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mercredi, 22 février 2012

ALORS QU'IL VIENT D'ETRE PORTE A LA TETE DE LA CEDEAO - GUY LABERTIT DEMASQUE ALASSANE OUATTARA



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Dans cette tribune, Guy Labertit, ex-délégué Afrique du Parti socialiste français et compagnon de route du mouvement de démocratisation du continent, commente l'élection à la tête de la CEDEAO d'Alassane Ouattara, un homme qui dirige pourtant un pays sous perfusion économique et sous tutelle politique. Et dont le régime se fourvoie dans l'arbitraire et la mauvaise gouvernance.

A l'issue du dernier sommet des chefs d'Etat de  la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), qui vient de se tenir à Abuja les 16 et 17 février 2012, Alassane Ouattara en a été élu le président en exercice. Même si l'on peut penser que le tour de la Côte d'Ivoire était venu, ce n'est pas un mince paradoxe que de voir charger un chef d'Etat des différents problèmes de l'ensemble ouest africain alors que la situation dans son propre pays, la Côte d'Ivoire, est pour le moins précaire.

Les douze travaux d'Alassane Ouattara

Ses meilleurs alliés dans la sous-région sont, ou ont été récemment, contestés, que ce soit Abdoulaye Wade, candidat discuté à la présidence du Sénégal, à 86 ans officiels, ou Blaise Compaoré, à la tête du Burkina Faso depuis vingt-cinq ans et qui rêve d'un nouveau bail en 2015 ! Les crises aigues se multiplient dans la sous-région avec la déstabilisation des pays du Sahel, liée à une politique aventureuse de la France, de la Grande-Bretagne et de l'Otan en Libye qui a éliminé Kadhafi,  au nom de la démocratie, mais réduit à néant l'Etat dans ce pays livré à des milices antagoniques sans projet politique. Le Nigeria se déchire à travers les velléités indépendantistes dans le delta du Niger riche en pétrole au Sud et l'irrédentisme meurtrier de la secte islamiste Boko Haram qui veut chasser les chrétiens du Nord du pays. Au regard de la gestion de ces questions brûlantes, comment le nouveau président de la CEDEAO aura-t-il le temps de se consacrer aux immenses tâches qui l'assaillent en Côte d'Ivoire ? A moins qu'il ait choisi de déléguer ses affaires domestiques à ses puissants alliés extérieurs et aux institutions internationales. Cette politique de fuite en avant a quelque chose de surréaliste. Les commentaires des spécialistes africanistes qui évoquent le double axe Côte d'Ivoire/Nigéria Côte d'Ivoire/Burkina Faso au sein de la CEDEAO prêteraient à sourire si le peuple ivoirien ne continuait de vivre un cauchemar.

La Côte d'Ivoire est un pays dont l'ensemble des cadres de l'ancienne majorité présidentielle, qui représente la moitié de l'électorat, sont en prison ou en exil. Après sept mois d'enfermement inhumain à Korhogo, malgré les tristes déclarations  de l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan qui le disait bien traité suite à la mascarade organisée pour sa visite en compagnie de Desmond Tutu et Mary Robinson, le Président Gbagbo est détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI) depuis le 30 novembre 2011. Le procureur Ocampo n'a toujours pas communiqué à la défense les charges qui motivent cette détention et n'a inquiété aucun des cadres du régime actuel pourtant directement impliqués dans des crimes de guerre et crimes contre l'humanité depuis la fin de l'année 2002. A signaler qu'en attendant l'audience de confirmation des charges du 18 juin, Laurent Gbagbo bénéficie d'une aide judiciaire pour organiser sa défense. Où sont donc les fonds cachés du Président que le quotidien français Le Monde du 11 mai 2011, sous la plume fertile de sa correspondante à Genève, Agathe Duparc, situait en Suisse ? Les enquêteurs de la CPI, que l'on ne peut soupçonner de complaisance pour leur détenu, n'ont, pour leur part, toujours rien trouvé. Encore un exemple de manipulations médiatiques. Dès lors, que signifie l'inculpation du Président Gbagbo par la justice ivoirienne pour « crimes économiques », lui qui bénéficie d'une aide judiciaire ? Pas besoin d'enquête approfondie pour situer les biens immobiliers des têtes actuelles de l'Etat ivoirien, A. Ouattara et Guillaume Soro.

De plus, des centaines de cadres de l'ancienne majorité présidentielle ont leurs comptes bancaires bloqués et la totalité de leurs fonds gelés depuis un an. Eux et leurs familles sont condamnés à la survie et plusieurs décès parmi les sanctionnés, dont le plus récent est celui du maire de Cocody, Jean-Baptiste Gomont Diagou, attestent qu'ils ne peuvent même plus se soigner. Pourtant, on se plaît à répéter que la Côte d'Ivoire a renoué avec la démocratie et le respect des droits humains. Faut-il croire que le nouveau président de la CEDEAO restera insensible au sort de la moitié du peuple ivoirien puisqu'il a maladroitement déclaré qu'il allait faire du rattrapage auprès des populations qu'il estimait lésées par le précédent régime ? Il a un point commun avec l'actuel président français, son ami de vingt ans Nicolas Sarkozy, c'est celui de diviser les Ivoiriens comme son tuteur divise les Français.

Bien qu'en campagne électorale par gros temps, le capitaine Nicolas devra garder un œil sur la lagune Ebrié, dont la surface lisse dissimule des fonds fangeux, car son quartier-maître Alassane va être très pris par sa nouvelle fonction à la tête de la CEDEAO.

C'est que depuis l'arrestation du Président Gbagbo, le 11 avril 2011, « sous les bombes françaises », pour reprendre ses termes lors de l'audience de la CPI du 5 décembre, le Président Sarkozy s'est montré prodigue à l'égard du régime d'Alassane Ouattara. A commencer par les quatre cent millions d'euros annoncés par la France dès la fin du mois d'avril 2011 pour payer de prétendus arriérés de salaires alors que son prédécesseur avait honoré ces paiements jusqu'en février inclus malgré les fermetures des filiales des banques françaises. Il faut y ajouter un mirobolant contrat désendettement/développement, quatre fois supérieur au plus avantageux accordé jusque-là au Cameroun, annulant sur quinze ans la dette de 2,25 milliards d'euros (1472 milliards de francs CFA) essentiellement contractée par les régimes PDCI auprès de l'Agence française de développement (AFD) qui avait cessé tout engagement financier en Côte d'Ivoire depuis 2002. Encore faudrait-il que les recettes de l'Etat suivent pour que cette mesure ne se limite pas à un simple jeu d'écritures. Enfin, l'effacement d'un milliard d'euros de dette bilatérale a été évoquée lors de la récente visite d'Etat d'Alassane Ouattara à la fin janvier 2012.

La Côte d'Ivoire sous perfusion et sous tutelle

Le soutien politique de la France a été sans faille. La présence du président Sarkozy, fait inédit dans l'histoire des relations françafricaines, à l'investiture d'Alassane Ouattara le 21 mai 2011, la visite officielle  du Premier ministre François Fillon les 14 et 15 juillet, le déplacement du secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, les 21 et 22 octobre, suivi par le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, les 6 et 7 novembre, pour faire le point sur les questions de sécurité, laissent à penser que les liens privilégiés ressortent de liens tutélaires qui ne sont pas sans rappeler les années soixante. Le parfum néocolonial se fait entêtant à travers la présence stratégique, sur place à Abidjan, de personnalités françaises. Depuis mai 2011, Philippe Serey Eiffel, éphémère directeur des Grands travaux alors que Ouattara était le Premier ministre d'Houphouët-Boigny, a l'oeil sur les questions économiques. Le conseiller d'Etat en France Thierry Le Roy l'a rejoint en 2012 pour l'organisation de la réforme de l'Etat. Le général Claude Réglat, ancien commandant des Forces françaises au Gabon, gère les questions de sécurité et la réorganisation des services ivoiriens. Sans oublier les petites mains de la barbouzerie, comme Jean-Yves Garnault, l'ancien agent de la DST française, passant du service de Laurent Gbagbo à celui d'Alassane Ouattara.

Un tel empressement valait bien la remise de décorations de l'Ordre national de la Côte d'Ivoire à près d'une centaine de récipiendaires lors de la visite d'Etat en France d'Alassane Ouattara. Certains universitaires français ont choisi d'être absents, mais politiques, hommes d'affaires, militaires, diplomates, intellectuels, petits et grands, unis par un même soutien historique ou récent à Alassane Ouattara, ont été récompensés, y compris l'épouse du directeur de publication de Jeune Afrique Béchir Ben  Yahmed. La France n'a pas été chiche en décorant les membres du gouvernement ivoirien et du cabinet présidentiel présents à Paris.

La signature d'un nouvel accord de défense franco-ivoirien à Paris, le 26 janvier 2012, lors de cette visite d'Etat, à l'heure où la France a décidé de limiter sa présence militaire permanente sur le continent africain, révèle que Paris veut donner des gages sécuritaires à son nouveau protégé qu'elle a tout fait pour imposer à la tête de la Côte d'Ivoire. Le Président Gbagbo, pour sa part, voulait mettre un terme à cette présence permanente après le retrait de la Force Licorne. Mais le nouveau chef de l'Etat ivoirien avait déjà voulu masquer une certaine impuissance à maîtriser la sécurité sur l'ensemble du territoire en proposant aux grandes puissances le 22 septembre dernier, lors de son discours à la dernière Assemblée générale des Nations Unies, de faire de la Côte d'Ivoire une plateforme de la lutte contre le terrorisme international. Les Etats-Unis, à l'image de  leur imposante ambassade bunker d'Abidjan, ne sont sans doute pas insensibles à ce discours qui pourrait préfigurer une implantation d'Africom (Commandement des forces américaines en Afrique) en Côte d'Ivoire. Par ailleurs, ils n'ont jamais caché leur intérêt pour le pétrole du Golfe de Guinée.

Du reste, oubliés en septembre 2011 par le Président Gbagbo qui avait partagé un premier bloc entre Total et la Côte d'Ivoire (public et privés), ils viennent d'être associés, par le biais d'Anadarko Petroleum Corporation, avec CNR, major canadienne, et Total à l'octroi de trois blocs pétroliers prometteurs... L'arrivée à Abidjan, le 16 janvier 2012, d'Hillary Clinton accompagnée de William Fitzgerald, sous-secrétaire d'Etat aux Affaires africaines, a traduit une forte ambition en matière militaire, énergétique et commerciale. La réalisation de ce projet a été facilitée par la politique de Nicolas Sarkozy, marquée du double sceau d'une vieille amitié personnelle avec Alassane Ouattara et d'un atlantisme fondamental, malgré quelques rodomontades qui font plutôt sourire qu'inquiéter Washington.

Toutes ces visites officielles des représentants du monde occidental, auxquelles la venue à Abidjan du vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhai jun, reçu par A. Ouattara le 24 juin 2011, ne peut servir de contre point, sont l'occasion de discours lénifiants sur le retour de la paix en Côte d'Ivoire ou sur la réconciliation. Pourtant,  la peur des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) règne toujours à l'intérieur du pays, la justice des vainqueurs continue de passer et la Commission «dialogue, vérité, réconciliation» dirigée par Charles Konan Banny, peine même à exister....

L'arbitraire politique et économique en guise de « gouvernance »

En matière de gouvernance, terme cher aux institutions internationales, la non installation, en février 2012, d'une Assemblée nationale dont les membres ont été élus le 11 décembre 2011, fait tache. Certes, les législatives seront reprises dans 11 circonscriptions le 26 février suite à l'invalidation des scrutins par le Conseil constitutionnel, le 31 janvier dernier, pour cause de fraudes alors même que l'ancienne majorité avait boycotté la consultation électorale ! On  comprend mieux le refus de la communauté internationale de recompter les bulletins lors de l'élection présidentielle contestée de novembre 2010.... A la tête de l'Etat, Alassane Ouattara recourt donc à des ordonnances sans loi d'habilitation, y compris sur des questions aussi importantes que l'âge de la retraite. Ce dernier a eu beau répéter à l'envi pendant sa visite d'Etat en France qu'il n'y a pas de justice des vainqueurs, que la paix est revenue et que l'armée est réunifiée, il n'empêche qu'aucun de ses partisans n'a été inquiété par la justice depuis dix mois, que l'opposition voit ses meetings perturbés ou attaqués violemment (un mort et soixante huit blessés le 21 janvier lors d'un meeting du Front populaire ivoirien) et que les FRCI incarnent l'arbitraire et la répression. Faisant suite à bien d'autres, les exactions commises par ces FRCI à Vavoua, le 18 décembre 2011, ont contraint le chef des Armées à des menaces fortes, qui sont restées sans effet comme le montrent les dernières victimes d'Arrah le 12 février 2012.

Véritable maître du jeu en matière sécuritaire, le Premier ministre et ministre de la Défense, Guillaume Soro, et les anciens commandants de zones rebelles dont l'impunité agace visiblement les protecteurs occidentaux du régime en place, pourraient voir l'étau de la justice se refermer sur eux. Toutefois, si cette perspective se confirmait, ils ne manqueraient pas de tout mettre en œuvre pour révéler des éléments confirmant la complicité d'Alassane Ouattara avec la rébellion depuis le coup d'Etat manqué de septembre 2002. Au sommet de l'Etat, c'est donc une sorte de fragile équilibre de la terreur qui persiste. Après la chute d'Abidjan, l'assassinat par les FRCI, en avril 2011, du sergent chef Ibrahim Coulibaly, dit IB, très proche d'Alassane Ouattara depuis les années 1990 et dans le secret de tous les coups d'Etat depuis 1999, a éliminé un témoin gênant, frère ennemi depuis 2003 du Premier ministre Guillaume Soro. L'action de son « commando invisible», ravageur dans la commune populaire d'Abobo où les partisans de Ouattara sont majoritaires, a joué un rôle décisif en liaison avec l'ONUCI et la Force Licorne pour écarter Laurent Gbagbo.

A l'évidence, Hillary Clinton, qui veut pousser l'avantage pour les Etats-Unis, a conscience de ces manquements démocratiques qui n'autorisent pas la Côte d'Ivoire à bénéficier du Millenium challenge account, convoité par Ouattara, accordé par les Etats-Unis aux pays en développement s'inscrivant dans les objectifs du millénaire définis par les Nations Unies. Les protecteurs occidentaux du nouveau régime hésitent au regard de cette mal gouvernance à accorder le fameux point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE). L'opposant Ouattara dénonçait le Président Gbagbo quand il avait obtenu du FMI et de la Banque mondiale le point de décision de l'initiative PPTE le 30 mars 2010 en disant que c'était une honte que ce pays soit classé parmi les pays très endettés. Il est piquant de voir que, devenu Président, il multiplie en 2012 les suppliques pour l'allègement de la dette. Rappelons que cette dette est à mettre au compte quasi exclusif des régimes d'Houphouët-Boigny, achevé par les trois ans de primature de Ouattara, et de Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo n'ayant pu guère compter pendant l'essentiel de sa présidence sur des engagements financiers extérieurs...

Cette décision de point d'achèvement dépend de l'exécution de réformes structurelles, notamment celle de la filière café cacao. Dans le négoce du cacao dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial, A. Ouattara, par l'intermédiaire de son épouse Dominique, dispose de relais familiaux. On sait qu'un fils de son précédent mariage, Loïc Folloroux, est le directeur Afrique du groupe britannique Armajaro, trader agressif qui a spéculé par des achats colossaux de cacao en 2002 (avant la tentative de coup d'Etat) et 2010 (avant les élections) dans le but de déstabiliser le régime Gbagbo. Ce groupe bénéficie des largesses de la Banque mondiale par le biais de la Société financière internationale (SFI) et se partage, bon gré mal gré, le secteur avec les Américains Cargill et ADM qui ont toujours eu les yeux de Chimène pour le Premier ministre libéral que fut Ouattara au début des années 1990. Le frère et une nièce de Dominique Ouattara, Marc et Noelle Nouvian, sont actionnaires d'une nouvelle société de négoce international (Soneici) de fèves de cacao, dirigée par Hervé Dominique Alliali. Il est vrai que le Premier ministre Guillaume Soro s'est taillé la part belle avec l'installation de cols blancs rebelles (André Ouattara et autre Ismaël Koné) au sein du Conseil café cacao mis en place le 24 janvier 2012. Ces pratiques illustrent une approche qui n'est pas sans rappeler celle d'un chef d'Etat français qui, lui aussi, avait promis l'avènement d'une République irréprochable...

Dans quelques semaines, les Français vont élire leur Président et on ose espérer que leur choix ne sera pas sans conséquence sur cette anachronique relation franco-ivoirienne. Le principal concurrent du Président sortant, le socialiste François Hollande, annonce dans ses 60 engagements pour la France : «Je romprai avec la «Françafrique» en proposant une relation fondée sur l'égalité, la confiance et la solidarité». Alors, on a envie de crier «chiche !», malgré le triste silence ou l'approbation des dirigeants socialistes français, à de rares exceptions près, lorsque Nicolas Sarkozy bombardait Abidjan avec l'aval de l'ONU pour écarter le Président Gbagbo, celui qui, élu en 2000, avait voulu porter un projet social démocrate sur le continent africain et en a été empêché dès 2002.


Guy LABERTIT

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 20 février 2012

ARRAH: BILANS DES DEUX FOLLES JOURNEES - LES VICTIMES S'ORGANISENT EN COLLECTIFS


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Le bilan officiel des affrontements inter-communautaires survenus à Arrah le dimanche 12 et le lundi 13 février fait état de 15 morts et 48 blessés dont 28 par armes à feu et 20 autres par armes blanches, objets contondants et jets de pierres. Ces chiffres nous ont été communiqués par le directeur départemental de l'hôpital général d'Arrah, Dr. Kodji Florent, qui nous a reçu dans son bureau le jeudi 16 février entre 8H et 9H, en compagnie de son premier collaborateur et collègue, le Dr. Abo Calixte, le directeur de ce centre de santé publique.

«Nous apprécions beaucoup votre démarche d'être venus à la source de l'information vraie, car vous êtes le seul journal qui nous rend visite depuis l'éclatement de ce conflit», nous ont d'entrée de jeu félicité pour notre professionnalisme, les deux médecins. Drs. Kodji et Abo nous ont traduit leur embarras de ne pas pouvoir nous remettre la liste nominative des blessés, parce qu'elle n'a pas encore été transmise au premier magistrat de la localité et patron de l'administration publique du département, le Préfet.

Toutefois, les deux professionnels de la santé ont relevé que les 20 blessés par balles ont été évacués à Daoukro, car l'hôpital général d'Arrah ne dispose pas de service de chirurgie. Quant aux 28 autres blessés par armes diverses, ils ont tous été pris en charge par l'établissement sanitaire. «Ils ont été traités ici et ils sont tous retournés chez eux», a fait savoir Dr. Kodji devant notre sollicitation de voir quelques victimes internées à l'hôpital.

Sur l'identité des victimes décédées, Dr. Abo a indiqué qu'il attendent toujours les parents des défunts afin de les identifier avec un document légal d'identité. Nous avons pu avoir deux noms de victimes tuées lors des malheureux événements. Il s'agit du jeune Djébré Moussa et de Mme Aboya, une veuve qui habite le quartier résidentiel, également tuée par balle le lundi 13 février. Elle venait d'enterrer son mari le samedi 11 février, soit deux jours plus tôt.


Anassé Anassé


Source: L'INTER

DECLARATION DE L'AIRD RELATIVE A LA SITUATION SOCIOPOLITIQUE

 

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Alors que la CAN (2012, au Gabon et en Guinée Equatoriale, Ndlr) était présentée comme une occasion de réconciliation entre les Ivoiriens, c'est au lendemain de la brillante participation des "Eléphants" que la Côte d'Ivoire est traversée par un vent de violences contre les populations, d'est en ouest, notamment à Arrah impliquant des éléments des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) et à Kouibly avec l'attaque d'un village ivoirien par des ressortissants Burkinabé en représailles, croit-on, à une action de coupeurs de route. Ces violences ont, comme à l'accoutumée macabre, fait de nombreuses et innocentes victimes.

L'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) s'incline avec respect devant la mémoire des victimes de tous bords et présente ses condoléances aux familles à nouveau éplorées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. L'AIRD note, qu'à l'exception de Vavoua où des violences, ayant opposé des FRCI à des populations nordistes ont fait l'objet de condamnation ferme de la part du régime avec annonce de mesures, les autres violences et exactions qui interviennent si régulièrement entre les FRCI et les populations non nordistes semblent faire l'objet d'une autre gestion.


Le silence du pouvoir ou les justifications tantôt partisanes, tantôt complaisantes de certains membres du gouvernement sont malheureusement interprétés par les auteurs de ces violences et exactions comme une caution. Or, ces violences prétendument présentées comme des actions de représailles, ou de vengeance par rapport à un passé plus ou moins lointain, ou même de soutien ethnique au régime ne sont que des prétextes aux pillages et aux vols, portant ainsi un coup à l'économie nationale, à la réconciliation nationale et à la paix. Notre pays rentre sournoisement dans un système de braquages à ciel ouvert: braquages politiques, braquages économiques, braquages culturels et intellectuels, etc.


Certes le contexte est particulier et inédit, mais dans un climat politique à plusieurs centres de décisions, où le chantage le dispute à la peur, seuls le courage et le sens des responsabilités nationales et collectives conduisent au succès. Le pouvoir ivoirien ne peut en faire l'économie, au risque de s'auto désintégrer. Ce n'est ni par l'émission de mandats d'arrêt internationaux contre ceux qui osent s'exprimer sur la grave situation du pays, ni par le soutien des puissances étrangères, ni par le canal des organisations sous-régionales dont la direction n'a jamais été convoitée par le président Félix Houphouët-Boigny (FHB) que la réconciliation interviendra en Côte d'Ivoire, même si l'AIRD félicite le Chef de l'Etat pour ses nouvelles responsabilités au sein de la CEDEAO.


L'AIRD, dont de nombreux militants sont originaires du Nord, s'inquiète de la dangereuse dérive ethnique qui ne profite qu'à une minorité mais dont l'écrasante majorité des Nordistes qui la désapprouve en silence pourrait faire les frais. En effet, il est dangereux de constater que la politique politicienne semble de plus en plus faire percevoir une région et une religion comme les ennemis de toutes les autres régions et religions du pays, alors que le régime était attendu sur la mise en œuvre du "vivre ensemble".


D'ores et déjà, l'AIRD, membre fondateur du CNRD, invite les Ivoiriens au discernement, au dépassement, à la tolérance, au pardon, à l'amour vigilant et à l'unité nationale devant l'accumulation grandissante des ingrédients d'une guerre civile.

L'AIRD remercie et félicite tous les responsables politiques qui, y compris au sein du RHDP, élèvent avec courage et sincérité la voix pour désamorcer l'orage qui se profile à l'horizon.

Enfin, l'AIRD réitère son invitation au chef de l'état et au gouvernement à la prise des mesures urgentes et idoines en vue de l'apaisement, à commencer par la condamnation sans équivoque de la violence de leurs partisans et par un dialogue républicain inclusif auquel n'ont de cesse de les inviter la communauté nationale et internationale, entendu qu'un choix politique ou un vote en faveur du président Laurent Gbagbo ne sauraient être des fautes à expier toute la vie.


Fait à Abidjan, le 18 Février 2012 - La Direction de l'AIRD.

«QUE LES IVOIRIENS ARRETENT DE SE PLAINDRE SUR LEUR SORT, JE NE LES AI PAS ABANDONNES»


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Cette brève révélation que je vous propose, aujourd'hui, a été reçue par la sœur Grâce. Pour rappel, elle avait reçu une première révélation, en août 2010 avant les élections, annonçant l'arrestation du Président Gbagbo. Elle en avait même prévenu la Présidence de la République. Sur les forums où elle avait porté l'information pendant l'élection présidentielle, elle avait été vilipendée et traitée de tous les noms d'oiseaux. Au final, ce n'est pas elle qui a eu tort. Bien au contraire !

Depuis quelques semaines, elle se signale par une nouvelle révélation qu'elle nous charge de porter à votre connaissance, chers Ivoiriens. En voici le contenu:

«Dans le message qu'il m'a donné en songe, dit-elle, le SEIGNEUR me dit : "Sache que Alassane Ouattara président, ce n'est pas une bénédiction pour lui-même mais plutôt une punition que je lui inflige; ce n'est pas du tout un cadeau". Et je lui ai demandé : "Mais pourquoi?"  Il m'a répondu : "Parce qu'il ne maîtrisera jamais son armée et un chef qui ne maîtrise pas son armée ne peut être un chef. C'est de là que viendra l'accomplissement de sa punition".  Je ne peux pas analyser ces paroles ; d'autres ont ce don mais pas moi. Ensuite, il me dit : "Laurent Gbagbo à La Haye, c'est aussi une punition. Chacun reçoit sa part de châtiment. Diffuse-le et que les ivoiriens arrêtent de se plaindre sur leur sort, je ne les ai pas abandonnés". La voix qui s'est adressée à moi dans le songe a insisté pour que ce soit Fernand Dindé qui publie cette révélation, je ne sais trop pourquoi. Je me suis donc adressé à lui parce que c'est la volonté de DIEU».

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

 

DINDE Fernand AGBO

CES MONSTRES QUI DIRIGENT NOTRE MONDE

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Sous des prétextes totalement fallacieux (démocratie et protection des civils) et des intrigues qui nous ont laissés sans voix, ces derniers mois, le Nouvel Ordre Mondial et les maîtres du monde ont installé leur "frère de lumière" à la tête de la Côte d'Ivoire, désarticulé et détruit la paisible Libye et fomenté de prétendues révolutions dans le monde arabe pour reconfigurer la géopolitique internationale.

Comme le dit John Laughland, administrateur du British Helsinki Human Rights Group, dans son remarquable article "Face cachée: la technique du coup d'état coloré": "Le mythe de la révolution populaire spontanée perd de sa prégnance en raison de l'ample littérature sur les coups d'État et les principales tactiques utilisées pour les provoquer. C'est bien entendu Lénine qui a développé la structure organisationnelle vouée au renversement d'un régime que nous connaissons maintenant sous le nom de parti politique. Il différait de Marx en ce qu'il ne pensait pas que le changement historique était le résultat de forces anonymes inéluctables. Il pensait qu'il fallait le provoquer".

Après avoir fait croire aux Tunisiens, aux Egyptiens, aux Libyens, aux Yéménites et aux Bareïnites que les quelques agitations populaires qui ont bouleversé leurs pays sont leurs propres oeuvres et l'expression de leur volonté de s'approprier leurs destinées, ils ont installé à la tête de certains de ces états, des rénégats incontrôlables et des islamistes avec lesquels on a une lecture plus que floue de l'avenir. C'est avec la même réthorique qu'ils ont détruit l'Irak et l'Afghanistan, et sont en train d'en sortir la queue entre les jambes.

Ces hommes sans morale ont, aujourd'hui, jeté leur dévolu sur la Syrie, qui pourrait bientôt passer à la trappe, avant que le cap soit mis sur l'Algérie et l'Iran, avec une menace très explicite de guerre nucléaire mondialisée, depuis la (re)bipolarisation de notre planète, cristallisée par le double veto sino-russe au Conseil de sécurité contre une résolution à l'encontre la Syrie de Bachar Al-Assad.

Les médias "meanstream" sont mis à rude contribution qui nous débitent, à longueur de journée, incongruités et énormités, et des mensonges odieux du genre de celui qu'il nous a été donné d'entendre, ce samedi 18 février, sur France 24: "Syrie: des funérailles finissent dans un bain de sang. L'armée de Bachar Al-Assad tire sur des milliers de manifestants, le bilan SERAIT de 1 mort et 4 blessés". Entre nous soit dit: si une armée comme celle de Bachar Al-Assad avait ouvert le feu sur une foule de plusieurs milliers de personnes comme on nous l'a montré, ne serait-ce que par la débandade générale due aux tirs, on aurait enregistré au moins une centaine de morts. De qui se moque-t-on?

Cette presse indigne se délecte journellement, depuis de longs mois, de ce décompte macabre, comme une agence de croque-morts, pour justifier une action militaire contre la Syrie, heureusement bloquée par le veto sino-russe, mais qu'ils s'emploient à contourner. Quelles diableries!

Qui nous délivrera de cette race impie et de cette engeance qui dirige nos pays, avec à leur tête Barack Obama, Nicolas Sarkozy et David Cameron?


Que DIEU ait pitié de notre monde!


DINDE Fernand AGBO

ASSECHEMENT DES CACAOYERS: SECHERESSE, MALEDICTION OU JUGEMENT DIVIN?


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Un véritable drame se joue, en ce moment, dans nos campagnes, dans le plus grand silence: le cacao ivoirien est en grand péril. Plusieurs amis et connaissances, planteurs de leur état ou fonctionnaires ayant investi dans l'agriculture, le confirment: les cacaoyers, d'une manière incompréhensible, se sont asséchés sur pied.

On aurait pu attribuer ce sinistre à la sécheresse qui sévit actuellement en Côte d'Ivoire, du fait de 4 mois d'absence de pluie, si le désastre n'avait pas été aussi particulièrement cuisant pour cette culture de rente.

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De l'avis de la quasi totalité des planteurs approchés, ce qui arrive cette année est inédit. Certaines plantations ont été ainsi asséchées à 75 voire 90%, plongeant les planteurs de l'Ouest notamment, où résident les plus gros planteurs que sont les allochtones Baoulé et les allogènes Burkinabé, dans le plus grand désarroi. De sorte que nombre d'entre eux sont, en ce moment, en train de couper leurs vergers littéralement grillés et jurent de ne plus faire de cacao de leur vie. Ils prennent désormais une sérieuse option pour les cultures vivrières. La situation est identique dans l'ancienne "boucle du cacao", dans la région d'Abengourou, après contact pris.

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Quant on sait que le cacao constitue une source essentielle de recettes pour l'Etat de Côte d'Ivoire via les taxes d'exportation, on est en droit de penser qu'à la fin de cette année et l'année prochaine, la Côte d'Ivoire se retrouvera dans une situation budgétaire pire que celle que nous vivons actuellement. Qui n'est d'ailleurs pas du tout enviable. Le manque à gagner sera énorme. La "Côte d'Ivoire nouvelle" dirigée par Ouattara a-t-elle les ressources pour palier le déficit et rebondir? Rien n'est moins sûr!

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De là à dire que le sang innocent qui a abondamment coulé en Côte d'Ivoire a maudit la terre, et que DIEU est entré en jugement contre Ouattara et les cartels du cacao ivoirien que son ARMAJARO et consorts, pour les priver des ressources dont ils se sont servis pour déglinguer notre pays, il n'y a qu'un pas.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

dimanche, 19 février 2012

UNE PLAINTE CONTRE OUATTARA ET SORO A BRUXELLES


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Cette décision a été prise par un collectif d'avocats européens.

 

La Fédération des réfugiés ivoiriens de l'Afrique de l'Ouest, passé le temps des complaintes, a décidé de traduire devant les juridictions internationales Alassane Ouattara et Guillaume Soro. Un collectif d'avocats européens s'est constitué pour suivre le dossier jusqu'au bout.

Les semaines et mois à venir s'annoncent donc palpitantes au plan judiciaire, pour le régime Ouattara.

Plus d'une dizaine d'avocats français, suisses et belges ont décidé de défendre les intérêts des victimes de la crise dite postélectorale, notamment des dizaines de milliers de réfugiés ivoiriens installés dans les camps au Ghana, Libéria, Bénin et Togo. Depuis plus d'un mois, ces avocats ont travaillé sans relâche avec la Fédération des camps de refugiés ivoiriens de l'Afrique de l'Ouest (Fcriao), pour recueillir les témoignages et plaintes des refugiés, tous victimes du régime Ouattara. Quelques-uns de ces avocats ont séjourné récemment au Togo et au Ghana, au contact des réfugiés, afin de boucler le dossier. Ainsi donc, après ce minutieux travail, le président de l'ensemble des réfugiés installés dans les quatre pays, Alexis Séban, a décidé de porter plainte au nom des 200.000 réfugiés, contre Alassane Ouattara et Guillaume Soro. Devant les juridictions internationales, notamment le Tribunal de première instance de Bruxelles.

«Depuis l'éclatement de la crise postélectorale, près de 200.000 de nos concitoyens vivent réfugiés dans des camps à travers l'Afrique. En effet, contrairement aux différents rapports jusque-là diffusés par certaines ONG, même par les Nations Unies, la FCRIAO (Fédération des Camps de Réfugiés Ivoiriens de l'Afrique de l'Ouest) dit qu'il y aurait eu plus de 10.000 morts enregistrés au cours de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire dont 1.500 enfants de 0 à 5 ans», explique-t-il. En dehors donc des nombreuses pertes en vies humaines, les plaintes contre Alassane Ouattara et Guillaume Soro portent sur les pillages, les incendies, les occupations illégales, les destructions des biens d'autrui, estimés à plusieurs centaines de milliards de Francs Cfa.

Pour Alexis Séban, les responsables de ces tueries et autres agissements ne sont autres que l'actuel chef de l'Etat et son Premier ministre. Car, dira-t-il, «ce sont les FRCI se réclamant d'Alassane Dramane Ouattara et de Soro Guillaume qui, aux chaudes heures de la crise postélectorale, ont attaqué en tuant et pillant les villes de Toulepleu, de Bloléquin, de Guiglo, de Duékoué, de Bangolo, de Daloa, d'Issia, de Lakota, de Divo et enfin d'Abidjan et ses banlieues».

Selon le président de la Fcriao, une épuration ethnique était en cours et visait principalement les ethnies Guéré (75%), Bété et Dida (20%) et les ethnies du Sud (5%). Ce sont tous ces actes et témoignages qui ont été mis à la disposition du collectif des avocats qui entend déposer plainte dans les tous prochains jours devant le Tribunal de première instance de Bruxelles.


Frank Toti - Jykra R. pour Afrique-Monde - Titre et Photo: AM


Rapporté par Yvann Murphy


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

KKB: «ADO AURAIT PU SE METTRE AU-DESSUS DU TRIBALISME»


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Le président de la jeunesse du Pdci-RDA, Kouadio Konan Bertin dit KKB a animé, hier jeudi 16 février, une conférence de presse à la maison du Pdci à Cocody. Il s'est prononcé sur l'actualité sociopolitique mais a surtout réagi aux attaques dont il est l'objet au sein de son parti. KKB, pur produit du Pdci et allié du Rdr n'est pas d'accord avec la manière de gérer le pays d'Alassane Ouattara. «Si j'avais la possibilité d'être un conseiller du président ou même la chance de le croiser, je le lui aurais dit. Le mal de la Côte d'Ivoire est profond. Lui qui a vécu aux Etats Unis et qui a même eu la chance d'épouser une Européenne aurait pu se mettre au dessus du tribalisme et sauver la Côte d'Ivoire». Selon KKB, l'heure n'est pas aux règlements de compte comme croit si bien le faire le régime Ouattara qui fait de la traque aux pro-Gbagbo la priorité de son programme de gouvernement. Aux dires du président de la Jpdci, il est nécessaire de faire la réconciliation dans notre pays mais celle-ci impose «des sacrifices de la part du régime en place». Par ailleurs, il estime que pour que cette réconciliation soit effective, un rapprochement entre Ivoiriens du Fpi et ceux du Rhdp s'impose. Auquel cas, cette réconciliation ne sera qu'un leurre.

Après ce constat, il a abordé l'actualité au sein de son parti où il affirme qu'on «veut sa peau» en l'opposant à son leader, le président Henri Konan Bédié. Sur la question, KKB a nommément cité Denis Kah Zion, fondateurs du quotidien «Le Nouveau Réveil» par ailleurs membre du secrétariat du Pdci, de lui en vouloir. «Kah Zion sait dans quel rôle il se trouve en ce moment. Il tente par tous les moyens de m'opposer au président Bédié. Il a fait de nombreuses victimes au sein du parti mais moi je reste sa dernière cible parce qu'il ne parviendra pas à ses fins. Moi, ma chair est amère», a-t-il assené. Puis il poursuit pour crier son indignation car il estime «qu'être propriétaire d'un journal ne signifie pas qu'il faut chercher à mettre les bâtons dans les roues des autres. Je suis victime d'une cabale». C'est un KKB très en colère qui a tenu à rappeler à Denis Kah Zion le combat qu'il a mené, selon lui, pour que son quotidien qui était persona grata dans certaines localités du pays puisse être vendu. «Kah Zion est un grand frère mais je ne sais pas ce qui l'anime. Mais dans cette bataille qu'il a ouverte, chacun de nous va se défendre. Lui est propriétaire d'un journal mais qu'il sache que la Jpdci va se défendre à sa façon avec les armes dont elle dispose. Il n'a d'ailleurs pas intérêt à continuer», a menacé KKB.

Après quoi, il a rappelé qu'il vouait un respect au président Bédié dont le parcours l'a toujours inspiré. Et que par conséquent, il ne serait jamais dans une logique de défiance envers celui pour qui il s'est toujours battu. «Mon combat pour Bédié ne date pas d'aujourd'hui. Depuis 1993 que je suis président de la jeunesse, j'ai toujours soutenu le président Bédié. Je ne suis pas de ceux qui soutiennent Bédié lorsqu'il pose de bons actes. En réclamant un congrès ou encore en demandant de faire le bilan du parti après tous les échecs qu'on a enregistrés après la présidentielle et les législatives, où est la défiance ?» s'est-il interrogé.

Dans la foulée il a annoncé pour le 17 mars prochain la rentrée politique de la Jpdci. A cet événement, KKB a indiqué que ce sera le rendez-vous du débat et que les personnes allergiques au débat en «auront pour leur compte». Ce sera selon KKB le lieu pour faire le bilan de la situation sociopolitique mais aussi des échecs enregistrés par le parti lors des dernières élections.

 

Hermann Djea


Source: LE NOUVEAU COURRIER

samedi, 18 février 2012

EN MISSION EN EUROPE, MIAKA OURETO NE SE RECONNAIT PAS DANS LES PROPOS RAPPORTES PAR LA PRESSE



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Sylvain Miaka Ouretto en mission en Europe ne reconnaît pas avoir tenu les propos qui ont été rapportés par la presse nationale hier. Des propos d'une gravité extrême qui ont suscité une forte émotion parmi les militants du Fpi particulièrement en France où se trouve en ce moment le président par intérim du Fpi, Sylvain Miaka Ouretto. «J'ai une rencontre avec les Ivoiriens ce soir, je vais faire une mise au point », a-t-il affirmé hier, dans l'après-midi, au téléphone. «On voit les ennemis qui cherchent à distraire le peuple», a ajouté M. Miaka.

Selon le quotidien L'Intelligent d'Abidjan, dans sa parution d'hier, Sylvain Miaka aurait déclaré que le Président Gbagbo n'a pas nommé l'ex-ministre Koné Katinan comme porte-parole. Miaka aurait également mis en cause la gestion des finances du Fpi qui se retrouverait aujourd'hui sans un sou après la crise post-électorale. Certains y ont vu des règlements de comptes du président intérimaire du Fpi.

Mais, selon les informations, dès la parution du journal, Sylvain Miaka aurait joint au téléphone Koné Katinan Justin pour lui expliquer qu'il n'avait pas tenu de tels propos.


Memel Lafoi


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

LE MAIRE DE COCODY, GOMONT DIAGOU, EST MORT EN EXIL


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Le maire de Cocody, Monsieur Gomont Diagou, qui vivait en exil au Ghana depuis le kidnapping du président Laurent Gbagbo, a rendu l'âme ce matin à Accra. Il est décédé ce vendredi 17 février 2012 d'une crise cardiaque dans une clinique à Accra (Ghana). C'est un grand malheur qui vient encore de frapper la grande famille de La Majorité Présidentielle.

La dépouille mortelle du maire Gomon Diagou vient d'être accompagnée à la morgue de l'hôpital militaire Thirty Seven à Accra, la capitale ghanéenne. Son épouse et ses deux filles étaient soutenues par les ministres Koné Katinan et Kadet Bertin, Monsieur Hervé Siaba, conseiller du Président Gbagbo, de Monsieur Thierry Bouikalo-Bi, ex-Directeur Général de l'imprimerie nationale et de Monsieur Konaté Navigué, Président de la jeunesse du FPI.


Steve Beko


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

OPERATION «REFUGIES MAIS SCOLARISES»


Enfants ivoiriens réfugiés = enfants scolarisés... par legrigriinternational

 

A l'appel de l'association Halte au Génocide - Mémoire et Justice, organisation d'une collecte de fournitures scolaires, destinées aux enfants ivoiriens réfugiés mais scolarisés dans les camps du Ghana, du Togo, du Libéria... mais aussi, chez eux, en Côte d'Ivoire, où on estime à 500.000 le nombre de déplacés dans l'incapacité de réintégrer leur logement...


Source: INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT et DAILYMOTION

vendredi, 17 février 2012

DANGER SUR LA LIBERTE DE PRESSE EN COTE D'IVOIRE: LA PROTECTION DES SOURCES MENACEE PAR UN NOUVEAU TEXTE

 

 

Le nouveau code de déontologie du journalisme en élaboration a fait l'objet de présentation de sa mouture par ses rédacteurs : Alfred Dan Moussa et Zio Moussa. C'était  hier mercredi à la maison de la presse. L'innovation majeure dans ce texte est incontestablement son article 3 nouveau qui fait désormais obligation au journaliste  de révéler sa source en cas de manipulation.

La maison de la presse au Plateau a abrité hier le forum pour la rédaction du nouveau code de déontologie du journaliste ivoirien mis en œuvre par le Comité de suivi des recommandations d'Accra, en partenariat avec International Media Support et Media Foundation for West Africa. La mouture de ce nouveau code - présenté aux partons de presse (tel que prévu par le chronogramme d'activité) avant son atelier de validation qui doit se tenir la semaine prochaine- est déjà source de satisfaction.  Précisément  à travers l'introduction de certains articles tels que  l'article 3 nouveau qui renforcent  les droits des hommes de médias. Cet article 3 nouveau, en effet, permettra, si le nouveau code est adopté, d'étendre la chaine de responsabilité aux sources d'informations (même étatique) en matière de diffusion d'informations erronées ou confidentielles, lorsqu'une mauvaise foi sera avérée. Plus simplement, il ferait  obligation désormais au journaliste de révéler sa source s'il s'avère que celle-ci lui a donné cette information erronée dans le but de le manipuler. «La possibilité de s'affranchir de son obligation de protéger sa source en portant à la connaissance du public, des usagers, ou d'ester en justice contre cette source si la volonté de celle-ci est  de le manipuler, de porter atteinte à sa réputation, à son honorabilité, à sa dignité  et de le pousser à une faute professionnelle est établie ». Il est d'ailleurs ressorti dans les explications que le cas des journalistes du Nouveau Courier (Théophile Kouamouo, Oula Saint-Claver et Stéphane Bahi)- qui avaient été incarcérés en 2010  pour avoir refusé de divulguer leur source alors qu'ils avaient publié une info juste et digne de foi - a milité en faveur de la rédaction ce nouvel article...  «L'adoption de ce nouveau code sera faite le 23 février prochain par un nombre de journaliste beaucoup plus important qui seront là avec leurs organisations professionnelles(...) La responsabilité  des journalistes exigent que nous réfléchissions régulièrement sur nos outils de pratique du métier. Et l'un des outils les plus importants est le code de déontologie. Mais ce code ne sera pas cette fois-ci un texte simplement, il sera appuyé par des mécanismes d'application, d'évaluation et de renforcement...», a précisé  Zio Moussa.


Franck-Harding M'Bra


Source: LE NOUVEAU COURRIER

ALORS QU'IL VIRE UN MILLIER D'EMPLOYES, LE DG DE LA SOTRA RECRUTE SUR FOND TRIBAL


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La Société des transports abidjanais (Sotra) reste sous les feux des projecteurs depuis plus d'une semaine avec le licenciement de plus d'un millier de travailleurs. Seulement, cette vraie fausse mesure de «redressement» de l'entreprise cachait mal une vaste opération de recrutement sur fond tribal. Les preuves d'une scandaleuse dérive managériale.

On se demande bien si le monde est à l'envers sous ce régime. Des intérimaires qui s'arrogent des superpouvoirs pour renverser tous les fondements socioprofessionnels en Côte d'Ivoire. Hier, c'était à la Rti où le Dg par intérim, Aka Sayé Lazare, renvoyait plus de 300 agents professionnels et expérimentés, pendant qu'il recrutait la «main d'œuvre» bon marché à Tci, Al Bayane, Radio CI piratée, TV Notre Patrie (Bouaké)... Aujourd'hui, c'est au tour de Méité Bouaké, DG par intérim de la Sotra d'en faire autant. Au moment où il vire 1219 agents (des machinistes aux cadres supérieurs), Méité Bouaké recrute à satiété, et de surcroît sur fond tribal dans l'esprit de «rattrapage» prôné par Alassane Ouattara.

Officiellement, ce sont une soixantaine de «notes de service» qui informeront le personnel des nouveaux recrutements faits par le DG intérimaire, au moment où il parle de difficultés de trésorerie. Devant l'indignation du personnel vis-à-vis de ces embauches, Méité Bouaké va adopter une autre méthode. A savoir un recrutement silencieux, sans ameuter la troupe. Ainsi donc, ces recrutements se poursuivront sans que le personnel n'en sache rien. Puisque plus aucune note de service, avec pour objet «tournée de connaissance d'entreprise», synonyme de nouvelle embauche, ne circulera.

Des recrutements sur fond tribal

Selon les informations en notre possession, Méité Bouaké, DG par intérim de la Sotra, depuis sa prise de fonction jusqu'à ce jour, a procédé à plusieurs dizaines de recrutements. Les éléments de preuves en notre possession l'indiquent. Notamment, les recrutements de Mlle Silué Adjaratou Somondéné, matricule 14729-00, engagée à la Daf en juin 2011, moins de deux mois après sa prise de fonction. Mlle Kamagaté N'garamoko Haminatou, matricule 14731-10, engagée le 27 juin 2011, en qualité d'Assistant auditeur à la direction de l'Audit général. Mlle Touré Assitan, matricule 14756-10, M. Méité Vazoumana, matricule 14755-10, engagés tous les deux le 21 novembre 2011 en qualité de Technicien d'assurance. Et même pendant qu'il préparait activement le licenciement massif des agents, les recrutements parallèles n'ont guère cessé. Puisque le 20 janvier 2012, Mme Silué épouse Touré Katiama Awa était recrutée sous le matricule 14758-00, en qualité de comptable au département Finances et comptabilité.

Cerise sur le gâteau, le patron de la Sotra ne manquera pas entre temps de «grader» quelques membres de son clan. Comme son frère Méité Lassana, matricule 07821-10, précédemment Assistant auditeur technique qu'il a bombardé chef de service Contrôle qualité à Sotra Industrie, le 12 juillet dernier. Avant de prendre une mesure de suspension des avancements catégoriels, selon lui, «en raison de la situation de trésorerie particulièrement tendue de l'entreprise et dans le souci de préserver les emplois». Et pourtant, cette situation ne l'a pas empêché de nommer son frère, de faire des recrutements ethniques et surtout de virer plus d'un millier d'agents de la Sotra. Toutes ces mesures qui n'ont fait que -  malheureusement - mettre à mal l'entreprise.


Gérard Koné


Source: LE NOUVEAU COURRIER

jeudi, 16 février 2012

L'AVOCAT DE GBAGBO A LA CPI: «NOUS AVONS GAGNE TOUTES NOS BATAILLES, NOUS TENONS LE BON BOUT»

 

Comment le président Laurent Gbagbo prépare-t-il sa défense devant la Cour pénale internationale, et plus particulièrement l'audience dite de «confirmation des charges» qui aura lieu le 18 juin 2012 ? Selon des sources qui lui sont proches, il est très concentré sur cette échéance, qu'il suit directement, aidé par Emmanuel Altit et Agathe Baroan. Tout juste se détend-il en lisant énormément de livres, politiques et historiques - dont le Jésus de Jean-Christian Petitfils - et par le zapping télévisuel.

Laurent Gbagbo est en contact régulier avec Me Altit. A l'occasion du séjour européen de Miaka Ouretto, numéro un par intérim du FPI, le défenseur du premier président de la Deuxième République ivoirienne, s'est confié au site internet eventnews.fr. «Les procédures à la CPI sont complexes, longues et très techniques (...) Vous avez deux buildings énormes où travaillent plus de 1000 personnes, mais rassurez-vous, nous avons gagné toutes nos batailles», a-t-il dit comme pour planter le décor. «Vous savez comme moi que la Côte d'Ivoire n'ayant pas signé le traité de Rome, il fallait l'accord des juges pour que le procureur puisse renvoyer l'affaire devant la CPI. Ce qui a été motivé par le procureur le 23 juin 2011 sur la base d'une liste de crimes que des pro-Gbagbo auraient commis entre le 28 novembre 2010 et le 11 avril 2011. Voilà comment après l'autorisation de la chambre préliminaire III du 3 octobre 2011, les enquêtes ont abouti au transfèrement du président Gbagbo à la CPI (...) A l'époque je n'étais pas encore dans la procédure avant que Gbagbo ne soit transféré, mais malgré cela, mon équipe et moi avions dénoncé l'attitude du procureur Ocampo qui n'est qu'un acte purement politique. Car en demandant aux juges de le laisser enquêter sur cette période du 28 novembre 2010 au 11 avril 2011, il voudrait conclure par le fait que tout ce qui est arrivé par la suite, est la résultante du refus du président Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à Ouattara (...) Nous avons produit une démo d'une trentaine de pages, démontrant que le procureur ne peut pas tenir compte dans la situation de la Côte d'Ivoire, que de la seule période du 28 novembre 2010 au 11 avril 2011... Il faudra qu'il enquête également sur tout ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire depuis 2002 (...)  C'est pourquoi, le procureur était obligé de faire des observations complémentaires le 3 novembre 2011 en demandant aux juges de lui permettre d'enquêter sur la période allant jusqu'en 2002. C'est une première victoire», a expliqué Maître Altit.

Qui a poursuivi.  «Notre stratégie a plusieurs étages. Mais déjà sachez que avant même le transfèrement du président Gbagbo à la CPI, nous avions envoyé plusieurs mémoires aux juges, aux médias (...) c'est pourquoi le président Gbagbo était digne et respectable lors de sa comparution initiale du 5 décembre 2011. Il fallait tout faire pour lui rendre sa dignité (...) Après cela, on a tous vu le changement du rapport de force dans les médias internationaux (...) Aujourd'hui, le camp Ouattara est indexé par tous.»

Faut-il pour autant déjà crier victoire ? Emmanuel Altit demeure prudent. «A la Cpi, nous n'avions pas de bureau, le procureur ne voulait pas nous donner tous les documents en sa possession. Aussi, il faut aller sur le terrain pour les contre-enquêtes... Nous avons bataillé dur, aujourd'hui c'est chose faite surtout avec l'aide juridictionnelle. Après cette deuxième victoire, nous nous préparons pour le 18 juin pour l'audience de confirmation des charges. Mais déjà, il faut retenir que chaque jour qui passe, nous nous battons pour obtenir la victoire sur le procureur et nous tenons le bon bout. Les juges et l'opinion internationale comprennent de mieux en mieux le dossier ivoirien. Cela prépare le terrain. Ce n'est pas négligeable dans une procédure où les juges sont libres de délibérer. Aujourd'hui tout le monde va dans notre sens (...) Nous avons dans un premier temps voulu gagner la bataille du sérieux, du professionnalisme. Après donc la technique vient maintenant la stratégie sinon la politique, pour ne pas dire les faits, qui n'interviendront qu'une fois à l'intérieur des débats. Mais il était pour nous important de préparer le terrain, les esprits. Et les résultats que nous obtiendrons seront non seulement au profit du président Laurent Gbagbo, mais aussi au profit de tous ses proches visés par la justice... La semaine prochaine, d'autres requêtes seront déposées. Nous avons besoin des témoignages authentifiés en images, photos, vidéos, présence des victimes... Mais le tout dans le calme et la sérénité. Nous travaillons avec Maître Agathe Baroan, une Ivoirienne. Pour dire que notre équipe n'est pas fermée».

En évoquant les témoignages dont la défense a besoin, l'avocat du président Gbagbo évoque tous les indices et éléments de preuve susceptibles de battre en brèche les thèses défendues par le procureur Ocampo. C'est-à-dire par le régime Ouattara. La balle est donc dans le camp des «sachants». C'est le moment ou jamais pour ceux qui ont des éléments ou des témoignages inédits sur le coup d'Etat du 24 décembre 1999, la genèse de la rébellion, les crimes et montages de celle-ci, ses accointances avec des hommes politiques ivoiriens et/ou étrangers, ses montages médiatiques, la préparation de la guerre postélectorale, les crimes du «commando invisible» et des FRCI... de les communiquer à la défense du président Gbagbo. En toute discrétion.

 

Philippe Brou

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

UN DOCUMENTAIRE DE FRANCE 5 REVIENT SUR LES MASSACRES DES FORCES PRO-OUATTRA ET L'INDIFFERENCE COUPABLE DE L'ONUCI

 

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Regardez et téléchargez cette deuxième partie d'un passionnant documentaire (il l'est du début à la fin) diffusé par France 5 intitulé "Menace sur les droits de l'homme". Un documentaire assez peu vulgarisé et dont des télévisions africaines devraient songer à acheter les droits, comme la RTI de l'époque avait acheté les droits de "La Françafrique" de Patrick Benquet. A partir de 1'37", il parle longuement de la Côte d'Ivoire, et de la lâcheté complice de l'ONU à Duékoué. Les enquêteurs d'Amnesty International parlent sans langue de bois. Mais ces messieurs et dames d'une Cour pénale internationale financée quasi-exclusivement par les pays occidentaux auront-ils le courage de dire leur fait à leurs "bienfaiteurs" ?

 

 

Source: Le blog de Théophile Kouamouo

mercredi, 15 février 2012

POURQUOI LA CAN NE POUVAIT PAS RECONCILIER DES IVOIRIENS PLUS DIVISES QUE JAMAIS

 

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L'opération de communication massive orchestrée depuis le Palais du Plateau a fait «pschitt». Il faut se rendre à l'évidence. La victoire des Eléphants à l'occasion de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations, espérée par tous les Ivoiriens, n'a pas été au rendez-vous. Elle ne sera donc pas instrumentalisée par les prestidigitateurs qui nous dirigent. Et dont la petite musique était déjà parvenue à nos oreilles. Le trophée était annoncé, par ceux qui veulent réconcilier sans panser, sans écouter et sans réparer, comme le signe absolu de la fin de toute discorde au sein d'une Nation à qui tout réussit sous l'égide son chef bien aimé. Pour cette raison, un nombre incroyable d'officiels ont - une fois de plus - gaspillé l'argent public pour faire le voyage de Libreville, dans l'espoir de profiter de l'entrée triomphale des Eléphants dans une ville d'Abidjan en liesse pour se griser d'une popularité usurpée.

C'est bien là le signe du double langage du régime ivoirien, mielleux à destination de l'étranger comme il est brutal - psychologiquement aussi - à l'intérieur. Cette victoire des Eléphants devait être présentée comme le signe de la «baraka» de Ouattara, et de la confirmation de ce qui est «l'ordre juste» en Côte d'Ivoire. Les thuriféraires du régime le disaient : comme en 1992, les Eléphants ramèneraient la Coupe à Abidjan parce que, comme en 1992, Ouattara est aux affaires et Gbagbo est en prison - à sa place naturelle, entendaient-ils affirmer, faisant ainsi la démonstration de leur hostilité historique au mouvement de démocratisation et à «l'indocilité» ivoirienne. Hier comme aujourd'hui. La victoire des Eléphants n'était pas, pour eux, la  promesse d'une réconciliation authentique, mais la poursuite d'un écrasement, d'une humiliation censée frapper les esprits au sein du petit peuple auquel il aurait été seriné que «Dieu aime Ouattara».

Les Ivoiriens hostiles au régime actuel savaient bien quelle instrumentalisation indécente aurait été faite, ce qui ne les a pas empêchés de soutenir leur équipe et de se préparer à porter une victoire paradoxale, faites de joie intérieure et de sarcasmes extérieurs. Les Eléphants n'ont pas gagné. Mais la manœuvre du régime Ouattara, appuyée par une Organisation des Nations Unies qui a oublié son devoir d'impartialité vis-à-vis de ses pays membres, est révélatrice d'un état d'esprit détestable et dangereux. Cet état d'esprit est contenu dans la phrase de Charles Konan Banny, amorphe patron de la Commission dialogue vérité et réconciliation, qui disait en substance que les Ivoiriens se réconciliaient sans s'en rendre compte. De combien de tonnes de lâcheté cette élite-là, et les diverses coteries internationales qui accompagnent le régime Ouattara, se sont lestées pour ne pas oser voir ce que le commun des mortels voit ? En tout cas, on se situe plus que jamais au degré zéro du politique ! Quand des chanteurs ou des footballeurs sont appelés à la rescousse pour régler des problèmes qui ne les concernent pas, c'est qu'il y a une démission des dirigeants et une incompétence manifeste. Dans le cas d'espèce, le problème est simple. Personne, dans le clergé, dans le gouvernement, au sein des syndicats, de la société civile et du corps diplomatique, parmi les guides religieux, n'ose se lever pour dire à Alassane Dramane Ouattara que sa manière de gouverner dans le sadisme, la brutalité et le «rattrapage ethnique» est porteuse des plus grands périls.

Comment réconcilier la Côte d'Ivoire alors que les Dozos et FRCI canal Forces nouvelles continuent de traumatiser et de tuer, comme nous le montre l'actualité récente à Arrah, notamment développée dans cette édition du Nouveau Courrier ? Comment apaiser alors que l'absurdité judiciaire triomphe dans le traitement des prisonniers politiques, dont le cas Michel Gbagbo est emblématique de la cruauté d'Etat en Côte d'Ivoire ? Comment rassembler quand tout semble être mis en œuvre de manière rationnelle pour vider les villages Wê du peu de population qui reste, et quand aucun programme sérieux ne vise à rassurer les centaines de milliers de déplacés internes et de réfugiés ivoiriens ? La joie de la CAN n'aurait-elle pas été forcément de courte durée face aux destructions d'emplois qui battent leur plein et à la vie chère qui oppresse tout un peuple ?

Il s'agit de revenir aux fondamentaux au lieu de persévérer dans la politique de l'autruche. La France «black-blanc-beur» célébrée après la victoire à la Coupe du monde de 1998 a-t-elle empêché Jean-Marie Le Pen d'être au second tour de la présidentielle dans l'Hexagone quatre ans plus tard ? La supplique de Didier Drogba demandant hier, après l'historique qualification à la Coupe du monde de 2006, de «déposer les armes» et «d'aller aux élections» a-t-elle eu la moindre conséquence sur la tragédie ivoirienne et l'inflexibilité des rebelles d'alors ? La victoire des Pharaons d'Egypte a-t-elle empêché la lame de fond révolutionnaire de déferler sur le pays et d'occasionner, en 2011, la chute du régime d'Hosni Moubarak ? La crise ivoirienne est politique. C'est par la politique qu'il faut la régler, avec franchise et courage. Et non par le bling bling et la com' à outrance.

 

La Rédaction


Source: LE NOUVEAU COURRIER

COTE D'IVOIRE, TU RESSUSCITERAS!

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Il en sera pour toi comme pour Jonas


Dans la nuit du 6 janvier 2012, le Seigneur me parla pour la Côte d'Ivoire à travers l'histoire prophétique de Jonas (Jonas 2) et de Noé (Genèse 8).

L'Eternel fit venir un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas fût dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits. De la même manière, L'Eternel a envoyé  un grand poisson pour engloutir la Côte d'Ivoire, et la Côte d'Ivoire sera à l'image de Jonas, dans le ventre du poisson pendant un temps prophétique de trois jours et trois nuits. La Côte d'Ivoire éprouvera ce qu'a éprouvé Jonas quand il a été jeté  dans l'abîme, et sa détresse ressemblera à celle de Jonas.

Tu m'as jeté dans l'abîme, dans le cœur de la mer, Et les courants d'eau m'ont environné; Toutes tes vagues et tous tes flots ont passé sur moi. Je disais: Je suis chassé loin de ton regard! Mais je verrai encore ton saint temple. Les eaux m'ont couvert jusqu'à m'ôter la vie, L'abîme m'a enveloppé, Les roseaux ont entouré ma tête.  Je suis descendu jusqu'aux racines des montagnes, Les barres de la terre m'enfermaient pour toujours; Mais tu m'as fait remonter vivant de la fosse, Éternel, mon Dieu! Quand mon âme était abattue au dedans de moi, Je me suis souvenu de l'Éternel, Et ma prière est parvenue jusqu'à toi, Dans ton saint temple. Ceux qui s'attachent à de vaines idoles éloignent d'eux la miséricorde. Pour moi, je t'offrirai des sacrifices avec un cri d'actions de grâces, J'accomplirai les voeux que j'ai faits: Le salut vient de l'Éternel. L'Eternel commanda au poisson, et le poisson vomit Jonas sur la terre (Jonas 2).

Les scribes  et les pharisiens lui répondirent, disant : Maître, nous voulons voir un signe de toi. Il leur répondit: Une génération méchante et adultère demande un miracle; il ne lui sera donné d'autre miracle que celui de Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. Les hommes de Ninive se lèveront au jour du jugement avec cette génération, et la condamneront ; parce qu'ils se repentirent à la prédication de Jonas ; et voici, il y a ici plus que Jonas. Matt. 12/38-40.

Toutes ses vagues passeront sur le pays mais le Seigneur protégera ceux qui lui appartiennent; l'Eternel secouera la Côte d'Ivoire comme Jonas fût secoué dans le ventre du grand poisson. Le salut vient de l'Eternel  mais ceux qui s'attachent à leurs idoles éloigneront d'eux la miséricorde car les idoles ne les sauveront pas. Après ce temps, de la même façon, l'Eternel commandera au poisson, image du  Léviathan, de relâcher pour toujours la Côte d'Ivoire (Esaïe 27/1).

Côte d'Ivoire, il te sera donné le signe de Jonas comme signe de ta libération et de ta résurrection. "Tu remonteras vivante de la fosse"... Comme Le Seigneur a obligé d'une certaine façon Jonas à rentrer dans son plan, il va utiliser ce qui t'arrivera pour te faire rentrer dans ta destinée. Ce temps prophétique de 3 jours que tu vas vivre, ne devra pas être pour toi l'image de la mort mais comme pour Jonas,  ou Jésus-Christ, l'image de la résurrection, dit l'Eternel.

Un encouragement

Et Dieu se souvint de Noé,
et de tous les animaux et de tout le bétail, qui étaient avec lui dans l'arche; et Dieu fit passer un vent sur la terre, et les eaux baissèrent; Genèse 8/1.  Et Dieu se souvint de Noé... comme s'il l'avait-oublié...?

Depuis que les portes de l'arche s'étaient fermées, l'Eternel n'avait plus parlé à Noé; que devait ressentir celui-ci? Pendant tout le déluge qui s'abattait sur la terre puis plus tard, à la vue de ces eaux à perte de vue, sans preuve de vie pendant de longs mois, il aurait pu se croire abandonné.

Jonas ne voyait rien non plus dans le ventre du poisson (on peut supposer qu'il s'agissait d'un grand requin capable d'avaler un homme), il était  dans les ténèbres. Il ne pouvait ni voir, ni comprendre ce qui se passait à l'extérieur comme à l'intérieur du poisson. Et il s'est souvenu de l'Eternel, seul capable de le sauver. Mais même secoué par l'épreuve, Jonas était d'une certaine façon, aussi à l'abri dans le ventre du poisson et le Seigneur mettra son peuple à l'abri car toutes choses sont sous son contrôle y compris le "poisson".

Invoque moi au jour de la détresse ; je te délivrerai et tu me glorifieras Paumes 50/1.

Dans ma détresse, j'ai invoqué l'Éternel, et il m'a exaucé; du sein du séjour des morts j'ai crié, et tu as entendu ma voix. Jonas 2/1.

Je suis mis au rang de ceux qui descendent dans la fosse, dit le psalmiste,  je suis comme un homme qui n'a plus de force... tes fureurs passent sur moi, tes terreurs me conduisent au silence; elles m'environnent tout le jour comme des eaux. Ps 88.

Paul a bien décrit ces situations qui semblent se prolonger: Nous avons été excessivement accablés, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie et nous regardions comme certain notre arrêt de mort... afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes mais en Dieu qui ressuscite les morts. 2 Corinthiens 1/8 à 10.

Car depuis notre arrivée, notre chair n'eut aucun repos ; nous étions affligés de toute manière: luttes au dehors, craintes au-dedans ... 2 Corinthiens 7/5.

Il y a des moments où nous n'arriverons peut-être plus à espérer, épuisés, convaincus que nous n'avons plus de force, ni celle de vivre, car les faits sont là. Ainsi parlait aussi Sarah en Genèse 18/12-13 : Je suis trop vieille maintenant, aurais je encore des désirs ?

Dieu ne fait pas de reproches et répond simplement à ceux qui ne désirent plus rien, où qui n'ont plus d'espérance: "Y a t-il quelque chose qui soit étonnant de la part de l'Eternel ? Au temps fixé, je reviendrai vers toi...

L'Eternel jugera son peuple ; mais il aura pitié de ses serviteurs en voyant que leur force est épuisée Deutéronome 32/36.

Comme pour Jonas, comme pour Noé, au temps fixé, l'Eternel agira, il se souviendra de la Côte d'Ivoire. A ceux qui sont épuisés, L'Eternel se contente de rappeler sa puissance: Voici, je suis l'Eternel, le Dieu de toute chair. Y-a-t-il rien qui soit étonnant de ma part ? Jérémie 32/27.

A celui qui vaincra (qui persévèrera jusqu'à la fin) et qui gardera jusqu'à la fin mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer comme on brise les vases d'argile, ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père Apocalypse 2/26-27.


Deborah


Lire aussi La Côte d'Ivoire est-elle morte?


Source: LE GLAIVE TRANCHANT

APRES LE RATTRAPAGE ETHNIQUE, VOILA LE RATTRAPAGE FAMILIAL


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On savait son frère cadet Birahima Ouattara dit "Photocopie" comme DAAF de la Présidence  et sa femme Mme Dominique Novian Ouattara récemment nommée à la tête d'une structure de l'Etat en présence de Mme Hillary Clinton (Secrétaire d'Etat Américain).

Mais chose surprenante, après nos recherches, nous nous rendons compte que Ouattara a aussi procéder à la nomination de sa nièce (fille de son frère aîné Gaoussou Ouattara) à la tête d'une autre structure de l'Etat en tant que Directeur Général.

En effet, Mme Baudin Sarrahn Ouattara a été nommée depuis Octobre 2011, alors qu'elle résidait en Tunisie, à la tête de l'Agence Nationale de la Salubrité Urbaine (ANASUR), en remplacement de Mme Nguessan Kouakou Adélina anciennement Directeur Général de cette structure étatique.

Cette Agence placée sous la tutelle du Ministère de la Salubrité Urbaine de Mme Anne Ouloto dit "Bulldozer", récemment éclaboussée par le scandale des "Marchés frauduleusement attribués à des prestataires en faillite" est située à Angré 22ème arrondissement et est spécialisée dans la gestion des ordures ménagères en Côte d'Ivoire.

Nous souhaitons la bienvenue au rattrapage familial qui vient s'ajouter à la liste des rattrapages d'Alassane Ouattara.


D.E.

Source: INFO D'ABIDJAN.NET

FINALE DE LA CAN - LE PUBLIC GABONAIS CRIE: «LIBEREZ GBAGBO, LIBEREZ GBAGBO!»


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Après l'Afrique du Sud, Alassane Ouattara semble décidément par avoir la côte en Afrique centrale.

Partis en grand nombre à Libreville au Gabon pour pousser les Eléphants à la victoire face aux ''Chipolopolo'' de la Zambie en finale de la Coupe d'Afrique des nations Orange 2012, les supporters ivoiriens ont été doublement désillusionnés au Stade Sino-Gabonais de l'Amitié. En face, ils n'avaient pas seulement pour adversaire la poignée de supporters zambiens présente dans le stade. Les supporters convoyés par le Comité national de soutien aux Eléphants (CNSE) et tous les Ivoiriens présents à Libreville, n'avaient pas compté avec l'hostilité des Gabonais qui se sont constitués en douzième homme des ''Chipolopolo''. Pourtant, lorsque l'avion affrété par le ministère des Sports et Loisirs s'est posé sur le tarmac de l'aéroport Léon Mba de Libreville sous le coup de 1h GMT, rien ne présageait une telle situation.

Dans la salle des formalités de police, l'ambiance était bon enfant entre Ivoiriens et Zambiens arrivés presqu'au même moment. Le ministre des Sports, Philippe Légré venu en personne accueillir ses ''troupes'', était heureux de savoir que les Eléphants ne manqueraient pas de soutien. Parce qu'en plus des supporters du CNSE, d'autres entreprises de la place et la Fédération ivoirienne de football avaient également transporté des supporters à Libreville. Il y avait du beau monde. De quoi galvaniser Didier Drogba et ses camarades pour la victoire tant attendue.

Mais très vite, l'optimisme va faire place à l'incertitude, ensuite à la désillusion, puis au cauchemar. En effet, dès la fin du compte à rebours, pendant la présentation des hymnes nationaux, les supporters ivoiriens sont surpris par un fait insolite après ''l'Abidjanaise''. Autour d'eux, certains Gabonais, chantent en choeur l'hymne national de la Zambie. On a l'impression qu'ils s'y étaient préparés en apprenant les paroles de cet hymne zambien. Et que quelque chose d'anormal allait se passer. Dans la foulée, tout le stade enchaîne aussitôt avec l'hymne national du Gabon. Ce qui n'est pas prévu. Nationalisme oblige, pourrait-on dire. Parce qu'au pays d'Ali Bongo Ondimba, c'est ''le Gabon d'abord''. Qu'à cela ne tienne. Mais le masque ne tarde pas à tomber. Des Gabonais assis parmi des supporters ivoiriens dans la zone où nous sommes, décident alors de faire des commentaires désobligeants sur la crise post-électorale en Côte d'Ivoire et le Transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI.

Excédé, un supporter ivoirien oppose à l'un d'eux une réaction musclée et lui rappelle, qu'eux aussi avaient contesté la nationalité de leur président lorsqu'il a exprimé l'intention de briguer la magistrature suprême du Gabon. Mais pourquoi l'acclament-ils dans ce stade? Mieux, il lui demande en quoi il est concerné par les affaires ivoiro-ivoiriennes, et quels liens elles ont avec l'affiche de la finale à laquelle ne participe pas le Gabon. Cette mise au point faite, plus tard, le fauteur de trouble présente ses excuses mais c'était sans compter avec ses autres compatriotes dans le stade. Surtout lorsque Drogba a raté le penalty. «Vous les Ivoiriens, vous n'allez pas partir avec ce trophée. C'est Gbagbo qui a gagné les élections. vous oubliez que nous sommes entre nous Africains, on va soutenir la Zambie jusqu'au bout», ont lancé certains.

Hostilité

Toutes les actions d'éclat des Eléphants étaient huées. Mais quand il s'agissait des Zambiens, ils étaient acclamés à tout rompre. D'autres n'hésitaient pas à venir narguer les supporters ivoiriens. Durant toute la partie, les Eléphants ont été brisés dans leur élan par une horde de Gabonais hostiles, braqués contre eux. Le public gabonais a réservé le comble pour la séance des tirs au but. Chaque fois que c'était le tour d'un joueur ivoirien de shooter, on entendait: ''Chipolopolo, Chipolopolo... Libérez Gbagbo, libérez Gbagbo...''. Dans les travées, cela donnait lieu à des menaces xénophobes insensées. Malgré l'hostilité ambiante, les supporters ivoiriens ont gardé leur calme jusqu'à la fin. Dignes dans la défaite et dans la douleur, ils n'ont pas répondu aux provocations des ressortissants du pays co-organisateur de la CAN Orange 2012.

Sur chemin du retour vers l'aéroport, le bus hué, recevait parfois des coups au passage. Dans la salle d'embarquement où les ont rejoints plus tard les Zambiens en partant pour Lusaka, la délégation ivoirienne a applaudi les vainqueurs. Les uns et les autres se sont congratulés et ont sympathisé. Dans un esprit de fair-play. Contrairement aux co-organisateurs.

Alphonse

 

Source: KOACI.COM

mardi, 14 février 2012

ENCORE LES FRCI! MORT ET DESOLATION A ARRAH


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On ne finira pas de poser le problème de l'acceptation des FRCI par les populations ivoiriennes et leur intégration dans le peuple comme une armée nationale (et donc non ethnique et tribale), professionnelle et républicaine. Ainsi va la sécurité au pays d'Alassane Ouattara! Fernand Dindé.


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Affrontement entre population et Frci à Arrah : Plusieurs morts, des domiciles dont ceux du chef et du frère aîné d'Affi N'guessan incendiés.

 

Des violents heurts entre population et éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci) ont éclaté dans la journée du dimanche dernier et du lundi 13 février 2012 à Arrah, localité située à une trentaine de kilomètres au sud du chef lieu du département de Bongouanou. Si la situation électrique qui régnait dans la zone ne nous a pas permis de nous rendre sur les lieux, des sources jointes sur place ont rapporté un bilan lourd. Environ une dizaine de morts auraient été enregistrés et plusieurs domiciles dont celui de Nanan Téhoua II, le chef de la localité et celui de Kouamé Oi Kouamé Bernard (frère aîné de Pascal Affi N'guessan), ancien maire d'Arrah, auraient été incendiés. Aux environs de 14h, nos sources ont indiqué que les populations apeurées étaient encore terrées chez elles. La ville étant réduite en un véritable champ de bataille.

A l'origine de ces affrontements, un problème de cohabitation entre les Frci et une frange de la population. En effet, le mardi 7 février dernier déjà, des jeunes de la localité de Kotobi (située à 12 km de Bongouanou), fustigeant le racket dont ils étaient souvent l'objet, avaient demandé aux hommes en tenue postés à l'entrée de leur bourg de quitter les lieux. Ce que ceux-ci auraient fait. Dans la journée du dimanche 12 février, c'était au tour des jeunes de la localité d'Arrah de réclamer, eux aussi, le départ des Frci postées au corridor sud de leur ville. Et comme pour traduire leur détermination, ces jeunes se seraient rendus audit corridor et auraient désarmé les éléments des Frci en ces lieux avant de mettre le feu à leur hangar.

Cela fait, toujours selon nos sources, ces jeunes faisant preuve d'une impétuosité particulière, se seraient rendus au foyer ''Bomo Henriette '' base des Frci, qu'ils ont alors encerclé dans le but de les déloger. Il aura fallu l'intervention des éléments de la gendarmerie et de l'Onuci alertés, pour ramener le calme dans la soirée de ce dimanche. On pensait alors l'incident clos lorsque dans la journée d'hier, lundi 12 février, de nouveaux affrontements, plus violents cette fois, sont à nouveaux enregistrés. Des domiciles et des commerces sont pillés et incendiés, des coups de feu et des agressions à l'arme blanche et autres jets de projectiles sont enregistrés, causant plusieurs blessés et même des morts. On parle même d'une dizaine. Chiffre que nous n'avons pu vérifier du fait de l'impossibilité de nous rendre sur le terrain.

Dans les heurts, le domicile du chef Nanan Téhoua II, et celui de Kouamé Oi Kouamé, frère aîné d'Affi N'guessan et ancien maire d'Arrah n'ont pas été épargnés. Aux environs de 15h, au moment où nous mettions sous presse, un calme précaire régnait dans la ville où les autorités tentaient une médiation entre les deux camps.

Zéphirin NANGO


Source: SOIR INFO

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Tension à Arrah : Affrontements entre FRCI et populations / Des morts, plusieurs blessés - La ville paralysée, les populations dans les brousses.

 

La situation était explosive dimanche 12 et hier lundi 13 février, dans la localité d'Arrah, à quelques kilomètres de Bongouanou. De violents affrontements y ont en effet opposé les populations autochtones aux éléments des Frci, qui y sont installées. Ces affrontements ont viré en violences inter-ethniques, entre des allogènes nordistes se reconnaissant dans les Frci et les fils du terroir.

Selon des habitants que nous avons joints sur place, tout est parti d'un mouvement de ras-le-bol des populations autochtones, qui ont voulu mettre fin au diktat des éléments des Frci déployés dans la région. D'autant plus que dans le Moronou, les Frci s'étaient déjà retirées de M'Batto et Kotobi, les jeunes autochtones affirmaient ne pas comprendre que ces militaires, qui leur mènent la vie dure, soient encore dans leur localité. Excédés par le racket, les intimidations et humiliations subis de ces éléments, les autochtones ont choisi ce dimanche-là pour réclamer leur départ de la ville. Surtout qu'une décision officielle de l'Etat a mis fin, depuis des mois, aux errements des ex-combattants de la crise ivoirienne sur l'ensemble du pays.

Tôt le matin, les manifestants décident de converger vers le camp situé à l'entrée de la ville sur l'axe Arrah-Daoukro. Parvenus au quartier des allogènes, ils sont interceptés par ceux-ci. Très vite, les esprits s'échauffent. Les échanges tournent à la bagarre entre ceux qui ont pris fait et cause pour les Frci et les populations qui leur sont hostiles. Par la suite, les affrontements vont virer en un conflit inter-ethnique. Le grand marché de la ville est incendié, des magasins et boutiques pillés et dévastés. La circulation est du coup paralysée. Les populations se terrent chez elles. La voie principale reliant Arrah à Abidjan et aux autres localités telles que Bongouanou, Mbatto, est coupée à la circulation.

Informé de la situation, le chef d'état-major général Soumaïla Bakayoko sollicite la médiation d'un officier, fils du terroir. Selon des témoins joints sur place, Ange Kessi, intervient pour demander aux jeunes autochtones de surseoir à leur manifestation, tout en leur faisant comprendre que des voies plus autorisées existent pour faire aboutir leur requête. Peine perdue, puisque les affrontements feront un mort dimanche dernier, selon la gendarmerie et plusieurs blessés, dont des cas graves. Alors qu'on croyait les événements en voie d'être circonscrits, suite à l'intervention du Commissaire du Gouvernement, mais également, à une interposition d'un détachement de l'ONUCI arrivé dans la ville, la situation va davantage se dégrader le jour suivant, c'est-à-dire hier, lundi. Au dire de plusieurs témoins joints par téléphone, les événements ont pris des proportions fort inquiétantes.

En effet, un renfort des Frci venus de Daoukro est venu raviver la tension en prêtant main forte à leurs frères d'armes. On a alors assisté à une course poursuite à travers les quartiers de la commune. Dans la foulée, le roi Nanan Tehua II est séquestré pendant une vingtaine de minutes et sa résidence dévastée et incendiée. Des domiciles des cadres sont également attaqués. Cette situation électrique contraint les populations autochtones à se barricader chez elles, refusant même de répondre au téléphone. D'autres ont préféré prendre la poudre d'escampette nuitamment pour tenter de se mettre à l'abri loin du théâtre des affrontements en trouvant refuge dans des localités environnantes comme Kotobi ou Andé.

Selon des sources médicales, le nombre de morts est ainsi passé de 1 à 4 hier lundi, peu avant 15h. C'est la communauté Agni qui aura payé le plus lourd tribut à ces violences. Au moment où nous mettions sous presse, la tension restait toujours vive, selon des habitants joints par téléphone. Beaucoup avaient fui la ville par les brousse, tentant l'exode vers les villages voisins.



Assane NIADA


Source: L'INTER