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jeudi, 16 juin 2011

GRAVES REVELATIONS PROPHETIQUES DU PASTEUR DALI CLAUDE SUR LA COTE D'IVOIRE


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Le jeudi 09 mars 2006, il nous a été donné d'entendre sur la chaîne nationale ivoirienne de radio, Fréquence 2, à l'émission Mythes et Mystères de Juliette ANZIAN, entre 22 h et Minuit, un pasteur du nom de DALI Claude qui faisait, pour la deuxième fois, des révélations effrayantes sur la fin de la crise ivoirienne.

Joint au téléphone après la grande bataille d'Abidjan qui s'est soldée, le lundi 11 avril 2011, par la capture du Président Laurent Gbagbo, alors que bon nombre d'Ivoiriens croient en la fin de cette pénible crise débutée en 2002, l'Homme de DIEU est formel: "Les évènements hyper-dramatiques que j'ai annoncés depuis 2004 n'ont pas encore eu lieu. Ce qui vient de se passer n'est rien du tout. Les Ivoiriens doivent encore se repentir et se convertir à DIEU car le pire arrive".

Quels sont ces évènements? Loin de nous le projet d'entretenir une quelconque psychose chez les Ivoiriens mais savoir ces choses et ne pas les banaliser peut être salvateur pour chacun de nous. Découvrez-les donc ou redécouvrez-les en écoutant les révélations du Pasteur DALI Claude sur Fréquence 2, le jeudi 09 mars 2006. Durée de la bande: une quarantaine de minutes. Bien à tous!


DALI Claude, 1ère partie

podcast


DALI Claude, 2ème partie

podcast

 

DALI Claude, 3ème partie

podcast


DALI Claude, 4ème partie

podcast


 

Cette révélation peut également être consultée, en intégralité, sur DAILYMOTION. Cliquer:

ICI

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!



DINDE Fernand AGBO

mercredi, 15 juin 2011

LE CACAO DESORMAIS ACHETE A 250 FCFA, AU LIEU DE 1000 FCFA SOUS GBAGBO


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Les planteurs de Côte d'Ivoire n'ont plus que leurs yeux pour pleurer. Particulièrement les planteurs djoulas et baoulés qui ont voté Alassane Ouattara à la présidence de la République, sur les conseils d'Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda, le parti d'houphouët Boigny.

Laurent Gbagbo leur achetait le cacao à 1000 Fcfa. Au lieu de l'aider à continuer dans sa tâche ardue de donner le pouvoir aux planteurs de Côte d'Ivoire, ils ont préféré donner leurs voix à Alassane Ouattara, qui les remercie aujourd'hui en monnaie de singe en achetant leurs cacao à 250 Fcfa, pour les plus chanceux.

C'est le cas du vieux Aboulaye, riche planteur bien connu dans la forêt de l'Ouest qui n'a aujourd'hui que ses yeux pour pleurer. Les tonnes de cacao qu'il a produites ne valent plus rien. Car on lui a acheté le kilo de son produit au prix dérisoire de 150 Fcfa. Même pas à 250 Fcfa, le prix officiel. Alors qu'au même moment,  les multinationales font d'énormes profits. C'est aussi le cas du vieux Kouassi Kan, riche planteur baoulé à Issia dont la récolte de cacao a été achetée à 250 Fcfa le kilo et qui rumine déjà sa colère contre Ouattara et Bédié qu'il accuse de trahison.

Notre vieillard qui n'aimait pas Gbagbo, regrette déjà son époque où le kilo de cacao était acheté à 1000 Fcfa. Ce Président-là se faisait du souci pour le monde paysan. Gbagbo disait à l'envi que le temps était l'autre nom de Dieu. C'est justement ce qui se passe en ce moment.

Les paysans djoulas et baoulés ont compris, malheureusement un peu tardivement que leurs intérêts se trouvaient avec Laurent Gbagbo. Ce n'est que justice et reconnaissance pour ce dernier.


Eric Lassale, in IvoireBusiness.Net


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

LA NUIT AFRICAINE A PARIS: UN ECHEC RETENTISSANT LIE AU BOYCOTT DES ORGANISATIONS PANAFRICAINES

 

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Il n'y a pas si longtemps, l'annonce d'un concert de Kofi OLOMIDE ou de tout autre star de la chanson africaine et nous voilà nous ruant pour acheter les billets et faire salle comble. Samedi, la France fêtait la Nuit Africaine au Stade de France. Plus des 3/4 du stade étaient vides. Que s'est-il donc passé pour ce peuple africain français - ce peuple noir dont la légende prétend qu'il aime tant danser, secouer de l'arrière-train, cet amuseur public numéro un, celui-là même qui, lorsqu'il ne distrait pas en tapant dans un ballon ou en sprintant avec vigueur, rit, rit et danse pour le plus grand bonheur du reste de l'univers, - n'aie pas répondu à ce magnifique rendez-vous du bonheur savamment concocté pour lui par des organisateurs scrupuleux ?

Oui, c'était une première ! Pourtant, tous les ingrédients étaient réunis pour que la fête réussisse ! Oui, les ingrédients étaient réunis à coups de publicité dans les grands médias français, des affiches géantes aux couleurs de la joie, des voix à la radio vantant la qualité de ses magnifiques chanteurs. Oh, que oui ! Grâce à la Nuit Africaine, on aurait tout oublié ! Les bombardements sur la Côte d'Ivoire ? C'est pas si grave que çà, mon frère. La vie continue, n'est-ce pas ? Le bombardement sur la Libye et ses milliers, milliers de morts... ? Oh, que veux-tu que j'y fasse ? C'est la vie ! La vie continue, n'est-ce pas ?

Voilà que pour la première fois, les organisations africaines françaises ont décidé de réagir. Marre de ces artistes tout en ego et en paillettes qui jamais ne disent un mot plus haut que l'autre pour ne point froisser la susceptibilité du sponsor. Ces artistes toujours d'accord sur tout. Vous tuez ? Tuez donc, je ne suis qu'un artiste, moi ! Vous exploitez ? Exploitez donc, je ne suis qu'un artiste, moi ! Ces artistes qui comme des canards ne se mouillent jamais même lorsqu'ils marchent sous une pluie torrentielle ! Alors, alors, les organisations africaines françaises ont lancé un mouvement de boycott de cette Nuit Africaine, car ont-elles estimé, l'Afrique est en deuil, donc son peuple ne saurait chanter ou danser.

Samedi soir, l'immense Stade de France prévu initialement pour accueillir entre 70 et 80 000 personnes était vide, oui, vide à en pleurer. L'événement lancé à grande pompe n'a réussi à réunir qu'entre 5 et 10 000 personnes, tout au plus. Une première expérience, un avertissement pour dire à ceux qui nous manipulent que les données ont changé, que l'homme noir devient chaque jour plus conscient des enjeux, pour dire aux artistes Africains, que le fait d'être artiste ne les dispense pas des combats de survie des peuples... En deux mots comme en mille, un monde où il fait bon vivre, vivre ensemble.


Calixthe Beyala

Ecrivain, scénariste
Candidate malheureuse au poste de Secrétaire générale de la Francophonie


Source: IVOIREBUSINESS.NET

COTE D'IVOIRE: «SE PROMENER AUJOURD'HUI AVEC UNE CARTE D'ETUDIANT EST UN VRAI SUICIDE» (ONG)

 

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L'ONG Le Mien (Mouvement ivoirien pour un éveil national) a dénoncé les exactions des Forces Républicaines de côte d'Ivoire (nouvelle armée créée par Ouattara, Président installé par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI) contre les populations, notamment les étudiants.

« Alors que (...) les étudiants ont officiellement été vidés des campus (...), leurs chambres sont actuellement occupées par des hommes en armes et tenues militaires», écrit l'organisation dans une lettre ouverte en date du 6 juin dont DirectScoop a eue copie.

Les étudiants ivoiriens paient selon l'ONG un très lourd tribut de cette situation. Hormis « l'année blanche », devenue une quasi-certitude, ceux-ci sont la cible des hommes de Ouattara. « Se promener aujourd'hui avec une carte d'étudiant est un vrai suicide », révèle l'ONG qui demande la cessation de ces actions.

Le dernier rapport de l'ONU a laissé entendre que des « crimes contre l'humanité » auraient été commis et se poursuivraient en Côte d'Ivoire.

La Fédération Internationale des Droits de l'Homme avait alerté, à la suite d'Amnesty et de Human Right l'opinion internationale sur la persistance d'exactions en Côte d'Ivoire, principalement contre les partisans du Président Gbagbo.

Ces accusations avaient été rejetées par le ministre de l'intérieur de Ouattara, qui avait estimé qu'il n'y avait pas d' « exactions à grande échelle », exigeant des « preuves » le cas échéant.

Dans son rapport rendu public le 2 juin, Human Right dénonçait des « exécutions extra-judiciaires » auxquelles auraient participé de façon active les chefs de guerre, Chérif Ousmane et Ousmane Coulibaly dit Ben Laden.

Amnesty Internationale, qui a accusé aussi les FRCI d'exactions, a estimé dans son rapport du 27 mai, que Ouattara devrait assumer « la responsabilité des actions tolérées ou commises par ses forces.

Depuis la capture du Président Laurent Gbagbo le 11 avril, les exactions contre les populations civiles et les couches socio-professionnelles jugées proches de lui, sont la cible d'une chasse aux sorcières.


Source : DIRECTSCOOP.NET

mardi, 14 juin 2011

LE DEAL SECRET DES VAUTOURS QUI RODENT AUTOUR DE LA COTE D'IVOIRE: SORO GUILLAUME FUTUR PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE



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La situation post-putsch n'est toujours pas gérée à souhait par le camp Ouattara resté tétanisé par la peur d'un probable coup d'Etat dont on ne sait s'il viendrait des militaires pro-Gbagbo ou des forces fidèles à Soro Guillaume.

La situation d'insécurité actuelle est sagement entretenue par les deux camps qui en usent pour évaluer leur force. Aussi longtemps que la situation sera instable, Soro aura démontré que Ouattara et son ministre de l'intérieur Ahmed Bakayoko ne maîtrisent pas la situation sécuritaire du pays. Le fait même pour Ouattara de faire appel à la France pour le sécuriser est un aveu d'incapacité qui ne fait que confirmer la thèse du camp de Soro qui, on l'imagine aisément, en rigole.

Les rumeurs de tentatives de coup d'état sont bien entendu entretenues par Soro et ses hommes pour faire peser l'épée de Damoclès sur la tête de Ouattara et fonctionne comme une menace voilée sur lui, si l'idée lui venait de le dégommer de la primature. Soro a des ambitions au-delà de la simple primature, ça tout le monde le sait. Pour atteindre son but, il est prêt à tout, même tuer son maître d'hier Ouattara. Soro l'a déjà fait à Laurent Gbagbo, un homme qu'il a toujours admiré.

Les sceptiques seront prêts à réfuter notre argumentation, arguant que si Soro pose tant problème pour asseoir le pouvoir de Ouattara, celui que Sarkozy a choisi, pourquoi la France ne l'assassinerait-il pas. C'est une hypothèse à écarter. Car tout antagonisme entre les camps arrange toujours le prédateur. Pendant qu'ils sont occupés à se battre, ils signent tout de même les contrats nécessaires à la survie de l'économie française.

Et puis les autorités françaises ont déjà fait leur calcul macabre qui tourne toujours autour de la protection de leurs intérêts. La France sait que Ouattara est malade. Il a déjà, au plus fort de la crise, eu deux attaques cardiaques. Les pressions diverses peuvent l'emporter d'un instant à l'autre. Du côté du PDCI, personne n'est capable d'assurer la relève et tenir tête aux pro-Gbagbo. Seul Soro constitue une alternative possible en l'absence de Ouattara. Soro est un véritable sanguinaire pour qui tuer est un jeu. Il a la capacité d'en commettre pour mettre au pas ses adversaires. Il ne résistera pas à la tentation de le faire à nouveau. Tous ces crimes font de lui un homme facilement malléable. Si l'envie lui venait demain de se rebeller comme avait voulut le faire Omar Bongo, la grande France s'en servira pour le mettre au pas.

Concernant ces crimes, on voit déjà que plusieurs crimes commis par les hommes de Soro sont en train d'être banalisés par les autorités françaises avec l'aide de leur presse. Ainsi lorsque Amnesty International sort un rapport accablant pour les hommes de Ouattara, RFI titre que le rapport est plutôt accablant pour les hommes de Gbagbo. Pire, lorsque des ressortissants français considérés hier comme des proches du Président Gbagbo, sont enlevés par les hommes de Ouattara, la presse française impute ces enlèvements aux hommes de Gbagbo.

En somme, les soi-disant enquêtes sur les violations de droit de l'homme sont dévoyées d'avance. On a déjà désigné les coupables. Pour l'heure, ils ne sont pas du camp de Ouattara. Mais croyez-moi, il y aura deux copies différentes de ces rapports d'enquête. L'une officielle qui ne mentionnera pas grand'chose de Soro, Ouattara et de leurs hommes, une sorte de synthèse. Puis la vraie copie qui sera gardée par la France avec copie au camp Ouattara. Cette copie, qui sera plus sévère contre le camp Ouattara servira à faire le chantage honteux pour les emmener à brader nos ressources.

Soro Guillaume, le futur dauphin constitutionnel de la République de Côte d'Ivoire

Pour éviter l'actuel bicéphalisme, le plan concocter par Ouattara et ses conseillers, nous rapporte une source, est de faire en sorte que Soro Guillaume devienne le futur dauphin constitutionnel de Ouattara. Ce qui ferait de lui le Président de la République de Côte d'Ivoire si Ouattara venait à passer. Ce plan à l'avantage de permettre à Ouattara de résoudre deux problèmes qui menacent son pouvoir. Ouattara aura ainsi la possibilité de tenir sa promesse faite au PDCI de lui confier le poste de Premier Ministre que Soro refuse de céder pour l'instant. Par la même occasion, Ouattara se serait calmement "débarrassé" de Soro sans le fâcher.

Des gens sont déjà cooptés pour réfléchir à la faisabilité de ce plan. La première étape sera l'organisation d'un congrès d'union entre le PDCI et le RDR afin de formaliser l'union jusque-là connue sous le nom de RHDP en un parti unique, qui, avec la terreur exercée dans tout le pays sur toute forme d'opposition, donnerait une victoire sans ambages au camp Ouattara. C'est la mise en exécution de ce plan-là qui, selon nos sources, provoque les remous actuels au PDCI.

Entre temps, Soro Guillaume sera coopté pour être candidat aux législatives dans une localité du Sud pour faire croire que "Gbagbo n'est rien", même dans le Sud. Les experts penchent pour une commune d'Abidjan, probablement Abobo ou Adjamé. Avec le principe des listes uniques et l'aide de la CEI, Soro n'aura aucune difficulté pour être élu. Selon nos sources, ce plan a déjà eu l'aval du PDCI (malgré quelques soubresauts ça et là). Entendez donc qu'après dix années de lutte armée, Soro Guillaume parviennent au plus haut du sommet de l'Etat. Comme quoi la fin justifie toujours les moyens.


Marie-Laure Koutouan


Source: INFO D'ABIDJAN.NET


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SITUATION SOCIO-POLITIQUE: LES FRCI PORTENT UN MAUVAIS COUP A ALASSANE OUATTARA



L'humeur joyeuse, du chef de l'Etat Alassane Ouattara, selon une source diplomatique à Abidjan, a pris un sacré coup depuis le vendredi 7 juin 2011. La raison, le report, dans trois ans, du retour de la Banque africaine de développement (Bad) à Abidjan. Le... président de la République tenait à ce retour dans l'immédiat. C'est pourquoi il s'est personnellement investi et a mis tout ce qui était en son pouvoir pour obtenir ce retour, dans un délai n'excédant pas six mois. A Abidjan, on était d'autant plus sûr que le président de cette institution, le Rwandais Donald Kaberuka, avait décalé, récemment, que « le retour de la Bad à Abidjan est imminent ». Le ministre d'Etat, ministre chargé du Plan et du développement, Abdallah Mabri Toikeusse et sa délégation, en se sont rendant à Lisbonne (Portugal) dans le cadre des Assemblées annuelles de la Bad, étaient loin d'imaginer qu'un mauvais sort viendrait tout mettre à l'eau.


De fait, les gouverneurs de la Banque africaine de développement ont décidé que la Bad reste à Tunis, pour encore trois ans. Selon Nkosana D. Moyo, "la banque a décidé qu'elle se donnait encore trois ans en Tunisie", où elle s'était installée provisoirement en 2003 en raison des troubles en Côte d'Ivoire, mais "peut à tout moment, au cours de cette période, retourner à Abidjan", a précisé M. Moyo, lors d'une conférence de presse à l'issue des Assemblées annuelles de la Banque. Le retour de la Bad dépendra du "rétablissement des conditions de sécurité acceptables" et de la "réhabilitation des bâtiments de la banque, endommagés", a-t-il ajouté. Selon notre source, la Côte d'Ivoire était à deux doigts d'obtenir ce retour dans un délai d'au moins six mois quand un coup de fil passé de Paris, est venu tout annuler. C'est qu'en Côte d'Ivoire, des éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire ( Frci) ont fait une descente, récemment dans la région du Bas-Sassandra, où ils ont pillé une exploitation agro-industrielle appartenant à des Français. Ceux-ci ont été séquestrés avant d'être dépouillés de tous leurs biens. Après leur passage, l'Ambassade de France en Côte d'Ivoire est immédiatement saisie, qui informe, à son tour le ministère des Affaires étrangères. Emoi et colère s'entremêlent à Paris. La devise de Nicolas Sarkozy, le président français, est connue. « On ne touche pas impunément aux cheveux d'un Français ». Le rapt, le 4 avril 2011 au Novotel Hôtel, suivi de la mort de Yves Lambelin (Sifca) et Stéphane Frantz di Rippel, en compagnie d'un Béninois et d'un Malaisien, par un groupe armé, est encore présent dans les esprits à Paris. Un axe téléphonique va s'établir entre Paris, Abidjan et Lisbonne et la décision du report est tout de suite arrêtée...Abidjan doit être puni pour « son incapacité à tenir ses troupes ». Le Président Ouattara a accusé durement le coup, soutient notre source. Toujours, selon celle-ci, un chef de groupement tactique dont les éléments seraient mis en cause, a « été convoqué d'urgence à Ouagadougou » pour rencontrer le président du Faso. L'onde de choc est d'autant plus forte à Abidjan que le Premier ministre Guillaume Soro a entrepris, en compagnie du général Bakayoko Soumaïla, avant-hier, une tournée visant à « mettre de l'ordre dans les rangs des Frci ». Dans les prochains jours, des mesures énergiques devraient être prises, pour mettre hors d'état de nuire « toutes les brebis galeuses » qui, il faut le dire, sont en train d'écorner sérieusement, l'image du gouvernement Ouattara. Ce retour à Abidjan de la Banque africaine de développement aurait été une première grande victoire pour le président de la République Alassane Ouattara. Alors que ce retour était quasiment acquis, par la faute d'éléments incontrôlés des Frci, les autorités ivoiriennes devraient donc attendre encore 3 ans... Néanmoins, Mabri Toikeusse et sa délégation ne sont pas rentrés les mains vides. Les gouverneurs de la Bad ont décidé d'accorder à la Côte d'Ivoire une aide de 160 millions de dollars (111 millions d'Euros), consacrée à l'éducation, à la santé et aux infrastructures.


Cette aide devrait être suivie "d'ici la fin de l'année" d'un financement supplémentaire équivalent, a précisé le président de la Bad, Donald Kaberuka.

 


Armand B. DEPEYLA (Soir Info)

LE RETOUR A LA NORMALITE ET LA RECONCILIATION NE SE DECRETENT PAS, PAS PLUS QUE LA REPRISE ECONOMIQUE



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Voici deux mois que le Président Laurent Gbagbo a été renversé par la coalition Licorne-ONUCI-FRCI. Nous étions en droit de nous attendre à une reprise en main rapide de la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire et à une amorce véritable de la réconciliation nationale et de la reprise économique. Nous sommes restés sur notre faim et les signes actuels ne nous inclinent pas à davantage d'espoir, vu que les actes attendus ne sont encore qu'au stade des vœux pieux et des décrets d'intention.

D'abord l'aspect sécuritaire : les FRCI occupent encore et toujours nos commissariats, nos brigades de gendarmerie et nos casernes et camps militaires, malgré la promesse d'Alassane Dramane Ouattara de nous ramener à la normalité en 2 mois. Une nouvelle promesse non tenue parmi des dizaines d'autres telles qu'un gouvernement de 25 ministres et la Primature au PDCI-RDA. Ce sont eux, d'authentiques et illustres analphabètes, qui disent et font le droit. Selon leurs humeurs. Tandis que les vrais professionnels de la sécurité et de la sûreté de l'Etat que sont les policiers, gendarmes et militaires, sont désarmés et bien souvent en civils, réduits en « Reine d'Angleterre », à inaugurer les chrysanthèmes.

L'appareil judiciaire ne s'est pas encore remis, depuis la sanglante alternance d'Avril qui a laissé pantois même les militants pro-Ouattara. Certains parmi eux n'ont pu réprimer une larme ou s'empêcher d'éclater en sanglots à la vue d'un président de la République de Côte d'Ivoire, bombardé, capturé et humilié comme un vulgaire bandit. Jamais pareille horreur n'aura été vue dans ce pays. Ça, ça marque les esprits, comme dirait l'autre. Ouattara ne le sait peut-être pas : cette carte politique du résistant joué par Gbagbo jusqu'au bout est celle qui lui a enlevé toute crédibilité et détruit son image policée d'économiste aristocrate et démocrate. Malgré tous les sourires obséquieux, les allégeances trompeuses et même les jets de fleurs des médias internationaux (qui commencent d'ailleurs et se raviser), il passe, dans les causeries de salon, pour être un goujat et un boucher. Cette image-là n'est pas près de lui passer.

Les greffes des tribunaux ont été pillés, de nombreux commissariats incendiés ou occupés, les prisons défoncées ou brûlées, des milliers de prisonniers dans la nature, bien souvent enrôlés par les FRCI, les brigades de gendarmerie devenues les bases des forces pro-Ouattara. Tout naturellement, dans ce décor apocalyptique, les magistrats ne font plus office que de meubles dans nos institutions judiciaires. Aucun Etat au monde, aucune république sérieuse ne peut se payer ce luxe. Mais la Côte d'Ivoire d'Alassane Ouattara, abusivement - ou à raison -  appelée « la nouvelle Côte d'Ivoire » (peut-être parce que totalement en rupture avec la vraie), si ! Elle ne s'en gêne guère. Bien au contraire ! L'informel a pris le pas sur la légalité et la régularité. C'est au point où la sécurité présidentielle est assurée par l'armée burkinabé et la force française Licorne. Quel crédit peut-on accorder à un tel régime ? Quel investisseur s'aventurerait-il dans un tel bourbier et dans un tel Etat de non droit où des bidasses règnent en maîtres, quand les magistrats rasent les murs et sont dans leurs petites chaussures. Les combattants de Ouattara recensés seraient au nombre de 26.000 mais Hamed Bakayoko, son ministre de l'Intérieur  qui nous annonce la nouvelle, n'y reconnaît que 9.000 FRCI. Les 17.000 restants, qu'est-ce qu'on en fait ? Ne pas les reconnaître est enfantin et dangereux. Qui les a armés ? Ont-ils combattu, oui ou non ? Il ne faut pas jouer avec la sécurité et les nerfs des Ivoiriens. Monsieur le ministre, assumez vos actes. Ceux de votre régime. Vous nous avez promis une pluie de milliards dès que vous seriez installés et, à eux, 5 millions de francs CFA par combattant ; payez-leur leur dû pour qu'ils retournent chez eux et débarrassent nos rues de leur présence incommodante. Ne rusez pas avec ces jeunes gens au péril de nos vies. Et surtout, vous avez à redouter une rébellion au sein des FRCI qui risque de nous replonger dans une violence aveugle et plus meurtrière encore. Vous êtes avertis !

Pour ce qui est de la réconciliation, pas davantage de progrès. On continue de tuer à l'Ouest et au Sud, dans les villes et villages réputés pro-Gbagbo. On a encore frais en mémoire, les tueries de Yakassé-Mé, Bécouéfin, Anandjé, Domolon, du 5 au 7 juin 2011, dénoncées par la Division des Droits de l'Homme de l'ONUCI, l'organisation même qui a aidé à installer ce chaos. Hypocrisie, quand tu nous tiens ! Deux pasteurs ont été froidement abattus à Cocody Angré et à Yopougon Camp militaire pour leurs activités évangéliques. A Yopougon et Abobo, on continue de terroriser les pasteurs et les chrétiens pour les empêcher de se réunir. A Akouédo, les pasteurs Bohui et Sépé de l'Eglise Evangélique des Assemblées de DIEU ont été proprement pillés par les FRCI, en représailles à leur activisme chrétien. Le Président Gbagbo est toujours en résidence surveillée avec son épouse, déclarés coupables par Ouattara sur les chaînes étrangères avant même d'avoir été jugés. Cela promet pour la suite de l'affaire ! Ses collaborateurs et proches sont incarcérés dans le Nord du pays dans des conditions inhumaines. De quelle réconciliation parle-t-on alors ? Ce que le régime RHDP ne doit jamais oublier, c'est que la réconciliation des plus forts qu'il veut instaurer n'est pas de la réconciliation mais une bombe à retardement. Elle leur explosera un jour à la face, au moment où ils s'y attendront le moins. Just wait and see !

Quand à la reprise économique, elle se fait voire se fera encore attendre et pour cause : l'appareil de production qui est essentiellement tenu par les entreprises a été en partie détruite, à l'exemple de la Parfumerie Ghandour  où tout l'outil informatique a été emporté et des machines déboulonnées et vendues à l'étranger. Orange et Côte d'Ivoire Télécom ont perdu plus de 200 véhicules et le Groupe SODECI-CIE, plus de 400. Leurs agences et bureaux pillés dans la quasi-totalité des villes de la partie Sud de la Côte d'Ivoire. 80 à 90% des commerces, des pharmacies, boutiques, supermarchés, salons de coiffure, ateliers de couture, magasins divers et stations d'essence de Yopougon ont été cassés à la Kalachnikov ou au RPG et pillés, les pompes à essence électriques des distributeurs démontées et emportées, la Mairie détruite. Yopougon, la plus grande commune de Côte d'Ivoire, a été presque anéantie du point de vue économique, comme s'il n'y vivait que des pro-Gbagbo. Totalement renversant ! Le comble est mis quand s'y ajoutent l'insécurité et le racket sauvage aux barrages et corridors FRCI, en Abidjan et sur nos routes nationales. Les opérateurs économiques étrangers, essoufflés, accablés, se tournent, tout naturellement vers les ports des pays de la sous-région et vers d'autres marchés. Ce qui aggrave le mal ivoirien. D'où tirer donc les indispensables impôts et taxes douanières salvatrices qui doivent garantir le paiement des salaires et nous permettre de nous assumer, comme cela a toujours été le cas sous Gbagbo ?  Surtout quand on a fait la promesse incongrue et à effet boomerang d'offrir les vignettes auto 2011 aux usagers de la route, depuis l'Hôtel du Golf, dans le secret espoir de faire mal à Gbagbo et au gouvernement Aké N'Gbo en asphyxiant l'économie ivoirienne ?

Monsieur Farikou, président de la Fédération Nationale des Commerçants de Côte d'Ivoire (FENACCI), va pour sa part jusqu'à demander 6 mois d'exonération d'impôts pour les aider, sa corporation et lui, à relever leurs activités, après tous les torts subis dans le dénouement de la crise électorale et dans l'observation de l'arrêt de travail demandé par Ouattara depuis son QG du Golf. Résultat logique, les caisses de l'état sont sinistrées. Avec quels fonds restaurer les administrations mises à sac à Abidjan et à l'intérieur du pays qui paralysent la reprise effective du travail dans bien des ministères ? Le plus logiquement du monde, Ouattara se tourne vers la France - marraine du chaos ivoirien - et les Institutions de Bretton Woods. Manque de pot. La première doit faire face au financement budgétairement assommant des agriculteurs sinistrés par la sécheresse historique de cette année, trouver des financements pour les élections de 2012 et gérer une croissance à l'équilibre précaire d'à peine 0,5% (en réalité, moins de 0% ; les français ont toujours su se mentir à eux-mêmes et au monde entier). En somme, une économie en grave récession et en quasi faillite (plus de 15 ans de déficit budgétaire), qui attendrait plutôt les dividendes de la sanglante campagne ivoirienne, pour reprendre un peu de souffle. Pas donc tout à fait encline à jouer les philanthropes forcenées. Quant aux secondes, elles sont attendues comme les pompiers de la débâcle financière grecque, irlandaise, portugaise et espagnole. Et la liste est loin d'être exhaustive. Toute chose qui n'arrange pas les affaires du nouveau régime ivoirien. D'autant moins que les effets induits de la crise du concombre et des légumes provoquée par la bactérie E-coli vient ouvrir un nouveau front budgétaire en Europe. Le tout aggravé par une croisade libyenne qui s'éternise, injustement menée par l'OTAN contre le très atypique et nationaliste Kadhafi, croisade européenne (ou plus exactement occidentale ultralibérale) dont la facture s'alourdit dangereusement et grève tous les budgets. Ouattara est dans les cordes. La pluie de milliards attendue manquera le train à la gare, c'est sûr. Il y aura tout juste quelques appuis financiers ici et là, sans plus. Il le sait. Pour l'heure, il faut donner l'illusion au peuple et au monde que tout va désormais pour le mieux dans le meilleur des mondes, en Côte d'Ivoire. Nous sommes bien loin de cette réalité.

Morale de l'histoire : il faut compter sur soi-même. Mais comment y parvenir quand on a soi-même tout détruit pour s'installer sur des ruines ? Comment y parvenir quand l'économie ne reprend pas ? Et comment reprendrait-elle quand personne n'a plus le cœur au travail avec tout ce que les Ivoiriens continuent de subir comme exactions ? Des cœurs meurtris par le deuil et engourdis - si ce n'est tétanisés - par la désolation et l'angoisse dues aux nombreux assassinats, crimes d'épuration ethnique et pillages qui ont réduit à néant des entreprises (plus de 400) et détruits des milliers d'emplois (au moins 80.000 selon une enquête récente et 120.000 selon Monsieur Jean-Louis Billon, Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Côte d'Ivoire). Comment y parvenir quand on ruse avec des FRCI laissés en rade au nom de calculs budgétaires déprimants ? Comment y parvenir quand des dizaines de milliers d'Ivoiriens partis en exil n'osent plus revenir dans leur propre pays ? Dur, dur, la réalité du pouvoir ! Il fallait réfléchir plus d'une fois avant de faire ce qu'on a fait à la Côte d'Ivoire. Les regrets ne serviraient à rien, il faut assumer. Ainsi est faite la vie !

En définitive, nous retiendrons qu'il ne suffit pas de décréter la normalité, la réconciliation et la reprise économique pour que tout reparte de plus bel, comme par enchantement. Il y a des actes à poser. Des actes de responsabilité et d'honnêteté, des actes de rapprochement sincère et de compassion, des actes de repentance et de pardon, des actes de vérité et de grandeur. Ouattara s'y refuse ! Ou plus exactement, n'en est pas capable. On ne se décrète pas grand homme. On l'est ou on ne l'est pas. La vengeance est une mauvaise conseillère. La haine, pire encore. Il l'apprendra à ses dépends. Néanmoins, souhaitons-lui de retrouver la raison et de parvenir à conduire la Côte d'Ivoire vers des jours meilleurs. Si DIEU le veut.



Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

lundi, 13 juin 2011

ALASSANE OUATTARA A CREE UN VIDE CONSTITUTIONNEL DANS L’HISTOIRE DE LA COTE D’IVOIRE

 

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Un article d’une grande simplicité mais d’une logique redoutable qui dévoile les errements et les incongruités du nouveau pouvoir ivoirien.


Ouattara doit trois mois de salaire aux fonctionnaires


« Il nous doit donc trois mois de salaire ! ». Réaction démesurée ou expression de bon sens ? Face au tournis que donnent les décrets et ordonnances pris à l’emporte-pièce par le chef de l’Etat Alassane Ouattara, le fonctionnaire ou le citoyen Lambda peine à comprendre la façon dont la Côte d’Ivoire est gérée depuis la violente alternance du 11 avril dernier.

On nous a toujours dit que l’Etat est une continuité et notre constitution dans sa dernière mouture dit qu’un chef d’Etat n’est investi de sa mission que le jour où il prête serment devant l’organe institutionnel habilité pour. L’ascension d’un chef d’Etat à la magistrature suprême est semblable à l’ordination d’un prêtre. Ce dernier, tant qu’il n’est pas ordonné ou consacré prêtre, quel que soit son cursus, ne peut dire de messe. Alassane Ouattara est donc chef d’Etat depuis le 06 mars 2011. Avant lui, c’était le Président Laurent Gbagbo. Et selon le principe de la continuité de l’Etat, il se doit de conduire à terme tous les engagements pris au nom de l’Etat de Côte d’Ivoire par son prédécesseur.

Quelle est donc cette incongruité juridique tendant à faire croire qu’entre le 04 décembre 2010, date de la prestation de serment du Président Gbagbo et le 11 avril 2011, date des ordonnances N° 2011-004 et N° 2011-005 portant annulation de tous les actes pris par le Président Gbagbo, la Côte d’Ivoire avait cessé de vivre. Son existence avait subitement discontinué. Premier paradoxe juridique de taille : comment Ouattara arrive-t-il à dire la messe sans avoir été ordonné ? En clair, en tant que qui ou en tant que quoi Ouattara prend-il des ordonnances alors qu’il n’a pas encore prêté serment. Deuxième gène, comment Ouattara justifie-t-il constitutionnellement ce vide qu’il crée de toute pièce, surtout quand l’Article 39 de notre Loi fondamentale stipule ceci : « Les pouvoirs du Président en exercice expirent à la date de prise de fonction du président élu, laquelle a lieu dès sa prestation de serment » ?

Ouattara est donc chef d’Etat seulement depuis le 06 mai 2011. D’où lui vient alors l’idée d’invalider les actes antérieurs de l’Etat ? D’aucuns feront référence à cet autre acte surréaliste, dont lui seul a le secret, pour dire qu’ayant prêté serment par écrit, il pouvait se permettre d’annuler toutes les décisions du Président Gbagbo. Sans entrer dans la polémique encore une fois surréaliste de la prestation de serment par écrit, on demande au père des pluies de milliards d’aller jusqu’au bout de sa logique. Il n’y a pas que les concours que le gouvernement Aké N’Gbo ait organisé. Il a payé les salaires pendant 3 mois. Si ces paiements, au nom, désormais, de la discontinuité de l’Etat sont annulés, Ouattara doit 3 mois de salaire à tous les fonctionnaires et agent de l’Etat de Côte d’Ivoire !


Joseph Marat


In le quotidien ivoirien « Aujourd’hui » N° 005 du Vendredi 10 Juin 2011.

dimanche, 12 juin 2011

FRCI: LA LOI DE LA JUNGLE ET LE REGNE DE LA TERREUR

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Surréalistes auraient parus les faits vécus par ma jeune sœur d’église du nom de G. Danielle (22 ans) et son camarade Eric (24 ans, étudiant), avant-hier vendredi 10 juin 2011, à 9 heures à Adjamé Renault, si nous ne nous savions pas prisonniers d’un régime d’exception en Côte d’Ivoire, verni de constitutionnalité, et qui sert de terreau aux pires exactions qui soient. Avec le pouvoir Ouattara, la loi et le droit n’existent plus. Et certainement pour longtemps. La mésaventure qui fait l’objet de cet article s’inscrit donc dans la plus grande normalité de la nouvelle vie des Ivoiriens, pris en otage par une rébellion désormais au pouvoir qu’une presse internationale déjantée présente comme plus fréquentable qu’un régime démocratique renversé à coup de bombes françaises et d’obus onusiens.

Le bref récit que nous allons vous faire nous a été raconté de vive voix par l’une des victimes, en l’occurrence notre jeune sœur en CHRIST, G. Danielle. Tout a commencé dans la matinée d’avant-hier quand elle s’est rendue à la gare routière de la commune d’Adjamé pour le dépôt d’un colis devant être acheminé à l’intérieur du pays. Elle y rencontre Eric, un vieil ami d’une ville du Centre Ouest du pays où résident ses parents et où elle a fréquenté l’école. La joie des retrouvailles aidant, ils cheminent ensemble jusqu’à la hauteur de la gare STIF, où un véhicule 4X4 des FRCI venant dans leur dos, percute Eric. Le pare-brise vole en éclats sous l’impact de la collision. Eric atteint, hurle et se tient le bras de douleur. Des hommes ayant toutes leurs facultés et dotés de compassion naturelle seraient allés s’enquérir de l’état de la victime et l’auraient conduite dans un centre de soins. Que nenni ! Les soldats pro-Ouattara descendent du véhicule, furieux, s’en prennent au jeune étudiant qu’ils saisissent par les cols et qu’ils tentent de faire monter de force dans le véhicule militaire avec Danielle que des passants acquis à la cause des FRCI accusaient de cheminer avec Eric, pour la faire aussi embarquer. Franchement invraisemblable ! Danielle affolée et encore sous le choc de l’accident, supplie. Face à l’incompréhension des FRCI et de leurs supporters, elle fond en larmes, imaginant aisément ce qui l’attendait en tant que femme au milieu d’une horde de soldats pro-Ouattara drogués et sans morale.

Elle ne devra son salut qu’à la foule de passants que ses pleurs désespérés ont attirés, qui ont pris fait et cause pour elle et pour le jeune homme, contrairement aux premiers, et qui ont imploré la grâce des hommes de Ouattara. Ils l’ont donc laissée sur place et ont embarqué de force Eric, blessé, en le tenant par les cols, malgré la médiation de la foule.

Dans leur énervement, l’escouade FRCI démarre en trombe. Elle ne fait pas 200 mètres qu’elle percute à nouveau un gbaka (mini car de transport TOYOTA Dyna) dans ses mauvaises manœuvres de soldatesque toute-puissante ne respectant rien, pas même les priorités élémentaires de la circulation urbaine. Plus furieux encore, ils vont extraire le Dioula Tchè, le chauffeur du mini car, de la cabine de son véhicule, l’embarquent dans leur 4X4 et fondent dans la nature.

Eric et l’infortuné chauffeur de gbaka ont donc été pratiquement enlevés dans la rue, sous les regards médusés de la foule incrédule, pour une destination inconnue. Jusqu’à la fin de la journée de samedi où nous rédigions cette note, soient deux jours après, plus aucune nouvelle d’Eric. Il faut sauver Eric. Le fait même qu’il soit étudiant nous donne des sueurs froides pour sa vie, quand on sait que les FRCI les assimilent tout bonnement et le plus simplement du monde à des partisans de Gbagbo, donc dignes de mort. La Côte d’Ivoire ne mérite pas d’avoir une armée aussi indisciplinée et épidermique, qui n’a aucun respect de la vie ni la moindre considération pour les populations ivoiriennes.

Ouattara ne maîtrise guère son monde (il espère nous donner l’illusion du contraire) et c’est terriblement angoissant pour le peuple qui est à la merci des humeurs d’une soldatesque analphabète et inculte, terrorisant de manière indifférenciée opposants et partisans. Les FRCI constituent un obscur péril aussi bien pour Alassane Ouattara, lui-même, que pour l’ensemble des Ivoiriens. Vivement que la Côte d’Ivoire se réveille de cet affreux cauchemar ! Il faut sauver Eric !


Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

samedi, 11 juin 2011

COMMISSARIATS DE POLICE D'ABIDJAN: LA GRANDE PAGAILLE


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Entre les forces pro-Ouattara et la police nationale, on ne sait plus qui fait quoi.

Deux mois après être parvenu au pouvoir, le nouveau régime soutenu par la communauté internationale, peine à mettre en place une police vraiment républicaine au service des citoyens de ce pays.

 

Faites un tour dans les différents commissariats du district d'Abidjan, le spectacle est plus que désolant. A la place des policiers, les vrais, nous observons la présence des dozos ou jeunes malinké qui ont pris les armes pour combattre aux côtés des rebelles venus du nord.

 

Dans la commune de Marcory, par exemple, les trois commissariats sont aux mains des jeunes "coxers" et des "gnambolos" issus des syndicats de transporteurs. Des jeunes, pour la plupart originaires du nord et déscolarisés, qui ne savent pas tenir un cahier de registre à plus forte raison taper un procès verbal.

 

A Yopougon, dans la plus grande commune de Côte d'Ivoire, on note toutefois la présence de quelques policiers dans certains commissariats. Il s'agit des 19ème et 16ème arrondissements. Dans ces deux commissariats, les chefs de guerre de la milice pro-Ouattara qui se font appeler abusivement "commandants" occupent illégalement les bureaux des commissaires de police qu'ils ne tiennent pas à lâcher.

 

Au 19ème arrondissement, Doumbia Moussa, celui qui se fait appeler le "commandant Djouroumou" occupe le bureau du commissaire Sanogo. Dehors, les quelques policiers qui ont répondu à l'appel pour la reprise du service se regroupent toute la journée sous un manguier à se tourner les pouces. Ils sont juste sollicités quand il s'agit d'établir des pièces ou de taper des procès verbaux.

 

Au 16ème arrondissement de la même commune, l'ambiance est identique. Un sergent de police qui a rallié la rébellion favorable au camp Ouattara au moment chaud de la guerre, est devenu le chef de ce commissariat. A l'instar de son compagnon de lutte Doumbia, ce sergent de police du nom de Lézou, se fait appeler "commissaire central". Empêchant de ce fait le commissaire légal de prendre possession de son bureau.

 

C'est pratiquement la même situation que vivent les policiers et les commissaires légaux dans les autres commissariats d'Abidjan. Devant une telle situation humiliante, la plupart des policiers ont préféré rester à la maison. D'autres ont tout simplement quitté le pays. Au 6ème arrondissement de Koumassi, par exemple, le commissaire ne s'est pas présenté jusqu'à présent à son poste. Au camp commando de cette commune, les éléments de ce corps d'élite ne sont pas du tout enthousiastes quand il s'agit de faire des patrouilles mixtes avec les miliciens de Ouattara. "Ils sont très indisciplinés", rapporte un gendarme sous couvert de l'anonymat.

 

On se demande bien, dans un tel cafouillage, comment le régime de Ouattara compte rétablir la sécurité. Une interrogation qui se justifie d'autant plus que l'insécurité grandissante est le fait de sa propre milice.

 



In le quotidien ivoirien NOTRE VOIE du 10 juin 2011.



Source: IVOIREBUSINESS.NET

vendredi, 10 juin 2011

ETAT DES LIEUX DES UNIVERSITES DE COCODY ET D'ABOBO-ADJAME APRES LE PASSAGE DE L'ARMEE DES PILLEURS DOZOTIQUES DE OUATTARA

 

 

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**Du coté de l’Université de Cocody


- Du matériel volé …La quasi-totalité des portes ont été fracassées.

- Tous les services ont été visités et vidés de leurs matériels informatique et bureautique....

- Les bureaux du service de la comptabilité centrale, abritant le service informatique, ont été saccagés et les machines emportées.

- Le coffre fort de l’université, à la direction des services financiers, a été emporté, ainsi que tout le stock du magasin des fournitures de bureau de la présidence.

- Le standard et l’agence comptable sont détruits ainsi que la scolarité centrale. Le matériel informatique de ce service n’a pas été épargné par les pilleurs.

- Au centre médico-social, tout est sens dessus-dessous. Les équipements ont été saccagés et le matériel emporté.

- Dans les Unités de formation et de recherche(Ufr), la plupart des bureaux des enseignants et du personnel de l’administration ont été pillés. Les ordinateurs et les livres emportés.



**Du coté de l’université d’Abobo-Adjamé le désastre est encore plus grand voire irréparable.


- Le Pr Gourène Germain met le pied dans le plat: « L’université de par les points sensibles a été détruite à 70%. Il n’y a plus de mémoire de tous les diplômes de la formation, et la base de données des étudiants depuis que l’université existe a été détruite. Toute la mémoire sur papier, toutes les archives, tout a été détruit. Donc, la mémoire papier n’existe plus. Généralement, quand ce genre de phénomène se passe, on se rabat sur la mémoire électronique. Le bâtiment du service informatique a été visé et la mémoire virtuelle et électronique a aussi été détruite. Aujourd’hui, concrètement, l’université d’Abobo-Adjamé n’existe plus. Nous servons de base de données à la Faculté de médecine en odontostomatologie. Ces étudiants, une fois à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, nous demandent d’authentifier leurs diplômes. Aujourd’hui, il n’y a plus de possibilité, plus de références, plus de bases de données. Nous ne pouvons plus authentifier les diplômes. Tous ceux qui ont eu des diplômes à l’Université d’Abobo-Adjamé doivent commencer à s’interroger. En plus de cela, il y a le service financier où tout a été détruit. C’est pour cela je parlais des points les plus sensibles de l’université qui ont été détruits. Le centre de calcul qui est un point aussi sensible, a été détruit. J’ai trouvé les carcasses de certains serveurs de l’université. Ils ont pris soin de les démonter. Cela montre qu’il y a quelque chose qui était visé et là, je ne comprends pas du tout».

- Et le premier responsable de cette université d’ajouter : «On peut envoyer des milliards de Fcfa aujourd’hui, pour acheter tout le matériel, mais où trouver la base de données sur papier et la base de donnée électronique? Depuis la création de l’université d’Abobo-Adjamé en 1996, depuis qu’elle a été coupée du cordon ombilical avec l’université de Cocody, nous avons nos archives à part. Avant 1996, on peut trouver des archives, mais à partir de 1996, on ne peut plus trouver de données puisque tout a été détruit.

- La scolarité n’existe plus que de nom.

- Les ordinateurs ont été emportés avant de tout mettre en vrac! Quant au service informatique de ce temple, les pyromanes ont choisi d’y mettre le feu.

- Les dossiers et les informations relatives aux étudiants ont été détruits.

- Les ordinateurs ont été emportés et à l’heure actuelle, on ne peut affirmer avec certitude qui est étudiant et qui ne l’est pas. La mémoire de l’université a été emportée dans les pillages et dans la bataille.

- Aujourd’hui donc, il n’y a pratiquement plus d’administration et d’enseignants sur les universités de Cocody et d’Abobo Adjamé.


Source: FACEBOOK Démocrates Libéraux

COTE D'IVOIRE: L'ONU DENONCE LA MULTIPLICATION DES VIOLENCES DES FORCES DE OUATTARA



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L'Opération de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) s'est déclarée, jeudi 9 juin, "particulièrement préoccupée" par la "multiplication" récente des violences commises par des éléments des forces armées du président Alassane Ouattara dans le sud du pays. L'Onuci "est particulièrement préoccupée par la multiplication d'incidents violents et d'attaques conduites par des éléments des FRCI (Forces républicaines de Côte d'Ivoire) contre plusieurs villages", a déclaré Guillaume Ngefa, de la division des droits de l'homme de l'Onuci, lors d'une conférence de presse à Abidjan.

Déplorant l'usage d'"armes lourdes" pour le maintien de l'ordre, il a exigé des "enquêtes immédiates et impartiales" sur ces incidents survenus ces derniers jours dans des localités des environs d'Abidjan, du sud-ouest et du centre-ouest du pays, régions réputées compter de nombreux partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo. L'ancien chef de l'Etat a été arrêté le 11 avril à l'issue d'une offensive des FRCI, soutenues par l'ONU et la France, après plus de quatre mois d'une crise née de son refus de céder le pouvoir après sa défaite au scrutin de novembre 2010.

A Becouesin (50 km au nord d'Abidjan), des éléments des FRCI "ont investi le village et ont fait usage de la force mortelle. Ils ont ensuite arrêté une vingtaine de jeunes (...). En cours de route, ils ont battu une autre personne, qui est morte des suites de ses blessures", a expliqué M. Ngefa. A Yakassé-Mé (50 km au nord de la capitale économique), "un vieillard s'est écroulé et est mort lorsqu'il tentait de fuir en brousse par crainte d'être arrêté par des éléments des FRCI qui avaient lancé une opération de ratissage", a-t-il poursuivi. "Ces incidents ont fait au moins quarante-cinq blessés dont trois par balle", a précisé le responsable onusien. Selon lui, "des renforts des FRCI lourdement armés (...) ont pris d'assaut le village en tirant et en tabassant les jeunes", poussant les habitants à fuir dans les forêts.

A Domolon (55 km au sud-est d'Abidjan), une incursion de FRCI "s'est soldée par une trentaine de blessés à coups de machette et de crosse", "des pillages à grande échelle" et un exode massif de la population dans la brousse. Le rétablissement de la sécurité est l'un des chantiers les plus urgents du gouvernement Ouattara. A l'issue d'un conseil des ministres, mercredi, il s'est engagé à faire entrer les FRCI "le plus rapidement possible" dans des casernes. Il doit parallèlement accélérer le retour sur le terrain des policiers et des gendarmes.

 

Source: LE MONDE.FR

L'ONCTION DU SANG A ABIDJAN: AVEC DIX JOURS DE RETARD, BRAVO L'HUMANITE!

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Le rapport d'Amnesty International va gâcher la fête normande. Nicolas Sarkozy devait, devant le G8, dérouler un tapis rouge sous les pas d'Alassane Ouattara. On sait désormais que la laine ne sera pas teinte d'amarante mais du sang de centaines de civils massacrés sous les yeux de l'armée française et sans un geste de l'Onuci. Les assassins tenaient des armes fournies par Paris; ils étaient guidés et formés par les services spéciaux occidentaux; ils bénéficiaient du coup de pouce indispensable des frappes françaises pour parachever leur victoire à Abidjan. L'Humanité l'écrivait sans écho, hélas, de ses confrères, début avril, quand les premiers charniers étaient exhumés à Duékoué. Ils n'étaient que les prémices de l'horreur et pourtant celle-ci est restée ignorée des festivités d'installation du nouveau président de la Côte d'Ivoire, en présence du président français et des grands patrons de la Françafrique. Parmi ces derniers, certains n'avaient pas tenu rigueur à Gbagbo des massacres perpétrés par ses hommes...

«Je pleure, écrivait Jaurès, sur les morts innombrables dont la puanteur arrive jusqu'à nous comme un remords...» Pas sûr que cela troublera les senteurs marines humées à Deauville par les grands de ce monde. Lequel d'entre eux saura s'indigner que l'ONU, dont la mission est la démilitarisation des relations internationales, ait été dévoyée? De pareils fourvoiements menacent le rôle fédérateur qui doit être celui de l'organisation internationale, alors que la dimension mondiale des défis contemporains appelle une nouvelle coopération des peuples et des États. Comment ne pas juger également que l'intervention d'hélicoptères en Libye, après les frappes visant Kadhafi et sa famille, puis l'expédition de barbouzes occidentaux pour former les troupes rebelles, viole explicitement la résolution 1973, prise par le Conseil de sécurité le 17 mars dernier, qui ne prévoyait qu'une zone d'exclusion aérienne pour protéger les populations civiles libyennes d'un massacre? Désormais l'Otan mène la danse sur des objectifs bien différents, sans que l'ONU dise mot ni que le moindre effort soit conduit pour aboutir à un cessez-le-feu et à une solution à la crise. La résolution 1973 avançait une nouvelle ambition pour la « communauté » internationale, la « responsabilité de protéger » contre d'éventuels génocides... La Libye est en guerre civile et des flots de sang ont coulé en Afrique sans un doigt levé par les casques bleus. La légitimité, la crédibilité, l'efficacité de l'ONU viennent d'en prendre un coup en couvrant de grandes déclarations éthiques des menées au parfum d'impérialisme. Nul ne peut s'en réjouir: la planète a besoin de l'ONU, d'une autre ONU, de plus d'ONU.

Les mystères de l'hôtel Sofitel de New York éclipseront-ils les drames ourdis à l'hôtel du Golf d'Abidjan? Il faut à toute force l'éviter et encore plus quand on lit les exaltations bellicistes de Bernard-Henri Lévy, reconverti en conseiller militaire de l'Élysée, qui proclame dans le dernier Nouvel Observateur: « Après Kadhafi, Assad! » Va-t-on bombarder Damas aux premiers jours de juin? Dans le langage de son temps, Jaurès écrivait en 1903 que l'Europe unie « devra se garder de toute intervention provocatrice; oui, elle devra répudier cette philanthropie hypocrite qui n'est si souvent qu'un prétexte pour exploiter "les peuples inférieurs" que l'on prétend défendre ». Qui prétendra que ces lignes ont pris une seule ride?


Patrick Apel-Muller in L'HUMANITE.FR


Source : RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mercredi, 08 juin 2011

ARSENE DOGBA: «LE PDCI SAIT AUSSI QUE LE RHDP A PERDU LES ELECTIONS»


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Dans une interview accordée à Lynxtogo.info, Arsène Dogba (politologue ivoirien) revient sur le rôle du PDCI d'Henri Konan Bédié, son implication dans l'ivoirité et celui d'Alassane Dramane Ouattara dans la conception de la carte de séjour.


Lynx.info : La France comme les pays africains semblent avoir pardonné à Henri Konan Bédié le concept de « l'ivoirité ». Comment expliquez-vous que c'est Laurent Gbagbo qui en paye le prix ?

Arsène DOGBA : Je suis d'accord avec vous, les dirigeants occidentaux et africains ont attribué la paternité de ce concept à Laurent Gbagbo. Mais, il n'y a pas que ça. Ils lui ont aussi attribué la responsabilité des très controversées questions du foncier rural, du code de nationalité, de l'utilisation des enfants dans les plantations de café et de cacao. Et même, de xénophobie. Juste pour le diaboliser au maximum. Alors qu'il n'est responsable à aucun niveau. Vous l'avez dit et la France et les leaders africains le savent, Bédié est le concepteur de l'ivoirité et Alassane, celui de la carte de séjour qui a conduit à ce qu'ils dénoncent aujourd'hui ; la xénophobie. Il fallait trouver un motif pour mettre en exécution le plan de l'Elysée qui consistait à faire partir Gbagbo du pouvoir et y installer Alassane Ouattara. C'est ce qui s'est passé.

Lynx.info : Pour l'artiste Alpha Blondy, Laurent Gbagbo ne l'a pas écouté. Tiken Jah Fakoly trouve aussi que le sud a aussi vu la guerre que connaissait le nord. Sont-ils crédibles pour parler de réconciliation en Côte d'ivoire?

Je ne voudrais pas me prononcer sur les propos de ces deux personnages que j'ai du mal à prendre au sérieux.

Lynx.info : C'est 36 ministres qui doivent remettre la Côte d'Ivoire sur les rails. L'ossature de ce gouvernement est-elle convaincante?

Les critiques fusent de partout, même du RHDP, sa famille politique, par rapport au nombre de portefeuilles ministériels et à la représentativité du nouveau gouvernement. Alassane avait promis à ces électeurs 25 ministres s'il était élu président. Et le poste de Premier Ministre au PDCI. Il vient de former un gouvernement populaire de 36 ministres et a maintenu Soro, Premier Ministre.

C'est vrai que M. Ouattara n'a pas été élu, mais par la force des armes il a atteint le même objectif ; il est président. Il aurait donc pu tenir ces promesses de campagne. Mais, que non ! Le président certifié par l'ONU a encore prouvé qu'il n'est pas digne de confiance.

Ce n'est pas à nous de nous plaindre, surtout quand l'attitude de M. Ouattara démontre de plus en plus qu'il est conscient qu'il n'est pas un président élu. La preuve, M. Ouattara ne se sent pas obligé de tenir une quelconque promesse électorale. Comme il le dit lui-même, il a plutôt un devoir de reconnaissance vis-à-vis des ressortissants du nord qui l'ont aidé, au niveau national, à prendre le pouvoir par la force. C'est même ce qui explique les nombreuses nominations ethniques qu'il fait dans toute l'administration publique ivoirienne. Sur 36 postes ministériels, 16 sont occupés par les dioulas, son ethnie, alors que la Côte d'Ivoire en compte soixante. Comme pour dire ; à soutien ethnique, nomination ethnique.

Lynx.info : Des analystes trouvent que le FPI peut se fragiliser en n'étant pas au gouvernement. C'est votre avis aussi ?

Le FPI n'a pas l'habitude de participer aux gouvernements d'union. Il ne l'a pas fait avec Houphouët-Boigny (1990-93) et Konan Bédié (1993-99). C'est seulement pour réduire la période de transition militaire après le coup d'Etat de Ouattara de 1999, endossé par le Général Guéi, que le FPI a participé à un gouvernement qui n'était pas le sien. Cette présence a aidé à la tenue de l'élection présidentielle en dix mois. Et M. Laurent Gbagbo a été élu président. Il faut aussi remarquer que le FPI a été plus puissant pendant les régimes de Houphouët-Boigny et de Konan Bédié. Donc dans l'opposition. C'est pourquoi je crois que l'absence des cadres du FPI du gouvernement Ouattara ne pourra pas fragiliser le parti. Au contraire, cette absence est en train de renforcer la cohésion au sein du parti. Selon nos investigations, les militants FPI sont presque tous heureux de savoir que leur parti ne s'est pas allié à celui qui a renversé leur régime et qui continue d'humilier et de torturer leurs Leaders, Laurent et Simone Gbagbo, Affi N'Guessan, etc...

Lynx.info : Le Pr Mamadou Coulibaly met la Côte d'ivoire sous les responsabilités de Ouattara : « Il a gagné il n'a qu'à gouverner » selon ses mots. Ouattara peut-il réussir avec un bicéphalisme entre la primature et la présidence?

C'est M. Ouattara, lui-même, qui s'est donné cette responsabilité. C'est donc lui qui nous dira mieux s'il est capable de gérer la Côte d'Ivoire avec son compagnon Soro. Ce chef de guerre devenu Premier Ministre détient effectivement le pouvoir au sein de l'armée rebelle de Ouattara. Aujourd'hui, il serait plus facile pour Ouattara si les Forces régulières (FDS) lui avaient fait allégeance. Cela lui aurait permis de réduire l'influence militaire de Soro en lui demandant la démobilisation et le désarmement des rebelles.

Malheureusement pour M. Ouattara, les FDS lui ont tourné dos. Ce qui l'a contraint à « légaliser » les forces rebelles qui sont devenues, par la suite, les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI). Mais ces forces demeurent sous l'influence de M. Guillaume Soro. Ce qui fait que nous nous trouvons dans une situation où les attributs de chef suprême des armées reviennent, de fait, au Premier Ministre. C'est ça qui crée le bicéphalisme dont vous faites allusion. Deux capitaines dans le bateau ivoire, l'avenir nous dira comment cela va se terminer. Mais, nous pensons qu'entre Ouattara et Soro, le plus fort, militairement, prendra le dessus. Just wait and see.

Lynx.info : Selon vous, pourquoi Guillaume Soro occupe toujours la primature et le ministère de la défense ?

La seule raison, à mon avis, est que M.Ouattara n'a pas pu convaincre Soro de laisser la place à un militant du PDCI comme promis pendant la campagne électorale. C'est plutôt Soro qui a convaincu M. Ouattara en lui rappelant qu'il n'est pas arrivé au pouvoir par des élections, mais par la force des armes. Une vaste opération militaire que lui, Soro, a menée conjointement avec l'ONUCI et la force Licorne. A partir de là, pour Soro, rien n'oblige Ouattara à honorer un quelconque engagement pris pendant la campagne. Surtout, quand le PDCI sait aussi que le RHDP a perdu les élections du 28 Novembre 2010.

Lynx.info : Le représentant de l'ONUCI, Mr Choï, dit bien qu'il a fait son rôle dans la protection les Ivoiriens. Le croyez-vous ?

De quels Ivoiriens parle-t-il ? Des rebelles venus du nord et pour qui il a fait venir des MI-24 ? Si c'est cela, eh bien, oui il a fait et même bien fait son travail. Puisqu'il a fini par les installer au pouvoir. En le disant, je crois que ce monsieur qui est à l'origine de la mort de plusieurs milliers d'Ivoiriens a perdu la tête. Je n'en dirai pas plus.

Lynx.info : L'Onu compte 1000 morts. Ouattara compte 3000 morts. L'organisme allemand CARITAS a compté 1180 morts à Duékoué. Comment expliquez-vous le silence des médias, et surtout des politiques français ?

Vous savez, M. Camus, cette guerre des chiffres montre l'embarras dans lequel se trouvent tous les soutiens extérieurs de Ouattara. C'est le CICR qui a ouvert la boîte de Pandores, l'information est donc crédible pour les occidentaux et leurs médias. Que peuvent-ils dire dans une telle situation où leur intervention dans un sens ou dans l'autre ne fera que les discréditer davantage et inculper leur protégé. Dans ce cas, le silence est mieux.

Lynx.info : Finalement Alassane Ouattara n'est pas exempt des tueries avec les rapports de Amnesty International et de Human Rights Watch. Comment expliquez-vous qu'il préfère plus parler du TPI pour Laurent Gbagbo?

M. Ouattara n'a jamais été exempt des tueries en Côte d'Ivoire. Ce n'est pas possible, puisqu'il est même l'auteur principal de toute cette boucherie. C'est bien lui l'auteur de la rébellion de 2002 qui a conduit à la barbarie humaine en Côte d'Ivoire. C'est vrai que ses protecteurs évitaient de le tenir responsable jusque-là, mais ils savent bien où se trouve la vérité.

Pour restaurer leur crédibilité après avoir accompli leur sale besogne, le 11 Avril dernier, Human Rights Watch et Amnesty International étaient bien obligés de reconnaitre la responsabilité de Ouattara dans le massacre de Duékoué. Ils ont commencé par Duékoué, Yopougon et d'autres endroits suivront bientôt. Au finish, c'est Alassane qui sera poursuivi pour crime économique, crime de guerre et crime contre l'humanité une fois que tous les contrats d'exploitation de pétrole, de gaz et de minéraux seront signés avec les représentants des multinationales occidentales.

Lynx.info : Des rebelles très proches de Ouattara sont cités dans les rapports de Human Right Watch. Peut-il se désolidariser d'eux, selon vous?

Je ne suis pas juriste, mais je sais qu'il y a ce qu'on peut appeler la responsabilité de commandement. M. Ouattara a reconnu que ce sont ses forces qui sont arrivées jusqu'à Abidjan pour renverser le président Gbagbo. Il a même dit sur une chaîne de télévision étrangère que lorsque ces forces-là sont arrivées à l'entrée d'Abidjan, c'est lui qui leur a dit d'attendre avant d'assiéger la capitale économique ivoirienne. Il n'est donc pas possible que M. Ouattara se désolidarise des actes criminels des FRCI. Il est directement responsable, contrairement au Président Gbagbo dont les forces, régulières, n'agissaient que dans le cadre de leur mission régalienne et en légitime défense.

Lynx.info : Pour vous, qui dirige la Côte d'ivoire ? Guillaume Soro avec « ses rebelles », la France ou Alassane Ouattara ?

Je pense que chacun d'eux joue un rôle. Mais, le chef d'orchestre demeure le gouvernement français. Ils font tous du bruit. Chacun d'eux donne l'impression d'être au contrôle, mais en réalité il n'en est rien. Aucun ne maîtrise le terrain. Je dirais même que c'est le président Gbagbo qui a toujours le contrôle du terrain. Ce qui explique la lenteur avec laquelle le retour à la normalité se fait sur l'ensemble du territoire ivoirien.

Lynx.info : Mr Dogba, Ouattara veut que la Licorne reste comme le 43ème BIMA. Peut-on dire que tout l'effort de Laurent Gbagbo pour le départ de la France en Côte d'Ivoire s'est révélé non payant ?

Ce ne serait pas faux de le penser, mais je refuse de le croire. Parce que le président Gbagbo a pris presque toute sa vie, aux côtés des ivoiriens, pour construire les bases d'une Côte d'Ivoire véritablement souveraine. Il a pris presque toute sa vie pour bâtir un Etat démocratique où chaque ivoirien peut s'exprimer sans craindre pour sa vie, s'organiser dans un cadre légal en association de toute nature sans être privé de sa liberté, et même choisir le candidat de son choix à une élection quelconque sans être intimidé, ni tué.

Gbagbo nous a aussi démontré, en dix ans, que les Etats africains peuvent prendre leur destin en main. Sans recourir aux aides extérieures qui avilissent. Il nous a appris qu'un président africain peut diriger son pays en harmonie avec son peuple. Et que les armées africaines peuvent assurer la sécurité des africains et de leurs biens sans une ingérence étrangère. Malheureusement, tous ces acquis semblent relever du passé avec M. Ouattara au pouvoir. C'est dommage, mais les Ivoiriens doivent refuser de repartir soixante ans en arrière.

Lynx.info : ...mais la France dit que son armée est en Côte d'Ivoire pour protéger les Ivoiriens. C'est ça ?

Mais, ce ne sont pas que les Ivoiriens que la France veut protéger, mon cher Camus. M. Ouattara dit que le 43ème BIMA va déployer son parapluie sécuritaire sur toute l'Afrique de l'Ouest... Les Ivoiriens n'ont pas besoin de protection. Contre quelle menace extérieure la France veut-elle les protéger ? La menace, de l'avis de la majorité des Ivoiriens, est bien la présence Française en Côte d'Ivoire. C'est pourquoi les Ivoiriens ne veulent plus des forces françaises dans le pays. Ces forces-là viennent d'attaquer les Ivoiriens pour la deuxième fois. Et, plus qu'en 2004, elles ont faits des dizaines de milliers de morts, détruit leurs armements et renversé leur président. C'est donc la France qui est la menace.

Lynx.info : Je vous remercie

Merci aussi à l'équipe de Lynx.info.


Interview réalisée par Camus Ali de Lynx.info


Source : INFO D'ABIDJAN

LE PRESIDENT GBAGBO ET SES PROCHES VIVENT DANS DES « CONDITIONS MATERIELLES INHUMAINES » (SES AVOCATS)

 

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Les avocats du Président Gbagbo et de ses proches ont dénoncé dimanche « avec vigueur les conditions matérielles inhumaines dans lesquelles (...) sont contraints de vivre » leurs clients.

« Ces personnes sont en effet, soit enfermées dans des cellules infectes d'une prison poreuse aux intempéries (Bouna), soit détenues dans des locaux infestés de mambas et de moustiques (Katiola) », révèlent-ils dans un communiqué dont DirectScoop a eu copie. Et d'ajouter une absence des « droits les plus élémentaires », notamment « des soins minima pour les malades ».

Les conseils portent, par ailleurs, à l'attention de la communauté internationale, le défaut de signification aux concernés du décret d'assignation à résidence. Une situation qui « viole fondamentalement les droits de l'homme, ainsi que les dispositions légales qui règlementent la mesure d'assignation à résidence».

Le Président Laurent Gbagbo, qui a été capturé le 11 avril par les forces armées (Licorne, ONUCI et FRCI)  soutenant Ouattara est détenu « illégalement» dans une résidence à Korhogo (nord du pays). Aucun chef d'accusation n'a été, à ce jour, prononcé contre lui, son épouse, ses parents et amis, collaborateurs politiques et militaires « enlevés - séquestrés et détenus arbitrairement ».


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LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO ENGAGE DES POURSUITES NATIONALES ET INTERNATIONALES (SES AVOCATS)

 

Les avocats du Président ivoirien, capturé par la coalition armée France-ONUCI-FRCI (armée pro-Ouattara), ont annoncé dimanche via communiqué de presse, l'engagement de poursuites nationales et internationales, contre des personnes physiques.

« Les conseils, écrivent-ils, ont reçu mandats directs et impératifs, d'engager des poursuites pour enlèvement, séquestration, détention arbitraire et complicité contre des personnes physiques ».

Au plan international, il s'agit de poursuites pour « violations graves du droit international » et complicité des violations précitées « par des personnes physiques ayant agit sous l'instigation ou avec la participation d'un pays, d'une organisation ou d'un groupe armé dont elles assuraient le commandement ou le contrôle ».

Le Président Laurent Gbagbo, qui a été capturé le 11 avril par les forces armées (Licorne, ONUCI et FRCI) soutenant Ouattara est détenu « illégalement», sans décret d'assignation, dans une résidence à Korhogo (nord du pays).

Aucun chef d'accusation n'a été, à ce jour, encore prononcé contre lui, son épouse, ses parents et amis, collaborateurs politiques et militaires, eux-mêmes « enlevés - séquestrés et détenus arbitrairement ».


Source: DIRECTSCOOP.NET

mardi, 07 juin 2011

APRES LA FORMATION DU PREMIER GOUVERNEMENT OUATTARA, LE RHDP SE DECHIRE DEJA

 

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On le sentait venir depuis les déclarations un peu désordonnées d'avant la formation du gouvernement. Mais la tempête qui se profilait à l'horizon du PDCI et du RHDP est en train de se transformer en véritable cyclone.


« Après la publication du gouvernement, ça grogne fort au PDCI ! ». « Nouveau gouvernement : le PDCI humilié » ! Hier, comme s'il s'étaient passé le mot, nos confrères du « Nouveau Réveil » et du « Démocrate », deux journaux proches du PDCI-RDA, n'y sont pas allés de mains mortes pour rendre compte de l'ambiance qui prévaut en ce moment à l'intérieur du vieux parti. Et le moins que l'on puisse écrire, c'est que ça sent le roussi. Et, même si les confrères semblaient plus préoccupés à faire baisser la tension par des appels du pied en faveur d'une concertation urgente au sommet du parti pour sauver les meubles, il n'en demeure pas moins que la gravité de la situation n'échappe à personne. Comme le dit la réclame, l'affaire est grave. Très grave, même. En témoigne, en effet, la palette des griefs, de ceux qui ont décidé de e faire désigner sous le vocable de « cadres frustrés ». Mais aussi et surtout la diversité des frondeurs. Mais que reprochent-ils exactement à leur parti et par ricochet à leur allié de chef de l'Etat ?

Beaucoup de griefs

Au PDCI et à son chef, les « cadres frustrés » reprochent essentiellement la trop grande tribalisation des postes de responsabilité au profit des Baoulé, l'ethnie du président du parti. Ils sont d'autant plus convaincus que cette « baouléisation » des portes feuilles ministériels, pour ne pas dire cette « Akanisation », n'est pas fortuite. Puisqu'elle a été précédée d'une justification, a priori, de la part de l'ancien député maire de Béoumi, Adolphe Saraka, sans que personne ne réagisse. « Pour des cadres, cette déclaration (ndlr : celle de M. Saraka estimant que seuls les Baoulé avaient voté pour Ouattara suite à l'appel de Bédié) est très restrictive et sonne comme une gifle à leur engagement au sein du PDCI-RDA. Mieux, ils y voient une déclaration bien préparée pour leur couper l'herbe sous le pied, une manœuvre pour exclure les cadres des autres peuples et des autres régions de la gestion sous l'égide du RHDP », écrit notamment le « Nouveau Réveil ». Mais, même à ce niveau, tous les « Baoulé » ne semblent pas être logés à la même enseigne. Puisque ceux des départements de Sakassou, Béoumi, Bouaké, M'bahiakro et Dimbokro semblent s'être rangés du côté de ceux qui grincent les dents.

Mais au-delà de ces questions tribales, le gros lot des frustrés et des déçus du président du PDCI semble se recruter parmi les jeunes cadres. Ceux que le « Nouveau Réveil » appelle « les éternels jeunes ». Ceux qui ont cru naïvement que le seul départ de Gbagbo aurait suffit à leur bonheur. Et qui, pour les besoins de la cause, ont volontairement fermé les yeux sur les incohérences de leur chef et de la direction du parti qu'il incarne. Le journal lui-même parle de « milliers de cadres du parti qui pensaient qu'une fois la refondation dégagée, leur heure avait sonné, mais qui se disent désabusés de jour en jour et au fil des nominations ». Quelle désillusion !

Mais, s'ils sont durs avec Bédié, les frustrés du PDCI n'en sont pas moins furieux après leur allié. Le chef de l'Etat et son parti le RDR. « Nous ne sommes pas contents. C'est inadmissible. Comment le président Bédié peut-il accepter seulement huit postes ministériels sur trente-six ? Le PDCI ne mérite-t-il pas mieux ? Pour quoi ne pas avoir ajouté sur le quota du PDCI les deux postes initialement prévus pour le FPI » pestent certains militants dont le quotidien « Le Démocrate » s'est fait le porte-voix. Ceux-ci n'hésitant même pas à parler de trahison à mots couverts. Le journal allant jusqu'à préciser que « des militants mécontents menacent de boycotter le RHDP pour les plus modérés ». Les plus durs appelant ouvertement à la rupture d'une alliance qui, de leur point de vue, ne sert visiblement pas les intérêts de leur parti.

Peut-on dès lors déduire que le PDCI et le RHDP sont déjà à la croisée des chemins? Certainement pas. Le chef de l'Etat et son allié du PDCI ayant encore de nombreux leviers sur lesquels ils pourront agir pour calmer la fronde.

Seulement, la multiplicité des foyers de mécontentement quelques jours après la formation du premier gouvernement, alors même qu'on n'a pas encore abordé les élections législatives et leurs lots de conflits inévitables, n'augure pas d'un avenir serein pour la coalition franco-ivoirienne au pouvoir depuis le 11 avril. Quand on y ajoute les moments de tensions prévisibles, comme le seront le congrès du PDCI pour désigner le successeur de Bédié, le congrès du RDR pour remplacer Ouattara et la place que voudront se donner les Forces Nouvelles dans l'avenir institutionnel du pays, il y a de quoi se faire du souci du côté du Golf. Mais sait-on jamais ! Peut-être que Paris saura ramener de l'ordre dans la maison. Attendons de voir, pour ne pas apparaître comme des oiseaux de mauvais augure.


Guillaume T. Gbato, in Notre Voie du 7 Juin 2011.


gtgbato@yahoo.fr


Source: IVOIREBUSINESS.NET

COLERE DES CHEFS DE GUERRE FRCI APRES LE DERNIER RAPPORT DE HUMAN RIGHTS WATCH LES ACCUSANT: CHERIF OUSMANE MENACE OUVERTEMENT LE MINISTRE HAMED BAKAYOKO

 

 

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L'interview du ministre Hamed Bakayoko publiée le 05 juin sur RFI, après la publication du dernier rapport d'Human Right Watch sur la Côte d'Ivoire, continue de faire des vagues au sein de certains chefs de guerre FRCI qui ne veulent pas entendre parler d'enquête ou de Cour pénale internationale.

Un chef de guerre nommément cité dans ce rapport aurait particulièrement été attentif aux propos du ministre de l'Intérieur Hamed Bakayoko à RFI: Il s'agit du célèbre chef de guerre, Cherif Ousmane, Com'zone de Bouaké, qui avait dirigé l'expédition punitive à Abobo contre Ibrahim Coulibaly dit IB, pour le neutraliser.

Selon une source, Chérif Ousmane ne comprend toujours pas que son nom soit mêlé à ces rapports de HWR, et aurait ouvertement menacé ses patrons, Guillaume Soro et Hamed Bakayoko, qu'il mettrait désormais dans son collimateur. Et exigerait d'eux qu'ils montrent patte blanche en affichant leur loyauté envers lui dans toutes leurs déclarations.

Jeudi 2 juin dernier, Human Rights Watch affirmait dans un rapport que 149 personnes avaient été tuées à Abidjan par les FRCI fidèles à Alassane Ouattara, depuis le 11 avril, date de l'arrestation de Laurent Gbagbo, et demandait aux autorités ivoiriennes de sanctionner au moins trois commandants de zone, dont Cherif Ousmane.

L'interview d'Hamed Bakayoko avait donc pour Chérif Ousmane, valeur de test en loyauté envers sa personne. Et il le lui aurait fait savoir, selon cette source.
Le ministre, menacé par le redoutable chef de guerre, lui a effectivement apporté des gages au micro de RFI. Il a royalement blanchi Cherif Ousmane, allant jusqu'à dire que ce dernier était d'une probité morale incontestable, qu'il le connaissait personnellement, et qu'il n'était ni de prêt ni de loin mêlé à ces massacres de Yopougon.

En outre, Hamed Bakayoko s'est montré sceptique quant aux conclusions du rapport de HWR et a prévenu que les témoignages ne suffisaient pas, qu'il lui fallait des preuves tangibles.
Mais conscient de la gravité de ces accusations, le ministre Bakayoko a promis qu'une enquête serait diligentée par la justice et qu'il n'y aurait pas d'immunité si les faits étaient avérés. Ce dernier point aurait particulièrement fâché Cherif Ousmane et d'autres chefs de guerre, qui ne veulent pas entendre parler d'enquête.

Le gouvernement Ouattara va-t-il reculer devant la menace de certains de ses chefs de guerre qui l'ont porté au pouvoir ? Rien n'est moins sûr. Du rififi dans l'air dans les jours à venir.
Nous suivons de prêt le coup de sang du redoutable chef de guerre Cherif Ousmane, dont l'accès d'humeur peut porter un coup fatal à Ouattara en cas de division au sein des FRCI.


Patrice Lecomte


Source: IVOIREBUSINESS.NET

lundi, 06 juin 2011

COTE D'IVOIRE: ACCUSES DE CACHER DES ARMES A OUME 2 PAYSANS CRUCIFIES, 1 DECEDE

 

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M. Raphaël Kouassi Aka, planteur à Binkro, est mort dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 mai dernier dans une prison des FRCI à Oumé. Il sera inhumé ce week-end, certainement sans la moindre autopsie pour déterminer les conditions de sa mort. Le paysan cruellement crucifié à Binkro avant d'être trimbalé au chef lieu de département n'a pu survivre à ses blessures. Comment l'aurait-il pu lui qui, non seulement a vu ses mains et ses pieds transpercées par des pointes d'acier, mais a déclaré avoir certainement eu au moins une côte cassée suite aux tortures et coups qu'il a dû subir avant d'être trainé à Oumé. Depuis la mort de Raphaël Kouassi, les paysans de Binkro ne cessent de louer Dieu pour avoir sauvé, pour l'instant, la vie au frère cadet du défunt, le nommé Privat Kouassi Kacou. Ce dernier a été lui aussi torturé et crucifié mais a survécu à ses blessures.

Les informations ont été recueillies auprès de la famille du défunt et de son frère cadet crucifié mais en vie. Elles nous ont été livrées sous anonymat, les témoins des faits vivant encore dans la terreur à Binkro. Mais tous les témoignages concordent : la mort de Raphaël Kousssi Aka est l'aboutissement dramatique et cruel d'une bagarre somme toute banale entre deux de ses manœuvres, des « frères » burkinabè.

Le paysan Raphaël Kouassi employait un premier manœuvre burkinabè. Ce dernier lui a extorqué par deux fois 160.000 FCFA et 15.000 FCFA pour un travail qui n'a jamais été fait. Finalement, l'escroc lui a proposé d'accepter que son « frère cadet » fasse le travail à sa place. Mais, curieusement, c'est le même « grand frère » escroc qui est allé déclencher une bagarre avec son petit frère qu'il a mis au travail. Face à la violence des deux frères burkinabè, Raphaël Kouassi Aka a cru bien faire de les ramener à Doukuha, un village voisin, chez le responsable de la communauté burkinabé de la localité. L'affaire qui se passe le samedi est reportée à dimanche, faute de traducteur pour bien rendre la version donnée par le patron paysan, témoin de la bagarre entre ses deux manœuvres burkinabè. Le dimanche 29 mai, à son retour à Doukuha comme convenu la veille, Raphaël Kouassi Aka tombe sur une escouade de forces pro-Ouattara excités et tirant en l'air dès qu'il a décliné son identité. Il est désormais accusé et dénoncé sur une liste noire comme étant détenteur de cache d'armes. Simplement parce qu'il est de Binkro, village natal de Parfait Koko Djéi, président du Conseil général d'Oumé. Depuis la prise de la ville par les FRCI, après le renversement du président Gbagbo, ce cadre du FPI est recherché, accusé d'avoir distribué des armes aux jeunes d'Oumé. Raphaël Kouassi, qui ignore tout cela, tombe des nus. Mais il n'a pas le temps de s'expliquer. Il est roué de coups, torturé et plaqué au sol. Ses mains sont transpercées par des pointes d'acier clouées dans la chair à l'aide de marteau, les phalanges brisées. L'opération est également pratiquée dans ses pieds. Son frère cadet, Privat Kouassi Kacou qui l'a accompagné à Doukuha, subit le même sort.

Toujours selon nos informateurs, la nouvelle de « la découverte d'une importante cache d'armes à Binkro » est parvenue à Oumé. Un « gradé » des forces pro-Ouattara y est dépêché. A Doukuha, le « gradé » semble surpris et déçu de tomber plutôt sur deux paysans atrocement torturés par ses hommes mais qui continuent de clamer, « au nom de Dieu », qu'ils ignorent tout de ce qui leur est reproché. Peu importe, le « gradé » ordonne un tour avec les deux victimes à Binkro. Dans ce village, les fouilles effectuées débouchent non pas sur des armes qui n'y ont jamais existé, mais sur des matériels d'équipement de maternité et de dispensaire stockés dans un magasin par le président du Conseil général d'Oumé et en attente d'être remis aux populations bénéficiaires. A défaut d'armes, ces matériels sont pillés et volés ; les deux frères torturés sont trimbalés à Oumé, tout comme le chef du village de Binkro, Gaston Abissé, mis nu et torturé. En cette nuit horrible du dimanche 29 mai, derrière eux, les paysans ont déserté leur village pour la brousse.

Au petit matin du lundi 30 mai, les geôliers ont découvert Raphaël Kouassi Aka mort, porté comme un enfant, dans sa poitrine, par le chef du village de Binkro. Le paysan est décédé des suites de ses tortures. Son corps a été mis à la morgue par ses forces tortionnaires. Sur intervention du préfet d'Oumé, le chef de village traumatisé a été libéré le même lundi à 11h. Raphaël Kouassi sera inhumé ce week-end. Mais que deviendront ses tortionnaires ? Simple question dans un régime qui se déclare ennemi de « l'impunité ». Même en pleine guerre, on ne crucifie pas un ennemi capturé, sans arme.



César Etou, in le quotidien ivoirien Notre Voie


Source : IVOIREBUSINESS.NET

samedi, 04 juin 2011

NOUVELLE INTERVIEW, MAMADOU KOULIBALY SANS DETOUR: LIBERATION DU PRESIDENT GBAGBO, GOUVERNEMENT, EXACTIONS, RETOUR DES EXILES

 

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La semaine qui s'achève a connu la formation du deuxième gouvernement de Ouattara. Fait majeur, le FPI, la principale formation politique aujourd'hui dans l'opposition, n'en fait pas partie. Par ailleurs, les exactions et autres tueries des militants et sympathisants du FPI continuent dans les villes et villages du pays au moment même où des voix s'élèvent ici et là pour demander la libération de Laurent Gbagbo et ses amis et le retour au pays des exilés. De tout cela, Mamadou Koulibaly parle sans détour dans cette interview avec la passion et la détermination qu'on lui connait.

Notre Voie : Vous avez décidé de ne pas entrer dans le gouvernement Soro II. Vous estimez que cela vous gênerait dans la politique nouvelle du FPI que vous voulez mettre en place. Est-ce que cela a été bien compris par ceux de vos camarades qui prônaient «l'entrisme»?

Koulibaly Mamadou : Le FPI a décidé de ne pas entrer dans le nouveau gouvernement pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le partage du pouvoir n'est pas une bonne chose. Dès 2000, alors que l'équipe de Laurent Gbagbo avait fait ce choix, on a vu qu'il ne pouvait conduire qu'à l'inertie et à l'échec. De plus, nous considérons que les conditions sécuritaires ne sont pas encore bonnes pour nous permettre cette entrée au gouvernement. Cette participation n'est pas à nos yeux un gage de réconciliation. Le processus de réconciliation est bien plus profond qu'une apparente quiétude simulée dans un partage du gâteau. Nous sommes dans une totale logique de réconciliation mais nous souhaitons y travailler autrement. Cela dit, nous n'avons empêché aucun membre du FPI d'entrer au gouvernement. Seulement ceux qui le font doivent le faire en leur nom et non au nom du parti. Nous ne freinons personne mais nous souhaitons garder notre ligne de conduite. Nous sommes des opposants et nous avons à nous restructurer avant tout, après ce qui nous est arrivé.

N.V. : Que comptez-vous faire pour convaincre ceux qui ne partagent pas votre ligne et éviter ainsi un éclatement de votre parti ?

K.M. : Ils sont libres mais doivent le faire sans engager le parti. Il faut une certaine discipline dans un parti. C'est essentiel si nous voulons avoir une démarche construite et efficace.

N.V. : En choisissant de rester dans l'opposition, vous faites le choix de passer brusquement du stade de parti au pouvoir au parti d'opposition. Ne s'agit-il pas là d'un grand risque ? Le FPI a-t-il les moyens psychologiques, mentaux et financiers pour assumer pleinement un tel choix ?

K.M. : Dans une démocratie, les contre-pouvoirs sont aussi importants que le choix populaire à travers les urnes. Le risque pour un pays réside plus dans des gouvernements d'union qui ne mènent en principe nulle part. L'opposition ne doit pas être considérée comme un groupe de perdants qui attendent amèrement leur tour. L'opposition doit être dynamique et doit veiller à l'action du gouvernement en place pour prévenir des abus, des dangers et erreurs éventuels. Actuellement, les partis politiques bénéficient de financements publics. Nous ferons fonctionner le parti de cette façon si, bien entendu, le pouvoir en place décidait de nous appliquer la loi comme elle lui a été appliquée quand il était à l'époque dans l'opposition. Nous le souhaitons en tout cas pour le bien de la démocratie.

Notre Voie : Vos militants sont actuellement pourchassés, humiliés, maltraités et tués dans beaucoup de cas. Que faites-vous pour les aider ?

K.M. : Nous tentons de faire pression sur les autorités et sur l'ONUCI pour que la situation se rétablisse au plus vite. Nous avons été souvent entendus. De nombreuses personnes ont déjà été libérées. Il faut en remercier les autorités. Nous pouvons déjà noter une amélioration des conditions sécuritaires mais ce n'est pas encore suffisant. Pour aider nos militants, nous tentons de les rassurer et de les inciter à sortir. Les dernières réunions du FPI ont permis de briser un peu le cercle de la frayeur mais il reste du travail, d'autant que leurs craintes sont justifiées.

N.V. : Ils se réfugient dans les brousses, chez des amis ou à l'extérieur, notamment au Ghana et au Libéria. Avez-vous un plan pour leur retour au pays ?

K.M. : Nous n'avons pas de plan particulier sauf à continuer à faire pression sur les autorités pour que l'environnement sécuritaire s'améliore. L'insécurité ne dépend plus de nous. Maintenant que le nouveau gouvernement est formé et que chacun connait sa mission, nous espérons un retour à l'Etat de droit qui permette aux citoyens de vivre et circuler normalement quelle que soient leur appartenance politique, leur ethnie et leur religion.

N.V. : Certains de vos camarades vous reprochent d'avoir un discours très dur à l'endroit de votre parti. Ils ont le sentiment que vous avez oublié les propos que vous teniez au début de la rébellion en 2002 et qui accusaient la France de faire la guerre à la Côte d'Ivoire. Qu'avez-vous à leur dire ?

K.M. : Ce n'est pas parce que l'on appartient à un parti que l'on ne peut pas être critique sur ses actions. Dans mes discours, j'assume toujours la part de responsabilité de notre groupe. Certains n'aiment pas la notion de responsabilité alors ils me disent dur. C'est pourtant en étant responsable que l'on peut faire son autocritique et avancer plus efficacement. Je regrette qu'à un certain moment, nous nous soyons laissés portés par le vent de l'ivoirité, du tribalisme et de bien d'autres maux encore. Vous avez écouté Me Vergès quand il est passé ici avec Roland Dumas expliquer à la télévision ce que nous avions offert à la France ces dernières années. Pensez-vous que nous étions, au moment des élections, dans une logique de la guerre de la France contre la Côte d'Ivoire de Laurent Gbagbo ? Il m'a semblé que nous avions dépassé cette contradiction.

N.V. : Oui mais pour eux, rien n'a changé entre temps sauf que, comme en novembre 2004, la France a décidé d'y aller à visage découvert. Vous semblez oublier ça dans vos propos.

K.M. : Il y a deux façons d'aborder un problème difficile : certaines personnes analysent une situation dans sa globalité et créent même des problèmes plus complexes à résoudre en additionnant et multipliant les griefs préexistants et d'autres externalités, ce qui rend la solution difficilement accessible et surtout démotivante ; d'autres brisent les questions en morceaux pour les résoudre par étape pour ensuite regrouper les petites solutions de chacun des morceaux dans une solution globale plus large. Je pense que la deuxième école de pensée est meilleure. Nous devons nous atteler à gérer les urgences pour être efficaces. Si nous voulons tout gérer d'un coup, nous allons droit dans le mur.

N.V. : Ils vous reprochent aussi de penser ou de croire que c'est dans les urnes que votre candidat a perdu.

K.M. : Je crois que c'est un débat qui est devenu stérile. Nous ne pouvons pas passer les cinq prochaines années à pleurer et à nous morfondre. Quel que soit notre ressenti, nous devons avancer dans le nouvel environnement politique. Nous engager dans un nouveau contrat avec les Ivoiriens en oubliant les vieux démons. Notre rôle est de trouver la voie pour soutenir la démocratie et veiller à l'édification d'un Etat de droit et d'une Nation fraternelle. Nous devons faire des propositions et veiller à ce que la situation que vient de vivre la Côte d'Ivoire ne se renouvelle plus jamais.

N.V. : A propos de la libération du président Laurent Gbagbo, vous avez confié à un confrère que ce n'était pas votre priorité. Cela a fâché nombre de vos camarades. Le savez-vous ?

K.M. : Il faut relire mon interview et reformuler la question. Depuis la signature des accords de Marcoussis, tout s'est enchainé pour que nous en arrivions à la situation finale. Le manque de vision politique a conduit au chaos. La situation de Laurent Gbagbo, même si elle n'est pas une priorité, reste un sujet de préoccupation. En effet, nous ne souhaitons pas qu'il soit le bouc émissaire d'une situation où les responsabilités sont partagées. Son cas est entre les mains de la justice qui doit maintenant faire son travail. Sachant que même si nous nous essayons à nous morfondre jusqu'à la décision de justice, ça ne changerait rien, bien que nous ne soyons pas indifférent au cas de Laurent Gbagbo, il nous faut continuer le combat. Lui-même avait dit que s'il tombait un jour, il faudrait l'enjamber pour continuer le combat. Enjamber ne veut pas dire oublier et les militants devraient le savoir.

N.V. : Avec autant de reproches, pensez-vous qu'ils vous suivront dans vos appels à la mobilisation?

K.M. : Pour l'instant, malgré les peurs et l'insécurité, la mobilisation est forte. Bien que je préside le parti par intérim, je ne compte pas le gérer comme une PME familiale ou un club de soutien. Le FPI n'est pas Koulibaly. Les partisans ne se mobilisent pas pour moi mais pour le parti, pour nos idées, pour notre combat, pour nos valeurs et pour les priorités que nous avons à gérer notamment pour la préparation des élections législatives.

N.V. : Si vous n'êtes pas suivi, comment allez-vous réussir le pari de la mobilisation pour préparer sereinement les prochaines échéances électorales ?

K.M. : Les prochaines échéances électorales sont bien compromises. Le pari de la mobilisation ne repose pas que sur moi mais sur la volonté et la responsabilité de chaque militant. C'est l'engagement personnel qui conduit un individu à prendre part au débat politique. Je pense que les derniers évènements du pays ont conduit les partisans à comprendre l'importance de la politique et de ses dangers. Ils ont compris l'importance de la vision politique. L'une des voies pour affirmer ses idées et les défendre est l'appartenance à un parti politique. Et je pense que «Notre Voie» devrait aussi se mettre dans la logique de cette nouvelle approche du FPI et de l'opposition. Dans les jours qui viennent nous vous ferons des propositions.

N.V. : Par la même occasion, les fâcheuses habitudes dont vous voulez-vous débarrasser risquent d'avoir la peau dure ?

K.M. : Je crois en l'homme et je crois au changement dans des circonstances nouvelles. Le traumatisme des violences entourant le dernier scrutin sera à mon avis formateur. Nous ferons un bilan de nos actions, de nos réussites et de nos échecs. Nous sommes certes en train de nous relever mais la chute a été telle qu'elle ne peut qu'ouvrir une nouvelle ère dans la gestion et la stratégie du parti.

N.V. : Avant d'écrire à Soro pour lui faire savoir votre refus d'entrer au gouvernement, est-ce qu'il y a eu des discussions ?

K.M. :J'avais réuni le FPI et le CNRD et le choix est le fruit d'une décision collective conformément au mandat qui m'a été donné.

N.V. : Combien de portefeuilles ministériels vous proposait-on ?

K.M. : Deux portefeuilles ministériels nous ont été proposés. Nous devions proposer six noms parmi lesquels le président de la République aurait fait le choix.

N.V. : Quel est le prochain agenda du président du FPI par intérim ?

K.M. : Nous travaillons avec les militants sur différents sujets, entre autres : la préparation des élections législatives, la sécurité, la composition de la CEI, le découpage électoral, l'avenir de l'accord de Ouagadougou. Dans les jours et semaines à venir nous allons aborder ces sujets avec les autorités pour faire en sorte que les règles du jeu des prochains scrutins soient admises par tous. Nous avons vu lors de l'élection de novembre dernier que lorsque l'on néglige les dossiers qui fâchent avant le scrutin, on se retrouve dans un blocage meurtrier. L'expérience doit être constructive.


Propos recueillis par Abdoulaye Villard Sanogo


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

L'ERE OUATTARA MARQUE-T-ELLE LA FIN DE LA PREDICATION PUBLIQUE ET DES ACTIVITES EVANGELIQUES?

 

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Les faits qui se sont déroulés la semaine dernière, à Abidjan, donnent de sérieuses raisons de s'inquiéter pour la vie évangélique en Côte d'Ivoire, sous l'ère Alassane Ouattara.

En effet, le témoignage de deux amis pasteurs qui ont personnellement vécu les drames survenus, il y a quelques jours, devant plusieurs témoins, le donne à penser.

Le premier cas est celui d'un pasteur connu dans le quartier des Deux-Plateaux à Cocody, Terminus du bus 82, pour faire des prédications publiques avec un mégaphone, invitant les passants et les habitants du secteur à donner leurs vies à DIEU en recevant JESUS-CHRIST comme leur Seigneur et leur Sauveur personnel. Mais la semaine dernière, cet homme de DIEU a eu la malchance de reprendre ses activités dans la zone, après la terrible bataille d'Abidjan. Une patrouille des FRCI s'est arrêtée à son niveau et l'a enlevé. Pendant deux jours, l'on est resté sans nouvelles de l'Homme de DIEU. Il sera retrouvé sans vie, le deuxième jour. Son corps a été jeté au Terminus du 82, avec des impacts de balle et le mégaphone posé tout juste à côté. Depuis, une peur bleue s'est emparée des églises protestantes et évangéliques de Cocody qui n'osent plus mener d'activités sur la place publique. Un bon nombre d'entre elles ont tout bonnement fermé ou, au meilleur des cas, se réunissent très, très discrètement. La psychose est plus palpable dans le quartier d'Angré où des pasteurs se sont carrément exilés.

Le deuxième cas s'est déroulé à Yopougon, Camp militaire. Un autre Homme de DIEU, en peine pour son pays en crise, a organisé un programme de prière pour la paix en Côte d'Ivoire. Suspecté par les FRCI de prier contre eux, il sera froidement abattu. Sans autre forme de procès. Le message étant on ne peut plus clair et ferme, la quasi-totalité des églises évangéliques s'est résignée à ne plus organiser de programmes évangéliques, de peur de s'attirer les foudres des FRCI qui ne s'embarrassent pas de procédures ou de méthodes d'approche pour indiquer aux églises leurs attentes. En d'autres mots, la liberté de culte n'est plus une valeur ivoirienne. Cela est surtout vrai quand vous avez le malheur d'être une église protestante ou évangélique : vous êtes à priori suspectée d'être pro-Gbagbo et donc susceptible de subir des représailles.

Depuis le temps du Président Houphouët-Boigny jusqu'à Laurent Gbagbo, jamais pareille chose n'a été observée dans ce beau pays où la liberté de culte a toujours été jalousement préservée. Voici la nouvelle Côte d'Ivoire dans laquelle nous sommes condamnés à vivre, en espérant que le Créateur viendra nous délivrer. Un jour. Vive le règne de la terreur !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !



DINDE Fernand AGBO

COTE D'IVOIRE: «149 PERSONNES PROCHES DE GBAGBO TUEES PAR LES COMBATTANTS D'ALASSANE DEPUIS SON INSTALLATION» (HRW)

 

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Au moins 149 partisans  du Président ivoirien Laurent Gbagbo ont été tués par les combattants d'Alassane Ouattara depuis son installation au pouvoir  mi-avril par la coalition ONUCI-Licorne-FRCI, a affirmé jeudi l'organisation Human Rights Watch.

Plusieurs personnalités ainsi que les populations civiles jugées proches du Président Gbagbo, font l'objet de représailles malgré les nombreux appels à la retenue des organisations internationales.

A Yopougon, considéré comme un bastion du Président Gbagbo., des familles entières ont été exterminées. Selon le quotidien ivoirien « L'Inter », l'on assiste à une « chasse aux sorcières » des sympathisants du Président déchu par la coalition Licorne-ONUCI-combattants pro-Ouattara.

Une vague de violences dirigées principalement contre ses proches s'était abattue suite à la capture le 11 avril du Président ivoirien investi selon les lois constitutionnelles du pays. Des centaines de personnes avaient été arrêtés « arbitrairement » puis déportées dans des camps au nord du pays.

Plusieurs centaines d'autres sont portées disparues. De nombreux témoignages rapportent des massacres et exécutions sur indication. A l'ouest, toutes les organisations internationales présentes sur le terrain s'accordent sur l'existence « de massacres d'envergure dirigés contre les ressortissants Guéré proches  de Laurent Gbagbo et commises par les forces d'Alassane Ouattara»


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COTE D'IVOIRE : APRES AMNESTY ET HUMAN RIGHT, L'ONU DOS AU MUR


La Commission d'enquête de l'ONU chargée de conduire les investigations sur les violations des droits de l'homme en Côte d'Ivoire depuis le 28 novembre 2010 (date du second tour de la présidentielle) rendra jeudi son rapport au Conseil de sécurité, a appris DirectScoop.

Selon certaines indiscrétions, ce rapport pourrait citer nommément « des responsables présumés de haut rang, et apporter les premiers éléments de preuves pour une éventuelle procédure devant la justice internationale. » Un pas qu'ont déjà franchi les organisations internationales de droit de l'homme.

Dans son rapport rendu public le 2 juin, Human Right Watch parle d' « exécutions extra-judiciaires » auxquelles auraient participé de façon active les chefs de guerre, Chérif Ousmane et Ousmane Coulibaly.

Amnesty Internationale, quant à elle, a estimé dans son rapport du 27 mai qu'à partir du moment où « les liens de subordination entre les forces armées des Forces nouvelles et Alassane Ouattara ont été définitivement éclaircis [par décret présidentiel pris le 17 mars et créant les FRCI, nouvelle armée sensée réunir la rébellion des Forces Nouvelles et les Forces de Défense et de Sécurité] », celui-ci devrait assumer « la responsabilité de tous les actes commis ou tolérés par ces forces armées ».

La Commission dirigée par le thaïlandais Vitit Muntabhorn assisté de la béninoise Reine Alapini Gansou et du soudanais Souleïmane Bado, a conduit ses recherches sur le terrain, pendant un mois, voyageant à travers le pays à la rencontre des victimes ou autres survivants des massacres.

Elle avait pour mandat  de mener une « investigation sur les faits et les allégations de violations des droits de l'hommes commis en Côte d'Ivoire suite à l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 dans le but d'identifier les responsables de crimes graves et de les traduire en justice».


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BURKINA FASO : LES FORCES SPECIALES DE COMPAORE INTERVIENNENT CONTRE DES MILITAIRES MUTINS


BOBO DIOULASSO - Des éléments de la sécurité du président burkinabè Blaise Compaoré sont intervenus vendredi matin à Bobo Dioulasso (sud-ouest), contre les militaires mutins, a constaté un correspondant de DirectScoop.

Selon des habitants, des hommes du Régiment de sécurité parésidentielle (RSP), qui avaient rejoint la ville dans la soirée, sont passés à l'action aux environs de 10 heures.

Ils « ont pratiquement encerclé le camp, ils occupent toutes les voies qui mènent au camp et sont entrés pour chercher les militaires qui y sont », a déclaré un résident.

« J'ai vu des éléments du RSP qui tiraient en l'air en allant vers le camp. On a vraiment peur », a ajouté un autre.

Des « tirs d'arme lourde » retentissaient vers le gouvernorat et l'hôpital, non loin du camp Ouezzin Coulibaly où sont basés les mutins, selon un témoin.

C'est la première fois, depuis le début de la grogne des militaires en mars, que le Blaise Compaoré emploie la manière forte pour mater l'une des protestations des militaires, généralement motivées par des revendications financières.

Le Burkina Faso est en proie depuis le mois de février à une crise sociale généralisée. Amorcée par les élèves et étudiants suite au décès dans des conditions non encore élucidées de l'élève Justin Zongo, elle a fini par gagner toutes les autres couches jusqu'aux militaires de la garde prétorienne.

Cette crise avait conduit fin avril à la nomination d'un nouveau gouvernement dans lequel le porte-feuille revenait au Président Compaoré et dirigé par Luc-Adolphe Tiao en remplacement de Tertius Zongo.

Arrivée au pouvoir suite à un coup d'état sanglant qui emportera le père de la révolution en 1987, Thomas Sankara, Blaise Compaoré s'est fait réélire, dans un contexte électoral controversé, pour la 4ème fois. L'opposition exige son départ.


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SENEGAL : «WADE DOIT QUITTER LE POUVOIR AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD» (LEADER D'OPPOSITION)


DAKAR - Le leader du Rassemblement des travailleurs africains / Sénégal (Rta-S), Momar Samb, a reclamé samedi, dans un communiqué, le départ de Wade pour permettre au Sénégal d'avoir une stabilité.

« Il faut tourner le dos définitivement à l'illusion selon laquelle Wade peut entendre la douleur du peuple » a-t-il laissé entendre.
Pour Momar Samb, Abdoulaye Wade entend, au prix de la violence et du meurtre, dérouler son plan machiavélique pour se maintenir au pouvoir contre la volonté populaire.

« Abdoulaye Wade prépare pour la Présidentielle de 2012 un hold-up électoral » mentionne le communiqué.
Momar Samb et ses camarades ont demandé immédiatement le retrait des décrets de redécoupage administratif des collectivités locales.



Source: DIRECTSCOOP.NET