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lundi, 11 juillet 2011

MOSAIQUE DE VISIONS ET DE SONGES INQUIETANTS SUR LA COTE D'IVOIRE (1)


LA MAIN VENUE DU CIEL.jpg

Une amie nous a donné l'idée de réaliser une sorte de mosaïque de visions et de songes, semblable à celle du film « Flashforward », récemment diffusé sur la chaîne de télévision française TF1, pour essayer de reconstituer et faire ressortir les éléments dominants des nombreuses révélations reçues, ces derniers temps, par les Ivoiriens, en Côte d'Ivoire et dans le monde, sur la fin de la crise dans leur pays (la véritable). Nous en faisons juste une esquisse dans ce nouveau post pour lancer le projet, en espérant qu'il puisse contribuer à nous éclairer sur l'issue de la tragédie ivoirienne. Bonne lecture !

 

Nina (Côte d'Ivoire)

« Cher Fernand,

Merci pour ce site http://gehco.unblog.fr/ que j'ai rapidement partagé avec des amis... L'idée de la « mosaïque » est partagée, apparemment. Ce dimanche (26 juin 2011), mon frère m'a relaté un songe dans lequel il a vu une foule immense marcher pour protester et clamer son mécontentement. Et la marche rassemblait des milliers d'ivoiriens lassés des exactions, pillages et tueries en cours dans notre pays. Il dit que c'était dément!!! Et puis à un moment donné, tout le monde a commencé à réclamer le Président Laurent Gbagbo. Celui-ci, revenu,  était acclamé par la foule mais jetait des regards inquiets, à gauche et à droite. Tout autour, c'était le chaos. Et lui, se demandait comment il allait faire...

Juste pour compléter la liste de la « mosaïque ». Moi, en ce qui me concerne, mon songe concerne le jugement à venir de DIEU sur notre pays; c'était terrible et je pleurais. Nous n'avions aucune cachette. C'était horrible! Et cela a commencé une nuit où, apparemment, le pays semblait être en paix. J'en ai fait part à des amis. Et depuis, nous faisons nos provisions en double.

Nous avons commencé cela, 3 semaines après le kidnapping du Président Laurent Gbagbo.

Continuons à intercéder pour notre pays, dans la repentance sincère ! ».

Awa (Diaspora)

« J'ai eu un songe dans lequel j'étais allée faire des courses dans un supermarché. Arrivée à la caisse pour payer mes articles, la caissière était Geneviève Bro Grébé et je disais au fond de moi: « Elle n'est plus en prison!? ». Et elle était toute rayonnante; je devais payer 10 Euros et 70 centimes, et je n'avais que 10 Euros; une femme près de nous m'a donné 1 Euro et je voulais lui rendre ses 30 centimes; la dame m'a dit de garder la monnaie. Il était l'heure de fermer le magasin et le gérant est venu rassembler tout le personnel pour une mise au point (séance de travail) ; le gérant était le Président Gbagbo ».

Lilas (Côte d'Ivoire)

« Grande soeur Awa, voilà ce dont je te parlais qui vient de t'être révéler-là!!!
Moi, je viens vous donner une prophétie d'un jeune enfant, un adolescent, que Dieu utilise puissamment. Ce dernier avait annoncé l'arrestation du Président Gbagbo en avril, et personne n'y a cru, tellement on était « fan » de Malachie; depuis le week-end, mon pasteur est en train de faire une retraite spirituelle dans son camp, et ce jeune homme a eu une autre révélation, dans ce mois de juillet même, sur la Côte d'Ivoire: une guerre terrible va s'abattre sur la Côte d'Ivoire, du jamais vu, même sur le plan aérien avec des avions de guerre, mais Dieu va nettoyer son église, les faux pasteurs, les faux prophètes, les politiques, et le Président Gbagbo sera à nouveau président. Et cela risque de commencer très bientôt.... Voilà ce qu'on a reçu comme révélation... J'avoue que j'ai froid dans le dos et je compte m'humilier, dès demain, devant la face de Dieu, pour avoir sa protection....Voilà! ».

Ivoirienne Impartiale (Côte d'Ivoire)

« Je ne voulais pas en parler mais... Le 10 avril 2011, au matin, une dame qui a reçu une révélation appelle un des pasteurs dans la Résidence du Président pour lui dire qu'elle a eu une vision de l'arrestation de Laurent Gbagbo : « Pasteur, c'est pour bientôt ! ». Ce 10 avril-là donc, dans la journée, le pasteur effrayé n'a pas osé donner l'information à son entourage, pensant à sa survie car si le Président est pris, lui aussi le sera ; donc prières et jeûne, ce dimanche 10 avril, pour bénéficier de la protection du Seigneur.

Mais la dame a continué : « Les gens étaient tristes, il n'y a pas eu de joie dans la ville quand le président a été saisi, tout était calme. Les gens qui l'ont pris l'ont emmené loin... Mais ces mêmes personnes le prendront encore et le ramèneront où ils l'ont pris, dans une liesse populaire inimaginable. J'étais dans la joie et suivait la foule qui l'installait à sa place et je me suis réveillée dans cette joie qui m'a inondée ».

A chacun de faire son interprétation de ce songe du 10 avril 2011. Que le Seigneur soit notre guide ! ».

Anita (Côte d'Ivoire)

« J'ai fait un songe terrible, trois fois de suite et identique jusque dans les moindres détails, à plusieurs jours d'intervalle : une immense vague est partie du Sud de la Côte d'Ivoire et a balayé tout le territoire national jusqu'au Nord, rasant tout sur son passage. Quand cette gigantesque vague a reflué jusqu'à la mer, elle a laissé derrière elle un nombre incalculable de morts. Je me suis réveillée, toute tremblante. Que DIEU garde la Côte d'Ivoire ! ».

Fadiga (Diaspora)

« Dans un songe, j'ai vu un tsunami terrifiant et violent partir de la mer et inonder toute la Côte d'Ivoire jusqu'au Nord. Quand les eaux se sont retirées, il y avait des morts partout. Quelque chose de grave arrive. Il faut que les Ivoiriens cherchent la face de DIEU dans la repentance ! ».

Julien (Côte d'Ivoire)

« J'ai vu dans une vision le SEIGNEUR assis dans le Ciel devant un damier (jeu de dame) et poussant les pions. Puis je l'ai entendu me dire : « Ce pays verra ma gloire ! ». Je lui ai demandé : « Quel pays ? ». Pour toute réponse, j'ai vu un petit drapeau monter du damier en flottant et devenir de plus en plus grand, gigantesque. Et JESUS qui riait d'un grand rire bon enfant. Ce drapeau était le drapeau ivoirien (aux couleurs Orange Blanc et Vert) ! ».

Nina (Côte d'Ivoire) - Reprise

« Merci, Fernand, pour ces posts.

J'ai recueilli un songe d'une amie intercesseuse à l'Eglise Foursquare : Elle a vu le ciel s'ouvrir et une main géante en sortir. Cette main sonnait aux portes et exterminait toutes les personnes qui se trouvaient dans les maisons visitées.

Cela se passait ainsi pour toutes les maisons, quand, arrivée devant une certaine maison, elle a sonné longtemps. Personne ne venait ouvrir et elle est donc entrée de force. Mais ce qu'elle a vu l'a arrêtée : une femme en prière! Cette main s'est dirigée vers la femme, s'est posée sur son cœur et a dit : "Grâce!". Elle est ensuite repartie.

Le même scénario s'est répété jusqu'à ce que cette main arrive dans sa chambre. La main s'est avancée, menaçante, vers elle; elle avait peur, et une voix a dit : ''Range ta vie, sinon si je repasse, tu mourras aussi!''. Elle s'est réveillée, toute confuse et apeurée.

Nous avons eu peur. La vision résume ce que disent tous les messages : la repentance sincère.

Et puis cela rappelle l'histoire des enfants d'Israël, en Egypte, avec le sang de l'agneau pascal sur le linteau des portes (Exode, chapitre 12).

J'ai réécouté le Pasteur Dali claude. C'est effrayant et en même temps, cela me donne la force pour intercéder pour notre nation qui en a tant besoin. Les gens ont perdu espoir et sont déprimés.

Que Dieu aie compassion du peuple ivoirien!
».

Dans la même veine, deux personnes à Abidjan ont également reçu des révélations, qui nous ont été rapportées, sur la fin de la crise ivoirienne. Dans le projet « mosaïque », qui consiste à relater, après un examen minutieux, les songes et révélations qui nous parviennent par nos lecteurs et de toutes parts, nous les dévoilons. Ce chrétien (qui n'est plus de notre monde, parce qu'abattu par les FRCI) et cette dame sont formels, catégoriques, sur la base des révélations qu'ils ont reçues : la crise ivoirienne ne passera pas le mois d'octobre. Elle va s'achever, brutalement, par un grand bouleversement institutionnel. Il faut indiquer que ce même frère avait annoncé la chute du Président Gbagbo pour, EXACTEMENT, le 11 avril 2011. Personne ne l'avait alors pris au sérieux, jusqu'à ce que, dans la stupéfaction et la consternation générales, on constate tous l'accomplissement de sa prophétie. Il vient de remettre ça mais vient aussi malheureusement de nous quitter, à cause de cette dernière révélation qui n'a pas été appréciée de tous parce que très allusive.

Néanmoins, un message demeure constant dans ces révélations qui viennent corroborer celles (effroyables) du Pasteur Dali Claude : la repentance ! DIEU interpelle et appelle les Ivoiriens à la repentance. Un grand nettoyage venu d'En Haut est en marche contre ce pays. Que chacun se mette à l'abri ! « DIEU parle cependant, tantôt d'une manière, tantôt d'une autre, et l'on n'y prend point garde. Il parle par des songes, par des visions nocturnes, quand les hommes sont livrés à un profond sommeil, quand ils sont endormis sur leur couche. Alors il leur donne des avertissements et met le sceau à ses instructions, afin de détourner l'homme du mal et de le préserver de l'orgueil, afin de garantir son âme de la fosse et sa vie des coups du glaive. » (Job 33 :14-18).

Nous croyons fermement que tous ne peuvent délirer en même temps! «Il y a FORCEMENT du vrai quelque part», comme on dit. Alors, à bon entendeur, ... salut ! N'oubliez pas de nous faire parvenir vos songes et visions, ou ceux de vos connaissances, pour parachever notre mosaïque.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

dimanche, 10 juillet 2011

LE GOUVERNEMENT MAÇONNIQUE D'ADO

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Quand la franc-maçonnerie prend le pouvoir en Côte d'Ivoire!!!

 

Qui sont les ministres d'Alassane Ouattara (lui-même franc-maçon, Ndlr), membres de la Grande Loge de Côte d'Ivoire ? Revue de détails.


La franc-maçonnerie est une véritable marque de fabrique du gouvernement ivoirien. Qu'on en juge : le Premier ministre Guillaume Soro est un « frère de lumière » dont l'initiation a été facilitée par le Grand maître Djibril Bassolé, Ministre des affaires étrangères du Burkina Faso et représentant conjoint des Nations unies et de l'Union africaine (UA) au Darfour. Hamed Bakayoko, Ministre de l'intérieur et numéro deux du gouvernement, est également membre de la Grande Loge de Côte d'Ivoire (GLCI), dirigée par l'inamovible Grand maître Clotaire Magloire Coffie. Tout comme le Ministre de la justice, Jeannot Ahoussou, et celui des infrastructures économiques, Patrick Achi. En délicatesse avec le Président Alassane Ouattara, ce dernier a dû céder sa fonction de porte-parole (du gouvernement) au profit d'un autre « frère de lumière », Bruno Koné, actuel Ministre de la poste, des nouvelles technologies de la communication et de l'information. Ce dernier a été ouvertement coopté au sein de la loge ivoirienne par Guillaume Soro et le ministre Bakayoko.

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Le grand argentier Charles Koffi Diby est un autre membre influent de la franc-maçonnerie locale. Idem du Ministre du commerce Moussa Dosso, ex-Ministre de l'économie de l'ancienne rébellion des Forces nouvelles (FN). Pour discuter tranquillement autour d'une bière, les « frères » du gouvernement se donnent régulièrement rendez-vous au Montparnasse. Ce restaurant situé dans le quartier de Marcory Zone 4, au Sud d'Abidjan, reste le véritable quartier général de la Grande Loge ivoirienne.


Source : LA LETTRE DU CONTINENT N° 615. Paris, le 7 juillet 2011.

samedi, 09 juillet 2011

DES SOLDATS BURKINABE AFFECTES A LA GARDE DE OUATTARA


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Fait unique dans l'histoire de notre pays et, peut-être, du monde: Quel est donc ce président ivoirien qui a une garde rapprochée burkinabé (étrangère donc)?

 

C’est l’hebdomadaire ouagalais Bendré qui lève le lièvre. Des soldats membres du Régiment spécial présidentiel (RSP, Garde présidentielle burkinabé) seraient affectés auprès du nouveau  chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara. Et tellement bien payés que des frères d’armes frustrés murmureraient vivement.

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«Humeur ou ruminement au niveau du RSP (lire régiment spécial présidentiel). Au sein de cette unité une affaire sur une mission en Côte d’Ivoire à raison de 50 000F/jour soit 1 500 000F/mois semble faire des mécontents. En effet, dans le cadre de la sécurisation ou de la sécurité du tout nouveau président ivoirien Alassane Dramane Ouattara, 100 éléments du RSP sont envoyés au bord de la lagune Ebrié et se relèvent tous les mois. Ainsi la deuxième vague est partie le 11 juin dernier. Certains se plaindraient donc du fait que ceux qui y sont envoyés, sont ceux-là mêmes qui se sont illustrés avec ardeur et passion en prenant la ville de Ouagadougou en otage les 14 et 15 avril derniers. La priorité selon eux, devrait être à ceux-là qui sont restés «républicains »

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Si l’on en croit le confrère burkinabé, Blaise Compaoré a choisi de «faire le ménage» au sein de sa garde rapprochée en refilant à Alassane Ouattara les éléments les plus «têtus»... qui vont être assez bien payés pour oublier certaines de leurs récriminations.

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Au-delà de ces considérations internes au pays des Hommes intègres et à sa «Grande Muette», cette information devrait intriguer en Côte d’Ivoire. Ouattara n’a-t-il pas, au sein des FRCI, des hommes en qui il met assez de confiance pour leur confier sa sécurité ? De plus, ADO, qui n’a cessé de tancer son prédécesseur qui aurait recruté, à l’occasion de la bataille d’Abidjan, «des mercenaires et miliciens» libériens, ne fait-il pas la même chose en payant les services d’une troupe étrangère dont la présence en Côte d’Ivoire – si elle est avérée – ne relève ni des FRCI (nouvelle armée locale) ni de l’ONUCI ?

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Pour ne rien arranger, le prix auquel sont payés ces «supplétifs», selon le confrère, paraît indécent lorsqu’on sait que non seulement les ex-Forces nouvelles ne sont pas encore régulièrement rémunérés, mais aussi que les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont vu leur fiche de paie «allégée» de la somme de 50 000 F CFA. D’ores et déjà, on attend le démenti du gouvernement ivoirien face à ces graves allégations.


Source: CAMEROON VOICE

vendredi, 08 juillet 2011

BRAVO, TOUT DE MEME UN PEU DE LUCIDITE DANS LE CAMP OUATTARA!


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LE COMMANDANT JEAN-NOEL ABEHI (Escadron blindé d'Agban) TROUBLE LE SOMMEIL DE OUATTARA ET DE SON CAMP


Fuite du Cdt Abéhi, menaces de Blé Goudé, grogne dans l'armée, absence de Cema..., Ouattara est-il en danger ?


Le Président Alassane Ouattara, qui est préoccupé, avec ses ministres, à réfléchir sur les conditions d'une relance de l'économie nationale, est-il à l'abri d'une mauvaise surprise ?
A-t-on vraiment raison de banaliser la fuite du commandant Noël Abehi, l'un des tueurs les plus attitrés du régime Gbagbo ou de minimiser les menaces de Blé Goudé qui prédit pour pas très loin la chute du régime Ouattara ?

Les services de renseignement de ce pays fonctionnent-ils réellement ?

Plus de 72 heures après les faits, les Ivoiriens continuent de s'interroger. Comment cela a-t-il pu être possible ? Comment un individu comme l'ancien patron de l'escadron blindé d'Agban a-t-il pu se faufiler dans les mailles du filet de sécurité pour échapper à la justice ? Comment a-t-il pu partir comme il est venu, aussi facilement comme un couteau dans du beurre ?

Un soldat lambda cela aurait pu se comprendre mais quelqu'un comme Abéhi, sur qui les projecteurs sont braqués pouvait-il fuir aussi facilement sans l'aide de personne ?

Bien sûr que non, puisque la thèse de la complicité est avancée. Le véhicule qui a servi de moyen à cette opération a été identifié, de même que les personnes avec qui le commandant Abéhi est parti. Assurément, le cas Abéhi fait remonter à la surface la question essentielle de l'organisation de notre armée nationale. Depuis plusieurs semaines, on cherche celui qui va diriger cette armée comme on cherche le sexe des anges. Or, sans la nomination d'un chef d'état-major, il est difficile de parler de défense et de sécurité dans un contexte où plusieurs forces parallèles cohabitent avec plusieurs commandants de zone.

On a le sentiment que la situation est maîtrisée ou sous contrôle alors qu'en réalité, bien de choses nous échappent. De sorte que, même pour appliquer une simple mesure de réduction des barrages routiers, le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur sont obligés de descendre sur le terrain pour tirer les oreilles aux éléments récalcitrants des Frci.

Manifestement donc, il y a problème. Problème de commandement et de contrôle des hommes qui sont sur le terrain. On comprend dès lors pourquoi depuis des semaines, l'on dénonce l'attitude de certains éléments des Frci sans pouvoir y apporter significativement une réponse appropriée. Il est aujourd'hui difficile de lire avec cohérence comment toutes ces forces qui cohabitent travaillent. Un tel environnement, il faut le souligner de deux traits est dangereux pour la République, pour la stabilité de l'Etat.

Avant-hier, Charles Blé Goudé dont personne n'ignore la capacité de nuisance a parlé sur Rfi. Il a prononcé des bouts de phrases qui devraient amener les uns et les autres à réfléchir. "Dites à tous les Ivoiriens qu'un jour il fera jour. Nous avons perdu une bataille, nous n'avons pas encore perdu notre combat" déclarait-il avant d'enfoncer le clou : "Pour moi, ce pouvoir (Ndlr, le régime Ouattara) n'ira pas bien loin". Blé Goudé a même du mal à reconnaître M. Alassane Ouattara comme le président de la République de Côte d'Ivoire.

Avec les mandats d'arrêt internationaux qui sont en train de pleuvoir, les ex-compagnons de Gbagbo auront de plus en plus du mal à se cacher, ils se sentent traqués. Et l'on n'a pas besoin d'être un surdoué de la politique pour savoir qu'ils ne pensent pas seulement à se cacher mais qu'ils pourraient être gagnés par l'envie de s'organiser pour faire chuter la République. Se rendre à la justice, ils n'y songent pas. Ils sont persuadés que pour regagner leur pays, ils doivent tenter l'épreuve de force.

Désertion du commandant Abéhi : Banny dans une situation inconfortable

Aujourd'hui, les hommes de Ouattara auraient lourdement tort de les sous-estimer. Abéhi est parti rejoindre d'autres officiers supérieurs de l'armée, de la police et de la gendarmerie qui manquent toujours à l'appel. Les autorités ivoiriennes sont bien conscientes de la salutation, elles qui continuent de payer les "corps habillés" main à main. De plus en plus, les militaires se plaignent, les policiers et gendarmes aussi. Ils en ont marre d'être traités de la sorte, d'être obligés d'attendre plusieurs jours ou semaines après la fin du mois pour aller faire le rang avant de percevoir leur solde. Il faut éviter que cette grogne soit reprise par ces déstabilisateurs tapis dans l'ombre.

Si le commandant Abéhi a pu fuir, c'est qu'autour de Ouattara et dans l'armée, il y a des gens qui sont avec Ouattara sans être pour Ouattara. Le régime Ouattara doit éviter aussi de prêter le flanc à certaines critiques, au sein de l'opinion publique. Un certain sentiment de rejet de certaines tendances ethniques se développe. Cela crée des frustrations. Certes, ce sont des choses dont il n'est pas aisé de parler sur la place publique, mais nous devons tous faire attention dans les actes que nous posons. En démocratie, on n'écrase pas, on ne méprise pas et on n'exclut pas. N'est-ce pas le sens du vivre ensemble ?


Akwaba Saint-Clair, in Le Nouveau Réveil du 7 juillet 2011.


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

ADAMA CHAMPION FAIT DES REVELATIONS SUR LE ROLE DE L'ARMEE FRANÇAISE LE 11 AVRIL


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De nouvelles révélations à couper le souffle d'Adama Champion - dont la femme a été enlevée après ses premières confidences au Nouveau Courrier - sur ce qui s'est passé lors des derniers jours de résistance à la Résidence présidentielle de Cocody. Sur le rôle actif des forces spéciales françaises, les soldats des FRCI présents sur les lieux... Et sur le jeu trouble du Général Mangou.


Après votre témoignage exclusif sur l'arrestation du président Gbagbo, votre femme a semble-t-il été victime d'un enlèvement ?

Je suis vraiment peiné par un tel comportement et nous nous rendons de plus en plus compte que les nouvelles autorités ne sont pas prêtes à accepter la contradiction. Quand un chef d'Etat se met devant la Nation pour raconter ce qui n'est pas vrai et que quelqu'un qui a été témoin des faits, vienne apporter la contradiction, je ne crois pas que cela puisse poser problème. Puisque ce chef de l'Etat en question n'était pas sur les lieux. C'est ce qu'on a dû lui rapporté qu'il dit et moi qui étais sur les lieux, c'est ce que j'ai vécu à la résidence du président Gbagbo que j'ai raconté. En effet, ma femme a été enlevée aux alentours de 8h le jour de la publication de mon témoignage dans les colonnes de votre journal, c'est-à-dire le lundi dernier. Les hommes du commandant Soudja des Frci établis au 16ème arrondissement de Yopougon ont débarqué à bord d'un pick-up au Terminus 40, le quartier où vivait mon épouse et ont encerclé la cour. Ils ont fouillé toute la maison sans rien trouver et ont emmené ma femme avec eux.

Et que s'est-il passé par la suite ?

Elle a été séquestrée et bastonnée 24 heures durant dans les locaux du 16ème arrondissement avant d'être relâchée le lendemain, avec un message clair pour moi : «si on attrape ton mari, c'est un homme mort». Aujourd'hui, elle porte encore sur tout son corps, les séquelles de cette torture.

Revenons une fois encore sur les évènements d'avril dernier. Dans votre témoignage, vous aviez dit qu'il y a eu beaucoup de morts...

Oui, il y a eu énormément de morts de civils surtout, mais également de militaires. Les morts, on en voyait un peu partout. Depuis chez le président Mamadou Koulibaly (dont la résidence est à quelques pas de la résidence présidentielle) jusqu'à chez le président. Sur toute la voie, il y avait des cadavres de civils. Mais également devant le camp de la Garde républicaine qui se trouve à proximité de la résidence du président. Il y avait des tentes dressées là pour les civils qui affluaient à la résidence du président Laurent Gbagbo. Ils sont presque tous morts, je ne peux pas me hasarder sur les chiffres, mais ce sont des centaines de cadavres. Les cadavres étaient un peu partout dans ce périmètre-là jusqu'à l'intérieur de la résidence du chef de l'Etat. Et la Croix Rouge en sait quelque chose parce que c'est elle qui se chargeait de ramasser tous ces cadavres. Si les volontaires de la Croix Rouge, sur les lieux, sont honnêtes, ont une conscience professionnelle et un respect profond pour la mémoire de ces martyrs, ils ne diront pas le contraire de ce que je révèle dans les colonnes de votre organe de presse. Tous ces morts sont le fait des hélicoptères de l'armée française qui, durant plusieurs jours, tiraient sans retenue sur la résidence du président Laurent Gbagbo.

Vous, en ce moment là, où étiez-vous ?

Nous étions cachés sous les murs déjà tombés. Tantôt on rentrait à l'intérieur de la résidence, tantôt on se retrouvait sous un abri de fortune dehors. Mais on se rend compte aujourd'hui que c'est une grâce que Dieu nous a faite d'avoir eu la vie sauve. Nous aurions pu connaître le même sort que ces nombreux jeunes Ivoiriens tués par l'armée française depuis ses hélicoptères.

Quels sont les commandants Frci que vous avez pu identifier chez le président Gbagbo le 11 avril dernier ?

Il y en avait certainement plusieurs. Etant dans le feu de l'action, on ne pouvait pas prendre le temps de reconnaître tout le monde. Mais, en réalité ceux que j'ai pu voir, ce sont Wattao, puisque c'est lui-même qui s'est interposé entre ses éléments et le président Laurent Gbagbo, Delta, qui était à l'époque le chef de la sécurité de Guillaume Soro, je ne sais pas s'il l'est encore. Il y avait également Atchengué de Bouna (Morou Ouattara, ndlr). Ce sont les quelques-uns que j'ai pu identifier. En tout cas, je n'ai pas fait attention à Vétcho que j'ai découvert après dans les médias, puisque je ne pouvais pas tout voir, d'autant plus que je m'évertuais à sauver ma peau.

Y a-t-il eu un affrontement entre les Fds et les Frci à la résidence du chef de l'Etat ?

Je suis formel et catégorique. Il n'y a pas eu d'affrontement entre Frci et les éléments des Fds qui étaient à la résidence présidentielle, ni dans les alentours. Parce que depuis 6 heures du matin, les chars de l'armée française étaient déjà garés devant la résidence de l'Ambassadeur de France. Et depuis cette heure, ils (soldats français, ndlr) ont commencé à faire des manoeuvres au moment où les hélicos bombardaient la résidence du président Gbagbo. Les éléments des Fds étaient presque tous partis. Ceux qui sont restés, pour la plupart, ce sont les cadavres des soldats tués par l'armée française. Et quand les éléments des Frci ont été informés et rassurés qu'il n'y avait plus de résistance, c'est en ce moment là qu'ils sont venus tranquillement rentrer dans la cour, faire ce qu'ils avaient à faire. Sinon dire que les Frci ont échangé des tirs avec les Fds, c'est archifaux. Les Frci même sont conscientes que n'eût été le concours de ces gens-là (les forces spéciales françaises, ndlr), elles ne pouvaient rien dans la capture du président Laurent Gbagbo.

Vous qui étiez à la résidence, qu'est-ce qui s'est passé le jour où le président recevait les Généraux, avec à leur tête le Général Mangou?

Le jour où le président recevait les Généraux, nous avons été tous surpris de voir le Cema, le Général Mangou, qui avait trouvé refuge quelques jours plutôt chez l'Ambassadeur d'Afrique du Sud. Il a dit être venu présenter ses excuses au chef de l'Etat et aux jeunes patriotes qui y étaient. Il a été hué par les jeunes. On lui a même dit que nous ne voulons pas d'un chef d'état-major traître, d'un fuyard. Mangou nous a dit, pour se justifier, qu'il y est allé (chez l'Ambassadeur d'Afrique du sud, ndlr) contre sa volonté et que la pression s'était accentuée sur lui. C'est ce qui l'avait poussé à se réfugier. Et qu'il était de retour, présentant ses excuses à l'ensemble des Ivoiriens. Nous avions cru en ces propos. Après ce jour, il n'a plus jamais remis les pieds à la résidence.

La dizaine de jours passés chez le président, un fait particulier vous a-t-il marqué?

Tout le temps que j'ai passé à la résidence, ce qui m'a le plus marqué, c'est le dimanche 10 avril aux alentours de 8 heures, à l'heure du petit déjeuner, où le président Gbagbo est sorti avec une serviette au coup pour nous retrouver dehors. Il nous a dit : «ah je vous ai dit de rentrer, vous êtes encore ici ?». Et il s'est approché de moi et m'a dit ceci en souriant: «toi, ils ne vont pas te tolérer, parce que tu es du nord. Donc est-ce que tu ne vas pas partir ?». Je lui ai dit : «non monsieur le président, je vais rester.» J'ai été profondément marqué par cet échange entre lui et moi. Et, jusqu'à ma mort, je n'oublierai jamais cet instant d'intimité entre le président et moi. Et ce qui était aussi intéressant, c'est que chaque soir, il organisait des séances de prière pour qu'on pardonne à ceux qui nous tuent. Il est resté humble, serein et toujours souriant jusqu'à la minute même de son arrestation.

Les nouvelles autorités semblent déterminées à allier réconciliation et justice...

Pour que la réconciliation soit vraiment une réussite, il faudrait qu'Alassane Ouattara dise la vérité sur certains aspects de la crise que traverse notre pays. S'il tient vraiment à la réconciliation, qu'il s'arrange aussi à retirer les mandats d'arrêts internationaux contre ceux qui sont en exil pour leur survie et leur demander de rentrer au pays. On ne peut pas menacer d'arrêter les Ivoiriens qui sont dehors et parler de réconciliation. S'ils rentrent au pays, ils seront arrêtés ou tués, nous le savons tous. Il ne faut pas que Ouattara oublie que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Le président Bédié avait lancé un mandat d'arrêt international contre lui en 1999, il y a eu le coup d'Etat. Le Général Guéi, à son tour, a voulu arrêter un certain nombre de personnes, dont les sergent-chef IB et compagnie qui se sont retrouvés hors du pays. On sait ce qui est arrivé par la suite, il y a eu septembre 2002. Si Ouattara aspire réellement à une réconciliation vraie comme il le dit, qu'il mette fin à sa justice des vainqueurs. Qu'il fasse la part belle à une justice impartiale. Je pense que nous pourrons parvenir à cette réconciliation.

Ne voyez-vous pas qu'on se dirige vers le rétablissement de l'ordre aussi bien à Abidjan qu'à l'intérieur du pays ?

Quand vous-même vous regardez, vous voyez quel ordre qui est rétabli ? Les Frci sont partout dans les villes, villages et campements avec des armes. Des gens qui ne doivent pas avoir des armes qui ont des armes. On parle d'encasernement, mais est-ce qu'ils sont réellement encasernés ? Ils sont dans la ville, ils sèment la terreur partout. Aucun jour ne passe sans qu'on entende que les Frci ont fait ci, les Frci ont fait ça. Où est l'ordre en ce moment. C'est une comédie qu'on nous sert, il faut que les Ivoiriens comprennent cela. La preuve en est que l'unicité des caisses n'est pas encore une réalité en Côte d'Ivoire. Le nord n'est toujours pas rallié à la zone gouvernementale, le cacao continue toujours de prendre la direction du Burkina Faso. Si Ouattara contrôlait la situation, au moins il aurait pu mettre fin aux activités de la centrale des Forces nouvelles. Où va cet argent? Bien sûr dans les poches de Soro et ses hommes.

Votre parti, le Fpi continue de se chercher...

Oui, en effet ! Le Fpi est décapité. C'est en cela que moi j'appelle les uns et les autres à s'unir autour du président Mamadou Koulibaly qui assure en ce moment l'intérim. Il faudrait pour cela, mettre fin aux querelles inutiles et réorganiser le parti. Si possible, convoquer rapidement un congrès et désigner un président, en la personne de Mamadou Koulibaly pourquoi pas, qui aura les pleins pouvoirs, pour faire face aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Notamment, oeuvrer pour la libération de nos camarades, préparer les futures échéances électorales... Tout le monde connait la force de frappe du Fpi et c'est ce qui fait peur à Ouattara. Il ne veut pas que le Fpi s'organise et, nous aussi, nous n'allons pas tomber dans son jeu. Il faudrait qu'on se réorganise pour se mettre en ordre de bataille. C'est pourquoi, j'invite tout le monde à l'union et à l'entente autour de l'idéologie et des autorités actuelles du parti pour repositionner très vite le Fpi.


Gérard Koné, in Le Nouveau Courrier N° 261 du jeudi 7 juillet 2011.


Source : INFO D'ABIDJAN.NET

LE MINISTRE HAMED BAKAYOKO PRIS EN FLAGRANT DELIT DE MENSONGE


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S'il est une chose qui prospère dans le gouvernement d'Alassane Ouattara c'est bien le mensonge et la dernière sortie du ministre Hamed Bakayoko sur les antennes d'Africa 24 vient renchérir cette thèse.

En effet, le ministre Hamed Bakayoko, ministre de l'intérieur était l'invité d'Africa 24 le mardi 24 juin dernier. Appelé à réagir sur les propos des proches du président Laurent Gbagbo qui se plaignent de mauvais traitements et de mauvaises conditions de détention, le ministre Hamed Bakayoko ne s'est pas embarrassé de fioritures pour répondre. Voici en substance ce qu'il a dit, à cet effet :

«Ils sont mal placés pour parler de maltraitance. Quand nous arrivions au pouvoir nous n'avons trouvé personnes vivant dans les geôles de Gbagbo, ce n'était que des ossements. Ils sont logés dans un hôtel quatre étoiles qu'on appelle La Pergola. Allez-y à Abidjan, vous verrez cet hôtel. Ils sont mieux logés que nous quand nous étions à l'Hôtel du Golf».

Voici des propos tout de même surprenants qui appellent bien des réflexions. Beaucoup de choses ont été dites par les membres du gouvernement Ouattara pour incriminer le Président Gbagbo et ses proches, mais ces propos du ministre Hamed Bakayoko sont d'une teneur renversante. Monsieur le ministre nous fait, ici, des révélations que nous tenons à porter à votre connaissance.

La première, c'est que le RDR et ses alliés ont le don de ramener des ossements à la vie, ce que le Fils de Dieu, sans vouloir blasphémer n'a pas fait durant son passage sur la terre, car lui a ressuscité son ami Lazare qui venait de mourir, quelques jours auparavant. Oui, il affirme qu'ils n'ont trouvé que des ossements dans les prisons, alors comment comprendre que des gens soient sortis de prisons et se soient retrouvés dehors avec des armes ?

Cela ne peut relever que du miracle, et ce miracle a été réussi par le ministre Hamed Bakayoko et ses amis du RHDP.

La deuxième révélation, c'est que tous les prisonniers fait par eux sont logés à La Pergola, un hôtel quatre étoiles, c'est donc une vue de l'esprit des Ivoiriens qui affirment qu'Affi N'guessan, Michel Gbagbo et autres sont à Bouna et Katiola. Monsieur le ministre nous rassure à ce sujet, l'hôtel La Nouvelle Pergola s'étend d'Abidjan à Katiola en passant par Bouna.

Un autre exploit réussi par eux; alors il n' y a plus lieu de se faire du mauvais sang pour tous ces détenus pour qui des SOS ont été lancés. Voilà qui est rassurant.

La troisième révélation, c'est qu'ils n'étaient pas allé à l'Hotel du Golf de leur propre chef, mais ils étaient retenus prisonniers dans ce fleuron de l'hôtellerie Ivoirienne dont le luxe est en deçà de celui de La Pergola, puisqu'il affirme que les personnes retenues à La Pergola sont dans des conditions meilleures que celles dans lesquelles eux vivaient à l'Hotel du Golf.

Révélation importante tout de même pour ceux qui avaient encore des doutes sur le fait qu'ils étaient prisonniers au Golf Hôtel. Après le ministre Ahoussou Koffi, voici que le ministre Hamed Bakayoko a décidé de se lancer dans des envolées lyriques pour nous faire voyager dans un décor qui est loin de la réalité.

Non, Monsieur le ministre, vous n'avez pas trouvé des ossements à la MACA, mais plutôt 6.000 prisonniers à qui vous avez offert la liberté et des armes pour certains, et cela, la presse l'a si bien relayé. Non, Monsieur le ministre, il n'y a pas que La Pergola où sont retenus les pro-Gbagbo, il y a aussi Bouna, Katiola et Odienné dans le nord, où certains détenus se meurent.

Non, Monsieur le ministre, les conditions de vie à l'Hôtel du Golf n'ont rien à voir avec celles de l'Hôtel La Pergola. C'est une évidence, parce que vous y aviez une armée pour vous protéger, une radio et une télévision pour faire porter votre voix, vos téléphones mobiles pour appeler vos proches et amis, des droits de visites pour ceux que vous vouliez bien recevoir, le droit d'aller et venir, transportés par l'Onuci.

Tout cela n'existe point pour ces détenus de La Pergola qui y vivent reclus et coupés même de leurs familles, sans aucun moyen de communication avec l'extérieur.

Il est vrai que la volonté d'incriminer Gbagbo et ses proches est grande mais cela ne devrait pas empêcher de rester humain et d'avoir le triomphe modeste.

Que gagnez-vous à vouloir présenter le Président Gbagbo comme un meurtrier, un sanguinaire, alors que vous savez tout au fond de vous que cela n'est pas vrai. Sachons raison garder parce que l'histoire nous juge comme elle juge aujourd'hui Charles Taylor, Jean Pierre M'Bemba et autres. L'histoire a une mémoire qui est aussi constituée du sang des victimes innocentes de Duékoué, plus récemment, mais aussi de celui des autres de Guitorzon, Sakassou, Bouaké, etc.


In woudyti@abidjanici.net


Source: COTE D'IVOIRE, LA LUTTE CONTINUE

jeudi, 07 juillet 2011

FRANCE - CRISE IVOIRIENNE: TROISIEME INTERPELLATION DE LA REPRESENTATION NATIONALE


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Paris, le 7 juillet 2011

Mesdames, Messieurs les députés, émanation du peuple souverain,

 

Il y a de cela quelques semaines, nous vous avons alerté sur la nécessité de mettre en place une commission d'enquête parlementaire, visant à  éclairer les français sur les agissements de la force Licorne en Côte d'Ivoire. A deux exceptions près, la Représentation Nationale est demeurée silencieuse. Nous revenons vers vous cette fois pour porter à votre connaissance les traitements odieux dont font l'objet d'anciens officiels ivoiriens et un ressortissant français.

Nous constatons que le pouvoir législatif, délaissant ses prérogatives, ferme les yeux face à l'aventurisme colonial du gouvernement français. Votre silence, couplé aux campagnes de désinformation gouvernementale et médiatique, remet en cause les  principes démocratiques qui régissent l'exercice du pouvoir exécutif encadrant votre action. Chaque jour qui passe ébranle la légitimité et la sincérité de l'action de la France dans ce que, selon toute vraisemblance, nombre de responsables politiques considèrent, non pas comme une ex-colonie mais comme une chasse gardée. Le but supposé de l'action de notre gouvernement était de permettre l'installation du candidat vainqueur de l'élection présidentielle au regard du droit interne ivoirien, et non pas au regard du droit international. Ceci aurait permis de lever tout soupçon pesant sur une intervention évoquant les politiques néocoloniales et expansionnistes des puissances occidentales.

Nous ne vous ferons pas l'affront de réécrire ici ce que nous savons tous. Il n'a pas été question de l'installation de la démocratie en Côte d'Ivoire, mais plutôt de la protection «d'intérêts» français et autres.

M. Alassane Ouattara, qui peut se féliciter d'avoir été installé au pouvoir grâce à la France et l'ONUCI, n'est pas un défenseur de l'état de droit et des libertés individuelles.

Non content de voir ses milices soupçonnées de crimes de guerre, voire de crimes contre l'humanité (Cf. le rapport d'Amnesty international en date du 24 mai), il maintient, sans justification légale et dans des conditions violant les textes internationaux encadrant les droits des personnes, des citoyens au motif qu'ils sont de proches collaborateurs de M. Gbagbo. Nous vous citons M. Affi N'guessan Pascal, ancien premier ministre de Côte d'Ivoire, maintenu avec ses camarades d'infortune dans la prison politique de Bouna.

Les images que nous mettons à votre disposition sont particulièrement insoutenables.

Nous attirons particulièrement votre attention sur un point. Dans cette vidéo est clairement identifiable un ressortissant français, M. Gbagbo Michel.

Est-il concevable que la Représentation Nationale reste sans réaction à la vue des maltraitances qu'il subit?

Autre question solennelle : son patronyme le prive-t-il de la protection diplomatique de l'Etat français ?

Si oui, notre droit positif aurait-il entériné une nouvelle distinction parmi les citoyens français? Nous n'avons trouvé, malgré nos recherches, aucune trace d'une telle modification juridique...

Il est temps que la Représentation Nationale prenne ses responsabilités et engage toute mesure appropriée pour faire cesser ces atteintes répétées à l'intégrité physique et à la dignité d'un citoyen français, qui comme tout justiciable, à fortiori présumé innocent, doit jouir de toutes le garanties reconnues par le droit français et les normes internationales en vigueur.

Il est temps que la Représentation Nationale engage les actions en son pouvoir, pour contacter et faire revenir à la raison les dirigeants que notre armée a installés à la tête de l'Etat ivoirien. Mardi dernier le Tribunal aux armées de Paris a accepté d'instruire une plainte. Celle-ci déposée il y a plus de sept ans par des refugiées rwandaises qui, fuyant les massacres perpétrés lors du génocide de 1994, se sont retrouvées être victimes présumées de viol, du fait de militaires rattachés au contingent de l'opération Turquoise. Y-aurait-il une fatalité ou une tradition qui condamnerait la France à être synonyme de forfaiture et d'atteinte aux droits de l'homme en Afrique ?

L'image de notre pays a été gravement écornée du fait de guerres menées dans des pays africains souverains, guerres reflétant le droit du plus fort et un impérialisme à peine dissimulé. Il est peut-être opportun, par le biais d'une action énergique auprès des autorités ivoiriennes, de favoriser l'application des normes de droit et de respect de la dignité humaine, normes indissociables au bon fonctionnement d'une véritable démocratie. Cette action en faveur des prisonniers politiques ivoiriens concourt également à  la libération sans condition de notre concitoyen Michel Gbagbo. Ceci permettrait de rassurer les citoyens français et les peuples africains, quant à l'attachement de la France aux principes de droit qu'elle se plaît à promouvoir...

Nous réitérons, par la même occasion, notre demande visant à la formation d'une commission d'enquête  parlementaire portant sur l'intervention militaire française en Côte d'Ivoire. Le précédent rwandais, remis sous les feux de l'actualité par la décision du Tribunal aux armées cette semaine, démontre la nécessité de lever dès à présent toute ambiguïté concernant l'action française en Côte d'Ivoire. M. Dominique Paillé a eu à connaitre, à travers l'expérience d'un proche, des méthodes peu démocratiques de nos alliés de circonstances. Il est un exemple, certainement plus évocateur que les morts ivoiriens anonymes. Partant, le caractère impératif que revêt toute action tendant à laver les militaires français du soupçon de «collaboration» avec les milices ouattaristes (qui n'ont rien de républicaines) s'impose.

Il est impératif d'éviter à l'armée, et par ricochet à l'Etat français, de se retrouver, pour la seconde fois en moins de vingt ans, sur le banc des accusés aux côtés de régimes soupçonnés de pratiquer des massacres (ethniques et d'opposants). Nous souhaitons ne pas vous laisser indifférents à la vue d'atteintes à la dignité humaine et de violations patentes des textes internationaux organisant la protection des droits de l'homme. Voici le lien permettant d'y accéder, bon courage... http://www.youtube.com/watch?v=9URpePMLl3A&feature=pl...


En attendant votre réponse.


Respectueusement, Pour Alternatives et Cohérence


Ahouansou Séyivé

mercredi, 06 juillet 2011

UN JUGEMENT VENANT DU CIEL AUX PORTES DE LA COTE D'IVOIRE

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D'une soeur bien-aimée en CHRIST, pour une introspection sincère et une repentance salutaire!

Merci, Fernand, pour ces posts.

J'ai recueilli un songe d'une amie intercesseuse à l'Eglise Foursquare : Elle a vu le ciel s'ouvrir et une main géante en sortir. Cette main sonnait aux portes et exterminait toutes les personnes qui se trouvaient dans les maisons visitées.


Cela se passait ainsi pour toutes les maisons, quand, arrivée devant une certaine maison, elle a sonné longtemps. Personne ne venait ouvrir et elle est donc entrée de force. Mais ce qu'elle a vu l'a arrêtée : une femme en prière! Cette main s'est dirigée vers la femme, s'est posée sur son cœur et a dit : "Grâce!". Elle est ensuite repartie.


Le même scénario s'est répété jusqu'à ce que cette main arrive dans sa chambre. La main s'est avancée, menaçante, vers elle, elle avait peur, et une voix a dit : ''Range ta vie, sinon si je repasse, tu mourras aussi!''. Elle s'est réveillée, toute confuse et apeurée.


Nous avons eu peur. La vision résume ce que disent tous les messages : la repentance sincère.


Et puis cela rappelle l'histoire des enfants d'Israël, en Egypte, avec le sang de l'agneau pascal sur le linteau des portes.


J'ai réécouté le Pasteur DALI claude. C'est effrayant et en même temps, cela me donne la force pour intercéder pour notre nation qui en a tant besoin. Les gens ont perdu espoir et sont déprimés.


Que Dieu aie compassion du peuple ivoirien! Nina.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

CHARLES BLE GOUDE: «JE SUIS PRET A COMPARAITRE DEVANT LA JUSTICE. A CONDITION QUE M. OUATTARA SOIT MON VOISIN»

 

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Par Christophe Boisbouvier

 

Alors que s'ouvre, ce mardi 5 juillet 2011 à Abidjan, un séminaire gouvernemental pour faire redémarrer l'économie du pays, Charles Blé Goudé, qu'on avait dit mort, a répondu aux questions de RFI. Ce proche de l'ancien président Laurent Gbagbo s'est dit prêt à comparaître, sous certaines conditions, devant la justice ivoirienne alors qu'un mandat d'arrêt international a été lancé il y a quelques jours contre lui.


RFI : Charles Blé Goudé, bonjour. Que devenez-vous ?

Charles Blé Goudé : Je suis Charles Blé Goudé. Je suis là.

RFI : Quand vous dites, « je suis là », cela veut dire où ?


C.B.G. :
Je suis là où je dois être. Je suis à l'abri. Je suis là et je regarde les choses.

RFI : On dit que vous circulez beaucoup en Afrique de l'Ouest.


C.B.G. :
Oui. On dit aussi que je suis décédé ! Donc je laisse les gens déblatérer sur mon sort et souvent, je ris.

RFI : Donc, vous êtes quelque part en exil ?


C.B.G. :
Non. Je dis aux uns et aux autres qu'on est ensemble, là où on doit être. Certainement que je suis à Abidjan ou je suis quelque part, mais je suis dans une vie de clandestinité que j'assume totalement. On m'annonce souvent mort, on m'annonce au Zimbabwe, au Bénin, au Ghana... Tout cela m'amuse et je regarde.

RFI : Alors vendredi dernier, le 1er juillet 2011, la justice ivoirienne a lancé contre vous un mandat d'arrêt international. Comment réagissez-vous ?


C.B.G. :
Oh, écoutez ! Rien ne me surprend. Parce que voyez-vous, depuis que monsieur Ouattara est au pouvoir, il y a une justice à double vitesse. Il a peur. Il a peur d'une opposition significative.  Il a décidé d'installer son pouvoir dans la terreur. Et tous les signes apparents d'un pouvoir dictatorial, d'un pouvoir tribaliste, sont là, et visibles.

Pour moi, ce pouvoir n'ira pas bien loin, parce que monsieur Ouattara fait comme si son pouvoir avait pour seul objectif de traquer, de tuer, de poursuivre tous ceux qui ont été plus ou moins proches du président Gbagbo. Donc nous osons croire qu'à un moment donné, le président Sarkozy et le président Obama vont l'interpeller pour lui dire qu'il n'est plus le président du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix). Ouattara est le président de la Côte d'Ivoire. Alors il doit garantir la justice à tous les Ivoiriens. Alors, j'attends qu'on me signifie ce mandat d'arrêt et qu'on me dise les raisons pour lesquelles on me poursuit.


RFI : Le ministre ivoirien de la Justice dit : « Blé Goudé pense se cacher, mais on sait où il est. Son extradition se fera ».


C.B.G. :
Je ne veux pas entrer dans cette comédie. Je veux simplement dire qu'en Côte d'Ivoire il y a une justice à deux vitesses. Regardez-vous ! Un président de la République du nord, un Premier ministre du nord, ministre de l'Intérieur du nord, ministre de l'Agriculture du nord, ministre de l'Industrie du nord... Où allons-nous avec tout cela ? Pourvu que vous ayez battu campagne pour Laurent Gbagbo, alors on bloque votre compte ? 

RFI : Ce que vous reproche la justice ivoirienne ce n'est pas seulement d'avoir battu campagne pour Laurent Gbagbo. Est-ce que vous ne regrettez pas vos appels à la mobilisation populaire contre Alassane Ouattara, contre l'Onu, contre la France, entre décembre et avril 2011 ?


C.B.G. :
Au moment où je vous parle, il y a quelques semaines, les indignés qui sont dans la rue en Espagne, ne se sont pas arrêtés.

RFI : Mais quand vous avez appelé vos Patriotes à bloquer les véhicules de l'Onuci, en février et mars 2011, était-ce vraiment pacifique ?


C.B.G. :
Combien de véhicules de l'Onuci ont été bloqués ? Combien d'agents de l'Onuci ont été blessés ? Que s'est-il réellement passé ? Face aux gens de monsieur Ouattara, qui, depuis 2002, tuent, pillent, tous les Ivoiriens ! Pourquoi ne parle-t-on pas d'eux ?

Et puis on s'acharne sur la personne de Blé Goudé ! Moi, je pense qu'il faut être sérieux et puis mettre tout ça dans la balance. Maintenant, si c'est la justice des vainqueurs  sur les vaincus... Mais monsieur Ouattara n'a pas vaincu l'armée de Côte d'Ivoire, je suis désolé ! Il sait très bien que c'est l'armée française qui l'a aidé à être là où il est.


Monsieur, je voudrais vous dire que j'ai la conscience tranquille. Depuis 2002, c'est la mobilisation aux mains nues et je défie quiconque de mobiliser plus que nous. Voilà ce qu'est la démocratie, la loi du nombre !


RFI : Mamadou Coulibaly, président de l'Assemblée, affirme que le 10 mars dernier, quand l'Union africaine a reconnu la victoire d'Alassane Ouattara, il a compris qu'il était fichu. Et vous ?


C.B.G. :
Je ne veux pas commenter les propos du président Mamadou Koulibaly, pour qui j'ai beaucoup de respect. Et je pense qu'il fallait plutôt faire en sorte qu'on revienne au vrai débat. Qui, de Laurent Gbagbo ou d'Alassane Ouattara a remporté les élections ?

RFI : On a souvent dit que Laurent Gbagbo était le plus malin de tous les hommes politiques ivoiriens. Mais il a quand même perdu. Quelle faute politique a-t-il pu commettre ?


C.B.G. :
Pourquoi voulez-vous qu'on vienne exposer les fautes de Laurent Gbagbo sur les antennes ? C'est un être humain. Il peut se tromper ! Mais on ne parle pas des fautes de son chef sur des antennes.

RFI : Quand lui avez-vous parlé pour la dernière fois ?


C.B.G. :
Je suis désolé, ça encore, c'est entre lui et moi.

RFI : Charles Blé Goudé, reconnaissez-vous Alassane Ouattara comme président de la République ?


C.B.G. :
Mais si c'est moi qui reconnaissait les hommes politiques en tant que président de la République, vous savez très bien que Laurent Gbagbo serait président aujourd'hui ! La volonté de la France a été faite par la force. Et à partir du 11 avril, moi je n'ai pas à savoir qui est président ou qui ne l'est pas.

RFI : Donc pour vous, aucune réconciliation n'est possible ?


C.B.G. :
Moi je veux qu'il y ait réconciliation ! Mais monsieur Ouattara a pris le pouvoir pour se venger. Et il veut installer son pouvoir dans la terreur ! Aujourd'hui, tous ceux qui semblent avoir même une toute petite odeur de camp proGbagbo, tous ceux-là sont traqués jusque dans leurs derniers retranchements !

RFI : Vous dites que tout le monde est traqué, mais il y a tout de même un Front populaire ivoirien (FPI) qui a pu à nouveau se réunir à Abidjan !


C.B.G. :
S'il vous plaît ! Quand le président du Front populaire ivoirien Affi N'Guessan est en prison dans le nord de la Côte d'Ivoire, c'est cela que vous appelez « la liberté » ? Quand on parle de pillages dans la ville d'Abidjan... Vous êtes d'accord avec moi que les FRCI ont pillé ?... Que les chefs de guerre  ont pillé ! Mais ils sont en liberté, pendant que d'autres sont traqués !

RFI : A quelles conditions cette réconciliation sera-t-elle possible ?


C.B.G. :
Quand on veut se réconcilier, on discute avec les opposants. Laurent Gbagbo ne peut pas être en prison à Korhogo, son épouse en prison ! Le président du Front populaire ivoirien et le fils de Laurent Gbagbo en prison, dans le nord. Et puis on nous parle de réconciliation ! Je demande à monsieur Ouattara de prendre de la hauteur. Il faut réunir les Ivoiriens et savoir pardonner.

RFI : Vous demandez le pardon, mais est-ce que la justice peut passer l'éponge sur les quelque 3 000 victimes de la crise postélectorale ?


C.B.G. :
Mais moi-même, je suis une victime de cette crise postélectorale ! Nous ne demandons pas que la justice ne se fasse pas. Mais de là à aller tuer de gens toutes les nuits, aller les traquer dans leurs villages, ce ne sont pas des signes encourageants !

RFI : Vous dites qu'il est normal que justice se fasse. Seriez-vous prêt, le cas échéant, à comparaître devant un tribunal ivoirien ?


C.B.G. :
Cela ne me pose aucun problème ! A condition que monsieur Ouattara soit mon voisin ! Parce que, quand on va comparaître, vous savez très bien qu'il a commis des actes, que des hommes ont commis des actes ignobles, en son nom ! Alors je suis prêt à comparaître. Mon voisin doit être Alassane Ouattara, mon voisin Soro Guillaume et ensemble nous allons comparaître devant la justice !

RFI : Comment reviendrez-vous sur la scène politique si vous êtes un clandestin, si vous êtes en fuite ?


C.B.G. :
Dites à tous les Ivoiriens qu'un jour, il fera jour. Nous avons perdu une bataille. Nous n'avons pas encore perdu notre combat.

R.F.I. : Vous avez des accents revanchards dans vos réponses. Croyez-vous encore à une solution militaire ?


C.B.G. :
Non, non, non, non.... Pas du tout ! Je ne suis pas revanchard. J'ai toujours pardonné, comme vous savez. Je veux que les Ivoiriens se parlent à nouveau. Je veux qu'il y ait un débat responsable, critique. Je ne suis pas pour le coup de force. Je pense que les Ivoiriens ont déjà été trop traumatisés et ils attendent mieux des hommes politiques que de nouveaux coups de canons.

RFI : Samedi dernier à Paris encore, 1 300 personnes ont manifesté en faveur de la libération de Laurent Gbagbo. Qu'attendez-vous de la France et des Français ?


C.B.G. :
Comme c'est la France qui a permis à monsieur Ouattara d'être au pouvoir, je souhaite que la France pèse encore de tout son poids sur monsieur Ouattara et lui dire que un monsieur Laurent Gbagbo, qui a dirigé la Côte d'Ivoire et qui a obtenu, selon les résultats de la Commission électorale plus de 49% des suffrages, ce monsieur ne peut pas être maintenu au nord (du pays). A ce sujet d'ailleurs,  le 16 juillet, le Conseil européen du congrès panafricain de la jeunesse des patriotes se réunit. Je voudrais inviter tous les Africains, qui vivent à Paris, à participer à cette conférence. Pour la première fois, on verra ce que je suis devenu, et cela à travers une vidéo exclusive que nous allons projeter.

RFI : Charles Blé Goudé, merci.


Source: RFI.FR

 

Ecouter l'interview de Charles Blé Goudé à Radio France Internationale (RFI):

 


podcast


mardi, 05 juillet 2011

PSYCHANALYSE D'UN POUVOIR INQUIETANT

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« Ces névrosés qui veulent nous gouverner ». Ce titre provocateur barre la "Une" de la dernière édition de l'hebdomadaire français Marianne. Le newsmagazine part du postulat que la psychanalyse est une grille de lecture pertinente, permettant de connaître les motivations cachées des puissants, leurs ressorts secrets et, au final, leur nature profonde. Une chose est sûre : quand on passe les actuels gouvernants de la Côte d'Ivoire au scanner de la discipline de Sigmund Freud, le résultat est ravageur. Il est surtout criant de vérité. Il permet de connecter le passé et le présent, et de ne pas se faire trop d'illusions sur l'avenir.

La transgression permanente

La psychanalyse appelle "transgression" l'état, la situation ou l'action « dans lesquels une personne ou un groupe de personnes font courir à autrui ou aux biens un risque important de violence, de dommage ou de destruction ». Le personnage transgressif refuse les règles et les lois dont la société s'est dotée. Il les contourne, les ignore, voire les défie. Ces lois et ces règles sont à la fois d'ordre juridique, moral et formel.

Même pour l'observateur lambda, le caractère profondément transgressif de la pratique du pouvoir telle qu'elle se décline depuis bientôt trois mois en Côte d'Ivoire apparaît dans toute sa crudité. Le nouveau pouvoir ivoirien ne respecte rien d'autre que sa propre volonté de puissance. Il ne respecte pas la Constitution. Il ne respecte pas l'Accord Politique de Ouagadougou. Il brise le  pacte de coexistence pacifique entre Ivoiriens en assumant un revanchisme brutal et régressif. « Et puis ça fait quoi ? », répètent inlassablement, les yeux injectés de sang, les plus extrémistes du clan. « Faites ce que vous pouvez alors ! », assènent-ils dans un rire méchant. Ils sont ivres d'une force qui, et ils le savent très bien, n'est pas vraiment la leur.

Ils sont au stade du « ça ». Qu'est-ce que le « ça » ? « Conceptuellement, le ça représente la partie pulsionnelle de la psyché humaine, il ne connaît ni normes (interdits ou exigences), ni réalité (temps ou espace) et n'est régi que par le seul principe de plaisir, satisfaction immédiate et inconditionnelle de besoins biologiques. C'est donc le centre des pulsions, des envies qui constituent l'énergie psychique de l'individu. Le ça est une instance entièrement inconsciente. C'est l'instance dominante chez un nourrisson qui ne fait pas la part entre réel et imaginaire et a un sentiment de toute-puissance », nous explique l'encyclopédie en ligne Wikipedia. Figure emblématique de ce nouveau pouvoir, le soldat FRCI débraillé, insolent, qui joue au gendarme et au voleur en se méprenant sur sa place dans le jeu est le symbole d'une personnalité collective qui n'a pas encore atteint le stade du « surmoi », « la structure morale (conception du bien et du mal) et judiciaire (capacité de récompense ou de punition) de notre psychisme ».

En général, c'est la figure du père qui impose à l'enfant refusant de limiter ses caprices une autorité structurante et qui limite son « ça ». Il faut maintenant attendre que les Occidentaux, qui ont "accouché" de notre nouveau pouvoir, tracent pour lui les limites qui permettront à notre civilisation et à notre démocratie de ne pas mourir. Tout en se souvenant que l'actuel Chef de l'Etat a toujours été considéré par ses adversaires comme un homme qui, depuis son entrée dans le sérail politique ivoirien, a sacrifié à son ambition politique tous les tabous structurants... Et que la "communauté internationale", en érigeant la satisfaction de son ambition en absolu politique indiscutable en Côte d'Ivoire, a accompagné ses transgressions.

Le complexe de Caïn

Dans un poème poignant intitulé « La Conscience », Victor Hugo a revisité l'histoire biblique de Caïn, fils d'Adam qui, après avoir tué son frère Abel, vécut tourmenté par le remords - un remords non exprimé qui se présentait sous la forme d'un oeil accusateur qui le suivait partout. L'oeil se dessinait dans le ciel. L'oeil transperçait les murs de bronze. Se moquait des inscriptions « Défense à Dieu d'entrer ».

Même quand Caïn décidait d'aller vivre sous la terre, « l'oeil était dans la tombe et regardait Caïn ». Parce qu'elles n'ont pas admis leur sentiment de culpabilité face à ce qu'ils ont fait endurer à la Côte d'Ivoire, mais aussi à Laurent Gbagbo, adversaire bien plus chevaleresque qu'elles ne sauraient l'être, les nouvelles autorités ont une manière bien spéciale de soigner leur malaise intérieur. Il faut faire disparaître « l'oeil ».

La destruction des monuments construits sous la Refondation traduit une angoisse métaphysique, une peur du Jugement, une impression insupportable que l'absent est toujours là, et peut toujours "frapper". Il faut couper ses racines pour qu'il ne repousse pas. C'est cette angoisse diffuse qui a poussé les autorités ivoiriennes à accuser le Ghana, en dépit du bon sens, de faire aujourd'hui ce qu'un autre pays de la sous-région a fait hier pour leur plus grand profit.

C'est cette grande peur de la "finitude", du retour des rivaux indécemment traités, qui explique l'épuisement judiciaire d'un pouvoir qui va jusqu'à geler les comptes de personnes qui n'en ont pas pour se prémunir de toute surprise. C'est cette incapacité à figer pour l'éternité le moment où l'Histoire semble leur sourire qui explique l'article incroyable d'un confrère paniquant à l'idée de la disparition soudaine du chef pour qui la terre ivoirienne tremble depuis plus d'une décennie.

La psychanalyse est décidément une bien belle grille de lecture...


Sylvie Kouamé, in LE NOUVEAU COURRIER

 

Source: PENSEES NOIRES

lundi, 04 juillet 2011

LIBYE-ONU: LE MENSONGE MEDIATICO-SARKOZYSTE


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Commençons cet article par une boutade de Patrick Cohen, sur Facebook : « Ma réponse à Allain Jules: ’’Avec une lecture biaisée et une interprétation à géométrie variable de la résolution onusienne sur la Libye’’ ? Wow ! enfin, il se réveille, l’évangéliste de la prétendue démocratie et des gendarmes du monde… Ce qui se passe en Libye n’est pas mieux que ce que vous avez défendu en Côte d’Ivoire. Je dirais même qu’en Côte d’Ivoire, c’était mieux avec des « élections transparentes » et une demande de recomptage de voix refusée par le camp que vous supportiez … En Libye, il n’y a pas d’élection même s’il y a les mêmes mensonges, truquages et falsifications médiatiques avec, bien sûr, votre touche personnelle ! Qu’est-ce que vous avez bouffé pour changer aussi radicalement du mensonge à la vérité, Mr Allain Jules ? »


Avec une lecture biaisée et une interprétation à géométrie variable de la résolution onusienne sur la Libye, nos médias pratiquent sans vergogne une désinformation abyssale. Aujourd’hui, le président français Nicolas Sarkozy, rencontre certains dirigeants du monde, notamment ceux de la Ligue arabe et de l’Union africaine (UA), pour que ces derniers l’accompagnent dans sa guerre contre la Libye détournée en guerre contre Kadhafi. Or, le guide libyen Mouammar Kadhafi a eu jeudi dernier, bien avant la résolution 1973 de l’ONU, un entretien téléphonique avec le président de la Guinée équatoriale, Théodore Obiang Nguema, président en exercice de l’Union africaine (UA).

L’Afrique pour le règlement du conflit

Il y a une décennie déjà, les Etats-Unis, sous un prétexte fallacieux relatif aux évènements du 11 septembre, avaient décidé d’attaquer  l’Afghanistan. Mal lui en a pris, George Bush Jr., deux années après, président su gendarme du monde récidivait, en s’en prenant à l’Irak. Problèmes irrésolus jusqu’à ce jour. Or,  Kadhafi et Obiang Nguema ont, dans leur entretien parlé de la mise en œuvre de la résolution du Conseil de paix et de la sécurité africaine (CPS) relative à la création d’un panel d’enquête de cinq chefs d’Etat. Ce dernier devrait négocier un accord de paix entre le gouvernement libyen et les insurgés et a exigé une enquête sur les accusations faisant état de l’implication de milliers de mercenaires étrangers dans les activités criminelles en Libye.

On constate en passant que seuls les pays arabes du Golfe sont partie prenante de la guerre contre la Libye. Aucun pays africains ne donnant son aval à cette re-colonisation détournée. On peut détester ou aimer Mouammar Kadhafi mais ne pas rester silencieux face à l’injustice dont il est victime. Les cris d’orfraie ici et là ne sont qu’hypocrisie, mensonge et mépris pour l’Afrique. Dans quel pays au monde peut-on accepter qu’une insurrection armée s’impose ? Imaginons un seul instant, des rebelles prenant Lyon et marchant sur Paris. Que fera l’Elysée ? C’est de cela qu’il s’agit et la création de la dialectique selon laquelle cette opération militaire est à but humanitaire laisse pantois. Par mimétisme des révolutions tunisienne et égyptienne, pacifiques, certains Libyens ont pris des armes. Par ouï-dire donc, après le passage d’un écrivain décati aux yeux de lynx qui aurait vu des morts par milliers et des charniers, pire, décidant pour 66 millions de Français sans en référer au Parlement, il faut attaquer la Libye sans apporter la moindre preuve des « exactions ». Étonnant, non ? La presse française n’en parle pas…

Que veulent BHL, Sarkozy et les autres ?

Sans doute renverser le leader de la Jamahiriya arabe libyenne Mouammar Kadhafi, à défaut de mettre sur pied la partition de la Libye en restaurant la Cyrénaïque (515 av. J.-C) actuel Benghazi en la transformant en État indépendant. Probablement aussi, faire de cette partie de la Libye, une entité autonome à l’image du Kurdistan irakien, pour mieux pomper le pétrole libyen. Cette déstabilisation libyenne a donc une forte odeur de pétrole. Finalement, avoir du pétrole et être vindicatif comme l’est Mouammar Kadhafi est une malédiction. On comprend aisément la servilité des régimes du Golfe qui font des fellations aux Occidentaux. Pourquoi, alors que les révoltes pacifiques sont réprimées dans le sang au Yemen ou à Bahreïn ne voient-on pas de résolution de l’ONU ? Cherchez l’erreur !

A propos de ces régimes arabes du Golfe, il est assez étonnant de ne jamais les voir appuyer les résolutions de l’ONU lorsque l’Institution internationale épingle Israël. Faut-il vous faire un dessein en ce qui concerne l’opération « plomb durci » d’Israël contre Gaza vue par le juge sud-africain juif Richard J. Goldstone comme étant un crime contre l’humanité/ des crimes de guerre ? Passons. Faudrait vraiment avoir la science infuse pour convaincre les pays africains de se lancer dans cette aventure belliqueuse. Mouammar Kadhafi est le principal financier de l’Union africaine (UA) et contribue au développement de l’Afrique. Les dirigeants africains qui s’engageront dans cette forfaiture bhélévienne auront des comptes à rendre à leur peuple, face aux salmigondis sarkoziens…

Mais que dit la résolution de l’ONU ?

Le mensonge médiatico-sarkozyste risque de se retourner contre le président français Nicolas Sarkozy. En effet, tout le monde, même des ministres ont cru bon d’annoncer que les bombardements allaient commencer dès l’adoption de la résolution de l’ONU. Balivernes.  La résolution onusienne demande instamment aux autorités libyennes de protéger les civils, met en place une zone d’exclusion aérienne, le respect de l’embargo sur les armes, le gel des avoirs de l’Etat libyen dans leur ensemble, et la mise sur pied d’un panel d’experts ( La consulter en intégralité). Ceci, pour amener à la paix et rien d’autre. Nicolas Sarkozy, BHL, François Baroin, Cameron et autres Alain Juppé n’ont pas dû lire cette dernière.  Le message appelle en somme, à la fin « immédiate » de « toutes les attaques » contre la population libyenne, sous peine d’une intervention, conformément à la résolution.

Et par conséquent, par la voix de son ministre  des Affaires étrangères Moussa Koussa, après la résolution onusienne,la Libye a cessé toute attaque contre les rebelles. Ces derniers qui ont par ailleurs tué froidement des noirs soupçonnés d’être des mercenaires, entre autres, à Benghazi et non Kadhafi, il n’y a plus rien à faire en principe. Mais, coup de théâtre après l’annonce des autorités libyennes, les rebelles ont recommencé à attaquer. La riposte des soldats loyalistes n’a pas tardé. Surprise: ignorant les crimes des rebelles, Paris, Londres et Washington ont appelé à la fin « immédiate » de « toutes les attaques » contre la population libyenne, sous peine d’une intervention, conformément à la résolution de l’Onu.

Conclusion

Craignant de se retrouver seul, Sarkozy se trouve obligé de faire le pied de grue devant les régimes arabes et l’Union africaine (UA). Un appel du pied qui montre l’amateurisme élyséen. C’est ainsi que deux aventuriers français, BHL et Sarkozy, risquent de se retrouver humiliés et, le pire c’est qu’ils ridiculisent par la même la France.  On a appris par ailleurs que, malgré l’unanimité des politiques de tous bords, en France, il y aura un débat au Parlement qu’ils ont failli fouler aux pieds. Ceci, après que les deux quidams aient craché sur la Constitution ou le Quai d’Orsay. Une pantalonnade en perspective. Le blogueur Alert2neg a bien raison de parler de petit gesticulateur, que dis-je, d’éjaculateur précoce, qui joue les Bush Jr., son mentor.


Source : Le blog d’Allain Jules

LA MAMAN DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO EST EN VIE!


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Rectificatif: Après avoir annoncé le décès de madame Gbagbo mère, en l'ayant vu plusieurs fois dans des forums et repris dans des articles, je suis heureuse de pouvoir confirmer que ceci n'était qu'une rumeur, et que cette dernière est en vie, quelque part, en dehors de la Côte d'Ivoire ! Quelques sites m'ont corrigée dès le début, mais d'autres ont relayé mon post, qui n'est plus d'actualité. Il est vrai que les nouvelles circulent mal; beaucoup d'informations demandent à être vérifiées; Celles qui suivent émanent de Brigitte Kuyo, la représentante du FPI, une proche du couple présidentiel Gbagbo et rétablissent la vérité. Shlomit Abel.

 

La Représentation du Front Populaire Ivoirien en France (FPI-France) vous informe que contrairement aux rumeurs maladroitement diffusées dans l'opinion par le camp du putschiste Alassane Dramane OUATTARA dont l'objectif principal est de saper le moral de nos troupes, la maman du Président Laurent GBAGBO, Madame Marguerite GADO est bel et bien en vie.

C'est le lieu de rappeler que cette pauvre dame, éloignée de son illustre fils, est en train de subir un exil forcé dont elle se serait bien passée à son âge.

C'est également le lieu d'exiger la libération immédiate et sans condition du président Laurent GBAGBO, de son épouse, du président AFFI N'Guessan et de tous nos camarades arbitrairement détenus par les forces du mal.

C'est enfin le lieu d'exiger le retour pacifique de nos camarades, contraints à l'exil, au mépris de l'article 12 de la Constitution ivoirienne.

Vive une Côte d'Ivoire libre et véritablement indépendante !


Fait à Paris le 30 Juin 2011

Brigitte KUYO, la Représentante (fpifrance@hotmail.fr)


In Ivorian.Net

SourceRESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

FAIRE GAFFE A LA RECONCILIATION ET A LA JUSTICE DES VAINQUEURS

 

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Nous avions espéré l’après kidnapping du Président Laurent Gbagbo par l’armée française, malgré le choc qu’ils ont pu subir pendant ces heures dramatiques de la jeune histoire de leur pays, comme une période de rapprochement, de pardon et de réconciliation pour les ivoiriens. Qui n’ont en fait pas vraiment le choix s’ils veulent continuer à exister en tant que nation. Notre espérance aura été bien vite déçue.

Le Prix Nobel de la Paix sud-africain et illustre président de la célèbre Commission Vérité et Réconciliation de l’après Apartheid, le Révérend Desmond Tutu, l’aura recommandé aux Ivoiriens lors de sa visite au Président Laurent Gbagbo, à sa résidence surveillée de Korhogo, en compagnie de Monsieur Kofi Anan, ex-Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) : « Il faut éviter de parler de justice quand on veut réussir la réconciliation ». Aura-t-il été entendu ? Rien n’est moins sûr.

Encore énivré et grisé par sa chevauchée victorieuse du 28 mai au 11 avril 2011 qui a vu le renversement du régime de Laurent Gbagbo, le RHDP n’en a cure et fait fi du chemin de la sagesse et de l’expérience qui lui est ainsi proposé. Il a décidé de définir sa propre voie de la réconciliation : celle des vainqueurs ! Qui fait table rase de toute considération humanitaire, légal, juridique et même humaine : une centaine de parents, collaborateurs et partisans de Gbagbo emprisonnés sans aucun chef d’accusation, dans des conditions inhumaines ; l’ex-Première Dame, la Député Simone Ehivet Gbagbo, mise aux arrêts sans aucune levée de son immunité parlementaire ; un Premier Ministre et des ministres inculpés sans que ne soit mise en place la Haute Cour de justice ivoirienne, seule juridiction habilitée et compétente, selon notre Constitution, à juger les hautes autorités de l’Etat. Or Me Ahoussou Jeannot, le Ministre de la Justice de Ouattara, l’avait déclaré presqu’avec serment : « Nous sommes soucieux du droit et de la justice », avait-il confié à Jeuneafrique.com. Non seulement on ne tient aucun compte de la nécessité de prendre une option véritable pour le rapprochement des ivoiriens et leur réconciliation mais on escamote les procédures judiciaires. « C’est sous la pression des ONG internationales qu’Alassane Ouattara a enfin bougé et emprunté le chemin du droit », a expliqué un juriste sous le couvert de l’anonymat. Autrement, il ne l’aurait certainement jamais fait, en concluons-nous.

Ainsi, des mandats d’arrêt internationaux seront très prochainement lancés contre Charles Blé Goudé, le leader des « Jeunes Patriotes », et l’actuel porte-parole du président Laurent Gbagbo, Koné Katinan, également Ministre du budget, accusé par le nouveau régime d’avoir procédé à la nationalisation de l’agence ivoirienne de la BCEAO et des filiales des banques françaises BNP Paribas et Société Générale que sont les banques de droit ivoirien, BICICI et SGBCI.

Ainsi le vendredi 24 juin 2011, il a été clairement notifié à quinze (15) hautes autorités de l’Etat et collaborateurs du Président Gbagbo leur inculpation par les services du Parquet du Tribunal de Première instance d’Abidjan, sous au moins 18 chefs d’accusation. Ce sont :

1- Gilbert-Marie Aké N'Gbo, Premier Ministre.


2- Alcide Djédjé, Ministre des Affaires Etrangères.


3- Désiré Dallo, Ministre de l'Economie et des Finances.


4- Ettien Amoakon, Ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles Technologies de l'Information.


5- Christine Adjobi, Ministre de la Santé et de la Lutte contre le Sida.


6- Danielle Boni Claverie, Ministre de la Famille, de la Femme et de l'Enfant.


7- George Armand Ouégnin, Secrétaire d'État chargé de l'Assurance Mutuelle Universelle (AMU).


8- Philippe Henri Dacoury-Tabley, ancien Gouverneur de la BCEAO.


9- Franck Anderson Kouassi, Président du Conseil National de la Communication Audiovisuelle (CNCA).


10- Armand Bohui Komé, journaliste au Cabinet de l'ex-Première Dame Simone Gbagbo et ex-membre du Conseil National de la Presse.


11- Norbert Gnahoua Zibrabi, Directeur de publication du journal L'Oeil du peuple et ex-Conseiller technique de Laurent Gbagbo.


12- Simone Hué Lou, Directrice générale adjointe de "La Refondation", société éditrice du journal du FPI Notre Voie.


13- Germain Guézé, cameraman à la RTI, détaché à la Présidence.


14- Chantal Léba, membre de la FESCI, présidente d'un mouvement patriotique.


15- Parfait Atsé Acho, Chef de cabinet de Ahoua Don Mello, au Ministère de l'Equipement et des Assainissements.

Si des procès doivent être ouverts contre des citoyens « indélicats », alors autant que cela se fasse à partir de 2002, où les premiers assassinats et crimes économiques ont été commis contre les Ivoiriens et l’Etat de Côte d’Ivoire par la rébellion conduite par Soro Guillaume et parrainée par Alassane Ouattara. On ne peut absoudre les coupables et incarcérer les victimes, celles qui ont tentées de minimiser ce désastre socio-économique et ses effets par des opérations de sauvegarde et de salut public. Et quand, concomitamment à cette chasse aux sorcières, on embouche le clairon de la réconciliation, nous y perdons notre latin. Cette justice à sens unique nous conduit, inexorablement, dans le mur. Ce n’est qu’une question de temps.

Monsieur le Chef de l’Etat, si tant est que vous souhaitez aller à la paix avec tous les Ivoiriens, vos signaux et messages de réconciliation sont parfaitement illisibles. Aussi bien dans les médias d’Etat ivoirien – accusateurs du camp adverse et cachant mal une contemplation jouissive de sa déchéance – que dans vos actes chargés d’une forte connotation vindicative.

Oui, les appels du pied d’Alassane Ouattara à la réconciliation sont si illisibles que toutes les démarches de ses émissaires auprès des exilés ivoiriens au Ghana et au Togo (où il a lui-même, de vive voix, sollicité le retour de ses concitoyens) auront accouché d’une souris. Le Colonel-major Konan Boniface (jeune, brillant et valeureux officier supérieur de l’armée ivoirienne, major de sa promotion parmi les marine’s américains), Commandant du Théâtre des opérations (Com-théâtre) sous le régime du Président Laurent Gbagbo, se refuse à revenir au pays. Ou du moins, n’y reviendra qu’« au moment opportun », selon ses propres termes. Et avec lui, des dizaines de milliers d’Ivoiriens, ainsi que de redoutables soldats, armés et bien entraînés. Pourquoi donc ? Parce qu’ils ne voient pas de sincérité dans les propos et les actions du camp Ouattara.

Monsieur le Chef de l’Etat, vous ne pouvez tendre une main de velours à vos concitoyens et, de l’autre, cacher un glaive dans le dos. Ce n’est pas de la réconciliation mais plutôt des règlements de compte, qui feront immanquablement le lit d’un repli conservatoire et défensif qui pourrait gravement compromettre la paix en Côte d’Ivoire et conduire à une déflagration générale. Nous vous interpellons, ici. De la façon la plus vive. Un chat aculé dans un endroit clos peut se montrer extrêmement dangereux, nous apprend l’expérience de la vie. Parce qu’on ne lui laisse aucun autre choix pour sa survie.

Nous avons encore souvenance que le Président Gbagbo a évité de mener la traque contre le Président Robert Guéi à Kabakouma, dans sa région natale de Man, après sa chute en 2000, ou contre ses collaborateurs exilés. Sa préoccupation était véritablement de rapprocher tous les Ivoiriens. Et il l’a concrètement traduit par l’organisation du Forum de la Réconciliation Nationale, avec des personnes neutres (ce qui n’est pas le cas du régime Ouattara, pour sa Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation). Il a pour se faire, fait revenir d’exil Messieurs Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, pour dire leur part de vérité à cette tribune et conduire la Côte d’Ivoire vers des jours plus apaisés, même s’ils basculeront, deux ans plus tard, dans une tentative de coup d’Etat muée en rébellion qui balafrera notre pays, par le manque de sincérité de certains participants audit forum. Il aura au moins eu le mérite de mettre en confiance ses adversaires politiques pour les faire revenir dans leur pays et leur a donné des statuts qui siéent à leur rang.

Ne leur avait-il pas notamment, comme nous l’écrivions antérieurement, reconnu un statut d'anciens présidents et d'ancien premier ministre avec salaire présidentiel, voiture de fonction, escorte de sécurité, gardes de corps (au choix des bénéficiaires), résidence de fonction? N'avait-il pas amnistié tous leurs forfaits et nommé leurs hommes de mains dans son gouvernement? N'avait-il pas mis à la tête de ce gouvernement Monsieur Soro Guillaume, chef officiel de la rébellion et ne l'avait-il pas honoré selon son rang? N'avait-il pas promu aux grades militaires supérieurs et payé le rappel de 5 années de salaire à tous les membres de la rébellion en rupture de ban dans l'armée régulière ivoirienne? Et, cerise sur le gâteau, nul parmi eux n’a été, le moins du monde, inquiété pour ses actions subversives, ses crimes économiques et ses délits de droit commun. Voici ce qu’on peut qualifier d’efforts véritables de réconciliation. Pas le simulacre qu’il nous est donné de déplorer, en ce moment, en Côte d’Ivoire.

Ivoiriens, nous voulons aller à la paix. Nous n’avons de cesse de le réaffirmer, depuis le sanglant dénouement de la crise postélectorale, intervenu en avril 2011. Prenons donc garde à la réconciliation et à la justice des vainqueurs. Périlleuse et aux issues incertaines. Au risque de faire basculer la Côte d’Ivoire, notre beau pays, dans une nouvelle spirale de violence dont on ignore totalement ce que seront les aboutissements.

 

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

 

 

DINDE Fernand AGBO


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 254 du mercredi 29 juin 2011

dimanche, 03 juillet 2011

ADO SOLUTION, J’AI DES PROBLEMES POUR VOUS!




 

La chronique de Hassane Magued

La Solution. C’est votre nouveau nom. Vous respirez les solutions. Vous mangez les solutions. Vous vivez de solutions. Vous êtes la Solution. Alors, je pense que je frappe à la bonne porte en vous sollicitant. Moi, j’ai plutôt des problèmes. De nombreux problème en divers gabarit et doses. Avec vous, c’est une question de dose. Votre spécialité nous y oblige. Pour un professionnel des solutions sans solution, il faut des problèmes surdosés. Cependant aujourd’hui, je veux commencer avec vous par un petit problème. Il est certes bien dosé à l’Ivoirienne, mais il demeure un tout petit problème pour vous.

Toutefois, avant de commencer cet Article 21ème de la Révolution Permanente, j’aimerais que vous et moi vidions un petit malentendu que certains Ivoiriens ont pu entretenir dans la Presse proche de vous. J’ai cru lire, à moins que je ne trompe, que plusieurs chefs d’Etat se bousculeraient pour vous rencontrer en Guinée Equatoriale, au 17ème sommet des chefs d’Etat de l’UA (Union Africaine) tenu à Malabo où grâce à quelques coups de canons français, vous vous trouviez être celui qui représenta le peuple de Côte d’Ivoire.

Sur la question, je vais être direct et rapide. Je vous y ai vu. Vous étiez assis derrière au fin fond de la salle, exactement à l’avant dernière rangée en bout de sièges, à côté du délégué du Burundi avec dans votre dos, celui de la Mauritanie. Les chefs d’Etat de l’UA étaient eux, assis sur les rangées de devant. De vous à moi, quelqu’un que des éminentes personnalités d’Afrique se bousculeraient pour rencontrer ne s’assoit pas là où les organisateurs vous ont laissé tout triste. Pour être honnête, vous avez compris lors de ce sommet, tout le bien que les autres participants pensent de vous et la considération qu’ils ont pour vous. Votre place occupée en dit très long. C’est pourquoi, je vous ai demandé en toute amitié d’arrêter de demander de l’argent à n’importe qui, n’importe comment et n’importe où. Sinon, le monde entier finira par vous traiter n’importe comment. Il y a quelque temps, c’est une de vos inconditionnelles, Henriette Diabaté qui vous traitait officiellement de “Préfet”. Aujourd’hui, c’est au tour des organisateurs du sommet de l’UA de vous installer au fond, dans la rangée des chefs venant des petits pays. Bientôt, on vous installera à la place des vigiles quand il y aura des réunions officielles. Le monde est petit et les gens se parlent. Alors, arrêtez de tirer la Côte d’Ivoire vers le bas. Je vous en prie.

Cette mise au point faite, je reviens sur le sujet qui nous met face à face ce matin. Avez-vous besoin de problèmes ? Ou bien vous en avez déjà assez, Monsieur ADO Solution?

J’ai lu des articles parus dans vos organes de presse et j’ai compris que vous avez besoin de problèmes complémentaires. Alors, pour faire bien les choses, j’ai voulu vérifier avec vous si la cagnotte à problèmes était vide ou déjà pleine. Bien entendu, je me mettrai en colère contre vous, si vous me répondez que vous avez suffisamment de problèmes déjà. Vous êtes ADO Solution et je pense que vous vivez de problèmes compliqués. Alors, essayons de voir ensemble, quelques uns des problèmes qui se posent à vous afin que je puisse les compléter. Et après moi, des bonnes volontés suivront. Je l’espère.

Cela dit, j’ai noté que votre premier problème en Côte d’Ivoire, actuellement, c’est le problème d’argent. Sur ce point, je vous ai dit de laisser tomber. Vous n’en aurez pas. Et comme vous ne savez pas comment produire de l’argent, je vous ai recommandé de laisser les fils du pays s’en charger après la Révolution qui vous soulagera de vos angoisses têtues et intraitables. Alors passons à autre chose.

Un de vos problèmes coriaces, c’est votre milice armée baptisée FRCI. Pour gérer leur situation, il vous faut à la fois de l’argent, des infrastructures militaires ou civiles et surtout de l’audace. Ces gars ne vous comprennent plus. Ils ne se reconnaissent plus en vous. Vous leur aviez promis les salaires et les maisons des FDS (Forces de Défense et de Sécurité). Pour preuve, il y a deux semaines, ils ont essayé d’emménager dans des locaux occupés par la Gendarmerie dans un sous-quartier de Yopougon. Ils ont été mitraillés intensément par les Gendarmes. Ils sont retournés avec plusieurs plombs dans le corps. Plus grave, la plupart d’entre eux continuent de dormir à même le sol, sur leurs vieux treillis. Ils continuent d’utiliser les mêmes serviettes déchirées, de porter les mêmes culottes perforées, de garder les mêmes débardeurs raccommodés. Ils ont faim et ils mendient eux aussi. Vous le savez mieux que moi-même. Un homme armé qui a faim, à qui vous devez de l’argent, du confort et un statut, peut à tout moment vous trouer la peau. Mais vous êtes ADO Solution, donc je n’ai pas peur pour vous. Sauf que les promesses, quand elles tardent à se réaliser, ceux à qui vous devez leur réalisation peuvent faire de vous une victime innocente, surtout quand ils sont des éléments notoirement incontrôlés comme vos hommes en armes. Alors, wait and see.

Un tout petit problème pour lequel vous vous moquerez de moi très certainement, le pays hanté que vous avez décidé de diriger contre vents et marrées. Eh oui! Pour ceux qui ne le savent pas, la Côte d’Ivoire est un pays hanté, non pas par un fantôme, mais par un homme vivant. On le voit partout. Eveillé comme endormi. On le voit roder. Son ombre plane sur tout. On parle de lui partout. On lui attribue tout. On veut qu’il paie pour tout. Et finalement, il est devenu un cauchemar pour vous. Vous l’avez déjà mis en prison. Mais vous voulez le mettre beaucoup plus en prison. Vous voulez le mettre en prison à la fois en Côte d’Ivoire et dans une prison de la communauté dite internationale. Comme cela est humainement impossible, je ne peux que compter sur votre don d’avoir des solutions pour y arriver. A moins que vous le mettiez en prison en Côte d’Ivoire et que vous mettiez ses photos et portraits en prison ailleurs. On ne sait jamais, avec ADO Solution, tout est possible. Mais quoi que vous fassiez, ce pays restera hanté par Laurent GBAGBO qui s’est déjà immortalisé par ses choix panafricanistes et son combat anticolonialiste. Ne perdez pas votre temps. Laurent GBAGBO rythmera toujours votre vie en Côte d’Ivoire et ailleurs dans le monde. Vous-mêmes l’avez remarqué à Malabo. Pour jouer l’intéressant, vous avez été obligé de photocopier le projet de GBAGBO Laurent demandant la mise en place d’un fonds africain, sans même citer l’auteur de ce projet. C’est votre plus belle qualité. Vous savez être le père de la réussite des autres.

Et cet autre problème gravissime. Un homme normal en serait altéré. Mais vous êtes ADO Solution.

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Le problème, c’est que tout se gâte, tout se détruit, tout devient cher, tout devient invivable, tout devient compliqué : règlement de comptes dans les entreprises, licenciements abusifs de cadres pro-GBAGBO, gèle des avoirs des pro-GABGBO, mise en examen des officiers qui ont liquidé les 317 légionnaires français et débarrassé le plancher lorsque vos analphabètes en armes ont débarqué à Abidjan croyant que la trahison des officiers supérieurs avait créé un boulevard pour eux. Tout ça crée tellement d’incertitudes quant à vos chances de vous en sortir vivant, que j’en ai des céphalées à votre place. Mais vous êtes comme une bactérie. Vous prospérez en environnement malsain, en environnement problématique. Alors, je croise les doigts pour vous et j’attends de voir la fin de tout ça.

Les problèmes, il y en a un peu trop à mon avis. Mais vous êtes ADO Solution. Je vous interdis de penser comme moi. Cela dit, voici mon cocktail maison de problèmes pour vous. J’ai noté pour vous que personne ne vous aime et personne n’a besoin de vous en Côte d’Ivoire, en tout cas, depuis que les Ivoiriens ont commencé à mieux vous connaître. Alors je vous soumets ce problème tout simple mais très bien dosé.

La Côte d’Ivoire est en train de perdre tous ses fondamentaux. Il faut mettre en urgence fin à la débâcle. Libérez Laurent GBAGBO. Proposez l’organisation de nouvelles élections dans six mois. Mettez-vous à l’écart et laissez les Ivoiriens se mesurer entre eux. Et après, faites vous inviter à la réconciliation nationale que la nouvelle autorité qui sortira de ces élections organisera. C’est le petit problème que j’aimerais vous soumettre ce matin.
La solution la plus simple à ma préoccupation serait que vous refusiez d’accéder à ma requête. Mais vous n’aimez pas les choses simples. Donc je sais que vous allez l’accueillir favorablement. Néanmoins ADO Solution reste imprévisible. Vous pourriez prendre l’option la plus inattendue de ma part, c’est-à-dire, le refus. Au fait, je sais que vous vous croyez malin et que vous refuseriez, ne serait-ce que par pur bon sens. Chez les Illuminati, le pouvoir ne se prend pas pour être rendu. Je le sais.

Mais j’aimerais attirer votre attention sur ce que vous risquez en n’accédant pas à ma requête. Des personnes pourraient décider de vous mettre devant des solutions et non devant des problèmes comme je le fais. Et comme vous avez été formé pour ne trouver que des solutions, je sais que vous ne saurez pas inventer des problèmes nouveaux qui correspondront à toutes les solutions qui seront mises devant vous. Vous serez emportez par ces solutions avant d’avoir le temps de les examiner. Rien ne pourra vous aider à y échapper. Une Révolution comme celle que je vois venir est un condensé de solutions qui vous laissera perplexe. Mon cher ADO Solution, réfléchissez par deux fois avant de décréter votre Solution à ma requête. Je reviendrai vers vous. Si entre temps, les solutions révolutionnaires ne vous ont pas emporté.

A très bientôt.


Hassane Magued


In La Révolution Permanente N° 0021/07/11


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SENEGAL : DES MERCENAIRES DEBARQUENT A DAKAR (PRESSE)


Environ 150 mercenaires recrutés par des responsables proche du président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, ont débarqué mardi nuit à Dakar, rapporte le journal sénégalais « Le Quotidien ».

Selon des informations recoupées par « Le Quotidien », ces mercenaires qui seraient d’origine nigériane et ghanéenne auraient pour mission d’« infiltrer les prochaines manifestations pour, par la suite, aiguillonner les manifestants vers les domiciles de leaders d’opposition, de journalistes, d’entreprises de presse ». Certains parmi les sources contactées précisent que « ceux qui sont à la base de tout cela n’excluent pas des kidnappings dans ces moments-là, si toutes les conditions sont réunies ».

Selon la même source, lors des différentes réunions qui se sont tenues au palais de la République, des membres du parti au pouvoir et leurs alliés ont martelé qu’il faut savoir rendre coup pour coup, n’ayant pas digéré l’humiliation subie suite aux différentes manifestations de ces derniers jours.

Par ailleurs, le président d’honneur du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), Amath Dansokho, a révélé mercredi sur les ondes de la Radio Futur media (RFM) que « des gens sont recrutés hier (mardi, ndlr) dans la salle de commission de l’Assemblée nationale pour attaquer les maisons des dirigeants de l’opposition ». « Je mets en garde Abdoulaye Wade et Bennoo le tient pour responsable de tout ce qui va se passer après avoir ouvertement déclaré qu’ils vont faire œil pour œil dent pour dent », a-t-il ajouté.

Le Sénégal est plongé dans une grave crise socio-politique, née de la création par le chef de l’Etat Abdoulaye Wade d’un poste de vice-président taillé sur mesure pour son fils Karim, selon ses détracteurs. La contestation, dont l’allure fait de plus en plus songer au printemps arabe, a lieu dans plusieurs villes du pays.

Depuis le 23 juin 2011, plusieurs bâtiments publics et des domiciles de responsables du régime ont été incendiés. La police et la gendarmerie étant débordées, le gouvernement a eu recours à l’armée pour mettre fin aux émeutes.


In Le Quotidien/RFM

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FRANCE: SIX MOIS DE PRISON AVEC SURSIS POUR HERMANN FUSTER L’AGRESSEUR DE SARKOZY


L’homme qui a agrippé le président hier lors de sa visite dans le Lot-et-Garonne est donc sorti libre du tribunal.

Hermann Fuster, l’homme d’une trentaine d’années qui a violemment agrippé le président de la République Nicolas Sarkozy jeudi à Brax (Lot-et-Garonne) a été condamné à six mois de prison avec sursis, vendredi 1 juillet après-midi, en comparution immédiate par le tribunal d’Agen.

Il est donc sorti libre du tribunal, le visage fermé, et s’est engouffré dans une voiture avec sa mère, sans faire de déclaration.

La condamnation a été assortie de 3 ans de mise à l’épreuve, d’une obligation de soins en milieu hospitalier et d’un stage de citoyenneté de 2 jours.

Le procureur avait requis neuf mois de prison, dont six avec sursis. Pascal Prache avait également requis un mandat de dépôt ainsi qu’une obligation de soins et un stage de citoyenneté de deux jours à l’encontre du prévenu.

Un “tabou brisé”

“En vous en prenant au président de la République, c’est un tabou qui a été brisé, celui de l’intégrité physique de celui qui est la clé de voûte des institutions”, a lancé Pascal Prache dans son réquisitoire d’une vingtaine de minutes, ajoutant: “La base de la démocratie, c’est le respect et l’absence de violence physique, c’est un enjeu démocratique que vous avez mis en péril”.

Le prévenu avait assuré avoir plutôt voulu pousser “un coup de gueule” que “mettre un poing dans la gueule” du président, allusion à plusieurs SMS envoyés à son ex-épouse juste avant son geste, et mentionnant son intention de donner un coup à Nicolas Sarkozy. Hermann Fuster a expliqué qu’il fallait lire ces SMS avec humour.

Son avocat Me Laurent Bruneau avait estimé que son client “fait partie de ceux qui s’indignent”, et que son geste signifiait “y’en a marre”.

Hermann Fuster, employé municipal au Conservatoire de musique et de danse d’Agen, est apparu dans le box habillé de noir, avec des motifs de style gothique à base de têtes de morts sur son tee-shirt, et les cheveux ramenés en long catogan.

3 ans de prison encourus

Il était jugé pour “violences sur personne dépositaire de l’autorité publique” n’ayant pas entraîné d’incapacité, des faits passibles de 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende. Il avait passé la nuit en garde à vue dans les locaux de la Section de recherches (SR) de la gendarmerie d’Agen.

Il avait été immédiatement maîtrisé par des officiers de sécurité et Nicolas Sarkozy n’a pas porté plainte. C’est la première fois depuis son accession à l’Elysée que celui-ci était ainsi pris à partie physiquement.

Aux termes de l’article 222-13 du code pénal, Hermann Fuster encourait trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.



In Le Nouvel Observateur


Source des articles : IVORIAN.NET

samedi, 02 juillet 2011

MAMADOU KOULIBALY, JUSTICE, LMP, FPI: KONE KATINAN (PORTE-PAROLE DE GBAGBO) REPOND A TOUT


KONE KATINAN JUSTIN.jpg

Il s'est enfermé dans un silence prudent depuis les évènements qui ont favorisé la chute de Laurent Gbagbo courant avril. Koné Katinan Justin, ministre délégué au budget dans le gouvernement Aké N'gbo se trouve aujourd'hui- comme bien de cadres de l'ancien régime- en exil. Il est depuis fin mai porte-parole du chef de l'Etat déchu Laurent Gbagbo. Par le truchement d'une personne ressource, nous avons pu établir le contact avec ce diplômé de l'Ena, haut cadre des Impôts. L'interview a été réalisée via internet. Exclusivité.

Bonjour, comment allez-vous ?

Koné Katinan Justin : Je vais bien. Tout juste un peu fatigué.

Bientôt trois (3) mois que votre leader, Laurent Gbagbo, a été défait militairement. Etes-vous remis de ces terribles moments ?

K.K.J : Certainement pas. On ne se remet pas aussi vite d'un tel traumatisme. Mais nous avons hérité de lui qu'il ne sert à rien de pleurer devant l'adversité. Cet enseignement nous permet au moins de nous surpasser. C'est ce que nous faisons.

M. Koulibaly Mamadou, président intérimaire de votre parti, le FPI, a expliqué dans une récente interview à Jeune Afrique que « tous les militants et cadres se demandent pourquoi Laurent Gbagbo s'est entêté à ce point à la limite de l'irrationnel ». Faites-vous partie de ces cadres-là qui pensent que Laurent Gbagbo s'est « entêté à la limite de l'irrationnel » ?

K.K.J : Tout dépend de ce que Mamadou Koulibaly comprend par l'entêtement. Lui et moi n'avons pas la même lecture des événements. Moi j'étais en Côte d'Ivoire et il était, lui, au Ghana. Peut-être que la distance que chacun avait par rapport au théâtre de ces douloureux événements justifie la différence de compréhension et d'analyse de ces événements. En tout cas, je ne vois pas en quoi le Président Gbagbo s'est entêté jusqu'aux limites que Mamadou Koulibaly qualifie d irrationnelles. Je ne fais pas partie de ces cadres qui pensent comme lui, et je ne suis pas sûr qu'il en existe plus de deux dans le parti.

Mais objectivement, vous ne pensez pas que Laurent Gbagbo, seul contre tous, n'avait aucune chance de demeurer au pouvoir ?

K.K.J : Mais Gbagbo n'était pas seul ! Il avait le peuple, l'armée et les institutions de l'Etat y compris l'Assemblée Nationale avec lui. Une élection n'est pas une compétition internationale. C'est d abord une affaire domestique. Le cas de la Cote d'Ivoire va certainement faire école. Quelles justifications aurait-il données à ces millions de personnes qui ont porté leur choix sur lui s'il avait eu une conduite autre que celle qu'il a eue si heureusement ? Par ailleurs, ce débat me semble dépassé. Les Ivoiriens s'interrogent comment faire pour avancer c'est cela qui me paraît vraiment important. Et sur ce point, le président Gbagbo, lui-même, a indiqué le chemin le jour de son arrestation par l'armée française quand il a dit il faut passer à la phase politique de la résolution de la crise après les opérations militaires. Je crois qu'il est toujours dans la même logique et il attend encore l'autre camp sur ce chemin.

Le débat est dépassé, dites-vous. Doit-on comprendre que vous reconnaissez Alassane Ouattara comme nouveau président de la République ?

K.K.J : C'est sur cette question que le débat politique et la réconciliation tant recherchée prennent tout leur sens. Il y a eu une élection à l'issue de laquelle deux candidats revendiquent chacun la victoire. L'un est défait militairement par une force de surcroît étrangère, mais le problème n'est pas, pour autant, réglé. La légitimité ne se trouve jamais au bout des canons de fusils. Le problème politique persiste. Et c'est là où l'intelligence humaine fait la différence. Qu'est-ce que l'on fait face à une telle situation. C'est là où la politique, en tant que moyen de gestion civilisée des contradictions et des conflits dans la société, joue un rôle déterminant. Pour que l'on arrive à une solution définitive qui rassure tous les Ivoiriens sur leur avenir, le débat politique civilisé doit s'ouvrir entre personnes de grande intelligence comme les deux candidats pour trouver la solution. Au terme de ce débat, toutes les conclusions sont faciles à tirer. C'est ce qu'attend le Président Gbagbo.

Donc, vous ne reconnaissez pas la décision du Conseil constitutionnel qui fait d'Alassane Ouattara, le nouveau président de la République ?

K.K.J : Il y'en avait une qui existait déjà. Un Conseil Constitutionnel ne se dédit pas. Si la décision du Conseil Constitutionnel était suffisante pour trancher la question ivoirienne, pourquoi avoir fait la guerre alors qu'il avait déjà rendu un verdict. C'est dire que le problème est ailleurs. Je répète que le problème reste fondamentalement politique. Il faut lui trouver une solution politique sans faux-fuyant. Et on ne peut le régler en excluant de ce débat le Président Gbagbo comme cela a semblé être le cas jusqu'à présent. Quand le Président Gbagbo désigne un porte-parole c'est qu'il entend participer au débat politique sur la suite de la gestion de la crise. Il ne faut pas lui chercher une alternative alors qu'il est encore bien vivant et il est le principal concerné par cette affaire. C'est pourquoi en notre qualité de porte-parole, nous avons saisi le Premier Ministre Charles Konan Banny, en tant chargé de la réconciliation en interne, et le comité des sages conduit par Desmond Tutu et autres Kofi Annan en tant que réconciliateurs extérieurs, qui sont à notre avis, les principaux points de jonction entre les deux candidats pour ouvrir le débat politique, qui s impose dans tous les cas de figure. Mieux vaut peut-être l'ouvrir maintenant.

Vous affirmez que le Conseil constitutionnel ne se dédit pas. En voulez-vous à son président Paul Yao N'Dré qui a proclamé Alassane Ouattara, président de la République ? N'a-t-il pas fait l'objet de pressions ? On parle d'une médiation du président John Atta Mills...

K.K.J : Quand on n'est pas capable d'assumer une responsabilité on ne l'accepte pas. Un président de Conseil Constitutionnel ne se laisse pas impressionné.

Un journal vous a cité comme faisant partie d'un groupe de cadres pro-Gbagbo prêts à monter une action de déstabilisation contre le régime en place. Que répondez-vous ?

K.K.J : On ne peut pas être à la fois porte-parole de Gbagbo et adepte des actions de déstabilisation dont a parlé ce journal. Il y a là une incompatibilité absolue. J'avais déjà répondu à ce journal. Je ne reviendrai plus là-dessus. Le credo du Président est et demeure toujours « Asseyons nous et discutons ». Il n'a pas changé et je ne vois pas pourquoi ses lieutenants changeraient. C'est un homme politique et il reste politique.

Un autre canard vous accuse d'avoir acheté une maison à 400 millions de F cfa à Accra avec l'argent du « braquage de la Bceao à Abidjan ». Que dites-vous ?

K.K.J : J'aimerais bien qu'on passe à des choses plus sérieuses. Il y a des personnes qui dessinent le monde de leurs rêves à travers des allégories. L'on tente de faire de moi le héros d'un film de science fiction. Je refuse de jouer ce rôle. J'étais ministre dans un gouvernement et non un chef de gang. Je ne crois pas que ce débat inutile puisse faire avancer la cause de notre pays. Allons-y à l'essentiel.

Qu'est-ce que cela vous fait de savoir que les nouvelles autorités s'apprêteraient à lancer un mandat d'arrêt international contre vous et certains cadres pro-Gbagbo ?

K.K.J : Elles ont certainement leurs raisons. Je suis un justiciable comme tous les citoyens de ce pays même si mon statut d'ancien ministre me donne quelques protections. Mais comme je l'ai dit tantôt, tout dépend de l'objectif recherché. Est-il opportun de boucher toutes les voies de discussions ? Le conflit est rentré dans une phase civile où l'on a besoin de se parler. La désignation d'un porte-parole par le président Gbagbo répond à ce souci. Peut-être, faut-il laisser des pistes de rencontre possible. Dans un schéma de sortie d'une crise aussi profonde que celle de la Côte d'Ivoire, cela me semble un minimum indispensable. Le Président en prison, le président du parti, tous les deux premiers vice-présidents en prison, il faut savoir, à mon humble avis, laisser l'ouverture nécessaire à la discussion comme le Président Gbagbo lui-même l'a fait pendant tout le temps où il a exercé effectivement le pouvoir d'État. C'est tout cela que nous appelons le débat politique. Choisir la voie, la meilleure pour sortir de cette mauvaise passe reste le gage de succès de la réconciliation. Mais tout cela est de la responsabilité des nouvelles autorités. Il leur appartient de prendre la juste décision.

Vous dites que vous êtes ancien ministre. Le problème, c'est que le pouvoir actuel considère le régime auquel vous avez appartenu illégitime. Pour cela d'ailleurs, le ministre Jeannot Ahoussou a annoncé, en conférence de presse, que Laurent Gbagbo sera jugé devant une Cour d'Assise pour des « infractions contre l'autorité de l'Etat, atteinte à sa souveraineté... »

K.K.J : Je vous ai dit que c'est son droit de vouloir poursuivre les personnes qu'il soupçonne coupables de crimes et délits. Il est ministre de la Justice, il a donc, à travers le Procureur de la République, l'initiative des poursuites pénales. Personne ne lui conteste ce droit. Mais, maintenant c'est au tribunal saisi de trancher l'affaire. Il y a certainement ce que veut le ministre, mais il y a aussi ce que dit le droit. Et le droit est dit par un Juge à la suite d'une procédure contradictoire. Nous ne sommes tout de même pas revenu à la période de l'inquisition. Cela dit, je m'interroge toujours sur l'opportunité de ces poursuites eu égard à la situation de la Côte d Ivoire. Est-il encore nécessaire de cristalliser davantage les positions déjà suffisamment tranchées et qui ne font que faire douter les Ivoiriens sur leur capacité à surmonter leurs contradictions internes ? Quelle gloire tire-t-on à vouloir emprisonner tous azimuts un Président de la République et les Hauts serviteurs de l'État. Il est temps de couper la chaîne des ressentiments nés depuis 1999. Il ne faut pas la transmettre aux générations futures. Or, j'observe que les ressentiments ne font qu'augmenter. Il faut éviter de frelater notre propre histoire au point d'en faire, comme le disait Nietzche, un poison pour nous mêmes. Nous avons cette capacité de dépassement. Il faut le faire. Le Président Gbagbo l'a suffisamment démontré.

Vous semblez demander l'abandon des poursuites au nom de la réconciliation là où les nouvelles autorités pensent que justice et réconciliation vont ensemble ?

K.K.J : Je n'ai jamais demandé d'abandonner les poursuites. Je dis qu'il faut éviter de donner l'impression de faire la justice des vainqueurs. Cela risquerait de compliquer encore plus la situation du pays. Pour moi, la solution et, je le répète, reste politique. Seul le débat politique peut faire sortir la Côte d'Ivoire de la situation difficile qu'elle traverse. On oublie que le Président Gbagbo a été défait militairement là où l'UA proposait une solution politique et lui- même ne demandait rien d'autre qu'un seul recomptage des voix. C'est un aspect important. Mais, une fois encore, je répète qu'il est à la fois du devoir et de la responsabilité des nouvelles autorités de faire ce qui leur semble bien pour le pays. Ce n'est plus à Gbagbo de décider. Il attend toujours sur le chemin du débat politique civilisé. En tout conflit, il faut savoir s'aménager une petite porte de sortie.

Quelles sont les dernières nouvelles que vous avez de Laurent Gbagbo ?

K.K.J : Les dernières nouvelles que j'ai de lui me font dire qu'il irait bien. Il est cependant préoccupé par le sort de la Côte d'Ivoire. Il s'inquiète du sort de tous ces milliers de personnes qui sont en exil. Il pense profondément à toutes ces familles détruites, aux veuves des Fds et des simples citoyens, aux orphelins de cette tragédie et aux prisonniers. A ces milliers de jeunes qui ont cru à la démocratie et qui sont obligés pour cela de vivre qui, en brousse, qui en exil. A tous ces élèves et étudiants qui ne pourront plus retourner dans les classes et les amphithéâtres. Il en est malheureux. Il prie pour eux. Il leur demande de croire à la Cote d Ivoire et à la capacité de ses fils et filles de se surpasser. Il leur exprime toute son amitié. Enfin, je pense à sa famille et notamment à sa mère de plus de 88 ans, contrainte de vivre en exil après avoir tout perdu.

Au fait, où vous trouvez-vous ? On vous annonce tantôt à Accra, tantôt à Luanda....

K.K.J : Je ne crois pas que là où je suis puisse faire avancer la cause de la Côte d Ivoire.

Comment se fait-il que vous ayez été nommé porte-parole de Laurent Gbagbo au lieu et place de Gervais Coulibaly qui assumait cette fonction jusqu'à la chute de l'ancien Président ? Est-ce parce que Gervais Coulibaly ne faisait plus l'affaire ?

K.K.J : Mon grand-frère Gervais est, reste le porte-parole du Président en exercice. Son petit-frère assume la même fonction pour la même personne mais qui est dans une autre posture. Il s'agit d'un Président en prison. En me désignant comme porte-parole, le Président Gbagbo ne fait que confirmer Gervais. Vous ne pensez tout de même pas que je vais exercer cette fonction sans la bénédiction et la supervision de mon grand-frère. Je suis Tagbana et l'on m'a enseigné très tôt le sens du respect des aînés et les rapports sociaux dans une famille. Je n'aurais jamais accepté cette mission malgré toute ma loyauté vis- à-vis du Président si Gervais ne me l'avait pas permis. Ces choses-là relèvent du sacré chez nous. Considérez que c'est le grand-frère Gervais qui continue d'exercer cette mission et qui continue de bénéficier ainsi de la confiance du Président Gbagbo.

Le ministre Jeannot Ahoussou a indiqué que vous deviez répondre personnellement devant la justice pour avoir conduit la nationalisation forcée de certaines banques commerciales. Il a aussi dit que la somme d'un milliard de F cfa décaissée pour payer les travailleurs d'une banque commerciale, au marché d'Adjamé, a disparu. Que répondez-vous ?

K.K.J : Je vous ai dit que je ne veux pas jouer le héros d'un film de science fiction. Le ministre Ahoussou est garde des sceaux. Dans l'ordre protocolaire du gouvernement, quand il n'y a pas de ministre d'État, c'est pratiquement la deuxième personnalité du Gouvernement après le Premier Ministre. Il est mieux placé pour savoir les compétences d'un ministre délégué dans un gouvernement. J'ai eu la chance de travailler avec le ministre Dallo Désiré, un homme de grande ouverture d'esprit héritée de sa longue expérience du privé. Je profite pour le remercier pour l'encadrement qu'il a bien voulu m'apporter pendant cette brève mais intéressante expérience ministérielle. Je n'accepte pas que l'on lui fasse l'injure de le présenter comme un incompétent et que tout le mérite de l'action du cabinet revienne à son délégué. Cela dit, ce n'est même pas un ministre qui fait une nationalisation. Elle est faite par décret et il n'y a qu'une seule personne qui prend le décret, c'est le Président de la République. Évidemment la solidarité gouvernementale nous rend tous comptables de l'action du gouvernement. Mais de là à penser qu'un ministre délégué a pu forcer la main au Président de la République, c'est un peut trop me surestimer. Mais en tout état de cause, ce que je tiens à dire, c'est que le rôle que j'ai eu à jouer en tant que ministre délégué ou membre du gouvernement dans le dossier des banques, si c'était à reprendre, je ferais la même chose. Pour moi, le comportement des banques en Côte d'Ivoire pendant cette période ne peut mériter aucune condescendance ou une quelconque compassion. Je serais ministre sous le Président Ouattara ou le Président Bédié, je ferais la même chose. C'est une question de conviction personnelle. Moi, je suis client de ma banque depuis plus de 20 ans. Elle m'a démarché alors que j'étais à l'ENA (Ecole normale d'Administration). Elle n'a pas le droit de se comporter avec moi comme les banques l'ont fait avec leurs clients. C'est un acte purement raciste et il s'agit là de la position d'un client. Un banquier n'est pas un épicier. Je dénoncerai ce comportement quel qu'en soit le prix. L'on parle de milliers de morts dans les affrontements militaires. Mais personne ne peut déterminer le nombre de personnes décédées suite à cette décision hasardeuse et méchante des banques. Ce n'est pas parce que je suis en exil ou sous les menaces de poursuites judiciaires que je renoncerai à cette conviction profonde.

Pour ce qui concerne cette fameuse histoire d'argent d'Adjamé, je pense que la banque en question a des services de comptabilité. Mois je n'ai jamais vu cet argent. Ce n'est pas le rôle d'un ministre de garder l'argent. Il y a des services compétents pour cela. Des instructions ont été données pour faire arrêter l'opération clandestine et humiliante de paiement des salariés d'une banque dans un marché. L'opération a été arrêtée et les paiements se sont poursuivis le lendemain dans les locaux de cette banque. Il ne faut pas me donner plus de responsabilité ou de mérite que je n'en avais.

Etes-vous en contact avec un certain nombre de cadres, Ahoua Don Mello, Emile Guiriéoulou...le leader des jeunes patriotes, Charles Blé Goudé ?

K.K.J : Je n'ai aucun contact avec personne pour le moment. Je sais seulement qu'ils vont bien selon mes sources d'informations.

Si vous étiez à Abidjan, vous vous trouveriez certainement aux côtés de vos camarades à la Pergola dont 15 viennent d'être inculpés. Avez-vous le sentiment, en étant à l'extérieur, de les avoir trahis ?

K.K.J : Je ne crois pas qu'ils se soient donné librement rendez vous là-bas pour se manifester mutuellement la solidarité. Je mesure leur souffrance. Mais c'est la même souffrance que ceux qui sont en exil endurent à quelques variances près. La place d'un citoyen heureux et libre n'est certainement pas en exil ou dans une prison, fût-elle un hôtel. C'est justement pour cela que le président Gbagbo appelle au débat politique qui est, seul, capable de rassurer les Ivoiriens et de cicatriser, un tant soit peu, les plaies intérieures.

Laurent Gbagbo est poursuivi en justice sur le plan national. Il le sera peut-être au niveau de la CPI. A 66 ans, on peut dire qu'il est politiquement fini ?

K.K.J : C'est quoi être politiquement fini ? Je ne pense pas que vous partagiez le rêve de certains des nôtres qui se précipitent, tête baissée, en étant dans la même logique de la fin politique du Président Gbagbo. Un homme politique ne finit jamais surtout quand on a la trempe du Président Gbagbo. Même s'il n'exerce plus le pouvoir d'État, son influence sur la scène politique ne peut se nier. Il a créé un parti qui reste une force incontournable dans le jeu politique ivoirien. J'observe les soucis inutiles que certains des nôtres se donnent pour retourner la créature contre son créateur. C'est à la fois amusant et utopique.

Vous êtes membre du secrétariat général du FPI. Vous semblez en opposition avec le président intérimaire du parti qui pense qu'il faut repenser votre idéologie et changer le nom du parti ?

K.K.J : Je réponds à cette question en tant que cadre du FPI. Ce n'est pas la mission d'un intérimaire. Il faut un peu de discipline en toute chose. Un intérimaire gère les affaires courantes. Le changement de l'idéologie d'un parti ou de son nom ne se décide pas comme cela dans un coin de la rue. Le FPI est un parti trop sérieux et trop organisé pour être traité de la sorte. C'est une opinion personnelle. Il y a, à mon avis, de la précipitation dans la gestion de l'intérim. Les Ivoiriens commencent à prendre trop de goût au coup de force. C'est dangereux pour la démocratie.

Fait-il bon vivre à Luanda ?

K.K.J : J'y suis allé il y a si longtemps que je ne sais que vous répondre.

 


Réalisé par Kisselminan COULIBALY, in le quotidien ivoirien "Soir-Info"

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

vendredi, 01 juillet 2011

COTE D'IVOIRE: LE SYNAPPCI DENONCE LA «SCANDALEUSE» INCULPATION DE JOURNALISTES PRO-GBAGBO


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Après l'inculpation de quinze personnalités - dont des journalistes proches de Laurent Gbagbo - par la justice ivoirienne, la réaction du syndicat de la presse privée ne s'est pas faite attendre. Par la voix de Guillaume Gbato, son secrétaire général, le Synappci a jugé la décision "scandaleuse".


« L'inculpation de certains journalistes est scandaleuse », selon Guillaume Gbato, le secrétaire général du Syndicat national de la presse privée de Côte d'Ivoire (Synappci), réagissant après mise en accusation, ce week-end, par la justice ivoirienne de quinze personnalités proches de Laurent Gbagbo.

Vendredi dernier, le parquet du Plateau (Abidjan) a inculpé quinze personnalités du camp Gbagbo et placé celles-ci « sous mandat de dépôt », selon le procureur de la République Simplice Kouadio Koffi. Parmi eux, deux journalistes et un cameraman, ainsi que Simone Hué Lou, directrice générale adjointe de la Refondation (société éditrice de Notre Voie, journal du parti de Gbagbo) et Franck Anderson Kouassi, ex-président du Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA).

"Bandes armées"

Ces journalistes, ainsi que les autres personnalités proches de Laurent Gbagbo visées, sont mis en cause pour des « infractions contre l'autorité de l'État, atteinte à sa souveraineté, constitution de bandes armées, infractions contre les biens commises au préjudice de l'État et des institutions financières publiques ou privées », précise le procureur de la République.

Les chefs d'accusations sont fantaisistes.

« Les chefs d'accusations sont fantaisistes et font croire qu'il n'y a pas eu d'enquêtes préliminaires sérieuses », s'emporte Guillaume Gbato.

« Peut-on me prouver qu'un simple journaliste comme Armand Bohui, qui représentait notre syndicat au sein du Conseil national de la presse [CNP, organe de régulation de la presse] a pu constituer une bande armée, ou qu'un cameraman de la RTI [Radiodiffusion télévision ivoirienne, média d'État] comme Germain Guézé, qui n'a fait que faire des films remis à la disposition de sa hiérarchie, est impliqué dans des détournements de fonds publics ou privés ? » s'interroge le secrétaire général du Synappci.

Mascarade

Guillaume Gbato précise, à propos de Norbert Gnahoua Zibrabi, ancien directeur de publication du journal pro-Gbagbo L'Œil du Peuple et ex-conseiller technique du président déchu, « [qu'] il ne gérait aucun fonds qui pouvait lui permettre d'être considéré comme un acteur majeur de la crise postélectorale ».

Gbato dénonce ainsi une « mascarade » et déclare que « ces journalistes ont été inculpés pour la simple raison qu'ils se sont retrouvés à l'hôtel La Pergola [où sont en résidence surveillée, plusieurs personnalités du camp Gbagbo, depuis la chute de l'ex-chef d'État en avril dernier] pour se mettre en sécurité ou suivant les conseils de l'Onuci [Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire, NDLR] ». « On cherche tout simplement des boucs émissaires à emprisonner », conclut-il.


Source: JEUNE AFRIQUE

REGRETS CHEZ LES SOUTIENS DE OUATTARA : L’UNION EUROPEENNE DESAVOUE LE POUVOIR


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Le temps du soutien aveugle passé, c'est actuellement le temps des regrets chez les alliés de Ouattara qui reconnaissent à chaque occasion qu'ils «se sont trompés sur son compte» et qui ne manquent plus de l'exprimer ouvertement.


Ce n'est plus un secret pour personne. Les relations ne sont plus au beau fixe entre Ouattara et ses soutiens extérieurs, après le coup d'Etat de l'armée française qui a renversé Laurent Gbagbo le 11 avril 2011. Dans les milieux diplomatiques et les chancelleries européennes, des sources crédibles reviennent chaque jour sur la désillusion de Paris et des capitales européennes quant aux capacités à gouverner efficacement la Côte d'Ivoire pour relever les défis nées de l'anéantissement de économie du pays par la «coalition alliée» contre le président Gbagbo. Déjà, un diplomate français, notant les atermoiements, les tâtonnements, les ratés et le manque de lisibilité qui entourent les actions approximatifs de Ouattara, ne cachait pas que la France s'est mépris sur les aptitudes réelles de son pion à  diriger et la popularité dont il était censé jouir dans le pays. «Certes Paris fait un constat bien tardif mais qui n'est pas moins vrai. Mais les parrains du mentor du Rdr ont sans doute de mérite de reconnaître leur erreur et il n'y a pas de honte à le faire. Le drame est que trop d'innocents sont morts pour rien, trop de choses ont été détruites inutilement», regrette un observateur proche des troupes françaises qui ont perpétré le dernier coup d'Etat de la France en Afrique. «Un coup pour rien», semblent dire les personnalités françaises désabusées qui rejoignent aujourd'hui ceux qui avaient déconseillé ce coup de force au président français qui «...est allé trop loin dans la crise ivoirienne, il n'aurait pas dû en arriver là».

Mais le mal est fait. Et la triste réalité est que  «Ouattara n'est pas à la hauteur de la tâche», murmurent beaucoup de conseillers dans l'entourage de Nicolas Sarkozy, à en croire certaines indiscrétions.

Les capitales européennes excédées...

A l'Elysée, c'est le profil bas pour les comploteurs. Dans la mesure où la crise ivoirienne risque de peser lourd pour le candidat Sarkozy lors de la prochaine campagne de l'élection présidentielle 2012 en France. Surtout après l'affaire Strauss Kahn, ex-Dg du Fmi. Un homme qui inquiète Sarkozy et qui pourrait en savoir beaucoup sur certaines choses...

Pis, «le Trésor français qui éprouve lui-même des difficultés n'est pas prêt à débourser  un rond pour les nouveaux maîtres d'Abidjan», confient des diplomates français, sous cape. Surtout  tant que leurs  gens en armes circuleront à travers le pays. Mais le malaise créé par le nouveau pouvoir ivoirien ne s'arrête pas qu'à Paris. Dans les capitales européennes où le pouvoir en place a effectué des démarches pour demander des aides et des prêts, «les milieux financiers sont excédés par la propension du régime actuel à tendre la main à tout bout de champ». Même si ceux-ci restent courtois dans le ton de leurs vagues promesses à Ouattara, une autorité européenne «irritée  par le harcèlement» des demandeurs, leur aurait, selon nos sources, répondu ce qui suit de façon cinglante: «Laurent Gbagbo a dirigé la Côte d'Ivoire pendant que le pays était occupé en partie par les ex-rebelles en mettant en place un budget basé sur les ressources de son pays.

Jamais il n'a demandé un centime à qui que ce soit». En fait, celui-ci n'a fait que dire tout haut ce que les Européens pensent tout bas de leurs alliés ivoiriens. La réalité est que l 'Union européenne, confrontée elle-même à une crise économique et budgétaire accrue, n'a pas d'argent à donner  à un chef d'Etat africain actuellement. Pour s'en convaincre, il suffit de comprendre que des pays comme la Grèce, le Portugal, l'Irlande pour ne citer que les plus malades sont au bord  de la faillite. Chaque jour, ces pays en difficulté pleurent et sollicitent l'aide financière de l'Ue qui, jusque-là, n'a pas encore trouvé un sou pour les sauver de ce  naufrage collectif imminent. Une situation qui menace dangereusement l'union au plan économique et «qui risque d'ébranler financièrement l'Europe et même les Etats-Unis», ont averti  les hautes autorités grecques qui sont aujourd'hui confrontées à des vagues de manifestations syndicales et populaires. Nul n'est donc besoin de sortir de la plus grande université du monde pour comprendre que les soutiens de Ouattara se cherchent eux-mêmes. Et on ne voit pas comment ils trouveraient à l'heure où nous parlons, 13.000 milliards de F pour Ouattara, alors qu'ils n'ont pas encore résolu les problèmes de pays européens, membres de l'Ue. En clair, ce n'est pas  à un pays africain que l'Ue donnera de l'argent au moment où elle a du mal à sortir ses propres membres des problèmes financiers qui les secouent actuellement. Les rêves du nouveau pouvoir quant au déluge de milliards promis par Ouattara lors de sa campagne électorale et attendus par ses électeurs, si elle repose sur une aide de l'Europe et du Fmi, relèverait tout simplement de la chimère. La désillusion est donc grande pour «les preneurs de crédité» qui essuient actuellement un cinglant revers de la part des leurs alliées qui, comble du désamour, les renvoient à l'école de Laurent Gbagbo.

Les bailleurs de fonds renvoient Ouattara à l'école de Gbagbo

En effet, les partenaires de Ouattara lui auraient poliment demandé de s'inspirer de l'exemple de Laurent Gbagbo qui, au moment où il était au pouvoir, a su réaliser une prouesse économique dans une situation difficile. En d'autres termes, «les Blancs ont conseillé au nouveau pouvoir d'aller demander à Laurent Gbagbo comment il a fait pour diriger un pays en guerre pendant 10 sans prendre crédit», a dit, pour ironiser, un observateur de la scène économique ivoirienne. Avant de rappeler que le président Gbagbo était même sur le point de sortir la Côte d'Ivoire de l'endettement car il a réussi, par sa bonne gestion, à atteindre le «Point d'achèvement de l'initiative Pays pauvre très endetté». Et il aurait réussi si Ouattara et ses alliés ne lui avaient pas mis les bâtons dans les roues. Ce qui aurait permis à la Côte d'Ivoire d'économiser au moins 500 milliards de F par an. Car, avec Laurent Gbagbo, c'était du concret, sur la base des ressources propres et du travail des fils et filles de la Côte d'Ivoire. Et non d'hypothétiques pluies de milliards, sur la base de l'aide qu'on attend des autres. «Cette remarque sur la bonne gestion de l'économie ivoirienne par Laurent Gbagbo, l'on s'en doute, n'aurait pas été du goût du nouveau pouvoir qui en aurait été vexé et frustré», selon nos sources. Car l'ombre de Gbagbo, dont les Ivoiriens attendent la libération, plane, plus épaisse que jamais sur le pays, au fur et à mesure que les nouvelles autorités montrent leurs limites.



K. Kouassi Maurice, in le quotidien ivoirien "Le Temps"


Source: TELEDIASPORA.NET

jeudi, 30 juin 2011

CHER MONSIEUR DRAMANE OUATTARA, J'AI L'HONNEUR DE DIRE NON !

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La chronique de Hassane Magued

Votre accession, on ne peut plus bruyante, à la tête des institutions ivoiriennes, ne m'a pas laissé indifférent comme beaucoup d'autres personnes d'ailleurs. Vous devinez donc pourquoi je suis venu au bord de la lagune Ebrié pour essayer de vous comprendre beaucoup mieux. Entre gens civilisés, ce genre de démarche s'appelle la bienséance. Aussi ai-je pris la résolution qu'entre vous et moi, les choses se passent désormais comme entre personnes civilisées. C'est pourquoi je voudrais vous traduire pour compter de maintenant, ma ferme opposition à votre manière de plus en plus maladroite de faire les choses.

Certes, cela fait partie des méthodes qui vous ont permis de progresser à ce niveau de votre vie. Mais comme des médicaments, certains comportements, je dirai, la plupart de nos comportements, ont des effets secondaires dramatiques pour nous-mêmes, mais aussi et surtout pour tous ceux qui nous sont proches par convoitise ou par pure amitié ou simplement par parenté. Peut-être que ce genre de paroles vous importe très peu. J'en conviens avec vous. Mais vous n'êtes pas le seul dans l'histoire de l'humanité moderne à avoir éprouvé l'envie de faire les choses pour lesquelles j'ai jugé bon de vous dire « Non » ce matin. Avant vous, il y a eu un certain Augusto Pinochet, dictateur Chilien. Il y a eu Mobutu. Il y a eu aussi Milosevic. C'est même très récent. Il a organisé une épuration ethnique en Bosnie. Hier, il y a eu Ben Ali. Et beaucoup d'autres encore. Ils avaient tous eu le soutien des bras occultes ou visibles qui vous tiennent aujourd'hui. Mais ils ont tous été lâchés au moment où ils s'y attendaient le moins. Croyez-moi, les mêmes causes entraînent les mêmes effets.

Alors première chose pour laquelle je vous dis « Non », votre ivresse de la Vengeance. Il est vrai que vous faites vôtre, la pensée de cet auteur célèbre qui a écrit que la parole a été inventée par Dieu pour permettre à l'Homme de cacher sa pensée. Vous parlez de réconciliation alors que votre pensée réelle est la vengeance. Peut-être que vous faites une confusion entre ces deux mots. Alors, j'aimerais vous dire qu'ils ne sont pas synonymes. Ils ne sont non plus inclusifs. Ils sont exclusifs, incompatibles, inconciliables. L'erreur est humaine. Je vous concède cette erreur. Mais quand on fini par se tromper de la même façon plusieurs fois, si ce n'est la mauvaise foi, c'est que vous vous vengez délibérément. Mais de quoi ? Ou bien, croyez-vous que la vengeance est un nouveau métier ? Et même si vous l'érigiez en métier, j'aimerais vous dire qu'il ne peut pas être un métier d'avenir à votre âge. Alors, il est temps pour vous d'arrêter dès aujourd'hui. Votre haine pour tout ce qui sent GBAGBO, à l'air de pro-GBAGBO ou proche de GBAGBO, est comme un venin dans votre cœur. Il finira par vous paralyser toutes les fonctions vitales et vos projets vous seront imputés à titre posthume.

La deuxième raison pour laquelle je vous dis « Non ! », c'est votre tendance à vouloir vous faire passer pour un martyr. Mais diantre ! Un martyr de quoi ? Je connais les martyrs des luttes émancipatrices. Je connais des martyrs des luttes anticolonialistes. Lumumba. Nkrumah. Sékou Touré. Je ne veux citer que ceux-là. Mais vous ? Vous êtes martyr de quoi ? De votre propre imposture ? De l'acquisition hors la loi de la citoyenneté d'un pays qui n'est pas le vôtre ? Des crimes contre l'humanité que vous continuez de commettre ? Soyons sérieux ! Je vous l'ai dit de façon un peu moins gentille dans l'Article 16ème de la Révolution Permanente. Si vous ne changez pas vos envies de jouer les martyrs, vous serez le seul et premier martyr de l'histoire de l'imposture dans l'humanité moderne. Alors arrêtez, je vous en prie !

Et cette autre raison là de vous dire « Non ! » et encore « Non ! », ça suffit ! Vous voulez jouer les redresseurs de tort. Ce n'est pas bien dit. Vous voulez jouer le monsieur Justice et anti-impunité. Mais s'il y a quelqu'un à punir, c'est bien vous ! De quoi vous nous parlez-là ? Avant votre entrée en Côte d'Ivoire, ce pays était le plus paisible de l'Afrique. Vous y aviez introduit la haine, la méfiance, la mort, la manipulation ethnique et que sais-je encore. C'est vous qui avez fait chuter le pouvoir ivre de BEDIE Konan. Il était si ivre qu'il ne s'en souvient même plus aujourd'hui. C'est encore vous qui avez organisé et financé la rébellion de 2002. Il y a eu plusieurs morts. Vous en souvenez-vous ? Non ; naturellement. Vous êtes innocent. Et la création de la horde de bandits armés baptisée FRCI ? C'est votre armée régulière. Et pourquoi recourez-vous aux légionnaires français et mercenaires pour assurer votre sécurité ? Une armée régulière protège son chef suprême. Mais vous avez peur d'eux, parce qu'il ne sont pas de votre "race". Ces analphabètes qui manquent de se castrer lorsqu'ils croisent les pieds brutalement pour vous saluer. Vous avez le droit d'avoir peur d'eux. Ce ne sont pas des militaires. Ce sont des criminels à votre service. Alors je vous dis « Non ! ». La Côte d'Ivoire mérite beaucoup mieux que cette insulte. Arrêtez de parler d'impunité. Votre environnement immédiat grouille de gens à punir. Votre Gouvernement tout entier mérite de prendre ses locaux à la MACA (Maison d'Arrêt et de Correctionnel d'Abidjan). Citez-moi un seul nom dans votre organisation appelée gouvernement qui ne mérite pas une cellule à la MACA ? Cette maison pénitentiaire est en réfection. Peut-être que c'est pour y aménager vos locaux de travail. Ainsi vous auriez lutté contre l'impunité en Côte d'Ivoire.

Nous y voici enfin. Votre théorie du peuplement de la Côte d'Ivoire. Je vous dis « Non ! ». Ce pays n'était pas une terre sans propriétaire. Rien qu'à regarder les terres occupées par chaque peuple, vous comprenez que la Côte d'Ivoire a toujours été peuplée par ses autochtones d'aujourd'hui. Acceptez d'être traité comme un étranger. Ce n'est pas une insulte. L'étranger, c'est celui qui vient trouver quelqu'un qui est arrivé avant lui dans un lieu. Si la Côte d'Ivoire était une terre si vierge, pourquoi vous et vous aïeux avez préféré la poussière du Sahara au lieu de venir vitre sur ces terres humides et riches qui font pousser tout et, qui vous ont fait perdre la tête à la première découverte en 1991 ? Personne n'est venu d'ailleurs si ce n'est vous. Alors, entre nous, collez la paix à ce pays. Vous ne pourrez pas lui fabriquer une autre histoire comme vous vous êtes fabriqué une autre nationalité. Un jour, des fouilles archéologiques battront en brèche tous ces mensonges qui veulent que la Côte d'Ivoire ait été peuplée par des migrants. Même si c'est votre droit de croire cela pour avoir bonne conscience, l'histoire vous rattrapera. Et d'ailleurs, pour les Ivoiriens que j'écoute, cela n'a aucun sens. Vous restez un étranger, celui qui est arrivé alors que les frontières avaient été tracées. Il en est ainsi partout dans le monde. Même les terres d'immigration comme les USA, quand vous arrivez après le tracé des frontières, il vous faut un Visa, une autorisation de séjour, un statut d'étranger autorisé à entrer et à vivre aux Etats-Unis d'Amérique. On ne se lève pas, baluchon sur la tête, pour débarquer aux USA et dire qu'on est un migrant comme Georges Bush et consorts. Ils ont des gardes côtes. Des unités anti-immigration. Demandez aux latinos. Ils vous en diront quelques mots. Comme vous le voyez, dès que les frontières entre la Haute Volta et la Côte d'ivoire ont été marquées par un partage administratif des villages frontaliers, vous qui êtes restés de l'autre côté, ne pouvez plus décréter unilatéralement que vous êtes vous aussi des Ivoiriens. La double nationalité, voulue par Houphouët a été supprimée. Pour votre information, pour être Ivoirien, après le tracé des limites territoriales de chaque nouvel Etat, il faut formuler une demande, justifier l'utilité de votre demande, et attendre patiemment que les fils du pays vous accepte. On ne tord pas la main aux fils du pays.

On ne fait pas tirer des obus contre eux. On ne les fait pas bombarder. On attend. De temps à autre, on téléphone pour voir comment le dossier introduit avance. Puis un jour, on vous appelle et on vous dit, c'est bon. Vous avez votre nouvelle nationalité. C'est si simple ! Pourquoi vous vous y êtes pris d'une façon haineuse et méprisante ? Ne vous a-t-on pas appris les bonnes manières à l'école des Blancs ? Votre méthode a révolté certains Ivoiriens qui se sont sentis humiliés, agressés, trompés et ils crient Justice ! Légitime défense ! Abat l'imposteur ! Tout ça par votre seule faute. Personne n'est dupe. Même ceux qui vous utilisent aujourd'hui comme un dromadaire pour accéder de nouveau ou pour la première fois aux caisses de l'Etat, vous liquideront le moment venu. C'est Machiavel qui l'a dit dans son livre intitulé « Le Prince ». Il dit entre autres, dans ce livre, que quand dans la Cité, des personnes se trouvent en face d'un roi qu'ils n'arrivent pas à vaincre, ils s'allient au premier étranger puissant qui pointe le nez. Mais dès qu'ils ont vaincu le roi avec l'aide de l'étranger, les fils de la cité se retournent vers cet étranger et le chassent de leurs terres. Machiavel n'est pas mon ami. Mais il dit la vérité. Une vérité universelle. Une vérité qui sonne comme le glas de votre destinée d'imposture. C'est pourquoi je vous en parle.

Et permettez-moi d'insister, je vous dis « Non ! ». Vous avez emprunté depuis le début le mauvais chemin. Un groupe de chanteurs ivoiriens, aujourd'hui proche de vous l'a déjà chanté : « si vous prenez le chemin de je m'en fous, vous vous retrouverez au village de si je savais. » Je vous en fais une spéciale dédicace. Je suis Hassane Magued, Guerrier et Combattant de la liberté de l'Afrique.

 


A très bientôt!


Chronique du 28/6/2011


Hassane Magued, in La Révolution Permanente N° 0017/06/11

LA FELONIE DU DESESPOIR

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Affaire 15 membres du camp Gbagbo mis en examen par le ministre de la Justice: Que fait un caméraman sur la liste ?


Un caméraman de la RTI figure parmi les 15 membres du camp Gbagbo mis en examen par le ministre de la Justice Ahoussou Kouadio Jeannot. Il s'agit de Germain Guézé, ex-caméraman à la RTI détaché à la Présidence.

Ce dernier est également accusé de crimes de sang et détournement de fonds publics. Quand les Ong telles que Amnesty international, la Croix Rouge et Human Rights Watch parlent d'une justice partiale des vainqueurs par le camp Ouattara, l'inculpation de ce pauvre cameraman en est la preuve flagrante. Car qu'est-ce qu'un cameraman, dont le rôle est juste de filmer ce qu'on lui dit de filmer, a-t-il à faire dans une affaire des crimes de sang et de détournements publics ? Quel crime de sang peut commettre un simple caméraman ? Quel argent du contribuable ivoirien peut-il détourner ? S'il a été arrêté parce qu'il soutenait le Président Gbagbo, qu'on nous le dise !

Qu'est-ce qu'une jeune fille comme Chantal Leba, simple fesciste, soutien de Gbagbo, qui n'est nommée à aucun poste par Gbagbo, et qui n'est pas non plus une élue, fait-elle sur cette liste des 15 pro-Gbagbo inculpés pour crimes de sang et détournements de fonds publics ?

Ces inculpations anarchiques de pro-Gbagbo par le camp Ouattara montrent à quel point la peur et la fébrilité se sont emparées du nouveau pouvoir dont l'amateurisme n'est plus à démontrer.

C'est la panique en cascade devant les révélations quasi-journalières par les ONG, y compris par l'Onuci pourtant leur fidèle alliée, des atrocités et crimes de sang perpétrés par les Frci de Ouattara.

Le camp Ouattara veut cacher la forêt avec l'arbre en inculpant l'ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo, Gilbert Marie Aké N'Gbo, et plusieurs de ses anciens ministres, comme Alcide Djédjé, Désiré Dallo, Christine Adjobi, Danielle Boni Claverie, mais aussi l'ancien gouverneur de la BCEAO, Philippe Henri Dacoury-Tabley. Et en retenant 18 chefs d'accusation, dont crimes de sang et détournements de fonds publics contre ces 15 personnalités du régime Gbagbo.

La nouvelle de leur inculpation est tombée, vendredi 24 juin, par la voix du ministre de la Justice, Me Ahoussou Kouadio Jeannot.


Patrice Lecomte


La liste des 15 personnes inculpées :

1- Gilbert-Marie Aké N'Gbo, ex-Premier ministre.

2- Alcide Djédjé, ex-ministre des Affaires étrangères.

3- Désiré Dallo, ex-ministre de l'Économie et des Finances.

4- Ettien Amoakon, ex-ministre des Postes, des Télécommunications et des Nouvelles technologies de l'information.

5- Christine Adjobi, ex-ministre de la Santé et de la lutte contre le Sida.

6- Danielle Boni Claverie, ex-ministre de la Famille, de la Femme et de l'Enfant.

7- George Armand Ouégnin, ex-secrétaire d'État chargé de l'Assurance mutuelle universelle (AMU).

8- Philippe Henri Dacoury-Tabley, ancien gouverneur de la BCEAO.

9- Franck Anderson Kouassi, ex-président du Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA).

10- Armand Bohui Komé, ex-journaliste au cabinet de l'ex-Première dame Simone Gbagbo et ex-membre du Conseil national de la presse.

11- Norbert Gnahoua Zibrabi, ex-directeur de publication du journal L'Œil du peuple et ex-conseil technique de Laurent Gbagbo.

12- Simone Hué Lou, ex-directrice générale adjointe de "La Refondation", société éditrice du journal du FPI Notre Voie.

13- Germain Guézé, ex-caméraman à la RTI détaché à la Présidence.

14- Chantal Leba, ex-membre de la FESCI, présidente d'un mouvement patriotique.

15- Parfait Atsé Acho, ex-chef de cabinet de Ahoua Don Mello au ministère de l'Équipement et des Assainissements.



Patrice Lecomte, in IvoireBusiness.Com


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mercredi, 29 juin 2011

PASTEUR HOUEDJISSI RUTH: MESSAGE PROPHETIQUE AUX PASTEURS DE LA COTE D’IVOIRE

 

UNION CHRETIENNE DES EGLISES EN AFRIQUE. ABIDJAN.jpg

Les pasteurs et hommes de DIEU ivoiriens interpellés par une consoeur de la sous-région ouest-africaine, à travers cette prophétie poignante que nous vous invitons à découvrir. Soyez bénis! Bien à tous.


« Ainsi parle l'Eternel ! « Je vous ai choisis et je vous ai établis, pour montrer à mon peuple le chemin du salut, pour montrer à mes enfants le chemin et la vie qu'ils doivent mener pour hériter mon Royaume. Mais pourquoi vous êtes vous éloignés de ce qui est essentiel, de ce qui peut sauver mon peuple : le pardon des péchés et la vie de sainteté sans laquelle personne ne me verra ? (Hébreux 12/14). Je suis Saint et celui qui veut me suivre doit se sanctifier, voilà le salut ! (1 Pierre 1/15 à 16). Pourquoi vous êtes vous éloignés de ce précieux message pour vous adonner à des enseignements sans vie : la prospérité, qui ne peut envoyer personne au ciel.

Vous avez éloigné plusieurs de mes enfants du droit chemin parce que vous-mêmes êtes éloignés de moi par vos mauvaises vies : des discussions inutiles, la vengeance, la cupidité, l'adultère, les mépris, les calomnies, les esprits sectaires, la rébellion, l'orgueil, la colère, l'amour du monde et des choses du monde, vous vous dressez les uns contre les autres et vous vous faites du mal les uns aux autres, vous me blessez, vous me mettez un couteau dans le cœur, je souffre par vos vies, vous me servez par intérêt, vos cœurs sont éloignés de moi, vous avez les cœurs attachés au matériel, à l'argent, aux honneurs, à la gloire, à la nourriture.

L'évangile pour lequel je vous ai choisis qui est de conduire mon peuple à la vie de sainteté, la transformation du caractère pour me ressembler, a été mis de coté et vous enseignez à mon peuple à rechercher et à s'attacher au monde et aux choses du monde. C'est pourquoi, ma Parole n'est plus vécue. Vos jeunes filles se livrent à la débauche, vos adolescents à la prostitution, même dans vos maisons, vos maris à l'adultère, vos filles sont confondues aux filles du monde ainsi que les jeunes gens et vos enfants. Ma crainte a disparu des cœurs parce que les bergers ont perdu la vision (Luc 24/46 à 47). Ecoutez ceci : Je reviens très bientôt; heureux le serviteur que je trouverai en train de paître mes brebis selon mon cœur et non pour ses intérêts.

Mon troupeau souffre, réveillez-vous donc, prenez conscience car l'essentiel pour moi n'est pas que tu aies un temple de mille membres et que seulement dix soient vrais avec moi pendant que le reste, les autres, soient des amoureux du monde et des choses du monde, des religieux et non des personnes qui me craignent et qui m'honorent. Vous avez des clubs d'amis et non des gens que vous battissez pour hériter de la vie éternelle. Vous avez des sources de gain et non des disciples pour lesquels vous avez sacrifié vos vies afin qu'ils soient sauvés. Vous êtes pasteurs pour vos ventres et non pour me servir, à partir du débordement d'amour pour moi et pour les âmes. Vous avez égaré mon troupeau. Sachez ceci: Je reviens bientôt, mon retour sera brusque et je suis debout, je suis à la porte.

Plusieurs me diront : Seigneur n'avons-nous pas prophétisé, chassé des démons, guéri les malades, fait des délivrances en ton NOM, et je vous dirai ouvertement, je ne vous ai jamais connus, car vous ne l'avez pas fait par amour pour moi et pour mon troupeau mais pour vos ventres, vous ne m'avez pas donné la gloire et plusieurs d'entre vous travaillent par « Beelzébul ». Je suis vivant, mon jugement est pour très bientôt et contre vous, je serai très sévère car je vous ai choisis pour montrer le chemin de la vérité et vous êtes égarés, vous qui êtes sensés indiquer le chemin.

Arrêtez maintenant, vous m'avez assez blessé. Arrêtez, sinon ma colère va s'enflammer contre vous, je vous rejetterai et retirerai mon chandelier de sa place. « Je vous appelle à la prise de conscience et à la repentance. Revenez à moi de tous vos cœurs, soyez sincères, changez de vie, de vision, de mentalité, de message car vos vies sont une abomination à mes yeux. Seulement une minorité me cherche et me sert de tout son cœur. Revenez au message de la vie, revenez à votre premier amour, revenez à moi et je reviendrai à vous (Jérémie chap. 4/1 à 4, Jérémie chap. 2/1 à 12). »

Cher(e) bien-aimé(e), fais des photocopies et distribue-les à au moins 5 personnes, pour aider l'Eglise du SEIGNEUR JESUS à revenir à lui, pour le servir jusqu'à le satisfaire; si tu ne te sens pas concerné(e), prie pour les autres qui blessent DIEU par leurs vies.



Que CHRIST vous bénisse !



Fait le 18 décembre 2010


Pasteur Houédjissi Ruth