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dimanche, 29 décembre 2013

NATHALIE YAMB: LE BILAN DE OUATTARA? BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN


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Participant au Grand débat du quotidien Nord-Sud, Nathalie Yamb, Conseillère exécutive du Président de LIDER, donne le point de vue de son parti sur le bilan de gouvernance Ouattara.

 

Nathalie Yamb: Les trois ans de M. Ouattara à la tête de l’Etat sont à l’image de ce à quoi l’on pouvait s’attendre au vu de sa gestion du pays dans les années 90 : corruption, répression, tensions sociales, malaise des populations. Ayant refusé de déclarer son patrimoine dès son accession au pouvoir comme le requiert pourtant la Constitution , M. Ouattara a lui-même donné le coup d’envoi au regain de corruption qui a causé la dégringolade de 6 places de la Côte d’Ivoire dans le classement mondial de référence en la matière. La passation de marchés de gré à gré à la famille et aux amis du Dr Ouattara et des caciques du régime a atteint des sommets jamais vus auparavant dans le pays. La Rti , pour laquelle nous payons tous une redevance, demeure plus que jamais prise en otage par le président de la République et son clan. Le coût de la vie a explosé, les populations sont devenues encore plus pauvres. L’impunité est célébrée, les bourreaux encouragés. Les enquêtes se suivent et n’aboutissent nulle part. La commission nationale d’enquête a rendu ses conclusions indexant les 2 camps dans les violences postélectorales. Résultat : rien. La surfacturation de plus de 130 milliards de fcfa des travaux de réfection des universités ? Rien. La bousculade mortelle du 1er janvier 2013, dont les responsabilités remontaient jusqu’au sommet de l’Etat ? Rien. Le massacre de Nahibly commis par les Dozos et des jeunes pro-Ouattara ? Rien.

Nous avons rarement observé un régime aussi réfractaire à la démocratie. Les opposants, sans statut légal, sont spoliés, brimés, jetés en prison, libérés sans procès selon les desideratas du prince, entérinant ainsi le constat d’une justice aux ordres, instrument de vengeance et de revanche. Nous terminons l’année 2013 avec des dizaines de milliers de personnes maintenues en exil dans des camps à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières, preuve désolante de l’échec de la réconciliation dont M. Ouattara sait si bien parler quand les caméras de télévision sont braquées vers lui, mais sans jamais avoir réellement envisagé de poser les actes nécessaires à sa réalisation.

Le président focalise tout son mandat autour de la réalisation de quelques infrastructures, prévues de longue date et mises en veilleuse du fait de la rébellion qui l’a porté au pouvoir au bout d’une décennie de crise. C’est bien, mais à quoi sert-il de construire des ponts et des routes à péage, si l’on n’améliore pas l’environnement des affaires pour permettre aux usagers de payer les frais liés à l’utilisation desdites infrastructures ?

En 1599, William Shakespeare a écrit une pièce intitulée : «Much Ado about nothing», ce qui signifie littéralement «Beaucoup de bruit pour rien». Je trouve que cela est très représentatif du bilan d’Alassane Dramane Ouattara.

 

Source: LIDER-CI.ORG

DU COURAGE POUR L'EMERGENCE A L'HORIZON 2020!

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La Côte d’Ivoire, 3ème pays le plus dangereux au monde après le Honduras et le Salvador


L’information a été livrée hie, par la radio française, RFI. La Côte d’Ivoire est classée 3ème des pays les plus violents et dangereux au monde après le Honduras et le Salvador. Ce classement émane des journaux vénézuéliens et de RFI. Le Venezuela est, quant à lui, au cinquième rang mondial des pays les plus dangereux «juste derrière le Honduras, le Salvador, la Côte d’Ivoire et la Jamaïque». Pour l’Institute for Economics and Peace (Institut pour l’économie et la paix [Iep]), cette position de la Côte d’Ivoire en 2013 n’est pas tout à fait fausse. Selon le classement rendu public en juin dernier, la Côte d’Ivoire occupe le 151ème rang sur 162 pays. Il faut comprendre que le classement de l’Iep part du pays le plus paisible au pays le moins paisible au monde. Ainsi, à côté de la Côte d’Ivoire, il y a le Yémen (152ème), la Centrafrique (153ème) et l’Afghanistan (162ème) qui occupe la dernière place. Le peloton de tête, c’est-à-dire les pays les plus paisibles, est dominé par l’Island (1er ), le Danemark (2ème), la Nouvelle Zélande (3ème), l’Autriche (4ème) et la Suisse (5ème).

La Côte d’Ivoire, un pays dangereux ? On peut répondre par l’affirmative. Et cela au moment où les ministres de l’Intérieur et de la Défense d’Alassane Dramane Ouattara crient partout que la criminalité a été complètement réduite. Ce que démentent RFI et le classement d’Iep.

L’Iep est une organisation de recherche internationale qui se donne pour mission de faire en sorte que l’opinion publique mondiale conçoive la paix comme une mesure positive, accessible et concrète du bien-être humain et du progrès. Elle évalue, de ce fait, les conflits internationaux et nationaux actuels, les niveaux de sûreté et de sécurité dans la société, ainsi que la militarisation, au sein de 162 pays, en tenant compte de 22 indicateurs distincts. C’est, par exemple, le taux d’homicide, le niveau de militarisation, la population carcérale d’un pays donné.

 

Coulibaly Zié Oumar, in le quotidien ivoirien "Notre Voie".


Source: LE CRI D'ABIDJAN.NET

mercredi, 25 décembre 2013

PAUVRE PENDA! (1ère et 2ème PARTIES)

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PREMIERE PARTIE

Said Penda. C’est le nom du réalisateur du triste film-documentaire, pompeusement titré: «Laurent Gbagbo: despote ou anticolonialiste… le verbe et le sang».  C’est un journaliste de nationalité camerounaise, comme le sont aussi Théophile Kouamouo (Fondateur du quotidien bleu, « Le Nouveau Courrier ») ou encore Charles Onana (auteur de l’œuvre : « Côte d’Ivoire le coup d’Etat »).

Encore un camerounais qui vient se jeter à corps perdu dans la mare de la crise socio-politique en Côte d’Ivoire, nous nous sommes dit. Sauf que, contrairement à ses concitoyens, il entend prendre le contre-pied du complot occidental contre la Côte d’Ivoire et Laurent Gbagbo. Sa réalisation, comme l’indique le périodique français « La Lettre du Continent », dans sa parution N° 670 du 13 novembre 2013, est un véritable «documentaire à charge» contre Laurent Gbagbo, actuellement incarcéré à la CPI. Said Penda vient donc s’ajouter – pour ainsi dire - à la longue liste des ennemis de Laurent Gbagbo et sur laquelle figurent déjà Alassane Ouattara et ses partisans, la France néocolonialiste et ses alliés, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda… Bref, tous ceux qui, tant bien que mal, manœuvrent pour que Laurent Gbagbo passe le restant de ses jours, derrière les barreaux.

Peut-être s’agit-il pour ce réalisateur, de donner son point de vue sur l’homme, Laurent Gbagbo. C’est son droit et nous respectons ce droit. A la question : qu’est ce qui l’a poussé à s’intéresser à la vie de Laurent Gbagbo ? Said Penda répond invariablement : c’est parce que très peu de personnes connaissent en réalité Laurent Gbagbo ». Lui-même, avoue le connaitre « plus ou moins bien ». Mais dit avoir donné la parole – comme on peut le voir dans la bande annonce du film - à des personnes qui ont côtoyées ce dernier. D’ailleurs pourquoi Said Penda ne tenterait-il pas de surfer sur la popularité de Laurent Gbagbo, histoire de sortir quelque peu de l’anonymat et de se faire, au passage, un peu de sous ? C’est en tout cas - à première vue - plausible.

Jusqu’ici, rien de sérieux. Mais là où, nous nous sommes sentis interpellés, c’est quand le nommé Said Penda présente son œuvre comme « une vérité irréfutable » ; et lorsque, dans la même foulée, il s’autoproclame « crédible », sous prétexte d’avoir « travaillé presque deux décennies » à la BBC, une chaine de radio qu’il présente comme « crédible » pour s’être toujours - selon ses dires - « basée sur les faits ». Ce qui nous a poussés à nous intéresser de près à cet obscur réalisateur qui prétend détenir « la vérité » sur Laurent Gbagbo et qui, pour des besoins publicitaires, arpente en ce moment, plateaux de télé et de radios.

D’abord, sur la radio BBC et la chaine de télé Africa 24, Said Penda utilise un ton mesuré. Il se veut dans le rôle du journaliste impartial et objectif. Lorsque le journaliste Jean-Célestin Edjangué de Africa 24 lui demande son avis sur la question soulevée par le titre de son documentaire, à savoir si pour lui, Gbagbo est  un panafricaniste ou un despote, il déclare: « (…) Ce n’est pas mon rôle à moi, en tant que journaliste-investigateur de répondre à cette question. Mais cette question a été répondue par des personnes qui l’ont très bien connues (…)». Mais ensuite, une fois, sur le plateau de la radio Africa N°1, au cours de l’émission « Le grand débat » présentée par un certain Francis Laloupo, dont l’hostilité à l’égard Laurent Gbagbo, n’est plus à démontrer, Said Penda, en compagnie du journaliste-barbouze français Jean-Pau Ney, laisse tomber son masque : « Je pense que Laurent Gbagbo, c’était en réalité, un illusionniste, et un prestidigitateur. Honnêtement. Tout ce qu’on avait l’impression de voir était faux ». Puis, après avoir dépeint Laurent Gbagbo comme un faux anticolonialiste, il poursuit : « Ce que j’aimerais dire à tous les compatriotes africains, c’est qu’il faut sortir de l’anticolonialisme dogmatique». Vous avez bien lu. Il reprend ici à son compte, ce qu’il appelle l’«anticolonialisme dogmatique», ce concept boiteux, qui n’est autre que celui prôné par un certain Franklin Nyamsi. Lui aussi camerounais, idéologue et rédacteur connu des discours de l’ex-chef de la rébellion Soro Guillaume, mais aussi  et surtout défenseur indéfectible du régime d’Alassane Ouattara. Enfin, plus rien n’arrête Said Penda. Il se déchaîne. Allant jusqu’à comparer Gbagbo à Hitler, le chef nazi. Arguant que bien que ce dernier ait été très populaire, il «était quelqu’un de mauvais et de monstrueux ». Transporté, il distille son venin: « Laurent Gbagbo nous a entrainé dans son piège. (…) Tous les partisans de Laurent Gbagbo me font pitié. En réalité, les partisans de Laurent Gbagbo comptent parmi ses premières victimes. Parce que c’est à eux qu’il a menti. C’est eux qu’il a trompé».

Que penser vis-à-vis de tels propos qui, visiblement transpirent la haine contre Laurent Gbagbo ? Que dire face à ce qui s’avère être, sans conteste, une grave insulte à l’intelligence de tous ceux qui ont soutenu et  qui continuent de soutenir Laurent Gbagbo ? Mais aussi et surtout un refus d’admettre qu’entre l’époque d’Hitler et ce 21ème siècle, l’humanité a réalisé des progrès significatifs en matière de changements de mentalités et des Droits de l’Homme? Quel est finalement, le véritable mobile de cet individu, Said Penda ?

SECONDE PARTIE

Said Penda, auteur du film-documentaire, sorti en octobre dernier : « Laurent Gbagbo, despote ou anticolonialiste… le verbe et le sang », aurait pu simplement intituler son film-documentaire : « Laurent Gbagbo, le despote sanguinaire » (car c’est en réalité, ce qu’il n’a pas eu le courage de faire), que cela n’aurait étonné personne. Mais qu’en piètre réalisateur, il puisse se cacher derrière des paravents franchement contestables, pour finalement laisser tomber le masque, est tout à fait pitoyable.

Certes, nous n’allons pas le suivre dans ses agitations. Mais sans hystérie aucune, interrogeons-nous: Said Penda n’aurait-il pu pas aller jusqu’au bout de ce qu’il avance comme « faits » ou « vérité irréfutable » ? Pourquoi s’est-il volontairement et visiblement imposé des limites à ne pas franchir sur  le cas Laurent Gbagbo ?

D’entrée de jeu, Said Penda lui-même reconnait : «Laurent Gbagbo est très populaire au Cameroun (…) Pour nous journalistes africains qui avions suivis le parcours de Laurent Gbagbo dans l’opposition, il était une sorte de modèle (…) Laurent Gbagbo était pour  nous à l’époque, le genre de président que nous rêvions pour chacun de nos pays  (…) s’était pour nous un espoir énorme de voir Laurent Gbagbo arriver au pouvoir ». Alors, à quel moment Laurent Gbagbo serait-il devenu le « despote sanguinaire » que tente de nous démontrer Penda ? Allons au-delà de ses allégations. Il faut que Laurent Gbagbo soit replacé dans son véritable contexte.

L’an 2000. Laurent Gbagbo arrive au pouvoir avec un ambitieux programme de société qui dérangeait certainement certains. En 2002, en à peine deux ans d’exercice du pouvoir, il est victime d’un coup d’Etat manqué. Par pour le reste de sa présence au pouvoir, soit en 8 ans, il sera confronté à une rébellion armée qui occupe de fait et régente toute la partie nord de la Côte d’Ivoire. Volonté de l’empêcher de mettre en œuvre son ambitieux programme de société pour la Côte d’Ivoire ? Désir de mettre fin à une supposée  exclusion dont seraient victimes les ressortissants du nord? Toujours est-il qu’il fit face à une rébellion armée, dans une Côte d’Ivoire qui continue de susciter des convoitises de la part des puissances occidentales. Il affiche clairement son intransigeance à céder sans discernement à ce qui s’avère être le système « françafrique ». Un général français, Renaud de Malaussene, adjoint du général Poncet, à l’époque à la tête de la force Licorne, revèle au sujet de l’intervention française en Côte d’Ivoire en 2004, qu’il s’agissait « d’un projet politique qui visait à mettre Ouattara en place et dégommer Gbagbo », puis il ajoute: « La mouvance Gbagbo est tombée dans un piège ». 

On se demande : comment et pourquoi Gbagbo dérangeait-il, à ce qui semble, les intérêts français au point d’être dans le viseur de l’armée française ? Qui est en réalité le soutien et le véritable financier de la rébellion armée survenue en 2002 ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que la Côte d’Ivoire, n’est pas un cas isolé. Elle fait partie des victimes d’un vaste programme entrepris par les puissances occidentales dans le but de remodeler le monde en fonction de la nouvelle guerre économique mondiale, comme nous le revèle, une fois de plus les médias russes. Il consiste, pour les puissances occidentales telles que la France, de s’assurer le contrôle des ressources naturelles des pays faibles, et s’il le faut, pour ce faire, déstabiliser les régimes jugés trop récalcitrants et dont les chefs d’Etat n’ont d’autre choix que d’obtempérer au risque de se voir exposer à des rebellions. Des rebellions qui trouvent « miraculeusement » les financements nécessaires. Laurent Gbagbo, tout comme ses paires que sont Patrice Lumumba ou encore Thomas Sankara, s’est malheureusement retrouvé au centre de cette guerre à l’issue de laquelle, il a été défait militairement. Au cours de son mandat, il s’est longtemps battu contre toutes sortes de tentatives de déstabilisation de son régime et de son pays. Est-ce pour avoir lutté contre tout cela qu’il est aujourd’hui mis au banc des accusés et traité par des individus comme Said Penda, de despote ? Sans doute.

Ce qu’il ne faut surtout pas enfin négliger, c’est rôle et la puissance des médias. Les médias habilement manipulés, sont capables, en l’espace d’un instant, d’avilir l’image d’une personnalité ou d’en faire un héros. Les médias servent aujourd’hui d’armes de destruction massives aux mains de ceux qui ont les moyens les mettre en œuvre et de les manipuler à leur guise. C’est ce que certains observateurs ont appelés la « médiacratie ». C’est un pouvoir où les médias nous imposent ce qu’ils veulent et qui  ne vont pas jusqu’au bout de qu’ils nous montrent ou nous disent. La BBC, radio sous la couverture de laquelle se cache aujourd’hui Said Penda, échappe-t-elle à cette règle ? Pas du tout.

Cela, Said Penda le sait pertinemment. Et, c’est de cette arme qu’il use à travers son film documentaire à charge contre Laurent Gbagbo, au point de prendre, tous ceux qui soutiennent ce dernier, pour des idiots.

De ce qui précède, l’on comprend et l’on saisit enfin et mieux les motivations du sieur Penda. Pas besoin alors de perdre son temps à vouloir regarder ce ramassis de montages soigneusement ficelés, appelé film-documentaire, dans le seul but d’enfoncer d’avantage Laurent Gbagbo, vue sa trame viscéralement haineuse et propagandiste à souhait. Même pour Dame Fatou Bensouda, désespérément à la recherche de preuves contre  Laurent Gbagbo, il ne servirait absolument à rien. Encore moins pour la Côte d’Ivoire, en quête d’unité et de réconciliation.

Pauvre Penda, qui s’est donné tant de peine (12 mois de tournage et 108 millions) pour finalement parvenir au résultat contraire : Laurent Gbagbo demeure et demeurera le héros contemporain de la lutte contre l’asservissement de l’Afrique.


Marc Micael

FILM-DOCUMENTAIRE DU CAMEROUNAIS SAÏD PENDA: 108 MILLIONS POUR MENTIR SUR GBAGBO


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Que ne ferait-on pas pour avoir la tête de Laurent Gbagbo? Un journaliste camerounais s’est prêté au jeu de la manipulation avec film mensonger pour gagner de l’argent.


Face aux journalistes ivoiriens, samedi dernier, à la Maison de la presse d’Abidjan-Plateau, Saïd MBombo Penda, ex-journaliste à la radio britannique, BBC, et à l’agence de presse américaine, Associated Press, a révélé que son film-documentaire sur Laurent Gbagbo a coûté 108 millions de Fcfa pour sa réalisation. Cet élément de 2 x 52 minutes intitulé « Laurent Gbagbo: despote ou anticolonialiste: le verbe et le sang», a été produit par une obscure structure dénommée Sentinelles productions.

Qui est derrière cette structure? Où Saïd Penda a-t-il trouvé ces 108 millions? Pourquoi une si forte somme pour produire un film-documentaire, qui de l’avis de tous les journalistes sérieux qui l’ont visionné, relève plus d’un condensé de rumeurs que d’une enquête crédible?

Saïd Penda, lui- même, dévoile les vraies raisons de son pamphlet filmé sur Laurent Gbagbo. Il l’a dit dans une interview accordée, au quotidien Le Patriote, proche d’Alassane Dramane Ouattara: «Je ne comprends pas moi aussi pourquoi la Cpi aurait du mal à trouver des preuves concrètes de la responsabilité de Laurent Gbagbo dans ce que qui s’est passé, alors qu’un travail d’investigation d’un journaliste comme le mien a  pu trouver, preuves à l’appui, que Laurent Gbagbo a donné des ordres qui donnent froid dans le dos à des hommes pour qu’ils matent toute tentative d’opposition à son pouvoir».

L’aveu est ainsi clair. Le sieur Saïd Penda a été financé par des individus, qui pour des raisons qui leur sont propres, ne veulent pas que le Président Gbagbo soit libéré de la Cpi même si de toute évidence, il est innocent, et qu’il n’y a aucune preuve accablante contre lui.

Ce film-documentaire est donc une tentative maladroite pour influencer les juges de la Cpi afin d’obtenir la condamnation à tout prix de Laurent Gbagbo. Il vise également à ternir l’image du président Gbagbo au moment où, en Afrique comme en Europe, les Africains battent le pavé et occupent les médias pour exiger sa libération. Le journaliste camerounais Saïd MBombo Penda est donc le sofa  engagé pour le sale boulot. Pour tenter de donner du crédit à cette manipulation de l’opinion. Son statut d’ancien journaliste de la presse internationale est brandi ainsi que sa nationalité camerounaise. Nul n’ignore que le vaillant peuple camerounais figure en bonne place parmi les Africains qui soutiennent Laurent Gbagbo dans cette injustice qu’il subit.

Le pamphlet de Saïd Penda vise également à saboter l’image de Laurent Gbagbo au sein de la société camerounaise qui le soutient. Puisque pour les millions de camerounais, Gbagbo est une victime de l’impérialisme occidentale comme le fut le nationaliste camerounais Ruben Um Nyobe.

Saïd Penda a donc bénéficié de 108 millions de Fcfa pour pondre des contre-vérités sur Laurent Gbagbo. Une mission vouée à l’échec comme celle de l’obscur sociologue belge Benoît Scheuer à travers le film-documentaire «Côte d’Ivoire: poudrière identitaire», sorti en 2001. Un ramassis de faux clichés qui visait, a-t-on découvert plus tard, à justifier la rébellion armée pro-Ouattara de septembre 2002.


Didier Depry, in le quotidien ivoirien "Notre Voie" du 24 Décembre 2013.

dimanche, 22 décembre 2013

POURQUOI LES EXILES NE PEUVENT RENTRER

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Réfugiés ivoiriens au Togo. Camp d'Avépozo. Grève des femmes et des enfants


Depuis quelques temps, Alassane Ouattara multiplie les offensives visant à convaincre les exilés politiques et les réfugiés à rentrer en Côte d’ivoire. Que cache cette frénésie du régime ?

La crise postélectorale qui a vu la France et l’Onu, aidés de certains états africains, avec la complicité des autres grandes puissances occidentales, faire la guerre au peuple de Côte d’Ivoire pour installer à le tête de ce pays Alassane Ouattara le 11avril 2011 aura fait bien plus que les 3000 morts brandis par les observateurs. Des charniers continuent d’être fréquemment découverts à travers le territoire national, prouvant ainsi que ce chiffre avancé par certains observateurs est bien en deçà de la réalité. Un véritable massacre a été perpétré en Côte d’Ivoire. Et c’est ce qui a occasionné, la fuite vers des cieux plus cléments, de milliers d’Ivoiriens. Si la majeure partie de ces exilés se retrouve au Liberia et au Ghana, il en existe un grand nombre disséminés à travers le continent: Togo, Bénin, Niger, Afrique du Sud, Maroc, Algérie pour les principales autres destinations. L’occident accueille aussi un nombre assez important de cadres qui ont fui la « justice » du régime extrêmement agressif d’Abidjan. Bien sûr, il fallait s’attendre à une telle férocité de ceux qui hier encore étaient rebelles armés face au pouvoir de Laurent Gbagbo démocratiquement élu en 2000. Au grand dam d’un système impérialiste mondial qui n’a pas hésité à entretenir cette rébellion parce qu’il voyait d’un mauvais œil l’avènement à la magistrature suprême d’un Laurent Gbagbo connu pour ses prises de position nationalistes. Même s’il n’envisageait pas de façon ostentatoire couper le cordon ombilical qui liait son pays à l’ex-métropole et ses alliés, il n’en envisageait pas moins progressivement remettre en cause certains acquis traditionnels impérialistes qui paraissaient comme autant de pesanteurs au développement véritable de son pays. Du moins fallait-il, en était-il convaincu, mettre sur la table, le débat.

Des milliers de réfugiés

Résultat des courses, des milliers d’Ivoiriens partis grossir les cimetières, le nombre de prisonniers et la diaspora. Plus particulièrement à partir de l’ouest du pays, durement éprouvé par une répression dont la bestialité s’expliquait aisément, du fait de la richesse agricole de la région. Le cœur de la production de café, de cacao, de bois, d’hévéa et autres cultures d’exportations était ainsi frappé de plein fouet, provoquant un exode massif de populations. Rien qu’au Liberia, même si l’on en dénombre au Ghana et au Togo, l’on décompte officiellement plus de 58 mille réfugiés issus de cette région. Ce qu’on ne dit pas à l’opinion, c’est que dans l’autre sens, il a été organisé par les agresseurs, de longs convois d’occupation à partir du Burkina Faso et du Mali, des terres cultivables et aurifères de cette population. Des centaines de réfugiés ayant ainsi échappé au massacre de Nahibly, ont ainsi été accueillis au camp d’Egiyekrom à Elmina au Ghana. Au Ghana, ce sont trois grands camps de réfugiés qui accueillent les exilés : Ampain qui compte officiellement près de 4000 (3673) personnes, Egiyekrom 1700 et Faetenta 1545. Qui accueillent en majorité des populations de l’ouest de la Côte d’Ivoire. On le voit, ces chiffres ne prennent guère en compte les réfugiés urbains. C'est-à-dire, ceux qui ne sont pas dans des camps et qui se sont eux-mêmes pris en charge dans différentes villes du pays que l’on évalue à environ à 9000 (neuf mille) âmes. Du moins, pour ceux qui ont bien voulu sortir de l’anonymat pour se faire identifier par le bureau des réfugiés du Ghana (The Ghana refugie board). En réalité, les récentes déclarations de Ouattara ressemblent plus à des déclarations politiques qu’à autre chose. Il a besoin de s’octroyer un peu de sérénité et de canaliser l’énergie d’une opposition à qui il n’arrive plus à faire peur en lui proposant de rentrer au gouvernement. Il a besoin de se rassurer lui-même en faisant en sorte que les exilés rentrent parce qu’il est convaincu qu’ils représentent pour son régime une quelconque menace. Il n’a en vérité, aucune intention de prôner la démocratie et la paix. Il a besoin de se rassurer et de rassurer ses mandants à l’extérieur. D’ailleurs, pendant que lui demande aux exilés de rentrer, son ministre Ahoussou Kouadio Jeannot, lui, conditionne ce retour à l’entrée au gouvernement du Fpi. Un hiatus au sommet qui démontre bien du peu de sincérité de ces gens qui ont toujours pris des libertés avec la vérité.

Pourquoi demeurent-ils en exil, malgré les appel au retour?

Au plan général

Depuis bientôt 3 ans, aucune mission officielle du gouvernement ivoirien n’a rencontré les ivoiriens en exil organisés en coordination et en association pour parler de la question du retour. Cela veut dire qu’au delà du discours actuel de campagne de Ouattara et de celui convenu avec ses mandants internationaux, Ouattara n’est pas disposé à voir les ivoiriens en exil de retour. Les seules actions qui ont été menées, l’ont été auprès des autorités des pays d’accueil pour leur demander d’extrader un certain nombre d’entre eux, sur qui ont été émis des mandats d’arrêt.

Les populations de l’Ouest

Dans les camps de réfugiés, le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) organise périodiquement des départs volontaires et se charge de rapatrier les exilés désirant retourner au pays. Cette opération, il faut le dire, a très peu de succès. On l’a vu, il y a quelques mois au Libéria, Alassane Ouattara était lui-même allé demander aux réfugiés de rentrer. Les échos lui en ont été très défavorables. Les camps de réfugiés, il faut le dire, comptent à plus de 80%, des originaires de cette région géographique de la Côte d’Ivoire. Ce n’est guère par mimétisme ou par calcul politicien que tous ces gens se sont retrouvés dans ces camps. Il existe un sérieux problème à l’Ouest. Les autochtones ont été privés de leurs terres par des envahisseurs armés venus du Burkina Faso et du Mali, qui n’ont pas hésité à les massacrer pour s’en approprier. Le problème demeure. Les forêts sont toujours sous occupation et rien n’est fait pour que cette population privée de ses terres ne rentre en possession de ses biens. Comment rentrer dans ces conditions ? Pour faire quoi et vivre de quoi ? Le pouvoir Ouattara a-t-il mis fin à cette politique immonde de peuplement par les ressortissants burkinabé et maliens pour la plupart ?

Les réfugiés urbains

Si l’on assiste à quelques rares velléités de retour, d’ailleurs hyper-médiatisées par le régime Ouattara, la majeure partie des exilés se sentent peu rassurés par les propos de l’homme fort d’Abidjan. Il est bien évident que le maître mot de la trame du retour est la sécurité. Quelles sont les garanties formelles que le pouvoir offre aux exilés pour leur retour au pays ? Les assassinats suite à des dénonciations sont encore monnaie courante dans les quartiers. Il est dès lors clair que dans une telle perspective, une simple déclaration politicienne ne saurait être rassurante. Ce n’est guère sur une déclaration ou un appel de Ouattara que les exilés ont quitté leur pays, c’est suite à des actions clairement identifiées qui sont : meurtres, emprisonnements, persécutions, viols, brimades, asphyxie financière, et j’en passe. Ce n’est donc guère par une quelconque déclaration une hypothétique profession de foi de Ouattara que les exilés rentreront. Ils rentreront à partir d’actes concrets qui leur feront dire que ce pouvoir est décidé à aller à la normalité. C’est simple, de quoi ont bénéficié ceux d’entre les exilés qui se sont résolus à rentrer ? Pratiquement tous continuent de voir leurs avoirs bancaires gelés. Ils n’ont guère recommencé à exercer leur profession et sont contraints à une quasi clandestinité. C’est vrai, il y a une sorte de détermination du parti de Laurent Gbagbo à remuer le cocotier en bravant toutes les pesanteurs, mais la réalité n’en demeure pas moins palpable. Tous les cadres de l’ex-parti au pouvoir sont privés de leurs avoirs. Leurs domiciles ont été pillés et occupés et ils ne bénéficient d’aucun appui de l’Etat. Ils vivotent, malgré les apparences. Comment renouer avec la normalité dans ces conditions ? Quotidiennement, ce sont des actes de perquisitions à n’en plus finir chez des citoyens anonymes, des enlèvements ou des meurtres impunis, comme celui de ce jeune journaliste, Desiré Oué assassiné à son domicile devant son épouse et ses enfants, juste parce qu’il aurait été taxé de pro-Gbagbo. Il est accusé, selon le refrain, d’être un milicien à cause de son activisme pendant la campagne electorale dans le quartier d’Angré pour le compte de Gbagbo. A ce jour, aucune enquête n’a eté ouverte pour cet assassinat crapuleux. Comment peut-on demander aux journalistes de rentrer dans ces conditions ? Le journaliste Pol dokui , à l’humour caustique a lancé ceci à la délégation de l’Unjci : « …Vous me demandez de rentrer …mais quel est l’avis de Koné Zakaria le chef des dozos ? »

Mais, supposons un seul instant que les réfugiés décident de rentrer. Quid des milliers de jeunes ex-combattants rebelles et des Chasseurs traditionnels (Dozos )en armes qui pullulent dans nos cités et qui sont autant d’éléments incontrôlables qui donnent du fil à retordre aux services officiels qui les regardent agir, impuissants ? Pour l’exemple, il y a Yobouet Sebime Lewis ce jeune réfugié qui a décidé de rentrer, qui est arrivé au pays et qui s’est retiré dans son village Lopou dans la région de Dabou. Le lendemain, il a reçu la visite d’hommes en armes qui l’ont exécuté et qui ont disparu dans la nature. Mais encore, il y a le problème des mandats d’arrêt lancés à l’encontre de nombre de personnes qui sont toujours en vigueur. Tous n’ayant même pas été rendus public.De sorte qu’une véritable épée de Damoclès pend sur la tête de tous. Quel acte a-t-il été posés pour lever officiellement ces mandats d’ arrêt pour envisager le retour sécurisé des exilés ?

Les ex-FDS en exil

A ce jour, près de 750 prisonniers politiques sont maintenus dans les prisons et à la DST, torturés et pour la plupart, n’ont jamais vu un seul juge d’instruction. Pour la plupart, des militaires taxés d’être pro-Gbagbo. Comment peut-on demander aux militaires de rentrer alors qu’ils comptent encore beaucoup des leurs en prison ? Pourquoi ne pas commencer par libérer ceux qui sont embastillés pour donner des gages de bonne foi ? Au contraire la répression aveugle se fait plus persistante. Il y a quelques jours, après l’attaque du commissariat du 16e arrondissement de Yopougon, une expédition punitive s’est abattue sur les habitants de cette commune. La presse nationale rapporte des cas d’enlèvements et de tortures à la suite de cet évènement. Et c’est la population, comme toujours qui en fait les frais. Des actes de cette nature sont quotidiens en Côte d’Ivoire. Il suffit de jeter un coup d’œil sur les rapports des organisations internationales des Droits de l’Homme qui ont enfin décidé d’arrêter la politique de l’autruche et de mettre les pieds dans le plat. La Côte d’Ivoire occupe un rang peu honorable (c’est une litote) dans le classement des pays où l’on peu parler de Droits de l’Homme. Le régime d’Abidjan, selon un rapport des nations unies, n’hésite même pas à tenter d’éliminer des opposants en exil.

Quelle sorte de garantie peut donc offrir un tel régime à sa population ? Pour les réfugiés et exilés de toute nature, les choses sont claires : “Un refugié n’ a pas vocation à demeurer éternellement en exil mais nous attendons de Ouattara des actions concrètes, pas des déclarations. Ses actes nous ont fait partir du pays, il doit nous en faire revenir par des actes“.

En définitive et pour faire court, la libération des prisonniers avec a leur tête Laurent Gbagbo, la rétrocession des terres des populations de l’ouest, l’annulation formelle des mandats d’arrêts, le dégel des avoirs, la libération des logements pillés et encore occupés illégalement, paraissent les gestes élémentaires qui peuvent rassurer les exilés pour envisager un retour quelque peu sécurisé. Les déclarations politiciennes seules ou les déclarations de bonne intention sont loin de convaincre.


19 décembre 2013


ISIDORE S. ALLAH

Journaliste en exil
Ex-membre du service de communication du président Gbagbo

vendredi, 20 décembre 2013

BENSOUDA ET LES FAMEUSES ECOUTES TELEPHONIQUES DE GBAGBO


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La France avait déclassifié les écoutes téléphoniques du président Gbagbo durant la crise post électorale. Ces documents remis à Bensouda permettraient de clouer au pilori tous les arguments de la défense menée par Me Altit. Depuis, ils ont les fameuses écoutes mais ne peuvent pas les utiliser devant la cour au risque de se faire hara kiri. 

Dans la forme, une preuve ne peut pas être utilisée en justice si elle n'a pas été obtenue légalement. Alors il faudrait d'abord justifier en vertu de quel mandat la France a mis le président Gbagbo sur écoute. Nulle part la mission de l'ONU ou encore de la Licorne ne donne mandat à la France pour intercepter nos communications. Une preuve même très pertinente mais volée est une non preuve devant la justice.

Mais c'est surtout dans le fond que tout se gâte pour les ennemis de la CI. La loi fait obligation aux parties prenantes au procès de remettre les preuves en leur possession à leur adversaire. En un mot, si Bensouda veut utiliser ses fameuses écoutes, elle doit les donner à Me Altit en même temps qu'aux juges. Non seulement il n'y a pas d'ordre direct du président Gbagbo demandant aux militaires de massacrer les civils mais il y a aussi enregistré les conversations avec Hillary Clinton et un autre fonctionnaire américain, Nicolas Sarkozy, l'ambassadeur de France en CI et son attaché militaire, etc. Les échanges téléphoniques sont postérieurs à la "mort" des sept femmes d'Abobo et au prétendu bombardement du marché de cette commune: les américains devraient donc expliquer pourquoi en dépit de tous ses "crimes" un poste de prof d'université au USA est proposé au dictateur Gbagbo. Il faudra aussi nous expliquer pourquoi malgré toutes les garanties données par la France sur le fait qu'il ne lui arriverait rien s'il sortait avec un drapeau blanc, le ministre Tagro a été fusillé à bout portant.

En un mot comme en mille, la seule chose que nous dévoile les fameuses écoutes frauduleuses de la France, c'est que l'affaire Gbagbo est une affaire politique et non juridique.


Steve Beko


Source: CAMEROON VOICE

ALPHA BLONDY RECLAME LA LIBERATION DE GBAGBO, SIMONE ET BLE GOUDE


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Alpha Blondy explose: «Il n’y a qu’une seule personne qui peut influer sur la libération de Laurent Gbagbo. Il n’y pas dix personnes. C’est Alassane Ouattara. Il faut qu’on libère Laurent Gbagbo, que Simone Gbagbo soit libérée, que Blé Goudé mon petit frère soit libéré…». Alpha Blondy était tout feu tout flamme le samedi 14 décembre 2013, en direct du plateau de Serge Fattoh Ellingand sur 3 A Télé Sud.

Avec Z.E.

 

L’un des soutiens de premières heures d’Alassane Ouattara est-il en train de le lâcher? Alpha Blondy célèbre reggaeman ivoirien, l’un des premiers à demander à Gbagbo de quitter le pouvoir, a fait une demande particulière à Allassane Ouattara sur la chaîne panafricaine Télésud.

« Il n’y a qu’une seule personne qui peut influer sur la libération de Laurent Gbagbo. Il n’y pas dix personnes. C’est Alassane Ouattara. Il faut qu’on libère Laurent Gbagbo, que Simone Gbagbo soit libérée, que Blé Goudé mon petit frère soit libéré… » a t-il lâché face aux questions du journaliste. Revenant sur les hommages rendus à Mandela il affirme : « On parle de Mandela, nous devons aujourd’hui emboîter le pas de Mandela. Houphouët-Boigny a dit : »je préfère l »injustice au désordre ». Donc moi ce que je vais demander aux uns et aux autres, au gouvernement en place, je souhaiterais que M . Gbagbo Laurent soit libéré (…) Il faut aider M. Gbagbo dans ce grand chantier qu’il est en train de bâtir. Ouattara seul ne peut pas le faire. Il faut que chacun retrousse ses manches.»

Le pays reste divisé malgré les efforts du gouvernement actuel dirigé par Alassane Ouattara, plusieurs ethnies se sentent rejetées, surtout les plus fidèles alliés du président Gbagbo. « C’est vrai que les hommes politiques ont commis des erreurs. Mais l’erreur est humaine. Quand les politiques sont dans un bourbier, notre devoir est de les aider à en sortir . Ouattara ne peut pas lui, parler comme ça de libérer Gbagbo, parce que les extrémistes vont le critiquer. Moi, je voudrais dire aux pro-Ouattara extrémistes et aux pro-Gbagbo extrémistes de mettre balle à terre. Il s’agit de la survie de la Côte d’Ivoire. Je vais vous dire quelque chose, dans 20 ans quand Ouattara ne sera plus au pouvoir, la Cpi a commencé actuellement avec les pro Gbagbo. La Cpi, c’est comme le chien, la Cpi c’est des Pitbull, quand ils vous tiennent ils ne lâchent pas. Quand ils auront fini avec les pro-Gbagbo, ils s’attaqueront aux pro-Ouattara. Ils pourront dire on veut Chérif Ousmane, on veut Soro Guillaume, on veut Fofié. Mais écoutez, la Côte d’Ivoire ne va pas aller remplir la Cpi. Il faut qu’on arrête. Il faut qu’on trouve une solution au problème de la Côte d’Ivoire.  »  » On libère les pro gbagbo, on libère le président Gbagbo »

Pour Blondy, la réconciliation tant prônée passe donc par le pardon. Pour éviter d’autres morts, il faudrait donc pardonner et libérer tous les acteurs dont le pays a besoin pour une vraie réconciliation.


Source: LA NOUVELLE TRIBUNE.INFO

jeudi, 19 décembre 2013

SHLOMIT ABEL: «JE REPROCHE SURTOUT A OUATTARA D'ETRE LE BOY A TOUT FAIRE DE LA FRANCE»


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Active sur les réseaux sociaux, très connue de la résistance Africaine et suscitant plusieurs interrogations dans le milieu du pouvoir d’Abidjan, celle que beaucoup surnomme Shlomit L’Africaine à accepté de s’ouvrir à nous dans cette interview.


Pouvez-vous-vous présentez à nos internautes ?

Shlomit Abel : Shlomit Abel, épouse, mère de 4 grands enfants et grand-mère, habitant en Israël depuis 1995.

On vous sent beaucoup attentive à la crise en Côte d’Ivoire de par vos publications. Pouvons-nous connaitre les raisons qui ont suscité cet intérêt ?

Le « hasard »a voulu que je découvre la Côte d’Ivoire à l’automne 2010, juste entre les deux tours. Etant assez nulle en histoire, j’ai épluché un à un les articles de Wikipédia sur les 14 pays constituant les « anciennes colonies françaises », et là, la forfaiture de la France m’est apparue comme le nez au milieu de la fgure ; puis j’ai découvert l’horreur de la mise en place du francs CFA, En Israël, nous avions la chance d’avoir les programmes non censurés de la TCI sur l’ordinateur, et j’ai suivi toutes les émissions « matin bonheur » je crois, dont je suis devenue une fan.Et tout est parti de là…

Vous semblez bien connaitre les contours de la crise en Côte ‘Ivoire. Êtes-vous déjà venu en Côte d’Ivoire ?

Non malheureusement pas encore, mais j’aspire vraiment à découvrir sur le terrain ce pays auquel je me suis attachée par toutes le fbres de mon être.Maintenant j’y ai des amis, et même de la famille.

Pourquoi cet amour pour le président Gbagbo et que reprochez vous à Allassane Outtara ?

J’ai d’abord découvert un homme en accord avec ses dires et sa foi. J’ai réalisé pour la seconde fois dans mon existence le lien entre des paroles et un comportement engagé. Une authenticité rare, un engagement tel que toute votre vie est exposée, livrée, donnée.

Ce que je reproche à Ouattara ? Bien sûr c’est surtout d’être le boy à tout faire de la France. Je pense qu’au delà de son ambition d’arriver au sommet de l’état, il a été choisi non pour certaines qualités, mais parce qu’il est servile, docile et sur-compétent dans la dimension de l’inefcacité militante, au delà même des espérances de la France. Au départ il s’est fait piéger, je pense, dépasser par ses complices de la rébellion, qu’il a fallu récompenser. Ce qui m’attriste, c’est le rôle que la France lui fait jouer ; il n’a été choisi qu’en raison de son inconditionnelle allégeance, pour que les lobbies fnanciers et économiques auprès desquels le gouvernement français lui-même prend ses ordres puissent impunément et totalement « plumer » la Civ, la mettre à genoux sur tous les plans. C’est le nul de service idéal, à la façade impeccable : et dire qu’il croit encore avoir été choisi pour ses compétences, son carnet d’adresses, etc., alors que son seul point commun avec le « père » de la nation ivoirienne est d’avoir partagé une même femme…

La DST ivoirienne vous soupçonne d’être Hassane Magued, ce contributeur de la révolution permanente.

Shlomit Abel : L’idée que cela puisse être vrai, m’amuse autant que cela les inquiète, et l’idée que cela puisse ne pas l’être, m’incite à souhaiter qu’ils doutent d’eux-mêmes autant que lui et moi douterions de nous-mêmes, si la réalité en venait à ne plus être que ce quelle paraît. Quoiqu’il en soit, je pense qu’à ce stade, personne n’est en mesure de résoudre un problème aussi délicat. J’ai lu aussi dans certains courriers de lecteurs que je pourrais être un agent du Mossad : c’est lourd pour mes frêles épaules ! H.M. est un homme, un militaire ivoirien ; je suis une femme, israélienne, juive pratiquante : ça fait beaucoup de casquettes. Une fois j’ai surpris le chargé de Com de dame Dominique en train de chercher des renseignements sur moi via des forum d’échanges. Si c’est là qu’ils pensent glaner des informations, alors je dirais que la DST ivoirienne est à la DST française ce que les dozos sont à l’armée israélienne…

Au début, on voyait aussi les publications de votre époux. Mais il semble avoir raccroché.

Non, Il n’a pas raccroché, il travaille à une concordance qui prend l’essentiel de son temps depuis bientôt trois ans. Il ronge son frein, brûlant de reprendre la plume ; d’ailleurs il est mon premier lecteur, et chaque jour je lui fais le bilan des informations. En outre, Eliahou a publié deux fois un article vitriolé paru sous une autre identité pour éviter d’éventuelles poursuites judiciaires.

Vu de l’extérieur, quel avenir entrevoyez-vous pour la résistance et la Côte d’Ivoire ?

Je pense que les Ivoiriens sont trop gentils, trop candides aussi : bien souvent, l’idée de tout pouvoir régler par la négociation est un leurre, soigneusement entretenu par la puissance coloniale. En réalité, il faut que les Français s’en aillent, et, vous l’imaginez aisément, ils ne partiront pas sans y avoir été obligés. Le successeur de Sarkozy n’a changé en rien l’axe de la vieille politique du pillage et de l’asservissement. Plus le temps passe, et plus la situation se complique. Je ne vois qu’une révolution à l’échelle du pays, voire à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest qui puisse changer la donne. En d’autres termes, que le pire cauchemar des nations occidentales pour le Continent dont dépend leur survie se réalise. Bien sûr, j’ai la foi, mais il faut poser le pied dans l’eau pour voir la mer se fendre En ce sens je rejoins parfaitement la ligne radicale et sans concession prônée par mon « double » Hassane Magued

 Votre dernier mot à l’endroit des internautes d’abidjandirect.net

Shlomit Abel : Népotisme, despotisme et corruption gangrènent aujourd’hui le pays, du plus haut sommet de l’état jusqu’à l’homme de la rue. Poussés par la peur ambiante et la misère croissante, de plus en plus d’Ivoiriens, jusque dans les rangs de la résistance, se montrent prêts à tout sacrifier à leur ambition personnelle. Or, rien ne se fera sans une généralisation à l’ensemble de la population du cas Gbagbo Laurent – à ce jour seul Président légitime de Côte d’Ivoire ! : se montrer prêt à mourir pour que triomphe la nation; une nation d’où sera définitivement bannie la loi du plus fort, la loi du profit pour luimême, la loi de l’ignorance mère d’injustice, la loi de l’arbitraire sur fond de vénalité, la loi du mensonge enfin, avec son corollaire, la lâcheté. Beaucoup d’Ivoiriens se réclament de la foi en D.ieu ; or le premier fruit de la foi, c’est le courage, et la voie lumineuse nous en demeure tracée depuis l’humble obscurité d’une cellule de la honte, à la Haye.


Source: ABIDJAN DIRECT.NET

mercredi, 18 décembre 2013

IDOLATRER MANDELA ET VILIPENDER GBAGBO, QUELLE INCONGRUITE!

 

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En cette fin d’année 2013, vient de mourir une illustre personne, l’icône de la lutte contre l’Apartheid, Nelson Mandela. Dieu lui a donné de vivre 95 longues années. Ayant passé, injustement, 27 ans en prison, on peut dire qu’il a vécu seulement 68 années à cause de la méchanceté, de la voracité des hommes, particulièrement des hommes blancs qui ont manipulé une soi-disant justice pour le mettre en prison et l’éloigner de ses compatriotes. Il nous fait penser au sort de Gbagbo et à l’exploitation honteuse et mensongère de la CPI pour éloigner ce dernier définitivement du pouvoir. En quoi, dénoncer et combattre la ségrégation raciale, agir pleinement pour l’intérêt de ses concitoyens, sont-ils des crimes? 

A la vérité, l’homme blanc d’Afrique du Sud, afrikaner ou de France, néocolonialiste, est encore aujourd’hui raciste. Une preuve récente et éclatante étant la convocation à l’Elysée de tous les chefs d’état africains pour traiter des problèmes de sécurité concernant l’Afrique. Comment cette France initiatrice de toutes les guerres, rébellions et autres dérives contre la paix sur ce continent peut-elle pousser l’outrecuidance et l’hypocrisie jusqu’à se présenter comme la bienfaitrice de l’Afrique et des africains?

Cette rencontre de la Françafrique, avec le décès de ce patriote africain, a été symboliquement placée sous la Présidence de feu Mandela. Il n’y a que des adeptes de sectes ésotériques, spirites, précisément maçonniques pour confier la Présidence d’une réunion de ce type à un défunt. On comprend alors aisément, que cette réunion n’est qu’une rencontre de membres criminels de cette secte satanique des francs maçons.

Voilà un homme, autrefois, vilipendé par les occidentaux, traité de tous les mauvais noms et spécifiquement de terroriste par les leaders occidentaux dont Reagan, le Président américain et Mme Thatcher 1er Ministre de la Reine d’Angleterre, mais aujourd’hui encensé, adulé, même idolâtré, par les responsables politiques et les instruments de propagande médiatiques des grandes puissances de ce Monde. Quelle versatilité!
 
Comme du temps du séjour carcéral de Mandela, Gbagbo continue de faire l’objet d’une campagne affreusement mensongère, le présentant comme un criminel, un dictateur. Ainsi, au père de la démocratie ivoirienne, qui plusieurs fois a été jeté en prison pour ses idéaux de liberté, sont attribués les crimes perpétrés en Côte d’Ivoire par les Présidents-Criminels français Chirac et Sarkozy et leurs hommes de mains Soro et Ouattara. Ce sont eux qui ont levé une rébellion, choisi la voie de la guerre et des tueries, plutôt que celle du recomptage paisible des voix, réclamée par le Président Gbagbo. Quelle ignominie! 

Aujourd’hui, ces éloges que clament ces voraces occidentaux, ces mises en scène dignes d’excellents dramaturges visent à compatir hypocritement à la douleur des Sud-Africains et à la célébration de leur libérateur. Ils ne doivent pas faire oublier les objectifs toujours égoïstes des ces voraces occidentaux. Pourquoi donc tant de flatteries pour ce combattant des heures chaudes de l’Apartheid? Plusieurs raisons justifient ce branle-bas des hommes politiques occidentaux.

Les regrets d’une prise de conscience tardive de l’abomination que fut l’Apartheid, un système de discrimination raciale, à l’origine présenté comme un moyen de développement séparé des africains et des blancs d’Afrique du sud; il est bon de se souvenir que pendant longtemps les anglais, américains, français et autres européens ont été des soutiens inconditionnels de cette abominable discrimination raciale; ce sont ces mêmes qui supportent aujourd’hui l’odieux système proche du nazisme qu’est le rattrapage ethnique, appliqué par Ouattara. En témoignent, les enlèvements, les emprisonnements arbitraires, les exactions, les tueries massives de pro-Gbagbo.

Ces regrets ne tiennent pas au choix du soutien à ce dégradant système inhumain, mais plutôt à la manière dont il s’est fait. Ces hypocrites regrettent de n’avoir pas fait très tôt le choix d’une condamnation du bout des lèvres qui les aurait blanchis comme c’est le cas de la France dans ces actions de pyromane-pompier vis-à-vis du continent noir.

Pour corriger le tir, des négociations avec l’ANC, une organisation autrefois qualifiée de terroriste, seront imposées aux dirigeants Sud-Africains par les impérialistes occidentaux.

Le culte voué, à la pratique et dans les faits, à Mandela s’explique aussi par son maintien des avantages consentis aux Sud-Africains blancs et aux investisseurs occidentaux. Ainsi, aucune tentative de réforme agraire n’a été entreprise à ce jour comme le réussit si bien le vétéran de la guerre de libération du Zimbabwé, le Président Mugabé.

Les blancs détiennent toujours des milliers d’hectares de terres fertiles et les noirs sont parqués dans des zones arides et vivent, pour beaucoup encore, dans une situation de précarité et de pauvreté aggravée.

Ce statut-quo de préservation des intérêts financiers des blancs fait de Mandela une personne de tous les éloges. Pour ce noir étranger, ces voraces et hypocrites occidentaux mettent leurs drapeaux en berne, décrètent des jours de deuil, car il faut encourager les autres noirs sur cette voie de préservation des intérêts des Blancs. Il faut éviter que les successeurs du 1erPrésident noir d’Afrique du Sud n’utilisent la voie Mugabe de nationalisation des terres et de redistribution des richesses.

On peut comprendre que cette compromission du statut quo ante fut, sans nul doute, la principale condition de libération de cet homme qui, jusqu’au bout, serait resté fidèle à l’engagement pris lors des dernières négociations ayant abouti à sa libération.

Mandela a aussi permis aux occidentaux d’imposer à l’Afrique une échelle des valeurs purement occidentales; ainsi l’Afrique du Sud a été le premier pays africain à accepter l’homosexualité, bien avant même certains pays européens. Cet amour des occidentaux pour «Madiba» qui les a combattus de surcroit militairement peut s’expliquer aussi par des intérêts spirites communs. Ces illuminatis et francs-maçons n’aiment que leurs frères en lumière (en réalité des frères de ténèbres) et font tout pour les soutenir, les encenser et facilitent à tout prix leur promotion. Il ne serait pas surprenant d’apprendre que Mandela était un des leurs.

Dans le cas de Gbagbo son refus de se lier, après plusieurs sollicitations, à cette secte luciférienne explique bien l’acharnement et la propagande mensongère orchestrés contre sa personne.      

Aujourd’hui, les éloges de ce combattant de la liberté doivent faire comprendre aux africains, que seule la lutte paie. Avec Mandela, a pris fin la ségrégation raciale en Afrique du Sud, mais la ségrégation économique a toujours été maintenue et même prend de l’ampleur au détriment des Africains. Il faut donc continuer le combat de Gbagbo, cet autre Mandela, jusqu’à la victoire finale. Tout comme Mandela, l’emprisonnement injuste de Gbagbo par les impérialistes occidentaux et particulièrement français doit permettre à tous les africanistes vivants en Europe et en Afrique de redoubler d’effort. C’est le moment de manifester la fidélité à ce défenseur de l’autonomie, de la démocratie et de l’indépendance des pays africains: Gbagbo en prison, doit donner plus de tonus aux indépendantistes et aux autonomistes africains.

Un jour, comme Mandela aujourd’hui, Gbagbo fera l’objet d’éloges de la part, non des grands de ce monde mais plutôt des démocrates et hommes de paix, pour sa sincérité, son amour de la démocratie et de la paix. Il n’a, contrairement à Mandela, jamais utilisé la voie de la violence et même, dans une certaine mesure, a toujours préservé les intérêts français et occidentaux. Car à la vérité privilégier les intérêts africains n’est pas destructeur pour les Etats Européens. Le potentiel de richesses du continent noir étant considérable.

On ne peut donc comprendre qu’on idolâtre Mandela et qu’on vilipende Gbagbo.


NANWOULET G. Simone

mardi, 17 décembre 2013

DEPUIS YAMOUSSOUKRO, OUATTARA «MENACE» LES EXPERTS DE L'ONU

 

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Yamoussoukro, le 14 décembre 2013. Le dernier rapport produit par des experts indépendant travaillant pour l'Onu sur la Côte d'Ivoire accablant le pouvoir d'Abidjan irrite vraiment le chef d'Etat ivoirien.

Suite à sortie récente sur les antennes de Radio France Internationale (Rfi), Alassane Ouattara a réaffirmé ce samedi au terme d'une visite d'Etat entamée mardi dernier dans la région du Bélier qui a pris fin ce jour que ce rapport est mensonger.

"Le rapport des soi disant experts de l'Onu. Ce rapport est faut, mensonger", a-t-il martelé. 

"J'en ai parlé avec Ban Ki-Moon au sommet de l'Elysée. Le président Ghanéen est offusqué. Le dossier est clos", a ajouté Ouattara. 

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«Les soi-disant experts de l’Onu en auront pour leur compte», dixit Alassane Ouattara.


Très amer le locataire du Palais présidentiel de la Côte d'Ivoire n'a pas hésité de mettre en garde les experts de l'Onu.

"Ces experts auront pour leur compte", a-t-il conclu.

Le sujet relatif aux préparatifs des élections de 2015 a été évoqué par le président de la Côte d'Ivoire. Ouattara a annoncé qu'il se prépare à renforcer la démocratie avec une commission électorale crédible et des élections inclusives.

WASSIMAGNON


Source: KOACI.COM

lundi, 16 décembre 2013

CENTRAFRIQUE: LES RAISONS CACHEES DE L'INTERVENTION FRANÇAISE

 

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François Hollande à Bangui: «La France vient défendre la dignité humaine»


MICHEL COLLON : La France enfin en guerre "humanitaire" ? Ce n'est pas encore pour cette fois ! Mais la propagande tourne à plein régime. Décryptage par un nouveau jeune journaliste d'Investig'Action, que je suis fier de vous présenter : Olivier Ndenkop, basé au Cameroun.

Contrairement à l’«impératif humanitaire» agité par le président François Hollande, l’«Opération Sanguiris» menée par 1.200 soldats français vise à contrer l’arrivée des Chinois et surtout à contrôler les réserves d’or, de diamant et d’uranium présentes dans le sous sol de la Centrafrique. Un pays plus grand que la France et la Belgique réunies et où Areva, Total, Bolloré, France Télécom… dictent déjà la loi, malgré les atrocités.


Après la Côte-d’Ivoire de Laurent Gbagbo, la Libye de Kadhafi et le Mali en Afrique de l’Ouest (Opération Serval), la France a décidé le 3 décembre dernier d’intervenir militairement en République centrafricaine (RCA), un pays situé justement au centre de l’Afrique. François Hollande et ses officiers ont attribué le nom d’un papillon aux ailes rouge sang à cette opération militaire : le « Sanguiris ». Cette « Opération Sanguiris » est entrée dans sa phase opérationnelle le 8 décembre, date à laquelle 800 soldats sortis des casernes hexagonales 72 heures avant, ont rejoint leurs collègues à Bangui, capitale de la RCA. Ce ralliement porte à 1 600 le nombre de militaires français dans ce pays étendu sur 622 980 km2 et peuplé de cinq millions d’âmes damnées par un demi-siècle de guerre et de misère tous azimuts. Avant l’ « Opération Sanguiris », l’armée française disposait déjà des troupes suréquipées en Centrafrique. Elles sont stationnées à l’aéroport de Bangui-Mpoko

Officiellement, l’ « Opération Sanguiris » est la réponse à une « situation catastrophique ». Une réaction « humanitaire », pour sauver « un peuple qui souffre et nous appelle », a déclaré François Hollande le 6 décembre lors du Sommet Afrique-France qui se tenait à l’Elysée. « Les Français doivent être fiers d’intervenir quelque part sans intérêts », a ajouté le « socialiste  » Hollande. Le même jour et au même endroit, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), s’était joint au président français au grand cœur pour saluer la décision ainsi prise par le successeur de Nicolas Sarkozy. Ban Ki Moon avait personnellement fait le déplacement de Paris pour participer à la grand’messe françafricaine organisée et présidée par M. Hollande avec pour thème officiel : « Paix et sécurité en Afrique ». Avant Ban Ki Moon, d’autres fonctionnaires de l’ONU comme Navi Pillay et Jan Eliasson avaient, à tour de rôle, agité le spectre d’un « conflit ethnique et religieux » qui « paralyse la Centrafrique  ». Finalement, l’ONU a voté la résolution 2127 qui autorise une intervention militaire africaine avec l’appui des forces françaises. Quelle suite logique !
 
 La France n’a pas d’intérêts en République centrafricaine : Vrai ou faux ?
 
Ce serait un non sens que la France qui n’a pas une longue tradition de philanthropie intervienne en Centrafrique tout simplement pour « sauver un peuple qui souffre et nous appelle  ». D’autant plus que les souffrances des Centrafricains ne datent pas de 2013 ! Ce peuple souffre depuis 1960 des turpitudes de ses six présidents successifs : David Dacko, Bokassa Ier, André Kolingba, Ange F. Patassé, François Bozizé, Michel Djotodia. Tous sont arrivés au pouvoir après un coup d’Etat. Et la main de la France, puissance colonisatrice a toujours été perçue ou annoncée derrière ces différents putschs.

La France a des intérêts en Centrafrique. Aujourd’hui, elle contrôle l’économie centrafricaine ou ce qui en tient lieu. Bolloré y a la main mise sur la logistique et le transport fluvial. Castel règne en maître dans le marché de la boisson et du sucre. CFAO y contrôle le commerce des voitures. Depuis 2007, France Telecom est entrée dans la danse. AREVA est présente en RCA même si, officiellement, le géant du nucléaire n’est encore qu’à la phase de l’exploration. Total y renforce son hégémonie dans le stockage et la commercialisation du pétrole, mais doit composer avec Tradex, une société camerounaise spécialisée dans le trading des produits pétroliers. Depuis l’arrivée de Michel Djotodia au pouvoir en mars 2013, un ballet d’hommes d’affaires et de lobbyistes français s’observe à Bangui. Jean-Christophe Mitterrand, Richard Attias, Claude Guéant, Laurent Foucher… s’illustrent par un activisme affairiste en Centrafrique, révèle régulièrement la presse. Et ce n’est pas nouveau.

Lorsque la France installe un nouveau chef à la tête de la Centrafrique, de nouveaux liens d’affaires naissent et se consolident en violation des lois et parfois de l’éthique. Au tournant de la décennie 70 par exemple, une scabreuse affaire, révélée par un journal français, Le Canard enchaîné a présenté aux yeux du monde le type de relations qui existe entre certains présidents français et ces nouveaux dictateurs qu’ils placent à la tête des néo-colonies.

En effet, lâché par la France à qui il avait abandonné l’exploitation de son pays sans se soucier des intérêts de la population, Bokassa Ier (il s’est fait introniser comme empereur pendant son mandat) avait révélé les plaquettes de diamant qu’il offrait en cadeau à son homologue français. Le 10 octobre 1979, l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné porta cette « Affaire » sur la place publique. La classe politique s’en était saisie. L’affaire porta un sérieux coup à la carrière politique du président. Eclaboussé, Giscard d'Estaing fut battu aux élections de 1981 par le « socialiste » François Mitterrand…Autant dire que ce n’est pas en Centrafrique que la France ira faire des leçons de morale !
 
A la recherche du paradis perdu
 
Derrière ses multiples « Opérations » guerrières, la France tente bon an mal an de reprendre ses positions économiques en Afrique. Le 4 décembre, alors que les troupes françaises prenaient la direction de Bangui, Pierre Moscovici présidait un forum économique franco-africain à Bercy. Le ministère français de l’Economie avait réuni 560 entrepreneurs français et africains, des ministres et des chefs d’Etat pour tenter de sauver la place de la France en Afrique. Séance tenante, Hubert Védrine, ancien ministre français des relations extérieures, a donné une sorte de bouée de sauvetage au ministre Moscovici à la recherche des quatre points cardinaux ! Il s’agit d’un rapport intitulé : Un partenariat pour l’avenir : 15 propositions pour une nouvelle dynamique économique entre l’Afrique et la France. Dès le premier point, le Rapport Védrine propose de réviser « la politique française de visas économiques afin de faciliter la circulation des acteurs économiques entre la France et l’Afrique ». Ce qui est déjà une véritable révolution. Jusqu’ici, les entrepreneurs africains qui sollicitaient un visa pour la France étaient soumis aux mêmes conditions draconiennes qu’un adolescent désireux d’aller poursuivre ses études en Hexagone. Comme si un Africain capitaine d’industries prospères dans son pays représentait un risque migratoire pour l’Europe ! Les temps ont changé. Et pour « renforcer l’influence de la France en Afrique » (15ème proposition du Rapport Védrine), les autorités françaises font donc des concessions. Comment pouvait-il en être autrement ? « En dix ans, la France a perdu la moitié de ses parts de marché en Afrique subsaharienne », a reconnu Pierre Moscovici.
 
Face aux 26 chefs d’Etat qui ont pris part au Sommet de l’Elysée, le président français a multiplié les opérations de charme. Il a annoncé la mise en place d’un fonds d’investissement de 20 milliards. L’hôte des présidents africains a aussi pris l’engagement d’affecter un milliard d’euros à l’Agence française de développement (AFD) pour le soutien du Green business, de l’innovation et des nouvelles technologies en faveur de l’Afrique. En s’inscrivant dans la logique de son ministre des Finances qui a enfin avoué que « l’Afrique est une chance pour la France », M. Hollande veut ainsi reconquérir le cœur des Africains aujourd’hui plus attentifs vis-à-vis de Pékin et de New Delhi. Last but not least, le président français a annoncé la création d’une fondation franco-africaine au sein de laquelle les investisseurs privés français et africains joindront leurs ressources pour plus de valeur ajoutée. Il a fallu trois siècles pour que la France y songe !
 
La Chine, vraie menace pour l’Elysée
 
L’Empire du Milieu est inévitablement cité dans le Rapport Védrine comme le principal responsable du recul de la France dans les échanges avec l’Afrique. Ce qui est vrai. En République centrafricaine, la Chine a fait une entrée fracassante dans le secteur du pétrole. Au grand dam de Paris et de son relais néocolonialiste dans la sous région : Idriss Deby.

En effet, arrivé au pouvoir par coup d’Etat en 2003 avec l’aide manifeste de Paris et de N’Djamena, François Bozizé qui a eu le temps de se faire élire en 2005 n’a pas résisté aux propositions de la Chine qui multiplie les aides, accroît ses investissements sur le continent avec moins de conditionnalités. Ce qui tranche avec l’arrogance et le paternalisme des « partenaires traditionnels » de l’Afrique.
 
« J’ai été renversé à cause du pétrole »

Les résultats de ce rapprochement avec l’Empire du Milieu ne se sont pas fait attendre. En 2008, la Chine a accordé à la RCA des aides et un prêt pour un montant global de 3,25 milliards de francs CFA soit 4,4 millions d’euros. L’enveloppe a permis de construire des écoles et hôpitaux dans cet océan de précarité qu’est la Centrafrique. Quelques mois après, le président Bozizé s’est rendu en Asie où il a été reçu le 10 septembre 2009 au Palais du peuple par Hu Jintao, alors président de la République populaire de Chine. Ce qui ne saurait rassurer ni Paris, ni N’Djamena. D’autant plus que tout ne s’est pas limité à la poignée de main entre le président centrafricain et son homologue chinois.

Dans les faits, le rapprochement entre Bozizé et Hu Jintao a permis à la Compagnie chinoise CNPC de reprendre le permis de recherche, développement et exploitation du pétrole de Boromata, dans le Nord-est de la Centrafrique. Il n’est pas inutile de rappeler que pour ce gisement, Ange Félix Patassé, le prédécesseur de Bozizé, avait accordé un permis similaire au pétrolier étasunien Grynberg RSM. L’industriel de Denver, invoquant l’insécurité, n’a pas pu conduire les recherches et le permis a expiré en 2004. La cession du sésame aux Chinois pouvait-elle plaire à ceux qui ont permis à François Bozizé d’accéder au pouvoir ? Fraichement déchu de ses fonctions en mars 2013, le désormais ex-président Bozizé a affirmé sur les ondes de Radio France International (RFI) que « j’ai été renversé à cause du pétrole ». Sans plus de détails. Trois (27 décembre 2012) mois avant, le président François Bozizé avait prononcé un discours dans lequel il affirmait clairement que ce qui se cachait derrière la crise qui secouait alors son pays n’était rien d’autre que l’opposition française émise plus tôt contre l’octroi des contrats d’exploration de pétrole aux Chinois. « J’ai donné le pétrole aux Chinois et c’est devenu un problème », martelait Bozizé, acculé par les rebelles.

Les manœuvres de Washington

Le fait que le président Bozizé ait pris l’habitude de s’afficher avec les dirigeants chinois a aussi provoqué la colère de Washington. Et les câbles diplomatiques à ce sujet le démontrent à suffisance.

Le 17 juin 2009, l’ambassadeur étasunien Frederick Cook en RCA avait envoyé un câble à Washington dans lequel il affirmait que les «  relations France-RCA sérieusement sous tension. […] Bozizé semble croire avoir réussi à être le moindre mal dans le paysage politique de la RCA. Il s’imagine donc être indispensable pour ses voisins et les Français, une supposition que l’ambassade américaine (« AmEmbassy ») à Bangui croit être une erreur grossière », écrivait alors le diplomate étasunien.

Une autre dépêche envoyée cinq mois plus tard avait valeur d’alerte : «  L’influence chinoise grandissante en RCA est évidente ». Le câble précisait dans quelle mesure tant les intérêts américains que français étaient en train de céder du terrain à Beijing qui ne cessait d’« accroître sa coopération militaire, sa diplomatie publique et ses efforts de développement ». L’ambassadeur soulignait pour s’en inquiéter que contrairement au quatre agents diplomatiques résidant à l’ambassade américaine de Bangui, l’ambassade chinoise comptait une quarantaine d’employés. Frederick Cook ajoutait qu’environ 40 officiers de l’armée de la RCA étaient formés tous les ans en Chine, contre les deux ou trois officiers qui allaient aux Etats-Unis et les 10 à 15 en France. Et pour ne pas arranger les choses, Bozizé a confié la réserve pétrolière de Boromata aux Chinois, au détriment de la France et de son allié, les USA. Etant donné que ces deux puissances ont érigé le pétrole au rang des divinités, Bozizé se savait désormais sur un fauteuil éjectable. On l’a effectivement éjecté le 24 mars 2013.

La France fait semblant de combattre pour renforcer son influence en RCA

Rappelez-vous. Le jeudi 21 novembre 2013 lors de la remise du prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits au docteur congolais Denis Mukwege et à Femmes Africa Solidarité François Hollande avait indiqué qu’ « Il se produit en Centrafrique des actes abominables. Un chaos, des exactions extraordinairement graves ». Face à l’urgence et aux 400 000 personnes déplacées en Centrafrique, « nous devons agir », a ajouté le président français. Le même jour, cette fois là sur France 2, son ministre des Affaires étrangères a ajouté : « Le pays est au bord du génocide ». 48 heures avant, devant une commission du Congrès, le directeur du bureau Afrique du département d’État, Robert Jackson, avait évoqué « une situation pré-génocidaire  » en Centrafrique. On le voit, le scénario est le même. Le président Français annonce la crise. Un membre de son gouvernement saute aux antennes pour décrire la catastrophe à venir. Une voix « extérieure », de préférence étasunienne ou onusienne vient accréditer la thèse alarmiste en insistant sur la violation des droits de l’homme. L’opinion internationale soumise à un matraquage médiatique et donc psychologique intense salue l’envoi des troupes sur le terrain. Car, une résolution a bel et bien été prise par le Conseil de sécurité de l’ONU le 5 décembre 2013 pour autoriser les troupes françaises à agir en appui aux forces africaines de la Misca.
 
Ce dont la Séléka est le nom
 
En Centrafrique, les populations sont victimes, en partie des exactions des éléments de la Séléka (coalition en sango, langue nationale). Mais qui compose cette fameuse Séléka ? La Séléka est une coalition de factions rebelles dissidentes issues de plusieurs mouvements politico-militaires. On y retrouve la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC). Au plus fort de la contestation du pouvoir de M. Bozizé, deux autres groupes armés ont vu le jour ou ont dévoilé leur visage au grand jour et ont rejoint la Séléka. Il s’agit de la Convention patriotique du salut du kodro (kodro signifie pays, en sango), et de l’Alliance pour la renaissance et la refondation (A2R). Sans oubliés les hordes venues du Tchad et du Soudan.

Tous ces groupes composites ont donc fait une « alliance » de circonstance pour atteindre un objectif précis : renverser le président Bozizé. Mission accomplie en mars 2013. Or, il n’y avait qu’un seul fauteuil présidentiel à prendre et à pourvoir. Il a finalement été occupé par Michel Djotodia. L’ancien fonctionnaire du ministère du Plan qui a goûté à la prison sous Bozizé détenait le gros des troupes. Les hordes tchado-soudanaises obéissaient à son commandement. N’a-t-il pas été présenté par la presse sans démenti comme le meilleur interlocuteur de la France et du Tchad qui voulaient en découdre avec Bozizé l’ « insoumis » ? Aussitôt installé au Palais de Bangui, Michel Djotodia a pris un décret pour dissoudre la Séléka et annoncer le « recasement et le cantonnement ».

Ne se reconnaissant pas tous en lui, plusieurs éléments issus des autres groupes armés n’ont pas respecté les ordres d’un chef qui, dans tous les cas n’est pas le leur. Dans la Seléka, le « contingent » de loubards tchadiens et soudanais s’est lui aussi trouvé face à un dilemme. Ils ont été utilisés pour installer Djotodia au pouvoir. Celui-ci annonce le « recasement et cantonnement » et l’intégration dans les Forces armées centrafricaines (FACA). Or, n’étant pas Centrafricains, que vont-ils devenir ? Le nouveau président ne semble pas avoir pleinement satisfait ses alliés d’hier sur cette question. 

Les incompréhensions entre les différents groupes rebelles d’une part, et entre certains chefs et leurs éléments d’autre part, débouchent sur des atrocités généralisées dans le pays. Pillage, viol et assassinats en série deviennent l’activité quotidienne de ces hommes à qui on a enseigné la brutalité et la tuerie ! La chaîne de commandement étant brisée et plusieurs promesses mirobolantes n’ayant pas été tenues, personne ne contrôle plus rien. Le pays se retrouve dans la même situation d’ « ingouvernabilité » que la Libye envahie par les djihadistes, après l’assassinat du Guide Mouammar Kadhafi par les troupes de l’OTAN avec la France de Sarkozy et de Bernard Henri Levy en tête. La situation centrafricaine rappelle étrangement celle qui a prévalu à Abidjan après le renversement de Laurent Gbagbo par les rebelles pro-Ouattara soutenus par la France. En effet, après la chute de l’ancien chef d’Etat de Côte-d’Ivoire, les éléments des « Forces nouvelles » (rébellion dirigée alors par Guillaume Soro, actuel président de l’Assemblé nationale) ont été floués. L’argent et les autres avantages qui leur avaient été promis pendant le combat contre le régime de Gbagbo n’ont pas été livrés. Ouattara est devenu président de la République. En représailles, ces « Forces nouvelles » ont pillé la capitale ivoirienne. Non sans tuer et torturer certains commerçants innocents.

En Centrafrique, à la violence des éléments de la Séléka (essentiellement musulmans), les « Anti balaka » répondent aussi par la violence. Le deuxième groupe est constitué d’éléments essentiellement chrétiens et sont présentés comme les pro-Bozizé. Ce dernier était leader d’une église chrétienne. La presse occidentale s’appuie sur ce fait qui pour agiter mensongèrement le spectre d’un « conflit interreligieux » voire d’un « génocide » en Centrafrique.

Face à cette situation chaotique, l’agitation n’est-elle pas toujours fonction des intérêts à protéger ou à conquérir ? Toujours est-il qu’en Centrafrique, la France a très vite pris les devants dès que la situation sur le terrain est devenue incontrôlable. Alors que la Mission militaire africaine Misca, commandée par le général camerounais Tumenta avait déjà déployé 2500 soldats, la France a jugé nécessaire de convaincre le Conseil de sécurité de l’ONU d’adopter une résolution qui lui permet d’y envoyer ses troupes tricolores. En vérité, les troupes françaises ont précédé la Résolution 2127. Celle-ci a été adoptée le 5 décembre. Pourtant, les troupes avaient déjà quitté la France et étaient stationnées à Douala au Cameroun, voisin de la RCA.

Mais avait-on besoin de tant de militaires hyper équipés pour vaincre quelques loubards armés de machettes et d’armes résiduelles ? Les Forces armées centrafricaines ou ce qui en reste et la Misca sont-elles incapables de vaincre ces affamés ? Bien plus, nous sommes là dans une guerre asymétrique, avec un ennemi qui n’a pas d’uniforme identifiable à priori. Ne connaissant pas le terrain, ni la composition sociologique du pays (certains arrivent en Afrique pour la première fois d’après leurs déclarations à RFI), contre qui vont se battre les soldats tricolores ? La quinzième proposition du Rapport Védrine évoqué plus haut peut permettre de répondre à ces interrogations. Il est question de « Renforcer l’influence de la France en Afrique », y a conseillé l’ancien ministre des relations extérieures de François Mitterrand.
 
« L’Afrique est une chance pour la France », reconnaît le ministre des Finances français
 
Comme la plupart des pays occidentaux, la France est encore ravagée par les contrecoups de la crise qui a secoué l’économie mondiale à partir de 2007. Arrivée au pouvoir à cette période agitée, surpris par la percée des nouveaux acteurs comme la Chine, l’Inde, et le Brésil, Nicolas Sarkozy a renfilé le manteau colonial. Et au lieu de la « Rupture » annoncée par le candidat Nicolas, l’Afrique a eu droit à une « Continuité » accélérée par le président Sarkozy, ami zélé des hommes d’affaires de la trempe de Charles Pasqua, Vincent Bolloré... Le libéral Sarkozy a bombardé la Côte-d’Ivoire et la Libye. Mais rien n’y a fait. La France, au bout de ses cinq ans de mandat, n’a pas pu reprendre sa place de premier partenaire économique en Afrique francophone, malgré le sang versé !

Le « socialiste » François Hollande qui n’avait pas fait de l’Afrique une priorité pour son mandat semble avoir oublié toutes les autres parties du monde - la France comprise - pour se tourner vers l’Afrique. Comme le commandant d’un bateau atteint par les eaux, il multiplie ses visites en Afrique. Après les obsèques de Nelson Mandela auxquelles il prenait part le mardi 10 décembre, François Hollande s’est rendu sur le théâtre de guerre en Centrafrique pour galvaniser « ses » soldats qui ont déjà perdu deux frères d’arme après seulement une semaine d’action !


Olivier NDENKOP


Source: INVESTIG'ACTION

UNE TELEVISION RUSSE DEMONTE L'OPERATION FRANÇAISE EN CENTRAFRIQUE

 

CENTRAFRIQUE. HOLLANDE ET SOLDAT FRANÇAIS.jpg

 
 
Vidéo exclusive. Une télévision russe démonte l'opération française en Centrafrique. La chaîne de télévision Russe, proRussia TV nous apporte un éclairage alternatif sur l'intervention française en Centrafrique. L'intégralité de leur analyse:
 
 
Le trouble jeu de la France en Centre-Afrique: n'est-elle plus qu'une simple compagnie de CRS de l'Oncle Sam?
 
Comme nous le craignions dans nos précédentes éditions, le scénario à l’ivoirienne semble dramatiquement se répéter en République Centrafricaine. Une fois de plus la France intervient militairement avec le blanc-seing de l’ONU, pour officiellement mettre fin à des massacres de civils et « sauver des vies humaines », selon son super-président François Hollande et le Ministre des Affaires Étrangères, le philanthrope Laurent Fabius.
 
Charitables déclarations et louables intentions  qui masquent difficilement la responsabilité et surtout l’implication de Paris, dans la déstabilisation de ce pays, majoritairement chrétien, livré à une rébellion musulmane venue du Nord. Pourquoi en effet avoir tant tardé pour intervenir, alors que la France maintient sur place une force militaire et ne peut ignorer les affrontements meurtriers opposant depuis de nombreux mois des groupes d’autodéfense de villageois, surnommés « anti-balaka » (ou anti-machettes) à l’ex-rébellion Séléka. Une alliance de groupes hétéroclites arrivée justement au pouvoir en chassant l’ancien président Bozizé en mars 2012… avec la bénédiction tacite de Paris ! Alors volonté politique ou impuissance diplomatique ?
 
Les enjeux de cette nouvelle opération militaire française, baptisée Sangaris, semblent multiples. Bien que classé parmi les pays les plus pauvres de la planète, en raison de son instabilité, la Centre-Afrique dispose de riches ressources en bois, or, diamants et uranium. Les nouvelles forces armées centrafricaines qui ne sont en réalité qu’un ramassis de milices incontrôlées n’obéissant qu’à des seigneurs de la guerre locaux, mettent le pays sous leur coupe réglée. Sous couvert d’intervention humanitaire et de sécurisation d‘une région, que la France a pourtant sacrément contribué à perturber depuis 2011, notamment en Libye et en Côte-d’Ivoire, Paris cherche surtout à s’assurer du contrôle des ressources. Quitte pour cela à conforter un pouvoir minoritaire et illégitime, en désarmant des milices chrétiennes qui chercheraient à se venger sur des populations musulmanes, notamment d’origine Peules, des multiples exactions, violences et pillages à répétition dont elles sont victimes. Rien de mieux en tout cas pour attiser un conflit ethnico-confessionnel que de croire qu’un gouvernement d’obédience musulmane puisse diriger un pays comportant 80 % de chrétiens. À ce stade, ce n’est plus de l’incompétence mais une réelle politique de tension permanente et les masques tombent enfin, malgré les grandes déclarations de principe prononcées lors du sommet sur la sécurité et la coopération qui se tient actuellement.
 
Paris semble avoir lâché l’Afrique. Ou en tout cas s’être mis en retrait au profit du bloc atlantiste, États-Unis en tête, qui entendent diriger les opérations et superviser progressivement l’ancien pré-carré français. La Françafrique semble avoir cédé le pas à l’Américafrique comme le déclare Patrick Mbemko, auteur de plusieurs ouvrages de géopolitique.
 
Le projet est dorénavant connu : remodeler le monde en fonction de la nouvelle guerre économique mondiale qui a débuté, et dont l’Afrique sera l’un des champs de bataille, au propre comme au figuré. Aucun pays ne pourra rester neutre et les chefs d’état africains n’ont guère le choix. Soit ils alignent leurs pays sur les visées atlantistes et ils se maintiennent au pouvoir. Soit ils passent outre et ils se retrouvent dans le camp des parias, mis à l’index des nations « éclairées » et s’exposant à des rébellions qui trouveront toujours, miraculeusement, les fonds nécessaires pour armer et entretenir une troupe de plusieurs milliers d’hommes, capables de mettre en échec les armées nationales.
 
Le but est clair : verrouiller au plus vite le continent africain face à l’avancée commerciale des pays émergents comme la Chine, la Russie ou le Brésil. Pour cela il faut s’approprier rapidement les terres agricoles, les ressources énergétiques ou l’exploitation des richesses minérales. Mais il faut aussi contrôler les corridors d’évacuation comme la « route transversale » qui traverse l’Afrique D’est en Ouest, de l’Océan indien au Pacifique et passe… par la république centrafricaine. Étrangement aucun expert médiatique français n’aborde ces questions. On se contente seulement d’appuyer la version officielle d’une urgence humanitaire. Certains allant même jusqu’à dénier toute légitimité à la moindre réserve ou critique prononcée. Le syndrome rwandais oblige, la culpabilisation artificielle de la France joue parfaitement son rôle de censure psychologique et politique.
 
Toutes ces guerres humanitaires dissimulent en réalité des opérations néocoloniales qui n’en portent pas le nom. « L’intervention française sera rapide, elle n’a pas vocation à durer et je suis sûr de son succès », c’est la dernière déclaration d’Hollande-le-va-t-en guerre. Souhaitons-le en tout cas. Car comme personne ne semble se bousculer pour financer cette opération, ni l’ONU, ni l’Union Européenne, ni les sociétés privées qui pourtant tirent d’énormes bénéfices de leur situation sur place, il faut souhaiter effectivement que cette probable victoire tactique, ne se transforme en une défaite stratégique, faute de financements. À moins que comme, certains le supputent, Paris ne consente à supporter toute la charge financière.
 
La Hollandie en est réduite à rendre de martiaux services en échange d’une partie de sa dette, de son déficit ou de délais supplémentaires à titre de remerciements dans le cadre des relations économiques et politiques avec l'Afrique, espérant ainsi redorer l’image ternie de M. Bricolage.Les militaires français coûtent moins cher que les intérêts de la dette. On comprendrait dès lors plus aisément le retournement stratégique français général et son alignement sur des intérêts contraires aux siens. Comme l’écrivait François de La Rochefoucauld : « Quand on croit servir les autres, on ne fait que se servir à travers eux ». fin de citation. Tout homme a son prix et il est indéniable en tout cas, que même en temps de crise financière, l’argent demeurera toujours le nerf de la guerre.
 
 
Lundi 9 décembre 2013

LE CHEF DES OPERATIONS DE L'ONUCI BRAQUÉ EN PLEIN ABIDJAN!

 

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L'information, je la tiens d'un ami officier originaire d'un pays voisin. Cet ami est en poste à l'ONUCI depuis 5 mois. Nous nous sommes rencontrés dans un PAYS NEUTRE, pour des échanges amicaux. Le débat était porté sur l'intervention de l'armée française en Centrafrique.

C'est au cours des échanges qu'un autre ami sénégalais, surement un produit de la droite sénégalaise, s'est mis à étaler sa constipation intellectuelle que je ne souhaite pas congénitale. Fall c'est son fameux nom dit "La France aide beaucoup nos états gangrenés par les rébellions. Aujourd'hui grâce à la France, la Côte d'Ivoire a retrouvé sa stabilité".

Je me préparais à le charger quand brusquement notre ami capitaine du pays voisin, rentra dans une colère noire.

Il interrompit Fall et dit : "Connaissez vous vraiment ce qu'on appelle le calme. Connaissez vous la situation sécuritaire réelle de la CI? Je ne vous parle pas de celle que décrit vos médias mensonges! Arrêtez un peu et cherchez à résoudre la crise ivoirienne qui est un gros volcan! Quand il va entrer en éruption personne ne pourra l'arrêter. La CI est une jungle. Rassurez vous personne n'y est en sécurité! Mêmes pas nous soldats de la paix. Notre chef des opérations a été braqué et dépouillé en plein jour à Abidjan il y a quelques semaines, alors qu'il était en treillis avec son casque bleu à la tête... Nous n'allons plus laisser faire!"

J'espère que vous comprenez enfin pourquoi l'ONUCI n'est plus tendre avec celui qu'elle a porté au pouvoir!!!

En réalité les voyous de Dramane n'épargne personne y compris ses alliés d'hier!


Source: EBURNEA INFORMATION

00:01 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Sénégal, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (2) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

INTERVENTIONS FRANÇAISES EN AFRIQUE: DES QUESTIONS A FRANÇOIS HOLLANDE

 

HOLLANDE EN CENTRAFRIQUE.jpg

 

Merci pour votre intervention en Centrafrique pour désarmer des individus armés qui massacrent des civils. En moins d’une semaine 400 civils ont été tués par des groupes armés de l’ex rébellion dans une guerre que vous avez qualifié de religieuse. L’envoyé de « Dieu » que vous allez installer au pouvoir à l’issue des « élections » vous le rendra au centuple.


QUESTION N°1

Des groupes armés que votre prédécesseur Sarkozy a armés en Libye, massacrent des civils depuis 2 (deux) ans. L’on dénombre aujourd’hui des milliers de morts.

Pourquoi vous n’aviez pas commencé par la Libye ? Les Libyens morts sont-ils des hommes de seconde zone?

QUESTION N°2

Des groupes armés que vos prédécesseurs (CHIRAC, SARKOZY) ont armé en Côte d’Ivoire, massacrent des civils depuis 10 (dix ans), des milliers et des milliers de civils ont perdu la vie et continuent de perdre la vie, le dernier rapport de l’ONU fait état de 223 morts récemment sans oublier les 800 morts à Duékoué à l’ouest de la Côte d’Ivoire en une seule journée en 2011 et les massacres dans le camp des réfugiés de Nahibly encore dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.

Pour votre gouverne, le coup d’Etat manqué de 2002, soit deux ans après l’élection démocratique de Laurent GBAGBO, a été l’œuvre d’une bande armée par vos prédécesseurs. Après l’échec du coup d’Etat, vos prédécesseurs les ont aidé à occuper la moitié nord du pays et ont organisé une rencontre en France qui a abouti aux accords de Linas-Marcoussis. Dans cet accord qui a fait l’objet d’une résolution de l’ONU et l’envoi des forces françaises licorne en Côte d’Ivoire pour sa mise en œuvre, une seule chose était exigée aux rebelles contre une vingtaine à Laurent GBAGBO : le désarmement. Pendant 8 ans l’armée française n’a procédé à aucun désarmement. Au contraire elle a surarmée la rébellion et pris les commandes d’un second coup d’Etat réussi le 11 Avril 2011 et cette bande armée composée de chasseurs traditionnels  appelés DOZOS et autres mercenaires ont envahi la Cote d’Ivoire semant terreur, massacres et exil.

Pourquoi vous n’aviez pas commencé le désarmement par la Côte d’Ivoire? Oui  ces rebelles rebaptisés FRCI sont toujours armés et ce sont les forces régulières de défense et de sécurité police et gendarmerie, marins qui sont aujourd’hui dépossédés de leurs armes . Les ivoiriens massacrés sont-ils des hommes de seconde zone?

QUESTION N°3

Dites-nous la vérité pourquoi, les civils qui sont morts et qui continuent de mourir en Libye et en Côte d’Ivoire ne suscitent en vous aucune émotion et ceux de Centrafrique suscitent en vous une si forte émotion ?

REPONSE

Monsieur HOLLANDE permettez-moi de vous aider dans votre réponse pour vous éviter de vous perdre dans la rhétorique des droits de l’homme et autres engagements humanitaires qui ne pourront convaincre que vous-même.

En Libye comme en Côte d’Ivoire, les intérêts des prédateurs de pétrole, de cacao, de marchés publics de travaux, sont assurés par les groupes armés qui massacrent les civils et les présidents installés gèrent le pays pour le compte de ces prédateurs. La loi de l’omerta entre prédateurs et leurs États vous obligent à fermer les yeux sur le drame des Libyens et des Ivoiriens qui meurent chaque jour. Leurs cris vous dérangent, leurs cadavres rependent des odeurs insupportables, leur souffrance dans des camps de réfugiés inondés de serpents vous importent peu, leur condition dans  les prisons insalubres et les camps de torture abominables vous préoccupent moins. Par conséquent, vous préférez ne pas entendre cela sur France 24, TV5, ou RFI, loi de l’omerta oblige.

Un conseil : au lieu d’envoyer des Français à la recherche d’emploi se faire tuer pour des prédateurs qui ont leur coffre-fort non en France mais dans les paradis fiscaux, en espérant réduire le chômage par l’élimination des chômeurs, je vous suggère de rétrocéder les bases militaires françaises en Afrique, les moyens matériels et financiers aux forces africaines d'intervention rapide, elles feront le travail. Elles l’ont déjà fait pour la France pendant la première et la deuxième guerre mondiale, elles seront capables de le faire pour leur propre continent. Il suffit simplement que vous leur remettiez les moyens que les prédateurs de vos pays ont pillés. Oui, stoppez s'il vous plaît les prédateurs et rétrocédez la richesse pillée à son vrai propriétaire : l’Afrique à travers son organisation communautaire l’Union Africaine.

Gageons que votre intervention humanitaire en Centrafrique ne se transforme en permis de d'exploitation d'uranium et de diamant.

 

Dr Cheick DIABATE

Enseignant Chercheur, Université du Collorado

(USA)

dimanche, 15 décembre 2013

NATHALIE YAMB: LA JUSTICE N’EST PAS LA UNIQUEMENT POUR REGLER LES PROBLEMES POLITIQUES


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Nathalie Yamb, Conseillère exécutive du Président de LIDER, a été interrogée par le quotidien Nord-Sud sur la capacité de la justice ivoirienne à juger les pro-Gbagbo.

 

Nathalie Yamb : Ce qui nous préoccupe à LIDER, ce n’est pas forcément la capacité de la justice ivoirienne à juger les pro ceci ou les pro cela. Ce qui nous préoccupe profondément, c’est sa capacité à dire le Droit et non à être un instrument de vengeance à la solde des pouvoirs qui se succèdent au Palais du Plateau. Les trois partis politiques traditionnels ivoiriens, une fois installés dans le fauteuil présidentiel, ont montré, au fil des années, le même désintérêt profond pour une justice transparente et indépendante. Ils ont ainsi contribué à l’instauration de l’impunité et des vagues d’arrestations et de libérations farfelues, dont Ouattara fait un usage outrancier depuis son accession au pouvoir. Ce qui se passe aujourd’hui n’est que la continuation d’un processus entamé il y a belle lurette et toléré par tous. Il faut une réforme profonde de la justice ivoirienne, et nous l’avons proposée à LIDER, car, dans une démocratie qui fonctionne, le pouvoir judiciaire dispose d’une indépendance absolue par rapport à l’exécutif et au législatif, qui est nécessaire à son bon fonctionnement. La justice n’est pas là uniquement pour régler les problèmes politiques. Elle sert aussi à régler les contentieux civils, économiques ou sociaux. Sa prise en otage par les personnels politiques la discrédite totalement aux yeux des familles, des milieux d’affaires et de la société civile, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Source: LIDER-CI.ORG

AFFAIRE «OUATTARA DIT QU'IL A CONSTRUIT LA BASILIQUE AVEC HOUPHOUËT-BOIGNY»

 

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J'ai essayé de me renseigner, et ce que j'ai trouvé ne plaide pas en faveur de Ouattara qui dit à qui veut l'entendre qu'il a construit avec Houphouët-Boigny la Basilique Notre Dame de la Paix de Yamoussoukro. Lisez donc avec moi ce qui suit.

La basilique a été réalisée par 24 entreprises nationales et internationales entre 1986 et 1989. C'est la société Eiffel Constructions métalliques qui a réalisé le plus grand dôme jamais construit. Le pape Jean-Paul II a consacré la basilique le 10 septembre 1990. Source Wikipédia.

A propos de Ouattara. Le 18 avril 1990, il est appelé pour résoudre la crise financière provoquée par la chute des cours des matières premières et par le poids de la dette extérieure, en tant que président du Comité interministériel de la coordination du programme de stabilisation et de relance économique. Il est ensuite nommé Premier ministre, fonction créée à la suite d'une modification de la Constitution, le 7 novembre 1990. Toujours Source Wikipédia.

Vous avez vu vous-mêmes que quand Ouattara a été nommé , la Basilique était déjà construite. C'est ce qui est écrit. On n'attendait plus que son inauguration qui est intervenue seulement cinq mois après sa nomination comme président du Comité interministériel, et deux mois avant sa nomination comme premier ministre.

A quel moment donc a-t-il pu construire la Basilique avec Houphouët-Boigny?

Si tu es arrivé en 1990, comment fais-tu pour être de ceux qui ont construit une Basilique dont la construction est terminée en 1989.

D'ailleurs, Houphouët-Boigny lui-même ne disait-il pas qu'il a construit cette Basilique sur sa cassette personnelle?


Alexis Gnagno

samedi, 14 décembre 2013

DROITS DE L’HOMME EN COTE D’IVOIRE: FAMINE DANS LES ZONES CNO, 3 ANS APRES L’ACCESSION DE OUATTARA AU POUVOIR


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Après le passage d’Alassane Dramane Ouattara à Man, Korhogo et Bouaké pour saupoudrer les populations de donations diverses et faire sa campagne électorale au frais de l’Etat, la réalité nous rattrape. Les zones CNO, suite aux pillages qui y ont été perpétrés de 2003 à 2013, sont dans une grave situation de vulnérabilité alimentaire. Pendant 10 ans de privations pour ces régions, qui perdurent jusqu’à ce jour, les réserves des paysans ont été pillées par les Fafn, devenues Frci et vendues pour constituer le trésor de guerre des dirigeants des troupes qui occupaient ces zones. Les populations ont été harcelées et pressurées au point que celles qui ne se sont pas exilées dans le reste du pays ou à l’étranger ont été incapables d’entretenir convenablement des plantations ou d’en faire de nouvelles. Les moyens de productions agricoles et industrielles formelles des zones Cno ont été détruits autant que les systèmes sanitaire et éducatif, et remplacés par les trafics en tous genres : cacao, diamant, or, anacarde, forêts, coton, hommes, femmes, enfants et… armes. Aucune de ces activités n’a vraiment cessé depuis l’accession de Ouattara au pouvoir. Le résultat de ces années d’occupation est là: deux habitants sur dix sont en insécurité alimentaire dans le Nord et l’Ouest de la Côte d’Ivoire, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’Onu à Abidjan.

« Un peu plus d’un demi-million de personnes vivent en insécurité alimentaire dans les régions Ouest et Nord de la Côte d’Ivoire », révèle le Bureau onusien qui cite un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et le Programme alimentaire mondial (Pam). Selon les données récoltées en octobre, la zone la plus affectée est celle de l’ouest du pays avec « plus de 387.000 personnes vivant en insécurité alimentaire » et le nord en compte « 193.000 personnes ». Plus de 220.000 personnes, dont 123.000 dans les « zones à risque » de Toulepleu, Bloléquin et Taï (ouest) et 99.000 autour de Korhogo (nord) ont « un besoin immédiat d’assistance », précise le rapport. « Les causes de l’insécurité alimentaire dans ces zones relèvent de problèmes structurels mais aussi de circonstances« , explique le document qui cite, entre autres, « le rapatriement et/ou le retour tardifs des ménages agricoles qui étaient en exil, l’insécurité et le mouvement des populations, le retard et/ou l’arrêt précoce des pluies et la perte de récoltes due à l’inondation« .

L’étude recommande au gouvernement ivoirien et à ses partenaires de poursuivre l’assistance alimentaire, à travers la distribution des kits agricoles, notamment des semences, du petit matériel de travail et des engrais, la réhabilitation des cantines scolaires sans oublier la distribution de vivres et d’argent aux ménages pour améliorer leur accès à la nourriture.

Les famines ne sont jamais exclusivement des calamités naturelles mais sont surtout les conséquences de mauvaises politiques économiques et sociales. Dans le nord et dans l’ouest de notre pays, des milliers de nos compatriotes sont au bord de la famine, pendant que le gouvernent, lui, nous affiche un taux de croissance à deux chiffres et que le président fait son 91ème voyage à l’étranger aux frais de ces mêmes personnes qui n’ont rien à manger.

LIDER s’interroge sur la moralité des politiques menées en Côte d’Ivoire. Imposer la famine à des populations peut-il ou non être considéré comme un crime contre l’humanité? Est-ce d’ailleurs criminel de le faire dans notre pays sous le régime Ouattara?

Aujourd’hui, à l’observation du personnel politique ivoirien, on se demande pourquoi les gens font la politique. La politique, dans son principe, sert à combiner de manière optimale des ressources humaines et matérielles d’un pays pour rendre les populations capables d’améliorer elles-mêmes leurs conditions de vie individuellement et collectivement. Selon ce principe, des moyens sont mis à la disposition de la politique par les populations du pays. Il en est ainsi du budget, de la monnaie, l’armée ou les forces militaires, de même que la justice et autres attributs de l’Etat comme la police, l’administration du territoire et l’Etat lui-même avec toutes ces institutions. Ces moyens servent une seule fin, qui est l’atteinte du bonheur, de la liberté, de la prospérité et du progrès social des populations, individuellement et collectivement. Les moyens ne sont là que pour cette finalité.

Or que constatons nous ici ? Que les politiciens ivoiriens font passer les moyens avant les fins. Par quelle logique ou bien au nom de quelle morale procède-t-on ainsi ? Pourquoi, dans notre pays, ceux qui font la politique se donnent la liberté de nuire aux populations en vue de sauver les moyens au sein de la machine de l’Etat? Au nom de quoi tiennent-ils ce droit d’écraser les bénéficiaires de leurs politiques? Comment peut-on protéger les moyens que sont l’armée, le budget ou la monnaie pour violer les fins que sont le bonheur des populations, leur prospérité, leur tranquillité, leurs libertés et leurs propriétés ? Comment admettre cette inversion de la logique des choses en politique? Au lieu d’avoir «la fin qui justifie les moyens», nous avons opté pour l’inverse, les moyens qui justifient la fin. Ce que la politique désigne comme moyen est considéré par les personnels politiques ivoiriens comme leurs objectifs de pouvoir et de puissance et les populations ne sont rien d’autre que leurs moyens à eux. A LIDER, nous travaillons à l’inversion des non valeurs actuelles. Pour nous, la politique se fait pour les hommes d’abord, et ceux-ci ne sont pas là pour subir les caprices et autres fantasmes inavouables de politiciens sans scrupules.

Alors que sera célébrée le 10 décembre la journée internationale des droits de l’Homme, il est important de souligner que seuls les mendiants attendent leur bonheur de la bienfaisance d’autrui. Pour nous à LIDER, les peuples ne doivent pas être des mendiants de droits auprès du gouvernement ou de l’Etat. Et nous nous appliquons à informer et à éduquer les populations sur la connaissance de leurs droits, pour qu’ils puissent les exercer.

Ensemble nous réussirons.


Source: LIDER-CI.ORG

00:21 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, droits de l'homme, famine, lider | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

COMMUNIQUE DE LIDER SUR L'ENDETTEMENT DE LA COTE D'IVOIRE


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Face aux critiques de l’opinion sur la reprise du surendettement de l’Etat de Côte d’Ivoire par le président Ouattara, un récent conseil des ministres, par la voix de son porte-parole, a répondu à ses détracteurs. Trois éléments ont été donnés par le gouvernement pour montrer la bonne santé financière de l’Etat et de son endettement :

1) Le ratio de la dette sur le  produit intérieur brut (pib) est bon. De 73% avant le point d’achèvement de l’initiative pour aider les pays pauvres très endettés (ppte), nous sommes tombés à 35% en 2012, pour remonter aujourd’hui à 49%.

2) Notre endettement est de qualité, puisque nous avons mis en place un comité qui veille à ce que notre dette soit une dette «utile».

3) Nous avons bien maintenu un ratio du crédit sur le produit intérieur brut à 19,5%, en dessous de la moyenne de l’Uemoa qui est de 20%, et nous sommes meilleurs en la matière que le Maroc qui est à 67%, l’Afrique du Sud qui est à 145% et même que la France qui est à 108%.

Sauf à vouloir être ironique, cette réponse du gouvernement démontre exactement le contraire de ce que conseil des ministres voulait dire et prouver. Regardons pourquoi.

Dans une publication parue il y a une semaine, intitulée «Ouattara n’a pas de solutions pour l’économie ivoirienne», le Dr. Prao Yao Séraphin, Délégué national LIDER au Système monétaire et financier, a mis en lumière quelques éléments de la politique économique du régime Ouattara en se basant sur des données publiquement connues. De fait, le Dr Prao et le gouvernement travaillent, à quelques différences négligeables près, sur les mêmes chiffres, mais ils n’en font pas les mêmes interprétations. Pendant que le Dr Prao raisonne sur le stock de dettes, le gouvernement lui, parle du ratio de la dette sur produit intérieur brut.

En analysant les chiffres communiqués par le gouvernement, on se rend compte qu’en trois ans, Alassane Dramane Ouattara aura quasiment retrouvé le stock ancien de la dette avant le ppte. Regardons ensemble.

Si avant le ppte, la dette représentait 70% du pib et que le pib nominal donné par le gouvernement était estimé en 2011 à 11.360 milliards de fcfa, alors la dette serait de 7.952 milliards de fcfa environ. Après le ppte, le ratio en 2012 est tombé, selon le gouvernement,  à 35%, comme effet automatique du ppte donc sans effort de sa part. Ainsi pour un pib estimé à 12.600 milliards de fcfa, cela donne un montant de dette de 4.410 milliards de fcfa. Puis en 2013, le ratio repart à 49%, pour un pib estimé à 14.126 milliards de fcfa, toujours selon le gouvernement. Ce qui donne un stock de dette de 6.921 milliards de fcfa environ.

Si l’on considère que leurs chiffres sont crédibles et que leurs estimations et projections le sont aussi, alors en 2014, le pib sera de 15.760 milliards de fcfa avec 49% de dettes, soit 7.722 milliards de francs cfa. En 2015, le pib sera de 17.330 milliards de fcfa avec un ratio constant de 49%, soit un stock de dette qui se chiffrerait à 8.491 milliards de francs cfa. On aura donc dépassé, sous le mandat de Ouattara, le niveau de stock de la dette avant ppte. Le ppte aura donc servi à quoi  pour Ouattara, sinon à surendetter de nouveau son pays?

Par ailleurs, si l’on se réfère aux données présentées en conseil des ministres relatives à la programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2014-2016, en 2016 le produit intérieur brut projeté est de 19.104 milliards de fcfa. En faisant l’hypothèse héroïque que le ratio dette sur produit intérieur brut restera constant à 49%, alors le stock de dette sera de 9.360 milliards de fcfa.

Le gouvernement pouvait sûrement être plus précis quand il s’agit de nous dire comment le comité mis en place va travailler de sorte que la qualité de la dette soit « utile » et comment il fera pour que, année après années l’encours de la dette publique totale sur le pib nominal soit de 34% en 2012, pour descendre progressivement à 31%, puis à 26%, puis à 23% pour arriver à 16% en 2016, ce qui donnerait cette année-là, pour le pib projeté, une dette totale de 3.056 milliards environ. Là où le bât blesse sérieusement dans leur programmation pluriannuelle, c’est que d’après leurs propres chiffres et communiqués, ils sont, en 2013, à 49% au lieu des 31% projetés. Ils nous disent qu’ils sont capables de maitriser l’endettement et font des dépassements dès le départ.

Le gouvernement, dans la seconde partie de son communiqué, fait l’amalgame avec le crédit octroyé par le système bancaire à l’économie, qui est structurellement faible en zone Uemoa et qui mériterait au contraire d’être élevé comme au Maroc ou en France. Un crédit élevé est le signe que les banques font confiance et financent l’investissement et l’économie. Or la faiblesse de nos taux comparés à ceux du Maroc, de l’Afrique du Sud et de la France prouve que le gouvernement profite de la liquidité des banques pour se financer, mais que les banques ne prennent pas le risque de financer l’économie. Tous les rapports de la Bceao déplorent cette faiblesse, qui est tout sauf le signe d’une bonne santé économique. Pour ceux que la thématique intéresserait, nous recommandons la lecture de la page 54 du rapport 2012 en annexe. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les 19,5 % prouvent, contrairement à ce que le gouvernement voulait faire croire, que les milieux d’affaires n’investissent pas encore. Le crédit à l’économie est différent de la dette publique. C’est une incompétence notoire ou de la malhonnêteté que de vouloir faire l’amalgame des deux.

L’exercice de communication du gouvernement au sujet de l’endettement ressemble donc à un véritable stratagème tendant à tromper une opinion publique qu’il considère comme peu avertie et donne l’impression que les tenants du régime Ouattara ne savent pas quoi dire aux populations après un conseil des ministres.


LIDER - Liberté et Démocratie pour la République

Pour lire le rapport de la Bceao:

http://www.bceao.int/IMG/pdf/pers._econ._2012_intranet_pdf.pdf

 

Source: LIDER-CI.ORG

vendredi, 13 décembre 2013

L'ARCHEVEQUE MARCELLIN KOUADIO ASSOMME LES PSEUDOS HOUPHOUETISTES BEDIE ET OUTTARA


HOMELIE. COTE D'IVOIRE.jpg



Venus en fanfare à la célébration du 20ème anniversaire de la mort d'Houphouët le 07 décembre dernier à Yamoussoukro, ils sont retournés tristes après un bon moment cloués à leurs sièges à la suite d'une homélie désarçonnante. Voici pour vous l'intégralité de cette homélie, il y avait de quoi l'être vraiment! (source ACC-CI).


Excellence Monsieur Alassane Ouattara président de la république de Côte d'Ivoire,
 
Monsieur le Président Henri Konan BEDIE,
 
Excellence Mgr Paul Siméon Ahouanan, archevêque métropolitain de Bouaké,
 
Mesdames et messieurs les autorités en vos titres, qualités et grades,
 
Veuve maman Thérèse Houphouët-Boigny,
 
Révérends pères, révérendes soeurs, Chers fidèles laïcs,
 
Aujourd'hui, l'église universelle fait mémoire de Saint Ambroise, un homme au parcours exceptionnel. Romain d’origine, alors qu’il était préfet de police à Milan (Italie), il fut désigné par l'enthousiasme populaire évêque de la même ville. Ambroise n'avait pourtant pas encore reçu le baptême.
 
Baptisé, ordonné prêtre et sacré évêque en 374, il défendit les droits de l'église contre les ingérences du pouvoir impérial. Comme laïc, Ambroise a servi son pays avec dévouement et comme clerc, il a aimé et servi l’église avec fidélité. Et dans sa double relation au monde et à l’église, Ambroise apparaît comme un citoyen exemplaire et un chrétien modèle. L’humanité, de tout temps, et de tous pays, a besoin de guides éclairés. Saint Ambroise est donc pour nous une référence; dans l'évangile, Jésus, en voyant les foules, en eut pitié, parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Par analogie, notre mère Afrique ne serait elle pas comparable à ces foules désenchantées, harassées qui n'ont pas de vrais guides, de bons bergers, pour conduire aux bons pâturages? J'en veux pour preuves les situations de misère dont nombre de pays d'Afrique sont le théâtre et qui ont pour nom:

- Souffrances provoquées et entretenues

- Guerres et rébellions planifiées

- Instabilité politique chronique

- Démocratie armée

- Famine et maladies chroniques

- Pillage systématique des ressources naturelles -Mondialisation au profit des seuls pays nantis

- Corruption généralisée et injustices

- Fuite des cerveaux

- Situation d'endettement chronique

- Violation massive des droits de l'homme.

Dans cette vallée de larmes, quelle est la situation de notre mère patrie, la Côte d'Ivoire? Malheureusement, notre pays ne connaît pas un sort autre que celui des autres pays africains, au moins depuis la disparition du Père-fondateur de notre nation.

Oui, depuis la mort du Président Houphouët-Boigny, la côte d'Ivoire a du mal à se retrouver. Nous sommes rassemblés pour commémorer le 20ème anniversaire du décès du Père-fondateur de la Côte d'Ivoire moderne. C'est le lieu pour moi et ce, au nom de l'église, famille de Dieu, qui est à Yamoussoukro, d'exprimer ma proximité aux membres de la grande famille BOIGNY et d'une façon singulière à la veuve Maman Thérèse Houphouët-Boigny.

Merci pour cette messe que vous offrez au Seigneur afin qu'il repose en paix, nonobstant les problèmes que connaît le pays qu'il nous a laissé en héritage. Saint Ambroise que nous célébrons aujourd'hui a aimé son pays et servi l'église; Feu le Président Houphouët a, lui aussi, aimé son pays et servi l'église. Il a cultivé la paix, l'entente et l'amour; il a bâti plusieurs édifices religieux à la gloire de Dieu. Le sacrifice de la messe, pour nous chrétiens, remplace tous les autres sacrifices de la RTA. Alors, en ce jour où nous rappelons la mémoire de Feu le Président Félix Houphouët-Boigny, permettez qu'à partir d'une méditation inculturée, je m'adresse à lui au nom des sans voix. Car en Afrique, les morts ne sont pas morts.

En outre, les familles de la terre communiquent avec celles de l'au-delà, d'où la vénération des ancêtres. Et cette foi des Africains ne contredit pas la foi chrétienne qui intègre la communion des saints, la résurrection de la chair et la vie éternelle. Oui, depuis quelques années, ils sont nombreux ceux et celles qui regrettent Houphouët. Oui, Nanan, tu nous l'avais dit et je cite: «Le vrai bonheur, on ne l'apprécie que lorsqu'on l'a perdu».

Oui, depuis le 07 décembre 1993, jour où tu nous a quittés, ton peuple a perdu le vrai bonheur. Et depuis lors, la Côte d'Ivoire, notre mère patrie, s'est asservie aux mensonges, à la violence et aux crimes. La belle Côte d'Ivoire jadis enviée parce que prospère, est aujourd'hui défigurée et meurtrie par multiples crises militaro-politiques dont les raisons profondes restent encore à élucider. La dernière en date a fait officiellement, semble-t-il, 3.000 morts. La rébellion de 2002 a fait une foule innombrable de victimes.

Curieusement, Nanan, ceux qui mentent et tuent croient servir ainsi la Côte d'Ivoire. Les innocents dont les droits sont bafoués sont déclarés coupables d'où le nouveau concept de la culpabilité collective doublé de la culture de l'impunité où les médiocres sont célébrés, certains de nos jeunes revendiquent fièrement le statut d'ex-combattants afin d'être récompensés. Et dans cette situation trouble, les ressources de notre pays sont livrées en pâture aux prédateurs. Notre mère-patrie, humiliée et meurtrie, est traitée comme une fille de joie oui, la Côte d'Ivoire est traitée, contre sa volonté, comme une péripatéticienne. Le temps, pour ainsi dire, vient de te donner raison: «La paix, ce n'est pas un vain mot mais un comportement».

Malheureusement bon nombre de tes enfants qui prennent ton nom mais n’ont pas ton esprit préfèrent la guerre à la paix, la vie, le mensonge à la vérité, l'aumône au travail, etc. Nanan, aujourd'hui, jouissant de ta double nationalité de citoyen du monde d'ici bas et de l'au-delà, aide nous à renouer avec la paix. De là où tu es, prie pour nous. Quant à vous, chers frères et soeurs, hommes et femmes de bonne volonté, demandons au Seigneur Jésus, le Roi des rois, d'accorder à notre pays la grâce de la paix par la réconciliation vraie; qu'il touche le coeur des bourreaux et prennent en pitié les victimes de ces multiples crises. Les Ivoiriens parlent de paix et de réconciliation. Mais combien sont-ils qui désirent vraiment la paix ? Jésus dit: «Heureux les artisans de paix: ils seront appelés fils de Dieu» (Matthieu 5: 9).

Pour que la Côte d’Ivoire renoue avec la paix, je verrais humblement, pour ma part, les Présidents OUATTARA et GBAGBO pour faire la paix au sommet ; et une fois réconciliés qu'ils demandent pardon à leurs militants et aux Ivoiriens qui, à leur tour, feront la paix. En Dieu, cela est encore possible pour le bonheur de tous. Puisse Jésus, le Prince de la Paix, par l'intercession de Notre dame de la Paix, les aider et nous aider à faire la paix maintenant et pour toujours. Amen!
 

Mgr Marcellin KOUADIO
 
Evêque de Yamoussoukro

jeudi, 28 novembre 2013

COMMENT DEVENIR IVOIRIEN EN SOIXANTE HEURES!

IVOIRIEN EN 60 HEURES.jpeg


"Le tout nouveau ministre délégué au Budget d'Alassane Dictateur Ouattara, est Sénégalais!" Cette nouvelle a fait le tour de la Côte d'Ivoire et de toute la diaspora. En 1990 déjà, Sydia Touré, un Guinéen pur jus, avait officié plus de trois ans comme Directeur de Cabinet d'un certain Alassane Dramane Ouattara, Premier Ministre burkinabé d'un président ivoirien Félix Houphouet Boigny, en Côte d'Ivoire ! Aujourd'hui, Sydia Touré est rentré dans sa Guinée natale, il a pris goût à la politique, et se trouve dans l'opposition.

Rebelote ce jour : ce n'est pas un jeune Ivoirien de 32 ans que Ouattara a nommé « porte drapeau de l'excellence ivoirienne et ambassadeur de la jeunesse Ivoirienne »! Ayant fait ses armes chez Goldman Sachs, une banque qui a causé la ruine de beaucoup d'entreprises et qui est à l'origine de la spéculation boursière sur les denrées alimentaires, spéculation ayant provoqué des famines à grande échelle, on peut se poser des questions sur le dévouement corps et âme de ce jeune loup de la finance, qui a quitté un emploi en or pour se précipiter à l'appel du génie en économie, le Dr Ouattara afin de sauver la Côte d'Ivoire ruinée par l'incurie d'une économie sécurisée d'un Bohoun Bouabré et dix ans de gestion calamiteuse d'un président Gbagbo contraint à la cohabitation avec des serpents et des scorpions. Comment un Sénégalais, ministre du Budget ivoirien, venant d'une institution bancaire internationale qui a semé plus de larmes que de rires, viendra-t-il en aide à Alassane Dictateur Ouattara, si ce n'est en aggravant encore davantage la situation, enfonçant notre pays dans la dette, en prétendant le contraire!

côte d'ivoire,comment devenir ivoirien en soixante heures!,"le tout nouveau ministre délégué au budget,d'alassane dictateur ouattara,est sénégalais!"

Mais revenons aux origines du conflit sur la nationalité du nouveau ministre, le jeune et fringant A.Cissé, 32 ans. L’Annuaire de recherche de l’Ecole Polytechnique de Paris vient de modifier sur son site internet la nationalité de son ancien élève étranger, Abdourahmane Cissé. Le 19 novembre 2013, à côté de son nom figurait encore le drapeau sénégalais et l’année de sa promotion :2001. Mais comme par magie, alors que sur les réseaux sociaux on apprenait la supercherie, le 22 novembre 2013, le drapeau a été modifié pour faire apparaître... celui de la Côte d’Ivoire. Nous attendons que cette prestigieuse école française qui forme les élites, nous explique comment en quelques soixante heures, la nationalité du polytechnicien concerné a pu être modifiée, sans que le quidam se soit déplacé en France, au siège de l'Ecole, avec ses nouveaux papiers d'identité afin de rectifier une hypothétique erreur du service informatique.

côte d'ivoire,comment devenir ivoirien en soixante heures!,"le tout nouveau ministre délégué au budget,d'alassane dictateur ouattara,est sénégalais!"

PHOTO 1: CAPTURE D'ÉCRAN DU SITE DE POLYTECHNIQUE PRISE HIER (21 NOVEMBRE 2013). CISSE ABDOURAHMANE: SENEGAL

 

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PHOTO 2: ABDOURAHMANE CISSE DEVIENT IVOIRIEN DEPUIS CE MATIN (22 NOVEMBRE 2013)


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PHOTO 3: DANS L'ANNUAIRE DES ANCIENS ÉTUDIANTS, NOTRE CHER ABDOURAHMANE CISSÉ EST SÉNÉGALAIS. LE WEBMASTER DE POLYTECHNIQUE AYANT OUBLIÉ DE FAIRE DES CORRECTIONS SUR TOUT LE SITE. UN CRIME N'EST JAMAIS PARFAIT.


Pourquoi maquiller en catimini ces données, simplement parce que des internautes sur la toile ont découvert le pot aux roses, en pianotant sur le site de l'école ? Comment, devant la menace, oh combien risible de quelques « cyber-activistes excités », une institution aussi prestigieuse a-t-elle pu sans autre forme de procès, et sans consultation de son Conseil d'administration, se permettre de falsifier les données de son propre fichier ? N'est-ce pas là, la preuve que cette nomination n'est pas fortuite, qu'il faut cacher à tout prix que cet homme n'est pas Ivoirien. S'il s'était simplement agit de rajouter qu'entre temps ce Mr Cissé avait fait des démarches, au bout desquelles, vivant en Côte d'Ivoire, il aurait obtenu sa naturalisation, il pourrait arborer maintenant deux nationalités : sénégalaise et ivoirienne. Mais là visiblement on veut dissimuler la nomination frauduleuse d'un non Ivoirien. Si cette correction à distance, plus proche d'une fraude que d'un rectificatif, est avérée dans le dossier de son ancien élève originaire du Sénégal, alors l'affaire est grave : Parce que cette intervention à distance n'est pas celle d'un marabout sénégalais, ni même celle du bras long de Ouattara pour sauver son régime à l'agonie, ni celle de ses amis Campaoré ou Wade appelés à la rescousse, mais plutôt celle d'un coup de fil donné depuis le Quai d'Orsay ou encore de l'Elysée à l'Ecole Polytechnique, afin de modifier rapidement le profil d'un ancien élève.

Une fois encore la France vole au secours du vieux tocard burkinabé et de son jeune Poulain sénégalais, pour masquer les agissements d'un gouvernement putschiste en mal de crédibilité, et étouffer le coup d'état de trop perpétré en Côte d'Ivoire en avril 2011. Si vraiment il y avait besoin d'épauler la gestion calamiteuse de la Côte d'Ivoire aux arrêts, en nommant ce polytechnicien, il faut comprendre qu'il n'y avait plus beaucoup de choix dans le catalogue des rattrapés. Aucun candidat ivoirien rattrapé ou en rattrapage qui aurait pu faire l'affaire, aucun économiste de Lider ou proche de l'ex majorité présidentielle qui ait accepté de se salir, de se suicider politiquement en se mettant au service du despote économiste pseud'éclairé . Ce Golden Boy sénégalais que l'on nous impose depuis la France, vient probablement encore pour accélérer la liquidation de notre économie, mais il sortira des explications plus alambiquées que celles du Père Dramane de Kong parlant aux frères Cissé « l'argent travaille sans circuler », ou celles de dame Dominique initiant les femmes du Nord au micro crédit à 12 pour cent l'an. Ca c'est du basique, de l'économie pour les nuls. Lui, le Polytechnicien nous expliquera en termes savants que l'accent mis sur les importations presque exclusives, en Côte d'Ivoire, au prix fort, au détriment des exportations presque gratuites des matières premières, et de la dégradation de la filière café-cacao dont les prix chutent de plus en plus, c'est la nouvelle économie « gagnant-gagnant », le tout avec des schémas en trois dimensions et des statistiques qui nous laisserons rêveurs : bientôt l'économie ivoirienne volera au secours de la Chine ! Alors qu'en vérité, le seul oxygène qui se respirera encore en Côte d'Ivoire, ce sera celui de l'endettement, sous le masque de la survie promise à ce pays phare, la Dramanie. Le mensonge n'existera plus, il sera dorénavant intégré au code génétique de cette nouvelle race d'onagres, champions à tout faire au service de leur éleveur français.

 

Shlomit Abel, 24 novembre 2013.