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mercredi, 23 mars 2011

EMBARGO SUR LE CACAO IVOIRIEN: LE FRONT ANTI-GBAGBO DANS LA TOURMENTE

CACAO COTE D'IVOIRE.jpg

 

Financial Times

 

Un article paru dans le Financial Times de ce matin (mardi 22 mars 2011), à la page 34, dans  la rubrique « Companies and Markets », sous les plumes de Jack Farchy et Javier Blas, dit que l'un des gros exportateurs de cacao de Cote d'Ivoire, le trader Noble Group a déclaré qu'il acceptait d'écouler son stock avant le 31 mars, et qu'il allait dorénavant payer les taxes au gouvernement Aké N'Gbo. Ce groupe chinois de Hong Kong se désolidarise ainsi du front anti-Gbagbo des traders européens et américains que sont Barry Callebaut, Archer Daniels Midland, Cargill, Olam, Touton, Ecom Agroindustrial et Armajaro, qui continuent la résistance mais avec la peur au ventre. Selon l'article du FT, des responsables de ces groupes européens et américains disent que si jusqu'au 31 mars Gbagbo a encore la réalité du pouvoir, ils n'auront plus d'autre choix que de lui payer les taxes afin de sortir le cacao.

On se rappelle que le gouvernement du Président Gbagbo avait donné jusqu'au 31 mars aux exportateurs de cacao qui faisaient de la rétention de stock d'écouler le cacao qui se trouvait dans leurs entrepôts, faute de quoi ces stocks seraient saisis et vendus par le gouvernement. Ces exportateurs obéissaient ainsi à l'interdiction d'exporter le cacao dans le but de ne pas payer la taxe sur l'exportation à l'Etat, dans le plan d'asphyxie financière que le locataire du Golf voulait appliquer, avec la complicité de l'Union Européenne qui avait interdit aux bateaux immatriculés dans l'espace européen de desservir les ports ivoiriens.

C'est donc une très grande victoire du peuple de Côte d'Ivoire qui vient de faire échec au plan diabolique de blocage du cacao. Après la victoire sur les banques, vient s'ajouter celle du cacao. Félicitations à tout le gouvernement Aké N'Gbo qui travaille d'arrache-pied pour résoudre les problèmes auxquels est confronté notre pays et donner espoir aux ivoiriens.
Contrairement aux apparences, les golfeurs sont acculés, ils ne savent plus quoi faire.


Vigilance donc d'ici le 31 mars !


Source : Facebook Apollos Dan Thé

MAMADOU BEN SOUMAHORO: VOICI LES VRAIS ENNEMIS DE LA COTE D'IVOIRE


MAMADOU BEN SOUMAHORO 3.JPG

Dans la capitale des Etats-Unis, Washington DC. On a fini par reconnaître à travers le monde que l'Amérique est née d'une affirmation de non-conformisme. Oui, certes, mais bien plus. Les Etats-Unis sont avant tout le produit de la volonté d'un peuple en devenir révélé à lui-même par la force des idées ou, pour mieux dire, des mots. ''Il est dans notre pouvoir de recommencer le Monde'' avait écrit THOMAS PAYNE dans son pamphlet Common sense, publié au début de 1776. Dont acte.

ANDRE FONTAINE, l'ancien et légendaire rédacteur en chef du journal français ''Le Monde'' n'a pas hésité en son temps à écrire que la Nation qui vient de fêter son bicentenaire, si elle est devenue avec le temps une Nation héritée comme les autres, elle a été aussi et à un degré que nulle autre n'a atteint, sauf toutes proportions gardées Israël, une Nation choisie. Choisie pour son mode de vie et sa conception de la société: une Nation idéologique bien avant d'être une Nation territoriale. Dont acte.

D'où vient alors qu'une telle Nation s'oppose subitement à l'émancipation d'un tout petit pays digne et fier comme la Côte d'Ivoire? En s'associant ouvertement avec nos agresseurs dont la France de Nicolas Sarkozy, les USA ne déçoivent pas seulement les ivoiriens qui étaient en droit de les appeler à leur secours mais bien plus, la Génération Laurent Gbagbo est troublée par tant d'aveuglement politique qui va jusqu'à nier les droits fondamentaux d'un peuple souverain à se prendre en charge et à faire valoir la légitimité des institutions d'un Pays Indépendant. Barack Obama qui est Américain avant d'être noir a-t-il pu succomber aux charmes vénéneux de Nicolas Sarkozy qui se croit encore au temps de la canonnière du Yangsé et du pacte colonial le plus sauvage ? Il est impossible pour un Ivoirien d'imaginer Barack Obama dont il a appelé l'élection de tous ses vœux, partageant un si grand mépris pour un Peuple ''indépendant et libre''.

Pour les Ivoiriens comme pour les Américains de toutes conditions et de toutes couleurs, les souvenirs de l'esclavage et du mépris ne sont pourtant pas si éloignés de nos mémoires. L'Amérique n'a jamais eu de colonies. Sa présence sur le sol Africain est marquée par le sceau de la liberté. Les pays qu'elle a ainsi contribué à créer portent à jamais des noms dont le symbolisme contraste avec l'attitude des Etats-Unis d'Obama dont la venue à la Maison Blanche avait suscité un espoir incommensurable. La Maison Blanche, ses diplomates et ses lobbyers ont-ils décidé de sacrifier et le Libéria et Freetown et la Côte d'Ivoire sur l'autel d'intérêts économiques mesquins en partage avec des colonialistes indécrottables, haineux et oublieux de leur devoir vis-à-vis d'un pays indépendant et souverain ?

Mais nous savons de science certaine qu'il y a les Etats-Unis d'Amérique, la Maison Blanche, le Sénat, la Chambre des Représentants, la Cour Suprême d'un côté et de l'autre les lobbyers, les magouilleurs de tous poils qui modifient, détournent et influencent à leur propre profit la politique extérieure des USA. C'est ce qu'on appelle là-bas ''les hommes d'influence''. Des agences sont créées à cet effet et qui sont reconnues par tous et rémunérées grassement par leurs clients de toutes nationalités dans le but avoué de soutenir ou de déstabiliser n'importe quel régime en Afrique ou ailleurs dans le monde. La Côte d'ivoire se trouve dans le collimateur d'agents troubles qui cherchent à déstabiliser notre pays au profit d'Alassane Ouattara qui feint d'ignorer pour l'instant qu'à dépendre du bon vouloir d'un pays étranger on court le risque d'être sacrifié le jour où ses intérêts auront changé.

Plus grave ! Ces manipulateurs d'opinion et complices d'hommes politiques véreux du type Alassane Ouattara sont cette fois des Ivoiriens prétendument fiers de l'être mais dont le jugement et les actes sont manifestement frappés du sceau de la haine provenant de la nature de leurs origines. Ces guinéens d'origines ont décidé de faire rendre gorge à la Côte d'ivoire coûte que coûte ! Pour Alassane Ouattara certes mais pour eux-mêmes, pour régler un compte personnel avec Laurent Gbagbo. Le but de cet article est de vous présenter sous leurs vrais jours les vrais ennemis de notre pays sur le sol américain.

1. Le premier d'entre eux se nomme Diané Mamadi. Né à TREICHVILLE de père et de mère guinéens. Sa mère est la fille d'un grand militant du PDCI-RDA, compagnon très proche de Félix Houphouët-Boigny. Mory Kéita, c'est son nom, a été Député à l'Assemblée Nationale et questeur de cette Institution dont Mamadi Diané et ses compères contestent aujourd'hui la légalité et la légitimité des lois et décisions.Personne ne peut dire ici que Mamadi Diané a fréquenté une école ou obtenu un diplôme dans aucun lycée ou collège de ce pays. Mais subitement dans les années 70-80, il expose une fortune colossale à l'origine obscure. Dans son comportement, l'homme va faire vérifier l'adage selon lequel ''derrière chaque grande fortune il y a toujours un crime impuni''.

En effet, Mamadi Diané créé une entreprise d'import-export à Washington DC dont la raison sociale est : AMEX.

Une société anonyme à but très lucratif dont le premier client est la Côte d'Ivoire. Il exporte alors des milliers de tonnes de riz en Côte d'Ivoire à une période où le Directeur Général de la Caisse de Péréquation, Mr Sydia Touré (oui, c'est le même) se disait Ivoirien né à Dimbokro (pauvre Dimbokro!). Comme de juste, Mr Sydia Touré est grand actionnaire de la société de Mamadi Diané, AMEX, basée à Washington. Sydia Touré convainc par des bakchichs conséquents la plupart des responsables du pays qu'il est plus économique d'importer du bon riz Américain que de développer des plantations déficitaires en Côte d'Ivoire.

Avec l'appui de certaines autorités, Sydia Touré obtient gain de cause et fait supprimer la société d'Etat SODERIZ en faisant une victime de taille au passage. Mr Oulaï Kemiangnan, son ex-DG ne s'en est jamais remis. Les Ivoiriens, eux, avaient subi sans broncher. Nous en supportons encore aujourd'hui les effets. Vous comprendrez alors pourquoi Laurent Gbagbo dont l'intention avouée est de produire du riz pour tous les Ivoiriens doit être ''supprimé'' pour faire de la place à la même association de malfaiteurs dont le chef est désormais Alassane Ouattara. Simple question de bon sens ! Mamadi Diané et ses complices dont Mr Sydia Touré s'engraissent comme des porcs. La Côte d'Ivoire ne leur suffit plus. Ils étendent leur ombre sur le Sénégal, sur la Guinée Conakry, mais surtout sur le Zaïre, l'Eldorado de la nouvelle Afrique. MAMADI DIANE, sans abandonner son gagne-pain, étend désormais ses ailes puissantes à la politique. Mobutu Sesseko Kuku Gbendu Waza Banga, roi du Zaïre, devient son Mentor. Mamadi n'a plus de limites : Il devient Américain à part entière, prend pied dans LE PARTI DEMOCRATE pour lequel il dépense sans compter et dans lequel il finit par se faire un Nom. Il s'attache des amitiés importantes dont le maire de Washington, Mr Marion Barry qui a fini par faire quelques années de prison pour consommation de drogues dures et pour suspicion d'assassinat d'une jeune femme trouvée en sa compagnie dans un hôtel de sa propre ville. Là aussi, Mamadi Diané n'était pas loin... ''Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es''.

Introduit dans la CIA par Mobutu, Mamadi Diané devient ouvertement honorable agent de la distinguée mais dangereuse Agence Américaine. Il participe alors à une demi-douzaine de tentatives de coups d'Etat au Ghana qui était alors dans le viseur des Américains à cause de Kwamé N'Kruma. On retrouve même AMEX et Mamadi Diané dans l'affaire de l'assassinat du juge français Borel, à Djibouti. Ce qui provoque le départ d'AMEX de son principal actionnaire sénégalais Cheick Tidiane Sy, ministre de son Etat. Malgré tous ces petits déboires, Mamadi Diané devient puissant et incontournable aux USA. A l'époque de Bill Clinton, il avait réussi à imposer tout seul trois Ministres noirs dont celui du Commerce, Ron Brown, au gouvernement des Etats-Unis. La politique étrangère des USA est tenue aujourd'hui par Mme Clinton qui accorde à Mamadi Diané une grande considération depuis très longtemps. Ainsi, personne à Washington ne s'étonne que Mamadi ait réussi à faire nommer l'Ambassadeur de son choix à Abidjan pour exécuter le plan de déstabilisation concocté contre Laurent Gbagbo. Ne vous y trompez pas : Philippe Carter III est le bras armé de Mamadi Diané pour abattre notre régime et faire place nette pour Ouattara.

Pourquoi Mamadi Diané est si violemment opposé à Laurent Gbagbo et à son régime ? Fils d'immigrés et petit-fils d'immigrés, l'homme se sent naturellement plus à l'aise avec l'imposteur Alassane Ouattara. Ainsi, il a dépensé sans compter pour doter la Rébellion de Ouattara et Soro d'armes sophistiquées en grand nombre.

Son soutien financier ne leur a jamais fait défaut. Ensuite, Mamadi Diané n'a pas hésité à mettre sur le compte de Laurent Gbagbo l'échec de sa société de Téléphonie Cellulaire CORA de COMSTAR. Il a déployé tous les efforts et mis à contribution toutes ses relations aux USA pour faire éliminer la Côte d'Ivoire au programme de l'AGOA pour cette raison-là.

Il disposait de tous les moyens pour réussir son coup pour la simple raison que la plupart des ex sous-secrétaires d'Etat du gouvernement Américain sont récupérés par sa société AMEX pour leur assurer une vie professionnelle et personnelle future mais aussi pour garder une passerelle avec la CIA et le département d'Etat, voire avec la Maison Blanche. On sait ainsi que le plus connu d'entre eux, Herman Cohen, a émargé pendant des années chez AMEX. Récemment, Mamadi Diané a été dans l'ombre le principal instigateur pour le compte des USA de la tentative d'assassinat du Président Guinéen Dadis Camara. Inutile de vous dire que cet homme est dangereux. Certains le disent présent à Abidjan depuis le début de la nouvelle crise pour mieux ''chambrer'' Philippe Carter III. Mamadi Diané se sent trop près du but pour ne pas jouer son va-tout. Si Ouattara gagne, ses dividendes vont '' tomber'' et il aura en même temps assouvi sa haine viscérale contre Gbagbo.

2. Le deuxième se nomme Kéita Ibrahim. Né à Abidjan de père et de mère guinéens, Keïta Ibrahim, premier PDG de la première société de téléphonie cellulaire, CORA de COMSTAR, a toujours été l'ombre de son neveu Mamadi Diané. Dernier fils de Mory Keïta, guinéen député à l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire, Keïta Ibrahim a eu un petit passé trouble en France où il a été embastillé à la prison de la Santé, à Paris, pendant quelques mois. Pour s'associer avec son neveu, il avait l'avantage d'avoir le profil de l'emploi. Quand il rentre en Côte d'Ivoire, il est quasiment adopté par Félix Houphouët-Boigny ami de son père défunt. A ce titre, il bénéficie de son affection mais aussi et surtout de sa mise sur orbite. Félix Houphouët-Boigny lui donne les moyens de créer les deux plus grands terrains de Golf du pays.

Pour l'inauguration de celui de Yamoussoukro, il se paie même le luxe de faire venir dans la capitale politique une cinquantaine de vedettes Américaines de premiers plans dont Barry White, Stevie Wonder, Gregg Morris (mission impossible). Après cet exploit, il devient Président de la Fédération Ivoirienne de Golf et concomitamment Président du Comité National Miss CI. Mais très vite, Keïta Ibrahim entre en conflit avec le Président-tuteur Félix Houphouët-Boigny pour une mauvaise gestion des fonds à lui confiés pour les deux Associations.

Ibrahim Keïta est aussitôt remplacé. Ibrahim Keïta qui a voulu s'élever dans la société en se rapprochant d'une grande famille de Côte d'Ivoire s'est empressé d'épouser la sœur cadette de l'Ambassadeur Charles Providence Gomis. Après son divorce avec cette dernière, il épouse une Jamaïcaine-Ghanéenne qui lui donnera un fils aujourd'hui tennisman professionnel aux Etats-Unis. Dans sa quête désespérée de chaleur fraternelle, il glisse peu à peu vers le RDR où l'on confond politique et religion. Il se lie d'amitié avec des imams qui soutiennent la Rébellion et devient un intermédiaire actif de son neveu Mamadi Diané, pourvoyeur en armes de cette même Rébellion d'Alassane Ouattara. Dans la grande confusion provoquée par les attaques des 18 et 19 Septembre 2002, Ibrahim Keïta se fait arrêter pour soutien à la Rébellion et financier du coup d'Etat manqué. L'Imam de la mosquée de la Riviera III tombe sous les balles de cette folle aventure des hommes de Ouattara.

Ibrahim Kéita qui recouvre la liberté après une pression amicale exercée par le Président Abdou Diouf sur Laurent Gbagbo, prend la fuite vers les Etats-Unis pour se réfugier chez son neveu Mamadi Diané. Déjà à cette époque, Keïta Ibrahim était soupçonné de jouer les auxiliaires de la CIA comme son neveu parce que personne alors ne pouvait dire quelle profession il exerçait. CORA de COMSTAR et l'Arrestation en 2002 ont fini par convaincre Ibrahim Kéïta que sa place n'était plus dans ce pays. Il se met résolument à la disposition de son neveu Mamadi Diané pour pourfendre le régime Gbagbo. Mais à la différence notable de son milliardaire de neveu, Ibrahim Kéïta dit avoir peur de revenir dans ''son pays'' parce qu'on l'y attendrait pour le tuer. Si l'existence conditionne la conscience, Ibrahim kéïta semble avoir tiré leçon de sa vie en Côte d'Ivoire. Peut-être pense-t-il aussi qu'est venue la tempête pour le semeur de vent. EXIT Kéïta Ibrahim.

3. Troisième personnage de cette galerie des portraits : Madame Jeanne Maddox Toungara. Ivoirienne d'origine Américaine, ayant obtenu la nationalité Ivoirienne par mariage avec le très agité maire RDR d'Abobo, Mr Adama Toungara. Lui-même avait effectué ses études supérieures de géologie à l'université de Californie où il a eu le bonheur éphémère de rencontrer la belle Jeanne Maddox qui lui a donné une jolie fille. La rumeur dit que la belle Jeanne Maddox s'en est allée avec la grosse fortune détournée par Adama Toungara à la SIR et à la SMB dont il était le puissant Directeur Général. Félix Houphouët-Boigny qui ne voulait pas prendre lui-même la décision de le limoger à cause d'un délicat problème qui les opposait, a demandé à l'un de ses grands Ministres de le débarquer. Ce dernier pousse l'avantage jusqu'à placer à ce poste devenu vacant le mari de sa fille. Un divorce annoncé, une réduction drastique de son niveau de vie, c'était trop pour cette Américaine qui avait entre autre luxe l'habitude de voyager avec son chien en cabine de première classe.

Elle gardera contre la Côte d'Ivoire une rancune terrible et tenace. Mais comme elle avait rédigé une thèse sur les Malinké d'Odienné, les Dioula sont restés très sympathiques à ses yeux et dignes de soutien à l'exclusion de tous les autres Ivoiriens. Quand le RDR arrive par effraction sur la scène politique Ivoirienne, il trouve en Jeanne Maddox désormais domiciliée aux Etats-Unis une militante conquérante, agressive et déterminée contre tous les régimes qui ne font pas de place au parti de son cœur. Sa thèse de doctorat lui permet de se faire reconnaître dans son pays comme spécialiste des questions du Nord de la Côte d'Ivoire. Elle est reconnue par le Sénat et la Chambre des représentants Américains auprès desquels elle déploie personnellement tous les efforts pour soutenir le combat de l'usurpateur-imposteur Alassane Ouattara. Elle le fait avec beaucoup de succès, même coupée de son ex-mari Adama Toungara qui lui a préféré la sœur ainée de Bintou Camara qui elle bénéficiait d'un statut particulier dans ce pays, sans compter la très grande fortune dont Ami Camara-Toungara a bénéficié à la disparition tragique et prématurée de sa sœur. Ne supportant pas cette situation, Jeanne Maddox-Toungara rentre aux USA avec sa fille et continue de liquider sa colère contre Toungara Adama et la Côte d'Ivoire en dénigrant systématiquement le pays qui lui avait ouvert ses bras.

De Mamadi Diané, Kéïta Ibrahim et Jeanne Maddox la dernière personne citée n'est pas forcément la moins nocive pour Laurent Gbagbo parce qu'elle occupe là-bas une place de choix dans l'appareil OBAMA. Mais malgré ce trio infernal du POTOMAC qui manipule Philippe Carter III et Hillary Clinton, Gbagbo Laurent ne tombera pas. C'est lui que les Ivoiriens veulent à leur tête et non un escroc International bénéficiant du soutien de la ''Communauté Internationale''. La bataille des Institutions est terminée. Il s'agit maintenant de celle de l'affection. Celle-là Laurent Gbagbo l'a gagnée depuis vingt ans.


Mamadou Ben SOUMAHORO,

Député Indépendant à l'Assemblée Nationale, le 15/12/2010


Article proposé par  Koumbou Firmin


Source : COTE D'IVOIRE LA VRAIE

mardi, 22 mars 2011

ABIDJAN BRULE-T-IL ? - OUATTARA LECTEUR DE MALAPARTE

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Par Michel Galy, politologue

Qui dirige la guerre civile contre le régime de Laurent Gbagbo ? Peut être faudrait il dire « Guillaume Soro », tant l'option militaire lui reste assignée, dans un jeu de rôle peut être réglé avec son mentor et « président », Alassane Dramane Ouattara, si ce n'est le nouveau « général » Ibrahim Coulibaly, selon la dernière rumeur (ex-garde du corps d'ADO et éphémère leader de la rébellion) ? Ou bien faut il mettre aussi en ligne ONUCI et surtout « Force licorne » ? Tant certaines techniques de guérilla urbaine se trouvent alliées visiblement à cette vieille tradition de la « guerre révolutionnaire » , tout ce savoir pratique sur les émeutes- et comment les réprimer, le contrôle des communautés villageoises- et le perpétuel renseignement, lié - via l'Infanterie de Marine, à la tradition coloniale la plus classique ; considérons donc « Ouattara » comme un emblème, le Signifiant d'un « intellectuel collectif » et voyons comment il applique la théorie à la chose militaire.

 

Alassane Ouattara et la conquête du pouvoir

La phase actuelle de tentative de contrôle d'Abidjan peut être mise en perspective par la longue durée de la conquête du pouvoir par Alassane Ouattara, depuis sa nomination « sous influence »par Félix Houphouët Boigny, en 1990, comme Premier ministre (et gouvernant de fait, les derniers temps, par substitution à un vieux président très affaibli).

Au delà des controverses sur sa nationalité d'origine, il faut bien reconnaître son extériorité culturelle et personnelle au monde politique ivoirien (et à la connaissance en profondeur de ses modes de vie) jusqu'à la fondation du RDR.

A cause du poids minoritaire du « bloc ethnico régional » qui le soutient (« dyoula », ce nouvel ethnonyme contemporain, regroupe les originaires du Nord de la Cote d'Ivoire, principalement Malinkés et Senoufo- mais aussi, et c'est bien le problème fondamental de la nation ivoirienne, les quelques 27% d'étrangers migrants, issus surtout du monde sahélien mandingue), M. Ouattara se trouve devant une alternative constante: soit passer des alliances, soit trouver une voie parallèle d'accéder au pouvoir.

Il adoptera en fait les deux : d'un côté son alliance implicite avec la communauté « dyoula » non ivoirienne (comme les très nombreux ressortissants du Mali et du Burkina : 3 à 4 millions dans le Sud ivoirien) en fait le candidat naturel d'une minorité migrante qui même à la troisième génération ne peut obtenir la nationalité ivoirienne : un changement législatif ou réglementaire les concernant lui donnerait (aux Nordistes en général) une majorité automatique à l'avenir.

En attendant que ces règles de nationalité soient revues (les étrangers ne votant évidemment pas) une alliance interne Ouattara-Bédié (et au-delà électorat dyoula-akan) a été rendue possible par une exclusion progressive du pouvoir et des prébendes du vieux parti , le PDCI RDA. Ce qui peut paraître une erreur stratégique majeure de la part de M. Gbagbo et de son parti, le FPI, était basé sur une analyse classiciste de la société ivoirienne. Analyse juste dans la capitale (où la population nordiste, toutes nationalités confondues, représente au moins 50 % de la population et le bloc akan- dont les baoulé, environ 20%), erronée dans les campagnes (où les akan et les dyoula ont voté sur des bases très ethnicistes) d'après les résultats des dernières élections de décembre 2010. Si on considère en effet que chacun des trois grands « blocs ethnico- régionaux » contrôle environ 1/3 de la population (et de l'électorat), seule une alliance bloc krou-bloc akan(en somme les « sudistes ») pouvait empêcher l'hégémonie d'ADO et du bloc « dyoula » - alors que en septembre 2002, devant l'invasion rebelle, l'union sacrée des sudistes ralliait bété et baoulé, FPI et PDCI autour des institutions républicaines - et implicitement contre Ouattara et son parti, le RDR.

Le pari risqué du Fpi et les alliances du Rdr

Le FPI, malgré les analyses politiques de terrain, a fait pour les dernières élections (malgré les avertissements des sociologues connaisseurs du « pays réel ») le pari risqué  d'une nouvelle Côte d'ivoire débarrassée du « joug ethnique » qui serait remplacé autour de Laurent Gbagbo, à la fois par un pouvoir charismatique amplifié par les médias d'Etat et à ses côtés par une alliance interclassiciste et « progressiste ».

La tactique classique des « technologies électorales à l'ivoirienne »  du parti présidentiel, a aussi échoué : malgré les traditions bien houphouétistes des cadeaux préélectoraux, de la conquête des populations par le ralliement (souvent intéressé !) des leaders. Le « réflexe légitimiste » autour du président en place n'a pas non plus fonctionné, tandis que l'analyse politologique appliquée en termes de néopatrimonialisme, voire de caciquisme local (chaque notable drainant sa « clientèle » , qui n'est pas qu' électorale) a échoué pour l'électorat baoulé et dyoula : la conquête à la marge de l'électorat Pdci (et singulièrement baoulé) s'est traduite par des cooptations individuelles, des rachats de notables , des mesures de développement ponctuelles (du genre des sous préfectures multipliées sans nécessité administrative), des tentatives de casser l'unité du parti d'Henri Konan Bédié, des mesures symboliques fortes - comme le maintien artificiel de Yamoussoukro comme capitale politique - tout cela en vain !

La politique d'Alassanne Ouattara, de son coté, a été bel et bien inverse : ralliement de M. Konan Bédié et du PDCI, alliance depuis 2002 avec la diplomatie française (et plus généralement appui sur ses réseaux internationaux personnels, notamment ceux du FMI) et la presse internationale (en particulier la « presse Rothschild », systématiquement favorable: cf l'étonnante et intrigante filiation Stephen Smith -Hoffnung - Cessou de Libération), qui en fait effectivement le candidat de l'étranger (et non « étranger » - comme s'en est ancrée pourtant la croyance au Sud).

Objectivement, l'étonnant formatage des médias occidentaux et la mise en condition des opinions publiques est le meilleur appui du leader du RDR à l'étranger, et si l'on suit les analyses gramsciennes, le préalable idéologique aux appuis politiques, puis militaires - ce qu'a longtemps sous-estimé le régime de Laurent Gbagbo, faisant à l'inverse le choix d'un repli sur la scène nationale.

Les solidarités ethniques et les « technologies électorales » ont fait le reste : en décembre, l'électorat baoulé et plus généralement akan a voté Konan Bédié comme un seul homme, puis - et c'est là le plus étonnant, s'est reporté massivement sur ADO : la persistance de ce que Mémel Foté nommait « destinée manifeste » pour les akan à gouverner[1] avait fait minimiser leur amertume d'être exclus du pouvoir et de ses prébendes. La « gouvernance par la violence »[2] au Nord rendant impossible toute opposition et élection démocratique a été illustrée jusqu'à la caricature par des scores « à la soviétique » portant M. Ouattara à plus de 95% dans certaines localités, éliminant le FPI (ce qui est possible) et même l'électorat PDCI (ce qui est une preuve de fraude, si l'on considère les élections précédentes ) ; par ailleurs les chiffres des électeurs dépassant souvent ceux des habitants, seule la nationalité accordée dans les zones rebelles à des Sahéliens et/ou des fraudes massives peuvent expliquer d'étonnants et univoques résultats.

Un conflit en trois temps

En 2000, la décision pour le moins paradoxale d'ADO de faire voter ses partisans en faveur de la Constitution -prévue pour l'exclure, n'avait qu'un but : empêcher le pays- et les observateurs extérieurs, de réaliser les 30% environ des votes qu'il aurait enregistrés s'il avait été le seul à préconiser le « non ».

Des lors de 2000 jusqu'à aujourd'hui M. Ouattara a développé une stratégie en permanence double : d'extraversion et d'alliances ouvertes à l'intérieur, d'instrumentalisation de l'ethnicité et de conquête militaire de l'autre.

Le premier temps est bien évidemment, en 2002, celui de la conquête du Nord -faute on le sait de conquérir l'ensemble du territoire, objectif initialement prévu.
Pour un observateur sur la longue durée, sa proximité avec les acteurs du coup d'Etat est suffisamment probante pour le lui attribuer avec une forte probabilité, même si les commanditaires extérieurs- à l'exception de M. Compaoré (qui a fourni la « base arrière » du Burkina, des instructeurs, du matériel militaire et peut être des soldats), et les financiers restent mal connus.

Une phase parallèle serait la série des « négociations internationales » où le pouvoir de Laurent Gbagbo a tout cédé, sans contreparties : notamment la composition déséquilibrée de la CEI, la candidature et la nationalité même de M. Ouattara, la composition du corps électoral et l'organisation des élections, la mise sous tutelle rampante du pays loyaliste par les deux corps expéditionnaires: force Licorne et ONUCI. L'extraversion du combat politique a fonctionné à l'avantage d'ADO, avec l'aide de la diplomatie française.

La deuxième phase est elle d'un processus électoral conçu comme la « continuation de la guerre par d'autres moyens », notamment dans la partie Nord occupée par un régime rebelle qui n'est autre que racket, violence arbitraire et élimination de toute opposition.

Or, «  une élection n'a de sens que si elle est approuvée comme mode de régulation politique par tous ceux qui y participent. Autrement dit : pas d'élection sans démocratie instituée, pas de démocratie possible sans Etat installé, et pas d'Etat concevable sans nation construite autour d'un contrat social. On voit bien, par exemple dans le cas ivoirien, que le vrai défi d'une élection est de faire en sorte que la minorité battue tienne son échec pour légitime », affirme le spécialiste Bertrand Badie de l'Institut d'Etudes politiques de Paris, dans un entretien qui pourrait constituer la base d'une analyse théorique de la situation politologique ivoirienne.

Il conclue significativement sur l'échec récent, en réinterprétant pour l'occasion la « formule canonique » de Clausewitz: « En Côte d'Ivoire, l'élection n'apparaissait que comme le prolongement de la guerre intestine amorcée en 2002 en mobilisant d'autres moyens ; on ne s'étonnera pas que les résultats électoraux soient eux aussi le prolongement de la guerre civile par d'autres moyens ».

La cause profonde n'est pas que l'adoption d'une tactique volontariste et militariste, mais d'un échec structurel, toujours d'après Badie du « système de gouvernance mondiale » : d'un interventionnisme sans précédent des Nations Unies qui ont en quelque sorte « pris le pouvoir par le haut » dans la dernière décennie - comme auparavant les institutions de Bretton Woods(dont se réclame M. Ouattara) l'avaient fait dans les « deux décennies perdues du développement », pour toute l'Afrique sub-saharienne, y compris la Cote d'Ivoire.

Allant plus loin, Bertrand Badie pointe l' impossibilité d'organiser des élections libres et représentatives sous contrôle et occupation internationale, si certaines conditions n'ont pas été remplies ;au Mozambique, au Liberia, en Sierra Leone, « au-delà du travail déjà souligné de démilitarisation, un vrai effort de réintégration nationale a été accompli, de renouvellement des administrations rendues plus civiles et davantage plurales, de mise à l'écart des seigneurs de la guerre, souvent, comme en Sierra Leone ou au Liberia, grâce aux tribunaux spéciaux, d'un réel effort de conviction pour que les adversaires d'hier deviennent des partenaires politiques aujourd'hui. Bref, on a à un moment su faire l'effort d'aller vers les sociétés en crise et de leur redonner un minimum de vie et d'intégration. Aujourd'hui, il ne semble rester que des obsessions de puissance ou de micropuissance, une survalorisation du politique et du militaire, c'est-à-dire tout ce qu'il faut pour aboutir à l'échec ».

Erreurs qui discréditent définitivement l'ONU en Cote d'Ivoire, notamment le représentant spécial du secrétaire général, M. Choï : pour le politologue parisien en effet, « il faut bien admettre que les Nations unies se sont placées dans une impasse qui, en l'occurrence, a de multiples facettes. D'abord, l'ONU s'est piégée par excès de confiance : une authentification de résultats électoraux obtenue dans un contexte si tendu aurait dû mobiliser davantage de moyens, plus de temps, et plus de garanties qui auraient ainsi désarmé par avance d'éventuelles contestations. En allant trop vite dans cette œuvre périlleuse de substitution à un souverain national, elle s'oblige maintenant à ne pas se dédire et se place objectivement dans une situation conflictuelle. Les Nations unies perdent une bonne partie de leur légitimité, comme tout médiateur, dès lors qu'elles ne sont pas reconnues comme acteur impartial par les deux partenaires ».[3]

La bataille d'Abidjan

La troisième phase est en effet celle de la « conquête du Sud » et de la « bataille d'Abidjan » qui n'en est qu'un épisode. Les buts et les méthodes de la guérilla urbaine, replacée dans le recommencement d'une guerre civile à outrance sont plus complexes qu'il n'y parait.

Dans le contexte politico-militaire déjà analysé, la « bataille d'Abidjan »s'appuie à la fois sur le Nord et les troupes rebelles, sur le noyau de combattants regroupés à l'hôtel du Golf, mais aussi, indirectement ou directement, sur la force Licorne et l'Onuci (et peut être , mais cela reste à prouver, sur un « commando ECOMOG » formé de militaires de pays CEDEAO, comme le Burkina ou Nigeria, et encore Libéria); et enfin le « milieu » sociétal de la guérilla urbaine semble bien les quartiers « dyoula », nordistes ivoiriens et étrangers mêlés, à savoir Abobo et Anyama, Adjamé et les quartiers mixtes comme Koumassi ou Marcory.

Il s'agit moins d'ailleurs de conquêtes territoriales que de ségrégation et purification ethnique, pour aboutir à des quartiers homogènes, sur le « modèle de Brazzaville », par référence à la guerre au Congo (1997-1999[4]). Elargir la base sociale de la rébellion à partir d'un groupe restreint de combattants : telle parait être la tactique, qui a si bien réussi au Nord, et qui est tentée dans les quartiers « dyoula » d'Abobo et Anyama - puis étendue à d'autres quartiers de la capitale, en s'appuyant notamment, comme en 2002, sur les micro quartiers précaires e t les bidonvilles.

Enfin, et ce but n'est nullement incompatible avec le premier, il s'agit aussi de rendre la capitale littéralement ingouvernable, à la fois pour démontrer l'incapacité du camp Gbagbo à gouverner, faire tomber les couches moyennes et les Akan côté ouattariste, et à terme de provoquer une intervention internationale dans la capitale.

Sur le plan militaire, le « centre de commandement de la République du Golf » coordonne les actions dans la capitale, avec les troupes rebelles du Nord - tout en restant en liaison permanente avec les chancelleries occidentales et les corps expéditionnaires

Le premier assaut frontal contre les sièges des media (RTI) et du pouvoir (Présidence, Primature) ayant échoué dans le sang le 16 décembre, d'autres cibles moins classiques des coups d'Etat sont visées, avec des succès inégaux ; la double stratégie déjà analysée se reproduit : extraversion diplomatique d'un côté, subversion localisée en « tache d'huile » et descente du Nord de l'autre.

Curzio Malaparte conseille en effet dans son célèbre ouvrage sur la «  Technique du coup d'Etat »[5] un mode d'intervention innovant: «  La clé de l'Etat, ce n'est pas l'organisation bureaucratique et politique, mais l'organisation technique, c'est-à-dire les centrales électriques, les chemins de fer, les téléphones, le port, etc. »

On remarquera en effet que le relais de la RTI, opportunément situé à Abobo a été touché dans les combats récents autour de ce quartier rebaptisé « Bagdad », privant le pouvoir de M. Gbagbo de son arme médiatique la plus efficace. Mais depuis l'hôtel du Golf et son contre-gouvernement s'est mis en place une tactique d'étouffement économique qui au-delà de l'infrastructure physique de la Ville, vise à paralyser tous les secteurs, appareils techniques, organisations d'Etat, parfois réels, parfois virtuels - et qui n'est objectivement possible qu'avec l'alliance et la complicité des puissances africaines et occidentales alliées à M. Ouattara.

Effectivement, l'étau se resserre pour les couches urbaines moyennes qui voient arriver leur propre destruction : fin des comptes en banque, des transferts d'argent de la diaspora et de la monnaie, télévision et radios subverties ou supprimées, pénuries multiples (alimentation, essence, gaz, bus, etc)...

C'est que les buts visés sont la paralysie du système bancaire (mise au ban de la Cote d'Ivoire hors de la BCEAO par la CEDEAO ; décision rapide de la BNP et Société générale de fermer leurs filiales ivoiriennes, vraisemblablement sur ordre), du système d'exportations du café cacao (injonction du gouvernement américain à des multinationales comme Cargill), du réseau diplomatique (reconnaissance d'ambassadeurs parallèles et retrait de l'agrément aux anciens).

Le danger sociétal de la destruction de la Ville elle-même en tant qu'infrastructure : eau, électricité, habitat, transports, est aussi d'abattre tout ce qui fait le quotidien possible - et les conséquences à terme touchent la nature du pouvoir lui-même. On peut se souvenir qu'en Amérique Latine, les pronunciamentos et les dictatures ont provoqué cette même érosion, voire la destruction des classes intermédiaires, et la solution par une dictature militaire à l'ivoirienne et un pouvoir très coercitif n'est pas exclu.

Mais en fait apparaît aussi dans le camp Ouattara une « stratégie nihiliste » (voire terroriste : c'est ainsi qu'une désinformation médiatique classique met en avant la violence effective de la répression, quand la déstabilisation de la capitale est le fait des attaquants) qui à terme est incompatible avec les voies diplomatiques et militaires, même si tactiquement elle semble hâter la victoire. C'est celle de la « terre brûlée » ou au mieux ce que ses adversaires nomment ironiquement « dyoulaisation » du pays, en référence à la destruction de l'Etat et de ses appareils techniques (notamment des infrastructures urbaines), et de la formidable régression structurale de la partie Nord, sous contrôle rebelle.

Cette démarche « destructrice - régressive » correspond à la formule peut être apocryphe que prêtent ses adversaires à M. Ouattara : « La Cote d'Ivoire peut brûler si je ne suis pas président ... »

Extension du domaine de la lutte

La suite de cette troisième étape du conflit, qui dans sa phase élargie, pourrait mener le Sud au bord du génocide, serait celui de l' instrumentalisation des identités ethniques en brousse, et en ville, qui pourrait amener une ethnicisation totale des quartiers et des affrontements à l'arme lourde, suivis de transferts de populations, ce que nous avions d'ailleurs prévu depuis décembre 2010.

Comme au Nord en 2002, la Conquête du Sud prend les civils pour cibles, ou plutôt, en dehors d'Abidjan, comme masse de manœuvre. Le but est moins de tuer que de terroriser. L'armée rebelle, ou « Forces nouvelles » selon l'acronyme de Marcoussis qui tient autant de l' « agit- prop » (comme « forces impartiales » ou  « zone de confiance »...), chasse devant elle les autochtones guéré, la guerre se greffant en partie sur les conflits fonciers qui les opposent aux migrants dyoula- provoquant déjà 50.000 réfugiés au Liberia.

Les forces en présence tiennent compte en effet des populations migrantes, qui comme à Abidjan, servent de « réserve civile », d'asile et d'appui à la progression rebelle, ainsi qu'à sa gouvernance.

Certes électoralement Laurent Gbagbo maîtrise à 54% la capitale, et dans les campagnes du Sud l'autochtonie krou est d'une grande force symbolique. Mais démographiquement les nordistes dyoula représentant environ la moitié de la population de la population d'Abidjan, et autant dans les grandes villes de l'Ouest comme Daloa ou Gagnoa : ce sont sans doute les prochaines cibles pour faire « exploser » la paix civile au Sud- tandis que les attaques entre Duékoué et Toulepleu visent dans l'immédiat une « libérianisation de la guerre » (dans ses formes et dans ses alliances avec les nomades guerriers de ce pays, en attendant Sierra Leone, Guinée, etc.. dans un cycle connu). Et par ailleurs, dans une visée géopolitique constante, la prise du Port de San Pedro, sans lequel le « Ouattaraland » du Nord, enclavé, n'aurait d'autre ressource à terme, pourrait n'avoir pour objectif qu'une réunification avec le Burkina Faso.

Cependant l'offensive rebelle, et son long cortège de violences dans la capitale ou en brousse, a peut être un but plus perver s: provoquer l'intervention internationale que l'état major ouattariste demande de manière récurrente.

Dans cette perspective, des « violences extrêmes » (le modèle rwandais semble inadapté, malgré les massacres envisageables, quand la moitié d'une population est opposée à une autre...), une décision de l'UA, cautionnée par l'ONU, justifierait les positions interventionnistes de la CEDEAO. Sous influence nigériane, une nouvelle ECOMOG deviendrait une nouvelle « faction combattante » comme au Liberia ou en Sierra Leone et viendrait, dans cette hypothèse, de Bouaké.

Feraient-ils la jonction, comme le souhaite le camp Ouattara, avec les forces Licorne et ONUCI ? Ceux ci sont on le sait, dans la capitale, alors que leur mandat est la protection des civils: seraient-ils attirés par exemple dans les combats de l'Ouest, ou assureraient-ils, comme dans la paradoxale alliance autour de la « République du Golf », la coordination d'une force armée multiforme : ECOMOG, Licorne, ONUCI et... Forces rebelles?

Une escalade meurtrière pourrait s'ensuivre, cauchemar des stratèges étrangers : si les partisans civils de Laurent Gbagbo, les corps francs de l'Ouest et les alliés extérieurs comme l'Angola ou l'Afrique du Sud entraient en lice, la Cote d'Ivoire serait finalement à feu et à sang et deviendrait dès lors ingouvernable pour longtemps ! Bien que le modèle rwandais ne soit pas pertinent, celui des violences extrêmes n'est pas exclu : se sentant le « dos à la mer » devant l'offensive dyoula, les sudistes et les partisans de M. Gbagbo dans la capitale pourraient se transformer en contre guérilla ; les partisans occidentaux de M. Ouattara le voient-ils vraiment gouverner sur des monceaux de cadavres, répétant la fameuse formule russe à Varsovie : « l'ordre règne »  dans la capitale ?

Appliquer les règles de Curzio Malaparte semble facile au « commando » pro-Ouattara d'Abobo ; devenir le Bonaparte ivoirien et administrer des ruines serait autrement plus complexe, dans le résistible avènement d'Alassane Ouattara ...

Reste à comprendre la stratégie militaire et politique de Laurent Gbagbo et de ses alliés : ce qui n'est pas « une autre histoire », mais bien, dans une interaction permanente, l'autre versant, l'autre version de la même Histoire.




[1] : MEMEL-FOTE, H., «Un mythe politique des Akan en Côte d'Ivoire : le sens de l'Etat», in : Mondes Akan. Identité et pouvoir en Afrique occidentale, P. VALSECCHI et F. VITI (sous la direction), Paris, L'Harmattan

[2] Cf. Michel Galy, « Politologie d'une rébellion. Une « gouvernance par la violence » au Nord de la Côte d'Ivoire ? », Cultures & Conflits, 65, printemps 2007.

[3] Bertrand Badie, 20 janv. 2011, entretien publié sur Le Monde.fr -

[4] Voir : Patrice Yengo, Dans La Guerre civile du Congo-Brazzaville - 1993-2002 - Chacun aura sa part, Paris, Karthala, 2006.

[5]Curzio Malaparte, Technique du coup d'Etat, Paris, Grasset, 2008.


Source: Le Blog de Théophile Kouamouo

lundi, 21 mars 2011

PIERRE FRANKLIN TAVARES: LETTRE OUVERTE A STEPHANE HESSEL SUR LES MALADES IVOIRIENS


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Stéphane Hessel

POURQUOI JE M'INDIGNE ?

Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir un motif d'indignation. C'est précieux. Quand quelque chose vous indigne comme j'ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé [1].

Aristote signale qu'une colère est vertueuse ou juste, quand elle s'élève contre une injustice. J'ajouterai que la colère doit être d'autant plus grande que l'injustice l'est. C'est dans le sillage de cette tradition philosophique et de celle, théologique, de saint Jean Chrysostome[2], que vous avez rappelé la force, la puissance de l'indignation[3], qui fait tant défaut à notre époque et à notre France. Au vrai, notre capacité d'indignation s'est considérablement émoussée. Excipons d'un exemple ce qui est affirmé. Dans l'un de ses cours, Hegel, dont vous étiez un fervent disciple[4], grand interprète des événements français, dira à ses étudiants : les Français ont le bonnet près de la tête. Par cette image, pour le moins phrygienne, le penseur entendait dire que les Français agissaient alors aussi vite qu'ils pensaient juste. Être Français, c'était encore être capable d'indignation, comme l'atteste cette révolte contre Valentinien, qui nous réaffirma Francs, c'est-à-dire non pas « seulement » libres, mais « d'abord » libres. En effet, c'est notre indignation face à l'obligation de payer un tribut[5] non dû, qui nous afficha libres et organisa notre séjour en Gaule. Et depuis, au nom de la Liberté, l'injustice nous est intolérable. Le motif de base de la Résistance, écrivez-vous, était l'indignation[6]. Ce mobile est une origine, une fondation, parce que répétition de l'acte initial. Mais cette vertu de colère, nous l'avons amoindrie, peut-être même perdue. Aussi, vous inscrivant dans la tradition, vous réclamez à chacun de nous la recherche d'un motif d'indignation, comme indiqué dans l'épigramme. Parmi tant d'autres, il en existe un qui, par nature, diffère et à ce titre interpelle. Car, plus que bien d'autres, il heurte au plus profond la conscience morale universelle, en brisant de façon simultanée et en pleine irresponsabilité un double « droit naturel » : le secours dû aux malades (ivoiriens) et le droit des malades (ivoiriens) aux soins.

Pourquoi je m'indigne ? Autrement dit, quel est le fondement et à quelle destination s'élève mon indignation ? Le fondement est un fait : le manquement de l'Union Européenne au devoir de solidarité. La destination un droit, que vous rappelez avec un grand appétit intellectuel, en citant la Déclaration universelle de 1948 que vous avez contribué à rédiger : Je ne résiste pas à l'envie, dites-vous, de citer [...] l'article 22 :[7]. « toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la Sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des doits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays »

Ce fait particulier et ce droit universel sont les deux lames de ma dé-cision, c'est-à-dire les ciseaux de mon indignation, de ce sentiment de colère que soulève la décision d'embargo de l'Union Européenne qui, de facto, interdit toute livraison de produits pharmaceutiques en Côte d'Ivoire par le port d'Abidjan. Et cela heurte ma conscience morale et éveille en moi le sentiment de justice[8]. Et ma colère juste est d'autant plus grande que le combat entre les malades ivoiriens et l'Union Européenne est inégal, trop inégal. Plus encore que celui fameux entre David et Goliath. Offusquez-vous monsieur Stéphane Hessel, à leur place, parce qu'ils n'en ont pas la force. Indignez-vous ! Parce que les indignations sont inégales. La vôtre compte plus que la mienne. Plus que tout autre, elle peut faire entendre la cause de ces malades qui meurent déjà, faute de soins et par manque de produits pharmaceutiques. Aidez à la contagion universelle des indignations. Je m'indigne, comme ce Français qui, depuis Abidjan où il vit depuis longtemps, s'indigne :

Cher Pierre Tavares,

Ceux qui imposent l'embargo sur les médicaments aux Ivoiriens sont les mêmes qui associent démocratie, droits de l'homme, causes humanitaires, plans d'ajustement, etc. pour imposer tous ces concepts aux « populations en voie de développement » (comme on disait dans le temps) sans se rendre compte que nombre de ces grands principes ont pour la plupart raté depuis cinquante ans. Ils ne s'interrogent même pas sur les causes de leurs échecs. Pire avec ce que vous dénoncez. Après avoir maintenu le déséquilibre des échanges, ont fait fi de la survie des pauvres en les privant du seul bien qui leur reste parfois, la préservation de leur santé.

Honte à ceux qui veulent donner des leçons, à la terre entière, dont les actes aboutissent à l'inverse de ce qu'ils voudraient imposer.

Que votre engagement permette de débloquer ce génocide par procuration qui est en train de se passer en Côte d'Ivoire par ces mesures iniques prises à l'encontre, non pas des dirigeants et des nantis, mais au détriment des pauvres.

Très respectueusement.

Cette lettre, en réponse à une indignation que j'ai poussé récemment, montre bien ce qu'est être Français. La vie sous les Tropiques ne change rien à la Liberté et au goût de justice qui nous habitent. Mais combien est-il frappant que ce soient les Français de la société civile, l'opinion publique, qui s'indignent et aucun homme politique français ? Le président Nicolas Sarkozy, par exemple, ne semble pas être ému par le sort des malades ivoiriens. Comment se l'expliquer ? Car la France, dont il préside l'État, ne saurait concourir à la mort de malades et de patients en Côte d'Ivoire. L'Union Européenne, porte-étendard des libertés, exhibe l'oriflamme de la mort. Comment se l'expliquer ? Madame Catherine Aston, Haute représentante de l'Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de la sécurité, et vice-présidente de la Commission, une femme, continuera-t-elle d'éprouver les malades ivoiriens ? N'entend-elle pas les gémissements, les pleurs et les complaintes ? Ne sent-elle pas cette odeur de mort exhaler des hôpitaux ? L'Union Européenne veut sanctionner le régime en place. Soit ! Mais alors pourquoi punir des malades ? L'Union Européenne ne devrait-elle pas faire des exceptions, notamment pour les médicaments dont la quasi-totalité vient d'Europe et qui sont livrés au port d'Abidjan par des navires européens ou venant d'Europe ? Cette conséquence collatérale est une indignité européenne. Laissons les malades ivoiriens souffrir dans la dignité, ne rajoutons pas une indignité européenne à leur souffrance. C'est pourquoi, répondant à votre exigence d'indignation, je vous adresse mon indignation afin que, pour les malades de Côte d'Ivoire, vous vous indigniez. Une fois de plus. Ne restez point insensible au sort des malades ivoiriens[9]. Indignez-vous, comme le Nonce apostolique Ambrose de Madtha, en Côte d'Ivoire, qui affirme sans ambages : C'est un vrai désastre provoqué par l'Union Européenne[10]. Et Médecins Sans Frontières qui condamne : « Pénurie de médicaments, MSF accuse la communauté internationale»[11]. Le titre du quotidien L'Inter, qui autant que je le sache n'est pas pro-Gbagbo, est éloquent : Le crime silencieux de l'Union Européenne contre les Ivoiriens[12]. Partout des voix commencent à se lever. Soyez un levain dans ce froment d'indignation. Ou pour reprendre votre slogan : soyez le levain pour que la pâte se lève[13]. Comme les enseignants que vous citez en modèle, en refusant une loi inique[14], apprêtons-nous à désobéir à l'Union Européenne.

Si vous rencontrez quelqu'un qui n'en bénéficie pas [des Droits, dont la Déclaration universelle a rédigé le programme en 1948], plaignez-le, aidez-le à les conquérir[15], avez-vous écrit. J'en ai rencontré. Mais dans mon engagement, Monsieur Hessel, il ne s'agit pas de défendre l'Ordre des Pharmaciens de Côte d'Ivoire. Elle est assez grande pour le faire, par elle-même. Je ne suis donc aux ordres d'aucune corporation. Il s'agit encore moins de défendre un camp politique contre un autre. Je l'ai toujours dit, cette crise durera, tant que les partis politiques ivoiriens aidés, par leurs voisins, placeront la Côte d'Ivoire au-dessus de leurs idéologies et intérêts[16]. Je ne suis engagé dans aucun parti politique ivoirien. Il s'en faudrait de beaucoup ! Non, monsieur Hessel, mon philosophe préféré, celui de l'espoir, est le même que le vôtre : Hegel, le philosophe du débat et du combat[17], comme dit l'éminent Jacques D'Hondt que je connais bien. Non monsieur Hessel, mon indignation est le parti-pris des malades. Au fond, tout engagement pour des causes justes repose sur la Liberté. Et le secours que nous devons aux plus faibles rend concrète et donne sens à notre humanité.

En espérant avoir suscité votre indignation,

Je vous prie de recevoir, Monsieur, mes salutations les plus respectueuses.


Dr Pierre Franklin Tavares

Mobile : 06-87-34-21-22




[1] Stéphane Hessel, Indignez-vous !, Indigène éditions, 11ème édition, Paris, janvier 2011, p. 12.

, http://www.lumenc.org/malcolere.php.

[3] Le titre de votre ouvrage.

[4] S. Hessel, Op. Cit., p. 13.

[5] Colette Beaune, Trojani aut Galli ?, in Naissance de la nation France, Gallimard, Paris, 1985, p. 25.

[6] S. Hessel, Op. Cit., p. 11.

[7] S. Hessel, Op. Cit., p. 16.

[8] Paul Robert, Le Petit Robert, société du nouveau Littré, Paris, 1977.

[9] P. F. Tavares, Pourquoi l'Union Européenne punit-elle les malades ivoiriens ?, www.Ubiznews.com

[10] Le Nouveau Courrier, n° 229, 18 mars 2011.

[11] DirectScoop.net, agence panafricaine de presse, MSF Accuse la communauté internationale, 16 mars 2011.

[12] L'Inter, Le crime silencieux de l'UE contre les Ivoiriens, n° 3855, 18 mars 2011.

[13] S. Hessel, Op. Cit., p. 12.

[14] S. Hessel, Op. Cit., p. 11.

[15] S. Hessel, Op. Cit., p. 12.

[16] P. F. Tavares, Sur la Crise Ivoirienne, considérations éparses, NEI, Abidjan 2005.

[17] Jacques D'Hondt, Hegel, Le philosophe du débat et du combat, Librairie Générale Française, Paris, 1984.

dimanche, 20 mars 2011

SOUVERAINETE DE LA COTE D'IVOIRE: LES VERITES CRUES DE PAUL YAO-N'DRE (PRESIDENT DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL DE COTE D'IVOIRE)



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A la faveur des journées portes ouvertes de l'Ecole Nationale d'Administration (ENA) à Abidjan, Paul YAO-N'DRE, parrain de la 49ème promotion de ladite école, a prononcé un important discours qui tranche avec la langue de bois.


«Depuis dix ans, avec la crise du 19 septembre 2002, la Côte d'ivoire est à la croisée des chemins. Assurément, les Ivoiriens sont à la recherche d'un Etat démocratique, moderne et souverain aux fondements solides avec des acteurs compétents, producteurs de développement durable, pour son accomplissement total.

Bâtir un Etat démocratique, moderne et souverain

Cette option est aux antipodes du parti unique, donc du monolithisme ou du jacobinisme. Toutefois, cette quête de la civilisation multidimensionnelle, libre et souveraine, rencontre depuis la chute du mur de Berlin en 1989 d'énormes difficultés.

Les survivances du parti unique en Afrique sont des obstacles à l'émergence d'un Etat démocratique, moderne et souverain. Ceux-ci se situent tant au plan interne qu'au niveau international. L'évolution du processus démocratique en Afrique, notamment francophone noire depuis le « vent de l'Est » et ses corollaires la «Pérestroïka » et la «glasnost», révèle des survivances monolithiques. C'est dire que le processus démocratique en Afrique rencontre des oppositions et des résistances depuis sa mise en œuvre. Sans nier les entraves internes, il y a lieu de noter que celles extérieures restent majeures aux plans économique, financier et politique. La dialectique de l'alliance dans la dépendance fait apparaître deux composantes intimement liées: la protection des privilèges étrangers est la condition d'existence et de maintien de certains chefs d'Etat africains et de leur régime. En d'autres termes, la préservation du statut quo et ses mécanismes régulateurs se fondent sur des relations d'échange très personnalisées.

A ce niveau, la politique et l'économie s'interpénètrent et se réalisent par des circuits de pots de vin, de passe-droits, de faveurs individuelles et, dans certains cas précis, des contributions aux campagnes électorales des partis politiques et candidats des ex-pays colonisateurs. D'où le rejet des dirigeants africains des nouvelles générations dont le discours reflète les aspirations des populations. Il s'agit donc pour l'extérieur d'éviter tout changement ou toute forme de développement du processus de démocratisation susceptible de mettre en équation les «positions acquises». La nécessité de construire un Etat démocratique, moderne et souverain passe par la conception et la mise en œuvre de la politique de Refondation. Aussi, l'Etat démocratique requiert-il changement de vision et d'horizon, de mentalités et de comportements. Il suscite raisonnement, approches plurielles des problèmes et solutions consensuelles. Il exhorte à l'unité et à l'identité nationales par les sensibilités diverses aux fins d'un progrès économique, social et culturel engendré par le travail de tous dans la solidarité pour le bonheur partagé de tous.

En d'autres termes, l'édification d'un Etat démocratique en Côte d'ivoire nécessite la mise en œuvre d'actions et d'activités aux plans politique, économique et social par rapport au pouvoir politique et relativement au peuple. Il faut, d'abord, la voie de la transition pacifique à la démocratie, c'est-à-dire des élections justes et transparentes sans entraves, ni violences. Ainsi, l'accession au pouvoir par le suffrage universel légitime le pouvoir d'Etat et son dépositaire. Ensuite, l'avènement d'un Etat démocratique requiert un environnement propice et la mise en place d'institutions fortes, ointes par la légitimité et la légalité, et l'existence de règles devant favoriser l'intervention des citoyens dans toutes les cellules sociales quant à la prise des décisions. Enfin, la reconnaissance et l'exercice des droits et libertés des citoyens concrétisent la démocratie et favorisent l'évolution positive de l'Etat démocratique moderne. Il s'agit de l'égalité politique, l'égalité des chances:

-          L'égalité politique désigne un droit égal à élire et à se faire élire. L'égalité de suffrage comporte le droit d'accès au lieu de vote, la libre expression de l'opinion par le vote et l'élection à une fonction publique de tout individu qui jouit du droit de vote.

-          L'égalité devant la loi signifie que tout le monde sera traité de la même manière par le système juridique.

-          L'égalité économique permet à tous les citoyens de jouir d'un minimum de sécurité économique. Un niveau de pauvreté extrême étant un obstacle à la participation de l'individu à la vie de la société.

-          La liberté de parole, la liberté de presse, la liberté de circulation et la liberté de religion sont essentielles dans un Etat démocratique.

-          L'éducation est un principe fondamental de la démocratie. Le citoyen appelé à faire des choix, à trancher différentes questions doit être capable de lire, écrire, compter juger et décider.

Le règne de la loi, notamment la Constitution, est concomitant à l'émergence d'un Etat démocratique et moderne. Les producteurs de la loi, tous les citoyens et tous ceux qui vivent sur le territoire national doivent être soumis à la loi. C'est l'Etat de droit. Cet Etat démocratique et moderne doit reposer sur des fondements solides pour sa viabilité.

La souveraineté et la Constitution, fondements d'un Etat démocratique moderne

La souveraineté et la Constitution sont à l'Etat ce que représentent le cœur et les poumons dans la régulation du corps humain. L'Etat démocratique et moderne à bâtir doit être souverain et reposer sur une Constitution solide. La spécificité de l'Etat, par opposition aux autres sujets de droit, tient à la faculté de se prononcer dans tous les domaines avec le pouvoir du dernier mot : cela s'appelle la souveraineté. La souveraineté est le pouvoir exclusif que possède tout Etat mais dont la limitation ne procède que du droit national et international. La notion de souveraineté est étroitement liée à celle d'indépendance. On peut même dire que la souveraineté, fondement anthropologique de l'Etat, est une notion qui se confond avec celle d'indépendance:

-          Au plan interne, l'Etat est maître chez lui. Il a l'exclusivité ou le monopole des compétences à l'intérieur de ses frontières: il exerce des compétences autonomes et dispose de la liberté totale de décision, il a la plénitude des compétences, c'est-à-dire celles dont le contenu ne souffre d'aucune limitation. Tous les problèmes économiques, sociaux, culturels et politiques sont du domaine d'intervention de l'Etat.

-          Au niveau international, la souveraineté implique la non-ingérence dans les affaires intérieures de l'Etat, outre le droit de légation, le droit de conclure des traités, le droit de réclamation internationale et le droit de protection diplomatique. Les immixtions graves présentes dans les affaires domestiques de la Côte d'Ivoire dépassent tout entendement civilisationnel. Le principe de l'indépendance qui consacre l'émergence de l'Etat sur la scène internationale conforte son existence.

L'indépendance est un processus et une situation. C'est d'abord l'acte par lequel une collectivité étatique accède à la qualité de sujet de droit international. C'est ensuite la position d'un Etat dans les relations internationales et dont les organes dirigeants ne sont soumis à aucune autorité extérieure. Dans son application, la notion d'indépendance revêt également deux aspects: l'indépendance politique et l'indépendance économique.

L'indépendance politique

L'exercice du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes conduit à l'indépendance politique. Le principe de non-intervention protège et garantit l'indépendance politique. Naguère considéré comme un principe politique, le principe de l'autodétermination, du point de vue de sa juridicité, ne soulève aucune difficulté actuellement. Non seulement, il repose sur une base coutumière mais également il a été consacré par des traités (article 1er commun aux Pactes internationaux du 19 décembre 1966 relatifs aux droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels). Le droit pour un groupement humain de se constituer en Etat, donc de témoigner de lui-même, a une signification particulière dans le cadre territorial:

Il permet, d'une part, à un peuple de déterminer librement son statut international. La charte des Nations unies et le problème colonial en offrent un exemple. Par sa résolution du 14 décembre 1960 (1514 XV), l'Assemblée générale de l'Onu proclame solennellement «la nécessité de mettre rapidement et inconditionnellement fin au colonialisme sous toutes ses formes et dans ses manifestations. Elle réaffirme la légitimité de la lutte que les peuples, sous domination, mènent pour l'exercice de leur droit à l'autodétermination et à l'indépendance et prie tous les Etats de leur apporter une aide matérielle et morale ».

D'autre part, le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes affirme la liberté pour chaque entité, parvenue au stade de juger d'elle-même, de choisir sans contrainte son système politique, économique et social et sa forme de gouvernement. Ce qui implique la non-intervention dans ses affaires intérieures. Le principe de non-intervention ou non-ingérence postule l'obligation de ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures d'un Etat. Aussi sont-elles interdites les ingérences politiques, économiques ou militaires. Mais, l'histoire des relations internationales montre que les cas d'intervention sont beaucoup plus fréquents que ceux de non-intervention. D'où la légalité douteuse de telles interventions. Aussi, pour certains Etats, l'indépendance devient-elle relative. C'est le cas de notre pays, la Côte d'Ivoire, depuis le coup d'Etat de décembre 1999 et coup d'Etat manqué du 19 septembre 2002, mué en rébellion. La conquête de l'indépendance économique n'échappe pas aussi à toutes ces pesanteurs.

L'indépendance économique

Elle passe nécessairement par l'autodétermination économique. Aussi l'indépendance économique se présente-t-elle comme le pendant de l'indépendance politique. Le principe de la souveraineté permanente de chaque Etat sur ses richesses et ressources naturelles est l'un des moyens d'accession à l'indépendance économique. Il est aujourd'hui, pleinement consacré.

Les Etats latino-américains ont joué un rôle dans la formulation du principe. Le Mexique, l'Uruguay et le Chili, par leurs actions successives, ont amené l'Assemblée générale de l'Onu à adopter le droit de souveraineté permanente de chaque Etat sur ses richesses et ressources naturelles. Il s'agit des Résolutions du 21 décembre 1952, du 14 décembre 1962 et la charte des droits et devoirs économiques des Etats du 12 décembre 1974. Ce principe vise à mettre un terme à l'exploitation sans partage des ressources naturelles par les puissances étrangères.

Ainsi, les résolutions de 1952 et de 1962 prévoient le libre exercice par chaque Etat de son droit souverain sur ses ressources naturelles. La résolution du 1er mai 1974 relative à l'instauration d'un nouvel ordre économique international va dans le sens des préoccupations des Etats en développement: une souveraineté permanente intégrale de chaque Etat sur ses ressources naturelles et sur ses activités économiques; un contrôle de l'Etat sur ses ressources et leur exploitation. Le principe de la souveraineté permanente de chaque Etat sur ses ressources naturelles est juridiquement acquis désormais par le mode coutumier de formation des normes. Malgré les tentatives de la doctrine et de la jurisprudence occidentales de vider le principe de son contenu, son insertion dans l'ordre juridique positif ne fait plus de doute, aujourd'hui. Ainsi, le principe de la souveraineté permanente revêt une portée impérative plutôt qu'une force obligatoire. La souveraineté et la Constitution ont un rapport de caractère dialectique. De la souveraineté résulte la Constitution. Celle-ci conforte et protège celle-là. Les deux consolidant la viabilité d'un Etat démocratique moderne.

La Constitution, fondement juridique de l'Etat, est l'ensemble des règles écrites ou coutumières qui déterminent, d'une part, la forme de l'Etat, la dévolution et l'exercice du pouvoir et, d'autre part, les Institutions qui incarnent ce pouvoir. Il est donc indispensable que la souveraineté, la Constitution ainsi que les Institutions soient respectées et, au besoin, protégées pour inscrire l'Etat démocratique dans la modernité pour le développement durable. Et c'est ce que les Ivoiriens ne cessent de faire depuis la crise du 19 septembre 2002. D'où l'importance du potentiel humain pour restituer à un Etat démocratique, moderne et souverain sa vertu dans son évolution positive.

Le potentiel humain, notamment les élèves de la 49ème promotion (de l'ENA, ndlr), vecteur de la réalisation d'un Etat démocratique, moderne et souverain

Les agents de l'Etat, en particulier les fonctionnaires, constituent le fleuron de l'Administration ivoirienne. Celle-ci doit être davantage au diapason de l'évolution pour son adaptabilité constante aux fins de bâtir un Etat démocratique, moderne et souverain. Aussi, les agents de l'Etat, notamment les fonctionnaires de cette 49ème promotion, doivent-ils accomplir trois missions essentielles: garantir les valeurs républicaines, défendre l'intérêt général et promouvoir le progrès économique et social. En d'autres termes, les agents de l'Etat et les fonctionnaires de la 49ème promotion doivent être auréolés d'une éthique et d'une philosophie nouvelles de la modernisation de l'Administration, c'est-à-dire mettre en œuvre une politique de relations de travail rénovée, une politique de développement des responsabilités, une politique d'accueil et de service à l'égard des usagers.

C'est pourquoi, j'encourage les fonctionnaires et agents de l'Etat à redoubler d'effort, compte tenu de la situation de crise que traverse notre pays, la Côte d'Ivoire. De manière particulière à vous mes filleuls, de la 49ème promotion (2009-2010), je vous exhorte à la pondération pour mener à bien une carrière fructueuse. La vie sociale doit entrer en symbiose avec la vie professionnelle pour vous conférer l'équilibre et la stabilité. Au plan professionnel, le respect de la hiérarchie, la compétence, la probité et la bonne humeur doivent guider vos actions comme valeurs cardinales dans l'Administration. C'est à ce prix que nous bâtirons ensemble, dans un élan collectif, un Etat démocratique, moderne et souverain ivoirien pour un respect de sa loi fondamentale, de sa Constitution, de l'état de droit, des droits humains et de sa souveraineté. C'est un impératif dû par tout citoyen ivoirien. C'est pourquoi, nous devons résister et résister, lutter et lutter pour vaincre.

Cet Etat démocratique, moderne et souverain en appelle à une coopération nationale et internationale, librement consentie, avec des avantages comparatifs équitables au profit des concitoyens pour un développement durable. En d'autres termes, aucun Etat ne peut vivre en autarcie. La Côte d'Ivoire reste donc ouverte au partenariat aux plans bilatéral, sous-régional, continental et universel. Cette collaboration doit reposer sur des avantages mutuels afin que les ivoiriens puissent également en tirer profit pour leur épanouissement total et leur bonheur.

Chers Ivoiriens, quelles que soient nos convictions idéologiques, philosophiques, politiques et confessionnelles, nous n'avons tous qu'un patrimoine: la Côte d'Ivoire. Nous avons donc l'impérieux devoir de la préserver. Puisons en nous, dans nos consciences, des énergies, des connaissances, des expertises, un savoir-faire pour trouver une solution pacifique négociée à cette crise. C'est à nous tous, Ivoiriens, de prendre d'abord nos responsabilités dans le règlement de ce différend. Les apports extérieurs ne seront ensuite que complémentaires. Il est encore temps d'agir. Agissons maintenant. C'est en cela que nous montrerons notre capacité à nous affirmer. Selon l'évangile (Psaumes 42/7-11), David a traversé des circonstances très difficiles et les a décrites comme des vagues et des flots passant sur lui. Alors, il se posa la question suivante: Pourquoi es-tu abattue, mon âme? Et pourquoi es-tu agitée au-dedans de moi? Il répondit lui-même: «Attends-toi à Dieu». S'attendre à Dieu, c'est se reposer sur ses promesses, c'est-à-dire, «il ne te laissera pas, il ne t'abandonnera pas» (Hébreux 13/5).

Ivoiriens, ne craignons point, car Dieu est avec nous. Il nous fortifiera, oui il nous aidera, oui il nous soutiendra par la droite de sa justice. En d'autres termes, s'attendre à Dieu, c'est nous amarrer à une «ancre de l'âme, sûre et ferme» (Hébreux 6/19). C'est une ancre qui nous préserve d'être ballotés par les tempêtes de la vie dans un monde dont Satan est le prince (Jean 14/30). Nos cœurs sont troublés par les incertitudes des temps pénibles dans lesquels nous vivons, par des nouvelles contrariantes et décourageantes. Mais, nous ne serons pas ballotés si nos vies sont ancrées dans l'espérance de Dieu. Dans la mesure où nous gardons cette espérance devant nous, elle nous aidera à vivre une vie qui glorifiera le Seigneur; elle apportera joie et paix dans nos vies et dans nos maisons pour une Côte d'Ivoire réconciliée avec elle-même, solidaire et prospère pour tous.

Dieu bénisse la Côte d'Ivoire et nous garde. Je vous remercie».


Propos recueillis par Renaud Djatchi.


Source : Le blog de Benoît Boéhi

IMPACTS DE LA GUERRE SUR L'ECONOMIE IVOIRIENNE: LES AVEUX ET REVELATIONS DE CERTAINS PATRONS FRANÇAIS



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Plus la guerre s'installe dans la durée en Côte d'Ivoire, plus les langues se délient. Dernier fait en date, les aveux et révélations de certains patrons français au cours d'une réunion secrète à l'Elysée. «Quand la Côte d'Ivoire tousse, c'est toute la sous-région qui s'enrhume », dit-on.


Depuis plus de quatre mois, la Côte d'Ivoire vit la première guerre ouverte de son histoire depuis 50 ans. Les effets néfastes de l'interdiction d'exporter le cacao d'origine Côte d'Ivoire, ordonnée par l'Ue et voulue par Ouattara Alassane candidat malheureux à la dernière présidentielle de 2010, et l'embargo de l'Ue sur les ports d'Abidjan et de San Pedro, se traduisent par une baisse drastique des activités à l'import et à l'export au niveau des deux ports. Par ricochet, disons que c'est un véritable temps de vache maigre pour les transitaires et tous les acteurs du secteur maritime ivoirien. Mais aussi et surtout les douanes ivoiriennes dont quelques-unes des missions sont de non seulement collecter l'impôt sur les cordons douaniers pour l'Etat, mais aussi assurer la protection de l'industrie locale contre l'invasion des marchandises prohibées qui viendraient concurrencer les produits «Made in Côte d'Ivoire» sur le marché ivoirien.

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Si les pertes sont énormes pour l'économie ivoirienne (pas de données chiffrées pour l'instant), il n'en est pas moins pour les entreprises françaises qui opèrent aussi bien dans le secteur maritime que de la banque. C'est très conscients des effets néfastes de la guerre montée de toutes pièces par Nicolas Sarkozy en Côte d'Ivoire pour aider son poulain Ouattara, que des chefs d'entreprise français ont pris part à une réunion secrète qui s'est tenue récemment à l'Elysée sur la situation en Côte d'Ivoire. Au menu de cette réunion, à laquelle a assisté un aréopage hétéroclite de personnalités françaises, la question économique en priorité.

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Au cours de cette rencontre, « Bouygues, les responsables de Bnp Paribas et la Société Générale de banque, d'un commun accord, sont allés voir Sarkozy et se plaindre de ce que cette crise postélectorale qui s'est installée dans la durée alors qu'elle avait été programmée pour durer 48 heures, avait des conséquences graves sur les affaires en Côte d'Ivoire en particulier, mais aussi dans toute la zone africaine. Par conséquent, il fallait faire quelque chose d'urgence pour endiguer les pertes financières énormes qui prenaient, à tout point de vue, l'allure d'une catastrophe irréversible. Pis, les dirigeants des banques fermées, par leur seule volonté, voudraient venir à Abidjan pour prendre attache avec le pouvoir en place. Ce qui aurait été ressenti par Sarkozy et son gouvernement comme un camouflet ».

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Par ailleurs, au niveau de l'espace Uemoa, les effets de la guerre en Côte d'Ivoire sont également ressentis aussi bien au Burkina Faso, au Mali qu'au Niger. Si au Burkina Faso, ça grogne sous le manteau contre le régime de Blaise Compaoré, la Mauritanie dont les nationaux contrôlent jalousement et gèrent officiellement 30.000 boutiques de détaillants en Côte d'Ivoire n'est pas épargnée. Il est à préciser que bon nombre de ces boutiques sont fermées du fait de la persistance de la guerre à peine larvée en Côte d'Ivoire.


Elisée Koffi

 

Source : GBAGBO.CI


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Intervention de l'Ecomog en Côte d'Ivoire : La Cour de justice de la Cedeao dit non

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Les 15 Etats de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) ont reçu l'ordre de la Cour de justice régionale de s'abstenir de l'usage de la force en Côte d'Ivoire, dans une décision provisoire vendredi. Le tribunal, qui avait été saisi d'une requête déposée au nom du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, « ordonne aux Etats membres et aux institutions de la Communauté de se conformer strictement à l'article 23 du règlement de la Chambre », a indiqué la présidente de la Cour, Awa Daboya Nana. « Cet article, a-t-elle précisé, prévoit que, quand un conflit vient devant la Chambre, les Etats membres doivent s'abstenir de toute action susceptible d'aggraver le conflit ». L'affaire sera jugée sur le fond, le 9 mai.

Laurent Gbagbo avait saisi, en février, la Cour de justice de la Cedeao pour contester la décision de la Communauté économique d'exiger son départ de la présidence de Côte d'Ivoire. Le 7 décembre, un sommet de la Cedeao avait exigé le retrait du pouvoir du chef de l'Etat sortant ivoirien, reconnu son rival Alassane Ouattara vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre et suspendu la Côte d'Ivoire de l'organisation régionale.

La Cedeao avait également menacé de déloger M. Gbagbo par la force, s'il refusait. L'avocat de Laurent Gbagbo, Mohamed Faye, s'est félicité de cette décision, soulignant qu'« aucune institution de la Cedeao ne devrait prendre quelque initiative que ce soit, susceptible d'aggraver la situation, tant que le tribunal ne se sera pas prononcé sur le fond ». « La Cedeao est une communauté économique qui a décidé de s'ingérer dans les affaires intérieures d'un Etat membre, ce qui est hors de sa juridiction », avait argumenté en février un porte-parole de Monsieur Gbagbo, Ahoua Don Mello.

La décision de la Cour de justice n'aura cependant pas d'implication immédiate, la Cedeao semblant avoir écarté un éventuel usage de la force en Côte d'Ivoire. Le Nigeria, pays dont le président, Goodluck Jonathan, est le président en exercice de la Cedeao, a souligné le 24 février que toute action militaire pour déloger Laurent Gbagbo du pouvoir devait être placée « sous l'égide de l'Onu ».


Source : AFP

samedi, 19 mars 2011

COTE D'IVOIRE - PENURIE DE MEDICAMENTS: MSF ACCUSE «LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE»


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Médecins Sans Frontières (MSF) a signalé mardi les « grandes difficultés pour se faire soigner » que rencontraient les victimes des violences en Côte d'Ivoire « du fait de l'insécurité mais aussi des ruptures d'approvisionnement en médicaments résultant des sanctions internationales ».

« Pour peser sur la crise politique, la communauté internationale a imposé des sanctions commerciales et financières qui, ajoutées aux difficultés de transport, provoquent des ruptures d'approvisionnement en médicaments et matériel médical », commente l'organisation sur son site internet.

Cette situation, selon l'organisation, fait que « dans plusieurs régions du pays, des structures de santé manquent de médicaments de base et aussi de traitements pour soigner des maladies chroniques ou aiguës, notamment pour faire des dialyses rénales».

La ministre de la Santé Publique, Christine Adjobi, a dénombré le 7 mars, « 24 décès » pour la période de janvier à février chez les personnes dialysées consécutivement à la décision de l'Union Européenne d'infliger à la Côte d'Ivoire un embargo sur les bateaux à destination de ce pays y compris ceux transportant des médicaments.

Les étudiants du SYNESS (Syndicat National des Etudiants en Science de la  Santé de Côte d'Ivoire) ont organisé, le 24 février, une marche sur le siège de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) à Abidjan suivie d'un sit-in devant l'édifice. Ils se sont insurgés contre cette mesure « arbitraire » qui prive les malades de médicaments.

Selon le SYNACASCI (Syndicat National des Cadres de la Santé), il ne faut pas faire d'amalgame entre politique et affaires sociales. Le syndicat a par ailleurs menacé de poursuivre l'OMS et l'UE (Union Européenne) devant les tribunaux pour « crime contre l'humanité ».

Le Dr Christine Adjobi, Ministre ivoirien de la Santé publique, avait elle-même condamné le 26 février l'embargo sur les médicaments imposé à la Côte d'Ivoire par l'Union Européenne. « Qu'est-ce que la santé a à voir dans cette situation?  », s'était écriée la ministre qui a dénoncé « un crime contre l'humanité ».

Cette mesure d'embargo fait partie d'une série de décisions de l'Union Européenne visant à asphyxier le pays à tous les niveaux, notamment au plan économique, diplomatique et sanitaire. L'UE espère obtenir ainsi le départ du président Laurent Gbagbo du pouvoir et imposer à la tête du pays l'opposant Alassane Ouattara.

Le Conseil constitutionnel ivoirien, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs de l'élection présidentielle a proclamé Laurent Gbagbo, élu (51, 45%) contre son adversaire Alassane Ouattara (48%).


Source: IVOIREVOX

HUIT ANS D'INGERENCE NEOCOLONIALE FRANÇAISE...ET DE RESISTANCE HEROÏQUE DU PEUPLE IVOIRIEN


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Par Luis Basurto (*), le 12 mars 2011

La crise en Côte d'Ivoire n'est pas née en décembre 2010, le 2 de ce mois, jour de l'annonce solitaire, surprenante et hors délai des résultats électoraux provisoires du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010 faite par le président de la Commission électoral ivoirienne flanqué des ambassadeurs de la France et des USA dans le quartier général électoral du candidat Alassane Dramane Ouattara, l'orthodoxe économiste du FMI. La crise ivoirienne n'est pas née seulement du refus arrogant de la France, ayant obtenu le soutien des USA et de l'Onu, de reconnaître les résultats électoraux définitifs proclamés par le Conseil Constitutionnel ivoirien, l'instance suprême, la seule, qui avait le pouvoir légal de le faire.   La crise ivoirienne est née le 18 septembre 2002 au soir. La tentative de putsch, ratée, de ce jour là contre Laurent Gbagbo fut repêchée rapidement par un plan B de la France avec l'intervention efficace de l'armée française, le 43ème Bima, basée à Abidjan. Jacques Chirac ordonna rapidement la partition du pays sécurisant les rebelles dans le nord du pays en essayant parallèlement de déposséder Gbagbo de tous ses pouvoirs réels, ses pouvoirs constitutionnels, par les "accords" dits de Kléber, à Paris : il choisit  et désigna depuis janvier 2003 presque directement deux premiers ministres ivoiriens, Seydou Diarra en 2003 et Charles Konan Banny en 2005, qui bien entendu obéissaient aux instructions et aux injonctions de Paris. L'ingérence française, militaire, diplomatique et politique, fut constante depuis septembre 2002, elle vient donc de loin. La crise ivoirienne est un état quasi permanent depuis plus de huit ans du à cette ingérence permanente et intense.

La victoire de la force contre l'état de droit c'est justement ce qui s'est passé depuis 2002. Les putschistes pro-Ouattara furent requalifiés 'forces nouvelles » par l'interventionnisme chiraquien, par l'ingérence grossière. Laurent Gbagbo, historien, enseignant universitaire, social-démocrate modéré -fondateur du Front Populaire Ivoirien-FPI affilié à l'Internationale socialiste- fut élu le 22 octobre 2000 ayant long temps lutté pour les libertés politiques et contre le régime autocratique de Félix Houphouët-Boigny, l'allié inconditionnel de la France néocolonialiste. Mais, depuis le jour même de son investiture ses rivaux de l'ex parti unique houphouëtiste, le PDCI -Parti Démocratique de Côte d'Ivoire- l'ancien président Henry  Konan Bédié et l'ancien premier ministre d'Houphouët, A.D.Ouattara,  firent tout pour tenter de le déstabiliser et de l'éjecter de la présidence. Les putschistes du 18 septembre 2002 n'étaient pas à leur première tentative. Et la rébellion soutenue par J. Chirac commit dès le premier jour des crimes inavouables, des exactions les plus extrêmes, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Leurs responsables n'ont jamais été ni jugés ni condamnés. L'impunité -ainsi que la déloyauté et le cynisme- est ainsi devenue la règle dans la vie politique ivoirienne depuis septembre 2002.

La guerre civile, ouverte ou larvée, en Côte d'Ivoire est un état quasi permanent depuis septembre 2002. Et le coup d'Etat permanent, contre les institutions ivoiriennes et les élus, s'est érigé en système pérenne. En novembre 2004 les soldats français commirent contre des civils ivoiriens désarmés des tueries jamais poursuivies ni punies. Le 9 novembre 2004 face à l'hôtel Ivoire à Abidjan 57 civils ivoiriens furent sauvagement tués par l'armée française. Un reportage diffusé plus tard par Canal Plus en France montra les images horrifiantes, insupportables, de ce massacre. On l'a oublié ? Fin 2005 la France et son faux-nez onusien, l'Onuci, essayèrent de dissoudre rien de moins que l'Assemblée nationale ivoirienne, c'est ainsi que le 15 janvier 2006 le GTI, « groupe de travail international », annonça par communiqué banal qu'il « prenait acte » de la fin du mandat des députés ivoiriens. Cette ingérence inadmissible  provoqua le refus ferme des civils ivoiriens qui défilèrent par milliers ; les manifestations de colère patriotique furent stigmatisées par la France et diabolisées par ses médias français et ceux de la « communauté internationale ». Mais l'immixtion, l'ingérence grossière, ne put passer.

Chirac introduit l'ONU dans son dispositif géopolitique pour masquer le rôle néocolonial central de la France et « légitimer » l'ingérence ouverte en se drapant des « décisions » onusiennes. C'est ainsi que fut créée l'Onuci, la « mission de l'ONU pour la Côte d'Ivoire », avec un corps expéditionnaire de soldats, policiers et fonctionnaires civils chargés officiellement de s'interposer entre belligérants et de protéger la population civil mais dans les faits ayant plutôt couvert, consolidé, le pouvoir de la rébellion « nordiste » pro-Ouattara et ouvertement essayé d'éroder la souveraineté de l'Etat ivoirien. A l'ONU, touts les textes émanant du Conseil de sécurité furent, et le sont toujours, rédigés rien de moins que par les seuls diplomates français qui se livraient ensuite à un intense travail de lobbying pour les faire entériner par les membres permanents et non-permanents de cette instance.

A présent Nicolas Sarkozy ne fait rien d'autre que continuer cette aventure chiraquienne et il le fait avec beaucoup de conviction car A.D.Ouattara est son ami personnel. Ils partagent l'amitié avec certains potentats français comme Martin Bouygues et ce fut l'ancien maire de Neuilly-sur-Seine et actuel président qui  officia son mariage avec Dominique Folloroux, une femme d'affaires française liée aux milieux oligarchiques français. L'agitation, l'activisme et les gesticulations théâtrales sont la marque personnelle de Sarkozy, comportements pas moins hasardeux et dangereux pour autant, alors qu'il est dans la stricte continuité de Chirac et d'autres de Gaulle essayant à tout prix de sauvegarder le pré carré néocolonial français en Afrique.

En 2004, Jacques Chirac et Georges W. Bush commirent en Haïti un coup d'Etat « en douce » contre Jean Bertrand  Aristide, embarqué par la force dans un avion et envoyé à l'exil forcé en Afrique. Oublié tout cela ? Ils utilisèrent le même schéma qu'en Côte d'Ivoire, à quelques détails près, à savoir d'abord un coup d'Etat contre le président Aristide « justifié »  par une rébellion soutenue en sous main dès l'extérieur par les USA et le prétexte « d'éviter aux haïtiens une guerre civile », ensuite arriva le piétinement des institutions haïtiennes et finalement la totale mise sous tutelle du pays sous la bannière de l'ONU, la Minustah -Mission des Nations Unies pour la stabilisation d'Haïti- pilotée et contrôlée par le couple USA-France. Le bilan de cette ingérence et de l'écrasement de la souveraineté haïtienne est là, un bilan pitoyable, un bilan honteux. Les exactions des soldats onusiens en Haïti restent impunies. L'échec de l'interventionnisme de l'Onu, de sa Minustah, qui est celui du couple néocolonial USA-France est aisément démontrable par le bilan à tirer de six ans d'ingérence : embourbés dans les affrontements sociaux et politiques, ils -les USA, la France et l'ONU- ont été incapables même d'organiser et de garantir des élections crédibles, sans trop s'attarder sur l'incompétence manifeste, tragique pour les haïtiens, à faire face à l'urgence humanitaire créée par le séisme terriblement meurtrier de janvier 2010.

La crise ivoirienne n'est pas qu'une simple crise postélectorale comme nous essayons de le démontrer en rappelant les faits. Elle débuta le soir du 18 septembre 2002, donc à présent plus de huit ans se sont écoulés. L'état de guerre civile ne date pas non plus des élections du 28 novembre 2010 mais de l'institutionnalisation des putschistes pro-Ouattara du 18 septembre 2002 et de la banalisation de leurs méthodes antidémocratiques et sanguinaires : la longue et tenace tentative de prise du pouvoir directe d'A.D.Ouattara commença plus huit ans en arrière avec l'acte « fondateur » d'un putsch manqué. Ce putschistes furent promus, par l'ingérence militaire et politique française, et l'agitation médiatique -la propagande- qui l'accompagnait, par une ingérence néocoloniale, en acteurs politiques « crédibles » alors qu'ayant commis des crimes de guerre et crimes contre l'humanité et occupant en toute illégalité la moitié nord du pays, devenue zone de non-droit où toutes les exactions et trafics ont été et sont toujours possibles. La primauté de la force sur le droit c'est justement ce que les putschistes ratés pro-Ouattara, repêchés et requalifiés par J.Chirac, ont démontré et ouvertement revendiqué depuis 2002. L'impunité est érigée en système de par les exactions scandaleuses, non poursuivies et sanctionnées devant aucune juridiction ivoirienne ou internationale, des rebelles pro-Ouattara, mais aussi de l'armée française - le 43ème Bima puis la « Force Licorne » - et de son supplétif onusien, l'Onuci.

La résistance des civils ivoiriens et de l'Etat de Côte d'Ivoire est légitime et légale. La résistance contre l'ingérence néocoloniale française est un droit imprescriptible mais aussi  le devoir patriotique des ivoiriens. La défense ferme de la souveraineté et de l'intégrité de l'Etat et du territoire ivoiriens contre l'ingérence grossière et les desseins néocoloniaux de la France, épaulée à présent ouvertement par les USA -par l'axe impérialiste USA-Union Européenne qui fait tomber ses masques- est la seule conduite possible des ivoiriens s'ils veulent sauvegarder leur liberté, leur indépendance et leur dignité, celles du peuple ivoirien et celles de leur pays, pilier de l'ouest africain. L'avenir de l'Afrique et de l'ensemble des pays et des peuples du monde voulant préserver leur indépendance nationale et leur liberté passe par le combat héroïque et la victoire souhaitable des patriotes ivoiriens.


(*) Luis Basurto : Enseignant, syndicaliste.


Source : MONDIALISATION.CA

vendredi, 18 mars 2011

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 17 MARS 2011


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Le Conseil des Ministres du jeudi 17 mars 2011 s'est tenu sous la présidence de Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d'Ivoire.

Les questions d'actualité et la création de nouvelles collectivités ont été à l'ordre du jour de ce Conseil des Ministres.

Au plan sécuritaire,

Entre le 10 et le 17 mars 2011, après leur déroute dans la tentative de prise de la ville d'Abidjan par ce qu'ils ont appelé «la révolution orange», les rebelles ont décidé de procéder à des attaques terroristes et sporadiques dans la ville d'Abidjan.

  • Ainsi, dans la Commune d'Abobo, au niveau de la Société FILTISAC, le vendredi 11 mars 2011 des rebelles à bord de véhicules banalisés ont attaqué et emporté quatre véhicules.
  • Un convoi des Forces de Défense et de Sécurité et une soute vide d'essence des Forces de Défense et Sécurité ont été attaqués également dans la dite zone.
  • Le lundi 14 mars 2011, la position des Forces de Défenses et de Sécurité à l'entrée du premier pont de Yopougon a été attaquée provoquant des affrontements entre rebelles et Forces de Défenses et de Sécurité aux alentours de la Résidence du Général Philippe Mangou, Chef d'Etat Major de l'armée nationale de Côte d'Ivoire.

Le bilan est de 7 blessés du côté des Forces de Défense et de sécurité de l'armée de Côte d'Ivoire et de 2 morts du côté des rebelles avec des kalachnikovs récupérées par nos forces.

  • Le mardi 15 mars 2011 aux Deux Plateaux dans la Commune de Cocody ; 4 jeunes gens ont été tués par des rebelles ; plusieurs domiciles ont également été attaqués avec malheureusement des pertes en vies humaines.
  • Le ratissage en cours à Port-Bouët 2 dans la Commune de Yopougon s'est soldé par des échanges de tirs causant des pertes en vies humaines.
  • A l'Ouest de la Côte d'Ivoire, les locaux de la Sous-préfecture de Guézon ont été attaqués : bilan deux décès.
  • Des affrontements ont eu lieu entre Toulepleu et Bloléquin entre les Forces de Défense et de Sécurité et les rebelles dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 mars 2011.
  • Un hélicoptère de l'ONUCI a été immobilisé par la population locale à l'Aéroport de San-Pedro l'obligeant à redécoller et à quitter la ville.
  • Le Vice-président du Conseil Général de Sinfra a été abattu.

Le Président de la République Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO déplore ces nombreuses pertes en vie humaine et matériels. Il exprime sa compassion à toutes les familles endeuillées.

  • Le Terrorisme, forme dégénérée de la rébellion, est le moyen choisi par celle-ci pour s'attaquer au pouvoir. Il s'empare malheureusement du quotidien des Ivoiriens. La bataille contre le terrorisme est donc l'affaire de tous. C'est la raison pour laquelle le Président de la République de Côte d'Ivoire, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO appelle les Ivoiriens à une plus grande responsabilité et une plus grande collaboration entre les citoyens et les Forces de Défense et de Sécurité afin que toutes les présences suspectes dans notre environnement soient neutralisées.

Le Président de la République Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO appelle les Ivoiriens à être sereins car nous assistons ces jours aux derniers soubresauts d'une rébellion qui s'éteint en se camouflant dans des véhicules de transport en commun (gbaka et woro woro).

Le Président de la République de Côte d'Ivoire son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO rassure les Ivoiriens du fait que nos forces de l'ordre sont déployées sur le terrain pour faire obstacle à l'avancée du terrorisme.

Au plan diplomatique,

  • Suite à l'invitation de l'Union Africaine à son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d'Ivoire de se rendre à Addis-Abeba afin de participer à la réunion du Conseil de Paix et de Sécurité consacrée à la crise ivoirienne, le Président de la République a dépêché le Président du FPI, Monsieur Pascal AFFI N'Guessan et le Ministre des Affaires Etrangères Monsieur Alcide DJEDJE pour le représenter.
  • Affirmant la victoire de Monsieur Alassane OUATTARA sans avoir effectué l'évaluation complète des élections, seul gage pour découvrir la vérité sur les élections en Côte d'Ivoire, l'Union Africaine reconnaît néanmoins le Conseil Constitutionnel comme seule institution habilitée à conférer le statut de président à un candidat.

Les conclusions de la réunion du Conseil de Paix et de Sécurité constituent une sorte de compromis des positions divergentes autour de la crise ivoirienne.

  • Remerciant les Chefs d'Etat de l'Union Africaine pour avoir préservé la souveraineté de la Côte d'Ivoire et le respect de ses institutions, le chef de l'Etat Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO prend acte du cadre de discussion proposé par l'Union Africaine et attend le haut représentant mandaté par l'Institution pour envisager le schéma de dialogue inter-ivoirien seul gage de sortie pacifique de la crise, seul moyen  pouvant préserver la sécurité des citoyens et la stabilité nécessaire au développement de notre pays la Côte d'Ivoire.

Le Chef de l'Etat Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO engage le gouvernement à redoubler d'ardeur pour trouver des solutions pour résister aux sanctions que la communauté internationale nous impose.

Le Chef de l'Etat appelle donc les rebelles à déposer les armes, à cesser les violences et informe toute la communauté nationale et internationale que les décisions prises par un prétendu président non investi sont nulles et de nul effet.

Le Président de la République de Côte d'Ivoire son Excellence Laurent GBAGBO interpelle le Président Jonathan GOODLUCK, Président du Nigéria, pour l'assistance militaire qu'il apporte aux rebelles en convoyant 500 mercenaires sur Bouaké pour les appuyer.

Le Président de la République tient à informer les Chefs d'Etats de la sous région qui se prêtent à ce jeu qu'il n'hésitera pas à user de son droit légitime de défense au cas où des atrocités seraient commises à l'encontre des Ivoiriens.

Le Chef de l'Etat Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO s'adressera bientôt à la Nation ivoirienne.

  • Au plan économique,

La fermeture des banques, les sanctions de l'Union Européenne et l'insécurité grandissante, perturbe l'économie ivoirienne.

Des mesures sont prises pour faire face aux impacts des sanctions.

Pour les entreprises du secteur privé, un effort exceptionnel va être fait pour leur permettre de faire face à leurs engagements sociaux.

  • Au titre de la communication,

La RTI a été informée par la société Canal Horizon que le signal de la télévision ivoirienne est suspendu pour une raison de force majeure.

Le Gouvernement a pris acte de cette tentative d'étouffement médiatique et prendra des mesures appropriées.

  • Au titre de la décentralisation,

Le Conseil des Ministres a autorisé la signature d'un décret portant érection de 37 départements et circonscriptions administratives en collectivités territoriales.

Pour rappel, la Côte d'Ivoire a connu une accélération du processus de décentralisation en 2005 en passant ainsi de 58 départements à 95.

Les départements concernés par ces présents décrets sont :

  1. AKOUPE
  2. ARRAH
  3. ATIEGOUAKRO
  4. BETTIE
  5. BLOLEQUIN
  6. BOTRO
  7. DIDIEVI
  8. DIKODOUGOU
  9. DOROPO
  10. FRESCO
  11. GUEYO
  12. GUITRY
  13. KANI
  14. KANIASSO
  15. KORO
  16. KOUIBLY
  17. KOUNAHIRI
  18. KOUN-FAO
  19. KOUTO
  20. MADINANI
  21. M'BATTO
  22. MINIGAN
  23. NASSIAN
  24. NIAKARA
  25. OUANGOLODOUGOU
  26. OUANINOU
  27. PRIKRO
  28. SAMATIGUILA
  29. SOUDEGUE
  30. SIKENSI
  31. SINIMATIALI
  32. TEHINI
  33. TIAPOUN
  34. TRANSUA
  35. YAKASSE-ATTOBROU
  36. ZOUAN-HOUNIEN
  37. ZOUKOUGBEU

Enfin, au titre des mesures individuelles,

Le Conseil des Ministres a autorisé la signature de 27 décrets portant nomination des directeurs des Affaires Administratives et Financières au titre :

  • du Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme ;
  • du Ministère de l'Intérieur ;
  • du Ministère des Affaires Etrangères ;
  • du Ministère des Mines et de l'Energie ;
  • du Ministère de la Santé et de la Lutte contre le SIDA ;
  • du Ministère de la Construction et de l'Urbanisme ;
  • du Ministère de l'Agriculture ;
  • du Ministère de l'Equipement et de l'Assainissement ;
  • du Ministère des Transports ;
  • du Ministère de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle ;
  • du Ministère de l'Environnement, des Eaux et Forêts ;
  • du Ministère de la Jeunesse et de l'Emploi ;
  • du Ministère de l'Industrie et du Développement du Secteur Privé ;
  • du Ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant ;
  • du Ministère des Technologies de l'Information et de la Communication ;
  • du Ministère de la Culture ;
  • du Ministère de la Recherche Scientifique ;
  • du Ministère des Sports ;
  • du Ministère du Commerce ;
  • du Ministère de la Solidarité, de la Reconstruction et de la Cohésion Sociale ;
  • du Ministère du Travail ;
  • du Ministère Délégué auprès du Ministère de l'Economie et des Finances chargé du Budget ;
  • du Ministère Délégué auprès du Ministère de l'Education Nationale chargé de l'Enseignement Supérieur ;
  • du Secrétariat d'Etat auprès du Premier Ministre chargé de la Sécurité Sociale ;
  • du Secrétariat d'Etat auprès du Premier Ministre chargé des Handicapés ;
  • du Secrétariat d'Etat auprès du Ministère de l'Education Nationale chargé de la Vie Scolaire et Estudiantine ;
  • du Secrétariat d'Etat auprès du Ministère de la Solidarité, de la Reconstruction et de la Cohésion Sociale Chargé des Victimes de Guerre.

Je vous remercie.


Fait à Abidjan, le 17 mars 2011


Source : Site Officiel de la Présidence de la République

TERREUR POUR TERREUR: FAUT-IL EN ARRIVER LA? NON, PEUPLE IVOIRIEN!


COMMANDO RHDP.jpg

Après l'ultimatum de 72 heures, Commandant Fokker (patron du commando invisible patriotique) et ses éléments passent à l'action: «Les dignes fils de la Côte d'Ivoire vont la défendre».


Exclusif. Le compte à rebours a pris fin hier. Le commando invisible patriotique dirigé par un « ancien Fds-Ci à la retraite » qui se fait appeler Commandant Fokker, avait donné 72 heures à l'Onuci pour quitter la Côte d'Ivoire. Son commando se dit prêt à l'action. Nous proposons en exclusivité dans Le Temps (quotidien), la quintessence du plan d'action et les cibles. Entretien réalisé au téléphone, par Bertina Soro.


Bonjour, qui êtes-vous et pourquoi «Commando invisible» ?

Bonjour monsieur, nous avons décidé de nous confier à votre journal pour le combat que vous ne cessez de mener pour les Ivoiriens, contrairement à beaucoup de vos confrères qui eux, ont décidé de participer à la conspiration contre notre patrie. Le temps viendra où ces traîtres de la patrie répondront de leurs écrits et actes. Pour vous répondre, le moment viendra où certainement nous nous révélerons au monde entier. Pour l'instant, soyez patients et donnez-nous le temps de régler nos comptes aux ennemis de notre pays. Je suis un militaire à la retraite, j'ai servi dans plusieurs unités spéciales de l'Armée régulière ivoirienne. Je me suis retiré de la scène où je reviens grâce à des amis qui ont bien voulu nous doter d'une artillerie conséquente. Nous avons bouclé nos recrutements et sommes prêts à porter le feu.

Qui sont ces ennemis ?

Sachez que plus rien ne sera comme avant, à partir d'aujourd'hui (jeudi 17 mars 2011, ndlr). Nous allons traquer tous ceux qui tuent nos parents partout dans le pays. A partir d'aujourd'hui, ces Occidentaux qui se font appeler Union européenne vont devoir répondre de leurs actes. Tous ces criminels qui privent nos parents de produits pharmaceutiques et médicaux répondront de leurs actes criminels. Mais il y a aussi ces rebelles qui infiltrent les populations et qui sèment la désolation. Beaucoup de chefs rebelles ont installé leurs familles à Abidjan et nous avons commencé à les repérer famille par famille. Personne n'y échappera. Personne, y compris certains éléments des pays de la sous-région qui nous payent par la trahison, l'hospitalité que nous leur offrons. Soyez plus précis... Ils se connaissent, mais en dehors d'eux, nous voulons précisément parler des Français, Canadiens, Anglais et Américains. Ils payeront. Nous allons les abattre un à un où qu'ils se trouvent, nous irons les traquer et brûler vifs leurs corps. Ils ont voulu nous asphyxier avec leurs embargos, nous passerons à leurs résidences. Et toutes forces qui s'opposeront à nous seront combattues, y compris les nôtres : les Fds-Ci ; c'est pour elles et pour nos parents que nous combattons, il n'y a pas de raison que les Fds-Ci nous empêchent de porter le feu contre ces criminels blancs. Ils ont voulu la terreur, ils l'auront. Mais il n'y a pas que les Blancs. Parmi ces criminels, certains de nos frères et sœurs sont à la base de nos malheurs. Ces traîtres qui se font appeler Rhdp (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, ndlr). Nous les connaissons puisque nous les avons répertoriés. Après cette guerre, il n'y aura plus jamais de Rdr encore moins de Rhdp. Ils périront et la Côte d'Ivoire retrouvera sa sérénité d'antan. Et ceux d'entre eux qui auront la chance de survivre ne feront plus jamais la politique dans ce pays. Parce qu'ils auront compris qu'ils reviennent de loin. Nous allons faire régner la terreur en leur sein. Qu'ils se le tiennent pour dit. La récréation est bel et bien terminée. La Côte d'Ivoire a engendré des fils valeureux pour la défendre et nous allons la défendre. Plus jamais ces « Blancs » ne vont s'amuser avec la vie de nos parents, plus jamais !

Avez-vous les moyens de votre combat ?

Nous savions que tôt ou tard, nous en arriverons à cette situation mais nous ne savions pas à quel niveau certains de nos frères et sœurs iraient dans la conspiration et dans le malheur que les Occidentaux ont planifié contre notre pays. Mais ne vous inquiétez pas. Notre réaction va être à la mesure de la douleur et de l'attaque perfide dont sont victimes nos forces de l'ordre et nos parents à Abidjan et à l'intérieur du pays. Nous ne tolérerons plus rien. Depuis hier, (jeudi 17 mars 2011, ndlr) nous avons commencé à frapper. Nos ennemis reçoivent déjà nos visites à domicile, dans leurs bureaux ou même dans les rues quel que soit leur moyen de protection. Nous connaissons tous leurs mouvements partout dans le pays.

Que pensez-vous des actions de l'Onuci ?

Ceux-là, l'enfer a déjà commencé pour eux. Il y en a parmi eux qui ne retourneront plus jamais dans leur pays. Fonctionnaires onusiens civils ou militaires en Côte d'Ivoire nous les mettons dans le même panier. L'insécurité est déjà un acquis pour eux, partout nous les épions. Merci, nous n'avons plus rien à dire...

Allo ! Allo !...


 

In le quotidien Le Temps du 18 mars 2011


Source : GBAGBO.CI

VOICI TOUTE LA STRATEGIE DE L'«OPERATION PALAIS» MISE EN PLACE PAR L'ELYSEE


LICORNE. ARMEE FRANçAISE EN CI.JPG

La guerre qui a cours actuellement en Côte d'Ivoire n'a pas du tout l'allure d'une guerre civile, appelons les choses par leur nom, c'est tout bonnement une agression internationale contre la Côte d'Ivoire dont le commanditaire principal, maître d'œuvre et maître d'ouvrage, reste la France. A preuve, selon nos sources de l'Hexagone, la réunion secrète d'une coterie qui s'est tenue la semaine dernière sous l'égide de Sarkozy au Palais de l'Elysée à Paris.

Etaient associées à cette réunion, une pléthore de personnalités politiques françaises de tous bords : A commencer par Sarkozy lui-même, président de la République. Ensuite, Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, anciennement Secrétaire général de l'Elysée avec en charge le dossier ivoirien, Christine Lagarde, ministre de l'Economie et des Finances. Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie dite Mam, limogée dernièrement qui a eu à gérer ce dossier, en tant que ministre de la Défense et ministre des Affaires étrangères. Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de feu François Mitterrand. Laurent Fabius, ancien premier ministre de François Mitterrand. Jack Lang, ancien ministre mitterrandien, depuis août 2010, conseiller spécial aux Nations unies sur la piraterie, donc proche collaborateur de Ban Ki-moon. Bertrand Delanoë, maire socialiste de Paris. Jacques Toubon, ancien ministre chiraquien qui a représenté le Président Jacques Chirac. Martine Aubry et Ségolène Royale invitées toutes deux à cette réunion ont brillé par leur absence en déclinant l'invitation.

Cet aréopage hétéroclite de personnalités françaises avait à l'ordre du jour, un seul point : La situation en Côte d'Ivoire. Elle fait suite à deux raisons essentielles : La première est d'ordre économique : Bolloré, Bouygues, les responsables de Bnp Paribas et de la Société Générale de banque d'un commun accord sont allés voir le président Sarkozy et se plaindre de ce que cette crise postélectorale qui s'est installée dans la durée alors qu'elle était programmée pour 48 h, avait des conséquences graves sur les affaires en Côte d'Ivoire en particulier, mais aussi dans toute la zone africaine. Par conséquent, il fallait faire quelque chose d'urgence pour endiguer les pertes financières énormes qui prenaient à tout point de vue l'allure d'une catastrophe irréversible.

Pis, les dirigeants des banques fermées, par leur seule volonté, voudraient venir à Abidjan pour prendre attache avec le pouvoir en place. Ce qui aurait été ressenti par Sarkozy et son gouvernement comme un camouflet. La deuxième raison se situe sur le plan militaire. Malgré les moyens colossaux (armements, logistiques, financiers), l'Ecomog peine sur le terrain et n'arrive pas à trouver ses marques, face aux Fds. Sarkozy et autres en ont déduit que les forces en présence sont d'égale valeur, avec pour les Fds deux avantages certains, la maîtrise du terrain et la collaboration de la population qui la soutient. Ils en ont déduit qu'il fallait changer de stratégie pour réussir leur coup de force. Ce sont ces considérations et les donnes sur qui ont motivé ce conclave surréaliste ou des socialistes purs sangs sont allés se fourvoyer.

Une autre chose qui risque de créer un scandale politique en France et que le pouvoir français veut vite circonscrire par une victoire qui justifierait leur perte, c'est la mort sur le champ de bataille de l'Ouest de 37 soldats français dont les corps sont en souffrance à Sebroko, siège de l'Onuci, suite à une querelle diplomatique entre le Consul général de France et Choï, le représentant de Ban Ki-moon. Après discussions, ils ont choisi consensuellement de mettre fin au régime de Laurent Gbagbo avant la première semaine d'avril. La méthode : une guerre éclair «Blitz Krieg» à l'allemande qui ne doit pas durer plus de 48 heures. Un seul objectif, prendre le Palais présidentiel quel qu'en soit le prix. Simultanément, la Rti avec. Pour la réussir, voici le plan échafaudé :

1-      A l'extérieur : Pas de réunion de Conseil de sécurité à l'Onu. Car même si une telle résolution arrivait à passer sous les fourches caudines des vétos russes et chinois, les débats donneraient le temps à la Côte d'Ivoire de s'organiser pour faire face militairement à l'agression. Or, pour réussir ce «Blitz Grieg», il faut jouer totalement avec l'effet de surprise.

2-      A l'intérieur : a- Les Français de Côte d'Ivoire ne seront pas informés, de peur que l'affaire s'évente, et aucune disposition particulière ne sera prise pour eux, quitte à les sacrifier, s'il le faut. b- Il n'y aura pas de mise en congé d'élèves ou de fermeture de classes, pour éviter de mettre la puce à l'oreille des autorités ivoiriennes. c- Il n'y aura plus d'annulations de vols pour ne pas éveiller des soupçons chez les plus avertis des Ivoiriens.

Comment s'y prendre ? La procédure est aussi simple qu'ignoble. Prendre avant toute autre chose le ciel en main, avec une maîtrise totale (hélicos, avions, etc.) de l'espace aérien ivoirien. Pour se faire, prendre le jour-J l'aéroport de Port-Bouët (l'aéroport Félix Houphouët-Boigny, ndlr) par la Force Licorne, entre autres chargée aussi de bloquer les deux ponts et l'Autoroute du Nord pour éviter toute velléité de résistance de la part des patriotes (Treichville, Marcory, Koumassi et Yopougon étant isolés). Une fois le ciel maîtrisé, faire abattre un déluge de feu tous azimuts du ciel sur les Fds pour anéantir toute défense, en bombardant d'une manière intense le sol. Au sol, une offensive partira d'Adjamé et d'Attécoubé pour prendre le Palais.

Pour l'heure, la Résidence ne les intéresse pas; c'est le Palais du Plateau, symbole du pouvoir étatique. A cet effet, Choï a truffé tous les bidonvilles d'Attécoubé d'armes lourdes très sophistiquées qui seront utilisées par des éléments burkinabé, maliens et sénégalais formés pour et qui sont planqués dans ces quartiers précaires. La difficulté pour les soldats de l'Ecomog était de trouver une tenue qui leur permettrait de se reconnaître et d'éviter les bavures. C'est fait. Pour tout dire, Attécoubé est aujourd'hui, le plus grand dépôt d'armes lourdes que la Côte d'Ivoire ait connu. Les attaques de Port-Bouët et des autres communes seraient des diversions. Selon nos sources parisiennes, la seule commune d'Attécoubé contiendrait autant d'armements lourds que la Garde républicaine en possède. Pour éviter tout raté, les Français ont installé, à Sebroko cette fois, un matériel sophistiqué qui permettrait de visualiser tous les mouvements et sons du Palais présidentiel.

L'intérieur du pays : S'il ne constitue pas la préoccupation principale, il n'est pas en reste. Toumodi, par exemple, est quasiment infiltrée pour ne pas dire qu'elle est dans leurs mains. Ils veulent en faire un verrou pour prendre Yamoussoukro. Enfin, pour bloquer totalement toute velléité militaire venant de l'intérieur dans le but de renforcer les Fds à Abidjan, ils ont fait de N'Zianouan un dépôt d'armes, avec quatre significatives caches d'armes lourdes.

Voici, tel que décidé par le conclave de l'Elysée, ce que leurs médias qualifient d'«Opération Palais» depuis quelques jours. Et comme les partisans de Ouattara se trahissent toujours par leur propension à divulguer d'une manière ou d'une autre leurs basses besognes concoctées dans le plus grand secret des dieux, ils annoncent depuis le début de la semaine, à grands tapages médiatiques, qu'il y a des détonations d'armes lourdes à Adjamé, détonations qu'ils sont pour le moment les seuls à entendre. Ceci, quand ils n'affirment pas sur leurs chaines internationales qu'Adjamé est dans leurs mains. A quand la fin des rêves démoniaques de Sarkozy ?


Source : COTE D'IVOIRE LA VRAIE

 

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Réunion de guerre du 15 mars 2011, de 14 heures à 16 heures, au Camel : Attaque des positions Fds et des personnalités politiques.


1) Forêt du banco près de la Maca, Samedi 19 mars 2011: Dépôt d'armes le soir et la nuit pour une attaque d'envergure de la Maca et de Yopougon.

2) Au cimetière de Williamsville, Samedi l9 mars 2011: Dépôt d'armes entre 00 heure et 01 heure pour importante attaque du camp de la Crs1.

3) Biabou derrière l'aéroport, Samedi 19 mars 2011: Attaque de la base du Gatl.

La plus importante attaque est prévue pour le dimanche 20 mars 2011. Elle visera essentiellement la Résidence du chef de l'état. L'attaque partira de la résidence de l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire. Pour ce faire, l'ambassadeur de France ou le représentant diplomatique quittera sa résidence, le vendredi 18 mars 2011, pour se réfugier à l'ambassade des Usa.

La stratégie d'attaque consistera pour les mercenaires à attaquer les éléments en poste dans les différents postes d'observation de la résidence. Ce qui, à n'en point douter, obligera les éléments Fds en faction en ces lieux à riposter. Par rapport à cette riposte, l'armée française sortira son artillerie pour attaquer les positions de Fanci et la résidence du chef de l'Etat dont selon eux, l'assassinat est programmé ce jour du 20 mars 2011. L'Onuci et la Force Licorne interviendront pour pouvoir porter le coup fatal à la République de Côte d'Ivoire. De même, les mercenaires postés à l'ambassade des Usa s'impliqueront en appuyant l'attaque contre la République de Côte d'Ivoire.

NB: La majorité des rebelles de l'Hôtel du Golf a été déversée à Abobo et à Yopougon. La probable investiture d'Alassane Ouattara le mercredi 23 mars 2011. Il se trouve en ce moment au Burkina Faso. Quant à Konan Bédié, il attend à Paris où il se trouve en ce moment. Un officier proche du Président de la République a été approché, à la base Camel, pour faciliter l'opération d'élimination physique du président Gbagbo.


Source: GBAGBO.CI

mercredi, 16 mars 2011

ALERTE: UN COMMANDO DE PLUS DE 300 SOLDATS DE L'ARMEE NIGERIANE ARRIVE A BOUAKE MARDI SOIR



SOLDATS DE L'ECOMOG.jpg

Plus de 300 commandos de l'armée nigériane, qu'on appelle là-bas, les « gros bras », ont été déversés le mardi 15 mars 2011, à 18h, à l'aéroport de Bouaké, en provenance de Lagos. Selon les sources, au Nigéria, de INFOSCOTEDIVOIRE.NET qui vous livre cette information en exclusivité, ces tueurs de l'ECOMOG, ont été convoyés le mardi matin, dans 70 cars (bien comptés) à l'aéroport de Lagos. D'où ils ont décollé à bord d'un gros porteur militaire pour Bouaké, seconde ville de Côte d'Ivoire occupée par les terroristes de Dramane Ouattara qui endeuillent la Côte d'Ivoire depuis 2002.

Selon une autre source diplomatique très au fait de ce dossier mais qui désapprouve totalement ce qui se passe en Côte d'Ivoire, c'est de l'envoi de ces tueurs qu'ont discuté Dramane Ouattara et Jonathan Goodluck lors de sa toute récente visite à Abuja. On se souvient que la presse ivoirienne, proche de lui, avait annoncé, tambours battants, que de retour d'Addis-Abeba, le candidat malheureux à l'élection présidentielle ivoirienne, que la communauté internationale veut pourtant imposer à la Côte d'Ivoire, a effectué une escale au Nigéria. Eh bien, le « cadeau » que Goodluck a promis à Ouattara est bien arrivé en terre ivoirienne !

Les 300 tueurs commandos de l'armée nigériane que Jonathan Goodluck, vient d'envoyer ont pour mission, en liaison avec l'ONUCI et la Licorne, de travailler à l'installation immédiate au pouvoir d'Etat de Dramane Ouattara. Cette information d'une extrême gravité pour la lourde responsabilité que prend Jonathan Goodluck dans le conflit ivoirien, a été confirmée par une autre de nos sources, proche de l'ONUCI, mais qui désapprouve totalement la folie meurtrière qui s'est également emparée du représentant spécial de Ban Ki-moon en Côte d'Ivoire, Young J. Choï.

On le voit bien, le limogeage du général Hafiz, le chef d'Etat-major bangladeshi de l'ONUCI, jugé trop timide selon les plans de Barack Obama et Nicolas Sarkozy, et accusé d'être à l'origine des fuites dans la presse, n'empêchera pas de disposer d'informations de première main. Il faut en convenir donc, il y aura sans doute un terrible bain de sang en Côte d'Ivoire, si les soutiens extérieurs de cette bande de comploteurs et impérialistes n'arrêtent pas maintenant leurs plans diaboliques que Dieu, lui-même, aide à démasquer chaque jour.

Les Ivoiriens vont se défendre et nombre de ces 300 soldats nigérians qui ne connaissent même pas le terrain ivoirien vont périr ici, comme les commandos sénégalais ou burkinabé et autres français, à vouloir défendre une cause si injuste. Car la majorité des Ivoiriens vomissent Dramane Ouattara. Ils n'accepteront jamais l'installation à la tête de ce pays de cet homme, bourreau des paisibles Ivoiriens depuis 2002, qu'ils n'ont pas voté et qui a donc perdu le second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 face à Laurent Gbagbo.


Nialamanson Ateignan


Source : INFOS COTE D'IVOIRE.NET

LE BAL DES VAMPIRES A ADDIS-ABEBA

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Le gabonais Jean Ping, Président de la Commission de l'Union Africaine

 

Les hommes en cravates tels que Jean Ping et tout son staff du fameux panel des chefs d'État corrompus, venaient de se retrouver à Addis-Abeba pour discuter du conflit postélectoral en Côte d'Ivoire. Comme à l'élection d'un pape à Rome, malheureusement pour le cas d'Addis-Abeba, on n'a nulle part aperçu une fumée blanche sortir du toit d'Addis-Abeba allant dans le sens d'une bonne conclusion pour la Côte d'Ivoire. Mais l'on n'a vu que des ennemis de « Dieu », sinon des vampires, sortir d'une messe où tous étaient dans un état d'ébriété en débitant des décisions purement vampiriques. Par Gervais Mboumba [*].

 

Vous comprendrez que pour des gens complètement saouls et sortant d'une messe, la parole dite n'est pas celle de « Dieu », mais celle du « vampirisme politique et mafieux », signé par tous les vampires tels Compaoré, Idriss Deby qui (pour ce dernier), tout en se donnant l'étiquette de paneliste pour le règlement de la crise ivoirienne, faisait partir des conteneurs d'armes et de roquettes de N'Djamena la capitale où il règne depuis une éternité, pour les acheminer vers la Côte d'Ivoire, dans le seul but de d'aller donner la mort aux enfants de la Côte d'Ivoire. Heureusement que ces armes ont été saisies sur le territoire Camerounais.

Et qui sait, peut-être qu'il s'agit là d'un 8ème ou d'un 12ème convoi, lorsqu'on voit la prolifération des armes dans des mains inexpertes, du côté des rebelles, au nord de la Côte d'Ivoire. Ces armes ne viennent-elles pas du Congo, de chez Sassou ou du Gabon et du Sénégal ? Et même du pays convoyeur, le Tchad ? Voilà des preuves d'un vaste complot contre la Côte d' Ivoire. Idriss Deby devrait pourtant avoir sa place en prison. Mais étant protégés par la France, leur pays de droit, on attend la suite. Ainsi la messe qui a été dite le 11 mars 2011, à Addis-Abeba, prouve à suffisance que l'UA revêt l'image d'un groupe de mafieux qui vendent l'Afrique.

Portant des pantalons bourrés de chiffons qu'on appelle en bon français doux et respectueux, les caleçons ou petites culottes, ces gens de l'« UA » viennent de prouver à la face du monde que l'« UA » est le prolongement de la colonisation de l'Afrique par la France car, l'« UA » joue le même rôle de destruction et d'emprisonnement des Africains qu'à l'époque du l'« AOF » et de l'« AEF ».

Vous voyez tous combien bougent leurs têtes et leurs yeux en bons vampires et fossoyeurs de l'Afrique. Ils n'ont aucun remord pour les actes qu'ils commettent ni pour la violence aveugle qu'ils infligent aux pays libres et souverains d'Afrique comme la Côte d'Ivoire. .Jean Ping, le corrompu d'abord dans son propre pays, affichant même des velléités d'un banditisme comploteur, est en fait en train de sauvegarder sa place afin d'éviter le chômage et la retraite.

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Tous ont accepté de se mettre à genoux devant leur dieu Sarkozy en prouvant à l'élite africaine et aux peuples africains, que les fonctionnaires à l'« UA » n'étant pas des élus des peuples Africains, ils ne peuvent justement s'intéresser qu'aux intérêts de survie et non aux intérêts des Africains que la France continue à coloniser.

La Côte d'Ivoire étant un État souverain, comment comprendre que les gens aient le toupet de lui imposer Ouattara au sortir d'une élection truquée? Chef de rébellion de son acabit, et en considérant la politique de terreur qu'il a menée en Côte d'Ivoire depuis 2002, pour des humains civilisés, personne n'accepterait Ouattara. Même à une élection dans un village, il lui aurait, au préalable et de façon indiscutable, été exigé d'éteindre sa rébellion armée dans le pays avant toute activité politique. Mais que dire et surtout penser d'un complot si semblable à celui que la France sait bien faire en Afrique, c'est-à-dire soutenir une rébellion lorsqu'elle est la sienne, à cause de ses intérêts.

Ainsi comme on le voit, le schéma de la France est le même que celui qu'elle avait imposé à un régime issu des urnes au Congo Brazzaville avec le même modus operandi à savoir, soutenir un rebelle : Sassou Nguesso, ensuite aller aux négociations hors du Congo pour se retrouver à Libreville, pays dont le pouvoir et le chef Bongo font des complots avec la France contre des régimes qui ne s'alignent pas derrière elle. Ainsi, pendant que Sassou et ses mercenaires avaient envahi le Congo Brazzaville, les négociations à Libreville n'étaient que l'étape où il fallait contraindre Pascal Lissouba à se soumettre à leur volonté.

Et lorsque Pascal Lissouba refuse d'y aller, Bongo, Chirac, Abdou Diouf (ce dernier était encore au pouvoir au Sénégal), tout ce monde, poussa Sassou à broyer des centaines de milliers de Congolais pour le plaisir de la France dont les intérêts pétroliers sont énormes au Congo Brazzaville.

De même aujourd'hui avec Ouattara, pendant que des rebelles et des terroristes égorgent des ivoiriens, tuent des femmes et des enfants en guise de petit-déjeuner en attendant la grande bouillie qui aura lieu d'ici quelque temps, les voyous de l'« UA » composée des chefs d'États parvenus au pouvoir par coup d'État dans leurs pays respectifs, véritables dictateurs, vu leur nombre d'années au pouvoir, eux qui ont placé leurs populations respectives dans une prison à ciel ouvert, bande de criminels qu'ils sont, veulent à nouveau que la Côte d'Ivoire s'embrasse. Quel crédit peut avoir cette bande d'escrocs à l'« UA » ?

C'est une honte pour l'Afrique que d'adouber des ennemis de l'Afrique en les dotant du statut de chef d'État. Eh bien, Laurent Gbagbo qui n'a rien à cirer avec de telles décisions regurgitées par des individus sans scrupules, préfère mourir et devenir un grand héros martyr à la dimension de Lumumba plutôt que d'accepter le diktat d'une bande de mafieux de l'« UA », sous les ordres de Sarkozy.


Vive la Côte d'Ivoire!
Vive le peuple de la Côte d'Ivoire souveraine et libre!
Vive le digne fils de l'Afrique, son excellence Laurent Koudou Gbagbo, le grand défenseur des intérêts du peuple africain.


NOTE :

[*] Auteur: Gervais Mboumba, militant des droits de l'homme
E-mail: mboumba_gervais@yahoo.fr


Source: NERRATI.NET

mardi, 15 mars 2011

«GBAGBO DANS LE TOURBILLON DU GOLFE DE GUINEE»: LE FILM DOCUMENTAIRE QUI MET CHOI ET SARKOZY DANS TOUS LEURS ETATS



NICOLAS SARKOZY 7.jpg

A peine la deuxième partie du film documentaire « Gbagbo dans le tourbillon du Golfe de Guinée » passée sur les antennes de la télévision ivoirienne (RTI) que déjà, Nicolas Sarkozy et Young J. Choï sont dans la tourmente. Selon un diplomate onusien, dimanche, le représentant de Ban Ki-moon en Côte d'Ivoire a appelé un peu partout ses collaborateurs pour faire le point des informations de première main publiées par ce film.


Hier, au cours de la réunion qu'il a tenue avec le personnel, il n'a pas manqué de revenir sur ce qu'il a dit la veille, notamment au personnel local (les Ivoiriens) qu'il a accusé d'être à la base de l'importante fuite. Fou de rage, il lance à ses collaborateurs : «It is an inside information. I cannot accept it !». Traduction littérale : "C'est une information maison. Je ne peux pas l'accepter". Puis, se tournant vers le Chief-commander, le général bengladeshi Afyz, il se met à le savonner, l'accusant d'être une taupe au sein de l'ONUCI. Acculé et poussé dans son dernier retranchement, le général Afyz rend sur-le-champ sa démission. Choï, dans sa colère-panique, le remplace par un autre général, celui-là togolais. Hier, à l'ONUCI, c'était un branle-bas total, Choï le patron des lieux se sentant découvert dans sa tentative d'opposer les Ivoiriens les uns contre les autres.

Dans le même temps, à Paris, Nicolas Sarkozy est lui aussi dans le tourbillon provoqué par le film-documentaire. Selon une source proche du Quai d'Orsay, le président français a demandé que Canal Horizon coupe le signal de la RTI sur son bouquet pour que les émissions diffusées par la télévision ivoirienne ne soient plus vues dans l'Hexagone.

On le voit, Sarkozy et Choï ont été touchés là où ils dominent jusque-là : le domaine de la communication. Le combat qu'ils mènent contre la Côte d'Ivoire s'étant déplacé sur leur propre terrain, ils ont du mal à contrôler leur passion et donnent des coups dans tous les sens.


Source : NOTRE VOIE


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lundi, 14 mars 2011

CONFERENCE DE PRESSE DE MADAME LE MINISTRE DE LA SANTE ET DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA, LE LUNDI 07 MARS 2011



CHRISTINE NEBOUT ADJOBI.jpg

Objet :

Situation sanitaire de la Côte d'Ivoire, depuis l'embargo de l'Union Européenne sur les ports de Côte d'Ivoire


Mesdames et Messieurs les journalistes,


Je voudrais avant tout propos vous saluer et vous remercier pour avoir répondu à notre appel.

C'est avec le cœur meurtri que je m'adresse à vous pour vous informer des effets dévastateurs de l'embargo sur les ports ivoiriens.

Ainsi, la notification de la mise en œuvre de l'embargo maritime de l'UE sur les ports autonomes de Côte d'Ivoire se traduit par l'impossibilité à partir du 11 Février 2011 d'embarquer dans l'UE des produits courants et pharmaceutiques à destination de notre pays et ce dans le cadre des sanctions infligées à la Côte d'Ivoire.

Mesdames et messieurs, je voudrais vous rappeler que le  profil épidémiologique de notre pays est préoccupant, car il  est marqué par un niveau très élevé des principaux indicateurs de morbidité et de mortalité.

Ces indicateurs qui traduisent le mauvais état de santé des ivoiriens sont par ordre de fréquence ; le paludisme (69,25 cas pour 1000 habitants), le VIH/sida (3,4 cas pour cent habitants), la tuberculose (393 cas pour 100 mille habitants), la malnutrition chronique constatée chez un enfant sur trois de moins de 5 ans, et les maladies à potentiel épidémique pour ne citer que celles-ci.

Les maladies chroniques que sont l'hypertension artérielle, le diabète, l'insuffisance rénale, et les cancers ne sont pas en reste, et font payer un lourd tribut à la population.

Je voudrais aussi rappeler que dès notre prise de fonction, sont survenues dans le contexte épidémiologique et environnemental  que nous connaissons,   les urgences sanitaires ci-après :

  • Les épidémies de fièvre jaune survenues à partir du 22 novembre 2010 dans quatre districts sanitaires de la zone CNO que sont Séguéla, Mankono, Béoumi et Katiola, avec notification de 11 décès sur les 21 cas enregistrés.
  • Une épidémie de choléra à Abidjan depuis le 21 janvier 2011, localisée à quatre districts sanitaires que sont Adjamé-Plateau, Attécoubé, Yopougon-Ouest et Abobo. A ce jour, 509 cas ont été notifiés dont 12 décès.
  • Une épidémie de rougeole dans les districts sanitaires d'Adiaké, Tiapoum et Aboisso que nous gérons depuis le 17 février 2011.
  • Parallèlement à la riposte contre ces situations d'urgence, nous assurons la prise en charge des victimes des violences postélectorales dans toutes les structures de soins du territoire national. A la date du 03 Mars 2011, nous avons enregistré 1233 victimes dont 1134 blessés et 99 décès.
  • Enfin, nous organisons, avec la cellule humanitaire mise en place par le gouvernement, la prise en charge des personnes déplacées:

-         au nombre de 25.000 pour   les régions des Montagnes (Man, Danané) et Moyen Cavally (Guiglo, Bangolo et  Duékoué),

-         de 13.000 pour les régions du Moyen Comoé, des Lacs, du Nzi Comoé, de la Marahoué, du Haut Sassandra et  du Zanzan ,

-         et de 600 personnes provenant d'Abobo pour la paroisse St Ambroise Jubilé d'Angré.

Des dispositions sont en train d'être prises pour la gestion de 1500 déplacés à l'église évangélique de Yopougon Gesco.


Mesdames et Messieurs les journalistes,


Avec la situation des urgences sanitaires  que nous venons d'évoquer dans un pays au profil épidémiologique très préoccupant,  que vaudrait notre   système de santé sans médicaments ?

C'est ainsi que parallèlement à la riposte contre  les  épidémies, et à la prise en charge des victimes d'agressions, nous avons instruit nos services de nous évaluer les stocks en produits pharmaceutiques afin de gérer au mieux  les approvisionnements en médicaments, vaccins, produits sanguins et intrants.

De ce rapport, il est ressorti  que dans le secteur public, certains médicaments tels que ceux de l'hémodialyse sont en rupture, et que les autres médicaments de première nécessité comme les ARV, les antipaludiques, les antibiotiques sont disponibles pour les deux à quatre mois à venir.

La plupart des intrants et des consommables dont les solutés, les gants, les nécessaires pour prélèvement de sang, les films pour appareil de radiologie étaient à un mois de stock.

Dans le secteur privé, les pharmacies étaient également à deux mois de stock.

Pour les produits d'hémodialyse, leur rupture persistante a occasionné de janvier à février 2011 déjà 24 décès,  et ce nombre pourrait s'accroître les jours à venir si cet embargo perdurait.


Quels sont les facteurs  qui contribuent à la tension des stocks ?


Ces facteurs  sont   d'une part l'impact négatif de l'embargo sur les navires de l'Union Européenne  approvisionnant la Côte d'Ivoire en médicaments  et d'autre part les dysfonctionnements du système bancaire.

Pour ce qui est de l'embargo sur les navires à destination de notre pays, il faut noter que 90% au moins des approvisionnements en médicaments se font à partir de l'UE.  Ceux-ci sont acheminés dans 80% des cas par voie maritime et 20%des cas par voie aérienne.

Par ailleurs, la mise en œuvre de cet embargo a comme conséquence qu'un certain nombre de conteneurs de produits pharmaceutiques embarqués avant le 10 février 2011, sont   sur mer et ne pourront pas arriver directement en Côte d'Ivoire, car  débarqués à Dakar au Sénégal avant d'être probablement  réacheminés par d'autres voies sur Abidjan, avec un rallongement significatif du délai de livraison.

Tenant compte de ces stocks flottants, les stocks actuels pourraient permettre dans les perspectives les plus optimistes, une couverture des besoins en produits pharmaceutiques de la Côte d'Ivoire pour 1 mois en moyenne, soit fin mars 2011.

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En une vingtaine de jours de mise en œuvre de cet embargo ignoble sans précédent de l'Union Européenne, les grossistes privés sont en moyenne à 17% de taux de rupture de stock alors que celui-ci se stabilisait en situation normale, entre 2 et 3%.

En  ce qui concerne la Pharmacie de la Santé Publique qui est la centrale publique d'achats de médicaments, elle présente actuellement 70% de taux de rupture de stock sur ses produits traceurs y compris les consommables de dialyse. A cette difficulté, il convient de relever l'insuffisance d'approvisionnement des structures sanitaires, en raison de l'indisponibilité de liquidité pour la PSP en vue de s'approvisionner  en  carburant.

Par ailleurs, la fermeture des banques aggrave les difficultés d'approvisionnement en médicaments aussi bien pour le secteur public que pour les grossistes privés en raison des problèmes liés au règlement des fournisseurs à l'étranger.

A ce jour, il convient de relever que certaines pharmacies privées refusent le système du tiers payant et imposent à la clientèle un  règlement au comptant, avec pour conséquences une difficulté d'accès aux médicaments, des risques accrus de prolifération des médicaments contrefaits et d'automédication des populations.

Mmes et Mrs, je m'interroge avec vous encore une fois : que vaut un système de santé dans le monde sans médicaments, et particulièrement dans un continent comme l'Afrique qui connaît une résurgence des épidémies de toutes sortes ?

J'ajoute que cette indisponibilité des médicaments essentiels et des dispositifs médicaux, aura pour conséquences à très court terme, l'arrêt de certaines interventions chirurgicales, la mauvaise prise en charge médicale de certaines pathologies, les difficultés d'assurer les soins infirmiers, tout ceci contribuant à augmenter sans nul doute, la morbidité et la mortalité déjà élevées dans nos populations.

C'est pourquoi, en voulant asphyxier  les populations ivoiriennes  en médicaments, l'Union Européenne ne fait rien d'autre que de programmer méthodiquement la mort des populations ivoiriennes. Il s'agit ni plus ni moins d'un holocauste.

Mmes et Mrs les journalistes, nous refusons qu'on utilise la porte d'entrée du système sanitaire pour l'extermination des populations de Côte d'Ivoire.

L'Etat de Côte d'Ivoire, dont la mission est d'assurer la santé de ses populations, ne comptant pas rester inactif devant ce véritable désastre humanitaire assimilable à un crime contre l'humanité, continue de prendre des dispositions pour y faire face.

C'est l'occasion pour la Côte d'Ivoire, avec à sa tête le Président Laurent GBAGBO et son Gouvernement d'interpeller les traditionnels partenaires de la santé en Côte d'Ivoire que sont l'OMS et l'UNICEF pour leur silence coupable qui va à l'encontre de leur mandat qui devrait les emmener à dénoncer de pareils agissements et à manifester leur solidarité agissante au peuple de Côte d'Ivoire.

J'en appelle aux peuples qui ont connu par le passé de tels génocides, afin qu'ils se mobilisent aux côtés du peuple de côte d'Ivoire pour dénoncer cette mesure inique.

Avant de clore mon propos, je voudrais faire une mention particulière à tous les acteurs et professionnels de la santé qui, en cette période difficile, au péril parfois de leur vie, continuent sans relâche de porter secours et assistance aux populations  sur toute l'étendue du territoire national.

J'associe à ces remerciements toute la population de côte d'Ivoire qui fait preuve de civisme et de maturité d'esprit en ne tombant pas dans le piège de la révolte dans lequel toutes ces manœuvres ourdies par les ennemis de notre pays tendent à la pousser.

Mmes et Mrs les journalistes, encore une fois merci de nous avoir consacré votre précieux temps.

Vous êtes  tous témoins devant l'histoire de ce crime contre l'humanité perpétré en  Côte d'Ivoire par l'Union Européenne dont l'attitude est assimilable au tir sur une ambulance d'un snipper embusqué, alors qu'elle se targue de faire partie des peuples qui ont inscrit le droit à la santé dans la Charte des Nations Unies,  mais  pour qui, peut-être, les populations vivant en Côte d'Ivoire ne sont certainement pas des êtres humains devant jouir de ce droit fondamental reconnu à tout peuple.

Devant ces faits, et dans le souci d'assurer son devoir régalien, le gouvernement s'attèle à faire éviter à la Côte d'Ivoire une pénurie grave de médicaments afin de préserver la santé de ses populations.

La souveraineté d'un Etat passe aussi par la capacité de ses gouvernants à prendre en charge de manière autonome et durable son peuple.

C'est pourquoi, je remercie l'UE qui donne l'occasion à l'Etat de Côte d'Ivoire de prendre ses responsabilités.

Dieu bénisse toujours la Côte d'Ivoire !

Je vous remercie.


Madame le Ministre de la Santé et de la Lutte contre le SIDA

Dr Christine NEBOUT ADJOBI


Dispositions prises pour la prise en charge des déplacés


Des médicaments, intrants et kits d'une valeur de 23 millions de FCFA ont été acheminés par le gouvernement sur les deux principaux sites d'accueil des déplacés internes Duékoué et la paroisse St Ambroise du Jubilé de Angré pour la prise en charge des malades de ces sites qui hébergent pour Duekoué 25 000 déplacés et Angré 600 déplacés.

Des équipes médicales sont installées en permanence sur ces sites pour également lutter contre les maladies à potentiel épidémique. Des dispositions sont entrain d'être prise pour la gestion de 1500 déplacés à l'église évangélique de Yopougon GESCO.

 

Source: Ministère ivoirien de la Santé et de la Lutte contre le Sida.

LES RAISONS DE L'ECHEC DU PANEL DE L'UNION AFRICAINE: L'EMOTION L'A EMPORTE SUR LE FOND DU DOSSIER


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Rencontre de l'«Union africaine» sur la crise ivoirienne. L'on y attendait le dénouement du poker menteur ivoirien. Mais l'on en est plutôt sorti stoïque. Le consensus n'ayant pu être trouvé pour sortir définitivement la Côte d'Ivoire de l'ornière électorale, où elle s'est empêtrée depuis le 28 novembre 2010.


Mais à bien y voir de près le problème ivoirien remonte à bien longtemps, depuis que le socialiste Laurent Gbagbo a accédé en octobre 2000, à la Magistrature suprême. Le chef d'Etat ivoirien prône un rééquilibrage de la répartition des immenses richesses de son pays. L'appétit de la France insatisfaite se voit alors douché face à un Gbagbo « récalcitrant incommode et réfractaire » à la bonne boulimie hexagonale. On a battu en brèche les suggestions du plus pondéré du Groupe de Haut niveau des chefs d'Etat de l'« Union africaine », en l'occurrence le Mauritanien Ould Abdel Aziz. On a refusé de prêter une oreille attentive à la démarche constitutionnelle et donc légaliste du Sud-Africain Jacob Zuma. Que restait-il d'autre à part le Malawi dont la dette se voit « effacée » par la France corruptrice ? A quoi pouvait-on s'attendre du Burkinabé Blaise Compaoré fier de son statut de président à vie assuré par la France ? Le Tchadien Idriss Déby Itno qui doit une fière chandelle à la France qui lui a flanqué une rébellion de « surveillance », préfère ne pas prendre de risque. Le groupe de Haut niveau mis sur pied par le Conseil de paix et de sécurité de l'« Union africaine » souffre de trois péchés congénitaux.

Premièrement il est pris à son propre piège quand il dit que la solution doit être trouvée par « consensus » et ce n'est qu'à cette seule et unique condition qu'elle deviendra « contraignante à toutes les parties ivoiriennes ». Ce qui voudra dire que, tant qu'une des deux parties conteste la décision, il faudra attendre la saint glinglin. « Nous avons estimé que c'est une proposition inacceptable... Malheureusement, nous avons constaté que le panel de Haut niveau s'est contenté de reprendre ce que nous savons déjà. Le panel est dans l'incapacité de nous donner les arguments qui fondent cette décision (le choix d'Alassane Dramane Ouattara comme président élu de Côte d'Ivoire, ndlr) ». S'est braqué l'ancien Premier ministre ivoirien Pascal Affi N'Guessan qui représentait le président Gbagbo à ces rencontres. Le porte-parole du candidat Gbagbo à la dernière élection a donné le ton.

Deuxièmement, la couardise de certains de ses membres face au chantage de la France.

Dès le départ, le panel a été noyauté par la France consciente de la faiblesse de la majorité de sa composante. Là où l'idéal voudrait en vue de s'assurer une majorité soviétique, qu'elle s'aliène l'Afrique du Sud de Jacob Zuma, la Mauritanie d'Ould Abdel Aziz et narguer le continent noir. La France pourra se contenter d'une majorité relative constituée du Burkina Faso, du Tchad et du Malawi. Mais ce n'est qu'un round de joué. Il faudra attendre. Car, la « contrainte » passe forcément par le « consensus » qu'il faudra nécessairement trouver entre le candidat de « La majorité présidentielle (Lmp) » et celui du « Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) ».

Troisième couac et c'est là où la tâche devient âpre. L'« Union africaine » a fermé les yeux sur les résultats de ses propres missions en Côte d'Ivoire. Ni le chef de délégation de la mission d'observation du second tour de l'élection présidentielle l'ancien premier ministre Joseph Koku Koffigo, ni l'émissaire de l'« Union africaine » l'ancien président sud africain Thabo Mbeki, ni le Groupe des experts, encore moins le Groupe de grands niveau constitué de chefs d'Etat ; tout ce bataclan financé à grands frais pour des missions onéreuses en Côte d'Ivoire n'a été pris en compte, à entendre Affi N'Guessan. On a carrément botté en touche les considérations légalistes pour des considérations d'ordre émotionnel. Vous voulez une issue heureuse à la crise ivoirienne ? Veuillez passez demain !



Lire, ci-dessous, le « communiqué du Conseil de paix et de sécurité » de l'« Union africaine » sur la résolution de la crise ivoirienne postélectorale du 28 décembre 2010 :

>> COMMUNIQUÉ DE LA 265ème REUNION DU CONSEIL DE PAIX ET DE SÉCURITÉ DE L'UNION AFRICAINE DU 10 MARS 2011.

 


Source : NERRATI.NET

JEAN PING, BAN KI MOON, YOUNG JIN CHOI: LE TRIO DES MARIONNETTES NUISIBLES DE LA FRANCE POUR LA PARTITION DE LA COTE D'IVOIRE



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Par Daniel NKOUTA (*)


La situation postélectorale qui prévaut depuis bientôt trois mois en Côte d'Ivoire ne peut être bien comprise qu'en interrogeant sincèrement et donc sans à priori l'histoire, et cette interrogation nous permettra de saisir l'acharnement pervers de trois marionnettes nuisibles au service de la France que sont Jean PING, Ban KI MOON et Young JIN CHOI sur le peuple ivoirien.


S'il est vrai que les causes d'un événement historique sont en général multiples et complexes, il peut quand même paraître surprenant que, tant d'années après la fin des deux Guerres mondiales, celle de la Guerre de Corée et la guerre du Vietnam, le monde s'interroge encore sur les causes réelles de ces conflits. La raison en est que, pendant très longtemps, les historiens occidentaux qui se sont chargés de relater ces évènements se sont moins consacrés en réalité à en analyser les causes qu'à en déterminer les responsabilités, qui étaient évidemment le fait de l'autre camp.

Comment et pourquoi en 1914 et 1939 les grandes nations occidentales se sont précipitées les unes contre les autres avec fureur ? Comment et pourquoi les mêmes nations occidentales sont parties de chez elles pour aller agresser d'autres nations en Asie sous prétexte d'enrayer la propagation du communisme ? Les agresseurs se sont toujours et chaque fois présentés en victimes. Mais un simple regard lucide permet de comprendre qui est le vrai agresseur et où est la véritable victime. Pourquoi aujourd'hui, les mêmes nations occidentales jurant chaque fois au nom de Dieu s'acharnent sur l'Afrique, un continent paisible depuis toujours et qui n'a jamais agressé personne ? Un regard lucide sur l'histoire permet de comprendre. Et le même regard lucide sur un pan de l'histoire, permet de comprendre le choix porté sur trois mercenaires asiatiques Ban KI MOON, Young JIN CHOI et Jean PING, deux Sud-Coréens et Sud-Vietnamien dans la situation qui désole la Côte d'Ivoire, mais en fait l'Afrique tout entière.

Les causes de la guerre de Corée remontent aux conditions dans lesquelles ont été établis les deux gouvernements coréens en 1948. Le gouvernement de la Corée du Nord a refusé de reconnaître la légitimité des élections menées dans le Sud sous l'égide de la Commission des Nations unies; celui du Sud se targue de la tutelle de l'ONU pour clamer qu'il est le seul gouvernement légitime de la Corée, bien que l'ONU ait seulement sanctionné la validité des élections dans le Sud. Dès lors, chacune des parties se croit légitimée à reconquérir l'autre. Le scénario se répète en Côte d'Ivoire avec une fois encore la fameuse certification par l'ONU.

Dans la nuit du 24 au 25 juin 1950, à 4 heures du matin, 600.000 soldats Nord-Coréens franchissent la ligne de démarcation du 38e parallèle qui sépare les deux États : La République Démocratique Populaire de Corée, la Corée du Nord qui aura comme capitale : Pyongyang, dirigée par un régime communiste dont le Secrétaire Général est KIM IL SUNG qui a alors trente 38 ans, la République de Corée du Sud avec comme capitale Séoul, est dirigée par un  régime capitaliste dont le chef est  SYNGMAN RHEE 75 ans, héros de l'indépendance.

Le jour même de l'attaque nord-coréenne, le Président américain Harry Truman saisit l'Organisation des Nations Unies (ONU). La jeune instance internationale joue sa crédibilité sur ce conflit. Aussi le Conseil de sécurité ne se fait-il pas prier pour condamner ce qui aux yeux des Occidentaux est une agression et annoncer la mise en place d'une force internationale pour rétablir la paix dans la région. On pourrait parler de « l'ONUCOREE », comme on parle aujourd'hui de l'ONUCI .Cette décision a été rendue possible par l'absence des Soviétiques qui, depuis plusieurs mois, boycottaient le Conseil de sécurité.

Un corps expéditionnaire sous les ordres du Général Douglas MacArthur (70 ans) débarque dans la péninsule et préserve de l'invasion une tête de pont à Pusan, au Sud-est. Le Général lance sa contre-offensive le 15 septembre, reprend Séoul le 2 octobre, repousse les troupes nord-coréennes vers le Nord, franchit le 38e parallèle et atteint en un mois la frontière avec la Chine. Dans une situation désespérée, les Nord-Coréens reçoivent l'appui d'innombrables «volontaires» venus de Chine où une révolution communiste a triomphé quelques mois plus tôt. Six armées chinoises d'un total de 180.000 hommes franchissent le Yalou, le fleuve qui sépare la Corée de la Chine. Le 26 novembre 1950, c'est au tour des Nord-Coréens et de leurs alliés chinois de reprendre l'offensive. Le corps expéditionnaire de l'ONU qui doit se replier au sud du 38e parallèle et au prix de nombreux efforts, arrive à se rétablir sur l'ancienne ligne de démarcation. La Chine est condamnée par l'ONU. Néanmoins, le Général MacArthur ne se satisfait pas de cette condamnation diplomatique et réclame une intervention aérienne contre les bases arrières des Nord-Coréens situées en Mandchourie, de l'autre côté de la frontière avec la Chine. Les Etats-Unis qui craignent alors qu'une telle opération soit considérée par La Chine Populaire comme un casus belli, désapprouve son Général. Au grand soulagement de l'opinion internationale, le Président Truman rappelle le turbulent Général le 11 avril 1951 et le remplace par le Général Matthew Ridgway (56 ans) qui s'en tiendra sagement à une guerre de positions.

Venons-en à la guerre d'Indochine ou du Vietnam, pour le côté Jean PING. Quand, en décembre 1859, le gouvernement de Napoléon III décida de créer un Etablissement permanent à Saïgon, il expliqua ainsi ses intentions : « Ouvrir aux confins de la Chine une voie nouvelle à la civilisation et au commerce de 1'Occident, faire respecter les missionnaires chrétiens et leurs disciples. »un instrumentum regni ! En 1884, la France qui a volontairement morcelé le Viêt Nam en trois parties à la suite des conquêtes successives commencées au Sud de Hué baptisé Cochinchine, parce que situé entre Cochin en Inde, et sur la route de la Chine; le Centre qui recevait le nom de Annam, paix du Sud, ; et le Tonkin, francisation de Dông Kinh, capitale de l'Est réunit la Cochinchine, l'Annam, le Tonkin, le Laos, et le Cambodge au sein de l'Indochine française. Machiavel ne disait-il pas que la religion était

En 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le conflit avec l'Empire du Japon aboutit à la désorganisation complète de l'Administration coloniale française en Indochine. Le Việt Minh, mouvement nationaliste fondé par le Parti Communiste indochinois, en profite pour prendre le contrôle d'une grande partie du territoire vietnamien : Hồ Chí Minh, son chef, proclame le 2 septembre 1945 l'indépendance de la République Démocratique du Viêt Nam. Le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient reprend progressivement le contrôle de l'Indochine ; les Français repensent ensuite le statut de la fédération au sein de la nouvelle Union française. Un conflit larvé se poursuit avec le gouvernement indépendantiste vietnamien, tandis qu'une solution diplomatique est en vain cherchée. La guerre éclate au grand jour à la fin 1946, quand le Việt Minh tente un coup de force contre les Français puis prend le maquis. Plusieurs années de guérilla opposent alors le Corps expéditionnaire à l'Armée populaire vietnamienne, force armée du Việt Minh, qui passe progressivement à une guerre de mouvement de plus en plus audacieuse. La France fonde en 1949 l'État du Viêt Nam, gouvernement central vietnamien proposant une alternative politique à Hồ Chí Minh, et le dote d'une force militaire, l'Armée nationale vietnamienne, afin de « vietnamiser » le conflit.

La guerre d'Indochine est donc une fois encore, une guerre d'indépendance d'un peuple occupé par une puissance occidentale : la France accompagnée par les USA, et nous avons le remake en Côte d'Ivoire où Laurent Koudou GBAGBO est le Hồ Chí Minh africain, proportions gardées. Ceux qui de nos jours se gendarment contre l'immigration dans leurs pays, sont les mêmes qui, sans y avoir été invités, se sont lancés hier dans des campagnes d'occupation d'autres pays avec pillage des richesses. Et l'on voudrait nous donner à croire que Dieu est juste et bon !

Roosevelt étant favorable à la décolonisation, le Viêt-Minh pense profiter de la neutralité bienveillante des États-Unis. À la conférence de Potsdam, en juillet 1945, il a été décidé que Chinois et Britanniques désarmeraient les soldats japonais et occuperaient le pays jusqu'à un règlement. Mais la Grande-Bretagne, aux prises dans ses anciennes colonies avec les mêmes difficultés que la France, laisse les Français reprendre Saïgon. Dès le 24 mars 1945, une fédération indochinoise est instituée au sein de l'Union française; elle comprend le Laos, le Cambodge, la Cochinchine, l'Annam et le Tonkin. L'arrivée en octobre 1945 du Général Leclerc permet de réoccuper Hanoï et de réaffirmer la souveraineté française sur l'ensemble de l'Indochine.

Pendant plus d'un an, les Français et le Viêt-Minh négocient. Le 6 mars 1946, par l'intermédiaire de Jean SAINTENY, la France reconnaît la République Démocratique du Viêt Nam comme un État libre au sein de l'Union française et de la Fédération indochinoise; mais le Haut-Commissaire en Indochine, l'Amiral Thierry d'Argenlieu fait proclamer à Saïgon, le 1er juin 1946, une République autonome de Cochinchine, amenant le Général Leclerc à démissionner. De nouvelles négociations se déroulent à Fontainebleau entre les mois de juillet et de septembre 1946, mais elles échouent. En novembre 1946, l'impasse est complète et la pression militaire française de plus en plus forte. Après l'assassinat de plusieurs Français à Haiphong (20 novembre), le bombardement de la ville par la flotte française (23 novembre) et la riposte des forces du Viêt-minh à Hanoï (19 décembre), la guerre entre dans une nouvelle phase.

Les troupes du Viêt-minh se retirent des villes et limitent leurs opérations à des actions de guérilla, menées par le Général GIAP tandis que les Français forment un gouvernement avec l'Empereur Bao Dai (accords du 5 juin 1948 et du 8 mars 1949). À partir de 1950, le Viêt-minh, bénéficiant des stocks de l'Armée du Guomindang offerts par la Chine Populaire, monte des opérations plus ambitieuses et inflige des pertes sévères au corps expéditionnaire français, comme lors de la bataille de la Route coloniale 4. Le redressement opéré à Hanoï, dans le Delta tonkinois et à Hoa Binh, par le Général de Lattre de Tassigny, en 1952, grâce notamment à la nouvelle aide américaine, ne sera qu'un répit de brève durée. Le lent grignotage des positions françaises dirigées par le Général Salan, puis par le Général Navarre se poursuit jusqu'à l'ultime et célèbre bataille de Diên BIÊN PHU le 7 mai 1954 qui consacre la défaite humiliante de l'Armée française devant une Armée populaire constituée de simples paysans et ouvriers, et commandée par GIAP, un Général sac à dos.

Paris ne pouvant plus résister à la pression d'une opinion publique lassée par une guerre lointaine, le Président du Conseil, Pierre MENDES FRANCE, et le représentant du Viêt-minh, Pham Van Dông, signent, à Genève, les 20 et 21 juillet 1954, les accords de cessez-le-feu. Le Viêt Nam est divisé en deux à la hauteur du 17e parallèle; dans le Nord, l'administration est attribuée à Hô Chí Minh, à la tête de la République Démocratique du Viêt Nam, État communiste. Un protocole prévoit des élections générales dans la zone Sud, occupée par l'Armée française et les troupes vietnamiennes de Bao Dai, avant le mois de juillet 1956, afin de décider si le Viêt Nam doit être réunifié.

Dans sa seconde version dite Guerre du Viêtnam, conflit armé au Viêtnam entre le Viêtnam du Sud et son allié les États-Unis, le Viêtnam du Nord et le FNL. Il débuta en février 1959, lorsque les anciens membres de la guérilla viêt-minh, demeurés au Sud, décidèrent de reprendre les armes et de renverser le gouvernement dictatorial du Viêtnam-du-Sud. Le conflit se transforma ensuite en une guerre ouverte entre le Viêtnam-du-Sud et le Viêtnam-du-Nord, puis en un conflit international limité. Les États-Unis et quelque quarante autres pays soutinrent le Viêtnam-du-Sud en lui fournissant des troupes et des munitions, tandis que l'URSS et la République Populaire de Chine apportaient leur appui au Viêtnam-du-Nord et au Viêt-công. La guerre affecta aussi le Laos, où le Pathet Lao communiste combattit le gouvernement de 1965 à 1973 et parvint à abolir la monarchie en 1975; ainsi que le Cambodge, où le gouvernement du Général Lon Nol s'écroula en 1975 face aux Khmers rouges. On sait comment, la plus grande puissance militaire du monde, les Etats-Unis font devoir quitter le Vietnam la queue entre les jambes, pour éviter à leur tour une défaite à la Diên Biên Phu.

Ces évènements permettent de comprendre pourquoi dans le cas de  la Côte d'Ivoire, les Occidentaux soient partis chercher trois ressortissants des peuples aguerris dans la technique de la partition d'un pays : deux Sud Coréens Ban KI MOON et Young JIN CHOI et un bâtard vietnamien Jean PING pour consacrer la partition de la Côte d'Ivoire en Nord et Sud. El Adj Omar BONGO ODIMBA ne se sera pas contenté d'avoir pillé les richesses gabonaises et d'avoir asservi le Gabon à la France, il a fallu en outre qu'il nous ponde un Gabonais aux yeux bridés placé par effraction à la tête de l'Union Africaine, et qui, sans le moindre complexe, se prend pour un véritable Africain. Les pères fondateurs de l'OUA : Léopold Sédar SENGHOR; Mocktar OUL DADA, Modibo KEÏTA, Félix HOUPHOUET-BOIGNY, Fulbert YOULOU, Joseph KASA-VUBU, El NYMEIRI, Roi Idriss, Gamel Abdel NASSER, Ouary BOUMEDIENNE, Habib BOURGUIBA, Roi Mohammed V, Sylvanius OLIMPIO, Kwame NKRUMAH, Ahmed Sékou TOURE, Julius NIERERE, Jomo KENYATTA, Haïlé SELASSIE, et autres, et les Héros africains comme Patrice LUMUMBA, Félix MOUNIE, Amilcar CABRAL, Thomas SANKARA, doivent se tordre de colère au fond de leurs sépultures pour cette nouvelle forme de colonisation, un Vietnamien à la tête de l'Organisation africaine, c'est le comble de l'humiliation !

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(*) - Daniel Nkouta est Capitaine de Vaisseau retraité (Congo-Brazzaville).

dimanche, 13 mars 2011

UNION AFRICAINE: L'INSOUTENABLE FAILLITE DU SYNDICAT DES DICTATEURS AFRICAINS


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Par Francis LALOUPO

Amer constat du discrédit profond qui frappe l'Union africaine. Jamais l'organisation n'avait subi une telle perte d'estime au sein des opinions africaines. C'en est proprement affligeant. Enlisée en Côte d'Ivoire, absente durant les événements historiques en Tunisie et en Égypte, incapable - comme tétanisée - de se prononcer sur la vague de contestations en cours dans le monde arabe, et enfin, totalement figée face au pire qui se déroule en Libye.

Portée sur les fonts baptismaux à Syrte en 1999 à l'initiative du colonel Mouammar Kadhafi, l'UA vient peut-être de se faire hara-kiri, sans gloire, dans les sables du désert libyen.

Quoi d'étonnant, au fond ? Tout ceci est terriblement logique. Ce trépas politique était inscrit dans l'histoire, dans l'ADN de l'organisation. Le spectacle désespérant de son impuissance que l'UA expose actuellement au grand jour face aux événements cités plus haut, n'est que la manifestation et la tragique confirmation des contradictions initiales dont elle a fait son socle et son « originalité » depuis sa création.

-        Comment imaginer que cette organisation, composée d'États aux cultures politiques disparates et néanmoins dominée par des satrapes et autres rescapés patibulaires des partis uniques, puisse parvenir, comme elle l'a espéré, à s'ériger à terme en autorité morale à l'échelle d'un continent ?

-        Comment peut-on imaginer que les connivences et les complicités que le temps a sédimentées entre les membres de ce "syndicat de chefs d'État" puissent produire autre chose que l'absence de courage politique, l'incapacité à fixer des convergences éthiques et à libérer les intelligences de certaines formes de contraintes, de démissions, d'indulgence coupable et autres considérations dites "conjoncturelles" ?

En somme, alors que l'on déplore aujourd'hui les silences, les absences et le manque de courage politique de l'Union Africaine, celle-ci se révèle simplement, telle qu'en elle-même : un projet bâclé, le résultat forcément inconfortable d'une somme de compromis sulfureux, un pis-aller pour une Afrique qui poursuit par ailleurs son chemin vers son visage pérenne.

A ceux qui répondent à cela que l'UA reste "un processus en cours", il faut répondre désormais que, loin d'être un quelconque "processus", l'organisation dite panafricaine n'est que l'emblème d'un passé qui s'éloigne... C'est pour cela qu'elle ne dispose pas des outils nécessaires lui permettant d'agir pleinement et efficacement dans les crises qui ne sont, au fond, que les manifestations annonciatrices de temps nouveaux, en rupture avec la matrice de l'UA.

Parce qu'elle est génétiquement inapte à comprendre à quel point les populations africaines ne peuvent plus se reconnaître en elle, l'Union Africaine ne sera jamais devenue "la parole de l'Afrique". Ne nous en plaignons pas.

Ainsi découverte dans sa vérité par le plus grand nombre, elle épargne désormais aux Africains - à ce qui voulaient y croire, ne serait-ce qu'un peu encore - une illusion qui n'a que trop duré.

Cette bonne nouvelle ouvre davantage les voies du possible à tous les citoyens qui, loin de ceux qui prétendent les représenter, construisent, discrètement et quotidiennement, des nouvelles formes de vie, faites d'utopies salvatrices pour le continent africain.



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L'UNION AFRICAINE OFFRE UN CADEAU EMPOISONNE A ALASSANE DRAMANE OUATTARA


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L'Union Africaine, à travers son Conseil de Paix et de Sécurité (CPS), a reconduit, simplement reconduit jeudi 10 mars, à Addis-Abeba, la « clameur internationale » selon laquelle le candidat Alassane Dramane OUATTARA est le président élu reconnu par la communauté internationale. Là où on attendait une décision circonstanciée fondée sur les observations et conclusions du comité des experts du panel des Chefs d'Etat africains, qui ont été édifiés sur les fraudes massives et les violences perpétrées par le RHDP dans les zones Centre Nord et Ouest de la Côte d'Ivoire pendant le scrutin présidentiel de novembre 2010.

Après avoir appris cette nouvelle, qui à première vue est défavorable à la Côte d'Ivoire républicaine, nous nous sommes sentis fortement raffermi dans notre sérénité.

En effet, sans peut-être le savoir ou s'en rendre compte, l'Union Africaine, venait ainsi de remettre au centre des débats le Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire, présidé par l'éminent Professeur de Droit Paul YAO-N'DRE, celui qu'on a traité de tous les noms d'oiseaux : homme de droit mal inspiré, juriste lige, ami de GBAGBO vendu à de mesquins intérêts despotes voire partisan du népotisme. Pourquoi ? Pour avoir dit le droit, dans toute sa rigueur, dans toute sa pureté et dans toute sa splendeur.

Or donc nul ne peut être président en Côte d'Ivoire sans avoir été antérieurement déclaré comme tel par le Conseil Constitutionnel ? Ceux qui ont proclamé ADO président étalent ainsi leur irrépressible mauvaise foi sinon leur incurie. Tout bien considéré, une façon bien discrète d'avouer que tout le tintamarre mondial orchestré par les médias internationaux, sous l'instigation malveillante de Nicolas SARKOZY et Barack OBAMA, pour faire d'Alassane Dramane OUATTARA le président de la Côte d'Ivoire n'est que vacuité, un véritable coup d'épée dans l'eau, une annonce pieuse qui n'engage pas le peuple ivoirien et ses institutions républicaines. L'acte étant dépourvu de toute légalité, en plus de n'être revêtu d'aucune légitimité. Retour donc à la case départ. Chez les ivoiriens, la quiétude est désormais de mise : en effet, rien, absolument rien ne se ferait en dehors de la constitutionnalité. Et le monde peut y compter avec le digne fils de Côte d'Ivoire, le Professeur Paul YAO-N'DRE.

En faisant donc cette sortie on ne peut plus couarde et honteuse qui a jeté l'opprobre sur le peuple africain tout entier, les Chefs d'Etats de l'Union Africaine, qui ont peut-être cru rendre service à Alassane Dramane OUATTARA, viennent inconsciemment de lui offrir un cadeau empoisonné au cyanure, un piège mortel dont il ne pourrait sortir indemne. Parce que les arrêts du Conseil Constitutionnel sont « insusceptibles de recours », nous dit la Constitution. Pour leur faire plaisir, l'institution suprême ivoirienne en matière électorale pourrait officiellement leur répondre en réitérant sa décision initiale et clore ainsi, définitivement, le débat.

Pour la suite des évènements, les Ivoiriens n'ont plus qu'à s'en remettre à DIEU et à faire bloc pour le respect de leur Constitution, autour du président qu'ils ont élu, le Président Laurent GBAGBO. La Constitution, rien que la Constitution ! Car en fait de négociations et de recherche de voies de sortie pacifique de la crise ivoirienne, de manière générale, et de la crise postélectorale, singulièrement, la « communauté internationale », pilotée par des cercles maçonniques et illuminati, mus par des intérêts mystico-politico-mafieux, cherche à imposer à la Côte d'Ivoire un homme lige pour servir sa cause et lui assurer des prébendes définitives sur les richesses de son sous-sol. Le peuple digne de Côte d'Ivoire y oppose et y opposera toujours une fin de non recevoir.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

samedi, 12 mars 2011

QUELLE POSTURE LE CHRETIEN DOIT-IL ADOPTER EN PERIODE DE CRISE ?


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Une magnifique étude de l'Ancien Patrice N'GOUMISSA sur l'attitude de mise pour le chrétien né de nouveau, en temps de crise. Cette excellente exhortation biblique est, à mon avis, capitale pour tous ceux qui invoquent le nom de JESUS-CHRIST et qui sont pris dans la spirale d'une crise militaro-socio-politique ivoirienne dans laquelle ils se sentent quelque peu perdus, si ce n'est complexés ou gênés par les positions prises, et bien souvent à la recherche des postures à prendre ou à ne pas prendre, sous l'éclairage des Ecritures. Certains ont fait des options claires et tranchées pour un camp ou l'autre, quand bon nombre d'autres, pour échapper à la complexité et à la dangerosité de la situation, évoquent la neutralité. Au final, quelle posture adopter? Que recommande la Parole de DIEU dans ces cas de figure? Eclairage.

 

Il est déplorable de constater qu'aujourd'hui dans la quasi-totalité de nos nations il y a des crises ; crises politiques, religieuses, sociales, pour ne citer que celles là. Face à ces multiples crises, Partout dans le monde, les avis sont partagés selon qu'on est d'un camp ou de l'autre et aussi en fonction des pays et des intérêts qui sont en jeu. Au milieu de ces prises de position souvent incroyables, quelle doit être la position du chrétien ? Car de la position du chrétien, dépend la sortie de crise s'il est vrai que le chrétien est le sel de la terre et la lumière du monde. Dans le livre du prophète Ézéchiel en son chapitre 22.30, l'éternel par la bouche de son messager a affirmé : Je cherche parmi eux un homme qui élève un mur, qui se tienne à la brèche devant moi en faveur du pays, afin que je ne le détruise pas ; mais je n'en trouve point. C'est dire que Dieu cherche des personnes sur qui s'appuyer pour épargner nos nations, et ces personnes, ce sont les chrétiens. Le chrétien pour ce faire doit pouvoir jouer pleinement son rôle. Mais pour y parvenir, il doit adopter une certaine posture dont nous allons étudier quelques caractéristiques.


I- Une posture de sainteté (irréprochable)

Le chrétien, avant de se prononcer ou de prendre position, Doit lui-même être dans la vérité et paraître juste devant le seigneur. La Bible ne nous recommande t-elle- pas d'ôter la poutre de nos yeux avant d'ôter la paille dans l'œil de l'autre Matthieu7.3. Il faut avoir le courage de le dire ; l'église aujourd'hui n'est pas exempte de reproche. L'église qui est le sel de la terre et la lumière du monde à perdu de sa saveur et de son éclat de sorte que la vie n'a plus de valeur et nos nations sont envahies par les ténèbres.

1-L'éthique chrétienne a foutu le camp

L'église n'est plus cette église irréprochable que voudrait le seigneur. Le chrétien n'est plus le modèle que l'on doit copier mais apparait comme un concurrent sérieux du païen dans la course au péché. Il est déplorable de constater qu'aujourd'hui, l'on trouve chez le chrétien ce qu'on ne trouve pas toujours chez les païens (l'impudicité, l'impureté, la dissolution, l'idolâtrie, les divorces, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table Galates 5.19-21). Le chrétien s'est tellement corrompu que ce sont ses propres intérêts qui sont au centre des désirs et non l'intérêt de Dieu qui est désormais relégué au second plan.

2-Le service de Dieu abandonné au profit des marchandages spirituels

Comme Judas l'Iscariote, plusieurs bergers sont devenus amis de l'argent. Ils sont dans le ministère non pour paître le troupeau du seigneur, mais pour dépouiller les chrétiens et les rendre encore plus misérables. Ils n'ont pour seul objectif que de s'enrichir, avoir de grosses voitures, de grandes maisons extravagamment meublées, des costumes et accessoires de luxes qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Leurs familles vivent comme les riches des temps modernes, les enfants fréquentent les meilleurs établissements de la place ou à l'étranger, dans des établissements de renom. Pendant ce temps, les orphelins, les veuves, les jeunes diplômés ou sans emploi, les femmes et les démunis sont laissés pour compte. Les églises sont remplies d'indigents et aucune politique sociale n'est mise sur pied pour aider cette catégorie de personne. Pendant que le troupeau se meurt de fin, les bergers s'engraissent. Pour parvenir à leur fin, diverses méthodes sont mises sur pied ; offrandes à répétition avec pour but de soutenir l'œuvre du seigneur. Il est sommé aux fidèles dans certaines églises de ne mettre que des billets de banque et des chèques dans les corbeilles, les pièces de monnaie sont interdites. Dans certaines assemblées, il est demandé aux fidèles de payer de l'argent avant de rendre témoignage des bienfaits du seigneur, ou de déposer de grosses sommes avant que le berger ne prie pour eux. J'ai reçu le témoignage de cette communauté où le berger a demandé aux fidèles d'emprunter de l'argent pour payer la dîme car Dieu leur réservait de grandes bénédictions. Pour avoir la main mise sur les finances de l'église, certains bergers n'hésitent pas à confier la caisse à un parent ou à leur épouse. Les pasteurs secondaires et appelés n'existent que de nom ; ils vivent dans la misère faute d'un véritable soutien. Car les petits dieux ce sont taillés la part du lion. Le choix des responsables et les visites sont opérés sur la base du statut social. Sont nommés et visités, seulement les brebis grâces, celles qui ont un compte bancaire bien garni. Désormais, les campagnes d'évangélisation et autres programmes d'édification ne sont plus au centre de la vision, ces choses deviennent secondaires faisant place aux besoins et charges élevés du pasteur qui est toujours entre deux avions ou dans des boites de nuit. Les églises sont implantées dans les centres urbains où l'on a la possibilité de trouver des fonctionnaires ou autres grands cadres susceptibles d'apporter des grosses dîmes et offrandes. Les églises poussent comme des champignons dans les grands centres urbains tandis que certaines régions de nos pays ne sont pas touchées par la bonne nouvelle ; et généralement, c'est de ces régions que naissent les rébellions et les crises comme c'est le cas en Côte d'Ivoire où la rébellion est venue du nord, région non atteinte de manière véritable par l'évangile. Cette manière d'agir est déplorable et scandaleuse. Et pourtant les saintes écritures sont très claires sur les caractéristiques et devoirs du berger et même de la mission de l'église. L'église a failli et elle est autant responsable que les hommes politiques de ce qui arrive à nos nations. De ce fait, elle ne peut jouer pleinement son rôle de réconciliation, de paix et de justice. D'où une prise de conscience conduisant à une repentance vraie et une vision saine de l'œuvre du seigneur.

II-Une posture d'arbitre

Si les politiques, les nations ou les organisations internationales adoptent des postures selon leurs intérêts, le chrétien lui doit opter pour la vérité et la justice. Cela suppose une bonne maitrise du contexte.

1-La maîtrise du contexte

Comme la formation biblique nous l'enseigne, on ne peut interpréter un passage biblique et en tirer un enseignement objectif s'il n'est pris dans son contexte. Dans 1Timothée 5.23 Paul recommande à Timothée de boire un peu de vin. Pris hors de son contexte, ce verset a servi de prétexte pour bon nombre de chrétiens pour s'enivrer de vin. Seulement dans son contexte, Paul conseilla le vin à Timothée à cause de son estomac et des nombreuses indispositions que cela causait. La maîtrise du contexte est un élément important voire indispensable dans l'analyse et l'appréciation d'une situation ou d'un fait. Toute crise nait dans un contexte social, politique, religieux bien défini. Et c'est ce contexte qui permet de cerner la vérité et la justesse des évènements. Or aujourd'hui, le constat qui est fait aussi bien dans le milieu chrétien comme dans le monde entier en ce qui concerne la position des uns et des autres dans le règlement des crises, c'est que ceux qui prétendent détenir la vérité et propagent des mensonges partout ignorent les faits qui ont trait à ces crises mais pire, ils ne savent rien du contexte dans lequel sont nées ces crise et le contexte dans lequel perdurent ces crises. Ils ne savent rien et sont ignorants de tous et pourtant ils veulent jouer les arbitres. La maîtrise du contexte implique de la part du chrétien comme de tout homme la connaissance des origines et des acteurs de la crise. Aussi il importe que celui qui tient le rôle d'arbitre soit à l'écoute des différentes parties pour juger de la véracité des dires et des faits. Une bonne maîtrise du contexte déterminera une bonne prise de position et une intervention plus objective et crédible.

2-La prise de position

En tant qu'arbitre, le chrétien qui a de part sa maitrise du contexte une bonne lisibilité de la situation se doit de prendre position. On entend partout dans le milieu chrétien les propos du genre « le chrétien est neutre ». Cela voudrait dire qu'il n'a pas de camp et donc ne dira pas noir lorsque c'est noir et blanc lorsque c'est blanc. Cela n'est pas vrai. Le chrétien n'est pas neutre, il a un camp, celui de Dieu qui est la vérité, la justice et la légalité. Le chrétien doit condamner le péché sous toutes ses formes. En tant qu'arbitre, ne doit-il pas brandir le carton lorsque dans nos nations les autorités vivent dans la corruption, la débauche, l'immoralité et la cruauté tandis que le peuple souffre ? Les prophètes au temps des royaumes d'Israël et Judas se sont ils tus quand les rois conduisaient le peuple à l'idolâtrie et au péché ? Elie s'est il tu face au péché d'Achab et de sa femme Jézabel ? Jean Baptiste est il rester indifférent devant le péché d'Hérode ? Non ! Toutes ces personnes ont choisi le camp de la justice et de la vérité même au prix de leur vie. Le chrétien ne doit pas avoir peur au point de faire des calculs politiciens. Il s'agit ici de dénoncer et non de prendre des armes pour faire des coups d'état encore moins de créer des rebellions. Le chrétien doit avoir le courage de dire que Dieu n'a jamais cautionné et ne cautionnera jamais une rébellion quelle qu'en soit les motifs. Dieu n'est pas dans le camp de ceux qui tuent, qui violent, qui pillent et causent du tort aux populations. Dieu laisse souvent les rébellions agir comme agents de persécution pour ramener ses enfants qui vivent dans le péché. Mais quand il a fini, il juge ces rébellions. Le roi David ayant été oint pour succéder au roi Saül disqualifié, n'à jamais levé le petit doit sur lui bien qu'il en avait eu l'occasion et le droit, qualifiant Saül d'oint de Dieu. C'est Dieu qui fait et défait les autorités.

Cependant, le Chrétien ne doit pas confondre ne pas être neutre et manquer de sagesse dans sa prise de position. S'il est vrai que le chrétien ne doit pas être neutre, il est important de noter qu'il doit user de sagesse dans sa prise de position. Il ne s'agit pas de sagesse selon le monde ou sagesse diabolique, il s'agit ici de la sagesse qui vient de Dieu. La sagesse se révèle par l'action. Si quelqu'un prétend être intelligent, qu'il le montre par une conduite inspirée d'un esprit de douceur. Celui qui est animé d'un zèle amer ne saurait se glorifier sans mentir à la vérité. Sa sagesse n'est pas du ciel ; elle procède du monde, du cœur naturel, du démon ; elle produit des désordres et toute espèce de mauvaises actions. C'est le cas de toutes ces personnes et organisations dans le monde comme dans la sous région qui apportent plus de problèmes que de solutions.

Les caractères de la sagesse d'en haut par contre sont la pureté, l'esprit pacifique, la modération, la douceur ; elle est miséricordieuse, féconde en bons fruits, exempte de duplicité et d'hypocrisie. Elle sème dans la paix le fruit de la justice, qui profitera à ceux qui procurent la paix. Jacques 3.13-18 C'est dire que le croyant animé de sagesse devient un instrument de paix, de réconciliation et de reconstruction.

III-Une posture de bâtisseur

Le chrétien animé de sagesse devient un bâtisseur de sa nation en crise, un bâtisseur de la paix, de la réconciliation et de la prospérité. Mais le chrétien doit comprendre que le combat qu'il mène n'est pas physique mais spirituel. Pour ce faire, ses actions doivent être guidées par des valeurs chrétiennes et spirituelles dont l'amour.

1-L'amour

Le chrétien doit manifester de l'amour pour son prochain en tout temps et bien plus en période de crise. On ne peut rien bâtir de durable sur cette terre sans amour. C'est pourquoi, quelque soit l'adversité à laquelle nous pouvons être confronté, nous devons agir avec amour. Le chrétien ne doit ni être animé de haine, ni de jalousie encore moins de vengeance. Il est vrai qu'il y a des situations qui peuvent susciter la haine ou la rancœur comme la perte d'un parent ou d'un ami tué, mais il est important de pardonner et de laisser Dieu agir car c'est à lui la vengeance et la rétribution. Il est déplorable de constater qu'aujourd'hui des hommes puissent vouloir attenter à la vie d'autrui ; pire des hommes qui prétendent être remplis d'amour pour leur concitoyen à qui ils veulent apporter bonheur et prospérité, appellent à l'affrontement et à la guerre. On ne peut pas pour le pouvoir, ôter la vie à son semblable. Voici ce que nous enseigne la Bible au sujet de l'amour : « 1Je peux parler les langues des hommes et les langues des anges. Mais si je n'aime pas les autres, je suis seulement une cloche qui sonne, une cymbale bruyante. 2 Je peux avoir le don de parler au nom de Dieu, je peux comprendre tous les mystères et posséder toute la connaissance. Je peux avoir une foi assez grande pour déplacer les montagnes. Mais si je n'aime pas les autres, je ne suis rien ! 3 Je peux distribuer toutes mes richesses à ceux qui ont faim, je peux livrer mon corps au feu. Mais si je n'aime pas les autres, je n'y gagne rien ! 4 L'amour est patient, l'amour rend service. Il n'est pas jaloux, il ne se vante pas, il ne se gonfle pas d'orgueil. 5 L'amour ne fait rien de honteux. Il ne cherche pas son intérêt, il ne se met pas en colère, il ne se souvient pas du mal. 6 Il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité. 7 L'amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout ». 1 Corinthiens 13.1-8. Ce passage nous révèle clairement que l'amour selon Dieu n'est pas cet amour intéressé et tinté d'hypocrisie que pratique le monde. L'amour est le fondement de toute vie. Là où il n'y a pas d'amour, il n'y a pas de vie. C'est parce que Dieu nous a aimés qu'il nous a donnés la vie éternelle en son fils Jésus. L'amour est source de vie, de paix, de joie de stabilité et de Bénédiction. Si nous voulons des nations fortes, unies et prospères, il nous faut l'amour, l'amour de nos nations, l'amour de nos concitoyens et de tous ceux qui vivent avec nous quelque soit leur appartenance politique, religieuse ou ethnique. L'amour dans le cœur poussera alors le chrétien à poser des actes en faveur de son pays pour son bien être et l'épanouissement de ses concitoyens. Et cela passe par la prière, Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes. Ephésiens 6.12

2-La prière

Comme il est mentionné plus haut, le chrétien doit savoir que son combat est plus spirituel que physique car de plus en plus nos nations sont la cible des puissances des ténèbres qui sont déchainées et manipulent les hommes pour semer la ruine et la désolation ; et la meilleure manière pour lui de combattre, c'est est de s'engager dans la prière. La Bible nous recommande de prier sans cesse. Cependant, les prières doivent se faire selon les principes bibliques. La Bible nous enseigne dans ceci dans Esaie 59.1-2 : La main du SEIGNEUR n'est pas trop faible pour vous sauver, c'est sûr. Il n'est pas trop sourd pour vous entendre. 2 Mais ce sont vos fautes qui mettent une barrière entre vous et votre Dieu. S'il s'est détourné de vous pour ne plus vous voir ni vous entendre, c'est à cause de vos péchés. On ne peut pas implorer le secours de Dieu et s'attendre à lui si on vit dans le péché. Il est donc important avant d'adresser une quelconque demande à Dieu de se repentir de tous ses péchés. La première étape dans le processus de prière est la repentance.

-La repentance

La repentance, c'est le fait de reconnaître sa faute, la regretter, la confesser et s'en détourner. Alors comment cela doit se faire de manière pratique ? Néhémie nous en donne un modèle. Touché dans son fort intérieur par l'état de ruine et de désolation dans lequel se trouvait Jérusalem et son temple dans la période du retour de l'exil des juifs, Néhémie va adresser une prière à Dieu en ces termes : O Eternel, Dieu des cieux, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et qui fais miséricorde à ceux qui t'aiment et qui observent tes commandements ! 6 Que ton oreille soit attentive et que tes yeux soient ouverts : écoute la prière que ton serviteur t'adresse en ce moment, jour et nuit, pour tes serviteurs les enfants d'Israël, en confessant les péchés des enfants d'Israël, nos péchés contre toi ; car moi et la maison de mon père, nous avons péché. 7 Nous t'avons offensé, et nous n'avons point observé les commandements, les lois et les ordonnances que tu prescrivis à Moïse, ton serviteur. 8 Souviens-toi de cette parole que tu donnas ordre à Moïse, ton serviteur, de prononcer. Lorsque vous pécherez, je vous disperserai parmi les peuples ; 9 mais si vous revenez à moi, et si vous observez mes commandements et les mettez en pratique, alors, quand vous seriez exilés à l'extrémité du ciel, de là je vous rassemblerai et je vous ramènerai dans le lieu que j'ai choisi pour y faire résider mon nom. Néhémie 1.5-9

Nous remarquons dans ces versets quelque chose de particulier dans la prière adressée par Néhémie, il s'identifie à tout le peuple et adresse une prière au nom de ce peuple. Nous savons que Néhémie au milieu de ses contemporains était un homme juste. Mais il n'a pas tenu compte de cela, il a plutôt demandé pardon à Dieu pour tout le peuple juif y compris sa personne pour toutes les offenses faites à Dieu. C'est dire qu'à l'image de cet homme, chaque croyant devant la crise que vit son pays devrait prier pour le pardon de ses péchés et celui de tout le peuple. Il faut donc éviter de croire que ce sont seulement les autres qui sont responsables. Nous sommes tous responsables, chrétiens comme non chrétiens. Il est donc impérieux que chacun s'y mette. La plus grande bénédiction, c'est d'être en communion avec Dieu. Le plus grand moyen pour demeurer dans le repos, la paix et la présence (communion) de Dieu c'est la prière et de manière particulière c'est l'intercession.

-L'intercession

Intercéder, c'est user de son autorité pour défendre quelqu'un ou plaider en sa faveur. L'intercesseur est un avocat, un défenseur, il joue le rôle de paraclet Romains8.26. Sa prière est d'une grande efficacité, plus puissante que les armes atomiques :

-Elle traverse les âges, le passé le présent et le futur Josué 6.26 ; 1 Rois 16.24

-Elle traverse les espaces géographies Jean 4.46-53

-Elle change les temps, les circonstances et agit sur les éléments de la nature Josué 10.12-14 ; Esther 4 et 5 ; Luc 11.14

-Elle change les vies Luc 4.1-2

-Elle arrache les âmes des ténèbres et les amène à la lumière 2 Corinthiens 4.3-4 ; 2 Corinthiens 10.4-6

-Elle obéit à la loi de la progression géométrique. Plus on est nombreux, plus on devient puissant individuellement et collectivement Lévitique 26.8

La prière d'intercession permet aux chrétiens de remporter de grandes victoires. La bible nous montre dans l'histoire suivante un modèle de combat spirituel qui a conduit à une victoire éclatante.

Exode 17.8-13 Amalek vint combattre Israël à Rephidim.9 Alors Moïse dit à Josué : Choisis-nous des hommes, sors, et combats Amalek ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, la verge de Dieu dans ma main.10 Josué fit ce que lui avait dit Moïse, pour combattre Amalek. Et Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la colline.11 Lorsque Moïse élevait sa main, Israël était le plus fort ; et lorsqu'il baissait sa main, Amalek était le plus fort.12 Les mains de Moïse étant fatiguées, ils prirent une pierre qu'ils placèrent sous lui, et il s'assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l'un d'un côté, l'autre de l'autre ; et ses mains restèrent fermes jusqu'au coucher du soleil.13 Et Josué vainquit Amalek et son peuple, au tranchant de l'épée.

Si dans ce texte, Moïse Aaron et Hur représente les intercesseurs dont le rôle est capital, il n'en est pas moins de celui de Josué et des hommes qui représentent les ouvriers sur le terrain ; c'est-à-dire les missionnaires.

3-La mission intérieure

Les chrétiens ne doivent pas rester au stade de la prière. Ils doivent propager la bonne nouvelle autour d'eux mais bien plus dans les régions non atteintes comme la partie nord de la Côte d'Ivoire. Nous devons être des témoins d'abord dans notre Jérusalem, dans notre Judée, dans notre Samarie, avant d'aller aux extrémités de la terre. Aujourd'hui beaucoup de leaders préfèrent aller aux extrémités de la terre alors que leur Jérusalem demeure encore inconverti. Nous devons répondre à l'ordre divin « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, 20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. Matthieu 28.19-20 ». Car c'est de Jésus que nos nations ont besoins. C'est lui la véritable source de paix, de prospérité et de la véritable liberté. Les organisations internationales comme régionales, les grandes puissances et autres ne sont que des sources de discorde et de désolation, guidées par les intérêts et très souvent sous l'influence des esprits méchants. Nos nations ont plus que jamais besoins de Jésus car là où l'Évangile est implanté, le mal et les ténèbres prennent du recul. Les églises ont démissionné, il est impérieux de se remettre rapidement au travail pour faire sortir nos nations des ténèbres et de l'esclavage.

Pour conclure, nous voulons simplement rappeler ce verset : 2 Chroniques 7.14 13 Quand je fermerai le ciel et qu'il n'y aura point de pluie, quand j'ordonnerai aux sauterelles de consumer le pays, quand j'enverrai la peste parmi mon peuple ;

14 si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays.


Ancien Patrice N'GOUMISSA


 

Source : NOUVELLE ALLIANCE