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samedi, 12 mars 2011

GUERRE TOUS AZIMUTS CONTRE GBAGBO: REVELATIONS SUR LES TECHNIQUES DE DIABOLISATION DU CAMP ADO


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In Le Nouveau Courrier N°224 du 10 Mars 2011 Gilles Naismon


C'est une personnalité de l'Afrique centrale, approchée par des lieutenants du numéro un du Rdr, qui lève le lièvre sur les méthodes obscures du camp Ouattara pour nuire au régime du chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo.


Nous préférons taire pour le moment son identité, mais c'est une personnalité bien connue dans l'establishment politico-médiatique dans l'Hexagone. Ce ressortissant de l'Afrique centrale a été approché par l'ex-ministre des Infrastructures économique, Patrick Achi, et un certain John Kwabena pour aider leur camp (Alassane Ouattara en tête) à échafauder des plans obscurs pour éclabousser le régime du président Laurent Gbagbo. Il s'agit pour cette personnalité approchée (voir fac-similé) de donner un coup de main au camp Ouattara, qui en a besoin, afin de venir à bout politiquement et diplomatiquement du président Laurent Gbagbo. Elle est particulièrement sollicitée dans une opération dénommée «Opération Banion» qui consiste à tendre un traquenard aux Forces loyales aux Institutions de la République.

«La nouvelle stratégie qu'ils ont baptisée «Opération Banion» consiste à «payer des femmes, des gamins d'Abobo, Adjamé, Yopougon, Koumassi, des quartiers pauvres d'Abidjan pour provoquer les Forces de l'ordre et les pousser à la bavure», révèle cette personnalité, qui précise qu'en réalité, c'est de la chair à canon au service de leur cause. «Ils continuent à me décrire leur stratégie et je suis atterré par leur machiavélisme et leur mépris de la vie humaine, de leur propre peuple.

Patrick Achi va même plus loin et avoue : «On ne gagne pas sans casser des œufs. Avec nos relais amis au sein de la communauté internationale, on sortira Gbagbo comme un criminel et l'Onuci sera bien obligée d'intervenir (...) On montera un dossier contre lui à la Cour pénale internationale et il deviendra l'ennemi public numéro un de l'Occident», poursuit l'interlocuteur de l'ex-ministre Patrick Achi et John Kwabena. Mais il ne s'arrêtera pas à la simple dénonciation des proches de Ouattara. Il indique qu'il a «rompu tout contact avec ces individus après cette rencontre». Il va plus loin en décidant, si besoin est, de «témoigner devant toute juridiction nationale ou internationale, toute commission d'enquête internationale spécialement constituée à cet effet.»

Ce témoignage, dont l'Union africaine a reçu copie à la veille de la rencontre des deux camps (celui du président Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara), vient démontrer une réelle volonté de l'opposition armée de poser des actes qui vont au-delà de l'entendement humain. Dans le seul objectif d'accéder au pouvoir d'Etat.

 

Source : LE NOUVEAU COURRIER

vendredi, 11 mars 2011

LIBYE: RETOUR DE L'IMPERIALISME HUMANITAIRE - AVEC LE SOUTIEN DU VIEUX GANG


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Le Gang au complet est de retour : les partis de la gauche européenne (inclus les partis «modérés» communistes européens), les «Verts» avec José Bové maintenant allié à Daniel Cohn-"Bandit" qui a toujours soutenu les guerres de l'OTAN, différents groupes Troskystes et bien sûr Bernard Henry Levy et Bernard Kouchner tous appelant à une sorte d' «intervention humanitaire» en Libye ou accusant la gauche d'Amérique Latine dont les positions sont bien plus sensées d'agir comme des «idiots utiles» pour le «Tyran libyen».



Douze ans plus tard c'est de nouveau le Kosovo. Des centaines de milliers de morts irakiens, l'OTAN acculée dans une position impossible en Afghanistan et ils n'ont rien appris ! La guerre du Kosovo a été lancée pour stopper un génocide inexistant, la guerre afghane pour protéger les femmes (allez donc vérifier leur situation actuellement) et la guerre d'Irak pour protéger les Kurdes. Quand vont-ils comprendre qu'on affirme que toutes les guerres sont justifiées pour des raisons humanitaires ? Même Hitler « protégeait les minorités » en Tchécoslovaquie et en Pologne.


D'un autre côté Robert Gates a mis en garde que tout futur Secrétaire d'état qui conseillerait au président US d'envoyer des troupes en Asie ou en Afrique,
« on doit lui examiner le cerveau ». L'Amiral Mc Mullen a de même conseillé la prudence. Le grand paradoxe de notre époque c'est que le QG du mouvement de la paix se trouve au Pentagone et au département d'Etat tandis que le parti pro-guerre est une coalition de néo-conservateurs et d'interventionnistes libéraux de différentes sortes dont des guerriers gauchistes humanitaires de même que certains Verts des féministes ou des communistes repentis.

Donc maintenant, tout le monde doit réduire sa consommation à cause du réchauffement climatique mais les guerres de l'OTAN sont recyclables et l'Impérialisme a été intégré au Développement Durable.


Bien sûr les US feront ou non la guerre pour des raisons qui sont bien différentes des conseils offerts par la gauche pro-guerre. Bien sûr, le pétrole ne sera pas le facteur principal de leur décision car tout gouvernement libyen futur devra vendre du pétrole et la Libye ne pèse pas suffisamment sur le cours du pétrole. Bien sûr, le chaos en Libye mène à la spéculation qui elle-même affecte les prix mais cela est un autre sujet. Les Sionistes ont certainement deux avis sur la Libye : ils haïssent Kadhafi et aimerait le voir chasser du pouvoir comme Saddam de la façon la plus humiliante possible mais ils ne sont pas sûrs qu'ils apprécieront son opposition (et selon le peu que l'on connaît, ils ne l'aiment pas).


L'argument principal pro-guerre, c'est que si tout va vite et facilement cela réhabilitera l'OTAN et l'intervention humanitaire dont l'image a été ternie par l'Irak et l'Afghanistan. Un nouveau Grenade ou au mieux un nouveau Kosovo, c'est exactement ce qu'il faut. Un autre motif d'intervention c'est de mieux contrôler les rebelles en venant les « sauver » dans leur marche vers la victoire. Mais cela a peu de chance de marcher : Karzai, en Afghanistan, les nationalistes kosovars, les Shi'ites d'Irak et, bien sûr, Israël sont parfaitement contents de bénéficier de l'aide américaine quand ils en ont besoin mais après cela, ils poursuivent leur propre agenda. Et une occupation militaire totale de la Libye après la « libération » est peu faisable ce qui, bien sûr, du point de vue des US rend l'intervention moins attrayante.


D'un autre côté, si les choses tournent mal, ce sera probablement le début de la fin de l'Empire américain d'où la prudence des gens qui sont actuellement en charge et qui ne se contentent pas d'écrire des articles dans le Monde ou de pester contre les dictateurs devant les caméras.


C'est difficile pour des citoyens ordinaires de savoir exactement se qui se passe en Libye car les médias occidentaux se sont complètement discrédités en Irak, en Afghanistan, au Liban et en Palestine et les sources d'informations alternatives ne sont pas toujours crédibles non plus. Cela, bien sûr, n'empêche pas la gauche pro-guerre d'être absolument convaincue de la vérité des pires informations sur Kadhafi comme elle l'était, il y a douze ans, sur Milosevic.


Le rôle négatif de la Cour Internationale de Justice est de nouveau apparent, ici, comme l'a été celui du Tribunal International pour la Yougoslavie, dans le cas du Kosovo. L'une des raisons pour lesquelles il y a eu relativement peu de sang versé en Tunisie et en Egypte, c'est qu'il y avait une sortie possible pour Ben Ali et Moubarak. Mais la « Justice internationale » veut être sûre qu'une telle sortie n'est pas possible pour Kadhafi et probablement pour les gens proches de lui, les poussant ainsi à combattre jusqu'à un dénouement tragique.


Si « un autre monde est possible », comme la Gauche Européenne le proclame sans arrêt, alors un autre Occident devrait être possible et la Gauche Européenne devrait commencer à œuvrer pour cela. La rencontre récente de l'Alliance Bolivarienne pourrait servir d'exemple : la gauche d'Amérique Latine veut la paix et ils veulent empêcher l'intervention des US car ils savent qu'ils sont dans la ligne de mire des US et que leur processus de transformation sociale exige d'abord et avant tout la paix et la souveraineté nationale. Donc ils ont suggéré d'envoyer une délégation internationale conduite éventuellement par Jimmy Carter (qu'on ne peut pas accuser d'être une marionnette de Kadhafi) pour commencer un processus de négociation entre le gouvernement et les rebelles. L'Espagne s'est dite intéressée par cette idée qui est bien sûr rejetée par Sarkozy. Cette proposition peut sembler utopique mais si l'ONU met tout son poids derrière, ce ne sera pas le cas. Ce serait une façon de remplir sa mission actuellement rendu impossible par l'influence des US et de l'Occident. Cependant, ce n'est pas impossible que maintenant ou dans une prochaine crise une coalition de nations non interventionnistes dont la Russie, la Chine, l'Amérique Latine et, peut être d'autres, puissent œuvrer ensemble pour construire des alternatives crédibles à l'interventionnisme occidental.


Contrairement à la gauche d'Amérique Latine, la version pathétique gauche européenne a complètement perdu le sens de ce que cela veut dire de faire de la politique. Elle n'essaie pas de proposer des solutions concrètes aux problèmes et est seulement capable d'adopter des positions morales dénonçant, en particulier de façon grandiloquente, les dictateurs et les violations des Droits de l'homme. La gauche social démocrate suit la droite avec au mieux quelques années de retard et n'a pas d'idées personnelles. La gauche « radicale » réussit souvent à dénoncer, à la fois, les gouvernements occidentaux de toutes les manières possibles et à demander que ces gouvernements interviennent militairement partout dans le monde pour défendre la démocratie. Leur manque de réflexion politique les rend particulièrement vulnérables aux campagnes de désinformation et en fait des supporters des guerres US - OTAN.


La gauche n'a pas de programme cohérent et ne saurait pas quoi faire même si Dieu les mettait au pouvoir. Au lieu de « soutenir » Chavez et la Révolution Vénézuélienne, une affirmation vide de sens que certains se complaisent à répéter, ils devraient humblement apprendre d'eux et d'abord et avant tout réapprendre ce que cela veut dire de faire de la politique.



Jean Bricmont, le 08 mars 2011.



Article en anglais


Jean Bricmont enseigne la physique en Belgique et est membre du Tribunal de Bruxelles. Son livre
"Humanitarian Imperialism" est publié par «Monthly Review Press la version française « Impérialisme Humanitaire » l'est aux Editions Aden.

Son email : Jean.Bricmont@uclouvain.be

CARGAISON D'ARMES SAISIES AU CAMEROUN: LE NOM D'ALASSANE OUATTARA CITE



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In Le Nouveau Courrier N°225 du 11 Mars 2011

 

Des informations issues des interrogatoires attestent que le nom de l'opposant ivoirien aurait été cité par le monsieur d'origine libanaise venu s'enquérir de la situation sur place afin d'entamer les négociations.


Hier mercredi 9 mars 2011, en fin d'après midi, Le Messager a appris de sources sécuritaires proches de la légion de gendarmerie de l'Est qu'un homme de nationalité libanaise dont l'identité ne nous pas été communiquée, se serait présenté nuitamment aux chauffeurs tchadiens des quinze camions contenant les trente containers estampillés Onu et fortement soupçonnés de contenir des armes de guerre, pour les convaincre de prendre la poudre d'escampette avec le délicat convoi en direction de Douala. Selon nos sources, il était prévu que lesdits chauffeurs quittent Bertoua à minuit dans la nuit du mardi 8 mars non sans avoir déjoué la vigilance des gendarmes préposés à leur surveillance. Mais, prévenus contre une telle éventualité, les gendarmes de Bertoua auraient tout de suite éventré " ce plan de guerre ".

Et le mystérieux Libanais qui, dit-on, venait de Douala, aurait alors quitté Bertoua précipitamment au moment où les pandores s'apprêtaient à lui mettre le grappin dessus afin de procéder à son identification et l'interroger sur les mobiles de sa démarche. Ainsi hier mercredi, jusqu'au moment où nous mettions sous presses, les nouvelles qui nous parvenaient de Bertoua indiquaient que le convoi des quinze camions semi-remorques avec leurs trente containers suspects étaient toujours parqués à la légion de gendarmerie de l'Est, sous la vigilance des gendarmes. Le Messager a aussi appris des sources proches du ministère de la Défense, que ces containers n'avaient toujours pas été ouverts, la présidence de la République n'ayant toujours pas donné d'ordre à ce propos.

Toutefois, des indiscrétions en provenance des milieux proches du pouvoir de Yaoundé affirment qu'il s'agit " d'une affaire de haute sécurité qui préoccupe au plus haut niveau le chef de l'Etat. Dans la mesure où s'il s'agit effectivement des armes de guerre, à savoir des kalachnikov, des fusils d'assaut légers, et des lances roquettes, comme le laissent croire les premiers éléments de l'enquête, il s'agirait d'une affaire très grave. Vous savez que les containers en question viennent du Tchad, un pays voisin et frère et sont estampillés Nations Unies. Ce n'est pas une affaire simple à gérer, il faut le croire ". Selon nos sources, l'affaire préoccupe au plus haut point le pouvoir de Yaoundé dont le silence actuel pourrait être le signe visible d'un embarras. Parce que l'histoire pourrait conduire à une crise diplomatique non seulement entre le Cameroun et le Tchad mais aussi entre notre pays et l'Onu ou la Côte d'Ivoire. De sources bien introduites, que ce soit à la présidence de la République ou ministère des Relations extérieures l'on s'étonne que le Tchad, dont le président Idriss Deby Itno fait partie du panel des chefs d'Etats membres de l'Union africaine chargé de trouver une solution diplomatique à la crise postélectorale ivoirienne, ait fait convoyer des containers suspects en passant par le Cameroun, sans en avertir les autorités camerounaises. " Il y a quelque chose qui sent mauvais dans cette situation. Le président tchadien entretient de bonnes relations avec le président Paul Biya. La météo entre N'djamena et Yaoundé est sans nuage. Qu'est-ce qui peut expliquer une telle cachotterie " ? s'interroge un cadre du Minrex.

Il est évident qu'il s'agit d'une situation de grosse tension en ce moment au sommet de l'Etat camerounais où le silence reste, pour le moment, de rigueur. Aux dernières nouvelles, nous apprenions qu'une partie du convoi serait parti de Bertoua la nuit dernière pour Yaoundé sous escorte de la gendarmerie.

Selon les premières informations diffusées par le Messager, il s'agissait d'un convoi de plus de 15 véhicules gros porteurs transportant chacun deux conteneurs. Mais selon les dernières informations de la gendarmerie camerounaise il s'agirait de plus de 35 véhicules gros porteurs regroupés autour de la légion de gendarmerie (voir photos ci dessus) et siège régional du Groupement Mobile d'Intervention (GMI).

D'autres informations issues des interrogatoires attestent que le nom de le Sieur Alassane Ouattara aurait été cité par le monsieur d'origine libanaise venu s'enquérir de la situation sur place afin d'entamer les négociations. Même si l'issue de ces négociations n'a pas été révélée, le correspondant de cameroonvoice sur place à Bertoua a pu constater qu'une partie du convoi a pris la route à destination de Douala sous forte escorte de la gendarmerie camerounaise. D'après les indiscrétions des chauffeurs qui avaient pris des chambres dans une auberge proche de la légion de gendarmerie, ils quitteront ce 10 mars à 7h 00 pour Douala. Notre source sur place a pu néanmoins noter quelques plaques immatriculation:18S2408A, 18S2411A, 18S2409A, CESR8553A, T8S1402A, 18S2337. Nous y reviendrons.


 

In Le messager - Cameroonvoice


Source : LE NOUVEAU COURRIER

APRES LES AFFRONTEMENTS ENTRE FORCES LOYALISTES ET REBELLES A L'OUEST - LE TORCHON BRULE ENTRE LE CONSULAT DE FRANCE ET L'ONUCI




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Une affaire de « trente cadavres de Blancs » oppose en ce moment le Consulat de France et l'Onuci. Les violents combats, à l'ouest, auraient fait de nombreux morts dans les rangs des soldats onusiens parmi lesquels figureraient des soldats de la force Licorne. La France s'oppose au rapatriement des dépouilles sur sa base du 43e Bima. Y a problème !



Le Consul de France en Côte d'Ivoire n'est pas du tout content de la représentation onusienne en Côte d'Ivoire (Onuci). Tout serait parti des affrontements à l'Ouest précisément à Toulepleu, depuis lundi et qui continuaient jusqu'à hier jeudi 10 mars. De violents combats ont opposé les forces loyalistes ivoiriennes aux factions rebelles soutenues par les casques bleus de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci).

Dans la localité de Toulépleu, ces affrontements ont fait de nombreux morts dans les rangs de la rébellion soutenue par les forces onusiennes. Mais fort curieusement de sources loyalistes, l'on dénombre des combattants de race blanche. «Une trentaine », indiquent nos sources loyalistes basées à l'Ouest, sans trop de précisions. Le jeudi 10 mars, les hélicoptères militaires marqués Un ont procédé au rapatriement des dépouilles de la « race blanche » vers Abidjan. La destination a été formellement identifiée comme étant la base française du 43e Bataillon d'infanterie de la marine (Bima), à Port-Bouët à proximité de la base aérienne des forces loyalistes ivoiriennes et de l'aéroport civil Félix Houphouët-Boigny.


Une démarche qui n'aurait pas été du goût des autorités françaises. En effet, selon nos sources proches de ce dossier, le Consul de France est rentré dans une colère noire. Il a fortement désapprouvé cette option de l'Onuci qui a consisté à rapatrier les dépouilles des soldats « blancs » sur la base militaire française. Toutes choses qui donnent l'impression que la France combat officiellement aux côtés des factions rebelles, se serait-il opposé sans commune mesure. Ce qui bien évidemment mettrait très mal à l'aise une partie de la communauté internationale et bien plus, la diplomatie française.


Celle-ci jusqu'ici continue de justifier la présence des militaires français en Côte d'Ivoire, par l'appui et l'assistance logistique aux Casques bleus en vue d'aider ce pays à sortir définitivement de la crise. Même si au moment où nous mettions sous presse, rien n'indiquait qu'il s'agissait des soldats de nationalité française opérant sous le couvert de la force Licorne, ou des mercenaires recrutés pour prêter main forte aux rebelles du Nord d'Alassane Dramane Ouattara. Toutefois, le fait même de rapatrier ces « soldats blancs » au camp français serait perçu comme un signe officiel de la France qui bascule dans la violence au détriment des populations civiles.


Ce, contrairement au principe d'impartialité et à la mission de pacification qui est la sienne en Côte d'Ivoire. Etant donné que ces violents combats qui se déroulent presqu'au quotidien sur l'ensemble du territoire ivoirien font de nombreuses victimes parmi les civils. La commune d'Abobo dans le District d'Abidjan est un cas d'exemple de violences notoires dont les principales cibles sont les personnes (femmes, enfants, et vieillards compris) connues pour leur sympathie pour La Majorité Présidentielle du président Laurent Gbagbo. Les organismes de secours sont débordés face à l'ampleur de la désolation des populations civiles.


Selon une autre source militaire, le Consul de France aurait fermement recommandé à l'Onuci de « reprendre ces cadavres et de laisser la France en dehors de tout cela ». Fortement embarrassés, les hommes de Young Jin Choï, le Représentant du Secrétaire général des Nations unies, ne se sont pas fait prier, ils ont tout simplement abdiqué. Les dépouilles de la trentaine de « soldats français » ou des mercenaires blancs ou même les deux catégories à la fois, se trouveraient, jusqu'à hier, au siège de la Représentation onusienne à l'ancien hôtel Sébroko. Un autre colis très embarrassant, pourrait-on dire, pour l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) accusée, non seulement par le camp présidentiel du président Laurent Gbagbo « de partialité », mais également par les populations civiles qui ne comprennent toujours pas pourquoi les Casques bleus sont indifférents face à leurs souffrances dans les combats opposant les forces loyalistes ivoiriennes et les rebelles.

Tout récemment à Abobo, ces populations civiles ont encore pointé un doigt accusateur vers les Casques bleus de l'Onuci d'être à la base de leur malheur. Ces Casques bleus sont formellement identifiés dans divers sous quartiers de cette commune peuplée de plus d'un million d'habitants, et accusés de « faire des missions de reconnaissance au profit des rebelles d'Alassane Dramane Ouattara», avant les affrontements avec les forces régulières ivoiriennes.


Bertina Soro


Source : LE TEMPS

jeudi, 10 mars 2011

ADDIS-ABEBA: LA QUESTION DE PRINCIPE D'AFFI N'GUESSAN QUI COULE LE PANEL


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Il est 14 heures à Addis-Abeba lorsque le panel des 5 Chefs d'Etats reçoit le candidat perdant aux élections en Côte d'Ivoire, Alassane Dramane Ouattara (ADO).
Après une heure d'échanges à huis clos, ADO sort et laisse la place à la délégation du Chef de l'Etat réélu, Laurent Gbagbo, conduite par l'ex-premier Ministre Pascal AFFI N'Guessan, Président du Front Populaire Ivoirien.

Pendant une heure 15 minutes, la délégation de la majorité présidentielle va discuter avec les Chefs d'Etats sur la décision finale qu'ils ont cru bon de leur communiquer. Pêle-mêle, le panel suggère que c'est ADO qui a gagné les élections en Côte d'Ivoire et qu'il doit prêter serment devant le Conseil Constitutionnel ivoirien présidé par Paul Yao N'DRE. Ensuite, le panel et le Président Ouattara nommeront un Premier Ministre de consensus à la tête du gouvernement ivoirien. Des séries d'amnisties seront prises pour les forces de défense et de sécurité et les membres du gouvernement. En retour, l'UA et la Communauté Internationale accompagneront la Côte d'Ivoire dans le processus de reconstruction.

Face à ces inepties débitées avec gêne par le panel, le Chef de la délégation du Président Laurent Gbagbo a fait part sur un ton ferme et en des mots très durs, de l'irresponsabilité et le manque de courage du panel et, juger que les experts de l'Union Africaine n'ont pas fait leur travail lors de leur mission en Côte d'Ivoire puisqu'ils ont refusé de voir les résultats des élections : « Choï a induit en erreur le monde entier et vous en êtes tous conscients. Il n'y a pas de honte à reconnaître cette erreur et à délivrer le peuple ivoirien ».

Après avoir exprimé le risque que prend le panel en suggérant une victoire hypothétique d'ADO, le Chef de la délégation du Président élu, AFFI a posé une question de principe qui a dérouté les membres du panel : « Sur quelles bases et quelles sont les motivations qui, selon vous, justifieraient la victoire d'Alassane Dramane Ouattara? ».

Silence de mort autour de la table. C'est alors que Jacob Zuma, Président d'Afrique du Sud prend la parole pour enfoncer le clou en trouvant que la question du Président AFFI N'Guessan mérite une réponse du panel.

Après plusieurs hésitations, le Président Mauritanien et Président du panel, dit en balbutiant qu'ils ne donneront les motivations de la victoire d'ADO que devant le Conseil de paix et de Sécurité qui devrait normalement se réunir dans les heures qui suivent.
La délégation du Président Laurent Gbagbo a donc quitté la salle, dans l'attente de la réunion du CPS à laquelle elle a d'ailleurs été conviée.

Au micro de l'AFP, AFFI a fait cette déclaration qui traduit l'ambiance lourde de la rencontre avec le panel : « Nous avons estimé que cette proposition du panel est inacceptable. Malheureusement, nous avons constaté que le panel de haut niveau s'est contenté de reprendre ce que nous savons déjà. Le panel est dans l'incapacité de nous donner les arguments qui fondent cette décision. Ils continuent la fuite en avant. Tout le monde s'appuie sur l'annonce du haut-représentant de l'ONU (en Côte d'Ivoire, Young-Jin Choï). Si cette initiative ne débouche pas sur des propositions pertinentes et irréfutables, suffisamment convaincantes, nous craignons que l'UA contribue en quelque sorte à parachever le coup d'Etat entamé en 2002, et qui s'est mué en tentative de coup d'Etat électoral à travers les dernières élections présidentielles ».

En fait de résolution de la crise ivoirienne par l'UA, c'est à une copie conforme de l'accord de Linas-Marcoussis que l'UA veut s'adonner.


Source: Coordination des Communicateurs Bénévoles

CRISE IVOIRIENNE: GBAGBO MET SUR PIED UN SYSTEME BANCAIRE MAIS PARIS TENTE DE TROUVER UNE PARADE



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Agence de la « Société Générale » de Cocody Les Deux-Plateaux, à Abidjan.


La filiale de « BNP Paribas » a de nouveau été ouverte mercredi 02 mars 2011, mais contre l'avis de la banque. Elle a été nationalisée par Laurent Gbabgbo et la « Société Générale » s'apprête à subir le même sort. Les explications de Caroline Morisseau, le 3 mars 2011 sur « BFM Business ».

 

La « Société Générale » et « BNP Paribas » ont totalement perdu la main. D'une certaine manière, ce ne sont même plus leurs banques : les deux établissements ont tout simplement été réquisitionnés.

Les transactions se font manuellement : « BNP Paribas » se refuse à tout commentaire, mais une source proche du dossier précise que les salariés ont été convoqués, un administrateur par intérim a été désigné. Les guichets de « BNP Paribas » sont donc à nouveau ouverts et distribuent de l'argent. Simplement, les transactions se font manuellement dans la mesure où les systèmes informatiques de la banque sont pilotés depuis l'étranger.

Gbagbo met sur pied son propre système bancaire : La « Société Générale », qui compte une soixantaine d'agences dans le pays, s'apprête à subir le même sort. Laurent Gbagbo avait déjà réussi à contourner la « Banque centrale d'Afrique de l'Ouest » en créant sa propre « chambre de compensation », il est donc en train de mettre sur pied son propre système bancaire.


LA FRANCE VEUT DEMONETISER LE FRANC CFA DE COTE D'IVOIRE COUTE QUE COUTE

La France est en train d'actionner pour faire démonétiser le « FCFA » de Côte d'Ivoire. L'information n'est de toute façon pas officielle, mais elle se murmure dans les milieux de ceux qui veulent totalement anéantir le pouvoir du président Laurent Gbagbo. Ainsi, on pourrait dire que comme la France constate que Laurent Gbagbo est en train de réussir à sauter le verrou de la fermeture des banques, elle se prépare avec ses sbires à dresser une autre difficulté au régime ivoirien.

Il s'agit d'une opération qui va consister à ôter au « FCFA » de Côte d'Ivoire, sa valeur. De sorte que cet argent ne puisse plus être utilisé. En effet, les billets de banque émis pour le compte de la Côte d'Ivoire, sont frappés de la lettre A. Ainsi, chaque pays de l'« UEMOA » a sur son billet de banque une lettre propre au pays. Pour autant, il est admis que quand vous quittez la Côte d'Ivoire pour n'importe lequel des pays de l'« UEMOA », vous pouvez dépenser les billets de Côte d'Ivoire sans faire de change.

Ce qui va se passer si la France arrive à faire admettre son idée, c'est que tous les billets de banque frappés de la lettre A ne seront plus acceptés dans les autres pays de l'union. Ainsi, les entreprises, les banques, les commerçants... ne pourront plus faire des opérations avec les autres pays de l'« UEMOA » mais aussi avec tous les autres pays du monde. Car, le « CFA » de Côte d'Ivoire ne pourra plus être échangé en euro ou en cedi, en naira... Le but de cette manœuvre est de dresser la population contre le président Gbagbo afin qu'une révolte populaire l'emporte au profit de Alassane Ouattara. La prémisse de cette opération d'asphyxie financière de la Côte d' Ivoire est apparue depuis jeudi. La « Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) » a appelé dans un communiqué repris par l'AFP, les établissements de crédit (les banques...) ayant suspendu leurs activités en Côte d'Ivoire à se rapprocher de son siège à Dakar, pour s'enquérir des conditions de poursuite de leurs opérations avec l'institution monétaire. Les établissements de crédit, poursuit le communiqué, peuvent demander « les conditions de poursuite de leurs opérations » si elles souhaitent « assurer la continuité de leurs opérations à partir d'un site distant et/ ou par l'intermédiaire d'une banque établie dans un Etat membre de l'Uemoa ».

D'ailleurs, la « Bceao » convie les dirigeants de ces banques concernés à une réunion, à son siège à Dakar, aujourd'hui à 10 heures, « en vue d'échanger sur cette situation ». En clair, la « Bceao » demande aux banques que sont la « SGBCI », la « BICICI », la « City Bank », la « Standard chartered Bank » à délocaliser dans un autre pays membre de l'« Uemoa ». C'est dire que si l'Etat de Côte d'Ivoire n'avait pas pris la décision de nationaliser notamment les filiales des banques françaises (« SGBCI » et la « BICICI »), le personnel ivoirien de ces banques allait rester dans un chômage de longue durée.

Mais, en outre, cette attitude de la « Bceao » montre bien qu'elle est dans une logique d'assèchement financier de la Côte d'Ivoire.


Source : NERRATI.NET


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Réaction de l'ivoirien Fernand KOBLAN à l'article ci-dessus :


Belle analyse ! Il faut cependant retenir que l'action du Président Laurent Gbagbo démontre que la Côte d'Ivoire ne doit pas subir le diktat des pays membres de l'UEMOA et par ricochet de la BCEAO Dakar. A la lecture de l'article, l'on se rend compte que les actuels dirigeants de la BCEAO à Dakar et de l'UEMOA ignorent (ou feignent d'ignorer, ndlr) que les banques qui s'installent sur un territoire répondent des lois dudit territoire. LA SGBCI ou la BICICI, bien que filiales des banques françaises, sont régies par les lois ivoiriennes en matière bancaire et non celles de la France ou du Sénégal, quand bien même la BCEAO y a son siège.

Secundo, l'autorisation d'exercer est délivrée par le pays hôte. En plus, c'est l'agence nationale de la BCEAO qui ouvre les comptes de ces banques dans ses livres avant de tenir informer le siège.

Les banques installées sur le territoire ivoirien, à ma connaissance, paient leurs impôts à l'Etat de Côte d'Ivoire et non à L'UEMOA. C'est seulement parce que les Africains sont stupides qu'ils continuent de croire que tout ce qui est dicté depuis les pays occidentaux, ils doivent l'exécuter sans prendre la peine d'y réfléchir. Lorsque les Anglais ont voulu faire chanter les Egyptiens au sujet du canal de Suez alors qu'il était en territoire Egyptien, le Président Nasser a simplement nationalisé le canal sans que le ciel ne tombe sur l'Egypte. Aujourd'hui, le canal est la propriété de l'Egypte. Cuba a nationalisé les entreprises américaines, tout comme le Venezuela, sous Hugo Chavez, et aujourd'hui ces entreprises sont propriétés cubaine et vénézuélienne.

Un grand homme politique se mesure par sa capacité à prendre des décisions idoines pour son pays et son peuple.
Les réactions actuelles des dirigeants de la BCEAO sont le signe d'une faillite imminente de cette institution sous régionale sans le plus gros pourvoyeur de fonds qu'est la Côte d'Ivoire.

Tertio, la France compte démonétiser le FCFA ivoirien. C'est un pas qu'elle ne peut pas franchir parce que le faire signifierait l'écroulement du prestige français en Afrique et dans le monde. En réalité, le FCFA n'est pas une monnaie. On n'a pas besoin d'être spécialiste de la monnaie pour le comprendre. Quelle est cette monnaie qui ne peut être convertible dans aucune banque en dehors de la zone CFA (Afrique centrale et occidentale francophones)?
Quand ils vous arrivent le bonheur de sortir du pays pour vous rendre en Europe, vous êtes tenus de faire les changes depuis votre pays avant d'embarquer.
Alors que les chinois, américains, ghanéens, guinéens et mauritaniens peuvent voyager partout dans le monde avec la monnaie de leur pays respectif, sans être contraints de faire le change depuis leur pays.

Les ivoiriens sont aujourd'hui conscients de la justesse du combat de l'indépendance de leur pays. Ils sont disposés à rapatrier leurs avoirs détenus dans les comptes en Suisse pour relancer l'économie de leur pays. C'est faux de dire qu'ils n'y croient pas. Ils sont combien les proches de Gbagbo qui ont des comptes à l'étranger, contrairement à Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et compagnie !

Le Président Laurent Gbagbo est lui-même détenteur d'un compte domicilié à la SGBCI et c'est dans cette banque que tout son argent est gardé. Il n'est pas détenteur d'un compte privé en dehors du pays ni d'un bien immobilier en Europe ou en Amérique. Si  vous voyez qu'il est serein dans la prise des décisions, c'est justement pour cela.

Depuis que la BCEAO (agence nationale) Abidjan est isolée du siège de Dakar, c'est le siège qui est traversé par de sérieux problèmes. Il va bientôt nationaliser la BIAO et la SIB, ainsi le système va reprendre.

Quant aux autres banques, l'Etat va engager des actions en justice pour dédommager les épargnants et récupérer ses divers impôts. Je pense qu'une fois cette action achevée, ils réfléchiront par deux fois avant de s'immiscer dans la politique d'un pays. Quant à la BCEAO, elle vient de signer son arrêt de mort avec la Côte d'Ivoire. Dans un bref délai, des actions seront entreprises pour la récupération des fonds de la Côte d'Ivoire au siège.
Comment des pays qui ne pèsent ensemble que 60% des actions de la banque peuvent imposer leur diktat à celui qui pèse tout seul 40% des actions ? (Allez-y savoir !).


Source : africdossier@googlegroups.com

mercredi, 09 mars 2011

Me HERMANN YAMEOGO (OPPOSANT BURKINABE) AU PANEL: «LA RESOLUTION DE LA CRISE IVOIRIENNE NE PEUT SE FAIRE EN DEHORS DE LA REHABILITATION DU DROIT»

 


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Le chef de l'opposition Burkinabé, Hermann Yaméogo (leader de l'UNDD), fait une nouvelle sortie sur l'actualité ivoirienne après un séjour récent à Abidjan. Interview.


1) Monsieur le président, vous avez estimé devoir restituer votre dernier séjour en Côte d'Ivoire. Dites-nous auprès de qui vous l'avez fait et si vous en avez été satisfait.

Une fois de retour, j'en ai donné la primeur au Mogho Naaba, aux confessions religieuses, aux relais susceptibles d'en tenir informé par le menu, le chef de l'Etat et bien évidemment, au BEN du parti.

Auprès de tous ceux qui nous ont reçus, nous avons bénéficié d'une bonne écoute, repartant avec le sentiment d'avoir bien fait de leur porter la substance de nos observations.

2) Croyez-vous en la capacité du Panel des 5 chefs d'Etat de l'Union africaine de sortir la Côte d'Ivoire de l'impasse ?

Tout est une question de volonté, d'indépendance par rapport au diktat de la communauté internationale emmenée par la France et les USA. C'est en définitive une question de courage et de capacité à défendre plus qu'autre chose, l'honneur de l'Afrique. Sinon, la solution, la seule durable, la seule qui vaille, ne peut se trouver en dehors de la réhabilitation du Droit tel qu'il est fondé par les institutions et les lois de l'Etat souverain de Côte d'Ivoire.

Chaque membre du panel joue ici sa réputation personnelle et celle du continent devant l'Histoire car il ne faut pas s'y tromper, tôt ou tard, celle-ci demandera des comptes aux acteurs de ce drame sans précédent qui se joue en Eburnie.

3) Ne pensez-vous pas que cette marche des femmes RDR réprimée qui a fait, dit-on, 6 morts, va compliquer la tâche du panel des chefs d'Etat de l'Union africaine ?

Je ne le crois pas. La ficelle est trop grosse. Ce n'est pas le régime de Laurent Gbagbo qui fera cette erreur monumentale. Il a tant fait des pieds et des mains pour éviter les exactions à l'encontre des étrangers afin de ne pas tomber dans le piège d'une guerre sous régionale, si bien évité l'affrontement avec la Licorne et l'ONUCI pour ne pas donner raison à la communauté internationale d'entrer en guerre, et enfin si bien évité la guerre civile, qu'on le voit mal commettant un acte terroriste aussi gratuit et inintelligent. Je crois seulement que nous sommes arrivés à un point si désespéré dans la confrontation que de tels horribles stratagèmes sont utilisés pour confondre « l'ennemi ». Mais nous ne sommes plus en 2002. L'endormissement de l'opinion par les forces diplomatiques, médiatiques, n'a plus autant d'emprise sur les esprits. Ce qui fait que ces procédés, des plus monstrueux, ont du mal à être mis à la charge du pouvoir de Gbagbo auquel le crime ne pourrait au demeurant profiter.  Ma seule crainte, au train où vont les choses, c'est qu'on ne se retrouve demain avec une hécatombe portant sur 50 ou 100 Burkinabé, histoire de mettre encore plus dans l'embarras le régime Gbagbo.

4) Que pensez-vous de l'invitation faite aux deux protagonistes de la crise, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara de se rendre jeudi à Addis-Abeba ?

Je me perds en conjectures sur le pourquoi de cette idée. Après tant de traquenards déjoués et connaissant combien on le cherche (et que surtout cette « communauté internationale » n'hésiterait devant rien pour l'éliminer), ce serait risqué de se prêter à cette invitation incongrue dont les conséquences pourraient être gravissimes en cas de piège. Nous sommes  en face d'une proposition et comme toute proposition, elle peut bien souffrir d'autres contre-propositions surtout qu'il est précisé dans la lettre de mission du panel que pour contraignantes que soient ses décisions, elles ne peuvent agir que sur la base d'un consensus entre les parties. ADO adoubé par la « communauté internationale » ayant moins à craindre dans un tel déplacement que Laurent Gbagbo, je ne voterai pas les yeux fermés pour cette délocalisation temporaire, même à Addis-Abeba pour les besoins d'un tête-à-tête. Mais si à Dieu ne plaise, cela devait finalement se réaliser, évidemment des précautions extrêmes ne seraient pas de trop !

5) En attendant, l'embargo semble jouer à plein contre le régime Gbagbo...

Il frappe surtout sans discrimination tous les Ivoiriens, qu'ils soient politiquement engagés ou non, qu'ils soient des nourrissons, des adultes ou des personnes âgées, et c'est tout à fait atterrant.

Depuis quelques années, il s'est développé, au travers des institutions spécialisées des Nations Unies, des ONG, des Etats...l'idée que la politique d'embargo était injuste en cela que dans sa finalité, elle frappait beaucoup plus les populations civiles innocentes que les dirigeants. On ne compte pas le nombre de critiques et de violateurs des embargos décidés contre l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid, la Libye, l'Irak, la Palestine... C'est pourquoi est née la pratique des sanctions ciblées, personnalisées, pour épargner les populations.

Avec la Côte d'Ivoire, on n'a pas fait que tout mélanger, on est revenu à l'embargo avec cette différence qu'il est ici mis en œuvre de façon globale et totalement inhumaine pour forcer un peuple à se révolter contre le leader dans lequel il se reconnaît. Quand je vois les conséquences qui en découlent avec l'empêchement d'exporter le café-cacao qui fait vivre 10 millions d'Ivoiriens, avec cette fermeture des succursales des banques étrangères sans préavis et l'interdiction de fournir la Côte d'Ivoire en médicaments, avec comble de cruauté, l'assèchement de l'aide destinée aux malades atteints du VIH/Sida, je me dis qu'il y a en œuvre contre le peuple de Côte d'Ivoire des crimes de masse qui mériteraient bien qu'on active des procédures devant des juridictions pénales internationales contre tous les pays, toutes les organisations et leurs dirigeants qui ont mis en œuvre ces embargos.

6) La télévision burkinabé a offert une prestation remarquée au premier Ministre d'Alassane Ouattara, leader des Forces Nouvelles. Qu'en pensez-vous ?

Je ne l'ai pas suivie mais je suis au nombre des Burkinabé qui regrettent que l'on cherche à faire endosser à l'opinion, des préférences qui ne sont pas unanimement partagées.



In San Finna (Burkina Faso)


Source : LA VOICI, La Voix de la Côte d'Ivoire

GUERRE DE SARKOZY CONTRE GBAGBO: L'AFP AU CŒUR DE LA DESTABILISATION DE LA COTE D'IVOIRE



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L'Agence France Presse (AFP) est en première ligne dans la guerre sans merci que Nicolas Sarkozy livre contre la Côte d'Ivoire. Cette agence porte le brassard de capitaine, au plan média. L'AFP qui fournit des informations à plus de dix mille media dans le monde, est chargée de diffuser à longueur de journée, des énormités sur le Président Laurent Gbagbo. De concert avec RFI et France 24, cet organe de service public français charge le camp présidentiel, donnant bien entendu, dans l'intoxication à outrance.

Une journée ne passe depuis lors, sans que l'AFP ne diffuse des informations mal intentionnées contre le chef de l'Etat ivoirien. Biffant dans ces dépêches tout ce qui peut contrarier Alassane Ouattara et rajoutant ce qui peut nuire à l'image de Gbagbo. Il faut le reconnaitre, l'agence  joue sa partition à volonté. La forte audience de cet instrument arrange les affaires de Paris. L'Etat français pèse pour plus de 40% de son budget, et cela vaut bien de s'affranchir des règles qui régissent le journalisme.

Elle est donc tenu d'être le porte-voix de la cellule élyséenne en charge de ''massacrer'' le numéro un ivoirien. C'est bien connu, nombre des dépêches sur la Côte d'Ivoire qui inondent les tabloïdes du monde entier sont inspirés par l'entourage de Sarkozy. Et pourtant, les textes de cet organe stipulent, entre autres, qu'il « ne peut, en aucune circonstance, tenir compte de l'influence ou de la considération de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information. » Un vœu pieux ! À tout le moins, cette recommandation ne concerne pas les pays africains.

En ce moment, c'est la Côte d'Ivoire et son Président qui font les frais de cette digression. Ainsi, l'organe de propagande des autorités française abreuve ses lecteurs d'informations dirigées. Depuis quelques jours, le monde entier est inondé d'informations erronées sur la prétendue tuerie des femmes à Abobo par les FDS. Cette information tourne en boucle sur les différentes chaines cryptées françaises. C'est d'ailleurs l'AFP qui, le premier, annonce les couleurs sur cette triste histoire montée de toutes pièces par Ouattara et ses complices.

Comme de juste, les journaux et média ''chauds'' ont repris la litanie. Constat, l'Agence France Presse se discrédite à la vitesse dont elle envoie ses dépêches à ses clients. Mais sûrement qu'il en faut plus pour la décourager à soutenir les actions déstabilisatrices de Nicolas Sarkozy en Côte d'Ivoire.


Alain Serge Zogbo

 

Source: INFOS COTE D'IVOIRE

ATTAQUES PAR LES REBELLES PRO-OUATTARA, LES MAURITANIENS QUITTENT EN MASSE LA COTE D'IVOIRE



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Plusieurs centaines de mauritaniens, attendant d'être évacués, étaient massés mardi devant leur ambassade à Abidjan, dans le quartier des Deux-Plateaux, a constaté un journaliste de Directscoop.

La veille, ils avaient manifesté leur mécontentement face au « mauvais traitement » dont ils estimaient être l'objet de la part de leur représentation en tentant de séquestrer leur diplomate. C'est grâce à une intervention des riverains aidés par quelques agents de police que le diplomate mauritanien sera extirpé des locaux vers 19 heures 30, après près de 6 heures passées enfermées dans son bureau.

Ces Mauritaniens proviennent des quartiers (Abobo, Koumassi et Treichville) qui font l'objet d'attaques terroristes de la part des rebelles pro-Ouattara. « Beaucoup de nos boutiques ont été attaquées et volées. Vu la situation nous avons décidé de fermer et de rentrer en Mauritanie. Pour le moment nous faisons partir les femmes et les enfants», confie l'un d'eux.

Un premier groupe d'une centaine de personnes avait quitté Abidjan pour Yamoussoukro, d'où ils devraient se rendre à Nouakchott, sous escorte des forces de défense et de sécurité (FDS).

La rébellion pro-Ouattara a occasionné entre 2002 et 2007, plus de 1 million 700 mille déplacés selon les chiffres officiels du gouvernement et des agences du système des Nations Unies.

Ce chiffre pourrait être revu à la hausse, estiment des spécialistes, en raison des violences enregistrées ces derniers mois à Duékoué, Bangolo, Lakota, Divo et Vavoua mais surtout, à cause de la reprise de la guerre sur les fronts ouest (Zouan-Hounien, Bin-Houyé, Toulepleu), Centre (Tiébissou, Yamoussoukro) et Sud (Abidjan).

Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles, Alassane Ouattara depuis son QG du Golf Hôtel tente, en complicité avec l'ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) et la Licorne (armée française) de renverser le gouvernement ivoirien.


Source: DIRECT SCOOP

LES SYMPATHISANTS DE OUATTARA S'EN PRENNENT A LA COMMUNAUTE LIBANAISE

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Suite à une marche des femmes du RHDP, des violences ont été signalées cet après-midi (mardi 08 mars 2011) dans la commune de Treichville où quatre personnes auraient été tuées selon la radio française RFI, proche du camp Ouattara.

Selon cette même radio " Les raisons de cette flambée de violence ne sont pas encore clairement établies mais d'après plusieurs sources la situation a dégénéré après qu'un Libanais ait tiré sur un manifestant. Dans la foulée, des jeunes de Treichville ont attaqué des magasins appartenant à des membres de la communauté libanaise.

Des barricades ont été érigées, des pneus ont été brûlés, un car de la police aurait été incendié et les forces de défense et de sécurité sont intervenues sans ménagement. En fin d'après-midi, de source médicale, le bilan de cette journée de violence à Treichville était de 4 personnes tuées par balle, 3 hommes et une jeune femme, et d'une vingtaine de blessés".

Nos sources confirment effectivement qu'un Libanais aurait tiré sur un manifestant, qui sous le prétexte de la marche organisée par les sympathisants de Ouattara a tenté de piller son magasin.

Si ce acte peut être condamnable, il faut reconnaître tout de même, que les magasins des libanais sont constamment pillés chaque fois que les marches pro-Ouattara sont organisées. Surtout dans les communes d'Abobo et de Treichville. Il suffit de faire un tour dans la zone de Samaké à Abobo pour se rend compte des pillages perpétrés par les manifestants pro-Ouattara.

Actuellement dans la commune de Treichville, la communauté libanaise est sous la menace d'une répression sanglante. Plusieurs de leurs magasins ont été pillés. Surtout qu'on sait de quoi ces manifestants sont capables, il faut que nos autorités prennent vite des dispositions pour protéger cette communauté étrangère et leurs biens.


Par Thruthway

 

Source : COTE D'IVOIRE LA VRAIE

COMMERCIALISATION DU CAFE CACAO: GBAGBO REND LA MONNAIE DE SA PIECE A L'UNION EUROPEENNE



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In Le Nouveau Courrier N°223 du 09 Mars 2011 par Joseph TITI, une correspondance particulière


Le président de la République a pris lundi dernier un décret qui fait de l'Etat l'acheteur et le vendeur exclusif du café et du cacao ivoiriens. Désormais, c'est l'Union européenne qui a du souci à se faire.


En boxe, on appelle cela un jab, c'est-à-dire le coup que même les boxeurs expérimentés ne voient pas toujours venir. Lundi dernier, le président ivoirien a pris un décret qui fait de l'achat du café et du cacao sur toute l'étendue du territoire national un monopole de l'Etat. L'Etat devient aussi exportateur principal desdits produits, même si le décret ouvre la possibilité à des délégations.

Après la nationalisation de la Bicici et de la Sgbci, Laurent Gbagbo démontre que les sanctions de l'Union européenne ne l'impressionnent guère, encore moins l'embargo sur le café et le cacao dont les effets avaient commencé à saper le moral des planteurs ivoiriens. Les dernières décisions du président ouvrent même une période d'incertitude pour les chocolatiers européens dont la matière première risque d'être transférée chez l'ogre chinois ou russe, alliés politiques de Laurent Gbagbo dans la guerre ouverte que lui livrent les occidentaux.

Mais cette mesure vise avant tout à rassurer les planteurs ivoiriens. L'impossibilité pour les exportateurs nationaux d'écouler leurs produits vers les marchés européens contraignaient les paysans à ne plus vendre ou, dans le meilleur des cas, à brader leurs productions. Désormais, l'Etat va payer au prix garanti, ce qui mettra les planteurs à l'abri des acheteurs véreux qui pullulent sur le marché national et dont une short list avait été dressée par les responsables de la filière café cacao et appuyée par une campagne publicitaire sans précédent.

Alors que les sanctions de l'Union européenne étaient taillées pour synchroniser une révolte populaire contre Gbagbo, la réforme donne finalement le coup de grâce à la stratégie européenne. L'Etat passe même à la vitesse supérieure en redevenant le principal acteur de la commercialisation du café et du cacao, privilège dont il avait été délesté par la privatisation de la Caistab, devenue pour diverses raisons une structure à faire disparaître. Et même s'il ne peut totalement fermer les circuits de vol qui passent par les pays frontaliers pour disparaître dans les moulinettes européennes, l'Etat peut désormais agir directement sur les marchés internationaux en spéculant.

Le gouvernement ne cache d'ailleurs pas son intention d'en découdre avec ses ex partenaires européens. Le ministre de l'Agriculture, Issa Malick Coulibaly, a affirmé lundi, lors d'un conseil de son cabinet élargi aux structures sous tutelle, que la recherche de nouveaux marchés est une priorité de l'Etat qui a envoyé plusieurs missions de prospection dans les pays hors de l'Union européenne. « Ces missions sont de retour avec de bonnes nouvelles », s'est réjoui le ministre sans plus de précision, mais on peut rapprocher ses déclarations avec l'ordonnance du président qui fixe les objectifs de l'Etat en matière de commercialisation du café et du cacao.

En tout cas, la guerre du café-cacao est lancée. Les multinationales qui avaient espéré mettre la pression sur le gouvernement pour le faire capituler sont désormais au pied du mur. Dans une situation comparable à celle des banques dont le chantage s'est transformé en un désespérant fiasco politico-économique.


Source : LE NOUVEAU COURRIER

AREVA, SOCIETE FRANÇAISE D'URANIUM, FINANCE LA GUERRE EN COTE D'IVOIRE


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La crise postélectorale en Côte d'Ivoire s'est muée aujourd'hui, en véritable guerre avec des ramifications inimaginables de la Françafrique. Les actes posés aujourd'hui, par la France ont été si sérieusement préparées que nous sommes en mesure d'affirmer que la quasi-totalité de ce que ce pays compte est partie prenante dans cette guerre. Mieux, elle a été soigneusement préparée par des militaires émérites pour éviter tout échec.

Ainsi, le Général d'Armée Chris Quesnot ancien Chef d'état-major de feu le président socialiste François Mitterrand est actuellement le propriétaire de la société assumant la sécurité du groupe Areva au Niger. Cette société française d'Uranium a pris la relève de Elf dans le jeu malsain de la Françafrique.

Il a été chargé de recruter les sous-officiers et officiers subalternes comme instructeurs des formateurs pour l'attaque de la Cedeao en Côte d'Ivoire.
Et cet officier général de haut mérite est devenu un pion de la Françafrique à qui a été confié militairement le recrutement des mercenaires français et africains pour déstabiliser la Côte d'Ivoire.
Il est à l'œuvre. Nous comprenons pourquoi les attaques à Abobo et à l'Ouest de la Côte d'Ivoire sont menées de main de maître par les officiers, sous-officiers nigérians, nigériens, maliens et burkinabé, ces chiens de guerre très réputés pour leur cruauté.

La France et l'Afrique des comptoirs n'ont donc pas lésiné sur les moyens pour soumettre la récalcitrante Côte d'Ivoire en tentant de déliter l'Etat ivoirien.
On comprend donc à la lueur de ce qui précède, toutes les gesticulations fébriles de Sarkozy. Souvenons-nous de ses visites inopinées au Niger quand la société Areva était entrée en conflit ouvert avec le président Tandja. Ne trouvant pas de compromis satisfaisant sur le prix d'achat de l'Uranium, la France encouragea l'Armée à le renverser.
La guerre de Côte d'Ivoire, encore une odeur d'Uranium.



Djiwa Godji, In Le Temps


Source : AFRIKAGORA

SILENCE, ON TUE ET ON EGORGE A ABOBO!

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Violences dans la commune d'Abobo : Alassane Ouattara fait égorger des Ivoiriens dans l'indifférence et dans l'impunité. Les mercenaires de la Cedeao venus principalement du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal mais aussi de la Guinée, aidés dans leur sale besogne par les mercenaires d'Alassane Ouattara et les militants du Rhdp, sévissent gravement à Abobo et environs.


Les nouvelles qui nous parviennent de la commune d'Anyama et plus précisément celle d'Abobo, peuplée d'environ 1,900 million d'âmes, ne sont pas rassurantes. Ces communes peuplées en majorité des ressortissants de la sous-région ouest-africaine, s'apprêtent à opérer la tragédie humaine jamais réalisée dans l'histoire de la Côte d'Ivoire et qui pourrait, si rien n'est fait, envoisiner la tragédie rwandaise, sans extrapolation.

On sait depuis deux semaines que plusieurs milliers de populations ont fui les tueries perpétrées par «le commando invisible» composé de mercenaires convoyés par centaines par l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci). Connaissant la forte densité de cette commune, on en déduit aisément que, les déplacés représentent un nombre infime de l'ensemble des populations.
Par conséquent, ceux qui - les plus nombreux-, n'ont pas eu cette chance de fuir les massacres qui s'y perpètrent de jour comme de nuit deviennent des proies faciles. En attendant que le nombre exact soit livré par les organismes étatiques et connu par le grand public, tirer dès maintenant la sonnette d'alarme n'est pas illusoire.

Plusieurs faits en notre possession montrent que des domiciles sont pillés, incendiés et leurs habitants éliminés sans autre forme de procès. Beaucoup d'Ivoiriens sont restés coincés et ne peuvent plus sortir de cette commune de peur d'être identifiés et livrés à la vindicte des tueurs.
Certains encore se barricadent entre quatre murs, parce que refusant de «céder» les habitations qu'ils ont bâties depuis des années au prix de mille efforts, sont à la merci des mercenaires et autres populations de la Cedeao hostiles et ayant pris faits et causes pour Alassane Dramane Ouattara.
D'autres parmi lesquels on dénombre de nombreux vieillards et surtout des malades, se sont tout simplement résignés et attendent leurs bourreaux pour les achever. Dans le village d'Anokoua Kouté, plus d'une dizaine de jeunes ont été égorgés dans la nuit de dimanche 6 à lundi 7 mars, dont une femme qui se prénomme Lucie brûlée vive.

Notre informateur coincé dans le village et qui cherche désespérément à fuir, évoque de nombreux cadavres qui jonchent les ruelles du village d'Anonkoua Kouté. A des barrages de fortunes que ces mercenaires et ressortissants de la Cedeao érigent dans les ruelles des sous quartiers, tout Ivoirien qui vient à passer là est automatiquement identifié et tué à coups de machette.
De nombreuses scènes affligeantes se sont déroulées, le week-end écoulé, dans divers sous quartiers allant de Clouétcha, Kennedy, en passant par Samaké, Agbékoua, Akéikoa, Derrière-Rail etc. Des Ivoiriens dans leur propre pays sont repérés, stigmatisés, arrêtés et sauvagement égorgés sous les cris de joie des ressortissants de la Cedeao. Ces derniers estiment avoir trouvé l'occasion unique de faire fortune.

Mais surtout de « se venger de ces prétentieux Ivoiriens qui pensent que la Côte d'Ivoire leur appartient à eux-seuls». Sont-ce là quelques quolibets entendus par des partisans d'Alassane Dramane Ouattara qui s'en donnent à cœur joie aux tueries des Ivoiriens dont les noms ne sont pas à consonance nordique.

Et quand bien même que des Ivoiriens de souches porteurs des noms du Nord sont arrêtés à des barrages érigés dans ces sous quartiers, ce n'est pas toujours évident qu'ils aient la vie sauve.
Ces derniers devant s'exercer à échanger avec les tenants desdits barrages en langue Malinké ou Dioula tout en déclinant le nom de leur village ou région de naissance, pour espérer s'extirper d'Abobo. Nous sommes en plein dans le délit de faciès et il ne fait pas bon de se sentir Ivoirien sur sa propre terre.

Les mercenaires de la Cedeao venus principalement du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal mais aussi de la Guinée aidés dans leurs basses besognes par les mercenaires d'Alassane Dramane Ouattara, sévissent dans cette commune située en plein cœur d'Abidjan. Combien sont-ils ces Ivoiriens qui ont été égorgés ? Personne n'en a le nombre avec exactitude.
Toujours est-il que le massacre continuait jusqu'à hier (lundi 7 mars 2011) et ce, depuis un mois que les terroristes y sévissent de jour comme de nuit. A cette allure, nous allons tout droit vers une épuration ethnique, et le mot n'est pas fort quand on sait la méthode utilisée et la haine qu'ont ces mercenaires de la Cedeao des Ivoiriens. Il faut secourir les Ivoiriens d'Abobo et sauver ce qui peut l'être. A tous les prix !


Source: FACEBOOK

CRISE EN COTE D'IVOIRE: LES REBELLES OCCUPENT ILLEGALEMENT DES HABITATIONS D'ABOBO

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Des maisons abandonnées à Abobo sont occupées de façon illégale par des rebelles. Plusieurs familles seraient déjà victimes de ces pratiques.



Les rebelles d'Alassane Ouattara ont infiltré la commune d'Abobo où ils règneraient en maître absolus dans certains quartiers. Ils semblent cependant confrontés à un problème de logements. C'est la raison pour laquelle, ces derniers ont décidé de faire payer aux populations qui ont fui certains quartiers lors des combats entre Forces de défense et de sécurité (Fds) et commando invisible en occupant de façon illégale les maisons abandonnées.

Les victimes des agissements de ces rebelles sont nombreuses. C'est d'ailleurs le cas de Jean qui aurait perdu sa maison à Pk18. «Les rebelles occupent en ce moment notre maison, explique -t-il. Nous sommes obligés de squatter le salon de l'un de nos voisins » Christian vit une situation similaire à Avocatier. « J'ai fui le quartier suite aux combats. Il se trouve qu'aujourd'hui ma maison et celles de mes voisins sont occupées par des inconnus. Il a fallu que je m'y rende pour vivre la réalité sur le terrain. J'ai été obligé de rejoindre à nouveau mon lieu de refuge à Angré, faute de dortoirs » a déclaré à koaci.com ce jeune d'environ 30 ans qui exerce le métier de menuiserie dans la commune de Cocody.

A N'Dotré, Madeleine est aussi victime des pratiques des rebelles. Elle soutient avoir perdu sa maison au profit de l'un des leurs qui aurait logé à son tour sa petite camarade. « Je suis revenue chez moi le dimanche. J'étais surprise de voir que ma maison était occupée par une jeune fille qui m'a à son tour signifié qu'elle était désormais la nouvelle locatrice. J'ai passé la nuit chez une amie, en attendant que je trouve un nouveau point de chute, » a déploré Madeleine, qui regrette par ailleurs que cette situation lui arrive en ces temps de vache maigre. A en entendre les uns et les autres, Abidjan risque de connaître le syndrome d'occupation illégale des maisons par les rebelles. Alors qu'une fois dans ces maisons ils refusent de les céder à leurs véritables propriétaires.


Par Wassimagnon


Source: KOACI.COM

mardi, 08 mars 2011

LA VERITE ET L'IMPARTIALITE COMMENCENT A EMERGER ENFIN DANS LA PRESSE FRANÇAISE SUR LES ELECTIONS IVOIRIENNES

 

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En témoigne cet article de Pauline Tissot, publié le 04 mars 2011 dans le journal français L'EXPRESS : « Côte d'Ivoire: ce que les deux camps affirment ».


Les arguments du camp Gbagbo

La première des revendications du camp Gbagbo est l'irrégularité dans la conduite de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. D'après plusieurs observateurs, dont Laurent Gbagbo lui-même, dans près de 2200 bureaux de vote, le nombre de votants aurait été supérieur au nombre d'inscrits. De plus, dans près de 500 bureaux, situés dans les régions Nord, Centre, et Ouest, [contrôlées par l'ex-rébellion fidèle à Alassane Ouattara, et encore non désarmée, malgré les accords de Ouagadougou de 2007], Laurent Gbagbo n'aurait récolté aucune voix. Un résultat curieux, alors que selon l'article 35 du code électoral ivoirien, "chaque bureau de vote comprend un président, deux représentants de chaque candidat." De plus, ces régions, d'après Amnesty International, ne seraient dotées d'aucun système judiciaire.

Dans près de 2200 bureaux de vote, le nombre de votants aurait été supérieur au nombre d'inscrits

Ces faits évoqués par les fidèles de Gbagbo ont quand même conduit la Coordination des experts électoraux, l'OSCADA, la COMISCA, et la CSCI, organisations qui affirment être accréditées par les Nations Unies ou la Commission électorale, à faire état dans leurs rapports de bourrages et de transports d'urnes irréguliers, ainsi que de manœuvres pour empêcher des électeurs de voter dans les régions du Nord. Ces éléments confirmeraient ainsi selon le camp Gbagbo les différences de taux de participation entre les deux tours de l'élection: près de 70% au premier, selon des témoignages, environ 80% au second.

Par ailleurs, les défenseurs de Laurent Gbagbo contestent la constitutionnalité du processus électoral. Selon l'article 94 de la Constitution ivoirienne, c'est "le Conseil constitutionnel [qui] proclame les résultats définitifs des élections présidentielle." Les résultats "provisoires" de la Commission électorale n'ont donc aucune valeur pour le camp Gbagbo. D'autant que le camp Gbagbo se base sur une lettre datant du 27 novembre 2010, et largement publiée par le camp Gbagbo, dans laquelle le candidat Ouattara aurait déclaré se soumettre au verdict de la Commission et du Conseil Constitutionnel, annoncé quelques jours plus tard.

De plus, le camp Gbagbo, accusé d'exactions envers les fidèles de Ouattara, ne s'estime pas le seul coupable du nombre grandissant de morts en Côte d'Ivoire - 1000 morts d'après un ministre du gouvernement Ouattara. Selon un rapport de l'ONG Amnesty International, les Forces Nouvelles fidèles à Alassane Ouattara, entre autres, se seraient rendues coupables "d'homicides arbitraires et délibérés", de "détention arbitraires", de "mauvais traitements", et de "viols".

Les FN d'Alassane Ouattara se seraient rendues coupables "d'homicides arbitraires et délibérés"

Aujourd'hui, la cible du camp Gbagbo est devenue le "commando invisible", que le quotidien Ivoire-Presse suppose être dirigé par Ibrahim Coulibaly, un ancien rebelle du Nord. Ce commando serait bien implanté dans les quartiers d'Abobo, commune pro-Ouattra, et d'Anyama, où la morgue, selon plusieurs témoins qui souhaitent garder l'anonymat, regorgerait de cadavres supposés fidèles à Alassane Ouattara. Une épidémie de choléra serait aussi apparue dans ce district d'Abidjan.

Depuis quelques jours, ce commando invisible est accusé d'avoir ochestré le samedi 26 février un raid contre la RTI, la télévision officielle pro-Gbagbo, qui a été contrainte d'arrêter d'émettre temporairement. Bilan selon la RTI: trois morts calcinés retrouvés sur les lieux. Désormais, ce commando est affilié selon Soir Info aux forces d'Ecomog, organisation liée à la Cédéao, qui a reconnu Ouattara président de la Côte d'Ivoire. D'après le porte-parole du gouvernement de Laurent Gbagbo, ces forces seraient au nombre de 300 à 500 militaires "camouflés en civils" et dotés "d'armes lourdes, de lance-roquettes et de kalachnikov". Des habitants de la commune d'Anyama, interrogés par la chaîne Djibitv.com, témoignent d'ailleurs, sous couvert d'anonymat, de violences commises par les forces pro-Ouattara. Des informations bien sûr à prendre avec précaution.

 

Source: LE POST

IMPACTS DE LA CRISE IVOIRIENNE SUR L'ESPACE UEMOA - LES SIGNAUX AU ROUGE


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Les nouvelles ne sont pas bonnes à l'Union économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Uemoa) suite à la crise que vit la Côte d'Ivoire, depuis décembre dernier.


Le comité de politique monétaire a procédé dernièrement à l'examen de la situation économique, financière et monétaire récente de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), à la lumière des impacts de la crise politique en Côte d'Ivoire. Tous les participants à cette rencontre se sont préoccupés de la résurgence des pressions inflationnistes, consécutive au renchérissement des denrées alimentaires importées et à la progression des prix des carburants dans la plupart des pays. Le taux d'inflation, en glissement annuel, s'est, en effet, accru de 2,6 % entre fin septembre 2010 et fin décembre 2010 où il s'est établi à 3,9%. A cette date précise, les Etats membres de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest (Uemoa) ont poussé l'outrecuidance, de pousser la Côte d'Ivoire et le Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), l'Ivoirien Philippe Dacoury-Tabley, vers la porte de cette union. Conséquence directe de cette décision. L'Institution n'arrive plus à fonctionner correctement. La preuve, lors de cette rencontre du Comité de politique monétaire de Dakar au début de ce mois de mars, les experts ont relevé une évolution mitigée de l'activité économique, marquée par les effets de la crise énergétique dans la plupart des pays, les contre-performances du secteur industriel et la bonne orientation des secteurs tertiaire et agricole.

En effet, pour le troisième trimestre consécutif, l'indice de la production industrielle s'est inscrit en baisse de 5,4%, en glissement annuel, au quatrième trimestre 2010, le secteur industriel ayant été affecté par le recul de la production des industries extractives et manufacturières. En revanche, l'activité commerciale s'est bien tenue, l'indice du chiffre d'affaires dans le commerce de détail ayant augmenté de 3,3%, en rythme annuel. Les dernières données des statistiques agricoles indiquent une progression de 15,1% de la production vivrière de la campagne 2010-2011. Le Comité de politique monétaire a noté que l'impact de la crise en Côte d'Ivoire sur les perspectives économiques de l'Union et sur le système financier régional pourrait être significatif en 2011. A cet égard, le Comité a demandé à la Bceao de poursuivre ses actions en faveur de la préservation de la stabilité financière dans la sous-région. Il a également recommandé aux Etats membres, la mise en œuvre de mesures structurelles de soutien à l'offre. Parce que, des pressions inflationnistes resteront fortes au cours du premier semestre 2011.

S'agissant des perspectives, elles sont empreintes d'incertitudes, au regard de la situation que vit la Côte d'Ivoire. Le Comité de politique ne veut donc pas prendre de risques au niveau des taux directeurs de la banque centrale. Il a préféré ceux-ci en vigueur depuis le 16 décembre 2010. Ces taux des opérations sur le guichet prêt, il faut le rappeler sont à 3,25% et 4,25%. Par ailleurs, le comité a décidé de maintenir le coefficient des réserves obligatoires, à son niveau de 7,0% en vigueur depuis le 16 décembre 2010. C'est pourquoi, il conseille aux Etats une vigilance accrue dans le suivi de l'inflation afin de prendre, en temps opportun, les mesures appropriées. Comme on le voit, les effets néfastes de la crise que la Côte d'Ivoire vit, ne touchent pas les Ivoiriens seuls. C'est toute la sous-région qui est concernée. Et si, dans les quelques mois, le pays décidait de battre sa propre monnaie. C'est toute la région qui sera enrhumée. Car, la Côte d'Ivoire est un solide levier économique de cette partie du continent qui a tous les atouts pour se prendre en charge.


Joseph Atoumgbré

attjoseph@yahoo.fr


Source: ABIDJAN 360

 

LES FDS LIBERENT TOULEPLEU, DES COMBATS A BLOLEQUIN

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Les Forces de défense et de sécurité (Fds) sont parvenues hier lundi 07 mars 2011 à arracher la ville de Toulepleu des mains des Forces armées des Forces nouvelles (Fafn). Selon plusieurs sources concordantes, les Fds ont réussi à occuper la ville en début d'après-midi, en y délogeant les troupes des Fafn. Pour rappel, il faut noter que le dimanche 6 mars dernier, après de nombreuses tentatives pendant plusieurs jours, les Forces nouvelles étaient parvenues à mettre pied dans la ville de Toulepleu, obligeant les FDS à se replier. L'un des éléments Fds joint, avait justifié ce recul par le fait que leurs adversaires étaient de véritables professionnels dont ils ne maîtrisaient pas encore les techniques. « Nous combattons désormais contre des armées professionnelles, des Anglophones et des Burkinabé », nous avait-il expliqué.

Mais l'occupation de Toulepleu par les Forces nouvelles n'aura duré que 24 heures. Après avoir reçu un renfort du Groupement tactique centre du Comthéâtre, les Fds ont relancé les combats qui leur ont permis, selon les informations qui nous sont parvenues hier, de reprendre le contrôle de cette ville frontalière au Libéria, peu avant 15 heures. « Je peux juste vous dire que nous avons la sécurité de Toulepleu sous notre responsabilité », s'est contenté de nous dire un officier des Fds sur la question. Dans la débandade en leur sein, à la suite de l'offensive des Fds, les combattants des Fafn ont perdu leur repère. Alors qu'un groupe a eu le temps de replier en direction de Bin-Houien, le gros lot, selon nos sources, s'est fondu dans les forêts environnantes de la ville, et a pu se retrouver pour ensuite constituer une poche de résistance entre Bloléquin et Toulépleu. Ce groupe d'éléments des Forces nouvelles a choisi de s'attaquer à la localité de Bloléquin, ouvrant ainsi un autre front.

Au moment où nous mettions sous presse, les combats dit-on, faisaient rage du côté de Bloléquin. D'autres renforts des Fds, partis de Guiglo à une quarantaine de kilomètres, étaient en route pour prêter main forte aux éléments à Toulepleu, et éviter qu'ils soient pris entre deux feux. Les combats avaient donc lieu aux portes de Bloléquin entre les Fds qui veillaient à la sécurité et les Fafn qui tentaient de prendre la ville.


Blaise BONSIE

 

Source : ABIDJAN 360

 

OUATTARA ET CHOÏ FONT DE L'EPURATION ETHNIQUE

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Avec la complicité de l'Onu, les rebelles de Ouattara procèdent à une véritable épuration ethnique dans la commune d'Abobo.

«Nous sommes tombés à un barrage tenu par des rebelles vers N'Dotré. Visiblement, ceux qui le tenaient n'étaient pas des Ivoiriens. Ils n'avaient pas un accent ivoirien. Ils nous ont tous réunis. Mais après, ils ont mis les Ivoiriens d'un côté, et les étrangers d'un autre côté. A la fin, les étrangers ont été libérés. Parmi nous les Ivoiriens, ceux qui ont les noms à consonance Malinké ont été libérés. On nous a demandé de partir. Ceux qui sont restés, je ne sais pas ce qu'ils sont devenus. J'avais un ami parmi eux. Je ne sais pas ce qu'il est devenu. Puisque je n'ai pas de ses nouvelles ». Un témoignage qui donne froid dans le dos. Et pourtant, c'est la réalité du drame que vivent les populations qui n'applaudissent pas Ouattara à Abobo. Depuis, le jeune Z.T., serrurier dans la commune d'Adjamé, vit un traumatisme profond. Parce qu'il a vu des gens assassinés dans cette cité, au vu et au su des forces onusiennes. « Je les ai vus arriver une nuit avec leurs chars. Ils déchargeaient des hommes aux allures très bizarres. On était là. Mais on ne pouvait rien dire. J'ai même un ami très proche des dirigeants du Rdr qui m'a dit qu'ils sont venus faire le travail du Brave-tchè. Ce jour-là, j'ai compris ce qui se passait». Ajoute encore Z.T., aujourd'hui, déplacé à Yopougon où il mène difficilement sa vie. Après avoir tout perdu. Jusque-là, il continue de maudire les commanditaires de cette guerre. Et Z.T. n'est pas le seul à avoir vécu ce drame.

Dans les quartiers malfamés d'Abobo où les hommes de Ouattrara sèment la terreur avec la complicité de l'Onu, il n'est plus bon d'être un Ivoirien et ne pas soutenir le président du Rdr. On passe vite de vie à trépas à cause de la folie meurtrière des bandes armées que Choï y a déversées pour tuer. Des secteurs entiers d'Abobo, loin des regards des Fds, sont aux mains des mercenaires lourdement armés. On les trouve le plus vers Abobo derrière rail, et du côté de N'Dotré, des quartiers difficilement accessibles d'ailleurs. Sur place, des jeunes qui se réclament de Ouattara ont été mêlés à la salle besogne. Ceux qui n'ont pas eu la chance de se voir doter d'une kalach, ont été approvisionnés en machettes. Bien sûr, pour faire le sale boulot, à la gloire de Ouattara, Choï et Sarkozy.

En plein cœur d'Abobo, des Ivoiriens subissent une véritable boucherie humaine. Leur seul tort, c'est de ne pas épouser les idées absolument sanguinaires de Ouattara. Et jusque-là, toutes les prétendues organisations de défense de Droit de l'Homme, qui vivent des crises africaines, ferment les yeux sur cette tragédie qui se passe sous leurs yeux. C'est comme si les Human Rights Watch ou Amnesty international... n'avaient plus de représentants en Côte d'Ivoire. Ou alors ils veulent voir les crimes là où ils veulent. C'est-à-dire dans l'entourage du président Gbagbo. Pourtant à Abobo, ce sont plusieurs dizaines d'Ivoiriens qui sont pris et massacrés pour leurs opinions. Les témoignages des rescapés en disent long sur ce crime contre l'humanité qui se passe sous nos yeux et juste à côté de nous.

« Ce qui se passe à Abobo dépasse l'entendement. Cachée, j'ai vu des gens en rang qu'on emmenait je ne sais où. Ils étaient conduits par une bande de rebelles lourdement armés. Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus. La scène s'est passée vers le dépôt Sotra d'Abobo». Confirme, en larmes, une institutrice qui a fui la commune. Elle a été obligée de retourner à Cocody chez son oncle chez qui elle vivait avant de se prendre une maison à Abobo. Et ce qui s'est passé dans la nuit du dimanche à lundi dans le village Anonkoa Kouté est un exemple patent. Les rebelles déposés par un hélicoptère de l'Onuci ont tué comme ils le voulaient. Le ministère de l'Intérieur a fait l'état des morts. Mais le bilan est lourd. Puisque selon des témoins, le village a été violement attaqué à l'arme lourde. Des maisons ont été brulées. Une vieille dame a même été brûlée vive. Des jeunes ont été égorgés. Nous sommes sortis du village dans la débandade. Pour le moment, je ne peux pas vous donner un chiffre exact. » Explique, un rescapé qui se retrouve aujourd'hui, à Adjamé. En tout cas, à Abobo, le ver est dans le fruit. Ouattara et Choï y ont installé une chienlit meurtrière. L'Etat a toutes les raisons de réagir très rapidement car l'Onuci continue de déverser des rebelles dans les autres communes d'Abidjan. Les Ivoiriens ne sauraient être massacrés dans leur propre pays. C'est une question de vie ou de mort.



K. Sonia

Source: LE TEMPS du 08 mars 2011

CAMEROUN - EN PROVENANCE DU TCHAD: 30 CONTAINERS D'ARMES DE L'ONUCI SAISIS PAR LA GENDARMERIE A BERTOUA

 

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L'encombrant colis était destiné au port ivoirien de San Pedro.

 

Trente containers en provenance du Tchad et suspectés de contenir des armes ont été saisis, le vendredi 4 mars 2011, à Garoua-Boulai, bourgade du département du Lom et Djerem, par la brigade de gendarmerie locale. Il s'agirait vraisemblablement de containers d'armes de l'Onuci à destination de la Côte d'Ivoire. Le chef de l'Etat a été saisi du dossier.


Selon des sources sécuritaires, proches de la légion de gendarmerie de l'Est à Bertoua, c'est le vendredi 4 mars 2011 que la brigade de gendarmerie de Garoua Boulai, a interpellé un convoi de 15 camions semi- remorques portant chacun deux containers. L'important convoi qui venait du Tchad, est arrivé au poste de contrôle frontalier de la gendarmerie nationale de Garoua-Boulaï la nuit tombante. Les gendarmes ont alors stoppé le convoi pour identification d'usage des conducteurs, et c'est là qu'ils ont découvert le pot-aux-roses. Un élément de la gendarmerie en poste à Garoua-Boulai, joint hier au téléphone par Le Messager, explique sous anonymat :

« Après avoir identifié les chauffeurs, nos éléments ont demandé à connaître ce qu'ils transportaient dans les containers. Tous ont déclaré qu'il s'agissait des vêtements et du coton qu'ils sont en train de convoyer vers le port de Douala. Ce qui a attiré l'attention des gendarmes est le fait qu'il y avait sur chaque container la mention « Onuci Bouaké Côte d'Ivoire ». Il se trouve qu'un convoi des Nations unies ne peut pas venir d'un pays voisin, et traverser ainsi tout le pays sans que les autorités militaires et de sécurité du pays concerné n'aient été informées. C'est pour cette raison que nos éléments ont tenu à vérifier ce qui se trouvait effectivement dans ces containers ».

Notre source indique alors que les chauffeurs se seraient d'abord opposés à la fouille des containers. Mais face à la détermination des gendarmes de Garoua-Boulaï, ils ont fini par obtempérer. C'est alors que, selon toujours notre source, les gendarmes auraient découvert dans deux des premiers containers contrôlés, des armes de guerre du genre Kalachnikov, Fusils d'assaut léger (Fal) et des grenades. Immédiatement, face à l'incapacité des chauffeurs des camions transportant ces colis de s'expliquer, les gendarmes ont donné l'alerte.

Informé, le commandant de la légion de gendarmerie de l'Est va ainsi envoyer sur place des renforts pour convoyer tous les camions sur Bertoua. Le convoi arrive dans la capitale régionale du Soleil Levant au petit matin de samedi 5 mars 2011. La première exploitation des chauffeurs  permet aux gendarmes de la légion de l'Est, de savoir que le cortège se rendait à Douala, où il était attendu au port de la capitale économique, pour embarquement des containers à direction de la Côte d'Ivoire, et précisément du Port de San Pedro.

Pour en savoir plus, nous avons contacté le cabinet du secrétaire d'Etat à la Défense où une source officieuse  a confirmé l'immobilisation de ce convoi de 15 camions à Bertoua par la gendarmerie. « Pour l'instant, a-t-elle indiqué, il est difficile de dire avec le maximum de précision ce que contiennent ces containers. La haute hiérarchie a été informée de l'immobilisation des camions et des premiers éléments de l'enquête. Il s'agit d'un convoi des Nations unies. Nous ne pouvons pas l'ouvrir sans l'autorisation du chef de l'Etat ».

A la représentation des Nations unies à Yaoundé, on n'a pas semblé au courant de cette expédition. Voici ce que nous a répondu une voie autorisée : « Ce qu'il faut savoir, c'est que ce n'est pas nouveau que des convois des Nations unies partent du Tchad pour Douala, et vice versa. Le Pam, par exemple travaille beaucoup avec le Tchad. Mais pour ce qui est d'un convoi de containers des Nations unies interpellé à Bertoua, je ne suis pas au courant ».

Pour sa part, joint au téléphone hier, l'ambassadeur de Côte d'Ivoire au Cameroun est formel : « J'ai été mis au courant par un appel téléphonique d'un individu disant vivre à Bertoua qui m'a informé de cette situation. Je suis en train de vérifier auprès des autorités camerounaises. En tout cas pour ce qui nous concerne, l'ambassade n'a pas été saisie du passage d'un convoi des Nations unies venant du Tchad, à destination de la Côte d'Ivoire ».

Au moment où nous mettions sous presse, dans la nuit de dimanche, les camions étaient toujours parqués à la légion de gendarmerie de l'Est, attendant sans doute que les forces de sécurité reçoivent de la Présidence de la République des indications sur la conduite à tenir. Car, s'il était établi qu'il s'agit effectivement de containers d'armes, traversant le Cameroun pour aller sur un théâtre de guerre civile, dans un pays africain frère, le problème serait forcément diplomatique, et ne pourrait se traiter qu'au niveau du chef de l'Etat. Lequel voudrait bien, et devrait avoir la primeur des réponses aux questions de savoir si l'Onuci a opté définitivement pour une solution armée en Côte d'Ivoire, ou si des trafiquants d'armes ont usurpé le sigle des Nations unies pour tromper la vigilance de la douane et de la sécurité du territoire camerounais.

Une chose est sûre : pour confirmer ou infirmer que les 30 containers ne contiennent que des armes, et en savoir plus sur  l'expéditeur de la cargaison, les éléments de la gendarmerie ne peuvent les ouvrir au-delà du contrôle de routine qui les a conduits à la découverte, sans instructions du chef de l'Etat, si nous en croyons un haut responsable du Sed. C'est donc une affaire à suivre.


© Le Messager : Jean François Channon


Source : CAMER.BE

lundi, 07 mars 2011

BON A SAVOIR - CRISE EN COTE D'IVOIRE: UN AGENT SECRET FRANÇAIS PARLE

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Alassane Ouattara est le malheur des ivoiriens

Bon nombre d'Ivoiriens, qui admettent que la crise ivoirienne est fomentée par la France, continuent de s'interroger sur l'intérêt « subit » éprouvé par les Etats-Unis d'Amérique de s'associer à la France pour accomplir le coup d'Etat en Côte d'Ivoire. Un ancien agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) affirme que les Ivoiriens se trompent. L'homme au fait des micmacs des services secrets américains ne supporte plus de voir son pays, la France, et ses dirigeants jouer aux « boys » des Américains en Côte d'Ivoire. Par des canaux complexes, il nous a permis de prendre son témoignage.

«Plus que les Français, les Américains, à travers la CIA, ont décidé de s'emparer de la Côte d'Ivoire à partir d'un plan machiavélique conçu avant les années 1988. C'est (de nos jours) ce plan qui a été réactivé. La construction de la grande ambassade des Etats-Unis en Côte d'Ivoire fait partie de ce plan tout comme l'installation d'un burkinabé, en la personne d'Alassane Ouattara, à la tête du pays. L'objectif est la naturalisation des quatre millions de Burkinabés vivant en Côte d'Ivoire afin de garantir la production du cacao et du café dans ce pays. C'est une affaire de survie pour les puissants chocolatiers américains. L'ambassade a été construite pour coordonner ces opérations en Côte d'Ivoire et pour d'autres objectifs en Afrique. Pour tout cela, il faut une mainmise sur le pouvoir ivoirien pour le compte du lobi des chocolatiers Américains.

Donc, les Américains veulent garantir la production du cacao. Le seul moyen, c'est de pouvoir compter sur la communauté burkinabé en Côte d'ivoire dont dépend (selon eux) une grande partie de la production du pays. Les Américains entendent fidéliser cette communauté par la naturalisation des quatre millions de burkinabés dont la plupart travaillent dans les plantations (ce que font croire les Américains) «dans une situation de précarité qui n'est pas à leur convenance». Il faut donc réussir à faire prendre le pouvoir pour Alassane Ouattara. Et, depuis octobre 2000, la CIA utilise une arme fatale : la fragilisation du régime Gbagbo pour arriver à le faire vomir par tout le peuple ivoirien afin de l'écarter facilement du pouvoir. Souvenez vous, plusieurs opérations ont été menées par la CIA en Côte d'Ivoire ou exploitées à cet effet, mais avec des succès mitigés : le charnier de Yopougon, l'assassinat de Jean Hélène, l'enlèvement de Guy André Kieffer, le déversement de déchets toxiques à Abidjan, l'empêchement du Président du FPI de se rendre aux USA ; la CIA a aussi fabriqué des mensonges graves tels que : «la Côte d'Ivoire exploite les enfants dans les plantations de cacao». Elle a manipulé l'information avec son sous-agent, l'Alassaniste Hamed Bakayoko, à Abidjan : «Les refondateurs offrent des voitures Rav 4 aux jeunes filles ; Madame Gbagbo engage des frais de séjour inconsidérés aux USA», etc.

Toutes ces actions qui font partie d'un vaste complot ont un seul but, discréditer le régime de M. Laurent Gbagbo et favoriser l'élection d'Alassane Ouattara. Ces actions néfastes contre M.Gbagbo ont pris des allures de crimes commis par la CIA, mais dont personne ne veut parler : c'est le cas de la mort jusque-là non élucidée, dans une clinique française, de Madame Sarata Ottro Zirignon, ancien directeur adjoint de cabinet du président Gbagbo, qui gênait les chocolatiers américains par sa diplomatie agressive à travers des réseaux qu'elle maitrisait parfaitement aux Etats-Unis. Ces actions néfastes sont passées inaperçues aux yeux des Ivoiriens pour la simple raison que les Américains ont toujours agi en se cachant derrière les Français, eux-mêmes manipulés à souhait et croyant régler leur propre problème avec ce Laurent Gbagbo qui ne veut pas se faire "domestiquer".

Nicolas Sarkozy, un président manipulé

Oui, je vous le dis : Nicolas Sarkozy, agent français de la CIA, participe volontairement de cette manipulation des Américains. Ce sont ces derniers qui l'ont fait président de la France. Souvenez-vous de l'affaire Clearstream montée par les Américains pour lui permettre de devancer son adversaire du même camp : Dominique De Villepin. Devenu président, Sarkozy applique à la lettre les consignes de la CIA, y compris laver un vieil affront que le Général De Gaulle leur a infligé : Sarkozy a fait adhérer à nouveau la France à l'OTAN. Pour la Côte d'Ivoire, «le coup de pousse» à Alassane Ouattara est un plan conçu par la CIA américaine et inspiré par le lobby des chocolatiers américains avec son réseau mondial. La raison : les Ivoiriens se détournent du cacao pour l'hévéa. Il leur faut une population acquise pour produire essentiellement le cacao. Pour mieux vous le faire comprendre, revisitons l'histoire et ses faits.

Nous sommes en 1988. Face à la baisse des prix sur le marché mondial, le Président Houphouët-Boigny refuse de vendre le cacao. Il fait brûler la production pour montrer son ras-le-bol. Le stock de sécurité américain prend un coup. Le lobby des chocolatiers américains prend cela comme une trahison de la Côte d'Ivoire et un grand risque à ne plus revivre. « Après avoir aidé ce pays à devenir premier producteur de cacao, voilà qu'il nous paie en monnaie de singe ! ». Mais ces puissants chocolatiers américains ont éprouvé de la pudeur à attaquer Houphouët-Boigny qui, en son temps, avait proposé la double nationalité sur recommandation des chocolatiers américains. Cependant, les Américains ont conçu un plan pour précipiter sa mort comme ils l'ont fait plus tard avec Eyadéma, Bongo, etc.

En 1989, la CIA organise l'asphyxie de la Côte d'Ivoire à travers le FMI et présente Alassane Ouattara comme le sauveur. Houphouët se voit obligé de l'accepter. Ouattara est bombardé Premier ministre d'Houphouët. Ce poste n'avait jamais existé en Côte d'Ivoire. La présidence n'est plus loin pour le burkinabé. Dans la foulée, la CIA organise le mariage de ses deux agents désormais réunis en Côte d'Ivoire : Monsieur Ouattara épouse Dominique Nouvian à Neuilly chez le maire Nicolas Sarkozy, un autre agent de la CIA en France. Houphouët-Boigny «peut» désormais mourir. Les Américains se débarrassent de lui en 1993. En ce moment-là, ils pensent avoir réussi leur coup quand surgit Henri Konan Bédié, avec l'appui des Français, grâce à l'article 11 de la Constitution. Sur ce point, Houphouët les a doublés, Ouattara et ses maîtres chocolatiers, au chapitre de la succession. Ouattara s'agite pour rien. Il n'aura pas le pouvoir. Pendant la petite guerre de succession ouverte par Ouattara à la mort d'Houphouët, M. Gbagbo déclare qu'il n'aime pas la transmission monarchique du pouvoir, mais il démontre qu'il est légaliste et opte pour l'installation de Bédié au pouvoir.

Bédié vaincu, place à l'opération «Tout sauf Gbagbo»

Les Américains échouent, mais ne renoncent pas. Ils reprennent leur agent au FMI pour avoir le temps d'organiser son retour. Bédié est poussé à la faute dans la gestion des affaires publiques avec les innombrables détournements et affaires sales notamment les DENOS (Dépenses engagées non ordonnancées). Il prononce un mot dont les Américains ont horreur, l'Ivoirité. Parce qu'il faut savoir que, pour les Américains, la garantie de la production du cacao va avec la naturalisation massive des Burkinabé. Une main-d'œuvre moins chère et formée pour la production du cacao. Parler d'ivoirité, c'est empêcher cette main-d'œuvre bon marché de se déverser en toute sécurité en Côte d'Ivoire. L'occasion était bonne pour faire un coup d'état. Car, il faut savoir que nos autorités (françaises) n'ont jamais envisagé un coup d'Etat contre Bédié qui est considéré comme leur homme, en tant que digne successeur d'Houphouët-Boigny. Là encore, le plan des Américains d'installer leur homme échoue avec le général Robert Guéi qui organise une élection qui donne le pouvoir à M. Laurent Gbagbo, un socialiste de surcroît. Cela met les chocolatiers américains en colère. C'est pourquoi, une fois encore, sans même attendre de voir agir le nouveau président pour le juger sur pièces, la CIA met en marche, par une succession de coups d'Etat qui échouent les uns à la suite des autres, durant toute l'année 2001, un autre plan. De guerre lasse, elle monte une rébellion financée par le lobby américain et d'autres entreprises financières à raison de plus de 25 millions par mois pendant plus de deux années. La mission des militaires français ayant montré ses limites en Côte d'Ivoire, les Américains réussissent à «suggérer» l'envoi des Casques bleus de l'ONU. Le décor est planté pour le départ de M. Laurent Gbagbo...

Gbagbo comme Houphouët en 1993 !

La résolution de la crise ivoirienne passe par des accords qui stipulent la nécessité d'organiser des élections «ouvertes à tous». Alassane Ouattara est autorisé par exception à poser sa candidature. M. Laurent Gbagbo croit pouvoir obtenir, en retour, le désarmement prescrit dans tous les accords. Votre président s'est leurré. Au contraire, c'est lui qui a été plutôt acculé à faire les élections. Tout le monde s'est gardé de désarmer les rebelles. Le désarmement a été malicieusement élevé au rang de tabou. M. Laurent Gbagbo a été ainsi piégé, soucieux de ne plus s'entendre dire qu'il refuse d'organiser des élections parce qu'il est sûr de les perdre. Enfin il a donné l'impression qu'il s'est laissé piéger !

Oui, M. Laurent Gbagbo a été piégé mais il n'était pas fini. Il a même quelque chose d'Houphouët-Boigny qu'il a pourtant combattu tout le temps. Très futé et sachant la supercherie, le président ivoirien a piégé à son tour, et là pour de vrai, les chocolatiers américains et leur poulain, Alassane Ouattara. Il l'a fait avec l'arme fatale que la Constitution ivoirienne lui offre, à savoir le Conseil constitutionnel. Suite aux tricheries inélégantes au nord, dans son fief, Alassane Ouattara a été sanctionné en dernier ressort et sans appel par l'institution judiciaire suprême. Les chocolatiers américains n'avaient pas bien prévu ce scénario. Ils se débattent à présent et veulent absolument réussir leur coup à travers deux de leurs agents en Afrique : Blaise Compaoré qui a été utilisé pour supprimer Thomas Sankara, et Abdoulaye Wade qu'ils ont aidé à gagner au Sénégal. Cela explique les agitations de ces deux présidents au sein de la CEDEAO.

Ce que je souhaite que le peuple ivoirien retienne est simple : c'est une unité et sa détermination qui feront sa force. Il faut dénoncer haut et fort les actes criminels des américains sur le sol ivoirien. Les américains sont prêts à tout pour assurer leur approvisionnement en cacao. Ils voient la Côte d'Ivoire comme un champ de cacao entretenu par des esclaves. Ils se moquent de la volonté du peuple de Côte d'Ivoire.

L'achat d'une usine aux Etats Unis était un crime de lèse-majesté pour le régime Gbagbo. Ce sont eux qui ont suscité tous les scandales fondés ou non contre les gestionnaires de la filière café-cacao.

Entre autre scandales, le journaliste franco-canadien Guy André Kieffer s'apprêtait à révéler le complot des chocolatiers, voila pourquoi la CIA l'a fait disparaître.

Pour des raisons diverses, certains hommes d'affaire français et des agents de la DGDE à leur solde veulent la tête de M. Gbagbo. Mais il faut savoir avant tout, que la Côte d'Ivoire doit ses malheurs à la CIA américaine et au lobby des chocolatiers américains. Nicolas Sarkozy n'est qu'un valet dans cette affaire. Il est aussi temps de le savoir.


Source: BLOGUEURS UNIS