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dimanche, 12 février 2012

ELEPHANTS, DONNEZ UN PEU DE JOIE A CE PAYS TRISTE DEPUIS LE 11 AVRIL!


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Devant le petit magasin qu'il tient au «black market» d'Adjamé, Moktar n'a pas eu hier, un bout de temps pour lui-même. Toute la journée, il a été assailli par les clients venus se procurer qui, des gadgets aux couleurs nationales qui, la dernière réplique du maillot officiel des Eléphants. En prévision de la demande, le jeune commerçant avait pris soin la veille, de renforcer considérablement son stock. Mais cela n'a pas suffi à satisfaire la clientèle qui en redemandait. A en croire le jeune homme et ses voisins commerçants du coin, la réalisation de ces bonnes affaires dure depuis trois jours aujourd'hui, soit depuis la victoire sur le Mali, le pays d'origine de Moktar. Une bonne conjoncture qui non seulement est venue soigner le moral du commerçant, brisé par le raid de Gervinho, mais qui lui a permis d'équilibrer ses comptes, déficitaires jusque-là, du fait de la morosité économique ambiante. C'est donc tout heureux que depuis jeudi, Moktar a troqué son maillot des Aigles contre la tunique orange des Eléphants dont il se dit désormais le premier supporter.

Et hier, à la mosquée, lors de la grande prière de 13 heures, il a ardemment invoqué Allah le Miséricordieux afin qu'il permette à  Drogba de brandir le trophée au terme des 90 mn car il sait que pareil dénouement lui donnera encore quelques jours de prospérité. Comme Moktar, Yves Messou, assis au comptoir de son maquis, qui passe pour le meilleur espace de la cité verte, à Yopougon, peut se frotter les mains. En cette période de CAN, les recettes sont bonnes avec des pics inespérés à chaque victoire de Copa Barry et les siens. C'est pourquoi, comme le Onze national, lui aussi prépare le grand soir.  Stock de boissons  triplé, nouvelles serveuses aguichantes, capacité d'accueil agrandie, drapeaux tricolores flottants, rien n'a été négligé par le maître des lieux pour demeurer la meilleure offre du quartier.  La plupart des ménages abidjanais sont également dans l'air du temps avec les couleurs orange-blanc-vert accrochés aux fenêtres des maisons comme à la belle époque de la célébration des fêtes nationales de l'indépendance.

Dans les bureaux, presque toutes les conversations tournaient hier autour du match de demain. Les dossiers ? « Ca peut attendre après la finale », a lancé tout sourire, Cédric, cadre des impôts, refermant son bureau  dès 13h et pressé d'aller rejoindre la joyeuse bande de copains qui, dira-t-il, a déjà commencé la mise au vert  autour de ses bouteilles préférées. Partout, dans l'esprit des uns et des autres, c'est la fête avant le show final même si l'on redoute quelque peu, le syndrome ''Orlando pirates'' du nom du cataclysme intervenu le 15 décembre 1995, où le club Sud-Africain, en match retour, est venu battre l'Asec  au stade Félix Houphouët-Boigny (1-0) alors que les Ivoiriens avaient fait le plus dur à Pretoria (2-2). Le revers des champions ivoiriens si prêt du but, avait eu l'effet d'un séisme dans tout le pays.

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D'où la méfiance et la concentration maximale conseillée par le coach François Zahoui à ses garçons qui ne devront jamais penser que c'est déjà dans la poche et que le rendez-vous du dimanche soir n'est que simple formalité. Ce serait une grossière appréciation vu qu'en face, les garçons de Hervé Renard caressent le rêve secret de tomber le grand favori de la compétition, trois jours après s'être offert le Ghana, un autre groupe bien côté à la bourse des valeurs africaines. De sources proches du staff des Eléphants, on indique que les joueurs sont conscients de leur mission et savent que les Ivoiriens attendent avec impatience ce second sacre. Pas seulement pour voir enfin la génération dorée ivoirienne, inscrire en lettres d'or, son nom sur le précieux trophée continental, mais pour s'offrir eux-mêmes quelques jours de bonheur dans ce pays toujours aussi triste qu'au lendemain du 11 avril 2011, le jour où tout a basculé en Côte d'Ivoire.

Oui, quelques jours de félicité pour chasser le spleen d'un peuple pris à la gorge par la cherté de la vie, angoissé par la vague de licenciements qui balaie tous les services, terrorisé par les FRCI et qui attend toujours sans vraiment y croire maintenant, les pluies de milliards annoncés à grand renfort de publicité par les gouvernants actuels. Dix mois que l'attente dure et rien n'indique pour l'heure, que nous sommes au bout du tunnel.

Avec notamment toutes ces nouvelles pas trop rassurantes en provenance du FMI et de la Banque Mondiale. Bien instruit de l'enjeu de cette finale, les principales compagnies de téléphonie mobile qui officient à Abidjan ont décidé d'accompagner les Ivoiriens sur la route du bonheur. Pour cela, elles rivalisent depuis quelques jours d'ardeur pour attirer le maximum de personnes sur les sites spécialement conçus et savamment disséminés aux quatre coins du District d'Abidjan. La place Ficgayo, le complexe Jesse Jackson de Yopougon   et la place Inch Allah de Koumassi  sont pour l'heure, les meilleures adresses en la matière. Du côté du leader du secteur, on annonce pour cette nuit, une veillée d'animation sportive qui va se poursuivre jusqu'à l'heure du match. Du délire en perspective. Eléphants, à vous de jouer !

Barrissez donc !

Géraldine Diomandé, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 143 des samedi 11 et dimanche 12 février 2012.


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CE NE SERA PAS LA FIN DE LA CRISE

Il faudra être clair et ne pas s'y tromper, les Eléphants prendront cette coupe et nous leur ferons la fête comme il est recommandé de le faire à tous les vrais héros nationaux. La fête sera  grande parce que depuis 20 ans, nous en bavons et nous ne bouderons pas notre joie parce que nous avons trop souffert de la méchanceté de l'impérialisme qui a fait une OPA sur notre pays. Nous savourerons chaque instant de la victoire des Eléphants comme si nous prenions une revanche sur le sort des opprimés que les mentalités esclavagistes veulent nous imposer.

Comme un seul homme, n'en déplaise aux esprits chagrins, nous nous lèverons pour soutenir les Eléphants et les pousser à la victoire. Mais, à l'adresse de nos dirigeants et de la commission vérité dialogue et réconciliation, il faut clarifier que ce ne sera pas le moment de faire une lecture erronée sur l'état de la société ivoirienne. Il n'est pas interdit à un malade même dans son état de grabataire de savourer quelques instants de bonheur quand ceux-ci se présentent. Un médecin sérieux et compétent ne prendrait pas le sourire de son malade pour la fin du mal. Aussi voudrions-nous prévenir Dramane Ouattara que ce n'est pas pour lui et sa politique de rattrapage, de licenciement, de justice des vainqueurs, de chartes de détournement, de démolisseur,  que les Ivoiriens occuperont les rues le soir du dimanche 12 février. Nous savons qu'il n'a jamais eu droit à une véritable liesse populaire dans ce pays, mais il se trompera lourdement de voir dans la joie des Ivoiriens son retour en grâce dans leurs cœurs.

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Quant à Charles Konan Banny, il sait lui-même qu'à part tourner le couteau dans la plaie par la ténacité de sa rancœur contre Gbagbo, il n'a encore rien fait pour que les Ivoiriens se réconcilient. Nous nous jetterons dans les bras des uns et des autres pour montrer notre disposition à nous retrouver, mais nous ne laisserons aucun politique  tirer à lui la couverture d'un succès dont il n'a aucun mérite.

Joseph Marat, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 143 des samedi 11 et dimanche 12 février 2012.



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DIDIER DROGBA, DANS LA LIGNEE DES POKOU, MILLA, BELLOUMI...

Dimanche, 12 février 2012, la Côte d'Ivoire joue pour la troisième fois de son histoire, la finale de la Coupe d'Afrique des nations. La deuxième finale de la génération Didier Drogba. Dans cette génération, où les talents se valent, les regards sont tournés vers l'emblématique buteur de l'équipe nationale qui a besoin de rentrer dans l'histoire. En tant que leader de l'actuelle génération, Didier Drogba doit inscrire son nom dans les annales du football africain à l'instar d'un Laurent Pokou qui, en seulement deux compétitions, est devenu une légende  continentale.

Pendant plus de 38 ans, il a détenu le record de meilleur buteur avec 14 buts à son actif. Marquant ainsi la Can de son empreinte. Le nom d'Asmara qu'il porte n'est pas un pseudonyme de luxe. Ce nom qui était celui de la deuxième ville d'Ethiopie, aujourd'hui capitale de l'Erythrée,  a été donné à Laurent Pokou en 1970 par le Président Hailé Sélassié pour saluer ses prouesses face à l'équipe nationale de l'Ethiopie dont « l'Empereur Baoulé », un autre surnom de Laurent Pokou, avait violé la cage plus de 5 fois, arrachant du coup la vedette à l'Egyptien Mohamed  Al-Diba qui totalisait déjà 4 buts en une seule rencontre.

Avec ce  talent  de grand buteur, sa rage de vaincre, Didier Drogba a tous les moyens pour  se hisser au diapason des Pierre Kalala Mukendi, N'dayé Mulamba, Ossei Koffi, Ali Fergani, Moustafa Dalheb, Roger Mila, Djonkep Bonaventure, Ibrahim Youssef et autres Abega Théophile, ces grandes figures dont les noms occupent les premières lignes dans les livres du Football africain. Le buteur de Chelsea a certes  glané des lauriers çà et là en Europe,  avec le titre de Champion d'Angleterre, un trophée de la Coupe d'Angleterre, deux ballons d'Or en Afrique et deux participations à la phase finale de la Coupe du monde où il totalise deux buts.

Un but contre l'Argentine en 2006 et un autre contre le Brésil en 2010.  Le seul africain à avoir violé la cage des Auriverde. Mais cela ne suffit pas pour  ce brillant  palmarès auquel manque la Coupe d'Afrique des Nations. L'Année  2012 est donc celle de l'espoir pour le natif de Niaprahio de brandir ce prestigieux trophée continental.  Cela, en vue de confirmer son  statut de leader  qui lui colle à la peau depuis 2006, date de la première participation de cette génération à un rendez-vous aussi important qui réunit tous les grands noms du football africain.

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Avec ses dix buts en quelques années de présence à la Coupe d'Afrique des nations, Drogba a là une belle occasion d'accroître son capital buts et rabattre définitivement le caquet à tous ses détracteurs en ramenant le trophée sur les bords de la lagune Ebrié. Les sportifs ivoiriens et de toute l'Afrique l'attendent. Si la rencontre Côte d'Ivoire -Zambie polarise tant  l'attention, c'est en partie à cause d'un Didier Drogba qui a su porter l'équipe à bout de bras jusqu'à la finale. L'heure de la vérité n'est plus loin. ''Dahi Zoko'', le guerrier de Niaprahio ne le sait que trop.


Que le spectacle commence !

Nicole Bantchi, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 143 des samedi 11 et dimanche 12 février 2012.

ABOU CISSE, ONCLE D'ALASSANE OUATTARA: «LE REGIME ACTUEL FAIT DU NAZISME!»


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Membre-fondateur du Rdr et oncle maternel d'Alassane Dramane Ouattara, Abou Cissé prend position pour les populations ivoiriennes qui vivent l'enfer depuis avril 2011. Avec son franc-parler habituel, il dénonce la politique du nouveau chef de l'État. «C'est du nazisme», assure-t-il.


Notre Voie : Alors qu'on s'attendait visiblement que l'oncle d'Alassane Dramane Ouattara que vous êtes se réjouisse de l'arrivée de son neveu au pouvoir, dans des conditions catastrophiques, vous le brocardez plutôt. Pourquoi une telle attitude?

Abou Cissé: Je ne pense pas qu'il faille associer la famille ou la religion à l'action politique. La gestion liée à une société n'est pas régie par l'amour pour un fils. La gestion d'un pays est faite de vérité et de consensus des différentes composantes de la société. C'aurait été malheureux que je m'enfuie de la Côte d'Ivoire alors que dans mon for intérieur, nous avons été le fondement de la création du Rdr, ainsi que le défenseur farouche d'Alassane Ouattara pendant la polémique sur son identité face à Bédié.

N.V : Mais entre-temps, vous aviez changé de camp. Vous étiez avec Laurent Gbagbo. Et ce sont justement les partisans de Gbagbo qui étaient pourchassés en avril 2011 et continuent d'ailleurs d'être brimés par le nouveau régime...

A.C : Vous savez, j'ai pour moi, la vérité. Parce qu'au moment où Alassane Ouattara avait des problèmes face à Bédié, c'est Laurent Gbagbo et moi qui le défendions. C'est Gbagbo, à travers toute la Côte d'Ivoire, qui avait pris le bâton de pèlerin pour dire «non» à cette politique de destruction menée par Bédié. Si Ouattara a fait arrêter Gbagbo, m'arrêter aurait été une épine dans sa gorge.

N. V: Surtout que vous êtes son oncle. Peut-être que les liens parentaux ont été déterminants?

A.C : Peut-être, mais il y a aussi que je connais toute l'histoire d'Alassane Ouattara. Notre famille est l'une des familles fondatrices d'Odienné. Par cela, nous connaissons l'histoire des Malinkés de Côte d'Ivoire mais également celle des Ouattara. Comme Laurent Gbagbo, j'ai foi en ce que je pose comme action. Autant j'ai pu défendre avec Gbagbo, Alassane Ouattara; autant je dois être capable aussi de défendre Laurent Gbagbo parce que je voyais venir ce qui devait lui arriver.

N.V : C'est-à-dire?

A.C : Par l'entremise de certains amis diplomates étrangers, j'étais informé du complot qui se tramait contre Gbagbo. Et l'élection présidentielle factice (sans désarmement des rebelles, ndlr) qu'on voulait mettre en place pour installer Alassane Ouattara de force.

N.V : En aviez-vous parlé au Président Gbagbo, quelle a été sa réaction?

A.C : J'ai eu à dire à Laurent (Gbagbo, ndlr) qu'il y a des artifices qui se préparent et dont nous n'avons pas la maîtrise totale. Ces artifices avaient pour but non pas d'aider le pays dans la voie de la démocratie. Mais plutôt de mettre à nouveau la Côte d'Ivoire sous le joug colonial. Il m'a écouté et a dit : «Attendons pour voir». Non seulement, il a pris très au sérieux ce que je lui ai affirmé, mais il s'est dit que quelque part, il y a un Dieu qui peut réparer à tout moment les torts.

N.V : Ce que vos amis vous avaient dit est arrivé en avril 2011. Comment avez-vous vécu tout cela?

A.C : Une interview ne suffirait pas pour en parler. Ça fait l'objet d'un livre qui constitue en quelque sorte mes mémoires. Il ne s'arrête pas à l'arrestation de Gbagbo...

N.V : Vous êtes donc en train de rédiger vos mémoires?

A.C : J'ai presque achevé la rédaction de mon livre. Il part de toute l'histoire d'Alassane Dramane Ouattara à l'arrestation de Laurent Gbagbo. Des raisons et du moment de décision de cette arrestation. Étant un homme courageux et un grand leader politique, Laurent Gbagbo savait, je crois, qu'on devait l'arrêter. Mais il voulait être un exemple devant l'histoire et non un martyr. Son attitude face à cette injustice correspond à celle de Nelson Mandela au moment où le régime de l'Apartheid l'arrêtait. Le combat de Gbagbo, c'est comme celui de Lumumba qui voulait transformer le Congo.

N.V : Vous ne croyez pas en la libération de Gbagbo qui viendrait poursuivre son combat?

A.C : La lutte politique ne s'arrête pas à une arrestation. Une incarcération, c'est une étape nécessaire pour créer une icône. On ne devient une icône comme Mandela, par exemple, parce que vous avez déclaré que vous voulez la liberté pour votre pays. Il y a des actes qu'inconsciemment vos adversaires vous font poser ou subir pour que vous atteigniez votre objectif: que le pays se libère et que vous entriez dans l'histoire. Gbagbo n'a pas fui la Côte d'Ivoire parce qu'il a conscience qu'il mène un combat pour tous les Ivoiriens et les Africains. Gbagbo va marquer l'histoire de la Côte d'Ivoire comme Nelson Mandela, Patrice Lumumba, Sékou Touré, Kwamé N'Krumah pour leurs pays respectifs. A travers le procès à la Cpi qui permettra à ceux qui ont attaqué la Côte d'Ivoire de s'expliquer, Gbagbo sortira la tête haute de la prison. Comme Houphouët-Boigny, Laurent Gbagbo est le produit de l'histoire de notre pays.

N.V : Depuis son arrivée au pouvoir, avez-vous rencontré le nouveau chef de l'Etat, Alassane Dramane Ouattara?

A.C : Je n'ai pas besoin de le rencontrer. Parce que l'injustice, quand elle se caractérise par l'arrestation de personnes innocentes, en tant qu'homme de vérité, je ne vois pas pourquoi je dois aller vers l'auteur de ces actes. Je pense que mes déclarations et mes écrits l'inciteront à me rencontrer. Ce jour-là, je lui dirai ce que je pense.

N.V : Justement, est-ce vrai que vous recevez des menaces de mort pour vos déclarations et vos écrits critiques envers Ouattara?

A.C : Oui, mais tous ceux qui écrivent l'histoire sont souvent menacés par ceux qui ont peur que la vérité s'impose. Malheureusement pour eux, la vérité est en train de sortir. Tout le monde commence à savoir que c'est Gbagbo qui a remporté les élections présidentielles. Nous le savions depuis longtemps par l'entremise des ambassades étrangères. On sait aussi qu'au terme du procès à la Cpi, Gbagbo sera libéré. Et la Côte d'Ivoire sera transformée par le biais de la vérité.

N.V : Quel regard portez-vous sur la gouvernance de la Côte d'Ivoire sous Ouattara?

A.C : Qui vous a dit que c'est Ouattara qui gouverne ce pays ? Il y a Alassane Ouattara qui est un commis, un administrateur. Il y a Soro qui détient les forces... du mal. Il y a la France qui ordonne tout. Et puis le pays va à vau-l'eau avec l'insécurité galopante, les licenciements par grappes dans les sociétés, les prix des denrées alimentaires qui flambent, la pauvreté qui est répandue etc. Aujourd'hui, le pouvoir ne tient que parce qu'on arrive encore à payer les fonctionnaires et les retraités. Le jour où cela sera bloqué, tout va s'écrouler.

N.V : La réconciliation nationale est quasi impossible, le dialogue politique notamment entre le pouvoir et le Fpi, le principal parti d'opposition, est au point mort...

A.C : Mais, je crois que la presse attribue trop de choses au Fpi. C'est la société ivoirienne, dans son ensemble, qui n'accepte pas Alassane Ouattara. Ne voulant pas de lui, les populations ivoiriennes ne sont pas prêtes à engager des actions politiques et sociales en accord avec lui. Un Président qui est entouré de militaires français et de l'Onu. Je n'ai jamais vu un chef d'Etat qui est aussi entouré d'armes. Le peuple ne veut même pas être associé aux élections qu'organise Ouattara. A preuve, il y a eu 13% de taux de participation aux législatives.

N.V : La Commission électorale a dit officiellement 36,56% de taux de participation...

A.C : Ce pourcentage de 36,56%, c'est pour faire plaisir à la France et aux États-Unis. Sinon la communauté internationale sait que ce n'est pas 36,56%, mais exactement 13,13%.

Pire encore, lorsqu'Alassane Dramane Ouattara soutient que la population ivoirienne est constituée à 40% de dioula (malinké, sénoufo etc.), c'est archifaux. Il ne dit pas vrai. La population dioula du nord de la Côte d'Ivoire représente exactement, d'après les statistiques, 13,55% de la population ivoirienne.

N.V : Face à la presse française, Alassane Ouattara a affirmé que les nominations à caractère tribal qu'il effectue dans l'administration publique, l'armée et les sociétés d'État visent à faire «un rattrapage» puisque, selon lui, sous les régimes précédents, les ressortissants du nord étaient victimes d'injustice. Qu'en dites-vous?

A.C : Mais le nord n'a pas mandaté Ouattara pour rétablir une prétendue injustice. Et puis, de quels ressortissants du nord parle-t-il ? Si Ouattara estime qu'il est à la tête du pays pour les ressortissants du nord, il n'avait qu'à se faire élire Président du nord et laisser le sud en paix. C'est une erreur grave que de tenir de tels propos. La Côte d'Ivoire a 64 ethnies. C'est dangereux qu'un chef d'Etat privilégie une ethnie ou une région au détriment des autres. Une telle politique, c'est du nazisme. C'est ce qu'Hitler a fait en Allemagne avec des conséquences désastreuses pour l'humanité. Ce n'est pas bon pour les dioulas, eux-mêmes, qu'un dioula dise qu'il travaille pour eux.

N.V : Croyez-vous que la réconciliation nationale est possible?

A.C : Le pouvoir actuel n'est même pas sur la voie de la réconciliation nationale. Il est plutôt en train de diviser les différentes ethnies du pays à travers une politique de nazisme. Et créer ainsi les conditions d'une guerre ethnique, tribale, religieuse et civile. Parce que la tendance actuelle de privilégier les dioulas par rapport aux autres ethnies indique clairement qu'à un moment donné, les autres ethnies vont se révolter. Ce qui va occasionner une situation comme celle du Rwanda.

N.V: Que faut-il faire pour éviter cela?

A.C : Il faut que ce pouvoir s'en aille pour que le peuple installe un pouvoir fort pour permettre l'unification de la Côte d'Ivoire.

N.V: Qu'entendez-vous par un pouvoir fort?

A.C : C'est un pouvoir légitime, voulu par les Ivoiriens. Je pense que la société civile et les partis politiques doivent manifester leur désaccord de façon éclatante face à ce que nous vivons actuellement. Il ne faut pas que la peur fasse que la Côte d'Ivoire aille en lambeaux. La manière dont le pays est actuellement conduit ne peut que détruire notre patrimoine commun. La Côte d'Ivoire d'Houphouët-Boigny ne pouvait jamais accepter qu'on envoie l'un de ses dignes fils en exil ou en prison dans un autre pays. A cause de sa politique, le président installé par la France à la tête de notre pays est totalement isolé au plan national et africain. C'est inadmissible, par exemple, qu'un chef d'Etat ivoirien soit gardé par des militaires étrangers. Où allons-nous avec tout ça ? Il est temps que les Africains et Ivoiriens se mobilisent pour que les choses changent.


Interview réalisée par Didier Dépry - Notre Voie du 9 février 2012.


Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

 

Source: INFO D'ABIDJAN.NET

jeudi, 09 février 2012

POLEMIQUES SUR LES PROPOS DE FOLOGO SUR ONUCI-FM


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ERIC KAHE, PRESIDENT DE L'AIRD ET PORTE-PAROLE EN EXIL DU CNRD: «NOUS SOMMES AFFAIBLIS MAIS PAS FAIBLES»

 

‟ Il est de bonne guerre que la presse soit tentée de s'intéresser en priorité au train qui arrive en retard qu'à ceux qui sont à l'heure. Gardons-nous donc de jeter le bébé avec l'eau du bain.

Pour les organisations politiques membres du Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD), leurs militants, cadres et leaders, la dynamique unitaire est une priorité. A tel point que certains dérapages ont pu passer sous silence autour de la période des élections législatives.

Le président FOLOGO n'a jamais fait mystère du rôle primordial du FPI aussi bien au sein du CNRD qu'au plan national, en indiquant publiquement, au sortir l'AG du CNRD et de ses dernières réunions, que le FPI demeure l'épine dorsale du CNRD, autour de laquelle nous devons travailler. Il a aussi instruit tous les cadres et partis membres du CNRD de ne jamais oublier le président Laurent Gbagbo. Je comprends que, les débats étant internes, beaucoup aient aussi l'excuse d'ignorer que le président FOLOGO a pesé de tout son poids pour que le FPI occupe le Secrétariat Général du CNRD, retardant même la mise en place du nouvel organigramme, alors que d'autres pistes étaient envisagées.

Et c'est sans doute le poids incontestable du FPI qui a fait dire au président FOLOGO que le FPI est "affaibli", parlant en réalité de l'ensemble du CNRD que lui-même préside, d'autant plus qu'il précise que «ceux qui ont accompagné le combat de Laurent Gbagbo sont affaiblis».

Peut-on d'ailleurs, nous CNRD, faire de notre affaiblissement circonstanciel un complexe? Quelle organisation politique ne serait pas affaiblie après ce que nous avons connu et qui appelait à notre disparition: leader charismatique injustement détenu à la CPI, président du parti épine dorsale (FPI) en prison, importants dirigeants en détention au Nord du pays, centaines de cadres en exil dont certains sous sanctions occidentales avec gel de leurs avoirs, jeunesse disloquée avec de nombreux disparus, centaines de milliers de militants et électeurs déplacés internes ou en exil, victimes de pillages systématiques, etc? Là où des Ivoiriens ont même failli perdre la foi, notre existence et notre mobilisation relèvent d'une prouesse à saluer.

Nous sommes certes "affaiblis" mais pas devenus faibles et sans capitulation politique face à notre idéal démocratique, pour l'amour de notre pays. Une équipe de football réduite à 10 ou 9 joueurs, ne quitte pas le stade mais procède à une réorganisation et à un coaching, pour limiter les dégâts et gagner le match. Ses supporters sont plus motivés et ses joueurs plus solidaires. C'est ce coaching que le président FOLOGO accepte et nous lui en sommes gré, tandis que nous devons être solidaires. Nous ne le jugerons qu'aux résultats sans l'obliger à exposer sa tactique qui pourrait comporter une saine et confiante répartition des rôles, dans une compréhension exclusivement démocratique et pacifique de cette répartition. Il nous paraît risqué de se focaliser sur une expression sortie d'un entretien radiophonique pour oublier d'autres analyses dans la presse écrite. Faisons aussi attention à faire le distinguo entre des considérations générales exposées par lui et des accusations ou des jugements contre le FPI. Ce sont de grands principes que j'ai cru lire dans les interventions du président FOLOGO qui n'a guère renoncé au CNRD là où certains nous ont lâchés. N'accompagnons pas ceux que le réveil du CNRD inquiète dans leur dessein de nous affaiblir par des oppositions factices.

Enfin, face à une main tendue soupçonnée par certains de n'être que communicationnelle, la démarche du président FOLOGO pourrait situer la communauté nationale et internationale et jauger de la constante bonne foi du CNRD.


Eric KAHE,


Président de l'AIRD
(Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie)

IVOIRIEN, LE RHDP TE PARLE: DONNE TA VOIX AU LICENCIEMENT MASSIF ET A LA MISERE!


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"RHDP Solutions pour l'emploi - Ivoirien, le RHDP te parle: Ne donne pas ta voix au chômage". C'est avec de tels slogans de campagne qu'on a trompé les Ivoiriens qui voulaient bien se laisser tromper. Nous sommes des millions à ne pas y avoir mordu. Nous voyions venir l'arnaque. Et nous avons eu raison. Appréciez:


Présidence de la République: Licenciement de 1.300 personnes par Alassane Ouattara.

Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI): Mise à l'écart de 322 agents.

Port Autonome d'Abidjan (PAA): 120 employés mis au chômage.

Société des Transports Abidjanais (SOTRA): Mise au chômage technique de 1200 agents, soit près du 1/3 du personnel de l'entreprise.

Agence Nationale de la Formation Professionnelle (AGEFOP): 32 agents reçoivent leur lettre de licenciement.

Air Ivoire: 482 employés laissés sur le carreau.

Palaces de Côte d'Ivoire: Licenciement de 260 agents.

Bureau National d'Etudes Techniques et de Développement (BNETD): Des mois d'impayés de salaire depuis 2011.

Assemblée Nationale: Salaires du personnel impayés depuis de longs mois.

Conseil Economique et Social: De nombreux membres du personnel mis à l'écart sans préavis, à l'arrivée du tout nouveau locataire.

Des centaines de PME/PMI ont mis la clé sous le paillasson ou sont en difficulté économique: Des milliers d'Ivoiriens sont au chômage et des milliers d'autres vivent par à-coup, avec des salaires réduits ou payés au compte goutte.


"RHDP Solutions pour l'emploi - Ivoirien, le RHDP te parle: Ne donne pas ta voix au chômage mais donne-la au licenciement massif et à la misère!", dirions-nous. Car c'est ce qui est, aujourd'hui, dans notre pays. Le chômage a bel et bien rattrapé les Ivoiriens avec le RHDP et la précarité est devenue une cruelle réalité dans la "nouvelle Côte d'Ivoire"! Où sont donc passées les pluies de milliards annoncées?


DINDE Fernand AGBO

mercredi, 08 février 2012

PROPHETESSE NAOMIE BETHEL: LETTRE POUR MONSIEUR LAURENT GBAGBO


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Malachie 3/8:  Un homme trompe-t-il Dieu?


Shalom à vous tous qui lirez cette "lettre" que j'adresse à Monsieur Laurent Gbagbo.

Il y a bien des jours, j'ai reçu sur ma boite e-mail une évocation : celle de contacter par écrit "le prisonnier de Dieu" ce que je n'envisageais pas avant cela.

Le temps est passé, puis depuis plus d'une semaine, jour après jour, mes yeux se porte sur cette injonction : écris à L. Gbagbo.

C'est donc ce que je fais aujourd'hui; non pas un courrier de ma volonté, mais un courrier de la volonté divine. Ce courrier est sobre, mais n'est-il pas dit : si tu dis un mot... pas cinquante, pas dix, pas cinq; mais un seul mot et vient la guérison. C'est de cela qu'à besoin cet homme; il n'a pas besoin d'autre chose que de savoir que le Seigneur ne l'a pas oublié, et que ce n'est pas de la part des hommes qu'il est ainsi prisonnier, mais que Dieu a permis cela afin que L.Gbagbo le trouve enfin.

Soyez bénis vous tous, de la bénédiction qui provient du ciel dont la porte s'est ouverte un jour alors qu'à Golgotha des yeux se fermaient et que le salut pouvait être enfin acquis par les hommes de bonne volonté.

Shalom. Naomie.

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En recevant votre adresse, j'étais loin de penser que je serai amenée à vous écrire autrement que par le passé ; vous ayant déjà contacté à maintes reprises et ce dès 2005.


A Cette époque, je vous avais signifié ce qui en serait de votre sort et de celui de la côte d'Ivoire si vous persistiez à ne pas vous soumettre à la loi de Dieu, non pas celle des hommes, alors que vous aviez proclamé être de sa maison.

Avez-vous un seul instant oublié que l'on ne se moque pas du Seigneur Dieu Eternel selon ce qui est écrit ? Galates 6/7 - Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi.

Chacune des paroles prononcées a trouvé son accomplissement, et aujourd'hui, qu'en est-il ?

La Côte d'Ivoire est en souffrance, nul ne peut dire le contraire, à part les menteurs.
Vous êtes en souffrance, nul ne peut dire le contraire, à part les méchants.

Mais moi je ne cherche pas à vous satisfaire par des paroles mielleuses;  simplement vous rappeler ce qui en a été et ce qui sera.

Dieu, que vous avez méprisé, au risque de subir votre sort présent, est toujours le même Dieu d'amour, et sachez qu'il fait toujours grâce à celui qui crie vers lui.

Ce que je veux vous dire aussi, avec affirmation, c'est qu'un jour devant lui est égal à son temps et que rien ni personne ne saura se mettre au travers de sa seule volonté.

Un jour, vous connaîtrez sa vérité, et vous pourrez dire tout comme Job :
J'avais entendu parler du Seigneur, mais maintenant je le connais personnellement. - Job 42/5.

Je ne veux pas rajouter à votre peine, ce serait inutile et méchant, je veux simplement à ce jour vous dire que notre Seigneur à un plan pour la Côte d'Ivoire, et que celui qui sera présent sur le devant de la scène est l'égal du « Bon Samaritain » biblique qui pris soin de celui qui se mourrait.

Il en sera ainsi pour votre Nation, et aussi pour vous ! Vous sortirez de ce lieu, sur la demande de cette personne qui se recommandera du Seigneur Dieu.

(Attention, ne pas confondre de la magnanimité et de la miséricorde avec la faiblesse; il sera meilleur pour vous un siège à la droite du Seigneur qu'un trône ici-bas).

Jamais je ne vous ai dis autrement que la seule vérité qui sortit du cœur de Dieu, tout comme il en a été de même pour le Chef de la Libye, auquel le Seigneur disait, après sa visite en territoire de France, que s'en était fini de lui ; également comme le Seigneur m'avait montré que l'Afrique se doterai « d'un roi couronné comme empereur » et que cet homme était bien le colonel Kadhafi.

Monsieur, si je vous nomme « président, c'est que vous avez occupé ce poste et qu'en France celui qui a été une fois Président garde son appellation quand bien même il ne l'est plus.

C'est par respect que je vous nomme ainsi, non par déférence ni obséquiosité; je ne me prosterne que devant mon seul Seigneur.

Que ces temps soient pour vous des temps appelés à la réflexion et que votre réflexion vous conduise sur la voie de la sagesse, il n'est jamais trop tard pour revenir d'où l'on a chuté.

J'en ai fais l'expérience pour ma propre vie.

Comme je l'ai souvent fait, je vais vous bénir, par le nom tout puissant qui est au dessus de tous les autres noms, du plus petit au plus grand. Ce nom est Yéshua.

Que le Seigneur déverse sur vous ses fraîches rosées afin que votre âme altérée ne le soit plus et que vous puissiez jouir des jours de votre vie comme un enfant de la maison du Seigneur, comme un de ses rachetés.

Nul ne peut servir deux maîtres à la fois, c'est ce que vous fîtes par le passé, qu'il n'en soit plus ainsi et que la vérité soit votre partage chaque jour.

J'espère que les nouvelles que vous pouvez recevoir de votre famille sont des nouvelles bonnes ; Dieu gardant chacun de ceux que le Père Eternel lui a confié jusqu'à l'accomplissement se toutes ses promesses. 

Luc 19/10 -  Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

Jean 17/12 - Lorsque j'étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J'ai gardé ceux que tu m'as donnés, et aucun d'eux ne s'est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l'Ecriture fût accomplie.

Jean 18/9 -  Il dit cela, afin que s'accomplît la parole qu'il avait dite: Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés.

Monsieur, tous nous paraîtrons devant le trône de la grâce, et sachez que ce qui a été sera pesé dans la balance divine. Les œuvres que nous accomplissons seront évaluées, et les mains que nous tendrons seront vides de toutes nos espérances. Vous comme moi !

Seule, la foi que nous aurons manifesté dans le Fils, qu'il faut « embrasser » avant qu'il ne se mette en colère, sera notre passeport pour la vie éternelle, et son rejet notre passeport pour la mort éternelle.

Mais cela vous le savez très bien, c'est en cela que vous avez été trouvé coupable devant le Seigneur, c'est d'avoir su, d'avoir connu les bontés de Dieu à votre égard et de faire comme si cela n'était pas.

1 Corinthiens 4/7 -  Car qui est-ce qui te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu?

Apocalypse 3/3 -  Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi.

Monsieur le Président, je pourrais vous dire des paroles humaines, mais en cela je n'aurais pas l'approbation de Yéshua, aussi je veux simplement vous rappeler ce qui en était, ce qui en est, et ce qui sera ; le Seigneur Dieu de dire : JE SUIS CELUI QUI ETAIT QUI EST ET QUI SERA , parce qu'il est écrit ceci : Ecclésiaste 3/15 - Ce qui est a déjà été, et ce qui sera a déjà été, et Dieu ramène ce qui est passé.

Je vous dis : shalom !

Que la paix du Très Haut qui surpasse toute chose soit votre partage et que votre vie soit mise en harmonie avec lui et sa parole.

NAOMIE,
Servante du Seigneur, le 2 Février 2012.


Source: Le Site du Ministère de Naomie

mardi, 07 février 2012

COTE D'IVOIRE: LE TEMPS DE L'AUSTERITE

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La semaine qui vient de s'achever a été «riche» en informations inquiétantes dans la rubrique «social» en Côte d'Ivoire. Après un long et éprouvant jeu du chat et de la souris, les actuels dirigeants de la Société des transports abidjanais (SOTRA) ont annoncé la mise au chômage technique de 1200 agents, soit près du tiers du personnel de l'entreprise. Une nouvelle qui intervient après l'annonce du licenciement de 120 personnes au Port autonome d'Abidjan, et la mise à l'écart de 322 employés à la Radio télévision ivoirienne (RTI), une autre structure parapublique.

Dans une interview accordée à Onuci FM, le ministre de la Fonction publique Gnamien Konan a annoncé la possibilité d'un plan de départs volontaires et un ralentissement dans l'organisation des concours de recrutement des serviteurs de l'Etat. En ce début de mois de février, les salariés du privé ont pu constater la baisse de leur salaire net, liée à l'augmentation du taux des cotisations retraite, qui a été couplée avec un allongement de l'âge de départ à la retraite - une forme de double peine, en somme. La relance annoncée d'Air Côte d'Ivoire n'est toujours pas à l'ordre du jour, et les employés de la compagnie aérienne sont sur le carreau. L'annonce par Alassane Ouattara de la privatisation et de la liquidation des banques publiques suscite les inquiétudes parmi les employés de ces institutions, qui craignent plans sociaux et démantèlements ravageurs. Alors que l'Université est toujours fermée et que les travaux n'avancent pas à un rythme rassurant pour une reprise des cours d'ici septembre, à tel point que le ministre Cissé Bacongo fait appel à des «étudiants volontaires» dans le cadre d'un marché pourtant gagné par une  entreprise privée, qui ne fait pas dans le bénévolat. Dans les semaines ou les mois qui viennent, les prix de l'électricité et du carburant pourraient prendre l'ascenseur, les bailleurs de fonds faisant pression sur un gouvernement qui brûle d'arriver au point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE).

Pourquoi se voiler la face ? Pourquoi céder au messianisme anachronique des zélateurs du régime qui répètent comme un mantra «le pays est au travail» et nous font miroiter des «lendemains qui chantent» sur la seule foi des relations à l'étranger du «super économiste» ? La Côte d'Ivoire est entrée, de plain-pied, dans le temps de l'austérité. Après avoir conquis dans le feu et dans le sang un pays privé de paix et de stabilité pendant douze ans au nom de ses ambitions politiques, Alassane Ouattara fait face à la crise économique qui résulte de toutes ces années perdues en utilisant les méthodes sans originalité expérimentées sous sa houlette il y a vingt ans, alors qu'il était Premier ministre. A la hache, il se lance dans une coupe claire des dépenses publiques à travers une augmentation des prélèvements, une politique de licenciements et de gel des embauches. Et engage des privatisations des entreprises publiques dont on est en droit de penser qu'elles seront opaques, au regard des opérations de ce type menées quand il était à la Primature, et au vu de l'indécence avec laquelle ses ministres se distribuent les marchés publics.

L'austérité, donc. Dans l'état où la Côte d'Ivoire se trouve actuellement, était-elle inévitable ? Peut-être. Mais elle sera forcément mal vécue, et très mal acceptée. Pour plusieurs raisons.

Premièrement, parce que la campagne incroyablement populiste et démagogique d'Alassane Ouattara à l'occasion de l'élection présidentielle, ainsi que la mythologie sur le triptyque Argent-Diamant-Or (ADO), a inconsciemment préparé les esprits faibles à une «pluie de milliards» qui n'arrivera pas de sitôt. Quand il promettait cinq universités en cinq ans, un million d'emplois en cinq ans, quand il disait que son métier était de trouver l'argent, quand il refusait tout argument expliquant les difficultés économiques par la guerre, savait-il que sa forfanterie se retournerait contre lui s'il arrivait au pouvoir ? Etre un homme d'Etat, c'est aussi faire campagne comme un homme d'Etat, même quand il se trouve qu'on est dans l'opposition.

Deuxièmement, parce qu'il est visiblement incapable de créer l'union sacrée autour du redressement national, enfermé avec ses partisans dans un récit national subverti où ils représentent le bien absolu tandis que le camp Gbagbo représente le mal absolu, la cause unique de l'état pitoyable dans lequel se trouve la Côte d'Ivoire aujourd'hui. Mais à qui peut-on faire croire que la stratégie coûteuse de prise du pouvoir de l'actuel chef de l'Etat n'a rien à voir avec le fait que la Côte d'Ivoire soit le dernier pays africain, avec le Soudan, à n'avoir pas bouclé son programme PPTE ? Que les dizaines de bus calcinés par les activistes «républicains», notamment lors de la guerre postélectorale, n'expliquent pas en partie les problèmes apparents de la SOTRA ? Que le fait que les zones CNO ne paient pas leurs factures d'électricité pendant près de dix ans n'a pas aggravé les déséquilibres du secteur ? Que les pillages hystériques des FRCI et associés qui n'ont pas épargné les campus ne justifient pas, plus que toute autre considération, les deux années blanches qui désespèrent les étudiants ?

Troisièmement, comment peut-on accepter les sacrifices et privations alors qu'à peine installés, les copains et les coquins de la «nouvelle» Côte d'Ivoire se signalent par leur passion du «business», instrumentalisant l'Etat pour s'enrichir personnellement sans scrupules excessifs ? Alors que la RTI, par exemple, met des professionnels expérimentés à la porte pour recruter des activistes de TCI, ancienne télé pirate du RDR ? Alors que l'idéologie antirépublicaine du «rattrapage ethnique», assumée au sommet de l'Etat, se déploie sans vergogne ?

Quatrièmement, le refus quasi-structurel de ce pouvoir d'engager le dialogue social avec les syndicats et l'opposition sur les réformes qu'il juge nécessaires et de communiquer clairement avec le peuple sur les sacrifices qui lui sont et lui seront demandés n'arrange rien.

L'austérité qui vient sera difficilement acceptée. Et il est fort probable que le régime Ouattara utilise la stratégie de la tension qui lui a tant «réussi» dans l'opposition et lors de son installation au pouvoir pour empêcher, par la menace latente, la contrainte explicite ou la violence de rue, toute montée du mercure social.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

POLITIQUE DE NICOLAS SARKOZY EN COTE D’IVOIRE: JEAN-LUC MELENCHON, CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE, BRISE L’OMERTA FRANÇAISE

 


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«La politique qui a été appliquée en Côte d'Ivoire est une politique impériale. La France s'est immiscée dans la discussion rude qu'avaient entre eux les Ivoiriens. Cette discussion à laquelle elle n'aurait jamais dû se mêler. Il fallait respecter de manière extrêmement scrupuleuse l'indépendance des Ivoiriens. Il a été aussitôt organisé contre Laurent Gbagbo une sorte de pression internationale car son régime déplaisait, le Front populaire ivoirien, beaucoup à la droite internationale. Qui depuis des années manipulait leur marionnette, M. Ouattara, qui a précédemment nui au précédent président, et au précédent encore avant. Car c'est un homme qui a été en quelque sorte introduit par les instances internationales, et notamment par les Nord-Américains et les Français depuis de très nombreuses années. Et c'est cet homme a fomenté toutes sortes de complots, a épousé toutes sortes de rébellions absolument insupportables comme celle qui est venue du Nord du pays où se sont pratiquées les plus grosses fraudes électorales.

Et la France s'est mêlée de tout cela, est intervenue de manière militaire et elle a fait en quelque sorte que M. Gbagbo soit embastillé. Et il est aujourd'hui traduit devant le Tribunal pénal international alors que son pays n'a pas signé les clauses de ce Tribunal pénal international. Si l'on procède de cette manière, il y a un certain nombre d'Américains qui pourraient être arrêtés et envoyés au même tribunal, on ne le fait pas. Maintenant, je vais vous dire une chose. Je plaide pour que l'on relâche le fils de M. Gbagbo, qui est un de nos compatriotes, qui est un Franco-Ivoirien, et qui est retenu sans aucune raison légale. Simplement du fait de son nom et de sa filiation avec son père M. Gbagbo, qui est détenu en prison. J'estime que la France s'honorerait en intervenant pour qu'il soit libéré. Merci de m'avoir posé cette question, elle me permet de dire ce que je pense aux Ivoiriens qui se trouvent en France, avec toute mon affection».


Jean-Luc Mélenchon, sur la radio française RMC.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

dimanche, 05 février 2012

L'INTELLIGENT D'ABIDJAN CONFIRME LE CLASH SORO-ADO


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Soro se confie exclusivement au confrère sans aucune précision sur sa localisation et sur sa disparition des écrans radars et d'Abidjan.

 

L'Intelligent d'Abidjan a localisé, hier (vendredi 3 février 2012), le Premier ministre et a même capté ses confidences exclusives. Guillaume Soro est un homme serein et à l'esprit tranquille : «Je suis serein, car j'ai confiance au président de la République. La force d'un chef d'Etat est d'avoir des fusibles ; normal que le président de la République s'en serve. Il n'y a qu'un seul chef dans ce pays, c'est le président Alassane Ouattara. Je suis fier de le servir, et d'être à ses côtés. Je sers mon pays sous son autorité et sous sa direction, et je suis prêt à accepter tout ce que le président de la République décidera. Ne vous mettez aucune pression pour cela, et ne tentez pas de me mettre aussi la pression», a confié, hier, vendredi 3 Février, sous le coup de 18h 41mn précises, Guillaume Soro à des proches qui s'inquiétaient de son avenir.

Désormais, chaque matin en se rasant, l'homme qui, au soir du 28 Novembre 2010, a apporté son soutien entier à Alassane Ouattara et s'est attiré les foudres de Laurent Gbagbo et de ses partisans qui croyaient l'avoir dans leurs poches, se rend disponible et perméable à toutes les options et cas de figure. Guillaume Soro souhaite surtout ne pas être une source de brouille entre le président de la République, ainsi que le président Henri Konan Bédié. Difficile pour lui d'intervenir, dans les débats publics en cours, et de répondre aux leaders des partis politiques ; difficile également d'aller présenter sa démission au président de la République, pour dire qu'il part afin de céder la place à un cadre proposé par le président Bédié, et nommé par le chef de l'Etat, car cela peut-être perçu comme un lâchage. N'empêche, Guillaume Soro reste prêt à toutes les options et éventualités.

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Au sujet de l'Assemblée nationale, un de ses proches avec qui il a échangé hier, révèle : «Le Premier ministre nous a dit qu'il y a 22 millions d'habitants en Côte d'Ivoire. Avoir été Premier ministre durant pratiquement 5 ans, sous différentes situations ; avoir été membre du gouvernement, avoir eu la possibilité de servir son pays à de si hauts niveaux, n'est pas donné à tout le monde. De plus, en tant que député, plusieurs options restent encore possibles pour lui. Il est très positif dans la tête, et est prêt, le cas échéant, à vivre d'autres expériences ; pour voir qui sont ses vrais amis, qui sont ceux qui dès le lendemain de son éventuel départ de la Primature ne vont plus décrocher ses appels, ni répondre à ses rendez-vous. Le Premier ministre est serein. Il travaille, est en contact avec tous ses collaborateurs et part à ses bureaux. Il accorde des rendez-vous, pas toujours médiatisés, mais il est au travail».

De ces révélations et confidences exclusives rapportées hier à l'IA, il se dégage que le chef de l'Etat, SEM Alassane Ouattara et le chef du gouvernement Guillaume Soro, sont encore et toujours en phase. Jusqu'à nouvel ordre et avis contraire ! Ensuite, l'on note la sérénité du Premier ministre, quelle que soit l'option qui sera arrêtée et décidée par le chef de l'Etat. Traduction: si le départ du Premier ministre devient une volonté et un souhait du chef de l'Etat, Guillaume Soro ne sera point un obstacle à cette décision. Enfin, le futur ex-Premier ministre et néo-député Guillaume Soro semble bien intéressé par le perchoir, à l'Assemblée nationale.

Concernant les allégations selon lesquelles les autorités ivoiriennes ont décidé de faire juger Simone Gbagbo et d'autres pro-Gbagbo en Côte d'Ivoire, et non à La Haye pour éviter que le patron des Forces nouvelles, et d'autres chefs militaires rejoignent la CPI, des interlocuteurs expliquent : «La CPI n'est pas à l'ordre du jour pour Guillaume Soro. Retenez clairement que la Cour pénale internationale ne fait pas partie des préoccupations et des soucis du Premier ministre. En tout cas, tant que le président de la République s'appellera Alassane Ouattara ; tant que le RHDP avec les FN seront aux affaires, le sommeil du natif de Koffiepa... ne sera pas troublé par cette question. Il ne s'agit pas d'impunité, mais de vérité et de réalisme politique. Même dans dix ans et au-delà, il y aura de bonnes et vraies raisons pour le Premier ministre de ne pas aller à la CPI». Dont acte !

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En tout cas, on sait de première main, et avec ses confidences exclusives recueillies hier, l'état d'esprit actuel dans la maison Soro : sérénité, confiance et proximité avec le chef de l'Etat, disponibilité pour servir partout, l'après primature envisagé sans drame, ni angoisse. Loin des insinuations et spéculations, Guillaume Soro tente de travailler sur le long terme.

A 40 ans, bientôt, le probable futur ex-Premier ministre sait que le chemin à parcourir reste long, et encore parsemé d'embûches ; si Dieu, le seul vrai maître du monde et de tout, lui donne longue vie. A la veille du 1er tour de la présidentielle, en Octobre 2010, le Premier ministre confiait à Jeune Afrique, qu'il voulait prendre le large après le scrutin, et se donner une période sabbatique, loin du pouvoir et de la Primature, et de la gestion des affaires de l'Etat. Mais la crise postélectorale a bouleversé cet agenda. Le temps est arrivé pour Guillaume Kigbafori Soro de voir le vrai (ou l'autre) visage des hommes, et des amis du pouvoir, des gens rencontrés dans la lutte et des compagnons de route. Lui resteront-ils fidèles pour la suite, ou bien vont-ils s'accrocher à d'autres leaders ? Qui vivra verra !


Charles Kouassi, in le quotidien ivoirien "L'Intelligent d'Abidjan" du samedi 4 février 2012.


Source: IVOIREBUSINESS.NET

samedi, 04 février 2012

COTE D'IVOIRE: L'OEUF OU LA POULE?

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Lors de son séjour dans la capitale Française, Alassane Ouattara a lâché une petite bombe qui, sur l'instant, est passée inaperçue. En effet, lors de ses interviews par les médias Français, ce dernier a exprimé sa volonté de ne pas livrer à la CPI la femme de l'ex-président Ivoirien Laurent Gbagbo ainsi que leurs plus proches amis et collaborateurs.

Si pour d'aucuns, ce « geste » pourrait sembler magnanime, en réalité, il est loin, très loin de l'être.

Alassane Ouattara est dans une impasse. Sa réconciliation nationale bat de l'aile, son pouvoir et sa sécurité dépendent en grande partie de son premier ministre Guillaume Soro, de l'ONUCI ainsi que des quelques militaires Français actuellement basés sur Abidjan. Ajouté à cela le monde entier qui n'arrête pas de lui réclamer à tort et à travers la tête de ceux à qui, pourtant, il est en partie redevable de son statut actuel de numéro 1 Ivoirien !!

Ainsi, après avoir constaté son erreur d'appréciation sur l'ampleur du phénomène Gbagbo, car c'est loin d'être de bon coeur qu'il aura pris telle décision, Alassane Ouattara informe le monde entier de « sa préférence » de juger tous les Pro-Gbagbo sur le territoire Ivoirien.

Ce geste faisant, il se donne un peu d'air et montre des gages de bonne volonté à tous ses proches éclaboussés par l'affaire, ceux là même qui, plus que quiconque, sont responsables de terribles atrocités et autres crimes de guerre et qui ne doivent pas manquer de lui mettre une énorme pression pour « échapper à leur sort ».

Si l'on peut se réjouir de ce revirement brusque, ne serait-ce que pour tous les pro-Gbagbo enfermés ou en cavale, une chose pourtant demeure !! Mr Alassane Ouatttara peut toujours tenter de faire diversion, il n'empêche que la véritable question reste et restera toujours celle de la libération de Laurent Gbagbo !!

La crise douloureuse qu'a traversé la Côte d'Ivoire (et qu'elle traverse toujours, du reste) est du fait d'une guerre de pouvoir entre deux individus.

Mr Ouattara, incapable de se résoudre à la victoire de Laurent Gbagbo se sera évertué à lui pourrir sa présidence tout du long. Les médias Français, jusqu'au bout, n'auront eu de répit de  nous ressortir à chaque fois, encore et encore, la même rengaine, comme si elle leur avait été ainsi dictée : « crise postélectorale née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle et qui aura entraîné son pays dans une guerre qui aura causé plus de 3000 morts ... et bla bla bla et bla bla bla ».

Ainsi, on reproche à Laurent Gbagbo de s'être ravitaillé en armes pour défendre son pays. N'est-ce point le rôle de tout président, de tout chef des armées? Oui, c'est en toute logique que Laurent Gbagbo aura répondu à l'agression par une contre agression. Il ne pouvait en être autrement.

Il s'agissait bien d'un coup d'état à l'origine lorsqu'en 2002, des hommes ont fait irruption en pleine nuit dans la capitale Ivoirienne, massacrant tout sur leur passage. Ces évènements tragiques, entre les rebelles d'Alassane Ouattara (car aujourd'hui, plus personne ne peut le nier) et les FDS de Laurent Gbagbo, auront donc coûté des vies comme dans toute guerre. Peut-on dès lors parler de crimes contre l'humanité hormis, entre autres, le cas Duékoué? Il faut bien comprendre que ce sont ces mêmes évènements ayant eu lieu depuis 2002 qui ont inexorablement débouché sur cette situation. On ne saurait donc dissocier la récente crise postélectorale, elle même, de tout ce qui fut, au cours de ces dix dernières années !!

Ce fameux rapport sur le massacre de Duékoué, imputable aux rebelles armés Ouattaristes (soutenus par une France qui a décidément le génocide dans le sang), rédigé par Human Right Watch, pourtant à la solde de Georges Soros et donc de son allié Ouattara, dressait une liste de pas moins de 800 à 1500 civils assassinés sans vergogne. Nous pouvons donc affirmer, sans ambages aucuns, que l'actuel président Alassane Ouattara devrait, dans ce cas, avoir son siège aux cotés de Laurent Gbagbo, s'il était réellement question de rendre justice. Après tout, la justice doit être égale pour tous,  il ne saurait y avoir ni justice de vainqueurs ni justice de vaincus. Déterminer qui est à l'origine de tous ces morts, c'est un peu comme se demander de qui, entre l'oeuf et la poule, est apparu en premier !! Et c'est sur ce flou que profite tout ce monde pour faire porter le chapeau à l'un tout en ménageant l'autre...


Ecrit par Yann-Yéc'han, in le quotidien burkinabé "San Finna".


Source: SAN FINNA

vendredi, 03 février 2012

BOMBARDEMENTS DU 11 AVRIL: L’ASSASSINAT DE GBAGBO ETAIT PREVU, VOICI COMMENT LA FRANCE COMPTAIT LE FAIRE



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Sur la crise ivoirienne, il faut le dire, il y à beaucoup à dire et à écrire sur l'attitude partisane de la France de Nicolas Sarkozy. A la vérité, ce monsieur a beau se donner bon jeu pour s'offrir une bonne conscience, le monde découvre qu'il fait du faux sur la lagune Ebrié. En réalité dans la crise post-électorale provoquée et orchestrée par la France, l'assassinat du président Laurent Gbagbo était à l'ordre du jour. Pour les conséquences, ce n'était pas important. « On pouvait gérer le reste, le temps que la situation se stabilise ». S'est-on dit dans les rangs de l'Etat major français chargé de mener les opérations de déstabilisation du régime du président Laurent Gbagbo.

Comme au Zaïre, aujourd'hui RDC, Lumumba avait gagné les élections organisées par la puissance coloniale. Mais il n'était pas le choix de la couronne Belge qui voyait en lui, un anarchiste à la solde des communistes. On sait ce qui est arrivé. Lumumba a été assassiné sur ordre des Belges, Américains...En somme des occidentaux qui, plusieurs décennies après, se sont contentés de simples excuses envers le peuple congolais. Mais le mal est déjà fait. Et surtout les énormes richesses de ce pays ont été pillées par l'Europe et les Américains, avec la complicité du roi « Mobutu » qu'ils ont rejeté et humilié par la suite.

C'est en fait ce schéma que Paris a voulu appliquer en Côte d'ivoire, quitte à s'excuser un peu plus tard, auprès du peuple ivoirien.

Pour que cet assassinat passe facilement dans l'opinion internationale, il fallait présenter le président Laurent Gbagbo comme l'horrible dictateur qui ne veut pas quitter le pouvoir après avoir perdu les élections. Dans la presse française, la consigne était donc bien claire ; le dépeindre autant que se peut en noir. Ce qui a été fait, et bien fait. Alain Juppé, le ministre des affaires intimement anti-Gbagbo ne s'est pas empêché de révéler dans la presse hexagonale, « c'est fini pour Gbagbo ». Cette phrase était plein de sens. A quelques jours 11 Avril, les bombardements se sont intensifiés sur la résidence présidentielle de Laurent Gbagbo à Cocody et certains symboles de l'Etat.

Le président ivoirien qui se demande si la Côte d'ivoire est en guerre contre la France, appelle alors l'ambassadeur Jean Marc Simon qui, à Abidjan, répond au nom de l'Elysée. En ce moment les snippers français et les forces rebelles pro-ouattara avaient paradoxalement entouré sa résidence.

C'est vrai que dès le début de cette crise, ce diplomate répétait en privé qu'il ne comprenait pas l'acharnement de son président contre les institutions ivoiriennes. Mais il était dans le coup contre le président Gbagbo. Lorsqu'il l'appelle, il se fait compatissant et lui demande de sortir pour brandir le drapeau blanc. Etait-ce un piège?

Le ministre Tagro Désiré qui était à la résidence avec lui, sort avec le drapeau blanc qu'il brandit. Mais il reçoit vite plusieurs décharges de plombs. Tagro s'écroule sur le champ. Il est très vite ramené dans la résidence. Entre temps, dehors, c'est la joie entre les rebelles pro-ouattara et les snipers français. « Chef, on l'a eu », téléphonent alors quelques uns à la hiérarchie en croyant avoir tué le président Gbagbo. « A l'ambassade de France, juste à côté de la résidence, c'était déjà la joie », révèle un chef de guerre qui a pris part à l'expédition.

Lorsque le président Laurent Gbagbo voit son collaborateur agonisant, il s'écrit, « tout ça à cause du pouvoir ». Il prend alors son téléphone pour appeler Jean Marc Simon. Mais au bout du fil, le diplomate marque d'abord son étonnement avant de lui rire au nez. Ça voulait tout dire.. « il a été étonné que ça ne soit pas Gbagbo, parce que c'est lui qu'il cherchait » fait-on remarquer dans l'entourage du président. Paris venait ainsi de rater son coup...du siècle.

Alors qu'avant ça, la France s'était donné tous les moyens de réussite, en s'offrant les services de certains collaborateurs directs du président ivoirien. C'est ainsi que le Général Touvoly s'est retrouvé à l'ambassade de France, en lâchant son bienfaiteur au dernier moment. Et il n'y est pas allé sans rien. Le général est parti avec la voiture blindée, plus précisément le véhicule de commandement du président Laurent Gbagbo qu'il leur a remis. « La France pensait que le Président allait fuir du palais. C'était une manière de l'empêcher de sortir », confirme un officier de l'armée ivoirienne. « Jusque là, ajoute un autre, je n'arrive pas à m'expliquer le comportement de Touvoly. Parce que ce monsieur doit tout à Gbagbo. C'est lui qui l'a fait. Je me rappelle même qu'il lui a demandé de l'argent pour construire une maison à son père au village. Et Gbagbo lui a donné... ». On ne sait jamais, peut-être qu'il avait peur de la France.


In le quotidien ivoirien "Le Temps" du jeudi 2 février 2012.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

DEUX MOIS APRES LE TRANSFEREMENT DE GBAGBO, LES REVALATIONS D'UN AVOCAT


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Maître Ciré Clédor Ly, du barreau de Dakar, est l'un des avocats constitués pour la défense des intérêts du président Gbagbo et de ses proches emprisonnés au nord du pays le lendemain du 11 avril 2011. Il lève un coin du voile sur les tractations politico-judiciaires auxquelles il a assisté à Korhogo qui ont marqué les heures précédant le transfèrement du président Gbagbo à La Haye.

 

"Saisie par le Président Laurent Gbagbo et sa famille de requêtes dirigées contre l'Etat de Côte d'Ivoire et SEM Alassane Ouattara, la Cour de Justice de la Cedeao avait délocalisé toutes ses audiences du mois de novembre 2011 à Porto Novo, conformément à son Règlement de Procédure. En raison de la visite du Pape Benoît XVI au Bénin, les procédures initialement programmées le 18 novembre furent reportées au mardi 22 novembre 2011. Advenue cette date, la Cour, rendant sa décision sur le siège, ordonna la jonction des procédures déclarées urgentes avant de décider du renvoi au 19 décembre 2011 pour les plaidoiries des avocats constitués. Il est à signaler que l'avocat conseil de SEM Alassane Ouattara était cependant rentré de toute urgence en Côte d'Ivoire, sans attendre les débats.

La suite des évènements permettra de comprendre qu'en réalité, l'Etat de Côte d'Ivoire craignait d'entendre la Cour ordonner la libération du Président Laurent Gbagbo et sa famille, détenus illégalement depuis la prise du pouvoir par le nouveau régime. Il fallait d'urgence planifier le transfèrement du président à la Cour pénale internationale, pour mettre ainsi le monde entier devant le fait accompli. La Cour de justice de la Cedeao n'aurait aucun moyen, ni aucune base juridique pour empêcher le fait accompli qui avait un autre fondement juridique que celui sur lequel elle était saisie.

C'est ainsi que le 23 novembre 2011, les avocats du Président Laurent Gbagbo furent convoqués pour un interrogatoire au fond sur la procédure d'inculpation inédite de vol à main armée pour un chef d'Etat. L'on fera remarquer à cet effet que la procédure ainsi engagée violait les droits de la défense de Laurent Gbagbo car, en sa qualité de Président de la République pour certains, d'ancien Chef d'Etat et membre de droit du Conseil constitutionnel pour d'autres, ce dernier ne peut légalement faire l'objet d'une inculpation, d'un interrogatoire ou même un jugement par un magistrat, radicalement incompétent rationae personae.

Le 25 novembre 2011, par ordonnance N°42/11 rendue par Monsieur Kanga Penond Yao Mathurin, premier président de la Cour d'appel d'Abidjan, la Chambre d'accusation d'Abidjan sera autorisée à «se transporter et siéger au lieu de détention de monsieur Gbagbo Laurent et autres».

Korhogo fut ainsi investi par toute la Cour d'appel d'Abidjan, les avocats s'interrogeant sur cette présence massive et insolite de Hauts Magistrats, ignorant tout de l'Ordonnance précitée, mais soupçonnant que quelque chose se tramait.

Et alors que «l'interrogatoire» au fond du Président Laurent Gbagbo devait commencer le lundi 28 novembre 2011 à 09 heures devant le Tribunal de Première Instance de Korhogo, il ne débutera que le soir vers 16 heures, des membres des Nations Unies devant rendre visite au détenu pour s'enquérir de sa situation et vérifier les conditions de sa détention, selon les explications servies aux Avocats.

Le Président était assisté par cinq (05) avocats, le Sénégalais Ciré Clédor Ly qui rentrait de l'audience de Porto Novo, ainsi que quatre (04) avocats ivoiriens : Agathe Baroan Dioumency, Dako Zahui Toussaint, Dohora Blédé et Félix Bobré.

Etant donné l'heure tardive, l'interrogatoire au fond n'a pu être mené à terme pour des raisons sécuritaires et fut reporté au lendemain 29 novembre 2011. Mais avant que celui-ci ne débuta, le procureur général près la Cour d'appel d'Abidjan informa les avocats de son intention d'enrôler séance tenante la demande de transfèrement du Président Laurent Gbagbo formulée par la Cour pénale internationale. Pris de court par cette nouvelle pour le moins inattendue, les Conseils n'ont pu bénéficier que d'une seule et unique heure pour se préparer et ce, contrairement à la Loi ivoirienne qui organise les droits de la défense et prévoit un délai suffisant de préparation des avocats avant leur comparution et plaidoirie devant la Chambre d'accusation, quel que soit le motif de la saisine.

Le mandat d'arrêt fut alors notifié sur le champ par le Procureur de la République près le Tribunal de 1ère Instance d'Abidjan, Monsieur Koffi Kouadio Simplice, lequel procéda immédiatement à la vérification d'identité et à «l'arrestation» du Président. Ce dernier fut informé des incriminations qui lui sont imputées ainsi que de ses droits prévus par l'article 55 du statut de Rome.

Il convient de souligner que l'arrestation d'un Président de la République ou d'un ancien président de la République, lequel est membre de droit du Conseil constitutionnel, ne peut se faire que sur autorisation de la Commission d'instruction près la Haute Cour de Justice, le Procureur de la République n'étant nullement habilité à opérer une telle démarche, aux termes de la Constitution ivoirienne du 23 août 2000 et de la Loi n° 2005-201 du 16 juin 2005 portant statut d'ancien Président de la République, d'ancien Chef ou Président d'institution nationale et d'anciens membres du gouvernement.

Naturellement, les cinq (05) avocats présents et confirmés par le Président Laurent Gbagbo n'eurent d'autre choix que de plaider, la Chambre d'accusation ayant catégoriquement refusé tout renvoi, n'accordant à la défense que quinze (15) minutes pour consulter le dossier avant les plaidoiries.

A l'examen, il est apparu que l'Accord de coopération entre la Cour pénale internationale et l'Etat de Côte d'Ivoire ne figurait pas dans le dossier. Les avocats n'avaient donc pas pu prendre connaissance dudit Accord, ce qui constitue une violation inadmissible des droits de la défense. La Chambre d'Accusation donnera finalement un avis favorable au transfèrement du Président à la Cour pénale internationale, rejetant à l'occasion et toujours sur le siège la demande de liberté provisoire présentée par les conseils du Président.

Toutes les recommandations prévues par le Statut de Rome et qui garantissent les droits de la défense étaient royalement ignorées. Après le retrait de la Chambre, le Procureur Général près la Cour d'Appel d'Abidjan, Monsieur Ibrahima Fofana, demanda au Président de décharger la notification de l'Avis qui venait d'être rendu sur le transfèrement. Les Avocats s'y opposèrent, exigeant de voir la décision, laquelle n'était naturellement pas disponible. C'est ainsi que le Président Laurent Gbagbo, dépité par cette mascarade judiciaire, trancha en ces termes : «Maîtres, laissez-moi signer...Tout cela est politique».

L'Homme était visiblement exténué, déçu et dégoûté de tout cela. La maxime selon laquelle «la plus éloquente des plaidoiries se brise immanquablement sur le récif d'un dossier partisan» venait d'être encore confirmée. Les Avocats n'auront finalement que quelques petites minutes pour parler au Président, les conditions sécuritaires donnant tous les prétextes pour arracher la proie à ses défenseurs impuissants et sans arme. Ils ne furent même pas informés de l'immédiateté du transfèrement, et c'est ainsi que celui qui présidait aux destinées d'une grande nation, la Côte d'Ivoire, avait été embarqué sans même avoir eu la possibilité de s'armer de sa paire de lunettes.

L'Homme était emporté dans le noir, le droit élémentaire d'écarquiller les yeux pour essayer de percer l'obscurité lui étant refusé. Nous sommes incontestablement à la croisée du droit national et du droit international, à l'intersection des illégalités et de l'Arbitraire."


Par Maître Ciré Clédor Ly, Avocat au barreau de Dakar, membre du collectif des avocats du président Gbagbo.

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

LA GUERRE SORO-OUATTARA FAIT RAGE: LA BATAILLE LICORNE-US FORCES CONTRE FORCES NOUVELLES SE PREPARE

 

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Ce n'est pas fini ! 9 mois après la bataille d'Abidjan, Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro Kigbafory, remettent le couteau entre les dents. Ils s'apprêtent à livrer une autre bataille. Certainement la der des ders. Chacun fourbit ses armes. Ouattara a le soutien de Licorne «appuyée» par l'Us Forces, tandis que Soro peut encore compter sur quelques fidèles com-zones.

Ça sent le souffre entre la Présidence et la Primature d'Abidjan, depuis la visite d'Hillary Clinton à Ouattara. L'atmosphère entretenue par la paire au sommet de l'Etat ivoirien traduit bien l'adage qui dit que le poisson pourrit toujours par la tête. Tout le monde savait plus ou moins qu'un jour ou l'autre les deux hommes finiraient par se planter le couteau dans le dos. Parce qu'il ne peut y avoir deux capitaines dans un même bateau. Mais la dernière réaction de la première puissance mondiale change la donne et précipite tout. Les Etats-Unis d'Amérique, secret de Polichinelle, veulent la tête du Secrétaire général et des pontes de la rébellion des Forces nouvelles.

En transit à Abidjan alors qu'elle était plutôt attendue au Ghana et au Libéria, des pays anglophones qui ne comprennent rien aux bizarreries francophones, Mme Hillary Clinton, Secrétaire d'Etat américain avait fait injonction au président Ouattara de livrer Guillaume Soro à la Cpi. Ce serait à cette condition que le nouveau pouvoir ivoirien pourrait bénéficier des aides américaines.

Soro : les conséquences dramatiques d'une rébellion meurtrière

Préalablement informé par ses services renseignés, Soro n'avait pas jugé utile de pointer à l'aéroport d'Abidjan où se faisait l'accueil de Mme Clinton. Mais qu'à cela ne tienne, les carottes semblent désormais cuites pour l'auteur de «pourquoi je suis devenu rebelle», recueil de récriminations dans lequel Guillaume Soro justifie de façon prémonitoire les crimes dont ses chefs de guerre allaient se rendre coupables sur les populations civiles. L'heure du jugement a-t-elle sonné pour le super Premier ministre ? En tout cas, ce dernier et une bonne partie de ses com-zones pourraient être arrêtés par les forces françaises assistées de l'Us forces et «déférés de force», selon une source militaire, devant la Cour pénale internationale, à la Haye, en Hollande. Si ce n'est que de cela qu'il s'agit, c'est une petite affaire pour les Usa, affirment nos sources diplomatiques, très renseignées. Les choses semblent, malheureusement, se précipiter contre l'ex-leader estudiantin qui a pris le raccourci d'une rébellion meurtrière alors qu'il était attendu sur les bancs d'amphithéâtre pour la fin de ses études universitaires.

France : «On n'engage pas un bras de fer avec son allié traditionnel»

Quelque peu hésitante, la france qui a compris qu'il ne sert à rien d'engager un bras de fer avec son allié traditionnel pour quelqu'un qui de toute façon n'en vaut la peine, a fini par «s'aligner sur la position de Washington».

L'atmosphère était déjà sulfureuse entre le palais d'Abidjan et la Primature d'une part et entre les militants du Rdr pro-Ado et les partisans des Forces nouvelles dont de nombreuses familles ont jeté leurs enfants dans les bras de la rébellion pour «chasser Gbagbo du pouvoir». C'est dans ces conditions de préparation d'avant-guerre que le chef d'Etat ivoirien surfe entre Abidjan et Paris. M. Ouattara avait quitté la capitale française, du 25 au 27 janvier, pour Addis-Abeba, en ethiopie, où se tenait l'Assemblée annuelle de l'Union africaine. Avant d'y retourner, le 30 janvier pour une visite, cette fois-ci, privée.

Alassane Dramane Ouattara qui avait disqualifié la Cpi pour le jugement «des personnes dans ses rangs» qui auraient commis des exactions, est bien obligé, lui aussi de «s'aligner sur la position de Washington», comme son parrain Sarkozy. En avait-il le choix ? Pas vraiment. C'est un chef d'Etat qui agit désormais de «guerre lasse», susurre-t-on dans les chancelleries, à Abidjan. Mais à la guerre comme à la guerre.

Soro fourbit ses armes en toute discrétion

Guillaume Soro dont la tête est mise à prix n'entend pas se laisser conduire à la guillotine de la Cpi , sans jeter ses dernières forces dans la bataille. Pendant que le président Ouattara voltige entre Paris, Addis-Abeba et Abidjan, Soro lui, préfère rester à la maison où il peut sereinement fourbir ses armes. Plusieurs de ses chefs de guerre s'étaient retrouvés en conclave dans un village de Tiébissou, au centre du pays à une cinquantaine de kilomètres de leur fief de Bouaké. Ce conclave de Tiébissou «à l'initiative d'un chef militaire» mais certainement une autre idée «géniale» du Secrétaire général des Forces nouvelles, Guillaume Soro, était l'occasion pour les com-zones «de prendre leurs responsabilités » vis-à-vis du pouvoir politique qui entend les mener au purgatoire.

«Si on veut bien voir, nous avons mené une guerre à crédit. On refuse de nous payer et on nous menace de transfèrement à la Cpi. On ne s'est pas battu pour rien, pour faire plaisir à quelqu'un».

Les fuites de Tiébissou annoncent des jours sombres pour les populations civiles. Guillaume Soro et ses hommes attendent Alassane Dramane Ouattara et les siens de pieds fermes.

Ouattara et Soro : Les forces de chacun

Du côté des forces nouvelles, il y aura non seulement les com-zones mais aussi leurs éléments démobilisés à qui ils pourront faire appel à tout moment moyennant pièces sonnantes et trébuchantes. La fièvre monte.

Depuis dimanche 30 janvier, ce n'est plus la sérénité dans la partie Nord du pays. Un couvre-feu qui ne dit pas son nom y est même perceptible. Il y a une forte concentration de soldats, surtout à Bouaké, fief de la rébellion. La plupart des chefs de guerre font mouvement sur leurs secteurs de commandement respectifs. Néanmoins, les forces de Soro sont très affaiblies.

Soro est amputé de son chef d'Etat-major, Soumaïla Bakayoko, promu Général de Division, chef d'Etat-major des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci, armées unifiées) par Alassane Dramane Ouattara.

Le général Bakayoko joue désormais le son Ouattara dans le tocsin tragique. Soro ne peut plus compter sur Koné Zakaria, lui aussi promu à la tête de la Police militaire par le chef de l'Etat. Les forces nouvelles partent affaiblies car démobilisées.

Ouattata y a semé la zizanie en ne nommant à tour de bras que ceux qui peuvent facilement trahir Soro. La désunion est totale, contrairement au bon vieux temps lorsqu'il s'agissait pour «les frères Dioulas du Nord» de combattre Gbagbo. Alors qu'Alassane Dramane Ouattara qui bénéficiera, certainement, de l'appui de certains chefs de guerre dont il a fait la promotion, peut également compter sur les mercenaires Burkinabès de sa garde rapprochée. Mais le chef d'Etat ivoirien a aussi le soutien des forces françaises pour lesquelles il vient de signer un nouvel accord de défense avec Nicolas Sarkozy. Déjà, alors qu'il séjourne encore en France, 300 légionnaires de l'armée française ont débarqué à Abidjan, ce lundi 31 janvier. Ceux-ci n'ont rien à avoir avec l'effectif de Licorne déjà en place et évalué à 300 autres soldats. Nous en avons eu confirmation par une source française qui nous a joints, hier, au téléphone après avoir lu notre article. Se satisfaisant de la justesse de notre information, la source a félicité la rédaction de votre journal préféré, Le Temps, pour ses investigations poussées. Au cas où ça devient compliqué pour se saisir» de Soro et de ses com-zones, Ouattara peut toujours compter sur le soutien des Américains. Des GI's attendant en base arrière pour «faire le travail».


Simpice Allard, in le quotidien ivoirien "Le Temps" du 2 février 20121.

al08062317@yahoo.fr


Source: EBURNIENEWS

CLASH SORO-ADO: VOICI LE SCENARIO DE LA CAPTURE DE SORO

 

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Les 300 légionnaires français déjà à Abidjan. La psychose gagne la capitale!


Alors que nous avions annoncé depuis deux jours dans IvoireBusiness, le débarquement imminent de 300 légionnaires à Abidjan, une source très crédible nous informait, hier, que les 300 légionnaires en question étaient déjà sur les bords de la lagune ébrié, depuis le 31 janvier dernier. Information recoupée et confirmée par une seconde source.

Selon un timing savamment orchestré et ayant eu vent que leur projet était su, les légionnaires français ont précipité leur arrivée en Côte d'Ivoire, où ils sont arrivés dans la nuit du 30 au 31 janvier dernier.

Au même moment, à l'autre bout de l'Afrique, Alassane Dramane Ouattara quittait Addis-Abeba pour s'envoler, non pas pour Abidjan, mais pour Paris. Officiellement, pour des soins, officieusement pour être, comme il en a l'habitude, loin du théâtre des opérations. Les légionnaires viennent rejoindre les 300 soldats Licorne déjà sur place.

Les carottes sont-elles en train de cuir à la vitesse grand V pour Soro, l'auteur jadis adulé par les médias français du livre «Pourquoi je suis devenu rebelle», dans lequel il justifiait de façon prémonitoire, les crimes perpetrés par les Forces nouvelles et ses chefs de guerre sur les populations civiles ivoiriennes.

Pas si sûr, mais certains signes ne trompent pas. Un étau irrésistible est en effet en train de se resserrer autour du Premier ministre et de ses Com'zones qui sont en passe d'être capturés par les forces françaises, car c'est de cela qu'il s'agit, et transférés à la CPI.

Tel semble le scénario qui se dessine contre Soro, dont le sort a été scellé lors de la dernière visite d'Hillary Clinton à Abidjan.
Ce dernier averti par ses propres services de renseignements, n'avait pas jugé utile de se rendre à l'aéroport d'Abidjan, accueillir la secrétaire d'Etat américaine, encore moins la recevoir à la Primature.

Une fois au palais présidentiel et après les civilités d'usage, celle-ci assena des paroles crues à Alassane Ouattara, qui bien qu'ayant fait la majeure partie de sa carrière aux Usa, n'a pas encore compris l'attachement des américains à l'expression plurielle des opinions, aux droits de l'homme, et à la liberté de la presse.

Autrement dit, ce n'est pas parce qu'on t'a installé au pouvoir que tu as le droit de faire n'importe quoi.

Exaspérée par les exactions des Frci envers les populations civiles, Clinton, dans un ton très directif demanda à ADO de livrer Soro et certains de ses chefs de guerre à la CPI, car coupables de crimes de sang et de crimes contre l'humanité, selon les rapports de Human rights watch, Amnesty international, et la croix rouge.

Mais Soro qui ne tient pas à se faire capturer comme un pigeon a déjà commencé sa riposte.

L'incendie des locaux de la Primature le 28 janvier dernier n'est en réalité qu'un acte criminel ourdi par les hommes de Soro, pour effacer toute trace de son passage à la Primature. Le but, éviter d'être épinglé un jour pour crimes économiques.

C'est la raison pour laquelle seuls les services économiques rattachés à la Primature sont partis en fumée. Et chose curieuse, Soro n'y a pas mis les pieds pour constater les dégâts.

Deuxième acte de riposte, Soro a quitté sa résidence d'Abidjan pour le Nord. C'est la raison pour laquelle aucun conseil de gouvernement ne s'est tenu à Abidjan depuis deux semaines.

Il serait entre Bouaké, Korhogo et Ferkessédougou. Toutes ces zones centre-nord-ouest (CNO) sont en état d'alerte maximale. On peut y noter une concentration très importante de troupes.

Les hommes de Soro se livreraient en ce moment à des exactions contre les populations burkinabé, coupables à leurs yeux de spolier les richesses de la Côte d'Ivoire et d'avoir pris leurs terres.

Une chasse à l'homme a en ce moment lieu contre les ressortissants du Burkina Faso, qui soutiennent sans faille Alassane Ouattara, par les ressortissants du Nord.

Les villes de Bouaké, Dabakala, Bouna, Ferkessédougou, Korhogo, Odienné, Boundiali sont concernées.

Sur le plan purement militaire, les hommes de Soro ont déjà totalement quadrillé tout le centre-nord-ouest de la Côte d'Ivoire, et attendent de pieds fermes les soldats français de Licorne et les légionnaires. Les forces spéciales américaines, déjà présentes à Abidjan, pourraient les aider à capturer SORO.

Licorne et la Légion disposent d'un appui aérien supérieur aux Frci, qui n'en possèdent pas. Mais au sol, la connaissance du terrain demeure la faiblesse majeure des légionnaires et de Licorne, même s'ils ont reçu un entrainement puissant en terrain étranger et très hostile.

Les hommes de Soro disposent également du soutien de la population dans les zones sous contrôle de l'ex-rébellion des Forces nouvelles. Ce qui n'est pas un atout négligeable.

La nation retient son souffle. Nul ne sait comment tout ça finira. Car les populations abidjanaises ont commencé à faire leurs provisions. La psychose s'étant déjà emparée d'elles.

Nous y reviendrons.


Eric Lassale


Source: IVOIREBUSINESS.NET

CLASH SORO-ADO: OU SE CACHE SORO? LE PREMIER MINISTRE REFUSE D'ETRE CAPTURE ET TRANSFERE A LA CPI!

 

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Le Premier ministre Guillaume Soro est porté disparu depuis deux semaines. Il s'est bunkérisé parmi sa garde prétorienne surarmée de 500 hommes, quelque part entre

Bouaké et le Nord de la Côte d'Ivoire. Une concentration très importante d'hommes en armes a été notée à Bouaké et à Korhogo ces derniers jours.

Ce qui est sûr, il n'est plus à Abidjan et a annulé un déplacement à Malabo aux côtés des éléphants. C'est pour cela qu'il n'a même pas mis les pieds à la Primature lorsque celle-ci est partie en flammes le 28 janvier dernier, se contentant d'y emmener des seconds couteaux.

Selon une source, il prend à cœur sa guerre contre Ouattara, et il la prépare très sérieusement. Car il n'a pas du tout l'intention de se laisser capturer par ce dernier via les Légionnaires et Licorne, et conduit à la CPI.

C'est la raison pour laquelle il multiplie en ce moment conclaves sur conclaves avec ses chefs de guerre, dont Wattao, également dans le collimateur de Ouattara. Des réunions secrètes se tiendraient entre lui et ses hommes à Bouaké, Tiébissou et Ferkessedougou, sa ville natale.

Depuis le débarquement de 300 légionnaires le 31 janvier dernier aux premières heures à Abidjan, Soro a compris que son sort était scellé.

C'est donc peu dire qu'il a disparu des écrans radars, écœuré par la guerre que lui livre sans merci son mentor d'hier, Alassane Ouattara. Lequel est devenu aujourd'hui son ennemi le plus farouche qui a désormais pour ambition de le livrer pieds et points liés à la CPI, avec certains de ses chefs de guerre.

En privé, une source nous annonce que Soro regretterait même le Président Gbagbo qui « n'allait jamais envoyer un enfant de la Côte d'Ivoire à la CPI ».

Il déplore la facilité avec laquelle Ouattara a emmené Gbagbo à la CPI, sans privilégier un règlement entre ivoiriens. Ce qui aurait été le cas du Président Gbagbo, qui n'avait pas hésité en 2000 à faire revenir Ouattara et Bédié en Côte d'Ivoire, pour qu'ils participent au jeu démocratique.

Selon une source, Soro préférerait être tué que d'être capturé par les forces françaises et livré à la CPI.

Même rengaine chez ses chefs de guerre lesquels affirment avoir mené une guerre à crédit pour Ouattara sans être payés, et pour ses beaux yeux. Et qu'aujourd'hui, ce dernier veut les transférer à la CPI par la force.

La bataille Soro-Ado s'annonce donc sanglante. Ce dernier, comme c'est la coutume, a fui le pays pour se réfugier en France, laissant cette dernière faire tout le travail pour lui.

Soro sait qu'il ne peut pas fuir le pays, car un mandat d'arrêt international serait vite lancé contre lui et il serait capturé à coup sûr.
Il est donc plus en sécurité en Côte d'Ivoire qu'à l'étranger.

C'est au pays qu'il livrera donc bataille, depuis sa cachette et parmi ses 500 hommes surarmés et spécialement recrutés par lui.


Eric Lassale


Source: IVOIREBUSINESS.NET

PERILS SUR LA NATION IVOIRIENNE

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La visite d'Etat d'Alassane Ouattara en France, du 25 au 28 janvier 2012, a constitué pour lui une occasion inouïe pour débiter nombre de contrevérités et de propos qui représentent, à n'en point douter, avec certains actes qui ont engagé la Côte d'ivoire, une suite effrayante de périls contre la nation ivoirienne, son avenir, sa cohésion et son existence même, en tant qu'entité particulière dans un monde globalisé.

Les signatures consenties et les affirmations qu'il a pu faire, à la faveur de ce voyage, notamment dans la presse française, donnent à penser qu'Alassane Ouattara gouverne la Côte d'Ivoire pour les populations du Nord et pour les intérêts français, et non pour les ivoiriens dans leur diversité.


Premier péril: l'ethnocentrisme. Morceau choisi, tiré de l'interview qu'il a donné au journal « L'Express », au premier jour de sa visite, le mercredi 25 janvier 2012 : « Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S'agissant des hauts cadres de l'armée, j'ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces nouvelles [FN, ancienne rébellion nordiste], qui voulaient tous les postes. Et j'ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu'au niveau de commandant : le n° 1 issu des FN (donc du Nord, Ndlr), flanqué d'un n° 2 venu de l'ancienne armée régulière ». Ouattara est-il venu gouverner la Côte d'Ivoire pour les nordistes ou pour les ivoiriens ? Est-il un chef de tribu ou le chef de l'Etat de Côte d'Ivoire ? Quelle est donc cette référence constante au régionalisme et à l'ethnie ? N'est-ce pas cette tendance malheureuse aux particularismes et aux affinités qui nous a valu vingt années de troubles sociopolitiques ?

Ouattara porte personnellement la responsabilité du référencement tribal et religieux en Côte d'Ivoire car on se souvient encore, comme si c'était hier, qu'il disait à propos du président Henri Konan Bédié, son actuel allié avec lequel il est, en ce moment, en pleine idylle : « On ne veut pas que je sois candidat parce que du Nord et musulman ». Ce propos incendiaire nous aura valu un coup d'Etat en 1999 et une rébellion en 2002, avec toutes ses conséquences et, cerise sur le gâteau, ses milliers de morts de la crise postélectorale, en 2010 et 2011. Cette propension morbide et suicidaire au balisage et à l'arrimage ethniques constitue un obscur péril pour toute la nation ivoirienne. Ouattara avait catégorisé les Ivoiriens en affinités religieuses et régionalistes, hier, et ne s'en est pas encore repenti, aujourd'hui. Bien au contraire !


« Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population (plutôt 25,71% selon l'INS, Ndlr), étaient exclues des postes de responsabilité » ? Et pourtant, sous Gbagbo, on pouvait dresser cette liste révélatrice du souci de cohésion nationale et de l'esprit rassembleur de celui qui est, aujourd'hui, vilipendé et présenté, à tort, comme un dictateur et un exclusionniste: Soro Guillaume: Premier ministre, Mamadou Koulibaly: Président de l'Assemblée Nationale, Laurent Dona Fologo: Président du Conseil Economique et Social, Youssouf Koné: Grand Chancelier de l'Ordre National, Youssouf Bakayoko: Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), Koné Adama, Directeur Général Adjoint du Trésor et de la Comptabilité Publique (de 2001 à 2010), Aboudramane Sangaré, Directeur de l'Inspection Générale d'Etat, Issa Malick Coulibaly: Directeur de cabinet adjoint et Directeur adjoint du Protocole de la Présidence, Koné Boubacar: Directeur du Protocole d'Etat (tous du Nord), de nombreux ministres (également du Nord), et des milliers d'autres à tous les niveaux de responsabilités en Côte d'Ivoire. A quoi bon mentir ainsi et se rabaisser d'autant?


Au demeurant, ne doit-on pas occuper un poste de responsabilité dans une république que sur la base du mérite, et non mû par un ténébreux souci de rééquilibrage ethnique portant en lui les germes d'une fissure sociologique et d'une injustice sociale ? Les Ivoiriens doivent occuper des postes dans l'administration par compétence et non par pourcentage ethnique! Cette conception de la nation est une bombe qui ne manquera pas d'exploser à la face de ses célébrants.


Quant à la réconciliation nationale, Alassane Ouattara en a une bien curieuse conception. C'est à y perdre son latin ! Appréciez. Ouattara affirme dans son interview à « L'express », à propos de la réconciliation en Côte d'Ivoire : « Elle ne devient réalité que lorsque les uns et les autres se sentent en paix et en sécurité. Il faut avant tout améliorer les conditions de vie, restaurer les pistes, bâtir des centres de santé ou des écoles. Voilà pourquoi j'ai retardé ma visite dans l'Ouest, initialement programmée en octobre dernier, et que j'accomplirai en mars... Qu'est-ce que j'apporte aux populations ? Voilà la question. D'abord, du concret sur le terrain ». Parler de routes, de centres de santé et d'écoles (matérialité) là où il est question de guérir les cœurs (immatérialité), nous laisse pantois. Il est, désormais, clair qu'Alassane Ouattara n'a aucune « solution » pour le rapprochement des Ivoiriens, pas plus qu'il n'a la moindre idée de ce qu'on peut appeler « réconciliation ». Il ne faut rien attendre de lui, visiblement, quant à la réconciliation des Ivoiriens. Il veut faire leur bonheur sans eux. Il se propose de leur construire des routes, des écoles et des centres de santé pour leur faire oublier les plaies à vif que leur a causé le massacre de milliers d'entre eux par ses milices Dozos et par les FRCI. Belle réconciliation que celle qui s'en vient en Côte d'ivoire !


Autre péril - et non des moindres - sur la nation ivoirienne, la spoliation des populations de l'Ouest de la Côte d'Ivoire de leurs plantations et terres ancestrales qui sera bientôt entériné par la réforme du foncier rural préconisé par le nouveau régime ivoirien. Les informations qui nous parviennent d'amis et de connaissances vivant dans cette partie de la Côte d'Ivoire font état du fait que, depuis les croisées rageuses des milices pro-Ouattara, appelés Dozos, et des FRCI dans les villes et forêts de l'Ouest, nombre de villages n'ont plus accès à leurs terres traditionnelles. De nombreux planteurs n'ont plus le droit de se rendre dans leurs propres plantations sous peinent de subir le courroux des nouveaux occupants, qui ont pris possessions des lieux, en toute impunité. Ils nous attestent que des cars entiers déversent des populations venues des pays voisins de la Côte d'Ivoire dans nos forêts et que les autochtones se font ainsi déposséder, dans le plus grand silence et n'ont personne à qui se plaindre. Pire, ils craignent par-dessus tout les représailles des « nouveaux propriétaires », en cas de dénonciation.

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Amadé Ouérémi, au premier plan, à gauche.


L'une des plaies de cette région est le supplétif FRCI d'origine burkinabé, Amadé Ouérémi, appuyé de sa milice et responsable de grands crimes, dénoncés par plusieurs ONG internationales, dans cette partie de la Côte d'Ivoire. Le simulacre de désarmement volontaire opéré devant les caméras et les objectifs photographiques par le Bureau de désarmement, démobilisation et réintégration (Ddr) de l'Onuci (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) de Duékoué, le vendredi 30 Septembre 2011, à Bagohouo, reste négligeable. L'opération avait été menée en collaboration avec la Commission nationale sur les armes légères (Com-Nat Alpc) et était la seconde phase de l'opération de désarmement des éléments d'Amadé Ouérémi dont 25 éléments venaient de Tabou et 12 de Bangolo, prouvant l'étendue du champ sous le contrôle de ces forces qui règnent en seigneurs sur l'Ouest de la Côte d'Ivoire. Les ivoiriens de l'Ouest vivent dans la terreur, dans l'indifférence du pouvoir.

« Il faut avoir le courage de s'attaquer enfin au problème du foncier rural, ce que personne n'a fait jusqu'alors. Je vais le régler, d'autant que je dispose d'une majorité solide à l'Assemblée. Les ministres de la Justice et de l'Agriculture auront pour mission de définir le cadre de la réforme. Il y aura des décisions difficiles à prendre, mais nous devons inventer quelque chose de nouveau sur le droit de propriété ». Ces « décisions difficiles » à prendre, relatives au « droit de propriété » dont parle Alassane Ouattara pourraient bien être le droit donné à ces non nationaux qui envahissent l'Ouest de notre pays de cultiver nos terres avec un droit de propriété officiel et légal. Le contraire nous étonnerait.

Au demeurant, il est faux d'avancer que personne ne s'est jamais attaqué au problème du foncier rural, en Côte d'Ivoire. Un tel propos relève d'un regrettable négationnisme d'Alassane Ouattara. Sous Bédié, en 1998, cette réforme avait été bel et bien faite. Et cela, au profit des Ivoiriens. Ce qui est tout à fait normal. Sous Gbagbo, des amendements ont été apportés pour parfaire la Loi. Elle était en examen sur la table des députés quand la crise postélectorale a éclaté. Que donc Ouattara ne vienne pas nous dire que rien n'a jamais été fait, relativement à cette question nationale. Il n'est pas le premier et ne sera certainement pas le dernier initiateur de cette réforme.

D'autres périls guettent notre nation, parmi lesquels: l'embrigadement de la Côte d'Ivoire par l'ancienne métropole, à travers le renouvellement du pacte colonial, entériné par Alassane Ouattara lors de sa visite d'Etat en France, là où Laurent Gbagbo était en passe d'y mettre définitivement fin avec la fermeture du 43ème BIMA ainsi que l'affirmation de notre souveraineté et de notre indépendance vis-à-vis d'un Hexagone possessif et parasite. Au regard de la débâcle financière et économique de la France, ce nouveau pacte colonial ne peut que comporter des clauses secrètes devant lui offrir une béquille inespérée, contrairement aux déclarations officielles et sourires diplomatiques d'un Nicolas Sarkozy voulant montrant pattes blanches à travers l'annonce du projet de soumission aux parlements des deux pays des nouveaux accords de défense entre la France et la Côte d'Ivoire. Sur le sujet, personne n'est dupe.

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La banalisation de la Côte d'Ivoire est le dernier péril que nous relevons pour notre nation. Le respect dû à une nation, quelle que soit sa petitesse, se voit à travers l'estime et l'accueil accordés à son « souverain » au cours d'une visite dite d'Etat. Pour notre part, nous avons été interloqué par le peu de considération accordée à Alassane Ouattara, en visite en France : d'abord accueilli au bas de l'échelle de coupée par Monsieur Claude Guéant, ministre de l'Intérieur. Pourquoi Nicolas Sarkozy ne lui a-t-il pas rendu la pareille ? A Yamoussoukro, le 21 mai 2011 pour son investiture, c'est le chef de l'Etat en personne qui l'a accueilli ? Comment, à défaut de se déplacer lui-même, ne commet-il pas le Premier ministre François Fillon ou, au pire des cas, le Ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, à la tâche ? De deux, comment Alassane Ouattara, le président d'un « Etat souverain », peut-il accepter de se déplacer sur un plateau de télévision, fut-il celui de France 24, plutôt que la chaîne de télé ne soit reçue à son hôtel ? Et de trois, comment se fait-il que Nicolas Sarkozy peut recevoir un autre chef d'Etat, en l'occurrence Monsieur Hamid Karzaï d'Afghanistan, le 27 janvier, pendant le séjour officiel non encore achevé du chef de l'Etat ivoirien ? Autant de désinvolture et de mépris qui nous apparaît frustrant et, tout compte fait, révélateur de la relation maître-laquais existant désormais entre le président français et le chef de l'Etat ivoirien.


Que DIEU ait pitié de la Côte d'Ivoire !




In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 432 du jeudi 2 février 2012.

jeudi, 02 février 2012

NON A UNE POLITIQUE IMPERIALISTE MORTIFERE!


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RETRAIT DE LA FORCE LICORNE DE COTE D'IVOIRE! ARRET DES FINANCEMENTS MILITAIRES ILLEGITIMES!

 

Fondation Frantz Fanon, Plate-forme Panafricaine

 

Les associations soussignées s'indignent de la signature d'un nouvel accord de coopération militaire, entre la France et la Côte d'Ivoire, à l'occasion de la venue d'Alassane Ouattara à Paris. Cela alors que l'université ivoirienne est fermée pour un an, cette mesure arbitraire mettant en jeu l'avenir de toute une promotion et qu'une manifestation légale à l'initiative du FPI, parti de l'ancien président Laurent Gbagbo, a été récemment réprimée dans le sang. La répression des manifestants ivoiriens et panafricains à Paris à l'occasion de cette visite est également inadmissible. Est-ce là la politique démocratique et de réconciliation nationale revendiquée par les dirigeants à Paris et à Abidjan ?

Nous soutenons les demandes de création d'une commission d'enquête parlementaire qui fasse le bilan des responsabilités  de la force Licorne dans la guerre civile qui a endeuillé la Côte d'Ivoire depuis 2002 et demande son retrait du pays. Soutenons également la collecte d'informations menée par Survie à destination de la CPI pour que toute la lumière soit faite et les sanctions prises concernant le drame de 2004, dans lequel l'armée française serait impliquée. 

Dans le cadre de la campagne présidentielle, il s'avère indispensable que les relations franco-ivoiriennes et au-delà entre pays d'Afrique francophone et France soient l'objet d'un débat. En effet, cette politique criminelle participe d'une offensive impérialiste généralisée, menée à l'encontre des souverainetés des pays du Sud, cela par la violation du droit international et pour le compte du lobby militaro-industriel  et des  grandes entreprises franco-occidentales. Dans le cadre de l'audit sur la dette publique, la part des budgets militaires illégitimes doit être établie pour l'assainissement des finances, tant en France que dans les pays du Sud. Inverser cette tendance mortifère passe aussi par la mise en place de démarches authentiques de coopération entre les sociétés civiles et entre les peuples, pour la restauration à terme de la paix civile et de relations internationales plus équitables.


Fondation Frantz Fanon, Plate-forme Panafricaine.



CPI / Côte d'Ivoire : pour un examen de l'action de l'opération française Licorne (communiqué de Survie, 24 janvier 2012)
http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cpi-cote-d-ivoire-pour-un-examen

Enseignement supérieur en Côte d'Ivoire : pas d'université fermée ! (communiqué du SNESUP, 25 janvier 2012)
http://www.snesup.fr/Le-Snesup/L-actualite-du-SUP?cid=1250

LIVRE: LE NOUVEL ORDRE IVOIRIEN

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Jean-David N'Da

Collection IREA (Institut de recherche et d'études africaines)


Ce qui se joue en Côte d'Ivoire dépasse le cadre de l'opposition Gbagbo/Ouattara et se pose en des termes simples : faut-il entrer dans l'Histoire par la petite porte dakaroise de Nicolas Sarkozy, en renouvelant le type de relations postcoloniales promises par le nouvel ordre mondial ? Ou bien, faut-il pénétrer l'Histoire moderne du XXIè siècle, par la grande baie vitrée de l'autodétermination audacieuse, tous risques inclus ? Seize essais incisifs confrontent l'argumentation, en parcourant les grands axes idéologiques, sociopolitiques, économiques, médiatiques, culturels et même religieux, qui ont favorisé l'arrivée brutale, en Côte d'Ivoire, de ce bouleversement sociétal longuement annoncé et méticuleusement planifié. Avec ce nouvel ordre ivoirien, la Côte d'Ivoire (et par extension, l'Afrique) est désormais face à son destin.


ISBN : 978-2-296-55847-2

  • 150 pages - Prix éditeur : 15,5 €.


Voir la fiche de ce livre

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À moins de quarante ans, Jean-David N'Da a déjà travaillé en tant que communicateur, financier et lobbyiste pour des organismes internationaux, organisations patronales et entreprises privées américaines et ivoiriennes. Il est entrepreneur (président-directeur général de l'agence de communication multimédia SKIY Solutions Communicationnelles), consultant, critique littéraire, activiste, écrivain et fondateur du think tank indépendant Pensées Noires.

Sommaire


- Se défaire du mea culpa révisionniste
- La presse ivoirienne au banc des accusés
- La guerre de la foi : du problème musulman chrétien en Côte d'Ivoire
- Ces phénomènes auxquels les Ivoiriens croient
- Le piège d'une réconciliation factice
- La responsabilité apolitique citoyenne
- Koulibaly : épouser l'alternative
- Dialogue et opinion salvatrice
- Politiques de déguerpissement
- Pauvreté et responsabilités individuelles
- Libérer Laurent Gbagbo : entre vouloir, pouvoir et devoir
- CPI : le temps d'un jugement
- L'indépendance morale : un préalable pour l'Afrique francophone
- Du mépris papal en Afrique noire
- La mesure de l'indignation
- L'Afrique que le monde veut ordonner


Source: L'HARMATTAN

mardi, 31 janvier 2012

OUATTARA A PARIS: UNE PRISE DE PAROLE PROBLEMATIQUE

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Décidément, il faut se rendre à une évidence. Anne Méaux, patronne de l'agence de communication Image 7, qui corrompait les patrons des médias français pour le compte du dictateur tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali, selon des révélations du Canard Enchaîné, et dont le client africain le plus en cour actuellement à Paris est Alassane Ouattara, fait du bon boulot. A chacune des (très nombreuses) visites en France de l'homme qui dirige aujourd'hui la Côte d'Ivoire, elle lui obtient nombre d'interviews et de plateaux télé. Du coup, l'on peut avoir l'impression (fâcheuse) que Ouattara s'exprime bien plus lorsqu'il est sur les bords de Seine que quand il se trouve sur les rives de la lagune Ebrié.

Anne Méaux assure une bonne visibilité médiatique à son client. Mais ses conseillers politiques gagneraient à s'inquiéter de toute urgence de la qualité de sa prise de parole. En effet, Alassane Ouattara, à chaque fois qu'il se trouve à l'étranger, porte de violents coups de hache à la cohésion nationale, et finit par dévaluer la parole présidentielle par ses approximations et ses incessants règlements de comptes politiciens s'affranchissant sans scrupules de la vérité historique. L'on se souvient ainsi qu'il avait affirmé, lors d'un séjour aux Etats-Unis, qu'Hermann Aboa avait appelé au meurtre des gens du Centre et du Nord dans son émission télévisée - ce qui était absolument faux - et que Laurent Gbagbo se trouvait dans la résidence présidentielle de Korhogo dans le cadre de sa détention - ce qui était tout aussi faux. Lors de sa visite d'Etat à Paris, l'ancien directeur général adjoint du FMI a récidivé.

Le génocide selon Alassane Ouattara

«Je viens d'abord remercier le président Sarkozy et son gouvernement pour l'intervention menée en avril sous mandat des Nations unies. Sans elle, il y aurait eu, en Côte d'Ivoire, un génocide pire qu'au Rwanda. Abidjan, c'est 6 millions d'habitants. Tel que c'était parti, on aurait pu avoir un million de personnes assassinées», a dit Ouattara au Monde. On ne relèvera pas la légèreté avec laquelle il manipule les chiffres pour frapper les esprits et joue de la politique-fiction mortifère. On oubliera de dire que c'est ce type de propos qui fonde les discours sur la barbarie noire et la mission civilisatrice blanche. On fera semblant d'ignorer que le seul génocide qui a eu lieu dans l'Afrique contemporaine s'est déroulé, au Rwanda, sous les yeux de l'armée française...

L'histoire nous apprend que les génocides sont des drames particuliers qui ont certaines caractéristiques : ils visent à faire disparaître une communauté ; ils sont préparés idéologiquement, logistiquement, et militairement sur une longue durée. Contre quelle ethnie ivoirienne un projet de génocide était-il donc mis en œuvre ? Par qui était-il mis en œuvre ? Comment ce projet s'est-il manifesté ? Il n'est absolument pas sérieux de prétendre des choses pareilles sans avoir répondu clairement à ces questions. Il est irresponsable de vouloir s'assurer le soutien inconditionnel d'un groupe ethnique en lui faisant croire qu'il a été - et donc qu'il est - menacé d'extinction. De plus, on a beau lire de fond en comble les rapports des organisations internationales de défense des droits de l'Homme sur la Côte d'Ivoire, l'on ne trouve nulle trace d'actes d'épuration ethnique lors de la guerre postélectorale en dehors de ce qui s'est passé dans l'Ouest ivoirien contre les Guérés. C'est là-bas que des milliers de personnes ont été triées sur la base de leurs cartes d'identité et exécutées. C'est là-bas que des villages entiers ont été incendiés, que les habitants ont été chassés, que les greniers ont été brûlés, que de nouvelles populations ont remplacé les anciennes. Interrogé à ce sujet par des journalistes français, Ouattara n'a cessé d'invoquer l'argument des affrontements interethniques, histoire de noyer la responsabilité des FRCI dans des considérations sociologiques alambiquées...

Le concept dangereux de «rattrapage ethnique»

Interrogé par L'Express sur la nomination de ressortissants du Nord à des postes-clés, Ouattara a répondu ceci : «Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité». Une fois de plus, les chiffres sont utilisés de manière légère pour servir une thèse douteuse. Mais ce n'est pas le plus important. Est-ce le rôle d'un chef de l'Etat d'alimenter le dolorisme ethnique qui aujourd'hui justifie toutes les dérives ? Quelles études scientifiques permettent à Ouattara d'affirmer qu'il y avait hier exclusion là où les personnalités les plus en vue de l'Etat réflétaient bien mieux la diversité nationale que ce que l'on voit aujourd'hui ? De plus, si l'exclusion d'une partie des Ivoiriens était avérée, la correction ne devrait-elle pas venir d'une politique transparente d'affirmative action dont un des objectifs serait notamment l'augmentation des taux de scolarisation, plus bas que la moyenne nationale, des fameuses «communautés du Nord» ? Laurent Gbagbo, dans son programme, prévoyait la réouverture des internats de jeunes filles dans les régions septentrionales du pays. A part la cession de la force publique à des «comzones», caporaux quasi analphabètes bardés de gris-gris au nom du «rattrapage», que propose Ouattara ?

La question de la liquidation des banques publiques

«Nous allons procéder à la liquidation des banques publiques. C'est ce que nous avons fait il y a 20 ans, malheureusement ces banques publiques sont revenues au premier plan. Je ne pense pas que la place de l'Etat soit nécessairement dans les banques. Nous allons donc, à nouveau, procéder à la liquidation des banques publiques qui s'apparentent souvent à des caisses pour les hommes politiques. L'Etat va se concentrer sur ses missions régaliennes», a affirmé Alassane Ouattara face au patronat français. Une fois de plus, la diabolisation de l'adversaire est instrumentalisée par Ouattara pour masquer un projet fondamentalement antinational - le fait que l'annonce soit faite notamment devant les patrons des banques françaises, est à ce titre révélateur.

Déjà, il faut remarquer que la seule banque d'Etat historique qui existe en Côte d'Ivoire est la Banque nationale d'investissement (BNI), anciennement Caisse autonome d'amortissement (CAA). Elle n'a pas été dissoute sous Ouattara quand il était Premier ministre, et elle a pris de la valeur entre 1993 et aujourd'hui. En cas de privatisation, elle vaudra donc plus cher que ce qu'elle aurait valu si elle avait été liquidée sans ménagement. La Versus Bank et la Banque pour le financement de l'agriculture (BFA) sont entrées dans le giron de l'Etat parce qu'elles étaient menacées dans leur survie, et parce qu'il ne fallait pas créer un effet domino en les laissant s'effondrer en pleine crise financière mondiale. Au Nigeria, dans les pays occidentaux, les gouvernements ont fait la même chose.

Dans le fond, l'histoire récente de la Côte d'Ivoire nous montre que les banques privées peuvent devenir frileuses en cas de crise grave. Si la BNI n'existait pas, certaines obligations de l'Etat n'auraient pas été honorées après le déclenchement de la rébellion. Est-ce être prévoyant que de se priver d'un tel instrument dans un pays qui demeure fragile ? Par ailleurs, alors que la Côte d'Ivoire ne peut manier l'arme monétaire pour mettre en œuvre une politique de relance économique, peut-elle se priver de banques qui peuvent appuyer sans rouspéter des programmes comme le Fonds national de soutien (FNS) soutenant les emplois-jeunes, ou des initiatives en faveur du vivrier ou des artisans ? Ce qui est amusant dans tout cela, c'est qu'au moment où Ouattara se glorifie de livrer le secteur financier de son pays à la voracité des multinationales, son ami Nicolas Sarkozy annonce, dans le cadre d'une interview télévisée surmédiatisée, la création d'une banque publique destinée à soutenir l'industrie, qui sera une filiale de l'Oseo, tout aussi publique, qui appuie déjà les PME. De son côté, François Hollande annonce que s'il était élu, il mettrait en place une Banque publique de l'investissement (BPI). Un drôle d'économiste préside aux destinées du pays des Eléphants...


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

LE CARDINAL CHRISTIAN TUMI DE DOUALA: «TOUS LES EVEQUES DE COTE D'IVOIRE QUE J'AI CONSULTES ONT CONFIRME LA VICTOIRE DE LAURENT GBAGBO»



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Le cardinal Christian Tumi, archevêque émérite de Douala, ce matin (lundi 30 janvier 2012), sur RFI :

«Je ne suis pas d'accord avec ce que la France et l'ONU ont fait en Côte d'Ivoire. J'ai posé une question à un évêque là-bas: ''Qui a gagné les élections chez vous?''. Il m'a dit sans hésitations: ''C'est Gbagbo!''. Maintenant, il est à La Haye. C'est pénible pour l'Afrique ».

«Après consultations avec certains évêques de la Côte d'Ivoire, tous ont confirmé la victoire du PRESIDENT LAURENT GBAGBO mais ne je comprends pas pourquoi, ils sont muets quand ils doivent l'affirmer en Côte d'ivoire. Est-ce des hommes de Dieu ou ont-ils peur de le dire, de peur d'être massacrés ? ».


Par : Steve Beko

lundi, 30 janvier 2012

VOUS AVEZ DIT ENTENTE FRANCO-AMERICAINE?

UNE N° 2539 LE TEMPS.jpg

"Le temps est l'autre nom de Dieu..."

Trois semaines avant que SEM Laurent Gbagbo ne soit arrêté, il a appelé un rabbin de Jérusalem - c'est lui-même qui me l'a raconté - et lui a demandé conseil. Mon rabbin lui a dit de ne pas s'inquiéter, « que ses ennemis allaient se dévorer entre eux » : C'est exactement ce qui se passe entre ces illuminés qui s'enflamment les uns les autres, et vont terminer en scories...  Et celui qu'ils voulaient brûler, va ressortir des flammes comme de l'or pur !

Shlomit


30 janvier 2012


La lune de miel entre Washington et Abidjan est terminée. Les deux tourtereaux qui autrefois, mijotaient des plans diaboliques contre le pouvoir de Son Excellence le Président Laurent Gbagbo par l'intermédiaire de l'Ambassadeur Philip Carter 666, ne sont désormais plus en odeur de Sainteté.

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase est l'accueil triomphal réservé à Ouattara en France qui laissait présager non seulement de l'attribution de tous les contrats mais aussi et surtout la privatisation des banques au profit de la France.

L'administration Obama qui jure de faire la peau à Ouattara, profite du transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Haye pour inciter ce dernier à livrer Soro Guillaume qui à son tour dévoilerait l'implication du grand manitou dans la rébellion qui a et continue d'endeuiller notre pays.

Patriotes, les jours de Ouattara sont comptés. La prochaine comparution du Président Laurent Gbagbo à la CPI sera riche en rebondissements car elle verra la libération du Woody de Mama.

Le 18 Juin, nous seront tous à La Haye pour savourer notre victoire sur l'ennemi.

La victoire est au prochain corridor.

Très cordialement.



Par: Bingnégnélon Djiezion, sur sa page Facebook.



Source : RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL