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samedi, 17 décembre 2011

CPI: LES MANOEUVRES CONTRE LA DEFENSE DE GBAGBO ONT COMMENCE


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Ocampo, très en verve tant qu'il s'agissait de déverser des généralités accusatrices sur le président Gbagbo, traîne des pieds pour transmettre les prétendues preuves dont il dispose à ses avocats, qui ne disposent pour l'instant pas des moyens généralement donnés par la CPI pour permettre aux accusés d'organiser leur défense.

La prévisible danse de sorciers autour de la procédure opposant, devant la Cour pénale internationale (CPI), le président Laurent Gbagbo à l'accusation représentée par Louis Moreno-Ocampo, a déjà commencé. L'avocat du plus célèbre prisonnier de La Haye a levé, hier, un coin du voile sur ces manoeuvres, lors d'une audience de «mise en état». En filigrane, l'on comprend que des obstacles logistiques mais surtout juridiques et judiciaires sont posés sur le chemin de la défense du fondateur du Front populaire ivoirien (FPI). «Nous n'avons pas encore pu commencer nos enquêtes en raison de l'absence d'aide judiciaire», a expliqué Maître Altit. «En ce moment, nous n'avons pas de bureau, pas d'ordinateur, pas accès au système informatique de la Cour, pas de moyens», a-t-il précisé.

Le porte-parole de la CPI, Fadi el-Abdallah, questionné par l'AFP, a affirmé que le greffe n'avait pas encore rendu de décision «quant à l'éventuelle indigence de M. Gbagbo». Très clairement, le greffe de la CPI se demande encore si un homme dont les biens, réels et supposés, ont été officiellement gelés en Côte d'Ivoire et à l'étranger, et dont les soutiens ont été persécutés et pourchassés à la fois par le régime Ouattara et par l'Union européenne, a les moyens financiers de se battre contre une machine politico- judiciaire constituée par la CPI ellemême, le régime Ouattara, et des grandes puissances comme la France et les Etats-Unis.

Au-delà de la question financière, qui peut être réglée par la mobilisation des patriotes ivoiriens et africains, qui attendent le top départ officiel pour mettre la main à la poche, ces lenteurs orchestrées et ces tracasseries administratives - il est en effet élémentaire que les avocats de Gbagbo aient accès au système informatique de la CPI, par exemple - témoignent une fois de plus d'une volonté de prendre de court l'adversaire, de l'empêcher de s'organiser à temps.

Les prétendues preuves d'Ocampo invisibles

Plus fondamentalement, Louis Moreno Ocampo traîne les pieds pour remettre à la défense du président Gbagbo des pièces clés, qui devraient notamment édifier tout le monde sur la solidité du dossier qu'il a ficelé pour obtenir le transfèrement du «prisonnier de la communauté internationale» à La Haye. «Nous n'avons pas reçu la requête du procureur aux fins de la délivrance de mandat d'arrêt. Nous n'avons pas reçu non plus les éléments de preuve qui appuient cette demande», explique Maître Altit. Qui ajoute quelque chose de fondamental : «ces éléments nous permettront de contester la légalité de la détention du président Gbagbo». Et appelle l'accusation à communiquer «au plus vite» à la défense les éléments de preuve dont elle dispose.

Dans une interview exclusive publiée par Le Nouveau Courrier du 6 décembre dernier, Maître Altit annonçait les couleurs. «Le procureur a obligation légale de nous transmettre tous les éléments en sa possession le plus vite possible». Le bureau d'Ocampo, pour faire diversion, affirme avoir déjà communiqué 36 documents au président Gbagbo. Des documents de toute évidence secondaires, et qui excluent la fameuse requête aux fins de la délivrance de mandat d'arrêt, visiblement goupillée à la hâte. Cette bataille judiciaire est d'une importance capitale. En effet, il est plus que vraisemblable qu'Ocampo et ses alliés français et américains, pour satisfaire à l'agenda de Ouattara, ont goupillé à la hâte un dossier quasiment vide contre le président Gbagbo.

Un dossier qu'ils comptent «remplir» au fur et à mesure d'ici le 18 juin prochain. Il faut donc perdre du temps pour empêcher la défense de tailler en pièces les éléments fragiles - voire fabriqués - présentés à la juge Silvia Fernandez de Gurmendi. Cette méthode de la prise par surprise a été, rappelons-le, utilisée pour empêcher les avocats de Gbagbo de contester, alors qu'il se trouvait encore à Korhogo, son transfèrement express maquillé sous de fausses procédures ivoiriennes.

Aujourd'hui, une audience à huis clos, durant laquelle la défense et le greffe discuteront des modalités de l'organisation de la défense du président Gbagbo, aura lieu. A la suite d'un ordre de la juge Fernandez de Gurmendi. Plus que jamais, la vigilance est de mise.


Philippe Brou, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 392 du jeudi 15 décembre 2011.

VENANCE KONAN DEPEINT SORO GUILLAUME

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Un pan entier de notre histoire sous la plume de Venance Konan, DG de Frat-Mat, qu'il n'est guère dans mes habitudes de publier. Intéressant tout de même à plus d'un point. Révélateur. Un brin ironique. Bonne lecture!


Guillaume le Conquérant


«Guillaume, aujourd'hui, tu es le quasi vice-président de la Côte d'Ivoire. Quel chemin tu as parcouru, à seulement 39 ans, et malgré pas mal de casseroles. Chapeau, l'artiste !»

Par Venance Konan.

***


Chapeau bas pour Guillaume Kibafory Soro, alias Bogota, de son nom de guerre du temps de la Fédération des étudiants et scolaires de Côte d'Ivoire, la Fesci. Tu mérites effectivement respect, Guillaume, au vu de ton parcours.

Chapeau, l'artiste!

Te souviens-tu de ce jour de 1998 où je te remis le trophée de l'homme de l'année dans mon bureau de rédacteur en chef d'Ivoir'Soir? A cette époque tu étais le frêle secrétaire général de la Fesci et nos lecteurs t'avaient plébiscité pour le titre d'homme de l'année, parce que tu donnais du fil à retordre au gouvernement de Bédié. Et j'avoue que cela me plaisait bien de te décerner le titre, parce que j'aime bien ceux qui cassent les pieds aux pouvoirs politiques.

A cette époque la Fesci ne réglait pas ses différends à coup de machette, ne tuait pas, ne violait pas, ne rackettait pas, et nous croyions que vous aviez raison d'exiger d'être formés dans de bonnes conditions. Nous ignorions que votre syndicat était l'appendice des partis d'opposition d'alors.

Les caciques du régime de Bédié m'en ont voulu pendant longtemps pour t'avoir donné cette consécration. Je sais que tu t'en souviens, puisque tu m'en as parlé le jour où nous nous sommes rencontrés à nouveau dans ton bureau de secrétaire général des Forces nouvelles à Bouaké. Tu étais alors le ministre d'Etat, chargé de la communication dans le gouvernement d'après Marcoussis. Et aujourd'hui, tu es le quasi vice-président de la Côte d'Ivoire. Quel chemin tu as parcouru, depuis ce jour de 1998! A seulement 39 ans, et malgré pas mal de casseroles. Chapeau, l'artiste!

Nous n'en croyions pas nos yeux

En 1998 donc, tu es étudiant à l'université d'Abidjan et secrétaire général de la Fesci. Tu étais né à Kofiplé, dans les environs de Ferkéssédougou, en pays Sénoufo, là-bas dans le grand nord ivoirien. En 1999 tu cèdes la place à Charles Blé Goudé et disparaît de la scène.

Tu ne réapparais qu'après la chute de Bédié, à la fin de 1999. En 2000 tu es le colistier d'Henriette Diabaté pour les législatives dans la commune de Port-Bouët. La candidature d'Alassane Ouattara est refusée et le Rassemblement des républicains de Côte d'Ivoire, le RDR, son parti sous les couleurs duquel tu voulais te présenter, se retire des élections. Tu disparais à nouveau.

Tu te caches dans un premier temps dans une villa inoccupée à Vridi-Cité, dans la petite cité dite des «50 villas». Je vais t'épater Guillaume. C'est dans cette villa que je vis depuis un peu plus de deux ans. Ce sont les voisins qui me l'ont dit lorsque je m'y suis installé. Le propriétaire de cette maison, un proche parent à moi, ne le savait pas. Il est tombé des nues lorsque je le lui ai dit. C'est cette maison qui a été pillée il y a environ un mois par les Fescistes de la cité universitaire de Vridi après que je me suis sauvé pour l'étranger.

Puis tu pars pour l'Europe. On te dit entre la Grande-Bretagne et la France, pour tes études. Tu réapparais à Ouagadougou peu avant la rébellion. La presse ivoirienne a publié des photos de toi faisant la java dans une boîte de nuit de Ouagadougou en compagnie de ceux qui apparaîtront plus tard comme des chefs de guerre. Les Ivoiriens ne te reverront qu'en 2002, lorsqu'éclate la rébellion. Tu en es le porte-parole.

Nous n'en croyions pas nos yeux. Toi, le jeune étudiant qui n'avait même pas encore fini ses études, à la tête de ce gros truc? Nous pensions tous que tu étais un paravent pour masquer les vrais parrains de la rébellion. Et comme ton ancien camarade Blé Goudé qui disait qu'en te regardant il voyait un cadavre ambulant, personne ne donnait cher de ta peau. On parlait de massacres commis par tes hommes à Bouaké, de fils de gendarmes tués, de charniers, de viols. Moi j'étais convaincu que tu finirais au mieux devant un tribunal international, comme Jean-Pierre Bemba.

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Ministre d'Etat à 31 ans à peine

Et puis il y a les négociations de Linas-Marcoussis en janvier 2003. Tu en sors ministre d'Etat. A 31 ans à peine. Mais tes débuts de ministre se passent plutôt mal. Tu manques de peu de te faire lyncher par les «jeunes patriotes» de Blé Goudé le jour où tu décides d'aller visiter la télévision. Tu te retires à Bouaké, le fief de ta rébellion. C'est là-bas que tu m'accorderas en 2003 une longue interview qui paraîtra sur trois éditions de Fraternité Matin, et qui me vaudra l'inimitié profonde des supporters de Laurent Gbagbo, pour t'avoir donné la parole à toi, le rebelle, dans le journal gouvernemental. Tes gens venaient de cambrioler l'agence de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest de Bouaké et roulaient en carrosse. Ils avaient tous au moins trois téléphones portables dans les mains, au cou, car un bon rebelle qui se respecte doit avoir plusieurs téléphones.

Quelque temps plus tard, j'ai pu photographier ta luxueuse maison et celles de quelques-uns de tes chefs de guerre à Ouagadougou. Je sais que tu n'as pas beaucoup apprécié que je montre aux Ivoiriens vos petits secrets ouagalais. Plus tard, des divergences apparaissent entre toi et Ibrahim Coulibaly dit «IB», que l'on présentait comme le père originel de la rébellion à qui tu aurais ravi la première place. Vous réglez le contentieux à coup de fusils. On compte plusieurs dizaines de morts à Bouaké. Il y a le fameux Kassoum Bamba, «Kass», chef militaire dont le corps est même brûlé. A Korhogo, ton chef de guerre Martin Kouakou Fofié enferme des dizaines de personnes dans des conteneurs exposés au soleil. Ils meurent tous. Et Fofié est sanctionné par l'ONU.

En 2006, tu deviens le ministre d'Etat chargé de la reconstruction dans le gouvernement de Charles Konan Banny. Tu ne reconstruis évidemment rien du tout. En 2007, Laurent Gbagbo, qui cherchait tous les moyens de retarder l'élection présidentielle, sort de son chapeau le dialogue direct avec toi. Vous dialoguez à Ouagadougou, et tu deviens le Premier ministre de la Côte d'Ivoire à 35 ans. Qui dit mieux?

Mais peu de temps après, un mystérieux commando tire des roquettes sur ton avion à son atterrissage à Bouaké. Quatre de tes compagnons sont déchiquetés, mais toi tu en sors indemne. Il faudra me donner l'adresse de ton féticheur. On m'a dit que tu es très attaché aux croyances traditionnelles et que tu fréquentes beaucoup les féticheurs. Jusqu'à ce jour nous ne savons pas qui a tiré sur ton avion.

Ton attelage avec Laurent Gbagbo fonctionne tant bien que mal - plutôt bien que mal - au point où vers la fin de son règne, il ne tarissait pas d'éloges à ton égard. Il a dit à plusieurs reprises que tu as été le meilleur de ses Premiers ministres. Tu sais que j'ai été l'un de ceux qui disaient qu'il y avait un deal entre vous deux. Il te laissait faire ce que tu voulais au Nord, que tes chefs de guerre ont pillé sans vergogne, pendant que lui et les siens pillaient avec encore moins de vergogne le Sud.

Quoi d'autre?

Pendant ce temps tu prends de l'embonpoint. Je sais que tu aimes la bonne chère. Tu aimes la cuisine européenne, mais tu apprécies surtout le tô de chez toi à base de farine de manioc, avec la sauce Tchonron faite avec des feuilles de patates ou de manioc. Tu aimes bien le whisky, le bon vin et le champagne comme tout bon Ivoirien qui a réussi. Tout ça, tu sais bien que ce sont tes proches qui me l'ont dit. Je sais même que tu as fait un régime pendant un certain temps pour perdre un peu de poids.

Aimes-tu aussi la bonne chair? Je suppose que tu es comme tout bon Ivoirien. Ce que je sais c'est que tu as eu trois enfants avec une certaine Sylvie Tagro, de l'ethnie Bété, du village de Zakoua dont son père était le chef. Il est décédé il y a quelques mois. Ça je le sais parce que mon meilleur ami vient de ce village situé à sept kilomètres de Daloa et que je connais bien. Les enfants de Sylvie vivent quelque part dans une banlieue de Paris. Tu as eu un autre enfant avec une femme burkinabè prénommée Kady. Je sais aussi que de ton passage au petit séminaire de Katiola lorsque tu étais au collège, tu as gardé de très fortes relations avec un prêtre français du nom de Marcel Dussud, que tu considères comme ton père spirituel et qui vit à Lyon. Tu as même prénommé ton premier fils Marcel Dussud Soro.

Quoi d'autre? Tu adores les gadgets électroniques, les téléphones portables dernier cri, et les belles voitures. On m'a dit que tu en possèdes une bonne dizaine et que Kadhafi t'a même offert une BMW blindée. Tu es aussi un inconditionnel du chanteur congolais Koffi Olomidé que tu écoutes partout; chez toi, en voiture.

Tu lis aussi beaucoup, surtout les écrivains ivoiriens (m'as-tu lu?), les biographies des grands hommes politiques, tous les livres sur le Mossad et les services secrets israéliens, français, et américains, tu as dévoré les mémoires de Jacques Foccart http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Foccart , et côté cinéma, tu te fais envoyer de France les derniers films. Il y a un an, au moment où je cherchais à mieux te connaître, tu t'étais fait offrir les films de Mr Bean et ceux touchant à la Seconde Guerre mondiale. Tu aimes aussi le football et tu es un supporter de l'ASEC d'Abidjan. Voici en gros pour ton côté jardin.

Tu as eu le nez creux

Revenons à Laurent Gbagbo, qui fut ton idole lorsque tu militais à la Fesci. Ensemble, vous avez réussi à reporter l'élection présidentielle en 2007, 2008, 2009 et ce n'est qu'à la fin de 2010 qu'elle s'est tenue. Avec les résultats que l'on sait. Beaucoup de gens te soupçonnent d'avoir voté pour Laurent Gbagbo au premier tour, dans l'espoir de demeurer son Premier ministre. Mais tu as su bondir sur la branche de Ouattara lorsque tu as vu que celle où se trouvait Laurent Gbagbo avait toutes les chances de casser. Tu as eu le nez creux. Et personne ne saurait nier que si Ouattara peut aujourd'hui entrer au palais présidentiel, c'est grâce à toi et ton armée que tu as finalement eu la bonne idée de ne pas désarmer. Même si au passage on parle de massacres perpétrés par tes hommes à Duékoué.

Que te reste-t-il, Guillaume? Ministre d'Etat comme premier job dans la vie à 31 ans, Premier ministre à 35, sauveur de la République et de la démocratie à 39; que te reste-t-il? Bien sûr que nous le savons. Il te reste à être président de la République pardi! Mais auras-tu la patience d'attendre? D'attendre que les mauvais souvenirs des exactions et des rapines que tes hommes et toi avez laissés à Bouaké et dans les zones que vous contrôliez se soient estompés?


Venance Konan


Source: SLATE AFRIQUE

vendredi, 16 décembre 2011

FRAUDES AUX LEGISLATIVES, KKB HAUSSE LE TON FACE AU RDR: «CE N’EST PAS PARCE QU’ON EST EN ALLIANCE QU’ON DOIT SE LAISSER VOLER!»

 


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Le président de la Jeunesse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), allié du parti ouattariste dans le cadre du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, Kouadio Konan Bertin dit «KKB», n’a pas mâché ses mots dans une interview donnée hier à l’agence Alerte Info. «La crédibilité de la Commission électorale indépendante (CEI) est en jeu», a-t-il martelé face aux nombreuses accusations de fraude et de partialité. Poussant le bouton plus loin, il est allé jusqu’à suggérer que les recours du président Gbagbo devant le Conseil constitutionnel, qui lui ont valu d’être bombardé par l’armée française et de se trouver aujourd’hui devant la Cour pénale internationale (CPI), étaient peut-être fondés. S’adressant à l’institution dirigée par Youssouf Bakayoko,  il l’a appelé à ne pas donner «raison à Gbagbo qui, hier, a posé ce problème» d’impartialité de la CEI.

Répondant à une question sur le caractère un peu étrange des règlements de compte et sourtout des accusations de fraude entre des alliés au sein du RHDP, KKB a été catégorique. «Ce n’est pas parce qu’on est en alliance qu’on doit se laisser voler ses résultats», a-t-il dit, réclamant haut et fort «justice et transparence». Que fera désormais le régime Ouattara pour maintenir l’alliance entre «houphouétistes» ? Ira-t-il jusqu’à actionner le Conseil constitutionnel pour restituer au PDCI certaines circonscriptions sur lesquelles il y a conflit ? Les prochains jours nous situeront.


Benjamin Silué


Source: NOUVEAU COURRIER.INFO

MAGIE A LA CEI: LE DESERT ELECTORAL SE TRANSFORME EN FORET ELECTORALE!


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Hallucinant, ce que nous avons pu entendre de la CEI de Youssouf Bakayoko, hier, et lire de la presse, ce matin: le désert électoral certifié par France 24, RFI, Euronews et TV5 Monde à la clôture des bureaux de vote, le dimanche 11 décembre dernier, a subitement mué en savane arborée, si ce n'est en forêt! 36,56% de taux de participation à un scrutin où l'électeur était aussi rare que l'or fin! Mieux qu'en 2000 où on avait au moins une savane!

Franchement, Poutine même (en Russie) n'aurait pas réussi pareil exploit. Des indiscrétions à l'ONUCI attestent que le véritable taux de participation à cette élection législative est de 8%!!! Où le régime Ouattara a-t-il trouvé les 28 autres pour cent de voix pour atteindre un tel score?

Et puis, comment se fait-il que le RDR a EXACTEMENT, comme par enchantement,  la moitié des sièges du parlement, lui assurant ainsi une majorité stricte lui permettant de faire passer toutes les lois les plus impopulaires, sans l'aval du PDCI-RDA, son allié et dauphin électoral? Hautement suspect que tout ceci.

Le monde entier comprendra, enfin, par quelle technologie ouattarandienne le Président Laurent Gbagbo aura été floué de sa victoire éclatante à la Présidentielle de 2010. Le chien n'a jamais changé sa manière de s'asseoir, comme aiment à le dire les Ivoiriens. Ouattara vient de remettre ça!

Ci-gît, la démocratie! Vivent la fraude et la dictature!


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

DE LA LEGITIMITE EN QUESTION

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Les législatives ivoiriennes viennent de s'achever avec une abstention record qui ne devrait pas se situer en dessous des 80% (à moins de falsification de chiffres), aux dires de biens des observateurs du scrutin électoral, en mission dans diverses zones de la Côte d'Ivoire, sous le regard médusé de tous les soutiens d'Alassane Ouattara qui pariaient sur la popularité du chef de l'Etat ivoirien. Ce qui avait, un moment, justifié la guerre faite à Laurent Gbagbo, accusé de s'accrocher au pouvoir et de ne pas reconnaître sa défaite électorale. Aujourd'hui prisonnier international élevé au rang d'icône africaine et même plus, Laurent Gbagbo, le grand absent se trouve être, malgré lui, l'indiscutable vainqueur de l'élection législative du 11 décembre 2011.

D'autres ont parlé, à juste titre, de « désert électoral », y compris France 24, qui ne peut être précisément soupçonnée de soutenir l'ex-président ivoirien, tant les bureaux de vote ont été évités et les urnes, éludées. Le mot d'ordre du FPI-CNRD est passé par là. Et les Ivoiriens qui se reconnaissent dans le combat du Président Laurent Gbagbo pour la démocratie, la souveraineté et l'indépendance véritable de la Côte d'Ivoire, ont massivement répondu à l'appel. Y a-t-il démonstration de force plus éclatante ?

Comment pouvait-il d'ailleurs en être autrement ? Avec le Président Laurent Gbagbo bombardé, renversé par la France et déporté en prison loin de son pays, des milliers de nos compatriotes en exil, des autorités, cadres et militaires ivoiriens injustement détenus dans les goulags du Nord par Alassane Ouattara, une CEI entièrement de coloration RHDP, un découpage électoral proprement scandaleux (un exemple hautement révélateur : seulement 5 sièges de députés pour Yopougon, la plus grande commune de Côte d'Ivoire, la deuxième circonscription la plus peuplée du pays après Abobo, et 10 sièges injustifiables pour Korhogo qui vaut à peine la moitié du poids électoral de Yopougon), une insécurité consternante, avec des FRCI - régulièrement coupables d'exactions et de crimes - dans tous nos villages et villes, et une tolérance zéro du point de vue politique à l'égard des partis issus de La Majorité Présidentielle et particulièrement du FPI, le parti de Laurent Gbagbo, dont les meetings sont persécutés et dispersés par les FRCI et les militants du RDR, avec à la solde des blessés par balles et par armes blanches.

Quand donc la presse RHDP titre : « Le FPI absent, la violence aussi », à la fin des législatives, elle se trouve être très mal inspirée et peu objective. Elle oublie, par mauvaise foi, de relever que la campagne électorale de ces législatives a enregistré 5 morts et des blessés graves, ainsi que des scènes ubuesques de bastonnades entre alliés. Nous en aurions ri, s'il ne s'agissait pas de frères Ivoiriens dont la vie a été ainsi mise en danger.

Ainsi, à Grand-Lahou, une grenade offensive lancée par des hommes armés dans une réunion de campagne du PDCI, au domicile d'un militant, a fait plusieurs morts. Le domicile du colistier du candidat Mabri Touakeusse, à Man, à été mis à sac par des militants du RDR. Sans oublier, dans la même ville, les propos d'un tribalisme primaire d'un certain ministre de Ouattara. A Koumassi, la presse nous a rapporté que le ministre candidat du RDR, Cissé Bacongo, a pointé, menaçant, un pistolet contre un élément du cortège de son adversaire du PDCI-RDA, N'dohi Raymond, si ce n'est contre l'adversaire lui-même, selon certaines versions. On a frôlé le pire entre les deux camps. Tant l'animosité la plus basse a été de rigueur entre les deux « alliés » jusqu'à la dernière minute de la campagne. Des menaces et intimidations graves ont été dénoncées à Bouna par le MFA d'Anaky Kobena contre le Commandant Wattao. Le MFA, le RDR et les FN y étaient à couteaux tirés. A Yamoussoukro, des militants PDCI battant campagne se sont faits copieusement rosser par leurs alliés du RDR, avec de nombreux blessés. Le PDCI avait même promis porter plainte. Des dissensions de toutes sortes, des tensions et des attaques rangées ont été ainsi relevées, un peu partout dans le pays.

Le Premier ministre Soro Guillaume avait, à ce propos, tapé sur la table en exigeant que les violences de la campagne cessent. Les violences de qui ? Les rédactions arrimées au RHDP l'ont même rapporté dans leurs différents organes. Y compris la promesse du ministre délégué à la défense, Paul Koffi Koffi, de faire mettre aux arrêts les FRCI coupables de violences électorales, et rappelant à l'ordre tous ses soldats. Alors, objectivement, de quelle violence du FPI parle-t-on ? A qui la violence colle-t-elle indécrottablement à la peau ? La réponse ne souffre d'aucune espèce d'ambiguïté : le RHDP, et particulièrement, le RDR.

En revanche, nous pouvons avancer sans risque de nous tromper, que c'est même l'absence du FPI-CNRD qui a sauvé les statistiques sanitaires et hospitalières de ce scrutin. Car c'est sur cette famille politique que se sont toujours exercées les violences du RDR, de la rébellion ivoirienne et des FRCI, depuis le 19 septembre 2002. Son poids politique impressionnant (dont il vient encore de donner la preuve et de faire usage) leur fait justement perdre toute sérénité, justifiant les dérives inacceptables commises contre ses membres et ses leaders. Sur la question, on ne peut tromper les Ivoiriens et faire du révisionnisme.

La participation à ce scrutin - le monde entier a pu le constater - est un flop retentissant. Et ceux qui clament leur majorité à tout bout de champ n'ont pas même réussi à faire sortir leurs propres militants - si propres militants il y a vraiment, dans les proportions dont ils se targuent depuis au moins une dizaine d'années ! Etayons notre pensée. Le collège électoral ivoirien compte 5,7 millions d'inscrits, avec 4,7 millions de votants à la présidentielle. Selon le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko, Alassane Ouattara, candidat du RHDP, a été élu avec 54,10% des voix, en tenant compte des abstentions et des bulletins nuls. Ce qui lui donne un bénéfice d'environ 2,5 millions de voix sur 4,6 millions de votants ayant effectivement exprimé leurs suffrages. Comment comprendre que malgré l'appel pressant lancé par lui sur les antennes de la RTI, depuis son lieu de vote de Cocody Lycée Sainte-Marie, « personne » ne soit sorti et qu'on ait enregistré la participation de moins de la moitié de ses propres électeurs - tous les partis du RHDP compris - à ce scrutin ?

Au moins, ses 54,10% d'électeurs effectifs devaient avoir voté pour son groupement politique le 11 décembre, si on considère que l'abstention de la présidentielle est partagée entre tous les partis politiques alors engagés dans la course au fauteuil présidentiel, chacun ayant ses abstenus, et que, ce faisant, celle des législatives ne peut pas en être si radicalement différente. Un écart même de 10 points du score du RHDP aux présidentielles, soit 44,10% de taux de participation, aurait pu être encore compréhensible même s'il est déjà énorme. Mais moins de 20% ? C'est une énigme, une curiosité à étudier. Relativement aux inscrits, notamment. Le message est, en réalité, très simple et on ne peut plus clair : c'est un désaveu cinglant des Ivoiriens. Qui ne se reconnaissent pas dans le pouvoir en place et ne cautionnent pas ses actions contre la réconciliation nationale à travers le transfèrement du président Gbagbo à La Haye.

Pour en venir à la légitimité, le ministre de l'Intérieur Hamed Bakayoko en a une définition bien singulière, lui qui a déclaré sur les antennes de France 24 : « Il n'y avait aucune agressivité, les gens ont voté librement, sans violence, c'est ça la légitimité ! ». Sacrément bien curieuse sémantique donnée à ce mot, Monsieur le Ministre ! En démocratie, la légitimité s'acquiert par l'aval du peuple et cette caution se traduit par le vote. Quel aval le peuple vous a-t-il donné dans cette élection, Monsieur le Ministre ? Aucun ! Plus de 80% d'Ivoiriens vous l'ont refusé. Cela s'appelle de l'illégitimité. Ces élections doivent donc être reprises. Le parlement à venir n'est pas représentatif des Ivoiriens et est donc dépouillé de toute légitimité. Mieux, avec ce score, le RHDP peut-il objectivement et mathématiquement avoir remporté les présidentielles de 2010 ? Nous laissons le soin à la sagacité de chacun d'y répondre.

Nous comprenons mieux pourquoi les ambassadeurs des Etats-Unis, Philip Carter 3, et de la France, Jean-Marc Simon, ont tant tenu à la participation de l'alliance FPI-CNRD ou de La Majorité Présidentielle (LMP). S'agissait-il pour eux de donner à la famille politique de Laurent Gbagbo un rôle d'accompagnateur pour parachever leurs cabales contre notre pays, depuis 2010 ? Le FPI-CNRD a eu la lucidité de ne pas mordre à l'appât. L'actualité brûlante lui donne raison. Il reste, indiscutablement, la première force politique de notre pays.

En outre, mon Dieu !, que de contorsions et de circonlocutions pour justifier la débâcle ! On aura tout entendu : « Il n'y avait plus d'enjeu », « les électeurs ne connaissaient pas le rôle d'un député », « les Ivoiriens ont été traumatisés par la crise postélectorale », « le vote leur a fait peur à cause de la présidentielle » et tutti quanti. Ce qui est vrai, c'est que ce score représente le véritable poids électoral de l'alliance Bédié-Ouattara. L'enjeu, il existait bel et bien : celui, pour Ouattara, de prouver qu'il a été porté à la présidence par la majorité des Ivoiriens et de se constituer une assemblée nationale représentative du peuple de Côte d'Ivoire. Il l'a lui-même dit : « Cette élection est essentielle » pour notre pays. Y a-t-il enjeu plus grand ?

Quant à l'argument de la connaissance du rôle des députés, c'est de la diversion. On vote les députés en Côte d'Ivoire depuis 1960. Les Ivoiriens savent bien de quoi il s'agit. A défaut, ils votent leur parti politique ou leur mentor, plus du tout le candidat. Et puis, tout compte fait, à quoi ont servi les pré-campagnes et la campagne électorale. Qu'ont-ils raconté aux populations pendant une semaine, ces candidats ? Au reste, à quoi sert l'éducation citoyenne financée par la CEI et les organisations internationales ? Les deux derniers arguments sont tout aussi fallacieux que les deux premiers. Le régime Ouattara ne clame-t-il pas à l'envi que la Côte d'Ivoire est « rassemblée » et que la réconciliation est « en marche » ? Qu'est-ce qui traumatise encore à ce point les électeurs du RHDP - abstraction naturellement faite de ceux de La Majorité Présidentielle ayant volontairement opté pour le boycott pur et simple d'un scrutin dans lequel ils ne se reconnaissent pas ?

On peut ainsi voir la vacuité de l'argumentaire brandi par le régime Ouattara pour justifier sa banqueroute électorale. L'Histoire le retiendra : les Ivoiriens ne se reconnaissent pas dans les actions du nouveau pouvoir ivoirien et ont refusé de lui donner un blanc-seing lui permettant de continuer à s'enorgueillir, les brimer - avec en prime l'arrogance - et prospérer dans la justice des « vainqueurs ». Tous les acteurs politiques ivoiriens devraient en tirer toutes les conséquences.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 392 du jeudi 15 décembre 2011.

UN ANCIEN PASTEUR DE L'EGLISE REFORMEE DE FRANCE ECRIT A NICOLAS SARKOZY


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Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, Président de la République Française

(1er avril 2011)

 

Cette lettre est absolument à lire, malgré son actualité décalée!

 

« Aux cadavres jetés, ce manteau de paroles... » (Louis Aragon)

Monsieur,

Entendez-vous, Monsieur Sarkozy - je devrais dire Monsieur le Président, mais vous n'êtes plus à mes yeux digne de ce titre, encore que, aveuglé par la bêtise et l'ignorance, j'aie pu une fois, une fois de trop, et puisse Dieu me le pardonner, voter pour vous -; entendez-vous, Monsieur Sarkozy, le gargouillis du sang dans la bouche de ceux qui aujourd'hui, par centaines, par milliers, sont égorgés sur vos ordres, aux quatre coins de ce qui fut le "paradis" de l'Afrique de l'Ouest, par une armée de bandits - grossie aujourd'hui du flot de tous les droits communs hâtivement libérés par vos "rebelles", au fur et à mesure de leur progression dans les localités placées sous le signe de leur - votre ! - criminel arbitraire; droits communs également sortis des prisons de Ouagadougou par la volonté de votre "créature" au Burkina voisin, Blaise Compaoré; tout ce beau monde puissamment armé par vos soins, avec la complicité active d'une Onuci par vous corrompue et dévoyée, au mépris de toutes les règles du droit international et ivoirien ?

Jusques à quand croyez-vous pouvoir aveugler le peuple de France sur les dessous inavouables de vos sales menées africaines, sur les dessous de ces sales menées africaines qui ont, je vous le concède, commencé bien avant que vous occupiez ce fauteuil maculé du sang de la France coloniale et postcoloniale, et cela sans interruption depuis la guerre, quel qu'en ait été l'occupant, droite et gauche confondues dans la même abjection ? Jusques à quand pensez-vous pouvoir cacher à tous la gravité de ce cancer du mensonge et de l'injustice dont les métastases rongent et gangrènent la vie et l'âme de notre nation ?

Priez, priez vous-même pour que cet aveuglement se dissipe au plus vite, avant que le pays tout entier doive payer d'un prix trop élevé pour s'en remettre les conséquences de votre méchanceté, et de celle de vos sbires d'ici ou d'ailleurs, le prix du sang de toutes les victimes innocentes sacrifiées sur l'autel des intérêts vampiriques d'une France moribonde en mal d'argent frais. La France, je le crois, guérira, mais à la condition d'être d'abord guérie de vous comme de l'emprise de cette pieuvre étatique aux ramifications trivialement mercantiles, dont vous êtes aujourd'hui, à votre tour, à la fois le jouet et l'animateur : animateur sans âme - à propos, vous attendra-elle encore longtemps au vestiaire ? -, et donc nécessairement habité, manipulé par ce qui n'est pas lui.

Quoi qu'il en soit, vous êtes aujourd'hui, avec vos confères d'une scène internationale sur laquelle on ne sait plus qui manipule qui; vous êtes aujourd'hui mon ennemi, comme vous l'êtes de Mouammar Kadhafi ou de Laurent Gbagbo, deux dirigeants inspirés qui n'ont jamais cherché à paraître ce qu'ils n'étaient pas, en se drapant comme vous dans le manteau d'une dignité morale parfaitement hypocrite. Leur seul crime, à tous deux, est d'avoir osé vous tenir tête, à vous, à votre arrogance de caporal au service d'un Occident plus que jamais déterminé à asservir les peuples relevant de sa dernière chasse gardée, l'Afrique, et ce par le truchement de marchés honteux. L'attentat de Lockerbie ? Même les preuves de l'implication de la Libye dans ce crime ne sont toujours pas établies, quoi qu'on en dise. Et je ne vois pas en quoi les dirigeants du Bahreïn, du Yémen ou de Syrie menacent moins leurs populations que le régime libyen, qui, loin de tirer comme eux sur des foules désarmées, a du faire face à une insurrection armée fomentée et armée par vos soins!

Oui, vous êtes mon ennemi, l'Ennemi de tous ceux qui consentent à ouvrir les yeux sur l'atroce réalité des complots ourdis et des crimes perpétrés à leur insu et en leur nom, au nom d'une République dont vous contribuez à souiller à tout jamais la mémoire et l'honneur. Avec vous, la France, après s'être couverte d'une gloire de pacotille avec ses "rafales" - qui les veut, mes avions, qui les veut ? - et son savoir-faire guerrier, se retrouvera à court terme, et comme toujours, couverte de ridicule, puis de honte. Il est vrai que relayés à plaisir par vos services - secrets ou non -, et par la cohorte de vos valets du gouvernement, de l'Assemblée, du Sénat, de l'opposition, de l'intelligentsia parisienne, ainsi que de la presse française toutes tendances confondues, vos innombrables mensonges, en dépit de leur caractère ignoble et monstrueux, semblent tellement bien digérés par l'opinion que l'on peut à bon droit se demander si la démocratie française est en meilleure santé que celle de Kim Jong Il !

Lorsque vous vous regardez dans la glace, je vous souhaite, comme dans les films d'épouvante, dont l'horreur n'a rien à envier à celle du chaos dont vous êtes aujourd'hui le principal artisan, en Libye et en Côte d'Ivoire, de vous voir soudain environné par le reflet glacé de ces milliers de visages dont les regards se sont éteints, s'éteignent et vont s'éteindre par votre faute : pour chacun d'eux, compte vous sera demandé, comme à un petit Hitler en col blanc et aux velléités humanitaires. Pour chaque forfaiture maquillée en vertu, compte vous sera demandé, et compte triple: pour la perpétration du crime, pour sa dissimulation - en l'imputant lâchement à d'autres -, et pour sa négation assumée et réitérée jusqu'à la nausée.

Je vous ferai grâce du procès que l'on pourrait vous intenter pour tous les cas avérés de conflits d'intérêts dans lesquels vous et les vôtres vous êtes trouvés impliqués : ces délits sont mineurs, au regard des meurtres de masse qui vous rendent justiciable, plus que tout autre, de cette "Cour pénale internationale" par vous promise à Kadhafi et à Gbagbo, compétente pour qualifier et juger les crimes contre l'humanité. A moins que cette cour, elle aussi, fasse partie de la vôtre ? Certes, vous pouvez encore - mais c'est un mot dont vous avez affirmé avoir horreur, je le comprends mieux aujourd'hui, vous pouvez encore vous repentir. Mais en tout état de cause, la réparation des torts et des dommages irréversibles par vous causés à la France et au monde nécessiteront un temps de purgatoire beaucoup plus long que la permanence de votre trace dans l'histoire.

Ma prière aujourd'hui, c'est que Laurent Gbagbo et Mouammar Kadhafi vous survivent longtemps, ainsi qu'à ce système dont vous et toutes vos confréries pourvoyeuses de cimetières peuplés de beaux discours incarnez la perversion.


Respectueusement,

Un ancien pasteur de l'Eglise Réformée de France.

 

« Un jour pourtant, un jour viendra, couleur d'aurore... » (Louis Aragon)

L'IVOIRIEN KAHOU BI TOKALO ECRIT A CHARLES KONAN BANNY


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Ce frère ivoirien, citoyen anonyme, tenait à faire entendre sa voix, sur une plate-forme élargie, au milieu du tumulte des joutes verbales et des démêlées politiques. Une voix pas discordante, mais différente. En démocrate convaincu, nous lui avons offert la tribune de notre blog, pour lui permettre de faire passer son message, qui ne manque pas de pertinence. Aussi singulier soit-il. Le texte que vous allez lire, ci-dessous, a été publié en intégralité, tel qu'il nous est parvenu par ses soins, sans modification aucune. Bonne lecture à tous et que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

 

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Lettre ouverte à Monsieur Charles Konan Banny, Président de la Commission Dialogue-Vérité-Réconciliation de la République de Côte d'Ivoire.

 


Réconciliation nationale : Contribution d'un ivoirien.



Monsieur le président,


Le Président de la République de Côte d'Ivoire, son excellence Monsieur Alassane OUATTARA vient de vous placer sa confiance en vous confiant, le 29 novembre 2011, la lourde charge de réconcilier les ivoiriens divisés par une multitude de crises.

Les ivoiriens, dans leur très grande majorité, ont approuvé ce choix.

Cependant, si le chef de l'Etat ne s'est pas trompé, ils sont nombreux vos compatriotes qui pensent que vous risquez de vous faire tromper.

Il est plus difficile de réconcilier des adultes que de réconcilier des enfants. La réconciliation est un processus difficile. S'il y a réconciliation, c'est qu'il y a problème entre des hommes. C'est donc l'affaire de tous. C'est pour cette raison que je m'autorise à vous apporter ma petite contribution, puisse-t-elle servir à la paix que les ivoiriens cherchent.

Les mauvaises langues disent que vous écrire relève d'une audace adossée à une bonne dose de courage, parce qu'on est jamais sûr de se voir lu, encore moins répondu.

Si, donc, cela est un risque à prendre je le prend ici devant Dieu pour mon pays, pour son peuple et pour tous les enfants de ce pays, notamment ces millions qui n'ont jamais été déclarés sur le registre de l'état civil.

Ma contribution s'articule autour de quatre points, à savoir : la nature du problème de la Côte d'Ivoire, ses possibles origines, ses manifestations et ses probables solutions :

1- LE PROBLEME

J'estime que le problème de la Cote d'Ivoire est un PROBLEME JURIDICO-SOCIAL qui, par pure récupération, semble être aujourd'hui un problème politique.

Il s'agit du phénomène de la non-déclaration des naissances à l'état civil qui a favorisé l'émergence d'ivoiriens  « sans papiers » en Côte d'Ivoire, toutes ethnies confondues.

A mal d'informations (et de bonne foi bien entendu) ces ivoiriens répartis d'ailleurs sur toute l'étendue du territoire national ont été dressés inutilement contre leur Police et leur Gendarmerie au point de devenir allergiques aux contrôles d'identité.

Cette carence vient du fait que la loi n° 64-374 du 7 octobre 1964, relative à l'état civil n'a jamais été expliquée aux populations ivoiriennes depuis 1969, date de sa dernière explication.

2- LES MANIFESTATIONS

Il s'est manifesté par l'immobilisme, le dysfonctionnement et la mauvaise tenue de l'état civil de notre pays, puis notamment  le développement du phénomène des sans papiers en Côte d'Ivoire.

Enfin il est à noter que les agents de l'état civil de notre pays n'ont jamais été formés pour manipuler un outil aussi important pour un Etat. Les ivoiriens ennemis de la Côte d'Ivoire ont profité de cette faiblesse pour faire de l'état civil un instrument propice à toutes formes de fraudes, malheureusement impunies au mépris de l'article 386 de notre code pénal.

3- LES ORIGINES DES CRISES, SELON MOI

Ce problème date des années 1980.

Chronologie des successives crises en Côte d'Ivoire, avec l'état civil comme terreau:

- 1983-1990 : les populations ivoiriennes toutes régions, toutes ethnies, toutes religions, toutes classes sociales confondues, confrontées au quotidien vital, commencent à se désintéresser de l'état civil suite à la grave crise alimentaire qui s'est installée du fait de ces grands feux de brousses qui ont dévasté les exploitations vivrières des paysans.

- 1990 : l'avènement du multipartisme a fait des mécontents;

- 1993 : le décès du premier président de la Côte d'Ivoire a fait des indignés ;

- 1993-1994 a fait des frustrés ;

- 1995 : le boycott actif des frontistes et des républicains a faits des aigris ;

- 1995-1999 : les conflits fonciers qui enflamment les régions de Duékoué, San-Pédro et de Gagnoa font des frustrés ;

- 1999 : le coup d'Etat a créé des incompréhensions ;

- 2000 : les élections présidentielles ont fait des frustrés ;

- 2002 : apparition de la phase armée de toutes ces crises non résolues. Cette phase laisse des séquelles dans le cœur des populations ivoiriennes ;

- 2010-2011 : les évènements et leurs conséquences ne constituent que le visage réel de ce que tout le monde a laissé pourrir.

4- LES CONSEQUENCES

Un faisceau de conséquences a fait passer les populations ivoiriennes du stade de la pauvreté à celui de l'indigence absolue.

Ils sont devenus des « Prêts à Assister ».

5- DE PROBABLES SOLUTIONS

Des pistes de solutions existent. Parce que le problème de fond est social, la recherche de solutions doit se faire dans la société pour qu'elles soient utiles à toutes les populations ivoiriennes.

Première proposition de solution :

- Réhabiliter et moderniser notre dispositif institutionnel de suivi de l'évolution démographique, c'est-à-dire ; l'état civil, après l'opération de reconstitution des registres.

- Pour traiter le problème à la source et de façon durable, il y a lieu d'instruire et d'éduquer les populations à la culture de la déclaration des faits à l'état civil pour, à terme, les familiariser avec celui-ci. Car, un Etat moderne est un Etat qui a des statistiques démographiques fiables.

Toutes les solutions doivent reposer sur ce fondement.

A cet effet, j'ai personnellement interpellé les pouvoirs publics dès 2003 à travers le quotidien Fraternité Matin en son N° 11714 du jeudi 27 novembre 2003, page 8.

N'ayant pas été entendu, j'ai écrit en 2007 un manuel de sensibilisation et d'éducation d'une cinquantaine de pages dans un langage très accessible à toutes les couches sociales. Il s'intitule :

« Comment et pourquoi déclarer une naissance et un décès à l'état civil ? », pour vulgariser la loi N° 64-374 du 7 octobre 1964 relative à l'état civil contenu dans notre Code de la Famille..

Bien que déposé en manuscrit auprès d'un éditeur de la place, il peine à être sur la bonne voie.

J'ai toujours souhaité un soutien institutionnel de l'Etat pour qu'il soit édité, diffusé large puis distribué gratuitement aux ivoiriens pour les instruire sur la procédure relative à la déclaration de faits à l'état civil.

Deuxième proposition de solution :

L'Etat de Côte d'Ivoire forme des Assistants Sociaux diplômés en sciences humaines, en droit, en sciences sociales et surtout en andragogie (enseignée par Dr Koné Issiaka). Oui, l'andragogie peut vous aider à sauver notre pays.

Ces experts en investigations sociales, au moyen d'un diagnostic social très fin, sont outillés pour déblayer le champ de la réconciliation pour votre institution aux fins de vous donner des repères.

En effet, leur approche basée sur l'intervention rapprochée permettra de dégager les pistes à explorer, les cibles à atteindre, les motivations des populations, leurs craintes, leurs attentes et leurs propositions pour une paix durable.

J'en veux pour preuve :

- Le forum de la réconciliation nationale tenu en 2001 n'avait pas été précédé d'une phase préliminaire de sensibilisation, il n'a pas produit le résultat escompté.

- En 2008, l'opération des audiences foraines n'a pas été non plus précédée de cette même phase de sensibilisation des populations, elle a connu un début très difficile qui a coûté des milliards supplémentaires à notre pays.

Elle a donné des résultats politiques dans lesquels les populations, dans leur grande majorité, ne se sont pas reconnues parce que ayant exclus leurs enfants en âge d'aller à l'école. Le seul péché de ces enfants : n'avoir pas l'âge requis pour voter. Ils se comptent, aujourd'hui, par millions sur toute l'étendue du territoire national.

Monsieur le président de la Commission Dialogue-Vérité-Réconciliation (CDVR), si vous voulez conduire la Côte d'Ivoire à une paix solide et définitive, vous devez avoir une vue rétrospective de tous les évènements qui, par leur gravité, ont écorché la dignité, l'honneur ou l'intégrité physique de tout individu établi sur cette terre de nos ancêtres, quelque soit sa classe sociale, sa communauté d'appartenance ou sa nationalité.

Au regard de tout ce qui précède, j'ai toujours estimé que notre police et notre gendarmerie, institutions en charge du contrôle d'identité des personnes sur le territoire national, n'ont jamais été la cause-souche de tous les déboires de la Côte d'Ivoire.

C'est de la même façon que j'ai toujours trouvé que les FANCI, les FDS, les FN d'alors ou les FRCI d'aujourd'hui, qui se sont tant affrontées, n'ont jamais été responsables de ce qui est sensé être à l'origine des problèmes de notre pays.

Monsieur le président, des frères africains qui ont connu une situation similaire (Rwanda, Afrique du Sud) peuvent vous aider à nous aider. Autant que les institutions onusiennes (ONUCI, PNUD, UNICEF ou autres) sont outillées pour nous aider. Il n'y a pas d'experts en réconciliation.

Ils sont nombreux, ici, ces experts en stratégie de la réconciliation et en médiation sociale, qui connaissent mieux nos problèmes, nos cultures, nos coutumes, nos traditions et nos valeurs sociales ; ce sont notamment, nos chefs religieux, nos dignes chefs traditionnels longtemps négligés et qui représentent un appui incontournable dans ce processus auxquel peuvent s'ajouter des professeurs de sciences sociales et humaines, des professeurs d'andragogie.

La réconciliation n'est pas une discipline académique. Ce n'est pas une affaire de diplômés, car aucune école ne décerne de diplômes en réconciliation. C'est pourquoi, elle se fait sur le terrain par les victimes des frustrations, parce qu'elles en sont les seules véritables bénéficiaires. Les ivoiriens vous conseillent de vous méfier des hypocrites et des opportunistes.

Evitez-les : Evitez de vous laisser emporter par ces vautours touchés par la crise économique chez eux, toujours embusqués sur les médias internationaux en quête d'opportunité et se passant pour des spécialistes de la Côte d'Ivoire ou des experts en réconciliation pour venir absorber votre budget, l'argent du contribuable ivoirien pour aller régler leurs dettes familiales, chez eux. Ce serait d'ailleurs perçu comme une insulte pour les ivoiriens, car la réconciliation des ivoiriens ne se fera pas en avion. Ces malins personnages se cachent derrière ce terme « adhésif » de spécialistes des pays africains pour se faire une place au soleil.

Il n'y a pas plus spécialistes de la Côte d'Ivoire que les ivoiriens. Là encore les ivoiriens savent qu'il n'y a aucune école dans ce monde qui forme des spécialistes de pays.

Evitez-les : Evitez ces « grands intellectuels » qui craignent la poussière, qui sont avides de missions et de séjours dans des hôtels 5 étoiles, en compagnie de prostituées, prêts à rédiger des compte-rendus de missions dans ces chambres climatisées.

Evitez-les : Evitez ces cadres qui viennent organiser des journées dites de la réconciliation sous une (ou deux) bâche meublée d'enfants mineurs, au chef-lieu du département (craignant pour leur sécurité et celle de leurs belles 4X4 climatisées), des missions supposées les avoir conduit dans tous les villages et campements de la région, assorties de compte-rendus à vous rassurer à jamais.

Monsieur le président, les ivoiriens concernés par la réconciliation sont dans les Sous-préfectures, les quartiers précaires de nos villes, les villages et dans les campements de notre pays. Ce sont les paysans, les victimes, les indigents mais aussi les plus prêts à vous dire la vérité que vous recherchez. Ils sont prêts à tolérer, pourvu qu'ils soient écoutés et compris. Ils veulent parler pour se libérer et vivre en paix.

Les ivoiriens sont devenus extrêmement pauvres, qu'ils soient travailleurs du privé, fonctionnaires, commerçants ou paysans. Ils sont partout dans ce pays qui attendent vos collaborateurs devant leurs maisons ou leurs cases, pour écouter et se faire écouter dans un langage qui leur est bien familier, un langage qui ne continuera pas de les marginaliser.

Les ivoiriens veulent vous aider, venez vers eux. Le président Félix HOUPHOUET-BOIGNY a semé la graine du don de soi. Le président Alassane OUATTARA vous offre, ici, la belle occasion de l'entretenir pour qu'elle produise cette vraie paix du cœur qui va constituer le socle du vrai développement économique et social de ce pays.

Attention:

Un Etat de droit est un Etat dont les citoyens sont des sujets de droit.

A ce jour, environ 66% des ivoiriens existent officiellement sur le registre de l'état civil de Côte d'Ivoire (si ce dernier existe encore) pour environ 25% des décès déclarés.

Si la réconciliation se fait seulement sur le plan politique, la même cause risque de produire les mêmes effets, plus tard.

Que Dieu vous aide!

 


KAHOU Bi Tokalo, Assistant Social Diplômé d'Etat,

en service au Ministère de la Justice.

Contacts : E-mail : tokalonan@yahoo.fr

Mobile : (225) 05.05.40.64

jeudi, 15 décembre 2011

LEGISLATIVES 2011: LA CONTESTATION PREND DE L'AMPLEUR


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"Le Nouveau Réveil", un organe partisan qui passe son temps à encenser Alassane Ouattara. Envers et contre les vrais intérêts des militants du parti auquel il est arrimé: le PDCI-RDA. J'avais même fini par me demander si ce parti était uniquement constitué d'aveugles, de flemmards, de femmelettes et d'idiots. Heureusement, ils ont fini par se réveiller quelque peu. La preuve, cet article qui ose, ENFIN, dénoncer - même si c'est encore mou et prudent - les fraudes du RDR. On ne dira plus que le FPI-CNRD à dit des mensonges sur les fraudes massives de Ouattara à la Présidentielle. Le temps est l'autre nom de DIEU!


Au départ, l’on avait pensé qu’il s’agissait de rumeurs, de cas isolés ou de complaintes de mauvais perdants désireux de sécher leurs larmes sur des accusations fantaisistes de fraude. Mais aujourd’hui, les faits nous invitent à reconsidérer notre jugement face à l’ampleur des irrégularités qui ont émaillé le scrutin du 11 décembre dans un certain nombre de circonscriptions.

Logoualé, Duékoué, Bonon, Yopougon, Bouaké, Man, Kouibly, les accusations fusent de partout depuis dimanche soir. On parle de bourrage d’urnes, de casses d’urnes, de résultats inversés, de falsification de procès-verbaux, d’expulsion de représentants de bureaux de vote, les griefs sont nombreux. A Kouibly par exemple, le président de la Cei locale aurait été séquestré par les partisans d’un candidat qui voulaient le forcer à proclamer des résultats favorables à leur champion. A Duékoué et à Bonon, des urnes ont été cassées et emportées par les représentants d’un candidat. Les mêmes faits ont été signalés à Fresco.

A Yopougon, le président de la Cei locale aurait fait acheminer dans tous les bureaux de vote des formulaires en double des listings électoraux. Ce qui est pourtant contraire à la loi. Pis, les procès verbaux des résultats acheminés à la Cei centrale ont, selon toute apparence, été remplis par la même personne.

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De toute évidence, si de manière générale, les observateurs sont unanimes à reconnaître que ces élections se sont déroulées dans le calme et de façon équitable, il apparaît, à l’observation des faits que les choses ne se sont pas passées comme il se devait dans le processus de proclamation de résultat. Trop de grincements de dents, trop de révolte pour un scrutin qui opposait des alliés politiques. Comment comprendre ce tintamarre de récriminations et de contestations ? La fin c’est-à-dire la volonté d’être député justifiait-elle l’usage de tous les moyens y compris les méthodes anti-démocratiques ?

A la vérité, cette élection des députés devrait être une saine compétition entre Houphouétistes, un cadre de préparation avant la création annoncée du parti unifié. Mais après tout ce que l’on vient de vivre, l’on pourrait se poser la question de savoir si ces législatives ont permis de panser les plaies récentes et rapprocher davantage les partis du Rhdp ? Nous le regrettions dans une de nos récentes parutions, au Rhdp, les clivages sont encore trop marqués, à raisonner trop en parti politique alors que d’une part on veut aller vers un parti unifié du Rhdp et que d’autre part tous les députés issus du Rhdp qui vont au parlement se sont engagés avant ce scrutin à apporter leur appui total au président de la République.


Akwaba Saint-Clair


Source: LE NOUVEAU COURRIER

BOUAKE: KONAN DENIS (PDCI) BRANDIT LES PREUVES DE LA FRAUDE DU RDR

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Alors que la publication des résultats de l’élection législative se fait au compte-gouttes, le mouvement de protestation du PDCI contre la machine à fraude du RDR tend à se généraliser. Ainsi, seulement quelques heures après la sortie du candidat Pdci de Yopougon, Zié Coulibaly, au baron bar, c’est le doyen Konan Konan Denis qui, à Bouaké, dans le centre du pays, accuse le RDR d’Alassane Ouattara de fraudes massives.

Au cours d’une conférence de presse qu’il a tenue, hier, en fin d’après-midi, au siège du PDCI à Bouaké, il a dénoncé ce qu’il appelle la mascarade électorale organisée par le RDR, en complicité avec la commission électorale indépendante (CEI).

Brandissant des procès verbaux qui manifestement ont été truqués, et sur la base desquels la liste RDR a été déclarée gagnante par la CEI départementale, l’ancien maire de Bouaké a revendiqué la victoire à l’issue du scrutin, au nom de son parti. En dépit des pratiques mafieuses constatées dans certains bureaux de vote. Notamment le bourrage d’urnes, l’intimidation à l’encontre des militants et sympathisants du PDCI, etc.

Par ailleurs, Konan Konan Denis s’est insurgé contre l’attitude de la CEI locale qui a publié les résultats du scrutin en la présence du seul candidat RDR dont les accointances avec les membres de la commission dite indépendante ont été mises à nu. Face à la situation, la liste PDCI pour les législatives à Bouaké a décidé de faire un recours devant la commission centrale de la CEI, à Abidjan, à l’effet d’obtenir une annulation des résultats proclamés et un réexamen des procès-verbaux. Au dire de Konan Konan Denis, une équipe est déjà en route pour Abidjan aux fins de formuler officiellement la réclamation de la liste Pdci, avec à l’appui toutes les preuves du faux dont le RDR et la CEI locale de Bouaké se sont rendus coupables.


Source: NOUVEAU COURRIER.INFO

mercredi, 14 décembre 2011

L'ONU APPELLE A UN RECOMPTAGE DES VOIX EN RD CONGO


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Alors qu'elle a soutenu la voie des armes en Côte d'Ivoire, l'ONU appelle à un recomptage des voix en RD Congo.


Comme la Côte d'Ivoire, la République démocratique du Congo est un pays d'Afrique subsaharienne où, à la suite d'une élection présidentielle, deux candidats se sont considérés vainqueurs.

Comme en Côte d’Ivoire, institutions nationales et observateurs internationaux s’emmêlent les pinceaux. Comme en Côte d’Ivoire, l’ONU est présente en République démocratique du Congo et impliquée dans le processus électoral. Mais après avoir bombardé en Côte d’Ivoire le camp qui demandait le recomptage des votes et la vérification des procédures, l’ONU exhorte la Commission électorale congolaise, qui a déjà livré des résultats, à effectuer un nouveau décompte, plus transparent, pour mettre tout le monde d’accord. L’ONU, qui a plébiscité un schéma guerrier en Côte d’Ivoire, demande que la crise postélectorale congolaise trouve sa solution de manière pacifique, dans le cadre des institutions, notamment celles spécialisées dans la médiation.

Là où en Côte d’Ivoire, un incroyable flou artistique et des généralités étaient opposées au camp qui avait décidé de recourir à la voie légale du contentieux, l’ONU demande, en RDC, un traitement exhaustif et transparent de toutes les réclamations. On croit rêver. Et l’on se convainc une fois de plus de ce que la «communauté internationale» est une girouette cynique qui n’a aucun principe, mais qui se «cale» sur l’agenda des différentes grandes puissances dans leur aire d’influence. Et qui justifie l’injustifiable, comme on le voit aujourd’hui avec la glorification, par l’ONU, d’un scrutin qui a été tout sauf inclusif, et que les Ivoiriens ont boudé, par voie de conséquence…

Nous diffusons, ici, le communiqué intégral de la Mission des Nations unies en RDC (MONUSCO), plaidant pour un recomptage des voix.

«La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a appelé lundi la Commission électorale nationale indépendante de la RDC (CENI) à garantir que le décompte, la compilation et la vérification des résultats des élections de l'Assemblée nationale soient menés de manière transparente».

«En outre, en vue d'éviter des problèmes tels que ceux identifiés lors des élections présidentielles, la MONUSCO recommande à la CENI de prendre des mesures correctives pour les élections futures», a dit la Mission onusienne dans un communiqué de presse.

La Mission onusienne a pris acte des déclarations publiées le 10 décembre dernier par la Mission d'observation électorale du Centre international Carter en RDC et d'autres missions d'observation sur les résultats provisoires de l'élection présidentielle tels que proclamés le 9 décembre par la CENI, donnant le Président sortant Joseph Kabila en tête du vote. Selon la presse, Joseph Kabila a été déclaré vainqueur avec 48,95% des voix, face à l'opposant Etienne Tshisekedi qui a obtenu 32,33% des voix. La MONUSCO a noté « avec une vive préoccupation les conclusions de ces Missions d'observation relatives aux irrégularités relevées dans la gestion du processus des résultats, en particulier le décompte et la compilation des voix ».

La MONUSCO a exhorté la CENI à « entreprendre urgemment un examen rigoureux des problèmes relevés par les Missions d'observation, en associant pleinement les témoins et les observateurs y compris les groupes d'observateurs étrangers, qui pourraient donner un avis technique à cet effet ». La Mission a de nouveau appelé les parties à résoudre toute dispute par des voies pacifiques à travers les institutions établies à cet effet, y compris le Comité national de médiation, et a souligné l'importance d'un traitement exhaustif et transparent de tout contentieux électoral par la Cour suprême de justice. La MONUSCO a également réitéré son appel aux acteurs politiques « de s'abstenir de tout acte d'incitation à la violence et à la confrontation » et a exhorté « les services de sécurité et les institutions judiciaires à exercer leurs fonctions avec retenue, de se conformer aux principes internationaux des droits de l'homme lors de la gestion des manifestations publiques ».


Source: un.org


In le quotidien ivoirien « Le Nouveau Courrier » N° 390 du mardi 13 décembre 2011.

LES AVOCATS DE LAURENT GBAGBO ECRIVENT A LA CPI

 

 

Les avocats du président Laurent Gbagbo, Me Lucie Bourthoumieux, Me Roland Dumas, Me Jacques Vergès et Me Marcel Ceccaldi écrivent à la CPI pour exiger la prise en compte de la période 2002-2011 pour la conduite des enquêtes de crimes contre l'humanité et crimes de guerre en Côte d'Ivoire demandées par Alassane Ouattara.


Bientôt, la trappe se refermera sur son concepteur!


DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

LE RDR S'EST ENCORE SIGNALE PAR UNE FRAUDE MASSIVE, DES SACCAGES D'URNES ET LA FALSIFICATION DES RESULTATS

 

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Marche des militants du PDCI-RDA, ce mardi 13 décembre 2011, à Yopougon, pour protester contre les fraudes électorales du RDR et le vol de leur victoire.

 

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Le RDR, un parti violent et anti-démocratique! La preuve par mille nous a été donnée dans ces législatives. A peine 14% de taux de participation et il a encore massivement fraudé, flouant ainsi des dizaines d'élus PDCI et de bien d'autres partis. La grogne s'amplifie et la déflagration couve.

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Des préfets et sous-préfets ont été séquestrés, des urnes ont été saccagées et de faux résultats locaux, proclamés, le président de la CEI de Kouibly, pris en otage à son siège et contraint d'annoncer des résultats truqués, le RDR y saccage tout et s'y proclame vainqueur, les militants du PDCI-RDA marchent et crient à la fraude à Yopougon et à Bouaké, le MFA porte plainte contre le RDR à Bouna, l'UDPCI veut prendre la rue, des fraudes dénoncées à Divo et Facobly, des morts votent à Attécoubé, l'annulation du scrutin exigé. Qui donc jubilait: "Le FPI absent, la violence aussi"? La presse pro-ADO? Vraiment partisane jusqu'à la bassesse professionnelle!

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Et qui donc parle, aujourd'hui, de légitimité et de scrutin libre et transparent? L'UEMOA et l'UA? Ces machines à détruire l'Afrique, ces lèches-bottes de l'Occident et de Nicolas Sarkozy? Pfff!!! Nous prenons, ici, à témoin tous les fils de l'Afrique digne et le monde entier: la vérité sur la victoire écrasante de Laurent Gbagbo à la Présidentielle 2010 est désormais sous vos yeux!

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Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

OUATTARA EST-IL EN TRAIN DE COMMETTRE LES DERNIERES ERREURS QUI VONT LE COULER?


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Brève analyse des deux derniers événements majeurs en Côte d'Ivoire.



1. Le transfert du Président Gbagbo à La Haye: Encore une fois, je ne sais pas quelle mouche les a piqués pour envoyer le président à cet endroit. C'est une erreur dont la gravité se mesure à l'échelle d'une catastrophe ou détonation nucléaire, et ils paieront CASH pour l'avoir commise.

Au début, certains parmi vous n'avaient pas compris quand j'ai dit que c'était une grosse erreur, mais maintenant tout le monde comprend. Aucun avocat ne peut se réjouir d'un tel événement concernant son client, mais l'erreur est tellement grosse que les avocats du Président Gbagbo affichent ouvertement leur « satisfaction et joie » devant ce transfèrement et se préparent contre la CPI et son procureur.

Ce dossier met la Cour Pénale Internationale dans une très mauvaise posture et je demeure convaincu qu'elle cherchera à s'en débarrasser. Mais quoi qu'il arrive, je pense que le Président Gbagbo sortira grand vainqueur de cette affaire de la CPI et il en récolte déjà les dividendes, au lieu d'être à Korhogo en train de mourir à petit feu.

2. Les élections législatives: J'ai régulièrement entendu des médias américains dire ouvertement et sans ambages qu'on ne sait pas qui a gagné les élections présidentielles en Côte d'Ivoire, contrairement à leur président Obama et le nain gangster de l'Elysée qui ont pris fait et cause pour Ouattara.

Les législatives d'hier devaient trancher cette question et l'ont tranchée de fort belle manière. Ouattara et la coalition rebelle appellent à voter, les représentants du Président Gbagbo disent aux Ivoiriens: « Ne votez pas, restez chez vous ». Tout était mis en place pour un « ultimate showdown » et une sorte de reprise de la présidentielle de Novembre 2010, pour voir qui est majoritaire en Côte d'Ivoire.

Chaque parti risquait gros en prenant une position ferme sur les législatives. Ouattara et sa coalition rebelle ont tenu à faire le scrutin. Le FPI aussi a risqué gros en maintenant son mot d'ordre de boycott, au risque d'être désavoué par les Ivoiriens et confirmer le RDR comme parti majoritaire. Hélas pour le RDR, le verdict des urnes fut sans appel ; les Ivoiriens, toutes régions confondues, ont suivi le FPI à au moins 80%. Et Gbagbo n'était même pas là, il n'est même pas intervenu. Dans ces conditions, comment ne pas reconnaître Gbagbo comme le seul véritable maître du jeu politique en Côte d'Ivoire? Qui peut et comment peut-on ignorer ces données? Comment Ouattara pourra-t-il continuer à mentir aux blancs qu'il est majoritaire en Côte d'Ivoire et que quelqu'un veut l'exclure?

Voilà deux événements ou Ouattara et la coalition rebelle ont joué et perdu, et tout le monde a été témoin. Si vous pensez que ça n'aura aucun impact sur l'ardeur des soutiens de Ouattara et des rebelles, en Côte d'Ivoire comme à l'extérieur de la Côte d'Ivoire, c'est que vous ne savez pas lire les événements politiques.

Comment Choï et Ban Ki Moon vont-ils expliquer avoir utilisé les ressources de l'ONU, sans mandat, pour faire la guerre à un Etat souverain afin d'imposer un homme qui ne peut même pas obtenir plus de 20% de taux de participation dans des élections qu'il a lui même organisées?

Ceci est un grand revers pour Ouattara et s'il commet encore quelques gaffes pareilles, ce sera juste une question de temps avant que ses propres gaffes l'emportent.

Les avocats du Président Gbagbo ont suivi avec intérêt et une attention TOUTE PARTICULIERE les législatives du 11 décembre et attendez-vous à ce que ce soit mentionné dans les débats ou documents, à La Haye.

Ouattara est en train de creuser sa propre tombe, lentement mais sûrement.


Source : Facebook Maître Namory Fatogoma Dosso.

mardi, 13 décembre 2011

LE FPI ANNONCE ENVIRON 14,33% DE TAUX DE PARTICIPATION - LAURENT AKOUN (SG): «NOUS ALLONS CONTESTER TOUS LES CHIFFRES»

 

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Le Front populaire ivoirien (FPI) a dit sa part de vérité hier lundi 12 décembre 2011, lors d'une conférence de presse au siège du Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), sur la polémique autour du taux de participation des électeurs aux législatives. Le secrétaire général par intérim du FPI, Laurent Akoun, a annoncé un taux de participation de 14,33 %. « Lorsqu'un nouveau président est oint par le peuple, les législatives le confirment par un fort taux de participation. Les élections qui viennent de se tenir ne sont donc pas banales. C'est le second clignotant significatif d'une Côte d'Ivoire réconciliée avec elle-même. Le taux de participation et la légitimité du président de la République étaient en jeu », a-t-il expliqué, qualifiant ce scrutin « d'escroquerie politique ». Pour lui, ce « très faible taux de participation » indique que les Ivoiriens ont « respecté avec rigueur » le mot d'ordre de l'opposition.

M. Akoun a donné des chiffres relatifs aux élections présidentielles, législatives et départementales de 2000 à 2011. A l'entendre, en 2000, la présidentielle avait enregistré 37,4 %, les législatives 33,1 %. En 2002, pour les départementales, l'on avait 28,01 %. Mais en 2010, le taux pour la présidentielle était de 81,1 % et 14,33 % pour les législatives. « Ce qu'ils veulent refuser, c'est ce que le peuple de Côte d'Ivoire leur dit : ce parlement est illégitime. Il faut reprendre les élections. On tarde à donner les résultats parce qu'on veut nommer des députés », a-t-il martelé. Avant de demander entre autres, la libération de tous les cadres de LMP en prison, l'abandon de toutes les procédures judiciaires engagées contre les partisans de Laurent Gbagbo. Selon lui, les mécontents dans les rangs d'Alassane Ouattara se sont exprimés en boycottant le scrutin ; enfin, que le peuple ivoirien « rejette sa gouvernance ». M. Akoun a affirmé que le FPI attend que le pouvoir reprenne langue avec lui parce que selon lui, « le dialogue, on l'a volontairement interrompu pour les interpeller. Ils ont poussé le bouchon un peu trop loin », a-t-il assené.


Hervé Kpodion


Source: L'INTER

ELECTIONS LEGISLATIVES: KOULIBALY MAMADOU, GERVAIS KOULIBALY, ANAKY KOBENAN ET LES EX- DEPUTES FPI, TOUS BATTUS

 

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Une Assemblée nationale monocolore, à forte dominance Rrd. Tel est le schéma qui se dessine, au sortir des législatives du 11 décembre. En attendant la proclamation des résultats officiels par la Cei dans les heures à venir, les tendances recueillies ça et là dans les Etats-majors des différents candidats annoncent une très large victoire du Rdr. Ces résultats provisoires font état de plusieurs « grosses victimes » dans les rangs de l'opposition. Ce sont, Mamadou Koulibaly, président de Lider. Il aurait été battu avec un score peu honorable ; Gervais Koulibaly ; Anaky Kobénan, président du Mfa ainsi que la dizaine d'ex- députés Fpi qui sont allés en indépendants.

Dans les rangs du pouvoir Ouattara, on note également des surprises, notamment, Marcel Amon Tanoh, directeur de cabinet d'Alassane Dramane Ouattara, qui a été battu à Aboisso malgré tous les moyens colossaux dont il disposait. Si ces tendances se confirment, il est clair que le nouveau Parlement sera qui le réflète pas l'opinion ivoirienne dans sa diversité. Ce qui ne correspond en rien à celui annoncé par Ouattara comme un hémicycle démocratique et consensuel. Le parlement pourrait être composé à 90% d'élus du Rhdp. Rien de surprenant ! Avant le scrutin, le régime a fait un découpage que certains avaient qualifié d'arbitraire, parce que, octroyant plus de nouvelles circonscriptions au nord, le fief du Rdr. Dès lors, le Rdr partait aux élections avec une avance de plus de 74 postes de députés.

César Ebrokié


Source: NOTRE VOIE

lundi, 12 décembre 2011

LEGISLATIVES 2011: LE PDCI CRIE DEJA A LA FRAUDE!


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En dépit du faible taux de participation des électeurs au scrutin du 11 décembre, le Rassemblement des républicains (RDR) caracole en tête avec le plus grand nombre de députés selon les premiers résultats provisoires. Son allié, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), crie déjà à la fraude.

Le Rassemblement des républicains (RDR) est en passe de diriger l'hémicycle avec le nombre de sièges de députés remportés à l'issue du scrutin du 11 décembre. Tout le monde savait que la partie devait se jouer entre cette formation politique et le PDCI. Pour l'heure, le parti de Ouattara est loin devant celui de Henri Konan Bédié, deux alliés au sein du RHDP.

En attendant la proclamation définitive des résultats par la CEI, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire, crie à la fraude et accuse par ailleurs le RDR d'être responsable de nombreuses irrégularités dans certains bureaux de votes. «Nous nous sommes faits avoir par le RDR. A Abobo, malgré l'alliance qui nous lie, ce parti n'a pas hésité à faire des bourrages d'urnes dans certains quartiers. C'est le cas à Sagbé (derrière rails) où des bureaux de vote ont fermé à 20 heures au lieu de 17 heures 30, comme annoncé par la CEI», a déclaré un militant du PDCI rencontré ce dimanche tard dans la nuit à la CEI. D'autres informations en notre possession font état de ce que le RDR n'a pas fraudé seulement à Abobo.

Les militants du PDCI contestent également les résultats provisoires de Koumassi, Port-Bouet, Treichville, etc. qui donnent l'avantage au RDR. Des cas de fraudes et de bourrages d'urnes ont été décelés à l'intérieur du pays par les militants du PDCI qui ont joint koaci par téléphone ce lundi matin. «Les résultats sont truqués. Le RDR nous a roulé dans la farine. Il y a eu des fraudes massives dans certains quartiers de la ville de Bouaké, notamment à Sokoura, à Belleville et à Odiénékourani. Nous ne savons pas pourquoi, les responsables du PDCI peuvent continuer de collaborer avec un tel parti qui ne respecte pas ces engagements, » a indiqué un militant PDCI très en colère, avouant que des fraudes massives ont été enregistrées dans la plupart des bureaux de votes de la partie septentrionale de la Côte d'Ivoire, selon les informations qui lui parviennent de cette partie du pays.

En dépit de la défaite assurée du PDCI, ce parti a fait une percée notable dans le pays Attié, certainement à cause de la non participation du Front populaire ivoirien (FPI) aux législatives. Une percée qui s'est concrétisée dans des bureaux de votes quasiment vides selon nos investigations. Il convient de souligner, par ailleurs, que la nuit électorale organisée par la CEI a été un véritable échec.

La presse dans son entièreté a boycotté cette rencontre qui finalement n'a rien apporté à la poignée de journalistes qui fait le déplacement du siège de cette institution sis aux Deux-plateaux, notamment les agents de la RTI.



Wassimagnon, KOACI.COM ABIDJAN.

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

PARTICIPATION AUX LEGISLATIVES : LE REGIME OUATTARA SE PREPARE A PUBLIER DE FAUX CHIFFRES (FPI EN EXIL)

 


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Le 11 décembre 2011, les électeurs ivoiriens ont été appelés aux urnes pour les élections législatives de 2011. Le Front Populaire Ivoirien avait appelé au boycott de ces élections pour, protester contre le coup d'état de la France du 11 avril 2011 ayant installé au pouvoir le vaincu du deuxième tour des élections présidentielles, protester contre la déportation à la CPI du Président Légitime et légal de la Côte d'Ivoire et enfin pour dénoncer l'inexistence de conditions politiques, sécuritaires et techniques minimales pour la tenue d'une élection transparente, inclusive, consensuelle et véritablement démocratique en Côte d'Ivoire.

Au soir de ces élections, nous faisons le constat suivant :

1. Le taux de participation dans les différents bureaux de vote varie entre 5 et 20%.

2. Contre toute attente, la proclamation des résultats est suspendue et reportée.

3. Le pouvoir OUATTARA tente de minimiser sa défaite par anticipation en cherchant à atteindre le taux de participation des élections législatives de 2000.

4. Le mot d'ordre du boycott pacifique lancé par le FPI a été largement suivi par les ivoiriens et la presse étrangère s'en est fait l'écho tout au long de la journée électorale.

5. L'appel lancé par M. OUATTARA, toujours Président du RDR, parti en compétition, en dehors de la campagne électorale, le jour même des élections, appel manifestement illégal, est resté sans effet.

Pour rappel :

En 2000, le taux de participation aux élections présidentielles était de 37.4%. L'appel au boycott des élections législatives en 2000 par le RDR a eu peu d'effet sur le taux de participation qui a légèrement baissé d'environ 4 points, passant de 37.4% aux élections présidentielles à 33.1% aux élections législatives.

En 2010, le taux de participation aux élections présidentielles inclusives était de 81.1%. Si ces élections législatives avaient été acceptées par les ivoiriens, le taux de participation aurait certainement baissé dans les proportions similaires qu'en 2000, soit de 4 points et serait autour de 77% .

 

Au vu du constat et du rappel, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :

1. Le vrai vainqueur des élections présidentielles et législatives est le Président Laurent GBAGBO, son parti et ses alliés.

2. M. Alassane OUATTARA vient de subir une défaite cuisante aux législatives confirmant sa défaite aux élections présidentielles.

3. La suspension de la proclamation des résultats permettra assurément de transformer cette défaite  dans les urnes, en victoire pour la presse et l'opinion internationale en faisant annoncer de faux chiffres proches du taux de participation des législatives de 2000 par le même Youssouf BAKAYOKO et s'assurer de la certification de l'ONUCI, comme aux élections présidentielles de 2010.

 

Nous tenons à féliciter vivement la direction du FPI et ses alliés du CNRD, les militants et le peuple de Côte d'Ivoire qui viennent de désavouer pacifiquement et de manière très claire, le coup d'état de la France et le pouvoir ethno génocidaire qui sévit en Côte d'Ivoire depuis le 11 avril 2011.

Nous invitons les militants à rester mobilisés pour restaurer nécessairement la démocratie et l'Etat de droit dans notre pays.

Nous demandons la libération immédiate de Laurent Gbagbo, Président légitime et légal de la Côte d'Ivoire, et de tous les prisonniers politiques, pour une réconciliation inclusive autour de la démocratie et de l'Etat de droit.


Dr Assoa Adou

Président et porte parole de la coordination du Fpi en exil.

 

Source: NOUVEAU COURRIER.INFO

LEGISLATIVES IVOIRIENNES 2011: LE DESERT ELECTORAL

 

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Bureau de vote cherche électeurs à Bouaké. Impensable!

Ci-dessous, les dépêches de l'Agence ivoirienne de presse - pro-Ouattara, on ne nous accusera donc pas de traitement partisan -, témoins du désert électoral NATIONAL des législatives (jusque même dans les zones favorables au RDR et au PDCI) organisées par Alassane Ouattara (100% de représentants à la CEI, qui n'est donc plus du tout indépendante !). Le monde entier sait désormais où se trouve la majorité et qui a gagné la présidentielle de 2010 !

 

Législatives 2011 : Vote au compte-gouttes à Odienné

Date : 11/12/2011 | 14:07 - AIP

A l'exception des lieux de vote du Centre social et du Hall d'information où il y a eu une relative affluence, le scrutin à Odienné se fait au compte-gouttes, dans le calme et la sérénité, a constaté l'AIP en faisant le tour de certains lieux de vote. Une heure après l'ouverture du vote qui s'est faite entre 7h et 7 h 30, les bureaux n'avaient enregistré qu'une dizaine de votes, selon les agents électoraux interrogés. L'on explique cette faible affluence de la première heure par le froid assez rude de l'harmattan qui a dû maintenir les électeurs à la maison. Dimanche étant également le jour du marché hebdomadaire d'Odienné, les électeurs, notamment les femmes sont attelés à s'approvisionner en vivres pour la semaine.


Législatives 2011 : Taux de participation très faible à Issia

Date : 11/12/2011 | 19:27 - AIP

Les législatives dans le département d'Issia, auxquelles s'affrontent quatre listes sur 13 enregistrées au niveau de la commission électrale indépendante(Cei), à mi-journée, laissaient entrevoir un taux de participation assez faible, notamment en zone rurale. Dans les bureaux de vote de l'école municipale, l'on a enregistré, à cette mi-journée, 25 votants pour 700 inscrits et 89 votants pour 384 dans les deux premiers bureaux de vote. Idem en campagne. En effet, sur quatre villages visités, Ouandia, Korékipra, Pézoan, Mimia, l'on a dénombré 44 votants pour 2600 inscrits. Cette faible participation, explique-t-on, serait la résultante d'une vaste campagne effectuée par une certaine classe politique en faveur de l'abstention.


Scrutin timide à Korhogo, les électeurs se font désirer

Date : 11/12/2011 | 19:19 - AIP

Les populations ont voté leurs députés, ce dimanche, à Korhogo, dans le calme, avec une faible affluence devant les bureaux de vote, constat fait notamment aux groupes scolaires Gbon Coulibaly, Ouezzin Coulibaly, et au niveau des établissements Jean Delafosse, Nanguin et Nanlo Bamba.Leurs présidents des bureaux de vote ont fait remarquer de façon unanime qu'aucune file d'attente ne s'est constituée devant les différents bureaux de vote, depuis le début du scrutin, confirmant le taux de participation estimé à moins de 30% aux environs de 14H00 GMT. «Il y a une faible affluence, les électeurs viennent à compte- goutte », ont déclaré des agents électoraux qui attendaient patiemment les électeurs, qui se font désirer.


Scrutin législatif: Les bureaux de vote se ferment, la faible affluence confirmée à San Pedro

Date : 11/12/2011 | 19:17 - AIP

Les bureaux de vote pour les élections législatives ont fermé leurs portes, ce dimanche, à 18H précises, la faible affluence constatée, à la mi-journée, se confirmait à la fermeture du scrutin, avant le décompte des voix et la proclamation des résultats. Au lieu de vote Claire Ange, au quartier Lac, sur 304 inscrits sur les listings du bureau de vote (BV) n°2, seulement 41 se sont déplacés pour exprimer leur devoir de citoyen. Selon le président de ce bureau de vote, Félicien Krégbé Deza, sur les 41 votants, il y a eu 37 suffrages exprimés pour quatre bulletins nuls. Quatre candidats, du PDCI, de l'UDPCI, du RDR et un indépendant, briguent les deux postes de député à San Pedro commune.


Elections législatives /San-Pédro: Les lieux de vote demeurent désespérément vides à la mi-journée

Date : 11/12/2011 | 14:14 - AIP

Les lieux de vote pour le scrutin législatif demeurent désespérément vides, ce dimanche, à la mi-journée, à San Pedro, les bureaux de vote attendant indéfiniment les électeurs sans que ceux-ci ne s'y précipitent .La moyenne générale de votants dans chaque bureau de vote oscillerait, à la mi-journée, entre 20 et 40 votants, selon que l'on se trouve dans les quartiers résidentiels Lac et Cité ou au populeux quartier de Bardot ou encore au quartier JB, à la périphérie de la ville portuaire.Dans les lieux de vote Claire Ange au Lac et Poro à la Cité, les électeurs ne semblent pas se bousculer pour aller exprimer leur vote, aucune file d'attente n'était visible. Tableau à n'en pas réjouir, cela était inimaginable lors de la présidentielle passée.


Scrutin législatif : les bureaux de vote ouverts à 7h à San Pedro sans affluence

Date : 11/12/2011 | 10:07 - AIP

L'opération de vote pour les élections législative a effectivement débuté, dimanche, dans les différents bureaux de vote de la commune de San Pedro à 7h, mais contrairement à la présidentielle, l'affluence n'était pas encore au rendez-vous. "La moyenne de votants oscille autour de quatre électeurs", a déclaré, M. Christophe Dago superviseur du lieu de vote, Claire Ange, Dago, avec ses trois bureaux de vote qui ont ouvert à 7h précises comme le stipulent les textes, a-t-il ajouté. Selon lui, cette situation pourrait s'expliquer par le fait que c'est dimanche et que les gens se sont rendus dans les différents lieux de culte d'abord, avant de venir accomplir leur devoir de vote.


Côte d'Ivoire/législatives : la société civile peine à se déployer sur le terrain faute de moyens

Date : 11/12/2011 | 10:05 - Xinhua

Le président de la Coalition de la société civile pour la paix et le développement démocratique de Côte d'Ivoire (COSOPCI) Wodjo Fini Traoré a indiqué vendredi soir à Abidjan que la société civile ivoirienne a de la peine à se déployer sur le terrain relativement à l'observation du scrutin législatif faute de moyens. Selon M. Traoré qui intervenait lors d'une rencontre avec le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire Albert Koenders, l'insuffisance des ressources financières ne permet pas aux acteurs nationaux de la société civile d'envoyer un nombre conséquent de représentants dans les nombreux bureaux et lieux de vote durant ce scrutin "important".


Manifestation de soutien à Laurent Gbagbo devant la CPI à La Haye

Date : 11/12/2011 | 09:58 - AFP

Plusieurs centaines de partisans (là où il y en avait des milliers, Ndlr) de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l'humanité commis lors des violences post-électorales fin 2010-début 2011, étaient rassemblés samedi devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a constaté une journaliste de l'AFP."Nous sommes ici pour manifester notre soutien au président Gbagbo", a déclaré à l'AFP Seri Zokou, l'un des organisateurs du rassemblement, avocat à Bruxelles et membre de l'équipe de défense de l'ex-chef d'Etat.Les manifestants, venus principalement de France, étaient rassemblés autour d'un podium installé dans la rue longeant la CPI où la circulation avait été coupée par la police néerlandaise.

SORTIE TRES CAUSTIQUE DE CALIXTHE BEYALA AU SUJET DU TRANSFEREMENT DE LAURENT GBAGBO A LA HAYE



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Aïe, aïe, aïe!!! Elle n'y est pas allée du dos de la cuillère! Très caustique, trop caustique mais pas du tout faux.

 

Mais qui donc conseille si mal Ouattara ? Quel imbécile, quel idiot, quel sot lui a demandé d'envoyer Laurent Gbagbo à la CPI ?

L'autre nom de l'erreur est l'aveuglement provoqué par la haine ; oui la haine qui nous fait faire n'importe quoi d'insensé, n'importe quoi de fou, de débile, de stupide. Oui du grand n'importe quoi qui fait sourire les fous eux-mêmes.

C'est ainsi que l'on peut qualifier Ouattara aujourd'hui, sans l'ombre d'un doute. Un insensé. Un malade mental. Un déglingué de la cervelle, car il faut cumuler toutes ces tares pour avoir un comportement tel que celui de cet homme qui veut conduire la destinée du peuple ivoirien.

En voulant se débarrasser de LG, en s'acharnant à le faire oublier, à le bannir, Ouattara a cru qu'en l'envoyant devant la CPI, cet acte le libèrerait de son rival politique et peut-être le grandirait, mais aux yeux de qui ? Pensait-il que ce faisant, les Ivoiriens l'aimeraient ? Que le monde entier l'applaudirait ?

Tout au contraire ! Que c'est cocasse ! Que c'est drôle si ce n'était point si triste ! Ouattara est devenu la risée de l'univers. Il est sans nul doute, l'homme politique le plus stupide que terre humaine ait connu ! Quelle imbécillité que de donner une telle visibilité à son adversaire ? Quelle ânerie que de lui offrir sur un plateau d'argent une telle tribune.

Eh, oui !

Voila LG en Emile ZOLA accusant à juste titre la France ! Voilà LG en grand dénonciateur des manigances mortifères de la France Afrique ! Voila LG en justiticant hurlant aux vents les meurtres de Ouattara et tout le monde l'écoute... et tous reconnaissent qu'il a raison... Il y a de quoi avoir honte. Oui, il y a de quoi avoir honte pour ses adversaires.

Eh oui !

Voilà LG en grand défenseur du continent Africain, tout debout seul devant une horde de sauvages, d'hommes malhonnêtes, d'esclavagistes ! Et l'Ivoirien accuse au nom de la Côte d'Ivoire, sa CI natale et aimée ! Et l'Ivoirien accuse au nom de l'Afrique spoliée ! Il Accuse au nom des peuples d'Afrique piétinés et écrasés ! Oui, LG accuse au nom du passé, du présent est de l'avenir.

Je ne voulais pas de cette injustice dont il a été victime... Mais aujourd'hui, force est de constater qu'il est de ces hommes faits pour l'Histoire et dont leur propre destin ne leur appartienne pas, que Laurent Gbagbo bâtit l'Histoire, qu'il fait l'avenir sans l'avoir voulu, car il en est ainsi de certains d'entre nous qui, malgré eux, sont des agneaux sacrificiels pour que le devenir des peuples change... et peut-être s'améliore.

Je puis affirmer que dans un futur proche, le nom de Laurent Gbagbo s'affichera sur les frontons des écoles, des gymnases, des salles de classes... Que ce nom de l'histoire africaine sera le nom des rues, des avenues, des bâtisses prestigieuses du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest du Continent Africain. Quant au nom de Ouattara, il fera sursauter les futurs générations d'horreurs, soulèvera des hoquets nauséeux. Quelle idée stupide ! Oui, mais il n'y avait rien de bon à attendre d'un humain qui a appelé des étrangers à tuer son peuple, des milliers d'Ivoiriens pour s'emparer du pouvoir.

 

Calixte Beyala, écrivaine franco-camerounaise.

dimanche, 11 décembre 2011

LEGISLATIVES: VERS UN TAUX D'ABSTENTION RECORD DE 87%


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Législatives 2011. Sur les ondes de la RTI, Alassane Ouattara en personne a appelé les populations à sortir massivement pour aller voter, en qualifiant ce scrutin d'essentiel. Cet appel n'a pas été entendu - loin s'en faut. Les Ivoiriens sont restés enfermés chez eux et pour cause.

Les ONG qui ont travaillé dans la plus grande discrétion sur ce scrutin dit « essentiel » ont situé le record d'abstention à environ 87% : « On ne peut pas parler de taux de participation. On ne peut que parler de taux d'abstention », disait un observateur.

Finalement, l'on a assisté à un remake du référendum de 2000. Alassane Ouattara avait appelé les populations à rester chez elles. 13% l'ont écouté. 87% environ ont voté la constitution d'Août 2000.

En 2011, le même Alassane Ouattara appelle les ivoiriens à sortir massivement pour prendre part à des législatives « essentielles ». 87% environ sont restés enfermés chez eux contre seulement 13% de participants.

Abidjan ressemble vraiment à une ville morte, ce dimanche 11 décembre. L'ombre de la déportation de Laurent Gbagbo plane sur les élections...

On attend maintenant minuit pour voir ce que vont nous annoncer les truands de la CEI et de l'ONUCI !


Source: Facebook Mélanie Debrest