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vendredi, 20 mai 2011

UN FRANÇAIS REVELE: «LES FORCES DE OUATTARA TUENT ET CONSTITUENT DES CHARNIERS ATTRIBUES AUX PRO-GBAGBO»

 

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A la recherche d' informations sur le scandale sexuel du responsable du FMI, un ami à SARKOZY, nous avons rencontré le samedi dernier à l'hôtel Sofitel à Manhattan un touriste français qui, à notre grande surprise, semblait plus préoccupé par les souffrances du peuple de Cote d'Ivoire: "Je ne m'intéresse pas du tout à la vie mouvementée de ce type ( Ndlr: Mr Dominique STRAUSS) " balise t-il d'emblée la conversation avant d'ajouter: " Je suis plutôt outré par le développement du drame ivoirien". Un drame selon lui fabriqué par son pays la France et l'ONU. "Vous, les médias, devriez plutôt aller en Côte d'Ivoire et rendre compte de la souffrance des nombreuses personnes qui sont exécutées chaque jour dans les villes et villages de ce pays mais dont personne ne parle ici à New York.

Ce qui se passe dans cette partie du monde est vraiment triste et révoltant". La cinquantaine révolue, Nicholas LECHIENT insiste à ce que cela soit su car il dit avoir perdu son épouse, une ivoirienne d'ethnie Guéré et 6 membres de sa famille qui ont tous été exécutés par les soldats d'Alassane Ouattara en sa présence dans le quartier de Yopougon alors que, lui, a été épargné à cause de la couleur de sa peau. Très amer, Mr LECHIENT éprouve un véritable dégoût à l'égard des Présidents OUATTARA, SARKOZY et OBAMA: "Ce que ces gens ont créé en Cote d'Ivoire ne s'effacera jamais de la mémoire collective. Ecrivez le, Il y a eu plus de morts en Côte d'Ivoire qu'il n y en a eu ici lors des attentats du 11 septembre et cela continue toujours contrairement aux mensonges des nouvelles autorités ivoiriennes. Ce qui est plus révoltant, c'est que ce sont ceux qui ont commis ces crimes qui sont au pouvoir et se chargent aujourd'hui d'en trouver les responsables.

C'est vraiment la comédie juridique dans ce pays où tous les journaux de l'opposition sont aussi condamnés au silence et leurs sièges transformés en QG des combattants indigènes et incultes de Ouattara. Plus personne ne doit véhiculer d'autres messages que ceux du nouveau Président et ses hommes. Si c'est cela la démocratie voulue par OBAMA et SARKOZY, j'ai pitié pour ces soit disant "grands de ce monde".

Interrogé sur les nombreux charniers découverts chaque jour à Abidjan et attribués aux pro-GBAGBO, le touriste Français est sans détour: "C'est de la distraction. Comme elles sont accusées d'avoir massacré plus d'un millier de personnes à Duekoué, les forces de Ouattara cherchent aussi à épingler le camp GBAGBO. Mais, que cela soit à Duekoué comme à Abidjan, pourquoi les forces pro Gbagbo attendraient elles que les pro Ouattara les attaquent avant d'aller tuer des civils ? Cela a t-il un sens ? Le gouvernement OUATTARA fait des accusations stupides comme si son armée de rebelles n'avait pas combattu. Pourquoi les hommes de Gbagbo tueraient ils des gens qui ont majoritairement voté pour GBAGBO? Or c'est ce que le pouvoir Ouattara cherche à faire avaler au monde entier quand il parle de miliciens pro-Gbagbo et de découvertes bizarres de charniers évidemment constitués par lui-même. Ce sont toutes les personnes que les forces de Ouattara elles mêmes ont exécutées qu'elles ramassent à travers le pays pour en faire des charniers attribués aux miliciens(?) pro Gbagbo. C'est triste et vous comprenez que l'objectif de Ouattara et de ses hommes est de se blanchir dans des procès ridicules qu'ils annoncent.

A un moment où l'on parle de mandats d'arrêt internationaux contre Kadhafi et sa famille, Ouattara et ses tuteurs usent de toutes les combines pour échapper à cette mesure, inévitable pour lui si vraiment la justice est de ce monde. Dans tous les cas, la Cote d'Ivoire est devenue la terre d'expérimentation de toutes les incongruités de cette dernière décennie surtout quand on y forme cinquante après les indépendances "une armée républicaine" avec des analphabètes de tout acabit. Allez y comprendre quelque chose!"


Côte d'Ivoire, terre d'expérimentation de toutes les incongruités de cette dernière décennie


C'est par ces mots que Nicholas LECHIENT a terminé l'entretien qu'il a eu avec nous avant de regagner sa chambre dans ce luxueux hôtel de New York. L'émotion et la rage qu'on a pu lire sur son visage nous ont convaincu sur la réalité du drame des ivoiriens et surtout du black out total dont il fait l'objet de la part des médias étrangers. Mais dans ce monde moderne des nouvelles technologies de l'information où rien ne peut être enterré en cachette, l'espoir est permis. Malgré cette option des nouvelles autorités ivoiriennes de tuer, de traumatiser, de forcer tout le monde au silence, tout se saura maintenant ou plus tard. L'illettré Capitaine et seigneur de guerre qui se croit tout permis à Bouna savait il que la vidéo de son interrogatoire pouvait être regardée sur notre site quelques minutes seulement après la fin de ses errements ?

Une chose est sure; Nicholas LECHIENT connait bien ce pays où il a passé 19 années de sa vie. En insistant sur "Cote d'Ivoire, terre d'expérimentation des incongruités de cette dernière décennie", il nous rappelle que c'est bien ici que, se servant d'une véritable acrobatie juridique sans précédent, Paul Yao N'DRE, Président de la plus haute institution en matière d'élections a déclaré le 5 Mai dernier, Alassane Ouattara vainqueur des Présidentielles du 31 Octobre 2010 après l'avoir fait dans les mêmes conditions pour GBAGBO quelques mois auparavant. En se débrouillant pour trouver des "tra-la-la" inimaginables afin de justifier cette pirouette d'une exclusivité déconcertante, ce grand homme de lois venait ainsi de se signaler dans l'histoire des rares et courageuses prouesses juridico-constitutionnelles dans le monde.

Si, pour s'accommoder ce saut vu comme étonnant et humiliant, d'aucuns ont estimé que Yao n'avait pas de choix, c'est le sérieux et le courage même de la justice ivoirienne qui nous interpellent car elle nous donne des frissons quand nous regardons aujourd'hui comment elle opère pour désigner les responsables des nombreux massacres des ivoiriens pourtant déjà révélés dès les premières heures par les organisations internationales. Certainement une parodie de procès se prépare contre GBAGBO et ses partisans.



Jack SARKORRACHI


Source: TWNews

SOUMAHORO FARIKOU (FENACCI): «LES TRACASSERIES ET RACKETS SE SONT INTENSIFIES», «TOUT LE MONDE EST EN TREILLIS»

 

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Entretien avec... Soumahoro Farikou (Président de la Fédération Nationale des Commerçants de Côte d'Ivoire) : « 80% des commerces ont été pillés à Yopougon », « Les tracasseries et rackets se sont intensifiés », «Tout le monde est en treillis : les Frci, les évadés des prisons, les coupeurs de route ».


A l'instar des acteurs économiques, les commerçants de Côte d'Ivoire ont été touchés par la crise post-électorale. Mardi 17 mai 2011, à Adjamé, Soumahoro Farikou, président de la Fédération nationale des Commerçants de Côte d'Ivoire (Fenacci) en a parlé et a évoqué des difficultés post-crise. Entretien.


Comment les commerçants sortent-ils de la crise post-électorale?

Soumahoro Farikou : Les commerçants se portent un peu bien. Un peu bien parce que nous avons repris nos activités avec beaucoup de dégâts. Nous sommes en train d'évaluer les dommages subis. La crise post-électorale a engendré des peines et des dégâts. Il y a eu des pillages, des casses des commerces, des marchés ont été pillés à Attécoubé, à Yopougon. 80% des commerces ont été pillés à Yopougon sans compter l'intérieur du pays à Yamoussoukro, Daloa et Okrouyo (une ville du département de Soubré). Aujourd'hui, à la demande du Gouvernement, nous avons repris avec des problèmes.

Peut-on affirmer que tout le monde a repris?

S. F. : Je pense qu'on peut estimer la reprise des commerçants à 55% sur toute l'étendue du territoire national. Les autres commerçants, les 45%, qui n'ont pas commencé, soit ils sont hors du pays, soit ils ont été pillés ou encore leur commerce n'existe plus. Ces derniers sont obligés de rester à ne rien faire en attendant de voir venir.

Quelles difficultés rencontrez-vous dans le cadre de la reprise ?

S. F. : Nos difficultés sont énormes. Nous avons des difficultés d'approvisionnement général. Pendant cette crise, il n'y a pas eu d'importation, les usines n'ont pas véritablement fonctionné. Il n'y a pas de marchandises. Il y a une baisse de production depuis au moins six (6) mois. Au niveau des vivriers, l'approvisionnement est rendu difficile par les difficultés sur les routes. Les tracasseries et rackets que nous avons décriés se sont intensifiés. Avant la crise, il fallait payer 400 000 francs Cfa pour un camion qui vient de San Pedro à Abidjan. Aujourd'hui, c'est le double qu'il faut payer. Les éléments des Frci (ndlr : Forces républicaines de Côte d'Ivoire) prennent 40 à 50 mille francs par camion à chaque corridor. Pour le café-cacao, il faut payer entre 200 et 500 mille francs Cfa pour un camion. Nous avons été saisis par nos représentations de l'intérieur du pays sur ces tracasseries routières. A notre tour, nous avons informé les autorités face à ce fléau qui s'aggrave. En plus du racket, il y a aussi l'insécurité qui est décriée par les commerçants. Au cours de leur voyage, les commerçants ont af faire à des hommes armés. On ne sait pas qui est qui, on ne sait pas qui fait quoi. L'insécurité règne partout. Tout le monde est en treillis. Les Frci, les évadés des prisons, les coupeurs de route, et autres sont tous en treillis. Les camions sont pillés, les commerçants sont volés. C'est la situation post-électorale difficile que vivent les commerçants.

A propos des tracasseries, qu'est-ce qui vous dit que ce sont les éléments des Frci que vous accusez littéralement?

S. F. : Ce n'est pas quelqu'un d'autre. N'est-ce pas les Fds-ci (Forces de sécurité et de Défense de Côte d'Ivoire) qu'on a accusées avant ? Aujourd'hui, ce sont les Forces républicaines de Côte d'Ivoire qui sont là pour nous qui nous rackettent. Ce sont les éléments Frci que nous voyons aux corridors.

Avez-vous des priorités après cette crise?

S.F. : Nous tirons sur la sonnette d'alarme par rapport aux problèmes d'insécurité et de racket en interpellant le Gouvernement et le Président de la République. Sans sécurité, il n'y a pas de développement véritable. La relance économique ne peut pas se faire sans sécurité. Le Gouvernement doit mettre l'accent sur la sécurité et sur le problème du racket. Tu prends un camion, tu vas à Bouaké ou à Daloa, tu es obligé de donner de l'argent à chaque corridor. Ce n'est pas normal. Que ce soit à l'entrée de Dabou, à la sortie de Dabou, sur la route de San Pedro à Grand-Lahou, il faut payer à chaque corridor. A chaque barrage, il faut payer quelque chose aux éléments des Frci. Ils sont là, on ne sait pas si ce sont les vrais, mais ils sont tous en treillis et c'est écrit Frci. Il faut que le Gouvernement mette l'accent sur ce volet. Notre priorité, dans un premier temps, c'est la sécurité des personnes et de leurs biens. Il faut penser à éradiquer le racket parce qu'il fait perdre environ 130 milliards de francs Cfa par an à l'État. Si on n'y prend garde, cette fois-ci, je crois qu'on va passer du simple au double. Les commerçants des pays voisins nous ont interpellés sur la question dans nos échanges. Ils ont dénoncé les tracasseries routières. Pour chaque chargement de bétail, ils sont obligés de payer de l'argent depuis leurs frontières jusqu'à Abidjan. C'est tout ce qui fait que le coût de la vie augmente parce que le commerçant est obligé d'ajouter les frais supplémentaires sur les prix des marchandises.

Vous attendez-vous à un dédommagement?

S. F. : A chacune de nos interventions, nous interpellons l'État concernant tous les dommages subis en 1999, 2000, 2002, 2004, 2010 et 2011. Il faut vraiment créer un fonds d'entraide aux commerçants sinistrés. Depuis les 10 dernières années, les commerçants payent un lourd tribut des crises en Côte d'Ivoire. En plus de biens détruits, parfois les commerçants ont perdu leur vie. Même dans cette crise post-électorale, beaucoup de commerçants sont morts dans la commune de Yopougon, à l'intérieur du pays. Au moins 20 commerçants ont perdu la vie pendant cette crise. Nous attendons la mise sur pied d'un fonds de garantie. Nous remercions le Gouvernement d'avoir fait un geste de 6 milliards de francs Cfa en faveur des grandes entreprises et dernièrement un autre geste de 15 milliards de francs Cfa à l'endroit du syndicat des constructeurs. Mais rien n'est encore fait par rapport aux commerçants de Côte d'Ivoire. Or, notre apport dans l'économie se chiffre à près de 1650 milliards de francs Cfa. Ce chiffre se traduit par 24 millions de tonnes que nous importons et exportons chaque année. Il y a les différentes impositions auxquelles nous sommes soumis chaque année. Je pense qu'avec tout cela, l'État ne doit pas nous oublier. Il faut le dire haut et fort qu'à la demande du Gouvernement, depuis le 15 décembre (2010), on a demandé aux commerçants d'observer des journées villes mortes qui ont été observées sur toute l'étendue du territoire national. Le Gouvernement a même demandé à certains fonctionnaires de ne pas aller au travail. Tout cela a fait que depuis cette période jusqu'à ce jour, il n'y a pas eu véritablement d'activités au niveau des commerçants. Donc, si l'État doit être regardant à notre endroit, en principe, nous ne devons pas être soumis à une pression de paiement d'arriérés d'impôts pendant une certaine période depuis décembre. L'État ne doit pas nous réclamer les arriérés d'impôts de décembre 2010 à juin 2011. Pendant cette période, nous n'avons pas travaillé. Nous sommes dans une période de reprise avec des arriérés de loyers de nos magasins, des arriérés de salaires pour nos employés, des arriérés de factures d'eau et d'électricité et de téléphone. Nous souhaitons que l'État fasse un geste dans ce sens en nous accordons une période sabbatique pour nous permettre de souffler un peu. Nous savons que l'État a des charges, mais l'État doit faire la part des choses en voyant ce qu'il peut faire pour les commerçants. C'est pour cela que nous demandons une période sabbatique. Ainsi, pourrons-nous commencer à payer les impôts à partir de juillet vu que nous n'avons pas travaillé à la demande du Gouvernement. Nous remercions le chef de l'État d'avoir annulé le paiement des vignettes automobiles pour l'année 2011. Cela profite plus aux transporteurs mais assez aux commerçants dont beaucoup n'ont pas de véhicules. Nous contribuons à hauteur de 1650 milliards dans le budget de l'État; ce n'est pas rien. A l'instar des autres corporations, l'État doit faire un geste vis-à-vis des commerçants.

Comment allez-vous gérer ce volet quand on sait que le secteur informel est important dans la communauté des commerçants?

S. F : Oui, c'est vrai. C'est pour cela que nous souhaitons que l'État mette un fonds à la disposition des commerçants de sorte à faciliter le dédommagement des commerçants. Avec le fonds de garantie, les acteurs du secteur informel seront pris en compte. Cependant, on ne peut pas dédommager tout le monde. Ça dépendra du poids de chaque commerçant. Il y a de petits commerçants qui ont un capital entre 200 et 500 mille francs Cfa, on peut les dédommager pour leur permettre de reprendre. Pour les autres commerçants, on verra, avec l'État, si c'est au niveau de l'allègement fiscal que le Gouvernement compte leur venir en aide pour leur permettre de continuer leurs activités. Pour organiser cette opération, nous avons fait un communiqué pour demander à tous les commerçants victimes de dommages de venir se faire inscrire. A cet effet, nous avons ouvert un bureau et commis des huissiers parce que chacun peut venir dire que son commerce a été pillé. Il faudrait qu'il y ait des preuves.

Avez-vous débuté des échanges avec les banques pour d'éventuels financements?

S. F. : Il y a beaucoup de problèmes qu'il va falloir régler parce que les commerçants travaillent sur fonds propres. Dans notre corporation, les banques ne nous font pas de crédit bien que nous travaillons beaucoup avec les banques. Nous sommes les plus gros clients des banques parce que chaque jour que Dieu fait nous versons d'importantes sommes d'argent dans les établissements financiers. Cependant, lorsqu'il y a des difficultés, c'est rare qu'elles prêtent de l'argent aux commerçants. En Côte d'Ivoire, nous n'avons pas de banques commerciales véritables, mais plutôt des banques de dépôt. Les commerçants sont obligés de se débrouiller. C'est pour cela que lorsque surviennent les incendies des marchés, les commerçants perdent des centaines de millions de francs parce qu'ils préfèrent garder leur argent dans des caisses sur les marchés au lieu d'aller le déposer dans les banques et s'entendre dire qu'il n'y a pas de liquidité dès qu'on demande une aide.

Comment comptez-vous régler vos problèmes de financement et d'assistance?

S. F. : Nous envisageons créer notre banque, la Banque des commerçants, et d'autres structures pour consolider notre organisation. Nous allons remettre un document portant sur les états généraux du commerce en Côte d'Ivoire prenant en compte la création d'un Tribunal de commerce, d'un fonds de garantie, d'une assurance, aux autorités du pays. L'inorganisation du secteur est lié au fait qu'il n'y a pas beaucoup de structures mises sur pied pour les commerçants. Il y va de la volonté politique. Il faut réorganiser le secteur du commerce pour faciliter l'insertion des jeunes. C'est un secteur porteur d'emplois méconnu. Nous avons une politique pour le recrutement des jeunes.



In le quotidien ivoirien SOIR INFO.


Entretien réalisé par Hermance KOUKOUA-NTAH


Source : TELEDIASPORA.NET

SUR UN SITE PRO-ADO, PAR UN CHRONIQUEUR PRO-ADO: «QUAND CES SOLDATS QUITTERONT-ILS LES RUES D'ABIDJAN?»

 

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Cela fait une semaine que je cherche mon mécanicien. Il faut qu'il répare ce qu'il reste de l'épave de ma voiture volée et abandonnée en ville dans la crise. Mais il semble qu'il ait changé de travail. Ses voisins disent qu'il est devenu soldat..., soldat FRCI ! Par ces temps qui courent, c'est le travail de tous ceux qui ont une revanche à prendre sur la société. Soldat FRCI !

Ils sont partout dans la ville, ces soldats d'un autre âge. Avec leurs jeans, leurs treillis demi-saison, leurs chaussures hétéroclites, mais surtout leurs armes qui vont des plus sophistiquées aux plus désuètes, ils sont effrayants. Les plus chanceux ont des T-shirts FRCI dans des voitures volées et elles aussi estampillées FRCI. On se croirait dans un autre univers, on se croirait partout sauf à Abidjan et en Côte d'Ivoire.

Ils sont dans des jeeps ou debout sur des pick-up surmontés d'armes intimidantes. Muscles impressionnants, lunettes noires, ils goûtent à une gloire soudaine. C'est une montée d'adrénaline qui les transporte dans un autre monde. Ils se croient dans Rambo II. Ils ne peuvent pas résister à la tentation de se sentir invincibles, eux les tombeurs du régime défunt ivoirien. Ils ont occupé les Commissariats du pays. Leurs petites copines y passent toute la journée, nombreuses comme des mouches. Ceci nous rappelle la triste PC-Crise de la transition militaire de 2000, mais en moins professionnelle.

Nos corps armés n'ont jamais eu autant de Commandants au mètre-carré (m2). Commandant ceci, commandant cela. Il y en a qui ont même gravé leurs noms sur les véhiculés volés ou réquisitionnés, en lieu et place des plaques d'immatriculation. Et ce ne sont pas les célèbres «com'zones» qui ont régné en maîtres absolus sur la partie du pays occupée par la rébellion depuis 2002 et qui sont maintenant habitués à leur rang et à leur statut. Non, ce ne sont pas eux. Ce sont plutôt d'anonymes individus qui subitement se font escorter par des soldats armés jusqu'aux dents, avec gyrophares et égards. Leurs nombreux téléphones croulent sous le poids des appels d'urgence et de sollicitation en tous genres. Et vous voulez que du jour au lendemain, ces individus retournent à une vie ordinaire de soldats ou de civils.

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Mais ce spectacle aura des revers importants. Aucun investisseur, aucun promoteur, aucun citoyen ne fera confiance à la sécurité dans le pays avec cette armée ou cette police anarchique. Il y a de quoi s'inquiéter. Et pourtant, cela dure et dure. Cela fait un mois que l'autre Président est tombé. On pensait alors que la vie reprendrait son cours normal. Mais il faudra patienter.

De nombreux communiqués ont instruit les policiers et gendarmes de reprendre leurs postes. Mais rien n'y fait. Quelques téméraires ont répondu à l'appel, mais pas tous. Imaginez la scène : un officier de police se présentant à des jeunes soldats désorganisés et occupant le Commissariat du 22ème Arrondissement : « Bonjour! Le Gouvernement m'a demandé de venir reprendre mon poste. Je suis le Commissaire de cet arrondissement. Il faut que vous quittiez les lieux ». J'espère pour lui qu'il aura pris soin de se réserver un lit au centre de santé communautaire de Bromakoté, parce que de toute évidence, il sortira de cette scène escamotée.

La bataille d'Abidjan a duré moins de deux semaines. Toutes les forces de sécurité n'ont pu être anéanties. Il faut les rappeler et les mettre à l'oeuvre. Il faut pour cela deux éléments : la sécurité (donc que les nouvelles recrues quittent tous les bâtiments des forces de sécurité) et l'équipement (puisque le matériel de transmission, de travail et les armes ont soit été pillés soit se sont volatilisés dans la nature). J'ai entendu dire que le nouveau pouvoir doute encore de la loyauté des policiers et des gendarmes. Mais le désordre de ces nouvelles recrues est encore plus dangereux. Surtout le jour où ces nouveaux soldats revendiqueront leurs récompenses. Il y a plus inquiétant à Mankono, au Sud-Ouest et à l'Ouest, il faut s' y concentrer.

Il faut agir vite. Avec les pillages, les attaques, l'arbitraire, FRCI risque de finir par vouloir dire désordre. On a presqu'envie de regretter nos policiers-racketteurs. Le nouveau Président avait été ferme les jours qui ont précédé la chute du Commando invisible. Il avait précisé que ne seront intégrés dans les forces nationales que ceux qui étaient dans le processus depuis 2005. Que fera-t-il donc de ces nouveaux combattants qui se sont agglutinés progressivement aux rebelles venant du Nord au fur à mesure de leur progression sur le Palais présidentiel à Cocody et qui ont contribué à assurer sa victoire ? Il faut répondre à cette question et vite, car les habitudes ont la peau dure. Ce que ces jeunes exigeront aujourd'hui pour leur démobilisation sera moins important que ce qu'ils demanderont demain ou le mois prochain. Plus le temps passe, plus il sera difficile de les démobiliser. Les revendications iront crescendo. Ils seront tentés avec le temps qui passe de négocier au prix fort leur démobilisation.

Vous connaissez les «kadogo» ? Ce sont les jeunes soldats qui ont porté Kabila-père au pouvoir. Vous connaissez aussi Rachidi ? C'est l'un de ces jeunes soldats qui, dit-on, a été utilisé pour assassiner Laurent Désiré Kabila qu'ils avaient porté au pouvoir. La Côte d'Ivoire n'est pas le Congo, mais la Côte d'Ivoire a quelque chose qui ressemble à chaque pays qui sort de conflit. L'histoire se suit mais ne doit pas se ressembler.

Par ailleurs, il faut mettre de côté la pudeur et constater que la plupart de ces jeunes nouveaux soldats ont une certaine homogénéité régionale. Pour un pays qui sort de conflit politique, social et identitaire, ceci est très dangereux pour le régime et pour ses efforts de recréer une cohésion nationale. Conseil très amical. A méditer.


Vincent Tohbi Irié


Source: LEBANCO.NET

CLASH VERBAL ENTRE CHARLES KONAN BANNY ET HENRI HOGBE NLEND


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Pas de chance pour l'ancien premier ministre ivoirien et ancien gouverneur de la BCEAO, Charles Konan Banny, récemment nommé par Alassane Ouattara à la tête de la Commission pour la réconciliation. Devant présenter ce jour un exposé sur le thème « L'Intégration monétaire » au colloque de Pax Africana, Charles Konan Banny a fait dériver le débat en y convoquant indélicatement la crise ivoirienne. Manque de pot : Henry HOGBE NLEND, mathématicien camerounais, prix 'Nobel' des mathématiques, n'a pas raté l'occasion pour lui dire ses quatre vérités. Incident !

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Tout était parti d'une démonstration du Togolais Kako Nouboukpo, professeur d'économie, chef du pôle Analyse et Recherche UEMOA, sur la servitude monétaire qu'est l'intégration dans l'espace UEMOA et la dépendance néocoloniale que constitue le Franc CFA. Ce sur quoi, intervient le Camerounais pour demander s'il n'est pas possible et souhaitable de créer une monnaie africaine, en tout cas de libérer le CFA de la tutelle française. Il a cité notamment les travaux du Professeur Mamadou Coulibaly, l'économiste du FPI, sur le caractère délétère d'un CFA géré par le trésor public français et comment sortir de la zone Cfa.

Charles Konan Banny (photo 1), piqué au vif, commence à faire des critiques vives de Laurent Gbagbo et Mamadou Coulibaly. Ce dernier, président de l'Assemblée nationale et musulman du Nord mais anti-Ouattara notoire à ses heures, avait pris ses distances avec Gbagbo depuis deux ou trois ans, pour des raisons liées notamment aux erreurs politiques de l'ex-président ivoirien qui n'aurais jamais appliqué le programme du FPI.

« Celui que vous citez je le connais très bien et je lui ai dit qu'il est juste dans la théorie. D'ailleurs, ils ont tenté de créer dans les derniers mois de la crise une nouvelle monnaie : la monnaie de la résistance ivoirienne (MIR) et ils auraient même fait des tirages. Mais je ne sais à quoi pourrait servir une monnaie dans leur situation. Ceux-là, ils ont même attaqué l'Agence de la BCEAO à Abidjan et ont mis la main sur 300 milliards Cfa », disait M. Konan Banny quand il a été interrompu par le Professeur HOGBE NLEND, un ancien de l'UPC (Union des populations du Cameroun).

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« Je ne vous demande pas de nous parler de la crise ivoirienne. Je suis pour Gbagbo, vous êtes pour Ouattara, ça s'arrête là-bas, ce n'est pas ce qui nous occupe ici. Si vous voulez parler de ça, on va foutre en l'air le colloque », a répliqué sèchement HOGBE NLEND.

Il a fallu toute la diplomatie d'Edem KODJO pour mettre fin à cette joute verbale qui devenait dangereuse pour les travaux. M. Banny n'est pas à sa première incartade de la journée. Il s'en est pris au jeune Kako Nouboukpo dont il a dit qu'il était hors-sujet et il a fallu là aussi toute la diplomatie d'Edem KODJO pour faire taire le jeune Togolais qui tenait à avoir son droit légitime de réponse.

Le matin déjà, M. Thabo MBEKI, avait fait remarquer à Konan Banny, qui défendait bec et ongle le CFA, que l'UEMOA est un instrument néocolonial et le CFA une monnaie coloniale. Il lui a dit que l'objectif du colloque est de trouver une solution africaine aux problèmes africains.



Source: CAMEROONVOICE

jeudi, 19 mai 2011

LA MORT SILENCIEUSE DES WE DANS L'OUEST

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Dans l'ouest de notre pays, les Guéré continuent de mourir en silence. Après les exterminations en masse par les rebelles de Ouattara, les réfugiés se meurent lentement à la mission catholique de Duékoué.

Ils sont plus de 27.000 à vivre dans des conditions de vie inimaginables. Leurs maisons sont occupées par les rebelles ou ont été détruites. Leurs enfants et leurs époux ont été assassinés par la rébellion. Le calvaire des guéré se poursuit et pendant ce temps, Ouattara continue sa comédie, avec le soutien des autorités françaises.

Pas plus tard qu'hier (mercredi 18 mai 2011), les rebelles ont assassiné des refugiés partis voir ce qui restait de leurs champs.

Ainsi va la réconciliation à l'ivoirienne, version ADO !

 

Que DIEU délivre et bénisse la Côte d'Ivoire!


Source: FACEBOOK

DROIT DE REPONSE DU «NOUVEAU COURRIER» AU «MANDAT»


LE NOUVEEAU COURRIER.jpg

 

Abidjan, le 15 mai 2011


A Monsieur Le Directeur de Publication du journal Le Mandat


Objet : Droit de réponse au Mandat


Monsieur le Directeur,


Dans votre parution du samedi 14 mai 2011, vous publiez un article intitulé Liberté de la Presse - Voici pourquoi "les journaux bleus" ne paraissent plus, signé de Adaye Kouakou. Grande a été notre surprise de lire certaines « informations » nous concernant, émanant d'un confrère qui n'a pas pris la peine de nous joindre.

Premièrement, votre journal croit savoir que les problèmes de sécurité que nous évoquons n'existent pas et que le ministre de l'Intérieur aurait donné des garanties le 3 mai dernier lors de la journée internationale de la liberté de la presse.

Deuxièmement, vous prétendez que Le Nouveau Courrier est financé par Simone Gbagbo et aurait donc des problèmes financiers qui l'empêchent de revenir dans les kiosques.

Enfonçant le clou dans une sorte de dérision, vous préconisez une solution à ceux que vous qualifiez de ''presse bleue'' : «En entendant de trouver une solution idoine aux vrais problèmes qu'ils ont, ces organes de presse devront opter pour la presse en ligne, comme le fait ''Le Nouveau Courrier'' actuellement ». Sur quel site ? Nous nous interrogeons encore.

Nous protestons face à de telles contrevérités qui visent à dédouaner les autorités ivoiriennes face au musellement d'une partie de la presse.

Nous avons les moyens financiers de paraître, mais nous en sommes empêchés par des obstacles sécuritaires réels qui ont été relevés par Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Au demeurant, de quelles garanties sécuritaires parle Le Mandat ? Le discours musclé du ministre de l'Intérieur le 3 mai a fait un tollé dans la corporation et au sein des organisations de protection de la liberté de la presse ; et nulle part nous ne voyons les garanties sécuritaires dont fait cas Le Mandat.

Au demeurant, nous n'avons jamais été financés par Simone Gbagbo, et nous nous réservons le droit de porter plainte pour diffamation à ce sujet. Nous sommes une entreprise privée qui s'équilibre en dépenses et en recettes grâce aux ventes et à la publicité. Devons-nous ajouter que nos ventes sont sans commune mesure avec celles du Mandat ?

Merci de bien vouloir publier ce droit de réponse, dans les meilleurs délais et dans les mêmes conditions, ainsi que vous l'avez fait pour l'article incriminé.


Pour Le Nouveau Courrier

Stéphane GUEDE

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 17 mai 2011

TROP DE SQUELETTES ENCOMBRANTS DANS LE PLACARD DE OUATTARA


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Par Sophie Langlois

 

Alassane Ouattara est le nouveau président « légal » de la Côte d'Ivoire depuis le 6 mai. Mais c'est un chef d'État arrivé au pouvoir par la force, avec du sang sur les mains. Cela aura forcément des conséquences. Les massacres commis par les forces pro-Ouattara dans leur conquête éclair du pays et, surtout, après l'arrestation de Laurent Gbagbo le 11 avril, ont sérieusement entaché son début de mandat.



L'entêtement de Laurent Gbagbo à s'accrocher au pouvoir coûte que coûte a déchiré le pays pendant plus de quatre mois et entraîné des milliers de morts. Mais la victoire des forces pro-Ouattara, parce qu'elle fût vengeresse et sanglante, n'a fait que creuser le fossé encore davantage. C'était bien mal entamer un mandat qu'on veut sous le signe de la réconciliation.

Les images de l'arrestation de Laurent et de Simone Gbagbo, de leur fils ensanglanté, annonçaient une traque sans pitié. D'un côté, Ouattara donnait l'assurance que l'ancien chef d'État serait traité dignement, de l'autre, sa télévision diffusait des images humiliantes. Des images qui ne pouvaient que choquer la moitié des Ivoiriens qui ont voté pour Gbagbo. Des images qui ne pouvaient qu'alimenter les rancunes, la colère, qu'inciter les fidèles du président défait à poursuivre leur lutte insensée.


En infligeant une telle humiliation publique à son adversaire, Alassane Ouattara envoyait un terrible message à ses troupes armées sur le terrain. Montrer en boucle des militaires pro-Ouattara outrager les cadavres des gardes présidentiels a été reçu comme un coup d'envoi à la chasse aux sorcières.


Chasse aux partisans pro-Gbagbo


Dès le 12 avril, Amnesty International dénonçait des actes de représailles et de violences à l'encontre des pro-Gbagbo, rapportait des témoignages de meurtres, d'habitants terrorisés. Le chercheur responsable de l'Afrique à Amnesty International, Salvatore Saguès, lançait ce cri d'alarme sur les ondes de Radio France International le 15 avril.

« Il y a réellement une chasse à l'homme maintenant à Abidjan et il faut y mettre un terme immédiatement. C'est gravissime. Vous savez comment Amnesty a critiqué constamment pendant dix ans ce qu'a fait Laurent Gbagbo. Mais ce qui se passe actuellement est inimaginable ! Il y a des gens sans aucun contrôle qui sont en train de commettre des choses barbares et il faut absolument que cela se sache. Je suis assez étonné de la teneur de la presse en France. On a l'impression que les choses vont de mieux en mieux. Ce n'est absolument pas vrai. Nous n'avons aucune sympathie pour l'ancien régime, mais ce qui est en train de se passer est inadmissible [...] Ces exactions sont commises par des hommes en armes. Soit ce sont des personnes qui appartiennent aux Forces républicaines (pro-Ouattara), soit les Forces républicaines ne font rien pour arrêter ces personnes. Et donc, les autorités sont responsables de ce qui se passe là-bas. Actuellement à Abidjan, il y a des milliers de personnes qui sont terrifiées et qui sont en danger. »


Le plus inquiétant, face aux témoignages innombrables faisant état de cette chasse aux sorcières, c'est le déni du gouvernement Ouattara. « Dire que des personnes se réclamant d'Alassane Ouattara pourchassent des hommes à Abidjan est totalement faux ! Il ne faut pas dire des contrevérités aussi graves que celles-là », déclarait Patrick Achi, le porte-parole du gouvernement Ouattara.


« Venez nous sauver »


Dans les jours qui ont suivi l'arrestation de Laurent Gbagbo, j'ai reçu de nombreux appels d'Ivoiriens en détresse qui voulaient que « le Canada » aille les chercher. « Venez nous sauver, pourquoi le Canada ne fait-il rien? », me demandait-on. Des pro-Gbagbo connus, mais aussi des gens non engagés, dont le seul tort étaient de vivre dans un quartier connu pour héberger des partisans de Laurent Gbagbo, ou, à San Pedro notamment, d'être membre d'une ethnie ayant la réputation de voter davantage pour l'ancien président. Je n'oublierai jamais la voix de cette femme, la mère d'une pro-Gbagbo vivant au Canada, elle-même apolitique. Elle chuchotait pour ne pas se faire entendre des agresseurs dans la rue, en train de piller la maison du voisin. Elle était convaincue d'être la prochaine cible. Je n'ai plus eu de ses nouvelles.

Durant l'offensive des forces pro-Ouattara et après le 11 avril, presque tous les Canadiens d'origine ivoirienne ont connu cette angoisse, insoutenable, d'être sans nouvelles de proches pendant des jours. Beaucoup de concitoyens pris au piège à Abidjan pendant ces jours terribles ont demandé aux autorités canadiennes d'être évacués. Ils n'ont jamais eu de réponse. Pourquoi le Canada n'a-t-il pas offert d'évacuer ses ressortissants en Côte d'Ivoire, comme on l'a fait en Libye ?


Squelettes dans le placard


Selon le journal ivoirien L'Intelligent, 21 chefs d'État auraient confirmé leur présence à la cérémonie d'investiture d'Alassane Ouattara, le 21 mai prochain. Mais c'est aux Ivoiriens que le nouveau chef d'État doit s'adresser. Cet ancien directeur du FMI doit apprendre à se faire aimer d'un peuple profondément déchiré, blessé dans sa chair. Pas une famille en Côte d'Ivoire n'a été épargnée par les violences des quatre derniers mois. Les deux camps pleurent leurs morts.

Le nouveau président ivoirien saura-t-il prendre ses distances de ceux à qui il doit sa victoire ultime ? Ce sont les armes et les rebelles de Guillaume Soro, avec l'appui actif de l'armée française, qui lui ont permis de défaire Laurent Gbagbo. Guillaume Soro est encore le Premier ministre et le ministre de la Défense de la Côte d'Ivoire.


Tant que cet ancien chef des rebelles du nord restera l'homme fort du gouvernement Ouattara, le chemin vers la réconciliation sera un champ miné. Le gouvernement Ouattara restera hanté par les squelettes dans le placard de Guillaume Soro (dont Ibrahim Coulibaly, son ancien frère d'armes, tué à Abidjan le 27 avril, et le ministre Désiré Tagro, secrétaire général de la présidence, tué lors de l'arrestation de Laurent Gbagbo dans des circonstances mystérieuses).


Le nouveau président de la Côte d'Ivoire aura-t-il le courage d'écarter du pouvoir le chef de guerre qui l'a mené au palais présidentiel ?



Sophie Langlois



Source : SOUVERAINETE-AFRICAINE.COM

ENQUETE SUR UN MASSACRE - ALASSANE DRAMANE OUATTARA A ORGANISE DES CRIMES CONTRE L'HUMANITE, AVEC LE SOUTIEN DE NICOLAS SARKOZY




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L'enquête que vous allez découvrir plus bas a été menée par un journaliste de l'hebdomadaire français Le Nouvel Observateur. Il y a deux raisons pour lesquelles je vous invite à prendre le temps de la lire. Depuis le début de la crise postélectorale ivoirienne, et même avant, l'ex-président Laurent Gbagbo a fait l'objet des pires portraits et assertions caricaturesques dans les medias occidentaux, totalement acquis à l'entreprise de diabolisation qui le visait. Gbagbo dictateur, Gbagbo mauvais perdant de l'élection présidentielle, on était habitué.

Cette enquête faite par un organe de presse européen peu réputé pour sa propension à l'exagération, et qui se greffe aux rapports accablants d'organisations humanitaires que l'on ne peut soupçonner de collusion avec l'ancien pouvoir ivoirien, comme Human Rights Watch, Amnesty International, La Croix Rouge, Caritas etc., ruine définitivement ce qu'il restait de la réputation de technocrate bien propre sur lui d'Alassane Ouattara, construite à coup d'articles laudateurs, d'omissions opportunes et de contrevérités savamment distillées. Jean-Paul Mari dépeint ici une fresque hideusement magistrale des exactions organisées par Alassane Ouattara, un homme banal cruellement mortel, dont l'Histoire retiendra qu'il a été capable d'enjamber des dizaines de milliers de cadavres pour s'asseoir dans le fauteuil présidentiel ivoirien.


La lecture de ce document va certainement vous soulever le cœur. Il faut vous forcer à aller jusqu'au bout, même s'il est plus agréable d'ignorer certaines choses. La narration claire et ciselée ne laisse aucune marge au flou. C'est inexorable, insoutenable, sans ellipse, sans pardon. L'opinion publique française et occidentale ne pourra pas échapper au malaise, même si elle est habituée à couvrir du voile de l'ignorance tout ce qui peut lui donner mauvaise conscience: L'horreur de la guerre est arrivée à son comble avec Alassane Dramane Ouattara, soutenu et épaulé par Nicolas Sarkozy, président de la république française.

Mahalia Nteby


Pour voir des photos du massacre de Duékoué, cliquez ici: link


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1.ooo, 2.ooo morts ? On ne sait pas. Mais la grande tuerie de Duékoué a duré toute une semaine, dans la ville, les villages, la brousse.
Accusées : les Forces du Nord du président Ouattara qui ont lancé leurs supplétifs à l'assaut. Jean-Paul Mari a reconstitué sur place la mécanique d'une bataille qui a tourné à l'épuration ethnique.

Duékoué est une ville infecte. L'endroit pue la crasse, la sueur, la peur, la haine, la mort. Ce matin, il fait déjà bien trop chaud et l'humidité trempe le corps. Dans l'église incendiée du quartier Carrefour, il faut marcher entre les cadavres encore frais d'hommes abattus à bout portant, découpés à la machette ou la gorge tranchée, à même le sol, mains liées dans le dos, comme des animaux de ferme.


Dans l'air, il reste cette odeur pois­seuse, reconnaissable entre toutes, mélange de mort, de métal, de sang caillé et de brasier mal éteint, et ces cendres noires aussi collantes que les mouches sur l'ordure. Il y avait un quartier, une population de 10 000 personnes, il ne subsiste plus grand-chose d'humain. Sinon l'église Jésus-Sauveur, carbonisée, les mai­sons noircies, les allées défoncées en terre ocre, le sol noir couvert de gra­vats et de vêtements sales, dispersés. Un cyclone de violence a tout emporté, les abris de bambou, les toits en tôle, les murs de ciment, les fils électriques qui pendent des pylônes et les portes arrachées à mains nues. Restent les pancartes du restaurant Nid d'Abeilles, du salon Hip-Hop Coif­fure, de la pharmacie Médicaments chinois et un poster déchiré d'un foot­balleur africain. Même les arbres ont brûlé, leurs branches basses encore lourdes de mangues. Un gosse traîne dans la ville fantôme, trouve un fruit pourri, le suce. Un homme, un balai de paille à la main, contemple les ruines de sa maison. Un vélo passe, chargé d'une chaise en plastique épar­gnée.

Tuer, tuer, tuer, la solution est tou­jours la même. La solution à quoi ? D'abord à un conflit politique. Entre les Forces du Nord, ex-rebelles devenus l'armée du nouveau président Ouattara, et les Forces du Sud, l'armée de l'ancien président déchu Laurent Gbagbo. Une solution aussi au conflit ethnique qui oppose les Malinkés ou Dioulas du Nord et les Guérés du Sud. Une solution, enfin et surtout, au conflit foncier, la guerre pour la terre, la guerre dans la guerre, pour un village, une ferme, un champ de cacao. Tuer l'autre, le grand propriétaire, le fermier, c'est laisser la terre vide, comme un cimetière fertile, à prendre là, maintenant. Un conflit politico-militaire et la revanche des métayers, cela suffit pour justifier le massacre des innocents. Cela s'appelle une épuration ethnique.

Tout près d'ici, il y a trois grandes fosses communes, de la terre fraîche retournée sur des monceaux de cadavres. Dans l'une d'elles, près de la rivière Guémon, les pieds des morts baignent dans le marécage. Les survivants hésitent à revenir, un œil sur leur passé, l'autre sur la brousse toute proche et la masse sombre des taillis d'où les massacreurs ont surgi. Et s'ils revenaient ?

Duékoué est une ville abandonnée de Dieu et du gouvernement, à sept heures de route et vingt-deux check-points d'Abidjan. Un gros bourg laid, sans âme et sans monument, doté d'une poignée de missionnaires héroïques mais sans conseil général. Personne ne s'y intéresse, sauf quand surviennent les massacres, et l'on vole à son secours quand tout est accompli. Pour son malheur, Duékoué est un carrefour stratégique. Qui tient Duékoué contrôle la circulation régionale, le chemin du cacao jusqu'au premier port du pays, San Pedro, et tout le flux humain et commercial entre le Grand Ouest et ses frontières.

Autre malédiction, la région est riche, la terre fertile, bien arrosée et les prix du café et du cacao ont flambé. Comme par hasard, les grands massacres dits politiques se produisent l'hiver, précisément à l'heure de la récolte. Les grandes terres appartiennent depuis toujours aux Guérés, réputés peu enclins à défricher leur brousse. Depuis une vingtaine d'années, certains ont vendu, loué ou concédé, souvent sans contrat écrit, une parcelle aux Malinkés venus du Mali, du Burkina Faso. Des immigrés durs à la tâche qui ont labouré, pris racine, se sont multipliés. « La terre est à celui qui la travaille», disait Houphouët-Boigny, le vieux sage. C'était avant le débat sur l'«ivoirité», une saleté théorique inventée à Abidjan pour fabriquer des castes. Le prix du cacao a augmenté, les métayers Malinkés sont devenus riches, grignotant parfois les champs au-delà du permis, le propriétaire guère est mort et ses enfants ont voulu réviser, voire annuler les contrats : les conflits ont éclaté.

En 2002, quand le Nord et le Sud se séparent, les premiers massacres renvoient opportunément chez eux une foule de métayers malinkés, leurs fils, leurs voisins, des paysans sans terre mais pleins de rage. On trace sur la carte une belle ligne de démarcation qui passe... juste au-dessus de Duékoué. L'ONU compte les coups, la Force Licorne patrouille, les ONG désertent le coin. Trop compliqué ! Entre les « coupeurs de route», bandits de grand chemin, le groupe d'Amandé, un seigneur de guerre venu du Burkina, fort de 300 hommes, qui s'est adjugé tout le parc naturel du mont Péko, la flopée de milices d'autodéfense, hommes de main des politiques ou simples voyous, dotés de «généraux» et de noms flamboyants de mouvements de libération, les commandos de quartier, les mercenaires du Libéria... la région devient une poudrière. Tous sont armés jusqu'aux dents, menacent, rackettent, volent, saignent, violent et tuent à l'occasion.

Dans le quartier Carrefour, il ne fait pas bon être Malinké et pas une semaine ne passe sans que l'on retrouve un corps ou deux dans les fossés. Face aux Guérés, au nord, existe une variante locale de miliciens, les Dozos, des chasseurs traditionnels malinkés, armés de fusil calibre 12 et de chiens de brousse. Les mystiques guerriers, initiés au grand secret de la forêt, portent des coiffes décorés de dents d'animal et ont le corps bardé de gris-gris supposés les rendre invulnérables aux balles invisibles face à un fauve ou capable d'occire un éléphant d'un seul coup de lance. Avec le temps, la farouche confrérie du Nord s'est dévoyée, agrégeant les jeunes enragés malinkés, faisant une milice de plus. Dix ans plus tard, à l'hiver 2011, quand les Forces du Nord, rebaptisées FRCI, lancent la grande offensive en direction d'Abidjan, la capitale tenue par Laurent Gbagbo, tout est prêt pour la grande revanche. « Vers quatre heures du matin, j'ai été réveillée par des lueurs et des explosions terribles. J'ai hurlé, croyant à un cauchemar. J'avais raison», dit Clémentine Don. A 53 ans, violée deux fois, sa maison pillée, son village dévasté, son mari humilié, encore terrorisée et obsédée par la tache de sang qui profane l'herbe au pied de l'arbre sacré du village, Clémentine est une femme brisée : «Nous sommes souffrants, vous comprenez...» Elle a pourtant tout fait pour échapper à l'horreur.

Née à Carrefour, elle a quitté son quartier dès les premiers incidents en 2001 pour s'abriter dans ce paisible village de Dahoua, à 5 kilomètres au sud de Duékoué. Clémentine, devenue présidente de l'Union des Femmes, a créé une coopérative Contre la Famine ! Tout s'effondre avec les premiers tirs, ce lundi 28 mars. Tremblante, elle suit les combats qui mettent Duékoué à feu et à sang. L'armée régulière du Nord a franchi la ligne rouge de démarcation. Pour en finir au plus vite, les rebelles du Nord ont lancé tous leurs supplétifs dans la bataille, les Dozos, leurs miliciens et même la bande de tueurs du chef de guerre Amande. Ils descendent des montagnes, s'infiltrent par la brousse, dévalent de tous les côtés à la fois, balaient les Forces de Sécurité présidentielles et taillent les milices Guéré en pièces. Ils prennent Duékoué en quelques heures puis... s'arrêtent, font la fête et pillent. C'est l'erreur. Venue du sud, une unité pro-gouvernementale, dotée d'un tank, contre-attaque et reprend le centre-ville. Au passage, les soldats en profitent pour assassiner les civils malinkés et égorgent un imam. Dans l'après-midi, le gros des troupes régulières du Nord, armées de mitrailleuses lourdes et de canons, arrive en renfort, désintègre le tank et met un terme à vingt-quatre heures d'une bataille confuse et sanglante. Au petit matin du mardi 29 mars, des dizaines de cadavres couvrent les trottoirs de Duékoué, les vaillants miliciens Guérés ont déguerpi en laissant leur population sans défense, face à des combattants ivres de bataille.

Carrefour est le premier quartier sur leur chemin. Ils encerclent les maisons. Les hommes sont triés, leur carte d'identité examinée. Un nom malinké : la vie sauve. Une carte d'identité ivoirienne, un nom guère : une balle dans la tête. Dehors, les femmes sont à genoux. « Ils nous forçaient à chanter leur gloire, à répéter : « Guerriers ! Guerriers !», dit Julie, une habitante. Les assaillants se divisent en trois groupes : «Les tueurs, les pilleurs et les gâteurs... Les gâteurs, c'est ceux qui arrosaient nos maisons d'essence avant de mettre le feu.» Un curé et ses enfants de chœur sont surpris devant l'église : «Quel est ton parti ? - Le parti de Jésus-Christ. - Jésus-Christ ? C'est pas un parti !» Ils sont abattus. Au milieu des cris et des explosions, les assaillants insultent leurs victimes : «Vous avez voté Gbagbo ! Traîtres !» Et les anciens métayers exultent : «Vous nous avez pris pour des domestiques. Nous sommes revenus en maîtres. Nous prendrons vos femmes, vos terres, vos champs. Et vous mangerez de la boue !» Et ils tuent. En fin de matinée, Carrefour est en feu. Et les supplétifs commencent à envahir les villages alentour.

A Bahé-B, à quelques kilomètres de Duékoué, Denis bêche son champ de manioc. Il entend du bruit, se dirige vers sa ferme, voit huit hommes en treillis, foulard rouge sur le front et sandales en plastique aux pieds. « Qui est là ?» Trois coups de feu lui répondent. La première décharge de chevrotine le manque, la deuxième lui loge un plomb dans le cou, la troisième lui crible l'épaule. Il tombe, laissé pour mort. Au troisième jour des massacres, les tueurs ne trient plus leurs victimes. «Ma femme, Hélène, mes jumeaux de 4 ans et demi, mon fils de 2 ans... Ils ont tué neuf personnes de ma famille», dit Denis. Couché dans les herbes hautes, paralysé, en sang, Denis entend l'appel au secours de sa nièce, sa fille adoptive, âgée de 13 ans : «Papa ! Au secours ! Ils sont en train de me violer !» Denis aperçoit plusieurs hommes autour de l'enfant, les cris durent une éternité. Puis ils cessent. Et Denis découvrira le corps de sa nièce, abattue d'une décharge dans la poitrine. Toute la nuit, Denis entend les aboiements des chiens des Dozos qui entrent dans la brousse, chassent les rescapés, les paysans dans leurs campements.

Une nuit de chasseurs, d'aboiements, de coups de fusil. Au petit matin, Denis se traîne vers la route et croise une colonne de l'Onuci. Après une longue inertie, les casques bleus commencent à patrouiller, enterrent les morts et cherchent des survivants.

Dans son village, Clémentine a compris que la brousse ne la protégerait pas de la folie de Duékoué. Au moment de fuir, elle est arrêtée par des Dozos et des hommes en armes. Parmi eux, une femme militaire en treillis. Ils parlent dioula, la langue du Nord, et poussent vers l'arbre sacré du village trois hommes, entre 18 et 20 ans, les mains attachées dans le dos. « J'ai entendu des cris bizarres, des couinements, comme si on égorgeait un porc», dit Clémentine. Quand les hommes s'en vont, les paysans se précipitent et trouvent les trois hommes au sol, la gorge tranchée au couteau de chasseur. «Ces cris... je les entends encore, chaque nuit !» Elle appelle l'Onuci, trois fois, au secours, en vain : «Venez ! Ils sont train de tuer dans les campements !» Le lendemain, le groupe d'assassins revient, avec des chiens «pour chercher les fusils cachés», disent-ils. Ils mitraillent un homme sur le palier de Clémentine. Nouvel appel de détresse. Cette fois, un camion blanc arrive. 300 personnes veulent fuir. C'est trop pour le véhicule. On forme une longue colonne de civils à pied qui suivent au pas le camion des casques bleus, sous les cris de rage des Dozos : «Pourquoi les laissez-vous partir ? Laissez-nous faire ! On va en finir avec ces agoutis [rongeurs] !» Clémentine, elle, reste, «pour continuer à informer les autorités». Samedi 2 avril, en fin de matinée, trois autres hommes en treillis, la trentaine, arrivent à mobylette, fusil de chasse à la main, ils cherchent de l'argent, arrachent ses vêtements. Clémentine les supplie : «Je suis vieille. Je suis votre maman.» Ils la violent à tour de rôle. Pillent la maison. S'en vont. Reviennent. Clémentine est surprise de nouveau à 300 mètres de là, dans la maison de sa sœur, 56 ans. Elles sont violées toutes les deux : «On va tuer Laurent Gbagbo, prendre vos femmes ! Vous deviendrez nos domestiques !»

Depuis, Clémentine parcourt Duékoué et la campagne environnante, le souvenir des cris des suppliciés et des violeurs dans la tête, avec un carnet à la main où elle note tout, les morts, les viols, les campements dévastés. Parfois, elle vient à pied jusqu'au camp de réfugiés de la mission catholique du père Cyprien. Ils sont 30 000, venus de Carrefour ou des villages environnants, serrés jusqu'à étouffer dans une enceinte faite pour une paroisse de campagne. 30 000 personnes, dans l'odeur des feux de bois vert, des excréments et du désinfectant, de la misère, de la promiscuité, de la maladie. «La semaine dernière, nous avons perdu 14 enfants à cause des diarrhées, dit le père Cyprien, et 15 de plus ces trois derniers jours.»

Dans la nuit africaine, quand l'orage finit par éclater, c'est toute l'eau d'un ciel peu miséricordieux qui s'abat d'un coup, comme un rideau de plomb glacé, sur des femmes et des enfants debout, tendant une bâche de plastique à bout de bras. Le camp est protégé par une unité de Marocains de l'Onuci, mais il manque de place, vivres, de médicaments, d'eau potable, de tout. 30 000 réfugiés dans un jardin ! Parfois, même le père Cyprien sent le courage lui manquer. Surtout dans la nuit noire, quand il entend les rôdeurs assassins continuer à hurler des menaces sous le nez des survivants : «On vous tuera tous, jusqu'au dernier !» Oui, le père Cyprien tremble lui aussi. Le grand massacre, qui a duré plus d'une semaine, a sans doute fait bien plus de mille morts. Il sait que Duékoué la maudite est un point rouge sur la carte du pays, une ligne de front des ethnies, un laboratoire du Mal, un lieu emblématique de ce que la Côte d'Ivoire pourrait devenir si elle ne trouvait pas, vite, très vite, le chemin de la réconciliation.




Jean-Paul Mari in Le Nouvel Observateur, le 12 mai 2011


Source: SAOTI, Le blog de Mahalia Nteby

PARALLELE AFFAIRE DSK-KIDNAPPING DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO

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Parallèles, parallèles


Si l'affaire DSK pouvait ouvrir les yeux des français et de l'indigne parti socialiste .... !
Alors que les ivoiriens dénoncent depuis 2002 l'ingérence dont ils sont victimes et qu'ils ont hurlé au complot international lors du kidnapping de Laurent Gbagbo, la presse française les a discrédités à longueur de colonnes.

Cette même presse, curieusement relaie le doute sur l'affaire DSK....

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Curieux comme dans l' « affaire DSK » tout comme dans l'affaire des élections en Côte d'ivoire, un jeune proche de l'UMP a lancé un tweet suspect. (Voir séquence « Aurore Bergé
» dans cette vidéo à la septième minute).

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La France s'indigne des images de l'homme fort du PS menotté.

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Et comme le dit si bien Bruno Ben Moubamba:

http://moubamba.com/choc-des-images-de-gbagbo-a-strauss-k...

« Les images dégradantes du Président ivoirien, le 11 avril 2011 ! Elles n'ont pas choqué la classe politique française et le FMI !


Ça fait mal ? »


Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre mon cher cousin ? Comme c'est bizarre... !


Allez, encore un effort, un peu d'optimisme et les Français vont finir par comprendre ce qui s'est réellement passé en République de Côte d'Ivoire, en leur nom.

Et comme le dit un de mes amis (Fernand Dindé), « Ils finiront bien par comprendre avec l'affaire STRAUSS-KHAN. Ils comprendront que ce sont des intérêts mafieux qui dirigent désormais le monde et non plus les États. Le centre du pouvoir a changé (il s'est déplacé). Nous sommes en plein dans la mise en place du Nouvel Ordre Mondial. SARKOZY nous l'avait promis au lendemain de la crise financière de 2009.

L'angoisse et la stupéfaction parmi les hommes qui ont encore toute leur raison ne fait que commencer! ».

 

Voir la vidéo "Sarkozy veut imposer le Nouvel Ordre Mondial", cliquer:

 

ICI


Source: INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT

lundi, 16 mai 2011

MAMADOU KOULIBALY DEVOILE SON AGENDA SECRET

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C'est une interview réalisée par le quotidien "L'inter". Nous la publions telle que nous l'avons reçue. A chacun de juger de la sincérité de celui qui fut un très proche du président Gbagbo.


Les ex-tenants du pouvoir, dans la tourmente après le départ de Laurent Gbagbo du pouvoir, sont à l'épreuve de l'opposition. Affaire de coup d'Etat LMP, réconciliation nationale, entrée du FPI au gouvernement... Autant d'interrogations auxquelles Mamadou Koulibaly le Président de l'Assemblée nationale a bien voulu répondre. A travers cette interview, le numéro 2 du Fpi crache ses vérités et dit tout.


Monsieur le président, la presse à Abidjan rapporte de façon persistante que des cadres LMP préparent une opération de déstabilisation depuis l'extérieur, qu'en dites-vous ?

Je ne suis pas au courant d'une telle opération de déstabilisation. Les militants et cadres avec qui je suis en contact ont tous conservé un esprit républicain. Cependant, dans tous les camps, il y a aujourd'hui encore des passions qui s'expriment soit par la peur, soit par l'agressivité. Au Front populaire ivoirien, nous sommes prêts à appuyer le nouveau gouvernement dans sa mission de réconciliation, à condition que celui-ci fasse preuve d'une réelle volonté d'apaisement. Il est impératif que le gouvernement garantisse la sécurité des biens et des personnes, de toutes les personnes, quelles que soient leurs origines, ethnies, religions, opinions politiques, ce qui permettrait aux dizaines de milliers d'Ivoiriens qui sont réfugiés dans les pays voisins de retourner en Côte d'Ivoire pour y vivre en paix.

Vous vous êtes inscrit dans une approche de collaboration avec les nouvelles autorités, quel est le degré d'adhésion des cadres à cette option ?

Tous les cadres avec lesquels j'ai eu l'occasion de discuter sont prêts à apporter leur contribution à la reprise économique et au retour à la normalité en Côte d'Ivoire. Le gouvernement doit travailler à créer le climat de sécurité qui permettra à toutes les bonnes volontés de se déployer pour le bien de la Côte d'Ivoire. Les objectifs du gouvernement et ceux du Front populaire ivoirien s'accordent sur ce point, mais pour qu'on y arrive, il faut qu'on laisse le FPI travailler, qu'on permette à ses militants de se réunir et d'apporter leurs pierres à la reconstruction de la Nation.

Pourquoi, en dehors de quelques partisans FPI/LMP d'Europe et sur Internet, aucun cadre connu de votre parti n'a contrarié vos positions ?

Chaque fois qu'on a pu discuter, on est tombé d'accord. Cela ne me surprend pas qu'il y ait encore des incompréhensions ici et là. Cela signifie simplement qu'il y a encore un travail d'explications à effectuer. D'où l'urgence d'un retour rapide à la normalité en Côte d'Ivoire.

Peut-on estimer que vous assurez l'intérim au FPI jusqu'à nouvel ordre ?

Je suis le troisième vice-président du Front populaire ivoirien, donc numéro quatre dans la hiérarchie du parti. Le président Affi Nguessan, le premier vice-président Aboudrahamane Sangaré et la deuxième vice-présidente Simone Gbagbo sont aujourd'hui malheureusement dans l'incapacité d'assumer leurs fonctions. La responsabilité de diriger le parti m'échoit donc momentanément et j'assume ce rôle. J'entends travailler avec le concours des instances du parti, que je souhaite réunir rapidement, dès que le gouvernement nous donnera l'assurance que nous pouvons le faire sans danger.

Pourquoi n'êtes-vous pas encore allé voir Laurent Gbagbo, Simone, Affi Nguessan ? Est-ce vrai que c'est parce qu'ils ont refusé de vous recevoir, pour éviter de cautionner votre démarche et vous légitimer auprès de la base ?

Je ne sais pas ce qui vous permet de dire cela. Vous savez, nos camarades sont aujourd'hui emprisonnés ou en résidence surveillée, sans droit de visite. Certains n'ont même pas encore eu l'occasion de consulter leurs avocats. J'ai néanmoins pu, au sortir de l'audience que m'a accordée le président Ouattara, obtenir son autorisation pour voir certains d'entre eux, notamment Simone Gbagbo, Aboudrahamane Sangaré, Diabaté Béh, Geneviève Bro Grébé, Jean-Jacques Béchio, Dakoury-Tabley, Dedi Adèle, Michel Gbagbo, etc. alors qu'ils étaient encore emprisonnés à l'Hôtel du Golf. Très récemment, à l'issue de la prestation de serment du chef de l'Etat, j'ai obtenu l'autorisation du ministre de l'Intérieur pour rendre visite aux camarades retenus à la Pergola. Nous n'avons pas oublié Laurent Gbagbo. Dès que l'opportunité se présentera, j'irai le voir.

Vos proches et amis disent que vous n'avez pas attendu l'arrivée de Ouattara ou le départ de Laurent Gbagbo pour marquer votre différence, car vous vous comportiez déjà comme un opposant dans le FPI. Si pour eux, le FPI aurait gagné à vous écouter, les autres estiment par contre que ce sont vos critiques qui ont perdu le parti...

Ce ne sont certainement pas mes proches et mes amis qui vous ont dit que je me comportais «comme un opposant dans le FPI». Le Front populaire ivoirien est une instance éminemment démocratique au sein de laquelle la diversité des opinons est perçue comme une richesse. J'ai eu l'occasion d'exprimer mes points de vue sur certains sujets ou problèmes, comme d'autres ont exprimé les leurs. Cela n'a donc pas pu conduire le parti à sa perte, d'autant moins que le FPI est très loin d'être perdu. Il est là, il est vivant, et il entend jouer entièrement son rôle dans la difficile et très sensible période de sortie de guerre et reconstruction de l'unité du pays dans laquelle nous nous trouvons.

Est-il possible de décider d'entrer au gouvernement et de proposer des cadres, sans avoir réuni le secrétariat général du parti ? Une rencontre ne pourrait-elle pas assurer un débat et une plus large adhésion, de sorte à atténuer les critiques des militants du net ?

Vous allez vite en besogne. Aucune discussion en ce sens n'a eu lieu à ce jour, à ma connaissance. Une décision relative à une éventuelle participation du Front populaire ivoirien à un gouvernement d'union ne peut intervenir qu'après consultation des militants, afin d'éviter que des décisions personnelles ne prennent le pas sur la volonté du parti. Si le FPI participait à un tel gouvernement, il devrait assumer ce qui s'y ferait. Il serait donc impératif que nous soyons d'accord sur les missions assignées à ce gouvernement. Je suis un partisan de l'organisation rapide d'un secrétariat général et d'un comité central extraordinaire, dès que les conditions sécuritaires seront réunies.

Si les autorités ne peuvent, même avec le soutien des forces impartiales, garantir la liberté de réunion, comment cela peut-il rassurer les cadres qui seront nommés ?

Cela serait un vrai problème. Le gouvernement doit mettre tout en œuvre pour que les libertés fondamentales, dont celle de réunion, de tous les Ivoiriens, qu'ils soient au gouvernement ou pas, soient respectées, et que la sécurité de tous ceux qui ont des intérêts en Côte d'Ivoire soit assurée.

Certains au RHDP et autour du Président de la République doutent que le FPI, LMP et vous-même jouiez franc-jeu. A la lumière de l'expérience vécue au sein de l'ancien pouvoir, qu'avez-vous à dire pour les rassurer ?

Tout d'abord, je crois que la responsabilité de rassurer les gens incombe en premier lieu au gouvernement ! Aujourd'hui encore, dix jours après la prestation de serment du président Ouattara, des pillages et des exactions continuent sur tout le territoire ivoirien. Les Ivoiriens sont toujours dans la peur. Nombre d'entre eux sont toujours en exil ou vivent terrés dans les forêts. Tout le monde a donc intérêt à jouer franc-jeu, toute autre chose serait problématique. Il faut pouvoir se faire confiance, c'est primordial. C'est le manque de confiance et de dialogue qui nous a menés à la guerre. Si le président Ouattara ne fait pas confiance aux Ivoiriens, il ne pourra pas y avoir de réconciliation.

Quel est votre agenda personnel Monsieur le Président par intérim du FPI ?

Quant à moi personnellement, je crois que mon passé parle pour moi. J'étais dès le départ contre la guerre. On n'aurait jamais dû aller si loin dans l'abominable. Je ne suis pas un va-t-en guerre. Je suis un homme qui se veut de dialogue et de consensus. Dès le début de la crise postélectorale, j'ai répétitivement appelé toutes les parties au dialogue et à la mesure. Je n'ai malheureusement pas été écouté. Cela va peut-être changer.


Charles Kouassi


In le quotidien ivoirien L'INTER

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

INVESTITURE D'ADO: BRUITS DE BOTTES A L'APPROCHE DU 21 MAI

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Force de la Résistance Patriotique (Facebook)


Une attaque des « résistants » (combattants restés fidèles au Président Gbagbo et essentiellement composés d'anciens membres des forces de défense et de sécurité) n'est pas à exclure entre le 18 et le 22 mai, a appris DirectScoop d'une source militaire.

Cette information intervient alors que lundi le quotidien ivoirien « l'Inter » alertait l'opinion sur une imminente attaque de combattants présentés comme des « pro-Gbagbo ».

« Nous demandons aux chefs d'Etat invités de s'abstenir du voyage en Côte d'Ivoire (...) Nous attendons le mot d'ordre de notre chef, avant d'entrer en action dans quelques heures. Nous demandons aux populations ivoiriennes de quitter le territoire ivoirien avant le 21 mai 2011», auraient confié les « résistants » au journal.

Des bruits de bottes sont déjà signalés dans le sud-ouest où les FRCI (armée créée par Ouattara) auraient essuyé de sérieux revers. Ceux-ci auraient fui les villes de Méagui et de Soubré, demandant l'aide de l'ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) présente dans la ville portuaire de San Pédro.

Le « com'zone » (commandant de zone) de Bouna (nord-est) a révélé dans une vidéo circulant sur internet, qu'il serait en possession d'informations faisant état d'une attaque imminente en vue de libérer les prisonniers politiques qui y sont détenus.

A Abidjan, la méfiance entre les ex-FDS, particulièrement la gendarmerie et le nouveau pouvoir, s'est accentuée ces derniers jours avec la brève détention vendredi du Général Guiai Bi Poin à l'hôtel du Golf, commandant du CECOS (Centre de Commandement des Opérations de Sécurité).

Le patron de cette unité d'élite spécialisée dans la sécurisation de la ville d'Abidjan y avait été convoqué avec  une cinquantaine d'officiers, chef de commandement d'unités. La plupart d'entre eux n'avaient d'ailleurs pas répondu à cette convocation.

Alassane Ouattara qui a accédé au pouvoir grâce à une intervention armée menée par la coalition Licorne (France) - ONUCI - combattants pro-Ouattara, prévoit son investiture en tant que Président le 21 mai.



Source: DIRECTSCOOP.NET

 

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DES GENDARMES FRANÇAIS SOLLICITES PAR OUATTARA POUR REGULER LA CIRCULATION


La Côte d'Ivoire est tombée bien bas. C'est le lieu de le dire lorsqu'on se rend dans les rues de la capitale économique.

Incroyable mais vrai!

Des gendarmes de l'armée française en train de régler la circulation à Abidjan à la place de nos forces de l'ordre, depuis ce matin.

Le régime Ouattara a-t-il vendu la Côte d'Ivoire à la France?

C'est à juste titre, au vue de ce spectacle révoltant, que Ouattara est identifié à un gouverneur de la France en Côte d'Ivoire. C'est la France qui l'a installé par la force, c'est elle qui assure sa garde rapprochée et logiquement c'est avec elle que le gouverneur Ouattara est appelé à gouverner.

Ce spectacle est aussi la preuve que les forces de défense et de sécurité (FDS) n'ont toujours pas répondu massivement à l'appel du camp Ouattara. Alors que la plupart des policiers de l'armée nationale se sont évadés dans la nature, les gendarmes restent cloîtrés dans leurs casernes, refusant de collaborer avec les forces rebelles de Ouattara.

Les FRCI, qui sont pour la plupart des analphabètes, dont les éléments ont été pour la plupart recrutés sur le tas, n'ont pas été formés au maintient de l'ordre, à plus forte raison à la gestion d'un commissariat.

Le pouvoir français, encore une fois, vient à la rescousse de son poulain.

Comment de temps cela va durer?



Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

samedi, 14 mai 2011

LE GENERAL GUIAI BI POIN ARRETE, LA GENDARMERIE DANS LE VISEUR DU CAMP OUATTARA

 

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Le général de division Georges Guiai Bi Poin a été arrêté hier, vendredi 13 mai, au Golf hôtel à Abidjan et mis sous mandat de dépôt.


L'information, tombée hier après-midi, a été confirmée par le procureur militaire Ange Kessi Kouamé. «Oui, je confirme que le général Guiai BI Poin a été mis aux arrêts ce matin ( hier vendredi) à 8h », a dit le commissaire du gouvernement, joint par téléphone.

Le général Guiai Bi est, rappelons-le, le commandant d'une unité d'élite- le Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos)- créée par le président Laurent Gbagbo, pour combattre le grand banditisme dans le district d'Abidjan. Après le coup d'Etat contre le régime du président Gbagbo, le général Guiai Bi Poin a fait allégeance au pouvoir d'Alassane Ouattara. «Je suis venu apporter le message de réconciliation parce que je crois fermement à la Côte d'Ivoire. C'est un nouveau départ pour tous les Ivoiriens », avait déclaré l'officier supérieur de la gendarmerie, mercredi 13 avril 2011, après avoir été reçu par Guillaume Soro.

C'est donc à la surprise générale que Guiai Bi Poin a été mis aux arrêts. Le commandant du Cecos a été, selon nos informations, convoqué par un message du Commandant supérieur de la Gendarmerie, le général Tiapé Kassaraté Edouard, lui demandant de se présenter au Golf Hôtel pour y être entendu. Le général Guiai Bi a répondu favorablement à cette convocation en se présentant, hier vendredi à 8h, au Golf Hôtel. Il s'était fait accompagner par son avocat, Maître Thomas Moularé. Mais une fois sur les lieux, le commandant du Cecos a dû attendre plusieurs heures sans être auditionné.

C'est finalement à 12H qu'on lui a signifié son arrestation. Outre le général Guiai BI Poin, bien d'autres officiers de la Gendarmerie ont été également convoqués au Golf Hôtel hier pour être auditionnés. Le colonel Obou Gado Valentin (commandant de la première légion mobile), le colonel Aka Baouéli (commandant le Bureau logistique), le commandant Goué Léopold Magloire du Groupement GCS, le chef d'Escadron Jean Noël Abéi( commandant des Blindés), le chef d'Escadron Yapo Seka Anselme, le capitaine Kouakou Kan Roland, le capitaine Adou Sylvain( responsable du Bureau étude école de la gendarmerie) et le MDL-chef Nassé Guédé (chef de service général du groupe d'appui Cecos) ont été, selon notre source, tous convoqués avec le général Guiai BI. Si le commandant du Cecos est allé répondre à sa convocation, ce n'est pas le cas des autres officiers sus-cités, qui n'ont pas bougé de leur camp pour des raisons que nous ignorons.

D'autres généraux sur la liste

Selon une source proche du dossier relatif aux arrestations en cours, ce sont 52 officiers issus des Forces de Défense et de sécurité (FDS) qui seront entendus par le procureur militaire sur ordre explicite de Soro Guillaume qui tient à régler les comptes à tous les généreaux et officiers de commandemant de la gendarmerie qui ont fait mordre la poussière à ses soldats rebelles lors des combats dans le district d' Abidjan.

Le procureur militaire dispose de trente (30) jours à compter du 4 mai 2011- date à laquelle il a été reçu par Soro Guillaume lui-même- pour accomplir la salle besogne. Selon nos informations, les 52 officiers qui doivent être entendus lors des enquêtes sont issus de tous les corps (Gendarmerie, Police, Douanes, Eaux et forêts, Fanci).

Les premières auditions débuteront lundi 16 mai 2011. C'est à cette date que le général Guiai Bi sera entendu sur les faits qui lui sont reprochés. Il pourrait s'expliquer sur les tueries d'Abobo, notamment la marche des femmes du RHDP lors de laquelle des FDS auraient ouvert le feu sur ces dernières, et le bombardement du marché d'Abobo qu'on impute également aux gendarmes.

Dans la cinquantaine d'officiers qui doivent s'expliquer devant le procureur militaire, il y a quatre officiers généraux sur la liste. Deux d'entre eux ont été déjà mis aux arrêts. Il s'agit des généraux Dogbo Blé Brunot (ex-commandant du Palais et de la Garde républicaine) et Guiai Bi Poin, commandant du Cecos. Reste donc deux autres généraux FDS qui seront arrêtés dans les prochains jours. Le général Dogbo Blé, détenu à Korhogo dans le nord du pays, sera entendu, selon notre source, mercredi 18 mai 2011 par le commissaire du gouvernement Ange Kessi Kouamé.


In le quotidien ivoirien L'INTER


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

PAS MEME ENCORE INVESTI, ADO FAIT LE MENAGE - OUATTARA DEMET DES CHEFS D'INSTITUTIONS PROCHES DE GBAGBO

 


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Le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara a mis fin vendredi aux fonctions des présidents du Conseil économique et social et de la Cour suprême, du Grand chancelier de l'ordre et de deux membres de la Cour constitutionnelle, proches ou soutiens de l'ex-président Laurent Gbagbo.



M. Ouattara a mis fin aux fonctions de Laurent Dona Fologo à la tête du Conseil écononomique et social, le troisième personnage de l'Etat dans l'ordre protocolaire, selon un communiqué de la présidence publié vendredi soir.

En mars, en pleine crise post-électorale née de la présidentielle contestée de novembre 2010, M. Fologo avait notamment déclaré: "On ne négocie pas les résultats d'une élection, il n'y a rien à négocier (...) Quel type de compromis on peut trouver après des élections entre quelqu'un qui été élu (ndlr M. Gbagbo) et l'autre (ndlr M. Ouattara) qui n'a pas été élu?".

Il a été remplacé par Marcel Zadi Kessy, président du Conseil d'administration du groupe Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE)-Société de distribution d'eau de la Côte d'Ivoire (Sodeci).

Le chef de l'Etat a également démis le président de la Cour suprême, Koné Tia, et le Grand chancelier de l'ordre national de la République de Côte d'Ivoire, le général Issouf Koné.

Peu après l'arrestation le 11 avril de Laurent Gbagbo, MM. Tia et Koné avaient fait ensemble allégeance à M. Ouattara. Le premier a été remplacé par le magistrat hors hiérarchie Mamadou Koné, et le second par Henriette Dagri-Diabaté, professeur d'histoire.

Enfin deux membres du Conseil constitutionnel, MM. Jacques André Daligou Monoko et Félix Tano Kouakou, qui figurent sur la liste des proches de Laurent Gbagbo sanctionnés par l'Union européenne, ont aussi été démis de leurs fonctions.

Le président Ouattara, qui a prêté serment le 6 mai et sera investi le 21 mai à Yamoussoukro, a par ailleurs signé l'ordonnance créant la Commission dialogue, vérité et réconciliation, qui sera dirigée par l'ancien Premier ministre Charles Konan Banny.


Source: AFP

 

NB: Sur Facebook, de:

Théophile Kouamouo

" Au nom de quelle loi Yao N'Dré est-il l'objet d'une procédure judiciaire ? Article 93 de la Constitution: "Aucun membre du Conseil constitutionnel ne peut, pendant la durée de son mandat, être poursuivi, arrêté, détenu ou jugé en matière criminelle ou correctionnelle qu'avec l'autorisation du Conseil." On nage en pleine junte là...! "

La chasse aux chefs d'institutions ne fait que commencer. Le Président de l'Assemblée Nationale, Mamadou Koulibaly sera-t-il inquiété, à son tour, vu que Ouattara n'a aucun égard pour les textes de "son pays"? Attendons de voir!

vendredi, 13 mai 2011

HOMMAGE AUX VICTIMES ET MORTS - ALASSANE OUATTARA: «PLUS JAMAIS ÇA DANS NOTRE PAYS», PENDANT QUE LES FRCI CONTINUENT DE TUER ET DE PILLER!




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Il aurait fallu atteindre encore un peu pour décréter 3 jours d'hommage aux victimes de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire, car au même moment, de nouvelles victimes sont signalées à l'Ouest notamment à Soubré, Daloa et Gagnoa où les combats entre les FRCI de Ouattara et les FDS restées fidèles au Président Gbagbo battent leur plein.

En plus, un génocide d'une rare violence se prépare à l'Ouest où les FRCI ont sommé les populations de Gagnoa de leurs remettre 10.000 prétendues armes remises par Laurent Gbagbo pour leur défense, sinon, ils raseraient tous les villages de Gagnoa dans les jours à venir.

Cette semaine encore, des massacres de populations civiles ont été signalés à Lakota. La semaine dernière, ce sont les villes de Sassandra, de Grand Lahou et de Fresco qui ont subi la furie des hommes de main de Ouattara. Le chef de la sécurité de Gbagbo, le colonel Brouha Nathanaël y a trouvé la mort dans son village où il s'était réfugié, assassiné par les hommes de Ouattara.

Alors monsieur le Président Ouattara, n'est-ce pas un peu tôt pour célébrer les victimes et morts ivoiriens de la crise postélectorale alors que de nouvelles victimes s'ajoutent tous les jours ?
C'est la que la thèse d'une parodie d'hommage aux victimes prend son sens. Car les victimes, c'est malheureusement encore tous les jours, sous votre autorité.


Serge Touré


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TEXTE INTEGRAL DE LA DECLARATION D'ALASSANE OUATTARA LORS DE LA JOURNEE D'HOMMAGE AUX VICTIMES ET MORTS DE LA CRISE POSTELECTORALE


Monsieur le Premier Ministre, Ministre de la Défense, Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République, Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique, Messieurs les Officiers généraux, Officiers supérieurs et Commandants de Groupement tactiques,

Monsieur le Gouverneur du District d'Abidjan, Mesdames et Messieurs les Maires des communes d'Abidjan, Honorables Chefs traditionnels et religieux,

Mesdames et Messieurs les Responsables des organisations et associations de la société civile, Mesdames et Messieurs les Représentants des partis ou groupements politiques, Mesdames et Messieurs les Représentants des familles des martyrs et des victimes de la crise post-électorale, Chers frères, chères sœurs, le vendredi 06 mai 2011, devant la Nation entière, j'ai prêté serment en qualité de Président de la République de Côte d'Ivoire.


Cette cérémonie de prestation de serment qui a mis un terme à la longue crise post-électorale qu'a connue notre pays, a été pour moi un moment d'intense émotion, en raison du souvenir douloureux de ces cinq mois de souffrance pour tous les Ivoiriens et pour toutes les populations vivant dans notre pays.

Cinq longs et interminables mois, émaillés d'innombrables pertes en vies humaines, où tous, sans distinction d'ethnie, de religion, de parti politique ou même de nationalité, avons vécu dans la peur, dans l'angoisse, dans la faim, avec la mort.

Oui, ces cinq derniers mois ont été difficiles pour nous tous : hommes, femmes, enfants. Du nord, du sud, de l'est, de l'ouest, du centre. Militants du PDCI, du RDR, du FPI, de l'UDPCI, des Forces Nouvelles, du MFA, de l'UPCI, du PIT... Chrétiens, musulmans ou d'une autre confession religieuse. Tous, nous avons beaucoup souffert.

Chers frères, chères sœurs,

Nombreux sont hélas nos compatriotes qui n'écriront pas avec nous, les pages de la Cote d'Ivoire Nouvelle que nous avons pourtant appelé de tous nos vœux.

Nous, les rescapés, nous devons nous souvenir de nos martyrs et de toutes les victimes de cette crise. Nous devons nous arrêter pour pleurer avec ces milliers de familles endeuillées et attristées.

Je voudrais, au nom de la Nation, m'incliner devant la mémoire de tous ceux et de toutes celles qui sont tombés depuis le déclenchement de la crise post-électorale.

Je présente mes condoléances les plus attristées à leurs familles. Aux blessés, j'exprime ma profonde compassion et je leur souhaite un prompt rétablissement.

A tous les orphelins, à toutes les veuves et tous les veufs, à tous les parents des victimes, je veux leur dire que la Côte d'Ivoire ne les oubliera jamais.

C'est pourquoi, au nom de la Nation, je décrète un deuil national de trois jours à compter d'aujourd'hui.
Pendant ces trois jours, les drapeaux seront en berne.
Dorénavant, la journée du 12 mai sera instituée " Journée des Martyrs ".

Je donne l'assurance à tous qu'aucun crime ne restera impuni. Une Commission Nationale d'Enquête a déjà été constituée pour poursuivre, juger et punir les auteurs des exactions et des tueries.
La Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation qui verra le jour bientôt permettra à toute la Nation de comprendre, de situer les responsabilités et de pouvoir pardonner.

Je prends l'engagement, de tout mettre en œuvre, pour que notre rêve commun d'un pays prospère, uni et réconcilié se réalise.
Pour cela, nous devons engager tous ensemble, les chantiers de la reconstruction de notre pays et bâtir dès à présent la Côte d'Ivoire nouvelle à laquelle nous aspirons tous.

Je souhaite enfin, que ces trois jours de prière et de recueillement, nous permettent de faire notre examen de conscience et d'aboutir à la même conclusion : Plus jamais ça dans notre pays !
Que Dieu protège la Côte d'Ivoire.


 

Alassane Ouattara


Source: IVOIREBUSINESS.NET

COTE D'IVOIRE: DE NOUVELLES TUERIES EN PERSPECTIVE...


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Le voyage de Ouattara étonne même ses plus fervents supporters. Tandis qu'il annonce 3 jours de deuil en hommage à tous les morts de la crise post-électorale, il annonce une tournée de remerciements au Sénégal et au Burkina ! Non seulement il ne se sent nullement concerné par son deuil national, ce qui n'est guère étonnant puisqu'un assassin ne porte généralement pas le deuil de ses victimes, mais cette visite de courtoisie de Ouattara ressemble bien à une de ses fuites à l'étranger dont il est coutumier. Ainsi ConnectionIvoirienne, journal en ligne pro-Ouattara hébergé aux pays-bas, se permet-il d'écrire:

Disons le tout net, le bon sens a du mal à comprendre la simultanéité de ces deux événements. Voici un président dont le pays est « couché à plat-ventre » pour reprendre ce terme familier à notre ainé Serge-Nicolas Nzi, un pays pillé, épuisé, déstructuré, sans police, sans gendarmerie, sans armées réelles, truffé de seigneurs de guerre mais aussi de combattants étrangers Burkinabé, Maliens et Libériens entre autres. Un pays qui compte et continue de compter ses morts. Un pays dont la capitale économique est soumise au desiderata des seigneurs de guerre. Un pays qui regorge de près d'un million d'habitants déplacés ou refugiés suite à la grave crise armée née du refus de l'ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale, le 28 novembre 2010 dernier. En clair, les tâches urgentes pour un président élu dans un régime présidentiel aussi fort que celui de la 2èmeRépublique de Côte-d'Ivoire, ne manquent pas. « Ce voyage, c'est de la comédie et de la foutaise ! », nous confiait un collègue ce matin, depuis Londres. « Il n'y a aucune sincérité là-dedans frère, ce sont des larmes de crocodiles »


Dans le même temps, l'ambassade de France en Côte d'Ivoire enverrait des SMS à ses ressortissants pour leur demander d'observer un couvre-feu jusqu'au 18 Mai. Que craint donc Jean-Marc Simon ? La force Licorne se déploie au plateau, de nouveaux légionnaires français se déploieraient dans l'Ouest. Que signifient toutes ces manœuvres ?

On apprend aussi
dans la presse que Soro serait le véritable homme fort du pays, et Ouattara ne pourrait pas s'en débarrasser pour nommer un autre premier ministre choisi par Sarkozy.

Enfin,
les milices FRCI massacreraient actuellement la population à Soubré ! Après être sortis de Yopougon, les résistants ont défait les milices FRCI à Grand Lahou, avant de mener des combats victorieux à Soubré. En représailles, les milices FRCI armées et convoyées par la force française licorne, s'en prennent donc aux populations autochtones. Une chose est certaine, Ouattara a tout intérêt à bien sécuriser Yamoussoukro pour son sacre du 21 mai, plus que jamais menacé.

Il faut donc s'attendre à de grandes manœuvres militaires dans les prochains jours, ce qui explique la fuite de Ouattara, et qui pourraient se terminer par un règlement de comptes programmé dans le camp FRCI. En effet, les massacres de Grand Lahou pourraient bien être reproduits dans tout le pays, conformément à la logique génocidaire du programme Ouattara, par les milices FRCI. Pendant ce temps, l'armée française pourrait traquer et éliminer les résistants. Enfin, l'armée française aurait le beau rôle d'éliminer les FRCI accusés de génocide, jusqu'à Guillaume Soro qui subirait le même sort que son ennemi IB. Alors Ouattara pourrait rentrer de voyage pour son investiture à la tête de la République de la Communauté Internationale.


Source : CRISE IVOIRIENNE LIVE JOURNAL

jeudi, 12 mai 2011

UN SITE PRO-OUATTARA: «QUE VA FAIRE ALASSANE OUATTARA AU SENEGAL EN PLEIN DEUIL NATIONAL?»



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Par Connectionivoirienne.net | La Rédaction


« Sur invitation du Président de la République du Sénégal, Son Excellence Maitre Abdoulaye WADE, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA effectuera une visite d'amitié et de travail à Dakar, du jeudi 12 au vendredi 13 mai 2011. Fait à Abidjan, le 11 mai 2011". Voici le communiqué officiel sur ce voyage, reçu hier de la présidence ivoirienne.

« Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d'Ivoire, invite les ivoiriens et les populations vivant en Côte d'Ivoire, à observer un deuil national de trois (03) jours, en hommage à tous les morts de la crise post électorale, les 12, 13 et 14 mai 2011, sur toute l'étendue du territoire, avec mise en berne du drapeau national » lit-on ce jeudi 12 mai dans un autre communiqué de la Présidence de la République.

Disons le tout net, le bon sens a du mal à comprendre la simultanéité de ces deux événements. Voici un président dont le pays est « couché à plat-ventre » pour reprendre ce terme familier à notre ainé Serge-Nicolas Nzi, un pays pillé, épuisé, déstructuré, sans police, sans gendarmerie, sans armées réelles, truffé de seigneurs de guerre mais aussi de combattants étrangers Burkinabé, Maliens et Libériens entre autres. Un pays qui compte et continue de compter ses morts. Un pays dont la capitale économique est soumise au desiderata des seigneurs de guerre. Un pays qui regorge de près d'un million d'habitants déplacés ou refugiés, suite à la grave crise armée née du refus de l'ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale, le 28 novembre 2010 dernier. En clair, les tâches urgentes pour un président élu dans un régime présidentiel aussi fort que celui de la 2ème République de Côte-d'Ivoire, ne manquent pas. « Ce voyage, c'est de la comédie et de la foutaise! », nous confiait un collègue ce matin, depuis Londres. « Il n'y a aucune sincérité là-dedans frère, ce sont des larmes de crocodiles ».

Après avoir chassé Gbagbo, le mauvais perdant, en grande partie grâce aux bombardements des forces françaises et onusiennes, Alassane Ouattara pour sa véritable première sortie des salons très feutrés d'Abidjan, « profite » du deuil national pour se rendre au Sénégal, officiellement sur invitation du président sénégalais, Abdoulaye Wade. Quel sens peut donner le citoyen lambda à ce voyage qui coïncide avec un deuil national ? Mépris pour son propre peuple ? Manque de compassion ? Le chef de l'État ivoirien Ouattara ne pouvait-il pas se rendre à Dakar après la période de deuil national que lui-même vient de décréter ? La sagesse n'aurait-elle pas voulu que ce soit le président Wade qui se rende en Côte-d'Ivoire en soutien à ce pays frère meurtri ? Pourquoi s'absenter du territoire national pendant que la Nation entière rend hommage à ses fils et filles de tous bords politiques, à jamais disparus ? Ce voyage, selon plusieurs observateurs et simples citoyens, n'est aucunement opportun vu son timing mais aussi vu les urgences auxquelles les populations ivoiriennes sont actuellement confrontées.

Petites questions avant de terminer. Combien de milliards coûtera la fastueuse investiture (Ndlr, après avoir déjà prêté serment) prévue pour le 21 mai prochain, à Yamoussoukro ? Les Ivoiriennes et Ivoiriens auront-ils un droit de regard sur la note finale que « leur » petit millier d'invités (VIP) leur coûtera ?



Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

ALAIN TOUSSAINT, CONSEILLER DE GBAGBO, A BAN KI MOON

 

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« Vous portez l'entière responsabilité des massacres et crimes économiques commis par les bandes armées de M. Ouattara, la Licorne et l'ONUCI, deux forces d'occupation ! ».


Monsieur le Secrétaire Général,


Il y a un mois, les forces spéciales françaises enlevaient, avec la complicité des soldats de l'Opération des

Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), le Président de la République, Monsieur Laurent Gbagbo, pour le livrer aux forces rebelles de Monsieur Alassane Ouattara. Depuis le 11 avril 2011, le Président Gbagbo est l'otage de M. Ouattara au terme d'un putsch militaro-électoral orchestré par la France, les États-Unis et l'ONU.

Le 13 avril 2011, vos Casques bleus ont déporté le Chef de l'État à Korhogo (au Nord), où il a été remis au chef de guerre Fofié Kouakou, pourtant sous sanctions de l'ONU depuis 2006 pour de graves atteintes aux droits humains. Par la force des armes et la volonté franco-américaine, M. Alassane Ouattara contrôle désormais mon pays. Rien ne peut justifier le maintien illégal en "résidence surveillée" du Président Gbagbo, de son épouse, de son fils et d'environ deux cents (200) personnalités civiles et militaires. Je demande votre intervention auprès des autorités de fait pour la libération immédiate de tous ces prisonniers politiques. Je vous informe que pour échapper à une épuration de type politique, ethnique et religieux opérée par le régime tyrannique de M. Ouattara, plusieurs dizaines de milliers de mes compatriotes vivent actuellement en exil dans les pays voisins.

Des centaines de milliers d'autres sont contraints à la clandestinité. Munis du "mandat de l'ONU", les combattants de M. Ouattara tuent, pillent, volent et violent en toute impunité. Je condamne la lâcheté de l'ONUCI, en particuliers Division des droits de l'Homme, et son "deux poids deux mesures". D'un côté, elle dénonce les exactions imputées à des présumées forces pro-Gbagbo, de l'autre, elle tait celles commises par les troupes rebelles, la Licorne et l'ONUCI.

A Duékoué, plus d'un millier de civils ont été massacrés fin mars 2011 par les milices de M. Ouattara. Exécutions extrajudiciaires, enlèvements, tortures et disparitions sont aussi le lot quotidien des populations d'Abidjan, Daloa, Gagnoa, Soubré, San Pedro, Sassandra, Divo, Lakota, Tiassalé, etc. Pis, il n'y a aucun début d'investigation pour rechercher et punir les auteurs de ces crimes barbares. Les droits fondamentaux de dizaines de milliers de citoyens sont violés. Des familles entières ont été délestées de leurs biens mobiliers et immobiliers sans que cela émeuve les bien-pensants. A Yopougon, suite à votre "ordre de détruire les armes lourdes", d'autres ont vu leurs maisons entièrement ou partiellement détruites par les bombardements des hélicoptères de combat de l'ONUCI et Licorne.

Les maisons de milliers de compatriotes ont été pillées et saccagées par les forces de M. Ouattara. Et, à l'intérieur du pays, des dizaines de villages, dont celui du célèbre footballeur Didier Drogba, incendiés, rayés de la carte ; les villageois ont trouvé refuge dans la forêt. La raison : leur appartenance politique ou ethnique. Des dizaines d'exploitations agricoles ont été pillées puis occupées par les forces de M. Ouattara, le bétail décimé ou emporté, les récoltes brûlées ou vendues. Je plaide en faveur d'une indemnisation des victimes et/ou parents de victimes de votre étrange croisade pour la "démocratie" doublée d'une guerre de peuplement.

Je vous accuse d'avoir dévoyé la mission de l'ONU en faisant prévaloir un droit d'ingérence à géométrie variable. Vous portez l'entière responsabilité des massacres et crimes économiques commis par les bandes armées de M. Ouattara, la Licorne et l'ONUCI, deux forces d'occupation. Ces dernières affirmant agir sous le couvert de la résolution n°1975 du Conseil de sécurité. En sacrifiant sa Charte de l'ONU sur l'autel des intérêts géostratégiques franco-américains, vous avez gravement nui aux Nations unies dont les principes fondateurs prônent un règlement pacifique des conflits. Vous avez préféré le pétrole, le cacao et les immenses richesses du sous-sol de mon pays à la "protection" de ses 22 millions d'habitants. Vous êtes définitivement le déshonneur des Nations Unies. Je vous accuse d'avoir pris le parti de M. Alassane Ouattara, le père d'une rébellion sanguinaire depuis septembre 2002, contre le Président Laurent Gbagbo, le père de notre jeune démocratie, outrancièrement diabolisé par une communication infâme consécutive aux rapports tronqués de vos représentants successifs en Côte d'Ivoire. L'ONU s'est muée en agent de déstabilisation. Dans mon pays, vous avez ôté à la paix sa valeur suprême en banalisant le recours à la guerre. A cause de votre duplicité et votre soumission aveugle aux grandes puissances - France, États-Unis - et à la ligue anti-Gbagbo (médias et lobbyistes), la Côte d'Ivoire traverse de nouvelles perturbations.

Pour espérer panser durablement les blessures et réparer les torts faits à mes compatriotes et à mon pays, vous devez exiger de M. Alassane Ouattara qu'il rétablisse, sans délai, l'État de droit et les libertés avant de s'aventurer dans un quelconque processus de "réconciliation nationale".

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l'expression de mes salutations les meilleures.



Monsieur Toussaint Alain,

Conseiller du Président Laurent Gbagbo

Paris (France)

E-mail : fnsp.abidjan@gmail.com


Monsieur Ban Ki-moon

Secrétaire Général de l'Organisation des Nations unies (ONU)

New York, NY (USA)


Paris, le 11 mai 2011


 

Source: RESISTANCE CI-ISRAEL

COTE D'IVOIRE: CRIMES D'ETAT, TERREUR TOTALE ET SILENCE COMPLICE DES MEDIAS FRANÇAIS

 

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Un article de David Gakunzi


Il sera dit un jour que l'obscur Ouattara fut un homme qui a versé beaucoup de sang ivoirien. Il sera dit un jour que cet homme était en contrat, en alliance, et ce, depuis ses débuts, avec les pires ennemis de l'Afrique, les mitrailleurs et les renifleurs aux griffes de feu, les fauves renifleurs et avaleurs d'or et de diamant, de cuivre et d'uranium, de cacao et de café, de coton et de pétrole... Il sera dit un jour qu'il y avait dans ce Ouattara-là une résonnance de ces hommes qui se battent non pas pour le triomphe d'un quelconque héroïque et majestueux principe, mais pour autre chose ; tout à fait autre chose.


Ouattara. L'homme n'a manifestement ni vision ni charisme, ni épaisseur ; pis, lorsqu'il parle des Ivoiriens, on ne sent, dans sa voix monocorde de bureaucrate de la bourse mondiale, nulle présence de celui qui veut unir le passé, le présent et l'avenir. Impossible unité, impossible liaison donc de cet homme avec cette terre, avec ce peuple de Côte d'Ivoire. On ne l'imagine pas sur le trône ; et pourtant le voilà Président. Mais comment donc ? A coup de bombes larguées par la France sur Abidjan. Paris débarque, brûle Abidjan, se saisit de Gbagbo et de la fumée des buchers, Ouattara s'élève Président. Ere nouvelle : droit de la force et terreur totale sur la Côte d'Ivoire.

Assassinats, enlèvements, viols, pillages. Simone Gbagbo trainée dans la poussière, martyrisée dans sa féminité ; cruauté innommable : la différence qui sépare l'homme de la bête tout simplement franchie. La mère de Laurent Gbagbo, Mamie Koudou Gbagbo, âgée de 90 ans, arrêtée ; elle aussi ! Arrêtée, séquestrée et malmenée. Désiré Tagro, ancien ministre, assassiné : l'homme négocie la fin des hostilités avec les troupes françaises et se présente un tissu blanc à la main ; à quoi aura-t-il droit ? A une balle plantée dans la bouche. Et Duékoué. Les habitants de Duékoué, génocidés : les hommes, tous les hommes, y compris des gamins de deux ans, alignés massacrés à coup de fusils et de machettes. Et Yopougon, Yop l'insoumise, bombardée, saccagée, pillée, déshabillée, violée, massacrée. Perquisitions cour après cour, parents mis à genou devant leurs enfants ; exécutions sommaires sur indication, chasse aux Guérés et Bétés. Combien de morts ? Combien de corps ramassés par la Croix-rouge ? Combien de corps ? Et le village de Sassandra brulé ; et les villages de Abedem et de Drago rayés de la carte.

Meurtres collectifs, meurtres sélectifs, meurtres génocidaires, épuration ethnique ; rafles et torture instituées en règle de gouvernance. Henri Dacoury Tabley, l'ancien gouverneur de la BCEA0, arrêté, tabassé, torturé ; son corps exposé nu, nié dans son humanité, l'enfer total, enfer filmé ; Affi N'guessan, secrétaire général du FPI et tous ceux qui refusent la soumission, kidnappés, séquestrés, embastillés, frappés, torturés, bestialisés ; les militants de l'opposition traqués, traqués listes à la main, traqués jour et nuit, battues organisées, les militants de l'opposition traqués et assassinés tous les jours ; comme si on voulait rendre impossible tout avenir à l'opposition politique. Echos mussoliniens : « L'opposition n'est pas nécessaire au fonctionnement d'un système politique sain. L'opposition est stupide et superflue dans un régime totalitaire comme le régime fasciste ».

Eliminés donc d'abord les proches de Gbagbo ; éliminés ensuite ses sympathisants ; éliminés encore ceux qui pourraient éventuellement devenir ses sympathisants, tous ceux-là qui ne sont pas en allégeance, qui ont eu l'impudence de ne pas accourir pour embrasser comme il se doit, c'est-à-dire avec fougue et flamme soudaine, le nouveau pouvoir. Eliminés tous ces autres-là qui ne sont ni de l'ethnie ni du parti des vainqueurs. Eliminés pour un oui ou pour un non. Eliminés même les alliés d'hier. Ibrahim Coulibaly, dit IB, abattu. L'homme de tous les mauvais coups depuis plus de dix, le compagnon d'hier, celui qui a ouvert les portes d'Abidjan à Ouattara avec ses commandos invisibles, IB encerclé, sommé de se rendre, torturé puis abattu comme un chien. Dynamique fasciste.

C'est qu'il s'agit de semer la terreur ; c'est qu'il s'agit non seulement de châtier, de faire gémir les ivoiriens d'avoir voulu l'émancipation, mais aussi de faire perdre conscience à la société ivoirienne, de la briser, de la modeler dans la terreur ; c'est qu'il s'agit de ramener les Ivoiriens à la case départ, la case esclave avec des méthodes dignes de la gestapo ; c'est qu'il s'agit de faire comprendre à tous les Africains que la liberté est cause de malheur, de grand malheur et que seule la servitude, que seul l'esclavage est porteur d'avenir !
Ouattara plante donc son trône dans le sang. Un trône mugissant et prompt au sacrifice humain. Les Ivoiriens sont désormais, de nouveau, bons à dévorer. A dévorer avec leur pétrole, avec leur cacao, avec leur café. Alors à Paris, on se tait. Jour après jour, on tue à Abidjan et Paris se tait ; et lorsque la terreur s'incruste jusque dans les corps violés de Yopougon, l'un de ces illustres quotidiens de la place parisienne, toute honte bue, parle de « traitement de Yopougon ». C'est écrit : rayer des humains, c'est les « traiter ». Summum d'inhumanité, insensibilité absolue face aux supplices infligés aux Ivoiriens ; silences.

Silence dans la quasi-totalité de la presse de France. Meurtres collectifs, assassinats politiques et emprisonnements enfermés dans le non advenu, embastillés dans le silence. Ce qui est advenu, ce qui est en train d'advenir n'est pas advenu ! Silence sur ces familles condamnées à errer dans les forets, sans nourritures, pour fuir l'anéantissement, pour fuir les tueurs de Ouattara ; silence sur Bloléquin, ville autrefois habitée par 30 000 personnes, aujourd'hui cité fantôme aux rues désertes ; silence sur ces journalistes et avocats poursuivis, pourchassés comme du gibier à abattre ; silences sur ces cabinets d'avocats brulés ; silence sur ces journalistes et musiciens arrêtés, torturés ; silence sur ces jeunes poursuivis car coupables d'être « nés du mauvais côté », l'Ouest du pays... La Côte d'Ivoire de Ouattara exhale, empeste, pue la mort, les corps sont enfouis dans des conteneurs car les morgues sont débordées, mais ... silence dans la presse de l'autoproclamée patrie des Droits de l'Homme. Douleur sans fond des Ivoiriens niée, douleur redoublée par ce déni, ce refus de reconnaissance, cette expulsion dans le non existant, dans le hors langage, dans le « n'ayant pas lieu ».

Mais qu'est donc devenue la presse de France ? A quoi sert cette presse qui n'est plus affirmation de la liberté de tous les hommes et qui n'ose plus nommer par son nom, la terreur concrète contre l'homme, contre les hommes ? Pourquoi ce renoncement ? Pourquoi ? Cette presse-là sait pourtant ; elle sait, elle est bien informée, elle est au courant de la terreur qui règne à Abidjan, elle sait qu'on étouffe à Abidjan, que l'air est devenu tout simplement irrespirable et que fait-elle ? On attend qu'elle s'insurge, qu'elle dénonce au nom de la défense des droits de l'homme mais elle fait l'inverse, le contraire : elle se tait. Elle sait que la Côte d'Ivoire vit sous la terreur mais elle ne parle pas. Pourquoi ? Pour quelles raisons ? Parce que tout simplement lever le voile sur la nature et la barbarie du pouvoir installé à Abidjan, serait nommer les responsabilités de la France et révéler, du coup, au monde et au citoyen lambda, ce que Paris, ce que Sarkozy a fait de la Côte d'Ivoire : une terre brutalisée, torturée, massacrée. Crime d'Etat postcolonial.

Or pourquoi nommer ce crime ? Que vaut le destin, la vie des Ivoiriens face aux intérêts suprêmes de la France ? Pas grand-chose. Mépris cynique et vicieux de la vie humaine. Latitude totale donnée ainsi au pouvoir de Ouattara de torturer et de tuer ! Impunité assurée d'avance pour les tueurs et les tortionnaires de l'homme installé à Abidjan. Et où, oui, où le refus inconditionnel et universel de l'assassinat politique, de l'arbitraire, de la torture, de la dictature, de la férocité de la dictature ? Où ? « L'école française d'Alger » est de retour sur le continent africain ; elle fait des ravages au bord de la lagune Ebrié ; on le sait, et pourtant, silences ; on fait bloc dans le silence autour de l'homme de la France à Abidjan. Rien vu ; rien entendu.

Mais qu'importe. Qu'importe le jour, le mois ou l'année : Ouattara, l'homme de Paris à Abidjan, partira un jour. Il partira. Le temps de Ouattara finira. Il n'y a pas d'avenir dans l'histoire de l'Afrique pour ce nom-là, Alassane Ouattara ; il n'y a d'autre avenir pour ce nom-là que celui d'un Mobutu et d'un Bokassa, eux-aussi tueurs de leurs propres peuples et morts abandonnés de tous. Ouattara partira un jour, et il sera dit ce jour-là, que cet homme faible qui n'avait de force que venue de Paris ; il sera dit que cet homme de la démesure dans la cruauté, aura planté et porté la violence à son paroxysme au cœur de la société ivoirienne. Il sera dit qu'en un seul mois de règne, il aura arrêté et exécuté plus de monde que durant les quarante ans de règne d'Houphouët-Boigny et de Gbagbo réunis ! Il sera dit et rappelé que s'il a pu ainsi sévir impunément, ce fut en parti, grâce, au silence de ceux qui, à Paris, devaient parler et qui ont refusé d'élever la voix. Il sera rappelé que non, ceux-là ne dormaient pas, qu'ils savaient et que leur silence, chacun de leur silence, fut coupable. Martin Niemöller : « Car il est des silences coupables, plus assassins qu'aucune parole, qu'aucune arme peut-être. Car il est des silences complices dont le nombre fait la force, et la force la loi. Celle des majorités silencieuses qui sert de caution et d'alibi aux crimes contre l'humanité. »


 

David Gakunzi est l'auteur de Côte d'Ivoire : le crime parfait


Source: MICHEL COLLON.INFO

mercredi, 11 mai 2011

COTE D'IVOIRE: CLARIFICATIONS ATTENDUES DE LA PART DE LA FRANCE ET DE L'ONU



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Ong Survie: Communiqué, le 10 mai 2011


L'attention internationale semble s'être détournée de la Côte d'Ivoire, beaucoup considérant que l'arrestation de Laurent Gbagbo a mis un terme à la crise ivoirienne. Pourtant, les menaces sur les populations de l'ouest et d'Abidjan n'ont pas cessé et le processus de réconciliation qui se dessine ne laisse pas présager la fin de l'impunité. L'association Survie signale l'existence de documents qui jettent le trouble sur le rôle de la France et de l'ONU dans la crise ivoirienne et invite les représentants concernés à donner les clarifications nécessaires.

L'association Survie s'inquiète du contenu des documents publiés, les 8 et 13 avril, par le juriste et journaliste Matthew Lee sur son blog Inner City Press[1]. Ces documents - d'origine française selon le journaliste - jettent le discrédit sur l'action de la France et de l'ONU en Côte d'Ivoire. Charles Konan Banny et Kofi Annan, aujourd'hui impliqués dans le processus de réconciliation, s'y retrouvent mêlés à une « opération non confirmée » que devaient préparer « Licorne et les casques bleus », destinée à « contrer les partisans du processus de paix »[2]. La nomination, à la tête de la « Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation », de Charles Konan Banny, homme politique aux ambitions présidentielles, au détriment d'un juriste reconnu ou d'un représentant de la société civile, n'offre aucune garantie d'indépendance. En outre, l'absence du mot « Justice » dans le libellé de cette commission est un très mauvais signe adressé aux populations qui sont toujours en grand danger.

Par ailleurs, si l'on note la publication du rapport S/2011/271 du Groupe d'Experts de l'ONU, dont l'association Survie signalait, dans son communiqué du 6 avril, le blocage depuis le mois de septembre, il convient de dénoncer le retard inacceptable avec lequel il est rendu public. À la lecture de ce rapport, on regrette que le Comité des sanctions de l'ONU n'ait pas alerté le Conseil de Sécurité des conditions inappropriées dans lesquelles le scrutin présidentiel allait se dérouler. Les experts montrent que, loin de se préparer au désarmement avant les élections, comme l'exigeaient les accords de Ouagadougou, les Forces Nouvelles favorables à Alassane Ouattara préparaient la reprise du conflit armé qu'elles avaient déclenché en 2002. Le désarmement faisait pourtant partie intégrante du mandat des casques bleus et de la force française Licorne. Il devait aussi être un élément essentiel de la certification de l'ONU dans le processus de sortie de crise. Le réarmement des Forces Nouvelles et leur refus croissant des inspections de l'ONU avaient d'ailleurs amené les experts à suggérer la prise de sanctions contre deux commandants de zone[3] . Loin d'être inquiétés, l'un a mené l'offensive récente dans l'ouest et l'autre des combats dans Abidjan sans que personne ne s'en émeuve[4] ! Lors de la révision de la liste des personnes sanctionnées le 30 mars, le Conseil de Sécurité a ignoré ces suggestions du Groupe d'Experts.

Il semble, par ailleurs, que le Conseil de Sécurité de l'ONU n'a toujours pas rendu public le rapport de la commission d'enquête internationale sur les violations des droits humains au début de la crise ivoirienne[5], remis au Conseil en décembre 2004. Celui-ci permettrait pourtant de savoir si des exactions ont alors été commises ou couvertes par certains des acteurs politiques et militaires actuels : il en va de la lutte contre l'impunité et de la crédibilité de l'Organisation des Nations Unies.

Aussi, l'association Survie :

* demande des explications à la diplomatie française et l'ONU sur le contenu des documents diffusés par Inner City Press les 8 et 13 avril. En l'absence de réaction, ces documents, qui ternissent l'action de la communauté internationale et des forces impartiales en Côte d'Ivoire, seront tenus pour authentiques.

* salue, enfin, la publication du rapport du Groupe d'Experts S/2011/271, discrètement bloqué depuis le mois de septembre, mais regrette que le Comité des Sanctions de l'ONU n'ait pas alerté le Conseil de sécurité de l'ONU que, loin du désarmement prévu avant les élections, les belligérants se réarmaient, et s'inquiète que lors de la révision de la liste des personnes sanctionnées, le même Comité ait ignoré les suggestions du Groupe d'Experts (cf. S/2011/271 §443).

* exhorte le Conseil de Sécurité de l'ONU à rendre public le rapport de la commission d'enquête internationale sur les violations des droits humains au début de la crise ivoirienne, établi suite à la déclaration S/PRST/2004/17, qui lui a été remis en décembre 2004.

 

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[1] http://www.innercitypress.com

[2] Charles Konan Banny est un ancien président de la Banque Centrale des États d'Afrique de l'Ouest, propulsé Premier Ministre «  aux pouvoirs élargis » le 4 décembre 2005. L'un des documents publiés par Inner City Press fait d'abord état, deux jours avant cette nomination, d'un « accord négocié », par « le service », « avec Guillaume Soro en personne ». Cet accord assurait à Konan Banny le soutien du leader de la rébellion. On y apprend plus loin que « Konan Banny avait appartenu à un comité de sages développant des relations et un réseau important mais discret entre membres de la CEDEAO, RDR de Ouattara, et quelques anciens houphouëtistes du RHDP. » Surtout, le dernier paragraphe, titré « Vu de New York : le départ de Gbagbo » est particulièrement explicite : «  Selon le Secrétaire général des Nations Unies [Kofi Annan], les moyens dont va disposer le nouveau Premier Ministre [Charles Konan Banny] sont suffisants pour mettre en place une politique de rigueur et de fermeté afin de contrer les partisans [sic] du processus de paix en Côte d'Ivoire et devrait notamment permettre la mise en place dans les tout prochains mois d'un plan d'action pour déstabiliser Laurent Gbagbo et provoquer des élections présidentielles anticipées. À charge pour Licorne et les casques bleus sur place de préparer cette mission de sécurité dans les meilleures conditions (Opération non confirmée). »

[3] Cf. Rapport S/2011/271, §443.

[4] Voir l'article de Billets d'Afrique de mai : http://survie.org/billets-d-afrique...

[5] Établi suite à la déclaration S/PRST/2004/17.

Association Survie
107, boulevard Magenta 75010 Paris
Tél : 01 44 61 03 25
Fax : 01 44 61 03 20

http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cote...



Source : MILLE BABORDS.ORG

YAHYA JAMMEH (PRESIDENT GAMBIEN): « IL FAUT REORGANISER LES ELECTIONS DANS DE BREFS DELAIS POUR EVITER UNE LONGUE GUERRE CIVILE »

 

 

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Le Président Gambien Yahya  Jammeh a préconisé lors de son adresse à la Nation mardi la réorganisation des élections Présidentielles ivoiriennes dans de brefs délais afin d'éviter à la Côte d'Ivoire une guerre civile qui risque de durer, a rapporté un correspondant de DirectScoop.


Le Président Gambien a regreté la situation qui prévaut en Côte d'Ivoire par la faute, dit-il, des puissances occidentales et de l'ONU.

« La seule solution pour éviter en Côte-d'Ivoire une longue et haletante guerre civile avec toutes les conséquences qui en découlent est de réorganiser des élections présidentielles dans les plus brefs délais. En attendant, un gouvernement intérimaire d'unité nationale devrait être formé sans Alassane Ouattara; comme il a aussi beaucoup à répondre devant la justice. Une chose est très claire aujourd'hui pour tous les Africains - le complot visant à recoloniser l'Afrique est bien réel et nous devons le combattre », a déclaré le Président Gambien.

Yahya  Jammeh a précisé que le Gouvernement de la Gambie ne reconnaîtrait pour aucune raison un président ou un gouvernement en Afrique qui a été imposé par des forces extérieures au continent africain. Nous savons ce que ces gouvernements et ces présidents représentent pour l'Afrique. Ils pillent les ressources africaines pour le compte des forces qui les ont amenés au pouvoir.

« Les Africains ne doivent pas seulement se réveiller, mais ils devraient se tenir prêt pour faire face à la nouvelle tentative de recoloniser l'Afrique par de prétendues élections qui sont organisées dans le seul but de tromper les gens étant donné que le vrai choix du peuple ne sera jamais respecté s'il n'est pas à la faveur des candidats suppôts de l'occident comme cela s'est produit en Côte d' Ivoire et ailleurs en Afrique, a indiqué le Président Gambien.

Le gouvernement  gambien avait  annoncé samedi 16 avril dans un communiqué qu'il ne reconnaissait pas Alassane Ouattara comme Président de la Côte d'Ivoire, malgré la capture par les forces françaises du Président Laurent Gbagbo, lundi 11 avril,  qui le remettront aux forces de son rival.


Source : DIRECTSCOOP.NET

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COTE D'IVOIRE: GBAGBO A ETE RENVERSE PAR LES PUISSANCES OCCIDENTALES DONT L'ONU, ET REMIS A SON ENNEMI JURE POUR ETRE ASSASSINE (LE PRESIDENT GAMBIEN)

 

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Le Président Gambien Y. Jammeh, a dénoncé lors d'un discours lu à la Nation mardi l'implication « grossière » des « puissances occidentales » lors de la capture du président ivoirien Gbagbo par les forces spéciales Française.


Le Président Gambien s'est voulu très clair sur la situation qui prévaut en Côte d'Ivoire.

« La position du Gouvernement Gambien sur la tragédie ivoirienne est sans équivoque. Les événements en Côte-d'Ivoire nous donnent raison quand nous affirmions préalablement que des occidentaux néo-colonialistes parrainent des agents en Afrique qui ne respectent qu'à leurs propres lois et celles de leurs maîtres occidentaux et prêts à marcher sur des milliers de cadavres pour accéder au pouvoir. C'est ce qui est en train de se passer en Côte-d'Ivoire », a-t-il dénoncé.

Pour Y. Jammeh, ce que vit le Président ivoirien Laurent Gbagbo est une réplique de l'affaire Patrice Lumumba qui, comme un combattant de la liberté et pour la dignité et l'indépendance, non seulement des Congolais mais toute la race noire, a été renversé par les puissances occidentales dont l'ONU, et remis à son ennemi juré pour être assassiné.

« Nous demandons à l'ONU d'assurer la sécurité, la protection et le bien-être du président Laurent Gbagbo, le président de la Côte d'Ivoire constitutionnellement reconnu et qui doit être libéré.

Il ne peut pas être jugé tandis qu'Alassane Ouattara, le Président de la communauté internationale s'en tire sans jugement après avoir massacré des milliers de civils juste pour devenir président », a déclaré le président Gambien avant d'ajouter que le Gouvernement de la Gambie ne reconnaîtrait pour aucune raison un président ou un gouvernement en Afrique qui a été imposé par des forces extérieures au continent africain.

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Source : DIRECTSCOOP.NET