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dimanche, 20 octobre 2013

CPI: DEUX JURISTES HOLLANDAIS PRENNENT POSITION POUR GBAGBO

 

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«La plupart des tribunaux utilisent une soupape de sécurité pour rester en dehors des affaires politiques qui peuvent nuire à leur légitimité à long terme(…) La CPI devrait se dépasser et utiliser cette soupape de sûreté pour libérer le Président Gbagbo. Cela peut être une dure besogne pour la Cour, mais un sacrifice qui en vaut la peine afin de préserver sa légitimité en tant que Cour de justice en Afrique». C’est la quintessence de la contribution ci-dessous, produite par deux professeurs de droit pénal international de l’université d’Utrecht aux Pays- Bas, et que nous vous invitons vivement à lire.


Les relations entretenues par la Cour Pénale Internationale avec les Etats africains sont tendues. Déjà, l’Union Africaine a appelé ses Etats membres à ne pas coopérer avec la CPI concernant le cas du Président Omar al-Bashir du Soudan. Les dirigeants africains sont en train de défier ouvertement la Cour en accordant l’hospitalité au Président Bashir, en dépit de l’acte d’accusation porté contre lui. En élisant récemment Uhuru Kenyatta comme leur président, les Kenyans se sont ralliés derrière lui en opposition à la Cour. La CPI devrait donc faire attention à sa démarche afin de ne pas perdre sa légitimité en Afrique. Les poursuites engagées contre l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, actuellement en jugement à La Haye et accusé de crimes contre l’humanité, seont le test à cet égard. Lorsque Gbagbo était détenu en Côte d’Ivoire, avant d’être transféré à La Haye, il avait déjà subi de mauvais traitements entre les mains de ses gardes. Une telle violation des droits fondamentaux devrait normalement conduire à la cessation des poursuites judiciaires contre lui ; mais la Cour s’est montrée réticente à suivre cette voie. La Cour a précisé que de telles violations des droits de Gbagbo ne pourraient pas lui être attribuées, puisqu’elle n’était pas responsable de sa détention en Côte d’Ivoire. Cette position est difficile à soutenir, car le procureur à ce stade coopérait déjà avec les autorités ivoiriennes en vue de son transfert à la CPI.

Les mauvais traitements dont Gbagbo a été victime, ont entraîné une détérioration de son état de santé. Selon les experts médicaux engagés par la Cour, Gbagbo souffrant du syndrome de stress post-traumatique, serait inapte à subir son procès. Mais encore une fois, la Cour ne considère pas cela comme une raison valable pour interrompre la procédure. Cela pose la question de savoir pourquoi la Cour est si désireuse d’aller vers un procès, et certains vont sans doute assumer que la politique y joue un rôle important. Cela n’est guère surprenant parce que le président Gbagbo est bien connu pour sa fermeté dans ses relations avec les puissances occidentales, en particulier l’Europe et les Etats-Unis, ce qui l’a crédité d’un grand prestige auprès de ses partisans et des dirigeants de la région. Aujourd’hui, il est face à un tribunal, qui – comme l’expliquait David Hoile, auteur d’un livre sans complaisance sur la CPI - est principalement financé par les pays de l’UE, ces mêmes pays, auxquels il a résisté au cours de son mandat présidentiel. D’où l’impression que l’on est en train de régler des comptes, voire de se débarrasser d’un empêcheur de tourner en rond. Dans tous les cas, il est également fort contestable pour la Cour de s’octroyer la compétence de juger Gbagbo. Elle s’appuie sur une déclaration faite par la Côte d’Ivoire en 2003. À première vue, la déclaration ne couvre que les événements précédant sa soumission et non les actes qui ont eu lieu environ 7 ans après. Deux précautions valant mieux qu’une, le gouvernement actuel de Côte d’Ivoire, dirigé par le Président Alassane Ouattara, a également présenté une déclaration, que la CPI considère comme une garantie de plus que le pays a accepté la compétence de la Cour pour juger ce cas.

En validant cette déclaration, la Cour s’est donnée également l’image qu’elle est un instrument de justice au service du vainqueur, puisque le président Ouattara est le premier bénéficiaire de l’emprisonnement de son adversaire et ancien rival à La Haye. Dans ce cas, la CPI a fait remarquer qu’elle ne permettra pas aux États d’utiliser la Cour de façon opportuniste pour servir leurs objectifs politiques. Mais si l’on la prenait au sérieux, cette position devrait conduire à l’abandon de l’affaire Gbagbo. Soutenant la poli - tique des poursuites judiciaires, – surtout dans les cas initiés par le procureur de la CPI Fatou Bensouda elle-même -, selon le principe d’impartialité, les membres des deux parties à un conflit doivent être poursuivis. C’était le cas du Kenya, dans lequel les membres des deux camps politiques prétendument impliqués dans des violences ethniques devraient passer en jugement. Le principe d’impartialité a été également confirmé dans le cas de la Côte d’Ivoire lorsque le procureur a déclaré que Gbagbo n’était que le premier, et que d’autres suivraient, nonobstant leurs convictions politiques.

Toutefois, à ce jour, aucun mandat d’arrêt n’a été délivré impliquant des membres du camp Ouattara. C’est d’autant plus surprenant, que les preuves contre les associés de Ouattara n’ont cessé de s’accumuler. Des ONG telles que Human Rights Watch ont publié des rapports contenant des éléments de preuve indiquant que le camp Ouattara s’était livré à des infractions graves. Ces preuves, soutenues par des évaluations académiques ainsi qu’un rapport présenté par la Commission gouvernementale ivoirienne sur la violence post-électorale, appelé le rapport Badjo, impliquent des personnes des deux côtés de la fracture politique. Ainsi, par l’émission d’un mandat d’arrêt à l’encontre de l’épouse de Gbagbo, Simone, tout en laissant l’autre camp indemne, la CPI a rendu un mauvais service à sa légitimité. La Cour a également refusé la demande de mise en liberté provisoire du Président Gbagbo, tout en prenant en compte les objections du Procureur. Fatou Bensouda s’est opposée à la mise en liberté provisoire parce qu’à son avis, Gbagbo continue de revendiquer la présidence et a le désir de reprendre le pouvoir dès sa remise en liberté. Elle a fait valoir, à l’époque, que Gbagbo avait encore des contacts nationaux et internationaux et des liens qu’il pourrait mobiliser dans le but de prendre la fuite. Ces arguments, bien sûr, ne sont pas des arguments légaux mais des considérations politiques.

Comme le montrent ces observations, trop de considérations politiques restent connotées à cette affaire, et s’y frotter serait un défi pour n’importe quel tribunal. Toutefois, elle est particulièrement risquée pour un procureur et une juridiction dont les seules motivations doivent être juridiques, et qui doivent prendre soin de garder les Etats africains à bord. La plupart des tribunaux utilisent une soupape de sécurité pour rester en dehors des affaires politiques qui peuvent nuire à leur légitimité à long terme. Lorsque le cas se présente, le tribunal déclare qu’il est non justiciable, c’est-à-dire, impropre à la résolution judiciaire. Étant donné que « non seulement la justice doit être rendue, elle doit également être vue pour être rendue », la CPI devrait se dépasser et utiliser cette soupape de sûreté pour libérer le Président Gbagbo. Cela peut être une dure besogne pour la Cour, mais un sacrifice qui en vaut la peine afin de préserver sa légitimité en tant que Cour de justice en Afrique. Bien sûr, la CPI ne se sortira pas de l’auberge tout simplement par l’abandon du cas Gbagbo. Afin d’accroître la légitimité de la Cour en Afrique, elle devra redoubler d’efforts pour honorer le sens africain de justice et lui faire la place partout où elle le pourra. Le statut de Rome dont relève la Cour, fournit amplement l’occasion de donner la priorité à des notions de droit pénal africain comme la paix, la réconciliation, la justice réparatrice faisant partie intégrante de la justice, avec en plus le respect pour la culture locale.

Si le Tribunal parvient à montrer qu’il prend ces éléments de la justice africaine au sérieux, sa légitimité augmentera, ainsi que le respect de ses décisions. C’est pourquoi un groupe de professeurs de droit d’Afrique et d’Occident, dirigé par nous- mêmes, est en train d’élaborer un moyen de sortir du bourbier actuel, afin que la Cour pénale internationale accorde plus de respect à la justice africaine et vise à une coopération accrue du côté africain. Un abandon de l’affaire Gbagbo donnerait clairement un élan à cette initiative.


Alexander Knoops, professeur de droit pénal à l’Université d’Utrecht aux Pays-Bas et avocat pratiquant.

Tom Zwart, professeur de droits de l’homme à l’Université d’Utrecht.

 

Source: Notre Voie N°4545 du mercredi 16 octobre 2013.

samedi, 19 octobre 2013

FRANCK DJENI KOBENAN SANS GANTS AVEC LE RDR: «LE RDR EST DEVENU UN CLUB D'AMIS ET IL A UNE GESTION CLANIQUE ET TRIBAL DU POUVOIR!»



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En tant que Fils cadet de Djény Kobena, membre fondateur du RDR, quel regard jetez-vous sur le parcours de son parti, 15 ans après sa mort?


Franck Djény: (……..) Le constat est amer, au prisme de la réalité de tout juste un peu plus de 2 ans de gestion du pouvoir d’Etat, ce parti sombre dans l’immobilisme, le clientélisme, le népotisme. Le RDR est devenu un club d’amis, gouverné par la logique des “attalakous” (laudation, ndlr), des parrains, des bons petits, des clans et que sais-je. Bref, une coquille vide à relent tribaliste. Ce parti a atteint son apogée au plan de l’analyse politique et de la réflexion stratégique. Il doit être rénové. Djény Kobena n’a jamais créé le RDR pour faire l’apologie des clans et il doit actuellement se retourner dans sa tombe tant les valeurs qu’il a prônées sont bafouées par la Direction du club des amis du RDR (…..). Paradoxalement, la côte de popularité du RDR qui a porté ADO au pouvoir est au plus bas.

Avez-vous réalisé un sondage pour le savoir?

Franck Djény: Demandez à Amadou Soumahoro de dilligenter un sondage sur l’audience nationale du RDR, il sera surpris. On ne fait plus de politique dans ce club, mais on préfère diriger toutes les énergies sur la guerre des tranchées au PDCI. J’ai assisté confondu dans la foule, à plusieurs meetings de candidats RDR pendant les municipales, où le candidat crie “ADO Puissanci” et des militants, conditionnés à souhait, répondent en coeur “amagny dêh!”

Je ne peux pas assister à la destruction de l’oeuvre de Djény Kobena. Au niveau des structures de jeunesse, c’est la bérézina. Au niveau de la base, c’est bérézina. Au niveau de la Direction, les maîtres mots sont l’arrogance et la condescendance par rapport à la fonction qu’on occupe.

Vous parlez de club des amis du RDR, pouvez-vous être plus explicite?

Franck Djény: les Ivoiriens ne doivent plus faire des amalgames, le RDR a une gestion familiale et clanique. Pour être promu ou nommé à un poste de responsabilité, mon frère n’est pas plus celui qui répand ma parole comme nous l’a enseigné la Bible, mon frère doit venir du même village que moi, parler le même dialecte, avoir donc fondamentalement les mêmes origines. On appelle cela le tribalisme fondamentale ou le sectarisme. Étendre le comportement d’un club d’amis à l’ensemble de personnes originaires du Nord de ce pays qui sont de braves gens, pour la plupart sympathisants du parti créé par Djény Kobena, c’est faire un amalgame. Ériger le tribalisme fondamental en mode de gestion des hommes, en bafouant la mémoire du fondateur, en galvaudant ses idéaux, en humiliant sa descendance, est-ce cela consolider un héritage?

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Voilà qui est dit sur ce parti que nous savons depuis toujours.

Si les gens ont bonne souvenance, c’est ce comportement qui a commencé à irriter le FPI en son temps et qui a emmené ce parti responsable à quitter le Front Républicain. Parce que certains militants du RDR vouaient un culte à la personnalité de DAO Magellan et ils voulaient que les dirigeants du FPI dont Laurent Gbagbo en tête en fassent de même. Et là, le FPI a dit qu’il ne s’agit pas de cela dans le Front Républicain! C’est une union pour la conquête du pouvoir et pour gouverner ensemble après que le candidat le mieux placé des deux partis soit parvenu au pouvoir. Mais aujourd’hui, l’histoire donne raison au FPI et aux Ivoiriens. C’est parce que ce club d’amis est ainsi qu’il ne peut que user de la violence pour faire valoir ses idées. Regrets éternels pour Djény Kobena Georges et tous les autres compagnons de lutte qui ont pensé faire oeuvre utile en désignant DAO Magellan comme le mentor de ce parti. Les dégâts sont là aujourd’hui avec à la clé une rébellion pour parvenir au pouvoir. Merci au fils de Djéni Kobena de faire un juste rappel de faits.

 

Djimi Dilanaud

 

Source: IVOIRE NEWS INFO

jeudi, 17 octobre 2013

FACE AUX CRITIQUES PERSISTANTES, LE PATRON DE LA CPI ROMPT LE SILENCE

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CPI: la Cour n'a «jamais pourchassé aucun pays africain», estime son président


La Cour pénale internationale (CPI) n’a « jamais pourchassé aucun pays africain », a déclaré jeudi à l’AFP à Bucarest son président, le juge coréen Sang-Hyun Song, qualifiant de « regrettables » les virulentes critiques de certains leaders africains.

Il s’agit de la réaction la plus marquée de la Cour après que le président kényan Uhuru Kenyatta et le Premier ministre éthiopien et président en exercice de l’Union africaine Hailemariam Desalegn ont accusé la Cour la semaine dernière de pratiquer « une chasse raciale ».

L’UA a demandé l’ajournement des procédures de la CPI pour crimes contre l’humanité contre les deux têtes de l’exécutif kényan, M. Kenyatta et le vice-président William Ruto.

« La CPI ne doit pas être blâmée pour quelque chose qu’elle n’a pas fait. Nous n’avons jamais pourchassé aucun pays africain », a déclaré M. Song interrogé par l’AFP lors d’une conférence sur la CPI organisée par le ministère des Affaires étrangères roumain.

Les pays d’Afrique qui font l’objet d’enquêtes de la CPI « nous ont déféré les situations » qui ont conduit à l’ouverture d’enquêtes, a souligné M. Song.

« La CPI enquête dans huit pays (Kenya, Côte d’Ivoire, Libye, Soudan, République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda, Mali, ndlr) tous africains c’est vrai, mais dans cinq cas ce sont les gouvernements eux-mêmes qui nous ont déféré ces situations et dans deux cas, le Soudan et la Libye, c’est le Conseil de sécurité qui nous a sollicités », a-t-il ajouté.

« Il n’y a que dans le cas du Kenya que le procureur a lancé sa propre enquête », a expliqué le président de la Cour.

« Il n’y avait pas d’autres options » alors que le Parlement kényan avait rejeté par deux fois l’idée de créer un tribunal local chargé de rendre justice pour les violences post-électorales qui firent au moins 1.100 morts en 2007-2008, selon M. Song.

« Ces enquêtes ont été lancées avec la bénédiction du gouvernement, de la population et de la communauté internationale », a-t-il insisté.

M. Song a aussi évoqué des critiques contre la décision récente de la Cour de laisser la Libye juger l’ancien espion en chef de Mouammar Kadhafi, Abdallah al-Senoussi, une première historique.

« Il est inévitable que l’action de la CPI suscite des réactions fortes, des louanges mais aussi des critiques. Les juges ne prendront pas en compte les facteurs politiques », s’en tenant au droit, a-t-il dit.

Egalement invitée lors de la conférence de Bucarest, la présidente de l’Assemblée des Etats parties au statut de Rome ayant créé la CPI, Tiina Intelmann, a reconnu que la situation avec l’Afrique « nous préoccupe tous ».

 

Source: CAMEROON VOICE

mercredi, 16 octobre 2013

CPI - LES REVELATIONS D'UN JOURNAL BRITANNIQUE: LA COUR DE LA HAYE AUX ORDRES DES OCCIDENTAUX

 

SILVIA FERNANDEZ DE GURMENDI.jpg



Si l’on en croit les révélations du quotidien britannique «The Telegraph », le Conseil de sécurité de l’ONU est en passe d’obtenir l’ajournement du procès du président kenyan à la CPI. Mais les arguments qui sont agités prouvent plus que jamais que l’institution judiciaire basée à La Haye n’est que la marionnette des Occidentaux.

Face à son acharnement contre les Africains, des dirigeants du continent se sont élevés pour dénoncer une «chasse raciale» menée par la Cour pénale internationale. Le président kenyan Uhuru Kenyatta, accusé par cette Cour est allé jusqu’à dire d’elle est «le jouet des pouvoirs impérialistes en déclin».

Ses pairs de l’Union africaine ont profité de son «palabre» pour donner de la voix. A l’issue du sommet qui s’est tenu ce week-end à Addis-Abeba, en Ethiopie, un communiqué de l’Ua dirigé contre la CPI a exprimé son souhait de voir le Conseil de sécurité de l’Onu ajourner les procédures en cours contre les présidents en exercice. Mieux, l’Ua avait même décidé que le président Kenyatta ne devrait pas se rendre devant la CPI tant qu’une requête d’ajournement formulée par l’organisation panafricaine n’avait pas trouvé un écho favorable. Seulement 48 heures après, les choses bougent.

Si l’on en croit des révélations du quotidien britannique «The Telegraph», des «diplomates occidentaux» préparent une résolution onusienne qui repousserait d’un an – pour l’instant – le procès du président kenyan Uhuru Kenyatta à la CPI. Mais bien entendu, ils refusent la même «faveur» au président soudanais Omar El Béchir, qui est dans la même situation que son homologue de Nairobi. S’exprimant sur la question dans les colonnes de «The Telegraph » du lundi, un diplomate occidental a justifié ce «deux poids deux mesures» par le fait que «Uhuru Kenyatta n’est pas en train de défier la Cour internationale comme le fait son homologue soudanais».

Cette phrase est révélatrice de ce que la CPI est sous influence, et est chargée de régler les comptes des Occidentaux, de se dresser contre les dirigeants africains qui leur déplaisent, pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Kenyatta peut être «pardonné», parce qu’il «travaille présentement en étroite collaboration avec  l’Occident pour venir à bout de la menace terroriste qui fait rage dans la région est africaine », a révélé le diplomate occidental,  insistant sur le fait qu’une solution devrait être trouvée rapidement pour éviter que les relations entre le chef de l’Etat kenyan et la Cour ne se rompent à tout jamais.

La CPI est bel et bien le jouet des dirigeants occidentaux. Et ces derniers faits d’actualité le prouvent indubitablement. Comme ils prouvent que si le président Laurent Gbagbo est toujours dans les liens de la détention alors que le bureau du procureur Fatou Bensouda n’a pas trouvé de preuves suffisantes contre lui, c’est parce que l’Occident veut lui faire payer son entêtement à réclamer le recomptage des voix à la suite du scrutin présidentiel de 2010, qui n’avait d’autre intérêt pour la France et les Etats-Unis que celui de faire advenir au pouvoir leur homme, Alassane Ouattara. Autrement dit, Gbagbo paie son entêtement à réclamer la démocratie dans son pays et à revendiquer la souveraineté de sa nation.


Saint-Claver Oula, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".

mardi, 15 octobre 2013

COURAGEUSE RADIO FRANCE INTERNATIONALE - RFI SE MOUILLE... LES ORTEILS

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Demi-mensonges, demi-vérités, il « faut » parler de Nahibly, des évènements du 10 et 11 octobre 2011, histoire de déranger le Mossi, comme un poil à gratter, mais sans l’écorcher vraiment. La RFI décide donc de rappeler ce triste anniversaire, et se donne un titre accrocheur: « L'enquête sur la fosse commune de Duékoué au point mort ». Mais voilà tout est dans le titre, il n'y a aucun développement dans l'article. Aucune critique du régime Ouattara qui n'a pas encore déposé ses conclusions d'enquête, ou pour être plus précis, n'a pas encore commencé à enquêter...Comme la réconciliation, le vivre ensemble, les procès des plus de 700 personnes incarcérées au nom de leur proximité avec Laurent Gbagbo, l'enquête sur Nahibly est au point mort, les six morts sont les six cadavres retrouvés dans "une" fosse commune, la seule, l'unique.

Et les trois doctorats de notre économiste bardé de deux récentes distinctions « honoris causa » de la sous région, n'ont pas multiplié ses neurones, ses capacités de travail, son soucis de vraie justice... L'enquête sur Nahibly est au point mort .Simple point mort, comme celui d'un véhicule en bon état à l'arrêt, momentanément, bientôt les vitesses s'enclencheront, bientôt, très bientôt, le train du progrès n’attend pas, mais d'abord il…faut préparer les élections d’octobre 2015...

Le seul cri du cœur de RFI, la radio au service des tueurs bien plus que de leurs victimes, c'est de brandir ce chiffre ridicule de six victimes, sans honte, sans aucune gêne : un chiffre est neutre, il n'a pas de vie en lui, il n'est le fils de personne, il n'est l'époux de personne, il n'est le père de personne.

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Et pourtant, oser affirmer comme RFI que Nahibly se résume à 6 morts est plus que du mensonge, c’est une insulte grave faite aux vivants et aux morts, même si ce média affirme timidement que des familles sont sans nouvelles de quarante autres personnes …Et bien sûr on ne rapporte même pas les morts découverts dans des puits à cause de l'abominable odeur, les décomptes faits par la Croix Rouge, diverses ONG et les associations de victimes, les disparus, évanouis dans la nuit de l’horreur… On ne rappelle pas non plus le travail des soldats de l’ONUCI, filmés, et qui ont enterrés dans des fosses des dizaines de cadavres, sans aucuns témoins ni les familles, ni les autorités villageoises, ni les autorités religieuses, ce contingent de bérets bleus marocains, récompensés, honorés, et réduits au silence, qui ont à la hâte enterré les victimes de Duékoué et certainement celles de Nahibly, simples déchets humains mis dans des sacs poubelles, manipulés avec des excavatrices et que l’on jette sans état d’âme dans des fosses…

Les nazis étaient jugés à Nuremberg pour ces crimes appelés « crimes contre l’humanité ». Ici celui qui croupit à la Haye est en attente lui aussi d'un jugement pour crimes contre l’humanité, mais les vrais tortionnaires les vrais génocidaires, exécutants des commanditaires se promènent en toute liberté, sans aucune enquête. Nicolas Sarkozy vient d’être blanchi contre toute attente dans l’affaire Bettencourt et Ouattara se prépare à gagner de vraies fausses élections en octobre 2015 pour continuer de bénéficier d’une immunité, désormais délivrée par la CPI, grâce au courage de larbin de l’Union Africaine, qui demande l'immunité de tous les chefs d'états africains en cours de mandat. Alors que le président Gbagbo, en dépit de l’absence de preuves, reste “le” coupable à juger, et que son épouse, parlementaire élue selon des élections reconnues, a perdu son immunité.

Allez comprendre autre chose que cette mascarade où toutes les normes sont renversées, ingérence humanitaire pour déshumaniser, intervenir sans autorisation dans les affaires d’un pays, le spolier,piller ses biens et ses ressources, tuer ses habitants, monter les populations les unes contres les autres, en soufflant sur les braises des antagonismes religieux, et tout cela dans l’indifférence totale des populations occidentales anesthésiées.

Silence, on tue...


Shlomit Abel, 15 octobre 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 14 octobre 2013

LIBERATION DE GBAGBO, DE QUOI ONT-ILS PEUR?

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A l’audience du 9 octobre dernier, tenue à la Haye, siège le la CPI, s’agissait-il de libérer Laurent Gbagbo ou non ? En tout cas, il ne s’agissait ni de l’un, ni de l’autre. Pourtant, la rumeur a circulé. Et même bien circulé. A qui la faute ? A la presse pour son laxisme, aux populations, pour avoir trop vite cédé à l’émotion?

En effet, il ne s’agissait nullement de la libération de Laurent Gbagbo. La juge unique, Silvia de Gurmendi, l’a encore précisé dès l’entame de l’audience. Il s’agissait d’entendre les arguments des deux parties (Accusation et Défense), conformément à la règle 118-3 des textes régissant la CPI. Sans plus. Pourtant, des ivoiriens y ont cru. Jusqu’au bout. Au point de se laisser aller à la rumeur : « Gbagbo a été libéré ! ». Effets immédiats : explosions de joie, scènes de liesses dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, nous a-t-on rapporté…

Il n’en fallait pas plus pour que la presse pro-Ouattara en fasse ses choux gras. « Rumeurs de libération de l’ex-dictateur (…), les pro-Gbagbo ont dansé pour rien », titre, sur un ton sarcastique, le principal canard ouattarien. Sa une du lendemain se veut plus impérieuse : « Annonces intempestives de la libération de Gbagbo, militants du FPI, ouvrez les yeux. Affi et ses hommes vous manipulent trop ». D’autres quotidiens, ne jurant que par Alassane Ouattara et le RDR, ont cru voir dans la quasi-certitude des dirigeants du FPI, quant à la libération prochaine de Laurent Gbagbo, les risques qu’ils feraient courir à leurs propres militants. Les analystes de ces quotidiens, se sont d’abord demandés, si déclarer aux militants « avec une certitude quasi inébranlable que Laurent Gbagbo sera libéré », ne relevait pas de la « manipulation, de la surenchère politique » ou n’avait pas pour but de mettre la « pression sur la CPI et les dirigeants ivoiriens ». Puis ils ont conclu, en affirmant - sans dire comment – que : « jouer à fond avec les nerfs des militants (…) risque d’être contre-productif, si Gbagbo ne venait pas à être libéré ».

A première vue, on s’interroge. De quoi se mêlent les thuriféraires d’Alassane Ouattara ? Sont-ils déjà las de cirer les bottes à leur mentor ? Si tant il est vrai que les dirigeants du FPI « manipulent » ou « arnaquent » leurs militants, à propos de la libération de Laurent Gbagbo, n’est-ce pas tout à l’avantage d’Alassane Ouattara, celui dont ces journaux défendent l’image ? Si, dans les rêves les plus fous, des suiveurs d’Alassane Ouattara, les militants du FPI se rendaient compte au final, qu’ils ont été floués, n’est-ce pas du FPI et de Laurent Gbagbo que ces ivoiriens se détourneront, et ce, peut-être, au bénéfice d’Alassane Ouattara ? Malheureusement, pour eux, cela reste du domaine de la fantasmagorie.

Mais alors, comment interpréter cette débauche d’énegie des suiveurs d’Alassane Ouattara, dans une affaire où ils ne cessent de prédire de gros risques pour leurs adversaires politiques ? Que cachent en réalité, toutes leurs agitations autour d’une libération dont eux-mêmes jurent qu’elle ne se fera jamais ?

En fait, ils ont, tout simplement, peur. A travers leurs gesticulations, il faut aussi voir leurs inquiétudes. N’est-ce pas ces mêmes qui avaient, dès le début, crié sous tous les toits, que le FPI était « mort », et que Laurent Gbagbo était « fini » ? Or, il s’avère qu’après le 11 avril, date à laquelle ils prononcèrent la messe de requiem du FPI et son leader emblématique Laurent Gbagbo, les choses n’ont pas évolué dans le sens qu’ils ont souhaité. Le FPI n’est pas mort. Des milliers d’ivoiriens continuent de sortir en masse pour démontrer leur attachement à ce parti. Les tournées d’Affi N’guessan en témoignent. Laurent Gbagbo n’est pas fini. Il continue de bénéficier du soutien des millions d’ivoiriens. Les jubilations d’avant-heure, occasionnées, ça et là, par la rumeur, en témoignent. Mieux, à présent qu’il est injustement incarcéré à la CPI, pour s’être soumis à la Constitution de son pays, ces ivoiriens se sentent, tout aussi victimes d’une insupportable injustice. Ils se sentent, de plus en plus humiliés par une justice sélective, imposée par Alassane Ouattara.

Si donc les ivoiriens continuent de soutenir Laurent Gbagbo et d’appeler de tous leurs vœux, sa libération, en dépit du titre « d’affreux dictateur » dont il est grossièrement affabulé, c’est en effet parce qu’ils n’accordent aucun crédit à ces diffamateurs du dimanche et à leurs soutiens de la secte internationale. C’est de cette réalité qu’on peur tous ceux qui s’agitent fiévreusement autour de la libération de Laurent Gbagbo. Ils ont peur d’être rattrapés par leur imposture ; peur qu’en fin de compte, les ivoiriens, encore plus galvanisés par la libération de Laurent Gbagbo, ne les rejettent pour de bon, car ayant comprit que depuis le début, les bombes françaises n’ont servi en réalité, qu’à détruire la vérité des urnes ; elles n’ont eu d’autre objectif que d’anéantir la démocratie et de frustrer la soif ardente de liberté des ivoiriens, pour imposer un régime qui incarne mieux les intérêts obscurs de ses commanditaires. Voici ce qui, depuis le 11 avril, constitue le mal dont souffre la Côte d’Ivoire actuelle. Voici ce qui contribue à exacerber une tension généralisée dans le pays. C’est certainement pour avoir compris cette vérité incontournable que Koffi Annan a émis le vœu de voir Laurent Gbagbo revenir dans son pays pour participer au processus de réconciliation nationale. Voilà tout le sens d’une libération, au demeurant, salutaire pour la Côte d’Ivoire. Si cela constitue une peur bleue pour certains, et bien, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.

 

Marc Micael

marcmicael@gmail.com


Source: AFRIQUE EMERGENTE

«PASSEPORT POUR LE CRIME: ABIDJAN»

côte d'ivoire,documentaires,emissions,pressetv,reportages,passeport pour le crime,«passeport pour le crime: abidjan»,un film de lionel langlade,avec christophe hondelatte,le 2709 à 22h15 sur 13ème rue


«Passeport pour le crime: Abidjan», un film de Lionel Langlade avec Christophe Hondelatte


On l’appelait la perle de l’Afrique. C’était une capitale florissante, avec ses gratte-ciels, sa bourgeoisie d’affaires et ses quartiers colorés. Abidjan : 7 millions d’habitants, et une richesse que le monde entier s’arrache : le cacao. Une guerre civile et quelques milliers de morts plus tard, Abidjan n’est que l’ombre d’elle même. Une mégapole rongée par la corruption et gangrénée par la violence…

Christophe Hondelatte a repris son Passeport pour le Crime, et c’est en Côte d’Ivoire qu’il débarque cette fois. Parce que l’Afrique de l’Ouest est sur les routes de la drogue, entre la Colombie et l’Europe, la drogue circule en grandes quantités à Abidjan. Christophe Hondelatte est avec les stups sur plusieurs grosses opérations de repérage et destruction de fumoirs clandestins.

Mais la police n’a pas toujours les moyens d’agir : Christophe Hondelatte constate que les enquêtes se perdent dans les sables, faute de carburant pour les voitures… Il est avec les journalistes de faits divers de Soir Info, le grand quotidien d’Abidjan. Avec eux, ils suit les faits divers qui émaillent l’actualité : le corps d’un bébé est retrouvé dans un sac de riz, sur un terrain vague : meurtre maniaque, ou drame de la jalousie, entre épouse régulière et maitresse attitrée ?

Christophe Hondelatte se rend en prison, et constate la promiscuité extrême qui règne entre les murs. Il est reçu avec tous les honneurs par le Commandant Wattao, ex-seigneur de guerre réintégré dans la police. Un colosse à la réputation sulfureuse : l’homme roule en Ferrari et ne se sépare jamais de son pistolet plaqué or.


N.P

Difficile d’être une femme, quand les anciens combattants désœuvrés sont tentés de faire parler les armes. La prostitution s’étale partout et Christophe Hondelatte prend la mesure des violences sexuelles qui frappent la société ivoirienne. À l’école par exemple, les viols sont monnaie courante, même au collège. Difficile de briser la loi du silence, et pourtant, chose rare, Christophe Hondelatte assistera à l’arrestation et au procès d’un directeur d’école violeur.

Abidjan est aussi la capitale des brouteurs : ces escrocs d’Internet qui rivalisent d’astuce pour soutirer de l’argent à distance. Leurs victimes sont souvent françaises, et Christophe Hondelatte suit le travail des policiers chargés de la cyber-criminalité. Il parvient aussi à rencontrer ces criminels du clavier, qui sont réputés dans toute la ville pour souvent claquer en une seule soirée le fruit de leurs arnaques.

Le sang coule , le long de la lagune, et les ivoiriens ont une spécialité, qui résiste aux criminologues : les meurtres rituels. La magie noire fait des ravages, et Christophe Hondelatte en est le témoin. Il y a cet enfant, éviscéré par son assassin, qui pour éloigner le mauvais œil a aussi bu son sang. Il y a aussi les sorciers gendarmes, qui font la chasse aux brebis galeuses dans leurs rangs et combattent les mauvais sorciers…

 

«Passeport pour le crime: Abidjan»
Un film de Lionel Langlade avec Christophe Hondelatte

Vu le 27/09 à 22h15 sur 13ème Rue.

vendredi, 04 octobre 2013

LES CRIMES OUBLIES DE LA REBELLION IVOIRIENNE: LE GRAND DEBALLAGE SUR LES ORIGINES ET LES COMMANDITAIRES DU DRAME IVOIRIEN

 

 

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PADJOFê IBRAHIM (ancien rebelle): «Pourquoi nous avons tué Robert Guéi». Des accusations graves, des révélations à couper le souffle. NB: Document inédit, paru en 2003, mais toujours d'actualité. A lire, à relire et surtout à partager.

 

19 septembre 2002, 19 septembre 2013, il y 11 ans que Guillaume  Soro et ses hommes plongeaient la Côte d’Ivoire dans le chaos. Dans ce document plusieurs fois publié par les médias ivoiriens, Padjofê Ibrahim, l’un des piliers de cette rébellion qui a endeuillé la Côte d’Ivoire pendant plus de 10 ans, fait le grand déballage sur les origines et les commanditaires du drame ivoirien. Un témoignage qui rabat définitivement le caquet, à tous ceux qui, comme Kobenan Kouassi Adjoumani, accusent Laurent Gbagbo d’être l’auteur des crimes en Côte d’Ivoire.

Monsieur Honorat Dé Yedagne (DG de Fraternité-Matin),


Je voudrais vous demander de faire en sorte que  cette lettre soit publiée dans son entièreté. J'ai  beaucoup hésité avant de l'envoyer à votre journal car, il n'a pas de position tranchée et donc si ma lettre y est publiée, on lui accordera toute la valeur qu'il lui faut plutôt que d'être considérée comme suscitée si elle était publiée par le National ou Notre Voie. Cette lettre ne vaut sans doute rien, venant de la part d'un assassin comme moi, mais, j'aime mon pays comme vous et j'ai décidé de ne plus le tuer.

Publiez ma lettre s'il vous plait !

Je m'appelle Padjofê Ibrahim. Je suis de l'ethnie  Dioula et je suis un déserteur de l'armée ivoirienne. Si je donne mon vrai nom, c'est parce que je n'ai plus personne à protéger car, mes parents (mon père, mes deux sœurs et mon frère étudiant en licence d'anglais à l'Université de  Bouaké) ont été exécutés dans la nuit du 8 au 9 février dernier.  Je suis donc un rebelle fugitif qui a décidé de ne plus participer à la destruction de mon pays. J'ai été au cœur de la rébellion, j'ai participé à toutes les étapes de la préparation de l'attaque jusqu'à son exécution. Je sais que les choses que je vais dire aujourd'hui paraîtront aux yeux de certaines personnes comme une plaisanterie de mauvais goût, mais je jure sur les cadavres de mes parents que ce qui  va suivre est la stricte vérité et même si cela arrive bien en retard, il n'empêche qu'il peut  permettre de comprendre beaucoup de choses et de prévenir bien d'autres dangers qui guettent le contrôle gouvernemental pour réaliser à quel point les Ivoiriens, avec les autorités à leur tête, ignorent les véritables dangers qui planent sur le pays. Je voudrais préciser avant toute chose, qu'aucun des pays qui entourent la Côte d'Ivoire n'aime la Côte d'Ivoire. Ils ont tous participé d'une façon ou d'une autre à la destruction du pays. J'y reviendrai.  Cela dit, je voudrais demander pardon aux  Ivoi - riens et à toutes les victimes innocentes de  cette guerre atroce que nous avons provoquée dans notre propre pays.  J'ai fait du mal, beau - coup de mal en succombant à un certain discours, en pensant d'après ce qu'on nous avait dit, que le Président Gbagbo  était venu au pouvoir pour organiser le génocide des gens du Nord et qu'il fallait tout mettre en œuvre pour l'arrêter. Voilà pourquoi, la plupart de ceux qui ont pris les armes sont des gens du Nord et qu'à la fin de cette guerre, on découvrira que 60% des jeunes du Nord sont morts, tant les FANCI les massacrent sur les fronts de guerre. Quelqu'un a dit que" le jour où ceux qui financent les guerres se retrouveront sur les fronts, il n'y aura plus de guerre dans le monde ". Je me demande si ce monsieur se rendait compte de la véracité de ce qu'il disait. Je voudrais dire ici qu'aucun des chefs de la rébellion qui endeuille le pays n'a jamais mis les pieds sur un front de guerre, ni conduit une troupe au cours d'un combat. Le seul qui a eu le courage de participer à un combat à la tête d'une unité de 227 personnes (tous des gamins de 12 à 15 ans) a été abattu par les FANCI le jeudi 17 octobre 2002 à M'Bahiakro et son unité a été totale - ment anéantie. Il s'agit de Inza Karamoko. Après cette guerre, le monde entier constatera le désastre. Cela dit, je voudrais situer les choses que je vais dire à 11 niveaux :

1. La préparation de l'attaque.

2. Le recrutement.

3. Les raisons de l'attaque.

4. Les personnalités qu'il fallait tuer.

5. La mort de Balla Kéita

6. Les commanditaires du coup.

7. Les complicités internes et externes.

8. L'élimination systématique des gendarmes.

9. Le but assigné au MPIGO et au MJP

10 . La mission de l'escadron de la mort et des  médias étrangers.

11 . Le rôle de la France et des multinationales françaises.

Beaucoup de choses ont été dites sur l'attaque du  19 septembre 2002. Certaines de ces choses sont  vraies, et d'autres sont très loin de la vérité. Il a  fallu que je sois au Burkina Faso du mardi 16 janvier 2001 au lundi 16 septembre 2002 pour  comprendre à quel point la Côte d'Ivoire était haïe  par les pays qui l'entourent. J'y reviendrai dans le point 7.

1.- La préparation de l'attaque

A mon arrivée à Somgandé au Burkina le 16 janvier 2001, le noyau qui devrait diriger les opérations était déjà constitué; il s'agissait de Tuo Fozié, Massemba Koné, Omar Diarrassouba, Iréné Kablan et Souleymane Diomandé. il s'agit là de la phase 1.

2.- La deuxième phase a consisté à recruter

C'est IB qui a été chargé de cette tâche, aidé par  trois officiers burkinabè qui agissaient pour le  compte de leur pays. Le recrutement a été fait  dans trois pays: le Liberia, la Sierra Leone et le Burkina Faso. Ainsi, au total, ce sont 417 personnes qui ont été recrutées en deux mois, dont 288 Burkinabè (125)  soldats de l'armée burkinabé et 163 repris de justice libérés des prisons et conduits au camp de  formation de PÔ.  Quant aux Ivoi - riens qui ont participé à l'attaque, il a suffi de leur expliquer ce qui suit:

3.- Les raisons de l'attaque

Il Y a trois raisons essentielles à l'attaque du 19 septembre.

- Il fallait sauver les peuples du Nord et  principalement les Dioula, du génocide que préparait le Président Gbagbo.

- Pour convaincre chacun de cette idée, une photo  cou - leur agrandie était accrochée dans toutes les  chambres des villas de Somgandé et une autre  (petite) était dans les poches de toutes les re - crues,  de sorte que chacun se disait qu'il avait une  mission noble à accomplir en faisant la guerre en  Côte d'Ivoire. Il s'agissait de sauver tout un peuple  menacé d'extermination totale par un régime  supposé génocidaire.

- Il fallait ensuite permettre aux Burkinabè résidant en Côte d'Ivoire d'avoir les mêmes droits que les  Ivoiriens et de participer à toutes les prises de  décisions concernant l'avenir du pays. Pour convaincre les Burkinabè de ce que les  Ivoi - riens partisans du régime étaient en train de  massacrer leurs compatriotes, le journal Sidwaya a utilisé les mêmes photos du charnier de  Yopougon qu'il a présenté comme étant constitué  de ressortissants burkinabè. Cela a provoqué une  grande colère et a facilité le recrute - ment des Burkinabè avec l'accord des autorités burkinabè.  Pour que ce qui précède puisse se réaliser, il fallait  éliminer systématiquement un certain nombre de  personnalités politiques et militaires et permettre ainsi, par la chute du gouvernement, l'installation  d'un nordiste à la tête de l'Etat et en l'occurrence  M. Alassane Ouattara, après 6 mois de transition  au cours de la - quelle, par l'usage de la terreur, toutes les personnes gênantes devraient être soit exécutées soit forcées à l'exil.

4.- Les personnalités politiques et militaires qu'il fallait tuer

Je reviendrai de façon détaillée sur un certain nombre de choses dans le point 6, mais il faut dire que si le coup d'Etat avait réussi, il n'y au - rait aujourd'hui d'hommes politiques en Côte d'Ivoire que ceux venant du RDR tant la liste  des personnes qu'il fallait exécuter était longue. Je ne pourrai donc pas donner la composition  de cette liste de façon exhaustive mais voici  quelques-uns des noms.

1. Emile Boga Doudou (à la demande de Blaise Compaoré).

2. Doué Mathias

3. Touvoli-Bi

4. Lida Kouassi

5. Henri Konan Bédié

6. Emile Constant Bombet (l'ancien ministre)

7. Blé Goudé Charles

8. Tapé Koulou (à la de - mande de Shérif  Ousmane).

9. Mamadou Coulybali

10 . Guéi Robert (à la demande de Alassane  Ouattara).

C'est ce dernier nom, celui du général, ajouté à  la demande de Alassane Ouattara qui a changé  tout et donc a précipité les choses car, on ne  sait trop comment cela s'est passé mais  quelqu'un a filé l'information à M. Balla Kéita qui  suivait le déroulement des préparatifs pour le compte du général.

5.- La mort de Balla Kéita

M. Balla Kéita a été envoyé au Burkina Faso par le général Guéi pour suivre l'évolution des préparatifs pour son compte. A son arrivée au Burkina, M. Balla devrait avoir ses appartements à Somgandé, mais pour éviter les soupçons, Blaise Compaoré a décidé de le loger personnellement. Cette démarche n'a pas  beaucoup plu au Général qui soupçon - nait un mauvais coup de la part d'Alassane, mais on a su le convaincre.  En réalité, si on avait éloigné Balla Kéita, c'était pour qu'il ne soit pas au courant de certains détails, tels que la composition de la liste. Ainsi, lorsqu'il s'est agi de dresser la liste, le Général n'a eu son mot à dire que sur le sort du Président Gbagbo, car l'informateur qui se trouvait à la Présidence avait prévenu que le Président devait s'absenter dans le courant de la 3e semaine du mois de septembre 2002. Le Général a donc conseillé que le coup se fasse en son absence car, cela per - mettrait d'épargner sa vie et donc d'éviter un certain nombre de difficultés inutiles. Mais le Général ne savait pas qu'il était lui-même sur la liste; normal, car le coup devait être fait pour lui, du moins d'après ce que M. Ouattara lui avait promis. Ainsi, le Général en qualifiant le Président de boulanger, ignorait que le vrai boulanger était celui à qui il téléphonait 3 fois par jour. Lorsque Balla Kéita, on ne sait par quel moyen, avait appris que le nom de son patron était sur la liste des personnes qu'il fallait exécuter, au lieu d'informer directe - ment le Général, il a cru bon d'en parler d'abord à Blaise Compaoré. Dès cet instant, il avait signé son arrêt de mort et effectivement, on le retrouvera mort le lendemain. Nous étions alors fin juillet - début août. La difficulté a été dès lors de convaincre le Général que la mort de son agent n'avait rien à avoir avec  un mauvais coup que l'on préparerait dans son dos. Une tâche que les autorités burkinabè avec le ministre de la Défense vont réussir à merveille, en retournant les soupçons sur le gouvernement FPI au pouvoir à Abidjan et pour para - chever la machination, Fabien Coulibaly qui, à la demande du Général, s'était rendu au Burkina, avait été chargé d'assassiner le Général, mais on ne sait pour quelles raisons, il n'a jamais exécuté son contrat et donc jusqu'à ce qu'on déclenche l'attaque, on ne savait pas si Fabien Coulibaly et le Général avaient un autre plan et dans le doute,  pour éviter les problèmes, son nom avait été ajouté sur la liste, de même que celui de tous ceux qui se trouvaient dans l'environnement immédiat du Général. Ceci explique ce qui s'est passé ou plus précisément, devrait expliquer ce qui s'est passé car on saura plus tard que Fabien Coulibaly avait vendu la mèche et que le Général avait concocté son propre plan, mais malheureusement pour lui, certains éléments de la gendarmerie qui étaient dans le coup et dont le Général avait les noms, avaient réussi à s'infiltrer dans les patrouilles des gendarmes loyaux et donc pour éviter que le Général ne se venge d’eux s'il prenait le pouvoir, ont réussi à créer la confusion, de sorte que même au jour d'aujourd'hui, vu la façon dont les choses se sont passées, au plus haut niveau de la rébellion, tout le monde a la trouille quand il s'agit de savoir si ceux qui ont tué le Général sont tous morts ou vivants et prisonniers ; mais on les préfère plutôt morts que vivants : suivez mon regard.

6.- Les commanditaires du coup

Il y a essentiellement trois commanditaires.

- M. Alassane Dramane Ouattara

- Guéi Robert

- Blaise Compaoré.

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Alassane Ouattara a offert tous les moyens de communication dont dispose le MPCI. Il a également corrompu tous les correspondants-Afrique de tous les médias français à qui une mission précise a été confiée. J'y reviendrai dans le point 10. C'est M. Alassane qui s'est chargé de la rémunération de tous les chefs rebelles de Tuo Fozié à Dacoury-Tabley en passant par Soro Guillaume. Même au niveau de la rébellion, on ignore où Alassane Ouattara a tiré tout l'argent qu'il a investi dans cette guerre et c'est sans doute ce qui constitue le plus grand danger pour la Côte d'Ivoire. Le rôle de Guéi a consisté à créer au sein de l'armée, un environnement de suspicion propice à un soulèvement général de l'armée. Mais il a échoué dans sa tâche car en dehors des Bayefouè et des Zinzins et de quelques officiers dont Gueu Michel, pas grand monde n'a mordu à son hameçon et c'est l'une des raisons qui explique l'échec de la prise d'Abidjan. Blaise Compaoré est ce qu'il convient d'appeler le plus grand danger pour la Côte d'Ivoire. Ce Monsieur a juré que tant que Alassane ne sera pas à la tête de la Côte d'Ivoire, ce pays ne connaîtra jamais la paix. Blaise Compaoré a fourni à lui seul et cela grâce à ses propres réseaux de trafic d'armes dont les sièges se trouvent en Libye et au Liberia, toutes les armes dont dispose actuellement le MPCI. C'est lui qui a fourni tous les instructeurs, c'est également lui qui a fourni 125 soldats burkinabè  dont 38 officiers qui sont répartis comme suit: 13 à Korhogo, 15 à Bouaké et 10 à Odienné. Ce sont eux qui forment actuellement sur le terrain, toutes les recrues. Blaise Compaoré a investi au bas mot, plus de 4 milliards dans cette guerre, de l'argent qu'il compte récupérer une fois que les Burkinabè résidant en Côte  d'Ivoire et Alassane seront parvenus au pouvoir.

7.- Les complicités internes et externes

Tous les dirigeants du RDR, des plus modérés aux plus durs, savaient plus ou moins que leur mentor préparait un coup fumant. Certains comme Ali Coulibaly, Gon Coulibaly, Ali Kéita, ont par - couru nuitamment pendant des semaines les villes du Nord avec des photos du charnier de Yopougon. Je dois avouer qu'ils ont fait un travail remarquable, car aujourd'hui, pour convaincre un jeune du Nord de tuer un gendarme et de boire son sang, il suffit de lui montrer une de ces photos et de lui dire que c'est le sort que Gbagbo et ses gendarmes lui réservent s'il ne réagit pas. Alassane lui-même leur avait expliqué cela pendant sa tournée d'avant les élections des conseils généraux. Au ni - veau interne, il faut souligner que même dans l'entourage du Chef de l'Etat, certaines  personnes étaient au courant du coup. Aujourd'hui, un travail a été fait pour éloigner ces traitres qui mangeaient avec le Président et qui savaient pourtant qu'on allait le tuer. Au niveau interne toujours, il faut dire que dans toutes les villes occupées et non occupées, se trouve quelqu'un qui est chargé d'organiser avec l'aide de quelques per - sonnes, la chute de la ville et à dresser  la liste des per - sonnes qu'il fallait  systématiquement exécuter à notre arrivée.  Ainsi par exemple à Bouaké, le maire a joué ce rôle, à Béoumi, le chef de canton a aidé à la prise  de la ville. La liste complète de tous ces gens qui  tapis dans l'ombre aident les rebelles est  actuellement au domicile du préfet de Bouaké qui  est la maison de Soro Guillaume. La plupart des gens qui sont sur cette liste sont des Burkinabè qui connaissent très bien les villes  dans les - quelles ils vivent. Ainsi à Agboville, il y a un certain Ouédraogo Binaté, à Divo, un certain Sampoudou Dra - mane, à  Tiassalé, un certain Savadogo Ladji dit " Sabari Kagni ", ce dernier est actuel - lement à Bouaké et joue un grand rôle dans le rapatrie - ment des corps des gen - darmes exécutés au Burkina Faso par le biais de gros camions qui semblent lui ap - partenir. J'y reviendrai dans le point 8.  A Daloa, Kafando Compaoré (tué par les loya - listes pendant la libération de la ville, à Sakassou, Boureïma Sylla, à Bouna, IIboudo Assimi (c'est lui qui a exigé et obtenu l'exécution du commandant  de brigade de Bouna devant sa femme et ses enfants).

Il y a donc actuellement, dans presque toutes les villes de Côte d'Ivoire, des gens dont le rôle est de préparer l'arrivée des rebelles en donnant  journellement des in - formations précises sur les mouvements des gendarmes.

8.- L'élimination systématique des gendarmes

Si tout le monde a constaté que la Gendarmerie a payé le plus lourd tribut à cette guerre, eh bien ! c'est parce que cela fait partie d'un plan bien précis. MM. Ouattara et Blaise Compaoré ont une grande colère contre la Gendarmerie de Côte d'Ivoire et pour cause, ils considèrent que les gendarmes sont la cause de tous les malheurs des  militants du RDR et des Burkinabè et par conséquent, il fallait les éliminer jusqu'au dernier, du moins, ceux qui ne sont pas avec eux, c'est-à- dire la quasi totalité car au jour d'aujourd'hui, il y a  exactement 113 militaires et gendarmes qui sont avec la rébellion en dehors des Bayéfoué et des Zinzins. La consigne qui a donc été donnée était de tuer systématiquement tous les " corps habillés " des  villes prises et principalement les gendarmes, mais comme il était impossible de cacher les corps d'autant de per - sonnes, avec l'accord des autorités, plutôt sur proposition de ces autorités, les cadavres de la plupart des corps habillés ont été convoyés au Burkina dans des camions et même les corps de beaucoup de civils tués, environ 2000  per - sonnes, se trouvent au Burkina; ce qui advient de ces corps une fois au Burkina, seuls Alassane, Blaise Compaoré et Soro le savent. C'est un moyen efficace d'éviter les charniers. Quant aux gendarmes qui ont réussi à fuir pour se retrouver au Burkina, s'ils n'ont pas été abat - tus à la frontière, ils sont dans une prison quelque part au  Burkina. Je sais par exemple qu'il y a environ 47 gendarmes ivoiriens qui se trouvent actuellement dans les prisons de Blaise Compaoré.

9.- Le but assigné au MPIGO et au MJP

A la date du 23 octobre, tout le monde était unanime pour reconnaître que le coup avait capoté et que ou bien on fuyait tous le pays ou  bien on restait et alors, il fallait poser des actes de nature à ébranler le pouvoir et à obtenir par les massacres et la terreur, ce que nous n'avions pas été capables d'obtenir par l'attaque du 19 septembre.  Il fallait d'un côté cher - cher à gagner du temps en bluffant, le temps que les commanditaires trouvent des soutiens et apportent la logistique nécessaire pour mener une guerre sur un long terme car nous n'étions absolument pas préparés pour cela. Il n'a pas été facile de trouver des soutiens et je dois avouer qu'il y a eu un moment de flottement au cours duquel si les FANCI avaient tenté leur chance, elles auraient fait de nous une bouchée  mais il y avait une telle crise de confiance au sein de l'armée que personne n'osait tourner le dos à son voisin. Le premier sou - tien trouvé fut le Liberia de Charles  Taylor qui devrait ouvrir un front à partir de l'Ouest, mais ce dernier a posé tellement de conditions que les choses ont traîné. Finalement, Alassane et Compaoré ont dû lui vendre tout l'Ouest y compris ses habitants pour que Charles Taylor se décide. C'est ainsi que le MPIGO et le MJP ont été créées à partir du MPCI avec pour mission farfelue de venger le général Guéi. Le 2ème soutien a été le Sénégal à qui il a été confié la mission de faire accepter la rébellion à une table de négociation. Le 3ème soutien a été le Gabon dont le Président a été chargé de convaincre les autorités françaises que Gbagbo n'a que ce qu'il mérite et que tout le monde l'avait prévenu qu'il ne ferait pas de vieux os au pouvoir et qu'il fallait aider les rebelles à régler une fois pour toutes, tous les problèmes créés par Gbagbo depuis son arrivée au pouvoir.  Le 4ème soutien a été celui des multinationales françaises installées en Côte d'Ivoire, soutien obtenu par MM. Ouattara et l'Ambassadeur Renaud Vignal qui ont quasiment vendu le pays. Au jour d'aujourd'hui, la Côte d'Ivoire n'appartient aux Ivoiriens que parce que Gbagbo est encore au pou - voir, sinon Alassane Ouattara a vendu le  pays au Burkina Faso et aux sociétés françaises.

10.- L'escadron de la mort

Effectivement, il Y a un escadron de la mort en  Côte d'Ivoire. Cet escadron a été créé pour une mission précise. L'escadron de la mort a été créé le vendredi 20 avril 2001 à Abobo par des res - ponsables du RDR qui voulaient laver l'image de M. Alassane Ouattara en éliminant toutes les personnes qui s'attaqueraient ou dénonceraient son imposture. La 2ème mission de l'escadron était d'éliminer tous les gendarmes qui avaient été jugés dans le procès du char - nier de Yopougon. Il est inutile de préciser que M. Ouattara avait donné toute sa caution. A l'origine, l'escadron était constitué de 7 personnes (3 membres de la garde rapprochée de M. Ouattara, 2 Burkinabé (des anciens gendarmes), un chauffeur plus le chef du groupe  était (jusqu’au 17 2001) Shérif Ousmane. Après cette date, compte tenu de l’opération actuelle qui était en préparation au Burkina, l'escadron de la mort avait été dissous mais en dehors de Shérif, les autres sont restés en Côte d'Ivoire et ont travaillé dans la sécurité de M. Ouattara et depuis le 18 octobre 2002, l'escadron de la mort a été reconstitué avec les mêmes éléments mais le chef est désormais un Burkinabé et ses missions sont : salir le gouvernement et provoquer une guerre musulmans-chrétiens. En dehors de Benoît Dacoury- Tabley dont la mort a été une erreur, les autres sont bien sur la liste et ceux qui restent sont les suivants:

Maurice Guikahué

K.K Bertin (Jeunesse PDCI)

Blé Goudé (rayés-contradiction).

Tapé Koulou (rayés-contradiction)

Thierry Legré (rayés-contradiction)

Trois Imams (non déterminés)

Trois évêques (rayés-contradiction)

Le maire d'Adjamé (à sacrifier pour la cause).

Le directeur de l'AFP Abidjan.

P.S. Les personnes doivent être exécutées selon  l'actualité

11.- Le rôle des médias

Tous les médias étrangers qui couvrent la guerre en Côte d'Ivoire ont été achetés. Ainsi, dès le 15 septembre 2002, tous les médias français ou presque étaient déjà à Bouaké. Le rôle à eux assigné est de faire en sorte que les agresseurs passent pour les victimes auxquelles les armes se sont imposées, d'où les déclarations de Soro du genre: " les armes se sont imposées à nous ". Les Médias français se sont tus sur les massacres commis en zone occupée et je dois avouer que beaucoup de massacres ont été commis sous les yeux des journalistes français.

Comme je l'ai dit plus haut, environ 2000 personnes ont été  massacrées mais les journaux français n'en ont jamais parlé, normal, ils font leur travail,  il faut avoir été bien payé pour fermer les yeux sur l'exécution de 70 gendarmes après l'entrée et la sortie des FANCI dans Bouaké. Il faut avoir été bien payé pour fermer les yeux sur le viol public de 37 filles baoulé dont le sang a été  par la suite distribué aux dozos après les avoir égorgées. Il faut avoir été bien payé pour être capable de fermer les yeux sur le fait que toutes les filles qui se trouvent dans les

zones sous contrôle rebelles sont violées journellement depuis. En fait, le rôle de la presse française en Côte d'Ivoire est de faire en sorte que Gbagbo se retrouve de - vant le TPI ou la CPI. 

* * Le rôle de la France- mère

Tout ce que je peux dire, c'est que la France  est coupable mais elle est prise dans l'étau entre les menaces de dénonciation de la rébellion et la réaction du peuple ivoirien et des Français de Côte d'Ivoire. En réalité, aucun pays n'aime la Côte d'Ivoire, tous les voisins de la Côte d'Ivoire sont contre elle et principalement le Burkina qui a déclaré la guerre à la Côte d'Ivoire.  Des indignes fils comme moi ont pris les armes pour détruire la Côte d'Ivoire, la mère patrie, mais je sais que je me suis lourde - ment égaré,  trompé et je veux faire marche arrière. Pourra-t-on me pardonner un jour?


Une contribution de Padjofê Ibrahim, In Frat-Mat du 03 septembre 2003.

REPRESSION DE LIDER: LE REGIME OUATTARA INTERDIT A MAMADOU KOULIBALY DE SORTIR DU TERRITOIRE

 

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Lorsque le gouvernement a fait libérer quelques prisonniers politiques de la crise post-électorale et que de nombreuses personnes s’en sont félicitées, LIDER a fait savoir que cette libération n’enlevait rien au fait que nous étions tous, en Côte d’Ivoire, des citoyens en liberté provisoire, en liberté conditionnelle, en liberté sous surveillance. Le président de ce parti vient d’en avoir une belle illustration.

Le mercredi 2 octobre, alors qu’il voulait rendre visite à sa famille qui réside au Ghana depuis 2005, Mamadou Koulibaly a fait une demande de laisser passer auprès du ministère de l’Intérieur, par le biais de son service de la Direction de la surveillance du territoire (Dst), en remplacement de son passeport déposé dans une ambassade étrangère à Abidjan pour l’obtention d’un visa nécessaire pour un de ses prochains voyages en préparation.

A la Dst, pour obtenir ce sauf conduit, valable pour un aller-retour et délivré en lieu et place du passeport, il faut juste présenter la photocopie d’une pièce  et deux photos d’identité. Ces éléments déposés le mercredi 2 octobre 2013 en début d’après-midi, il a été signifié au Pr. Koulibaly de communiquer les motifs de son déplacement urgent au Ghana, la durée du séjour prévu en terre étrangère et le paiement d’une somme de 12 000 francs (douze mille francs) perçue par la Dst qui, soit dit en passant, ne délivre en retour ni reçu ni timbre fiscal.

Après avoir attendu toute la journée sans qu’une suite ne soit donnée à sa demande, le président de LIDER a été informé par les policiers de la Dst qu’en ce qui concerne les demandes de ce genre, formulées par un certain nombre de personnalités dont la liste est déposée à la police des frontières, il n’y avait que le directeur de la Dst lui-même pour donner les autorisations et signer le  sauf conduit. Il a donc fallu attendre. Monsieur le directeur est en réunion. Monsieur le directeur est trop occupé pour traiter le dossier de Mamadou Koulibaly, dont le nom se trouve pourtant sur une liste spéciale. Le mercredi, jusqu’à 21h, des dossiers descendent de la signature du directeur… mais aucune trace de celui de Mamadou Koulibaly. Il lui a été dit qu’il fallait que son émissaire se rende lui-même au bureau de monsieur le directeur pour le voir en personne. Mais, lorsque ceci fut fait, ce dernier était parti, comme s’il avait oublié qu’il avait demandé à voir quelqu’un. «Monsieur le directeur a eu une urgence, il est parti. Revenez demain pour voir s’il peut vous recevoir.»

Le lendemain jeudi 3 octobre 2013 dans la matinée, il est expliqué à l’émissaire du Pr. Koulibaly que le directeur de la DST refuse de signer un sauf conduit pour le président de LIDER. Les 12 000 francs sont remboursés et la photocopie de sa carte d’identité et les photos lui sont remises.

Mamadou Koulibaly, qui prépare plusieurs autres voyages à l’étranger et à l’intérieur du pays, attend de voir quel sera son degré et son domaine de liberté.

LIDER qui est un parti membre du cadre dit de dialogue permanent entre le gouvernement et l’opposition, note qu’au sein du Cpd, un traitement de faveur est réservé aux membres : la liberté sous surveillance. Ceci confirme que le peuple tout entier est effectivement, d’une façon ou d’une autre, en liberté provisoire. Mais malgré la répression organisée par le régime Ouattara, LIDER, sa direction et ses militants n’arrêteront pas de mettre à nu les abus dictatoriaux d’un régime qui se maintient fermement en dehors de l’Etat de droit et ne faibliront pas dans le combat des libertés dans lequel ils se sont engagés depuis la création du parti.

 

LIDER, 3 Octobre 2013.


Source: LIDER-CI.ORG

MAMADOU KOULIBALY: OUATTARA DEVRAIT SE FAIRE SOIGNER AU PAYS

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Mamadou Koulibaly frappe fort, il voudrait que le Président Ouattara voyage moins et se fasse soigner au pays. Il nous cite le chiffre d’1,4 médecins pour 10 000 habitants, même chiffre pour les lits d’hôpitaux.

Bonne idée, en apparence très généreuse, très désintéressée ; mais malheureusement cette proposition est très démagogique. Koulibaly lui-même, comme les « grands » d’avant, s’il avait eu besoin de soins serait allé à l’Etranger; d’ailleurs, non content de la scolarité et de l’atmosphère ivoirienne instable peut-être, il avait déjà installé sa famille au Ghana.

Malgré la partition du pays, malgré le peu de moyens, malgré l’embargo sur les médicaments, le président Gbagbo s’était attelé à ces questions de santé et d’accès aux soins pour tous, dans le but très certainement d’avoir rapidement toutes les possibilités sur place en Côte d’Ivoire.

Que Mamkoul propose l’obligation aux maires, préfets, hommes politiques et autres serviteurs de la république de se faire soigner dans les hôpitaux d’état et non dans les cliniques privées serait déjà une grande avancée. Pour que ces derniers voient le délabrement, l’insalubrité, le manque de moyens, le manque de personnel, la corruption, et s’indignent positivement, puis fassent bouger les choses. Sa proposition « jusqu’à ce que l’offre sanitaire en Côte d’Ivoire soit améliorée et atteigne les standards internationaux, il soit formellement interdit au président de la République, aux membres du gouvernement, aux hauts fonctionnaires, à tous ceux qui gèrent le budget de l’Etat et à leurs familles d’aller se faire soigner à l’étranger. » fait seulement sourire.

Par contre il aurait pu se prononcer sur l’absence de soins aux prisonniers politiques, la nourriture des prisons qui n’est pas comestible, s’indigner de l’indigence du diagnostic médical ivoirien concernant Mahan Gahé, qui n’est pas mort de ses fractures mais avait eu très certainement  la rate abimée par tous les coups reçus, il aurait pu élever la voix en faveur de madame Simone Gbagbo qui avait été ramenée de force à Odienné, sous anesthésie, alors que son bilan de santé n’était pas terminé…

Pour finir, assurer les soins et la protection d'une haute personnalité dans ces conditions, relève tout simplement de l'utopie: Ouattara qui chaque nuit change de chambre, ne pourrait être que soigné chez lui dans sa résidence fortifiée, avec des médecins privés venus de l'étranger, et au bout du compte la note de frais serait encore plus salée que ce que le chef de file de Lider propose !

Grattez sous le vernis et vous rangerez cette proposition au rayon des vœux pieux, des promesses électorales toujours en suspens, auxquelles un certain « Ado-solutions » nous avait déjà habitués.

 

Shlomit Abel, 1er octobre 2013.

mercredi, 02 octobre 2013

DECORATION DES SOLDATS DE L'ONUCI DANS L'OUEST IVOIRIEN - AVE, ONUCI!


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« Les officiers, sous-officiers et hommes de troupes du 18ème contingent marocain de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) ont reçu, mercredi à Duékoué (502 km à l’ouest d’Abidjan), la médaille des Nations unies pour leur engagement au service de la paix et de la réconciliation à l’ouest de Côte d’Ivoire. » nous révèle un communiqué de l’Onuci.

Cette distinction onusienne du 25 septembre 2013 salue « le professionnalisme et l’humanisme des soldats marocains ». Ils peuvent être fiers d’arborer cette distinction, preuve d’une mission accomplie avec dévouement et abnégation.

Or le rapport d'Amnesty international rendu public le 29 juillet 2013 nous révèle que près de Nahibly

« Onze puits dans le secteur de l’attaque sont gardés jour et nuit par des soldats et des policiers de l’ONU, mais les autorités n’ont rien entrepris pour les dégager. Si le gouvernement prétexte le manque d’équipement et de matériel, il aurait refusé la proposition de l’ONU de lui fournir de l’aide. »

Alors, est-ce pour cette garde des puits dans lesquels on a jeté les corps que les soldats sont décorés ? Les mauvaises odeurs endurées pendant ces veilles, valent-elles une décoration ?

Et la fin du communiqué d’Amnesty :

« Selon de nombreuses déclarations reçues par Amnesty International, la police de l’ONU a repoussé ceux qui demandaient de l’aide lors de l’attaque et s’est abstenue d’intervenir lorsque les habitants du camp ont été frappés.

Les Nations unies doivent rendre publique l’enquête interne sur les actes de ses soldats et policiers chargés de garantir la protection des habitants du camp durant l’attaque. »

Du fait de la neutralité des soldats de la paix, ils ne sont pas intervenus, n’ont pas éteint les incendies, n’ont pas délogé les agresseurs, ne sont pas venus au secours des victimes de Duékoué une fois encore molestées, blessées, massacrées. Cela vaut bien une récompense ?

Par ailleurs le préfet de Duékoué Jean Baptiste Essis, présent sur les lieux, spectateur imperturbable des feux qui ravagent le camp, n’aurait-il pas pu être interpellé par ces mêmes hauts gradés-décorés, le rappelant à son rôle de gardien de l’Etat et ses institutions, à son rôle de protection des Ivoiriens ?

«Le ministre [du Pétrole, des Mines et de l’Energie] Adama Toungara n’a jamais accepté que le site soit dans le voisinage immédiat de sa résidence de campagne, qui se trouve à Duékoué. Il a toujours été contre la construction du camp», nous révèle le témoignage d’un certain Anderson Diédri mis en ligne par Nicoleg sur le site Mediapart. Est-ce là aussi une piste à suivre pour les enquêteurs qui n’ont certainement pas encore enquêté ?

Concernant le nombre de victimes, là encore silence gêné. Même la Croix Rouge est muette. Selon le responsable de la communication de la Croix-Rouge Côte d’Ivoire, Kodjo Gaba Franck, l’organisation ne peut communiquer aucun chiffre en dehors de ceux donnés par les autorités. Ont-ils reçu des instructions dans ce sens ? Depuis l’annonce – assurément bien en dessous du véritable chiffre - de « 800 morts dans les massacres de Carrefour, ses agents sont désormais sous pression ».

Le gouvernement se tait, la Croix Rouge se tait, l’Onu ne rend pas publique son enquête interne sur “l’incident” de Nahibly, mais les médailles circulent, peut-être aussi quelques bakchichs, pour que tout le monde se taise. Ah, chère Côte d’Ivoire, ce pays de rêve et de vacances, ce Club Med du XXIème siècle où, sous l’œil vigilant de Papa et Maman, toujours entre deux avions, entre deux conseils des ministres, entre deux distributions de cartables, tout le monde s’aime : plus de 6000 grossesses chez les élèves, avec des viols à l’école, même dans le primaire. Et nos chers FRCI et Dozo qui veillent à la sécurité, eux aussi ont leurs critères : racket, violence, brutalité, torture, mépris de la hiérarchie et des autorités. Un témoin oculaire des attaques menées contre le camp d’Agban me rappelait cette constance dans “l’amour” : à l’heure où le camp devait être pris et livré aux nouveaux maîtres des lieux, Wattao a fait savoir au Commandant Abéhi et à ses hommes qu’il fallait que leurs femmes  se fassent belles, se parfument et se préparent pour une nouvelle nuit de noces ! Ce qui revenait à proclamer que les lois de la guerre, censées protéger les civils, étaient désormais devenues celles de la mort pour les gendarmes et du viol à grande échelle pour leurs épouses : et tout cela pendant que l’Onu, postée autour du camp, jouait là aussi son rôle de spectateur "neutre", (offrant de véhiculer les rebelles dans ses chars, épaulée de deux hélicoptères de la Licorne postés de part et d'autre du camp, et qui tiraient), sans" intervenir" officiellement, sans dénoncer cette morale des meurtres et des viols. Misérables casques bleus de l’Onu, braves bêtes dociles qui comme à la fin de la deuxième guerre mondiale pourront bientôt répondre devant un tribunal, comme les fidèles fonctionnaires du Reich et de Vichy : “je ne faisais qu’obéir aux ordres”.

Aujourd’hui, une médaille leur est donnée en guise de bâillon sur la bouche. Mais après les massacres de Duékoué, Guitrozon, Petit Duékoué, Nahibly, faut-il vraiment les récompenser, les encourager ? Est-ce à dire qu’ils doivent s’attendre à en voir encore d’autres ? La coupe n’est-elle donc pas encore pleine ?

Quant aux rescapés, qui, évidemment, n’étaient pas de la partie, ils n’ont pas eu leur mot à dire : il n’étaient pas là pour remercier les soldats marocains d’avoir joué les soldats de plomb sur ces scènes de crimes...

Seuls,  les innombrables cadavres anonymes en sous-sol et dans les puits ont frappé des mains : Avé Onuci, morituri te salutant.

 

Shlomit Abel, 29 septembre 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 30 septembre 2013

COTE D’IVOIRE 2015: LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES AURONT-ELLES LIEU?


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Depuis plusieurs mois, alors que le « compte des élections de 2010 » n’a pas encore été soldé que la question d’élections en 2015 est remise au goût du jour. Des campagnes ont commencé ici et là, faisant ainsi entorse à la souveraineté du peuple. Peut-on continuer de fonctionner ainsi lorsque l’élite dit travailler pour le bien-être des populations ? Le process que nous lisons, donne plutôt la primeur des intérêts d’une certaine élite sur ceux du peuple ?

En fait, avant de parler des élections de 2015, il convient de répondre à la question qui restera pendante aussi longtemps qu’elle sera éludée : « Qui a gagné les élections présidentielles de 2010 ? » Que cette question agace ou non suivant le bord où l’on se situe, sa pertinence doit interpeller chaque citoyen qui voudrait travailler dans le sens de l’apaisement et de la réconciliation nationale. Car il paraît aujourd’hui patent que ceux qui ont eu la légitimité de la Communauté internationale mais qui souffre d’une illégalité interne (ou nationale) doivent tendre la main à ceux qui ont une légalité nationale et qui n’ont pas la légitimité de la part de certains grands pays.

Position du problème

En Côte d’Ivoire, deux blocs se sont affrontés à l’occasion des élections de novembre 2010. Il s’agit de la LMP et du RHDP. La caution apportée par le candidat (Henri Konan Bédié) du PDCI à celui du RDR (Alassane Ouattara) a donné du grain à moudre aux artisans de l’imposture en Côte d’Ivoire. En effet, nous avons bien vu qu’une victoire de monsieur Alassane Ouattara était impensable avec le taux de participation de 70 % au deuxième tour du scrutin du 28 novembre 2010. Mais la propagande de persuasion des « médias-mensonges » et les relais de monsieur Ouattara dans le monde ont fini par convertir l’amalgame en une vérité du moment. Par ailleurs, le renversement de Henri Konan Bédié le 24 décembre 1999 ; la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002 contre Laurent Gbagbo et le coup d’Etat de 11 avril 2011 contre Laurent Gbagbo ont crée en Côte d’Ivoire un climat de méfiance et de suspicion légitimes.

Depuis, Alassane Ouattara dirige le pays alors que le juge des élections – le Conseil constitutionnel – a déclaré Laurent Gbagbo vainqueur. Il faut bien noter maintenant que Bédié, Gbagbo et Ouattara ont chacun été à la tête de la Côte d’Ivoire. Ces trois acteurs majeurs de la vie politique ivoirienne ont chacun fait son expérience. Aussi, le peuple a-t-il eu l’occasion d’apprécier le mode de gouvernance de chacun d’eux.

Etat des lieux

Le problème ainsi posé, il convient d’examiner la situation du pays et de réfléchir à ce qui peut être la bonne approche dans l’intérêt du peuple. Hier des Ivoiriens ont été entraînés par un fondamentalisme. Alassane Ouattara a fait croire aux ressortissants du nord ivoirien qu’il « défendait leur cause ». Ceux-là ont très vite déchanté quand ils ont vécu la pratique de l’exercice du pouvoir de monsieur Ouattara. Intoxiqué par un discours à la fois haineux et diviseur ; ébloui par un chantre chauvin mais plus justement tribaliste, il était impensable dans la foulée que certains ressortissants du nord trouvent « Gbagbo kafissa », à savoir que Gbagbo était mieux. Aujourd’hui, que de ravages, surtout lorsque l’on veut prospérer sur l’ignorance de populations analphabètes ? Pour une question que nous pouvions résoudre en nous « asseyant pour discuter ». Imposé à la tête de la Côte d’Ivoire par des bombes, Alassane Ouattara n’a pas pu identifier la méthode qui convient pour ramener la paix. Etait-il en situation pour réussir ? La réalité est que convaincu lui-même de ce que son avènement est l’effet d’une imposture, celui qui n’a jamais été adepte de la démocratie a penché systématiquement pour la « pacification » et donc la logique de la terreur pour s’imposer. C’est là où Ouattara ne connaît pas le pays. Il faut dire que les accords de Marcoussis – au-delà d’autres accords qui n’ont pas réglé le conflit – contenaient des aspects confligènes.  En emmenant le MJP, le MPIGO et bien d’autres mouvements qui n’ont de militants que leurs dirigeants, la réconciliation était difficile à obtenir. Laurent Gbagbo a beau faire des sacrifices, endurer des humiliations, rien n’y fait. Le forum de réconciliation nationale d’octobre 2001 avait donné des débuts de réponses pour désamorcer des germes de crise. Aujourd’hui, plus de deux ans après les dernières élections présidentielles, la CDVR (Commission Dialogue et Réconciliation)  n’a pas résolu le problème posé. Et les populations, dans la souffrance, regardent pour l’instant impuissantes, les exercices des différents acteurs politiques pour voir dans quelle(s) mesure(s) une posture donnée peut les délivrer.

Quelle incidence de la mondialisation

Le terrorisme gagne différentes contrées du monde. Mais il se concentre surtout en Afrique. Les guerres en Somalie, au Soudan, en Afganistan, en RDC, en Irak, en Lybie, en Côte d’Ivoire et au Mali et autres crises déstabilisatrices nourrissent le fondamentalisme et l’intégrisme religieux. Mais comme tout(e) mal(adie), il convient de trouver la cause pour suivre la bonne thérapie. Plutôt qu’un prétexte pour mener des interventions sur des terrains tiers, le terrorisme – qui ne saurait trouver aucune justification – est un mal qui puise ses racines dans la désespérance. Cette cristallisation de l’extrémisme peut trouver sa solution dans la prévention. C’est une erreur de continuer à penser que le terrorisme peut être vaincu par des guerres. Il faut regarder du côté des injustices criantes. Il y a des accumulations de richesses dans certaines parties du monde qui prennent bon marché (si ce n’est à vils prix) leurs matières premières, entre les mains de ceux qui vivent injustement dans la pauvreté. Il convient d’indiquer au passage que la position de la Russie dans la guerre en Syrie devrait être observée en lien avec des résolutions antérieures du Conseil de sécurité.

Sur la Lybie, le 17 mars 2011, « … Aux termes de la résolution 1973, adoptée par 10 voix pour et 5 abstentions (Allemagne, Brésil, Chine, Fédération de Russie et Inde), le Conseil a décidé également que cette interdiction ne s’appliquera pas aux vols dont le seul objectif est d’ordre humanitaire ou encore l’évacuation d’étrangers … Pour leur part, les délégations qui se sont abstenues sur ce texte, dont deux membres permanents du Conseil de sécurité -la Fédération de Russie et la Chine-, ont expliqué leur décision par le fait, qu’au cours des délibérations, elles n’avaient pas pu obtenir des réponses à leurs questions… ».

Sur la Côte d’Ivoire, « … Rappelant ses résolutions antérieures, en particulier les résolutions  1572 (2004), 1893 (2009), 1911 (2010), 1924 (2010), 1933 (2010), 1942 (2010), 1946 (2010), 1951 (2010), 1962 (2010), 1967 (2011), 1968 (2011) et les déclarations de son président sur la situation en  Côte d'Ivoire, ainsi que la résolution 1938 (2010) relative à la situation au Libéria, Réaffirmant son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité territoriale et de l'unité de la Côte d'Ivoire, et rappelant l'importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale, … Réaffirmant qu'il souhaite vivement que la crise postélectorale en Côte d'Ivoire soit réglée de manière pacifique, et qu'elle exige une solution politique globale qui préserve la démocratie et la paix et favorise la réconciliation durable de tous les Ivoiriens,… ».

D’abord, il faut remarquer que des résolutions se sont accumulées sur la Côte d’Ivoire sans la réelle volonté de la Communauté internationale d’aller jusqu’au terme de chacune dans sa mise en œuvre. Mais on peut également noter la ferme affirmation que le problème ivoirien devrait être résolu par la voie pacifique. A la lecture de ces résolutions, on peut constater que la Communauté internationale a été surprise à l’épreuve de la bonne foi. Que dire de la Cour pénale internationale ? Sa pratique démontre qu’elle est le bras séculier du Conseil de sécurité de l’ONU. L’initiative des intellectuels africains sous l’égide du professeur Malick N’diaye qui a – les 3 et 4 décembre 2012 – mis en évidence à Addis Abeba, la forfaiture dans son mode de fonctionnement de la CPI venait ainsi à point nommé. On observe que les poursuites de la CPI sont orientées essentiellement contre les Africains. Ce qui a poussé l’Union africaine à qualifier la CPI d’une justice raciste. L’initiative du Kenya de revenir sur la ratification du traité de Rome et le sommet spécial d’octobre prochain de l’Union africaine sur la CPI sont des signaux qui devraient montrer aux grands pays que l’instrumentalisation des institutions internationales aux dépends de l’Afrique n’est plus acceptable par l’Afrique.

A la croisée des chemins, le dernier discours de François Hollande au Mali mérite d’être examiné dans tous ses contours. Le relent paternaliste que respire un tel discours doit nous interroger sur la posture réelle du candidat socialiste de 2012 qui a présenté des projets progressistes.

Quelle élite pour résoudre la question du vivre ensemble ?

Il convient d’approcher la question ivoirienne en intégrant que la réponse se trouve en interne. Les appuis extérieurs, s’ils sont sincères ne peuvent que venir en appoint. La dimension à bien travailler est la relation avec l’ancienne puissance tutélaire. Plus de cinquante deux (52) ans après les indépendances des pays de l’espace francophone,  l’on pouvait difficilement imaginer que la France veuille encore régler la question de la sécurité des Africains en France. Cette logique d’infantilisation qui ne tient pas compte des choix des Africains doit commander une certaine rupture. Soit l’occident – surtout la France – intègre que les vieux modèles qu’il remet lui-même en question ne peuvent plus également s’appliquer à l’Afrique, auquel cas, il faut imaginer ensemble une posture de « partenariat gagnant-gagnant » soit il s’entête à rester dans sa logique séculaire de pillage systématique des richesses en Afrique et les Africains devront trouver la voie qui conduise à leur épanouissement.

Parler des élections de 2015 en Côte d’Ivoire demande que l’on mette sur la table des préalables dont « qui a gagné les dernières élections présidentielles ? ». Mais aussi pour aller vers 2015, il faut traverser la question de l’armée (avec le désarmement), celle d’une Commission électorale indépendante et de la liste électorale.

Les responsables politiques et des élites doivent raison gardée faire preuve d’un minimum de sagesse et de bonne foi. La question culturelle, le respect de nos traditions, la sociologie locale et la psychologie des administrés sont des facteurs qui doivent absolument nous aiguiller vers la bonne dialectique. L’heure n’est pas aujourd’hui d’endormir des consciences et de déterrer certains préjugés. Houphouët Boigny a bien fait certaines choses. Mais comme toute œuvre humaine, beaucoup de dégâts d’aujourd’hui tirent leurs racines dans les approximations et erreurs commises de bonne foi par ce grand homme. Evoquer la grandeur de Houphouët ne donne aucune caution à monsieur Charles Konan Banny qui a été complice des fossoyeurs de la Côte d’Ivoire, depuis son passage à la BCEAO, en passant par la primature, période où des casses ont été commises dans des agences de Korhogo et Bouaké de la dite institution. La couardise et la duplicité de Charles Konan Banny est caractéristique de ces hommes et femmes politiques qui manquent réellement de courage mais qui ont porté l’espoir de nombre de citoyens crédules. Si le PDCI est menacé d’implosion, c’est parce que la frange bédiéiste est pour appuyer Ouattara pour un second mandat. Ceux qui n’ont rien gagné ou pas grand’chose du deal actuel Bédié-Ouattara ne veulent pas entendre parler d’un seul candidat (Ouattara) RHDP. Mais au-delà de « la politique du ventre » qui aliène Bédié pour se maintenir à la tête du PDCI, la génération de Kouakou Konan Bertin (KKB) et Kouassi Yao appuyée par Djédjé Mady envisage l’avenir du PDCI sous un angle un peu plus ouvert. Il faudra attendre pour voir si la jeunesse qui entend s’épanouir à l’heure de l’internet aura raison des « vieux loups » qui sont encore des adeptes de l’ordre ancien.

Si les armes avaient les solutions, on en serait pas là en Afganistan, en Irak, en Lybie et même en Côte d’Ivoire. Si Ouattara achète des armes à coups de milliards, c’est une violation de l’embargo qu’il faudra vigoureusement dénoncer. Le camp RHDP avait demandé la mise sous tutelle de la Côte d’Ivoire. Nous y sommes pratiquement. Mais la question est comment les Ivoiriens prennent leur destin en main. Nombre de pays ont montré que leurs peuples pouvaient choisir la voie qui leur convient en luttant les mains nues.

L’équation ivoirienne ne saurait connaître de résolution si la confiance n’est pas récréée. Pour aller dans le sens de l’apaisement, il faut mettre en avant l’intérêt du peuple. Car que ce soit en Allemagne, en France ou dans d’autres pays, le peuple souverain doit contrôler l’exercice des gouvernants. Angela Merkel a été réélue parce que les Allemands l’ont voulu ; de même pour François Hollande plus d’un an auparavant quel que soit ce que l’une ou l’autre pouvait souhaiter ou attendre. Les dirigeants d’autres pays travaillent avec celui qu’un peuple a porté à la tête de son Etat. Pourquoi veut-on toujours imposer quelqu’un à la tête des Etats africains ? C’est une question majeure qui interpelle les Africains.

Des élections pourront-elles se tenir dans des conditions actuelles ?

D’abord, la résolution 2062 du Conseil de sécurité apporte des pistes de réponse sur plusieurs questions fondamentales qui minent le pays. Alassane Ouattara n’a pas respecté cette résolution. Et la Communauté internationale reste complaisante. Après plus de deux ans de galère, les Ivoiriens doivent se montrer plus déterminés et résoudre leurs problèmes eux-mêmes. Car tout prédateur ne peut toujours se réjouir que d’un désordre local. La Côte d’Ivoire naguère Havre de paix doit se réconcilier avec sa tradition de terre d’accueil, d’espérance et de fraternité. Il convient pour cela que les différents acteurs principaux revêtent toute l’humilité qu’un homme d’Etat doit avoir.

Les Ivoiriens peuvent se réconcilier si les conditions du rassemblement et du vivre ensemble sont créées. Il me semble que pour les mois qui nous séparent de 2015, un collège de trois présidents (Bédié-Gbagbo-Ouattara) doit être mis en place. Ce collège devra concevoir une feuille de route à remettre pour mission à une primature organisée sur la configuration d’un binôme. Un membre du RHDP et un autre de la LMP. Un gouvernement de transition de 27 membres comprenant neuf (9) FPI, 9 PDCI et 9 RDR doit être mis sur pied. Une commission électorale indépendante de technocrates devra être mise en place. Il faudrait pour panser les plaies se parler. Que ce soit dans un forum de réconciliation nationale ; que ce soit lors d’états généraux de la République ou en mettant en place une véritable commission dialogue et réconciliation, la sémantique importe peu.

Il faudrait revoir la Constitution. Il me semble que les Ivoiriens ont suffisamment vu de choses pour identifier où se trouvent leurs intérêts.  Sur le financement des partis politiques, il faut être juste. L’argent des contribuables ne saurait être affecté à des tâches injustifiées et/ou pour servir  « à régler des comptes » envers ses adversaires. Tous les partis politiques doivent bénéficier de financement public pour jouer leur rôle. La question de l’armée, du listing électoral et d’autres sujets de nature à garantir la transparence des élections devront également faire l’objet du chantier qui devra être terminé deux mois avant les élections. Nous avons vu que différents scénarios consistant à mettre tel ou tel adversaire à l’écart par des voies non démocratiques ont connu un échec patent. Cela devrait inviter les uns et les autres au réalisme à la modestie. A l’issue d’élections qui pourront voir le jour au bout du processus proposé plus haut, les anciens présidents perdants des élections pourront bénéficier d’indemnités liées à leur statut. L’intérêt du peuple doit être au-dessus.

Il est évident que tout cela ne peut pas seulement être obtenu par le seul bon vouloir des politiques. La société civile et tous les acteurs qui souffrent de cette situation qui provoque des morts par AVC, par la faim, par un chômage galopant et un déficit criant de logistique de santé, devront maintenant passer à une autre échelle de pression – soit par les manifestations de rue si besoin est -. Puisque la pauvreté ne doit pas être une arme pour tenir un peuple en laisse.  

 

Dr Claude KOUDOU, Enseignant-écrivain ;

Directeur de la Collection « Afrique Liberté » ;

Membre de la Coordination des Intellectuels africains et des Diasporas africaines.

ASSASSINAT DE MAHAN GAHE: LA FIDHOP VA SAISIR LES INSTANCES DES DROITS DE L’HOMME A L’ONU!

 

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1/ BREF RAPPEL DU DRAME :

Le lundi 16 septembre 2013, nous avons accueilli avec indignation et émotion la nouvelle de la disparition absurde et non élucidée du célèbre Secrétaire Général de la centrale syndicale ivoirienne « Dignité » affiliée à la Confédération Générale du Travail (CGT) de France et à la Confédération Syndicale Internationale (CSI), M. Basile MahanGahé.

Ex-membre du Bureau mondial du BIT (Bureau International des Travailleurs) et ex-membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI), ce valeureux acteur de la Société civile ivoirienne avait été arrêté à son domicile par les FRCI de M. Alassane Dramane Ouattara au plus fort de la crise postélectorale, puis injustement et illégalement incarcéré avec d’autres personnalités du pouvoir précédent, à la prison civile de Boundiali, dans le nord de la Côte d’Ivoire, début juillet 2011.

Grâce à de nombreuses pressions extérieures et intérieures contre le régime Ouattara et « sa justice des vainqueurs », M. Mahan Gahé fut libéré en décembre 2012, soit après seize (16) mois de détention arbitraire, avec un non-lieu prononcé par la justice ivoirienne.

Mais depuis son arrestation et sa libération, M. Basile Mahan Gahé n’avait plus jamais recouvré la pleine santé,jusqu’à sa mort prématuré du 16 septembre 2013.

2/ NOTRE CONVICTION AU SUJET DE CETTE MORT TRAGIQUE :

Considérant que pour des raisons politico-politiciennes, l’Etat ivoirien ne révèlera pas de sitôt les vraies circonstances de cette disparition, la FIDHOP (Fondation Ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la vie Politique), dont le Président-Fondateur était en contact régulièrement avec l’ex-prisonnier depuis sa cellule de Boundiali, ainsi qu’avec ses proches, a pu avoir une idée précise sur ce drame ;

Considérant donc, de façon convaincue, que M. Basile Mahan Gahé a finalement succombé aux souffrances physiques et morales dont il se plaignait très souvent, séquelles des multiples coups violents et blessures à lui infligés par ses bourreaux lors de son arrestation, mais aussi aux divers actes cruels de tortures, de maltraitances et de traumatismes subis durant son incarcération, tels que le choc de tirs nourris de kalachnikovs autour de sa personne dans un cimetière et en pleine nuit ;

Considérant que le sort qui a été réservé à M. Mahan Gahé a été sans doute le même vécu par la quasi-totalité des prisonniers pro-Gbagbo : on pense aux nombreux jeunes anonymes, comme aux célèbres détenus, que les agents de M. Ouattara électrocutent et torturent à longueur de journées dans les maisons clandestines dans le pays ou dans le sous-sol de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), soit par plaisir, soit pour leur arracher des aveux ;

Vu la gravité de ces faits et l’évidence de l’assassinat de M. Basile Mahan Gahé par le régime ADO, qui a déjà fait de précédentes victimes de notoriété parmi les proches de M. Gbagbo du fait du gel injustifié de leurs avoirs ; toutes choses qui confirment le caractère dictatorial de ce régime, la FIDHOP décide ce qui suit.

3/ NOS ACTIONS A ENTREPRENDRE :

  • La FIDHOP dénonce et condamne, avec la dernière énergie, ce décès prémédité du syndicaliste émérite Basile Mahan Gahé !
  • La FIDHOP décide de faire de ce cas, l’une de ses préoccupations prioritaires du moment, afin d’alerter et prévenir les opinions nationale et internationale sur tous les cas de tortures, de sévices corporels et d’actes de traitements inhumains et dégradants que les FRCI et dozos font subir aux détenus politiques dits pro-Gbagbo.
  • La FIDHOP décide de saisir formellement le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme à Genève. A cet effet, la grande Marche panafricaine et la Conférence prévues à Genève le samedi 12 octobre 2013 sur « les Guerres en Afrique, le cas de la Côte d’Ivoire », seront spécialement dédiées à M.Basile Mahan Gahé et à tous les prisonniers politiques de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.
  • La FIDHOP invite tous les syndicalistes ivoiriens et africains, les membres de la CGT, de la CSI et du BIT à se mobiliser et à « s’indigner »avec la famille de l’illustre disparu, afin que ce crime ne reste pas impuni.
  • La FIDHOP invite enfin toutes les organisations des Droits de l’Homme et de la Société civile ivoirienne, ainsi que les ONG internationales et la Division des Droits de l’Homme de l’ONUCI à se joindre à cette initiative, afin d’exiger du gouvernement ivoirien que ce crime soit élucidée et que justice soit rendue.

Fait à Genève, le 27 septembre 2013

 

Dr BOGA Sako Gervais


- Enseignant-Chercheur à l’Université deCôte d’Ivoire ;

- Ex-Membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) ;

- Président de la Fondation Ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la vie Politique (FIDHOP) ;

- Ecrivain-Essayiste.

samedi, 28 septembre 2013

ARRETONS DE «TIRER» SUR TOUT CE QUI BOUGE

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Il y a deux ans environ, lors de la première apparition de Laurent Gbagbo à La Haye, je suis littéralement tombée des nues.

En effet, après avoir lu toutes sortes d’articles sur certains blogs que nous appelons couramment «de la résistance patriotique» qui «crucifiaient» purement et simplement maître Emmanuel Altit, je m’attendais à tout sauf à le voir faire partie de la défense de Laurent Gbagbo, voir même à diriger le pool d’avocat. Durant plusieurs semaines nous avions étés abreuvés d’articles incendiaires à son sujet. Ils donnaient l’impression à ceux d’entre nous qui n’avaient jamais entendu parler de lui auparavant, qu’il s’agissait d’un opportuniste  voulant profiter de la popularité de Laurent Gbagbo pour se faire connaître ou encore se remplir les poches; surtout après l’appel lancé par lui pour soutenir financièrement la défense!

Ceux qui comme moi n’ont pas accès au «secret des dieux» et se contentent de glaner leurs informations sur le net ou auprès d’amis et de parents sont parfois sujets à la désinformation. Même si l’on prend chaque article que l’on lit avec des pincettes et cherche à vérifier tout ce que l’on lit, on tombe tout de même parfois dans le panneau.

Ce que je me demande, c’est le but et la provenance de tels articles: sont-ils planifiés pour semer la zizanie parmi nous? Sont-ils le fait de personnes écrivant de bonne foi mais n’ayant pas toutes les informations? Ou encore sont-ils le fait de personnes qui veulent se rendre intéressantes ou importantes? Ce qui est sûr le résultat est le même: doutes et incertitude s’installent parmi nous. De faux débats sont lancés par ces fausses informations comme pour nous détourner du but véritable.

AFFI NGUESSAN 5.png

Je lisais aujourd'hui une critique à propos d’Affi N’Guessan qui n’aurait pas dû se faire recevoir par Kablan Duncan - selon cet article - au risque de faire de la pub au gouvernement Ouattara. C’est sans doute vrai qu’il leur a fait de la pub - et Dieu sait combien ils en ont besoin! -, mais si l’on suit ce raisonnement, il n’aurait pas non plus dû rencontrer les ambassadeurs de France et des Etats-Unis qui ont pris une part très active à l’installation d’Alassane Ouattara par les armes au pouvoir. Il devrait les éviter car ils ne lui veulent sans doute aucun bien. Mais comme je l’ai dit plus haut, nous ne sommes pas dans le secret des dieux et je ne m’y connait pas plus que lui. Je me contente donc d’observer les actes qu’il pose en me servant de mon bon sens. N’est-ce pas ce que nous devrions tous faire?

Pour en revenir à l’article, ce qui me dérange le plus ce sont ces quelques similitudes qu’il a avec les articles passés sur maître Altit il y a quelque mois, à savoir les insinuations. Je ne connais pas Affi N’Guessan ni les moyens financiers dont il dispose mais pourquoi est-ce à lui que l’on s’en prend? Miaka Oureto s’est bien déplacé plusieurs fois et pas seulement en Côte d'Ivoire. Pourquoi l’auteur ne se demande pas qui a lui a payé les différents billets d’avion pour la Hollande, la France etc... N’est-ce pas là un faux débat?

Pourquoi est-ce à Affi que l’on s’attaque comme c’était le cas pour maître Altit? Le but est-il de nous décourager et nous pousser par déception à abandonner la lutte? Ce serait bien possible.

Un ballon d’essai avait déjà été lancé - c’est mon avis - après la formation du bureau du FPI où un article se plaignait de la mise à l’écart des «cadres du FPI en exil». J’avais alors beaucoup aimé le commentaire d’un lecteur qui demandait que l’on se concentre sur la lutte et non sur une bataille pour les postes. C’était aussi mon avis d’autant plus que les-dits «cadres» ne s’étaient même pas plaints. Doit-on être plus royaliste que le roi?

N’avons-nous pas mieux à faire? Pourquoi ne pas nous concentrer sur cet adversaire commun qu’est le RDR qui ne lâchera pas le pouvoir de lui-même si nous le poussons par notre résistance vers la porte? Quel est le but que cache ces fausses querelles? Leur but est-il de nous détourner du véritable combat? Si ce sont des  membres de la «résistance patriotique» qui lancent de telles discussions, il  est temps der revenir à  l’essentiel et ne pas faire le jeu de l’adversaire. Mais là se trouve toute la question, ces informations viennent-elles véritablement de l’un de nous?

Dans tous les cas il serait bien de regarder devant nous et laisser derrière nous ces querelles de clocher qui ne font que le jeu de l’adversaire et qui peut-être même sont causées par lui, ce qui naturellement serait de bonne guerre

A bon entendeur salut!

 

Votre soeur, N. Coulibaly

vendredi, 27 septembre 2013

LA COUR PENALE INTERNATIONALE N'A PLUS LA COTE EN AFRIQUE


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Le Parlement Kenyan vient de voter le retrait du pays, du protocole de Rome, à l’origine de la Cour Pénale internationale (CPI). Bien que ne prenant effet que dans 12 mois, ce retrait est une mauvaise publicité pour la CPI. Les raisons de son fiasco résident dans l’impression qu’elle donne de n’être qu’une émanation des puissances occidentales dominatrices, quand elle s’en prend la plupart du temps, qu’aux vaincus de ses grandes. En effet, elle est incapable de lancer la moindre enquête sur les centaines de morts survenues en Égypte, en Lybie ou en Côte d’Ivoire. Certains criminels de guerre ou contre l’humanité avérés, sont ressortis blancs comme neige, malgré les preuves accablantes des dossiers d’instructions. Quand ces derniers n’ont pas disparus tout bonnement. Ce précédent historique pourrait servir d’exemple, pour de nombreux autres États africains. Les récentes déclarations du président somalien de l’O.U.A, lors du dernier congrès à Alger, illustraient le malaise de ces pays africains, qui après plus d’un demi-siècle d’indépendance, ont le sentiment de s’être faits dépossédés, par les puissances colonisatrices de naguère, de leurs libertés ou de l’organisation des conditions de justice de leurs propres concitoyens.
 
Avec l’invasion et l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan par les Etats-Unis des Bush père et fils, qui se sont soldées respectivement par près de 2 millions et un million de morts, à quoi avons-nous eu droit de la part de la CPI ? A aucune poursuite, car Washington qui encourage la CPI à traquer les criminels de guerre à travers le monde, quitte à les lui livrer, protège ses propres ressortissants. Comment l’expliquer ? Très simplement. La Cour Pénale Internationale est une juridiction permanente, chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre. En 1998, 121 États sur les 193 États membres de l’ONU, ont ratifié le Statut de Rome et accepté l’autorité de la CPI. Trente-deux États supplémentaires, dont la Russie et les États-Unis d’Amérique, Israël, l’Irak, la Libye, le Qatar et le Yémen, ont signé le Statut de Rome mais ne l’ont pas ratifié.
 
Prenons le cas des USA qui ont signé également avec 180 pays, l’ABI : l’Accord Bilatéral d’Immunité. Grâce à ces accords bilatéraux, les États-Unis obtenaient l’exclusion de la compétence de la CPI, à l’égard des ressortissants et des militaires nord américains, interdisant ainsi leur transfert devant le tribunal de la Haye. Les pays signataires de cet accord bénéficient en contrepartie, d’une aide financière et militaire des Etats Unis. C’est la raison pour laquelle la CPI ne peux intervenir en Israël, en Irak, en Libye, au Qatar ou au Yémen pour ne citer que ceux-la. Et l’article 98(2) du statut de Rome le dit clairement.

Ce qui veut dire, que si un citoyen américain est arrêté, dans l’un des pays signataire de l’accord ABI, pour que ce citoyen, auteur de crime contre l’humanité, soit remis a la CPI, il faut que l’Etat concerné  consente dans un premier temps a transférer le criminel et dans un deuxième temps, que cela soit compatible avec les accords bilatéraux internationaux.

En conséquence, on ne peut poursuivre les dirigeants Américains ou les alliés des Etats-Unis pour crime de guerre. Qu’importe le nombre de morts, les voilà absous par avance.
 
Cette puissance impériale se permet de porter le fer et le feu sur la planète en toute impunité. Voilà pourquoi les responsables des massacres ethniques, consécutifs à la destitution du président ivoirien Laurent Gbagbo, ne seront jamais jugés. Comme ceux de Sago en 2011 lorsque les hommes de la FRCI d’Alassane Ouattara, accusèrent les populations civiles d’avoir contribué à la fuite des dernières troupes loyalistes vers le Libéria mais aussi de cacher des armes en vue de venger le président Laurent Gbagbo. Fuyant dans la forêt, les moins heureux ont été rattrapés, fusillés et/ou égorgés et parfois brulés vifs. Les soldats d’Alassane Ouattara, avec l’aide de populations civiles étrangères au pays, massacrèrent ainsi, tout ceux de l’ethnie Godié qu’ils croisèrent sur leur chemin et cela pendant plusieurs jours. Des journalistes occidentaux, alertés par des cyber-activistes, viendront constater les massacres, mais minimiseront la portée de ceux-ci. Cela ne collant certainement pas avec la version officielle, commandée par leurs rédactions. Il est en effet difficile d’accepter la vérité, lorsque les mensonges sont exactement ce que l’on veut entendre. Comme en Bosnie, au Kossovo, en Lybie ou en Syrie de nos jours, en quelque sorte.
 
Ni le gouvernement Ouattara, ni la cour pénale internationale n’ont jusqu’à ce jour ouvert d’enquêtes, afin de déterminer qui furent les responsables de ces atrocités. Et les victimes attendent encore que justice leur soit rendue, comme pour tant d’autres crimes, commis sous couvert de la toute puissance occidentale, qui se sert du droit et de la morale pour effacer ses propres assassinats. Mais si la vérité est plus lente que le mensonge, elle finit toujours par arriver.


Source: PRORUSSIA.TV

jeudi, 26 septembre 2013

LIA BI DOUAYOUA «MET EN PLACE» LA MEMOIRE DE KANDIA CAMARA


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«Depuis plus dix ans, il n’y a pas eu de construction de salles de classes, il n’y a pas eu de réhabilitation, il n’y a pas eu d’équipements».

 

Madame la Ministre,

Par respect pour la fonction que vous exercez de fait, je ne dirai pas que vous êtes une menteuse mais plutôt que vous n’avez pas dit la vérité aux Ivoiriens, ce soir du 24 septembre 2013, sur le plateau de la télévision nationale. Or, membre du Gouvernement, vous avez le devoir de dire la vérité aux Ivoiriens. Toujours et en toute circonstance. Par  devoir de vérité, je vais vous rappeler des chiffres et des actes que sûrement votre directeur départemental de l’éducation nationale de Sinfra vous confirmera.

Par la politique de décentralisation, pilier de la politique de refondation du Président Laurent Gbagbo, voici la modeste contribution du Conseil Général de Sinfra dans le domaine de l’éducation nationale. Votre prédécesseur Gilbert Bleu-Lainé, particulièrement satisfait de notre apport, nous a élevé au cours d’une cérémonie publique à l’Hôtel du Golf d’Abidjan, avec bien d’autres acteurs des collectivités territoriales, au rang de Commandeur de l’Ordre du mérite de l’éducation nationale de la République de Côte d’Ivoire.

Au Conseil général de Sinfra, dès le premier Budget d’investissement de 2003, nous avons érigé l’éduction nationale au centre de nos priorités. Ainsi, malgré les maigres subventions de l’Etat du fait de la sauvage rébellion que vous avez organisée dans notre pays, plombant les finances publiques, nous avons investi de 2003 à 2012, 1 milliard de F CFA. 1.079.111.114 F CFA pour être très précis. 58 opérations ont été réalisées, allant de la réhabilitation et construction d’infrastructures scolaires à leur équipement en mobiliers et matériels didactiques. Deux lycées ont été construits et équipés, un lycée réhabilité et doté de salle informatique, 14 bâtiments de 3 classes ont étés construits, 9 écoles ont été réhabilitées, 2 écoles maternelles ont été ouvertes… Le tableau détaillé de ces réalisations est consigné dans le rapport de passation de charges au Conseil Régional de la Marahoué.

Madame la ministre, ces faits là sont sacrés. Ils résistent à toute démagogie politicienne que vous pouvez librement utiliser. Sinfra faisant partie intégrante de la Côte d’Ivoire, vous n’êtes donc pas fondée à déclarer publiquement qu’en 10 ans Gbagbo n’a rien fait dans le domaine de l’éducation nationale. Madame la ministre, vous pouvez cependant être rassurée d’une chose: les Ivoiriens à qui vous vous adressez ne sont pas dupes. Ils ont un sens élevé du discernement. Par exemple, nos populations à Sinfra qui vous ont certainement écouté, attendent depuis bientôt 3 ans le premier investissement dans le domaine de l’éducation. Pouvez-vous alors rappeler à votre mentor Alassane Ouattara que la promesse est une dette. Même en politique. Lors de sa tournée de pré-campagne à Sinfra, il avait promis au département des investissements globaux à hauteur de 85 milliards. Depuis… ils attendent. Ils vous regardent. Parce que justement, «c’est la nuque de celui qui est devant qu’on regarde».

Madame la ministre, lorsque, obstinément, les mains pleines de boue, vous voulez salir une personne sans taches, de deux choses l’une. Soit vous l’atteignez et vous la salissez, soit vous la ratez et elle demeure toujours propre. Dans les deux cas vous vous en sortez avec les mains toujours sales. Par votre malheureuse déclaration télévisée, vous venez encore une fois de rater Laurent Gbagbo malgré sa  «capturation» (l’expression est de vous) et vous en sortez avec les mains de nouveau sales .

 

Le Ministre Lia Bi  Douayoua

Ancien Président du Conseil Général de Sinfra.

SIMONE GBAGBO: MEME SES GEOLIERS SONT EN ADMIRATION DEVANT ELLE

 

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Dictature Ouattara - Voici les dernières images de Simone Gbagbo: Même ses geôliers sont en admiration devant elle.

 


Cette image prise ce mois de septembre 2013 montre bien Simone Ehivet Gbagbo, l'ex-Première Dame de Côte d'Ivoire, sur le tarmac d'un aéroport. Probablement celui d'Odienné, la ville où elle est internée dans les geôles de la dictature Ouattara. Elle s'apprête à prendre un avion de la Compagnie Air Ivoire, mais nous ne pouvons pas dire avec certitude pour quelle destination. Mais ce qui est frappant, c'est que ses geôliers sont visiblement en admiration et défèrent devant elle. Ils sont sous son charme et sa classe.

Malgré la fatigue et l'amaigrissement du fait de longues séances de torture, on voit qu'elle a le moral, et qu'elle a déjà pardonné à ses geôliers.

Elle a visiblement gardé son charisme et sa stature de mère de la Nation et de Première Dame adulée par son peuple.

 

Serge Touré


Source: IVOIREBUSINESS.NET

REFUS DE TRANSFERER SIMONE GBAGBO A LA HAYE: LA CPI MET OUATTARA EN DIFFICULTE - FATOU BENSOUDA: «JE SUIS CONTRE LES SOLUTIONS POLITIQUES»


 

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Il se joue depuis quelques jours, un semblant de jeu de «poker» entre les autorités ivoiriennes et la Cour pénale internationale (Cpi) dans lequel, l'un et l'autre refusent de se faire avoir.



Alassane Ouattara, le chef de l'Etat de Côte d'Ivoire, joue à protéger certains des chefs de guerre proches de lui et qui seraient visés par des mandats d'arrêt encore sous scellé à la Haye. La Cpi, elle, joue à attirer le président ivoirien dans le piège du transfert de Simone Gbagbo, afin, de brandir demain, des mandats d'arrêts contre des proches de Ouattara qe celui-ci serait, dans l'obligation politique et moral, d'exécuter. Le « oui, mais », exprimé par Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cpi, quant à la décision du gouvernement, de ne pas « livrer » l'ex-première dame officielle de Côte d'Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo à la Haye, trouve donc ses fondements dans cette posture de la Cpi. Alassane Ouattara et la Cpi jouent donc à cache-cache dans ce dossier stratégique.

La Cpi soutient néanmoins que le dernier mot revient aux juges de la Haye. « Le gouvernement ivoirien peut soulever une exception d'irrecevabilité, sur la base du principe de complémentarité entre la Cpi et les autorités judiciaires nationales. Il reviendra dans ce cas, aux juges de la Cpi d'examiner si toutes les conditions sont réunies et notamment si les tribunaux nationaux ont la capacité et la volonté pour mener des poursuites sérieuses contre le même suspect et pour les mêmes faits allégués devant la Cpi. Après des observations de toutes les parties et les participants, les juges de la Cpi décideront si l'affaire continuera ou non à la Cpi », a fait savoir Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cpi. Qui s'empresse d'ajouter que « le dossier Simone Gbagbo n'aurait aucun inconvénient sur d'éventuels poursuites sur les présumés auteurs de crimes lors des événements post-électoraux ».

La partie est donc encore loin d'être gagnée pour les autorités ivoiriennes. Intervenant hier mardi 24 septembre 2013, Fatou Bensouda, la procureure de la Cpi s'est voulue très ferme, quant au fait que dans ce dossier, il ne saurait y avoir d'acceptation de l'immixtion de la politique dans le judiciaire. « Je suis contre la solution politique à un problème judiciaire », a-t-elle fait valoir. Dans son développement, la juge gambienne a notamment « plaidé pour une solution judiciaire et non une solution politique à un problème judiciaire ».

La procureure  de la Cpi  qui affirme, ouvertement son opposition «  à des solutions politiques », le porte-parole de la Fadi El Abdallah  qui soutient  que le non transfert de Simone Gbagbo n’aurait aucun  inconvénient sur d’éventuels poursuites sur les présumés auteurs de crimes, cela ne peut que mettre davantage  le chef de l’Etat dans une position délicate, voire difficile. On le sait, la main du chef de l’Etat « tremble » à faire exécuter un mandat d’arrêt de la Haye  visant  Simone Gbagbo et autres, au motif que, selon des observateurs, la Cpi n’émette des  mandats contre son propre  camp.  Vrai ou faux ? Quoi qu’il en soit,  les autorités ivoiriennes ont annoncé  le vendredi 20 septembre 2013,  leur refus de transférer devant la Cour pénale internationale (CPI) Simone Gbagbo, la compagne de l’ex-président Laurent Gbagbo, poursuivie comme son mari pour crimes contre l’humanité après les violences postélectorales de 2010-2011.

Le conseil des ministres, réuni en session extraordinaire, "a décidé de présenter une requête en irrecevabilité et de surseoir à exécuter le mandat d’arrêt émis par la CPI le 29 février 2012 (...) sur la demande du transfèrement de Mme Simone Gbagbo à La Haye", indiquait un communiqué gouvernemental. Le refus du gouvernement  d’extrader Mme Gbagbo vers la CPI "vise à la faire juger en Côte d’Ivoire (...) par les juridictions ivoiriennes (...)", explique ce communiqué. Le gouvernement, qui "déposera incessamment sa requête au greffe de la CPI", a justifié sa décision par le fait que les juridictions nationales "sont aujourd’hui réhabilitées et à même de lui (Mme Gbagbo) faire un procès juste et équitable garantissant les droits de la défense", précise le texte.

"Aujourd’hui, la justice est en marche. Rien ne justifie le transfèrement à La Haye de Madame Gbagbo", a justifié M. Koné Bruno, porte-parole du gouvernement ivoirien. "Si nous avions le moindre doute quant à l’équité de la justice ivoirienne, nous l’aurions quand même extradée aux Pays-Bas", a-t-il assuré. Le régime d’Alassane Ouattara est régulièrement accusé de favoriser une "justice des vainqueurs", aucune figure de son camp n’ayant été inquiétée pour les graves crimes commis durant la dernière crise.

 

 Armand B. DEPEYLA, in le quotidien ivoirien "Soir Info".


Source: EDUCARRIERE.CI

NADINE MORANO SUR LES RIVES DE LA LAGUNE EBRIE - QUE VIENT FAIRE LA TRESORIERE DE SARKOZY A ABIDJAN?

 

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La Côte d’Ivoire est décidément un des lieux de prédilection des dirigeants de la droite française, qui y vont et viennent à un rythme intrigant. Après Nicolas Sarkozy (ex-président), Jean-François Copé (patron de l’UMP), François Fillon (ancien Premier ministre) et Christian Estrosi (maire UMP de Nice), c’est au tour de la très particulière Nadine Morano, grognarde attitrée de l’ancien chef de l’Etat, et – ce n’est pas un détail – trésorière de l’association des Amis de Nicolas Sarkozy, de «faire son entrée».

Que vient-elle donc faire à Abidjan, alors qu’elle passe elle-même par de très mauvais moments «médiatiques», après avoir «dérapé» en accusant la justice française d’être «manipulée» et aux «ordres de la gauche» suite à la confirmation, par la Cour d’appel de Bordeaux, de la mise en examen de son «idole» Nicolas Sarkozy, accusé d’abus de faiblesse dans ce qu’il est convenu d’appeler en France «l’affaire Bettencourt» ? Selon des informations en notre possession, elle organisera, dans un restaurant d’Abidjan, une rencontre avec les militants de l’UMP en Côte d’Ivoire. Peut-être rencontrera-t-elle aussi quelques journalistes… Contactée par Le Nouveau Courrier, la responsable de cet établissement n’a ni confirmé ni infirmé, se bornant à dire qu’elle n’était qu’une «hôtesse»…

Bien entendu, personne ne peut croire que Nadine Morano soit à Abidjan pour une réunion politique avec quelques dizaines de personnes. La «caissière» des ambitions de Nicolas Sarkozy mesure sans doute elle-même l’ampleur des supputations qui naîtront de ce voyage tout à fait mystérieux, alors que son «homme de destin» (qui a «offert» le pouvoir à un Alassane Ouattara éternellement reconnaissant) est dans une situation plus que difficile. A la fois contesté en douce par Jean-François Copé et François Fillon et par les socialistes, il est talonné par des magistrats pugnaces qui s’interrogent sur son rapport particulier à l’argent.

Alassane Ouattara, qui prononce aujourd’hui son discours à la traditionnelle assemblée générale de l’ONU, reviendra-t-il à temps pour rencontrer Morano – ou lui a-t-il laissé un colis quelconque en prenant l’avion ? Mystère et boule de gomme.

 

Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mercredi, 25 septembre 2013

APRES LES LARMES DE COMPASSION QUI ONT SUIVI LA RUMEUR DE SON DECES, AIDONS MAINTENANT ET CONCRETEMENT AWA EHOURA A SURVIVRE


 

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Chers frères et sœurs Ivoiriens, chers amis du monde entier,

 

Le jeudi 19 septembre 2013, dans la soirée, une rumeur folle et sans fondement s’est emparée de la toile, annonçant la mort de notre sœur Tabitha Awa Ehoura, anciennement journaliste à la RTI et licenciée par la nouvelle direction de la structure étatique, en raison de sa proximité avec l’ancien régime ivoirien, incarné par le Président Laurent Gbagbo.

Chacun de nous le sait, Awa Ehoura est une grande malade du diabète, insulinodépendante (à outrance), qui est sans ressources et qui subit de plein fouet les complications neurologiques de la longue absence de traitement endurée pendant les 3 à 4 mois de braise de la crise postélectorale ivoirienne. Elle en paie aujourd’hui le prix fort et n’est vivante, après un manque aussi prolongé d’insuline, que par le miracle de DIEU. Elle porte bien son nom : TABITHA, la ressuscitée de la Bible.

La rumeur relevée plus haut a fait un mal immense aux Ivoiriens et ceux qui l’ont répandue leur en doivent des excuses. Elle a fait répandre beaucoup de larmes et a causé beaucoup de douleur, de désarroi et de détresse. Aussi bien dans sa famille, parmi ses proches et amis, que chez ses enfants, singulièrement l’aîné, résidant à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, qui a appris le décès de sa mère sur… Facebook. Tout bonnement ! Comme tout le monde. Tout comme son époux, alerté, lui, par les pleurs d’un attroupement de voisins, et qui a dû se rendre, affolé, chez sa mère où elle se reposait, à 3 heures du matin, pour en avoir le cœur net (Awa étant injoignable, ce soir-là). C’est inacceptable !

Que cela serve de leçon et que désormais, toute information de ce genre soit dûment recoupée et vérifiée avant diffusion. Voilà où mène la recherche effrénée et aveugle de scoop. Les effets auraient pu être irréversibles pour les personnes trop sensibles ou cardiaques.

Passé cet incident, l’enjeu est et demeure aujourd’hui le secours à apporter à notre sœur Awa Ehoura (Cell. 225 01 37 70 75 et 225 57 81 82 81) afin de garder sa vie sauve et ne pas avoir, un matin, à déplorer son décès véritable pour non-assistance.

Depuis une année et demi, un groupe de donateurs, Ivoiriens modestes et amis tout aussi modestes de la Côte d'Ivoire, mobilisés par nos soins, s’évertue à garder notre sœur en vie par un soutien financier mensuel régulier. A ce jour, les forces se sont quelque peu essoufflées et le besoin d’enregistrer de nouveaux donateurs se fait de plus en plus pressant. Malgré nos appels récurrents et répétés, très peu d’autres Ivoiriens se manifestent pour apporter leur secours à Awa.

N’attendons pas d’avoir à pleurer nos plus chaudes larmes pour témoigner notre amour à Awa Ehoura mais apportons lui plutôt, ici et maintenant, l’aide dont elle a besoin pour survivre. Ses soins et suivis médicaux sont très coûteux pour elle : 200.000 F CFA par mois (305 EURO; rappelons-nous qu’elle n’exerce plus aucun emploi, qu’elle est physiquement diminuée et qu’elle a besoin de notre appui même pour les plus simples contingences domestiques, s’évaluant également environ à la même somme).

C’est avec une grande peine que nous arrivons aujourd’hui à réunir ces montants. Avec un grand nombre de donateurs à petits montants, nous pouvons valablement assurer ses besoins médicaux et domestiques, sans que nul n’en ressente la moindre pression, en attendant l’appel que nous allons lancer vers la fin de l’année pour lui trouver les fonds nécessaires à son installation dans une activité génératrice de revenus, dans le souci qui est le nôtre de la rendre indépendante financièrement.

Ainsi donc, toute personne sensible et désireuse de nous aider dans cette belle aventure peut nous joindre au (225) 07 04 71 11, (225) 07 97 28 11 et (225) 05 46 02 84 (Ahogny Raphaël, Riviera 3), (225) 08 08 01 11 (Konan Isidore, Plateau), ou +33 6 34 93 00 81 (Rita Fourlin, en France) pour s’inscrire, avec le montant de ses dons et leur fréquence, sur la liste des donateurs pour ces 4 derniers mois de l’année. Nous n'avons pas même encore pu lui apporter son soutien du mois d'AOUT, à plus forte raison, celui de SEPTEMBRE. Fasse DIEU que vous puissiez nous y aider.

Dans l’espoir de voir le présent appel susciter autant d’adhésion que la rumeur de la présumée mort d’Awa Ehoura a suscité d'émoi et de désolation, nous prions que la grâce de DIEU vous soit pleinement accordée, à vous et à chacune de vos familles !

 

Bien à tous et que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO