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jeudi, 24 février 2011

ZUMA DECOUVRE LE VRAI VISAGE D'ADO ET DU RHDP

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A l'approche du verdict du panel, les pro-Ouattara paniquent et s'en prennent à Zuma.


Quelques partisans de l'opposant Alassane ouattara s'en sont pris mardi au Président sud-africain, Jacob Zuma, à l'arrivée du Panel des chefs d'État à l'Hôtel du Golf venu rencontrer leur leader. Ces jeunes surexcités reprochent à l'Afrique du Sud, sa « neutralité » dans la crise ivoirienne et accuse le Président Zuma d'être « pro-Gbagbo ».

Une unité, partie en reconnaissance lundi à l'Hôtel du Golf, QG de l'opposant Ouattara, avait été refoulée par le camp Ouattara. Prétextant l'absence du Président burkinabé, Alassane ouattara avait refusé, avant de se rétracter plus tard, de rencontrer les panélistes avec Zuma.

ZUMA EXFILTRE DE L'HOTEL DU GOLF 2.jpeg

Selon un officiel sud-africain, les propositions du panel tourneraient autour d'un « partage du pouvoir » ou d'une « reprise des élections ». Des propositions qui semble-t-il ne rencontreront pas l'assentiment du camp Ouattara qui refuse d'accepter sa défaite aux présidentielles de novembre 2010, constatée par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction de donner les résultats définitifs de la présidentielle.
« Si nous disons non on ne nous blâmera pas pour cela, d'autant que le panel a pour mission de travailler dans le cadre d'une feuille de route du conseil de paix et surtout reconnaissant la victoire du président Ouattara», a estimé un proche de Ouattara.

Le Conseil Constitutionnel a proclamé Laurent gbagbo élu avec 51,45% des suffrages. Le juge se fondant sur des cas de fraudes massives avérées et d'exactions commises sur les populations, notamment sur les partisans du Président Gbagbo, dans plusieurs zones du nord, a annulé certains votes.


Source: IVOIREVOX.COM

 

Dernière heure:

Jacob Zuma et les Chefs d'Etat du panel de l'UA opposés au partage du pouvoir. Propositions : Laurent Gbagbo demeure à son poste de Président de la République jusqu'à l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle. Préalables : désarmement effectif des rebelles et des milices, révision et nettoyage du fichier électoral, redéploiement de l'Administration sur toute l'étendue du territoire national.

mercredi, 23 février 2011

REUNIONS SECRETES A L'HOTEL DU GOLF ET AILLEURS CONTRE LA PAIX EN COTE D'IVOIRE

HOTEL DU GOLF 2.jpg

Certaines des informations contenues dans cet article sont décalées et ne sont donc plus à l'ordre du jour. Quant à d'autres, leur gravité extrême devrait nous inciter à une vigilance de tous les instants pour éviter à la Côte d'Ivoire de tomber dans le chaos d'une guérilla urbaine incontrolable, au moment où les travaux du panel des chefs d'Etats africains nous autorisent à commencer à espérer une sortie de crise civilisée dans notre pays. Surtout quand on sait que depuis quelques jours, le protégé d'ADO, Doumbia Major, invite sur son compte Facebook les militants du RHDP capables de combattre à se constituer en cellules de 6 personnes, dans tous les quartiers et villes de Côte d'Ivoire, pour la guerre. Il se trouvera des hommes sur cette terre pour appeler de tels individus des démocrates. Ils ne l'ont pas été pendant l'élection présidentielle, ils ne le seront pas maintenant. A bon entendeur..., salut!


Depuis quelques mois, la communauté internationale, la France de Sarkozy et la Cedeao ont pris sur elles, avec les rebelles, d'installer par la force Ouattara au pouvoir à l'issue d'une élection qu'il a perdue, dans les urnes. Ainsi, le pays est devenu l'asile de tous les renégats de la terre, agissant dans l'ombre. Mais depuis quelques jours, la brume épaisse qui enveloppait leur forfaiture en gestation commence à s'éclaircir. Votre journal lève un pan de voile:

Le 27 décembre 2010 une réunion des comploteurs s'est tenue de 20h25 à 23h06, à Abobo Plateau Dokui

Chez Adama Sanogo, plus précisément au domicile de son épouse Mme Claire Budapest.
.
A cette réunion, étaient présentes 21 personnes.

L'objet : Une planification générale d'attaque sur Abidjan :

a/ 1er bataillon : le commis à l'action ce jour-là était un certain Dosso, appuyé par Lamine.

b/ 2ème bataillon, ancien camp Akouédo, attaque dirigée par M. Kassoum appuyé par Dominique.

c/ Agban sera attaqué par M. Koné qui sera appuyé par Colombo.

d/ La télévision sera attaquée par St Clair appuyé par Nicolas.

e/ La radio sera prise par BM, appuyé par Oumar.

f/ Le Palais sera attaqué par M. Souleymane, appuyé par M. Jacques.

g/ La Résidence sera attaquée par Inza, appuyé par M. Dany Amer.

h/ Le Camp commando sera attaqué par Ahmed.

i/ La Gendarmerie, la Brigade de recherche et la préfecture de police attaquées par Doumbia.

La nuit d'avant, ils avaient fait la reconnaissance du domicile de Bertin Kadet, Emile Guiriéoulou, Blé Goudé. Le top départ sera donné par le blocage des deux ponts par les chars français.
Nous savions aussi qu'après l'attaque de N'Dotré, ils se sont leurrés, en croyant que Gbagbo passait ses nuits sur la route d'Agboville. Ainsi, un camion « UN 8564 » bourré d'armes avait pris la route d'Agboville. Avec un soldat de la Licorne déguisé en journaliste reporter. Il est bloqué à N'Dotré, où se trouvaient des assaillants mêlés à la foule, ils ont tenté de corrompre le jeune gendarme en faction avec 100.000 F. Tentative vaine, le jeune réclamait une feuille de mission ou un ordre de ses supérieurs. « Même pour 1 million, je ne vous laisserai pas passer ».

Réunion à Bouaké le 28 janvier 2011. De 18 h 25 mn à 23 h 22 mn.

Etaient présents :


Chérif Ousmane, Alassane du Burkina, Koné Zacharia, BM de Guiglo, Ahmed d'Abidjan-Abobo, Kaboré de Korhogo, Dramane de San Pedro, Diakité d'Abobo, Gaoussou (un officier venant du Burkina, arrivé spécialement pour diriger les opérations à Abobo). Capitaine Sékou Konaté, Malien, venu spécialement pour prendre la tête des éléments de Gagnoa, 3 Casques bleus, 5 Licornes.

Au cours de cette énième réunion, Koné Zacharia s'est interrogé sur le projet de prendre Abobo pour en faire une base des rebelles. La réponse de Diakité, responsable d'Abobo a été, on ne peut plus claire, nous attendons la fin du couvre-feu.

Toujours, au cours de cette même réunion, Chérif Ousmane se disait prêt à déclencher les hostilités à Yamoussoukro le mardi 8 février à 4 heures du matin. Quant à Eddy de Danané et Fofana de Man, joints au téléphone, ils se disent prêts pour prendre Bangolo, Duékoué pour progresser à Daloa.

Le 6 février à Korhogo

16 véhicules de l'Onuci sont venus décharger à la gendarmerie de Korhogo des treillis et des munitions. Dans cet arsenal, se trouvaient 30 mitrailleuses. La caserne de gendarmerie sert aussi de parking à 20 cargos de l'Onuci, détachés pour transporter les éléments rebelles dans les villages environnants.

5 hélicoptères ont été chargés de transporter des éléments sur Abidjan. Ils ont été déposés au 43e Bima et par la suite ventilés sur leurs sites d'Abobo, Port-Bouët II, Adjamé, Adjouffou, Dabou, et San Pedro.

A Cocody Danga, les rebelles de Ouattara avaient logé sur place 10 mercenaires commis pour attaquer le domicile du Général Mangou.

25 autres mercenaires qui devaient s'attaquer à la télévision ivoirienne de 20 h à 4 h du matin, s'y trouvent encore avec les 10 premiers.

Au 30 janvier 2011, voici les effectifs des éléments présents à Korhogo:

Venant du Burkina:

48 mercenaires (Cedeao) et 325 recrues.

Venant du Mali:

25 mercenaires (Cedeao) et 340 recrues. Parmi ces éléments 50 mercenaires et 260 recrues ont été déversés à Abobo. Ils ont été logés au Pk 18, derrière rail et Anyama.

Au 30 janvier toujours, les éléments chargés de l'attaque du 8 février à Yamoussoukro, selon Chérif Ousmane, étaient au nombre de 715.

Pour San Pedro, 625, Gagnoa; 440 selon Zacharia Koné.

SORO GUILLAUME REBELLE IVOIRIEN.png

Le 16 janvier s'est tenue une réunion secrète au 43ème Bima de 11h à 13h.

Etaient présents Koné Zacharia, Bm, Ahmed Inza Laciné, 14 Licornes, 7 Casques bleus, un certain Diarrassouba, Chérif Ousmane de Bouaké, commandant Losseni Fofana de Man, Eddy Com-zone de Danané, Koné Issiaka chargé des jeunes parqués au mouroir du Golf Hôtel, Moussa Dosso chargé de la sécurité du président Ouattara, Ibrahim Konaté, Directeur de société. L'objectif principal de la réunion c'était de galvaniser le moral de leurs troupes qui commençaient à s'inquiéter des promesses financières non tenues et aussi des tergiversations de leur président et ses commanditaires.

C'est au cours de cette réunion que pour la première fois, on a parlé de morts et c'est Zacharia Koné qui sans détours, à dit: « Ceux qui sont morts au Golf sont morts, ceux qui sont morts à Abobo sont morts. Prenez courage».

A Bouaké, réunion secrète le 25 janvier de 23 heures à 3 heures du matin.

Etaient présents, un certain Victor (celui qui convoie les armes et les mercenaires venus de l'Amérique du Sud; Tuo Fozié (qui semble avoir repris du service) Chérif Ousmane de Bouaké, Losseni Fofana de Man, Eddy de Danané, Koné Zacharia, Bm. La rencontre avait pour objet, la présentation de matériels de guerre fournis par divers pays, membres du complot.


France:

• 335 mitrailleuses de portée 15,9 mm dotées d'un canon latéral 40 m de missile

  • 325 colis de tente (bivouac)
  • Un lance-flamme de portée 500 m.


Burkina Faso:

• 520 colis de Kalachs plus (+) munitions

  • 250 caisses de mitrailleuses


• 25 cargos militaires de transport de troupes

  • 2 chars de combat.


Mali:

  • 660 Kalachs plus (+) munitions


• 420 cartons de treillis plus (+) chaussures pataugasses

  • 2 chars de combat.


Onuci:

• 81 véhicules, repeints en couleur des Fds

Réunion du 10 février dernier au Golf Hôtel, de 20 h à 2 heures du matin.

Cette réunion avait pris l'allure d'un tournant décisif dans l'organisation du complot. :

Etaient présents, Soro Guillaume, Ahmed Bakayoko, M. Carlos (?) représentant de Sarkozy, Koné Zakaria, Shérif Ousmane, Capitaine Donald représentant le Général Beth, Ambassadeur de France au Burkina Faso, Coordonateur de l'attaque en préparation, capitaine Mohamed représentant le Gal Palenfo, Inza, Bm, Ahmed, les sempiternels exécutants des basses besognes, M. Victor, fameux et mystérieux convoyeur d'armes et de mercenaires sud- américains.

Fofana Losseni de Man, le Cema des rebelles Soumaïla Bakayoko, Souleymane, lui représenterait l'ancien ministre Ouédraogo Emile, chargé du suivi de la rébellion pour le compte de Blaise Compaoré, 2 éléments blancs de l'Onuci (Casque bleu) venant de Sebroko, Eddy de Danané, Konaté Sekou, officier capitaine Malien, le maire d'Abobo, Adama Toungara, le chef des dozo de Duékoué, le vieux Moussa, Kassoum, un autre officier du Burkina Faso, Cheick Chérif, le tuteur des rebelles d'Abobo, Diabaté le mobilisateur d'Abobo, Coulibaly, le chef zone de Dibobli.
La réunion était dirigée par Soro Guillaume. D'entrée de jeu, il remercia les participants pour leur courage et ce qu'ils font pour la Côte d'Ivoire. Après avoir auparavant demandé une minute de silence, on ne sait trop pourquoi? Cependant, il parlera d'un coup qui les affecterait beaucoup, mais néanmoins leur demandera de ne pas baisser les bras, convaincu que le pouvoir sera bientôt à eux. Mais la nouvelle du jour, fut comme une douche froide pour cette assemblée.

C'est Soro qui parle: «Le président Alassane Ouattara est dans un état critique en France. Son docteur vient de m'appeler. Pour le moment, il sera remplacé par le Général Palenfo qui était au Sénégal et est présentement au Burkina, il viendra le dimanche (note de la rédaction: dimanche 13 février...)»

Voici l'essentiel de cette réunion dite secrète, qui n'est rien d'autre qu'un secret de polichinelle.
S'agissant de l'absence remarquée de Wattao et de Morou, Soro déclarera qu'après avoir pris un coup qu'ils seraient dans une clinique à Paris.

Concernant Palenfo, selon des sources burkinabé, le Général serait effectivement arrivé à Ouagadougou mais a finalement renoncé à son voyage de Bouaké. Il serait reparti à Dakar, au Sénégal, où Soro l'a rejoint.

En effet, la situation à Bouaké serait très délétère:

Plusieurs accrochages entre les mercenaires qui ont envahi la ville et les anciens rebelles des Fafn ont eu lieu. Des attaques à l'arme blanche contre les mercenaires étrangers sont devenus monnaie courante dans la ville. Les anciens rebelles dit-on, ne veulent pas des mercenaires venus d'ailleurs pour détruire leur pays et repartir tranquillement chez eux.

Les chefs de fil de ce mouvement seraient Tuo Fozié, Vetcho, Fofié qui seraient totalement opposés à ces étrangers à Bouaké. Ces derniers auraient pour soutien le seul Shérif Ousmane.

Pour revenir à la réunion du Golf, les responsables des rebelles sous la dictée de Soro auraient créé 3 grands groupes.

Le premier groupe serait basé à Abobo, à Anyama et à Adjamé. Il sera dirigé par Koné Zackaria.

Le 2ème groupe sera basé à Yamoussoukro et sera dirigé par Shérif Ousmane.

Le 3ème groupe sera basé à San Pedro et sera dirigé par IB.

Le mercenaire Victor, fournisseur d'armes a confirmé sa disponibilité de leur fournir toutes sortes d'armes dont ils auraient besoin. Quant à M. Carlos, représentant de Sarkozy, leur a confirmé une fois de plus tous les encouragements et la disponibilité de Sarkozy et de Chirac pour atteindre leur objectif.

Le dernier intervenant fut le très loubard ministre de l'Intérieur du gouvernement du Golf, Ahmed Bakayoko qui a tenu les propos ci-après :

« Je vous prie de regarder dans Le Quotidien n°065 du mardi 22 novembre 2009. J'étais à un meeting à Korhogo et à l'époque, j'étais le Directeur adjoint national de campagne d'Ado chargé de la jeunesse.

J'avais déclaré haut et fort que rien ne se fera dans ce pays sans nous. Ceux qui ont pris mes propos pour de la plaisanterie ont vu; ceux qui veulent jouer avec ça maintenant verront. Le Rdr a les moyens de faire tomber le ciel sur la tête des Ivoiriens si l'honneur d'Alassane est bafoué.

Nous comptons donc sur vous pour le combat pour notre cher beau pays ». Voici les quelques propos ubuesques d'Ahmed Bakayoko.

ALASSANE OUATTARA 2.jpg

Réunion du 11 février 2011 au 43ème Bima

Cette fois-ci, ce sont les chefs de guerre qui se sont retrouvés. Il y avait Ib, Zackaria Koné, Shérif Ousmane, Eddy de Danané, Inza le tueur à gages, Losseni de Man, Bm de Guiglo, Ahmed et Diakité d'Abobo, Coulilaby de Dibobli, le Lieutenant-colonel à la retraite Fofana de Bingerville.

La réunion a été dirigée par Ib qui a exprimé d'entrée de jeu son scepticisme à propos de l'attaque d'Abidjan en posant deux problèmes.

Le 1er problème, sur l'effectif réel des assaillants présents à Abidjan.

Le 2ème problème, sur le nombre de maisons disponibles pour rétablir une base réelle à Abobo.

Le représentant d'Abobo, Diakité aurait affirmé que le maire aurait mis à la disposition de la rébellion trois de ses maisons: deux à Abobo et une à Anyama.

Quant à Zackaria, il aurait affirmé que les dates des attaques seraient communiquées ultérieurement à une réunion à Bouaké.

Eddy de Danané déclara qu'il a des armes, des éléments et pas de munitions.

Réunion du 13 février 2011 à Yamoussoukro

Toujours présents: Inza, Cheick, Shérif, Bm, un certain Mouminy, capitaine Sékou Diabaté de Gagnoa, Doumbia le représentant de Shérif Ousmane. C'est Doumbia qui a dirigé la réunion. Il a dit être venu à Yamoussoukro pour introduire les chefs rebelles de Bouaké à Yamoussoukro. Le chef s'appellerait Kalifa et les éléments seraient au nombre de 415. Ceci pour préparer l'attaque de Yamoussoukro du 16 au 18 février à 4 h du matin. Cette attaque sera dirigée par Shérif Ousmane lui-même.

Le même jour, le capitaine Sékou Diabaté attaquera Gagnoa à la même heure.

Une autre attaque serait dirigée entre le 18 et le 21 février, à Abobo par Ib.

Dans cette même période entre vendredi et samedi, il y aura une attaque du corps de génie récemment installé à Adjamé et à la Caserne des Sapeurs-pompiers. Dans cette caserne, selon leur source infiltrée, sont planquées 400 kalaches que les rebelles veulent prendre.

Enfin, selon des sources patriotiques bien informées, le camp commando d'Abobo serait dans leur collimateur avec la complicité d'un gradé de ce camp. Comme on le voit, les assaillants n'ont pas baissé les bras. Ouattara continue de narguer la République en stockant des armes. Et en planifiant des attaques imminentes.

Quelques exemples d'arsenal disséminés à travers le pays:

A Sassandra ville, ils ont stocké :

394 kalachs

18 mitrailleuses

3 A52

600 treillis militaires

325 chaussures lèkè

Carrefour 26 :

201 kalachs

7 mitrailleuses

230 chaussures lèkè

60 treillis militaires

Moribadougou

197 kalachs

14 mitrailleuses

12 lance-roquettes

2 A52

70 treillis

60 chaussures lèkè

Cette liste n'est pas exhaustive. Nous vous fournirons d'autres détails sur cet arsenal de la mort que Ouattara et ses hommes ont ventilé à travers le pays.

Bouaké particulièrement est devenu un gigantesque dépôt d'armes, mis à la disposition de renégats prêts à mettre le pays à feu et à sang comme le disait Ahmed Bakayoko.




Ange-Marie Ibo Djêgba


Source: Quotidien LE TEMPS du 18 février 2011

mardi, 22 février 2011

DEUX SOUTIENS DE TAILLE POUR LAURENT GBAGBO: L'AVOCAT CONGOLAIS Me TCHICAYA ET L'EX EURO-DEPUTE BELGE MME LIZIN

 

LAURENT ET SIMONE GBAGBO.jpg

Le couple présidentiel ivoirien

 

Il n'entend pas capituler et tente, tant bien que mal, de desserrer l'étau. Au plan financier comme au plan diplomatique, Laurent Gbagbo, président investi par le « Conseil constitutionnel », mais contesté par une grande partie de la « communauté internationale », essaie d'avoir le bras long pour plaider sa cause auprès des instances internationales de décisions.

 

Face à l'asphyxie économique qui menace de plus en plus son régime, Laurent Gbagbo ne reste pas les bras croisés. Pour l'« Union européenne (Ue) », l'une des structures très actives dans les sanctions contre son régime, Gbagbo aurait son défenseur. Il se serait en effet attaché les services de l'avocat congolais, Jean-Charles Tchicaya, spécialiste des sanctions européennes, pour défaire son camp des diverses restrictions économiques auxquelles il fait face.

Selon La « Lettre du Continent », l'avocat congolais travaillerait actuellement à l'annulation des sanctions imposées par l'« Ue » contre les personnalités proches de Gbagbo, au nombre de 90, ainsi que les structures qui soutiennent son régime. Cela devrait permettre au président proclamé par le « Conseil constitutionnel » d'avoir beaucoup plus de souffle pour contrer les assauts de son rival Alassane Ouattara. Le candidat déclaré élu par la « Cei », bénéficie d'un soutien fort de la communauté internationale, dont il déroule la machine contre le régime Gbagbo. Le choix de l'avocat Tchicaya dans ce combat n'est pas un fait du hasard. Il est l'ami de Me Jacques Vergès, un autre avocat de renommée internationale, qui défend les positions de Laurent Gbagbo dans la crise postélectorale.

Me Tchicaya, selon la « LC », est un spécialiste qui a déjà remporté des victoires face aux sanctions de l'« Union européenne ». En fin 2010, il a obtenu la levée des interdictions de l'« Ue » à l'encontre de plusieurs personnalités guinéennes liées à l'ancien chef de l'Etat, le capitaine Moussa Dadis Camara. L'avocat congolais devrait réussir le même pari avec les pro-Gbagbo qui ont été frappés par l'organisation européenne.

Au plan diplomatique et politique, révèle toujours la « LC », une autre personnalité étrangère serait à l'œuvre pour le compte du locataire du palais d'Abidjan. Il s'agit de Anne-Marie Lizin, ex-présidente du Sénat belge et ex-eurodéputé du parti socialiste belge. Cette dernière ne manque pas d'occasion pour défendre l'idée d'un recomptage des voix émise par Laurent Gbagbo comme solution à la crise postélectorale. Le 26 janvier 2011 à Paris, participant à une conférence de l'« Institut de stratégie européenne » sur le thème « la Côte d'Ivoire : quelles solutions ? », Anne-Marie Lizin a encore porté la voix de Laurent Gbagbo. Sur cette lancée, elle aurait sévèrement critiqué le rapport final de la mission d'observation de l'« Union européenne » conduite par Christian Preda, en Côte d'Ivoire pendant le second tour de l'élection présidentielle.

Elle reproche à cette mission d'avoir observé un nombre insuffisant de bureaux de vote, et donc d'avoir produit un rapport erroné. L'avocat Tchicaya et le député Lizin parviendront-ils à freiner les ardeurs européennes contre le régime Gbagbo, non reconnu par une grande partie de la communauté internationale ? Ils sembleraient qu'ils sont encore à l'œuvre. Mais en attendant, le constat c'est que l'« Union européenne » corse davantage ses mesures contre Laurent Gbagbo et ses partisans.

Le monde bancaire commence à ressentir les effets des sanctions européennes. Des banques, notamment la « Bicici », « Citibank », la « Standard Chartered Bank » ont fermé face aux pressions économiques (non, par rétorsion à Laurent Gbagbo, ndlr). Dans le domaine de la filière café cacao, les producteurs grognent face à l'interdiction des exportations et accusent l'« Union européenne » d'agir en « bourreau des paysans ».


 

Source : NERRATI.NET

YVES ROCHELEAU: « LE COMPLOT OCCIDENTAL EN COTE D'IVOIRE EST UNE EVIDENCE »

LES COUPLES OBAMA ET SARKOZY.jpg

Le président américain Barack Obama et le président français Nicolas Sarkozy:  Le complot occidental contre la Côte d'Ivoire est une évidence !


En 2001, j'étais membre d'une délégation internationale supervisée par l'« ONU » et composée de cinq parlementaires provenant d'autant de pays, mise sur pied aux lendemains de l'arrivée au pouvoir de M. Laurent Gbagbo en octobre 2000.


La délégation avait pour mission de faire le point sur la situation en rencontrant divers intervenants du monde politique, syndical, diplomatique, religieux, groupes de pression et autres, jusqu'au  Président Gbagbo lui-même.

Sans doute à cause du traitement médiatique local et international, c'est avec un préjugé défavorable au Président Gbagbo que j'arrivai en Côte d'Ivoire.

La rencontre avec le Président Gbagbo fut pour moi déterminante. Lui, que tous identifiaient comme étant le responsable de tous les problèmes de son pays, m'est apparu comme un homme bon, qui répond honnêtement aux questions, même aux plus insidieuses, un humaniste, qui veut le bien de son peuple - et celui de toute l'Afrique- et qui désire avant tout ramener la paix et la Réconciliation nationale.

Mais c'est lors d'une rencontre de la délégation avec une vingtaine d'ambassadeurs que l'hypothèse d'un complot m'est apparue... En effet, j'ai vu et entendu les membres de cet aréopage dénigrer, voire diaboliser le Président de la République, élu démocratiquement, en le traitant comme un indésirable, un trouble-fête, dont il faut se débarrasser parce qu'il refuse de s'incliner...et de se comporter, comme le disent les Africains, en « chef d'État-paillasson ».

Aussi, cet officier de l'ambassade des Pays-Bas qui me glissa à l'oreille : « Sachez Monsieur le député que dans un an d'ici Gbagbo ne sera plus là ! ». Nous sommes alors en 2001 et aucune élection présidentielle n'est prévue avant 2005 ! Environ 18 mois plus tard, le 19 septembre 2002, survenait un coup d'État militaire.... ! Rapidement chassés d'Abidjan, les rebelles se replient en force dans le nord du pays dont ils prendront le contrôle...Ce sera la partition !

Mais pourquoi toute cette hargne envers Gbagbo ? Parce que les Occidentaux n'en ont que pour un autre candidat  à la présidence, fidèle serviteur des intérêts occidentaux, tant à titre d'ex - Premier Ministre de la Côte d'Ivoire, imposé par Paris, qu'à celui d'ancien haut dirigeant du « FMI ».

Cet homme, c'est Alassane Ouattara. Jouissant d'une fortune personnelle importante, il est connu des milieux financiers, politiques et médiatiques d'Europe et d'Amérique.

Proche, et semble-t-il parrain, des rebelles, Ouattara peut compter depuis 2002 sur l'appui des Présidents Chirac et Sarkozy, lui qui parle même de son « ami Ouattara », qui feront tout pour amener l'« ONU » à légaliser la présence des rebelles hors-la-loi, allant même jusqu'à les ennoblir en 2004 du titre de « Forces nouvelles (FN) ».

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Jamais, malgré plusieurs engagements en ce sens, les rebelles n'ont accepté de rendre les armes et jamais ils n'y ont été contraints, ni par la France, ni par l'« ONU ».

Malgré ce contexte,  Gbagbo est forcé, en 2010, de déclencher des élections présidentielles marquées, dans le Nord, par de nombreuses malversations et violences, d'ailleurs reconnues par le représentant de l'« ONU » en Côte d'Ivoire,  sans que jamais la « communauté internationale » ne soit tentée de faire la lumière et de connaître la vérité.

Petit exemple : dans le Nord, dans environ 2200 bureaux de scrutin, le nombre de votants dépasse le nombre d'électeurs inscrits...et  dans plusieurs cas aucun vote en faveur de Gbagbo n'est enregistré, même pas ceux de ses deux représentants... !

Les tensions résultant de ce contexte postélectoral, où deux candidats se disent présidents, risquent de dégénérer en un terrible bain de sang. Pour tenter de remédier à cette situation, l'« Union africaine (UA) » a récemment décidé de mettre sur pied un « panel » regroupant les chefs d'État de cinq pays africains.

Espérons que cette nouvelle mission parviendra à faire connaître la Vérité sur les évènements qui se sont déroulés avant, pendant et après ces élections présidentielles.


Yves Rocheleau

Député de Trois-Rivières (1993-2004)
Chambre des Communes du Canada (Ottawa)
12 février 2011


Source: NERRATI.NET

RAPPORT DE M. KOKOU KOFFIGOH, CHEF DE LA MISSION DES OBSERVATEURS DE L'UNION AFRICAINE A L'ELECTION PRESIDENTIELLE IVOIRIENNE DU 28 NOVEMBRE 2010




JOSEPH KOKOU KOFFIGOH.jpg

L'ex-premier ministre togolais pendant la transition du 27 août 1991 au 27 avril 1994, M. Joseph Kokou Koffigho était le chef des observateurs de l'« Union Africaine » à l'élection présientielle de Côte d'ivoire du 28 novembre 2010.

 

Voici le rapport de l'ex-premier ministre (de transition) du Togo, Mr Kokou Koffigoh, Chef de la « Mission des Observateurs de l'Union Africaine » en Cote d'Ivoire, qui fait des révélations extrêmement graves, sur la « conduite du scrutin », les « assassinats », les « arrestations », « emprisonnements », « vols », « pillages », « fraudes massives » dans la région du nord du pays.


Monsieur Koffigoh parle, dans ce rapport qui fait froid au dos, de femmes dénudées par les rebelles et les partisans de Monsieur Ouattara le jour des élections, de superviseurs chassés des bureaux de vote, et des blocages pour empêcher les scrutateurs de Gbagbo d'accéder aux régions du nord. Monsieur Koffigoh affirme que deux de ses propres observateurs ont été arrêtés et retenus, et que c'est grâce à l'intervention de l'« ONUCI » qu'ils ont pu avoir la vie sauve. Son rapport est soutenu par des « constats d'huissier », des « vidéos », des « photos des victimes » etc...

QUESTION : Pourquoi l'« Union Africaine », sachant bien que ses Observateurs étaient sur le terrain, n'a t-elle pas attendu le rapport de son chef de mission, avant d'appeler au départ de l'un des candidats ? Sur quelle base donc, si ce n'est sur le rapport de ses propres observateurs, l'« UA » s'est elle basée pour proclamer la victoire de l'un sur l'autre, et s'apprête maintenant à déclencher la guerre ?


Télécharger le rapport [PDF] en anglais des observateurs de l'« Union Africaine » en cliquant ci-dessous :

 

RAPPORT DE L'EX-PREMIER MINISTRE DU TOGO, M. JOSEPH KOKOU KOFFIGOH

NOTE :

Nous pensons que si nous pouvons espérer être toujours aujourd'hui dans un monde de justice, d'équité, de respect des règles, des institutions et des procédures démocratiques, les chefs d'État constituant le panel de négociation et de médiation de l'« Union Africaine » devait se fonder d'abord sur ce rapport des observateurs de l'« Union Africaine » comme première matière pouvant conduire à la découverte de la vérité sur le scrutin.


 

Source : NERRATI.NET

dimanche, 20 février 2011

COTE D'IVOIRE: L'AFRIQUE DU SUD SE DEMARQUE OFFICIELLEMENT DE LA POSITION DE L'UA


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« L'Afrique du Sud remet officiellement en cause la reconnaissance d'ADO. Ce qui veut dire que le panel ne va pas conforter la République du Golf. Soro le savait, d'où le changement de stratégie et une forme d'empressement » (Théo).


La position sud-africaine a officiellement changé et se démarque maintenant de la position initiale de l'UA qui reconnaissait Ouattara comme le vainqueur des élections.

Le président Zuma se rend dimanche en Mauritanie, puis lundi à Abidjan avec les autres membres du panel envoyé par l'UA. La ministre des affaires étrangères d'Afrique du sud dit avoir maintenant une position "neutre" concernant la crise postélectorale ivoirienne (par opposition aux positions de l'ONU et de la Cedeao).

"Nkoane-Mashabane [la ministre] a dit que l'information initiale reçue par l'Union Africaine lui a fait endosser la victoire de Ouattara, mais l'institution panafricaine a la "prérogative" de revoir ses décisions à une date ultérieure." Elle qualifie l'élection de "non-concluante", "imparfaite".


 

Source : RESISTANCES AKWEDO

CRISE POSTELECTORALE ET DIALOGUE INTERNE: LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT HENRI KONAN BEDIE

 

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Dr Pierre Franklin Tavares revient à la charge après « La guerre d'Abidjan n'aura pas lieu - Considérations radicales », avec cette fois-ci, une lettre ouverte au Président Henri Konan Bédié, l'invitant à être le médiateur d'un dialogue interne ivoirien entre le Président Laurent Gbagbo et le Premier Ministre Alassane Dramane Ouattara, pour la paix sur les bords de la Lagune Ebrié. La Côte d'Ivoire est malade et chacun rue à son chevet pour lui proposer son « élixir » en vue de la guérir, tant le mal est profond. C'est de bonne guerre et même louable, fraternel. Mais, pour notre part, sans préjuger de l'action de cet autre remède, nous nous interrogeons : Henri Konan Bédié qui est une partie du problème ivoirien et qui voue une rancune tenace au Président Gbagbo (il ne l'a jamais appelé « Président » et il n'a jamais assisté à une Fête de l'indépendance (Fête nationale) à ses côtés ; c'est tout dire), peut-il se sublimer pour se prêter à cette mission que lui « assigne » Pierre Franklin Tavares ? L'histoire nous le dira. Attendons donc de voir. Pour l'heure, bonne lecture !


À Son Excellence M. Henry Konan Bédié-Hôtel du Golf-Bvd de France - Riviera-Abidjan-République de Côte d'Ivoire-Paris, le 13 février 2011.


Objet : Dialogue interne.

 

Monsieur le Président, mes premiers mots seront des paroles de respect et de salutations cordiales. Et, pour être d'emblée dans la sphère qui sied à l'esprit de cette lettre, je les fais immédiatement suivre par une pensée : « aucune vérité ne vaut qu'on lui sacrifie une nation ». Moins bien encore, des résultats électoraux.

Ce courrier, le quatrième que je vous adresse depuis 1997, prend pour cadre et motif « la crise postélectorale » que traverse la Côte d'Ivoire et ne vise qu'à un but : « le dialogue interne » comme outil de paix sociale, de cohésion nationale et facteur de développement.

Je sais bien que, pour lors, nombre de personnalités et de militants des deux camps, RHDP et LMP, sont opposés à l'idée voire à toute initiative de dialogue. Mais, je n'en ai pas inventé les vertus. Socrate, par exemple, en matière de pédagogie, en a fait sa méthode. Et depuis la philosophie qui a accepté ce sol et ce socle a considérablement fructifié. Cabral Amilcar, inlassable ingénieur de la connaissance, fit de la causerie l'instrument aratoire qui permet de mettre au jour les causes ultimes. Félix Houphouët-Boigny, dans le domaine politique, l'a présenté comme « l'arme des forts ». Et en l'abandonnant, les Ivoiriens ne se sont pas seulement désarmés et affaiblis, mais historiquement fourvoyés ; et - si rien n'est entrepris - ils goûteront à l'amertume des « coups de la guerre funeste ». Épargnez-leur ce drame ! C'est, au reste, pour cela que je m'adresse à vous. Combien est-il rassurant de savoir que les belliqueux sont minoritaires, quoique très actifs et placés au-devant de la scène médiatique. Ma pétition est donc toute simple : devenez ou soyez l'infatigable artisan de la paix, dans la filiation de celui qui vous désigna comme son dauphin.

Les temps anciens offrent des leçons. Adraste, qui engagea une guerre et subit un terrible revers, regretta les influences qui l'y avaient conduit : « Les jeunes gens et leur clameur, dira-t-il, m'ont étourdi ». La réponse de Thésée, auprès duquel il vint réclamer de l'aide, fut claire : « Tu as écouté le sang chaud, et non les têtes sages » (Euripide, Les Suppliantes, 1962). En effet, Monsieur le président, s'il est des guerres justes, il en est d'injustes. Celle qui concerne la Côte d'Ivoire n'est pas bonne ni même utile. Les Africains savent que l'on peut vaincre sans avoir raison. Soyez la « tête sage ». D'autant que, dans le « dialogue interne » qui ne fait aucune place à la « folle jactance », celui qui convainc ne peut le faire que s'il est du côté de la raison. Car, tout y est clair, méthodique, la vérité y trouve sa vraie place. Les « palabres », elles, laissent échapper les causes.

J'ai la faiblesse de croire que la nature et l'orientation des événements nationaux vous obligent à reporter sine die votre retrait annoncé de la vie publique ivoirienne et internationale. Car, votre implication, bien plus que votre liberté, est une nécessité historique. Comment quitteriez-vous la vie publique, au moment même où le pays, l'État et la nation (en construction) menacent d'être emportés ? C'est que, à l'analyse, après tous les sommets, concertations et accords, seul un dialogue de type interne ou une causerie tripartite peut épargner à la Côte d'Ivoire une descente aux enfers. Or, vous semblez être la personne la plus qualifiée pour conduire ce processus, comme j'ai essayé de l'étayer récemment dans l'article La guerre d'Abidjan n'aura pas lieu. Certes, plus d'un vous croient usé. Ils se trompent. Seules les oreilles de notre silence sauront entendre les frappes de vos paroles à venir.

Il y a quatre possibilités : l'asphyxie financière de l'État ivoirien, la guerre directe (Ecomog, etc.) contre le régime en place, la résistance des patriotes et le dialogue interne des trois leaders. Je note que les trois premières éventualités, par des chemins différents, aboutissent au même résultat, et donc ne divergent pas fondamentalement. Dans la première, par étouffement, le peuple « paie » pour ce dont il n'est pas responsable. Comme au Zimbabwe, le Simbacayo, si beau qu'on le disait construit par le diable (Carl Ritter, L'Afrique, 1825). Dans la deuxième, « fatigué », le peuple est exposé aux affres de la mort, alors qu'il ne plaide qu'à vivre libre. Tel fut le cas du Libéria, terre de liberté. Dans la troisième éventualité, le peuple est au devant de la scène et acteur, mais à quel prix participe-t-il à son propre désastre ? Ce fut le cas d'Haïti, naguère perle des Antilles. En tous les cas, à bien y regarder, la Côte d'Ivoire est comme la synthèse ouest-africaine du Zimbabwe (construction : édifices), du Libéria (liberté : abolition du travail forcé) et d'Haïti (richesse sucrière : cacao). En vérité, il n'y a qu'une alternative : la guerre ou la paix. La guerre pourrait certes désigner un vainqueur, mais dans quelles conditions de destruction gouvernera-t-il la Côte d'Ivoire ? La paix, moins couteuse et préventive, est un « dialogue interne » à trois : MM. Laurent Gbagbo, Alassane Dramane Ouattara et vous-même. Qu'est-ce qui l'empêche, sinon l'orgueil des hommes, vanité des vanités ? Dans cette crise, les intérêts matériels sont devenus secondaires.

Surmontons l'orgueil. Laissons la vanité à sa propre vanité. Dès lors, comment envisager le « dialogue interne » qui, tendant au consensus national, au compromis historique, et peut-être même à un « programme commun et provisoire de gouvernement » entre les parties en conflit, tire sa nécessité première du péril qui menace d'emporter ce qui reste de la Côte d'Ivoire ? Cela aucun ne peut-il l'entendre, le comprendre ?

Je reste convaincu que, sous votre égide, et avec le double accord de MM. Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, il sera possible de surmonter cette crise qui, depuis vingt ans maintenant, ravage et dévaste la Côte d'Ivoire. Sans doute d'autres personnalités pourraient-elles vous aider à accomplir cette démarche. Ce cadre nouveau de concertation, qui s'appuiera uniquement sur des Ivoiriens, sans refuser le concours des amis, pourrait être le laboratoire tant attendu pour la recherche de solutions idoines. Le « dialogue interne » est aux antipodes des démarches antérieures.

Une poignée d'hommes de foi bonne peut déplacer les montagnes ! Puisse le Ciel vous aider à accepter ce qui est ici proposé.

Restant à votre disposition,


Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l'expression de ma très haute considération.


Dr Pierre Franklin Tavares

Mobile : +336-87-34-21-22

Courriel : tavarespf@hotmail.com

LA DEMOCRATIE PRISE EN OTAGE: COMMENT GEORGES SOROS FINANCERAIT LA DESTABILISATION DE LA COTE D'IVOIRE



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Georges Soros, juif américain d'origine hongroise, misothrope et chantre de la globalisation comme de la mondialisation.

 

Le conflit post-électoral de Côte d'Ivoire dépasse largement le microcosme politique ivoirien. On connaît les amitiés internationales d'Alassane Dramane Ouattara (ADO) dont Dominique Strauss Khan (DSK), Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa et tout le gratin politique français. Il ne faudrait cependant pas oublier un nom très peu évoqué dans le dossier ivoirien : Le juif américain George Soros [*].


Selon « La Lettre du Continent » du 25 novembre 2010 relatif au financement de la campagne d'ado , ADO, qui se prépare à cette échéance depuis quinze ans, a pu compter sur sa fortune personnelle accumulée depuis plus de deux décennies. En outre, le milliardaire américain George Soros aurait mis à sa disposition un « Grumman 4 », rebaptisé « RHDP Solutions ».

Mais George Soros a donné bien plus qu'un jet privé à Ouattara. Pour savoir quels sont les objectifs de George Soros - multimilliardaire né en Hongrie en 1930, chantre de la « globalisation », de la « mondialisation » dont la fortune est issue de manœuvres spéculatives - Pour en savoir, il faut lire cet excellent article de Léandra Bernstein (cliquer sur)  « LA GUERRE SECRÈTE DU MISANTHROPE GEORGE SOROS À TRAVERS LE MONDE. » dont les premiers paragraphes sont édifiants :

Pour George Soros dans « The Deficiencies of Global Capitalism, in On Globalization, 2002 » : « La démocratie et la société ouverte ne peuvent être imposées que de l'extérieur, parce que le principe de souveraineté fait obstacle à l'ingérence extérieure. (...) Certes, il est difficile de s'ingérer dans les affaires intérieures de pays souverains, mais il est important de reconnaître le problème ».

Depuis fort longtemps, l'action et l'argent de George Soros sont devenus des instruments pour démanteler la souveraineté nationale des Etats, en remplissant les caisses d'organisations « philanthropiques » ou « droitdelhommistes ». Nous examinons brièvement ici un des aspects de cette opération.

Au moment de la première enquête au pénal intentée contre lui pour manipulation des cours boursiers en 1979, George Soros lança le « Open Society Fund », destiné à « ouvrir des sociétés fermées ». Aujourd'hui, il est actif dans 29 pays. Affirmant que « les Etats ont des intérêts, mais pas de principes », Soros explique qu'« une société ouverte idéale supprimerait les intérêts nationaux spécifiques, tandis qu'une structure politique et financière internationale prendrait la responsabilité de la défense du bien des gens ». Ceci explique son admiration sans limites pour les « Nations Unies (surtout le Conseil de sécurité) », l'« OMC » et la « Banque mondiale », et sa collaboration avec eux.

Dans ce but, Soros dote ses organisations philanthropiques de liquidités financières, qui « achètent » ensuite d'importants secteurs de la population, qui se déchaîne à son tour pour faire tomber tout gouvernement qui essaie de maintenir une « société fermée ». « Si une nation souhaite contrôler ses propres ressources naturelles, c'est une société fermée. Si une nation souhaite développer son économie et sa force de travail à l'aide de tarifs douaniers et de régulations, c'est une société fermée. Toute nation qui rejette la mondialisation (c'est-à-dire l'impérialisme du libre-échange) est condamnée au même titre » et fera l'objet d'attaques de la part des organisations de Soros et de son organisation secrète.

Parmi les organisations de renseignement de style britannique sous la supervision de Soros, on trouve l'« Open Society Institute (OSI) », « Human Rights Watch », la « Fondation Soros », et l'« Initiative relative à la transparence des industries extractives ».

En 2002, Soros reconnut avoir déboursé plus de 2,1 milliards de dollars en cinq ans dans ces entreprises philanthropiques. Il écrit à leur propos : « Elles travaillent avec le gouvernement lorsqu'elles le peuvent et indépendamment du gouvernement lorsqu'elles ne le peuvent pas ; parfois elles sont carrément dans l'opposition. Lorsque les fondations peuvent coopérer avec le gouvernement, elles peuvent être plus efficaces ; lorsqu'elles ne le peuvent pas, leur travail est d'autant plus nécessaire et apprécié, car elles offrent une source de financement alternative pour la société civile. En règle générale, pire est le gouvernement, mieux est la fondation car elle jouit de l'engagement et du soutien de la société civile ».

George Soros a versé 100 millions de dollar à « Human Rights Watch » depuis 10 ans pour s'attacher les services de cette « ONG », dont les enquêtes  sur la Côte d'Ivoire ont un eu un impact médiatique crucial dans l'œuvre de diabolisation du président Gbagbo, permettant à Ouattara de recruter ses « rebelles » grâce à la propagande des charniers de « Human Rights Watch ».

La dernière manœuvre de George Soros est la sordide attaque contre les producteurs de cacao ivoiriens par le groupe de « lobbying Avaaz », intimement lié à George Soros selon le ministre canadien John Baird. George Soros n'a pas jeté son dévolu que sur la Côte d'Ivoire, mais sur de nombreux autres pays africains qu'il déstabilise afin de les laisser aux griffes des spéculateurs anglo-saxons.

ADO n'est pas le seul homme politique redevable à George Soros, qui a aussi financé la campagne de Barack Obama !


NOTE :

[*]  Soros, né György Schwartz, est le fils de l'écrivain espérantiste Tivadar Soros (alias Teodoro Ŝvarc) dont l'œuvre Maskerado ĉirkaŭ la morto écrite originalement en espéranto et qui relate ses expériences pendant l'occupation nazie à Budapest a été traduite dans plusieurs langues (anglais, russe, allemand, hongrois et turc). Cependant George et son frère Paul ne semblent pas être des « Locuteurs natifs de l'espéranto », leur activité dans le domaine est en tous cas inexistante.

George Soros est un financier milliardaire américain, né le 12 août 1930 à Budapest (Hongrie), où il vécut jusqu'en 1946, date à laquelle il fuit l'occupation soviétique en se rendant à un congrès d'espéranto. Il est devenu célèbre pour ses activités de spéculation sur les devises et ses activités de philanthropie et il est à l'origine des hedge funds apparus dans les années 1970. Il est actuellement président de « Soros Fund Management » et de l'« Open Society Institute ».

Soros émigra au Royaume-Uni en 1947 où il entreprit des études d'économie à la « London School of Economics ». Il se rendit ensuite aux États-Unis en 1956 pour, selon ses dires, gagner assez d'argent à « Wall Street » pour devenir écrivain et philosophe. Il travailla à la Bourse de New York en tant que trader et créa son propre fonds d'investissement : le « Soros Fund Management ».



Source : NERRATI.NET

samedi, 19 février 2011

VIDEO INEDITE: LA VERITE SUR LA FERMETURE DES BANQUES EN COTE D'IVOIRE

Vidéo inédite:


La vérité sur la fermeture des banques en Côte d'Ivoire


Le Ministre ivoirien délégué au Budget, Justin Koné Katinan

dans cette vidéo éclaire la communauté nationale et internationale

sur la fermeture de certaines banques en C.I.


Pourquoi l'Etat a t-il nationalisé la SGBCI et la BICICI?
La CI sort elle de l'UEMOA?
Le salaire des fonctionnaires?
Vers la création d'une monnaie ivoirienne?

Visualiser le débat

cmrci

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Copyright © Fév. 2011

NATIONALISATION DE LA SGBCI ET LA BICICI : LA FRANCE ET LES ETATS-UNIS CONTRARIES


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In Le Nouveau Courrier N°208 du 19 Février 2011 par Emmanuel Akani


La mesure de nationalisation de la Bicici et la Sgbci, filiales des banques françaises BNP Paribas et Société Générale, contrarient énormément les plans des puissances occidentales qui soutiennent Alassane Ouattara dans sa tentative de coup d'État en Côte d'Ivoire. A l'analyse, les soutiens extérieurs de Ouattara conduits par Barack Obama et Nicolas Sarkozy cachent très mal leur exaspération face à l'évolution de la crise postélectorale dans laquelle ils ont un parti pris flagrant. Alors qu'ils étaient convaincus que la fermeture des banques françaises en Côte d'Ivoire déstructurerait définitivement le système bancaire national, la décision prise par le chef de l'État a ruiné leurs espoirs. Le naufrage a été évité et l'élu du peuple ivoirien reste à son poste.

Cette sortie traduit l'impatience des puissances étrangères qui ont peur que la vérité éclate au grand jour au sujet des résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 à l'origine de la crise postélectorale. Ces pays qui couvent les va-t-en guerre de la Cedeao, qui prône l'option militaire contre le président Laurent Gbagbo, ont déroulé le rouleau compresseur ces derniers temps. Dans l'intention de réussir leur coup avant l'arrivée du panel des cinq chefs d'État de l'Union africaine à Abidjan. Ainsi, tel un orchestre, la France, les États unis, l'Union européenne, le Sénégal, le Burkina, etc. joue chacun sa partition. Avec la nationalisation des banques françaises, il constate donc amèrement que c'est un pan entier du plan qui vise à soulever les populations contre Laurent Gbagbo tombe à l'eau. Une déconvenue difficilement acceptable et qui justifie leur courroux.

La France et les États Unis ont élevé la voix pour condamner la décision du président Laurent Gbagbo, déçus certainement de ne pouvoir aller jusqu'au bout de leur action subversive. Par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, la France de Nicolas Sarkozy a adressé hier des menaces à peine voilées au président Gbagbo, invoquant des «violences et menaces exercées contre les institutions financières, les opérateurs économiques et les civils». Pour Barack Obama, l'allié de Nicolas Sarkozy qui s'est prononcé par le biais du porte-parole du département d'Etat Philip Crowley, il s'agit d'actes «graves conséquences sur la stabilité monétaire et la confiance des investisseurs en Côte d'Ivoire»


Source: LE NOUVEAU COURRIER

MAHALIA NTEBY: « LES BANQUES QUI ONT FERME DOIVENT ETRE A JAMAIS INTERDITES D'EXERCER EN COTE D'IVOIRE »



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La fermeture de la BICICI et de Citigroup va-t-elle être suivie de celle d'autres banques et cela va-t-il porter le coup fatal à Gbagbo?


La stratégie de l'asphyxie financière du régime Gbagbo était annoncée depuis belle lurette. Cela aurait pu être étouffé dans l'œuf si les conséquences qui s'imposaient avaient été tirées de la guerre des 6 jours de la France contre la Côte d'Ivoire en Novembre 2004. Malheureusement, la solution de facilité a été privilégiée et le pays est resté accroché au franc CFA, comme si tout avenir en dehors de cette monnaie esclavagiste était impensable.  Ceci est assez incompréhensible quand on sait que la voix la plus autorisée en la matière, celle du Professeur Mamadou Koulibaly, économiste le plus brillant de Côte d'Ivoire et actuel président de l'Assemblée  Nationale, s'est toujours élevée pour combattre le franc CFA. Il faut croire qu'il n'a pas été assez écouté dans son propre camp et que certains doivent aujourd'hui s'en mordre les doigts. Enfin, mieux vaut tard que jamais ! Même s'il eut été souhaitable que la sortie de la zone franc se fit selon un calendrier défini par les autorités ivoiriennes, qui aurait permis d'éviter ou de mieux gérer certains des violents soubresauts traversés ces jours-ci, elle est aujourd'hui inéluctable. Le bras de fer dans lequel la France s'est engagée aura au moins servi à cela : pousser Laurent Gbagbo à tourner le dos au franc CFA auquel il était jusqu'alors très attaché. De cela, les Ivoiriens peuvent se réjouir.

Maintenant, il est évident que les décisions de fermeture de la BICICI et de Citigroup affectent le fonctionnement économique du pays. Tous les individus et sociétés qui y ont des comptes sont de facto pris en otage par ces banques, qui bloquent de façon tout à fait illégale leurs avoirs. Ceci est le résultat de l'immixtion de la politique dans le monde des affaires. Tous ceux qui doutaient du rôle d'agents de la politique française joué par les entreprises hexagonales ne peuvent plus nier l'évidence. Il semble certain que le gouvernement ne peut se contenter de « poursuivre en justice» ces banques, comme cela a été annoncé. Elles doivent aussi être purement et simplement fermées et à jamais interdites d'exercer sur le territoire ivoirien. D'autre part, il est temps que les Ivoiriens agissent de façon cohérente face à la situation à laquelle ils sont confrontés depuis une dizaine d'années. Au niveau de l'Etat, il est accablant de constater qu'aucun agrément bancaire n'a été accordé aux banques chinoises, indiennes, sud-africaines ou brésiliennes qui souhaitent pourtant s'implanter en Afrique subsaharienne, sous le prétexte jamais avoué de protéger les intérêts des banques françaises et donc de la Françafrique. Cela doit et va changer, car il est évident que l'Etat ivoirien  et les autres gouvernements africains ont compris, à l'aune de la crise traversée par la Côte d'Ivoire, qu'ils doivent privilégier les relations commerciales avec des Etats qui prônent et appliquent la non-ingérence dans les affaires intérieures de leurs partenaires.

J'ai aussi beaucoup de mal à comprendre qu'il y ait encore des Ivoiriens qui ont des comptes dans les banques occidentales. Au plus tard après l'alerte de décembre 2010, quand la SGBCI et la BICICI avaient déjà fermé leurs portes pendant une matinée pour empêcher les fonctionnaires de toucher leurs salaires, il y aurait du avoir un mouvement de foule pour procéder à la fermeture des comptes dans lesdites banques et la réouverture de ces derniers dans des établissements comme la SIB, Bridge Bank, la BNI... Dans le même ordre d'idées, Orange en Afrique n'hésite pas à écouter systématiquement les conversations téléphoniques de ses clients afin d'en faire profiter l'ambassade de France ainsi que les services de renseignement français et les collabos locaux à leur solde. En Côte d'Ivoire par exemple, le rebelle Hamed Bakayoko, lorsqu'il était ministre des NTIC dans le cauchemardesque gouvernement wouya wouya (de pacotille, ndlr) issu de l'accord politique de Ouagadougou, recevait fidèlement les écoutes des conversations de tous les acteurs du camp présidentiel. Aujourd'hui encore, Orange transmet les écoutes à Alassane Dramane Ouattara, qui est lui-même mis sur écoute afin que ses donneurs d'ordre puissent le contrôler. Dans ces conditions, il est difficile de comprendre qu'un citoyen qui se respecte puisse encore avoir un compte dans une banque non ivoirienne, téléphoner avec Orange, rouler en Peugeot ou faire le plein chez Total, d'autant plus qu'il existe une pléiade d'alternatives.

Quant à dire que ces mesures vont faire tomber le régime Gbagbo, je n'y crois pas. Ceux qui souffrent de ces mesures sont de tous les bords. Le dioula d'Abobo dont l'enfant malade va mourir parce que son père n'aura pu aller chercher 30.000 francs CFA au distributeur de la BICICI pour lui acheter les médicaments pour le sauver, comme le fonctionnaire lambda. Au contraire, je pense que bientôt, nous observerons un déferlement des populations vers l'hôtel du Golf et les ambassades des pays de l'Union européenne, pour chasser ceux que les Ivoiriens considèrent à raison comme responsables de leurs problèmes. Je pense également que le gouvernement ivoirien ne tardera pas à ordonner la fermeture immédiate des opérateurs économiques français en Côte d'Ivoire : d'ici peu, Bouygues, Orange, Total, CFAO, SGBCI et tous les autres seront contraints de mettre la clé sous la porte ou seront nationalisés et alors là, la partie deviendra vraiment intéressante...


Mahalia Nteby

Source: SAOTI, Le Blog de Mahalia Nteby

jeudi, 17 février 2011

FORUM SOCIAL DE DAKAR: PLUS DE 6000 DEMOCRATES SIGNENT UNE PETITION POUR LA CAUSE DE LA PAIX EN COTE D'IVOIRE



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Pr Malick Ndiaye, sociologue émérite à l'Université Cheik Anta Diop


Le Forum social de Dakar, qui a eu lieu le week-end dernier à l'Université Cheik Anta Diop a tenu toutes ses promesses. Plus de 6000 personnes y ont signé une pétition pour dire non à la guerre de la France contre la Côte d'Ivoire.

Les démocrates du monde se sont réunis au Sénégal pour se pencher sur les maux qui minent le tiers monde et en particulier la crise que traverse la Côte d'Ivoire depuis la fin du scrutin du 28 novembre 2010. Des universitaires tels que le Pr Malick Ndiaye, sociologue émérite à l'Université Cheik Anta Diop ont crié leur ras-le-bol face à la tentative de prise en otage de la Côte d'Ivoire par la France.

Ils ont vivement condamné les manœuvres de déstabilisation du pays par les occidentaux, en préconisant la solution pacifique pour le règlement de ce différend. Venus de tous les coins de l'Afrique et du monde, ces intellectuels, responsables des Organisations Non Gouvernementales, ont signé une importante pétition pour dire non à la présence des casques bleus et aux forces de l'Ecomog que les va-t-en guerre veulent utiliser pour attaquer la Côte d'Ivoire.

Cette société civile africaine compte par ailleurs mettre la pression sur les gouvernements africains, afin de dissuader ceux-ci d'utiliser le moyen militaire dans un pays qui a toujours été considéré comme une terre de paix et de prospérité. A cette rencontre panafricaine et altermondialiste, des militants du RHDP (opposition ivoirienne), toujours à cours d'arguments, ont tenté de semer le désordre comme ils en ont l'habitude. Mais ils ont été très vite maitrisés et les idées ont triomphé face aux biceps.


Hervé Gobou


Source: INFOS COTE D'IVOIRE.NET


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UN DES RARES INTELLECTUELS AFRICAINS QUI A LE COURAGE ET LA FORCE DE SES IDEES


En ce début de l'année 2011, nous avons choisi de mettre à notre Tableau d'Honneur le sociologue et professeur Malick NDIAYE. Il enseigne à l'Université Cheik Anta Diop de Dakar et dirige le cercle des intellectuels du Sénégal (Cis). Par ailleurs, il est Coordonnateur du Comité d'Initiatives des Intellectuels et Secrétaire Exécutif de la Coordination des Intellectuels d'Afrique et des Diasporas africaines. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles, ainsi que co-auteur du livre : «La Côte d'Ivoire face à son destin. Et si l'Afrique était Gbagbo» publie aux Editions L'Harmattan, il est le directeur de publication d'une revue continentale, qui a sorti un numéro spécial sur le discours de Sarkozy à Dakar.

Nous avons tenu à l'honorer parce qu'il est, M. Malick Ndiaye, est un des rares intellectuels africain qui a le courage et la force de ses idées, et qui se montre toujours disposé à participer à tout débat, à délivrer son éclairage sur tous les sujets, y compris les sujets tabous comme par exemple l'homosexualité, la franc-maçonnerie.

Il a affirmé, avec force conviction, que la manifestation contre les Ape à Bruxelles comme à Dakar, ont ouvert une nouvelle ère. Une nouvelle période qui, non seulement est caractérisée par la faillite des bureaucraties européennes et africaines, mais aussi marque l'avènement de nouveaux boulevards de libertés. Là-dessus, il en appelle au président Wade pour ne pas fermer ces boulevards de libertés. Mieux, il l'invite à laisser les Sénégalais manifester dans les rues du pays pour revendiquer l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

En outre, M. Malick Ndiaye est en première ligne des intellectuels qui ont dénoncé « une diabolisation excessive de Laurent Gbagbo » et qui ont lancé un appel pour éviter «l'enlisement» de la Côte d'Ivoire dans une guerre fratricide. Il a été l'artisan principal de la mise en place du Mouvement panafricain des amis de Gbagbo. Face à la crise ivoirienne, spécifiquement la crise diplomatique entre le Sénégal et la Côte d'Ivoire, en ce qui concerne l'immixtion ou l'ingérence de Wade dans le second tour de la présidentielle ivoirienne, M. Malick Ndiaye n'a pas hésité à déclarer : «Ce que Wade a fait, c'est une faute, et non une erreur diplomatique ».

A ce propos, M. Malick Ndiaye explique : « En ce moment, Wade est porteur de valise des Français. Wade n'agit pas parce qu'il a ses nerfs. Il agit selon une stratégie... Wade est dans une situation de 'confiage' catastrophique. Ça n'a pas marché avec Gbagbo, parce que celui-ci est contre le 'confiage' du prince héritier. Gbagbo ne se conçoit pas dans la logique de reproduction biologique... En Côte d'Ivoire, il faut savoir que le fils aîné de Gbagbo, tout le monde le connaît. Et il n'est pas connu pour être mêlé aux affaires de l'État. Et sa mère est Française. On le connaît comme, non pas le fils de Gbagbo, mais comme un opérateur qui gagne sa vie... Tout ça pour dire que Wade n'est pas pour la démocratie, il est pour le despotisme comme il l'a dit au Figaro».

Observateur averti de la situation politique africaine et ardent défenseur des droits de l'homme et de la société civile, « celle qui incarne les véritables contours de la citoyenneté », M. Malick Ndiaye estime que le peuple africain a pris conscience de sa force et que les rapports des pays africains avec la Métropole doivent être repensés sur tous les plans.

Pour lui, « la tâche des intellectuels est de lire ce qui, aujourd'hui, a fait brèche dans la société, (...) de travailler sur les questions basiques du changement de la société, de prévoir l'émergence d'une révolution citoyenne ».

Si vous avez lu les livres de M. Malick Ndiaye, n'hésitez pas à nous faire partager vos impressions et vos avis. Envoyez-nous vos commentaires, analyses et compte-rendu, etc. Nous les publierons dans nos prochaines parutions.



Léandre Sahiri

Paru dans (cliquer sur)
Le Filament N°12

LA MIR (MONNAIE IVOIRIENNE DE LA RESISTANCE) EST-ELLE INFAISABLE ?

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En ces temps de « guerre », il est de plus en plus question d'une « Monnaie ivoirienne de la résistance » soit la « MIR » dont vous apercevez le spécimen ci-contre. Les économistes sont plutôt divisés sur la question à savoir si la Côte d'Ivoire peut battre monnaie dans les circonstances actuelles, avec une Côte d'Ivoire coupée en deux entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. On dit souvent que « l'argent est le nerf de la guerre » et cela s'avère vrai.

Cependant, l'idée d'une nouvelle monnaie nationale en Côte d'Ivoire taraude l'esprit des économistes ivoiriens depuis près de 5 ans déjà. En 2007, Mamadou Koulibaly, docteur en économie et président de l'Assemblée nationale se plaignait du fonctionnement du « compte d'opérations » déposé au Trésor français et où se trouve la majorité des avoirs extérieurs des pays de la zone franc : « Pour être libres, nous allons créer notre monnaie » avait t-il lancé. «  Ce serait une catastrophe pour la zone UEMOA et toute l'Afrique. Car la Côte d'Ivoire représente, à elle seule, la locomotive de l'Union. Et le Sénégal qui l'épaule, ne pourra pas seul tenir debout. Ce sera alors l'éclatement de l'union », lui avait répondu le Sénégalais Doudou N"Doye, président l'UPR.

Certains économistes posent des préalables à la question de faisabilité du projet, tel que : l'unification des caisses entre le nord et le sud, la réunification militaire du pays et la stabilité économique et sociale de la Côte d'Ivoire. Au delà des préalables, d'autres mettent en garde contre la probable non reconnaissance de la devise ivoirienne à l'extérieur des frontières ivoiriennes et même à l'intérieur du pays, notamment les zones centre, nord et ouest (communément appelé zone CNO). De sorte que certains économistes parlent d'une monnaie mort née.

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Néanmoins, le projet est-il réellement infaisable ?

On pourrait dire non, il est empiriquement démontré que des situations graves révèlent de grandes créations. Déjà au 19ème siècle, précisément en 1862, Clément Juglar, le spécialiste des crises que l'on retrouve dans tout cours d'économie, disait ceci à propos des crises: « Tout s'arrête pour un temps, le corps social paraît paralysé ; mais ce n'est qu'une torpeur passagère, prélude de plus belles destinées. En un mot, c'est une liquidation générale. Il ne faut donc jamais désespérer ni trop espérer de son pays, se rappelant sans cesse que la plus grande prospérité et la plus grande misère sont sœurs, et se succèdent toujours ». Il est bien dit que la crise est le prélude de belles destinées. Au 20ème siècle, les régulationnistes tels que Michel Aglietta, Bernard Billaudot, Robert Boyer, Benjamin Coriat démontraient théoriquement et empiriquement (sur une étude allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1970) que la crise est l'occasion du changement du mode de regulation et des régimes d'accumulations. Parmi ces changements figurent le changement des formes de la monnaie incluses parmi les 4 autres formes institutionnelles.

Au-delà du volet théorique, l'histoire nous montre bien que les grandes crises révèlent les grands changements, Notons que bien souvent d'importantes décisions monétaires ont été prise en temps de crise : la crise de 1929, la fin de la Seconde Guerre Mondiale en 1947 avec le Plan Marshall puis la Guerre du Kippour et les chocs pétroliers en 1979. Il est donc possible, voire souhaitable, pour un pays en mal de souveraineté nationale de poser le problème de son autonomie monétaire.

Au niveau technique, les économistes pessimistes invoquent un supposé problème d'inconvertibilité d'une nouvelle monnaie ivoirienne à l'extérieur ce qui poserait le problème de l'exportation de nos biens à l'étranger. Ce qui n'est en réalité pas un problème ou du moins un problème déjà présent. Rappelons que le franc CFA étant une monnaie divisionnaire, elle n'est point convertible internationalement, pourtant nous commerçons bien avec les Etats-Unis dont la devise est le dollar. En d'autres termes, il nous suffira d'établir une intra-conversion administrée par le Trésor public ivoirien ou la future Banque Centrale Ivoirienne (BCI), qui elles pré-détiendront des stocks de devises internationales.

L'autre problème que pourrait poser la MIR relève du domaine psycho-politique. Car une nouvelle monnaie ivoirienne devra compter sur la confiance totale de l'ensemble des ivoiriens en elle. Or, les partisans de Ouattara ne reconnaitrons pas cette monnaie. En sus, nul ne doute que l'économiste Alassane Ouattara n'hésitera pas à faire circuler du Franc CFA sur la territoire ivoirien tout en émettant des faux « MIR » afin de pousser à l'hyperinflation comme en Zimbabwe en 2009, ce qui pourrait conduire au désordre monétaire.

En somme le projet du « MIR » n'est pas infaisable. Mais face aux possibles difficultés exogènes et endogènes que cette monnaie devra affronter, il nous faudra de la volonté et du professionnalisme afin d'assurer nos échanges de manière efficace.

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Extrait du rapport : Introduction à l'Etude de faisabilité objective de la MIR (Décembre 2010 -Janvier 2011)


Jean-Philippe OBO et le cercle d'économistes ivoiriens à Paris


Source: IVOIRENEWS

REVOLUTION DU 21 FEVRIER ANNONCEE PAR SORO GUILLAUME: UNE OPERATION COMMANDO SE PREPARE CONTRE GBAGBO DEPUIS LE GOLF



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Le week-end dernier, plusieurs journaux de la place ont rapporté que le RHDP prépare un soulèvement populaire contre les institutions de la République à partir du 21 février. Quelques jours avant, d'autres organes de presse ont révélé un plan d'attaque de la force Licorne (opération militaire de la France en Côte d'Ivoire) et de l'ONUCI contre le pouvoir de Laurent Gbagbo dans la période du 20 au 25 de ce même mois.

Ces derniers jours, des sources médiatiques ont affirmé que les militants du Rassemblement Des Républicains (RDR), dont le leader est Alassane Ouattara, sont partis massivement de l'Hôtel du Golf pour rejoindre leurs différentes bases. Tous ces faits sont liés par une constance : la prise du pouvoir par Ouattara. Selon des sources bien introduites, un commando de mercenaires Burkinabés se prépare à l'Hôtel du Golf afin de frapper le pouvoir de Laurent Gbagbo dans la période du 21 au 25 février.

Pour réussir cette attaque, une opération de diversion qui consiste à attaquer les forces loyalistes sur tous les fronts est planifiée depuis le Golf. Ainsi selon notre information, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) seront dispersées sur tout le territoire pour défendre leurs positions au point de baisser la garde à Abidjan. Et donc assez facilement les mercenaires Burkinabés pourront prendre le contrôle des institutions de la République pour installer Alassane Ouattara. C'est donc selon nos sources, la préparation de ce plan d'attaque qui explique les mouvements qui se font au Golf.

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Les dernières manœuvres

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Voici le plan détaillé de l'attaque

Des sources nous ont appris qu'Alassane Ouattara a demandé le départ systématique des militants et sympathisants non essentiels de l'Hôtel du Golf, en vue de céder la place aux soldats de l'ECOMOG qui ont été plusieurs fois annoncés. Mais la source affirme que Ouattara est plutôt déterminé à réussir ce dernier coup. Par conséquent, il veut être sûr que son plan ne va pas être dévoilé par quelques indiscrétions en ce sens que, de l'ECOMOG, il n'en ait rien. Se sont plutôt des mercenaires Burkinabés fournis par Blaise Compaoré toujours selon nos informations qui sont installés au Golf avec la complicité de l'ONUCI.

Le contingent onusien est chargé d'aller chercher les militants chassés par Ouattara au moyen d'hélicoptères (pour cause de blocus), pour sa base sis à l'Hôtel Sébroko. Une fois dans ces locaux les militants déchus sont accompagnés en petits groupes par le personnel de l'ONUCI dans des véhicules banalisés au cours de la journée jusqu'au feu tricolore du quartier d'Attécoubé d'où chacun rentre chez lui. L'on se rappelle que les Forces de défense et de Sécurité (FDS) ont intercepté récemment des éléments de la rébellion armé de Soro convoyés à Abidjan par l'ONUCI.


Konan Julien


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COUP D'ETAT ANNONCE: LES DERNIERES MANŒUVRES


Les informations relatives au coup d'Etat en préparation par la coalition rebelle tendent à se confirmer au fur et à mesure que les jours passent ; et ceci, dans la droite ligne de ce que infoscotedivoire.net avait prédit.

Nous écrivions dans nos publications antérieures, que la France envisage un mauvais coup contre la République et contre son Président Laurent Gbagbo. Et bien cette menace d'attaque se confirme de jour en jour. En effet, les informations en notre possession font état d'une opération ''Barakouda'' que la Licorne entend rééditer en terre ivoirienne, avec la complicité de l'opération des Nations Unies (ONUCI). Il s'agit, pour ces armées d'invasion, de créer l'incident aux alentours de la résidence présidentielle pour tenter un enlèvement du numéro un ivoirien qui gène tant le dispositif de domination de la Françafrique. Les dates de 20 et 21 février qui ont été fixées correspondent à la fin de la médiation de l'Union Africaine.

Cependant, les comploteurs veulent dribbler la vigilance des Ivoiriens en frappant plutôt que prévu. Il s'agit pour la France et la rébellion, de créer la chienlit dans la capitale économique pour tenter un coup de force. Etant donné que Guillaume Soro est bavard, il a fini par déballer le plan macabre que les fins limiers avaient déjà su détecter. Dans cette perspective, des combattants rebelles ont été positionnés à Abidjan, notamment dans les quartiers comme Abobo, Anyama et Port-Bouët II à Yopougon. Ils n'attendent que le feu vert de leurs mandants pour lancer l'assaut.

Toujours suivant ces dernières manœuvres, les militants et responsables du RHDP (opposition politique et armée), qui étaient jusque là parqués au Golf Hôtel, ont été exfiltrés de ces lieux pour préparer des manifestations éclatées à travers le pays. Les récentes fermetures des banques françaises et le boycott des matières premières de la Côte d'Ivoire ne sont pas anodins. Ils présagent de ce plan diabolique qui consiste à asphyxier l'économie ivoirienne en vue de créer une implosion sociale. Aux dernières nouvelles, les Forces de Défense et de Sécurité ont pu avoir la puce à l'oreille. Ils redoublent donc de vigilance pour tuer dans l'œuf cette énième tentative de déstabilisation du pays.


Isabelle Niacaby


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LA LICORNE ET L'ONUCI VEULENT ASSASSINER GBAGBO LE 20 FEVRIER PROCHAIN : VOICI LE PLAN DETAILLE DE L'ATTAQUE


Un autre projet d'assassinat du Président Laurent Gbagbo vient d'être découvert et mis au grand jour par les services de renseignement généraux de Côte d'Ivoire. Le Président Français qui s'est depuis toujours opposé à un recomptage des voix est aujourd'hui convaincu qu'avec la mise en place du panel des chefs d'état, tout est désormais réuni pour procéder à cette opération qui, seule peut apporter la vérité sur le scrutin du 28 novembre dernier.

Or, recompter les voix, c'est déclarer d'office la défaite de Ouattara. Nicolas Sarkozy a donc décidé de mettre à exécution son projet d'assassinat du Président Laurent Gbagbo depuis longtemps préparé concomitamment avec les forces Onusiennes. C'est un plan minutieusement préparé et actualisé au fil du temps.

Vous comprenez donc bien le fondement des déclarations de guerre perpétuellement faites par Alassane Ouattara ces dernières semaines : « Je donne une semaine à Gbagbo pour partir, sinon je vais le déloger (début décembre) », « Gbagbo doit quitter le palais dans deux semaines où je l'y contraindrai par la force (fin décembre)» etc. Après plusieurs reports, le plan totalement peaufiné est désormais prêt pour sa mis en exécution du 20 au 25 février prochain.

Il s'agit notamment d'attaquer la résidence du Président Laurent Gbagbo en neutralisant au passage et d'avance toutes les poches de résistance. Dans ce plan dont le document vous est proposé dans le lien ''lire également'', la licorne et l'Onuci ont identifié les différentes positions des forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire de sorte à faciliter les interventions des unités alliées, composées des rebelles ou forces nouvelles, des casques bleus et des mercenaires Burkinabé et russes.

Le rôle assigné à la force licorne dans cette tentative de déstabilisation du pays est le contrôle systématique du plan d'eau lagunaire de l'espace aérien pour empêcher de probables renforts en provenance des bases militaires. Tout a été passé au peigne fin. Le temps d'intervention minutieusement étudié, les distances entre les sites et la résidence du Président de la République soigneusement calculées.

Les tâches dévolues à l'ONUCI dont les chars serviront à attaquer la résidence ont été également clairement définies. Au chapitre ''point sécuritaire zone clash'' qui signifie point de sécurité dans la zone où va se dérouler le clash, le plan de la licorne et de l'ONUCI donne bien des détails sur les effectifs des Fds en présent: Saint Jean (PS1) il y a 8 policiers (Papa) et 3 militaires (Malo) ayant comme arsenal, des Kalachnikov et un cargo policier (1 cargo Papa).

A ce niveau, le plan indique que les policiers sont en alerte (Papa toujours en alerte). Au carrefour Sainte Marie (PS2), les policiers ivoiriens présents sont entre 10 et 15 disposant de ''Kalach'' et d'un char. Les observations décrivent le dispositif à ce niveau comme étant semi lourd, avec des policiers trop distraits. Les dispositions à d'autres niveaux comme le BNETD, l'Hôtel Ivoire, l'ambassade de chine (PS3), le Campus (PS4), la résidence du DG de la Douane (PS5), le carrefour la vie (PS6) et la RTI (PS7) ont été identifiées. Dans le chapitre ''circuit fil gérant en zone Paris'' qui signifie le chemin du président Laurent Gbagbo ils précisent que dans le quartier huppé, le dispositif est très serré au passage du Président. Surtout au niveau de Saint Jean...

Au chapitre '' Soutien gérant hors zone clash'' qui signifie les bases militaires extérieures à la zone de combat devant venir en soutien au Président Gbagbo, le plan détermine les différentes unités des FDS, présente la distance entre ces unités et la zone de combat, définit le temps que peut mettre l'unité pour atteindre la zone de combat.

Au chapitre suivant (tâches unités amis clash day), le document présent le rôle de chaque unité devant mener l'attaque contre la résidence du Président Laurent Gbagbo le jour du combat. Ainsi, les tâches de l'ONUCI, de la licorne, des mercenaires et des rebelles sont clairement définies. L'avant dernier chapitre du document présente l'itinéraire des forces devant mener l'attaque contre la résidence du Président Laurent Gbagbo.

Ce chapitre est intitulé « Itinéraire unités amis ». Dans la page finale du document intitulé « Chrono », c'est le chronogramme de l'attaque qui est précisé depuis les préparatifs jusqu'à l'exécution (clash day). Voici présenté le dernier complot que l'armée Française et les forces onusiennes comptent réaliser à visage découvert. Pour ceux qui avaient encore des doutes sur l'implication de la France et de l'ONUCI dans la crise ivoirienne, la preuve vous est ainsi livrée à travers ce document de 6 pages joint dans le lien ''Lire également''.


De Lazoa

 

Source: INFOS COTE D'IVOIRE.NET

DEBAT AUTOUR DU FRANC CFA: QUEL REGIME DE CHANGE CHOISIR POUR LA COTE D'IVOIRE ? (Février 2011)

 

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INTRODUCTION

Le débat sur le franc CFA a pris une certaine envergure ces dernières années, dans les pays africains de la zone franc (PAZF). Il a été amplifié depuis la crise militaro-politique qui secoue la Côte d'Ivoire, par des intellectuels ivoiriens (Pr Mamadou Koulibaly, Dr Prao Yao Séraphin ; Dr Agbohou Nicolas), qui reprennent en écho, la volonté d'une souveraineté monétaire des PAZF.

Si cette question du franc CFA était, il y a quelque temps, un sujet tabou, il reste que, depuis les festivités marquant le cinquantenaire des indépendances, les populations africaines ont épousé l'idée d'une souveraineté monétaire.

Il revient donc très souvent, parmi les intellectuels comme les politiques, la question de savoir quel régime de change adopter pour l'ensemble des pays de la zone franc ou du moins pour chaque pays si la zone  se disloquait.

Dans la littérature économique, le régime de change optimal  pour un pays donné a toujours été un sujet de débat entre les experts en économie internationale, qu'ils appartiennent aux milieux universitaires ou politiques. Depuis l'effondrement du système de Bretton Woods, au début des années 70 et l'adoption du deuxième amendement aux statuts du FMI, les pays membres sont libres d'adopter le régime de change de leur choix.

Même s'ils sont obligés d'arrimer leur monnaie dans un système surveillé par le FMI,  il n'en demeure pas moins qu'ils doivent déterminer le régime de change (fixe, flottant ou intermédiaire) le mieux adapté à leurs besoins sur la base de critères solides.

Le régime de change a des impacts sur le taux de croissance et le bien-être des populations voire même, la stabilité du système monétaire international.  Entre 1999, 2003 et 2009, le FMI  a produit  trois grandes études analytiques[1] sur les régimes choisis par les pays (Mussa et al., 2000; Rogoff et al., 2004; Ghosh, Ostry, and Tsangarides, à paraître) qui s'inspirent des ouvrages empiriques publiés sur le sujet tant par l'institution qu'à l'extérieur (Ghosh et al., 1997; Ghosh, Gulde, and Wolf, 2002; Levy-Yeyati and Sturzenegger, 2003; Reinhart and Rogoff, 2004). Ces études, qui font partie de la mission de surveillance du FMI, indiquent aux membres comment leur régime de change peut influer sur leurs résultats macroéconomiques (inflation, croissance et vulnérabilité aux crises) et contribuer à la stabilité du système monétaire international.

En pratique, le régime de change optimal, surtout pour les économies de marché en développement ou émergentes, a beaucoup évolué ces vingt dernières années. Il était très courant au début des années 90 de fixer le taux de change par rapport à une monnaie forte (souvent le dollar ou le deutsche mark), surtout dans les pays qui passaient d'une économie dirigée à une économie de marché qu'ils s'efforçaient de stabiliser une fois les prix libérés. Cependant, une série de crises du compte de capital s'est déclenchée au cours des années 90 dans les pays émergents où des inversions brutales des entrées de capitaux ont provoqué un effondrement de la monnaie et fait ressortir la fragilité des régimes fixes.

En effet, de nombreuses crises de change ont frappé ces régimes, laissant alors apparaître un nouveau consensus autour des « solutions en coin » comme seuls régimes de change viables. Dans la réalité, les pays émergents sont confrontés, non pas au choix d'une des deux « solutions en coin », mais plutôt au choix du degré de rigidité - ou de flottement - du taux de change.

Notre présente contribution se propose d'entreprendre une discussion sur le choix du régime de change qu'un pays comme la Côte d'Ivoire pourrait adopter s'il devait quitter la zone franc.

Dans le souci de bien faire comprendre la question des régimes de change, il faudra bien topographier la cartographie des idées.

Pour ce faire, nous allons présenter dans un premier lieu, les régimes de change, les différentes typologies et les déterminants des taux de change.

Une fois cette étape franchie, nous pourrons expliciter les raisons de l'attrait des « solutions en coin », c'est-à-dire, la préférence des régimes de change fixes et flexibles.

Cette progression pourra nous aider à donner des indices de choix d'un régime de change pour la Côte d'Ivoire.

I. RÉGIMES DE TAUX DE CHANGE, TYPOLOGIES ET DÉTERMINANTS

I.1. DES DÉFINITIONS UTILES A SAVOIR

Le change est l'acte par lequel on échange les monnaies de différentes nations. Les monnaies prennent les mêmes formes que la monnaie à l'intérieur d'un pays. La monnaie de chaque pays a un prix en termes de la monnaie de chacune des autres nations. Ce prix est le taux de change.

Il y a deux types de taux de change, selon la date de l'échange réel des monnaies : le taux de change au comptant est le prix pour une transaction "immédiate" (un jour ou deux au maximum pour les grosses transactions) ; le taux de change à terme est le prix pour une transaction qui interviendra à un certain moment dans l'avenir, dans 30, 90 ou 180 jours. Les transactions au comptant ne représentent que 40 % des transactions. Le marché des changes est donc nettement un marché à terme.

Un autre éclairage important à faire. Un taux de change peut être exprimé de deux façons : la cotation  " au certain " consiste à donner le nombre d'unités monétaires étrangères équivalent à une unité de monnaie locale ; la cotation, "à l'incertain" indique le nombre d'unités monétaires locales correspondant à une unité de monnaie étrangère. Par exemple, au 20 janvier 1999, l'euro cotait à Paris 1,1571 dollar (cotation au certain), ou encore le dollar contre euro s'échangeait à 0,86472 (cotation à l'incertain). Lorsque l'euro s'apprécie contre les autres devises, son cours coté au certain s'élève ; en revanche, son cours coté à l'incertain diminue.

On appelle marché de changes, le marché sur lequel s'échangent les devises les unes contre les autres. Á la différence des marchés d'actions (ou des marchés de futures ou options sur devises), sur le marché des changes il n'y a pas de cotations centralisées (fixing) mais uniquement des transactions de gré à gré (OTC, Over The Counter dans le jargon boursier). Cela signifie que les opérateurs entrent en contact les uns avec les autres de façon individuelle, par téléphone ou réseaux informatiques.

Les principales bourses de change[2] actuellement sont Londres avec environ 30% du marché, New York avec 20%, Tokyo avec 12%, Zurich, Frankfort, Hong Kong et Singapour avec environ 7% chacune, suivi de Paris et Sydney avec 3% chacune.

Le marché des changes n'est pas un simple lieu de rencontre où des cambistes se crient mutuellement des ordres d'achat et de vente. Au centre du marché des changes se trouvent plutôt des banques et les cambistes qui travaillent dans les banques.

Qui sont donc les utilisateurs du marché des changes ? Sur le marché du détail, qui concerne les clients, au sein du marché des changes au comptant, des individus, entreprises et autres organisations peuvent acquérir des devises  étrangères pour effectuer des paiements, où vendre des devises étrangères qu'ils ont reçues en paiement.

Le plus gros des transactions sur devises, peut-être 90% ou plus s'effectue entre banques sur le marché des changes interbancaires.  Le marché interbancaire a plusieurs fonctions. La participation au marché interbancaire donne à une banque un flux continu d'informations sur la situation du marché des changes grâce à un dialogue avec les cambistes des autres banques et à l'observation des cotations  des cours (taux de change).

Les opérations interbancaires permettent à une banque de réajuster rapidement et à bas prix sa propre position quand elle réalise séparément une importante transaction avec un client.

Les opérations interbancaires permettent aussi à une banque de prendre rapidement une position sur une monnaie étrangère si la banque et ses cambistes veulent spéculer sur les variations du taux de change dans un avenir proche.

Quand n'est-il de l'offre et de la demande d'une monnaie ?

Pour comprendre pourquoi la valeur d'une monnaie monte ou baisse, il faut passer les mêmes étapes que celles qui servent à analyser n'importe quel marché concurrentiel.

Sur le marché des changes, les particuliers et les entreprises souhaitent échanger des devises pour différentes raisons. Certaines effectuent des échanges de biens et services et souhaitent obtenir ou céder des devises en paiement. Certains procèdent à des mouvements internationaux d'actifs financiers. Ils font des investissements ou des emprunts internationaux, et doivent convertir la monnaie d'une nation en une autre pour acheter et vendre des actifs financiers, contracter et rembourser des dettes etc.

Nous en arrivons à la définition d'une devise.  On appelle une « devise » une unité monétaire que chaque pays possède.  Chaque nation a sa propre devise. Mais il peut arriver que plusieurs pays aient une devise commune. C'est le cas de l'Euro pour les pays de l'Union européenne, le dollar pour les Etats-Unis et le Canada (dollar canadien et dollar américain), le Franc CFA pour les pays de la zone.  Ainsi donc, on désignera par devises étrangères, tous les titres de créances libellés en monnaie étrangères (lettres de change, billets à ordre, chèques, valeurs immobilières, coupons, transferts télégraphiques).

I.2. LES DÉTERMINANTS DES TAUX DE CHANGE

Dans l'ouvrage de Jacques Généreux (2008)[3], il apparaît deux facteurs essentiels : les facteurs dits « fondamentaux » et  des facteurs dits financiers, psychologiques et politiques.

Etudions dans un premier temps, les déterminants économiques.  Il paraît naturel d'expliquer les taux de change par l'ensemble des facteurs qui conditionnent les différents flux d'échanges entre le pays et le reste du monde (RDM).  Le rythme de croissance économique d'un pays influence plus ou moins la demande de monnaie nationale. Ainsi, un pays connaissant une croissance économique soutenue attire plus facilement les investisseurs internationaux, ce qui alimente la conversion de devises en monnaie nationale.  A titre d'exemple, les exportations de biens et services par la Côte d'Ivoire entraînent généralement la vente de devises étrangères nécessaire à l'achat de la monnaie ivoirienne. Cette dernière tend à s'apprécier  sur le marché des changes.

En revanche, un déficit extérieur entraîne une hausse de la demande de devises, d'où une baisse du taux de change. En effet, les importations de biens et services tendent parallèlement à faire vendre la monnaie ivoirienne en échange d'une devise étrangère.   Pour nous résumer, les importations ivoiriennes de biens et services engendrent une demande de devises étrangères et une offre de monnaie nationale. Par contre, les exportations ivoiriennes de biens et services engendrent une offre de devises étrangères et une demande de monnaie nationale.

La théorie de la parité des pouvoirs d'achat voit dans les mouvements des prix relatifs des biens domestiques et étrangers le facteur déterminant essentiel du taux de change. Cette théorie comporte une variante absolue qui explique le niveau du taux de change, et une variante relative qui explique les variations du taux de change.

La version absolue de la théorie part de la loi du prix unique (LPU) qui prévaut sur un marché international concurrentiel, sans obstacles à l'échange, sans coûts de transport ou de transaction.

La parité relative des pouvoirs d'achat met en relation la variation du taux de change et la variation des prix (inflation).  Selon la théorie des parités de pouvoir d'achat, un pays qui connaît un taux d'inflation plus élevé que celui de son partenaire commercial doit voir son taux de change s'affaiblir.

Dans un deuxième temps, abordons les déterminants financiers et psychologiques. La théorie de la surréaction, développée par Rudiger Dornbush,  à long terme, le taux de change d'équilibre est déterminé par la parité des pouvoirs d'achat, mais dans le court terme, le taux de change réagit aux différentiels de taux d'intérêt.  Ceci est d'autant plus plausible que les marchés financiers s'ajustent plus rapidement que les autres.

En effet, les taux d'intérêt réels constituent le rendement d'un placement financier. Lorsque le taux d'intérêt d'un pays s'élève par rapport à celui des autres places financières, cela attire de nombreux capitaux flottants à la recherche de la rémunération la plus élevée. Ces entrées de capitaux dans le pays (Côte d'Ivoire) engendrent une offre de monnaie étrangère et une demande de monnaie nationale (monnaie ivoirienne). Il en découle une appréciation de la monnaie ivoirienne sur le marché des changes.

Cependant, les opérateurs financiers tiennent également compte des risques liés à l'état du marché financier ; celui-ci peut être plus ou moins liquide (ne pas permettre facilement les opérations de vente par exemple), plus ou moins volatile, plus ou moins transparent.

A contrario, les sorties de capitaux du pays entraînent une demande de monnaie étrangère et une offre de la monnaie locale (monnaie ivoirienne). Il va en découler une dépréciation de la monnaie locale (monnaie ivoirienne).

Ajoutons également que, les informations véhiculées sur le marché des changes exercent un effet non négligeable sur le comportement des acteurs, au demeurant très enclins au mimétisme : une rumeur, l'annonce de la parution de statistiques sur le commerce extérieur ou le chômage d'un pays, sur l'orientation de sa politique économique, voire sur les démêlés amoureux d'un président... suffisent parfois à déclencher de véritables tempêtes monétaires.

I.3. LA TYPOLOGIE DES RÉGIMES DE CHANGE

Les classifications sont nombreuses et dépendent des auteurs.  Reinhart et Rogoff (2004)[4], proposent quatorze (14) catégories tandis que Ghosh, Gulde et Wolf (2003)[5] se contentent de neuf (9). Si ces différentes classifications  ne souffrent pas de faiblesses, nous avons choisi celle du FMI, puisqu'il utilise des informations quantitatives et qualitatives. En plus, tous les pays membres sont classés et cette classification est mise à jour de façon continue.

Le système de classification est basé sur les membres actuels, arrangements de facto comme identifié par le staff du FMI, qui peut différer de leurs arrangements officiellement annoncés. Cette classification de taux de change sur la base de leur degré de flexibilité et de l'existence des engagements formels ou informels sur le choix du taux de change.

Il s'agit de huit catégories de régime de change qui sont déclinées de la façon suivante.

  • Régime des pays n'ayant pas de monnaie officielle distincte : Une autre unité monétaire est la seule monnaie ayant cours légal dans le pays, ou le pays est membre d'une union monétaire ou d'un mécanisme de coopération monétaire ayant adopté une monnaie commune qui a cours légal dans chacun des pays membres.
  • Caisse d'émission : Régime monétaire en vertu duquel un pays s'engage explicitement en vertu de la loi à échanger à un taux fixe sa monnaie nationale contre une devise spécifique; cet engagement impose certaines restrictions à l'autorité émettrice pour garantir le respect des obligations imposées par la loi.
  • Autre régime conventionnel de parité fixe : Le pays rattache (officiellement ou de facto) sa monnaie, à un taux fixe, à une grande monnaie ou à un panier de monnaies, le taux fluctuant à l'intérieur d'une bande étroite de plus ou moins 1% maximum de part et d'autre du taux central.
  • Rattachement à l'intérieur de bandes de fluctuation horizontales : La valeur de change de la monnaie est maintenue à l'intérieur de bandes de fluctuation supérieures à 1% de part et d'autre d'un taux central fixe, officiel ou de facto.
  • Système de parités mobiles : La valeur de change de la monnaie est ajustée périodiquement dans de faibles proportions, à un taux fixe annoncé au préalable ou en réponse aux variations de certains indicateurs quantitatifs.
  • Système de bandes de fluctuation mobiles : la valeur de change de la monnaie est maintenue à l'intérieur de certaines marges de fluctuation de part et d'autre d'un taux central qui est ajusté périodiquement à un taux fixe, annoncé au préalable ou en réponse aux variations de certains indicateurs quantitatifs.
  • Flottement dirigé sans annonce préalable de la trajectoire du taux de change : l'autorité monétaire influe sur les mouvements du taux de change par des interventions actives sur le marché des changes, sans spécifier ni s'engager à annoncer au préalable quelle sera la trajectoire du taux de change.
  • Flottement indépendant : la valeur de change est déterminée par le marché, toute intervention sur le marché des changes étant plus destinée à modérer le taux de change et à en éviter les fluctuations indésirables qu'à le situer à un niveau particulier.

Le système monétaire international a profondément évolué au cours des années quatre-vingt-dix : alors que les pays européens réalisaient une union monétaire, et que certains pays émergents tentaient, avec un succès contrasté, de mettre en place des régimes de change extrêmement rigides (Argentine, Estonie par exemple), de nombreux pays devaient abandonner, en catastrophe (crises mexicaine, asiatique, brésilienne...), l'ancrage qu'ils étaient parvenus à établir, généralement sur le dollar, pour retourner, au moins temporairement, au flottement.

Selon Fisher (2001)[6], vu la succession des crises monétaires depuis le début des années soixante-dix, les régimes intermédiaires ne se sont pas révélés viables à long terme, en particulier dans les pays intégrés ou en voie d'intégration aux marchés financiers internationaux. Ce point de vue rejoint la thèse de l'"impossible trinité", selon laquelle un pays ne peut poursuivre que deux des trois objectifs suivants : la fixité du taux de change, l'indépendance de la politique monétaire et l'intégration aux marchés financiers internationaux.

Des 22 pays développés de l'échantillon, aucun n'a de régime intermédiaire. La moitié d'entre eux ont un régime de parité "rigide" et les autres un taux de change flottant. Des 33 pays émergents de l'échantillon, 16 ont un régime de changes flexibles, 3 un régime de taux rigides, et 14 un régime intermédiaire.

Pour autant, l'accord est moins large sur la pertinence de ce nouveau  consensus.  Sur le plan empirique, de nombreuses études ont montré la persistance des régimes intermédiaires même après les crises de change des années 90 (Levy-Yeyati et Sturzenegger (2005)[7] ; Bénassy-Quéré et Coeuré (2000)[8]).

Calvo et Reinhart (2001 et 2002)[9] ont quant à eux identifié une « peur du flottement » (fear of floating) liée au fait que les dépréciations monétaires n'ont pas les mêmes effets dans les marchés émergents que dans les pays développés.

Ces différents bémols n'entament en rien l'opinion courante depuis le milieu des années 90 qui estime que les ancrages simples sont trop vulnérables aux crises et que les pays devaient adopter soit un ancrage fixe (union monétaire ou caisse de compensation, par exemple), soit, à l'autre extrémité de l'éventail, un régime de flottement libre dans lequel le marché détermine la valeur de la monnaie sans intervention de l'État.

II. LE CHOIX ENTRE LES SOLUTIONS EN COIN : LE RÉGIME DE CHANGE FIXE ET LE RÉGIME DE CHANGE FLOTTANT

Nous étudierons dans ce paragraphe le cas spécifique des régimes de change fixes et flexibles. Nous l'avons déjà mentionné  que le point de vue actuel est de considérer les régimes intermédiaires comme n'étant plus viables, que  les pays préfèrent les « solutions en  coin », c'est-à-dire, le flottement pur ou une fixité stricte.

Avant de simuler les chocs frappant une économie à régime de change fixe et flexible, nous allons brièvement, en tout cas théoriquement, l'hypothèse de bipolarité des taux de change.

II.1. LES FONDEMENTS THÉORIQUES DE L'HYPOTHÈSE DE BIPOLARITÉ

Premièrement, cette hypothèse apparaît être un corollaire au principe de l'impossible trinité : un pays ne peut pas réaliser les trois objectifs suivants en  même temps : stabilité du taux de change, indépendance monétaire et intégration du marché financier.

Deuxièmement, une justification avancée est l'importance des emprunts étrangers non-couverts en monnaie internationale (le plus souvent en dollar) contractés par les banques et les entreprises, qui sous-estiment une possible dévaluation de la devise.

Troisièmement, le coût politique d'une dévaluation : un gouvernement qui adopte une cible de taux de change attend trop longtemps avant d'abandonner la parité dans le cas d'un reflux important de capitaux.

Quatrièmement, la notion de vérifiabilité. J.A Frankel, E. Fajnzylber, S.L Schmulker et L. Serven (2001)[10] introduisent la notion de vérifiabilité en suggérant qu'une  fixité ou qu'un flottement simple sont plus facilement vérifiables par les agents économiques qu'un régime intermédiaire complexe. Cela peut réduire l'incertitude et donc influencer les décisions de consommation et d'investissements futurs.

Les fixations de type intermédiaires sont incohérentes car les autorités fixent le taux de change pour réduire le taux d'inflation, tout en ayant des objectifs de politique économique (emploi, croissance) qui induisent un biais inflationniste à la politique monétaire. Cette incohérence se traduit par une appréciation du taux de change réel et, en conséquence, une perte de devises.

Une telle incohérence peut subsister s'il existe un contrôle des capitaux assez efficace pour éviter la perte de réserves de change, ou si la capacité d'endettement des autorités est assez importante pour leur permettre de reconstituer celles-ci. La libéralisation générale des flux de capitaux a accru les conséquences de l'incohérence des régimes intermédiaires et donc a contribué à leur effondrement, le plus souvent au terme de crises spéculatives (crise mexicaine en 1994, crise asiatique en 1998 etc.).

II.2. L'ÉTUDE DES RÉGIMES DE CHANGE FIXES ET FLEXIBLES

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COTE D'IVOIRE: L'OPPOSITION SENEGALAISE DENONCE SARKOZY ET LA GUERILLA DE OUATTARA

 


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Le Post - Wal Fadjiri - 16.02.2011 Moustapha SALL (extraits)


Côte d'Ivoire : Trêve de démagogie, trêve d'hypocrisie


Débarrassons-nous de la peur et de la fumisterie qui ballonnent nos ventres. La clameur publique et la haine implacable contre Gbagbo ne doivent pas nous terroriser, nous bâillonner. Disons la vérité, toute la vérité, rien que la vérité à propos de cette partie de notre continent qu'est la Côte d'Ivoire.
La situation confuse et inédite (deux présidents de la République, deux Premiers ministres et deux gouvernements) qui prévaut aujourd'hui en Côte d'Ivoire est la conséquence de trois événements dont les responsables sont :

1) Les Forces nouvelles avec à leur tête l'ex- Premier ministre de Gbagbo, Guillaume Soro, qui ont profané le scrutin du deuxième tour dans le nord du pays qu'elles contrôlent. Il est de notoriété publique qu'elles ont chassé brutalement des bureaux de vote les représentants du candidat Gbagbo, qu'elles ont refusé de laisser les membres de la Cei et les agents électoraux contrôler le processus électoral, qu'elles ont bourré les urnes au point que dans tous les bureaux de vote le suffrage exprimé est de loin supérieur au nombre de votants et tout ça pour faire gagner le candidat Ouattara. Ce dernier n'a pas manqué de leur renvoyer l'ascenseur en reconduisant Soro au poste de Premier ministre. Les 98 % des 5,55 % de voix défalqués du résultat provisoire de Ouattara par le Conseil constitutionnel, suite aux recours du camp Gbagbo, étaient de la mascarade électorale organisée par les Forces nouvelles dans leur fief du nord.

2) Le responsable de l'Onuci, représentant spécial du Secrétaire général de l'Onu, M. Y.J. Choi qui a tenu des propos irréfléchis et maladroits en déclarant dans une interview qu'il avait accordée au journal Le patriote du 03 décembre 2010, ce qui suit : 'J'avais implicitement certifié le déroulement du second tour lors d'une conférence de presse le 29 novembre 2010'. Quelle bourde ! M. Choi, responsable de l'Onuci certifie le déroulement du second tour dès le lendemain du scrutin, alors que le processus électoral n'est pas encore arrivé à son terme. Les résultats des bureaux de vote de la veille continuent d'être acheminés à la Commission électorale indépendante (Cei). Cette dernière n'a pas encore proclamé les résultats provisoires, n'a pas transmis ces résultats au Conseil constitutionnel pour proclamation définitive après examen des recours au cas échéant, ce qui sanctionnerait la fin du déroulement du second tour. C'est en ce moment seulement que doit intervenir la certification explicite (il n'y a pas de certification implicite, comme il le dit) du déroulement du second tour. D'autant que c'est ce M. Choi qui disait que le mandat de certification qu'il a reçu du Conseil de sécurité ne prévoit pas une certification à chaque étape. Il prévoit qu'il certifie que toutes les étapes des élections fournissent les meilleures garanties pour une élection ouverte, libre, juste et transparente.

3) La certification précipitée (dès le lendemain du scrutin), désinvolte, cavalière et laxiste de M. Choi est révélatrice du manque d'impartialité qui a caractérisé l'Onuci lors du second tour de la présidentielle ivoirienne. Elle a beaucoup influencé et fait peser des pressions sur la Cei. Et les déclarations de ce bavard de M. Choi toujours dans la même interview le prouvent encore. Je cite : 'Malgré mon appel à la Cei pour qu'elle proclame promptement les résultats provisoires du scrutin du 28 novembre 2010, la Cei a été incapable de le faire sans tarder en raison de divisions internes. Ces divisions internes ont été exacerbées lorsque les forces de sécurité ivoiriennes ont renforcé leur protection au siège de la Cei à partir du 30 novembre 2010. Ceci a conduit à la fin, le président de la Cei, M. Youssouf Bakayoko, à annoncer les résultats provisoires du second tour dans l'après midi du 02 décembre 2010 à l'hôtel du Golf', fin de citation.

Dans la mission de l'Onuci, il n'est dit nulle part que le responsable M. Choi peut certifier implicitement et par anticipation le déroulement du second tour du scrutin du 28 novembre 2010, ni de faire des pressions sur la Cei pour qu'elle proclame promptement des résultats provisoires qu'elle n'a pas encore fini de compiler. M. Choi devait savoir que le mode de prise de décision de la Cei est le consensus. Et que s'il y a des divisions internes en son sein, comme il le dit, c'est parce qu'il n'y a pas de consensus donc impossibilité de proclamer les résultats provisoires. Solution : transmettre les documents du scrutin au Conseil constitutionnel comme le prévoit la Constitution ivoirienne.
Le responsable de l'Onuci, M. Y.J. Choi, a outrepassé avec excès ses prérogatives. Ce qui a lourdement entaché sa crédibilité et celle de sa certification.

4) Le Président de la Commission électorale indépendante (Cei) M. Youssouf Bakayoko, qui proclame les résultats du second tour au-delà de la limite de trois (3) jours qui lui était impartie, et en dehors du siège de la Cei - à l'hôtel du Golf - de surcroit Qg électoral du candidat Ouattara. Ce qui augure vraisemblablement un parti pris flagrant au profit d'Ouattara. Même si des circonstances graves ont rendu impossible la proclamation des résultats provisoires, le président de la Cei devait saisir immédiatement le Conseil constitutionnel aux fins de constatations de cette situation, article 38 alinéa 1 de la Constitution de Côte d'Ivoire. Le Conseil constitutionnel décide dans les vingt-quatre heures de suspendre la proclamation des résultats alinéa 2 du même article.

Si le Conseil constitutionnel constate la cessation de ces circonstances graves, il fixe un nouveau délai qui ne peut excéder trente (30) jours. Ces dispositions idoines vis-à-vis du Conseil constitutionnel, le Président de la Cei ne les a pas prises, préférant allait (sous les pressions de l'Onuci) s'abriter sous le parapluie du candidat Ouattara à l'hôtel du Golf, pour proclamer devant les seuls médiats occidentaux et en l'absence des représentants du candidat Gbagbo, de la télévision ivoirienne qui a la charge de transmettre en directe la proclamation de tous les résultats des élections, des résultats provisoires illégaux, nuls et de nul effet parce que dépassant la date limite de trois jours qui lui était impartie pour la proclamation, n'ayant pas obtenu le consensus au sein de la Cei, et violant la loi électorale de la Côte d'Ivoire.

Et la réaction du président du Conseil constitutionnel ne s'est pas fait attendre. Il a immédiatement déclaré nuls et de nul effet les résultats provisoires proclamés par la Cei qui sont en porte-à-faux avec la loi. Après traitement des recours, le président du Conseil constitutionnel a proclamé le 03 décembre 2010 les résultats définitifs : Gbagbo 51,45 % - Ouattara 48,55 % Taux de participation 71,28 %.

Voilà les trois événements qui, combinés, ont produit le cocktail confus, grave et générateur de guerre civile en Côte d'Ivoire. Face à cette situation menaçante la vérité qu'il faut dire sans ambages est la suivante : L'Etat de la Côte d'Ivoire est une République indépendante et souveraine, article 29 de sa loi fondamentale. Cet Etat s'est doté d'institutions républicaines dont le Conseil constitutionnel qui proclame les résultats définitifs des élections article 94 de la Constitution ivoirienne. Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics, à toute autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale article 98 de la loi fondamentale ivoirienne.

Jusqu'au moment où le Conseil Constitutionnel proclamait les résultats définitifs du scrutin du 28 novembre 2010, tout le monde, le peuple ivoirien, les deux candidats, l'Onuci et toute la communauté internationale le reconnaissaient comme dernier juge des élections. Même le candidat Ouattara que le Conseil constitutionnel à travers les résultats définitifs l'a déclaré battu par Gbagbo a continué à le reconnaître pour lui avoir envoyé une lettre de prestation de serment.

En conséquence, les résultats définitifs qu'il vient de proclamer souverainement sont les seuls résultats valables qui comptent, et personne ne peut les remettre en cause, pas même l'Onuci qui est disqualifiée encore moins la Cedeao ou l'Ua qui n'ont pas cette fonction et ne l'ont jamais fait nulle part ; les présidentielles du Togo et du Gabon pour ne citer que celles-là le prouvent.

Même si les deux candidats avaient pris l'engagement de respecter la certification de l'Onuci, (et je pense que l'engagement est toujours respecté, si la certification se limite à son champ d'action) le Conseil constitutionnel lui, dans l'exercice de ses fonctions, n'est soumis qu'à l'autorité de la loi votée par le peuple ivoirien. Ceux qui font allusion à l'article 64 nouveau du code électoral ivoirien pour dire que le Conseil constitutionnel n'avait pas le pouvoir de supprimer des votes, il devait annuler l'élection présidentielle s'il constate des fraudes, n'ont rien compris de cet article.

Est-ce que honnêtement l'invalidation des votes dans sept départements du nord (le pays en compte plus de cinquante) soit 13% des votants est de nature à entacher la sincérité du scrutin et affecter le résultat d'ensemble ? Je pense que non. Et comme le dispose l'article 64 nouveau du code électoral, le Conseil constitutionnel est le seul organe compétent pour apprécier la gravité des irrégularités aux fins d'annuler ou de ne pas annuler l'élection présidentielle, et non l'Onuci, l'Ua ou la Cedeao.

D'ailleurs, le responsable de l'Onuci, M. Choi, n'a pas déclaré nuls les résultats définitifs du Conseil constitutionnel. Toujours dans l'interview qu'il a accordée au Patriote, à la question du journaliste : 'Pour vous, la proclamation du président du Conseil constitutionnel aujourd'hui (03 décembre 2010) est nulle et non avenue ?'. Il a répondu 'Je dis qu'elle ne correspond pas aux faits'. Ne pas correspondre aux faits ne veut pas dire nul et non avenu. En conséquence, si la proclamation du Conseil constitutionnel n'est pas nulle et non avenue (ce qu'a dit implicitement M. Choi, le responsable de l'Onuci), elle est donc valable et reste en vigueur.


Source: IVOIREVOX.COM

COTE D'IVOIRE: LA VERITE SUR LE NAVIRE DE GUERRE SUD-AFRICAIN AU LARGE D'ABIDJAN

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Frégate de l'armée sud-africaine mouillant au large des côtes ivoiriennes, le 15 février 2011.


La présence d'un navire de guerre sud-africain qui mouille actuellement au large d'Abidjan, fait couler beaucoup d'encre. La « CEDEAO », poussée dans le dos par la France, y voit un acte capable de compromettre les travaux de l'Equipe d'Experts et même celui du panel des Chefs d'Etat membres du panel commis pour trouver une sortie honorable à la crise ivoirienne. Pour cela, elle ne manque pas d'interpeler le Président Jacob Zuma chaque fois qu'elle en a l'occasion.

 

Alors que la « CEDEAO » ne dit rien en ce qui concerne les navires de guerre français et hollandais stationnés dans les eaux ivoiriennes, elle trouve à redire quand il s'agit du navire sud-africain. Pourquoi ? Des informations en notre possession permettent de percer le mystère de la fébrilité de la France et de ses suiveurs.

La France a positionné ces navires, pour, dit-elle, apporter un soutien logistique aussi bien à ses troupes staionnées au « 43è BiMa » qu'à ceux de l'« ONUCI ». Soit. Mais depuis que des mesures restrictives ont été prises par la « communauté internationale » pour étrangler financièrement et économiquement la Côte d'Ivoire, elle leur a assigné une nouvelle feuille de route.

Repousser tous les navires commerciaux à destination du port d'Abidjan. Telle est la nouvelle mission de ces navires militaires qui ont mis quelque peu en veilleuse leurs objectifs militaires. Parmi les bâteaux repoussés, des pétroliers et des butaniers ravitaillant respectivement les dépôts de « Total Elf » et « Shell » au Port d'Abidjan. La conséquence de ce blocus, on l'imagine aisément, est le tarrissement du dépôt à gaz butane qui conduit petit à petit à une rarefaction du gaz domestique dans les foyers abidjanais.

C'est cette nouvelle donne que les autorités sud-africaines trouvent suspect autant qu'ils en déplorent l'ensemble des effets collatéraux. Pour l'administration Zuma, il est injuste que la Côte d'Ivoire ploie sous la charge de sanctions diverses au moment où le monde entier est à son chevet. D'où l'envoi du navire de guerre en question dont le rôle est de vérifier la réalité des faits qui ont cours sur les eaux ivoiriennes, rendre compte à son pays en attendant la conduite à tenir.

Ce n'est pas tout. Parallèlement aux renseignements fournis au Président Zuma par la « CEDEAO » et l'« UA », l'administration sud-africaine a mis en branle ses renseignements politique et militaire à l'effet de confrontation de données. Qui leur permettront de se faire une idée autre que celle relayée par les fauteurs de trouble. Ce travail s'est accentué depuis bientôt 7 jours avec l'entrée en scène véritable du renseignement militaire.

Leçon : l'Afrique du Sud veut se donner les moyens de ne pas prendre une décision injuste qu'elle aura à payer toute sa vie. C'est uniquement cela et non un soutien massif à Gbagbo comme la « CEDEAO » tend à le faire croire.


 

Source : NERRATI.NET

AMBASSADES IVOIRIENNES: POURQUOI GBAGBO A TOUTES LES CARTES EN MAINS

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In Le Nouveau Courrier N°205 du 16 Février 2011 par Frank Toti

La crise post-électorale que vit la Côte d'Ivoire depuis quelques trois mois, est vraisemblablement un combat de longue haleine, où s'entremêlent offensives et contre-offensives tous azimuts. Mais ce qui passionne le plus, reste assurément la bataille diplomatique.


Alassane Ouattara, président de la République-déserte du Golf n'a cessé de s'enorgueillir du soutien inestimable que lui apporte son vieil ami Nicolas Sarkozy. Et très rapidement le tapis international lui a été déroulé. Il pousse même l'outrecuidance en désignant des pseudo-ambassadeurs dans certains pays occidentaux. Notamment, en France, aux Etats-Unis, en Suisse, en Belgique, en Grande Bretagne et à l'Onu. S'il est vrai que cela s'apparente à une victoire du camp Ouattara, en réalité cela ressemble fort bien à un coup d'épée dans l'eau. Parce que dans la pratique, celui qui maitrise l'appareil diplomatique ivoirien, c'est bel et bien, Laurent Gbagbo.

D'un, ces pseudo-nominations de diplomates par Ouattara dans certains pays occidentaux ne pouvaient en être autrement. Dans la mesure où ces pays sont tellement allés loin dans la crise ivoirienne qu'ils ne peuvent faire marche-arrière. Aussi, sont-ils condamnés à accréditer des «Ouattaristes» comme Ambassadeurs, pour témoigner de leur amour à leur poulain. Dommage pour eux, puisque ça pue la pacotille. Parce qu'en pratique, le pouvoir ivoirien, incarné par le Chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, continue de mener le jeu diplomatique.

A preuve, ces diplomates et individus nommés par Ouattara se contentent du titre d'Ambassadeurs, sans aucunes prérogatives ni compétences. Puisque toutes décisions ou tout document signé sont nuls et de nul effet en Côte d'Ivoire. Ni visas, ni papiers administratifs... Le gouvernement Aké N'Gbo a donné le ton il y a deux jours concernant la délivrance de visas aux ressortissants français et autres sur le territoire de France. «Les visas pour la Côte d'Ivoire sont désormais exclusivement délivrés par les consulats honoraires de Côte d'Ivoire en France, situés dans les localités suivantes : Nancy, Nice, Rouen, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Martinique et Monaco», stipule clairement le communiqué du Gouvernement. Et ce qui est valable en France l'est assurément dans ces pays occidentaux qui ont commis la bêtise de reconnaitre des diplomates nommés par le maître d'Hôtel. Et de plus, la paie des diplomates et autres agents ne transitent plus l'Ambassade, mais atterrit directement dans les comptes des concernés. Du coup, Laurent Gbagbo reprend entièrement et totalement le contrôle de ces chancelleries.

Sur les 45 représentations diplomatiques de la Côte d'Ivoire à travers le monde, Alassane Ouattara peut se prévaloir d'avoir «nommé» quelques 8 «intermittents» à la tête des chancelleries. Une bien maigre performance pour quelqu'un qui chante à longueur de journées que toute la communauté internationale (y compris l'Au-delà) le reconnait comme président. Sans tambours ni trompettes, le Chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, qui a la légalité constitutionnelle avec lui, étend sa toile diplomatique, au fil des jours, avec des résultats plus que probants. La remise de la balle au centre par l'Ua, lors de son dernier sommet à Addis-Abeba en est une preuve. Une diplomatie silencieuse et efficace à mettre à l'actif du très discret Ministre des Affaires Etrangères, Alcide Djédjé.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

L'ETAT MET LE CAP SUR LA SOUVERAINETE MONETAIRE

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Lentement mais sûrement, la Côte d'Ivoire est en train de conquérir sa souveraineté monétaire. La rupture brutale provoquée par la Bceao- Siège depuis Dakar y est pour quelque chose. Après avoir essayé vainement les armes diplomatique, militaire et politique, Sarkozy et sa Françafrique, ont décidé de désorganiser voire tuer le secteur bancaire de l'espace de l'Union économique et monétaire ouest-africain, (Uemoa).

Certainement, selon leurs propres termes, «étouffer financièrement et économiquement le camp Gbagbo». Dans l'espace, Uemoa, la France est membre très influent dans le Conseil d'administration. La Banque centrale des Etat de l'Afrique de l'Ouest (Bceao). Mieux, c'est elle qui contrôle et manipule à volonté plus de la moitié des avoirs extérieurs des pays ayant en commun, l'usage du Franc Cfa à travers le compte d'opération logé au Trésor français.

Ainsi, après le dernier sommet des chefs d'Etat et gouvernement de l'Uemoa tenu à Bamako au Mali, le gouverneur en fonction Dakoury-Tabley Henri Philippe a été contraint à la démission et depuis, le vice-gouverneur, le Burkinabé Jean Baptiste Compaoré, a pris l'intérim pour trois mois. Comme il n'attendait que ça, le premier acte qu'il a posé, c'est de déconnecter l'agence nationale de la Bceao pour la Côte d'Ivoire, du système informatique de la Banque d'émission.

Le gouvernement Aké N'Gbo ne se fera pas pier pour réquisitionner les agents nationaux de la Bceao travaillant en Côte d'Ivoire. Dès cet instant, Abidjan a mis le cap sur son autonomie. Ce qui fait mal à Bceao- Siège surtout que la Côte d'Ivoire, c'est le pays phare de l'Uemoa avec environ 40%. Face à cette nouvelle donne qui laisse entrevoir non seulement la désagrégation de l'Uemoa, avec à la clé une dévaluation du Fcfa, un nouveau conseil des ministres des Finances de l'Uemoa, a été tenu à Dakar ; le 5e en moins de deux mois. C'est à l'issue de cette rencontre que Jean-Baptiste Compaoré va brandir le bâton des sanctions contre les banques qui vont collaborer avec le gouvernement du Premier Aké N'Gbo.

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Comme il fallait s'y attendre, l'un des satellites en Côte d'Ivoire, la Banque internationale pour le commerce et l'industrie en Côte d'Ivoire (Bicici), filiale de la Banque nationale de Paris (Groupe Bnp Paribas), qui boycottait la transaction manuelle, mise en place par le gouvernement, a sauvagement et de façon inélégante, fermé nuitamment ses agences en Côte d'Ivoire. En attendant, le départ des autres épargnants, il convient de préciser que la Bicici perd avec le non virement des salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat, un dépôt mensuel d'environ 7 milliards de Fcfa sur lesquels, elle ne percevra plus des agios.

Par ailleurs, la Citibank qui a également fermé son agence a pris soin d'ouvrir ses guichets automatiques dit-on à l'hôtel Sebroko. En clair, nous sommes passés à une autre phase de la crise ivoirienne et qui porte à croire, que tout est mis en œuvre, pour pousser la Côte d'Ivoire, non seulement à bout, mais l'obliger à sortir de l'Uemoa. En le faisant, ceux qui poussent la Côte d'Ivoire confortent le ministre délégué au Budget Koné Katinan Justin quand il dit :

«Nous n'avons pas l'intention de sortir de l'espace communautaire, mais si on y oblige, nous aviserons». Pour montrer la bonne foi et faisant la posture de la mentalité de l'orphelin avec une vision de souveraineté affichée par le gouvernement Aké N'Gbo, le budget d'Etat 2011, est essentiellement bâti sur la mobilisation des ressources internes. Cap sur la souveraineté monétaire Le budget d'Etat 2011 s'équilibre en recettes et en dépenses à 2907,320 milliards de Fcfa dont 924,7 milliards de Fcfa seront mobilisés par la Direction générale des impôts (Dgi) contre 938 milliards de Fcfa des douanes ivoiriennes qui promettent mobiliser 1000 milliards de Fcfa.

S'agissant de la mobilisation des ressources, il convient de rappeler cette déclaration en substance du ministre Koné Katinan : « Nous n'attendons rien en terme de mobilisation des ressources extérieures, mais sur l'honneur nous prenons l'engagement d'honorer nos obligations envers nos créanciers extérieurs». Aux grands maux, un traitement de choc approprié. Pourrait-on dire. C'est ce que vient de faire le gouvernement à travers sa déclaration du 14 février 2011, avec la série de mesures prises pour sécuriser le paiement régulier des salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat.

Mais aussi et surtout ceux des travailleurs du secteur privé. Pour les salaires du mois de février et des mois à venir, la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique est instruite à l'effet de procéder à l'ouverture d'office, de comptes dans les autres banques afin d'y effectuer les virements des salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat.

Par ailleurs, le gouvernement qui ne veut plus se laisser distraire et se faire surprendre, a décidé de la fermeture immédiate dans ces deux banques, des comptes de sociétés d'Etat et ceux des sociétés à participation financière publique, afin de procéder à leur ouverture dans les autres banques. Pendant que le Garde des Sceaux est instruit d'engager sans délai, des poursuites judiciaires contre ces deux banques. En outre, un secrétariat est créé au sein du Trésor afin d'informer et d'orienter les usagers des secteurs privés et publics de ces deux banques.


Bamba Mafoumgbé


Source : GBAGBO.CI

COMPLICITES DANS LA CRISE IVOIRIENNE - MAMADOU BEN SOUMAHORO: «J'ACCUSE GERARD LATORTUE, LA FRANCOPHONIE ET L'ONU»

 

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La crise postélectorale qui secoue la Côte d'Ivoire, depuis le 28 novembre 2010, n'a pas fini de livrer ses secrets, son lot de comploteurs et leurs alibis pour faire main basse sur les richesses de notre pays. A chaque révélation, l'on apprend un peu plus sur toutes les sales propositions rejetées par Laurent Gbagbo et qui lui valent la ronde de tant de chacals politiques tapis au sein de la Communauté internationale. Dans le texte qui suit, le député Mamadou Ben Soumahoro dévoile la partition de l'ancien Premier ministre haïtien, Gérard Latortue, qui a conduit la délégation des observateurs de l'Organisation internationale de la Francophonie en Côte d'Ivoire. Il établit ses connexions à Paris et à l'ONU.

Personne n'y a véritablement prêté attention. Et pourtant, cela s'est passé. A la fin de la mission d'observation de l'élection présidentielle qu'il a conduite, en Côte d'Ivoire, pour le compte de l'Organisation internationale de Francophonie (OIF), M. Gérard Latortue a dressé son rapport au pied de M. Young Jin Choi, dans les locaux du siège de l'ONUCI à l'Hôtel Sebroko. Aussitôt fait, il a repris l'avion le même soir pour Paris, laissant au Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire, le soin d'enfoncer le clou et de gérer la crise qu'ils avaient préparée ensemble contre les Ivoiriens. M. Gérard Latortue venait ainsi de nous indiquer, clairement, que Young Jin Choi est son binôme local dans la fabrication de la crise postélectorale dans laquelle est plongé notre pays depuis le 28 novembre 2010. Latortue et Choi ont agi pour espérer imposer Alassane Ouattara au peuple ivoirien. C'est un des pans de ce complot aux multiples tentacules enclenché pour faire main basse sur la Côte d'Ivoire. Mais ses prémices datent de longtemps. De quelques années plus tôt.


L'indécente proposition
au candidat Gbagbo

Nous sommes en 2008. L'ancien Premier ministre de la République d'Haïti, Gérard Latortue, une vieille connaissance personnelle, sollicite par mon intermédiaire un rendez- vous avec le chef de l'Etat de Côte d'ivoire. Il l'obtient d'autant plus facilement qu'il prétendait vouloir porter à la connaissance du Président Laurent Gbagbo «l'expérience» qu'il venait de réussir dans son propre pays au moment où le nôtre s'apprêtait à aller à son tour à des élections présidentielles importantes annoncées, à cette époque, pour novembre 2009. C'est ainsi que profitant de l'occasion qui lui était offerte, Gérard Latortue s'est permis de proposer à Laurent Gbagbo de se mettre sous «la protection de George W. Bush et des Etats-Unis d'Amérique». Pour la mise en œuvre de ce projet, l'homme a fait valoir au Président Laurent Gbagbo ses relations intimes et privilégiées avec le frère du Président des Etats-Unis, Le gouverneur de l'Etat de Floride. C'est du reste grâce à l'intervention de ce dernier que le Président Bush a désigné Gérard Latortue pour diriger, à titre intérimaire, le gouvernement d'Haïti. Gérard Latortue devait y organiser les élections de sortie de crise après l'expulsion du Président Jean Bertrand Aristide déposé auparavant par les forces onusiennes, toujours sous la férule de Gérard Latortue, leur mandataire. Les Etats-Unis voulaient René Préval comme président d'Haïti, les Etats-Unis et Gérard Latortue ont "donné" René Préval à Haïti. Après cette élection truquée avec succès, Gérard Latortue a voulu monnayer son expérience auprès de Laurent Gbagbo. Un livre blanc a été édité par ses soins. Il l'a proposé au Président ivoirien au cours de l'audience qui lui a été accordée. Ce livre blanc lui a d'ailleurs servi de viatique pour proposer ses services à toutes les capitales africaines qui préparaient des élections dans cette période troublée.

A la deuxième visite faite à Laurent Gbagbo à son domicile officiel de Cocody, Gérard Latortue, plus concret, a proposé à son hôte une véritable stratégie de hold-up électoral avec son aide personnelle et celle des Nations unies à New York. Il annonçait qu'il allait se faire mettre en mission comme observateur international de nos élections à venir, au nom de l'OIF (Organisation internationale de la Francophonie) et de son Président Abdou Diouf. En prévision de cette «mission», il demandait au Président Laurent Gbagbo de faire nommer immédiatement, à un poste technique au siège des Nations unies à New York pour le compte de la Côte d'Ivoire, son compagnon de voyage, un certain Marc Maxi, notoirement connu pour être un honorable agent de la CIA. Cet autre Haïtien, qui avait dirigé auparavant l'organisation humanitaire CARE pour l'Afrique de l'Ouest, devait mettre en place le mécanisme qui devait impliquer le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon lui-même, pour appuyer tout ce qui allait se faire sur le terrain en Côte d'Ivoire afin d'assurer la victoire du Président Laurent Gbagbo «sans bavure». Selon les plans de Latortue, à l'issue du scrutin, peu importe le score, que ce soit au premier ou au deuxième tour, l'ex- Premier ministre d'Haïti représentant l'OIF devait tout simplement "crédibiliser" les résultats en faveur de Gbagbo en s'exprimant au nom de tous les observateurs de l'Union européenne et au nom de l'OIF. L'ONU devait ensuite reconnaître la sincérité du scrutin et, selon ce plan, les autres candidats n'auraient eu que leurs yeux pour pleurer. C'est exactement le même schéma qu'il avait proposé en Guinée-Conakry avant la mort du Président Lassana Conté. Le coup d'Etat du capitaine Dadis Camara a mis fin à ses espoirs et annihilé son plan pour les élections en Guinée.

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La belle affaire pour Ouattara et connexions

A la fin de sa visite à Laurent Gbagbo, le Président ivoirien qui avait prêté une oreille plutôt agacée au discours corrompu de Gérard Latortue, lui a fait remettre par mes soins une somme d'argent frais, quelques dizaines de millions de francs CFA, pour faciliter son séjour et celui de son compagnon d'agent de la CIA, Marc Maxi. Le chef de l'Etat n'a pas donné suite à la démarche indécente de l'ex-Premier ministre d'Haïti Gérard Latortue. Ses incessants appels téléphoniques n'ont pas trouvé non plus d'échos auprès du président Laurent Gbagbo pendant de nombreux mois. Son projet est resté lettre morte parce qu'il est tombé sur un véritable démocrate et un intellectuel honnête qui a toujours bâti sa vie sur la vérité de l'onction populaire. Gérard Latortue n'a pas cessé de me harceler, moi qui l'ai introduit auprès du Président Laurent Gbagbo. Là aussi, sans aucune suite. A l'évidence, le Président de la Côte d'Ivoire s'était senti profondément vexé par la proposition malhonnête de Gérard Latortue qu'il a donc définitivement éconduit en ne répondant plus à ses pressants appels téléphoniques.

Bien entendu, toute cette entreprise avait un prix dans l'esprit du représentant de commerce de l'OIF et des Nations unies. Le refus de Laurent Gbagbo constituait pour lui et pour ses commanditaires un énorme manque à gagner qu'il fallait combler d'une manière ou d'une autre. C'est ainsi que Gérard Latortue et Marc Maxi ont proposé leur service diabolique à Alassane Ouattara et à son épouse Dominique Folloroux. Connaissant son entregent, la femme du plus grand imposteur devant l'Eternel, Alassane Ouattara, a dû consolider le projet scélérat de Gérard Latortue par l'adhésion empressée de leurs amis français, américains et ivoiriens de nationalité américaine vivant aux Etats-Unis. Ce qui n'était qu'un plan devant consolider l'avantage du candidat le mieux placé, dans l'esprit de Gérard Latortue et ses comparses accourus pour empocher quelques millions de dollar, est devenu, par la force des choses, un des éléments fondateurs du complot international qui continue de secouer la Côte d'Ivoire, mon beau pays. Ce complot devait donner gagnant celui que personne n'attendait, c'est-à-dire Alassane Ouattara. Pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de ce vaste complot qui s'est étendu à quelques valets de M. Sarkozy en Afrique, notamment le Burkinabé Blaise Compaoré et le Sénégalais Abdoulaye Wade, il importe de savoir que l'acteur principal, le mici-dominici de l'ombre, Gérard Latortue, a servi comme représentant permanant du PNUD (Programme des Nations unies pour le Développement) à Cotonou dans les années 70 et, à ce même titre, en Côte d'Ivoire pendant cinq ans sous l'autorité de l'Algérien Abderamane Kane qui dirigeait l'organisation à partir de Vienne, en Autriche.

Vous avez dit Nations unies ? Que reste-t-il pour accomplir le complot ? Evidement les élections ! Les fameuses élections ! Le prétexte tout trouvé ! Or, dans ce domaine, les données sont connues : Depuis 2002, ''la Communauté internationale '' voulait la tête de Laurent Gbagbo. C'est tout ! Seulement voilà, toutes les tentatives ont lamentablement échoué. Il manquait un homme de main "crédible", loin de l'Afrique, discret et efficace pour accomplir l'opération «enlever Gbagbo». Le premier bénéficiaire, Alassane Ouattara, pour une fois, n'est pas allé le chercher puisqu'il ignorait son existence. Cet homme prétendument providentiel est arrivé de lui-même : après son échec au pied de Laurent Gbagbo, Gérard Latortue est allé proposer la forfaiture de l'OIF à Ouattara. Abdou Diouf, l'ancien Président de la République du Sénégal était candidat à sa propre succession à la tête de l'organisation francophone. Le coup de pouce de Latortue lui a sûrement fait du bien. Au renouvellement du mandat d'Abdou Diouf en Suisse, Nicolas Sarkozy en a décidé tout seul, à la place de tous les chefs d'Etat africains présents, en piétinant leur dignité. La Côte d'Ivoire vaut bien une messe et tout le monde a dit Amen !

«Donne-moi la tête de
Gbagbo, et tu auras l'ONU»

Ainsi donc, on a échangé l'honneur et la sécurité de 20 millions d'Ivoiriens contre le confort du poste d'un homme qui fut pourtant chef d'un Etat africain et non des moindres. Gérard Latortue est l'un des artisans zélés et intéressés de cette mascarade qui a échoué, dans sa version OIF, en Côte d'Ivoire. Lamentablement ! Quoiqu'il en soit, par quelque bout qu'on le prenne, le complot qui essaie de déstabiliser notre pays trouve son épicentre aux Nations unies, son exécuteur testamentaire étant M. Ban Ki-moon qui, malgré son incompétence avérée, veut un deuxième mandat. Nicolas Sarkozy de Nagy Bosca, qui détient un veto en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, lui a donné l'assurance de bloquer toutes les initiatives des pays émergeants pour lui ouvrir la voix du succès aux prochaines élections de Secrétaire général des Nations unies. Cela peut expliquer en grande partie l'acharnement de M. Ban Ki-moon et de son «frère» sud-coréen Young Jin Choi qui le représente en Côte d'Ivoire et qui l'épaule pour mériter le futur «service» attendu de Sarkozy. Ce n'était pas un hasard si M. Gérard Latortue, responsable des observateurs de l'OIF dans la présidentielle ivoirienne du 28 novembre, a rédigé son rapport au pied de M. Choi, dans les locaux du siège de l'ONUCI à l'Hôtel Sebroko, juste avant de reprendre l'avion le même soir pour Paris, laissant à son binôme Choi le soin d'enfoncer le clou et de gérer la crise qu'ils avaient préparée ensemble contre les Ivoiriens.

Ces révélations ne sont ni une fiction ni un roman. Pour tous ceux qui en douteraient, j'exige que M. Gérard Latortue vienne s'expliquer devant le peuple de Côte d'Ivoire pour réfuter, s'il le peut encore, toutes ces accusations gravissime que je porte contre lui en tant qu'Ivoirien qui croyait pouvoir compter sur son amitié. Je crie ici ma déception et ma colère contre son comportement cupide, mercantiliste et bassement intéressé.

M. Gérard Latortue, vous m'avez sans doute reconnu à travers cet article dénonciateur de votre indignité vis-à-vis de la Côte d'Ivoire, mon pays. Je vous attends pour vous porter personnellement la contradiction si vous osez accepter un face à face, ici même à Abidjan, devant tout le monde.

Enfin, je comprends maintenant pourquoi vous n'avez pas donné de suite au coup de fil du Président de la Commission électorale indépendante (CEI) qui voulait me donner la possibilité de vous serrer la main à l'Hôtel Pullman d'Abidjan au Plateau où je n'ai jamais pu vous trouver. M. Bakayoko Youssouf devait ignorer que je ne comptais plus parmi vos amis à Abidjan et que lui-même, Bakayoko Youssouf, avait été déjà instrumentalisé par vous, Gérard Latortue, ainsi que par Ban Ki-moon pour le compte d'Alassane Ouattara.



Abidjan, le 12 février 2011

Mamadou Ben Soumahoro

Député indépendant à
l'Assemblée nationale