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lundi, 21 mai 2012

LES FRCI NE LE RASSURENT PLUS - OUATTARA POSITIONNE LE GSPR A YOPOUGON

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Le régime Ouattara avait fait croire qu’il s’agissait d’une simple opération de rafle générale consécutive à l’évasion de prisonniers à la Maca visant à rassurer davantage les populations. Fait incroyable, depuis une semaine, les éléments du Groupement pour la sécurité du président de la République (GSPR), ont investi certains quartiers de Yopougon. Notamment Niangon Azito. Cela paraissait quasi normal – sous Ouattara – que les éléments Frci eussent  en charge l’opération de rafle générale imposée par le régime. Et ces derniers s’en donnaient à cœur joie, puisqu’il s’agissait d’une occasion rêvée pour terroriser encore plus les populations. Si la thèse de la sécurisation des populations suite à l’évasion de prisonniers a été avancée par les sécurocrates en chef du régime Ouattara, l’«intrusion» ou le déversement d’éléments de la garde présidentielle sur Yopougon a fini par convaincre que le régime avait un agenda secret dans la conduite de cette opération. 

En effet, depuis une semaine au moins, tous les soirs une cohorte de véhicules avant blindés (Vab) estampillés GSPR,  avec des éléments lourdement armés prennent position à Yopougon, précisément sur l’axe menant à Azito. Selon les témoignages recueillis, chaque soir depuis une semaine au moins, à partir de 21h, ces éléments lourdement armés investissent tout le périmètre et prennent position dans des endroits stratégiques.  En réalité, il s’agit des hommes de Chérif Ousmane, numéro 2 du Gspr et homme de main d’Alassane Ouattara. Comment se fait-il donc qu’une unité spéciale chargée d’assurer la sécurité du chef de l’Etat puisse s’inviter dans une opération de rafle générale ? En tout cas, tout semble indiquer que Chérif Ousmane mène une opération autre que l’officielle. A moins qu’on veuille nous faire croire que depuis quelques jours, Alassane Ouattara a décidé de passer des nuits à Yopougon-Niangon. Ou alors, s’agirait-il d’une crise de confiance sous-jacente entre Frci, qui pousserait à confier le secteur Azito, considéré certainement comme une zone sensible, à Chérif Ousmane, un des fidèles parmi les fidèles de Ouattara ? Au plus fort de la crise dite post-électorale, cet ex-chef de guerre est l’un des ex-Com’zones à avoir «pénétré» Yopougon, grâce à l’appui décisif de l’armée française. C’est à la suite de cette incursion qu’il a été accusé par des Ong internationales d’avoir commis, avec ses hommes, des crimes de guerre. Aujourd’hui, la présence d’éléments lourdement armés du Gspr dans le secteur d’Azito ne rassure guère les riverains qui ne s’en cachent pas. 

 

Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

dimanche, 20 mai 2012

SCANDALE DES DECHETS TOXIQUES - UN RAPPORT OFFICIEL ACCUSE UN (TRES) PROCHE DE OUATTARA

 

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Le ministre de l’Intégration africaine Adama Bictogo ira-t-il en prison dans les semaines qui viennent ? En tout cas, selon des sources généralement bien informées, un rapport judiciaire remis au procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio, recommande d’engager des poursuites contre celui qui est également député d’Agboville. Pour des motifs particulièrement graves : «faux, usage de faux, détournement de fonds, recel et complicité». Les faits dont il est soupçonné, comme deux autres personnages, Koné Cheick Oumar et Claude Gohourou, sont en relation avec le dossier d’indemnisation de plus de 6000 victimes des déchets toxiques, défendus initialement par le cabinet londonien Leigh Day and Co. Des éléments de preuve accablants au sujet de ces détournements seraient disponibles depuis plusieurs semaines. Et mis en exergue dans le rapport qui se trouve désormais dans les mains du procureur de la République d’Abidjan.

La question qui se pose est la suivante : le régime Ouattara acceptera-t-il de «livrer» une de ses figures centrales, particulièrement proche de Ouattara et dépositaire des «secrets» de la «nébuleuse» secrète qui a alimenté «l’effort de guerre» depuis le 19 septembre 2002 ? En effet, Adama Bictogo a été très impliqué dans la contrebande de cacao de la zone rebelle, une contrebande qui passait par le Burkina Faso et le Togo, et bénéficiait de puissantes complicités en France. Bictogo est réputé proche en affaires de Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara, directeur Afrique de la sulfureuse firme Armajaro, qui s’est enrichi en spéculant sur les opportunités que la guerre offrait en matière de spéculation sur le marché international de la «fève brune». Après les dissensions qui sautent aux yeux entre Guillaume Soro et Hamed Bakayoko ou les Forces nouvelles et le PDCI, le régime Ouattara pourrait à nouveau être miné de l’intérieur.


 
Benjamin Silué


vendredi, 18 mai 2012

BILAN D'UN AN DE GOUVERNANCE: OUATTARA A FAIT CE QU'IL N'A PAS DIT ET DIT CE QU'IL N'A PAS FAIT

 

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Pr Mamadou Koulibaly, Président du LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) 



Après une analyse à froid et méthodique de son programme, de ses promesses, de ses annonces et de ses réalisations, LIDER affirme que le président de la République a fait ce qu’il n’a pas dit et dit ce qu’il n’a pas fait.
 
Il n’avait pas dit qu’il plomberait le budget de l’Etat pour s’acheter un avion pour ses nombreux déplacements, souvent d’ordre privé, à l’étranger. Il n’avait pas dit qu’il utiliserait les fonds publics pour agrandir sa maison personnelle et la transformer en palais. Il n’avait pas dit qu’il triplerait le budget de souveraineté pour l’amener à 300 milliards de francs CFA, et qu’il en confierait la gestion, en toute opacité, à son petit frère. Il n’avait pas dit qu’il utiliserait l’argent du contribuable ivoirien pour financer l’ONG de son épouse, ni qu’il lui confierait la gestion de la microfinance en Côte d’Ivoire. Il n’avait pas dit qu’il abandonnerait les Ivoiriens dans la mi-sère pendant qu’il passerait son temps à l’étranger. Il n’avait pas dit qu’il instituerait la doctrine du rattrapage ethnique comme politique de gouvernement. Il n’avait pas dit qu’il ferait exploser le coût de la vie de sorte que le panier de la ménagère en soit réduit à une peau de chagrin, pendant que lui, sa famille et son gouvernement se permettent des dépenses somptuaires.
 
Par contre, Alassane Ouattara avait promis la gratuité des soins, mais il ne l’a pas fait. Il avait promis un gouvernement de 25 membres; ce sont 40 ministres qui gloutonnent le budget de l’Etat. Il avait dit qu’il allait améliorer la qualité de vie des Ivoiriens; la condition de vie des ménages s’est détériorée de façon abrupte. Il avait promis 200.000 nouveaux emplois par an; il est l’homme par qui le chômage ethnique et technique est arrivé. Il avait promis l’ouverture d’universités dans chaque région; il a jeté 30.000 étudiants à la rue en fermant celles qui existaient. Il avait promis une justice impartiale; aucun des criminels de son camp n’a été incarcéré à ce jour.
 
La liste est infinie, mais LIDER ne se lassera pas de pencher son flambeau sur l’action d’Alassane Ouattara afin d’éclairer les Ivoiriens sur la vacuité de ses promesses et l’inefficacité de son programme.
 
 
 
Les conférenciers Dr Prao Yao Séraphin, S. Vangah et S. Séry.

 
 
Source: Bulletin "LIDER NEWS 4", mi-mai 2012

jeudi, 17 mai 2012

POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANÇAIS MICHEL GBAGBO

 

 

Pour la libération immédiate du citoyen français... par legrigriinternational

TORTURES EN COTE D'IVOIRE: MORCEAUX DE GOULAGS A YOPOUGON

 

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Les camps de concentration nazis ont été un enfer rarement égalé dans l’histoire humaine. Par un processus systématique et pervers de déshumanisation de leurs victimes, les SS et les kapo visaient à détruire leur personnalité et leur vie en un temps très bref, au moyen de la sous-alimentation, des coups, de l'absence d'hygiène et du travail forcé. Plusieurs décennies après, un homme qui a certainement compulsé et bien assimilé les thèses Hitlériennes, a réussi, avec brio, le pari de la délocalisation machiavélique d’Auschwitz en Côte d’ivoire. On a encore en mémoire les dizaines de prisonniers civils et militaires cadenassés dans des conteneurs à Korhogo, par le rebelle-animal Fofié Kouakou et qui, privés du minimum vital, mourraient par étouffement. Oui, en Côte d’ivoire, Alassane Ouattara s'allie avec la géhenne. Après les goulags de Katiola, Korhogo, et Bouna, un autre mouroir vient de pousser dans l’un des bastions imprenables du Front Populaire Ivoirien. Yopougon, la plus grande commune de Côte d’Ivoire a désormais son camp de concentration  sis au Nouveau quartier. 

Naguère haut lieu emblématique de rassemblement des frontistes, le " village de la LIBERTÉ"  ou "place de la Liberté" a été transformé en un espace sépulcral depuis l’arrivée de l’administrateur colonial au pouvoir, suite au bombardement des institutions ivoiriennes par la force Licorne sur ordre du sanguinaire Sarkozy. Dans cette commune, il ne fait pas bon être militant, sympathisant du FPI. Sur la base ethnique ou sur une simple dénonciation sans preuve d’un cerbère de Ouattara, vous pouvez aisément faire l’objet d’une arrestation. A la vérité, les prisonniers, majoritairement des jeunes ethniquement ou idéologiquement proches du Président Laurent Gbagbo, sont des ennemis imaginaires et inventés avec lesquels le gouvernement misanthrope en place règle ses comptes. Sans états d’âme.

Sont au menu, dans ces goulags ambiants, tortures, exactions, violations massives des droits de l’homme sous le regard approbateur, goguenard et indifférent des organisations vénales des droits de l’homme. Selon le témoignage d’une récente victime de ce camp Boiro ivoirien, recueilli par le quotidien Notre Voie, « quand on nous envoie dans ce camp, on plonge nos têtes dans des barriques d’eau pour tenter de nous asphyxier afin de nous arracher des aveux. On nous a sérieusement battus tout le temps qu’on a été entre les mains des FRCI. On met du plastique au feu et on nous colle les flammes au corps pour nous brûler dans l’espoir de nous arracher des aveux. On nous brûle aussi au fer. C’est la torture que j’ai vécu.». Ces êtres humains sont enfermés dans ces lieux mortifères où ils côtoient la faim, le travail forcé, les mauvais traitements, les exécutions sommaires. Ils sont susceptibles de faire partie de ceux qu'on ne reverra jamais.  Administrées par des Frci barbares et inhumaines avec l'onction du gouvernement actuel, les tortures en vigueur dans ce véritable mouroir sont infligées dans l’indifférence  des champions de la démocratie et des organisations de défense des droits de l’homme.

Cette chasse planifiée aux pseudo-opposants au régime illégalement installé en Côte d'ivoire, achève de convaincre de la politique d'élimination larvée des militants pro-Gbagbo depuis le Lundi noir du 11 Avril 2011. Pour l’heure, en attendant la solution finale à la question des pro-Gbagbo, la vibrante communauté internationale  a, par complicité et protection de ses intérêts cyniques, donné sa langue à manger à la dictature de la Ouattarandie. 


Kephrem


Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL


Source: IVOIRE-POLITIQUE

AFFAIRE «PLUS DE 700 MILLIONS FCFA SUR UN COMPTE DE LAURENT GBAGBO»: LE FAUX SCOOP DE JEUNE AFRIQUE

 

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Pour Jeune afrique - sous la plume d’André Silver Konan - la révélation de l’existence de « plus de 700 millions FCFA sur un compte bancaire de Laurent Gbagbo » devait être le scoop du siècle, car le Président Laurent Gbagbo a toujours montré son aversion pour les espèces sonnantes et trébuchantes. Autrement dit, l’argent à la différence d’Alassane Ouattara, n’a jamais été le moteur de son engagement politique. Seuls la Côte d’Ivoire, l’Afrique et le bien-être des populations et l’amélioration de leurs conditions de vie, l’ont toujours guidé en politique. Pendant ses dix ans au pouvoir, cela s’est toujours vérifié. Même lors de son transfèrement à la CPI, cette dernière après plusieurs mois de recherche, ne lui a trouvé aucun compte bancaire dans aucune banque européenne ou américaine, et dans aucun paradis fiscal.
 
Et voilà que Jeune Afrique nous apprend dans sa parution d’hier que « L’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo n’est pas aussi indigent que cela ». Et que « de source judiciaire, 741 071 364 francs CFA (soit environ 1,13 million d’euros) ont été découverts sur un compte bancaire ouvert à son nom à Abidjan ».

Pour des économistes au pouvoir, ayant fait leurs classes au FMI et à la BCEAO en tant que directeur général adjoint et gouverneur, cette révélation arrive bien tard. On aurait pu penser que le gouvernement Ouattara aurait pu le savoir dès les premiers jours de son installation. Mais arrivant un an plus tard, on se pose des questions, surtout que en plus d’être accusé d’être coauteur indirect de crimes de sang et de crimes contre l’humanité, Laurent Gbagbo est également accusé par Ouattara de crimes économiques.
 
Selon Jeune afrique, « Le compte bancaire de Laurent Gbagbo sur lequel ont été découverts les 741 071 364 francs CFA (1,13 million d’euros) est logé à la Société générale de banques en Côte d’Ivoire (SGBCI, filiale de la Société générale en France) ».
 
Il aurait été ouvert fin octobre 2000 par les services de la direction administrative et financière de la présidence ivoirienne, juste après la prestation de serment de Laurent Gbagbo à la présidence de la République.
 
Toujours selon notre confrère panafricain, « Ce compte a été régulièrement approvisionné à partir de juillet 2002, quand Gbagbo a signé un décret déterminant les conditions matérielles et financières d’exercice des fonctions de président de la République. Ce décret, daté du 17 juillet, fixait le salaire du président de la République à 9 584 580 FCA (14 632 euros). Une somme qui a été dès lors régulièrement versée sur le compte de la SGBCI. Le compte devrait contenir plus d’un milliard de francs CFA si des transferts de fonds vers d’autres comptes n’ont pas été effectués entre-temps ».
 
Comme on le voit, c’est bien le salaire de Laurent Gbagbo, qu’il avait fixé publiquement à 9 584 580 FCA (14 632 euros), qui a transité sur ce compte. Et selon un proche de Laurent Gbagbo joint par IvoireBusiness sous couvert d’anonymat, le Président Gbagbo, via ses avocats, a tenu informée la CPI de l’existence d’un tel compte bancaire.
 
Mais ce compte bancaire est gelé par la justice ivoirienne qui le poursuit par ailleurs pour crimes économiques. Ce qui fait qu’il bénéficie de l'aide judiciaire de la CPI.
 
En effet, ses frais judiciaires s’élèvent à 900 millions de francs CFA (1,3 million d’euros, NDLR). C’est dire que même si les 741 071 364 francs CFA (1,13 million d’euros) logés à la Société générale lui étaient restitués, Laurent Gbagbo ne pourrait toujours pas faire face à ses frais de justice.
 
Le Scoop du « siècle » de Jeune afrique tendant à discréditer Laurent Gbagbo en le faisant passer pour un détourneur de deniers publics, est donc un faux scoop. Il campe juste dans le sensationnel et dans l’émotionnel. Et rappelle étrangement les soit disant 50 millions de FCFA attribués à Thomas Sankara et découverts par Blaise Compaoré dans son palais, lors de son coup d’Etat.
 
Tout le monde avait compris que le beau Blaise voulait justifier l’assassinat de son ami en le faisant passer pour un vulgaire voleur.
 
Il n’a jamais réussi à le faire car le prestige de Thomas Sankara est toujours aussi haut dans les esprits de millions d’africains.
 
Il en est de même pour le Président Laurent Gbagbo, dont l'intégrité et la probité morales sont restées intactes.
 
 
 
Christian Vabé



RESIDENCES UNIVERSITAIRES: VOICI CEUX QUI ONT PILLE LES CITES U DE PORT-BOUET

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Un ancien résident de la cité universitaire de Port-Bouët I baptisé Jakarta, raconte dans les moindres détails les événements qui ont marqué la période post-électorale dans la commune du maire Hortense Aka Angui où les étudiants, taxés de pro-Gbagbo, ont été la cible des combattants FRCI et des militants du RDR-RHDP en furie. Ce sont eux, affirme-t-il,  les auteurs des pillages et destruction des cités ‘’U’’ de la commune. Un témoignage intéressant qui laisse apparaître une sorte de "racisme anti-étudiants", qui n'est pas sans lien avec la fermeture des campus pendant deux années scolaires, décrétée par le régime Ouattara dans l'indifférence internationale.

J’ai été interpellé par une question posée par le quotidien pro gouvernemental Fraternité Matin. Ce quotidien posait la question de savoir qui a volé dans les cités universitaires de Port Bouët ? Cette question qui ne pouvait trouver sa réponse qu’auprès des cadres du pouvoir actuel m’est apparue comme une injure à l’endroit des étudiants et de leurs familles. Je suis surpris que ce journal ne sache pas qui est l’auteur de la destruction des cités universitaires de Port Bouët. Comme il feint ne pas le savoir, je me permets de lui donner la juste information. 
 
Pour commencer, je précise que les cités universitaires ont été totalement pillées à la chute du Président Laurent Gbagbo. Mais déjà, elles étaient la cible de combattants déposés dans la commune ceux-ci aidés et appuyés par certains militants du RHDP. Ils avaient dressé la liste des personnes à assassiner et avaient quelques photos de certains d’entre eux. Il faut dire que tout a été bien cordonné avec les représentants locaux du RHDP qui ne peuvent pas dire qu’ils n’étaient pas informés. Il est bon d’indiquer que les étudiants des cités universitaires de Port Bouët n’ont jamais été en odeur de sainteté avec le maire de la commune Mme Hortense Aka Angui. Déjà en 2001, lors de «la bataille de Kirina», conflit ayant opposé les étudiants aux riverains, le Maire de la commune avait attisé la colère des riverains contre les étudiants. Son objectif était de voir les étudiants quitter Port Bouët parce que ceux-ci ne partageaient pas les choix politiques du PDCI, son parti.
 
Dans le même moment, les étudiants avaient pour ennemis jurés, les habitants du quartier Abattoir. Ce quartier est un quartier précaire constitué en majorité de partisans d’Alassane Ouattara et des ressortissants de la sous-région (Maliens, Guinéens, Burkinabè.) Ce quartier est aidé par un autre appelé Toviatho, un quartier précaire. En 2000, les étudiants avaient été très actifs dans la victoire de Gbagbo sur le Général Guéi Robert. Ils ont été les initiateurs des manifestations contre la tentative de confiscation du pouvoir par Guéi. Leur activisme a été par la suite observé lors des élections législatives qui ont vu la victoire des candidats du FPI, Touré Massani et Vé Emile.  
 
Lorsque la guerre éclate en 2002, les étudiants des résidences universitaires de Port Bouët font le choix de soutenir la République.  Ce choix accentue la haine que les militants du RDR logés à l’Abattoir et autres quartiers précaires leur vouent. En avant-garde de toutes les manifestations pro Gbagbo à Port Bouët, ils étaient régulièrement menacés d’attaques en provenance du quartier Abattoir. Les conflits entre Abattoir et les résidences universitaires de Port Bouët, précisément les cités de Port Bouët I (cité mère et cité des mariés), Port Bouët II et Port Bouët III (base navale), étaient devenus monnaie courante. C’est dans un tel contexte qu’éclate la crise post-électorale.
 
Au point fort de cette crise, précisément à partir du mois de mars, les étudiants avaient été exhortés à quitter les cités suites aux menaces régulières des partisans d’Alassane Ouattara. A partir de cette période, les résidents avaient commencé à abandonner la cité.
 
A la fin du mois de mars, suite à l’entrée des rebelles à Abidjan, l’ONUCI et la Force Licorne ont engagé des opérations de dépôt de combattants de Ouattara dans le quartier Abattoir, précisément au Nouveau quartier (non loin de l’église Déhima) et d’autres endroits. Il faut dire qu’ils étaient servis en armes et certains habitants militants du RDR étaient les tuteurs de ces combattants. Mais déjà avant cette date, précisément en novembre 2010, des jeunes de ce quartier avaient été déversés armés de machettes, de couteaux au QG du PDCI au quartier Ewing, situé non loin de la cité policière. Suite à l’affrontement qu’il y a eu à Cocody entre les étudiants de la cité Mermoz et les militants du RHDP, ces badauds s’étaient attaqués à des partisans de Gbagbo revenant d’un meeting au stade de l’Aspa à Vridi. 
 
Le pillage des résidences universitaires a débuté quelques jours avant la chute du président Laurent Gbagbo. A Port Bouet centre, les résidents des cités de Port Bouët I, Cité des mariés et la cité Port Bouët II et celle de Vridi, avaient été délogés par les partisans d’Alassane Ouattara venus avec l’appui des forces de l’Onuci et de la Licorne. A Port Bouet II, la cité située non loin de l’hôpital général de Port Bouet, les combattants pro-Ouattara ont été déposés à la station Total, juste derrière cette cité. Un autre groupe avait été déposé par la Licone et l’ONUCI à l’entrée de Port Bouët, précisément face à la Silove située à quelques mètres du monument «Akwaba». Ce sont ces combattants appuyés par des résidents du quartier précaire Moussakro (quartier peuplé majoritairement de Maliens, Guinéens et Burkinabé situé en face du monument Akwaba) et Abattoir qui ont délogé ceux qui sont restés en résidence universitaire. A la cité des mariés, l’Onuci a opéré de la même manière. Elle a nuitamment déposé les combattants dans cette cité. 
 
La troisième cité universitaire, la cité III située non loin du phare de Port Bouët, a été évacuée le 11 avril. C’est à cette date que les pillages et destructions généralisés ont débuté. Les cités de Port Bouët I et II, ainsi que la cité des mariés ont été pillés par les militants du RHDP venus des quartiers Abattoir, Moussakro Toviatho et certains militants vivants dans les quartiers riverains. La cité universitaire de Port Bouët III a été pillée par les partisans d’Alassane Ouattara venus de derrière Wharf, Adjouffou et Gonzagueville, avec l’aide de certains militants du RHDP vivant à Port Bouët centre. Ces pillards étaient conduits par des jeunes armés. Il faut mentionner que ces pillages se sont faits sous le contrôle de la Force Licorne qui avait, à Port Bouët III, positionné deux cargos face à la cité. Bien entendu, la cité de Vridi avait déjà été mise à sac par les militants du RHDP. Toutes les cités ont donc été pillées par des militants et sympathisants du RHDP. Cela est incontestable puisque les militants pro-Gbagbo cherchaient à fuir la furie des forces d’Alassane Ouattara. Ils n’avaient donc pas le temps d’aller piller une cité.
 
A partir du 12 avril, les pillards ont cassé les murailles des maisons basses de la cité III, ces murailles en Siporex ont été commercialisées car elles servent à faire le feu. Aujourd’hui ces cités n’existent que de nom, murs, câbles électriques, sanitaires, chevrons, toiture, lits, fenêtres, portes, fers, ont été tous emportés par les pillards du RHDP. Ces cités sont actuellement habitées par des éléments des FRCI. La cité III est devenue une base militaire comme l’indique une pancarte accrochée à l’entrée de cette résidence, il en est de même pour la cité II. Là-bas, les chambres sont mises en location par les FRCI au prix de 5000 F/mois. La cité des mariés et celle de Vridi connaissent le même sort, elles sont toutes occupées par des FRCI ou par des locataires qui versent le loyer aux hommes d’Alassane Ouattara. 
 
Je tiens à souligner que le Maire de Port-Bouët, Mme Aka Angui, avait annoncé sur RFI que son souhait était de voir sa commune débarrassée des cités universitaires. Son discours a été repris par les éléments des FRCI qui ont sillonné les quartiers de la commune pour sensibiliser les parents à parler à leurs enfants étudiants. Pour eux, il ne devrait plus exister de résidence universitaire à Port Bouët parce que, selon eux, tous les étudiants sont miliciens. Mme le Maire a offert gracieusement une partie du centre pilote des jeunes aux éléments des FRCI pour les féliciter. Ce centre est devenu un camp militaire.
 
(…) Tous les habitants de la commune de Port Bouët savent ce qui s’est passé. Aucun habitant ne peut dire que ces cités ont été pillées et détruites par des personnes autres que les militants du RHDP. Ils l’ont fait sur instruction de leur état-major. Aujourd’hui encore, des éléments des FRCI logeant dans ces cités affirment qu’il est prévu que ces résidences leur reviennent. Et rien ne prouve qu’ils sont dans le faux, à en juger par l’attitude du gouvernement qui installe à la place des campus et cités universitaires – qui ont disparu – des camps de supplétifs FRCI plus nombreux que la population estudiantine ivoirienne. Donc bientôt on ne parlera plus de cités universitaires à Port Bouët. Voici le témoignage que j’ai voulu faire pour dire réellement ce qui s’est passé. Je vous saurais gré de le diffuser.
 
 

*Ancien résident de la cité Jakarta (Port-Bouët I)



lundi, 14 mai 2012

ABIDJAN-YOPOUGON: DES DETENUS BRULES AU FER DANS UN CAMP DE CONCENTRATION

 

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Non, ce n’est pas de la blague… Non, vous n’êtes pas dans l’Allemagne de Hitler, mais bien en Côte d’ivoire, plus précisément dans la commune de Yopougon supposée pro-Gbagbo. Oui dans ce quartier le régime Ouattara a installé un camp de concentration.

Lorsque vous arrivez à Yopougon, dites au chauffeur de vous déposer au feu tricolore du complexe sportif. Vous prenez par la suite la direction du nouveau quartier, tous les chauffeurs de taxi connaissent. Vous dites à la place de la liberté (un site qui pourtant appartient au Fpi, le parti de Laurent Gbagbo), là où se trouve le camp des Frci qui regroupe à ce jour tous les miliciens qui ont combattu pour le régime en place, le régime Ouattara. C’est sur ce site, occupé illégalement par les forces pro-ouattara, que se trouve ce camp de concentration. Au moment où nous mettons sous presse (ce samedi 12 mai 2012), ce camp de torture est présentement fonctionnel avec des milliers prisonniers.

Ces jeunes que vous voyez dans l'image ci-dessus, dont on n’avait aucune nouvelle, sont actuellement dans ce camp selon de nombreuses indiscrétions. D’autres malheureusement ont succombé aux tortures atroces qui leur ont été infligées par ces miliciens pro-ouattara.

Dans ce camp de concentration, les pratiques qui ont cours sont véritablement inhumaines. Tortures, exactions, violations des droits de l’homme… Tout y passe à l’abri des regards, nous rapporte le quotidien ivoirien « notre voie ». Les témoignages des individus qui ont pu en sortir vivants, mais en loques humaines, donnent froid dans le dos.  Selon eux, il s’agit d’un véritable camp de concentration, un mouroir qui fait penser au camp Boiro de la Guinée-Conakry sous le dictateur Sékou Touré. « Quand on nous envoie dans ce camp, on plonge nos têtes dans des barriques d’eau pour tenter de nous asphyxier afin de nous arracher des aveux. On nous a sérieusement battus tout le temps qu’on est restés aux mains des FRCI. On met du plastique au feu et on nous colle les flammes au corps pour nous brûler dans l’espoir de nous arracher des aveux. On nous brûle aussi au fer. C’est la torture que j’y ai vécu », confie une récente victime du camp. Témoignage rapporté par ce même quotidien.

 

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Un autre jeune torturé par les Frci

 

C’est une victime totalement diminuée avec des pieds enflés et le corps plein de brûlures au fer qu’il nous est amené de voir. « On nous bat tout le temps avec du fil de fer, nous dormons sous une bâche au sol nus et nos portables et argent sont confisqués par nos bourreaux. Nous ne mangeons pratiquement pas et on nous interdit toutes les visites et communications téléphoniques. Je sors du camp avec tous mes pieds enflés du fait des tortures et je suis prêt à poser pour des photographies afin de porter à la connaissance de l’opinion internationale toutes les pratiques inhumaines que des personnes injustement détenus subissent aux mains des Frci (forces pro-ouattara). J’ai laissé derrière moi, dans ce camp, des centaines de personnes notamment des policiers, gendarmes, militaires et des civils qui côtoient quotidiennement la mort », explique la victime.

Selon de nombreux témoignages, les arrestations arbitraires dans la commune de Yopougon sont quotidiennes. Ces arrestations se font sur une base ethnique et sur une simple dénonciation sans preuve d’un partisan de Ouattara. Les détenus n’ont droit à aucun procès. C’est le règne de la justice des vainqueurs. « Des gens ont été pris au Kilomètre 17 où un élément des Frci, un Burkinabé appelé Chef Bamba sévit sans retenue. Il arrête des personnes et les conduits au camp Frci du nouveau quartier où ils sont torturés. Les organisations de défense des droits de l’homme doivent faire quelque chose, sinon il sera trop tard pour les autres détenus que j’ai laissés là-bas », poursuit la victime. Avant de préciser : « suite à la torture, je suis tombé dans un coma. Les Frci m’ont envoyé à l’hôpital militaire d’Abidjan où ils m’ont abandonné. Ils sont revenus me reprendre avant de me libérer sans soins lorsque j’ai repris connaissance ».

Les riverains du camp Frci au nouveau-quartier de Youpogon vivent également un cauchemar. Selon eux, chaque nuit pratiquement ils sont victimes de vols. « Les Frci s’introduisent dans nos maisons quand ils veulent et surtout lorsqu’ils sont en manque d’argent pour nous voler sous la menace de leurs armes », soutiennent des riverains.

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

LIBERTES CITOYENNES ET DEMOCRATIE EN COTE D'IVOIRE: IL Y A PROBLEME!

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Table Ronde du Front Populaire Ivoirien (FPI) - Thème : "Libertés citoyennes et Démocratie"

Exposé liminaire de SERY Gbouagnon, Secrétaire National aux libertés et à la Justice

"L'état actuel des libertés citoyennes et de la Démocratie en Côte d'Ivoire"

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La Constituante française de 1946 a consacré le principe de la dévolution du pouvoir par le multipartisme et l’expression plurielle des libertés dans les colonies françaises en Afrique. Cette constituante garantissait l’alternance dans l’exercice du pouvoir, et induisait l’expression de libertés des minorités, les débats d’idées, la liberté d’association. Sur cette base des partis politiques se sont constitués selon les courants d’idée existant en métropole, les syndicats et les mouvements associatifs ont vu le jour.

Le débat s’est vite instauré entre les partisans de la collaboration avec les colons et ceux qui en son temps avaient opté pour la lutte pour la conquête des libertés des indigènes ou autochtones. L’opposition représentée par le PDCI-RDA a gagné les élections en 1959.

Du fait de sa position dominante le PDCI-RDA a imposé, en violation de l’article 7 de la constitution et au motif de la préservation de l’unité nationale dans un Etat en gestation, la mise entre parenthèse du Multipartisme, et par conséquent de l’alternance démocratique du pouvoir. A cet effet, il a fait fondre en son sein tous les partis et groupements sociaux, mettant ainsi en place un parti unique en laissant la constitution en l’Etat.

Dès lors les droits et libertés étaient de fait confisqués.

 I – La confiscation de droits et libertés de 1959 à 2000

La Constitution de la première République de Côte d’Ivoire de 1960 révisée en 1963, 1975, 1980, 1985, 1994, et 1998, comme vient de le rappeler fort opportunément madame Amon Agoh Marthe, proclame son attachement au système démocratique.

En effet, comme l’a analysé Mme Amon l’article 2 de cette constitution dispose : «La République de Côte d’Ivoire est… démocratique et sociale. Son principe est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ». Les textes qui suivent (articles 3 et 4) énoncent que : « La souveraineté appartient au peuple » « le peuple exerce sa souveraineté par ses représentants et par la voie du référendum. Le suffrage est universel, égal et secret ».

Il s’agit donc d’une démocratie représentative mais qui se veut aussi directe par moment ; on la qualifie généralement de semi-directe.

Lorsqu’on parcourt toutes les dispositions de cette Constitution, l’on note également la séparation des pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire. Mais la démocratie ne se contente pas de l’existence d’institutions démocratiques. Elle s’accompagne nécessairement de droits et libertés pour  les citoyens afin d’assurer l’exercice effectif du pouvoir.

A ce niveau, la Constitution de 1960 est très avare. Elle se contente de formules générales et vagues telles que : « Le peuple de Côte d’Ivoire proclame son attachement aux droits de l’Homme, tels qu’ils ont été définis par la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789, par la Déclaration Universelle de 1948, et tels qu’ils sont garantis par la présente Constitution ».

Or, dans ladite Constitution, il y a seulement un article (art. 6) qui énonce que « La République assure à tous l’égalité devant la loi, sans distinction d’origine… » On peut ajouter l’article 7 qui permet de former librement des partis et groupements politiques ainsi que d’exercer des activités politiques.

Enfin, l’article 61 (révisé en 1988) énonce que: « Nul ne peut être arbitrairement détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense… ».

J’ai cité largement a dessein ces repères sur les droits et libertés inscrits dans la constitution de 1960 pour l’exercice de la démocratie et que Mme Amon a mis en exergue, pour montrer par quelques faits révélateurs que les Présidents qui se sont succédé tout au long de la première République, de Félix Houphouët Boigny à Henry Konan Bédié en passant par Robert GUEÏ, ont tous fonctionné de 1960 à 2000 aux antipodes des principes démocratiques énoncés dans la Constitution.

D’abord l’application de l’article 7 de la Constitution qui permet de former librement des partis et groupements politiques ainsi que d’exercer des activités politiques, n’a jamais été effective pendant 30 ans, de 1960 à 1990 sous le règne de Félix Houphouët Boigny.

De ce fait tous les droits et libertés qui lui sont subséquentes ont été confisqués par le parti unique, et les citoyens qui ont tenté de les exercer, ont été réprimés au moyen de complots fictifs destinés à faire de l’épuration idéologique : 1959 complot du chat noir, 1963, 1964, 1965, 1971, 1972, arrestations et détention arbitraires de citoyens, d’élèves, étudiants, et de militaires pour museler la liberté d’expression, et/ou assassinat, le cas du Guébié avec Gnagbé Kragbé qui a voulu fonder un parti autre que le PDCI RDA. Le spectre de la terreur a été étendu à toutes les franges de la société pour assurer le musellement. Le pouvoir ne voulait pas voir se fissurer le mur de la confiscation.

Tous les dirigeants qu’ils soient de l’exécutif, du pouvoir législatif ou judiciaire sont cooptés au sein du Parti qui est l’unique centre de décision. Ainsi, l’Assemblée Nationale a été mise en place avec des "missionnaires" du parti choisis sur une liste et nommés par le Président Houphouët. Ils avaient pour mission de légiférer selon la volonté du souverain leur commanditaire au nom d’un peuple qui n’est pas celui qui lui a donné mandat. La situation pour le peuple n’a guère changé par la suite, même s’il s’est avéré plus élégant d’organiser des élections qui ressemblaient plus à une cérémonie de cooptation au sein du parti, avec la complicité bienveillante du peuple à qui il était enjoint d’entériner le choix du Président et du Parti. L’exemple de la mise en place de l’Assemblée Nationale a essaimé dans tous les secteurs de la vie sociale. Ainsi chaque fois qu’il était nécessaire de voir s’exprimer dans la forme le désir d’association, pour représenter un groupe on puisait à la même source du parti.

Les syndicats qui portaient les revendications des travailleurs, des producteurs ont tous été fondus au sein de l’UGTCI, centrale syndicale qui avait pour mission de collaborer avec l’exécutif. Il avait surtout pour rôle  de faire célébrer par les travailleurs leur propre bâillonnement pour voir le Secrétaire Général être élevé au rang de dignitaire du Parti.

Les étudiants à la suite de quelques turbulences dues au fait qu’ils font partie de la frange éclairée de la population, ont dû être violemment ramenés à l’ordre par arrestation arbitraire et l’encasernement de URSEECCI, la fermeture des universités Ivoirienne la suppression des brosses aux dirigeants et militant d’UEECI après la création de MEECI. Ils ont été contraints au même mode de fonctionnement dans le cadre du MEECI, section du PDCI.

En clair, tout groupement ou toute association pour avoir droit de cité, doit procéder du PDCI. Les femmes ont vu leurs énergies canaliser dans l’AFI.

En d’autres termes, toutes les organisations étaient caporalisées et étaient où des sections du PDCI ou des porte-voix de celui-ci.

Même avec la proclamation du retour au multipartisme en 1990 et l’avènement de Henry Konan Bédié au pouvoir, les citoyens s’apercevront très vite que le multipartisme ne signifiait aucunement instauration de la démocratie. Les réflexes du parti unique vont refaire surface et perdurer comme en témoigne, le complot contre les démocrates et la démocratie le 18 février 1992, et l’organisation solitaire, arbitraire et dictatoriale des élections présidentielles et législatives de 1995 par Henry Konan Bédié avec l’appui d’un ministre de l’intérieur entièrement à sa solde après son refus de mettre en place une commission électorale indépendante.

 II – L’avènement au Pouvoir du FPI 2000 - 2011

La constitution de 2000 adoptée par référendum consacre les libertés fondamentales, l’équilibre et la séparation des pouvoirs. Elle garantit l’expression desdites libertés par voie législative et réglementaire.

En application de la constitution, il a été fait droit à la mise en place des conditions équitables d’organisation des élections. Contrairement au passé, il a été créé une commission électorale indépendante, admis l’utilisation du bulletin unique, des urnes semi transparentes dans le processus d’organisation des élections.

L’issue des élections a donné naissance à la 2ème République avec le Président Laurent GBAGBO qui a entrepris des efforts de protection de l’exercice des libertés dont notamment :

L’adoption de la loi instituant la dépénalisation des délits de presse est une avancée incontestable. En effet, le fait que les animateurs de la presse aient été soustraits aux peines privatives de liberté a favorisé l’expansion de la presse privée.

Cette loi administre la preuve de la liberté d’expression, d’opinion d’une part et permet de rendre compte des activités des groupements et partis politiques, des syndicats et groupements sociaux sans ostracisme.

Les marches et les meetings ne sont plus interdits ni réprimés. Les syndicats usent des moyens légaux à leur disposition pour défendre les intérêts  des travailleurs y compris la grève sans que le ciel ne leur tombe sur la tête.

Mieux, les journaux, les journalistes et les citoyens critiquent l’action du gouvernement sans modération. Lé délit d’offense au chef de l’Etat n’existe plus et on assiste aux attaques des plus insensées du Chef de l’Etat, sans que les auteurs de ces manquements ne soient inquiétés. L’expression de la liberté garantie par la constitution est effective du fait de la retenue du Chef de l’Etat et de son gouvernement. Ils ont refusé de se renier et ont plutôt mis une pointe d’honneur à assumer avec grandeur un pouvoir souverain adossé à la constitution ivoirienne porteuse des droits, des libertés, des devoirs d’égalité des citoyens dans un Etat laïc. La liberté philosophique, la liberté de penser, de pratique religieuse, d’opinion est une réalité reconnue à tous  et à chacun.

Mais l’avènement de la 2ème République a été freiné dans la mise en place de sa structuration, de ses institutions par les "vents contraires" qu’il a fallu assumer.

En fait, il est à remarquer que la constitution de 2000, a permis la mise en place d’un état moderne aux antipodes du pouvoir de l’état dirigiste du passé. Les ivoiriens sortis de l’encasernement, n’ont pas boudé leur plaisir d’être libres et l’ont exprimé diversement et cela n’a pas été heureux. La liberté de certains les a conduits à réclamer l’encasernement, la mise sous tutelle et le refus de l’intérêt commun. Cela a abouti à la partition du pays par une rébellion encouragée de l’extérieur.

La conséquence immédiate a été de contrarier les libertés collectives et les libertés individuelles d’aller et de venir sur l’ensemble du territoire.

Malgré toutes ces intrusions, le Président Gbagbo s’est accroché à la souveraineté, à la constitution pour résister, pour tenter de ramener la Côte d’Ivoire dans la sphère d’un état démocratique et espérer  consolider la démocratie par la persuasion et le dialogue.

Mais les pressions de l’extérieur ont fini par dévoyer les valeurs qui contrariaient les intérêts des maîtres du monde.

Ils ont refusé de reconnaitre exclusivement aux citoyens Ivoiriens la gestion de leurs biens communs. La résistance par la légalité a contrarie les assauts des légions étrangères pendant un long moment, mais la Côte d’Ivoire a fini par être mise sous occupation militaire active. L’ordre public a été régulé par les forces étrangères françaises et Onusiennes, en vue de procéder a :

  • L’enrôlement  des populations pour créer un corps électoral nouveau en introduisant sur les listes électorales des personnes qui ne répondaient pas aux critères de nationalité.
  • Des modifications au code de nationalité et au code électoral. Mieux, lorsque la résistance légale allait à l’encontre de la volonté des occupant et de leurs affidés, la communauté internationale prenait des résolutions destinées à amener la Côte d’Ivoire à l’échafaud.

Les organes nationaux ayant en charge le processus électoral et le jugement des élections ont déclaré le Président Laurent GBAGBO vainqueur des élections dans le strict respect de toutes les prescriptions constitutionnelles. Il la été investi par le conseil constitutionnel et a prêté surement. En contravention des procédures et des lois, son adversaire s’adossant à des résultats qui auraient dû être considérés comme provisoires en tout Etat de cause, s’est proclamé vainqueur avec l’appui de la communauté internationale incarnée par la France, les USA. La CEDEAO à embouché la même trompette et l’UA a endossé la position de la CEDEAO. A partir de ce moment le Président de l’extérieur a appelé à la guerre, au meurtre pour qu’il accède au palais.

Le coup d’Etat orchestré par l’armée française le 11 avril 2011 et qui a entrainé la chute du régime de la refondation dirigé par le Président Laurent Gbagbo, consacrait dans le même temps la mise sous boisseau et donc la confiscation à nouveau des droits et libertés des citoyens dans notre pays.

III – L’état actuel des libertés et la démocratie en Côte d’Ivoire du 11 Avril à ce jour

 Est-il possible de parler de démocratie lorsque les règles de gestion de la cité transcendent le cadre de la cité ? Lorsque les forces étrangères régulent l’ordre public et mettent sous coupe réglée la liberté d’expression, d’aller et de venir. Est-ce possible de parler de démocratie lorsqu’on est départi du pouvoir d’assurer sa propre sécurité ? Cela n’est pas évident. La Côte d’Ivoire, à son indépendance a confié sa sécurité à la France. Cela a façonné le type de régime qu’il a connu avec la confiscation des libertés jusqu’en 1990.

Lorsque dans une situation de détresse, les armées étrangères s’imposent à vous comme solution pour faire cesser la belligérance. Elles vous imposent aussi ses solutions de gouvernances. Alors, votre liberté est hypothéquée et vous ne pouvez aspirer à une vie souveraine.

Enfin, lorsque l’extérieur dicte les conditions d’organisation du choix de vos dirigeants, il ne faut pas s’étonner qu’elles exercent des pressions pour diriger le choix. C’est ce qui nous est arrivé en novembre 2010. Une fois de plus, le peuple a été exclu du choix de ses dirigeants, tout a été mis en œuvre pour que ceux qui se sont investis pour organiser les élections arrivent à leur fin.

Pour ma part, il n’y a pas d’élection démocratique possible avec l’arme sous la tempe de celui qui met le bulletin dans l’urne. Les artifices démocratiques dans un espace non pacifié n’ont pour but que de justifier la fin.

Aujourd’hui, à l’examen des actes du pouvoir qui piétinent constamment la constitution et les sorties médiatiques qui montrent les tenants du pouvoir qui entonnent le refrain selon lequel, nous vivons dans une aire de démocratie est assez éloquent. En effet, la démocratie a pour objet de crédibiliser le pouvoir. Or les nouvelles autorités sont aujourd’hui très loin d’être crédibles.

Doté d’un pouvoir exécutif issu d’un coup d’Etat et par conséquent anticonstitutionnel, illégitime et illégal, le président Alassane Ouattara a cru devoir combler ce triple déficit en organisant dans la précipitation des élections législatives pour doter la Côte d’Ivoire d’un parlement. Mais il s’est davantage enfoncé dans le déficit et donc tombé de charybde en scilla, parce que cette assemblée de laquelle a été quasiment exclu le Front Populaire Ivoirien premier parti politique du pays est aussi frappé de plusieurs tares congénitales. D’abord, elle a été mise en place par seulement 15% de l’électorat ivoirien qui sont très loin d’être la majorité du peuple ivoirien, qu’elle ne peut donc représenter.

A ce manque de représentativité s’ajoute son double caractère monocolore et ethnique. Monocolore parce qu’elle ne renferme que des députés issus d’un seul mouvement politique le RHDP de tendance libérale donc de droite, et est sans parti d’opposition. Ethnique parce qu’elle est très majoritairement composée (+60%) de députés issus d’un seul groupe ethnique Malinké/Dioula, dans un pays qui en compte une soixantaine, et ne peut donc légiférer en tenant compte de toutes les particularités et sensibilités culturelles de notre pays. Quatrième tare enfin et non des moindres, il s’agit d’une Assemblée taillée sur mesure pour servir les seuls intérêts du RDR le parti du président Ouattara parce que les élections se sont déroulées sur la base d’un découpage électoral, très favorable à cette formation politique. L’Assemblée mise en place n’est donc pas Nationale. Quel crédit peut-on alors accorder à des lois issues d’un tel parlement ? Au total donc un pouvoir exécutif et un pouvoir législatif en panne de légitimité. Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, tout le monde est à la merci d’un régime excessivement répressif et diffus.

En effet comme, les FRCI n’obéissent pas à un commandement unifié, les centres de décision sont nombreux avec comme conséquence une répression tout azimut. Elles sèment la mort partout et la vie humaine n’a plus aucun prix. Il y a aussi la désastreuse question de Dozos. Leur irruption dans la vie et le jeu politique ivoirien constitue une entorse grave aux lois de la République et une atteinte à la cohésion nationale. En dépit de ce constat, le pouvoir actuel en a fait un bras séculier ethnocentrique qui intimide et traumatisent les autres peuples du pays. En effet, pour les besoins de l’option militaire dans la résolution de la crise postélectorale, ces chasseurs traditionnels, dont des légions entières importées de la sous-région, ont été essaimés sur toute l’étendue du territoire. Auteurs de sévices corporels au quotidien sur les populations, d’extorsions diverses de biens, d’expropriations avec violence se soldant parfois par des pertes en vies humaines, les Dozos sont une véritable gangrène sociale jouant sans merci leur partition dans le schéma d’insécurité orchestrée et la politique de terreur planifiée. Une telle situation ne peut continuer de prospérer plus longtemps sans faire courir à la Côte d’Ivoire le risque potentiel d’une guerre civile.

Les institutions chargées d’assurer la sécurité des hommes et des biens sont  déstructurées.

La Police et la Gendarmerie ont été désarmées et soumises aux FRCI. Dans un Etat moderne, dans une République, l’administration de la sécurité publique incombe aux forces institutionnelles et républicaines ayant et la formation et les moyens de la mission. Les policiers et gendarmes sont en l’occurrence ces forces institutionnelles. Désarmés pour la plupart après le 11 avril 2011 et subissant au quotidien des situations d’humiliation de la part des FRCI bien équipés, eux, les professionnels de la sécurité des personnes et des biens et de l’ordre public sont devenus aujourd’hui des corps handicapés victimes eux-mêmes de l’insécurité orchestrée. Leurs camps et leurs casernes furent occupés par les rebelles et leurs supplétifs, leurs outils de travail détruits. Ces camps et ces casernes furent bombardés par les forces françaises et onusiennes. C’est une situation intolérable et inadmissible, contraire à un Etat de droit et à l’exercice de la démocratie.

Par ailleurs le titre premier de la Constitution de 2000, relatif aux libertés et droits des citoyens stipule en son article 5 que le domicile est inviolable et en son article 6 que la famille constitue la cellule de base de la société. L’Etat assure sa protection. Or depuis le 11 avril, des hommes et des femmes, des familles entières qui ont la grâce d’avoir la vie sauve, vivent ainsi des drames intérieurs d’exilés ayant perdu le fruit de tout une vie de dur labeur, leurs domiciles et biens confisqués. Paupérisation, précarité, vulnérabilité et humiliation sont leurs compagnes au quotidien. Là non plus, la situation ne peut et ne doit prospérer plus longtemps : elle est proprement incompatible avec la revendication assénée d’un Etat de droit que serait devenue la Côte d’Ivoire depuis le 11 avril.

Corolaire de ce qui suit, la paix et la sécurité des personnes et des biens ne peuvent être possibles que si le citoyen se sent protéger et en sécurité dans son intégrité physique, mais aussi dans la protection de ses acquis, fruits de plusieurs années de sacrifice et de labeur.  L’Etat a l’obligation régalienne de garantir de façon effective et exécutoire la paix et la sécurité des citoyens en vertu des dispositions légales, juridiques et administratives qui fondent son autorité en la matière.

L’on fera également observer aussi que le nouveau régime établi n’accorde aucun respect à la liberté d’association, de manifestation et d’expression.

En effet, il est important de relever que l’énoncé de pétition du caractère démocratique d’un état ne s’affranchit de la démagogie que dans le fonctionnement effectif de tous les leviers de la démocratie. La liberté d’association, de manifestation et d’expression en fait partie qui plus est, la liberté du citoyen est consacrée par la constitution, notamment en ses articles 9, 10, 12. Or, les agressions exercées sur les militants du FPI lors des meetings organisés par  le parti (Port-Bouët, Bonoua, Koumassi, Yopougon, etc.) d’une part, les sanctions lourdes, répétées et ciblées du CNP contre les journaux proches du FPI d’autre part, témoignent que ce levier démocratique est en peine dans notre pays.

La justice et ses animateurs ont perdu tous les repères de l’application du droit qui faisaient leur grandeur et leur honneur. Les juges agissent sur injonction.

Cette justice ainsi instrumentalisée a endossée les décisions des plus ignobles.

A la demande du pouvoir Laurent GBAGBO qui croupissait déjà sans Chef d’accusation dans les geôles du Nord a été transféré à la Haye à l’issue d’une parodie de justice. Les Magistrats Ivoiriens au risque d’être déjugés ont rendu un arrêt qui ne résiste pas dans la forme et dans le fonds à la critique pour le bonheur du souverain. Son épouse Simone GBAGBO au mépris de son statut d’Elu de la Nation et des Hautes Personnalités de l’Etat dont le Premier Ministre Aké N’GBO des Elus, le Premier Ministre AFFI N’Guessan et des Ministres croupissent dans les prisons du Nord. Cela en violation de l’article 22 de la Constitution de 2000 qui analyse que "nul ne peut être détenu arbitrairement".

En tout Etat de cause les personnes sont arrêtées et incarcérées sans chefs d’accusation. Celles qui sont considérées comme proches où ayant servi le régime de Laurent GBAGBO sont privées, lors qu’elles ne sont pas encore rattrapées pour être emprisonnées, des droits d’exister, de faire vivre leur famille avec les mesures iniques et extrajudiciaires de gel des comptes Bancaires.

Devant les tueries à grande échelle et la chasse à l’homme organisée par les armées coalisées franco-onusiennes et ouest-africaines contre les patriotes ivoiriens, le reflexes de survie a guidé certains de ces patriotes à quitter précipitamment le pays, à la recherche d’une terre d’asile. Ainsi beaucoup de nos compatriotes sont partis se refugier, pour certains d’entre eux plus près du pays, pour d’autres dans des pays frères plus lointains.

Cela contrairement aux dispositions de la Constitution qui stipule en son article 12 : "Qu’aucun Ivoirien ne doit être contraint ou forcé à l’exil …"

Enfin alors que l’article 34 de la Constitution indique clairement que « le Président de la République incarne l’unité nationale », Alassane Ouattara s’est engagée dans une politique ségrégationniste dite de rattrapage.

Néologisme ethniciste et réactionnaire qui vient consacrer la nature anti-nationale, sectaire et finalement dangereux de ce régime qui ne connait pas l’histoire, la sociologie et les ressorts politiques de ce pays, ‘’la politique du rattrapage ethnique’’ annoncée et pratiquée par Alassane Ouattara est une aberration qui se définit comme une politique en faveur d’une discrimination hyper-positive en faveur des ressortissants du nord. Ce rattrapage ethnique est aussi entendu, me semble-t-il, au sens d’un rééquilibrage des efforts d’investissements de l’Etat et des réalisations de programmes de développement au bénéfice des seuls peuples du Nord. La suppression du vaste programme de communalisation, sans raison valable, participe de cette politique dangereuse qui va dans le sens de la théorisation d’un nouveau paradigme dans l’expression de la volonté de déplanification de l’Etat et du pays par ce régime.

Les organisations internationales qui ont jusqu’à lors soutenu le régime au motif de l’instauration de la démocratie en Côte d’Ivoire ont commencé à se gêner devant sa gouvernance, l’Etat de droit et la sécurité. Ainsi à l’examen des actes du pouvoir qui piétines constamment l’Etat de droit et la constitution est il permit de penser que nous vivons en démocratie ?

CONCLUSION

La réponse assurément est non car la démocratie ne s’accommode pas de répression, de violences, elle est plutôt génératrice d’un pouvoir qui ne contraint pas, qui emporte l’adhésion du peuple et se crédibilise par sa légitimité et la légitimité de toutes institutions qui l’incarnent. En tout et état de cause, un pouvoir qui inspire la peur qui distille la tristesse et la désolation ne peut être garant des valeurs nobles de démocratie de liberté, et encore moins d’expression de liberté. Un pouvoir qui refuse la discussion qui est près à montrer ses muscles avec une armée désarticulée ne peut être consubstantiel de l’égalité des hommes et des citoyens.

Le pouvoir qui s’acquiert par la violence ne peut exister avec quiétude, aussi est-il inquiet, soupçonneux et maladroit.

Comme le 18 février 1992, le 11 avril 2011 soumet à la même épreuve la démocratie et les démocrates Ivoiriens avec des moyens plus abjects. Mais la démocratie renaitra en Côte d’Ivoire comme le phénix de ses cendres pour la gloire de l’humanité.



SERY Gbouagnon, Secrétaire National aux libertés et à la Justice.

MAMADOU KOULIBALY AVOUE: «J'AI ETE LACHE PAR TOUS MES AMIS AVEC QUI J'AI CREE LIDER»

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Le Professeur Mamadou Koulibaly se retrouve quasiment seul dans son aventure de LIDER. Le président de Liberté et Démocratie pour la République a avoué, le mardi 1er mai, jour de la fête du travail, qu’il a perdu presque tous ses camarades du Front populaire ivoirien (FPI) ainsi que tous ses amis avec lesquels il a créé LIDER, le 11 juillet 2011.

«Depuis que j’ai été chassé du FPI, je n’ai plus reçu le moindre coup de fil ni de SMS de ceux avec qui j’ai partagé plus de 20 ans de militantisme politique. Pourtant on s’appelait camarades, or cela ne tenait à rien du tout», a révélé Mamadou Koulibaly à la clôture du séminaire organisé par son parti à l’hôtel Ivoire d’ Abidjan, pour faire le bilan de la première année de la gouvernance du président de la République Alassane Ouattara.

«J’ai été lâché par tous mes amis avec qui j’ai créé LIDER. Quand vous regardez dans la salle, vous ne verrez quasiment pas de visages connus avec qui j’ai créé LIDER. Tous ceux qui sont présents aujourd’hui sont pour la plupart des personnes qui sont venus nous rejoindre par la suite», a expliqué l’ancien président de l’Assemblée nationale.

Mamadou Koulibaly a estimé que la classe politique ivoirienne est remplie d’opportunistes. «Il y a beaucoup d’opportunisme dans la classe politique ivoirienne. Les choses ne se font pas avec foi et par conviction», a regretté le président de LIDER.


Anassé Anassé, in le quotidien ivoirien "L’Inter".


Source: EBURNIE NEWS

samedi, 12 mai 2012

PROFESSEUR WODIE, OU EST VOTRE DECISION SUR LES LEGISLATIVES IVOIRIENNES?


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Un simple tour sur le site du Conseil constitutionnel ivoirien permet de se faire une idée du malaise qui entoure cette institution depuis l’après second tour de la présidentielle de 2010. Alors que toutes les décisions de l’institution depuis 2003 sont archivées, nulle trace de la décision de Francis Wodié qui a clos le contentieux électoral relatif aux dernières élections législatives. Une décision qui n’a jamais été lue publiquement ni publiée au Journal Officiel ni dans Fraternité-Matin. Et pour cause : le Conseil constitutionnel «nouveau style» qui siège actuellement aurait été bien en mal d’expliquer pourquoi il a invalidé certaines circonscriptions tout en validant des scrutins pourtant viciés par les mêmes irrégularités.

L’on se souvient que le «verdict» du Conseil constitutionnel, censé siéger confidentiellement et loin de toute pression, avait été «éventé» par le quotidien Le Patriote, propriété du ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko. Qui avait, pour se donner de la contenance, livré ses journalistes à la Direction de la surveillance du territoire (DST). L’on entend d’ici les questions pressantes des étudiants en droit public : professeur Wodié, où est votre décision sur les législatives ivoiriennes ? Etes-vous fier d’être le seul président du Conseil constitutionnel de l’histoire de la Côte d’Ivoire démocratique à avoir rendu une «décision orale» sur une question aussi cruciale ?

Les administrateurs du site du Conseil constitutionnel ont également fait «sauter» la décision de Paul Yao N’Dré déclarant Laurent Gbagbo vainqueur de la présidentielle. En revanche, ils ont maintenu sur le site sa décision déclarant Alassane Ouattara président sur la base d’un arrangement international, alors qu’elle rappelle très clairement la décision antérieure.

Le site du Conseil cite les différentes équipes qui se sont succédé. Le Premier Conseil (1995-1999). Le second (2003-2009). Le troisième (2009-2015). Et le quatrième (2011-2017). Quand on sait que la Loi fondamentale ne prévoit pas que l’exécutif puisse déchoir l’arbitre des pouvoirs constitutionnels, on se demande bien ce qui a pu empêcher le troisième Conseil d’aller au bout de son mandat. En dehors d’une décision prise par un régime d’exception. Extra-constitutionnel, donc.


Philippe Brou 


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mercredi, 09 mai 2012

UNE AUTRE AFRIQUE EST POSSIBLE!

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Et maintenant ? Passée l'illusion lyrique du soir de la victoire, il devient urgent de réévaluer l'impact de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement de gauche à Paris sur les relations internationales, particulièrement africaines. Même si l’Afrique, et singulièrement la Cote d'ivoire, n'a pas été citée durant la campagne et durant les débats entre les deux principaux candidats.

Trois écueils me semblent à éviter: celui d'une évaluation de la situation franco-africaine en soi - alors que la politique étrangère est toute d’interdépendance. Celui d'un optimisme excessif - quand l'histoire d'une persistance de la Françafrique à travers les régimes pourrait désespérer les adeptes de l'incantation du changement, maintenant et partout ! Mais aussi celui d'un afropessimisme exagéré, car rien ne sera pire que la présidence précédente, et que de nouveaux acteurs peuvent forcer le destin de l'Afrique.

UNE NOUVELLE POLITIQUE ETRANGERE FRANÇAISE ...

Moins atlantiste, plus progressiste ? Plus européenne, moins africaine ? Plus démocrate, moins françafricaine ? Sans doute, mais encore ?

Un premier constat : celui d'un désengagement progressif, lent et chaotique de l'Afrique - au profit des intérêts européens, d'autant qu'un François Hollande, contrairement à Ségolène Royal n'a pas de passé ni de tropisme africain - non plus que de passif ou de volonté interventionniste, comme son prédécesseur. Et ce désengagement peut être une chance.

En effet, le désengagement en question s'inscrit en principe dans une opposition au courant « néoconservateur » et interventionniste, tant américain que français, qui prétend imposer « la démocratie par les bombes », si ce n'est procéder à des « guerres humanitaires » - en Irak, en Libye, en Côte d'Ivoire, et peut être bientôt en Iran.

Mais que ce soit sur le plan militaire, économique (par exemple la suppression du franc CFA), la diplomatie d'un pays européen se réoriente lentement : le retrait d'Afghanistan, le renouveau d'une relation équilibrée entre Israël et le monde arabe, la redéfinition d'une politique envers les pays du Sud prennent du temps, des années sans doute.

De la retenue, de la neutralité, voire du retrait: voilà ce qu'on peut raisonnablement espérer, sans trop d'illusion, d'un pouvoir socialiste à Paris. Ce que Jospin avait maladroitement baptisé « ni ingérence, ni indifférence », et qui lui avait permis, à la chute de Bédié, de s'opposer à Jacques Chirac – alors que ce dernier aurait voulu - déjà !, faire intervenir pour le pire le 43ème BIMA. Ce qui n'est pas rien. Qui ne voit ce qu'un retrait ou une neutralisation de la Force Licorne permettrait comme évolution à Abidjan ?

... OU UNE FRANÇAFRIQUE REPEINTE EN ROSE ?

Pour autant, l’expérience mitterandienne rappelle, hélas, qu'attendre des socialistes un bouleversement dans les rapports avec l'Afrique participe plus des promesses électorales que des réalités. En 1984, trois ans après la prise de pouvoir de la gauche, l'africaniste Bayard dénonçait « la politique africaine de François Mitterrand » : pour le « noyau dur » francophone africain, les réseaux « à la Foccard » et les liens de sujétion s’étaient maintenus.

Les affaires continuent, certes - et sous Laurent Gbagbo les intérêts des grands groupes français comme Bouygues et Bolloré ont été maintenus, et les structures de dépendance persistent, ou au mieux évoluent lentement. C'est aussi qu'ils sont portés par des hommes : des liaisons sulfureuses existent autour de Hollande;ainsi l'avocat Jean Pierre Mignard et ses fructueux contacts africains ; ou Maître Jean-Paul Benoît, défenseur de Ouattara. La « commission Afrique » du PS est tenue par la droite du Parti, notamment un certain Melonio, employé de son état à l' « Agence française de développement », grande institution progressiste comme on le sait... L'ancien premier ministre Laurent Fabius (ami personnel d'ADO autant que Strauss Kahn) s'il était nommé aux Affaires étrangères terminerait de dresser un tableau très sombre des dérives potentielles des socialistes à venir.

Car nous ne nous y trompons pas : au delà des anecdotes et des individus, c'est une dérive constante, à certains moments de notre histoire, des socialistes les plus droitiers vers le néocolonialisme, voire la répression armée. Le nom de Guy Mollet est attaché à cette politique paradoxale, qui peut tenir un discours progressiste, voire marxisant, et mener une répression féroce comme ce dernier l'a fait en Algérie.

Déjà Laurent Fabius n'a t-il pas fait un voyage exploratoire au Gabon ? Est ce par hasard - et je parle d’expérience, jusqu’à en prendre congé ! - que la « commission Afrique » du PS se refuse à nommer dictature une dictature et à faire une analyse politique des régimes francophones africains ?

DES ALLIANCES TRANSNATIONALES POUR LE CHANGEMENT

Alors, que faire ? Quoi d’autre que de combattre ces forces de l'ombre et de passer des alliances, définition même du politique. Partant des recherches novatrices de Marc Augé, anthropologue des alladian ivoiriens, j'ai proposé une « politologie des mondes contemporains » qui replace les enjeux nationaux ou de relations internationales dans un aller et retour constant entre l'ici et le là bas, entre l'Afrique et l’Europe, la Côte d'Ivoire et la France pour l'exemple.

Oui, il y a des internationalistes et des démocrates français opposés aux réseaux Foccard et à un retour impérial dans la terreur et les massacres, au Sud du Sahara, - comme en avril 2011 à Abidjan, mais aussi dans les 47 interventions armées françaises depuis 1960, sous des prétextes divers et variés !

Non, François Hollande ne sera pas seul à décider : lui aussi, dans la perspective des législatives, doit passer des alliances et prendre des engagements : avec la gauche du PS comme Benoît Hamon. Avec le Front de gauche et Jean-Luc Melenchon, qui ont soutenu la résistance ivoirienne, appelé à la libération des déportés politiques des geôles nordistes et à la dissolution des milices tribales FRCI, condamné l'intervention de la Licorne et de l'ONUCI et l'arrestation par les Forces spéciales françaises du président Laurent Gbagbo.

Et tout cela, après un an, va sortir dans les grands médias français, et devant l'opinion publique africaine : cette vérité politique que l'on nous a trop caché va être révélée - maintenant que les dossiers vont être découverts par le nouveau pouvoir et que l'ancien président ne sera plus là pour travestir les réalités de la guerre franco-ivoirienne.

Quant au pouvoir ivoirien, ce n'est pas par hasard si son éminent représentant nomadise entre hôpital et résidence, entre Mougins et Paris, entre XVIème arrondissement et Élysée. Cette fébrilité n'indique pas seulement une panique certaine devant l’alternance à Paris, ne signifie pas seulement que sa sécurité est plus assurée dans la capitale française que parmi ses compatriotes abidjannais, ni que ses affinités sont plus occidentales qu’africaines.

Car on peut caractériser la relation sarko-outtariste comme un pouvoir hybride, transcontinental, un pouvoir double. Non pas « en double », comme aiment le dire les africains se référant à la sorcellerie (quoique à décrypter les massacres d'avril, on se demande de quel exorcisme relèvent leurs auteurs - faute de justice), mais duel, caractérisé par « l'assimilation réciproque des élites », pour repolitiser une formule politologique à succès.

C'est une des premières choses que la gauche doit faire cesser : un général français à la présidence ivoirienne, un Serey Eiffel grand maître de la coopération, une force Licorne en pleine régression coloniale. Tout cela est aussi dangereux qu'anachronique et devra s’arrêter au plus vite.

Au delà, les démocrates africains et occidentaux demanderont des comptes au pouvoir socialiste pour que soient retirés au plus vite les corps expéditionnaires franco-onusiens, que soient jugés les crimes de guerre de quelque bord ou nationalité qu'en soient leurs auteurs.

Que les élections ne soient plus sous tutelle et la « continuation de la guerre par d'autres moyens » - et que des négociations s'engagent sérieusement avec l'opposition, le retour de Laurent Gbagbo et des formes d'union nationale que les intéressés définiront eux mêmes. Que les fauteurs de guerre, comme l'actuel responsable du Burkina, soient arrêtés dans leur déstabilisation de l'Afrique de l'Ouest - si son propre peuple ne se charge pas de l'alternance à Ouagadougou.

En Mai 1981, nous nous souvenons que François Mitterrand n'avait qu'un mot à dire pour encourager les oppositions démocratiques et que tombent les partis uniques et les dictatures africaines : il ne l'a pas dit, et tout a continué.

En Mai 2012, François Hollande n'a qu'un mot à dire, et il n'est pas sûr qu'il le dise. Et ce n'est pas grave : c'est nous tous qui le dirons, au nom des révolutions africaines encore à venir.

 

Michel Galy

 

Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

 

Source: Le blog de Delugio

mardi, 08 mai 2012

LE SCANDALE DE LA DERNIERE VISITE DE OUATTARA A SON PARRAIN LIVRE SES SECRETS


ALASSANE OUATTARA A PARIS.jpg


Il faut bien le savoir, au cours de la campagne présidentielle française, les recettes mensuelles du Trésor ivoirien ont atterri en totalité à la Présidence ivoirienne. Tandis que les caisses étaient vidées en Côte d'Ivoire, Dramane et sa « photocopie » ont partagé cette cagnotte en trois parties. Une pour le Clan Ouattara comme d’habitude, une pour Sarkozy et une pour les socialistes. C’est pour éviter toute fuite que la gestion très opaque des fonds a été confié à son petit-frère BIRAHIMA Téné Ouattara alias « photocopie ».

Autant le clan Sarkozy a accepté l’argent sale de Ouattara, autant le camp Hollande a catégoriquement rejeté et les émissaires de Dramane et leurs propositions alléchantes de financement occulte. Les socialistes ont opposé une fin de non-recevoir, refusant toute compromission avec le pouvoir d’Abidjan. A deux reprises, ils ont dit niet à Ouattara et à ses envoyés.

Les larmes de Dramane Ouattara, qui était accueilli sur le perron de l’Elysée par un "has been" et un pouvoir moribond, s’expliquent à partir de là par deux raisons essentielles. Face à la tentative avortée de corruption du nouveau pouvoir français Dramane a demandé à son parrain, qui faisait ses valises pour la prison, de lui assurer au moins deux choses auprès des socialistes :

1- le maintien de la force Licorne pour assurer sa garde rapprochée,

2- le succès du PPTE sur lequel Sarko n’avait pu réussir aucune anticipation.

Sarko a promis de faire au mieux et d’en tenir compte dans la transmission des dossiers dits sensibles, sans rien garantir en retour. 

Il a, en revanche, sommé son filleul de relâcher toutes les formes de pression autour de l’opposition en Côte d’Ivoire et, très clairement, autour des proches de Laurent GBAGBO car cette exigence du parti socialiste au pouvoir ne serait pas négociable. Sarko a également avoué son impuissance à protéger les chefs de guerre, notamment Soro et Chérif Ousmane, qui ne pourront désormais plus éviter la CPI.

 

Mélanie Debrest

 

Source: COTE D’IVOIRE LA VRAIE

COTE D'IVOIRE - FRANCE: OUATTARA DEMANDE UNE DERNIERE FAVEUR A SARKOZY

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Le président ivoirien Alassane Ouattara, qui a quitté la Côte d'Ivoire depuis le 29 avril dernier, a été reçu ce lundi par son ami Nicolas Sarkozy au palais de l'Elysée en fin de matinée au lendemain de la défaite de ce dernier à l’élection présidentielle en France. La rédaction de KOACI.COM à Paris apprend d'un proche d'Henri Gaino, conseiller spécial du bientôt ex président français, rencontré ce lundi après midi non loin du quartier de la rue du Faubourg St Honoré, que le numéro 1 ivoirien serait venu entre autre pour demander une dernière faveur à son témoin de mariage Neuillyois. Cette dernière serait de s'assurer que l'ex croche patte de Jacques Chirac en 2002 glisse un mot sur les accords de défense à François Hollande lors de la passation de charge prévue pour se dérouler le 16 mai prochain. Notre source nous assurera avec conviction l'inquiétude du président ivoirien sur la sécurité de son régime assuré sur le sol ivoirien, faute d'armée et de forces de l'ordre opérationnelles, par l'armée française sous couvert d'un accord unilatéral et non débattu à l'assemblée nationale française, conclu avec Nicolas Sarkozy au lendemain de l'arrivée d'Alassane Ouattara au pouvoir à Abidjan.

Nous tenterons de savoir si notre interlocuteur aurait des informations sur la question qui taraude l'opinion ivoirienne, la santé d'Alassane Ouattara. Ce dernier, au fait des affaires franco ivoiriennes, ne souhaitera s'exprimer sur le sujet en marquant néanmoins un léger sourire à l'abord du sujet qui nous laissera pas indifférent.

Rappelons qu'à ce jour, officiellement, comme le rappelait l'équipe de KOACI à Abidjan ce lundi (voir article), hormis lors du sommet des chefs d'Etat de la CEDEAO à Dakar le 3 mai dernier, aucune information officielle n'a été transmise par le service de presse de la présidence au sujet de cette absence "privée" du président ivoirien hors du territoire du pays qu'il préside.



Mahoudi Innocent

 

Source: KOACI.COM

lundi, 07 mai 2012

PRESIDENTIELLES FRANÇAISES: COMMENT LES IVOIRIENS ONT ACCUEILLI LA VICTOIRE DE HOLLANDE

 

LES JEUNES PATRIOTES.gif

La France a un nouveau président. Son nom, c’est François Hollande. Candidat socialiste contre Nicolas Sarkozy, le 6 Mai 2012. La droite française a été littéralement laminée par la gauche socialiste. Tous les candidats, après le premier tour, ont formé le "Tous Sauf Sarkozy" (TSS).

Pour ceux qui ne voulaient pas donner de consignes claires à l’instar de Bayrou ou de Marine Lepen, ils n’ont pas  hésité à marquer publiquement leur dégoût pour le président sortant Nicolas Sarkozy. A Abidjan, les commentaires allaient bon train. Et les pronostics aussi. Les proches de Laurent Gbagbo étaient convaincus de la victoire de Hollande tandis les militants du RHDP dans leur large majorité souhaitaient la victoire de Nicolas Sarkozy. Mais, les français ont fait leur choix. Choix du cœur ou choix de la raison ? Peu importe.

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Les abidjanais et surtout les pro-Gbagbo, à l’annonce des résultats n’ont pas boudé leur plaisir. En dépit des menaces des FRCI de Ouattara, le quartier de Yopougon, connu pour son attachement à Laurent Gbagbo, a laissé éclater sa joie comme dans un stade de football. Lorsqu’un but est inscrit dans les derniers instants du match. Les débits de boisson et autres espaces de joie sont pris d’assaut. Les moins courageux essaient de manifester leur joie, discrètement, à la maison. « Ça fête à Abidjan... Je reviens de Bingerville. Je ne consomme plus d'alcool mais je vais manger deux testicules de mouton chez Mado, pour fêter celui qui a été chassé comme une vermine aux senteurs pestilentielles », nous a confié un proche de Laurent Gbagbo, joint au téléphone à l’annonce des résultats.

Mais dans certains quartiers, à l’instar d’Abobo où  parler de Laurent Gbagbo est un crime de lèse-majesté, l’on peut sans grande difficulté entendre les mouches voler. Un calme plat règne sur le quartier. Aucune manifestation de joie n’est visible. Pis, les quelques noctambules qui se trouvaient dans les espaces de joie regagnent leur domicile. L’atmosphère est lourde. Abidjan est dans la joie d’un côté. Et dans l’autre camp, c’est le découragement, la désolation totale. La défaite de Sarkozy fait trembler déjà les occupants du palais présidentiel du Plateau.

 

ouatarabendjibril@abidjandirect.net


Source: ABIDJAN DIRECT.NET

COTE D'IVOIRE: VICTOIRE DE HOLLANDE, FETE A ABIDJAN

HOLLANDE ET SARKOZY - AFFICHES DE CAMPAGNE.jpg

Personnellement, nous ne célébrons pas la victoire de François Hollande mais la défaite de Nicolas Sarkozy. Nuance! Ne plus voir l'arrogance et l'ego surdimensionné de cet homme, qui entre petitement dans l'Histoire, dans laquelle il a taxé l'Afrique de ne pas être entrée, c'est juste cela. Ses déboires ne font d'ailleurs que commencer. Ne nous méprenons donc pas. La lutte continue! Fernand Dindé.


La victoire de François Hollande, ici sur un panneau de campagne au consulat de France, ce 6 mai 2012, ravive ce dimanche soir, les espoirs des supporters de l'ancien président Laurent Gbagbo.



Alors que nous sommes toujours sans nouvelles du président Ouattara que l'on annonce toujours en France après son crochet de Dakar, à Abidjan ce dimanche soir, la joie est au rendez-vous; la raison, la victoire du candidat du Parti Socialiste à l’élection présidentielle en France. 

Du Plateau à Yopougon en passant par Port-Bouët et Abobo, gardiens, femmes, jeunes dans les maquis, on fête la victoire de François Hollande en huant le cauchemar d'un bon nombre d'ivoirien, Nicolas Sarkozy, faiseur de roi du pays. 

A 18h GMT, au moment de l'annonce de la victoire de François Hollande, les cris de joie se faisaient entendre à travers les quartiers, des femmes en pagne dansant comme s'il s'agissait d'un grand jour et aussi de leur victoire. "C'est la délivrance pour nous, la prophétie a parlé, Sarkozy est moisi, ADO a chaud!", scande Marie-Louise, une jeune ivoirienne rencontrée place Ficgayo à Yopougon, au moment de l'annonce du résultat de la présidentielle.

Un peu plus loin, dans un maquis de la place, un groupe de jeunes gens se lancent dans une nouvelle danse et entame des chants. "Sarko, c'est maïs!", "Hun Hun, Ado à chaud!", fusent et se mixent avec les zouglous et autres musiques DJ qui font trembler les baffles du maquis. "Vous savez, nous avons subi Sarkozy, aujourd'hui, on est heureux car on espère aussi un changement au niveau des relations entre la France et la Côte d'Ivoire", explique Kader, boisson gazeuse à la main, non loin d'un vendeur de garba du quartier Maroc de Yopougon; à ses côtés Joane ajoute: "Je ne pense pas que ça changera grand-chose mais pour nous autres, c'est la défaite de Sarko que l'on souhaitait, il a mis le pays dans la galère, son ami (Ouattara, Ndlr) est empêtré dans une situation qui lui échappe totalement et le pays va à la dérive; tout cette méchanceté pour ce résultat?" . "Au moins son ami ne sera plus là pour nous emmerder, moi je vais fêter ça toute la nuit", crient quasi en simultané Moustapha et Serge, aussi en joie qu'éméchés et l'un des deux terminera sur ces propos: "Nous, on a rien contre les français, c'est la peau de Sarkozy qu'on voulait et les français nous ont aidé, on les remercie, ils sont forts quand même, il faut l'avouer!".

A Port-Bouët, non loin du quartier de l’abattoir, c'est Mamadou qui main sur la tête apparait complétement abattu. "Moi, c'est Sarko; c'est lui qui nous a permis de chasser Gbagbo, je suis déçu", nous livre le jeune homme alors que ces amis, sans nul doute d'une autre tendance, commençaient à le chahuter.

Dans la communauté française rencontrée, même si à Abidjan on vote Sarkozy, on pouvait lire un sourire sur la bouche de Frédéric, un entrepreneur installé en Côte d'Ivoire qui, interpellé au feu d'un carrefour, acceptera de nous répondre. "C'est pour ma part un grand jour pour la France et la démocratie, un exemple de sérieux", indique le français de type européen qui ajoutera: "Je comprends que les Ivoiriens du sud ici déteste Sarkozy, j'espère seulement que ce soir ils comprendront enfin que français n'était par forcément égal à Sarkosy; la France, c'est un grand pays où les copinages politiques sont aussi mal pris par la population qui sanctionne quand elle s'exprime".

François Hollande devient, ce dimanche soir, le septième président de la cinquième République française et de fait, le nouveau chef suprême des armées. 

La Côte d'Ivoire, sous protection militaire française avec la force Licorne, seule garantie sécuritaire à ce jour du régime d'Alassane Ouattara, voit donc un nouveau patron débarquer, prenant ainsi la place de l'ami intime d'un président qu'il aura installé suite à l’ordre d'intervention militaire de l'armée française, en avril 2011.


Amy


Source: KOACI.COM

dimanche, 06 mai 2012

LE BILAN ECONOMIQUE ET FINANCIER DE OUATTARA EST DECEVANT (LIDER)

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Promesses, désillusions et perspectives - Séminaire-bilan d’un an de gouvernance Ouattara

 
Abidjan, le mardi 1er mai 2012
 

Promesse: «Nous poursuivrons l’assainissement de la gestion de nos finances publiques pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE qui permettra d’alléger le fardeau de la dette extérieure (6 300 milliards de FCFA) devenue insupportable avec un service de plus 400 milliards de FCFA par an.»

Réalité:
 
La dette extérieure de la Côte d’Ivoire se situe aujourd’hui entre 7000 et 8000 milliards FCFA. Le service de la dette publique coûterait à l’Etat ivoirien 500 milliards de francs CFA par an. L'initiative PPTE ne va pas sauver la Côte d’Ivoire. Car près de la moitié de l’allégement a été déjà reçu sous forme de rééchelonnements et d’opérations d’apurement d’arriérés soit 1.5 milliards dollars US. Le Président endette les Ivoiriens et compromet l’avenir des futures générations sans consulter le peuple. Lui seul sait combien cela coûtera aux générations futures.

Promesse: Le gouvernement sera constitué «hommes et de femmes ayant un sens élevé de l’intérêt général, selon des critères de compétence, de mérite et de probité.»
 
Réalité:
 
Les mauvaises pratiques constatées sous les régimes précédents persistent : le Ministre de la Salubrité Urbaine de Ouattara, a de façon irrégulière tenté d’octroyer un marché de gestion d’ordures ménagères, à la societé Satarem-Greensol – dirigée par le frère d’un de ses collègues du gouvernement. Alors que la Société Abidjanaise de Salubrité (SAS) détenue à 65% par la société belge Sirio Technologie et 35% par l’Etat, avait été créée pour régler ce problème chronique d’insalubrité de la ville d’Abidjan. Cet appel d’offres a été annulé par l’Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics mais le Ministre a été maintenu au gouvernement.

Promesse: «Nous gérerons (…) tous les (…) secteurs de notre économie, dans la transparence et avec rigueur.»
 
Réalité:
 
Népotisme, favoritisme et collusion au sommet de l’Etat sont devenus la règle. Un ministre du gouvernement Ouattara, en charge de l’éducation nationale, a décidé que l’inscription à raison de 6 000 FCFA des 5 millions d’élèves du primaire et du secondaire se fera désormais électroniquement. Ce mode opératoire qui gèrera potentiellement 30 milliards est confié de gré à gré à CELPAID, une société dont l’actionnaire unique est l’actuel ministre de la Construction.

Promesse: «Nous sommes un parti libéral.»
 
Réalité:
 
«Si la France s’en va, la Côte d’Ivoire n’a plus d’économie, mais Paris risque aussi de perdre 1.200 entreprises» Patrick Lucas, Président Medef International (patronat français). L’an 1 de M. Ouattara aura donc été consacré à la préservation des monopoles français en Côte d’Ivoire.
 
• Le 25 janvier 2012, signature d’un nouvel accord de défense, visiblement, pour protéger les intérêts français car c’était l’objectif de celui signé en 1961. Il garantirait par exemple un monopole sur les équipements militaires.
 
• Depuis quelques années, la France perdait du terrain. Elle ne contribuait plus qu’à environ 20% du PIB ivoirien et à 30% des recettes fiscales.
 
• Entre 2004 et 2010, malgré la baisse des intérêts français, la croissance économique est restée entre 1,2 et 3%.
 
• 27 janvier 2012: Le Président en visite d’Etat annonce aux français qu’il va privatiser les banques publiques et leur demande de faire leurs offres en premier.
 
• 14 février 2012: 3 nouveaux champs pétroliers à TOTAL.
 
Promesse: «Le réseau routier est en train de mourir. Si rien n’est fait dans les 2 à 3 ans qui viennent, il ne s’agira plus de dépenser des dizaines de milliards de FCFA pour le renforcer mais des centaines de milliards de FCFA pour le reconstruire».
 
Réalité:
 
En réalité le financement de la plupart des projets de colmatage de la voirie et d’extension de réseau routier avait été bouclé depuis 2009 avec les bailleurs de fonds. La fin de la crise permet de facto leurs exécutions (cf Interview du DG de l’AGEROUTE au magazine Tycoon N°14 – Dossier: Où va la route ivoirienne?). Aucune gloire n’est à attribuer au gouvernement actuel. Pour l’heure, les Ivoiriens attendent toujours de voir la réalisation des promesses faites sur la réfection de la côtière.

Promesse: «Nous poursuivrons l’extension et la modernisation des ports d’Abidjan et de San-Pedro».
 
Réalité:
 
Rien n’a été fait dans ce sens au contraire: Le trafic de marchandises au PAA a chuté de 26% en 2011, en raison de l’embargo sur la destination Abidjan et de l`interdiction de la vente du cacao, premier produit d`exportation de la Côte d`Ivoire décrété par Alassane Ouattara appuyé, par l’Union Européenne et la CEDEAO. Un trafic global de 16,6millions de tonnes en 2011 contre 22,5millions de tonnes en 2010 au PAA. Les taxes portuaires sont très élevées. Le PAA est le plus cher de la sous-région. 5 fois plus cher que le port de Tema au Ghana – 4 fois plus cher que le port de Lomé au Togo.

Promesse: «Nous prendrons des mesures pour favoriser le développement des transports par bus de grande capacité et par train ou tramway face à l’asphyxie des grandes voies d’Abidjan… ».
 
Réalité:
 
• Le transport rapporte plus de 300 milliards à l’Etat mais n’est toujours pas organisé.
 
• Les bus d’occasion RENAULT ont refait surface plutôt que les nouveaux bus indiens (TATA) ou iraniens dont les usines de montage ont été installées à Abidjan.
 
• 5 août 2011, un bus de la SOTRA s’est renversé dans la lagune avec ses occupants, faisant plus d’une cinquantaine de morts.
 
• En mars 2012, le gouvernement a tenté d’activé un crédit bail de 50milliards avec la SIB pour le renouvellement des engins mais les conditionnalités n’ont pas permis à la majorité des transporteurs d’en bénéficier.

Promesse: «Nous pouvons viser un taux de croissance réel de 6% par an en moyenne, un peu moins en début de mandat, plus vers la fin».
 
Réalité:
 
Tous les indicateurs sont quasiment tous en berne: Taux de croissance en 2011 est de – 5,1% alors que le taux d’accroissement naturel avoisine les 2,5%. Pour la première fois le PAA en baisse de 26%. L’agriculture vivrière a connu un léger recul par rapport à 2010 passant de 3,3% à 3% en 2011. L’extraction minière et pétrolière a connu également une baisse de 14,8% par rapport à 2010. C’est le cas du gaz naturel avec une baisse de 2,2%. Le secteur secondaire et le secteur tertiaire ont respectivement reculé de 7,5% et 13,3%.

Promesse: «La défense des intérêts des producteurs sera notre première priorité. L’État définira une organisation collectivement efficace, « protégeant les petits » tout en traitant loyalement les autres.»
 
Réalité:
 
Le prix minimum d’achat n’est toujours pas garantit. Le plan de sauvetage n’est pas à l’ordre du jour. Les paysans attendent toujours la restructuration du secteur.

Promesse: «Pour faciliter la vie des contribuables, le système d’imposition sera simplifié : réduction du nombre d’impôts, généralisation du prélèvement à la source…».
 
Réalité:
 
Dans les faits, la réalité est tout autre: le Président Alassane Ouattara a institué 8 nouvelles taxes en vue d’atteindre l’objectif budgétaire de 1 060 milliards FCFA pour 2012. Les charges patronales et sociales se sont accrues dans le secteur privé et dans le secteur public. Elles passent à 12% cette année puis 14% l’an prochain.
 
Les fonctionnaires n’ont pas du tout été vernis. Leurs cotisations sont majorées de 18 à 25%. Même les chauffeurs de taxis ont vu leurs patentes passées de 125 000 FCFA à 145 000 FCFA/semestre. Soit une augmentation de 20 000 FCFA tous les 6 mois.

Promesse: «Il s’agira d’inciter les banques modernes à faire plus et moins cher».
 
Réalité:
 
Le Président de l’APBEF lui a répondu en ces termes: Nous avons des problèmes liés à la suspension des compensations de la période allant du 25 janvier 2011 à la fermeture provisoire des banques ; Il faut améliorer l’environnement des affaires, la sécurité des biens et des personnes; La requalification par les autorités des créances en souffrance nées de la crise ; La réforme du ratio de transformation ; La réforme de la fiscalité du crédit-bail et la réforme du cadastre. Conclusion: On est toujours au point mort aucune avancée.

Promesse: «Ce n’est pas 20 ou 30 milliards de FCFA qu’il faut injecter en microcrédit, mais 200 à 300 milliards de FCFA…».
 
Réalité:
 
75 structures de microfinance retirées de la liste; Le Président, pendant sa visite d’Etat dans l’Ouest, a dit que son épouse allait monter des structures de micro-crédit pour les femmes. Nous dénonçons ce fait car ce n’est pas son rôle mais celui du MEF; Sous la pression des bailleurs de fonds, les institutions de microfinance ont cherché à assainir leur gestion et leur mode de fonctionnement plutôt que de favoriser la réduction de la pauvreté; Le soutien du gouvernement n’est toujours pas probant.


CONCLUSION BILAN ECONOMIQUE ET FINANCIER
 
Le bilan économique et financier du président Alassane Ouattara, un an après sa prise de pouvoir, est décevant. Tous les secteurs de l’économie ivoirienne sont sous tension. De l’employeur à l’employé, tout le monde grogne parce que la «Solution» a des problèmes.
 
 
 
LIDER (Liberté et démocratie pour la République)

CHARLES ONANA: «LA PLACE DE COMPAORE EST AVEC CHARLES TAYLOR A LA CPI»

 

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Le journaliste d’investigation franco-camerounais, auteur de ce qui est en passe d’être un best-seller «Côte d’Ivoire, le coup d’Etat», Charles Onana, continue d’expliquer à travers les grandes capitales européennes et africaines, les  motivations réelles de l’acharnement de la France et ses «suppôts» africains contre le président Gbagbo. Et qui a conduit à une longue crise de dix ans, s’étant achevé avec l’arrestation de ce dernier. C’est devant de nombreux Ivoiriens et africains de Bruxelles que le journaliste d’investigation a fait des révélations. Selon lui, le président Laurent Gbagbo a été un vrai héros qui avait en face de lui une pléiade d’ennemis masqués et/ou à visages découvert. «Le président Gbagbo a été héroïque. Je ne sais pas comment il a pu tenir face à ce qui lui est arrivé pendant toutes ces années. Je mettrais au défi les dirigeants africains actuels de vivre le quart de ce que le président Gbagbo a vécu. Je crois que la plupart auraient vendu l’intégralité de leurs pays», a fait savoir le journaliste. Il va falloir que les Africains assument leurs responsabilités, interpelle-t-il, tout en prédisant que «tous ceux qui ont laissé faire ce qui est arrivé en Côte d'Ivoire vont le payer cher, parce qu'on a légalisé les rébellions». 

Expliquant l’acharnement des pouvoirs français contre le président Laurent Gbagbo, Onana dira qu’ils l’ont considéré comme quelqu’un qui n’était pas digne d’être président de la République de Côte d’Ivoire, puisqu’il échappait vraisemblablement au contrôle des différents réseaux français  «Contrairement à ses prédécesseurs, le président Gbagbo n'a jamais remis la liste de ses ministres pour appréciation ou validation à l'Elysée ou au Quai d'Orsay. Gbagbo n'est pas arrivé au pouvoir grâce aux réseaux français. Il ne pouvait donc pas être validé parce qu'il échappait à leur contrôle. Ils ont considéré Gbagbo comme indigne de gouverner la Côte d'Ivoire», explique le conférencier. 

Sur les agissements du président Blaise Compaoré dans la crise ivoirienne, le journaliste franco-camerounais n’est guère surpris. Puisque selon lui, malgré la signature de l’accord de Ouaga sous son auspice, Blaise Compaoré avait un agenda secret qui n’était autre que de faire tomber Gbagbo. «Blaise Compaoré a fait semblant d’être partisan de la paix, alors qu’il était un farouche opposant, déterminé à faire renverser le président Laurent Gbagbo», explique-t-il. Sur les relations de ce dernier avec l’ex-président libérien, Charles Taylor, le conférencier le dit tout net : «Blaise Compaoré devrait être à la CPI avec Charles Taylor». «Blaise Compaoré a travaillé avec M. Taylor. Il a participé à une série de choses plus ou moins litigieuses, douteuses, en matière de (trafic) diamants, de transport d’armes et de minutions. Et qui ont servi dans les guerres en Sierra-Leone et au Libéria. Je ne comprends pas pourquoi ce monsieur Blaise – Compaoré, ndlr – n’est pas aux côtés de Charles Taylor à la Cpi», détaille Charles Onana. 

Parvenu au pouvoir depuis le 11 avril 2011, fait savoir Charles Onana, Alassane Ouattara est devenu le fossoyeur de l’héritage d’Houphouët-Boigny dont il se réclame curieusement. Il met à nu l’incapacité de Ouattara à diriger la Côte d’Ivoire et pense que la France a déjà envisagé que Soro remplace Ouattara. C’est pourquoi, explique-t-il, avec le soutien et la caution de Paris, Soro a occupé la Primature, puis aujourd’hui la présidence de l’Assemblée nationale et la France a aussi pu faire éviter son transfèrement à la Cpi. 


Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

samedi, 05 mai 2012

SELON LA LETTRE DU CONTINENT - OUATTARA FAIT EXPLOSER LE BUDGET DE SOUVERAINETE

 

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Pour à peine une centaine de milliards de budget de souveraineté du Président Laurent Gbagbo, qui servait d'ailleurs en grande partie comme la plus grosse caisse sociale d'Afrique de l'Ouest (tous venaient le solliciter, y compris ses adversaires), la presse pro-Bédié et pro-Ouattara d'alors lui avait tiré dessus à boulets rouges, l'avait présenté en permanence comme un pilleur de ressources nationales et ne s'est pas embarrassée de le traiter de tous les noms d'oiseaux. Aujourd'hui que Ouattara, leur champion, a triplé voire quadruplé ce budget sans aucune raison objective, tous ces sous-fiffres sont curieusement devenus aphones. Mauvaise foi quand tu nous tiens. Appréciez! Fernand Dindé.

 

Alors que les Ivoiriens ploient sous le poids de la vie chère et de la destruction d’emplois – comme les discours du 1er mai ont pu le montrer –, l’actuel maître d’Abidjan, Alassane Ouattara, ne se refuse rien. Si l’on en croit La Lettre du Continent, il s’octroie un budget de souveraineté de 300 milliards, et «offre» la même chose à son épouse Dominique. «Alors qu'il avoisinait 100 milliards F CFA sous Laurent Gbagbo, le fonds de souveraineté de la présidence ivoirienne atteint désormais plus de 300 milliards F CFA (457 millions €). C’est Téné Birahima Ouattara, alias "IBO", frère cadet d'Alassane Ouattara, qui gère cette cagnotte. Celui-ci cumule la fonction de directeur financier et de ministre chargé des Affaires présidentielles. Le cabinet autonome de la première dame, Dominique Ouattara fonctionne à partir du même fonds de souveraineté», écrit le périodique parisien, généralement informé par des milieux françafricains qui ont, on le sait, pignon sur rue à la présidence ivoirienne.

L’on se souvient qu’Alassane Ouattara et son parti n’avaient eu de cesse de critiquer le budget de souveraineté du président Laurent Gbagbo, qui gérait un pays déchiré par un conflit et faisant face à une multitude d’imprévus. Un budget qui était passé d’une trentaine de milliards avant le conflit à 76 milliards de FCFA en 2009, selon des données rendues publiques à l’époque par un député membre de la Commission des Affaires économiques et financières, Ibrahim Sanogo. Ouattara a donc multiplié par quatre le fameux budget de souveraineté. Et octroie à son épouse une somme complètement affolante pour ses mondanités et bonnes œuvres auxquelles participent de manière rémunérée des vedettes hexagonales sur le retour comme l’acteur Alain Delon.
 
 
Philippe Brou


VENU EN FRANCE POUR DES RAISONS DE SANTE - VOICI L'HOPITAL OU A SEJOURNE OUATTARA

 

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Alassane Ouattara, actuel numéro un ivoirien, est-il brutalement allé en France alors que les cérémonies de la fête du Travail devaient se tenir parce qu’il voulait fuir les travailleurs ? Ou alors parce qu’il voulait apporter son soutien à son «ami de vingt ans» Nicolas Sarkozy en mauvaise posture face à son rival François Hollande ? Peut-être. Mais une chose est sûre : s’il s’est rendu en France il y a quelques jours, c’est essentiellement pour des raisons de santé. Selon nos sources, Alassane Ouattara est venu en France contre l’avis de ses amis de l’équipe de Nicolas Sarkozy.

Visiblement, ils ne souhaitaient pas qu’un soutien trop voyant puisse susciter interprétations et commentaires, alors même que les révélations du journal en ligne Mediapart sur le financement de la campagne de 2007 du président sortant par le Guide libyen Muammar Kadhafi produisent un buzz ravageur. Malgré ce feu «orange» de ses parrains français, Ouattara est venu parce qu’il lui fallait absolument rencontrer ses médecins. De nombreux indices indiquent ainsi qu’il a séjourné à l’hôtel américain de Neuilly pour des soins cardiaques. 

En tout cas, sur la place parisienne, le tabou médiatique sur l’état de santé d’Alassane Ouattara et sur les conséquences politiques de sa «fragilité» pourrait bientôt être déverrouillé. Déjà, sur les réseaux sociaux, des journalistes de la presse française commencent à évoquer la question de la façon la plus directe. Alassane Ouattara est-il malade ? De quoi souffre-t-il ? Ce dont il souffre a-t-il des conséquences sur son exercice du pouvoir et sur les stratégies de positionnement de ses héritiers putatifs ? Ce débat ne saurait être longtemps évité.

 
Benjamin Silué