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lundi, 07 mars 2011

LA GARANTIE MONETAIRE DU FRANC CFA, UN VRAI FAUX PROBLEME

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« La monnaie de compte est le concept premier de toute théorie monétaire »

Keynes (1930)

 

La monnaie est la notion la plus délicate de la pensée économique. C'est pour n'avoir pas bien compris ce qu'elle était ou ce qu'elle est, que le monde périt et sombre dans des crises financières. C'est aussi faute de l'avoir négligé que des pays encore en retard au niveau du développement, ne décollent pas. Au nombre de ces pays se trouvent les pays africains de la zone franc (PAZF). Ces derniers ont abandonné leur souveraineté monétaire à l'ancienne puissance colonisatrice.

Mais depuis des années, une fronde intellectuelle s'est formée pour revendiquer sans délai l'amélioration des conditions de vie des populations africaines. Un radiodiagnostic a été fait. Très vite, il est apparu avec une unanimité écrasante que la dimension monétaire a été négligée dans le processus de développement en Afrique. Au sein des PAZF, le débat sur le franc CFA mobilise autant le public que les « sachants » en la matière. Comme dans une posture d'attraction-répulsion, une certaine hésitation structurante règle le comportement des populations. Il revient par exemple sans cesse, comme question, « qui garantira notre nouvelle monnaie si nous sortons de la zone franc ? ».  Question idiote pour les initiés des questions monétaires mais bonne question pour le citoyen lambda.

Si pour les sachants, cette question trouve une explication, elle doit être connue des « autres » : tel est donc le but de notre présente réflexion.
Il s'agit de débattre tout au long de ces lignes, de la question de la garantie monétaire si tant est qu'elle demeure une question.

Le présent article ambitionne de dissiper une bonne fois pour toute, le doute qui habite les populations des PAZF, au sujet de l'abandon du franc CFA.

Dans un souci de clarté, nous adoptons une démarche en trois temps. Dans un premier temps, nous présenterons les diverses conceptions monétaires : la vision métalliste et la vision nominaliste.

Dans un deuxième temps, nous montrerons que dans les économies modernes, la conception métalliste est en déclin au profit de la vision nominaliste.

Dans un troisième temps,  il nous sera aisé d'indiquer que la garantie d'une monnaie ne dépend nullement d'une marchandise quelconque ni d'une réserve, encore moins d'un pays  lointain.

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  1. La vision métalliste et nominaliste de la monnaie

La monnaie est une créance à vue des agents économiques sur le système bancaire et une dette de celui-ci. Mais ce n'est pas tout : la monnaie a une dimension politique, sociale, elle est une institution.  La définition de la monnaie a largement  été présentée dans divers articles antérieurs. Elle ne fera pas ici l'objet d'un développement.

L'importance historique du débat monétaire et son regain d'actualité proviennent de désaccords profonds entre les économistes à l'égard de ce problème aussi ancien qu'important : la valeur de la monnaie.

Si la monnaie est une marchandise comme une autre, sa valeur dépend de sa quantité. Elle varie de manière inversement proportionnelle à cette quantité. L'ancienne tradition métalliste faisait ainsi dépendre la valeur de la monnaie directement de la quantité. Si, au contraire, la monnaie n'a de valeur que dans la mesure où elle est acceptée sans restriction dans les paiements, l'accent est placé sur son pouvoir libératoire ; la valeur de la monnaie se mesure au pouvoir d'achat en marchandises qu'elle représente.

Ainsi, la conception nominaliste de la monnaie s'est-elle longtemps opposée à la conception métalliste. Dans un cas, la valeur de la monnaie était exprimée en termes de pouvoir d'achat, et dans l'autre, d'après sa teneur en métal précieux.

Dans l'histoire monétaire, on a constaté qu'un bien pouvait être utilisé comme monnaie. On parle de monnaie-marchandise.  On a pu constater que  le bien le plus répandu est devenu l'unité monétaire : ce fut le cas en Europe avec la « tête de bétail ». Le bétail ou « pécus » nous a laissé « le pécuniaire » et la tête ou « caput » nous a laissé le capital, comme « rupia » aux Indes a donné la Roupie. Comme instrument d'échange on a essayé les pointes de flèches ou les haches taillées en silex, le sel autour du Sahara (mais il se mouille), des coquillages (les cauris) en Afrique, etc.

La "marchandise" est ici un bien économique dont la valeur ne provient pas de la promesse d'un agent économique. Un commerçant était payé avec une pièce d'or. Il la pesait avec un trébuchet. Et il la faisait "sonner" à son oreille pour en vérifier l'alliage d'or. Il l'acceptait si la pièce était "sonnante et trébuchante". Ce temps passé de vérification accroissait le coût de la transaction. La pertinence d'une telle conception instrumentale de la monnaie repose entièrement sur l'hypothèse de valeur, c'est-à-dire sur l'idée que la commensurabilité des biens trouve sa pleine intelligibilité hors de la monnaie, dans l'existence d'un principe objectif indépendant des conventions monétaires, nommé « valeur ». L'exemple le plus caractéristique d'une telle approche se trouve chez Marx qui définit la valeur d'une marchandise comme la quantité de travail socialement nécessaire à sa production. Il est alors possible, à partir d'une explicitation des conditions objectives de la production, de déterminer la valeur intrinsèque de tous les biens et, ce faisant, leur rapport d'échange.  La valeur intrinsèque reposant sur le coût de production évalué comme représentant le contenu réel des facteurs originels qui entrent dans une unité de produit. C'est ce que Marshal appelle « le coût réel ».  La valeur d'une monnaie-marchandise existe sans aucune  promesse de son émetteur. Par exemple, une pièce d'or est une monnaie-marchandise. Elle a de la valeur par elle-même. La création d'une monnaie-marchandise se fait que par la production matérielle de la marchandise. La création d'une monnaie-marchandise provient de la production de la marchandise elle-même et elle provient de la transformation de la marchandise d'un usage non monétaire à un usage monétaire.

La valeur de cette pièce d'or dépend de la valeur de l'or, dépend du cours de l'or sur les marchés. L'émetteur de la pièce d'or ne peut en modifier la valeur. La quantité de monnaie-marchandise ainsi créée ne modifie pas la valeur de l'or. La masse monétaire ainsi produite ne modifie pas la demande, ne modifie pas les prix, n'induit pas d'inflation des prix.

Pour les métallistes, la monnaie est avant tout une marchandise comme les autres. Le choix fait par les agents de l'utiliser en tant qu'un instrument d'échange tient à ses qualités marchandes et sa facilité d'écoulement qui lui permettent de minimiser mieux que les autres actifs, les coûts de transaction. Pendant longtemps, la thèse métalliste a basé la valeur de la monnaie-marchandise sur la valeur du métal contenue dans la pièce de monnaie ou représentée par le papier-monnaie. Mais compte tenu des falsifications possibles, il faut un monnayeur, souvent une autorité politique, qui appose des signes sur les faces et sur la tranche de la pièce d'or. Ainsi le poids et la qualité du métal sont vérifiés par une autorité fiable au moment de la frappe de la pièce. La valeur de la monnaie-marchandise dépend principalement du métal utilisé. Par exemple, lors de l'invasion de la France par les nazis, les allemands ont instauré le Service du Travail Obligatoire, épuisant ainsi les ressources économiques du Pays. L'or a été pillé. Le taux de conversion à 20 francs  pour 1 Reichsmark, arbitrairement imposé, favorise d'ailleurs grandement la monnaie allemande, dévalorisant ainsi le franc. Les monnaies de l'Etat Français sont clairement identifiables par leurs légendes et seront principalement frappées en aluminium et en zinc (la France étant ruinée par les Allemands). Les réserves de nickel seront essentiellement utilisées par les nazis pour l'armement. La dévaluation du franc sera importante et il perdra la moitié de son pouvoir d'achat en 4 ans.

L'étalon-or est un régime monétaire dans lequel la monnaie interne est convertible en or à un prix fixe. Si l'Angleterre est pleinement en régime d'étalon-or dès 1821, ce n'est qu'au tournant des années 1870 que la plupart des grands pays passent du bimétallisme, qui établit la conversion des monnaies en or et en argent, au monométallisme, qui limite l'étalon monétaire à l'or. L'or, dans le gold standard, est la clé de l'équilibre extérieur des différentes nations.  Quand l'une d'entre elles enregistre un déficit de sa balance des paiements, ce déficit est réglé avec une partie du stock d'or de la banque centrale. La perte de cette encaisse impose une déflation dans le pays concerné, une baisse des prix, une meilleure compétitivité, la hausse des exportations, le retour à l'équilibre.  Mais le désordre monétaire entre deux-guerres aboutit à l'adoption du  plan White.  L'idée est qu'on devait créer un fonds de stabilisation de l'échange alimenté par les dépôts des états membres, qui interviendrait pour maintenir la stabilité des monnaies.

L'idée était aussi de créer une monnaie internationale, avec une définition stricte et immuable par rapport à l'or.

Chaque monnaie nationale devait elle-même avoir une parité fixe par rapport à cette monnaie internationale, donc par rapport à l'or.

Tout le système est en parité fixe : la monnaie centrale par rapport à l'or, et les autres monnaies par rapport à la monnaie centrale. Dans ce système de parités fixes, chaque pays établit une parité fixe par rapport à l'or.

Soit directement, soit par l'intermédiaire d'une autre monnaie (c'est à dire le dollar), sur la base de 35$ pour une once d'or.

Les parités fixes signifient qu'il y a convertibilité or du dollar. Le déficit américain dès 1971 et la nécessité pour les USA de supprimer la convertibilité or du dollar (le 15 août 1971), remettent en cause le système de Bretton Woods (Gold Exchange Standard).

Le « nominalisme », pour sa part, triomphe à partir des années trente. Selon ses moutures, il conduit simplement à considérer la monnaie comme consubstantielle au fonctionnement de l'économie, ou à la penser aussi comme une institution dont l'origine est l'État.  C'est la datation que donne Jérôme Blanc (2000)[1]. L'auteur cite  Knapp (1905), pour qui, l'État est l'origine, le créateur, l'ordonnateur suprême du phénomène monétaire et rien ne doit l'en empêcher car c'est dans la nature de la monnaie d'être la créature de l'État. Deux types d'interprétation sont proposés pour en rendre compte. Il s'agit d'abord de la thèse chartaliste inaugurée par Knapp (1905) selon laquelle « la monnaie est une création de la loi ». À ses yeux, l'État peut imposer n'importe quelle monnaie simplement en déclarant qu'elle sera admise aux caisses des percepteurs en paiement de l'impôt. En effet, s'il en est ainsi, chaque acteur économique acceptera cette monnaie dans l'échange puisqu'il sait pouvoir à son tour l'utiliser pour régler ses obligations fiscales. La seconde thèse met l'accent sur le rôle de la confiance. On la trouve chez Simmel qui parle de « foi socio-psychologique apparentée à la foi religieuse » ou chez Simiand qui soutient que « toute monnaie est fiduciaire » en ce qu'elle est le produit d'une « croyance et d'une foi sociale ». Dans les deux cas, c'est la nature holiste de la monnaie qui est reconnue, à savoir la monnaie en tant qu'expression de la totalité sociale et de sa hiérarchie de valeurs (Aglietta et Orléan, 1998)[2].

Ainsi quand Franck Hahn cherche à cerner les conditions d'une théorie monétaire véritable, sa première phrase est-elle : « Ce qui m'intéresse est une économie où la monnaie n'a pas de valeur intrinsèque et est universellement acceptée dans les échanges[3] ». De ce point de vue, la référence à l'or est désormais appréhendée comme un obstacle à une compréhension véritable du fait monétaire.

Paul A. Samuelson n'hésite pas à écrire dans son célébrissime manuel : « L'étudiant contemporain ne devrait pas être trompé, comme le furent les générations antérieures, par la croyance mystique selon laquelle la garantie-or est ce qui donne à la monnaie sa valeur. Assurément, l'or, en tant que tel, compte pour peu de chose dans ce problème[4] ».

Selon cette vision nominaliste de la monnaie, cette dernière se caractérise par la confiance qu'ont ses utilisateurs dans la persistance de sa valeur et de sa capacité à servir de moyen d'échange.

La thèse nominaliste : la monnaie est un signe, qui remplit ses fonctions sur
la base de la confiance que lui accordent les agents économiques, c'est dans cette situation que l'Etat joue un rôle déterminant puisque c'est lui qui
confère un instrument quelconque sa qualité de monnaie. La monnaie c'est aussi une création de la LOI. Le fait que se développent des
formes dématérialisées de la monnaie, c'est la preuve de la confiance des agents dans l'unité monétaire.


  1. L'apostasie de la vision métalliste et la prédominance de la vision nominaliste de la monnaie dans les économies modernes

La période actuelle  est très éloignée des débats anciens sur la valeur de la monnaie. Les métaux précieux ne constituent plus une référence pour constituer la valeur de celle-ci en comparaison avec les autres marchandises. La monnaie devient un signe et un symbole dépourvu de toute valeur propre, mais dans lequel nous avons confiance, car il représente un pouvoir d'achat sur toute chose.

Le déclin de la vision métalliste de la monnaie est dû à l'histoire et aux exigences pratiques du développement.

Dans le contexte de la guerre du Vietnam et de la conquête spatiale, la planche à billet tournant à plein régime, les détenteurs de dollars souhaitent, comme la France de Charles De Gaulle (1965), convertir leur papier en or. Dès lors, les Etats-Unis ne voulant pas se « vider » de leur or, le 15 Août 1971, Richard Nixon met fin à la convertibilité du dollar en or. C'est le début de la fin des accords de Bretton Woods qui aboutit au régime de changes flottants : les valeurs des monnaies sont fixées par les forces du marché. Il n'y a plus de standard international pour la monnaie (accords de la Jamaïque 1976).

Dans les économies modernes, la monnaie est dématérialisée. La dématérialisation est un changement d'intermédiaire : un agent emprunte le bien intermédiaire, et sa reconnaissance de dette circule à la place du bien emprunté. L'originalité de ce changement, par rapport à ceux qui eurent lieu lors de la phase du "processus cumulatif" (sorte de "tâtonnement" à la recherche du bon intermédiaire) réside dans l'apparition du crédit : le prêteur fait, par définition, crédit à l'emprunteur (le compte du prêteur est créditeur chez l'emprunteur et le compte de l'emprunteur est débiteur chez le prêteur). Aujourd'hui, les dettes bancaires immatérielles sont émises "ex nihilo", et leur pouvoir d'achat reste fondé sur la confiance qui découle de leur acceptation conventionnelle. On peut dater l'apparition du billet moderne à 1656, lorsque le Suédois Palmstruck décide [...] au lieu de remettre des espèces métalliques aux détenteurs de [...] certificats de dépôts, propose des billets portant engagement d'un remboursement en monnaie métallique. Ces billets présentent de nombreux avantages pour les particuliers. Anonymes, directement transmissibles, ils sont remboursables immédiatement en monnaie métallique. C'est ainsi qu'ils se mettent à circuler directement, sans se transformer en monnaie métallique.

Constatant que ces billets n'étaient jamais tous en même temps transformés en monnaie métallique, les banquiers prennent l'habitude d'en émettre plus que ce que leur stock de métal ne leur permet. On est donc en présence d'une véritable monnaie fiduciaire, reposant entièrement sur la confiance, sur la crédibilité de la banque qui émet les billets. Pour éviter une trop forte création de billets et rassurer les porteurs, l'Etat va confier, au milieu du XIXe siècle, le monopole de l'émission à une Banque centrale. A partir de 1914, le billet devient inconvertible en or pour les agents non financiers. Le billet a cours forcé, c'est à dire que sa valeur doit être acceptée comme telle et a cours légal, c'est à dire que nul ne peut le refuser. La monnaie devient fiduciaire. Cette dissociation entre la valeur intrinsèque des pièces et des billets et leur valeur faciale correspond à la première étape de la dématérialisation de la monnaie.

La monnaie scripturale correspond simplement à un jeu d'écriture dans les livres de compte des banques. On peut, grâce à elle, effectuer les règlements des opérations entre les agents sans utiliser des pièces ou des billets et donc la considérer comme un simple moyen de mise en circulation d'une monnaie métallique ou fiduciaire. Mais elle permet également d'accorder des crédits, par simple écriture d'une créance et d'une dette dans les comptes de la banque. La monnaie scripturale peut alors prendre son autonomie par rapport aux autres formes de monnaie et elle devient un élément essentiel de la création monétaire. Cette monnaie va remplacer peu à peu les pièces et les billets à partir de la seconde guerre mondiale (2ème étape de la dématérialisation). Il ne faut pas confondre la monnaie scripturale (les dépôts à vue) avec les instruments qui permettent sa circulation (le chèque, le virement, le titre interbancaire de paiement, la carte bancaire). En économie, une monnaie fiduciaire  est une monnaie (ou plus généralement un instrument financier) dont la valeur repose sur la confiance du public en sa valeur, alors même que la matière qui est le support de cette monnaie (billet de banque, monnaie électronique etc.) a une valeur (en tant que matière) connue comme nettement plus faible que la valeur nominale (faciale) qui lui est attribuée. C'est-à-dire la croyance qu'un billet de 10.000 FCFA10 vaut bien 10.000 FCFA  est le constat qu'à tout moment il permet bien d'acquérir un bien dont le prix a été fixé à 10.000FCFA, alors même que le prix du papier et de l'encre du billet, et la valeur d'usage du billet en lui-même sont très loin de ce montant. La monnaie scripturale a la particularité unique de pouvoir être créée "ex nihilo". Sa création ne coûte rien, si ce n'est un simple jeu d'écritures. Depuis plus de 20 ans la monnaie n'est plus du tout garantie par de l'or en réserve. On dit que l'argent s'est dématérialisé.

La création monétaire est faite en très grande majorité (85% en moyenne en France) sous forme d'écritures dans les livres des banques commerciales. Ces banques sont dites de second rang pour les distinguer de la Banque Centrale. Donc ces banques créent les comptes à vue, la Banque Centrale imprime et émet les billets de banque et le Trésor émet les pièces de monnaie.


  1. La garantie monétaire en question

Précisons sans tarder que ce n'est pas une quantité d'or qui garantit la valeur de la monnaie. Supposons un seul instant que la création monétaire exige une contrepartie en termes de réserves (une devise) comme dans une caisse d'émission.  Malgré la différenciation des cadres d'instauration et la diversité des approches analytiques, l'objectif reste le même : mettre sur pied une monnaie stable et convertible à travers l'adoption d'une parité fixe et d'une couverture intégrale de la base monétaire par des réserves en devises. Que la couverture s'applique uniquement à la marge ou à l'ensemble du bilan de l'autorité monétaire, l'émission (destruction) de monnaie centrale ne peut être réalisée qu'en contrepartie d'une augmentation (diminution) de la monnaie de réserve. Une recherche de crédibilité axée sur l'accumulation des réserves et conditionnant toute création monétaire, est de nature à contraindre le système bancaire.

En premier lieu, le système bancaire devient vulnérable. La contrainte de couverture à 100 % s'applique uniquement à la monnaie émise par le Board, et non à la monnaie créée par les banques. Le système bancaire n'est donc pas contraint par le principe de réserves à 100 % tel que l'a décrit M. Rothbard (1962)[5], ou dans un cadre théorique différent, M. Allais (1999)[6].

Les banques commerciales préservent donc leur « pouvoir de création monétaire ex nihilo ». Cependant, celui-ci reste plus limité que dans un système à réserves fractionnaires traditionnel régi par une Banque centrale. En effet, le respect de la règle d'émission de monnaie de base signifie l'impossibilité pour la caisse d'agir activement sur la liquidité du système financier. Sa stricte application exacerbe la contrainte de liquidité associée à la pratique bancaire. La dynamique du crédit s'en trouve alors modifiée car les banques sont incitées à adopter une attitude plus restrictive dans l'octroi de crédit ; d'autant qu'elles doivent prendre en compte le niveau généralement élevé du seuil de réserves obligatoires.

L'abandon des prérogatives liées à la fonction de prêteur en dernier ressort soumet les banques à rude épreuve en cas de tensions sur la liquidité du système financier.

En deuxième lieu, l'extension du crédit est contrainte puisqu'elle est liée  étroitement à l'obtention des devises.  Cela n'est pas profitable au développement, les pays devant dégager dans la durée un excédent structurel de leurs balances de base. Pour illustration, le mécanisme de transmission de la dynamique de la balance des paiements à la dynamique du financement par le crédit intérieur peut être représenté par la séquence suivante : l'excédent de la balance des paiements engendre des réserves de change et actionne la base monétaire qui permet l'octroi de crédit.

Un tel mécanisme limite sérieusement le refinancement national sans imposer des conditions difficiles à remplir. Les banques commerciales espèrent détenir la monnaie externe, à la suite des recettes d'exportation perçues par leurs clients, pour améliorer leurs positions de liquidité.

Si la conversion en monnaie centrale auprès de la caisse d'émission est réalisée, alors la banque commerciale peut mobiliser ses réserves excédentaires pour accorder des crédits en monnaie locale.

En troisième lieu, la garantie d'une monnaie basée sur l'accumulation des réserves, limite l'utilisation du levier budgétaire. Les modalités de l'offre de monnaie centrale suspendent toute possibilité de financement monétaire du déficit budgétaire. L'éventualité d'un effet d'éviction sur le secteur privé est parfois avancée pour décourager l'endettement public auprès du système bancaire. Au-delà de cet argument, il paraît nécessaire de maintenir une stricte discipline budgétaire car tout endettement prolongé de l'Etat pourrait remettre en cause la capacité de l'Etat à assurer le service de sa dette de manière non-inflationniste, ce qui porterait atteinte à la crédibilité de l'arrangement monétaire.

La garantie d'une monnaie ne dépend pas des tonnes de réserves dans les caisses de la banque centrale. Ce n'est donc pas le cacao ivoirien qui garantira une éventuelle monnaie ivoirienne. Simplement, les richesses d'un pays, surtout les matières premières permettent d'engranger des devises qui aident en cas d'attaque spéculative, sinon les réserves de change ne constituent aucunement un préalable à la création d'une monnaie nationale encore moins la création monétaire.

Il est possible d'énumérer au moins trois piliers qui garantissent une monnaie : la loi, la confiance des agents économiques dans la monnaie et le dynamisme de l'économie.

La théorie institutionnaliste suppose que la garantie est accordée par la loi. La monnaie tire sa validité de sa légitimation par le pouvoir politique. La valeur de la monnaie provient de son pouvoir d'acheter des marchandises. L'État fait en sorte que la monnaie émise donne à l'utilisateur un certain pouvoir d'achat. L'État donne à la monnaie un pouvoir d'achat  grâce au monopole monétaire. Le cours forcé contraint tout agent économique du pays à accepter cette monnaie. La valeur de chaque billet de banque, et de chaque support matériel ou informatique de cette monnaie étatique, résulte uniquement d'une pseudo-obligation de l'État.

Les pouvoirs publics sont seuls capables de donner un pouvoir libératoire à une monnaie, c'est-à-dire une capacité d'éteindre toute dette y compris les dettes fiscales et les dettes pénales ou civiles, en tout lieu et à tout moment dans la zone où un moyen de paiement a cours légal. Toutes les formes monétaires n'ont pas nécessairement cours légal. Généralement n'en sont dotés que seuls les billets émis par une Banque Centrale et les pièces de monnaie. Le chèque n'a généralement pas cours légal. Il peut être refusé par les commerçants.

Il est remarquable de noter qu'en raison de l'importance de la monnaie, les Etats ont très tôt cherché  à s'assurer le maximum de pouvoir monétaire, en définissant une devise officielle et en faisant de cette devise l'un de leurs symboles et une marque de leur puissance. Ils se sont arrogés progressivement un peu partout le monopole de l'émission des billets et des pièces. Ils exercent un contrôle sur la création monétaire des banques via la législation et la politique monétaire des banques centrales.

Une fois que l'Etat, par la loi, donne corps à la création monétaire, il revient aux agents économiques de garantir la monnaie par leur travail et la confiance en elle.

Assurément, la vision holiste des relations sociales peut prétendre fournir une image satisfaisante du phénomène monétaire, image selon laquelle, dans la monnaie, se manifeste une réalité d'essence collective, l'adhésion unanime des sociétaires, qui, au travers des croyances qu'elle impose à la conscience des agents, modifie leurs comportements et, ce faisant, garantit sa reproduction.

La confiance en la valeur de la monnaie fiduciaire peut-être soutenue notamment par :

  • la décision de l'État (ou, plus généralement, d'un acteur économique majeur) d'accepter la monnaie pour lui payer ce qu'on lui doit ;
  • l'établissement d'un cours légal : tous les agents économiques sont obligés d'accepter la monnaie à la valeur faciale[7], il n'y a donc pas de risque à l'accepter en paiement d'un bien puisqu'on pourra l'utiliser soi-même pour en acheter un autre.

En revanche, la valeur de la monnaie fiduciaire n'est pas nécessairement garantie par une convertibilité en une autre monnaie ou une matière (comme l'or notamment).

La garantie d'une monnaie est finalement une affaire des agents économiques.  La garantie d'une monnaie est donc endogène aux pays. Elle ne peut faire l'objet d'une greffe quelconque comme les « apprentis sorciers » de l'économie ont bien voulu nous faire croire.  Une éventuelle monnaie ivoirienne sera garantie par le dynamisme de l'économie ivoirienne.

Jean BODIN écrivait qu'« Il n'y a ni richesse ni force que d'hommes », pour dire que ce sont les Hommes qui créent la richesse et donc, font la force d'une économie. Or si la monnaie est un indicateur de dimensionnement de l'économie, il en résulte que ce sont les Hommes qui par leur travail, garantiront la valeur de la monnaie nationale.


CONCLUSION

Notre ambition dans ce papier a été de démontrer que les africains n'ont aucune raison de subordonner leur souveraineté monétaire à un faux problème de garantie monétaire.

Dans cette contribution donc, nous avons essayé de réfuter la très minoritaire thèse selon laquelle, ce sont les réserves de change qui garantissent la valeur d'une monnaie. Faisant suite à cette thèse, une autre a encore été distillée dans l'esprit des populations africaines que les africains ne pouvaient pas avoir une « bonne monnaie » sans le soutien des anciennes puissances colonisatrices.

Mais lorsqu'on aborde la monnaie dans sa totalité, en tout cas, avec une analyse rigoureuse et lucide, il apparaît que la monnaie est pour l'économie, ce que le sang est pour le corps humain.

Il est clair que ce n'est pas une économie étrangère qui garantie la monnaie nationale d'un autre pays. C'est l'Etat et les agents économiques qui garantissent la monnaie nationale.



Dr Prao Yao Séraphin

Economiste, Enseignant-Chercheur à l'Université de Bouaké

Président du MLAN

Vice-président de la Cellule de Veille et d'Eveil (CVE) de la Côte d'Ivoire



[1] Jérôme Blanc, Centre Auguste et Léon Walras Texte pour l'ouvrage collectif P. Dockès, L. Frobert, G. Klotz, J.-P. Potier, A. Tiran (éds), Les traditions économiques françaises 1848-1939, Paris : Éditions du CNRS, 2000.

QUESTIONS SUR LA NATURE DE LA MONNAIE : CHARLES RIST ET BERTRAND NOGARO, 1904-1951.

[2] AGLIETTA M. & ORLEAN A. (éds.), La monnaie souveraine, Paris, Odile Jacob, 1998 - AGLIETTA

[3] F. HAHN, Equilibriun and Macroeconomics, Basil Blackwell, Londres, 1984, p. 158

[4] P.A. SAMUELSON, Economics, McGraw-Hill, New York, 10ème éd., 1976, p. 278-279.

[5] ROTHBARD, M. (1962), Man, Economy and State, Nash Publishing, Los Angeles.

[6] Fisher et Allais adhèrent tous deux à la théorie du 100 % monnaie selon laquelle la monnaie bancaire doit être couverte par de la monnaie de base, afin d'assurer à l'autorité monétaire un contrôle total de l'offre de monnaie.. FISHER, I. (1935), 100 % Money, Adelphi, New York. ; ALLAIS, M. (1999), La crise mondiale aujourd'hui, Clément Juglar, Paris.

[7] En France, « Le prix coûtant d'une pièce de 1 ou 2 centimes est de 3 centimes. L'État débourse donc pour ces pièces un prix plus élevé que leur valeur faciale. » Cependant, l'État compense ce coût négatif sur les grosses coupures : le prix coûtant d'une pièce d'un euro est environ 15 centimes. Dans ce cas, l'État achète les pièces à un prix largement inférieur à leur valeur faciale. Le coût unitaire de fabrication se situe aux environs de 25 centimes d'euro, et la durée de vie va de 1 à 2 ans pour un billet de 5 euros jusqu'à 7 à 9 ans pour un billet de 500 euros.

PIERRE SANÉ – COTE D’IVOIRE: LA LOGIQUE DE «L’ABSURDE»?


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Le sénégalais Pierre Sané

 

Le scénario du pire, l'intervention armée de l'extérieur, ayant semble-t-il été écarté, voici que se déploie sans peur des contradictions la stratégie de l'absurde. On nous promet un « étouffement économique et financier » de la Côte d'Ivoire : interdiction d'exportation du cacao, interdiction faite aux banques de « coopérer » avec le régime de Laurent Gbagbo, interdiction de paiement des salaires des fonctionnaires et des soldats, gel des avoirs d'individus et de sociétés nationales et privées, restrictions de déplacements, autant d'actions à la légalité pour le moins douteuse.

Avec le déroulé de cette stratégie aux intentions clairement néfastes pour l'ensemble du pays et de ses habitants, il est légitime de se demander si cet acharnement résulte du seul contentieux électoral du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010. Car si tel était le cas, on attendrait tout simplement la fin de la mission de l'Union africaine dont les recommandations sont supposées être contraignantes. Aux yeux du gouvernement français, « grand ordonnateur » de cette campagne acharnée de sanctions, quelle importance, au fond, que Laurent Gbagbo ou Alassane Ouattara soit le vainqueur du scrutin ? Mais pour Nicolas Sarkozy, qui en a fait une affaire personnelle... qui sait ? Résultat : la diplomatie française en Afrique continue à être piégée par la confusion entre intérêts personnels, réseaux et logique d'État.

Les sanctions prises par les pays européens, le Canada et les États-Unis visant des individus et des sociétés ivoiriennes (et même les accréditations d'ambassadeurs) s'écrouleront, c'est là mon intime conviction, dès les premiers recours juridiques. Car ces sanctions sont fondées sur le refus de reconnaître le président soit disant « élu » et de se mettre à son service ; or n'importe quel juge guidé par son « âme et conscience » demandera avant toute chose à examiner la Constitution ivoirienne avant de trancher. Et comme cette Constitution n'a jamais été suspendue par aucune des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, elle sera la seule source en droit pour le juge.

A part les mesures prises par la trentaine de pays évoqués ci-dessus, les seules autres actions à l'encontre de la Côte d'Ivoire et des habitants du pays viennent des sept autres pays de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et d'Alassane Ouattara lui-même.

Le retrait de la signature internationale au niveau de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a eu comme conséquence la suspension des mécanismes de compensation interbancaire et éventuellement la fermeture provisoire de plusieurs banques, empêchant l'accès des clients à leurs comptes bancaires. Nous risquons sous peu d'être confrontés à des violations sérieuses des droits de l'homme qui relèveront de la responsabilité de ces banques si leurs clients n'arrivent pas à soigner des parents malades, alimenter proprement leurs enfants, payer des salaires dans le respect du droit du travail. Il serait judicieux que organisations non gouvernementales et avocats se mobilisent activement et sans tarder pour documenter avec précision tous les cas individuels de violations de droits humains à des fins de poursuites ultérieures devant les juridictions nationales, régionales ou internationales.

L'interdiction temporaire annoncée par Alassane Ouattara de l'exportation de fèves de cacao va quant à elle faire surtout l'affaire des spéculateurs qui ont acheté à terme et qui vont profiter de la flambée des cours. Notamment la société Armajaro du trader Anthony Ward qui a acquis, en juillet 2010, 240 000 tonnes de cacao soit 20 % de la production ivoirienne et 15 % des stocks mondiaux. Cette société a investi 1 milliard de dollars et en tirera un profit substantiel rien qu'à la suite de cette décision d'Alassane Ouattara dont le beau-fils, Loïc Folloroux, 35 ans, n'est autre que le directeur Afrique d'Anthony Ward (1). Pure coïncidence, il va sans dire. Quant aux producteurs et aux commerçants ivoiriens... qui s'en soucie ? L'objectif est plutôt de les « étouffer » !

Étouffer consiste à faire perdre la respiration par asphyxie, en d'autres termes à tuer. Mais qui va-t-on tuer ? Laurent Gbagbo ou la Côte d'Ivoire ? Qui sera le tueur ? Et pourquoi ? N'y a-t-il pas d'autres alternatives ? Ou s'agit-il d'imposer coûte que coûte Alassane Ouattara quel que soit par ailleurs le résultat sincère du scrutin ? Et cela sans attendre les conclusions de la mission de l'Union africaine.

Supposons une minute qu'après vérification Alassane Ouattara n'ait pas gagné les élections ? Cela relèverait-il du domaine de l'impossible ou carrément de la divagation? D'où vient cette certitude inébranlable concernant la victoire d'Alassane Ouattara ? De la proclamation des résultats par le Président de la Commission électorale indépendante (CEI) ? On sait qu'il n'y avait pas consensus au sein d'une CEI qui était par ailleurs forclose. De la certification par le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies ? Sa précipitation et le non-respect des procédures ont malheureusement entaché sa certification. D'où un doute légitime dans l'esprit de beaucoup. Tant qu'un doute nous habite, un seul doute, il serait ignominieux de laisser un pays frère se faire « étouffer ».

La certitude inébranlable en l'infaillibilité des arbitres, qui plus est arbitres auxiliaires, et donc en la victoire au sortir des urnes d'Alassane Ouattara (ou de Laurent Gbagbo d'ailleurs) est une proposition indubitablement absurde et, pis encore, dangereuse, voire suicidaire puisqu'elle maintient les deux protagonistes dans des positions maximalistes.

Est absurde ce qui n'est pas acceptable par la raison et par le bon sens : la stratégie de l'étouffement financier est absurde parce que si Alassane Ouattara arrive avec le soutien de la France à étouffer (tuer) la Côte d'Ivoire, il n'aura rien à gouverner si ce n'est un champ de ruines. En outre, à supposer que Laurent Gbagbo ait pris en otage la Côte d'Ivoire, tuer un otage qu'on veut libérer ne fait pas du prétendu preneur d'otage l'assassin. L'assassin est bien celui qui aura tué (étouffé) avec préméditation et impéritie. Ensuite, si Alassane Ouattara n'y parvient pas et que le pays réussit à survivre à la tentative d'asphyxie, aucun Ivoirien ne voudra alors le voir arriver au pouvoir. Jamais ! Car on a beau se dire que tout est permis à qui veut arriver au pouvoir, il est des actions que l'on ne doit pas entreprendre contre son pays et ses concitoyens. Je me souviens de ce que me confiait Me Abdoulaye Wade au Sénégal au lendemain des élections de 1993 qu'il était convaincu d'avoir remportées, après que le Conseil constitutionnel ait proclamé son adversaire vainqueur : « Je ne franchirai jamais les grilles du Palais en marchant sur les cadavres des Sénégalais ».

Est absurde ce qui n'est pas conforme aux lois de la cohérence et de la logique rationnelles : la stratégie de l'étouffement est absurde parce que les sanctions ne feront pas la différence entre les producteurs de cacao pro-Ouattara et ceux qui s'opposent à lui. Pareil pour les fonctionnaires privés de salaires. Ne préfèreront-ils pas tous un recomptage des votes ou une nouvelle élection à un étouffement ? Qui plus est, ces banques qui auront fermé vont perdre la confiance de leurs clients quelle que soit par ailleurs l'issue du contentieux électoral.

Absurde aussi parce que les millions de Sénégalais, Maliens, Nigérians, Burkinabè, etc. qui vivent en Côte d'Ivoire vont souffrir de ces sanctions. Peut-être même vont-ils être obligés de quitter leur terre d'adoption. Il est facile de prédire pour qui ils vont voter lors de prochaines échéances électorales dans leurs propres pays si les décisions prises par leurs chefs d'État respectifs venaient à asphyxier le poumon économique de l'Afrique de l'Ouest.

Absurde, quand tu nous tiens !

Laurent Gbagbo est accusé d'être un usurpateur et pour le faire partir on veut asphyxier le pays. Or il affirme détenir des preuves sur les irrégularités qui ont entaché le scrutin. Saddam Hussein affirmait ne pas détenir d'armes de destruction massive. On lui a dit « prouve-le », ce qui est absurde car la charge de la preuve incombe toujours aux accusateurs. Laurent Gbagbo dit qu'il a des preuves de fraudes qui ont dénaturé le verdict final ; on lui dit littéralement « on s'en fiche » et, comble d'absurdité, on s'apprête à étouffer son pays alors qu'il suffirait de vérifier si ces preuves sont tangibles ou pas.

Et le jaillissement de l'absurde ne s'arrête pas là.

La sanction, c'est ce qui normalement frappe le délinquant mais encore faut-il qu'on nous dise quelle loi a été enfreinte. Il y a un simple contentieux électoral et le Conseil constitutionnel du pays s'est prononcé et a investi Laurent Gbagbo. La communauté internationale n'ayant aucune compétence pour désigner un Président en Côte d'Ivoire pas plus qu'au Gabon (2), Alassane Ouattara est donc en fait un Président « autoproclamé », ayant lui-même sollicité vainement l'investiture du Conseil constitutionnel, et ce faisant, il continue de violer la loi ivoirienne depuis trois mois. Mais c'est Laurent Gbagbo qui se fait sanctionner ! Et qui plus est, c'est lui qui se ferait spolier en acceptant le recomptage des voix puisqu'il est déjà le Président investi par la plus haute instance juridictionnelle qui soit !

Mais que voulez-vous, c'est décidément à un véritable déferlement d'absurdités auquel nous assistons en Côte d'Ivoire.

Toute cette absurdité m'horripile et me laisse perplexe.

Ce qu'on oublie complaisamment c'est que la moitié de l'électorat a voté pour Laurent Gbagbo. Et qui sait ce que ferait l'électorat PDCI si les élections étaient à refaire aujourd'hui, échaudé qu'il est par la découverte de la réalité de l'axe RDR-rebelles. D'autant plus que chaque fois que le chef politique des rebelles ouvre la bouche, il fait perdre à Alassane Ouattara de sa crédibilité. Ne se rend-il donc pas compte que les chefs d'État africains sont « allergiques » aux rebelles ? Je mets d'ailleurs au défi la communauté internationale d'exiger de nouvelles élections entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara pour solder enfin le contentieux électoral et mettre fin à ce « festival de l'absurde » !

Sauf si l'objectif délibéré était de conduire le pays à la guerre, guerre civile cette fois, afin de justifier l'intervention extérieure ! A ce moment-là, ce qui paraît absurde aujourd'hui sera logique et rationnel demain.

Pathétique de cynisme et de myopie !

En attendant, il est évident que ce qui se joue en Côte d'Ivoire aujourd'hui est d'une importance capitale pour le devenir de nos enfants en Afrique et donc nous interpelle tous. A nous de savoir relever le défi à l'entame du deuxième cinquantenaire de nos indépendances.


Pierre Sané, ancien Secrétaire général d'Amnesty International et ancien Sous-directeur général de l'UNESCO, est président d'Imagine Africai

 

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  1. iVoir Jeune Afrique du 11 août 2010 : « Main basse sur le cacao ».
  2. Candidat malheureux à l'élection présidentielle gabonaise du 30 août 2009, André Mba Obame, s'étant estimé spolié par la Cour constitutionnelle, s'est autoproclamé Président de la République le 25 janvier 2011 et a demandé la reconnaissance de l'ONU, avant de prendre refuge dans les locaux du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Libreville, du 25 janvier au 27 février 2011.

 

GRAVES MENACES SUR LA CI: 3 HELICOPTERES MI-24 DE L'ONUCI EN VOL DE RECONNAISSANCE AU-DESSUS DE YAMOUSSOUKRO

 

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Trois hélicoptères MI-24 de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci) ont effectué, hier samedi (05 mars 2011), des vols de reconnaissance sur la ville de Yamoussoukro et ses environs, a constaté l'AIP.


« Les trois appareils aux couleurs de l'ONU, partis probablement de Bouaké, ont survolé les corridors de la ville, le camp de la Garde républicaine (GR) et le palais présidentiel avant de regagner leur base.

Ces survols de la capitale administrative et politique ont provoqué la peur et la psychose au sein de la population qui croyait à une attaque aérienne, après des tentatives terrestres depuis Tiébissou.

« Pourquoi au moment où le panel va arriver pour donner les conclusions de ses travaux, l'Onuci peut-elle mener des vols de reconnaissance et de provocation qui non seulement apeurent les gens, mais les irritent ? », se sont interrogés certains habitants, à la vue des mastodontes militaires de l'air qui se sont éloignés par la suite pour regagner leur base, après des heures de survol de la cité des Lacs et ses périphéries ».

Ne s'agit-il pas d'une reconnaissance de terrain en vue d'une éventuelle attaque pour la prise de cette ville tant convoitée par le camp Ouattara ?

Des interrogations qui se justifient d'autant plus que l'UA, contre toute attente, invite le Président de la République Laurent Gbagbo à sortir du pays pour se rendre à Addis-Abeba en vue de connaître la position du panel. Qu'est-ce que cache une telle démarche ?

Les manœuvres militaires de l'Onuci, actuellement, demandent d'être vigilants.


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

dimanche, 06 mars 2011

LAURENT GBAGBO A ADDIS-ABEBA: LE PIEGE

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Le panel des cinq chefs d'Etat mandatés par l'Union Africaine pour évaluer la situation de crise postélectorale en Côte d'Ivoire vient d'inviter le Président Laurent Gbagbo, le Président du RDR Alassane Dramane Ouattara et le Président du Conseil Constitutionnel Paul Yao-Ndré,  à se rendre à Addis-Abeba, pour leur faire connaître ses propositions.
Rappelons que ce panel doit faire aux parties antagonistes des propositions contraignantes, ce qui veut donc dire qu'aucune partie ne peut les décliner.

Cette invitation (à aller) si loin de la Côte d'Ivoire suscite des interrogations au sein du camp présidentiel, et beaucoup se demandent, en effet, si elle ne constitue pas en réalité, une manœuvre pour éloigner le Président Gbagbo de sa base afin de mieux le contraindre à accepter les propositions du panel, ou tout simplement pour l'écarter du pouvoir, là où les intimidations, les sanctions et autres menaces n'ont pas réussi à lui faire lâcher prise.

Et ils n'ont pas forcément tort car cela ressemble beaucoup à la tactique qui avait été utilisée pour renverser Ange-Félix Patassé, alors Président de la République Centrafricaine. Le Général Bozizé qui n'avait eu que 02% à l'élection présidentielle remportée par Patassé avait tenté un coup d'état contre ce dernier, alors qu'il se trouvait en exil à Paris.


Ce coup d'état qu'il avait même revendiqué avait lamentablement échoué et la France lui avait reproché d'avoir parlé trop vite, déclarant comme pour rassurer Patassé qu'elle ne permettra pas la déstabilisation d'un pays ami depuis le sol français. Mais ce n'était que partie remise puisque quelques temps après, Bongo Ondimba, Grand Maître de la Françafrique, organisa un sommet de chefs d'Etat et invita Patassé qui, sans prendre garde, s'y rendit. Il fut alors renversé pendant qu'il y était et on entendit le Gabon, le Congo et la France dire qu'ils ne reconnaissaient pas les gouvernements, mais les Etats. Et Patassé fut contraint à l'exil, au Togo.

Gbagbo qui est historien et contemporain de Patassé sait tout cela et donc forcément, sait aussi à quoi s'en tenir. Il partira à Addis-Abeba s'il veut, mais c'est Alassane Ouattara qui reviendra seul. On retardera volontairement le décollage de son avion pour que ce dernier s'installe d'abord au palais présidentiel, dans le sang s'il le faut. Et il sera contraint à l'exil. C'en sera alors fini de nos espoirs de démocratie pendant encore cinquante bonnes années. A bon entendeur..., SALUT !



Alexis Gnagno

Source: Facebook Alexis Gnagno

CONCLAVE D'ADDIS-ABEBA: «GBAGBO PAS BOUGER!»

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Les dernières nouvelles de la crise ivoirienne font état d'un certain conclave qui devrait se tenir à Addis-Abeba, dans les tous prochains jours (10 mars, plus exactement) entre le Président Laurent GBAGBO, le Premier Ministre Alassane Dramane OUATTARA et le Président du Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire, Monsieur Paul YAO-NDRE, dans le cadre d'une réunion des Chefs d'Etats du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'Union Africaine, pour soit dit dénouer la crise ivoirienne. C'est un piège insidieux tendu au Président de la République.

En effet, le parent RHDP d'un ami, membre de l'équipe de campagne du RHDP, le lui avait dit (cet ami joue le jeu depuis les élections, de sorte que ce parent le prend pour un militant du RHDP, ce qu'il n'a jamais été): « Le terminus de GBAGBO est arrivé. On va bientôt l'avoir. Nous sommes en train de convaincre ZUMA de le lâcher (France). On va le faire inviter en dehors de la Côte d'Ivoire et de là-bas, il sera mis aux arrêts pour le TPI. GBAGBO est fini! ».

Il a donné l'information bien avant l'arrivée de l'émissaire de l'UA, hier, samedi 05 mars 2011, à Abidjan, Monsieur Jean PING, Président de la Commission de l'Union Africaine, porteur d'une invitation adressée à chacune des 3 personnalités citées plus haut. Là où on attendait le panel annoncé des 5 chefs d'Etats africains. Plus que curieux et suspect. Et voici que tout se confirme, aujourd'hui. On comprend mieux le montage de la mort des 7 femmes d'Abobo suivi de la dernière sortie de la presse française (France 24 et iTélé), ainsi que l'enquête demandée à ce propos par le procureur de la Cour Pénale Internationale. « GBAGBO pas bouger ! », les Ivoiriens veillent au grain. Ils ne peuvent accepter que la victime soit traquée sans répit et que ses bourreaux (ceux qui ont attaqué la Côte d'Ivoire, une nuit de septembre 2002), se voient dérouler le tapis rouge et ne soient jamais inquiétés.

Une autre alerte fait état du projet d'abattre l'avion présidentiel à son retour d'Addis-Abeba, à partir du camp militaire français du 43ème BIMA, situé à quelques encablures de l'aéroport Félix Houphouët-Boigny, si la première option n'aboutissait pas. En clair, un remake du tristement célèbre scénario rwandais.

Si le panel s'estime incapable de proposer des solutions intelligentes et intelligibles, qu'il se déclare incompétent et que nous avisions.

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


 

DINDE Fernand AGBO

samedi, 05 mars 2011

REVELATIONS SUR L'ELECTION EN COTE D'IVOIRE - DOMINIQUE FRANÇOIS UGEUX: «CE QUE J'AI ENTENDU A MON HOTEL»

 

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Dominique François Ugeux, ancien député belge


Dominique François Ugeux, diplômé en sciences politique et diplomatique, président de l'Association royale de la presse Nord-Sud, ex-député au parlement belge, en visite de travail en Côte d'Ivoire, jette un regard critique sur la crise que traverse la Côte d'Ivoire depuis dix ans.



QUESTION
: Vous êtes pratiquement un Africain, pour avoir passé toute votre vie au Congo. Vous êtes certainement très préoccupé par la situation sociopolitique qui prévaut en ce moment en Côte d'Ivoire. Quel regard jetez-vous sur ce qui se passe dans ce pays?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : J'ai vécu le coup d'Etat de 1999. J'ai très mal vécu ce coup d'Etat. J'étais à l'« Hôtel du Golf » et j'entendais les tirs comme si c'était dans ma chambre qu'on tirait. Fologo était juste au-dessus de la suite que je louais, et les militaires sont venus le chercher avec une brutalité incroyable pour le conduire au camp. J'ai appelé mon gouvernement et de négociation en négociation, il a été libéré 10 jours après. J'ai vécu avec cette tension pendant 15 jours.


QUESTION : N'est-ce pas la même crise qui fait encore parler d'elle aujourd'hui ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Oui c'est vrai, mais si on veut parler de l'origine de la crise, on passerait toute la nuit ici. Aujourd'hui, ce qui est primordiale est de sortir de cette crise. Le hasard veut que je sois là chaque fois que le pays souffre. Je suis là purement dans le cadre du travail, mais comme j'ai une âme de politique et de journaliste, j'ai décidé de rester pour voir un peu l'évolution des choses. C'est vrai que je connais personnellement le président Laurent Gbagbo, avec qui j'ai eu plusieurs entretiens. J'ai vécu le premier et le deuxième tour de l'élection présidentielle. Le premier tour a été admirable, mais le second m'a véritablement interpellé.


QUESTION : Qu'est-ce qui n'a pas marché pour qu'on en arrive à une telle crise après l'élection présidentielle ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : En tant que président de l'Association royale de la presse Nord-Sud, j'étais ici sur la terrasse de l'hôtel Pullman pendant la proclamation des résultats. Vous devez savoir qu'ici, il y avait des journalistes correspondants de chaines que je ne vais pas citer. Ils venaient s'asseoir sur la terrasse pour discuter et surtout pour capter leur satellite pour le journal en duplex. A cet endroit, j'ai assisté à une scène des plus révoltantes au monde. Ce que je vais vous dire, résume beaucoup de choses sur la crise en Côte d'Ivoire, et n'appellera pas d'autres commentaires. Il était 17 heures 15 mn, le lundi 6 décembre 2010, ici à la terrasse de l'« hôtel Pullman ». J'échangeais avec un journaliste avec lequel j'avais lié connaissance au premier tour et qui était là pour le second tour de l'élection présidentielle. On discutait de la déontologie et de la liberté de la presse. A 18 heures, 19 heures pour Paris, avec son portable et l'amplificateur, il appelle Paris à un mètre de moi. Il a dit « allo ! Paris, je fais la manchette sur Abidjan ». « Il y a des embouteillages, tout est normal, il fait calme, Abidjan bouge, le peuple est heureux, Laurent Gbagbo est élu ». Alors on entend Paris dire: « tu ne peux pas dire ça. Tu dois dire qu'il y a une tension vive à Abidjan que les Ivoiriens ont peur, les rues sont désertes, les Ivoiriens contestent la victoire de Gbagbo ». Voilà ce dont j'ai été témoin. En temps que président de l'Association royale de la presse Nord-Sud, je dis que c'est indigne d'un pays comme la France. L'objectivité n'existe pas mais l'honnêteté intellectuelle existe.


QUESTION : En clair, pour vous, c'est la France qui fait la guerre à la Côte d'Ivoire pour installer le candidat de son choix, et qu'en réalité il n'existe pas de crise post électorale ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Je suis en train de vous dire que j'ai été témoin d'une scène. Je vous demande d'en déduire vous-même pour voir toutes les manipulations de la France dans la crise actuelle en Côte d'Ivoire.


QUESTION : 50 ans après, peut-on dire que l'Afrique est indépendante ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Je le dis net : l'Afrique n'est pas du tout indépendante. En temps que politologue, je suis passionné des droits constitutionnels. La crise que vivent les pays d'Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Egypte, Lybie) est la crise que vous avez vécue il y a 20 ans. C'est-à-dire vous êtes allés d'un système dictatorial au multipartisme, tout le monde se félicite de cela. S'agissant des colonies françaises, 15 pays ex-français de colonies d'Afrique noire ont hérité de la Constitution de la 5e république. On vous oblige à organiser des élections et on vous impose des présidents. En Côte d'Ivoire, on a poussé le président Laurent Gbagbo à organiser l'élection présidentielle alors que l'« Onu » n'a pas pacifié le Nord occupé par les rebelles. A partir du moment où on demande à des Etats souverains de se soumettre à la Constitution et que la Constitution est dotée d'un pouvoir exécutif, judiciaire, législatif et une liberté de presse, le 4e pouvoir qui est total en Côte d'Ivoire, ce qui n'est jamais vu dans le monde. Je ne vois pas pourquoi on peut contester une élection présidentielle. A partir du moment où un Etat souverain via l'institution suprême de la République proclame de façon officielle un résultat, c'est la République qui a parlé à travers cette Institution.

Alors, qu'on ne vienne surtout pas me dire que le président du « Conseil constitutionnel » est un ami de Gbagbo Laurent. Puis-je rappeler que Sarkozy, le donneur de leçon a comme président du « Conseil constitutionnel » Jean Louis Debré, le fils du père. Alors pas de leçon à donner à l'Afrique s'il vous plaît.


QUESTION : Pourquoi le président du « Conseil constitutionnel » français a une légitimité incontestée et qu'en Côte d'Ivoire on met en cause la légitimité du président du « Conseil constitutionnel »?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : C'est tout simplement parce que le président Laurent Gbagbo ne fait pas l'affaire de l'« Elysée » que la France refuse de lui reconnaître sa victoire en accusant le « Conseil constitutionnel » de Côte d'Ivoire de proche de Gbagbo. Ni la France, ni les Etats Unis n'ont de leçons à donner à la Côte d'Ivoire quand on a vu le ridicule du recomptage des voix en Floride qui a donné BushAlbert Arnold Gore dit Al Gore qui a remporté l'élection présidentielle. C'est la « Cour suprême » majoritairement pro Bush qui a donné le résultat final. Est-ce que l'« Onu » est allée mettre de l'ordre aux Etats Unis ? A-t-on envoyé l'« Ecomog » aux Usa ? A-t-on fermé les banques aux Usa ? vainqueur alors que tout le monde sait que c'est


QUESTION : Pensez-vous qu'il y a une perspective adéquate de sortie de crise sans que la Côte d'Ivoire ne s'embrase ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Je vais vous dire très sincèrement, je prie Dieu nuit et jour pour que l'on arrête l'effusion de sang en Côte d'Ivoire. La Côte d'Ivoire est un paradis et je ne veux pas qu'on la métamorphose en enfer.

Le peuple ivoirien a payé un lourd tribut depuis prêt de 10 ans. Il a assez souffert, il a assez pleuré et cela doit s'arrêter. Je conjure aux deux hommes de se parler. Il y a un qui est ouvert, l'autre fermé. La seule solution de sortie de crise est un dialogue franc entre les deux protagonistes. Un qui fut premier ministre, brillant économiste, Alassane Ouattara et l'autre, grand politicien, profondément cultivé, miroir du peuple ivoirien et d'Afrique. Même ses adversaires sont obligés de reconnaître le grand politicien qu'il est, un homme courageux au grand cœur. Pendant 10 ans, il a composé avec d'autres partis pour la paix dans son pays. Laurent Gbagbo est grand dans l'âme et dans le cœur. Il saura trouver une issue pacifique à la crise qui secoue son pays. Il faut à tout prix éviter une guerre civile. Ce sera la fin de l'Afrique de l'Ouest, et de la « Cedeao ». Je voudrais que M. Ouattara ait une connaissance intellectuelle de reconnaître qu'il y a une Constitution et des Institutions qui régissent la Côte d'Ivoire. Un coup de force vers le Golf est envisageable mais ne résoudra rien, le Nord étant occupé, il y aurait forcément des morts. Si c'est dans l'autre sens, ce sera à la limite pire. Je recommande le dialogue et condamne l'attitude de Nicolas Sarkozy qui de façon scandaleuse a sommé le président de la République de quitter le pouvoir, ce qui est une ingérence invraisemblable et c'est inacceptable. Quand bien même on ne soit pas avec le président Laurent Gbagbo, il y a un minimum de respect qu'on lui doit en tant que chef d'Etat, légitimé ou pas par Paris, c'est le président de la république de Côte d'Ivoire.


QUESTION : Que pensez-vous du panel des chefs d'Etat africains ? Croyez-vous qu'ils auront assez de courage pour faire triompher la vérité et légitimer les Institutions de la République de Côte d'Ivoire ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Par rapport au tout début, il y a un gros effort qui a été consenti. Avant c'était l'Europe et les Usa qui dictaient leur loi. Le fait de remonter vers l'Afrique est un grand pas. Je préfère 30 à 40 allers-retours pour des négociations, à la recherche d'une paix vraie plutôt que d'utiliser des armes pour détruire ce beau pays, qui a tous les atouts. Ce beau pays qui est un don de Dieu, le seul patrimoine que les Ivoiriens ont en commun. Ne tombez pas dans le piège de vos ennemis qui ne désirent que voir le pays s'embraser pour piller son sous-sol. Il faut que le panel tienne compte des lois du pays. Les Africains ayant la vertu de l'arbre à palabre et du dialogue, je sais et j'espère que le panel va apporter la paix tant attendue par les Ivoiriens.


QUESTION : L'« Onu » a pris position dans la crise ivoirienne. Des preuves accablent l'armée onusienne qui de façon délibérée a tiré sur les partisans de Laurent Gbagbo, faisant de nombreux morts et des blessés qui ont déposé une plainte contre cette force. En tant qu'expert de l'« Onu », quel est votre commentaire sur ce fait?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Si vraiment l'Onu se prête à ce type de comportement, non seulement c'est blâmable et c'est condamnable. C'est une violation totale de la charte de l'« Onu ». Si l'« Onu » a tiré sur des personnes aux mains nues, je ne suis pas du tout fier que mon pays fasse partie de cette Institution.


QUESTION : Le Congo est votre pays, puisque vous y avez passé pratiquement toute votre vie. Quel lien établissez-vous entre Patrice Lumumba et le président Laurent Gbagbo ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : J'ai eu la chance de vivre l'indépendance du Congo. Gbagbo présente les caractéristiques d'un homme qui pense d'abord à son peuple avant tout autre considération. Lumumba était ainsi, c'était un homme qui n'avait rien à foutre de l'argent. Il était profondément nationaliste. Toutes ses revendications étaient sociales et propres aux besoins du peuple. On l'a taxé de communiste et à force de le taxer de communiste, il n'a pas eu d'autres choix que de se tourner vers Moscou. Si on avait compris que c'était un communiste et que c'était un homme avec lequel il fallait composer, on ne l'aurait pas assassiné. Gbagbo comme Lumumba incarne le nationalisme au sens noble du thème. Je souhaite qu'on le laisse en paix, qu'on lui foute la paix et qu'il a 5 ans pour mettre à exécution son programme de gouvernement pour le bonheur de son peuple. Après, on ne le vote plus si on veut, mais il faut le laisser travailler. A la limite, il est frustré de ne pas pouvoir faire ce qu'il aime le plus au monde, se mettre au service de son peuple. Travailler pour son peuple, rien que ça, Gbagbo ne demande rien que ça.


QUESTION : Votre mot de fin...

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Ce que je vais dire est banal mais ça vient du cœur. Je voudrais dire au peuple ivoirien que je fréquente depuis longtemps que quelle que soit leur tendance politique, ethnique et religieuse de se pardonner les uns les autres, de prier Dieu tous les jours pour que vienne la paix. Je porte un amour sincère et total, sans calcul au peuple ivoirien. Faites la part des choses, ne sombrez pas dans l'extrémisme et ne devenez pas les otages des manipulateurs. Je dis aux Ivoiriens de se serrer les coudes car le bout du tunnel n'est pas loin. Il y a une lueur d'espoir qu'il faut savoir saisir. Je souhaite que le panel trouve une solution acceptable pour tous. Si les deux hommes ensemble acceptent de diriger la Côte d'Ivoire dans la sincérité, ils casseraient la baraque. Un grand homme politique et l'autre économiste hors pair. S'ils arrivent à le faire, ils donneraient l'exemple d'être d'une très grande maturité et ils donneraient une gifle à la France.


Source: NERRATI.NET

RAID IMMINENT SUR LE PORT DE SAN PEDRO

SOLDATS DE L'ECOMOG.jpg


Une attaque généralisée de la Côte d'Ivoire par les mercenaires de Ouattara, Blaise Compaoré, Abdoulaye Wade, Jonathan Goodluck du 6 au 8 mars est prévue sur toute l'étendue du territoire à l'exception des zones Cno, sous contrôle rebelles. Ils seront, comme toujours, logistiquement assistés par la Licorne, l'Onuci.

Concernant le port San Pedro, qui semble être une fixation pour les ennemis de la Côte d'Ivoire un raid imminent est en préparation. Car l'asphyxie du pays qu'ils ont programmé commence à avoir des effets collatéraux plus graves dans les pays comme le Burkina Faso, le Mali, le Niger qu'en Côte d'Ivoire. Dans ces pays, l'inflation a fait un bond de géant et les denrées de première nécessité se font rares. Les parcs animaliers destinés à l'exportation en Côte d'Ivoire sont en souffrance ; l'argent liquide s'y fait rare.

Ainsi la prise du Port de San Pedro pourrait être une bouffée d'oxygène. Voici le plan mis en place depuis hier matin, vendredi 4 mars. Des troupes ont été héliportés depuis Abobo et Sebroko pour le camp de l'Onuci de San Pedro, environ un millier dont :

- 80 Sénégalais
- 120 Nigérians
- 300 Burkinabé
- 260 Maliens
Tous sont des artilleurs spécialisés dans diverses armes.

Du matériel sophistiqué de guerre a été aussi transporté à San Pedro :

- 220 caisses de lance roquettes
- 630 caisses de munition
- 7 armes lourdes
- 36 caisses de mitrailleuses
- 20 caisses d'Aa-52
- 12 colis de transmission

Cet armement sophistiqué va compléter l'arsenal déjà en place à San Pedro, Moribadougou, Sassandra, Carrefour 26 et Gbagbadji.
Les éléments spécialisés vont retrouver sur place 600 personnes formées là-bas.

Les Kroumen (au nombre de 460 aussi) recrutés par Mabri au Liberia viendront par voie maritime compléter l'effectif. Avec aussi 200 Sénégalais partis depuis deux jours de Dakar pour San Pedro.
Le Raid sur San Pedro serait fin prêt pour aujourd'hui, selon les sources proches de l'Onu ci et pourrait entrer dans sa phase d'exécution peut-être même ce soir. La direction des opérations serait dirigée par des officiers burkinabé et maliens. IB jouerait le rôle de coordonateur.

Tout porte à croire que la riposte des Fds serait à la mesure de l'attaque. Les troupes étant au parfum de ce qui se trame, sont fin prêtes pour cette bataille décisive qui pourrait mettre fin définitivement aux rêves aventuriers de Sarkozy and Co.


Que Dieu sauve la Côte d'Ivoire !



Djiwa Gody

Source : LE TEMPS

PRETENDU MASSACRE D'ABOBO ET AUTRES MONTAGES MEDIATIQUES: LE DOSSIER COMPLET D'UNE MANIPULATION EHONTEE

 


LOGO FRANCE 24.jpg

 

A- Zoom sur le prétendu massacre de femmes par l'armée ivoirienne à Abobo

1- Introduction: La boucherie des hommes de Dramane Ouattara au centre émetteur d'Abobo : les morts que la communauté internationale refuse de voir :

http://www.youtube.com/watch?v=KshizsE-PSg

2- Les prétendues femmes tuées à Abobo par les Fds sont bel et bien vivantes. Voici le film amateur de la manipulation :

Sur YouTube:

http://www.youtube.com/watch?v=-i-oXt73-kc

Sur Facebook:

http://www.facebook.com/video/video.php?v=1740933638017

 

Victor Kouassi, le 4 mars 2011, à 23h 30, sur Facebook: « Dites moi, c'est quel type de projectile qui fait juste gicler le sang comme une effusion d'hémoglobine sans déchirer les vêtements et les pagnes de ces braves femmes? RDR wobou ! ».

3- La marche pacifique des femmes RDR à Abobo était encadrée par des marcheurs tout aussi « pacifiques », armés de Kalach et de lance-roquettes RPG. Dans la bouche de Dramane Ouattara , « marche pacifique » signifie « marche insurrectionnelle ».

http://www.facebook.com/home.php?sk=group_139276642801133...


Commentaire : les adoRATEURS ou adoMENTEURS ont prétendu qu'un char des Fds a fait irruption, a tiré un obus sur la foule. Quel est ce type d'obus qui ne choisit que les femmes ? (ils ont annoncé 7 femmes tuées). Quel est ce type d'Obus qui, lancé sur une grande foule, nous a-t-on dit, n'a pu faire que 7 morts ?

NB : L'intégralité de la tragi-comédie filmée d'Abobo est disponible dans le fichier joint en annexe.

Mais ces braves « cadavres »-là sont du bon côté. Ces femmes qui meurent, se relèvent puis se recouchent pour les besoins de la propagande, auront permis à France 24 de se déchaîner contre la Côte d'Ivoire de Laurent Gbagbo, toute la journée du jeudi 03 mars 2011. Le fameux procureur du TPI est annoncé à Abidjan pour enquêter ( ?) sur les comédiennes d'Abobo.

Le chef des terroristes, le BEN LADEN de l'Afrique sub-saharienne, le bien nommé Dramane Ouattara n'a-t-il pas, saisissant ce prétexte, annoncé  le vendredi 04 mars, à 20 heures sur une chaîne pirate dénommée TCI, que ce « crime odieux contre des femmes innocentes ne resterait pas impuni » ?


B- Dramane Ouattara et la presse hexagonale sont coutumiers de ce type de manipulations médiatiques

1- Le 20 décembre 2010 TF1, a publié un journal (Le JT de 20H ) particulièrement hostile au président Gbagbo. Il se trouve que les images qui ont servi à accabler Laurent Gbagbo (Menaces de la maison blanche, menaces du TPI, annonces de sanctions, etc.) proviennent d'une mise en scène comme on peut le voir dans les vidéos de Gris-Gris International.

SCANDALE : TF1 ILLUSTRE LES VIOLENCES EN COTE D'IVOIRE A PARTIR DE MANIPULATIONS ORCHESTREES

http://www.wat.tv/video/scandale-tf1-illustre-violences-3...

2- Voici le dossier de base, admirablement restitué par le Gris-Gris International.

3- Manipulations relatives à l'existence de nombreux charniers en Côte d'Ivoire.

LOGO TF1.jpg

C- Manipulations à l'ONUCI - Manipulations sur TF1

Nous vous confirmons le dépôt du fichier "manipulation.avi" effectué le 01/01/2011 à 12:40 sur le service http://dl.free.fr .

Votre fichier sera accessible à l'adresse suivante:

http://dl.free.fr/qnPD3pVgS (Vidéo Amateur)

Le fichier est protégé par le mot de passe suivant: mechancete

Cette vidéo amateur a été réalisée par un patriote  à  Sébroko, devant le siège de l'Onuci. Il a filmé sans le savoir une mise en scène orchestrée par les Casques bleus, les journalistes français et des marionnettes acquises à la cause de Monsieur Alassane Dramane Ouattara.

Ce montage servira de support à TF1 pour accabler le régime Gbagbo, évoquer des tueries massives et invoquer de probables recours au TPI au JT de 20 heures, le jeudi 20 décembre 2010.


Pour le "user name", entrez le mot de votre choix.

http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-20-heures-du-20-decembre-2... (Vidéo TF1)

 

D- Film complet de la manipulation d'Abobo: 7 mn à télécharger

https://www.wetransfer.com/dl.php?code=sKZ2en7Z&hash=...


 

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!

UNE DES MORTES D'ABOBO SE RELEVE: «FAUT RESTER COUCHEE, C'EST PAS ENCORE FINI!»

Depuis quand une morte par balles se relève-t-elle et la fait-on recoucher pour achever le filmage du drame? Il s'agit de la fameuse bande qui fait le tour du monde contre GBAGBO. C'est le tour de force qu'a réussi le RHDP. Et si tant était que cette femme était atteinte d'une balle et qu'elle n'était pas encore morte, pourquoi ne se préoccupe-t-on pas de la secourir et a-t-on plutôt uniquement le souci de la filmer, quitte à ce qu'elle se vide de son sang? En outre, pourquoi sa préoccupation à elle, l'agonisante, serait de se cacher le visage plutôt que de demander de l'aide et du secours? Archi montage! En témoigne éloquemment cette vidéo (cliquer sur):


http://www.youtube.com/watch?v=-i-oXt73-kc


La vérité finit toujours par rattraper le mensonge et tous les montagnes, des plus fins aux plus grotesques.

 


Que DIEU protège et bénisse la Côte d'Ivoire!

 

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«AFFAIRE 6 FEMMES TUEES A ABOBO», DE NOUVEAUX INDICES QUI CONFIRMENT LE MONTAGE


Voici une vidéo qui était censée être une « bombe » contre le régime du Président Gbagbo, mais malheureusement pour le camp Ouattara, au fur et à mesure que les jours passent, on se rend compte de la supercherie. Voici une contribution que nous avons trouvée fort enrichissante d'un observateur averti que nous mettons à votre disposition. Pour voir la vidéo, cliquer: ICI


1- Minute 3:28, il y a une ruse qu'on décèle quand on observe la manière dont la camera va vers le ciel et comment quand elle revient on ne voit plus les femmes mais plein de jeunes hommes devant des chars! Jusqu'à 3:40, on voit beaucoup d'hommes devant les chars, mais aucun d'entre eux n'est touché alors qu'ils se trouvaient entre les femmes et les chars!

2- Minute 4:00 à Minute 4:30, les chars ne font aucun détour pour éviter des corps censés être sur la voie; on les voit passer en fil et en ligne droite alors qu'on n'a vu aucun corps écrasé! Mieux, entre Minute 4:00 et Minute 4:30, faites plusieurs pauses sur les images des chars qui passent; cela vous permettra de voir la vidéo image par image, et vous allez voir qu'il n'y avait aucun corps par terre au moment ou les chars passaient!

3- Minute 4:53 à Minute 4:59, le corps sans tête est censé avoir reçu une balle, mais il n'y a pas de débris d'os ou de cervelle par terre, le goudron à côté est propre, à part le « sang » par terre; pourtant, demandez à n'importe quel militaire, si cette personne avait été touchée à la tête sur ces lieux, il y aurait eu des débris de cervelle et d'os tout autour! Donc c'est un corps qui a été juste déposé-là ! En tout cas, ce n'est pas un corps qui a été touché par une balle sur ces lieux!

4- Minute 5:20 à Minute 5:25, la morte qui se réveille, on lui fait signe de se recoucher, elle se recouche et replace son bras pour faire la morte. Imaginez-vous une seconde être la personne qui filmait, et vous voyez une survivante, auriez-vous réagi aussi calmement devant une survivante ? La personne qui filme et les personnes autour n'essayent pas d'aider ou de soigner une blessée qui tente de se lever ? Aucun d'eux ne semble surpris de voir une survivante et n'essaye de l'aider en alertant les gens autour qu'il y a une survivante! Non, on lui fait signe de se recoucher et elle se recouche, sans gémir, et remet son bras sur son visage avant de refaire la morte !


Cedric Medegan

Par Toussaint A. sur facebook


Source : COTE D'IVOIRE LA VRAIE

VIOLATION DE L'EMBARGO SUR LES ARMES EN COTE D'IVOIRE: LE BURKINA FASO VIENT DE LIVRER DES CHARS AUX REBELLES



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La communauté internationale et ses portes voix en Afrique pour la déstabilisation du régime de Laurent Gbagbo aux fins d'imposer Dramane Ouattara, chef rebelle et terroriste, ne démordent pas. Dans la matinée d'hier vendredi 4 mars les rebelles ont réceptionné 5 chars de combat à la frontière de la Côte d'Ivoire et du Burkina Faso à Ferkessédougou et en provenance dudit pays voisin. Le pays de Blaise Compaoré, membre du Panel de chefs d'Etats africains commis par l'Union Africaine pour la résolution pacifique de la crise politique ivoirienne.

Ces engins de destruction massive sont destinés aux points stratégiques de la zone de confiance dont la création a été favorisée par la force licorne tels que Tiébissou, Vavoua et les autres localités stratégiques. Le but de la manœuvre est d'attaquer les Forces de défense et de sécurité (FDS) sur plusieurs fronts à la fois.

Cette information de source sûre en appelle à la vigilance une fois de plus des FDS qui se sont toujours montrés vigilants et prompts à défendre leur mère patrie. Et l'acte en lui-même dénote de la mauvaise foi des quelques leaders africains qui mettent la négociation sur la table et cautionnent les actions terroristes dans l'ombre pour se voir au bout du compte bénéficier des dividendes des richesses économiques de la Côte d'Ivoire. Illusion.


 

Source : INFOS COTE D'IVOIRE

COMMUNIQUE DES FDS-CI DU 04 MARS 2011: UN DEMENTI FORMEL AU SUJET DE LA MORT DES 6 FEMMES D'ABOBO



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Sur la base des propos de pseudo témoins, des agences de presse ont diffusé l'information selon laquelle les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d'Ivoire (FDS-CI) seraient coupables de la mort de six (06) femmes, tuées par balles, au cours de la marche des militantes du RHDP à Abobo, le jeudi 03 mars 2011.

Cette information a été automatiquement relayée depuis hier par des médias internationaux.

Tout en s'inclinant très sincèrement sur la mémoire de ces femmes tuées, victimes d'actes d'un autre âge, les FDS-CI déclarent purement et simplement ne pas se reconnaître dans cette accusation, forcement mensongère et sans fondement.

A l'intention de ces médias qui, de façon curieuse et suspecte, s'accordent autour de cette accusation grave, les FDS-CI rappellent que des marches similaires de militantes du RHDP ont eu lieu à Adjamé, à Marcory, à Treichville, à Attécoubé, à Bassam et dans d'autres localités les jours précédents; elles ont été toutes dispersées par des FDS-CI à l'aide de moyens conventionnels, sans qu'aucun cas de tuerie par balles n'ait été déploré, ni d'actes de barbarie observés.

Les FDS-CI s'insurgent contre ces adeptes des informations pour qui la légèreté et la manipulation des faits sont établies comme des règles professionnelles.

Aussi, le Chef d'Etat-Major des Armées demande t-il à ces accusateurs de rechercher les auteurs présumés de ces tueries de femmes à Abobo ailleurs. Car il affirme que la zone d'Abobo n'a jamais été le théâtre d'opérations des FDS-CI ce jour précis du jeudi 03 mars 2011, jour de la marche.

Enfin, le Chef d'Etat-Major des Armées précise que les troupes des FDS-CI sont restées stationnées dans leur cantonnement d'Abobo.


DIEU BENISSE ET SAUVE LA COTE D'IVOIRE!


Fait à Abidjan le vendredi 04 mars 2011


Pour les FDS-CI

Le Colonel-Major GOHOUROU Babri Hilaire

Porte-parole

ABOBO: DES FEMMES ESSUIENT DES TIRS DES REBELLES, UNE DIZAINE DE MORTS

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Des femmes qui croyaient rendre service à Ouattara, ont été tuées par ses rebelles, hier à Abobo. Des femmes de la commune d'Abobo qui ont décidé de marcher hier (3 mars 2011) matin, ont essuyé des tirs des éléments de la rébellion de ladite commune. Tout avait bien commencé. Parties de la mairie d'Abobo, elles ont été cueillies à froid par leurs bourreaux.

Des tirs nourris sont partis sur elles au niveau de la Casse d'Adjamé. Où selon, des témoins, aucun agent des Fds ne se trouvait. Bilan, une dizaine de morts. Cet acte ignoble et regrettable est vite mis à l'actif des Fds, par les commanditaires. Qui, ont utilisé ces pauvres femmes pour atteindre leur but politique. Celui décidé depuis la réunion secrète de Djékanou des rebelles pro-Ouattara, début février 2011. Un extrait des décisions suffit pour se convaincre sur les motifs de ce carnage. « Provoquer des affrontements très sanglants à Abidjan et dans certaines villes de l'intérieur, dont Toumodi, Dimbokro, Yamoussoukro, Dabou, San Pedro, Sinfra, Duékoué. Guiglo, etc, pour en faire de véritables carnages, dans le but d'imputer un génocide au régime en place ». L'expression est lâchée et le plan est connu : « imputer un génocide au régime en place », c'est-à-dire au président Laurent Gbagbo et les Forces loyalistes. « Cela aura pour effet, la mise en scène des institutions internationales qui actionneront tous moyens de pression pour la chute du président Gbagbo (imminent) », expliquait l'animateur principal de cette rencontre secrète de Djékanou (Alain Logbognon, ndlr).

Avec ce qui vient de se passer à Abobo et les réactions (du camp Ouattara) qui s'en suivent, témoignent effectivement de la mise en marche de ce plan machiavélique. Aujourd'hui, ce sont leurs propres partisans qu'ils ont tués. Dans les prochains jours, les Ivoiriens doivent s'attendre à un coup des rebelles qui risquent de provoquer des incidents diplomatiques. « Attaquer les Ambassades de la France et des Etats-Unis à Abidjan et imputer cela aux Fds et au régime du président Gbagbo. Cette attaque est confiée à un commando spécial, en vue de ne pas atteindre les personnels étrangers de ces Institutions, l'Onuci, la Licorne et certains agents secrets américains veilleront au grain, en vue de contre-attaquer les Fds qui iront s'interposer à ces attaques (imminent)».

Voilà donc ce que Soro appelle «organiser une véritable insurrection populaire, sous le couvert d'une révolution, à Abidjan et dans bien d'autres régions du pays (imminent) ». Preuves que tirer sur des personnes aux mains nues, relève de la compétence démoniaque du camp Ouattara, de la Licorne et de l'Onuci. Et non des Fds. Pas plus tard que le mercredi dernier, les contingents sénégalais, togolais et nigérian ont tiré sur des femmes aux mains nues, qui étaient allées prier pour eux. Il y a aussi l'assassinat des femmes danseuses d'«Adjanou » de Sakassou. Sans oublier le massacre des jeunes Ivoiriens par la Liciorne devant l'Hôtel Ivoire, en novembre 2004. Une cabale de laquelle la communauté internationale qui commence à découvrir la vérité, devrait se désolidariser. Pour son image à travers le monde.


Source : ENCORE PLUS TV

AIR FRANCE REFUSE LES VISAS DE OUATTARA


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Sarkozy a décidé de reconnaître un prétendu ambassadeur nommé par Ouattara. Alors que pour les visas, la France et ses démembrements courent dans les consulats nommés par Gbagbo.

A Paris, il se passe des choses qui exposent toute la perfidie de la France dans cette crise que la Côte d'Ivoire traverse. On ne dira pas qu'elle joue à un double jeu. Mais bien plus, elle brandit Ali Coulibaly, le pseudo-ambassadeur nommé par Ouattara à Paris, comme un trophée de guerre contre la Côte d'Ivoire. En le recevant partout en grande pompe, il pense faire mal à Gbagbo, même si Ali Coulibaly se donne pour sa part l'illusion d'être diplomate au pays des «Droits de l'Homme».

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Tout compte fait, après les stress et paillettes des premiers jours de sa nomination, il est aujourd'hui à se demander ce qu'il fait vraiment à Paris. Non seulement il continue de loger dans un hôtel parisien après le braquage réussi des locaux de l'ambassade, mais il n'exerce aucunement sa fonction de diplomate. Et donc il est sans pouvoir réel au niveau de l'Elysée qui l'a pourtant reçu. Par exemple, pour les questions de visas, les autorités françaises dans leur ensemble courent à Lille et dans bien d'autres villes où il y a des consuls de la Côte d'Ivoire. Mais chose étonnante dans cette situation la compagnie française de transport aérien, Air France a décidé avant chaque vol de s'entourer de toutes les garanties nécessaires. A l'aéroport Roissy Charles de Gaulle à Paris il est clairement interdit d'y arriver avec des visas de Ouattara, signés par Ali Coulibaly. Sinon, votre voyage sera purement annulé. Là-bas on n'accepte que les visas qui ont la signature des hommes mandatés à Paris par le président de la République de Côte d'Ivoire. Et pas plus. Parce qu'au niveau de la compagnie, on sait qui a la réalité du pouvoir à Abidjan. Tout comme les officiels français qui pensent manipuler Ouattara pour déstabiliser la Côte d'Ivoire. Un simple fait qui devrait interpeller le Rdr. Et ses fanatiques qui vivent encore dans l'illusion.


G. Brence

 

Source : BLUE TEAM CI

vendredi, 04 mars 2011

JOURNEE NOIRE HIER A ABOBO: LE «COMMANDO INVISIBLE» DE OUATTARA TUE 7 FEMMES


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L'information est passée en boucle sur toutes les chaînes d'information en continue qui arrosent la Côte d'Ivoire en ce moment. "Six femmes abattues lors d'une manifestation pro-Ouattara". Une septième serait décédée par la suite à l'hôpital. Pourquoi les soldats ivoiriens tueraient-ils des femmes qui manifestent dans la rue alors qu'ils se contentent de disperser par des gaz lacrymogènes d'autres manifestants plus violents ? La manifestation des femmes d'hier n'étant pas la première du genre, pourquoi celle-ci aurait-elle dégénéré au point d'entraîner une réaction aussi violente des forces de sécurité? Il y a quelque chose qui cloche dans cette affaire.

Si des corps sans vie de femmes sont effectivement trouvés à Abobo, alors il faudra qu'une information judiciaire soit ouverte pour déterminer la cause et les auteurs de leur mort. Car, n'oublions pas qu'à Abobo, les forces de défense et de sécurité ne sont plus seules à opérer. Il y aussi et surtout le fameux « commando invisible » très proche d'Alassane Dramane Ouattara dont la presse pro-RHDP et même les plus hauts responsables du RDR et du RHDP saluent les hauts faits d'armes à longueur de journée. Mais il y a aussi la force des Nations unies qui n'hésite plus à dégainer à la moindre incartade.

Au demeurant, on connaît désormais bien les pratiques des hommes de Ouattara. Quand ils sont en difficulté, ils n'hésitent pas un seul instant à poser des actes abominables pour en faire porter la responsabilité à Laurent Gbagbo. On se souvient qu'en 2002, ils avaient vainement tenté de rendre le gouvernement de Laurent Gbagbo responsable de la mort tragique de Balla Kéita, ex-ministre d'Houphouët devenu membre du parti de Robert Guéi, dans une résidence de Ouaga 2000, quartier chic de la capitale du Burkina Faso. Qui ne se souvient également des lâches assassinats de Camara Yêrêfê, Téhé Emile et Benoît Dacoury-Tabley en 2003, etc. ?

Alors halte à la précipitation et gardons-nous des accusations faciles. A moins qu'il s'agisse encore d'un de ces coups fumants dont le seul et unique but est de discréditer Laurent Gbagbo. Sur ce chapitre des indices subsistent qui inclinent à y croire. Il y a la curieuse coïncidence entre ces tueries et la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU qui s'est tenue hier sur "les actes de violences" en Côte d'Ivoire. Autre curieuse coïncidence, la sortie hier de la Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme qui accuse l'armée ivoirienne de "tirer sur les casques bleus" et les "civils".



Augustin Kouyo

 

Source: NOTRE VOIE

BAN KI MOON, UN SCHIZOPHRENE A LA TETE DE L'ONU

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Le monde entier doit trembler. L'Onu a à sa tête un malade. Un véritable schizophrène. Un fou. C'est dans un asile que ce triste monsieur doit être conduit. (Oser comparer les Ivoiriens aux nazis!, ndlr)



Le « diplomate » coréen, dont le pays doit avoir proprement honte, à l'issue d'une visite, lundi (28 février 2011, ndlr), au musée de l'Holocauste de Washington, a fait un parallèle d'un scandale absolu entre la situation actuelle en Côte d'Ivoire et les crimes nazis perpétrés par Adolf  Hitler de triste mémoire et ses SS allemands.


La communauté internationale, à en croire M. Ban, 70 ans après les atrocités nazies, est de nouveau « mise à l'épreuve » en Côte d'Ivoire. Indiquant que « l'expression plus jamais ça vaut pour tous les peuples et pour tous les lieux ». Ajoutant qu'en Côte d'Ivoire, « des civils sont tués en défendant la démocratie, et, nous, les Nations unies, nous nous tenons à leurs côtés ».


C'est un aveu de taille. Le secrétaire général de l'Onu, qui milite ouvertement pour la chute de Gbagbo, à tous les prix, est pris en flagrant délit de mensonge, de falsification honteuse et nauséeuse de l'histoire. Un tel personnage est un danger. Voire corrosif. Ce d'autant qu'il pense que la démocratie consiste à tuer et brûler des êtres humains, comme cela se passe en Côte d'Ivoire. L'insurrection armée déclenchée depuis le 21 février par Alassane Ouattara offre quotidiennement des images atroces d'hommes égorgés ou calcinés comme des bêtes sauvages par ses partisans.

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Ban Ki-moon, qui a échoué jusque-là à dresser toute la fameuse communauté internationale contre Gbagbo, par des allusions dont la perfidie le dispute à l'ignominie, veut jouer sur un drame qui a fait des millions de morts. Cela est d'autant révoltant qu'il banalise le pogrom juif qui reste comme l'une des pires atrocités que la mémoire humaine ait pu enregistrer jusque-là. Il est devenu fou, cet énergumène.

Rien ne peut justifier que le secrétaire général de l'Onu, un simple fonctionnaire international, veuille truquer l'histoire pour obtenir une intervention armée contre le peuple de Côte d'Ivoire. Et cela (qui est grave) montre que cet homme est un danger ambulant. Il doit faire honte au brave et fier peuple de la Corée du Sud qui sait ce que résister veut dire. Un peuple dont l'un des siens, qui a pu accéder à une haute fonction, par des méthodes d'une bassesse inouïe, essaie de semer le « bordel » dans un pays souverain pour une simple question de contentieux électoral.


C'est sûr. L'histoire ne retiendra pas le nom de Ban Ki-moon. Ou si. Mais comme celui qui a voulu la falsifier et la truquer honteusement pour assouvir de bas desseins. Celui que beaucoup s'accordent à dire qu'il est le Secrétaire général le plus médiocre de l'histoire de l'Onu fait pitié. A le voir se démener comme « le diable dans un bénitier », il aurait seulement déclenché un fou rire, s'il ne s'était agi d'un problème sérieux. On peut prendre le pari. Ban Ki-Moon n'aura pas un second mandat. C'est un homme grillé. Sur les deux faces. Comme un « gbofloto » (un beignet, en Côte d'Ivoire, ndlr).



Souleymane T. Senn
souleymanetsenn@yahoo.fr

INHUMAIN, TROP INHUMAIN ! - CRISE POSTELECTORALE IVOIRIENNE ET QUESTIONS SOCIALES: POURQUOI L'UE PUNIT-ELLE LES MALADES IVOIRIENS ?



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Qu'ont fait les malades ivoiriens à l'Union Européenne ? De quoi sont-ils donc coupables ou responsables ? Quel crime odieux ont-ils commis, pour que l'accès direct aux médicaments des grands laboratoires européens leur soit désormais interdit ? Car, c'est aussi de cela qu'il s'agit, avec la décision de l'Union Européenne de prohiber le Port d'Abidjan, second port d'Afrique, à tous les navires européens. Or, ceux-ci assuraient, jusque-là, 90% du trafic portuaire. Qui a jugé les malades, pour leur infliger pareille punition ? Les malades ivoiriens ont-ils seulement pris part aux votes, pour être ainsi concernés par la crise postélectorale ivoirienne ? Pourquoi supporteraient-ils les effets collatéraux des sanctions ? Ils font parti des abstentionnistes du premier et du second tour. Les malades n'ont généralement pas de camp politique.

J'incrimine ! Inhumain, trop inhumain, cette Union Européenne-là.

Sous peu, les pharmacies n'auront plus de médicaments à vendre. Les stocks disponibles n'atteindront pas la fin mars, selon les prévisions. Qui souffre ? Non pas les classes moyennes ou embourgeoisées, ni non plus les fonctionnaires internationaux résidant en Côte d'Ivoire. Pour eux, on le sait bien, les médicaments viendront toujours plus vite que leurs maladies, tout comme les chemins marchent plus vite que les écoliers[1].

Mais souffrent déjà les pauvres, et depuis trop longtemps, ceux qui n'ont pas de familles à l'étranger, les humbles, tous les blessés de la vie. « Tu es pauvre. Or Laurent Gbagbo n'a pas quitté le pouvoir. Donc tu paieras ». Tel est le syllogisme de l'Union Européenne. Cela porte un nom : le cynisme. Mais qu'espère l'Union Européenne ? Que les malades se soulèvent, contre le régime de Laurent Gbagbo ? Mesdames et messieurs de l'Union Européenne, ils n'en ont pas la force. Que leurs parents le fassent à leur place ? Mesdames et messieurs, ils sont occupés à prodiguer l'assistance à leurs malades. Inhumain, trop inhumain ! Ab-surde aussi, absence-de-sens, sens-qui-ne-s'entend-pas. Que l'un des plus vastes ensembles politico-économique du monde, héritière de Kant Emmanuel et des Lumières, qui s'est donné pour hymne l'Ode à la joie de Schiller rédigé sur la demande de Goethe, dispache le « malheur » et bascule si promptement dans le « cynisme », montre combien notre époque est en pleine dévastation, sans repère.

J'incrimine ! Inhumain, trop inhumain. Punir des malades. Lisez et méditez les explications, les alarmes et l'appel pathétique de M. Kouassi Parfait, président de l'Ordre des pharmaciens de Côte d'Ivoire, à l'attention d'une humaniste française :

« Bonjour Nora Ansell-Salles,

La réalité est que l'arrêt de la Banque centrale, les fermetures  des banques commerciales, l'arrêt des transactions financières avec l'UE mettent les grossistes locaux dans l'incapacité de régler leurs fournisseurs en UE. De plus, le blocus des ports rend toute importation impossible depuis l'UE. Or 90% des médicaments viennent d'UE. De facto, depuis le 11 février, les flux de médicaments en direction de la Côte d'Ivoire sont interrompus. Il y aura donc pénurie de médicaments une fois que les stocks déjà disponibles seront épuisés. Les délais de couverture sont évalués à environ 1mois et demi, c'est-à-dire d'ici fin Mars. Il ne s'agit donc pas d'un embargo sur les médicaments mais de la conséquence des mesures de blocus général visant à asphyxier le régime Gbagbo. Les programmes de coopération interne sont eux aussi suspendus avec le régime Gbagbo et dans ce contexte, les dotations de fond pour les fournitures d'ARV, tuberculose, paludisme etc., sont eux aussi suspendus. Comme tu vois, c'est un contexte extrêmement compliqué, lié à des décisions politiques. En dehors d'un relais par les humanitaires (ONG...), je ne vois pas comment éviter la catastrophe humanitaire, si d'ici là, le contexte reste en l'état; cordialement ! »[2].

Voici venu le temps des « sorciers » et « marabouts » guérisseurs, des vendeurs ambulants de faux-médicaments, des charlatans, des contrebandiers, etc.

Il reste à faire le bilan des morts et des maladies dus à la crise ivoirienne, qui dure depuis 20 ans. Combien d'infarctus, de cas d'impuissances, de névroses diverses, de tués, d'explosion de pathologies graves (sida, malaria, tuberculose, etc.), de destruction du réseau de soins publics et privés (hôpitaux, cliniques, cabinets dentaires, etc.).

Comment rester insensible aux malheurs qui avancent, en s'ajoutant à d'autres malheurs ? Inhumain, trop inhumain ! « On » tue en silence des malades. Malthusianisme et cynisme, depuis des bureaux feutrés. Non pas seulement l'Union Européenne ou les classes politiques ivoirienne et africaine, mais aussi tous ceux qui se taisent, complices d'un jour, complices pour toujours. D'une autre veine, nous sommes d'une autre tradition, nous ne relevons pas de la veulerie des élites que fustige Max Gallo[3]. Être Français, en France comme dans le monde, c'est toujours se placer au cœur des problématiques sociales. Et, dans le drame des malades qui a cours en Côte d'Ivoire, je voudrais dire après René Char que les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri[4]. Crions donc, de toutes nos forces. Ouvrez large les yeux.

L'Union Européenne ignore superbement le Droit des gens. Mais lorsque les Institutions sont défaillantes, il est des droits et du devoir des citoyens de prendre des initiatives, comme le suggère Gabriel Bonnot de Mably[5].

Intellectuels, prenez vos plumes ! En son temps, L'abbé Grégoire lança un cri célèbre, que l'on peut reprendre et adapter ici : les ennemis des médicaments sont les amis de l'inhumanité.

Journalistes, inondez d'alertes vos journaux et reportages ! Hölderlin pensait que vous aviez choisi Apollon, parce que Dieu de la vérité.

Avocats, saisissez la Cour Européenne des Droits de l'Homme ! Le droit ne s'affaiblit pas aux portes des malades. Au contraire, il se revigore.

Médecins accourez ! Hippocrate vous a fait jurer secours éternel aux malades. Où est passé le « French doctor » ?

J'incrimine : inhumain, trop inhumain !

Je prends, dès à présent, avec Nora Ansell-Salles, l'initiative de la mise en place du Collectif Médicaments pour la Côte d'Ivoire. Que tous ceux qui sont sensibles au sort des malades se rallient à cette cause. J'en appelle à tout le corps médical français et européen, à l'industrie pharmaceutique, aux associations de prévention et d'aide, aux ONG, au corps législatif. Que se lèvent des bateaux, que s'installe un réseau postal internet pour la livraison, que des réseaux de distribution se substituent aux défaillances. Refusons que des malades soient pris en otage.

Nul, s'il est humain, ne doit rester insensible.


Dr Pierre Franklin Tavares

Mobile : +336-87-34-21-22



[1] René Char, Commune présence, préface de Georges Blin, Gallimard, Paris, 1978, p. 125.

[2] Courriel à Mme Nora Ansell-Salles, en date du 2 mars 2011.

[3] Max Gallo, Fier d'être français, Fayard, Paris, 2006, p. 18.

[4] René Char, Feuillets d'Hypnos, Gallimard, Folioplus classiques, Paris, 2007.

[5] Gabriel Bonnet de Mably, Des droits et des devoirs du citoyen, librairie Marcel Didier, Paris, 1972.

LA FRANCE ET L'UE COMMETTENT UN CRIME CONTRE L'HUMANITE EN COTE D'IVOIRE

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Chers lecteurs, je vous fais partager le message adressé, le mercredi 2 mars 2011, aux journalistes français par le Prof. Gérard Granger, suite à  l'arrêt de la distribution des médicaments en Côte d'Ivoire :


Chers amis journalistes, pour information, voici le message adressé par le président du Conseil de l'Ordre des pharmaciens de Côte d'Ivoire, le Dr Parfait Kouassi (Tél : +225 22 41 06 47, Cell: +225 07 09 72 42, E-mail : parfaitkp@hotmail.com) alertant sur la situation sanitaire préoccupante que vit son pays.

« La réalité est que l'arrêt de la Banque centrale, les fermetures  des banques commerciales, l'arrêt des transactions financières avec l'UE mettent les grossistes locaux dans l'incapacité de régler leurs fournisseurs en UE. De plus, le blocus des ports rend toute importation impossible depuis l'UE. Or 90% des médicaments viennent d'UE.


De facto, depuis le 11 février, les flux de médicaments en direction de la Côte d'Ivoire sont interrompus. Il y aura donc pénurie de médicaments une fois que les stocks déjà disponibles seront épuisés. Les délais de couverture sont évalués à environ 1 mois et demi, c'est-à-dire d'ici fin mars.


Il ne s'agit donc pas d'un embargo sur les médicaments (en tant que tel, ndlr) mais de la conséquence des mesures de blocus général visant à asphyxier le régime Gbagbo.

Les programmes de coopération interne sont eux aussi suspendus avec le régime Gbagbo et dans ce contexte, les dotations de fond pour les fournitures d'ARV, tuberculose, paludisme etc, sont eux aussi suspendus.

C'est un contexte extrêmement compliqué, lié à des décisions politiques. En dehors d'un relai par les humanitaires (ONG), je ne vois pas comment éviter la catastrophe humanitaire, si d'ici là , le contexte reste en l'état. »


Source: IVOIREVERITE

jeudi, 03 mars 2011

ZUMA SUR CNN: «C'EST GBAGBO QUI A GAGNE»

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Sommet du G8 et G20 - Le Président Jacob Zuma invité spécial de la France : Sarkozy sort le grand jeu... et prêche dans le désert sud-africain.


Tout homme a un prix, disait le premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny. Quel prix mettra la France pour s'offrir l'alliance du président sud-africain Jacob Zuma dans la guerre déclarée à la Côte d'Ivoire du président Laurent Gbagbo. Quand le goût du champagne vire à celui de l'huile de ricin...

La visite les mardi 1er et mercredi 2 mars 2011, du président sud-africain offre une belle vitrine aux officiels français de s'offrir le joyau Zuma. Invité spécial, escorte de la garde républicaine à cheval, tapis rouge, sans compter le dîner sous les lambris dorés de l'Elysée payé rubis sur l'ongle. La France de Nicolas Sarkozy qui préside le G8 et le G20 fait feu de tout bois, pour faire de l'Afrique du Sud un allié d'un privilège absolu sur le continent noir. Objectif primordial, acculer Laurent Gbagbo et l'isoler du dirigeant sud-africain que la France considère comme le dernier verrou à sauter pour espérer fondre sur la proie. Première puissance économique du continent africain et nouveau membre des influents Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), le groupe informel des grands émergents, l'Afrique du Sud fait l'objet depuis des mois d'une cour assidue du président français depuis trois ans.

La première fois où la France contait fleurette au pays arc-en-ciel, remonte en 2008. 2010 était véritablement l'année où l'Afrique du Sud bénéficiait d'un traitement de faveur tout particulier, à faire pâlir de jalousie le tigre qui ignore sa ''tigritude'', le Nigeria, l'autre grand d'Afrique.

C'est un menu varié qui attend les deux chefs d'Etat sud-africain et français. Pêle-mêle, l'on évoque les sujets du G8 et G20, en passant par le tsunami politique dans le Maghreb arabe, le sempiternel Soudan, l'intermittent Madagascar, pays qui intéresse les deux hôtes et, comme on peut l'imaginer, l'incontournable Côte d'Ivoire où Laurent Gbagbo vainqueur de la dernière élection présidentielle n'est pas la préférence de Nicolas Sarkozy qui lui, aimerait bien voir son ami Alassane Dramane Ouattara expérimenter le pouvoir ivoirien. Le problème n'est pas si facile que la France le croit. Elle qui devra débuter cette rencontre par ménager les susceptibilités côté dirigeants sud-africains qui à leur tour, devraient également ménager Laurent Gbagbo « d'accepter de donner le pouvoir à Alassane Ouattara ».
Le menu bilatéral du séjour du président Jacob Zuma s'annonce également copieux. «Un de ses objectifs majeurs est de renforcer le commerce et les investissements avec la France», souligne-t-on à Pretoria. Sixième fournisseur de l'Afrique du Sud, la France n'en est que le 19e client à l'exportation.

Entre autres sujets, l'offre de service française en matière de d'énergie nucléaire. Déjà fournisseur de son unique centrale de Koeberg, Areva a proposé en 2008 de fournir à Pretoria, qui souffre d'un déficit chronique d'électricité, deux réacteurs de nouvelle génération Epr. «L'Afrique du Sud est en pleine révision de sa politique énergétique, il n'y aura donc pas de décision sur ce dossier», note-t-on toutefois à Paris. Entre autres accords, les deux pays signeront un nouveau document cadre de partenariat qui prévoit près d'un milliard d'euros de financements de la part de l'Agence française de développement (Afd). A indiqué l'Agence France presse (Afp). Est-ce le prix à payer pour ramollir les ardeurs ? Rien n'est moins sûr. Pour autant qu'on le sache, l'Afrique du Sud a déjà fait savoir ce qu'elle entend des pays occidentaux, relativement aux affaires intérieures à l'Afrique. « Tandis que nous respectons les vues de nos amis en dehors du continent, nous aimerions qu'ils sachent que les Africains souhaiteraient plutôt avoir l'opportunité de gérer les problèmes africains, soutenus par les amis en dehors du continent, mais pour l'essentiel la solution doit venir des dirigeants africains eux-mêmes ». Relate un communiqué du ministère des Affaires étrangères d'Afrique du Sud avant la rencontre avortée du panel des cinq chefs d'Etat mis en place par l'Union africaine et qui devrait se réunir, le 28 février 2011, à Nouakchott en Mauritanie. Le report à 4 mars de cette réunion est pour des raisons évidentes de « calendrier trop chargé » de l'un des chefs d'Etat membre dudit panel.

Jacob Zuma en l'occurrence dont « la visite de travail » en France est porteuse de beaucoup d'espoir pour le président Blaise Compaoré du Burkina Faso et Victor Gbého président en exercice de la commission de la Cedeao qui soutiennent Ouattara. En effet, Alassane Dramane Ouattara espère en tirer suffisamment de dividendes après sa bourde d'Abidjan (il a ''vigoureusement'' refusé de rencontrer Zuma). Une erreur politique que le candidat malheureux du Rdr a vainement tenté de rattraper en recevant finalement le chef d'Etat sud-africain mais sous les huées de ses partisans convoyés jusqu'au Golf Hôtel pour les besoins de la cause. Dans la délégation sud-africaine qui a effectué le voyage d'Abidjan, l'on prend cela comme un os de travers qui va être difficile à avaler dans les relations futures, si bien entendu les intérêts de l'Afrique du Sud et de la France avaient pour centre de gravité Alassane Dramane Ouattara. La France s'en était prise vertement à Ouattara selon une confidence diplomatique, et le tir rectifié malgré «quelques huées pas si graves» pour un président d'un pays comme l'Afrique du Sud qui en a vécu des vertes et des pas mûrs du temps de l'apartheid.

L'Afrique du Sud de son côté avait fait l'effort d'ignorer la sortie de route d'Alassane Ouattara. Ce pays avait estimé dans un communiqué ultra rassurant que «la position de l'Afrique du Sud n'a pas changé, nous n'avons pas de favoris (dans la crise ivoirienne entre Gbagbo et Ouattara)».

Mais le contexte a désormais évolué. Un des braves en l'occurrence Alassane Dramane Ouattara semble essoufflé, diminué et son image plutôt ternie par les massacres que ses mercenaires provoquent dans les rues d'Abidjan. «Si les gens de Ouattara et de Gbagbo disent maintenant ensemble qu'ils ont besoin d'aide pour sortir de cette crise politique, je pense plus avisé de se concentrer sur cet aspect et de les aider à s'en sortir» expliquait, le 17 février Maite Nkoane-Mashabane ministre sud africain des Affaires étrangères. «Ce sont eux qui ont dit qu'ils ne voulaient pas discuter à nouveau des élections ; ils veulent aller de l'avant parce qu'ils réalisent qu'il y avait des anomalies au sujet des élections», accuse encore le chef de la diplomatie sud-africaine. Mais en Côte d'Ivoire quand on crie à hue et à dia, il faut chercher à situer les responsabilités. Qui d'autre qu'Alassane Dramane Ouattara avait réfuté une "autre" mission de l'Union africaine, la traitant de «mission de la dernière chance» ? En effet, alors que le président Laurent Gbagbo continue d'appeler à explorer toutes les voies possibles pour faire «éclater la vérité», Guillaume Soro nommé Premier ministre par Alassane Ouattara appelait les Ivoiriens à une révolution orange et «à ne pas confier leur destin à l'Union africaine. Les Ivoiriens aiment trop qu'on vienne les aider de l'extérieur, c'est à nous de prendre notre destin en main pour chasser Gbagbo du pouvoir».

L'opération «dompter Zuma» devient d'autant plus difficile et délicate pour le président français Nicolas Sarkozy, dans la mesure où, tant en Côte d'Ivoire qu'au Conseil de sécurité à New York, les hommes chargés de «faire le travail» perdent de plus en plus en crédibilité. Pendant que l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) s'empêtre dans des forfaitures et par conséquent est déclarée persona non grata dans ce pays pour avoir pris fait et cause pour les rebelles ivoiriens, le Secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon et son représentant Youn-Ji Choï son mis au banc des accusés. 1er mars, des diplomates africains se confiant à TWN-New York mettent à nu les incongruités des compatriotes coréens. Sans preuve, l'accusation de «vente d'armes par la Belarusse à la Côte d'Ivoire» est venue envenimer les choses. Au point où la méticuleuse Mme Inga-Britt Ahlenius ex-Haut fonctionnaire à l'Office des services de contrôles internes (Bsci) s'interrogeait comment «un tel homme (Ban Ki-moon, ndlr) a-t-il pu se retrouver à la tête de cette prestigieuse institution pour la tâche la plus importante du monde». Pour cet autre diplomate, «l'élection de Ban Ki-moon a été voulu par les super puissances parce qu'elles le savaient malléable à la tête de ce machin qui puisse aider à diriger le monde à leur gré». Dans un tel contexte si précaire, la France peut-elle véritablement compter sur un revirement spectaculaire de situation pendant qu'un vent d'agacement souffle sur la maison de verre de New York ? Pas si sûr. De fait, le président sud-africain Jacob Zuma pour lequel toutes les dispositions ont été prises pour lui garantir une visite de travail dans le farniente et le lucre, vient de faire un pied de nez qui risque de tout chambouler dans le protocole et au-delà, de donner un goût d'huile de ricin aux champagnes que l'on s'apprêtait à sabrer au Palais de l'Elysée en son honneur. Selon M. Alain Toussaint, Conseiller spécial du président Laurent Gbagbo, le président sud-africain aurait confié sur la chaîne américaine Cnn qu' «en Côte d'Ivoire, il n'y a pas eu d'élection. Les rebelles n'ont pas déposé les armes (...) des citoyens ont été empêchés de voter (...) Si ce qui s'est passé, vous appelez cela une élection, alors c'est Laurent Gbagbo qui a gagné (...)». Une déclaration qui vient couper l'herbe sous les pieds de Nicolas Sarkozy et qui pourrait le désarmer dans toute initiative d'évoquer d'éventuels dossiers politiques en rapport avec l'Afrique et plus précisément avec la Côte d'Ivoire.



Simplice Allard
al08062317@yahoo.fr


Source: LE TEMPS

PREPARATION D'UNE GUERRE CONTRE LE CAMP GBAGBO: UN SOLDAT BENINOIS DE L'ONUCI FAIT DES REVELATIONS



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In Le Nouveau Courrier N°217 du 02 Mars 2011 par Gilles Naismon


C'est un témoignage qui révèle la face cachée de l'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire (Onuci) après le second tour du scrutin présidentiel. Et qui démontre clairement que Ban Ki-Moon et son compatriote Youn-Ji Choi sont décidés à mener une guerre contre les Ivoiriens pour installer Ouattara au pouvoir.


«Depuis le déclenchement de la crise post-électorale, notre hiérarchie nous motive à avoir un parti pris dans les affrontements entre les deux camps rivaux (Gbagbo et Ouattara). Les ordres que nous recevons de là-haut nous contraignent à collaborer avec des éléments de la rébellion qui sont pourtant un acteur dans la guerre. Dans le mois de janvier, certains de nos frères d'arme de l'Onuci ont reçu l'ordre de transporter des passagers étrangers dans nos engins, des zones occupées par les Forces nouvelles jusqu'à Yamoussoukro et Abidjan. Des kalachnikovs sont également remises à des unités pour des destinations précises (il refuse de les nommer). Je ne comprends pas que notre mission qui s'inscrit dans le cadre d'une interposition et de protection de l'intégrité physique des personnes soit dévoyée en mission de répression d'une partie au profit d'une autre», a révélé le sergent béninois sous le couvert de l'anonymat, espérant que ses frères d'arme africains au sein de l'Onuci ne se rendront pas coupable d'un génocide en Côte d'Ivoire après celui du Rwanda. Le militaire béninois a par ailleurs indiqué que son contingent rend régulièrement compte au gouvernement de son pays de l'évolution de la situation en Côte d'Ivoire.

Cette révélation du soldat béninois corrobore les révélations d'un diplomate nigérian à l'Onu, qui a affirmé à New-York, que c'est Choi et Ban Ki-Moon qui ont monté de toutes pièces la crise en Cote d'Ivoire. Pour lui, cette crise ne s'arrêtera que quand l'Onuci quittera la Côte d'Ivoire parce que c'est sur elle que compte le camp Ouattara pour lancer ses mots d'ordre d'insurrection. «Ban Ki-Moon et Sarkozy ont voulu se servir de notre président (Goodluck Jonathan) pour masquer leur échec dans la résolution de la crise ivoirienne. Nous l'avons décelé et notre position a évolué. C'est pourquoi nous exigeons désormais un feu vert de l'ONU avant d'aller mener une guerre contre quelqu'un qui n'est pas un seigneur de guerre comme l'Afrique en a connu, pour aller tuer des gens qui n'ont fait qu'obéir aux lois de leur pays. Ce serait une grande première dans l'histoire du monde et nous nous demandons comment ils écriront cette résolution», a-t-il déclaré. C'est aussi ce que veulent faire les deux coréens, en utilisant les Forces de l'Onuci déjà présentes en Côte d'Ivoire pour détruire ce pays.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 01 mars 2011

OU ETAIT BAN KI MOON LORSQUE LES EXPERTS DE L'ONU AVAIENT MIS EN EVIDENCE LES VIOLATIONS DE L'EMBARGO PAR LES REBELLES ET LE BURKINA FASO EN OCTOBRE 2OO9?

 



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Le Conseil de Sécurité de l'Organisation des Nations Unies (ONU) a désavoué lundi le Secrétaire Général de l'organisation au sujet de présumées livraisons d'hélicoptères du Bélarus à la Côte d'Ivoire. « En accusant le Bélarus d'avoir envoyé trois hélicoptères à Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, le Secrétaire Général Ban Ki-Moon a fait une erreur », ont révélé plusieurs membres du Conseil de sécurité à l'issue d'une réunion tenue lundi soir. Plusieurs diplomates sont repartis « déçus », devant « l'absence de preuves ». C'est un camouflet, une véritable gifle pour Ban Ki Moon, l'indécrottable comploteur à la solde de Sarkozy et d'Obama. S'il veut prouver  la « compétence » que lui dénie la responsable des audits de la Maison de verre, Mme Inga-Britt Ahlenius, ex-Haut fonctionnaire à l'Office des services de contrôles internes (Bsci), qu'il nous explique où il était lorsque les experts de l'Onu avaient mis en évidence, dans un rapport plus qu'éloquent, les violations de l'embargo par les rebelles et le Burkina Faso, en octobre 2009, pour n'avoir demandé aucune réunion du Conseil de Sécurité sur la question et recommandé aucune sanction contre eux? Une autre incompétence? Décidément! Extraits dudit rapport.


L'ONU pointe le réarmement des rebelles ivoiriens à partir du Burkina Faso.


Nous publions dans cet article des extraits du rapport de l'ONU intitulé : "Rapport final du Groupe d'experts sur la Côte d'Ivoire établi en application du paragraphe 11 de la résolution1842 (2008) du Conseil de sécurité. " daté d'octobre 2009.


Rapport final du Groupe d'experts sur la Côte d'Ivoire établi en application du paragraphe 11 de la résolution 1842 (2008) du Conseil de sécurité.


Extraits de ce rapport de l'ONU :

Contexte :

Situation en Côte d'Ivoire

Le territoire de la Côte d'Ivoire est divisé depuis plus de sept ans. En conséquence, une nouvelle dynamique a vu le jour sur les plans politique, économique et stratégique qui n'existait pas avant les hostilités de septembre 2002.Le conflit ne se limite plus seulement à une confrontation entre le nord et le sud, c'est une lutte à laquelle prennent part de nombreux acteurs, dont certains ont beaucoup à gagner de la réunification de la Côte d'Ivoire, d'autres beaucoup à perdre. Alors que la division du pays perdure, toutefois, l'incertitude concernant la future réunification nourrit les tensions politiques. [..] Ces tensions ont des incidences directes sur l'embargo sur les armes et le matériel connexe, tant pour la poursuite de la demande d'armes et de matériel connexe au niveau des parties ivoiriennes que pour les sources de financement, y compris les diamants, qui pourraient être utilisées pour les acheter. Si la situation politique du pays venait à se détériorer, menaçant les intérêts économiques de certaines parties, le Groupe ne peut exclure la possibilité d'une escalade rapide de la violence armée, en particulier dans le nord.

Relations commerciales avec les pays voisins et embargo de l'ONU

La Côte d'Ivoire a cinq voisins immédiats. Elle a des frontières à l'ouest avec le Libéria (716 km) et la Guinée (610 km), au nord avec le Mali (532 km) et le Burkina Faso (584 km), et à l'est avec le Ghana (668 km). Elle est bordée au sud par une frontière maritime d'environ 750 kilomètres.Le mouvement des Forces nouvelles contrôle quelque 1 950 kilomètres de frontières avec le Burkina Faso, le Ghana, la Guinée, le Libéria et le Mali. Les forces gouvernementales contrôlent pour leur part les 1 384 kilomètres de frontières avec le Ghana et le Libéria.

Les Codes des douanes de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) et de la Côté d'Ivoire contiennent l'un et l'autre des sections concernant les interdictions administratives et judiciaires, dont certaines dispositions devraient permettre d'intégrer les sanctions imposées par l'ONU, ce qui n'est pas le cas actuellement.Tous les États sont appelés à appliquer les paragraphes 7, 9, et 11 de la résolution 1572 (2004) du Conseil de sécurité ainsi que le paragraphe 6 de la résolution 1643 (2005) et, ce faisant, à prendre des mesures nationales pour faire respecter l'embargo sur les armes et les diamants. La Côte d'Ivoire est par conséquent tenue d'intégrer dans sa législation douanière des dispositions interdisant l'importation et l'exportation de marchandises interdites en vertu du régime de sanctions de l'ONU. Elle doit aussi adapter ses procédures douanières de manière à pouvoir détecter, faire cesser et réprimer toute violation du régime de sanctions.Le Gouvernement ivoirien n'a cependant pas adopté ces mesures législatives ou réglementaires. Comme le Président de la République déclare que le pays est en guerre, ce qui l'exonérerait apparemment de tenir sa promesse de respecter le régime de sanctions, les dispositions de ce régime n'ont pas été incorporées dans la législation nationale, si bien que l'administration douanière n'a pas non plus adapté ses procédures en conséquence.

Les précédents groupes d'experts ont étudié le traitement des cargaisons en transit et relevé un certain nombre de déficiences, par exemple le fait que leur contenu n'était pas passé au scanner. Les risques de violation de l'embargo liés à cette absence de contrôle efficace des marchandises en transit ont été signalés dans un précédent rapport. L'absence de cadre juridique relatif à la surveillance du régime de sanctions imposé à la Côte d'Ivoire et de liste complète des marchandises sous embargo entrave donc constamment l'application des sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Le rôle du Burkina Faso :

Le facilitateur

Le Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, est le Facilitateur de l'Accord politique de Ouagadougou entre le Gouvernement ivoirien et les Forces nouvelles. Le Burkina Faso est aussi le destinataire de la plupart des exportations du nord de la Côte d'Ivoire contrôlé par les Forces nouvelles. Dans cette situation, le Burkina Faso pourrait exercer des pressions considérables sur les commandants de zone pour les amener à conclure un accord politique. Toutefois, le Groupe craint que certains éléments au Burkina Faso soient peu enclins à désirer la réunification politique et administrative rapide de la Côte d'Ivoire. En effet, la réunification de la Côte d'Ivoire mettrait en danger un commerce de transit lucratif par le Burkina Faso, en rouvrant les ports d'Abidjan et de San Pedro aux exportations du nord du pays, en particulier le cacao. De plus, le Burkina Faso a de solides liens ethniques avec la population du nord de la Côte d'Ivoire et une diaspora nombreuse qui réside dans le nord et y a de vastes intérêts commerciaux. Le Groupe juge particulièrement préoccupant le mouvement d'armes et de munitions entre le territoire du Burkina Faso et le nord de la Côte d'Ivoire contrôlé par les Forces nouvelles.

Les transferts d'armes et de munitions à partir du Burkina Faso

Deux témoins indépendants et fiables ont fait part au Groupe de transferts d'armes et de munitions à partir du territoire burkinabé vers diverses localités du nord de la Côte d'Ivoire contrôlées par les Forces nouvelles. Considérées ensemble, ces informations cadrent avec ses propres constatations concernant les fusils d'assaut dont les numéros de série ont été effacés et les munitions en sac [...].

Le premier de ces témoins a informé le Groupe que des parties non identifiées, agissant à l'appui des Forces nouvelles, avaient transporté depuis le sud du Burkina Faso, par la route, des fusils d'assaut et des munitions de petit calibre destinés aux unités des Forces nouvelles présentes dans les villes ivoiriennes de Ferkessédougou et Korhogo. Ces armes auraient été chargées dans la ville burkinabé de Bobo-Dioulasso. Il lui a été indiqué (en février 2009) que le dernier de ces transferts datait de décembre 2008, mais le Groupe a des raisons de penser qu'ils se poursuivent.Le second témoin a appris au Groupe que des camions à bétail avaient servi à transporter des armes « AK-47 » (de type Kalachnikov) et des munitions du Burkina Faso à Ferkessédougou et de là à Korhogo, pour les unités des Forces nouvelles - plus précisément, la Compagnie territoriale de Korhogo. Les numéros de série de ces armes avaient été effacés avant l'expédition, et tant les armes que les munitions avaient été expédiées dans des sacs à riz.Le même témoin a aussi fourni au Groupe un échantillon des munitions qui auraient été transférées. On trouvera le détail de ces munitions, par type, au tableau ci-dessous. Tous les types découverts par le Groupe dans des sacs à cacao (et non à riz) y sont représentés19, y compris les munitions de fabrication russe, venant s'ajouter aux munitions d'origine soudanaise et aux deux autres types de munitions de fabrication inconnue [...].

Le Groupe considère que ces informations sont exactes, et ce, pour quatre raisons. Tout d'abord, deux témoins indépendants ont livré des informations qui, à la fois, sont cohérentes en elles-mêmes et s'étayent mutuellement. Deuxièmement, le Groupe considère chacun de ces témoins comme un expert en la matière : l'un fait du commerce routier entre le nord de la Côte d'Ivoire et le sud du Burkina Faso, l'autre est un membre actif des Forces nouvelles et d'un rang suffisamment élevé pour avoir une intelligence raisonnable de leur stratégie d'acquisition d'armes. Troisièmement, le compte rendu du second témoin comprend des renseignements précis (y compris sur les munitions en sac et sur les numéros de série effacés) qui viennent à l'appui des analyses antérieures des armes et munitions faites par le Groupe. Enfin, le second témoin a aussi communiqué au Groupe des échantillons de minutions, qui correspondaient aux types trouvés dans les sacs. Le Groupe considère que, conjuguée à ces deux témoignages, son évaluation physique des armes et munitions suspectes, fournit des données de fait suffisantes pour conclure que certains éléments des Forces nouvelles ont acquis des armes et des munitions en violation de l'embargo. Le Groupe relève aussi que des transferts de munitions (et peut-être d'armes) sont sans doute en cours. Lorsque, par exemple, il s'est rendu le 14 février 2009 à Korhogo, auprès de l'unité Fansara 110 des Forces nouvelles, le Groupe a observé qu'il y avait tout au plus cinq sacs de munitions. Lorsqu'il est revenu, le 10 juin 2009, dans la même salle d'entreposage, il a constaté qu'elle contenait plus de 60 sacs de munitions. Le personnel des Forces nouvelles stationné là a été incapable de fournir une explication de cette augmentation.

Tout en pensant que certaines parties au Burkina Faso sont impliquées dans le transfert d'armes et de munitions à des unités des Forces nouvelles, le Groupe ne dispose pas de données permettant de lier ces transferts aux autorités burkinabé. Cela dit, il soutient qu'il y a au Burkina Faso (et en particulier à Bobo-Dioulasso) des entités et des particuliers qui possèdent des intérêts commerciaux dans la région de la Côte d'Ivoire que contrôlent les Forces nouvelles et qui ont donc suffisamment de raisons et de moyens d'aider les Forces nouvelles à acquérir des armes. Rappelant par ailleurs ses constatations relatives aux transferts de cartouches de fusils de chasse de calibre 12, le Groupe relève que le Burkina Faso a visiblement des difficultés à exercer son contrôle sur les activités des particuliers ou entités opérant ou en transit sur son territoire.

Les transferts d'uniformes

Le Groupe a photographié les uniformes militaires, qui portaient le nom d'un fabricant français, le Groupe Marck. Celui-ci l'a informé que les uniformes en question (des tenues camo « lézard » F1 chevron) n'avaient été livrées qu'aux Ministères de la défense du Burkina Faso et du Bénin. Le Groupe d'experts a transmis des lettres à chacun de ces pays, qui ont répondu qu'ils n'avaient pas transféré d'uniformes aux Forces nouvelles et n'avaient pas non plus enregistré de pertes ou vols d'uniformes.

Les Acquisition de véhicules « militaires »

Le Groupe a reçu plusieurs informations selon lesquelles les Forces nouvelles de la zone 10 auraient acquis des petits camions découverts à l'arrière (« pickups »). Les observateurs militaires des Nations Unies à Korhogo l'ont informé qu'en juin 2009 des unités des Forces nouvelles stationnées dans cette ville s'étaient procuré 10 de ces véhicules de divers types, qui auraient été expédiés du territoire du Burkina Faso. De plus, l'ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) a signalé que, le 5 août 2009, les Forces nouvelles présentes à Ferkessédougou avaient acquis trois pick-ups Land Cruiser de Toyota24. Le Groupe n'a pas été en mesure d'établir l'origine des véhicules, mais il reste d'avis que les livraisons étrangères de véhicules civils à usage militaire en Côte d'Ivoire constituent une violation du régime des sanctions.

Le Groupe recommande que le Gouvernement du Burkina Faso conduise dans les plus brefs délais des investigations approfondies au sujet des transferts d'armes, de munitions et de matériel connexe depuis son territoire vers la zone nord de la Côte d'Ivoire aux mains des Forces nouvelles.

La contrebande de cacao

En Côte d'Ivoire, la contrebande de cacao consiste à acheminer ce produit jusqu'aux pays voisins en passant par la partie nord du pays contrôlée par les Forces nouvelles sans avoir de documents officiels attestant le paiement de droits de douane et sans se soumettre à d'autres formalités douanières.

La plus grande partie du cacao produit en Côte d'Ivoire l'est dans le sud du pays. La production de la partie nord du pays contrôlée par les Forces nouvelles représente environ 10 % de la production totale du pays. Malgré cette disparité, le cacao reste une importante source de recettes pour les Forces nouvelles (1).

Au début de janvier 2009, le Groupe s'est rendu au Burkina Faso par la route depuis la Côte d'Ivoire en suivant l'itinéraire emprunté pour exporter le cacao ivoirien, afin de vérifier concrètement les mécanismes utilisés. Le Groupe a été informé que des camions ivoiriens transportant du cacao depuis le nord de la Côte d'Ivoire transbordaient régulièrement leur cargaison sur d'autres camions (dont on ne connaissait pas initialement la provenance) dans la zone industrielle de la ville burkinabé de Bobo-DioulassoAu cours de leur visite, les membres du Groupe ont été à plusieurs reprises les témoins oculaires du transbordement de cargaisons de cacao entre des camions de 40 tonnes immatriculés en Côte d'Ivoire et des camions immatriculés au Burkina Faso. Les sacs transbordés portaient la mention « Ghana Cocoa Board, Produce of Ghana » (2) . L'un des porteurs participant au transbordement des sacs a confirmé que le camion ivoirien venait de la ville de Vavoua, en Côte d'Ivoire, que ces opérations avaient lieu tous les jours pendant la campagne de récolte du cacao et que le camion burkinabé, une fois chargé, partirait pour le port maritime de Lomé.En conclusion, le Groupe estime que près de 75 % de la production de cacao du nord de la Côte d'Ivoire est acheminée par le Burkina Faso jusqu'à Lomé (Togo) pour être vendue sur les marchés internationaux. On ignore quelle est la proportion qui est vendue frauduleusement comme étant d'origine ghanéenne.

Le commerce de diamants

L'embargo sur les exportations de diamants bruts ivoiriens n'a ni empêché ni sensiblement réduit le risque de l'entrée de ces produits sur les marchés internationaux de diamants. L'augmentation de la production de diamants bruts en provenance de Côte d'Ivoire, à laquelle s'ajoute l'absence de stocks importants de diamants dans le pays malgré la poursuite de la production, et l'admission par des parties de l'exportation de diamants soutiennent ces observations.Le Burkina Faso et le Mali sont les seuls pays ne participant pas au Processus de Kimberley qui ont une frontière commune avec la Côte d'Ivoire. L'absence de contrôles frontaliers efficaces et d'une législation spécifique concernant les diamants dans chaque pays fait que le commerce des diamants bruts en Côte d'Ivoire s'étend tout naturellement au Mali et au Burkina Faso.Le Groupe n'a pas encore confirmé les informations selon lesquelles des diamants en provenance de Côte d'Ivoire ont été exportés vers des centres internationaux de diamants via le Burkina Faso. Toutefois, les contrôles frontaliers entre le Burkina Faso et la Côte d'Ivoire sont faibles et il est fort probable que des cargaisons de diamants bruts ne seraient pas détectées par les autorités frontalières. Le Groupe soutient que la frontière entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso est vulnérable au trafic de diamants bruts.

1- [...] Pendant la campagne de 2006-2007 (plus précisément en mars 2007), une tonne de cacao coûtait à un acheteur international en moyenne 1 800 livres sterling (3 185 dollars sur le marché normal), contre environ 1 610 livres sterling (2 849 dollars) pour le cacao ivoirien de contrebande, soit une différence d'environ 190 livres (336 dollars). Cette différence de prix est le résultat de l'écart entre les taxes et les contributions parafiscales prélevées par le Gouvernement ivoirien sur le cacao produit et exporté dans le sud du pays (269,11 francs CFA par kilogramme, soit 269 110 francs CFA par tonne), et les taxes perçues par les Forces nouvelles dans le nord (100 000 francs CFA par tonne). Sur la base des chiffres approximatifs de la production totale de cacao du nord de la Côte d'Ivoire, cette différence de 169 110 francs CFA par tonne représente une économie d'environ 21,5 milliards de francs CFA (43 millions de dollars) pour les acheteurs multinationaux (chiffres de la campagne 2006-2007).

2- Dans le nord de la Côte d'Ivoire, le cacao est placé dans des sacs à cacao ghanéens afin d'accroître le profit tiré de la transaction. Le cacao ghanéen fait l'objet d'un contrôle de qualité avant d'être exporté et est généralement considéré comme étant de meilleure qualité que le cacao ivoirien. Ainsi conditionné frauduleusement, celui-ci se négocie donc à un meilleur prix qu'il ne le ferait autrement. Dans une certaine mesure, le conditionnement frauduleux du cacao peut également servir à dissimuler le commerce de cacao ivoirien.


Le Groupe d'Experts de l'ONU


Note : Un diplomate Nigérian à l'ONU a affirmé, à New York, que c'est Choi et Ban Ki Moon qui ont monté de toutes pièces la crise en Cote d'Ivoire ! Pour lui, cette crise ne s'arrêtera que quand l'ONUCI quittera la Côte d'Ivoire parce que c'est sur elle que compte le camp Ouattara pour lancer ses mots d'ordre d'insurrection.

Interrogé sur la position de son pays qui appelait à une intervention militaire en Côte d'Ivoire, il a été sans détour: "Ban Ki-Moon et Sarkozy ont voulu se servir de notre président (Goodluck Jonathan) pour masquer leur échec dans la résolution de la crise ivoirienne. Nous l'avons décelé et notre position a évolué. C'est pourquoi nous exigeons désormais un feu vert de l'ONU avant d'aller mener une guerre contre quelqu'un qui n'est pas un seigneur de guerre comme l'Afrique en a connu, pour aller tuer des gens qui n'ont fait qu'obéir aux lois de leur pays. Ce serait une grande première dans l'histoire du monde et nous nous demandons comment ils écriront cette résolution."

Il a poursuivi pour dire que "la honte va conduire Ban Ki-Moon à embraser ce pays pour dire après que c'est le refus de Gbagbo de céder le pouvoir qui a entrainé le chaos."


(In TWN-New York - USA du 25 février 2011 sous la plume du journaliste JACK SARKORACCHI)