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jeudi, 20 mars 2008

LE PAYS EST GOUVERNE. HALTE AU DESORDRE ET A LA DEFIANCE !

Mardi 28 Novembre 2006


Très Bien-Aimés frères et soeurs,


Des indiscrétions nous ont fait connaître que le Président GBAGBO cherchait un compromis pour une sortie de crise en douceur,sans fracture brutale,en donnant une seconde chance à Banny de conduire le pays au désarmement et à la réunification,avec un nouveau gouvernement,nommé sur la base de la compétence et du civisme.

Franchement,cela ne vaut plus le coup.Le premier Ministre BANNY est un récidiviste impénitent et belliqueux,qui s'est désormais engagé sur la voie de la défiance frontale à l'égard du Président de la République,Seul Elu par le peuple à la tête du pays.
Le nombrilisme de ce non-élu,sans légitimité,qui défie notre Président,ne peut être toléré plus longtemps.
Il n'y a vraiment rien à faire,la cause est entendue.Il faut limoger cet homme.Maintenant.Il a déjà vendu son âme à CHIRAC.

On ne peut faire du nouveau avec du vieux.Monsieur le Président,évitez de faire un gouvernement rapiécé."Personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres"(Marc 2:22),nous enseigne la Bible.
Vous êtes dans un esprit nouveau et une dynamique nouvelle.C'est votre vin nouveau.Donnez-vous donc maintenant des outres neuves,c'est-à-dire un nouveau Premier Ministre et une nouvelle équipe gouvernementale faite d'hommes nouveaux.
Nous ne pouvons accepter plus longtemps l'arrogance,la bravade et les actes de défiance de cet homme:
De quel droit envoie t-il Monsieur François KOMOIN,Secrétaire Général de la Primature,sur le plateau du Journal Télévisé de 20 heures(à la même heure et au même lieu que le Président,la veille),après s'être planqué(couardise) à Yamoussoukro,dans le giron de la Force Licorne,asséner à la nation que "ces décrets ont été pris sans consultation du Premier Ministre et du Gouvernement"(à quel titre le revendique t-il au Président de la République,même s'il est avéré,depuis le Journal de 13 heures,qu'il a menti,le Président l'ayant effectivement informé sur chaque point?).
"Aussi,continue Monsieur KOMOIN,le Premier Ministre,Chef du Gouvernement,Ministre de l'Economie et des Finances et Ministre de la Communication(très imbu de sa personne) tient à marquer son désaccord quant à la prise de telles décisions",et d'insister sur l'impérieuse nécessité de surseoir à leur exécution.

Les Amis,Banny est un cas désespéré.On doit vraiment tourner la page.

Heureusement,au Journal de 13 heures,aujourd'hui,Monsieur Désiré TAGRO,Porte-parole de la Présidence,est venu relever les incongruités et les contre-vérités(pour être gentil) du Communiqué Banny,et réaffirmer ainsi l'esprit du nouveau cadre de résolution de la crise:Restaurer l'autorité de l'Etat et du Président de la République.
Bilan du passage:Un nouvel ex-DG de la RTI.KEBE Yacouba,limogé pour faute professionnelle grave:Diffusion d'un communiqué portant atteinte à la sûreté de l'Etat.
Et vlan! A qui le tour? Oui,le pays est gouverné.Halte au désordre et à la défiance! Le décor est planté pour la suite des hostilités.

Que DIEU vous bénisse,richement et qu'il garde la Côte d'Ivoire. Dindé.

18:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

TOUT SIMPLEMENT HALLUCINANT !

Samedi 25 Novembre 2006


Chers Bien-Aimés frères et soeurs,


Le groupe parlementaire PDCI-RDA a produit en début de semaine une ode à la colonisation ahurissante qui ne devait pas rester inaperçue.
Je croyais encore, jusqu'à récemment,que le PDCI était encore un parti politique.Mais depuis ce matin, j'ai totalement déchanté,après la lecture des extraits d'un document produit par le Groupe Parlementaire PDCI-RDA.
Je viens ainsi de découvrir avec effarement que le PDCI-RDA n'est qu'un pitoyable club néocolonialiste qui fait l'apologie du colonialisme le plus rétrograde et de l'esclavage mental le plus primaire.

Lisez simplement LE COURRIER D'ABIDJAN, N° 872,du Vendredi 24 Novembre 2006, et vous comprendrez mon ahurissement et mon amertume.La dureté de mes propos n'a d'égal que mon abattement.
C'est tout simplement AF-FO-LANT ! En fait,il n'y a pas de mot pour le dire.J'y perd mon latin.

Merci infiniment à toi,Sylvie KOUAME,d'avoir attiré notre attention sur ce papier qui a bien failli passer inaperçu,et pour cette analyse pleine de maturité qui me remplit de fierté pour cette nouvelle génération d'Ivoiriens,amoureux fous de leur pays,qui monte et qui,à coup sûr,écrira les plus belles pages de l'histoire de la Côte d'Ivoire,n'en déplaise aux nostalgiques de la sujétion la plus aveugle.

Je suis malheureux que ce soient des Ivoiriens qui aient pu pondre une telle horreur.J'en suis encore tout retourné et mon désappointement est immense.
Même si un tel texte avait été écrit par des Français,en France,il y aurait eu émeute.J'en veux pour preuve la levée de bouclier qu'a essuyé CHIRAC et à laquelle il a dû faire face quand il a voulu faire adopter un texte légal français reconnaissant et célébrant les bienfaits de la colonisation(quelle folie!),toutes choses qui l'ont contraint à faire machine arrière et à revoir sa copie.

Alors,par quel affreux malheur et par quel incroyable film d'horreur des Ivoiriens ont-ils pu écrire de telles montruosités,ont-ils pu écrire des choses aussi délirantes et aussi déshonorantes?
Ces hommes étaient-ils lucides au moment de la rédaction de ce texte? Ou voulaient-ils simplement nous faire connaître leur dégré d'aliénation mentale à une cause aussi perdue que celle de l'Empire Français qui est en train de mourir de sa belle mort?

Que DIEU garde la Côte d'Ivoire! On garde plus que jamais la brèche. Dindé.

18:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

ACHARNEMENT ET CONFUSION

Vendredi 24 Novembre 2006


Chers Bien-Aimés,


Le Mercredi 22 Novembre 2006,nous avons écouté pendant 3 heures de temps( jusqu'après 1 h du matin) la longue,très longue lecture du Rapport de la commission d'enquête sur le scandale des déchets toxiques par sa Présidente,Mme Fatou DIAKITE(Magistrate),au Premier Ministre Charles KONAN BANNY.

J'ai personnellement apprécié la rigueur scientifique de la démarche adoptée par la Commission et le résultat du travail est,en ce qui concerne les faits,assez brillant.
Mais je n'en dirai pas autant des commentaires qui en ont été faits par Mme Fatou DIAKITE.A l'entendre,on se serait cru à un tribunal,tant les observations volaient la vedette au Procureur de la République.
Moi, j'ai écouté l'implacable réquisitoire d'un Parquet plutôt qu'un rapport d'enquête.

En mon sens,la Présidente de la Commission a fait de l'acharnement et,par moment,une fixation(revenant sans cesse au métier) sur Gossio,Gnamien, et Amondji,en faisant des jugements de valeurs graves qui s'apparentent à du dénigrement,dénigrement de hauts cadres de ce pays auxquels la Côte d'Ivoire doit d'être encore debout.

Si on devait parler de gestion approximative,de mauvaise gouvernance,d'entorses aux textes et procédures administratives et de non-utilisation d'attributions réglementaires dans ce pays,alors le Premier Ministre doit démissionner.Il est une horrible déception en la matière.Il dégomme tout le monde sans aucun respect de la Réglementation ivoirienne(Cas du Gouverneur du District d'Abidjan,du DG de FratMat,du DG des Douanes,du DG du Port).
Il ne peut donc s'ériger en donneur de leçons.Mais il fallait l'entendre,avant-hier! Il veut refaire la Côte d'Ivoire,lui qui est incapable de dire à SORO Guillaume de venir au travail(pour parler prosaïquement).
L'enquête a été faite,et la Commission devait se contenter de présenter les faits et situer les responsabilités ADMINISTRATIVES.C'est tout.On veut tous des coupables à punir mais pas dans la délation,l'injustice et les règlements de comptes.

Quelle est cette confusion!Le Procureur de la République,saisi officiellement(par courrier) par le Président de la République,est en train de faire un travail de fourmi et on nous sert son réquisitoire(orienté) avant la lettre et avant la date.
Pauvre Côte d'Ivoire bicéphale!On ne sait vraiment plus qui fait quoi dans ce pays.C'est une bombe qu'on vient de remettre entre les mains du Premier Ministre BANNY,qui n'en demandait pas mieux pour sacrifier,sur son autel,les résistants économiques qui donnent de l'insomnie à CHIRAC.
Monsieur le Président de la République,le pays va à vau-l'eau.Reprenez la barre.Nous ne voulons plus d'apprenti matelôt.Nous voulons le Capitaine du vaisseau.Arrêtez la saignée.Parlez,enfin.Parlez,maintenant.

C'était mon coup de gueule du jour,depuis Abidjan.Que DIEU garde la Côte d'Ivoire.Salut! Dindé.

18:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

ISRAËL , DESORMAIS UN PUISSANT ALLIE POUR LA CÔTE D'IVOIRE

Mardi 21 Novembre 2006


Chers Bien-Aimés Frères Ivoiriens,


La France lance des fleurs aux terroristes et manque de sensibilité pour les victimes du terrorisme,si elle ne les condamne pas.
Ce truisme,Israël l'a si bien compris avec la position de l'ONU dans le conflit qui l'oppose,en ce moment,aux Palestiniens(violences de ces derniers jours),position conditionnée par la diplomatie française, et les tensions avec la FINUL (Force Intérimaire des Nations Unies pour le Liban) au Liban Sud,sous commandement français,qu'il a désormais une parfaite lecture de la crise,en Côte d'Ivoire.
Israël est désormais notre compagnon d'infortune,avec à la clé,un engagement plus franc à faire des rétorsions(voir des représailles)à la France,notre persécuteur commun,en Côte d'Ivoire.

Pour ceux qui savent lire entre les lignes,ils pourront aisément le comprendre avec le retour,la semaine dernière(le 16 Novembre 2006),de l'Ambassadeur Israëlien Daniel KEDEM,antérieurement Ambassadeur de l'Etat d'Israël en Côte d'Ivoire,de 2001 à 2004,au plus fort de la crise.Et à peine 2 ans après son départ,il est de retour.Signe des temps.C'est à cet homme que nous devons l'engagement du MOSAD,le Service Secret Israëlien,dans la crise ivoirienne,un appui oh combien précieux! qui a mis en déroute la Licorne,à l'Hotel Ivoire,en 2004,et qui va maintenant s'accentuer avec le théâtre de la fin qui est,inexorablement,en train de se mettre en place,actuellement.

Israël a,maintenant,totalement compris et cerné le rôle démoniaque de la France dans la crise ivoirienne,ayant tout récemment été aussi victime de la diabolisation et de l'extrême activisme diplomatique de la France,à l'ONU,qui fait passer la victime qui se défend pour le bourreau et qui fait prendre contre Israël des Résolutions tendancieuses,condamnant les effets,c'est-à-dire les opérations militaires de l'Etat hébreu dans la bande de Gaza et non les causes que sont les opérations terroristes palestiniennes.
Enfin...! Une palabre dans laquelle je ne veux pas entrer.C'est vraiment au-delà du cadre purement humain,cette affaire.

Pour ce qui nous concerne,ici,en Côte d'Ivoire,DIEU vient de nous donner,en Israël,un redoutable et appréciable allié.Mais gardons toujours les regards fixés sur notre DIEU,qui reste et demeure notre véritable appui dans cette crise.

Que le SEIGNEUR vous bénisse,richement! Dindé.

18:20 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

CONSULTATIONS DU CHEF DE L'ETAT: QUELLE CONTRIBUTION FRANçAISE !

Mercredi 22 Novembre 2006


Chers Bien-Aimés,


Au titre des propositions faites au Président GBAGBO par les ressortissants étrangers pour la sortie de crise, je vous envoie la contribution de la Communauté française vivant en Côte d'Ivoire.
Une communauté qui m'a émerveillé! Emerveillé par la profondeur de son analyse.
Une analyse objective,magistrale,sans complaisance,de la crise ivoirienne et des relations ivoiro-françaises,par des Français très réalistes,pragmatiques et honnêtes.

Oui,la vérité grandit les peuples.La vérité pour le triomphe de la Justice(quelle beauté!) fait la grandeur des hommes,d'où qu'ils soient,et tisse entre eux une fraternité inaliénable,et l'honnêteté,cette grande vertu cardinale,les hisse au firmament de la valeur humaine.

Franchement, je désespérais d'entendre,un jour,des Français(en association ou individuellement) parler avec autant d'amour,d'intelligence et de franchise pour la Côte d'Ivoire(A part bien sûr KOUAMOUO,ah,ah,ah!) et se démarquer aussi nettement des pratiques de haute mafia de la Chiraquie.Car beaucoup s'emmurent dans un silence qui les rend,malheureusement,complices des souffrances des Ivoiriens.

Association française Vision-Vérité Côte d'Ivoire,merci infiniment à vous et que DIEU vous bénisse,richement!
Si nos frères les hommes,du monde entier,voulaient simplement dire la vérité,rien que la vérité,au nom de la Justice,sur la crise ivoirienne,elle serait déjà finie.Mais c'est tout le drame de l'humanité! Qui gît sous la domination du mensonge et du Malin.
Que de souffrances dans le monde parce que l'argent et le pouvoir ont muselé la vérité.
Un jour,le règne d'amour et de vérité de DIEU s'établira sur tous les hommes.JESUS a dit:"Que votre coeur ne se trouble point.Croyez en DIEU,croyez aussi en moi"."Prenez courage,moi, j'ai vaincu le monde"(Jean 14:1 et 16:33).

Que DIEU bénisse le digne peuple français et qu'il bénisse la Côte d'Ivoire! Dindé.



CONSULTATIONS DU CHEF DE L'ETAT
Des Français à Gbagbo : "Comme Chirac, défendez la constitution"


Fin hier des consultations du chef de l’Etat qui recevait à l’occasion la communauté française vivant en Côte d’Ivoire. Les hôtes du président qui ont donné une véritable léçon de démocratie aux partisans de la primauté de la résolution 1721 sur la constitution ivoirienne. Lisez l’intégralité des propositions qu’ils ont faites au chef de l’Etat, arguments juridiques à l’appui, et vous comprendrez mieux pourquoi il ne faut pas ruser la Constitution ivoirienne, symbole de la souveraineté nationale.

Monsieur le Président de la République,

L'Association Vision- Vérité Côte d'Ivoire vous sait gré d'avoir initié, dans le cadre de cette nouvelle concertation nationale, une rencontre avec les communautés étrangères et particulièrement avec les ressortissants français. A nos yeux, cela témoigne de votre ouverture humaniste et mondialiste contrairement à l'image d'"ivoiritaire " xénophobe que donne de vous la querelle qui vous est faite. Cette rencontre est une application concrète de vos appels répétés pour rappeler aux ivoiriens de ne pas se tromper de cible et de ne pas faire la confusion entre les français qui vivent en Côte d'Ivoire et la politique française en Côte d'Ivoire.

Monsieur le Président,
- Qui sommes-nous et que défendons-nous?
Vision-Vérité-Côte d'Ivoire regroupe en son sein des hommes et des femmes non ivoiriens d'origine mais qui résident en Côte d'Ivoire de façon permanente et, pour certains d'entre eux, depuis de nombreuses années. C'est un mouvement de personnes qui, toutes tendances confondues, veulent assurer simplement leurs responsabilités citoyenne;; dans leur pays d'accueil, la Côte d'Ivoire, en s'appuyant sur les valeurs universelles, valeurs fondatrices de l'Etat ivoirien, valeurs liées aux notions de République et de Démocratie; il s'agit de valeurs tout à fait basiques, aujourd'hui galvaudées, bafouées. Ce sont: . . - la Souveraineté Nationale, - la Légalité Constitutionnelle, qui implique le respect de la Loi fondamentale et la conquête du pouvoir par les urnes, - l'Unité Nationale sur la base de la cohésion sociale, qui rejette les considérations fragmentaires (telles l'ethnie, la région, la religion), - la Résistance Patriotique face à l'occupant et ses collaborateurs; telle qu'elle s'est glorifiée dans l'histoire de, la France et dont le concept, partout dans le monde, est si respectueusement perçu, - la Paix, considérée non pas comme une fin en soi (concept oiseux, quand il n'est que cela), mais, comme un objectif majeur par lequel les intérêts économiques, sociaux et culturels du Peuple peuvent" être garantis et développés, - la concertation populaire, application normale et obligatoire du principe de Démocratie. Ces hommes et ces femmes, ne sont pas des transfuges, mais, sous le prétexte d'être des étrangers, ils ne peuvent s'enfermer dans le mutisme et le devoir de réserve. On ne vit pas dans une famille sans le mériter et sans le devoir de la protéger et de la faire respecter. Vision-Vérité-Côte d'Ivoire, s'est donné la mission, depuis le début de la guerre, d'alerter l'opinion, tant au plan international que national, sur toutes les entorses aux valeurs ci-dessus et sur toutes les ignominies dont l'Etat et le Peuple ivoiriens sont victimes. Monsieur le Président,

- Quelle analyse faisons-nous de la crise?
1 - la crise ivoirienne n'est pas une crise ethnique,
au sens de crise du monde noir englué dans des atavismes insurmontables qui le rendent réfractaire aux grandes valeurs républicaines et démocratiques, valeurs qui n'auraient d'autres origines et d'autres socles que ceux du monde occidental. Nous récusons cette thèse, dénoncée sous le vocable de l'afro-pessimisme, assortie de loufoqueries racistes et obscurantistes, tant africaines qu'occidentales, qui tentent d'occulter les vraies raisons des retards, des guerres et coups d'états en Afrique. .

II - la crise ivoirienne est une crise artificielle et non pas une crise ivoiro-ivoirienne.
La thèse de " crise ivoiro-ivoirienne " consiste à prétendre qu'en Côte d'Ivoire, le point de rupture est né du déséquilibre des rapports sociaux lié à la configuration ethnique et religieuse. L'équilibre des rapports sociaux n'est jamais parfaitement atteint dans aucune société humaine, la France en est un exemple. En Côte d'Ivoire, est apparue, surtout, la conscience grandissante de la volonté de rupture avec le système politique en place depuis les indépendances. Alors, pour dévier le processus du changement, un front commun constitué de forces de l'intérieur et de l'extérieur, a provoqué la rupture de l'équilibre social, décidé à garder le pouvoir sans l'onction du Peuple et à continuer de s'approprier, sans réserve, les richesses du pays. C'est, donc, bel et bien, un processus artificiel qui n'a, jusqu'à présent, aucun rapport avec les mécanismes d'une guerre civile. Cependant, il est à craindre que ce front commun ne la fomente.

III - !a crise ivoirienne, bien que géographiquement circonscrite
, pour l'instant, sur le continent, est une crise de croissance de l'humanité dont la nouvelle configuration passe inéluctablement par les turbulences de la transformation dialectique du monde. En effet, aujourd'hui, se dessinent à l'horizon une "Autre" mondialisation et un autre schéma du rapport international avec l'émergence de nouvelles grandes puissances. Malheureusement, la France officielle reste arrimée aux anachronismes de sa vieille politique sur l'espace de son pré carré ouest-africain et, juge et partie en Côte d'Ivoire, elle s'emploie à préserver ces amarres là:amarres totalement obsolètes.

IV - Il n'est pas Question de dire Qu'en Côte d'Ivoire les conflits sont nés avec la 11° République et Laurent Gbagbo.
. Laurent Gbagbo est présenté comme l'obstacle majeur à la Paix. Or, au-delà de Laurent Gbagbo, on ne peut oublier que la guerre qui est faite en/à la Côte d'Ivoire est une guerre du Vieux Monde au Nouveau Monde et que cette guerre ne peut prendre fin avec le départ de Laurent Gbagbo. La mise hors jeu de Laurent Gbagbo ne résoudra rien et ne permettra pas l'avènement de la Vraie Paix. C'est un leurre de le croire, mais les tenants de la guerre ne font pas l'économie de cette duperie car ils y puisent des avantages immédiats (cf. l'industrie de l'armement, les pillages à grande échelle...)

Monsieur le Président,
- Quel est notre " vécu" de la guerre?
En raison de tout ce qui précède nous avons connu, nous vivons, aujourd'hui encore, les affres de cette guerre dans toutes ses dimensions multiformes et souterraines, telles que vécues par l'ensemble de la population et parfois, aussi, de façon spécifique: - La guerre des armes conventionnelles, - Le vil obscurantisme des médias, qui jouent effrontément sur la confusion des genres pour priver les populations de leurs repères, de leur intelligence, - La guerre anonyme, contre des personnes ciblées, pour accélérer, par la terreur et la psychose qu'elle provoque, le processus de discrédit du Pouvoir en place, le processus de déconstruction de l'Etat, - La guerre économique qui provoque l'appauvrissement général et l'indigence des populations pour affaiblir leur résistance; la guerre économique qui enrichit une poignée d'hommes et entraîne une hécatombe de licenciements, - Les risques auxquels nous expose la politique française énergiquement contestée, car certains, dans la plus grande c9nfusion et en faisant des calculs antipatriotiques, peuvent exploiter contre nous le, mécontentement populaire. Nous estimons que c'est ce qui s'est produit en novembre 2004. - La guerre chimique faite pour terrifier les populations et les pousser, encore, à abandonner le combat patriotique qui devient irréaliste et utopique. Dans ce contexte, la souffrance des ivoiriens est indicible. Les souffrances de la communauté française, en moins grand nombre, certes, n'en sont pas moins des souffrances humaines: physiques, morales et matérielles. Citons : - la souffrance des déplacés de guerre, dont certains n'ont pu survivre à leurs nouvelles conditions, - la souffrance liée à la dislocation des familles:

1 ° parce que
certains fonctionnaires du cadre français ont été contraints au rapatriement imposé par la France,

2° parce que
la délocalisation des entreprises a obligé certaines personnes à s'installer ailleurs, 39 parce que s'est posé le problème du cursus scolaire des enfants français, ivoiriens et autres, dû à la fermeture des écoles françaises 'et au refus de leur réouverture par les autorités françaises, au motif péremptoire qu'elles ont été saccagées par les patriotes, - la souffrance liée au fait que la politique française puisse être une politique de règlement de comptes. En effet, il est à noter la bonne volonté, des parents d'élèves, des enseignants et opérateurs économiques, de rouvrir les écoles saccagées. Et du moment que l'Etat ivoirien, lui-même, a alloué un budget important pour leur réfection, il ressort du refus de la France de les rouvrir, un esprit de sanction qui porte, par exemple, à considérer que la France officielle est juge et partie dans cette guerre.

Monsieur le Président,
-comment apprécions-nous la Résolution 1721 ? Peut-elle permettre une véritable sortie de crise? Vision-Vérité-Côte d'Ivoire ne pouvait passer à l'examen de la Résolution 1721 en écartant:

- 1/ le contexte ci-dessus décrit
, véritable soubassement de la crise et des décisions internationales, de l'ONU et de la. France

- 2/ le vécu qui est le nôtre,
comme il l'est pour tous les ivoiriens, avec des variantes, certes.. Pour Vision- Vérité-Côte d'Ivoire la 1721 est une résolution de plus dont les multiples contradictions nous maintiennent dans l'impasse. Néanmoins, nous en ferons une lecture positive dans la mesure où la primauté de la Constitution est respectée. Dans le contexte de la course au pouvoir qui fait rage actuellement en France, le Président Chirac, avec son habituelle rigueur à toute épreuve (sic), déclarait, lors de la pose de la première pierre du Mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises, le 9 novembre dernier (les précisions nous sont nécessaires!) : " A ceux qui, aujourd'hui, par ignorance ou par calculs, voudraient ébranler la Constitution, je dis: "Mesurez toute l'irresponsabilité qu'il y aurait à brader ce qu'il y a de plus solide dans nos institutions: la Constitution. ". Bien! Notre surprise n'a d'égale que notre satisfaction d'avoir la confirmation d'un principe qui sera si utile à la résolution de la crise en Côte d'Ivoire.

Monsieur le Président,
- quelles sont, à nos yeux, les solutions de sortie de crise?
1°/ nous ne sommes pas des politiciens et il nous apparaît présomptueux de dire au Président de la République ce qu'il doit faire parce que, bien entendu, vous disposez de données beaucoup plus complètes et fiables que les nôtres. 2°/ l'analyse qui précède nous semble plus opportune et utile, non pas qu'elle soit révélatrice, en Côte d'Ivoire, de la signification de la crise et de la guerre, mais, parce qu'en participant au débat, elle peut vous permettre de mesurer la dimension de l'engagement citoyen démocratiquement nécessaire pour, l'adoption de décisions conséquentes. . 3°/ nous nous permettrons, cependant, de vous encourager:
A - à rester dans la logique
constitutionnelle car la première année de transition placée sous le signe du "tandem" avec le Premier Ministre, étape très utile pour notre prise de conscience, n'a pas permis de réaliser le Désarmement la Réunification le Redéploiement de l'administration et l'organisation de nouvelles Elections. Au contraire, nous avons connu entre autre: - les tentatives de dissolution de l'Assemblée Nationale, - l'attaque meurtrière à l'Université de Cocody, rappelant étrangement l'intervention armée les 17-18 Mai 1992 au cours de laquelle les étudiants ont été atrocement réprimés, - le déversement de déchets toxiques aux conséquences terribles.

B- à œuvrer en vue d'obtenir les conditions d'un nouveau partenariat
avec la France et ses multinationales pour des accords nécessairement obligatoirement (ne craignons pas le pléonasme) équitables, sinon acceptables. C- à reconsidérer la présence sur le sol ivoirien de la force Licorne vu son rôle très contesté au sein des populations, surtout les plus concernées. Monsieur le Président, Pour terminer, nous voulons vous dire notre souffrance à voir se déchirer l'histoire de nos deux pays. Sortis de la relation coloniale les rapports de nos deux Peuples auraient dû évoluer positivement vers la vraie fraternité. . Entre les milieux de la Pensée, qui ont, de tout temps construit le capital culturel par lequel la France rayonne universellement et les milieux de la Finance qui ont construit le capital matériel, surtout à leur grand profit, le hiatus est sans équivoque. Nous en souffrons. Les premiers, à l'unanimité ont depuis longtemps dénoncé l'histoire coloniale et les artifices des décolonisations accordées. Les politiciens quelque fois, s'en servent tardivement, (très et trop tardivement) et même s'en font valoir (par exemple le Pardon de Jacques Chirac à la République algérienne). Les deuxièmes, ceux de la Finance perpétuent la tradition coloniale sous de nouvelles visions, et les politiciens, en temps réel, (tragiquement réel) restent dépendants (sinon les hommes de main) de ces systèmes de profits et d'exploitation. C'est là une contradiction qui nous torture aujourd'hui et ici, d'autant plus que, à l'échelle de l'Histoire de notre Humanité, cela sera préjudiciable à la France dont la majorité d'entre nous sont les fils et les filles qui lui restent profondément attachés. Cela d'autant plus, aussi, que leurs parents, là-bas, font les frais de cette politique excessivement coûteuse pour les contribuables déjà très éprouvés par la crise économique qui sévit en France. Nous avons observé que, malgré les partis pris des Autorités françaises d'aujourd'hui contre la Côte d'Ivoire, vous n'avez adopté aucune démesure. Nous savons que cela n'est pas un signe de faiblesse mais la projection, éclairée par les grands mouvements de l'Histoire, d'un politique qui assume la mission de préserver la fraternité planétaire sans accepter d'entraver la prospérité de son pays. Monsieur le Président, la Côte d'Ivoire mérite d'être un pays phare. Les avanies qu'elle subit les dénigrements dont on la souille ne peuvent cacher ses richesses du sol, du sous sol et celle des hommes; des homme~ avec des compétences dans tous les corps de métiers, qui font sa grandeur; des penseurs, des créateurs, des artistes talentueux qui font son orgueil. Faites, Monsieur le Président, que les chances de sortie de crise que nous donne le respect de la Constitution en augmentent le foisonnement. Merci, de nous avoir entendu. Que vive la solidarité des Peuples.

Vision- Vérité-Côte d'Ivoire.

18:20 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

L'ARGUMENT "LE PEUPLE EST FATIGUE", UN VERITABLE FONDS DE COMMERCE POLITIQUE

Samedi 18 Novembre 2006


Très Chers Bien-Aimés,

Elle est bien singulière la classe politique ivoirienne,et plus exactement celle de l'opposition franco-civilo-rebelle,qui ne jure,aujourd'hui,que par la Très-Confligène,la Toute-Confligène Résolution 1721,là où nous ne demandons que la légalité,poussant même dans le dos des "Victimes de guerre fatiguées" à reclamer son application entière et immédiate(c'était hier,au Journal Télévisé),et à inciter le Premier Ministre au bras de fer avec le Président de la République.
19 résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU ont-elles fait évoluer quoi que ce soit en Côte d'Ivoire,en 4 ans,pour qu'on en applique encore une autre,et qui plus est,la plus vicieuse?
Ces "Victimes de guerre" ont-elles vraiment souffert de la guerre et sont-elles vraiment fatiguées?Je m'interroge.
Si ce n'est de la manipulation ou du sado-masochisme à l'état primaire, j'ignore ce que cela peut bien être.On ne peut se battre pour faire perdurer sa douleur.Des "Victimes de guerre" qui s'excriment à prolonger leurs souffrances,c'est de l'autoflagellation et c'est en Côte d'Ivoire qu'on peut voir une telle curiosité.

A la vérité,ce dont le peuple est le plus fatigué,c'est du refus du bloc franco-civilo-rebelle de faire de l'opposition civilisée(comme l'a fait Laurent GBAGBO pendant 30 ans avec le Président HOUPHOUET),c'est de leur incurie politique,c'est de leur amateurisme et de leur médiocrité,en démocratie.

Il suffit seulement que ce bloc-là veuille la paix et demain matin,la Côte d'Ivoire est libérée.Mais que non! On manque royalement un Coup d'Etat en règle contre celui à qui l'ETERNEL a donné le sceptre sacré du pouvoir,du commandement et de l'autorité pour le pays,et après coup,on veut nous faire croire à la barbe du Père Noël.Je dis non.
On nous invente des contes de fées à dormir debout du genre Exclusion, Xénophobie,Ivoirité,Crise Identitaire et que sais-je encore.
Les Ivoiriens ne sont pas dupes.Arrêtez le vacarme assourdissant de vos sorties intempestives sur le petit écran.Nous en avons notre claque.Vous n'avez vraiment plus rien à dire.

Oui,le Peuple est vraiment fatigué,mais plutôt fatigué du manque d'amour de cette nouvelle génération d'hommes politiques(génération de tueurs,abonnés aux coups d'état) pour la Côte d'Ivoire,notre pays.Si dans nos pires cauchemars,ces hommes prennent le pouvoir,c'en sera fait de cette si belle nation.Heureusement que DIEU veille au grain.

C'était mon coup de gueule du jour.Que DIEU vous bénisse,richement.On garde la brèche pour le pays. Dindé.

18:15 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

DIALOGUE DE SOURDS ET COMPTE A REBOURS VERS LE DENOUEMENT

Mercredi 15 Novembre 2006


Chers Frères et Soeurs Bien-Aimés,

Nous assistons,en ce moment,dans le pays,à un véritable dialogue de sourds entre frères ivoiriens.
D'un côté,le camp républicain qui soutient la légalité et le pouvoir légitime(ce qui est de bonne guerre) et de l'autre,l'opposition franco-civilo-rebelle.
Ce qui est à craindre,c'est la radicalisation de plus en plus marquée que l'on observe de part et d'autre.L'atmosphère n'est pas du tout bonne,en ce moment,dans le pays.Il va falloir beaucoup de sagesse au Président GBAGBO pour désamorcer cette montée en puissance de la tension,qui est en train de dresser le lit à la violence.

Au-delà de cette remarque, j'ai encore du mal à comprendre qu'on ait pu attaquer le Président légitime de la Côte d'Ivoire et que, jusqu'à ce jour,"La Communauté Internationale" n'ait jamais pu condamner la Rébellion pour cette tentative de coup d'état et qu'on veuille aller à une paix contre-nature en encensant et en déroulant le tapis rouge à des tueurs,à des buveurs de sang et à des éventreurs de femmes enceintes,en cristallisant le débat sur une question de renforcement ou d'accroissement des pouvoirs du Premier Ministre,dont la vacuité et l'anticonstitutionnalité m'affolent.
D'autant plus que CHIRAC lui-même a déjà clos le débat en affirmant à Colombey-Les-Deux-Eglises,village natal de Charles DE GAULLE,qu'il serait irresponsable de remettre en cause la Constitution de la 5ème République,ce ciment qui assure la solidité de l'édifice moderne qu'est la France.
Le racisme primaire de cet homme est plus que criant.
Lui,peut avoir une constitution et la protéger,même contre les procédures légales de modification,et pas les nègres que nous sommes.Une vraie insulte aux Ivoiriens et à l'Afrique tout entière.Mais le Premier Ministre n'en a cure,qui engage le bras de fer contre l'Icône ivoirienne(GBAGBO),dut-il brûler la Côte d'Ivoire,son pays.Il n'y a vraiment rien à espérer de nègres et d'arrières-petits-fils d'esclaves qui ont le complexe du blanc et qui se feraient volontiers hara-kiri,qui se renieraient,toute honte bue,pour donner à leurs "maîtres éternels" la preuve de leur dévotion.Misère de misère! Pauvre Afrique! Tu pleureras encore longtemps avec des fils comme ceux-ci.

Mais une chose me rassure encore pour la Côte d'Ivoire,une seule:C'est que DIEU est un Dieu de Justice.L'injustice qui est faite à Laurent GBAGBO sera,un jour,expiée.Payée.Chèrement.Car on a fini par faire passer la victime pour le bourreau.Aucun enfant de DIEU digne de ce nom ne peut cautionner une telle injustice,car DIEU est Juste et il aime la Justice.C'est la raison pour laquelle les adversaires et les ennemis du Président GBAGBO n'ont jamais pu le vaincre et qu'ils ont toujours échoué,même quand ils ont été très près d'atteindre leur but.Et c'est ainsi qu'ils échoueront toujours.

Hommes frères,reprenez confiance!Si DIEU voulait livrer la Côte d'Ivoire,ce serait chose déjà faite.Oui.Alors,gardez courage!La longueur de cette crise est une marque et une signature de DIEU:Elle a permis de comprendre les fondements de la crise,de dévoiler tous les nageurs en eaux troubles et de faire tomber tous les masques.Le chronogramme de DIEU est en marche,implacable,inexorable,irréversible.DIEU est au contrôle.Toutes les tournures prises par la crise sont voulues de lui.Le plan de DIEU suit résolument son chemin.Pas d'angoisse,la Côte d'Ivoire sera libérée.
Mais,il y aura un prix à payer,Peuple de Côte d'Ivoire.Pour tes nombreux péchés,ceux de ta classe politique et ceux,particilièrement,de l'Eglise.Car avec DIEU,rien n'arrive pour rien.Mais après cela,se lèvera sur toi la gloire de L'ETERNEL,ton DIEU.

Alors,Chers Bien-Aimés frères et soeurs,ce n'est pas le moment de baisser les bras.Il faut vivre dans la sanctification et prier ardemment pour le pays.Surtout pour que les Ivoiriens tournent leus coeurs vers DIEU."Car quiconque invoquera le nom du SEIGNEUR sera sauvé", Actes 2:21.
Des heures affreuses et horribles arrivent.Des centaines d'enfants de DIEU l'ont reçu et continuent de le recevoir.Excusez-moi d'y revenir sans cesse mais mieux vaut prévenir que guérir,dit l'adage.
Merci de m'avoir accordé quelques minutes de votre attention.
Que le SEIGNEUR vous bénisse,richement! On garde la brèche.

Votre frère et ami,Dindé Fernand.

18:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LES IVOIRIENS: UN PEUPLE QUI A MÛRI ET QUI SAIT CE QU'IL VEUT

Dimanche 12 Novembre 2006


Chers Bien-Aimés Frères et Soeurs,

La consultation du peuple de Côte d'Ivoire par le Président de la République,initiée fort à propos,nous révèle,à mi-chemin,les aspirations profondes des Ivoiriens.
De toutes les propositions de solutions de sortie de crise entendues,une constante se dégage,une ligne dure,curieusement(mais on pouvait s'y attendre parce que le peuple en a assez),une ligne de rupture voire même de fracture radicale,une unanimité.Qui s'affirme de façon récurrente et qui a nom:

-Dissolution du Gouvernement actuel et formation d'un nouveau,de salut national ou de libération nationale,sans le Premier Ministre Charles KONAN BANNY(qui a fini de convaincre le peuple qu'il travaille contre son intérêt);
-Le départ non-négociable des Forces françaises de Côte d'Ivoire;
-Plus radicalement,la rupture des relations diplomatiques avec la France;
-La récusation et l'interdiction des réunions du GTI(Groupe de Travail International),en Côte d'Ivoire;
-La suppression de la zone de confiance considérée comme une zone de non-loi et un mouroir;
-La négotiation directe du Président GBAGBO avec les Insurgés,tous les partis politiques ayant nié tout lien avec la Rébellion;
-Le désarmement immédiat,de gré ou de force,des rebelles,par une force africaine;
-L'application stricte de la Constitution ivoirienne,entre autres.

L'opposition civile et armée avait longtemps instrumentalisé et continue d'instrumentaliser la souffrance des populations pour faire un chantage éhonté au Président de la République sur la nécessité d'accepter tous les compromis politiques et les compromissions les plus inacceptables,en vue de la paix(en échange).
Constat fait après l'écoute des propositions de ces mêmes populations,venues de toute la Côte d'Ivoire:Elles ne veulent aucun compromis,elles demandent plutôt,exigent même,la rupture brutale,au nom de la dignité,de l'honneur et de la souveraineté de la Côte d'Ivoire.
Alors,de quelles populations parlent ces politiciens?
Les partis politiques de l'opposition,notamment du RHDP,qui ne sont que des organisations privées,d'intérêt privé,dénient à ces populations,à ce peuple digne,le droit de dire sa part de vérité dans cette quête de solutions pour la sortie de crise,en récusant les consultations initiées par le Président de la République.
Pour qui se prennent-ils?Et au nom de qui pensent-ils pouvoir parler?Peuvent-ils croire,ne serait-ce qu'un instant,que leurs intérêts privés,mercantiles et mesquins puissent se mettre au-dessus de la volonté et des aspirations légitimes du peuple souverain?
Qu'on arrête d'infantiliser les ivoiriens.Ce peuple a mûri à l'épreuve de l'adversité et ces hommes politiques d'une autre époque ne s'en sont même pas rendus compte.Cécité, quand tu nous tiens!
Ce peuple digne,ils doivent l'apprendre à leur dépend et ne s'en prendre qu'à leur médiocrité politique,sait exactement ce qu'il veut,et il nous en donne,ici,la preuve.
Le Président de la République ne sera peut-être pas aussi radical mais saura,certainement,en tirer les leçons et se mettre au diapason de son peuple.
Pendant 4 ans,on a écouté les hommes politiques et on n'est pas plus avancé.Place maintenant au peuple souverain.

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire,une,indivisible et prospère!^

Je vous salue.Dindé.

17:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE PREMIER MINISTRE PREND LE POUVOIR

Jeudi 09 Novembre 2006


Chers Bien-Aimés,

Hier,Mercredi 08 Novembre 2006,le Premier Ministre Charles KONAN BANNY a lu sa déclaration de guerre,à la Nation ivoirienne,contre le Président GBAGBO,élu par le Peuple de Côte d'Ivoire,dont il n'a même pas fait cas dans son adresse,ne serait-ce que par courtoisie.La rupture est donc totale,pour ceux qui pourrait encore en douter.

Dommage que cet homme ait de si mauvais conseillers et qu'il ait décidé de jouer à fond la carte de l'autorité fantoche.Et pour se donner de la contenance,il a déclamé son discours depuis Yamoussoukro pour que cela serve comme symbole fort.A la vérité,c'est plutôt l'aveu d'un manque d'assurance mal dissimulé et d'une grande frayeur intérieure devant la gravité de ce que lui demande de faire la France,par Communauté Internationale interposée,contre son propre pays.
C'est une aventure dont il ne se remettra certainement jamais.On voudrait brûler la Côte d'Ivoire,son pays,qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
Espérons qu'il ait les tripes pour assumer jusqu'au bout cette décision et ses conséquences.

Le Président GBAGBO,quant à lui, ne s'empressera pas de lui répondre.Je le pense.Après la fin de la consultation du peuple,il prendra ses responsabilités devant l'Histoire et advienne que pourra.La Côte d'Ivoire est vraiment un cas singulier!

Resserrez vos ceintures et que DIEU garde la Côte d'Ivoire.Dindé.

16:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LA RESOLUTION 1721, UN TEXTE FRANCHEMENT DECOUSU

Jeudi 02 Novembre 2006


Chers Bien-Aimés frères et soeurs,

Ce matin,nous avons tous eu connaissance,dans la presse,de la mouture finale de la Résolution 1721 des Nations-Unies,proposée par la France,pour la mise en oeuvre du processus de paix et de sortie de crise,en Côte d'Ivoire.

Franchement,il n'y a qu'à l'ONU que des esprits aussi brillants peuvent s'accommoder d'un texte aussi incongru,contradictoire et anachronique! On y dit tout et son contraire:
Comment peut-on "réaffirmer son ferme attachement au respect de la souveraineté et de l'indépendance" de la Côte d'Ivoire, "rappeler l'importance du principe de non-ingérence", "entériner l'Accord de Prétoria(Schwane)" qui vise la Constitution ivoirienne,en préambule, et dire des inepties comme:

-N'évoquer aucune disposition légale (la Constitution) pour faire obstacle à ce processus;
-Une nouvelle période FINALE de transition n'excédant pas 12 mois(la Loi Fondamentale de Côte d'Ivoire n'impose aucune limite,tant qu'un nouveau président n'est pas élu);
-Une autorité TOTALE et SANS ENTRAVE au Premier Ministre,quand il y a déjà un Président(autant dire qu'on investit un dictateur);
-Refonder les Forces de défense et de sécurité(d'une République souveraine,indépendante et qui n'est pas sous tutelle);
-Le Haut-Représentant pour les élections sera la SEULE AUTORITE habilitée à rendre les arbitrages nécessaires dans le processus électoral(plus de Commission Electorale Indépendante:c'est anti-constitutionnel!);
-Le Premier Ministre doit pouvoir prendre toutes les décisions nécessaires,en Conseil des Ministres(présidé par le Président de la République!) ou en CONSEIL DE GOUVERNEMENT(qui n'a aucun pouvoir de décision dans notre Constitution) par ordonnance ou par décret-loi(les décrets-lois n'existent pas en Côte d'Ivoire,en fait,mais seulement en France.La France se trompe de pays,tant elle est aveuglée par sa haine et son acharnement.En tout état de cause,elle veut instaurer en Côte d'Ivoire,en se cachant derrière l'ONU,un Etat bicéphale).

C'est en diplomatie seule,et à l'ONU en particulier,que j'ai pu voir,de toute ma courte vie sur terre,de telles incongruités!

De fait,pour aider l'ONU,elle-même,à se retrouver dans ce fatras d'inepties et dans ce flou artistique où le ridicule le dispute à l' illisibilité,et où le droit de cité a été refusé au bon-sens,que le Président GBAGBO a posé les indispensables balises pour la suite des débats,dans son discours à la Nation de ce jour,à 13 heures:
Les Ivoiriens doivent se réunir autour de leur Constitution et faire corps avec elle.C'est le seul véritable cadre de résolution de la crise ivoirienne,la Côte d'Ivoire étant souveraine.

J'espère que dans les tout prochains jours,cette souveraineté sera(comme il l'a annoncé)réaffirmée avec force par le Président de la République,à travers des décisions courageuses devant,à court terme,nous conduire à la libération nationale,pour que nous en finissions,une fois pour toute,avec cette crise ARTIFICIELLE,qui nous épuise tous.

Pour se faire,les Ivoiriens doivent s'adosser à l'Eternel,le Dieu des Armées,car notre ennemi est plus fort et plus puissant que nous.
Malgré cela,la Côte d'Ivoire ne peut pas,au nom d'une hypothétique paix,renoncer à sa liberté et à sa dignité,pour s'offrir, comme le demandent certains par dépit et par lassitude,en victime résignée à la France.Elle ne pourra donc pas faire l'économie du grand feu d'artifice final qui lui permettra de conquérir une paix définitive,une vraie paix,sa paix.Non plus ce CALME de 40 ans,fait d'intrigues et de pactes occultes i(dans tous les sens du terme) qu'on a abusivement appelé la PAIX.La preuve,voici où nous en sommes!

Que DIEU garde la Côte d'Ivoire! Dindé.

16:40 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE COUP D'ETAT PARFAIT. J'AI HONTE DE L'AFRIQUE

Jeudi 19 Octobre 2006


Chers Bien-Aimés,

Ce qui s'est passé à Addis-Abeba,le Mardi 17 Octobre 2006,au Conseil de Paix et de Sécurité(CPS) de l'Union Africaine( 6 Chefs d'Etats présents sur 15,dont 4 françafricains) est un coup d'Etat.
Le CPS s'est plus comporté en bélligérant qu'en médiateur.Quelle honte pour l'Afrique!Quel jour allons-nous nous libérer,nous départir de ce statut d'esclaves modernes!Les rétorsions de la France sont passées comme lettre à la poste grâce au passage en force du Président de l'UA en personne,Denis SASSOU NGUESSO,aux ordres,vu qu'il n'y a eu aucun communiqué final de la réunion,sinon après coup,avec des points aussi abominables que fratricides (parmi d'autres) comme:

-La gouvernance par ordonnances et par décrets-lois du Premier Ministre dans tous les domaines(il peut désormais se passer du Président de la République et de l'Assemblée Nationale);
-L'intégration(la refonte) des forces armées en bélligérance(décapitation des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d'Ivoire restées fidèles à la République).

En d'autres termes,le CPS demande la mise à mort institutionnelle et constitutionnelle de la Côte d'Ivoire!
Croyez-vous,honnêtement,que le digne peuple de Côte d'Ivoire peut accepter une telle aberration?Et que le Président GBAGBO peut même la concevoir?J'en doute fort bien.Il y va de notre dignité,de notre indépendance,de notre souverraineté.Le CPS n'a réussi qu'à nous donner matière à adversité car la Côte d'Ivoire va devoir,bientôt,se braquer contre l'ONU,avec toutes les conséquences y subséquentes,et le Président a déjà annoncé les couleurs à son retour,hier,d'Addis-Abeba,en disant qu'il n'attendait pas la paix de la Communauté Internationale mais des Ivoiriens eux-même.

Côte d'Ivoire,tu es aujourd'hui,face à ta destinée et à ton destin.Sois à la hauteur des attentes de l'Histoire et entre par la grande porte dans la Cour des Nations libres et dignes.Tu dois créer l'émulation chez tous les peuples opprimés d'Afrique qui attendent que tu leur montres la porte de sortie.Le prix à payer sera élevé mais JESUS marchera à tes côtés.

Haut-les-coeurs,peuple ivoirien! Que DIEU vous bénisse,richement! Dindé.

16:35 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE BAROUD D'HONNEUR DE CHIRAC

Mercredi 11 Octobre 2006


Chers frères et amis,

Les choses se précisent de plus en plus pour ce qui est des prochaines actions de ce que je pourrais appeler La Françafrique Ivoirienne! Créer l'insurrection généralisée et servir ainsi sur un plateau d'or l'occasion rêvée et tant attendue par Chirac et sa Force Licorne (Forces françaises) de passer à l'action fatidique:Renverser le Président GBAGBO(très en verve en ce moment,sûr de son fait,audacieux,menant au point ses adversaires et conduisant la lutte de la libération de l'Afrique).
En un mot,le dernier baroud d'honneur de Chirac(lire article joint).

Les jours prochains promettent donc d'être très bouillants.Mais l'Eternel combattra pour nous! Côte d'Ivoire,tient bon!

Salut! Dindé.



BATTU A ABUJA, LE PRESIDENT FRANCAIS NE DESARME PAS

Les dernières consignes de Chirac au RHDP


Il joue désormais son va-tout. Le patron de l'Elysée entend dans une sorte de baroud d'honneur, changer le cours de son destin abidjanais, qui semble lui échapper de plus en plus. Révélations.

Le sommet d'Abuja a livré ses conclusions le week-end dernier. Avec notamment la reconduction du Président Laurent Gbagbo pour au moins une année. Un verdict qui n'est pas fait pour plaire à l'exécutif français, maître d'ouvrage de la déstabilisation du régime d'Abidjan. Mais contrairement à ce qu'une bonne partie de l'opinion a pu penser, on indique, de sources bien introduites, que la sentence prononcée n'a pas véritablement surpris le patron en chef de la Françafrique. Qui lui, sauf miracle, ne se faisait pas trop d'illusions. Surtout après les deux revers essuyés par la diplomatie française successivement à New York et à Bucarest. Et c'est justement au lendemain de la fermeture des travaux de la Francophonie que Jacques Chirac fait convoquer ses poulains du bloc de l'opposition civile et militaire ivoirienne à Paris. Selon nos informations, la réunion qu'il tient en ce premier jour du mois d'octobre, dans une des nombreuses pièces du Palais de l'Elysée, a des allures d'un véritable conseil de guerre. Il a à ses côtés Michel De Bonnecorse, son principal chien de guerre pour les questions africaines et un autre conseiller, éminence grise reconnue de l'administration Chirac. En face, Aimé Henri Konan Bédié, Alassane Dramane Ouattara, Charles Konan Banny et Alphonse Djédjé Mady tiennent bien leurs places. Le N°1 français ne s'embarrasse pas de fioritures. Il plante tout de suite le décor. Il s'agit de réfléchir à la gestion de l'après 31octobre en Côte d'Ivoire, vu que l'effet d'entraînement de la communauté internationale, jusque là réussi à merveille par la diplomatie française sur le dossier ivoirien, n'est plus de mise. Chirac explique clairement à ses hôtes qu'il est totalement disposé à les aider à arracher le pouvoir à Laurent Gbagbo, mais à condition que ces derniers se montrent un peu plus actifs sur le terrain. Car, fait-il observer, la communauté internationale ne viendra jamais déloger le président ivoirien du palais d'Abidjan. En somme, il demande de l'action et beaucoup d'actions aux opposants à Gbagbo afin de créer le cadre propice à une intervention de l'armée française. Celle-ci une fois en mouvement, rassure De Bonnecorse, recevra des appuis des troupes françaises stationnées à N'djaména et à Lomé pour achever le boulot. Et le spécialiste maison des affaires africaines d'expliquer que sans ce minimum de conditions, la force Licorne ne pourra pas bouger, vu que toute intervention directe et cavalière de sa part entraînera à coup sûr l'entrée en scène de soldats angolais, rwandais et sud-africains, dont les services secrets français annoncent déjà la présence en terre ivoirienne. Ce qui constituerait, à ses yeux, une situation beaucoup plus difficile à gérer pour Paris. Résumant donc sa pensée, il dira qu'il faut que l'opposition mette à contribution ses militants en les déversant massivement dans les rues pour exiger le départ de Gbagbo. De ce fait, la communauté internationale, ainsi mise devant le fait accompli, se ravisera sur la question du maintien du premier citoyen ivoirien. Après avoir religieusement écouté Chirac et ses lieutenants, les opposants venus de Côte d'Ivoire prendront la parole pour donner leur avis. Le premier à donner le change est Alassane Ouattara. Il adhère à l'analyse des Français et se dit disposé à jouer à fond sa partition en mobilisant ses militants. Il regrette au passage que son allié du Pdci ne mobilise pas toujours ses bases autant que le Rdr à l'effet de créer le surnombre. Lorsqu'il prend la parole, à son tour, Bédié demande à savoir à qui profitera à terme le mouvement, car lui se verrait bien dans le rôle de chef de la transition. Les concepteurs du plan lui rétorqueront alors que l'exercice du pouvoir ne peut lui être confié maintenant, de peur que l'action ne soit interprétée comme un coup d'Etat. Mais qu'il fallait dans un premier temps faire le travail pour Banny qui, lui, fera plus tard la passe à celui qui aura été le plus entreprenant dans la chute de Laurent Gbagbo. "N'zueba" jure alors de relever pour une fois le défi de l'activisme sous le regard fort approbateur de Djédjé Mady. Les comploteurs du jour décident alors de mettre aux devants des troupes, les militants du Pdci-Rda, qui seront appuyés par le Rdr. La question des moyens financiers ne se pose pas puisque le Prince français prend l'engagement de casser la tirelire pour les besoins de la cause. Ce n'est donc point un hasard si les animateurs du vieux parti, s'agitent en ce moment sur le territoire ivoirien, en jurant sur tous les toits, de faire partir Laurent Gbagbo par la rue. Quant au premier ministre, il a dit-on, donné sa bénédiction à l'opération avant de s'inquiéter au sujet de son avenir politique, puisque selon le schéma arrêté, il doit passer la main au terme de la transition. Il sera rassuré sur la question par les parrains parisiens qui lui promettront la Présidence ivoirienne pour l'horizon 2012. Mais avant, il lui a été demandé, sur plainte des leaders de l'opposition ivoirienne, de prendre totalement le contrôle de "Fraternité Matin", qui selon les participants au conclave, est "un outil déterminant" dans le combat à mener, vu son audience. Le banquier venu de Dakar prend aussitôt l'engagement de mettre de l'ordre chez le doyen des quotidiens de Côte d'Ivoire. On comprend donc que la dernière mesure de Banny visant à museler le quotidien pro gouvernemental par l'enfant de Morofè n'est nullement un caprice de ce dernier, mais plutôt une résolution de la réunion sécrète de Paris. Au vu de ce qui précède, il faudra s'attendre à des heures chaudes, les prochains jours en Côte d'Ivoire, le G7 ayant décidé d'effectuer un grand saut à la desperado. Les Ivoiriens sont avertis.

Safiatou Ouattara

in LE MATIN D'ABIDJAN

16:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

NOUS SOMMES REPARTIS POUR UNE NOUVELLE PERIODE DE TURBULENCES

Samedi 30 Septembre 2006


Chers Bien-Aimés Frères Ivoiriens,

Préparons-nous à vivre des jours très tendus et très agités dans le pays,dans les temps qui arrivent.Et je n'ai de cesse de vous alerter,à ce sujet.
Ceux qui ont encore un peu de bon sens dans cette Côte d'Ivoire tourmentée peuvent maintenant savoir qui ne veut pas la paix:
Vous avez entendu avec moi,la litanie des propos et propositions extrêmes(des exigences, je dirais plutôt)du RDR,hier,à la télé,dans sa déclaration faisant suite à la réunion informelle de New York(ONU) et relative à la situation de blocage du processus de paix(voir document joint).Ce sont:

-la suspension de la Constitution;
-le transfert de tout l'exécutif au Premier Ministre BANNY(le Président GBAGBO est viré);
-l'installation d'un Conseil de la République(pour conduire la rédaction d'une nouvelle Constitution);
-la récusation du Médiateur Thabo MBEKI, jugé partial;
-l'attitude jugée embigüe du Président de la Commission de l'UA, Alpha Omar KONARE(parce qu'il trouvait incorrect d'imposer,depuis l'ONU,des mesures aussi graves à une partie du conflit,absente,le Président GBAGBO);
-le renforcement et le maintien des Forces de l'ONUCI et des Forces françaises(pour l'occupation militaire de la Côte d'Ivoire);
-le renforcement des attributions du Représentant Spécial de Kofi ANNAN et de son Haut- Représentant chargé des élections(Mise sous tutelle de la Côte d'Ivoire).

En un mot comme par mille,le RDR(et bientôt le RHDP et toutes les ONG satellites pro-françaises)déterre la hache de guerre.Franchement,il y a des Ivoiriens qui m'écoeurent.Dépécer ainsi son propre pays!
C'était juste un avis.Resserrez vos ceintures,on redécolle.

DIEU vous garde! Dindé.




MEDIATION DANS LA CRISE IVOIRIENNE
Le RDR récuse Thabo Mbeki


Une réunion du secrétariat général du Rassemblement des Républicains (RDR) s'est tenue hier après-midi au siège de ce parti à Cocody. Cette rencontre de la direction du RDR aura été une occasion de plus pour ce parti de fustiger tous les acteurs internationaux du processus de paix qui ne partagent pas le schéma de sortie de crise, notamment le Président Thabo Mbeki qu'il récuse encore une fois en tant que médiateur dans la crise ivoirienne. Dans le communiqué qui a sanctionné cette rencontre, le RDR s'est d'abord dit satisfait du mini-sommet de New-York sur la Côte d'Ivoire boycotté par le Président Laurent Gbagbo. "Le secrétariat général tient à remercier les Présidents Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, Blaise Compaoré de la République du Burkina Faso, John Kufuor de la République du Ghana, ainsi que tous les amis de la Côte d'Ivoire qui, une fois de plus, ont démontré leur engagement constant dans la recherche de la paix dans notre pays, et de le voir ainsi renouer rapidement avec le progrès social. Il remercie tout particulièrement Son Excellence Monsieur Kofi Annan, secrétaire général de l'ONU, qui, en invitant de façon officielle les principaux acteurs de la crise ivoirienne, a offert une tribune d'échanges multilatéraux qui a permis de réfléchir sur des pistes de sortie de crise. Le secrétariat général s'est déclaré satisfait de cette réunion ". Le parti dirigé par Alassane Dramane a réaffirmé son soutien " sans réserve au propositions faites dans la perspective de la transition ; celle-ci se résumant en cinq points : suspension de la Constitution, renforcement du pouvoir exécutif du Premier ministre, Mise en place d'un Conseil de la République, renforcement et adaptation du mandat des forces impartiales (ONUCI et Licorne), renforcement des pouvoirs du représentant spécial du secrétaire général de l'ONU et du Haut représentant chargé des Elections ". Par ailleurs, toujours selon le communiqué, le RDR " s'est inquiété du rôle ambigu joué par Monsieur Alpha Oumar Konaré, Président de la Commission de l'Union Africaine et Monsieur Thabo Mbeki, Président de la République d'Afrique du Sud, Médiateur dans la crise ivoirienne ". Tout en notant " avec surprise, les visites du Président Thabo Mbeki en Côte d'Ivoire, puis au Burkina Faso, avec le Président Gbagbo, alors que des réunions de la CEDEAO et de l'Union Africaine sont prévues dès le début du mois d'octobre pour réagir aux propositions de la réunion du 20 Septembre, à New York ". Ainsi donc, le RDR s'est résolu à exhorter ses alliés de l'opposition regroupés au sein du RHDP à récuser le numéro 1 sud-africain dans la médiation de la crise ivoirienne. " Compte tenu de cette attitude du Président Mbeki, du nouveau cadre de médiation défini par la résolution 1633 avec notamment la mise en place d'un Groupe de médiation quotidienne et d'un Groupe de travail international et, en raison du risque de voir se dévoyer le processus de paix, le secrétariat général demande aux responsables du RHDP de récuser le président sud-africain qui a fait preuve de partialité, dans le rôle de médiateur ", indique le texte. En outre, le RDR a invité la jeunesse du RHDP à affronter désormais les patriotes à la moindre manifestation de rue de ces derniers. " Le secrétariat général apporte son soutien total au mot d'ordre du RJDP et invite tous les militants du RDR à se tenir prêts à descendre dans la rue à la moindre manifestation des " patriotes " et à y demeurer jusqu'à l'obtention d'une transition véritable pouvant conduire à l'organisation d'élections justes, équitables et démocratiques ", a souligné le RDR, tout en encourageant le président du RJR, Karamoko Yayoro a donner une suite judiciaire aux menaces qu'il a reçues et " tient d'ores et déjà le Colonel Dogbo Blé Bruno pour responsable de toute atteinte à l'intégrité physique de Monsieur Karamoko Yayoro ".

ROBERT KRA


in LE MATIN D'ABIDJAN

16:20 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

SIMPLE AVIS !

Jeudi 21 Septembre 2006


Salut à tous!

Honnêtement, je crois que le Président GBAGBO AURAIT TOUTE LA BONNE FOI DU MONDE que la crise ivoirienne ne connaîtrait pas de fin.
La seule solution humaine,sans dommage:Neutraliser l'emprise de la France sur la Rébellion ivoirienne et sur le processus de règlement de la crise.
La seule solution spirituelle,sans dommage:Que le Peuple de DIEU revienne à l'ETERNEL,son DIEU,que les Ivoiriens cherchent la face du SEIGNEUR et se détournent de leurs péchés.

A part cela, je ne crois pas à un autre miracle,sans dommage! Après que l'ONU ait montré toute son impuissance à régler le casse-tête ivoirien et à se sortir elle-même honorablement du bourbier éburnéen, la CEDEAO et l'UA pourraient-elles réussir? Attendons de voir!

Salutations affectueuses en CHRIST! Dindé.

16:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

UNE CRISE SPIRITUELLE ET UN PLAN D'AMOUR DERRIERE UNE FAçADE POLITIQUE

Mardi 19 Septembre 2006


Chers Tous,

La crise ivoirienne est d'abord et avant tout une crise spirituelle!
Ivoiriens,avec DIEU, rien n'arrive sans raison.DIEU aime la Côte d'Ivoire et il veut réécrire son histoire.Si chacun,pour sa part,dans ce plan d'amour aux relents politiques,reconsidère ses voies,peut-être que l'ETERNEL aura pitié de nous pour alléger notre châtiment et abréger ces jours terribles qui arrivent.Car la Côte d'Ivoire s'est gravement corrompue devant le SEIGNEUR !

Ezéchiel 18:
"L'âme qui pèche,c'est elle qui mourra.Le fils ne portera pas l'iniquité de son père,et le père ne portera pas l'iniquité de son fils.La justice du juste sera sur lui,et la méchanceté du méchant sera sur lui."(v.20).
"Ce que je désire,est-ce que le méchant meurt?dit le SEIGNEUR,l'ETERNEL.N'est-ce pas qu'il change de conduite et qu'il vive?"(v.23).
"Revenez et détournez-vous de toutes vos transgressions, AFIN QUE L'INIQUITE NE CAUSE PAS VOTRE RUINE.
Rejetez loin de vous toutes les transgressions par lesquelles vous avez péché;FAITES-VOUS UN COEUR NOUVEAU ET UN ESPRIT NOUVEAU.Pourquoi mourriez-vous,maison d'Israël?(Pourquoi mourriez-vous,maison de Côte d'Ivoire?).Car je ne désire pas la mort de celui qui meurt,dit le SEIGNEUR,l'ETERNEL.CONVERTISSEZ-VOUS DONC,ET VIVEZ."(v.30-31).

DIEU,dans son amour,nous appelle à la repentance,afin que nous vivions.
Dans le songe d'hier,on entendait des gens dirent:
"GBAGBO a haussé le ton et la France a décidé de prendre les choses en main."
Un détail important que ma femme a relevé,hier:La France avait eu l'aval de l'ONU pour cette intervention.Et l'ONU avait tout mis en oeuvre pour couvrir toutes les exactions que la France commettrait.L'armée française avait pris le contrôle total de la Côte d'Ivoire.
Alors,la grande question qui était sur toutes les lèvres,c'était:
"Que va t-il se passer,que va t-il arriver à la Côte d'Ivoire?Où est GBAGBO(priez pour cet homme),que va t-il lui arriver?Combien de temps ça va durer?" Le pays était épouvanté!

"Pardon,SEIGNEUR,ne nous fait pas vivre cela,c'est trop dur!" serions-nous tentés de crier à DIEU,tout comme mon épouse terrifiée!
La solution,c'est la repentance des Ivoiriens,c'est notre repentance individuelle et personnelle,qui que nous soyions."CONVERTISSEZ-VOUS DONC,ET VIVEZ",dit le SEIGNEUR.

Que DIEU vous bénisse! Dindé.

15:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

UN GARçON A PARLE, EN COTE D'IVOIRE !

Vendredi 15 Septembre 2006


Bonjour,Chers Tous !

Hier,un garçon a parlé dans ce pays et il en était temps!(Voir en document joint,le Discours du Président GBAGBO).La Côte d'Ivoire doit sortir de l'ornière et prendre désormais en main sa destinée,advienne que pourra.
La dignité,ça ne se vend pas et les Ivoiriens doivent maintenant assumer leur histoire et leur destinée.Pour les générations futures.Pour leurs enfants.Qui les maudiront s'ils font autre chose que cela.

Je l'ai toujours dis:Aucune réconciliation ne se fait sans vérité(dire qu'on a voulu faire un coup d'état et qu'on a échoué),sans repentir(demander pardon pour tout le mal qu'on a fait)et sans amende honorable(dire au moins une petite parole de compassion à ses victimes et la paix serait revenue).Mais jamais cela n'a été fait et on nous débilite,on nous assomme avec des spots de paix que seul le Sud entend.
Tant qu'il n'y aura pas ce préalable,la réconciliation est un leurre et moi, je n'y ai JAMAIS cru.En tout cas,tant qu'elle a été orchestrée comme je le vois.

Remettons-nous en à DIEU après le discours du Président GBAGBO et prions,c'est tout ce qu'il nous reste à faire.
Chirac s'en va en Mai 2007 et vous pouvez être assurés que ça va cramer ferme!
DIEU a promis de refonder totalement la Côte d'Ivoire.Le décor se met en place et la facture sera salée.
Ivoiriens! Repentance et Humiliation pour le pays:La corruption,la perversité morale et le désordre en tout genre y ont atteint le comble.Je ne parle même pas de l'Eglise!

Intercesseurs,on garde la brèche!C'est l'heure! Il est l'heure!Fraternellement,Dindé



En réponse au discours du général Philippe Mangou-Laurent Gbagbo explose : “Je n’irai pas à l’ONU…”

A leur demande, Les Forces de défense et de sécurité (FDS) ont été reçues hier au palais présidentiel du plateau par le chef de l'Etat, pour échanger sur les derniers développements de l'actualité
sociopolitique en Côte d'Ivoire. En réponse au discours des FDS lu
par le chef d'état-major des Armées, le général Philipe
Mangou, le président de la République a littéralement explosé.
G7, GTI, ONU, désarmement, déchets toxiques, descente des
policiers sur le campus de Cocody. Tout y est passé. Le président
Laurent Gbagbo a craché ses vérités, à la grande joie des
soldats, venus massivement l'écouter.

“Non seulement, je n'irai pas à New York, mais je n'enverrai aucune délégation ministérielle, parce que je ne veux pas cautionner la mascarade. Je veux leur montrer que je n'attends plus
d'eux qu'ils nous emmènent la paix”.

Hier au cours de l'audience qu'il a accordée aux Forces de défense et de sécurité conduites par leur chef d'état major, le général Phillipe Mangou, le président Laurent Gbagbo n'est pas passé par quatre chemin pour crache ses vérités au bloc des rebelles
et à la communauté internationale. Cette communauté
internationale qui, selon le chef de l'Etat, devrait plutôt
reconnaître son échec au lieu de tenter de faire porter le chapeau à
certains acteurs ivoiriens. Pour convaincre son auditoire,
composé des officiers supérieurs des FDS et des soldats,
particulièrement heureux de l'écouter, le chef de l'Etat a, d'entrée,
affirmé que les accords de Marcoussis et de Kléber et le
processus de sortie de crise subséquent ont échoué. “Depuis quatre
ans, nous n'avons pas pu avoir la paix, devant nous
conduire à des élections”, a commencé le chef de l'Etat, pour
dénoncer la connivence entre le GTI et les rebelles qui vise,
selon lui, à le débarquer du pouvoir. “Après l'Assemblée
nationale, le GTI a décidé de s'attaquer aux autres institutions et
même à moi. En réalité, ils veulent s'attaquer à toutes les
institutions. Tout ce qui résulte d'une élection les énerve. Les
auteurs du coup d'Etat ayant échoué, le GTI veut obtenir la
victoire pour eux. Car, en réalité, ce qui se passe avec le GTI est
le même coup d'Etat”, a déclaré le chef de l'Etat. En
rappelant au GTI et ses inspirateurs qu'il est à la tête de l'Etat par
la volonté des Ivoiriens, Laurent Gbagbo a ajouté :
''J'ai résisté au coup d'Etat militaire, je résisterai à
toute attaque contre la constitution. Cela ne se fera pas
dans ce pays. Dites-leur qu'il ne m'auront pas. Et je ne
partirai du pouvoir que conformément à la constitution''.

Pour le chef de l'Etat, la leçon, qu'il faut tirer de cette situation, c'est que la communauté internationale a montré son incapacité à résoudre la crise ivoirienne : “Pendant quatre ans, je leur ai confié le destin de mon pays. Mais ils ont joué avec la Côte d'Ivoire. Certains pensent que la crise, que nous vivons est l'occasion de venir se faire de l'argent. Cela ne peut continuer”, a estimé le chef de l'Etat. Il a donc annoncé qu'il a demandé au président de l'Union Africaine
(UA) et au médiateur de convoquer d'urgence une réunion du
Conseil de paix et de sécurité de l'UA. Cette rencontre devra,
selon le président Laurent Gbagbo, décider d'un nouveau cadre
de règlement de la crise ivoirienne. « A cette occasion,
je ferai des propositions précises pour sortir mon pays de la
crise», a-t-il fait savoir. Avant de faite remarquer que les
avancées obtenues dans le règlement de la crise ivoirienne, ne
l'ont été que par l'action des Africains. Pour ce faire, il
a rappelé que c'est en 2005, aux rencontres de Pretoria
et de Yamoussoukro que beaucoup de choses ont été
débloquées. Il a donc invité les Africains à s'approprier le règlement
des crises sur le continent face à l'échec de la
communauté internationale. Revenant sur cet échec, le chef de
l'Etat a fait savoir qu'il est essentiellement dû à la
légitimation de la rébellion contre les textes de l'UA et la
suspension de la venue de la paix aux caprices des rebelles : “On
parle de désarmement volontaire. Cela a entraîné les caprices
des rebelles, qui refusent aujourd'hui de désarmer,
malgré les nombreux arrangements que nous avons acceptés. En
effet, j'ai fait exactement 23 arrangements. L'Assemblée
nationale a modifié 12 textes de lois. J'ai pris sept décisions
pour rectifier sept des lois modifiées, parce que les
rebelles le souhaitaient. Après, on m'a demandé d'en rectifier
encore trois, ce que j'ai fait. Sans oublier que j'ai dû
prendre l'article 48 pour modifier les conditions
d'éligibilité ”, a-t-il rappelé, avouant qu'il avait commis l'erreur
de croire que les rebelles désarmeraient.

En tout état de cause, le président Laurent Gbagbo a fait savoir que la
prochaine réunion du Conseil de paix et de sécurité de l'UA
sera pour lui l'occasion de demander clairement à ses pairs la
conduite à tenir face aux rebelles qui refusent de désarmer.
''Car, a-t-il poursuivi, cette situation ne saurait être
tolérée. Et il faudra bien que des décisions soient prises''.
Cette déclaration a provoqué des cris de joie dans les
rangs des sous officiers et autres soldats. Ces derniers
jusque-là un peu timides dans les applaudissements se sont levés
comme un seul hommes, les mains et les poings vigoureusement
pointés en l’air.

Revenant sur l'actualité sociopolitique, le président Laurent Gbagbo a déploré l'attitude de ceux
qui, ayant déjà gouverné la Côte d'Ivoire, tiennent des
propos tendant à dénigrer les Forces de défense et de
sécurité. Il a estimé que ceux-là tiendraient un tout autre
discours, s'ils connaissaient mieux l'armée. A toutes fins utiles, il
leur a rappelé que l'armée actuelle n'est pas différente de
celle dont les chefs sont restés fidèle à Houphouet, lors
de la mutinerie de 1990. « Lorsque les soldats se sont
soulevés en 1990, il n'y a pas eu de chefs pour prendre le
pouvoir. Les généraux Félix Ori et Houphouet Kouassi sont restés
loyaux à la République. Je les salue. En 1999, la même
situation s'est présentée. Mais cette fois, il y a eu des gens pour
prendre le pouvoir. Les loyalistes ont été emprisonnés. Mais
aujourd'hui, certains sont toujours là, soutenant la République »,
a expliqué le chef de l'Etat. Il a donc tenu à rendre
hommage aux hommes en treillis, estimant que leur métier est
trop noble pour être dénigré. Et que de ce fait, leurs
grades ne devraient pas être considérés comme des bonbons par
certains. “Si j'étais ces gens là, nous aurions au moins 250
généraux dans l'armée”, a-t-il fait remarquer. Avant d'inviter
les FDS à tenir bon et surtout à rester républicaines, comme
elles l'ont jusque-là été. Pour ce faire, il a expliqué que
la force d'un état réside dans la cohésion entre son chef,
l'armée et le peuple.

Pour finir, le chef de l'Etat leur a annoncé que la paix est proche. A ce sujet, il a révélé que le Premier ministre a annoncé un nouveau gouvernement pour la fin de la semaine. Et d'assurer qu'il continuera, pour sa part, à se battre pour défendre le pays contre les déstabilisateurs.

Concernant le scandale des
déchets toxiques, le président de la République a déclaré
qu'il entend rester juste et sans faiblesse dans la conduite du
dossier. “Ce pays est le nôtre. Et nous n'accepterons pas
qu'il soit empoisonné. Nous poursuivrons les coupables jusqu'au
dernier. De sorte qu'ils payent tous pour la vie des
Ivoiriens. Le chef de l'Etat a fait savoir qu'il a reçu à deux reprises
le procureur de la République Raymond Tchimou et le
procureur militaire Ange Késsi. Et qu'ils avancent vite dans la
situation des responsabilités, tant en Côte d'Ivoire
qu'à l'extérieur. Pour lui, cette autre affaire vise à
distraire les FDS et lui, pour les éloigner de l'essentiel.
C'est dans le même cadre que le chef de l'Etat place la descente
punitive des policiers sur le campus de Cocody. Le chef de
l'Etat a martelé qu'il ne peut accepter un tel acte”. En 1992,
cela s'est passé à Yopougon et j'ai protesté, au point
d'être emprisonné par les gouvernants de l'époque. Un
rapport m'a été remis et j'attends le nouveau gouvernement, pour
prendre des sanctions », a conclu le président Laurent
Gbagbo. Faustin Yao K.

in Le quotidien NOTRE VOIE.

15:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

UN DISCOURS MAGISTRAL !

Mardi 08 Août 2006


Chers Bien-Aimés,

C'est avec plaisir qu'il m'a été donné d'écouter le Président GBAGBO dans son discours à l'adresse de la Nation,à l'occasion du 46ème Anniversaire de l'Indépendance de la Côte d'Ivoire.
Un discours magistral,au sens figuré comme au propre,et pragmatique comme on peut s'y attendre de son auteur,un discours(voir document joint)qui balise tout pour les 3(périlleux)mois à venir et pour la suite du jeu politique dans le pays.

En effet,la Côte d'Ivoire n'aura de salut que dans l'application de ses propres lois et rien d'autre.Pourquoi les Ivoiriens(certains)s'effraient-ils de leurs lois?Ont-ils peur de leur droit à l'autodétermination?Allez-y savoir!

Heureux aussi que le Premier Ministre ait revu sa copie plutôt que de foncer dans le mur.Croyez-moi,les ennemis de la Côte d'Ivoire seront bientôt obligés de se découvrir totalement et d'abattre leurs dernières cartes.

On garde la brèche! Salut! Dindé.



46EME ANNIVERSAIRE DE L’INDEPENDANCE DE LA COTE D’IVOIRE

Gbagbo: “La paix est à notre portée, mais prudence!”

Ivoiriennes, Ivoiriens, Mes Chers compatriotes, Chers amis de la Côte d'Ivoire,

Demain, 7 Août 2006, la Côte d'Ivoire aura 46 ans.

Comme il m'aurait plu, à l'occasion de la célébration de cet événement, de porter un regard sur l'état de notre pays depuis la proclamation de son indépendance le 7 Août 1960 jusqu'à ce jour !... Comme il m'aurait été agréable de faire le point du chemin parcouru et de projeter notre pays dans le futur ! Malheureusement, notre pays est plongé dans une crise profonde depuis le 19 Septembre 2002. Cette crise, dont les raisons demeurent encore inconnues, a été imposée à notre pays. Comme toutes les crises de cette nature, elle a donné lieu à des morts d'hommes, à des violations graves de droits de l'homme, à des déplacements massifs de populations et à la destruction de biens toujours chèrement acquis. Mais, cette crise a surtout laissé une Côte d'Ivoire divisée, stoppant net la marche de notre pays vers le progrès. Il nous faudra cependant toujours savoir que notre pays n'a pu être attaqué et la crise n'a pu prospérer que parce que certains de nos frères, des Ivoiriens, ont accepté de porter la guerre contre leur propre pays, notre pays à tous. C'est donc à nous, Ivoiriens, qu'il appartenait de nous dresser, de résister pour faire obstacle à la volonté de destruction de notre pays. Nous l'avons fait tout au long de ces quatre années de crise. Les Ivoiriens, de toutes conditions, de toutes religions et de toutes idéologies, se sont battus pour empêcher l'invasion de notre pays, protéger sa constitution et les institutions que celle-ci a mises en place. J'ai déjà rendu hommage et je continuerai de rendre hommage à ces Ivoiriens. Grâce à leur courage, à leur détermination et à leur attachement à la République, notre pays est debout et ses institutions fonctionnent. Les institutions ivoiriennes fonctionnent en effet conformément à la Constitution : - Il s'agit d'abord du Président de la République dont la continuation des fonctions en période de crise grave est prévue par les articles 38 et 39 de la Constitution. Je ne reviendrai pas sur ces textes. - Il s'agit ensuite de l'Assemblée Nationale pour laquelle le Conseil Constitutionnel a jugé, en motivant sa décision, qu'elle est et demeure en fonction. Ces deux institutions phares de notre système politique et constitutionnel étant stabilisées, j'ai dit que j'userai, si nécessaire, des pouvoirs que me confère l'article 48 de notre Constitution, pour prolonger d'autant de temps que sera prolongé l'exercice du mandat du Président de la République, celui des autres institutions. En ce qui concerne les collectivités décentralisées,
l'Assemblée Nationale, vient de voter la loi n° 2006-12 du 22 février 2006 qui proroge le mandat des membres des organes des collectivités territoriales décentralisées et autorise leur fonctionnement jusqu'à l'organisation de nouvelles élections. C'est en vertu de cette loi que les mairies, toutes les mairies et les conseils municipaux dont les mandats venaient à expiration en mars 2006, continuent encore d'exercer leurs pouvoirs. Mais nous ne saurions nous arrêter et nous ne devons pas nous contenter du constat relatif au fonctionnement régulier de l'Etat. L'Etat de Côte d'Ivoire devant absolument recouvrer l'intégrité de son territoire, la réunification du pays et le retour subséquent à la normalité constituent les buts ultimes de notre action immédiate. Des pays amis nous aident à la réunification de notre pays divisé, en appuyant l'action des organisations internationales dont la Côte d'Ivoire est membre à part entière et à qui nous avons demandé de nous aider à sortir de la crise. Sous l'égide de ceux-ci, des accords ont été conclus à Linas-Marcoussis, Accra et Pretoria. Ces accords, je l'ai dit, sont suffisants à nous sortir de la crise et la communauté internationale en convient. Il n'y a plus de négociations à faire, il faut que chacun accepte d'appliquer les accords signés et les résolutions prises, notamment l'Accord de Pretoria et la résolution 1633 du Conseil de Sécurité de l'ONU pour l'application de laquelle un processus de sortie de crise a été mis en place et une feuille de route établie. Le processus de sortie de crise tient aujourd'hui en trois opérations : - Désarmement ; - identification des personnes vivant en Côte d'Ivoire et recensement des électeurs ; - préparation et tenue des élections. Le Premier Ministre que la résolution 1633 charge de cette mission est au travail. Aidons-le à réussir sa mission pour aller aux élections. Nous voulons les élections. Nous voulons absolument des élections avant la fin de cette année. Que tous ceux qui peuvent nous y aider le fassent pour arrêter les souffrances de nos populations. J'observe, pour ma part, que le processus de sortie de crise connaît des avancées concrètes toutes les fois que les Ivoiriens parlent entre eux et prennent des engagements : - Cela a commencé par la réunion tenue le 28 février 2006 à Yamoussoukro à la demande du Premier Ministre et qui a réuni le Ministre d'Etat SORO Guillaume, Secrétaire Général des Forces Nouvelles, Monsieur Allassane Dramane OUATTARA, Président du RDR, Monsieur Henri Konan BEDIE, Président du PDCI, Monsieur Charles Konan BANNY, Premier Ministre, et moi-même. Cette rencontre, qui intervenait aussitôt après la nomination du Premier Ministre, la formation du gouvernement et peu après le retour d'exil volontaire des présidents du RDR et du PDCI, a permis d'instaurer un climat apaisé propice à la mise en œuvre de la feuille de route. - Le deuxième événement du genre qui mérite d'être cité est le retour à l'Assemblée Nationale des députés du RHDP qui boycottaient les travaux de cette institution depuis le 16 décembre 2005. Par une déclaration qu'ils ont signée le 23 juin 2006, ils sont revenus à l'Assemblée Nationale pour reprendre leurs activités. Ils ont pris l'engagement de travailler à la sortie de crise en appliquant les Accords de Paix et la Résolution 1633 et en respectant la Constitution de la Côte d'Ivoire ; Ils ont surtout pris l'engagement de travailler jusqu'à l'organisation des prochaines élections législatives. Je rassure les ivoiriens que, conformément à la Constitution pour ce qui concerne le Président de la République, à l'avis du Conseil Constitutionnel et à la volonté des députés de toutes les tendances pour ce qui concerne l'Assemblée Nationale, le Président de la République et l'Assemblée Nationale sont et demeurent en fonction jusqu'aux prochaines élections présidentielle et législatives. - Le dialogue militaire entre les Etats-Majors des armées ex-belligérantes constitue le troisième événement que je vais évoquer. Ce dialogue a permis d'instaurer un climat apaisé. Ce climat ayant lui aussi permis le commencement des audiences foraines en même temps que le pré-regroupement, étape préalable au regroupement et au désarmement. - Quatrièmement, j'ai reçu le corps préfectoral le 18 juillet 2006. Les Préfets et les Sous/Préfets m'ont entretenu de leur souhait. J'ai alors demandé au Premier Ministre d'examiner avec eux les modalités de leur retour à leurs lieux d'affectation. Ces rencontres ont été couronnées de succès puisque les préfets et les sous préfets dont le retour dans leurs fonctions d'avant crise ne nécessitait aucune mesure nouvelle de nomination, ont regagné leurs localités respectives. - Enfin, des leaders de mouvements de jeunesse de notre pays ont conclu un accord pour pacifier la rue.

Ivoiriennes, Ivoiriens,
J'ai promis au Premier Ministre, dès sa nomination, de lui apporter mon soutien pour lui permettre d'accomplir avec succès les missions qui sont les siennes. Il s'agit pour moi de lui déblayer la voie pour qu'en dehors des obstacles inhérents à sa mission, il ne rencontre aucune autre difficulté. C'est ainsi qu'après avoir avec succès invité les députés du RHDP à retourner à l'Assemblée Nationale, j'ai, en compagnie du Premier Ministre, invité également, avec succès les enseignants du supérieur et du secondaire, dont les mouvements de grève, largement suivis, n'étaient pas loin de nous conduire à une année blanche, à reprendre les cours. Les concertations que j'ai eues avec eux au Palais de la Présidence de la République ont permis, par l'achèvement des programmes et l'organisation des examens, de terminer l'année scolaire normalement. Tous ces efforts ont cependant failli être gâchés par des mouvements de protestation contre l'organisation des audiences foraines, mouvements d'abord pacifiques qui ont ensuite dégénéré en actes extrêmement violents entraînant morts d'hommes. Je m'incline respectueusement devant la mémoire de ceux de nos concitoyens qui ont perdu la vie dans ces affrontements qu'on aurait pu éviter. Le Premier Ministre vient de publier le guide pratique des audiences foraines après son adoption par le Conseil des Ministres. Je soutiens totalement ce guide, et en ma qualité de Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, je demande aux juges dont je viens de signer le décret de nomination après l'avis favorable du Conseil Supérieur de la Magistrature, de l'appliquer rigoureusement et sans réserve. Je soutiens ce guide parce qu'il est conforme à la loi. Dans notre système judiciaire, la justice est rendue par les juges au siège de la juridiction où ils exercent, c'est-à-dire dans les locaux du tribunal, de la Cour d'Appel ou de la Cour Suprême. Lorsqu'un juge sort de ces locaux pour aller exercer ses fonctions, il le fait dans un cadre précis déterminé par un texte de loi. Dans le cas des audiences foraines, c'est non pas un juge mais le tribunal tout entier qui se déplace pour rendre une justice de proximité de façon circonstancielle et pendant une période limitée dans le temps. Le cadre juridique dans lequel se tient l'audience foraine est déterminé par la loi portant organisation judiciaire dont l'article 37 est précis et clair : " les Présidents des tribunaux de première instance et les Présidents des sections, ou les magistrats appelés à les remplacer, tiennent des audiences foraines exclusivement sur les demandes de jugements déclaratifs de naissance ou de décès…".
Les audiences foraines sont des audiences du tribunal qui servent à rendre des jugements supplétifs d'actes d'état civil et qui ne servent qu'à cela. Les juges qui les tiennent ne sont pas compétents pour rendre des certificats de nationalité et ils n'en rendront pas.
Les certificats de nationalité sont des actes administratifs d'un genre particulier
qui eux, relèvent de la compétence exclusive d'un autre juge. L'article 97 du Code de la nationalité est aussi clair et précis : " le Président du tribunal de première instance, un magistrat délégué ou le juge de la Section de tribunal ont seuls qualité pour délivrer un certificat de nationalité à toute personne justifiant qu'elle a cette qualité ". Aucun certificat de nationalité ne sera donc délivré et aucune carte nationale d'identité ne sera délivrée ni au cours des présentes audiences foraines ni à l'occasion de ces audiences. Ces audiences ne seront pas non plus le lieu d'appeler les populations à venir demander des certificats de nationalité. Celui qui veut un certificat de nationalité doit s'adresser au Président du Tribunal du lieu de sa résidence où cet acte lui sera délivré s'il fait la preuve : - Soit que ses deux parents ou un seul de ses parents est ivoirien ; - Soit qu'il est naturalisé en produisant le décret de naturalisation ; - Soit encore qu'il est le conjoint d'une ivoirienne ou d'un ivoirien, en produisant l'acte de mariage ; - Soit enfin qu'il est adopté régulièrement et définitivement par un ivoirien, en produisant la décision judiciaire d'adoption. Dans tous les cas, en l'état actuel de notre législation, le certificat de nationalité n'est qu'une présomption qui ne vaut que jusqu'à preuve du contraire. Les audiences foraines ne sont pas non plus accessibles à tous : - toutes les personnes nées en Côte d'Ivoire, qu'elles soient ivoiriennes ou étrangères, mais qui ont déjà eu des actes d'état civil, ne peuvent accéder aux audiences foraines ; - toutes les personnes ivoiriennes ou étrangères, nées en Côte d'Ivoire et dont les actes de naissance étaient enregistrés dans les registres de l'état civil détruits au cours de la guerre, ne sont pas concernés par ces audiences foraines. Une procédure spéciale de reconstitution des registres d'état civil, prévues par les articles 85 et suivants de la loi sur l'état civil, permettra à ces personnes de se procurer de nouvelles copies de leurs actes d'état civil ; - enfin, toutes les personnes nées à l'étranger, qu'elles soient ivoiriennes ou étrangères, ne peuvent accéder aux audiences foraines. Seules ont le droit de se présenter aux audiences foraines les personnes nées en Côte d'Ivoire, de nationalité ivoirienne ou étrangère, qui n'ont jamais été déclarées à l'état civil. Nous voulons des élections pour sortir de la crise. Mais nous voulons des élections propres, justes et transparentes. Nous voulons que celui qui gagne soit effectivement le choix de la majorité des ivoiriens. C'est pourquoi nous nous opposerons à la fraude et tous ceux qui se rendront coupables au cours de ces audiences foraines de faux témoignages ou de faux dans les documents administratifs seront poursuivis, jugés et condamnés conformément à la loi.
A tous ceux qui veulent la nationalité ivoirienne
je conseille de faire une demande de naturalisation. Cette voie me semble la plus honnête et la plus sage parce qu'elle évite à celui qui l'utilise de tomber dans la délinquance avec toutes les conséquences qui pourraient en découler pour lui. La fraude sur la nationalité est une voie sans issue puisque l'administration ivoirienne dispose aujourd'hui des moyens nécessaires pour la détecter. Elle est aussi inutile dès lors que le certificat de nationalité ne constitue qu'une présomption simple de nationalité qui peut être combattue par tous moyens. Pour ceux qui ne le sauraient pas, je voudrais porter à leur attention les statistiques suivantes : Des quatre chefs d'Etat qui se sont succédés à la tête de la Côte d'Ivoire, je suis de ceux qui ont signé le plus de décrets de naturalisation, avec une moyenne de 163 décrets signés par an, précédé par le Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY qui, en 33 ans de pouvoir, en a signé en moyenne 168 par an J'invite donc les personnes intéressées par la nationalité ivoirienne à éviter la fraude pour nous permettre d'avoir des élections propres. J'invite également la communauté internationale à nous aider à combattre la fraude pour garantir définitivement la paix. Les deux prochaines opérations qui vont succéder aux audiences foraines sont l'identification et l'établissement de la liste électorale.
L'identification est, selon la loi,
" un processus administratif qui permet de spécifier un individu et de le distinguer d'un autre ". L'identité des ivoiriens est établie par la présentation d'une carte nationale d'identité et celle des étrangers par un titre de séjour. Quant à la liste électorale, l'article 6 de la loi référendaire n° 2000-514 du 1er août 2000 portant Code électoral dispose : " la liste électorale est un document administratif sur lequel sont inscrit l'ensemble des électeurs. Elle est permanente et publique. La liste électorale est tenue à jour annuellement par la Commission chargée des élections pour tenir compte des mutations intervenues dans le corps électoral ". Le caractère permanent de la liste électorale résulte de ce que celle-ci existe sans discontinuer. Elle ne change pas. Il est seulement exigé par la loi de la mettre à jour chaque année. Il ne s'agit donc pas de créer une nouvelle liste électorale. Cette mise à jour annuelle n'ayant pu être faite après les élections des conseillers généraux de juillet 2002, elle le sera pour tout ce temps par l'adjonction des nouveaux majeurs et des omis et par le retrait des personnes décédées ou qui ont perdu leur qualité d'électeur. Aucune liste nouvelle d'électeur ne sera créée.

Ivoiriennes, Ivoiriens, chers amis de la Côte d'Ivoire,
j'ai tenu à faire ces explications techniques par ce qu'en cette période où la paix est à notre portée, le respect strict des accords signés, de la résolution 1633 du Conseil de Sécurité de l'ONU, le respect des lois en vigueur et de la Constitution de notre pays sont les balises qui déterminent la voie d'une sortie heureuse de la crise qui secoue notre pays depuis septembre 2002. En dehors de la Constitution, de la loi et des Accords, point de salut. Ma position de Président de la République, Chef de l'Etat est à ce stade du processus de sortie de crise plus une position de veille. Je veillerai au respect de la Constitution, des lois et des Accords de paix. J'invite chacun de vous, chacun de nous à lire les événements. Le pré-regroupement a été fait. Le démantèlement des groupes d'autodéfense a été effectué. Tous les députés ont rejoint l'Assemblée Nationale. Les jeunes, tous les jeunes se sont entendus pour garantir la paix. Les audiences foraines vont se dérouler dans un cadre légal connu de tous et approuvé de tous les acteurs politiques et qui sera communiqué à nos compatriotes. Une lecture de ces signes donne l'espoir que le jour où la Côte d'Ivoire sera à nouveau unifiée n'est plus loin. J'observe pour ma part que tous ces actes sont le fruit de rencontres et de discussions entre ivoiriens. Chacun doit comprendre que nous, ivoiriens, avons intérêt à nous approprier le processus de paix, à nous entendre pour agir et sortir notre pays de la crise parce que les accords que nous concluons entre nous sont au-dessus de toutes les résolutions et de tous les accords que nous signons sous l'égide de l'extérieur. Je lance donc un appel à chaque ivoirienne, à chaque ivoirien mais surtout aux acteurs politiques pour œuvrer à l'appropriation progressive par les ivoiriens du processus de sortie de crise de notre pays. Nul mieux que nous, ne nous connaît et ne connaît nos réalités. La paix est à notre portée, nous devons avec diligence mais avec prudence, effectuer les derniers pas pour la saisir.

Bonne fête d'indépendance à tous
Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire.

15:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE PREMIER MINISTRE PARLE ET NE DIT RIEN

Mardi 25 Juillet 2006


Chers Bien-Aimés,

On attendait tous du Premier Ministre,avec beaucoup d'espoir dans le coeur,une déclaration qui détende tout le monde et fasse se relâcher cette grosse tension qui prévaut,en ce moment,dans le pays et qui a déjà fait 6 morts,par affrontement.Surtout quand cette déclaration a été annoncée par le Président de la République,avec beaucoup d'assurance et d'espérance.
Que neni(que non)! On a eu droit à un épiphénomène, à un non-évènement.Faut-il désespérer de la Côte d'Ivoire?Je m'interroge.

En revanche,on a eu droit à une litanie de justificatifs.Pas la moindre décision courageuse.
Alors,en avant pour la "Foire à la fraude".Si tant est que les Ivoiriens le permettent.

Le CNRD(Congrès National de la Résistance pour la Démocratie),quant à lui,a fait une déclaration valable,à la hauteur de la situation,qui traduit ce que beaucoup d'Ivoiriens épris de leur pays pensent,en général, de ces audiences foraines à la va-vite et que j'aimerais partager avec vous(voir document ci-dessous),extrait du journal LE MATIN D'ABIDJAN.
Je vous souhaite une bonne lecture à tous et on garde la brèche.L'heure est à la prière, pour que le bon-sens habite ceux qui tiennent les destinées de ce pays.

Que DIEU vous bénisse et que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!!!

Dindé.


Le CNRD dénonce une fraude massive sur l’identité


Le Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD) observe que malgré ses nombreux appels au dialogue et à la concertation lancés en direction du Premier Ministre et en dépit de toutes les concessions faites à la rébellion par l'état ivoirien, le Président de la République et le peuple de Côte d'Ivoire, tout semble indiquer une volonté d'aller à une parodie d'élections sans désarmement.
A trois mois de la date butoir pour la tenue des élections, le désarmement, la réunification du pays ne sont pas amorcés par le gouvernement. Pire, on assiste, dans la zone gouvernementale à une prolifération de milices organisées par les groupes rebelles et leurs alliés politiques. Ces milices ont récemment attaqué et blessé à l'arme blanche des populations civiles qui manifestaient pacifiquement contre la tenue des audiences foraines dans des conditions inacceptables. En effet,
l'administration n'est toujours pas déployée;

-les préfets, pour des raisons évidentes de sécurité ne peuvent pas retourner à leur poste et ne veulent pas nom plus accepter l'humiliation qui consiste à les loger dans des hôtels tandis que les rebelles occupent leur logement de fonction; -les autres partis politiques non membres de la coalition politico-rebelle du G7 ne peuvent prendre part à ces audiences;

-la Commission Nationale de Supervision de l'Identification (CNSI) n'est encore pas déployée sur le territoire national;

-le Président de la République n'a pas signé le projet de décret d'affectation des magistrats faute de sa conformité avec les règles légales.
Une audience foraine est avant tout une audience, donc un jugement. Elle n'a de valeur que si elle réunit les conditions de sa tenue avec en outre la possibilité pour tout sachant de contribuer à la manifestation de la vérité. Or, dans les zones sous contrôle des Forces Nouvelles, les armes sont encore présentes. L'étape du Désarmement Démobilisation Réunification (DDR) piétine dangereusement.

Le Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD) prend à témoin l'opinion nationale et internationale sur les graves dérapages du processus de sortie de crise:

a)Le GTI fait preuve de complaisance vis-à-vis de la rébellion et s'inscrit dans un schéma d'embrasement du pays;

b)Les audiences foraines, dans les conditions actuelles, sont entachées de grosses irrégularités. Ce qui compromet l'identification sincère, transparente et légale réclamée par tous.

c)L'état de Côte d'Ivoire a fait toutes les concessions possibles sans jamais entrevoir en retour le moindre signal de volonté de paix de la part du bloc rebelle qui multiplie les entraves à la sortie de crise sous le regard complice du GTI.
Rappelant que conformément à la Constitution Ivoirienne, le Président de la République reste en fonction en cas de non tenue des élections à la date butoir du 30 octobre 2006, le Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD):

1.félicite les jeunes et les femmes patriotes qui, avec détermination, se sont démocratiquement opposés au bradage de la nationalité, sans la moindre violence ni casse en s'abstenant de répondre aux provocations et à la répression violente de certains éléments des forces de police;

2.demande le démantèlement effectif des milices des rebelles et de leurs alliés qui, pendant ces audiences, ont attaqué les populations à coups de machettes, de couteaux, de barres de fer dans de nombreuses localités de la zone sous contrôle gouvernemental;

3.Exige, conformément à tous les accords sur la crise ivoirienne et à la Résolution 1633 du Conseil de Sécurité, le désarmement immédiat de toutes les personnes détenant illégalement des armes et la réunification du pays;

14:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

Y EN A MARRE !

Vendredi 21 Juillet 2006


Bonjour à tous!

Heureux de vous retrouver.Le texte que je vous envoie en fichier joint,ce matin, est une déclaration d'une formation politique de Côte d'Ivoire,l'UPR,extrait du quotidien LE MATIN D'ABIDJAN.
Elle est le concentré des sentiments qui parcourent et labourent,en ce moment,le coeur de la majorité des Ivoiriens.Vraiment,y en a marre des tergiversations de la "Communauté Internationale" et de l'incroyable précipitation de Monsieur Le Premier Ministre sur la question des audiences foraines.
Et le GTI qui navigue à contre-courant contre l'évidence ! Vraiment,dans quel monde sommes nous?

On garde la brèche.GOD BLESS ! Dindé.

L'UPR exige le désarment, ici et maintenant.

L'Union des Patriotes Républicains a toujours été attaché au principe du désarmement ici et maintenant comme étant le point de départ le plus crédible du processus de sortie de crise. Par conséquent, le faux débat engagé sur la concomitance il y a quelque temps puis aujourd'hui sur les audiences foraines ou "foires à la fraude" sont perçues au niveau de l'UPR comme autant de manœuvres dilatoires pour refuser d'aller à l'essentiel. L'essentiel pour nous étant le redéploiement de l'administration et la réunification du territoire qui, à l'évidence, reposent sur le désarmement des rebelles occupant illégalement une partie du territoire national.


L'UPR estime
que derrière la mission de paix du Premier Ministre qui s'écarte royalement des Accords de Prétoria et de la Résolution 1633 se profile l'agenda caché de la Françafrique qui consiste, par le mépris des dispositions constitutionnelles et du Droit positif ivoirien, à organiser le pourrissement de la situation en faveur de son instrument local. Signe prémonitoire s'il en est, l'annonce officielle du choix de Mr Banny comme Premier Ministre, on s'en souvient forcément, a été précédé d'une longue et inquiétante coupure d'électricité.


De même,
la Chiraquie manœuvre t-elle dans l'ombre pour installer au pouvoir Mr Banny sans passer par les élections, mais plutôt dans le cadre d'une transition ténébreuse encadrée par l'ONU. C'est ce qui explique la communication acharnée des services de la Primature sur le concept de " Gouvernement de transition" là où la Résolution 1633 parle simplement de " Gouvernement de réconciliation nationale ".


Pour l'UPR,
tous ces amalgames, toute cette confusion entretenue à profusion, visent à écarter Laurent Gbagbo par des voies non-démocratiques, par la ruse et par la force et imposer, dans le même temps, Mr Banny grâce à l'appui de la Force Licorne, de l'Onuci et à l'action diplomatique de la nébuleuse françafricaine. A la lumière de ce qui précède, l' UPR tire les enseignements suivants: Ils ne veulent pas du désarmement, Ils ne veulent pas d'élections en Côte d'I voire sauf s'ils ont l'absolue certitude de pouvoir imposer leur candidat et leur choix au peuple ivoirien.
Chirac, leur maître à penser, a fait de la crise ivoirienne une affaire personnelle, un affront à sa toute-puissance qu'il lui faut rectifier à tout prix.


La Côte d'Ivoire de Laurent Gbagbo,
mobilisée comme jamais, à travers la galaxie patriotique, a osé affronter par son choix de la liberté et de la démocratie les rêves de grandeur de l'empereur Chirac alors même que la servitude du pacte colonial n'est pas formellement rompue. Comment " l'Empire" français élaboré sur des siècles et des siècles grâce à la traite négrière, à l'esclavage, à la conquête coloniale peut-il asseoir son rayonnement, aujourd'hui, si la Côte d'Ivoire, vache à lait de son pré-carré ouest africain, échappait par le parricide d'un anti-conformiste comme Laurent Gbagbo, à son contrôle séculaire? Que se passerait-il si l'Afrique digne, imitant l'exemple ivoirien poussait les rétardataires à rechercher un nouveau souffle et un nouveau modèle de développement hors du pacte colonial français? Chirac, le gauliste, digne successeur de Napoléon, peut-il laisser prospérer pareille offense dans son pré-carré, dans sa plantation, dans son domaine réservé?



Pour l'UPR,
ce qui est en jeu dépasse de loin la personne du Premier Ministre, le RHDP et les rebelles qui, au demeurant, ne sont que les instruments locaux de la volonté chiraquienne. De même, au temps de la traite, nos "ancêtres "qui collaboraient avec les marchands d'esclaves étaient ils simplement dépassés par les enjeux d'une cause à laquelle ils étaient étrangers. Un Chirac, même décadent, se considérant toujours comme le vrai propriétaire du territoire ivoirien, reste fidèle à sa vision du monde.

14:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

ECHEC ET MAT !

Lundi 03 Juillet 2006


Bonjour,Chers Tous!

Heureux de vous retrouver en un seul morceau après le sommet de l'U.A ,à BANJUL, en Gambie.ECHEC ET MAT pour tous les comploteurs en eaux troubles de tout poil et de tout acabit,EHEC ET MAT à toutes les manoeuvres souterraines des ennemies de la paix en Côte d'Ivoire,EHEC ET MAT à cette nouvelle forme de racisme appelée pompeusement La Communauté Internationale!
Une Afrique Nouvelle qui se veut désormais digne est en train de prendre,lentement mais sûrement,forme.
L'absence de toute déclaration officielle et de tout communiqué final au sortir de ce sommet en dit long sur les débats houleux et les nombreux points de désaccord qui ont dus émailler ce forum africain.Vivement que les Africains apprennent à opposer leur fin de non recevoir au diktat des pays dits Développés et à resserrer les coudes!

Le prochain round,c'est à Abidjan,le Mercredi 05 Juillet 2006,avec Annan,Mbeki,Tandja et Gbagbo.Attendons de voir le dernier kata!

Affectueusement en CHRIST,Dindé.On garde la brèche!

14:15 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |