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mardi, 31 juillet 2012

AUGMENTATION DES FRAIS D'INSCRIPTION DANS LES UNIVERSITES: CHARLES BLE GOUDE ECRIT A GUILLAUME SORO


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Monsieur le président et ancien compagnon de lutte,

Je voudrais humblement vous demander de bien vouloir excuser le caractère peu protocolaire de cette correspondance. Comme vous le savez, mon statut actuel ne m'offre que cette voie pour vous faire parvenir mon cri de cœur. Loin de moi, l'intention de vous juger publiquement; je n'en ai ni les moyens, ni la capacité. Mais ce que mes yeux ont lu et que mes oreilles ont entendu au sujet de l'augmentation drastique des frais d'inscription dans les universités de notre pays, oblige mon regard à se tourner vers vous. Je le fais aussi pour des raisons historiques.



Monsieur le président, de mon lieu d'exil, je viens d'apprendre qu'il a été notifié aux étudiants de Côte d'Ivoire et à leurs parents, la décision d'augmenter les frais d'inscription qui passent désormais de six mille francs CFA à cent mille francs CFA, deux cents mille francs CFA et trois cents mille francs CFA selon les cycles. Comme beaucoup d'Ivoiriens, je suis choqué et sidéré par une telle décision.

Monsieur le président et cher ancien compagnon de lutte, cette décision d'augmentation des frais d'inscription constitue à n'en point douter, une remise en cause des acquis de notre combat que nous avons mené en faveur des étudiants issus de familles aux revenus modestes (familles pauvres) quand nous étions les dirigeants du principal mouvement étudiant à l'époque . Par le truchement de la fédération estudiantine et scolaire de Côte d'ivoire (FESCI), Nous avons fait grève, meetings, sit in, grève de la faim afin d'obtenir une réduction des frais d'inscription qui étaient de six mille francs. Nous avons même fait la prison pour cette cause en faveur des enfants des pauvres dont nous étions les portes voix. Pour nous, il fallait faire sauter les goulots d’étranglement, car la pauvreté ne saurait constituer un frein à l’éducation. Les élèves et étudiants, nos camarades, nos seuls soutiens à l'époque, ont cru en nous et ils ont souffert le martyr avec nous. Grâce à leur détermination, les frais d'inscription n'ont pu connaître une augmentation malgré les multiples tentatives de l'administration d'alors. 



Monsieur le président, ancien dirigeant d'étudiants, vous êtes aujourd'hui le président de l'Assemblée Nationale d'un pouvoir sous lequel les frais d'inscription viennent d'être augmentés à plus de 1600%. Cette décision est prise dans une Côte d'Ivoire post crise où la pauvreté gagne du terrain, avec son cortège de cherté de la vie, de licenciements. C'est pourquoi, je m'interroge: Quel problème le pouvoir veut il solutionner en procédant à une telle augmentation? Quel diagnostic de l'école avez vous posé au point d'aboutir à une telle solution, qui a y regarder de près, me semble plus meurtrière que le problème lui même ? Est-ce la voie que le pouvoir a choisie en vue de donner les chances égales aux enfants de notre pays pour l'accès à l'éducation ?

Monsieur le président, même si nos visions et positions actuelles nous opposent, il est indéniable quenous avons en commun, notre passé de militants pour de meilleures conditions d'études et de vie des élèves et étudiants. C'est pourquoi, je vous invite à dire "non" à cette solution de destruction massive de l'intelligentsia. Elle est un frein d'accès à ce temple de connaissances, qu'est l'université pour les enfants de pauvres. Pour une famille pauvre qui enregistre un bachelier, avec un étudiant en maîtrise, la joie risque de se transformer en en des funérailles, puisqu'il va falloir réussir à débourser la bagatelle somme de quatre cents mille francs CFA pour inscrire les enfants à l'université, sans compter les frais de fournitures scolaires, de transport, de restauration , d'hébergement, etc... 

Monsieur le président, comme vous pouvez le comprendre aisément , la solution n'est pas appropriée. Et le mécontentement se lit sur les visages apeurés des parents d'élèves et étudiants. Quant aux étudiants, eux même ne peuvent publiquement dénoncer cette décision, de peur de représailles de la part des FRCI. C'est pourquoi je me tourne vers vous, monsieur le président et ancien compagnon de lutte. Vous n'avez pas le droit de vous taire. Car le silence a souvent des relents de trahison et de complicité. Pour le respect de la mémoire de KPEA DOMIN, assassiné le 02 mars 1990, Akpélé AKpélé Marcelin, Elélé Sombo Mages, deux étudiants morts respectivement en janvier 1997 et en mai 1998, sous votre mandat, pour cette cause, vous devez dire "non" à cette décision. L'homme politique doit savoir se fidéliser aux mécanismes des idées et de la constance qui doivent être le moteur de son action. C'est pourquoi, au nom de notre combat commun contre la souffrance des élèves et étudiants, et au delà de tout calcul politicien, je vous invite à dire "NON".

Les anciens étudiants de la génération de Martial Ahipaud, Eugène Djué, Jean Blé Guirao, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé, Jean Yves Dibopieu, feu Kuyo Serges, Koffi Serges, Mian Augustin , vous regardent.Monsieur le président, prenez rendez vous avec l'histoire, car elle aussi vous regarde. Tout en vous traduisant ma gratitude pour le temps que vous avez pris pour me lire, et dans l'espoir que mes propos trouveront auprès de vous un écho favorable, veuillez agréer, monsieur le président, l'expression de mes sentiments respectueux.


Fait le 29 juillet 2012 

De mon lieu d'exil 

Charles Blé Goudé 

Ancien dirigeant étudiant (1998-2000), Opposant en exil forcé


SourceABIDJAN.NET

GENOCIDE WE DE DUEKOUE: LAURENT FABIUS LACHE OUATTARA EN DIRECT, A L'HOTEL MEURICE

 

LAURENT FABIUS.jpg

 

Présenté comme la pièce maitresse du dispositif Ouattara auprès du gouvernement Hollande, le go-between entre ce dernier et Ouattara, Laurent Fabius ne s’est pas gêné pour lâcher le chef d’Etat ivoirien lors de sa dernière visite en France. Signe que le ministre français des Affaires Etrangères n’est pas si proche de Ouattara qu’on le croit, où qu’il n’est pas près de prendre tous les risques pour lui.

Le lâchage de Laurent Fabius a eu lieu à l’hôtel Meurice où Ouattara est descendu avec sa délégation.

En effet, la veille de sa rencontre avec le Président François Hollande, ADO y a reçu le ministre Fabius, pour les derniers réglages avant l’Elysée. Une heure durant, Alassane Ouattara l’a reçu en tête à tête. Signe de la complexité des sujets abordés.

Pendant ce temps-là, les journalistes attendaient pour le point de presse qui devait sanctionner la rencontre.

Durant cette dernière, un journaliste ivoirien a posé à Laurent Fabius la question suivante : « Pour répondre à la question sécuritaire à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, précisément à Duekoué, des massacres ont eu lieu la semaine dernière. Est-ce que ça a été au menu de vos discussions ?».

Et contre toute attente, Laurent Fabius, auréolé du titre d’ami de Ouattara, lui assène le coup de grâce: « Je préfère laisser le Président Ouattara s’exprimer ».

Selon les usages diplomatiques, Laurent Fabius aurait dû répondre à la question, même à minima, et ensuite passer le relais à Ouattara pour plus d’éclairage.

Son attitude a été décryptée comme la preuve qu’il n’avait pas du tout l’intention de protéger Ouattara sur le génocide WÊ de Duekoué, ou de prendre des coups à sa place.

Ouattara, surpris par l’attitude de son ami, de répondre que « la situation avait dérapé à l’ouest, qu’il condamnait la violence, que l’attaque du camp des réfugiés était inacceptable, qu’une commission d’enquête avait été mise sur pied qui est en cours de faire son travail et à l’issue de son travail, les juges prendront le dossier et ceux qui ont commis des crimes seront punis ».

Et le journaliste de poursuivre : « Vous êtes au courant des seigneurs de guerre issus du Burkina Faso?».

ADO: «Attendez que la Commission d’enquête fasse son travail et à l’issue de ce travail, il n’y aura pas d’impunité. Tous ceux qui ont commis des actes seront transférés à la justice internationale».

Sur ce, la conférence fut interrompue de façon brutale, ADO prenant congé de Fabius de la façon la plus lapidaire qui soit, contrairement au protocole.

Plus tard à l’hôtel Meurice, le journaliste ivoirien sera menacé par Ally Coulibaly, ministre de l’intégration africaine, et injurié copieusement par Charles Diby Koffi, ministre de l’Economie et des Finances du régime Ouattara, qui l’a qualifié de petit ingrat.


Christian Vabé


Source: IVOIREBUSINESS.NET

AUGMENTATION DES FRAIS D'INSCRIPTION A L'UNIVERSITE, UN COUP DE BLUFF DE OUATTARA?

 

ALASSANE OUATTARA 9.jpg



Jamais une décision n’a créé une telle « unanimité » en cette période post-électorale. Est-ce (enfin?) le sujet qui réconcilie tous les ivoiriens ? Même le Rdr, parti au pouvoir et ses partis satellites, Pdci, Udpci, etc, ont tous exprimé le même désaccord face à la décision prise par les présidents d’université de faire passer les frais d’inscription de 6000 Fcfa, à 100.000 Fcfa, jusqu’à 300.000 Fcfa.

Le Rdr a qualifié cette décision de « disproportionnée ». Tous les syndicats d’élèves et d’étudiants, ont dénoncé cette décision unilatérale et ont exigé qu’elle soit revue au plus vite. Même Blé Goudé, en sa qualité d’ex-secrétaire général de la Fesci a exprimé son « cri du cœur », en adressant à son ex-camarade de syndicat, Soro Guillaume un courrier. Courrier dans lequel il se dit d’abord « choqué et sidéré par une telle décision», avant d’inviter son ex-compagnon à dire « Non » à une telle décision qui visiblement, va à l’encontre des étudiants issus de familles pauvres.

C’est une donc une décision en définitive impopulaire qui provoque une levée de bois verts contre les autorités universitaires et le ministère de l’enseignement supérieur, sinon contre le régime actuel. « C’est un génocide intellectuel », disent certains. Pour d’autres, « c’est un vrai suicide collectif ». Cela, pour traduire leur colère et leur l’indignation et partant, celui de tous les ivoiriens.

Ainsi, élèves et étudiants, parents d’élèves, leader d’opinion et partis politiques, sont unanimes. Cette décision d’augmenter les frais d’inscription dans les universités publiques revêt un caractère impopulaire et risque de perturber la rentrée universitaire fixée au 03 septembre prochain. Soit.

Cependant, quelques détails assez curieux dans cette affaire « d’augmentation des frais d’inscription », ont attiré notre attention.

Le contexte de misère post-crise avéré

Dans son communiqué relatif à cette décision, le Rdr parti politique dont monsieur Ouattara est encore le président, décrit la période post-crise actuelle comme une période de « paupérisation galopante ».

D’autres ivoiriens interrogés sur le contexte inapproprié de cette cynique décision, ont évoqué « la vie chère et le manque d’emploi ».

Si donc le Rdr et monsieur Ouattara sont conscients que le contexte actuel ne se prête nullement à de telles décisions et que l’ivoirien lambda s’en plaint au point d’exprimer ouvertement toute sa colère, pensez-vous que monsieur Ouattara et son régime en perte de vitesse, puissent prendre néanmoins le risque de laisser prospérer cette décision si impopulaire soit-elle?

Par ailleurs, comment se fait-il que cette décision, annoncée le 25 juillet dernier, se situe juste à un mois seulement de la rentrée universitaire prévue pour le 03 septembre ?

N’est-ce pas cette même Côte d’Ivoire, version Ouattara, qui annonçait fièrement avoir atteint le point d’achèvement de l’initiative Ppte et son récent corolaire d’annulation quasi-totale de la dette ivoirienne par la France ?

Pourquoi monsieur Ouattara, de retour d’une tournée internationale, garde encore le silence, alors que la colère des populations se fait de plus en plus entendre ?

Toutes ces questions nous ont interpellé et nous ont poussés à dire que nous sommes bien en face d’un coup de bluff en préparation. Ce coup consiste à faire « mijoter » la colère et l’indignation des ivoiriens avant de venir jouer les « pompiers sauveurs de l’humanité ».

On se rappelle comment, au temps de Laurent Gbagbo, ce dernier a réussi à « décanter » certaines situations que l’on pensait irréversiblement perdues d’avance. Ce qui lui a valu une certaine sympathie de la population ivoirienne. Monsieur Ouattara va-t-il s’inscrire dans cette voie ? Alors, le scénario (monté de toutes pièces) pourrait bien être celui où ce dernier se dressera comme le dernier recours, la Solution ultime, juste pour faire grimper sa côte de popularité et celle de son régime.

C’est donc mécontents que les étudiants et les parents d’élèves, chercherons alors à voir « le grand chef » pour lui présenter leurs doléances. Bien évidemment pour que les frais d’inscription soient revus à la baisse. Alors, celui-ci, en homme « providentiel », présenté comme « le libéral à visage humain », interviendra, tout naturellement, pour que ces tarifs connaissent une baisse significative. C’est alors que ses « ADOrateurs » crieront victoire ! Quel coup ! En cette période de crispation socio-politique et de drames récents. Ne soyez donc pas étonnés qu’après, notre cher « grand cousin et bluffeur patenté » se prévale d’être la Solution à nos malheurs. Bien sûr, puisque c’est lui qui les a créés.

 

Marc Micael

Zemami1er@yahoo.fr

LE CYNISME DANS LA GOUVERNANCE EN COTE D'IVOIRE: UNE PREUVE DE L’INCAPACITE DE OUATTARA

 

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Le régime issu du coup d’Etat de la France en Côte d’Ivoire, dans sa gestion du pays fait montre d’un cynisme déconcertant, depuis ses activités de sabotage pour arriver au pouvoir jusqu’à sa gestion actuelle des affaires. Les actes et mesures de gouvernance du régime de M. Alassane Ouattara sont si cyniques et si grotesques qu’on a carrément le sentiment qu’il se moque des Ivoiriens et du monde. Mais il faut comprendre que dans le fond, cet homme est resté égal à lui-même : c’est-à-dire un incapable faussement apprécié, qui avait déjà montré sa nullité dans la conduite des affaires de l’Etat, dans les années 1990. Il croyait pouvoir gouverner par ordonnance de ses amis, à l’image d’un simple exécutant, comme du temps où il était employé sans véritable pouvoir de décision au FMI. Oui ! Ayant vu ses limites, ou son incapacité, dans les années 1990, Ouattara espérait, 20 ans plus tard, compter sur ses parrains pour gouverner la Côte d’Ivoire par procuration. Le changement de régime en France, et la perspective d’un vent nouveau en Afrique montrent à ce tricheur que le jeu n’est pas gagné d’avance. Alors le voilà qui tâtonne, dans une gouvernance hasardeuse et grotesque. A la vérité, cet homme est un incapable notoire!

Au début des années 1990, il ya 22 ans

L’homme, Alassane Dramane Ouattara, nous avait déjà donné un aperçu de sa médiocrité dans la gestion de la chose publique. Ayant fanfaronné, à l’image de tous les fats, avec une vaine promesse de tout régler en 100 jours, il n’a rien fait   que des trafics de toutes sortes tout le temps qu’il a trôné à la primature du pays. On a pensé à la méchanceté et peut-être, pour ce venu d’ailleurs, à un certain compte à régler aux Ivoiriens. Il n’aura été capable, sous prétexte d’appliquer les « programmes (tout faits) d’ajustement », que de chamboulé et l’économie et la société de ce pays, par des privatisations sauvages, le détournement du patrimoine national avec sa complice de femme, qui est en fait le cerveau de tout le jeu, la mise à la rue de nombreuses familles, la création de la carte de séjour, et le sabotage du système éducatif, avec des mesures à effet de démotivation dont les salaires à double vitesse. Ouattara est en réalité un incapable, et sa gestion scandaleuse de la chose publique n’est pas seulement la fait de la méchanceté, même si pour se mettre dans les rôles qu’il joue, il faut une bonne dose de cruauté. Il est méchant, ce qui est inhérent à tous les médiocres envieux et outrancièrement ambitieux ; mais il est surtout incapable !

Aujourd’hui, après avoir été imposé, l’imposteur continue le massacre

Dans une coalition diabolique avec le PDCI et certains groupements de personnes avides et sans ambition pour la nation, Alassane Dramane Ouattara, devenu Alassane Ouattara, a été installé à la tête de la Côte d’Ivoire. Cette installation, faut-il le rappeler, s’est faite dans une imposture sans nom, dont seules peuvent se vanter « les personnes sans aucun sens de l’honneur » comme cet homme, ainsi que le dit Thabo Mbeki, l’ex chef d’Eta sud africain, et des impérialistes tricheurs, véreux et racistes de la graine d’un Nicolas Sarkozy, totalement déficient au plan moral. Alors, cet imposteur sans pudeur n’en finit plus de faire assassiner les Ivoiriens, de les affamer, de les priver de liberté, de travail, de terre, d’instruction, de tout. Le dernier « kata » de l’imposteur, c’est de rappeler à tous que l’école demeure l’une des cibles principales dans sa destruction de la Côte d’Ivoire. On sait que ses milices, aujourd’hui transformées en armée étatique appelée FRCI, ont détruit les universités et de nombreuses écoles ; on sait qu’il a nommé à la tête de l’Education Nationale, une illettrée notoire, qui fait toutes sortes de vilénies dans le système. A présent, il joue avec les nerfs du peuple ivoirien, en annonçant des mesures qui n’ont d’objectif que de faire porter au  peuple ses incapacités, et justifier un statut quo de souffrance pour les Ivoiriens, qui fait son sadique bonheur.

L’augmentation des frais d’inscription à l’université participe, comme les tueries de Duékoué et de partout ailleurs dans le pays, d’un plan de maintien du statu quo

L’insécurité comme gage de maintien des forces étrangères et d’achat d’armes :

L’insécurité au niveau maximal en Côte d’Ivoire permet à Alassane Dramane Ouattara de parcourir le monde pour demander, d’une part le maintien des soldats de l’ONU CI, qui n’ont aucune envie de partir de la Côte d’Ivoire, ce qui explique qu’ils assistent passifs aux massacres des populations par les hommes armés par Ouattara, s’ils ne participent pas carrément à ces massacres ; d’autre part, l’insécurité lui permet de demander que les troupes françaises et onusiennes demeurent sur le sol ivoirien, et de requérir des armes d’autres pays. Tout cela dans l’objectif de continuer une dictature sanguinaire dans ce pays.     

L’augmentation des coûts des inscriptions, une manœuvre pour garder fermées les universités:

Alassane Dramane Ouattara a promis la rentrée universitaire pour le 3 septembre prochain. Or, rien dans la réalité ne présage la possibilité de cette rentrée. Rien ne sera prêt à cette date. Alors, l’imposteur, qui n’en finit pas de montrer son incapacité à tenir la moindre promesse, a mis en avant cette décision, pour que la non effectivité de la rentrée soit vue comme un problème lié aux coûts, plutôt qu’à la vérité qui est qu’il n y aura aucune infrastructure prête à la date du 3 septembre ; par ailleurs, ayant emprisonné ou contraint à l’exil de nombreux enseignants chercheurs, il sait qu’il ne pourra pas, à cette date, ouvrir les universités, si tant est qu’il avait la moindre volonté de les ouvrir.

Alassane Dramane Ouattara est fondamentalement négatif et surtout incapable. Il cache son incapacité dans des actes et décisions totalement cyniques et grotesques, pour continuer tranquillement de conduire sa dictature. L’histoire retiendra l’époque du passage de cet homme-là au sommet de l’Etat de Côte d’Ivoire comme la pire des impostures que peut subir une nation.


Que Dieu nous protège.   


Nda Adjoua Suzanne

lundi, 30 juillet 2012

LA REINE ELISABETH II REFUSE DE RECEVOIR ALASSANE OUATTARA EN AUDIENCE A BUCKINGHAM PALACE

 

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Annoncé à grands renforts de publicité par le service de Communication de la présidence ivoirienne, la rencontre entre Alassane Ouattara et Elisabeth II d’Angleterre n’a finalement pas eu lieu. Le chef de l’Etat ivoirien est rentré à Abidjan sans avoir rencontré la souveraine britannique.

Ce qui devait être le clou de sa visite au Royaume Uni, a été annulé sine die.

Selon nos sources à Londres, les services de sa très gracieuse majesté ont annulé la rencontre entre le chef de l’Etat ivoirien et la monarque britannique. La raison invoquée : Rencontre sensible et susceptible de créer des troubles et d’entacher la cérémonie d’ouverture des JO de Londres, dont la Reine a fait du succès et du rayonnement, la priorité des priorités.

La visite mouvementée de Ouattara à Chatham House vendredi, où Ouattara rencontrait les potentiels investisseurs britanniques en direction de la Côte d’ivoire, a fini par convaincre Scotland Yard, la police britannique, du risque Ouattara pour l’image de la Grande Bretagne, au moment où toutes les cameras du monde ont les yeux rivés sur les JO de londres. On se rappelle que près de 200 manifestants gonflés à bloc étaient venus huer et conspuer Alassane Ouattara à Chatham house. ADO a dû être obligé de quitter Chatham house par la porte dérobée, sur insistance de Scotland yard.

Dès la réception de ce rapport d’exfiltration de Ouattara pour éviter une foule hostile, la Reine Elisabeth II a annulé sa rencontre avec lui.

Les patriotes ivoiriens du royaume Uni mettent cette annulation de la visite de Ouattara à Buckingham sur le compte de leur mobilisation. Ils affirment que grâce à eux, l’opinion publique anglaise est désormais au courant du Génocide WÊ de Duékoué perpétré par les FRCI et les Dozos de Ouattara, dont le dernier acte est le massacre de 211 réfugiés WÊ au camp de Nahibly (Duékoué), pourtant protégé par l’ONUCI.

La photo qui allait immortaliser Elisabeth II et Alassane Ouattara, l’ami des grands de ce monde, montrant ce dernier à Buckingham Palace avec la Reine, n’aura donc pas été prise.

Selon nos sources, ADO est très affecté de n’avoir pas pu rencontrer la Reine, qu’il vénère et pour qui il a une grande admiration.


Catherine Balineau


Source: FACEBOOK DEBOUTCIV

samedi, 28 juillet 2012

FRANCE, ANGLETERRE… OUATTARA PRIS EN CHASSE PAR LA DIASPORA AFRICAINE

 

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 Une vue des patriotes de Londres, sortis massivement devant l'hôtel "Chatham House" où Ouattara donnait une conférence de presse. La mobilisation était si forte que Ouattara a dû quitter les lieux par une porte dérobée.


Sitôt sa visite en France achevée, le chef de l’Etat ivoirien a mis le cap sur la Grande-Bretagne où il est arrivé hier. Précédé par la diaspora africaine qui hante désormais ses nuits et ses voyages.

Sans que l’hallali n’ait véritablement sonné pour Alassane Ouattara, la diaspora africaine le suit à la trace dans ses pérégrinations européennes. A l’Elysée où il était jeudi, la police française a eu du mal à se débarrasser de ses adversaires qui se sont constitués en une véritable meute et qui hurlaient des slogans hostiles à sa venue en France. Finalement, elle n’a trouvé de répit qu’en la garde à vue de la totalité de la tête du mouvement pendant plusieurs heures. Mais moins de vingt-quatre heures plus tard, voilà encore le chef de l’Etat ivoirien assailli par un autre groupe qui lui reproche sa dictature, l’emprisonnement de la plupart des cadres du FPI et les massacres de Duékoué sur lesquels ONUCI et gouvernement ivoirien se rejettent la responsabilité de l’incurie.

Selon des sources à la Chatham house, le chef de l’Etat ivoirien a quitté la Chatham house, où il animait une conférence, par une porte dérobée pour éviter de faire face à ses adversaires qui faisaient face à un groupe de pro-Ouattara. Les services de sécurité anglais ont jugé, selon plusieurs sources relayées abondamment par des réseaux sociaux, qu’il était inopportun de laisser le conférencier abondamment chahuté, quitter les lieux par l’entrée principale, occupée par les manifestants anti-Ouattara. L’un des organisateurs de la manifestation a indiqué sur un ton ironique que le « champion de la communauté internationale qui est par ailleurs capable de larguer des bombes, a eu peur de passer devant nous. C’est une victoire pour les patriotes qu’en lieu et place d’un tapis rouge triomphal, Ouattara passe par une porte de service cachée. O honte!! ».

Mais comme à ses habitudes, le régime de Ouattara a lancé depuis quelques jours la contre-offensive médiatique en accusant le front populaire ivoirien d’être le principal artisan de ces massacres. Un peu comme si le FPI lui avait fait un pont d’or puisque le gouvernement rechigne toujours à voir se réinstaller le camp de Nahibly dont les rescapés n’ont pas encore obtenu la moindre compassion. Alors que le gouvernement parlait de six morts, l’ONU est venue à son secours hier dans un communiqué qui souligne la mort de six personnes dans le camp de Nahibly, assiégé selon le rapport d’un de ses soldats, tôt le matin de l’horreur par trois cent personnes dont des FRCI et des dozos armés jusqu’aux dents pour venger la mort de cinq ressortissants malinké dans le quartier Kôkôma.

La fronde au niveau de la Grande-Bretagne est dirigée par le Cpad, l’association qui prend en charge l’organisation des voyages à La Haye des pro-Gbagbo. Cette association regroupe aussi des panafricains dont les Camerounais restent aujourd’hui encore les plus enthousiastes avec les Congolais. Leur présence est symbolique puisque cela ne devrait pas changer ni l’ordre protocolaire ni l’agenda personnel de Ouattara qui est attendu, selon ses thuriféraires sur place, par les plus hautes autorités du pays. Cela dit, du point de vue de l’image, Ouattara enregistre ses plus grands revers postélectoraux. Jusque-là, le chef de l’Etat ivoirien avait réussi à se donner, surtout auprès des pays occidentaux, une image d’homme qui n’aime pas les extrêmes. En partie parce que ses adversaires sur place sont peu enclins à ce genre de coups déloyaux en parfaite combine avec les médias internationaux mais parce que croyaient-ils, seul le jugement des Ivoiriens feraient le reste.

Alassane Ouattara devrait aussi se rendre au Japon où il espère glaner les lauriers promis depuis avant l’élection présidentielle. Les derniers voyages en Chine puis en France n’ont pas tenu la promesse de la fleur, notamment à Pékin où le chef de l’Etat a réussi à se faire recevoir avant le sommet Chine-Afrique. M. Ouattara s’est contenté d’appeler les investisseurs chinois à venir à Abidjan où la présence des FRCI terrorise toujours les étrangers. Quant à la France, elle s’est contentée de parapher des accords annulant une partie de la dette ivoirienne consentie dans le cadre du ppte. Pour le reste, le pays est toujours exsangue, plus d’un an après l’arrivée de Ouattara au pouvoir. L’année universitaire annoncée depuis septembre est compromise, surtout après que ses autorités aient publié les nouveaux frais d’écolage à l’Université d’Abidjan qui a repeint ses vieilles tuiles mais à qui il faut beaucoup de milliards pour faire face aux pillages des dernières heures de l’offensive anti-Gbagbo à Abidjan.


Joseph Titi, in le quotidien "Aujourd’hui" du 28 juillet 2012.

vendredi, 27 juillet 2012

ALASSANE OUATTARA, LE CURIEUX SAUVEUR DES PAUVRES

 

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Alassane Dramane Ouattara serait-il devenu le bon samaritain des tropiques ? Nous ne réprimerons pas l’envie de répondre oui. Mais ici, il est un curieux sauveur. En effet, lors de l’une de ses nombreuses pérégrinations, Ouattara aperçu la Côte d’Ivoire gisant dans son sang, ses bassesses et ses souffrances. Il s’approcha de l’épave et eu la gentillesse de verser quelques fines larmes bien chaudes. Il récupéra la Côte d’Ivoire pour dit-il, la soigner, à sa manière bien sûr. Et depuis plus d’un an, il soigne notre pauvre pays, un pays où le taux de pauvreté avoisine les 50%. Un pays où le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) est fixé à 36 607 FCFA. Depuis plus d’un an, les tendances des prix des produits de première nécessité est à la hausse. Les finances des ménages ont toutes connues un dépérissement au point où des commerçants ont cru bon créer le slogan « Gbagbo ka fissa » c’est-à-dire « Gbagbo est mieux » en langue malinké. Les travaux « herculéens » engagés est un rideau translucide qui dévoile la misère du bas peuple.  Depuis qu’il soigne ce pays, rien ne va. La Côte d’Ivoire vit au rythme des massages cardiaques, des comas répétés et des convalescences précaires Pourtant elle est entre les mains d’un sauveur, un sauveur des pauvres, un bien curieux sauveur !

Après avoir secoué plusieurs entreprises en vue d’extirper les indésirables et grossir le cercle des pauvres, il met aujourd’hui le cap sur les universités publiques. Il veut, pour sauver les pauvres, secouer ces universités en vue de les tenir  en marge du système. C’est la dernière thérapie qu’il vient de décrocher. Il ne s’est pas gêné de la publier. Désormais donc, pour sauver tous les pauvres qui auront la chance d’être orientés dans les universités publiques de Côte d’Ivoire, ceux-ci devront prendre les médicaments suivants : Inscription en Licence : 100 000 FCFA, Master : 200 000 FCFA, Doctorat : 300 000 FCFA (système LMD). Et puisque notre Alassane Dramane Ouattara est le nouveau chantre de l’intégration sous régionale (cela se comprend aisément), tous les étudiants de l’espace UEMOA sont alignés sur le même tarif. La situation de ceux qui sont hors espace UEMOA est pire que le cancer où le choléra ; Licence 300 000 FCFA, Master 400 000 FCFA, Doctorat 500 000 FCA.

Pour le bon samaritain des tropiques, le présent tableau des tarifs vise à sécréter des diplômés mieux formés, bien armés, compétitifs. C’est donc les yeux noyés de larmes que la pauvre Côte d’Ivoire a appris cette nouvelle. Un bref retour sur nos pas nous présente un tableau tarifaire totalement différent. Tous ceux qui faisaient les années antérieures (1980-2011), leurs premiers pas dans une université publique, déboursaient la modique somme de 7.000 FCFA et 6.000 FCFA pour les réinscriptions. Parallèlement, les étudiants orientés dans les grandes écoles privées déboursaient à l’inscription, la somme de 40 000 FCFA. Avec Ouattara le curieux sauveur, les universités publiques sont plus chères que celles dites privées. Vive la Solution ! Avec Ouattara le bon samaritain des tropiques, dire d’une personne qu’elle est pauvre ne suffit pas à son bonheur. Il veut voir cette personne devenir une loque humaine offerte aux railleries des riches. Curieux sauveur des pauvres !

L’on a encore en mémoire, la thérapie qu’il avait destinée aux étudiants et enseignants lorsqu’il était 1er Ministre du père fondateur, notre seul nanan. Il avait généreusement supprimé les cars de transport des étudiants. Les restaurants universitaires avaient été concédés à des privés. Il avait supprimé les cartes de bus que l’Etat distribuait gratuitement aux élèves de l’enseignement secondaire. Les enseignants quant à eux, avaient reçu une bonne dose d’amour du sauveur des pauvres. Il avait particulièrement pensé à eux en leur attribuant un salaire à double vitesse. C’est ce que l’on a appelé le raccrochage. Toutes ces mesures ont affecté l’école ivoirienne. Mais comme ce coup n’a pas été suffisant pour détruire définitivement tout le système, Ouattara le sauveur des pauvres a réinventer une autre thérapie. Pour la faire passer, il s’exerce à un lugubre jeu de séduction qu’il maîtrise bien : miroiter un lendemain aussi radieux que celui de ceux qui sortent de Harvard ou des sciences Po de Paris. L’on a ainsi entendu dire que cette mesure est la meilleure manière de crédibiliser les diplômes, de rendre les étudiants plus compétitifs, en un mot elle permettra de fournir au pays des têtes bien faites. C’est à croire que depuis sa création jusqu’à ce jour, l’université n’a offerte à notre pays que des têtes creuses. Tellement creuses qu’actuellement les administrations sont tenues par les coopérants français et les institutions internationales ne comptent pas d’ivoiriens en leur sein. Le sauveur des pauvres  se cachera certainement derrière le statut d’Etablissement Public National (EPN) de l’Université publique pour se dérober. Comme pour dire que l’université est un micro état à l’intérieur de la Côte d’Ivoire. Il se cachera peut être derrière les langues de peinture passées sur les murailles des universités pillées par ses partisans. Il ne dira certainement pas qu’il a construit de nouveaux amphithéâtres qui lui ont coûté les yeux de la tête et que les frais d’inscription faramineux devraient amortir.

Pour appliquer sa mesure, il peut compter sur le zèle de ses courtisans. Oh ! Combien sont-ils à avoir claironné sur tous les boulevards, traitant les refondateurs de tous les noms d’oiseaux parce que l’idée de porter les frais d’inscriptions à 50 000 FCFA (tous les cycles) faisait son chemin dans le milieu universitaire. Ces courtisans sont aujourd’hui pris entre porter un coup d’œil dans leur maigre bourse et broder le siège du Rassemblement Des Républicains (RDR). Mais comme pour eux, les intérêts tribaux sont plus forts que le devoir d’objectivité, ils applaudiront les hérésies du pouvoir. La Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) qui avait opposé un refus catégorique au projet de révision à la hausse des frais d’inscription, a été mise au cachot par le pouvoir.. Elle ne pourra plus freiner l’ardeur morbide des gouvernants. L’association des parents d’élèves, quant à elle, n’existe que de nom. Elle est juste là pour pondre de vagues communiqués. Les populations sont cloitrées dans les salons ; toutes tétanisées par les gris-gris des Dozos et uniformes bigarrés des nervis du pouvoir. Ceux-ci n’attendent que la moindre fronde pour brandir leurs armes assoiffées de vies humaines.  Les pauvres sont donc aux mains de celui qui prétend travailler pour eux. La thérapie qu’il propose est pour les riches et non les pauvres.

Bientôt l’on regardera le visage des résidences universitaires, elles aussi afficheront leurs prix faramineux. Ainsi va la Côte d’Ivoire sous Alassane Dramane Ouattara le curieux sauveur des pauvres.


Que Dieu nous sauve.

 

Alain Bouikalo

bouikhalaud10@gmail.com

OUATTARA SOMME DE NEGOCIER LA PAIX AVEC SES OPPOSANTS

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Le président français a descendu quelques marches pour accueillir hier son homologue ivoirien à l’Elysée où les apparences ont été pour le moment préservées. Mais Ouattara sait désormais qu’il n’a plus tout à fait son destin entre les mains puisqu’il est sommé de négocier la paix avec ses opposants.


Un chef de l’Etat sur écoute, humilié la veille à l’aéroport parisien où François Hollande n’a daigné envoyer ne serait-ce que  le moins gradé de ses conseillers. Hier, l’opération était plus à soigner les apparences qu’à autre chose. Ainsi, le président français qui a ostensiblement boudé son homologue ivoirien durant de longues semaines, y compris sur des questions dont celui-ci avait directement la gestion comme celle du Mali, a tenté de jouer à l’acteur parfait devant un parterre de photographes qui n’ont sans doute pas oublié que des mois plus tôt, Ouattara était encore dans les mêmes murs, pour soutenir une dernière fois, l’ami Sarkozy sorti perdant de l’élection présidentielle. Signe des temps, les ministres des finances des deux pays ont signé le document annulant officiellement l’essentiel de la dette ivoirienne due à la France. Une opération-colifichet en fait pour laquelle Ouattara a usé de sa tendance chronique à la mystification. « Monsieur le président, je voulais vous remercier parce que nous avons signé avec le ministre des Finances avant hier (mardi) une annulation de la dette de la Côte-d’Ivoire à l'égard de la France de 99,5%, c’est-à-dire plus de trois milliards d’euros. Cela va nous permettre de renforcer les investissements dans les secteurs sociaux et je voudrais vous dire un grand merci ». Pourtant, rien de nouveau sous le soleil. La Côte d’Ivoire qui vient d’obtenir le point d’achèvement de l’initiative PPTE a déjà fêté cette décision qui devenait automatique. Ainsi tant qu’à rechercher les symboles, surtout de relations cordiales, le chef de l’Etat ivoirien n’a pas son pareil. Mais loin des yeux, les amabilités ont fait face à des visages plus graves. Car selon le journal français Libération, Ouattara a été sommé de négocier la paix avec ses opposants en relançant le processus de réconciliation nationale en panne depuis de longs mois. Il doit aussi former un gouvernement d’union nationale et collaborer avec la justice internationale en permettant le transfèrement des criminels de son camp. Une décision de la CPI rendue le 15 novembre 2011 par la chambre préliminaire III présidée à l’époque par la juge Silvia Fernandez De Gurmendi met en effet gravement en cause la responsabilité personnelle de Guillaume Soro dans la commission de crimes contre l’humanité et crimes de guerre en Côte d’Ivoire, notamment sur les événements de Duékoué. Coopérer avec la CPI signifierait procéder au transfèrement de l’actuel président de l’Assemblée nationale.

Ce n’est pas vraiment une surprise. Ouattara est accusé par les officiels français de se désintéresser de la réconciliation nationale et d’attiser les foyers de tension dans son pays. C’est ce qu’avait déjà dit Bernard Valero, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. La présidence française a d’ailleurs tenu à préciser que la coopération entre les deux pays se fera désormais à l’aune de ces questions. «la question de la réconciliation nécessaire entre les Ivoiriens, passe par le dialogue, la lutte contre l’impunité et la justice. A cet égard, le renforcement de l’Etat de droit et du système judiciaire en Côte-d’Ivoire fera aussi partie des priorités de la coopération bilatérale», a assuré la présidence française.

Pas d’autre façon de tordre le bras à quelqu’un qui avait jusque-là profité de la bienveillance de l’Elysée, y compris pour triompher du président Laurent Gbagbo. Alassane Ouattara a toujours freiné sur ces questions et notamment sur la libération des cadres du FPI qu’il continue de maintenir en prison et contre qui la justice ivoirienne invente chaque jour des délits. Par exemple,  Simone Gbagbo a été d’abord poursuivie pour vol en réunion avant que le Procureur de la République ne décide de lui coller le délit de crime contre l’humanité. D’ailleurs sur les plateaux de France 24, Alassane Ouattara a affirmé que s’il ne poursuit pas les criminels de son camp, c’est parce qu’eux n’ont pas été pris en flagrant délit de commission des actes criminels qui leur sont reprochés ; ce qui ne serait pas le cas des cadres du FPI qui ont généralement BAC + 10.

Comment Ouattara peut-il donc négocier la paix s’il développe une telle peur et une telle inhumanité et que la commission dialogue vérité et réconciliation n’a toujours pas reçu le moindre kopeck pour financer ses activités ? Interrogé d’ailleurs sur cette réalité avant-hier, le chef de l’Etat, comme à ses habitudes, a préféré verser dans la démagogie facile et accuser le FPI de ne pas vouloir qu’advienne la paix. Pendant ce temps, son parti le RDR continue de faire de la provocation en accusant journalistes proches de l’opposition et le FPI d’être les auteurs des massacres de Duékoué. Le gouvernement n’a d’ailleurs toujours pas esquissé le moindre acte de compassion à l’égard des rescapés que le régime lui-même  ne veut plus voir retourner sur le site de l’ancien camp. Leur déguerpissement était, pour ainsi dire, planifié. Comme l’est aussi sûrement le délitement de l’école publique dans notre pays puisque Ouattara y a augmenté les frais d’écolage, notamment à l’Université d’Abidjan où les inscriptions passent de 6000 f à 100.000 f pour le premier cycle, 200.000 f pour le second cycle et 300.000 f pour les troisièmes cycle. De quoi rendre perplexe tous ceux qui espèraient la fin de l’instabilité.  

                                                                                                                                                                 

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" du 27 juillet 2012. 

THEODORE B., RESCAPE DE NAHIBLY: «COMMENT NOUS AVONS ETE ATTAQUES»


côte d'ivoire,Théodore B.,rescapé de Nahibly,"Comment nous avons été attaqués",Gilles Nesmon,le quotidien Le Nouveau Courrier


Réfugié dans le camp de Nahibly depuis plusieurs mois, Théodore B. n’a eu la vie sauve que grâce à sa «réactivité» lors du massacre perpétré par des assaillants, vendredi dernier (20 juillet 2012). Il raconte!


"Le vendredi à 5h45, j’ai entendu des cris provenant d’un grand rassemblement à l’entrée du camp. Nos envahisseurs scandaient bruyamment : «On va vous tuer tous, vous les Guéré-là. C’est dans votre camp ici que se trouvent des miliciens pro-Gbagbo. Depuis longtemps, on vous guette. Nous allons vous tuer». Dans le même temps, j’ai entendu de grands bruits à l’entrée principale de Nahibly, ensuite une grande détonation. C’était une roquette qui venait d’exploser à l’intérieur du camp. Cet engin a fait des morts sur le coup et des blessés graves. Parmi les victimes se trouvent des enfants dont certains fréquentent l’école primaire qui se trouve sur le site.

C’est à la vue de ce spectacle que j’ai réalisé que le camp de Nahibly dans lequel j’ai trouvé refuge depuis plus d’un an était attaqué par une foule immense de personnes qui venaient de défoncer le portail principal. De par ma position en hauteur, j’ai pu identifier des jeunes en tenue bigarrée, des Dozos qui résident à Duékoué depuis la crise postélectorale et des personnes en treillis militaires. Ils étaient pour certains armés d’armes de guerre quand d’autres avaient des machettes, des gourdins et de gros cailloux. Lorsqu’ils sont rentrés dans le camp après avoir défoncé le portail de l’entrée principale, ils se sont aussitôt jetés sur les réfugiés du camp sans faire de tri. La furia avec laquelle ils s’attaquaient à nous a amené chacun à sauter par-dessus la clôture pour trouver refuge dans la forêt environnante. C’était l’erreur qu’il ne fallait pas faire pour certains d’entre nous qui ont connu des fortunes diverses.

Des personnes tiraient à balles réelles, trois personnes sont tombées à côté de moi…

Nos envahisseurs du jour ont certainement pris soigneusement le temps d’encercler le camp des réfugiés de Nahibly avant de lancer leur offensive. D’autant plus que du côté de la façade adossée à la forêt, il y avait des personnes armées qui tiraient à balles réelles sur nous au moment où nous sautions la clôture. J’ai vu trois personnes tomber sur le coup à côté de moi, gisant dans une mare de sang. Face à ce danger, je me suis d’abord blotti au sol pour ensuite ramper quelques instants après en vue de me mettre à l’abri. Derrière moi, je voyais une fumée épaisse à l’intérieur du camp et j’entendais des cris stridents de femmes et d’enfants au milieu de bruits de rafales assourdissants. C’était horrible !

Depuis quelques jours, nous assistons à un matraquage médiatique contre le camp de Nahibly qui, selon certaines autorités, abriterait des miliciens. Face à ces accusations qui étaient de nature à nous créer de graves préjudices, des représentants du camp sont entrés en contact avec les autorités avec lesquelles d’autres discussions étaient en cours pour le retour sécurisé des réfugiés dans leurs villages respectifs. Puisque depuis le passage du chef de l’Etat à Duékoué, les autorités administratives de la ville, lui emboîtant le pas, ont exigé que nous retournions chez nous. Nous entendions de commun accord mener des actions soit de sensibilisation soit de dénonciation à l’endroit des résidents du camp qui s’adonneraient à des pratiques peu recommandables quand nous avons été surpris le vendredi très tôt par une cohorte d’assaillants. J’ai alors conclu que cette attaque contre notre camp était une action préméditée et planifiée vu le dispositif d’attaque qui a été mis en place.

Un de mes jeunes frères trouvé mort ligoté dans une rivière

Certains assaillants défonçaient la porte d’entrée, tandis que d’autres étaient terrés dans la broussaille autour du camp pour cueillir les fuyards. En plus, nous n’avons pas compris l’attitude des casques bleus de l’Onuci qui surveillent les entrées et venues dans le camp et qui veillent dans les miradors d’où ils ont une grande vue. Comment s’y sont-ils pris pour ne pas voir venir ces envahisseurs qui proviennent des quartiers situés à au moins 3 kilomètres du camp? Pourquoi ont-ils laissé pendant un long moment les envahisseurs défoncer le portail de l’entrée principale alors qu’ils sont armés, possèdent de petits chars sur les lieux des événements et pouvaient en plus vite appeler du renfort?

En sortant de ma cachette en brousse, j’ai découvert sur mon chemin quatre cadavres. Je suis convaincu que les chiffres, à savoir sept morts, annoncés par les autorités ne sont pas exacts d’autant plus que moi-même j’ai dénombré déjà sept morts, c’est-à-dire les trois qui ont été atteints par nos bourreaux lorsque nous fuyions, dont les parents ont confirmé le décès, et les quatre autres que j’ai dénombré en rentrant de ma cachette. Des corps ont également été exposés à l’hôpital général où des éléments des Frci s’opposent à toute prise de vue pour empêcher certainement des témoignages accablants. Un de mes jeunes frères a été retrouvé mort dans une rivière, mains et pieds ligotées. Il était avec nous au camp des refugiés juste avant l’attaque.

Pour ma part, je pense que les déclarations des autorités ivoiriennes tendant à justifier l’attaque du camp des réfugiés de Nahibly par la présence de miliciens révèle clairement une volonté diabolique de faire partir les occupants des lieux. Les autorités administratives et certaines organisations humanitaires nous avaient demandé de regagner nos villages. Qu’une fois que nous serions sur les lieux, ils pourraient nous appuyer dans la reconstruction de nos cases qui ont été détruites. Pour nous convaincre davantage, ils nous faisaient savoir que la Côte d’Ivoire n’était plus une priorité dans le système des Nations Unies parce que le pays avait renoué avec la paix. Mais nous soulevions toujours les questions de sécurité persistantes. Depuis lors, l’aide se faisait rare et les autorités locales semblent se détourner de nos problèmes existentiels".


Gilles Nesmon, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"


Source: EBURNIENEWS

jeudi, 26 juillet 2012

MASSACRE DE DUEKOUE: LE SILENCE DES ENFANTS DE L’OUEST

 

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Un infime échantillon des horreurs commises au camp des réfugiés de Duékoué


Dans certaines cultures, semble-t-il, les grandes douleurs sont muettes. Le silence d’une personne affectée par un malheur devient alors tout aussi, sinon plus communicatif pour son entourage que les cris et les pleurs qui servent à d’autres de dissiper la douleur. Les fils et filles de l’ouest - ministres, députés, maires, cadres militaires et administratifs -  sont-ils de ceux-là ? Mais si eux, pour des raisons qui leur sont propres, ne peuvent montrer de signes extérieurs de souffrance, sont-ils de ce fait devenus sourds pour ne pas entendre les cris de détresse, les appels au secours de leurs parents ? Sont-ils devenus aveugles pour ne pas se rendre compte que leurs parents ne possèdent plus de villages, ni de plantations ? Et que, depuis le vendredi 20 juillet, des dizaines d’entre eux qui avaient trouvé refuge dans le camp de Nahibly, à Duékoué, ont été massacrés, que ce camp a été détruit et complètement incendié, jetant dans l’inconnue plusieurs autres milliers aux trousses desquels sont lancés, comme des bêtes enragées, FRCI et dozos ?

A Abidjan, le gouvernement peut multiplier les communiqués sans craindre de se ridiculiser car rien de tout ce qu’il peut dire maintenant ne sera plus condamnable que cette tragédie où sa responsabilité est totalement engagée. Le gouvernement parle de tout sauf de l’action concrète en faveur des survivants de Nahibly que le traumatisme a poussés de nouveau dans la brousse et nulle part.

Cyniquement, sans s’interroger sur leur situation actuelle, le gouvernement, à travers son communiqué du 24 juillet, promet « d’aider à la réinstallation des populations déplacées dans leur village d’origine ». Naturellement, la solidarité gouvernementale aidant, il est à supposer que les ministres ressortissants de la région de l’ouest tels Dagobert Banzio et Anne Ouloto, sont consentants pour ce redéploiement fictif. Sont-ils eux au moins en mesure de nous dire où retrouver la population survivante de Nahibly, dispersée par les menaces de mort ? Ils n’ont pas d’excuse de ne pas apporter assistance aux parents sinistrées de l’ouest que l’on sait abandonnés par l’Etat, moyennement encadrés par les structures d’aides sociales et malmenés par les dozos et les FRCI.

Au village, c’est pourtant une fierté pour tous de savoir qu’une fille ou un fils de la communauté connait une ascension sociale car on en espère toujours une assistance en cas de nécessité. Ce qui explique d’ailleurs généralement les conflits entre partisans des candidats aux élections locales. Les candidats eux-mêmes contribuent souvent à alimenter les querelles par des promesses fallacieuses et démagogiques. Mais les élections législatives de l’ère Ouattara présentent tout un autre aspect.  Cette année, du fait de l’exclusion de l’opposition du jeu politique, tous les élus de l’ouest, comme partout ailleurs, sont du RHDP, groupement politique au pouvoir d’Etat. On imagine dès lors qu’il devrait être plus aisé  pour Deh Paul, député de Taï, Onsio Georges, député de Guiglo, Guiri Aimé et Oulata Gahoudi, députés de Bangolo, Guéi Boniface, député de Kouibly, Oulaï Madeleine, député de Bloléquin et Désiré Gnonkonté, Maire de Taï de se mobiliser tous en faveur de la paix dans leur région d’origine. Ils peuvent utiliser leur double avantage d’être d’abord fils et filles du terroir, et d’appartenir ensuite  au groupement politique dont les sympathisants et les protégés se montrent si souvent d’une extrême violence à l’égard de leurs parents, même s’ils ne mangent pas à la même table idéologique.

Malheureusement, comme des adeptes de la théorie des douleurs muettes, ils se terrent dans un silence tout aussi coupable que les fuites en avant du gouvernement. Quand certains d’entre eux veulent paraitre actifs, c’est de se jouer du drame des pauvres populations en portant des accusations simplistes contre le FPI et des fictifs pro-gbagbo. Il y en a un futur candidat aux municipales de Touleupleu qui, en annonçant sa candidature dans la presse, au lendemain des tueries de Duékoué, a suscité la réaction suivante chez quelqu’un qui, devant la tragédie est encore capable d’humour : «pour être sûr de se faire entendre, a-t-il dit, ce candidat là devra apprendre à parler les nouvelles langues de peuplement de l’Ouest». 

 

Dekaus Badaud, in le quotidien ivoirien « Aujourd’hui » du 26 juillet 2012.

EN VISITE OFFICIELLE DEPUIS 48 HEURES, OUATTARA ACCUEILLI SANS HONNEUR EN FRANCE

 

ALASSANE OUATTARA - ARRIVEE SANS OFFICIEL FRANçAIS.jpg

 

Attendu hier matin par le ministre français des Affaires étrangères pour une séance de travail, Alassane Ouattara est arrivé un jour plus tôt  à l’aéroport de Paris où aucun officiel français ne l’attendait. Pour un homme à qui Nicolas Sarkozy a habitué aux flons flons et aux ors français, la descente aux enfers est pour le moins  terrible.

 

 Le chef de l’Etat ivoirien est arrivé deux jours avant son rendez-vous à l’Elysée où il doit rencontrer aujourd’hui François Hollande pour un premier tête-tête depuis l’arrivée de celui-ci au pouvoir. Sans doute pour cela, les apparences étaient donc d’une importance capitale parce qu’elles peuvent  permettre en outre de décrypter la suite des relations personnelles entre les deux hommes mais surtout aider à comprendre  si oui ou non les appuis forcenés de l’ivoirien à l’ex président ont été oubliés par le socialiste. Premiers frissons, l’arrivée à l’aéroport parisien, à quelques heures du tête-à-tête des ministres de l’Economie et des finances des deux pays pour une séance protocolaire d’annulation d’une partie de la dette ivoirienne obtenue, il faut bien le préciser,  dans le cadre du point d’achèvement de l’initiative Pays pauvre très endetté (PPTE). Mais on est aussi  à la veille de la rencontre avec le ministre des Affaires étrangères de François Hollande qui est une rencontre éminemment politique.

Un jour plutôt, Bernard Valero le porte-parole avait copieusement flingué le chef de l’Etat ivoirien en pointant du doigt l’instabilité et l’insécurité chroniques  en Côte d’Ivoire où la réconciliation est bloquée. « La sécurité en Côte d’Ivoire est étroitement liée au processus de réconciliation » que Ouattara a jeté aux orties. Retour sur terre. A l’aéroport  de Paris, justement. Pas une seule tête blanche à des centaines de mètres à la ronde. Aucun officiel et pas même un conseiller n’a daigné venir recevoir le chef de l’Etat ivoirien qui doit rencontrer le président français, ce matin à l’Elysée. La file de personnalités qui sacrifient au protocole sont plutôt les membres du gouvernement Ouattara. Ils étaient dans le même avion que lui. Cette visite en France est pourtant officielle et les thuriféraires du chef de l’Etat avaient été soulagés par son annonce. Mais visiblement, il est désormais périlleux d’y trouver quelques enjeux de communication interne, comme en Chine même si le résultat est le même.

En janvier dernier, Ouattara était sur le même aéroport qui avait affiché tous les ors de la République française en son honneur. Tapis rouge depuis la descente de l’échelle de coupée, garde républicaine en tenue d’apparat, Ouattara s’était offert une revue de troupes en compagnie de Claude Guéant, ami personnel de Sarkozy et ministre de l’Intérieur… Ce 23 juillet, seul le personnel de l’aéroport dévoile quelques têtes blanches sur le parcours de Ouattara qui entre dans le pavillon où il est attendu par les mêmes qui l’ont accueilli et une poignée d’Ivoiriens arborant de menus drapeaux tricolores aux couleurs ivoiriennes.

La déculottée diplomatique est terrible, surtout que la journée d’aujourd’hui réserve son lot d’hostilités à Ouattara sur le perron de l’Elysée. Les résistants ivoiriens composés de ceux de la diaspora française ont multiplié les appels sur les réseaux sociaux pour réserver un accueil inamical au chef de l’Etat ivoirien, fragilisé un peu plus par la tragédie des Wê de Duékoué. Selon la Croix Rouge qui table sur des bilans encore provisoires, 211 personnes ont été massacrées dans le camp de Nahibly et des milliers d’autres refugiés sont portés disparus. Mais alors que le monde entier condamne et appelle le gouvernement  à plus de responsabilité, celui-ci a fait une déclaration sur les antennes de la télévision nationale dans la soirée du 24 juillet pour menacer les journalistes de l’opposition qui auraient traité d’une façon politicienne l’actualité de ses massacres. Le gouvernement promet aussi de se rendre à Duékoué où aucun ministre n’a toujours pas mis les pieds. Même les cadres de cette région membres du RHDP ou du gouvernement n’ont pas daigné apporter la compassion fraternelle aux rescapés que le régime refuse par ailleurs de reloger sur un autre site.

Le jour de la tragédie, les premiers témoignages avaient indiqué que le gouvernement avait ciblé ce camp comme un repère de bandits. Ses pensionnaires qui se sont retrouvés là pour avoir tout perdu et en raison des menaces dont ils sont l’objet, avaient déjà subi une diminution de la ration alimentaire. Et le gouvernement maintient toujours son refus de les réinstaller alors qu’ils ont tout perdu et ne savent plus où aller.

Mais ces crimes risquent de laisser des traces profondes. Même les associations jusque-là tolérantes comme la Commission des droits de l’homme dirigée par l’épouse du président du Conseil constitutionnel, Françis Wodié, rallié à Ouattara pendant le deuxième tour de la présidentielle, s’est élevée publiquement contre la torture en Côte d’Ivoire « devenue une chose banale ». Mais ces FRCI qui sont au centre de toutes les condamnations, et notamment  françaises ont continué de faire parler d’elles les jours qui suivirent. Elles se sont affrontées entre elles dans la commune d’Abobo. Bilan : trois tués. Le lendemain, elles remettaient ça mais cette fois-ci en poignardant un chauffeur de gbaka ; ce qui a provoqué la grève de ces mini cars dans toute la commune.

 

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd’hui » du 26 juillet 2012.

COTE D’IVOIRE: LE PCF «CONDAMNE LA POLITIQUE REPRESSIVE DE OUATTARA»

 

Logo PCF

 Le PCF a condamné mardi dans un communiqué la "politique répressive" du président ivoirien Alassane Ouattara, deux jours avant sa visite en France où il doit rencontrer le président François Hollande.

"Les autorités françaises, lors de cette rencontre, doivent exprimer l’exigence vis-à-vis des autorités ivoiriennes du respect des libertés, de l’Etat de droit en Côte d`Ivoire et de la sécurité des populations", écrit dans un communiqué le PCF.

Le PCF envisage aussi à l’Assemblée nationale, où il compte une dizaine d’élus, "l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire concernant les responsabilités françaises dans la crise ivoirienne".

"Le PCF condamne la nouvelle attaque portée contre le camp de déplacés de Nahibly à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, ayant fait une dizaine de morts et des dizaines de blessés", ajoute le parti, déplorant que la mission de l’ONU (ONUCI) soit "incapable d’assurer la sécurité des populations déplacées".

"Emprisonnements arbitraires, impunité du régime actuel concernant les violences meurtrières commises en 2011, non respect des engagements pris dans la mise en place d’un processus de " rassemblement et de réconciliation ", violations des droits civils et politiques, les populations paient le prix d’une justice inéquitable", selon les communistes.

 

Publié le mardi 24 juillet 2012, AFP

MASSACRES DE DUEKOUE - UNE RESSORTISSANTE DU NORD AVERTIT SES FRERES: «LA VENGEANCE RISQUE D'ETRE TERRIBLE!»

 

 

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Je m'abstiens en général de les regarder, mais cette fois-ci, il était quasi impossible de les éviter. Aussi ai-je versé quelques larmes en voyant les images de la dernière tuerie, de Nahibly près de Duékoué. L'ouest! Oui encore lui! Région martyre qui paie très cher son soutien à Laurent Gbagbo – d'après ce qu'on dit. A moins que ce ne soit plutôt la présence de terres fertiles.

Je souffre avec cette population qui n'a même pas trouvé de protection alors qu'elle pensait trouver refuge dans ce camp de réfugiés, auprès de casques bleus sensés la protéger. Après avoir tout perdu, il ne leur restait - pour la plupart d'entre eux - que la vie. Ils viennent elle aussi de la perdre de manière brutale. Non, que dis-je? De manière barbare, car cela ressemble à une vraie boucherie.

Je n'ai pas pu regarder toutes les images tellement elles étaient brutales, horribles. Imaginez alors le sentiment de tous ceux qui les voient «en direct» et non derrière un écran d'ordinateur comme moi. La souffrance de ceux-là qui ont perdu de cette manière un père, une mère, un frère, une soeur, un oncle, une tante, etc... ou même un ami.

Est-ce cela la réconciliation? Je n'ai pas encore entendu Konan Banny. Cette barbarie l'a-t-elle rendu muet?

Les explications données par le représentant du gouvernement ne me satisfont pas: il y aurait eu des miliciens pro-Gbagbo dans ce camp?  J'ai envie de répondre: «Et puis?». N'y a-t-il plus de lois dans ce pays? Ne pouvait-on pas les arrêter au lieu d'occasionner une telle boucherie? Personne ne mérite une telle fin, fût-il «milicien  pro-Gbagbo», comme ils disent. Encore que cela reste à prouver. C'est de mon avis une bien piètre excuse. Où est passée la compassion pour ces populations qui souffrent déjà depuis trop longtemps et paient un très lourd tribut de leur soutien à Laurent Gbagbo? Même si les politiciens des autres régions leur accordent peu d´intérêt, où sont passés leurs «frères» qui  font partie de ce gouvernement? Ne peuvent-ils pas exiger qu'on les protège? Pauvre Côte d'Ivoire! On en est arrivé à ce point où la vie de ceux d'un autre bord poilitique ne semble plus avoir aucune valeur! Ces gens seraient-ils morts au combat, les armes à la main – dans un combat équitable donc – que vous ne m'auriez pas entendue. Mais je refuse de participer à cette déshumanisation de mon pays qui a lieu sous nos yeux à tous. C'est vrai  que je n'y peux pas grand-chose, mais je voudrais au moins ouvrir la bouche pour dire ma désaprobation.

Et quand je lis que ce sont les populations du Nord (encore une fois) avec l'aide de celles des pays de la sous-région qui sont responsables de ce massacre, je me pose la question: Mes frères du Nord ont-ils perdu le Nord? Je ne reconnais plus mon pays, je ne reconnais plus les gens de ma région. Mon coeur saigne pendant que j'écris ces lignes. Car si ces meurtres sont vraiment leur fait, qu'ils s'attendent à la pareille au moment où le pays sera libéré d'Alassane Ouattara et de ses complices. Je ne m'en réjouis pas – loin de là – mais c'est un fait et j'aimerais tant que quelqu'un ouvre les yeux avant qu'il ne soit trop tard. J'ai l'impression de crier dans le désert. Ce qui semble tellement évident à un grand nombre de personnes, ne semble sauter aux yeux d'aucun des membres de ce gouvernement!!! Ils mènent ceux qu'ils sont venus «libérer» - je me demande bien de quoi - tout droit à la boucherie, sur une route pavée il est vrai des corps de toutes leurs victimes depuis 2002...

Cette question me revient toujours: Quel est le but véritable de ces tueries répétées? Et où se trouve cette «communauté internationale» instauratrice de  «démocratie » en Côte d'Ivoire, qui donnait tant de la voix du temps de Laurent Gbagbo?  Rien que des protestations timides quand ce n'est pas le silence total. De toute façon, je ne crois  que nous les intéressions vraiment, ou que nous ayons quoi que ce soit à attendre d'eux. En effet, tant qu'ils ont la mainmise sur les richesses du pays, que leur importe que nous nous entretuions ?

 

Que Dieu ait pitié de la Côte d'Ivoire !!!

 

N. Coulibaly

mercredi, 25 juillet 2012

DECLARATION DES MILITANTS DU PARTI DEMOCRATIQUE DE COTE D’IVOIRE EN EUROPE ET EN AMERIQUE

 

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Alassane Dramane Ouattara et Henri Konan Bédié, leaders du RHDP

 

Le PDCI-RDA, ce Grand Parti qui a conduit notre pays à l’indépendance, formé la grande majorité des cadres qui font aujourd’hui la fierté de la Côte d’Ivoire, posé les fondements de l’Etat ivoirien, commencé la construction de la nation ivoirienne et propulsé notre pays au rang des nations reconnues et respectées, est aujourd’hui à la croisée des chemins.

En effet, depuis le malencontreux coup d’Etat de 1999, ce Parti donne l’impression de s’étioler à cause de ses inlassables querelles intestines, de certaines de ces décisions politiques qui laissent pantois le plus ordinaire de ses militants et sympathisants. Pour ces raisons, nous avons le devoir de donner de la voix afin d’attirer l’attention des dirigeants actuels sur l’avenir de ce Parti qui nous interpelle tous: Anciens, Doyens, Intellectuels, Cadres, Jeunes du Parti, Femmes du Parti ainsi que sympathisants.

Le dernier élément d’appréciation des décisions prises par les responsables du Parti qui nous met tous en demeure de réagir ici et maintenant est cette alliance dénommée Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) et son but inavoué.

Bien que toute alliance politique pour l’avancement de la démocratie véritable soit un acte politique de haute stratégie, il convient de reconnaître que le RHDP qui n’est HOUPHOUETISTE que de nom, dessert les objectifs et la vision du président Houphouët, fondateur du PDCI-RDA, parce qu’à l’épreuve de l’action politique, le RHDP s’est révélé aux antipodes de la philosophie principale d’Houphouët-Boigny qui est la paix, le respect de la vie et de la parole donnée. En outre, le PDCI-RDA en tant que parti politique, avant même la perte du pouvoir d’Etat en 1999, avait déjà renoncé à l'application du projet de développement économique et social du président Houphouët-Boigny pour la Côte d’Ivoire.

Que nous est-il donc donné de constater avec le RHDP?

Un groupement politique hétéroclite qui s’est appuyé sur une rébellion armée pour parvenir au pouvoir alors qu’Houphouët-Boigny nous a toujours enseigné le dialogue pour la résolution de tout conflit.

En sus, l’unité nationale devient un lointain souvenir avec les actes que pose quotidiennement le gouvernement du RHDP: les arrestations arbitraires d’Ivoiriens, les enlèvements et détentions injustifiées, les bastonnades et mauvais traitements que subissent les jeunes raflés partout sur toute l’étendue du territoire jusqu’à ce que mort s’en suive parfois.

En fait, un régime de répression et de torture avec les meurtres et assassinats à répétition dans notre pays aujourd’hui transformé en un véritable Far-West. En particulier à l'Ouest du pays où les autochtones sont pourchassés, déplacés et parqués pendant qu'un mouvement continu de populations venues d'ailleurs occupe leurs terres illégalement créant ainsi une situation insupportable.

Devant de tels actes, nous, militants du PDCI-RDA, nous nous interrogeons sur la nécessité de nous maintenir dans cette alliance qui constamment viole notre éthique morale et politique mais aussi notre idéal humain et avons donc décidé de prendre nos responsabilités.

Concernant la vie du Parti, nous joignons nos voix à celles des membres du Bureau Politique du PDCI-RDA dont la dernière rencontre a suscité beaucoup d’espoir pour l’avenir du Parti pour leur demander de poursuivre la réflexion afin de sortir notre pays du marasme politique dans lequel il s’enfonce de jour en jour, en plus d’une gestion partisane voire ethniciste du pouvoir d’Etat.

C’est pourquoi, considérant les éléments énumérés ci-dessus qui ne sont d’ailleurs pas exhaustifs, nous militants et militantes du PDCI-RDA,

Exigeons:

-Le retrait du PDCI-RDA de cette alliance du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix ;

-La publication de la date du prochain Congrès ordinaire de notre Parti qui a été repoussée à plusieurs reprises afin de permettre le renouvellement des structures du PDCI-RDA mais surtout de revenir aux fondamentaux du projet de société du président Houphouët Boigny notamment l'action à l'endroit du monde paysan et la promotion de la jeunesse par la formation et préparer notre Parti aux futurs défis qui se présentent au pays et qui doivent être relevés pour le bonheur des Ivoiriens et repositionner la Côte d’Ivoire sur l’échiquier international ;

-Lançons un appel à la communauté internationale: l’ONU et ses agences très impliquées en Côte d’Ivoire, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la France, les Etats-Unis, la Russie et tous les pays amis et alliés qui continuent de soutenir ce pays, la Côte d’Ivoire, pour demander au gouvernement RHDP au pouvoir:

*La restauration de l'autorité de l'Etat central sur l'ensemble du territoire national en s'appuyant sur l'armée régulière la gendarmerie, et la police et dans le même temps le désarmement de toutes les milices et le démantèlement de tous les trafics organisés par les chefs de guerre dans toutes les régions du pays ;

*La libération de tous les prisonniers d’opinion en Côte d’Ivoire, le retour immédiat et libre de tous les réfugiés Ivoiriens des pays voisins et lointain dans leur pays sans qu’aucun d’entre eux ne soit arbitrairement poursuivi ;

*Plus généralement, la restitution de tous les biens et avoirs aux personnes morales et physiques injustement spoliées.

 

Fait, le 13 juillet 2012

En Côte d’Ivoire, en France, en Suisse, en Suède, aux Etats-Unis, et au Canada.


SIGNEE:


Les Militants et Militantes du PDCI-RDA en Côte d’Ivoire,
Le Coordonnateur: Beugré Jérôme


Les Militants et Militantes du PDCI-RDA en France,
Le Coordonnateur: Kouakou Kouassi Bernard


Les Militants et Militantes du PDCI-RDA en Suisse,
La Coordonnatrice: Tra Brigitte


Les Militants et Militantes du PDCI-RDA en Suède,
La Coordonnatrice: Silué Maïlé


Les Militants et Militantes du PDCI-RDA aux Etats-Unis,
Le Coordonnateur: Essis Mel Antoine


Les Militants et Militantes du PDCI-RDA au Canada,
Le Coordonnateur: Tia Oulai Ferdinand


AMPLIATION:


- Secrétariat Général du PDCI-RDA

- Secrétariat Général de l’ONU

- Présidence de la Commission Européenne

- Présidence de l'Union Africaine

- Présidence de la Commission de l'Union Africaine

- Présidence de la République Française

- Présidence des Etats-Unis

- Gouvernement du Canada

- Présidence de Russie

- Confédération Helvétique

 

Source: IVOIREBUSINESS.NET

MASSACRES DE DUEKOUE: TEXTE INTEGRAL DU POINT DE PRESSE DU FPI, CE MERCREDI 25 JUILLET 2012

 

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Mesdames et messieurs les journalistes de tous les médias de la presse nationale et internationale.


La Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002, vit une tragédie sans fin marquée par des exécutions de populations dont la dernière a eu lieu le vendredi 20 juillet 2012 à Duékoué. Le drame que vit Duékoué mérite l’interpellation de la communauté nationale et internationale pour que des mesures appropriées soient prises pour mettre fin aux traumatismes des Ivoiriens.

Il y a peu plus d’un mois, précisément le 15 juin 2012, le Front Populaire Ivoirien vous conviait à une conférence de presse, en ces mêmes lieux, pour vous informer et attirer votre attention sur les massacres des autochtones Wê perpétrés dans l’Ouest de notre pays par les FRCI l’armée privée de M. Alassane Ouattara.

Avant la présentation des nouveaux faits, leur analyse, et les dispositions qu’exige cette situation d’une extrême gravité, il importe de rappeler dès l’abord, le contexte socio économique dramatique ivoirien que nous soulignions à notre conférence de presse du 15 juin dernier.

1. La vérité sur la réalité à l’Ouest : massacrer tous les Wê et vider cette zone des planteurs ivoiriens

La mainmise des multinationales du négoce sur le cacao ivoirien, qui est l’un des fondements de la guerre faite à notre pays, passe par l’expropriation des planteurs nationaux (wê, baoulé). Cela au profit de colons étrangers burkinabé, malien plus malléables qui exerceront comme des ouvriers agricoles dans les plantations industrielles des multinationales à créer.

Ce qui se passe à l’Ouest est une terreur orchestrée par le pouvoir pour accélérer l’expropriation des paysans autochtones dont déjà des milliers d’entre eux ont été froidement exécutés ou se sont exilés. Les maîtres d’œuvre de cette sale besogne au profit du pouvoir et de la colonisation des terres de l’Ouest sont connus de l’ONUCI et des FRCI. Leur chef de file Amadé Ouremi qui a participé à la guerre pour la prise du pouvoir par Alassane Ouattara, contrôle au vu et au su des nouvelles autorités toute la région ouest, à la tête d’une armée très lourdement équipée. Ils sont au total sept chefs de guerre burkinabé portant des tenues militaires estampillées FRCI, en liaison avec des supplétifs Dozos vivant de prébendes, rançonnant les populations, s’adonnant quotidiennement à des actes de brigandages, coupures de routes, vols à mains armées, assassinats…

Le président de la République, Alassane Ouattara dont la promptitude est devenue légendaire dans la persécution, les accusations fantaisistes, extraditions et détentions extra judiciaires des pro Gbagbo, s’avoue curieusement incapable de faire la différence entre un vrai et un faux FRCI.

De même, le secrétaire général par intérim de son parti le RDR, Amadou Soumahoro qui nous a si funestement habitués à ses surenchères totalitaires avec ses discours ethnocidaires et fpicides, se mure dans un silence, satisfait certainement de pouvoir alimenter les cimetières promis aux pro Gbagbo pendant que son patron poursuit allégrement son séjour à l’étranger.

Ces aveux d’impuissance et/ou de complicité font de M. Alassane Ouattara, en plus de tous les massacres qui ont jalonné sa course au pouvoir, le coupable de tous les crimes commis contre les citoyens de tous ordres de notre pays depuis son accession au pouvoir d’Etat, dans le bain de sang que l’on sait.

Et le récent drame de Duékoué porte tout autant la marque de sa pleine et entière responsabilité.

2. Le drame de Duékoué : les faits, et les responsabilités

Dans la nuit du jeudi 19 au vendredi du 20 juillet 2012, le quartier Kokoma, sécurisé en permanence par les FRCI et les dozos a été agressé par des hommes armés non identifiés. Cela a occasionné la mort de quatre (04) personnes identifiées, dès le lever du jour, comme des membres de la communauté malinké majoritaire dans ce quartier.

Sans aucune forme de procès, des pensionnaires du camp de refugiés de Nahibly sont accusés d’être les auteurs de ces tueries. S’en suit alors une expédition punitive des FRCI et des dozos appuyés par des centaines de personnes armées (armes de guerre, armes blanches, bidons remplis d’essence, allumettes, etc.). Sur les lieux, une colonne de FRCI, de dozos encercle le camp des réfugiés, tandis qu’une autre colonne y pénètre. Le camp est mis à feu, les occupants tués à vue, ceux qui voulaient fuir sont rattrapés et exécutés soit brûlés vifs. L’on assiste alors à un véritable massacre des femmes, enfants et vieillards, jeunes gens et jeunes filles.

Cette tuerie massive commencée dès neuf (09) heures du matin, s’est poursuivie jusqu’à 16 heures sous le regard et donc la présence des autorités administratives dont le préfet Monsieur Effoli Benjamin, des agents de police et de gendarmerie médusés, écœurés, mais impuissants car dépourvus du minimum de moyens d’intervention. Pis, le détachement des forces de l’ONUCI, posté depuis toujours devant ce camp assiste impassiblement à cette barbarie digne de l’Inquisition (tribunal chargé de réprimer les hérétiques).

Le forfait accompli, les acteurs paradent dans la ville avec les armes en signe de victoire entonnant des chants guerriers et vantant leurs prouesses. A ce jour, le camp de Nahibly est détruit, incendié, ses locataires massacrés, les plus chanceux sont soit blessés, soit contraints à se cacher en brousse où des patrouilles de FRCI/dozos sont à leurs trousses.

Le bilan provisoire indique 211 morts (sources diverses concordantes), une centaine de blessés et des centaines de personnes disparues.

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Suite à ce massacre à grande échelle, le Gouvernement Ouattara, dans une mise en scène ignoble et coupable parle de six (06) morts et de quelques blessés.

Il organise un reportage télévisé visant à minimiser l’ampleur du drame qu’il qualifie de difficultés humanitaires à la place de tueries massives.

Face à ces faits d’une extrême gravité, les autorités nationales et l’ONUCI complices dans le drame ivoirien, n’ont trouvé rien de mieux que de se jeter mutuellement la responsabilité dans un jeu macabre de ping pong.

Alors que le ministre délégué à la défense Paul Koffi Koffi déclarait sur les antennes de la RTI « le camp de Nahibly était gardé depuis sa création par les casques bleus de l’ONUCI », Arnauld Akodjenou le numéro 2 de l’ONUCI affirmait pour sa part que « la responsabilité primaire pour la sécurité du camp en incombait aux autorité ivoiriennes. Cela avait été arrêté lors de l’établissement du camp. A aucun moment la sécurité du camp n’a été sous la responsabilité de l’ONUCI ».

Face à la flagrance des faits qui les accablent tous, ils n’ont pas cette fois entonné en chœur leur sempiternelle litanie coup d’étatienne, mais certains thuriféraires du régime que ne visitent jamais, les scrupules, la honte, encore moins la compassion, ont trouvé là matière de dire que les réfugiés pro Gbagbo se sont auto-massacrés. 

Quel délire morbide !

Ceux qui nous dirigent sont-ils encore des humains ?

Pour le Front Populaire Ivoirien aussi bien les autorités ivoiriennes que l’ONUCI sont responsables de ce drame par leur légèreté, pour ne pas dire leur connivence dans la gestion de ces évènements. Complices dans le génocide Wê de mars 2011, les FRCI et l’ONUCI le sont également à fond dans l’expropriation et les massacres des populations autochtones Wê à l’ouest du pays. Et ces forces armées coalisées doivent rendre des comptes pour crimes contre l’humanité.

De nombreux villages et campements Wê ayant été rasés, brûlés durant la guerre, et les plantations occupées par les FRCI et Dozos, les survivants ont été parqués dans le camp de Nahibly situé au milieu de nulle part entre Duékoué et Guiglo, pour être massacrés le moment venu, à l’abri de tout regard, et dans la plus grande discrétion et complicité entre les FRCI et l’ONUCI qui, pour distraire l’opinion nationale et internationale, se rejettent la faute.

Le camp de Nahibly unique refuge des populations Wê détruit, saccagé, anéanti, il ne reste plus aux Wê qu’à fuir massivement leurs terres, abandonnant ainsi l’Ouest du pays aux colons burkinabé, qui une fois bien établis, poursuivront leurs chevauchées macabres vers le sud-est du pays pour assujettir tous les autres peuples ivoiriens. Ce qui se passe à l’ouest n’est que le début, d’une colonisation totale du pays.

Cette assertion repose de manière intangible sur des faits graves qui incriminent au premier chef M. Alassane Ouattara, son régime et son Gouvernement. Relativement aux récents massacres de Duékoué, le FPI rappelle que lors de la visite d’Etat effectué à l’ouest en avril 2012, M. Alassane Ouattara avait publiquement annoncé sa ferme volonté « d’en finir avec le camp des refugiés de Nahibly ». A sa suite et prenant prétexte de l’attaque de Taï, M. Amadou Soumahoro, Secrétaire Général du RDR (parti de Alassane Ouattara) et de surcroît Ministre - Conseiller du président Ouattara avait promis : « l’Ouest sera nettoyé et aseptisé… ». Le préfet de Duékoué, représentant institutionnel du chef de l’Etat semble être soulagé par la disparition du camp des réfugiés et de ses occupants car selon lui « le site est un nid de malfrats ». Ces trois (3) déclarations sont révélatrices d’une action planifiée, de destruction du camp et de ses occupants, sinon comment comprendre que le Gouvernement n’ait jamais mis en place des mesures concrètes et efficaces pour le retour sécurisé des occupants de ce site, pourtant autochtones Wê, dans leurs villages.

Pour le FPI, le traitement infligé aux refugiés du camp de Nahibly, doit être analysé dans le même registre que les massacres de Sabra et Chatila au Liban, en septembre 1982.

Voilà de quoi se rendent coupables depuis le 11 avril 2011 M. Alassane Ouattara et ses alliés de l’ONUCI, dans le génocide programmé des peuples ivoiriens.

Le Front Populaire Ivoirien, accuse de ce fait, Alassane Ouattara, président de la République, ministre de la défense, son gouvernement et l’ONUCI de génocide en Côte d’Ivoire.

3. Pour la fin des massacres et l’avènement d’un état de droit en Côte d’Ivoire : les exigences du FPI

Face à ces douloureux événements, le Front Populaire Ivoirien s’incline devant la mémoire de tous les morts, victimes de la barbarie et de l’incompétence du régime Ouattara. Il adresse ses condoléances les plus attristées à toutes les familles endeuillées et leur témoigne de sa sympathie et de son soutien. Il exprime sa compassion aux blessés à qui il souhaite un prompt rétablissement.

Le FPI condamne avec la dernière énergie les attaques meurtrières perpétrées contre les populations civiles innocentes du camp des refugiés de Nahibly. 

Il s’indigne de l’attitude désinvolte et de la surprenante indifférence du Gouvernement tendant à minimiser cette tragédie qui ajoute au martyr du peuple wê déjà durement éprouvé. 

Il réaffirme que le président Ouattara porte l’entière responsabilité du drame récurrent qui se déroule à l’Ouest avec le massacre ciblé et donc du génocide du peuple wê. 

C’est pourquoi, le Front Populaire Ivoirien :

1- Dans l’immédiat exige :

- des sanctions contre les autorités ministérielles et administratives en charge de la sécurité et de la défense ;

- la mise en place d’une commission d’enquête crédible sur la tragédie de Duékoué;

- la démission du Gouvernement pour incompétence avérée ;

- le démantèlement de la bande à Ouremi, véritable nœud de la sécurité et de la défense ;

2- En appelle à la clairvoyance et à la haute attention du Président de la République Française, M. François Hollande, qui s’apprête à recevoir M. Alassane Ouattara, à l’Elysée pour prendre la pleine mesure de la tragédie des populations ivoiriennes et de tous les habitants de la Côte d’Ivoire du fait de l’insécurité organisée par l’armée ethnocentrique instituée par le régime Ouattara par ordonnance le 17 mars 2011.

3- Réitère son appel :

- au désarmement des ex-combattants et à l’encasernement des militaires ;

- à la démobilisation immédiate des personnes non éligibles à la fonction militaire et à la mise à la retraite de tous les « com’zones » ;

- au désarmement des dozos et leur retrait dans leur aire culturelle ;

- à la réhabilitation de la police et de la gendarmerie nationales dans leur mission régalienne de sécurisation du territoire national ;

- à la création d’une armée véritablement républicaine au service de toute la Nation ;

- à l’application effective de la loi sur le foncier rural de décembre 1998, résultat d’un consensus national.

La Côte d’Ivoire doit cesser d’être l’Etat de non droit qu’elle est devenue depuis le 11 avril 2011. Cela passe inévitablement par l’arrêt immédiat de tous les massacres, persécutions, extraditions, détentions extrajudiciaires, la libération de tous les détenus, à commencer par le Président Laurent Gbagbo, le retour de toutes les filles et de tous les fils de ce pays en exil pour délit d’opinion et d’appartenance politique.

La réconciliation nationale par un vrai et non un simulacre de dialogue républicain, pour la mise en œuvre d’un jeu démocratique juste, équitable et transparent sont des impératifs auxquels nul ne peut se dérober.

Tous unis nous sortirons, avec notre pays libéré de ses prédateurs de tout acabit, vainqueurs de cette douloureuse et tragique situation qui nous est imposée.

Mesdames et messieurs les journalistes, merci de votre aimable attention.



AKOUN Laurent

Secrétaire Général par intérim

GENOCIDE WE A DUEKOUE: LES ELUS ET CADRES WE ACCUSENT DIRECTEMENT LE GOUVERNEMENT DE OUATTARA

 

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"Nous élus et cadres, venons au nom du peuple Wê, crier notre indignation et notre ras-le-bol et dire «trop c’est trop».

Nous accusons formellement l’Etat de Côte d’Ivoire, à travers son gouvernement, d’être directement responsable des tueries massives dont est victime notre peuple, en particulier pour ce qui concerne les massacres perpétrés par les FRCI et les dozos, le vendredi 20 juillet 2012 à Duékoué.

Nous dénonçons et condamnons l’attitude méprisante du gouvernement qui consiste à justifier l’attaque, l’incendie du camp de Nahibly et surtout les massacres de populations désarmées sous les yeux des autorités préfectorales, par la prétendue présence de bandits dans ce camp.

Cette expédition punitive contre une communauté par l’Etat à travers les FRCI et en présence du préfet est indigne et inadmissible.

Si l’Etat de Côte d’Ivoire à travers son gouvernement, considère les Wê au même titre que les autres citoyens, il a alors le devoir régalien d’assurer leur protection et non les traiter comme de la vermine.


Aussi, le gouvernement doit-il prendre sans délai les mesures suivantes :

1) Relever immédiatement tous les représentants de l’Etat dans le département ;

2) Retirer de toutes les forêts, campements et plantations les seigneurs de guerre tels que Amadé Ourémi et leurs troupes qui les occupent illégalement ;

3) Renvoyer les dozos, sensés être des chasseurs traditionnels, dans leur aire culturelle du nord ;

4) Procéder à l’encasernement des FRCI ;

5) Confier le maintien d’ordre et la sécurité publique aux forces de Police et de Gendarmerie qui ont été formées à cet effet, en les dotant de moyens appropriés ;

6) Mettre en place une commission d’enquête internationale hors CEDEAO afin que les coupables de ces tueries soient recherchés afin que justice soit faite.

La prise de ces mesures constitue pour nous une opération de salubrité publique et est en même temps la condition pour restaurer la confiance entre le peuple Wê et le gouvernement."


Nahi Doh,

Porte-parole des élus et cadres wê

NAHIBLY: INACCEPTABLE ET REVOLTANT!

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Ce qui se passe à l’ouest de la Côte d’Ivoire, depuis l’éclatement de la rébellion en 2002 jusqu’à ce jour, est atroce. Mais les tueries du camp de Nahibly, à Duékoué, sont révoltantes et inacceptables. Non pas qu’elles aient provoqué plus de morts que n’en a fait la guerre qui a servi de prétexte à l’occupation étrangère des terres de la région, mais elles interviennent dans des circonstances qui mettent au jour la responsabilité, la passivité, voire la complicité des autorités administratives, politiques et militaires.

Les massacres de Nahibly sont une confirmation grandeur nature du règne de l’insécurité pour les uns et l’assurance de l’impunité pours les autres. C’est surtout la confirmation que les populations autochtones de l’ouest de la Côte d’Ivoire ne sont plus chez elles sur leurs propres terres et qu’elles se bercent d’illusion lorsqu’elles espèrent que l’Etat, par les moyens qui sont les siens, les aidera un jour à être rétablis dans leurs droits.

Ces pauvres populations souvent chassées des villages, pourchassées à travers champs et forêts, ont pensé, pour les survivants, trouver asile dans ce camp de Duékoué, et se mettre à l’abri des violences, sous la protection de l’Etat et de la communauté internationale au travers de la présence des Forces Républicaines et de l’ONUCI. Mais l’Etat de Côte d’Ivoire et la communauté internationale ont assisté passivement au carnage pour se renvoyer, après coup, des accusations mutuelles. C’est tout simplement révoltant et inadmissible.

Toute mort provoquée, d’où qu’elle vienne, ne peut justifier la tentation d’instrumentaliser la violence. Or les habitants du quartier Cocoman qui se sont déchainés sur Nahibly le Vendredi 21 juillet dernier  ont pris prétexte de la mort de cinq des leurs, suite à un braquage, pour distribuer, sans discernement, la mort au sein d’une population dont la seule vraie richesse aujourd’hui reste justement le souffle de vie.

Et, malgré le caractère atroce des évènements, ils se félicitent, sans remord, d’avoir vengé d’autres morts tout aussi condamnables. Pire, face à cette bêtise humaine, le gouvernement ivoirien n’a pas compris que le temps est d’opportunité pour lui pour montrer son impartialité dans le traitement des questions sécuritaires à l’ouest. Bien au contraire, pris dans son propre piège de la politique de rattrapage, le gouvernement Ouattara  ne peut trouver la vigueur nécessaire au communiqué qui a pourtant  la prétention de stigmatiser les comportements négateurs des  lois de la République.

Croit-il apprendre une nouveauté aux Ivoiriens en affirmant que nul n’a le droit de se faire justice ? Mais il  n’est pas plus dissuasif que n’est aussi engagée l’ouverture d’une enquête à but de rechercher et de retrouver les auteurs des crimes collectifs et odieux sur les réfugiés du camp de Nahibly. N’ont-ils pas été commis en présence des autorités administratives et militaires ?  N’est-il pas  clairement établi par des témoignages concordants que l’action des pyromanes  du camp de Nahibly n’a pas été spontanée mais bien coordonnée par un système de ralliement et que l’exécution du massacre a bénéficié de la participation des dozos et des FRCI ?

La timidité de la réaction du gouvernement est en elle-même une explication qui confirme sa responsabilité et prolonge sa passivité devant le drame continuel des populations de l’ouest. Sa complicité se reflète dans son incapacité à distinguer dans ce no man’s land les plus faibles des plus forts. Cette complicité se remarque aussi dans son incapacité sinon son refus  de percevoir dans le tumulte des cris de détresse ceux qui viennent des nécessiteux absolus et ceux qui proviennent des gorges joyeuses. Cette complicité devient même agissante quand à travers son premier communiqué officiel relatif aux évènements le gouvernement semble comprendre la motivation des auteurs des atrocités de Nahibly. Inacceptable !

 

Dékos Badaud, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui".                             

L’HERITAGE D’HOUPHOUET: OSONS EN PARLER!

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Félix Houphouët-Boigny, le premier président de la Côte d’Ivoire, décédé en 1993, aura eu, de son vivant, tous les honneurs. De nombreux Ivoiriens, dont certains le croyaient immortel (sérieusement !), ont versé des torrents de larmes à sa mort. Et les héritiers ont exposé la Côte d’Ivoire à toutes les avidités. Le pays est à présent en proie à la plus grossière imposture que puisse subir un pays. Les Ivoiriens subissent un piétinement sans nom, et les amis, alliés et protégés d’Houphouët hier se sont transformés en bourreaux intraitables de la Côte d’Ivoire aujourd’hui. « Le Bélier de Yamoussoukro » aura laissé aux Ivoiriens un héritage bien amer à maints égards. 

Une terre sans âme ni propriétaire

La politique d’hégémonie ethnocentriste de l’autocrate Houphouët a fait de la Côte d’Ivoire un espace sans propriétaire où le premier venu peut s’ériger en maître et disposer de tout. La fameuse conception « houphouétienne » selon laquelle «la terre appartient à celui qui la met en valeur », avait pour objectif, entre autres, celui de déposséder de leurs terres les paysans de certaines parties du pays où la terre est généreuse, au profit des ressortissants du centre du pays où la terre est moins prometteuse et d’où l’autocrate était originaire. Evidemment, pour masquer la chose, on a également favorisé les membres de la bourgeoisie mécanique que le président voulait pour le pays, puis des personnes d’ailleurs. On alla jusqu’à faire véhiculer l’idée selon laquelle les ressortissants de l’ouest du pays étaient peu travailleurs, taisant le fait que celui qui laisse sa terre pour aller chercher fortune ailleurs est forcément plus enclin au travail que celui qu’il trouve sur place. Cette vérité est valable partout. Mais en Côte d’Ivoire on avait une vénération sans limite pour Houphouët et on l’a laissé avilir des réalités fondamentales. Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, alors qu’on continue de lui conserver sa valeur initiale, de bien ancestral incorruptible dans les autres régions, la terre a perdu toute sa mystique dans les régions où elle est riche. Il n’est pas étonnant maintenant que dans l’ouest du pays, des hordes du Burkinabés et de Maliens, armés par le régime issu du coup d’Etat de la France en Côte d’Ivoire, massacrent les autochtones pour s’installer.

Une ouverture sauvage du pays à l’étranger

Du très long règne de Félix Houphouët-Boigny, l’une des constances les plus indiscutables, c’est qu’il faisait la politique dictée par la France. C’est peu dire ! Mais une des implications de cette réalité, c’est que la France qui se met dans la position de propriétaire de toute l’Afrique francophone, ne fait pas la différence entre les Africains d’un pays ou d’un autre dans la sphère francophone du contient africain. Alors, Houphouët qui était le premier des obligés de la France, s’est trouvé en situation de faire de la Côte d’Ivoire le pays de tous les francophones. Conséquence, il pouvait accorder les mêmes avantages dans son pays à tout le monde, sans distinction d’origine, ce qui n’a jamais été le cas dans aucun pays. Il a ainsi été à la base de certains accords que seule la Côte d’Ivoire applique, les autres pays francophones faisant un protectionnisme en règle chez eux. Par exemple, les activités économiques les plus ordinaires comme être chauffeur de taxi ne sont pas accessibles à un Ivoirien au Sénégal. Aujourd’hui, les chiffres officiels indiquent que plus de 26% des habitants de la Côte d’Ivoire sont étrangers. Mais ce chiffre est en deçà de la réalité, et le plus extraordinaire, c’est que certains de ces immigrés refusent d’être appelés étrangers. Alors se mêlant à et de tout, ils se permettent souvent les pires dérives qu’ils ne se permettraient jamais chez eux.

La promotion de mercenaires politico économiques

Houphouët, en autocrate absolu, se permettait tout en Côte d’Ivoire. Il faisait et défaisait tout. Il nommait qui il voulait au poste qu’il voulait, pourvu, bien entendu que cela soit compatible avec les intérêts de la France. Il mettait ainsi à des postes stratégiques des personnes de son choix sans tenir compte des intérêts du pays. Il pouvait même créer des postes pour caser ceux qu’il voulait. C’est ainsi qu’au soir de sa vie, il créa de toute pièce le poste de « président de comité interministériel » pour nommer Alassane Dramane Ouattara dans la haute sphère de décision du pays, certainement sur incitation et des puissances étrangères, et de Dame Dominique Nouvian, qui servit de liant entre le vieux président et le banquier burkinabé de la BCEAO, lequel banquier Dame Novian avait auparavant convaincu Houphouët de caser au poste de gouverneur, poste normalement dévolu à un Ivoirien. Il créa ensuite, inconstitutionnellement, le poste de Premier Ministre, pour ce même personnage. Aujourd’hui, c’est peu dire que d’affirmer que Félix Houphouët nous a laissé en héritage ce protégé de Dominique Nouvian et des puissances étrangères comme un cadeau empoisonné.

Les difficultés économiques, la mise en lambeaux du tissu social et la perturbation de l’unité nationale, aboutissements logiques de l’héritage d’Houphouët

Certains pourraient croire que ce qui arrive à la Côte d’Ivoire depuis la disparition de Félix Houphouët-Boigny résulte de l’incapacité des Ivoiriens à gérer un patrimoine alléchant à eux légué par le défunt président. C’est une grosse erreur : Félix Houphouët a planté tout le décor de tout ce qui se passe aujourd’hui en Côte d’Ivoire. Rien ne pouvait être évité dans l’état où il a laissé le pays.

Au plan économique, la Côte d’Ivoire avait des difficultés, comme la plupart des pays, à la fin des années 1980. Nous étions dans un virage dangereux qu’une approche plus sérieuse, mais surtout plus généreuse aurait permis de négocier adroitement. Mais le vieil autocrate ne voyait que la floraison de ses choix personnels : il a préféré s’enquiquiner avec un cadre étranger qui ne pouvait que chercher le gain personnel, fût-il recommandé par les puissances occidentales et « la chère amie » Dominique Novian. Résultat, les privatisations assassines et les guerres de déstabilisation par boulimie de grandeur, avec les sabotages multiples dont les dénigrements systématiques : il a sali ce pays jusqu’à faire admettre que c’était des enfants esclaves qui produisaient notre cacao ! La Côte d’Ivoire se retrouve aujourd’hui dans l’œil du cyclone, avec toute la misère économique actuelle, et ce ne sont pas les voyages à travers le monde qui nous sortiront de là.

Au plan social et à celui de l’unité nationale, toutes les agressions dont notre pays est l’objet depuis la mort de l’autocrate font des plaies avec des cicatrices chaque jour plus nombreuses. La question c’est : lorsqu’on aura rétabli l’ordre et la sérénité, lorsque tous les auteurs des drames inhumains que nous vivons seront repartis chez eux, car il faut bien que cela arrive un jour, comment feront-nous pour revivre harmonieusement ensemble ?

C’est extrêmement déchirant de le dire, mais Félix Houphouët-Boigny est à l’origine de toute la misère actuelle de la Côte d’Ivoire. Le dire n’est pas une insulte à un homme dont tout le monde voudrait conserver un souvenir idyllique, le dire, c’est ouvrir une voie de compréhension de la situation, et peut-être se donner des chances de trouver la voie de sortie.


Que Dieu nous protège !

 

Nda Adjoua Suzanne

MASSACRE DE NAHIBLY: DES CORPS VOLES SUR LE SITE

 

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Si dans les premières heures qui ont suivi l’attaque meurtrière du camp de déplacés de Nahibly, le nombre de morts oscillait entre 12 à 13 personnes, 72 heures après, le décompte macabre est ahurissant, selon plusieurs sources dignes de foi. Certains avancent même le chiffre de 73 morts. Tout compte fait, il y a eu plus de morts qu’on veut le faire croire. Et manifestement, Ndolam Ngowey de l’Onuci partage cet avis. Puisqu’il a révélé à l’émissaire du gouvernement Ouattara, dépêché illico samedi dernier sur les lieux, le ministre des victimes de guerre et des ex-combattants, Babaud Barret, que les services de la Croix Rouge qui s’étaient rendus sur le site de Nahibly pour enlever les corps, après l’attaque meurtrière, ont essuyé des tirs d’inconnus. Dans le but  de les empêcher de ramasser les dépouilles de victimes calcinées, abattues ou découpées à la machette.

Revenus quelques heures plus tard sur les lieux avec des agents des forces de sécurité, les agents de la Croix Rouge se sont rendu compte que des corps qu’ils avaient repérés avaient mystérieusement disparu. Qui a donc intérêt à ce que le nombre exact de victimes de cette folie meurtrière ne soit pas su de tous ? Sans nul doute, il s’agit des auteurs de cette attaque assimilable à un crime contre l’humanité.

Selon les informations en notre possession, le représentant de l’Onuci a traduit au ministre Babaud Barret ses inquiétudes au sujet des milliers de déplacés pensionnaires du camp de Nahibly qui n’ont donné aucun signe de vie depuis l’attaque des partisans du régime Ouattara. A ce jour, seulement un millier d’entre eux ont été repérés. Le chef de canton, Batahi François, a par ailleurs signalé au ministre la disparition de plusieurs élèves, arrêtés par des éléments des Frci, dans le camp. Dépêché par le gouvernement pour exprimer la traditionnelle compassion, le ministre Badaud n’a remis que la somme 100.000 FCFA (cent mille) aux déplacés (au nombre de 8.000 en tout: 5.000 au grand camp et 3.000 au petit camp, soit moins de 13 F CFA par personne!!!, Ndlr). 

 

Franck Toti

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 24 juillet 2012

DUEKOUE - LE PREFET BENJAMIN EFFOLI ETAIT BEL ET BIEN PRESENT ET SPECTATEUR PASSIF DU MASSACRE: LA PREUVE

 

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Un FRCI armé de machette aux côtés du Préfet jouant aussi les spectateurs. Un massacre planifié


Massacre au camp de Nahibly: Le Préfet était de la partie. Benjamin Effoli, le Préfet du département de Duékoué, était spectateur passif du massacre des réfugiés Wê.

Vous pouvez le voir dans les photos, aux côtés des miliciens FRCI armés de machettes. Les tueurs agissaient en toute impunité et à aucun moment les oisifs casques bleus de l'ONU n'ont essayé de les dissuader.

A aucun moment ce représentant de l'Etat n'a empêché les crimes perpétrés, encore moins porté assistance aux réfugiés qui se faisaient massacrer sous ses yeux.

Faites circuler au maximum ces images et merci aux patriotes du blog OUEST DE LA COTE D'IVOIRE  pour ces photos.


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Un jeune malinké menace les filles d'un vieillard agonisant sous le regard du Préfet


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Un vieillard rend l'âme devant les autorités (Préfet et FRCI)

 

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Le Préfet Benjamin Effoli recevant les femmes lors d'une manifestation contre les viols dans la ville de Duékoué

 

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Jeunes malinkés expéditionnaires ayant participé au massacre

 

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Une victime de l'opération d'épuration ethnique

 

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Exode des réfugiés, fuyant par milliers les tueurs à la solde de Ouattara

 

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Jeunes malinkés expéditionnaires autour d'objets pillés dans le camp en flamme

 

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Le camp des réfugiés après le passage des Dozos, des FRCI et des jeunes malinkés pro-Ouattara

 

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Tout s'est passé en présence des soldats de l'ONUCI (contingent marocain), chargés de la protection du camp des réfugiés depuis le début de la crise post-électorale. Ils sont coupables du délit de non-assistance à personnes en danger et complices de génocide


Que DIEU ait pitié de la Côte d'Ivoire!