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mardi, 21 août 2012

FACE AUX ATTAQUES DE GROUPES ARMES, LE RDR INSTALLE UN GOUVERNEMENT OCCULTE


SORO GUILLAUME - CHEF DES ARMEES.png

Imbroglio total entre l'exécutif et le législatif: Soro Guillaume, chef des armées. Vous parlez d'une république! 

 

Les récentes et sporadiques attaques d’un commando mystérieux contre les Frci ont quelque peu désarçonné le régime Ouattara qui ne sait véritablement pas comment ramener la sérénité dans ses rangs. Et n’a eu d’autres choix que de remettre subrepticement dans le jeu de l’exécutif, l’actuel président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafori Soro, qui a reçu les responsables militaires lundi et mardi dernier. Face aux attaques multiples de groupes armés, le régime Ouattara a fait le rappel des troupes en sen sein. Avec la remise en selle de l’ex-Premier ministre, Guillaume Soro, qui semble avoir pris les devants pour colmater les brèches et éviter que le navire Ouattara ne prenne l’eau de toutes parts. On  se souvient de la rencontre quasi-inattendue entre les frères ennemis du système Ouattara – Hamed Bakayoko et Guillaume Soro –,  aux lendemains de l’attaque du camp Akouédo.

Au moment où le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, savoure ses vacances en France, après un détour de quarante-huit heures en Arabie Saoudite, alors que les choses devraient reposer sur le Premier ministre, Ahoussou Jeannot, qui devrait être épaulé par les ministres Hamed Bakayoko de l’Intérieur et Paul Koffi Koffi, délégué à la Défense, c’est curieusement Guillaume Soro qui revient sur le devant de la scène. Et enchaîne les rencontres avec les responsables militaires depuis lundi dernier. Soro dont le C.V témoigne de son «expérience» en violence armée, est donc celui-là même qui semble être chargé de redresser la barre – sécuritaire – pour le régime. 

Le spectre d’un gouvernement Rdr occulte, pour faire face à une probable crise, se dessine nettement. Le président du Parlement sous Ouattara, prend – progressivement – les commandes de l’armée (ou du moins de son armée). Lundi dernier, il a échangé avec les commandants Chérif Ousmane et Losseni Fofana dit Loss. Mardi, c’était au tour du fraîchement «quatre étoiles», le Général Soumaïla Bakayoko, du contre-amiral Djakaridja Konaté de la Marine nationale, du Colonel-major Koné Adama du GATL, du Colonel Gaoussou Soumahoro et du commandant Coulibaly Amadou, d’être reçus l’un après l’autre par Guillaume Soro.
 
A leur suite, des ex-chefs de guerre ont aussi échangé, ce même jour, sur la situation militaire avec l’ex-patron des Forces nouvelles. Il s’agit notamment des commandants Ousmane Coulibaly dit Ben Laden, Gaoussou Koné dit Jah-Gao, Dramane Traoré et Messamba Koné. On notera surtout le caractère ouvertement mono-ethnique de ces réunions au sommet…
 
Officiellement et selon le blog de Guillaume Soro lui-même, «cette série de rencontres  a pour objectif de permettre à Guillaume Kigbafori Soro de non seulement s’enquérir des dernières évolutions, mais aussi et surtout d’examiner ensemble la situation  sécuritaire afin de trouver des solutions durables et définitives». De quelle situation sécuritaire veut s’enquérir le prédécesseur de Ahoussou Jeannot à la Primature ? Puisque durant l’attaque du camp d’Akouédo, le récit personnel de Soro sur son compte Twitter (un réseau social sur internet) révèle qu’il était l’un des tout premiers informés. Et quand on lit entre les lignes, Soro avoue presqu’il pilotait les opérations de «sécurisation». Et si ces consultations tous azimuts des responsables de l’armée renseignaient l’opinion sur le fait que Guillaume Soro se met dans des habits de chef de l’Etat, en l’absence d’Alassane Ouattara ? L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire ne s’y est pas trompé, puisque c’est au cours d’une rencontre avec Soro qu’il a évoqué la délicate question de la réforme de l’armée.
 


Frank Toti


COMMISSIONS ET ENQUETES: LA FALSIFICATION DES FAITS COMPROMET LA RECONCILIATION


côte d'ivoire,LA FALSIFICATION DES FAITS COMPROMET LA RéCONCILIATION


Proposé par Dr. Prao Yao Séraphin, Délégué National au Système Monétaire et Financier à LIDER

 

La Côte d’Ivoire traverse une zone de turbulence très longue et le «Commandant de Bord» ne sait pas comment en sortir. Et pourtant il suffit de manier avec dextérité le « bateau ivoire ». Les lèvres du Porte-parole adjoint de l’ONUCI , Kenneth Blackman, semblent faire des propositions : « L’avenir de la Côte d’Ivoire dépendra aussi de la manière dont sera géré le secteur de la justice, qui doit être équitable ». Cette intervention du Porte-parole adjoint de l’ONUCI appelle quelques commentaires. Soit l’organisation onusienne désavoue leur protégé ou qu’elle lui indique la vraie voie de la réconciliation. La deuxième hypothèse nous paraît crédible.

En effet, sans une justice équitable, la Côte d’Ivoire ne connaîtra pas de sitôt la paix et la stabilité politique.

Les faits pourtant confirment la volonté du Président Alassane OUATTARA de continuer dans le déni de justice. Les conclusions de la Commission Nationale d’Enquête (CNE) ne semblent pas refléter la vérité des faits. Au lieu de contribuer à la manifestation de la vérité, cette commission vient compromettre la réconciliation tant les faits sont tronqués.

Le présent article a pour ambition de rappeler aux nouvelles autorités l’urgence d’aller à une réconciliation vraie.

Cette réflexion s’articule autour de deux axes: le premier montre les limites des conclusions de la CNE et le deuxième indique une voie pour la réconciliation et la stabilité de la Côte d’Ivoire.



I. LES ZONES D’OMBRES DE LA COMMISSION NATIONALE D’ENQUÊTE (CNE)

La Présidente de la Commission nationale d’enquête, Mme Paulette BADJO, a rendu son «Rapport sur les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire survenues dans la période du 31 octobre 2010 au 15 mai 2011». Pour rappel, la crise post-électorale opposait deux camps : le camp OUATTARA et le camp GBAGBO. En quelques mots, voici les conclusions de Mme BADJO Paulette: "Les forces armées pro-Gbagbo sont responsables de la mort de 1.452 personnes (dont 1.009 exécutions sommaires), tandis que les Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara ont causé la mort de 727 personnes (dont 545 exécutions sommaires)". La commission a aussi mis en cause les forces non conventionnelles qui ont combattu, comme les miliciens pro-Gbagbo ou les chasseurs traditionnels “dozo” qui, selon de nombreux témoignages, ont agi aux côtés des FRCI et ont tué 200 personnes d`après la CNE.” Avec ces chiffres, il est aisé de faire des analyses simples et objectives.

Disons-le tout net: le rapport présente de nombreuses limites.

Premièrement, le rapport ne dit rien sur l’identité ni le statut des victimes. Certains commentateurs de la vie politique en Côte d’Ivoire ont toujours soutenu que la crise ivoirienne était ethnique voire même religieuse. Notre sentiment est que le problème ivoirien se situe du côté des politiques. En précisant l’identité et le statut des victimes, le rapport allait permettre d’avancer sur le sujet.

Deuxièmement, il y a eu un bug dans les calculettes de la CNE car les chiffres de 727 et 1.452 posent problème. La CNE a certainement oublié de noter les massacres du Duékoué. En effet, selon un rapport d’Amnesty International (2001, p.52), citant le Comité international de la Croix-Rouge, « au moins 800 personnes » avaient été tuées, le 29 mars, lors de « violences intercommunautaires » . Les exactions ne se sont pas limitées à cette petite ville. Dans toute la région, l’arrivée des FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire) dans les villages a été marquée par des exactions, des exécutions sommaires et des viols ciblés ethniquement. Les familles ayant pu justifier de leur identité baoulé (ethnie de centre) et les maisons des Dioulas (originaire du Nord) ont été épargnées, poursuit le rapport. Mais pour Amnesty International, ces faits n’occultent en rien la responsabilité du camp Gbagbo, qui s’est lui aussi livré à des exactions sur l’axe Duékoué-Guiglo-Bloléquin. Des violences ont aussi été commises contre des Malinkés, notamment à Bloléquin.

Pourquoi la CNE ne fait pas cas des morts de Duékoué alors que plusieurs organisations non-gouvernementales (ONG) en parlent? Et pourtant, comme le dit Jean-Christophe Grangé « lorsque des éléments, des détails, même anodins, reviennent régulièrement dans une enquête, il faut toujours les retenir, parce qu’ils dissimulent à coup sûr une signification profonde » .

Toujours, selon l’organisation, lors de la conquête d’Abidjan et dans les semaines qui ont suivi, les FRCI, créées par le Président Alassane OUATTARA le 8 mars 2011, ont commis des violations graves des droits humains ciblant les partisans avérés ou supposés de Laurent Gbagbo.

L’attaque menée le 11 avril 2011 contre la résidence de Laurent Gbagbo à Abidjan a ainsi donné lieu à des violations des droits humains perpétrées à l’encontre de certains partisans proches du président sortant, y compris des membres de son gouvernement.

Pour Amnesty International, le 28 mars 2011, les FRCI, soutenues par des forces supplétives composées notamment de Dozos, ont lancé une offensive générale dans l’Ouest du pays et ont conquis, en trois jours, la quasi-totalité du pays qui était encore aux mains des partisans de Laurent Gbagbo.

« Dans les jours qui ont suivi, les deux parties au conflit ont commis des violations graves du droit international humanitaire, y compris des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité (à la page 44 du rapport). Dès la matinée du 29 mars 2011, les FRCI accompagnées par les Dozos ont totalement pris le contrôle de Duékoué et, dans les heures et les jours qui ont suivi, des centaines de personnes appartenant à l’ethnie Guéré ont été assassinés de manière délibérée et systématique, à Duékoué et dans certains villages environnants, uniquement en raison de leur appartenance ethnique (à la page 45 du rapport) ».

Troisièmement, le rapport ne précise pas explicitement les responsabilités des uns et des autres. Le Président Alassane OUATTARA s’est empressé de livrer l’ex-Président Laurent GBAGBO à la Cour pénale internationale. Pour lui, l’ex-Président était le chef des Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Ici encore le rapport 2001 d’Amnesty International permet de faire la lumière.

« Jusqu’à la proclamation par Alassane Ouattara de la création des FRCI le 8 mars 2011, les FAFN étaient formellement sous le commandement de Guillaume SORO, Secrétaire général des Forces nouvelles. En réalité, les commandants de ce groupe d’opposition armé étaient tout puissants dans leurs zones et les populations n’avaient aucune voie de recours, en raison d’une absence totale de système judiciaire et de tout mécanisme assurant l’obligation de rendre des comptes. Jusqu’à la proclamation par Alassane Ouattara de la création des FRCI, le 8 mars 2011, la chaîne de commandement entre le nouveau président ivoirien et ce groupe d’opposition armé n’était pas clairement établie. Cependant, les relations entre les FAFN et Alassane Ouattara se sont officiellement resserrées à l’approche de l’élection présidentielle de novembre 2010 et, avant même la proclamation des résultats de cette élection, des éléments armés des FAFN ont assuré la protection d’Alassane Ouattara et de son gouvernement à l’Hôtel du Golf à Abidjan et ce, jusqu’à l’arrestation de Laurent Gbagbo (à la page 48 du rapport).

Selon Amnesty International, le Président Alassane OUATTARA est responsable des actes commis par les Forces Nouvelles: « Les liens de subordination entre les FAFN et Alassane Ouattara ont été définitivement éclaircis lorsque le nouveau président ivoirien a intégré les FAFN dans les FRCI. Ce faisant, le président Ouattara assumait la responsabilité de tous les actes commis ou tolérés par ces forces armées, suite à leur intégration au sein des FRCI (à la page 48 du rapport) ».

Quatrièmement, une similitude entre les charges de la CPI contre l’ex-Président Laurent GBAGBO et les conclusions de la CNE. Si la CPI se saisissait des conclusions de la CNE pour ses enquêtes, on comprendrait. Mais un sentiment est clairement établi: la CNE s’aligne sur les intentions de la CPI.

D’ailleurs, le rapport ne respecte pas le bon timing. Certaines recommandations ont déjà été foulées au pied par le Président Alassane OUATTARA. Par exemple, concernant, les Forces armées et de la police, la CNE recommande au gouvernement :

- Le non-recrutement des ex-combattants et des miliciens dans la police

- Instauration de la transparence dans les recrutements et dans les procédures d’avancement dans l’armée et la police.

Aux lendemains de l’attaque du camp d’AKOUEDO, Chérif Ousmane, Issiaka Ouattara dit Wattao, Koné Zacharia et Vetcho, qui étaient jusqu’alors commandants des FRCI, ont été élevés à la dignité de lieutenant-colonel par le Président Alassane OUATTARA. Une seule question à Mme BADJO Paulette: ces nominations sont-elles transparentes ? La Côte d’Ivoire accumulent des officiers dont certains n’arrivent pas à aligner deux mots en français. La vérité dit-on, c’est toujours un pari sur l’incertitude.

Mais la CNE a-t-elle dit la vérité? pour répondre à cette question, empruntons à Guilleaume Romain, sa citation: « Les convictions qui s’enracinent prennent des allures de vérités qui enchaînent l’esprit et le rapprochent de la bêtise ».


II. UNE VOIE POUR LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION EN CÔTE D’IVOIRE

Les ivoiriens sont obligés de se réconcilier, c’est un fait et le principe acquis. C’est le « comment » et le « quand » qui divisent les ivoiriens. Une chose est sûre : la réconciliation est un processus qui prend du temps. La réconciliation ne se proclame pas, elle se construit avec les éléments en conflit, dans la durée. Finalement c’est le « comment » qui divise. La réconciliation elle-même est un élément de la recherche de la stabilité politique en Côte d’Ivoire. Car pour la paix en Côte d’Ivoire, il faut une vision globale sur les maux qui minent le pays. Comme beaucoup d’analystes, il faut ramener la sécurité partout en Côte d’Ivoire, discuter franchement de la réconciliation et lutter contre l’exclusion sociale et l’impunité.

La nécessité d’une réforme du secteur de la sécurité. L’insécurité connaît une inflation en Côte d’Ivoire: les FRCI tuent et eux-mêmes sont tués, les populations tombent chaque jour sous les balles assassines des hommes en tenues militaires. Les nouvelles autorités doivent atténuer la détresse du Professeur Mamadou Koulibaly, Président de LIDER, qu’il exprime sur les antennes de RFI en ces termes: « Le premier, c’est que nous n’avons pas en ce moment des systèmes de défense et de sécurité en Côte d’Ivoire. On n’a pas d’armée, on n’a pas de police ni de gendarmerie. Ces corps-là vivent dans la frayeur, dans la division, et il est difficile pour ces corps organisés comme l’armée, la gendarmerie et la police d’assurer la sécurité des populations si eux-mêmes ne sont pas déjà sécurisés ». Pour ce faire, il faudra aller au désarmement effectif comme prévu par les différents accords de paix signés entre l’ex-Président Laurent GBAGBO et l’ex-rébellion de Guillaume SORO. Les institutions internationales (l’ONU en tête) et le candidat Alassane OUATTARA (aujourd’hui Président) ont refusé le désarmement avant les élections. Ils constatent avec nous que lorsque les armes circulent partout, elles finissent par remplacer les marchandises puisque l’économie s’arrête.

Dans l’entendement des Nations Unies, le secteur de la sécurité doit comprendre des structures, des institutions et un personnel responsable de la gestion, de la garantie et du contrôle de la sécurité. Par exemple: les forces armées, les services de répression, les services pénitentiaires, les services de renseignement, et les institutions responsables du contrôle des frontières, des douanes et de la protection civile. Dans certains cas, le secteur comprend également certains éléments du système judiciaire appelés à connaître des cas de délit et de mauvais usage de la force. Le secteur de la sécurité doit également comporter des organes de gestion et de contrôle et, dans certains cas, peut faire appel à la participation de prestataires informels ou traditionnels de services de sécurité. Cette réforme est nécessaire pour rétablir la confiance entre les anciennes forces belligérantes et entre l’armée et les populations.

Définir les contours d’une vraie réconciliation. Lorsqu’on veut réconcilier un pays après une guerre, il faut poser des actions fortes et dialoguer sincèrement. Aucune partie ne doit s’octroyer une victoire ou la défaite bien au contraire tous doivent agir pour que la paix triomphe. En Côte d’Ivoire, une Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) a pour objectif d’aider les ivoiriens à se réconcilier. La CDVR peine sur le terrain et c’est certain qu’elle ne réussira pas son pari. Pour réconcilier les ivoiriens, il faut parler aux deux parties en conflit, or le dialogue ressemble à un monologue. Certains participants à la table de discussion sont en prison et les nouvelles autorités ne donnent aucun signe d’apaisement. En Juin 2012, la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) mettait en garde le pouvoir contre les arrestations ou les enlèvements de membres de la «galaxie patriotique», partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo. Sur les antennes de RFI, le conseiller chargé de la jeunesse de Charles Konan BANNY, Karim Ouattara, protestait contre les arrestations arbitraires qui visent des responsables de la « galaxie patriotique », en ces termes : « Je ne peux pas comprendre que pendant qu’il y a une Commission dialogue, vérité et réconciliation qui travaille à ramener la confiance entre les uns et les autres, on a l’impression qu’il y a un bulldozer derrière nous qui efface les traces. C’est très difficile à accepter cela ». « On ne peut pas nous demander d’œuvrer à ce que tous les Ivoiriens qui sont en exil puissent rentrer en Côte d’Ivoire, continue-t-il. Lorsque nous, on parle à ces personnes-là, elles nous disent: « Mais on a l’impression que vous, au sein de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, vous êtes là juste pour nous appeler vers le pays pour qu’on nous incarcère! » ».

Lutter contre l’impunité et l’exclusion sociale. La Côte d’Ivoire, version Alassane OUATTARA, n’est pas prête de mettre fin à l’impunité. L’affairisme et le copinage continuent de gangréner le comportement de certains de ses ministres et son administration. Après l’affaire « CELPAID » et l’affaire « SATAREM-GREENSOL », on retrouve le ferment de l’impunité dans l’affaire « BICTOGO » et « BACONGO ». Le premier était accusé de détournement de plusieurs milliards de franc CFA dédiés à l’indemnisation des victimes des déchets toxiques. A la fin, il a été blanchi par la justice. En tout cas, dans le rapport de M. Simplice KOFFI, Procureur de la République, rendu public, on peut lire: « En tout état de cause, l’on ne peut déceler des déclarations et pièces jointes des indices concordantes de nature à motiver l’inculpation d’ADAMA BICTOGO ». En clair, le procureur dit simplement aux ivoiriens qu’ils ont eu tort d’accuser M. BICTOGO.

Que dire encore du détournement de 40 milliards du budget alloué aux travaux de réhabilitation de l’Université d’Abidjan. Pour tromper les ivoiriens, un petit communiqué de la Présidence pour dire aux ivoiriens que le Président Alassane Ouattara a signé le jeudi 2 août 2012, un décret mettant fin aux fonctions d’Adama Meité, en qualité de Directeur des Finances et du Patrimoine du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Le ministre BACONGO lui, n’est pas touché par le communiqué de la Présidence. Et pourtant, on comprend difficilement comment le Directeur des Finances et du Patrimoine du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique peut dérober 40 milliards sans la complicité du ministre. L’impunité est également présente dans le secteur de la sécurité où une prime à l’impunité est accordée aux Dozos et aux FRCI. Dans la nouvelle Côte d’Ivoire, si vous êtes un proche du Président Alassane OUATTARA, vous pouvez piller les caisses de l’Etat impunément. Au pire des cas, on vous débarque de votre poste pour un autre plus « juteux ».

Dans tous les cas, en Côte d’Ivoire, sous le Président Alassane OUATTARA, la clé de répartition des richesses du pays est connue: être membre du bon parti politique, de la bonne religion, de la bonne région. C’est le fameux rattrapage du Président Alassane OUATTARA.


CONCLUSION

La Côte d’Ivoire est en effet loin d’être apaisée. Beaucoup reste à faire. Le Président Alassane Ouattara a promis que tous les responsables de crimes seront traduits devant la justice. Cette étape est indispensable pour que la réconciliation nationale puisse voir le jour. Mais pour l’heure rien de concret.

La réconciliation doit aussi passer par un dialogue politique inclusif, avec pour objectif une réconciliation véritable entre les fils et les filles de ce pays.

Pour être précis, aucune réconciliation ne peut être possible en Côte d’Ivoire sans que justice et réparation ne soient rendues à toutes les victimes, quelles que soient leur ethnie ou leur affiliation politique présumée. Il semble également nécessaire de faire la lumière sur les terribles massacres et autres violations et atteintes aux droits humains commis non seulement depuis décembre 2010 mais également durant toute la décennie passée. La réconciliation est une urgence et si la Côte d’Ivoire était un volcan, la réconciliation nationale en serait son cratère.

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

lundi, 20 août 2012

COTE D'IVOIRE: LE COMBLE DE LA DERIVE ET DE L'ABUS DE POUVOIR

 

MARIAGE ORIGINAL JEAN-FABRICE KONE DOSSONGUI.gif


Jean-Fabrice Koné Dossongui: Nouveau marié enlevé pour avoir vu son mariage commenté par Alain Toussaint


Jean-Fabrice Koné Dossongui, arrêté vendredi soir à Gagnoa et transféré à Yamoussoukro par des hommes armés se présentant comme des membres de la Garde Républicaine. Il est actuellement à Yamoussoukro. Sa femme s’y est rendue ainsi que des membres de sa famille. Je me suis entretenu dimanche après-midi de son cas avec des fonctionnaires de l’ONUCI.

Le Représentant spécial du SG de l’ONU en est informé et suit ce dossier.

Ci-après trois posts publiés sur mon compte Facebook et qui relatent bien l’histoire de ce jeune homme victime d’une méprise doublée d’un abus de pouvoir extraordinaire… parce que j’ai eu la mauvaise idée d’entrer en contact avec lui pour le féliciter après son mariage.

Sa famille est désespérée.

 

Publié le 19 août 2012

ALERTE/ENLEVEMENT. Chers amis, je viens d’apprendre que notre nouvel ami Jean-Fabrice Koné Dossongui (ici dans un wottro, en compagnie de son épouse Amenan Nguessan), que vous avez célébré sur Facebook, a été enlevé le vendredi 17 août, vers 22h, à son domicile de Babré (Gagnoa), par des hommes armés au service du régime Ouattara. Une semaine plus tôt, suite à une dénonciation d’un gérant de cybercafé, Jean-Fabrice avait été interpellé le samedi 11 août 2012, vers 8h, à Yamoussoukro, par deux individus à bord d’une 4×4 Mitsubishi Rouge. Ces hommes lui ont présenté une carte professionnelle barrée des couleurs orange blanc vert avant de le soumettre à un interrogatoire sur «sa vie, ses liens avec Toussaint Alain, les miliciens de Gbagbo, son ethnie, etc ».

« Tu es Tagbanan et puis tu marches avec les gens de Gbagbo? ». Fabrice a beau expliquer qu’il vient « à peine de faire la connaissance de Toussaint Alain via Facebook », rien n’y fait. Ils tentent alors de l’embarquer « à la Garde Républicaine » mais les habitants de la cour commune s’y opposent. Ils renoncent mais confisquent son téléphone portable. Craignant pour sa vie, Jean-Fabrice décide de regagner sa famille à Gagnoa dans l’après-midi. Et c’est justement à Babré, qu’avant-hier, vendredi 17 août, vers 22h, les mêmes hommes se sont présentés à lui. Ils étaient accompagnés de son collègue (enseignant) qui l’avait hébergé à Yamoussoukro pour les cours de vacances. Ces hommes armés sont repartis avec Fabrice vers une destination inconnue. A l’heure où je publie ces lignes, son épouse Amenan, son frère et ses amis restent sans nouvelle du jeune homme.

La vie tient à peu de choses dans la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui. Parce que nous sommes des êtres humains, j’avais cru bon de saluer ici l’originalité de ce jeune couple. En annonçant sur ce mur avoir retrouvé les traces des nouveaux mariés, je ne me doutais pas un seul instant que je mettais ainsi leurs vies en danger. J’en suis profondément consterné et désolé. Que Dieu protège Jean-Fabrice. AT


Publié le 10 août 2012

VIVE LES MARIES (2ème partie) ! Chers amis, je suis heureux de vous annoncer que j’ai pu retrouver les traces de ce merveilleux couple de Gagnoa – qui a regagné son domicile en wotro après le “oui” devant le Maire. Le chef de famille s’appelle Jean-Fabrice Koné Dossongui, titulaire d’une maîtrise en maths-physiques (Université de Cocody), et son épouse Amenan Nguessan, employée de commerce.

Leur union a été célébrée le 14 juillet 2012 à la Mairie de Gagnoa. Je me suis entretenu ce vendredi avec Jean-Fabrice qui m’a conté leur histoire. Un ami du couple avait promis une voiture aux futurs mariés. Mais le véhicule n’est jamais arrivé. Alors, ils ont décidé de faire avec les moyens de bord.

Amenan, l’épouse, a spontanément proposé de rentrer en wotro. “Je suis ému que vous m’appeliez alors que nous étions la risée de toute la ville”, m’a confié Jean-Fabrice, actuellement à Yamoussoukro où il dispense des cours de vacances jusqu’à la fin août. “Vraiment, ma femme et moi vous remercions déjà pour cet appel. C’est fantastique”, a ajouté mon nouvel ami qui devrait bientôt disposer d’un compte Facebook. Ah j’oubliais : ce couple si attachant habite… Babré (c’est un plus !) ! Le contraire m’eût étonné. Les habitants de ce quartier de Gagnoa ont l’ADN de la pub dans le sang. Début septembre, nos deux tourtereaux seront une nouvelle fois célébrés. Je vous tiendrai informés. C’est beau l’amour…

NB : Merci à Dodo Konet ainsi qu’à Hugues Koukougnon qui me signale que “la photo est du comédien Hamed de la Fontaine, couturier de son état, artiste-comédien et animateur à la Radio Gognoa”.

 

Publié le 10 août 2012

VIVE LES MARIES ! Un ami, Yan D’Eburnie, a publié cette émouvante et extraordinaire photo d’un nouveau couple paradant dans un wotro à l’issue de la cérémonie. Quelle originalité ! Leur union aurait été célébrée à Gagnoa. Je souhaiterais adresser mes félicitations ainsi qu’un petit présent à ce jeune couple. Vous les connaissez ? Merci de me contacter inbox ou par e-mail : fnsp.abidjan@gmail.com.

NB : Ce beau couple habiterait Babré que cela ne me surprendrait pas. Ou peut-être Nairayville ou Garahio… et pourquoi pas Dioulabougou ?!

 

Alain Toussaint


Page FACEBOOK Toussaint Alain

 

Source: IVORIAN.NET



Dernière heure!

Lundi 20 août 2012, 17h00 GMT


URGENT- JEAN-FABRICE EST VIVANT. Chers amis, Dieu a entendu vos prières. Notre ami Jean-Fabrice Koné Dossongui, enlevé à Gagnoa le vendredi 17 août 2012, vers 22h, par trois hommes armés de la Garde Républicaine de Yamoussoukro a été retrouvé lundi au petit matin par des villageois, à proximité de l'Ecole militaire de Zambakro.

Il est dans un piteux état physique: fracture du fémur droit, un oeil endommagé, multiples blessures dans le dos, les côtes et les parties intimes consécutives aux coups de crosse, de bois et de brodequins de ses ravisseurs.

Je remercie le personnel de la Division des droits de l'Homme de l'ONUCI, en particulier Dido Konet, et la Police de l’ONU (UNPOL) qui, aussitôt informées dimanche midi, n'ont ménagé aucun effort pour localiser Jean-Fabrice, le prendre en charge et assurer son transfert vers un centre hospitalier.

Le jeune marié devrait subir une opération de la jambe droite dans les prochaines heures. Merci à vous, chers amis, pour votre formidable mobilisation qui a permis de sauver la vie de Jean-Fabrice, très marqué par son enlèvement et les tortures. Merci pour sa jeune épouse, Amenan, et ses parents, encore sous le choc de ces événements. Que Dieu bénisse abondamment chacune et chacun de vous.

 
 
Alain Toussaint, sur sa page Facebook.

CONFERENCE DE PRESSE DU MINISTRE AMANI NGUESSAN MICHEL SUITE A L'ATTAQUE DU SIEGE DU FPI

 

ATTAQUE DU SIEGE DU FPI.jpg

Attaque du quartier général du FPI

 


 

Source de la vidéo: INFO D'ABIDJAN.NET

 

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Le siège du FPI «attaqué par le RDR»


Après le passage des agresseurs [du Rdr selon le FPI] au siège provisoire du Front Populaire Ivoirien, situé à Cocody-Atoban, quelques détails nous sont parvenus. Les agresseurs seraient arrivés à bord d’un Gbaka [mini-bus], armés de gourdins mais aussi d’armes à feu, dont des fusils kalachnikovs. Ce siège provisoire, une bâtisse appartenant à Nadi Bamba, fut utilisé comme siège de campagne durant la présidentielle 2010. Cette villa cossue est depuis quelques mois utilisée par le FPI, suite à la fin de location du siège du CNRD qui servait de bureaux, après la destruction du siège officiel du parti en zone 4 durant la crise postélectorale .

Quelques dégâts:

- Deux camarades gravement blessés;
- Trois camarades, dont Koua Justin, intérimaire de Konaté Navigué au poste de SG de la Jeunesse du FPI auraient été enlevés;
- Le véhicule du chargé des élections incendié;
- D’autres véhicules trouvés sur les lieux saccagés.


Hervé Coulibaly

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Côte d’Ivoire: le siège du FPI saccagé par des inconnus en armes


(AfriSCOOP ) — Le siège du Front populaire ivoirien (FPI, parti de l’ex-président Laurent Gbagbo), situé dans le quartier chic de Cocody (nord d’Abidjan), a été attaqué et saccagé samedi par des inconnus, qui ont fait deux blessés, au moment où des membres de la jeunesse de ce parti tenaient une réunion.

« Nous étions en réunion, nous étions au nombre de dix. Venues à bord d’un mini-car, des personnes non identifiées, armées de gourdins, de machettes et de fusils de chasse, ont fait irruption dans les locaux », a déclaré un membre de la section jeunesse du FPI, Jean-Luc Ouallo, cité par l’AFP.

Les agresseurs qui « parlent tous dioula » (langue de ressortissants du Nord ivoirien, très largement parlée dans le pays), ont incendié une voiture devant l’entrée du siège avant de saccager l’intérieur. Les vitres de toilettes brisées, et des documents traînaient par terre. Deux personnes sur place ont été légèrement blessées, l’une à la tête et l’autre à la joue, par les assaillants, selon l’AFP.

Toussaint Alain, ancien conseiller de Laurent Gbagbo, a affirmé sur son compte twitter que l’attaque a été perpétrée « par des militants du RDR (Rassemblement des républicains, parti du président Alassane Ouattara, ndlr), appuyés par des soldats des Frci (Forces républicaines de Côte d’Ivoire) »

L'attaque du siège du FPI survient après deux semaines au cours desquelles plusieurs postes de contrôle et des camps militaires des Forces de sécurité ivoiriennes à Abidjan et à l’intérieur du pays ont été attaqués par des groupes armés non identifiés faisant au moins 11 mort au sein des Frci et trois personnes tuées dans la population civile.

A plusieurs reprises, les autorités ont accusé «des miliciens pro-Gbagbo» et des militaires «nostalgiques du régime Gbagbo», s’attirant de vigoureux démentis du FPI.

«Nous avons choisi la voie de la transition pacifique», a indiqué vendredi le président intérimaire du FPI Oureto Miaka, exhortant les autorités à «chercher avec sérénité et responsabilité les causes profondes du malaise».

Dans un message télévisé adressé vendredi à la population ivoirienne, le Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou a appelé les auteurs de ces attaques à déposer les armes et à venir sur la table des négociations pour « un dialogue franc, sincère et sans exclusive ».


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Le siège du parti de Gbagbo attaqué à Abidjan, trois blessés (AFP)

 

Le siège du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a été attaqué samedi à Abidjan par des inconnus, qui ont fait trois blessés légers et provoquant un nouvel accès de tension alors que l’armée est depuis deux semaines la cible de commandos.

Des inconnus ont attaqué le siège du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), samedi à Abidjan, faisant trois blessés légers et provoquant un nouvel accès de tension alors que l’armée est depuis deux semaines la cible de commandos.

« Nous étions en réunion, nous étions au nombre de dix. Venues à bord d’un mini-car, des personnes non identifiées, armées de gourdins, de machettes et de fusils de chasse, ont fait irruption dans les locaux » peu avant 12H00 (locales et GMT), a déclaré à l’AFP un responsable de la section jeunesse du FPI, Jean-Luc Ouallo.

Une voiture a été entièrement incendiée et brûlait devant l’entrée du siège, situé dans le quartier chic de Cocody (nord), a constaté l’AFP. A l’intérieur, une porte a été cassée, du matériel informatique dérobé et des documents jetés par terre. Selon un témoin, l’expédition a duré « un peu plus de dix minutes ». Dans les locaux, deux hommes ont été légèrement blessés, l’un à la tête et l’autre à la joue.

Un autre jeune homme, venu discuter avec les vigiles gardant la bâtiment, a été aussi blessé par le groupe armé. « Ils m’ont frappé », a-t-il dit, lèvre inférieure légèrement ouverte et traces de coups visibles sur le visage.

Les agresseurs « menaçaient de nous tirer dessus ou de nous brûler vifs », a raconté Claude Désiré Dassé, un autre responsable de la jeunesse FPI. Les jeunes se sont alors réfugiés dans les toilettes. « Dieu merci, ils n’ont pas pu ouvrir la porte », a-t-il dit. Les vitres des toilettes ont été brisées. Les agresseurs « ont emporté deux de nos camarades » et parlaient « dioula » (langue de ressortissants du Nord ivoirien, très largement parlée dans le pays), a affirmé Jean-Luc Ouallo.

Appel à déposer les armes

Plusieurs policiers et gendarmes et des éléments de la force onusienne Onuci se sont rendus sur place après l’attaque. Ces événements surviennent en plein regain de tension dans le pays, après deux semaines au cours desquelles les Forces républicaines (FRCI), l’armée ivoirienne, ont essuyé des assauts en série à Abidjan, dans ses environs et dans l’Ouest, y perdant dix hommes.

Jeudi à Dabou, à environ 50 km à l’ouest d’Abidjan, les assaillants ont visé le camp FRCI, les bases de la police et de la gendarmerie, tué trois civils et ouvert la prison d’où se sont évadés des dizaines de détenus.

Le Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou a appelé vendredi soir les auteurs de ces attaques à déposer les armes pour ne pas empêcher le « renouveau » ivoirien, plus d’un an après la fin d’une crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) aux quelques 3.000 morts.

Appel au dialogue

Il a appelé au dialogue et annoncé la prochaine organisation de « missions d’écoute et de sensibilisation » dans le pays. L’Onuci a lancé vendredi « un appel urgent au calme » et jugé que les violences montrent « la nécessité pour le pays de poursuivre le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) des anciens combattants et anciens miliciens » ayant combattu durant la crise de 2010-2011.

Selon l’Onuci, environ 70 personnes au moins sont retenues depuis quelques jours par les forces de sécurité ivoiriennes pour présumée « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat » ou implication supposée dans les attaques. La mission a souligné n’avoir pu accéder encore à certains détenus à Abidjan. (...).

 

AFP


Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

LE GROUPE DE PRESSE CYCLONE (PROCHE DE GBAGBO) INCENDIE, APRES L'ATTAQUE DU SIEGE DU FPI

 

côte d'ivoire,le siège d'un groupe de presse pro-gbagbo incendié,le siège du quotidien "le temps" incendié

Les locaux du groupe éditant le journal ivoirien "Le Temps" incendiés

(Photo - LMP via Facebook).


A force d'indexer et d'incriminer officiellement le FPI et les pro-Gbagbo, relativement aux attaques que subissent les FRCI depuis deux semaines de la part d'un commando non identifié, le régime Ouattara a réussi le tour de force de les livrer en pâture et de faire d'eux les cibles de prédilection des militants du RDR qui n'hésitent plus à s'attaquer aux symboles du parti de l'ex-Président ivoirien, notamment au groupe de presse "Cyclone" qui édite le quotidien "Le Temps" et au siège du FPI. Voici où conduit le manque de sagesse et de tact dans la gestion des affaires d'Etat. Le mal est fait, rien ne sert plus de se dérober. Il faut maintenant assumer et même craindre une escalade plus folle encore. Les coupables des attaques contre les FRCI étant déjà trouvés, avant la moindre enquête. Bonne lecture!


Côte d'Ivoire: Le siège d'un groupe de presse pro-Gbagbo incendié


(AfriSCOOP ) — Les locaux du groupe éditant le journal ivoirien "Le Temps", proche du Front populaire ivoirien (FPI), ont été cambriolés et incendiés par des inconnus dans la nuit de samedi à dimanche à Abidjan, quelques heures après des actes de vandalisme contre le siège du parti de Laurent Gbagbo, rapportent des médias.


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Siège du groupe Cyclone incendié


« Six (6) individus lourdement armés ont ligoté le vigile commis à la surveillance du groupe de presse, aux environs de 23H00, après avoir escaladé la clôture qui ceinture le bâtiment. Ils ont ensuite emporté le matériel informatique avant de mettre le feu à la rédaction et aux bureaux de la direction », indique la direction du groupe Cyclone, société éditrice des quotidiens "Le Temps" et "LG Infos" (proches de l’opposition) et du journal people "Prestige Magazine".

L’attaque des locaux du groupe Cyclone survient après l’expédition menée samedi à Abidjan, au siège du parti de M. Gbagbo, par des inconnus armés qui ont fait trois blessés légers. Le FPI a mis en cause des partisans du chef de l’Etat Alassane Ouattara. Les assaillants «sont des pro-Ouattara, on les connaît, il y en a que nous avons reconnus», a déclaré le secrétaire général du parti, Laurent Akoun. «Mensonges», a répliqué le Rassemblement des républicains (RDR), le parti présidentiel.


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Devanture du siège du FPI attaqué


Par ailleurs, l’ex-ministre Alphonse Douati, secrétaire général adjoint du FPI, a été interpellé à son domicile, samedi soir, par la Direction de la surveillance du territoire (DST), pour des raisons non encore élucidées.

Depuis le 6 août, une série de raids meurtriers de groupes armés non identifiés est dirigée contre les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, armée composée majoritairement des forces ex-rebelles ayant combattu pour l’accession de l’actuel président Alassane Ouattara au pouvoir en avril 2011) à Abidjan et dans des localités du pays.

Les ministres Hamed Bakayoko de l’Intérieur et Paul Koffi Koffi délégué à la Défense ont formellement accusé les partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo d’être les auteurs de ces attaques, ce que nie le FPI. (Avec APA).

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

dimanche, 19 août 2012

COTE D'IVOIRE: LE PREMIER MINISTRE AHOUSSOU KOUADIO APPELLE A «UN DIALOGUE FRANC, SINCERE ET SANS EXCLUSIVE»

 

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Le gouvernement ivoirien appelle les auteurs d'attaques récentes contre l'armée à déposer les armes, pour ne pas empêcher le "renouveau" du pays, a déclaré le Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou dans une déclaration reçue samedi par l'AFP.

"Le gouvernement condamne fermement ces actes d'une violence inouïe", a indiqué M. Ahoussou, assurant que "les autorités militaires sont à pied d'oeuvre pour juguler ces vagues de violence". 

Il demande "instamment aux auteurs de ces attaques de déposer les armes", a-t-il poursuivi. 

Plus d'un an après la fin d'une crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) aux quelques 3.000 morts, certains Ivoiriens "croient toujours que la solution à leurs problèmes passe par les armes et la violence", a-t-il déploré.

Alors que le pays est sur la voie du "renouveau", ces attaques visent à "créer la psychose" et à "décourager les potentiels investisseurs", a affirmé M. Ahoussou.

Le Premier ministre a appelé à "un dialogue franc, sincère et sans exclusive" et annoncé la prochaine organisation de "missions d'écoute et de sensibilisation" à travers le pays.

En une dizaine de jours, les Forces républicaines (FRCI), l'armée ivoirienne, ont essuyé des assauts en série à Abidjan, dans ses environs et dans l'Ouest, y perdant dix hommes. Jeudi à Dabou, à environ 50 km à l'Ouest d'Abidjan, les assaillants ont visé le camp FRCI, les bases de la police et de la gendarmerie, tué trois civils et ouvert la prison d'où se sont évadés des dizaines de détenus.

AFP


Source: AFRIK.53

ATTAQUES D'AKOUEDO, TOULEUPLEU, DABOU... UN FRCI FAIT DES REVELATIONS

 

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Dans l’atmosphère d’insécurité et de violence généralisée que connaît le pays, des langues se délient.

En effet, un élément des Frci reconverti en chauffeur de taxi à Daloa dévoile tout sur les attaques d’Akouédo, Touleupleu, Dabou, etc. C’était hier (vendredi 17 août 2012, Ndlr). A la question d’un de ses amis de savoir qui est derrière toutes ces attaques, le dénommé Ahm Cho, ex-Frci en colère, lui répond: «Les militants du Fpi sont montrés du doigt par le gouvernement pour rien. Nos chefs savent bien que ce sont les éléments des Frci qui n’ont pas été retenus dans l’armée qui se vengent. Moi-même, j’ai combattu à Daloa, à Issia, à Méagui et à Soubré. A la fin de la crise, personne ne s’occupait de nous. Chacun luttait pour pouvoir manger. C’est ce qui m’a obligé à revenir à Daloa pour conduire mon taxi».

Après plus de dix minutes de causerie, son ami est descendu devant l’Hôtel Akakro. Notre curiosité nous pousse à interroger ce Frci reconverti. «Pourquoi tu as affirmé que ce n’est pas le Fpi qui est derrière les attaques alors que le pouvoir accuse ce parti politique?», avons-nous demandé. Et notre interlocuteur de répondre: «Les hommes de Gbagbo ont très peur des Frci. Ils ne peuvent pas les attaquer. Mon vieux, c’est la vérité. Ce sont les hommes d’IB qui sont les plus en colère. Ils n’ont rien obtenu du Président (Alassane Ouattara, Ndlr). Certains sont vigiles, d’autres dressent des barrages dans les villages pour trouver à manger. Les chefs savent que ce sont leurs anciens éléments abandonnés qui les attaquent; ça fait mal mais il faut dire la vérité», a-t-il conclu, avant de décliner son identité.

 

E.G.B.

eustachegoorebi@yahoo.fr


Source: IVORIAN.NET

samedi, 18 août 2012

LA COTE D’IVOIRE RENOUE AVEC LA VIOLENCE

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Bientôt deux semaines que la Côte d’Ivoire a replongé dans la violence et dans la hantise des attaques à l’arme lourde et automatique. Le Ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko, le disait, un brin tromphaliste : « Le pays est sécurisé ».

Il a fallu deux petites attaques d’un commando non identifié pour se rendre compte que ce n’était qu’un effet d’annonce. Lui qui était si prompt à trouver les coupables et les auteurs est devenu subitement aphone.

Mieux, plus d’une dizaine de ministres et de chefs militaires auraient quitté le pays avec leurs familles ou les auraient planquées à l’étranger, selon des informations en circulation sur la place abidjanaise. Y compris le chef de l’Etat et le président de l’Assemblée nationale. « Le pays est sécurisé », avez-vous dit ?

 

Que DIEU sauve la Côte d'Ivoire!

IL Y A PRESIDENT ET PRESIDENT

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Le président sud-africain Jacob Zuma, en déplacement à Maputo, au Mozambique, pour une réunion de la SADC, a dû écourter son séjour à l’étranger pour se rendre au chevet de son peuple meurtri par une dérive policière qui a fait 34 morts parmi les grévistes de la mine de platine de Marikana, à Rustenburg, revendiquant une hausse significative de leur salaire de misère. Voilà ce que j’appelle « Un Président ».

Mais en Côte d’Ivoire, le 20 juillet 2012, un camp de réfugiés Wê sur leur propre terre, à DUEKOUE, est dispersé dans le sang et le feu par de jeunes expéditionnaires Malinké, des FRCI et des Dozos (chasseurs traditionnels), sous les yeux des autorités préfectorales et des soldats de l’ONUCI. Bilan : 234 morts et de nombreux portés disparus. Le chef de l’Etat ivoirien n’a pas même daigné y faire un tour, ne serait-ce que par commisération. Ces Ivoiriens-là sont des sous-hommes. Ils ne méritaient pas tant d’égards.

Pire, depuis la nuit du 5 au 6 août 2012, le pays vit au rythme d’attaques meurtrières contre nos commissariats et camps militaires, contre nos villes et villages. Alassane Ouattara ne trouve rien de mieux à faire que de se payer deux semaines de vacances dorées dans l’Hexagone. Voici le président que nous avons, nous, en Côte d’Ivoire !!!


Que DIEU garde la Côte d'Ivoire!

COTE D'IVOIRE: LA VAGUE D'ATTAQUES ACCUSE LES FRAGILITES DU POUVOIR OUATTARA

 

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Des soldats des Forces républicaines (FRCI) patrouillant dans les rues de Dabou, en Côte d'Ivoire, le 16 août 2012 (AFP, Sia Kambou)

 

La vague d'attaques meurtrières menées par des commandos non identifiés contre l'armée ivoirienne montre les fragilités du système sécuritaire du président Alassane Ouattara et l'urgence d'une réforme militaire, plus d'un an après la fin d'une crise armée.

En une dizaine de jours, les Forces républicaines (FRCI) ont essuyé des assauts en série à Abidjan, dans ses environs et dans l'ouest du pays, y perdant dix hommes. Jeudi à Dabou (environ 50 km à l'ouest de la capitale économique), les assaillants ont visé non seulement le camp FRCI mais les bases de la police et de la gendarmerie, ont tué trois civils et ouvert la prison d'où se sont évadés des dizaines de détenus.

"Sécurité: ça ne va pas!", titrait vendredi le journal satirique L'Eléphant déchaîné. L'indépendant Soir-Info a averti: ces violences "sapent naturellement tous les efforts" de M. Ouattara, qui court les capitales étrangères pour attirer les investisseurs dans un pays à nouveau "fréquentable".

"Il ne faut pas exagérer la menace", explique à l'AFP un proche du chef de l'Etat, y voyant des soubresauts hérités de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011), qui s'est conclue par deux semaines de guerre et a fait quelque 3.000 morts.

Le gouvernement affirme muscler son dispositif et dément une "insécurité généralisée". Mais cet enchaînement de violences démontre que la situation est loin d'être stabilisée.

"harcèlement"

Très vite, le régime a accusé des fidèles de l'ex-président Laurent Gbagbo, incarcéré à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l'humanité, de tenter d'exécuter un plan global de "harcèlement" et de "déstabilisation": miliciens ou militaires basés en Côte d'Ivoire, au Ghana ou au Liberia, avec l'appui d'exilés politiques et militaires chez ces voisins.

S'il ne fait guère de doute que les attaques de l'Ouest peuvent largement être imputées à des pro-Gbagbo installés côté libérien - l'ONG Human Rights Watch (HRW) leur attribuait dans un rapport en juin la responsabilité d'"au moins 40" tués en moins d'un an -, les dernières opérations, à Abidjan et dans sa région, suscitent des interrogations.

Sans exclure la présence de pro-Gbagbo parmi ceux qui ont pris d'assaut le 6 août le camp militaire d'Akouédo, l'un des principaux d'Abidjan, une source sécuritaire occidentale affirme que "parmi les assaillants, il y avait des anciens du "commando invisible" (mouvement armé anti-Gbagbo actif début 2011, ndlr) et des ex-rebelles" pro-Ouattara, une piste confirmée par une autre source proche du dossier.

Des milliers d'ex-combattants qui ont contribué à installer M. Ouattara au pouvoir, après (...) l'élection de novembre 2010, attendent en effet d'être désarmés, réinsérés ou bien intégrés dans les forces régulières.

"Il est temps que l'on procède à un désarmement effectif de toutes les forces qui ne sont pas habilitées à porter des armes, quel que soit leur camp", exhorte René Hokou Legré, président de la Ligue ivoirienne des droits de l'Homme (Lidho).

Pour lui, le régime "ne manque pas de volonté politique" mais évite de "brusquer les choses". Or, met-il en garde, "en y allant doucement, il y a une gangrène qui est en train de s'installer".

Lançant vendredi "un appel urgent au calme", la force onusienne Onuci a également jugé que les violences montrent "la nécessité pour le pays de poursuivre le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) des anciens combattants".

Les ex-miliciens pro-Gbagbo, comme nombre d'éléments pro-Ouattara, forment une masse énorme de "guérilleros potentiels" que leurs frustrations peuvent conduire à des coups de force, avance l'opposant Mamadou Koulibaly, ex-président de l'Assemblée nationale sous l'ère Gbagbo.

Le président Ouattara a annoncé la mise en place d'un "Conseil national de sécurité" qui conduira la réorganisation de l'armée - aux contours encore très flous - et chapeautera une structure unique chargée du DDR.

"Le pouvoir est en train de se réveiller" du fait des attaques mais "ça flotte, ça tangue" encore, observe un diplomate africain. "La Côte d'Ivoire n'est pas sortie de la crise".

 

Thomas Morfin (AFP)

 

Source: GOOGLE.COM

A LA UNE DE LA PRESSE AFRIQUE: LA COTE D'IVOIRE SOUS LE CHOC

 

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Après Yopougon-Niangon, après le camp militaire d’Akouédo, ou encore plusieurs positions sécuritaires proches de Toulepleu, dans l’ouest du pays, c’est à la ville de Dabou, près d’Abidjan, que des assaillants non-identifiés ont mené la dernière en date d’une série d’attaques à main armée qui ont secoué la Côte d’Ivoire ces deux dernières semaines.

Et ce matin, le journal Nord-Sud propose à ses lecteurs la projection du « film de l’attaque » de Dabou. Sur son écran de papier, le quotidien présenté comme proche du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, dépeint une ville « sans âme, des populations encore sous le choc, presqu'invisibles (sic). (…) Les signes de la folle nuit vécue par ses habitants sont perceptibles depuis le corridor, remarque Nord-Sud : Carcasse de moto calcinée, hangars réduits en cendres desquels s’élèvent (sic) encore une petite fumée, c’est le constat fait au barrage des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire, en alerte maximale. Armes au poing, ils arrêtent tous les véhicules qui rentrent et sortent de Dabou et, procèdent au contrôle des pièces d’identité des passagers. "Descendez et montrez vos papiers, c’est gâté à Dabou !", se plaît à lancer un (militaire) Frci, l’air grave », relate donc Nord-Sud.

C’est « gâté » ? A en croire la Une du journal Le Patriote, ce sont des « coups de feu » qui ont été entendus à Dabou. Le quotidien proche du Rassemblement des républicains, le parti du président Alassane Ouattara, affirme que « le commando pro-Gbagbo s’est encore signalé ».

Mais à en croire le quotidien gouvernemental Fraternité Matin, plus que de simples « coups de feu », c’est carrément « Dabou (qui a été) attaquée, hier ».

Même titre à la Une du journal proche de l’ex-président Laurent Gbagbo Notre Voie et du quotidien indépendant Soir Info : « Dabou attaquée, hier » (Notre Voie ajoutant que Jacqueville, toute proche, a également été ciblée).

Quand à L’intelligent d’Abidjan, il a fait les comptes : « 10 attaques en 2 semaines ».

Côte d’Ivoire : guérilla urbaine

Le Patriote est catégorique. Le journal évoque une « guérilla urbaine qui a déjà commencé ». Et il annonce la couleur. « Nos sources sont formelles, écrit-il. La fameuse guerre de 77 jours ne sera pas un conflit armé conventionnel. Ce sera une guerre d’harcèlement permanent. Durant la période choisie par ces apprentis terroristes, à savoir d’août à octobre, nos sources disent que les attaques seront quasi-quotidiennes », croit savoir Le Patriote.

« Ca devient extrêmement préoccupant (…) On dirait en 2002 », estime L’Eléphant déchaîné, qui harangue, ce matin, le président ivoirien Ouattara. « Président, revenez au pays, ça ne va pas ! ». Dans son style fleuri, le journal égrène en Une ce qu’il considère comme les pommes de discorde en Côte d’Ivoire : « La sécurité, ça ne va pas ! La réconciliation, ça ne va pas ! Le désarmement, ça ne va pas ! La justice, ça ne va pas ! La vie, ça ne va plus ! ».

Déchaîné, L’Eléphant du même nom l’est vraiment, quand il explique en toutes lettres pourquoi, selon lui, le chef de l’Etat devrait rentrer : « les problèmes qui se posent aujourd’hui au pays sont innombrables et le chef de l’Etat devrait sérieusement penser à marquer un temps d’arrêt dans ses voyages pour s’atteler véritablement à les résoudre en posant des actes extrêmement forts. Car, courir à l’extérieur comme il le fait depuis des mois derrière les investisseurs est certes une démarche louable mais, aucun investisseur ne viendra risquer le moindre franc CFA dans un pays où il y a autant de problèmes non résolus », martèle L’Eléphant déchaîné.

Côte d’Ivoire : commando mystère

« La psychose se généralise désormais aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays, enchérit Le Nouveau Courrier. Les autorités ivoiriennes certainement prises de court par cette énième attaque se sont murées dans un silence, évitant les déclarations spectacles des premiers jours ».

Et le quotidien proche de l’ex-président Laurent Gbagbo interpelle le ministre de l’intérieur : « Mais où est donc passé Hamed Bakayoko ? ». Pour Le Nouveau Courrier, le ministre de l’Intérieur, qui avait accusé les pro-Gbagbo après l’attaque du camp d’Akouédo le 6 août dernier, « semble revenir à la raison pour appréhender la gravité de la menace qui guette le régime de son mentor, estime Le Nouveau Courrier. Et ce n’est pas fortuit quand il accourt vers Guillaume Soro qui a conduit les rênes de l’ex-rébellion dans le maquis afin que celui-ci reprenne les choses là où il les avait laissées », ajoute le quotidien.

A noter enfin que Le Nouveau Courrier publie par ailleurs un communiqué circulant depuis hier sur internet et qui est signé d’un groupe, à ce jour inconnu, revendiquant ces attaques. « Le commando mystérieux révèle ses objectifs », lance le journal. En fait d’objectifs (au pluriel), le mystérieux « commando », à travers ce document, est sensé s’en être fixé surtout un : « le départ du pouvoir de l’actuel chef de l’Etat », précise Le Nouveau Courrier. Lequel, toutefois, n’entend pas vouloir « endosser ses revendications ». Mais en publiant ce document, le quotidien souligne que son but est « d’informer les Ivoiriens et de susciter un débat ». 


Norbert Navarro


Source: RFI

vendredi, 17 août 2012

LE REGIME OUATTARA DANS LA TOURMENTE, DABOU ET JACQUEVILLE TOMBENT, LES SOLDATS FRANÇAIS A LA RESCOUSSE…

 

http://actu.atoo.ci/images/photos/photo8553939704ddb4bec1a10d.jpg

 

Comme le montre la vidéo ci-dessous, la force française stationnée en Côte d’ivoire a décidé de venir en aide au régime Ouattara qui a du mal à faire face à un mécontentement généralisé au sein de sa propre armée. Ce « commando » non encore formellement identifié qui semble être aguerri à la technique du sabotage et du harcèlement militaire, technique que le camp Ouattara a appris à ses combattants au plus fort de la crise postélectorale, est bel et bien constitué d’éléments appartenant aux Frci (Forces pro-ouattara). 


 

Ce commando qui s’est signalé aujourd’hui dans deux villes proches d’Abidjan (Dabou et Jacqueville), se serait emparé de la base militaire de la ville de Dabou, et après l'avoir vidé de ses armes et munitions, aurait attaqué la prison et le poste de police de la même ville, avant de se diriger vers Jacqueville où d'autres affrontements tout aussi violents l'ont opposé aux FRCI.

Selon le député de Dabou, tous les pensionnaires de la prison, au nombre de 150, se sont tous évadés.

Dans les deux cas, à Dabou et à Jacqueville, l'on dénombrerait de dizaines de morts coté FRCI. Les renforts envoyés depuis les villes voisines n'auraient pas réussi à faire face au commando non identifié, d'où sans doute l'intervention dans les prochaines heures de la force française LICORNE.

Comme on peut le constater, malgré toutes les bonnes promesses de non ingérence, récemment renouvelées par Laurent Fabius, l'armée française a décidé une fois de plus de voler au secours d'Alassane Ouattara dont les troupes sont en difficulté face à un commando non identifié qui a déjà causé des dizaines de morts dans ses rangs. La guerre a donc officiellement repris en Cote d'Ivoire.

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

LA TENSION REMONTE AU SEIN DE L'ARMEE EN COTE D'IVOIRE

 

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(Afp/Issouf Sanogo)

Les gardiens de la paix de l’ONU ont pris position à l’intérieur du camp militaire d’Akouédo à Abidjan le 6 août 2012, jour d’une attaque du camp qui a fait six morts.

 

 

-Une série d’attaques contre l’armée ivoirienne, menées par des militaires, a fait plus d’une dizaine de morts.

-Le gouvernement accuse des supporteurs de l’ex-président Laurent Gbagbo d’en être à l’origine.

-Ces attaques montrent l’incapacité des autorités à réformer le secteur de la sécurité, plus d’un an après la fin de la crise.

 

Depuis quinze jours, Abidjan a deux visages. Animée, embouteillée et pleine de vie la journée. En quasi-état de siège, militaires à tous les coins de rues et contrôles incessants dès que la nuit tombe. De quoi rappeler de mauvais souvenirs aux habitants de la capitale économique ivoirienne, encore traumatisés par la crise post-électorale qui s’était soldée l’an passé par deux semaines de guerre en pleine ville.

Attaques en série

Le renforcement des mesures de sécurité à Abidjan s’explique. L’armée ivoirienne a été récemment la cible de plusieurs attaques d’hommes armés durant lesquelles dix soldats ont trouvé la mort. Dimanche 5 août d’abord : en pleine nuit, un groupe de six hommes armés habillés en treillis militaire, à bord d’un taxi, ouvre le feu sur un commissariat de la commune de Yopougon. Ils attaquent dans la foulée un point de contrôle de l’armée situé dans le même quartier. Bilan : cinq soldats tués lors des deux assauts.

Le lendemain, c’est le camp militaire d’Akouedo, une des plus importantes bases de l’armée dans la ville, qui est attaqué par une trentaine d’hommes, de nouveau dans la nuit. Cinq autres soldats et un assaillant sont tués lors des combats qui durent trois heures. Deux jours après, dans la nuit du 7 au 8 août, une quatrième attaque cible un check-point de l’armée près d’Agboville (80 km au nord d’Abidjan), blessant plusieurs soldats.

Et le lundi 13 août, un poste frontière est attaqué à Toulepleu, à la frontière libérienne faisant un blessé ivoirien. Six Ivoiriens ont été arrêtés au Liberia mercredi 15 août. Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans l'attaque de lundi et sont détenus dans une zone frontalière, a annoncé le ministre libérien de la Défense, Brownie Samukai.

Des partisans de Gbagbo impliqués

Le gouvernement accuse des partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo d’être derrière ces attaques survenues au moment où la Côte d’Ivoire célébrait ses 52 ans d’indépendance. Hamed Bakayoko, le ministre de l’intérieur, a accusé les pro-Gbagbo en exil au Ghana voisin d’avoir planifié ces attaques afin de créer une «situation de paranoïa dans le pays»  alors que Laurent Gbagbo, incarcéré à La Haye, devait être entendu par la Cour pénale internationale le 13 août – une audience reportée quelques jours avant, pour des raisons médicales.

Le gouvernement a annoncé l’arrestation de 11 personnes, dont des soldats de la base militaire visée. «Il ne fait aucun doute que ces attaques ont été menées grâce à des complicités au sein du camp»,  estime Paul Koffi Koffi, ministre délégué à la défense. Les éléments qui assuraient la garde de l’armurerie ont été incarcérés, et plusieurs responsables du camp ont été démis de leurs fonctions.

Incapacité à réformer l’armée

Ces attaques montrent surtout l’incapacité du gouvernement à réformer l’armée et résoudre les problèmes liés au secteur de la sécurité et de la défense. «C’est incroyable qu’une base militaire de 3 000 soldats se fasse attaquer aussi facilement par une trentaine d’hommes qui rentrent dans un camp, tuent des soldats et prennent des armes», estime un connaisseur des questions militaires.

Grand chantier promis par le président Ouattara, la réforme du secteur de sécurité est en effet au point mort. L’idée était, en théorie, de refonder une armée en mêlant d’ex-rebelles (9 000 sur 32 000) qui se sont battus pour Ouattara, des ex-Forces de défense et de sécurité – police et armée régulière loyales à Gbagbo – et d’une petite partie de volontaires qui avaient pris part à la bataille d’Abidjan. Non seulement les programmes de réinsertion ont peu avancé – aussi bien du côté des ex-rebelles que des volontaires – mais l’unité fait cruellement défaut au sein des forces armées.

Le gouvernement s’appuie essentiellement sur les ex-rebelles pour assurer la sécurité du pays et des institutions. Le nord du pays est lui toujours sous l’autorité des anciens chefs de guerre dont l’influence reste importante. «Le pouvoir continue à ne pas faire confiance aux ex-FDS qui restent sous-équipés, sans mission et donc frustrés, estime cet expert. Le nombre de militaires susceptibles d’être à l’origine de ces attaques est donc considérable, et va des pro-Gbagbo aux soldats méprisés et aux ex-combattants non réinsérés.»  

 

Olivier Monnier (à Abidjan)

 

Source: LA CROIX.COM

jeudi, 16 août 2012

OUEST IVOIRIEN: LE HARCELEMENT CONTRE LES FRCI CONTINUE A LA FRONTIERE LIBERIENNE


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Une nouvelle attaque contre les FRCI s'est produite à la frontière libérienne, dans la nuit de lundi à mardi. Il s'agit de la deuxième dans la même région ouest de la Côte d'Ivoire en moins de 24 heures.

Les attaques contre les forces républicaines se succèdent dans l’extrême ouest ivoirien. Apres l’assaut contre le poste frontalier de Pehekambly, le 13 août, des hommes armés ont attaqué dans la nuit de lundi à mardi la position des FRCI au niveau du village de Bakoubly, également situé à la frontière entre le Liberia et la Côte d'Ivoire.

Selon plusieurs témoignages, l’attaque a fait un blessé parmi les éléments des FRCI présents, dont plusieurs se sont repliés au Libéria voisin. « La recrudescence des attaques ressemble a une stratégie de harcèlement contre les forces républicaines pour leur saper le moral. Mais, nous tiendrons bon et repousserons tous les assaillants », confie à Jeune Afrique un chef militaire de la région.

Manque de d'armement

Des sources onusiennes sur place confirment l’attaque en précisant que la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) n’est pas d’appuyer les FRCI contre les assaillants. « Nous n’allons pas engager le combat. Notre mandat est différent de celui des Casques bleus en RDC. Ici, nous sommes là pour protéger les civils », explique-t-on. Depuis les attaques des derniers jours, montrant la vulnérabilité des soldats de l’armée nationale, les critiques fusent dans le pays contre l’immobilisme des Casques bleus. Quant aux soldats des FRCI, ils réclament davantage d'armes et de munitions pour faire face à la force de feu ennemie.

 

Baudelaire Mieu, à Abidjan

 

Source: JEUNE AFRIQUE

TOULEUPLEU SE VIDE, LES POPULATIONS VONT SE REFUGIER AU LIBERIA

 

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Ce mardi 14 mai 2012, profitant d’une relative accalmie sur le front de Touleupleu, les populations se sont ruées vers le Liberia voisin pour s’y réfugier. En effet, selon des concordantes, les combats avaient gagné en intensité depuis le lundi 13 juin 2012 à 17h30, lorsque les renforts du Commandant Loss sont venus appuyer les FRCI en déroute. Les armes ont crépité toute la nuit jusqu’au lendemain matin 14 août 2012, mais le Cdt Loss n’a pas pu déloger les éléments du commando non-identifié qui s’était emparé, la veille, des positions stratégiques de Touleupleu, précisent les mêmes sources.

Division entre gendarmes et dozos

Selon des témoins, les dozos, supplétifs de l’armée de Dramane Ouattara, soupçonnaient les gendarmes d’être de connivence avec le mystérieux commando qui a attaqué Touleupleu. De leur côté, les gendarmes, déjà mal équipés, refusèrent de se mélanger à cette bande de dozos, chasseurs traditionnels aux cyniques réputations. La hiérarchie militaire des FRCI n’a pas encore résolu cette division, favorisant l’avancée du commando non-identifié, ont indiqué les mêmes témoins. Un vent de panique s’empara, alors de Touleupleu, Danané, Tai et Bloléquin. Les populations sentant une déroute des FRCI, désertent les zones de combats pour se réfugier au Liberia voisin.

Des frappes d’hélicos MI-24

Le Lundi 13 août 2012, M. Paul Koffi Koffi, ministre délégué à la défense, annonçait fièrement sur le plateau du JT de 20h de RTI1 : "Les forces onusiennes ont décollé des MI-24 pour sécuriser la frontière avec le Liberia".

Répondant aux questions de Jeune Afrique, la hiérarchie militaire de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) confirme, certes, les combats de Touleupleu mais a démenti toute implication dans les combats au côté des FRCI en ces termes : "Nous n’allons pas engager le combat. Notre mandat est différent de celui des Casques bleus en RDC. Ici, nous sommes là pour protéger les civils".

Cependant, des humanitaires opérant à Touleupleu et qui se sont repliés sur Guiglo témoignent que "des MI-24 ont ouvert le feu sur les positions avancées du Commando non-identifié, stoppant la progression des éléments élites dudit commando au cœur du dispositif démantelé des FRCI en déroute". En outre,des témoins rapportent avoir aperçu des avions cargos de l’ONUCI qui, dit-on, "évacuaient des casques bleus".

De toute évidence, les FRCI de Dramane ouattara ont buté sur une résistance farouche d'un commando non-identifié, malgré les renforts du comandant Loss. La division des FRCI fragilisent leur position et il va s’en suivre une débandade générale des FRCI et leurs supplétifs, si l’ONUCI et d’autres forces occultes ne se mêlent pas secrètement de ces affrontements ivoiro-ivoiriens.

 

Source: Le blog d'Alain Doh Bi

mercredi, 15 août 2012

DANS LE CADRE D'UN DEBAT SUR RFI - MAITRE ALTIT «SMASHE» L'AVOCAT DE OUATTARA

 

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L’avocat principal du président Laurent Gbagbo a, dans le cadre d’un débat organisé par RFI, dominé les échanges face à un avocat de Ouattara pleurnichard et sur la défensive. Et à un Florent Geel, Monsieur Afrique de la FIDH, gêné dans une défense qui se veut subtile d’une certaine vision du «deux poids deux mesures» dans le traitement judiciaire de la question ivoirienne. Hier, Radio France Internationale a diffusé, dans le cadre de l’émission «Le débat africain», un échange entre Maître Emmanuel Altit, avocat principal du président Laurent Gbagbo dans le cadre de la procédure ouverte contre lui à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, et Maître Jean-Pierre Mignard, homme d’influence françafricain encarté au Parti socialiste français et avocat d’Alassane Ouattara. C’est Jean-Pierre Mignard qui était à la manœuvre, avec son collègue Jean-Paul Benoît, pour traduire le président Gbagbo à la CPI alors que l’actuel maître d’Abidjan était reclus à l’hôtel du Golf. Florent Geel, le responsable Afrique de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme – très controversé – était également de la partie. Maître Altit a été particulièrement offensif, face à un Maître Mignard en retrait et à un Florent Geel – qui a par le passé mouillé son maillot pour sortir d’affaire le camp Ouattara – gêné.

Tortures infligées à Gbagbo : «Les médecins ont conclu qu’il y avait eu torture»

La question du report de l’audience de confirmation des charges qui devait avoir lieu ce lundi a bien entendu été au cœur des débats. L’avocat principal de Laurent Gbagbo a tenu à faire une précision importante. «Ce n’est pas la Défense qui a demandé le report de l’audience de confirmation des charges qui était prévue pour le 13 août. C’est le juge qui, compte tenu des éléments qui lui étaient transmis, a considéré que c’était indispensable – et vous pouvez imaginer la force de ce qu’elle était en train de lire, parce que vous pouvez imaginer aussi les pressions qui s’exercent sur tout un chacun dans cette affaire. Donc ce n’est pas à la légère qu’elle a décidé d’elle-même de reporter l’audience de confirmation des charges. Elle l’a fait en se basant sur des expertises», a-t-il expliqué. «Ce que nous souhaitions, c’était que soit évalué son état de santé et par conséquent son degré de fatigue. Les conséquences en d’autres termes de cette détention qu’il a subie, détention arbitraire je vous le rappelle, pendant huit mois dans des conditions particulièrement difficiles et pénibles à Korhogo. Les médecins ont conclu qu’il y avait eu des mauvais traitements et des tortures. Le report de l’audience de confirmation des charges qui était prévue le 13 août nous permettra d’essayer d’éclairer les responsabilités, obligera le procureur près de la CPI à s’expliquer, et forcera les juges à prendre une position sur ces tortures et ces mauvais traitements. De ce point de vue-là, c’est une avancée essentielle de la procédure», a-t-il poursuivi.

La défense inconsistante de l’avocat de Ouattara

Extrêmement embêté par cette question des mauvais traitements et des tortures qui jette une lumière crue sur la véritable nature du régime de son client, Maître Mignard a tenté de faire de l’esprit. Et a fait assaut d’adjectifs qualificatifs… «Je suis un peu dubitatif (…) Ces indications me semblent opportunistes (…)Accusations aussi loufoques que graves…  Allégations étranges», a-t-il marmonné. Me Altit l’a renvoyé aux quatre expertises médicales indépendantes qui confirment ses propos. «Il ne s’agit donc pas de savoir si Maître Mignard et moi-même nous considérons ceci ou cela. Ce n’est pas la question. Il s’agit de savoir ce que les experts ont écrit. Quel est leur constat ? Et quelles sont leurs conclusions ? Ce n’est pas une question d’interprétation, c’est une question de faits. Les faits sont maintenant décrits», a-t-il rétorqué.

Les propos ahurissants de Florent Geel

Soucieux à la fois de préserver son boulot, donc sa crédibilité, et ses amitiés ouattaristes, Florent Geel  – l’homme qui avait promis un rapport démontant celui d’Amnesty International sur Duékoué et qui ne l’a jamais publié –, a d’abord reconnu du bout des lèvres un certain nombre de choses. «Son incarcération à Korhogo n’était certainement pas été une partie de plaisir. Nous-mêmes on a demandé à pouvoir le visiter, cela ne nous a pas été accordé», a-t-il dit, s’agissant de Laurent Gbagbo. Puis il a pris un exemple totalement hors de propos pour jeter le doute sur la réalité des mauvais traitements qui lui ont été infligés. En convoquant le grand méchant leader serbe Slobodan Milosevic. «On a vu Milosevic qui arguait de problèmes de santé alors que lui-même prenait, semble-t-il, une contre-médication qui a provoqué sa mort et on se demande même s’il n’y a pas eu une espèce de suicide volontaire ou involontaire». Incroyable ! Premièrement, les deux situations ne sont pas comparables.

Le président Gbagbo ne se plaint pas d’une situation de santé qui s’aggrave à La Haye mais bel et bien de séquelles de ce qu’il a vécu à Korhogo. Deuxièmement, on ne peut pas, juste en faisant un parallèle malvenu, sans aucune autre forme d’indication qu’une référence historique douteuse, faire planer l’ombre du discrédit sur un homme déjà emprisonné.

En développant sa théorie sur la disproportion des procédures telles qu’elles sont menées actuellement en Côte d’Ivoire et à la CPI, Florent Geel a lui-même trahi son biais partisan. «En tant que responsable in fine de la chaîne de commandement, soit [Gbagbo] les a ordonnées – ce sera à l’accusation de le démontrer – soit il ne les a pas condamnées (…) La justice ivoirienne a inculpé 140 proches de Laurent Gbagbo. Aucun FRCI. Alors que des crimes ont été commis aussi par des FRCI», a-t-il dit. Mais pourquoi le «responsable de la chaîne de commandement» d’un camp doit-il être jugé, tandis que seuls des responsables militaires, donc des exécutants, doivent-ils être jugés dès lors qu’ils sont de l’autre camp ? Si l’on ne considère pas l’innocence a priori de personnes comme Alassane Ouattara et Guillaume Soro comme un dogme religieux, un tel raisonnement ne tient absolument pas la route.

Korhogo : la complicité des Nations unies

Dans son intervention, Maître Altit a fait quelques confidences qui démontrent que l’ONUCI s’est prêtée volontairement à plusieurs reprises à une sorte de mise en scène qui ne l’honore pas. «Je suis moi-même allé à Korhogo à plusieurs reprises (…) Je peux vous assurer qu’il [Gbagbo] n’était pas sous la surveillance des contingents des Nations Unies, qu’il était sous la surveillance des hommes du commandant Fofié (…) Lorsqu’il y avait des visiteurs étrangers, des officiels (…), les hommes du commandant Fofié appelaient les membres du contingent des Nations Unies qui étaient présents, qui se trouvaient stationnés à proximité, pour qu’ils l’escortent, et eux-mêmes le suivant de près. Cela donnait aux visiteurs étrangers l’impression qu’il était surveillé uniquement par des Casques bleus.» La responsabilité morale de l’ONU ne pourra pas objectivement être éludée quand la question des mauvais traitements infligés au président Gbagbo sera examinée par la CPI.

«La demande de mise en liberté n’est pas tranchée»

Au micro de RFI, l’avocat principal du président Laurent Gbagbo a levé un pan du voile sur une réalité méconnue. Il est encore possible que son client ait, au final, le droit de bénéficier de la liberté conditionnelle en attendant son procès. «La demande de mise en liberté est pendante. Il y a discussion extrêmement consistante sur cette question qui n’est pas tranchée, loin de là. Et qui ne sera pas tranchée avant un certain temps, loin de là, croyez-moi, et nous verrons dans quelques mois si nous avons échoué à convaincre la cour ou pas», a-t-il confié, sûr de lui et énigmatique. Il a également révélé que la question de la compétence de la CPI pour juger Gbagbo est «pendante». Elle n’a pas été tranchée.

Les mensonges de l’avocat de Ouattara

Acculé, l’avocat de l’actuel chef de l’Etat ivoirien a pris quelques libertés avec la vérité, et a été très rapidement repris par Maître Altit. Il a évoqué «le statut de Rome auquel la Côte d’Ivoire avait adhéré depuis une déclaration de 2003». Or tout juriste moyen sait qu’une simple déclaration ne fait pas d’un pays un Etat-partie au statut de Rome. Mais une déclaration peut, tout au plus, permettre la saisine de la CPI sur une question précise et dans un délai déterminé. De manière assez grossière, Maître Mignard a également prétendu que Gbagbo a refusé «de reconnaître une situation politique qui avait été actée sur le plan constitutionnel comme étant défavorable au président Gbagbo et favorable au président Ouattara». Ce qui est totalement faux dans la mesure où le Conseil constitutionnel a bel et bien déclaré Gbagbo vainqueur et Ouattara vaincu. La preuve est que Ouattara n’a été constitutionnellement oint, au forceps, qu’en mai 2011…

Essayant d’anoblir l’acharnement judiciaire tous azimuts de son client, Maître Mignard s’est lancé dans une démonstration douteuse. «Ce que je voudrais, c’est que vous insistiez quand même sur un choix qui est unique, qui est à l’honneur de la République de Côte d’Ivoire. C’est celui d’avoir décidé que dans une affaire aussi grave, et où les passions étaient aussi importantes, les exactions aussi nombreuses, et elles ont pu effectivement être commises de part et d’autre, que c’était à une juridiction pénale internationale qu’il revenait de juger, précisément pour qu’il y ait un procès équitable». Une telle thèse est impossible à soutenir aujourd’hui lorsque l’on sait qu’une fois que son rival a été transféré à la CPI, Ouattara s’est dédit et milite désormais pour que les autres personnes mises en cause soient jugées en Côte d’Ivoire. Si l’on considère que la justice internationale est plus crédible que la justice nationale pour juger son adversaire, on doit considérer qu’elle est naturellement plus crédible pour juger des alliés qui vous ont hissé sur le fauteuil présidentiel… Maître Altit lui a naturellement répondu :

«Le premier fait est que le Conseil constitutionnel, seul habilité pour le faire, a proclamé le président Gbagbo élu. Ensuite, il y a eu un désaccord. Jusqu’à preuve du contraire, les résultats n’ont jamais été examinés. Il n’y a pas eu de chiffres donnés ou avalisés officiellement».

L’optimisme de Maître Altit

Sur RFI, l’avocat principal du président Gbagbo n’a pas caché son optimisme – même s’il faut se garder de tout triomphalisme. «Nous avons en effet obtenu un certain nombre de succès (…) Je crois même que l’on peut dire que nous avons désormais changé le rapport de forces. Nous avons pris la main, imprimé le rythme, donné les cartes et le procureur est désormais sur la défensive. Nous avons forcé la Cour à reconnaître que les accusations des nouvelles autorités ivoiriennes portant sur le fait que le président Gbagbo et ses proches auraient détourné des sommes, disposeraient de fonds illimités sont des accusations dénuées de tout fondement et ne reposent sur rien», a-t-il estimé.


Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

DECLARATION DE LIDER A L'OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE

  

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Depuis 1999, le 12 août a été choisi pour célébrer la journée internationale de la jeunesse à travers le monde. L'Assemblée générale des Nations Unies qui est à l'origine de cette initiative a répertorié dix domaines d'action prioritaires pour les jeunes: l'éducation, l'emploi, la malnutrition et la pauvreté, la santé, l'environnement, la toxicomanie, la délinquance juvénile, les loisirs, les petites filles et jeunes femmes et la pleine et entière participation des jeunes à la vie de la société et à la prise de décisions. Le thème retenu pour l'année 2012 est: «Construire un monde meilleur en association avec les jeunes». Ce thème est un appel mondial à l’action pour nouer et développer des partenariats avec et pour la jeunesse.

LIDER saisit l'occasion de cette Journée pour dresser un bilan de la situation de la jeunesse en Côte d'Ivoire. Force est de constater que bien que le gouvernement Ouattara comprenne en son sein un ministère de la promotion de la jeunesse et du service civique, celle-ci est très alarmante. En effet, l'analyse des domaines prioritaires fait ressortir ce qui suit:


  • Le service civique demeure virtuel. Depuis le déclenchement de la rébellion et des conflits armés qui ont suivi la crise post électorale, il y a environ 100.000 jeunes qui attendent d'être désarmés après avoir été utilisés par les parties belligérantes pour conquérir ou conserver le pouvoir. Ces jeunes ont été écartés lors du partage du butin et abandonnés sur le bord de la route par leurs donneurs d'ordre respectifs, qui ont tous fui avec constance leurs responsabilités. L'Etat s'est jusqu'à présent montré totalement incapable de procéder à la réinsertion de cette jeunesse instrumentalisée à mauvais escient et à la mise en place d'un service civique pourtant prévu par l'Accord politique de Ouagadougou.
 
  • Au niveau de l’éducation, en lieu et place de la "meilleure accessibilité des jeunes aux structures d'éducation et de formations qualifiantes" promise par M. Ouattara dans son programme de gouvernement, il a plutôt été donné de constater qu'après avoir fermé les universités pendant deux années consécutives, le gouvernement vient de procéder à l'augmentation drastique des frais d'inscription à l'université publique, qui passent de 6.000 fcfa à 30.000 fcfa pour une licence. Ce faisant, le président de la République rompt non seulement une énième promesse électorale, celle de la gratuité des frais d'inscription pour tous les étudiants n'ayant pas redoublé, mais en plus il encourage l’accroissement du taux de déscolarisation. Le lycée Sport et Études de Bouaké, dans la construction duquel M. Ouattara promettait d'investir 5 milliards de fcfa dès l'entame de son mandat, demeure également une chimère, tout comme le sont les réhabilitations et constructions d'équipements sportifs qui devaient contribuer à l'essor de la jeunesse ivoirienne. Plutôt que d'investir dans les équipements pédagogiques universitaires de pointe comme de première nécessité, le gouvernement, persistant dans ses pratiques de mauvaise gouvernance, s'est attelé à abattre et rebâtir les clôtures récentes existantes des universités d'Abobo et de Cocody, en surfacturant  scandaleusement les chantiers à des fins d'enrichissement illicite.
 
  • Au niveau du marché du travail, une aggravation du taux de chômage a pu être  constatée, au lieu des 200.000 nouveaux emplois annuels promis par le candidat Ouattara. Il n'y a eu aucune retombée visible pour la jeunesse des marchés passés de gré à gré, en toute opacité, par le gouvernement. La politique entrepreneuriale tant vantée par l'Exécutif se révèle être une coquille vide. La politique de rattrapage ethnique prônée par le président de la République interdit un accès équitable à l'emploi public à tout un pan de la jeunesse de notre pays.
 
  • L'explosion du coût de la vie qui frappe les Ivoiriens dans leur ensemble depuis l'arrivée au pouvoir de M. Ouattara a accru la précarité des conditions de vie des populations et de la jeunesse en particulier. En sus d'avoir du mal à vivre convenablement, les jeunes de notre pays voient leur avenir durablement hypothéqué par la désastreuse politique de surendettemment pratiquée par le gouvernement, qui, au lieu d'investir comme promis "80 milliards de FCFA de lignes de crédit à taux réduit adaptées aux financements des projets portés par les jeunes et 90 milliards de FCFA pour les appuis aux associations et aux actions diverses en faveur des jeunes", préfère les condamner à rembourser des sommes astronomiques contractées sans leur accord et dont l'utilisation sans contrôle ne leur aura pas bénéficié de quelque manière que ce soit.
 
  • Au niveau de la santé: aucune vraie politique sanitaire n’a été mise en vigueur pour réduire les différents déficits que nous avons, et la Côte d'Ivoire demeure malheureusement un pays où la mortalité infantile du fait de la malnutrition est des plus élevées.
 

De ce qui précède, nous concluons avec regret que le gouvernement est plus préoccupé par la production d'effets d'annonce que par la mise en place d'une politique efficace de promotion de la jeunesse. Laissée à elle-même, oubliée, négligée, spoliée, désœuvrée, frustrée, celle-ci est de facto poussée à des actes désespérés pour vivre et survivre.

LIDER condamne avec vigueur l'instrumentalisation de la jeunesse par la classe politique à des fins violentes et belliqueuses.

Nous rappelons que la place et la valeur de la jeunesse doivent être reconnues en posant des actes concrets. À ce propos, LIDER est fier de faire confiance aux jeunes et de compter plusieurs d'entre eux au sein de la direction du parti, dont le plus jeune membre est agé de 25 ans.

LIDER estime que, dans un monde où la compétition entre les économies s'amplifie et où les populations les moins éduquées sont marginalisées et soumises aux risques de l'autoritarisme, l’enseignement ne doit plus être un moyen de domination des élites sur les populations, mais un outil de développement personnel et d’épanouissement à la disposition de tous. Chaque enfant en Côte d’Ivoire doit pouvoir bénéficier d'une éducation de qualité de la maternelle jusqu'aux plus hauts niveaux de l'enseignement supérieur.

LIDER propose une refonte du système éducatif qui passe par des réformes de fond comme la formation bilingue dès l'école maternelle afin de mieux outiller la jeunesse ivoirienne pour saisir les opportunités offertes par la mondialisation et en engageant dès l'école primaire des partenariats avec le monde de l’entreprise, pour sortir de la logique du fonctionnariat étatique et mieux répondre  à la demande du marché de l'emploi. La formation continue doit progresser pour permettre au monde du travail d’avoir toujours à disposition du personnel qualifié adapté à un environnement concurrentiel en constante évolution.

LIDER soutient que la solution à la problématique du chômage ne se trouve pas dans de vagues promesses de création d'emplois au sein d'une administration étatique déjà surdimensionnée ou en poussant la jeunesse vers l'informel, mais dans la libération du talent de nos jeunes par la promotion de la culture d'entreprenariat et la simplification des procédures et des coûts de création d'entreprise. L’entreprise privée, et non l’Etat, doit devenir la principale pourvoyeuse d’emplois. Il y a par exemple des milliers de jeunes médecins qualifiés qui sont aujourd'hui au chômage ou qui exercent dans la clandestinité, quand ils ne sont pas contraints à se recycler comme vendeurs de recharges téléphoniques, alors qu'il serait aisé de les sortir de l'informel en libéralisant le domaine de la santé et en simplifiant la fiscalité.

À cet effet, LIDER projette de soutenir l’entreprise privée fragile dans les deux premières années qui suivent sa création et propose un taux d’imposition unique proportionnel et non progressif, applicable à tous, simple pour les entreprises et plus rentable pour l’Etat, sachant que le contribuable n’a plus à fuir la complexité d’un système fiscal alambiqué.

Partout dans le monde, la pauvreté recule lorsque la liberté économique augmente. Les populations doivent être libérées du poids de leur Etat pour entreprendre. L’enrichissement personnel ne doit plus être l’exclusivité des élites politiques, pour lesquelles il apparaît d'ailleurs bien souvent illicite. À l'occasion de la Journée internationale de la Jeunesse 2012, nous demandons aux jeunes de Côte d'Ivoire de ne pas perdre espoir et les rassurons que LIDER travaille à promouvoir l’excellence, le mérite et la responsabilité au sein de la jeunesse et à augmenter leurs chances de réussite par la création d'un cadre institutionnel permettant de rétablir les possibilités de concurrence dans le monde des affaires, car c’est la compétition qui est à la base du dynamisme et de la performance pour le bien-être des populations.

 

Fait à Abidjan, le 12 août 2012


Pour la Direction du Parti


Mamadou Cissé

Délégué national à l'Emploi et à la Jeunesse


Source: Liberté et Démocratie pour la République (LIDER)

LES PRO-GBAGBO DENONCENT UNE JUSTICE DE VAINQUEURS

 

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Les proches de Laurent Gbagbo dénoncent une justice à deux vitesses à la veille du débat devant la Cour pénale internationale (CPI) sur l'état de santé de l'ancien président ivoirien.

L'audience de confirmation des charges visant Laurent Gbagbo, qui devait avoir lieu le 13 août, a été reportée à une date ultérieure pour permettre une évaluation médicale de son aptitude à comparaître.

L'ancien président, qui a été remis à la CPI en novembre dernier, est soupçonné de crimes contre l'humanité qui auraient été commis au cours des quatre mois de guerre civile qui ont conduit à sa chute en avril 2011.

En outre, 176 membres du camp Gbagbo ont été mis en examen pour les violences post-électorales commises à partir de novembre 2010. Mais aucun partisan de l'actuel président, Alassane Ouattara, n'a été arrêté, a relevé le Haut commissariat de l'Onu pour les droits de l'homme fin juillet.

"C'est une justice des vainqueurs. Les juges d'Alassane Ouattara ne poursuivent que les pro-Gbagbo. Ouattara n'a pas le même sens de la justice et de l'équité", dit à Reuters Toussaint Alain, l'ancien conseiller de Laurent Gbagbo.

"Il est dans une dynamique de vengeance et non de réconciliation. Il se complaît dans l'impunité des ex-combattants qui l'ont soutenu durant la guerre. Ils continuent de commettre des massacres. Pourquoi la CPI ne met-elle pas Ouattara devant ses responsabilités ?", ajoute-t-il.

Des ressortissants franco-ivoiriens originaires de Duékoué, réunis au sein de l'association Ardefe, demandent à la France de saisir la CPI pour qu'elle enquête sur les crimes qui continuent à être commis dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.

Le 29 mars 2011, un millier de personnes ont été tuées à Duékoué lors d'un assaut mené par les forces pro-Ouattara, selon l'Onuci, la mission des Nations unies sur place.

PLAINTE POUR CRIMES DE GUERRE

Le 20 juillet dernier, l'attaque d'un camp de réfugiés Wê du quartier Niably, situé à l'entrée de Duékoué, par 300 jeunes appuyés par les mêmes forces a fait au moins 13 morts.

Une plainte pour crimes de guerre a été déposée fin juillet à Paris contre Alassane Ouattara et l'ex-Premier ministre Guillaume Soro, élu à la présidence du nouveau Parlement.

"Notre but est de faire en sorte que les massacres s'arrêtent et que la France saisisse la CPI pour enquêter sur les crimes commis par les deux bords. Si la justice est hémiplégique, le pays ne pourra pas se reconstruire", avait déclaré Basile Besnard, avocat de l'Ardefe, lors d'une conférence de presse.

La Commission nationale d'enquête (CNE) sur les violences post-électorales en Côte d'Ivoire a remis le 8 août son rapport à Alassane Ouattara.

Le rapport, qui fait état de 3.248 morts, attribue la majorité des tueries aux fidèles de Laurent Gbabgo mais point aussi du doigt les crimes des pro-Ouattara.

Les forces acquises à l'ancien président sont désignées comme responsables de la mort de 1.452 personnes dont 1.009 sommairement exécutées. Les Forces républicaines (FRCI), combattant alors pour Alassane Ouattara, sont accusées, de leur côté, d'avoir provoqué la mort de 727 personnes.

Sur France 24, Pascal Turlan, conseiller du procureur de la CPI, a récemment rejeté les accusations d'une justice à deux vitesses, affirmant que "parmi les allégations de crimes, certains incombent au camp Gbagbo, d'autres au camp Ouattara".

Il a expliqué que la CPI avait décidé de procéder par étapes successives pour ses enquêtes, se penchant d'abord sur le camp Gbagbo, avant d'enquêter sur les crimes perpétrés par les forces pro-Ouattara.

Toussaint Alain reproche également à François Hollande de suivre la ligne fixée par son prédécesseur Nicolas Sarkozy en soutenant aveuglément le camp Ouattara.

"La collusion entre les autorités françaises et le gouvernement d'Alassane Ouattara doit cesser. Toute aide à ce régime doit être conditionnée au respect des droits de l'homme. François Hollande a promis le changement, cela doit aussi concerner sa politique internationale, notamment avec la Côte d'Ivoire", dit-il.

 

Gérard Bon, Reuters

 

Edité par Yves Clarisse


 

mardi, 14 août 2012

LE PIEGE DE LA CPI SE REFERME SUR LE CAMP OUATTARA

 

ALASSANE OUATTARA ET LUIS MORENO OCAMPO.jpg

 

Le régime Ouattara croyait trouver en la Cpi, une arme fatale contre Laurent Gbagbo et ses partisans qu’il veut voir disparaitre à jamais de la vie politique nationale. Obnubilé par ce noir dessein, le nouveau pouvoir s’est empressé de transférer le Président Gbagbo à La Haye. L’opération a nécessité de gros moyens (avion présidentiel) et s’est faite avec une rare célérité qui traduit éloquemment la détermination du régime Ouattara à vouloir sceller définitivement le sort d’un adversaire redoutable, l’ancien chef de l’Etat.

Mis en confiance par leurs parrains et convaincus qu’ils ne se seront jamais poursuivis pour les nombreux crimes commis par leurs hommes, Ouattara et son régime ont promis de coopérer pleinement avec la juridiction internationale dans la gestion du dossier ivoirien. « Toute personne mise en cause devra répondre de ses actes devant la justice qu’elle que soit son bord », se plaisait à affirmer l’actuel chef de l’Etat à ceux qui doutait de sa capacité à garantir l’indépendance de la justice tout en le soupçonnant de protéger ses partisans.

Mais depuis quelque temps, cette disponibilité vis-à-vis de la Cpi s’est transformée en une hostilité. La complicité du début a tourné au vinaigre. La raison est que le parquet de la juridiction internationale, s’appuyant sur les résultats des enquêtes menées par ses services ainsi que ceux des organisations de défense des droits humains, réclame la tête des hommes de Ouattara qui ont commis des crimes graves dont le massacre de 1000 civils dans l’ouest du pays. Un rapport relatif aux conclusions des juges de La Haye sur le dossier ivoirien mentionne que des forces armées pro-Ouattara ont bel et bien commis des crimes de guerre ainsi que des crimes contre l’humanité et devront comparaitre devant leur Cour.

Des sources concordantes indiquent qu’au nombre des personnes recherchées figureraient en bonne place Guillaume Soro Kigbafori, chef de l’ex- rébellion armée de septembre 2002 rebaptisée Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) ; les chefs de guerre Chérif Ousmane, Fofié Koffi et Losseni Fofana. Face à retournement spectaculaire de situation, Ouattara et son régime voient le danger venir. Subitement, ils ne sont plus prêts à collaborer avec la juridiction internationale et ont changé de discours. Il faut plutôt trouver le moyen de contourner la Cpi. D’où la remise en selle de la justice nationale, présentée comme étant désormais apte à connaitre tous les crimes y compris ceux de génocide commis en Côte d’Ivoire.

La justice nationale déclarée ainsi compétente pourra juger les criminels du régime dont les têtes sont réclamées par la justice internationale. Les nouvelles inculpations infligées aux pro-Gbagbo détenus dans les camps de torture au nord du pays procèdent donc de cette volonté du régime Ouattara de contourner la Cpi. Alassane Ouattara pourra-t-il éviter la prison de La Haye à ses hommes ? En attendant le verdict de l’histoire, il apparait très clairement que la Cpi est devenue une source d’inquiétude pour le camp Ouattara. Autant dire que le piège se referme, de jour en jour, sur son auteur.



Jean Khalil Sella 

 

Source: NOTRE VOIE

ATTAQUE DE TOULEUPLEU: LA PSYCHOSE A GAGNE LA VILLE DESERTEE - LES FRCI S'EN PRENNENT AUX POLICIERS ET AUX GENDARMES

 

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Les attaques survenues hier lundi 13 août 2012, à des postes tenus par les FRCI dans des villages alentour, ont plongé Toulepleu dans une grande peur. Les populations de la cité et des villages environnants commençaient à trouver refuge ailleurs. Si certains se sont barricadés chez eux, d’autres, et de loin les plus nombreux, ont préféré fuir et trouver refuge soit en brousse soit dans d’autres villages. Parmi ces «réfugiés» de circonstance, on comptait les policiers et gendarmes qui, selon des témoignages d’habitants de la ville, ont subi des tirs (le commissariat et la brigade de gendarmerie) de la part d’éléments Frci en colère. 

Parce que ces policiers et gendarmes, dépourvus du matériel adéquat, n’ont pas réagi à une attaque qui s’est produite à une quinzaine de kilomètres de la ville et qui, logiquement, relevait de la compétence de l’armée, en l’occurrence les Frci, qui détiennent tout l’armement. «Ils ont tiré sur la gendarmerie et le commissariat pour faire fuir les éléments et ont emporté les véhicules», nous a déclaré au téléphone un habitant de la ville. Jusqu’aux environs de 22 heures, une source policière nous confirmait que les éléments basés à Touleupleu n’avaient toujours pas regagné le commissariat, suite à un malencontreux incident survenu en mi-journée. Un incident dont notre source n’a pas voulu parler en détail.

Au sein des populations, c’est la peur de revivre de douloureux moments après les affres de la rébellion et la récente guerre postélectorale. Des familles ont préféré quitter la ville de Touleupleu, malgré les appels au calme et à la sérénité lancés par autorités locales et le déploiement des Frci et de l’Onuci. Les autochtones craignent déjà des représailles à la suite de cette attaque d’un commando sorti de nulle part ou à tout le moins du Libéria voisin, si l’on en croit les propos du délégué à la Défense d’Alassane Ouattara. Les précédentes attaques dans le même genre avaient occasionné une furia des Frci et dozos contre les autochtones, sous le prétexte d’une prétendue collusion avec les «assaillants».

Bien que le commando mystérieux n’ait pas été identifié formellement, l’on devrait tout de même s’attendre à une opération de répression dans la région, avec en ligne de mire les partisans de Laurent Gbagbo.

 

Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER