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lundi, 01 août 2011

IMPERIALISME HUMANITAIRE: L'OTAN BOMBARDE LES EMETTEURS DE LA TELEVISION LIBYENNE

 

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Alors que la rébellion libyenne accuse le coup après l'assassinat du général Abdel Fattah Younès, l'Otan a voulu "réduire le colonel Kadhafi au silence" en bombardant, dans la nuit de vendredi à samedi, trois émetteurs de la télévision libyenne. Par Dépêche (texte).


AFP - L'Otan a annoncé samedi avoir mené une série de frappes de précision contre trois émetteurs de la télévision libyenne afin de "réduire le colonel Kadhafi au silence".

"Il y a quelques heures, l'Otan a réalisé des frappes aériennes contre trois centres émetteurs satellitaires de la télévision libyenne (...) avec l'objectif d'empêcher le colonel Kadhafi de l'utiliser pour intimider et inciter à mener des actes de violences contre sa population", a expliqué l'Alliance dans un communiqué.

"Ces frappes ont utilisé des bombes guidées", a précisé le porte-parole de l'Otan, le colonel Roland Lavoie.

"Nous sommes en train d'analyser les résultats", a-t-il ajouté.

"Notre intervention était nécessaire car la télévision est utilisée par le régime pour opprimer les populations civiles. Kadhafi se sert de ses interventions télévisées pour instiller la haine entre les libyens et mobiliser ses partisans", a accusé le porte-parole de l'Otan.

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"Conformément à notre mandat qui vise à protéger les populations civiles, nous avons dû agir. L'opération a été soigneusement préparée pour éviter de faire des victimes et avec l'intention de ne pas détruire toutes les infrastructures de la télévision libyenne", a-t-il indiqué.

"Les frappes ont ciblé ces antennes satellitaires pour réduire la capacité du régime d'opprimer la population sans priver les Libyens des infrastructures de la télévision qui seront nécessaires après le conflit", a conclu le porte-parole dans son communiqué.

Au moins une dizaine d'explosions, puissantes mais lointaines ont été entendues vendredi peu après 22 heures (20H00 GMT) depuis le centre ville de Tripoli, a constaté un journaliste de l'AFP.

Entre 1H00 et 2H00, de nouvelles explosions ont été entendues, notamment dans le secteur de la résidence du colonel Mouammar Kadhafi, au centre de Tripoli, faisant trembler l'hôtel abritant les correspondants de la presse internationale, pas loin de la résidence.

Un bandeau de la télévision libyenne a indiqué que "Tripoli est actuellement la cible de raids de l'agresseur colonianiste croisé", en allusion à l'alliance atlantique.

Un animateur de la télévision Al-Jamahiriya a précisé par la suite que le siège de la télévision libyenne avait été touché par les raids, sans autre précision.


Source: FRANCE 24.COM

LA FRANCE N'A PLUS LA COTE EN AFRIQUE

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Violemment dénoncée dans la presse, de plus en plus vilipendée par la société civile, la cote de la France est en chute libre en Afrique. Retour sur un phénomène qui a véritablement commencé au début des années 90 et qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Roland Désiré Aba’a est un jeune fonctionnaire gabonais. Il est membre du Conseil économique et social (CES). Le 14 juillet, il a entamé à Libreville, la capitale, une grève de la faim sur la place publique, pour dénoncer la mainmise de la France sur son pays:

«Si la perte de ma vie peut contribuer à démontrer aux yeux du monde que le Gabon est confisqué par la France, je descendrais heureux dans ma tombe.»

Le 14 juillet est une date symbolique: c’est la fête nationale française.

Plus précisément, Roland Désiré Aba’a formule trois exigences pour solder les «préjudices causés à son pays par la France»: l’annulation totale de la dette extérieure du Gabon vis-à-vis de Paris, le démantèlement de toutes les bases militaires françaises au Gabon, et la renégociation des accords qui lient les deux pays. Soutenu par des ONG locales, son combat commence à émouvoir un nombre croissant de ses concitoyens.

Un fait inédit au Gabon

Sans en exagérer la portée, cette mise en cause spectaculaire de la France au Gabon est un fait inédit. Le pays fait en effet partie du club fermé des meilleurs amis de la France en Afrique. Jusqu’à son décès en juin 2009, Omar Bongo Ondimba qui l’a dirigé pendant quatre décennies était considéré comme le bras droit de Paris, après le décès en 1993 de Félix Houphouët-Boigny, le premier président de la Côte d’Ivoire.

Tumba Alfred Shango Lokoho, originaire de République démocratique du Congo enseigne l’histoire des civilisations et la géopolitique africaines à l’université Sorbonne Nouvelle, à Paris. Pour lui, c’est le signe que l’élection présidentielle controversée d’août 2009 reste encore en travers de la gorge de beaucoup de Gabonais.

Avec un peu plus de 42% des suffrages, Ali Bongo, ostensiblement soutenu par Robert Bourgi, l’un des conseillers occultes du président français Nicolas Sarkozy, avait été déclaré vainqueur. Succédant ainsi à son père Omar Bongo Ondimba à la tête de ce petit «émirat pétrolier» d’Afrique centrale.

«Le monde a changé. On le voit bien avec ce que l’on appelle le printemps arabe. C’est une question de génération. Aujourd’hui, les jeunes sont informés par la télévision, Internet et les téléphones portables. Ils connaissent davantage le monde et aspirent à voir évoluer les sociétés dans lesquelles ils vivent», explique Philippe Hugon, spécialiste de l’Afrique et directeur de recherches à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris).

Le sentiment antifrançais ne se cache plus

Le Gabon vient ainsi à son tour grossir les rangs des pays africains où un sentiment antifrançais va crescendo. Et qui transparaît de plus en plus au travers d’éditoriaux au vitriol de la presse africaine. Celle-ci saisit la moindre occasion pour tirer à boulets rouges sur le «pays des droits de l’homme». Après la chute de Laurent Gbagbo, les journaux qui le soutenaient s’étaient déchaînés contre la France, qu’ils ont accusée d’avoir chassé leur champion du pouvoir et installé à sa place Alassane Ouattara. Ils ne sont plus seuls à vouer Paris aux gémonies.

«Après avoir participé au défilé militaire du 14 juillet, aux côtés de Nicolas Sarkozy, François Fillon s’est envolé pour une tournée en Afrique. S’agissant de la Côte d’Ivoire, cette visite prend l’allure d’un service après-vente», a persiflé le journal burkinabè l’Observateur Paalga dans sa livraison du 15 juillet dernier.

Et d’enfoncer le clou: «Après Abidjan, cap sur Libreville, un autre pion important du pré carré français. A défaut du fou pressé, pardon, du sous-préfet [Nicolas Sarkozy, ndlr], c’est Fillon le garde-cercle qui fait le tour des pâturages les plus luxuriants de son domaine.»

La Nouvelle Tribune, un quotidien béninois n’était pas en reste:

«Mensonges politiques. Mensonges diplomatiques. C’est ce qu’il s’est empressé au lendemain de la célébration de la fête nationale française de venir servir aux Africains. Pourtant, à l’exception du Ghana, par les destinations qu’il a choisies pour sa tournée africaine, le Premier ministre français a laissé entrevoir la contradiction entre ses discours et ses actes».

Du 14 au 17 juillet, le chef du gouvernement français s’est rendu en Côte d’Ivoire, au Gabon et au Ghana.

La France enchaîne les maladresses

Au début des années 90, après la chute du mur de Berlin, un vent de démocratie venu de l’Europe de l’Est avait déferlé sur l’Afrique subsaharienne. Une occasion saisie par l’intelligentsia africaine pour fustiger la Françafrique, cette relation complexe et ambiguë faite de raison d’Etat, de lobbies et de réseaux politico-affairistes entre la France et ses ex-colonies africaines. Et qui s’est souvent traduite par le soutien de Paris à des régimes peu recommandables et à la légitimité discutable.

Le reste des populations africaines a emboîté le pas à ses élites au début des années 2000, lors des crises au Togo et en Côte d’Ivoire. Mais jamais la mise en cause de Paris n’a été aussi forte et spectaculaire qu’aujourd’hui.

Le paradoxe, c’est que cette dégradation sans précédent se produit avec le président Nicolas Sarkozy, qui avait promis d’en finir avec la Françafrique. De fait, il a esquissé une timide réforme des accords de défense et de coopération militaires tant décriés entre Paris et ses alliés africains, histoire de les rendre «plus transparents et plus modernes».

Le problème, c’est qu’il a commis quelques bévues qui ont totalement annihilé ces petits pas dans la bonne direction. La plus spectaculaire aura été le discours qu’il a prononcé le 26 juillet 2007 à l’université Cheikh Anta Diop à Dakar (Sénégal) dans lequel il a affirmé que «le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire».

«Une véritable catastrophe, qui prouve d’ailleurs une totale méconnaissance de l’Afrique de sa part. D’autant qu’il l’a prononcé devant des historiens sénégalais qui comptent parmi les meilleurs en Afrique et dans le monde. L’intervention militaire de la France en Libye sans que la diplomatie française se soit concertée avec l’Union africaine a été une maladresse de plus», indique Philippe Hugon.

Autre impair grossier de la part du locataire de l’Elysée, la poignée de main entre Karim Wade, le fils du chef de l’Etat sénégalais et le président américain Barack Obama lors du sommet du G8, le 27 mai dernier à Deauville, dont il a été l’initiateur. En Afrique en général et au Sénégal en particulier, elle a été perçue comme une preuve supplémentaire de la préparation d’une «succession dynastique» avec la complicité active de l’ancienne puissance colonisatrice.

«Les Africains entretiennent avec la France une relation d’amour-haine empreinte d’une certaine schizophrénie, tempère Tumba Alfred Shango Lokoho.

Dans le fond, ils ne la détestent pas vraiment. Avec elle, ils se comportent en amoureux très exigeants. Ils veulent qu’elle soit parfaite et ne lui pardonnent pas la moindre incartade. Quand elle prend ses distances, ils le lui reprochent. Et quand elle s’intéresse d’un peu trop près à leurs affaires, ils s’en émeuvent», analyse-t-il.

Une relation amour-haine

Depuis leur indépendance en 1960, les liens entre Paris et ses anciennes colonies sont en effet très complexes. La France n’est jamais tout à fait partie du continent noir. L’idée du général de Gaulle était simple: donner l’indépendance aux Africains puisqu’ils la réclamaient, tout en continuant à contrôler les matières premières dont regorge leur continent. Une politique poursuivie sans état d’âme par ses différents successeurs.

«Pendant très longtemps, Paris s’est très fortement engagée en Afrique, par le biais d’accords bilatéraux, dans toute une série d’opérations très importantes y compris militaires, pour défendre son pré carré.

Elle dépensait sans compter dans la mesure où il s’agissait d’octroyer des aides à des entreprises françaises. D’autant qu’elle était sûre de bénéficier d’un retour sur investissement à travers les bénéfices engrangés par ces dernières», a confié en avril 2010 au magazine panafricain Continental Jean-Pierre Dozon, anthropologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et spécialiste de l’Afrique.

Lorsqu’il a été élu pour la première fois président de la République, le socialiste François Mitterrand avait promis de mettre fin à cet héritage encombrant de plus en plus dénoncé par nombre d’Africains. Une promesse qui n’a pas fait long feu. Pire, c’est même sous son mandat que la France a connu l’une des pages les plus noires de son histoire en Afrique, lorsqu’elle a apporté, entre 1990 et 1994 au Rwanda, son soutien au régime hutu qui allait planifier et mettre en œuvre le génocide.

«La France a commis et commet encore des erreurs en Afrique. Mais attention à ne pas en faire le bouc émissaire de tous nos problèmes, nos insuffisances et nos malheurs», estime Tumba Alfred Shango Lokoho.

 

Valentin Hodonou


Source: IVORIAN.NET

COTE D'IVOIRE-USA: LE SENATEUR INHOFE DENONCE LA PRESENCE DE OUATTARA A LA MAISON BLANCHE



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Le sénateur américain James Inhofe dit Jim Inhofe (R-Okla.), membre éminent de la commission sénatoriale des services armés (SASC) et du comité chargés des relations étrangères du Sénat (SFR), a dénoncé vendredi, dans une déclaration filmée, l’audience accordée par le Président Obama à Ouattara.

Documents photographiques à l’appui pour illustrer ses propos, le Sénateur de l’Oklahoma s’est insurgé : « Et maintenant, au moment même où nous parlons, le Président Obama accorde une audience au chef rebelle et potentiel criminel de guerre, Alassane Ouattara (…) un homme responsable de la mort d’au moins 3.000 personnes. »

Décrivant les circonstances de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, le Sénateur américain a rappelé que « l’année dernière Ouattara a gagné frauduleusement les élections présidentielles en Côte d’Ivoire ; et, lorsque le Président Gbagbo a révélé les fraudes, l’armée rebelle a écarté son gouvernement par la violence avec le soutien des militaires français ».

Le Sénateur Inhofe a, par la suite, cité le dernier rapport d’Amnesty international sur la Côte d’Ivoire qui fait état d’un demi million d’ivoiriens déplacés par les violences post-électorales mais également privés de retourner chez eux en raison d’un climat de peur qui continue de régner sur le pays. « Le rapport d’Amnesty international signale de manière spécifique, poursuit le sénateur, que les milices de Ouattara composées de militaires et de Dozos continuent de prendre pour cibles les groupes ethniques jugés pro-Gbagbo ».

Le Sénateur Inhofe a enfin rappelé les massacres perpétrés à Duékoué (Ouest) par les hommes de Ouattara et qui ont été dénoncés tant par l’Onu, la Croix Rouge que par une frange importante de la société civile internationale.

Ces violences et abus incluent, selon les rapports cités par le Sénateur américain, des exécutions sommaires, des violences sexuelles, des tortures, des détentions arbitraires ainsi que diverses violations des lois internationales et des droit humains.

Parlant de Ouattara, le Sénateur Jim Inhofe a conclu en assenant : « Il ne méritait pas une invitation à notre Maison-Blanche ou une audience avec notre Président dans le Bureau Ovale ».


Source: DIRECTSCOOP.NET

dimanche, 31 juillet 2011

HALLUCINANT: ALASSANE OUATTARA AFFIRME NE RIEN SAVOIR DES MASSACRES EN COTE D'IVOIRE!



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En visite officielle aux Etats-Unis, le président ivoirien Alassane Ouattara réaffirme que le processus de réconciliation nationale est en cours. Dans un entretien à l'Associated Press, le président ivoirien assure ne rien savoir des exactions contre des partisans de Laurent Gbagbo dont Amnesty International et d'autres ONG accusent ses forces.

Plus de deux mois après son investiture, M. Ouattara assure que tous ceux qui seront reconnus coupables d'atrocités seront punis, quels qu'ils soient. "Je suis contre l'impunité", déclare-t-il dans cet entretien accordé vendredi soir.

Un rapport d'Amnesty International publié cette semaine accuse pourtant les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) de Ouattara, aidées par une milice composées de Dozos (chasseurs traditionnels), de continuer à s'en prendre à des populations supposées favorables à l'ancien président Laurent Gbagbo, du fait de leurs ethnies. Selon l'ONG, plus d'un demi-million de personnes déplacées qui font partie de ces mêmes groupes ethniques n'osent pas rentrer chez elles.

Un rapport d'une autre ONG, Human Rights Watch (HRW), daté de juin, accusait pour sa part les forces du président d'avoir tué 149 partisans présumés de Gbagbo depuis son arrestation, le 11 avril. Le document pointe notamment le rôle de Chérif Ousmane, chef de guerre dans la région de Bouaké (nord) et ancien pilier de la rébellion ivoirienne, qui aurait ordonné l'exécution de 29 personnes.

"Ca ne peut pas être vrai (...) Chérif Ousmane est l'un de nos meilleurs soldats", répond Alassane Ouattara, affirmant que les soldats servant sous les ordres d'Ousmane sont connus pour être particulièrement bien entraînés et respectueux.

"Dans tous les cas, si nous découvrons que quelqu'un a commis des atrocités, cette personne sera jugée comme il convient et des sanctions seront prises", affirme-t-il, estimant que le rapport de HWR est basé sur des témoignages de mercenaires.

Les violences signalées depuis plusieurs semaines posent toutefois la question du contrôle que parvient à conserver le président ivoirien sur les forces qui l'ont aidé à prendre le pouvoir après une crise politique de quatre mois. "Si le président Ouattara est sérieux dans sa volonté de rendre une justice impartiale, il doit s'assurer de manière plus efficace que les commandants de ses forces de sécurité n'ont pas de sang sur les mains", souligne Matthew Wells, auteur du rapport de Human Rights Watch.

Dans son entretien à l'AP, Alassane Ouattara souligne qu'il faudra du temps pour que la Côte d'Ivoire panse ses plaies, après des années de violence. Il rappelle également la mise en place d'une commission d'enquête indépendante, annoncée la semaine dernière, qui sera chargée de faire la lumière sur les violations des droits de l'Homme commises durant la crise post-électorale. Cette commission doit rendre ses conclusions d'ici la fin de l'année.

Il affirme également avoir déjà fait beaucoup depuis sa prise de fonctions fin mai, disant notamment avoir restructuré les forces de sécurité et redonné confiance en l'économie ivoirienne.

Il invite enfin les réfugiés installés dans des camps au Liberia et en Guinée, ainsi que les militaires en exil à rentrer chez eux. "S'il n'y a rien contre eux, ils seront bien sûr libres (...) Surtout, je leur ai dit que leur sécurité serait assurée", déclare-t-il. "Je pense que la réconciliation a débuté".

Washington — AP


Source: YAHOO ACTUALITES

mercredi, 27 juillet 2011

VOICI POURQUOI BUSH, OBAMA, SARKOZY, BAN-KI-MOON, CHOI ET AUTRES NE SERONT JAMAIS POURSUIVIS POUR CRIMES DE GUERRE, GENOCIDE OU CRIMES CONTRE L’HUMANITE

 
 
 
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L'ALLIANCE ATLANTIQUE


- A tous les chefs d'états africains
- A tous les gouvernements des états africains

- A tous les ambassadeurs africains dans le monde

- Aux armées africaines en Afrique
- A toutes les agences de presse africaine dans le monde

- Au président Barack Obama
- Aux grandes écoles africaines en Afrique

- Aux universités africaines en Afrique
- Aux lycées africains en Afrique

 

Selon un document confidentiel et découvert au «Musée royal de l’Afrique centrale», à Tervuren (1), une commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande, dans la province du Brabant flamand, les Occidentaux avaient déjà programmé l’exploitation des pays pauvres et le massacre de leurs habitants depuis la « traite négrière » à Washington. Le document historique qui suit est la preuve que les dirigeants occidentaux ne seront jamais poursuivis pour tous les crimes qu’ils commettent dans le monde.

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LA CHARTE DE L’IMPÉRIALISME

La présente «charte» a été élaborée à Washington pendant la «traite négrière», ensuite discrètement négociée à la «Conférence de Berlin en 1885» pendant que les puissances occidentales se partageaient l’Afrique ; renégociée secrètement pendant la création de la « Société des Nations», l’ancêtre de l’«ONU» et à Yalta au moment du partage du monde en deux blocs après la deuxième guerre mondiale. Source: «Musée de Tervuren et envoyé par : Jean-Jacques Ngangweshe».

I. DISPOSITIONS GÉNÉRALES

Article 1° : De la Devise : - Devise de l’impérialisme : Gouverner le monde et contrôler les richesses de la planète ; Notre politique est de diviser pour mieux régner, dominer, exploiter et piller pour remplir nos banques et faire d’elles les plus puissantes du monde.


Article 2° : Aucun pays du tiers-monde ne constitue un Etat souverain et indépendant.


Article 3° : Tout pouvoir dans les pays du tiers-monde émane de nous, qui l’exerçons par la pression sur les dirigeants qui ne sont que nos marionnettes. Aucun organe du tiers-monde ne peut s’en attribuer l’exercice.

Article 4° : Tous les pays du tiers-monde sont divisibles et leurs frontières déplaçables selon notre volonté. Le respect de l’intégrité territoriale n’existe pas pour le tiers-monde.

Article 5° : Tous les dictateurs doivent mettre leurs fortunes dans nos banques pour la sécurité de nos intérêts. Cette fortune servira de dons et crédits accordés par nous comme assistance et aide au développement aux pays du tiers-monde.

II. DU RÉGIME POLITIQUE

Article 6° : Tout pouvoir et gouvernement établi par nous est légal, légitime et démocratique. Mais tout autre pouvoir ou gouvernement qui n’émane pas de nous est illégal, illégitime et dictatorial, quelles que soient sa forme et sa légitimité.

Article 7° : Tout pouvoir qui oppose la moindre résistance à nos injonctions perd par le fait même sa légalité, sa légitimité et sa crédibilité. Il doit disparaître.

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III. DES TRAITES ET DES ACCORDS

Article 8° : On ne négocie pas les accords et les contrats avec les pays du tiers-monde, on leur impose ce qu’on veut et ils subissent notre volonté.

Article 9° : Tout accord conclu avec un autre pays ou une négociation sans notre aval est nul et de nul effet.

IV. DES DROITS FONDAMENTAUX

Article 10° : Là où il y va de nos intérêts, les pays du tiers-monde n’ont pas de droit; dans les pays du sud, nos intérêts passent avant la loi et le droit international.

Article 11° : La liberté d’expression, la liberté d’association et les droits de l’homme n’ont pas de sens dans le pays où les dirigeants s’opposent à notre volonté.

Article 12° : Les peuples du tiers-monde n’ont pas d’opinion ni de droit, ils subissent notre loi et notre droit.

Article 13° : Les pays du tiers-monde n’ont ni culture ni civilisation sans se référer à la civilisation occidentale.

Article 14° : On ne parle pas de génocide, de massacre ni de « crimes de guerre » ou de « crimes contre l’humanité » dans les pays où nos intérêt sont garantis. Même si le nombre des victimes est très important.

V. DES FINANCES PUBLIQUES

Article 15° : Dans les pays du tiers-monde, nul n’a le droit de mettre dans leurs banques un plafond d’argent fixé par nous. Lorsque la fortune dépasse le plafond, on la dépose dans l’une de nos banques pour que les bénéfices retournent sous forme de prêts ou d’aide économique au développement en espèce ou en nature.

Article 16° : N’auront droit à l’aide précitée que les pays dont les dirigeants font preuve d’une soumission totale à nous, nos marionnettes et nos valets.

Article 17° : Notre aide doit être accompagnée de recommandations fortes de nature à empêcher et briser toute action de développement des pays du tiers-monde.

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VI. DES TRAITES MILITAIRES

Article 18° : Nos armées doivent être toujours plus fortes et plus puissantes que les armées des pays du tiers-monde. La limitation et l’interdiction d’armes de destruction massive ne nous concernent pas, mais les autres.

Article 19° : Nos armées doivent s’entraider et s’unir dans la guerre contre l’armée d’un pays faible pour afficher notre suprématie et nous faire craindre par les pays du tiers-monde.

Article 20° : Toute intervention militaire a pour objectif de protéger nos intérêts et ceux de nos valets.

Article 21° : Toute opération d’évacuation des ressortissants des pays Occidentaux cache notre mission réelle, celle de protéger nos intérêts et ceux de nos valets.

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VII. ACCORDS INTERNATIONAUX

Article 22° : L’ONU est notre instrument, nous devons l’utiliser contre nos ennemis et les pays du tiers-monde pour protéger nos intérêts.

Article 23° : Notre objectif est de déstabiliser et détruire les régimes qui nous sont hostiles et installer nos marionnettes, sous la protection de nos militaires, sous la couverture de mandats des forces de l’«ONU ».

Article 24° : Les résolutions de l’« ONU » sont des textes qui nous donnent le droit et les moyens de frapper, de tuer et de détruire les pays dont les dirigeants et les peuples refusent de se soumettre à nos injonctions sous la couverture des résolutions du Conseil de Sécurité de l’« ONU».

Article 25° : Notre devoir est de maintenir l’Afrique et d’autres pays du monde dans le sous-développement, la misère, la division, les guerres, le chaos pour bien les dominer, les exploiter et les piller à travers les Missions des Nations Unies.

Article 26° : Notre règle d’or est la liquidation physique des leaders et dirigeants nationalistes du tiers-monde.

Article 27° : Les lois, les résolutions, les cours et tribunaux des « Nations-Unies » sont nos instruments de pression contre les dirigeants et les leaders des pays qui défendent les intérêts de leurs peuples.

Article 28° : Les dirigeants des puissances Occidentales ne peuvent être poursuivis, arrêtés ni incarcérés par les cours et tribunaux de l’«ONU», même s’ils commettent des « crimes de guerre », des « génocides » ou des « crimes contre l’humanité ».


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(1) À Tervuren se trouve le « Musée royal de l’Afrique centrale », Tervuren (anciennement Tervueren et également en français) est une commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande, dans la province du Brabant flamand. C'est la seule commune périphérique de la Région de Bruxelles-Capitale à être située dans l'arrondissement de Louvain (les autres sont situées dans l'arrondissement de Hal-Vilvorde).

mardi, 26 juillet 2011

LA CPI DESAVOUEE

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Après des mois de «révolution» en Libye, l'OTAN commence à comprendre qu'on ne fait pas de révolution à la place des peuples. Ce qui est une bonne chose pour l'Afrique, qui a fini par sortir de son mutisme et qui s'est permis de ne pas hurler avec les loups. L'OTAN ne dit pas qu'elle s'est rendue compte qu'elle s'est fourvoyée dans une guerre sans fin et que son Conseil National de Transition est une bande d'opportunistes qui  n'iront pas loin. Elle se met juste à amorcer des retraits mesurés de façon à ne pas trop perdre la face. Même si elle consacre son CNT comme «seul et légitime représentant du peuple libyen».

Mouammar Kadhafi peut désormais ne pas quitter la Libye et y élire résidence. On peut se révolter devant un tel délit d'arrogance, qui autorise des puissances étrangères à décider à la place d'une population de qui doit la diriger, mais c'est pire que cela. On sait que la Cour pénale internationale, cette instance de justice pour indigènes, a mis Kadhafi en accusation ; ce serait lettre morte pour les maîtres du monde. Ils passent l'éponge sur la décision de la juge qui, si elle a la moindre miette de dignité, devrait démissionner, faute de pouvoir dédire Obama et ses affidés. Elle n'en fera rien, parce qu'aucune décision de ce type ne peut être prise sans une injonction. Maintenant on le sait. Il fallait une preuve pour les nigauds qui croient à la justice internationalisée, elle est là dans tout son cynisme.

Un problème surgit avec ce que certains vivent en coup de théâtre. Même si le colonel Kadhafi refuse de «bénéficier» de cette faveur. Il ne sera plus possible pour la CPI de conserver sa crédibilité pour autant qu'elle en ait une. Et ce n'est pas une simple question de jurisprudence, plutôt de validité d'une institution qui apparaît au grand-jour en tant qu'arme de guerre contre ceux qui veulent résister à la domination.

Kadhafi, après avoir été «déligitimé», lui et son entourage, après avoir été sommé de partir dès les premières heures de la mise en branle de l'opération CNT, après avoir été mis sous mandat d'arrêt international, est «autorisé à rester en Libye». Au passage, il semble que cela n'a pas plu à Bernard-Henri Lévy qui est sorti de ses gonds (oui, il gère de près et au plus haut niveau les affaires du CNT). Malheureusement pour lui, les Etats-Unis ont pris le dossier en main depuis une semaine ou plutôt ont rappelé à leurs satellites qu'ils étaient les maîtres. Le «Guide» se voit donc offrir une atténuation des mesures qui pesaient sur lui.

Dans le même temps, on est en présence du douloureux aveu  que les massacres et les destructions des infrastructures et du patrimoine d'un peuple n'ont servi à rien. Ce qui rend plus pathétique cette façon aussi grossière que désespérée de vouloir obtenir la défaite d'un homme, quand il s'agit désormais de la lutte d'un peuple. Tant l'aveuglement est total et tant le peuple n'a jamais été concrètement envisagé. On en vient à la condition posée. Il faudrait qu'il se retire de la vie politique. Tout est dit. Il faut assurer au CNT le pouvoir, tout le pouvoir, alors  que Kadhafi dans un regain de patriotisme des Libyens est devenu le symbole de la résistance.


Ahmed Halfaoui


Source: LES DEBATS.COM

vendredi, 22 juillet 2011

QUAND LA FRANCE REGLE SES COMPTES: UN 14 JUILLET POUR LAVER L’AFFRONT D’UN AUTRE 14 JUILLET


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La France et Licorne, désormais maîtresses d'Abidjan

 

L'on se souvient encore de l'invitation adressée en 2010 par le président français Nicolas Sarkozy aux chefs d'Etats africains en vue de prendre part à la commémoration de la Fête nationale de la France, le 14 juillet 2010. Un 14 juillet africain, pour célébrer le Cinquantenaire des indépendances des pays du continent noir. L'on se souviendra aussi, et pour longtemps, du refus poli de la Côte d'Ivoire, par l'entremise de son représentant officiel, le très atypique président Laurent Gbagbo.

Expliquant les raisons l'ayant motivé à fêter le cinquantenaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire seulement en Côte d'Ivoire, le Chef de l'Etat ivoirien dira : « Je n'ai pas voulu être hypocrite en allant à Paris, le 14 juillet, pour faire défiler nos troupes alors qu'elles ont été accusées d'avoir tué des soldats français lors d'une opération que j'ai engagée pour libérer la Côte d'Ivoire de la rébellion », révélant même qu'il a fait connaître sa position à l'Ambassadeur de France. « Je lui ai dit que je n'irai ni à Nice, ni à Paris. » A en croire alors le Président Laurent Gbagbo, les blessures ouvertes entre la France et la Côte d'Ivoire au cours de cette crise n'étaient pas encore tout à fait cicatrisées pour qu'il se sente heureux à Paris, dans ces conditions. Son rôle, a-t-il dit, c'est de protéger le peuple de Côte d'Ivoire pour qui, il a été élu, nous rapportait le site Atouhou.net. Laurent Gbagbo se posait ainsi en défenseur de la renaissance d'une Afrique décomplexée.

Au moment où l'«hyper président» français montait inexorablement en galon devant ses pairs occidentaux et portait quasi officiellement la voix du très craint « Nouvel Ordre Mondial », décliner ainsi un honneur tout impérial fait au chef d'un pays anonyme comme la Côte d'Ivoire par la métropole dont il est le pré-carré passait pour être un affront. Un crime de lèse-majesté. Une impertinence qui devait absolument être lavée. Comment ? Nous le saurons bien vite : le 11 avril 2011, après 10 jours de bombardements intensifs de sa résidence présidentielle où s'étaient réfugiés enfants, petits-enfants en bas âge, parents et collaborateurs de Laurent Gbagbo, le président ivoirien, qui avait antérieurement fait l'objet de l'une des pires campagnes médiatico-politiques qui puissent être menées contre un chef d'Etat, sera renversé, au terme d'une crise postélectorale montée de toutes pièces par la communauté dite « internationale », aux ordres de la France et des Etats-Unis.

Nicolas Sarkozy n'en reste pas là. Il lui faut envoyer un signal fort à tous les nationalistes et indépendantistes du continent noir sur sa détermination à n'autoriser aucun Etat africain francophone à sortir du giron gaulois. En renvoyant, par la même occasion, sa monnaie à l'impertinent Laurent Gbagbo.

C'est dans cette veine que s'inscrira la visite du chef du gouvernement français, le Premier ministre François Fillon. Et donc pas à n'importe quelle date : très exactement le 14 juillet 2011, jour de la Fête nationale de la République de France ! Une symbolique toute maçonnique. Au-delà du compte réglé à Laurent Gbagbo. Oui, cette symbolique est loin d'être fortuite. Elle comporte un message clair porté aux Ivoiriens : la France reprend totalement pied en Côte d'Ivoire. Comme au temps colonial. N'en déplaise à tous les pourfendeurs sclérosés de la Françafrique qui refusent de changer de vocabulaire et de « logiciel » (dixit Fillon) pour se mettre à l'ère sarkozyenne, en abandonnant « tous ces discours idéologiques, convenus, qui n'ont plus aucune réalité dans le monde d'aujourd'hui ». Nous n'avons pas, depuis le tristement mémorable discours de Dakar de Nicolas sarkozy, entendu propos plus méprisants pour ce peuple africain francophone captif d'une camisole de fer française depuis sa prétendue indépendance, dans les années 1960.

La France veut tout juste « aider la Côte d'Ivoire à assumer la plénitude de sa souveraineté (sic !) ». Une énigme toute française, une incongruité toute gauloise. Comment peut-on prétendre aider un Etat à assumer l'entièreté de sa souveraineté en y implantant justement une base militaire étrangère désormais chargée d'assurer la sécurité et la défense de son territoire (devoir régalien relevant, stricto sensu, de la seule souveraineté), une force étrangère dont les soldats assurent déjà celle du chef de l'Etat ? Honnêtement, où se trouve la souveraineté ? A moins que le sens de cette notion ait changé depuis peu, à notre insu.

La Côte d'Ivoire et les pays de la zone franc l'étaient déjà moins, avec une monnaie (abusivement considérée comme la leur), le franc CFA, propriété de l'Etat français. Y renforcer une présence militaire dénoncée de tous temps et qui était sensée être en voie de disparition - pour coller aux promesses de Nicolas sarkozy himself, au lendemain de son élection à la tête de l'Etat français - en plein 21 siècle, relève de la plus loufoque des logiques et du plus révoltant des parasitismes. On le voit bien, comme le dit un citoyen français, « la France n'a pas délaissé son tropisme gaullien vis-à-vis de ses ex-colonies ».

Autrement, comment comprendre cette désormais omniprésence de la France en Côte d'Ivoire, après qu'elle ait, au vu et au su du monde entier, bombardé un chef de l'Etat - fut-il africain - chez lui, avec son épouse, ses enfants et ses petits-enfants à peine sevrés, une dizaine de jours durant. Il faudra, un jour, qu'on puisse nous expliquer comment une telle inhumanité ait pu se faire et s'applaudir dans un monde adoubé civilisé. Une omniprésence totale, pour le reste de nos jours :

- partenariat dit « de référence » pour masquer un asservissement paré des plus beaux atours, auréolé d'élégance, et une main mise presqu'exclusive,

- conseillers politiques et diplomatiques auprès du président ivoirien, en son cabinet,

- attachés militaires pour formater et reconfigurer l'armée nationale au goût de l'Elysée,

- agents secrets pour passer au crible les appels téléphoniques et les SMS des Ivoiriens, et tracer leurs mouvements (la France en a une expertise reconnue dans le monde),

- appropriation du marché ivoirien par les entreprises françaises (dixit Monsieur Fillon, avec un triomphalisme et un bonheur mal dissimulés). Vive la renaissance de l'ère coloniale !

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Un hélico de Licorne, en pleine chaussée abidjanaise!

De toute cette armada bureaucratique et militaire, les citoyens français, « abusés et intoxiqués par leur gouvernement et leurs médias caniches » n'y voient que du feu. A la vérité, Nicolas Sarkozy veut se donner les moyens du tyran du livre de Job qui ne relâche plus sa proie. La Côte d'Ivoire est retournée dans l'escarcelle élyséenne et doit y demeurer pour la durée des temps. Dût-il lui imposer un chef de l'Etat « dénué de charisme et d'épaisseur politique », qui peine à payer ses propres fonctionnaires (sinon sur prêt français ; vous avez dit souveraineté ?) et à réconcilier des Ivoiriens déchirés.

Au surplus, la France peut-elle, sans se sentir roublarde, prétendre nous faire des prêts quand nous disposons dans le compte des opérations du Trésor français de la bagatelle de plus de cinq à six mille milliards de francs CFA (qui, du reste, en sait le montant exact ?), défalqués de nos recettes à l'exportation depuis les années 60 jusqu'à nos jours, pour garantir une factice parité avec le Franc Français, une monnaie aujourd'hui morte et inexistante, à l'ère de l'Euro ?

L'Hexagone paierait les salaires des fonctionnaires ivoiriens depuis fin avril 2011 (impensable sous Gbagbo !), à concurrence de - bientôt - 400 millions d'Euros, soient environ 263 milliards de francs CFA. Somme à rembourser par l'Etat ivoirien, le geste n'étant pas marqué du sceau de la philanthropie. Et pendant que nous y sommes, pourquoi la France ne nous rendrait-elle pas ne serait-ce que le tiers de cette cagnotte (avec les intérêts !) pour nous permettre de reprendre notre souffle, si tant est qu'elle nous aime tellement et qu'elle est soucieuse de nous permettre « d'assumer la plénitude de notre souveraineté » ?

On le voit bien, nous sommes enfarinés dans une hypocrisie protocolaire où la vérité et la réalité sont cachées aux Ivoiriens. Et de toute façon, pourquoi donc la France nous prêterait-elle de l'argent, elle qui est actuellement si mal en point, en grave récession économique et en déficit budgétaire depuis au moins trente ans, comme nous l'a appris récemment le président français, lors de sa quatrième conférence de presse de mandat ? A la vérité, le Trésor français nous prête notre propre argent, avec intérêt ! De quelle souveraineté nous parle-t-on alors ?

La France voulait la tête de Laurent Gbagbo, elle l'a eue. Elle lui a proprement rendu la monnaie de son outrecuidance du 14 juillet 2010. Et a désormais marqué son territoire, par son Premier ministre, François Fillon, le 14 juillet 2011. Bien malin qui pourrait prédire la date du retour de la Côte d'Ivoire à la liberté et à une vraie souveraineté ! Mais comme dit la maxime, on n'opprime pas un peuple, tout le temps. Le jour se lève toujours.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO


In Le Nouveau Courrier N° 273 du jeudi 21 juillet 2011

mercredi, 20 juillet 2011

3 MOIS APRES LE RENVERSEMENT DE GBAGBO: CHERIF, WATTAO, ZAKARIA, FOFIE INTERDITS CHEZ OUATTARA


3 mois après le renversement de Gbagbo: Chérif, Wattao, Zakaria, Fofié… interdits chez Ouattara

 

Dans son édition numéro 615 du 7 juillet 2011, la publication La Lettre du Continent, a révélé que les chefs de guerre de l'ex-rébellion armée sont «instamment priés de ne pas approcher armés, Alassane Dramane Ouattara». Il s'agit, selon le confrère, des commandants Chérif Ousmane, Wattao, Koné Zakaria, Fofié Kouakou, Touré Hervé dit Vetcho mais également Morou Ouattara. Tous ces chefs de guerre et leurs éléments qui font pourtant office de «forces publiques», en l'absence de policiers désarmés, à Abidjan, Yamoussoukro et dans toutes les autres villes, constituent aujourd'hui les Frci, la nouvelle armée pro-Ouattara. Des Frci fondées par décret du nouveau chef de l'Etat, Alassane Dramane Ouattara.

Dans la prise de pouvoir de M. Ouattara, les chefs de guerre de l'ex-rébellion et leurs hommes armés ont joué un rôle important. Cela, depuis septembre 2002 à travers la mise sur pied d'une rébellion armée contre le régime Gbagbo, puis en avril 2011, en combattant aux côtés de la force française Licorne pour le renversement du Président Laurent Gbagbo. Vu toutes ces étapes, «l'éloignement » des chefs de guerre de l'ex-rébellion d'Alassane Dramane Ouattara pourrait être perçu par certains observateurs comme une «ingratitude». Selon des sources concordantes, cette situation de «divorce» serait liée à la mise à nu des nombreuses violations des droits de l'homme qui ont émaillé la crise post-électorale.

De nombreuses exactions dont les chefs de guerre seraient les auteurs et pour lesquelles, les organisations nationales et internationales de défense des droits de l'homme exigent des inculpations et des condamnations judiciaires au niveau de la Cour pénale internationale (CPI). Toujours selon ces sources, le chef de l'Etat, Alassane Dramane Ouattara, serait favorable à la comparution des chefs de guerre incriminés devant la CPI. Il en aurait d'ailleurs fait la promesse à la France et aux Etats-Unis. Voulant éviter toute «surprise» pouvant émaner de ces chefs de guerre, écoeurée par ces révélations, la sécurité de M. Ouattara assurée conjointement par l'Onuci, la force française Licorne et des soldats burkinabé, aurait pris la décision de tenir à l'écart Chérif, Wattao et les autres.

Didier Depry in Notre Voie


Source : LA DEPECHE D'ABIDJAN

dimanche, 17 juillet 2011

LE TRIOMPHE DECALE

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Il est devenu courant, par ces temps hypermédiatisés, d'observer le comportement des dirigeants du monde, surtout ceux qui font la une de la presse et qui mènent des guerres. Il y a par exemple cette démarche altière, la tête relevée et le sourire triomphal, qui caractérisent, entre autres, Hillary Clinton. A la regarder, elle donne l'impression de celle qui est en train d'abattre des empires surarmés. Au point qu'elle se serait volontiers fait payer un arc de triomphe, à Washington, à la mode de ces généraux romains, de retour de campagnes victorieuses où ils ont courus des terres lointaines et hostiles. Plus près de nous, ce serait un commandant en chef qui aurait réussi à abattre l'Armée rouge.

En pareil cas, on aurait alors compris qu'elle plastronne, jubile et quémande des satisfécits. Mais, quand on sait qu'il ne s'agit que d'agressions aux risques nuls, contre des pays désarmés, le spectacle relèverait du ridicule s'il ne coûtait pas la vie à des populations déjà bien mal loties, quand elles ne souffrent pas du dénuement et du fléau du sous-développement. La dame et ceux qui lui ressemblent font donc dans la pire des lâchetés et dans l'abjection sur le plan moral. Triste époque. Plus bas dans la hiérarchie, tout au fond de la chaîne de commandement, des «dirigeants» n'ont aucun scrupule à se faire imposer à leurs peuples. Ils en tirent même une forme d'arrogance, celle de l'homme de main que le maître lâche sur plus faible que lui, grâce à la procuration de puissance dont il dispose, pour exprimer au mieux sa servilité.

Dernièrement, au Sommet de l'Union africaine, le président de la Côte d'Ivoire, certifié  et installé au pouvoir par la «communauté internationale», s'est agité on ne peut mieux contre la position de ses pairs qui refusaient de consentir à voir  la Libye subir le même sort que son pays. Quand celui-ci est livré aux exactions de son armée, celle des «Forces nouvelles», qui ont joué le même rôle que veut jouer, avec moins de succès, cet alibi de l'Alliance atlantique, le Conseil de Benghazi avec ses hordes sanguinaires. Alassane Ouattara, ce pur produit de la «démocratisation» du monde, fidèle supplétif, réagit au quart de tour tel que dicté par le programme qui l'a mis au devant de la scène.

Entre-temps, dès sa certification et après que le travail fut terminé, son pays n'est plus un élément essentiel des écrans qui appuyaient sa «démocratisation». Et pour cause, ce qui s'y passe ne doit pas apparaître. En guise de démocratie, ce sont des «commandants de zones» devenus commandants de groupements tactiques qui se sont partagés la Côte d'Ivoire, soumise à un racket généralisé.

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Seule geste d'autorité de Ouattara, le dédommagement empressé des entreprises françaises. Cela ne pouvait pas attendre, même si la situation économique impose des mesures plus urgentes. A commencer par rétablir l'administration civile, les services publics, les circuits légaux et l'autorité de l'Etat sur la fiscalité, le contrôle du commerce extérieur, la protection des citoyens contre les vainqueurs qui les terrorisent etc. Devant cet état de fait, il serait bien de dérouler le film depuis le début, depuis la cabale contre Laurent Gbagbo en passant par les déclarations tonitruantes des pontes occidentaux et leurs menaces «démocratiques».

 

Par Ahmed Halfaoui

 

Source : LES DEBATS.COM

jeudi, 14 juillet 2011

L’ECONOMIE MONDIALE MENACE DE PARTIR EN VRILLE

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Mais où va l'économie? Bilan du premier semestre.

 

Notre spécialiste Olivier Delamarche fait le point sur la situation économique mondiale. Et nous livre ses prévisions.

 

Reprenons, point par point, l'environnement dans lequel nous avons évolué au cours de ce premier semestre.

La Chine est confrontée d'une part, à une forte inflation et tente de la ralentir en montant ses taux, et d'autre part à une bulle immobilière qui ne cesse d'enfler et dont on sait qu'elle contribue largement au montant astronomique de créances pourries dans les banques évaluées autour de 540 MDS de $ soit 10 % du PIB. En outre, 2 000 des 3 000 MDS de réserve de change sont en dollar ce qui, du fait de la politique américaine, est devenue un véritable casse tête pour les autorités chinoises qui aimeraient bien se débarrasser de cette monnaie « fondante » mais qui ont du mal à trouver des acheteurs et des actifs de remplacement (pas le yen pas l'euro….).

Le Japon, déjà en récession avant la catastrophe du 11 mars, est à l'agonie depuis 20 ans, avec un endettement de 225 % avant le tremblement de terre et qui sera probablement de 250 % en 2012.

Ce taux d'endettement qui annihile toute croissance, n'est probablement plus absorbable par une population vieillissante. Il faudra donc aller sur les marchés internationaux où les investisseurs demanderont des taux plus élevés que les taux actuels (1,17 sur 10 ans). Les Japonais ne pourront alors plus payer, et là, fin de l'histoire…

Le Brésil est étranglé par la hausse des taux à plus de 12 % et par celle du real due à la défiance envers les autres monnaies qui pèse sur ses exportations.

La Grande Bretagne, coincée entre récession et inflation utilise la même recette que les américains, la fuite en avant, la planche à billet alors même qu'ils savent que c'est en pure perte puisque l'argent imprimé ne circule pas.

L'Europe, qui a pris une position dogmatique de sauvetage à tout prix de l'euro plutôt que de reconnaître qu'il a été mal conçu au départ, en essayant de gagner un peu de temps, nous enfonce dans la crise et rend la situation de moins en moins maîtrisable.

Les pays aujourd'hui en crise, l'Irlande, la Grèce, le Portugal, l'Espagne ne rembourseront jamais car ils sont structurellement incapables de générer une croissance suffisante pour faire face au coût et au remboursement de leurs dettes.

Combien de temps les peuples des pays en crise vont-ils accepter de se sacrifier sur l'hôtel idéologique d'un euro mal conçu par de petits fonctionnaires européens à la pensée étriquée, pour sauver des banques dont la seule fonction est de distribuer des bonus à ses dirigeants et de tondre leurs clients ?

Combien de temps les peuples des pays soi-disant en bonne santé vont accepter de payer pour les autres et pour éviter la faillite de quelques banques qui ont multiplié les erreurs mais qui ne s'en sentent pas le moins du monde responsables ?

Le Moyen Orient mérite plus que jamais son statut de poudrière avec les révolutions du printemps arabe qui sont loin, pour la plupart, d'avoir connu leur épilogue, avec l'Iran qui continu d'enrichir de l'Uranium pour fabriquer une bombe nucléaire, les Israéliens qui ne pourront pas vivre longtemps avec une telle menace et l'Arabie Saoudite qui elle aussi a peur et qui a annoncé qu'elle se doterait de l'arme nucléaire si l'Iran en avait une.

Le Pakistan, repère de terroristes, qui, lui, a déjà l'arme nucléaire…

Les Etats-Unis, repère de deux terroristes nommés Bernanke et Geithner, qui ont en leur possession deux armes infiniment plus dangereuses que l'arme nucléaire, à savoir la politique monétaire et la dette.

Monsieur Bernanke ne connait qu'une politique, Taux bas et Quantitative Easing (QE), qui a conduit les Etats Unis dans une impasse totale.

Sa politique a échoué complètement et nous en avons la preuve toutes les semaines depuis six mois : le QE ne crée pas d'emploi, le QE ne fait pas repartir l'immobilier, le QE ne relance pas la croissance.

Au vu de la dégradation des chiffres macroéconomique de ces derniers mois, la probabilité d'un double dip augmente même de façon exponentielle !

Le QE consiste à donner de l'argent gratuitement aux banquiers qui l'emploient à spéculer sur les matières premières ou à souscrire aux adjudications du trésor US avec une garantie de rachat par la FED la semaine suivante avec une petite plus-value. Les banques dans ce schéma se gardent bien de financer l'économie, trop risqué pour elles !!!

L'endettement des Etats-Unis, le montant des créances pourries dans les banques, le taux de chômage sont devenus tel aux USA que le risque systémique n'a jamais été aussi élevé.

Dans cet environnement, comme on l'a vu quasi idyllique, qu'ont fait les marchés ?

Sur le FOREX, malgré tout ce qui se passe sur l'Euro, le dollar continue de baisser ce qui laisse imaginer la valeur que l'on peut donner à ces deux monnaies.

D'où la question pour un gérant : en quoi doit-il libeller ses actif s'il ne veut pas perdre toute valeur.

De plus, cela pose la question de la viabilité des fonds euro des assureurs.

Le marché des governement bonds est complètement sinistré en Europe et aux USA. Il va très probablement piéger encore de nombreux investisseurs car, si aujourd'hui il valorise clairement une récession et sert de refuge pour ceux qui fuient les actions, la très forte augmentation de sa volatilité indique qu'il perd son statut d'actif sans risque et que ce marché est sur le point de craquer. Il est en effet incapable d'absorber les montants gigantesques des émissions mondiales.

Le marché des corporate bonds est déjà tellement suracheté que certains sont en taux négatifs sur six/neuf mois.

Les marchés actions, ici il est inutile de chercher la moindre lueur d'intelligence dans le pricing de cet actif, vous perdriez votre temps. Durant tout le premier trimestre, plus les nouvelles étaient mauvaises, plus les marchés montaient car cela impliquait que Monsieur Bernanke allait continuer d'imprimer des dollars. Il a fallut attendre le mois de juin pour voir enfin les marchés baisser avant d'annuler cette baisse en trois jours sur la fin juin. Pendant cette amorce de repli, le discours est resté constant : « le marché n'est pas cher, les résultats sont bons ». Or, s'il est vrai que les résultats sont bons, ils ne vont pas le rester car ils ont été obtenus au prix d'un chômage hors norme, plus structurel que conjoncturel. De plus, le prix d'une action est composé de deux facteurs, la capacité de génération de résultats d'une part et son taux de capitalisation d'autre part. Et sur ce dernier, il y a beaucoup à dire.

Aujourd'hui, les marchés se calent sur des taux de capitalisation historiques, sans tenir compte et du risque considérable engendré par le dérapage mondial de la dette, les créances pourries des banques, et l'utilisation de façon inconsidérée de l'effet de levier, et du changement total de modèle économique avec des pays du troisième âge surendettés (occidentaux) à tous les niveaux et des pays émergents obligés de leur prêter et de ralentir leur croissance interne pour ne pas trop vite aggraver l'état des ancêtres. Rapportez ce schéma à une population ou même à une famille, la conclusion viendra toute seule !

On peut se demander pourquoi, avec un tel environnement, nous ne sommes pas déjà sur les objectifs de nos joyeux prévisionnistes soit 4 500-4 700 sur le CAC 40, 1 450-1 500 sur le S&P 500.

En fait, dans ce contexte, les taux de capitalisation devraient varier entre 7 et 10 et non pas entre 12 et 15 comme actuellement.

Mes objectifs sont donc de 2 000-2 500 sur le CAC 40….550-600 sur le S&P500.

Bon second semestre !


Olivier Delamarche, Président de la société Platinium Gestion.

 

Source : YAHOO FINANCE

mercredi, 13 juillet 2011

GRECE: BERCEAU ET TOMBEAU DE LA CIVILISATION EUROPEENNE?


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La Grèce, l'idée de responsabilité et la civilisation

 

Il est commun de dire que la civilisation européenne et occidentale est née en Grèce. C'est aussi en Grèce que le concept de responsabilité a été sans doute développé pour la première fois, par le grand Aristote, dans son Éthique à Nicomaque. Ces deux faits ne sont pas un hasard. La responsabilité est ce qui nous rend civilisés au sens le plus plein du terme : non une civilisation de « fourmis » mais d'hommes libres. La croissance d'une société aux relations de plus en plus complexes et anonymes, entre les individus et communautés qui la composent, repose sur cette pierre angulaire, cette boussole, qu'est la responsabilité.

Or, ce qui se déroule sous nos yeux depuis un an avec la crise grecque participe de la négation de l'idée même de responsabilité et, implicitement, mais de manière bien réelle, de la civilisation qui va avec. C'est d'abord la consécration de la non-sanction de la mauvaise gestion publique, du renflouement systématique de ce que tout être rationnel ne peut concevoir que comme un tonneau des Danaïdes : une nation vivant largement au-dessus de ses moyens et qui s'attend à ce que les autres nations l'assistent sous perfusion. Une nation dont les fonctionnaires d'une improductivité légendaire, sont embauchés de manière pléthorique par leurs politiciens, sur « privilège » et non sur la base du mérite et de la nécessité pour l'intérêt général. Une nation où népotisme et clientélisme vont évidemment de pair avec une corruption endémique, qui s'est d'ailleurs exprimée dans le maquillage des chiffres des finances publiques (avec l'aide des petits génies de Goldman Sachs). Il faut dire que la redistribution européenne et ses célèbres subventions, notamment aux oliviers inexistants, ont pu donner le goût de la facilité aux grecs.

C'est ensuite le remake, après 2008, du renflouement d'investisseurs privés ayant fait des mauvais choix, qui, encore une fois, empochent les profits (ce qui est normal) quand tout va bien, mais envoient la note au contribuable quand il y a des pertes (ce qui ne l'est pas). Il n'y a pas que les États-Unis qui sont une bailout nation (nation du sauvetage) pour reprendre l'intitulé de l'ouvrage de l'analyste Barry Ritholtz : L'Europe entière est elle aussi devenue un repère pour banquiers et financiers irresponsables, bénéficiant de leurs connexions politiques pour maintenir un capitalisme de copinage (crony capitalism) qui n'a plus rien à voir avec la liberté et la responsabilité. La dangereuse sous-capitalisation des banques européennes n'est d'ailleurs pas un hasard : il s'agit de faire encore et encore fonctionner l'effet de levier, avec le filet de protection public. Et les institutions financières françaises et allemandes, les plus exposées à un défaut grec par leur politique malavisée d'achat de titres, seront renflouées par ... solidarité avec les (dirigeants irresponsables) grecs. Car l'épouvantail du risque systémique est brandi : « pas de plan B ». Selon une étude du think tank Open Europe si les dettes grecques détenues par l'étranger aujourd'hui le sont à 42% par les institutions privées et à 26% par les États, ces chiffres vont passer à 12% et 64% en 2014 : c'est aux contribuables de boire la tasse.

Et une des institutions les plus mouillées dans cette sombre affaire est la Banque Centrale Européenne elle-même, et donc in fine, à nouveau le contribuable européen. On se souvient en effet que Jean-Claude Trichet s'était élevé début mai 2010 contre la possibilité de racheter ou prendre en garantie des titres pourris grecs. Sous l'évidente pression politique, il changeait d'avis le 10 mai suivant. Le Fonds Européen de Stabilité Financière est venu couronner ce changement de cap, ouvrant la voie à un gouvernement économique européen...

A cet égard, il est crucial de noter que dans le but affiché de sauver l'Euro, le Leviathan européen accélère en réalité sa croissance à la faveur de la crise. Le schéma suit la description de l'historien américain Robert Higgs dans son ouvrage classique Crisis and Leviathan (Crise et Leviathan) : la crise, causée par la bureaucratie, constitue une opportunité pour la croissance ... de la bureaucratie et ses «solutions » de socialisation des problèmes. Bien sûr le keynésianisme triomphant de la fin 2008 et 2009 a pris du plomb dans l'aile au niveau des États : il s'agit donc de déplacer le processus au niveau supranational. On en appelle à la nécessité du « fédéralisme », pour être plus forts. Mais de quel fédéralisme ? Celui où les responsabilités « locales » sont toujours plus diluées ? Un fédéralisme qui débute sa carrière dans le but explicite de masquer ce fait, par la création d'un supra-gouvernement économique qui, par on ne sait quel miracle, résoudrait désormais nos problèmes ? Et ce, par des règles qui, comme par le passé avec les critères de Maastricht, seront là pour ne pas être respectées ? Belles perspectives d'avenir, en vérité. Les bureaucrates se frottent les mains. La démocratie est rangée au placard depuis longtemps. Le fédéralisme, le vrai, fondé sur le principe de subsidiarité et les responsabilités locales, n'a rien à voir avec ce monstre anti-démocratique instaurant l'institutionnalisation de mécanismes d'irresponsabilité.

Le premier sauvetage de la Grèce n'a fait qu'empirer sa situation. Rien d'étonnant : le politique ne s'y est pas réformé. De ce point de vue, les manifestants grecs n'ont pas tort de traiter leurs dirigeants de voleurs. Comment croire que ce deuxième sauvetage permettra de remettre en selle la nation hellénique ? Comment ne pas voir que l'Europe vient à nouveau de bafouer les principes les plus élémentaires de vie en commun fondée sur la responsabilité, au nom qui plus est, de la solidarité, qui, comme le fédéralisme, voit désormais sa définition inversée ?

La Grèce a été le berceau de notre civilisation et de la notion, consubstantielle, de responsabilité. Elle devient aujourd'hui leur tombeau.


Emmanuel Martin, analyste sur Un Monde Libre.org


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mardi, 12 juillet 2011

LEÇON DE LULA DA SILVA AUX DIRIGEANTS AFRICAINS: «CESSEZ DE BAISSER VOTRE PANTALON DEVANT LES OCCIDENTAUX»

 

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L'ex-président brésilien Luis Ignacio Lula da Silva au 17ème sommet de l'«Union Africaine» à Malabo en Guinée Equatoriale le 30 juin 2011, en train de faire une leçon de morale politique aux dirigeants africains.


Suivant l'exemple de l'«Amérique Latine», l'Afrique devrait décider de prendre sa vraie indépendance qui est aux mains des occidentaux, Le «continent africain» qui est riche de gisement minéral et de terre fertile, aurait en effet toutes le potentialités pour devenir le première puissance économique planétaire, mais elle est encore opprimée sous la coupole coloniale des grandes puissances de la terre.


Lula a invité les chef d'État à ouvrir les yeux sur ce qui se passe en Afrique ces derniers mois, en Libye et en Côte d'Ivoire : l'interférence de la France et des Etats-unis constitue un sérieux danger pour la « souveraineté Africaine » et pour les futures générations.

Durant l'« assemblée générale » sur le rôle des jeunes africains, une session détachée de la réunion avec pour thème la crise libyenne, Lula a accusé les chefs d'états africains d'être avides, assoiffés de pouvoir, de trahir leurs propres pays et surtout d'être des servants de l'occident qui saccage le continent noir et décime sa souveraineté. La devise de ces chefs d'états étant : « Chacun pour soi, Dieu pour tous », elle ne portera pas loin l'Afrique. Il faut le sens de la responsabilité, de l'humilité, de la dignité et de l'unité pour bien gouverner ! Critiquant le fait que des leaders africains qui soient arrivés au pouvoir par un coup d'état ou pour le vouloir des puissances occidentales, il a ensuite critiqué et dénoncé le monopole de 5 pays du monde. Ajoutant que : l'« Union Africaine » compte 1,4 milliard d'habitants, l'« Amérique Latine » 400 millions d'habitants et que c'est inconcevable que les USA, la France, la Chine, la Russie et la Grande Bretagne dictent la loi au « Conseil de sécurité de l'ONU » !!!! Surtout que la « crise économique mondiale » provient des Etats-unis.

Et il a déploré le fait que l'« Union Africaine » soit financée seulement par 5 pays africains, le reste des ressources provenant des dons occidentaux. Par conséquent, pour cela, l'« UA » ne peut pas privilégier les intérêts de l'Afrique et avoir un poids au niveau international. C'est cette même « UA » qui légitime les coups d'états, les rebellions ou actions illégales pour l'obtention du pouvoir en Afrique, ignorant la volonté du peuple et la finalité des élections.

Beaucoup de chefs d'états présents avaient la tête basse, à qui il a réitéré l'« invasion française » dans le continent noir. La France nourrit et arme les rebelles dans les pays qui ont cessé d'être leurs colonies. Avec des interférences dans les affaires internes des autres pays africains. C'est clairement la référence au cas de la Côte d'Ivoire, où Paris, avec l'utilisation de la force, a enlevé le président Gbagbo pour mettre à son poste Ouattara.

Et si pour la Côte d'Ivoire rien n'a été fait pour arrêter le coup d'Etat, l'« Union Africaine » peut demander le « cessez-le-feu » immédiat en Libye. En soutien, s'est ajouté le président Jacob Zuma, un des chefs opposants qui tient tête à l'occident, disant qu'ils n'ont pas le droit d'assassiner Kadhafi.

Un silence d'ombre dans la salle de l'« UA » où les présidents qui sont les talons de l'occident étaient nombreux, en l'occurrence Abdoulaye Wade du Sénégal, qui a séjourné à Benghazi pour reconnaître le gouvernement des rebelles, Blaise Campaoré du Burkina Faso, qui a soutenu la rébellion de Ouattara en Côte d'Ivoire contre Gbagbo, Yoweri Museveni de l'Uganda qui combat les « Al Shabaab » en Somalie, Paul Kagame du Rwanda qui saccage pour le compte de l'occident et puis Sassou N'Guesso du Congo Brazzaville, Idriss Deby du Tchad, Paul Biya du Cameroun, Faure Gnassingbé du Togo, Ali Ondimba Bongo du Gabon et le dernier recruté qui s'est ajouté à la dépendance des puissances de l'oppression, Alassane Dramane Ouattara de la Côte d'Ivoire !

Ce sont les paroles de l'ex-président brésilien Lula da Silva, qui était la semaine dernière en Guinée équatoriale pour la réunion des chefs d'états africains.


Texte en italien, traduit en français par Kouamé Célestin N'Brah


Lien du journal officiel italien: RINASCITA

 

Source: NERRATI.NET

dimanche, 10 juillet 2011

RIEN NE VA PLUS CHEZ LES ARABES

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Le royaume saoudien, «ce pays (qui) n'a jamais connu un bureau de vote. Même pas un parti unique !» comme le décrit si bien Georges Stanechy. En tout cas  comme il se présente aux yeux de tous, sauf de toute évidence aux yeux de la «communauté internationale», ce royaume montre tous les signes de vouloir jouer son va-tout en Afrique du Nord. Et comble de l'époque, sous la bannière de la démocratisation et assuré de la puissance de feu de l'OTAN.

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A Riadh, la justice ne change pas ses méthodes. Le 18 juin 2011, Ruyati binti Saoubi, une indonésienne de 54 ans, est décapitée en public, au sabre. Son corps suspendu à un hélicoptère survole longtemps la ville à basse altitude pour être vu. Inutile de chercher l'information dans les lignes de la presse du «Monde libre» ou dans les journaux télévisés qui déroulent en boucle la «révolution» en Libye.

L'Arabie saoudite n'est pas un terrain pour les «printemps» en cours, elle en est un parrain, un acteur, un soutien, tout ce que vous voulez, mais pas un terrain pour une «révolution». La monarchie triomphante a même décidé de refaire le monde dit arabe. L'hebdomadaire britannique, The Guardian, s'est intéressé à ce nouveau cours suivi par les Saoud. D'après l'hebdo, les pétromonarchies ont d'abord récupéré les deux monarchies non pétrolières de ce monde, la hachémite et la chérifienne, dont les rois se réclament d'ascendance arabe, pour les inclure dans le Conseil de coopération du Golfe (CCG). Les autres pays qui ont accaparé l'arabité contre l'Histoire et contre la culture de leurs peuples, n'y auront pas droit, ils ont été mis de côté en tant que «peuples conquis». Le Maroc bénéficierait aussi du souci des Arabes de maintenir un lien avec «l'Occident arabe», c'est-à-dire avec «l'Andalousie perdue».

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Ce mouvement inédit des monarques de la péninsule serait dû à leurs appréhensions vis-à-vis de la fin du pétrole et de la montée en puissance de l'ennemi héréditaire, la Perse. Cette même peur est présente chez les Israéliens, qui auraient déterminé le processus euro-étasunien de recolonisation de la région, en s'appuyant sur les révoltes populaires et la déstabilisation des Etats. En Afrique du Nord, l'Algérie (toujours selon The Guardian) représente une menace en tant que puissance régionale à fort potentiel de développement, tant sur le plan des ressources naturelles que sur celui des ressources humaines.

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Des plans existeraient pour provoquer son effondrement, en «faisant croire aux Marocains qu'ils seront le noyau de l'empire Almohade reconstitué». D'où le soutien éhonté à la Constitution absolutiste et la mise sous l'éteignoir des manifestations massives qui agitent le royaume alaouite. Les syndromes libyen et soudanais apparaissent immédiatement comme des répétitions de ce qui va être étendu à l'Algérie. Le chaos, suivi du démembrement.

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Du coup, on comprend mieux pourquoi l'Arabie saoudite a préféré renforcer de ses recettes faramineuses les économies occidentales et éviter celles de ses «frères» d'adoption, comme l'Egypte, qui se font saigner à blanc par les prêteurs et dont les peuples dépérissent dans le sous-développement quand les centaines de milliards de dollars suivent les chemins détournés des intérêts bien compris.


Badis Guetaff, L'édito du jour (10 juillet 2011)


Source: LE JOUR D'ALGERIE

samedi, 09 juillet 2011

LA FRANCE S'ISOLE EN LIBYE

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Par Armin Arefi

Après la Russie et le Royaume-Uni, c'est au tour du Congrès américain de prendre ses distances avec l'initiative française d'armer les rebelles.


Après avoir fustigé l'intervention américaine en Irak, la France jouerait-elle désormais le mauvais rôle en Libye ? Paris se trouve en tout cas chaque jour davantage isolé auprès de ses alliés, en dépit de l'annonce mardi de l'abandon du parachutage français d'armes aux rebelles libyens. Après la Russie et le Royaume-Uni, c'est maintenant au tour des États-Unis de prendre leurs distances avec l'initiative française. En effet, la Chambre américaine des représentants a voté jeudi un amendement interdisant au Pentagone de fournir tout équipement, entraînement ou soutien militaire aux opposants de Muammar Kadhafi, sans pour autant couper les fonds nécessaires à la poursuite de la guerre en Libye. À l'origine du vote, le représentant républicain Tom Cole, qui a insisté sur la "responsabilité du Congrès (...) à mettre fin à cette aventure irréfléchie en Libye".

Pour Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) et ancien militaire de haut rang dans l'armée de l'air, ce vote possède à la fois des portées intérieures et internationales. "Il s'agit d'une réaction logique du Congrès américain qui n'a pas été consulté au moment de l'engagement américain en Libye", explique le chercheur. "Mais c'est aussi un sérieux rappel à l'ordre vis-à-vis de la France et de son interprétation extrêmement limite de la résolution 1973 de l'ONU."

Des missiles en guise d'aide

Les résolutions 1970 et 1973, qui ont ouvert la voie à une intervention occidentale en Libye, sont notamment censées, d'une part, prévoir une zone d'exclusion aérienne visant les forces du colonel Kadhafi et, de l'autre, mettre en oeuvre "tous les moyens nécessaires" pour éviter des exactions contre les populations civiles. Des "moyens" qui ont donc pris la forme de lance-roquettes, de fusils d'assaut, de mitrailleuses et de missiles antichars parachutés par avion dans la région montagneuse du djebel Nefoussa, au sud de Tripoli, a-t-on appris le 28 juin dernier dans les colonnes du Figaro.

Or, c'est avec des mots très durs que Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a condamné publiquement le 1er juillet l'initiative française, devant un Alain Juppé médusé. Pour le chef de la diplomatie du Kremlin, qui a dénoncé une "violation grave de la résolution 1970", cette résolution permettrait en réalité "à n'importe qui de faire n'importe quoi, n'importe quand". Faux, répond le ministre français des Affaires étrangères, qui met en avant la situation "extrêmement précaire" des populations attaquées par Kadhafi pour expliquer le geste français, qui, selon lui, rentre donc "exactement dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU". Mais Paris était loin de se douter que la gronde irait jusqu'à gagner son principal partenaire en Libye, c'est-à-dire le Royaume-Uni.

"Une guerre civile"

"Cette résolution ne prévoyait pas d'armer un camp contre un autre dans une guerre civile, à l'intérieur d'un pays dont on avait oublié qu'il n'avait pas vocation à rester uni", estime Jean-Vincent Brisset, qui pense que l'on sous-estime les soutiens dont dispose encore Muammar Kadhafi dans le pays. Tandis que le conflit va bientôt entrer dans son quatrième mois et que Tripoli est toujours aux mains du colonel Kadhafi, cette dernière polémique ne symbolise-t-elle pas l'enlisement d'une coalition dont l'intervention ne devait pourtant pas dépasser la quinzaine de jours, dixit les membres du Conseil national de transition libyen, réunis en mars à Paris ? Et l'ancien pilote de chasse de mettre en cause certaines décisions politiques : "Peut-être les gouvernements engagés auraient-ils dû se concerter avec de véritables connaisseurs de la Libye avant de s'engager."


Source : LE POINT.FR

jeudi, 07 juillet 2011

L'HOMME A LA CRAIE EST DE RETOUR!

Cet homme continue de surprendre le monde avec ses dessins faits à la craie sur les trottoirs, et ce, en 3D. C'est hallucinant, le talent artistique qu'il possède et qui nous fait dépasser nos imaginations visuelles!


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N’oubliez pas: ces images sont dessinées à plat sur le sol!

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Tout simplement époustouflant ! ! !

lundi, 04 juillet 2011

LIBYE-ONU: LE MENSONGE MEDIATICO-SARKOZYSTE


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Commençons cet article par une boutade de Patrick Cohen, sur Facebook : « Ma réponse à Allain Jules: ’’Avec une lecture biaisée et une interprétation à géométrie variable de la résolution onusienne sur la Libye’’ ? Wow ! enfin, il se réveille, l’évangéliste de la prétendue démocratie et des gendarmes du monde… Ce qui se passe en Libye n’est pas mieux que ce que vous avez défendu en Côte d’Ivoire. Je dirais même qu’en Côte d’Ivoire, c’était mieux avec des « élections transparentes » et une demande de recomptage de voix refusée par le camp que vous supportiez … En Libye, il n’y a pas d’élection même s’il y a les mêmes mensonges, truquages et falsifications médiatiques avec, bien sûr, votre touche personnelle ! Qu’est-ce que vous avez bouffé pour changer aussi radicalement du mensonge à la vérité, Mr Allain Jules ? »


Avec une lecture biaisée et une interprétation à géométrie variable de la résolution onusienne sur la Libye, nos médias pratiquent sans vergogne une désinformation abyssale. Aujourd’hui, le président français Nicolas Sarkozy, rencontre certains dirigeants du monde, notamment ceux de la Ligue arabe et de l’Union africaine (UA), pour que ces derniers l’accompagnent dans sa guerre contre la Libye détournée en guerre contre Kadhafi. Or, le guide libyen Mouammar Kadhafi a eu jeudi dernier, bien avant la résolution 1973 de l’ONU, un entretien téléphonique avec le président de la Guinée équatoriale, Théodore Obiang Nguema, président en exercice de l’Union africaine (UA).

L’Afrique pour le règlement du conflit

Il y a une décennie déjà, les Etats-Unis, sous un prétexte fallacieux relatif aux évènements du 11 septembre, avaient décidé d’attaquer  l’Afghanistan. Mal lui en a pris, George Bush Jr., deux années après, président su gendarme du monde récidivait, en s’en prenant à l’Irak. Problèmes irrésolus jusqu’à ce jour. Or,  Kadhafi et Obiang Nguema ont, dans leur entretien parlé de la mise en œuvre de la résolution du Conseil de paix et de la sécurité africaine (CPS) relative à la création d’un panel d’enquête de cinq chefs d’Etat. Ce dernier devrait négocier un accord de paix entre le gouvernement libyen et les insurgés et a exigé une enquête sur les accusations faisant état de l’implication de milliers de mercenaires étrangers dans les activités criminelles en Libye.

On constate en passant que seuls les pays arabes du Golfe sont partie prenante de la guerre contre la Libye. Aucun pays africains ne donnant son aval à cette re-colonisation détournée. On peut détester ou aimer Mouammar Kadhafi mais ne pas rester silencieux face à l’injustice dont il est victime. Les cris d’orfraie ici et là ne sont qu’hypocrisie, mensonge et mépris pour l’Afrique. Dans quel pays au monde peut-on accepter qu’une insurrection armée s’impose ? Imaginons un seul instant, des rebelles prenant Lyon et marchant sur Paris. Que fera l’Elysée ? C’est de cela qu’il s’agit et la création de la dialectique selon laquelle cette opération militaire est à but humanitaire laisse pantois. Par mimétisme des révolutions tunisienne et égyptienne, pacifiques, certains Libyens ont pris des armes. Par ouï-dire donc, après le passage d’un écrivain décati aux yeux de lynx qui aurait vu des morts par milliers et des charniers, pire, décidant pour 66 millions de Français sans en référer au Parlement, il faut attaquer la Libye sans apporter la moindre preuve des « exactions ». Étonnant, non ? La presse française n’en parle pas…

Que veulent BHL, Sarkozy et les autres ?

Sans doute renverser le leader de la Jamahiriya arabe libyenne Mouammar Kadhafi, à défaut de mettre sur pied la partition de la Libye en restaurant la Cyrénaïque (515 av. J.-C) actuel Benghazi en la transformant en État indépendant. Probablement aussi, faire de cette partie de la Libye, une entité autonome à l’image du Kurdistan irakien, pour mieux pomper le pétrole libyen. Cette déstabilisation libyenne a donc une forte odeur de pétrole. Finalement, avoir du pétrole et être vindicatif comme l’est Mouammar Kadhafi est une malédiction. On comprend aisément la servilité des régimes du Golfe qui font des fellations aux Occidentaux. Pourquoi, alors que les révoltes pacifiques sont réprimées dans le sang au Yemen ou à Bahreïn ne voient-on pas de résolution de l’ONU ? Cherchez l’erreur !

A propos de ces régimes arabes du Golfe, il est assez étonnant de ne jamais les voir appuyer les résolutions de l’ONU lorsque l’Institution internationale épingle Israël. Faut-il vous faire un dessein en ce qui concerne l’opération « plomb durci » d’Israël contre Gaza vue par le juge sud-africain juif Richard J. Goldstone comme étant un crime contre l’humanité/ des crimes de guerre ? Passons. Faudrait vraiment avoir la science infuse pour convaincre les pays africains de se lancer dans cette aventure belliqueuse. Mouammar Kadhafi est le principal financier de l’Union africaine (UA) et contribue au développement de l’Afrique. Les dirigeants africains qui s’engageront dans cette forfaiture bhélévienne auront des comptes à rendre à leur peuple, face aux salmigondis sarkoziens…

Mais que dit la résolution de l’ONU ?

Le mensonge médiatico-sarkozyste risque de se retourner contre le président français Nicolas Sarkozy. En effet, tout le monde, même des ministres ont cru bon d’annoncer que les bombardements allaient commencer dès l’adoption de la résolution de l’ONU. Balivernes.  La résolution onusienne demande instamment aux autorités libyennes de protéger les civils, met en place une zone d’exclusion aérienne, le respect de l’embargo sur les armes, le gel des avoirs de l’Etat libyen dans leur ensemble, et la mise sur pied d’un panel d’experts ( La consulter en intégralité). Ceci, pour amener à la paix et rien d’autre. Nicolas Sarkozy, BHL, François Baroin, Cameron et autres Alain Juppé n’ont pas dû lire cette dernière.  Le message appelle en somme, à la fin « immédiate » de « toutes les attaques » contre la population libyenne, sous peine d’une intervention, conformément à la résolution.

Et par conséquent, par la voix de son ministre  des Affaires étrangères Moussa Koussa, après la résolution onusienne,la Libye a cessé toute attaque contre les rebelles. Ces derniers qui ont par ailleurs tué froidement des noirs soupçonnés d’être des mercenaires, entre autres, à Benghazi et non Kadhafi, il n’y a plus rien à faire en principe. Mais, coup de théâtre après l’annonce des autorités libyennes, les rebelles ont recommencé à attaquer. La riposte des soldats loyalistes n’a pas tardé. Surprise: ignorant les crimes des rebelles, Paris, Londres et Washington ont appelé à la fin « immédiate » de « toutes les attaques » contre la population libyenne, sous peine d’une intervention, conformément à la résolution de l’Onu.

Conclusion

Craignant de se retrouver seul, Sarkozy se trouve obligé de faire le pied de grue devant les régimes arabes et l’Union africaine (UA). Un appel du pied qui montre l’amateurisme élyséen. C’est ainsi que deux aventuriers français, BHL et Sarkozy, risquent de se retrouver humiliés et, le pire c’est qu’ils ridiculisent par la même la France.  On a appris par ailleurs que, malgré l’unanimité des politiques de tous bords, en France, il y aura un débat au Parlement qu’ils ont failli fouler aux pieds. Ceci, après que les deux quidams aient craché sur la Constitution ou le Quai d’Orsay. Une pantalonnade en perspective. Le blogueur Alert2neg a bien raison de parler de petit gesticulateur, que dis-je, d’éjaculateur précoce, qui joue les Bush Jr., son mentor.


Source : Le blog d’Allain Jules

dimanche, 03 juillet 2011

GUERRES ETASUNIENNES: LE COUT


L’évolution de la dette américaine
(en milliers de milliards de $ US !)

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Par Maurizio Matteuzzi


Voir : L’horloge de la dette des USA


Des pays surendettés comme la France et, notamment, les USA, en mal de ressources pour redresser leurs économies déclinantes et pour rebondir, mettent le monde en danger. Il faut trouver dans la gestion chaotique de leurs déficits budgétaires, véritables gouffres financiers, l'explication de ces nombreuses crises et guerres entretenues dans le monde (Irak, Afghanistan, Pakistan, Libye, Côte d'Ivoire) avec leurs cortèges de morts, de destruction et d'instauration du chaos. En réalité, tout juste une couverture pour mettre en place la nouvelle régence de la planète Terre. Le Nouvel Ordre Mondial est en marche. DIEU garde l'humanité! Fernand Dindé.


La dette américaine (plus de 13 000 milliards de $ US !) :

Horloge de la dette


Première question : les Etats-Unis d'Amérique pourraient-ils vivre sans que quelque guerre n'alimentât, surtout en temps de crise économique, leur puissant système militaro-industriel ?

Seconde question (ingénument rhétorique) : que pourraient faire les Etats-Unis d'Amérique s'ils destinaient les colossales ressources économiques utilisées pour les guerres à leurs problèmes sociaux ?

Questions qui surgissent à la lecture de l'étude produite par l'Université Brown de Providence, dans le Rhode Island, de la prestigieuse chaîne universitaire Ivy-league. On peut se reporter pour ce faire au site de l'université : « Cost of war, 250.000 lives and up to £4 trillion » et sur le site du quotidien londonien The Independant, qui y a consacré hier un article, synthétisé ainsi : « La guerre au terrorisme s'apprête à dépasser le coût de la seconde guerre mondiale ».

Le coût total pour l'Amérique ( !? pour les Etats-Unis d'Amérique, NdT), des guerres post-11 septembre contre l'Irak et l'Afghanistan, et des opérations militaires corrélées au Pakistan (genre l'Opération Jeronimo contre -le présumé, NdT- Ben Laden), est en voie, étant donné qu'elles ne sont pas encore finies, de dépasser les 4 trillions de dollars (4 mille milliards). Non seulement les guerres les plus longues de l'histoire des Usa, non seulement plus du triple des financements attribués par le Congrès dans la décennie suivant le 11 septembre 2001 (George Bush avait dit que la guerre en Irak coûterait 50-60 milliards), mais aussi déjà quasiment équivalentes au coût de la seconde guerre mondiale, qui pour le Bureau du budget du Congrès se monte, selon les chiffres connus aujourd'hui, à 4.1 trillions de dollars. Et le chiffre ne comprend pas le coût de la nouvelle guerre en Libye, « mineure » par rapport aux deux autres, mais quand même toujours lourde.

Face à cette somme épouvantable, les 1.3 trillions officiellement attribués par le Congrès ne sont que la pointe de l'iceberg. Il faut y ajouter le paiement des intérêts sur l'argent nécessaire pour financer les deux guerres (financées, contrairement aux précédentes guerres étasuniennes, quasiment entièrement avec de l'argent emprunté et qui tôt ou tard devra être restitué) ; les 400 milliards de dollars du coût estimé à l'intérieur des Etats-Unis pour la « guerre au terrorisme » ; les coûts relatifs aux vétérans et aux invalides (de guerre, NdT). A la fin, le compte total estimé par le Watson Institute for International Studies de l'Université Brown atteint les 3.7-4.4 trillions.

Une étude analogue de 2008 conduite par d'autres universitaires (parmi lesquels J. Stieglitz) pour l'Université Harvard s'était arrêtée à 3 trillions. Mais depuis lors, les choses ont empiré car la situation financière des Etats-Unis est beaucoup plus critique du fait de la crise économique globale et d'un déficit du budget fédéral qui tourne autour d'1.5 trillions par an.

Et puis il y a les coûts humains. L'étude de la Brown calcule qu'il y ait entre 250.000 et 258.000 morts. Une petite tranche de ce calcul -6.100- sont les militaires étasuniens, puis viennent les 125.000 morts (civils, NdT) en Irak (chiffre probablement sous-estimé), les 140.000 morts en Afghanistan (sans compter ceux du Pakistan, plusieurs milliers), et les morts indirects (des blessures, épuisement, manque de soins, etc.). Enfin les réfugiés (qui essaient de fuir où ?), entre 7-8 millions.

Il faudrait aussi calculer quelles issues politiques ont produit ces coûts économiques colossaux. Ici le résultat est plus insidieux et incertain. Mais certaines données sont sûres : le monde « s'est libéré » de régimes brutaux comme ceux de Saddam Hussein et des Talibans (en attendant Kadhafi) (on laisse au lecteur le soin de faire une comparaison entre la brutalité de ces régimes et celle des Etats-Unis d'Amérique, NdT) ; mais les Talibans sont encore là, et pour la démocratie « exportée », on ne peut pas dire qu'elle ait fleuri en Irak et Afghanistan (et on verra en Libye) ; et on peut dire, sans controverse (pour l'auteur, NdT), que le plus grand vainqueur de la guerre en Irak est l'ennemi le plus coriace pour les Etats-Unis : l'Iran.

Dernier détail. Ces 4 trillions et quelques ne sont pas le coût total des guerres en Irak et Afghanistan. Seulement celui des Usa...

 

Edition de vendredi 1er juillet 2011 de « il manifesto ».

 

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2...

Traduit de l'italien par Marie-Ange Patrizio.



Source: COMITE VALMY

samedi, 02 juillet 2011

NAFISSATOU DIALLO EST-ELLE UNE «BANDIT GUINEE»?


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La crédibilité de la jeune femme de chambre guinéenne qui accuse de viol l'ex-patron du FMI s'effondre. Mais ses écarts avec la vérité et la légalité sont banals.


Rebondissement dans l'affaire DSK: l'accusation menace de s'effondrer, en raison du manque de crédibilité de Nafissatou Diallo. La jeune femme aurait menti à plusieurs reprises, selon des enquêteurs cités par le New York Times. Une audience surprise est attendue ce vendredi 1er juillet à New York, à 17h30 heures de Paris.

Le procureur de New York, Cyrus Vance, aurait perdu confiance en Nafissatou Diallo, la femme de chambre guinéenne du Sofitel de New York qui accuse Dominique Strauss-Kahn de l'avoir agressée sexuellement, le 14 mai, dans la suite qu'il occupait. Les collaborateurs du procureur, d'abord sûrs de tenir des preuves à charge contre DSK, affirment aujourd'hui avoir des «problèmes avec le dossier», selon le New York Times. Des preuves récoltées par la médecine légale montrent qu'il y a bien eu un rapport sexuel entre les deux protagonistes de l'affaire. Mais l'accusation pourrait s'effondrer en raison des mensonges répétés qu'aurait fait Nafissatou Diallo.

Décrite par ses proches et connaissances comme une femme tranquille et sans histoire, Nafissatou Diallo serait-elle en fait une «bandit Guinée»? C'est le surnom qu'on donne à Conakry aux jeunes filles prêtes à tout avec les hommes, pour se faire payer un verre, une nouvelle paire de chaussures, ou récolter quelques billets de francs guinéens.

Des mouvements d'argent troublants

Ses mensonges portent notamment sur les conditions dans lesquelles la jeune femme a demandé l'asile politique aux Etats-Unis et ses liens avec des criminels impliqués dans le trafic de drogue et le blanchiment d'argent. Dans la journée qui a suivi les faits, alors qu'elle était sur écoute, Nafissatou Diallo a passé un coup de téléphone à un détenu pour discuter de l'éventuel parti financier à tirer d'une plainte contre DSK. Cette homme avait été arrêté pour détention d'une grosse quantité de cannabis. Il fait partie des différentes personnes à avoir versé d'importantes sommes en liquide, totalisant 100.000 dollars (67.000 euros) au cours des deux dernières années, sur le compte bancaire de la jeune femme. Des transferts d'argent effectués depuis l'Arizona, la Géorgie, New York et la Pennsylvannie. Nafissatou Diallo aurait par ailleurs versé des centaines de dollars par mois à cinq sociétés différentes de télécommunications. Elle affirme n'avoir qu'un seul téléphone et ne rien savoir de ces paiements, faits par des hommes qu'elle décrit comme son fiancé et ses amis.

D'autre part, elle aurait affirmé aux enquêteurs de la police avoir déjà été victime d'un viol, qu'elle aurait mentionné lors de sa demande d'asile politique aux Etats-Unis. Seul problème: son dossier aux services de l'immigration n'en porte pas la trace. Elle aurait aussi raconté avoir subi une excision, mais son récit aux enquêteurs ne correspond pas non plus à celui qu'elle a fait à l'immigration.

«C'est une pagaille, une pagaille des deux côtés», a affirmé un officiel du bureau du procureur au grand quotidien new-yorkais. Les magistrats pourraient lever dans la journée du 1er juillet l'assignation à résidence imposée à Dominique Strauss-Kahn, 62 ans.

Qui n'a jamais menti?

Le fait que Nafissatou Diallo, immigrée guinéenne, se soit empêtrée dans les versions de son parcours prend une importance cardinale dans le dossier en cours, mais paraît relativement banal dans les démarches tentées par les immigrés africains en Europe et aux Etats-Unis. Beaucoup, pour décrocher le permis de séjour, sont prêts à enjoliver leurs récits et à insister sur des faits qui relèvent parfois de la pure fiction. La députée néerlandaise d'origine somalienne, Ayan Hirsi Ali, avait été temporairement déchue de sa nationalité néerlandaise, après diffusion, en mai 2006, d'une enquête fouillée par la télévision néerlandaise sur son passé. Les Pays-Bas avaient ainsi appris qu'elle avait menti sur son nom (en réalité Ayaan Megan), son itinéraire (elle a vécu au Kenya pendant dix ans en tant que réfugiée et n'a pas subi les horreurs de la guerre civile en Somalie, d'où elle a prétendu venir directement) et un mariage forcé (ses propres parents ont affirmé qu'elle était consentante). En chemin pour le Canada, où résidait son mari somalien, elle s'est arrêtée en Allemagne puis aux Pays-Bas, où sa demande d'asile a été accordée sur la base de plusieurs mensonges. Cette femme partie en croisade contre l'islam et l'excision n'avait retrouvé son passeport néerlandais qu'après un vote des députés au Parlement pour la soutenir, peu avant de démissionner de son siège de députée et de quitter les Pays-Bas pour les Etats-Unis.

Quand aux femmes africaines qui laissent leur compte en banque servir à des amis ou connaissances, quitte à se faire dévaliser par leur propre mari, frère ou cousin, la pratique ne paraît pas, là encore, si exceptionnelle. A Paris, une Sénégalaise peule ayant ouvert l'un des premiers restaurants africains de la capitale, en 1968, s'est ainsi vue dépouiller de toutes ses économies par des hommes de sa propre famille. Des individus dont elle ne savait rien des activités, à qui elle faisait confiance, et qui prétendaient vouloir l'aider.

 

Sabine Cessou


Source: SLATE AFRIQUE

 

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STRAUSS-KAHN RESTE UN VIOLEUR PRESUME


Par Claude Ribbe

Selon le New York Times, la crédibilité de l'accusatrice aurait été entamée par des faits relevés par deux enquêteurs dont l'identité n'a pas été révélée. Quels sont ces faits ? Après son agression, et donc après avoir déposé plainte, Nafissatou Diallo aurait eu une conversation avec un détenu accusé d'avoir été en possession de 200 kg de marijuana. Cet homme, avec des amis, aurait fait des dépôts sur des comptes ouverts au nom de Nafissatou Diallo, pour un montant de 100 000 dollars au cours des deux dernières années. Dans la conversation, enregistrée par la police, Nafissatou Diallo aurait évoqué les indemnités qu'elle pourrait obtenir à la suite de sa plainte.

Qu'en conclure ? Si ces faits sont avérés (ce qui reste à démontrer) dans le pire des cas, Nafissatou aurait parmi ses amis un trafiquant de marijuana qui aurait déposé, en deux ans, 100 000 dollars sur des comptes à son nom. Nafissatou aurait gardé des relations avec cet ami, son « fiancé » peut-être, malgré son arrestation. Elle l'aurait appelé pour lui dire qu'elle avait été violée, ce qui n'est sans doute pas une révélation facile à faire. Elle lui aurait dit que le seul aspect positif de cette histoire, c'est qu'elle aurait peut-être droit à des dommages-intérêts. Si Nafissatou a parlé au téléphone sans penser qu'elle était écoutée, cela révèle de sa part une certaine naïveté qui plaide plutôt en sa faveur. A-t-elle profité de ces 100 000 dollars déposés sur des comptes à son nom ? Etait-elle informée des dépôts ? A-t-elle rendu service à son ami en connaissance de cause ? Autant de questions auxquelles elle pourra certainement apporter des réponses. Au pire que son petit ami, un petit trafiquant de shit peut-être, aurait pu être mieux choisi, qu'il l'a mise dans le pétrin en se servant d'elle pour blanchir de l'argent. Choisit-on toujours bien ceux qu'on aime ? Une question qu'il faudrait poser à Anne Sinclair, à supposer qu'elle agisse par amour.

Du blanchiment d'argent : pas des millions de dollars. Cent mille dollars en deux ans ! Quelques journées d'argent de poche pour Dominique Strauss-Kahn. Si les comptes étaient à son nom, étrange que Nafissatou n'ait jamais été inquiétée pour complicité de blanchiment, alors que son petit ami, lui, est en prison. Etrange qu'une conversation téléphonique enregistrée par la police voici cinq semaines ne soit révélée que maintenant au procureur. Quant à avoir évoqué les possibles réparations pour le crime qu'elle affirme avoir subi, même avec un petit trafiquant incarcéré, où est le problème ? Comme Anne Sinclair, elle espérait peut-être avoir assez d'argent pour le faire sortir de prison. Avec cette différence qu'elle est noire, pauvre, et musulmane. De quoi Strauss Kahn, qui, lui, a demandé que la teneur de ses conversations téléphoniques précédant son arrestation, ne soient pas communiquées, peut-il bien parler, sinon de sexe, d'argent et de pouvoir ? Strauss-Kahn n'a certainement que des amis en règle. Aucun voyou, c'est sûr, dans ses relations. Et, bien entendu, il n'a jamais déposé d'argent liquide sur aucun de ses comptes. Le fait que son lieutenant François Pupponi règle ses frais de bouche avec la carte bleue de la SEM chaleur de Sarcelles n'est évidemment pas de nature à affaiblir ses dires.

Un trafiquant de shit ! Peut-être noir, en plus ! C'est bien pire qu'un violeur présumé de négresses. Un tiers des Français entre 18 et 64 ans (soit plus de 13 millions) admettent pourtant - selon une enquête publiée la semaine dernière - avoir fumé du cannabis au moins une fois dans leur vie, 4 % au cours du dernier mois : Il faut bien que ce cannabis vienne de quelque part. Eh oui : il y a des trafiquants. Des gros et des petits. C'est sans doute très vilain, mais pour le moment, la marijuana n'a encore tué personne. On n'en dira pas autant de l'alcool. Voire du Viagra dont certains obsédés sexuels font une consommation peut raisonnable et qui pourrait expliquer bien des débordements. Continuons la liste des turpitudes de Nafissatou invoquées par les enquêteurs anonymes. Elle aurait affirmé aux policiers avoir mentionné un viol et une excision dans sa demande d'asile aux USA et, vérification faite, on ne trouve pas trace de ces éléments dans son dossier. Damned ! Quelle affaire ! Cela voudrait dire qu'elle n'aurait jamais été violée ni excisée ?

Qu'y a-t-il dans tout cela qui exonère Strauss Kahn des graves accusations portées contre lui ? Rien ! Un Strauss-Kahn aurait le droit de violer impunément une femme parce qu'elle serait la copine d'un dealer de shit et qu'elle se serait embrouillée dans ses déclarations pour obtenir le droit d'asile ? Faut-il être une sainte (comme Anne Sinclair) pour être crue sur parole quand on affirme avoir été violée ? Intéressant pour un homme qui se dit de gauche.

La révélation de ces broutilles, compte tenu du système de procédure pénale américain, a permis à Strauss-Kahn, quasi-mécaniquement, d'obtenir illico une libération sur parole et de récupérer la caution versée par sa femme. On s'en réjouit pour elle. On s'en réjouit pour lui. Sa vie sexuelle va s'en trouver plus épanouie. En espérant qu'il n'y aura pas de nouvelles plaintes. Cependant, les accusations sont bien maintenues par le procureur. Strauss-Kahn n'a pas récupéré son passeport et se trouve toujours inculpé de crimes très graves. Il est libre d'être sur le territoire américain, le FBI aux fesses. La réhabilitation tant espérée par les amis zélés du violeur présumé, son élection à la présidence de la République en 2012, restent pour l'instant assez hypothétiques. Quel dommage ! On aurait tant aimé voir Strauss-Kahn débarquer, plus triomphant encore qu'un otage libéré, et, fort de sa supériorité naturelle, annoncer sa candidature à la primaire socialiste, malgré ce « troussage de domestique» d'autant moins important qu'il ne s'agissait que d'une négresse. Et tout le monde sait que "les négresses sont plus chaudes que les blanches" (Flaubert, Dictionnaire des idées reçues). En somme l'exercice anodin, j'oserais presque dire à la sarcelloise, d'un droit de cuissage sur une indigène qu'Anne Sinclair- ah la sainte femme ! - aurait, une fois de plus, pardonné.


Source: Le Blog de Claude Ribbe

mardi, 21 juin 2011

RETOUR DE LA GUERRE DE LA FRANCE EN COTE D'IVOIRE: COMMENT SARKO A APPUYE L'OFFENSIVE CONTRE GBAGBO

 

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Le président français Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Nicolas Sarkozy.

 

Un «document exceptionnel» qui met en lumière le travail du metteur en scène Sarkozy qui distribue les rôles avec comme acteur principal le candidat du «RHDP». Vous verrez surtout comment la hiérarchie militaire française a organisé les forces pro-Ouattara avec des conseils, des armes neuves et... En contact téléphonique permanent avec Ouattara, Sarkozy, qui prétendait le soutenir au nom de la protection des civils, devra ramer dur pour faire  oublier les exploits de certains chefs de guerre. Par Jean-François Julliard (Le Canard enchaîné). 


Le canard enchaîné (6/4)

L'entrée en guerre de la France contre les «forces» de Gbagbo, le 04 avril 2011, a sonné comme une revanche personnelle de Sarkozy. Avec la bénédiction de l'«ONU», Paris n'a laissé à personne d'autre le soin de bombarder la présidence ivoirienne ainsi qu'un camp militaire qui abritait aussi des familles. Depuis plusieurs semaines, en «Conseil des ministres» comme en privé, le chef de l'Etat ne décolérait pas contre Gbagbo, «le dictateur sanglant de Côte d'Ivoire». Au point de s'avouer, le 05 avril 2011, «être à bout de patience».

Outre les nombreuses et violentes exactions de ses partisans, Gbagbo avait aussi ridiculisé Sarko. En décembre 2010, après la victoire, proclamée par l'«ONU», de son ami Ouattara, le président français, impérial, avait donné «quarante-huit heures» au vaincu pour quitter le pouvoir. Un oukase superbement ignoré pendant plus de trois mois ...

Or Sarko avait beaucoup misé sur ce scrutin pour rehausser une cote fort dévaluée sur le continent. N'était-il pas accusé de perpétuer la «Françafrique», ce système affairiste favorisant des groupes amis tels que «Bouygues», «Bolloré», «Veolia» ? Mais, après l'échec de son ultimatum ivoirien, le Président révise subitement ses positions et adopte un profil bas. Affirmant à la presse que « l'ancienne puissance coloniale n'était pas la mieux placée» pour intervenir. En janvier 2011, devant l'«Union africaine», il ose même affirmer : «La France ne veut donner de leçons à personne». Il faut dire que les événements de Tunisie, d'Egypte ou de Syrie n'ont guère fait briller la diplomatie tricolore.

La campagne (aérienne) de Libye, pour laquelle Sarko a obtenu le droit d'ouvrir le feu le premier, a réveillé ses ardeurs belliqueuses. Selon plusieurs témoignages d'officiers supérieurs au «Canard», la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L'un d'eux, proche de l'«Elysée», se félicite de «notre efficacité dans l'organisation de la descente sur Abidjan». Il est vrai qu'en moins de quatre jours les «Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI)» ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre des services de renseignement, confie : «On a fourni des conseils tactiques aux FRCI», mais aussi «des munitions et des Famas (fusils d'assaut)».


Barbouzes aux premières loges

De son côté, le contingent militaire français est porté, le 04 avril 2011, à 1 700 hommes. Les 900 hommes du dispositif permanent «Licorne» ont été notamment renforcés par des «Rambo» de la Direction des opérations (ex-Service action) de la «DGSE» et des «Forces spéciales».

Quelques-uns, parmi ces derniers, se sont retrouvés en contact direct avec l'entourage de Ouattara. A 19 h 30, quatre hélicos «Puma», soutenus par des «MI 24» de l'«Onuci», commencent leur pilonnage, frappant au passage des objectifs aussi stratégiques que le «CHU» et un supermarché du quartier de Cocody. Pour la seconde fois en sept ans, «l'ancienne puissance coloniale» bombardait des soldats et des populations ivoiriennes.


Armement à prix d'or

Cet héroïque canardage, qui, selon l'«Elysée», laissait entrevoir une reddition rapide de Gbagbo, risque pourtant de laisser des traces profondes. Et une situation difficilement gérable à Abidjan. D'abord parce que Ouattara pourrait pâtir, dans cette ville majoritairement acquise à Gbagbo, de son image de protégé de la France et des pays riches. L'armement de ses troupes, son équipement tout neuf ont suscité l'étonnement des Ivoiriens. Si l'aide du Burkina et du Nigeria est reconnue, d'autres pistes de financement apparaissent. Selon des témoignages et des documents obtenus par «Le Canard», des proches de Ouattara ont monnayé en 2009 et en 2010 d'importantes quantités d'or extraites des mines du Nord. Plusieurs tonnes ont été acheminées au Ghana voisin sous couvert de véhicules de... l'«ONU». Puis envoyées, par petites quantités, à Anvers (Belgique) pour y être transformées. A l'état de poudre, cet or a été négocié à plus de 15 000 euros le kilo.

L'image du camp Ouattara - présenté par certains comme 1'«axe du bien» - restera également entachée par les massacres commis ces derniers jours. A Duékoué, par exemple plusieurs centaines de morts seraient, selon l'«ONU» et diverses organisations internationales, surtout imputables aux «FRCI», les «forces» de Gbagbo se voyant aussi accusées d'atrocités.

En contact téléphonique permanent avec Ouattara, Sarkozy, qui prétendait le soutenir au nom de la protection des civils, devra ramer dur pour faire oublier les exploits de certains chefs de guerre. Et pour transformer cette intrusion meurtrière en victoire de la démocratie.

 

Source: NERRATI.NET

lundi, 20 juin 2011

LES GROS BRAS GATES ET RASMUSSEN TENTENT UNE NOUVELLE EXTORSION DE FONDS

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Par Lucille Baume

Les caisses du complexe militaro-industriel US sont vides. Le Pentagone a donc envoyé ses gros bras, Robert Gates et Anders Fogh Rasmussen, pour presser ses alliés. Comme tous les racketteurs, ils assurent garantir la « protection » de leurs interlocuteurs.

 

Bien que saisonnière, l'offensive conduite par Robert Gates et Anders Fogh Rasmussen au sein de l'OTAN surprend par son déphasage d'avec la réalité.

Dans son discours d'adieu, prononcé le 10 juin devant le Security & Defense Agenda [1], le secrétaire à la Défense des États-Unis, Robert M. Gates, a souligné que les membres européens de l'Alliance voulaient bénéficier de la protection US, mais étaient pour la plupart incapables d'apporter une contribution significative aux opérations en cours. Il les a donc exhortés à augmenter leurs budgets militaires.

Dans un entretien au Guardian, publié le 15 juin [2], le secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen en a rajouté : « L'élargissement de ce fossé économique peut conduire également à un agrandissement du fossé technologique risquant d'entraver les capacités opérationnelles de nos forces entre elles. Les Américains continuent de fournir des équipements militaires plus perfectionnés tandis que les Européens sont loin derrière. Il pourrait devenir éventuellement difficile de coopérer même en ayant la volonté politique de le faire en raison du fossé technologique ».

Au premier abord, ces jérémiades ne sont pas nouvelles. De manière à peu près régulière, le Pentagone sonne l'alarme, annonce que la situation est critique... et tend sa sébile. Habituellement, les Alliés font d'abord la sourde oreille et finissent par mettre la main à la poche. Jusqu'à la prochaine fois. Si le discours n'est pas nouveau, le contexte - lui - a changé, il en résulte un étrange décalage.

Résumons les faits : les États-Unis sont au bord de la faillite. Ils financent leurs armées avec une monnaie de singe, le dollar. Le complexe militaro-industriel s'avérant incapable de se remettre en question et de diminuer son train de vie, le Pentagone entend contraindre ses alliés à s'engager dans des conflits qui ne les concernent pas pour qu'ils y perdent des matériels et des munitions qui leur seront facturés au prix fort.

Rappelons le contexte : en 2010, un État membre de l'OTAN, de l'UE et de la zone euro (la Grèce) ne parvient plus à rembourser ses emprunts. Pour le sauver, il a été convenu non pas de réduire sa dette, mais de l'accroître. Les Etats-Unis, l'Allemagne et la France l'ont renfloué, par le biais de l'UE et du FMI, tout en le contraignant à acheter des avions de combat et des sous-marins pour se défendre contre un autre État membre de l'OTAN (la Turquie). Alors qu'Athènes ferme ses services publics et brade ses entreprises d'État, il se voit obligé d'entretenir un budget de Défense délirant, presque double (en proportion) de celui de la France. Résultat : un an après le pays implose.

Sur le fond, les choses sont limpides : l'OTAN ne protège pas ses membres, mais les rackette - la preuve par la Grèce face à la Turquie -. Et en cette période de crise économique occidentale, le racketteur est plus violent encore.

Le seul à s'en être ému publiquement est, comme à l'habitude, un Français. L'amiral Pierre-François Forissier, chef d'état-major de la Marine, a répliqué que la mobilisation des forces françaises contre la Libye obérerait rapidement leur capacité à défendre le pays. Une déclaration en forme de préavis qui doit se comprendre en se souvenant que l'amiral était opposé à l'engagement du porte-avions Charles-de-Gaulle dans ce conflit.

Le chef d'état-major de la Marine est dans son rôle. Comme l'était celui de l'armée de Terre, le général Bruno Cuche lorsqu'il s'interrogeait sur l'engagement français en Afghanistan et s'opposait au déploiement des chars Leclerc. Cuche a été contraint à la démission par le président Sarkozy à l'occasion d'un accident meurtrier dans une caserne, gageons que le premier prétexte venu sera utilisé par l'Élysée pour se débarrasser de Forissier.

En définitive, la seule question qui se pose est celle formulée par Vladimir Poutine à la conférence de Munich en 2007 [3] : mais pourquoi donc les Européens restent-ils membres d'une alliance qui va à l'encontre de leurs intérêts ?

Lucille Baume

[1] « Farewell speech on Nato », par Robert Gates, Voltaire Network, 10 juin 2011.

[2] « Nato chief Anders Fogh Rasmussen warns of 'two-tier' force », par Julian Borger, The Guardian, 15 juin 2011.

[3] « La gouvernance unipolaire est illégitime et immorale », par Vladimir V. Poutine, Réseau Voltaire, 11 février 2007.

 

Source : RESEAU VOLTAIRE