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mardi, 28 décembre 2010

LAURENT GBAGBO AU QUOTIDIEN LE MONDE : "JE DENONCE UN COMPLOT FRANCO-AMERICAIN"


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Le président ivoirien, Laurent Gbagbo a eu un week-end médiatique très chargé. Il a accordé successivement des interviews à deux quotidiens français, le Monde et Figaro. Nous publions ci-dessous les deux interviews.

Le Monde: La Cédéao, l'organisation économique des pays d'Afrique de l'Ouest, menace de recourir à la "violence légitime", en d'autres termes d'intervenir militairement en Côte d'Ivoire. Prenez-vous ces menaces au sérieux ?

Laurent Gbagbo : Les menaces, il faut les prendre au sérieux mais après, il faut garder la tête froide et se rendre compte que ce serait bien la première fois que des pays africains partiraient en guerre contre un autre pays parce qu'une élection s'est mal passée. Regardez la carte de l'Afrique, regardez la carte des élections qui se passent plus ou moins bien, plus ou moins mal, et puis la carte de là où il n'y a pas d'élections du tout. Si on devait aller en guerre avec cette carte-là, je crois que l'Afrique serait perpétuellement en guerre. Donc je prends cela au sérieux parce que ce sont des menaces, mais je reste tranquille, j'attends de voir.

Vous croyez à la possibilité d'une intervention militaire ?

- Les choses peuvent déraper à tout moment, donc il faut prendre tout au sérieux, mais ils ont décidé de m'envoyer une délégation [de chefs d'Etat mardi]. On aurait dû commencer par là. On aurait économisé beaucoup de choses, beaucoup de salive, beaucoup d'adrénaline. Il faut venir voir ce qui se passe en Côte d'Ivoire, et quand on a vu ce qui se passe, alors on prend les décisions.

Y a-t-il des conditions qui vous permettraient de négocier avec M. Ouattara ?

- Je ne pose jamais de préalables quand je discute. Moi, je constate que les règles en vigueur en Côte d'Ivoire, qui n'ont jamais été dénoncées par qui que ce soit, font que je suis le président de la République, donc naturellement, quand on discutera je vais mettre ça sur la table, il faut dire que ces règles-là n'ont été dénoncées par personne.

Vous avez parlé de complot de la France et des Etats-Unis contre la Côte d'Ivoire. De quoi s'agit-il ?

- Avant les élections, j'ai fait ma part. J'ai demandé que les autres [les ex-rebelles] fassent leur part en désarmant. Toutes les pressions sont faites pour qu'on aille aux élections sans désarmement. Là, on peut parler du début du complot. Toutes les pressions, de toutes parts. Moi-même je n'avais pas de raison de douter des rebelles avec qui j'étais en accord avec l'accord de Ouagadougou, et avec lesquels je gérais la sortie de crise. Je les voyais bien, intégrés, se comportant de façon loyale, je n'avais pas de raison de douter qu'ils allaient utiliser après les armes qu'ils n'avaient pas déposées pour pervertir les élections. Ensuite, les institutions en place, reconnues par tous [en réalité, le Conseil constitutionnel], elles proclament le président élu, tout le monde dit : " non, c'est Ouattara que nous tenons pour président ".

Qui est ce "nous" ?

- Ce nous c'est d'abord la France, mais c'est surtout l'ambassadeur de France et l'ambassadeur des Etats-Unis. Nous voilà au terme du premier tour. Les résultats sont un peu contestables mais je ne les ai pas contestés. On va au deuxième tour, la CEI [Commission électorale indépendante] a trois jours pour donner des résultats, elle ne les donne pas. A minuit moins le quart, le président de la CEI, M. Bakayoko, intervient à la télévision, on lui dit que TV5 aurait donné des résultats, il fait une mise au point nette pour dire : nous n'avons donné aucun résultat. Minuit arrive. Candidat, je suis devant mon poste de télévision, parce que c'est le moment que tous les candidats guettent pour voir comment les votes se sont portés sur eux. Minuit passe. La CEI est "off". Le lendemain, l'ambassadeur de France et l'ambassadeur des Etats-Unis vont chercher Youssouf Bakayoko, président de la CEI, et l'amènent à l'hôtel du Golf, qui est le quartier général de mon adversaire. On apprend qu'il y a une télévision étrangère, sur laquelle aurait été donné le résultat qui donne Ouattara vainqueur. Le président du Conseil constitutionnel intervient pour dire que ce ne sont pas des résultats. Il décide que Gbagbo Laurent est élu président de la République. A partir de ce moment-là, Français et Américains disent : non, nous c'est Ouattara que nous reconnaissons. C'est tout ça qu'on appelle le complot.

Quel est le problème avec la France et les Etats-Unis ?

- Je ne vois pas le problème, c'est eux. En quoi nos élections sont leur problème ?

La France et les Etats-Unis sont suffisamment puissants pour entraîner l'Union africaine, les Nations unies, la Cédéao [Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest] ?

- Je me rends compte qu'ils sont suffisamment puissants pour ça.

C'est le discours que vous tiendrez mardi à la délégation de chefs d'Etat de la Cédéao ?

- Ce sont les faits que j'expose. Je dirai les faits.

Vous pensez les convaincre ?

- Je vais leur dire d'aller vérifier la matérialité de ces faits-là partout où c'est possible. Quand les gens se détachent des faits, c'est qu'ils ne veulent pas la vérité, pas la justice. Or, ces conflits sont créés par des gens qui sont étrangers à nous. Je ne comprends pas pourquoi ces gens-là choisissent un candidat qu'ils reconnaissent. Ce n'est pas leur rôle.

Eux ? La France et les Etats-Unis ?

- En premier lieu. Avec les positions incroyables, inexplicables et injustifiables qu'ils prennent, ces pays-là poussent à un affrontement interne. Aujourd'hui, moi je m'appuie sur les institutions ivoiriennes, sur les lois. Alors que vous avez maintenant d'autres qui s'appuient sur les puissances étrangères. Il y aura peut-être un désordre intérieur, une guerre civile en Côte d'Ivoire, parce que nous n'allons pas nous laisser piétiner notre droit et nos institutions.

Vous êtes prêt à aller jusqu'où?

- Il n'y a pas à être prêt à aller quelque part, c'est nous qui sommes agressés. C'est nous qui avons le droit pour nous. Jusqu'où ceux qui nous agressent sont prêts à aller ? Je vais vous signaler quelque chose. Je suis élu président en 2000. En 2002, je suis attaqué, agressé. On n'a jamais vu ni la France, ni l'Union européenne, ni les Etats-Unis, ni l'ONU, ni la Cédéao, prendre des sanctions contre ceux qui ont agressé un régime conformément à la loi. On ne les a jamais vus.

Qui fallait-il sanctionner ?

- Mais ceux qui nous avaient agressés !

Et de qui s'agissait-il ?

- Ils sont connus ! Vous ne les connaissez pas ? Cette position qu'ils prennent est la continuation de l'agression que nous avons subie en 2002. De 2002 à aujourd'hui, ceux qui ont pris les armes contre un Etat souverain, un régime démocratiquement élu, ceux-là n'ont jamais été sanctionnés par personne.

Leurs noms ?

- C'est un détail. A ce moment-là, tout le monde a fait l'aveugle, tout le monde a fait le sourd, tout le monde a fait le muet, comme les singes de la parabole. Aujourd'hui, ils retrouvent tous la parole, l'usage des yeux, l'usage des oreilles, et ils crient : "haro sur Gbagbo !" Mais Gbagbo a la loi avec lui.

Les enlèvements, les tortures d'opposants, 173 morts selon l'ONU...

Quand j'ai pris le pouvoir en 2000, ils avaient sorti des charniers, il y avait des charniers à Yopougon, des assassinats. Aujourd'hui, le débat principal c'est quoi ? C'est Gbagbo et Ouattara sont candidats au deuxième tour de l'élection présidentielle. Qui est élu ? C'est ça le débat. Alors quand ce débat gêne, comme en 2000, on glisse de ce débat vers les droits de l'homme. Ah oui, il y a eu des morts, il y a eu des charniers... Je constate la similitude du comportement entre 2000 et 2010. Je vois la même chose, exactement. Parce qu'en 2000, il y en a qui ont contesté mon élection, qui ont essayé de faire endosser [cette position] par l'Afrique. Le Nigeria d'Obasanjo et l'Afrique du Sud avaient même demandé l'annulation des élections. Je leur ai envoyé des gens pour dire que c'était irréaliste. Donc après ça, on est passé à "oui, il y a des charniers, il y a des gens qui sont morts et tout"... Moi dès demain lundi je vais demander au ministre de la justice de mettre tous les procureurs [à l'œuvre] pour faire des enquêtes. [Il s'empare d'un dossier jaune] Nous avons ici des enquêtes sanitaires du ministère de la santé sur les gens qui sont blessés, qui sont morts. Il n'y en a pas plus que ça... Il y a beaucoup de blessés, des blessés par armes blanches. Des forces de l'ordre qui sont blessées par balles, armes blanches. Nous avons nos documents, on n'a pas peur de ce débat. Alassane Ouattara a lancé l'idée de faire venir une délégation de la CPI... - Au moment des discussions de Marcoussis, en janvier 2003, je connais un chef d'Etat voisin qui a été élu à 80 %... - j'aurais peut-être dû m'arranger pour gagner avec 80 %, j'aurais été moins suspect - qui avait dit "Oui, Gbagbo doit aller à la CPI". Lui ! Et c'était tout à fait succulent. Donc ce sont les mêmes glissements. 2000, 2010, c'est le même scénario. Donc on n'est plus surpris. Les Ivoriens ont voté le 28 novembre, ils ont élu qui ? Et les institutions ont proclamé qui ? C'est ça qui est le fond de la question. Il ne faut pas glisser dessus pour aller sur des problèmes qu'on sait déjà Il y a un complot, donc ? Qui vise à installer Ouattara au pouvoir. Et il y a des puissances extérieures à l'Afrique dont, je ne sais pas pourquoi, le rêve est de mettre Ouattara au pouvoir.

Et les pays africains qui soutiennent la décision de l'ONU ? Ils sont manipulés ?

- Je ne veux pas parler de ça. Sinon, ou bien on est trop méchant, ou on ne dit rien. Sachez seulement que nous faisons les réunions de l'Union africaine et de la Cédéao, les représentants des pays européens sont toujours plus nombreux dans les couloirs que ceux des pays africains. Ils sont toujours dans les couloirs, très nombreux, pour vous donner un exemple, au sommet de Charm el-Cheikh, il y avait à l'ordre du jour le problème du Zimbabwe, il y avait tellement d'Européens dans les couloirs qu'un chef d'Etat africain a pris la parole pour dire : "Ecoutez, les Européens font une pression tellement grotesque que nous décidons de soutenir Mugabe, même si on ne l'aime pas." Et c'est cette position qui a été passée. Il y a des fois où ça suscite un ras-le-bol. Les pressions sont énormes. Sur tous les chefs d'Etat que moi j'ai eus au téléphone, les Africains, ils disent la même chose : on n'en peut plus ! Il y en a même un qui m'a dit qu'il reçoit trois coups de téléphone par jour au moins de l'Elysée.

Vous vous sentez dans une situation comparable à celle de Robert Mugabe ?

- On ne se connaît pas bien, je l'ai aperçu comme ça quelques fois, mais quand on subit ce que j'ai subi, on se dit que l'autre n'avait pas totalement tort. Ici vous pouvez chercher on n'a rien à cacher à personne... Ni au niveau de l'argent, ni au niveau de la gouvernance, ni au niveau des droits de l'homme, alors quand vous voyez les gens s'acharner sur nous, tous les gens qui viennent pour discuter affaires, je ne leur ai jamais demandé un franc, donc vraiment je suis très à l'aise. Quand vous voyez ces gens s'acharner, vous vous dites, peut-être que celui-ci [Mugabe], il n'avait pas tort.

La présence de l'hôtel du Golf, c'est durable ?

- Je ne sais même pas pourquoi ils sont là-bas.

Pour l'instant, ils ne peuvent ni sortir ni entrer...

- Non ! Celui qui veut aller chez lui peut aller chez lui. Il y a des barrages qui interdisent d'en sortir... - Les barrages ont été mis à partir du moment où les gens ont été dedans. Quand ils ont utilisé des armes. Or, de l'hôtel du Golf, on est peut-être à cinq ou dix minutes de pirogue de la résidence du chef de l'Etat, c'est tout près. Nous sommes obligés de prendre des mesures de sécurité aussi bien pour eux que pour nous. Je ne sais pas pourquoi ils sont allés s'agglutiner dans un coin du territoire


Source: GBAGBO.CI

LA MISE EN GARDE D'UN DEPUTE SARKOZYSTE

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Didier Julia et Nicolas Sarkozy

 

La position officielle de la France sur la situation ivoirienne n'est pas partagée par l'ensemble des parlementaires. À gauche, certains élus, comme Henri Emmanuelli, François Loncle ou l'ancien ministre Hubert Védrine, s'interrogent. Au sein de l'UMP aussi, certains députés estiment que la position de la France devient dangereuse pour ses intérêts en Afrique. Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne et membre de la commission des affaires étrangères, nous a fait savoir qu'il a sondé ses collègues et que 30 à 40% d'entre eux commençaient à changer de ligne. Il a décidé de briser la chape de plomb et il a accordé son premier entretien sur cette affaire à Kernews, mardi 28 décembre, au micro de Yannick Urrien.

Kernews : Tous vos collègues parlent de l'accrochage que vous auriez eu avec Michèle Alliot-Marie lors de la dernière réunion du groupe UMP de l'Assemblée nationale, quelques jours avant Noël... Que s'est-il passé ?

Didier Julia : J'ai eu l'occasion, lors de la réunion du groupe UMP qui rassemble tous les députés, en l'absence de François Fillon, de poser trois questions à Madame Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères. Ma première question était de savoir pourquoi la France s'engage-t-elle au premier plan dans un problème de politique intérieure qui concerne la Côte d'Ivoire. La deuxième question : pourquoi le gouvernement français envisage-t-il de prendre des mesures de rétorsion à l'égard de l'entourage du président sortant de Côte d'Ivoire, qui serait à Paris, en leur retirant leurs visas et leurs passeports, alors que cela peut mettre en danger les 15 000 Français qui sont en Côte d'Ivoire et qui subiraient la même procédure. La troisième question : si les soldats français devaient ouvrir le feu sur des Ivoiriens pour un problème de politique intérieure ivoirienne, ce serait une abominable image pour la France, un recul de 50 ans, époque de la canonnière de la colonisation. Au XXIème siècle, ne serait-ce pas vraiment une régression du point de vue historique ? Ces trois questions ont suscité une colère extrêmement violente de Madame Alliot-Marie et cela m'a beaucoup étonné de la part d'un ministre qui se présente comme étant de tradition gaulliste. Le fait pour la France de s'identifier à la position américaine, qui est anti Gbagbo, parce qu'ils n'ont jamais pu conquérir les marchés de Côte d'Ivoire, ce n'est pas une position gaulliste. La position gaulliste, c'est d'abord le respect des pays et de leur indépendance. Ensuite, nous ne sommes pas des supplétifs des Américains dans la politique mondiale. J'ai été frappé par cette réaction passionnelle. J'ai eu l'occasion de passer une note au premier ministre François Fillon en lui disant que l'intérêt de la France et la morale en politique voulaient que nous laissions les pays de l'Union africaine s'occuper de la Côte d'Ivoire et que ce n'était certainement pas à l'ancienne colonie d'imposer son point de vue. Le premier ministre partage tout-à-fait cette approche du problème ivoirien.

Selon certaines indiscrétions émanant de vos collègues, Michèle Alliot-Marie, en privé, aurait des doutes sur la sincérité du scrutin annoncé par l'ONU... Qu'en pensez-vous ?

Notre problème, ce n'est pas d'être pro Gbagbo ou pro Ouattara... Nous nous interrogeons tous en commission des affaires étrangères et je peux dire que l'opinion majoritaire, de tous ceux qui s'intéressent au problème, est de dire qu'il y avait d'un côté une commission soi-disant indépendante, qui était sous le contrôle des Américains, en tout cas sous le contrôle des opposants au président Gbagbo et, de l'autre, un Conseil constitutionnel dont on dit que ce sont des amis de Monsieur Gbagbo, mais c'est quand même le Conseil constitutionnel... Par conséquent, je connais le nord de la Côte d'Ivoire qui est entre les mains de chefs de guerre qui pratiquent, comme chacun sait, le racket sur le coton et le diamant, et il était impossible aux populations qui sont sous leur tutelle de voter autrement que ce qu'elles ont voté. Donc, le problème de la légalité discutable dans le Nord est un réel problème.

Nous avons reçu des témoignages précis d'assesseurs représentant le candidat Gbagbo qui ont dû quitter le bureau de vote à 9 heures du matin parce qu'on les menaçait avec une kalachnikov...

Oui, au sein de la commission indépendante aussi, il y avait deux assesseurs représentant le candidat Gbagbo, contre dix, et ils ont aussi fait l'objet de menaces. Par conséquent, les conclusions de la commission indépendante posent vraiment un problème. Mais je n'en veux pas à Michèle Alliot-Marie. C'est une femme pour laquelle j'ai de l'amitié et une certaine admiration. Ce qui m'inquiète plutôt, c'est qu'elle incarne une tradition gaulliste et, si son attitude l'amenait à soutenir aveuglément le point de vue américain et à ne pas respecter la réalité du scrutin pour des raisons qui m'échappent, eh bien, je dis que son image en pâtirait.

Comment analysez-vous l'influence des médias sur ce dossier ? Il n'y a aucune explication précise sur le fond de l'affaire, on n'entend aucun discours contradictoire, mais une dialectique de guerre et de diabolisation...

Les médias agissent de la même façon dans tous les domaines. Tout le monde a hurlé contre Éric Woerth en le qualifiant d'escroc, de voleur, de menteur, de truqueur, de profiteur... Aujourd'hui, plus personne n'en parle. Lorsqu'ils s'apercevront tous qu'ils se sont trompés, il y en a pas un qui aura l'honnêteté de le dire. Il y aura une petite ligne disant que Monsieur Woerth n'était finalement pas concerné par les problèmes sur lesquels il était critiqué. J'ai connu cela à propos de l'affaire irakienne : ils se sont déchaînés contre nous pendant dix jours ! Le procureur général et les juges ont conclu que l'accusation de collusion avec une puissance étrangère pour intenter aux intérêts fondamentaux de la France était une affaire purement ubuesque et sans fondement. Nous avons été totalement relaxés et nous avons eu droit à trois lignes dans les journaux... Regardez, toute la presse s'est déchaînée sur le problème des retraites. A l'étranger, certains pensaient que la France était sens dessus dessous et que c'était la révolution dans la rue... Tout le monde nous interrogeait sur le désordre de la société française et plus personne ne parle des retraites aujourd'hui ! Dans la presse française, tout le monde va dans le même sens et, lorsqu'ils feront marche arrière, on va passer à autre chose...

Alors, faisons un peu de prospective, car chaque opération de désinformation qui a été entreprise a des conséquences sur une décennie. La conséquence de la première guerre du Golfe a été l'émergence de l'islamisme radical et des attentats du 11 septembre 2001... C'est vrai...

La deuxième guerre a entraîné le massacre des chrétiens d'Irak et d'Orient, qui doivent fuir leurs pays respectifs...

Oui...

Alors, quelles seront les conséquences de cette affaire ivoirienne ?

J'ai dit à Michèle Alliot-Marie que si nous continuons dans cette voie, les Français seront tous remplacés par les Chinois, les Brésiliens, les Indiens, et la France disparaîtra de l'Afrique. C'est très dommage. J'ai aidé le président Sarkozy à être élu, je soutiens son action réformatrice très méritante en France, mais je ne peux pas suivre une politique mondiale lorsqu'elle met en cause l'influence et la crédibilité de la France dans un continent, surtout l'Afrique, qui est le continent d'avenir. En 2050, l'Afrique sera plus peuplée que la Chine. C'est un continent en pleine expansion économique, qui est en train de s'organiser, dont les ressources sont considérables, et c'est vraiment un continent d'avenir. La France risque de se couper pendant longtemps d'un pays d'avenir. Si cela s'amplifiait, ce serait une grave régression.


Sources: GBAGBO.CI

CRISE IVOIRIENNE : COMMENT SARKOZY ENCOURAGE LE TERRORISME EN POLITIQUE

 

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In Le Nouveau Courrier N°164 du 28 Décembre 2010 par Gilles Naismon


Sur le territoire de Nicolas Sarkozy, ce sont les partisans de Ouattara qui ont pignon sur rue. Ceux qui manifestent en Côte d'Ivoire doivent bénéficier de sa protection quand bien même qu'ils utilisent des moyens non conventionnels.


Depuis hier, lundi 27 décembre, les pro-Ouattara à Paris ont investi l'ambassade de Côte d'Ivoire en France. Arrivée de nulle part, dans l'après-midi, selon une source sur place, une cinquantaine de personnes, a pris d'assaut les locaux de la représentation diplomatique ivoirienne, à l'aide d'arme blanche, après avoir brutalisé le personnel de l'ambassade. Ils ont réussi à déloger les employés de l'ambassade et ont décidé de faire le siège des locaux jusqu'à ce que, selon eux, le nouvel ambassadeur nommé par leur «président» prenne fonction.

Le 18 décembre 2010 à la place de la République à Paris, la grande marche de soutien au président Laurent Gbagbo et aux institutions de la République de Côte d'Ivoire, qui aurait dû se passer calmement et être un moment convivial, a été perturbée par une centaine de miliciens armés pro-Ouattara. Ces derniers armés de couteaux, de bouteilles, de barres de fer, de cailloux et autres matériels contondants, ont agressé physiquement plus de 2 000 manifestants pro-Gbagbo présents. Plusieurs blessés, dont deux graves à l'arme blanche et au ceinturon ont été dénombrés, des femmes ont été battues à sang, parfois agressées à leur sortie du métro, des personnes ont été tabassées à la descente de leur véhicule.

Depuis le 16 et 17 décembre dernier, jours décrétées par l'opposition politico-armée pour prendre la Radiodiffusion et télévision ivoirienne (Rti) et la Primature, des actes de gangstérisme sont perpétrés dans tout le district d'Abidjan et à l'intérieur du pays. Un appel à manifester de Ouattara qui a eu la caution du procureur général, Moreno-Campo, cornaqué par l'Elysée. Lequel appel, pour encourager une insurrection à peine voilée, a mis en garde contre une éventuelle répression.

Après avoir donné un ultimatum inopérant à Laurent Gbagbo pour quitter le pouvoir et actionné des chefs d'Etat africains pour accomplir ce vœu, Sarkozy encourage la terreur sur son territoire au vu de ses agents de sécurité qui laissent agir en toute impunité. Sinon comment comprendre qu'une représentation diplomatique fasse objet de siège par des personnes se réclamant d'un parti politique. Au nom de la sécurisation des biens et des personnes, principe inscrit dans le droit universel, les locaux de l'ambassade de la Côte d'Ivoire en France et son personnel devaient bénéficier de protection. Ce qui n'a pas été le cas. Les Forces de l'ordre françaises ont laissé faire, comme le 18 décembre dernier à la place de la République de Paris où des militants pro-Gbagbo ont été victimes d'agressions de pro-Ouattara. Pour son obsession d'installer Ouattara au pouvoir en Côte d'Ivoire, Sarkozy ferme ses yeux sur les violences perpétrées par les pro-Ouattara sur son sol et à Abidjan. S'évertuant à faire des bilans mis au passif des Forces de l'ordre et du gouvernement ivoirien, alors qu'il comprend des victimes tuées par les pro-Ouattara. Le faisant, le président français, qui brandit le chiffon rouge du Tpi sur les autorités ivoiriennes, encourage ses partisans à commettre des violences en toute impunité. Il faut craindre le revers...


 

Source : LE NOUVEAU COURRIER

A PROPOS DE L'ARTICLE 64 DU CODE ELECTORAL IVOIRIEN

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Le débat sur le dernier épisode de la crise ivoirienne prend souvent l'allure d'une controverse juridique, qui oppose partisans et adversaires de Paul Yao N'Dré, le président du Conseil constitutionnel ivoirien. Il aurait, estiment un certain nombre d'analystes (dont des juristes de l'ONUCI), commis une faute lourde en invalidant des départements où les élections se seraient passées dans des conditions non équitables. Il aurait violé l'article 64 du Code électoral ivoirien, qui stipule ceci : «Dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d'ensemble, il prononce l'annulation de l'élection. La date du nouveau scrutin est fixée par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission chargée des élections. Le scrutin a lieu au plus tard quarante-cinq jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel ». Le Conseil constitutionnel (CC) ivoirien n'aurait pas, contrairement à tous ses homologues dans le monde, le pouvoir de réformation des résultats (annulations partielles)... mais seulement un pouvoir d'annulation global ou de validation sans nuance.

Je ne suis pas juriste, mais je me livrerai ici à une analyse politique de cette thèse. Déjà, ce qui me dérange, c'est qu'elle a été préparée longtemps avant par une communauté internationale qui avait prévu plusieurs mois à l'avance un schéma de double proclamation des résultats et avait préparé cette « botte secrète » pour disqualifier d'avance le CC. J'ai moi-même échangé avec un haut responsable politique occidental en Côte d'Ivoire la veille du second tour, et il m'a parlé très clairement d'un schéma dans lequel il y aurait deux présidents : l'un désigné par la CEI, l'autre par le CC après annulations. Comment se fait-il que l'ONUCI et les autres instances appelées au chevet de la Côte d'Ivoire, au lieu de créer les conditions d'une élection incontestable, réfléchissaient à la meilleure manière de contester les... contestations créées par le schéma « élections sans désarmement », qui s'opposait, soit dit en passant, à tous les accords de paix ? Il y a là malice et mauvaise foi.

De plus, peut-on vraiment dire que le CC n'a pas de pouvoir d'annulations partielles quand on lit l'article 63 du Code électoral ? Il dit ceci : « Le résultat définitif de l'élection du président de la République est proclamé, après examen des réclamations éventuelles, par le Conseil constitutionnel et publié selon la procédure d'urgence. » Cette disposition fait qu'il y a débat sur la question, et il est indubitable que ce débat ne peut être arbitré que par le... CC.

Plus profondément, pourquoi l'ONUCI a-t-elle donc certifié les résultats du premier et du second tour de la présidentielle ivoirienne, alors que la CEI a procédé à des annulations à Sinfra et en France d'abord, puis en France et dans d'autres pays étrangers lors de la « deuxième mi-temps » ? Tout cela crée une impression globale de malhonnêteté et d'opportunisme juridique.

Réfléchissons un instant : si le « problème » de l'arrêt de Yao N'Dré est qu'il invalidait au lieu d'annuler, pourquoi la « communauté internationale » n'a-t-elle pas demandé un nouveau vote, et a préféré utiliser des résultats provisoires controversés pour déclarer ADO gagnant et créer les conditions d'une dyarchie dangereuse à la tête de la Côte d'Ivoire ?

Au demeurant, ces questions auraient pu être étudiées dans le cadre du Comité international d'évaluation sur la crise post-électorale ivoirienne proposé par Gbagbo. C'est ce type de méthodologie médiane, faite de compromis entre les deux camps, que Thabo Mbeki voulait proposer après sa mission d'urgence en Côte d'Ivoire. Mais cela n'a pas plu aux pays occidentaux qui l'ont fait taire. Ils préfèrent une diplomatie de la canonnière où ils ont choisi de mettre en avant les « tirailleurs » des pays de la CEDEAO, appelés à faire la guerre contre un pays frère où les étrangers communautaires représentent un tiers de la population.



Théophile Kouamouo

Source : Le Blog de Théophile Kouamouo

lundi, 27 décembre 2010

LA NOUVELLE MONNAIE IVOIRIENNE SERAIT PRETE. RUMEUR OU REALITE?


MONNAIE IVOIRIENNE.jpg

Economie: "L'IVOIRIEN", la nouvelle monnaie de la République de Côte d'Ivoire prête, au cas où le pays sortait de l'UEMOA et de la BCEAO.


Sept ministres de l'Economie et des Finances de l'Uemoa (Union monétaire ouest africaine) avaient demandé jeudi dernier à Bissau à la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) d'autoriser uniquement les représentants d'Alassane Ouattara, président de la République du Golf reconnu par l'ONU, à gérer les comptes du pays. Cette dernière aurait répondu par l'affirmative, tandis que le Présidence ivoirienne démentait l'information la qualifiant d'illégale et de nulle.

Les ministres de l'Uemoa pour prendre cette décision lourde de conséquences, se sont basés sur les décisions de l'ONU, de l'Union africaine et de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), de reconnaître M. Alassane Ouattara comme président légitimement élu de la Côte d'Ivoire".

Ils ont poursuivi en donnant instruction à la BCEAO et aux banques de l'Uémoa de prendre toutes mesures de sauvegarde pour l'application rigoureuse des mesures qui précédent.

Le gouvernement de l'Etat souverain de Côte d'Ivoire dirigé par Laurent Gbagbo, n'ayant pas été convié à une telle réunion, l'a déclaré nulle et de nul effet. Par la voix du ministre de l'Equipement Ahoua Don Mello, elle a déclaré que le conseil des ministres de l'Uemoa n'avait pas le pouvoir de prendre une telle décision. Agissant ainsi, elle a outrepassé ses prérogatives.
Mais le gouvernement ivoirien prend la menace de l'Uemoa très au sérieux. Elle a donc déjà préparé la nouvelle monnaie ivoirienne qui s'appellera « l'IVOIRIEN » au cas où la Côte d'Ivoire, comme la Guinée, le Libéria, le Nigéria, la Sierra Léone, la Gambie etc., était obligée de battre sa monnaie.


Selon nos sources, tout est fin prêt, pour que la Côte d'Ivoire, 40% de l'Uemoa sorte de la zone. Les billets de banque, les logos, les circuits financiers, le futur gouverneur de la Banque Centrale Ivoirienne, sont fin prêts pour que le pays acquière son indépendance monétaire si on l'y oblige.


Les choses peuvent se précipiter à tout moment en fonction de l'évolution de la situation politique.


Nous y reviendrons.


Christian Vabé


Source: IVOIREBUSINESS.NET

POUR UNE LARGE DIFFUSION: ELEMENTS POUR MIEUX COMPRENDRE LA CRISE IVOIRIENNE


SOLDATS DE L'ONUCI.jpg

Chers lecteurs, voici quelques éléments pour vous aider à mieux comprendre ce qui se passe en Côte d'Ivoire.
Merci de nous aider à donner l'autre part de vérité.
Voir les pièces jointes (complètes) et les liens ci-dessous.

Nous en appelons à votre sens de l'équilibre de l'information, qui ne doit pas donner une version à sens unique, où que vous soyez dans le monde.

Une image vaut mille mots.


A) Vidéos de témoignages de victimes d'exaction dans le nord du pays


http://www.youtube.com/watch?v=uZ-yRzBxnDo&feature=re...

http://www.youtube.com/watch?v=hnAY8JXC52k&feature=re...
http://www.youtube.com/watch?v=ws53T0YDI0c
http://www.youtube.com/watch?v=qPsHh1JxKDU
http://www.youtube.com/watch?v=3Iz6frNo0Vk&feature=re...
http://www.youtube.com/watch?v=hnAY8JXC52k&feature=re...
http://www.youtube.com/watch?v=NnFowx8BNbA&feature=re...


B) La rébellion- Flash back sur les événements de 2002


http://www.youtube.com/watch?v=xMEdauWJECk&feature=re...
http://www.youtube.com/watch?v=IyHm11eSnUc&feature=re... (English)
http://www.youtube.com/watch?v=zeQgMiHKG-8&feature=re...


Pièce jointe 1, cliquer: ICI

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Source: IVOIREVERITE

YOUSSOUF BAKAYOKO A ETE ENLEVE PAR L'AMBASSADEUR DE FRANCE ET L'AMBASSADEUR DES ETATS-UNIS



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L'ambassadeur américain Carter III

Lors de sa rencontre avec les Rois, Sultans, Cheicks, Princes et Chefs traditionnels, le vendredi 24 décembre 2010, en sa résidence de Cocody, le Président Laurent GBAGBO a révélé que Monsieur Youssouf BAKAYOKO s'en était allé avec l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire et celui des Etats-Unis d'Amérique.

En effet, ne parvenant plus à le joindre sur aucun de ses portables, au lendemain du blocage de la CEI ouvrant le contencieux électoral, il cherchait à le contacter pour s'assurer de la transmission de sa saisine du Conseil Constitutionnel à ladite institution, relativement aux graves irrégularités qui ont entaché le scrutin du 28 novembre 2010. Ce faisant, il envoie Monsieur Alcide DJEDJE à son domicile. Surprise: La résidence est barricadée. Pire, les ambassadeurs de France et des Etats-Unis sont arrivés chercher et emmener Monsieur Youssouf BAKAYOKO à l'Hotel du Golf où, à la stupéfaction générale, il a proclamé les résultats que nous savons. Quel culot! Quelle insulte!

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L'ambassadeur français Jean-Marc Simon

Naturellement, quel crédit peut-on accorder à des résultats donnés dans de telles circonstances et dans de telles conditions? Honnêtement! Il est donc clair, aujourd'hui, que la vie de Monsieur Youssouf BAKAYOKO est entre les mains des sieurs Jean-Marc SIMON et CARTER 3, qui l'ont enlevé. Ils devront répondre de tout ce qui lui arrivera, en France à Neuilly-sur-Seine, où ils l'ont caché.

Le monde entier les regarde.


DINDE Fernand AGBO

dimanche, 26 décembre 2010

SITUATION SOCIO-POLITIQUE EN COTE D'IVOIRE: DECLARATION DU GOUVERNEMENT ANGOLAIS



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L'Exécutif Angolais continue à suivre avec grande préoccupation le développement de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire qui risque de finir dans un conflit aux conséquences imprévisibles, susceptibles de mettre en cause la paix et la stabilité de l'Afrique Occidentale, une région fragile où des processus de stabilisation sont en cours dans plusieurs pays ayant des processus démocratiques récents, suite aux longues guerres qui ont marqué tragiquement la sous-région, notamment : le Libéria, la Sierra Léone, la Guinée Conakry, la Guinée-Bissau et le Niger.

Cette préoccupation devient encore plus grande à l'approche de nouveaux processus électoraux qui peuvent être affectés par la situation en Côte d'Ivoire engendrant ainsi de nouvelles tragédies sur le continent.

L'Exécutif Angolais constate avec beaucoup d'appréhension le fait que toutes les mesures prises jusque là par la Communauté internationale sont en train de pousser la Côte d'Ivoire irrémédiablement vers la guerre.

La célérité avec laquelle ce processus dégénératif se développe n'est que l'indice des graves anomalies et des facteurs qui avant, pendant et après les élections ont contribué et continuent d'affecter négativement la situation critique qui prévaut en Côte d'Ivoire.

En effet, il est étrange que dans un délai de cinq jours, les mesures radicales et extrêmes que nous connaissons tous aient été prises au niveau international, sans que, premièrement, toutes les plaintes du processus électoral soient reçues et dûment vérifiées, de façon à non seulement désigner le vainqueur de forme non équivoque, mais aussi de dissuader toute contestation ; deuxièmement, sans qu'au moins soient utilisées les voies de résolution pacifique du différend, par le dialogue et la négociation, conformément aux normes universellement acceptées en pareil cas.

L'Exécutif angolais a reçu des contacts de plusieurs entités et pays dans le sens de son implication dans une éventuelle médiation afin de trouver une solution à la crise.

L'Exécutif angolais est favorable à une solution du conflit ivoirien par la voie pacifique et négociée. Par conséquent, il dénonce avec véhémence la campagne diffamatoire qui a été orchestrée selon laquelle on aurait prétendument identifié des mercenaires ou soldats angolais en Côte d'Ivoire ; il considère que ces fausses nouvelles s'inscrivent dans l'habituelle stratégie d'ingérence extérieure dans les affaires du continent, visant à dénigrer ses leaders et ses institutions et une fois de plus manipuler l'opinion publique pour justifier l'inévitabilité de la guerre.

Il est regrettable qu'à ce moment des puissances extérieures au continent demandent à d'autres pays africains de la sous-région de précipiter la guerre comme une forme de solution à un problème qui, de l'avis de l'Exécutif angolais, peut et doit être résolu pacifiquement.

L'Exécutif angolais croit que la crise en Côte d'Ivoire est une affaire Africaine et que, de ce fait, il incombe aux Africains de prendre le leadership des actions concernant sa résolution. Ainsi, l'Union africaine doit assumer la responsabilité de ce leadership afin d'éviter que l'actuel conflit devienne irréversiblement une catastrophe humaine, en utilisant tous les instruments qui sont à sa disposition.



Le Gouvernement de la République d'Angola

Luanda, le 24 décembre 2010.

LA FRANCE OPTE POUR LE CARNAGE EN COTE D'IVOIRE


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Le Gouvernement Français, à l'issue d'une réunion de crise tenue à l'Elysée sur la crise ivoirienne a donné son feu vert pour une option militaire en vue d'installer Alassane Ouattara dans le fauteuil présidentiel. Pour le faire, la France a actionné les Chefs d'Etats de la CEDEAO pour une réunion de crise sur la Côte d'Ivoire, le 24 décembre à Abuja, au Nigeria. Là-bas, la décision devrait être prise d'utiliser le couvert de la force de l'ECOMOG pour dégager Laurent Gbagbo, quelque soit le prix de sang à payer.


Pour justifier l'intervention tout a été essayé :

• Une simulation de l'attaque de l'ambassade du Nigeria à Abidjan-Plateau a été organisée et


• Une demande de Soro Guillaume a été ouvertement formulée pour une intervention militaire internationale.


• Des charniers ont été inventés pour émouvoir toute la planète dans les différents quartiers d'Abidjan.


• Depuis deux jours, on annonce à Bouaké et Abidjan, la présence de plusieurs mercenaires allemands et des snipers français ainsi que des militaires de pays voisins.


• Des jeunes burkinabés sont en effervescence dans leur pays à l'idée de venir combattre en mercenaires aux cotés des rebelles de Ouattara et Guillaume Soro.


Nicolas Sarkozy qui en a fait une affaire d'honneur a demandé à la Hollande de prêter à la France un bateau de guerre, initialement en position dans les eaux somaliennes pour lutter contre les pirates. Le Parlement hollandais a donné son accord. Ce bateau devrait mouiller sur les côtes Abidjanaises dans quelques jours pour soutenir militairement les forces de l'ECOMOG.


L'opération viserait à éliminer physiquement le Président Laurent Gbagbo ou à occuper la capitale politique Yamoussoukro.


Les patriotes ivoiriens qui, les mains nues, depuis 2002 résistent à l'ingérence intolérable de la France dans les affaires intérieures de leur pays sont à pied d'œuvre pour faire une fois de plus barrage à cette nouvelle et grossière imposture française !!!

 

Source: Le Mot d'Humeur de Jean Charles Fadinga

UNE ANNONCE DE L'ONUCI A VOUS COUPER LE SOUFFLE DANS FRAT-MAT DU 27 SEPTEMBRE 2010



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Le complot contre Laurent Gbagbo au profit d'Alassane Dramane Ouattara se précise de jour en jour. En effet, comment croire ou comprendre, depuis septembre de cette année, alors que l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire n'avait pas encore commencé, que l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) faisait un appel d'offre pour des pompes funèbres, dans le quotidien Fraternité Matin, dans sa livraison du 27 septembre 2010. Pourquoi cette anticipation pré-électorale. La preuve ci-dessus a été révélée par Nathalie Yamb. Lisez ce qui suit :


Si l'ONU n'a pas programmé des massacres humains en Côte d'Ivoire au profit d'Alassane Dramane Ouattara, comment cela se fait-il qu'elle s'était mise à rechercher des pompes funèbres, c'est-à-dire des cercueils ? L'ONU serait-elle devenue une entreprise au service du crime et des génocides ?


NOTE:

Au vu des événements actuels, cette annonce prend toute sa signification. Sinon, pourquoi l'ONUCI, « mission de paix » anticipait-elle un besoin de prestation de services mortuaires ? (Pour ses troupes. Elle avait prévu son engagement militaire depuis longtemps. Il est donc clair que l'ONUCI fera la guerre à la Côte d'Ivoire. Par anticipation, elle a confié ses morts à un service de pompes funèbres local. Dommages collatéraux obligent. A bon entendeur..., salut! Fernand Dindé).


Source: NERRATI.NET

DECLARATION DE AHVI RELATIVE A LA SITUATION POST-ELECTORALE QUI PREVAUT EN COTE D'IVOIRE

 

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L'Organisation AFRICA HUMAN VOICE INTERNATIONAL / AFRIQUE VOIX HUMAINE INTERNATIONALE (AHVI/AVHI) suit avec une attention toute particulière l'évolution de la situation post-électorale qui prévaut en République de Côte d'Ivoire.

AHVI/AVHI prend acte de la réaction spontanée, immédiate, des pays membres de l'ONU qui, retranchés derrière le vocable de « Communauté internationale », tente d'imposer, sans retenue et sans aucun brin d'intelligence, leur volonté à un peuple meurtri par une longue crise intérieure orchestrée depuis l'étranger avec le concours et l'appui des forces et puissances étrangères.

Cependant, dans le cas spécifique de la République de Côte d'Ivoire, AHVI/AVHI s'étonne de la rapidité et de la violence avec lesquelles la « Communauté internationale » prétendue (ONU, Union Européenne, Union Africaine, etc.) est intervenue dans cette situation, sans retenue, consacrant et sacralisant ainsi, urbi et orbi, le déni des lois et de souveraineté d'un Etat membre sous le fallacieux prétexte que celui qui l'incarne, est de facto proclamé « hors-la-loi », parce que n'ayant pas respecté « la volonté du Peuple Ivoirien », c'est-à-dire le verdict des urnes.

Par conséquent, AHVI/AVHI s'interroge sur le sérieux et la crédibilité de cette même « Communauté internationale » et voudrait savoir où était-elle, qu'a-t-elle fait et quelles ont été ses réactions, elle qui se dit « respectueuse de la volonté des peuples » africains :


  • Quand, au TOGO, la Françafrique a éhontement installé le fils à la place du père décédé, suite à une mascarade d'élection où l'on voyait des militaires s'enfuir en pleine rue avec des urnes sous les bras?
  • Quand, au BURKINA FASO, le président Thomas Sankara fut lâchement assassiné? Quelle sanction avait-elle prises contre le ou les criminels aujourd'hui au pouvoir?
  • Quand, il y a huit ans, en CÔTE D'IVOIRE, la rébellion partie d'un pays voisin, a provoqué la partition du pays à l'issue d'un coup d'Etat manqué et dont les principaux acteurs, qui se présentent aujourd'hui en victimes, sont couverts et protégés par une «Communauté internationale» aveugle devenue juge et partie voire complice de génocide et de crimes contre l'humanité? Devrait-on fermé les yeux sur les crimes commis par les rebelles depuis 2002? La Cour pénale Internationale (CPI) n'est-elle guérie que maintenant de ses cécités d'aveugle et de mal entendant ou de sourd? Les Ivoiriens suppliciés à cette époque par les rebelles devenus «Forces Nouvelles», milices privées de MM. OUATARA et SORO, sont-ils moins humains, moins Ivoiriens que les partisans des chefs de guerre soutenus par la «Communauté internationale» (ONU, UNION EUROPEENNE, UNION AFRICAINE, la France y comprise)?
  • Quand, au GABON, en 2009, la Françafrique a falsifié et inversé les résultats du scrutin, faisant du perdant le gagnant et du vrai gagnant le perdant? Cette Françafrique, n'a-t-elle pas ainsi, par ce comportement, par cette pratique, fabriqué un véritable usurpateur? Quelle peut être la crédibilité et le poids d'un tel individu sur l'échiquier international? N'est-ce pas rabaisser la dignité d'une nation et humilier un peuple entier? La Communauté internationale a-t-elle levé son petit doigt? A-t-elle fait respecter «la volonté du peuple gabonais» qui avait pourtant voté massivement pour un homme autre que celui promu par la magouille et la mafia françafricaines?
  • Quand, au CONGO-BRAZZAVILLE, en 1997, la Françafrique a réinstallé au pouvoir, à la tête de ce pays, dans les conditions que l'on sait, un homme mondialement reconnu d'une violence extrême, comme étant un dictateur sanguinaire, un criminel impénitent doublé de kleptocrate?
  • Quand, en 1999, suite à un accord tripartite entre le Bureau du HCR de Kinshasa, le gouvernement de la République du Congo et la République du Congo(Brazzaville), M. Sassou Nguesso supplicia plus de 500 Congolais au Beach de Brazzaville? C'est aujourd'hui l'affaire dite des «Disparus du Beach». L'un des principaux acteurs, si ce n'est le principal, neveu de M. Sassou Nguesso, se cache dans une des Ambassades du Congo à l'étranger, en Europe et plus précisément en France. Demain, quand il s'agira de l'interpeller, la Françafrique fera prévaloir son immunité diplomatique, même si celle-ci peut être levée à la demande de la France. Elle l'a déjà fait en d'autres temps pour les diplomates de l'ancien Zaïre et du Qatar.


Au regard des cas ci-dessus rappelés et dont la liste n'est pas exhaustive, AHVI/AVHI fait remarquer que l'ONU, qui s'appelle désormais « COMMUNAUTE INTERNATIONALE », prête à couvrir, soutenir, protéger les crimes des Chefs de guerre et leurs milices privées, n'est plus ce refuge, ce havre de paix vers lequel tous les peuples opprimés du monde devraient se tourner ; celui-ci étant devenu un cercle partisan de défense des intérêts particuliers occidentaux. Son comportement en République de Côte d'Ivoire est patent et en constitue la preuve irréfutable.

En conséquence, AHVI/AVHI félicite l'ONU, l'UE et l'UA d'avoir foulé aux pieds tous les Traités, toutes les Conventions et Chartes internationaux qui les régissent pour faire place à la cupidité, l'avidité et la concussion voire l'anarchie. Ce qui fait de ces Institutions et organisations des plateformes mafieuses, aussi criminelles les unes que les autres, dès lors qu'elles cautionnent et protègent les pratiques d'organisations terroristes comme les « Rebelles » dites « Forces Nouvelles » qui sont à l'origine de la crise et de la déstabilisation de la République de Côte d'Ivoire et, in fine, se mettent à leur service.

AHVI/AVHI félicite l'ONU d'avoir été incapable de désarmer les rebelles ivoiriens avant d'organiser les élections présidentielles, foulant ainsi aux pieds l'une des clauses et principales conditions, sinon la condition sine qua non, devant être appliquée avant toute organisation du scrutin.

Enfin, AHVI/AVHI se réjouit de la jurisprudence politique créée par la « Communauté Internationale » prétendue (ONU, UNION EUROPEENNE, UNION AFRICAINE) qui consacre la contestation des scrutins de la part de celles et ceux qui se sentent usurpés ; ainsi, les cas d'usurpation de pouvoir par la Françafrique au profit de ses pantins et autres « Sous-préfets », ne seront plus possibles et que nul, pas même l'ONU, l'UE et l'UA réunies en concert, ne pourra plus s'y opposer. La voie est ouverte...

A l'adresse de tous les peuples d'Afrique, AHVI/AVHI lance le vibrant APPEL d'un grand Rassemblement autour des vraies valeurs qui régissent l'être humain pour faire entendre sa voix.

Et AHVI/AVHI incarne ce grand rassemblement au sein duquel tout le monde pourra lutter, se battre contre les prédateurs et les fabricants d'usurpateurs de type Ali Bongo dont la situation vient d'être révélée dans le film de Patrick Benquet sous le titre : « La Françafrique ».


Jean-Claude MAYIMA-MBEMBA,

Secrétaire Général de AHVI / AVHI, le 25 décembre 2010

RAWLINGS PRECONISE UNE APPROCHE PACIFIQUE A LA CRISE IVOIRIENNE


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L'ancien Président Jerry John Rawlings a réitéré son appel pour une retenue extrême dans la gestion de la crise en Cote d' Ivoire.



Dans un message publié jeudi, trois jours après qu'il ait réclamé de la retenue et de la maturité de la part de tous les acteurs de la crise, le Président Rawlings a dit que la situation en Côte d' Ivoire n'était pas un simple conflit électoral, mais un enchevêtrement des complexités ethniques et politiques qui devaient être gérées avec tact et diplomatie plutôt que par des allusions ouvertes à l'usage de la force.

L'ancien président a déclaré que les résultats contestés indiquent clairement que la Cote d' Ivoire est abruptement divisée en lignes ethniques, fait dont devrait se préoccuper les parties prenantes telles que la CEDEAO, l'UA et l'ONU au moment où 'elles étudient des options pour résoudre l'impasse.

« Les deux hommes au centre du conflit ont indiqué leur volonté d'accepter un recompte ou une revérification des résultats par des observateurs neutres. Y a-t-il une raison cachée à ne pas vouloir accepter l'offre faite par les deux parties ?

«Il est également important que nous ne nous précipitions dans aucune forme d'intervention de force. Cela ne garantira pas une résolution définitive de la crise et peut au contraire exacerber une situation déjà volatile qui pourrait résulter en une guerre civile complète avec des effets désastreux sur les populations de toute la sous-région.

«Les tentatives de recueillir du soutien pour une intervention militaire ne sont pas fondées et exposeront plutôt l'hypocrisie de l'ONU, la CEDEAO et l'UA.

«Des résultats d'élection plus outrageants ont eu lieu sans intervention. Comment pouvons-nous justifier une intervention dans ce cas, quand les résultats sont si serrés et divisés selon des lignes ethniques ? Laissez-nous étudier toutes les options de paix disponibles plutôt qu'une intervention militaire, qui ne peut pas aboutir à une transition politique pacifique en Côte d'Ivoire.

«La situation est certainement embarrassante pour l'Afrique, mais tout aussi inquiétant est le fait que les médias internationaux ont fait l'impasse sur beaucoup d'éléments. Des rapports de certains principaux observateurs des élections condamnant la conduite des élections dans plusieurs parties du pays ont été totalement ignorés par les médias internationaux.

«Dans certaines régions, le nombre de suffrages exprimés est plus élevé que le nombre total de votants. Dans une région, il y a 159.788 suffrages exprimés pour 48.400 votants. Ceci, additionné au fait que dans certaines régions, le personnel de la commission électorale et certains agents électoraux  n'ont pas été autorisés à contrôler le processus, appelle à ce qu'une enquête appropriée soit instamment diligentée.

«Il y a tant de questions cruciales sans réponse. Les détails du rapport de l'envoyé de l'Union Africaine, le Président Thabo Mbeki, devraient être rendus publics pour aider à mieux comprendre la nature de la situation.

«Il est également impératif que la CEDEAO convoque une réunion d'urgence pour inviter les deux parties au centre de la crise ainsi que des représentants de toutes les missions d'observation qui ont couvert les élections à présenter leur cas. C'est ce qui a été fait par le passé et cela nous fera avancer d'un grand pas dans la recherche de la solution.

«Nous devons agir avec précaution pour le bien des populations de Côte d'Ivoire qui sont les vraies victimes de cette tragédie. J'invite la CEDEAO et les autres institutions internationales impliquées dans la crise à analyser la situation avec la plus grande attention et à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour la résoudre d'une façon pacifique» a dit le Président Rawlings.


Source: SAOTI, Le Blog de Mahalia Nteby

DE L'USAGE DIPLOMATIQUE DES VRAIS ET FAUX GENOCIDES

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Un bel édito du Nouveau Courrier du 22 décembre 2010 que je vous invite à parcourir. Bonne lecture!


C'est un mediaplanning qui fait froid dans le dos. A peine le gouvernement ivoirien a-t-il demandé le départ des forces onusiennes de son territoire que nous faisons face à une avalanche d'informations (à prendre avec de grosses pincettes) sur des « enlèvements », des « violations massives des droits de l'homme », voire des « marquages » de maisons dont les hôtes, d'une certaine ethnie, devraient être tués dans le cadre d'un remake du Rwanda.

L'idée est la suivante : il faut absolument montrer que le départ des forces internationales entraînerait des massacres épouvantables, voire un génocide. Dans le cas d'espèce, en dépit des diverses incitations médiatiques (notamment de la séditieuse ONUCI FM, dont le contenu sera bientôt étudié par des chercheurs) et de cette dyarchie artificiellement créée pour faire bouillir la marmite des haines locales, les Ivoiriens ne s'entretuent pas encore pour de sombres passions tribales. Il n'empêche : on peut les aider de diverses manières, y compris en allumant la mèche, à travers des provocations bien senties et des artifices diaboliques.

La mauvaise foi médiatique n'ayant pas de limite, on tronquera par exemple les propos de Jacqueline Oble ou de Charles Blé Goudé, qui mettent en garde contre un plan machiavélique préparé par l'ONUCI pour se légitimer à travers des massacres provoqués. On les présentera comme des sombres individus qui menacent la « communauté internationale » d'un génocide.

Ces passions macabres s'expliquent. Face au principe sacro-saint édicté par le droit international - la non-intervention dans les affaires intérieures des Etats -, un concept fait son bout de chemin : le droit d'ingérence. Il ne peut s'exercer, estiment ses défenseurs, qu'en cas de crimes contre l'humanité face auxquels brandir l'argument de la souveraineté de la Nation serait une non-assistance à peuple en danger. Qui peut s'opposer à un tel concept plein de bon sens et de compassion ? C'est au nom du droit d'ingérence que le mandat global des Casques bleus, qui était subordonné à leur impartialité face aux forces en présence, au consentement des parties en conflit et à la limitation de l'usage de la force à des fins de légitime défense, a été élargi à l'utilisation des armes dans le cas où les populations civiles sont en danger. C'est dans la même logique que l'Acte constitutif de l'Union africaine permet de mettre entre parenthèses la souveraineté d'un pays en cas de génocide, notamment.

Les meilleures intentions du monde sont toujours perverties. Le « plus jamais ça » poussé par l'Afrique après le cauchemar rwandais, devient désormais un fonds de commerce pour les services secrets et les impérialistes de tout poil, qui utilisent désormais (et de manière très cynique) l'éventualité du sang versé comme une variable d'intervention. Pour pouvoir s'imposer aux peuples du Sud, il est plus que jamais utile de faire pleurer dans les chaumières, quitte à fabriquer de toutes pièces une réalité médiatique manichéenne. Après la République virtuelle du Golf, il est question d'accoucher d'un génocide virtuel.

Un retour à un passé récent permet de mieux comprendre ce qui se passe actuellement. Quand, après le coup d'Etat avorté du 19 septembre 2002, il fallait faire avaler à l'opinion l'idée de l'invasion de la Côte d'Ivoire par des forces internationales et la nécessité d'une interposition équivalant à une partition de fait, de nombreux éditorialistes en France ont théorisé - déjà ! - sur le spectre du Rwanda. Puis la thématique a disparu aussi vite qu'elle était apparue : l'objectif était atteint.

Un peu plus loin dans l'Histoire, l'on se souvient aisément que la presse française, pour légitimer la rébellion pétrolière que De Gaulle et ses alliés africains menait contre le Nigeria dans la région du Biafra, a utilisé la même technique. Maurice Robert, responsable des services secrets français à l'époque, l'a confessé dans un livre-entretien.  « Ce que tout le monde ne sait pas, c'est que le terme de "génocide" appliqué à cette affaire du Biafra a été lancé par les services. Nous voulions un mot choc pour sensibiliser l'opinion. Nous aurions pu retenir celui de massacre, ou d'écrasement, mais génocide nous a paru plus ''parlant''. Nous avons communiqué à la presse des renseignement précis sur les pertes biafraises et avons fait en sorte qu'elle reprenne rapidement l'expression ''génocide''. Le Monde a été le premier, les autres ont suivi. » En 1982, pour pouvoir légitimer leur combat contre les sandinistes au Nicaragua, l'Amérique de Ronald Reagan a crié au génocide. Face à l'absence d'éléments de preuve, elle a diffusé dans la presse une photo témoignant d'un « massacre d'Indiens Miskitos », une ethnie locale. Or il s'agissait d'un cliché pris bien avant l'arrivée au pouvoir des sandinistes... lors d'un tremblement de terre. De nombreux intellectuels de gauche - comme le gouvernement sandiniste du Nicaragua - tombèrent dans le panneau et jouèrent, à l'époque, le rôle «d'idiots utiles » au service de l'impérialisme le plus réactionnaire. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil...


Source: Le Blog de Théophile Kouamouo

vendredi, 24 décembre 2010

YOUSSOUF BAKAYOKO A ETE ENLEVE ET CACHE EN FRANCE


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Information de source sûre: Monsieur Youssouf  BAKAYOKO, Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) de Côte d'Ivoire se cache en France, à Neuilly-sur-Seine, dans le quartier de Monsieur Nicolas SARKOSY, précisément à l'Hôtel Courthiard les Marriottes, au 58 Boulevard Victor Hugo.

Cet homme est en danger. Il a été enlevé car détenant une vérité lourde de conséquence pour les comploteurs et autres conspirateurs internationaux qui se sont ligués contre la Côte d'Ivoire et l'ont contraint à proclamer de faux résultats leur permettant d'assouvir leurs desseins diaboliques contre notre pays.

La vérité se saura un jour. Elle prendra le temps qu'il lui faudra. Mais elle se saura du monde entier !


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

CI: DES INGERENCES IMPERIALISTES INSOLENTES POUR PERPETUER DES RAPPORTS DE DOMINATION ANACHRONIQUES




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Une campagne de désinformation sans précédent est orchestrée pour justifier l'intervention étrangère en Côte d'Ivoire et placer à la tête de ce pays, Alassane Ouattara, un larbin totalement dévoué aux intérêts des multinationales. Ancien DG adjoint du FMI, ancien premier ministre d'Houphouët-Boigny, en 1990, exécutant à ce titre du plan d'ajustements structurels imposé par cette institution, plan qui a plongé, comme partout ailleurs, le peuple ivoirien dans une profonde détresse sociale, Alassane Ouattara est la marionnette nominée par les grandes puissances pour diriger la Côte d'Ivoire et veiller à ce que leurs juteuses affaires ne soient pas menacées par l'arrivée au pouvoir d'hommes incontrôlables. En dépit de leurs rivalités pour le contrôle du monde, les grandes puissances impérialistes française et américaine se sont entendues pour écarter Gbagbo coupable à leurs yeux de mener une politique nationale préjudiciable à leurs intérêts.

Après des années de tractations et de calculs savants les différentes forces en présence ont fini par accepter d'organiser une élection présidentielle dont le 2ème tour s'est tenu le 28 novembre dernier. Ces puissances ont au préalable manœuvré de sorte à placer au sein d'une commission électorale qualifiée d'indépendante une majorité de représentants ayant pour mission de valider par tous les moyens une prétendue victoire de Ouattara. Au mépris de la Constitution ivoirienne qui prévoit que la proclamation des résultats électoraux est du ressort du Conseil constitutionnel, c'est donc cette commission qui a proclamé Ouattara vainqueur. Qu'importe qu'aucune preuve sérieuse n'ait été avancée pour certifier l'absence de fraude et la sincérité des chiffres donnés ! Les USA, la France, suivis rapidement du SG de l'ONU se sont dépêchés de proclamer qu'ils ne reconnaissaient que Ouattara comme nouveau chef d'Etat. La machine de propagande internationale s'est aussitôt mise en route pour accréditer l'idée que cette décision soi-disant conforme à la volonté du peuple ivoirien est celle de la «Communauté internationale». Ni la Chine, ni la Russie, ni l'Inde, ni de nombreux pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, qui forment ensemble les 3 quarts de la population du monde n'ont droit au chapitre. Bref, ne sont éligibles au statut de «communauté internationale», dont la parole vaut ordre exécutoire, que les USA, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, en somme la même poignée de puissances coloniales et impérialistes qui ont précipité par deux fois les peuples dans une effroyable guerre mondiale pour faire main basse sur les marchés, les matières premières, le pétrole et le gaz.

Depuis la mise en route de leur machine de propagande et de mensonges, les agences de presse ne cessent de marteler les mêmes phrases stéréotypées que reprennent en boucle les télés, les radios et même les journaux algériens dans un réflexe aplaventriste devenu mécanique : «Ouattara est le président démocratiquement élu et reconnu par la communauté internationale après proclamation des résultats du scrutin par la commission électorale indépendante». Quand le Conseil constitutionnel est évoqué, les agences de presse ajoutent systématiquement la mention «acquis à Gbagbo» pour enlever tout crédit aux résultats qu'il a officiellement proclamés.

Tout y est dit et Gbagbo doit quitter les lieux « avant la fin de la semaine » en vertu de l'ultimatum de Sarkozy. Ce dernier qui veut jouer le rôle de va-t-en guerre en chef contre les peuples ne lui pardonne pas d'avoir joué en 2002 les multinationales pétrolières américaines contre leurs rivales françaises. Un crime que d'avoir ouvert la chasse gardée des capitalistes français à d'autres ! Autre crime encore plus insupportable de Gbagbo : il a cette fois-ci osé ouvrir les routes qui mènent au pétrole du Golfe de Guinée aux grands ennemis que sont la Chine et la Russie ! Pour lui infliger la correction méritée, Sarkozy s'est décidé à faire aujourd'hui cause commune avec les USA. Ces derniers acceptent le marché tant ils sont d'accord pour mener les peuples à coup de drônes et de missiles. Ils semblent d'autre part détenir des données qui les ont convaincus que Ouattara finira par échapper à l'emprise française et à basculer de leur côté. Sarkozy qui a reçu l'an dernier Ouattara pour finaliser le plan de «débarquement» de Gbagbo et de reprise en main de la Côte d'Ivoire par son entremise est au contraire persuadé que la bourgeoisie compradore inféodée à l'impérialisme français constituera le meilleur rempart contre l'entrée des USA sur les terres de la Françafrique. A condition cependant de commencer par nettoyer le terrain des «trublions» en obtenant dans l'immédiat l'éviction du président ivoirien actuel quitte à l'envoyer, s'ils persiste dans son nationalisme, dans une prison de La Haye pour «crimes contre l'humanité». Les services subversifs de l'impérialisme savent à perfection les provoquer comme ils l'ont montré en Yougoslavie au terme d'une série de manipulations de l'opinion internationale qui ont conduit à l'emprisonnement des dirigeants serbes opposés à la présence de l'OTAN dans leur pays.

Par son intervention inhabituelle sur la scène internationale et la mise en garde préventive contre des crimes «anticipés», le président de la Cour Pénale internationale n'aura fait que dévoiler un aspect de ce plan machiavélique étudié dans ses moindres détails.

On aura saisi l'essentiel de l'enjeu des luttes en Côte d'Ivoire quand on a compris que le fond du problème réside dans les questions suivantes : qui va contrôler les ressources pétrolières découvertes au large de ce pays ? Quel est l'homme sur qui compter pour la perpétuation de rapports de domination et le maintien de la Côte d'Ivoire dans son état de néo-colonie, 50 ans après une indépendance formelle obtenue sans luttes ni sacrifices ? Au-delà de la Côte d'Ivoire, les néo-colonialistes ont surtout peur que l'exemple ivoirien fasse tâche d'huile et que les peuples de la «Françafrique»  se mettent l'un après l'autre à affirmer leur aspiration à une véritable indépendance en commençant par chasser les marionnettes de la grande bourgeoisie française.

La référence «au respect du choix démocratique du peuple» est risible dans la bouche des dirigeants des puissances impérialistes qui ont couvert et soutenu sans état d'âme des dictatures cruelles dans le monde tant qu'elles font prospérer les affaires de leurs capitalistes.

Dans tous les cas, même si Gbagbo a des liens étroits avec les socialistes français, lesquels n'ont brillé que par leur zèle à défendre le système néo-colonialiste, même si ses alliances passées laissent planer un petit doute sur les objectifs qu'il défend, la lutte qui s'engage entre les puissances impérialistes et la grande masse du peuple ivoirien, révoltée par l'arrogance des anciens colonisateurs et décidée à ne plus tolérer les rapports de domination et d'exploitation, cette lutte est en train de créer un mouvement d'ensemble qui dépasse les calculs mesquins des hommes politiques. Ceux-ci n'auront servi en fin de compte qu'à jouer le rôle de détonateur dans une région devenue un enjeu stratégique dans la lutte pour le contrôle des ressources énergétiques africaines. L'impérialisme veut infliger une leçon aux peuples. Il veut couper court au processus libérateur ivoirien pour dissuader les autres peuples d'Afrique de prendre en main le contrôle de leurs ressources naturelles à un moment où la crise du capitalisme met aux abois la grande bourgeoisie.

Les peuples auront le dernier mot quelles que soient leurs éventuelles défaites temporaires dans la destruction d'un système impérialiste condamné par l'histoire.

A supposer que Ouattara ait remporté de quelques voix les élections grâce au formidable appui financier et médiatique de l'impérialisme, la légitimité historique n'est pas de son côté. Elle n'est pas du côté des larbins des classes possédantes quand bien même une masse plus ou moins importante de gens trompées par la propagande des nantis et rivées à l'intérieur d'un horizon tribal et confessionnel borné leur accordent leurs suffrages. Elle est du côté du peuple qui secoue les chaînes de la domination impérialiste et des chefs qui dirigent son combat dans cette voie. Les grands bonds en avant des peuples vers le progrès ne se décident pas dans les urnes. En général celles-ci ne font qu'entériner les processus d'émancipation déjà accomplis pour l'essentiel. Le devoir des forces de progrès est de soutenir la lutte des peuples pour leur libération nationale.

De toute évidence, celle-ci ne fait que commencer en Côte d'Ivoire.


Par Kader Badreddine in Alger Républicain (Algérie) le 23 décembre 2010


Publié sur http://saoti.over-blog.com

POURQUOI IL FAUT CRAINDRE QU'ADO SOIT AU POUVOIR


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Dans le soutien tous azimuts apporté par la « communauté internationale » au candidat malheureux du second tour de l'élection présidentielle ivoirienne, Alassane Dramane OUATTARA, il existe un péril sourd et sombre qui échappe peut-être aux Ivoiriens mais que nous avons jugé opportun, indispensable voire urgent de relever, ici.

Tous, nous sommes témoins de l'appui indéfectible dont bénéficie, en ce moment, ADO de la part de la France, des Etats-Unis, de la Belgique, de l'Allemagne, du Sénégal, du Gabon, du Nigéria, du Burkina-Faso, du Mali, de la CEDEAO, de l'UE, de l'UA (dans une certaine mesure) et de l'ONU. Or, il est de notoriété que les pays n'ont pas d'amis mais des intérêts. Avoir la France et les Etats-Unis dans son camp n'est pas une bénédiction, loin s'en faut. Ce sont les pires états-voyous qui soient. On a encore à l'esprit leurs crimes odieux au Rwanda et en Irak. Ils ne sont aucunement fondés à donner des leçons de démocratie à qui que se soit, dans ce monde.

En la matière, le Président Barak OBAMA est une grosse déception pour nous autres Africains qui avons vu en lui un homme aux grandes valeurs, surtout quand il a dit au Ghana que ce dont l'Afrique a besoin, ce n'est pas de régimes forts mais plutôt d'institutions fortes, tout éminent constitutionnaliste qu'il est. Il se sera finalement signalé, en Côte d'Ivoire, comme un homme d'une bien déprimante petitesse, qui soutient une rébellion armée ayant perdu les élections après s'être rendue coupable de crimes et d'irrégularités innommables au Nord et qui refuse de se plier à la décision du Conseil Constitutionnel, organe suprême en matière électorale, en Côte d'Ivoire, donnant vainqueur le Président Laurent GBAGBO. Pour le constitutionnaliste qu'il est, nous en restons sans voix. Pas d'ailleurs étonnant que sa cote soit en chute libre dans son propre pays. Il faudra certainement aller chercher l'explication à cette dérive stupéfiante dans leur appartenance commune aux cercles ésotériques que sont les loges maçonniques, l'ordre des Illuminatis et la société secrète des Skull and Bones.

Cette communauté « internationale », telle un essaim d'abeilles, a fondu sur la Côte d'Ivoire et s'adonne en ce moment, dans un véritable tir groupé, au lynchage diplomatique et médiatique de ce petit pays africain. Cela relève du surréalisme. Tout simplement. Aucune proportion gardée avec la nature du contentieux. Mais qu'ADO le sache (et je suis convaincu qu'il le sait parfaitement), que les Ivoiriens aussi le sachent, ceux qui veulent l'installer au pouvoir auront une main sur votre fauteuil et un droit de regard sur sa gestion, comme l'a si bien dit le Président téméraire Laurent GBAGBO lors de son investiture, le samedi 4 décembre 2010, au palais présidentiel, ainsi qu'un politologue camerounais, hier, sur Canal 3. C'est un fait majeur à relever.

Mais le plus grave, c'est ce qui suit. C'est que cette nuée de « supporters » qui a rué dans les brancards contre la Côte d'Ivoire, au lendemain de la victoire du candidat GBAGBO, n'est pas venue faire de l'humanisme ou de la philanthropie pour les beaux yeux d'Alassane Dramane OUATTARA. Que nenni ! Pour eux, il faut bien le savoir et il faut que cela soit très clair dans l'esprit de tous les Ivoiriens, la Côte d'Ivoire est un gâteau ; un gâteau qu'il faudra partager après l'aboutissement de leur projet. Si donc par extraordinaire, ADO était installé au pouvoir en Côte d'Ivoire par ces forces des ténèbres, nous pouvons dire adieu à notre pays. Il sera désormais dirigé et téléguidé depuis Washington et Paris. Quand Laurent GBAGBO le qualifiait de candidat de l'étranger, il s'est trouvé des gens pour s'en émouvoir. Peut-être de bonne foi. Aujourd'hui, ils ont le bec dans l'eau. Les preuves crèvent les yeux, actuellement. En ce qui nous concerne, nous, Ivoiriens jaloux de leur pays, il est hors de question de brader nos richesses à des intérêts ultralibéraux et à leurs réseaux politico-mystico-mafieux. Il n'est donc pas question pour nous de laisser les rennes de notre patrie à la gouvernance d'ADO pour qu'il la dépèce avec ses petits copains. Ils sont trop zélés pour être désintéressés.

Les Ivoiriens qui pensent donc que c'est par amour, par sympathie ou empathie que tous ces pays apportent leur soutien à leur candidat Alassane OUATTARA se trompent lourdement. Ils n'ont d'yeux que pour leurs intérêts énergétiques et économiques et ils comptent bien se partager les dépouilles de notre pays, après leur éventuelle victoire (ils ne l'auront, d'ailleurs, jamais). Mais nous ne leur donnerons pas (à ces frères ivoiriens) l'occasion de regretter, dans cinq ans, d'avoir fait un si mauvais choix. Nous protègerons notre patrie. C'est la seule que nous avons. Je n'en dirai pas autant d'ADO.


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire, une, indivisible, hospitalière et digne !

 

 

DINDE Fernand AGBO

LE SIGNAL NUMERIQUE DE LA RTI CIBLE DES DESTABILISATEURS DE LA COTE D'IVOIRE ?


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Cela fait deux jours qu'il devient quasi impossible de regarder une émission sur RTI La 1ère et TV2 sans interruption complète pendant des heures ou blocage d'images. De même que sur Radio Côte d'Ivoire et Fréquence 2. Raison : les signaux de nos chaînes nationales sont brouillés ou inexistants. Aussi bien sur le bouquet de Canal + que sur les antennes d'Abobo (Abidjan) et de Lotanzia (Bouaflé) qui desservent le territoire national. Le fait est un peu moins grave à Abidjan. Mais à l'intérieur du pays, c'est la catastrophe. D'où provient ce problème ? Nos gouvernants nous doivent des explications urgentes et claires. Car nul n'ignore les temps que notre pays traverse et qui sont le terreau des pires rumeurs.

Passe encore si ces pannes récurrentes sont uniquement de notre fait. Même si la coïncidence avec l'attaque imminente de la Côte d'Ivoire par les forces étrangères de la Licorne, de l'ONUCI et de la CEDEAO serait franchement troublante. Car après les deux semaines de lynchage médiatique en règle de la Côte d'Ivoire qui ont suivi la proclamation par le Conseil Constitutionnel de la victoire du Président Laurent GBAGBO, nos médias (télé, radio, presse écrite, internet) se sont résolument inscrits dans une contre-offensive fulgurante qui commence à porter ses fruits dans l'opinion internationale, au détriment de l'information à sens unique promue par les chaînes de télé et de radio françaises et américaines au service d'une oligarchie ultralibérale toute-puissante qui tient sous ses ordres notamment l'exécutif français et bien entendu l'exécutif américain.

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Cette forte réactivité des Ivoiriens qui les a poussé à suspendre les chaînes d'informations internationales qui faisaient de la désinformation contre leur pays sur le bouquet de Canal+ et leur détermination à ne pas se laisser tondre sans réplique pourraient surprendre et être cause que des mains obscures s'activent désespérément à brouiller nos ondes et signaux numériques télé et radio. Surtout que nous savons que les patriotes sont en alerte maximale et prêts à descendre par millions dans les rues et artères du pays, à l'appel de la patrie, pour barrer la route aux déstabilisateurs et autres imposteurs. Et la voie par excellence pour cet appel, c'est la télévision et la radio nationales. Nos ennemis en ont bien conscience. Il leur faut peut-être neutraliser ces véritables « armes de pointe » ivoiriennes avant de nous attaquer. N'est-ce pas vraisemblable ? Pour l'instant, ce ne sont que les spéculations de l'ivoirien méfiant et prudent que je suis. Mais il faudra tout de même que quelqu'un d'officiel nous en disent quelque chose.

Une économie forte doit être protégée aussi bien par une armée forte que par des moyens de communication de hautes performances. Pourquoi ne pas installer nos signaux sur des satellites chinois, russes ou sud-africains ou mieux, acheter notre propre satellite (seul ou en association avec d'autres états habités par le même souci)? Aucun sacrifice n'est de trop pour se protéger contre les rapaces de tous bords qui pillulent désormais du côté du Golfe de Guinée, l'Edorado annoncé des vingt prochaines années, comme l'a si bien dit, dans une interview accordée à la chaîne de radio KERNEWS, le mardi 21 décembre 2010, Monsieur Jean-François PROBST, ancien bras droit de Jacques CHIRAC et fin connaisseur de l'Afrique.

Vivement, des explications du tout nouveau Ministre de la Communication, Monsieur OUATTARA Gnonzié, que nous interpelons, ici. Et de toute urgence, car les Ivoiriens s'interrogent et commencent à s'inquiéter.


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

jeudi, 23 décembre 2010

LAURENT GBAGBO : UN DISCOURS DE PAIX MAIS AUSSI DE NON COMPROMISSION

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Ivoiriennes,
Ivoiriens,
Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d'Ivoire.


Le vendredi 3 décembre 2010, le Conseil constitutionnel de la République de Côte d'Ivoire a proclamé les résultats définitifs de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. Ces résultats sont connus de tous, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays.

J'ai remporté le scrutin, avec 51, 45 % des suffrages. Je suis le Président de la République de Côte d'Ivoire.
Je remercie les Ivoiriens de m'avoir renouvelé leur confiance.

Conformément à l'article 39 de la Constitution, j'ai prêté serment, devant le Conseil constitutionnel réuni en audience solennelle au Palais de la Présidence de la République, le samedi 4 décembre 2010.
Le lundi 6 décembre, j'ai nommé un premier ministre et le premier conseil des ministres du nouveau mandat s'est tenu au Palais présidentiel le mardi 7 décembre 2010.

Le pays s'est aussitôt remis complètement au travail. Les mesures de sécurité, en vigueur durant le scrutin, sont levées ou allégées, dès le lundi. Les frontières sont rouvertes et les horaires du couvre-feu aménagés. L'Etat fonctionne. L'économie est en route.

Durant tout ce processus, je m'en suis tenu, scrupuleusement, aux règles établies par notre Constitution. Et les Ivoiriens, dans leur immense majorité, ont choisi de suivre la voie de la légalité républicaine qui garantit le fonctionnement démocratique des Institutions.

Je remercie les Ivoiriens pour leur attachement à notre patrie et aux Institutions de la République.
Les troubles que l'on observe aujourd'hui, en Côte d'Ivoire sont nés du refus de mon adversaire de se soumettre aux lois, règlements et procédures en vigueur dans notre pays.

Je tiens donc pour responsables des tueries, des incendies et des pillages, perpétrés au cours de la marche insurrectionnelle du Rhdp le 16 décembre 2010, ceux qui, à l'intérieur comme à l'extérieur, ont décidé d'agir contre les lois ivoiriennes. Ils nous font la guerre, non pas parce que nous aurions empêché l'expression démocratique des Ivoiriens, mais parce qu'ils renient au peuple ivoirien son droit souverain de choisir lui-même ses dirigeants, de respecter les Institutions qu'il s'est donné et de vivre dans un pays libre.

Selon les lois ivoiriennes, en effet, la Commission électorale indépendante (Cei), organise les élections et en proclame les résultats provisoires. Il revient au Conseil constitutionnel, et à lui seul, de proclamer les résultats définitifs.

L'article 59 alinéa 2 du code électoral stipule que la Commission électorale indépendante « procède aux opérations de collecte et à la proclamation des résultats provisoires, au niveau national et en présence des représentants des candidats».

Dans une note circulaire en date du 13 novembre 2010, la Cei elle-même, a indiqué que cette «proclamation des résultats globaux par le Président de la Cei se fait en séance publique en présence des Commissaires centraux».

Au lieu de cela, à quoi avons-nous assisté ? Le jeudi 2 décembre 2010, Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la Cei, se retrouve, contre toute attente, à l'Hôtel du Golf, Quartier général de campagne de mon adversaire. Là-bas, seul, sans les commissaires centraux ni les représentants des candidats, il a proclamé des résultats de l'élection présidentielle en violation de toutes les dispositions légales et réglementaires régissant la Cei.

Il est évident que ces résultats sont nuls et de nul effet. Et c'est en se fondant sur ces résultats que la communauté internationale déclare la guerre à la Côte d'Ivoire. Cela n'est pas acceptable et cela ne sera pas accepté.

La vérité, c'est qu'à la fin du deuxième tour de l'élection présidentielle, la Cei n'a pas été capable de proclamer les résultats provisoires dans les délais prescrits par la loi, soit 72 heures après la clôture du scrutin. Elle a plutôt donné au monde entier, le spectacle affligeant d'une Institution bloquée par ses contradictions internes, étant composée de représentants des partis politiques et de la rébellion armée.

La Cei a failli. Il revenait au Conseil constitutionnel de se saisir du dossier. Ce qu'il a fait.

Je rappelle que la Commission électorale indépendante (Cei) est une autorité administrative tandis que le Conseil constitutionnel est la plus haute juridiction de la Côte d'Ivoire. Les deux Institutions ne sont pas comparables et il est illégitime de les comparer. Leurs décisions sont de natures différentes. Elles n'ont pas les mêmes fondements, ni la même portée.

Aux termes de l'article 2 du code électoral, les missions de la Cei sont d'assurer notamment :
La garantie sur toute l'étendue du territoire national et à tous les électeurs, du droit et de la liberté de vote;

Le contrôle de la régularité du déroulement des opérations de vote, de dépouillement des bulletins de vote et de recensement des suffrages;

La collecte des Procès-verbaux des opérations de vote et la centralisation des résultats ;

La proclamation provisoire ou définitive des résultats de toutes les élections à l'exception de l'élection présidentielle et du referendum pour lesquels la proclamation définitive des résultats relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel.

Mes chers compatriotes,
Chers amis de la Côte d'Ivoire.


L'élection du 28 novembre 2010 est bien une élection présidentielle. Il fallait attendre la décision du Conseil constitutionnel pour connaître les résultats définitifs et le nom du vainqueur. J'ai attendu que le droit soit dit.

Les troubles qui endeuillent aujourd'hui mon pays font suite aux déclarations tendant à faire croire que la qualité de Président de la République de Côte d'Ivoire peut échoir à une personne autre que celle qui est proclamée élue par le conseil constitutionnel.

Le bilan de ces troubles est lourd: Pour la seule journée du jeudi 16 décembre 2010, nous avons enregistré 20 morts dont 10 membres des forces de l'ordre, tués par balles.

Je salue la mémoire de nos hommes, nos Forces de Défense et de Sécurité, tombés au champ d'honneur. Je salue la mémoire de toutes les personnes mortes au cours de ces journées de folie. Elles sont nos martyrs, les martyrs de la République. Elles sont mortes pour défendre la Constitution ivoirienne et les institutions qui l'incarnent.

Je souhaite prompt rétablissement à tous ceux et à toutes celles qui sont blessés. Je souhaite du courage à ceux, et ils sont nombreux, qui ont vu leurs maisons pillées et incendiées.

On veut nous terroriser mais il ne faut pas croire que les légalistes vont le céder à ceux qui ont pris la voie de l'illégalité. Ceux qui respectent la constitution et donnent leur vie pour la défendre ne vont pas le céder à ceux qui veulent saper les fondements de la République et de la démocratie.

Mes positions sur la conquête et l'exercice du pouvoir sont connues. Pour moi, il ne faut pas vouloir le pouvoir pour le pouvoir. On veut le pouvoir pour servir le peuple. Le pouvoir ne peut pas servir de moyen pour faire souffrir le peuple. Je ne veux plus que le sang soit versé. Je ne veux plus de guerre. Je ne veux pas que le sang d'un seul ivoirien soit versé. Je ne veux pas d'une guerre en Côte d'Ivoire qui peut s'étendre aux pays voisins ou les affaiblir.

Je suis donc prêt, dans le respect de la constitution, des lois ivoiriennes et des procédures que nous nous sommes librement données, à accueillir un comité d'évaluation sur la crise post- électorale en Côte d'ivoire. Ce Comité, dirigé par un représentant de l'Union Africaine, et comprenant des représentants de la Cedeao, de l'Uemoa, de la Ligue Arabe, des Nations Unies, des Etats-Unis, de l'Union Européenne, de la Russie et de la Chine, aura pour mission d'analyser objectivement les faits et le processus électoral, pour un règlement pacifique de la crise.

Ce Comité devra également comprendre des Ivoiriens de bonne volonté.

Je lance un appel à toutes les personnalités qui se trouvent encore à l'hôtel du Golf de regagner leurs domiciles. Personne ne les a contraints à se réfugier dans cet hôtel. Personne ne les empêchera d'en sortir. Elles sont libres de leurs mouvements.

J'appelle les Ivoiriens à la retenue. Nous avons demandé le départ de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci) et des forces françaises qui la soutiennent. Notre démarche s'est faite par la voie diplomatique. C'est par la voie diplomatique que nous entendons obtenir satisfaction sur cette exigence capitale, pour notre souveraineté.

Je demande aux jeunes de rester calmes. L'Onuci et les Forces françaises partiront de Côte d'Ivoire mais nous ne voulons pas de morts inutiles. Nous avons encore tous en mémoire les douloureux souvenirs des événements de novembre 2004.

Aujourd'hui en 2010, comme hier en 2002, 2003, 2004, 2007, je tends la main du dialogue. Je tends la main à l'opposition, à Monsieur Ouattara, comme à la rébellion armée qui le soutient.

J'ai confiance en notre capacité à construire une nation dans la paix, la démocratie et la prospérité. Quittons le chemin de la guerre. Reprenons notre marche vers le progrès dans la paix.

Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire!
Que Dieu bénisse les Ivoiriens !
Que Dieu bénisse l'Afrique !

Je vous remercie.

 

Abidjan, le mardi 21 décembre 2010.

FRANCE-REBELLION IVOIRIENNE: CONNIVENCE TOTALE

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Que fait donc ce gendarme français en Côte d'Ivoire et surtout près des rebelles, à l'Hotel du Golf ?

Vous avez dit assistance à force insurrectionnelle ?

APPEL DE DOUALA POUR LA COTE D'IVOIRE

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Alors que la réélection de Laurent Gbagbo donne lieu à une ingérence belliqueuse inacceptable de la communauté dite internationale (France, USA, Union Européenne et Nations Unies et leurs négriers sur le continent noir), des intellectuels camerounais et africains, soucieux de l'indépendance et de la souveraineté des états africains, lancent un appel à la solidarité avec ceux qui luttent pour ces objectifs en ce moment en Côte d'Ivoire et s'opposent à la recolonisation de l'Afrique par les Occidentaux.

En 2002, la Côte d'Ivoire a été victime d'une tentative de coup d'Etat qui s'est transformée en une rébellion armée dans le nord du pays.

La tentative de coup d'Etat a causé la mort d'environ 10 000 civils.

Après plusieurs résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies restées sans effets, exigeant notamment le désarmement des rebelles, le chef de l'Etat, Président de la République de Côte d'Ivoire, Laurent GBAGBO, a engagé le « Dialogue direct » en 2007 en vue de mettre fin à la crise politico-militaire que connaît le pays depuis 2002.

A cet effet, l'Etat Ivoirien a organisé et supporté seul les dépenses liées aux élections « les plus chères du monde » (120 milliards de francs CFA versés à la société française Sagem), qui ont abouti à l'annonce illégale et clandestine des résultats provisoires au quartier général de campagne d'un des candidats à l'élection par Youssouf Bakayoko président de la commission Electorale Indépendante, organe administratif et à la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel, conformément à la constitution de la République souveraine de Côte d'Ivoire.

Convaincus que l'on ne peut construire  la paix et la démocratie sans le respect des Institutions d'un Etat et conscients que le développement durable des pays Africains passe nécessairement par la paix,

Les intellectuels Africains, respectueux :

-de la charte des Nations Unies, qui pose son article 2.1, 2.2 et 2.4 le respect de la souveraineté et des institutions de chaque Etat Membre ;

-de l'Acte Constitutif de l'Union Africaine, qui pose le respect des institutions souveraines en son article 3 (b) et le refus de la prise de pouvoir par les armes en son article 4 (p) ;

-de la Constitution et des Institutions dont le Peuple Ivoirien s'est librement doté,

Soutiennent les Institutions de la République Ivoirienne et le Peuple Ivoirien qui lutte pour le respect de sa souveraineté et

Lancent un appel ferme au secrétaire General des Nations Unies Ban Ki Moon ainsi qu'au Président Sarkozy, exigeant de ces derniers qu'ils agissent conformément aux règles qui gouvernent les Nations Unies, à savoir le respect de la souveraineté des Etats qui la composent et par conséquent le respect des Institutions de l'Etat de Côte d'Ivoire.

Le seule crime que Laurent Gbagbo a commis est d'avoir osé s'opposer à la scandaleuse tentative de recolonisation de la Côte d'Ivoire. Nous exhortons tous les Africains, malgré nos différentes options idéologiques, à s'opposer fermement et résolument à cette honteuse tentative de révassalisation de la Côte d'Ivoire.

Notre continent, l'Afrique ne peut pas, ne doit pas négocier sa souveraineté et sa liberté, c'est pourquoi nous avons décidé aux noms des  pères fondateurs de nos indépendances de refuser les ingérences qui corrompent l'avenir de nos nations et de nos peuples. En toute souveraineté, nous intellectuels d'Afrique, nous nous engageons à refuser que le concept de Communauté Internationale et les Nations Unies soient le creuset de la fin de l'Histoire.

Douala, le 20 Décembre 2010



Signataires :

Hervé-Emmanuel N'Kom
Mr le Bâtonnier Charles Tchoungang
Henriette Ekwe
Anicet Ekane
Maître Célestin Kengoum
Dr Samuel Mack Kit
Maître Michel Etia
Abanda Kpama
Bikidik Paul Géremie
Emmanuel Mbiga
Dongmo Fils Valentin
Manga Guillaume
Faustin Bekolo
Oscar Batamack
Pr Takam
Michaut Moussala
Nathalie Yamb
Suzanne Kala-Lobé

Pour la République du Congo

Daniel NKOUTA
Antoine BAKABADIO
Ernest MILANDOU
Solange NKODIA
Emmanuel TATY-TATY
Sylvestre NKOUKA dia MASSAMBA
Honoré NDOUNIAMA
Jean Claude MISIDIMBAMBAZI
Edouard ITOUA EKABA
Etienne MFOUTOU
Denis Charles OBONGUI
Christian ETOKA
Elie MILANDOU
Denise BOUETOUMOUSSA
Mireille ELENGA
Jean OSSOMBI
Benoît Jean de Dieu ONGOUELE
Christine POATY
Chérise Claudia MPASSI
Fulbert KOUYANGAMA
Félicienne MOKEMIABEKA
André ETOKABEKA
Jeanne Marie GANGIA
Pauline MOUKOKO
Adrienne PANGOU
Pierrette NDION

A l'International :

Dondo Alain Yaka
Munsa Nzinga Kandombe
Jean-Paul Vanhoove
Biidou Nguimatsa Zelezeck
Gnahoua Ambroise
Komandant Simi OL
Lambert Okundji Lutula
Me Bernard Takoré


Si vous voulez signer cet appel, mettez « OUI » en commentaire avec votre nom complet ou envoyez un mail à : appeldedouala@gmail.com


Source: SAOTI, le Blog de Mahalia Nteby