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mercredi, 20 juillet 2011

SUR UN SITE PRO-OUATTARA : «COTE D’IVOIRE, DANS LE NORD REBELLE, LES DOUANIERS NE SONT TOUJOURS PAS LES BIENVENUS»



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« (…) Il faut leur dire que nous on continue notre boulot tranquillement, tous les régisseurs sont en place, la Centrale (Ministère des Finances des ex rebelles, Ndlr) ici à Korhogo fonctionne correctement. Les entrées d’argent du port suffisent à Ouattara et à ses amis blancs. Il veulent fermer nos postes, mais qu’ils arrêtent d’abord les tickets de Wattao au port d’Abidjan et des autres à San-Pedro. Wattao taxe les camions vides à 5000 Fcfa et les camions remplis à 10.000 Fcfa, est-ce que eux ils ne voient pas ça ? et c’est nous ici, ils viennent emmerder. Dernièrement nos éléments ont reçu 100.000 FCFA à la CTK, mais toi-même tu es journaliste vieux-père, est-ce que c’est normal ça, cent mille pour tout le travail qu’on a fait. Nos frères et amis sont tombés (mort, Ndlr ) au front, leurs parents n’ont rien reçu, mais Soro et Ouattara parce que l’armée française les soutient pensent qu’ils peuvent nous forcer à déposer les armes et puis fermer la Centrale. Eux, ils ont leurs milliards, nous on a nos régisseurs aux postes frontaliers. Je répète, l’argent du port suffit à Ouattara et à ses amis. Ils nous ont trompé eux tous, on a compris ça depuis la mort du Major (IB), on va te recontacter frère, ya des choses tu dois savoir (…)»

« Le port suffit à Ouattara et ses amis »

Voici le résumé des propos d’un soldat FRCI, ancien des Forces nouvelles que nous avons joint samedi dernier au téléphone depuis la localité de Ponondougou dans le nord de la Côte-d’Ivoire. Au mois de juin, nous vous faisions cas du refus des hommes du commandant « rebelle » Fofié Kouakou, de laisser les postes de contrôles frontaliers aux fonctionnaires des douanes, affectés depuis Abidjan. Ceux-ci avaient d’ailleurs été menacés et sommés sous la menace des armes de retourner d’où ils venaient. Un mois plus-tard, nous sommes repartis aux nouvelles. Le constat est que le statut-quo demeure, « les douaniers de Ouattara » ne sont toujours pas les bienvenus dans le « Soroland ». Ainsi, des difficultés budgétaires pour le gouvernement Ouattara pointent déjà à l’horizon. L’information sur cette crainte, circule déjà dans les milieux économiques ivoiriens. On comprend mieux tout le sens de l’annonce faite la semaine dernière par le gouvernement Ouattara, sur son incapacité à faire face au service du remboursement de la dette contractée auprès du Club de Paris, pour l’exercice 2011. Cette dette s’élève à 2,3 milliards de dollars US, plus de mille cent (1.100) milliards de FCFA.


Hervé Coulibaly


Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

LA COTE D'IVOIRE INQUIETE DE PLUS EN PLUS

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Ouattara maîtrise-t-il la situation actuelle en Côte d'Ivoire?

 

Ils ont été des millions à y croire et voilà qu'aujourd'hui le doute a commencé à s'installer de nouveau en Côte d'Ivoire. Alors pourrait on parler d'un mauvais départ?

C'est en tout cas le constat fait à travers nos différents déplacements sur le terrain lors de nos reportages. Les annonces d'encaissement de milliards pleuvent tout comme les promesses à tout va et rien de concret pour annihiler l'insatisfaction ivoirienne du moment replongée dans le fatalisme du « ça va aller ».


En effet, les critiques du nouveau régime commencent progressivement à se faire de plus en plus ressentir. Au delà du constat actuel de stagnation politique sur quasi tous les chantiers annoncés, cela a commencé par l'épisode des nominations contestées, du lobby « ethnique », du pillage et trafic nébuleux de matière première au nord par des proches de Soro et continu désormais avec les informations de plus en plus nombreuses attestant de fait de détournements de fonds et autres magouilles à ciel ouvert contraire pourtant au discours officiel du nouveau président ivoirien. Autre fait, la visite d'un premier ministre français sans aucune annonce de réalisation, d'implantation d'entreprise ou de chantier concret susceptible de création d'emploi et d'inversion de la tendance déprimante. Déjà les rumeurs de financement par l'intermédiaire d'argent détourné via la Côte d'Ivoire du parti français de Sarkozy, l'UMP, pour la prochaine campagne présidentielle en France apparaissent dans le landerneau ivoirien.


En marge de la venue du premier ministre français nous constaterons que les entrepreneurs débarqués en Côte d'Ivoire dans la délégation de ce dernier qui se sont livrés à KOACI semblaient avoir les yeux tournés sur une implantation au Ghana plutôt que dans l'ancienne puissance coloniale qui semblerait il, ne les rassurerait pas.


Le top départ du pire avait été donné avec le dossier du détournement survenu lors de la cérémonie d'investiture du nouveau président à Yamoussoukro dont sont accusés des proches de Ouattara, au total, selon os informations plus de 300 millions auraient été détournés à travers des surfacturations opérées par l'intermédiaire d'entrepreneur libanais peu scrupuleux et toujours, malgré la chute de Gbagbo, aussi actif dans les histoires illégales.


La série continue avec des informations de plus en plus nombreuses qui nous progressivement parviennent. Ces dernières sont essentiellement liées aux attributions de marchés publics dont les appels d'offre ne seraient pas si clairs qu'on le laisserait là encore paraître avec, comme sous l'ère Gbagbo, l'intrusion là encore de libanais à tous les étages.


Le dossier de la rénovation de la Maca (maison d'arrêt correctionnel d'Abidjan) est actuellement sur le bureau de nombreuses rédactions ivoiriennes, on estimerait le préjudice à plusieurs centaines de millions de Fcfa, les dénonciations sur ce marché qui aurait été attribué en ne respectant aucun principe d'appel d'offre équitable fusent.. Pour l'heure les entrepreneurs « grugés » n'osent encore par peur de représailles dévoiler à visage découvert les éléments des dossiers, mais la dénonciation d'un système mafieux est de plus en plus vive et ce depuis près de deux semaines.


La presse d'opposition titrait déjà ce mardi sur le bilan nul de Ouattara et Soro 100 jours après l'installation du nouveau régime. Et l'angélisme d'alors des observateurs commence lui aussi à s'estomper.


En Côte d'Ivoire à ce jour, rien ne semble être fait pour rassurer les investisseurs et plus généralement la population, les armes et la peur sont partout tout comme les risques de déstabilisation toujours aussi palpables au sein de la population.

 

Amy

Source : KOACI ABIDJAN

3 MOIS APRES LE RENVERSEMENT DE GBAGBO: CHERIF, WATTAO, ZAKARIA, FOFIE INTERDITS CHEZ OUATTARA


3 mois après le renversement de Gbagbo: Chérif, Wattao, Zakaria, Fofié… interdits chez Ouattara

 

Dans son édition numéro 615 du 7 juillet 2011, la publication La Lettre du Continent, a révélé que les chefs de guerre de l'ex-rébellion armée sont «instamment priés de ne pas approcher armés, Alassane Dramane Ouattara». Il s'agit, selon le confrère, des commandants Chérif Ousmane, Wattao, Koné Zakaria, Fofié Kouakou, Touré Hervé dit Vetcho mais également Morou Ouattara. Tous ces chefs de guerre et leurs éléments qui font pourtant office de «forces publiques», en l'absence de policiers désarmés, à Abidjan, Yamoussoukro et dans toutes les autres villes, constituent aujourd'hui les Frci, la nouvelle armée pro-Ouattara. Des Frci fondées par décret du nouveau chef de l'Etat, Alassane Dramane Ouattara.

Dans la prise de pouvoir de M. Ouattara, les chefs de guerre de l'ex-rébellion et leurs hommes armés ont joué un rôle important. Cela, depuis septembre 2002 à travers la mise sur pied d'une rébellion armée contre le régime Gbagbo, puis en avril 2011, en combattant aux côtés de la force française Licorne pour le renversement du Président Laurent Gbagbo. Vu toutes ces étapes, «l'éloignement » des chefs de guerre de l'ex-rébellion d'Alassane Dramane Ouattara pourrait être perçu par certains observateurs comme une «ingratitude». Selon des sources concordantes, cette situation de «divorce» serait liée à la mise à nu des nombreuses violations des droits de l'homme qui ont émaillé la crise post-électorale.

De nombreuses exactions dont les chefs de guerre seraient les auteurs et pour lesquelles, les organisations nationales et internationales de défense des droits de l'homme exigent des inculpations et des condamnations judiciaires au niveau de la Cour pénale internationale (CPI). Toujours selon ces sources, le chef de l'Etat, Alassane Dramane Ouattara, serait favorable à la comparution des chefs de guerre incriminés devant la CPI. Il en aurait d'ailleurs fait la promesse à la France et aux Etats-Unis. Voulant éviter toute «surprise» pouvant émaner de ces chefs de guerre, écoeurée par ces révélations, la sécurité de M. Ouattara assurée conjointement par l'Onuci, la force française Licorne et des soldats burkinabé, aurait pris la décision de tenir à l'écart Chérif, Wattao et les autres.

Didier Depry in Notre Voie


Source : LA DEPECHE D'ABIDJAN

UN SOLDAT FRCI FAIT DES REVELATIONS SUR L'AFFAIRE DES 4 PERSONNES ENLEVEES A L'HOTEL NOVOTEL



FRANçAIS ENLEVES EN COTE D'IVOIRE.gif

L'article ci-dessous a été rédigé après plusieurs échanges de mails avec un soldat des ex-FAFN devenu aujourd'hui FRCI. Cet homme, victime des fausses promesses des dirigeants actuels de la côte d'ivoire, dit ne pas vouloir laisser les mensonges lancés contre le régime du Président Gbagbo car selon lui il veut avoir la conscience tranquille afin de pouvoir bénéficier du pardon du père céleste. N'ayant pas tous les moyens pour vérifier la véracité de ses dires et après plusieurs concertations, nous avons décidé de soumettre l'article à nos internautes.

Excusez moi si je souhaite rester toujours dans l'anonymat, c'est juste par mesures de précautions afin de préserver la vie de mes proches. Au moment opportun je ferai tomber le masque pour confondre les ennemies du peuple Ivoirien.


Il est grand temps que tout soit dévoilé afin que les vrais coupables soient connus de tous et qu'ils répondent de leurs actes devant la justice et surtout le peuple Ivoirien qui est la plus grande victime.


Permettez avant tout que je puisse lever toute équivoque pour les fausses accusations qu'on fait peser sur le couple Gbagbo. Ce couple a été dupé par ses proches (collaborateurs, travailleurs, ami(e)s, parents, pasteurs venues juste profiter de leurs largesses financières).


Je veux faire des révélations dans l'affaire des 4 personnes enlevées à l'hôtel Novotel.


En effet, pendant le blocus du golf hôtel les soutiens extérieurs nous ont fournis du matériel de communication de pointe ; ceci nous a permis d'avoir toutes les informations sur le régime légitime GBAGBO. Sa résidence, le palais présidentiel, les ministères et institutions publiques et privées ; tous étaient sur écoute jour et nuit. Les fax, appels, SMS, E-mails... ont tous été interceptés.


C'est ainsi que le Dimanche 03 Avril vers 16 heures nous avons intercepté une communication entre M. LAMBELIN et un proche du Président qui se trouvait à sa résidence. Il donnait des informations sur tout ce qui se passait dont il était informé depuis son hôtel (Les mouvements et agissements des troupes et informateurs à la solde de la Licorne, et même certains communiqués privés que faisaient certains journalistes sur les évènements).


Vers 23 heures, il a informé les proches de Gbagbo que l'ONUCI s'apprêtait à déployer ses éléments pour ouvrir de nouveaux fronts afin de permettre à nos forces (FRCI) de se déployer sur les positions des forces régulières. Je vous confirme que nos hommes avaient été repoussés hors de la ville d'Abidjan dès les 1ères heures du fameux « assaut final ». C'est grâce à l'aide de l'ONUCI que nous avons pu nous déployé partout car c'est elle qui assurait notre transport.


Le lundi 04 Avril, jour de son enlèvement, M. Lambellin a donné l'information selon laquelle les forces françaises allaient se déployer pour officiellement prendre part dans cette crise aux cotés de nos forces en donnant dans les moindres détails les sites qu'attaqueront la coalition pour déstabiliser les forces de défenses et de sécurités.


Les rapports de ces écoutes ont été transmis à nos dirigeants politiques. Ceux-ci ont décidés de mettre hors d'état de nuire cet informateur jugé trop bavard et certains de ses proches sans en informer les autorités françaises et Onusienne de peur qu'elles s'y opposent. Pour cela, nos responsables ont fait appel au Commandant qu'ils ont tué par la suite. Je veux parler du ''Général'' IB pour que très vite certains de ses éléments sûrs et efficaces fassent une descente sur l'hôtel et ramener ses hommes à la base qu'ont avait formé à ELIBOU sur l'autoroute du nord. Sachez que le ''Général'' IB avait ses hommes dans toute la ville grâce à la complicité de la force Onusienne. Ces hommes sont arrivés rapidement sans être vus par les troupes ONU, de la licorne et même des forces régulières. Une fois à l'hôtel, comme ils avaient les descriptions exactes, ils ont directement pris M. Lambellin et ses compagnons, sans toucher les autres alors qu'ils se trouvaient en compagnie de bon nombre de ressortissants français regroupés dans cet hôtel. Cette opération n'a duré que 10 min, car nous l'avons coordonnée. Le 4ème à été pris juste pour distraire l'opinion sinon, il ne représentait aucun danger. Ceux qui sont venu les prendre étais au nombre de 12 dont 3 étaient en position dehors pour la garde. Un est resté dans le char à l'effigie de l'ONUCI qui était à notre disposition afin de mener cette guerre. L'ONUCI nous avait donné de nombreux chars. A la base d'ELIBOU où ils ont séjournés un certain moment avant d'être conduits par la troupe du collègue IB vers sa base à ABOBO-ANYAMA.


Le pouvoir GBAGBO n'a rien à avoir avec ces enlèvements. En plus des personnes qui étaient venues opérer, seulement deux étaient en uniforme de l'armée régulière. Un était dans le char (le pilote) et l'autre était à l'arrière vers l'autre rue pour la surveillance. Ceux qui sont entrés dans l'hôtel étaient en bigarré et ne s'exprimaient pas correctement en français. La plupart de ses éléments ont périt dans l'affrontement qui a opposé les hommes d'IB aux nôtres. Certains sont bel et bien là, mais en cavale de peur d'être retrouvés et tués pour ce qu'ils savent.


Source: ABIDJAN DIRECT.NET

mardi, 19 juillet 2011

DANS L'INTIMITE DE LAURENT GBAGBO A KORHOGO

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Une virée du journaliste Y. DOUMBIA du quotidien L'INTER à Korhogo pour nous donner des nouvelles fraîches du Président Laurent Gbagbo. Mais en lieu et place d'une investigation officielle, sérieuse et pointue (auprès des autorités de la ville, de l'ONUCI et du chargé de la résidence), nous avons eu droit à quelques élucubrations d'un soldat FRCI, informateur de circonstance. A défaut d'avoir mieux à nous mettre sous la dent, compte tenu du secret de rigueur sur le sujet Gbagbo en vigueur dans la cité du Poro et au sommet de l'Etat, contentons-nous en. Bonne lecture!

 

Quatre mois après son assignation à résidence surveillée à Korhogo, comment vit l'ancien chef de l'Etat au nord, dans la cité du Poro? A la suite de nombreuses rumeurs portant sur le traitement des ex-dirigeants ivoiriens faits prisonniers à la suite de la crise post-électorale, nous avons pris notre bâton de pèlerin. Direction Korhogo. Ville où est gardé l'ex-président de la République déchu au terme des affrontements post-électoraux. Il est 8h, ce lundi 11 juillet 2011, lorsque, arrivé la veille dans la cité, nous enfourchons une mobylette pour le quartier résidentiel de Korhogo. Secteur chic où résident la plupart des nantis de la ville. Du quartier Koko où nous avons élu domicile, nous empruntons la voie qui longe le mythique bois sacré de la ville jusqu’au carrefour de la pharmacie de la mosquée où nous bifurquons par la grande mosquée, avant de longer l’établissement primaire scolaire Koko. Fait marquant, plus nous avançons, moins nous rencontrons l’ambiance que nous laissons derrière. Normal, puisque nous sommes à la lisière du quartier résidentiel, baignant ce jour dans un silence matinal laissant percevoir aisément les chants des oiseaux. Juste après l’école Koko, nous empruntons la grande voie qui longe le lycée moderne, le Cafop, la piscine municipale pour nous retrouver face à la résidence d'Etat de la capitale des Savanes. Un imposant bâtiment dont l'usure du temps commence à gagner la façade, de par la peinture de la clôture en pleine dégradation. Au sommet d'une côte, cette bâtisse remarquable est délimitée respectivement par l’Institut de formation féminine, l’école primaire Acacia, l’établissement catholique Saint Jean Bosco, pour ce qui concerne sa façade nord. Puis au sud par la Piscine municipale, le centre de traitement d’eau de la SODECI et le bureau conjoint des Nations unies; à l’Est, à l’Ouest par la résidence du gouverneur de la BCEAO locale et celle du préfet de région. Bref, une sorte de cité pour l'élite du chef-lieu de Région des savanes, bien lotie à cet endroit stratégique donnant lieu à une belle vue panoramique sur le reste de la cité. C'est bien au cœur de cette cité que se trouve la résidence présidentielle, construite par feu le président Félix Houphouët-Boigny, à l'époque de la célébration tournante des festivités de l'indépendance de la Côte d'Ivoire. Cette résidence, aujourd'hui, jouit d'une autre renommée. Du moins depuis la mi-avril dernier. Période depuis laquelle elle abrite un hôte de marque, non pas le chef de l’Etat en exercice, dont c'est en principe la résidence à chaque passage dans la cité du Poro, mais son prédécesseur, l'ex-locataire du Palais d'Abidjan, Laurent Gbagbo, qui y est assigné à résidence. En tout cas, officiellement, c'est le lieu que les nouvelles autorités indiquent être l’endroit où réside Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril dernier par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) aidées par les Forces impartiales, à l'issue de la crise post-électorale qui a secoué la Côte d'Ivoire pendant plus de 4 mois. 8h30, c'est l'heure à laquelle nous nous retrouvons derrière cette résidence où aucune disposition sécuritaire particulière n’est visible. Pas un soldat dans les environs. Seuls les troncs d’arbres placés sur les voies qui longent la clôture de la résidence présidentielle rappellent au visiteur qu’un dispositif sécuritaire spécial couvre les lieux. Interdit donc aux véhicules et autres engins à moteur de s’y aventurer. N'empêche, dans le silence bruyant qui nous accueille, nous apercevons des piétons qui enjambent ces troncs d’arbre, qui pour rentrer au quartier résidentiel, qui pour aller au quartier 14. Pour la plupart d'entre eux, ce sont des étudiants du Cafop, des élèves du lycée moderne ou encore ceux du collège moderne, situés à quelque 200 mètres de là. Nous contournons la résidence par le côté Est en passant devant le bureau conjoint des Nations unies pour déboucher devant la résidence. Là encore, à part une voiture de type 4X4 flanquée du sigle FRCI à côté duquel se trouvent six soldats, plus personne d’autre.

Six soldats des FRCI visibles devant la résidence présidentielle

Les soldats perchés devant la résidence devisent tranquillement. De loin, l'on peut distinguer qu'ils essaient de tuer le temps à jouer au ludo. Inutile de rester longtemps en ces lieux, pour éviter d'attirer l'attention de ces sentinelles. Nous longeons la voie juste à côté, entre la résidence présidentielle et celle du gouverneur de la BCEAO. Là se trouve un centre artisanal où des commerçants exposent fièrement les tenues traditionnelles qu’ils confectionnent en grande quantité dans l’attente d’éventuels clients. A quelques mètres d’eux, un groupe de jeunes discute passionnément. «C’est ici que se trouve celui qui a voulu tuer tous nos parents. Aujourd’hui, c’est ceux qu’il a voulu tuer qui l’hébergent», lance l’un des jeunes, sous les éclats de rire de ses camarades. Nous rebroussons chemin. Direction le quartier 14 où nous avons rendez-vous avec un élément des FRCI, bien au fait de tout ce qui se passe à l’intérieur de la résidence présidentielle. Dans un restaurant de la place, celui-ci nous fait des révélations sur le comportement de l’ancien président, ce qu’il aime manger, sa nouvelle vie. «Il est ici avec nous. Toujours chaleureux et jovial», nous lance-t-il, avant de poursuivre: «Récemment, il a demandé à manger de la sauce ''tchonron et du to'' (ndlr: sauce locale faite à base de feuilles et d’arachides accompagnée de la pâte de maïs). Il a aussi souhaité manger de la viande de porc. Bien sûr, on lui prépare tout ce qu’il veut. Il a à sa disposition un cuisinier, un blanchisseur et des jardiniers. Ceux-ci doivent lui donner tout ce qu’il demande». En clair, soutient notre interlocuteur, Laurent Gbagbo est bien traité comme l’a exigé le président Alassane Ouattara. Entre deux bouchées d’attiéké, notre informateur fronce les sourcils et lâche: «Il a été malade et par deux fois, il a été conduit à la Pisam à Abidjan». Devant l’expression de notre visage qui, sans doute, marquait la surprise, il nous interroge: «ça t’étonne hein! Eh bien, il a été conduit à la Pisam. Je ne sais pas exactement de quoi il souffrait, mais on m’a informé qu’il avait du mal à respirer».Ce qui se racontait donc sur la présence de Gbagbo à la Pisam n’était pas de la rumeur? « Que non!», rétorque notre interlocuteur. Qui continuait à nous faire des révélations sur les premiers moments de Laurent Gbagbo à la résidence: «Au début, il faut dire que ce n’était pas facile. Quand la rumeur de sa présence ici a éclaté, des jeunes se sont organisés pour aller le lyncher sous le prétexte qu’il a fait tuer leurs frères et sœurs. Il a fallu que le commandant Fofié use de tact pour les en empêcher. Pendant les deux mois qui ont suivi son arrivée ici, c’était le calvaire. Par petits groupes, des personnes voulaient pénétrer dans la résidence pour lui rendre la vie difficile». Après avoir reçu un coup de fil, notre interlocuteur jette un coup d’œil furtif autour de lui, regarde rapidement sa montre et décide de prendre congé de nous. «On s’attrape après-demain. A la même heure», nous lance-t-il, avant d’enfourcher sa moto pour une destination inconnue. 20h, nous mettons fin à une première journée pleine, qui nous aura permis d'avoir les premières nouvelles de l'illustre hôte des Korhogolais, qui ne semblent plus faire de cette présence un sujet d'intérêt.

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Des pierres lancées dans la résidence

Sur le chemin de retour, nous faisons le constat que le dispositif laissé le matin n’a pas varié. Tout se passe comme s’il n’existe personne dans la résidence. Mais, il ne faut pas se tromper. Korhogo, sous le commandement du réputé chef de guerre Martin Fofié Kouakou, est l'une des rares villes en Côte d'Ivoire où depuis bientôt une décennie, l'on adopte le système de la sécurité par dissuasion. Rarement, l'on voit des hommes en tenue dans les rues. Mais, à la vérité, chacun est le policier de l'autre. Et rares sont les vols ou autres voies de fait qu'on enregistre dans cette ville où tout semble surveillé discrètement. Il en est certainement de même pour la résidence d'Etat qu'occupe Laurent Gbagbo et où le commandant du groupement tactique des lieux ne juge pas nécessaire de déployer une artillerie, conformément à sa stratégie de sécurisation, pour montrer sa présence. Sur ce dispositif, l'on en saura peu, stratégie militaire oblige. Toutefois, nos interlocuteurs ne se feront pas prier pour conter quelques pans de ce qu'ils ont vécu avec Laurent Gbagbo, depuis son arrivée dans leur cité. C'est le cas de cet élément des FRCI qui se réjouit d'avoir imposé son autorité à l'ancien président de la République. «Il y avait un problème d’électricité dans sa chambre, je suis allé voir de quoi il s’agissait. J’ai oublié de me déchausser et je suis monté sur son lit. Gbagbo m’a rabroué en me demandant de descendre du lit. J’étais tellement révolté que je lui ai demandé de ne pas me crier dessus. Je lui ai dit qu’il a fait tuer mes parents à Abidjan. Il a accusé le coup et s’est tu. Il n’a plus rien dit jusqu’à ce que je quitte la salle», nous a révélé cet élément. «Je crois qu’il mérite pire, c’est un criminel», ajoute-t-il. Son ami, à ses côtés, renchérit: «On a rarement accès à la cour. Parfois, quand on y entre, on le trouve en train de discuter avec les soldats de l’ONUCI. Il ne changera jamais ce Gbagbo. Toujours égal à lui-même!». Un commerçant de la ville nous a révélé avoir vu Gbagbo, il y a peu, à 6h du matin devant la résidence alors qu’il se rendait à Waraniéné (village des tisserands voisin) pour effectuer des achats. «Ce jour-là, je n’en revenais pas. Il avait la main à la poche et causait avec les soldats dehors», révèle-t-il. Derrière le calme apparent qui enveloppe la résidence, se cache d’énormes difficultés liées à la sécurité de l’ancien chef de l’Etat. C’est que, selon des sources bien informées, des jeunes s’approchent nuitamment de la résidence et y jettent des pierres. Ce qui empêcherait Laurent Gbagbo de bien dormir. Pour éviter qu'un jour, l’une de ses pierres lui tombe sur la tête, l’ancien président est constamment déplacé. Le jeudi 14 juillet dernier, nous avons appris qu’il est à la base de l’ONUCI au quartier Cocody. Nous y faisons un tour sans voir de disposition sécuritaire particulière. «Les jeunes vont la nuit lancer des pierres à la résidence présidentielle. Gbagbo s’est plaint de cette situation et finalement, il a été déplacé», nous a soufflé une source proche des FRCI. «Je crois qu’il se trouve toujours à la résidence. Parce qu’une fois, quand les habitants de Cocody ont appris qu’il était à la base de l’ONUCI, ils s’y sont rendus dans le but de déloger Laurent Gbagbo. On l’a ramené à la résidence présidentielle», nous confiera une autre source proche des FRCI. Nous comprenons alors que les déplacements de l’ancien président sont entourés du secret le plus absolu.

«Gbagbo, toujours égal à lui-même»

En tout cas à Korhogo, à part les lieux de vente des journaux, le cas Gbagbo est de moins en moins un sujet de discussions. Les gens se soucient plutôt de leur pitance quotidienne. «C’est quand il est arrivé ici que tout le monde en parlait. Aujourd’hui, ce n’est plus important. On a tourné la page Gbagbo», ironise Soro Rokia, une gérante de cabine téléphonique. «C’est bien qu’il soit ici. Comme ça, on l’a à l’œil», renchérit, souriant, un client. Conformément au rendez-vous dont nous convenions trois jours auparavant, le mercredi 13 juillet, notre informateur nous rappelle et nous promet de nouvelles informations. «J’ai un son pour toi. Même lieu, même heure». Nous nous rendons au quartier 14 et trouvons notre informateur assis au même endroit que la dernière fois. «On dit quoi le journaliste? Tu sais, l’audition de Laurent Gbagbo n’a pas été facile. Il s’est montré particulièrement capricieux ce jour-là. D’abord, il s’est plaint de ce que le climatiseur ne donne pas suffisamment de fraîcheur. Séance tenante, on a installé un Split. Après quoi, il a souhaité dormir avant toute audition. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, le procureur s’est résigné. Ce n’est que le lendemain qu’il a été auditionné», révèle notre interlocuteur, qui poursuit: «Quand le procureur a abordé la question du recrutement des mercenaires et des miliciens, Laurent Gbagbo a tout nié en bloc, exigeant qu’on lui montre les preuves de sa culpabilité. Il a demandé qu’on lui montre un contrat de recrutement». Et notre informateur de pester contre le prédécesseur de Ouattara. «C’est vraiment un faux pion ce Gbagbo. Après avoir assumé le recrutement des mercenaires, aujourd’hui, il veut se dédouaner. Mais il n’échappera pas à la justice», commente-t-il. Avant de prendre congé de nous. «On s’appelle s’il y a du nouveau. J’oubliais, la fois dernière, Baï Patrice, emprisonné avec les militaires à la Compagnie territoriale de Korhogo, a demandé qu’on élargisse leur cellule et qu’on leur offre un peu de sucrerie», révèle notre informateur, qui a aussitôt quitté les lieux. Nous retournons ce mercredi à Koko, en passant encore devant la résidence présidentielle. Toujours rien de nouveau, le même dispositif faisant foi. Le jeudi 14 juillet, un nouveau rendez-vous pris avec un autre élément des FRCI va nous permettre d'obtenir d’autres informations. Selon ce dernier, qui nous parlait avec une pointe d’ironie, Laurent Gbagbo n'aurait de cesse de réclamer sa seconde épouse. «Il l’a indiqué récemment au cours d’un entretien avec une personnalité. Je ne dirai pas qui. Je ne sais pas ce que ce dernier lui a répondu, mais il avait l’air soucieux». S'il se soucie peut-être pour sa seconde épouse et ses tout derniers nés, les déboires de l'ex-chef de l'Etat ne s'arrêtent pas aux crimes que lui impute le Parquet d'Abidjan. Le père de la refondation aurait aussi à ses trousses des experts de la haute finance internationale, qui défileraient eux aussi en sa résidence surveillée de Korhogo. «Ils veulent qu’ils leur disent où il a mis tout l’argent que son régime a volé. Plusieurs fois, j’ai aperçu dans la cour des missions diplomatiques», révèle un éléments des FRCI, faisant partie des commis à la surveillance de l'ex-tenant du pouvoir. Jusqu’à ce que nous quittions la ville de Korhogo, Laurent Gbagbo était annoncé tantôt à la résidence, tantôt à la base de l’ONUCI au quartier Cocody. Dans un lieu comme dans l'autre, cela en dit peu aux populations de la cité du Poro, qui ont fini par se familiariser aux rumeurs qui circulent sur le compte de l’ancien président ivoirien.


Y .DOUMBIA


Source: L'INTER

lundi, 18 juillet 2011

LE TOUT DERNIER KONE MALACHIE SUR LA FIN DE LA CRISE IVOIRIENNE


KONE MALACHIE.jpg

Je n'y mets personnellement pas le coeur mais pour satisfaire la curiosité et le besoin d'information de mes milliers de lecteurs, je poste ici "le dernier Malachie Koné" pour permettre à chacun d'apprécier et d'en juger. Bien à tous! Fernand Dindé.


Nouvelle lettre ouverte du Pasteur Koné Malachie aux Ivoiriens.

Nous avons reçu à notre rédaction une nouvelle prophétie du sieur Koné Malachie que nous avons décidé de partager avec vous. Veuillez noter que Cameroonvoice ne partage pas forcément les éléments de la réflexion ci-dessous mais accepte par choix éditorial de les mettre à votre disposition afin que chacun puisse y apporter son jugement. Maintenant, lisez cette prophétie et jugez-en par vous-mêmes.... Bonne lecture. Sévérin Toche.


La date précise de la guerre des 6 jours et de celle de l'intervention divine spectaculaire, mettant ainsi fin totalement à notre crise. Que toutes les bonnes volontés usent de leurs relations ou de leur influence, pour que ce message passe dans tous les journaux de la place.

Très chers frères et sœurs, ivoiriens et ivoiriennes

Fasse Dieu, Celui que je sers de tout mon cœur, que vous soyez soutenus dans toutes ces épreuves difficiles, auxquelles nous sommes tous confrontés, depuis un certain temps.

Je vous avais promis que j'entrerais en présence du Seigneur, pour en ressortir très certainement avec des nouvelles fraîches du Ciel, concernant la fin exacte de cette crise, qui n'aura que trop duré. Eh bien, gloire soit rendue à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur, qui m'a fait la pure grâce de pénétrer dans "le secret des dieux." Ecoutez donc à présent, les paroles du Seigneur :

"Moi le Seigneur, J'éprouverai très durement cette nation, et de fond en comble, j'y remuerai tous les hommes en treillis, sens dessus-dessous. Je ferai passer sur ce pays, un grand vent de destruction et j'y anéantirai tous ses exterminateurs. Moi l'Eternel, j'ai fait passer en revue mon armée qui doit combattre et qui est déjà positionnée sur le terrain; elle sera d'un œil sans pitié."

J'entendis alors une autre voix, comme du milieu de la forêt, et qui disait : "Cachez ici, tous les vrais serviteurs de l'Eternel et tous ses enfants qui se reconnaissent vraiment de lui, jusqu'à ce que la colère divine soit totalement épuisée sur ces fils de la rébellion". Puis j'entendis encore une autre voix, mais cette fois, comme du milieu d'un océan, et qui proclamait une sorte de verdict individuel.

A monsieur Alassane Dramane Ouattara

"Je mettrai ma boucle à ta mâchoire et mon mors sur ton canal buccal. Je t'entraînerai sur des chemins inconnus et je te ferai passer à l'oubliette, jusqu'à ce que tu disparaisses dans le mystère."

A monsieur Abdoulaye Wade

"Je te conduirai sur des voies ridicules et je te livrerai à un sarcasme public. Je t'abandonnerai sur un espace plein de ténèbres, où tu ne pourras plus jamais distinguer ta droite de ta gauche."

A monsieur Blaise Compaoré

"Je te ferai connaitre une autre dimension de désert, et j'enfouirai ton nez dans du sable mouvant. Je te précipiterai dans un lieu secret, et là, je te soumettrai à une corvée, tellement rude, que tu ne pourras même plus faire la différence entre la nuit et le jour."

A monsieur Sarkozy

"Toi, j'effacerai ton nom de dessous les cieux et je te transformerai en un souvenir très amer, pour chaque citoyen de ta nation. Je déverserai sur toi une odeur de pourriture et je te rendrai semblable au néant, dès maintenant et à jamais."

A tous les rebelles convertis en FRCI

"J'avais dit qu'avec un peu de patience, le rebelle abandonnerait peut-être sa mauvaise vie et se convertirait à moi de tout son cœur. Je pardonnerais alors ses péchés et je ne me souviendrais plus jamais de l'ensemble de ses iniquités. Mais le rebelle n'est point revenu à moi et l'homme d'iniquité n'a point abandonné ses mauvaises habitudes. Il n'a point recherché mes faveurs et ne s'est même pas soucié de se réconcilier avec son Créateur. Maintenant, j'en appellerai à toute ma fureur, et je ferai allusion à toute ma sainte colère. J'épuiserai sur ces méchants, toute l'ardeur de ma vengeance et toute l'énergie de mon courroux. Nul d'entre eux n'échappera, pas même un seul."

A la Côte d'Ivoire toute entière

"Ton bonheur est près de naître, mais il te faudra encore assez de force pour l'accouchement. Tu seras encore éprouvée comme par les douleurs de l'enfantement, mais après ces choses, je te glorifierai pour toujours et à jamais."

A monsieur "point, point, point"

Une voix crie dans le désert: "Le temps de ta servitude est fini et la période de ta corvée, totalement achevée. Maintenant, lève les yeux autour et regarde, comment je traiterai rudement tous tes adversaires."

Très chers frères et sœurs, ivoiriens et ivoiriennes,

Je vous donne à présent, la période précise des 6 jours de guerre et la date exacte de l'intervention divine spectaculaire, depuis longtemps annoncée. Sachez donc, que tout cela débutera pendant les vacances, dans la première semaine du mois d'Août, entre le premier jour et le deuxième (Lundi 1er ou Mardi 2), et s'achèvera à la fin de la même semaine (Samedi 6 ou Dimanche 7).

Que donc tous ceux qui adorent le Seul Vrai Dieu se mettent maintenant en prière pour une protection spéciale et divine, car la catastrophe sera rude, difficile et très pénible pendant les six jours, pour tous ceux qui ne sont pas en Christ Jésus.

Comme je l'avais d'ailleurs déjà annoncé dans une lettre précédente, adressée à monsieur Sarkozy le président français, nous vivrons 6 jours de véritable enfer, mais le 7ème jour à minuit, l'Eternel Dieu inversera la tendance, sans l'effort d'aucune main humaine. Et puisque tous ces ennemis de la Côte d'Ivoire tiennent tant à savoir réellement qui est vraiment cet Eternel des armées, et de quoi peut-il être réellement capable, alors, ils le verront. Ils le verront:

  • LUI, le RESSUSCITÉ GLORIEUX aux siècles des siècles,
  • LUI, L'INCONTESTABLE JÉSUS depuis l'aube des temps,
  • LUI, le DIEU DES CHRÉTIENS de génération en génération.

OUI, ils le verront, ils le verront dans toute sa réalité, et ils ne se remettront plus jamais de la frayeur que leur causera la personne du PLUS PUISSANT DES SIÈCLES.

Informez les différents responsables des communes d'Abobo, de Yopougon, de Koumassi, et surtout de celle du Plateau, de beaucoup prier, afin que quelque chose au moins reste de leurs communes respectives, après ces différents mouvements.

Que les habitants de Daloa, de Gagnoa, de Lakota, de Divo, de Tiassalé, de Dabou et ceux de Bassam, implorent l'Eternel pour sa grâce et pour ses compassions envers eux.


Nota bene

J'ai appris à Grand-Lahou par mes voisins, alors que je revenais de San-Pedro, d'une mission classée top-secret, qu'un journal de la place, aurait titré à sa Une, une soi-disant repentance de ma part, avec des paroles de regrets, attribuées à ma personne.

Frères, ne vous laissez pas berner. Personne n'est jamais venu me voir à Grand-Lahou, encore moins, jusqu'au lieu où je me trouve. Et sachez-le très bien, je ne me repentirai jamais de la vérité. Même s'il faille que je périsse pour la cause du Seigneur, alors, je périrai.

Votre jeune frère, le Pasteur Malachie, l'esclave de Jésus et le défenseur des droits divins.


Source: CAMEROON VOICE

COTE D'IVOIRE: QUAND MONTENT DE LA TERRE DES BRUITS QUI EMPECHENT LA PAROLE DE DIEU D’ETRE ENTENDUE

 

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Par Naomie le 13 Juillet 2011.

 

Esaie 50/4 et 5 – Le Seigneur m'a donné une langue exercée pour que je sache soutenir par la parole celui (celle) qui est abattu (e); Il éveille mon oreille pour que j'écoute comme un disciple.

 

Depuis quelques jours, il m'arrive des messages dans ma boite e-mails qui me font comprendre ce qui est en train de se passer; la voix assourdissante qui monte de la terre et qui voudrait faire taire la voix prophétique vraie. Ce qui est « inquiétant » en cela, c'est que chacun y va de sa parole, de son message, de sa vérité, et tous de dire : j'ai eu un songe, une révélation, une prophétie, et tous ces songes, ces révélations, ces prophéties se contredisent les uns les autres et égarent le peuple de Dieu qui ne sait plus très bien ou donner de la tête, perdu dans le dédale mensonger qui n'est qu'agitateur et qui « promène » ainsi ceux et celles qui lisent, entendent, écoutent ces « demies vérités ou ces pleins mensonges ».  Ce matin, alors que je venais de répondre et de redresser le message « tordu » qui m'était adressé, alors que ma pensée devant cette pagaille avait du mal à contenir sa colère, je lus ce texte qu'écrivait D.Wilkerson en Mai 1931. Ceci fut un rafraîchissement pour mon âme qui commençait à « chauffer rouge » devant ce flot déferlant comme autant de lapins blancs du chapeau d'un illusionniste. Ce Dimanche 9 Juillet au matin, ce sont ces deux mots que l'Esprit saint m'a confié : incohérence et incontinence. C'est bien là tout ce qui est balancé à la vue de tous, de façon incohérente (dispersion des messages qui rendent la pensée de Dieu incohérente (si cela est de Dieu) et de façon incontinente (comme du sable qui coule entre les doigts et que l'on ne peut pas retenir) Satan sait que le peuple de Dieu est comme au désert, qu'il réclame l'eau du rocher afin de s'abreuver, et la manne afin de se restaurer; mais on ne lui donne que de l'alimentation sous cellophane, insipide et desséchée, semblable à celle qui se trouve sur les étalages des grandes surfaces et pour laquelle la datte de péremption est dépassée, laissant  l'aliment non seulement rancie, mais dangereuse, parce que les bactéries se développent dedans.  Que nous dit ce message? Je vous le laisse ci-dessous, puis ensuite, je transmettrais ce que le Saint Esprit m'a « laissé » afin de le donner et par la lumière de l'Esprit saint, vous serez à même de faire la différence entre la nourriture fade qui provient de l'homme, et l'eau vivifiante qui vient de Dieu; même si au premier abord, cette eau peut avoir un goût étrange, celui de la vérité.  En effet, dans notre société, nous avons pour habitude de consommer des produits industriels, et nous perdons le goût vrai de la nourriture vraie, des aliments sortant tout droit du potager divin; nous avons des difficultés à reconnaître le « bio » de l'industriel, et notre goût est édulcoré, tout comme ce que nous prenons pour repas. Il est temps de revenir à la source, et de nous alimenter là ou ne règne que « l'artisanal » divin qui, au désert, pu nourrir un peuple entier avec « la manne » inconnue de tous.


Shalom à vous tous! Naomie.

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dimanche, 17 juillet 2011

LE TRIOMPHE DECALE

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Il est devenu courant, par ces temps hypermédiatisés, d'observer le comportement des dirigeants du monde, surtout ceux qui font la une de la presse et qui mènent des guerres. Il y a par exemple cette démarche altière, la tête relevée et le sourire triomphal, qui caractérisent, entre autres, Hillary Clinton. A la regarder, elle donne l'impression de celle qui est en train d'abattre des empires surarmés. Au point qu'elle se serait volontiers fait payer un arc de triomphe, à Washington, à la mode de ces généraux romains, de retour de campagnes victorieuses où ils ont courus des terres lointaines et hostiles. Plus près de nous, ce serait un commandant en chef qui aurait réussi à abattre l'Armée rouge.

En pareil cas, on aurait alors compris qu'elle plastronne, jubile et quémande des satisfécits. Mais, quand on sait qu'il ne s'agit que d'agressions aux risques nuls, contre des pays désarmés, le spectacle relèverait du ridicule s'il ne coûtait pas la vie à des populations déjà bien mal loties, quand elles ne souffrent pas du dénuement et du fléau du sous-développement. La dame et ceux qui lui ressemblent font donc dans la pire des lâchetés et dans l'abjection sur le plan moral. Triste époque. Plus bas dans la hiérarchie, tout au fond de la chaîne de commandement, des «dirigeants» n'ont aucun scrupule à se faire imposer à leurs peuples. Ils en tirent même une forme d'arrogance, celle de l'homme de main que le maître lâche sur plus faible que lui, grâce à la procuration de puissance dont il dispose, pour exprimer au mieux sa servilité.

Dernièrement, au Sommet de l'Union africaine, le président de la Côte d'Ivoire, certifié  et installé au pouvoir par la «communauté internationale», s'est agité on ne peut mieux contre la position de ses pairs qui refusaient de consentir à voir  la Libye subir le même sort que son pays. Quand celui-ci est livré aux exactions de son armée, celle des «Forces nouvelles», qui ont joué le même rôle que veut jouer, avec moins de succès, cet alibi de l'Alliance atlantique, le Conseil de Benghazi avec ses hordes sanguinaires. Alassane Ouattara, ce pur produit de la «démocratisation» du monde, fidèle supplétif, réagit au quart de tour tel que dicté par le programme qui l'a mis au devant de la scène.

Entre-temps, dès sa certification et après que le travail fut terminé, son pays n'est plus un élément essentiel des écrans qui appuyaient sa «démocratisation». Et pour cause, ce qui s'y passe ne doit pas apparaître. En guise de démocratie, ce sont des «commandants de zones» devenus commandants de groupements tactiques qui se sont partagés la Côte d'Ivoire, soumise à un racket généralisé.

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Seule geste d'autorité de Ouattara, le dédommagement empressé des entreprises françaises. Cela ne pouvait pas attendre, même si la situation économique impose des mesures plus urgentes. A commencer par rétablir l'administration civile, les services publics, les circuits légaux et l'autorité de l'Etat sur la fiscalité, le contrôle du commerce extérieur, la protection des citoyens contre les vainqueurs qui les terrorisent etc. Devant cet état de fait, il serait bien de dérouler le film depuis le début, depuis la cabale contre Laurent Gbagbo en passant par les déclarations tonitruantes des pontes occidentaux et leurs menaces «démocratiques».

 

Par Ahmed Halfaoui

 

Source : LES DEBATS.COM

samedi, 16 juillet 2011

CHARLES BLE GOUDE: PAS DE LEGISLATIVES DANS CES «CONDITIONS»


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Pour voir la vidéo, cliquer: ICI

Charles Blé Goudé, dernier ministre de la jeunesse du Président Gbagbo a exigé « des conditions réelles d’élections justes et transparentes », dans un enregistrement vidéo diffusé vendredi sur la chaîne africaine Africa 24.

Le jeune leader a interpellé « la communauté internationale » sur les conditions de sécurité qui demeurent précaire 3 mois après le renversement du Président Gbagbo. Selon lui, l’opposition ne devrait pas « commettre l’erreur d’accompagner Ouattara dans cette victoire».

Activement recherché par les  pro-Ouattara, Blé Goudé est apparu en bonne forme dans un costume bleu. « Pour mettre fin aux rumeurs », a-t-il lancé.

Le gouvernement Ouattara a lancé en juin un mandat d’arrêt international contre le principal leader de la jeunesse patriotique ivoirienne alors que les mouvements de résistances semblent s’être réorganisés.

Le Ministre Lazare Koffi Koffi, proche du Président Gbagbo avait déploré mercredi la situation délétère du pays, dénonçant la « dictature rampante» du nouveau régime ivoirien installé par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI.

« On est poursuivi, vilipendé, toisé, apostrophé etc. si on rame à contre- courant de la volonté du pouvoir. Des titres de la presse libre sont quotidiennement traqués et des journalistes poursuivis», avait constaté constate depuis son exil ghanéen l’ex-Ministre.

Les ivoiriens sont de plus en plus préoccupés par « leur sécurité », « la paralysie de l`école », « la chute du prix du cacao », le panier de la ménagère de plus en plus faible, « les conditions d`exercice de la liberté de presse ».

Quant aux prisonniers politiques, ils sont traités dans des conditions matérielles inhumaines. Une vidéo révèle le traitement humiliant infligée aux détenus de Bouna où se trouvent le fils du Président déchu, Michel Gbagbo et le chef du FPI (parti fondé par Gbagbo), Affi N’Guessan.

La situation sécuritaire du pays reste précaire près de 2 mois après le renversement du Président Laurent Gbagbo, détenu sans « assignation » au nord du pays. Les FRCI, fidèles au nouveau pouvoir, sont de plus en plus pointés du doigt.

Les exactions se multiplient au point de susciter le courroux des populations, notamment les médecins qui ont menacé de déclencher un vaste mouvement de grève.

Le Président Laurent Gbagbo est détenu (officiellement) dans une résidence à Korhogo (nord du pays). Son épouse, députée, est elle aussi incarcérée en dépit de son immunité parlementaire ainsi que plusieurs hautes personnalités du régime déchu. Les manifestations et autres actions se poursuivent pour demander leur libération.


Source: DIRECTSCOOP

vendredi, 15 juillet 2011

MOSAIQUE DE VISIONS ET DE SONGES INQUIETANTS SUR LA COTE D’IVOIRE (2)


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Avant toutes choses, j’aimerais faire une recommandation capitale à tous mes lecteurs et particulièrement à tous les amis, Ivoiriens ou non, qui accordent le plus grand intérêt à notre "mosaïque" : Je souhaiterais que nous ne nous lancions pas, après la lecture de ces visions et songes, dans un fétichisme des dates et des personnes (notamment en ce qui concerne le Président Gbagbo) qui pourrait nous conduire à des déconvenues pires que celles connues avec les révélations du Prophète Koné Mamadou Malachie. N’en faisons pas notre livre de chevet ! Il est important d’avoir toujours présent à l’esprit que ces révélations ont été reçues par des personnes humaines, faibles et faillibles, qui peuvent se tromper de toute bonne foi ou avoir été influencées de quelque façon que ce soit par leurs émotions ou la pression de leurs activités (comme nous l’enseigne la Bible). Cette mosaïque ne peut donc, en aucun cas et de ce point de vue, tenir lieu d’Evangile. Ces personnes peuvent aussi avoir reçu ces révélations de DIEU, auquel cas elles s’accompliront inexorablement (du moins uniquement pour celles qu’il a inspirées).

A l’opposé, il serait tout aussi périlleux d’afficher un mépris suffisant, de balayer du revers de la main ces révélations et de se retrouver, un matin, nez à nez avec des situations totalement inédites, imprévues et auxquelles nous ne nous serions pas spirituellement, moralement et mentalement préparés. La déconvenue pourrait alors être bien pire !

La posture la plus souhaitable pour tous, serait donc une disposition permanente à la repentance personnelle et à la prière d’intercession, pour que DIEU tourne vers lui le cœur de chaque ivoirien et abrège ces jours, si tant est que nous devons les traverser. Cette deuxième publication sera la dernière de la série. Pour tous nouveaux ajouts donc, le faire en commentaire sur ce post. Merci. Que DIEU vous bénisse ! Bonne lecture.

 

Kouamé (Côte d’Ivoire)

« 1- Le 13 avril 2011, le Seigneur me fait voir en songe un déluge. L’eau a la hauteur d'un poteau électrique ! Plusieurs personnes à l'intérieur de cette eau déchaînée, emportées. Dès le lendemain, je rencontre un ami de mon petit-beau (petit frère à mon épouse) et cet ami de nous relater ce que sa femme venait de faire comme songe. Je n'avais pas encore relaté ce que j'avais vu la veille. Il nous explique que dans le songe de sa femme, il avait plu pendant plusieurs jours sur la Côte d’Ivoire et l'eau avait totalement couvert le pays. C'est alors que je leur explique le mien. Il va y avoir un nettoyage dans le pays et nous devons rester fermement dans la prière.

2- Le 27 avril 2011, le Seigneur me fait revoir le songe du déluge, mais c'était terrible, l'eau avait tout dévasté sur son passage. Et à la fin du songe, je vois le Président Laurent Gbagbo sur une haute estrade en train de faire un discours. Ainsi prend fin ce songe ».

Maureen (Côte d’Ivoire)

« Mon amie Nina m'a recommandé ce blog. Je souhaite vous faire part aussi d'un songe que j'ai eu, un mois avant l'arrestation du Président Laurent Gbagbo : « J'ai vu le Président Gbagbo assis dans un fauteuil, tout seul, il portait une chemise en pagne de couleur dominante bleue. Il était dans une semi obscurité. Il était tout seul, personne à ses côtés, pas même son épouse. Soudain, je vis entrer une personne d'un âge respectable qui s'est approché de lui et lui parlait à l'oreille. J’ai pu entendre ce qu'il lui disait: « Repens-toi, repens-toi sincèrement et tu verras la gloire de Dieu ». Le Président Gbagbo avait les yeux fermés et hochait la tête. Cela a duré un moment. Puis le Président a obéi au vieillard et a fait une repentance sincère.
Après s'être repenti à genoux, il s'est levé et s'est approché d'un balcon. Dehors, il y avait une foule immense habillée en T-shirt blanc, dans la liesse, qui l'ovationnait ».

Mélanie (Côte d’Ivoire)

« Dans les jours qui ont suivi le renversement du Président Gbagbo, j’ai fait une série de songes terrifiants sur la Côte d’Ivoire dont j’ose à peine parler, tant ils m’inspirent de la frayeur. J’ai demandé à DIEU d’éloigner ces choses de moi, mais elles s’imposaient constamment à mon esprit, chaque fois que j’entrais en prière. C’est au point où j’avais commencé à redouter mes propres moments d’intimité avec le SEIGNEUR, craignant de recevoir de DIEU l’ordre d’aller avertir les Ivoiriens ou de recevoir un message à aller leur porter. Pour ce qui concerne ce que j’ai reçu, j’ai vu de façon récurrente (sur plusieurs jours) une violente guerre qui a éclaté en Côte d’Ivoire. Dans la vision, c’était l’affolement général. Les gens couraient dans tous les sens et ça tirait de partout. Il y avait de terribles bombardements aériens. On ne savait où se mettre. Les populations cherchaient à sortir des villes, au péril de leur vie, pour aller se réfugier dans les villages car les combats faisaient rage. Mais peine perdue. Au bout d’un moment dont je ne peux évaluer la durée, les tirs et les clameurs ont fait place à une accalmie. Les Ivoiriens ont commencé, enfin, à sortir de leurs maisons, après la grande angoisse. Dehors, c’était le chaos mais avec le soulagement et la joie d’être enfin libres. Puis, j’ai vu un avion qui ramenait chez elles les troupes étrangères en Côte d’Ivoire. Leur nombre ne dépassait pas 50 soldats ! J’en étais totalement ahurie. Tous leurs armements avaient été détruits. C’était effroyable ! ».

Mlle Kouadio (Côte d’Ivoire)

« En songe, j’étais dans un maquis (restaurant-bar) où j’ai vu un homme s’exclamer : « Vraiment ce monsieur-là, c’est un dur ! Il est revenu au pouvoir encore !? ». Il parlait du Président Laurent Gbagbo. C’était un militant d’un parti adverse. Je lui ai demandé, après que son information eut suscité le plus grand étonnement chez moi : « Mais si Gbagbo est revenu, où sont les autres alors ? ». Il m’a répondu : « Ils sont dans la nature ». C’est ainsi que je suis revenue à moi ».

Betty (Côte d’Ivoire)

« Joël 2 :28 : Version Louis Segond (1910) : « Après cela, je répandrai de mon esprit sur toute chair; vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions ».
La parole de Dieu est-elle en train de s’accomplir en Côte d’Ivoire ? Tout porte à le croire.

Dans un village de Bingerville, ma grande tante, doyenne d'âge, a fait un songe tellement effrayant qu'elle s'est empressée de le partager avec nous: Elle a vu le Chef de l’Etat actuel (ADO) pénétrer sa cour et venir vers elle avec un bébé fraîchement né, couvert de son sang, qui pleurait fort. Elle était surprise de le voir dans sa cour. Il était seul et tenait l'enfant péniblement. Il était à la fois fatigué et soucieux. Il s'est approché d'elle et lui a dit ceci: « Tiens cet enfant, il me brûle les mains, je ne peux le garder. Je ne sais quoi en faire, prends-le, je t'en supplie, allaite-le ».

Mais la doyenne d'âge a refusé et a dit: « Sors de ma cour, je ne veux pas de ce bébé, toi même occupes t'en, moi je n'en ai pas la force, je suis vieille et je ne peux plus allaiter. Sors, vas t'en! Comment as-tu pu avoir ce bébé ?
», lui a-t-elle demandé. « Sors de ma cour, je ne veux pas et ne peux pas m'en occuper... ».
Effrayée par ce rêve étrange, elle l'a raconté à une réunion de famille ».

Grashoumy (Diaspora)

« Bonjour, Monsieur Dindé ! Je viens de parcourir votre blog que j'ai connu par l'intermédiaire de mon oncle. Je souhaite, moi aussi, intervenir dans votre rubrique « Songes et Visions » sur la situation du pays.

Actuellement, je suis une déplacée de cette guerre, et donc, je suis à l'étranger.

Ce que je vais vous expliquer s'est passé à Abidjan avant l'enlèvement du Président Laurent Gbagbo.

Une nuit, en songe, j'ai vu qu'il y avait beaucoup de mouvements dans le pays et des hommes en armes qui murmuraient des choses que je ne distinguais pas, mais qui déjà, dans mon songe, m'effrayaient vraiment. J’ai vu qu'il y aurait des combats FDS contre rebelles sur le Boulevard des Martyrs, juste après le commissariat d'Angré. Après cela, j'ai vu des hommes armés qui venaient d'Abobo et qui, armes en main, entraient dans les maisons et volaient tout. J'ai vu certains guidés par des jeunes du quartier, avec qui on était tous les jours, et qui indiquaient notre maison. Et ces gens armés voulaient entrer chez nous, mais je me suis réveillée. Effrayée, dès mon réveil, j'en ai parlé à la maisonnée mais je pense qu’ils ne m’ont pas prise au sérieux.

Quelques jours après celui-ci, vu que j'avais décidé de prier, j'ai fait un autre songe, dans lequel cette fois-ci, je voyais plein de corps joncher les routes et des tirs qui continuaient à retentir. Ma famille et moi étions cachés et on priait du mieux qu'on pouvait. Tout d’un coup, il n’y avait plus de bruits, et on a entendu une voix qui criait dehors : « Sortez, sortez ! Le pays est libéré ! Sortez, sortez ! » Et après cela, on entendait des bruits de pick-up (véhicules 4x4) qui passaient sur la grande route, à vive allure. C’est-à-dire sur le Boulevard des Martyrs à Angré. On a fini par sortir de notre cachette et on a allumé la télé : c’était la RTI. Et j’ai vu le Président Laurent Gbagbo, faible et avec un pansement à l'épaule, qui disait : « Frères et sœurs, c’est fini, le pays est libéré, je suis vivant ». Notre joie était immense. On est tous sortis parce qu'on entendait aussi des cris et de la clameur dehors. On a alors vu des mamans vêtus de pagne, et souvent torses nus, qui marchaient en grand nombre ; elles disaient qu'elles allaient au Palais présidentiel voir le président. Vraiment, c'était la joie, une joie vraiment immense !

Je peux vous dire, aujourd'hui, que ce que j'ai vu s'est vraiment produit! Les hommes armés (les rebelles) sont venus par Abobo et ont vraiment pillé mon quartier, y compris notre maison. Les combats aussi ont bel et bien eu lieu sur le Boulevard des Martyrs, entre les rebelles et les FDS, pendant quelques jours, et dans toute la zone aussi! DIEU merci, dans notre quartier, il n'y a pas eu de morts lors des vols commis.

Mais, ce qui m'interpelle le plus, c'est que voilà maintenant presque 10 jours, je fais de nouveaux songes sur la « guerre » en Côte d'Ivoire. J'entends de vrais bruits de bottes, et ici où je suis, j'en ai parlé afin qu'on puisse vraiment prier pour notre pays.

Mille merci, parce que lire d'autres songes m'a permis de savoir que je ne suis pas la seule à voir plein de choses. Restons donc unis dans la prière. DIEU est puissant ! ».

 

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

 

 

DINDE Fernand AGBO

jeudi, 14 juillet 2011

FRANÇOIS FILLON A ABIDJAN AUJOURD’HUI: LA FRANCE VIENT VISITER SA «SOUS-PREFECTURE»


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Trois mois après avoir renversé le Président Laurent Gbagbo par les armes, la France s’engage visiblement dans une sorte de « visite de popote » auprès d’Alassane Dramane Ouattara, nouveau chef d’Etat ivoirien qu’elle a adoubé mais qui peine à faire face à une crise multidimensionnelle qui sévit en Cote d’Ivoire depuis le 11 avril dernier. Une crise sans précédent à la fois politique, économique, sociale et religieuse. La France visite dès aujourd’hui, 14 juillet, à travers son Premier ministre, François Fillon, sa « sous-préfecture », la Côte d’Ivoire.

M. Fillon ne vient pas seul. Il est accompagné d’une vingtaine de chefs d’entreprise français qui viennent reprendre pied dans le pays. Comme pour dire clairement que les velléités d’indépendance économique et de diversification des partenaires engagées sous la présidence Laurent Gbagbo ne sont qu’un « mauvais souvenir » pour la France et son option économique dans son « pré-carré » bâtie autour du monopole.

Triomphaliste, la France reprend sa « sous-préfecture » et réactive ses pratiques Françafricaines. A preuve, François Fillon annoncera, a-t-on appris, lors de sa visite à Abidjan, un crédit de la France à la Côte d’Ivoire d’une valeur globale de 20 millions d’euros (soit environ 13 milliards de fcfa). Ce crédit sera déboursé par l’agence française de développement (Afd). Sur ces 20 millions d’euros, 10 millions d’euros reviendront aux entreprises françaises ayant connu des sinistres en Côte d’Ivoire lors des événements douloureux de novembre 2004. Les 10 autres millions d’euros seront affectés, soutient une source proche du dossier, aux entreprises ivoiriennes et étrangères notamment libanaises également sinistrées. Evidemment, les 20 millions d’euros constituent une dette que la Côte d’Ivoire devra rembourser.

Si les entreprises françaises ont été dédommagées, les victimes ivoiriennes (morts et blessés) des barbaries de la force française Licorne en 2004 ont été ignorées. Par Sarkozy, Fillon et Ouattara.


D.D

Source: NOTRE VOIE

YOPOUGON - PRIS POUR UN MILICIEN, UN JEUNE HOMME ABATTU PAR LES FRCI

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Silence, la nouvelle armée d’Alassane Ouattara tue ! Les ivoiriens sont en mesure de le dire, vu les exécutions qui se poursuivent.

 

Le jeudi 7 juillet 2011, un jeune homme a été froidement assassiné dans la commune de Yopougon. Son corps était en bordure de la grande voie au niveau du quartier Yaosséhi entre le commissariat du 16ème arrondissement et l’antenne de Côte d’Ivoire Télécom, précisément devant le centre « Les amis de cœur ».

Ce corps était couvert d’une bâche noire sur laquelle étaient posés 2 pneus. Selon les renseignements que nous avons pu avoir sur les lieux, la victime dont l’identité n’est pas encore connue est un jeune Agni qui a été abattu par les Frci, sous prétexte d’être un milicien de Gbagbo, alors qu’il ne portait aucune arme sur lui. Des témoignages concordants ont mentionné que ce jeune était la troisième victime des Frci dans la même semaine.

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A Yopougon, il suffit de dire que tel est milicien ou tel autre a donné à manger aux miliciens pour que les Frci l’exécutent, sans autre forme de procès. Derrière le calme apparent qui prévaut, les exécutions sommaires font rage, au point de s’interroger si le nouveau régime et son armée peuvent réellement nous offrir un Etat de droit dans lequel la vie humaine est véritablement sacrée.

Sous Ouattara, le sang coule, coule et coule toujours pour si peu.

 

Source : COTE D’IVOIRE LA VRAIE

mercredi, 13 juillet 2011

ALASSANE OUATTARA A-T-IL DES CONSEILLERS ?

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Depuis 3 mois qu’il gouverne la Côte d’Ivoire, le nouveau chef d’Etat ivoirien a multiplié erreurs, mesures impopulaires et décisions inappropriées. Au point où l’on se trouve totalement fondé à se convaincre que soit le nouveau locataire du Palais présidentiel est mal entouré, soit il ne l’est pas du tout.

S’il ne l’est pas du tout, il y a deux cas (pour parler comme l’humoriste ivoirien) : soit ses conseillers l’ont fui parce qu’ils n’écoute personne, soit il n’en veut pas, ce qui serait fort dommageable pour la Côte d’Ivoire.

S’il est mal entouré, là aussi, il y a deux cas : soit ceux qui l’entourent sont vraiment de piètres conseillers, mais de toute bonne foi, soit ils lui donnent sciemment de mauvais conseils pour le conduire inéluctablement à sa perte, auquel cas il faudrait sauver le soldat Alassane Ouattara.

Les Saintes Ecritures, dans le livre de la sagesse, en Proverbes 11 : 14, nous instruisent divinement sur la façon la plus sûre de gouverner un peuple et d’en asseoir l’unité : « Le salut est dans le grand nombre des conseillers ». Oui, avoir des conseillers, de bons conseillers, en nombre suffisant, et leur prêter une oreille attentive, est une source de salut aussi bien pour le peuple que pour son chef. Mais à l’opposé, dans la première partie du texte référencé, le Créateur, celui qui donne et qui retire à qui il veut l’autorité dont il est seul l’émanation, nous fait dire par la voix de Salomon, le roi le plus sage de l’histoire des hommes : « Quand la prudence fait défaut, le peuple tombe » ! Oui, sans circonspection, sans écoute attentive et patiente, le peuple est voué à la ruine, et son chef avec.

Ainsi, les conseillers du Chef de l’Etat devraient pouvoir lui dire que :

1- Quand on a désespérément besoin de ressources, on n’offre pas gracieusement l’électricité nationale à des pays amis, on ne laisse pas les recettes douanières entre les mains de Com-zones (qui n’ont honnêtement plus de raison d’être) et d’une régie parallèle au Nord ;

2- Quand on veut réconcilier les Ivoiriens, on ne retient pas captif, en résidence surveillée, sans aucun décret de notification et d’assignation, un homme politique de la trempe de Laurent Gbagbo, leader de la moitié au moins des Ivoiriens ;

3- Quand on veut consolider la paix et la quiétude sociale, on n’entretient pas la grogne parmi les militaires, gendarmes et policiers en leur coupant des accessoires de salaires devenus des acquis sociaux, en projetant revoir à la baisse leurs baux à loyer et en les payant main à main et au-delà du 10 du mois, au gré de recettes improbables, eux qui ont été habitués depuis toujours à percevoir leurs émoluments dès le 22 du mois (bien avant tous). Il faudrait constamment avoir à l’esprit qu’ils ont des familles à nourrir, des factures à régler (notamment CIE et SODECI, curieusement de plus en plus élevées) et les créances de leurs banques à honorer, qui ne peuvent attendre (on avait justement reproché au Président Gbagbo de leur avoir fait accuser des retards significatifs ; on ne peut donc s’y mettre soi-même) ;

4- Quand on veut convaincre de rentrer chez eux les exilés ivoiriens qui ont fui la Côte d’Ivoire par dizaines de milliers pour se mettre à l’abri des exactions des FRCI, et qui continuent de sortir du pays par centaines, selon le HCR (chaque jour, pas moins de 250 nouveaux arrivants sont enregistrés au camp de transit des réfugiés d’Elubo, au Ghana), on ne les contraint pas par la même occasion à l’exil par une chasse à l’homme continuelle des pro-Gbagbo. En effet, les partisans et proches de Monsieur Laurent Gbagbo continuent d’être mis aux arrêts et conduits dans les prisons du Nord. Ce week-end du 9 au 10 juillet 2011, le Premier ministre Aké N’Gbo et 13 autres personnalités du précédent régime ont ainsi été transférés de l’Hôtel La Pergola à la prison de Boundiali, où ils sont incarcérés avec deux grands malades, sans véritable assistance médiale, dans des conditions à la limite du tolérable. Notre constitution est on ne peut plus explicite sur la question : « Aucun ivoirien ne peut être contraint à l’exil ». Vous y dérogez, Monsieur le Chef de l’Etat, par vos actions ;

5- Quand on veut se réconcilier avec ses adversaires politiques, au nom de la paix et pour détendre le climat sociologique ivoirien tendu, on ne les envoie pas tous en prison, avec en prime des sévices corporels et des actes d’humiliation comme ceux qu’il nous a été donné de découvrir avec consternation sur des vidéos qui ont littéralement envahi Internet. Avec qui donc projetez-vous de vous réconcilier, Monsieur le Chef de l’Etat ? ;

6- Quand on veut éteindre durablement des velléités d’embrasement militaire (qui enflent chaque jour de l’autre côté des frontières), on ne règle pas des comptes en lançant à tout-va des mandats d’arrêt internationaux contre des leaders de la partie adverse en exil. Surtout quand il a, lui-même, été victime de cette mesure et qu’on sait dans quel désordre elle a conduit la Côte d’Ivoire, dans la suite du temps ;

7- On ne gouverne durablement qu’avec la sagesse, la bonté, la magnanimité et la justice (équité et égalité), pas avec le sentiment et le désir de vengeance qui demeurent de bien mauvais conseillers et au-dessus desquels il devrait pouvoir s’élever.

Nous osons espérer que le Chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, qui a envers le peuple ivoirien un devoir de cohésion, d’unité et de réconciliation, ne fera pas table rase de ces quelques observations lucides que l’amour immodéré d’un Ivoirien pour son pays l’autorise à lui faire.

 

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO


In Le Nouveau Courrier N° 266 du mercredi 13 juillet 2011

FPI: LE REFUS DE L’OPPOSITION

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Un autre son de cloche pour équilibrer le débat houleux, né de la décision du président Mamadou Koulibaly de démissionner du Front Populaire Ivoirien (FPI) et de créer son propre parti, Liberté et Démocratie pour la République (LIDER).


Une contribution de Fabien D’Almeida

Le sociologue Alfred Sauvy écrivait en 1978 dans La tragédie du pouvoir que « la démocratie ne consiste pas à s’unir mais à savoir se diviser ».

Ce principe démocratique explique le nécessaire antagonisme entre pouvoir et opposition politique; il attribue à l’opposition une place bien distincte de celle tellement méprisée sous nos tropiques, qu’elle est devenue le souffre-douleur de ceux qui tiennent, le temps d’un quinquennat, les rennes du pouvoir.

En Côte d’Ivoire, le paysage politique redessiné depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo a plongé le Front Populaire Ivoirien (FPI) dans une posture d’opposant qu’il n’avait pas envisagé et qu’il refuse toujours d’accepter. La manifestation de ce désenchantement est visible à travers la recherche effrénée d’un “coupable”, d’une personne à qui l’on pourrait attribuer, en dehors du couple Ouattara-Sarkozy, la responsabilité des déboires actuels du régime déchu.

Et puisqu’il s’offre en pâture, l’énigmatique Mamadou Koulibaly fera l’affaire! Le Président de l’Assemblée Nationale, depuis qu’il a affiché ses positions pour le moins controversées sur les raisons de la chute du régime Gbagbo, ne voit passé un seul jour sans qu’il ait droit à cette hystérie passionnelle de nombre de sympathisants “éclairés” du FPI, qui se lancent dans les supputations fébriles et ethnicistes d’un militantisme de tranchée dont l’efficacité reste d’ailleurs à démontrer.

Pendant ce temps, les vrais enjeux demeurent: quelle opposition au Rassemblement des Houphouétistes (RHDP) le FPI compte-t-il mettre en place? Quelles réflexions critiques les sympathisants du FPI se proposent-ils de mener, afin de finalement entamer leur rôle d’opposants dans la nouvelle arène politique nationale? Ces questions ne trouvent aucune réponse au temps T. En lieu et place, on s’abreuve d’accusations, de condamnations et de rumeurs, dont la plus récente annonce, et ce, pour la énième fois depuis 2007, le départ de Mamadou Koulibaly du FPI.

Et alors? Si Mamadou Koulibaly s’en va, et alors? Si même Mamadou Koulibaly est passé, en un temps record, du stade de faucon du FPI, adulé pour sa droiture et son courage, à celui de pauvre traître vomis par la base, et alors? Où va le FPI avec cette chasse interne aux sorcières qui s’excuse d’autocritique et de questionnement sur le présent et le futur du parti, en l’absence physique de Laurent Gbagbo?

Nulle part. D’ailleurs, le cafouillage actuel au sein du FPI n’est pas sans rappeler, ironiquement, celui d’un autre mouvement de gauche, le Parti Socialiste (PS) français. Depuis sa défaite à la présidentielle de 2007, le PS s’est embourbé dans une débâcle d’envergure nationale, animée de guéguerres personnelles et de trahisons idéologiques, que même l’élection de Martine Aubry en 2008 n’aura pas totalement réussi à éteindre et que l’affaire Strauss-Kahn est venue ranimer.

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Et pourtant, en démocratie, l’opposition est censée émettre des critiques constructives, exposer les limites de l’action gouvernementale et proposer des solutions concrètes déclinées en un projet de société viable. Etant donné qu’elle aspire au pouvoir, sa vocation première est d’élaborer et de diffuser des propositions dans chacun des domaines de la vie nationale, dans lesquelles le citoyen lambda peut se retrouver.

Jouer ce rôle serait-ce donc trop demander à ceux qui, il y a à peine trois mois de cela, n’envisageaient même pas la possibilité pourtant réelle de perdre le pouvoir? Apparemment si: voir les sympathisants du FPI se contredire dans des desideratas malsains et s’engager dans des courses-poursuites contre les “traîtres”, est un spectacle des plus tristes et un aveu silencieux d’immaturité politique.

Ainsi, ne sachant plus comment survivre dans l’opposition, le FPI choisi de vivre d’opposition. Comment? En privilégiant la dénonciation des abus du camp Ouattara au lieu de l’élaboration d’une nouvelle stratégie de conquête du pouvoir. En s’opposant à tout et à rien, aux hommes, aux idées, aux projets, sans offrir une once intelligible de solutions concertées. En risquant, ce faisant, de saper les fondamentaux les plus crédibles de sa mission socialiste.

Et pourtant l’opposition, comme la nuit, offre l’occasion du regroupement et de la réflexion. Loin de la gestion des affaires, l’opposition est le moment opportun de l’autocritique réfléchie qui permet à un mouvement de se ressourcer, de se réhabiliter, voire de se modifier, afin de préparer le lendemain politique avec sérénité.

Ce n’est pas Laurent Gbagbo qui dirait le contraire, lui qui à l’époque où la presse du parti unique le qualifiait d’”éternel opposant”, adoptait une attitude bien moins puérile que le pleurnichement à outrance de ses actuels sympathisants. Non. Laurent Gbagbo s’activait, travaillait, parcourait la Côte d’Ivoire, officiellement ou clandestinement, se créant une base solide, village après village, commune après commune, sur laquelle il savait pouvoir compter au bon moment.

Cette base, aujourd’hui aux devant de la scène militante, saura-t-elle se modeler sur le maître et s’ériger en un contre-pouvoir crédible? Pour l’heure, les premiers signes sont peu flatteurs. Attendons maintenant de voir si les larmes s’épanchent et si les règlements de compte se meurent.

 

Source : PENSEES NOIRES

DEMISSION DE MAMADOU KOULIBALY DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN: UN ACTE QUI NE L’HONORE PAS

 

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Mamadou Koulibaly vient de démissionner du Front populaire ivoirien, sous prétexte que sa vision politique n’est plus en adéquation avec celle du parti. Mais cet acte qui ressemble bien à une trahison au moment où le Fpi traverse la tempête est-il vraiment une surprise ?

 

Mamadou Koulibaly, président de l’Assemblée nationale et président par intérim du Cnrd a décidé d’abandonner le navire du Front populaire ivoirien, en pleine zone de turbulence. L’homme a choisi, le 11 juillet dernier, de faire route à part en créant son propre parti, Liberté et démocratie pour la république (Lider). Les militants du Fpi, qui ne s’attendaient pas à ce que le seul cadre du Fip resté en liberté jusqu’à sa démission, sont sous le choc. Car celui-ci quitte le parti créé en 1982 dans la clandestinité (officiellement en 1988) par Laurent Gbagbo et ses camarades de lutte au mauvais moment. Et ils ont raison d’être déçus par ce brusque écart. Le président Laurent Gbagbo, renversé par un coup d’Etat organisé par la France le 11 avril 2011 pour installer Alassane Ouattrara, est détenu en prison à Korhogo. Sa famille, ses proches et ses collaborateurs, notamment les ministres et les hauts cadres qui ont servi sous lui, croupissent aussi dans les geôles du pouvoir Ouattara, au Nord du pays. Au nombre desquels, Affi N’Guessan, président du Fpi. Tandis que de nombreux autres sont en exil.

Le faux bond

Leur martyr intervient dans un contexte de dictature où leurs biens ont été détruits ou pillés. Leurs avoirs en banque sont gelés. Le patrimoine mobilier et immobilier du parti est entre les mains du pouvoir. Des accusations, des inculpations et des mandats d’arrêt sont agités, chaque jour contre eux par le régime Ouattara dont le vœu est de les maintenir en prison, à vie. Mais ce sont ces moments difficiles que choisi Mamadou Koulibaly pour leur fausser compagnie. D’autant plus que celui-ci, en l’absence de la direction du parti en prison et au regard de sa qualité de deuxième personnalité politique du pays que lui confère son statut de président de l’Assemblée nationale, était de fait le président par intérim du Fpi et portait tous les espoirs de la reprise de la lutte politique pour les défis de l’heure. Et que, du reste, il venait fraîchement d’être désigné président par intérim du Cnrd. Mais les militants du parti se trompaient sur les véritables intentions et le projet secret de l’homme. Koulibaly leur réservait un bien vilain tour, au plus mauvais moment. Pour des les raisons déjà connues qui apparaissent, au vu de son acte de trahison, comme des prétextes pour justifier sa défection. Mamadou Koulibaly dit ne plus pouvoir tolérer des faits qui, pourtant, appartiennent au passé aujourd’hui. Il ne supporte plus l’idée que le Fpi ait accepté de signer des accords pour aller à la paix. Il est toujours hanté par le fait que le président Laurent Gbagbo soit allé aux élections, alors que les rebelles n’avaient toujours pas désarmé dans le nord et les zones Cno. Il estime que ‘’le Fpi refuse d’assumer les conséquences des élections’’. Il va même jusqu’a dire que le parti ‘’se vautre dans des rancœurs, des jalousies et des conflits permanents’’. Et juge soudain inacceptable que le Fpi n’ait pas tenu de congrès depuis juillet 2001. Ayant ainsi justifié le lâchage de ses camarades de lutte au moment où ils ont le plus besoin de lui, Koulibaly les quitte pour créer son propre parti. Mais le départ de cet homme qui s’est très souvent illustré aussi bien par une instabilité qui inquiétait quant à ses prises de position parfois fracassantes et sensationnelles que par son indiscipline qui a souvent mis le président Laurent Gbagbo et la direction du Fpi mal à l’aise sur des sujets sensibles est-il vraiment une surprise ? Depuis son retour d’exil pour le moins inattendu, n’a-t-il pas multiplié les actes et les sorties qui allaient à l’encontre des intérêts du parti ?

« On le voyait venir »

Sans doute faut-il remonter aux circonstances de son retour d’exil et aux évènements qui s’en ont suivi pour comprendre «qu’on le voyait venir», comme l’ont dit des militants, qui depuis cet instant, ont trouvé des raisons de douter de sa sincérité envers le Fpi. En effet, Koulibaly revient d’exil alors qu’on ne l’attendait pas. Mieux, il n’est pas seul. Curieusement, Paul Yao N’Dré, président du Conseil constitutionnel, accompagne le président de l’Assemblée nationale, dauphin constitutionnel du président de la République. Le premier aurait convaincu le second de «retourner au pays pour se mettre à la disposition des nouvelles autorités», avons-nous appris. Au moment où Ouattara cherche à se faire investir avec les attributs de la République qu’il a auparavant bafoués en piétinant les décisions de ce même Conseil Constitutionnel. Que venaient chercher à Abidjan, dans les moments de braise, ces deux hommes qui étaient allés se mettre à l’abri. Deux hommes qui étaient indispensables à Ouattara pour donner un cachet de légitimité à un pouvoir issu d’un putsch ? On ne tarde pas à le savoir. Les jours qui suivent leur retour sur les bords de la lagune Ebrié, Mamadou Koulibaly, en sa qualité du président du parlement ivoirien, et Paul Yao N’dré, en tant que président du Conseil constitutionnel, sont convoqués par le président installé à l’hôtel du Golf. A la stupéfaction générale, ils répondent à la convocation et se rendent au Qg du candidat Ouattara.

Koulibaly « envoie » Affi en prison et « légitime » Ouattara…

Une attitude que le président du Fpi, Affi N’Guessan, dénonce aussitôt. En effet, au cours d’une conférence de presse qui ne lui sera du reste jamais pardonné par Ouattara, le président Affi explique que ces deux personnalités qui incarnent à un haut niveau la République et ses lois en péril à la suite du coup d’Etat qui a permis à la France d’installer Ouattara n’avaient pas à répondre à la convocation d’un pouvoir illégal. Affi prévient les deux hommes du piège qui leur est tendu par le pouvoir. Il n’en fallait pas plus pour mettre le mentor du Rdr hors de lui. Le président du Front populaire ivoirien, à la suite de cette déclaration en bonne et due forme face à presse, est bâillonné et jeté en prison à Bouna pour être humilié et torturé avec les autres. Le chemin est désormais libre pour la prestation de serment et l’investiture de Ouattara, alors totalement privée de légitimité. Paul Yao N’dré, abjure la décision du Conseil constitutionnel, se dédit et reconnait «la victoire de Ouattara» au second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. La Côte d’Ivoire entière est sidérée. Les militants Lmp et le Fpi sont ulcérés. Mais Mamadou Koulibaly semble être à son aise dans cette situation. Car cela ne n’empêche pas d’être à la cérémonie de prestation de serment de Ouattara. Les militants et les cadres du pari en exil sont choqués. Mais Affi et les autres ayant rejoint Laurent Gbagbo en prison, Koulibaly reste, en dépit de tous, l’un des plus importants cadres du parti encore en liberté. Les militants, habitués à ses frasques, espèrent qu’il va se ressaisir pour reprendre le combat. On pense qu’il va s’employer à remobiliser les troupes de Fpi pour faire front, face à la dictature du nouveau régime. Mais, au grand désarroi des militants du parti, Koulibaly ne s’assagit pas. Au contraire, il s’illustre par des déclarations dans les médias à travers lesquelles il écorche Laurent Gbagbo et ses camarades du parti.

… Et crée son parti

Pis, il va jusqu’à proposer la dissolution du parti. Il faut, dit-il changer la dénomination et l’idéologie du parti. C’est-à-dire faire disparaître le Fpi pour créer un autre parti. Mais personne ne le suit. Il est plutôt désavoué clairement par ses camarades de lutte qui ne se reconnaissent plus en ces actes et qui ne le reconnaissent plus. Malgré tout, dans les derniers moments de sa présence au Fpi, on veut bien lui donner une autre chance de jouer un rôle important dans l’histoire du Fpi, en ces moments difficiles. On lui confie les destinées du Cnrd. Koulibaly fait mine d’accepter de continuer le combat. Car le lendemain, il se braque et quitte le navire. Il finira par avouer enfin : ‘’Mon engagement au sein du Front populaire ivoirien est allé jusqu’à l’épuisement de toutes les possibilités compatibles avec mes convictions’’, dit-il. Mais on soupçonne que Koulibaly avait son idée derrière la tête. C`est-à-dire créer son propre parti pour y entraîner les autres. En abandonnant Laurent Gbagbo, Affi et les autres à leur sort. Une attitude qui soulève des questions. Pourquoi est-ce maintenant que Koulibaly décide de démissionner du Fpi, pour des raisons au sujet desquelles il a été mis en minorité de façon démocratique au sein du parti ? Etait-il depuis son retour d’exil en mission pour le nouveau pouvoir qui l’aurait chargé de fragiliser le parti à l’approche des élections législatives ? Ceux qui doutaient de l’homme répondent par l’affirmative. Ils ne sont pas surpris. Koulibaly a-t-il trahi le Fpi pour des intérêts égoïstes ? Sa démission n’a certainement pas encore livré ses vrais secrets. Mais une chose est de déplorer, mais le désormais président du Lider abandonne, de façon peu scrupuleuse, ses camarades de lutte dans les pires moments. Et cela n’est rien d’autre que de la trahison. A moins que l’on ne trouve un autre mot pour qualifier son acte.



K. Kouassi Maurice


Source : LE TEMPS

mardi, 12 juillet 2011

LES «SAUVEURS» TERRORISENT LA POPULATION DE YAMOUSSOUKRO: 38.562.000 FCFA VOLES AUX PRODUCTEURS



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Récemment, ce sont des paysans, membres d'une coopérative de producteurs qui ont fait les frais de leurs abus. Notamment à Amonkro, Duokro et un campement d'Akpessekro. Dans le premier village, ils ont emporté la somme de 24 millions de FCFA, 500.000 FCFA, dans le deuxième et 14 millions de FCFA, dans la dernière localité.


Les populations vivant dans la Région des lacs ne savent plus ce qui leur arrive. Elles sont devenues la cible de ceux qui ont dit être venus les sauver et qui, depuis quelque temps, sont devenus la principale cause d'insécurité dans la région.

L'on assiste à une recrudescence des braquages et attaques à mains armées. Habillés en treillis et lourdement armés, ces «sauveurs», de jour comme de nuit, coupent les routes, écument les villages et dépouillent les pauvres citoyens de leurs biens.

Récemment, ce sont des paysans, membres d'une coopérative de producteurs qui ont fait les frais de leurs abus. Notamment à Amonkro, Duokro et un campement d'Akpessekro. Dans le premier village, ils ont emporté la somme de 24 millions de FCFA, 500.000 FCFA, dans le deuxième et 14 millions de FCFA, dans la dernière localité.

Toujours dans la même période, une commerçante a fait l'amère expérience du côté de Tiébissou. Les quidams, après avoir assiégé son domicile, ont pris les téléphones portables des occupants, un lot de pagnes qu'elle vend et une enveloppe de 62.000 F.
Sur la route de Didiévi, c'est un véritable calvaire. Les mini-cars qui rallient cette ville sont tout le temps attaqués.

Chose bizarre, ces personnes qui opèrent en treillis ne sont nullement inquiétées. Selon certaines indiscrétions, c'est la seule manière de se faire payer. Parce qu'ils auraient été trahis par ceux qui les ont recrutés pour faire tomber le président Laurent Gbagbo.


Ouattara Abdul-Mohamed

 

Source : AFRICAN LIBERTY

DANGER, PRISON DE BOUNDIALI !

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Dans la nuit d'hier à aujourd'hui (11 juillet 2011, Ndlr), les personnalités proches du Président Laurent Gbagbo détenues dans une prison à Boundiali ont dû faire face à deux urgences médicales, à partir de 3h du matin. Monsieur Maurice Lohourignon a été victime d'une "rétention manifeste d'urine". Monsieur Basile Mahan Gahé, grand malade connu des hôpitaux pour son hypertension artérielle et son insuffisance cardiaque a fait un malaise cardiovasculaire accompagné de vertiges et de maux de tête. Son poul a aussi beaucoup diminué. Ils ont tous les deux été pris en charge par les spécialistes en médecine qui sont, avec eux, aussi détenus qui, sans matériel, leur ont porté assistance et les ont maintenus en vie jusqu'au matin. Au matin, le Régisseur de la prison, approché, a bien voulu les faire évacuer à l'hôpital de Boundiali. Mais les professeurs de médecine présents dans la prison ont dit que pour sauver la vie de ces deux personnes, il faut absolument que le premier soit pris en charge dans un service d'urologie et opéré dans les plus brefs délais, et le deuxième doit, quant à lui, être pris en charge par des spécialistes dans un service de cardiologie. Par ailleurs, le Général Vagba, devenu impotent, doit être porté au dos pour tout déplacement. Il faut rappeler que le Ministre Dogo est handicapé.

 

NB: Le Régisseur de la prison a été affecté sur les lieux 1 jour avant les détenus. Il n'a aucune autonomie de décision. Pour la moindre chose, il doit prendre ses instructions à Abidjan. A ce jour, aucune autorité du pouvoir Ouattara ne leur a signifié quoi que ce soit. Ils craignent sérieusement pour leur vie. Il faut rappeler aussi qu'à Korhogo, les détenus militaires, entassés dans un container à 23, ont eux aussi besoin de secours. Il y a peu de nouvelles de ces personnes dont on parle très peu. Il s'agit de Commandant Dua, Me Patrice Bahi, Commissaire Monnet...

 

Toussaint ALAIN

LEÇON DE LULA DA SILVA AUX DIRIGEANTS AFRICAINS: «CESSEZ DE BAISSER VOTRE PANTALON DEVANT LES OCCIDENTAUX»

 

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L'ex-président brésilien Luis Ignacio Lula da Silva au 17ème sommet de l'«Union Africaine» à Malabo en Guinée Equatoriale le 30 juin 2011, en train de faire une leçon de morale politique aux dirigeants africains.


Suivant l'exemple de l'«Amérique Latine», l'Afrique devrait décider de prendre sa vraie indépendance qui est aux mains des occidentaux, Le «continent africain» qui est riche de gisement minéral et de terre fertile, aurait en effet toutes le potentialités pour devenir le première puissance économique planétaire, mais elle est encore opprimée sous la coupole coloniale des grandes puissances de la terre.


Lula a invité les chef d'État à ouvrir les yeux sur ce qui se passe en Afrique ces derniers mois, en Libye et en Côte d'Ivoire : l'interférence de la France et des Etats-unis constitue un sérieux danger pour la « souveraineté Africaine » et pour les futures générations.

Durant l'« assemblée générale » sur le rôle des jeunes africains, une session détachée de la réunion avec pour thème la crise libyenne, Lula a accusé les chefs d'états africains d'être avides, assoiffés de pouvoir, de trahir leurs propres pays et surtout d'être des servants de l'occident qui saccage le continent noir et décime sa souveraineté. La devise de ces chefs d'états étant : « Chacun pour soi, Dieu pour tous », elle ne portera pas loin l'Afrique. Il faut le sens de la responsabilité, de l'humilité, de la dignité et de l'unité pour bien gouverner ! Critiquant le fait que des leaders africains qui soient arrivés au pouvoir par un coup d'état ou pour le vouloir des puissances occidentales, il a ensuite critiqué et dénoncé le monopole de 5 pays du monde. Ajoutant que : l'« Union Africaine » compte 1,4 milliard d'habitants, l'« Amérique Latine » 400 millions d'habitants et que c'est inconcevable que les USA, la France, la Chine, la Russie et la Grande Bretagne dictent la loi au « Conseil de sécurité de l'ONU » !!!! Surtout que la « crise économique mondiale » provient des Etats-unis.

Et il a déploré le fait que l'« Union Africaine » soit financée seulement par 5 pays africains, le reste des ressources provenant des dons occidentaux. Par conséquent, pour cela, l'« UA » ne peut pas privilégier les intérêts de l'Afrique et avoir un poids au niveau international. C'est cette même « UA » qui légitime les coups d'états, les rebellions ou actions illégales pour l'obtention du pouvoir en Afrique, ignorant la volonté du peuple et la finalité des élections.

Beaucoup de chefs d'états présents avaient la tête basse, à qui il a réitéré l'« invasion française » dans le continent noir. La France nourrit et arme les rebelles dans les pays qui ont cessé d'être leurs colonies. Avec des interférences dans les affaires internes des autres pays africains. C'est clairement la référence au cas de la Côte d'Ivoire, où Paris, avec l'utilisation de la force, a enlevé le président Gbagbo pour mettre à son poste Ouattara.

Et si pour la Côte d'Ivoire rien n'a été fait pour arrêter le coup d'Etat, l'« Union Africaine » peut demander le « cessez-le-feu » immédiat en Libye. En soutien, s'est ajouté le président Jacob Zuma, un des chefs opposants qui tient tête à l'occident, disant qu'ils n'ont pas le droit d'assassiner Kadhafi.

Un silence d'ombre dans la salle de l'« UA » où les présidents qui sont les talons de l'occident étaient nombreux, en l'occurrence Abdoulaye Wade du Sénégal, qui a séjourné à Benghazi pour reconnaître le gouvernement des rebelles, Blaise Campaoré du Burkina Faso, qui a soutenu la rébellion de Ouattara en Côte d'Ivoire contre Gbagbo, Yoweri Museveni de l'Uganda qui combat les « Al Shabaab » en Somalie, Paul Kagame du Rwanda qui saccage pour le compte de l'occident et puis Sassou N'Guesso du Congo Brazzaville, Idriss Deby du Tchad, Paul Biya du Cameroun, Faure Gnassingbé du Togo, Ali Ondimba Bongo du Gabon et le dernier recruté qui s'est ajouté à la dépendance des puissances de l'oppression, Alassane Dramane Ouattara de la Côte d'Ivoire !

Ce sont les paroles de l'ex-président brésilien Lula da Silva, qui était la semaine dernière en Guinée équatoriale pour la réunion des chefs d'états africains.


Texte en italien, traduit en français par Kouamé Célestin N'Brah


Lien du journal officiel italien: RINASCITA

 

Source: NERRATI.NET

DECLARATION DE MAMADOU KOULIBALY - DEMISSION DU FPI ET CREATION DE LIDER (LIBERTE ET DEMOCRATIE POUR LA REPUBLIQUE)

 

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Le clash Mamadou Koulibaly-FPI est désormais consommé. MK vient de créer son parti. Risqué comme pari! Mais nul ne peut être contraint à rester dans une association qui ne lui sied plus. Espérons que sa nouvelle aventure politique lui portera bonheur, même si nous sommes et restons convaincus que le moment n'était pas opportun. Revue de déclaration.

 

Lorsque dans un parcours politique, les évènements évoluent dans une voie qui n'est plus en adéquation avec votre vision, vos aspirations et vos valeurs, il devient nécessaire de se réorienter et de dissoudre les liens qui vous ont attaché à une formation politique dans laquelle vous ne vous reconnaissez plus.

Une organisation politique doit permettre à des citoyens qui partagent des idéaux et des objectifs communs de s'allier pour promouvoir un projet. Il lui incombe d'animer la vie politique ; de structurer l'opinion ; de générer des idées ; de proposer une politique ; d'être l'intermédiaire entre le peuple et le pouvoir et non d'être statique, inamovible, murée dans le désordre, l'idolâtrie, le culte de ses fondateurs, les contradictions sans issue et la peur des innovations. Elle ne peut rester réfractaire à tout changement, à toute réinvention.

Mon engagement au sein du Front populaire ivoirien étant allé jusqu'à l'épuisement de toutes les possibilités compatibles avec mes convictions, j'ai décidé d'y mettre un terme. Ce faisant, le respect de l'opinion publique et du chemin parcouru m'oblige à énoncer les causes qui motivent la séparation qui s'impose :

- suite à la tentative de coup d'Etat de 2002 qui s'est muée en rébellion, les dirigeants du FPI ont accepté la signature de différents accords qui d'évidence allaient à l'encontre de l'intérêt de la Nation ivoirienne et conduisaient même à épouser les idées de l'agresseur et à les mettre en œuvre;

- en ce qui concerne le scrutin de 2010, alors que les préalables du désarmement des rebelles et du redéploiement de l'administration sur l'intégralité du territoire n'avaient pas été remplis, rendant constitutionnellement impossible le déroulement des élections présidentielles dans un environnement serein et sécurisé, les cadres du FPI ne se sont nullement insurgés contre la tenue de ce scrutin organisé dans des conditions manifestement vouées à mettre en péril la vie de nos concitoyens ;

- aujourd'hui, ayant contre toute logique accepté les règles du jeu, le FPI refuse totalement d'assumer les conséquences des élections et se vautre dans des rancœurs, des jalousies internes et des conflits permanents à l'image de ceux qui déchirent depuis des années les responsables du parti et qui fragilisent la base, empêchent d'avancer et de constituer une force d'opposition et de pouvoir dynamique, compte tenu des nouvelles dispositions dans lesquelles nous nous trouvons ;

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- alors que le Congrès est l'instance prévue au sein d'un parti politique pour garantir la libre expression des militants, depuis juillet 2001, aucun congrès n'a été organisé au sein du FPI. Cela est non seulement un signe de refus de l'exercice de la démocratie interne, mais témoigne également de l'inertie, de l'érosion des idées et du manque de vision du parti dont les instances n'ont pas été renouvelées une seule fois en dix ans ;

- suite au cataclysme que nous venons de vivre, la haute direction du FPI refuse toujours un congrès-bilan et exclut tout changement, même indispensable, qui pourrait selon eux les affaiblir. S'abritant derrière le prétexte que tout changement serait assimilable à une traîtrise envers des camarades emprisonnés ou exilés, elle cherche surtout à préserver des chasses gardées personnelles au détriment de l'intérêt général et à masquer sa propre trahison envers nos militants, nos idéaux, la Côte d'Ivoire et la cause africaine.

Je n'ai point manqué d'égards envers mes camarades du FPI et, depuis les événements du 11 avril 2011, ayant en charge l'intérim de sa présidence, je me suis investi pour redonner vie au parti et pour constituer une opposition crédible. J'ai enchaîné les rencontres et réunions, lancé des sujets de réflexion pour anticiper les proches défis, consacré du temps et de l'énergie à rassurer, regrouper, négocier la libération de nombre de prisonniers politiques du Golf ou de la Pergola, définir un cap commun pour reconstruire ensemble et expliquer en permanence notre position de non belligérance au nouveau régime et à la communauté internationale. Mon constat est que cette tentative a été vaine et que le FPI, en sa forme actuelle, ne peut devenir un grand parti d'opposition puisque le refus de toute évolution fige les perspectives.

La prudence enseigne que les changements ne doivent pas se faire pour des causes légères et passagères. Lorsqu'une longue suite de dérives et d'erreurs s'enchaîne en toute irresponsabilité et qu'aucune volonté d'inventaire, d'évolution et de restructuration n'est admise, la nécessité de changer de méthode et de doctrine s'impose.

Ainsi, compte tenu de l'environnement politique actuel en Côte d'Ivoire, je juge indispensable de former un contre-pouvoir efficace dans le pays.

En tant que libéral attaché à la démocratie et à l'économie de marché, j'évalue justement la place importante d'une opposition forte pour freiner l'oppression d'un pouvoir présidentialiste absolu. Ainsi, dans l'intérêt des populations ivoiriennes, je vais m'employer avec mon équipe à le faire au sein d'un parti politique en création, dont le nom porte en lui-même une part de sa vision : Liberté et Démocratie pour la République, (LIDER), nouveau parti qui œuvrera pour l'instauration d'une société de confiance au sein de laquelle les Ivoiriens ne se méfient plus les uns des autres pour des raisons tribales, ethniques, régionales ou religieuses.

La liberté, en Côte d'Ivoire, sonne parfois comme un mot creux, un idéal réservé à des pays riches mais inatteignable pour la grande masse des populations des pays pauvres dont le souci est de trouver à manger chaque jour et de pouvoir se soigner pour survivre. On voit pourtant que, partout dans le monde, le recul de la pauvreté est lié à l'augmentation de la liberté. LIDER s'assigne la responsabilité d'éveiller les Ivoiriens à ces idées pour rompre avec le pessimisme qui confine l'individu dans un attentisme dévastateur et de restaurer chacun dans la confiance qu'il lui faut avoir en ses propres capacités. Les Ivoiriens ne peuvent plus croire qu'ils doivent tout attendre de l'Etat car, depuis plusieurs décennies, les gouvernements se succèdent et la pauvreté demeure, voire même s'étend.

Lorsque les populations seront libres d'entreprendre une activité sans rencontrer mille barrières qui découragent les projets ; quand elles ne seront plus étouffées par l'impôt et le poids de l'Etat ; quand elles pourront avoir des titres de propriété qui sécurisent leurs activités et leur descendance ; quand elles pourront commercer librement avec le reste du monde ; quand elles ne seront plus asphyxiées par des entreprises en situation de monopole qui dictent leurs prix en les maintenant à des niveaux protégés par des législations injustes; quand toutes ces barrières seront tombées, et quand leurs droits d'accéder à l'éducation, à la santé et à la prospérité tout court seront les vrais enjeux de l' action politique, alors le progrès arrivera enfin et le développement du pays ne reposera plus uniquement sur une aide publique extérieure aliénatrice qui entrave plutôt l'avenir des peuples concernés.

La conviction de LIDER repose sur un socle constitué d'un état de droit, car un bon cadre institutionnel est nécessaire à l'exercice de la liberté dans une Nation en construction, qui aspire à conquérir une souveraineté totale lui permettant d'interagir d'égal à égal avec ses partenaires. Il est inadmissible que les populations d'Afrique en général et de Côte d'Ivoire en particulier soient interdites d'accès à la prospérité par des politiques surannées. Cessons de croire que nous sommes damnés ! Libérons-nous ! Soyons les acteurs de notre propre développement, de notre propre réussite, de notre propre vie.

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La principale mission de LIDER sera de promouvoir ces idées et de développer des initiatives réalistes et novatrices pour redonner aux Ivoiriens, aux Africains, le goût du combat pour un avenir plus heureux et épanoui. Comment lutter quand on ne sait pas qu'une voie meilleure est possible ? LIDER s'engage à réveiller l'esprit militant et à l'ouvrir sur l'autre et sur le monde sans appréhension, sans peur et sans haine.

L'autre mission, non moins importante de ce parti politique sera de surveiller l'action du gouvernement en place pour dénoncer les dérives de manière à protéger les Ivoiriens. La démocratie ne se limite pas à glisser un bulletin dans l'urne, elle repose sur un contrôle permanent de l'action des dirigeants. L'opposition n'a pas pour mission de rester assise à pleurnicher, à se morfondre dans le nombrilisme et à se plaindre pendant cinq ans. Elle doit être proactive, décomplexée et constructive pour le bien-être des Ivoiriens.

C'est pour faire avancer ces idées auxquelles je crois fermement que j'ai posément pris la décision irrévocable de partir du FPI.

Empli d'une ferme confiance, j'appelle toutes les bonnes volontés qui partagent ces valeurs et ces convictions à apporter leur soutien, leur engagement, leur courage et leur honneur à LIDER pour qu'ensemble, nous osions conduire la Côte d'Ivoire sur la voie audacieuse de la liberté, du progrès et de la réussite individuelle et nationale.


Mamadou Koulibaly

 

Abidjan, le 11 juillet 2011

lundi, 11 juillet 2011

ADO OU LE DON DE SE METTRE A DOS LES IVOIRIENS


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Mardi 5 juillet 2011 - Annoncé comme un sauveur, « la solution pour mon pays », le messie de la Côte d'Ivoire contre Laurent Gbagbo, « ce sinistre dictateur qui fait souffrir les Ivoiriens et aux méchancetés duquel il faut de toute urgence les arracher », selon la rengaine psychédélique du RHDP, Alassane Dramane Ouattara est en passe de pulvériser un triste record : celui de se mettre bientôt à dos la quasi-totalité des Ivoiriens, partisans et adversaires, de façon indifférenciée.

Jamais Chef d'Etat n'aura autant fait l'unanimité sur sa capacité de nuisance, ses promesses non tenues et son incapacité à souder le peuple ivoirien : mal gouvernance, mesures administratives impopulaires et iniques, nominations à caractère ethnique et régionaliste, obsession vindicative. Un cocktail plus qu'explosif qui risque d'emporter, dans des échéances plus brèves qu'on aurait pu l'imaginer, l'alchimiste ivoirien.

Parlant de mal gouvernance, l'on se rappelle encore la récente promesse du nouvel homme fort d'Abidjan de prôner l'excellence et la transparence dans notre pays. L'exemple n'a pas suivi. Nous pouvons en juger : 3 mois après sa prise de pouvoir, Alassane Ouattara, contrairement à Laurent Gbagbo, demeure encore et toujours le Président du RDR (le Rassemblement Des Républicains), son parti et, tout à la fois, chef de l'exécutif ivoirien. L'article 54 de la Constitution est sans ambages sur la question : « Les fonctions de Président de la République sont incompatibles avec l'exercice de (...) toute fonction de dirigeant de parti politique ». La Loi fondamentale ivoirienne est vraiment le cadet de ses soucis. Pour preuve, une autre de ses dispositions a été royalement ignorée par le nouveau locataire du palais présidentiel, à l'opposé encore une fois de Laurent Gbagbo : « Lors de son entrée en fonction et à la fin de celle-ci, le Président de la République est tenu de produire une déclaration authentique de son patrimoine devant la Cour des Comptes », Article 55 de la Constitution de la République de Côte d'Ivoire. Vous avez dit opacité et ésotérisme politique ?

Il faut ajouter à cela qu'Alassane Ouattara gouverne par ordonnance - ce qu'a notamment dénoncé le Président Mamadou Koulibaly -, ayant suspendu le fonctionnement de l'Assemblée nationale. Selon un canard ivoirien, « Jeune Afrique, qui soutient aveuglément Ouattara depuis plus de quinze ans, le qualifie d'hyper-président (dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es ! Suivez mon regard, Ndlr) et met en garde contre le fait que le président du RDR ''concentre aujourd'hui la plupart des pouvoirs entre ses mains''. Et continue : ''Une situation inédite depuis la mort d'Houphouët-Boigny. Et qui n'est pas sans dangers''».

Venons-en aux mesures administratives impopulaires et iniques. Dès sa prise de pouvoir, Monsieur Alassane Dramane Ouattara fait annuler tous les décrets pris par son adversaire, le Président Gbagbo, après le 04 décembre 2010, sous le fallacieux prétexte que c'est lui et lui seul qui était élu à cette date comme Président de la République de Côte d'Ivoire. Or, comme le dit un confrère ivoirien, avec une rare lucidité et une logique implacable : « On nous a toujours dit que l'Etat est une continuité et notre constitution dans sa dernière mouture dit qu'un chef d'Etat n'est investi de sa mission que le jour où il prête serment devant l'organe institutionnel habilité pour. L'ascension d'un chef d'Etat à la magistrature suprême est semblable à l'ordination d'un prêtre. Ce dernier, tant qu'il n'est pas ordonné ou consacré prêtre, quel que soit son cursus, ne peut dire de messe. Alassane Ouattara est donc chef d'Etat depuis le 06 mars 2011. Avant lui, c'était le Président Laurent Gbagbo. Et selon le principe de la continuité de l'Etat, il se doit de conduire à terme tous les engagements pris au nom de l'Etat de Côte d'Ivoire par son prédécesseur. Quelle est donc cette incongruité juridique tendant à faire croire qu'entre le 04 décembre 2010, date de la prestation de serment du Président Gbagbo et le 11 avril 2011, date des ordonnances N° 2011-004 et N° 2011-005 portant annulation de tous les actes pris par le Président Gbagbo, la Côte d'Ivoire avait cessé de vivre. Son existence avait subitement discontinué. Paradoxe juridique de taille : comment Ouattara arrive-t-il à dire la messe sans avoir été ordonné ? ». Une énigme qui constitue un vrai cas d'école et sur laquelle devront se pencher les universitaires du monde entier. Quand s'y ajoute le parjure innommable auquel s'est livré le Conseil Constitutionnel pour l'adouber, chapeau bas, les ivoiriens !

Partant de cette incompréhensible et morbide propension à remettre en cause les actes de Laurent Gbagbo et à effacer toute trace pouvant l'évoquer (monuments d'Abidjan, notamment), Alassane Ouattara se livre, depuis quelques semaines à une bien curieuse gymnastique : la reconfiguration de la Cote d'Ivoire.

Ainsi, tous les concours de la Fonction Publique passés après le 04 décembre 2010 sont annulés. Celui qui a parlé de trouver du travail aux jeunes ivoiriens dans sa campagne présidentielle a plongé des milliers d'entre eux dans une détresse sans nom. Certains ont mis des années de dur labeur à décrocher leur admission. Ils sont inconsolables, en ce moment, ainsi que leurs familles parmi lesquelles de très modestes qui voyaient poindre pour elles de l'espérance, à travers l'emploi de leur progéniture. Ce qu'oublie Alassane Dramane Ouattara, c'est que parmi tous ces jeunes figurent également ses partisans. Car, en Côte d'Ivoire, l'obédience politique n'est pas un critère de candidature. A ce sujet, en désespoir de cause, une promotion de l'ENS de 568 élèves professeurs et éducateurs est, actuellement (depuis lundi 04 juillet 2011), en grève de la faim à la Cathédrale Saint Paul d'Abidjan Plateau. Ils n'ont droit à aucun regard de compassion du nouveau « Zorro » ivoirien.

Toujours au titre des mesures iniques, le nouveau gouvernement fait payer les ex-FDS de main à main, insouciant du grand mécontentement que cette nouvelle disposition suscite en leur sein, du fait des grands retards de paiement (les corps habillés étant désormais les derniers à être payés, de premiers qu'ils étaient sous Gbagbo) et des files d'attente interminables. Dans la même veine, il leur supprime les « Hauts-les-cœurs », cette prime de guerre de 50.000 francs CFA commuée, depuis belle lurette, en accessoire de salaire par le Président Laurent Gbagbo - donc plus liée à la guerre - ; cette indemnité est désormais un acquis social pour les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d'Ivoire. Alassane Ouattara n'en a cure. Il reste constant dans sa logique de faire payer aux FDS leur loyauté à Laurent Gbagbo. Là encore, il ne fait pas de tort qu'aux pro-Gbagbo mais bien à tous, y compris ses partisans les plus indécrottables. On ne traite pas ainsi la branche la plus sensible de la Fonction Publique.

En outre, un quotidien ivoirien rapporte : « Dès qu'il a pris fonction, Alassane Ouattara a déclaré à la délégation du député PDCI, Ouassénan Koné, qui l'a rencontré sur le sujet, qu'il a «suspendu» les salaires de toutes les institutions du pays, en dehors de la présidence et de la primature. «Suspendus» donc, les salaires des députés à l'Assemblée nationale et de tous les agents de cette institution ! «Suspendus», les salaires des Conseillers constitutionnels et de tous les agents de cette institution ! «Suspendus», les salaires des Conseillers économiques et sociaux et de tous les agents de cette institution ! Même les plus petits agents de ces institutions (gardiens, vaguemestres, coupeurs de gazon, etc.), qui n'ont rien à avoir avec la politique, n'ont pas été épargnés par la mesure de Ouattara ». Et nous y ajouterons : «suspendus», les salaires des hauts magistrats de la Cour suprême, « suspendus », les salaires de la Grande médiature, «suspendus», les salaires de la Grande chancellerie ! Assurément, ils sont nombreux, ceux qui ne bénissent pas Alassane Ouattara, en ce moment.

Un autre tabloïd ivoirien rapporte : « En mai dernier, plus de 300 agents de banque ont été licenciés, avec la caution des nouveaux tenants du pouvoir, pour avoir travaillé à sauver les Ivoiriens d'un désastre humanitaire, alors que Ouattara avaient obtenu des patrons de la BICICI et la SGBCI leur fermeture. La situation est plus sérieuse dans l'armée où les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) sont clairement stigmatisées et menacées de poursuite devant les tribunaux nationaux et internationaux ».

Bientôt, les fonctionnaires et agents de l'Etat dans leur entièreté subiront des mesures très impopulaires, auxquelles les a, du reste, habitués Alassane Ouattara pendant sa gestion de 1990 à 1993, alors Premier ministre du Président Félix Houphouët-Boigny. On se rappelle encore la suppression pure et simple de 12.000 emplois d'agents journaliers et de centaines d'autres fonctions, emplois et services de l'Etat, le salaire à double vitesse des enseignants recrutés à partir de 1991 (payés moitié salaire), la suppression des internats pour les élèves, la suppression des cars de transport pour les étudiants, la réduction du budget des restaurants universitaires et celle plus que drastique du nombre des boursiers de l'Etat. Des mesures qui ont pourri la vie sociale et la vie scolaire ivoiriennes. Les effets induits ont été une vraie catastrophe pour notre pays. Actuellement, sont dans son collimateur, les baux administratifs des « corps habillés », la prime de recherche des universitaires, les frais funéraires des fonctionnaires décédés, les indemnités de logements, le profil de carrière et la nouvelle grille indiciaire des enseignants, les bourses des étudiants, les cités universitaires, les véhicules de services des cadres de l'Administration et les salaires des gestionnaires des entreprises d'Etat.

La ponction en vue sur les salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat, dans les causeries de salon, serait de 10 à 15% voire plus, pour dit-on contribuer à la reconstruction de la Côte d'Ivoire. Où est donc passée la fameuse pluie de milliards annoncée, tambour battant, pendant la campagne présidentielle pour séduire les électeurs et amorcer les ivoiriens indécis ? Pourquoi donc tarde-t-elle à venir pour qu'on laisse souffler des Ivoiriens meurtris et appauvris par une crise postélectorale inédite dans l'histoire de notre pays, sans qu'il soit besoin de leur demander un quelconque sacrifice de reconstruction ?

Les agents de la Fonction Publique ne sont pas les seuls qui auront à subir jusqu'au désespoir le nouveau régime ivoirien. Le racket, quoique combattu depuis quelques semaines, a la peau toujours aussi dure. Les automobilistes paient un lourd tribut à la présence des FRCI sur nos routes, eux qui dissimulent désormais leurs forfaits sous tous les déguisements et parades imaginables, pour ne rien laisser paraître. Ils sont ainsi devenus les vigiles forcés de nos résidences, cités et autres quartiers. Les propriétaires de maquis, bars et boîtes de nuits, les populations et les commerçants, dans leur éventail le plus large, sont également soumis au paiement de taxes irrégulières par ces éléments, qui n'hésitent pas à se montrer violents pour parvenir à leurs fins ou à user de la force brutale, en cas de contrariété. Abstraction faite de celles qu'ils versent déjà aux Mairies et à l'Etat de Côte d'Ivoire.

En ce qui concerne les nominations dans les hautes fonctions de l'Administration ou de la République, ou encore à la tête des entreprises d'Etat, Alassane Ouattara ne fait pas meilleure figure. Les nominations sont essentiellement à caractère ethnique et régionaliste. Rien qu'au gouvernement, la moitié des ministres est du Nord, région du Chef de l'Etat. Et cela ne constitue pas un cas isolé. La tendance est plutôt générale, récurrente. Il y a quelques jours, à la direction d'AERIA (Aéroport International d'Abidjan), l'illustre Simplice Zinsou, Président du Conseil d'administration de ce fleuron de l'économie ivoirienne a été démis et remplacé par le Général Abdoulaye Coulibaly, un proche d'Alassane Ouattara. Et dire que très récemment, parlant des mesures de réorganisation des structures étatiques qui seront bientôt mises en vigueur, Monsieur Ouattara n'a pas raté l'occasion de préconiser, une fois encore, la rigueur et la transparence dans la gestion de la chose publique et clamer qu'il ne veut « plus de nomination à caractère régionaliste, ethnique et politique » (sic !). De qui se moque-t-on ?

En son temps, le Président Laurent Gbagbo a été accusé - de mauvaise foi - de tout mettre sur le compte de la guerre pour justifier certaines de ses insuffisances. Et aucune circonstance atténuante ne lui a été concédée dans sa pénible gestion d'une Côte d'Ivoire en plein dans un processus de sortie de crise diablement budgétivore. Sans appui extérieur et, pire, sous embargo pendant les derniers mois de son pouvoir, il a porté à bout de bras la Côte d'Ivoire en opérant une gouvernance plus qu'honorable, en ne comptant que sur les seuls ressorts économiques de notre pays et sur des régies financières d'une efficacité exemplaire.

Aujourd'hui, Alassane Dramane Ouattara hérite d'une situation similaire et est aux abois. C'est le moins qu'on puisse dire. Il a un immense besoin de fonds et d'appuis budgétaires pour se tirer, sans trop y laisser de plumes, des corollaires négatives de la crise postélectorale de 2010. Il a besoin d'atermoiement. Il lui faut un « break », comme disent les Anglais, de plusieurs mois voire une année. Mais après avoir diabolisé de façon méchante et hémiplégique le régime Gbagbo - en difficulté mais digne jusqu'au bout, n'esquivant aucune responsabilité ni engagement envers le peuple ivoirien - le gouvernement RHDP est très mal placé pour nous demander de comprendre quoi que ce soit ou nous appeler à consentir quelque sacrifice que ce soit. Il n'a aucune raison et aucun droit, après ce qu'il a dit des manquements de Gbagbo, de faire des coupes sur nos salaires et indemnités pour reconstruire la Côte d'Ivoire.

Il ne s'agit, ici, aucunement de reconstruction ou d'investissement, en réalité. A l'heure actuelle dans notre pays, c'est le vital même qui est en jeu. Et ce n'est désormais un secret pour personne. Alassane Ouattara fait diversion ; la vérité, c'est que les caisses de l'Etat sont désespérément vides, que les régies financières de l'Etat peinent à retrouver leur opérationnalité, que payer les salaires chaque mois est une gageure. Il a besoin d'argent liquide, dans les meilleurs délais ; ses mentors français et américains n'ont pas tenu parole ou n'en ont pas encore les moyens parce qu'eux-mêmes au bord du gouffre financier. Il ne s'embarrassera pas d'élégance pour le prendre sur nos émoluments. Au besoin, par les pires moyens. Voici la véritable raison de toutes ces mesures impopulaires et iniques qui frappent comme une volée de bois vert tous les Ivoiriens, sans différenciation, installant progressivement le mécontentement général et, surtout, la déception à peine voilée des supporters zélés d'hier. Sur fond de vengeance et de règlements de compte tous azimuts contre les pro-Gbagbo. Bonsoir, la réconciliation nationale et la sérénité sociale !

Au final, Alassane Ouattara est en voie de réussir la prouesse, en seulement trois mois de gestion étatique, de se mettre à dos la quasi-totalité des Ivoiriens, chaque jour plus nombreux à grogner contre sa gestion post-crise et son incapacité à prendre de la hauteur dans le dossier de la réconciliation nationale. « Où nous mène cet homme ? », sommes-nous alors tentés de nous interroger. Vivement que le tir soit rattrapé avant l'inéluctable sortie de route qui se profile à l'horizon, déjà passablement embrouillé, de l'avenir de notre pays !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO