattara, pourtant présenté comme le parchemin pour l’émergence. LIDER ne fait-il pas preuve de mauvaise foi en s’attaquant ainsi à la politique économique du chef de l’Etat ?

NY : Non. Prétendre qu’on va atteindre des taux de croissance en hausse de 13% alors que les populations se sont appauvries de façon drastique, le coût de la vie a explosé, n’est pas la vérité. Mais c’est très simple. S’il est si sûr de son plan, que le Président Alassane Ouattara accepte d’en débattre avec le Pr. Koulibaly en direct à la télévision nationale et puis les Ivoiriens jugeront sur pièce. Et si jamais il n’a pas le temps, qu’il envoie le ministre de l’Economie ou le ministre du Plan ou même les deux. Le régime Ouattara n’affirme-t-il pas qu’il est démocratique? En démocratie, on débat avec son opposition, on ne la censure pas, on ne la violente pas. Si le gouvernement ne craint pas la contradiction, qu’il ordonne à la RTI de faire son travail et organise ce face-à-face ! Nous sommes prêts. Messieurs Ouattara, Kablan Duncan et Mabri Toikeusse le sont-ils ?

 

Interview réalisée par Charles Kouassi - L’Intelligent d’Abidjan - 9 janvier 2013.


Source: LIDER-CI.ORG

mercredi, 09 janvier 2013

LIBERTES PROVISOIRES: DROIT OU INSTRUMENT DE CHANTAGE POLITICO-JUDICIAIRE?

 

AKE NGBO ET DESIRE DALLO.jpg


Si la liberté, la dignité, l’honneur, en tout cas la vie des femmes et des hommes, ayant pour la plupart servi l’Etat  de Côte d’Ivoire à des niveaux très élevés, ne s’y jouaient pas, on en aurait tout simplement été  amusés. Franchement.

Car, force est de constater en effet que Alassane Dramane OUATTARA qui présente une allergie sévère aux règles de la démocratie universelle depuis son irruption à la tête de la Côte d’Ivoire, ne manque pas de suite dans les idées, surtout, quant à sa détermination à faire plier l’échine à la formation politique  dont il a cru devoir déporter le géniteur à la Haye.

C’est à cette fin que M. Dramane OUATTARA ne se prive pas de faire «bon usage» de la situation carcérale de toutes les personnalités proches du Président Laurent GBAGBO à lui livrées, pieds et mains liés, par les forces françaises et onusiennes à partir du 11 avril 2011.

Il est, en effet, de notoriété publique que pour Ouattara et ses parrains, l’obtention, de gré ou de force, de l’accompagnement de sa gouvernance par le Front Populaire ivoirien, ne saurait s’analyser autrement que comme une légitimation, et surtout, la  reconnaissance de son pouvoir tant recherchée auprès de ce parti dont le candidat a pourtant été déclaré vainqueur de la dernière élection présidentielle par le Conseil Constitutionnel.

Aussi le spectre des mises en liberté provisoire sur mesure est-il devenu saisonnier, et, a fini, à l’approche de chaque élection politique, par habituer les observateur à un véritable chantage, via justice ivoirienne.

Pour ceux qui seraient encore tentés de penser à des affirmations politiciennes ou à un procès d’intention à l’encontre de M. Dramane Ouattara, le rappel  de ce qui s’est passé, dans la perspective de l’élection législative du 11 décembre 2011, à  la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel d’Abidjan qui a servi de théâtre à un  scenario à la limite du tragi-comique, ne serait-il pas assez édifiant?

En effet, saisie par les avocats des prisonniers de Ouattara, des recours en annulation de la plupart des procédures manifestement irrégulières diligentées par les magistrats d’instruction, cette chambre spéciale de la Cour d’Appel d’Abidjan, excipait d’un discutable défaut de qualité des appelants, pour rejeter, en la forme, les recours pourtant régulièrement formalisés.

Toutefois, elle examinait  favorablement les requêtes aux fins de mise en liberté provisoire, présentées concomitamment, et rendait publique sa décision en faveur de seulement  huit (08) personnes. Mais alors que toutes les parties appelantes résignées à leur sort s’étaient retirées du Palais de justice, quelque chose d’inédit dans l’administration universelle de la justice se produisit sous OUATTARA.

En effet, au travers d’un matraquage médiatique orchestré par les mêmes medias de service que sont RFI, France 24 et autres I.Télé, toute la planète apprendra, très tard dans la nuit, que le nombre des heureux bénéficiaires de cette liberté provisoire venait finalement de passer, comme par enchantement, de  huit (08) à  vingt (20).

Les légalistes et autres puristes des règles de l’art n’y aperçurent  que du feu. Le camp des heureux bénéficiaires qui n’exigeait que la rétrocession de la liberté abusivement confisquée, ne pouvant bouder la denrée rare, même offerte au moyen d’un fonctionnement  atypique de la justice de son pays, s’en accommoda.

Après cette séquence, les avocats des nombreux prisonniers de Ouattara maintenus en détention, n’ont eu cesse, conformément à la loi, d’inonder les différents cabinets d’instruction  concernés, de nouvelles requêtes aux fins de  mise en liberté provisoire.

Malheureusement, depuis le dernier scenario, et en dépit des voix concordantes en provenance d’horizons divers réclamant, au nom de la vérité, de la justice, de la réconciliation et d’une paix durable,  la libération de toutes les personnes injustement incarcérées, la justice de Ouattara est restée de marbre. Il a fallu l’imminence de la tenue des élections municipales et régionales, avec les bruissements assourdissants de la recherche des moyens de nature à y faire participer le Front Populaire ivoirien, pour qu’on apprenne encore que la justice ivoirienne s’apprêterait à réexaminer la question de la liberté provisoire des prisonniers politiques.

Finalement, le résultat est connu. Il porte  en substance un message suffisamment clair de la part de Monsieur Ouattara à l’endroit du Front Populaire ivoirien, du genre: «Ne vous y trompez point. Ce n’est pas une question de droit. Tant que vous ne vous serez pas décidé à m’accompagner sans conditions, vos leaders périront en prison…». Sinon, comment, par exemple, justifier raisonnablement et surtout par le droit, la nécessité du maintien en détention des autres membres du dernier gouvernement du Président Laurent GBAGBO lorsque, par une alchimie dont la justice de Ouattara seule détient le secret, le chef dudit Gouvernement, coordonnateur de l’activité gouvernementale, est l’un des derniers heureux lauréats de cette liberté version Ouattara?

Si ce n’est essentiellement sur la base d’un tri minutieux sur fond de piètres calculs et autre règlement de compte politiciens, lequel des ivoiriens sérieux Ouattara et les siens parviendront-ils à abuser que c’est le droit qui maintiendrait encore en prison ceux qui s’y sont retrouvés pour le crime d’avoir , pour certains, cru en la survivance des acquis démocratiques après l’irruption de Ouattara, en se prononçant, en tant que leader politique, sur la situation de leur pays depuis l’Hôtel Pergola, et pour d’autres, d’être tout simplement fils de leur père, se trouvant à ses côtés au mauvais moment?

En dépit de ces vacances qu’ils s’octroient délibérément avec le droit et la raison, passés maîtres dans l’art de la propagande et du travestissement de la vérité,  Monsieur Alassane Dramane OUATTARA et son camp parcourent la planète pour y faire accroire à la Communauté internationale, toute ouïe, que la détention arbitraire des proches du Président Laurent GBAGBO ne relèverait que du  pur droit, d’autant que  le  pays serait «redevenu» un Etat de droit, un Etat démocratique ou la démarcation entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, serait nette.

Mais la justice  se présentant comme la clef de voûte de tout l’édifice social, il est intolérable que son espace serve de théâtre à un tel commerce politicien. C’est pourquoi, il importe de mettre en lumière le rôle du magistrat d’Instruction avant tout autre développement sur l’intérêt de la détention préventive,  sur les obligations du bénéficiaire de la liberté provisoire et l’absence de nécessité du maintien en détention de tous ceux qui le sont présentement à des fins bassement  politiciennes.

I-  ROLE DU JUGE D’INSTRUCTION

Aux termes des dispositions de l’article 79 de la loi n° 60-366 du 11 novembre 1960 portant code de procédure pénale, le Juge d’instruction procède à tous les actes d’information qu’il juge utiles à la manifestation de la vérité. Il résulte de ce qui précède que l’objectif de l’information se résume exclusivement en la recherche de la vérité. Cela veut donc dire que le Juge d’instruction instruit à charge et à décharge. Il en va donc que dans la recherche de la vérité, le Juge d’instruction doit agir avec célérité et minutie à l’effet de faire éclater la vérité, laquelle vérité, comme relevé ci-dessus, peut être à la charge ou  à la décharge de l’inculpé.

Malheureusement, dans le cas des prisonniers politiques du régime OUATTARA, il y a d’abord une chose qui frappe : une lenteur délibérée dans l’accomplissement des actes d’information. En effet, c’est un fait avéré qu’alors que certains d’entre eux n’ont vu les magistrats d’instruction que deux fois, et ce,  à des intervalles qui en disent long sur la volonté manifeste de les retenir en otage, d’autres n’ont été entendus qu’une seule fois, tandis qu’une autre catégorie ne l’a jamais été. Accusés tous mécaniquement de crimes divers, à part ces quelques actes d’instruction, on n’a eu écho que de la formalisation d’une ordonnance aux fins d’expertise psychiatrique  à l’encontre de certains.

En tout état de cause, si l’information ne concourt qu’à l’éclatement de la vérité, en l’espèce, l’on est franchement tenté de se demander: quelle information pour quelle vérité que les juges d’instruction, tous citoyens ivoiriens, ne sachent que trop sur les circonstances et le caractère purement politicien des crimes imputés mécaniquement à toutes les personnes détenues? La vérité que rechercheraient ces magistrats au travers de cette information devra-t-elle établir la fausseté des faits prétendument délictueux reprochés à certains, lesquels faits délictueux trouvent essentiellement leurs éléments constitutifs dans la foi que ces inculpés ont placée en une décision de la juridiction suprême chargée de l’élection Présidentielle  de leur pays (Conseil Constitutionnel),  en prenant part à un gouvernement mis en place par le candidat déclaré vainqueur par cette juridiction?

Cette recherche de vérité  à l’encontre des autres inculpés devra-t-elle permettre de démontrer que tous les crimes divers à eux imputés ne trouvent pas leur vrai fondement dans leur soutien aux institutions de la République subséquemment à une décision de justice (Conseil Constitutionnel)?

C’est au regard de ces réalités qu’il n’est d’aucun intérêt que l’instruction ouverte, et qui, au demeurant, n’était point nécessaire pour des faits connus de tous, serve honteusement d’instrument judiciaire de privation gratuite de leur liberté à des rivaux politiques.

II- LA LIBERTE COMME LA REGLE

Conformément aux dispositions pertinentes de l’article 137 de la loi portant code de procédure pénale modifiée par la loi n° 96-673 du 29 août 1996, «La liberté est de droit, la détention préventive, une mesure exceptionnelle…» Il suit de cela qu’un inculpé ne peut préventivement être privé de sa liberté que dans l’intérêt  exclusif de la seule manifestation de la vérité. Or, il a été rappelé ci-dessus que  nul n’est besoin d’être grand clerc en droit pour cerner la vérité des circonstances des faits délictueux reprochés à un seul camp à l’issue d’un contentieux électoral. Dès lors, si ce n’était dans le seul intérêt d’un commerce politicien comme il en a été rapporté les preuves probantes plus haut, en quoi la règle devrait-elle être regardée comme l’exception à l’effet de justifier une longue et inutile détention préventive?

Dans tous les cas, si ce n’est pour des motivations purement politiciennes, ces détentions préventives prolongées indéfiniment, ne sauraient se justifier tant la personnalité des inculpés et les obligations qui pèsent sur tout bénéficiaire d’une liberté provisoire en suppriment la nécessité.

III- LES OBLIGATIONS PESANT SUR LE MIS EN LIBERTE PROVISOIRE

Aux termes des dispositions combinées des articles 140, 144 et 145 du code de procédure pénale «En toute matière, la mise en liberté provisoire peut être ordonnée d’office par le Juge d’Instruction après avis conforme du Procureur de la République, à la charge pour l’inculpé de prendre l’engagement de se présenter à tous les actes de la procédure aussitôt qu’il en sera requis et de tenir informé le magistrat instructeur de tous ses déplacements. Préalablement à la mise en liberté, avec ou sans caution, le demandeur doit, par acte reçu au greffe de la maison d’arrêt, élire domicile, s’il est inculpé, dans le lieu ou se poursuit l’information et, s’il est prévenu ou accusé, dans celui ou siège la juridiction saisie du fond de l’affaire. Avis de cette déclaration est donné par le chef de cet établissement à l’autorité compétente. Après la mise en liberté provisoire si l’inculpé invité à comparaître ne se présente pas ou si des circonstances nouvelles ou graves rendent sa détention nécessaire, le Juge d’Instruction peut décerner un nouveau mandat. La liberté peut, dans tous les cas ou elle n’est pas de droit, être subordonnée à l’obligation de fournir un cautionnement. Ce cautionnement garantit la représentation de l’inculpé à tous les actes de la procédure et pour l’exécution du jugement».

Comme on le voit, la mise en liberté provisoire est assortie d’une kyrielle d’obligations à la charge du bénéficiaire. La plus significative est le souci de voir le bénéficiaire répondre, ultérieurement à sa mise en liberté provisoire, aux convocations du juge d’Instruction. Dès lors, et au regard de la qualité de toutes ces personnalités maintenues en détention dans des conditions déshumanisantes, peut-on sérieusement faire admettre qu’elles prendront la fuite, une fois libérées? Combien de bénéficiaires de cette précieuse liberté provisoire à la carte ont-ils déjà pris la fuite depuis leur libération? Même le journaliste Hermann ABOA qui est le seul à ce jour des mis en liberté provisoire à quitter le pays, n’a-t-il pas cru devoir en référer d’abord au juge d’Instruction avant son voyage en France? Quel est donc le  véritable danger que comporterait toute rétrocession de leur liberté à tous ces responsables politiques et administratifs en dehors des objectifs bassement politiciens?

C’est en cela que les ivoiriens et autres observateurs avisés de la vie politique ivoirienne continuent d’espérer que, mieux que des mises en liberté provisoire à la carte, et, sur fond de commerce politicien, Monsieur Alassane Dramane OuATTARA, au nom de la vérité, de l’équité et d’une paix durable, devra impérativement emprunter les voies juridiques et politiques savamment tracées par son prédécesseur dans l’application d’une solution  durable à cette même crise débutée dans la nuit du 19 septembre 2002, sauf à se gargariser que ne se trouvant pas sous la pesanteur d’une sale rébellion armée comme le Président Laurent GBAGBO, il préférerait rejeter systématiquement ces voies judicieuses trouvées en place.


Ladji Fofana, Juriste

lundi, 07 janvier 2013

CONVULSIONS POST-DEMOCRATIQUES EN AFRIQUE ET DEFIS D’INTEGRATION DANS L’HISTOIRE: L’AFRIQUE A-T-ELLE UNE CHANCE? REFLEXION ET CONTRIBUTION CHRETIENNES

 

 

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A l’entame d’une esquisse de réponses à la problématique ci-devant manifeste, il me paraît opportun de faire une sorte de prolégomènes pour bien faire comprendre l’esprit et la finalité de notre aventure, a posteriori prosélyte, sur le terrain de la pensée scientifique: je suis africain d’origine, panafricaniste de conviction et contrairement aux thèses afro pessimistes, j’ai une foi en l’avenir de la terre de Cham, une foi en son originalité culturelle et de son apport décomplexé à la civilisation de l’universel, en ses énormes potentialités naturelles et humaines. Et du fait de ses attributs de berceau de l’humanité et de l’écriture, en sa vocation ontologique de civilisation de référence. En dépit de la lecture malheureusement récurrente que nous offre la trame d’un continent faite de guerres, de famines, de "pathologies tropicales" et autres réalités morbides qui semblent en être son apanage et sa particularité congénitale. Ma présente contribution se veut une perspective heuristique à travers un regard croisé à la fois de ma modeste formation intellectuelle et de ma foi chrétienne sur la dynamique de l’histoire des sociétés africaines en tant qu’entité à la fois politique et sociale confrontée aux défis démocratiques, aux défis de la mondialisation et aux défis d’une identité de soi et de prospérité des peuples. Ma contribution se veut aussi, à titre personnel, comme l’occasion d’opérer une sorte de catharsis: parler, dit-on libère. Et je veux, en parlant des maux de mon continent et des perspectives de son émergence, extérioriser et sublimer toute la charge de frustration consécutive au regard sur ses dérives. Je veux partager ma conviction que l’Afrique est encore anonyme parce que l’Afrique manque de leadership. Et cette déficience ne peut s’expliquer que par l’absence du divin dans l’action politique. A terme, j’espère susciter un débat, celui de l’intelligentsia chrétienne africaine, restée à mon avis trop amorphe, trop laconique et trop à la périphérie sur les questions nationale et continentale. Un débat que je souhaite contradictoire, tant il est vrai, comme le dit Bachelard que la science, donc la quête de la vérité, évolue par contradictions surmontées.

1. De la nécessité de la pensée chrétienne

Peut être que pour les fondamentalistes et autres obédiences orthodoxes chrétiens, ma démarche pourra peut-être provoquer une levée de boucliers car il n’est pas coutumier, surtout en Afrique, dans un environnement qui se veut stricto spirituel et réservé, qu’émerge la pensée chrétienne. Le concept en lui-même, pourrait a priori poser problème et il nous faut en expurger certains barbelés terminologiques pour ne pas paraître hérétique et susciter inutilement des soupçons sur notre foi: en effet, comment saisir une symbiose dynamique à travers des schèmes intellectuels entre la pensée (humaine) et ce qui fait l’essence même de la vie chrétienne c’est-à-dire la foi, qui plus est, en un être transcendantal ?Je ne ferai pas appel pour me défendre à d’autres penseurs chrétiens qui ont bien avant moi engagé cette voie : Saint Augustin, Erasme, Blaise Pascale dont le livre Pensées reste un classique et une œuvre de référence ; Emmanuel Kant, le philosophe à la morale pure dont la fameuse « Agis toujours de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée en loi universelle de la nature » est devenue proverbiale, Kierkegaard… Je ferai tout simplement référence à la Référence, c’est-à-dire la Bible. J’aime parfois titiller des frères dans la foi en leur disant que toute la Bible est sacrée et utile (2 Timothée 3 :16): Dieu a inspiré le décalogue pour nous signifier qu’Il est Dieu de lois et de préceptes; les livres prophétiques pour nous dire qu’il est le Dieu d’avertissements et de révélations ; les évangiles pour nous présenter Jésus, les épîtres pour donner une assise à notre foi…mais il a aussi inspiré Proverbes et Ecclésiaste, véritables traités de sagesse divine et d’invite à la réflexion!

 La gloire de Dieu, c’est de cacher les choses, la gloire des rois c’est de sonder les choses  Pr 25: 2

Au jour du bonheur sois heureux et au jour du malheur, réfléchis : Dieu a fait l’un comme l’autre afin que l’homme ne découvre en rien ce qui sera après luiEcclésiaste 7: 14

La pensée chrétienne se veut donc une alchimie cognitive entre les données empiriques et dynamiques de l’Histoire et le logos de l’Essence même de l’Histoire. Elle est non seulement nécessaire mais elle est même une injonction divine à honorer. Car la voix de l’Eglise et de son intelligentsia me paraît trop aphone devant les problèmes contemporains: les questions liées à l’environnement, à l’homosexualité, aux questions bioéthiques comme l’euthanasie…

2. Regards diachroniques et critiques du parcours démocratique en Afrique

Les luttes anti coloniales sur le continent africain ainsi que le développement du mouvement anti esclavagiste en Europe ont contribué à donner naissance dans les années 1960 aux soleils des indépendances (Kourouma, 1968) dans la plupart des pays africains au sud du Sahara. Deux réalités  politique et économique semblent avoir marqué cette période: l’émergence et la consolidation du parti unique et paradoxalement, naturellement ou de façon coercitive, l’état de relative stabilité et même de prospérité des peuples. Jusque dans les années 1980, la Côte d’Ivoire par exemple qui a connu pendant plus de trois décennies le règne d’Houphouët-Boigny, était citée comme pays de grande propsérité et de paix. Cependant, les facteurs cumulés de pression démographique, d’accroissement du taux d’instruction des masses qui peu à peu s’occidentalisent et de crise économique conjoncturelle vont progressivement fragiliser le système Père-Etat. Conséquemment, à la faveur du vent de l’est qui a soufflé sur le continent dans les années 1990 et sous l’impulsion du discours de la Baule, les libertés individuelles et collectives vont être consolidées et légitimées. C’est la naissance et la consécration de la démocratie. Depuis Platon dans l’antiquité jusqu’à Montesquieu à l’époque moderne, les idéologues et autres laudateurs de ce mode de gouvernance l’ont défini comme le cratos entre les mains du demos, autrement dit, le pouvoir entre les mains du peuple. Vox populi étant vox dei, c’est le peuple dans ce système qui décide de son autodétermination en se donnant des leaders à qui il confie par procuration son pouvoir. Progressivement donc, les Etats vont s’ouvrir à ce nouveau modèle de gouvernement. Mais en ouvrant une nouvelle ère dans la dialectique superstructure-masses populaires et en mettant fin aux règnes autocratiques, le système démocratique va aussi ouvrir la boîte de Pandore: révolutions de palais, coups d’Etats sanglants, assassinats extra judiciaires, rebellions, exacerbation du sentiment identitaire et instrumentalisation de l’arithmétique ethnique, presse embastillée…vont jalonner le parcours mortuaire de la démocratie. Ainsi donc la démocratie qui devait permettre aux peuples africains de faire un bon en avant va se présenter comme leur souffre-douleur. 

 Et le bilan à mi-parcours qu’on aurait pu en faire est celui que l’un des maîtres de ce système, en l’occurrence le président Nicolas Sarkozy a bien pu faire à Dakar en 2007 en disant de façon quasi péremptoire, «  le drame de l’Afrique c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire… », renchérissant ce que pensait des années avant lui Jacques Chirac  « l’Afrique n’est pas assez mûre pour la démocratie ». Le pavé était jeté dans la marre. Le tollé général qu’a suscité cette critique au sein du collège des intellectuels africains, manifestement écorchés au vif, semble bien avoir confirmé ce que Senghor disait « la raison est hellène et l’émotion est nègre.. » (Senghor,1939)

Et comme pour laver l’affront, on a vite fait d’exhumer nos héros des temps épiques, de chanter leurs faits d’armes, de policer nos traditions et nos valeurs et les présenter au monde occidental comme on le ferait pour des œuvres d’arts dans des galléries ; de retrouver la vigueur et la jeunesse de notre négritude, comme si nos murs qu’on voulait montrer si épais n’étaient pas lézardés…Je fais partie des africains qui se sont sentis blessés, infantilisés, moqués par cette diatribe sarkozienne façon néo colonialiste. Mais une fois l’écume de l’ego évaporé, je me suis rendu compte qu’on a trop vite fait de se laisser enivrer par l’opium de l’orgueil au détriment de l’humilité et de la sagesse. Le tigre n’a pas besoin de crier sa "tigritude" pour autant qu’on le reconnaît et qu’il se reconnaît lui-même comme tel ! Car en effet, la sagesse veut qu’on considère non pas les flagorneries d’un ami mais les considérations fussent-elles blessantes, objectives et réelles d’un "ennemi". Car dans le fond, à l’orée du troisième millénaire,  quel est le bilan démocratique de l’Afrique? Quel est l’impact global de la civilisation négro africaine sur la civilisation universelle? Au rendez-vous mondial du donner et du recevoir, excepté l’offre de la logique du "demander" qu’on a érigé en vertu, du spectacle de gens qui meurent de faim et de pauvreté sur un sol riche, du spectre de la guerre endémique, de règles démocratiques qu’on ne sait qu’opportunément exploiter, qu’est-ce que l’Afrique a à donner? Cette préoccupation me semble primordiale!

Il n’ya pas meilleure allégorie que celle du mythe de Sisyphe pour décrire l’aventure démocratique africaine vingt ans après son entrée sur le continent : tout comme ce personnage de la cosmogonie grecque poussant inlassablement vers le sommet d’une montagne un rocher qui inéluctablement roule vers la vallée avant même que le héros n’atteigne son but, l’Afrique semble embourbée dans un perpétuel recommencement (à l’exception quand même de certains pays, malheureusement trop peu nombreux comme le Sénégal et le Ghana qui se démarquent).  

A mon avis, trois facteurs sont de véritables boulets aux pieds de l’Afrique dans son odyssée démocratique. D’abord comme tout produit ou tout projet extérieur qu’on tente d’imposer à une société exotique, il ya toujours forcément des phénomènes réactionnaires. L’Afrique souffre de son malaise d’être dans des bottes qui ne sont pas siennes. Il ne s’agit pas ici d’ergoter sur l’universalité des principes et règles démocratiques, il s’agit de débattre de leur contextualisation. On a voulu imposer un modus operandi sans tenir compte des pesanteurs culturelles, du multilinguisme et autres ténuités de la sociologie des peuples. Or il faut le reconnaître, l’homme africain aujourd’hui encore pense, agit et se détermine d’abord par son origine clanique que par une conscience nationale. Deuxième problème et non des moindres, la fébrilité de nos institutions. L’union africaine par exemple, jusqu’à l’élection récente de Mme Zuma, a depuis sa création paru une coquille vide, un simple parloir, incapable d’opérer en son sein une réelle unité et incapable d’une diplomatie offensive dans des dossiers comme celui de la Lybie où ses objections et ses réticences devant l’interventionnisme occidental ont été royalement ignorés ; or tout comme l’a affirmé le Président Obama lors de sa visite au Ghana en Juillet 2009, l’Afrique ne peut affermir ses acquis démocratiques que par des institutions fortes ; et troisièmement, le problème de ceux qui incarnent nos institutions étatique, régionale et continentale. Véritables épigones de Machiavel, certains leaders africains, s’ils ne s’accaparent pas le destin collectif des peuples pour le manufacturer en destin individuel se bornent à devenir des bras séculiers de puissances et autres multinationales uniquement soucieuses de l’exploitation de nos ressources. L’Histoire devient alors une dynamique sans fin de luttes des classes au sens marxiste du terme : la classe incarnée par des oligarques sans scrupules et celle de "prolétaires Robin-des-bois" qui, parvenus au pouvoir, se laisse phagocyter par la Realpolitik.                       

3. De la nécessité du divin comme modèle de l’action politique

On me rétorquera sûrement qu’il faudra inscrire l’enracinement de la démocratie en Afrique et par ricochet la prospérité des peuples dans la durée. Soit. Mais, il ya une autre alternative à court terme : on l’a vu, la fébrilité de nos institutions et l’affairisme de ceux qui les incarnent handicapent la marche de la démocratie. Il faut donc de nouveaux acteurs, imprégnés du modèle divin pour donner à l’action politique l’action morale qui déterminera sa finalité en faveur des peuples. Des gens qui ont le sens du devoir et non de l’avoir.  Dieu est la source de l’existence des hommes, Il est la sagesse par excellence de qui provient l’inspiration de la conduite politique. L’originalité de la prospérité des peuples africains procèdera de leur rapprochement ainsi que de leurs leaders de Dieu. La démocratie offre peut-être les conditions consensuelles minimales de l’exercice du pouvoir mais seul Dieu nous donne l’amour du prochain qui fait qu’on ne peut aller jusqu’aux armes pour tuer et s’installer au pouvoir. Dans un monde de plus en plus violent et cerné de toutes parts par le terrorisme et la poussée du fondamentalisme religieux, Jésus-Christ à travers Sa Parole offre l’alternative d’un modèle de société pacifié et un modèle de gouvernance par l’exemple. En effet le leadership de Jésus reste une référence et une école politique pour la classe dirigeante africaine car son action publique en faveur des hommes commence et se termine dans l’Amour. Alors que le vocabulaire humain fait du plus grand le chef, le vocabulaire divin en fait le serviteur de tous (Mathieu 23 :11).  Au milieu de ses disciples, Jésus administre par l’exemple car Il est exempt de récriminations, de fausseté et de favoritisme. Il ne concentre pas le pouvoir et ses dons à Lui seul mais il les délègue à des disciples partageant avec Lui la vision du salut ultime des hommes. Il n’est pas le chef, il est l’ami ; il n’est pas préoccupé par son sort mais par celui des autres. Il n’est pas une vision de l’esprit, Il est Vivant et n’attend que l’Afrique et ses leaders se tournent vers Lui. Il ya un chemin pour l’Afrique vers la stabilité et la prospérité. Ce chemin est en Christ. L’Afrique parce que dernière me paraît de ce point de vue plus disposée à écouter Dieu, à se laisser imprégner de Lui, à se laisser métamorphoser  par Lui et à être Son phare dans le concert des nations. Pourvu que Afrique tu écoutes ce que te dit Dieu « voici je me tiens à la porte et je frappe, si tu entends ma Voix Afrique et que tu ouvres j’entrerai chez toi.. » Apocalypse 3 :20 et encore « Oh si tu étais attentif à Mes commandements, Ton bien-être serait comme un fleuve et ton bonheur comme les flots de la mer » Esaïe 48 :18.


Hervé Coulibaly


Chrétien et Serviteur de Jésus-Christ

DEA Sociologie Economique du Développement

Doctorant en Sociologie