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jeudi, 20 janvier 2011

POURQUOI LA COTE D'IVOIRE EST DANS L'OEIL DE L'OURAGAN ?

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Prof. Jean-Paul Pougala, enseignant à l'Université de la Diplomatie de Genève en Suisse (co-auteur de «L'Afrique, l'Europe et la Démocratie Internationale» (Ed. Federop)), le 11 janvier 2011. Extraits.

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"Le dessous des cartes - La crise ivoirienne ou le prélude de la guerre Chine-Occident"

Depuis le début de la crise ivoirienne, tout et son contraire ou presque ont été dits. Les Occidentaux soutiennent presque tous M. Ouattara qu'ils appellent "Président élu" alors que les Africains soutiennent presque tous le président sortant Gbagbo qu'ils désignent par "Président Réélu". Au-delà des choix partisans pour l'un ou l'autre président élu ou réélu, il est intéressant de constater qu'il y a une autre bataille celle là à distance qui est en train de se jouer entre la Chine et l'occident en Côte d'Ivoire. A travers des appuis militaires directs ou indirects.

L'Occident défend une vieille idée de l'Afrique dans laquelle il contrôle tout à travers ses hommes de mains et s'accommodent volontiers d'une misère de masse. La Chine est celle qui veut changer la donne et faire de l'Afrique la vitrine de sa puissance économique et militaire hors d'Asie. Ce qui froisse fortement l'Union Européenne et les USA.

Mais ces derniers ont-ils la force et l'énergie pour résister longtemps au rouleau compresseur chinois qui a malencontreusement décidé de faire de l'Afrique un des piliers de sa superpuissance en construction ?

Laurent Gbagbo, meilleur symbole des frustrations des Européens et des Africains

Pour les Africains, les deux personnages de notre feuilleton symbolisent deux conceptions opposées de la politique africaine. M. Ouattara, se définit comme «Houphouëtiste», c'est-à dire quelqu'un qui était ouvertement contre les États-Unis d'Afrique. En 1963, son mentor Houphouët Boigny était avec l'ancien président Sénégalais Léopold Sédar Senghor un principal fossoyeur du rêve de Kwame Nkrumah de créer immédiatement les États-Unis d'Afrique. Pour Senghor et Houphouët la relation avec la France était plus importante que toute nécessité d'autonomie africaine. Ce dernier avait alors prononcé la célèbre phrase: «Ils disent qu'ils vont unir l'Afrique du Cape au Caire. Ils le feront sans nous, sans ma Côte d'Ivoire». La suite on la connaît : l'OUA est née comme une nullité avec un seul programme cher à Senghor et Boigny : «intangibilité des frontières héritées de la colonisation européenne» et adieu le vieux rêve de Nkrumah contenu dans son livre prémonitoire publié en 1961 du titre : Africa must unite (l'Afrique doit s'unir si elle ne veut pas connaître famine, pauvreté et guerres).

Mettre fin à la triste parenthèse de l'OUA était une priorité pour Gbagbo dès son arrivée au pouvoir en 2000 pour passer à la nouvelle Union Africaine (en 2002) comme étape intermédiaire vers la création des États-Unis d'Afrique. Aujourd'hui, M. Ouattara continue dans la même voie : il ignore les institutions de la Côte d'Ivoire (le conseil Constitutionnel) et préfère attendre sa légitimité de Paris ou de Washington. Il demande à une partie du monde de venir faire la guerre pour tuer une partie du peuple ivoirien. Il demande d'affamer les fonctionnaires ivoiriens en les privant de leur salaire. Il demande à la France d'organiser des commandos sous le couvert de la CEDEAO, et comme Houphouët, il n'a jamais expliqué ce qu'il compte offrir à la France en retour.

Aux apprentis sorciers de la théorie des guerres éclair, j'ai envie de dire : aucune élection, aucune personne ne mérite qu'il y ait une seule vie de perdue. Les hommes passent, les empires disparaissent. Mais les cicatrices d'une guerre ne finissent jamais. L'Irak peut-il nous servir de leçon ?

Trois exemples hors d'Afrique pour élucider mes propos :

  • Le 19 décembre 2010, on a voté en Biélorussie, le président sortant a proclamé qu'il a gagné avec 72% et a aussitôt mis en prison les dirigeants de l'opposition. Y-a-t-il un seul pays Européen qui a menacé ce pays d'utiliser la force pour déloger Alexander Loukachenko au pouvoir depuis 16 ans ? L'Union Européenne n'a prévu aucun plan militaire pour aller déloger le dictateur. La raison est simple : les 27 pays de l'Union Européenne ont à cœur la valeur de la vie de leurs frères et sœurs de la Biélorussie. C'est à chacun de soigner ses intérêts et les Européens considèrent la vie humaine en Biélorussie plus importante qu'un dictateur qui s'en ira tôt ou tard.
  • Le Secrétaire Général des Nations Unies M. Ban Ki-Moon et le Représentant de l'ONU en Côte d'Ivoire M. Y Choi sont tous les deux citoyens d'un pays divisé en deux, la Corée. Il y a un des deux présidents Kim Jong-Il qu'ils disent fou et un danger permanent pour sa propre population et pour ses voisins. Mais pour Kim, M. Y Choi et M. Ban Ki-Moon ont toujours justement prôné la retenue. A ceux qui veulent faire la guerre en Côte d'Ivoire, j'ai deux questions : En quoi la vie d'un Coréen serait-elle plus précieuse à préserver que celle d'un Ivoirien ? En quoi la mort des populations civiles en Côte d'Ivoire serait-elle moins grave qu'en Corée ? En quoi Laurent Gbagbo est-il plus dangereux pour ses voisins que le dirigeant Nord-Coréen M. Kim Jong-Il, au pouvoir hérité de son père depuis 17 ans et qui lui-même l'avait exercé pendant 46 ans jusqu'à sa mort et qu'il s'apprête à passer à son fils ?
  • En Birmanie (Myanmar) en 2000 un vainqueur des élections présidentielles a été privé de sa victoire, pire, privé de liberté pendant 10 ans. Mme Aung San Suu Kyi s'est contentée en silence d'un prix Nobel de la paix, sans jamais exiger une quelconque intervention de l'extérieur pour aller déloger les usurpateurs du pouvoir. La victoire de Mme Aung San Suu Kyi validée par la Cour Constitutionnelle Birmane est-elle moins importante que la défaite de M. Ouattara déclarée perdant par le Conseil Constitutionnel de son pays ?

M. Laurent Gbagbo entrera-t-il dans l'histoire comme un dirigeant médiocre, méchant, valeureux ou éclairé ? Nul ne pourra le dire. Ce que nous savons par contre, c'est qu'il est l'homme qui symbolise le mieux les frustrations des Européens et des Africains. La crise Ivoirienne s'est vite transformée en une crise raciale entre les Blancs et les Noirs, entre l'Afrique et l'Europe. Avec cette fois-ci un 3ème larron, la Chine en embuscade.

L'Angola, premier partenaire africain de la Chine sur le plan commercial et militaire, soutient indéfectiblement Laurent Gbagbo

Le jour précis (17/12/2010) où l'Union Européenne annonçait avoir à l'unanimité choisi le camp de Ouattara dans la crise ivoirienne, contre Laurent Gbagbo, la Chine nous annonçait être devenue le premier partenaire commercial du continent africain en publiant les chiffres de 10 mois d'échanges avec les pays Africains. Il en ressort une augmentation du volume d'affaires à 20 milliards de dollars avec l'Angola faisant de ce pays son premier partenaire africain sur le plan commercial, mais aussi militaire.

Et le hasard veut justement que l'Angola soit le pays qui soutient militairement les Forces de Défense et de Sécurité de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire. Et c'est ce même jour que le général Chinois de division Jia Xiaoning, directeur adjoint du bureau des affaires étrangères au ministère chinois de la Défense était reçu en audience au Cameroun par le Président Biya.

Ont-ils parlé de la crise ivoirienne ? La Chine peut-elle aider financièrement l'Europe pour sortir de la crise économique et accepter qu'elle utilise cet argent pour la combattre en Afrique ? Ce qui est sûr, c'est que c'est un scénario que l'Europe n'avait pas prévu.

C'est aussi le prélude d'une longue saison tumultueuse entre l'Afrique et l'Europe qui peine à accepter l'inexorable autonomie effective de l'Afrique, 50 ans après la parodie d'indépendance. Les généraux de l'armée chinoise sont en train de défiler un peu partout en Afrique pour tisser des accords de partenariat militaire ; à Pékin, on ne cache plus que le vrai but est de neutraliser toutes les rebellions que l'Europe organisera sur le sol Africain pour les freiner et retarder cette autonomie. L'arrivée de la Chine sur la scène politique, économique et militaire africaine est en train de se transformer en cauchemar pour l'Europe qui en perd toute sa lucidité.

L'Union Africaine doit reprendre la main en Côte d'Ivoire pour que le gouvernement invisible de l'Europe n'entrave, ne déstabilise et n'enlève pas à l'Afrique une des pièces maîtresses du puzzle (la Côte d'Ivoire). Si aujourd'hui la Côte d'Ivoire est sacrifiée pour offrir à l'Europe une consolation de répit dans sa guerre commerciale et industrielle perdue d'avance avec la Chine (comme le diktat chinois sur les terres rares), demain à qui le tour ?

La crise ivoirienne aura pour le moins, le mérite de nous donner plusieurs enseignements :

  • L'ONU est une boîte vide qui nécessite une complète refonte. Cette organisation est en train de se transformer en instrument de déstabilisation des nations et l'initiatrice des guerres civiles plutôt que d'être un instrument de pacification des peuples comme elle a été originellement conçue.
  • L'entraînement pour la première guerre mondiale du 21ème siècle entre l'Occident (Europe/USA) et la Chine se fera très probablement sur le sol africain. Le déclin des premiers ne les prive pas de l'instinct d'arrogance habituelle pour continuer d'humilier la seconde en lui intimant ce qu'elle doit faire en Afrique, sur la dévaluation du Yuan. Le ridicule ne tue pas. Ce sont les pays qui se sont de trompés de politique et sont responsables d'une crise financière mondiale, qui prétendent donner des leçons à la Chine qui elle a été vertueuse dans sa gestion. Il y a une ligne rouge que tôt ou tard l'Occident va traverser et ce jour là, cela va faire: boum ! Et c'est pour ce boum que l'Afrique sert aujourd'hui à l'un et à l'autre de terrain d'entraînement.

Gbagbo, enjeu du contrôle de l'Eldorado pétrolier du Golfe de Guinée

«Derrière le maintien ou non de Gbagbo au pouvoir se joue le contrôle du Golfe de Guinée, cet Eldorado pétrolier que Français ou Américains, en perte de vitesse dans le monde arabe, et unis pour cette fois, ne souhaitent pas voir passer en d'autres mains. A leurs yeux, Alassane Ouattara, ami personnel de Sarkozy, ancien directeur du FMI et gestionnaire libéral, représente un interlocuteur beaucoup plus crédible que Gbagbo le nationaliste». Colette Braeckman, journaliste au quotidien belge Le Soir, elle collabore aussi au "Monde Diplomatique".



Source: IVOIREVOX.COM

mercredi, 19 janvier 2011

CRISE IVOIRIENNE POST-ELECTORALE: DES FACTURES EMBARRASSANTES POUR L'UNION EUROPEENNE



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Incroyable ! Les preuves que la rébellion ivoirienne ou les «forces pro-Ouattara» ont régenté les élections dans plusieurs localités du nord de la Côte d'Ivoire. En effet, l'«Union Européenne» avait fait évacuer 17 de ses observateurs internationaux en danger, suite aux violences des «Forces Nouvelles (FN)», lors du scrutin présidentiel 2010 de Côte d'Ivoire dans les localités nord du pays...  Et c'est cette même «Union Européenne» qui reconnaît le bon déroulement de l'élection présidentielle, pourtant contrôlée dans le nord, par les rebelles. Evènement avec l'«Affaire» du couple Lafont, bouc-émissaire de l'«UE», parue sur «France-Soir».

 

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Alors que l'« UE » accuse aujourd'hui Frédéric Lafont, elle (l'UE) utilisait ses services il y a un mois et demi dans le nord de la Côte d'Ivoire.


Le couple Lafont, figurant sur la liste de 59 proches de Laurent Gbagbo visés par des sanctions de l'« Union Européenne », nie les faits qu'on lui reproche. « France-Soir » publie en exclusivité des documents liés à l'affaire.

L'« Union Européenne » accuse Frédéric Lafont, un entrepreneur clé en Afrique de l'Ouest de 41 ans, d'avoir transporté des armes avec sa compagnie aérienne « Sophia Airlines ». L'homme nie les faits et contre-attaque.

Frédéric Lafont nous a affirmé mardi soir s'être porté au secours de 17 observateurs internationaux de l'« Union Européenne » dans le Nord et dans l'Ouest, en plein fief d'Alassane Ouatarra, les 28 et 29 novembre 2010 à la demande de l'instance européenne. « France-Soir » détient en exclusivité les factures et les manifestes passagers et publie un des documents qui prouve la véracité des propos de Frédéric Lafont. Le document publié a pour destinataire « Union Européenne MOE-UE Côte d'Ivoire ».

Le responsable sécurité de l'« Union Européenne » sur place a affreté un « Beech 1900-D » le 28 novembre 2010 pour évacuer les observateurs présents à Khorogo qui étaient « en mauvaise posture » selon l'ex-légionnaire. « Même mes pilotes ont eu peur sur place », explique Frédéric Lafont. Le lendemain, le 29 novembre 2010, « Sophia Airlines » est allé recherché d'autres observateurs « du côte de Man » à l'Ouest du pays.


«C'était très chaud pour la sécurité des observateurs internationaux européens»

Les observateurs qui auraient craint pour leur sécurité « ont demandé de quitter au plus vite le pays vers le Ghana. Mais je ne sais pas si ils sont passés par nous ou par les vols réguliers. Je ne me souviens pas ». Frédéric Lafont raconte que deux observateurs se sont confiés à lui à l'arrivée de l'avion à Abidjan lors de leur retour de Khorogo : « Ils expliquaient que c'était très chaud pour leur sécurité et qu'ils ont constaté des fraudes au Nord ». « Je les ai vachement aidé. Je sais des choses. Est-ce que c'est pour ça que je me fais allumer ? », s'interroge l'entrepreneur.

Mercredi 05 janvier 2011 au matin, Christine Fages, porte-parole adjointe du ministère français des Affaires étrangères, réagissant à nos informations, a précisé lors d'un point-presse au « Quai d'Orsay », que figurent sur la liste des proscrits « les personnes dont l'+ Union européenne + estime qu'elles font obstruction au processus de paix et de réconciliation nationale et en particulier menacent le bon aboutissement du processus électoral. Cela peut être le cas de ressortissants ivoiriens comme européens ou autres ».

« Si cette liste, qui concerne uniquement les restrictions de visas, n'a pas pour effet d'obliger la France à refuser l'entrée à ses propres ressortissants, le champ des sanctions européennes devrait être prochainement élargi à d'autres mesures pouvant les affecter », a-t-elle ajouté. Sous-entendant un éventuel gel des avoirs...


Source: NERRATI.NET

CRISE IVOIRIENNE: BLAISE COMPAORE PREND SES ORDRES A PARIS


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Le 19 janvier 2011 par IvoireBusiness.


Dans le film françafrique de Patrice Benquet, on parle avec ironie de valets de la France ou Gouverneurs noirs. Il s'agit de chefs d'Etat africains, installés par Paris et aux ordres de Paris. Des sortes de sous-préfets de France, étant entendu que les anciennes colonies françaises n'ont jamais été considérées comme réellement indépendantes, mais comme de simples circonscriptions administratives de la France, à la manière des préfectures ou sous-préfectures.


Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, en est l'illustration la plus achevée, depuis la mort d'Omar Bongo qui dirigea le Gabon pendant 42 ans, qui atteignit des sommets en la matière.
Le beau Blaise se comporte, agit, respire comme un gouverneur noir. Hier, il débarquait à Paris, contre toute attente, pour être reçu par Nicolas Sarkozy à l'Elysée, convoqué d'urgence par le maître des lieux.


Sa mission, apporter son aide à ce dernier pour faire virer la médiation dans la crise ivoirienne conduite du Premier ministre kényan, Raïla Odinga, qui n'avait pas compris que Paris ne souhaitait pas de négociation entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo.
Compaoré s'acquitta tellement bien de sa mission que le soir même, Raïla Odinga jeta l'éponge et annonça son retrait de la médiation censée trouver une solution à la crise postélectorale en Côte d'Ivoire.


Puis, toute honte bue, il se répandit dans la presse française pour annoncer sa préférence pour une solution négociée en Côte d'Ivoire, solution négociée qu'il venait justement de faire chavirer grâce à son génie de déstabilisateur en chef de la sous-région. Son silence assourdissant depuis le début de la crise postélectorale née de la dernière élection présidentielle ivoirienne, alors qu'il est le facilitateur des accords de paix de Ouagadougou, en dit long sur ses méthodes. De plus en plus, on parle d'une intervention des troupes burkinabés aux côtés de Licorne dans une opération militaire visant à destituer le Président Laurent Gbagbo.


Ce serait aussi l'une des raisons de la visite du gouverneur Compaoré sur les bords de la seine.


Eric Lassale


Source: IVOIREBUSINESS.NET

NOUVEL APPEL A LA GREVE GENERALE DE L'ANCIEN PREMIER MINISTRE OUATTARA


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Abidjan, le mardi 18 janvier 2011. Comme d'habitude, Alassane Dramane Ouattara a lancé un appel à la grève générale à compter de ce jour... et comme d'habitude, celui-ci a été superbement ignoré par les populations ivoiriennes. Mais où sont donc passés ses 54% d'électeurs ???

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A ce rythme, même les bébés qui naissent ces jours-ci seront sanctionnés !

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Mahalia Nteby


Source: Le Blog de Mahalia Nteby

L'OPTION DE LA GUERRE CONTRE LE REGIME GBAGBO AURA-T-ELLE ETE FINALEMENT CONTRE-PERFORMANTE?


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En bonus: Pour voir la réponse au nouvel appel à la grève générale de l'ancien premier ministre Ouattara, cliquez sur : http://saoti.over-blog.com/



Quand on examine rétrospectivement les choses, on a des raisons de se demander si la «communauté internationale», emmenée par Sarkozy et Obama, a eu raison d'appuyer à mort sur le champignon de la guerre contre la Côte d'Ivoire pour débarquer Laurent Gbagbo.

En effet, plus d'un mois après cette saillie, on en est toujours au point de départ : Laurent Gbagbo, «
pas moyen bouger» ! Pire, son autre Dieu, c'est-à-dire le temps, a fini par émousser un peu les ardeurs des va-t-en-guerre en laissant émerger certaines données qui confortent la position du président élu Gbagbo. Ce dernier vaque à ses obligations de chef de l'Etat sans tambours ni trompettes. On vient d'annoncer un budget de près de 3.000 milliards de FCFA (2.907 milliards de FCFA précisément), donc  plus élevé que l'an passé et d'affirmer que les salaires seront payés rubis sur l'ongle tout comme une partie de la dette intérieure du pays. Qui dit mieux ?

Si on fait le point, de deux choses l'une.


D'abord, la  France et les USA ont pu agiter la menace de la guerre rien que pour faire peur à Laurent Gbagbo afin qu'il décampe de son pays. Si telle était l'intention, il faut reconnaître qu'il y a eu méprise sur l'homme. Le temps passé par ce dernier dans l'opposition, comme depuis 2000 où il a accédé au pouvoir, montrant sa capacité de résistance à la coalition internationale liguée contre lui, n'aura pas suffi à convaincre qu'on avait affaire à un être exceptionnel dont les convictions ne pouvaient être ébranlées ni par les menaces ni par l'usage de la force. On a donc fait chou blanc car ni ces jurements de l'écarter par la force, ni les offres financières pour qu'il accepte un exil doré, n'auront eu pour effet de le faire bouger d'un iota de ses positions.


Ensuite, peut-être que cette menace a été brandie parce qu'on entendait effectivement convaincre les Etats africains d'aller vite fait-bien fait, corriger cette forte tête et l'extraire du pays pour l'envoyer moisir dans une cellule de La Haye. Mais là aussi, on se retrouve le bec dans l'eau  puisque malgré les harangues de la CEDEAO et de bien d'autres,  et en dépit de  l'appel à la curée, on n'a pas vu un commencement de mise en route de l'expédition punitive contre l'homme de Mama.


Dans  un cas comme dans l'autre, c'est l'échec au jour d'aujourd'hui, de cette option de la guerre, ce qui explique que Ouattara Alassane semble de plus en plus désarçonné. Après avoir compris que le choix de la guerre ne pouvait pas prospérer, il avait tendu la main pour que les médias s'en saisissent mais le naturel reprenant ses droits, il  vient à nouveau de lancer le Djihad le 14 janvier, contre le président légal et légitime du pays d'Houphouët.  Mais manifestement, pendant que quelques-uns continuent à agiter des épouvantails, l'opinion africaine réalise qu'on a voulu amener les Etats africains à commettre un fratricide et se rétractent de plus en plus de la solution par la guerre. Du coup, ceux qui n'ont de cesse d'en appeler à la négociation, à l'arbre à palabres, gagnent en crédit à la plus grande satisfaction de Laurent Gbagbo qui n'a pas arrêté, depuis le déclenchement de cette énième crise, de convier ses «
frères ennemis» à s'asseoir autour d'une table pour discuter.  Non pas tant pour partager le butin, quoi qu'il ne soit pas contre l'ouverture, mais surtout pour procéder aux vérifications, au recomptage des voix afin que celui qui a véritablement gagné soit déclaré aux yeux de tous vainqueur et que le perdant reconnaisse sa défaite dans les mêmes conditions.

Voilà,  au train où vont les choses, une affaire qui risque de tourner à la pantalonnade pour ceux qui l'ont montée en neige, c'est-à-dire la « communauté internationale », la France, les USA en tête et quelques pays africains qui ont mordu à l'hameçon. Au point où nous  sommes rendus, la question se pose de savoir qu'est-ce qu'il faut faire pour sortir de cette sale panade.


Alors qu'Obama doit se couper les cheveux en quatre, se demandant qui l'a poussé à embrayer aussi vite sur la position anti-Gbagbo, peut-être Susan Rice (ambassadrice américaine auprès des Nations-Unis -et ex lobbyiste de Ouattara à ce qu'on dit et lit-), Sarkozy, lui, doit se dire qu'il a encore «
merdé» !

Ce n'est pas en effet joli-joli, surtout que les évènements en Tunisie viennent encore plus éclairer cette politique de «
deux poids, deux mesures» des grandes démocraties à l'égard des pays africains. Et comble de déveine, voilà que la Russie et la Chine, qui jusque-là s'étaient montrées plutôt discrètes, embrayent sur le registre du refus de valider l'ingérence extérieure dans les affaires des pays souverains et disent Niet à l'envoi de 2.000 Casques bleus supplémentaires en Côte d'Ivoire et à des sanctions supplémentaires contre le régime Gbagbo.

C'est la quadrature du cercle !


Mais pour s'en sortir, il y a la bonne vieille formule du bouc émissaire chère à Machiavel. On n'en serait pas là si Ban ki-moon n'avait pas commis la gaffe monumentale d'envoyer son «frangin» Choi foutre  cette sainte pagaille en RCI, n'est-ce pas ! Alors, le mal vient de ces deux-là, et principalement du dernier. Cette conviction, la politologue Ivoiro-camerounaise Evelyne Adhéspeau,  l'a exprimée en ces termes dans L'Intelligent d'Abidjan du 11 01 2011
«c'est par la reconnaissance empressée par Mr Choi de l'élection de Ouattara que tout ce désordre est arrivé. Pourquoi n'a-t-il pas attendu comme au premier tour la fin du processus c'est-à-dire la validation par le Conseil constitutionnel des élections du second tour. C'est vraiment là, la question. C'est un peu comme les enfants qui jouent aux cartes et celui qui s'aperçoit qu'il est en train de perdre mélange tout. N'eut été les morts que cela engendre cela prêterait à sourire. Et on attend toujours qu'il vienne nous enrichir de sa science et nous expliquer quelle est sa méthode de comptage». Voilà tout simplement exprimée la cause de tout ce bataclan qui fait dire au président angolais Eduardo Dos Santos qu' «il ya un président constitutionnel, qui est l'actuel président de la République, Laurent Gbagbo, qui doit être maintenu jusqu'à la réalisation de nouvelles élections, comme l'établit la loi électorale de ce pays».
Et ce pays demande bien sûr qu'avant de reprendre éventuellement tout scrutin, les conditions en soient réunies ; désarmement, réunification du pays...
Alors, pour garder l'honneur sauf à la communauté internationale, à la France et aux USA, Diable, pourquoi ne pas sacrifier ces deux bougres et circuler ?

Par Victory Toussaint, in San Finna n° 599 (Burkina Faso), le 17 janvier 2011


Publié sur http://saoti.over-blog.com

COTE D'IVOIRE : ALASSANE OUATTARA EST-IL MORT ?

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Le dimanche 16 janvier 2011, à 09H50, par IvoireBusines.

Nul ne peut souhaiter la mort d'autrui, c'est pourquoi nous aussi ne souhaitons pas la mort d'Alassane Dramane Ouattara, dit ADO.
Mais des sources insistantes et concordantes proches de l'hôpital militaire parisien du Val de Grâce font état de la mort d'Alassane Ouattara, Président reconnu par l'ONU et la France, des suites d'un mal pernicieux qui l'avait déjà fait s'effondrer devant tous à une date très récente au Golf hôtel. Son évacuation sanitaire pour la France avait alors été décidée.


Depuis hier, c'est à une avalanche de messages de confirmation de sa mort que la rédaction d'IvoireBusiness est soumise par des milliers d'ivoiriens du monde entier, partisans et adversaires, pour que nous confirmions la rumeur de la mort d'Alassane Ouattara, laquelle se repend actuellement comme une traînée de poudre, en France, en Europe, aux Usa et en Côte d'Ivoire.
Vue l'extrême sensibilité de l'information et malgré nos sources très proches du Val de Grâce, nous nous bornerons à parler d'informations insistantes et concordantes, laissant ainsi la place à des voix plus autorisées pour la confirmer ou l'infirmer.


D'autres informations contradictoires brandissent la thèse d'une diversion avec la mort de Ouattara, pour distraire les ivoiriens et l'opinion, pendant que la communauté internationale prépare l'attaque de la Côte d'Ivoire pour enlever le Président de la République Laurent Gbagbo du pouvoir par la force, entre le 19 et le 23 janvier 2011. L'un des pions essentiels de cette diversion serait le journaliste-barbouze français Jean Paul Ney, que tous les ivoiriens connaissent pour avoir séjourné à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA), après son coup d'Etat manqué de 2008 dénommé « Noël à Abidjan » avec le sergent-chef Ibrahim Coulibaly, dit IB, aujourd'hui en fuite.
Pour les tenants de la diversion, la preuve que Ouattara n'est pas mort sont ses passages successifs dans des émissions de radio comme le Grand débat d'Africa n°1 du 11 janvier, à Canal+ le 13 janvier face à Michel Denisot en duplex depuis l'hôtel du Golf et à la suite de Laurent Gbagbo la veille, et aussi son interview dans l'Express, hebdomadaire français.


Pour les tenants de la possible mort d'Alassane Ouattara, toutes ces émissions ne prouvent rien car elles ont été préalablement enregistrées ou ont fait l'objet d'un montage.
Pour eux, si ADO était bien vivant, pourquoi la médiation de l'Union africaine conduite par le Premier ministre kényan, Raila Odinga, a-t-elle été reportée par deux fois ? Initialement prévue les jeudi et vendredi derniers, elle a été reportée ce samedi et dimanche pour être une nouvelle fois annoncée pour mardi prochain.


Par ailleurs, dans l'interview donnée par Ouattara à Canal+ le 13 janvier, il n'a fait aucun cas de l'actualité brûlante en Côte d'Ivoire à cette date où on avait dénombré 10 morts (5 civils et 5 militaires) à Abobogare, l'un de ses fiefs, se bornant à traiter une actualité décalée.
Toujours est-il que ces sources situent l'arrivée de Ouattara à Paris au 08 janvier 2011 par vol privé SWK 4834. Le jet privé affrété pour son évacuation sanitaire a atterri à l'aéroport militaire de Villacoublay. A son bord, le couple Ouattara, le couple Bédié, le général Palenfo et d'autres personnalités de l'entourage d'ADO.
Suite à ses complications de santé à la suite du mal pernicieux qui le rongait au niveau de la poitrine, il serait entré dans un coma profond pour ensuite tirer sa révérence.


Les autorités françaises attendraient le bon moment pour annoncer son décès.
Nous y reviendrons.


Christian Vabé


Source: IVOIREBUSINESS.NET

mardi, 18 janvier 2011

RENCONTRE A L'ELYSEE AUJOURD'HUI - SARKOZY-COMPAORE: Y A UN COMPLOT DANS L'AIR !



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In Le nouveau Courrier N°181 du 18 Janvier 2011 par Gilles Naismon


Ce sont deux personnalités dont l'instigation de la guerre qui a débouché sur la partition du pays et l'ingérence notoire dans la crise ivoirienne sont avérées qui vont se rencontrer aujourd'hui à l'Elysée pour discuter de la résolution de la crise post-électorale. Le président français, Nicolas Sarkozy, et son homologue burkinabé, Blaise Compaoré se rencontreront en marge de la médiation du Premier ministre kenyan Raïla Odinga, à Abidjan. Qu'est-ce que ces deux hommes - l'un est tout excité publiquement à l'idée de voir Laurent Gbagbo partir du pouvoir et, l'autre, facilitateur, a adopté depuis une posture inexplicable durant la crise - vont bien mijoter dans le dos des autres chefs d'Etat africains ?

Quand l'on sait que des réunions de planification des opérations militaires, selon des sources crédibles, sont effectuées sur le sol burkinabé par des officiers de l'armée française, avec à leur tête l'ambassadeur de France Emmanuel Beth, et des mercenaires déguisés en soldats d'Ecomog. Compaoré dont le territoire sert de base arrière à la rébellion apparaît comme un partenaire privilégié de Nicolas Sarkozy dans cette autre guerre qu'il est en train de mener contre Laurent Gbagbo pour le faire partir du pouvoir. Quand on sait que Blaise Compaoré fait partie des chefs d'Etat qui manœuvrent en ce moment pour une intervention militaire en Côte d'Ivoire, il y a de forte chance que l'Elysée serve, ce mardi, de lieu de décision d'un assaut final sur Abidjan.

 


Source: LE NOUVEAU COURRIER

MALAISE DANS LES COULOIRS DE L'ONU : UN DOCUMENT EVOQUE UN ASSAUT SUR ABIDJAN


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In Le nouveau Courrier N°180 du 17 Janvier 2011 par Benjamin Silué


L'attaque, menée par les Forces nouvelles et dans laquelle l'ONUCI devrait jouer sa partition, devrait se dérouler entre le 19 et le 23 janvier.


Un journaliste de l'agence Inner City Press, accréditée auprès de la Maison de Verre, siège des Nations Unies à New York, a levé le lièvre lors d'un point de presse avec le porte-parole de l'Organisation. Il a évoqué tout haut un document circulant dans les cercles des journalistes, notamment français. Précisant que ce document n'a pas encore été authentifié, il en a révélé le contenu. Les Forces nouvelles, indique le mémo, auraient l'intention de sortir de l'hôtel du Golf entre le 19 et le 23 janvier pour lancer un assaut sur Abidjan, et créer un embrasement général. Le document affirme que les forces onusiennes devraient jouer leur partition dans ce schéma. Interrogé à ce sujet, le porte-parole s'est contenté de dire qu'il vérifierait que l'ONUCI est au courant de ce document, et ce qu'en pensent ses responsables.

Une autre polémique a été exportée à New York, à propos des vivres «de luxe» destinés aux locataires de l'hôtel du Golf, transportés par l'ONUCI et interceptés par des civils ivoiriens à la Riviera Golf. Un journaliste a voulu savoir si c'est l'ONU qui était responsable de payer cette facture. Le porte-parole des Nations Unies, Martin Nesirky, n'aurait pas répondu à la question au cours du point de presse. Mais dans le compte-rendu final, la réponse suivante a été introduite. «La nourriture est la nourriture de l'ONU.» Extrait de dépêche : «S'agit-il des aliments du Programme Alimentaire Mondial (PAM) ? Ce genre de biscuits à haut calories, ou des sacs de riz ainsi que la farine que l'ONU offre dans de nombreuses régions du monde ? Des sources onusiennes ont dit à Inner City Press que dans le camp Alassane Ouattara - des centaines de personnes - sont fournis avec des aliments présidentiels», commente un membre du personnel de l'ONU très amer, et tout cela avec l'argent de l'ONU. On parle du linge dans l'hôtel qui est changé tous les jours : un nouveau droit de l'homme peut-être.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

SARKOZY ET LA FRANCE EN PLEIN DANS LE DELIRE ET LE SURREALISME

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Appréciez vous-même. Bonne lecture!


M. Denisot au coeur d'une tempête politique : bientôt blacklisté par l'Elysée ?


Mauvaise pioche pour Michel Denisot qui, malgré le climat tendu entre les dirigeants Canal + et Nicolas Sarkozy, faisait partie des trois journalistes choisis pour interviewer le président en novembre dernier. Serait-il désormais en train d'apparaître sur la blacklist de l'Elysée ? C'est ce que laisse entendre notre confrère Renaud Revel, sur son blog Immédias (L'express.fr). Il révèle que le président de la République et son entourage ont vu d'un très mauvais oeil l'interview que Michel Denisot a réalisée de Laurent Gbagbo, président ivoirien très contesté.

Une situation politique complexe : 1 pays, 2 présidents !

En effet, il y a quelques jours, Michel Denisot a déserté le plateau du Grand journal sur Canal + (laissant la place à son remplaçant officiel, Ali Baddou) afin de se rendre en Côte d'Ivoire pour interviewer Laurent Gbagbo. Ce dernier est au coeur d'une polémique dont il est d'ailleurs à l'origine : le scandale des deux présidents !
La Côté d'Ivoire a en effet deux chefs d'État : Alassane Ouattara a été élu à 54 % et son statut est reconnu par la commission électorale internationale (sous l'égide de l'ONU) ainsi que par la plupart des pays d'Afrique et d'Europe (la France y compris). Mais, Laurent Gbagbo a contesté cette victoire et s'est vu accéder au poste grâce à la validation du conseil constitutionnel ivoirien composé d'amis à lui (d'après Ouattara). Sauf que cette dernière victoire n'est absolument pas considérée sur la scène internationale : elle est même critiquée puisque le service de Gbagbo instaure un climat tendu et oblige Ouattara à rester discret, enfermé dans un hôtel, malgré son poste - officiel - de président.

Denisot ose, l'Elysée grince des dents...

C'est dans ce climat politique instable que Denisot est allé demander des explications au controversé Gbagbo : une interview (diffusée sur Canal + le 12 janvier dernier - la revoir ICI) qui n'a pas plu à l'Elysée qui a jugé inacceptable d'offrir une tribune à un homme politique aussi décrié, considéré comme "un usurpateur et un dictateur" par Ouattara. Il ne nous semble pas que l'Elysée se soit élevé contre l'interview d'un autre dictateur, le président de l'Iran par une Laurence Ferrari... voilée.
Frank Louvrier, conseiller en communication de l'Elysée, s'est exprimé auprès de Renaud Revel : "On présidentialise soudainement un homme dont la victoire est pourtant contestée de toute part. On donne le sentiment de crédibiliser sa démarche".
Cette interview filmée a été d'autant moins bien vue qu'aucune interview de Ouattara n'avait été proposée pour contrer celle de Gbagbo. Un oubli rectifié dès le lendemain, puisqu'un entretien en duplex a été réalisé, toujours par Denisot.

Denisot défend sa position journalistique

Alors que l'Elysée grince des dents, Denisot se défend et explique le "choix" éditorial d'avoir "privilégié" Gbagbo : "Rien ne m'obligeait à faire d'ailleurs ce second entretien [d'Alassane Ouattara]. L'Express s'obligerait-il à donner la parole à Ouattara s'il publiait un entretien de Laurent Gbagbo? Je ne le crois pas. [...] Dès le départ, dans l'avion qui nous a amenés à Abidjan, les hommes de Gbagbo étaient là et la tension était palpable : nous étions sous surveillance et sans grande marge de manoeuvre. Quant à Ouattara, n'imaginez pas que ce fut plus simple : une extrême tension règne là aussi et son entourage, également sur les dents, s'est fait très menaçant. A l'image des hommes de Gbagbo. Bien sûr que nous voulions faire Ouattara, mais pas à n'importe quel prix. Pas à n'importe quels risques. Nous étions en terrain miné" se justifie-t-il.

Était-ce le rôle de Denisot que d'intervenir dans cette situation politique nébuleuse ? A-t-il eu raison de tenter d'éclaircir ce conflit ? A-t-il vu juste en réalisant cette seconde interview ? Fallait-il offrir une tribune à Gbagbo, non reconnu comme président sur le plan international ?

Au Palais de l'Elysée, on a vraisemblablement déjà son avis sur ces questions...


Allyson Jouin-Claude


Source: PUREPEOPLE.COM

UN HEBDOMADAIRE BURKINABE DENONCE LES GRAVES IRREGULARITES ET LES CRIMES DU SECOND TOUR DANS LE NORD



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San Finna, Hebdomadaire d'informations du Burkina-Faso

www.sanfinna.com

Mémo sur le déroulement du scrutin du 28 novembre 2010 dans les régions du nord de la Côte d'Ivoire (zone CNO)


 

Le second tour du scrutin de l'Election Présidentielle en Côte d'Ivoire, qui s'est déroulé le 28 novembre 2010, a été émaillé de graves et nombreuses irrégularités de nature à entacher sérieusement la sincérité et la régularité des résultats du vote dans plusieurs circonscriptions électorales du nord, notamment dans les départements de Korhogo, de Bouaké, de Ferkessédougou, de Boundiali, etc.

Dans la totalité de ces régions, le scrutin du second tour s'est déroulé sans que n'aient été respectés en la matière, les principes de liberté de vote, de transparence, et d'équilibre dans la représentation de chaque candidat ;

De violentes exactions ayant entrainé morts d'hommes ont été commises sur les électeurs et représentants du candidat de LMP en vue d'empêcher ces derniers de prendre part au vote en violation flagrante de leurs droits constitutionnels et des lois régissant la matière en l'occurrence les lois n°2000-514 du 1er août 2000 portant code électoral et N° 2008-133 du 14 avril 2008 portant ajustement du code électoral pour les élections générales de sortie de crise.

LES FAITS

Dans le département de KORHOGO

Dès la veille du scrutin, soit le samedi 27 novembre 2010, les représentants du candidat de LMP qui se rendaient d'Abidjan à Korhogo, se sont vus refusé l'accès à ladite ville par les Forces armées dites Forces Nouvelles, tel qu'il ressort du rapport du Général de Brigade Kouakou Nicolas, Chef du Centre Commandement Intégré, ainsi que du procès verbal d'audition dressé par voie d'huissier ;

Ceux d'entre eux qui s'y trouvaient déjà, ont soit été mis dans l'impossibilité de se rendre dans leur différents bureaux de vote, soit en ont été sauvagement expulsés sous la menace des Forces Nouvelles après avoir été dépouillés de tous leurs biens et documents ;

Les représentants LMP n'ont donc pris part à aucune opération de vote dans le département de KORHOGO (commune et sous préfecture), vote qui s'est quand même tenu hors leur présence, rompant ainsi, l'équilibre et l'équité prévus par l'article 35 de la loi susvisée et privant de ce fait le candidat de LMP de s'assurer du déroulement, transparent du scrutin et de son dépouillement ;

Il est avéré que dans tout le département de KORHOGO, des faits graves d'assassinat, de menaces de mort, d'intimidations, de séquestrations et d'agressions physiques ont été perpétrés sur les représentants et militants de LMP par les forces nouvelles et par les militants du RDR ;

A titre d'exemple, l'un des superviseurs de LMP, Madame COULIBALY Sita a été sauvagement battue, puis abusivement détenue et ensuite assassinée pour avoir dénoncé les irrégularités constatées dans le déroulement du scrutin de sa zone de supervision ;

Autre triste exemple, celui de Madame TRAORE Kady, superviseur de la LMP qui à été entièrement dévêtue, sauvagement battue, trainée publiquement, puis jetée en prison. Elle a été évacuée au CHU de Cocody où elle subit des soins ;

(Cf. : Photographie de Mme TRAORE Kady)

Le militant de LMP, Yéo KALIFA, habitant à Midrigue, à 75 kilomètres de Korhogo, dans la sous préfecture de M'bengué, est décédé des suites des blessures à lui infligées par les Forces Nouvelles ;

Certaines des exactions commises au cours du scrutin à KORHOGO, ont fait l'objet d'un élément vidéo duquel il ressort les déclarations des victimes ;

(Cf. : Elément vidéo)

Outre le fait que les représentants de LMP ont été empêchés et contraints sous la menace des armes à quitter les bureaux de vote, les électeurs ont également été empêchés d'exprimer librement leur choix , certains d'entre eux ont même été contraints sous la menace des armes à voter le candidat du RDR ;

Dans de nombreux bureaux de vote, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) affectés à la surveillance desdits bureaux, étaient totalement absentes, laissant ainsi la population à la merci des Forces Nouvelles qui semaient de la terreur ;

Il est surtout patent que les violences rapportées se sont particulièrement exercées sur les représentants du candidat Laurent Gbagbo et sur les militants de la formation politique qui le soutient (La Majorité Présidentielle (LMP)) ;

Pis, à la fin du scrutin, les militants du RDR aidés par les Forces Nouvelles ont contraints certains représentants de LMP auparavant séquestrés à signer les procès verbaux de dépouillement pour certifier les résultats obtenus à partir des votes d'électeurs inscrits en leur absence ;

La forte implication des Forces Nouvelles dans le déroulement du scrutin, viole les dispositions de l'article 11 alinéa 2 du Décret N° 2010-278 du 12 octobre 2010 portant organisation et fonctionnement des bureaux de vote qui dispose que : « Nulle force armée ne peut, sans autorisation du Président du bureau de vote, être placé dans la salle de vote ou aux abords immédiats » ;

Les faits suivants ont été également observés :

- Les Superviseurs de LMP ont été agressés dans trois (3) centres de votes (Franco-arabe, Collège NALO BAMBA, EPP Nalo BAMBA), leurs motos ont été confisqués.

- Aux alentours de midi, le Directeur Départemental de Campagne, COULIBALY Mamourou, et le Ministre Lanciné GON ont dû, sous la menace des militants et sympathisants du RDR, être exfiltrés par L'ONUCI.

- Le véhicule de type 4x4 du Ministre Lanciné GON a été attaqué et les vitres brisées. Les représentants du candidat de LMP ont été molestés et chassés des bureaux de vote, leurs motos ont été confisquées.

- A l'EPP Nalo Bamba : le déroulement du vote a été interrompu et le DDC, M. COULIBALY Mamourou, a été expulsé par les rebelles, ainsi que les représentants de LMP.

- Au collège Nalo Bamba, les forces de l'ordre étaient absentes. Certains militants et sympathisants du RDR, violant la législation en vigueur, ont continué de faire campagne sur les lieux de vote contraignant les électeurs à voter pour le candidat du RDR.

- A l'école Franco-arabe : un superviseur de LMP a été battu, chassé, puis, interdit de réapparaître sur le lieu de vote et sa carte d'électeur a été déchirée. Les forces de l'ordre n'étaient pas présentes.

- A Siélékaha : le représentant LMP a été chassé du bureau de vote.

- A Nabromandougou : contrairement à la loi, l'urne a été installée en plein air. Par conséquent, le vote s'est déroulé au vu et au su de tout le monde flouant ainsi le principe du secret du vote.

- Au quartier Soba : les FAFN ont molesté les partisans de LMP ainsi qu'à l'EPP Soba où le superviseur LMP, Commandant SORO Bakary a été battu.

- Dans le quartier Kassirimé 2, des lettres de menaces de mort ont été glissées sous les portes des citoyens, en vue de les intimider. Comme cela a été notamment le cas de Messieurs YÉO Yaradjiwa et de SORO Nougounou.

- A l'EPP Nanguin, il n'y a pas eu d'éléments des forces de l'ordre, laissant ainsi la population à la merci des Forces Nouvelles.

- Un superviseur de LMP a subit au centre de la ville de Korhogo, un braquage. Sa motocyclette et des documents électoraux en sa possession lui ont été volés.

- Au Quartier Ahoussabougou : M. Silué Moussa, superviseur de LMP a été pourchassé et son second collègue battu à sang. Il est actuellement hospitalisé, et son état est jugé critique.

- A l'EPP Soba (BV1), des militants et sympathisants du RDR ont proféré des menaces verbales à l'encontre des représentants de LMP. Ils sont parvenus à faire arrêter par les FAFN, un de nos superviseurs pour des raisons encore ignorées.

- Absence des forces de l'ordre, aux quartiers Kassirimé, à l'EPP Tchekeleso et dans les villages de Lonya, et de Nabougnoukaha, ce qui n'était pas de nature à rassurer les électeurs, qui de ce fait se sont abstenus de prendre part au vote.

- A Nanguinkaha, le représentant LMP a été chassé du bureau de vote.

- A la fin du scrutin, les représentants LMP, sous la menace des armes, ont été rappelés et contraints de signer les procès-verbaux de dépouillement, les fiches d'émargement et les fiches de pointage des résultats.

- De façon générale, des éléments armés des Forces Nouvelles, ont circulé toute la journée dans les différents bureaux de vote en exigeant que le vote se fasse en faveur du candidat du RDR ;

Ces faits ne sont pas exhaustifs et ne sont pas déroulés que dans le seul département de KORHOGO, le département de BOUAKE à également été le théâtre des mêmes scènes.

Dans le département de BOUAKE

Commune de BOUAKE KOKO

Dans plusieurs bureaux de différents lieux de vote, les représentants du candidat de La Majorité Présidentielle ont été arrêtes, notamment :

* A l'EPP Dar Es Salam 2 (code 036),
* A l'EPP CNPS (code 039), Lycée Moderne 2 (code 037),
* Au Groupe Scolaire Djézou Rails (code 096).

Au Lycée Yamousso Marie Thérèse (code 040), de nombreux représentants ont été battus puis séquestrés. L'un d'entre eux est actuellement dans un état critique. Il n'a eu la vie sauve que grâce à l'intervention du Préfet de Région.

A Dar Es Salam 2, le superviseur du lieu de vote de, Monsieur Daouda Sylla a été passé à tabac par les éléments Forces Armées des Forces Nouvelles avant d'être enlevé.

Au Lycée Moderne, certains représentants des bureaux de vote ont été expulsés. Retrouvés à leur domicile à la fin du scrutin, ils ont été contraints sous la menace des armes, de signer des procès verbaux de dépouillement auquel ils n'avaient pas assisté .

De nombreux bureaux de vote, sont concernés par les faits susvisés. Ce sont entres autres :

* Groupe scolaire Aboliba 4BV (code 060),
* Foyer des jeunes de Koko 4BV (code 058),
* EPP Dar Es Salam 2 à 6 6BV (code 036),
* Lycée Moderne 2-5BV (code 037),
* Lycée Yamousso Marie Thérèse 4 BV (code 040),
* Groupe Scolaire CNPS 4BV (code 039),
* EPP Dar Es Salam 1-6BV (code 038).

Il faut également noter que de nombreux procès verbaux ont été déchirés dans les lieux de vote notamment à l'EPP Djezou Kouamékro 1 (code 098) et et à l'Ecole Maternelle Berger (code 097).

Dans les bureaux de vote d'Allokro-Yaokro, les présidents ont fait voter des personnes de leur choix en lieu et place des électeurs absents et les procès verbaux ont été emportés par des éléments des Forces Nouvelles.

Lesdits éléments ont engagé des courses poursuites contre les militants de La Majorité Présidentielle jusqu'à tard dans la nuit et procédé à des arrestations après la fermeture des bureaux de vote.

La veille du scrutin, aux environs de 19 heures le Quartier Général de campagne du candidat LMP situé à l'habitat Gonfreville a été attaqué, saccagé puis pillé par les éléments des Forces Nouvelles très armés.

Cf : Photos relatives aux dégâts matérielles causés lors de cette attaque

Ces hommes en armes étaient transportés par un cargo militaire sur le flanc duquel il était mentionné « Commandant zone 3 » et dirigé par le n° 2 du commandant Chérif Ousmane.

L'attaque et le pillage du Quartier Général ont occasionné des préjudices énormes.

En effet la somme de cinq millions quatre vingt deux mille (5.082.000) francs CFA destinée au désintéressement, au transport et à la restauration des délégués a été emporté avec tout le matériel de la Direction Départemental de Campagne et le personnel du Quartier Général a été séquestré avant d'être conduit et incarcéré au 3ème bataillon jusqu'à 02 heures du matin.

Quant au Directeur Départemental de Campagne Monsieur KOUASSI Ferdinand alias Watchard Kédjébo, il était activement recherché, alors que son chauffeur et son garde de corps étaient déjà mis aux arrêts.

Cf : Procès Verbal de constat d'Huissier

Commune de BOUAKE AHOUGNANSSOU

Dans cette circonscription, des personnes en armes à bord de deux véhicules de marque Mercedes non immatriculées ont saccagé et brulé tout le Quartier Général de LMP dans la nuit du 27 au 28 novembre 2010.

Le dimanche 28 novembre jour du vote, les éléments des FAFN et du RDR ont agressé et enlevé les représentants des lieux de vote (Collège Henri POINTCARRE et Lycée Ouezzin COULIBALY) au prétexte que les mandats de représentation en leur possession n'étaient pas des originaux.

Ce même jour, les domiciles de certains superviseurs de LMP ont été saccagés.

Dans le village de KONANPRIKRO, en face du Campus 2 de Bouaké, des urnes déposées à même le sol à coté d'un véhicule ONUCI, ont été remplis par une vingtaine de personnes avant d'être transportés au siège de la CEI Locale.

Dans le but d'intimider et d'effrayer les populations, des éléments des Forces Nouvelles ont tiré des coups de feu dans toute la ville pour les empêcher sortir pour exercer leur droit de vote.

Cf : Procès Verbal de constat d'Huissier

Commune de BOUAKE BELLEVILLE

Comme il ressort des déclarations de Monsieur N'GORAN Kouassi Pierre, Directeur Départemental de Campagne de Bouaké BELLEVILLE, le vote s'y est déroulé dans des conditions extrêmement difficiles à Bouaké BELLEVILLE.

En effet, le 28 Novembre 2010, durant le déroulement du vote, les représentants du candidat de LMP ainsi que leurs militants et sympathisants ont été objet de menaces de mort, d'exactions diverses, d'intimidation et autres faits délictueux de la part des éléments des Forces Nouvelles.

A titre d'exemple l'on peut faire cas de l'expulsion des représentants du candidat LMP qui ont été éconduits les uns après les autres des cent quarante sept (147) Bureau de Vote que compte cette Commune.

A Minankro et à l'Ecole Saint Jacques, ces sont tous les superviseurs du candidat de LMP qui ont été arrêtés par des éléments des Forces Armes des Forces Nouvelles. Leurs mandats de représentation et les listings électoraux en leur possession ont été déchirés ;

Monsieur SINAN Souleymane Directeur Départemental de Campagne Adjoint du LMP dans cette localité a été sauvagement battu par les Forces Nouvelles.

Tous ces faits ont fait l'objet de dépositions au Centre de Commandement Intégré, à l'ONUCI.

Dans tous les bureaux de vote, les procès verbaux de dépouillement ont été signé soit en l'absence des représentants LMP , soit par eux mêmes, sous la contrainte des armes.

Les bureaux de vote dans lesquels de graves irrégularités ont été constatées sont les suivants :

- EPP Kotiakoffikro (03 Bureaux de vote)

- EPP Kanontakpé (4 Bureaux de vote)

- Ecole Saint Jacques (13 Bureaux de vote)

- EPP Dogouba (05 Bureaux de vote)

- EPP Liberté (05 bureaux de vote)

- Groupe scolaire BAKASSA (06 Bureaux de vote)

- Groupe scolaire Paris Bouaké (05 Bureaux de vote)

- Groupe scolaire Annexe (04 Bureaux de vote)

- Groupe scolaire Oliénon (03 bureaux de vote)

- EPV Protestant (05 Bureaux de vote)

- Lycée moderne MOHAMED 5 ( 7 Bureaux de vote)

- Groupe scolaire Belleville 14 (04 Bureaux de vote)

- Lycée Moderne Belleville (04 Bureaux de vote)

- Collège Moderne Jeunes Filles (05 Bureaux de vote)

- EPP Camp Militaire

- Groupe Scolaire Belleville Nord

Ces faits d'une extrême gravité démontrent que les opérations de vote tant à BOUAKE qu'à KORHOGO ou encore à FERKESSEDOUGOU, BOUNDIALI, SAMATIGUILA, MANKONO, etc. n'ont pu se dérouler dans la transparence requise pour la sincérité du scrutin et sont de nature à constituer un vice substantiel dans les opérations électorales ;

Ces faits graves qui ne sont cependant pas exhaustifs, ont manifestement mis nos représentants et nos électeurs dans l'impossibilité de participer et de suivre le déroulement du scrutin, et enfin d'attester de la sincérité des résultats. Dans la plupart des cas, ils ont été empêchés d'entrer en possession de l'exemplaire du procès verbal de dépouillement qui leur revient de droit ;

Les témoignages concordants des personnes concernées, les procès verbaux d'audition et de constat d'huissier, le communiqué préliminaire de la Coordination des Observateurs Electoraux Africains (COEA), observateurs internationaux accrédités par la CEI pour suivre le déroulement des opérations de vote, font foi de la véracité des faits relatés ci-dessus.

(Cf. : Divers procès verbaux d'audition d'huissier)

(Cf. : Communiqué préliminaire de la COEA)

Bien vouloir constater ces graves irrégularités et dire qu'elles sont de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, en violation de l'article 9 du Décret N°2010-278 du 12 Octobre 2010 portant organisation et fonctionnement des bureaux de vote. Et ce sera justice.



 International Watch (Tous les documents annexés, disponibles sur le site de l'organisation. Voir adresse ci-dessous)


www.interwatch.org

 

Source: SAN FINNA.COM

dimanche, 16 janvier 2011

CRISE IVOIRIENNE - BERNARD DESGAGNÉ: L'INVERSION DE LA REALITE

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L'année 2010 s'est terminée comme elle a commencé à Radio-Canada et à d'autres antennes : dans le mensonge et l'occultation. Le cartel médiatique occidental participe actuellement à une opération psychologique masquant une tentative de coup d'État en Côte d'Ivoire orchestrée depuis Paris et Washington. Comme cela s'est produit au Rwanda, en 1994, le cartel a procédé à une inversion des rôles : les agresseurs sont devenus les bons et les agressés, des méchants. Aidés par l'Agence France-Presse (AFP), plaque tournante du dispositif de désinformation en langue française de la ploutocratie, Radio-Canada et quelques autres journalistes aveugles, le nez collé à leur fil de presse, essaient de mettre dans la tête des Québécois que le président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, se maintient au pouvoir illégitimement. Selon eux, le chef de l'État ivoirien refuserait le verdict du deuxième tour de l'élection présidentielle, tenu le 28 novembre 2010.

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Partisans de Laurent Gbagbo fêtant la victoire

En fait, ce qu'essaie de nous faire croire le cartel médiatique est exactement à l'opposé de la vérité. M. Gbagbo a remporté l'élection et préconise la négociation pour régler le conflit. Son rival, Alassane Ouattara, a perdu après avoir triché, se montre intransigeant et préconise la violence. Contrairement aux affirmations hypocrites de l'Élysée, qui se pare d'une objectivité feinte depuis l'envoi en Côte d'Ivoire des troupes françaises de l'opération Licorne, en 2002, M. Ouattara a toujours été le candidat favori de l'ancienne puissance coloniale et de ses maitres étasuniens. Le club des ploutocrates occidentaux basé aux États-Unis essaie d'endiguer la marée chinoise en Côte d'Ivoire, où la grande entreprise française est néanmoins encore très présente, voire favorisée. Loin de faire office d'arbitre, les bons clients de l'Empire qui se font appeler la « communauté internationale » sont en train de priver le peuple ivoirien de son droit de choisir librement son chef d'État.


La primauté du droit bafouée

Le gouvernement de la Côte d'Ivoire s'efforce, malgré la guerre civile, de respecter la primauté du droit. Selon la Constitution de la Côte d'Ivoire, qui a été approuvée par 86 % des électeurs lors de la consultation populaire de 2000 et que les défenseurs occidentaux de la démocratie devraient être les premiers à respecter, l'autorité suprême de l'État ivoirien est le Conseil constitutionnel. Or, Radio-Canada et les autres acteurs du cartel se gardent bien de donner les détails de la décision prise le 3 décembre 2010 par le Conseil constitutionnel à la suite du deuxième tour de l'élection présidentielle, et pour cause. Le Conseil constitutionnel a constaté que des violations flagrantes des règles électorales, allant du bourrage d'urnes à l'empêchement de voter, en passant par l'intimidation et la violence contre les électeurs, ont été commises dans les régions sous l'emprise des Forces nouvelles, la rébellion armée à laquelle est associé M. Ouattara. C'est à l'issu de ce constat dument étayé que le Conseil constitutionnel a déclaré M. Gbagbo vainqueur du deuxième tour de l'élection.

Fidèle à ses méthodes insurrectionnelles, M. Ouattara s'est retranché dans un hôtel d'Abidjan, et ses alliés étrangers l'ont proclamé vainqueur avant même que ne soit connue la décision du Conseil constitutionnel, en s'appuyant uniquement sur les résultats provisoires annoncés hors délai dans le même hôtel par Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante, un organisme en réalité largement favorable à M. Ouattara. M. Bakayoko aurait été emmené à l'hôtel par l'ambassadeur de France et l'ambassadeur des États-Unis, selon Laurant Gbagbo. Au premier tour, pourtant, M. Ouattara et ses alliés avaient attendu que le Conseil constitutionnel se prononce. Au deuxième tour, ils n'ont pas attendu, car ils se savaient coupables de fraudes électorales massives dans le Nord du pays. M. Ouattara et son premier ministre fantoche, Guillaume Soro, sont devenus les chouchous de l'AFP, dont les journalistes ont, eux aussi, élu domicile dans le fameux hôtel.

Le président Gbagbo a proposé que la crise soit dénouée pacifiquement en formant un comité d'évaluation international pour vérifier la validité des résultats proclamés par le Conseil constitutionnel. Ce comité serait dirigé par un représentant de l'Union africaine, comprendrait des représentants de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest, de l'Union africaine, de la Ligue arabe, des Nations Unies, des États-Unis, de l'Union européenne, de la Russie et de la Chine. Or, cette proposition, dont le cartel médiatique ne nous dit mot, a trouvé comme seule réponse les appels à la guerre lancés par le camp Ouattara et certains de ses complices, en particulier le Nigéria.


Les deux poids, deux mesures de la communauté internationale

Lorsque la soi-disant communauté internationale parle vaguement du Conseil constitutionnel, c'est pour semer le doute sur son impartialité en prétextant que ses membres ont été nommés par Laurent Gbagbo. Or, au Canada, par exemple, les juges de la Cour suprême sont nommés par le tout puissant premier ministre, qui choisit aussi d'autres juges ainsi que les sénateurs, les ministres, les sous-ministres, les présidents des sociétés d'État et le commissaire de la GRC.

Et pourtant, la communauté internationale n'a pas envoyé des casques bleus s'interposer lorsque le Cabinet de Pierre Elliott Trudeau, composé de ministres nommés par lui, a proclamé la loi sur les mesures de guerre, en 1970, pour intimider et emprisonner sans motif valable près de 500 Québécois. L'ONU n'a pas proclamé l'indépendance du Québec après les fraudes massives du camp fédéraliste lors du référendum de 1995. Le cartel médiatique n'a pas jeté l'opprobre sur l'inique Loi de clarification de Stéphane Dion et son patron Jean Chrétien. Ni Paris, ni Washington n'ont mis en doute l'objectivité de la Cour suprême lorsqu'elle s'est prononcée en réponse au renvoi sur la sécession du Québec. Personne n'est venu de l'étranger pour protéger avec des blindés le millier de Canadiens intimidés, arrêtés arbitrairement, jetés en prison et maltraités, parfois jusqu'à la torture, au sommet du G20 de Toronto.

Les pays occidentaux ont le droit de combattre les mouvements pacifiques de contestation ou de libération nationale par la supercherie, les menaces et la violence. Ils ont le droit de se draper dans une fausse démocratie alors que leurs dirigeants agissent en véritables dictateurs. Mais les pays africains, eux, n'ont pas le droit de se défendre contre les agresseurs lourdement armés qui déclenchent des guerres civiles, qui sont financés par de puissants intérêts étrangers et qui n'ont aucun respect pour la démocratie, les lois et la vie humaine.


Source : VIGILE.NET

SORTIE DE CRISE - SIMONE GBAGBO AUX FDS: «IL FAUT RECUPERER LA TOTALITE DU TERRITOIRE»

 

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Simone Ehivet Gbagbo, épouse du Président Laurent Gbagbo a animé ce samedi un meeting au Palais de la culture d'Abidjan, à l'initiative du Congrès national de la Résistance et de la Démocratie (Cnrd) et des partis membres de La Majorité Présidentielle (Lmp). Elle a exhorté les Ivoiriens à se mobiliser pour « l'indépendance totale de la Côte d'Ivoire ».

Simone Gbagbo a conseillé aux Ivoiriens, de s'apprêter à «relever tous les défis y compris récupérer la totalité du territoire», même si elle reconnaît que cela revient en premier aux Forces de défense et de sécurité (Fds).

Simone Gbagbo, oratrice principale de ce grand rassemblement a imputé la responsabilité de cette crise post-électorale au « chef bandit », Alassane Ouattara et ses soutiens notamment  les Présidents français, Nicolas Sarkozy et américain, Barack Obama et l'Organisation des Nations Unies (Onu).

Selon la deuxième vice-présidente du Front populaire ivoirien (Fpi), cette volonté du « chef bandit », désignation faite d'Alassane Ouattara après que l'assistance ait exigé que ne soit pas prononcé son nom, de gouverner la Côte d'Ivoire, résulte du constat fait par celui-ci à l'orée des années 90, des richesses dont dispose la Côte d'Ivoire. Elle a indiqué que « ce qui caractérise ce chef rebelle, ce sont les tueries », évoquant les massacres de Guitrozon et plus récemment ceux de Duékoué et Lakota.

La Première Dame a expliqué que «Alassane Ouattara n'a pas gagné au premier tour », quoiqu'il en fût certain, pour la simple raison que « les Ivoiriens ne peuvent pas voter pour un chef bandit ».

Simone Gbagbo estime que la crise survenue au lendemain de la proclamation des résultats du second tour de l'élection présidentielle s'inscrit dans la droite ligne de la lutte pour l'obtention totale de l'indépendance. Qualifiant l'indépendance de 1960, d'«indépendance à oreille percée», faisant allusion à une histoire biblique. Selon la Première Dame, dans la Bible, l'esclave qui refusait de recouvrer la liberté après que son maître lui ait donné l'opportunité, se faisait percer l'oreille pour témoigner aux yeux de tous son refus de liberté.

«Nous allons recouvrer notre indépendance totale, notre souveraineté totale», a-t-elle martelé. Pour cette indépendance, «la Côte d'Ivoire a besoin de chacun de ses enfants», a indiqué Simone Gbagbo.

Le Palais de la culture a refusé du monde pour ce premier grand rendez-vous des mouvements et associations de soutien à Laurent Gbagbo, depuis le déclenchement de la crise post-électorale.


Source: AFREEKELECTION.COM

ONU: MOSCOU ET PEKIN BLOQUENT UN TEXTE CONTRE LA COTE D'IVOIRE

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Moscou et Pékin contraignent l'ONU à ajourner un texte contre la Côte d'Ivoire


ONU (NEW YORK), CORRESPONDANCE. Au moment même où les Etats-Unis et l'Union européenne renforcent leurs sanctions contre le camp de Laurent Gbagbo, qui refuse de céder le pouvoir en Côte d'Ivoire, les Nations unies, dont le personnel est pris pour cible sur le terrain, peinent à s'entendre sur l'envoi de renforts et sur l'éventualité de nouvelles sanctions.

Devant les réticences de la Russie et de la Chine, le Conseil de sécurité a été contraint, vendredi 14 janvier, de reporter de quatre jours le vote d'une résolution approuvant le déploiement de 2 000 casques bleus supplémentaires et de trois hélicoptères d'attaque, pourtant réclamé par le Secrétaire général de l'Organisation, lui-même. Le texte, parrainé par la France et les Etats-Unis, aurait été jugé "trop politique" par les Russes et les Chinois. Autrement dit, trop critique à l'encontre du président ivoirien sortant.


Ne pas voir l'ONU s'«ingérer» dans les affaires intérieures

Depuis le début de la crise postélectorale ivoirienne, Moscou refuse catégoriquement, et Pékin plus discrètement, de voir l'ONU s'«ingérer» dans les affaires intérieures ivoiriennes. Ici, en l'occurrence, la résolution faisait référence à la détérioration de la situation sécuritaire pour justifier le besoin de renforts, qui pourraient venir du Libéria, du Pakistan, du Bangladesh et de Mongolie, selon des diplomates.

A l'heure actuelle, la mission onusienne sur place (Onuci) compte 9 000 hommes en uniforme, dont 1 250 policiers. Mais plus du tiers de ces effectifs sont déployés à Abidjan, dont les 800 militaires et policiers qui assurent la protection de l'hôtel du Golf, où est assiégé le président élu (selon l'Onu, ndlr) Alassane Ouattara. "La Mission se trouve ainsi dans l'impossibilité de faire face rapidement à toute détérioration de la situation en matière de sécurité dans d'autres régions, en particulier dans l'ouest ", explique Ban Ki-moon dans sa lettre aux 15 pays membres. À l'ouest, se trouve la frontière avec le Libéria, traversée chaque jour par plus de 600 Ivoiriens.


« L'ONU ne se laissera pas intimider »

Lors d'une conférence de presse, alors que le Conseil tenait ses consultations, le Secrétaire général s'est déclaré " profondément préoccupé par (...) le nombre croissant d'incidents violents visant des civils et la mission des Nations Unies ". Il a souligné que l'ONU disposait d' «informations concrètes» sur le fait que Laurent Gbagbo incite ses partisans à recourir à la violence contre les casques bleus et contre leurs concitoyens.

Le dernier bilan fait état de 247 morts et 49 disparus depuis l'élection du 28 novembre. Sur place, fin décembre, le chef des opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, aurait passé la consigne aux casques bleus de faire preuve de plus de fermeté, tout en évitant la confrontation. " L'ONU ne se laissera pas intimider " a fait savoir Ban Ki-moon. Mais de là à voter de nouvelles sanctions visant, à l'instar de celles imposées par Washington, nommément Laurent Gbagbo, son épouse et trois de ses proches collaborateurs... Les Russes ont prévenu, ils s'y opposeront.

Le Conseil de sécurité pourrait être contraint de se contenter de sanctions contre une bande de " seconds couteaux ", reconnait un diplomate.

 

Alexandra Geneste


Source: LE MONDE.FR

vendredi, 14 janvier 2011

FRANTZ FANON ET LA CRISE IVOIRIENNE

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Je viens d'achever la relecture d'un ouvrage du Dr Frantz Fanon, «Pour la Révolution Africaine», dans lequel je m'étais replongée à l'occasion des fêtes de fin d'année. J'en sors secouée ! Effarée par la pertinence, mais aussi et surtout l'actualité d'un des textes qu'il contient, intitulé «La mort de Lumumba : pouvions-nous faire autrement ?». On a l'impression glaçante que l'immense auteur martiniquais est sorti de sa tombe pour analyser la situation en Cote d'Ivoire. Cela en est presque cauchemardesque. Ah, si seulement Gbagbo s'était souvenu de Fanon ! Si seulement nous rendions l'étude de ce genre de livres et de textes obligatoire dans nos écoles.... Lisez vous-même. Mahalia Nteby.

 

(...) Le grand succès des ennemis de l'Afrique, c'est d'avoir corrompu les Africains eux-mêmes. Il est vrai que ces Africains étaient directement intéressés par le meurtre de Lumumba. Chefs de gouvernements fantoches, au sein d'une indépendance fantoche, confrontés jour après jour à une opposition massive de leurs peuples, ils n'ont pas été longs à se convaincre que l'indépendance réelle du Congo les mettrait personnellement en danger.

Et il y eut d'autres Africains, un peu moins fantoches, mais qui s'effraient dès qu'il est question de désengager l'Afrique de l'Occident. On dirait que ces chefs d'État africains ont toujours peur de se trouver face à l'Afrique. Ceux-là aussi, moins activement, mais consciemment, ont contribué à la détérioration de la situation au Congo. Petit à petit, on se mettait d'accord en Occident qu'il fallait intervenir au Congo, qu'on ne pouvait laisser les choses évoluer à ce rythme.

Petit à petit, l'idée d'une intervention de l'ONU prenait corps. Alors on peut dire aujourd'hui que deux erreurs simultanées ont été commises par les Africains.

Et d'abord par Lumumba quand il sollicita l'intervention de l'ONU. Il ne fallait pas faire appel à l'ONU. L'ONU n'a jamais été capable de régler valablement un seul des problèmes posés à la conscience de l'homme par le colonialisme, et chaque fois qu'elle est intervenue, c'était pour venir concrètement au secours de la puissance colonialiste du pays oppresseur.

Voyez le Cameroun. De quelle paix jouissent les sujets de M. Ahidjo tenus en respect par un corps expéditionnaire français qui, la plupart du temps, a fait ses premières armes en Algérie ? L'ONU a cependant contrôlé l'autodétermination du Cameroun et le gouvernement français y a installé un «exécutif provisoire». Voyez le Vietnam. Voyez le Laos.

Il n'est pas vrai de dire que l'ONU échoue parce que les causes sont difficiles.

En réalité l'ONU est la carte juridique qu'utilisent les intérêts impérialistes quand la carte de la force brute a échoué.

Les partages, les commissions mixtes contrôlées, les mises sous tutelle sont des moyens internationaux de torturer, de briser la volonté d'expression des peuples, de cultiver l'anarchie, le banditisme et la misère.

Car enfin, avant l'arrivée de l'ONU, il n'y avait pas de massacres au Congo. Après les bruits hallucinants propagés à dessein à l'occasion du départ des Belges, on ne comptait qu'une dizaine de morts.
Mais depuis l'arrivée de l'ONU, on a pris l'habitude chaque matin d'apprendre que les Congolais s'entre-massacraient.

On nous dit aujourd'hui que des provocations répétées furent montées par des Belges déguisés en soldats de l'Organisation des Nations Unies. On nous révèle aujourd'hui que des fonctionnaires civils de l'ONU avaient en fait mis en place un nouveau gouvernement le troisième jour de l'investiture de Lumumba. Alors on comprend beauc oup mieux ce que l'on a appelé la violence, la rigidité, la susceptibilité de Lumumba.

Tout montre en fait que Lumumba fut anormalement calme. Les chefs de mission de l'ONU prenaient contact avec les ennemis de Lumumba et avec eux arrêtaient des décisions qui engageaient l'Etat du Congo. Comment un chef de gouvernement doit-il réagir dans ce cas ? Le but recherché et atteint est le suivant : manifester l'absence d'autorité, prouver la carence de l'État.

Donc motiver la mise sous séquestre du Congo.

Le tort de Lumumba a été alors dans un premier temps de croire en l'impartialité amicale de l'ONU. Il oubliait singulièrement que l'ONU dans l'état actuel n'est qu'une assemblée de réserve, mise sur pied par les Grands, pour continuer entre deux conflits armés la "lutte pacifique" pour le partage du monde. Si M. Ileo en août 1960 affirmait à qui voulait l'entendre qu'il fallait pendre Lumumba, si les membres du cabinet Lumumba ne savaient que faire des dollars qui, à partir de cette époque, envahirent Léopoldville, enfin si Mobutu tous les soirs se rendait à Brazzaville pour y faire et y entendre ce que l'on devine mieux aujourd'hui, pourquoi alors s'être tourné avec une telle sincérité, une telle absence de réserve vers l'ONU?

Les Africains devront se souvenir de cette leçon. Si une aide extérieure nous est nécessaire, appelons nos amis. Eux seuls peuvent réellement et totalement nous aider à réaliser nos objectifs parce que précisément, l'amitié qui nous lie à eux est une amitié de combat.

Mais les pays africains de leur côté, ont commis une faute en acceptant d'envoyer leurs troupes sous le couvert de l'ONU. En fait, ils admettaient d'être neutralisés et sans s'en douter, permettaient aux autres de travailler.

Il fallait bien sûr envoyer des troupes à Lumumba, mais pas dans le cadre de l'ONU. Directement. De pays ami à pays ami. Les troupes africaines au Congo ont essuyé une défaite morale historique. L'arme au pied, elles ont assisté sans réagir (parce que troupes de l'ONU) à la désagrégation d'un État et d'une nation que l'Afrique entière avait pourtant salués et chantés. Une honte.

Notre tort à nous, Africains, est d'avoir oublié que l'ennemi ne recule jamais sincèrement. Il ne comprend jamais. Il capitule, mais ne se convertit pas.

Notre tort est d'avoir cru que l'ennemi avait perdu de sa combativité et de sa nocivité. Si Lumumba gêne, Lumumba disparaît. L'hésitation dans le meurtre n'a jamais caractérisé l'impérialisme.

Voyez Ben M'Hidi, voyez Moumié, voyez Lumumba. Notre tort est d'avoir été légèrement confus dans nos démarches. Il est de fait qu'en Afrique, aujourd'hui, les traîtres existent. Il fallait les dénoncer et les combattre. Que cela soit dur après le rêve magnifique d'une Afrique ramassée sur elle-même et soumise aux mêmes exigences d'indépendances véritables ne change rien à la réalité.
Des Africains ont cautionné la politique impérialiste au Congo, ont servi d'intermédiaires, ont cautionné les activités et les singuliers silences de l'ONU au Congo.

Aujourd'hui ils ont peur. Ils rivalisent de tartufferies autour de Lumumba déchiqueté. Ne nous y trompons point, ils expriment la peur de leurs mandants. Les impérialistes eux aussi ont peur. Et ils ont raison car beaucoup d'Africains, beaucoup d'Afro-asiatiques ont compris.

Les impérialistes vont marquer un temps d'arrêt. Ils vont attendre que «l'émotion légitime se calme». Nous devons profiter de ce court répit pour abandonner nos craintives démarches et décider de sauver le Congo et l'Afrique. (...)

Car nul ne connait le nom du prochain Lumumba. Il y a en Afrique une certaine tendance représentée par certains hommes. C'est cette tendance dangereuse pour l'impérialisme qui est en cause. Gardons-nous de jamais l'oublier : c'est notre sort à tous qui se joue au Congo.

Dr Frantz Fanon, "La mort de Lumumba : pouvions-nous faire autrement ?", in Afrique Action, n°19, 20 février 1960, repris dans "Pour la Révolution Africaine" (1964)

 

"J'affirme mon soutien au combat du président Laurent Gbagbo pour une Afrique libre et indépendante."  Guy-Patrice Lumumba (23/12/2010).

 

Source: SAOTI, Le Blog de Mahalia Nteby

LAURENT GBAGBO SUR CBN NEWS: «JE PROPOSE QU'ON RECHERCHE LA VERITE, OUATTARA REFUSE»

 

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Après ses interviews avec Al Jazeera, Le Figaro, Associated Press, le président élu de Côte d'Ivoire, SEM Laurent GBAGBO, vient de s'entretenir avec la chaîne de télévision communautaire américaine CBN News qui a dépêché à Abidjan son grand reporter international Gary Lane. Entretien.



Gary Lane (CBN News) : Nous sommes ici parce que nous sommes très préoccupés par la situation qui prévaut dans votre pays, vous êtes confronté à beaucoup de défis ces dernier temps, vous venez de rencontrer pour la deuxième fois la CEDEAO avec un représentant de l'UA, comment avez-vous ressenti ces réunions, qu'est-ce que vous en pensez ?

SEM Laurent GBAGBO (président élu de Côte d'Ivoire): Je suis très heureux, c'est fraternel de parler à ces chaînes-là. J'ai reçu une première délégation de la CEDEAO et la deuxième fois, une délégation de la CEDEAO plus un représentant de l'Union Africaine. On a parlé de la situation. Je leur ai expliqué que mon adversaire n'a pas gagné les élections et que c'est moi qui ai gagné. Et que j'ai des éléments pour montrer que c'est moi qui ai gagné effectivement les élections, la preuve, je propose qu'on aille à la vérité, à la recherche de la vérité. Pour dire que je souhaite la voie de la négociation avec mon adversaire. On m'a proposé de mettre en place une commission en partie composée de mes partisans et ceux de Ouattara afin que les discussions démarrent, j'ai accepté. Quand ils sont allés faire la même proposition à Ouattara, il a refusé. La discussion devait porter sur différents sujets de négociation. Mais mon adversaire voulait que je reconnaisse qu'il a gagné. Alors je leur ai dit que la demande de négociation ne vient pas de moi. Ma proposition est qu'on recherche la vérité. Mais si je reconnais qu'il a gagné, il n'y a plus de négociation. Si lui aussi reconnait que c'est moi qui ai gagné, il n'y a plus de négociation. C'est parce que je conteste sa victoire et que lui conteste la mienne, que nous sommes disposés à la négociation. Dans tous les cas, moi j'attends d'autres propositions car mon adversaire a refusé les négociations.

G. L. : Savez-vous quand ils vont revenir ? Vont-ils tenir une autre réunion avec Ouattara ?

L. G. : Je ne sais pas, ils m'on dit qu'ils me feraient signe quand ils viendraient.

G. L. : La situation de blocage continue donc...

L. G. : Oui, la situation reste bloquée. Cette élection est unique en son genre, parce que dans le monde il y a quelque fois des fraudes, mais c'est généralement ceux qui sont au pouvoir, le président, qui fraudent. Mais ici, c'est celui qui n'est pas président qui fraude. Pourquoi ? Parce qu'il y a eu la rébellion en 2002. L'essence de la rébellion, c'est d'abord la négation de la voix du peuple. Quand la rébellion a occupé une partie du pays, et que j'ai demandé qu'elle soit désarmée, elle n'a pas voulu le faire. Et cette rébellion est appuyée en cela par certaines puissances. Mon adversaire qui est le père de la rébellion s'est appuyé sur les armes de celle-ci. Le jour du vote, les éléments de la rébellion sont entrés dans les bureaux de vote avec des armes, ils ont même violé une femme.

G. L. : Je l'ai rencontrée.

L. G. : Elle a été violée, des gens ont été blessés, mes représentants ont été chassés des bureaux de vote. Les fiches des bureaux de vote et les procès verbaux ont été refaits. Alors on a, par exemple, dans le Nord 2.200 bureaux de vote où le nombre de votants est supérieur à celui des inscrits.
Toujours dans le Nord, il y a plus de 500 bureaux de vote où j'ai zéro voix. Alors que j'ai deux représentants par bureau de vote. Ce qui veut dire que même mes représentants n'ont pas voté pour moi. Ils ont fraudé de façon grossière et moi, ce que je veux, c'est qu'on recherche la vérité, qu'on aille au fond des questions. Mais comme la délégation de la CEDEAO a commencé une négociation, j'attends.

G. L. : Monsieur le président, pourquoi les rebelles n'ont pas respecté leur engagement ?

L. G. : C'est à cause de ce qu'on appelle la communauté internationale dont on parle aujourd'hui. La France, les Etats Unis, l'Angleterre, tous ceux là me mettaient la pression pour qu'on aille au vote ; malgré le fait que le désarmement n'a pas été fait. J'ai résisté, mais quand vous êtes le président d'un petit pays, vous ne pouvez pas résister plus longtemps. Donc tous ceux-là m'ont mis la pression pour qu'on aille aux élections malgré la présence des armes. Aujourd'hui, il faut qu'ils acceptent de prendre leurs responsabilités vis-à-vis de ce qui arrive. On ne peut pas aller aux élections avec des rebelles qui vous pointent le fusil sur la tempe. C'est tout cela qu'on appelle la communauté internationale qui nous oblige à aller aux élections.

G. L. : Avez-vous discuté avec les représentants de la CEDEAO d'un certain fonds à la Banque Centrale qui ne serait pas à la disposition de votre gouvernement ?

L. G. : Non, ils ne sont pas concernés par cela, la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest concerne les Etats. Il y a la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso, le Niger, le Mali, la Guinée- Bissau, le Bénin, le Togo et le Sénégal. Cela concerne un autre groupe de pays qui n'étaient pas là. Bien sûr qu'il y a certains pays de la CEDEAO qui étaient là, mais il y a l'Union Africaine qui n'est pas concernée.

G. L. : Vous ne leur avez donc pas parlé de la question ?

L. G. : Non.

G. L. : Est-ce que c'est un sujet qui vous préoccupe ?

L. G. : Elle me préoccupe et j'en ai parlé à trois reprises. Notamment, avec le président de l'UEMOA qui est celui du Mali. J'ai appelé le gouverneur de la Banque Centrale, nous en avions discuté parce que la CEDEAO n'a pas de monnaie, donc elle n'a pas de banque centrale, tout comme l'Union Africaine. Cette Banque Centrale là est constituée de huit Etats dont le président en exercice est Monsieur Touré du Mali, nous sommes en contact, nous en parlons.

G. L. : Les pouvoirs ont été transférés à Ouattara, quelles en sont les conséquences sur votre pays ?

L. G. : Cela fait du tort parce que c'est nous qui gérons le pays. J'ai dit au président du Mali qui est notre président en exercice, de faire attention et de rétablir rapidement la situation afin que les opérations courantes puissent être faites. Mais nous n'avons pas terminé la discussion à ce propos. Donc, je vais le rappeler après cette interview.

G. L. : Mais cela va poser des problèmes, vu que les fonctionnaires...

L. G. : C'est leur objectif, ils veulent qu'on ait des difficultés avec le peuple, que celui-ci se révolte contre nous. Or la Côte d'Ivoire a toujours payé les fonctionnaires. Durant les huit années de crise, pas une seule fois les fonctionnaires n'ont manqué de salaire. Nous arrivons toujours à remplir nos obligations vis-à-vis de nos employés. C'est pour cela qu'ils veulent nous embêter, mais nous allons trouver une solution.

G. L. : Mais, il y a aussi la question des ambassadeurs...

L. G. : Oui, c'est tout cela qu'on appelle la communauté internationale. Moi, je pense qu'on devait rechercher la vérité pour savoir qui a gagné les élections. Je souhaite que les gens ne fassent pas du brigandage politique. Ce que je veux dire, c'est que c'est nous qui gérons le pays. Essayer de donner la signature à la Banque Centrale à un autre, cela n'a aucun sens, tout comme faire nommer des ambassadeurs par quelqu'un qui n'est pas élu et qui bénéficie du soutien de quelques Etats. Mais nous sommes en crise et ces faits en sont les manifestations. Nous allons régler cela.

G. L. : Cela ressemble à un coup d'Etat politique de la France suivie des Etats Unis. Quels sont vos sentiments ?

L. G. : J'ai déjà dit que c'était un coup d'Etat, un coup d'Etat électoral et on ne peut pas accepter cela. Nous avons des règles précises et vous Américains savez que la Constitution est sacrée. Chez vous la Constitution est très sacrée. Quand les élections sont organisées, la commission électorale indépendante proclame les résultats provisoires qui doivent refléter la volonté du peuple. Mais une fois que les résultats provisoires ont été donnés, le Conseil constitutionnel qui est l'instance supérieure en Côte d'Ivoire regarde les résultats et proclame les résultats définitifs. On n'a pas eu de résultats provisoires et le Conseil constitutionnel donne les résultats définitifs. Et au lieu de suivre ces résultats, la France, l'ambassadeur de la France et l'ambassadeur des Etats-Unis s'en vont chercher le président de la Commission électorale indépendante et l'amènent au Golf Hôtel où se trouve le quartier général de campagne de mon adversaire. Et là-bas, il donne un résultat à la presse étrangère et non pas à la presse nationale. Et donc tout cela est un coup d'Etat électoral et nous n'accepterons pas cela.

G. L. : Il a donc été conduit là-bas par l'ambassadeur des Etats-Unis et de la France ?

L. G. : Oui, par l'ambassadeur des Etats-Unis et de la France. Normalement, l'ONU devrait poser des questions à ces gouvernements. Mais comme l'ONU elle-même est impliquée dans ces complots par l'intermédiaire de ses représentants sur place, ce n'est pas elle qui va poser les questions à ces deux diplomates. Vous avez travaillé avec deux personnes, deux victimes qui ont reçu des balles du bataillon des Nations Unies qui est censé être une armée de paix.

G.L : Bien que le mandat soit expiré, ils ont prolongé cela de six semaines.

L. G. : Oh ! Non. Non, pas du tout. Nous sommes Africains mais vous qui êtes Américain et qui êtes dans un pays où les droits des individus sont reconnus, je souhaite que vous témoigniez. Nous tous, nous cotisons pour les Nations Unies et quand il y a un problème dans un pays et qu'on nous amène une force des Nations Unies, c'est pour nous aider à maintenir la paix. Or dans notre pays, il y a de cela quelques années, les forces des Nations Unies ont déjà tué cinq personnes dans une ville de l'ouest de la Côte d'Ivoire qu'on appelle Guiglo. Et ces deux jours-ci, vous-même avez vu les civils qui ont été blessés par les forces de l'ONU. Je ne peux pas être d'accord avec cela, je ne peux pas du tout être d'accord. Je souhaite que les forces des Nations Unies partent et que les forces françaises qui les soutiennent partent. Je pense que les Africains doivent eux-mêmes s'arranger pour régler leurs propres affaires. Voila mon point de vue.

G. L. : Ces jours-ci on a vu que les Etats-Unis ont été impliqué dans les fraudes en Afghanistan et même le responsable des Nations Unies a été renvoyé de son poste et peut-être que là-bas ils vont encore recompter les voix. Comment voyez-vous cette situation de deux poids deux mesures, en Afghanistan, ils acceptent qu'on fasse des investigations et qu'on recompte des voix alors qu'en Côte d'Ivoire, ils adoptent une autre attitude ?

L. G. : Mais, parce qu'ils n'ont pas les mêmes intérêts. En Afghanistan, les Etats-Unis recherchent les cerveaux d'Al-Qaïda et cela prime sur tout. Donc leur objectif, c'est que quelle que soit la manière dont leur gouvernement a été élu, ce n'est pas leur problème, ils travaillent avec lui pour rechercher les responsables d'Al-Qaïda. Mais ici, on n'a pas ce problème. Donc on traite nos problèmes avec nonchalance, avec légèreté et avec injustice. Parce qu'ils estiment que nous ne sommes pas une plaque stratégique, c'est pourquoi ils peuvent être injustes avec nous. Mais nous crieront tant que nous auront la force, pour dire qu'il faut qu'on respecte la voix de notre peuple, qu'on respecte la démocratie. Moi, j'ai passé plus de la moitié de ma vie à lutter pour la démocratie. Aujourd'hui, si des élections démocratiques peuvent se tenir ici, c'est à cause des combats que nous avons menés. Voir des gens soutenus par l'occident, venir et pratiquer la fraude, c'est malheureux. Comme c'est malheureux ! Alors, je leur demande de se ressaisir, la France, les Etats-Unis, tout ceux-là, qu'ils se ressaisissent parce que nous ne laisserons pas piétiner notre Constitution.

G. L. : Chez-vous, vous prêtez serment sur la Constitution...

L. G. : Bien sûr, et j'ai prêté serment en 2000 et en 2010 sur la Constitution et devant le Conseil constitutionnel.

G. L. : Est-ce que Hilary Clinton et le président Obama vous ont contacté pour savoir ce qui se passait, vous-ont-ils appelé ?

L. G. : J'ai reçu quelques lettres. Mais je ne voudrais pas tellement parler des contacts personnels.

G. L. : Mais à part les courriers, vous avez eu des contacts ?

L. G. : Oui, on a quelques contacts, ils ne sont pas toujours agréables mais on a des contacts.

G. L. : Mais est-ce que vous pourriez refaire ces élections parce que j'ai rencontré le Conseil constitutionnel, hier (vendredi 7 janvier 2011, NDLR) qui m'a dit que ce serait anticonstitutionnel d'envisager la reprise car vous avez prêté serment et il vous a déclaré vainqueur ?

L. G. : Vous savez, moi, je respecte la loi de mon pays. Depuis que je suis président, je n'ai jamais posé un acte illégal. Je crois que c'est comme cela qu'un citoyen doit se comporter. Et en plus, si ce citoyen se trouve être le chef de l'Etat, il doit s'efforcer de travailler selon la loi. La Constitution, c'est la Bible d'un pays. De la même manière qu'un chrétien respecte les prescriptions de la Bible, de la même manière un citoyen doit respecter les prescriptions constitutionnelles. Moi, je respecte la Constitution de mon pays.

G. L. : Et évidemment là-bas, vous êtes un modèle dans ce sens ?

L. G. : Je respecte la Constitution de mon pays.

G. L. : Vous avez parlé d'une commission internationale qui pourrait exposer la vérité. Pensez-vous que cette commission pourrait voir le jour ?

L. G. : Je n'en sais rien, parce que le problème ne se pose pas tellement à l'intérieur de la Côte d'Ivoire. Le problème peut se poser avec l'extérieur parce que les soutiens de mon adversaire sont surtout des soutiens extérieurs. C'est à ceux de l'extérieur que je demande, pour découvrir la vérité, de venir et de recompter les bulletins de vote et de revérifier les procès-verbaux des bureaux de vote. Comme cela, ils vont découvrir, eux-mêmes, que dans plus de deux mille deux-cent (2.200) bureaux de vote, le nombre des votants est supérieur au nombre des inscrits. Je crois qu'à partir de là, ils vont comprendre beaucoup de choses. Les rebelles armés ont donné environ cinq cents mille (500.000) voix de plus à mon adversaire.

G. L. : Et le Conseil constitutionnel a annulé ces voix ?

L. G. : Alors, bien entendu, ce sont ces voix-là que le Conseil constitutionnel a annulées parce que ce sont des voix sans fondement qui n'émanaient pas du peuple.

G. L. : Les Nations Unies disent que vous les empêchez d'enquêter, de rechercher des charniers qui existeraient. Il y a des rapports qui disent que certaines personnes qui vous soutiennent commettent des crimes, vont attaquer des gens. Quelle est votre analyse sur la situation ?

L. G. : Je pense que les Nations Unies qui ont ici leurs troupes devraient faire preuve de sagesse. Jusqu'à présent, on les appelait les Forces impartiales, donc on les respectait. Mais avec ces élections, elles se sont montrées des forces partiales, des forces partisanes engagées aux côtés de mon adversaire. Donc, on ne veut plus d'eux. Et il ne faut pas qu'ils essayent de détourner la question. La question est électorale. Nous disons que les forces des Nations Unies présentes en Côte d'Ivoire, ont pris fait et cause pour Monsieur Ouattara contre Monsieur Gbagbo. C'est pourquoi, on n'en veut pas. Et donc, malgré le fait que je donne des consignes de calme au peuple, de temps en temps quand ils veulent abuser, les gens leur barrent les chemins. Mais, ils devraient être sages ; quand dans un pays, on dit qu'on ne veut pas de vous, il faut rester sage, il faut rester tranquille jusqu'à ce que l'ordre de votre départ du pays vienne. Voilà ce que je voudrais dire.

G. L. : Certains disent que ces informations sur les charniers, les massacres sont manipulées, ne sont pas vraies et que c'est encore un moyen de vous discréditer...

L. G. : C'est un moyen pour me discréditer. C'est l'hôpital qui se moque de la charité. Mais la violence a été introduite dans la politique ivoirienne depuis que Monsieur Ouattara fait la politique. En 1993, au moment où le président Houphouët est décédé, il a essayé de s'emparer du pouvoir de façon illégale et depuis, il y a des faits de violence. Quand nous disons que nous ne voulons pas des forces de l'ONU, c'est pour cela. Parce qu'elles soutiennent mon adversaire. Allez regarder comment il vit à l'Hôtel du Golf, où il est réfugié. Il est refugié avec ses hommes, ce n'est pas nous qui l'avons poussé à s'y refugier. C'est lui qui y est allé tout seul.

G. L. : Mais qui le garde ?

L. G. : Ce sont les forces de l'ONU. Ce sont elles qui surveillent Monsieur Ouattara. Alors, ils allèguent que s'ils ne sont pas là, on va attenter à la vie de Monsieur Ouattara. Mais Monsieur Ouattara et nous, nous vivons ensemble, ici, depuis toujours. Est-ce que nous avons déjà tenté de l'assassiner ? C'est moi-même qui ai fait qu'aujourd'hui Monsieur Ouattara est candidat. C'est moi qui ai pris des décisions pour contourner certaines décisions constitutionnelles qui, par le passé, l'en ont empêché, pour que Ouattara soit candidat. Il ne faut pas que les Nations Unies se mettent dans des jeux partisans, dans des jeux politiciens, il ne faut pas cela. Il faut qu'ils partent ou bien s'ils sont là qu'ils restent tranquilles.

G. L. : Les gens disent que vous empêchez Monsieur Ouattara de sortir de l'Hôtel du Golf

L. G. : Mais c'est pas nous qui l'y avons emmené, et sa maison est même à cent mètres de l'Hôtel du Golf. Donc même s'il va chez lui, on ne saura pas qu'il a quitté l'Hôtel. Il peut même aller à pied en longeant la lagune, s'il veut. Il habite si près de l'Hôtel du Golf, il peut y aller quand il veut. Alors, qu'il arrête de raconter n'importe quoi aux étrangers qui viennent ici. Nous avons pris des décisions de sécurisation parce que l'Hôtel du Golf est le lieu où sont logés les rebelles depuis 2003. Puis Ouattara y est allé avec ses partisans. Jusqu'au mercredi 15 décembre, on n'avait pris aucune disposition quand nous avons vu qu'ils étaient surarmés à l'intérieur de l'Hôtel du Golf, avec plus de 300 personnes armées.
Il faut que vous sachiez que l'Hôtel du Golf est à cinq minutes de la Résidence du chef de l'Etat, sur l'eau, en pirogue, cinq minutes pour atteindre l'ambassade de France, et sept minutes pour aller à l'ambassade d'Allemagne. Il faut que vous sachiez que la résidence de l'ambassadeur des USA est toute proche de l'Hôtel du Golf, l'ambassade de Russie aussi est toute proche et puis c'est un quartier habité. Il faut que vous sachiez que la résidence de Madame Félix Houphouët-Boigny, la veuve du premier Président de Côte d'Ivoire, est à peu près à deux minutes de l'Hôtel du Golf.
Quand nous avons su qu'il y avait plus de 300 rebelles armés à l'Hôtel du Golf, nous avons pris des dispositions sécuritaires pour les empêcher de nuire. Ce n'est rien d'autre. On ne peut pas faire un assaut pour les déloger parce que les gens ne vont pas comprendre. Donc, on les empêche de nuire et on filtre les entrées pour que d'autres armes n'aillent pas grossir le lot des armes qui y sont déjà.

G. L. : Ouattara dit que s'il quitte le Golf Hôtel, il sera assassiné. Vous aussi vous avez des raisons de penser la même chose ?

L. G. : Ils sont là, ils sont 300 soldats à l'Hôtel du Golf. Alassane, il est ici, il est avec nous depuis longtemps, est-ce qu'une seule fois on a tenté de l'assassiner ? Je vous dis une chose : à travers votre télévision, je demande à tous ceux qui sont à l'Hôtel du Golf de renter chez eux, il faut qu'ils aillent à la maison pour que la Côte d'Ivoire retrouve une vie normale. Mais ils aiment être à l'Hôtel du Golf pour jouer à la victime, pour faire comme si nous les avons confinés à l'Hôtel du Golf, or, ce sont eux qui y sont allés, librement. Nous savons que Ouattara va chez lui à la maison tous les soirs. Il habite à un pas de chez lui. Il faut qu'ils rentrent chez eux pour que l'Hôtel du Golf redevienne un hôtel normal.

G. L. : Pourquoi est-ce que la France et les USA soutiennent-ils Monsieur Alassane Ouattara ?

L. G. : Je sais qu'il y a longtemps qu'ils souhaitent que Monsieur Ouattara soit président. Je ne sais pas pourquoi mais je sais qu'ils veulent que Ouattara soit président. Je ne sais pas quel deal il y a entre Ouattara et eux, je ne suis pas dans leur secret mais je sais qu'il y a longtemps, ils sont avec Ouattara.
Mais le pouvoir, c'est Dieu qui le donne. Dieu passe par le peuple pour donner le pouvoir. Ce n'est pas ma faute, c'est le peuple qui m'a choisi. S'il veut être président qu'il attende un autre moment. Il y a des gens en Occident qui veulent mettre Ouattara au pouvoir mais le peuple n'est pas d'accord et cela, ce n'est pas la démocratie. Rester à Paris et décider qu'un tel doit être président, ce n'est pas de la démocratie.

G. L. : Votre ministre de la jeunesse, Monsieur Charles Blé Goudé, que nous avons interviewé, a dit que la France et les USA cherchent le pétrole, le cacao et cherchent un président qu'ils vont mettre à la tête de ce pays pour le manipuler et pour la société Total qui a une grande part dans la gestion du pétrole en Côte d'Ivoire.

L. G. : Chacun fait ses analyses. Le Gouvernement français actuel et certains Américains veulent que Ouattara soit président. Et c'est un fait visible. Je respecte l'avis de Blé Goudé mais je n'ai pas assez d'éléments pour avancer sur ce point de vue. Mais il faut qu'ils comprennent qu'il y a Dieu et le peuple qui choisissent un chef d'Etat.

G. L. : Je sais que cette situation est vraiment difficile pour vous mais vous donnez l'impression d'être calme. Vous êtes préoccupé, certes, mais vous n'avez pas peur. D'où est-ce que vous sortez cette force pour rester comme vous êtes ?

L. G. : (Rires) Vous savez, il y a longtemps que je fais de la politique donc j'ai traversé des moments difficiles. Ce n'est pas la première difficulté que je rencontre, j'espère que celle-ci sera la dernière. Je suis serein parce que je suis dans la vérité. Je souhaite que tous ceux qui veulent être dans la vérité viennent pour qu'on recompte les bulletins de vote et qu'on réexamine les procès-verbaux de tous les bureaux de vote. Quand je propose cela, c'est pour la vérité, je suis dans la vérité, c'est pourquoi je suis serein. Le Dieu que je prie, n'est pas un Dieu d'injustice. Je le prie toujours, je lui demande de me donner la force pour que je dirige le peuple qu'il m'a confié, et tout le reste c'est pour lui.

G. L. : Il y a beaucoup de chrétiens qui prient pour vous, Monsieur le Président, et pour votre pays. Moi aussi, je prie pour la Côte d'Ivoire. Merci de nous avoir accordé un peu de votre temps car nous savons que vous êtes très occupé, merci et bon courage !

L. G. : Je remercie tous les chrétiens qui prient pour nous, je leur demande de continuer de prier parce que notre assurance est dans le seigneur. Nous demandons à tous ceux qui contestent ces élections de venir pour que nous recomptions les voix. Je remercie tout le monde.



Interview réalisée par Gary Lane, Grand Reporter International de CBN News

(Abidjan, le vendredi 7 janvier 2011)

EXASPERES, LES JEUNES DE LA RIVIERA II INCENDIENT UN VEHICULE DE L'ONUCI

VEHICULE ONUCI INCENDIE.jpg

Décidément, les Ivoiriens en ont marre de la présence des forces onusiennes en Côte d'ivoire (ONUCI). Hier, ne pouvant plus accepter les torts causés à l'ivoirien, des jeunes de la Riviera II, Abidjan Cocody, sont rentrés en action en refusant l'accès ou la traversée de leur quartier par l'ONUCI. Aux environs de midi, un véhicule marqué du sceau UN a été pris à partie par des jeunes qui n'ont pas manqué de le mettre à feu au carrefour de la Riviera II. Un autre a pu s'échapper non sans laisser ses vitres cassées. Mais un peu plutôt le matin, un convoi de l'ONUCI, composé de cinq véhicules dont un char, a été bloqué net par des éléments FDS-CI en patrouille au même carrefour. Il ressort des informations recueillies sur place que les policiers FDS-CI ont jugé « léger l'argument avancé par les soldats onusiens selon lequel, ils sont à la recherche d'une station-essence pour s'approvisionner en carburant. Les FDS leur ont intimé l'ordre de faire demi-tour, mais les soldats onusiens ont voulu user de leurs armes. Quand en face d'eux, les policiers ivoiriens ont brandi la menace de répliquer. Le pire a été donc évité de justesse avec le retour à la base des soldats onusiens.

Peu de temps après, les hommes de Choï sont revenus à la charge fortement armés. Comme s'ils voulaient absolument en découdre avec les populations. Mais ils ont trouvé sur place, les mêmes éléments des FDS bien en place. Position qui les a dissuadés et ils ont fait demi tour vers la Riviera III, où se trouve leur base. C'est vraisemblablement cette situation qui a irrité les jeunes de la Riviera II faisant des soldats onusiens des personnes « indésirables » dans leur périmètre. On se rappelle que la force onusienne en Côte d'Ivoire, est depuis le déclenchement de la crise post-électorale, soupçonnée d'être de connivence avec les rebelles. A qui, elle fournit équipements et divers autres matériels militaires pour combattre les FDS-CI et la mère-patrie. « Nous allons empêcher les forces onusiennes de se rendre à l'Hôtel du Golf en passant par notre quartier. Ce sont elles qui alimentent la crise en Côte d'Ivoire », ont fait savoir ces jeunes très remontés contre l'ONUCI qui n'ont pas hésité à incendier un de leurs véhicules.



Toussaint N'Gotta


Source: LE TEMPS

mercredi, 12 janvier 2011

LETTRE OUVERTE DE CALIXTHE BEYALA A BECHIR BEN YAHMED DE JEUNE AFRIQUE: «CE EN QUOI JE CROIS. OU PAS»



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D'aussi loin que me porte ma mémoire, il me semble qu'une seule et unique fois, je fus en désaccord avec vous, très cher Béchir Ben YAHMED. Et je vous le fis savoir.

C'était il y a fort longtemps, mais lorsque passe trop temps, ce dernier ne revêt plus aucune importance ; je l'avoue humblement, je n'ai nullement le sens du temps. C'était au sujet du nom du journal « Jeune Afrique ». Il me souvient que vous lui attribuiez alors le titre de « L'intelligent. » Mes yeux fulminaient de colère lorsque je vous en parlai. Aujourd'hui encore, je ne puis oublier votre sourire ; et cette manière très pétillante de me rétorquer que j'aurais dû vous écrire pour vous dire mon sentiment. Depuis ces temps si lointain, aucune particule, aucune ride ne s'est point posée sur le respect et l'amitié qui nous lient... Au moins, c'est CE QUE JE CROIS.


Voilà que pour la deuxième fois, un sujet nous oppose: les élections Présidentielles en Côte d'Ivoire.


Je ne crois pas que Monsieur Alassane OUATTARA soit le Président élu de la Côte d'Ivoire car pour cela, il eût fallu que sa victoire fût reconnue par le Conseil Constitutionnel de son pays; il me semble que ce n'est point le cas, me tromperais-je ? Aucune commission électorale, aussi noble soit-elle, ne saurait proclamer le vainqueur d'une élection, d'autant que dans le cas de la Côte d'Ivoire, cette commission électorale était constituée aux 2/3 par les membres de l'opposition....


Vous me rétorquerez que le Président du Conseil Constitutionnel Ivoirien est un homme du Président GBAGBO. Oui, sans aucun doute. Mais n'est-ce point le cas dans tous les pays du monde et même en France ? On se souvient tous du cas des U.S.A où s'opposait alors AL GORE et W. BUSH. La Cour suprême trancha en faveur de ce dernier alors qu'il bénéficiait de moins de voix que son adversaire. Il me semble n'avoir pas entendu des cris d'orfraie des démocrates du monde entier, me tromperais-je ? Il me semble que l'ONU ne battit pas un cil pour condamner cette « usurpation de pouvoir. »


Je ne crois pas que le Président Français Nicolas Sarkozy aime tant l'Afrique et ses habitants qu'il veille à la démocratisation du continent, voire au bien être de ses peuples. Je n'ai pas oublié le discours de Dakar... Je n'ai pas oublié les élections au Gabon. Ne fut-il pas le premier à féliciter BONGO fils ? Pourquoi ne fustigea-t-il pas ce dernier ? Pourquoi le félicita-t-il, alors que l'opposition contestait, preuve à l'appui, les résultats des Urnes ? Il me semble avoir raté, -ce qui m'étonne-, votre édito lapidaire sur ce hold-up électoral. Et j'ajoute que le documentaire sur la Françafrique a clairement démontré les impostures, les magouilles et les mille manigances de mon pays la France, pour placer et maintenir au pouvoir quelques despotes dévoués corps et âme à notre mère patrie.


Je ne crois pas en l'ONU, ce minuscule Club d'Etats riches où aucun pays d'Afrique ne siège en son Conseil de Securité ; je ne crois pas que L'UNION AFRICAINE soit libre de ses propos d'autant que malheureusement pour les africains, celle-ci est financée par l'Union Européenne.


Je ne crois pas que les dirigeants Africains soutiennent activement Alassane OUATTARA ; il me semble n'avoir vu aucune félicitation émanant d'un Chef d'Etat du continent, adressée au Président désigné par la Communauté Internationale. Mais qui se cache derrière cette nébuleuse ? Seraient-ce les mêmes qui croisent les bras pendant qu'on bombarde l'Irak ou l'Afghanistan ?


Je ne crois pas à ce souci d'alternance démocratique dont ils veulent nous abreuver. Combien de chefs d'Etats ont changé la constitution de leur pays pour pouvoir être élu pour la énième fois ? Combien d'entre eux occupent le poste de Président depuis vingt voire trente ans ? Pourquoi la soi disant communauté Internationale ne les condamne-t-elle pas ? Et la France, qu'en dit-elle ? Rien. Silence ! On exploite !


Je crois et permettez-moi de reprendre vos propos « la légende selon laquelle GBAGBO serait le grand défenseur de la souveraineté nationale et que ses positions tranchées lui ont valu l'hostilité de la France, » Il s'agit d'une réalité, vérifiée et palpable, confirmée en outre ces derniers jours par le documentaire français « la Françafrique. » Avez-vous oublié les implications de la France dans le coup d'état contre GBAGBO en 2002, ainsi que les multiples complots qui s'ensuivirent ?


Je crois que tous les Panafricanistes croient au complot contre la Côte d'Ivoire. Il suffit pour s'en convaincre de regarder les deux manifestations organisées à Paris pour le soutien à la souveraineté de la Côte d'Ivoire et qui a réuni près de cinq mille personnes, battant le macadam dans le froid hivernal parisien. Donc GBAGBO n'est pas seul. Il a le peuple Africain à ses côtés. Je crois qu'autrefois, la France et ses acolytes organisaient des coups d'Etats armés pour déloger les Chefs d'Etats Africains qui ne correspondaient pas à leurs critères de sélection. Je crois que la forme de renversement des pouvoirs indésirables a évolué ; elle est plus subtile. Me permettez-vous d'introduire la notion de « Coup d' Etat électoral ? » Et si le Président GBAGBO en était une des dignes victimes ? Y aviez-vous songé ?


Je crois que la stratégie géopolitique voudrait que le Golfe de Guinée soit totalement sous contrôle Occidental. L'épuisement des puits pétrolifères dans le Golfe Persique et la résistance armée dans ces régions, justifient que l'Europe se tourne vers l'Afrique. Pour son pétrole. Pour ses matières premières. Pour ses innombrables richesses. Et aussi- il ne s'agit pas d'un argument moindre,- sa capacité de soumission bas-ventrale...


Je crois que tous les pays du Golfe de Guinée connaîtront le même sort que la Côte d'Ivoire dans un avenir plus ou moins proche.


Je crois tout simplement qu'Alassane OUATARA est pour les Occidentaux l'homme de confiance et que pour atteindre leurs objectifs, à savoir lui faire revêtir le costume de président de la Côte d'Ivoire, ils sont prêts à tout...


Je crois enfin que GBAGBO ainsi que le peuple Ivoirien se battront jusqu'au bout pour ne point se faire dépouiller... en témoigne le peu d'enthousiasme qu'a suscité l'appel à la mobilisation d'Alassane OUATARA.


Je ne sais pas s'ils y réussiront.


Voilà, cher Béchir Ben YAHMED, ce en quoi je crois. Ou pas.


Calixthe Beyala

 

Source: CAMEROON-INFO.NET

LES CAMEROUNAIS DECOUVRENT LA FRAUDE MASSIVE D’ADO SUR CAMEROON-INFO.NET

 

LOGO CAMEROON-INFO.NET.gif

Le mensonge est un sprinter et la vérité, un coureur de fond. Elle le rattrape toujours, quelles que soient sa puissance et sa vitesse. En témoigne ce document publié sur Cameroon-info.net (analyse des camerounais eux-mêmes) et qui rétablit la vérité habilement cachée aux Africains et à tous les citoyens du monde par Choï, Sarkozy, Obama et l'ONU. N'a-t-on pas dit que le temps est l'autre nom de DIEU?


Ci-joint le fichier des résultats du 1er tour de l'élection présidentielle. Voici le récapitulatif:
- Inscrits: 5 712 348
- Votants: 4 804 164
- Taux de participation: 84,1%
- Bulletins nuls: 225 521
- suffrage exprimé: 4 569 258
- GBAGBO: 1 738 889 soit 38,06%
- ADO: 1 473 970 soit 32,26%
- BEDIE: 1 142 814 soit 25,01%

Pour le 2 nd tour, la CEI a annoncé un taux de participation de 70%, ce qui signifie que le nombre de votants devrait être de:
- Nombre de votant = (5 712 348 * 70) / 100
= 3 998 643

La CEI sur FRANCE24 a donné les résultats suivants:
- GBAGBO: 2 107 055 soit 45,9%
- ADO: 2 483 164 soit 54,1%
Soit un suffrage exprimé de 2 107 055 + 2 483 164 = 4 590 219
Le suffrage exprimé 4 590 219 qui est normalement inférieur au nombre de votants (à cause des bulletins nuls) représente:
= (Suffrage exprimé * 100) / Nbre d'inscrits
= (4590 219 * 100) / 5 712 348
= 80,35%.

Remarques
- Le pourcentage des suffrages exprimés (80,35%) est supérieur au taux de participation général annoncé (70%). Si l'on devait comptabiliser les bulletins nuls, on aurait un pourcentage plus élevé et supérieur à celui du 1er tour. FRAUDE

- Sur la base du suffrage exprimé, nous avons un surplus de voix de l'ordre de:
= Suffrage exprimé - (Nbre d'inscrits * Taux de participation)
= 4 590 219 - (5 712 348 * 70%)
= 4 590 219 - 3 998 643
= 591 576 voix supplémentaires. D'où viennent- elles? FRAUDE

- Toujours en se basant sur le suffrage exprimé: 4 590 219
1er Tour GBAGBO: 1 738 889
1er Tour ADO: 1 473 970
En se basant sur le fait que tous les militants de GBAGBO et ADO qui ont voté au 1er tour, en ont fait de même au 2ieme, il devrait rester comme voix à se disputer:
Suffrage exprimé - (1er Tour GBAGBO + 1er Tour ADO)
= 4 590 219 - (1 738 889 + 1 473 970)
= 4 590 219 - 3 212 859
= 1 377 360. Ce nombre est supérieur au nombre de voix de BEDIE et de tous les autres candidats au 1er Tour (1 356 399). Quand on sait qu'il ya eu des empêchements de votes, des personnes qui se sont abstenues et d'autres qui étaient en voyage, on devrait avoir un nombre beaucoup plus bas. FRAUDE.

Merci de faire circuler ce message afin que tout le monde puisse se rendre compte du hold-up électoral orchestré par les ennemis de la Côte d'Ivoire qui ne veulent pas la voir émerger. Ne cédons pas aux provocations, restons mobilisés, sereins et faisons prévaloir la force des arguments parce que nous sommes intelligents. La Côte d'Ivoire est leur terminus, leur "BORI BANA". Plus jamais ça en Afrique, on doit se faire respecter.


Bonne réception !


Source: CAMEROON-INFO.NET

L'ALERTE D'UNE AMIE DE LA COTE D'IVOIRE: GRAVES MENACES SUR ABIDJAN


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Une amie de la Côte d'Ivoire tire la sonnette d'alarme à travers le mail ci-dessous, reçu cette fin d'après-midi même. Points saillants: de graves menaces pèsent sur Abidjan. 1500 rebelles ivoiriens intégrés à l'ONUCI et de nombreux légionnaires du COS (Commandement des Opérations Spéciales françaises) à la peau noire cachés dans notre capitale économique sont prêts à passer à l'action. Vigilance extrême!


Frères et sœurs,

Je viens de recevoir un coup de fil d'un diplomate d'un pays ami. La teneur est la suivante : 1500 rebelles des FN ont intégré les troupes de l'ONUCI. Les Mercenaires du COS [légionnaires] seraient dans la grande agglomération d'Abidjan (Yopougon et Bingerville). Ils seraient constitués en grande majorité de Comoriens, Haïtiens, Martiniquais et Guadeloupéens, bref des mercenaires de peau noire. Il nous conseille une extrême vigilance, la vérification de la population par les voisins (que les populations dénoncent la présence de personnes étrangères), le contrôle des pièces d'identité....
Tout constat d'une augmentation suspecte en achat de vivres devra être rapporté aux autorités civiles et aux responsables militaires.
Merci, frères et sœurs, d'alerter les décideurs !


Dieu bénisse la Côte d'Ivoire !

Dr W. P.

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REVELATIONS: UNE ATTAQUE EN COURS DE PREPARATION CONTRE LA COTE D'IVOIRE

REBELLES IVOIRIENS.jpg

 

Des informations récentes et de sources multiples font état de ce qu'une attaque imminente est en cours de préparation. Qu'importe le coût en vies civiles, M. Ouattara veut à tout prix perpétrer un coup de force en Côte d'Ivoire.

Deux éléments des FDS viennent de perdre la vie ce matin à Abobo lors d'une opération de bouclage, les rebelles de Ouattara lourdement armés et présents par centaines dans la zone d'Abobo, Abobo PK 18 et Anyama (que les médias français appellent à tort « fief de Ouattara ») ont ouvert le feu et ils ont été atteints sauvagement, il s'agit d'un élément de la police criminelle et un officier de police.

Nous avons été informés ce soir de ce que les Forces Nouvelles vont tenter d'attaquer Gbagbo, du 19 au 22 Janvier. Leur argument sera qu'ils vont "réagir" aux soit disants actes d'agression que leurs partisans vont eux-mêmes créer à l'extérieur de l'hôtel du Golf. Il y aura aussi un déploiement de forces de l'ONUCI venant de l'ambassade française, qui diront qu'ils ont été menacés. Le 20 une attaque est prévue pour Yamoussoukro.

Ces informations sont suffisamment sérieuses pour que nous les partagions avec vous. CI-après le point de vues de confrères européens et africains.


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Ouattara va-t-il lui-même renverser Gbagbo ? (Côte d'Ivoire)


Tribune de Genève - 11.01.2011 par Pierre SCHERB


Devant la volonté d'apaisement de la Cédéao, Alassane Ouattara et Guillaume Soro, excédés que leurs appels à une attaque immédiate ne soient pas mieux suivis, seraient tentés de s'imposer eux-mêmes par la force.

Se trouveraient ainsi à l'hôtel du Golf, 708 combattants rebelles, en majorité des mercenaires venus du Burkina Faso et du Mali. Ils disposeraient de 9 véhicules identifiés FAFN (Forces Armées des Forces Nouvelles, l'armée des rebelles) et de 183 véhicules civils. L'ONUCI, quant à elle, utilise 17 chars et 22 véhicules pick-up surmontés de mitrailleuses. Des entraînements auraient lieu tous les matins avec trois blancs en treillis assurant la direction technique. Ces hommes et ce matériel de guerre auraient été envoyés là-bas par les soins de l'ONUCI (ballet d'hélicoptères apportant soi-disant de la nourriture).

Le plan du camp Ouattara serait de bloquer les deux ponts d'Abidjan, d'attaquer simultanément la radio, la télévision, la résidence du chef de l'État, le palais présidentiel et de faire le blocus d'un des plus grands camps militaires d'Abidjan (le camp Akuedo) avec l'aide des chars de l'ONUCI positionnés au lycée américain de la Riviera. Des batteries d'armes lourdes seraient positionnées sur le toit de l'hôtel du Golf pour tenir le plan d'eau lagunaire. Dans le même temps, les rebelles devraient attaquer sur tous les fronts à l'intérieur de la Côte d'Ivoire. L'objectif serait d'arriver à prendre à la fois Abidjan, San Pedro et Yamoussoukro. La capitale politique, au terme de ce périlleux exercice, serait assiégée par la Licorne  (forces armées françaises) et l'ONUCI.

Le camp Gbagbo serait cependant convaincu que ce plan est voué à l'échec, car déjà connu de l'armée ivoirienne, apte à le déjouer facilement.

Quid des civils d'Abidjan et des autres grandes villes ivoiriennes ?


 

Source : IVOIREVERITE