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mercredi, 14 septembre 2011

COMMENT L'ARGENT DES IVOIRIENS A SERVI A FINANCER UNE GUERRE CONTRE EUX

 

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La guerre contre Laurent Gbagbo visant à le déloger de la présidence ivoirienne a coûté 400 milliards. Elle a été entièrement financée par des bons du trésor ivoirien qui a bénéficié de la complicité de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest pour tromper le marché financier. Aujourd'hui, Ouattara a du mal à rembourser.


Au soir du 11 avril, lorsque le monde entier apprend l'arrestation de Laurent Gbagbo, personne n'a idée de l'identité de celui qui a financé cette gigantesque opération au cours de laquelle 800 tonnes de bombes ont été larguées sur la résidence du président ivoirien, une centaine de chars français ont été mis à contribution pour enfoncer la défense autour de la résidence de Laurent Gbagbo, des avions MI 24 de l'ONUCI pour assurer la maîtrise des airs, des hélicoptères Gazelle et des Puma de la force Licorne dont un millier de soldats avaient débarqué de France des jours plus tôt, pour bombarder les camps militaires et les neutraliser, mais aussi toute l'industrie de corruption qu'il a fallu monter pour débaucher les officiers et forcer les allégeances...Or ni les Français, ni les Américains, encore moins les Africains n'ont aidé au financement de cette guerre. Bien que quelques légendes aient couru çà et là, c'est bien  sur le marché financier et donc aux banques que nous devons le financement de cette guerre qui a détruit des milliers de vies en Côte d'Ivoire.

Alors qu'ils étaient encore au Golfe, nos maîtres d'aujourd'hui vont lancer sur le marché financier des bons du trésor. A dire vrai, de faux bons du trésor. Car le gouvernement de Côte d'Ivoire où siégeait Charles Koffi Diby avait engagé cette procédure qui permet à tous les Etats de rechercher de l'argent auprès des structures bancaires et de faire face, généralement aux derniers mois de salaires des fonctionnaires. Ces bons sont garantis par la BCEAO qui veille à ce que ces dettes soient ensuite remboursées à échéance. La Côte d'Ivoire légale avait donc ses bons du trésor en cours. Ce qui ne lui permettait plus d'en engager d'autres. En effet, le gouvernement de Gbagbo devait encore 300 milliards lorsque les banques ont été fermées. Par manque d'interlocuteur, ces dettes n'ont pu être entièrement remboursées.

Mais avec la complicité de la BCEAO qui considérait alors Alassane Ouattara comme le seul gouvernement légitime de Côte d'Ivoire, Charles Koffi Diby va mettre sur le marché de nouveaux bons aussitôt garantis par la BCEAO. L'opération rapporte 400 milliards aux émetteurs. Avec ce pactole, Alassane Ouattara et ses amis vont ensuite financer les voyages à l'extérieur, les missions des « ministres » dans les pays européens notamment, mettre toute la stratégie de communication en place, louer à l'ONU et à la France leurs avions, leurs soldats... Bref, financer la guerre contre Gbagbo.

Malheureusement la victoire est aujourd'hui loin et il faut rembourser. Car contrairement à ce qui avait été promis, Ouattara n'arrive pas à faire venir en Côte d'Ivoire les milliards qu'il avait annoncés et les caisses de l'Etat sont désespérément vides. Les 132 milliards de l'Agence Française de Développement ( AFD ) pour lesquels le gouvernement a fait des gorges chaudes ciblent les dépenses auxquelles l'Etat ne peut déroger : les deux mois de salaires consentis, les six milliards pour l'assainissement (nous y reviendrons), remboursement intégral des entreprises françaises pillées et  80 milliards que l'Etat espérait maintenant mais pour lesquels la France exige la tenue des législatives en Côte d'Ivoire. Or les échéances arrivent à grande vitesse. Le mois de décembre est en effet ce mois-là. L'Etat doit donc désormais 700 milliards à rembourser en décembre dans un contexte de morosité et où les ressources intérieures se raréfient à cause des difficultés de tous ordres dont celles liées au recouvrement des taxes dans les zones CNO.

Lors des discussions avec la mission conjointe du FMI et de la Banque mondiale, le gouvernement a proposé la stratégie du revolving pour se débarrasser, du moins sur le papier, de cette dette. Dans ce cas de figure, l'Etat s'entendrait avec les banques qui feraient comme si elles ont été payées. La BCEAO qui est dans le complot paierait alors la compensation pour sauver l'honneur de notre pays. Le problème est que la manœuvre ne semble pas du goût de ceux qui sont venus en Côte d'Ivoire. Cela dit, ce ne sont que des techniciens. Les décideurs sont à New-York, notamment au sein du conseil d'Administration des deux banques.

C'est donc pour cette raison que le chef de l'Etat a repris l'avion pour la France. Sans doute espère-t-il un lobbying des autorités françaises à qui il doit déjà sa présidence. En tout cas, la délégation du ministère de l'économie et des finances composée des fonctionnaires du ministère du trésor public et ceux du budget se rendra aux Etats-Unis juste après la réunion avec la mission conjointe FMI et Banque Mondiale qui se déroule actuellement à Abidjan. L'objectif est de négocier une autre échéance, juste pour permettre au gouvernement de celui pour qui l'argent n'est pas un problème d'avoir un peu de répit.

 

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 61 du lundi 12 septembre 2011.

mardi, 13 septembre 2011

A LIRE ABSOLUMENT ET DE TOUTE URGENCE: L'ETAT SPIRITUEL DE L'EGLISE, LA CRISE IVOIRIENNE ET SON ISSUE FINALE

 

LA BIBLE 2.jpg

"Je vous salue, chers frères et soeurs en CHRIST! Je voudrais, par la grâce de DIEU partager avec vous une série de révélations que le SEIGNEUR JESUS-CHRIST m'a données sur l'état spirituel de son Eglise en Côte d'Ivoire, sur la crise ivoirienne et son issue finale qui est pour très bientôt". Ainsi commence la prophétie que je vous invite à lire, ce jour, et qui va vous pétrifier.

Une révélation de 15 pages qui m'a été envoyée par un inconnu, très proche de celle du Pasteur DALI Claude et reçue en AVRIL 2004 (tout comme celle du Pasteur DALI), qui vous laissera sans voix devant la précision et l'exactitude de ses prédictions dont une bonne partie s'est déjà accomplie et dont la suite prévue pour les prochains jours est une terrifiante interpellation A CHAQUE IVOIRIEN.

Loin de moi l'idée de faire du sensationnel et de vous embarquer dans une aventure foireuse. Le sujet m'a l'air extrêmement grave et sérieux!

 

Pour lire la prophétie en document PDF, cliquer sur:



REVELATION 2004

 

 

DINDE Fernand AGBO

mardi, 06 septembre 2011

LES VERITES DE DAMANA PICKAS SUR LA TRINITE FRANCE-ONU-REBELLES



DAMANA PICKAS 3.jpg

"...parce que Laurent Gbagbo est en prison, toute la Côte d'Ivoire est en prison. Y compris Ouattara et Sarkozy..."

Ex-numéro 3 de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci) de 1995 à 1998 sous Soro Guillaume, ancien responsable de la Jeunesse du Front populaire ivoirien (FPI, 1998-2001), Damana Adia Pickas est doctorant en droit. Revenu de France, pendant la crise née de la rébellion du 19 septembre 2002, où il poursuivait ses études, il a été nommé, par décret, administrateur civil. Et a servi à la Direction de la décentralisation et du développement local. C'est étant là-bas que feu Désiré Tagro l'a choisi, en 2010, pour représenter le ministère de l'Intérieur à la Commission électorale indépendante (CEI). Et puis arrive la proclamation des résultats du second tour de la présidentielle... Le monde entier voit Damana Pickas empêcher Bamba Yacouba de lire certains résultats qu'il juge non consensuels. La crise post-électorale venait ainsi d'éclater jusqu'à la chute, le 11 Avril 2011, de Laurent Gbagbo, son leader. Depuis, l'homme s'est muré dans le silence. Pour nos lecteurs, nous avons pu l'avoir. Et il a accepté de nous parler. Via internet. Interview exclusive!

Où vous vous trouvez actuellement?

Merci, nous voudrions d'abord remercier l'Eternel des armées qui a préservé notre vie, parce que ce n'était pas évident que nous soyons en vie. Ce qui malheureusement n'a pas été le cas pour beaucoup d'Ivoiriens devant la mémoire de qui nous nous inclinons. Cher ami, nous revenons d'un très grand traumatisme. Permettez-moi donc de saluer tous les Ivoiriens et tous les habitants de la Côte d'Ivoire qui ont souffert ou qui continuent de souffrir dans leurs chairs. De même que toutes ces personnes illustres ou anonymes détenues dans des conditions inhumaines çà et là. Notamment le Président de la République Laurent Gbagbo et son épouse la Députée Simone Ehivet, le Premier ministre Aké N'Gbo et certains membres de son gouvernement, le Premier ministre Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien et certains de ses camarades aussi bien du FPI comme de LMP, nous leur adressons des mots de réconfort et de courage. Aux nombreux Ivoiriens contraints de vivre en exil dans des conditions difficiles, nous leur demandons de rester sereins et dignes dans leurs souffrances et de regarder l'horizon avec espoir. A tous les Ivoiriens de la diaspora, nous portons nos félicitations pour le sens du combat et l'intérêt qu'ils portent à la mère patrie. Et à tous leurs concitoyens, nous les encourageons à continuer le combat. A nos héroïques FDS, nous leur exprimons notre admiration et notre fierté pour leur détermination, leur bravoure et leur sens de la responsabilité. Pour revenir à votre question, sachez que le lieu où je me trouve n'a aucun intérêt. Je n'ai pas une position stable, je suis en Afrique. Mais le plus important, c'est d'être en vie et je me porte bien.

Comment avez-vous quitté Abidjan?

C'est par la grâce de Dieu.

Pourquoi ce long silence depuis que vous avez quitté Abidjan ?

Oh ! Nous avons dit d'entrée de jeu que les Ivoiriens ont subi un très grand traumatisme et donc il nous fallait nous imposer ce silence pour rentrer dans une phase introspective pour comprendre exactement ce qui est arrivé à notre pays. Pourquoi une telle violence s'est-elle abattue sur des responsables aussi bien politiques que sur le citoyen lambda ? En un mot, pourquoi une telle violence s'est-elle abattue sur la Côte d'Ivoire ? Pourquoi un tel acharnement de la communauté dite internationale, en particulier la France, sur notre très chère patrie ? Pourquoi tant de traîtrise et de lâcheté autour du Président Laurent Gbagbo ? Pourquoi dans des quartiers, certains Ivoiriens se sont réjouis du malheur d'autres Ivoiriens, au point d'indiquer leur domicile pour qu'ils soient tués ou pillés ? Après avoir longuement médité sur ces questions, nous pensons avoir trouvé des ébauches de réponses qui nous serviront pour l'avenir.

Comment réagissez-vous à certains écrits qui vous citent comme faisant partie de ceux qui veulent faire un coup d'État contre le régime d'Abidjan?

Ils ne sont pas sérieux.

On vous a vu, des jours avant la chute de Gbagbo, mobiliser les populations à résister. Malgré cela, il est parti. Avez-vous l'impression d'avoir échoué ?

Qu'est-ce que vous appelez échec ?

Le départ de Laurent Gbagbo du pouvoir, malgré votre appel à la mobilisation

Non, ce n'est pas un échec. Le sens de notre appel s'inscrit dans le combat que nous avons toujours mené. Vous savez, nous étions arrivés à une confrontation armée directe avec la coalition rebelle. L'heure du combat décisif avait sonné et il fallait donc assumer cette responsabilité qui était la nôtre. Notre stratégie de résistance depuis le 19 Septembre 2002, a toujours reposé sur trois piliers. A savoir : le chef, c'est-à-dire le président Laurent Gbagbo, l'armée et le peuple. Si le chef est resté digne et a donc pleinement joué son rôle jusqu'au bout, cela n'a pas été le cas pour les deux autres piliers que sont l'armée et le peuple où de graves défaillances ont été constatées. Il fallait donc vite réagir pour remettre de l'ordre. Ce qui restait de notre Armée, s'est aussitôt réorganisée autour du colonel Major Konan Boniface qui faisait, dès lors, office de chef d'état-major des armées. Au niveau du peuple, nous avons aussi dû nous réorganiser pour mener à bien la mobilisation. Et vous avez constaté que notre appel à la mobilisation et à la résistance a été massivement suivi par la population malgré la violence inouïe et les tueries dans les quartiers. Les deux ponts étaient bondés de monde, et plusieurs sites stratégiques étaient occupés par la population dont la résidence du Chef de l'État. Cette réorganisation nous a permis de mettre en déroute la coalition rebelle (Onuci-Licorne-FRCI) malgré l'important soutien aérien dont elle disposait. C'est dans cette dynamique que nous étions lorsque, le dimanche 10 avril, le président Laurent Gbagbo, chef suprême des Armées a ordonné aux FDS, pour des raisons qui lui sont propres, la cessation des combats. C'est suite à cela, qu'il a été arrêté sans résistance aucune, le lendemain lundi 11 avril, par l'Armée française.

Vous étiez à la résidence de Laurent Gbagbo pendant les bombardements. Qu'est-ce qui s'est réellement passé et qu'elle était l'ambiance là-bas?

C'est un très mauvais souvenir. On était dans une ambiance de guerre et la résidence était la cible privilégiée des Français. Pendant plusieurs jours, ils y ont balancé des obus de gros calibre depuis leurs hélicoptères au point où à un certain moment on a cru que la résidence allait s'écrouler sur nous et nous tuer tous. Mais malgré cet état de fait, nous sommes restés debout. Plusieurs images se bousculent encore dans ma tête. Il y a l'image des petits-enfants du président, âgés d'environ 2 à 6 ans, qui trouvaient l'occasion, entre deux bombardements, de s'amuser. C'était très émouvant. Nous voyons l'image d'un Aboudramane Sangaré, fidèle parmi les fidèles, placide, imperturbable à toute émotion, serein, assis près d'une fenêtre en train de lire. L'image d'un Sidiki Bakaba, tout aussi fidèle, avec sa caméra en train d'immortaliser ces moments. Il sera par la suite touché par des éclats d'obus. Gisant peu après dans une mare de sang. L'image d'un Tagro, jovial, qui était au four et au moulin, paix à son âme. L'image d'une Simone Ehivet, resplendissante de courage et de détermination et toujours plongée dans la prière. L'image d'un Konaté Navigué et d'un Alcide Djédjé, sereins et s'activant sur le front diplomatique. L'image du porte-parole de l'armée, Hilaire Gohourou, lâchement assassiné par un sniper français posté depuis la résidence de leur ambassadeur. L'image du colonel Major Ahouman Nathanaël, paix à son âme, du Commandant Dua, du Commandant Séka Anselme, de Maître Bahi Patrice, du Docteur Blé, de Kuyo Téa Narcisse, de Koné Boubakar et de toute la garde du président Gbagbo qui ont fait preuve de loyauté et de fidélité exemplaires, nous leur rendons un hommage mérité. Ce sont des hommes d'honneur. L'image de tous ces valeureux jeunes patriotes, dont beaucoup ont perdu la vie ou garderont à jamais, des séquelles indélébiles. Il y a aussi tous ces FDS qui, entre deux bombardements, repoussaient la coalition rebelle qui tentait des incursions au sol.

Avez-vous les preuves, quand vous accusez un sniper français d'avoir « lâchement assassiné » le colonel Hilaire Gohourou ?

Je suis formel sur mes accusations. Je sais que ce sont des snipers français, embusqués au domicile de l'ambassadeur de France, qui ont abattu lâchement ce vaillant soldat des Fanci, juste au portail de la résidence du président de la République alors que nous n'étions pas en guerre contre la France. Ces tueurs embusqués, dissimulés un peu partout chez l'ambassadeur de France, avaient pour réelle mission d'abattre le président de la République en exercice, SEM. Laurent Gbagbo, au cas où celui-ci venait à sortir de sa résidence qui est proche de celle de l'ambassadeur de France. C'est pourquoi d'ailleurs, le Groupement de la sécurité présidentielle (GSPR) nous avait imposé le port des gilets pare-balles. Réduisant ainsi nos mouvements dans la cour de la résidence, parce que nous étions aussi leurs cibles.

Vous arrivait-il souvent d'avoir des contacts avec Laurent Gbagbo pendant ces bombardements ? Si oui, quel était son état d'esprit ?

Bien évidemment, il nous arrivait d'avoir des échanges avec le Président pendant ces événements extrêmement graves. Nous avons pu nous rendre compte d'une autre dimension, de sa force de caractère et de sa conviction. Ce monsieur est un homme de grande stature morale. Pendant l'une de nos conversations, il nous a dit ceci : « Si je résiste, c'est pour vous. J'aurais pu démissionner, mais cela serait catastrophique pour la Côte d'Ivoire et pour votre génération ». Risquer sa vie pour ses concitoyens et pour son pays, n'est pas donné à tout le monde. C'est un homme politique de dimension mondiale que nous ne regrettons pas d'avoir côtoyé. Nous continuerons à toujours le soutenir.

Au moment de son arrestation, étiez-vous encore à la résidence présidentielle? Si oui, qui l'a arrêté ? C'étaient les soldats français ou les FRCI ? Et pourquoi n'avez-vous pas été arrêté aussi?

Nous sommes restés à la résidence jusqu'au dimanche 10 avril 2011. Ce qui nous a permis de vivre tous les événements qui s'y sont déroulés. Notamment les bombardements ainsi que l'ambiance. Sachez que toute la journée de ce dimanche, la résidence a été l'objet de bombardements intenses jusqu'à 19 h où, profitant d'un moment d'accalmie, nous sommes sortis porter assistance à des patriotes blessés à Blockhaus. C'est pendant que nous nous trouvions à Blockhaus, que les bombardements ont repris. Ce qui nous a empêchés de revenir à la résidence du chef de l'État. Ceux-ci n'ont plus cessé jusqu'à l'arrestation du président, le lendemain lundi 11 avril 2011 aux environs de 11h. Depuis blockhaus, nous voyions au moins 7 hélicoptères de combat, bombardant la résidence du président. Nous avons aussi vu, à partir de notre position, une colonne de chars français se dirigeant vers la résidence. Ce sont ces soldats français qui, après avoir encerclé le périmètre avec leurs chars, ont procédé à l'arrestation du président avant de le livrer aux FRCI.

N'avez-vous pas fui Laurent Gbagbo pour ne pas être arrêté?

Avec tout ce que je viens de vous expliquer, vous avez encore le courage de me demander si j'ai fui ? Non, je n'ai pas fui, Damana Pickas n'est pas un fuyard et toute la Côte d'Ivoire le sait.

Aujourd'hui, avec tout ce qui s'est passé, pensez-vous avoir bien fait en empêchant, à la CEI, Bamba Yacouba de donner certains résultats?

Vous faites bien de me poser cette question, car elle me permet d'expliquer, une fois de plus, le rôle essentiel de la CEI dans le processus électoral. La CEI est un organe qui avait en charge de conduire les élections jusqu'à la proclamation des résultats provisoires. Non seulement, elle devait être indépendante mais elle devait être aussi impartiale. C'est pourquoi, nous nous sommes donné un mode de travail précis. Et c'est ce mode de travail qui a prévalu depuis l'établissement des listes électorales jusqu'au premier tour des élections présidentielles. Ce mode est le consensus qui était destiné à amortir le déséquilibre de la représentativité des différentes parties. On me fait le procès d'avoir empêché la proclamation des résultats du second tour des élections présidentielles, ce qui n'est pas exact ! Que s'est-il passé ? Bamba Yacouba a voulu proclamer des résultats non consensuels. Ce qui était contraire à notre mode de travail. Ce n'était donc pas les résultats provisoires de la CEI que venait proclamer Bamba Yacouba. Donc Damana Pickas n'a jamais empêché la proclamation des résultats des élections présidentielles. Puisque la CEI n'avait pas ces résultats. Il y avait en réalité un réseau parallèle et frauduleux de proclamation de résultats avec pour tête de pont, Bamba Yacouba. C'est ce réseau que j'ai démantelé. Vous remarquerez que Bamba Yacouba est le seul commissaire, excepté le président Youssouf Bakayoko, à avoir été décoré par le Chef de l'État, M. Ouattara. Pourquoi lui et pas aussi les autres ? Vous comprendrez que c'est juste pour le récompenser pour la mission qui lui a été confiée.

Vous ne pensez pas que votre geste, vu de tout le monde, a joué contre Laurent Gbagbo?

Non, pas du tout ! Ce geste a plutôt permis de mettre à nu ce coup d'État électoral. Il a déstabilisé complètement le plan des rebelles. Ce qui les a amenés à commettre beaucoup d'erreurs comme celle qui a consisté, pour le président Bakayoko, à aller au Golf Hôtel pour proclamer des chiffres imaginaires.

Et si c'était à refaire, allez-vous faire la même chose?

Oh! Oui, oui, oui ! Et en plus, si je savais que Bakayoko partait au Golf Hôtel, je l'aurais empêché de s'y rendre.

Comment réagissez-vous à votre remplacement à la CEI par Amani Ipou Félicien, pour le compte du ministère de l'Intérieur?

Tout ceci est illégal. La Commission électorale indépendante dans sa composition issue des accords de Pretoria, était chargée d'organiser toutes les élections générales en Côte d'Ivoire. Pas seulement les présidentielles, mais aussi les législatives, les municipales, les conseils généraux. En remaniant la CEI juste après les élections présidentielles, M. Ouattara viole l'esprit et la lettre de Pretoria. Cette CEI monocolore n'est pas crédible et ne peut garantir à la Côte d'Ivoire, des élections équitables, justes et transparentes. Sinon franchement, dites-moi ce que cherchent encore le MJP, le MPIGO, le MPCI dans la CEI quand ils disent avoir unifié l'armée en créant leur FRCI ? C'est la preuve que ce pouvoir ne veut pas de la décrispation, de la transparence du jeu, car il sait que sur ce terrain, il sera battu. Ce régime veut masquer sa minorité populaire en caporalisant la CEI. Les Ivoiriens ne doivent donc pas se méprendre sur le caractère de ce régime qui veut monopoliser la scène politique. Mais il nous trouvera sur son chemin. Car la CEI est une conquête de la lutte démocratique du peuple de la Côte d'Ivoire.

Que pensez-vous de la décision du Conseil constitutionnel qui a finalement proclamé Alassane Ouattara, président de la République?

D'un point de vue strictement juridique, nous savons tous que les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours et sont irrévocables. Elles ne peuvent donc pas changer en fonction du temps. Ce qui rend donc nul, quelles que soient les motivations qui l'ont fondé, l'arrêt du Conseil constitutionnel proclamant M. Ouattara, président. Car le droit, une fois dit par le Conseil Constitutionnel, ne peut plus être dédit. Et ce n'est pas cette investiture folklorique, arrachée par la terreur à un Yao N'dré complètement tétanisé, qui changera les choses.

Comment jugez-vous les premiers mois de la gouvernance Ouattara?

Ces premiers mois de gestion du Chef de l'État Ouattara sont caractérisés par une absence totale de gouvernance, il n'y a pas d'État. Au plan sécuritaire, les commissariats et les brigades de gendarmerie n'existent plus. Ce sont les braquages, les exécutions sommaires, les attaques de domiciles, les meurtres qui sont le quotidien des Ivoiriens. A la nuit tombée, c'est l'incertitude. Abidjan est devenue un far-West où les bandes armées se tirent dessus à tout bout de champ. Un tel climat d'insécurité généralisée, n'est pas favorable aux investissements. Les quelques rares entreprises qui n'ont pas été pillées sont contraintes de fermer. Le Chef de l'État, M. Ouattara, est en train d'anéantir le travail phénoménal de réduction de la dette accompli par Laurent Gbagbo en procédant à un surendettement de la Côte d'Ivoire. Au plan social, ce sont les licenciements abusifs, la destruction systématique et sans contrepartie des petits commerces qui représentent les moyens de subsistance du petit peuple. Au plan politique, c'est le musellement de l'opposition et de la presse (j'en profite pour demander la libération d'Hermann Aboa et de Serges Boguhé), l'absence de l'État de droit avec la dissolution de l'Assemblée nationale, les violations des libertés fondamentales, la justice à deux vitesses, etc.

Le président Ouattara peut-il réussir, selon vous, sa mission de réconciliation?

Il n'y a pas de volonté de réconciliation de M. Ouattara. Car, depuis qu'il est à la tête de la Côte d'Ivoire, il n'a posé aucun acte traduisant de façon claire son intention de réconcilier et d'unir les Ivoiriens. Bien au contraire, il pense que la solution aux différentes contradictions est d'emprisonner tous ceux qui ne pensent pas comme lui.

Et M. Banny, à qui la mission a été donnée de réconcilier les Ivoiriens, peut-il réussir ?

Non ! Car M. Ouattara n'a pas cette volonté de réconciliation de sorte que M. Banny n'aura pas les mains libres pour travailler. Encore que M. Banny lui-même doit faire preuve de beaucoup d'humilité, d'impartialité. Car il est lui-même un acteur majeur de la crise ivoirienne et en plus, il a déjà posé des actes qui ne militent pas en sa faveur. Notamment, la catégorisation des victimes.

Quelles sont les conditions de la réconciliation, pour vous ?

D'abord, sachez et comprenez qu'il ne peut y avoir de réconciliation véritable en Côte d'Ivoire sans Laurent Gbagbo. Tant que le président Gbagbo est en prison, il ne peut y avoir de réconciliation. C'est un préalable. Ensuite, il faudra que la réconciliation puisse situer tous ceux qui sont encore sceptiques sur les résultats des élections présidentielles. Qui a gagné les élections présidentielles et qui est donc le vrai président de la République de la Côte d'Ivoire? M. Banny doit, dans sa mission, répondre à cette préoccupation majeure qui a déclenché la crise post-électorale et le coup de force de la France. Si on répond clairement et objectivement à cette question, vous verrez que beaucoup de questions vont se résoudre d'elles-mêmes. Il ne doit y avoir aucun doute sur celui que nous avons choisi pour diriger notre pays. C'est bien pour M. Ouattara et je souhaiterais vivement qu'il permette à M. Banny d'ouvrir ce débat, librement. Par ailleurs, cette réconciliation ne doit pas consister à mettre ensemble deux petits Dioula, deux petits Bété, deux petits Baoulé et les faire danser ensemble sur la place publique pour dire que la Côte d'Ivoire est réconciliée. Il ne s'agit pas non plus de superposer des rencontres région par région et en faire une synthèse. Il s'agit surtout d'identifier la question fondamentale qui a entraîné toute cette crise qualifiée à tort, de crise post-électorale. A mon sens, il s'agit de la question de la souveraineté, de la compréhension de la notion de souveraineté qui signifie le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, tel que proclamé par les instruments internationaux. Notamment la charte des Nations unies, le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, le pacte international des droits civils et politiques qui énoncent le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de leurs richesses nationales. Avons-nous la même approche de cette notion avec la France et la communauté dite internationale ? Nous pensons que non. C'est pourquoi nous croyons que la réconciliation doit réunir trois acteurs fondamentaux : la France qui représenterait, à l'occasion, la communauté dite internationale, et les deux parties ivoiriennes. C'est-à-dire LMP, souverainiste et le RHDP, colonialiste, afin que nous puissions nous entendre sur la notion d'indépendance d'un État et son application en Côte d'Ivoire.

Quels commentaires faites-vous du retour d'exil de certains officiers ?

Pas de commentaires particuliers. Ce sont des militaires qui ont décidé de rentrer, ils sont rentrés.

Êtes-vous en contact avec Gbagbo, Simone, Affi, Blé Goudé... ?

Non, leurs conditions de détention ne me permettent pas de rentrer en contact avec eux.

Comment réagissez-vous au départ de Koulibaly Mamadou du FPI ?

Koulibaly Mamadou est un aîné pour qui nous avons beaucoup de respect, mais qui a décidé de quitter le parti à un moment crucial. Nous en avons pris acte, mais le FPI est un grand parti qui dispose encore de personnes ressources, de personnes de grande valeur qui peuvent relever les défis présents et futurs.

Êtes-vous d'avis avec Koulibaly Mamadou, quand il déclare, dans un journal béninois, parlant du FPI, qu'« on aurait pu continuer notre lancée comme un grand parti, si le tribalisme n'était pas venu gangréner le FPI au point de perdre le président Gbagbo qui s'est laissé emprisonner par un clan tribal » et quand il dit aussi que Gbagbo a perdu les élections?

Koulibaly Mamadou n'est plus du FPI. Ce qu'il dit ne m'intéresse plus. En plus, nous ne réglons pas nos contradictions sur la place publique. C'est ainsi que le FPI nous a éduqués.

Laurent Gbagbo est-il politiquement fini ?

Laurent Gbagbo ne peut plus finir, car il est un esprit qui est en chacun de nous. Il est rentré dans l'histoire de la Côte d'Ivoire, de l'Afrique parce que son combat, dès à présent, transcende toutes les générations à venir. Ouattara et ses parrains ne détiennent momentanément que l'enveloppe charnelle qui renferme cet esprit. Qu'ils sachent qu'en chaque Ivoirien digne, je dirais même plus, qu'en chaque Africain digne, vibre du Laurent Gbagbo. Physiquement, mentalement et intellectuellement. A travers sa dernière sortie lors de la célébration de l'indépendance, Laurent Gbagbo nous a démontré qu'il demeure un acteur incontournable de la scène politique ivoirienne. Et puis, parce qu'il est en prison, toute la Côte d'Ivoire est en prison. Y compris Ouattara et Sarkozy.

Quels commentaires faites-vous de l'inculpation de Laurent Gbagbo et de son épouse?

Elle n'a aucune base juridique. Le président Laurent Gbagbo, en raison de son statut, n'est justiciable que devant la Haute cour de justice et non devant les juridictions de droit commun. Quant à son épouse, elle est parlementaire et son immunité n'ayant pas été levée, elle ne peut faire l'objet d'aucune poursuite judiciaire.

Comment réagissez-vous à la menace du président Alassane Ouattara d'envoyer Laurent Gbagbo au TPI ?

Ce qui me gêne, ce n'est pas le fait d'accuser le président Laurent Gbagbo de crime de sang ou de crime économique. Car l'homme que nous connaissons tous, ne peut pas être coupable de meurtres, d'assassinats, de détournements de fonds ou de vol. Mais plutôt que le TPI n'est pas une juridiction impartiale et crédible. C'est un instrument de domination des plus forts. Pour nous, il n'y a donc pas de suspense, car leur justice va condamner Laurent Gbagbo et son épouse, les placer au poteau et les exécuter. Telle est la volonté des dirigeants de ce monde. Notamment, Nicolas Sarkozy et Barack Obama. Mais après Laurent Gbagbo, ce sera au tour de tous ces jeunes gens qu'ils ont eux-mêmes armés pour faire la guerre contre leur pays, c'est-à-dire les Zakaria, Wattao, Chérif Ousmane, Fofié, Soro Guillaume, etc. Car, ils veulent donner une image d'homme d'État sain à Ouattara. Encore que, quand ils en auront fini avec ceux-ci, ils s'en prendront à M. Ouattara lui-même, quand il ne sera plus d'aucune utilité pour eux. Retenons donc que tôt ou tard, chacun aura son tour devant cette CPI. Mais ce sont toujours les Occidentaux qui nous divisent et qui nous manipulent.

Que répondez-vous à Monsieur Choi qui, en visite le jeudi 18 Août 2011, à Ouagadougou a dit que Laurent Gbagbo a perdu l'affection de la population ivoirienne, après s'être accroché au pouvoir par la force pendant quatre mois ?

Vous savez, ce monsieur est hanté par le président Gbagbo au point où il ne cesse de prononcer des propos ridicules et grotesques. A partir de quoi conclut-il que Gbagbo a perdu l'affection des Ivoiriens ? Quel sondage sérieux et crédible a-t-il effectué pour aboutir à ces résultats ? Si c'est l'absence de manifestations publiques de soutien au Président Gbagbo qui le fonde dans ces déclarations-là, encore, il fait preuve de mauvaise foi car il sait la répression inhumaine qui s'abat sur la Côte d'Ivoire pro-Gbagbo et Dieu seul sait qu'elle est largement majoritaire. Nous en voulons pour preuve, la marche de soutien des populations de Dabou au Président Laurent Gbagbo. Ce qui a entraîné le limogeage du Préfet de Dabou et du Sous-préfet de Lopou parce qu'ils auraient laissé cette marche se dérouler. Il y a également l'assassinat par des hommes armés, du camarade qui a financé et aidé à l'organisation de la rencontre mémorable de la Jeunesse du FPI à Bassam, la semaine dernière. Par ailleurs, beaucoup de ses partisans se rendent compte que loin d'être la solution, Ouattara est le véritable problème de la Côte d'Ivoire. L'exemple de ces femmes d'Abobo et d'Adjamé qui l'ont exprimé à travers des manifestations publiques confirme nos dires. Cette déclaration de Choi dénote donc clairement de sa partialité et de celle de l'Onu dans la crise ivoirienne. On comprend, dès lors, pourquoi il y a eu autant de chaos et de morts dans ce processus. Choi doit certainement être fier de sa boucherie. Nous le remercions d'avoir versé tout ce sang et anéanti notre pays. Mais, comme le phœnix, la Côte d'Ivoire renaîtra de ses cendres avec un Laurent Gbagbo élevé au panthéon de la dignité ivoirienne voire africaine. Ce Gbagbo-là ne peut être que plus fort et plus populaire que par le passé. Je souhaite donc à Choi d'être en vie pour vivre cela. Ce sera fabuleux !

Envisagez-vous votre retour au pays?

C'est vrai qu'il faudra qu'un jour que tous les Ivoiriens exilés, rentrent au pays. Mais cela n'est pas notre priorité car certaines questions préalables doivent être réglées. Notamment la sécurité des personnes et des biens, les domiciles injustement occupés par les FRCI, les exécutions sommaires, la libération des prisonniers politiques. En attendant que ces conditions soient réunies, il faut penser aux réalités quotidiennes de tous ces Ivoiriens vivant en exil et de tous ceux qui souffrent tous les jours dans leur propre pays. Toutes ces questions méritent une implication véritable des organisations de Défense des droits de l'Homme. Je ne saurais terminer sans demander aux militants du FPI, à toute la grande famille LMP et à tous les patriotes ivoiriens, de savoir se remettre en cause et faire preuve d'humilité. Je souhaite que nous améliorions plutôt nos qualités et surtout que nous réveillions les autres qui sommeillent en nous et qui sont nombreuses. Car c'est de cette manière que nous pourrons repartir de plus belle, reconstruire un groupe plus solide pour reconquérir notre liberté. Aux nombreux Ivoiriens et amis de la Côte d'Ivoire, nous demandons de ne pas perdre espoir, de ne pas se laisser décourager par les nombreuses trahisons et défections qu'ils observent çà et là car Dieu est en train de faire son tri. Rapportez-vous à la Bible, dans Les Juges 7 où Gédéon, partant à la conquête de leur liberté confisquée avec le peuple d'Israël, a vu son groupe être réduit de 32 000 à 300 personnes par Dieu. En effet, voyant le nombre important de combattants Israélites, Dieu n'a pas voulu qu'en cas de victoire, ceux-ci pensent que c'est leur nombre qui la leur a procurée et prendre de ce fait la gloire qui lui revient de droit. Il a donc fait réduire ce nombre en disant à Gédéon, de demander à ceux qui étaient craintifs et avaient peur, de s'en retourner et s'éloigner du lieu de la bataille. 22 000 personnes quittèrent le groupe et il n'en resta que 10 000. Malgré cela, Dieu trouva encore que le nombre était assez élevé et demanda un second tri à Gédéon. Ce qu'il fit au bord de l'eau et il ne resta plus que 300 personnes. C'est donc avec ceux-ci et avec la bénédiction de l'Eternel des Armées, que Gédéon mena et remporta la victoire contre leurs ennemis d'alors. C'est-à-dire, les Madianites et leurs alliés qui étaient d'environ 135 000 hommes. Ce n'est donc pas le nombre des soldats qui garantit la victoire, mais plutôt la qualité des combattants. Nous opposerons permanemment l'État de Droit, la démocratie, le respect des libertés publiques et individuelles, à cette dictature rampante en Côte d'Ivoire. Restez donc sereins et ne perdez pas espoir, car le combat continue dans la détermination et la prière. Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire et les Ivoiriens.

In le quotidien ivoirien « Soir Info ».

Source : RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

vendredi, 02 septembre 2011

UN JEÛNE D'HUMILIATION POUR LE JUBILE ET LA RESTAURATION DE LA COTE D'IVOIRE



THOMAS PROSTERNE DEVANT JESUS.jpg

 

Pour le jubilé et la restauration :

 

Jeûne national d’humiliation pour la Côte d’Ivoire et de reconsécration personnelle au Seigneur Eternel !

 

Du vendredi 2 au dimanche 4 septembre 2011

 

Que DIEU vous fortifie puissamment pendant ce jeûne et qu’il bénisse la nation ivoirienne !

 

°°°°°°°°°°°°°°° O °°°°°°°°°°°°°°°

 

« Nous espérions la paix, et il n’arrive rien d’heureux ; Un temps de guérison, et voici la terreur ! »

Jérémie 8 : 15

 

« Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! »

Psaumes 139 : 23 et 24.

 

« Annonce-moi l’allégresse et la joie, Et les os que tu as brisés se réjouiront. Détourne ton regard de mes péchés, Efface toutes mes iniquités. O Dieu ! crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé. »

Psaumes 51 : 10 à 12.

 

« Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, - je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays ».

2 Chroniques 7 : 14

 

« Je ferai de la droiture une règle, et de la justice un niveau ; Et la grêle emportera le refuge de la fausseté, Et les eaux inonderont l’abri du mensonge »

Esaïe 28 : 17.

« Rassemblez-moi mes fidèles, Qui ont fait alliance avec moi par le sacrifice ! »

Psaumes 50 : 5.

 

Bon jeûne d'humiliation et de reconsécration à tous !!!

 

Consignes du jeûne, cliquer:

 

ICI

mercredi, 31 août 2011

LES VERITES DE BERNARD HOUDIN SUR LA CRISE IVOIRIENNE


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Bernard Houdin, Conseiller du Président Laurent Gbagbo n'est pas en Côte d'Ivoire ; à travers cet entretien effectué en ligne, il croque l'actualité ivoirienne avec la rigueur d'un observateur averti.


Conseiller français du Président Laurent Gbagbo, comment vivez-vous les événements tragiques en Côte d'Ivoire ?

Je suis effectivement français d'origine et j'ai acquis la nationalité ivoirienne il y a plusieurs années. Arrivé très jeune (un an) à Abidjan, j'y ai grandi et fait l'essentiel de mes études primaires et secondaires de l'école de la Ran au Banco jusqu'au lycée classique de Cocody en passant par le collège d'orientation du Plateau.
Mon père dirigeait une entreprise de travaux publics qui a bâti, entre autres, les deux ponts d'Abidjan et l'Hôtel Ivoire. J'ai, plus tard, travaillé au ministère des Finances de 1975 à 1977, quand M. Bédié en était le ministre, et dirigé la société Ash à la fin des années 1990 puis d'autres entreprises jusqu'à ce que le Président Gbagbo m'appelle à son cabinet en 2007.
J'ai vécu l'ensemble de la crise ivoirienne, de 2002 à aujourd'hui comme un gâchis effroyable dont les autorités françaises successives porteront la responsabilité devant l'Histoire. Après l'élection et la décision du Conseil Constitutionnel, je n'aurais jamais imaginé que le président français ordonnerait la destruction de la Résidence présidentielle et la capture du Président de la République par l'armée française, un acte qui entrera dans l'Histoire comme une des pires forfaitures des relations franco-africaines.

Depuis le 11 avril, une nouvelle situation prévaut en Côte d'Ivoire. Que pensez-vous du choix du Président concernant le Porte-parole ?

Le ministre Koné Katinan a été, par mandat écrit, désigné par le Président Gbagbo comme son Porte-parole officiel. Je sais, d'expérience, que le Président ne pose jamais un acte à la légère. Le Porte-parole est le «lien» entre lui et tous ses partisans. Le choix de l'ancien ministre du Budget n'est pas anodin.
Dans une période difficile le Président a voulu promouvoir un homme de rigueur qui a démontré, dans le gouvernement formé après l'élection du 28 novembre, toutes les qualités pour mériter la confiance du Président.
Toutes celles et ceux, quelle que soit la structure à laquelle ils appartiennent, qui veulent s'engager dans le combat du Président doivent, d'abord, accepter ses décisions et sa vision des choses. En effet, comment peut-on se prévaloir du Président et, dans le même temps, ne pas respecter ses choix et décisions ?

Représentant du Président Gbagbo en Europe et en Amérique, sous l'autorité de son Porte-parole, quelle est votre mission ?

Pendant toutes mes années auprès du Président j'ai essayé d'agir sans ostentation, en m'efforçant de remplir honnêtement ma mission. Le choix du Président à mon égard, confirmé par le Porte-parole, tient, peut être, de sa conviction que je travaillerai, sans état d'âme, à la mise en œuvre de sa «feuille de route».
La feuille de route du Président était déjà claire, pour moi, le 11 avril lorsqu' il a déclaré, à l'hôtel du Golf :
«La crise militaire est terminée, il faut régler la partie civile de cette crise pour que le pays reprenne».
Il a renouvelé ce mot d'ordre lors de la venue des Elders à Korhogo et il a délivré, dans son message à la nation à l'occasion de la Fête nationale, sa vision profonde de la crise et des conditions du renouveau du pays. J'encourage tous les Ivoiriens et, au-delà, tous les Africains épris de souveraineté et de dignité pour leurs pays respectifs, à s'approprier ce discours qui montre, une fois de plus, la vision politique et le sens de l'Histoire du Président Gbagbo.
C'est mon rôle, ici, de relayer la parole du Président, en accord avec le Porte-parole. Il existe en Europe et aux Amériques de nombreuses associations et représentations de partis politiques ivoiriens déjà implantés localement où qui sont apparus dans l'urgence de la crise. Il faut les faire travailler ensemble pour créer une force qui puisse peser sur les médias et l'opinion publique, ce qui finira par interpeler le monde politique.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Dans nos sociétés modernes, la prolifération des moyens d'expression, en particulier à travers toutes les possibilités offertes par l'internet, rend difficile la maîtrise de l'action politique. Aujourd'hui, ces moyens de communication amplifient la propagation des informations et, le plus souvent, des rumeurs. Vue de Paris, de Hambourg ou de Montréal, la situation du pays est «scrutée» en permanence et si, juste après le 11 avril, les manifestations «émotionnelles» étaient légitimes et nécessaires, il faut désormais agir de façon plus «politique», ce qui impose aux uns et aux autres un effort sur soi-même car il est évident que le sort actuel du pays nous fait naturellement pencher vers des actions plus radicales.
Je rentre du Canada où j'ai représenté le Président aux cérémonies organisées par la diaspora ivoirienne à l'occasion du 51e anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire. J'ai rencontré des hommes et des femmes bien intégrés dans la société canadienne, mais qui se sentent totalement concernés par l'état du pays. C'est une prise de conscience que je retrouve partout où je vais. Cela démontre la justesse du combat du Président qui a toujours privilégié le respect du Droit et qui accepte les pires humiliations pour faire triompher, à la fin, sa vision d'une Côte d'Ivoire moderne et démocratique, qui soit un exemple pour l'Afrique et le monde.
Dans cette période de combat politique, nous devons montrer à l'opinion internationale et aux medias que nous représentons une «force tranquille» et ne pas risquer d'être entrainés dans des provocations de toutes sortes. Mais je dis à toutes celles et à tous ceux qui se battent avec nous qu'il leur faut rester mobilisés et entretenir autour d'eux la flamme de l'espérance. Il faut arriver à comprendre que, dans ce genre de situation, l'action la plus efficace n'est, généralement, pas la plus bruyante.

Quatre mois après le 11 avril, la situation de la Côte d'Ivoire est en effet toujours très précaire. Quelle est votre analyse ?

Il est commun de dire que «l'on récolte ce que l'on a semé». Le jeudi 25 novembre 2010, à la veille du 2e tour, j'avais demandé audience à l'Ambassadeur Jean Marc Simon. Au cours de l'entretien, déjà inquiet des manœuvres qui avaient commencé dans le nord au 1er tour et émettant différentes hypothèses pour le scrutin du dimanche suivant, je lui ai dit :
«je pense, hypothèse n°1, que le Président va gagner, que Ouattara va contester quelques temps mais que les choses rentreront rapidement dans l'ordre, Mais, hypothèse n°2, si l'on fait gagner Ouattara, alors là je vous promets le chaos».
La réponse de l'Ambassadeur de France résonne encore à mes oreilles : «je crains, monsieur, que l'on s'achemine vers votre dernière hypothèse» ! Vous connaissez la suite...
La vérité est que le Président Gbagbo avait gagné effectivement l'élection du 28 novembre 2010. Le scrutin a été truqué et, passé la période où «le monde entier a été trompé par l'annonce de M Choi»comme l'a déclaré, en son temps, le Président angolais Eduardo Dos Santos lors de ses vœux au corps diplomatique en poste à Luanda, cette vérité commencera, imperceptiblement, à prendre corps.
Un seul chiffre, incontournable, est le «talon d'Achille» de ce trucage: le taux de participation du 2e tour, officiellement annoncé par la Cei à 70,84 % le lundi 29 novembre 2010, confirmé par un communiqué de l'Onuci et, brutalement, «augmenté» à 82 % dans la «proclamation» du président de la Cei du 2décembre 2010, dans les conditions que l'on sait.
J'ai participé, en juin dernier, à l'invitation des Autorités vénézuéliennes, à une Convention sur l'Afrique à Caracas. Au cours de la séance d'ouverture, l'ancien Président Jerry Rawlings a dit clairement à la tribune :
«en Côte d'Ivoire Laurent Gbagbo a gagné l'élection mais a perdu la guerre contre la France».
Le pouvoir en place n'est pas celui élu démocratiquement et tous les «cris d'effroi» que pourront pousser certains, hommes politiques et medias confondus, n'y feront rien. Un jour, qui n'est peut être pas si lointain, le point d'inflexion de cette crise sera atteint et vous verrez les choses changer.
D'ailleurs la politique menée par les autorités installées par le coup de force des dirigeants français démontre chaque jour sa vraie nature : un pouvoir faible et dissolu, incapable d'instaurer un climat d'apaisement pour rassurer l'ensemble des Ivoiriens. Dans ce contexte la déclaration du Premier ministre français à l'Assemblée nationale, après le 11 avril 2011, précisant «sa fierté que l'armée française ait contribué à restaurer la démocratie en Côte d'Ivoire» apparaît encore plus cynique alors que nous entrons dans le 4e mois de gestion de monsieur Ouattara.
La France va entrer dans la phase active de la période pré-électorale pour la présidentielle de 2012. Il faudra peser de toutes nos forces et «inviter» la crise ivoirienne dans le débat.
Dans le même ordre d'idée, les élections à venir en 2012 dans le monde, aux Etats-Unis, au Sénégal, au Mali et au Cameroun seront, elles aussi, l'occasion de rappeler qu'en Côte d'Ivoire certains ont truqué délibérément le suffrage universel pour assouvir une soif de pouvoir personnel, ce qui n'est rien d'autre que le viol de la conscience collective du peuple ivoirien.

Vu d'Europe quels sont les éléments qui vous donnent l'espoir que les choses pourraient changer en Côte d'Ivoire ?

Si nous avons confiance ici, toutes celles et ceux qui luttent pour une vraie démocratie en Côte d'Ivoire, certains signes alimentent notre conviction. Prenons l'exemple de la presse. Au lendemain du 11 avril 2011 une chape de plomb s'est abattue sur la presse «bleue» et malheur à ceux qui auraient eu l'idée de critiquer les «nouveaux maitres».
Aujourd'hui, dans un climat de violence et d'intimidation permanente, des esprits libres et courageux permettent aux Ivoiriennes et Ivoiriens de ne pas entendre seulement une propagande aveugle. Votre propre journal en est l'incarnation : malgré les menaces et les sanctions iniques, vous ne cédez pas. Vous êtes un modèle pour tous ceux qui luttent de l'extérieur : ce que vous faites à l'intérieur est infiniment plus compliqué et courageux que tout ce que l'on peut faire à l'extérieur.
Cela doit être un motif permanent de persévérance dans l'action. D'un autre côté, nous voyons chaque jour nos interlocuteurs, Ong, médias, milieux politiques, s'interroger de plus en plus ouvertement sur la vraie nature de cette crise ivoirienne.

Revenons au quotidien de votre travail. On parle de dissensions dans l'organisation de la diaspora. Qu'en pensez-vous ?

La gravité de la situation actuelle rend vaine et dérisoire toute polémique. Les faits sont clairs. Le Président fait des choix, ceux qui se réclament de lui doivent les suivre ou sont libres d'agir selon leur propre entendement. Mais ils ne peuvent pas, dès lors, le faire au nom du Président. Depuis toujours je m'attache à agir selon un des principes cardinaux du Président :
«Asseyons nous et discutons».
J'entends et j'observe, ça et là, des propos et des initiatives peu propices à favoriser un climat serein nécessaire à l'efficacité de la lutte. Ne comptez pas sur moi pour me prêter à ce jeu et à me détourner de l'objectif qui m'a été assigné. Je dis et redis qu'il y a un temps pour tout. Après le 11 avril 2011, dans l'émotion des événements, il fallait montrer que l'on ne se soumettrait pas au diktat de l'étranger.
Aujourd'hui est venu le temps du combat «politique», moins ostentatoire mais indispensable. Dans ce contexte les manifestations (marches, rassemblements) doivent être des armes à utiliser à bon escient pour en conserver toute leur efficacité. A titre d'exemple, l'an dernier les Français sont descendus par millions dans les rues pour manifester leur opposition à la réforme des retraites. M. Sarkozy l'a finalement imposée (avec un Conseil Constitutionnel composé de 9 membres sur 9 de sa famille politique...).

On se rend compte que pendant qu'il tend la main aux Gbagbo, le pouvoir inculpe ses membres. Comment expliquez-vous cette politique ?

Depuis son installation par le coup de force de la France, M. Ouattara n'a de cesse de prôner la réconciliation nationale. Dans ce domaine, comme dans tous ceux où il a pris position depuis le 11 avril 2011, les actes posés contredisent singulièrement les propos émis. Les «inculpations» de la majorité des dirigeants de la mouvance présidentielle Lmp, au-delà du caractère «loufoque» des motifs invoqués, sont de nature à briser durablement le tissu national que le Président Gbagbo avait commencé à tisser avec patience.
La position du Président et de la 1ere Dame, vice-présidente de l'Assemblée nationale, sans aucun statut juridique, conduit aujourd'hui même les plus fervents défenseurs d'Ado à se sentir «gênés». En fait tout cela rend raison au Président Gbagbo qui apparaît chaque jour qui passe comme le seul à pouvoir rendre au débat démocratique en Côte d'Ivoire toute sa signification. Cela rappelle, aux uns et aux autres, que le mandat du Président n'a, à aucun moment, été celui d'un dictateur tel que les parrains du complot antinational ont voulu le faire paraître.
La liste est longue des actes à caractère démocratique posés par Laurent Gbagbo pendant sa présidence, guidé par le souci de la préservation de l'avenir du pays, en privilégiant sans cesse le dialogue entre les Ivoiriens, au risque, avéré désormais, de voir les ennemis de la liberté se servir de cette ouverture d'esprit pour mieux avancer masqués.
Au contraire, les dirigeants actuels, mués par la satisfaction de leurs intérêts personnels au détriment de l'intérêt général, s'enferrent dans leurs contradictions et prennent, à chaque fois, les mauvaises décisions. Ce cycle «infernal» aura ses limites tôt ou tard. C'est parce que l'attelage hétéroclite du Rhdp n'a, ni consistance politique ni un soutien populaire majoritaire qu'il n'a pas d'avenir. Préparons-nous, comme le Président Gbagbo nous l'a toujours enseigné, à avoir une réponse «politique» à cet état de fait.

Après un rapport accablant de l'Onuci contre les Frci et les Dozo sur les violations des Droits de l'Homme en Côte d'Ivoire, les deux entités indexées disent être irréprochables, innocentes. Finalement, personne n'a tué ceux qui sont morts pendant cette crise ?

Depuis le 19 septembre 2002, jour où, ne l'oublions jamais, plusieurs centaines de personnes sont mortes, en majorité des soldats des Fanci qui ont sauvé la République à ce moment là, jusqu'aux dernières exactions quotidiennes des «Frci», le peuple de Côte d'Ivoire est victime de la «volonté de pouvoir» d'une caste politique qui n' a pas hésité à s'appuyer sur la force de puissances étrangères d'une part, et de bandes armés dont la conviction politique est inversement proportionnelle à la soif de pillage économique d'autre part.
Oui, on a tué, on a beaucoup tué en Côte d'Ivoire ces dernières années, mais les bourreaux «paradent» dans Abidjan et les villes de l'intérieur, avec la complicité veule d'une partie de la classe politique dont l'appât du gain et la recherche d'un «poste» tient lieu de viatique.
Heureusement les Ong telles que Human Rights Watch et Amnesty International ainsi qu'une partie croissante de la presse d'investigation commencent à «briser» la loi du silence qui s'était abattue sur le pays depuis le 11 avril 2011. C'est un combat long et difficile à mener où le courage et l'honneur devront triompher du mensonge et de la manipulation.
Les victimes ne sont pas les tueurs et ceux-ci devront, un jour, rendre compte au tribunal de l'Histoire. Je salue d'ailleurs, à cette occasion, le travail exemplaire que votre journal, dans la pire adversité, continue à réaliser. Il illustre bien une phrase du Président Gbagbo dans son message du 7 aout dernier : «...Car, jamais un peuple qui lutte pour sa liberté n'a été vaincu».

Quel message voudriez-vous retenir ?

La crise actuelle donne raison au Président Gbagbo. Le 15 octobre 2010, dans sa déclaration de candidature à l'élection présidentielle, il avait dit : «je suis le candidat de la Côte d'Ivoire contre le candidat de l'étranger et cette élection marquera la fin de la période houphouetienne de l'Histoire du pays....».
Ce qui arrive aujourd'hui en est l'illustration parfaite et si nous nous plaçons dans une perspective historique, le Président Gbagbo, par son sacrifice personnel, va faire rentrer la Côte d'Ivoire dans une nouvelle époque, celle de la souveraineté nationale au vrai sens du terme. Aussi, son message du 7 août doit être lu, relu et médité par chacun et chacune.
Aussi permettez-moi, en conclusion, de donner la parole au Président :
« (...) je voudrais me permettre de partager avec vous quelques réflexions sur le sens profond de la journée de ce 7 août. Cette réflexion est un exercice de prospection de nous-mêmes qui s'impose à chaque de ce pays, mais surtout aux dirigeants et aux responsables politiques et administratifs qui ont la charge de construire le destin de notre nation, surtout dans le contexte actuel de grands traumatismes causés à notre peuple, qui n'aspire qu'à vivre sa souveraineté en tant qu'acteur et sujet de l'humanité, et non pas comme simple objet ou simple spectateur de la construction de sa propre histoire (...)
Mes chers compatriotes, de mon lieu de détention, je continue de garder la foi en notre combat. Comme dans tous les combats il y a des batailles perdues. (... )
Qu'une bataille perdue ne nous détourne pas de notre objectif final qui est l'affirmation de notre existence en tant que communauté de destins libre et souveraine (...) 
Les grandes puissances qui nous en imposent aujourd'hui sont passées par ces épreuves. Leurs générations actuelles jouissent des dividendes de luttes menées par leurs ancêtres. (...) 
Demeurons toujours mobilisés et confiants. Car, jamais un peuple qui lutte pour acquérir sa liberté n'a été vaincu. C'est aussi une vérité historique»

Entretien réalisé par Germain Séhoué, in le quotidien ivoirien "Le Temps".


gs05895444@yahoo.fr


 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

REACTION DU MINISTRE CHARLES RODEL DOSSO RELATIVE AU MANDAT D'ARRET INTERNATIONAL CONTRE SA PERSONNE ET D'AUTRES PRO-GBAGBO

 

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Nous avons appris par voie de presse, le 25 Août 2011, qu'il a été lancé contre sept autres proches du Président Laurent Gbagbo des mandats d'arrêt internationaux dont notre modeste personne.

Ces mandats qui n'ont de l'importance qu'aux yeux de ceux qui les délivrent, appellent  toutefois de notre part une réaction afin que l'opinion comprenne encore mieux les incongruités, le cynisme du pouvoir passager installer par la Communauté Internationale à Abidjan.

Je ne m'attarderai pas sur la forme atypique voire carnavalesque d'émission des mandats d'arrêt par le Procureur de Monsieur Alassane Ouattara. Une procédure qu'un journaliste ivoirien a qualifiée de façon laconique de «Vuvuzela judiciaire».   Toutefois, qu'il me soit juste permis de revenir en quelques lignes sur les raisons qui les sous-tendent. Précisément, le mandat à mon encontre.

Pour les justificatifs de ce mandat, le pouvoir Ouattara parle sans vergogne de crime économique.

Quand on a été, dans un gouvernement, chargé des personnes affectées par la guerre, que pendant votre court exercice, vous n'avez eu la gestion d'aucun budget, il vous est difficilement imputable un délit de crime économique, la nouvelle trouvaille de Monsieur Ouattara et ses juristes. On invoquerait certainement la responsabilité collective des membres du gouvernement pour m'incriminer. Mais, là encore, nous serions dans un cas de poursuite générale de tous les membres du gouvernement. Ce n'est point le cas. Les raisons de cette poursuite sont donc ailleurs.

Au nombre de plusieurs raisons plausibles, je voudrais retenir trois. L'expression aggravée de la justice des vainqueurs, la poursuite du musellement de l'opposition par le pouvoir des sbires de la France et la bataille spirituelle sortant de l'abstrait pour devenir matériel donc perceptible au commun des mortels afin que la parole s'accomplisse.

On savait Messieurs Ouattara et Soro accoutumés à faire couler le sang, tuer, massacrer de paisibles et innocentes personnes pour le pouvoir. Il est donc dans l'ordre normal des choses que, les pleurs, les gémissements, les sanglots de douleur des personnes victimes de leurs atrocités soient sans intérêt à leurs yeux. Cependant, nous étions en droit de penser que le couple de meurtriers propulsés temporairement au sommet de l'Etat ivoirien par l'armée Française, ne pourraient pas atteindre un certain degré de sadisme. Notamment, intervertir les rôles entre les bourreaux qu'ils sont et les victimes directes de leur barbarie.

En effet, après avoir essayé de récupérer mordicus sans succès la Fédération des Victimes de la Guerre que nous présidons, les victorieux de la razzia Française du 11 AVRIL 2011 veulent la décapiter pour faire taire à jamais les nombreuses preuves de leur stupidité guerrière qui dure depuis le 19 septembre 2002. Ainsi, après avoir fait subir des traitements de choc aux responsables restés sur place, le pouvoir d'Abidjan se lance dans une chasse sans merci au garant moral de l'organisation des victimes de la guerre. Ceux qui ont tué d'innocentes personnes, éventré des femmes enceintes, violé des filles et femmes sans défense, pillé les agences de la BCEAO, les ressources naturelles, agricoles des zones assiégées, décernent un mandat d'arrêt international contre quelqu'un dont ils ont fait piller tous les biens à Korhogo en 2002, refusé le transfert médical de la maman de Man à Abidjan en temps opportun, ce qui entraîna son décès le 25 septembre 2004. Sans oublier que cette rébellion a opposé un refus catégorique quant à l'idée de nous voir participer à ses obsèques.

On lance donc, un mandat d'arrêt international contre quelqu'un dont le seul tort est d'être victime et défenseur d'un corps social d'indigents créé par la guerre menée par Monsieur Ouattara contre les ivoiriens. C'est simplement ridicule !

Ainsi, pour célébrer leur victoire, les vainqueurs du 11 AVRIL veulent pousser leur arrogance, leur justice de vainqueur à se faire remplacer dans les prisons qui devraient leur être destinées par les victimes directes de leur barbarie.

Monsieur Ouattara veut certainement se débarrasser de la face hideuse de sa récente histoire. Malheureusement, tuer des milliers d'innocentes personnes pour son élévation personnelle, marque à jamais. Contre cela, Monsieur Ouattara ne pourra rien. En dépit de tout ce qu'il fera, la mémoire collective retient contre lui et sa descendance la qualité de tueur.

Pour ce qui nous concerne, c'est simplement un autre défi. Dans cette lutte, nous ne sommes pas au premier défi. Je voudrais rassurer l'ensemble des victimes de la guerre que ce défi sera relevé comme les premiers. Et ce ne serait point par notre force, encore moins par notre intelligence mais par l'Esprit de Dieu. Notre Dieu n'est-il pas le Dieu des faibles, des veuves et des orphelins ? Victimes de la guerre, gardons le silence car Dieu combat pour nous. Très bientôt, il sera rendu à chacun selon ses œuvres. Le juste sera justifié. Le méchant verra sa rétribution.

Au-delà de ce qui précède, ce mandat d'arrêt trouve également son explication dans la fermeture de Monsieur Ouattara à toute contradiction. La contradiction qui sied à toute démocratie, même les moins avancées. Cette procédure dépourvue de tout bon sens et est en réalité l'expression extérieure du refus de Monsieur Ouattara d'accepter que nous ayons ouvert la voie de la contradiction après la forfaiture de l'armée Française. Une forfaiture qui l'a installée momentanément au Pouvoir. Monsieur Ouattara aurait voulu être célébré et ovationné par les ivoiriens après qu'il ait fait larguer des tonnes de bombes  sur la tête d'un peuple qui n'aspirait qu'à la liberté et à  son autonomie ; faisant au bas mot 3000 morts. Ce, pendant que son adversaire Laurent Gbagbo demandait simplement le recomptage des voix en véritable démocrate pour trancher le contentieux électoral.

Ainsi, le pouvoir Ouattara lance tout azimut des mandats d'arrêt pour obtenir de force ce qu'il n'a pu obtenu de gré. C'est-à-dire l'adhésion des ivoiriens à sa politique machiavélique, déshonorante faisant de notre pays à nouveau une colonie Française et placée sous tutelle du Burkina Faso, 50 ans après notre indépendance.  Par ces mandats, Monsieur Ouattara voudrait obtenir la reddition de son opposition et la soumission du peuple ivoirien martyrisé par ses ambitions personnelles.

Espérer que les mandats d'arrêt imposent le silence aux dirigeants légitimes de la Côte d'Ivoire et au peuple ivoirien, c'est se méprendre sur l'enjeu de cette lutte.

Il me plairait de lui rappeler que si sa lutte à lui consiste à amener la  Côte d'Ivoire à ne plus exister dans le concert des nations et gérer une représentation française comme Président des Ivoiriens, la lutte de Laurent Gbagbo est de donner à la Côte d'Ivoire son autonomie aussi bien politique qu'économique comme il l'a démontré quand il était au pouvoir. Laurent Gbagbo a choisi de faire des ivoiriens des personnes dignes, ne vivant pas de mendicité internationale. C'est au nom de ce choix de dignité que le Président Laurent Gbagbo a défié la mort sans rechigner, le 11 Avril. Nous sommes adeptes de ses choix politiques, conscients des risques qui s'y attachent. Pour se faire, décerner des mandats d'arrêt internationaux à l'emporte-pièce ne changera rien à notre engagement. Dans la lutte pour l'existence de la Côte d'Ivoire, même la mort ne serait pas chère payée.

Je voudrais terminer mon propos en invitant une fois de plus les ivoiriens à croire sincèrement que Dieu n'a point lâché notre nation. Qu'il est bel et bien au contrôle. Sa gloire apparaîtra très bientôt. Ce jour là, le mal sera rendu au mal et le bien au bien. L'ordre établi par l'Homme sera évincé au profit de l'ordre divin. Même les multiples vies sacrifiées par les nombreux accidents, les cérémonies d'exorcisme des Dozos (chasseurs traditionnels réputés pour leur mysticisme) convoyés de toute la sous-région n'y pourront rien. Dieu dira son dernier mot dans la crise ivoirienne. Tournons tous les regards vers lui. A défaut, il endurcira davantage le cœur de l'ennemi qui sera de plus en plus arrogant, méprisant, violent dans la répression. Ce, pour nous briser, nous pousser à réaliser notre faiblesse, notre limite d'humain. Conditions à remplir pour la manifestation de la puissance de Dieu en Côte d'Ivoire. A la répression, opposons simplement la louange à Dieu. Car, la délivrance ne tardera pas. Elle approche à grand pas.

Pour ma part, je veux encore bénir Dieu pour ce que le sceau de mort que l'ennemi avait placé sur ma vie ait été transformé en poursuite judiciaire. Car en réalité, c'est après trois tentatives d'assassinat infructueuses qu'il s'est résolu à me mettre dare-dare sur une liste de personnes poursuivies. La précipitation après l'échec de la première option a  été telle qu'il n'a pas eu le temps nécessaire pour retrouver dans les multiples fichiers mon nom, au point où il a été totalement dénaturé sur leur fameuse liste.  Notre Dieu ne dort pas, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob est bel et bien sur son trône. Même dans l'ombre de la mort, nous ne craignons aucun mal, sa présence nous rassure.

Ivoirien, Ivoirienne, ne laisse point ton cœur troubler, ton Dieu t'a promis une délivrance, il ne se reprend jamais de sa parole. La grande montagne que tu vois devant toi sera aplanie et tu glorifieras pour toujours ton seigneur. Quand Dieu t'aura donné le signal, tu te lèveras spontanément et tu saisiras ta liberté, la liberté de ta nation et même celle de ton continent.

Que Dieu bénisse chacun de nous !

 

Fait à Abidjan, le 31 Août 2011


Le Ministre Charles Rodel Dosso

lundi, 29 août 2011

COTE D'IVOIRE: UN POUVOIR LAMINE PAR LA PEUR


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Ceux qui passent par l'Hôtel du Golf ont droit à deux surprises : une déviation à des centaines de mètres de la résidence privée du couple Ouattara et un bunker de trois murs en construction. C'est la réponse du pouvoir à la psychose qui continue de paralyser la vie abidjanaise, plus de trois mois après l'investiture du Chef de l'Etat.


Si à Abidjan, la vie s'arrête à partir de vingt heures, chez les Ouattara, elle commence derrière trois murs de protection. Dans un rayon d'un kilomètre, l'hôtel du Golfe est pourtant à priori un immense verrou que la coalition onuci-licorne-frci surveille comme de l'huile sur le feu. Mais apparemment, cela n'a pas suffi et la sécurité du Chef de l'Etat est de plus en plus digne de celle de John Kennedy, le 35è président des Etats-Unis assassiné en 1963 à Dallas. Ce repli protectionniste presque démentiel  et probablement coûteux pour les finances du pays est la réponse du régime à la peur qui continue d'envelopper la Côte d'Ivoire plus de trois mois après l'investiture qui sonnait officiellement la reprise en main des dossiers chauds, et singulièrement la question sécuritaire à laquelle le gouvernement n'a toujours pas trouvé de réponse.

Au frais de l'Etat. De fait, l'usager qui passe par l'hôtel du Golfe entre dans le dispositif sécuritaire présidentiel depuis la résidence de Thérèse Houphouët-Boigny avec un char armé de l'ONUCI. Peu après l'école maternelle « Vert olive », il doit faire face à une déviation devant un check-point surveillé par des militaires de l'ONUCI et des forces républicaines de Côte d'Ivoire. Derrière eux, se déploie le chantier du bunker présidentiel, composé de deux nouveaux murs supplémentaires. Pour des raisons évidentes d'Etat, aucune disposition habituelle de présentation de l'ouvrage n'a été tolérée, même sommairement. Jour et nuit, les graders terrassent les moindres monticules, repoussent les limites de la route et élèvent des murs avec des maîtres blancs sur le chantier. Le père autoproclamé de la bonne gouvernance bichonne ainsi sa résidence privée aux frais de l'Etat.

Pourtant, en dépit des bombardements qui ont réduit en ruines la résidence présidentielle de Cocody, l'Etat dispose encore de bâtiments dûment sécurisés pour loger les Ouattara. Le Plateau est un exemple de site sécurisé avec la résidence officielle nichée derrière les jardins du palais présidentiel. Sa situation élevée en fait à priori une forteresse imprenable. Bref, Alassane Ouattara n'a aucune raison de confondre ses propres biens avec ceux de l'Etat.

Chiche. Presque normal pourtant. Le Chef de l'Etat présenté par ses soutiens américano-français comme celui qu'il faut à la Côte d'Ivoire se la joue toujours chiche sur ses biens et plus de huit mois environ après son investiture-spectacle du Golfe, il n'a point déclaré ses biens. Lui que la légende ivoirienne présente comme un homme à la fortune immense rechigne encore à faire l'état de ses biens, foulant là encore aux pieds les lois ivoiriennes. Son état physique et mental est aussi un tabou en dépit d'une disposition du code électoral obligeant les candidats à faire l'objet du contrôle d'un collège de trois médecins. Il est vrai que des arrangements formulés à Marcoussis pour le moins incompréhensibles sur ce point-là l'en a dispensés. Mais quelqu'un d'autre aurait, dans un souci de transparence et pour ne pas que « les bilans médicaux classiques » du Chef de l'Etat  soulèvent des polémiques comme la semaine dernière, se soumettre a postériori à cette disposition du code électoral.

Signe d'ailleurs que la sérénité n'est pas pour demain, les arrestations se poursuivent encore dans ce pays où le Général Guai Bi Poin, ancien commandant de la gendarmerie et du Cecos, une unité d'élite  destinée à lutter contre la grande criminalité vient d'être écroué à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan. Accusé de vol en réunion et de détournement de deniers publics, il séjourne au bâtiment C où sont détenus les grands criminels du pays. Au moment de son arrestation, le Général trois étoiles était accusé d'avoir commis un charnier qui aurait été découvert au sein de l'école de la gendarmerie. Les fouilles n'ayant pas permis d'étayer les accusations, celles-ci ont été commuées en vol en réunion. Leur     but manifeste est de punir coûte que coûte cet officier de la gendarmerie dont le témoignage avait fait vaciller les mensonges français sur les crimes de l'hôtel ivoire, en novembre 2004.

Le Procureur de la République vient aussi de lancer sept nouveaux mandats d'arrêt contre d'anciens ministres du gouvernement du Président Gbagbo en exil dans les pays environnants. Au nombre de ceux-ci, le porte-parole du Président Gbagbo Koné Katinant désigné par Laurent Gbagbo pendant sa résidence surveillée à Korhogo. Abidjan vit ainsi au rythme des arrestations et des mandats d'arrêts. Mais aussi à celui des exactions des forces républicaines de Côte d'Ivoire qui s'impatientent d'être enrôlées dans l'armée régulière et d'empocher la prime de 5 millions promise par le régime. En attendant, les braquages ont atteint un niveau historique en raison de la circulation incontrôlée des armes de guerre dans tout le pays.

Le gouvernement essaie de rassurer les populations en lançant une gigantesque opération  de déguerpissement des trottoirs abidjanais. Mais ce déploiement de charme est très mal reçu par la population dont c'est parfois l'essentiel des investissements qui sont réduit en gravas d'un seul coup de pelleteuse. En Côte d'Ivoire, l'économie est encore majoritairement informelle. C'est essentiellement dans la rue qu'elle se déploie et la star de reggae local Alpha Blondy a fini par se résoudre à casser « Le café de Versailles », un bar construit sur le trottoir. Monsieur Blondy est d'ailleurs coutumier des constructions anarchiques puisque sa résidence abidjanaise est construite sur les regards de la Sodeci.

La présidence Ouattara qui a commencé dans le sang n'a toujours pas donné la moindre satisfaction sur l'ensemble de ses promesses électorales. Mais plus que tout, c'est dans un pays pacifié et réconcilié qu'aimeraient bien vivre les ivoiriens pour refaire revivre leur humour  décapant et caractéristique.


Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 50 du lundi 29 août 2011.

CE N’EST PAS «UNE AFFAIRE DE KADHAFI»

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Ainsi donc, nous devrions nous réjouir ! Pour ne pas être excommuniés du «cercle de la raison», nous devrions applaudir l'expédition de l'OTAN en Libye, glorifier la «benladinisation» de Muammar Kadhafi depuis la prise de Tripoli par les forces supplétives de la «communauté internationale» pro-occidentale, saluer ce prétendu dénouement qui relancera la dynamique des révolutions arabes, jouer les autruches face au chaos qui s'annonce... Mais voilà ! Nous préférons être minoritaires plutôt que de bêler avec le troupeau face à une des plus grosses mystifications de l'histoire contemporaine.

Ce qui se passe en Libye est inquiétant. Il ne s'agit pas d'une «guerre pour la démocratie». Qui a consulté le peuple libyen pour savoir s'il était prêt à accepter de voir son pays et ses acquis détruits pour pouvoir jouir d'hypothétiques libertés demain ? Il ne s'agit pas du dernier épisode du «printemps arabe», que les chaînes de télévision Al-Jazira, CNN et France 24, pour une fois d'accord, nous «vendent» comme elles le feraient pour la dernière telenovela à la mode. Comparer la révolte de la rue tunisienne aux manipulations de Benghazi reviendrait à mettre côte à côte Martin Luther King - apôtre du progressisme non-violent - et tous les théoriciens du chaos libérateur dont le siècle dernier a été fécond.

Ce qui se déroule en Libye n'est rien d'autre qu'une guerre illégale de l'Occident. Et la situation historique qui s'en rapproche le plus est la campagne d'Irak. L'évolution d'un certain nombre de gouvernements et d'opinions publiques est monstrueusement fascinante. Qui se souvient de Dominique de Villepin acclamé dans son pays et dans le monde arabe parce qu'il défendait, contre George W. Bush et le nouvel impérialisme américain, les principes de la légalité internationale ? Qui peut prétendre - sans rire ou emprunter le regard vitreux des porte-paroles officiels payés pour mentir en dépit des évidences - que c'est au nom de la résolution 1973 des Nations unies censée protéger les civils et créer une zone d'exclusion aérienne que les soldats des services spéciaux américains, français et britanniques combattent désormais au sol aux côtés des «insurgés» ? La ruse de l'OTAN, qui a enrobé son forfait dans un beau paquet cadeau onusien, rajoute au gangstérisme international une détestable malhonnêteté intellectuelle.

Les propagandistes «otaniens» pourront toujours dire qu'ils ont violé la Charte des Nations unies pour «sauver des vies», selon leur rhétorique habituelle. Seulement, l'expérience irakienne nous montre que le type de chaos qui vient est gourmand en sang humain... Il faut de toute urgence revenir aux fondamentaux et se demander quel monde nous prépare-t-on quand le droit international cesse d'être un référent admis par toutes les nations. Pour l'instant, l'OTAN ne fait face à aucune coalition résolue à mettre en échec ses visées. Mais demain ? La rage contenue des Chinois et - surtout ! - des Russes a de quoi inquiéter pour l'avenir.

Pour parler à l'ivoirienne, on dira que «ce n'est pas une affaire de Kadhafi». Il s'agit ici du destin de la Libye et de l'Afrique, malmenées au gré des caprices de véritables apprentis-sorciers. Depuis le 11 septembre 2011, les Etats-Unis ont remué la planète entière au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste. Maintenant que le CNT est quasiment sûr de l'emporter, tout ce que le monde compte de spécialistes de la Libye nous explique que les combattants qui sont en première ligne aux côtés de l'OTAN sont des... islamistes ! Devons-nous nous attendre à une «réplique» quelques mois après le «séisme», et à des règlements de compte meurtriers entre anciens alliés ? L'irresponsabilité des Occidentaux et leur volonté de faire des «coups» à très court terme au mépris de leurs conséquences nous confortent dans notre conviction : l'Afrique doit écrire elle-même sa propre histoire, et non se contenter d'être un jouet à la disposition des puissants.

En Côte d'Ivoire, le pouvoir Ouattara, installé par la «communauté internationale» au prix de milliers de morts, se réjouit du trépas de Kadhafi parce qu'il constitue un message subliminal à destination d'une potentielle opposition musclée. «Voyez comme nos protecteurs sont forts, comme ils sont fous, comme ils sont déterminés et tremblez» : tel est, en substance, ce que nos nouveaux maîtres voudraient laisser entendre. Le plus grotesque dans les articles de leur presse est qu'ils se plaisent à tancer le «dictateur» Kadhafi, assimilé sans nuances à Laurent Gbagbo et à Charles Taylor. Ils le font en trichant une fois de plus avec l'histoire récente de la Côte d'Ivoire. En effet, si Alassane Ouattara est aujourd'hui au pouvoir, c'est en partie grâce à Charles Taylor, qui a créé de toutes pièces le MPIGO et le MJP, avec la participation de Blaise Compaoré - selon la très sérieuse ONG britannique Global Witness. En septembre 2002, la presse française ne glosait-elle pas sur le soutien supposé du Guide libyen à la toute nouvelle rébellion ivoirienne ? L'on se souvient également de la jubilation avec laquelle Le Patriote, quotidien fondé par Hamed Bakayoko, prêtait ces propos à Kadhafi, au cours de la crise postélectorale : «Allez-y bombarder son Palais, lui et ses soldats, tuez-le s'il le faut. Mais ne laissez plus Gbagbo au pouvoir. Y en a marre. Je ferai face à la facture de la reconstruction».

Les alliances politiques se font et se défont au gré des intérêts des acteurs, c'est une évidence. Aujourd'hui, un certain camp en Côte d'Ivoire se réjouit d'être sous le parapluie occidental. Il ne faudrait pas que ses animateurs, dont certains sont assez jeunes pour voir l'Histoire se retourner, considèrent ce soutien comme une donnée permanente. Au-delà des calculs à courte vue, il est plus qu'urgent que le continent, militairement indigent et extrêmement riche de ses matières premières, plaide d'une seule voix pour le respect du droit international, notamment des chartes de l'ONU et de l'Union africaine. Et pour cause : si une deuxième guerre froide ou une troisième guerre mondiale commence, ce qui est aujourd'hui plus que probable, ses enfants seront les premiers à en mourir. Par dizaines de milliers.


Source : Le blog de Théophile Kouamouo

RECONNAISSANCE DES REBELLES LIBYENS: OUATTARA S'INVITE A LA «SOUPE POPULAIRE»



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Comme bien d'autres pays, la Côte d'Ivoire vient de reconnaître les rebelles libyens regroupés au sein du Conseil national de transition (Cnt). Dans l'ordre normal des choses.


Le bal des vainqueurs est à son climax. Et il ne fait pas bon de se tenir à l'écart quand on sait d'où on vient et grâce à qui on est là où on est. Les grandes capitales du monde, qui ont porté à bout de bras les rebelles libyens, saluent la «chute» du Guide libyen Mouammar Kadhafi. Certains pays comme la France, rappellent à qui veut l'entendre qu'ils ont été les premiers à reconnaître les rebelles. Ce n'est pas fortuit, le partage du gâteau est pour bientôt. Le chef des rebelles a dans ce sens promis récompenser, lors de la reconstruction du pays, les Etats ayant aidé les rebelles en '' fonction du soutien''. Il n'en fallait pas plus pour déclencher la course à la reconnaissance du CNT. Ainsi du gouvernement ivoirien qui, par la voix du ministre des Affaires étrangères Daniel Kablan Duncan, «décide en conséquence de reconnaitre le CNT comme seul représentant légitime du peuple libyen pour conduire une transition politique en Libye». En clair, la Côte d'Ivoire, pays de démocratie, reconnait la prise de pouvoir de rebelles. Doit-on s'en étonner ou s'en offusquer ? Certainement pas. Pour qui connaît les méthodes et le pedigree des nouveaux hommes forts d'Abidjan, c'est dans l'ordre normal des choses. Point besoin de rappeler qui a pris les armes contre la mère patrie en 2002, ou encore qui a financé la rébellion - de l'aveu d'un des commandants de la nouvelle armée qui a récemment donné des cours de «babiè» à des dames en détresse - pour s'en convaincre.

Pour justifier cette décision qui s'apparente à du suivisme, le régime Ouattara invoque entre autres, «la justesse et la pertinence du CNT dans la défense des intérêts du peuple libyen et dans sa quête du soutien de la Communauté internationale et du gouvernement ivoirien» ; «les massacres des populations civiles, les atteintes massives aux droits de l'homme». Des maux qu'on retrouve dans la Côte d'Ivoire d'après crise post-électorale, censée écrire une page blanche. Des maux dénoncés dans les deux pays par les organisations de défense des droits de l'homme comme Human Rights Watch et Amnesty international. C'est connu, les oiseaux de même plumage volent ensemble. Les Ivoiriens ne sont pas dupes.


Gérard Koné

 

Source : Le blog de Théophile Kouamouo

dimanche, 28 août 2011

COTE D'IVOIRE: UN JEÛNE D'HUMILIATION (SUITE)


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Par Naomie, le 25 Août 2011.


SHALOM !

Me tenant ce matin devant la parole écrite, la Bible, je « parlais » au Seigneur et surtout, je faisais le point sur notre vie d'aujourd'hui. Je lui parlais et, selon mon habitude, j'avais à la main un stylo et un nouveau cahier ouvert devant moi.

Page blanche !

Un léger récapitulatif des évènements que nous venons de vivre, la canicule, la libération de DSK, la Libye... Autant de sujets à réflexion, mais pas de litanie aucune.

Vous et moi avons pris connaissance de la volonté du Seigneur en ce qui concerne ce jeûne, et pourtant, ce matin, je savais que ce que je lisais, pensais, parlais tournait autour de ce jeûne dans une explication complémentaire, afin de bien cerner le pourquoi de ce dernier.

Oui ! Nous savons vous et moi qu'il y a déjà eu des jeûnes, bien sur ! Mais en réalité, qu'avons-nous « créé » au sein de ces jeûnes ? En un mot : quel était l'était de notre cœur lorsque nous « jeûnions » ?

Quel était l'enjeu de ces jeûnes aussi ?

Tant de questions ? Avons-nous toutes les réponses ? Je ne le pense pas ! Moi même ne peux dire et donner que ce que le Saint Esprit me donne, me révèle, m'apprend aussi.

Dans cette alliance que nous allons renouveler au travers de ce jeûne, il y a un aspect que nous ne devons pas ignorer : pour quoi, pour quoi, comment jeûnons-nous ?

La réponse nous est ici donnée, et je ne suis pas l'auteur de cette réponse !

Shalom à vous tous ! Dieu avec nous et nous franchirons les rives orgueilleuses du Jourdain afin d'entrer spirituellement dans la destinée qui est réservée pour l'humain premièrement, pour la nation ensuite.

Un frère m'a écrit un mail et dans ce dernier, j'ai été interpellée par une phrase : ne pas devenir comme Moïse ! Je me suis interrogée sur cette parole, et j'ai compris ce qu'il voulait me dire : ne pas « vilipender » (mépriser) le peuple de Dieu !

Moïse n'a pas méprisé le peuple qui lui était confié mais il en fut lassé à cause de son comportement, et hier, à la lecture de certain message qui m'était adressé, j'aurai pu en effet « m'énerver » envers l'auteur.

Mais voilà, je me suis vite « reprise » en pensant à ce petit message ; je veux entrer dans le pays promis, en l'occurrence la Côte d'Ivoire.

Voilà mes pensées de ce matin :

  • Seigneur ! Nous gémissons parce que le monde est ce qu'il est, mais nous ne gémissons pas de l'avoir fait ce qu'il paraît aujourd'hui !
  • Seigneur ! Nous disons ne pas juger mais nous faisons bien pire : nous lapidons ceux et celles qui nous paraissent digne de ce sort, oublieux de tes paroles qui nous enseignent : Jean 8/7 - Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit: Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.(et celui-là seulement)
  • Seigneur ! Nous disons aimer Israël ; pourtant, au nom d'une paix illusoire nous agissons comme des animaux sans réflexion, de manière grégaire (en troupeaux) et aimerions voir Israël céder devant les instances des nations et sous l'égide de l'O.N.U. - « asticotée » par les « palestiniens » (les philistins anciens) - A qui Dieu donna cette terre sinon à Israël, qui devait jouir de sa terre promise ! Gaza, qui appartient de droit à Israël, occupée par les philistins, n'offre pas une vision de paix et harcèle continuellement Israël, qui ainsi subit de grands dommages laissant l'église elle même silencieuse voir muette. Lévitique 20/24 - Je vous ai dit: C'est vous qui posséderez leur pays; je vous en donnerai la possession: c'est un pays où coulent le lait et le miel. Je suis l'Eternel, votre Dieu, qui vous ai séparés des peuples
  • Seigneur ! Nous disons « amen » aux beaux sermons qui nous enflamment, mais demeurons statiques lorsque tu nous appelles. Matthieu 8/22 - Mais Jésus lui répondit: Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts.
  • Seigneur ! Nous tuons au nom de la liberté, alors que c'est en toi, le Prince de la vie, le Vivant, qu'est la vraie liberté - Esaïe 61 /1 - L'esprit du Seigneur, l'Eternel, est sur moi, Car l'Eternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance.

La parole de l'homme est toute autre : « liberté ! Que de crime on commet en ton nom » (Charlotte Corday au pied de la guillotine)

  • Seigneur ! Nous disons suivre tes voies : « tu ne détourneras pas ton regard de celui qui souffre ! Tu ne feras pas de faux témoignage ! Tu ne tueras pas !

Mais n'est-ce pas au nom de la miséricorde (?) qu'un mouvement programmé et légalisé prend vie (il n'y a que ce mouvement qui prend vie, afin de  mieux donner la mort) : l'Euthanasie cachée sous un bel emballage d'amour pour son prochain, et l'avortement ; Nous nous devons de sauvegarder les espèces en voie de disparition, ce qui me paraît louable, même si nous sommes ceux qui avons procédé à cet état de faits ; En ce qui concerne la mort dispensée au nom de l'amour, nous légiférons, ainsi, nous évitons la propagation des microbes et de la puanteur qui monte jusqu'aux cieux.

Enfin ! Quand allons-nous avoir l'honnêteté de reconnaître notre péché, procréateur de cette pestilence émanant de nos actions folles et meurtrières, allant jusqu'à imaginer que nous avons l'accord signé du Seigneur Dieu.

Esprit de Caïn repose sur nos cœurs !

Pas d'euthanasie !

Pas d'avortement !

Esaie 61/8 - 7 milliards d'individus sur terre ; pourtant les silos sont a moitié vides ! Pourquoi ne sont pas dénoncés, montré du doigt, ceux qui agissent contre l'humain son frère, préférant le voir mourir de faim afin de s'emplir les poches ?

Dieu a donné à l'homme la nourriture, le vêtement, le toit pour sa tête, le travail de la terre !

Le fossoyeur des peuples agit contrairement, il prend et ne donne rien ! Résultat : l'homme à faim, les enfants meurent de faim, les femmes n'ont plus la force d'accoucher, et cela sous le regard concupiscent des « Marchés mondiaux »

Pour palier à cela, un remède : Ignorer la parole de Dieu, la détourner de son objectif : tu ne tueras pas devient « acte miséricordieux » et nous suivons la voie tracée par Hitler : les handicapés invalides irréversibles, les malades « en fin de vie » et les grossesses inopinées et mal venues. Qui donne la vie ? Dieu ! Qui la reprend ? Dieu !

L'enfant est un cadeau de Dieu, et honte aux « chrétiens » qui mettent ainsi dans les toilettes les embryons, les fœtus indésirés, et honte à ceux qui ôtent la vie sous le prétexte du « bon samaritain » - voyez plutôt ce que fit le Samaritain décrit dans la bible !

Bref ! L'homme se prend pour Dieu et agit comme tel ! Attention au retour du boomerang.

ILS DIRONT « SEIGNEUR ! SEIGNEUR ! EN TON NOM... ET LE SEIGNEUR DE DIRE : ARRIERE DE MOI OUVRIER D'INIQUITE JE NE VOUS AI PAS CONNU » Luc 13/27.

Allons-nous comprendre ce que le Saint Esprit nous enseigne ?

Jusqu'à quand allons-nous ainsi fermer les yeux de nos cœurs ?

TU VEUX ENTRER DANS CE JEÛNE ? REFLECHIS BIEN A CE QUE TU VAS FAIRE !

METS-TOI DEVANT LE SEIGNEUR ET PENSES COMMENT TU VAS VIVRE CET INSTANT !

REFORMONS NOS VOIES tout comme le fit Onésime (Epitre à Philémon)

Frères et sœurs ! Au commencement de l'Ere « chrétienne » tout était mis en commun - Actes 4/32 - La multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux.

Malgré les dires, les bonnes volontés, les gestes de générosité, s'il en était encore ainsi, la pauvreté ne règnerait pas en ton sein. Pourquoi tant de misère ? De manque de libéralité ? De manque de la connaissance de la parole de Dieu qui conduit les « chrétiens » à analphabétisme biblique? Une pauvreté endémique s'est incrustée et nous disons que chez les autres, le régime est pire !

Regarde la poutre dans ton œil...

Luc 6/41 et 42 - Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil? Ou comment peux-tu dire à ton frère: Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère.

Sache, frère, sœur, que lorsque tu reçois un plus petit que toi c'est le Seigneur que tu reçois !

POUR ABORDER CE JEÛNE IL TE FAUT CHANGER TON COMPORTEMENT DE SUITE !

PAS DEMAIN !

DEMAIN C'EST TROP TARD !

Même si on te dit le contraire, il n'y a pas de temps à perdre !

LAVE TES MAINS AFIN DE MONTER A LA MONTAGNE DE DIEU !

REVETS-TOI DE GRACE ET D'HUMILITE

et que tes entrailles soient émues du sort de ceux de ta maison (si le Sanctuaire saint (Yéshua) de Dieu est ta maison) Habakuk 3/16

QU'ENSEIGNE LA PAROLE DE DIEU EN CE QUI CONCERNE LE JEÛNE ?

A ceux qui se posent cette question : Esaïe 58/3 - Que nous sert de jeûner, si tu ne le vois pas? De mortifier notre âme, si tu n'y as point égard? -

La réponse du Seigneur : Voici, le jour de votre jeûne, vous vous livrez à vos penchants, Et vous traitez durement tous vos mercenaires.

Esaïe 58/5 - Est-ce là le jeûne auquel je prends plaisir, Un jour où l'homme humilie son âme? Courber la tête comme un jonc, Et se coucher sur le sac et la cendre, Est-ce là ce que tu appelleras un jeûne, Un jour agréable à l'Eternel?

Esaïe 58/6 - Voici le jeûne auquel je prends plaisir: Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l'on rompe toute espèce de joug;

Ce matin, cette pensée d'un peuple « hybride » s'imprimait dans ma pensée : tel est le peuple de Dieu : partagé (hybride : deux) alors qu'il ne devait être qu'un avec le Seigneur.

Si Dieu est Dieu, servez-le avec intégrité et fidélité. Faites disparaître les dieux qu'ont servis vos pères de l'autre côté du fleuve en Egypte et servez l'Eternel -

Josué 24/14.

Elie au mont Carmel dira :

Jusqu'à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l'Eternel est Dieu, allez après lui ; si c'est Baal, allez après lui !

Le peuple ne répondit pas - 1 Rois 18/21.

Peuple méchant à la nuque raide !

Esaïe 1/13 - Cessez d'apporter de vaines offrandes: J'ai en horreur l'encens, Les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées; Je ne puis voir le crime s'associer aux solennités.

Esaïe 1/16 Lavez-vous, purifiez-vous,  ôtez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions; Cessez de faire le mal.

Esaïe 2/22 - Cessez de vous confier en l'homme, dans les narines duquel il n'y a qu'un souffle: Car de quelle valeur est-il?

En conclusion, ce matin, une évidence est apparue :

TOUT CE QUI VA ÊTRE FAIT AU TRAVERS DE CE JEÛNE VA L'ETRE POUR LE PEUPLE TOUT ENTIER :

Regardez et comprenez :


Esaïe 62 /10 - Franchissez, franchissez les portes! Préparez un chemin pour le peuple! Frayez, frayez la route, ôtez les pierres! Elevez une bannière vers les peuples!

Ce jeûne est une action faite pour plaire au Seigneur, et c'est un moyen choisi  de préparer le chemin pour le peuple.

Soyez bénis !

Que l'onction arrive sur vous, et telle l'huile répandue sur la tête de Aaron, couler en abondance sur vous afin de rejaillir sur le plus grand nombre !

Seigneur ! Nous espérons voir la lumière illuminer nos cœurs et se répandre sur la Nation toute entière.

SHALOM.


Naomie.


Source: Le Site du Ministère de Naomie

samedi, 27 août 2011

INVASION DES MEDIAS OCCIDENTAUX: L'AFRIQUE PEUT-ELLE RELEVER LE DEFI?


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Les africains ont trop souvent tendance à pleurnicher sur le silence des média occidentaux. Qu'espèrent-ils en le faisant ? Que ces médias aux ordres de leurs dirigeants occidentaux, changent subitement de ligne de conduite? Et qu'ils dévoilent leurs nébuleuses intentions? Qu'ils se détrompent ! Mais alors très vite. En ce 21ème siècle, où la montée en force des pays émergents confirme un changement des équilibres économiques mondiaux, l'occident est en guerre. Une guerre sans merci pour la reconquête de l'Afrique. Avec pour enjeu, la survie des puissances occidentales. Dans cette guerre où les armes les plus sophistiquées sont mises à rude contribution, les politiques occidentaux allient à merveille puissance militaire et puissance médiatique. Le tout dans une stratégie parfaitement orchestrée. Avec ce schéma, les médias occidentaux occupent une place de choix et jouent un rôle plus que capital. A lumière des récents développements de l'actualité, suivons comment ces médias sont utilisés dans la bataille pour la recolonisation de l'Afrique, mais aussi pourquoi l'Afrique doit nécessairement apporter la riposte dans cette décisive bataille.


Les occidentaux ont vite fait d'occuper le terrain médiatique en Afrique. Pendant que les africains se livraient à des guerres fratricides à n'en point finir, ces prédateurs, quant à eux, inondaient le continent africain de leurs médias. De la télévision, aux NTIC, en passant par la presse écrite, et la radio, ces médias sont de plus en plus suivis en Afrique. La quasi-totalité des foyers africains en sont pourvus. Même dans les contrées les plus reculées. Ils ont déployé leur armada de moyens de diffusion de l'information à travers le monde. Satellites, chaînes de télé câblées, radios FM dans toutes les langues, sans compter des équipes impressionnantes de journalistes-reporters, véritables professionnels sur le terrain, qui se livrent même parfois, quand la cause l'exige, au jeu d'espionnage. Ils sont en effet pratiquement, les premiers sur tous les points chauds du continent.

Attisant les rancœurs, amplifiant ou déformant les faits, selon que leurs intérêts se trouvent dans l'un ou l'autre des parties en conflit : En Côte d'Ivoire, on a fait croire que la vérité se trouvait du côte des insurgés sanguinaires, et que ces derniers sont venus à bout d'une armée professionnelle. Que des rebelles criminelles, ignorant le sens même du mot ''démocratie'', ont combattu pour une soi-disant liberté du peuple ivoirien. Que Laurent Gbagbo président élu par les ivoiriens, proclamé comme tel par le Conseil Constitutionnel selon la Constitution de la Côte d'Ivoire, était un dictateur et qu'il refusait de reconnaitre sa défaite, qu'Alassane Ouattara l'économiste aux manières policées devrait être reconnu vainqueur de l'élection présidentielle, car l'Occident, sous la complaisante appellation de ''communauté internationale'', le souhaitait. Comme on peut le constater, l'information est orientée, biaisée, traitée de façon partisane et tendancieuse selon les intérêts en jeu.

Ces médias ne sont donc pas là que pour le business. Leurs objectifs vont bien au-delà de ce qu'ils veulent faire croire. Manipulant l'information à leur guise, tantôt ils décident de la surfaire ou même de l'inventer de toute pièce. Ces médias sont même utilisés à des fins de magie blanche ! : Ils peuvent à souhait, faire mourir et ressusciter un être humain: Blé Goudé Charles, leader des jeunes patriotes en est un exemple émouvant ! Déclaré et certifié mort dès les premières heures de la crise, il réapparait, quelques semaines plus tard au grand étonnement de tous.

Le lynchage médiatique

Ces médias occidentaux entrainent dans leur sillage, d'autres médias satellites à travers les 3 plus grandes agences de presse au monde: l'AFP (l'agence France presse), Reuters (de la Grande Bretagne) et l'AP (associated press des Etats-Unis): les dépêches de ces puissantes agences internationales constituent la ''sève nourricière'' de la quasi-totalité des médias internationaux. Scoop et dépêches se succèdent à un rythme effréné. Les informations sont reprises en boucle, débattues, commentées, ressassées à n'en point finir aux téléspectateurs, auditeurs et aux lecteurs jusqu'à leur abrutissement total. Un matraquage médiatique qui s'apparente à n'en point douter, à un véritable lavage de cerveau. L'information, à force de leur être répétée, fini par devenir à leurs yeux, une vérité divine. Pour la Côte d'Ivoire, ils n'ont cessés de dépeindre Gbagbo le populiste, comme le bourreau de son peuple. Jusqu'à ce que cela soit admis comme vrai, par des spectateurs obnubilés. A ce sujet, David Gakunzi, écrivain, auteur de l'œuvre ''Côte d'Ivoire le crime parfait'', affirme: « « Gbagbo a perdu les élections » : mensonge institutionnel, idée répandue, admise à force d'être martelée. Information reprise en boucle hors de toute vérification de la matérialité des faits.

Désinformation

La désinformation est un jeu de massacre contre la vérité ; elle martyrise, elle broie, elle réduit en miettes la vérité ; elle annonce parfois la guerre. Pis : elle l'accompagne et la justifie ; elle couvre la guerre et va jusqu'à en faire l'éloge ». Et la vérité se trouve ailleurs. Ces médias-là le savent pourtant. Ils savent que Ouattara a été imposé aux ivoiriens. Et que son pouvoir ne saurait prospérer tant que les ivoiriens vivront dans cette injustice.

Le silence complice

Et quand l'objectif fixé est atteint, c'est le silence complet. Et comme en Côte d'Ivoire, après la chute de Kadhafi on entendra plus parler de la Libye, du moins avec le même acharnement actuel. Ces médias se tairont, tant que leurs intérêts ne seront pas à nouveau menacés. Ils se tairont comme ils se taisent en Côte d'Ivoire. Malgré la nature et la barbarie du pouvoir installé à Abidjan. Ces médias savent pourtant que les ivoiriens souffrent en Côte d'Ivoire, que la situation devient tout simplement insupportable. Mais pourquoi donc se taisent-ils ? Parce que lever le voile sur les agissements du pouvoir installé en Côte d'Ivoire, serait nommer les responsabilités de la France et révéler, du coup, au monde et au citoyen lambda, ce que Paris, ce que Sarkozy a fait de ce pays africain. Pour mémoire, rappelons que les chiffres officiels, ceux de l'institut national de l'audio visuel (INAV - France), nous rapportent que les médias français ont abondamment couverts la crise postélectorale en Côte d'Ivoire. En 2010, un quart (1/4), des reportages français consacrés à l'Afrique, portaient sur la Côte d'Ivoire.

Faut-il encore le rappeler ? L'occident a amorcé son déclin et s'accroche à l'Afrique, continent de l'avenir, comme à une bouée de sauvetage. La préservation de son hégémonie passe nécessairement par la soumission de l'Afrique. Qui, plus qu'eux-mêmes aura comprit cela ? Ils n'ont donc pas hésité à jeter tout leur dévolu dans cette conquête. Les occidentaux ont mis des moyens colossaux et puissants dans ces médias, pour atteindre leurs objectifs. Les journalistes occidentaux tués ou kidnappés un peu partout et ceux qui risquent encore leur vie dans tous les conflits à travers le monde, illustre cet état d'esprit. Ces médias y participent bien évidemment, à leur façon: convaincre l'opinion publique mondiale, afin de justifier toutes leurs interventions. Ces puissances qui se disent si démocratiques, tiennent par le bout du nez leurs mass-médias. Ces médias, en effet, sont plus ou moins dépendants de leurs gouvernements. Car très souvent, c'est ce dernier qui détient le capital. Certains médias perçoivent aussi des subventions publiques importantes directes ou indirectes de l'État. Cela entraine donc fort logiquement que ces médias soient à leur disposition. Les médias sont une arme de guerre redoutable et qui peut être utilisée insidieusement comme outil de propagande. Ces dirigeants occidentaux n'hésitent donc pas à s'en servir à leur guise. Voilà pourquoi lors des conflits armés, le contrôle de la télévision ou de la radio d'Etat est systématiquement l'un des objectifs des insurgés.

Face à cet impressionnant déploiement de force médiatique, les africains doivent se réveiller de leur torpeur. Il leur faut vaincre leurs complexes et comprendre une fois pour toute que les médias occidentaux à la solde de leurs gouvernants, sont en réalité utilisés comme arme de guerre en vue de l'assujettissement de l'Afrique. Et que l'avenir du continent noir se joue aussi sur ce terrain. Qu'ils abandonnent cette habitude qui consiste à ''ingurgiter'' sans discernement tout ce qui leur parvient comme information à travers ces médias. Mais bien plus encore, ils doivent répondre présent au défi médiatique à eux lancé par les occidentaux et engager la bataille. Cette lutte passe d'abord et surtout par la revendication de la liberté. La liberté de la presse et des médias en général. Obtenir la libéralisation et l'indépendance du secteur des médias en Afrique. C'est aussi en partie pour cette volonté politique affichée par Laurent Gbagbo et plus loin, Mouammar Kadhafi, que ces derniers sont aujourd'hui victimes de ce qui leur arrive. Il faut ensuite oser, aller plus loin. Nos chaines de télévision publiques exagérément ''pudiques'' ont souvent péché par leur manque '' d'agressivité'', au regard des occidentaux qui n'hésitaient pas à brandir des images dégradantes de l'Afrique et des africains et à véhiculer des informations souvent non-vérifiées et orientées. Le défi leur est lancé. Ils doivent le relever. Leur absence du terrain médiatique a joué et joue encore en leur défaveur, comme c'est le cas en Côte d'Ivoire. Chaque africain, doit être déterminé. Déjà à son humble niveau, il lui faut, à l'image des asiatiques, toujours prêts à faire usage de leurs appareils multimédia, filmer, photographier, enregistrer, écrire, noter avec précision les dates, les lieux, etc. Il faut sortir un temps soi peu de l'oralité. Arrêter de colporter des rumeurs, des ''on dit'' ou des ''il parait que''. Et apporter la contradiction aux médias occidentaux. Mettre à nu leurs mensonges en présentant à l'opinion nationale et internationale, des preuves solides et irréfutables. Ne surtout pas attendre que d'autres personnes viennent le faire à leur place. Mais alors l'Afrique, malgré tous ces dirigeants, tels qu'Alassane Ouattara et consorts, parachutés et parrainés par ces mêmes occidentaux, pourra t- elle tenir réussir ce difficile pari ? Ivoiriens, Africains, la balle est dans votre camp !


Marc Micaël

Source : Le blog ANGE EVERSE

vendredi, 26 août 2011

LA JUSTICE DES VAINQUEURS EN MARCHE: LE GENERAL GUIAI BI POIN A LA MACA POUR VOL A MAIN ARMEE... !



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Arrêté le samedi 20 août 2011 à 16 heures par le colonel major Vako Bamba, commandant en second de la gendarmerie nationale, pour dit-il avoir constitué un charnier qui aurait été découvert à l'école de gendarmerie, le général de division Georges Guiai Bi Poin a été placé sous mandat de dépôt par le juge du 6ème cabinet pour des faits fabriqués de toutes pièces. De fait, arrêté et détenu au camp commando de Koumassi pour avoir constitué un charnier, à en croire le colonel major Vako Bamba. De sources proches du dossier, « le mandat de dépôt du général de division Guiai Bi Poin repose sur les faits de vol à main armée avec violence et effractions, concussion, atteinte à l'économie publique, pillages et complicité desdites effractions ».

On le voit, point n'est besoin de faire un dessin, le commandant en second de la gendarmerie nationale a menti sur toute la ligne. L'histoire du charnier, comme les services de Ouattara savent en fabriquer, n'est en réalité qu'une alchimie du nouveau régime pour avoir la tête de cet ancien collaborateur du président Laurent Gbagbo lui-même détenu au mépris des règles les plus élémentaires du droit par ceux qui de tous temps ont crié à l'arbitraire.

Il n'y a jamais eu de charnier à l'école de gendarmerie. Ni le colonel major Vako ni les conducteurs des bulldozers qui durant quatre jours ont remué tout le sol de cette institution ne  diront le contraire ; pas non plus l'Onuci qui était sur place hier, mais qui s'en est retournée la queue entre les pattes, confuse d'avoir pris pour vérité d'évangile les déclarations du colonel Vako. Les avocats de l'accusé promettent un déballage le lundi 29 août prochain, ont précisé nos sources.

Comme le président Laurent Gbagbo, le général de division Giuai Bi Poin a été mis aux arrêts avant que l'on ne lui trouve des chefs d'accusation. Aussi, les accusations portées contre Guiai Bi Poin ressemblent fort curieusement à celles pour lesquelles Laurent Gbagbo a été inculpé. Mais cela n'est pas étonnant. Le président déchu avait prévenu la haute hiérarchie des Fds en ces termes : « si je tombe vous tombez avec moi ». Aujourd'hui, l'ancien patron de l'école de gendarmerie et du Cecos paie pour avoir défendu à sa façon le régime de Gbagbo. Qui sera le prochain ? Avis aux généraux Philippe Mangou, Edouard Kassaraté, Detoh Letto, Brédou Mbia.


Barthélemy TEHIN, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 49 du vendredi 26 août 2011.

L'INCULPATION DE LAURENT GBAGBO POUR CRIMES ECONOMIQUES, UN AVEU QUI DOIT CONDUIRE A SA LIBERATION IMMEDIATE

 

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Le jeudi 18 août 2011, le procureur de la République, Simplice Kouadio Koffi a inculpé le couple Gbagbo pour « crimes économiques », à la surprise générale. Aucun crime de sang au menu. L'on se souvient pourtant de toutes les récriminations faites contre le couple présidentiel ivoirien depuis 2000, avec l'appui de toute la presse anti-Gbagbo porte-voix de l'Elysée, en France, en Belgique et en Afrique. Pour tous les observateurs et analystes de la crise ivoirienne depuis ses origines, qui ont connu la violence et la dureté des diatribes imputant des crimes à Monsieur et Madame Gbagbo, une telle « pudeur » dans leur inculpation laisse sans voix.

Loin d'être un acte à mettre au compte de la réconciliation nationale, cette dernière sortie du pouvoir Ouattara est à décrypter comme un aveu. Cinglant. Un aveu de mensonges, de diabolisation hémiplégique, de lynchage médiatique et d'invective manichéenne contre Laurent Gbagbo, pendant 10 ans.

Comment expliquer autrement que des affaires, faits et crimes longuement et permanemment ressassés comme le charnier de Yopougon, les escadrons de la mort, les enfants esclaves des plantations ivoiriennes de café et de cacao, le documentaire « Côte d'Ivoire, poudrière identitaire » du sociologue belge Benoît Scheuer de l'ONG Prévention Génocides, le concept de l'ivoirité clairement imputé à l'ancien chef de l'Etat ivoirien, la mort du journaliste franco-belge Jean Hélène, la disparition du journaliste affairiste Guy-André Kieffer, un autre franco-belge, les massacres et enlèvements de populations civiles et étrangères de la période postélectorale, n'aient pas même fait l'objet d'une évocation, du moindre chef d'inculpation. Silence radio sur 10 années « de crimes » de Laurent Gbagbo qui ont fait les choux gras de la presse française, belge et de l'opposition ivoirienne.

Laurent Gbagbo aurait dû au moins être entendu sur le financement des armes que le journaliste Hermann Aboa aurait achetées et distribuées à des milices, selon Alassane Ouattara, le chef de l'Etat ivoirien, devant la presse américaine, lors de sa visite de travail aux Etats-Unis. Que nenni ! C'est la preuve irréfutable que ce procès, qui entrera dans les annales de la justice et du droit ivoiriens - car ne respectant ni la Constitution ni les lois ivoiriennes -, n'est en réalité qu'une mascarade, un procès politique pour mettre sous l'éteignoir un opposant significatif qu'on redoute comme la peste.

Cette inculpation est totalement illégale parce que selon l'Article 2 de la loi du 27 mai 2005, «portant statut d'ancien président de la République, d'ancien chef ou président d'institution nationale et d'ancien ministre»: «Aucun ancien président de la République ne peut être poursuivi ou arrêté à raison des faits criminels ou délictueux par lui commis qu'avec l'autorisation de l'Assemblée nationale». En outre, selon l'Article 3 de la même loi : «Lorsqu'un ancien président de la République est susceptible d'être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle, le Procureur général près la Cour de cassation, avisé des faits par tous moyens, saisit par requête le Bureau de l'Assemblée nationale». Sans nous immerger dans les détails juridico-législatifs de ces dispositions, nous constatons simplement qu'aucune de ces procédures n'a été respectée. Mieux, l'Assemblée nationale est suspendue. En toute illégalité et inconstitutionnalité. Vous parlez d'un Etat de droit !

C'était au moins l'occasion rêvée pour juger Laurent Gbagbo pour l'homicide des « 6 femmes martyrs » d'Abobo ! Comment se fait-il que rien n'ait transpiré, dans la communication du procureur de la République, de ce « crime affreux » du président ivoirien qui a fait le tour du monde ? Pour sauver la face - parce que le pouvoir Ouattara l'a vraiment perdu - il est fait référence et allusion à la Cour pénale internationale (CPI) pour juger les crimes de sang de l'ancien président ivoirien. Un cache-sexe, en réalité. Pour masquer les angoisses du nouveau pouvoir ivoirien relativement à ses propres démons et à ses propres crimes, quotidiennement dénoncés par les organisations internationales de défense des Droits humains (Human Rights Watch, Amnesty International), y compris la division des Droits de l'Homme de l'ONUCI et le CICR.

Mais, comme le dit un internaute ivoirien, « il ne faut pas prendre l'ombre pour la proie.  La légèreté ou l'illégalité des chefs d'inculpation est faite à dessein. Il s'agit de faire le lit à la CPI afin d'obtenir l'inculpation de Gbagbo pour crime contre l'humanité par cette dernière et pouvoir ainsi l'éloigner définitivement de la vie politique ivoirienne ». A la vérité, un procès contre Gbagbo pour « ses » crimes de sang offrirait une tribune locale inespérée qui exposerait le régime ivoirien au plus grand mépris international, tant le déballage serait croustillant. Le monde découvrirait avec horreur et stupeur les mensonges odieux macérés contre le couple présidentiel ivoirien pendant 10 bonnes années. Il faut donc renvoyer toutes ces affaires sales loin des bords de la Lagune Ebrié - par ailleurs, en pleine opération de salubrité publique - pour continuer à apparaître et à plastronner en toute « virginité », à la face du monde. Un mauvais calcul, du reste. Car rien ne nous garantit que le même résultat ne sera pas atteint outre-Atlantique, au regard de la qualité et de la pugnacité mondialement reconnues des avocats du couple présidentiel. La CPI fût-elle l'un des instruments séculiers de l'impérialisme international triomphant, adoubée tribunal des petits et des vaincus, dans un monde déliquescent et déclinant. En un mot, Laurent Gbagbo est devenu une véritable « patate chaude » entre les mains du pouvoir ivoirien, de quelque côté qu'il le tienne.

Pour en revenir aux crimes économiques de Gbagbo - s'il en est - il existe un lien étroit et un rapport dialectique indéniables entre eux et la rébellion de 2002. De sorte qu'on ne peut juger Laurent Gbagbo, en toute justice, sans juger les auteurs du coup de force avortée de 2002 et tous les drames et crimes qu'il a entraînés, qui l'ont contraint, en tant que chef d'Etat responsable de millions de vie, à prendre les mesures appropriées pour maintenir debout la Côte d'ivoire et permettre aux Ivoiriens de continuer à se nourrir et à vivre. On ne peut juger les effets et faire table rase des causes. Les vraies. Oui, les véritables causes du désordre ivoirien remontent, à la date la plus proche, au début de la rébellion ivoirienne. Il va donc falloir, au pied levé, juger aussi les auteurs de tout ce trafic de diamant, d'or, de cacao, de café, de coton, de bois et de minerais qui a été instauré dans le Nord du pays depuis 10 ans au moins, le casse des agences de la BCEAO de Bouaké, Korhogo et Man - auquel ont participé, au demeurant, des soldats français -, l'économie parallèle des ex-FAFN dans les zones CNO (Centre Nord Ouest) qui prospère jusqu'à ce jour, avec la « Centrale », véritable Ministère de l'économie et des finances de l'ex-rébellion, et ses postes douaniers, dans un Etat dit « de droit » et dans un pays prétendument réunifié.

Juger donc Laurent Gbagbo pour crimes économiques et blanchir la rébellion de tous ses péchés en faisant abstraction de ses nombreux crimes, elle, la vraie coupable, ce ne serait pas de la justice mais de la vengeance, à l'état primaire. Et la Côte d'Ivoire n'en sortirait ni grandie ni plus unie. Bien au contraire ! Il ne faudrait pas se leurrer. La seule décision ou mesure qui vaille, à l'heure actuelle, après cet aveu que constitue l'inculpation du couple Gbagbo pour crimes économiques - même si cela est fait intentionnellement -, est sa libération pure, simple et immédiate.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 301 du jeudi 25 août 2011.

mardi, 23 août 2011

COTE D'IVOIRE: UN JEÛNE D'HUMILIATION

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Par Naomie, ce jour, 23 Août 2011.


Esdras 8/21 - Là, près du fleuve d'Ahava, je publiai un jeûne d'humiliation devant notre Dieu, afin d'implorer de lui un heureux voyage pour nous, pour nos enfants, et pour tout ce qui nous appartenait.

 

SHALOM !

Je m'adresse à vous tous qui aimez la Côte d'Ivoire !

Pourquoi ?

Afin de vous donnez la stratégie d'un jeûne spécifique qui est un jeûne d'humiliation.

Actuellement, Dieu éprouve la Côte d'Ivoire particulièrement afin de l'humilier sous sa forte et puissante main, mais ce que le Seigneur attend de la Côte d'Ivoire, c'est que celle-ci, volontairement, s'humilie sous la forte et puissante main de Dieu, tout comme il en fut jadis pour Israël.

Ce n'est pas un jeûne quelconque, ce n'est pas un jeûne de compétition, ce n'est pas un jeûne dans lequel nous tirerons profit pour nous-mêmes en tant qu'humains, mais c'est un jeûne offert à Dieu afin que sa parole, en ce qui concerne la Cote d'Ivoire, soit notre priorité.

J'ai entendu que certains attendaient un « exploit » lors du jeûne d'un jour qui se fit à Pâques ! Mais où avez-vous pris connaissance d'une action « visible » de notre Seigneur ? Et si nous marchons par la vue, où est notre foi ?

Lorsque le Seigneur parle, sa parole porte son fruit, et nous voyons la concrétisation de cette dernière.

Je ne me défends pas, je n'ai rien à prouver, mais je veux vous faire vous souvenir de « quelques petits détails »  issus de cette parole vivante :

La grande secousse dans les trois domaines essentiels de nos nations : économique, politique, social (financier, etc...)

Les grandes chaleurs de plus en plus intenses ;

La découverte d'un grand réservoir d'eau naturel au Darfour ;

Les grands remaniements dans les Constitutions françaises et américaines,

Le suivi de la vie de M. Laurent Gbagbo, SA CHUTE,

La prise de pouvoir pour le pouvoir, du président élu,

Les américains et la grande marée noire ;

Les américains et la chute du dollar,

Obama au pouvoir avant même qu'il ne soit connu comme présidentiable, ainsi que M. Sarkozy,

Le traité « méditerranéen »

La chute des Présidents arabes,

La chute de M. Kadhafi (dès sa venue à Paris)

et plus près : Mr D.S.K acquitté ;

et il y en a à dire sur cette période ou je fus appelée en tant que Prophète par notre Seigneur Dieu.

LA PAROLE DE DIEU EST EFFICACE, pareille à UNE EPEE A DOUBLE TRANCHANT !

Apocalypse 19/15 - De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations; il les paîtra avec une verge de fer; et il foulera la cuve du vin de l'ardente colère du Dieu tout-puissant.

Pourquoi ce « petit résumé »?

Simplement afin de vous faire souvenir que la Parole de Dieu (si Dieu est l'auteur de la parole donnée) est vivante et ne revient pas à lui sans avoir produit son effet.

Alors en prenant connaissance de ce qui est ci-dessous, n'allez pas dire : cela ne sert de rien ! Rien ne se passe ! Que nous sert-il de servir Dieu, etc...

Israël à crié 400 ans puis vint la délivrance !

Elle n'intervint pas par les armes, elle intervint par la main puissante de notre Dieu, ce même Dieu qui fit s'ouvrir la Mer Rouge devant les yeux incrédules de ce peuple (qui n'est pas encore une nation), ce même Dieu qui fit que Josué sollicita le même peuple sur l'instance de Dieu, devant les rives orgueilleuses du Jourdain, en crue, et lui précisa qu'il devait se préparer.

Ce jeûne est aussi un jeûne de préparation au retour de la consécration, au retour de la sanctification, pour ouvrir une porte afin que l'Afrique, et la Côte d'Ivoire particulièrement, entre dans son Jubilé (remise par Dieu de son péché et brisement des liens ancestraux de l'esclavage).

Après son séjour au désert pendant 40 jours et nuits, le Seigneur fut tenté par le diable qui, sans honte aucune, se présenta devant le Roi des roitelets de la terre, et lui présenta mille et un sujet de chute ; Christ fut tenté comme parfois nous le sommes nous-mêmes.

Il est le premier d'entre nous tous !

Quelle fut sa réponse :

« Il est écrit :

TU NE TENTERAS PAS LE SEIGNEUR TON DIEU ! »

Matthieu 4/7.

Que ce jeûne ne soit pas une action par laquelle nous tenterions notre Seigneur, mais offrons-lui, selon sa volonté, ce jeûne sur trois jours, et voyons comment son amour va répondre à notre désir de consécration.

J'insiste sur un fait : la période du Vendredi 2 Septembre au soir jusqu'au 4 Septembre au soir correspond à la date à laquelle ce jeûne doit s'accomplir ; souvenez-vous de ceux qui réclamèrent au Seigneur (pour le tenter) une action visible (un miracle) afin qu'ils croient :

Matthieu 12 /38 - Alors quelques-uns des scribes et des pharisiens prirent la parole, et dirent: Maître, nous voudrions te voir faire un miracle.

La réponse de Yéshua fut la suivante :

Luc 11/29 Comme le peuple s'amassait en foule, il se mit à dire: Cette génération est une génération méchante; elle demande un miracle; il ne lui sera donné d'autre miracle que celui de Jonas.

ALLER JUSQU'AU BOUT!

Dans la vie, il est des instants décisifs où la foi doit dominer sur le charnel, sur notre quotidien.

Depuis 7 années, Yéshua, par son Esprit saint, a jeté son dévolu sur sa servante afin que la Côte d'Ivoire sorte de sa crise tant spirituelle qu'autre, le spirituel demeurant la dominante (mais ne pas confondre, je ne suis pas une "Jeanne d'Arc").

Depuis qu'existe le site, vous vous êtes aperçus et avez vécu le déroulement de la prophétie pour cette nation, qui doit amener l'Afrique noire, particulièrement, à entrer dans sa destinée avec Dieu.

D'autres avant moi sont venus, ont fait ce qui devait être, agissant poussés, certains, par l'Esprit Saint, d'autres assoiffés de gloire personnelle;  je ne suis pas présentement chargée de les juger, le seul juge que je reconnais est Dieu qui, par Christ, agira selon le conseil de son propre conseil, nous dit la Bible.

Donc, il y a eu une évolution, puis un grand changement, et maintenant, il y a désolation, tant le plus grand nombre a été déçu. Mais en toute chose, il faut y voir le bras du Seigneur qui, permettant ce qui a été fait et dit, nous mène sur un chemin par lequel nous ne sommes pas encore passé (pour beaucoup d'entre nous).

C'est un chemin nouveau et ancien à la fois - Certains aspirent à le connaître tandis que d'autres le refusent.

Jérémie 6/16 - Ainsi parle l'Eternel: Placez-vous sur les chemins, regardez, Et demandez quels sont les anciens sentiers, Quelle est la bonne voie; marchez-y, Et vous trouverez le repos de vos âmes! Mais ils répondent: Nous n'y marcherons pas.

Ceux qui souffrent et comprennent les résolutions de Dieu diront ceci :

Lamentations 5/21 - Fais-nous revenir vers toi, ô Eternel, et nous reviendrons! Donne-nous encore des jours comme ceux d'autrefois!

Voici la voie par excellence que le Seigneur m'a révélé :

UN JEÛNE SUR TROIS JOURS :

Jeûne d'humiliation

(avant le départ du lieu de servitude)

(Esdras 8/21 - Là, près du fleuve d'Ahava, je publiai un jeûne d'humiliation devant notre Dieu, afin d'implorer de lui un heureux voyage pour nous, pour nos enfants, et pour tout ce qui nous appartenait.)

Jeûne de consécration

(avant d'entrer dans le Tabernacle de Dieu)

(Nombres 6/2 - Parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras: Lorsqu'un homme ou une femme se séparera des autres en faisant vœu de naziréat, pour se consacrer à l'Eternel,)

Jeûne de sanctification

(Matthieu 5/8 - Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu!)

Jeûne de purification!

(Nombres 19/20 - Un homme qui sera impur, et qui ne se purifiera pas, sera retranché du milieu de l'assemblée, car il a souillé le sanctuaire de l'Eternel; comme l'eau de purification n'a pas été répandue sur lui, il est impur.)

La chair n'aime pas a être contrainte, et jeûner c'est la contraindre à s'humilier devant le Trône de la Grâce, sans jamais se départir une seule fois de la pensée que pour avoir accès à la grâce, il nous faut être passés à la croix. Sinon, ne faites rien, ce serait une perte de temps.

Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom...

2 Chroniques 7/14 - Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, -je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays.

Voilà la parole de vérité, voilà le chemin par lequel nous allons, ensemble, passer!

Cela va déboucher sur cette promesse faite à Jérémie le prophète de Dieu dans le chapitre 33 verset 3 : Invoque-moi, et je te répondrai; Je t'annoncerai de grandes choses, des choses cachées, Que tu ne connais pas.

Dieu désire que nous nous approchions de lui, le Souverain de la Côte d'Ivoire, que nous l'implorions, que nous l'invoquions selon sa volonté, et nous allons obtenir la réponse qui sera celle dont nous avons besoin, peut-être pas celle que nous souhaitons, mais la meilleur pour nous, pour la nation ivoirienne, puis ensuite pour l'Afrique noire.

Esdras nous enseigne la séparation d'avec les païens : ce jeûne est une mise à part, une séparation.

Le Seigneur vient lui-même faire cette séparation, les boucs d'avec les brebis!

Matthieu 25/32 et 33 - Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.

CE JEUNE EST UNE RECONSTRUCTION SPIRITUELLE QUI DOIT SE FAIRE AVEC LES HOMMES ET FEMMES DE FOI, DE TOUS AGES, qui se seront mis à part, qui seront remplis de l'Esprit Saint, même les enfants à la mamelle.

PAS D'ASSOCIATTION OECUMENIQUE - (Esdras 4/3)

Le Seigneur de dire : POURQUOI NE COMPRENEZ-VOUS PAS?

IL EST TEMPS DE VOUS DEMARQUER DU MONDE!

IL EST TEMPS DE BRULER SUR LES BUCHERS L'ORGUEIL ET LA VANITE et de placer sur l'Autel de Dieu vos vies.

Un grand vent se lève! Il est parti de l'extrémité de la terre, et la poussière qui le précède va se déposer sur la surface de la terre, et la couvrir comme de la cendre, jusqu'à ce que l'homme prenne le sac de l'humiliation, de l'humilité.

LE SEIGNEUR DIT :

ASSIEGE LA VILLE DE YAMOUSSOUKRO, et pointe ton doigt vers elle; elle est la ville des pouvoirs que le Seigneur veut ébranler.

(Attention! Il n'est nullement question d'une action par les armes, les seules armes que nous possédons sont spirituelles, mais efficaces)

STRATEGIE DU JEÛNE :

Sur 3 jours.

JEUNE DE DANIEL - (s'abstenir des viandes sacrifiées aux idoles.)

Donc des fruits, légumes, eau, tisanes, potages clairs (pour les biens portants)

Pour les frères et sœurs dont la santé ne le permet pas, qu'ils fassent selon ce que Yéshua leur montrera.

Dans cette période d'abstinence, c'est une volonté de se mettre à part, de se purifier (l'intérieur et l'extérieur) - pas de relation sexuelle - de se consacrer (retrouver le naziréat perdu)

Une reconquête spirituelle de nos vies, des assemblées, de la nation.

Cela doit se faire hors de la crainte.

La modestie sera le vêtement de mon peuple - pas de recherche vestimentaire, pas de maquillage.

Suivre l'Arche de Dieu (Christ Yéshua) qui va nous montrer le chemin.

Josué dira ceci : Josué 3/5 - Josué dit au peuple: Sanctifiez-vous, car demain l'Eternel fera des prodiges au milieu de vous.

Le Seigneur veut ôter l'interdit qui est au milieu de toi!

Côte d'Ivoire, Dieu veut faire tomber l'interdit qui est en ton sein.

Josué 7/13 - Lève-toi, sanctifie le peuple. Tu diras: Sanctifiez-vous pour demain; car ainsi parle l'Eternel, le Dieu d'Israël: Il y a de l'interdit au milieu de toi, Israël; tu ne pourras résister à tes ennemis, jusqu'à ce que vous ayez ôté l'interdit du milieu de vous.

C'est alors que nous aurons la victoire sur tous nos ennemis.

La portée spirituelle de ce jeûne est « la traversée du Jourdain »

Le Seigneur de dire : malgré le tumulte de l'eau qui gronde, du vent qui souffle et de la tempête qui fait rage, c'est « à pieds secs » que le Jourdain sera franchit.

Un jeûne de consécration, d'humiliation avant de s'engager dans le Jourdain.

Se séparer de ce qui n'est pas à la gloire de Dieu!

1er jour : OTER TOUS LES FEUX ETRANGERS AU MILIEU DE TOI

ce qui revient à dire de nettoyer notre maison, notre « autel » - notre vie qui se doit d'être consacrée et de se défaire de tout ce qui déplais à Dieu, qu'il n'est pas permis de posséder, qu'il ne peut pas agréer.

Nous préparons ainsi l'autel nouveau sur lequel les feux de la sainteté seront agrées par le Seigneur.

2ème jour : ENTRER DANS LE VIF DU SUJET EN NOUS HUMILIANT DEVANT YESHUA!

Plus qu'une symbolique, c'est l'expression de vouloir vivre nouvellement une vie régénérée et de nous humilier pour le péché de nos pères et notre péché national.

Cette action va permettre que nous entrions dans le sanctuaire, parce que nous serons purifiés par notre action de nous défaire de nos feux étrangers qui n'ont pas a demeurer sur l'autel de nos vie, puis, de façon symbolique, revêtu de sac et de centre, nous allons en humilité reconnaître ce que nous sommes.

C'est alors que nous allons assiéger YAMOUSSOUKRO en pointant le doigt vers elle, afin que cette ville reçoive au centuple le fruit de sa méchanceté et de son règne d'iniquité.

Egalement, nous allons prendre 12 pierres que nous allons ériger comme un autel (qu'importe la taille des pierres) et symboliquement, nous allons les oindre d'huile, afin que notre feu soit vu au grand jour.

Celui qui aura honte de moi, j'aurai aussi honte de lui ...Luc 9/26 - Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l'homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges.

Matthieu 10/32 - C'est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux;

Ce qui est ci-dessus ne relève pas d'un rituel légaliste, mais d'une affirmation spirituelle que nous partons, dans notre action, afin de conquérir la Côte d'Ivoire pour Yéshua; nous préparons le chemin du Seigneur!

Josué 4/8 - Les enfants d'Israël firent ce que Josué leur avait ordonné. Ils enlevèrent douze pierres du milieu du Jourdain, comme l'Eternel l'avait dit à Josué, selon le nombre des tribus des enfants d'Israël, ils les emportèrent avec eux, et les déposèrent dans le lieu où ils devaient passer la nuit.

J'ai été amenée, par l'Esprit Saint, a agir de même a une époque de ma vie, et j'ai simplement obéi à la demande expresse de Yéshua, sans poser de question; Cet autel demeura au vu de tous dans ma maison, et c'est ainsi que j'ai confessé Yéshua par une action simple.

Séparation d'avec le monde, humiliation devant Dieu, et reconsécration (naziréat divin)

C'est-à-dire reprendre sa place d'homme et de femme consacré à Dieu, dans l'optique de reconquérir le territoire pour Dieu, et sa vie pour un jour emprunter la voie royale décrite dans Esaïe 35/8 - Il y aura là un chemin frayé, une route, Qu'on appellera la voie sainte; Nul impur n'y passera; elle sera pour eux seuls; Ceux qui la suivront, même les insensés, ne pourront s'égarer.

Parce que frères et sœurs, il ne faut pas oublier l'important : si vous mourez en ce jour, ou sera votre destination? Christ ou Satan?

Réfléchissez bien, nous ne vivons pas pour un millénaire selon la pensée des hommes, mais pour une éternité avec ou sans Dieu!

3ème jour - CELEBRER LE SEIGNEUR AVEC ACTION DE GRACES

ELEVER L'ARCHE DE L'ALLIANCE FAITE EN CHRIST YESHUA

RESSORTIR DU JOURDAIN, afin de prendre spirituellement parlant possession de notre terre promise : COTE D'IVOIRE!

En même temps, se souvenir d'ISRAEL - l'Israël de Dieu et savoir ceci :

Si je t'oublie Jérusalem...Psaumes 137/5

DIEU NOUS OUBLIERA.

POURQUOI CE JEÛNE?

Nous espérions la paix, et il n'arrive rien d'heureux...

Jérémie 8/15 - Nous espérions la paix, et il n'arrive rien d'heureux; Un temps de guérison, et voici la terreur! -

Jérémie 8:20 La moisson est passée, l'été est fini, Et nous ne sommes pas sauvés!

Voilà une des premières explications.

La deuxième est celle-ci :

Job 12/22 - Il met à découvert ce qui est caché dans les ténèbres, Il produit à la lumière l'ombre de la mort.

QU'EST-CE QUE CELA VA APPORTER?

Matthieu 6/33 - Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus

Matthieu 11/12 - Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s'en emparent.

(Lorsqu'il est parlé des violents, il ne faut pas penser à une violence physique, mais spirituelle)

Il faut perdre cet esprit de tiédeur et de fatalisme qui ne produit pas le fruit du zèle et le vouloir de la conquête, mais qui produit un fruit ramolli sans saveur.

Vous êtes le sel de la terre nous révèle Yéshua, mais si le sel perd sa saveur, il n'est plus bon qu'à être jeté aux pourceaux.

PAR LE CHOIX DE YAMOUSSOUKRO « capitale politique et économique » ou règne la méchanceté et le « parti pris » c'est un choix de Yéshua - pas le mien -

Les colonnes du temple sont moussues et dessous il y a la gangrène -

Dans le livre 1 aux Corinthiens 10/13 il est précisé que le Seigneur Dieu ne nous éprouve pas au delà de ce que nous pourrions supporter.

Dans ce qui arrive, il faut y trouver la racine d'amour de la volonté de Dieu qui veut que le plus grand nombre soit sauvé, et surtout que le pécheur puisse trouver la possibilité de rachat pour son âme.

Dans les Lamentations écrites par Jérémie, 3/32 il y a une précision : lorsqu'il afflige, il a compassion selon sa grande miséricorde.

Nous avons trouvé grâce et Dieu déverse sur nous sa miséricorde!

Le Seigneur veut marier l'eau et le feu, la forme matérialisée d'une action spirituelle puissante qui doit entraîner le réveil de cette Jérusalem endormie, et que notre Seigneur secoue par l'épaule afin de la tirer de sa léthargie.

C'est le temps de la Côte d'Ivoire - si elle se laisse visiter par son Dieu -

Ne pas rendre la mal par le mal!

C'est là un changement profond de la manière de penser du plus grand nombre, mais ce n'est pas la pensée de Dieu qui nous dit : prie pour ton ennemi, et ainsi tu feras la volonté de ton Père qui est dans les cieux. Proverbes 25/22 - Car ce sont des charbons ardents que tu amasses sur sa tête, Et l'Eternel te récompensera.

LES PILIERS (LES COLONNES) DU TEMPLE ONT LA LEPRE

Au travers de cette affirmation, voici en réalité ce que je recevais :

L'ASSEMBLEE NATIONALE DE FRANCE A LA LEPRE, mais également celle de la COTE D'IVOIRE.  Cette lèpre sera dévoilée devant tous et toutes.

Lorsqu'un pilier (colonne) est moussu, il faut ne pas tarder a ôter la mousse; si nous perdons du temps, avec la mousse ôtée apparaît le salpêtre qui lui-aussi tombera dans l'action de la gangrène qui creuse profondément, jusqu'à l'instant où il ne peu plus rien être fait.

LA LEPRE DE YAMOUSSOUKRO va également être dévoilée.

LA LEPRE DE L'O.N.U. Va paraître (dès que sera admis en son sein les philistins qui en ont fait la demande)

A ce jour, le monde a l'allure d'une léproserie; aussi que faut-il faire? Ou bien procéder à la destruction par le feu (guerres, atomes) ou bien purifier le monde par une action spécifique spirituelle.

Lorsque les sacrificateurs dépistaient, dénonçaient un lieu ou bien  une personne lépreux, ils procédaient à un sacrifice sanglant; aujourd'hui, le sang a coulé une fois pour toute, aussi le feu qui a embrasé Christ sur la croix est suffisant pour nous débarrasser de la lèpre qui ronge des édifices, des vies.

Par son sacrifice, Christ peut faire au dessus de tout ce que nous pensons, et au travers de ce jeûne il est bon d'attendre la manifestation de son Esprit qui va venir bouleverser des vies, remettre des pendules à l'heure, redresser ce qui est tordu!

La contagion s'est répandue parce que les piliers (colonnes) de la maison sont lépreux! Ne sommes-nous pas déclarés colonnes dans le Temple du Seigneur? Mais c'est sous condition. Hors, à ce jour, voilà l'inventaire de la maison :

Eglise! Tu es lépreuse!

Côte d'Ivoire! Tu es lépreuse!

France! Tu es lépreuse!

Economie mondiale! Tu es lépreuse!

Gouverneurs du monde! Vous êtes lépreux!

Les scandales sont ta lèpre, ainsi que la diversité de tes péchés, et la puanteur de ta gangrène monte aux nues.

La royauté anglaise est lépreuse, déjà le salpêtre est tombé et apparaît à l'horizon l'impie que tu réchauffe dans ton sein!

La France est déchue de son droit constitutionnel, la guillotine est tombée, et a tranchée la tête du roi!

Le Seigneur éprouve notre foi, Côte d'Ivoire : le Seigneur te dit : Satan t'a réclamé afin de te sasser, de te passer au crible, mais Christ Yéshua est ton avocat!

Avec peu, il nourrit une multitude, et c'est après le miracle de la purification du potage porteur de la mort que s'accomplit le miracle de la multiplication (2 Rois 4/38)

Voilà ce qui a été : Paul afin de se faire entendre, joua sur la double partition de ceux qui le montrait du doigt afin de le faire condamner (les pharisiens et les saduccéens) - Actes 23.

C'est ce que ferait tout fin politique qui joue la carte de la division; c'est ce qui a été fait.

Dans Colossiens 4/2 - il est écrit... persévérez dans la prière afin que s'ouvre la porte pour que la parole soit annoncée.

Donc, en résumé :

3 JOURS dont le détail est donné plus haut.

Les actions précises et surtout prendre cela très au sérieux, sinon s'abstenir.

Cela va conduire à l'ouverture d'une porte pour que la Nation soit sauvée par une conversion spirituelle.

Comme je recevais ce détail = 1 jour est égal à 7 jours soit un jour de semaine, je pris cela en compte et le traduisit par 3 jours égal 21 jours, soit le départ de ce jeûne au Vendredi 2 Septembre au soir jusqu'au Dimanche 4 Septembre au soir.

COTE D'IVOIRE : TON SORT EST DANS TES MAINS, LE SEIGNEUR A DONNE SA VIE POUR TOI!

IL ATTEND TON ACTION, IL EPROUVE TA FOI!

Shalom et amen.

Après cela, je voyais une multitude de petites flammes éclairer la surface de la terre de Côte d'Ivoire, le feu de l'Esprit Saint va les allumer.

Que notre Seigneur aie pitié de nous, et qu'il nous fasse miséricorde, et qu'avec foi, avec autorité dans Sa parole, nous attendions de voir sa main agir en notre faveur, après que nous nous soyons lavés et purifiés, reconsacrés à notre Seigneur Dieu.

Jérémie 31/20 - Ephraïm est-il donc pour moi un fils chéri, Un enfant qui fait mes délices? Car plus je parle de lui, plus encore son souvenir est en moi; Aussi mes entrailles sont émues en sa faveur: J'aurai pitié de lui, dit l'Eternel.


Naomie. Je serai unie avec vous spirituellement dans ce jeûne.

 

Source: Le Site du Ministère de Naomie

dimanche, 21 août 2011

REUNIONS SECRETES A L'AMBASSADE: TOUT SUR CE QUE PREPARE LA FRANCE


ARMEE FRANçAISE A ABIDJAN.jpg

Une information légèrement décalée qui révèle la recolonisation achevée de la Côte d'Ivoire: la France se charge elle-même désormais d'assurer la sécurité de son pré-carré et de ses intérêts, après y avoir installé son homme lige. Vous avez dit souveraineté et indépendance?

 

La France prend au sérieux les rumeurs de déstabilisation du pouvoir de son poulain. Elle prend toutes les précautions sécuritaires pour parer à toute éventualité. Ainsi depuis le vendredi 29 juillet 2011, le navire M/n Eider en provenance de Toulon est arrivé au Port autonome d'Abidjan. Augmentant du coup, ses capacités en termes de puissance de feu. C'est le deuxième arrivage en moins de deux semaines. Tous ces armements proviennent du camp militaire Larzac.  Le nombre de colis a considérablement triplé lors de ce dernier arrivage.

On est passé de neuf mille trois cent soixante quinze (9375) colis de 558345 kg à trente et un mille quatre cent trente neuf (31439) colis de 2525944 kg. On compte parmi ce matériel, quatre (4) hélicoptères : Deux Puma sa 330 et deux Gazelle sa 342.

Hélicoptères Puma sa 330

Ce type d'hélicoptère est bimoteur de transport tactique avec une vitesse maximale de 265 km/h une vitesse de croisière de 260 km/h et une autonomie de 2 heures. Il possède des mitrailleuses installées de chaque côté du fuselage de portée de 7,62 mm, d'un canon latéral de 20 mm . Ainsi que des missiles antichars, des roquettes. Sa mission est simple : apporter un appui de feu au profit des troupes au sol ou la protection des hélicoptères ou de manœuvre. Cet hélico peut également détruire les chars. Il s'adapte à tous les climats. Il faut signaler que c'est un appareil d'assaut de grande qualité ayant une bonne capacité d'emport de charge. Il constitue l'épine dorsale des unités d'hélicoptères français.

Hélicoptères Gazelle sa 342

Cet appareil d'attaque peut détruire des objectifs de tout type : chars, poste de commandement et dépôt logistique. Il possède des missiles d'une portée de 4000 mm à une vitesse de 250 mètres par seconde. Ces missiles peuvent percer plus de 1,20 m de blindage d'acier homogène. Il possède également deux mitrailleuses 7,62 mm, d'un canon latéral, de 20 mm. La Gazelle sa 342 a une vitesse croisière de 240 km/h et une autonomie de 1h40mn. Elle est adaptée à un nombre de missions militaires : appui de feu, lutte antichar, liaison, reconnaissance, entraînement... Sans compter ses usages civils. Cette logistique aérienne est accompagnée des engins terrestres. Ainsi, pour ce second arrivage, la Licorne a envoyé douze (12) chars AMX.

Amx

Il a un armement principal : son canon de 105 mm , assorti d'une conduite de tir dotée d'un télémètre laser, il peut atteindre sa cible jusqu'à 200 m. Son armement secondaire : une mitrailleuse coaxiale de 6,62mm sous tourelle et 4 tubes lance pots quarante (40 coups), deux (2) mitrailleuses. Sans oublier ses quatre (4) pots lance- fumigènes. Ainsi, que de munitions avec mille (1000) cartouches.

Véhicules avant Blindés (Vab)

Des véhicules avant Blindés (vab) font également partie du matériel lourd de contingent de la Licorne. Ce sont des véhicules pouvant aussi bien transporter des troupes qu'intégrer des systèmes d'armes, de communication ou bien servir de poste de commandement. Ils sont amphibies et intègrent deux (2) turbines pour se mouvoir dans l'eau. Ils sont dotés d'un circulaire bouclier avec mitrailleuse de 7,62 mm ou 12,7 mm. D'un point de vue opérationnel, les véhicules avant blindés sont couramment utilisés sur les nombreux théâtres d'opération. Ils ont fait leur preuve lors de guerre du Golf. Ainsi que durant les missions de la paix en Bosnie au Cambodge, au Liban, au Rwanda et en Somalie... Le navire a débarqué cent dix kg (110) de munitions, soixante quatre (64) remorques... Tous ces matériels lourds montrent que l'Elysée ne veut pas lâcher prise.

Ce que Paris demande à ses ressortissants.

La Licorne et les autorités françaises sont très actives. Selon les informations qui nous parviennent, plusieurs réunions se sont tenues à l'Ambassade. L'objectif est de prendre toutes les dispositions nécessaires pour mettre les ressortissants et autres opérateurs économiques français à l'abri. Ainsi, il leur est demandé de se regrouper à Abidjan sud. Précisément en zone 4 et Biétry, considérés comme des quartiers français. Leur Ambassade a conseillé à ceux qui résident à Abidjan nord (Yopougon, Adjamé, Cocody...) de s'y replier. Mieux, il est demandé aux Français de l'intérieur du pays de rejoindre Abidjan. Et d'observer la même consigne. En d'autres termes, éviter de rester tard dans la nuit en ville. Les autorités françaises justifient cette mesure par le fait qu'il serait facile pour la Licorne de sécuriser ses ressortissants. Il faut dire également que l'ex-43e Bima va servir de village français de crise. Il se murmure que la compagnie aérienne française Air France, a, elle aussi, reçu la consigne de réaménager le programme de ses vols Paris-Abidjan. Et de privilégier la tendance contraire.

Réactions de la Licorne et d'Air France...

Suite aux informations faisant état de réunions entre l'Ambassade de France, la Licorne et les ressortissants français vivant sur le sol ivoirien, nous avons joint le lundi 8 août dernier, aux environs de 10 h 55 mn, le centre d'opération de la Licorne basée au 43e Bima. Afin d'en savoir plus. notre interlocuteur au bout du fil soutient qu'il ne sait rien de ces informations. Et de nous conduire à un autre militaire, qui soutient : « Nous sommes au centre des opérations. Nous ne pouvons pas vous donner des informations concernant la Licorne ». Avant de nous conseiller, à son tour, de nous adresser au commandant adjoint, chargé de la communication de la Conafor. Comme s'ils se sont passé le mot. Ce dernier refuse de décliner son identité.

Mieux, il nous demande d'avoir l'autorisation de son Ambassade. Par ailleurs, des responsables de la compagnie Air France joints, le mardi 9 août, par téléphone, sous le sceau de l'anonymat, ne se reconnaissent pas dans ces informations. Ils les considèrent comme étant de la désinformation et de l'intoxication.

Avant de soutenir n'avoir jamais reçu de consignes d'une quelconque autorité française dans ce sens. Les différents vols à destination de la capitale économique ivoirienne sont maintenus jusqu'à nouvel ordre. Par ailleurs, ils estiment qu'en cas de troubles, la compagnie se verra dans l'obligation de réduire ses vols. Comme ce fut le cas pendant les événements survenus à l'arrestation du Président Laurent Gbagbo par l'armée française. Les clients désirant se rendre à Paris, seront obligés de passer par Lomé. Mais, ils espèrent ne pas en arriver à cette décision extrême. Au niveau de l'Ambassade de France, c'est un silence radio. Toutes nos tentatives pour avoir la version de l'Ambassade sont restées vaines.


Yacouba Gbané

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

mercredi, 17 août 2011

COTE D'IVOIRE: GBAGBO ISOLE DANS UN VIDE JURIDIQUE


LAURENT GBAGBO-AHOUSSOU JEANNOT.jpg

Le président Laurent Gbagbo, une vraie patate chaude entre les mains du pouvoir Ouattara

 

Un peu plus de quatre mois après son arrestation, aucune procédure n'a encore été ouverte contre l'ancien président ivoirien.

 

Que faire de Laurent Gbagbo? L'ex-président embarrasse le gouvernement d'Alassane Ouattara. Quatre mois après son arrestation, le 11 avril dernier, Gbagbo est maintenu dans un vide juridique qui préoccupe l'ONU. Chef d'État élu, Alassane Ouattara avait assuré que son prédécesseur allait être jugé pour les violences qui avaient suivi la contestation par Gbagbo des résultats du scrutin présidentiel annoncés le 2 décembre 2010. Deux solutions s'offraient: un procès en Côte d'Ivoire ou devant la Cour pénale internationale (CPI). Aujourd'hui, aucune procédure n'est ouverte. Laurent Gbagbo n'est ni accusé ni libre, et quasiment maintenu au secret.

Le responsable pour les droits de l'homme de l'Onuci, la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire, a fini par s'en émouvoir. Guillaume Ngefa se dit en particulier préoccupé que l'ancien chef de l'État n'ait pas accès à ses avocats. Laurent Gbagbo n'a pu voir brièvement que deux de ses conseils locaux, au cours d'une audience où il était cité comme témoin. Il a en outre reçu la visite du représentant de l'ONU pour la Côte d'Ivoire, Choi Young-jin, et trois représentants du «Conseil des anciens», un groupe informel de personnalités éminentes, l'ex-secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, l'ancienne présidente irlandaise Mary Robinson et l'archevêque sud-africain Desmond Tutu.

«Une fin de non-recevoir»

Ses avocats français n'ont pas pu lui rendre visite, ni même s'entretenir avec lui au téléphone. Deux d'entre eux, Me Emmanuel Altit, ancien défenseur des infirmières bulgares retenues en Libye, et sa collaboratrice, Me Jennifer Naouri, se sont pourtant rendus en Côte d'Ivoire en juin et juillet, frappant à toutes les portes, du ministre de la Justice au procureur de la République. En vain. Emmanuel Altit a également sollicité l'Onuci, garant du processus de paix ivoirien. «Nous nous sommes heurtés à une fin de non-recevoir», accuse l'avocat dans une lettre ouverte.

À écouter Me Altit, les conditions de détention de Laurent Gbagbo, détenu à Korhogo, dans le Nord, en font une sorte de masque de fer africain. «Il est enfermé dans une chambre close, à peine éclairée, et ne sort que pour prendre ses repas en compagnie de son médecin, lui aussi incarcéré.» Un avocat togolais de Laurent Gbagbo, Me Joseph Kokou Koffigoh, confirme: «Pour recevoir le représentant de l'ONU ou les anciens, on l'a transféré dans une résidence présidentielle de Kor­hogo. Mais le reste du temps, il est enfermé ailleurs.»

L'ambassadeur de Côte d'Ivoire à Paris, Ally Coulibaly, dément et assure que le prisonnier vit en permanence dans la villa présidentielle. Me Altit, pour sa part, demande que Laurent Gbagbo soit assigné à résidence dans sa maison de Gagnoa, «pour échapper aux pressions» de son gardien, Fofié Kouakou, un ex-chef de guerre rebelle sous sanction onusienne. L'avocat exige aussi que son client sorte de ses limbes juridiques. Le gouvernement ivoirien semble toujours hésiter. Mercredi dernier, douze personnalités liées à l'ancien président, dont son fils Michel, ont été inculpées, entre autres, d'atteinte à la sûreté de l'État. Vingt-six autres dignitaires les avaient déjà précédés. Mais ni l'ancien chef de l'État ni son épouse, Simone, ne faisaient partie de cette nouvelle vague d'inculpations. Le procureur de la République répond qu'il attend un avis du Conseil constitutionnel.

Impasse politique

Reste l'option de la Cour pénale internationale. Son procureur, Luis Moreno-Ocampo, a lancé une enquête préliminaire sur les violences qui ont précédé la chute de Laurent Gbagbo. Il devrait dire en septembre s'il inculpe ou non des personnalités. Toutefois, la CPI laisse la préséance aux justices nationales: elle n'inculperait Laurent Gbagbo que si la Côte d'Ivoire décide de ne pas le juger. Mais pour Abidjan, la CPI est une arme à double tranchant. La Cour enquête sur les exactions commises par les deux côtés. L'Onuci elle-même affirme que les Forces républicaines, la nouvelle armée ivoirienne, continuent à tuer illégalement. Selon un rapport de la mission onusienne, 26 exécutions sommaires de partisans de Laurent Gbagbo ont encore eu lieu le mois dernier.

L'impasse du cas Gbagbo est aussi politique. Le gouvernement d'Abidjan redouterait, selon les observateurs, qu'un procès fournisse une tribune à Gbagbo, redoutable orateur, et qui compte encore de nombreux partisans dans le pays. Et à l'extérieur, plusieurs chefs d'État de la région ont fait savoir à leur homologue ivoirien qu'ils ne souhaitaient pas voir juger un ex-président, précédent fâcheux aux yeux de nombre d'entre eux.


Pierre Prier, in Le Figaro.fr, mercredi 17 Août 2011.


Source : LA DEPECHE D'ABIDJAN

mardi, 16 août 2011

LIDER, UN ENGAGEMENT RESPONSABLE AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT - LE MANIFESTE


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Introduction

Liberté et Démocratie pour la République, en abrégé LIDER, est un parti politique ivoirien créé le 14 juillet 2011, qui s’inscrit dans le courant du libéralisme classique et qui prône la démocratie et l'économie de marché.

Faisant le constat:


de l’échec politique de la Côte d’Ivoire au cours des deux dernières décennies ;


-des limites dangereuses d’un Etat dit fort, au sens où il centralise tous les pouvoirs sans réel contre-pouvoir, qui tient ses populations sous domination, dans un cadre institutionnel inadapté à l’initiative privée, populations qui, pourtant, selon la Constitution de Côte d’Ivoire, sont le véritable souverain du pays, mais dont le rôle se limite à donner la légitimité des urnes à une classe politique qui s’emploie ensuite à les marginaliser dans un système voué à son enrichissement personnel;


-de ce que le dirigisme imposé par la classe politique, le protectionnisme économique et la centralisation administrative ont prouvé leurs limites dans la gestion du pays ;


LIDER a été créé pour permettre aux Ivoiriens de sortir de la spirale de la désespérance, d’accéder aux libertés et de devenir acteurs de leurs propres vies pour ne plus être les victimes d’un système qui exclut leur bonheur.


LIDER souhaite également donner un contenu à la démocratie, en dépassant le simple multipartisme, et en donnant les rênes du pouvoir au peuple pour sortir notre pays de la « république cacaoyère » et lui faire emprunter fermement la voie du progrès.


Tous les Ivoiriens appellent de leurs vœux une société de confiance, de paix et de développement économique. Mais cela reste trop souvent un souhait vague que les discours ne peuvent suffire à réaliser. Ce qu’il faut c’est se mettre d’accord sur la voie pour atteindre cet objectif. Partager des valeurs, c’est précisément cela : être d’accord pour se donner des règles et s’imposer de les respecter parce que l’on a confiance en leur capacité à engendrer les résultats escomptés.


Alors quelle pourrait être cette voie partagée? Quels pourraient être ces règles, principes et valeurs communes qui permettraient un nouveau départ de la Côte d’Ivoire ?


Pour LIDER, il s'agit des règles que les représentants du peuple adoptent dans les formes prévues par la Constitution de Côte d’Ivoire, des principes et valeurs de liberté, de respect des lois, de transparence, de libre concurrence et d’égalité des chances.


Les Ivoiriens s’engagent souvent avec passion dans le combat pour la souveraineté de leur pays face au reste du monde mais négligent totalement le combat plus fondamental de leur propre souveraineté face à leur Etat et ses animateurs.


L’évolution de nombreux pays a démontré au fil du temps que l’affirmation de la souveraineté des populations face à leur Etat, et l’affirmation de leurs libertés, sont en corrélation avec le progrès et le recul de la pauvreté.


Par conséquent, l’enjeu est primordial puisqu’il tient en la question du progrès et du recul de la pauvreté, qui sont la finalité des propositions de LIDER.


Avant de développer les propositions politiques du parti, il convient de s’attaquer à quelques idées reçues qui pourraient fausser l’analyse si elles n’étaient pas repoussées ou précisées.


I – Les idées reçues

1 – Le clivage Droite – Gauche est une grille de compréhension pertinente de la politique en Afrique

En Afrique, on a coutume de parler, comme dans les pays occidentaux, de clivages politiques Droite-Gauche. Il y a des hommes et de femmes qui se disent de Gauche ou de Droite alors que sur notre continent, ce clivage ne représente rien de décisif du point de vue des libertés, et donc du développement de nos pays.

C’est un artifice qui enferme les élites et les populations dans une illusion car, en pratique, les différents gouvernements, qu’ils se prétendent de Droite ou de Gauche, appliquent une politique identique, à savoir un modèle dirigiste dans lequel l’Etat contrôle tout, décide de tout, pour tout le monde et est propriétaire de tout. L’Etat est accaparé par ceux qui le gèrent et le considèrent comme leur propre patrimoine.


Les partis qui se disent de Droite comme ceux qui se disent de Gauche ont la même conception de l’Etat, qui est celle d’une manne qu’il faut gérer et partager alors qu’ils devraient s’atteler à construire des Nations et à les conduire vers la prospérité et le progrès social.


Ainsi, les élites se battent à mort pour le contrôle de l’Etat, dans l’unique dessein de se partager cette manne, alors même que cette institution n’arrive pas à assumer ses missions régaliennes.


Ceci explique qu'après plus de 50 ans d’indépendance, le continent reste à la traîne par rapport au reste du monde.


LIDER entend dépasser les clivages traditionnels du paysage politique ivoirien pour remettre les libertés politiques, économiques et sociales de la personne humaine au centre des préoccupations et des actions du citoyen et de l’Etat, tout en faisant de l’intérêt effectif pour ces libertés la seule vraie ligne de partage idéologique entre les différents pôles politiques.


Il y a ceux qui considèrent que la liberté consiste à faire ce qu’ils veulent de la vie, du travail et du patrimoine des autres, en toute irresponsabilité, et il y a LIDER, qui considère que la liberté est le droit inaliénable pour chacun de faire ce qu’il veut de sa vie, de son travail et de son patrimoine en toute responsabilité, en inscrivant leur action dans les rouages de l’Etat de droit.


Dans le premier cas de figure, il s’agit de tyrannie et c’est malheureusement le modèle qu’appliquent uniformément la plupart des partis politiques au pouvoir en Afrique qu’ils se revendiquent de Droite ou de Gauche. Dans le second cas, il s’agit de liberté. LIDER s’opposera à toute forme de tyrannie incompatible avec la liberté.


2 –Aucun groupe politique ne peut gouverner tout seul un pays

Lorsqu’une équipe politique arrive au pouvoir en Afrique, la coutume est de partager les postes décisifs entre les différentes familles politiques pour éviter les mécontentements postélectoraux. C’est une imposture à l’égard des populations qui se sont déplacées aux urnes pour faire un choix qui au final se retrouve totalement dilué.


Le propre de la démocratie est d’autoriser le vainqueur d’une élection à gouverner seul. Il n’appartient pas à l’opposant d’intégrer l’équipe gouvernante. Sa mission est de se positionner comme contre-pouvoir face au gouvernement pour veiller aux dérives éventuelles. Les gouvernements dits d’union et d’unité nationale sont de nature à tuer les fondements de la démocratie, les libertés, l’opposition et la logique de la République.


Le rôle des partis politiques d’opposition est d’exercer un contre-pouvoir. La concurrence est en effet le meilleur mode de contrôle social. Si l’on élimine ce contrôle et si les libertés individuelles ne sont pas respectées, la démocratie prend les allures d’une dictature légitime et le pillage y devient légal. Sans opposition, la démocratie n’existe pas.


C’est pourquoi LIDER rejette les gouvernements d’union, ne croit pas en l’efficacité des gouvernements d’unité nationale et refuse la logique égoïste du partage de la manne étatique. LIDER croit que la démocratie doit être intégrale, sinon elle n’est pas.


3 – Le retard de l’Afrique est lié à des politiques libérales

Selon nombre d’analystes, les politiques libérales seraient en partie, responsables du malheur de l’Afrique. Ils appuient leurs propos sur l’échec des plans d’ajustement structurel émanant de politiques dites néo libérales qui ont été appliquées sur le continent par le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale (BM). Ces politiques étaient pourtant loin d’être libérales et étaient plutôt d’inspiration keynésienne, au sens où elles prônaient l’interventionnisme, la social-démocratie et l’encadrement de l’économie par l’Etat. Elles ont naturellement débouché sur le protectionnisme d’intérêts inavouables.


La vague des privatisations des années 90 ne peut être associée au libéralisme, puisque les concessions se sont faites hors marché, sans appel d’offre et ont débouché sur des monopoles protégés. Ces échecs ont abusivement entaché le libéralisme d’une connotation négative, puisque dans les faits, l’Afrique et essentiellement l’Afrique francophone n’a jamais connu le libéralisme. Dire le contraire est une imposture intellectuelle reposant sur une communication travestie.


La fulgurante montée en puissance de plusieurs pays du Sud-Est asiatique ces vingt dernières années est un exemple édifiant. Alors qu’ils étaient moins bien dotés en richesses naturelles que l’Afrique, leur progression a reposé sur l’application de politiques libérales.


4 – La géométrie tribaliste peut promouvoir la démocratie


Par souci «d’ouverture politique», il est de coutume, en Côte d’Ivoire, de répartir les postes d’Etat par ethnie, selon un quota arbitraire, sous prétexte de satisfaire tous les groupes tribaux, et toutes les régions du pays.


Tant de ministres du Nord, tant du Sud, de l’Ouest, etc. L’on sacrifie ainsi la compétence, la complicité des équipes de travail et l’efficacité des personnes concernées. Cette forme de géopolitique n’est ni nécessaire, ni suffisante et encore moins saine dans une démocratie. Récompenser un groupe sur une base ethnique, exclut toute considération de compétence et dilue la responsabilité.


Lorsque le représentant de l’un des groupes perd un jour sa fonction ou son poste, une crise politique grave s’installe car son ethnie entière se sent frustrée. Sachant que 65 à 100 groupes ethniques peuplent la Côte d’Ivoire, l’insatisfaction est permanente car tous les groupes ne peuvent accéder en même temps au pouvoir.


Chez ceux qui se sentent exclus, la démotivation, les frustrations et la jalousie deviennent le terreau de la haine et des conflits. Le tribalisme ne peut donc être combattu par cet artifice géopolitique restrictif porteur de grands dangers pour la cohésion nationale.


De même, lorsque le soi-disant représentant d’une tribu est mis en cause à tort ou à raison, son groupe entier est indexé, alors même que les groupes ethniques ne peuvent être tenus pour responsables des succès ou des échecs de leurs membres individuels.


5 – Les étrangers sont une menace pour notre pays

Les Ivoiriens ne doivent pas avoir peur des étrangers. Contrairement à l’entendement général, les étrangers ne sont pas un problème mais une richesse pour le pays. Les économies les plus autarciques et les plus fermées sont aussi les moins riches et les moins prospères. A l’inverse, l’histoire montre que les pays les plus ouverts aux étrangers sont aussi ceux qui connaissent le moins de conflits. Un pays comme la Côte d’Ivoire, financé par l’étranger à travers l’aide publique au développement et les ventes de ses matières premières sur les marchés internationaux, peut difficilement justifier une fermeture face à l’étranger. La Côte d’Ivoire doit s’ouvrir et ne doit pas avoir peur de sa propre histoire, ne doit pas avoir peur de l’autre. Il est foncièrement faux de soutenir que l’étranger est une menace pour notre pays.


Les hommes et les femmes qui immigrent en Côte d’Ivoire le font parce qu’ils y trouvent des moyens d’enrichissement personnel. Cet enrichissement ne peut appauvrir la Côte d’Ivoire, il doit au contraire l’enrichir par la mise en œuvre d’une politique appropriée. La responsabilité des Ivoiriens est de créer un cadre de vie qui permette à tous de s’épanouir dans le respect des règles fondamentales de la République que sont la Démocratie et la Liberté.


II – Le positionnement politique de LIDER

De l’indépendance en 1960 jusqu’en 1990, la Côte d’Ivoire a évolué contre sa propre Constitution, dans un environnement politique reposant sur le parti unique.


L’ouverture au multipartisme, imposée sous la pression populaire, s’est heurtée au confort de l’environnement protégé qui portait les responsables du parti unique. Le passage à la démocratie a été douloureux. Les conflits qui s’en sont suivis ont cristallisé le débat politique autour des ancrages régionaux des partis politiques.


LIDER ne se positionne pas par rapport à des schémas qui réduisent l’activité politique à des antagonismes inter-ethniques, à des conflits inter-tribaux ou encore à des conflits personnalisés à l’extrême. LIDER se positionne par rapport à ses propres valeurs et principes : contre le tribalisme et toute politique qui s’y adosse, contre le centralisme et le dirigisme étatique, contre la personnalisation du débat politique, contre la violence politique.


LIDER est pour la liberté, la transparence, les règles claires du jeu politique, la préservation des droits individuels et la responsabilité qui va avec, la citoyenneté et la libre concurrence. Actuellement, l’offre et les pratiques des partis politiques en Côte d’Ivoire ne répondent pas à ces valeurs, à ces règles et à cet idéal.


LIDER souhaite se positionner en dehors de toute problématique ethniciste, en proposant aux Ivoiriens un point de rencontre logique de coexistence et d’inclusion. LIDER souhaite briser le cycle infernal de la violence politique et engager un cycle vertueux reposant sur des valeurs universelles qui placent l’Homme au centre de l’action politique. LIDER est profondément attaché à cet humanisme et place les valeurs liées à l’homme avant les valeurs africaine et ivoirienne.


LIDER a été créé au moment où l’Etat de Côte d’Ivoire est gouverné par une coalition politique dont les valeurs et le programme sont incompatibles avec les siennes. Aussi, LIDER se situe-t-il dans l’opposition. Il prône une opposition sans arme ni violence ; une opposition ferme et sans concession qui sera présente quand il convient de se mobiliser pour la Côte d’Ivoire, mais également quand il faut dénoncer les abus préjudiciables au pays; une opposition préparée pour une alternance démocratique dans quatre ans.


Bien que LIDER s’inscrive sur la voie du libéralisme dont, semble-t-il, se réclame également la coalition gouvernementale au pouvoir, cela ne signifie pas que le parti soit rattaché à cette dernière.


LIDER se présente comme un défenseur des libertés. Notre acception de la liberté va au-delà de la liberté politique et notre libéralisme n’a rien à voir avec la version édulcorée du capitalisme d’Etat que pratique le gouvernement actuel.


Notre conception de la démocratie suppose le strict respect de la Constitution et des Institutions de la République. Peut-on être libéral et violer la Constitution sur laquelle l’on a prêté serment ? Peut-on être démocrate et prendre des ordonnances illégales sans le consentement des représentants du peuple ? Peut-on être démocrate et prélever sur les revenus du peuple des montants faramineux sans l’autorisation des représentants du peuple ? Peut-on être libéral et passer de gros marchés publics de gré à gré, sans aucune transparence ? Peut-on être démocrate et s’endetter dans des proportions qui mettent en péril l’équilibre des générations futures ?


A toutes ces questions LIDER répond «Non» et donc, se démarque de toutes les composantes de la classe politique actuelle.

LIDER propose des politiques alternatives libérales et donne un contenu crédible à ces idées pour sortir de l’illusion des mots en assumant pleinement son rôle. Les pays les plus avancés au monde sont ceux qui ont fait la promotion des valeurs de liberté, de démocratie, d’Etat de droit et de propriété privée.


LIDER souhaite progressivement habituer les populations à ces possibilités nouvelles, afin qu’elles prennent pleinement conscience qu’un avenir meilleur construit sur la base de la liberté est possible. C’est ainsi que les transformations se feront.


Le pari de LIDER est de redonner une place à l’Homme, de réveiller les consciences et de redonner aux citoyens le goût de l’engagement politique et l’espoir de lendemains meilleurs. Avec LIDER, nous cessons d’avoir peur : d’avoir peur du voisin, peur de l’autre, peur du prochain, peur du lendemain, peur de la politique, peur de l’étranger, peur de nous-mêmes en définitive.


III - Les propositions de LIDER

LIDER place la liberté de choix au centre de la prospérité et du développement économique, valorise les libertés individuelles dans le développement de la Côte d’Ivoire et renforce les arguments en faveur de la défense de l'économie de marché, de la propriété privée, de la souveraineté, de la bonne monnaie et de la politique budgétaire adaptée au développement et à des relations internationales pacifiques. La jeunesse et le monde rural, de même que la famille, sont au cœur des préoccupations de LIDER. Cela signifie que LIDER positionne bien l’Etat dans des fonctions essentielles pour la bonne maîtrise de la construction de la Nation.


1) LIDER pour un Etat maitrisé

Plus de cinq décennies après les indépendances, l’État africain reste au cœur des débats intellectuels et politiques concernant le présent et l’avenir du continent. Les raisons de cette préoccupation résultent des crises multiples qui les conduisent à s’embourber, se renouveler, éclater et tomber en faillite.

L’État africain bat le record du plus grand nombre d’épithètes jamais employées. Il a été qualifié de «surdéveloppé», «prébendier» «patrimonial/néo-patrimonial», «rentier», «népotiste», «vacillant», «kleptocrate», «sultaniste», «convivial», «Léviathan boiteux», «bantoustan international», «fantôme», «criminel», «omnipotent mais jamais omniprésent», «bananier ou cacaoyer». Tous ces qualificatifs synthétisent l’incompétence des Etats africains à relever le défi des indépendances. Les nations africaines dominent d’ailleurs nettement la liste des Etats les plus défaillants dans le monde.


LIDER prône l’Etat maitrisé, c'est-à-dire un Etat dont l’action se limite à ses fonctions essentielles et souveraines, à savoir la sécurité du pays et une justice équitable. LIDER veut mettre les Institutions au cœur de tout processus de réformes. Le développement, c’est de la création de valeur, et ceci ne peut se faire sans cadres juridique et institutionnel favorables à l’investissement privé. LIDER fait confiance en la capacité des Ivoiriens et veut libérer leur talent en leur permettant de créer leur propre richesse.


LIDER a une approche décentralisée du développement. Jusqu’à présent, l’Etat était considéré comme le moteur du développement, seul capable de résoudre les problèmes, or le bilan est désastreux. Pour changer le résultat, l’approche doit être changée. LIDER veut libérer les individus pour leur permettre de se prendre en charge en contribuant eux-mêmes au processus de développement. C’est un renversement de la conception même du développement, qui contribue à redonner sa dignité et sa richesse à l’Homme.


Dans ce contexte, LIDER s’engage à réaliser des budgets réalistes et à lutter contre les inégalités de traitement des citoyens face à l’impôt et aux prélèvements obligatoires. L’impôt proportionnel remplacera progressivement l’impôt progressif en application des principes de la flat tax.


Après toutes les expériences désastreuses des régimes présidentiels en Afrique et tirant les leçons de la longue crise ivoirienne, LIDER propose une révision constitutionnelle mettant fin au régime présidentiel actuel pour introduire un régime parlementaire. Selon ce régime, une seule élection permet de désigner les députés au scrutin majoritaire à un seul tour. Le parti ayant la majorité au parlement désigne son représentant qui devient président de la République ou premier ministre selon l’appellation qui lui est donnée dans la Constitution. Ce représentant forme son gouvernement qui a l’obligation de rendre des comptes, en temps réel, au Parlement. Le régime parlementaire éloigne des frustrations tribalistes et régionalistes et assure un meilleur contrôle des hommes politiques par les contribuables.


LIDER s’engage également à poursuivre le processus de décentralisation en octroyant aux communes et départements des financements qui leur permettront d’exercer effectivement leurs compétences. LIDER souhaite sortir la décentralisation de la fiction.


2) LIDER et le monde rural

a) La propriété privée du sol


Aucun développement durable n’a jamais eu lieu sans une responsabilisation des populations par la propriété. Sans droit de propriété, on peut certes progresser, inventer, mais seul un petit groupe de personnes en tire profit pendant que l’immense majorité de la population continue à manquer de tout.

En Côte d’Ivoire, alors que la terre était jadis répartie selon le droit coutumier, le colon français, à son arrivée, a pris possession des terres, expropriant de fait les populations qui en étaient les premiers occupants. Il a exploité le sol et le sous-sol pendant plusieurs siècles jusqu’à son départ dans les années 60. À l’indépendance du pays, la terre a été directement cédée par le colon à l’Etat de Côte d’Ivoire qui, au lieu de la redonner aux successeurs des propriétaires initiaux, l’a gardée déclarant comme principe nouveau que la terre appartenait désormais à l’Etat pour ensuite dire que la terre appartenait à celui qui la mettrait en valeur, créant ainsi la confusion totale. Que de conflits n’a-t-on pas vu naître à cause de ce double standard ?


LIDER propose de reconnaitre ce circuit d’usurpation et de restituer aux propriétaires initiaux leurs terres, en tenant compte des titres de propriété légalement acquis et des achats et ventes ayant eu régulièrement lieu dans l’intervalle.


La terre de Côte d’Ivoire est un capital qui dort. Il faut la réveiller et lui donner la possibilité d’avoir une valeur d’échange sur un marché libre. Il a été souvent reproché à la Côte d’Ivoire de ne pas avoir d’entreprises et d’entrepreneurs. Or, le pays foisonne de paysans individuels ayant des terres qu’ils travaillent, et qui produisent des biens que l’Etat s’empresse de collecter et de commercialiser. C’est une forme de servage qui n’a que trop duré.


Pour mettre un terme à cela, LIDER propose de préciser le cadastre dans les brousses, de délimiter les départements et, à l’intérieur du département, les sous-préfectures et dans la sous-préfecture, les villages, et dans les villages, les propriétés familiales, afin de délivrer des titres de propriété. La terre aura ainsi une valeur et pourra être louée, commercialisée ou transmise à la descendance.


A partir de là, les banques auront la possibilité de fournir de nouveaux produits financiers capables de financer l’agriculteur, la production agricole, et non uniquement la commercialisation des produits agricoles comme cela est le cas en général actuellement.


Les agriculteurs, entrepreneurs agricoles, sont étouffés par des pratiques et des législations qui devraient pourtant leur permettre de s’épanouir en faisant fructifier leurs terres. L’innovation culturale est ainsi freinée, l’archaïsme des méthodes culturales est en déphasage avec le monde moderne et les rendements le sont en conséquence. L’agriculture est un grand secteur privé dépourvu de liberté et de droit de propriété, donc de moyens de sa promotion. Les paysans, ces acteurs privés, sont donc vulnérables, et se retrouvent à la merci de n’importe quel prédateur. Pour LIDER, s’attaquer au foncier rural en définissant un droit de la propriété privée sans ambigüité, c’est aussi lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté en milieu rural.


Pour libérer l’agriculteur, LIDER place le droit de propriété au cœur de son programme et propose d’en faire le fondement de son action.


b) La commercialisation des produits de rente

La précision des droits de propriété sur les terres sera doublée d’une réorganisation du système de commercialisation des produits agricoles de rente comme le café et le cacao. Après avoir essayé les caisses de stabilisation qui ont donné les résultats que nous connaissons, LIDER propose de libérer le marché du cacao.

La production doit s’organiser autour d’exploitants agricoles propriétaires de leurs terres. La filière sera ainsi composée de nombreux agents privés qui prendront une part active à la commercialisation. Les interventions publiques directes sur la commercialisation domestique et internationale seront limitées à la supervision, au contrôle de la qualité et aux prélèvements fiscaux, mais les prix seront déterminés par le marché mondial du cacao au grand bénéfice des producteurs, qui pourront alors recevoir une part plus élevée de ce prix. Mais, sans droit de propriété privée sur l’agriculture du café et du cacao, de nombreuses distorsions rendront inefficaces les solutions du marché libre.

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JEAN ZIEGLER: «LAURENT GBAGBO REVIENDRA CERTAINEMENT AU POUVOIR»


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Jean Ziegler vice-président du Comité Consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, ancien rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation au sein de la même institution connaît bien l'ONU. Il est par ailleurs l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages parmi lesquels: Main basse sur l'Afrique (1978) L'empire de la honte (2005) La haine de l'Occident (2008) qui dénotent d'une maîtrise des rapports complexes entre les occidentaux et les africains. Il était hier dimanche l'invité de Christian Musampa dans le cadre de l'émission "Sans détours" sur la radio camerounaise Cameroonvoice et pour lui le retour de Gbagbo au pouvoir ne se discute pas.


Savoir lire les événements quand le commun des mortels pense que tout est fini ! En tout cas, Jean Ziegler offre une grille de lecture nouvelle de la situation politique en Côte d'Ivoire et pour lui, c'est bien Gbagbo qui sortira grandi de toute cette tourmente politico-juridique qui montre aussi à quel point les nouveaux gouvernants ne sont pas rassurants. D'abord parce que pour lui les ivoiriens ne se laisseront pas faire. « La communauté internationale s'est trompée sur les orientations et les solutions apportées au problème ivoirien. Sur la base de toutes les défaillances qui ont entaché le système électoral en Côte d'Ivoire, l'unique solution était le recomptage des voix. Par conséquent, l'attaque du domicile de Laurent Gbagbo par les forces spéciales françaises, en violation de l'esprit des résolutions de l'Onu, pour installer un larbin comme Ouattara est un acte purement impérialiste », estime Jean Ziegler. Ensuite, parce qu'il estime bien connaître Laurent Gbagbo, il ajoute « Je connais bien Laurent Gbagbo. Je l'ai rencontré pendant son exil ici en France et dans l'international socialiste, c'est quelqu'un qui va certainement revenir au pouvoir(...) il est le seul véritable homme d'Etat de toute la sous-région Ouest Africaine ». L'universitaire préfère d'ailleurs se focaliser sur les capacités de grand lutteur du président Gbagbo qui l'a fait triompher maintes fois alors que la situation semblait compromise. Enfin, parce que la vie nationale continue d'être bloquée et dans ce cas, il faudra bien discuter avec Gbagbo. Laurent Gbagbo lui-même ne le sait que trop. « Il est souvent bon de rire des choses tragiques. D'abord parce que les pleurs ne changeront pas leur cours mais, mieux, leur avènement est porteur de plusieurs enseignements. Pour certains c'est gagné et pour d'autres c'est perdu. Et pourtant... ». Volontairement énigmatique lors de cette première interview accordée à un internaute, Laurent Gbagbo montrait déjà qu'il fallait compter sur lui. Il a d'ailleurs tenu à le redire au fil des interventions de son porte-parole Koné Katinan. Le président Gbagbo y affirme qu'on ne peut pas passer par pertes et profits les relations franco-africaines pour sacrifier les intérêts du peuple de Côte d'Ivoire. Les français doivent gagner, les ivoiriens aussi.

Les autorités françaises ne semblent pour l'instant pas prêtes de l'accepter mais pour combien de temps ? L'histoire de Mandela a pris la même trajectoire il ya aujourd'hui de nombreuses années. Les afrikaneers l'avaient aussi jeté en prison parce qu'il était considéré comme un terroriste. Ce qui n'était pas tout à fait faux parce que la lutte pour l'égalité des races en Afrique du Sud a pris toutes sortes de contours et l'ANC a été un adepte de la lutte armée. Une fois Mandela mis sous les verrous, les blancs ont cru que l'affaire était réglée. Que nenni ! La situation politique fut bloquée pendant de nombreuses années. Au point où le seul moyen de garantir la paix aux populations blanches fut d'aller négocier avec Nelson Mandela qui sortit de prison avant de devenir le premier président noir d'Afrique du Sud. Mandela est aujourd'hui respecté par le monde entier, y compris par les blancs qui ne juraient que sa perte.

La première partie de l'intervention de Jean Ziegler a essentiellement consisté à analyser la situation de la famine dans la Corne de l'Afrique. Sur la question, M. Ziegler a dénoncé la duplicité et la cupidité des organisations internationales méthodiquement soutenues par les Institutions de Bretton Woods qui organisent et imposent à cette partie de l'Afrique une famine non conjoncturelle mais structurelle parce que liée à la spéculation des marchés boursiers sur les coûts des produits alimentaires. Pour lui, il y a à dénoncer un véritable crime contre l'humanité en Somalie où, à cause de la déstructuration de l'Etat, les aides humanitaires sont détournées. Lesquelles aides s'amenuisent à la faveur de la crise financière mondiale qui oblige la réduction du budget de la Fao de 50%. Il est passé de 6000 milliards à 2800 milliards.

Dans la deuxième partie outre la situation en Côte d'Ivoire, Monsieur Ziegler s'est aussi intéressé à l'élection présidentielle au Cameroun, à la guerre en Libye. A propos des élections au Cameroun, il pense qu'elles manqueront une fois encore de transparence à l'instar des autres élections dans certaines contrées d'Afrique comme le Burkina, le Togo, Le Gabon, le Tchad etc.  Et que le peuple Camerounais qui n'a pas encore vécu de véritables élections mérite mieux qu'un dirigeant comme Paul Biya : « Le peuple camerounais ne mérite pas ce genre de dirigeant d'un autre âge [...] qui passe son temps à l'hôtel intercontinental et se balade au bord du lac Leman ». Sur la guerre en Libye, le polémiste suisse a salué l'intervention de l'Otan face à ce qu'il a appelé le projet ou l'intention de Kadhafi d'exterminer tous les habitants de Benghazi.


Joseph Marat, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 40 du mardi 16 août 2011.

dimanche, 14 août 2011

SENEGAL: LETTRE OUVERTE A NICOLAS SARKOZY


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Monsieur le Président Sarkozy : Que vient faire votre gouvernement au Sénégal ?


Monsieur le Président, vous venez d'envoyer au Sénégal le Général Saint Quentin, « présumé génocidaire au Rwanda », que la France refuse de présenter devant le « Tribunal Pénal International sur le Rwanda (TPIR) » qui l'a convoqué à plusieurs reprises pour l'entendre sur les faits graves qui lui sont reprochés dans le « Rapport » de l'« ONU » sur le Rwanda.

Le Général Saint Quentin vient, dans notre pays, pour prendre le Commandement de ce qui reste, au Sénégal, des troupes françaises, rebaptisées « Eléments Français au Sénégal (EFS) ».

Vous comprenez dès lors, Monsieur le Président, qu'il soit légitime de vous interroger sur les raisons d'un tel choix, dans un contexte pré électoral au Sénégal, marqué par la « stratégie de chaos » de Wade, qui veut à tout prix imposer sa candidature inconstitutionnelle pour un 3ème mandat, en vue de mettre en œuvre son plan de dévolution monarchique du pouvoir à son fils. Du reste, il se dit que vous avez, jusqu'à récemment, soutenu ce projet et même tenté de le « vendre » à Obama, de la manière que l'on sait ...

Toujours est-il, que l' envoi de ce Général « présumé génocidaire », à Dakar, fait suite à la demande de votre Ambassadeur à Dakar, qu'il a adressée à l'opposition, de « permettre à Wade de briguer un 3 ème mandat », en violation flagrante de notre « Constitution », et de la déclaration fracassante de votre Ministre, chargé de la Coopération, soutenant que « c'est au peuple Sénégalais de résoudre cette question de candidature » !

Cette attitude de votre Gouvernement sur la question du 3ème mandat de Wade, disqualifie d'office le « Conseil Constitutionnel » du Sénégal, qui vient pourtant d'achever une mission de concertation avec son homologue français à Paris.

L'on devrait donc s'attendre, en suivant votre logique, à ce que le « Conseil Constitutionnel » du Sénégal se « déclare incompétent », pour permettre au peuple sénégalais de trancher la question !

Or, notre Peuple ne la trancherait que dans la « Rue », précisément parce qu'il serait ridicule d'organiser un référendum sur la question, à sept mois des élections présidentielles auxquelles Wade veut se présenter.

Encore une fois, ce qui précède autorise à se demander si le Gouvernement français a déjà pris faits et cause pour la « stratégie de chaos » de Wade de conservation du pouvoir, même si vous semblez, personnellement, ne plus soutenir son projet de succession monarchique au profit de son fils biologique.

C'est donc à cette confrontation majeure avec le peuple, à laquelle Wade se prépare, même s'il déclarait récemment, par pure démagogie, qu'il se conformerait aux décisions du « Conseil Constitutionnel » que les Autorités Françaises attendent qu'il se déclare « incompétent ».

Cependant, tout en demandant, par pur esprit de propagande, à l'opposition, de s'en remettre au « Conseil Constitutionnel », Abdoulaye Wade peaufine en même temps sa « stratégie de chaos » et mobilise publiquement des nervis pour se préparer à imposer sa candidature dans la «Rue», le cas échéant.

En envoyant un Général « présumé génocidaire » à Dakar, dans un tel contexte, vous émettez un signal fort et sans équivoque de votre soutien à cette stratégie de Wade !

Ainsi, les conditions vont donc être réunies, pour rééditer au Sénégal, la tragédie du peuple de Côte d'Ivoire.

En effet, nous ne pouvons jamais oublier que la crise en Côte d'Ivoire a eu pour origine la question de « l'inconstitutionnalité de la candidature de Ouattara » que Bédié, appuyé par la France sous Chirac, avait fait adopter par référendum à son peuple.

Le caractère ouvertement « ethniciste » et réactionnaire de cette « Constitution », n'avait pas empêché la France, sans hésitation aucune, d'appuyer Bédié pour lui permettre d'écarter Ouattara, plongeant ainsi ce peuple dans une décennie de tragédie innommable.

Aujourd'hui, et vous le savez bien, l'inconstitutionnalité de la candidature de Wade à un 3ème mandat résulte de considérations fondamentalement démocratiques, inscrites dans la « Constitution » de notre pays, en phase avec l'évolution du monde moderne vers le progrès du genre humain.

Paradoxalement, la France dont le Gouvernement mène une guerre contre la Lybie au nom de la « Démocratie », de la « Liberté » et de l'« Etat de Droit », soutient Wade dans son refus de se conformer à cette « Constitution », et semble s'inscrire, ouvertement, dans sa stratégie pour imposer sa candidature au peuple dans la « Rue » !

Ainsi, les risques d' « Ivoirisation » du Sénégal sont énormes, et ne peuvent, par conséquent, être conjurés que par une puissante campagne d'information sur ce drame qui se trame contre notre peuple.

Nous sommes décidés de faire porter cette campagne, dans le pays et dans la Diaspora, par un vaste rassemblement de toutes les « Forces Vives » de notre « Nation » qui sont prêtes à faire face à la forfaiture que prépare Wade.

C'est d'ailleurs de cette manière que l'on a pu obliger votre Gouvernement, le 23 Juin 2011, à prendre acte de la volonté du peuple Sénégalais qui, ce jour là, dans la « Rue », avait rejeté, sans ambigüité, le projet de Wade de transmission monarchique du pouvoir à son fils biologique.

C'est dans cette perspective que nous exigeons le départ immédiat du Sénégal, de ce Général « présumé génocidaire », et la fin de toutes vos immixtions dans les affaires politiques intérieures de notre pays.

Car, ce n'est pas à la France de décider du choix de qui va gouverner demain le Sénégal, mais bien notre peuple dans le respect strict des dispositions de la « Constitution » qu'il s'est donnée.

Cinquante ans après les Indépendances africaines, les Patriotes, Démocrates et Républicains sénégalais ne sauraient plus tolérer de voir leur pays réduit en succursale ou filiale des Entreprises Françaises du « CAC 40 ». Pas plus qu'ils ne peuvent plus accepter que les dirigeants de leur Etat soient choisis par des officines au service du Gouvernement Français.

Plus vite vous et votre Gouvernement comprendrez ce tournant historique dans les relations entre nos Etats, davantage sera mutuellement bénéfique et fraternelle la coopération entre nos deux pays et nos deux peuples.

C'est dans la paix et la stabilité qu'une telle coopération se construit, et non dans le chaos et dans la tragédie, comme en atteste éloquemment la Côte d'Ivoire, après plus d'une décennie de guerre civile dans laquelle, la France était partie prenante du début jusqu'à son épilogue tragique récent.

Dans le même temps, nous attirons l'attention du « Conseil de Sécurité » de l'« ONU », des Autorités de l'« Union Européenne », et de l'« Union Africaine », sur la responsabilité pleine et entière de votre Gouvernement, dans la tragédie que Wade est en train de planifier contre le peuple Sénégalais, et que vous et vos services, êtes activement et publiquement en train d'appuyer.

Du fait de leur responsabilité dans le maintien de la paix et de la sécurité des peuples dans le monde, ces Institutions sont interpelées, pour éviter que le Sénégal ne plonge dans l'horreur, avant qu'elles ne soient contraintes à agir en «sapeurs pompiers» pour mettre notre peuple sous tutelle, sous prétexte de sauver des vies.

Elles doivent peser de tout leur poids, dès maintenant, pour empêcher le Gouvernement de la France de parrainer une nouvelle tragédie au Sénégal, après celles de la Côte d'Ivoire et de la Lybie.

C'est cela aussi que nous attendons des authentiques amis français du Sénégal, qui sont soucieux des récents développements de votre politique envers notre pays, et qui tiennent à bâtir avec nous, de solides relations de coopération entre nos peuples, dans le cadre de nos valeurs partagées d'« indépendance nationale », de « liberté », d'« égalité », de « démocratie » et de « fraternité ».

Le Sénégal ne saurait être ni la Côte d'Ivoire, encore moins la Lybie.

Votre Gouvernement ne devrait jamais l'oublier et devrait, dès maintenant, en tirer toutes les conséquences avant qu'il ne soit trop tard.


«PARTI DE L'INDEPENDANCE ET DU TRAVAIL (PIT-SENEGAL)»

Le Secrétariat du «Comité Central»


Ibra Yali


Fait à Dakar le 9 Août 2011.

samedi, 13 août 2011

UN PARALLELE BIBLIQUE AVEC LA COTE D'IVOIRE


COURONNE ROYALE.jpg

 

QUEL ACCES A QUEL POUVOIR ?

Juges 9 : 1-21

9.1

Abimélec, fils de Jerubbaal, se rendit à Sichem vers les frères de sa mère, et voici comment il leur parla, ainsi qu'à toute la famille de la maison du père de sa mère:

9.2

Dites, je vous prie, aux oreilles de tous les habitants de Sichem: Vaut-il mieux pour vous que soixante-dix hommes, tous fils de Jerubbaal, dominent sur vous, ou qu'un seul homme domine sur vous? Et souvenez-vous que je suis votre os et votre chair.

9.3

Les frères de sa mère répétèrent pour lui toutes ces paroles aux oreilles de tous les habitants de Sichem, et leur coeur inclina en faveur d'Abimélec, car ils se disaient: C'est notre frère.

9.4

Ils lui donnèrent soixante-dix sicles d'argent, qu'ils enlevèrent de la maison de Baal Berith. Abimélec s'en servit pour acheter des misérables et des turbulents, qui allèrent après lui.

9.5

Il vint dans la maison de son père à Ophra, et il tua ses frères, fils de Jerubbaal, soixante-dix hommes, sur une même pierre. Il n'échappa que Jotham, le plus jeune fils de Jerubbaal, car il s'était caché.

9.6

Tous les habitants de Sichem et toute la maison de Millo se rassemblèrent; ils vinrent, et proclamèrent roi Abimélec, près du chêne planté dans Sichem.

9.7

Jotham en fut informé. Il alla se placer sur le sommet de la montagne de Garizim, et voici ce qu'il leur cria à haute voix: Écoutez-moi, habitants de Sichem, et que Dieu vous écoute!

9.8

Les arbres partirent pour aller oindre un roi et le mettre à leur tête. Ils dirent à l'olivier: Règne sur nous.

9.9

Mais l'olivier leur répondit: Renoncerais-je à mon huile, qui m'assure les hommages de Dieu et des hommes, pour aller planer sur les arbres?

9.10

Et les arbres dirent au figuier: Viens, toi, règne sur nous.

9.11

Mais le figuier leur répondit: Renoncerais-je à ma douceur et à mon excellent fruit, pour aller planer sur les arbres?

9.12

Et les arbres dirent à la vigne: Viens, toi, règne sur nous.

9.13

Mais la vigne leur répondit: Renoncerais-je à mon vin, qui réjouit Dieu et les hommes, pour aller planer sur les arbres?

9.14

Alors tous les arbres dirent au buisson d'épines: Viens, toi, règne sur nous.

9.15

Et le buisson d'épines répondit aux arbres: Si c'est de bonne foi que vous voulez m'oindre pour votre roi, venez, réfugiez-vous sous mon ombrage; sinon, un feu sortira du buisson d'épines, et dévorera les cèdres du Liban.

9.16

Maintenant, est-ce de bonne foi et avec intégrité que vous avez agi en proclamant roi Abimélec? Avez-vous eu de la bienveillance pour Jerubbaal et sa maison? L'avez-vous traité selon les services qu'il a rendus? -

9.17

Car mon père a combattu pour vous, il a exposé sa vie, et il vous a délivrés de la main de Madian;

9.18

et vous, vous vous êtes levés contre la maison de mon père, vous avez tué ses fils, soixante-dix hommes, sur une même pierre, et vous avez proclamé roi sur les habitants de Sichem, Abimélec, fils de sa servante, parce qu'il est votre frère. -

9.19

Si c'est de bonne foi et avec intégrité qu'en ce jour vous avez agi envers Jerubbaal et sa maison, eh bien! qu'Abimélec fasse votre joie, et que vous fassiez aussi la sienne!

9.20

Sinon, qu'un feu sorte d'Abimélec et dévore les habitants de Sichem et la maison de Millo, et qu'un feu sorte des habitants de Sichem et de la maison de Millo et dévore Abimélec!

9.21

Jotham se retira et prit la fuite; il s'en alla à Beer, où il demeura loin d'Abimélec, son frère.


Quand la soif du pouvoir devient effrénée

Très ambitieux et sans scrupule, Abimélec se distingue de son père Jerubbaal (Gédéon) qui refusa la royauté pour lui et ses fils (Juges 8 : 22-23). Il se rend favorables les habitants de Sichem par les frères de sa mère (Juges 8 : 31) pour obtenir de l'argent qui lui servira à recruter des mercenaires (3-4). C'est avec eux qu'il massacre ses propres frères, à l'exception du jeune Yotam (5). Désormais, plus rien n'empêche ses partisans de l'introniser.

Malheureusement, l'envie du pouvoir aveugle les yeux, même sur le péché, et les Abimélec n'ont pas manqué jusqu'à présent.

Le rescapé dénonce (7-15).

Yotam recourt à une fable pour dénoncer le crime (Cf. 2 Samuel 12 : 1-4). Il critique ainsi l'autorité du nouveau roi.

Très souvent, quand le pouvoir est décrié, c'est parce qu'il est détenu par des hommes incapables ou convoité par des hommes de la même trempe.

Examen de conscience (16-21).

La parabole de Yotam se termine par une morale. Certes, ce ne sont pas les mérites d'Abimélec mais la démagogie et l'appel au tribalisme qui ont prévalu dans son accession au pouvoir (18).

Quel bonheur un tel pouvoir, obtenu par des intrigues, pourra-t-il apporter à ses bénéficiaires et à ceux qui le lui ont accordé ? (19).

Réflexion : A la lumière de ce texte, les critères d'accession au pouvoir dans nos pays africains aujourd'hui, quel qu'en soit le niveau, glorifient-ils toujours notre Dieu ?


Nestor N. KABELU-MENJI (République Démocratique du Congo)


Source : Le Lecteur de la Bible 2010 (Méditation du mardi 10 août 2010)


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LA PAIX EPHEMERE

Juges 9 : 22-41

9.22

Abimélec avait dominé trois ans sur Israël.

9.23

Alors Dieu envoya un mauvais esprit entre Abimélec et les habitants de Sichem, et les habitants de Sichem furent infidèles à Abimélec,

9.24

afin que la violence commise sur les soixante-dix fils de Jerubbaal reçût son châtiment, et que leur sang retombât sur Abimélec, leur frère, qui les avait tués, et sur les habitants de Sichem, qui l'avaient aidé à tuer ses frères.

9.25

Les habitants de Sichem placèrent en embuscade contre lui, sur les sommets des montagnes, des gens qui dépouillaient tous ceux qui passaient près d'eux sur le chemin. Et cela fut rapporté à Abimélec.

9.26

Gaal, fils d'Ébed, vint avec ses frères, et ils passèrent à Sichem. Les habitants de Sichem eurent confiance en lui.

9.27

Ils sortirent dans la campagne, vendangèrent leurs vignes, foulèrent les raisins, et se livrèrent à des réjouissances; ils entrèrent dans la maison de leur dieu, ils mangèrent et burent, et ils maudirent Abimélec.

9.28

Et Gaal, fils d'Ébed, disait: Qui est Abimélec, et qu'est Sichem, pour que nous servions Abimélec? N'est-il pas fils de Jerubbaal, et Zebul n'est-il pas son commissaire? Servez les hommes de Hamor, père de Sichem; mais nous, pourquoi servirions-nous Abimélec?

9.29

Oh! si j'étais le maître de ce peuple, je renverserais Abimélec. Et il disait d'Abimélec: Renforce ton armée, mets-toi en marche!

9.30

Zebul, gouverneur de la ville, apprit ce que disait Gaal, fils d'Ébed, et sa colère s'enflamma.

9.31

Il envoya secrètement des messagers à Abimélec, pour lui dire: Voici, Gaal, fils d'Ébed, et ses frères, sont venus à Sichem, et ils soulèvent la ville contre toi.

9.32

Maintenant, pars de nuit, toi et le peuple qui est avec toi, et mets-toi en embuscade dans la campagne.

9.33

Le matin, au lever du soleil, tu fondras avec impétuosité sur la ville. Et lorsque Gaal et le peuple qui est avec lui sortiront contre toi, tu lui feras ce que tes forces permettront.

9.34

Abimélec et tout le peuple qui était avec lui partirent de nuit, et ils se mirent en embuscade près de Sichem, divisés en quatre corps.

9.35

Gaal, fils d'Ébed, sortit, et il se tint à l'entrée de la porte de la ville. Abimélec et tout le peuple qui était avec lui se levèrent alors de l'embuscade.

9.36

Gaal aperçut le peuple, et il dit à Zebul: Voici un peuple qui descend du sommet des montagnes. Zebul lui répondit: C'est l'ombre des montagnes que tu prends pour des hommes.

9.37

Gaal, reprenant la parole, dit: C'est bien un peuple qui descend des hauteurs du pays, et une troupe arrive par le chemin du chêne des devins.

9.38

Zebul lui répondit: Où donc est ta bouche, toi qui disais: Qui est Abimélec, pour que nous le servions? N'est-ce point là le peuple que tu méprisais? Marche maintenant, livre-lui bataille!

9.39

Gaal s'avança à la tête des habitants de Sichem, et livra bataille à Abimélec.

9.40

Poursuivi par Abimélec, il prit la fuite devant lui, et beaucoup d'hommes tombèrent morts jusqu'à l'entrée de la porte.

9.41

Abimélec s'arrêta à Aruma. Et Zebul chassa Gaal et ses frères, qui ne purent rester à Sichem.


Coup d'Etat déjoué.

Le discours démagogique du roi autoproclamé n'a guère amélioré le sort du peuple. Le progrès attendu a été de courte durée : 3 ans de repos seulement (22). Les gens de Sichem deviennent infidèles à Abimélec. Les accords sont rompus, la révolte gronde (23). En privant le roi d'une part importante de ses revenus (25), les Sichémites lui adressent un signal fort de rébellion.

Pour expliquer pourquoi les alliés d'hier peuvent devenir ennemis aujourd'hui, la Bible indique que Dieu ne cautionne pas un pouvoir qui s'établit par les intrigues et la violence. Le mal produit des fruits empoisonnés qui provoquent le jugement de Dieu à travers un esprit de discorde (24). Aucune situation ni aucune personne ne pourra échapper à l'autorité du Souverain (1 Samuel 16 : 14 ; Romains 1 : 24).

L'insurrection de Gaal (26-41).

Gaal propose de devenir le chef des Sichémites contre Abimélec et Zébul, son gouverneur (28). Ce dernier informe très vite le roi du soulèvement. Le rapport des forces lui étant alors défavorable, Zébul doit cacher son opposition à Gaal et suggère à Abimélec la meilleure stratégie pour réprimer le mouvement d'insurrection (32-33). La coalition d'Abimélec et de Zébul met Gaal et ses troupes en déroute. Mais combien de temps le règne d'Abimélec tiendra-t-il encore ?

Réflexion : De nos jours, pour se faire entendre, les populations meurtries utilisent le langage des marches pacifiques, des grèves, des sit-in ; certains vont même jusqu'à user de violence. Qu'en penser ? Que privilégier pour se faire entendre ?


Nestor N. KABELU-MENJI (République Démocratique du Congo)


Source : Le Lecteur de la Bible 2010 (Méditation du mercredi 11 août 2010)


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COURONNE ROYALE 3.jpg

LE MAL NE RESTERA JAMAIS IMPUNI !

Juges 9 : 42-57

9.42

Le lendemain, le peuple sortit dans la campagne. Abimélec, qui en fut informé,

9.43

prit sa troupe, la partagea en trois corps, et se mit en embuscade dans la campagne. Ayant vu que le peuple sortait de la ville, il se leva contre eux, et les battit.

9.44

Abimélec et les corps qui étaient avec lui se portèrent en avant, et se placèrent à l'entrée de la porte de la ville; deux de ces corps se jetèrent sur tous ceux qui étaient dans la campagne, et les battirent.

9.45

Abimélec attaqua la ville pendant toute la journée; il s'en empara, et tua le peuple qui s'y trouvait. Puis il rasa la ville, et y sema du sel.

9.46

A cette nouvelle, tous les habitants de la tour de Sichem se rendirent dans la forteresse de la maison du dieu Berith.

9.47

On avertit Abimélec que tous les habitants de la tour de Sichem s'y étaient rassemblés.

9.48

Alors Abimélec monta sur la montagne de Tsalmon, lui et tout le peuple qui était avec lui. Il prit en main une hache, coupa une branche d'arbre, l'enleva et la mit sur son épaule. Ensuite il dit au peuple qui était avec lui: Vous avez vu ce que j'ai fait, hâtez-vous de faire comme moi.

9.49

Et ils coupèrent chacun une branche, et suivirent Abimélec; ils placèrent les branches contre la forteresse, et l'incendièrent avec ceux qui y étaient. Ainsi périrent tous les gens de la tour de Sichem, au nombre d'environ mille, hommes et femmes.

9.50

Abimélec marcha contre Thébets. Il assiégea Thébets, et s'en empara.

9.51

Il y avait au milieu de la ville une forte tour, où se réfugièrent tous les habitants de la ville, hommes et femmes; ils fermèrent sur eux, et montèrent sur le toit de la tour.

9.52

Abimélec parvint jusqu'à la tour; il l'attaqua, et s'approcha de la porte pour y mettre le feu.

9.53

Alors une femme lança sur la tête d'Abimélec un morceau de meule de moulin, et lui brisa le crâne.

9.54

Aussitôt il appela le jeune homme qui portait ses armes, et lui dit: Tire ton épée, et donne-moi la mort, de peur qu'on ne dise de moi: C'est une femme qui l'a tué. Le jeune homme le perça, et il mourut.

9.55

Quand les hommes d'Israël virent qu'Abimélec était mort, ils s'en allèrent chacun chez soi.

9.56

Ainsi Dieu fit retomber sur Abimélec le mal qu'il avait fait à son père, en tuant ses soixante-dix frères,

9.57

et Dieu fit retomber sur la tête des gens de Sichem tout le mal qu'ils avaient fait. Ainsi s'accomplit sur eux la malédiction de Jotham, fils de Jerubbaal.


Les victoires au rendez-vous (42-49).

Après sa conquête frauduleuse du pouvoir et ses premiers succès sur les rebelles de Sichem, Abimélec semble continuer de flirter avec la victoire. Ses trois détachements n'excellent-ils pas par des exploits ? En effet, 1/ ils détruisent tous les gens sortis dans la campagne (42, 44), 2/ ils prennent d'assaut la ville, la détruisent et en massacrent les habitants (45), et 3/ ils incendient la forteresse (Bible en Français Courant : « La salle inférieure du temple ») avec ses occupants, environ mille hommes et femmes (49).

Jusqu'à quand ?

Mû par la peur de perdre le pouvoir, Abimélec massacre des populations sans intentions belliqueuses et détruit une ville qu'il voue à la stérilité et à la malédiction. Cette façon de gouverner peut-elle durer ? Tous ces crimes odieux, Dieu les laisserait-il impunis ? Non, « Dieu amènera toute œuvre en jugement au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal » (Ecclésiaste 12 : 16). Comment vous comportez-vous durant votre pèlerinage sur terre, en route vers le jour du jugement ?

La mort d'Abimélec (50-57).

Elle intervient après plusieurs actes de bravoure. Mais pour Dieu, toutes ses œuvres ne peuvent gommer le sang de ses frères qu'il a répandu des années auparavant. Sa mort violente est la punition qui lui est infligée, suite à ses innombrables crimes (56).

Prière : O Dieu de miséricorde, secours, guéris, protège les victimes des violents et leurs proches, nous t'implorons pour eux, amen.


Nestor N. KABELU-MENJI (République Démocratique du Congo)


Source : Le Lecteur de la Bible 2010 (Méditation du jeudi 12 août 2010)