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mercredi, 29 août 2012

AFFAIRE KATINAN KONE: LA «BATAILLE DE KIRINA» JURIDIQUE A COMMENCE!

 

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Les autorités ghanéennes ont décidé de jouer à fond la carte du droit dans l’affaire Katinan Koné, là où certains, le régime Ouattara notamment, avaient tout misé sur un passage en force politique. Dans un communiqué publié le dimanche le Ghana avait subtilement fait glisser l’affaire sur le terrain juridico-judiciaire, en entamant une procédure judiciaire, comme les textes l’exigent. Du coup, l’arrangement juridico-politique souhaité par Abidjan tombe à l’eau et laisse place à une véritable bataille juridico-judiciaire. Qui va connaitre son épilogue d’ici peu. Le ministre Katinan Koné part avec un léger avantage du fait de son statut de réfugié politique et de la constitution ghanéenne qui plaide en sa faveur en ses articles 14 et 21. L’affaire intervenant en pleines vacances judiciaires au Ghana, le temps pourrait également jouer en sa faveur, en lui permettant de se préparer et de mettre en place sa stratégie de défense. 

Initialement, l’affaire devrait être présentée hier lundi 27 août 2012 devant le tribunal de première instance d’Accra, avant d’être reportée. Tractations souterraines, intrigue judiciaire, complexité avérée du dossier ? En tout cas les avocats du ministre Katinan,  Me Lucie Bourthoumieux du Barreau de Paris et Me Patrick Sogdjibor du barreau du Ghana entendent utiliser tous les instruments juridiques en leur possession pour faire échec à un projet d’extradition de leur client. Hier, Patrick Sogdjibor est d’ailleurs sorti du bois, et a évoqué une possible action en justice pour obtenir une mise en liberté rapide de son client. «Nous attendons des autorités ghanéennes qu’elles respectent le droit à la liberté de notre client, et qu’elles respectent le fait qu'il est un réfugié inscrit ici, qui n'a commis aucun crime ; et qu’elles le libèrent immédiatement et sans condition pour qu’il retrouve sa liberté individuelle et son confort», a-t-il indiqué à la radio Joy FM. Une telle procédure peut-elle prospérer ? Oui, selon le Dr Vladimir Antwi-Danso, chercheur senior au Centre Legon pour les Affaires Internationales et Diplomatiques, qui a affirmé que M. Katinan a le droit de saisir le tribunal au sujet de cette affaire.

Le gouvernement ghanéen desserre l’étau des pressions…

Ce qui apparaissait comme une «simple» parenthèse semble s’être métamorphosé en une véritable bataille judiciaire qui s’annonce épique et rude. Et qui peut s’étendre sur plusieurs jours voire plusieurs semaines. Et il n’est pas exclu à l’analyse des informations en notre disposition que la  Haute cour de justice ghanéenne se saisisse du dossier au regard de la qualité du «prévenu» et du caractère à la fois complexe et délicat de l’affaire. Choisir de placer la bataille sur le terrain juridique permet en tout cas au gouvernement ghanéen de tenir à distance les différents lobbies qui s’activent autour de lui.

D’abord, le régime Ouattara, qui ne cesse de le harceler et devra se soumettre au droit et arrêter son activisme et ses menaces voilées. Mais également, les soutiens internationaux du ministre Justin Koné Katinan, notamment ses ex-hôtes sud-africains mais aussi l’ancien président John Jerry Rawlings, figure incontournable du NDC, parti du président John Dramani Mahama, qui serait bien contrarié d’aller à la bataille électorale de cette fin d’année en étant éventuellement handicapé par les conflits que peuvent susciter l’affaire Katinan au sein de sa formation politique.

Une bataille de Kirina juridique

Dans les camps de réfugiés, parmi les cadres en exil et au sein des milieux favorables à l’opposition en Côte d’Ivoire, la bataille juridique FPI-RDR qui s’est déclenchée au Ghana s’apparente à une véritable bataille de Kirina, du nom de celle, épique et à la vie à la mort, qui a opposé les troupes de Soundjata Kéita et de Soumahoro Kanté.  En effet, la jurisprudence qui s’écrira sera déterminante pour la sécurité des militants en exil, donc pour la pérennité d’un combat politique dont les figures principales en Côte d’Ivoire sont aujourd’hui embastillées pour un oui ou pour un non par ceux qui ont juré d’imposer un parti unique de fait en «éradiquant» toute forme de contestation.

 

Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

GERMAIN SEHOUE: «LES CRIMES COMMIS EN COTE D'IVOIRE NE SONT PAS LE FAIT DU CAMP GBAGBO»

 

 

GERMAIN SEHOUE.jpg

 

Paru aux éditions L’Harmattan, le livre de l'écrivain, Germain Séhoué, « Le commandant invisible raconte la bataille d’Abidjan » soulève des réactions qui fusent de toutes parts. Pour en savoir davantage, nous avons rencontré l’auteur. Il dit tout sans faux fuyants au cours de cet entretien. 


Vous venez d'écrire un livre portant sur la bataille d’Abidjan. Peut-on savoir les motivations? 

Je suis journaliste, mais avant tout écrivain. Et lorsque j’ai observé la crise ivoirienne, la rébellion et ses caprices, les complots, les mensonges, la méchanceté des hommes et de la communauté internationale, les morts inutiles, les calomnies, la façon dont Laurent Gbagbo a été honni et trimbalé à la Cpi, mon cœur a saigné et je me suis dit : il faut percer un mystère ! Car ce que les gens ont besoin de savoir aujourd’hui, c’est qui a fait quoi dans ces crimes ? On accuse tout le monde ou plutôt, on pointe du doigt le camp Gbagbo. Mais en vérité, qui a fait quoi ? C’est la question centrale ! Pendant la guerre, chacun était dans sa maison ou caché quelque part, sans savoir ce qui s’est réellement passé dehors, derrière les écrans de fumée des bombes. Et la providence m’a permis d’être remarqué par un sachant. Un de ceux qui menaient des actions et exactions et prenaient une part active à la guerre, Séméfia Sékou alias Colonel Sékouba, commandant du théâtre des opérations du fameux Commando invisible. Donc ma motivation, c’est de contribuer à faire éclater la vérité et à libérer Laurent Gbagbo, comme tous mes confrères le font chacun à sa manière, parce que sa place n’est pas à la Cour pénale internationale(Cpi). Certes, Gbagbo a ses défauts, mais il ne mérite pas la Cpi. 

Comment s'est fait le choix de votre acteur principal ? 

« Le Commandant invisible raconte la bataille d’Abidjan », n’étant pas un roman, une œuvre de fiction, mais le récit d’une succession de faits de guerre, un témoignage, c’est la qualité du sachant qui a déterminé son choix. D’ailleurs, ce n’est pas moi qui l’ai choisi, mais c’est lui qui m’a choisi pour des raisons qui lui sont propres, alors que je ne le connaissais même pas. Je l’ai accepté parce que c’est une bibliothèque sur la rébellion ivoirienne. C’est un acteur conforté et repenti. J’ai compris que j’avais une mission auprès de lui et je ne devais pas négliger cette mission si vraiment j’aimais mon pays. C’est la mission que j’ai accomplie en publiant le livre. 

A vous lire, il semble que la mort de Yves Lamblin, du colonel Dosso, Philippe Rémond n'est pas un fait anodin imputable au camp Gbagbo comme on nous laisse croire. Sur quoi fondez-vous votre confiance pour affirmer de telles révélations? 

Je fonde ma confiance sur la qualité du Commandant invisible ; il a été le commandant du théâtre des opérations du Commando invisible. Et il ne suffit pas de le déclarer, quand il relate comment il a opéré, vous ne pouvez que le prendre au sérieux. Je compte aussi sur la cohérence de ses propos, sur son courage à avouer ses propres crimes et son engagement à faire éclater la vérité sur cette crise. Je fonde ma confiance sur sa connaissance du sujet. C’est un sachant lucide. 

Après la sortie du livre, quelles sont les réactions que vous avez reçues des deux camps, Gbagbo et Ouattara ? 

Du côté des pro-Gbagbo et des patriotes de tous bords, c’est l’explosion de joie, une vague d’espoir quant au sort de leur leader en prison à La Haye. Et ce sont eux qui font la promotion du livre ; c’est comme si j’ai trouvé ce qu’ils recherchaient depuis. Donc le livre a été bien accueilli et le moins que je puisse dire, c’est que la demande est forte. Du côté de Ouattara, c’est le calme, le silence, à part quelques grognons qu’il faut comprendre. Mais même parmi les pro-Ouattara, beaucoup ont lu déjà le livre et d’autres cherchent à le lire. Parce qu’autour de Ouattara, il y a des gens à qui nos écrits font énormément du bien, des gens qui nous lisent, nous bénissent mais qui sont là-bas pour préserver leurs privilèges sociaux. Et même le chef de l’Etat, je le considère comme mon cousin et je lui ai expliqué dans un de mes billets, que j’ai publié ce livre pour participer à la construction de la démocratie et non pour le provoquer. Et je crois qu’il m’a compris. 

Ne craignez vous pas pour votre vie en abordant un sujet aussi sensible ? 

Si, je crains pour ma vie. Mais la crainte pour ma vie ne peut me détourner de la construction de l’histoire de mon pays à laquelle tout écrivain est appelé en ces temps particuliers que la postérité aura besoin de bien comprendre. Dans tous les cas, le chef de l’Etat Ouattara sait où je suis. Il a tous les services de renseignements avec lui. Il est convaincu que je suis un journaliste opposant radical contre sa politique depuis 1992, et si je suis là, en train d’exercer librement, avec quand même quelques « tacles » du Cnp (Conseil national de la presse, ndlr), c’est parce qu’il ne me veut pas de mal. Il dit vouloir bâtir un grand pays, or un grand pays a besoin de tous ses enfants, les partisans et les opposants, les écrivains laudateurs comme les écrivains pourfendeurs. C’est la diversité qui donne le génie d’une nation. Je ne suis pas d’accord avec lui, mais ce n’est pas pour autant qu’il va encourager le cousin Soumahoro à me précipiter au cimetière. Ça ne serait pas fraternel de sa part de me faire ça. Lui-même sait qu’au cimetière, il n’y a pas de démocratie, il n’y fait pas bon vivre. Mais dans tous les cas, ma sécurité est entre les mains du chef de l’Etat. C’est mon cousin ! Parce que dans ce que j’ai écrit, il y a beaucoup d’Ivoiriens qui y ont trouvé leur joie. Or, lui cherche à rendre les Ivoiriens heureux. Je suis donc à féliciter par le Grand Cousin et non à confier aux croque-morts. 

Qui est en réalité ce commandant invisible? 

Le Commandant invisible est Séméfia Sékou alias Colonel Sékouba, un proche de feu Ibrahim Coulibaly, qui fut le commandant du théâtre des opérations du fameux Commando invisible à Abobo. Le Commando invisible n’était pas une vue de l’esprit comme tentent de le faire croire ceux qui veulent délibérément travestir l’histoire de la Côte d’Ivoire. Nous avons travaillé lorsqu’il était prisonnier à la Maca. Je n’ai jamais vu son visage. Mais il a eu la chance de s’évader de la prison avant la sortie du livre. Il n’est plus en Côte d’Ivoire, mais ce que j’ai appris, c’est que sa tête est mise à prix par le pouvoir désormais éclairé par le livre, il serait également recherché pour «être abattu » par l’Onuci, l’Ecomog, la Cedeao et l’Union africaine, de sorte qu’il n’arrive pas à la Cpi où il a promis faire un déballage sur la crise ivoirienne.

Où l'avez-vous rencontré le « Commandant invisible » et à quel moment de la bataille d'Abidjan ? 

Je ne l’ai pas rencontré au cours de la bataille d’Abidjan, puisque, moi-même, à ce moment là, je m’étais mis en lieu sûr comme ceux qui le pouvaient. Mais je suis croyant et j’ai compris que c’était écrit quelque part que je devais travailler avec lui. Une nuit, il m’a envoyé sur mon téléphone portable un message (sms) me disant qu’il avait une révélation à faire et qu’il était à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Et qu’il fallait que j’y aille pour le rencontrer. J’ai cru que c’était ces mêmes plaisantins qui fatiguaient les journalistes. Mais il a insisté. Mais à cause de mes problèmes de santé, je ne pouvais me rendre là-bas au risque de rester débout pendant longtemps. Alors, j’ai transféré ses sms précis, qui ne laissent indifférent, à un collègue. Ce collègue n’a pas réagi. Je les ai ensuite transférés à un autre, que j’ai même encouragé à y aller. Il a pris peur et m’a répondu que cela pouvait être un piège du régime pour nous arrêter. J’ai donc proposé au prisonnier de travailler dans un premier temps à partir du téléphone, ensuite je me rendrais à la Maca pour le voir. C’est ainsi que nous avons commencé. Pour le reste, c’est un secret professionnel. 

Pourquoi le choix de ce titre et pas un autre ? 

Je me suis dit que le Commando invisible qui a sévi à Abobo, était dirigé par un Commandant, chef du théâtre des opérations qui ne pouvait-être lui-même qu’invisible, si l’on veut rester dans leur terminologie. Et c’est son caractère « invisible » qui peut être excitant pour le public, même si ses révélations sont plus captivantes. Alors j’ai fait la composition avec son récit de la bataille d’Abidjan. Parce que c’est ce que les gens ont besoin de savoir. Pendant la guerre, chacun était dans sa maison où caché quelque part sans savoir ce qui s’est réellement passé. Or celui qui menait des actions et prenait une part active à la guerre, est bien placé pour un témoignage conforté. C’était le cas de Séméfia Sékou alias Colonel Sékouba. 

Le livre est sorti à quelques jours de la première date prévue pour le procès le 18 juin de Laurent Gbagbo, est-une coïncidence ou le fait du hasard ? 

Non, pas de hasard concernant ce livre. Le Commandant invisible n’est pas le premier tapuscrit que j’ai déposé à L’Harmattan ces derniers temps. Il y a avant lui La dérive de l’ambassadeur, en réédition, un texte prêt à l’impression. Mais c’est le caractère du « Commandant invisible » qui l’a fait passer avant les autres. C’est un livre qui a une mission urgente : contribuer par son contenu sans complaisance, à prouver l’innocence de Laurent Gbagbo et à sa libération. L’Harmattan a donc bousculé son programme de fabrication, d’impression pour sortir le Commandant invisible juste avant le procès prévu le 18 juin 2012 afin qu’il pèse dans la balance. Il a été positionné pour servir de co-avocat ou « supplétif » à la défense du Président Gbagbo. Vous avez dû constater les demandes de report du procès faites par les avocats pour mieux ficeler la défense à la lumières des nouveaux éléments et aussi pour protéger les témoins dont on ne parlait pas au départ. 

Selon vous qui a donc tué Yves Lamblin et ses collaborateurs ? 

La réponse à votre question se trouve dans le livre, dans le récit du « Commandant invisible ». Et je pense que les familles de ces personnalités, ainsi que celle du colonel Dosso Adama sont maintenant situées et devraient m’être renaissantes d’avoir été gratuitement leur détective privé, sauf si elles ont plus à gagner qu’on retienne que ces crimes sont du camp Gbagbo. On ne sait jamais, dire que c’est Gbagbo le criminel, serait aujourd’hui un bon fonds de commerce. Et concernant particulièrement la mort du colonel Dosso Adama, le chef de l’Etat même devait me féliciter, parce que, apparemment, puisque le « Commandant invisible » a avoué avoir fait exterminer tous les compagnons du colonel Dosso Adama avant de le faire abattre ce jour-là, il n’y a eu aucun témoin pour savoir ce qui s’était réellement passé. Et donc Ouattara et son camp pouvaient soupçonner à loisir le camp Gbagbo qui était en conflit avec lui, sans penser au règlement de compte du Commando invisible. Il a donc fallu ce livre pour que Ouattara soit éclairé sur ce sujet et se rende compte que sa propre épouse l’a même échappé belle à cette occasion. Donc j’ai rendu service, à mon niveau, à mon Cousin. 

Que vous voulez-vous qu'on retienne de la lecture de ce livre ? 

Ce livre ne vient pas mettre en valeur l’auteur, mais il apporte à l’histoire de la Côte d’Ivoire une lumière d’une qualité particulière pour l’ensemble des Ivoiriens. Qu’ils soient pro-Gbagbo ou pro-Ouattara, il permet à tous de découvrir des choses comme ils n’en avaient jamais imaginé. L’information et la connaissance ne tuent pas. C’est vrai, des gens peuvent être surpris, abasourdis, déçus ou retournés, mais c’est cela aussi le charme de la démocratie. Que ceux qui ont l’antithèse de ces révélations, écrivent leurs livres, les Ivoiriens vont comparer. Et c’est la Côte d’Ivoire qui va gagner. 



Entretien réalisé par Odette Latey in le quotidien ivoirien "Le Temps". 

lohboris@yahoo.fr 


 

mardi, 28 août 2012

LA VIOLENCE L’ARME DES FAIBLES… ET SI NOTRE GUIDE PARLAIT DE NOUS?

 

UNE LE PATRIOTE N° 58 DU 13 SEPTEMBRE 1999.jpg


Lu sur Facebook:

''La haine et la violence ne résoudront rien. C'est l'arme des désespérés''. Alassane Ouattara, ce lundi 27 août 2012. Ça lui aura pris quand même 19 bonnes années pour le savoir! 

"La violence est l'arme des faibles…" dixit Alassane Ouattara. Juste une question: Est-ce que suite à cette déclaration de l'époque (Nous frapperons ce pouvoir au bon moment et il tombera), le concerné a été emprisonné pour "Trouble à l'ordre public"? C'est juste une question afin de mieux comprendre l'arrestation puis l'emprisonnement de Laurent Akoun.

Place maintenant à l'excellent article du jour de notre ami Alain Bouikalo. Bonne lecture!
 

 

Il est rentré. Notre guide est revenu avec des mallettes chargées de pétrodollars pour fermer le caquet aux éternels aigris qui ne manquent aucune occasion pour dire qu’il ne travaille pas. Pendant qu’il tire notre cher pays vers le cercle très fermé des pays émergents, des abonnés à la guerre prennent le malin plaisir de perturber sa sérénité. Ils attaquent son pouvoir conquis non dans la violence et le crépitement des canons, mais de façon excessivement régulière. Ces abonnés à la guerre veulent entretenir la violence parce qu’ils sont faibles et tous désespérés ! 

Notre guide a tapé du point sur la table et a mis un holà ! Assez. Il a été très clair envers ces assaillants, amis de la violence, ennemis de la paix: «la violence est l’arme des faibles…, l’arme des désespérés». Que c’est beau ça! Très beau quand cela sort des entrailles de notre guide. Nous ne lui dirons pas qu’il a oublié de faire rétroagir cette affirmation. Son propos est aussi vrai pour les faibles d’hier que pour les désespérés d’aujourd’hui. Notre guide s’est adressé à nous ses admirateurs. Il nous a précisé que la violence est multiforme et elle prend ses racines dans les cœurs et les esprits. Une fois les racines fortement fixées, la violence force la porte des lèvres pour prendre une forme verbale avant de s’exprimer par les armes. Après le dialogue des armes et une fois le pouvoir conquis, la violence prend une autre forme, on pourrait l’appeler la violence de la gouvernance. Voici donc en bref, le schéma de la violence, l’arme des faibles…des désespérés. 

Il se trouve que nous ne sommes pas nés le 11 Avril 2011. Nous, les vieux ivoiriens qui avons dansé «indépendance cha-cha», savons un peu comment la violence a été célébrée dans ce pays.

Heureusement que notre guide a aussi dansé avec nous, «indépendance cha-cha». Il a tellement bien dansé que nous avons eu la naïveté de croire qu’il exécutait des pas de Liwaga (1). Il sait donc parfaitement que la violence est une discipline sacrée qui a été enseignée à nous ses admirateurs. Il a donc raison quant il rappelle à l’ordre les nouveaux violents de 2012. Pensent-ils qu’ils peuvent nous voler la vedette? Jamais!

Pour donner plus de charme à l’affirmation, nous pensons qu’il serait intéressant de non seulement faire rétroagir la parole de notre guide, mais aussi de l’adresser aux esprits éclairés qui plastronnent dans les lambris dorés du pouvoir.

En effet, nous avons un doyen bien aimé qui nous a appris de belles choses dans cette République. Lorsqu’il nous parlait, nous le regardions avec une admiration inimaginable. Ecoutons-le: «… Ils ne nous font pas peur, ils ont dit que nous ne serions plus rien dans ce pays. Ensuite, ils ont renvoyé 267 de nos cadres. Ils ne veulent plus entendre l’appel du muezzin de la mosquée pour la prière. Ils ne veulent pas de l’Islam et des musulmans. Ils envoient les militaires les frapper dans les mosquées. Si nous acceptons ça c’est que nous ne sommes pas des musulmans, si nous les suivons, c’est que nous sommes des bâtards…. Nous avons les mêmes armes qu’eux. Nous avons aussi nos hommes dans l’armée. Nous ne voulons d’eux ni aujourd’hui, ni demain…». Ainsi s’est exprimé en 1995, à Odienné lors d’un meeting du RDR, notre doyen Lamine Diabaté. Ses conseils ont été suivis à la lettre et nous, les faibles d’esprit, avons frappé les pouvoirs moribonds. Nous l’avons fait parce qu’au sein de l’armée, nous avions « nos hommes». Ce n’est pas un secret puisque notre doyen l’avait déjà dit. Nous avons en outre usé de violence pour rendre « le pays ingouvernable », nous avons tout mélangé. Nous avons fait l’effort de passer de la parole à l’acte. La violence verbale, nous l’avons métamorphosée en guerre.

Pendant que nous agissions comme des désespérés, notre guide nous regardait sans rien dire. Nous ne comprenons pas encore pourquoi une telle passiveté. Pourquoi lui le candide, la colombe, le rameau n’a-t-il pas réagit? La question reste posée.

Quand vint le temps de la danse des armes, nous les faibles d’esprit et les désespérés n’avons ménagé aucun effort pour refuser la paix. Nous étions condamnés à faire la guerre parce que nous avons été conçus dans la violence. Et notre guide sait quel bien ça fait d’être un désespéré. Sur le terrain de la guerre, nous avons appris à ne pas accepter les solutions pacifiques. Lorsque notre «mongôdjougou» (2) nous parlait de recomptage des voix nous le regardions avec beaucoup de mépris. Nous avons même rangé dans les tiroirs la solution du Président Thabo M’béki, médiateur de l’Union africaine, Nous avons dit que le recomptage des voix n’était pas prévu par la Constitution, seule la guerre l’était. Cela est tellement vrai que notre ambassadeur-militant du Rdr au Cameroun, SEM. Dosso Adama, l’a démontré sur le plateau de Vox Africa. 

Lorsqu’on nous disait «Asseyons-nous et discutons», nos branches s’évertuaient à planter le commando invisible dans le cœur d’Abidjan. Lorsque le méchant Gbagbo nous tendait les mains en disant: «Rentrez dans la République», nous répondions «Si nous les suivons, c’est que nous sommes des bâtards…. Nous avons les mêmes armes qu’eux». Ah! Que c’est pénible d’être un esprit faible et désespéré. Nous avons tout fait pour gagner la guerre. C’est-à-dire que nous avons remporté l’Oscar de la violence, l’arme des faibles et des désespérés. Aujourd’hui nous sommes aux affaires et doucement, notre violence génétique nous suit. 

Lorsque nous tendons un dossier à notre guide, le contenu est violent parce que toute notre stratégie pèse un seul mot: Dictature. Or nous ne pouvons promouvoir notre dictature sans exercer la violence. C’est donc l’ère de la violence de la gouvernance. Notre violence a le vent en poupe. A gauche, on arrête des opposants! A droite, on torture des opposants! En face, on harcèle les exilés! Derrière, on bâillonne la presse libre! Au milieu, on rafle ceux qui ne sont pas des rejetons du rattrapage ethnique!

Quand un indésirable parle, si nous ne l’envoyons pas au cimetière, nous éradiquons son parti qui est du même champ lexical que Al Qaida, Mujao, Aqmi. Notre guide nous regarde, heureux de savoir que ses enfants ont bien été automatisés. Jamais il ne dira de nous que nous sommes des faibles et des désespérés, pourtant c’est bien nous qui avons introduit la violence politique dans ce pays. Nous savons que nous sommes des êtres faibles et désespérés, mais notre guide ne le sait pas encore.

Quand il le saura, nous perdrons notre qualité d’êtres violents. Nous deviendrons tout simplement des agneaux. 

En attendant que vienne ce jour, cherchons à trouver des poils sur les œufs.

L’histoire jugera chacun. 

 

Les Pamphlets d’Alain Bouikalo


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1. Liwaga: Danse traditionnelle burkinabè.
2. Mongôdjougou: Homme méchant, en langue Malinké. 
C'est ainsi que certains militants du Rdr nomment le Président Laurent Gbagbo.

TENTATIVE D'EXTRADITION MENEE PAR LE REGIME OUATTARA - LES DESSOUS DE LA DERNIERE AFFAIRE KONE KATINAN

 

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Le ministre Justin Katinan Koné


Deux mois et demi après le «mensonge d’Etat» sur la fausse arrestation du ministre Koné Katinan au Cameroun, le régime a ravivé le «dossier», cette fois-ci en ventilant dans ses canaux locaux, le samedi 25 août 2012, une information relative à l’arrestation et à l’extradition imminente du porte-parole du président Laurent Gbagbo du territoire ghanéen vers la Côte d’Ivoire. Par la suite, le week-end a été riche en annonces et en démentis, en coups tordus et en opérations de manip' plus ou moins réussies. Que s’est-il passé exactement? Tout par d’un déplacement en Afrique du Sud du ministre Justin Katinan Koné, porte-parole du président Laurent Gbagbo, invité par l’ex-président sud-africain Thabo Mbeki à Johannesburg pour prendre part aux travaux de l’African Forum, plateforme regroupant notamment d’anciens chefs d’Etat africains. C’est en compagnie de Me Lucie Bourthoumieux, une des avocates de Gbagbo, que Katinan séjournera du dimanche 19 au vendredi 24 août dernier en Afrique du Sud. 

A la fin de son séjour fort enrichissant, au vu de la densité et de la qualité des personnalités rencontrées, le ministre du Budget du Gouvernement Aké N’Gbo et l’avocate Me Lucie Bourthoumieux regagnent la capitale ghanéenne d’où ils sont partis. C’est par un vol régulier de la South African Airways qu’ils atterriront à l’aéroport international Kotoka d’Accra. Après les formalités d’usage, c’est à leur sortie de l’aéroport, qu’ils seront apostrophés par des agents de la police ghanéenne. Et pour cause: une short-list de personnalités ivoiriennes en exil a été transmise par les autorités ivoiriennes. Justin Koné Katinan figure sur la fameuse short-list. Très clairement, le régime Ouattara l’accuse d’être impliqué dans les récentes attaques armées contre des cibles militaires en Côte d’Ivoire. En procédant ainsi, il espère faire prospérer sa demande d’extradition auprès d’un pays qui s’est toujours refusé à lui livrer ses opposants politiques. 

C’est donc en raison de ces accusations fallacieuses que Koné Katinan sera interpellé par les services de l’immigration et gardé depuis lors dans les locaux du Bureau of national investigation (BNI), l’équivalent de la Direction de la surveillance du territoire (DST) ivoirienne. Et avant même que les autorités ghanéennes ne communiquent sur l’affaire, c’est curieusement Abidjan qui a ventilé l’information de l’arrestation du ministre Katinan et de son «imminente extradition» dans la journée du samedi dernier. 
 
La Constitution ghanéenne, le rempart de Katinan
 
Une extradition qui n’est jusque-là pas encore intervenue. Parce que contrairement au Togo, le Ghana est pointilleux sur le respect des lois et des procédures. Et dans le cas de l’affaire Katinan, les autorités ghanéennes butent principalement sur les dispositions de la Constitution ghanéenne de 1992, qui sont assez strictes concernant tout ce qui est relatif à l’extradition et au non refoulement. De plus l’ex-ministre du Budget du gouvernement Aké N’Gbo bénéficie du statut de réfugié reconnu par les autorités ghanéennes et le HCR. On se souvient que c’est à la veille de la visite de Ouattara à Accra, le 6 octobre dernier, que le Parlement ghanéen avait voté à l’unanimité une disposition reconnaissant le droit d’asile et favorisant le statut de refugié aux dizaines de milliers d’Ivoiriens qui avaient trouvé refuge dans ce pays voisin. 

Si le Ghana a confirmé l’interpellation de Katinan Koné qui revenait du pays de Nelson Mandela, son extradition est loin d’être acquise. Selon les informations en notre disposition, cette «garde à vue» prolongée est en réalité une mesure sécuritaire prise par les autorités ghanéennes à l’endroit de celui qui porte la voix du président Laurent Gbagbo. Devant la tournure et la sur-médiatisation de cette affaire, les autorités ont jugé bon de mettre à l’abri le concerné. Qui a pu rencontrer des membres de sa famille dans la soirée de samedi dernier. 
 
Une action longtemps préparée par le régime Ouattara
 
Selon nos sources, des informations à la précision troublante sur l’arrestation d’un «gros poisson» parmi les exilés politiques au Ghana circulaient depuis quelques temps. Les autorités ivoiriennes, notamment le ministre des Affaires étrangères, au cours de sa conférence de presse du lundi 20 août dernier, avaient annoncé l’accélération des procédures avec le Ghana sur les extraditions. De son côté, le ministre de l’Intérieur avait subtilement laissé entendre au cours d’une rencontre que le Ghana était disposé à collaborer. C’est pour cette raison qu’Abidjan a été la première capitale à ventiler l’information sur l’arrestation de Katinan. Avant d’annoncer le samedi matin avoir dépêché des juges (et des éléments de la DST) à Accra pour obtenir son extradition. Cette délégation a-t-elle réellement quitté Abidjan? En tout cas, les autorités ghanéennes ne confirmeront pas la venue d’une délégation ivoirienne pour négocier l’extradition du porte-parole de Laurent Gbagbo. Alors s’agissait-il d’un coup de bluff médiatique destiné à faire pression sur Accra? Une chose est sûre : le régime d’Abidjan est prêt à tout pour obtenir la «tête» de Katinan sur un plateau d’argent. Celui dont l’arrestation et l’extradition ont été plusieurs fois annoncées y compris par Ouattara lui-même. 
 
Dlamini-Zuma, Mbeki et Rawlings suivent le dossier
 
Le Ghana va-t-il céder à la pression «ouattaresque»? Pas si sûr. Surtout que c’est volontairement que les autorités ghanéennes ont «construit» un mur juridique en béton armé qui protège les exilés politiques. De plus, Katinan et ses camarades jouissent du regard protecteur de l’ex-président John Jerry Rawlings qui ne ménage aucun effort quand il s’agit des pro-Gbagbo. Selon les informations en notre possession, ce dernier est au fait de cette affaire et ne tient pas à ce que son pays «vende» des frères ivoiriens. Plus loin d’Accra, le dossier est très suivi par les autorités sud-africaines. Notamment, la présidente de la Commission de l’UA, Mme Nkozasana Dlamini-Zuma, et l’ex-président Thabo Mbeki qui ont eu des entretiens avec le ministre Katinan Koné lors de son récent séjour à Johannesburg. 

De leur côté, les proches de Katinan Koné sont confiants et assurent qu’il ne sera pas extradé et recouvrera la liberté assez rapidement. Pour l’heure, l’affaire reste entre les mains de John Dramani Mahama, le successeur constitutionnel de John Atta Mills.
 
 

Frank Toti et Marc K. Blanchard



lundi, 27 août 2012

MAIS OU A-T-ON CACHE SIMONE GBAGBO?

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Les visiteurs de l’ex-Première dame ivoirienne ne la trouveront plus à Odiénné.

Détenue dans cette localité du nord-ouest de la Côte d’Ivoire depuis avril 2011, Simone Gbagbo aurait été transférée vers un autre lieu tenu secret, à 80 km de son lieu de détention initial.

L’information provient du quotidien Notre Voie qui s’appuie sur des «sources judiciaires», confirmées par un avocat de l’épouse de Laurent Gbagbo.

Par ailleurs, le journal pro-Gbagbo cite des informateurs qui donnent les raisons de ce transfèrement:

«Le pouvoir actuel soupçonne donc les individus qui attaquent de vouloir libérer les prisonniers politiques détenus dans le nord du pays, dont Mme Gbagbo.  

Alors il (le régime Ouattara, ndlr) a décidé de la déplacer d’Odienné vers une autre destination tenue secrète.»

Une interprétation concordant avec les propos du journal l’Inter qui fait le récit d’une tentative d’enlèvement manquée de Simone Gbagbo dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 août 2012.

Cette rumeur, invérifiable, est néanmoins corroborée par les opérations de ratissage des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) qui avaient lieu au même moment à Odienné.

Il y a peu de chances pour que celle qui est inculpée pour «crimes de sang, vol aggravé, détournement de deniers publics, pillage, concussion et atteinte à l’économie nationale», ne soit transférée à la CPI comme son époux.

Interrogé fin juillet par RFI sur cette éventualité, le président ivoirien Alassane Ouattara, a été clair:

«Ma priorité et mon souhait, ce serait de juger tous les Ivoiriens en Côte d’Ivoire.»

Il faut donc s’attendre à ce que ce transfèrement ne soit pas le prélude à un départ de madame Gbagbo vers le tribunal de La Haye.

 

Lu sur Notre Voie, RFIL’Inter


Source: SLATE AFRIQUE

UNE MILITANTE DU RDR ACCUSE HAMED BAKAYOKO DE CORRUPTION DANS L'AFFAIRE KONE KATINAN

 

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Lu sur le mur Facebook de Massandjé Koné, une amie RDR (posté par elle).


Voici les faits et jugez en vous-mêmes. Je suis dégoutée par cette manière de diriger la nation ivoirienne. A l’issue de son voyage en Afrique du Sud sur invitation de l'ANC, Koné Katinan est arrivé à l’aéroport international d’Accra-Kotoka par un vol régulier de la compagnie aérienne South African Airways.

C’est à sa sortie de l’aéroport, après toutes les formalités usuelles et dans l’attente de son chauffeur, que Koné Katinan a été interpellé par des policiers dont on découvrira par la suite qu’ils sont d'Interpol Ghana. Ces derniers, notoirement dans un deal avec quelques membres de notre gouvernement (Hambak, en particulier), à l’insu des autorités ghanéennes, ont voulu remettre Katinan dans l’avion pour le livrer à Abidjan, comme ce fut le cas du Commandant Anselme Séka Yapo, depuis l’aéroport de Lomé.

L’avocate Lucie Bourthoumieux, qui avait fait le voyage avec Katinan, s’y est opposée de manière très ferme et a clairement indiqué aux policiers que la destination finale de son client était Accra et non Abidjan. C’est sur ces discussions que l’affaire atterrit à la police de l’immigration de l’aéroport et ensuite au BNI (Bureau National d’Investigation), DST ghanéenne.

Là-bas, tout le monde est surpris par ce qui apparait visiblement comme un enlèvement organisé par le pouvoir ivoirien, avec la complicité manifeste de certains policiers du Ghana. On parle même d’une affaire de gros sous. Actuellement où je vous parle, ces policiers viennent d'être relevés de leur fonction. Katinan est en résidence surveillée, le temps que le Président Dramani rentre de son voyage.

Voici l'histoire très humiliante que nous vivons depuis hier. Au passage, je crois, avec mon expérience, que nous nous trompons de cible, notre ennemi est dans notre propre maison. Ce n'est pas le FPI!

 

Sur la page Facebook de Ma Patrie.

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

COMMUNIQUE DU FPI RELATIVEMENT A L'INTERPELLATION DU SECRETAIRE GENERAL ET PORTE-PAROLE LAURENT AKOUN

 

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Laurent Akoun, Secrétaire général du FPI


Le dimanche 26 août 2012, aux environs 14h00, le Secrétaire Général et Porte-parole du FPI, M. AKOUN Laurent, a été interpellé au corridor de l’entrée nord d’Adzopé, par une dizaine de FRCI commandée par le chef de brigade de gendarmerie de ladite ville. Ce dernier a intimé l’ordre au Secrétaire Général de descendre de son véhicule pour prendre place dans sa pick-up (estampillée brigade de gendarmerie d’Adzopé) puis, il a déclaré à la délégation du FPI qu’il conduirait M. AKOUN Laurent à la ‘brigade d'Adzopé’.

Lorsque, 10 mn plus tard, les membres de la délégation du FPI (15 militants responsables dont les vice-présidents Kodjo Richard et Marie-Odette Lorougnon) sont arrivés à la brigade de gendarmerie d’Adzopé, les gendarmes présents ont affirmé de ne rien savoir de toute l’opération.

Depuis, le Secrétaire Général et Porte-parole du FPI, M. AKOUN Laurent reste introuvable.

A la tête d’une importante délégation du FPI, M. AKOUN Laurent venait de présider une réunion avec les structures de base du Parti à Akoupé, sous la protection des forces de l’ordre de la ville et d’un détachement de l’ONUCI basé à Adzopé. Le Secrétaire Général devait présider sa 2ème réunion de la journée avec les structures de base d’Adzopé cet après-midi. Cette réunion avec la base a eu lieu, présidée par le Vice-président KODJO Richard. 

A la lumière de ce développement nouveau, la Direction du FPI se réunira dans les toutes prochaines heures pour aviser.



Fait à Abidjan, le dimanche 26 Août 2012.

dimanche, 26 août 2012

AFFAIRE KATINAN: L'IRRITATION DU GHANA ET DU MONDE ENTIER FACE A OUATTARA

 

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En refusant de livrer KATINAN ce samedi, le Ghana ouvre une relative tolérance vis-à-vis de ses exilés Ivoiriens, mais exprime surtout une option politique soutenue par ses populations, des Ghanéens de plus en plus hostiles à la politique du gouvernement Ouattara. C’est la marque d’une réelle réserve face à l’attitude du gouvernement Ouattara, relativement à la réconciliation nationale et au sort reservé au Front Populaire Ivoirien [FPI]. Le Ghana bénéficie dans cette rébellion contre Ouattara du soutien de l’Afrique du Sud et de plus en plus de pays africains. Même la France et les USA se sentent désormais poussées à prendre des distances d’avec ADO, si le dialogue républicain direct ne prend pas forme.

Katinan Koné qui était contesté, jalousé, redevient un héros dans le camp Gbagbo !

Le FPI, et c’est son plein droit, trouve dans cette résistance internationale contre Ouattara, un ferment de mobilisation fournit par le pouvoir Ouattara lui-même. Désormais, la communauté internationale devient impatiente et pourrait manifester publiquement une mauvaise volonté, si le pouvoir Ouattara maintient la ligne intransigeante actuelle face à l’opposition FPI et l’opposition ivoirienne en genéral.

Dans cette situation, le PDCI semble fuir ses responsabilités. Oubliant qu’il est comptable aussi bien des échecs que des succès, Bédié ne réagit que lorsque Ouattara le consulte. Ce que ce dernier fait de moins en moins. Quand on l’interpelle, le président du PDCI s’en remet à Ahoussou [premier ministre sans réels pouvoirs], lorsqu’il [Bédié] ne lève pas les bras au ciel en disant: « Alassane voulait être président, qu’il montre ce dont il est capable. » Le Ghana et le monde entier savent tout ça, et sont décidés à empêcher Alassane Ouattara de n’en faire qu’à sa tête avec cette justice vindicative, sans aucune sanction pour les abus et criminels de son propre clan politico-militaire mono-ethnique.

Plus de 16 mois après le 11 avril 2011, seuls les pro-Gbagbo sont victimes des poursuites de Ouattara. Ce qui n’est plus acceptable pour les Ivoiriens dans leur écrasante majorité, ni pour les Ghanéens, ni pour les Africains, encore moins pour l’ONU et l’Union européenne.

Alassane Ouattara le sait désormais.

On peut affirmer, ce samedi soir, que l’entêtement de Ouattara dans le dossier Katinan, sonne les débuts de son isolement diplomatique.


 

La rédaction de Connectionivoirienne.net

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

 

 

 

 

 

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Côte d'Ivoire: Arrestation de Katinan Koné au Ghana, ce qui s'est réellement passé

 

Contrairement à ce que les médias à la solde du régime Ouattara veulaient faire croire, le ministre Justin Katinan Koné a été brièvement interpellé en compagnie d'une avocate du président Gbagbo lors d'un contrôle de police aux frontières au Ghana à l'aéroport de Takoradi alors qu'il revenait d'Afrique du Sud ce vendredi soir..

Malgré l'insistance, la demande et la pression du camp Ouattara et ses soutiens extérieurs, pour sa livraison en vue d'une extradition vers la Côte d'Ivoire, les autorités ghanéennes se sont refusées à livrer le ministre ivoirien délégué au budget du dernier gouvernement du président Laurent Gbagbo qui a, selon nos sources sur place, quitté tranquillement son lieu d’interpellation pour se rendre dans une villa de la banlieue d'Accra.

Selon nos informations, les autorités ghanéennes auraient rappelé la loi en vigueur en matière d'extradition sur leur sol aux "envoyés" spéciaux de Alassane Ouattara qui sans nul doute guettaient son arrivée.

En tout cas, Il est en ce moment à son domicile au moment ou nous écrivons ces lignes.

Le camp Ouattara va-t-il s'avouer vaincu dans cette affaire....?

Nous vous tiendrons informés s'il y a un quelconque changement.


 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

samedi, 25 août 2012

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR CISSE BACONGO, MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE DE COTE D’IVOIRE

 


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Monsieur le ministre Cissé Bacongo,


Après avoir lu, avec attention, votre message que vous avez livré à la presse, le jeudi 23 août 2012, à votre cabinet, message qui a été publié le vendredi 24 août 2012 par le quotidien « Le Nouveau Réveil », je vous adresse cette lettre, en espérant qu’elle vous parviendra et que vous la lirez jusqu’au bout.

Monsieur le ministre Cissé Bacongo, dans votre message, vous avez, en ce qui concerne la rentrée universitaire 2012-2013, fixée au 3 septembre 2012, déclaré ceci : « Pour le rendez-vous du 3 septembre, je suis prêt ... Il peut avoir des détails à parfaire, des équipements à renforcer. Mais, en l’état actuel des choses, je tiens à rassurer tout le monde que le rendez-vous du 3 septembre sera honoré. La rentrée universitaire aura lieu… ». 

Vous avez aussi déclaré : « l’Etat a fait un sacrifice historique pour redonner à nos universités une allure, une dimension et des conditions qui leur permettent de concurrencer les grandes universités du monde ». Certes. Les bâtiments ont été repeints, des kilomètres de clôture sont bel et bien visibles.

Mais, savez-vous que, après plus de 15 mois de fermeture des Universités, tout le monde attend de voir ce que, au-delà des bâtiments repeints, vous avez réellement changé. Allez-vous, après les inscriptions, commencer à payer les bourses de 2009-2010 qui sont encore dues ? Est-il prévu, au titre des réformes du système de l'enseignement supérieur, que les bourses seront payées au premier trimestre de l'année pour les charges de l'année en cours et non des bourses d'une année A payées dans une année B ?

Pire, vous parlez uniquement de droit d’inscription et pas de bourse d’études et de leur montant. Ce faisant, vous donnez l’impression, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, de ne pas savoir que, la prospérité de notre pays repose sur l’agriculture, c’est-à-dire que les richesses de notre pays sont créées par les paysans. Et donc, la bourse doit constituer un droit garanti à tous les fils et filles de ces gens-là, afin qu’ils aient les moyens indispensables et suffisants pour mener à meilleur terme les études par eux-mêmes choisies, et bien entendu en fonction de leurs aptitudes, pour devenir ce qu’ils ont la force et l’intelligence d’être, comme vous et moi. Eh oui, la bourse doit constituer un droit garanti pour qu’un grand nombre d’hommes sorte des affres de l’ignorance et de la dépendance, et puisse avoir les capacités requises pour remplir les fonctions nécessaires à la société, en vue du bien-être et de la prospérité des uns et des autres…

Monsieur le ministre Cissé Bacongo, comme vous le savez, à l’issue de la crise post-électorale, de nombreux intellectuels du pays, et spécifiquement des enseignants, je veux dire vos collègues, ont été arrêtés, a tort ou a raison. Certains d’entre eux sont encore détenus à Boundiali ou à Bouna, etc.

Beaucoup d’autres sont partis en exil forcé ou volontaire. Un nombre élevé de ceux-ci s’est vu offrir d’autres emplois ; sinon des postes dans des universités étrangères où des rémunérations plus alléchantes leur ont été proposées. Et donc, ces professeurs n’envisagent peut-être pas retourner en Côte d’Ivoire. Alors, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, pouvez-vous nous rassurer que vous avez trouvé des enseignants pour remplacer ces enseignants nationaux ivoiriens qui sont en prison ou en exil, ainsi que les autres professeurs étrangers qui, pour des raisons personnelles, y compris de sécurité, n’entendent plus exercer en Côte d’Ivoire ?

Par ailleurs, que répondez-vous aux professeurs ivoiriens qui disent que, par solidarité et cas de conscience, ils n'iront pas enseigner, tant que leurs collègues ne seront pas libérés, ni de retour d'exil ?

Vous pouvez, comme bien d’autres, ne pas partager leur point de vue ; mais. admettez que ce sont des intellectuels autant que vous et que, en tant que tels, ils ont, comme vous, un niveau d’éducation et de culture qui leur permet de prendre des positions personnelles et d’assumer des responsabilités dans la vie sociale et publique du pays.

De plus, comme vous le savez, alors que les pouvoirs publics ont le devoir d’assurer à tous les enfants le droit de recevoir une éducation de qualité, les étudiants ivoiriens ont été chassés des cités et des amphithéâtres par le Président Ouattara dès sa prise de pouvoir et a fermé les universités publiques.

Le Président Ouattara a ainsi condamné, voire mutilé, des générations entières d’Ivoiriens, en maintenant les universités fermées pendant deux années, pour, dit-on, les réhabiliter ; deux années durant lesquelles, en toute bonne conscience, avec votre salaire bien garanti, vous êtes resté coi et vous êtes demeuré ministre de l’enseignement. En tant que vous-même enseignant, intellectuel et ministre de tutelle, vous ne vous êtes jamais opposé à toutes ces incongruités et violations des droits humains par Alassane Ouattara et vous ne vous êtes jamais élevé au-dessus des contingences ethnocentriques et géopolitiques pour signifier à celui-ci que l'UNESCO, (organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture), interdit de traiter de la sorte les enseignants et autres instructeurs de la république.

D’ailleurs, en ce qui concerne cette décision de fermeture des universités publiques, vous savez bien qu’elle a été prise en l’absence de tout consensus, sans l’avis des parents d’élèves ou leurs organisations, sans concertation avec les étudiants, principaux concernés, ni avec les enseignants, techniciens du domaine. Or, les enseignants, vous le savez, jouent un rôle clef dans toutes les formes d'éducation ; au point que, dans les pays civilisés, on ne saurait envisager aucune mesure de telle envergure visant l'éducation, sans se référer à eux, les enseignants, tout au moins pour ce qui est des réformes et des stratégies. Voilà pourquoi, je me demande si vous, enseignant et ministre de tutelle, n’avez jamais eu de ressentiment, du moins si vous n’avez jamais senti votre dignité bafouée de voir que le président Ouattara n’ait aucun respect pour les enseignants, mais plutôt du mépris à leur encontre ?

Et puis, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, vous qui avez bénéficié de l’école gratuite, de tenues et fournitures gratuites, de bourse d’état, pour étudier et devenir ce que vous êtes aujourd'hui, pourquoi voulez-vous que les enfants de Côte d'Ivoire payent 30.000 FCFA pour accéder à l’université ? Où et comment, dans la situation précaire et instable où nous nous sommes, nos parents vont-ils trouver une telle somme, quand on sait que, par défaut de l’uniforme, certains enfants ne peuvent pas aller à l’école ? Vous savez bien que si vos parents avaient eu à payer une telle somme, vous ne seriez pas devenu ce que vous êtes aujourd’hui, croyez-moi. Moi non plus. Vos frères non plus. Monsieur Alassane Ouattara non plus... Alors, pourquoi, maintenant que vous êtes au pouvoir, vous ne garantissez pas aux enfants de notre pays de tels acquis qui vous ont permis d’être un intellectuel et un haut fonctionnaire ? Pourquoi refusez-vous de faire pour les jeunes générations qui représentent l’avenir de notre pays, ce qu'on a fait hier pour vous ? Pourquoi ? Pure méchanceté ? Inconscience ?... Dieu seul le sait.

Oui, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, franchement, je vous croyais imprégné de l’idéal républicain. Alors, je vous voyais, au nom du droit à l’éducation, et eu égard aux bienfaits de l’école, aux avantages et atouts des études universitaires pour développer les facultés intellectuelles et les capacités mentales, pour hisser l’être humain à un haut standing de travail et de vie, je vous voyais, dis-je, rendre l’école ivoirienne obligatoire et surtout gratuite. Oui, gratuite, pour garantir une égalité réelle de chances entre tous les jeunes Ivoiriens. Oui, gratuite, parce que c’est une nécessité incompressible, voire un droit absolu, conforme à la justice sociale dont doit jouir tout enfant pour se préparer à la vie de notre temps. Oui, gratuite, parce que c’est un impératif répondant tant à l’intérêt de chaque individu qu’au besoin de développement du pays, sur le plan économique, social et culturel. Ah oui ! Je vous voyais rendre l’école ivoirienne obligatoire et gratuite. Mais non ! Maintenant que vous êtes positionné sur l’autre rive, vous vous en fichez et contrefichez éperdument : c’est 30.000 FCFA, sinon y a pas université ! C’est à se demander si vous avez jamais compris votre mission de ministre de l’instruction publique, n’est-ce pas ?...

Autre chose. Monsieur le ministre Cissé Bacongo, avant de « rassurer tout le monde que le rendez-vous du 3 septembre sera honoré. La rentrée universitaire aura lieu… », avez-vous jamais pris soin de sécuriser les lieux pour ne plus y vivre les barbaries d’hier? Avez-vous jamais pris soin de faire le décompte des jeunes Ivoiriens qui sont prêts à payer vos 30.000 F CFA et à prendre, à cœur joie et sans peur dans le ventre, le chemin de l’université, dans ce climat d’insécurité?...

Enfin, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, si malgré tout, les universités devaient reprendre leurs activités, vous imaginez-vous, l’amer constat de l’absence à jamais d’un grand nombre d’étudiants, notamment et sans nul doute, ceux assassinés et disparus depuis la crise ? On a l’impression que, pour vous, peu importe ! ». Car, comme vous l’avez annoncé « la vida continua », et la fête aura lieu. Il y aura des festivités. Il y aura une cérémonie solennelle au Campus Houphouët-Boigny de Cocody en présence d’étudiants et d’enseignants venus de France, d’Afrique, d’écrivains et d’hommes d’affaires, tels que M. Tidiane Thiam, M. Wolé Soyinka, la directrice générale de l’Unesco, le directeur de Africa Rice…, en présence d’Alassane Ouattara lui-même et de plusieurs chefs d’Etat de la sous-région et des ministres de l’Enseignement supérieur des pays membres du CAMES, etc. Mais quel gâchis ! De mémoire, je ne connais pas d’université qu’on a ouverte ou recouverte avec un tel faste ?... Mais, ainsi va la Côte d’Ivoire !

Au total, je vous dirais, voyez-vous, Monsieur le ministre Cissé Bacongo, qu’elles sont nombreuses les raisons pour lesquelles, objectivement, formellement, et a contrario de ce que vous déclarez, la rentrée ne peut avoir lieu et n’aura pas lieu. En tout cas, au regard de tous ces faits que nous venons de relever, force est de reconnaître que cette rentrée risque d’être un échec. Quoiqu’il en soit, , qui vivra verra.

 

Léandre Sahiri,

(Docteur ès lettres, Professeur, écrivain, militant pour les droits et libertés. Directeur de publication du magazine LE FILAMENT).

DUEKOUE - CAPITAINE OUATTARA KPOLO: «CEUX QUI SONT A L'INTERIEUR DU PARC DU MONT PEKO SONT MAJORITAIREMENT ETRANGERS»

 

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Ce que vous allez lire est totalement surréaliste. La Côte d'Ivoire est-elle encore un Etat? Y a-t-il des gouvernants sur ce lopin de terre africaine ou sommes-nous en pleine jungle où chacun peut faire impunément ce qu'il veut? Faites-vous en une opinion! Bonne lecture.


Capitaine Ouattara Kpolo (Office ivoirien des Parcs et Réserves): ''Ceux qui sont à l’intérieur du parc sont majoritairement des étrangers. Chaque semaine, deux à trois cars de transport en commun y déversent les clandestins, augmentant ainsi leur population. Si l’ on part sur la base de deux convois par semaine, on se retrouve facilement avec 600 personnes par mois.''


Comment va le secteur parc du Mont Péko, aujourd’hui ?
 
J’ai pris fonction à Duékoué en décembre 2011. En fait, j’étais déjà ici en 2008-2009 et je suis allé en formation. En ce qui concerne la conservation du parc, notre absence sur le terrain depuis 2002 a eu un impact. C’était partout la même chose. Même nos locaux étaient occupés par les militaires. Nous n’existions même plus en ville. Après la crise post-électorale, nous sommes revenus occuper nos locaux qui étaient devenus, entre-temps, les logements de certains éléments des Frci. Nous avons réhabilité partiellement un bâtiment en mars 2012. Malheureusement pour nous, on nous annonce que les Frci reviennent. On nous a dit que c’est provisoire. Mais cela nous inquiète.

Et le parc lui-même ?

Au plan technique, c’est un autre problème. C’était difficile. Le personnel que j’ai trouvé sur place n’allait pas sur le terrain. Les risques d’attaque étaient grands. Surtout qu’au niveau du parc, il y avait beaucoup d’informations qui circulaient.

Que disent ces rumeurs?
 
Il s’agit principalement de la présence d’hommes armés à l’intérieur du parc. Moi-même, après six mois de présence, je n’y suis entré qu’une seule fois.

Pourquoi, avez-vous peur aussi ?
 
J’avais été averti de la situation dès mon arrivée. Ma méthode a donc été d’approcher les populations riveraines avant de rencontrer ceux qui sont à l’intérieur du parc. Nous sortons d’une crise armée. Je ne peux pas engager, dès mon arrivée, la répression. J’ai eu des instructions fermes de ma hiérarchie dans ce sens. Je suis donc venu en tant qu’agent de développement. Localement, je me suis appuyé sur la population. Parce que les gens pensaient que les Eaux et Forêts n’allaient plus revenir et que la zone avait été déclassée. J’ai pu réussir ma mission en partie parce que les préfets et sous-préfets m’y ont aidé. Les deux tiers du parc sont dans le département de Bangolo et l’autre tiers à Duékoué. Il était question de rencontrer les infiltrés. Je leur ai adressé des convocations avec l’aide des sous-préfets de Guinglo-Taouaké, Bléni-Méhouin. Mais ces derniers ont refusé de me rencontrer.

De quelle nature est la population infiltrée ?
 
Pour nous, ce sont des paysans. Ceux d’entre eux qui m’ont répondu, m’ont demandé de prendre attache avec Amadé Ouérémi avant de les rencontrer. Or pour moi, il s’agit de personnes individuellement en infraction. C’est là que j’ai compris qu’elles sont organisées. A partir de février 2012, j’ai changé de stratégie en cherchant à rencontrer Amadé Ouérémi, en vain. Je suis passé par ces mêmes sous-préfets, sans plus de succès. Et quand j’ai voulu entrer dans le parc pour le voir directement, on m’en a dissuadé en évoquant le danger auquel je m’exposais.

Avez-vous essayé de joindre Amadé Ouérémi par téléphone ?
 
Son numéro que j’ai eu marche bien. Mais il ne décroche jamais. J’ai appris, par la suite, qu’il ne répond pas aux appels émanant de numéros qu’il ne connaît pas. J’ai donc changé de méthode encore.

En quoi faisant ?
 
Je suis passé par des gens qui lui sont proches. Notamment ses compatriotes burkinabè. On ne m’a fait que des promesses. J’ai tenté de le rencontrer par le biais du sous-préfet de Bagohouo qui m’y a envoyé à des réunions pour me présenter à la population, en vain.

Qu’avez-vous donc fait ?
 
Finalement, j’ai pris mon courage à deux mains pour pénétrer dans le parc.

Pourquoi une telle décision lourde de conséquences ?
 
J’avais une contrainte de temps du fait de la mission d’évaluation des parcs. Les experts devaient venir voir la dégradation du Péko (faune et flore). Je me suis référé au sous-préfet de Bagohouo qui m’y a encouragé. Quant au chef de ce village, il m’a dit : «Allez-y, mais, je ne peux pas vous accompagner». Il restait une semaine pour la mission. J’ai pris la voie qui mène au campement d’Amadé Ouérémi. Je suis arrivé à un corridor où des individus m’ont demandé ce que je venais faire en ce lieu.

Ces personnes étaient-elles armées ?
 
Elles étaient en civil et ne portaient aucune arme. Elles étaient une douzaine. On m’a demandé si j’avais rendez-vous avec Amadé Ouérémi. Quand j’ai répondu par la négative, on m’a demandé d’attendre. Quinze minutes après, Amadé Ouérémi est arrivé. C’était le 25 avril. Il n’était pas content que je sois entré dans la forêt.

Qu’a-t-il donné comme argument pour justifier son mécontentement ?
 
Il a demandé qui m’a autorisé à entrer dans le parc. Il m’a menacé en disant qu’il n’aime pas les Eaux et Forêts parce que c’est sa forêt. Il m’a même dit que si je suis venu chercher des histoires, il était prêt. Il a proféré des menaces de mort à mon endroit.

Que vous a-t-il dit exactement ?
 
Il a dit qu’il allait nous tuer.

Combien de personnes ont fait cette mission ?
 
Nous étions quatre. J’ai répondu à Amadé Ouérémi que j’avais mesuré le danger auquel je m’exposais. Mais, je n’étais pas là pour créer des problèmes. Il est devenu un peu froid. Je lui ai dit : « Depuis cinq mois, je n’arrive pas à vous rencontrer. Je suis le responsable du Mont Péko et je suis venu vous annoncer qu’une mission d’évaluation viendra d’Abidjan dans une semaine pour visiter le parc. C’est dans votre intérêt et le nôtre. Cette mission est diligentée par l’Etat de Côte d’Ivoire. Si vous vous y opposez, c’est comme si vous vous opposiez à l’Etat de Côte d’Ivoire ».

Quelle a été sa réaction ?
 
Il m’a dit qu’il a investi beaucoup d’argent dans le parc. Si la mission venait le lui arracher, il ne se laisserait pas faire. Qu’il doit être dédommagé.

Qu’entend-il par “ investir de l’argent dans le parc’’ ?
 
Il a fait des plantations. Je lui ai répondu: « Je suis un simple commis de l’Etat. Il faut montrer aux responsables de la mission vos investissements dans le parc. Seul l’Etat peut décider de votre sort. Si un jour, le parc est déclassé, je serai affecté ailleurs ».

A-t-il autorisé la mission des experts ?
 
Il n’était pas question d’une autorisation. Mais juste de lui annoncer une mission qui s’impose à nous tous.

Cette mission a-t-elle eu lieu ?
 
Elle a effectivement eu lieu de février à mars.

Sans accroc ?
 
Le deuxième jour de la mission, les hommes d’Amadé Ouérémi ont voulu faire de la résistance à la vue des agents en treillis dans le groupe. Ils s’en sont pris à un expert en oiseaux, il faut savoir que la particularité de ce parc est qu’il abrite une espèce rare d’oiseaux. C’est ce qui lui a permis de bénéficier d’un projet. Il fallait s’assurer que cet oiseau était encore là. Il y avait tout de même deux fausses notes.

Lesquelles ?
 
Quand les sociologues sont venus, ils ont vu les chefs des villages voisins, ils ont demandé à croiser les infiltrés. Ouérémi et ses éléments ont refusé. Vers la fin de la mission, nous étions stressés. Un dernier volet devait faire l’état des pistes qui ceinturent le parc dont l’une des vocations est le développement du tourisme. Dès que la mission est finie, il y a eu le communiqué du gouvernement qui demandait aux infiltrés de sortir des aires protégées. Amadé Ouérémi et ses hommes ont pensé que l’objet de la mission était de connaître leur position et les signaler à Abidjan.

Etiez-vous de la mission ?
 
Non. J’ai fait partir deux éléments. On me connaissait déjà, il fallait éviter que les esprits s’échauffent. Je faisais la ronde autour du parc pour alerter les autorités en cas de besoin.

La mission a-t-elle pu voir cet oiseau rare ?
 
C’est ma hiérarchie qui peut vous répondre. Je ne peux pas évoquer les conclusions d’une mission dont je ne suis pas le commanditaire.

Le parc peut-il encore être sauvé ?
 
La vocation d’un parc, ce n’est pas forcément la forêt. C’est aussi le relief, le paysage, la faune. Si on le laisse tranquille, il peut se reconstituer. Il y a des éléphants et des chimpanzés dans ce parc. Ils sont chassés. L’exploitation agricole est également très intense. Cela met le parc en péril.

Que dites-vous aux populations riveraines qui se plaignent qu’on les empêche de travailler dans le parc, alors qu’Amadé Ouérémi y est en toute tranquillité ?
 
Elles ont raison. Ce parc est préservé depuis la période coloniale. Il a un rôle très important dans la région. Aujourd’hui, on se rend compte que le fleuve Sassandra est en train de mourir. Une des causes de cette situation est la destruction du Péko qui est un de ses réservoirs. Tous les cours d’eau qui partent du Péko sont à sec. Dans les champs, les populations déforment les lits des cours d’eau.

Comment régler, selon vous, le cas d’Amadé Ouérémi ?
 
Nous nous référons à notre hiérarchie et au gouvernement. Le dossier est très sensible pour diverses raisons.

Lesquelles ?
 
Ceux qui sont à l’intérieur du parc sont majoritairement des étrangers. En tant que gestionnaire du Mont Péko, il ne m’appartient pas de mener des actions qui peuvent entraîner des troubles dans la région.

Quel est l’état réel du parc aujourd’hui ?
 
On ne peut pas vous répondre sans faire une étude du parc. Or, il est impossible de la faire. Parce que, le parc est devenu une poudrière. Chaque semaine, deux à trois cars de transport en commun y déversent les clandestins, augmentant ainsi leur population. Si l’ on part sur la base de deux convois par semaine, on se retrouve facilement avec 600 personnes par mois. Au départ, les nouveaux venus étaient des manœuvres agricoles au service des anciens. Quand ils ont des moyens, après leurs contrats, ils achètent à leur tour des parts de forêt. Ils sont bien organisés sur place.

Pourquoi ne pas passer du côté de Bangolo ?
 
Partout, on vous renvoie à Amadé Ouérémi. En fait, il y avait deux groupes au départ. A Bangolo, un certain Bakary et Ouérémi dans la zone de Duékoué. Chacun travaillait de son côté. Il y a eu conflit de compétence entre les deux quand les champs des deux groupes se sont touchés autour de 2008-2009. A la suite des affrontements, Amadé Ouérémi a pris le dessus.
 
 

Interview réalisée à Duékoué par Doua Gouly.

In le quotidien pro-gouvernemental Fraternité Matin.

vendredi, 24 août 2012

J'ACCUSE OUATTARA (THEOPHILE KOUAMOUO)

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Dans la courte liste des livres qui tentent de nous faire comprendre à la fois les pans obscurs du conflit ivoirien et la responsabilité d'Alassane Ouattara, ce dernier essai de Théophile Kouamouo est assurément le plus audacieux et celui qui s'adresse au grand public et non point à des spécialistes de la chose politique. Sur un ton franc et admirablement clair, l'auteur suit non seulement la ligne chronologique des événements et des discours qui les ont préparés puis nourris mais aussi la savante construction des propos qui, çà et là, ont tenté de "blanchir" Ouattara et souiller Laurent Gbagbo, dernier adversaire devenu son ennemi. 

L'indignation de Théophile Kouamouo devant la justice des vainqueurs est d'autant plus grande qu'ayant fait du traitement de l'information sur la Côte d'Ivoire sa spécialité, il a été très attentif aux propos partiaux de certains de ses confrères français et aux malignités avec lesquelles certaines organisations non gouvernementales, - comme Human Rights Watch - fabriquent de toutes pièces des faux pour discréditer ou disculper selon leur bon vouloir. Conscient du caractère ouvertement accusateur de son ouvrage, en bon tacticien, l'auteur remonte dans le passé jusqu'aux premiers signes annonciateurs du cataclysme ivoirien. Et là, que découvre-t-on ? Non pas "l'ivoirité" - la prétendue cause de tous les maux des Ivoiriens - mais bien la "charte du Nord" qui lui est antérieure et qui avait clairement dans ses lignes choisi Alassane Ouattara comme son étendard alors qu'aucune élection présidentielle n'était annoncée. Jamais la "Charte du Nord", ce "brûlot ethnocentriste datant de 1991", n'a été replacée avec autant de justesse dans l'histoire du conflit ivoirien pour en montrer les racines locales. Cette démarche fait apparaître de façon éclatante que, dès le départ, Alassane Ouattara avait choisi la voie tribale pour conquérir le pouvoir. 

De toute évidence, c'est dans le chapitre intitulé "MPCI = RDR" que l'auteur fait éclater son talent d'enquêteur didacticien. Prenant sans cesse le lecteur à témoin, il le tient par la main, l'interroge, lui explique les liens existants entre tel discours et telle action qui le suit, puis le conduit logiquement à l'implacable conclusion. Il démontre ainsi l'implication de nombreuses personnalités issus du Nord dans toutes les actions conduites par les forces rebelles contre la Côte d'Ivoire. Le lecteur ne peut alors que se poser la question de savoir si le mutisme des personnalités nordistes qui n'ont pas suivi Ben Soumahoro et Balla Keïta dans leur refus de ce contrat tribal n'était pas un mutisme complice. N'oublions pas qu'ils ne se sont désolidarisés de manière collective et officielle de la rébellion qu'après les élections et le verdict du Conseil Constitutionnel. Jamais auparavant ils n'avaient démenti de la même manière les rebelles qui disaient s'exprimer au nom de tous les Nordistes ! Jamais ils n'avaient jugé offensant et dangereux l'attitude des leaders de leur bord qui, souvent, dans leur fief, abandonnant tout à coup le discours officiel en langue française, s'exprimaient en langue locale pour annoncer le projet de reconquête du pouvoir! 

Après la démonstration que la guerre ivoirienne était programmée intérieurement et extérieurement, Théophile Kouamouo s'attache, dans les derniers chapitres de cet ouvrage, à nous faire comprendre pourquoi malgré tous les crimes commis - (les gendarmes de Bouaké - les massacres de Petit-Douékoué et de Guitrozon - le massacre d'Anonkoua kouté - les massacres dans l'Ouest et à Douékoué - Les violences à l'hôtel du Golf) - et reconnus parAmnesty International et l'Agence Reuters, Alassane Ouattara ne sera jamais jugé par la justice internationale. Il ne le sera pas parce que "dans sa structure, [cette institution] est fondamentalement plus un instrument politique aux mains de ses bailleurs de fonds qu'une véritable institution judiciaire telle que conçue par les grandes démocraties" ; et aussi parce que "par une transitivité presque parfaite, (...) Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et un certain nombre de dignitaires onusiens, sont aussi coupables"de ces crimes contre l'humanité. Le livre montre d'ailleurs comment, sur place, le représentant de l'ONU a travaillé pour garantir à Ouattara une parfaite impunité. 

Théophile Kouamouo nous montre donc qu'en prêtant attention aux propos des uns et des autres, les événements qui ont marqué le conflit ivoirien font indiscutablement d'Alassane Ouattara le grand bénéficiaire de tous les crimes des mouvements rebelles. La démarche analytique dont il fait preuve ici rend ce conflit compréhensible par tous : Africains, Européens, Ivoiriens. La richesse de la documentation et cette manière d'interpeller constamment le lecteur font de l'auteur un excellent juge d'instruction, conscient que son rôle est de s'attacher à tous les actes utiles à la manifestation de la vérité. Une vérité qui condamne Alassane Ouattara et qui est désormais à la portée de tous !


Raphaël ADJOBI               


Titre : J'accuse Ouattara, 114 pages

Auteur : Théophile Kouamouo

Editeur : Le Gri-Gri International, mai 2012 (10 euros)


Source: Lectures, Analyses et Réflexions de Raphaël

LES VOYAGES DU PRESIDENT OUATTARA NE RAPPORTENT PAS DES MILLIARDS MAIS ENDETTENT LA COTE D'IVOIRE

 

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Le Docteur Prao Yao Séraphin, Délégué national au Système Monétaire et Financier de LIDER, répond à M. Kablan Duncan, ministre des affaires étrangères.

 

La Côte d’Ivoire va mal, les Ivoiriens le savent. Le pays présente un visage tuméfié et un avenir sombre.  La cause est connue : la mauvaise gestion des affaires politiques.  Les souffrances des Ivoiriens ne s’arrêteront  pas de si tôt, car le président Alassane Ouattara accorde peu de temps à la résolution des problèmes des Ivoiriens. Il préfère passer le plus clair de son temps dans son avion. C’est en substance ce que lui reprochait l’ancien président de l’Assemblée Nationale et aujourd’hui président de LIDER, sur les antennes de RFI :  «Si l’Etat réduit son niveau de vie, on a déjà quarante ministres. Il y en a trop. Il y a trop de voyages officiels à l’étranger. Le président de la République est à son 42ème voyage maintenant, à l’étranger. Il y en a trop. Il faut réduire ce niveau de vie, et puis serrer un peu la ceinture d’un certain nombre de dépenses de l’Etat,  financer la sécurité, qui est à la base de tout. Si on ne fait pas de sacrifices ailleurs pour financer cette question sécuritaire, nous allons aller d’attaque en attaque, de déstabilisation en déstabilisation, et puis installer la chienlit permanente. Ça commence à être trop long maintenant, pour les populations…».   

Pour répondre au président de LIDER, M. Alassane Ouattara a laissé la tâche à son ministre des affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan. Ce dernier affirme dans les colonnes du quotidien L’Expression du 22 août 2012: «Les voyages de Ouattara rapportent des milliards».

Cette mise au point du ministre appelle un commentaire. Les voyages du président de la République  sont peut-être destinés à chercher des investisseurs ou des prêts.

Examinons le premier cas. Comme le dit le ministre, si les voyages rapportaient des milliards, alors les Ivoiriens devraient constater l’arrivée massive des investisseurs dont  un des indicateurs est la création d’emplois. Point n’est besoin de travailler à l’AGEPE pour constater le chômage galopant en Côte d’Ivoire. Il est donc impossible de retenir cette hypothèse.

Examinons le deuxième s. Et cela pose problème. Depuis sa prise de pouvoir, la dette ne fait que croître de façon géométrique sans l’avis des Ivoiriens. On sait que le gouvernement Ahoussou a besoin d’argent, comme le montre bien les lancements à répétition d’emprunt obligataire par appel public à l’épargne. En effet, le Trésor public a procédé le jeudi 16 août 2012 au lancement officiel de l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne dénommé «TPCI 6,50% 2012-2017». Le gouvernement est à la recherche de ressources additionnelles et ce présent emprunt doit permettre de mobiliser 60 milliards de Fcfa.

Le voyage du président Ouattara en Arabie Saoudite avait pour but d’endetter encore le pays à hauteur de 215 milliards de Fcfa auprès de la Banque islamique du Développement (BID). Cette dette vient s’ajouter à la longue liste des dettes contactées par le chef de l'Etat depuis qu’il est au pouvoir. La Côte d’Ivoire est devenue «fréquentable» sur le marché de la dette depuis l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, vu que son taux d’endettement a considérablement baissé. Alassane Ouattara va en profiter pour surendetter la Côte d’Ivoire d’ici la fin de son mandat. Ses voyages endettent le pays et compromettent l’avenir des générations futures.  Non seulement ces voyages coûtent énormément aux contribuables d'aujourd'hui, mais aussi aux générations futures. Il est temps que le président de la République échafaude un scenario de développement en se basant sur nos ressources propres.

 

Dr PRAO Yao Séraphin, Délégué  National au Système Monétaire et Financier à LIDER.

 

Source: Liberté et Démocratie pour la République (LIDER)

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Voyages coûteux de Ouattara: La réponse de LIDER à Daniel Kablan Duncan


Nous l’avions déjà dit: la démocratie se construit avec les idées de l’opposition, pas avec le sang des opposants. C’est en ce sens que nous souhaitons mettre à la disposition du gouvernement une petite démonstration arithmétique dont il pourrait s’inspirer pour régler quelques problèmes majeurs de la Côte d’Ivoire. Nathalie Yamb.

A long terme, les voyages incessants du président de la République causent un accroissement de la dette de l’Etat ivoirien. La démonstration du Délégué national de LIDER pour le système économique et financier, le Dr Prao Yao Séraphin, disponible sur le site web du parti (www.lider-ci.org) et ci-dessous, devrait achever de convaincre les plus sceptiques.

A court terme, nous devons payer pour les voyages du chef de l’Etat: kérosène, parking avion, perdiems de la cour qui l’accompagne pour en moyenne 5 jours par mission, frais d’hôtel et de déplacements, dépenses de courtoisie…

M. Ouattara a effectué 43 voyages en 16 mois d’exercice du pouvoir, soit une moyenne de 2,6 voyages par mois.

Un déplacement durant en moyenne 5 jours, M. Ouattara est donc en voyage 13 jours par mois (2,6 x 5 jours).

Un mois ayant 30 jours, nous pouvons donc conclure que le chef de l’Exécutif travaille 17 jours par mois (30 jours – 13 jours de vadrouille = 17 jours travaillés).

Si l’on prend le coût horaire de chacun des membres de la délégation, dont le travail n’est pas effectué en CI mais dont le salaire est bel et bien payé en plus des perdiems perçus, et si l’on tient compte de la taille des délégations qui l’accompagnent, il faut estimer que chaque voyage du président de la République coûte au moins 1,5 milliards fcfa et au plus à 2 milliards fcfa au contribuable ivoirien.

C’est donc au minimum 3,9 milliards de fcfa par mois (1,5 milliards x 2,6 voyages par mois) que l’Etat ivoirien débourse pour aller chercher des investisseurs, qui pour leur part attendent que la sécurité revienne en Côte d’Ivoire pour s’engager.

La conséquence à moyen terme est que nous n’avons pas d’investissement, sauf sur les grandes pancartes du pub produites par le gouvernement qui nous assurent que l’Etat travaille pour nous. Par contre, nous avons bien de la croissance, mais elle ne concerne que la dette publique, le chômage, la pauvreté et l’insécurité.

 

Conclusion

En réduisant ses voyages, M. Ouattara pourrait consacrer une partie des 3,9 milliards fcfa mensuels à la restructuration du secteur de la sécurité, ce qui, tout le monde en conviendra avec nous, est une priorité urgente en Côte d’Ivoire.

 

L’équipe de communication

jeudi, 23 août 2012

CONFERENCE DE PRESSE DES JOURNAUX VICTIMES DU 11 AVRIL 2011 SUITE A L'ATTAQUE DU GROUPE CYCLONE, EDITEUR DU QUOTIDIEN LE TEMPS

 


CESAR ETOU.jpg

 

Abidjan, Mercredi 22 Août 2012 

Déclaration liminaire de César Etou

 

Mesdames et Messieurs,
Chers amis de la presse,
Chers consœurs et confrères,

 

Les vendredi 24 et samedi 25 août 2012, les journaux pro-Gbagbo, membres de l’organisation dénommée les JV11, créée le 5 juillet 2011, ne paraitront pas. Réunis en assemblée extraordinaire le lundi 20 août 2012, les responsables de ces rédactions ont décidé, à l’unanimité de ces deux journées dites « Journées Presse Morte », en guise de protestation contre les lourdes sanctions ciblées, les menaces et maintenant les agressions dont ils sont victimes depuis le 11 avril 2011. Il s’agit enfin pour eux d’alerter l’opinion nationale et internationale sur le danger de mort qui plane sur la vie de leurs journalistes et travailleurs. 

Vendredi et samedi prochains donc, les journaux Notre Voie, Le Temps, LG Infos, Aujourd’hui, Le Nouveau Courrier et Le Quotidien d’Abidjan seront tous absents des les kiosques à journaux. 

Bien entendu, si d’autres journaux pro-Gbagbo existent, même s’ils ne sont pas cités parce qu’ils n’ont pas encore adhéré aux JV11, dès lors qu’ils partagent nos angoisses, nous leur demandons de se joindre à nous pour marquer ensemble ces deux « Journées Presse Morte ». 

Enfin aux autres rédactions qui ne sont pas affichés ou traités de Pro-Gbagbo, s’ils veulent marquer leur solidarité face à nos angoisses, nous les invitons à se joindre à nous.

Chers consœurs et confrères,

Vous le savez tous, dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 août 2012, aux environs de minuit, six individus armés de machettes, de barres de fer et de gourdins ont investi le siège du Groupe Cyclone, éditeur des quotidiens Le Temps, LG Infos et du magazine Prestige Mag. Après avoir bastonné le gardien en précisant qu’ils cherchaient à « tuer les pro-Gbagbo », ils ont forcé les portes et les grilles du bâtiment, mis le feu au rez-de-chaussée et saccagé les mobiliers de bureau au 1er étage. Enfin, les agresseurs ont emporté des ordinateurs péniblement acquis pour la reprise du travail des journalistes du Groupe Cyclone dans ce siège qui est resté inopérant depuis son pillage, le 11 avril 2011, suite à la crise postélectorale. 

C’est cette agression de trop qui est à la base de notre décision de deux Journées Presse Morte. Car, depuis le 11 avril 2011, les JV11 vivent une situation sécuritaire insupportable. Au nombre des faits les plus saillants, retenons:

- L’occupation pendant six mois du siège du quotidien Notre Voie transformé en camp militaire par les Forces pro-Ouattara, suivie du pillage et du saccage systématique de tout le matériel de travail et de production, y compris la rotative du journal et la machine offset du groupe ;

- Les coups de feu des FRCI essuyés, le 27 avril 2011, par les travailleurs de Notre Voie au siège dudit journal, en présence d’une délégation du GEPCI conduite par son président à l’époque des faits, notre confrère Denis Kah Zion ;

- Le pillage, le saccage et la mise sous surveillance militaire pro-Ouattara des sièges des journaux Le Temps, Le Nouveau Courrier et Le Quotidien d’Abidjan ;

- La détention pendant 13 jours de trois journalistes du quotidien Notre Voie, jugés et libérés pour délits non constitués en novembre-décembre 2011, doublée de la convocation récurrente des responsables dudit quotidien par 4 fois à l’état-major des FRCI, au camp Galliéni et par 1 fois au Service de Renseignements ; 

- Les arrestations successives, d’abord au mois de mai 2011, de Mme Yrène Bolou, responsable administrative du quotidien Le Temps qui s’était rendue au siège du journal pour constater l’ampleur des pillages, puis au mois de juin 2012, de M. Ousmane Sy Savané, DG de Cyclone qui, revenu d’exil, s’organisait pour réhabiliter le siège saccagé. Ce dernier est toujours en prison ;

- Les menaces de mort par SMS, coups de fils anonymes et par courriers électroniques ;

- Les menaces et intimidations doublées de lourdes sanctions ciblées du Conseil national de la Presse (CNP) uniquement contre les journaux pro-Gbagbo. Ainsi, en quinze mois sous le régime Ouattara:

• Le quotidien Le Temps a été suspendu 6 fois, soit une suspension tous les 2 mois. Deux de ses journalistes ont écopé l’un de deux mois de suspension et l’autre de 1 mois de suspension ;

• Le quotidien Aujourd’hui a été suspendu 4 fois dont 2 suspensions de 26 parutions et 2 de 12 parutions ;

• Le quotidien Notre Voie a été suspendu 1 fois, mais ses responsables font l’objet de fréquentes convocations au CNP pour des menaces souvent suivies de propos injurieux, comme ce fut le cas le jeudi 16 août dernier au siège du Conseil ;

• La censure officielle imposée par le CNP aux journaux à travers des interpellations et sanctions n’ayant rien à voir avec le code de déontologie des journalistes de Côte d’Ivoire ;

• etc.

Chers Consœurs et Confrères,

Ces faits que nous venons de rappeler sont en flagrante contradiction avec les promesses du candidat Alassane Ouattara. Souvenez-vous, à l’étape de Vavoua, lors de la campagne présidentielle, suite à l’arrestation des journalistes du Nouveau Courrier, le candidat Alassane Ouattara, bandeau noir autour du bras en signe de solidarité avec les journalistes incarcérés, avait promis une totale liberté à tous les journalistes ivoiriens. En quinze mois de pouvoir, c’est plutôt la mort qui rode autour des rédactions JV11.

Face à toutes ces atteintes qui se traduisent désormais par des attaques contre nos journaux, et peut-être bientôt par des atteintes à l’intégrité physique de nos journalistes et travailleurs, nous décrétons ces deux Journées Presse Morte pour:

- 1°)- Elever une vive protestation contre ces pratiques qui nous font reculer au-delà des années de parti unique en Côte d’Ivoire ;

- 2°)- Prendre l’opinion nationale et internationale à témoin et sonner l’alerte sur les graves violations de la liberté de la presse en Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011 ;

- 3°)- Demander au chef de l’Etat, Alassane Ouattara, de tenir sa promesse faite à Vavoua d’une presse totalement libre en Côte d’Ivoire ;

- 4°)- Exiger du gouvernement la prise de mesures fermes pour assurer la protection de toutes nos entreprises, de tous nos journalistes et travailleurs.

 

Fait à Abidjan, le 22 août 2012

 

Pour les JV11

 

Le Président

César Etou

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

QUAND LE CITOYEN ET SYNDICALISTE MAHAN GAHE RIDICULISE LE JUGE QUI L’INTERROGE

 

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Mahan Gahé, Secrétaire Général de la Centrale syndicale DIGNITE, enfermé par le pouvoir Ouattara


Le juge qui prend la parole le premier dit à Mahan Gahé : « Monsieur Mahan vous êtes accusé d’avoir lancé un contre-appel aux travailleurs pour leur demander de désobéir à l’ordre du président qui appelait à cesser de travailler… ».

Voilà ce que répond le prisonnier politique:

« Monsieur le juge, vous me faites peur ! Vous me faites peur parce que vous êtes censé appliquer la loi. Mais il me semble que vous ne la connaissez pas. J’ai donc peur que vous appliquez autre chose que la loi dans cette affaire qui me concerne. D’abord de quel président parlez-vous ? Si c’est du président Alassane Ouattara que vous parlez, ce que je devine aisément, il n’était pas encore président quand j’ai lancé mon appel. Je ne pouvais donc pas lui avoir désobéi avant qu’il n’ait été reconnu comme tel par le Conseil Constitutionnel qui avait déjà investi son adversaire ».
 
Il a été reconnu par la communauté internationale, a relancé le juge.
 
« Vous me faites encore plus peur. Mais soit, supposons que ce sont les Ivoiriens qui votent et c’est la communauté internationale qui proclame les résultats, le président élu n’est pas comme moi un leader syndical pour lancer des grèves et appeler à saboter l’économie du pays qu’il est appelé à diriger. Je comprends que mon crime est d’avoir souhaité que les Ivoiriens travaillent pour sortir leur pays du sous-développement… j’étais loin de penser qu’un chef d’Etat aurait pu prendre cela pour un crime gravissime ».
 
Invariablement, le juge reprendra son refrain de la toute puissance de la communauté internationale devant un Mahan Gahé, serein, savourant ce moment où il se rend compte de la vacuité des accusations du régime Ouattara contre tous ses prisonniers politiques!
 
 
 
Joseph Marat, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui".

AFFAIRE FPI A ERADIQUER: UNE IVOIRIENNE CRACHE SES VERITES A SORO GUILLAUME




Soro Guillaume a publié un article appelant a éradiquer le FPI, qualifié d’organisation terroriste, sur son blog personnel. A la suite du tollé qu’a provoqué cet article sur le net, Guillaume Soro a fait écrire un autre article pour se désolidariser de la publication de son porte-parole. Ce revirement du Président de L’assemblée national ivoirienne a amené de nombreux citoyens ivoiriens à réagir à ce qui semble être une pure manœuvre. Nous publions ici la réaction d’Alice Kacou, une commentatrice très réactive dans la communauté des blogueurs ivoiriens :

"Soro Guillaume, ce pseudo-politologue arriéré, qui s’est autoproclamé comme tel sans en avoir les diplômes requis, n’a pas compris que quand tu affiches un document sur ton blog qui est un site personnel, c’est que tu l’approuves. Le parti socialiste ne peut jamais afficher sur son site des écrits du Front National.

Alors monsieur Soro, arrêtez de prendre les enfants du bon Dieu pour les oies sauvages. De plus sekongo félicien c’est votre Porte-parole et votre conseiller, si vous n’approuviez pas ses écrits non seulement vous ne feriez pas de lui votre porte-parole et en plus vous ne l’autoriseriez pas à publier sur votre blog qui a un identifiant et un mot de passe qui sont en votre possession.
 
C’est là une façon bien triste de réfléchir aux conséquences de ses écrits après les avoir produit. Dans tous les cas on ne peut que s’attendre à ce genre de bourdes avec vous, car quand deux sémi-éduqués se mettent ensemble le résultat ne plane évidemment pas haut !
 
L’un n’a pour tout diplôme universitaire qu’une licence en Anglais auquel il n’a jamais pu adjoindre le simple certificat d’aptitude au métier d’enseignants de collège, et l’autre a été renvoyé en deuxième année de l’URES de Daloa pour tricherie aux examens ; il est évident que cette paire de cancres là ne peut que produire de la bouse.
 
Monsieur Soro, ce spectacle triste que vous nous offrez, est bien évidemment à l’image de la nouvelle Côte d’Ivoire de désordre où vous prospérez, dans laquelle la compétence et l’intelligence attestées ont cédé la place à la médiocrité et aux connivences".
 

Alice Kacou, sur Facebook.

SACCAGE DU QG DU FPI, ARRESTATIONS - DECLARATION LIMINAIRE DE LAURENT AKOUN

 

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Au nom du FPI et de son Secrétariat Exécutif, j’ai honneur à vous accueillir ici dans le cadre de cette conférence de presse que le parti a décidé d’organiser ce jour-même, suite au pillage du siège et à l’agression des membres du personnel administratif ainsi qu’au kidnapping de plusieurs responsables du FPI dont le Docteur Alphonse Douati.

Comme vous l’avez appris, l’heure est grave et votre présence effective constitue pour le FPI une marque de sympathie et de compassion. C’est pourquoi Mesdames, Messieurs, chers camarades, je m’empresse d’exprimer à tous et à toutes la reconnaissance du FPI qui ne se sent pas seul dans cette épreuve qui prolonge une liste déjà incommensurable d’exactions et d’arrestations. Je pense, à titre de rappel, aux violences et traitements inhumains qui ont emporté nos camarades Désiré Tagro, Tapé Gozé, Gnan Raymond, Dadi Badi, Bohoun Bouabré, Diagou Gomont Jean-Baptiste, Innocent Apiéni Brou, Koné Dramane, etc. ; je pense, également, à tous les illustres anonymes, ces martyrs de la lutte pour la souveraineté et la dignité de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.

Je salue très sincèrement la présence des responsables des différentes plateformes et des partenaires du CNRD.

Je salue tout naturellement la grande famille des journalistes et autres communicateurs qui ne ménagent aucun effort pour échanger avec nous, chaque fois que nous décidons de les prendre à témoin sur les dérives totalitaires que le régime Ouattara impose au Peuple ivoirien en général, plus particulièrement au FPI depuis le renversement du président Laurent Gbagbo.

La présente intervention liminaire s’articule autour de trois (3) points : d’abord j’exposerai les faits tels qu’ils se sont produits ici même et à la DST ; ensuite je pointerai du doigt leurs auteurs ; enfin, en troisième lieu, je mettrai en lumière l’attaque barbare de notre siège le samedi dernier en la rattachant à une série de violences. Cette atmosphère de terreur, selon le FPI, plonge ses racines dans l’idéologie et la psychologie de ce régime dont nous pensons que les décideurs internationaux réussiront à contrecarrer la dangerosité, au nom de la justice et de la démocratie.

Les faits

Le samedi 18 août en fin de matinée, la direction du parti a été alertée par le personnel administratif indiquant que le siège venait d’être attaqué par une vingtaine de gens armés de pistolets, de gourdins et de machettes. Ils ont fait irruption dans ce QG menaçant de mort et frappant les occupants des lieux. Ceux de nos agents présents mais qui ont pu se cacher affirment que les bureaux du Président du FPI et du Secrétaire Général étaient la cible privilégiée des agresseurs. C’est en effet en ces lieux qu’ils ont opéré, emportant une forte somme d’argent ainsi que du matériel informatique. Ils ont par ailleurs saccagé les sanitaires et mis le feu à la voiture d’un camarade. Voilà pour ce qui est des dégâts les moins importants. Voyons pour ce qui est des préjudices corporels.

Sous ce rapport, disons que le FPI a encore beaucoup perdu même si, pour l’instant, le bilan n’est que provisoire. Parmi nos camarades présents sur les lieux, il y avait deux jeunes femmes originaires du Nord de notre pays. Elles ont été particulièrement prises à parti, sévèrement tabassées, comme s’il était écrit quelque part que les citoyens originaires du Nord n’ont pas le droit de militer au FPI. Les bastonnades ont fait deux (2) blessés dont la Croix rouge et l’ONUCI peuvent témoigner.

Plus grave, les agresseurs ont enlevé un membre de la JFPI. Il s’agit du camarade Dessékou Pamphile emmené vers une destination à ce jour inconnue. Ayant appris la nouvelle depuis Agboville où elle effectuait une mission, la Direction du FPI s’est rendue sur les lieux, ici-même à 19 h, pour constater les faits. Et à notre grande surprise, Mme Douati nous apprendra, à 21 h, que son époux venait d’être interpellé et conduit à la DST, sans mandat d’arrêt. C’est alors que le FPI a requis l’assistance de Me Dako, un de ses avocats ; mais sans succès, la DST ayant opposé une fin de non recevoir à notre démarche, en violation de l’article 22 de la Constitution qui assure que « nul ne peut être arbitrairement détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense ».

Par ailleurs, nous apprenions que Mlle Désirée Douati, la fille de notre camarade n’est toujours pas sortie de la DST. Elle s’était en effet rendue là-bas pour voir son père, mais on est sans nouvelle d’elle depuis. Et c’est pourquoi le FPI a demandé instamment à l’ONUCI d’entrer en contact avec la DST afin que Désirée Douati soit remise en liberté.

Au total, les faits d’agression et de kidnapping se résument comme suit : une détention arbitraire à la DST, cinq disparitions vers des destinations inconnues, deux (2) blessés, deux (2) ordinateurs emportés ; le saccage de bureaux et sanitaires, le vol de 2 000 000 FCFA et l’incendie d’un véhicule. Voilà les faits et venons-en à la question du ou des auteurs de ces actes barbares qui font penser à l’attaque contre notre meeting, le 21 janvier 2012 à Yopougon.  

Les responsables de ces attaques et enlèvements.

La famille FPI est fille de la réflexion méthodique et de l’action qui heurte le moins possible le bon sens, je veux dire la doxa et la conscience collective. C’est pourquoi le FPI ne dit jamais à la face du monde « on va vous tuer et il n’y aura rien » ou encore « on s’en fout ». Notre parti n’agit jamais dans la précipitation et le désordre qui caractérisent le gouvernement RDR que nous tenons pour responsable des attaques du samedi 18 août ainsi que de l’enlèvement de ses membres. Nous disons cela pour plusieurs raisons.

En effet, le FPI est le principal parti de l’Opposition si l’on s’en tient au score que M. Choï lui a attribué à l’issue du deuxième tour du scrutin présidentiel. Comme tel, il a le devoir de critiquer les actions du pouvoir en place et ce conformément à la Constitution. Or, pour le gouvernement Ouattara, pour le RDR qui se confond avec le gouvernement, critiquer ce pouvoir, s’est s’attaquer à la personne de M. Ouattara. Et l’on nous a mis en garde publiquement que procéder ainsi, c’est risquer la guillotine et le cimetière. Celui qui tient ces propos n’est autre que le Ministre Amadou Soumahoro, Secrétaire Général du RDR par intérim et Conseiller du Chef de l’Etat qui continue de présider  aux destinées de son parti. A preuve, M. Amadou Soumahoro a proféré très clairement ces menaces de mort le 21 mars 2012 en ces termes : « nous assumons la responsabilité de l’insécurité dont les militants du FPI parlent (…). Désormais, nous allons demander à nos militants de se mettre en ordre de bataille pour mater tous les militants du FPI qui s’attaquent au président Alassane. Nous n’allons plus accepter les arrogances du FPI. Oui, nous allons les mater. Ils oublient que tous ceux qui se sont attaqués à Alassane se trouvent au cimetière. S’ils nous attaquent [nous critiquent], nous allons répliquer du tic au tac. Le RDR est né dans le feu, il a grandi dans la flamme et il est arrivé au pouvoir dans la boue » In Le Temps N°2576 du 21 mars 2012, p.3.

C’est sur la base de cette déclaration d’un autre âge que le FPI a compris, de façon rétrospective, l’attaque perpétrée contre son meeting du 21 janvier 2012 et bien d’autres manifestations. On se souvient à la suite des attaques des commissariats et des camps militaires dans le District d’Abidjan, survenues depuis le 4 août 2012, que le ministre de l’Intérieur, M. Hamed Bakayoko avait directement accusé le FPI d’être l’auteur de ces attaques. A quoi pouvait-on s’attendre de la part des militants RDR, déjà suffisamment mis en ordre de bataille ? On ne pouvait s’attendre qu’à des mesures de représailles contre le FPI, l’éternel bouc-émissaire de l’Etat-RDR. Je dis et répète : c’est le gouvernement Ouattara qui est le commanditaire des violences du samedi 18 août ; c’est lui qui est responsable de la disparition des deux jeunes de la JFPI, tout comme c’est lui qui détient illégalement le Dr Alphonse Douati à la DST ; c’est lui qui a enlevé Mlle Désirée Douati. Le gouvernement a procédé ainsi pour plusieurs raisons que je m’en vais exposer à présent.

Exposé des facteurs explicatifs du harcèlement du régime Ouattara contre l’Opposition, plus particulièrement le FPI. 

Le premier facteur est d’ordre historique et idéologique. Des trois (3) partis qui se sont disputé le pouvoir à l’occasion du deuxième tour du scrutin de 2010, le RDR est la formation politique qui, de par les circonstances de sa naissance, est la moins transethnique et qui a le moins intégré les idéaux et valeurs démocratiques à sa vision et son programme d’action. C’est qu’il a malheureusement pour point oméga la fibre ethnique, exploitant les oppositions tribales chaque fois qu’il est à bout d’arguments. On se souvient que M. Alassane Ouattara alors en proie à des problèmes de nationalité et sous mandat d’arrêt international avait fait le rappel des troupes nordistes en déclarant à la grande stupéfaction du PDCI et de l’opinion nationale ceci : « c’est parce que je suis musulman et du Nord qu’on veut m’empêcher d’être candidat à la présidentielle ». La suite est bien connue : en tapant sur la corde sensible de l’ethnie, de la religion et de la région, le président du RDR avait rallié tout le Nord à sa cause et dressé les défenseurs internationaux des droits des minorités ethniques contre le régime PDCI. Voilà comment et sur quelle base le RDR est né. Ce n’est pas le cas du PDCI-RDA encore moins du FPI. En effet, le PDCI-RDA est né du refus de la domination et de l’assujettissement de l’Africain. Le FPI pour sa part est né en s’opposant au système du parti unique, c’est-à-dire en luttant contre les inégalités, toutes les inégalités. Le caractère ethnocentriste du RDR est désormais incontestable dans la mesure où le 25 janvier 2012 à Paris, et répondant à une question du journaliste Vincent Hugueux de L’Express, relative à la promotion des cadres du Nord, sa région d’origine, M. Alassane Dramane Ouattara avoue : « Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S'agissant des hauts cadres de l'armée, j'ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces Nouvelles [FN, ancienne rébellion nordiste], qui voulaient tous les postes. Et j'ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu'au niveau de commandement : le n°1 issu des FN, flanqué d'un n°2 venu de l'ancienne armée régulière. Tous grades confondus, il y a 12 % de Nordistes dans la police, 15 % dans la gendarmerie et 40 % environ dans l'armée... Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher ».

N’ayant donc jamais compté sur la force des idées comme facteur de rassemblement transethnique, le RDR est aujourd’hui incapable d’exercer un pouvoir d’Etat qui fonctionne sur la base de règles et principes sans rapport avec l’ethnie et la religion. Le terrain de la lutte institutionnelle n’est pas le sien. C’est pourquoi celui qui l’oblige à s’y aventurer devient son pire ennemi. Le FPI est le pire ennemi du RDR parce que le terrain de prédilection de Laurent Gbagbo est l’arène politique qui exclut la violence physique.

Lorsque le FPI déclare qu’il va revenir au pouvoir bientôt, ce n’est donc pas par la force des armes comme le font les rébellions africaines, mais par sa propre capacité politique qui n’est pas à confondre avec une certaine capacité de nuisance qui est le propre des partis politiques moins nantis, c’est-à-dire handicapés par les considérations « ethnicistes » et/ou régionalistes. En tout cas, si les conditions institutionnelles de nouvelles élections sont réunies, autrement dit, si le gouvernement prévoit aujourd’hui des élections sans les compagnies dozo, sans une CEI monocolore, sans un découpage scandaleusement favorable au Nord, le FPI est sûr de battre le RDR à plate couture. Essayons et on verra ! Mais le RDR ne prendra jamais ce "risque", convaincu qu’en dehors de la violence, il n’est plus rien. Exactement comme le poisson hors de l’eau. Mais pourquoi, nous FPI, nous sommes si sereins. Parce qu’en vérité, comme disent les Galiets"y a rien en face".

C’est parce que le modèle totalitaire qui nous est imposé depuis le 11 avril, ne convient pas à notre contexte en ce début de 21ème siècle, que les soutiens extérieurs du pouvoir actuel sont en train d’ouvrir les yeux pour voir de plus près les tendances de ce régime. Je dirais plutôt pour constater les contre-performances paradoxales de l’Etat-RDR. Je dirais qu’il y a même eu un malentendu entre ces soutiens extérieurs et leur poulain. J’entends par là le fait que pour M. Alassane Ouattara (qui est précédé d’une réputation surfaite de grand technocrate), le développement, c’est la croissance à deux (2) chiffres. C’est pourquoi il pense que d’ici 2020, la Côte d’Ivoire deviendra un pays émergent. Pour que cela soit, la Côte d’Ivoire vient d’obtenir le PPTE. Or, le développement, selon la nouvelle perspective qu’en indiquent les Institutions internationales, est une totalité dialectique qui repose sur quatre (4) piliers porteurs : le pilier économique ; le pilier politique, donc l’enracinement de la démocratie ; le pilier social et le pilier culturel ou intellectuel. Alors que l’émergence selon les décideurs internationaux passe par ces variables, M. Alassane Ouattara estime, quant à lui, qu’il peut réaliser l’émergence en ignorant les trois autres dimensions incontournables. Vu le risque énorme qu’il prenait en faisant fi des exigences de la démocratie et de l’émergence économique, les amis d’Alassane Ouattara ont prodigué des sages conseils au cours des quinze derniers mois. En voici quelques uns :

Dans le domaine de la sécurité

- «Organiser à compter du début du mois de septembre 2011, le retrait des Forces Nouvelles d’Abidjan».

- « Appeler à nouveau au retour des militaires qui sont encore en exil avec des garanties de sécurité et de respect de leurs droits, y compris la présomption d’innocence ».

- « Respecter à la lettre les dispositions de l’Accord politique de Ouagadougou (APO), notamment en ce qui concerne le nombre d’éléments de l’ex-rébellion qui doivent rejoindre les nouvelles forces de défense et de sécurité » ;

- « Mettre en place une procédure de sélection individuelle des militaires, policiers et gendarmes candidats à la future armée réunifiée afin d’en exclure les éléments impliqués dans les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».

Dans le domaine de la réconciliation et de la justice

- « Demander au Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) d’élargir le champ d’investigation d’une enquête éventuelle pour crime de guerre et crime contre l’humanité commis depuis septembre 2002 ».

- « Ne pas se servir des procédures judiciaires pour démanteler le Front Populaire Ivoirien (FPI) ».

- « Veiller à ce que des enquêtes soient ouvertes sur les éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) soupçonnés de crimes graves, notamment ceux dont les noms figurent dans l’annexe confidentielle du rapport de la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies sur la Côte d’Ivoire ».

Dans le domaine politique

- « Résister à la tentation d’affaiblir encore davantage le parti de l’ancien Président Gbagbo (…) et créer les conditions de sérénité indispensable pour leur permettre de se préparer pour les élections législatives » ;

- « Organiser les législatives avant la fin de l’année 2011 sur la base d’un accord conclu entre les partis politiques sur les modalités de ces élections, notamment sur la composition de la Commission Electorale Indépendante (CEI), le fichier électoral et le rôle des Nations Unies ».

Dans le domaine socio-économique

- « Apporter un soutien urgent aux personnes déplacées, notamment celles qui le sont dans l’Ouest du pays ; constituer à cette fin un fonds pour l’aide au retour afin d’éviter la fixation durable de ces populations victimes des violences postélectorales dans des camps de déplacés et de faire le lit de nouveaux conflits fonciers dans cette région ».

- «Faire coïncider à chaque fois que cela est possible, les choix économiques avec les choix politiques en faveur de la réconciliation pendant l’actuelle phase de stabilisation».

- « Démanteler les mécanismes de contrôle économique dans la zone CNO [Centre Nord Ouest] (…)».

Ces conseils, M. Ouattara ne veut pas en entendre parler. Mais il est prêt à exhiber le FPI, le bouc-émissaire facile qui lui permet de justifier l’échec prévisible de son régime. 


Conclusion

Le climat d’insécurité et de terreur installé en Côte d’Ivoire depuis le renversement de Laurent Gbagbo, et qui sert de béquille au régime Ouattara, connaît un regain d’intensité suite aux attaques des commissariats de police et des camps militaires dans le District d’Abidjan et la région des Lagunes en général, survenues depuis le 4 août 2012.

Les agressions subies le samedi 18 août par le FPI et qui se sont soldées par l’enlèvement de quatre (4) de ces militants dont le Dr Douati Alphonse, sont le fait du gouvernement engageant des mesures de représailles contre un parti faussement accusé depuis fort longtemps d’être à la base des déboires et atermoiements  d’un régime qui veut une Côte d’Ivoire nouvelle sans passer par les conditions prescrites aussi bien par la science politique que par la communauté internationale. Les accusations portées tous azimuts qui appellent des mesures de représailles contre le FPI sont un raccourci facile que l’Etat-RDR doit éviter. C’est pourquoi le FPI en appelle au sens de l’équité, de la justice et de la paix de toutes les forces diplomatiques et politiques, afin qu’elles arrêtent la machine de répression dirigée contre le Peuple Ivoirien, notamment les pro-Gbagbo perçus et traités comme les pires ennemis d’un régime qui fait davantage preuve de sa capacité de nuisance, et surtout de son incompétence politique.

Déférés devant le tribunal d’Abidjan, le camarade Douati et les autres ont été inculpés, placés sous mandat de dépôt et conduits, hier en fin d’après midi, à la Maison d’Arrêt et deCorrection d’Abidjan.

Mesdames, Messieurs, les journalistes, le FPI, au regard de ce qui précède :

1- Exige la libération immédiate et sans conditions de son Secrétaire Général Adjoint Douati Alphonse, et de ses militantes et militants enlevés depuis au moins un (1) mois et dont il est sans nouvelles ;

2- Invite le gouvernement à arrêter la vague de violences qui est servie aux populations  en ouvrant des discussions franches avec l’opposition en général et le FPI en particulier, afin de reconstruire la Côte d’Ivoire sur des bases légales et durables.

Je vous remercie.


Fait à Abidjan, le 22 août 2012


Le Secrétaire Général & Porte-parole

Akoun Laurent


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

mercredi, 22 août 2012

JEUNE AFRIQUE DENONCE LES DERIVES DE SORO GUILLAUME


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Capture d'écran du blog de Guillaume Soro. © Capture d'écran



Une fois n'est pas coutume. Jeune Afrique, habituellement soutien quasi-inconditionnel d'Alassane Ouattara et de son régime, a dénoncé, à travers son site internet, les derniers appels à "éradiquer" le FPI, assimilé à une "organisation terroriste", diffusé sur le blog de Guillaume Soro, qui se pose désormais en véritable média de la haine. DEBOUTCIV.


 

 

 

Côte d'Ivoire: Un post du blog de Guillaume Soro appelle à "éradiquer" le FPI, qualifié d'"organisation terroriste" 



"On aurait pu attendre moins "clivant" de la part du président de l’Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, pays à la recherche d'une réconciliation qui semble toujours hors de portée. Sur son blog personnel relayé par les réseaux sociaux, l’ancien Premier ministre Guillaume Soro a publié, mardi 21 août, un article intitulé "Le FPI : une organisation terroriste ivoirienne à éradiquer", signé par un de ses conseillers spéciaux. L’ancien parti de Laurent Gbagbo y est comparé à Al-Qaïda ou encore au Mujao.

 

Le 4 juillet 2012, Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale, déclarait : « La réconciliation nationale fait son chemin en Côte d’Ivoire ». Il semble cependant que, dans son esprit, les efforts d'apaisement soient désormais bien loin. Alors que le pays est secoué par des violences, dont les auteurs ne sont pas encore clairement identifiés, les propos belliqueux reviennent au pas de charge. Jusqu’au plus haut sommet de l’État.

De fait, Guillaume Soro a relayé sur son blog personnel, mardi 21 août, les écrits d’un de ses conseillers les plus proches, Félicien Sékongo, ancien porte-parole des Forces Nouvelles (ex-rebéllion). L’article, intitulé « Le FPI : une organisation terroriste à éradiquer », n'est rien de moins qu'un tract incendiaire à l’encontre du Front populaire ivoirien (FPI), l’ancien parti de Laurent Gbagbo, accusé - sans preuves - d'être derrière les récentes attaques contre les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI).

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"Au nom de l'humanité"

« Aqmi, Al Qaïda, Mujao... Ces organisations ont des ramifications qui prennent des appellations diverses en fonction du continent, du pays où elles sont implantées. En Côte d'Ivoire, le pendant de ces organisations est sans nul doute le FPI », explique le texte, qui trônait fièrement, mardi après-midi, en Une du blog de Guillaume Soro.

Et d’expliquer « par a + b » que « l’essence politique du FPI, c’est la banalisation de la mort, la désacralisation de la vie humaine. Ses adeptes ont appris et accepté qu'un être humain mort est comme un chien enragé qu’on tue, et pis et que cela devait même être source de réjouissance. » Avant de conclure : « C'est le lieu donc d'appeler à l'union sacrée pour éradiquer, une fois pour toutes, le fléau FPI. Cela, au nom de l'humanité. » Rien que cela.

La Côte d’Ivoire avait-elle besoin d’un nouvel appel à la violence ? Surtout émanant du second personnage de l’État ? Les Ivoiriens jugeront.

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Source: JEUNE AFRIQUE

SORO GUILLAUME EN PLEINE DERIVE GENOCIDAIRE APPELLE A ERADIQUER LE FPI

 

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Dissimulé sous un pseudonyme (Félicien Sékongo, un de ses conseillers spéciaux), Soro Guillaume appelle à la haine contre le FPI et à son éradication de la scène politique ivoirienne, sur son blog, dans un impressionnant cocktail de contre-vérités et de révisionnisme (affaires Guy-André Kieffer, Yves Lamblin, Sept femmes d'Abobo, Mère d'Alassane Ouattara, Escadrons de la mort, sans qu'aucune enquête n'ait confirmé quoi que ce soit). Une prime au meurtre. Il assume désormais tous les crimes et mauvais traitements infligés aux militants du parti de l'ex-Président ivoirien, Laurent Gbagbo, injustement détenu à La Haye depuis novembre 2011, tandis que les auteurs de crimes contre l'humanité avérés se la coulent douce sur les bords de la Lagune Ebrié et sont promus aux plus hautes fonctions civiles et militaires en Côte d'Ivoire. Voici comment on parvient aux dérives génocidaires (tous leurs germes se retrouvent dans l'incroyable concentré de haine que constitue ce petit texte), dans la plus totale impunité, dans un pays de non droit où règne la terreur et l'injustice la plus criante. Appréciez! Bonne lecture.



 

 

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Le FPI: une organisation terroriste ivoirienne à éradiquer


Au centre de la quête humaine, se trouve le désir de s'offrir un monde meilleur, un monde dépourvu de violence, un monde où l'homme redevient la valeur suprême, un monde où la vie humaine est sacrée.


Il apparait alors responsable que tous, à travers le monde, sans distinction de race, de religion, de philosophie et au-delà des appartenances idéologiques, politiques, culturelles s'unissent pour combattre les organisations qui font de la violence et le non-respect de la vie humaine, le socle de leur pensée et de leur action.

Ces organisations sont connues et s'appellent aqmi, al-qaïda, gspc, mujao... Ces organisations ont des ramifications qui prennent des appellations diverses en fonction du continent, du pays où elles sont implantées. 

En Côte d'Ivoire, le pendant de ces organisations est sans nul doute le FPI.  Dire cela, ce n’est ni de l’outrance ni de l’exagération mais bel et bien le constat d'une similitude d'action entre cette organisation politique et lesdites organisations criminelles. Trop d'éléments l'attestent. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à observer les actions de ses membres depuis la crise post-électorale en Côte d'Ivoire. Agissements dont cette organisation nous avait déjà donnés d'observer les prémices dès 2000.

En effet, pendant la crise post-électorale, le FPI a bâti des groupes civilo-militaires et inculqué à ceux-ci  l'éducation de la mise à mort systématique de toute personne qui ne partagent pas ses idéaux ou épouse sa vision du monde. Souvenons-nous des escadrons de la mort dont les victimes se comptaient dans un seul camp, un seul parti, une seule région, un seul groupe ethnique… Cette orgie meurtrière s’est étendue sans pitié à tous ceux qui étaient considérés par eux comme impurs, souillant leur territoire et qui, de ce fait, devaient être éradiqués sans autre forme de procès.

L’essence politique du FPI c’est la banalisation de la mort, la désacralisation de la vie humaine. Ses adeptes ont appris et accepté qu'un être humain mort est comme un chien enragé qu’on tue, et pis, que cela devait même être source de réjouissance. 

Les milices du FPI, on l’a vu lors de la crise post-électorale ont perdu cette culture africaine qui fait que l'Africain a une crainte révérencielle du cadavre et redoute par conséquent de donner la mort. On les a vus, en public, faire du feu avec de vieux pneus et des cartons, y jeter des hommes vivants, chanter et danser autour pendant que ces hommes et femmes, se consumaient dans d’horribles cris de détresse. Que dire de cela si ce n'est le FPI a prôné et mis en œuvre la forme la plus extrémiste de la culture du meurtre.

Souvenez-vous : Yves Lamblin, le PDG de Sifca torturé, assassiné, découpé à la machette et dont les morceaux ont été jetés aux poissons dans la lagune ébrié.

Souvenez-vous de Guy André Kieffer, arrêté, torturé au sein même du palais présidentiel, tué et dissous dans de l’acide.

Les sept femmes d’Abobo qu’on a froidement arrosées à la mitrailleuse lourde, une mitrailleuse destinée à percer le blindage des chars!

Souvenez-vous de la mère d’Alassane Ouattara dont le corps, à peine enterré, a été déterré pour être brûlé. Il s’en est fallu de peu qu’ils réussissent cela.

Maintenant, ils agissent juste pour assassiner et s'en vantent par la suite.

Bref! Au vu de tout ceci, les Ivoiriens doivent s'organiser sans exclusive pour contrer cette organisation. Il appartient aux autorités ivoiriennes d'engager une lutte sans merci contre ces adeptes de ce fondamentalisme politique nocif et nihiliste. 

A l'instar des pays à travers le monde qui ont sur leur territoire ce type d'organisation, l'Etat ivoirien doit se donner les moyens de combattre avec détermination et abnégation le FPI. 

Nous n'avons plus à faire avec un parti politique ordinaire. Le FPI est une organisation terroriste et cela, nos autorités doivent s'en convaincre.

C'est le lieu donc d'appeler à l'union sacrée pour éradiquer, une fois pour toutes, le fléau FPI. Cela, au nom de l'humanité.
 

Félicien Sékongo.

 

Source: Le blog de Soro Guillaume
 

LE PAYS SOMBRE DANS LA VIOLENCE - OUATTARA POURSUIT SES VACANCES EN FRANCE

 

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La date du retour au «pays natal» du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, n’est toujours pas officielle, à en croire son ministre des Affaires étrangères, Sem Daniel Kablan Duncan, qui animait une conférence de presse hier lundi 20 août 2012, à son cabinet au Plateau. Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Sem Daniel Kablan Duncan était face à la presse, hier lundi 20 août 2012, dans l’après-midi, pour faire le point des activités diplomatiques au cours de la période de janvier à août 2012.

Après avoir égrené le chapelet des voyages et réunions à l’extérieur effectué par le chef de l’Etat, ponctués d’intenses moments d’activités, le chef de la diplomatie ivoirienne, a fait savoir que ce dernier a «pris un bon repos mérité» en France. «Il (Alassane Ouattara, ndlr) a pris quelques jours de congés.

Il viendra bientôt ici en Côte d’Ivoire, probablement à la fin du mois», a laissé entendre Daniel Kablan Duncan. Visiblement, malgré le contexte de violence armée et physique qui s’intensifie depuis plusieurs jours, le chef de l’Etat poursuit tranquillement sa villégiature à Mougins, où il  possède une résidence. 

Il profite ainsi de ses vacances «méritées», loin des bruits de kalaches et autres grincements de dents des populations.  Sur la série d’attaques perpétrées récemment contre des cibles militaires, le ministre des Affaires étrangères a réitéré l’appel du gouvernement. «L’objectif du gouvernement est de tendre la main à nos frères qui ont pris les armes…, s’asseoir et discuter autour d’une table des problèmes de la Côte d’Ivoire», a déclaré le ministre Kablan Duncan. Qui n’a pas manqué de révéler que le gouvernement s’emploie à remédier à ces attaques. Avec la livraison dans les jours à venir de matériels militaires. «Ces attaques sont les derniers soubresauts de quelques gens qui n’ont pas encore compris que la période de l’affrontement est passée et qu’il est maintenant question de reconstruire la Côte d’Ivoire. Il y a quelques rêveurs qui pensent qu’ils peuvent freiner la dynamique du développement de notre pays, mais ils sont heureusement une minorité», tente de rassurer les Ivoiriens, Daniel Kablan Duncan. 


Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 21 août 2012

LE CAMP FRCI DE LA BAE DE YOPOUGON, LA FOIRE AU RACKET ET A L'HUMILIATION

 

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La Côte-d’Ivoire est-elle devenue une République bananière? Vraiment, tout porte à le croire. 
 
Ce pays autrefois adulé et respecté par le monde entier se meurt sous Alassane OUATTARA. Ce qui nous a été donné de voir au camp FRCI à la BAE de Yopougon situé non loin du CHU de Yopougon est désolant et ahurissant. Informés de ce que les jeunes gens raflés dans les différentes communes d’Abidjan par les FRCI s’y trouvent, nous nous sommes rendus sur les lieux pour en savoir davantage.
 
A l’entrée du camp, nous sommes accueillis par une horde de soi-disant soldats s’exprimant dans un français approximatif. Ils sont plutôt à l’aise dans la langue Dioula. 

Nous déclinons notre identité en faisant savoir que nous sommes des parents à la recherche de leurs enfants portés disparus. Aussitôt, des démarcheurs, des hommes en armes se portent volontiers de nous accompagner auprès d’un chef qui peut résoudre le problème pour lequel nous sommes là. Ils se disputent les clients qui viennent à la recherche d’une marchandise (leurs enfants) comme si on se trouvait dans un vrai marché. Ces rabatteurs vous font savoir qu’en retour ils attendent un billet de franc CFA une fois votre problème résolu. Nous nous sommes attachés les services d’un soldat du nom de K.T qui nous sert de guide. Nous voici embarqués dans l’univers d’un monde à part. Heureusement, nous avions des enfants à retirer des liens des FRCI. 

Arrivés sur la place du marché, nous apercevons les raflés assis à même le sol surveillés par des hommes en tenue militaire armes aux points. Notre guide nous fait entrer dans un bureau pour entamer la procédure de libération de nos enfants. Le responsable des FRCI chargé de cette tâche nous accueille sur un ton martial et nous jette à la figure que le montant à payer est de 25000f.CFA. Nous précisons que le montant à payer est fixé selon la tête du client. 

C’est à vous de négocier pour trouver un terrain d’entente. Notre talent de négociateur nous a amenés à débourser la somme de 1000f et nous avons remis la somme de 1000f à notre guide qui visiblement était heureux. Ce fait vécu m’a remémoré l’époque de l’esclavage où les opérateurs économiques européens et américains venaient marchander pour acheter des esclaves. Dans cette Côte d’Ivoire sous OUATTARA, l’indécence est à son comble. 

A dire vrai, à l’intérieur de ce camp, on se croirait dans une autre république tant l’anarchie et la cacophonie étaient au rendez-vous. C’est une véritable foire organisée par les soldats de la rébellion de 2002 qui sont aujourd’hui une milice de OUATTARA pour extorquer de l’argent aux honnêtes citoyens.
 
Ils agissent en toute impunité et n’ont aucune considération pour tous ceux qui ne sont pas FRCI de ce camp. Voilà des gens qui disent être venus pour réparer une injustice et qui se comportent comme de véritables fossoyeurs de l’économie ivoirienne. 

Vu ces scènes inadmissibles constatées, nous invitons les chantres des droits de l’homme et la communauté internationale à faire une incursion dans ce milieu impur et infesté de brigands pour se rendre compte à quel point le pays va à-vau-l’eau. 
 
Par la même occasion, le ministre de l’intérieur Hamed BAKAYOKO, qui a mené une enquête orientée suite aux différentes attaques contre les FRCI et qui s’apprête à culpabiliser les responsables du FPI afin de dissoudre ce parti très populaire, devrait plutôt s’attaquer à ce kyste de voyou que de s’en prendre à un parti politique organisé, structuré qui participe à la vie démocratique de ce pays. 

La Côte d’Ivoire ne mérite pas d’être gérée par des anarchistes de cet acabit. Nous préférons la soi-disant injustice de GBAGBO qu’au désordre organisé de OUATTARA. Toute blague mise à part, la vie est devenue très chère et insupportable.’’ ADO solution’’ n’y peut rien. Nous demandons à la France qui a placé OUATTARA, cet imposteur à la tête de ce pays et qui croyait profiter de lui de tirer les conséquences de son acte. Nous sommes tous embarqués dans ce navire qui vogue sur des flots tumultueux et qui risque de chavirer. Par conséquent, nous demandons aux personnes éprises de paix et de démocratie d’user de leur influence pour mettre fin à ce régime totalitaire. Les ivoiriens n’iront pas pleurer sur la pierre tombale du régime OUATTARA. 
 
 

Gilbert KOIME 
 
gilbertkouame@yahoo.fr 


Source: AFRIK53