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jeudi, 09 décembre 2010

LE VETO RUSSE REVELE L'AMPLEUR DE LA CONSPIRATION CONTRE LA COTE D'IVOIRE


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1- La CEDEAO, l'AFP et la Presse Française préparent l'opinion à l'embrasement de la Côte d' Ivoire.


LUNDI 6 - MARDI 7 DECEMBRE 2010 :

1)      En moins de 48h, l'AFP produit 5 dépêches autour d'un seul et même évènement. La CEDEAO, instrumentalisée par la France de Nicolas Sarkozy à travers le Sénégal, le Burkina et le Nigeria, remet en cause les résultats proclamés par le Conseil Constitutionnel en faveur de Laurent Gbagbo et accentue la pression pour qu'il quitte le pouvoir.

2)      Les dépêches de l'AFP servent de support au lynchage médiatique orchestré dans la quasi-totalité de la presse française.


Dernières dépêches


- Gbagbo forme un gouvernement de combat, la CEDEAO lui demande de céder - AFP - 8/12/2010

http://news.abidjan.net/h/382599.html

-La CEDEAO au chevet d'une Côte d'Ivoire en pleine crise politique - AFP - 7/12/2010 http://news.abidjan.net/h/382580.html

-Gbagbo forme un gouvernement de combat, la CEDEAO lui demande de céder - AFP - 7/12/201

http://news.abidjan.net/h/382565.html

-La CEDEAO demande à Gbagbo de « rendre le pouvoir sans délai » - AFP - 7/12/2010

http://news.abidjan.net/h/382564.html

-La CEDEAO demande à Gbagbo de « céder le pouvoir » - AFP - 7/12/2010 http://news.abidjan.net/h/382561.html


2- L'Amérique de BARAK OBAMA entre en scène au Conseil de Sécurité de l'ONU et se heurte à la fermeté de la Russie.


1)       Se basant sur le communiqué de la CEDEAO, le gouvernement OBAMA, à travers son Ambassadeur Suzan Rice met la pression sur le Conseil de Sécurité de l'ONU pour produire une résolution contre Laurent Gbagbo. La Russie bloque le projet et est accusée par Suzan Rice de « pinailler ».

2)      Côte d'Ivoire: Pas de déclaration du Conseil de Sécurité, la Russie bloque le projet.

http://news.abidjan.net/h/382600.html

3)      A Abidjan, la presse locale Pro et Anti-Gbagbo annonce la guerre planifiée par la France, cachée sous le manteau de l'ONU. Toute la journée de ce mardi 7, malgré la suspension de ses fréquences, la Radio de l'ONU en Côte d'Ivoire va s'arranger pour diffuser en boucle un appel d'Alassane Dramane Ouattara, invitant ses militants à se tenir prêts à occuper les rues jusqu'au départ de Laurent Gbagbo. La Radio de l'ONU en Côte d'Ivoire a également utilisé les fréquences d'AL BAYAN pour diffuser son message. La date de ce mercredi 8 décembre 2010 a même été avancée.

4)      A Abidjan les barbouzes infiltrés, les colonnes dormantes de la rébellion pré-positionnées attendent juste le signal pour attaquer.

5)      A Korhogo, Bouaké et dans l'Ouest montagneux, les hordes de mercenaires venues de l'étranger et tapies au sein des forces onusiennes attendent le signal pour passer à l'offensive. Mais le « Go ! » attendu du Conseil de Sécurité ne viendra pas. A cause de la Russie qui pinaille. « Je ne sais pas pourquoi la Russie pinaille », Suzan Rice, Ambassadeur US à l'ONU.

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NICOLAS SARKOZY, FRANC-MAÇON ET ILLUMINATI, EST CELUI QUI ATTAQUE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE


http://www.google.ci/images?q=sarkozy+illuminati&biw=...

Sarkozy qui attaque la Côte d'Ivoire, le nouveau parrain de la rébellion, appartient à l'ordre satanique des Illuminatis.

http://www.dailymotion.com/video/x3zhjf_sarkozy-bourre-au...

Sarkozy qui attaque la Côte d'Ivoire, le nouveau parrain de la rébellion, sous un autre jour.

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Dans son pays, « la grande France », tout comme en Côte d'Ivoire, « les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours ».

Dans son pays, « la grande France », tout comme en Côte d'Ivoire, c'est le Conseil Constitutionnel qui proclame les résultats définitifs des élections.

Dans son pays, « la grande France », tout comme en Côte d'Ivoire, le président du Conseil Constitutionnel est nommé par le Président de la république, qui en général ne choisit ni un ennemi ni un adversaire politique.

Question : pourquoi cet homme veut-il mettre le feu à notre pays ?

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BARAK OBAMA QUI LE SOUTIENT EST AUSSI UN ILLUMINATI


http://www.google.ci/images?hl=fr&biw=1048&bih=61...=

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Le signe distinctif des Illuminatis (observer la position des doigts) est le signe de la Chouette Noire. Un emblème de Lucifer et du Nouvel Ordre des Siècles (Novos Ordo Seclorum; voir inscription sur la pyramide). C'est ce nouvel ordre qui contrôle les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, une bonne partie des pays occidentaux, ainsi que les Nations Unies, et qui attaque la Côte d'Ivoire à travers Alassane Dramane Ouattara, un des leurs, qu'ils parrainent. Ce qui explique le soutien massif, aveugle et incompréhensible qu'ils lui apportent envers et contre toute légalité.

http://www.senclip.net/video/Illuminati-New-world-Order



Une correspondance particulière


NB : Le complot contre la Côte d'Ivoire est donc une conspiration de la Franc-maçonnerie et de l'Ordre des Illuminatis. Pourquoi ? C'est un mystère complet. Même si nous en devinons quelques explications d'ordre spirituel et économique. Cette guerre qui va être menée à la Côte d'Ivoire dans un proche avenir par la France et l'ONUCI a une dimension spirituelle insoupçonnée. Ivoiriennes et Ivoiriens, la seule véritable façon de les vaincre (et nous les vaincrons !), c'est la repentance sincère, le jeûne et la prière.


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !

mardi, 19 octobre 2010

LES DONNEURS DE LEÇON A L'EPREUVE DE LA REALITE ET DE LA VERITE

 

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Il y a de cela quelques années, la Côte d'Ivoire en pleine guerre était traitée de « xénophobe » et de « fasciste » parce qu'en démêlées avec les étrangers vivant sur son sol, dont certains ont été des acteurs de première ligne de la crise ivoirienne. Et ceux qui tenaient de tels propos contre notre pays, ce sont les ténors de l'exécutif français d'alors, parrainés par un déprimant Jacques CHIRAC. Appuyés en cela par des chefs d'états africains aux conceptions panafricanistes qui laissent à désirer.

Parmi ceux-ci, il faut citer le Président sénégalais, Abdoulaye WADE qui en son temps avait dit à peu près ceci : « A l'heure où je vous parle, des étrangers sont traités en Côte d'Ivoire comme dans aucun pays au monde ». Tout naturellement, sans tenir aucun compte du contexte et des circonstances particulières qui accablaient notre pays.

Comme DIEU sait bien faire les choses, voici aujourd'hui la France au pied du mur, avec la honteuse affaire de l'expulsion des Roms, citoyens itinérants roumains, vivant dans des camps précaires en Hexagone, vidés comme des malpropres. Une affaire qui lui a valu d'avoir échappé, aujourd'hui, à une procédure d'infraction contre les lois européennes en la matière.

Pour bien faire, l'Allemagne, à travers la Chancelière Angela MERKEL, se mêle à la danse et intime l'ordre à ses émigrés d'intégrer le modèle allemand ou « de débarrasser le plancher ». Voici l'Europe en train de reconsidérer ses premières convictions vis-à-vis des étrangers, droit qu'elle nous avait royalement dénié pendant la crise de 2002, nous qui comptons plus de 26% d'étrangers sur notre sol. Cas unique au monde.

Mieux, on n'entend curieusement plus le Président Abdoulaye WADE, qui aurait dû casser la baraque (tant il y a matière) et qui, du reste, se livre à des dérives népotistes sans nom dans son pays, œuvrant d'une façon scandaleuse à imposer son fils comme son successeur à la tête de l'état sénégalais. Vous l'avez devinez, on se croirait dans une monarchie.

Voici donc que les donneurs de leçons ne font guère mieux, à l'épreuve de la réalité et de la vérité ! Comme dit l'adage : « C'est au pied du mur qu'on voit le vrai maçon ». Et les donneurs de leçons ont échoué. Lamentablement. Nous osons espérer que prochainement, ils ne s'aviseront plus de ruer dans les brancards et s'empresser de charger la Côte d'Ivoire, et souhaitons qu'ils « tourneront sept fois la langue dans la bouche » avant de clouer quiconque au pilori. Au demeurant, nous sommes en pleine campagne électorale présidentielle. Nous les prions de se tenir bien à l'écart de notre chemin et de nous laisser assumer nos responsabilités face à l'histoire et face à la destinée de notre nation.

En attendant la proclamation des résultats du scrutin du 31 octobre en Côte d'Ivoire, nous souhaitons aux donneurs de leçons de sortir intacts de l'écheveau de la fronde sociale française contre la loi de retraite à 62 ans, qui paralyse en ce moment leur pays.

Que chacun s'occupe de ses oignons et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes !

 

DINDE Fernand AGBO

mardi, 21 septembre 2010

CRISE IVOIRIENNE DU 19 SEPTEMBRE 2002: UNE GUERRE SANS PERE

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Il y a 8 ans, le 19 septembre 2002: la guerre que personne ne voulait assumer

In le Nouveau courrier N°082 du 18 Septembre 2010 par Sylvie Kouamé

La crise ivoirienne qui a débuté depuis septembre 2002 a livré beaucoup de secrets. Mais beaucoup de zones d'ombres subsistent encore, huit ans après.


Qui a organisé ? Huit ans après le 19 septembre 2002, on en sait finalement très peu de détails sur la nature de l'organisation qui a pris l'initiative de porter le feu à Abidjan par une nuit indécise. Et pour cause : à la différence des attentats du 11 septembre 2001 - auxquels certains Ivoiriens comparent leur «grand choc» à eux -, le coup d'Etat avorté qui a accouché de la rébellion n'a pas été revendiqué d'emblée. Marionnettistes peu téméraires, ses initiateurs se sont réfugiés au départ derrière le paravent d'une «mutinerie» avant de laisser apparaître un visage, le seul qui assumera l'insurrection - sans doute aussi parce qu'il a toujours été évident pour tous qu'il ne pouvait être qu'un «porte-parole». Celui de Guillaume Soro. L'Histoire retiendra en tout cas que Soro a été le seul à avoir le cran de revendiquer - et de justifier - le choix des armes. Aujourd'hui, il en tire les dividendes, à l'opposé de Ibrahim Coulibaly dit «IB», cheville ouvrière qui s'est marginalisée par son silence et ses dénégations.

Depuis le 19 septembre 2002, une certaine omerta continue de régner sur «la vraie histoire» du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), qui s'est transformé, sous l'impulsion de Soro, en Forces nouvelles (FN). Qui a fait quoi exactement et à quel moment ? Motus.

Blaise Compaoré : du parrainage à la facilitation

Seule la crise homérique entre Soro et IB, permettra d'avoir des témoignages - et surtout des photos - qui fourniront la preuve absolue de ce dont tout le monde se doutait : la rébellion s'est préparée pendant de longs mois à Ouaga, sous la protection de Blaise Compaoré, dont Guillaume Soro assume aujourd'hui le parrainage avec panache. «C'est mon mentor, je n'ai pas honte de le dire. Il m'inspire, il m'a énormément donné, il est à mes côtés. Sans lui, je ne serais pas ce que je suis», disait-il ainsi fin 2008 (Frat- Mat du 1er octobre 2008).

Blaise Compaoré lui-même s'est gardé d'endosser de quelque manière que ce soit la crise ivoirienne. Il s'est imposé comme facilitateur et pacificateur, et peut savourer le plaisir ambivalent de régler une crise - qu'il a contribué à créer - tout en continuant à l'alimenter à travers la poursuite des livraisons d'armes aux Forces nouvelles (selon des rapports de l'ONU) et la contrebande du cacao des zones Centre Nord Ouest (CNO). Sous le regard complaisant - ou impuissant - de son homologue ivoirien Laurent Gbagbo qui, lors d'une interview diffusée par RFI et France 24 le 30 mai dernier, tenait ces propos surprenants : «Il y a certaines personnes qui me disent souvent : «Vous savez, tel pays exporte maintenant du cacao». Je réponds : «qu'est-ce que ça fait ?» Le jour où la guerre sera finie, où la crise sera finie, où nous aurons placé des douaniers, ce sera fini cette situation.»

Le cas Ouattara

Et Alassane Ouattara dans tout ça ? S'il n'a plus honte de glorifier en public «le combat» des Forces nouvelles, il campe toujours sur une ligne de défense claire : il n'a rien à avoir avec la naissance de la rébellion. «Je n'ai aucune responsabilité dans la crise. J'ai été accusé de beaucoup de choses. Ce sont des allégations, sinon sept ans après, on aurait eu des preuves. Mais jusque-là, aucune preuve. Je condamne la rébellion, les coups d'Etat, la violence. Et j'ai été le premier à le faire, dès les premiers jours du coup d'Etat manqué du 19 septembre 2002. Je pense que quitter une institution aussi prestigieuse comme le FMI, ayant été Gouverneur de la Banque Centrale de l'Afrique de l'Ouest, on ne peut pas être instigateur de coup d'Etat. Ma vision de la politique, c'est de faire de l'alternance dans les urnes. La violence ne résout jamais les problèmes de manière définitive », a-t-il ainsi martelé lors d'une récente interview sur Africa 24. Contredisant encore et toujours la fameuse confidence de Koné Zakaria, prononcée lors d'un meeting filmé à Séguéla.

Selon Zakaria, le petit groupe d'hommes qui préparait la rébellion depuis le Burkina Faso était financé par Alassane Ouattara à hauteur de 25 millions de FCFA par mois. Il est en tout cas évident que la question de la participation d'ADO à la guerre sera une des questions-clés de la prochaine campagne en vue du scrutin présidentiel du 31 octobre 2010.

La France officielle plaide non coupable

Egalement accusée d'avoir trempé dans la rébellion, la France officielle a toujours vivement démenti. Et les accusations voilées de Charles Pasqua, ancien ministre de l'Intérieur, affirmant que Villepin avait essayé, quand il était à l'Hôtel Matignon, de renverser deux chefs d'Etat africains - dont Laurent Gbagbo - ne sont intervenues qu'après le départ du pouvoir de Jacques Chirac. Un Jacques Chirac qui est aujourd'hui devant les tribunaux de son pays pour une affaire de malversations à la mairie de Paris. Quand son ministre des Affaires étrangères de l'époque, Dominique de Villepin, au contrôle des opérations françaises en Côte d'Ivoire est également face aux juges pour son rôle présumé dans la falsification de fausses preuves de forfaiture contre Nicolas Sarkozy. Ministre de la Défense au moment des faits, Michèle Alliot-Marie quant à elle a été entendue par le Tribunal aux armées comme témoin dans le cadre des enquêtes sur les événements de novembre 2004... et leurs zones d'ombres. Curieuses coïncidences!


Source: LE NOUVEAU COURRIER IVOIRE-BLOG.COM

mardi, 31 août 2010

NOMINATION DU GENERAL BETH COMME AMBASSADEUR AU BURKINA : FAIRE TRES GAFFE A LA FRANCE !

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Sous des dehors de préoccupations sécuritaires dans la région sahélienne, la France installe dans la sous-région ouest-africaine un commandement d'opérations spéciales (obscures) contre la Côte d'Ivoire, en nommant le Général Beth, un acteur de la crise ivoirienne, ambassadeur au Burkina Faso. Pour mémoire, Emmanuel Beth commandait le Centre de Planification et de Conduite des Opérations (CPCO), en novembre 2004, quand la Force Licorne a détruit la flotte aérienne ivoirienne, sur ordre de Chirac. Ivoiriens, il faut savoir lire entre les lignes; vous êtes avertis! A bon entendeur...! Fernand Dindé.

 

A deux mois de la présidentielle en Côte d'Ivoire : Paris installe le général Beth à Ouagadougou


Le général de corps d'armée Emmanuel Beth, est officiellement, depuis le mercredi 4 août 2010, le nouvel ambassadeur de France au Burkina Faso. Il remplace, à ce poste, le civil François Goldblatt.


Pour ceux qui ne s'en souviennent pas, le général Beth fut le premier commandant de l'opération Licorne en Côte d'Ivoire, en 2002, après la tentative de coup d'Etat muée en rébellion armée. Il dirigea la Licorne du 1er octobre 2002 au 30 mai 2003. C'est sous lui que s'est déroulée la récupération des ressortissants français vivant à Bouaké qui fut "un prétexte", selon des sources informées, pour "permettre aux rebelles acculés par l'armée ivoirienne de bénéficier d'appui de mercenaires et d'armement". La signature du cessez-le-feu entre les Fds et la rébellion sous les auspices du Sénégal, alors président en exercice de la Cedeao et l'accord de Linas-Marcoussis se sont effectués pendant qu'il était à la Licorne.


Le général Beth est surtout celui qui a consacré la partition de la Côte d'Ivoire. Puisqu'il est le concepteur de la zone de confiance. Pourquoi Sarkozy nomme-t-il Beth à Ouaga en cette période-ci ? La revue française "La Dépêche diplomatique", datée d'août 2010, livre en des termes voilés, les raisons de ce pré- positionnement d'un ambassadeur militaire français au Burkina Faso : "Les confins sahélo-sahariens seraient devenus une zone à risques, la situation n'est pas stabilisée au Niger ; au Mali, le général d'armée, Amadou Toumani Touré, président de la République, va probablement laisser la place à un "civil" lors de la prochaine élection 2012. A Abidjan, la présidentielle d'octobre 2005 sera organisée (au mieux) en octobre 2010 ; et si cela ne se produisait pas, on peut penser que l'axe Abidjan-Ouagadougou en subirait les effets collatéraux (pour ne pas dire plus). A Ouagadougou, Blaise Compaoré va rempiler (sans surprise) pour cinq ans à la suite de la présidentielle du 21 novembre 2010 (dans tout juste trois mois). C'est dire que Ouaga est le centre de gravité du triangle Abidjan/Bamako/Niamey. Voilà pour le contexte. Pour le reste, ce sera le job de Beth", écrit le magazine.


En des termes plus clairs, la France, qui visiblement prévoit une déflagration du contexte sociopolitique en Côte d'Ivoire si l'élection présidentielle ne se tient pas comme prévue le 31 octobre prochain, a préféré nommer, à Ouagadougou, un général, ancien commandant de l'opération Licorne, pour organiser les interventions en terre ivoirienne.


Paris qui ne croit ni en l'Accord de Ouagadougou ni en l'excellence des relations bilatérales entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso, présage déjà des tensions entre les deux pays au-delà du 31 octobre.


Comme on peut le constater, cette nomination du général Beth cache bien des secrets qui ne sont pas faits pour ramener la stabilité en Côte d'Ivoire et en l'Afrique de l'ouest. Une sous-région confrontée, pourtant, à des réalités ignominieuses telles que les coups d'Etat, les rébellions armées, le terrorisme, le trafic de drogue, le fondamentalisme religieux et le rapt de civils occidentaux innocents.


Didier Depry (ddepry@hotmail.com)

Source: Notre Voie N° 3669 du Lundi 30 Août 2010

jeudi, 19 août 2010

A QUI PROFITE LA REBELLION AFRICAINE ?

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« Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire ». (Voltaire).

A qui profite la rébellion africaine ?

Il y a quelques semaines, une des lectrices du Filament, Mme Emilie K., pour ne pas la nommer, m'a adressé une lettre, personnellement, pour me demander de donner un résumé et un commentaire du livre « Pourquoi je suis devenu un rebelle », écrit et publié, en 2004, par M. Guillaume Soro, Premier ministre ivoirien. Mme Emilie K. m'a aussi demandé de répondre aux questions suivantes : Qu'est‐ce qu'un rebelle ? Pourquoi et comment la rébellion est née en Afrique ? A qui profite la rébellion africaine? Qu'est‐ce que la rébellion apporte à l'Afrique ?...

Au‐delà de ma modeste personne, c'est, à ce que je pense, à nous tous et toutes, que Mme Emilie K. demande de réfléchir, très sérieusement, sur la rébellion et de tirer des leçons des rebellions africaines, comme hier on en a tiré des guérillas sud‐américaines. En attendant que des personnes bien outillées puissent apporter des réponses plus édifiantes aux questions que pose Mme Emilie K, je me vais m'atteler à dire, ici, ce que je pense, étant donné, n'est‐ce pas, que Mme Emilie K. m'a interpellé personnellement.

Du livre de Soro Guillaume

D'abord, en ce qui concerne le livre « Pourquoi je suis devenu un rebelle », je dois d'emblée avouer que, connaissant plus ou moins les raisons de la rébellion ivoirienne, à travers les diverses déclarations des rebelles eux‐mêmes, les reportages, et les dossiers de presse, je ne me suis sincèrement pas intéressé à le lire. Certes à tort, je le reconnais. A preuve, je ne puis actuellement pas en proposer un commentaire.

Mais, j'ai changé d'avis. Depuis quelques jours, j'ai passé la commande du livre et crois pouvoir le lire et être à même d'en parler dans l'une de nos prochaines parutions. Ceci dit, venons‐en à l'autre volet de la lettre de Mme Emilie K., notamment les questions.

Qu'estce qu'un rebelle ?

Une rébellion est un mouvement de contestation ou de remise en cause des autorités en place, ainsi que de refus, voire de négation de l'ordre institutionnel établi. Tel est le principe de base de toute rébellion.

Généralement, la rébellion a une base locale et une sphère de rayonnement régionale. En effet, elle naît toujours dans une région ou part communément d'une région donnée du territoire national et s'y cantonne. Pour justifier leur action ou leur mouvement, les rebelles mettent en avant la mauvaise répartition des richesses nationales, les disparités ou inégalités socio‐économique de l'espace national, tout cela brandi comme une injustice flagrante plus jamais insupportable, et comme des motifs de frustrations longtemps contenues, et dont il faut immédiatement se départir.

Voilà ce qui, en principe et au‐delà des motivations individuelles des leaders, sert de motifs fondateurs, d'alibi ou de justification sociale, politique, morale, psychologique ou intellectuelle à toute rébellion. Sur cette base, on s'attendrait a ce que les rebelles s'engagent dans des activités, des ouvrages ou des actions pratiques pour développer la région concernée. Mais non ! En lieu et place de tout cela, c'est‐à‐dire d'un mouvement « pacifique » de revendication régionale pour réparer les inégalités et les frustrations décriées, les rebelles défient les autorités et s'arment, sans doute pour conférer plus d'efficacité à leur action. Leur mouvement devient, alors, politique et surtout militaire, autrement dit, de violence. On en arrive alors, à une lutte armée. Ainsi, la stratégie, les méthodes et les buts changent, du tout au tout, et cela devient une autre histoire. En effet, ce qui, au départ, n'était qu'une soi‐disant expression de révolte locale et régionale, dégénère et devient un conflit national violent, comme on en a vu au Liberia, en Sierre Leone, en Côte d'Ivoire, etc.

Les rébellions ont la même logique

Les rébellions connaissent, toutes ou presque toutes, la même logique : mouvement régional uni, et enthousiaste au départ, une rébellion le demeure rarement jusqu'à sa fin ultime. Tout le monde sait qu'une rébellion prend fin, soit par la satisfaction entière et totale de ses revendications, soit par une victoire militaire nette, soit par la prise du pouvoir d'Etat, soit par une défaite militaire, soit par sa récupération par le pouvoir et l'ordre en place, soit par la dispersion de ses leaders et dirigeants dont la plupart sont contraints à l'exil ou réduits à la clandestinité intérieure...

On peut alors se demander : d'où vient‐il que la rébellion, qui, au départ, était un mouvement uni, en vient‐elle à se trouver divisée et fatalement affaiblie? La réponse est toute simple. C'est que, chemin faisant, des divergences et des divisions internes apparaissent entre les responsables du mouvement rebelle. Ces divergences qui, généralement, opposent les leaders et principaux dirigeants de la rébellion entre eux et les uns aux autres, sont basées sur des querelles de personnes ou sur des conflits d'intérêts égoïstes essentiellement matériels, financiers et sociaux, et ont un rapport direct avec le niveau d'instruction et de conscience des rebelles dont 95% sont des analphabètes ou demi‐lettrés. Ces divergences apparaissent dès lors que les objectifs premiers du mouvement (de contestation du départ) se trouvent altérés et rejetés en arrière‐plan, chacun agissant désormais, au sein de la rébellion, pour son propre compte et celui de son clan. La vision angélique et l'action unitaire du départ ayant fait place aux soupçons, à la suspicion et aux règlements de compte, eu égard aux spasmes ou fibres ethniques, aux positions sociales privilégiées acquises rapidement par certains chefs rebelles, positions qui les placent, de fait, aux postes d'honneur, souvent avec tapis rouge déplié sous leurs pieds, avec des voyages nombreux, officiels et officieux à l'étranger en première classe, des séjours dans les hôtels huppés avec suites, etc. Ces prérogatives ou privilèges finissent par convaincre les chefs rebelles que, si au sein du mouvement contestataire, on est toujours ensemble, en tout cas on n'est plus désormais les mêmes. Ainsi, même si les rebelles se parlent et se saluent encore, ce n'est désormais plus avec enthousiasme ou ferveur, etc. De ces faits, c'est à se demander à qui profite, en réalité, la rébellion ? Nous y reviendrons plus loin. Pour l'heure, intéressons‐nous aux cas singuliers de Jonas Savimbi et de Soro Guillaume.

Du cas exemplaire de Jonas Savimbi

Comme tout le monde le sait, c'est le 22 février 2002 que, à quelques six mois de son 68ème anniversaire, que M. Jonas Malheiro Savimbi, l'un des plus vieux rebelles d'Afrique, le chef de l'Union Nationale pour l'Indépendance Totale de l'Angola (UNITA, fondée le 13 mars 1966) est tombé au front, les armes à la main. En effet, c'est sur les bords de la rivière Luvuei, dans la province de Moxico, au sud‐est de l'Angola, non loin de la frontière zambienne, que le vieux chef rebelle a livré sa dernière bataille. Surpris par l'armée gouvernementale, il a été abattu, non sans s'être défendu.

Quinze balles logées dans son corps. Montré le lendemain à la télévision angolaise, son corps gisait sans vie, baignait dans son propre sang, son sang à lui Jonas Savimbi. Toutefois, il avait le visage serein et intact, les yeux mi‐clos. II a fini comme finissent tous les rebelles de son espèce, Samuel Doe, Fodé Sankoh, Ousmane Mané, Joseph Kabila..., qui, eux aussi, avaient défiguré leurs pays respectifs, par des guerres, par des violences, par des tueries sans nom...

L'Histoire retient que le leader de l'UNITA, M. Jonas Savimbi, avait résisté très longtemps, depuis 1962, au temps du FNLA (Front National de Libération de l'Angola, présidé par Holden Roberto). Pour lui, céder au MPLA aurait signifié l'humiliation suprême. Certes, Savimbi était à la fois un chef charismatique, un stratège, un nationaliste intransigeant. Avec un parcours exceptionnel, où le revers l'a, finalement, emporté sur le succès. Obstiné par une volonté farouche d'aller, tête baissée, jusqu'au bout de ses convictions, il reste, en définitive, un rebelle jusqu'au bout, du moins jusqu'à la mort. Tel est le sort de tout rebelle, c'est‐à‐dire de tout individu qui prétend rétablir ses concitoyens dans leurs droits, et qui ôte à ceux‐ci le premier des droits humains, à savoir, le droit à la vie. Telle est la leçon que devront retenir ceux qui, commandités ou commis pour tuer M. Laurent Gbagbo et prendre le pouvoir sans passer par la voie des urnes, ont hélas ! défiguré la Côte d'Ivoire et nous ont mis dans la ténébreuse et ignominieuse situation où nous nous trouvons depuis plus de 8 ans.

Ma « Lettre ouverte à Monsieur Guillaume Soro ».

En 2002, je me trouvais à Abidjan, en tant que professeur de Lettres à l'université de Cocody et intervenant à l'ENA, quand la guerre a éclaté en Côte d'Ivoire. En 2004, quand, j'ai appris que M. Soro Guillaume, chef des rebelles, fut de nos élèves au lycée de Korhogo, j'ai décidé, sans doute par déformation professionnelle, de lui adresser une Lettre ouverte pour lui dire ce que je pense et pour l'amener à bien situer sa responsabilité dans cette rébellion dont il se gargarisait, par des déclarations ronflantes et tonitruantes. Pour votre respect, je me permets de reproduire ici, ma « Lettre ouverte à Monsieur Guillaume Soro », qui semble être passée inaperçue, à l'époque, et dont Mme Emilie K. me donne l'opportunité de reparler. La voici, cette lettre ouverte :

« Monsieur Guillaume Soro,

Je vous envoie cette lettre en espérant qu'elle vous parviendra, que vous la lirez jusqu'au bout et que vous m'en donnerez réponse et avis.

Tout d'abord, je voudrais vous poser cette question : M. Soro Guillaume, d'où tirez‐vous votre légitimité pour prétendre nous imposer votre volonté et vos caprices de cow‐boys des films westerns d'antan, lesquels cow‐boys, hors‐la‐loi et sans civisme ni éducation, défient le Sheriff du district et imposent leur loi, par la force de leurs pistolets ? Sachez, M. Soro Guillaume, que cette époque est révolue. Les temps modernes nous commandent d'utiliser, de nos jours, même dans le Far West, la voie des urnes pour accéder au pouvoir, pour pouvoir marcher sur des tapis rouges et pour pouvoir prétendre diriger les hommes en vue, (tenez‐vous bien !), de contribuer à favoriser leur bien‐être et le progrès de l'humanité.

A votre avis, depuis que vous êtes rebelle, M. Soro Guillaume, qu'est‐ce que la Côte d'Ivoire a gagné ? Qu'est‐ce que les gens du Nord ont gagné ? Qu'est‐ce que vous avez ajouté à l'humanité ? Quelle image représentez‐vous pour le présent et le futur dans l'histoire ? Quelle leçon la jeunesse peut‐elle tirer de vos actes?...

Alors que les autres peuples sont dans des laboratoires et dans les usines pour fabriquer des ordinateurs, des médicaments, des avions, des machines, des appareils..., pour notre aisance et notre santé, vous et vos amis en armes (rebelles et ex‐rebelles), ainsi que vos alliés (connus et inconnus ou méconnus), n'avez aucune honte, aucun regret, ni remords, de tuer nos parents et nos amis.

Vous n'éprouvez aucune gêne, ni aucun dégoût à voir notre pays dans cet état lamentable, à vous faire payer sans travailler, à piller et à faire piller les ressources de notre pays ; vous êtes fiers de narguer nos autorités et nos élus, fiers de fouler aux pieds nos lois, nos institutions et notre Constitution, comme des gens sans éducation ni morale. Vous vous en enorgueillissez de nous imposer les chefs que vous, vous voulez sans même notre avis, sans notre accord, et sans élection, etc. Mais, on est où là ? Vous n'avez pas honte de publier des livres et de faire des déclarations et des tapages sur vos tueries et vos desseins diaboliques qui relèvent de la pure délinquance. Avez‐vous jamais compris que vous vous êtes ainsi déclaré à la face du monde, par vous‐même, délinquant de première catégorie et assassin en liberté ? Les preuves sont là, palpables, par vous‐même fournies, dans votre livre qui se résume en ceci : Je suis un rebelle et voici ce que j'ai fait et commis comme actes. Ce que les Ivoiriens ont subi, ce n'est ni un conte de fée, ni une rumeur... Oui ! M. Soro Guillaume, vous avez osé écrire cela ! C'est à se demander si l'on ne manque pas parfois de bon sens et d'« esprit des lois » (Montesquieu)?

M. Soro Guillaume, vous qui, à ce que je crois savoir, avez fait des études universitaires, devriez avoir honte d'agir comme vous faites. Arrêtez de vous comporter comme un cow‐boy ou un dozo (chasseur analphabète initié dans le maniement de fusil traditionnel). Arrêtez ça, ici et maintenant. Aucun rebelle n'a, il faut le savoir, longue vie. Et donc, vous êtes en train d'écourter, de miner votre espérance de vie, comme les Savimbi, John Garrang, Fodé Sankoh et autres rebelles qui croyaient que la nuit était si longue qu'il ne ferait pas jour. Et puis, vous savez, on connaît le sort des cow‐boys dans les westerns : le film finit quand finit la vie du cow‐boy, parce que toute chose a une fin.

M. Soro Guillaume, ceux qui vous financent, ceux qui vous poussent et vous encouragent à cet orgueil insensé, à ces fanfaronnades, à ces débilités, ne vous aiment pas du tout et sont vos ennemis premiers. Ceux qui vous suivent savent ce qu'ils y gagnent et se foutent éperdument de ce que vous y perdez. Ils ne vous ont pas conseillé la bonne voie, parce que vous êtes dans l'impasse. Et, je suis à me demander comment vous allez pouvoir vous en tirer, je veux dire, de ce sale drap. Zut ! Il vous faut revenir à la raison! Mais, cela exige, d'abord et avant tout, de mettre bas votre orgueil déraisonné et sans fondement ; cela vous impose d'arrêter de prendre des vessies pour des lanternes. Si, bien entendu, vous tenez encore à la vie qui vous tend les bras et qui vous a tant donné afin que vous soyez utile à l'humanité, et non pour détruire des vies humaines, non pour servir, sans vergogne ni envergure, des intérêts égoïstes, partisans, ethnocentriques, mesquins, utopiques, sataniques...

Il n'est jamais trop tard, dit‐on, et seul le repentir est votre unique voie de salut, quelque soit ce qu'il vous en coûtera. C'est ce que je pense. Du moins, tel est mon sentiment. Avec mes salutations distinguées et sans rancune ».

Je précise que je n'ai pas eu de réponse à cette lettre. Peu importe ! L'essentiel est que, aujourd'hui, M. Soro Guillaume est premier ministre, dans la république. Je pense qu'il m'a entendu. C'est un motif de satisfaction qui m'amène à répondre, pour terminer, à la question : à qui profite la rébellion ?

A qui profite la rébellion ?

On constate, en se référant à la rébellion ivoirienne, que trop de sang a coulé à Korhogo et Bouaké, à Abidjan, à Man, à Gagnoa..., partout, dans toute la Côte d'Ivoire, plus que jamais auparavant. Du sang des Ivoiriens comme des étrangers. Du sang des forces de l'ordre et des populations civiles comme des rebelles. « Nous avons eu plus de morts entre rebelles qu'entre nous et les Forces loyalistes », avait déclaré sur Rfi, M. Séhi Claude, chargé de communication d'IB à Paris. Ces pertes importantes de vies humaines ont endeuillé la Côte d'Ivoire et suscité partout animosité, rancoeur, indignation, colère et désirs de vengeance... Telles les réalités et les résultats de la rébellion ivoirienne.

On constate également que la rébellion ivoirienne n'a pas atteint son objectif qui était de prendre le pouvoir d'Etat. Loin de là. Aujourd'hui, M. Soro Guillaume est siège dans le gouvernement de Laurent Gbagbo. M. Soro Guillaume est premier ministre. M. Soro Guillaume mange à la même table que M. Laurent Gbagbo que, poussé ses mandataires et mû par des forces sataniques, il prétendait assassiner, ou tout au moins chasser du pouvoir pour accéder (lui ou un de ses commanditaires) à la magistrature suprême de notre pays. M. Soro Guillaume a abandonné le sentier battu de la violence sauvage, ignoble et inutile. En a‐t‐il tiré des leçons, de sa rébellion ? S'est‐il assagi ? A‐t‐il compris que les rebellions africaines rabaissent les Africains au rang d'animaux sauvages et de barbares des temps anciens ? Sait‐il désormais que les rebellions africaines réduisent l'Afrique à l'état de jungle ou de champ de bataille permanent, comme du temps des Gaulois ou des vikings ? A‐t‐il compris que les rebellions africaines ont pour victimes les populations africaines, c'est‐à‐dire des femmes, des hommes, des enfants qui ne demandaient qu'à vivre et que, prétendant les rétablir dans la justice ou dans leurs droits, on éventre, on viole, on pille, on déshérite, on égorge, on assassine, on mutile, on chasse de leurs terroirs, on prive de leurs biens acquis durement et âprement ? A‐t‐il compris que ceux qui fabriquent les armes, nous les vendent ou nous arment ne sont pas responsables de l'utilisation que nous en faisons ? A‐t‐il compris que, par les rebellions, les Africains se révèlent les pires ennemis de l'Afrique ?... Par exemple, on sait que les conflits en RDC sont, en grande partie, liés à l'exploitation et au commerce du coltan. Le commerce du coltan aurait procuré aux rebelles et chefs militaires et à des civils rwandais et ougandais des ressources financières énormes et encourage la poursuite du conflit. Les alliés zimbabwéens, angolais et namibiens du gouvernement de Kinshasa sont aussi accusés d'avoir systématiquement pillé les ressources du Congo avec la collaboration de lobbies internationaux et de grandes compagnies aériennes qui arment les rebellions. Dans les circuits économiques, le commerce du coltan a été qualifié de «nerf de la rebellion», dans l'est du Congo. Des intrigues compliquées, qui stimulent l'action d'alerte des ONG. Il en va du coltan comme du diamant et de la RDC comme de la Côte d'Ivoire, ainsi que de tous les pays qui ont connu la rébellion. Tout cela, M. Soro Guillaume, M. Sidiki Konate et les autres membres des Forces Nouvelles (ex‐rebelles), je pense, l'ont compris. Et, c'est ça l'essentiel. Ils savent, et nous savons, à qui profite les rebellions africaines. Certes pas aux Africains. C'est ce que je pense.

Léandre Sahiri,

Directeur de Publication, Le Filament.

Source: LE FILAMENT N°6 du 15 Juillet 2010


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mardi, 01 juin 2010

GBAGBO SE DECIDE ENFIN A INCRIMINER OUVERTEMENT LA FRANCE DANS LA CRISE IVOIRIENNE

  

LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO.jpg

  

 

Sommet France-Afrique, Gbagbo: "Pas question d'aller à Paris!"

 

Le sommet France Afrique débute ce matin (hier, lundi 31 mai 2010), à Nice sans le chef de l’Etat ivoirien. Laurent Gbagbo n’ira donc pas à Nice. Le chef de l’Etat ivoirien qui ne souhaite pas associé son image à cette cérémonie s’est fait représenter par le président du conseil économique et social Laurent Dona Fologo. Selon le chef de l’Etat ivoirien il n’était « pas question d’aller à Paris » sans avoir discuté avec la France des différends avec la Côte d’ivoire. « Il n’y a pas de raison que j’aille en France tant qu’on n’a pas discuté du différend qui oppose et qui continue d’opposer l’Etat français et l’Etat de Côte d’Ivoire », a-t-il martelé.


Laurent Gbagbo accuse la France d’avoir tenté de le renverser en novembre 2004 après le bombardement du camp militaire français par l’aviation ivoirien. En réaction, l’aviation française avait détruit la flottille ivoirienne. Pour Laurent Gbagbo, la France avait tenté ce jour là de le renverser et cela reste inacceptable. « La tentative pour un pays qui est de renverser un Chef d’Etat, légalement élu, légitimé par une élection démocratique et populaire, tant qu’on envisage les relations comme ça, je ne suis pas d’accord. Je ne suis pas d’accord avec cette manière de voir les relations entre deux Etats », a-t-il indiqué

Même s’il blanchit le président Nicolas Sarkozy et accuse depuis cette époque clairement et ouvertement l’ancien président français Jacques Chirac et son premier ministre Dominique De Villepin d’être à l’origine du refroidissement des relations avec la France, Laurent Gbagbo n’a pas l’intention de passer l’éponge pour autant. « Je n’ai jamais fait mystère de l’implication de l’Etat français à travers les personnes de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin. Je n’ai jamais fais mystère de leur implication dans la tentative de renversement de mon régime. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais dire le contraire. Mais, nous ne nous sommes jamais assis avec l’Etat français pour discuter de ces questions-là. Ce n’est pas Sarkozy. C’est Chirac et De Villepin. Mais, pour moi, c’est l’Etat français. Alors, nous n’avons pas encore discuté du fond », a-t-il expliqué

Laurent Gbagbo veut d’abord discuter avec Paris avant d’envisager un quelconque voyage, peu importe la façon dont les choses se feront. Et Nice n’est pas la bonne opportunité. « Je ne trouve pas que ce soit une bonne solution que d’aller au sommet de Nice pour discuter d’un différend que j’estime fondamental. Il faut qu’on en discute d’abord et, après, je pourrai faire un déplacement. Que nous discutions. Peu importe. Ou bien, s’ils veulent que moi, j’envoie un émissaire, je peux le faire, mais qu’on discute. Quand j’ai discuté avec Compaoré, je ne suis pas allé à Ouagadougou. Le sommet de Nice lui s’ouvre ce matin avec 38 chefs d’Etats Africains.

 

Marc Antoine Colombus

 

Source: KOACI.COM

dimanche, 28 mars 2010

LA GRANDE ESCROQUERIE QUI EST LA VRAIE CAUSE DE LA GUERRE EN COTE D'IVOIRE

 

 

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C'est écrit dans les accords de coopération franco-ivoiriens! L'ivoirien Laurent Gbagbo a eu le culot de le remettre en cause et de s'engager dans un multilatéralisme tous azimuts.

 

 

 

I- TRANSFERT DE COMPETENCES SANS INDEPENDANCE

 

L'Accord particulier portant transfert des compétences de la Communauté à la République de Côte d'Ivoire.

Le gouvernement de la République de Côte d'Ivoire d'une part,
Le gouvernement de la République française d'autre part, ont convenu de ce qui suit :

Article premier - La République de Côte d'Ivoire accède, en plein accord et amitié avec la République française, à la souveraineté internationale et à l'indépendance par le transfert des compétences de la communauté.

Art .2 - Toutes les compétences instituées par l'article 78 de la Constitution du 4 Octobre 1958 sont, pour ce qui la concerne, transférées à la République de Côte d'Ivoire, dès l'accomplissement par les parties contractantes de la procédure prévue à l'article 87 de ladite constitution.

 

Fait à Paris, le 11 Juillet 1960

Félix Houphouët-Boigny

Michel DEBRE

 

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II -TOUTES LES RICHESSES RESERVEES A LA FRANCE

 

ANNEXE A l'accord de Défense entre la République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey, la République Française et la République du Niger concernant la coopération dans le domaine des matières premières et produits stratégiques.

Afin de garantir leurs intérêts mutuels en matière de Défense, les parties contractantes décident de coopérer dans le domaine des matériaux de Défense dans les conditions définies ci-après:

Article premier : Les matières premières et produits classés stratégiques comprennent :
- Première catégorie : les hydrocarbures liquides ou gazeux ;
- Deuxième catégorie : l'uranium, le thorium, le lithium, le béryllium, leurs minerais et composés.
Cette liste pourra être modifiée d'un commun accord, compte tenu des circonstances.

Article 2 : La République Française informe régulièrement la République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger de la politique qu'elle est appelée à suivre en ce qui concerne les matières premières et produits stratégiques, compte tenu des besoins généraux de la Défense, de l'évolution des ressources et la situation du marché mondial.

Article 3 : La République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger informent la République Française de la politique qu'elles sont appelées à suivre en ce qui concerne les matières premières et produits stratégiques et des mesures qu'elles se proposent de prendre pour l'exécution de cette politique.

Article 4 : La République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger facilitent au profit des forces armées françaises le stockage des matières premières et produits stratégiques. Lorsque les intérêts de la Défense l'exigent, elles limitent ou interdisent leur exportation à destination d'autres pays.

Article 5 : La République Française est tenue informée des programmes et projets concernant l'exportation hors du territoire de la République de Côte d'Ivoire, de la République du Dahomey et de la République du Niger des matières premières et des produits stratégiques de deuxième catégorie énumérés à l'article premier.

En ce qui concerne ces mêmes matières et produits, la République de Côte d'Ivoire, la République du Dahomey et la République du Niger, pour les besoins de la Défense, réservent par priorité leur vente à la République Française après satisfaction des besoins de leur consommation intérieure, et s'approvisionnent par priorité auprès d'elle.

Article 6 : Les Gouvernements procèdent, sur les problèmes qui font l'objet de la présente annexe, à toutes consultations nécessaires.

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Fait à Paris, le 24 avril 1961

 

Félix HOUPHOUET-BOIGNY

Hubert MAGA

Michel DEBRE

Hamani DIORI

 

Source: Patrick Eric Mampouya.com,

Tiré de l'article: Lu, vu et entendu pour vous...

Illustration photo et texte du chapeau: Fernand Dindé.

mercredi, 24 mars 2010

FN-CAMP PRESIDENTIEL: BIENTOT LE CLASH?

 

LAURENT GBAGBO ET SORO GUILLAUME.jpg

 

 

"Pas d'élections sans le désarmement et la réunification du pays!", clame le Camp présidentiel, sur la base de l'Accord Politique de Ouagadougou. "Les deux forces ex-belligérantes co-existent jusqu’à la fin du processus. Les Com’zones n’iront nulle part!", répliquent les Forces Nouvelles. Sur la base de l'Accord Politique de Ouagadougou, également. Les deux postures sont-elles conciliables? A quoi jouent les protagonistes de la crise ivoirienne? A mettre nos nerfs à fleur de peau? En tout cas, pour nous, la réponse à ces questions  angoissantes pour les Ivoiriens épris de paix et fatigués de la crise déterminera l'avenir de la Côte d'Ivoire. A ne surtout pas prendre à la légère! Il y a péril en la demeure! Lisez-moi ce point-presse des FN (article ci-dessous). Au-delà de la réthorique et des circonlocutions politiques apesantes que nous servent les signataires de l'APO, les mots, ici, sont sans équivoque. Tout comme le sont, d'ailleurs, ceux des Patriotes. Qui cèdera, au nom de la Côte d'Ivoire? Quelqu'un même cèdera-t-il? Quelle autre montée d'adrénaline nous réserve-t-on? L'avenir nous le dira.


 

Le Patriote - 23/3/2010

 

 

Lundi 22 mars 2010. Abidjan, Cocody, Hôtel du Golf. La porte-parole des Forces nouvelles, Me Affoussy Bamba, entourée de ses principaux collaborateurs, Sékongo Félicien et le commissaire Ouattara Seydou (photo), a levé toute équivoque sur la volonté des ex-rebelles à conduire à bon port les accords politiques de Ouagadougou.

Le jeu des questions-réponses a permis à Me Affoussy Bamba (photo), Ouattara Seydou et Sékongo Félicien de cracher leurs vérités sur des questions qui fâchent.

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Selon vous qui est responsable de l’évolution tendancieuse du processus de sortie de crise que vous venez de dénoncer ?

Concernant l’évolution tendancieuse de la situation, comme moi, vous avez remarqué les propos périlleux et les sorties contre productives du camp présidentiel. Nous avons tu le nom de ces personnes parce que ce n’est pas important de les citer. Dans tous les cas, ces propos ne sont pas rassurants dans la situation actuelle. Nous sommes à quelques échéances de l’organisation de l’élection présidentielle. N’eût été la dissolution du gouvernement, je pense qu’on aurait avancé d’un bon pas. Aujourd’hui, il faut savoir que nous avons un cadre d’échanges dans le cadre de l’Accord de Ouagadougou. Lorsqu’il y a des questions à discuter, il y a le Cadre permanent de concertation qui regroupe les plus responsables ainsi que le Secrétaire général des Forces Nouvelles. Nous avons également le Cadre d’évaluation et d’accompagnement dont je suis membre. Ce sont des cadres de concertation au sein desquels on peut aborder des sujets qui peuvent fâcher plutôt que d’aller se répandre dans la presse pour exposer la position qu’on souhaite par rapport aux questions abordées. Aujourd’hui ces questions sont abordées d’une façon telle qu’elles sont sujettes à interprétation. Alors que l’Accord de Ouagadougou est très clair sur ces questions.

Quelle est la date qui vous sied par rapport aux élections générales ?

J’aimerais dire que nous les Forces Nouvelles, aimerions aller aux élections dans un délai raisonnable. Nous avons signé cet accord parce que nous estimons que dans la perspective d’une sortie heureuse de sortie de crise dans laquelle la Côte d’Ivoire se trouve, nous voulons œuvrer pour la paix, la confiance et la sérénité entre les Ivoiriens. Au départ, l’Accord avait été signé pour dix mois, aujourd’hui, nous sommes à trente six mois. Les Forces Nouvelles ne peuvent pas s’en réjouir. Tous, nous constatons les difficultés techniques qui ont fait que nous en sommes là. Nous ne voulons pas que des difficultés prennent le pas sur la volonté politique. Notre position, c’est que nous avons signé un accord, nous sommes engagés à le respecter. Nous demandons à l’autre partie aussi de respecter son engagement.

Est-ce que vous vous sentez dans le viseur du camp présidentiel ?

Est-ce que nous sommes dans le viseur du camp présidentiel ? Pour l’instant nous avons constaté des propos débordants du camp présidentiel, des propos qui ne sont pas faits pour rassurer. Nous voulons attirer l’attention de l’opinion internationale. Nous estimons que, puisque la guerre est finie, on ne doit pas nous ramener en arrière. Dans l’affaire des 429.000, on nous a indiqué que si on établissait la CEI et le Gouvernement, on irait directement à l’établissement de la liste électorale définitive, alors qu’on y aille. Nous constatons qu’il y a des propos qui sont tenus, il faut que ces propos s’arrêtent. Parce que ces propos ne sont pas faits pour amener la paix et la sérénité qui doivent habiter chacun de nous pour aller aux élections générales.

Les Com’Zones doivent-ils partir ou rester en place ?

Ouattara Seydou (Commissaire divisionnaire) : Nous sommes en harmonie avec nos frères d’armes du Sud. Nous avons fait une déclaration conjointe de fin de guerre. Aujourd’hui, nous sommes dans un accord de partenariat appelé Accord de Ouagadougou. Les questions militaires sont traitées de concert. Nous sommes d’accord sur le désarmement parce que nous avons signé le plan conjoint des opérations à Yamoussoukro, le 9 juillet 2005. C’est donc clair, les déclarations des politiques ne nous troublent pas. Nous savons quelles sont les tâches que nous avons à accomplir. Il n’ y a pas de désaccord entre les deux forces ex-belligérantes. Je ne sais pas pourquoi le thème Com’zones gêne tant. Les Com’zones sont des chefs qui dirigent les unités militaires. Aujourd’hui dans l’Accord de Ouagadougou, il est question d’aller au regroupement des ex-combattants. Pour les FN, les sites sont déterminés. Ce sont Korhogo, Man, Séguéla et Bouaké. Ce sont des chefs qui vont être redéployés. Il appartient aux chefs des Forces armées des Forces nouvelles de faire des nominations. Vous vous interrogez s’ils doivent partir. Partir où ?
Les deux forces ex-belligérantes co-existent jusqu’à la fin du processus. Les Com’zones n’iront nulle part.

Blé Goudé estime que vous êtes tout sauf l’arbitre du processus électoral.


Sekongo Félicien (Porte parole) : Nous considérons que ces personnes qui tiennent ces discours le font en fonction de leur désir et leur approche des choses qui sont d’ailleurs erronées. Il ne faut pas prêter attention à ces élucubrations. Pour nous, il s’agit d’aller aux élections dans la paix et de voir l’intérêt supérieur de la nation ivoirienne. Le secrétaire général des Forces nouvelles a toujours invité les Forces nouvelles à œuvrer dans ce sens. Ce qui importe c’est le bien-être des Ivoiriens. (…) J’inviterais Charles Blé Goudé à faire sa mue et devenir quelqu’un de responsable en qui la jeunesse pourrait se reconnaître. Il est donc bon que toutes les personnes à quelque niveau où elles se situent se départissent des positions qui sont liées à leurs désirs et à leurs desideratas.

Propos recueillis par IBK

mardi, 02 mars 2010

SERGE GRAH: LE RHDP, TOUTE HONTE BUE...

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Du remarquable blogueur, Serge Grah. Pour comprendre la vacuité d'un attelage disparate (le RHDP), qui tire la Côte d'Ivoire vers le bas!

 

 

 

 

« Les grands esprits ont toujours rencontré

une opposition farouche des esprits médiocres » (Albert Einstein)

 

C’est fini « l’affaire Mambé ». Bien terminée. Comme elle est venue. L’important pour l’heure étant de comptabiliser ses gains. En portefeuilles ministériels. En sièges à la nouvelle Commission Electorale Indépendant. Et pourtant, que n’a-t-on pas entendu lors de cette triste affaire qui a donné lieu, pendant plusieurs semaines, au déchaînement des leaders de l’opposition réunis au sein du RHDP ? Des leaders politiques qui ont recherchés désespérément à vendre au monde entier la « démission » du Président Gbagbo. Avec une agressivité sans égal et dans une prose endiablée, une logorrhée infernale, un cynisme vénéneux dont ils ont seuls le secret, ces messiers tentent de se déculpabiliser dans le répugnant scandale des 429 000 pétitionnaires. Comment ne pas donc sourire, avec un brin de pitié, lorsqu’on se rappelle les propos puérils de Djédjé Mady et de ses mandants : « Le RHDP ne reconnait plus Monsieur Gbagbo comme Chef de l’Etat… Le RHDP exige la démission de Gbagbo… Le RHDP ne participera pas au nouveau gouvernement si Mambé n’est pas rétablit dans sa fonction… » Et patati et patata ! C'est devenu un rituel… Dès que le RHDP se retrouve face à son incompétence et à sa volonté de rester scotché à son butin de guerre, son directoire se livre à cette phraséologie nauséabonde…

 

Ça peut, peut-être, marcher avec certains. Mais jamais avec Laurent Gbagbo ! Woody ne s’est donc pas laissé conter. Au final, Mambé a été bel et bien viré, au grand soulagement des Ivoiriens. Et la terre a continué de tourner sur elle-même, comme d’habitude. Mieux, Laurent Gbagbo est toujours Président de la République de Côte d’Ivoire. Et le RHDP, toute honte bue, siège dans la nouvelle CEI et négocie, à l’abri des regards de ses militants, son entrée dans le nouveau gouvernement… Le ridicule ne tue pas. Et parfois, c’est bien dommage.

 

C’est donc peu que de le dire. Le RHDP est au bout du rouleau ténébreux de ses brouillards paranoïaques. Pour toute personne bien assise sur des convictions intellectuelles et morales les plus communément admises, peu d’hommes sont aussi piteux que les leaders du RHDP. C’est vraiment triste que l’éthique politique dans notre pays prenne cette allure effrayante d’une catastrophe humanitaire. Avec eux, la misère morale ne fait plus scandale. Parce que ce n’est pas possible que la reconquête du pouvoir puisse pousser à de telles hérésies.

 

De l’affaire Mambé…

Ainsi, contrairement à ce qu’aurait pu croire l’opinion publique internationale, l’affaire Mambé n’a pas divisé les Ivoiriens. Loin s’en faut. Et ce malgré toutes ces scènes regrettables de banditisme et de vandalisme qui ont eut lieu. Il y a des Ivoiriens, la majorité, qui,  disposant de tout leur équilibre mental et de leur sens du discernement, sont consternés devant ce spectacle lamentable que leur infligent Bédié et consorts. Et puis, il y en a quelques autres. Désabusés par le renvoie de Mambé, ils en sont arrivés à se torturer et à incendier leurs propres maisons. C’est grâce à cette seconde catégorie d’Ivoiriens que Djédjé Mady peut se surprendre à crier à tue-tête à la démission de Laurent Gbagbo. C’est aussi à cause d’eux, en passant, que la démocratie en Côte d’Ivoire n’a pas encore triomphé des pourris, des fraudeurs impénitents et de tous ces jouisseurs de guerre. Car c’est bien à cause d’eux que le processus de sortie de crise traîne et prolonge les souffrances des populations, au nombre desquels on retrouve ces mêmes  Ivoiriens. Ce sont des gens qui ont tué en eux tout esprit critique et sont maintenus dans cet état par l’inconscience, l’inculture et le fanatisme. Ce qui traduit leurs comportements suicidaires de ces derniers jours. Et pourtant, c’est très facile de comprendre cette affaire Mambé… où la CEI devait être utilisée pour un compte personnel et pour les intérêts électoraux du RHDP, aveuglé par sa haine viscérale pour Gbagbo.

 

Ce qui a écœuré et choqué au plus haut point dans cette affaire pitoyable, c’est l’attitude de Mambé lui-même… Pour tester la lucidité du jugement qu’il porte sur lui-même, il suffit de chercher quelle définition ce héros ( ?) de notre histoire moderne donne à « dysfonctionnement ». Au bout du compte, on a découvert un homme lige complètement dysfonctionné, accroché à une prébende, incapable de se rendre compte de l’énormité de sa situation, dédaigneux et hautain, méprisant la vérité qui pourtant s’imposait à lui. Le reconnaître n’est pas un parjure. Mambé s’est vraiment contrefoutu des Ivoiriens. C’est ce qui explique pourquoi il se débattait, tel un diable dans un bénitier, pour continuer imperturbablement, à infliger ses manigances au peuple de Côte d’Ivoire. Au mépris des intérêts les plus essentiels, ceux de la Cote d’Ivoire qu’il prétendait servir, ce « militant » aura bien réussi à inspirer un dégout absolu et à faire le vide autour de lui. Oui, en effet, c’est bien pire que d’être humilié par soi-même.

 

Peur des élections et conspiration opportuniste à l’extrême

Les leaders du RHDP eux-mêmes, par leur soutien à Mambé, apparaissent ainsi, au grand jour, tels qu’ils l’ont toujours été : des comploteurs, intriguant à l’extrême, des manipulateurs… des couards. Des démons dont le seul projet politique est de faire tuer de pauvres Ivoiriens. Ils doivent bien se retourner dans leurs tombes, ces morts du RHDP. Comprenant, trop tard, qu’aucune sueur ne mérite d’être versée pour Bédié et consorts. A plus forte raison, une vie précieuse.

 

Et s’il demeurait encore quelques doutes dans l’esprit de certains de nos concitoyens sur le sens à donner à leur vote à la prochaine présidentielle ; et s’il est vrai aussi qu’il existait quelques minces chances que ces concitoyens envisageaient d'évaluer lors de l’élection présidentielle à l’endroit de Bédié et consorts, l’affaire Mambé, leur aura permis de faire une saine évaluation. Aujourd'hui, le RHDP vient de perdre le peu de crédit que ces Ivoiriens auraient pu lui accorder. Ses leaders vivent ainsi leurs derniers moments. Leur manque de lucidité les a ensevelis sous les décombres de leur sinueuse carrière politique. Ils sont morts. Spirituellement et physiquement.

 

Il suffit, pour s’en convaincre, de regarder de très près ceux qui font la une des « canards boiteux » ces derniers temps et qui dénigrent la Côte d’Ivoire et les institutions qui l’incarnent dans les couloirs boueux des médias occidentaux : Des excités, des anarchistes, des politiciens déchus. Toute chose qui laisse transparaître tout le sens qu’ils donnent à la démocratie. Parce que, pour des gens qui réclament, à cors et à cris, une élection « juste et transparente », on s’étonne de ne pas les voir militer pour que les membres de la CEI ne soient plus inféodés aux partis politiques, mais plutôt dirigée par des personnes qui bénéficient d’un minimum de présomption de neutralité et d’impartialité. Que non ! Pour le RHDP, c’est très transparent d’être arbitre et, en même temps, joueur.

 

Au demeurant, le RHDP surestime, bien à tort, son poids politique dans le pays… Ses leaders, pour ne pas avouer leur inaptitude à faire mieux que Gbagbo, préfèrent jouer le temps et les effets de manche pour donner le change, et faire porter le chapeau des blocages récurrents observés ça et là dans la conduite du processus de sortie de crise au seul Laurent Gbagbo. C’est pourquoi, derrière leur attitude irrévérencieuse, il faut voir une vérité que cache leur hétérogénéité : la peur des élections… qui mettra fin à tout leur petit boucan. Au lieu de réclamer tout et rien et n’importe quoi, pourquoi ne disent-ils pas aux Ivoiriens ce qu’ils proposent concrètement pour permettre à notre pays de sortir de la crise.

 

Mais on s’en rendra bien vite compte. Les leaders du RHDP sont pauvres. Intellectuellement. Moralement. Politiquement. Si bien qu’il est légitime de s'interroger si cette opposition peut faire autre chose que se donner au quotidien tristement en spectacle. N’est-ce pas, finalement, sa nature que de s’opposer systématiquement et de prendre les Ivoiriens en otage ? Quelle est l’utilité de Bédié et consorts dans notre jeune démocratie ?

 

De l’utilité du RHDP

Parce que c’est connu. Une opposition doit constituer un contre-pouvoir. Elle doit représenter aussi la possibilité d’une alternance politique : participer à l’existence du pluralisme politique, qui est une des bases de la démocratie. Enfin, une opposition crédible doit travailler au renouvellement du personnel politique. Comme on le voit, le rôle d’une opposition est essentiel en démocratie. Une opposition forte, imaginative, constructive est un gage de dynamisme et de développement dans un pays. Parce que faire de la politique, vouloir gouverner, ce n’est pas seulement s’admirer parler dans les médias étrangers. C’est d’abord avoir un projet de société à proposer au peuple. C’est la seule adhésion du peuple à ce projet qui conduit au pouvoir.

 

Malheureusement, pendant près de 40 ans de règne sans partage, cette classe politique rouillée, construite sur la couardise, la haine, le clientélisme et la compromission, a été  frappée par une inimagination sans pareille. Mis à part la même rancœur à l'encontre de Laurent Gbagbo et de ceux qui défendent des idées novatrices de la démocratie et du partage équitable de la prospérité nationale. Et c'est bien pour cela que le mépris des Ivoiriens à l’égard de ces individus fait place à de la pitié, car ces individus apparaissent avant tout comme pathétiques. Parce qu'ils sont emblématiques d'un travers de plus en plus répandus dans notre pays, alliant la mauvaise foi à une nostalgie béate d’un pouvoir perdu. Ce sont ces gens-là qui créent aujourd’hui une croisade insurrectionnelle anti-constitution. Des gens qui tiennent toute leur carrière politique de situations d’exception et au respect scrupuleux que les Ivoiriens vouent à leur Constitution…

 

Aujourd’hui, c'est la faute à Gbagbo, aux refondateurs. Bref, « au régime illégitime du FPI », selon la terminologie houphouétiste bon marché en Côte d’Ivoire. Comment comprendre ces bons messieurs du RHDP qui veulent brûler le pays juste pour demeurer ministre et pour contrôler la CEI et, qui, en toute irresponsabilité ne veulent point être comptables de la gestion du pouvoir d’Etat dans lequel ils ont les deux mains plongées.  Ah qu’il a raison Anaky – même s’il l’a dit sans vraiment y croire – quand il dit que : « C’est parce que l’opposition est au gouvernement que les choses n’avancent pas. C’est cette compromission qui bloque les élections et qui va encore retarder le processus électoral… Ceux qui sont au pouvoir gouvernent et ceux qui sont dans l’opposition s’opposent. » Cette incongruité que dénonce Anaky résume à elle seule, toute l’incohérence et l’inconséquence des leaders du RHDP. Qui veulent  le beurre, l’argent du beurre, mais aussi, et peut-être surtout, les fesses de la crémière. Et c’est le témoignage à la fois d'une inculture politique en vogue chez nous et d'un amalgame préoccupant.

 

Le RHDP et l’héritage d’Houphouët-Boigny

 

On remarquera que cet attelage de prétendus houphouétistes, ne savent pas grand chose du Président Houphouët-Boigny… Houphouët était avant tout un esprit pragmatique. Cohérent et honnête. Toute chose qui lui aurait permis, bien au contraire, d’apprécier sainement la réalité politique de notre pays. Si Houphouët voyait aujourd'hui la Côte d’Ivoire déchirée par les turpitudes de ses soi-disant  « héritiers », il pourrait en surprendre plus d'un en se déclarant un fervent pro-Gbagbo, c’est-à-dire, capable de se sacrifier, de s’humilier pour la Côte d’Ivoire.

 

Le mal de la Côte d’Ivoire ce n’est donc pas Gbagbo. Il est surtout une grande partie de la solution. Sans lui notre pays en pâtirait, et les difficultés quotidiennes seraient infernales. Le mal de la Côte d’Ivoire c’est bien cette nouvelle classe d’opposants. Qui au mépris des principes démocratiques ont voulu écourter le mandat du Président Gbagbo. Résultat, ils l’ont rallongé eux-mêmes de 10 ans. Non sans avoir installé le pays dans le chaos. C’est donc être amnésique, myope, sourd ou simplement d’une mauvaise foi révoltante que de dire que c’est Gbagbo qui refuse d’aller aux élections. Car il leur suffisait seulement de respecter le plus élémentaire des principes démocratiques : le choix du peuple. Combien faudra-t-il de morts dans notre pays pour que le RHDP le comprenne et cesse de « rendre ce pays ingouvernable » ?... Que Bédié et consorts prennent, enfin, conscience qu’aucun coup de force ne placera personne à la tête de la Côte d’Ivoire. A bon entendeur…

 

Serge Grah

Journaliste,

Ambassadeur Universel pour la Paix

serge_grah@yahoo.fr

 

DE THEOPHILE KOUAMOUO: L'IVOIRITE, FANTOME INSAISISSABLE

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Le chef du village Ivoire-Blog, Théophile Kouamouo, nous a posté, il y a quelques jours, ce remarquable papier. A lire, absolument, pour tous ceux à qui il reste encore un tout petit peu de souci d'objectiver sur la fameuse question (muée en chiffon rouge permanent) de l'ivoirité, en Côte d'Ivoire!

Les derniers développements de la crise ivoirienne ont remis au goût du jour un mot : ivoirité. L'ivoirité serait de retour. Les ivoiritaires voudraient purger la liste électorale de tous les ressortissants du nord, et selon Philippe Hugon, grand universitaire français (sic !), ils auraient déjà réussi leur funeste tâche.

Mais au juste, qu'est-ce que l'ivoirité, et quelles sont ses manifestations pratiques ? Je ne suis pas naïf : je sais que depuis 1999 et l'expulsion emblématique des Burkinabè de Tabou (sous Henri Konan Bédié), des tensions récurrentes opposent, surtout en zone rurale, autochtones et étrangers, voire autochtones et Ivoiriens originaires d'autres régions... et que ces tensions sont souvent exacerbées par des "cadres" du coin, liés hier au PDCI, aujourd'hui au FPI, et qui ont souvent les moyens de créer des plantations industrielles là où des "espaces" se seraient créés. Est-ce cela l'ivoirité ? Peut-être. Mais dans les pays où le taux d'immigration est plus bas, ce même type de concurrence foncière oppose des compatriotes d'ethnies différentes, voire de la même ethnie. Ce phénomène global, au-delà des passions idéologiques et des instrumentalisations auxquelles il donne droit, est au fond très contemporain. Il est lié à la raréfaction des ressources et à la compétition qui demain, nous explique-t-on, entraîneront des guerres de la terre et de l'eau. Le fait que la Côte d'Ivoire soit entourée de pays sahéliens comme le Burkina Faso et le Niger, les pays les plus pauvres d'entre les pauvres (plus pour longtemps pour le Niger), dont les taux de natalité sont les plus élevés au monde, peut expliquer un certain nombre de batailles. Poser ainsi le problème est plus objectif que diaboliser une partie des acteurs et victimiser les autres, et appelle des solutions  - qui existent, j'en suis persuadé, et relèvent de l'aménagement du territoire - au lieu d'aggraver les problèmes en prenant partie.

Juste avant Linas-Marcoussis, de nombreux éditorialistes ont affirmé que la nationalité de nombreux Ivoiriens était niée, juste parce qu'ils étaient Nordistes. Les accords qui étaient censés régler tous les problèmes n'ont pas évoqué ce déni de nationalité. Comme c'est curieux. Qu'ont-ils dit ?

"La Table Ronde estime que la loi 61-415 du 14 décembre 1961 portant code de la nationalité ivoirienne modifiée par la loi 72-852 du 21 décembre 1972, fondée sur une complémentarité entre le droit du sang et le droit du sol, et qui comporte des dispositions ouvertes en matière de naturalisation par un acte des pouvoirs publics, constitue un texte libéral et bien rédigé.

La Table Ronde considère en revanche que l’application de la loi soulève de nombreuses difficultés, soit du fait de l’ignorance des populations, soit du fait de pratiques administratives et des forces de l’ordre et de sécurité contraires au droit et au respect des personnes (...)

En conséquence, le gouvernement de réconciliation nationale :

  • A) relancera immédiatement les procédures de naturalisation existantes en recourant à une meilleure information et le cas échéant à des projets de coopération mis en oeuvre avec le soutien des partenaires de développement internationaux ;
  • B) déposera, à titre exceptionnel, dans le délai de six mois un projet de loi de naturalisation visant à régler de façon simple et accessible des situations aujourd’hui bloquées et renvoyées au droit commun (notamment cas des anciens bénéficiaires des articles 17 à 23 de la loi 61-415 abrogés par la loi 72-852, et des personnes résidant en Côte d’Ivoire avant le 7 août 1960 et n’ayant pas exercé leur droit d’option dans les délais prescrits), et à compléter le texte existant par l’intégration à l’article 12 nouveau des hommes étrangers mariés à des Ivoiriennes."

Linas-Marcoussis n'évoque pas des Ivoiriens privés indûment de leur nationalité, mais des étrangers "longue durée" qu'il serait juste - et je le pense aussi - de naturaliser. Une loi spéciale de naturalisation destinée à ces derniers, obligeant l'Etat à répondre aux demandes trois mois après, a été votée par l'Assemblée nationale. Etrangement, très peu de personnes se sont saisies de cette loi. Les adversaires proclamés de l'ivoirité, locaux ou internationaux, n'ont rien fait pour qu'elle soit appliquée. Il n'y a pas eu de campagne d'explication à ce sujet, alors que l'Union européenne a dépensé des sommes importantes pour faire connaître et appliquer le code foncier rural, aussi évoqué à Linas-Marcoussis. Les millions d'étrangers longue durée ont disparu totalement des écrans radar. Inintéressants politiquement de toute façon, puisque la loi prévoyait qu'ils ne pourraient voter que cinq ans après leur naturalisation... donc après la fameuse présidentielle qui vient.

Très rapidement, la ligue officiellement hostile à l'ivoirité a évoqué un autre thème. Il y aurait trois millions d'Ivoiriens qui seraient privés de papiers d'identité parce qu'ils n'auraient pas été déclarés lors de leurs naissances. Il fallait urgemment leur en fournir, à travers des audiences foraines. Estimant ce chiffre énorme, le camp présidentiel s'est rebiffé, accusant le parti d'Alassane Ouattara de vouloir profiter de cette opération, alors menée par des responsables issus de l'opposition, sans aucune concertation, pour inscrire des étrangers originaires de la CEDEAO sur les listes électorales. Des sanglantes batailles de rue ont eu lieu. Les acteurs se sont assis à la table de négociations, et ont accouché d'un "mode opératoire consensuel", garantissant les droits des personnes sans papiers d'identité et maintenant des procédures de vérification. Au final, cette population de sans-papiers s'est élevée à 600 000 individus environ... cinq fois moins que ce que les "alassanistes" affirmaient. Beaucoup, dans le camp présidentiel, ne peuvent s'empêcher de penser que le "mode opératoire" a empêché de nombreuses fraudes.

La crise de la "double dissolution" relève du même paradigme que celle des "audiences foraines". Un camp craint que des étrangers soient inscrits sur les listes électorales, l'autre a peur que des Ivoiriens en soient exclus. Contrairement à la première expérience, un "mode opératoire consensuel" impliquant de nombreux acteurs a été déterminé. Malheureusement, le président de la Commission électorale indépendante (CEI) a violé ce mode opératoire en procédant à des croisements (ce qui n'était pas du ressort de son institution) et en procédant à des manipulations sur des ordinateurs dans les Commissions électorales locales. On pourrait comparer cette situation à celle d'un directeur général qui viole les procédures internes de l'entreprise qui l'emploie en engageant des actions alors que seuls les membres du Conseil d'administration ont le droit de les engager. D'où le conflit entre le camp de ceux qui estiment que ces manipulations de toute façon illégales relevaient de la fraude et ceux qui n'y voient qu'une maladresse instrumentalisée par le pouvoir. Malgré tout, à cette occasion encore, on parle d'ivoirité.

L'explication "ivoiritaire" de tous ces soubresauts finit par isoler la Côte d'Ivoire de tous les pays du même type. Pourtant, la technique de fraude qui consisterait à faire voter des étrangers est régulièrement dénoncée par de nombreuses oppositions africaines, au Togo, ce qui a entraîné des violences "xénophobes", au Sénégal, et au Gabon. Aujourd'hui, du strict point de vue électoral, Gbagbo est dans l'opposition, puisque la Commission électorale est dirigée par ses adversaires. Il a les mêmes craintes que ses "collègues" opposants. On ne peut pas arriver à une paix juste sans en tenir compte.

Mon propos ici n'est pas de nier les tentations de repli sur soi qui existent en Côte d'Ivoire. Mais il serait bon qu'on OBJECTIVE les problèmes. C'est ainsi qu'on commence à les résoudre. Refuser de prendre la peine de comprendre la subtilité des affrontements et se presser de juger, d'une manière qu'on estime vertueuse, renforce le sentiment de victimisation chez les uns, et le réflexe de "tribu assiégée" chez les autres.

Chaque fois qu'un Philippe Hugon débite des contre-vérités absolues pour nourrir la thèse de l'ivoirité, facteur explicatif total de la crise ivoirienne, les tensions s'exacerbent et la paix s'éloigne. L'enfer est pavé de bonnes intentions.

jeudi, 25 février 2010

LE DRAME DE LA COMMUNICATION DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

Lu sur un nouveau blog qui a fait son apparition sur IVOIRE BLOG, ce jour même: CONSULTANT INDEPENDANT. Digne d'intérêt. Bonne lecture!

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LA CRISE IVOIRIENNE ET LE DRAME DE LA COMMUNICATION DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

Depuis de nombreuses années, la Côte d'Ivoire est en crise. Si celle-ci a débuté en 1993, avec la disparition du président Félix Houphouët-Boigny, elle a été exacerbée à partir de l’an 2000 avec l’élection du président Laurent Gbagbo à la tête de l’Etat de Côte d'Ivoire. Depuis le 19 septembre 2002, la tentative de coup d’Etat muée ensuite en rébellion armée a permis d’avoir une lecture plus nette du jeu des acteurs, mais surtout de noter le positionnement particulier des médias français et étrangers qui sont, à l’analyse, une composante essentielle de cette crise ouverte et entretenue depuis plus d’une décennie.


RFI et les médias étrangers, ferments essentiels de la crise ivoirienne

De fait, depuis le début de la crise en Côte d'Ivoire, plus que l’acuité du discours politicien haineux ou même la nocivité des rebelles en armes, c'est plutôt le lynchage médiatique permanent des médias français et la passivité légendaire des gouvernants devant cet état de fait qui est le vrai ferment de cette crise et l’élément structurant qui permet de mieux comprendre la nature ainsi que l’étendue du drame que vit le peuple de Côte d'Ivoire depuis plus d’une dizaine d’années.
Beaucoup plus « discrète » au départ, tant que le jeu politique laissait entrevoir un espoir démesuré pour leurs protégés au poste suprême, il semble que l’avènement d’un pouvoir socialiste en 2000 a radicalisé la position des médias étrangers et ceux qu’ils soutiennent. Crime de lèse-majesté, l’élection du président Laurent Gbagbo a effectivement et subitement donné le coup d’envoi d’un acharnement médiatique sans précédent contre la Côte d'Ivoire. La fin justifiant les moyens, ce combat médiatique se fait au mépris de toutes les règles déontologiques connues. N’est-ce pas RFI ou BBC qui diffusent les communiqués de marches même interdites ? N’est-ce pas ce média public français qui est censé avoir « découvert » le fameux charnier de yopougon dont certains des pauvres suppliciés entassés seraient en fait morts par noyade ? Ne donne t-elle pas la parole pour tout propos indécent envers les gouvernants sans recueillir le point de vue de la partie accusée ou attaquée? Ces médias ne servent-ils pas finalement de support de communication pour tous les groupes factieux, pourvu qu’ils soient contre le pouvoir ivoirien? De plus, ce déchainement de haine médiatique avec comme chef de file, Radio France Internationale ne s’exacerbe t-il pas, à chaque période charnière qui voit le pays sortir de la crise ? N’est-ce pas pareil chaque fois que l’évolution politique dévoile que la situation politique leur semble moins assurée pour leurs « protégés »?

Le Camp présidentiel: une passivité coupable

Mais, plus que la haine médiatique quotidienne qui ne semble pas prête de s’estomper, ce qui frappe l’observateur, c’est plutôt la passivité générale, l’absence réactivité véritable et les scrupules incompréhensibles de la part du camp présidentiel, abonné semble t-il, à ne compter que les coups. Certes, il est loisible pour certains, d’estimer que tous comptes faits, « le chien aboie toujours, mais la caravane passe quand même». N’est-ce pas une ignorance coupable d’un des codes majeurs de fonctionnement du monde moderne que d’ignorer à ce point la communication gouvernementale? A-t-on le droit de laisser détruire l’image d’un pays patiemment construit depuis des décennies ? Aujourd’hui, l’Ivoirité n’est-elle pas complaisamment attribuée à Laurent Gbagbo ? Ne parle t-on pas des FDS comme d’une armée « ethnique » bété? De Laurent Gbagbo comme Minoritaire dans le pays ? A-t-on correctement capitalisé les « nettoyages » effectués dans le secteur café-cacao, présenté comme alibi pour chasser l’opposition d’un secteur « juteux » ? Pourquoi persiste t-il encore dans les têtes à l’extérieur du pays que c’est Laurent Gbagbo qui ne veut pas aller aux élections ? A-t-on suffisamment communiqué sur l’article 48 qui a pourtant permis de débloquer bien des situations ? Etc. etc.
Et pourtant, au lancement de sa campagne, le président Laurent Gbagbo avait dit à peu près ceci: désormais, répondez à tous les menteurs ; certes, n’insultez personne, mais, ne laissez aucun répit à nos adversaires ; faites triompher la vérité, etc. A la pratique, que voyons-nous ? En lieu et place d’un rouleau compresseur, n’est-ce pas encore le calme plat ? En fait, un manque criant d’envergure s’agissant de la communication présidentielle. Mais, plus que la qualité des communicateurs ou même le contenu ou encore la pertinence des messages, c'est plutôt d’une part, la carence des supports de communication (RTI et presse écrite loyaliste) et d’autre part, la cible biaisée de nos ripostes éventuelles qui sont en jeu. Car, en fait, de quoi s’agit-il ?
Depuis que les rebelles sont revenus dans la république et qu’ils participent à la sortie de crise, pourquoi RFI, France 24, et autres s’acharnent-ils encore à répandre la haine gratuite entre Ivoiriens, sans recevoir la réponse adéquate par les canaux appropriés ? En son temps, quand ceux-ci (les français), dans leur jeu favori, s’étaient frottés à feu Robert Guéï, sous la transition militaire, ne se souvient-on pas des ripostes cinglantes du Capitaine Henri César SAMA pour le compte de l’ex-CNSP ? Car, nous le savons : ces messieurs qui ne comprennent que le langage des ordures et l’équilibre de la terreur, n’ont que faire de nos bonnes manières qui sont assimilées à de la peur ou à l’allégeance perpétuelle du Nègre… Alors pourquoi tant de réticence ou de retenue assimilable à de l’auto-flagellation devant l’inacceptable ?

Un désavantage au départ

Dans le conflit actuel, le camp présidentiel part gravement désavantagé : un pays divisé, des médias pirates au nord, une RTI seulement dans la partie Sud avec des programmes fades, sans aucune teneur ayant trait à la résistance, comme si la crise était finie, une presse écrite haineuse contre le pouvoir( 17 à 18 quotidiens dont seulement «3 en faveur du régime, des radios étrangères (RFI, BBC, Africa n°1, et même ONUCI. FM) qui privilégient essentiellement le point de vue de l’opposition. Je ne parle même pas ici des rebelles qui, sont aujourd'hui au second plan. C'est le RHDP qui tient le haut du pavé en exigeant tout ou presque, au point de faire oublier qui réellement a pris les armes…. Alors des questions se posent :
Est-on sorti de la crise ou non ; si non comment un pays encore en crise peut-il avoir des scrupules à utiliser les seuls moyens de résistance dont il dispose ?

La fébrilité des organes de régulation et d’autorégulation CNCA, CNP, OLPED

Devant le flot d’injures et d’entorses à la déontologie journalistique tous les matins, on se demande où est passée l’OLPED ? Les autres organes certes ce qu’ils peuvent, mais là aussi des questions se posent :
• Pourquoi le CNP et le CNCA dans leurs analyses ne tiennent jamais compte des médias étrangers qui violent ainsi impunément les règles élémentaires de la déontologie journalistique ? Ces médias sont-ils un Etat dans l’Etat en Côte d'Ivoire ?
• Comment peut-on exiger à un Etat en guerre (territoire divisé) de partager ses audiences radio et télé qui lui restent avec les belligérants encore en armes ?
• Pourquoi n’exige t-on pas alors cette partition équitable entre Soro et Gbagbo les deux vrais belligérants selon le discours du RHDP ?
• Pourquoi quand le camp du RHDP est en tête du temps d’antenne, il n’ya rien de grave apparemment et que c'est le contraire qui déclenche des hurlements dans toute la république, amplifiée par le CNCA ?
• Même dans l’absurde, le partage du temps d’antenne est-il concevable en dehors de la période électorale ?
• Ceux qui parlent de pré-campagne pour justifier le principe du partage du temps d’antenne peuvent-ils nous dire aujourd'hui quelle est la date des futures élections ?
Comme on le voit, on est dans une période d’abus de toutes sortes contre le régime du président Laurent Gbagbo, encouragés par une caricature du conflit, la passivité légendaire du camp présidentiel et par une mauvaise lecture des enjeux politiques actuels. Il est temps de rectifier le tir. Le plus tôt serait le mieux.

17:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : côte d'ivoire, crise ivoirienne, communication en temps de crise | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 23 février 2010

AFFAIRE BEUGRE MAMBE ET SUITE: UNE EXCELLENTE ANALYSE DE GUY LABERTIT

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Lu sur le blog de Théophile Kouamouo:

 

Alors que l’élection présidentielle était programmée pour le mois de mars 2010, la liste électorale définitive devant être publiée en janvier, la Côte d’Ivoire a connu une nouvelle et grave crise politique qu’elle est en passe de surmonter. Cette crise est née de la mise à jour de manipulations frauduleuses des listes électorales à l’initiative de Robert Mambé Beugré, président de la Commission électorale indépendante contrôlée en Côte d’Ivoire, par l’opposition, en application des accords de Marcoussis et de Pretoria. A cet égard, les fréquentes dérives des commissions électorales mettent en cause leur crédibilité dans nombre de pays du continent africain.

L’annonce, dans son adresse à la Nation du vendredi 12 février, de la dissolution du Gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) par le chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, qui s’est appuyé sur l’article 48 de la Constitution, a suscité nombre de commentaires sur les conséquences de ces mesures. Assez curieusement, la raison même de cette décision n’a pas vraiment été explicitée par la plupart des observateurs et analystes de la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire.

Alors que l’élection présidentielle était attendue pour le mois de mars 2010, le fonctionnement de la CEI était bloqué depuis le mois de janvier. Son président, Robert Mambé Beugré, membre du PDCI (opposition), avec l’accord du vice président Jean-Baptiste Gomis, membre du RDR (opposition), avait conçu avec la complicité de collaborateurs et du comité d’experts (informaticiens), un système de fraude politique avérée, éventé par un communiqué du porte-parole de la Présidence de la République en date du 9 janvier.

Rappel des faits avant l’ouverture de la période de contentieux

Au terme des opérations d’identification et d’enrôlement engagées le 15 septembre 2008 et achevées le 30 juin 2009, après croisement avec nombre de fichiers administratifs exitants, effectué avec l’accord de toutes les parties par l’opérateur extérieur SAGEM et l’Institut national de la statistique (INS), deux listes de noms accompagnés de photos, soumises à une forme de croisement populaire, ont fini d’être affichées dans tous les centres de vote du pays le 23 novembre. L’une comptait un peu plus de 5 300 000 noms figurant sur la liste électorale de 2000, ou ayant été croisés dans les fichiers retenus de façon consensuelle, l’autre recensait 1 033 000 noms de personnes qui devaient se présenter au contentieux administratif et, si nécessaire, judiciaire.

Il faut préciser que les premiers croisements en direct et par ascendance, achevés le 30 septembre 2009, avaient laissé 2 752 181 dossiers en contentieux, que deux extensions sur le croisement par ascendance, respectivement achevées le 14 octobre et le 3 novembre, avaient ramené à 1 991 230 le nombre de dossiers en contentieux. Le 1 er novembre, avait été décidées trois extensions complémentaires qui ont permis d’aboutir à ce nombre de 1 033 000 dossiers soumis à un contentieux administratif et éventuellement judiciaire. Conformément à la loi, c’est la SAGEM, en collaboration avec l ’INS, et non la CEI qui n’en avait pas le droit, qui procédaient à ces croisements

C’est sur cette base qu’a été ouverte, le 24 novembre, la période de contentieux administratif auprès des commissions électorales locales, initialement fixée à un mois, au terme de laquelle les tribunaux avaient huit jours pour statuer sur les cas non réglés au niveau de ces commissions.

L’organisation de la manipulation informatique

La période du contentieux à peine ouverte, le président de la CEI, Robert Mambé Beugré, après avoir sollicité en vain l’autorisation du Bureau de cette structure, a fait procéder par les informaticiens de la CEI à un croisement interne à la liste des 1 033 000 pétitionnaires en contentieux. Les résultats de ce croisement, auquel n’avaient pas été associés l’INS et la SAGEM, ce qui était parfaitement contraire au mode opératoire légal, ont été présentés le 14 décembre à la Commission centrale de la CEI, selon le rappel des faits du communiqué officiel de la CEI du 20 janvier dernier. Le chef de l’Etat, à qui s’était adressé, le 25 décembre, le président de la CEI, lui a signifié qu’un tel croisement ne ressortait pas du mode opératoire consensuel défini par l’ensemble des parties ivoiriennes.

Pourtant, le 28 décembre, le directeur de cabinet de Robert Mambé Beugré, Antoine Adou, a réuni le comité des experts de la CEI, à savoir les 70 informaticiens, et leur a fait part de la volonté du président de la CEI de mettre à la disposition des commissions électorales locales, également contrôlées par l’opposition, la liste des 429 030 pétitionnaires issus du croisement interne effectué sur la liste des 1 033 000 qui devaient se présenter au contentieux. Cette transmission a été faite par les informaticiens qui ont traité avec les seuls présidents des commissions électorales indépendantes départementales.

Cette liste était intitulée « liste des pétitionnaires retrouvés par la CEI sur le résiduel de la SAGEM ». La manœuvre devait permettre de reverser les 429 030 pétitionnaires recensés dans la liste définitive par simple manipulation informatique sans que les pétitionnaires aient à se présenter devant les commissions locales départementales pour régler le contentieux administratif.

C’est au cours de la réunion du 7 janvier, à la Primature, en présence des représentants du secrétaire général des Nations Unies, Young Jin Choi, et du facilitateur, Boureima Badini, que le Premier ministre Guillaume Soro a fait état des faits relatifs à ce croisement interne dont les résultats ont été transmis aux commissions électorales locales. Ces faits ont alors été reconnus par le président de la CEI, ce qui explique la publication, le 9 janvier, du communiqué du porte-parole de la Présidence de la République à propos des manipulations frauduleuses des listes électorales par la CEI. Le représentant des Nations Unies, Young Jin Choi, qui doit certifier la liste électorale définitive, a implicitement reconnu que ces faits étaient établis et ne pouvaient ressortir d’une commission internationale d’enquête.

Du 5 au 14 janvier, les 70 informaticiens, munis des 70 CD, ont eu pour mission, dont les ordres étaient signés par le secrétaire général de la CEI, Monsieur Yapi Jacques, de transmettre aux commissions électorales locales les fichiers comportant les 429 030 pétitionnaires, en marge de leur mission officielle de formation des commissaires départementaux. La commission centrale de la CEI avait autorisé ces missions lors de sa réunion du 31décembre.

Alors que la période de contentieux administratif initiée le 24 novembre pour un mois avait été prolongée jusqu’au 9 janvier, malgré les fortes réticences du président de la CEI, le Premier ministre Guillaume Soro a présidé, le 12 janvier, une réunion demandant le retrait du fichier des 429 030 pétitionnaires établi par la CEI. Il a fixé, en accord avec l’ensemble des partenaires et des structures techniques, un nouveau mode opératoire avec l’installation de 70 comités de suivi dans les centres de coordination. Ces comités de suivi devaient être les seuls habilités à transmettre à la SAGEM et à l’INS la liste des pétitionnaires devant être intégrés à la liste définitive.

La mise à jour de ce fichier irrecevable pour établir la liste définitive a précipité des commentaires particulièrement éloquents de la part des dirigeants de l’opposition : « le RHDP félicite le président Robert Mambé Beugré, président de la CEI, pour l’excellent travail abattu et apporte son soutien total à l’ensemble de l’institution qu’il dirige » (11 janvier) ; « une accusation sans preuve » selon Alassane Dramane Ouattara (11 janvier).

Face à la presse, le 15 janvier, le président de la CEI a fourni des explications confuses reconnaissant toutefois que « par inadvertance » une partie des données avait été transmise aux commissions électorales locales.

Pourtant la Commission centrale de la CEI a ainsi conclu son communiqué officiel du 20 janvier : « Tirant les conséquences de ce dysfonctionnement, la Commission centrale de la CEI présente tous ses regrets pour les désagréments causés à la Nation ; s’engage à prendre, dans les meilleurs délais, toutes les mesures correctives conséquentes ; appelle la population au calme et à la sérénité ».

Dans le cadre de l’enquête diligentée par le Parquet d’Abidjan à la demande, le 15 janvier, du ministre de l’Intérieur, il a été avéré que les fichiers intitulés « liste des pétitionnaires retrouvés par la CEI sur le résiduel de la SAGEM » avaient été installés dans les ordinateurs des commissions départementales. Lors de la réunion du 12 janvier présidée par Guillaume Soro, onze superviseurs de commissions départementales avaient reconnu ces faits. Ils ont effectivement été constatés par les deux équipes d’enquêteurs envoyées, du 30 janvier au 2 février, à Abengourou, Dimbokro, Duékoué et Toulepleu,.

Les résultats de cette enquête judiciaire ont été rendus publics le vendredi 5 février par le porte-parole du Procureur de la République Mamadou Diakité. Ils confirment la volonté de procéder à des manipulations frauduleuses sur la liste électorale et mettent directement en cause le président de la CEI, Robert Mambé Beugré, et un de ses vice-présidents, Jean-Baptiste Gomis.

Une manipulation de nature politique.

La volonté d’intégrer 429 030 pétitionnaires dans la liste électorale définitive sans qu’ils passent par le contentieux administratif est une manipulation d’ampleur puisque ce fichier représente environ 8 % de l’électorat total.

Dans la composition de ce fichier, on peut relever que dans les régio,ns plutôt favorables à la majorité présidentielle, plus de 250 000 devaient être automatiquement intégrés, soit un pourcentage de 43 % des pétitionnaires en contentieux. Dans les régions difficiles pour la majorité présidentielle, les pétitionnaires concernés sont environ 175 000 (régions moins peuplées du pays),.le pourcentage moyen de réintégrés atteignant 54 %, avec 51 % à Bouaké (capitale de la rébellion), 57 % à Korogho, 60 % à Daoukro (fief de Henri Konan Bédié). 68 % à Dimbokro, 73 % à Didiévi. Les plus forts pourcentages (plus de 60 %) se retrouvent dans les régions du Nord-Est (le Bafing avec Touba, le Worodougou avec Séguéla, le Denguélé avec Odienné) et du Centre (région des Lacs avec Yamoussoukro).

Il est troublant de constater que 90 % des patronymes de pétitionnaires à réintégrer à Soubré, par exemple, ne sont pas bétés alors que l’on se trouve au cœur du pays bété. Par contre, dans les régions du Nord et du Centre du pays, les patronymes des pétitionnaires sélectionnés par le croisement interne reflètent les régions d’origine.

Au vue de ces données, la nature politique de la manipulation apparaît clairement. Les deux responsables de la CEI mis en cause, le président Mambé Beugré et le vice-président Jean-Baptiste Gomis, ont eu le souci de recenser pour les repêcher automatiquement, sans passer par le contentieux, l’électorat de leur parti respectif, le PDCI et le RDR, La manipulation portant sur 8 % de l’électorat total aurait mis en difficulté le candidat Laurent Gbagbo, Président sortant, qu’une vague de sondages (de mai à octobre 2009) de l’institut TNS Sofres plaçait largement en tête.

Malgré l’évidence des faits, le président Mambé Beugré, invité à démissionner, s’est accroché à son poste, soutenu par une opposition majoritaire au sein de la CEI. Comme il avait été élu président par ses pairs de la Commission et que sa crédibilité était, pour le moins, mise en cause, la seule façon de l’écarter était de dissoudre la CEI.

C’est ce que le chef de l’Etat a décidé de faire, le 12 février, après que le facilitateur, le président burkinabé Blaise Compaoré, a reçu les parties ivoiriennes, RHDP et majorité présidentielle, à Ouagadougou, le 11 février, sans parvenir à faire bouger les lignes.

La stratégie de la tension de l’opposition

Le croisement populaire, engagé après la publication des deux listes à la fin du mois de novembre, concernait tant la liste des 1 033 000 pétitionnaires, objet des manipulations informatiques décrites, que la liste des 5 300 000 dont certains éléments pouvaient être radiés si des fraudes à l’état-civil étaient avérées. Les tribunaux devaient se prononcer sur la base de réclamations dûment enregistrées par les commissions électorales locales.

C’est dans le cadre de cette dernière opération que des controverses se sont multipliées sur le terrain et ont abouti à des affrontements politiques parfois violents. D’une part, les commissions électorales locales, contrôlées par l’opposition, ont souvent refusé d’enregistrer les réclamations ; d’autre part, certains magistrats ont déclaré recevables des demandes de radiation qui n’avaient pas été enregistrées par les commissions électorales.

C’est ainsi que des Palais de justice où des magistrats devaient statuer sur quelques centaines de cas de radiation ont été attaqués et partiellement détruits par des militants d’opposition, notamment à Divo dans le Sud-Ouest, le 3 février, à Man dans l’Ouest, le 5 février, ou à Katiola au Nord La sous-préfecture de Vavoua a été incendiée. le 9 février.

Après la décision du Président de dissoudre la CEI et de demander au Premier ministre Guillaume Soro, signataire de l’Accord de Ouagadougou, de former un nouveau gouvernement, l’opposition, regroupée au sein du RHDP, par la voix du président de son directoire Alphonse Djédjé Mady, a déclaré ne plus reconnaître le chef de l’Etat, la nouvelle CEI, ni le nouveau gouvernement en formation. Dans sa déclaration officielle du 13 février, le RHDP demandait à ses militants et à ses sympathisants de se conformer à ces décisions.

Suite à cette déclaration, les manifestations non encadrés, suscitées par le RHDP, se sont multipliées à l’intérieur du pays, visant les biens publics, les symboles de l’Etat, commissariats, sous-préfectures et préfectures, les sièges locaux du Front populaire ivoirien (FPI), les domiciles respectifs de Issa Malick Coulibaly, du directeur de campagne de Laurent Gbagbo, et de Gervais Coulibaly, porte-parole du chef de l’Etat, étant incendiés à Korogho et Katiola dans le Nord du pays. Ces manifestations, bien contenues à Abidjan, ont connu des fins tragiques à Gagnoa (5 morts, le 19 février) et Daloa (2 morts, le 22 février).

C’est dans ce contexte de forte tension que le facilitateur, Blaise Compaoré, s’est rendu à Abidjan, le 22 février, après avoir reçu, la veille, à Ouagadougou, les deux principaux dirigeants de l’opposition, Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara. Une journée d’audiences, avec les principaux acteurs de la scène politique ivoirienne, a permis de dégager un premier consensus sur la recomposition de la CEI dont le Président Mambé Beugré et les quatre vice-présidents ont été écartés, la formation d’un nouveau gouvernement étant annoncée pour le 23 février.

Paris, 23 février 2010

Guy LABERTIT

Conseiller Afrique du Président de la Fondation Jean-Jaurès

 

Source: Le Blog de Théophile Kouamouo

lundi, 22 février 2010

COTE D'IVOIRE: LA DIFFUSION DE FRANCE 24 SUSPENDUE

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AFP-Lundi 22 février 2010

ABIDJAN - La diffusion de la chaîne de télévision France 24 a été "suspendue" lundi, en Côte d'Ivoire, pour "traitement non professionnel de l'information" concernant "l'actualité politique" récente dans le pays, a annoncé l'organe ivoirien de régulation des médias.

Le Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA) a pris "une mesure conservatoire" visant la diffusion de la chaîne, "en attendant la délibération du Conseil", a déclaré à l'AFP son président Franck Anderson Kouassi.

"La décision prise vendredi est entrée en vigueur ce lundi", a-t-il ajouté, expliquant cette mesure par le traitement par France 24 de "l'actualité politique" récente, sans plus de précision.

A Paris, la direction de France 24 a dit regretter "la décision des autorités ivoiriennes" et "espère que le CNCA qui se réunit mercredi reviendra sur cette décision qui lui paraît injustifiée".

La situation politique ivoirienne connaît un fort regain de tension depuis la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) par le président Laurent Gbagbo le 12 février, après plus d`un mois de crise à la CEI, accusée de "fraude" sur la liste des votants.

Répondant à l'appel de leurs leaders à contrer "par tout moyen" le pouvoir en place, des opposants ont organisé à travers le pays des manifestations, parfois émaillées de violences.

Cinq personnes sont mortes vendredi, à Gagnoa (centre-ouest), dans le fief de M. Gbagbo, à la suite de la répression d'une manifestation par les forces de l'ordre.

Source: ABIDJAN.NET

samedi, 20 février 2010

DERNIERS DEVELOPPEMENTS POLITIQUES EN CI: L'APPEL DU MLAN

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Le président ivoirien Laurent Gbagbo a annoncé vendredi 12 Février, au soir, à la télévision nationale, la dissolution du gouvernement et de la commission électorale chargée d'organiser le scrutin présidentiel à la suite d'un différend sur l'enregistrement des électeurs. Il a également annoncé la reconduction du chef de l'ex-rébellion Guillaume Soro au poste de Premier ministre, et l'a chargé de lui proposer un nouveau gouvernement.  

Dans son discours, le président a invoqué l`article 48 de la constitution, pour prendre une telle décision. L`opposition a condamné cette décision et menacé de se retirer du prochain gouvernement. En effet, le RHDP, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, qui regroupe les quatre principaux partis d’opposition a déclaré ne plus reconnaitre  M. Laurent Gbagbo comme chef d'Etat de la Côte d'Ivoire.

Voici en quelques mots, la situation que connait notre pays, la Côte d’Ivoire alors que le monde entier espérait voir les ivoiriens libre des démons de la guerre.

Rappelons que la présidentielle, maintes fois reportées depuis 2005, devait avoir lieu à la fin du mois ou début mars 2010. Un  scrutin est nécessaire pour mettre fin à plusieurs années d`instabilité et à l`impasse politique qui prévaut depuis la guerre de 2002-2003 qui a coupé en deux le pays,  laissant le Nord aux mains des rebelles.

Face à cette situation délicate et sensible que traverse la Côte d’Ivoire, le MLAN, le Mouvement de Libération de l’Afrique Noire, que j’ai l’insigne honneur de diriger, ne peut rester indifférent à la souffrance des ivoiriens.

La Côte d’Ivoire est un pays de paix, elle était même sous Houphouët Boigny, exportatrice de cette denrée rare qu’est la paix.

D’ailleurs, Je ne doute pas de la joie que vous ressentez aujourd'hui en lisant cette déclaration, de savoir que le serment  prêté  ne doit jamais être trahi par son peuple.

Bien-aimés frères et sœurs de la Côte d’Ivoire, nous avons fait un choix, celui de servir notre patrie avec dévouement et loyauté. Nous ne devons jamais nous détourner de cette noble voie. La liberté est l'idéal pour lequel, de tous temps et à travers les siècles, les hommes ont su lutter et mourir. N’oublions pas notre histoire glorieuse et historique. Souvenons-nous qu’en 1949, pour libérer les combattants de la lutte anticoloniale, militants du Rassemblement Démocratique Africain (RDA) après avoir été jugés et condamnés, des femmes ont marché sur Grand-Bassam. Elles furent accueillies par les canons à eau de l’administration coloniale sur le pont situé sur la lagune Ouladine reliant le quartier France à la zone continentale. La libération des  militants emprisonnés le 1er janvier 1950, à l’issue de cette manifestation, reste un signal fort de notre peuple face à l’adversité.

C’est grâce à notre volonté d’être libre et unie que nos devanciers ont mené la lutte héroïque et sublime qui nous conduit vers  notre indépendance véritable.

 

Nous sommes nés pour vivre libres et non pour vivre de la servitude comme nous l'avons été lorsque le maître nous dictait le nombre de fouets souhaitables et la vie qui nous convenait.

 

Oh, peuple de Côte d’Ivoire, notre  volonté, celle de tous les hommes et de toutes les femmes de ce pays est de faire régner l'ordre et la paix dont chacun de nous a besoin pour vivre heureux et profiter réellement du fruit de l'indépendance.

C'est pourquoi, je vous adresse, chers compatriotes, un appel fraternel pour que cessent les querelles inutiles, sauvages, les rivalités entre frères, qui retardent le développement de notre pays.

 

Tel est le message d'un homme qui souffre de voir son peuple déchiré, et qui souhaite que son pays aille   toujours de l'avant et qu'il joue effectivement son rôle de locomotive dans la sous région ouest-africaine. 

Que chaque leader politique puise en lui les dernières ressources pour considérer que l’intérêt général, celui de notre pays, et non les calculs politiciens.

Nous appelons toutes les forces vives à travailler ensemble car rien ne peut être fait dans la solitude. Notre digne frère Mandela nous répète qu’ « aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès ».

La Côte d’Ivoire d’en bas, c’est-à-dire, des pauvres, par ma voix vous demande de considérer la pauvreté dans laquelle elle vit. Face à la souffrance de son peuple, aucun sacrifice n’est de trop, c’est pourquoi, nous appelons avec empressement, le président Gbagbo, son premier ministre et les partis d’opposition à mettre en place sans délai la nouvelle commission électorale indépendante qui, en se basant sur les acquis, fixera la date du premier tour des élections présidentielles. Il est techniquement possible que cette date soit fixée fin Avril-début Mai 2010.

 

En avant, citoyens et citoyennes, pour la construction d'une Côte d’Ivoire réconciliée avec elle-même, unie, prospère et débarrassée de ses démons.

 

Dieu nous donne sa sagesse.

 

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Fait à Paris, le 16 Février 2010

Dr Séraphin PRAO

Président du MLAN

www.mlan.fr

DES MORTS A GAGNOA: QUEL GACHIS!

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C'est avec une grande consternation que j'ai appris, dans la soirée d'hier, l'issue tragique des manifestations de Gagnoa, suscitées par le RHDP, qui met une fois de plus de l'eau au moulin de ceux qui reprochent à ses dirigeants de se repaîtrent du sang des ivoiriens. Etaient-ils nécessaires d'envoyer des jeunes gens se faire ainsi inutilement abattre, en affrontant les forces de l'ordre et en les attaquant ouvertement?

C'est dommage qu'on en soit encore arrivé, dans ce pays, à faire couler le sang des innocents tandis que les coupables se la coulent douce dans des salons feutrés, envoyant les "enfants des autres" se faire tuer. Et comme toujours, le drame arrive à propos pour leur servir de fonds de commerce: Pas plus tard que ce matin, Alassane Ouattara demandait, sur RFI, que le Conseil de Sécurité de l'ONU accepte de ne plus reconnaître Laurent Gbagbo comme le Président de la République de Côte d'Ivoire. Et nous y voilà! C'est trop facile! Même si je n'ai pas trouvé opportune la dissolution de la CEI.

C'est plutôt lui-même, ADO, qu'on ne devrait plus reconnaître comme citoyen de ce pays pour y avoir envoyé la guerre, financé la rébellion et causé la mort de milliers d'innocents, plongeant le pays, depuis 8 ans, dans un véritable coma social et politique. Le RHDP assume l'entière responsabilité de ce qui est arrivé à Gagnoa et doit en tirer les conséquences, à moins d'avoir des orgasmes en voyant couler le sang des Ivoiriens.

Que DIEU garde la Côte d'Ivoire!

DINDE Fernand AGBO

 

Article lu sur le site LE BIEN PUBLIC:

Au moins trois personnes sont mortes, hier, à Gagnoa, dans le centre-ouest de la Côte d'Ivoire, au cours d'affrontements entre forces de l'ordre et manifestants opposés au président Laurent Gbagbo. Selon des sources hospitalières, des manifestants ont déposé dans la matinée trois corps au centre hospitalier de la ville. Une source hospitalière a fait état plus tard de « six morts » et de plusieurs blessés. Les victimes ont succombé à des blessures par balles, a affirmé l'une de ces sources.

Selon le bilan des autorités préfectorales, il y a eu « entre trois et cinq morts », a déclaré Gervais Coulibaly, porte-parole du chef de l'Etat, affirmant ne pas pouvoir dire à quel camp appartenaient les victimes. Il a dénoncé « une manifestation sauvage ».

« La police et la gendarmerie ont chargé les manifestants en tirant à balles réelles », a déclaré Gildas Konan, coordinateur local du mouvement de jeunesse du Parti démocratique de Côte d'Ivoire, l'un des principaux partis d'opposition.

La marche avait démarré tôt hier matin pour réclamer le « rétablissement » de la Commission électorale indépendante dissoute le 12 février en même temps que le gouvernement par le chef de l'Etat, a indiqué le responsable PDCI.

Depuis le début de la semaine, des manifestations d'opposition, parfois émaillées de violences mais jusque-là sans mort, se sont tenues à travers le pays contre la double dissolution. Le Premier ministre reconduit, le chef des FN Guillaume Soro, a jusqu'à aujourd'hui pour former un nouveau gouvernement. Hier soir, l'opposition ivoirienne a demandé la démission du président Gbagbo.

Publié le 20 février 2010 sur BIENPUBLIC.COM

samedi, 13 février 2010

DISSOLUTION DU GOUVERNEMENT ET DE LA CEI: LA COTE D'IVOIRE SUR UNE PENTE RAIDE

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Le Président Laurent Gbagbo vient de dissoudre la Commission Electorale Indépendante (CEI) et le gouvernement (hier, vendredi 12 février 2010, à 20h; il était temps, en ce qui concerne le gouvernement!). A la surprise générale. Il faut l'avouer, il a pris tout le monde, ou presque, à contre-pied. La décision est justifiée mais est-elle opportune? Nul ne saura le dire avant d'avoir vu ses effets induits dans les jours et mois à venir.

Sans d'emblée en juger, je crois avec force que tandis que nous y sommes (cas de force majeure), il faut faire un grand nettoyage dans le cercle gouvernemental. Je précise ma pensée. A vouloir un gouvernement de sortie de crise, autant y aller de la façon la plus radicale qui soit: Le Premier Ministre Soro Guillaume et le Président Gbagbo doivent nous "pondre" une équipe de personnalités neutres et de technocrates. Il doivent, eux-mêmes, se dessaisir de tous leurs proches, trop marqués politiquement, en renouvelant cette incroyable équipe de crabes, de crapauds et de scorpions faite de DNC, de DDC, de militants outrancièrement engagés, de responsables politiques de premier plan et autres, qui tirent la Côte d'Ivoire vers le bas. Ce côté peut être positif pour notre pays. Parce que nous sommes fatigués de voir ces hommes et ces femmes, marqués politiquement, être payés à ne rien faire... Du moins, payés à piller les caisses de leurs ministères pour le compte de leurs partis politiques.

Mais comment les hommes politiques ivoiriens et surtout les "opposants" du Président Gbagbo et leurs relais élyséens vont-ils gérer cette situation nouvelle, cette nouvelle donne, et que va t-il en advenir à la Côte d'Ivoire? J'en donne ma langue au chat et je m'en remets à DIEU! L'avenir n'a jamais été plus incertain. Ivoiriens, il va nous en falloir des tripes!

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!

DINDE Fernand AGBO

 

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Dissolution de la CEI et du gouvernement:

L'intégralité du discours du Président Laurent Gbagbo

"Depuis près de deux mois, une grave crise secoue la Commission électorale indépendante (CEI). Comme nous le savons, en particulier à l’issue de l’enquête diligentée par le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan Plateau, le Président de cette institution, Monsieur Robert Beugré Mambé a mené une opération illégale, visant à obtenir l’inscription frauduleuse de 429 030 personnes sur la liste électorale.

Cette affaire intervient alors que nous sommes dans la dernière phase de l’établissement de la liste électorale, dernière étape vers l’organisation du scrutin présidentiel.

Ainsi, au moment où nous pensions être au bout de nos efforts pour avoir des élections propres, nous constatons qu’en réalité le processus de paix que nous avons patiemment élaboré est pris en otage par des partis politiques à travers leurs représentants au sein des institutions chargées de le mettre en œuvre. Le président de la Commission Electorale Indépendante n’a pas agi conformément à ce que la nation était en droit d’attendre de lui à savoir, demeurer rigoureux, neutre et impartial.

C’est dans ce contexte que l’on voit se multiplier des attaques contre les symboles de l’Etat : Des tribunaux saccagés à Divo, Man, et Katiola. Des sous-préfectures incendiées, notamment dans le département de Vavoua.

Ces faits montrent que nous ne sommes pas face à une simple crise dans la crise. Au-delà du processus électoral, c’est l’Accord Politique de Ouagadougou dans son ensemble que l’on veut saboter. Je rappelle que cet accord, signé entre les Forces Nouvelles et le président de la République, vient de notre volonté de donner un instrument à la Côte d’Ivoire pour aller à la paix. Il nous a permis de faire des progrès qu’aucun autre instrument ne nous avait donné l’occasion de réaliser. Nous n’avons aucune raison de l’abandonner. Au contraire, nous devons lever tous les obstacles à sa mise en œuvre.

Aujourd’hui, malgré tous les acquis, le processus de paix est à nouveau en panne. Nous sommes toujours face aux mêmes circonstances qui nous ont amenés hier, à prendre des mesures exceptionnelles pour ouvrir une perspective de paix à notre pays.

C’est pourquoi, afin de lever toute hypothèque sur le processus de paix et permettre à la Côte d’Ivoire d’aller, en toute confiance, à des élections propres, je prends, en vertu de l’article 48 de notre Constitution, les mesures suivantes :

Premièrement, la Commission électorale indépendante (CEI) est dissoute. Je demande au Premier ministre de me proposer dans un délai de sept jours, à compter d’aujourd’hui, le format d’une nouvelle Commission électorale crédible, qui pourra organiser des élections justes et transparentes.

Deuxièmement, le gouvernement est dissout. Je reconduis le Premier ministre Soro Guillaume, dans ses fonctions. Il est chargé de me proposer dès le lundi 15 février 2010 un nouveau gouvernement.

Je veux, pour la Côte d’Ivoire, un gouvernement de sortie de crise. Un gouvernement au service des Ivoiriens et non aux ordres des partis politiques. La mission de ce gouvernement sera de conduire, sous l’autorité du président de la République et du Premier ministre, les dernières actions nécessaires pour sortir la Côte d’Ivoire définitivement de la crise.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

Je vous remercie."

Source du texte: Le Blog de Théophile Kouamouo

mercredi, 10 février 2010

BOB TRAORE: COTE D'IVOIRE... J'AI PEUR!

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Un post de l'ami Bob Traoré de Djess qui traduit toutes les craintes actuelles du peuple ivoirien. Nos hommes politiques mesurent-ils à sa juste valeur l'immensité du péril qu'ils font peser sur notre pays, en ce moment? Que DIEU garde la Côte d'Ivoire!

Ils voient rien, ces ivoiriens ! Et pourtant, l'horizon est sombre. Très sombre. En tout cas, les signes du temps ne m'annoncent pas une simple pluie. Mais plutôt une tornade. Mon pays, une fois de plus, m'inquiète. Ne voit-on pas ce qui ce passe ? Ce qui se profile ? Ce qui risque d'arriver ? Ce qui arrivera, certainement ? Moi je vois et je ne puis me taire face à un tel danger aussi visible que la statue de la liberté, mais que tout le mon feint de ne pas voir. Je ne veux alarmer personne, car vos larmes, ce n'est pas ce qui m'intéresse. Encore moins créer une polémique inutile. Tout le monde sait, tout le monde se tait. Mais moi je le dis, ce qui se passe au pays est grave. Nous allons encore, inexorablement vers un autre cycle de violences, où, malheureusement, les pauvres vont encore compter leurs morts, tandis que les vrais commanditaires, éternels privilégiés devant l'histoire, se mettront à l'abri, pour mieux profiter des retombées de notre sang versé.

Le sentiment qui jalonne mon cœur est n'est que crainte de demain. A Divo, Katiola, Man, des troubles ont déjà été signalés la semaine dernière. Cette semaine encore, ont va vers d'autres affrontements avec la bénédiction des bien aimés commanditaires. Le doute continu de planer sur nos têtes et le danger est imminent. On joue avec le feu en Côte d'Ivoire.

D'un coté on dit : "Personne n'acceptera d'aller aux urnes avec des étrangers à ses cotés". En face, on rétorque :"Personne n'acceptera d'être exclu, spolié de sa nationalité"... Les positions sont tranchées, radicalement opposées, et ça a déjà commencé. Nous sommes au bord de l'affrontement en Côte d'Ivoire. L'accord politique de Ouagadougou est mort ! Il reste à l'enterrer, sur l'autel, bien entendu, du sacrifice humain.

Mon but n'est pas d'accuser des politiques, mais d'attirer l'attention de tous sur la situation qui prévaut actuellement en Côte d'Ivoire. Par amour pour ma patrie, j'appelle le monde au secours de mon pays. Tout le monde sait que les jours à venir seront meurtriers si rien n'est fait, mais tout le monde se tait comme un cimetière. Moi je refuse de me taire. Pour ne pas qu'on m'accuse de m'être tu quand il aurait fallu parler. Puisque je sais qu'on dira encore que j'ai parlé mais sans insister, alors, j'insiste. Ils diront, malgré tout, j'en suis sûr, que j'ai insisté sans persister, alors je persiste. Quoi ? J'ai persisté sans réitérer mes craintes ? Bon, je réitère mes craintes d'un demain orageux pour la Côte d'Ivoire. Tout est fait pour nous préparer à ça. Tout peut conduire à la catastrophe : Des radiations abusives (peut-être de bonne foi) d'ivoiriens de la liste électorale pour en faire des apatrides, le non respect du calendrier électoral fixant la tenue du premier tour de l'élection présidentielle à fin février-début mars, la mauvaise gestion de l'affaire Beugré Mambé par tous les camps en présence, bref, la moindre étincelle suffit, aujourd'hui, pour mettre le pays à feu et à sang.

Autant que tous, j'aime ma patrie. Mais dois-je pour autant rester muet quand notre métropole, devenue nécropole depuis cette dernière décennie, doit encore prêter son dos comme champs de bataille fratricide ? Ils voient rien ces ivoiriens...et j'ai peur !

"Il y a un mystère naturel qui souffle dans l'air

Si tu écoutes prudemment tu entends l'alerte

C'est le premier avertissement                                              

Mais sûrement le dernier

Beaucoup d'hommes vont souffrir

Beaucoup d'autres vont mourir

Ne me demande pas pourquoi... (1)

A la prochaine !

Bob Traoré De Djess

1) Paroles extraites du titre "Mystère Naturel" de l'album Grand Bassam Zion Rock d'Alpha Blondy, une interprétation de "Natural mystic" de Bob Marley.

mardi, 02 février 2010

CRISE IVOIRIENNE: PLUS LOIN DANS LA REVELATION DIVINE (2)

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Un homme - le seul à avoir proclamé que l'élection présidentielle ivoirienne se tiendrait en 2010 et pas avant, malgré toutes les déclarations officielles de sortie de crise - chrétien évangélique (comme nous), magistrat ayant occupé de hautes fonctions en Côte d'Ivoire, nous a étonné par la précision et la justesse des révélations qu'il a faites sur la crise ivoirienne et surtout, la sortie de crise ivoirienne. Cet homme, Zahiri Ziki Sébastien, il faut l'écouter ou le lire. Absolument! Je vous en donne, aujourd'hui, l'occasion après avoir maintes fois insisté auprès de lui pour publier ces révélations reçues, selon ses dires, de DIEU, pour la Côte d'Ivoire! A découvrir à travers ces 4 articles (documents) publiés, en 2 posts, sur REGARDS CROISES, dont voici le deuxième et dernier. A chacun de s'en faire un avis. Bonne lecture!

  

 

 

DOCUMENT N° 2

 

 

LUMIERE SUR L’AN 2010,

TOP DEPART DES ELECTIONS POST CRISE EN COTE D’IVOIRE

(Conférence publique prononcée le 09 décembre 2009 à l’Hôtel du District d’Abidjan)

  

 

 

INTRODUCTION

 

 

Ça y est ! Avant l’an 2010, nous n’irons pas aux urnes pour le début des élections générales en Côte d’Ivoire. Alors que ces élections dont la présidentielle en particulier, sont présentées comme devant nous conduire définitivement à la fin de la crise armée, nous devons encore attendre l’an 2010, pour y aller. En sera-t-il de la fin de la crise armée, laquelle est synonyme de fin de la souffrance des populations, victimes de cette crise sans précédent dans notre pays ? Attendra-t-on 2010, pour savourer les délices de la paix définitive ?

La crise armée en Côte d’Ivoire ayant été justifiée, entre autres raisons,  par « un problème d’élection »*, la logique voudrait qu’elle prenne définitivement fin par les élections. C’est pourquoi tout ce qui a été fait, décidé et convenu dans le cadre du processus de sortie de crise, ne visait qu’un seul objectif : l’organisation, le plus tôt possible, « d’élections libres, ouvertes, transparentes et démocratiques. » On devrait donc attendre 2010, avant d’en finir définitivement avec la crise armée.

Toutefois, s’il en est ainsi de la vision des hommes, celle de Dieu, maître des temps et des circonstances, est toute autre. Selon Dieu, en effet, il a permis cette crise, d’abord pour éprouver les Ivoiriens qui, à juste titre, proclament sans cesse que la Côte d’Ivoire est un pays béni de Dieu. Dieu voulait ensuite réaliser l’aspiration légitime du Peuple ivoirien d’en finir définitivement avec le joug monopolisant de l’ex-puissance coloniale, à travers la refondation de la Côte d’Ivoire. C’est la libération ou l’indépendance économique qu’a annoncée, comme par prophétie, le premier Président ivoirien, F. HOUPHOUËT-BOIGNY.

Cette vision divine que j’ai reçue par révélation, dès le déclenchement de la crise armée, situe les élections après la cessation définitive de cette crise, par la capitulation forcée ou volontaire de ceux qui ont porté le glaive à la mère patrie et de leurs commanditaires ou alliés. Elle explique les différentes vicissitudes qui ont émaillé le processus de sortie de crise, lesquelles nous ont conduits de blocage en blocage, avant de nous projeter ou propulser en 2010. Selon le Seigneur, cette date marquera le point de départ des élections générales en Côte d’Ivoire, en commençant par la présidentielle.

J’en parle abondamment dans mes conférences publiques et mes publications médiatiques et livresques, notamment l’ouvrage de deux tomes intitulé « Regards sur la crise ivoirienne à la lumière de la Parole de Dieu »**. La répétition étant pédagogique, je voudrais revenir sur la révélation divine, avec un éclairage particulier sur l’an 2010. Il s’agira de relever que si cette date était inattendue par les acteurs humains du processus de sortie de crise(1), elle n’avait pas été  moins annoncée d’avance, par mes soins, de la part de l’acteur divin de ce processus(2). Je m’interrogerai en outre sur les voies pour arriver effectivement à cette date (3), avant d’indiquer les moyens pour y aller dans la joie (4).

 

 

1.    2010, UNE DATE INATTENDUE

 

Que l’an 2010 soit l’année devant marquer le début des élections post-crise en Côte d’Ivoire, personne n’aurait pu y penser, encore moins oser le dire. Elle était donc inattendue. N’a-t-on pas entrepris la tentative de coup d’Etat et monté la rébellion armée, pour écourter le mandat présidentiel en cours d’exécution ? Et pourtant, nous y sommes, sans qu’on puisse encore nous dire à quelle date exacte de l’an 2010 ! Nous y sommes, malgré les dates initialement annoncées (1.1), malgré les énormes efforts entrepris (1.2).

 

1.1.            Les dates initiales

 

Tout est parti de l’Accord de Linas-Marcoussis. Certes il n’y a pas été clairement dit que les élections devraient avoir lieu avant la fin du mandat présidentiel en cours. Mais c’était tout comme, car pour les concepteurs de cet accord signé aux forceps le 24 janvier 2003, ce mandat n’existait plus. Les pouvoirs du Président de la République devraient désormais être exercés par son nouveau Premier Ministre « inamovible ». On n’a pas eu tort de parler de coup d’Etat, heureusement sur papier seulement !

Ce coup d’Etat ayant échoué et le Premier Ministre n’ayant pas pu accomplir sa mission, on a pensé pouvoir organiser les élections à la date constitutionnelle, en octobre 2005, grâce aux Accords de Pretoria. Mais rien n’y fit ! Il en a été ainsi pour octobre 2006 et 2007 envisagés respectivement par les Résolutions 1633(2005) et 1721(2006) du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

Sous l’empire de l’APO (Accord Politique de Ouagadougou) conclu le 04 mars 2007, on a d’abord envisagé le premier puis le troisième trimestre 2008, avant qu’un Décret pris en Conseil des Ministres ne fixe officiellement la date du 30 novembre 2008. Celle-ci n’ayant pas pu être respectée, comme les précédentes, un nouveau Décret a été pris le 14 mai 2009, pour fixer la présidentielle au dimanche 29 novembre 2009. C’est l’échec de cette date, constaté avant terme par les populations, qu’a annoncé ou entériné, toujours avant terme, le Président de la C.E.I. (Commission Electorale Indépendante). C’était à l’occasion de la remise de la liste électorale provisoire, sur support papier, par les deux opérateurs techniques que sont l’I.N.S. (Institut National de la Statistique) et Sagem Sécurité.

En comptant bien, on note sept dates envisagées ou prévues mais non tenues, quoique chacune d’elle ait été considérée comme la dernière ou non négociable, et surtout,  malgré les énormes efforts entrepris.

 

1.2.            Les efforts entrepris

 

Depuis l’Accord de Linas-Marcoussis, jusqu’au constat de l’impossibilité d’organiser les élections en Côte d’Ivoire avant l’an 2010, les acteurs humains du processus de sortie de crise n’ont ni chômé ni croisé les bras. Ils ont déployés de gros efforts, étant à la tâche jour et nuit, entre plusieurs capitales ou grandes villes de ce monde. Des sommets et conclaves ont eu lieu ici et ailleurs. Il en est résulté de nombreuses résolutions et accords. Les Résolutions onusiennes sur la crise ivoirienne ne se comptent plus.

Les efforts n’ont exclu aucun domaine : administratif, financier, militaire, diplomatique, juridique, logistique, technique, médiatique… On y a même ajouté quelques ingrédients de pression et de chantage d’ordre  national comme international. Rien n’y fit ! Malgré quelques avancées notables ayant fait croire que tout pouvait se régler avant 2010, les blocages se sont multipliés et les efforts se sont avérés vains. On peut certainement faire des  reproches aux protagonistes du processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire, nul n’étant parfait. Mais on ne saurait leur reprocher de n’avoir pas fait les efforts qu’ils pouvaient, pour nous en sortir  comme ils l’avaient souhaité : le plus tôt possible.

Dans le préambule de l’APO, ses signataires ont exprimé «leur volonté de mettre en commun leurs efforts et leurs énergies en vue d’un fonctionnement normal des institutions de la Côte d’Ivoire et d’un retour à la normalité politique, administrative et militaire en Côte d’Ivoire. » Ils ont effectivement mis en œuvre cette volonté, mais par la force de la volonté du Dieu Tout-Puissant, leurs efforts et énergies n’ont pas abouti aux résultats escomptés.

Après donc les échecs des dates fixées par les hommes et des efforts déployés par eux, nous devrions maintenant nous attendre à ce qu’il soit fait selon la volonté  de Dieu, telle qu’elle a été d’avance annoncée.

 

2.      2010,  COMME ANNONCE D’AVANCE

 

Si les hommes n’ont pas prévu l’an 2010 comme l’année devant marquer le début des élections post-crise en Côte d’Ivoire, Dieu l’a prévu et annoncé d’avance, ainsi qu’il le déclare par la bouche du Prophète ESAÏE : « J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli » (cf. Es. 46 :10). Nous sommes donc en plein accomplissement des desseins du Seigneur annoncés d’avance ! (cf. Es. 25 : 1 in fine)

A travers les différentes révélations, Dieu m’a d’abord fait voir la date des élections  de façon vague. Par la suite, il me l’a fait voir de façon précise. Cette progression rappelle l’histoire de la guérison d’un aveugle  à Bethsaïda, par notre Seigneur Jésus-Christ : au départ, il voyait les hommes comme des arbres qui marchaient, et à la fin, il voyait tout distinctement (cf. Marc 8 :22-25). C’est suivant cette progression que j’ai annoncée la date devant marquer le début des élections post-crise : de façon vague d’abord (2.1), de façon précise ensuite (2.2).

 

2.1.            De façon vague d’abord

 

Lorsqu’au début de la crise armée Dieu m’a révélé qu’il allait faire échec à la rébellion et maintenir le Président Laurent GBAGBO au pouvoir pendant quinze ans, j’ignorais comment cela se ferait, puisque la Constitution prévoyait au maximum dix ans. Dieu a attendu le mois de février 2005 pour indiquer qu’il n’y aura pas d’élections avant l’an 2010 et que le Président sortant allait remporter la présidentielle de cette année là.

Je n’avais toujours pas de précision sur la date divinement arrêtée. Cela ne m’a pas empêché de faire comme l’aveugle de Bethsaïda dont j’ai parlé plus haut. Aussi vague que cela puisse paraître, j’ai annoncé autour de moi qu’il n’y aura pas d’élections en Côte d’Ivoire avant l’an 2010, parce que Dieu en a décidé ainsi. Il était difficile d’y croire. Mais Dieu m’a permis d’y croire, après m’avoir rassuré que c’est lui qui m’a parlé.

J’en ai même fait mention dans mon premier livre, mais vaguement et timidement. Je mesurais le risque d’une annonce qui s’avérerait fausse par la suite.  Pas parce que Dieu aurait menti, mais parce que je me serais trompé et j’aurais trompé mes semblables. Cependant, Dieu qui est le véritable auteur de mon ouvrage, a continué  à dissiper mes craintes et hésitations, au cours des conférences de dédicace que j’ai eues à prononcer à Abidjan et à l’intérieur du pays, de même qu’au cours des entretiens que j’ai eus à accorder en privé comme en public, par presse interposée.

Pus tard, Dieu a fini par me donner des précisions sur cette date électorale. A mon tour, je me suis mis à l’annoncer de façon précise.

 

2.2.            De façon précise ensuite

 

C’est le 16 avril  2008 que Dieu m’a révélé, de façon précise, la date de la présidentielle, point de départ des élections générales en Côte d’Ivoire. Deux jours plutôt, le 14 avril 2008, la date du 30 novembre 2008 venait d’être fixée par Décret pris en Conseil des Ministres. Au cours des échanges que j’ai eus avec lui, le Seigneur m’a d’abord indiqué que la date fixée n’était pas bonne. Elle était placée sous un mauvais signe, le nombre de la bête appelée aussi le diable ou Satan : 666 (cf. Apocalypse 12 :9 et 13 :18) ***. Par la suite, il m’a révélé la date à laquelle il va permettre que la présidentielle soit organisée : dimanche 31 octobre 2010.

Il a présenté cette date comme la meilleure, non seulement parce qu’elle est conforme à sa volonté (cf. Romains 12 :2), mais aussi parce qu’elle interviendra après qu’on aura définitivement fini avec la crise armée et pour marquer la renaissance  de la Côte d’Ivoire ou un nouveau départ pour notre pays. C’est le sens du chiffre symbolique sous lequel cette date est placée : le chiffre 8, somme des chiffres composant cette date du  31/10/2010 (3+1+1+2+1= 8).

Le symbolisme de ce chiffre se vérifie encore par le fait que non seulement le chiffre huit vient après le chiffre sept,  mais aussi la date du 31 octobre 2010 intervient après sept ans de crise armée (8ème année, si la crise devrait se poursuivre) et après sept dates annoncées et non respectées (8ème date). Or dans le symbolisme biblique, le chiffre sept est aussi celui de l’achèvement (Genèse 2 :2-3), après lequel on assiste à un nouveau commencement ou renouveau.

A ce symbolisme, on peut ajouter que le 31/10/2010 intervient dans l’année du jubilé de l’indépendance de la Côte d’Ivoire (50 ans) laquelle, au sens biblique, est une année de liberté et de libération économique (Lévitique 25). Or nous l’avons dit, l’enjeu de la crise ivoirienne, c’est l’indépendance économique de notre pays, la libération du joug néocolonialiste de la France.

Je peux donc dire qu’avec l’an 2010, nous entrons dans le temps de Dieu, pour le début des élections générales en Côte d’Ivoire, tel qu’il l’a voulu (cf. Ecclésiaste 3 :11 et 8 :5). C’est pourquoi, selon une révélation que Dieu m’a faite le 16 novembre 2009, il ne permettra plus qu’une date autre que le dimanche 31 octobre 2010 soit fixée, pour la présidentielle dans notre pays (cf.  Daniel 2 :21-23 et Habacuc 2 :1-3).

 La question se pose dès lors de savoir comment nous allons y arriver effectivement ?

 

3.      COMMENT Y ARRIVER EFFECTIVEMENT ?

 

La date du dimanche 31 octobre 2010 ayant été clairement et définitivement fixée par le Seigneur, comment allons-nous y arriver effectivement ?  Comme les hommes le veulent ou comme Dieu le veut ? En désaccord avec Dieu ou en accord avec lui ? Par la guerre ou par la paix ? On peut multiplier, à l’infini, les questions. Le mieux c’est d’y répondre. Je voudrais le faire en m’intéressant aux deux dernières, même si les premières ne seront pas véritablement exclues.

En effet, Dieu  a certes décidé de nous conduire aux élections à partir du dimanche 31 octobre 2010. Mais, il a aussi décidé que nous y arrivions, soit par la guerre (3.1), soit par la paix (3.2),  selon le choix qu’en feront librement, les auteurs et les commanditaires de la crise armée en cours (cf. Jérémie 18 :7-8).

 

3.1.            Par la guerre ?

 

Parlant des deux voies alternatives de sortie de crise, conformément à la  révélation divine, j’ai indiqué la voie de l’endurcissement suicidaire et la voie de la repentance salutaire, la seconde étant préférable à la première. Il n’y en a pas d’autre, ni même une médiane. Aller au 31/10/2010 par la guerre suppose que les auteurs et commanditaires de la crise armée demeurent sur la voie de l’endurcissement suicidaire qui les a conduits à déclencher cette crise.

 Ils y demeureront aussi longtemps qu’ils continueront de justifier la crise armée, de s’accrocher à leurs exigences et de préférer une voie médiane à la voie de la repentance salutaire. Même si leurs victimes s’accordent avec eux, comme l’exigent d’ailleurs les Saintes Ecritures (cf. Matthieu 5 :25 et 39-41), il n’en demeure pas moins qu’en agissant comme dit, ils démontrent qu’ils sont toujours sur la voie de l’endurcissement suicidaire, laquelle constitue une voie guerrière.

 

C’est la voie guerrière qu’a empruntée le Prince Absalom lors de sa rébellion contre son père, le Roi David (2Samuel 13 à 19). Le Pharaon  d’Egypte en a fait autant, pour s’opposer au projet de Dieu de libérer son peuple de l’esclavage (cf. Exode 5 à 15). Nous connaissons les conséquences qui en ont résulté pour Absalom,  Pharaon et leurs armées. Ils ont subi une défaite mortelle, à la dimension de leur endurcissement.

Dans l’expérience ivoirienne, nous constatons que ceux qui ont porté le glaive à la mère patrie et leurs commanditaires, continuent de justifier cette entreprise et de formuler des exigences. Certes nous faisons bien de nous accorder avec eux, autant que faire se peut. Mais cela ne les expose pas moins à l’issue d’une telle voie, selon la révélation divine : s’entretuer dans le cadre d’une guerre interne, sous l’effet de la confusion  que Dieu va semer en leur sein.

C’est de cette guerre qu’il s’agit. Une guerre qui peut encore être évitée, s’ils prennent la voie de la repentance salutaire, véritable chemin de la paix et seule alternative à la voie de l’endurcissement suicidaire.

 

3.2.            Par la paix ?

 

La seconde voie que le Seigneur ouvre aux auteurs et commanditaires de la crise ivoirienne, pour nous accompagner à l’an 2010 et plus précisément au dimanche 31 octobre 2010, est la voie de la paix. Je l’appelle encore la voie de la repentance salutaire. Comme son nom l’indique, cette  voie suppose que les auteurs et commanditaires de cette crise se repentent. C’est-à-dire, il faut qu’ils reconnaissent clairement avoir eu tort de prendre les armes contre la Côte d’Ivoire, qu’ils regrettent sincèrement d’avoir agi ainsi et qu’ils déposent effectivement les armes sans la moindre condition.

Il s’agit d’une exigence divine. Elle demeure en vigueur malgré le pardon des victimes qui ont fait des concessions, pour parvenir à des accords sincères avec les auteurs de la crise armée. Les accords ne remettent donc pas en cause cette exigence de repentance, même si celle-ci n’est pas une priorité ou une préoccupation pour les victimes. Par principe, je soutiens ces accords et les concessions qui y sont faites les victimes (cf. Matthieu 5 :25). Ils sont de nature à mettre en confiance les fautifs et de les disposer ou de les pousser à la repentance.

La voie de la repentance est salutaire parce qu’en la prenant, on apaise la colère de Dieu et on lui permet de nous faire grâce en nous épargnant du châtiment. La repentance  du fautif a le grand avantage de susciter la repentance de Dieu lui-même qui s’engage à renoncer au mal projeté contre le fautif (cf. Jérémie 18 : 7-8).

De nombreux personnages bibliques ont emprunté cette voie et ont été sauvés ou épargnés. Je citerai les exemples du Roi Achab (1Rois 21 :27-29) et du Fils prodigue (cf. Luc 15 :11-24). Le premier a laissé son épouse faire tuer le propriétaire d’un champ, afin de s’en emparer. Après s’être repenti de son crime, il a été épargné, du mal que Dieu  avait projeté de lui faire. Le second s’étant repenti de sa rébellion contre son père, celui-ci a organisé une fête en son honneur.

La repentance du fautif, associée au pardon de la victime, est un moyen efficace de réconciliation vraie et de paix durable. Dans le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire, les victimes ont clairement et sincèrement accordé leur pardon aux fautifs. Il revient maintenant à ces derniers de faire le bon pas de la repentance salutaire, dans les conditions ci-dessus spécifiées.

C’est la voix de la paix à privilégier puisque dans tous les cas, on finira toujours par la paix. En effet, selon les Saintes Ecritures, s’il y a un temps pour faire la guerre, il y a aussi un temps pour faire la paix (cf. Ecclésiaste 3 :8) et Dieu qui a pour les hommes des projets de paix (cf. Jérémie 29 :11), fait cesser les combats à cet effet (Psaumes 46 :10). Toutefois, la voie de la vraie paix n’est pas toujours aisée à prendre. Mais les moyens existent pour y parvenir.

 

4.      LES MOYENS POUR Y ALLER DANS LA JOIE

 

Aller aux élections générales, par la présidentielle du 31 octobre 2010, c’est possible puisque Dieu en a décidé ainsi. Nous allons y arriver, une fois la paix rétablie, conformément au plan du Seigneur, par la cessation définitive de la rébellion, dans cette septième année de son déclenchement. Sous peu ! (cf. Habacuc 2 :3).

Au regard de ce qui est dit à la section précédente, cela peut se passer dans le deuil et la désolation, si ceux qui nous font la guerre n’optent pas pour la voie de la repentance salutaire. C’est ainsi que la rébellion du Prince Absalom a pris fin (cf. 2Samuel 18 : 32-33 et 19 :1-4). La Bible précise que « la victoire, ce jour-là, fut changée en deuil pour tout le peuple ». Le peuple fut dans l’affliction et la confusion.

Afin qu’il n’en soit pas ainsi pour la fin de la rébellion ivoirienne et pour le peuple ivoirien, il faut recourir à la Parole de Dieu (4.1) et à la prière (4.2).

 

4.1.            L’obéissance à la Parole de Dieu

 

Depuis le déclenchement de la crise armée, Dieu n’a cessé de parler pour indiquer la voie d’une sortie de crise heureuse pour tous et pour chacun. Autant les hommes ne cessent de crier à Dieu pour implorer sa grâce et son secours, autant Dieu ne cesse de leur parler pour leur faire connaître ses desseins et leur indiquer le chemin à suivre.

Certes, l’ennemi a utilisé des faussaires ou falsificateurs de la Parole de Dieu qui ont prétendu parler de la part de Dieu alors qu’il n’en était rien. Ils ont parlé pour leur propre ventre et pour leur gloire personnelle, en disant des choses que le Seigneur ne leur avait pas dites. Cela a suffit pour discréditer les vrais oracles du Seigneur. Les gens sont même devenus sceptiques à toute révélation, laquelle subit le rejet sans discernement et sans ménagement, contrairement à ce que recommande l’Ecriture sainte (cf. 1Thessaloniciens 5 :19-22).

Cette situation déplorable ne devrait pas altérer l’ardeur des dépositaires de vrais oracles du Seigneur. Ceux-ci devraient continuer à faire connaître les pensées du Seigneur sur le processus de sortie de crise en cours dans notre pays. Ils devraient en outre exhorter et aider leurs semblables à observer la Parole du Seigneur.

Tel est le sens de l’ordre suprême que le Seigneur a donné à ses disciples, chargés de contribuer à l’avancement du Royaume des cieux, en ces termes : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit » (cf. Matthieu 28 :19-20).

Selon cet ordre du Maître de l’univers, l’obéissance à la Parole de Dieu concerne chaque être humain, personne n’en est dispensé. C’est dans ce registre que je m’inscris,  en partageant la Parole de Dieu à mes interlocuteurs, sans discrimination, à travers mes différentes productions sur le règlement de la crise ivoirienne. Je leur donne ainsi l’occasion de connaître les desseins de Dieu sur cette crise et d’y adhérer, de même que l’occasion de connaître sa Parole, afin d’y obéir.

Ce bon rapport avec la Parole de Dieu produira en chacune et en chacun une grande joie, pour supporter les vicissitudes et autres incertitudes qui jalonnent le processus de sortie de crise en cours et qui sont sources de beaucoup d’angoisses. Il en sera ainsi parce que la Parole de Dieu est une source intarissable de joie, elle est délicieuse et douce plus que le miel (cf. Psaumes 119 : 14, 16, 24, 103), elle est aussi appelée « l’évangile de paix » (cf. Ephésiens 6 : 15).

En écoutant la Parole de Dieu et en y obéissant, nous apprendrons davantage à prier avec persévérance.

 

 

4.2.            La prière persévérante

 

La prière, en général, est un moment de communion avec Dieu, au cours duquel nous lui parlons.  Au sens strict qui nous intéresse ici, c’est l’action de présenter à Dieu des requêtes ou demandes précises. A travers ces requêtes, nous exprimons nos préoccupations à Dieu et nous lui demandons ce que nous voulons.

Il est recommandé de prier selon la volonté de Dieu, c’est-à-dire de lui demander ce qu’il veut (cf. 1Jean 5 :14-15). C’est pourquoi il est primordial de connaître la volonté de Dieu, à travers sa Parole qui peut être la révélation générale consignée dans la Sainte Bible (logos) ou une révélation spécifique qui ne contredit pas la première (rhéma). En priant selon la Parole de Dieu, on est sûr d’être exaucé et on en sera très heureux (cf. Jean 15 :7 et 11).

L’exaucement peut être précédé d’un temps d’épreuve plus ou moins long, de même que de luttes rudes et sans merci. C’est pourquoi il faut prier avec persévérance, jusqu’à être exaucé. Les Saintes Ecritures donnent plusieurs enseignements et illustrations de cette persévérance dans la prière (cf. Mat. 7 :7-8 ; Marc 7 :24-30 et 10 :46-52 ; Luc 11 :5-10). Je retiendrai la parabole du juge inique et de la veuve persévérante. Celle-ci, à force de persévérance, a fini par faire « craquer » ce juge qui ne craint ni Dieu, ni les hommes. Après avoir longtemps joué au dur, le juge inique a cédé et a fait droit à la veuve persévérante, à la grande joie de celle-ci (cf. Luc 18 : 1-8). 

Au regard de la révélation divine des deux voies alternatives pour arriver au dimanche 31 octobre 2010, la prière persévérante demeure le seul moyen pour dissiper nos craintes et angoisses. Grâce à elle, les choses peuvent aller dans le bon sens, si Dieu le veut, et on en sera très heureux. Même s’il en était autrement, on n’en sera pas moins heureux, puisque Dieu l’aura voulu ainsi, et on aura suffisamment prié pour accepter ou supporter la volonté de Dieu telle qu’elle aura été.

C’est pourquoi le Christ nous a enseigné de prier en disant : « Notre Père qui es aux cieux…que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (cf. Mat. 6 : 9-10). Dans ces conditions, on sera toujours heureux, après avoir prié avec persévérance, car lorsqu’on prie selon la volonté de Dieu, on est toujours exaucé. La réalité de cette vérité a poussé notre Seigneur Jésus-Christ à s’écrier : « Père, je savais que tu m’exauces toujours » (cf. Jean 11 :41 :42).

Depuis que j’observe le processus de règlement de la crise ivoirienne, à la lumière de la Parole de Dieu, je demeure heureux malgré tout, car je sais que Dieu est au contrôle et il m’exauce toujours. Je ne suis ni fatigué de prier, ni en proie aux murmures et angoisses de toute sorte.

 

 

 

CONCLUSION

 

 

Tel est l’éclairage que Dieu m’a fait la grâce d’apporter sur l’année 2010 qui est aujourd’hui reconnue comme l’année des élections en Côte d’Ivoire. Même si des personnes peuvent être sceptiques, pour diverses raisons objectives ou subjectives, cet éclairage a l’avantage de rassurer mes lecteurs que Dieu  soutient la perspective qui s’ouvre. Or, lorsque Dieu ouvre, personne ne peut fermer (cf. Apocalypse 3 :7).

Mais, mieux qu’un soutient, j’ai relevé que Dieu est l’auteur de cette perspective, et qu’il œuvrera à son accomplissement total. Il le dit lui-même par la bouche du Prophète Esaïe : « Mes arrêts subsisteront, et j’exécuterai toute ma volonté » (cf. Esaïe 46 :10). A cela, le psalmiste renchérit : « Notre Dieu est au ciel, il fait tout ce qu’il veut » (cf. Psaumes 115 :3).

L’an 2010 annoncée comme devant marquer le début des élections générales en Côte d’Ivoire, avec en prime la présidentielle divinement fixée au dimanche 31 octobre, sera l’année de l’accomplissement définitif du plan de Dieu pour notre pays. C’est alors que le jubilé de l’indépendance politique ouvrira de nouvelles perspectives pour l’indépendance économique de notre pays. Ce pays sera désormais libéré du joug monopolisant et pesant du néocolonialisme de « l’ex-puissance coloniale. »

Le peuple ivoirien pourra proclamer à l’endroit de la Côte d’Ivoire, comme le peuple israélien : « Finie ta servitude…car la gloire de Dieu s’est révélée sur toi » (cf. Esaïe 40 : 1-5). Tel me semble être le sens prophétique du thème des quarante jours de prière pour la Nation ivoirienne qu’organise le Haut Conseil Protestant et Evangélique, à l’initiative du couple présidentiel, du 08 novembre au 20 décembre 2009. Un thème qui cadre avec la révélation divine.

 

« Heureux celui qui lit et ceux qui entendent

Les paroles de la prophétie,

Et qui gardent les choses qui y sont écrites !

Car le temps est proche. »

Apocalypse 1 :3

 

 

 

NOTE :

 

 

* Dans une interview accordée au mensuel  panafricain  Afrique Magasine, le Premier Ministre a réaffirmé qu’il a monté le mouvement de la rébellion parce qu’il y avait dans notre pays un problème d’identité, de démocratie et d’élection (cf. Le Patriote N°3021 du 10 novembre 2009). C’est une thèse qu’il a suffisamment développée dans son ouvrage-interview intitulé  « Pourquoi je suis devenu rebelle. » Il a été publié aux éditions Hachette Littératures en Juin 2005.

 

** Ces deux tomes ont été publiés aux éditions OMCI (Œuvres et Missions Chrétiennes Internationales) en 2006 et 2008.

 

*** On obtient le nombre 666 en prenant en compte le chiffre 6 qu’on retrouve :

·         dans la somme des chiffres composant la date du 30/11/2008 : 3+1+1+2+8= 15=1+5 = 6

·         dans le nombre de fois que des dates ont été fixées à la date du 31/11/2008 inclus : 6 (2005, 2006, 2007, trois fois en 2008).

·       dans la durée de la crise à  la date du 30/11/2008 : 6 ans.

Ø  Soit : 666.

 

       On retrouve ce même nombre 666 avec la date du 29/11/2009, de la façon suivante :

·       dans la somme des chiffres composant cette date : 2+9+1+1+2+9=24=2+4 =  6.

·       dans le moment de la fixation de cette date : six (6) mois avant.

·       dans le nombre de personnes enrôlées au moment de la fixation de cette date : environ

     6 000 000 de personnes.

Ø  Soit : 666.

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CRISE IVOIRIENNE: PLUS LOIN DANS LA REVELATION DIVINE (1)

ZAHIRI ZIKI SEBASTIEN.JPG

Un homme - le seul à avoir proclamé que l'élection présidentielle ivoirienne se tiendrait en 2010 et pas avant, malgré toutes les déclarations officielles de sortie de crise - chrétien évangélique (comme nous), magistrat ayant occupé de hautes fonctions en Côte d'Ivoire, nous a étonné par la précision et la justesse des révélations qu'il a faites sur la crise ivoirienne et surtout, la sortie de crise ivoirienne. Cet homme, Zahiri Ziki Sébastien, il faut l'écouter ou le lire. Absolument! Je vous en donne, aujourd'hui, l'occasion après avoir maintes fois insisté auprès de lui pour publier ces révélations reçues, selon ses dires, de DIEU, pour la Côte d'Ivoire! A découvrir à travers ces 4 articles (documents) publiés, en 2 posts, sur REGARDS CROISES, dont voici le premier. A chacun de s'en faire un avis. Bonne lecture!

 

 

 

DOCUMENT N° 1

 

 

UNE REVELATION DIVINE POUR UN AUTRE REGARD

SUR LA CRISE IVOIRIENNE ET LE PROCESSUS DE SON REGLEMENT

 

 

INTRODUCTION

 

 

Par la voix du jeune ELIHOU, les Saintes Ecritures nous apprennent que :

« Dieu parle tantôt d’une manière, tantôt d’une autre…

Afin de détourner l’homme du mal et de le préserver de l’orgueil,

Afin de garantir son âme de la fosse et sa vie des coups du glaive. »

(cf. Job 33 :14-18).

 

Lorsque Dieu parle ainsi, il fait souvent des révélations, pour nous annoncer de grandes choses, des choses cachées que nous ne connaissons pas. N’est-il pas écrit que « les choses cachées sont à l’Eternel, notre Dieu, et les choses révélées à nous et à nos enfants, à perpétuité ? » (cf. Deutéronome 29 :29 ; lire aussi Jérémie 33 :3 et Daniel 2 :22).

C’est fort de ses enseignements bibliques que je privilégie l’écoute de la Parole de Dieu, dans mes moments de prière. Je ne peux donc pas passer du temps à prier sans écouter Dieu d’une manière ou d’une autre, notamment à travers la lecture de notre boussole en la matière, la Sainte Bible. Cela me permet d’être orienté par Dieu, afin de prier selon sa volonté. J’ai ainsi l’assurance d’être exaucé (cf. 1Jean 5 :14-15).

En me parlant, Dieu me fait souvent la grâce de me révéler de grandes choses sur les sujets pour lesquels je prie. Suivant la portée de la révélation (glorifier son nom et contribuer à l’avancement de son œuvre), Dieu m’autorise à la partager autour de moi, à des degrés divers.

Il en est ainsi des révélations divines que j’ai reçues sur la crise ivoirienne et le processus de son règlement, depuis le déclenchement de cette crise, jusqu’à ce jour. Je voudrais vous partager ces révélations, afin de vous permettre de porter un autre regard sur ladite crise et le processus de son règlement. Toutefois, étant donné que les révélations reçues après la révélation initiale ont été faites pour étayer ou pour préciser celle-ci, j’emploierai le singulier en lieu et place du pluriel.

Tel est le sens du thème de cet exposé intitulé : « Une révélation divine, pour un autre regard sur la crise ivoirienne et le processus de son règlement. » J’articulerai mon intervention autour de trois centres d’intérêts. Je vais d’abord faire connaître le contenu de la révélation divine (1). Je parlerai ensuite des démarches que j’ai entreprises pour vérifier l’authenticité de cette révélation (2). Je terminerai par indiquer l’intérêt de sa publication à travers les différents livres que j’ai écrits ou que je continue d’écrire (3).

 

1.    LE CONTENU DE LA REVELATION

Lorsque la crise armée a éclaté dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, j’étais à Abengourou où je venais d’être affecté en qualité de Président du Tribunal de Première Instance. Dès que j’ai appris les nouvelles de la tentative de coup d’Etat en provenance d’Abidjan, je me suis demandé : qui nous fait la guerre, pourquoi cette guerre et comment nous allons nous en sortir ? Je me suis posé ces questions sans penser que Dieu les avait entendues et qu’il  se disposait à y répondre.

Il y a effectivement répondu avec précisions, en me révélant les tenants et les aboutissants de cette crise, les personnes physiques ou morales impliquées, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de nos frontières. J’étais comme quelqu’un qui fait un rêve. Pourtant, je ne dormais pas, j’étais lucide en écoutant la voix de Dieu, du fond de mon cœur. Ce n’était pas une voix audible de l’extérieur mais de l’intérieur. C’est d’ailleurs de cette façon que Dieu m’a fait la plus part des  révélations que j’ai eues à publier.

 

 

Dieu m’a fait savoir que la tentative de coup d’Etat qui s’est transformée en rébellion armée, cachait en fait une guerre d’occupation (colonisation ou néocolonialisme). Cette guerre constituait, pour ses instigateurs, une riposte à ce qui semblait être une guerre de libération que leur livrait le régime en place, à travers la politique de la refondation. Il s’agissait donc, à travers la rébellion soutenue par des puissances étatiques et économiques, de freiner notre libération économique du monopole de l’ex-puissance coloniale, la France.

Pourtant, cette libération allait dans la droite ligne de la vision du père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, feu le Président HOUPHOUËT-BOIGNY. Celui-ci avait dit en substance que s’il a obtenu l’indépendance politique, ses successeurs allaient parachever son œuvre, en arrachant au colon l’indépendance économique, la vraie indépendance.

Le Seigneur m’a fait comprendre que nos frères qui ont pris les armes n’étaient que des marionnettes. Ceux qui tiraient les ficelles leur ont fait croire que la guerre d’occupation entreprise allait leur profiter. L’appât étant très alléchant, ils ont mordu à l’hameçon.

J’ai reçu du Seigneur que le temps de la libération économique de notre pays étant arrivé, il va faire échec à toutes les manœuvres de l’occupant. D’une part, il va maintenir le Président Laurent GBAGBO au pouvoir pendant quinze ans (2000-2015. Et, d’autre part, il va permettre que les forces d’occupation se fassent la guerre, au point de  s’entretuer, jusqu’à la libération du pays. Ce qui sera pour elles de même que pour leurs commanditaires et alliés, une grande défaite. Le processus de sortie de crise nous a offert de grands signes de cette déchirure meurtrière interne à la rébellion, notamment avec le conflit entre les pro-Soro et les pro-Ib.

Bien entendu, cette guerre interne à la rébellion peut être évitée, si les rebelles se repentent tous. C’est-à-dire, s’ils reconnaissent clairement avoir mal fait en prenant les armes contre la Côte d’Ivoire, s’ils regrettent sincèrement d’avoir agi ainsi et s’ils déposent effectivement ces armes, sans la moindre condition (cf. Jérémie 18 :7-8).

 Au cours d’autres échanges que j’ai eus avec Dieu, il m’a révélé qu’il n’y aura pas d’élections avant  2010, car ce n’est pas par les élections qu’il va mettre fin à cette crise, mais par la cessation de la rébellion qui passera par la capitulation des rebelles. Ils capituleront au cours de la septième année de la crise qui part du 19 septembre 2002 au 18 septembre 2010. Cette année sera marquée, non pas par le début des élections, mais par le retour de la paix dans notre pays.

Le Seigneur a indiqué que la présidentielle qui va se tenir en 2010 sera remportée par le Président Laurent GBAGBO. C’est ainsi qu’il restera à la tête du pays pendant quinze ans, c’est-à-dire jusqu’en 2015.

Le 16 avril 2008, après la fixation de la date du premier tour de la présidentielle au 30 novembre 2008, le Seigneur a précisé que ce sera plutôt le dimanche 31 octobre 2010. En 2009, lorsque la date de la présidentielle a été fixée pour le 29 novembre 2009, le Seigneur a confirmé ce qu’il m’avait dit en 2008 : La présidentielle aura bel et bien lieu  le dimanche 31 octobre 2010.  Le Seigneur m’a fait comprendre cette confirmation en me montrant les grandes similitudes entre ces deux dates, notamment les circonstances de leur fixation (pressions nationale et internationale) et le nombre symbolique dont elles sont marquées comme signe (666). Le 16 novembre dernier, le Seigneur a précisé qu’il ne permettra plus qu’une date soit fixée pour la présidentielle, en dehors du 31 octobre 2010 (cf. Document N°2).

Par ailleurs, au cours de mes échanges avec lui, le Seigneur m’a clairement dit que la Côte d’Ivoire sortira grande et forte de cette crise, au point d’être plus prospère qu’auparavant (cf. Ezéchiel 36 :1-15). Sur ce point également, le Président HOUPHOUËT-BOIGNY ne disait pas autre chose, lorsqu’il racontait que s’il a développé et modernisé notre pays avec les produits du sol, ses successeurs allaient faire mieux, grâce aux produits du sous-sol qui surabondent.

C’est à ces occasions que le Seigneur a précisé que cette crise n’est pas arrivée pour sanctionner notre pays qui aurait fauté à travers ses dirigeants ou ses habitants. Mais elle constitue une épreuve que nous surmonterons par sa grâce, en sortant vainqueurs de nos agresseurs.

Tel est l’essentiel de la révélation que j’ai reçue de notre Dieu, depuis le déclenchement de la crise armée, jusqu’à ce jour. Vous conviendrez avec moi qu’une telle révélation ne peut pas être considérée d’emblée, comme venant du Seigneur, surtout lorsqu’elle a été faite non pas à un Pasteur ou un Prophète attitré, mais à un Magistrat, même croyant.

C’est pourquoi, je l’ai éprouvée à travers certaines démarches, conformément aux Saintes Ecritures (cf. 1Jean 4 :1). Je voudrais ainsi vérifier qu’elle vient vraiment de Dieu.

 

2.         LES DEMARCHES ENTREPRISES POUR LA VERIFIER

Pour m’assurer que la révélation reçue n’est pas le fruit de mon imagination, quelque fertile soit-elle, mais que c’est Dieu qui m’a  effectivement parlé, j’ai principalement entrepris trois démarches :

La première démarche a consisté à consulter les Saintes Ecritures, la Bible, à l’exemple des Juifs de Béré qui « examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact » (cf. Actes 17 :11). C’était aux premières heures du christianisme naissant.

En consultant la Bible, le Seigneur m’a confirmé le message reçu à travers plusieurs illustrations, notamment l’histoire :

·                    De la libération du peuple de Dieu de l’esclavage pharaonique sous la direction de Moïse (cf. Exode 1 à 14).

·                    De la défaite des Madianites devant le peuple de Dieu conduit par le Juge Gédéon (Juges 6 à 7).

·                    De la guerre du Roi Sanscherib d’Assyrie contre le Roi Ezéchias de Juda (cf. 2Rois 18 à 20, 2Chroniques 32 et Esaïe 36 à 38).

·                    Du Prince Absalom qui a péri avec ses troupes rebelles, à cause de son endurcissement à renverser le Roi David, son Père (cf. 2Samuel 15 à 18).

·                    Du Fils Prodigue qui a été rétabli après s’être repenti  de son offense contre  son Père (cf. Luc 15).

La deuxième démarche a consisté à consulter les hommes de Dieu. En effet, quoique ma lecture de la Bible m’ait conforté dans ce que j’ai reçu de Dieu, je me suis inspiré de l’exemple du jeune Samuel (qui fut Juge, Administrateur et Prophète en Israël), pour me  tourner vers les hommes de Dieu, experts dans l’interprétation des Ecritures saintes.

La réaction de ceux-ci a été à l’image de celle du Prêtre Eli, tuteur et formateur du jeune Samuel (cf. 1Samuel 3 :1-9). « C’est Dieu qui vous a parlé », m’ont-ils dit.  J’ai ainsi bénéficié du soutien et des conseils d’éminents serviteurs de Dieu de notre communauté, comme d’autres communautés chrétiennes. Au nombre de ceux-ci, il y a le cas particulier du Pasteur Kakou Gabriel, Principal de l’Assemblée de Dieu de Yopougon / Andokoi. Il m’a apporté un grand soutien, en me racontant qu’au début de la crise, Dieu a révélé à son épouse que le Président GBAGBO allait faire quinze ans au pouvoir !

La troisième démarche a consisté à confronter la révélation reçue avec la réalité du terrain. En effet, étant moi-même victime de l’esprit cartésien qui n’épargne personne, en ce troisième millénaire, je me suis mis à l’écoute du processus de sortie de crise tel qu’il est mené par les hommes.

Je me suis inspiré de l’exemple du Juge Gédéon, utilisé par  Dieu pour délivrer son peuple de la colonisation des Madianites. Selon la Bible, pour s’assurer que Dieu allait lui donner la victoire sur cette puissante armée, Gédéon s’est rendu nuitamment dans le camp des Madianites, sur instructions de Dieu. Il y a entendu ses ennemis se raconter  un songe annonçant sa victoire sur eux. En s’appuyant sur l’interprétation du songe par un Madianite,  Gédéon s’est engagé dans la bataille contre eux et Dieu lui a donné la victoire d’avance annoncée (cf. Juges 6 à 8).

Pour ma part, j’ai confronté la révélation reçue aux actes  posés et aux paroles dites par les acteurs du processus de paix en cours. Le Seigneur m’a même fait la grâce de servir pendant près de douze mois (avril 2008 à février 2009) en qualité de Chef de Département à l’ONI, une structure impliquée dans ce processus. Cela m’a permis d’échanger avec les acteurs de ce processus à tous les niveaux. Ainsi, à l’instar de Gédéon, j’ai été rassuré quant à l’authenticité de la révélation divine.

 

 

Toutes ces démarches ayant été très concluantes, j’ai été convaincu que c’est Dieu qui m’a parlé. Pour l’histoire et pour la postérité, j’ai mis par écrit la Parole reçue, à travers un ouvrage en deux tomes intitulé : « Regards sur la crise ivoirienne à la lumière de la Parole de Dieu. » La méthode adoptée a consisté à expliquer les grandes phases de la crise et du processus de son  règlement, à la lumière de la révélation divine.

Avec le Tome 1, j’ai parlé essentiellement du contexte historique de cette crise, de ses vraies causes, de ses manifestations et des deux voies alternatives pour nous en sortir : la voie de l’endurcissement suicidaire ou  la voie de la repentance salutaire. J’y ai inséré douze poèmes prophétiques, comme un bouquet de fleurs à mes compatriotes en pleurs.

Avec le Tome 2, je me suis intéressé aux Résolutions 1633(2005) et 1721(2006) du Conseil de Sécurité de l’ONU. A travers elles, je relève que l’organisation mondiale  a commis une faute mortelle qui les a rendues inefficaces. J’ai aussi parlé du Dialogue Direct en cours pour aider mes lecteurs à le comprendre, à la lumière du Dialogue Direct entre Moïse et Pharaon. J’ai en outre fait un clin d’œil sur l’APO (Accord Politique de Ouagadougou), pour en dégager les mérites et les limites. Le tout précédé d’un enseignement sur le rôle du chrétien dans le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire, à l’exemple de celui que je joue.

Depuis févier 2009, j’ai bouclé un troisième livre sur la crise ivoirienne. Je l’ai intitulé : « Humeurs et lueurs de fin de crise en Côte d’Ivoire. » Il apporte d’autres précisions sur la révélation initiale, notamment sur ce qui va se passer avant l’élection présidentielle du dimanche 31 octobre 2010, dans notre pays.

La publication d’une telle révélation a un grand intérêt que je ne saurais occulter, ainsi qu’il convient de l’examiner, ici et maintenant.

 

3.        L’INTERET DE SA PUBLICATION

La révélation divine ainsi présentée, permet sans nul doute d’avoir un autre regard sur la crise ivoirienne et le processus de son règlement. Mais au-delà de cet intérêt majeur, sa publication vise principalement trois objectifs.

Le premier objectif, c’est d’aider à comprendre la crise ivoirienne, et à connaître jusqu’où nous conduira le processus de son règlement. Cela permettra de la  supporter dans sa durée et dans son ampleur. Mes ouvrages constituent donc des manuels sur cette crise, là où certains lecteurs ont parlé de « bréviaire » (voir l’éditorial du Courrier d’Abidjan paru le samedi 14 avril 2007).

Certes ne connaissant qu’en partie, j’ai parlé en partie, comme disent les Saintes Ecritures (cf. 1Corinthiens 13 :9). Cependant, je crois que le peu que j’ai écrit sera utile à beaucoup de choses, dans la gestion de cette crise, sur tous les plans, notamment sur le plan spirituel.

Le deuxième objectif de la publication de la révélation, c’est de faire connaître la volonté de Dieu, acteur principal du processus de règlement de cette crise, maître des temps et des circonstances (cf. Daniel 2 :21). Ainsi, en connaissant la volonté de Dieu sur cette crise, on peut prier dans le sens de cette volonté et être sûr d’être exaucé, comme la Bible le déclare : « Nous avons auprès de lui cette assurance que, si nous prions selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée » (cf. 1Jean 5 :14-15).

Dans ces conditions, nous n’aurons plus à nous plaindre de quoi que ce soit, au point de dire : « Nous sommes fatigués de prier ! » Mon expérience personnelle  ne connaît pas une telle expression éminemment négative. Je sais chaque jour ce que Dieu veut que je lui demande, relativement à cette crise. Et je suis heureux de constater qu’il m’exauce toujours, comme disait notre Seigneur Jésus-Christ, devant le corps sans vie de son ami Lazare (cf. Jean 11 :39-43).

Le troisième objectif visé, c’est de glorifier l’auteur de la révélation, l’Eternel des Armées, le Dieu de Paix. Il révèle ce qui est profond et caché, parce qu’il  connaît ce qui est dans les ténèbres et la lumière demeure en lui (cf. Daniel 2 :22).

Je veux glorifier Dieu, en démontrant qu’il n’a pas abandonné la Côte d’Ivoire, dans cette crise sans précédent. Il y est avec nous et il la vit avec nous. De même qu’il a vu la crise venir et l’a laissée se poursuivre, il y mettra fin, suivant le plan qu’il a pris soin de révéler à certaines personnes et à moi (cf. Psaumes 46 :10 ; Amos 3 :6-8). 

C’est à juste titre que nous disons : « La Côte d’Ivoire est un pays béni de Dieu ! »  Une proclamation qui vaut son pesant d’or, en ce qu’elle constitue à la fois une action de grâces et une louange à l’Eternel, le Roi de Gloire.

 

CONCLUSION

 

Ce qui précède constitue ma contribution au processus de règlement de la crise ivoirienne. Un processus dans lequel Dieu m’a engagé dès le premier jour du déclenchement de cette crise, le jeudi 19 septembre 2002. Il m’y maintient, en me parlant davantage et en confirmant chaque jour sa Parole. Cela me rassure et fortifie ma foi.

 Toutefois, même si je m’y suis engagé par la foi, je fais chaque jour tous les efforts nécessaires pour joindre à cette foi la force de caractère, afin d’avoir le courage de parler de la révélation divine. A cette force de caractère, je joins la science ou la connaissance, afin de mieux partager cette révélation en bon et fidèle dispensateur des diverses grâces de Dieu. C’est ce que recommande sa Parole, la Sainte BIBLE (cf. 2Pierre 1 :5-6 ; 1Corinthiens 4 :2 et 1Pierre 4 :10).

S’agissant justement de la connaissance, mon engagement s’appuie sur un trépied de connaissances : mes connaissances bibliques, juridiques et  politiques. Je tiens ces connaissances de ma triple qualité de chrétien, de juriste et de citoyen ivoirien.

Avec la qualité de chrétien, c’est l’homme de Dieu qui a reçu de celui-ci une parole, qui la partage à ses semblables.

Avec la qualité de juriste, c’est l’homme de Droit qui apprécie les résolutions et accords de règlement de la crise ivoirienne, à la lumière de l’ordonnancement juridique en vigueur en Côte d’Ivoire, notamment la Constitution.

Avec la qualité de citoyen ivoirien, c’est le patriote qui aspire au retour de la paix dans notre pays, laquelle paix est préalable à tout développement.

Les trois branches de ce trépied sont à l’image des trois branches de l’étoile. Elles scintillent, comme pour se relayer, afin de consolider le message transmis dans les esprits qu’il éclaire.

Ainsi, lorsque mes connaissances bibliques montrent leurs limites en me présentant comme un illuminé écervelé, mes connaissances juridiques viennent rassurer mes lecteurs qu’il y a de la logique dans ce que je dis, car c’est le juriste, homme de science et de raison, qui parle.

Lorsque mes connaissances juridiques viennent à montrer leurs limites à travers la rigueur excessive qui ouvre la voie au légalisme, pour condamner sans cesse la rébellion, mes connaissances politiques viennent les relayer, afin de  les assouplir et de démontrer que je demeure un homme d’ouverture, capable de prendre de la hauteur, vis-à-vis de nos frères.

Lorsqu’enfin mes connaissances politiques s’essoufflent et tendent à me présenter comme un partisan qui prêche pour une chapelle politique, mes connaissances bibliques viennent à leur rescousse pour démontrer que c’est bien le Seigneur, qui m’a parlé. N’est-il pas écrit qu’il est à la fois « Roi, Législateur et Juge » ? (cf. Esaïe 33 :22). C’est-à-dire qu’il cumule les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ! Il peut donc dire ou faire dire ce qu’il veut, comme il veut, quand il veut et par qui il veut.

C’est cette la révélation divine que j’ai eue l’honneur et le bonheur de partager, pour donner un autre regard sur la crise ivoirienne et le processus de son règlement.

 

 

UN POEME D’ESPOIR POUR RASSURER :

 

 

COTE D’IVOIRE, TU VAS REBONDIR

Après les échecs des solutions imposées de l’extérieur,

Pour le retour de  la paix dont tu as été privée sans  cause,

Tes enfants se sont levés comme un seul homme,

Afin de reprendre ton destin en main !

Un sursaut national !

Un sursaut patriotique !

Parce que tu vas rebondir, demain.

Le précieux fruit de ce sursaut

Qui a été baptisé APO,

Nous a mis un baume au cœur,

Et nous a procuré de la bonne humeur, 

Parce que tu vas rebondir, pour notre bonheur !

Cependant, nous sommes contraints, pour l’heure,

En proie à la mauvaise humeur,

A dire : Hélas !

 Mille fois : Hélas !

Parce que les dix mois n’ont pas suffi

A faire abandonner,

La voie de l’endurcissement suicidaire,

Au profit de la voie de la repentance salutaire,

A nos frères qui ont pris les armes contre toi.

Et pourtant, tu vas rebondir !

Même si nous devons encore compter,

Au rythme de nos cœurs angoissés :

OUAGA I ou OUAGA II !

OUAGA II ou OUAGA III !

OUAGA III ou OUAGA IV !

OUAGA IV ou OUAGA V !

Car, compter des accords

Est préférable

Au décompte des désaccords

 Qui font craindre le crépitement des armes à feu,

Pour nous rendre plus malheureux !

Tu vas donc rebondir !

Parce que malgré la mauvaise humeur

Qui dissipe notre bonne humeur,

Je vois des lueurs d’espoir :

La vérité est sortie de sa captivité,

Quand au grand jour elle a éclaté 

Pour faire dire et écrire :

Le pays est encore divisé

En plusieurs zones

Qui sont occupées

Par des com.-zones !

Avec cette précision de taille :

Le temps du désarmement précédera

Celui du passage aux urnes, pour le grand choix !

C’est alors que tu vas rebondir

Dans tes parures nommées :

Nouveauté, Liberté, Dignité, 

Pour prendre ton envol, comme Pégase,

Le cheval ailé de l’antiquité.

Grâce aux efforts de tes enfants

Soutenus par le Dieu Tout-Puissant,

Pour transformer ces lueurs d’espoir,

En brillantes étoiles illuminant

Le processus provisoire,

Jusqu’au jour de ton jour,

 Jusqu’au jour de notre jour !

 

Grand-Bassam le 14 février 2009.

 

Sébastien ZAHIRI ZIKI

(07 56 79 61/ zahiriziki@yahoo.fr)

 

 

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samedi, 16 janvier 2010

QU'EST-CE QU'ILS NOUS VEULENT ENCORE?

 

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Menace contre la Sûreté nationale : Un Coup d’Etat prévu... aujourd'hui!


Quotidien Le Temps - 16/1/2010

L`information est de source sûre. Ce samedi même, à partir de cinq heures trente jusqu`à 13 heures, un nouvel ordre politique devrait être institué en Côte d`ivoire. Les faits, les acteurs, les lieux de rencontre et les auteurs de cet autre puzzle ont été identifiés. Chronologie d`un putsch bien ficelé prévu pour ce samedi.

L’action diabolique est en préparation depuis 2008. Seulement, c`est le 18 décembre, au coucher du soleil que l`information d`un coup d`Etat a été confirmée. Et depuis cette date, rien, absolument rien n`a pu cacher les traces des nouveaux infortunés qui ont, contre toute attente, décidé de porter le glaive dans le sein de la mère patrie. Des anciens généraux de l`Armée régulière, des déserteurs de cette même Armée ainsi que des civils représentant pour certains leur formation politique et pour d`autres leurs tuteurs se sont rencontrés plus d`une fois aussi bien à Abidjan, à l`intérieur du pays que dans certains pays voisins. La dernière rencontre selon notre informateur a eu lieu hier vendredi 15 janvier dans un sous quartier de la commune d`Abobo.

Les Officiers impliqués dans le coup

Ils sont nombreux ces soldats en qui la République a fait confiance à un moment donné de son histoire. Et qui, en retour réclament la tête de la République. Ce sont notamment l`ancien général de Division Mathias Doué, aujourd`hui, en exil, le Général Georges Déon, ancien collaborateur de l`ex-chef de la junte militaire, feu le Géneral Robert Guéi, tué à l`occasion du coup d`Etat de septembre 2002, le Colonel Yedess, le Lieutenant Colonel Goualy, le Capitaine Zady, l`Adjudant Gueu, le Colonel Major Lamoussa, le Lieutenant Amoussou Alain des eaux et Forêts. Un véritable commando qui, pour des raisons pratiques et dans un souci d`efficacité, ont tout naturellement sollicité le concours de personnes civiles dont la liste, loin d`être exhaustive, donne bien des frissons, vu le volume et la qualité des nouvelles recrues.

L`onction de la France et les officiers de Licorne commis à la tâche

" En Côte d`Ivoire, tant que la France n`a pas donné son accord pour renverser un chef d`Etat en fonction rien ne peut se faire… " Ce bout de phrase du diplomate onusien qui a bien voulu garder l`anonymat retentit encore comme si la phrase avait été prononcée hier. Dans ce qui risque d`emporter le régime actuel au lever de ce samedi 16 janvier, il y`a bel et bien la main des Français. Des mercenaires au nombre de quinze, (15) séjournent actuellement en Côte d`Ivoire. Un autre commando aux ordres du Capitaine français Alain Durel. Qui depuis leur présence en Côte d`Ivoire, s`entraînent aussi. Et notre source de révéler leur cache d`armes qui sont notamment le 43e Bima et une autre cache qui se trouve dans un magasin de Méagui. Aux dernières nouvelles, les armes stockées à Méagui auraient été déplacées pour une autre destination. Ces soldats de la Force Licorne ont, comme les civils, pris part aux nombreuses réunions qui se sont tenues respectivement à Abidjan, à Man, à Zouanien, à San-Pedro, et au 43e Bima.

Les responsables civiles

Il s`agit de Messieurs Sanogo, Siriki, Koné, un ancien responsable de la Radio Télévision ivoirienne dont la résidence est située juste derrière la maison de Pascal Affi N`Guessan, président du Front populaire Ivoirien, de Monsieur Aubin du ministère de l`économie et des Finances, de Dagoré, un agent de la Sécurité et le régisseur de la prison de Sassandra. Tous ont pris part aux nombreuses réunions qui ont lieu depuis deux ans et dont l`objectif est de réussir le coup d`Etat. Tous sont chargés de recruter des combattants pour l`opération. Le 18 décembre 2009, les réunions se sont succédé au domicile de messieurs Koné derrière la résidence du président Affi et Soumahoro Siriki logé non loin du Bureau ivoirien des droits d`auteurs (Burida).

Les premières personnalités visées

Si ce coup fourré venait à réussir, ce sont notamment le Président de la République, son Premier ministre Guillaume Soro et Michel Amani N`Guessan qui en seront les premières victimes. Et notre source de préciser que l`élimination de ces trois personnalités suffisent pour changer l`ordre politique ivoirien. Il en sera de même pour un nouvel ordre politique qui sera piloté par le Général Mathias Doué. Ainsi, au lieu d`une élection pour laquelle l`Etat dépense énormément, le coup d`Etat devrait mettre au devant de la scène, l`ex-Cema ivoirien qui, à son tour organisera une élection, la vraie selon les auteurs du coup.

La réunion de Bouaké et les résultats de l`opération de recrutement.

Le 26 décembre 2009 à Bouaké, s`est tenue de 21h 23 à 1h18mn du matin, la première rencontre des responsables chargés du recrutement des combattants. M. Soungalo, chargé du recrutement des combattants à Man y a assisté. Les combattants qu`il a recrutés sont au nombre de 180 personnes. M. Sanogo, venu de Bouaké a, quant à lui, recruté 50 combattants, M. Amandé venu de Danané a présenté une liste de 183 personnes quand le sieur Kambou, venu lui aussi de Danané avait à son actif 96 personnes. M. Koné, venu de Man a présenté une liste de 55 personnes, M. Goly Zezou en provenance de San Pedro fera savoir qu`il a, à son actif 850 personnes. Sékou Savané qui, lui, est ressortissant de la ville d`Abidjan, Issa Bamba, Kalifa, Kassoum tous venus de San Pedro, pour prendre part à la réunion de Bouaké lorsque messieurs Inza et Daouda représentaient Koné Zakaria, ancien com`zone viennent respectivement de Vavoua et Séguéla. Ce n`est pas tout. Des figures de proue du monde de la violence se sont déplacées jusqu`à Bouaké pour cette réunion très importante. Ce sont respectueusement Frank Klaritayn du Liberia, Mouchamous Kennek, capitaine dans l`Armée libérienne. Après cette réunion, les futurs meneurs du jeu ont pris soin de s`offrir les bons offices de marabouts. Dont les noms ne nous ont nullement échappés. Ce sont l`Imam Konaté Bakary de la mosquée de Djamourou à Bouaké et Modibo Gana du Mali. Qui ont été transportés par les véhicules N°6346MD de couleur orange qui, au-delà des personnes, transportaient aussi les armes.

La seconde réunion tenue au Mali

La seconde réunion a tenu, comme la première, le pari d`avoir réussi à mobiliser un nombre encore plus grand de combattants. Elle s`est tenue à Lolomy, au Mali avec la présence des différents responsables venus des villes de Côte d`Ivoire, du Liberia et de la France. Y ont pris part, Sanogo de Bouaké, Dosso Mezi, chef de la communauté malinké de Bouaké, Koné Zakaria, Kassoum de San Pedro, Kambou, Mouchamous, Frank Klaritayn, Modibo Gana, Ibrahim Coulibaly dit IB et Koné représentant Kadio Miezou. Le jeudi 14 janvier, une réunion s`est tenue à Fresco au cours de la quelle, la date de l`assaut final, qui selon notre source est fixée pour aujourd`hui, 16 janvier 2010.

Simplice Zahui

NB: Lire l'article suivant.

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