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lundi, 28 février 2011

TOUT SUR LE PLAN SECRET DES OPERATIONS MILITAIRES DE L'ONUCI DANS LES JOURS A VENIR

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Les révélations d'un document secret.

 

Le document est de source militaire et estampillé «confidentiel ». Il décrit, dans les détails, le plan et la logistique pour une opération militaire qui devrait être menée sur le territoire ivoirien, par les forces onusiennes à partir de ce lundi 28 février 2011. Ce document de sept (7) pages, élaboré le 18 février dernier, et signé du Général de Brigade Benjamin Freeman Kusi, chef de commandement des forces de l'Onuci, fait le constat que le gouvernement de Laurent Gbagbo a demandé le départ de la force onusienne du territoire. Une requête réjétée par les Nations unies qui ne lui reconnaissent pas ce pouvoir.


Le camp Gbagbo montre, depuis, une grande hostilité envers les forces onusiennes. L'Onu qui se dit préoccupée par la situation, a autorisé le déploiement de 2000 soldats supplémentaires et 03 hélicoptères de combats, pour renforcer la capacité de l'Onuci sur le terrain. Le plan d'action, selon le document confidentiel, se présente comme suit. Après l'autorisation d'action des troupes sur le terrain, et l'accord de déploiement, les hélicoptères, notamment 3 MI-24 de combat de la mission des nations unies au Libéria (Minul), viendront en appui à l'Onuci sur la plan aérien.
Le document précise qu'il s'agira dans un premier temps d'une force défensive et dissuasive. Elle opérera surtout sur les axes Bouaké-Yamoussoukro-Abidjan, mais avec une capacité opérationnelle sur l'ensemble du territoire national. Les hélicoptères seront stationnés à Bouaké.

Ils partiront de Bouaké et seront ravitaillés en carburant à Abidjan à la base de la force Licorne, et à Daloa. Une autorisation de tirs émanant des MI-24 durant leurs missions pourrait être donnée par l'autorité en fonction de la situation sur le terrain. Toujours dans ce même document, les hélicoptères seront déployés en deux phases: d'abord à Bouaké, puis à Abidjan. Le lieu principal de déploiement est la base des opérations de Bouaké, Abidjan devant servir de base pour des tâches spécifiques.

Date de déploiement: 28 février/mars 2011

Ce plan d'opération militaire des forces onusiennes, renforcées par des troupes de la Minul est prévu, selon le document, aujourd'hui lundi 28 février. Il pourrait aller jusqu'en mars. Les concepteurs du plan ont défini des exigences pour son exécution. A savoir être prêt à décoller en 16 minutes dans la journée de 08h à 17h et un autre horaire maximal de décollage d'une heure. Etre en permanence capable de mener des missions même en cas de fermeture des aéroports. Pouvoir assurer des patrouilles et escortes aériennes aux hélicoptères civils et aux véhicules, être capable d'assurer la reconnaissance et le soutien de tir au sol. Les hélicoptères doivent être disponibles chaque jour 24h/24h. L'unité déployée doit réaliser la conduite des missions de patrouilles aériennes, avec une démonstration de force dans les zones à haut risque, y compris avec des tirs de sommation ; la protection des signaux d'appels au sol avec les patrouilles armées au sol, secourir et sécuriser le personnel des Nations unies avec les patrouilles de recherche.

Des tâches dites primaires ont été définies pour les MI-24. Il s'agit entre autres d'armer les escortes d'hélicoptères d'utilité, armer les escortes de soutien et de reconnaissance des convois au sol, faire une démonstration de force à Abidjan, dans les grandes villes du pays et les lieux de concentration de forces loyalistes soutenant l'Onuci, et si nécessaire, faire feu en soutien aux forces au sol sur ordre du chef de commandement, et faire usage de tirs au cours des opérations de recherches et de secours des éléments impliqués dans les opérations. Pour les tâches secondaires, les MI-24 doivent assurer l'observation, le suivi et la surveillance de l'équipage de l'hélicoptère. Plusieurs autres tâches de coordination des opérations, tant au niveau militaire qu'au plan administratif sont minutieusement indiquées dans ce document confidentiel. Le tout étant destiné à contenir les actions des Forces de défense et de sécurité qui occupent le terrain en Côte d'Ivoire. A juste titre d'ailleurs, le document onusien relève la présence, dans les points stratégiques d'Abidjan et à l'intérieur du pays, des Fds, forces restées loyales à Laurent Gbagbo, déclaré vainqueur des élections par le Conseil constitutionnel. Le document note aussi la Garde Républicaine, le CeCOS, qui sont des soutiens forts à Laurent Gbagbo. Sans compter la présence, notamment à l'ouest du pays, des groupes de miliciens Uprgo, Flgo, Miloci, Apwê qui perçoivent les forces onusiennes comme des forces belligérantes et les traitent comme telles. En clair, les opérations militaires planfiées par l'Onuci dans ce document secret devront compter avec la présence de toutes les forces militaires ou paramilitaires restées fidèles à Laurent Gbagbo.


Hamadou ZIAO (Quotidien L'Inter)


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

LE DOCUMENT SECRET QUI REVELE TOUT

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L'Onuci et la France sont rentrées officiellement en guerre contre la Côte d'ivoire. A force de soutenir contre Gbagbo une rébellion mourante, les forces onusiennes et françaises ont pris le devant des théâtres des opérations. La preuve, ce document confidentiel signé du Général Benjamin Freeman Kusi, un officier togolais qui a décidé de soutenir le massacre des Ivoiriens pour garantir ses énormes indemnités onusiennes. En fait, c'est l'Afrique avec ses traites.

1- Contexte général

a. L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire s'est tenue le 31 octobre 2010, avec un second tour le 28 novembre 2010. Les résultats de ces élections reconnus par la communauté internationale comme ayant été libre et transparentes sont rejetés par Gbagbo sous le couvert du Conseil constitutionnel qui l'a déclaré vainqueur. Résultat, le pays connaît une impasse avec deux présidents investis.

b. L'Onuci ayant suivi le processus et annoncé sur la base des faits le vainqueur de cette élection, Gbagbo a demandé son départ du territoire ivoirien. Cette demande fut rejetée par les Nations unies. Depuis ce jour, le Gouvernement dirigé par Gbagbo fait montre d'une grande hostilité envers les forces onusienne et celles-ci l'empêchent de conduire son mandat de même que les actions légitimes qui s'y rattachent. Préoccupées par la situation, les Nations unies ont autorisé le déploiement de 2000 soldats supplémentaires et 3 (trois) hélicoptères de combat.

2- Menaces

Il est important de prendre en compte les points suivants qui constituent des menaces au processus de paix:
a. Fdsci. Depuis le début de la crise, le commandement supérieur des Fdsci a fait allégeance à Laurent Gbagbo. En plus du contrôle que ces Forces ont sur des points stratégiques d'Abidjan, les unités des Fdsci ont renforcé leurs positions au Centre du pays pour contrer toutes attaques des Fafn en direction de la capitale. Néanmoins, il est de plus en plus probable que des divisions sur la base ethnique ou des difficultés financières et en logistiques pourraient apparaître à la longue au sein de cette Force.

b. La Garde républicaine et le CeCOS restent les forces les plus loyales à Gbagbo au sein de l'armée nationale. Les rapports indiquent que ces deux forces paramilitaires continueront d'être utilisées par Gbagbo comme moyens de répression contre les populations locales et d'obstacle à la liberté de mouvement de l'Onuci pour supprimer toute activité contre le régime de Gbagbo.

c. A l'Ouest du pays, Uprgo, Flgo, Miloci et Apwé sont les quatre milices organisées par le Fr00 avec plus de 3200 combattants, y compris un nombre important de mercenaires libériens. Leurs activités se sont accrues dans ces zones où elles procèdent à la mobilisation et aux recrutements des populations locales des deux frontières et des déclarations publiques de leurs leaders. Il apparaît clairement que ces milices, soutenues par les Fdsci seront les premières à provoquer et engager la confrontation ouverte avec les ex-rebelles.

d. Les groupes hostiles aux Forces onusiennes tels que les jeunes patriotes dont les éléments sont actuellement en formation militaire à Yopougon, Port-Bouët, Abobo Baoulé et Cocody Riviera. Ces éléments peuvent à tout moment mettre en péril l'ordre et la loi dans le pays.

3. Forces amies

Les forces suivantes seront aux côtés de l'Onuci Aor pour coordonner les actions de paix et de sécurité.

a. Composition militaire de l'Onuci. Les forces onusienne comptent globalement 10 bataillons d'infanterie et d'autres éléments.

(1) Secteur Ouest: 4 x bataillons d'infanterie, un signal platoon et un hôpital de niveau II.

(2) Secteur Est: 2x bataillons d'infanterie, un signal platoon et un hôpital de niveau II

(3) Secteur d' Abidjan: 2x bataillons d'infanterie et I x compagnie des Forces spéciales.

(4) Task Force- Hôtel du Golf: lx bataillon d'infanterie, lx Compagnie d'infanterie et lx infanterie platoon.

(5) Les biens de l'Onuci: lx bataillon d'infanterie comme force de réserve, 3x compagnie de génie civile, lx compagnie de transport, 3x unités d'aviation et une compagnie de soutien et de signal et lx Sos Unit.

c. Composition de l'unité de police de I'Onuci : 6 Unités Fpu autorisées sont déployées en Côte d'Ivoire.

d. La Force Licorne: La Force Licorne avec un effectif de 900 éléments a un mandat de soutien aux forces onusiennes.

e. Troupes de Unmil : Une unité aérienne (2x MI-8) basée à Bouaké.

4- Plan d'action

Le plan d'action et de renfort des troupes s'article de la manière suivante:

a. Après l'autorisation d'action des troupes sur le terrain par Unsc et l'accord de déploiement des troupes par le Tccs, les hélicoptères Uau arrivent en Côte d'Ivoire pour mettre en oeuvre un mandat précis.


b. Le mouvement des troupes en Côte d'Ivoire pourrait débuter le 28 février 2011.

c. L'Onuci et I'Unmil vont travailler de concert afin de mener à bien les termes de reconnaissance, de missions et des tâches dudit mandat;

d. L'Onuci et l'Unmil vont travailler de concert en vue de la réussite de la mise en oeuvre de ce plan de renforcement de leurs actions et missions.

5- Mission

Renforcer temporairement la capacité d'action de l'Onuci en lui octroyant et en déployant en Côte d'Ivoire 3x MI-24 hélicoptères de combat qui permettront à la Force onusienne de maintenir la paix et la sécurité dans le pays. Il s'agira dans un premier temps d'une force défensive et dissuasive. L'unité opérera surtout sur les axes Bouaké-Yamoussoukro-Abidjan mais avec une capacité opérationnelle sur l'ensemble du territoire national.

6- Exécution

a. Objectif: le déploiement des hélicoptères de combat de l'Unmil à l'Onuci servira à renforcer la capacité de la force aérienne actuelle de I'Onuci pour assurer définitivement la supériorité de cette force dans ce domaine.

b. Concept

(1) Les Hélicoptères MI-24 seront stationnés à Bouaké avec Ghanavn et Uau
(2) Les MI-24 seront sous Opcon de Fhq, Onuci
(3) Les hélicoptères partiront de Bouaké et seront ravitaillés en carburant à Abidjan( base de la Licorne) et Daloa.
(4) L'opération des MI-24 seront définies à partir du Fhq, Air Ops après accord du Fc.
(5) L'autorité pouvant autoriser des tirs émanant des MI-24 durant leurs missions et en fonction de la situation est Fc Onuci ou toute autre entité désignée par Fc
(6) Cco sera chargé de la communication avec Fhq (Fc) et le pilote de d'hélicoptère durant toutes les opérations.

c. Phases d'emploi: les hélicoptères seront déployés en deux phases:

(1). D'abord à Bouaké
(2). Puis à Bouaké et à Abidjan

d. Lieu de déploiement: la base principale des opérations est Bouaké et Abidjan servira de base pour les tâches opérationnelles menées.

(1) L'unité doit être capable de déployer les hélicoptères en engin unique ou en pair dans des lieux différents pendant un mois, renouvelable après la rotation de l'engin ainsi que du personnel.

e. Date de déploiement: 28 février à mars 2011.

f. Exigences

(2) Etre prêt à décoller en 16 minutes dans la journée de 08 h à 17h et un autre horaire maximal de décollage d'une heure.
(3 Etre en permanence capable de mener des missions même en cas de fermeture d'aéroport.
(4) D'assurer des patrouilles et escortes aériennes aux héIicoptères civils et aux véhicules
(5) D'assurer la reconnaissance et le soutien de tir au sol.
(6) Les hélicoptères doivent pouvoir opérer seul ou en formation en fonction de la tactique adoptée et de la nature de l'opération.
(7) Les hélicoptères doivent être fonctionnels 24h/24h et 7j/7j
(8) Deux hélicoptères doivent être disponibles chaque jour
(9) L'unité doit réaliser les effets suivants:
(a) Conduire des missions de patrouilles aériennes, avec démonstration de force dans les zones à haut risque, y compris avec des tirs de sommation;
(b) Protéger les signaux d'appels au sol avec les patrouilles armées au sol;
(c) Protéger et soutenir avec précision et dans le temps les éléments d'urgence au sein du Roe;
(d) Secourir le personnel à travers (Neo) qui travaille en collaboration avec les autres forces prêtes à rentrer en activité;
(e) Secourir et sécuriser le personnel avec les patrouilles de recherche.

g. Tâches Drimaires du MI-24 Uau

(1) Armer les escortes d'hélicoptères d'utilité
(2) Armer les escortes de soutien et de reconnaissance des convois au sol
(3) Mission de reconnaissance et de patrouille à travers Aor
(4) Démonstration de force à Abîdjan, dans les grandes villes du pays et les lieux de concentration de forces loyalistes soutenant l'Onuci
(5) Si nécessaire faire feu en soutien aux forces au sol sur ordre du chef de commandement
(6) Faire usage de tirs au cours des opérations de recherches et secours des éléments impliqués dans les opérations.

h. Tâches secondaires des MI-24 de l'Uau

(1) Observation, suivi et surveillance de l'équipage de l'hélicoptère
(2) Patrouille avec 6 soldats armés
(3) Recherche et délivrance
(4) Transport des troupes et logistiques

J. Assistance par l'armée des forces onusiennes: Fhq Air Ops, Ghanavn et Uau seront chargés d'offrir l'assistance. Les éléments de I'Onuci auront à mener les tâches suivantes:

(1) Air Ops
(a) Briefing nécessaire sur les menaces et autres constats de la situation.
(b) Localisation des zones et connaissance du terrain.
(c) Assister dans la reconnaissance des lieux importants et ciblés.

(2) Uau déjà déployé à Bouaké
(a) conduit des séances de briefing sur les rôles de l'aviation en soutien des forces onusiennes déployées en Côte d'Ivoire
(b) assiste dans la mise en place des plans d'atterrissage
(c) assiste dans la reconnaissance des sites importants
(d) assiste en matière technique et en ressources nécessaires pour la réussite des opérations.

k. Coordination des instructions
(1) la zone d'opération et de responsabilité de ces éléments sera le territoire entier de la Côte d'Ivoire

(2) Sécurité/Protection: SE sera chargé de la sécurité et de la protection des 3x hélicoptères MI-24. Ce qui demande aux éléments de SE de mettre en place leur plan de coordination.

(3) Déploiement: lorsque nous aurons obtenu le ok de Dpko/Oma, l'Unmil Fhq transmettra à toutes les unités concernées le plan de déploiement et mouvement ainsi le mode de réception.

7- Administration et logistique

a. Considérations logistiquesl Paramètres
(1) Ce renforcement est un mouvement tactique
(2) L' Uau travaillera en étroite collaboration avec Ghanavn/Uau pour faciliter la logistique administrative et de soutien (médical etc.)
(3) L'Onuci se charge de mettre à la disposition des unités les équipements, les armes et munitions nécessaires à l'accomplissement de la mission.



Benjamin Freeman Kusi


Général de brigade/ 
Chef de commandement des forces de l'Onuci

BEAUCOUP DE HAINE SUR CES DEUX SITES - COMMENT LES IVOIRIENS EN SONT-ILS ARRIVES-LA?

 

COMMANDO RHDP 2.jpg

Chers lecteurs, j'ai visité et passé en revue ces deux sites, plate-forme d'expression du commando invisible, revendiqué aujourd'hui officiellement par IB (lire article plus bas) et j'y ai senti beaucoup de haine (justifiée ou non) doublée d'une violence verbale inouïe (surtout dans les commentaires); je me suis finalement demandé comment les ivoiriens en sont arrivés-là; si bas? Arrivés à se réjouir du crime, des destructions, de la désolation et à en atteindre presque l'orgasme? Cette virée m'a bouleversé et convaincu que les positions des deux camps (RHDP-Rébellion, Camp présidentiel) sont définitivement inconciliables. Et cela est plus que triste.

Seule une intervension divine pourrait, en mon sens, éviter à notre beau pays le pire et ramener certains frères à leur bon sens, perdu depuis belle lurette.

Voici les sites en question (cliquer sur):

CONNECTION IVOIRIENNE

MAREE BLANCHE


Que DIEU garde la Côte d'Ivoire!

 

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IB IBRAHIM COULIBALY.jpg

Le commando invisible se dévoile: L'heure de la prise des responsabilités a sonné !


Des différents accords inter ivoiriens, à ceux de Ouaga jusqu'aux élections présidentielles précédentes, plus d'un Ivoirien avait rêvé à la fin de la galère du peuple, galère qui sévit inutilement depuis environ une décennie déjà. Mais que non ! Des esprits malins pensent vivre éternellement de la misère des Ivoiriens, cherchant à l'enfoncer d'avantage, sans coup férir. Sinon, comment comprendre le comportement honteux et absurde de Laurent Gbagbo, lui le fils des élections, qui refuse catégoriquement de reconnaître sa défaite, rallongeant ainsi les difficultés existentielles de nos parents, et de tous ceux qui vivent en Côte d'Ivoire. Ceci étant, comme le chef de la league LMP n'est pas la somme des Ivoiriens, et ne peut impunément s'opposer au bonheur de toute une nation, aidé dans cette tâche par des consciences militaires achetées à coût de milliards et savamment embrigadées pour son seul besoin, certains Ivoiriens ont pris leur responsabilité historique.

Au nombre de ces Ivoiriens épris de liberté, de paix et de justice, figure notre fameux COMMANDO INVISIBLE. Loin d'être une chimère, ce groupe n'est autre qu'une élite aguerrie aux maniements et aux techniques militaires de pointes, dirigée de main de maître par le GENERAL Ibrahim Coulibaly, dit IB. Oui, vous avez bien lu. Le GENERAL Ibrahim Coulibaly disais-je. L'heure n'est donc plus aux camouflages, car ce sont les mensonges politiques qui ont plongé le pays là où il se trouve actuellement. Nous nous voulons directs et concrets. Laurent Gbagbo n'a plus aucun choix, que de partir. Partir sans préalable ni délai.


Que les choses soient claires : notre lutte n'est ni celle de SORO et les FN, ni celle des occupants du GOLF ! Alors, que ceux qui nous confondent aux FN, ou aux hommes politiques du GOLF, se débarrassent de tous leurs soucis et tous leurs doutes, nous n'avons rien en commun avec qui que soit actuellement. Les supputations doivent donc cesser. Le COMMANDO INVISIBLE, est une organisation militaire ivoirienne dirigée par le Général IB, pour faire respecter la démocratie en Côte d'Ivoire. Et là-dessus, les choses sont très claires, les tergiversations n'ont fait que trop duré, nous fonçons maintenant tout droit vers la cible commune, le pouvoir LMP. Par voie de conséquence, nous demandons à tous les Ivoiriens lucides, amoureux de leur pays, de nous rejoindre dans la lutte. C'est ensemble que nous allons remettre notre belle patrie dans le concert des nations.


DIEU sauve notre belle Côte d'Ivoire à tous !



GOHI DRIGONE FAYA, porte parole permanent
du GENERAL Ibrahim Coulibaly dit ''IB''


Fait à Abobo, le dimanche 27 février 2011

 

Source: IVOIRE-PRESSE sur Abidjan.net

SORTIS DES GRIFFES DE LA GUERILLA DES REBELLES DU RHDP: LES EMIGRES D'ABOBO QUITTENT MEME ABIDJAN EN MASSE

 

EXODE DE POPULATIONS A ABIDJAN 2.png

Des milliers d'habitants de la commune d'Abobo (qui fait face actuellement à une guérilla des militants du Rhdp, vigoureusement combattue par les Fds), qui ont pu tant bien que mal se libérer du joug de ces chiens de guerre, ont décidé de quitter le territoire du district d'Abidjan, comme nous avons pu le constater le samedi à la gare routière d'Adjamé.
Destination : Agboville, Alépé, Adzopé, bref, les villes périphériques, pour ceux qui en sont les ressortissants, pour y trouver refuge. Et ce sont des familles entières qui sont au centre de cet exode massif...

Des allers et venues incessants dans les deux sens du boulevard communément appelé Renault, entre le poste de Gendarmerie (au niveau du siège de la Sicogi, immeuble Mirador) et le carrefour menant à la gare routière de la commune d'Adjamé. Femme avec sacs et/ou enfants au dos, suivie de l'homme et des adolescents, portant parfois des balluchons sur la tête. Souvent, ces personnes allant seules. Bref, Adjamé Renault avait l'allure, ce samedi, d'un camp de transit pour refugiés. Pressés, les visages marqués par la fatigue et l'inquiétude, ces émigrés de la commune d'Abobo - qu'on remarquait facilement par les gros bagages qu'ils transportaient - gagnaient les différentes gares d'Agboville, d'Adzopé et d'Alépé, situées aux abords de ce boulevard. Un tour dans ces gares nous a permis de dissiper toute équivoque. Parmi cette foule de personne en attente d'un véhicule, certains ont accepté de nous expliquer leur situation, comme cette demoiselle, Nathalie, sortie d'Abobo Anonkoua et en partance pour Agboville. «Je suis sortie vendredi d'Abobo. La veille, le jeudi, les tirs ont commencé vers les 18 heures et ce durant toute la nuit.

Le lendemain, avec toutes les rumeurs, on a entendu dire qu'on devait quitter Abobo, voilà pourquoi nous sommes sortis. On ne pouvait plus supporter la terreur là-bas. Je suis sortie avec toute ma famille. Comme mes parents sont à Agboville, je vais là-bas me refugier», nous a-t-elle confié. Devant elle, dans la longue file menant au guichet, se trouvait Claver B. Il raconte : «Moi j'habite le quartier Agnissankoi, à Abobo. Le lundi, j'ai quitté ma famille pour mon travail à Yopougon. Le mercredi, ma femme m'a appelé pour me dire que ça n'allait pas par rapport à la tension là-bas. Mais je n'avais pas d'argent pour aller les chercher. Heureusement, le jeudi, elle s'est débrouillée pour sortir en pleine nuit pour aller chez sa grande sœur. C'est là-bas que je les ai récupérés. Vous voyez (il montre du doigt sa femme, son nouveau-né et les plus jeunes enfants), le bébé et les enfants ne peuvent pas supporter ce bruit terrifiant des armes. Donc il fallait absolument sortir. Derrière nous, dans notre quartier, il y a un gros trou et paraît-il que les rebelles sont cachés là-bas. Donc nos forces nous ont demandé de quitter cette zone pour qu'ils mènent leur assaut, parce que les balles perdues pourraient nous atteindre. Ce matin (samedi, ndlr), avec ce qui s'est passé à Yopougon (les affrontements qu'il y a eu, ndlr), il n'y avait pas de véhicule. J'ai donc marché jusqu'à l'autoroute pour trouver un véhicule pour Adjamé. Ensuite, je suis allé à Angré (qui fait frontière avec Abobo, ndlr) les chercher et voilà, je vais les déposer en lieu sûr à Agboville. Avant de retourner à Abobo pour chercher nos affaires.» Toute la petite surface de cette gare d'Agboville située à l'angle du carrefour de la gare routière était littéralement envahie. Sous les bâches, des familles entières attendaient, les mines anxieuses, que le car arrive et les emporte loin de cette atmosphère traumatisante.

A la gare d'Adzopé, c'était également la même ambiance de centaines de personnes attendant de quitter le district d'Abidjan. Quelques habitants de Yopougon, redoutant que la guérilla se déporte dans leur commune, après les affrontements de fin de semaine, ont décidé aussi de parer à toute éventualité en partant pour l'intérieur du pays. A la gare de Gagnoa à proximité de la gare Nord Sotra, une jeune demoiselle s'est confiée : «Hier, (vendredi, ndlr) il y a eu des tirs toute la nuit à Selmer. Ce matin, on a découvert un cadavre devant le bureau de la Coopec. Face à tout ça, je préfère aller me cacher un peu à Gagnoa en attendant que ça se calme ici.»

Exécutions sommaires et vandalisme de toute sorte Pendant ce temps, informations et rumeurs les plus folles s'affrontent également. Un jeune homme affirmait que des maisons auraient été détruites dans les affrontements à l'arme lourde. Un monsieur, affirmait lui, et cela paraît plausible, que les commerces des Libanais situés aux environs du rond point de la Gendarmerie auraient été pillés, ainsi que les agences de deux société de téléphonie mobile dans le secteur, à Abobo. Fait révélateur d'une entreprise préméditée, ce témoin affirme également qu'un seul magasin dans le même périmètre a été bizarrement épargné, portant des marques ; comme pour indiquer qu'il devrait être exempté de la furia des vandales. Une autre info, elle véritable, c'est l'assassinat d'un agent du service informatique du Chu de Cocody. Selon notre source qui tient les faits des parents et connaissances de la victime, sur place, les rebelles ont pénétré chez lui après qu'il ait été indiqué comme militant LMP. Il a été lâchement tué devant sa cour... Par, ailleurs, pour prévenir d'éventuels actes de vandalisme dans leurs boutiques, certains commerçants libanais de Yopougon-Sable ont commencé à vider leurs boutiques de leurs marchandises...

Comme on le constate, la situation sécuritaire dans le district d'Abidjan est critique, vu les différents fronts que les rebelles tentent d'ouvrir dans les autres communes après Abobo. Les appels des leaders de jeunesses à monter des comités d'autodéfense sont suivis. Cependant, ces actions gagneraient à être bien organisées. Parce qu'aussitôt annoncé le vendredi, les barrages de contrôle ont poussé comme des champignons sur les voies de Yopougon. Comme sur le tronçon menant à Abobodoumé, par exemple. Gênant souvent la fluidité de la circulation car très peu distancés. Les systèmes ne devraient pas entraver le dispositif pratique et probant de sécurisation de nos Fds dans la défense du territoire et des institutions de la République contre les assaillants.


Franck-Harding M'Bra


Source: BLUE TEAM CI

CREATION DE LA MONNAIE IVOIRIENNE - LE PARLEMENT DONNE SON OK AU GOUVERNEMENT

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Evoquant la question de la création d'une nouvelle monnaie Ivoirienne, le ministre du Budget Koné Katina, avait déjà annoncé les couleurs «Si on nous pousse dans le dos, on sera obligé de le faire».

Avait-il confié en substance, à cause des intrigues des pays de l'Uemoa, manipulés par la France.


Hier, le parlement ivoirien s'est légalement invité dans ce débat qui alimente actuellement les milieux financiers et politiques ivoiriens. Réunis en session à l'Assemblée Nationale, les députés ont donné quitus au gouvernement de battre sa nouvelle monnaie pour quitter l'Uemoa dont l'objectif est d'asphyxier la Côte d'Ivoire avec l'aide de la France. On remarque que les aspirations du peuple ivoirien viennent d'avoir des échos favorables auprès des législateurs. Reste maintenant à savoir quand le gouvernement va mettre à exécution ce Ok des députés. Car les Ivoiriens attendent avec impatience la réalisation de ce rêve qui confère à la Côte d'Ivoire, une véritable souveraineté.



Source: Le Temps


Publié par www.encoreplustv.com, le 25 Février 2011.

Lien, cliquer: ICI

URGENT: BREVES SUR LA COTE D'IVOIRE

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Contrairement à notre habitude, chers lecteurs, nous vous envoyons des brèves sur Regards Croisés, parce que nos comptes Facebook ont été bloqués, ce matin. Impossible donc de diffuser nos messages instantanés par ce canal. Sachez donc ceci:


1- Un coup se prépare, aujourd'hui, lundi 28 février 2011: ORANGE Côte d'Ivoire a envoyé des SMS à ses personnels d'Abidjan pour qu'ils restent chez eux, cette journée. Une opération Licorne-ONUCI-Rébellion du RHDP est en cours de préparation et pourrait entrer en exécution, incessamment. Vigilance!

2- Après leur tentative de la nuit dernière, les forces onusiennes et Licorne envisagent de bloquer les points d'accès à l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny. Les patriotes des zones sud Port-Bouët/Koumassi sont invités à se tenir prêts et mobilisés pour occuper la piste d'atterrissage dès le 1er signal.

3- La Côte d'Ivoire accroit sa puissance de feu: selon le Figaro, une livraison de trois hélicoptères d'attaque du Bélarus et du matériel d'appui à Yamoussoukro destinés aux Forces de Défense et de Sécurités est en cours. La première livraison est arrivée par avion tard, dimanche, et d'autres vols sont prévus, ce lundi.

4- Les étudiants forment un bouclier humain devant la résidence du président Laurent Gbagbo, comme en 2004. Ce dimanche 27 février, de nombreux étudiants ont envahi les rues de la commune de Cocody, peu avant minuit, en direction de la résidence du Chef de l'Etat Laurent Gbagbo où devait se tenir un giga-meeting. Pour les étudiants, «les mercenaires d'Alassane Ouattara, appuyés par les forces onusiennes, préparent une attaque terroriste contre le Chef de l'Etat». A cet effet, 30 chars français de la Force Licorne sont descendus de Bouaké afin d'entrer en opération à Abidjan, dans les prochaines heures. Tout comme en novembre 2004.


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!

UN DOCUMENT CONFIDENTIEL DEVOILE TOUT: REVELATION SUR LA GUERRE DE L'ONUCI CONTRE LES FDS



DOCUMENT CONFIDENTIEL.png

Les Forces étrangères, sous le couvert de l'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire (Onuci), s'apprêtent à quitter la clandestinité, pour engager ouvertement une guerre contre les Ivoiriens. Voici leur stratégie.



Un document confidentiel, datant du 18 février dernier, signé de Benjamin Freeman Kusi, général de brigade, commandant des Forces onusiennes, dont nous avons reçu copie d'une personnalité à l'intérieur de l'Hôtel Sébroko, montre clairement la détermination de Choi et de l'Onu à détruire la Côte d'Ivoire. En effet, dans ce document, l'Onu a décidé d'utiliser trois hélicoptères MI24 dans la crise post-électorale en Côte d'Ivoire.

Ces engins seront basés à Bouaké, fief de la rébellion, et ravitaillés en carburant à Abidjan, base de la force Licorne et à Daloa. Les missions assignées à ces MI24 comprennent, selon le document confidentiel, la surveillance aérienne, l'escorte en l'air d'hélicoptères et au sol de véhicules onusiens, identifier et renforcer la localisation des sites importants, notamment ceux qui recevront une affluence de manifestations en faveur du président Laurent Gbagbo, exercer une démonstration de force aux yeux des populations et des forces républicaines.

Les MI24 de l'Onuci, toujours selon le document confidentiel, auront, en fonction de la situation sur le terrain, la possibilité de faire usage de leurs armes. Ils seront déployés en deux phases. La première phase à Bouaké et la deuxième phase à Abidjan. Il s'agira principalement, selon la stratégie du général Benjamin Freeman Kusi, de travailler sur les axes Bouaké-Yamoussoukro-Abidjan avec une capacité opérationnelle sur l'ensemble du territoire national. L'objectif étant d'affaiblir sinon d'enrayer la capacité de réaction des Forces républicaines. Mais surtout de dissuader une éventuelle manifestation des populations contre les Forces étrangères sur le théâtre des opérations, en faveur du président Laurent Gbagbo. Ce qui donnerait une supériorité militaire à l'Onuci et ses alliés, ouvrant la voie à l'installation d'Alassane Ouattara à la présidence de la République de Côte d'Ivoire.

Jusqu'à mi-mars, réussir «l'opération chasser Gbagbo»

Cette mission décrite dans le document dont nous avons reçu copie d'une personnalité à l'intérieur du système, qui n'approuve pas l'activisme partial de Choi et d'Hamadoun Touré, au moment où la médiation des chefs d'Etat de l'Union africaine est en cours, est censée débuter ce 28 février pour se poursuivre jusqu'à mi-mars. Date à laquelle les forces étrangères devront obligatoirement avoir gain de cause. Le général Benjamin Freeman Kusi justifie l'utilisation de cette opération de feux et de sang sur la Côte d'Ivoire par le fait que le président Laurent Gbagbo rejette les résultats du second tour du scrutin présidentiel et, en plus, il exige le départ de l'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire. Le commandant des Forces onusiennes brandit une menace dont l'Onuci serait victime de la part de la population acquise à la cause de l'actuel chef de l'Etat ivoirien. Il indique que l'armée ivoirienne serait de plus en plus affaiblie sur le théâtre des opérations, en plus de ce qu'elle serait également asséchée financièrement et divisée sur les bases ethniques. Un constat qui corrobore les actions entreprises depuis plusieurs semaines par l'ambassadeur des Etats-Unis en Côte d'Ivoire, Carter III, qui travaille au corps de jeunes officiers ivoiriens pour les faire basculer dans le camp Ouattara.

La cible principale : le CeCOS, la GR et les groupes d'autodéfense

Les forces étrangères, dans cette opération d'envergure, craignent deux forces sur le théâtre des opérations. Il s'agit du Centre de commandement des opérations de sécurité du général Guiai Bi Poin et de la garde républicaine du général Dogbo Blé Brunot qui, pour elles, constituent un véritable bouclier pour le président Laurent Gbagbo que Choi a présenté dans son interview à J.A comme son ennemi. Elles craignent fortement l'entrée en scène des forces paramilitaires ou groupes d'autodéfense qui ont fait mordre la poussière à la rébellion à l'Ouest (le Frgo) - ils sont chiffrés à 32 000 dans le document confidentiel - et au Sud. Le général Benjamin Freeman Kusi a insisté sur la nécessité de lancer urgemment cette opération avant que ces groupes ne s'organisent pour constituer une entrave sur le théâtre des opérations.


Gilles Naismon

 

Source: BLUE TEAM CI

12:03 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Europe, Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : côte d'ivoire, document confidentiel | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

OPERATION 1000 MAILS POUR DIRE NON A L'EMBARGO CRIMINEL DE L'UNION EUROPEENNE CONTRE LA COTE D'IVOIRE

 

LOGO UE 2.jpg

 

Disons tous ensemble NON à l'embargo de l'UE contre la Côte d'Ivoire.

Osons exprimer notre indignation en écrivant à Matthew Newman, Porte-Parole de la Vice-Présidente de la Commission européenne:

matthew.newman@ec.europa.eu

Objectif : 1000 mails (et plus). Exigeons la levée de cet embargo qui prive nos hôpitaux de médicaments, nos parents paysans de ressources et les populations de produits de première nécessité.


Pour une très large diffusion

(sur Facebook, Twitter et tous les sites de messagerie)

dimanche, 27 février 2011

AFFRONTEMENTS A ABOBO - L'ONUCI COMBAT AUX COTES DES REBELLES

ONUCI. SOLDATS.jpg

La commune d'Abobo est depuis quelques jours, sous le feu d'affrontements sanglants entre, les Forces de défense et de sécurité Fds et un supposé « Commando Fongnon (invisible) qui attaque lâchement les Forces de défenses et de sécurité Fds et également certains civils.
«Commando invisible », «fantôme » ou « commando mystique», il n'en est rien.

C'est plutôt une branche de la rébellion armée actionnée par Guillaume Soro et Alassane Dramane Ouattara qui s'est installée depuis septembre 2002 dans la partie Centre nord et ouest du pays. Ils sont aidés dans leur tâche par des soldats venus de certains pays voisins de la Côte d'Ivoire et du contingent de l'Organisation des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci).

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Ces derniers ont formellement été identifiés sur le théâtre des opérations. Ce sont eux qui transportent et organisent les rebelles dans cette commune après les avoir armés avec des armes lourdes et autres Rpg7. Hier, au cours des combats qui ont eu lieu dans le secteur Pk 18 et de N'Dotré, un soldat de race blanche a tiré un lance-roquettes sur un véhicule qui avait à son bord des éléments du Centre de commandement et de sécurité (CeCos), blessant certains d'entre eux. Déjà, lors des affrontements qui ont eu lieu le 16 décembre dernier dans les environs de la résidence de Mme Thérèse Houphouët-Boigny, et du Golf, ces mêmes soldats de l'Onu en Côte d'Ivoire, ont été formellement identifiés grâce à leur casque « Bleu » aux côtés de ces mêmes rebelles qui se rendaient à la Rti pour « installer », Brou Aka Pascal, le journaliste rebelle.

REBELLES IVOIRIENS 3.jpg

En dehors de la présence de ces soldats onusiens et ceux venus de certains pays de la sous-région qui constituerait le contingent de «L'Ecomog» souhaité par Guillaume Soro et Alassane Dramane Ouattara, plusieurs chefs de guerre ont été perçus à Abobo. Ce sont entre autres Koné Zackaria, Ibrahim Coulibaly dit Ib et le Capitaine déserteur de la gendarmerie nationale Allah Kouakou Léon.


L'étau, selon les sources introduites est en train de se resserrer autour de ces derniers cités.


Joseph Atoumgbré


Source: BLUE TEAM CI

COTE D'IVOIRE: LES FDS EN «ETAT D'ALERTE» SUR LA LIGNE DE FRONT

AGENCE TOUT RISQUE EN OPERATION CONTRE LA CI.jpg

Les unités des Forces de défense et de sécurité (Fds) positionnées sur la ligne de front, dessinée depuis le début de la crise militaro-politique de 2002 sont « en état d'alerte », a annoncé un haut responsable militaire.

Les localités de Zouan-Hounien et Bin-Hounien, dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire, sont depuis jeudi le théâtre de violents combats qui se poursuivent entre des éléments des Fds  et des miliciens rebelles pro-Ouattara. Des sources concordantes ont annoncé de violents combats  dans la nuit du samedi à l'entrée de la ville de Toulepleu, à l'Ouest, opposant Fds et rebelles pro-Ouattara.

Selon une source proche du théâtre des opérations, « un char de l'ONUCI (Opération des Nations Unies en côte d'Ivoire) a pris part à l'attaque  de la position tenue par les FDS, près de Zouan-Hounien à moins de 30 km de Danané».

Selon une autre source proche de la base de l'ONUCI à Odienné, le 3è Bataillon Bangladais BANBAT 3 de l'ONUCI a quitté cette base jeudi pour se rapprocher de la ligne de front.  A Abidjan, d'autres rebelles qui tentaient de prendre le contrôle du camp militaire d'Abobo (commune populaire) ont été repoussés jeudi. Le ratissage de la zone se poursuit.

Dans une interview diffusée mercredi sur les ondes de la chaîne de télé pirate TCI, le Capitaine Alla, porte-parole du chef rebelle pro-Ouattara, Soro Guillaume avait révélé que son camp réservait « une situation de guerre » aux FDS à qui il promettait « la mort ».

Soro Guillaume avait, quant à lui, confié dimanche ne pas « croire »en la mission du Panel de l'Union Africaine, révélant que son camp était « armé et déterminé » à faire la guerre pour chasser le Président réélu Laurent Gbagbo.

Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles, Alassane Ouattara depuis son QG du Golf Hôtel tente, en complicité avec l'ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) et la Licorne (armée française) de renverser le gouvernement ivoirien.


Source: DIRECT SCOOP

samedi, 26 février 2011

LA LICORNE ESPIONNE LES FDS POUR LE COMPTE DES INSURGES DU RHDP: LES PREUVES

EXODE DE POPULATIONS A ABIDJAN.jpg

La ville d'Abidjan est en ébullition depuis quelques jours: affrontements, dénonciations d'indicateurs à la solde des rebelles, assassinats, tueries et exode de populations défigurent la capitale économique ivoirienne.

EXODE DE POPULATIONS A ABIDJAN 2.png

Le commando du RHDP sème la mort dans nos quartiers avec la complicité de la force Licorne française, qui espionne les positions et l'équipement militaire des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d'Ivoire pour le compte des insurgés et par rapport aux plans qu'elle compte mettre en oeuvre dans les prochains jours.

HELICO FORCE LICORNE.jpg

Ces documents en PowerPoint le prouvent amplement.

Cliquer sur: DOCUMENT 1

Cliquer sur: DOCUMENT 2

 

Que Dieu garde et bénisse la Côte d'Ivoire!

ANYAMA, PK 18, N'DOTRE, BELLEVILLE - LE COMMANDO INVISIBLE SE DEVOILE: LES POPULATIONS SE REFUGIENT DANS LES PAROISSES CATHOLIQUES




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L'heure n'est plus à l'amusement à Anyama. Les affrontements, commencés depuis lundi dernier, entre Forces de défense et de sécurité (Fds) et le mystérieux commando, se sont intensifiés ces dernières 48 heures à Anyama . Autrefois invisibles, ces combattants favorables à Alassane Ouattara (déclaré président de la République par la Cei) sont apparus au grand jour, le jeudi 24 février 2011. Les éléments des Fds venus en renfort à leurs frères d'armes postés dans ledit quartier, ont essuyé les tirs à l'arme lourde provenant de ces insurgés. La bataille en vue de conquérir le terrain qui s'en est suivie jusqu'à tard dans la nuit du mercredi 23 février, a "semblé" tourner à l'avantage des insurgés.

COMMANDO RHDP.jpg

A Anyama Pk 18 où ils avaient installé leur base, ces combattants pro-Ouattara ont gagné du terrain. A preuve, les habitants de Belle-Ville ont commencé à fuir leurs domiciles par dizaines. '' Ils ne se cachent plus, ils portent des amulettes à la tête et aux biceps. En main, ils tiennent des kalchnikov et des lance-roquettes Et se promènent dans les quartiers. On a peur. On ne peut plus rester à Belle-Ville. Voilà pourquoi nous sommes venus ici à la paroisse'', a déclaré un déplacé rencontré dans une paroisse d'accueil. Des dizaines de familles se trouvent déjà dans des paroisses. Toujours à en croire notre interlocuteur, des indicateurs n'hésitent pas à dénoncer des personnes qu'ils jugent suspecte


Source: SOIR INFO

CRISE POSTELECTORALE: L'IMPOSSIBLE «REVOLUTION» ET LA PROBABLE NEGOCIATION AVEC LA FRANCE



GBAGBO ET SARKOZY 2.jpg

Le développement de la crise postélectorale ivoirienne dévoile, chaque jour que Dieu fait, les curiosités de l'action politique en même temps qu'elle montre comment la soif du pouvoir peut conduire à tout, notamment la cupidité, le cynisme, le machiavélisme, la capacité de tuer en soi toute honte, etc.


1. L'impossible révolution

Pour porter Alassane Ouattara au pouvoir, Guillaume Soro et les siens ont décrété une "révolution à la Tunisienne". Censée débuter à Abidjan le 21 février, date de l'arrivée du groupe de haut niveau, chargé par l'Union Africaine, du "règlement de la crise, dans des conditions qui préservent la démocratie et la paix", c'est finalement sur Bouaké, capitale de la rébellion que Soro Guillaume s'est replié pour la mise en œuvre de son projet. Alors que les rebelles prédisaient un déferlement humain, c'est dans un stade à peine plein au quart que s'est tenu le meeting inaugural de cette "révolution". Cela ne surprend que ceux qui connaissent assez mal le rapport de force entre les acteurs politiques ivoiriens.

Une révolution suppose un soulèvement populaire qui s'accompagne ensuite du ralliement et du soutien de l'armée régulière, émanation du peuple. Alassane Ouattara ne peut réunir aucune des deux conditions. D'abord le soulèvement populaire est improbable.
Ensuite, l'Armée Républicaine ne peut pas rallier les actes terroristes actuellement en cours. En effet, comme nous l'écrivions dans une contribution précédente, parce qu'il n'a jamais fait l'Armée et aucune préparation militaire, Ouattara ne connaît pas l'Armée, ni la notion du moral des troupes.

Il ne connaît pas le peuple qu'il veut gouverner. Il ne connaît donc pas son Armée. Alassane Dramane Ouattara a vilipendé cette armée lors d'un de ses passages à Bouaké au point de susciter les protestations de son CEMA. Le Dr Alassane Dramane Ouattara et ses alliés ont mis cette armée sur le même pied d'égalité que la rébellion et a exigé son désarmement au même titre que la rébellion afin que la Côte d'Ivoire soit sous la tutelle de l'ONU. Traitée par Alassane Ouattara de tous les noms en 2004, suite à l'opération "Dignité", cette armée ne peut pas s'humilier davantage par une capitulation. De tout temps, pour Alassane Ouattara et les siens, cette armée a été incapable de se battre et n'a eu recours qu'aux mercenaires. Son ralliement reviendrait à insinuer que "vaincus par les rebelles", l'Armée ivoirienne et les Généraux des FDS doivent désormais faire allégeance à Soumaïla Bakayoko et Gueu Michel, si ce n'est à Chérif Ousmane. Or cette Armée a déjà fait allégeance à Laurent Gbagbo.

2. Les attaques répétées des rebelles contre les Fds

A Abidjan, des éléments des Forces de Défense et de Sécurité (Fds), commis à la défense des institutions républicaines et à la protection des biens et des personnes sont massacrés par des rebelles. Il se trouve des journaux pour s'en réjouir à mots couverts. Alors que le camp Ouattara parlait jusque là de manifestants civils, sa presse se livre désormais à l'apologie d'un "mystérieux commando", après avoir appelé à l'assassinat de Laurent Gbagbo et du peuple ivoirien par les forces de l'Ecomog. La radio de l'Onuci, a quitté sa mission de paix pour devenir pire que la "radio mille collines" et c'est elle qui se prête au décompte macabre des chefs rebelles qui se vantent, sur les ondes de cette radio, d'avoir tué "80 éléments des Fds" à Zouan-Hounien, dans l'ouest du pays (information démentie dans un communiqué officiel des Fds, ndlr).

Ces policiers, ces gendarmes qui meurent au service de la nation n'ont, aux yeux d'Alassane Ouattara et de Soro Guillaume, aucun droit, pas même celui de la légitime défense. Ceux qui sont lourdement armés et qui tuent aujourd'hui, "deviendront" demain des manifestants aux mains nues! Quel cynisme! Pour le pouvoir, Ouattara va-t-il confirmer cette confidence d'un membre du panel et qui l'assimile à "un médecin affecté dans un centre de santé et qui attend la mort de tous les malades, avant de s'y rendre"?

3. L'Ua, la Cedeao et Odinga

Récusé dans la résolution de la crise ivoirienne par le président Laurent Gbagbo en raison de son entêtement à être partisan, le premier ministre kényan Raila Odinga, ancien médiateur de la crise ivoirienne, vient de donner de la voix le mercredi dernier. Pour lui, un recours à la force pour chasser du pouvoir le président Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire est toujours envisagé en cas d'échec de tout changement de régime pacifique. Ne se contentant pas des propos qui trahissent son bonheur de la souffrance des Ivoiriens du fait des sanctions injustes qui frappent leur pays, Raila Odinga, dont le pays n'est pas membre de la Cedeao, parle au nom de cette organisation sous-régionale, soutenant que "La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et l'Union africaine ont clairement indiqué qu'au cas où les négociations pacifiques ne débouchent pas sur un résultat positif, l'usage légitime de la force est une option qu'ils étudieront" avant de rappeler que cette hypothèse avait déjà fait l'objet de réunions préparatoires de la part "des généraux (des pays membres) de la Cédéao".

Celui dont le poste de premier ministre est la résultante de milliers de morts au Kenya avant d'aboutir au partage du pouvoir, joue le "va-t-en guerre" pour le compte de la Cedeao qui elle-même n'apprécie pas l'objectivité de Jacob Zuma pourtant régulièrement mandaté par l'Ua. Victor Gbého, le président de la Commission de la Cedeao qui a rejoint le panel après avoir tenté de saboter sa mission, avait publiquement étalé ses humeurs, au titre de "scènes de jalousie" face à un Jacob Zuma dont la sérénité et l'objectivité avaient fini par mettre la Cedeao sous l'éteignoir. La seule présence d'un armement sud-africain au large des côtes ivoiriennes avait déclenché la protestation de la Cedeao qui pleurnichait de n'avoir pas été prévenue de la présence de ce bateau, pourtant en mission de sécurisation de la visite du président Zuma. Alors que des navires de guerre européens mouillent au large des côtes ivoiriennes sans émouvoir personne. Quel complexe!

4. L'UA et la France

Les violences meurtrières initiées dans le cadre de l'arrivée du panel des chefs d'État mandatés par l'Union Africaine (UA) s'intensifient alors que ce panel vient d'achever sa mission de médiation auprès des protagonistes de la crise postélectorale ivoirienne. Les présidents mauritanien, tanzanien, sud-africain, burkinabé et tchadien devraient se retrouver "prochainement" à Nouakchott en vue de prendre "des décisions contraignantes" pour toutes les parties.

L'on se rappelle qu'à la veille de cette mission, le camp Ouattara déclarait à qui voulait l'entendre que la mission du panel consistait à l'installation d'Alassane au pouvoir, Zuma venant "chercher son ami Gbagbo". Mais le panel ayant repris le travail des experts qui l'ont précédé à Abidjan, le dossier résultant semble faire s'envoler bien des illusions. La seule lettre de Sarkozy au président de la CEI a de quoi à faire tomber des nues plus d'un responsable africain devant un tel cas flagrant d'ingérence. Le porte-parole de la CEI et l'ambassade de France ont beau nier l'existence de cette lettre, elle est bel et bien authentique. Si le panel s'accorde le temps de la décision, c'est peut-être bien parce que les chefs d'Etat africains se rendent bien compte que la solution n'est guère entre les mains d'Alassane Ouattara, mais entre celles de Paris.


Source: IVOIREVOX

SURREALISTE: DOUMBIA MAJOR APPELLE OUVERTEMENT A LA GUERRE !

DOUMBIA MAJOR.JPG

Soutien à nos jeunes frères et sœurs qui s'offrent en sacrifice pour faire triompher la cause de la démocratie. L'heure des sacrifices est terminée, la terreur doit changer de camp et elle changera de camp.

Aux armes compagnons !

Où que vous soyez, formez vos cellules et bataillons, et marchons, contre ces mercenaires et soldats tribalistes de Gbagbo, qui la nuit viennent égorger nos frères et violer nos sœurs. Nous sommes nés libres, nul ne fera de nous des esclaves.


Tous au front pour le combat !

Avançons sans recul, tuez-nous si on recule et vengez-nous si on meurt.

Notre conviction est inébranlable, notre victoire est certaine, car nous combattons pour la justice et la liberté.

Pour aujourd'hui et pour les générations futures.


Unis frères et sœurs, libérons notre pays de cette dictature en formation.



Par Doumbia Major (Filleul d'Alassane Dramane Ouattara)


 

Source : L'INTELLIGENT D'ABIDJAN


Que DIEU garde, protège et délivre la Côte d'Ivoire !

VIDEO INTEGRALE INEDITE: LES REVELATIONS DE LAURENT DONA FOLOGO ACTE 1 ET ACTE 2

Vidéo intégrale inédite:


Les révélations de Laurent Dona Fologo [Act 1] et [Act 2]

 

Interview vérité du Président du Conseil Economique et Social, L.D. Fologo au sujet de la crise Ivoirienne.

Ancien membre du Grand Conseil du PDCI et grand disciple du père fondateur Félix H. Boigny, Fologo éclaire les Ivoiriens et l'Afrique

sur les prémices de la crise ivoirienne.

Les difficultés de FHB
Les relations PDCI-ADO?
La mort du Président FHB?
La prise du pouvoir de H. K. Bédié en 1993?
Le coup d'Etat manqué de 1993.

Visualiser [Act1]

Visualiser [Act2]

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Copyright © Fév. 2011

COTE D'IVOIRE - LE PANEL DE L'UNION AFRICAINE PROPOSE DE REVENIR AUX ACCORDS JAMAIS RESPECTES DE OUAGADOUGOU

 

CARICATURE OUATTARA. FABIEN HULOT.jpg

Alassane Ouattara, mis K.-O. par Jacob Zuma et le panel de l'UA


28 novembre 2010 au soir. Second tour de la présidentielle ivoirienne. Au regard du taux de participation, de près de 10 points inférieur à celui, remarquable, du premier tour, les plus chevronnés observateurs l'annoncent : Laurent Gbagbo ne peut pas perdre. Avec les plus de 80% de participation du premier tour, Alassane Ouattara pouvait espérer le battre, à condition de bénéficier des reports pleins et entiers des suffrages recueillis par le troisième candidat, l'ancien président Henri Konan Bédié. Avec les à peine 70% annoncés tout à la fois par Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale (soi disant) indépendante (et en fait ouattariste) et par France 24, la messe était dite et ADO cuit... Une large part des partisans de Bédié avaient préféré ne pas aller voter, incapables, contrairement à leur candidat, de se résoudre à élire Ouattara - fut-ce pour battre Gbagbo. C'est là que le putsch médiatico-politique a débuté vraiment... D'un peu partout fusèrent des mails, sms et bientôt même des tweets. Qui tous, au contraire, annonçaient un irréel et irréaliste score de près de 55% en faveur de... Ouattara ! La CEI se mit au boulot. Les (ultra minoritaires) favorables à Gbagbo en son sein dénoncèrent rapidement des fraudes massives, des registres électoraux falsifiés, des signatures absentes ou contrefaites... des bureaux de vote où Gbagbo ne recueillait pas un suffrage, alors même que ses représentants étaient présents, puisque leurs "signatures" apparaissaient... d'autres où le nombre de suffrages exprimés (bêtise, mépris et suffisance des tricheurs) est supérieur à celui des inscrits... bref, une pantalonnade électorale. Réalisée d'autant plus facilement que le Centre et le Nord du pays, sous contrôle rebelle, n'ont jamais été démilitarisés. Bravo l'ONU. Avec ses deux pantins, Ban Ki Moon le controversé et Choi la Muppet. R esponsables du non désarmement des rebelles de Guillaume Soro, financés depuis septembre 2002 par ADO et soutenus quasi officiellement par la France, via le Burkina Faso de Blaise Compaoré.

La CEI, incapable de "consolider sur la base du consensus" des résultats faussés, il fut essayé de proclamer illégalement des résultats bidon, donnant ADO vainqueur. L'image de cette feuille mensongère arrachée des mains d'un escroc électoral fit le tour des médias occidentaux (et donc africains, déplorons leur suivisme confinant à l'aliénation). Image, comme le scrutin, détournée de son sens... Infoutue donc de produire des résultats fiables dans son temps de compétence, la CEI devait techniquement céder la place au Conseil constitutionnel. (Ce qu'elle finira par faire, d'ailleurs, au regard du strict respect des institutions ivoiriennes et des accords de Ouagadougou, qui jamais n'ont mis aucune autorité au-dessus des institutions nationales). Mais sous les pressions conjuguées des ambassadeurs français et américain, Bakayoko fut "extrait" de la CEI. Pour aller annoncer, Choi l'a avoué, les frauduleux résultats à l'ONUCI. Muppet Choi refusa. Il veut bien certifier les conditions de vote calamiteuses, les bourrages d'urnes et les violences. Mais pas assumer l'annonce. On opta pour l'Hôtel du Golf. (Il faut avoir entendu Bakayoko, des semaines plus tard, sur la coopé-loniale RFI, oser prétendre qu'il ignorait que le dit hôtel était le QG de Ouattara !).
La suite, chacun la connaît : le Conseil constitutionnel ivoirien a annulé des votes - comme la CEI l'avait fait avec les suffrages de la diaspora ivoirienne en France. Et proclamé Laurent Gbagbo vainqueur des élections et nouveau président de la république de Côte d'Ivoire. Un Conseil constitutionnel dont aura été mise en doute une légitimité sous la protection de laquelle pourtant et Sarkozy, le 2 décembre, puis Ouattara, le 4, auront tenté de se placer.

Depuis, Ouattara, "reconnu" jusque sur Mars mais incapable de soulever un mouvement populaire, est le pauvre président du peuple, héroïque et spolié de sa victoire par le dictateur Gbagbo, avec ses bras longs et bolloréens, ses mains pleines de doigts patriotes ensanglantés ! L'hollywoodien film était en marche. Sarkozy, bien avant Alliot-Marie, Fillon et le monokineur Boris Boillon, mettait la diplomatie et la politique étrangère française sur le trottoir. Comme Chirac, refusant d'honorer en 2002 des accords de coopération militaire, lorsque la meurtrière rébellion s'élança, sous prétexte de ne pas défendre Gbagbo, déjà.

Les missions de conciliation de l'Union africaine ou les menaces de la Cédéao, toutes, ont fini par achopper sur une réalité : Ouattara a triché... et par conséquent, suite à l'élimination, régulière, logique et morale du tricheur : Laurent Gbagbo a gagné. Comment l'avouer sans se dédire ? Même les médias ne savent pas faire ça. Depuis mi janvier et les premières révélations du forfait, chacun l'a compris, la question est moins de savoir comment déloger le légitime vainqueur Gbagbo, que de réussir à soustraire le perdant grugeur Ouattara. Le moins indignement et le moins violemment possible. Comment épargner ses soutiens et souteneurs notoirement impliqués. De Sarkozy à Soros, avec son avion "prêté" à ADO et les officieux et subventionnés services de Human rights watch, ses communiqués aussi invérifiés qu'invérifiables sur des charniers aussi inexistants que nécessairement gbagbistes. En passant par les lobbyistes d'Avaaz et les spéculateurs de cacao d'Amarajo. Faure Gnassingbé, président togolaid dynastique aussi illégitime qu'Ali Bongo. Et Wade, bientôt centenaire. Le remplaçant, le joker nigerian Goodluck Jonathan. Blaise Compaoré, là depuis 23 ans... Comment retenir le violent Soro, l'éternel rebelle qui a compris lui que Ouattara était rincé. Mais qui doit des comptes à ses hommes, ses chefs rebelles régnant sur le Nord et le Centre depuis 2002 au prix de 10 000 morts (jamais dénoncés par "la communauté internationale" ou les ONG).
Au final, les yeux baissés ou avec soulagement, les deux parties ont accepté de s'en remettre à l'Union africaine. Un panel de présidents africains a été désigné lors du sommet d'Addis Abeba. Sarkozy réussira à y imposer le soldat français Compaoré, pourtant plus que partie prenante et partial. Par trouille de l'influence et du poids de l'Afrique du Sud de Zuma, également sollicitée. Et bien moins mauviette que celle de Thabo Mbeki. Preuves par l'absurde que l'atmosphère a changé : presque plus du tout de sujets sur la Côte d'Ivoire à la télé française... loin de la curée raciste des semaines folles de décembre. Loin de la désormais embarrassante Côte d'Ivoire.

La semaine dernière, le pitre sanguinaire Soro lança sa "révolution tunisienne de Côte" d'Ivoire (ou égyptienne, tant il serait en peine de les distinguer). Elle devait démarrer d'Abidjan à partir du 21 février. Entre amateurisme et décadence. Aussi aveuglé que Ben Ali ou Moubarak. Refusant de voir que même dans une localité comme San Pedro, pourtant dirigée par un ouattariste, plus personne pour "les rebelles" ne se lèvera... Soro se ravise et décide que sa révolution finalement démarrera à Bouaké. "Fief rebelle". Ou ville martyre. Et le 19 plutôt que le 21. Soro "le séquestré", qui, depuis des semaines, butine et lutine les primatures et présidences africaines (au point de se faire éconduire par Zuma qui refusera de le recevoir !). En quête de soutiens à ramener à la Ruche du Golf Hôtel reconnue par l'ONU. Soro arrive le jour dit à Bouaké. Mais tout seul : le public n'est pas venu. Le voilà obligé de transformer le fiasco en une rencontre, sûrement prévue de longue date, avec des chefs coutumiers et religieux...
Le 21 février, toujours dans l'indifférence médiatique, le panel arrive à Abidjan. Enfin, presque. Les jeunes patriotes ivoiriens dévoués au ministre Charles Blé Goudé, en manifestant à l'aéroport contre sa venue, ont réussi à faire renoncer le Mobutu de Thomas Sankara, Blaise Compaoré. Laurent Gbagbo a reçu le panel. S'est expliqué. A présenté les pièces du dossier omises ou occultées par Choi. Alassane Ouattara, ultime chochotterie, a d'abord refusé de rencontrer Zuma. Sous prétexte de l'absence de Compaoré. (Rires). Le reste du panel, le Mauritanien Ould Abdel Aziz, le Tchadien Idriss Déby et le Tanzanien Jakaya Kikwete, a été ferme : avec Zuma ou rien. De cela non plus, la presse occidentale ne se fit pas l'écho. Puis Ouattara a cédé. Au même moment, l'opportune Amnesty International publie elle un communiqué qui dénonce les violations des droits de l'homme des deux camps. Quelle pondération soudaine ! Jusque-là, qui aurait osé admettre que, bien que peu nombreux, les partisans à mains nues de M.Ouattara étaient singulièrement dotés en armes à feu lourdes et légères ?

Zuma prévint qu'il ne voulait pas voir de "rebelles" aux abords du Golf quand il y serait. (Est-ce pour ça que Soro est parti ?). Quelques dizaines de jeunes ouattaristes en retard d'une conspuation l'accueillirent en l'injuriant. Derniers râles. À l'intérieur, c'est lui qui donne le la. Le pauvre Alassane, le regard vidé, décomposé, hagard, débite un texte aussi insignifiant et pleurnicheur que ses rares interventions télé. Au bout de 3 minutes, il commence à mentir, à prétendre qu'il a gagné les élections, que les mini émeutes que certains de ses partisans essaient de faire démarrer, depuis deux jours, en espérant les voir dégénérer assez pour justifier une intervention franco-onusienne, sont en fait des manifestations pacifiques de bienvenue au panel ! Et que c'est le camp Gbagbo qui en a fait des bains de sang... Sauf que Zuma l'arrête. "Stop, stop, stop..." Il vient de se faire insulter par les jeunes ouattaristes, il connaît leur pacifisme. Toujours poli, il se contente d'exhorter Ouattara à entrer dans la discussion et les photographes à sortir.

À l'heure où nous publions ces lignes, le panel ne s'est toujours pas officiellement prononcé, quand aux propositions "contraignantes pour les deux parties" qu'il doit formuler. Ce qui n'empêche pas l'AFP et ses relais depuis hier après midi de spéculer sur un éventuel partage de pouvoir... ou un pouvoir tournant sur deux ans... Ultime manière de minorer et déconsidérer le cinglant désavoeu. Un des conseillers de Laurent Gbagbo (et il vaut bien après tout l'AFP et ses mensonges répétés en qualité de source), Alain Toussaint, a depuis hier soir, après le départ de Jacob Zuma, affiché sur facebook un statut aussi serein que vraisemblable, si l'on en juge la débandade et le black out français : "Jacob Zuma et les Chefs d'Etat du panel de l'UA opposés au partage du pouvoir. Propositions : Laurent Gbagbo demeure à son poste de Président de la République jusqu'à l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle. Préalables : désarmement effectif des rebelles et des milices, révision et nettoyage du fichier électoral, redéploiement de l'Administration sur toute l'étendue du territoire national." C'est à dire, en somme, un retour aux accords de Ouagadougou jamais respectés...

De sources dignes de foi et proches du dossier, en provenance d'Afrique du Sud et de Guinée Équatoriale, dont le président Obiang Nguema dirige actuellement l'Union africaine, on serait bel et bien sur cette ligne-là.


Dessin: Fabien Hulot - Texte: G.P


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

jeudi, 24 février 2011

POURQUOI OUATTARA VEUT A TOUT PRIX ETRE PRESIDENT: LE COURRIER CONFIDENTIEL DE WADE QUI EXPLIQUE TOUT



ABDOULAYE WADE.jpg

République du Sénégal
Présidence de la République
Secrétariat général
fax: (221)338232840/8218660
tél. : (221) 33 880 63 38f 823 31 85
Dakar, le 27 janvier 2011
DAKAR


TELECOPIE


NUMERO : 10117


DESTINATAIRE : Son Excellence

Monsieur Alassane Dramane Ouattara
Président de a République de Côte d'Ivoire
(s/c Ambasséné Abidjan)

Abidjan


Nombre de pages (couverture comprise) : 1 + 3



Objet : Lettre N°0093PR/SP/am du 26 janvier 2011 de

Son Excellence Maître Abdoulaye Wade,
Président de la République du Sénégal.


«Pour retransmission à son très haut destinataire»



République du Sénégal

Le Président de la République Dakar, le 27 janvier 2011



Monsieur le Président et Cher Frère,


Suite à ma lettre du 26 novembre 2010 par laquelle j'invitais votre pays ami à prendre part au 2e Forum du Dakar agricole, je souhaite vous informer que cette rencontre, initialement prévue le 14 février 2011 à Dakar, est finalement reportée au 18 Avril 2011.


C'est avec plaisir que je vous renouvelle mon invitation.


Veuillez agréer, Monsieur le président et cher frère, l'expression de ma très haute et fraternelle considération.


Son Excellence
Monsieur Alassane Dramane Ouattara
Président de la République de Côte d'Ivoire
Abidjan

Abdoulaye Wade




République du Sénégal

Le Président de la République Dakar, le 26 janvier 2011


Objet : Gouvernement fédéral



Monsieur le président et cher frère.


Dans la poursuite de nos efforts communs pour l'instauration d'un pouvoir continental (projet franc-maçon et illuminati. Non officiel. Ndlr), je voudrais vous faire la nouvelle proposition ci-dessous:


1. Les ministres de chaque domaine de compétence (Affaires étrangères, Défense, Culture, Santé etc...) se réunissent en Conseil des ministres et élisent un Président.


Par exemple, pour les seize ministres proposés dans mon modèle, vous trouverez, ci-joint, une fiche indiquant le domaine de compétence le Conseil des ministres correspondent ainsi que son président.


2. Le Conseil des ministres prend ses décisions par consensus. S'il y a une seule opposition, la décision n'est pas prise.


3. Dès l'adoption dune décision par consensus, le président du Conseil des ministres est chargé de la mise on œuvre et il est le seul habilité à pouvoir faire de déclarations concernant cette décision.


4. Les présidents des Conseils des ministres peuvent former le gouvernement fédéral.


Sur Cette base, nous aurons un gouvernement complet qui fonctionnera suivant la règle du consensus. Nous pourrions éventuellement désigner un coordonnateur qui prendrait le titre de Premier ministre fédéral.


Je vous prie de bien vouloir me faire part de vos observations et avis sur cette nouvelle proposition que je soumets à votre attention.


Veuillez agréer, Monsieur le président et cher frère, l'expression de ma très haute et fraternelle considération.


P.J :


1- Une copie de répartition des Conseils des ministres selon leur domaine de compétence


2- organigramme



Son Excellence
Monsieur Alassane Dramane Ouattara
Président de la République de Côte d'Ivoire
Abdoulaye Wade



République du Sénégal

Ministère des Affaires étrangères Abidjan, le 02.02.2011


Ambassade du Sénégal en République de Côte d'Ivoire

Télégramme - départ
Ambassade Abidjan
57268544
Diffusion
Destinataire Son excellence
Monsieur Alassane Dramane Ouattara
Président de la République de Côte d'Ivoire

Abidjan

Numéro : 50.001

texte


Voudrais vous faire parvenir, ci-joint, les lettres nos 0093/sp/pr/am et 00112/PR respectivement des 26 et 27 janvier 2011, que vous adressent son excellence maitre Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal -stop- Très haute et respectueuse considération stop et fin.


L'Ambassadeur

Moustapha Sène

Domaines de compétence


01. Affaires étrangères


02. Défense


03. Intérieure


04. Economie et Finances


OS. Justice


06. Education primaire


07. Universités


08. Culture


09. Infrastructures, Transports terrestres


10. Agriculture


11. Santé


12. Industries et industries de Transformation


13. Energie


14. Environnement


15. Tics


16. Commerce


Gouvernement fédéral


Président Conseil des ministres Affaires étrangères


Président Conseil des ministres Défense


Président Conseil des ministres Intérieur


Président Conseil des ministres Economie et Finances


Président Conseil des ministres Justice


Président Conseil des ministres Education primaire


Président Conseil des ministres Universités


Président Conseil des ministres Culture


Président Conseil des ministres Infrastructures et des transports terrestres


Président Conseil des ministres agriculture


Président Conseil des ministres Santé


Président Conseil des ministres des Industries et des industries de transformation


Président Conseil des ministres Energie


Président Conseil des ministres Environnement


Président Conseil des ministres des Tics


Président Conseil des ministres de Commerce


Source: LE TEMPS

LA LETTRE QUE SARKOZY NIE AVOIR ENVOYE A BAKAYOKO

NICOLAS SARKOZY 2.jpg

Lettre de Sarkozy à Youssouf Bakayoko: Quand la vérité rattrape le mensonge.

LETTRE DE SARKOZY A BAKAYOKO.jpg

Pour voir et lire la lettre dans un format plus grand et plus net, cliquer:

ICI

 

 

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Zuma refuse de recevoir l'ambassadeur de France venu faire du lobbying pour Ouattara

 

La publication du courrier qui a trahi le mépris du Président français Nicolas Sarkozy vis-à-vis des autorités ivoiriennes et leur peuple, trouble le sommeil de l’expéditeur. Lui qui croyait agir en toute discrétion, se trouve au centre d’une honteuse affaire. Si bien que Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bosca cherche à réparer l’irréparable.

Toute honte bue, le président français dépêche en ce moment, des émissaires français dans des capitales africaines, pour essayer de redorer le blason. Arguant que sa lettre à Youssouf Bakayoko (Cei), dans laquelle il lui enjoignait, à mots couverts, de prononcer les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, en Côte d’Ivoire, en faveur du candidat Alassane Dramane Ouattara, n’a jamais existée. Une manipulation française qui ne dit pas son nom. Mais le Président sud-africain Jacob Zuma à qui il a voulu faire avaler le gros mensonge, a refusé de recevoir l’Ambassadeur de France (en Afrique du Sud). Ce dernier avait été dépêché par son patron auprès du président sud-africain, pour remettre en cause « l'authenticité » de la lettre du Président français Nicolas Sarkozy à Youssouf Bakayoko.

Trop tard. Cette fameuse lettre qui a précipité la Côte d’Ivoire dans un conflit post-électoral a été déjà présentée à Sem Jacob Zuma ainsi qu’aux Présidents Jakaya Kikwete de la Tanzanie, Idriss Deby du Tchad et Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie, par le Président Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire, lors de leur mission

du Panel de l’Ua à Abidjan. Il en sera de même partout où le fils chanceux de M. Nagybócsai Sárkozy Pál tentera de cacher le soleil avec la main. A cette allure, il faut s’attendre que Sarkozy fasse le tour des Palais présidentiels des chefs d’Etat membres du Panel de l’Ua, dans la crise ivoirienne qu’il a créée de toutes pièces. Mais des humiliations successives l’attendent. Son système de lobbying prendra ainsi un coup dur dans sa volonté de nuire à un peuple qui ne demande que le respect de sa souveraineté. Et c’est tant mieux ainsi !


Frimo D. K (Quotidien LE TEMPS)

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HENRI KONAN BEDIE ET LE «PARADOXE DE CONDORCET»

PIERRE FRANKLIN TAVARES 2.JPG

Dr Pierre Franklin Tavares, l'homme de lettres cap-verdien (ci-contre) ne démord pas, dans cette réponse qu'il vient de rédiger à un vieil ami: Henri Konan Bédié est et demeure la clé pour sortir de la crise ivoirienne. Même si nous ne partageons pas toutes ses thèses, il est tout de même intéressant de le lire. Au nom de la diversité d'opinion. Et surtout, au nom de la recherche de solutions de sortie de crise pour notre pays. Dussent-elles rester lettres mortes. Bonne lecture à tous!


HENRI KONAN BÉDIÉ ET LE « PARADOXE DE CONDORCET »[1]

Bien cher Jean-Paul,

Te lire me ravira toujours. Merci, pour ton approche profonde, comme toujours. Cependant, elle me semble reposer sur quelques malentendus que je voudrais lever. D'abord, à propos du sous-titre de ma Lettre ouverte à Henri Konan Bédié : Considérations radicales. Tu objectes que, parce que « radicales », elles auraient dû me conduire non pas à un appel vers Bédié, mais à tout autre chose que tu ne précises pas. Cependant, entendons-nous sur les mots. En effet, est « radical », en son sens et sa signification propres, ce qui touche ou appartient à la racine d'une chose ou d'un phénomène, que celui-ci soit botanique, linguistique, politique ou autre. Radical, nous le devons à radicalis, radix : racine. Par conséquent, est donc radical, ce qui précisément indique un retour vers la racine. C'est ainsi qu'il faut entendre mes considérations, et non pas autrement. Elles sont un ensemble de propos et de réflexions qui, par questions successives, mènent à l'ouvert de la racine. Selon elles, vers quelle racine les Ivoiriens devraient-ils revenir, encore qu'ils puissent librement la refuser et emprunter d'autres voies, y compris celles qui les éloigneraient de la racine ? La racine, c'est, et depuis le début, l'Institution présidentielle, à la fois objet et enjeu de tous les conflits. Elle est « cause » et « en cause ». Car la Présidence de la République, dont les prérogatives essentielles sont fixées par la Constitution[2], a réduit et écrasé toute la vie publique ivoirienne. Elle est devenue le point de contraction ultime de la vie du pays-État et un obstacle pour la construction de la nation. C'est que la figure et la gestion du père, Félix Houphouët-Boigny, pour lequel cette Institution a été conçue et modelée, est devenu obsolète. Si les Ivoiriens n'y prennent garde, bientôt elle ne sera plus qu'un paillasson sur lequel chaque candidat devra essuyer ses chaussures pour gouverner. C'est le risque le plus grand que pose cette chute de l'Institution centrale qui domine encore plus profondément la conscience et la vie publique qu'on ne le croit. La classe politique est entièrement déterminée par cette Institution, - comme si n'étaient hors d'elle nulles réalité et existence politiques. Il faut sortir de l'expérience quasi « traumatique » de cette Institution qui est « hantée » par son auteur et son constructeur (H. Arendt). Cette Institution concentre et dénature le pouvoir en un pouvoir quasi absolu (prestige, protocole, signature, dévolution des marchés, richesse, etc.) et procure trop d'ivresse, en faisant croire à tous que le pouvoir n'est qu'en elle. La vie démocratique, elle, dans son surgissement premier, posa la question que le roi Pelasgos adressa à son peuple, et qui consistait pour lui à chercher « une pensée profonde qui nous sauve »[3]. Il s'agissait, pour la cité grecque d'Argos, de savoir si elle devait accorder ou refuser le droit d'asile et le devoir d'hospitalité aux Danaïdes, en vertu d'un antique lien de parenté. Accepter, c'était satisfaire aux obligations de l'asile et de l'hospitalité mais, du même coup, endurer une guerre contre ceux qui les poursuivaient, leurs cousins, les fils d'Égyptos. Refuser, c'était faillir au premier des devoirs. Aussi Pelasgos, ne daignant pas trancher seul, convoqua-t-il le peuple pour rechercher « une pensée profonde qui [...] sauve ».

Ce fut le premier partage décisif du pouvoir qui plaça le peuple au centre du jeu politique, comme décideur. Et le peuple, dans une approbation directe, trancha pour l'accueil. Il est significatif que la démo-cratie soit née de la question du droit d'asile (droit des gens) et surtout par l'acception d'un roi de partager le pouvoir. Sur la suggestion de Jéthro (Réuel), son beau-père, Moïse fit en son temps le partage des pouvoirs[4]. Le partage du pouvoir en pouvoirs distincts est consubstantiel à la démocratie. Partager, ce n'est pas réduire mais augmenter. Comme le partage du pain accroît, dans le Souvenir répété du rompt frumentaire, la communauté religieuse à laquelle tu appartiens. La force du partage est incommensurable, lorsqu'elle habite les Institutions, la société civile et les familles. En termes matérialistes, on dirait division du travail. Le partage précède et est au cœur du droit. C'est pourquoi je garde au fond de moi, toujours, comme un repère, les paroles mémorables d'Andromaque :

Voici la règle que je loue et que je me prescris :

Ni dans ma cité ni dans mon ménage,

Nul pouvoir où ne soit le droit[5].

Dans la cité, comme dans la famille, et plus encore au niveau de l'État, le partage en général et le partage des pouvoirs en particulier sont la règle fondatrice. Partager, c'est donc postuler (admettre comme légitime) que l'autre est un semblable et un égal à soi. C'est pourquoi Montesquieu dit, dans L'esprit des lois, que le principe qui fonde et constitue la République est l'égalité : Lorsque que cesse la vertu [l'égalité], la République est une dépouille. Ainsi, la culture démocratique, qui organise la vie de la République, est la capacité continue d'accepter de voir en l'autre un même que soi, au moins en droit. La chose, il est vrai, n'est pas facile. Aussi, la démo-cratie n'a-t-elle rien de naturel. Elle est une conquête sur soi à inscrire dans les Institutions, et dont le patrimoine ne peut faire l'objet d'une hypothèque, sous peine de la transformer en débris. En effet, nul système démocratique, aucun régime démocratique n'est viable sans culture démocratique, qui repose sur un labeur quotidien. C'est pourquoi je m'inscrirai toujours dans la filiation de Clisthène. Seuls les tyrans n'entendent rien à ce qui est dit ici. Mais Jean-Paul, après cette courte digression, revenons à ce constat : est-ce vraiment un hasard si les pays africains les plus stables et les moins corrompus sont précisément ceux où le pouvoir est équilibré, réparti, partagé ? Et les présidents de ces pays sont-ils moins président que Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié ou Alassane Ouattara ?  Le vent des Jasmins se lève, c'est d'entre tous mon préféré[6]. C'est pourquoi, à moins d'une terrible méprise, il ne faut pas ramener la crise ivoirienne à un conflit de personnes. Ce serait commettre une bien lourde erreur d'analyse et de connaissance. Par exemple, l'idée qui consiste à dire que, pour « sortir » de la crise, il faudrait simplement écarter Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié ou Alassane Ouattara  ne changera rien à la difficulté ni aux dérives qui sont d'ordre structurel. Le général Robert Guéi a été ivre, dès qu'il s'y est installé. Quiconque s'y installe peut le devenir, à moins d'une grande force d'humilité. En somme, si nous considérons la crise dans sa double face, il faudra réaménager son côté objectif (institutionnel, structurel) qui, par suite, amoindrira le côté subjectif, la place des élus (individualités, protagonistes, conjoncturel). Écarter ou supprimer le côté subjectif, autrement dit les hommes, c'est laisser l'essentiel  subsister. Ce n'est pas déraciner. Il n'y aurait donc là rien de bien radical. La racine, Jean-Paul, c'est l'institution présidentielle, pas les hommes. Au reste, l'Institution présidentielle a elle-même déjà été considérablement affaiblie, par un processus dont j'ai rappelé les grandes phases[7]. À présent, en proie à une schizophrénie, l'Institution présidentielle ivoirienne s'est dédoublée. Elle est, de fait, affaiblie. Il ne s'agit que de dire en droit ce qui est de fait. La réforme, par elle-même, n'est donc pas difficile. À moins de turbulence idéologique testamentaire ou coranique ! Ainsi, le « geste de dévoilement tranchant, attendu », que tu attendais, parce qu'annoncé par le sous-titre de ma Lettre ouverte à Henri Konan Bédié, et inscrites dans mes réflexions sur la Constitution ivoirienne, ne peut pas être un tumulte, mais bien et simplement un apaisement, avec ceux qui peuvent faire la paix. Au total, mes considérations sont radicales, dans la mesure où elles exposent et proposent de réformer la Présidence de la République qui, dois-je le rappeler, n'est au fond qu'une partie de la Constitution. Gardons bien à l'esprit la vérité suivante : ce n'est pas la Présidence de la République qui fait la Constitution. Tout au contraire, c'est la Constitution qui fait et établit la Présidence de la République. Tu le concevras donc aisément, la double réforme proposée constitue la rupture la plus forte qu'il puisse y avoir, la plus radicale donc dans la vie publique ivoirienne, depuis la formation du pays-État, en 1958, et la proclamation de sa souveraineté le 7 août 1960. Cette double tâche réalisée, la crise diminuera en intensité et les mœurs politiques s'ajusteront. L'organisation et le déroulement des élections présidentielles deviendraient moins dramatiques ou pas du tout. On peut ne pas vouloir voir. Mais comment ne pas voir que la crise postélectorale n'est qu'une des variations - et sans doute pas la dernière - de la crise de la Présidence ivoirienne ? Sinon, comment comprendre que les fautes de la Commission Électorale Indépendante se soient transformées en erreurs de l'Onuci et que celles-ci aient muté en méprise du Conseil Constitutionnel ?[8] Le coup d'État de décembre 1999, les élections « calamiteuses » de 2000, le coup de force de 2002, les événements de 2004, etc. tout cela pour une présidence, une présidence au pouvoir absolu ! Il est fini, pour longtemps, le temps des hyper-présidents. En France, on voit vers quelle difficulté la présidence forte à conduit le pays. Jean-Paul, soyons, comme le réclame Hegel, les fils de notre époque.

Sur la base de l'ensemble des considérations précédentes, il appert que la philosophie, parce qu'elle modère, pondère, dans l'exercice d'une attention volontaire, vise à la racine des choses. La philosophie est un exercice radical de radicalité, qu'il ne faut pas confondre avec de l'agitation. La sagesse, en tant qu'elle est le πέρας [le péras, le limité, le fini], écrit Hegel, est la véritable cause d'où peut naître l'excellent[9]. La sagesse, qui vise à faire « naître l'excellent », suggère donc la double réforme indiquée plus haut.

Passons à présent au deuxième point que tu évoques : la célèbre théorie de Clausewitz. Mais tu sais, plus d'un en parlent mais n'ont pas lu son ouvrage intitulé De la guerre. Aujourd'hui, il est de bonne guerre, en raison des événements du monde, de citer Carl  von Clausewitz. Mais, l'avoir lu conduit à être aussi nuancé que lui dans son analyse de la guerre. Récemment, j'ai eu un instructif et bel échange épistolaire avec un chef d'État sur cet auteur. Je propose que nous amorcions un débat autour de son œuvre, relativement à l'impossible guerre d'Abidjan. Il t'appartient d'en fixer la problématique.

Pour terminer à regret cette correspondance, je voudrais revenir sur Henri Konan Bédié.  Contrairement à toi et à bien d'autres, je ne crois pas qu'il soit, au plan politique, un homme terminé, ou « largué » voire « excédentaire », selon tes mots. Un correspondant anonyme m'a fait un courriel qu'il conclut par la formule suivante : Mais Bédié tout de même ! Une parole d'André Gide dit que l'on ne fait pas de littérature avec de bons sentiments. Mais, ajouterais-je, encore moins avec de mauvais sentiments. C'est une recommandation philosophique voire une précaution cognitive que de ne pas prendre appui sur les sentiments, c'est-à-dire la conscience commune. J'y obéis volontiers. Sans état d'âme, je prends acte du rapport de forces politiques issu des dernières présidentielles : Henri Konan Bédié est l'une des clés, une des clés, dis-je. Que coûte-t-il à la Côte d'Ivoire de faire tourner cette clé dans la serrure, la crise, pour voir si elle fonctionne ou pas, si elle est bonne ou non ? Les Ivoiriens ont tout essayé. Ils ont fait appel à tous les génies de la terre, sans qu'aucun de ces hommes n'ait pu résoudre la crise. Et si la solution n'était qu'à portée de main, proche, et non pas ailleurs, au loin ? Observons Bédié ! Il est la caution morale et l'apporteur de suffrages qui accorde toute légitimité à Alassane Ouattara. Ce dernier l'a bien mieux compris que Laurent Gbagbo. C'est pourquoi, il en a fait son « Nyerere », là où les frontistes, par un excès d'optimisme et justement parce qu'ils croyaient et continuent de croire Henri Konan Bédié « usé », l'ont traité en vieux « chien crevé », pour reprendre un mot d'Engels. En tous les cas, pour qui sait ce qu'est le « paradoxe de Condorcet », Bédié est la clé. Au plan politique et dans le contexte actuel, il est, de facto, qualitativement plus fort qu'Alassane Ouattara et, par conséquent, quantitativement, plus fort que Laurent Gbagbo. Il est la pierre de touche de la crise institutionnelle. S'il le veut, en un mot, que dis-je, en un discours mémorable il changera la face de la crise actuelle. Ce serait son immense mérite. Si j'avais été le conseiller d'un chef d'État impliqué dans la résolution de cette crise, bien avant Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, j'eus d'abord consulté Henri Konan Bédié. C'est pourquoi, non par sympathie mais selon une analyse rationnelle fondée sur le « paradoxe de Condorcet », je ne crois pas à une autre solution qu'un « dialogue interne ». Moins coûteux. Plus facile. Sans doute plus  productif. Tous les autres « médicaments » ont montré leur amertume certes, mais aucun d'eux ne contenait de « principe actif ». Il faut recentrer le débat entre Ivoiriens, et au premier chef entre les principaux protagonistes, ceux-là mêmes qui font et portent l'agon, la lutte. En tous les cas, l'histoire seule nous dira où étaient le vrai et la vérité.


Jean-Paul, vois-tu et entends-moi bien, Henri Konan Bédié est l'applicateur du « paradoxe de Condorcet »[10]. En cela, il est et demeure la clé.


En retour de tes salutations, Elvire te transmets ses amitiés.


Dans l'attente patiente de te lire, avec l'intérêt que je porte à tes réflexions, dis mes amitiés à la famille.


Épinay, le 21 février 2011


Dr Pierre Franklin Tavares

Mobile : +336-87-34-21-22




[1] Nicolas de Condorcet, Essai sur l'application de l'analyse à la probabilité des décisions rendues à la pluralité des voix, Imprimerie royale, Paris, 1775.  Pour l'explication, se reporter à la dernière note de cette lettre.

[2] Constitution ivoirienne : Titre III, du Président et du Gouvernement, articles 34 à 57.

[3] Eschyle, Les Suppliantes, in Tragédies, Les Belles Lettres, Paris, 1921 et 1923, folio classique, Gallimard, Paris, 1982 pour la préface, p. 73.

[4] Exode, 18, 13 - 27.

[5] Euripide, Andromaque, in Tragédies complètes I, édition et notes de Marie Delcourt-Curvers, Gallimard, folio classique, Paris, 1962, p. 376.

[6] La Révolution tunisienne de Jasmin, qui balaie toute la bande géographique arabo-musulmane.

[7] P. F. Tavares, La guerre d'Abidjan n'aura pas lieu, Paris, février 2011.

[8] P. F. Tavares, Ibid.

[9] Hegel, Platon, t. 3, La philosophie grecque, Leçons sur l'histoire de la philosophie, Vrin, Paris, 1972, p. 447.

[10] Le « paradoxe de Condorcet » : lors d'un vote avec trois candidats, les électeurs peuvent préférer le premier au second, le second au troisième, mais le second au premier. C'est l'énigme ou l'équation qui définit tout corps électoral et que la candidat Henri Konan Bédié a mis en application.

LA NATIONALISATION DES BANQUES FRANÇAISES EN COTE D'IVOIRE, UN TOURNANT HISTORIQUE POUR LES IVOIRIENS


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Dr Prao Yao Séraphin, Economiste, Enseignant-Chercheur


Ces derniers temps, la situation économique évolue plus vite que les questions sociopolitiques en Côte d'Ivoire. Et pour cause, la France, par le biais, de ses relais au sein de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), agitée par une schizophrénie, s'attaque sans fondement, à la locomotive de la zone UEMOA.  On sait que depuis le deuxième tour, un contentieux électoral s'est transformé  en une crise internationale au regard des acteurs impliqués.

Le jeudi 23 décembre 2010,  sept ministres des finances de l'UEMOA ont autorisé uniquement les représentants du Dr Alassane Ouattara, à gérer les comptes de la Côte d'Ivoire. En plus, le Conseil a décidé « que les représentants régulièrement désignés par le gouvernement légitime de Côte d'Ivoire sont les seuls habilités à prendre des mesures relatives au fonctionnement de l'UEMOA au nom de ce pays ».

Ces délinquants économiques ont remis le couvert à la conférence des chefs d'Etat, le 22 janvier 2011à Bamako, pour adopter une position commune sur le dossier Ivoirien. Sous la pression des chefs d'Etats africains réunis en sommet à Bamako (Mali), Philippe-Henry Dacoury-Tabley, le gouverneur ivoirien de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO),  a été contraint de démissionner.

Faisant suite à ce « coup d'Etat économique et bancaire » au sein de la BCEAO, le président Laurent Gbagbo, a pris, le 25 janvier 2011, un décret de réquisition de la direction nationale ainsi que les Agences nationales de la BCEAO. Mais c'est mal connaître les ennemis de la Côte d'Ivoire, comme le diable, ils sont persévérants. Dans le souci permanent d'asphyxier l'économie ivoirienne, la France, use de tous les moyens. Plus de sept millions d'ivoiriens (les paysans) n'arrivent pas à vendre leurs produits : le cacao et le café.

Contrairement à ce qu'elle a fait en Guinée avec le déversement de faux billets, lorsque ce pays avait décidé de sortir de la zone franc pour créer sa monnaie, cette fois-ci en Côte d'Ivoire, la France décide de fermer sans préavis, les filiales des banques françaises.  En effet, le 14 février 2011, la BICICI et la CITIBANK (américaine) ont fermé leurs portes à leurs clientèles. Le 17 février,  c'était au tour de la SGBCI de fermer, elle aussi ses portes.

Face à cette autre provocation, le président de la république de la Côte d'Ivoire, a pris ses responsabilités en réquisitionnant la BICICI et la SGBCI.

Les médias français ont vite fait de condamner « ces nationalisations » de banques françaises en Côte d'Ivoire, comme si c'était une nouveauté dans l'histoire des pays. Mais force est de constater qu'en Côte d'Ivoire, deux termes nouveaux font leur apparition : la réquisition et la nationalisation.

Nous proposons ici d'éclairer les ivoiriens sur les nationalisations en économie et les conditions dans lesquelles, elles surviennent. On s'apercevra très vite que, les pays industrialisés sont les champions de la nationalisation, la France en tête. L'histoire récente de la crise financière conforte cette position.

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1- Définition des termes réquisition et nationalisation

Commençons par définir la réquisition. Selon « Le Petit Robert 1 » édition 1977, la réquisition est une opération par laquelle l'Administration exige d'une personne ou d'une collectivité, soit une prestation d'activité, soit la prestation ou la remise de biens. En fait, c'est une mesure par laquelle, au nom de l'intérêt général et dans des conditions strictement définies par la réglementation, des autorités administratives ou militaires imposent à des personnes physiques ou morales la fourniture de certaines prestations moyennant indemnisation (services personnels), mise à la disposition de biens meubles ou immeubles, etc.

Une réquisition pendant la Seconde Guerre mondiale était une action de prendre des biens (par exemple : l'armée allemande et la Gestapo pouvaient prendre un hôtel, une maison... pour s'y installer.  La réquisition n'est pas un épiphénomène, c'est un ordre de reprendre le travail, donné par les autorités administratives aux travailleurs, par exemple, en grève, lorsque l'ordre public paraît menacé.

En France, dans le même ordre d'idée, pour veiller à assurer l'approvisionnement en pain à Paris,  un arrêté préfectoral de 1790 réglemente encore aujourd'hui les congés annuels de la profession des boulangers. Toujours en France, pour vacciner les  millions de français contre la grippe A, il a bien fallu  réquisitionner le personnel médical qui a été employé. Réquisition « en vertu de la loi du 5 mars 2007 sur la préparation du système de santé aux menaces sanitaires de grande ampleur, qui prévoit un dispositif dénommé "plan blanc élargi" ».

Quant à la nationalisation, pour beaucoup, c'est un gros mot, porteur de tous les simplismes économiques au mieux et de toutes les formes de mépris pour la propriété, au pire. Pour d'autres, c'est enfin le nirvana économique, l'emploi fonctionnarisé pour tous, avec des CDP (contrats de travail à durée perpétuelle), la restitution au peuple de ce dont on l'a privé depuis deux ou trois millénaires etc.

Nationaliser, c'est le fait pour un Etat, de prendre autoritairement le contrôle capitalistique d'une entreprise qui passe ainsi d'un statut privé à un statut public quelque soit la forme juridique utilisée. La France qui est un pays dit « jacobin », c'est-à-dire dont les citoyens jugent souvent que l'Etat pense mieux et plus loin qu'eux-mêmes, a été une des premières terre d'élection des nationalisations. Au point que, à peine élu à la Présidence de la République, appliquant le programme sur lequel il s'était engagé, François Mitterrand procéda à la nationalisation de la majeure partie de l'économie Française.

Faut-il condamner les nationalisations dans un pays ?  Bien sûr que non, car l'histoire récente a montré que les nationalisations peuvent parfois servir à quelque chose, qu'elle soit totale ou partielle, temporaire ou permanente. Certains pays ont pourtant été très longtemps réputés pour leur hostilité viscérale à l'égard des nationalisations, les Anglo-saxons en tête. Mais comme nous le verrons à travers ce papier, parfois les circonstances invitent à nationaliser pour le bien-être du peuple.

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2- Les exemples  de nationalisation dans l'histoire

Pourquoi ne pas commencer par la « très populaire nationalisation » du Canal de Suez en juillet 1956. En visite à Alexandrie pour célébrer le cinquième anniversaire de la révolution, le président égyptien Gamal Abdel Nasser, annonce son intention de nationaliser le canal de Suez et de geler tous les avoirs de la Compagnie universelle du canal de Suez.  Sa décision survient après le refus de la Grande-Bretagne et des États-Unis de participer au financement de la construction du barrage d'Assouan. La réaction de Nasser provoque une crise internationale car la France et l'Angleterre perçoivent des droits de péage sur cette voie maritime qui relie la méditerranée à la mer Rouge. La riposte viendra d'abord d'Israël qui attaquera l'Égypte le 29 octobre, puis de la France et du Royaume-Uni qui enverront des troupes. Mais finalement, l'ONU mettra fin au conflit en obtenant le retrait des troupes occidentales des rives du canal et le président Nasser ressortira grandi de cette crise politique.

Par le passé, la France a beaucoup nationalisé les entreprises de toutes sortes.  Quand se précisent les menaces de guerres, le gouvernement du Front populaire décide de nationaliser partiellement l'industrie aéronautique (1936-1937), et de réaliser sa décentralisation. Car, surtout implantée dans la région parisienne, cette branche est vulnérable ; de plus, le niveau des salaires se répercute sur les coûts. Les régions du Sud de la  Loire bénéficient de ces transferts. L'Etat coordonne, répartit les tâches. Chaque industriel ou chaque société nationale, se voit confier la série complète d'une partie homogène de l'appareil commandée au titre d'un plan précis ; puis le montage final est effectué dans l'usine du groupe qui a conçu le projet.

Outre la motivation idéologique en 1936 ou 1944-1946, se sont surtout des raisons d'efficacité technique qui poussent l'Etat à concentrer par la nationalisation l'aéronautique, l'armement, l'énergie électrique, gazière et houillère, en assumant les frais d'équipement excessifs pour le capitalisme privé.

En France, les nationalisations de la Libéralisation peuvent être classées en trois catégories : les entreprises qui ne pouvaient être reconstruites sans le financement public : Charbonnages, Electricité et Gaz de France. Celles qui devaient permettre de mieux orienter le crédit, c'est-à-dire les quatre principales banques de dépôts (Crédit lyonnais, Société générale, B.N.C.I. et C.N.E.P., ces deux dernières regroupées dans la B.N.P. en 1966) et 34 compagnies d'assurance. La nationalisation de Renault n'a été qu'une mesure de sanction contre un patron collaborateur.

En Angleterre, la Seconde Guerre mondiale devait coûter cher à  ce pays, ébranler sa puissance et lui faire perdre définitivement au profit des Etats-Unis son rôle de « leadership mondial ».  De 1945 à 1991, la politique des Travaillistes au pouvoir a consisté à mettre en application un programme de réformes publié pendant la guerre et connu sous  le nom de rapport Beveridge (1942). Une période très importante de reconstruction, de mise en place du « Welfare State » (Etat providence) et d'amorce de la décolonisation (1947 Indépendance de l'Inde et de Pakistan) devait se traduire par de gros sacrifices demandés aux Anglais, par des crises (1947-1949) et par une soumission, jugée trop importante, aux Etats-Unis.

Durant cette période de reconstruction, on assistera à un essor de l'économie d'autant plus marqué que l'appareil productif avait été peu détruit par la guerre. Le gouvernement travailliste voulant assurer à la  communauté la maîtrise de grands secteurs d'intérêt public, nationalisa les mines, la sidérurgie, le gaz et l'électricité, l'aviation civile et les transports routiers, ainsi que les télécommunications. Dans le secteur du crédit, la Banque d'Angleterre fut nationalisée (loi du 14 février 1946). Le projet de nationaliser encore 3% de l'industrie et du commerce, par opposition qu'il provoqua, contribua à chasser les travaillistes du pouvoir.

En Mai 2006, précisément, le 1er mai, à travers le décret suprême n° 28701, le président bolivien Evo Morales a nationalisé les hydrocarbures. A compter de cette date, les 26 compagnies étrangères - dont Petrobras (Brésil), Repsol (Espagne), Total (France), ExxonMobil (Etats-Unis) - présentes dans le pays passent sous le contrôle de la compagnie nationale YPFB (Yacimientos Petrolíferos Fiscales Bolivianos), qui se chargera du transport, du raffinage, de la commercialisation et de la transformation du pétrole et du gaz. La répartition des revenus pour les champs les plus productifs - 2 831 685 mètres cubes de gaz par jour - se fera sur la base de 82 % pour l'Etat et 18 % pour l'entreprise concessionnaire - exactement l'inverse du partage jusque-là en vigueur - et, pour les champs moins importants, ne pourra être inférieure à 51 % en faveur de l'Etat. Le ciel n'est pas tombé sur la tête du président bolivien et de son peuple.

L'histoire récente de l'actualité monétaire nous apprend énormément sur les nationalisations, surtout lorsqu'il s'agit des pays dits hostiles à ces pratiques.

L'histoire n'a pas oublié la crise  des subprimes qui a débuté à Wall street, aux Etats-Unis. Les banques les plus prestigieuses et les plus arrogantes aussi, ont commis des fautes graves. Si la crise a éclaté en 2007, elle trouve son fondement dans la mini-récession traversée par les Etats-Unis en 2001 et dans la folie des innovations financières ces deux décennies passées.

Point n'est besoin de revenir sur les causes mais plutôt sur les mesures prises pour juguler cette crise. Mais retenons par exemple qu'entre 2000 et 2007, la dette des ménages américains est passée de 85% du PIB à 116%, soit un endettement supplémentaire de 5000 milliards de dollars d'euros. Les ménages ne pouvant plus rembourser leurs prêts hypothécaires et les banques ne pouvant se refaire sur le prix des maisons en chute libre, les prêteurs, disséminés dans le monde entier avec le mécanisme de la titrisation, se retrouvent avec des créances pourries, ce qui va occasionner pour eux des pertes substantielles.

Pour tenter d'arrêter cette crise, le Trésor américain a décidé le dimanche 7 septembre, de mettre sous tutelle gouvernementale les organismes de refinancement hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae, afin de restructurer leurs finances particulièrement touchées par la crise financière. Washington a signé un chèque de 200 milliards de dollars pour assurer la survie de ces deux entreprises. L'Etat a apporté par contre une aide de 85 milliards de dollars à l'assureur AIG (ex numéro un des assurances au niveau mondial) pour éviter une crise financière planétaire car AIG compte 74 millions de clients dans le monde, employant 116.000 personnes dans 130 pays. Mais en contrepartie, l'ensemble des actifs d'AIG, évalués à 1.050 milliards de dollars en juin 2008, seront apportés comme garantie à la banque centrale, le prêt ayant été calqué sur celui consenti pour sauver le constructeur automobile Chrysler dans les années 80. Mais voici que le 29 septembre 2008, toutes les bourses mondiales s'effondrent, elles ont perdu la boussole. Pour sauver le système financier, le « plan Paulson » a donné le ton avec 700 milliards de dollars déboursés pour venir au secours des banques en détresse.

En Europe, au total, entre le 15 et le 30 septembre, la BCE a sorti 914 milliards d'euros de ses caisses, à la demande de la FED, pour lubrifier les marchés. Les mesures prises ont eu pour objectif de s'attaquer à la fois aux problèmes de liquidités et de solvabilité des banques. Les gouvernements européens, ont de leur côté relevé le gant avec l'injection de 1500 milliards d'euros (360 milliards pour la France, 480 milliards d'euros pour l'Allemagne, 380 milliards d'euros pour la GB, etc.). Aujourd'hui la crise est manifeste avec à sa clé la raréfaction du crédit, qui a son tour crée le chômage. Dans ce tourbillon monétaire et financier, on aura vu tous les acteurs reconnaître la nécessité du retour de l'Etat comme garant de la stabilité de l'économie.

A chaque fois qu'il y a eu une crise, l'Etat a toujours agi avec force même si la résolution de la crise nécessitait des nationalisations. On peut citer entre autres, la panique bancaire de 1907, le krach de 1929 (le jeudi 24 octobre), la crise pétrolière de 1973, le lundi noir de 1987 où le dow jones a perdu 22,6%, la crise asiatique débutée le 2 juillet 1997 qui dura jusqu'en 1998 et la crise actuelle. Mais ce qui est frappant dans la dernière crise, celle des subprimes, c'est le grand retour de l'Etat dans la gestion du marché. Par exemple, la Grande Bretagne, par le biais de son premier ministre, Gordon Brown, a annoncé dimanche 17 février la nationalisation de la Northern Bank, un établissement de Newcastle qui a subi de plein fouet la crise des subprimes. C'est la première fois depuis les années 1970 qu'une société est officiellement nationalisée au Royaume-Uni. Début octobre 2008, le gouvernement britannique annonçait un plan de soutien aux huit plus grandes banques du pays. A Londres, les huit banques concernées par ce plan de sauvetage sont Abbey, qui appartient à l'Espagnol Santander, Barclays, HBOS, qui est en train d'être rachetée par Lloyds TSB, HSBC, Lloyds TSB, Nationwide Building Society, la plus grosse banque non cotée du pays, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered. Toutes ont confirmé leur participation au plan de recapitalisation. La participation de l'Etat s'élevait jusqu'à 50 milliards de livres (65 milliards d'euros), ce qui revient à une nationalisation partielle. Le Trésor devait débloquer 200 milliards de livres pour leur assurer une liquidité suffisante à court terme.

Le Benelux a volé aussi au secours de la banque Fortis pour lui éviter d'être emportée par la crise financière.  Les gouvernements de Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, les trois pays où est principalement implantée Fortis, ont annoncé dimanche soir leur intention de nationaliser le bancassureur en y injectant un total de 11,2 milliards d'euros. Objectif: éviter une contagion de la crise financière venue des Etats-Unis.

Quand on pense à ce que les Etats-Unis et la Grande Bretagne pensaient jusque là des modes français de gestion de l'économie, et des nationalisations en particulier, il n'est pas faux de dire que, psychologiquement tout du moins, la technique « nationalisation » avait conquis de nouveaux émules.

Le monde s'est rendu compte que la crise financière a entraîné de nouvelles attitudes recourant à l'État comme garantie : émetteur de plans de socialisation des pertes, et maintenant actionnaire de secours. La mode du moment devenant la nationalisation des banques.

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3- La nationalisation des banques doit permettre le développement du système financier et bancaire.

Dans l'histoire, il est courant de voir les gouvernements nationaliser les banques afin qu'elles deviennent des agents de développement et non des caisses de dépôts. Cette pratique a été « un sport national » de la France.

En France, le désir de la gauche de renforcer l'Etat face aux groupes bancaires et financiers, d'obtenir la maîtrise de la sélectivité du crédit conduit à la nationalisation effective en février 1982 de 36 banques. Les banques  à intérêts étrangers majoritaires et aux taux dépôts inférieurs à un milliard de francs restent privées, avec 13% des dépôts et 16% des crédits en 1982. La loi de réforme bancaire votée en décembre 1983 revalorise le Conseil national du crédit, banalise les banques, y compris les mutualistes, en les soumettant toutes à la tutelle de la Commission de contrôle des banques. Le « paysage bancaire » change : Suez cède le C.I.C au Groupe des Assurances Nationales et reconstitue une fédération des banques (Indosuez, banque la Hénin, Sofinco, Banque parisienne de Crédit, Vernes). Le C.C.F. contrôle l'Européenne de Banque (ex-Rothschild).  Les banques sont encouragées à mieux soutenir les PME et les sociétés innovatrices (capital-risque, capital-développement). La « déréglementation » exige des banques françaises une nouvelle compétitivité, sur les marchés internationaux de capitaux (« big bang » de Londres en octobre 1986), pour la valorisation de la trésorerie des entreprises ou pour la gestion des patrimoines. Après le changement des présidents des banques publiques en été 1986, la dénationalisation s'engage (Paribas, en janvier 1987).

Regardons un instant le paysage financier et monétaire de l'UEMOA et de la Côte d'Ivoire.  Il est vrai que le système financier et monétaire africain est très hétérogène. Au sein de l'UEMOA en général, les banques sont les principaux intermédiaires dans le financement de l'activité économique. Elles sont quasiment les seules à assurer la transformation des ressources liquides de court terme en emplois à plus long terme. Les banques de second rang détiennent entre 85% et 95% des actifs du secteur financier, à l'exception du Kenya où ce taux s'élève à 42%. Les systèmes financiers africains en général et ceux de l'UEMOA en particulier, sont peu profonds, étroits, peu diversifiés et n'assument pas leur rôle dans le financement du développement (Popiel ,1995)[1].  Le système bancaire de la zone UEMOA est aujourd'hui encore oligopolistique.  Les grandes banques de l'UEMOA concentrent plus de 79% des actifs en 2009. La Commission bancaire estime que ces grandes banques (qui ont un total bilan supérieur à 100 milliards FCFA) couvrent 71,1% du réseau d'agences, 76,8% des comptes bancaires et 70,7% des effectifs. Quant aux banques de taille moyenne (qui ont un total bilan compris entre 50 et 100 milliards), elles détiennent 12,2% des actifs du système bancaire, contre 14,8% précédemment.

En outre, signale la Commission bancaire, elles cumulent 10,6% des implantations, 8,1% des comptes de la clientèle et 12,1% des effectifs des établissements de l'Union.

Les petits établissements (total bilan inférieur à 50 milliards FCFA), détiennent 8,7% des actifs avec 18,3% des implantations, 15,1% des comptes bancaires et 17,3% des effectifs.

Dans le cadre de l'UEMOA, huit groupes internationaux sont présents sur le marché bancaire de l'Union : la Société Générale, BNP Paribas, African Financial Holding/Bank Of Africa (AFH/BOA), Ecobank Transnational Incorporated, la Belgolaise, CALYON (groupe Crédit Agricole), Citibank et Standard Chartered Bank.

Mais force est de constater que le taux de bancarisation est faible : entre 3 et 7 % dans la zone UEMOA. En comparaison, la France était en 2001 à un taux de 99% (Daniel et Simon, 2001)[2].

La frilosité des banques dans la zone UEMOA est tout de même incompréhensible au regard de leurs rentabilités.  En effet,  les banques de l'UEMOA ont enregistré  une rentabilité moyenne proche de 12 % en 1999, rentabilité qui a, certes, décru par la suite du fait notamment des troubles politiques en Côte d'Ivoire, mais qui se maintient tout de même autour de 5%.

Ce qu'il faut retenir c'est que le secteur bancaire a  été absent dans le financement du développement en Afrique même avant la création du franc CFA.  L'économie était déjà aux mains des sociétés commerciales comme la S.C.O.A et la C.F.A.O, qui en développant  un monopole de traite ont établi une domination commerciale par la confiscation de la monétarisation de l'économie. Elles disposaient du contrôle de l'émission monétaire et du crédit à travers la Banque du Sénégal en 1853[3] puis de la Banque de l'Afrique Occidentale[4] dont elles étaient actionnaires. L'économie était essentiellement une économie de traite qui consistait, par un réseau commercial à drainer vers les ports, pour l'exportation, les productions africaines et à importer les produits de la métropole, par le biais des intermédiaires, afin de les vendre aux populations locales. La clef de voûte du système économique donc de l'économie de traite est un réseau bancaire très intégré et quasi monopolistique, avec la BAO et le Crédit foncier de l'Ouest-africain.

Aujourd'hui encore, rien n'a changé substantiellement dans le financement bancaire en Afrique.  La faiblesse des crédits à l'économie est frappante en zone franc en général : 9% du PIB dans la CEMAC, 17% dans l'UEMOA.  Ce taux est de 35% du PIB au Brésil, 37% en Inde, 65% en Tunisie et 120% en Chine.

Au sein de l'UEMOA, la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) n'a permis l'émulation d'un système bancaire très développementaliste.  D'ailleurs, elle n'est pas une banque centrale  à proprement parlé puisqu'elle n'a pas les attributs.

L'objectif ultime de sauvegarde de la valeur interne et externe de la monnaie limite  la politique monétaire de l'UMOA, essentiellement à assurer un contrôle de la liquidité globale de l'économie à l'intérieur de l'Union. Ce faisant, il en résulte un financement des économies, sans pression excessive sur la monnaie centrale. La volonté de contrôler la monnaie se traduit par l'élaboration d'un programme monétaire institué depuis 1975, dont la philosophie de base est  d'ajuster la liquidité de l'économie en fonction de l'évolution attendue des agrégats réels (PIB, prix, finances publiques, balance des paiements) et des objectifs d'avoirs extérieurs fixés par le Conseil des Ministres de l'UMOA[5].

Dans la zone UEMOA, la baisse des taux directeurs en 2000 n'a pas engendré une hausse des crédits  distribués.  En Côte d'Ivoire, selon Pascal Labazée et Yves Fauré (2000, p.114)[6], les taux d'intérêt pratiqués par les grandes banques ivoiriennes restent élevés :

«  Ces taux hors commissions sont compris entre 14 et 20%, l'importance des marges  bancaires (de 5 à 8,5%) selon les établissements expliquent en grande partie le coût final du crédit ».

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En Côte d'Ivoire, la situation est presque pareille. Au 31 décembre 2009, on peut classer les banques installées en Côte d'Ivoire en trois catégories : grande pour un total du bilan supérieur à 100 Mds de FCFA, moyenne pour un total compris entre 50 Mds et 100 Mds et petite pour un total inférieur à 50 Mds. Sont donc classés du plus grand au plus petit :


-Les grandes banques : SGBCI, ECOBANK, BIAO, BICICI, BACI, BNI, SIB et BOA.

-Les banques moyennes: CITI BANK, STANDARD CHARTERED BANK, BRIDGE BANK et BHCI.

-Les petits établissements : ALIOS, BFA, ACCESS BANK, UBA, VERSUS BANK, COFIPA et BRS.


Au total, les actifs s'élèvent fin décembre 2009 à 3 129 569 millions de FCFA contre 2 811 684 en 2008, soit un bond de 11%.

Le système bancaire ivoirien a un caractère oligopolistique. L'activité bancaire est concentrée au niveau de 5 banques qui détiennent 75% de l'encours des crédits (SGBCI, BICICI, BNI, SIB, BIAO).  En termes de poids économique, les établissements de crédits de la Côte d'Ivoire représentent environ 37% du poids de l'ensemble des bilans bancaires de l'UEMOA, soit une part légèrement inférieure à celle du PIB ivoirien dans l'économie sous-régionale (40%).

Dans la zone UEMOA, donc la Côte d'Ivoire y compris, les banques rationnent le crédit. Mais le rationnement du crédit en Afrique a une autre connotation.  La majorité de la population est exclue des services bancaires. Or le rationnement du crédit fait référence à l'exclusion bancaire et financière, c'est-à-dire l'impossibilité d'avoir accès ou  avoir un accès limité aux différents produits et services du secteur bancaire. A l'époque coloniale, les services financiers étaient réservés qu'aux colons. Cette situation n'a guère évolué même durant la période postcoloniale jusqu'à nos jours. Invariablement revient à l'esprit des populations que les services bancaires ne sont pas à leur portée. Du coup, la demande potentielle de crédit n'est pas manifestée rendant quasiment le système bancaire surliquide. Les africains n'ont pas confiance dans le système bancaire de leur pays, il a été toujours étranger à la majorité des populations. L'éloignement physique comme psychologique des populations africaines des services bancaires et financiers conduit à la faible demande de prêts. Les demandes de crédit adressées au secteur bancaire sont rares car les garanties et les formalités exigées n'incitent pas à penser à ce projet.

Finalement, les PME et les PMI n'ont qu'en dernier recours le secteur financier informel, en dehors de l'autofinancement. Les africains ont gardé jalousement l'idée selon laquelle, les banques ne financent que les grandes entreprises déjà bien installées qui sont d'ailleurs les filiales des multinationales. Ces dernières appartenant aux occidentaux, les populations assimilent le crédit bancaire voire même les services bancaires comme réservés aux « blancs ». Le rationnement devient dans ce cas institutionnel et sociologique. C'est un sentiment partagé par Pascal Labazée et Yves Fauré (2000, p.112) à propos des petits patrons ivoiriens :

« Le peu de dossiers de prêts déposés aux banques tient aussi, pour partie, au renoncement des entrepreneurs eux-mêmes »

La nationalisation des banques françaises ne doit pas être un tonneau vide mais une occasion pour donner au secteur bancaire la possibilité d'être un important levier du développement de la Côte d'Ivoire. Par ailleurs, les ivoiriens n'ont pas à avoir peur au point de faire la course aux guichets.

D'ailleurs, le pays a connu par le passé une telle crise suite aux difficultés des banques.  Face à ces difficultés bancaires, les déposants ivoiriens ont fait la course aux guichets : entre 1986 et 1992, les dépôts chutaient de 94 milliards de FCFA soit près de 15% des dépôts en 1986. Dès 1988-1989, plusieurs instituts de crédit ont été liquidés : la Banque ivoirienne de construction et de travaux publics (BICT), la Banque nationale pour l'épargne et le crédit (BNEC), la Banque ivoirienne pour le développement industriel (BIDI), et le crédit de la Côte d'Ivoire (CCI).

Les années 90 ont le terreau de la libéralisation financière censée permettre une implication des banques dans le développement des pays en développement. Mais le retrait  de l'État n'a rien changé en termes de financement monétaire de l'économie. Selon OUEDRAOGO Ousmane (1999, p.82)[7], « l'essentiel des crédits octroyés va toujours au commerce et surtout à la commercialisation des produits agricoles exportés (crédits du reste refinancés presque automatiquement par la banque centrale) tandis que les dossiers de crédits importants sont suivis par les maisons mères et que, sur place, des directeurs généraux adjoints expatriés, à l'ombre des directeurs généraux locaux, font la décision ».

Cette fois, cette nationalisation des banques doit permettre à l'Etat de favoriser une véritable bancarisation  en Côte d'Ivoire. La majeure partie de la population  est exclue des services bancaires. Les banques n'offrent ni services adéquats aux populations, ni crédits bancaires pour financer l'investissement. Bien qu'il soit difficile d'être tout à fait affirmatif sur ce point, on peut cependant penser que les banques commerciales ont contribué au faible niveau de développement au sein de l'UEMOA, en offrant moins de  crédits et des moyens de financement dans la Zone (Serre, 1988 ; Guillaumont, 1988 ; Haudeville, 1990)[8].

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C'est également l'occasion d'entreprendre des reformes qui permettront au secteur bancaire de jouer son rôle de « financier du développement ».

Même au niveau de l'UEMOA, le développement d'un marché sous-régional des facteurs de production implique une coopération pour la création  d'un entreprenariat national et sous-régional  facilités par un système financier puissant et fort.

Cette nationalisation ne doit pas oublier le secteur agricole car en Côte d'Ivoire, en dépit de son état de " sur-bancarisation " (beaucoup de salariés dans le secteur bancaire pour peu d'encours), l'offre de crédit bancaire au secteur agricole y est globalement coûteuse (taux d'intérêt prohibitif sauf pour les institutions de micro-finance) et insuffisante (beaucoup de paysans exclus des circuits bancaires). Seuls les grands exploitants agricoles (des urbains double-actifs pour la plupart) peuvent bénéficier du système bancaire classique. Finalement, la majorité des paysans contractent des crédits de type commercial sous forme d'avances en nature ou liquidité émanant respectivement de leurs fournisseurs ou de leurs clients. Pour inverser la tendance, une politique volontariste en faveur du secteur agricole s'impose d'autant plus que  la capacité à rembourser des crédits investis dans des activités agricoles est tributaire de la technicité et des compétences en gestion de l'emprunteur, mais aussi de facteurs extérieurs tels le climat (sécheresse) ou la santé (décès). Ces risques indépendants du débiteur ne sont actuellement pas couverts par des mécanismes spécifiques. Bien que ces risques ne relèvent pas de la fonction de crédit, ce sont pour l'instant les banques qui les supportent en subissant de plein fouet les problèmes de recouvrement qu'ils impliquent.


CONCLUSION

L'abandon de l'effort interne au niveau du processus de développement serait dommageable pour les économies africaines, la dette de ses pays étant aujourd'hui un obstacle à leur développement.

En Côte d'Ivoire, plusieurs facteurs caractérisent le système bancaire ivoirien : la prépondérance des capitaux étrangers, la prépondérance du financement d'opérations à court terme de secteur tel que l'agriculture (crédit de campagne) au détriment du financement des investissements, la faiblesse de crédits alloués aux petites et moyennes entreprises, les difficultés énormes liées à la collecte de l'épargne.

La nationalisation, si elle doit permettre d'accorder une place importante dans le financement de l'investissement, alors ce serait une très bonne chose car le rôle des banques commerciales dans le financement du développement reste limité. Si d'aucuns disent qu'elles n'ont ni les moyens, il n'en demeure pas moins qu'elles n'ont pas non plus la volonté de s'attaquer au financement des secteurs stratégiques de l'économie.

Le plus souvent les banques privilégient leur rentabilité au détriment du financement du développement car le risque accompagnant de tels investissements étant incompatibles avec le rendement attendu du capital.

La préférence des banques pour la gestion de leur trésorerie au détriment des prêts et l'existence des marchés informels, dont les taux créditeurs s'appliquent à l'épargne liquide placée, sont corrélés à des opportunités de crédits.

Avec la nationalisation des banques françaises, une nouvelle structure du système bancaire peut être la suivante :

Parmi les banques commerciales, il sera convenable de distinguer les banques de gros et les banques de détail ; les premières traitant  probablement avec une clientèle ciblée et très sélectionnée et les secondes, constituant des banques de proximité dont les capitaux seront à majorité nationaux privés ou publics.

Les banques de détail  pourront être des banques des petites et moyennes entreprises, des artisans et des particuliers à revenus très faibles, avec une compétence géographique nationale en phase avec les réalités sociales, culturelles et économiques du pays. En somme, ces banques seront une sorte de microcrédit évolué.

Quant aux structures d'appui, il est du ressort de l'Etat de créer  une structure de garantie collective pour pallier l'absence ou l'insuffisance de garanties individuelles chez les nouveaux  promoteurs et artisans.  Ceci pourrait résoudre l'épineux problème de la viabilité de la théorie des signaux dans les pays africains.

Avec la nationalisation de ces grandes banques françaises, le gouvernement devra donner également comme mission au système bancaire, celle de créer un cordon ombilical entre le secteur moderne et les institutions financières décentralisées existantes.

En tout cas, la nationalisation des banques françaises doit être le tournant historique dans la reconquête du pouvoir bancaire et financier au bénéfice du développement.


Dr Prao Yao Séraphin


Economiste, Enseignant-Chercheur
Vice-président de la Cellule de Veille et d'Eveil (CVE) de la Côte d'Ivoire.



[1] Paul A. Popiel. 1995. Systèmes financiers en Afrique subsaharienne. Document de synthèse de la Banque mondiale, no.260F. Série du département technique Afrique.

[2] Daniel A., Simon M.-O. (2001), «L'utilisation des moyens de paiement et l'accès au crédit des bénéficiaires de minima sociaux», Rapport d'enquête réalisé par le CREDOC pour le Conseil national du crédit et du titre, Paris.

[3] Après l'abolition de l'esclavage, le 1/8e des indemnités reçues par les colons est affecté à la création d'une banque de prêts et d'escompte par décret du 21 décembre 1853. Mais le seul établissement bancaire de l'AOF à l'époque ne sera limité qu'à Saint-Louis et Gorée.

[4] La Banque du Sénégal contrôlée par les commerçants bordelais qui exerçaient pratiquement leur monopole sur l'économie du Sénégal, fut dissoute et remplacée par la Banque de l'Afrique Occidentale (BAO) par décret du 29 juin 1901 dont le siège  est fixé à Paris, contrairement à la Banque du Sénégal.

[5] Dans chaque pays, « Le Comité apprécie le montant des besoins de financement de l'activité et de développement de l'Etat et des ressources disponibles pour y pourvoir, ainsi que des concours susceptibles d'être apportés par la Banque Centrale, selon les dispositions de ses Statuts, les directives du Conseil des Ministres de l'Union et les règles générales fixées par le Conseil d'Administration » (Article 56).

[6] Labazée P (dir.) (2000), Fauré Y-A. (dir.),  « Petits patrons africains : entre l'assistance et le marché », Paris : Karthala (Hommes et Sociétés).

[7] OUEDRAOGO Ousmane (1999), Plaidoyer macroéconomique pour l'Afrique, édition Karthala.

[8] Serre J.M (1988), « La politique monétaire», in P. et S. GUILLAUMONT, pp 233-270. ; Guillaumont P., Guillaumont Jeanneney S. (1988), « Stratégies de développement comparées : Zone Franc et Hors Zone Franc », Paris, Economica. ; Haudeville B. (1990), « Epargne informelle et financement de l'entreprise productive », in G. HENAULT et R. M'RABET, pp 77-85.