topblog Ivoire blogs

mardi, 07 août 2012

FETE NATIONALE - MESSAGE A LA NATION: OUATTARA EST DECONNECTE

 côte d'ivoire,message à la nation,ouattara est déconnecté,alassane dramane ouattara,fête de l'indépendance,fête nationale de la côte d'ivoire,attaques des camps militaires en côte d'ivoire,steve beko,le blog de steve beko


Dans la nuit du 6 Août 2012, des mutins réussissent à s’emparer pendant un moment de l’un des camps militaires les plus importants du pays. Ils font plusieurs morts dans les rangs de l’armée avant d’emporter avec eux tout le contenu de la poudrière. Quelques jours auparavant, plusieurs membres de la grande muette avaient perdu la vie lors de l’attaque du commissariat de 17ème Arrondissement, à Yopougon et d’une position des FRCI dans le même quartier, portant à environ 11 le nombre de morts en l’espace de quelques jours.

Une peur panique s’empare de la population qui redoute le retour de la violence dans le pays. Heureusement, compte tenu de la fête de l’indépendance, le message du "chef" tombe à pic. Le chef de l’Etat est à la fois Ministre de la défense, alors l’on espère non seulement comprendre mais aussi et surtout entendre des paroles qui rassurent.

Dramane est venu, il a parlé, il s’est planté. Dans son esprit, c’est comme si les événements de ces derniers jours n’avaient pas existé. Aucun mot à l’endroit des familles des soldats surpris par la mort la même nuit, aucune explication à la population de ce qui se passe, rien, black out total. Dans les coulisses, il se raconte que le message avait été pré-enregistré depuis quelques jours, mais un chef soucieux de rassurer son peuple l’aurait repris. Dramane est venu raconter ses rêves aux ivoiriens là où ceux-ci, en plus de la vie chère, font face à une recrudescence de l’insécurité.

Là où le président Laurent Gbagbo savait trouver le mot pour redonner espoir et courage à son peuple et aux soldats de la République, Ouattara nous confirme qu’il a préparé sa prise du pouvoir et non sa gestion de la chose étatique.

Les FRCI commencent certainement à comprendre combien est grande l’estime que le "chef" leur voue.


SourceLe blog de Steve Beko

COMMUNIQUE DU FPI SUITE AUX ACCUSATIONS DU MINISTRE HAMED BAKAYOKO

côte d'ivoire,communiqué du fpi suite aux accusations du ministre hamed bakayo,laurent akoun,henri konan bédié,konan kouadio bertin dit kkb,pdci-rda,pro-gbagbo,le ministre de l'intérieur hamed bakayoko,front populaire ivoirien

Le Front Populaire Ivoirien condamne avec la dernière énergie les attaques meurtrières qui ont eu pour cibles des camps militaires.

Le Front Populaire Ivoirien réitère son attachement à la transition pacifique à la démocratie et ne peut que regretter l'effusion de sang consécutive aux attaques susmentionnées.

Le Front Populaire Ivoirien préconise l'ouverture d'enquêtes impartiales permettant de situer les responsabilités quant à ces attaques.

Le Front Populaire Ivoirien s'insurge devant les accusations infondées formulées par le Ministre de l'intérieur, Hamed Bakayoko qui a imputé, sur les ondes d'une radio (RFI, Ndlr), ces attaques meurtrières au FPI et à de prétendus "miliciens pro-Gbagbo" (venus du Ghana, Ndlr).

C'est le lieu de rappeler au pouvoir d'Abidjan, que son partenaire au sein du RHDP à savoir le PDCI d'Henri Konan Bédié a annoncé ces dernières semaines dans sa presse (le Nouveau Réveil) qu'une attaque se préparerait et viserait la ville d'Abengourou. Par ailleurs, toujours ces dernières semaines, le député PDCI Konan Kouadio Bertin alias KKB, s'est montré extrêmement virulent à l'égard des tenants du pouvoir. Le Front Populaire Ivoirien invite en conséquence le Ministre de l'intérieur à bien regarder dans son entourage politique proche à qui pourrait profiter de telles attaques.

Par ailleurs, le Front Populaire Ivoirien attire l'attention du ministre sur le suivi d'heure en heure de ces attaques et les commentaires quasi-instantanés du Président de l'Assemblée Nationale qui s'en sont suivis.

Le Front Populaire Ivoirien réaffirme son attachement à la légalité constitutionnelle et aux méthodes démocratiques dans l'exercice de la fonction politique. Il ne se reconnait absolument pas dans les allégations fallacieuses d'Hamed Bakayoko qui se grandirait à laisser les services d'enquête faire leurs investigations avant de tirer quelque conclusion expéditive.


Source: ACC-COTE D'IVOIRE

lundi, 06 août 2012

ATTAQUE DES CAMPS MILITAIRES: UN CERTAIN GENERAL TIMOTHEE SEKONGO REVENDIQUE L'EXPEDITION

 

CASQUES BLEUS ONUCI AU CAMP D'AKOUEDO.jpg

Les FRCI gardés par les casques bleus de l'ONUCI. Et qui nous garde, nous, les populations?


Le responsable des attaques contres les différents camps militaires en Côte d'Ivoire, ces derniers temps, aurait finalement un nom: le Général Timothée Sékongo.

 

Dans la nuit du Dimanche au Lundi, le nouveau camp d’Akouédo a été attaqué par un commando bien armé. Le Général Timothée Sékongo qui a revendiqué l’attaque dit être satisfait de ce premier essai.

Dans le même temps, ce Général Sékongo dit donner 72 heures à Dramane Ouattara et ses hommes pour quitter le pouvoir. Il dit ne pas être là pour discuter avec qui que ce soit car la nation Ivoire a suffisamment souffert.

côte d'ivoire,le responsable des attaques contres les différents camps militai,le général timothée sékongo

Selon le Général, ils ne sont pas encore venus au combat, ils sont venus s’essayer à la bête et maintenant qu’ils ont pris la mesure de la bête, alors ils vont en découdre. Il continue pour dire que ses hommes ont fait un repli sous ses ordres après avoir totalement pris le contrôle du nouveau camp d’Akouédo.

C’est quelques temps après le repli de ses hommes que les locataires ont commencé à tirer dans tous les sens.

côte d'ivoire,le responsable des attaques contres les différents camps militai,le général timothée sékongo

Les sources officielles disent ne pas être informées sur l’identité des assaillants, tandis que d’autres sources nous apprennent que se seraient des éléments des FRCI mécontents du traitement à eux infligé.


Source: Page FACEBOOK de Khalil Ali Kéita

ATTAQUE DES CAMPS MILITAIRES D'AKOUEDO: REUNION D'URGENCE ENTRE OUATTARA ET L'ARMEE

 

GENERAUX DE L'ARMEE - CI.jpg


Le président ivoirien Alassane Ouattara a convoqué une réunion d’urgence avec la haute hiérarchie militaire face à la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays, rapportent des médias.

 

Le chef de l’Etat ivoirien devra rencontrer lundi dans l’après-midi les ministres en charge de la sécurité et de la défense ainsi que les responsables des grands commandements militaires, indique l’agence Xinhua, qui précise qu’une "importante" déclaration est prévue dans la soirée à l’issue de la rencontre.

La Côte d’Ivoire subit ces derniers jours une vague d’attaques d’inconnus armés contre des casernes militaires qui ont fait au total 11 morts.

Dimanche peu avant 4 heures du matin, cinq soldats avaient été tués dans des attaques menées contre un commissariat de police et poste militaire dans le quartier de Yopougon (ouest d’Abidjan).

Le même jour et quasiment à la même heure, une caserne avait été attaquée à Abengourou dans l’est du pays (220 km nord-est d’Abidjan), où des rumeurs d’attaque circulaient de plus en plus dans la ville, ces derniers jours.

Un important camp militaire d’Abidjan (le camp militaire d’Akouédo) situé à l’est de la ville a subi tôt lundi un assaut des assaillants non encore identifié, faisant sept morts et plusieurs blessés.

côte d’ivoire,réunion d’urgence entre ouattara et l’armée,le camp militaire d’akouédo attaqué,7 morts dans les attaques de camps militaires

Eléments FRCI abattus par le commando invisible au camp d'Akouédo


Dans un communiqué, le chef de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), Bert Koenders, a indiqué que le bilan provisoire de l’attaque est d’environ sept morts et une dizaine de blessés graves dans les rangs des Frci (Forces républicaines, armée ivoirienne).

Aucune information n’était dans l’immédiat disponible sur l’identité des assaillants d’Akouédo, ni sur un éventuel lien avec les attaques de Yopougon dimanche. Nous n’en savons rien, nous sommes en train de mener nos enquêtes, j’espère qu’on sera situé d’ici demain (mardi), a répondu Paul Koffi Koffi, cité par l’Afp.

La rébellion du 19 septembre 2002 et la crise meurtrière née de la lutte du pouvoir entre l’ex-président Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, traduite sur le théâtre des opérations par un affrontement armé entre Forces régulières (FDS) pro-Gbagbo et l’ex-rébellion des Forces nouvelles pro-Ouattara, ont ouvert le boulevard de la circulation et la prolifération des armes en Côte d’Ivoire.

Selon des observateurs, le ressentiment des ex-combattants mécontents de leur sort nourrit ces incidents meurtriers dans le pays.

 

SourceAFRISCOOP

MESSAGE A LA NATION DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO A L’OCCASION DE LA FETE DE L'INDEPENDANCE DU 7 AOUT 2012

 

côte d'ivoire,message à la nation du président laurent gbagbo à l’occasion de,koné katinan justin,adresse de laurent gbagbo au peuple ivoirien


A l’occasion de la célébration du 52ème anniversaire commémoratif de l’indépendance de notre pays, je me permets, en tant que porte parole du Président Laurent GBAGBO, de vous adresser en son nom, ce message, dans une situation que vous savez tous, particulière.

La longue marche de notre pays vers le progrès a enregistré, le 11 avril 2011, l’une des pages les plus sombres de son histoire. C’est en effet ce jour là que les ennemis de notre continent ont réussi le plus long coup d’État en Afrique. Des forces spéciales venues d’ailleurs, aidées par les casques bleus onusiens stationnés en Côte d’Ivoire, sont parvenues à enlever le Président Laurent GBAGBO après deux semaines d’intenses bombardements de sa résidence officielle de Chef d’État. Depuis cette date, notre pays vit dans l’incertitude. De nombreux Ivoiriens sont arrêtés et détenus en dehors de tout cadre légal, tout simplement parce qu’ils sont des proches ou des partisans de Laurent GBAGBO ou présumés comme tels. L’armée nationale qui constitue avec l’école les creusets dans lesquels se forme notre nation n’existe plus. Les forces régulières de l’État qui assurent la sécurité de nos compatriotes et de leurs biens sont mises dans l’incapacité d’assurer leur mission régalienne. L’insécurité généralisée, la paupérisation, les graves violations des libertés, la méfiance mutuelle sont devenues les soucis quotidiens des populations. L’État est défaillant.

Notre pays a perdu les repères essentiels qui conféraient dans un passé très récent la joie de vivre à tous, habitants comme simples passants.

Au moment où nos universités sont fermées ; au moment où nos concitoyens vivent dans la peur permanente justifiée par, les privations de liberté, enlèvements, tortures, meurtres, arrestations et emprisonnements extrajudiciaires ; au moment où l’insécurité est généralisée et que la cherté sans commune mesure de la vie asphyxie les ménages ; vous comprenez mieux le sens du combat du Président Laurent GBAGBO ; vous comprenez mieux pourquoi il a consacré toute sa vie politique à la lutte pour la démocratie en souffrant de toutes les injustices et des pires humiliations qu’il continue de subir.

C’est pourquoi, en son nom, je voudrais partager en ce jour solennel pour notre pays ces quelques réflexions sur la démocratie vue sous l’angle politique, économique et sociale en symétrie rapport avec ce que vit notre pays.

• La démocratie politique

Elle est celle qui conditionne tout le reste. Pour elle, le Président Laurent GBAGBO et de nombreux démocrates ont connu la prison maintes fois. Nous devons au président GBAGBO le retour au multipartisme par lequel la plupart des partis politiques ivoiriens existent. Au surplus, pour soutenir sa passion pour la démocratie, le Président Laurent GBAGBO a impulsé des reformes majeures au profit des partis politiques dont en particulier leur financement sur le fonds publics. Le Président Laurent GBAGBO reste convaincu que la démocratie constitue l’unique voie qui assure le rapprochement des populations ivoiriennes diverses par leur cultures, mais toutes unies par un destin commun. La démocratie va au-delà des changements mécaniques des animateurs des différentes institutions de la République à des échéances régulières. Ces changements n’ont de sens que lorsqu’ils participent de l’intégration des consciences individuelles en une conscience collective portée, par un mouvement qui perpétue et raffermit le sentiment d’appartenance de chaque membre de notre communauté, à un destin commun. La démocratie est donc avant tout, un esprit qui tout en se construisant, consolide le contrat social. Son but final est de pacifier les rapports entre les différentes composantes de la société. Elle est entretenue par des institutions républicaines qui, par le sérieux de leurs actions, inspirent confiances aux citoyens.

Or le moins que l’on puisse dire, c’est que ce qui nous est donné d’observer depuis plus d’un an contraste avec l’idéal démocratique que le Président Laurent GBAGBO nourrit pour son pays. A dire vrai, la démocratie politique est en net recul en Cote d’Ivoire. L’instrumentalisation à outrance de la justice pour servir l’unique cause des tenants du pouvoir, la manipulation des ethnies et la recherche permanente de l’humiliation de l’adversaire politique ont détruit tous les acquis démocratiques des longues années de lutte menée par le Président Laurent GBAGBO et les nombreux démocrates ivoiriens.

Comme vous le savez, la date du 07 août 1960, dont nous commémorons aujourd’hui l’anniversaire est à la fois fierté et sacerdoce pour chacun des filles et fils de notre pays. Notre responsabilité vis-à-vis de notre pays et de notre peuple exige de chacun de nous un abandon de soi pour l’intérêt de la collectivité. C’est de la défense collective du plus petit droit ou intérêt de chaque membre de notre communauté, que nous prenons conscience de l’unicité de notre destin.

C’est pourquoi, nul ne peut accepter ce qui se passe sous nos yeux dans l’ouest de notre pays. L’occupation des terres par les nouveaux colons venus d’ailleurs est une atteinte à un droit fondamental de nos compatriotes. En effet, le droit de propriété est l’une des causes de notre vie en communauté dont la Constitution de notre pays consacre la protection. Il nous faut, dans un élan de solidarité, avec discernement et détermination et dans le respect des lois de la République, mettre fin à cette gangrène qui pourrait atteindre si l’on n’y prend garde, d’autres régions de notre pays. Le Président Laurent GBAGBO privilégie en toutes circonstances les solutions légales. Il n’y a de solution durable à nos problèmes que dans la juste application de la Loi. C’est à l’État de veiller au respect des droits des citoyens et lorsque l’État faillit à cette mission, il laisse libre cours aux déchainements de toutes les passions. Or, Tout donne à penser que les autorités ivoiriennes ont décidé de diriger l’État avec la carte électorale des dernières élections présidentielles. Les droits des citoyens sont stratifiés d’une région, à une autre, d’une communauté à une autre en tenant compte des résultats des dernières consultations électorales d’octobre et de novembre 2010. Les uns ont droit à la protection de l’État, les autres en sont tout simplement privés. Dans ces conditions, comment l’État peut-il assurer la cohésion sociale indispensable au progrès économique tant attendu par notre peuple.

• La démocratie économique

Elle est celle qui garantit à chacun la liberté d’entreprendre. C’est pourquoi, dès 1992, l’économie sociale de marché a été le choix idéologique du Président Laurent GBAGBO et de son parti, le FPI. Le Président Laurent GBAGBO a œuvré de façon ardue à améliorer les conditions de vie des populations.

Ayant hérité en 2000 d’un pays en rupture totale avec les partenaires internationaux au développement, il avait très rapidement pris la mesure de l’impossibilité de faire des investissements importants sans régler la question de la dette. Le stock de cette dette monumentale accumulée par ses prédécesseurs se chiffrait en 2000, à 6 326 milliards FCFA et le service était à 678 milliards de FCFA (soit 7100 milliards de FCFA). Il faut y ajouter les montants des aides internationales détournées.

Il a mis un point d’honneur à son apurement. C’est ainsi que grâce à sa politique, la Côte d’Ivoire a pu renouer les relations avec la communauté financière internationale. La « Côte d’Ivoire is back », aimions-nous dire. Il avait repris le dossier du PPTE à son compte. Dés 2002, le pays était en passe d’atteindre le point de décision lorsque la rébellion armée dont les auteurs et autres acteurs immédiats ou lointains sont connus de tous, est venue compromettre tout le processus. Signalons au passage que notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur avait été réduite par la maitrise des dépenses publiques et par l’augmentation substantielle de nos recettes propres dans le cadre du budget sécurisé, grâce à une gouvernance qui tranchait avec le népotisme et le tribalisme. La confiance rétablie avec les partenaires au développement avait permis à notre pays de bénéficier d’un appui sous forme de dons pour le financement de certains grands travaux. Pour mémoire, l’échangeur de la Riviera deux, le pont de jonction entre la 8eme et la 7ème tranche des deux plateaux, la route qui relie le plateau Dokui au boulevards des martyrs a partir d’Angré ainsi que les travaux d’agrandissement de la route qui mène a Abobo en passant par le zoo, étaient en cours de réalisation pour les uns et programmés tout juste après les élections pour les autres. Tous les financements étaient disponibles grâce aux dons de la Banque Mondiale.

En ce qui concerne le troisième pont, le Président Laurent GBAGBO qui ne le souhaitait pas à péage, avait opté pour un montage financier soutenu en grande partie par les recettes propres de la Côte d’Ivoire. Toutes les sources de financements avaient été identifiées et des sommes consistantes avaient déjà été mobilisées sur un compte ouvert à la BNI. Les travaux de l’autoroute du nord se poursuivaient à la grande fierté de tous les voyageurs qui passaient par Yamoussoukro. A Abidjan, était en construction un très grand hôpital dans la commune de Cocody dans le quartier ADJIBI. Cet établissement sanitaire de très grande dimension complétait un renouvellement des plateaux techniques des centres hospitaliers avec l’acquisition de scanner et d’imagerie à résonance magnétique (IRM), la première en Cote d’Ivoire. En février 2011 devrait se poser dans l’enceinte du CHU de Cocody, le premier centre de médecine nucléaire dont le financement avait également était prévu dans le budget 2011. Ce rappel de la politique menée par le Président est nécessaire pour éviter que les sons de "vuvuzela" qui accompagnent chaque pose de pierre faite par les tenants actuels du pouvoir ne cachent la vérité à nos compatriotes. Mais ce rappel doit interpeller chacun de nous sur le sort injuste que l’on veut imposer à celui qui a tout donné pour assurer une vraie indépendance à son pays et à son peuple.

Malheureusement depuis plus d’un an, la dette connaît à nouveau un grand dérapage dans un contexte où la Côte d’Ivoire est bloquée ; l’économie est bloquée ; le chômage, les licenciements et la paupérisation s’intensifient quotidiennement. Des secteurs stratégiques de notre économie sont à nouveau cédés aux puissances d’argent à un franc symbolique, comme se fut le cas il y'a une vingtaine d’années. Le foncier rural, l’un des boucliers de notre souveraineté sur notre patrimoine ancestral est en danger. Dépossédant les propriétaires de leurs terres, des nouveaux maîtres des lieux s’installent par la force dans l’indifférence de l’État. La loi sur le foncier rural, adoptée de manière consensuelle, après des tournées nationales des élus, toutes tendances confondues, en 1998 est en passe d’êtres révisée.

• La démocratie sociale

Elle est, enfin, la troisième forme fondamentale de démocratie ; celle qui garantit à chacun la liberté d’expression, de culte, d’organisation et d’association ; la liberté tout court. Le Président Laurent GBAGBO a œuvré avec son parti, le FPI, à garantir le respect de ces libertés individuelles (liberté d’expression sans laquelle l’homme ne peut s’épanouir) et collectives (libertés d’association se traduisant par l’application pleine et entière des dispositions de la loi 60-315 du 21 septembre 1961).

Sous son régime, aucun citoyen ou aucun journaliste ne s’est retrouvé en prison pour ses opinions ou pour ses écrits. Aujourd’hui par contre, des leaders politiques, syndicaux ou associatifs, des journalistes font l’objet de violences, d’enlèvements et d’embastillements. Les détenus politiques, civils et militaires ne se comptent plus dans notre pays. Des milliers d’autres Ivoiriens, contraints à l’exil tentent de survivre loin de leur pays. Les responsables syndicaux et autres leaders de la société civile, habituellement si actifs, n’osent plus véritablement élever la voix, craignant pour leur sécurité et leur vie. Depuis plus d’un an, non seulement aucune amélioration n’est apportée aux conditions de travail et de vie de nos travailleurs, mais pire, les avantages sociaux justement accordés par le Président GBAGBO aux travailleurs leur ont été tout simplement retirés. Malgré la crise, les partenaires sociaux et leurs syndicats professionnels sont témoins de ces reformes et de ces acquis en faveur de la quasi-totalité des corps d’emploi de fonctionnaires, pour un coût total de 325 599 108 814 FCFA. Les reformes réalisées, c’est-à-dire avec une incidence financière effective sur le salaire de la plupart des fonctionnaires bénéficiaires, se sont chiffrées à 143 223 170 005 FCFA ; entendu, d’accord partie, que le reliquat, soit 182 375 938 809 FCFA, devrait être pris en compte dés l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE. Le pays vient de l’obtenir récoltant ainsi les fruits du travail acharné du Président Laurent GBAGBO, le sacrifice consenti par nos travailleurs et par notre peuple. Au nom de la continuité de l’État, ces engagements doivent être respectés. Les travailleurs ivoiriens le méritent amplement, car c’est eux qui ont supporté le poids pendant plus de 30 ans les effets du surendettement de la Côte d’Ivoire. La Cote d’Ivoire ne peut plus continuer de servir que la misère à son peuple.

Ivoiriennes, Ivoiriens, Frères et sœurs,

Depuis le 11 avril 2011, notre pays présente un visage hideux entretenu par la haine entre nos populations, un pays ne peut avancer sur le chemin du développement sans s’appuyer sur des institutions politiques solides et une cohésion sociale forte. C’est le devoir de chaque ivoirien et de chaque ivoirienne, d’œuvrer à la construction de la paix. Mais c’est à l’Etat qu’il incombe l’impérieux devoir de créer les conditions de justice sociale qui rassure les citoyens de leur unité de destin. Aucune partie de notre population ne doit se sentir brimée. C’est pourquoi, les derniers évènements de Nahibly ou plusieurs centaines de personnes ont été tuées dans leur camp sont inacceptables. La Côte d’Ivoire doit s’engager dans une réconciliation vraie. A ce propos, il m’importe de rappeler la dernière phrase publique du Président Laurent GBAGBO le 11 avril « que les armes se taisent pour que la résolution de cette crise rentre dans sa phase civile et politique. » Tel est toujours son état d’esprit qui, comme l’on peut se rendre compte, reste totalement engagé à la recherche d’une solution politique qui réconcilie les ivoiriens entre eux. Mais comment peut on envisager cette réconciliation lorsque lui et les siens sont soit en prison soit en exil. Notre pays est dans l’impasse et c’est ensemble que nous devons la faire sortir dans un élan de solidarité qui exclu la recherche permanente de l’humiliation de l’adversaire politique. L’enfermement du Président Laurent GBAGBO est à la fois une humiliation pour la Côte d’Ivoire et aussi pour l’Afrique et ne peut en aucun cas participer à la réconciliation du pays. Se rendre compte de cette évidence c’est faire preuve d’une hauteur d’esprit, qui est la marque très rare des grands hommes. La Côte d’Ivoire notre patrie a les hommes et les femmes qu’il lui faut pour la faire sortir de la mauvaise passe qu’elle traverse. Il suffit de croire seulement en nous. Bonne fête d’indépendance à tous et à toutes.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

 

Pour le Président Laurent GBAGBO

Son Porte-parole, le Ministre KONE Katinan Justin

dimanche, 05 août 2012

UN CAMP MILITAIRE ATTAQUE A ABENGOUROU: PLUSIEURS SOLDATS FRCI BLESSES

 

côte d'ivoire,Un camp militaire attaqué à Abengourou, Plusieurs soldats FRCI blessés,attaques à abengourou,tirs nourris à abengourou


Selon plusieurs sources jointes sur place, la base militaire de la ville d’Abengourou, située à l’Est frontalier avec le Ghana, a été attaquée dans la nuit du samedi à Dimanche 5 août, vers 4H du matin par des individus armés non identifiés.

Aucun mort mais plusieurs blessés sont à déplorer parmi les soldats FRCI. Les Frci tout comme le Préfet Fady Camara joints au téléphone par IvoireBusiness, n’ont pas voulu s’exprimer sur les conditions de cette attaque, même si des rumeurs de cette dernière bruissaient dans la ville depuis quelques jours.

Mais selon nos sources, les combattants armés non identifiés ont réussi à pénétrer dans la base militaire en déjouant la vigilance des sentinelles de service. Des coups de feu ont alors été échangés de part et d’autre. Plusieurs riverains ont confirmé avoir en entendu des tirs nourris d’armes automatiques.

Les combattants non identifiés ont réussi à prendre la clé des champs et à s’évanouir dans la forêt. Les soldats FRCI, l’Onuci, et la gendarmerie sont actuellement sur pieds de guerre, ratissant la ville dans ses moindres coins et recoins.

Les populations apeurées restent terrées chez elles.

Cette attaque de la base militaire de la ville d’Abengourou, s’est déroulée simultanément avec celle du commissariat de police de Yopougon 17ème, qui a fait 6 morts dont 4 soldats FRCI.

Mais on ne sait pas encore si les deux attaques sont liées.

Nous y reviendrons.


Serge Touré

 

Source: IVOIREBUSINESS.NET

ATTAQUE DU COMMISSARIAT DU 17EME ARRONDISSEMENT DE YOPOUGON NIANGON PAR LES FRCI: 3 MORTS

 

FRCI D'ADO 5.jpg


Dans la nuit d’hier samedi à aujourd’hui dimanche 5 Aout 2012, de fortes détonations ont été entendues à Yopougon, précisément à Niangon Sud dans les environs du Commissariat de Police du 17ième arrondissement de cette populaire commune du district d’Abidjan. A cette heure de la journée, on en sait un peu plus sur les causes de ces tirs entendus toute la nuit précédente et les dégâts occasionnés.

Selon une source bien introduite qui a requis l’anonymat, cette fusillade a provoqué malheureusement des pertes en vie humaine et c’est encore une situation à déplorer. Que s’est-il passé pour que nous en arrivions là, à cet autre drame ?

Notre interlocuteur affirme que les autorités policières ont donné des instructions fermes pour que le secteur de Niangon, quartier de la commune Yopougon fasse l’objet d’une sécurisation plus accrue. Et c’est donc en exécution de cet ordre hiérarchique, que la police de cette zone va fouiller de fond en comble, le vendredi nuit, les endroits suspects de cette cité dortoir. Cette opération comme l’indique l’informateur, est fructueuse puisque des suspects ont été pris et gardé dans l’enceinte du commissariat.

Cette opération de rafle terminée, les policiers procèdent à la vérification de l’identité des suspects appréhendés à ces endroits louches de ce secteur. Un bon nombre parmi les personnes raflées, présente leur identité et est invité à regagner leur domicile. Certains se réclamant des FRCI sont sans pièces. Pour des nécessités d’enquêtes, ceux-ci sont conduits à la Préfecture de Police au Plateau. Ces derniers, une fois sur place, réussissent à joindre des proches à qui ils racontent leur mésaventure et pointent du doigt les agents du Commissariat du 17ème d’être leurs bourreaux et à la base de leur présence derrière les barreaux à la Préfecture de Police en attendant que leur situation puisse être clarifiée.

Cette situation provoque l’ire de certains éléments FRCI, qui vont prendre d’assaut, toute la nuit du samedi au dimanche, les locaux du Commissariat de Police de cette zone de Yopougon. Ceux-ci, comme à leurs habitudes, armés jusqu’aux dents vont prendre à partie le commissariat qui va tout de suite comprendre qu’une attaque est menée contre leur local. Avec les maigres moyens dont ils disposent au sein de cette compagnie et aidés de leur professionnalisme, les policiers en service vont réussir à contenir ces justiciers venus en représailles. Mieux, ces hommes de métier et de terrain finiront par mettre en déroute ces quidams qui laisseront sur place, trois (3) des leurs tués pendant la fusillade. 

Ce matin de dimanche, tous les habitants du secteur de Niangon qui ont entendu ces fortes détonations, toute la nuit d’hier se demandent bien si le chef de l’Etat, dramane a conscience de la sécurité des ivoiriens car ils ne peuvent comprendre qu’une simple opération de rafle puisse amener des personnes à réagir de la sorte en s’attaquant à des policiers en service, dans leur commissariat à l’arme automatique. Cette autre barbarie des hommes de ouattara montre bien que la sécurité reste fragile et plus que jamais, les personnes qui ne parlent pas le même langage que leur mentor sont averties; la mort rodant tout près.


Emliss Siffine, sur sa page FACEBOOK.

UN MEMBRE DU STAFF JURIDIQUE DE GBAGBO EXPLIQUE: «CPI, POURQUOI LE NOUVEAU REPORT DE L'AUDIENCE EST UNE VICTOIRE»

 

LAURENT GBAGBO EN FAMILLE.jpg

 

La nouvelle est tombée hier matin comme un couperet, sous la forme d’un communiqué publié sur le site Internet de la Cour pénale internationale (CPI). «Le 2 août 2012, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé de reporter l’audience de confirmation des charges dans l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo jusqu’à ce que l’évaluation médicale de son aptitude à y participer soit faite. L’ouverture de l’audience était initialement programmée le 13 août 2012.A la demande de la Défense, la Chambre avait, le 26 juin 2012, désigné trois experts médicaux pour procéder à un examen médical de M. Gbagbo dans le but d’évaluer son aptitude à participer à la procédure portée contre lui. Les rapports médicaux confidentiels ont été communiqués le 19 juillet.

Dans sa décision du 2 août, la Chambre a ordonné au Procureur et à la Défense de soumettre leurs observations sur les rapports médicaux, respectivement, les 13 et 21 août. Au vu de l’importance de cette question, la Chambre a reporté l’audience de confirmation des charges jusqu’à ce que cette question soit tranchée», a-t-on pu lire.

Les patriotes ivoiriens et africains qui avaient prévu de se rendre en masse à La Haye le 13 août sont quelque peu contrariés, même si nombre d’entre eux veulent rééditer «l’exploit» du 18 juin, date du premier report de l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges. Ils s’étaient tout de même réunis à La Haye pour une manifestation de soutien au président Laurent Gbagbo. Et ils pourraient bien le faire une fois de plus. Mais au-delà de ces questions d’ordre pratique, une sorte d’angoisse a parcouru une partie de l’opinion publique. A quoi riment ces reports répétés ? Pendant ce temps, Gbagbo est toujours en prison ! La stratégie de la Défense ne vient-elle pas à la rescousse de ses adversaires en ralentissant la procédure et en retardant la fin du calvaire qui pourrait passer par une infirmation des charges à la suite d’une confrontation âprement menée ? Quitte à être jugé par une juridiction éminemment politique, ne vaut-il pas mieux donner à Gbagbo la tribune nécessaire à la manifestation de la vérité sur la crise ivoirienne ?

"Il faut regarder cette procédure avec du recul"

Le Nouveau Courrier a pu entrer en contact avec un membre du premier cercle du think-tank juridique du président Laurent Gbagbo. Qui accueille la nouvelle du report avec satisfaction. «C’est plus qu’une bonne nouvelle, c’est une excellente nouvelle, c’est une grande nouvelle», jubile-t-il. «Il faut regarder toute cette procédure avec du recul. Il faut se souvenir que la Défense a fait, dans un premier temps, une demande de report fondée sur la fatigue du président, consécutive aux traitements inhumains et dégradants qu’il a subis à Korhogo et sur l’inégalité de moyens entre l’Accusation et nous. La Défense a dit que pour ces raisons, le procès ne serait pas équitable. La Juge a admis l’argument de l’inégalité des moyens en nous attribuant des moyens supplémentaires, et s’est gardée de se prononcer sur l’état de santé du président. Par la suite, la Défense a basé sa demande de liberté provisoire sur trois piliers.

Une argumentation juridique, d’abord : les éléments qui justifient le maintien en détention ne sont pas réunis au regard du statut de Rome. Les garanties de représentation ensuite : la Défense a énuméré toutes les raisons qui justifiaient le fait qu’on puisse être sûr que le président ne se déroberait pas, ne fuirait pas. Troisièmement, la question de l’état de santé du président, c’est-à-dire des séquelles de son incarcération inhumaine à Korhogo, a été mise sur le tapis. Le procureur n’a pas vraiment répondu aux arguments de la Défense, mais a utilisé une stratégie de la «terreur». En gros, il a tenté de démontrer que, même si les éléments de maintien en détention ne sont pas réunis, Gbagbo va mettre la Côte d’Ivoire à feu et à sang s’il obtient la liberté provisoire. Il a un réseau, des gens qui le soutiennent, il y a eu 140 000 appels à la CPI. Bref, il terrorisait la juge, pour ne pas répondre juridiquement à l’argumentaire adverse. La juge l’a suivi, et n’est pas entrée dans le fond du dossier dans sa décision de refus à la demande de mise en liberté provisoire», explique-t-il.

Trois nouvelles expertises médicales confirment que Gbagbo a été torturé

C’est au regard de ce contexte que la dernière décision de la Chambre préliminaire I doit donc être analysée. «Que dit la juge ? En gros, que les nouveaux éléments présentés par la défense sont préoccupants, qu’ils sont pertinents. Il faut donc qu’on pose ouvertement la question de l’état de santé du président. La Cour ne peut plus échapper à ce débat. La juge doit prendre ses responsabilités, se déterminer par rapport à cette question brûlante», explique notre interlocuteur. Qui fait une révélation.

«Après la première expertise d’un expert assermenté sollicitée par la Défense, et qui attestait que l’état de santé de Gbagbo témoignait de traitements assimilables à de la torture, trois autres médecins ont été sollicités pour des contre-expertises. La Défense en a désigné deux et l’Accusation un. Au final, toutes les quatre expertises indiquent qu’il a été maltraité. On a désormais une preuve, et non des allégations. On a la preuve des mauvais traitements subis par Gbagbo».

Et le fait que ces mauvais traitements soient désormais au centre des observations que la Défense et l’Accusation sont appelées à transmettre à la juge, et au centre de la décision qu’elle rendra, n’est pas sans conséquence. «Il est désormais prouvé que ceux qui ont dit et écrit que le président Gbagbo a été bien traité, ont trompé la Cour et le monde entier. De qui s’agit-il ? Du procureur Louis Moreno-Ocampo ainsi que des avocats de Ouattara, Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoît. Ils sont placés face à leurs omissions et à leurs mensonges. Quant à la juge, elle est très clairement devant ses responsabilités», tranche notre interlocuteur. Interrogé par Le Nouveau Courrier, Emmanuel Altit, avocat principal du président Gbagbo, va dans le même sens. «Gbagbo devait arriver au procès chargé de tous les péchés du monde. Ils ne pourront plus occulter le fait qu’il est un homme qui a souffert, et qu’ils sont, eux, ceux qui ont couvert ces souffrances d’une chape de plomb», nous a-t-il indiqué. «Cette décision matérialise le changement du rapport de force. La Défense est désormais maîtresse du calendrier. Et elle a l’avantage psychologique», souligne un observateur.

Une chose est sûre : la situation ressemble à s’y méprendre à une situation de blocage et de double neutralisation – Gbagbo est toujours incarcéré, et l’Accusation se retrouve en situation d’accusée. Mais comment en sortir ? «Des ouvertures existent. Je ne peux pas en dire plus», conclut mystérieusement notre interlocuteur.


Frank Toti et Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

CRISE ALIMENTAIRE AU BURKINA FASO: «DES PAYSANS SE NOURRISSENT EXCLUSIVEMENT DE FEUILLES D’ARBRES»

 

 

BURKINA FASO - CRISE ALIMENTAIRE 1.jpg

Une femme ramasse des feuilles pour nourrir sa famille dans la région de Kaya (Burkina Faso). Photo : Neal Mann qui a lancé #hiddencrisis et poste régulièrement des photos sur son compte Twitter @fieldproducer sur la famine au Mali. 

 

 

Après s’être taillé une fortune colossale tirée de trafics de toutes sortes (notamment de diamant sierra-leonais, de cacao ivoirien et d’armes), de coups d’Etat et de guerres sous-régionales, Blaise Compaoré, le chef de l'Etat burkinabé, laisse son peuple mourir de faim, incapable de lui faire bénéficier du fruit de sa rapine. Pas étonnant que les ressortissants burkinabé envahissent et colonisent l’Ouest de la Côte d’Ivoire, kalashnikov au poing.

A la fin de la lecture de ce reportage des observateurs de France 24, vous aurez compris pourquoi, pour un régime de banane coupé dans le champ d’un burkinabé à Sanégourifla, dans le département de Sinfra en Côte d’Ivoire, des burkinabé, chasseurs traditionnels Dozos, ont tué à bout portant 3 personnes. Une dizaine d’autochtones luttent contre la mort dans les hôpitaux de Sinfra et de Yamoussoukro. Que DIEU garde les survivants de cette nouvelle tragédie sous le régime Ouattara ! Bonne lecture !


Comme une grande partie de la région sahélienne, le nord du Burkina Faso doit faire face depuis plusieurs mois à une importante crise alimentaire, conséquence de la mauvaise récolte de cette année. Une situation qui pousse les familles paysannes sur les routes, et en oblige certaines à se nourrir exclusivement de feuilles d’arbres. 

Selon les autorités burkinabè, le bilan céréalier national brut de 2011/2012 est déficitaire de plus de 150.000 tonnes. Cent soixante-dix communes rurales, essentiellement dans le nord du pays, ont été déclarées zones à risque d’insécurité alimentaire, soit six fois plus que l’année précédente.

Au Sahel, où les céréales comme le mil, le maïs ou le riz sont la base de l’alimentation, les mauvaises récoltes de l’automne 2011, dues notamment à la sécheresse, affectent plus de 16 millions de personnes. Et plus d’un million d’enfants de moins de 5 ans se trouvent actuellement en situation de malnutrition "sévère" dans la région.  

BURKINA FASO - CRISE ALIMENTAIRE 2.jpg

Un arbre dont les feuilles ont été quasiment toutes arrachées dans le village de Kambaogo.  Photo :@Rosiechilds de l'organisation Save the Children actuellement en mission dans le région de Kaya au nord de Ouagadougou. 

 

CONTRIBUTEURS

Barnabé ouéder

"Les paysans qui ont la chance d’avoir un peu de bétail sont en train de vendre leurs bêtes pour quelques kilos de riz"


Barnabé Ouédraogo vit à Kaya, capitale de la région centre-nord. Il est enseignant et travaille dans une association d’aide aux enfants déscolarisés. 

 

En tant que fils de cultivateur, je me souviens d’années très difficiles, mais cela faisait longtemps que nous n’avions pas connu une situation aussi critique. Avec la disette, le prix du sac de maïs est passé de 12.500 francs CFA [19 euros] à 22.500 francs CFA [34 euros] en quelques mois. Les villageois viennent de plus en plus nombreux à Kaya pour essayer de trouver de la nourriture. Récemment, une grande vente à prix réduit a été organisée dans la ville par les autorités municipales. Les paysans ont commencé à faire la queue en pleine nuit et sont restés, pour certains, toute la journée suivante, sous un soleil de plomb, pour repartir avec un unique sac de riz. Il n’y en avait même pas pour tout le monde. Ces initiatives ont eu lieu dans plusieurs communes, mais l’impact est quasiment insignifiant au vu de l’ampleur de la crise.

BURKINA FASO - CRISE ALIMENTAIRE 3.jpg

Des femmes font la queue devant un centre de santé. Photo : Neal Mann postées sur son compte Twitter @fieldproducer.


"Il arrive que certains se trompent ou, poussés par la faim, mangent des feuilles non comestibles"

Les paysans qui ont la chance d’avoir un peu de bétail sont contraints de vendre leurs bêtes contre quelques kilos de riz. Les autres font avec ce qu’ils trouvent et notamment les arbres, dont ils récoltent les feuilles. S’il leur reste un peu de riz, ils mettent les feuilles dedans et en font une bouillie. Ça permet d’augmenter la quantité de nourriture tout en économisant un peu de céréales. Certaines feuilles font déjà partie de l'alimentation des Burkinabés, mais  en ce moment certains en sont réduits à se nourrir uniquement de  ça, ce qui provoque inévitablement des maladies, notamment diarrhéiques. Il arrive aussi qu’ils se trompent ou, poussés par la faim, mangent des feuilles non comestibles.

BURKINA FASO - CRISE ALIMENTAIRE 4.jpg

Photo : Neal Mann postées sur son compte Twitter @fieldproducer.


Moi, j’ai la chance d’avoir des revenus qui me permettent de subvenir aux besoins de ma famille. Et j’essaie d’aider ceux qui m’entourent, mais vous savez personne n’est à l’abri. On fait tout notre possible mais comme on dit ici, aider neuf personnes et vous devenez le dixième pauvre.

BURKINA FASO - CRISE ALIMENTAIRE 5.jpg

Photo : @Rosiechilds de l'organisation Save the Children actuellement en mission dans le région de Kaya au nord de Ouagadougou.

 

BURKINA FASO - CRISE ALIMENTAIRE 6.jpg

Une femme pile des grains de sorgho. Photo : Neal Mann postées sur son compte Twitter@fieldproducer.

 

 

Source: LES OBSERVATEURS DE FRANCE 24

samedi, 04 août 2012

COUR PENALE INTERNATIONALE: ZONES D'ESPOIR

côte d'ivoire,cour pénale internationale,zones d'espoir,laurent gbagbo,françois hollande

L’audience de confirmation des charges censée mettre formellement en accusation le président Laurent Gbagbo, qui fait l’objet d’une inique déportation à La Haye, a connu, hier encore, un deuxième coup d’arrêt. Selon le communiqué officiel publié par la cour pénale internationale, « la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé de reporter l’audience de confirmation des charges dans l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo jusqu’à ce que l’évaluation médicale de son aptitude à y participer soit faite ». A la demande de la Défense, la Chambre avait, le 26 juin 2012, désigné trois experts médicaux pour procéder à un examen médical du président  Gbagbo à l’effet  d’évaluer son aptitude à participer à la procédure portée contre lui. « Les rapports médicaux confidentiels ont étés communiqués le 19 juillet. Dans sa décision du 2 août, la Chambre a ordonné au Procureur et à la Défense de soumettre leurs observations sur les rapports médicaux, respectivement, les 13 et 21 août. Au vu de l’importance de cette question, la Chambre a reporté l’audience de confirmation des charges jusqu’à ce que cette question soit tranchée », stipule le communiqué. Donc, tout va bien ; on est encore dans la routine du tribunal international qui joue notamment sur les nerfs des millions d’Ivoiriens et de démocrates Africains qui espèrent que le droit soit dit et que la vérité soit enfin sue sur ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire..

Cela dit, le contexte international mérite qu’on s’y attarde. Il a été notamment marqué par la tournée sino-européenne du chef de l’Etat ivoirien et par l’étape française au terme de laquelle Ouattara a eu un entretien de 75 minutes avec le président Hollande  à l’Elysée. Même si Alassane Ouattara ne veut en retenir que la cérémonie de signature officielle de l’annulation d’une partie de la dette ivoirienne, conformément aux promesses du ppte, et le fait de retrouver un partenaire commercial idéologique en dépit des changements majeurs intervenus en France, la diplomatie française n’a pas su user des circonlocutions habituelles pour masquer les exigences hexagonales en matière de réconciliation nationale. Ouattara, selon d’ailleurs ce que lui rappelle depuis hier l’universitaire Michel Galy, avait promis, à cette occasion, à François Hollande de libérer les prisonniers politiques. Mais aussi de mettre en place un gouvernement d’union nationale devant enclencher la réconciliation nationale. Et assurer la stabilité et la sécurité dans le pays.  Après les tueries de Duékoué et l’échec du désarmement qui a fait exploser toutes les statistiques de l’insécurité en Côte d’Ivoire, Ouattara ne peut  plus continuer à botter en touche. Ses propres soutiens n’en n’ont plus le temps et sont désormais d’avis qu’aucune réconciliation ne peut être possible sans Gbagbo.

Mais Ouattara comprend aussi sur le tard que la déportation de la quasi-totalité de la direction du FPI dans les goulags du nord n’a pas eu pour effet d’émietter la chaîne de commandement du parti et que les cadres du front populaire ivoirien ont continué à  voir en  Laurent Gbagbo leur unique chef. C’est donc dans ce contexte qu’intervient le deuxième report de l’audience de confirmation. Soit quelques jours seulement après l’intervention musclée de la nouvelle présidence de la commission de l’Union Africaine contre la CPI. L’opinion africaine ne supporte plus la position presqu’idéologique de la CPI qui semble destinée à juger les chefs d’Etat africains. Les aventures meurtrières de Georges Bush en Iraq, Nicolas Sarkozy et Barack Obama en Libye et en Côte d’Ivoire, où leurs avions ont semé la mort, n’ont pas l’air d’intéresser les juges de la CPI. En revanche, la CPI continue de demander aux chefs d’Etat Africains à coopérer pour l’arrestation puis le transfèrement d’Omar Al Béchir sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par ses soins. La position de la sud-africaine Dlamini Zuma rejoint largement l’opinion répandue parmi les chefs d’Etats africains.

C’est certainement l’ensemble de ces soutiens qui portent leurs fruits. A priori, on devrait aller vers une libération conditionnelle du président Gbagbo parce que les conditions de sa détention à Korhogo sont aujourd’hui admises comme celle d’une torture physique et morale. Il faudrait alors lui donner le temps de se soigner avant de répondre à une autre convocation. Mais au plan technique, l’absence d’auteurs à la barre de la CPI rend illusoire toute compréhension de ce qui s’est passé pendant la crise postélectorale. Dans les deux cas, il devient presque difficile de juger l’ivoirien. Surtout que sa détention n’a toujours pas apporté un début de paix et de réconciliation. Bien au contraire. A lundi peut-être, n’est-ce pas ?

                                                                                                                                                      

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" des samedi 4 et dimanche 5 août 2012.

vendredi, 03 août 2012

INTERVIEW POIGNANT D'ABOU CISSE, L'ONCLE D'ALASSANE DRAMANE OUATTARA: IL PREVIENT QUE SON NEVEU PREPARE D'AUTRES MASSACRES

 

ABOU CISSE ET ALASSANE OUATTARA.jpg



Abou Cissé, l’oncle de Ouattara a décidé de rompre le silence pour dire ses vérités, comme il sait le faire. Une interview vérité.



Que pensez-vous des évènements de Duékoué ?

Je pense que c’est l’une des plus graves tragédies qu’un pays qui se dit démocratique enregistre. Les mots me manquent. Sans aller là-bas, les mots me manquent pour dire que cette tragédie qui s’est produite est plutôt inacceptable.

Pour vous, qu’est-ce qui peut expliquer cela ?

Je pense que c’est la méconnaissance du peuple Ivoirien. Si Alassane connaissait la Côte d’Ivoire, ce drame ne pouvait pas se produire. Du Président Houphouët jusqu’à Gbagbo aucun chef d’Etat de ce pays, n’a pu faire ça. Je pense qu’au-delà de l’appréciation individuelle, il faut maintenant aller vers une appréciation internationale de ce drame. Parce que je suis sûr que ces genres de crimes ne vont pas s’arrêter-là, s’il n’y a pas une réponse adéquate. Il faut s’attendre à d’autres crimes. Et si les pays occidentaux qui condamnaient aussi rapidement au moment où Gbagbo était là ne se lèvent pas aussitôt pour réagir, nous allons nous trouver en face d’un génocide qui ne dit pas son nom. Et là, on dira que c’est l’Occident qui a occasionné ça. Parce que ce qui se passe aujourd’hui en Côte d’Ivoire est un génocide du peuple Wê qui est en train de se produire.

Le pouvoir dit pourtant qu’il y avait des miliciens sur le site ?

Un criminel donne toujours ses raisons. Je pense qu’un milicien ne peut pas se permettre d’aller se mettre parmi une population, qui plus est, vit sur un site gardé par des soldats de l’Onuci. Qu’est-ce qu’il va défendre là-bas ? Je pense qu’il faut savoir raison garder. Je pense qu’Alassane Ouattara ne connaît pas les vrais problèmes de la Côte d’Ivoire. Il ne maîtrise pas justement les fondements de la culture ivoirienne. La culture ivoirienne est une symbiose entre les différentes ethnies de plusieurs régions. Je ne pense pas que ces miliciens qu’on voit partout, puissent accepter pendant qu’ils sont dans le viseur du régime, se mettre parmi des populations en pleine ville, pour préparer des complots contre le pouvoir.

Selon vous, qu’est-ce qui a bien pu se passer, parce que le site est gardé par les soldats de l’Onuci ?

Il y a eu une connivence qui est claire. Je pense qu’autant l’Onuci ne connaît pas la Côte d’Ivoire, autant le président Alassane ne connaît pas la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, je disais tantôt qu’il faut que la Communauté internationale se saisisse du dossier, l’épluche davantage pour que d’autres crimes que le pouvoir s’apprête à préparer ne se commettent pas dans cette région.

Le pouvoir accuse pourtant l’opposition d’attiser le feu à l’Ouest.

Vous savez, il n’y a pas de fumée sans feu. Avec cette tragédie qui se produit à l’Ouest, le pouvoir ne pouvait qu’accuser l’opposition. Et l’opposition aussi ne peut qu’accuser le pouvoir. Mais en fait, entre celui qui tient le fusil, celui qui a la main sur le bout du fusil, et celui qui a la main sur la gâchette, qui peut-on accuser de criminel ? Aujourd’hui, c’est le pouvoir qui a la main sur la gâchette. C’est le pouvoir qui tire, qui tue. Nous avons eu des informations émanant de là-bas. Des Malinkés et plusieurs autres ressortissants du nord qui ont vécu la scène nous ont expliqué ce qui s’est réellement passé. Ils nous ont expliqué comment tout s’est passé. Nous avons eu des informations.

Et quelles sont ces informations ?

Des informations disant qu’ils ont tué. Et après ils ont jeté des corps dans des puits. Ils ont fait tout ce que vous pensez d’inimaginable. Ce qui prouve que c’est le pouvoir. C’est pour rien qu’il accuse l’opposition. Ce n’est pas elle qui a tué. Que le pouvoir n’attise pas la haine entre les différentes ethnies. Parce qu’aujourd’hui, ce qu’on voit n’est rien d’autre que les conséquences de la haine que le pouvoir attise. Et au lieu de contribuer à créer les conditions de la paix, le pouvoir est en train de créer les conditions d’une guerre civile qui ne dit pas son nom.

Avez-vous les preuves que le pouvoir s’apprête à commettre d’autres crimes dans la région de l’Ouest ?

Vous savez, quand on dit preuves, souvent la loi dit qu’il faut avoir des éléments tangibles, palpables. Or, vous savez que les langues se délient souvent pour dire certaines choses. Quand on dit que le pouvoir dit «comme ça», et l’autre dit «ceci», nous, on fait la synthèse de ce que nous avons comme informations. C’est-à-dire, ce que nous avons reçu. Voilà ce qui s’est passé. En faisant nos recoupements, nous pensons que d’autres camps, d’autres attroupements qui se font là-bas vont avoir encore des visites de ce genre. Et ceux qui là-bas à l’Ouest ne sont pas prêts à partir, dans la mesure où il semble qu’ils ont intérêt en attisant la haine tribale dans cette zone. Je vais vous dire une chose.

Ces hommes qui ont fait la guerre pour Alassane attendent leurs salaires. Ils attendent les 5 millions qu’il leur a promis à chacun d’entre eux. Et tant que ce n’est pas fait, ils sont prêts à commettre ces crimes, au nom du pouvoir qu’on le veuille ou non. Et puis, là aussi, ça les arrange d’éliminer certaines personnes qu’ils trouvent gênantes. Pour le faire on envoie des Dozos et autres Frci et on dit: «Ah, ce sont les miliciens qui étaient là-bas ».

Et pourtant le régime et l’Onuci se jettent la pierre.

Le pouvoir a accusé l’Onuci, et l’Onuci à son tour accuse le pouvoir. Mais ce qui est certain, c’est qu’on tue des gens. Les responsables, ce sont l’Onuci et le pouvoir. Parce que si on ne tuait pas des gens, et ils s’accusaient pour des problèmes administratifs, là il n’y avait pas de problèmes. Mais on tue les gens, il est facile de s’accuser facilement. Ce qui est sûr et certain, il y a une connivence, il y a un laisser-aller de la part du pouvoir et de l’Onuci. Je crois qu’aujourd’hui, le pouvoir est en train d’engager des jeunes gens encore pour les envoyer là-bas. Selon eux, c’est pour mettre de l’ordre là-bas. Mais nous disons, que cette situation n’est pas faite pour s’éterniser.

Le pouvoir annonce des enquêtes pour situer les responsabilités.

Vous savez, on ne peut pas être juge et partie. Il est très facile de mener une enquête. Mais je pense que face à une telle tragédie, c’est une enquête internationale qu’il faut. Il faut une enquête internationale pour expliquer ce qui s’est réellement passé. Il faut qu’en même qu’on nous restitue notre sens du respect de la vie humaine. On tue 300 personnes et on dit qu’on mène des enquêtes. Mais on devait depuis longtemps, mener des enquêtes pour savoir si ces gens se sentaient en sécurité. On ne fait pas le médecin après la mort.

On met des intellectuels, des universitaires en prison, pendant ce temps, les vrais génocidaires se promènent et on leur déroule le tapis rouge…

Je vais vous dire une chose. C’est facile en politique, d’accuser quelqu’un. Mais en fait, entre un jugement politique et un jugement réel, il faut croire que le jugement politique n’a souvent pas de sens. Tous ceux qui sont en prison aujourd’hui ne le méritent pas. Si tant est que la justice est rétablie et elle est crédible en Côte d’Ivoire, je pense que ceux qui doivent être jugés, sont ceux-là qui se pavanent dehors aujourd’hui et qui continuent de narguer le bon sens. Et ce sont eux qui continuent de tuer les gens, alors que la guerre est finie. Combien de gens meurent tous les jours. Combien de gens sont tués pas les Frci. Alors que les gens qu’on accuse de génocide n’ont même pas tué une mouche. Des universitaires tels que Aké n’Gbo, Aboudramane Sangaré qui est reconnu comme un éminent juriste, il y a aussi le grand banquier Dakoury… Ce sont des gens qui ne méritent pas d’être là. On ne fait pas la politique pour aller en prison. On la fait pour servir la nation.

On les accuse de génocide, d’atteinte à la sûreté nationale, de crimes économiques….

Vous savez, ceux qui ont détourné des biens de l’Etat sont connus aujourd’hui dans cette Côte d’Ivoire. Je ne pense qu’un homme comme Aké n’Gbo qui a été Premier ministre pas plus longtemps peut commettre autant de crimes. Comme on le voit aujourd’hui. Le régime actuel a fait seulement un an quelques jours. Chaque citoyen ivoirien compte aujourd’hui le nombre de morts. En un an de gestion de pouvoir d'Alassane, la Côte d’Ivoire connaît plus de crimes qu’en dix ans de gestion de Laurent Gbagbo. Gbagbo n’a pas tué des innocents, encore moins une ethnie.

Il n’a pas aussi envoyé des miliciens pour tuer un peuple, une population innocente. Il n’a pas fait de camp de refugiés quelque part. En son temps, on n’a jamais vu de camp de refugiés qu’il a provoqué. Je pense qu’il faut faire part des choses. A la vérité, nous nous trouvons dans une situation où tout le monde est prisonnier. A tout moment, on peut tuer n’importe qui, à n’importe quel moment. On peut dire que vous avez des fusils, vous êtes prêts à faire des coups d’Etat et vous jetez en prison pour rien. Quand je prends le cas d'Ousmane Sy Savané, le Dg du groupe Cyclone, il est en prison pour rien. Qu’est-ce qu’un le fils de marabout va faire avec un fusil. Est-ce qu’il a de l’argent pour s’acheter un pistolet. Eux aujourd’hui, ils ont de l’argent. Je pense qu’à la vérité, nous nous trouvons dans un Etat sans droit, personne n’est en sécurité aujourd’hui. Tout le monde doit craindre aujourd’hui qu’à tout moment, on peut tuer et il n’y a rien. Votre tueur ne sera jamais inquiété.

Mais le pouvoir dit pourtant que la démocratie et l’Etat de droit sont en marche.

La démocratie telle que le pouvoir la voit plutôt, en tuant tout ce qui passe devant lui. Mais qui dit que la démocratie, c’est faire tuer ceux qui s’opposent à lui. Je pense qu’il y a de multiples leçons à tirer de ses multiples voyages à l’étranger. C’est qu’il n’y a pas de démocratie en Côte d’Ivoire. Nous vivons une dictature. Il veut montrer au monde qu’il y a la paix en Côte d’Ivoire et que les citoyens ivoiriens le soutiennent. Ce qui est faux. Ce que nous vivons ici, ce n’est pas de la paix. C’est l’installation de la haine. Le pouvoir provoque la division des Ivoiriens. Il peut à tout moment, avoir une révolte généralisée qui va embraser le pays. Il faut qu’il (Alassane) arrête de dire que les Ivoiriens dans leur ensemble soutiennent ses dérapages. Car ce n’est pas possible.

Mais qu’est ce qui vous fait dire cela ?

Vous savez, autant Alassane Ouattara a ses rentrées en Occident, autant nous avons aussi des entrées là-bas. Nous ne sommes pas des analphabètes. Nous ne recevons les mêmes informations que lui. Il est entouré des gens qui lui mentent. Ils lui disent qu’il est populaire, qu’il a la situation en main. Nous avons aussi des informations que nous recevons des quatre coins de la Côte d’Ivoire, de l’Europe, des Usa et de la France.

Ce qui s’est passé à l’Elysée n’est pas bon pour la Côte d’Ivoire. Un Président de ce pays n’a pas besoin de passer par la petite porte pour aller voir un chef d’Etat français. La Côte d’Ivoire n’a pas besoin de ça. Tous les chefs d’Etat ivoiriens arrivent toujours à l’Elysée par la grande porte. Ce n’est pas ce qui s’est passé quand Sarkozy était là. Nous avons assisté plutôt à une honte pour la Côte d’Ivoire. Parce que nous sommes inquiets de l’avenir de la Côte d’Ivoire, parce qu’ici, nous jurions plutôt avec les emprisonnements des militants de l’opposition.

Et c’est ce qu’on lui a dit. On lui a demandé de libérer les prisonniers politiques. Le prix de la paix, c’est la libération de tous les prisonniers politiques. Accepter les contradictions. La démocratie, ce n’est pas d’emprisonner les gens. Ce n’est pas la culture de la haine. Je vois Venance Konan qui avait l’écriture très facile pour vilipender la République sous Gbagbo, son pays, et qui aujourd’hui, face aux tueries à l’ouest, n’a plus l’inspiration pour dire «ça au moins, c’est mauvais». Les crimes de l’Ouest doivent être punis.

Partout Ouattara où est passé à l’étranger, il a été hué. Quel commentaire faites-vous ?

Ceci dénote de ce que je dis depuis que j’interviens dans la presse. Parce qu’avant de se lever, il faut regarder la chaise sur laquelle on s’est levé. On ne se lève pas d’une chaise comme ça. Je pense que le fait que les Ivoiriens et l’Afrique entière se lèvent, montre que la Côte d’ivoire est en train de tomber dans une dictature sans nom. Il semble qu’aujourd’hui et les Français disent que la Côte d’ivoire qui est le centre des affaires est en train de tomber dans une sorte d’aliénation au colonialisme.

La Côte d’Ivoire est en train d’accepter aujourd’hui la colonisation comme forme de développement. Alors que nous nous sommes battus pendant 50 ans, voire 60 ans et plus pour que les colonisateurs nous laissent libres pour nous développer. Les Européens constatent que ce n’est plus la Côte d’Ivoire qu’ils ont connue. Bon nombre de concitoyens africains sont passés par ce pays avant d’aller en Occident. Mais aujourd’hui, il semble que ce n’est plus la même Côte d’Ivoire. Et le président qui est là est en train de s’aliéner, non pas à la cause de Hollande, mais à une cause qui n’existe plus.

Vous parlez de recolonisation, mais le pouvoir parle plutôt de réalisme ?

Mais si le réalisme n’est pas perçu comme la vérité démocratique, il est bien clair qu’il a sa réalité. Sa réalité c’est de tuer des gens, emprisonner des journalistes, emprisonner des jeunes comme les Savané, des hommes politiques. Là, c’est sa réalité. Depuis plus d’un an, nous vivons une réalité. Si eux, ils considèrent cette réalité comme la démocratie, nous, nous vivons une dictature. La dictature est une réalité. La démocratie est par contre une réalité vraie, acceptée de tout le monde. Aujourd’hui, les trois quarts des Ivoiriens refusent cette réalité. C’est ça qui est la réalité. Les trois quarts ne veulent pas de cette situation que nous vivons.

Des cadres du Rdr soutiennent que Ouattara ne peut pas tenir une opposition face à Affi, Simone…

Mais c’est tout à fait logique. Parce qu’il a été imposé. Je pense que Hollande a dû lui dire cela. Les dossiers secrets sont là-bas. Et une opposition forte avec la force du Fpi, ce pouvoir là ne peut pas tenir le coup. Le Fpi, n’est pas seulement Gbagbo, c’est l’organisation qu’il a mise sur pied sur toute l’étendue du territoire national, alors que le Rdr n’est pas organisé. C’est un parti de copains, d’amis. Je suis du Rdr, j’ai été à la base de la création de ce parti.

Je connais ceux qui entourent Alassane. Je sais ce qu’ils lui disent. Personne ne doit le contredire, ne doit dire attention tu fais des erreurs. Et quiconque se lève pour lui dire ça n’est pas bon au Rdr. Il n’est jamais méchant. C’est ce qu’il veut entendre. Alors que ces gens là sont en train de le mettre dans un trou. D’autres pensent déjà comment il va tomber. Ils pensent à sa succession. C’est ce qui se passe dans les couloirs du palais. Alassane est en train de tomber pour faire place à d’autres personnes. Il y a les Amadou Soumahoro, Hamed Bakayoko…. Au niveau du Rdr, ils ne voient plus Alassane comme le Président de la Côte d’Ivoire, parce qu’ils sont en train de le mettre dans un trou. Et il ne peut pas échapper à cela.

Comment vous voyez aujourd’hui l’augmentation des frais d’inscription à l’université ?

C’est parce qu’il ne connaît pas la réalité. Il ne sait pas que le peuple ivoirien est aujourd’hui pauvre. Allez-y voir à l’université, on est en train de faire des peintures partout comme si le Bon Dieu allait venir. Mais en fait, il n’y a pas de politique de développement pour permettre au citoyen ivoirien un gain en plus. Comment comprendre qu’un Président qui sait que la Côte d’Ivoire est dans une crise grave peut se permettre d’augmenter le prix d’inscriptions à l’université. On prend la mesure à 100.000 Fcfa, aujourd’hui. Ce libéralisme-là ne correspond pas à la Côte d’Ivoire. Pour lui, l’université doit donc appartenir à une certaine élite. Aucun pays africain, n’a un tel prix pour l’inscription à l’université.

Quel enseignement nous allons avoir. Allons nous avoir des élites après avoir payé les 100.000 Fcfa, ou qu’est-ce que nous allons avoir. Je vais vous dire quelque chose. Le pouvoir est en train de construire les éléments qui vont amener à sa chute. L’augmentation des frais d’inscriptions à l’université, la guerre contre les syndicats, la guerre contre les journalistes, tout cet ensemble de choses constituent aujourd’hui la bombe qui va éclater d’un moment à l’autre. Ce n’est pas le Fpi qui sera impliqué dans cette affaire. C’est l’ensemble des Ivoiriens qui va se sentir concerné pour se soulever contre ce régime. Parce qu’à un tel moment, un pouvoir qui nous a mis dans la souffrance puisse nous dire de payer 100.000 Fcfa pour aller à l’université. Je pense que c’est pour arranger les universités privées que chacun des ministres a construit. C’est pour chercher des gens pour aller dans ces universités-là. Maintenant, s’ils ne veulent pas qu’il y ait des universités publiques, qu’on nous le dise carrément.

Comment vous appréhendez le 13 août ?

Je suis serein. Parce que c’est cet homme qui est dans la vérité. Le mensonge qu’ils ont servi est en train de se déballer. Parce que j’y crois. La vérité éclatera. Ça, s’éclate comment. Je vais partout, j’entends partout, je vais dans tous les quartiers, j’entends par exemple au Black-market, le 13 août ce sont ces gens qui vont dire: «Alassane tu nous as menti». Et le faire revenir sur terre. Le 13 août, ça va être une population qui va dire: «Gbagbo tu avais raison». Parce que Gbagbo avait raison quelque part, même si on peut lui reprocher quelque chose. Il était avec le peuple.

Il sentait le peuple. Comment comprendre qu’au moins 200 personnes sont tuées, qu’un Président de la République, responsable de tous les Ivoiriens, n’écourte pas son séjour en Europe pour venir compatir, attendrir les cœurs. Quelles que soient nos différences, nous restons tous les mêmes. Ça a choqué même les Européens, ça a choqué même Obama qui par un coup de fusil fait par un individu, qui a coûté la vie à neuf personnes, a écourté sa campagne électorale, pour aller saluer la mémoire des victimes. C’est le lieu de dire qu’il faut qu’Alassane, intègre la Côte d’Ivoire, qu’il comprenne la Côte d’Ivoire. Il faut qu’il se dise que même un Américain, ne peut pas faire ce qu’il est en train de faire.

On ne peut pas développer un pays en mettant un an à arrêter les gens, à les mettre en prison. Combien de temps cela va prendre. On ne peut passer tout le temps à faire cela. Le développement, c’est de libérer les gens. C’est de construire un Etat avec la libre expression. Mais si nous passons notre temps à arrêter les gens, à les empêcher de parler, à arrêter les propriétaires de journaux, à badigeonner des maisons pour dire qu’on travaille, rien ne pourra marcher. Je pense que les pays qu’il a visités ne se sont pas développés comme cela. Je pense que s’il voyage, il doit comprendre qu’il doit changer tout en Côte d’Ivoire. Son équipe ministérielle le conduit dans l’enfer.

Et gare à lui qu’il fasse attention à ce qui va se passer. Le Fpi est aujourd’hui petit par rapport à la haine, à la souffrance que subissent les Ivoiriens. Il y a aujourd’hui, un parti qu’on appelle le parti de la société civile, la vraie, qui pense. Ce n’est pas en allant en Israël, en Angleterre, pour demander à avoir des armes qu’il va faire peur au citoyen que nous sommes, aujourd’hui. Il y a un état d’insécurité totale, un état incroyable qui met les Ivoiriens en colère contre les religieux qui n’existent que de nom. C’est pour cette raison que le 13 août, nous citoyens lambda que nous sommes, que Gbagbo soit acquitté ou pas, la Côte d’ivoire doit se sentir libre. Parce que l’image que Gbagbo a lancée au monde entier fait que la Côte d’Ivoire est un champ de bataille pour la démocratie.

A travers lui, les grands doivent savoir qu’il faut installer des hommes pour la démocratie. Et ce n’est pas Alassane. Nous sommes pressés que Gbagbo soit libéré et de cette libération, va dépendre la paix en Côte d’Ivoire. Et je pense que les Banny qui sont là en train de tournoyer doivent comprendre qu’ils n’ont rien à faire. La paix qu’est en train de faire Alassane est une paix de famille. Il a mis toute sa famille à côté de lui pour diriger la Côte d’Ivoire.

Le Premier ministre, c’est son frère cadet; Ahoussou Jeannot, c’est une abeille qu’on peut tuer à tout moment, les autres comme le ministre des infrastructures économiques, est au garage. Il ne fait que nettoyer. Ce n’est pas un gouvernement de travail que nous avons. C’est un gouvernement de petits copains pour satisfaire le Président. Lui dire tous les matins: «Tu es beau, tu es le plus intelligent, tu es grand. Tu peux nous envoyer de l’argent». Ça, ce n’est pas un gouvernement qui peut nous faire développer la Côte d’Ivoire.



Interview réalisée par Yacouba Gbané & Guéhi Brence.


In le quotidien ivoirien "Le Temps".

DES JEUNES LEADERS DU NORD PREVIENNENT: «OUATTARA NOUS CONDUIT VERS UNE GUERRE CIVILE»

 

JEUNE LEADER DU NORD - IDRISS OUATTARA.jpg

Jeune leader du Nord: Idriss Ouattara 
 

Les jeunes leaders d’opinion en exil depuis l’avènement du régime Ouattara interpellent, dans une déclaration dont nous avons obtenu copie, leurs concitoyens, et mieux, la communauté internationale, sur les dérives totalitaires des nouveaux tenants du pouvoir. Ils mettent en garde contre les graves risques d’embrasement que Ouattara et ses hommes font courir à la jeune nation ivoirienne. Ci-dessous l’intégralité de leur texte.


Déclaration des jeunes leaders du Nord en exil


Contexte

Le 20 juillet 2012, à Duekoué, prenant prétexte d’un braquage perpétré par des bandits dans le quartier Kokoma, les populations malinké soupçonnant les bandits de provenir du camp de Nahibly et  soutenues par les FRCI vont incendier ce camp, causant officiellement 13 morts parmi les populations Wè refugiées dans ce camp. Toutefois, de nombreuses autres sources sur le terrain font état de 200 morts et des nombreuses disparitions. 

Précédemment, le 12 juillet 2011 à Arrah, les populations autochtones excédées par les nombreuses exactions des FRCI se soulèvent contre ceux-ci. Les populations du Nord se joignent aux FRCI et attaquent les autochtones, causant la mort d’au moins 5 personnes. Les exemples sont légions, à Anonkoua Kouté, Vavoua, Bonoua, Lakota, Sikensi, Dabou, Abengourou pour ne citer que ces cas connus et médiatisés. Mais partout, des exactions sont quotidiennement perpétrées par des milices tribales (dozos et supplétifs FRCI) contre les communautés autochtones, en complicité parfois avec les populations malinké originaires du Nord et installées dans ces régions.

Par ailleurs, l’on observe que le Nord de la Côte d’Ivoire est devenu la zone d’incarcération par excellence des prisonniers politiques comme au temps des goulags dans la Russie soviétique. Après le Président Gbagbo incarcéré à Korhogo avant son transfèrement à La Haye, de nombreuses personnalités politiques de LMP  et des militaires sont emprisonnés au Nord dans notre région : Simone Gbagbo à Odienné, Affi N’guessan à Bouna, Aboudrahamane Sangaré et bien d’autres à Katiola et Boundiali. Enfin, le président  Ouattara pratique – depuis sa prise de pouvoir – une politique outrancière de rattrapage ethnique qui se traduit dans les faits par la nomination des nordistes dans les postes-clés de l’administration et de l’armée au détriment des autres communautés, par l’expropriation des terres à l’Ouest au profit des populations du Nord et des étrangers, Burkinabè principalement, et par un découpage électoral totalement partisan au profit du Nord dénoncé même par son allié du PDCI.

JEUNE LEADER DU NORD - YOUSSOUF FOFANA.jpg

Jeune leader du Nord: Youssouf Fofana

Notre analyse

Nous, jeunes leaders du Nord en exil, observons que depuis l’accession au pouvoir de Ouattara, les tensions interethniques sont sans précédent dans le pays et la cohésion sociale est fortement entamée.

Nous constatons  aussi que c’est la première fois dans l’histoire de notre jeune nation que des Ivoiriens sont soit refugiés dans leur propre pays (dans des camps et dans les forêts à l’Ouest du pays) ou en exil en si grand nombre dans d’autres pays.

Nous constatons  enfin que c’est aussi la première fois qu’une communauté prédomine tant dans tous les aspects de la vie politique, économique et sociale au détriment des autres, dans un pays où cohabitent une mosaïque d’ethnies. Et tout cela, sous la gouvernance Ouattara.

Ainsi, après avoir instrumentalisé le Nord pour conquérir le pouvoir d’Etat,  Alassane Ouattara utilise notre communauté comme bouclier dans sa politique de terreur pour satisfaire les intérêts économiques de ses maîtres Occidentaux et des étrangers qui l’ont installé au pouvoir. Le Nord n’est donc pas en réalité bénéficiaire de cette politique.  En effet, depuis qu’il a été Premier ministre puis chef de l’Etat, aucun acte de développement visible n’a jamais été posé dans le Nord par M. Ouattara. La seule chose que le Président Ouattara a réussi avec brio, c’est d’opposer le Nord aux autres régions du pays.

Notre position

Face à ces graves dérives et à cette politique ethno-régionale qui met en péril la cohésion sociale et l’unité nationale, il est temps, grand temps, de réagir. C’est pourquoi, nous, jeunes leaders du Nord en exil :

1. Condamnons fermement et vigoureusement la politique ethno-tribale et génocidaire du régime Ouattara;

2. Interpellons vivement nos parents et frères sur les dangers que fait courir les agissements du Président Ouattara sur notre communauté :

- Chers parents, ne nous rendons pas complices de la politique  «d’aseptisation et de nettoyage»  prônée par  Amadou Soumahoro, Secrétaire Général du RDR, contre les populations qui nous accueillent dans leurs régions, sur leurs terres et avec qui nous avons toujours entretenu des relations harmonieuses de fraternité et de paix depuis plusieurs décennies. 

- Chers parents, rappelons-nous que les hommes passent mais les institutions demeurent. Qu’adviendra-t-il demain si Ouattara n’est plus au pouvoir ? Quelle pourrait être la réaction des autres groupes ethniques brimés, persécutés qui se terrent et se réfugient dans leur propre pays, en ce moment ? En quoi être un pro-Gbagbo est-il un crime ? Comment nous, populations du nord, pourrions regarder les autres en face? Pourquoi est-ce que c’est le Nord qui accueille dans ses prisons les responsables politiques de LMP et les militaires ? 

- Chers parents, l’histoire ne doit pas retenir que c’est sous le règne d’un nordiste que la Côte d’Ivoire a basculé dans la fracture sociale et la guerre civile. Le malheur de la Côte d’Ivoire ne doit pas venir du Nord.  

3. Enfin, nous, jeunes leaders du Nord en exil, interpellons la communauté internationale qui a soutenu M. Ouattara dans sa conquête du pouvoir sur les graves dangers qu’il fait courir à la Côte d’Ivoire et à la sous-région. En effet, sous vos yeux et dans votre silence coupable, se créent par cette politique dangereuse les germes et les conditions d’une guerre comme au Rwanda en 1994  entre Tutsis et Hutus.

Soucieux de la préservation de la cohésion nationale et du développement de notre région dans une Côte d’Ivoire une et indivisible,  nous lançons un vaste appel au Rassemblement de tous les fils et filles du Nord.

Chers Parents, cultivons donc avec nos frères des autres régions des relations de fraternité et d’amour pour une nation forte qui préserve durablement la paix et la sécurité pour l’ensemble des communautés, sans exclusive, et méditons ensemble cette poignante interpellation du M. Charles Konan Banny, président de la CDVR : «Aucune victoire par la force ne peut être tenue pour définitive, car le vaincu d’aujourd’hui fourbira ses armes dans l’espoir de devenir le vainqueur de demain. Et c’est ainsi que s’installe l’escalade». Ensemble, sauvons le Nord et les Nordistes !


Fait en exil, le 1er août 2012


• Idriss Ouattara, Président des Agoras et Parlements de Côte d’Ivoire (Bouna)

• Touré Moussa Zeguen, Coalition Nationale des Résistants de Côte d’Ivoire (Touba)

• Abdalah Coulibaly, Alliance des Jeunes Patriotes (Korhogo)

• Fofana Yousssouf, Président de la Voix du Nord (Séguéla)


Contact: sursautnord@gmail.com 


NB: La titraille est de la rédaction



Source: LE NOUVEAU COURRIER

jeudi, 02 août 2012

REPONSE AU GENERAL SOUMAILA BAKAYOKO: NON AMADE OUEREMI N’EST PAS UN MILICIEN

 

côte d'ivoire,réponse au général soumaïla bakayoko,non amadé ouérémi n’est pas un milicien,wazi guipié et steve beko

 

Reçu par la rédaction du journal pro-gouvernemental Fraternité Matin en vu d’évoquer la situation sécuritaire du pays, le Général Soumaïla Bakayoko, chef d’état major général des FRCI a affirmé parlant de Amadé Ouérémi, l’un des chefs FRCI de l’Ouest de la Côte d’Ivoire :

"Pour parler d’un milicien qui serait dans la forêt du Mont Péko, c’est le lieu de rappeler que hormis les militaires et agents de sécurité (police, gendarmerie), personne n’a le droit de porter une arme, encore moins d’en faire usage. Nous l’avons dit encore une fois, lors de notre passage, récemment, à Duékoué. C’est pourquoi nous avons rencontré les chasseurs traditionnels communément appelés Dozo, pour leur dire que cette règle s’applique à eux également. Avec l’arrivée des forces, il n’est pas question que chacun se fasse justice. Il en sera de même pour tous les miliciens. Nous irons ratisser toute la région de Duékoué. Une opération "le Mont Péko" sera lancée et nous rencontrerons le milicien dont vous parlez. Il faut qu’on arrête ces pratiques."

Pour rappel, le quotidien l’Intelligent d’Abidjan a été le premier à utiliser ce terme pour parler de l’homme du Mont Péko. Quelques jours plus tard, il sera rejoint par le journal L’Inter qui se posera même la question de savoir "qui protège le milicien du Mont Péko". Jusqu'à ce jour, nous avions mis cela sur le compte de journaliste mal informé mais que le chef de l’armée de notre pays traitre un de ses valeureux éléments de milicien, nous pensons qu’il faut corriger cette erreur grotesque.

L’appareil sécuritaire hétérogène de Alassane Ouattara est composé d’un premier noyau formé du GSPR sous la supervision du colonel Vagondo Diomandé, c’est l’unité la plus professionnalisée, la plupart de ses éléments ayant subi une formation complémentaire à Adiaké. Le reste des unités n’a de bataillon que le nom, elles ont été vidées pour la plupart de leur substance militaire.

Elles sont en fait les gardes prétoriennes des chefs de guerre qui les dirigent depuis 2002, les noms fantaisistes de « FANSARA 101 », « ATCHENGUE », « ANACONDA » et autres ont été substitués par les noms d’unités régulières comme la Compagnie Territoriale de Korhogo (CTK) et la Garde Républicaine.

Les armes comme celles de la Marine Nationale ou de la Gendarmerie sont dirigées par des officiers supérieurs réguliers proches de Ouattara. Les dozo venus de Sikasso, Boundiali, Tingréla, Sindou et Banfora constituent avec les unités des Burkinabè de Lansana Kouanda, Issiaka Tiendrébéogo et surtout Amadé Ouérémi, les derniers maillons de la chaîne des troupes de Ouattara. Il n’y a donc aucun milicien dans les FRCI ou alors pour être plus précis tous les FRCI sont des miliciens. La plupart des « soldats » composant les FRCI étant analphabètes et ou étrangers, ceci ne les empêche cependant pas d’arborer uniformes et bérets prestigieux de l’armée ivoirienne. 

Concernant le sieur Ouérémi, il faut remonter à l’année 1986 pour avoir les traces de ce dernier, de son vrai nom Ouédraogo Rémi venu de son Burkina-Faso plus précisément du Plateau mossi. Arrivé dans la région de Duékoué, il dépose ses pénates dans le village de Bagohouo. Au début de la crise de 2002, il se convertit progressivement en planteur. Profitant du laxisme des autorités, il investit progressivement la forêt classée du Mont Péko. Lors de la crise post-électorale, Amadé commandait déjà une escouade de Burkinabè armés qui hantaient la forêt classée en question. C’est tout naturellement qu’il est associé par le commandant Fofana Losseni à la prise de la ville de Duékoué, une ville qu’il connaît parfaitement.

La vérité est que les récents évènements du camp de refugiés de Nahibly de Duékoué ont choqué la conscience collective et la communauté internationale de sorte que partout où Ouattara est passé lors de son dernier voyage à l’étranger, les dirigeants de ces pays ont exigé des sanctions exemplaires contre les auteurs. Les ONG internationales de défense des droits de l’homme sont aux aguets et attendent que l’état prenne des mesures disciplinaires à l’endroit de ses soldats. A défaut de sanctionner les hauts gradés de son armée, le coupable a été facilement trouvé : Amade Ouremi, le "milicien" du Mont Péko qui verra à n’en point douter les projecteurs se braquer sur lui dans les semaines à venir. Le but, faire de ce nervis analphabète le responsable, le commanditaire et le bénéficiaire principal des tueries des Wê à l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

Les tentatives de faire passer Ouérémi, l’étranger et analphabète, pour le principal exécuteur ou pour le commanditaire des différents massacres à l’Ouest ne doivent abuser personne. Amadé Ouérémi qu’une certaine presse tente de faire passer pour un milicien n’en est pas un, il répond aux critères pour être un FRCI digne de ce nom, il est analphabète étranger et n’a aucune compétence requise pour le métier des armes. Il applique donc logiquement aux ordres de son supérieur hiérarchique qui est le commandant Fofana Losseni. Ce dernier est donc le premier responsable de tous les massacres commis sous la férule d’Ouérémi et des autres chefs de guerre Burkinabè qui pullulent dans l’Ouest ivoirien. La responsabilité est donc celle du commandant Losseni Fofana et de l’autorité qui l’a nommé, en l’occurrence le chef de l’Etat, Alassane Ouattara qui au passage, signalons-le, est aussi ministre de la Défense. 

Le camp Ouattara veut faire porter le chapeau uniquement à ce sanguinaire analphabète qui sera extradé à La Haye, sans réelle possibilité de se défendre. Faire passer Amadé pour un faux FRCI alors que l’extrême majorité des FRCI sont des faux-FRCI et que, de ce fait, ils n’émargent pas sur le budget de l’Etat et vivent de rapines, rackets et autres tueries est un écran de fumée que Ouattara et la presse proche de lui veulent faire accepter aux Ivoiriens. Avec Ouérémi à la CPI, Ouattara commanditaire des massacres des Wê aura montré sa « bonne foi » en livrant un des siens. Le premier responsable et présumé coupable est bel et bien Alassane Ouattara; c’est lui qui devrait en premier lieu répondre des crimes imputés à ses troupes.


PLUSIEURS PHOTOS D’AMADE OUEREMI PROUVENT BIEN QU’IL APPARTIENT AUX FRCI

  

côte d'ivoire,réponse au général soumaïla bakayoko,non amadé ouérémi n’est pas un milicien,wazi guipié et steve beko

Amadé Ouérémi lors d’un rassemblement des FRCI à l’Ouest du pays

 

côte d'ivoire,réponse au général soumaïla bakayoko,non amadé ouérémi n’est pas un milicien,wazi guipié et steve beko

Amadé Ouérémi, posant fièrement aux côtés des autorités administratives de Duékoué

 

côte d'ivoire,réponse au général soumaïla bakayoko,non amadé ouérémi n’est pas un milicien,wazi guipié et steve beko

Amadé Ouérémi, arborant fièrement sa tenue FRCI

 

côte d'ivoire,réponse au général soumaïla bakayoko,non amadé ouérémi n’est pas un milicien,wazi guipié et steve beko

Amadé Ouérémi en compagnie des soldats des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI)



Wazi Guipié et Steve Beko


Source: INFO D'ABIDJAN.NET

APRES LA COTE D'IVOIRE ET LE MALI, C'EST A PRESENT AU TOUR DU BURKINA FASO DE CONNAITRE LA GUERRE, SELON UN DIPLOMATE FRANÇAIS


 

FRCI.jpg

Burkina Faso, prochain pays dans la tourmente!


Côte d'Ivoire, Mali, Burkina Faso... Un responsable du Quai d'Orsay fait des révélations.

 

Laurent Bigot, sous-directeur pour l’Afrique de l’ouest au ministère des Affaires Etrangères (au Quai d’Orsay) de France, a fait de graves révélations, le 2 juillet dernier lors d’un colloque sur la crise au Sahel à l’Institut français des relations internationales (Ifri). L’intervention du diplomate français à ce colloque censé restreint a fini par atterrir dans le «domaine public». Nous vous proposons quelques extraits d’un speech de vérité !

Le Sous-directeur pour l’Afrique de l’ouest du Quai d’Orsay, Laurent Bigot, dans son intervention «à titre personnel», préciset-il, plante le décor de la situation latente qui prévalait depuis une dizaine d’années au Mali, avec sa «démocratie de façade». Et ne manque pas dans son développement de relever la cruelle injustice dont a été l’objet le président Laurent Gbagbo à l’occasion de la crise dite post-électorale. Selon lui, c’est l’ex-président malien, Alpha Omar Konaré qui avait décidé de ce que Amani Toumani Touré fût président de la république après lui.

«C’est Alpha Oumar Konaré (le président sortant, ndlr) qui a décidé qu’Amadou Toumani Touré (ATT) deviendrait président en 2002. A l’issue du premier tour, ATT arrive en tête en 2002, avec une marge de 1% devant Soumaïla Cissé, dans un mouchoir de poche. Et la commission électorale annule 500.000 votes, environ 10% du corps électoral. Pour 300.000 votes de plus, on a déclenché le feu sur Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire l’année dernière. (…) Il y a eu des manipulations pour que ce soit Soumaïla Cissé et non Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) qui arrive en seconde position.

Des missions d’observation des élections étaient là, mais on s’est contenté des résultats. (…) En 2007, rebelote. ATT est élu dès le premier tour avec près de 70% des suffrages et un taux de participation de 30%, ce qui veut dire que 21% des électeurs maliens l’ont choisi. Cela fait une légitimité extrêmement faible. Et même sur ce scrutin, nous savions très bien que les fraudes ont été très importantes. C’est ça, la démocratie malienne», explique-t-il méthodiquement et magistralement dans son intervention.

Laurent Bigot glisse judicieusement le paradoxe ivoirien, avec l’injustice faite à Laurent Gbagbo pour montrer combien de fois le système peut être cynique. Concernant la crise malienne, il fait savoir que seule la façade est tombée. «Les déterminants de la crise étaient là depuis longtemps : corruption impliquant toutes les sphères, au plus haut niveau, jusqu’au palais présidentiel de Koulouba, une économie largement informelle (…), des trafics en tout genre», révèle le diplomate français. Qui juge sévèrement la classe politique malienne.

«C’est pathétique, le discours de la classe politique malienne est pathétique! Pas un homme ne sort du lot… Les deux tiers du territoire échappent à la souveraineté de l’Etat malien et on a une classe politique qui se bat encore pour entrer au gouvernement», fait savoir ce responsable au Quai d’Orsay. Le Burkina qui mène des médiations tout azimut dans la sous-région n’est pas élément étranger dans les dites crises. Notamment les crises ivoirienne et malienne. Il ne manque de relever, sur la base d’informations en sa possession, que le Burkina Faso pourrait être le prochain pays à s’écrouler. Le Burkina, «élément perturbateur dans la médiation qui a aggravé la crise au Mali» en imposant l’actuel gouvernement de transition, selon lui, pourrait être le prochain à s’effondrer.

Le Burkina, prochain pays à s’effondrer

«Ce n’est pas passé loin il y a un an (lors de la mutinerie des militaires, ndlr), ça peut tout à fait se reproduire. Il n’y a pas d’armée, pas de classe politique, une société civile plus ou moins organisée et surtout une économie en coupe réglée par le clan présidentiel, une corruption qui dépasse l’entendement, une implication dans les trafics de la sous-région jusqu’au proche entourage du président», dépeint-il la situation au pays dit des hommes intègres.

Faisant ainsi le procès du pays de Blaise Compaoré qui selon ses dires n’est pas loin de basculer. Il estime à juste titre pour lui donc que le Burkina Faso sera le prochain Etat à s’effondrer après le Mali. Une intervention du diplomate français qui continue de faire jaser. Surtout au pays des hommes intègres, où les autorités n’ont pas manqué récemment d’élever une protestation auprès de l’ambassadeur de France à Ouaga, le Général Emmanuel Beth.

 

Frank Toti, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"

mercredi, 01 août 2012

EXCLUSIF: VOICI LE VERITABLE SOCLE DE LA CRISE IVOIRIENNE!


côte d'ivoire,voici le véritable socle de la crise ivoirienne,rapport du conseil économique et social sous bédié (octobre 1998,«immigration en côte d'ivoire,le seuil du tolérable est largement depassé (1)

 

La boîte de Pandore ouverte par le PDCI qu'il a été incapable de gérer, sa véritable semence vite oubliée qui, en plus de "l'insolence géologique" connue du sous-sol de la Côte d'Ivoire, est à la base du massacre du peuple ivoirien...

Document à lire, à partager et à conserver!

------------------------------------------

 

RAPPORT DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL SOUS BEDIE (Octobre 1998)



TITRE: «IMMIGRATION EN COTE D'IVOIRE: LE SEUIL DU TOLERABLE EST LARGEMENT DEPASSE (1)» (Extraits...)



«[…] Face à l’importance considérable et toujours grandissante du phénomène de l’immigration en Côte d’Ivoire et aux risques encourus par la population aux plans de la sécurité, de l’unité nationale et de la paix sociale, le conseil économique et social a pris l’initiative d’une réflexion sur le sujet, dans l’espoir d’attirer l’attention des autorités sur la réalité de l’immigration dans notre pays […].

LE BILAN SUR LE PHENOMENE DE L'IMMIGRATION EN COTE D'IVOIRE, SES CAUSES ET SES CONSEQUENCES ...

[…] L’immigration qui a commencé en Côte d’Ivoire pendant la période de la colonisation, s’accroît d’année en année pour engendrer aujourd’hui une population d’origine étrangère dont l’importance dépasse de très loin le seuil de tolérance acceptable pour un peuple.

Une présence étrangère aussi massive ne peut manquer d’avoir des répercussions diverses sur tous les plans de la vie socioculturelle, économique et politique.

[…] Cette immigration galopante a transformé la structure même de la population du pays.

[…] C’est dès les années 1930, sous la colonisation que l’immigration en Côte d’Ivoire a commencé sous sa forme actuelle. C’est le pouvoir colonial qui avait créé et entretenu ces migrations vers la Côte d’Ivoire pendant toute cette période pour une exploitation maximale des potentialités culturales et naturelles de l’ère coloniale.

[…] C’est ainsi que l’exHaute-Volta, dont les habitants paraissaient valeureux au travail aux yeux de l’administration coloniale, a été momentanément rattachée à la Côte d’Ivoire pour favoriser et accentuer le recrutement de la main d’œuvre […]. Après l’indépendance, la Côte d’Ivoire a poursuivi son développement par la mise en place d’une politique de valorisation attractive de la main d’œuvre étrangère (libre entrée sur le territoire, revenus rémunérateurs et transférables, emplois disponibles…) et ainsi permis aux immigrants de continuer à affluer dans le pays.

[…] La politique d’ouverture, libérale, hospitalière et pacifique prônée et pratiquée par la Côte d’Ivoire du président Félix Houphouët-Boigny (fondateur du RDA) et de son digne successeur, le président Henri Konan Bédié, concrétisée par divers accords de libre circulation, de libres échanges économiques (ex: celui de la Cedeao) et l’hospitalité bien connue de l’Ivoirien, ont énormément contribué à favoriser cette immigration […].

LES CONSEQUENCES DE L'IMMIGRATION EN COTE D'IVOIRE

a) Les conséquences sur l’équilibre démographique naturel et la vie politique

[…] L’augmentation accélérée de la population active, une des sources du chômage des Ivoiriens, l’accélération du phénomène de métissage culturel, source d’enrichissement mais aussi de déséquilibre socioculturel, le cas de ces étrangers de la 2e génération représentant 42 % de la population étrangère en 1988. Cet autre phénomène connaît une telle expansion liée à la plus grande fécondité de ces femmes et couples étrangers que certaines projections estiment que la moitié du nombre des étrangers vivant en Côte d’Ivoire est née dans ce pays! Certains Ivoiriens se posent la question de savoir si ces étrangers de seconde génération, actuellement estimés à 1 500 000 personnes, ne vont pas revendiquer la nationalité ivoirienne par le fait de leur naissance en Côte d’Ivoire? Et s’ils l’obtiennent, ne vont-ils pas utiliser le libéralisme politique qui caractérise notre pays pour revendiquer des droits politiques, et notamment tenter de conquérir le pouvoir d’État au détriment des Ivoiriens de souche?

b) Les conséquences socio-économiques

Nul n’ignore le poids économique assumé par ces immigrés.

En effet, malgré leur faible niveau d’instruction en général, ils ont la mainmise sur le commerce dans ce pays, occupant ainsi la majorité des emplois du secteur informel (Libano-Syriens, Mauritaniens, Maliens). Il en résulte que les Ivoiriens de souche sont plus frappés par le chômage (6,4 %) que ces immigrés (3,6 %).

[…] La mainmise de ces immigrés sur les emplois dans certains secteurs d’activité nationale (commerce, transport routier, entreprises agro-industrielles, boucherie, etc.) est telle qu’ils empêchent les Ivoiriens de leur faire concurrence. Le phénomène n’a pas échappé au président de la République qui disait récemment aux députés: «En confectionnant la loi sur la préférence nationale, nous devons nous demander si l’exercice des petits métiers comme le marchand de charbon ne devra pas être exclusivement réservé à des jeunes Ivoiriens et Ivoiriennes patentés».

Par ailleurs, ces entreprises d’étrangers emploient très peu d’Ivoiriens, dont les salaires sont plutôt sous-évalués, et en général non déclarés à la CNPS […]. Enfin, nombreux sont ceux qui pensent que ces entreprises étrangères jouent un rôle considérable dans le phénomène de la corruption en Côte d’Ivoire, au grand détriment des caisses de l’État […].

L’immigration devient de plus en plus une des causes structurelles de l’accroissement de la pauvreté des Ivoiriens […].

c) Les conséquences sur la sécurité et la paix sociale

L’ampleur du nombre de la population des étrangers en Côte d’Ivoire risque, si ce n’est déjà le cas, de constituer un facteur d’insécurité dans le pays […].

– Les résultats du dernier recensement des populations effectué en Côte d’Ivoire en 1988 montrent clairement que ce sont les étrangers qui habitent, dans leur très grande majorité, les quartiers précaires, reconnus comme les nids des malfrats […].

Quant aux statistiques sur les infractions criminelles de 1989 […], elles ont relevé la grande implication des étrangers dans la criminalité: 69 % des vols avec effraction, 67 % des infractions sexuelles, 58 % des vols à main armée et plus de 50 % des coups et blessures sont à l’actif de malfrats étrangers.

– L’afflux d’immigrés de confession islamique (73 % des étrangers en provenance des pays frontaliers nordiques) a considérablement modifié l’équilibre religieux préexistant […]. Une telle rupture d’équilibre, dans un domaine aussi sensible, pourrait amener certains esprits à tenter d’exploiter l’appartenance religieuse à des fins politiques, toute chose qui dessert l’unité et l’harmonie nationales, et menace la paix sociale si chère à notre pays.

LES PROPOSITIONS

Face à ces risques réels, liés à l’ampleur extraordinaire prise par le phénomène d’immigration dans le pays, le Conseil économique et social suggère aux autorités compétentes quelques propositions […].

Ainsi, la gestion de l’immigration devra être dorénavant caractérisée par la mise en œuvre des mesures suivantes:

– la suppression de la libre immigration;

– l’établissement du principe de la réciprocité avec les pays qui n’accordent pas à notre pays les mêmes facilités d’immigration que nous leur donnons (obligation du visa);

– l’élaboration d’un Code national d’immigration fondé sur le respect des engagements internationaux pris par la Côte d’Ivoire;

– l’affectation aux frontières (dans les services de police, gendarmerie, douanes) d’agents ivoiriens honnêtes, assermentés et patriotes, à même d’appliquer rigoureusement les mesures préconisées par le gouvernement pour contrôler et maîtriser l’immigration dans le pays;

– une politique rigoureuse dans la délivrance des certificats de nationalité, des passeports, des cartes nationales d’identité et des naturalisations;

– la nécessité de produire le passeport ou la carte nationale d’identité mentionnant la nationalité de l’immigrant;

– l’instauration d’échanges réguliers entre les services frontaliers d’immigration, les ambassades et consulats, avec la direction générale nationale de la statistique en charge des questions démographiques;

– la création d’un Observatoire national de l’immigration;

– l’instauration d’une politique démographique plus hardie, susceptible de contribuer à limiter l’immigration;

– le maintien et l’application stricte des dispositions constitutionnelles récemment adoptées par le Parlement et portant sur le code électoral, précisément sur les conditions d’éligibilité à la présidence de la République et autres postes politiques;

– la révision en vertu de la réciprocité, des codes foncier et urbain dans leur principe de l’octroi de terrains à bâtir et de propriétés foncières à des étrangers. Toute rétrocession dans ce contexte doit l’être préférentiellement en faveur d’Ivoiriens de souche ou de l’État;

– la restructuration pour une meilleure gestion des quartiers précaires qui se sont révélés être de vrais nids de malfrats étrangers;

– la détention par des Ivoiriens d’un pourcentage minimum (à définir), du capital des sociétés et entreprises créées par des étrangers dans notre pays;

– définir la proportion minimale des agents ivoiriens parmi l’ensemble des employés exerçant dans ces entreprises étrangères;

– exiger une rémunération convenable (Smig) de ces agents ivoiriens qui devront être déclarés à la CNPS;

– dans la mesure du possible, prendre les dispositions utiles pour réduire le niveau de transfert des fonds par les entreprises étrangères;

– favoriser la mise au travail des Ivoiriens (fonds sociaux, etc.).

CONCLUSION

Il apparaît clairement que le seuil tolérable a été largement dépassé dans notre pays, exposant celui-ci à des risques sérieux de perturbations de l’équilibre socio-démographique, de l’unité, de l’harmonie et de la paix sociales si chères à la Côte d’Ivoire.

S’il est vrai qu’aucun pays au monde ne peut vivre en vase clos, il est aussi vrai que chaque pays doit, dans son intérêt, prendre les dispositions adéquates pour ne pas se laisser envahir par l’étranger. Ce n’est pas de la xénophobie, c’est une simple question de sauvegarde nationale.»

(1) Rapport publié dans Le Jour, Abidjan, n° 1251, jeudi 8 avril 1999.


(Source : http://www.politique-africaine.com/)


Source: COTE D'IVOIRE MA TERRE

QUAND LE MENSONGE ODIEUX LE DISPUTE A LA MECHANCETE DIABOLIQUE - A PROPOS DE SIMONE GBAGBO: LES CONTRE-VERITES DE OUATTARA

 

 

côte d'ivoire,quand le mensonge odieux le dispute a la méchanceté diabolique,à propos de simone gbagbo,les contre-vérités de ouattara,ouattara fait preuve de cynisme en parlant de simone gbagbo,le journal du dimanche (jdd),me ciré clédor ly

Ouattara fait preuve de cynisme en parlant de Simone Gbagbo.

 

« Mme Gbagbo n’a jamais dit qu’elle se sent bien en prison à Odienné. Elle n’a pas non plus refusé d’être transférée à Abidjan pour des soins. Son état de santé est préoccupant, il faut donc se garder de dire des contrevérités à son endroit », a soutenu hier un des avocats de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire. Même son de cloche pour cette proche de Mme Simone Gbagbo qui précise : « Elle n’a jamais été saisie à ce propos. On ne lui a jamais demandé quoique ce soit ».

Ces réponses démontrent clairement que les affirmations du chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, relativement à Mme Simone Gbagbo sont totalement contraires à la vérité. Ni les avocats, ni les proches de la prisonnière politique d’Odienné, nord de la Côte d’Ivoire, n’ont intérêt à mentir. D’autant qu’il s’agit de la vie d’une personne qui leur est chère. Par contre, c’est bien l’actuel régime ivoirien qui croirait trouver son sésame dans le mensonge cynique sur le sort injuste que subit Simone Gbagbo, victime de la Justice des vainqueurs appliquée par Alassane Ouattara, depuis son installation au pouvoir, en avril 2011.

Désarçonné par les révélations faites par le quotidien Notre Voie, dans son édition du vendredi 27 juillet 2012 (voir article plus bas, Ndlr), concernant le traitement dégradant et inhumain auquel il soumet Mme Gbagbo, depuis plus d’un an, Alassane Ouattara tente de se défendre en embouchant la trompette de la démagogie. « Oui, elle est bien traitée. Nous voulions lui proposer d’être transférée plus près d’Abidjan, mais elle a estimé que ça n’était pas nécessaire, qu’elle est bien là où elle est, dans le nord-ouest du pays », a-t-il affirmé dans une interview accordée récemment au quotidien français, Le Journal du Dimanche (Jdd). Cette déclaration de M. Ouattara suscite le commentaire suivant : Mme Gbagbo n’a jamais demandé à être arrêtée, brutalisée puis détenue à Odienné en isolement.

côte d'ivoire,quand le mensonge odieux le dispute a la méchanceté diabolique,à propos de simone gbagbo,les contre-vérités de ouattara,ouattara fait preuve de cynisme en parlant de simone gbagbo,le journal du dimanche (jdd),me ciré clédor ly

Une Mme Gbagbo totalement amaigrie que Ouattara prétend se sentir bien à Odienné (Photo récente datant du 19 Mai 2012)


Cesont les forces armées pro-Ouattara appuyées de l’Onuci et l’armée française qui l’ont conduite là où elle est. C’est donc le régime Ouattara qui la détient prisonnière dans des conditions exécrables.

Comment une personne qui n’a pas demandé à être dans un mouroir peut-elle s’y sentir à l’aise au point de refuser d’en sortir ?

L’argument d’Alassane Ouattara est donc totalement inopérant. Selon des sources judiciaires concordantes, ce sont les avocats de Mme Gbagbo qui, au vu de l’état de santé critique de leur cliente, ont approché le juge d’instruction en charge du dossier de l’ex-Première dame pour émettre le souhait qu’elle soit transférée à Abidjan ou à Bonoua afin de bénéficier de soins médicaux.

Il y a quelques jours, l’avocat principal de Mme Gbagbo, Me Ciré Clédor Ly, a adressé un courrier de protestation au directeur de l’hôpital d’Odienné au sujet de la situation que vit sa cliente

 

Didier Depry

didierdepri@yahoo.fr


In le quotidien ivoirien "Notre Voie" du mardi 31 juillet 2012.


-------------------------------------------


côte d'ivoire,quand le mensonge odieux le dispute a la méchanceté diabolique,à propos de simone gbagbo,les contre-vérités de ouattara,ouattara fait preuve de cynisme en parlant de simone gbagbo,le journal du dimanche (jdd),me ciré clédor ly


Traitement inhumain et dégradant: Le régime d'Alassane Dramane Ouattara tue Simone Gbagbo à petit feu



Si Simone Gbagbo a échappé à la mort lors des bombardements français d’avril 2011, elle pourrait en revanche survivre difficilement à ses conditions de détention. « Notre cliente pourrait perdre la vie si rien n’est fait. Elle est dans des conditions de détention inacceptables. Elle meurt à petit feu. Au nom de la dignité humaine, il ne faut pas se taire sur tout cela ». L’un des avocats de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Mme Simone Ehivet Gbagbo, est formel : l’épouse du Président Laurent Gbagbo est en danger de mort. Détenue, en isolement total, depuis 16 mois dans un « goulag » du régime Ouattara à Odienné, nord du pays, Simone Gbagbo est soumise à un traitement dégradant et inhumain qui risque de lui être fatal. « Elle a même des difficultés pour se déplacer », précise-t-il. 

En effet, le conseil principal de Mme Gbagbo, Maître Ciré Clédor Ly, également avocat de Michel Gbagbo, qui s’est rendu à Odienné, il y a quelques jours, a-t-on appris, pour visiter sa cliente, a fait le même constat. L’état de santé de l’ex-Première dame, ancienne député d’Abobo, ancienne présidente du groupe parlementaire Fpi et deuxième vice-présidente du Front populaire ivoirien (Fpi, ex-parti au pouvoir), l’a si écœuré qu’il a adressé, dès son retour d’Odienné, des courriers de protestation au directeur de l’hôpital général d’Odienné, à la doyenne des juges d’instruction, Mme Cissé Makoni et au juge d’instruction chargé du 10ème cabinet du tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, Koné Mamadou. Aux fins de les interpeller sur la situation que vit Simone Gbagbo qui est visiblement sans soins appropriés alors que son état de santé se dégrade dangereusement de jour en jour. 

côte d'ivoire,quand le mensonge odieux le dispute a la méchanceté diabolique,à propos de simone gbagbo,les contre-vérités de ouattara,ouattara fait preuve de cynisme en parlant de simone gbagbo,le journal du dimanche (jdd),me ciré clédor ly

Des témoignages qu’attestent bien une photo prise le 19 mai dernier et postée sur le réseau social Facebook. On y découvre une Simone Gbagbo qui a certes gardé le sourire, de toute évidence pour les besoins de la photo, mais qui a énormément perdu du poids. Elle est totalement amaigrie. «Ils sont en train de la tuer à petit feu », s’est ému un de ses proches. 

C’est le même traitement inhumain qu’avait subi son époux, Laurent Gbagbo, lorsqu’il était détenu à Korhogo, toujours dans le nord du pays, par le régime Ouattara. Ses conditions de détention qui étaient ceux d’un mouroir ont gravement affecté son état de santé. Le président Gbagbo, lui-même, a rendu un témoignage émouvant lors de sa première comparution à la Cour pénale internationale (Cpi), le 5 décembre 2011. Les examens médicaux réalisés à La Haye l’ont confirmé. Aujourd’hui, il en porte les séquelles à La Haye. Les organisations de défense des droits de l’homme sont interpellées.


In le quotidien ivoirien "Notre Voie" du vendredi 27 juillet 2012.

FRATERNITE MATIN DANS LA TOURMENTE - UN GROUPE DE TRAVAILLEURS: «VENANCE KONAN EST DEPASSE»

 

côte d'ivoire,fraternité matin dans la tourmente,un groupe de travailleurs «venance konan est dépassé»,frat-mat,venance konan,alhouceine sylla,koné moussa de frat-mat


Le quotidien gouvernemental, Fraternité Matin est dans la tourmente depuis quelques jours. Son DG, le journaliste Venance Konan, fait feu de tous bois à travers des interviews dans les journaux pour expliquer ses choix. Apparemment sans convaincre ses propres travailleurs. Certains ont choisi de passer par une lettre ouverte à travers votre quotidien, Notre Voie, pour donner leur point de vue. Pour le droit à la parole, nous publions leur courrier.

 

« Monsieur le Directeur de Publication de Notre Voie,

Nous vivons depuis quelque temps, nous travailleurs de Fraternité Matin, une bien curieuse situation sous la direction de M. Venance Konan, notre DG. Cette situation est telle que nous sommes dans l’obligation de passer par votre canal pour prendre à témoin les autorités étatiques et l’opinion nationale.

En effet, arrivé à la tête de notre entreprise commune en avril 2011, M. Venance Konan a bouclé un an de présence. Sans vouloir prendre position dans les nombreuses affaires de licenciement qui alimentent l’actualité, nous, travailleurs de Fraternité Matin, sommes simplement inquiets pour notre avenir.

En effet nous observons beaucoup de tâtonnements dans la gestion de l’entreprise d’une part et une ambiance délétère généralisée. En raison de ses élans de tribalisme et de clanisme, M. Venance Konan a pourri les relations de fraternité qui faisaient la force de notre entreprise. Aujourd’hui, la délation et la suspicion arpentent les couloirs pour faire ou défaire des carrières. Qui a raison ? Qui a tort ? Qui a volé quoi ? Qui a volé combien ? Nous, les petits, nous ne le savons pas.

M. Jean Baptiste Akrou a déclaré le jour de la passation des charges, le 30 avril 2011, plus de 509 millions d’argent disponibles. Laissés à son successeur, M. Venance Konan. Mieux, à la suite de la première Assemblée générale de Fraternité Matin tenue depuis plus de quinze ans, en octobre 2010 à l’Ivoire Golf Club, le Conseil d’administration a félicité l’ex-Directeur général et ses chefs de départements pour bonne gestion. Chacun a perçu un bonus parce que tous les comptes de l’entreprise venaient d’être certifiés pour la première fois depuis 40 ans. Faut-il croire que le conseil d’administration et les experts comptables assurant le commissariat aux comptes sont incompétents ou complices ? Ensuite, la Présidence de la République a offert 650 millions pour l’achat d’une rotative. En lieu et place d’une nouvelle machine, c’est une rotative de seconde main qui a été achetée. Depuis son acquisition, elle n’a jamais tourné correctement durant un mois entier. Les pannes succèdent aux pannes.

Hier, Fraternité Matin tirait en moyenne à 26.000 exemplaires par jour et nous étions de loin 1ers. Aujourd’hui nous sommes tombés à 19.000 exemplaires par jour. Pourquoi avons-nous tant chuté et continuons de dégringoler ? Les ateliers de l’imprimerie sont vides. Que font donc les personnes censées apporter des marchés ?

Tout cela nous inquiète car en raison des quotas imposés à la publicité, nos ressources diminuent. Avec des hypothèques sur nos salaires. Il se murmure qu’un plan de compression portant sur 100 personnes est envisagé. Nous sommes inquiets. Au moment où M. Venance Konan célèbre la bonne gouvernance dans ses éditoriaux, il vient de licencier Alhouceine Sylla parce qu’il a révélé que 60% des achats se font en dehors du service d’achat dont il a la charge. Au vu de tous ces indicateurs, l’avenir nous parait incertain avec le duo Venance Konan – Koné Moussa. Faut-il le rappeler, M. Koné Moussa est le premier DGA de l’histoire de Fraternité Matin à être nommé à ce poste. A sa nomination, il a été présenté comme gestionnaire chevronné. Force est de constater aujourd’hui que c’est tout le contraire qu’il nous démontre. Ses tendances dépensières avec la réfection à coup de millions de son bureau ont alerté les travailleurs. Depuis lors, il accumule les entraves à l’orthodoxie de la bonne gestion.

Même s’il a été grand journaliste, Venance Konan semble être dépassé aujourd’hui. Dépassé par les enjeux de la réconciliation et de la paix. Dépassé par la gestion d’un journal d’Etat ouvert à toutes les sensibilités. La ligne éditoriale actuelle de Fraternité Matin ne rassemble pas les Ivoiriens qui du coup s’en détournent ! Le Président Ouattara a, lui-même, récemment reproché aux journalistes ivoiriens dont ceux de Fraternité Matin, leur trop grand militantisme. Ceci est donc un SOS pour plus de 300 familles menacées par les errements de Venance Konan à Fraternité Matin. Merci de nous aider à faire connaitre nos préoccupations ».

 

Un groupe de travailleurs de Fraternité Matin


In le quotidien ivoirien "Notre Voie" du 1er Août 2012.

LE DERNIER MOT DES EXILES IVOIRIENS AU PRESIDENT JOHN EVANS ATTA MILLS

 

côte d'ivoire,le dernier mot des exilés ivoiriens au président john evans atta,feu john evans atta mills,dr assoa adou signant le livre de condoléances,dr assoa adou,président et porte-parole de la coordination fpi en exil

 

Excellence, Président  Professeur John Evans ATTA MILLS, je voudrais, au nom de tous les ivoiriens et ivoiriennes, enfants, jeunes et vieux, exilés dans votre pays et dans la sous-région, vous dire tout simplement merci. Merci, parce que nous étions pourchassés et vous nous avez sauvés. Nous étions sans logis et vous nous avez logés. Nous avions faim et vous nous avez donné à manger. Nous avions soif et vous nous avez donné à boire… En faisant tout cela, vous avez grandement honoré le SEIGNEUR, notre DIEU, qui vous rappelle à lui.     

Excellence, permettez que je rappelle ce que vous nous avez dit lors de notre première rencontre, à propos de la crise ivoirienne: «Au cours des réunoins avec mes pairs, j’étais isolé parce je demandais qu’il n’y ait pas de guerre en Côte d’Ivoire, car la guerre ne résoudra aucun probleme»… Oui,  Excellence, on voit bien aujourd’hui que la guerre n’a rien résolu en Côte d’Ivoire et vous aviez raison.              

Excellence, que le SEIGNEUR,  dans sa bonté infinie, vous couvre de sa grâce et vous mette à sa droite, parce que vous avez été sur la terre des hommes, un homme bien.

 

 Dr ASSOA ADOU

 Président et porte-parole de la coordination FPI en exil

mardi, 31 juillet 2012

QUI PROTEGE LE CHEF DE GUERRE DU MONT PEKO? - L'ETAT IVOIRIEN INTERPELLE

 

côte d'ivoire,ouest de la côte d'ivoire,amadé ouéremi,la grande inquiétude,qui protège le chef de guerre du mont péko,l'etat interpellé

Le burkinabé Amadé Ouérémi arborant une tenue FRCI. Comment est-ce possible?


Ouest de la Côte d'Ivoire: Amadé Ouérémi, la grande inquiétude - Qui protège le chef de guerre du Mont Péko? - L'Etat interpellé.

 

Il ne fait aucun doute qu'il règne en véritable seigneur dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire, précisément dans la forêt classée du Mont Péko. Amadé Ouéremi, à l'état civil Ouédraogo Rémi, est aussi bien connu des autorités ivoiriennes, et même au niveau international.

Selon certaines sources, il est né en 1964. Originaire du Burkina Faso, il s'est installé avec ses parents dans le village de Bagohouo en 1986.

D'abord réparateur de vélos, Amadé a ensuite trouvé refuge en 2003 dans la forêt du Mont Péko qu'il a appris à connaître et à maîtriser. Reconverti en planteur, sa bonne connaissance de cette immense forêt classée, fait de lui le maître des lieux. Tout le monde ne jure que par son nom. A la faveur de la crise qui a éclaté en Côte d'Ivoire en septembre 2002, et qui a connu de fréquents rebondissements jusqu'à la bataille post-électorale, Amadé Ouéremi se retrouve à la tête d'une troupe de combattants disséminés dans cette forêt et dont le nombre exact n'est pas connu. Certains les estiment à 400 combattants, d'autres parlent de moins de 100 combattants.

Toutefois, il faut le noter, le jeune réparateur de vélos a échangé les clés et autres tourne-vis, contre les fusils calibre 12 et les Kalachnikovs. Il s'est ainsi bâti un territoire et une armée qui échappent encore aux autorités. Selon un agent des Eaux et Forêts dont nous taisons le nom, Amadé Ouéremi et ses combattants sont effectivement maîtres dans la forêt classée du Mont Péko. Au cours d'une mission d'inspection et d'évaluation dans cette forêt, témoigne-t-il, lui et ses compagnons se sont cru en terrain conquis, lorsqu'ils ont vu des hommes armés sortir des broussailles par petits groupes pour les encercler. Les assaillants les ont sommés de quitter les lieux dans le quart d'heure qui suivait, menaçant de les tuer. Toute chose qui démontre la dangerosité de cette forêt devenue un camp militaire sur lequel règne Amadé Ouéremi. Mais là-dessus, c'est motus et bouche cousue. Ce qui n'est cependant pas le cas des organismes internationaux de défense des droits de l'Homme (Human Rights Watch, et Amnesty International) dont les différents rapports l'épinglent bien souvent pour des cas de violations « graves » des droits de l'Homme dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire.

Des tueries et massacres qui ont été perpétrés à Duékoué sont mis sur le compte de ce national burkinabé. Ses hommes et lui ont été notamment accusés dans un rapport de l'ONU publié en mai 2011, d'être les auteurs des massacres du quartier Carrefour, toujours à Duekoué pendant la bataille post-électorale. Dans son dernier rapport pour l'année 2011 rendu public le lundi 23 juillet dernier, la Commission nationale des droits de l'Homme de Côte d'Ivoire (CNDHCI) a encore cité Amadé Ouéremi et ses combattants comme les instruments de la spoliation des terres des autochtones guéré au profit des allogènes burkinabé. « La milice à Amadé Ouéremi qui occupe la forêt classée du Mont Péko en constitue un exemple probant », dénonce le rapport de la CNDHCI, soulignant que cette spoliation des terres constitue des risques d'explosion des conflits fonciers encore latents dans la région Ouest.

Le silence coupable de l'Etat

Parler d'Amadé Ouéremi et de ses hommes semble être classé dans la catégorie des crimes d'atteinte à la sûreté de l'Etat. Même les autorités de la ville de Duekoué ne s'autorisent aucun commentaire de façon ouverte ou désobligeante sur son cas. Dans les circuits officiels de l'appareil étatique, c'est aussi le silence.

Et pourtant, il est de notoriété publique que Amadé Ouéremi est installé dans la forêt classée du Mont Péko, à la tête de centaines de combattants. Pourquoi est-il dans cette forêt ? Avec l'autorisation de qui ou sous la protection de qui ? Est-il membre des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ? Des dozos ? Pour qui travaille-t-il ? Pourquoi n'est-il pas désarmé ? Autant de questions qui ont tout leur sens dans cette région du Guémon en proie à l'instabilité chronique. Il faut toutefois souligner que Amadé Ouéremi se réclame des ex-Forces nouvelles. Il arbore fièrement une tenue militaire estampillée FRCI et faisait partie, avec ses hommes, du contingent qui a combattu aux côtés des forces républicaines pendant la crise post-électorale. Au moment où il est de plus en plus question de pacifier l'Ouest, le cas Ouéremi devrait interpeller les autorités. Sur le volet du désarmement, certes le seigneur du Mont Péko et ses combattants se sont prêtés volontiers à deux séances de dépôt des armes.

D'abord, le 10 août 2011 avec l'Onuci, qui a vu 85 éléments déposer les armes, ensuite le 30 septembre 2011, toujours avec la mission onusienne, en collaboration avec la commission nationale sur les armes légères. Cette dernière opération a enregistré le désarmement de 28 combattants, dont les tenues militaires ont été brûlées. D'autres séances de désarmement concernant les troupes d'Amadé Ouéremi étaient prévues. Ont-elles eu lieu ? On n'en sait pas plus. Cela laisse toutefois croire qu'ils sont nombreux, ses éléments encore en armes dans la forêt classée. Cette présence sur ce site, supposé être inviolable par les hommes, devrait à elle seule interpeller les autorités ivoiriennes, afin de mettre fin au séjour d'Amadé Ouéremi et ses combattants dans la forêt classée du Mont Péko.

 

Hamadou Ziao, in le quotidien ivoirien "L'Inter"


Source: IVORIAN.NET

ALASSANE OUATTARA, LE TEMPS DE L'ISOLEMENT DIPLOMATIQUE

 

ALASSANE OUATTARA 5.jpg

 


Au-delà des flonflons de la communication officielle et des images de poignées de main avec les grands de ce monde, il est aujourd’hui évident que le régime d’Alassane Ouattara vient d’entrer dans une nouvelle phase dans son rapport avec ce qu’il est convenu de nommer «la communauté internationale». Très clairement, l’actuel maître d’Abidjan est mis à l’épreuve par les puissances qui l’ont soutenu et ont participé à le hisser sur le trône sur lequel il siège depuis le 11 avril 2011. Le temps des complaisances est fini. Vient celui du doute, de la prise de distance voire de l’isolement.

Alors que tous les regards ivoiriens étaient fixés sur Paris, scrutant avec angoisse les moindres paroles de François Hollande, c’est de New York, le siège des Nations Unies, que sont venus les signes les plus pertinents. Ainsi, le Conseil de sécurité a refusé d’accéder au souhait du régime d’Abidjan de voir maintenus les 10 968 Casques bleus présents sur le sol ivoirien, et a réduit leur nombre à 8 837. Le message est limpide : «Débrouillez-vous pour assurer progressivement les missions régaliennes dévolues à chaque Etat. Nous en avons fait assez pour vous. Prenez vous désormais en main.» En cette époque de crise financière mondiale, le gaspillage de l’argent du contribuable mondial au profit d’un exécutif qui préfère armer des milices ethniques – les Dozos – plutôt que de travailler à la mise en place des conditions d’une paix durable est de plus en plus difficile à admettre.

Une feuille de route impérative du Conseil de sécurité

Vendredi dernier, il s’est passé quelque chose d’assez inhabituel. Lors d’un point de presse, Bert Koenders, le patron de l’ONUCI, a utilisé un ton particulièrement dur pour transmettre «les grands messages du Conseil de sécurité de l’ONU». Des messages qui ont tout l’air d’une feuille de route impérative.

- Le Conseil de sécurité «prie instamment le Gouvernement ivoirien de veiller le plus rapidement possible à ce que, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique, tous les auteurs de violations graves des droits de l’homme ou d’atteintes au droit international humanitaire, en particulier celles commises pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, soient traduits en justice, comme le lui imposent ses obligations internationales». Haro sur la justice des vainqueurs ! Le régime doit désormais livrer, pour sa survie, ses propres enfants ! Tous aux abris !

- Le Conseil de sécurité prie également le Gouvernement de veiller, le plus rapidement possible, «à ce que tous les détenus soient informés de leur statut en toute transparence et engage le Gouvernement ivoirien à continuer de coopérer avec la Cour pénale internationale». Koenders précise : «Je lance donc un appel au Gouvernement ivoirien à mettre fin à l’impunité». Guillaume Soro et les com’zones ont du souci à se faire ! Ils risquent de payer par leur incarcération le choix de Ouattara d’envoyer Gbagbo à La Haye.

- Le Conseil de sécurité estime qu’il faut en faire plus pour la réconciliation. «Il y a une certaine demande du Conseil de sécurité d’accélérer le processus», commente Koenders. Il faut faire «participer activement les groupes de la société civile», pour «remédier aux causes profondes des crises que connaît la Côte d’Ivoire». Il faut «dégager un large consensus national sur la façon de régler les questions d’identité et de propriété foncière», ce qui signifie que l’Assemblée nationale monopolisée par la coalition au pouvoir n’est pas l’endroit le mieux indiqué pour trancher ce sujet. Le gouvernement doit «ménager un espace politique à l’opposition», en particulier celle qui n’est pas représentée à l’Assemblée nationale. Il doit clarifier ses intentions en matière de DDR, et l’ONUCI doit avoir un droit de regard sur ce chantier.

- Pour les élections locales et régionales, le gouvernement doit favoriser «la représentation politique», c’est-à-dire convaincre l’opposition d’y participer. Il doit faire «les réformes électorales utiles», notamment, on l’imagine, en rééquilibrant la Commission électorale indépendante (CEI). Il doit faire régner la «sécurité» et choisir une «date opportune». La participation de l’opposition représentative, c’est-à-dire le FPI, est clairement un enjeu.

C’est l’ONU qui a accompagné la mascarade électorale qui s’est déroulée lors des dernières législatives, alors que ce qu’elle décrie aujourd’hui était déjà en place ; c’est l’ONU qui s’est félicitée de ce scrutin vicié d’avance ; c’est l’ONU qui reprend aujourd’hui implicitement à son compte les arguments de l’opposition complètement ignorés hier. Ainsi, dans une récente dépêche, IRIN, service de nouvelles dépendant du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA) évoque les «enlèvements», les «arrestations» et les mauvais traitements infligés par les FRCI et les Dozos à des jeunes, notamment ceux qui ont été présentés comme «des mercenaires fomentant un coup d’Etat».«Nous n'avons pas vu la lumière du soleil pendant dix jours. Des hommes armés nous ont attaché les mains et les pieds. Parfois, nous n'avions que de l'eau et des biscuits (…) Lorsque nous sommes arrivés, une dizaine d'autres personnes étaient enfermées dans une autre cellule dans des conditions difficiles (…) Les deux premières fois, j'ai eu de la chance, car j'avais ma carte d'identité professionnelle, mais cette fois-ci, mon nom était associé avec la région de l'ancien président. Les soldats nous ont humiliés. Je ne crois pas à la réconciliation dans notre pays dans les conditions actuelles», témoignent des personnes dont les propos sont repris par la dépêche de l’agence onusienne. N’est-ce pas ce type de récits qu’une partie de la presse ivoirienne, notamment Le Nouveau Courrier, relaie depuis des mois dans l’indifférence internationale ?

Profiter des frémissements en cours pour re-démocratiser le pays

Pourquoi la «communauté internationale» se rebiffe-t-elle aujourd’hui ? Les changements à la tête de l’ONUCI y sont sans doute pour quelque chose. Le temps de Young Jin Choi, qui aurait pu prendre sa carte au RDR tant il roulait pour Ouattara, est passé ; et un certain nombre d’informations remonte jusqu’à New York désormais. Les mauvaises manières du régime, qui s’est défaussé sur l’ONUCI lors du massacre de Nahibly, y sont aussi pour quelque chose. Au sein de la communauté diplomatique d’Abidjan, l’ambassadeur américain, Philip Carter III, a pris ses distances depuis plusieurs mois, même s’il envoie épisodiquement des signaux contraires. La France a désormais «honte» de son «homme à Abidjan», même si des réseaux puissants continuent de le soutenir, y compris et surtout au Quai d’Orsay, où règne le Françafricain Laurent Fabius.

Plus profondément, l’incapacité pratique de Ouattara à stabiliser durablement la Côte d’Ivoire et à servir – comme Félix Houphouët-Boigny hier – d’efficace relais en Afrique de l’Ouest le rend, au fond, presque «inutile». Dans un premier temps, les Occidentaux lui ont donné tous les moyens pour réussir une pacification «à l’ancienne», c’est-à-dire par la terreur puis la fabrication de «l’unité nationale». Mais il n’a réussi qu’à établir un système violent, porteur de risques pour l’avenir proche, garanti par une force armée disparate, illettrée et criminalisée, et qui ne peut survivre en dehors de la présence structurelle de forces internationales mises en situation de soutien à une dictature qui n’est plus si naissante que cela. Intronisé chef de la Françafrique par Nicolas Sarkozy, il n’a pas d’armée et ne peut donc pas fournir de troupes pour aller, par exemple, au Mali – et doit subir les sarcasmes d’un Idriss Déby qui explique très clairement qu’il faut arracher le dossier à la CEDEAO donc au couple ivoiro-burkinabè si l’on veut qu’il envoie ses hommes au combat. Au-delà des aspects «logistiques», Ouattara ne semble pas particulièrement briller par son habileté manœuvrière et sa capacité à trouver des solutions ingénieuses aux problèmes sous-régionaux en dehors d’un bellicisme de mauvais aloi. L’insécurité et la corruption compromettent une véritable reprise économique dans l’ancien poumon de l’Afrique de l’Ouest francophone. «Tout ça pour ça ?», soupirent les chancelleries.

Les mois qui viennent s’annoncent politiquement passionnants en Côte d’Ivoire. Le régime peut-il abandonner sans s’affaiblir profondément la «gouvernance par la violence» décryptée avec talent par le politologue Michel Galy, et qui lui a jusqu’ici si bien réussi ? Alors qu’il est mis au pied du mur par ses alliés internationaux, peut-il s’en sortir par la pratique de la seule politique et de la négociation, qu’il répugne profondément ? Le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), d’abord soudé par une allégeance commune à la France et à la «communauté internationale», survivra-t-il alors que le PDCI se soumet au RDR d’abord et avant tout parce qu’il croit que c’est ce que Paris veut de tout son cœur ?

Alors que des signes montrent qu’une partie de la «communauté internationale» parie désormais sur une normalisation démocratique, n’est-il pas temps qu’une vaste coalition allant des partis politiques aux activistes des droits de l’Homme, en passant par les syndicats et les associations de jeunesse, se mette en place sur la base d’une plateforme minimale de re-démocratisation du pays afin de profiter au maximum des frémissements que l’on peut observer sur l’échiquier diplomatique ? Le débat est ouvert.

 

Théophile Kouamouo

 

SourceLE NOUVEAU COURRIER