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jeudi, 09 septembre 2010

AFFAIRE TERRY JONES, LE PASTEUR QUI VEUT BRULER LE CORAN : PREMICES DE LA 3ème GUERRE MONDIALE PROPHETISEE PAR LA VOYANTE BABA VANGA ?

 

 

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Dans un article récent que nous avons publié sur ce blog (voir le lien à la dernière ligne de ce post), on pouvait lire : « Près de 15 ans après sa mort, la célèbre prophétesse bulgare Baba Vanga fait de nouveau parler d'elle ! Récemment, l'une de ses « prophéties » a été redécouverte et fait grand bruit : elle annonçait l'élection d'un président noir aux Etats-Unis suivi d'un conflit mondial qui ressemble beaucoup à ce que l'on pourrait appeler d'ici peu la « 3ème guerre mondiale » ! La célèbre voyante bulgare, Baba Vanga, née Vangelia Goushterova, est décédée à l'âge de 80 printemps en 1996 ; elle est désormais un véritable mythe dans les Balkans ».

Et comme pour apporter de l'eau au moulin de cette obscure et anonyme prophétesse bulgare, voici jetée à la face du monde, incrédule et ahuri, la désormais fameuse affaire « Terry Jones, le pasteur qui promet de brûler le Coran, le 11 septembre 2010 » pour envoyer un message à l'Islam radical qu'il considère comme une religion de violence et d'oppression. Un projet que nous jugeons, du reste, excentrique et haineux, en tant que chrétien évangélique. Un projet qui a jeté l'émoi sur le monde entier et singulièrement sur le monde musulman. Cette initiative ne relève guère du message évangélique qui prône l'amour. Pour nous chrétiens évangéliques, il n'est pas à l'ordre du jour d'aller en guerre contre l'Islam mais d'annoncer aux musulmans, comme au monde entier, le message d'amour de DIEU en JESUS-CHRIST, crucifié et ressuscité pour le salut de toute l'humanité. Deux approches diamétralement opposées. Deux approches qui nous conforte dans l'idée que cet homme n'est ni un évangélique ni un pasteur, au sens biblique du terme, mais plutôt un instrument au service du projet (plus grand) des Illuminatis de conduire la terre entière à un grave choc des civilisations entre le monde « chrétien » et le monde « musulman ».

Sans considérer la voyante bulgare Baba Vanga comme une prophétesse de l'ETERNEL, loin s'en faut, il est à relever que des détails troublants de sa prophétie nous imposent de suivre avec circonspection l'enchainement des évènements aux Etats-Unis : débat houleux et passionné sur la future construction d'une mosquée non loin de Ground Zero (près du site des ex-Tours Jumelles de Wall Street, à Manhattan) et aujourd'hui, le projet de ce prétendu pasteur évangélique. Cet homme expose gravement la vie de tous les américains dans le monde et de tous les chrétiens et missionnaires évangéliques qui font un travail remarquable d'évangélisation et de salut au milieu des musulmans, sur toute la terre.

Même si nous ne croyons pas, personnellement, que Terry Jones puisse mettre à exécution son projet, il n'en demeure pas moins que nous sommes absolument convaincu que cet épisode s'inscrit parfaitement dans un puzzle géant et rigoureusement planifié, un chronogramme diabolique qui ira crescendo jusqu'à la confrontation ouverte entre « les deux civilisations, chrétienne et musulmane ». Une guerre artificielle que des dégénérés avides d'argent et de pouvoir veulent à tout pris faire survenir.

Comme le relate l’article que nous avons publié, « selon Baba Vanga, la 3ème guerre mondiale débutera en Octobre 2010 (très prochainement donc) pour s’achever quatre ans plus tard. Les principaux belligérants seront le « Grand Ouest (pays nord-occidentaux) » et le « Croissant (plusieurs pays musulmans) ». Il s’agira d’une guerre sans précédent qui verra l’utilisation d’armes nucléaires, chimiques et qui détruira l’hémisphère Nord. L’ordre mondial sera totalement modifié. La Chine s’imposera comme la première puissance mondiale ».

Les coïncidences de date et de faits, ainsi que les similitudes avec les évènements actuels, et surtout la tension grandissante entre Israël, les Etats-Unis et l’Iran, donne du grain à moudre à ceux qui croient que les prophéties de Baba Vanga s’accompliront. D’une manière ou d’une autre ! Salut, la compagnie !

DINDE Fernand AGBO


Mon précédent post sur la prophétesse Baba Vanga: pour le lire, cliquer ICI

mardi, 31 août 2010

LES PROPHETIES DE LA VOYANTE BABA VANGA : UN PRESIDENT NOIR AUX USA ET UNE TROISIEME GUERRE MONDIALE.

 

baba-vanga-voyante-prophetese-celebre-bulgare-1916-1996.jpg

Baba Vanga, aveugle, voyante et prophétesse célèbre bulgare (1916 - 1996).


Près de 15 ans après sa mort, la célèbre prophétesse bulgare Baba Vanga fait de nouveau parler d'elle ! Récemment, l'une de ses « prophéties » a été redécouverte et fait grand bruit : elle annonçait l'élection d'un président noir aux Etats-Unis suivi d'un conflit mondial qui ressemble beaucoup à ce que l'on pourrait appeler d'ici peu la « 3ème guerre mondiale » ! La célèbre voyante bulgare, Baba Vanga, née Vangelia Goushterova, est décédée à l'âge de 80 printemps en 1996 ; elle est désormais un véritable mythe dans les Balkans.


BABA VANGA, AVEUGLE MAIS CLAIRVOYANTE

Comme Tirésias - le vieux prophète révéré des Grecs qui révéla à Oedipe sa terrible destinée - Baba Vanga était aveugle, mais voyait au-delà des apparences et du temps :elle pouvait lire l'avenir de l'Homme...

Ses prophéties se sont pour la plupart confirmées dans le temps (80 % selon les données de l'Institut de Parapsychologie Bulgare, un taux de réussite inégalé !). Elle a exercé 55 années durant et ses consultations attiraient chaque année des milliers de personnes venues du monde entier.

En 1989, l'une de ses prophéties passa inaperçue, et pourtant... Elle avait prédit la tragédie du 11 septembre 2001 et décrivait les « attentats-suicides » contre les tours jumelles du « World Trade Center de New-York » !


OBAMA ET LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE

Aujourd'hui, plusieurs de ses « prophéties » affolent les spécialistes et sur les forums Internet la nouvelle se répand.

Selon Baba Vanga, la 3ème guerre mondiale débutera en Octobre 2010 pour s'achever quatre ans plus tard. Les principaux belligérants seront le « Grand Ouest (pays nord-occidentaux) » et le « Croissant (plusieurs pays musulmans) ». Il s'agira d'une guerre sans précédent qui verra l'utilisation d'armes nucléaires, chimiques et qui détruira l'hémisphère Nord. L'ordre mondial sera totalement modifié. La Chine s'imposera comme la première puissance mondiale.

Cette terrible prophétie est à corréler à une autre : en 1979, elle avait prédit l'élection d'un président noir aux États-Unis au début du XXIème Siècle. Ce président noir a été élu, il s'agit évidemment d'Obama, Baba Vanga ne s'était pas trompée dans sa prophétie !

Elle ajouta que ce serait le dernier président des États-Unis, car ces derniers cesseraient d'exister peu de temps après son élection...

Si l'on couple ces deux prophéties, le trouble s'installe : L'une des deux s'est réalisée, et l'autre approche ! Comment ne pas prendre en compte cette menace qui approche ?

Si l'on considère le taux de 80% de réalisation des prophéties de Baba Vanga, il y a huit chances sur dix pour que la 3ème guerre mondiale
commence vraiment dans quelques mois à peine...

LES PROPHÉTIES DE LA VOYANTE BULGARE BABA VANGA (1916 - 1996)

La célèbre voyante Bulgare, Baba Vanga (1916-1996) savait lire l'avenir, au-delà des apparences, au delà du visible...

Régulièrement publiées par la presse mondiale, ses prophéties se sont pour la plupart confirmées dans le temps. Selon les données de l'Institut de Parapsychologie Bulgare, 80 % des « prophéties » de Vanga se sont accomplies.

Pour avoir prédit la mort de Staline, elle passera 6 mois en prison. Bien avant les faits, elle annoncera la catastrophe de « Tchernobyl » en 1986, l'élection lors des présidentielles en Russie de Boris Yelstin en 1991, le destin tragique du sous marin nucléaire russe « Koursk » : « + Koursk + sera noyée par les eaux, le monde pleurera sa disparition ». A l'époque personne n'avait compris sa prédiction et fait le rapprochement avec le sous marin russe qui a sombré dans la mer de Barents avec ses 118 membres d'équipage, le 18 août 2000. La ville de Koursk se situe au beau milieu de la plaine Russe, très loin des mers et des fleuves !

En 1989, elle annonçait le drame du 11 septembre 2001 et décrivait les « attentats-suicides » contre les tours jumelles du « World Trade Center de New-York », en ces termes : « A l'automne 2001, nos frères américains seront attaqués par des oiseaux d'aciers, le sang des innocents sera versé... »

QUELQUES PROPHÉTIES DE BABA VANGA (JUSQU'EN 5059)

A l'aube de l'hiver 2010 (octobre) : Début de la troisième guerre mondiale entre l'occident et plusieurs pays musulmans. Une guerre sans précédent qui verra l'utilisation d'armes nucléaires, chimiques et d'une nouvelle arme américaine permettant le refroidissement climatique. L'hémisphère Nord sera entièrement détruit.

2014 : Fin du conflit. L'ordre mondial sera totalement modifié. La Chine s'imposera comme le première puissance mondiale. L'Europe préparera sa reconstruction et la poursuivra jusqu'en 2025.

2028 : Lancement d'un vaisseau spatial sur Vénus.

2046 : Nouvelles greffes d'organes rendues possible par le biais du clonage humain.

2088 : Le monde souffrira d'une nouvelle maladie provoquant un vieillissement précipité.

2170 : Sécheresse sans précédent sur une grande partie de la planète.

2221 : L'humanité prend définitivement conscience de la réalité d'une présence Extra-Terrestres sur Terre.

2288 : Une nouvelle invention permet d'effectuer des voyages dans le temps.

2302 : Les secrets de l'univers sont révélés.

2371 : Famine mondiale.

3005 : Début d'une guerre entre Terriens et Extra-terrestres.

3815 : Fin du conflit. La terre est anéantie, de rares survivants contribuent au renouveau de la civilisation.

3871 : Un Prophète organise une nouvelle église, il est suivi par la majorité de la population mondiale.

4308 : Le mal a totalement disparu, la paix s'installe définitivement.

4599 : Les scientifiques permettent d'accéder à l'immortalité.

5709 : Fin du monde.


SOURCES, NOTES ET RÉFÉRENCES :
«  Svetlana Popova & J-C Ruth-CERPI » (Centre d'études et de recherches sur les phénomènes inexpliqués, existe en Belgique depuis 1979).


Source: NERRATI.NET

jeudi, 29 juillet 2010

LE MARIAGE DE CHELSEA CLINTON AVEC UN BANQUIER JUIF PASSIONNE LES ETATS-UNIS

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Bill Clinton et les deux futurs époux, en septembre 2009, à New York.


La fille de l'ancien président américain épouse un ami d'enfance, ce samedi. Et la presse n'en finit plus de spéculer sur la robe de la mariée et la liste des invités.

Hillary Clinton l'a promis : elle ne "pipera mot" sur les détails du mariage de sa fille unique, Chelsea. Pourtant, la noce enflamme la presse people aux Etats-Unis. La jeune femme de 30 ans épousera, ce samedi 31 juillet, son promis, Mark Mezvinsky, un banquier d'investissement et elle tient à ce que les détails de la cérémonie restent secrets.

Faut-il voir dans le silence de la jeune femme une séquelle du tourbillon médiatique qui a entraîné ses parents, au moment de l'affaire Lewinsky ? Mezvinsky n'a pas non plus été épargné par la violence médiatique : son père, un ancien élu démocrate a passé cinq ans en prison pour fraude. Mais, alors que le futur marié a joui d'une certaine tranquillité lors de son adolescence, Chelsea a grandi avec les yeux du monde entier braqués sur elle. Les deux jeunes gens se sont connus adolescents, à l'occasion d'un festival, puis ont fréquenté ensemble la prestigieuse université de Stanford.

"Les invités eux-mêmes ne savent rien !"

Aujourd'hui, leur union passionne le pays, et ce d'autant plus que quasiment rien n'a filtré quant à l'organisation de la fête, comme le rappelle le Washington Post : "Pourquoi ne peut-on pas demander aux invités ce qu'il va se passer ? Parce que eux-mêmes n'en savent rien !" Le lieu du mariage est toujours secret même si le nom du luxueux domaine d'Astor Courts revient souvent. Le magnifique bâtiment, inspiré du château de Versailles, est situé dans le nord-est de l'Etat de New York. Quant à l'hôtel où les invités seront logés, son nom ne sera révélé qu'au dernier moment.

Autre énigme de taille : la robe de la mariée. Les observateurs supposent que Chelsea a choisi le créateur Oscar de la Renta, ou peut-être Vera Wang.

La question religieuse est également cruciale. Clinton est chrétienne baptiste alors que Mark Mezvinsky est juif. Un rabbin devrait tenir un rôle au moment de la cérémonie mais à la différence de Jenna Bush, autre fille de président, Chelsea n'a pas désiré organiser une répétition du mariage destinée aux médias, laissant planer le mystère sur la présence ou non d'un pasteur.

Une liste d'invités assez réduite

Mais de toutes les questions en suspens, c'est assurément la liste des invités qui fait le plus jaser. Le Hudson Valley News a laissé filtrer la semaine dernière quelques noms. Barack Obama serait invité et ne viendrait pas, mais Barbra Streisand, Steven Spielberg et Oprah Winfrey seraient de la partie.

En tout, 400 personnes seraient sur la liste avec un critère, comme le révèle le New York Times : connaître personnellement la mariée. Et beaucoup de proches du couple Clinton se plaignent de ne pas avoir été invités, comme ce diplomate : "Je suis assez bien pour qu'on m'emprunte mon avion mais pas pour être invité au mariage".

Comme le note le New York Times, " Washington est une ville qui tourne autour du pouvoir et de l'accès au pouvoir. Cette cérémonie est un bon indice pour savoir où l'on se trouve sur la carte du "clintonworld"". Mais ce n'est pas parce que l'on est convié que l'on bénéficie de la confiance aveugle du clan Clinton : pour éviter que des photos filtrent dans les médias, les invités devront laisser Blackberry et autres téléphones portables à l'entrée.

Malgré tous ces mystères, l'ancien couple présidentiel se répand en déclarations lyriques dans les médias. Bill Clinton a ainsi déclaré son émotion en Afrique du Sud le mois dernier en précisant : "Je vais essayer de ne pas pleurer". Quant à Hillary, elle a affirmé lors d'une visite au Pakistan, que "le mariage de Chelsea est la chose la plus importante pour moi, maintenant". Parfois, les affaires de coeur passent avant les affaires d'Etat.

Source: JFORUM

vendredi, 23 juillet 2010

IL NE FAUT PAS FRAPPER L'IRAN

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PHOTO : AP, JPOST

Une frappe israélienne sur les infrastructures nucléaires iraniennes n'aura pas l'effet escompté. Selon un think-tank britannique, une opération militaire n'empêchera pas Téhéran de se doter d'armes nucléaires, rapportait l'agence de presse Reuters, jeudi.

Pour le Groupe de Recherche Oxford, toute action militaire devrait même être évitée. "Une attaque israélienne déclencherait un conflit prolongé et risque même d'encourager la République islamique à se doter de l'arme nucléaire", précise un rapport du groupe. "Une frappe est également susceptible d'aggraver l'instabilité régionale, dont les conséquences seraient alors imprévisibles sur le plan sécuritaire."

Deux sons de cloche

Le rapport, signé Paul Rogers, professeur à l'université de Bradford, souligne toutefois que les risques d'incursion israélienne sont minces, bien que les capacités militaires de l'Etat hébreu se soient nettement accrues.

Les différentes manières d'affronter la menace iranienne figuraient parmi les sujets abordés entre le Premier ministre Binyamin Netanyahou et le président Barack Obama, au début du mois à Washington. Les positions des deux gouvernements diffèrent quant à leurs perceptions respectives du risque que poserait un Iran nucléaire, ainsi que sur les conséquences d'une éventuelle opération militaire.

Certains analystes estiment que Téhéran serait disposé à conclure un marché si les Etats-Unis acceptaient, de leur côté, de limiter leurs relations diplomatiques avec l'Etat hébreu.

Source: Le Portail Juif Francophone

mercredi, 07 juillet 2010

ISLANDE-GENETIQUE: EXHUMATION DU CORPS DE BOBBY FISCHER POUR TESTS ADN

 

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Bobby Fischer, le meilleur joueur des jeux d'échecs de tous les temps

 

Véritable scène inédite vécue le lundi 5 juillet 2010 au cimetière de l'église islandaise de Laugardaelir, dans le sud de l'Islande, où il a été procédé avec l'aval de la cour suprême, à l'exhumation du corps du champion du monde des jeux d'échecs, Bobby Fischer, quelques trois ans après son décès, le 17 janvier 2008 à l'âge de 64 ans..

Cette action qui s'est faite dans la dignité, selon les autorités islandaises, visait au prévalent d'ADN, afin de vérifier s'il est où non, le père d'une jeune philippine de 9 ans, Jinky Young, dont la maman impute la paternité à la légende des échecs, Bobby Fischer, dont la fortune est estimée à environ deux millions de dollars. Une fortune qui aiguise des appétits de plus d'uns, notamment pour les plus en vue, le gouvernement américain qui crie à des impayés d'impôts, deux de ses neveux américains, et une japonaise qui affirme être son épouse.

Ce citoyen américain d'origine, ayant pris la nationalité Islandaise en 2005, et considéré comme le meilleur joueur des jeux d'échecs de tous les temps. Il a atteint le sommet de sa gloire à l'âge de 29 ans.

Le point d'orgue de sa révélation aux yeux du monde, est intervenu après sa victoire face au champion du monde soviétique Boris Spassky, c'était à Reykjavik, en pleine guerre froide.


Source: www.mazleck.info, juillet 2010

dimanche, 04 juillet 2010

CATASTROPHE DU GOLFE DU MEXIQUE: ON NOUS CACHE UN DESASTRE PLANETAIRE!

 

PLATE-FORME FEU.JPG

Saviez-vous que la catastrophe se situe à l' endroit de la naissance du Gulf Stream ?

Autrement dit ça nous concerne aussi ...

Mais on préfère ne pas en parler aux infos; place au  foot.... !


" Catastrophe abyssale ? "

Chers amis,

Depuis quelques semaines, un évènement, qui à première vue ne semble concerner que les riverains du Golfe du Mexique, nous est signalé.

En effet, le 21 avril, une plateforme de forage et d'exploitation pétrolifère de la compagnie BP a pris feu et a explosé. Un jour après, elle a sombré, provoquant 11 morts et 17 blessés. À partir de ce moment, le puits concerné laisse échapper une grande quantité de pétrole brut qui à ce jour menace surtout les rives des états de la Louisiane, de l'Alabama et de la Floride.

Après les nombreux communiqués de BP et des autorités américaines, on a encore toujours l'impression que cela restera un problème régional mais peu à peu, il s'avère que nous pourrions nous trouver devant un évènement qui deviendrait une catastrophe intercontinentale et qui toucherait à long terme tout le continent européen, modifiant même son climat.

Une enquête sur les causes de l'explosion a été ouverte et le vice-président de la compagnie suisse Transocean Ltd, propriétaire de la plate- forme, a affirmé qu'il y avait " incontestablement de la pression provenant du fond océanique qui s'est accumulée dans la colonne montante de la plate-forme. Les hydrocarbures sous pression, gaz ou pétrole, sont entrés dans la colonne, en sont ressortis et ont explosé", a-t-il ajouté.

En effet, le forage du puits "Deepwater Horizon" semble avoir touché un canal de migration de "pétrole abiotique" à une grande profondeur et sous une pression impressionnante dont la technologie pétrolifère actuelle est incapable d'en dominer les effets.

Comme tout cela se déroule dans la région où le "Gulf Stream" prend ses origines, le drame est de plus en plus probable à moins d'une intervention exceptionnelle.

Pour en savoir plus, prenez le temps d'écouter les deux vidéos très inquiétantes (sous-titrage en français).


Dernière heure: Fuite pétrole Golfe du Mexique: un désastre total.

Partie 1 et partie 2.

L'Aumônier Lindsay Williams qui connaît tout le personnel BP donne des explications hallucinantes et qui expliquent parfaitement la folie qui s'est emparée de BP et des Gardes Côtes pour empêcher les journalistes d'approcher des zones contaminées. Aujourd'hui, il est même formellement interdit de survoler tout le Golfe du Mexique ! Selon cet homme d'église, la pression du puits est telle qu'une seule technologie humaine peut l'arrêter, comme les Russes l'avaient fait sur terre dans les années 50, la bombe nucléaire.

Problème, il n'y a pas que du pétrole qui sort, les gaz les plus toxiques et les plus explosifs qui puissent exister également : sulfure d'hydrogène à très haut niveau, et les vents les transportent sur les côtes. Autorisé : 5 à 10 parties par milliard (ppb). Aujourd'hui, c'est à 1200 ppb. Benzine: 0 à 4 ppb autorisés, aujourd'hui, 3000 ppb. Toutes ces plages sont désormais atteintes et les gens commencent à être malades. Lindsay Williams affirme que les mesures faites ces derniers jours sont à des millions au-dessus des quotas autorisés. Le chlorure de méthylène autorisé à 61 ppb est aujourd'hui entre 3000 et 3400 ppb. J'ai écouté cette interview par téléphone, et si tout ceci est exact, alors c'est la plus grande catastrophe de l'humanité depuis 9000 ans. Ajoutons que Williams a écrit un livre très bien documenté voici 10 ans, et il connaît son affaire.

==> " Le puits du Méga - Désastre No 1 " (vidéo .mpg -- 104 Még)http://www.dietra.ch/dietra-edu/video/events/golf_mex_1.mpg

==> " Le puits du Méga - Désastre No 2 " (vidéo .mpg -- 134 Még)http://www.dietra.ch/dietra-edu/video/events/golf_mex_2.mpg

Pour vous rendre compte de la réalité sur le terrain, des informations scientifiques sur le "pétrole abiotique et des dimensions bibliques possibles, je mets à votre disposition un dossier indispensable ==>

 

CATASTROPHE GOLFE DU MEXIQUE.jpg


==> " La mer en sang " http://www.dietra.ch/dietra-edu/dossiers/main_html/golfe_...

Les choses se précisent et les éléments pour l'accomplissement de 2 Pierre 3 : 7 - 10 se préparent.


Source: Un ami français.

dimanche, 27 juin 2010

UNE FLOTTE DE GUERRE AMERICANO-ISRAELIENNE DANS LE GOLFE PERSIQUE

 

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Une armada de 11 navires de guerre américains et d’un vaisseau israélien a traversé le Canal Suez vendredi, le 18 juin en direction de la Mer Rouge et du Golfe persique informations exclusivement de ses sources militaires.

La flotte, la première de cette composition à naviguer sur le Canal Suez, est menée par le transporteur d’Harry Truman USS et son porte avion de 60 chasseurs-bombardiers et 6 000 marins et fusiliers marins.

Les autorités de port égyptiennes ont imposé des mesures de sécurité exceptionnelles pour le passage des navires. Toute la circulation commerciale et civile traversant le Canal Suez a été arrêtée et les forces de sécurité mises en état d’alertes le long des deux rives du canal. Les pêcheurs égyptiens ont été retenus dans leur port ou dans le Lac Amer.

Ce mouvement massif de bateaux avec une forte aviation navale américaine plus un contingent israélien est un nouveau facteur dans les tensions du Moyen-Orient en forte croissance ces des deux semaines dernières, qui semble viser l’Iran.

Source: JFORUM

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dimanche, 30 mai 2010

L’ACTEUR AMERICAIN GARY COLEMAN DE LA SERIE TELEVISEE « ARNOLD ET WILLY » EST DECEDE


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L'acteur Gary Coleman lors d'un festival de cinéma à New York le 25 avril 2009.

L'acteur américain de petite taille Gary Coleman, célèbre pour son rôle d'« Arnold » dans la série télévisée « Arnold et Willy », a succombé vendredi dans un hôpital de l'Utah (ouest) à une « hémorragie cérébrale », a annoncé son directeur artistique.

 

L'acteur, âgé de 42 ans, avait été hospitalisé mercredi au « Utah Regional Medical Center » après s'être blessé à la tête lors d'une chute à son domicile, ont rapporté les médias américains.

Un peu plus tôt vendredi, John Alcanter, le directeur artistique de Gary Coleman, avait confirmé à l'« AFP » que l'artiste avait été placé sous assistance respiratoire et qu'il était tombé dans le coma. Il avait qualifié son état de « critique ».

Selon John Alcanter, Gary Coleman est mort peu après 12H00 locales (18H00 GMT), après que la décision a été prise de cesser de le maintenir en vie artificiellement.

« Les appareils qui le maintenaient en vie ont été débranchés. Peu après, il est mort rapidement et paisiblement. Sa femme et d'autres membres de sa famille étaient à ses côtés », a indiqué M. Alcanter dans un communiqué.

« Merci à tous ceux qui ont exprimé leur soutien durant ce moment tragique. Maintenant que Gary est décédé, l'affection et le soutien qui lui ont été témoignés au cours des deux derniers jours nous prouvent qu'il va manquer » à de nombreuses personnes, a-t-il continué.

Gary Coleman, 1m42, qui devait sa petite taille à un accident de santé lorsqu'il était enfant, a joué dans « Arnold et Willy » de 1978 à 1986, puis dans de nombreux feuilletons et publicités.

Le personnage d'« Arnold » était connu pour la phrase devenue culte: « Mais qu'est-ce que tu me racontes là, Willy ? ».

Selon des estimations, Gary Coleman gagnait environ 100.000 dollars par épisode tourné, faisant de lui l'un des acteurs les mieux payés de l'époque.

Mais Gary Coleman a connu des revers financiers et a fait les choux gras de la presse people ces dernières années en raison de ses relations conjugales tumultueuses. Son épouse Shannon Price et lui ont plusieurs fois été arrêtés pour violences conjugales.

« Cela n'a pas toujours été évident, mais (Gary Coleman) s'est toujours souvenu avec émotion de sa carrière d'acteur et a toujours été sensible au soutien de ses admirateurs durant toutes ces années », a poursuivi John Alcanter.

 

GÉNÉRIQUE DU FEUILLETON TÉLÉVISÉ « ARNOLD ET WILLY» :






Source: NERRATI.NET/AMERIQUES-DOSSIER

15:49 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde, amérique, usa, nerrati.net, amériques dossier, gary coleman, arnold et willy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 22 mars 2010

BLANCHISSEZ-MOI TOUS CES NEGRES!

SEANCE DE BLANCHIMENT DE LA PEAU.jpg

 

 

 

De Serge Bilé, un de mes amis sur Facebook: "Je voudrais vous raconter l’histoire de cette photo qui figure dans mon nouveau livre "Blanchissez-moi tous ces nègres", qui sort le jeudi 25 mars (2010) en librairie en France et que l’on peut également acquérir sur le net.

C’est une photo qui a été prise en 1908, aux Etats-Unis, chez un vieux médecin de Philadelphie, qui se livrait à des expériences de "bleaching" de nègres. À l’aide de rayons x, il s’attachait, en effet, à blanchir les Noirs, qui se pressaient dans son cabinet et qui étaient prêts, quitte à endurer de graves brûlures, à dépenser des fortunes pour se décolorer, dans l’espoir d’être acceptés dans la société blanche et de ne plus souffrir du racisme.

Un article de l’époque raconte qu’au bout de "la dixième séance d’exposition aux rayons x, le teint très foncé d’Africains pur sang tournait déjà au marron clair. En prolongeant le traitement, le docteur obtenait chez ses patients une teinte olivâtre. Avec certains sujets il aurait même obtenu la matité, qui caractérise le créole de pure race blanche. Enfin, en multipliant les expositions jusqu’à la limite permise par la force du sujet, il serait parvenu à décolorer complètement la peau par plaques, et à substituer au brun foncé une teinte que les témoins définissent par ces mots : un blanc maladif."

Le procédé, si l’on en croit l’article, fit la renommée du vieux docteur. "Sa clinique devenait le point de mire, le suprême espoir de tout nègre (et cette catégorie est nombreuse) ambitieux de se distinguer de ses congénères, en exhibant une pâleur de bonne compagnie".

Si les Noirs se bousculaient ainsi chez les médecins-blanchisseurs et chez les vendeurs de pommade dépigmentante, aux Etats-Unis, en Europe, et même aux Antilles, où le phénomène de blanchiment a démarré, dès 1849, c’est parce que les anciens esclaves avaient intégré l’idée qu’on leur avait tant serinée, au temps de la servitude, à savoir que leur âme et leur peau étaient sales et laides.

Ils avaient, dès lors, fini par idéaliser le Blanc et chercher à lui ressembler, en étant persuadés que la dépigmentation effacerait leur prétendue souillure et leur permettrait de changer de condition et de rang social.

C’est ainsi, aussi étonnant que cela puisse paraitre, qu’a commencé le fléau du blanchiment de la peau, qui touche aujourd’hui des millions de gens, en majorité noire, à travers le monde".

 

 

Source: Facebook Serges Bilé

mercredi, 12 août 2009

JESSE JACKSON VIENT "BEATIFIER" BLE GOUDE


obama-jackson533.jpgLu sur le blog de Richman Mvouama. Assez intéressant!

C’est un très grand coup que vient de réussir celui que les jeunes patriotes appellent Général Blé Goudé. Lui que l’ONU traite comme un ennemi de la paix, obtient, à une de ses manifestations, la présence d’un afro-américain de renom, un des soutiens du président Obama des USA. Les USA sont, cependant, 1er contributeur de l’ONU. Même s’il prétend n’avoir aucun parti pris en Cote d’Ivoire, il est au moins sûr que sa présence va béatifier Blé Goudé et remettre en question certains jugements sur sa personne.

Stratégiquement, on devrait élever au maximum le potentiel de Jesse Jackson et en faire un lien avec le président Gbagbo, pour alimenter le mythe. Qui est fou ! En tout cas, on a beau le critiquer, mais dans cette affaire, je tire mon chapeau à Blé Goudé!

17:12 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Etats-Unis d'Amérique, Monde, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jesse jackson, blé goudé, cojep, onu, usa | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE PRESIDENT BARACK OBAMA DANS TOUTE SA SIMPLICITE

Bonjour à tous! Qui a dit que la simplicité tuait pour que les grands hommes de ce monde s'en défassent? Vous pouvez voir, ici, le président américain, dans toute sa simplicité. Sans en mourir pour autant! La simplicité et l'humilité ne coûtent rien. Du tout! Elles grandissent, bien au contraire! Appréciez.

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13:57 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barack obama, simplicité, président américain, humilité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE DISCOURS DE BARACK OBAMA A ACCRA FACE AUX REALITES

                                                         

Lu sur SAOTI.OVER-BLOG.COM: Le 11 juillet dernier, le président américain était à Accra. Le choix du Ghana par Barack Obama pour s’adresser à l’Afrique noire est significatif et encourageant pour toutes les forces qui œuvrent afin que les peuples aient le droit de se doter des dirigeants à leur convenance. Symboliquement, ce choix est un réconfort pour des raisons historiques et actuelles.

Ghana, fort symbole historique et actuel

A l’heure actuelle, en Afrique, le Ghana fait partie de ces rarissimes endroits où les règles démocratiques ont un sens. Ce pays, après de forts moments de turbulence, a fini par intégrer la culture de l’alternance démocratie dans ses mœurs sous la clairvoyance de John Jerry Rawlings. Depuis le départ de celui-ci d’Osu Castel, ex-présidence du Ghana, le pays a connu deux alternances et des élections législatives et locales paisibles. Le Ghana, c’est aussi une société civile organisée, extrêmement bien renseignée et qui utilise à merveille les médias pour sensibiliser les populations sur différents sujets. La liberté d’expression est un outil essentiel dont les Ghanéens se servent pour donner leur opinion, critiquer et formuler des requêtes en direction des élus du sommet à la base. S’il est vrai que la pauvreté est encore immense au Ghana surtout dans les milieux ruraux où les conditions de vie sont particulièrement drastiques, il est tout de même évident que des efforts sont faits pour que le plus petit des villages dispose des infrastructures de base à savoir : des toilettes publiques, l’électricité, des écoles et de l’eau potable, toute chose inconnue particulièrement dans la quasi-totalité des pays dits francophones où les tyrans cleptomanes sévissent avec la bénédiction française. Aucune de ces batailles n’est totalement gagnée – le délestage et les coupures d’eau sont fréquents au Ghana - mais par une forte participation citoyenne doublée d’une vigilance redoutable, la construction de l’Etat-nation répondant aux besoins de ses citoyens est en cours au Ghana. Se servir de ce pays comme estrade pour parler aux Africains ne peut qu’encourager les Ghanéens et tous ceux qui ailleurs en Afrique se battent pour que le minimum démocratique soit une réalité continentale.

Barack Obama a sans doute touché la sensibilité historique de nombre d’Africains en allant au Ghana, ex-Goald Coast, premier pays d’Afrique noire à obtenir son «indépendance» après d’épiques luttes face à l’Angleterre impitoyable. La répression anglaise a été terrible mais le 06 mars 1957, le Ghana nouveau naquit. Ce territoire est celui de Kwame Nkrumah, un des plus grands penseurs politiques africains de tous les temps. Nkrumah, panafricaniste bon teint, futurologue à la limite avait compris très tôt que l’Afrique est condamnée au « servage » si elle reste cloitrée dans les frontières érigées par l’impérialisme en 1885 à Berlin. Pour cette raison, Nkrumah qui a connu les Dubois, Padmore, Peter Abrahams, goûté aux affres de la sous-humanisation des Noirs en vendant du poisson à Harlem alors qu’il était un érudit et sorti Lumumba de son isolement, n’a ménagé aucun effort pour prêcher la renaissance de l’Afrique en allant au plus vite vers la constitution d’un gouvernement continental. Nkrumah n’a pas été seulement un théoricien politique. Il a agit quand il le fallait : en 1953 et 1958 Nkrumah organise les 6e et 7e conférences panafricaines respectivement à Kumasi et à Accra. Cette dernière fut également la première conférence des États Indépendants d’Afrique. Il est le premier à soutenir en 1958 la Guinée indépendante d’Ahmed Sékou Touré avec un prêt de dix millions de livres sterling. En mars 1963, il participe activement à la rédaction de la charte de l’Organisation de l’unité africaine. Son idée de la création d’un gouvernement africain fut rejetée par ses pairs corédacteurs de la charte. Aujourd’hui, pourtant, cette idée est d’une brûlante actualité.

En plus de tout ceci le Ghana conserve un lieu de douleur particulier pour Michelle Obama, descendante d’esclaves : le fort de Cape Coast. Portant les marques indélébiles des horreurs de la plus grande déportation de l’humanité, ce lieu est le transit de millions d’Africains capturés sur la côte ouest africaine et en Afrique centrale, enchaînés, frappés et convoyés dans les cales de navires pour les Amériques. Ce fort garde toujours intact les cachots où étaient détenus les esclaves et la "porte du non retour", que traversaient ceux-ci avant de monter dans les bateaux en attente. Parler à l’Afrique noire à partir de ce pays a donc une signification historique et symbolique forte.

Un déplacement qui n’ignore pas l’économie et la diplomatie

On ne peut pas limiter le voyage du président américain à ces seules considérations. Des aspects économiques et diplomatiques doivent être pris en compte. En 2008 les échanges commerciaux des USA avec l’Afrique ont atteint 140 milliards de dollars. La même année, les USA ont tiré un excédent de 600 millions de dollars de leur interactivité avec le Ghana. 15% des importations pétrolières américaines provenant de l’Afrique de l’ouest, on peut comprendre la démarche de Barack Obama surtout que le Ghana, important producteur de l’or et de cacao rentre dans le rang des exportateurs de pétrole en 2010. Quand on sait la rudesse du combat entre la Chine et les USA pour l’accès aux sources énergétiques dont le pétrole, on peut en déduire qu’Obama n’a pas manqué de discuter de cette question avec son homologue ghanéen.

Quant aux entreprises américaines, elles sont actives au Ghana. Pour preuve, Microsoft a conclu mi-juillet 2009 avec le ministère de l’éducation un partenariat pour «développer un logiciel pour soutenir l’enseignement et l’apprentissage dans toutes les écoles dans le pays».

Diplomatiquement, Obama, depuis son élection, a entrepris un travail de déminage et d’embellissement de l’image des Etats-Unis particulièrement détestés sous George Bush pour sa violence. L’accomplissement de cette œuvre passe aussi par le choix des pays visités et le contenu des discours tenus ici et là.

Le fond du discours

Quant au fond du discours d’Accra, s’il y a des choses positives à retenir, à fructifier et même à implémenter sur le terrain, il y a des omissions, des contre-vérités et même des certitudes à rappeler ou à dénoncer.

Lorsque le président américain parle de santé à développer, du lien intrinsèque entre démocratie, respect des droits de l’homme et développement, des opportunités à saisir, de la nécessité d’une Afrique en paix, on doit le féliciter. Lorsqu’il dénonce les satrapes truqueurs d’élections qui triturent ensuite les constitutions pour mourir au pouvoir et passer le relai à leurs progénitures, lorsqu’il tambourine sur l’enrichissement personnel des dirigeants publics et privés, tous ceux qui dénoncent ces pratiques souvent dans un anonymat médiatique se sentent réconforter. Ou quand il appelle la jeunesse africaine à l’action, quand il loue les progrès démocratiques au Ghana et lorsqu’il pourfend une société où la règle de droit est étouffée au profit de la loi du plus fort, il y a de quoi se sentir encouragé. Mais le discours d’Obama doit être critiqué sur d’autres points.


Il revient aux Africains de décider de l’avenir de l’Afrique

Qui peut contester une pareille déclaration ? Personne. C’est une évidence et aucun Etat, aucun continent voire aucune structure familiale ne peut progresser s’il reste sous tutelle ou si « ses » choix et décisions sont le fait des autres, des étrangers. Mais la réalité de l’Afrique n’est pas celle-là. Et Obama le sait certainement. D’ailleurs, il a lui-même reconnu qu’il s’agit là d’un «principe», c’est-à-dire d’une théorie, d’un axiome. Cette règle est fausse - en tout cas pour le moment - et n’est donc pas valable pour l’Afrique et toute démonstration qui se fait à partir d’elle passe nécessairement à côté des réalités concrètes. Car, depuis les sanglantes invasions islamiques du VIIè siècle en passant par les assauts meurtriers européens à partir du XVè siècle suivis de la colonisation et de la décolonisation, le peuple noir n’a jamais eu la possibilité de décider des orientations politiques, économiques, religieuses et sociales qui lui conviennent. Cela fait au minimum 14 siècles que l’Afrique n’a jamais été le fait des Africains.

En partant de ce principe erroné, c’est donc en toute logique que le président étatsunien imputera la responsabilité de la stagnation africaine aux forces endogènes. Obama, même s’il se dit conscient du passé tragique de l’Afrique ne semble pas prendre la mesure des blessures assumées du bout des lèvres voire pas du tout assumées et jamais soignées de l’Afrique. Plus grave, Obama parle au passé comme si de nos jours toutes les agressions, les pillages et les spoliations avaient cessé sur le sol africain. Il affirmera même que l’Occident à la recherche de matières premières aborde l’Afrique avec «condescendance». Cette affirmation est tout au moins faible si elle n’est tout simplement fausse. Ce n’est pas de la condescendance qui constitue le problème même si celle-ci fait partie des traitements infligés au peuple noir. Le véritable outil utilisé pour arracher les biens du sol africain c’est le crime accompagné de violences, du viol et du mépris. Comme quoi, il n’y a pas que la gouvernance qui ruine l’Afrique. Le fond de l’affaire est que les dirigeants légitimes et en adéquation avec leur peuple sont rares. La quasi-totalité de ceux qui régentent actuellement l’Afrique sont des agents de l’étranger s’opposant de facto au peuple qu’ils répriment avec les soins des forces militaires stationnées sur le continent.

Les Etats-Unis eux-mêmes restent un acteur important de la démolition de l’Afrique. Obama semble ignorer ce truisme. Il semble même effacer tous les crimes commis par les USA qui ont piloté des coalitions du crime via la CIA pour exécuter tous les dignes fils africains qui avaient voulu émanciper leur continent. Personnellement Obama n’est responsable en rien mais le principe de la continuité de l’Etat en démocratie – et les USA sont considérés comme une démocratie - impose que les actions des prédécesseurs soient assumées par les dirigeants successeurs. C’est au demeurant au nom de ce principe que des pays Occidentaux se font le devoir d’assumer certains crimes commis par leurs ancêtres à l’égard de certains peuples. Apparemment, cela ne compte pas pour le peuple noir à qui on peut pourtant au nom de ce même principe refiler en douce les dettes odieuses contractées par les administrations coloniales et les tyrans imposés. Les assassinats des patriotes africains dont les plus emblématiques Lumumba, Olympio, Um Nyobè, Moumié, Sankara, Biko et de bien d’autres encore, les renversements de régimes et l’érection d’autres, l’appui apporté au gouvernement raciste sud-africain dans sa tentative d’éradiquer les autochtones, le soutien apporté à Eyadema Gnassingbe, Mobutu, Bongo, Deby, Sassou, les généraux au Nigeria, Amin Dada, Bokassa, Biya…..par le biais de la DGSE française et de l’Intelligence Service britannique sous la houlette de la CIA, hier sous le fallacieux prétexte de «la guerre froide» et aujourd’hui sous le concept brumeux et cynique de la « défense de nos intérêts » ne seront pas assumés. Le peuple noir doit juste se contenter de la parole d’honneur selon laquelle les Etats Unis soutiendront désormais les gouvernements démocratiques et ensuite circuler puisqu’il n’y a rien à voir.

Compte tenu de tout ceci, le principe selon lequel les Africains qui décident de l’avenir de l’Afrique est actuellement un leurre. C’est virtuel. C’est un mensonge d’Etat. A la limite, Obama pouvait, à la suite d’un diagnostic qui pointe à la fois les responsabilité s étrangères et les complicités locales, dire qu’à partir de maintenant, l’Occident doit laisser les Africains décider de l’avenir de leur continent. Comme il n’a pas du mal à faire l’économie de cette démarche de vérité, il faut le dire à sa place.

L’économie zimbabwéenne plombée par le seul fait des Zimbabwéens voire de Mugabe

Clamer avec une telle tranquillité que« l’Occident n’est pas responsable de la destruction de l’économie Zimbabwéenne au cours des dix dernières années », c’est faire preuve de simplisme ou de mauvaise foi. Même si la responsabilité de Mugabe et de son gouvernement est établie, il faut néanmoins réintroduire une notion de complexité dans la situation récente du Zimbabwe. L’économie zimbabwéenne a commencé par dégringoler à partir de la réforme agraire unilatérale entreprise par Mugabe suite au non respect des accords de Lancaster House. Sinon avant cet acte « abominable » Mugabe était un ami et un démocrate. Les violations des droits de l’homme au Zimbabwe étaient tues et l’opposition ne bénéficiait pas du tintamarre médiatique international. C’est une constance dans les relations internationales qu’on ne s’en prend pas aux pays amis fussent-ils dirigés par des tyrans. Ce qui est important, c’est que ceux-ci garantissent les intérêts de ses soutiens. Les tyrans dociles sont donc protégés contre leur peuple. C’est ainsi que d’autres pions africains coulant en toute quiétude l’économie de leur pays ne seront jamais matraqués ni médiatiquement ni politiquement par les puissances néo-impérialistes dont les Etats-Unis. Au mieux, ils seront soutenus sur tous les plans, au pire ils bénéficieront d’un silence complice.

La Corée du Sud avance, l’Afrique décline

L’Afrique est riche en matières premières. Ce «malheur» conduit des pays occidentaux à se faire des guerres pour avoir la possession exclusive de ses terres. Cette concurrence s’est accrue avec l’entrée en scène des pays émergents notamment la Chine et l’Inde. La Corée du sud, elle n’a pas la chance d’avoir «le malheur africain». Ce qui lui a relativement épargné des ennuis.

En réalité, la Corée a réalisé son succès économique en bénéficiant des dons d’une valeur de 3,1 milliards de dollars des USA pour lesquels ce pays est militairement stratégique face au bloc communiste. Pendant plus d’une quinzaine d’années, la Corée du Sud a échappé au traquenard de l’endettement sur la période de 1945-1961. De plus, lorsqu’à partir des années 70 la Corée a commencé par admettre des investissements directs étrangers, elle l’a fait avec précaution et restrictions énormes. Ce pays n’a pas collaboré avec le secteur privé étranger à n’importe quel prix. Il a conditionné fortement les investissements au transfert de technologie tout en passant au crible le matériel transféré pour vérifier s’il n’était pas obsolète ou si les redevances facturées n’étaient pas excessives. La Corée n’a pas sabordé les bases de son développent en laissant sous l’étouffoir des entreprises étrangères son industrie locale. Elle n’a donc pas agi sous la contrainte des institutions de Bretton Woods qui ont systématiquement imposé, en revanche, l’ouverture complète des marchés africains sous la supervision des pays du G8 chapeauté par les USA. Aucun Etat n’a pu se développer en démantelant ses propres bases. Or c’est ce que les « bailleurs de fonds » imposent à l’Afrique. Les USA, les Etats européens et les dragons asiatiques ont tout réglementé, contrôlé, protégé durant toute la phase préliminaire de leur développement, et continuent de recourir aux mêmes pratiques autant que nécessaire. Or, c’est ce que les « bailleurs de fonds » imposent à l’Afrique. La réponse africaine à ces injonctions aurait été un refus clair et net. Mais qui pour le faire ? Les valets et autres pions ? Peine perdue : cela ne fait pas partie de leur ordre de mission. En forçant l’Afrique à agir à contre-courant, le FMI, l’OMC et la Banque Mondiale ainsi que leurs marionnettistes, l’inscrivent dans une logique de tutelle permanente et donc la condamne à une régression économique sans bornes que seul le peuple noir doit arrêter.

Bonne gouvernance comme conditionnalité de l’aide

Le discours de Barack Obama postule aussi pour la conditionnalité de l’aide. Pour lui, celle-ci doit est subordonnée à la bonne gouvernance : une sorte de répétition du discours de la Baule. Certes Obama n’est pas Mitterrand et on peut, peut-être, attendre encore un peu pour juger de la crédibilité de cette « promesse ». Rappelons utilement que l’aide dans sa forme actuelle est une mascarade et une stratégie pour mieux appauvrir l’Afrique pour ainsi asservir davantage ses populations. Cette aide dont une bonne partie finance le salaire des coopérants, des humanitaires et autres assistants locaux, cette aide qui sert à l’achat d’armes pour tuer les Africains, cette aide détournée vers des comptes secrets dans les paradis fiscaux par les préfets locaux qui saupoudrent au passage les innombrables intermédiaires ou négociants, cette aide liée, cette aide qui se transforme en dette perpétuelle remboursable par les populations n’est pas une aide. Cette aide là, le peuple noir n’en veut pas et n’en veut plus. Surtout pas sous la régence des tyrans pions. Quant à la bonne gouvernance, cette notion n’a plus de sens. Elle a été dévoyée par les institutions internationales notamment le FMI, la banque mondiale et l’OMC pour qui la bonne gouvernance c’est multiplier les coups de ciseaux sur les dépenses sociales pour rembourser les services de la dette, ouvrir les marchés, se lancer dans la compétition d’une fiscalité nulle voire négative et garantir un environnement socio-juridique sans entraves à la réalisation maximale du profit par l’investissement étranger. A moins qu’Obama réinvente la bonne gouvernance et l’impose aux mercenaires des institutions en question.

Aucune entreprise ne veut investir dans un pays ou le gouvernement et les autorités sont corrompus

En affirmant péremptoirement qu’aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l’autorité portuaire est corrompu, Obama semble ignorer le fonctionnement de l’économie néolibérale dans laquelle les pays africains sont plongés. En effet, depuis les années 80, c’est le libéralisme sans foi ni loi ne prospérant que dans des cadres anomiques qui guide les économies africaines. Et pour capter les Investissements directs étrangers (IDE), l’Etat ne doit exister que pour établir des lois éliminant les impôts, pour manœuvrer l’appareil répressif en direction des syndicats et les gouvernants quant eux, ils doivent être des coursiers des investisseurs répondant avec célérité voire zèle à toutes leurs injonctions au risque de voir les capitaux vider les lieux. Barack Obama se trompe peut-être de système à Accra. Oublie-t-il aussi que ce système avec ses pratiques entre autres opaques et de corruption a conduit le monde entier dans une crise aux conséquences dramatiques ? Contrairement à ce qu’il énonce, les entreprises investisseurs aiment bel et bien les gouvernements corrompus et facilement corruptibles qui peuvent livrer des marchés sans passer par des voies légales d’appels d’offres et de contrôle parlementaire. Ce n’est pour rein d’ailleurs que les investissements qui rapportent le plus aux économies occidentales soient ceux qui opèrent le plus à l’étranger. Que dire des bénéfices des compagnies pétrolières, minières et de l’industrie d’armements dont les pratiques puant la corruption facilitent les transactions par le truchement des commissions, des retro-commissions occultes et de «graissage du moteur» ? Les entreprises dont parle Obama en l’occurrence les transnationales, outres ces pratiques financières, œuvrent inlassablement pour que les gouvernants soient des carriéristes capables de négocier directement avec elles et contourner ainsi toutes les législations sociales, environnementales et fiscales. Dans le cas contraire, ces entreprises n’investissent pas.

Prenant justement le cas du chef de l’autorité portuaire cité par Obama, que dire par exemple des pratiques mafieuses de Bolloré en complicité avec les autorités portuaires et les pouvoirs publics au Togo, au Cameroun et ailleurs en Afrique ?

Il est question du viol permanent de l’Afrique

Le discours d’Accra est certes salutaire sur beaucoup de points. Mais, il passe la brosse sur d’autres problèmes qui sont directement liés aux relations que l’Occident d’une façon générale, entretient avec l’Afrique. Et ces relations ne se conjuguent pas au passé comme tente à le faire admettre Barack Obama. Il n’est pas seulement question de «la carte coloniale …qui a …contribué à susciter des conflits», même pas «du passé tragique qui hante parfois cette partie du monde» ou encore moins de «condescendance de l’Occident en quête de ressources». Il s’agit de crimes sans auteurs et qui de ce fait, continuent, de viol quotidien du peuple noir, des actes de pillage, d’écrasement total des cultures africaines. Il est aussi question d’une économie extravertie condamnée à fournir aux autres des matières premières et de l’énergie comme aux temps des déportations esclavagistes. Il s’agit de la dette odieuse que le peuple noir est condamné à payer. Il s’agit du maintien contre la volonté du peuple noir des pions et des vassaux abusivement appelés gouvernants qui agissent en réalité pour la perpétuation de l’entreprise coloniale.

Que les cultures africaines, comme d’autres d’ailleurs, comportent des zones d’ombres, c’est une vérité. Et merci à tous ceux qui peuvent nous les rappeler car par les temps qui courent, des rappels amicaux ne sont pas inutiles. Mais, les «amis» doivent assumer eux-aussi leur part de responsabilité . Et comme le peuple noir ne peut attendre ces reconnaissances avant de résoudre ses problèmes, il ne lui reste qu’à continuer le combat qu’il mène depuis la nuit des temps pour l’édification des Etats réels, viables, soustraits des griffes du franc CFA, de la dette odieuse et de l’aide et capables de répondre à ses besoins tout en le protégeant durablement.

Peut-être faut-il faut revenir aux propos de Barack Obama pour conclure ce texte : «Mais ces choses ne pourront se faire que si vous saisissez la responsabilité de votre avenir. Ce ne sera pas facile. Cela exigera du temps et des efforts. Il y aura des souffrances et des revers…. Cependant, le progrès ne viendra de nulle part ailleurs, il doit découler des décisions que vous prendrez, des actions que vous engagerez et de l’espoir que vous porterez dans votre cœur

Rodriguez in AgoraVox, le 19 juillet 2009

13:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Etats-Unis d'Amérique, Ghana, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barack obama, discours du ghana, obama à accra | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 20 juillet 2009

OBAMA REND HOMMAGE AUX DEFENSEURS DES DROITS CIVIQUES DES NOIRS

Le président des États-Unis s'est adressé à la communauté afro-américaine à l'occasion du centenaire de leur principale organisation. Il a appelé de ses vœux une Amérique post-raciale.

    AFP - Le président Obama a rendu jeudi hommage aux pionniers de la défense des droits civiques des Noirs, à l'occasion du centenaire de leur principale organisation, mais estimé qu'une "nouvelle mentalité" était nécessaire pour parvenir à une Amérique post-raciale.

    Barack Obama, le premier président noir de l'Histoire américaine, a reçu un accueil enthousiaste pour le dîner du 100e anniversaire de la principale organisation des Afro-Américains (NAACP), fondée quand la ségrégation raciale "était une manière de vivre et quand les lynchages étaient bien trop courants".

    M. Obama, fils d'un Kenyan et d'une Américaine blanche, a rendu hommage aux héros du combat pour les droits civiques comme W.E.B. Du Bois et Martin Luther King.

    "Parce que les lois sur les droits civiques ont été votées, des maires noirs, des gouverneurs, des parlementaires noirs travaillent en des lieux où par le passé ils n'ont pas pu voter".

    "Et pourtant, alors que nous célébrons les merveilleuses réussites de ces 100 dernières années (...) nous savons que trop de barrières sont toujours là".

    Evoquant le coût exorbitant des soins, il a souligné combien les Noirs américains ont "plus de risques de souffrir de maladies mais moins de chances d'avoir une couverture santé".

    Les jeunes Noirs ont "cinq fois plus de risques que les enfants blancs de voir l'intérieur d'une prison" tandis que le virus du sida "fait des ravages dans la communauté afro-américaine avec une force disproportionnée", a-t-il dit.

    Empruntant parfois des accents de prêcheur du Sud américain, le président Obama a averti que "les programmes du gouvernement ne suffiront pas à conduire nos enfants vers la Terre promise". "Nous avons besoin d'une nouvelle mentalité, de nouvelles attitudes car l'un des héritages les plus destructeurs et les plus durables de la discrimination est la manière dont nous avons intériorisé le sens des limites, la manière dont tant d'entre nous en sont venus à attendre si peu d'eux-mêmes".

    mardi, 14 juillet 2009

    LE DISCOURS D'OBAMA AU GHANA - TRANSCRIPTION MAISON BLANCHE

     

    OBAMA ET SA FAMILLE.jpg

    Barack Obama a fait un discours historique, au Ghana (contrairement à Sarkozy, au Sénégal). Je vous le propose, ici, in extenso, dans une transcription en français de la Maison blanche.


    La Maison-Blanche
    Bureau du secrétaire de presse
    Le 11 juillet 2009

    DISCOURS DU PRÉSIDENT AU PARLEMENT GHANÉEN

    Palais international des congrès.

    Accra (Ghana)


    Le président : (Son d'une trompette.) Ça me plaît ! Merci, merci. Je pense que notre Congrès a besoin d'une de ces trompettes. J'aime bien le son, cela me rappelle Louis Armstrong.

    Bon après-midi à tous. C'est un grand honneur pour moi d'être à Accra et de parler aux représentants du peuple ghanéen. Je suis très reconnaissant de l'accueil que j'ai reçu, tout comme le sont Michelle, Malia et Sasha Obama. L'histoire ghanéenne est riche, les liens entre nos deux pays sont forts, et je suis fier que ce soit ma première visite en Afrique subsaharienne en qualité de président des États-Unis d'Amérique.

    Je voudrais remercier la présidente et tous les membres de la Chambre des représentants de nous accueillir aujourd'hui. Je voudrais remercier le président Mills pour ses qualités extraordinaires de direction. Aux anciens présidents - Jerry Rawlings, l'ancien président Kufuor - au vice-président, au président de la Cour suprême, je vous remercie tous pour votre hospitalité extraordinaire et pour les merveilleuses institutions que vous avez bâties au Ghana.

    Je vous parle à la fin d'un long voyage. Je l'ai commencé en Russie par une réunion au sommet entre deux grandes puissances. Je me suis rendu en Italie pour la réunion des grandes puissances économiques du monde. Et me voici, enfin, au Ghana, pour une simple raison : le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera non seulement à Rome ou à Moscou ou à Washington, mais aussi à Accra.

    C'est la simple vérité d'une époque où nos connexions font disparaître les frontières entre les peuples. Votre prospérité peut accroître la prospérité des États-Unis. Votre santé et votre sécurité peuvent contribuer à la santé et à la sécurité du monde. Et la force de votre démocratie peut contribuer à la progression des droits de l'homme pour tous les peuples.

    Je ne considère donc pas les pays et les peuples d'Afrique comme un monde à part ; je considère l'Afrique comme une partie fondamentale de notre monde interconnecté, comme un partenaire des États-Unis en faveur de l'avenir que nous souhaitons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit se fonder sur la responsabilité mutuelle et sur le respect mutuel : c'est ce dont je tiens à vous parler aujourd'hui.

    Nous devons partir du principe qu'il revient aux Africains de décider de l'avenir de l'Afrique.

    Je dis cela en étant pleinement conscient du passé tragique qui hante parfois cette partie du monde. Après tout, j'ai du sang africain dans les veines, et l'histoire de ma famille englobe aussi bien les tragédies que les triomphes de l'histoire de l'Afrique dans son ensemble.

    Certains d'entre vous savent que mon grand-père était cuisinier chez des Britanniques au Kénya, et bien qu'il fût un ancien respecté dans son village, ses employeurs l'ont appelé « boy » pendant la plus grande partie de sa vie. Il était à la périphérie des luttes en faveur de la libération du Kénya, mais il a quand même été incarcéré brièvement pendant la période de répression. Durant sa vie, le colonialisme n'était pas simplement la création de frontières artificielles ou de termes de l'échange inéquitables ; c'était quelque chose que l'on éprouvait dans sa vie personnelle jour après jour, année après année.

    Mon père a grandi dans un tout petit village où il gardait des chèvres, à une distance impossible des universités américaines où il irait faire des études. Il est devenu adulte à un moment de promesse extraordinaire pour l'Afrique. Les luttes de la génération de son propre père ont donné naissance à de nouveaux États, en commençant ici au Ghana. Les Africains s'éduquaient et s'affirmaient d'une nouvelle façon. L'histoire était en marche.

    Toutefois, malgré les progrès obtenus - et il y a eu des progrès considérables dans certaines parties de l'Afrique - nous savons aussi que cette promesse est encore loin de se réaliser. Des pays tels que le Kénya, dont le revenu par habitant était supérieur à celui de la Corée du Sud lorsque je suis né, ont été fortement distancés. Les maladies et les conflits ont ravagé plusieurs régions du continent africain.

    Dans de nombreux pays, l'espoir de la génération de mon père a cédé la place au cynisme, voire au désespoir. Certes, il est facile de pointer du doigt et de rejeter la responsabilité de ces problèmes sur d'autres. Il est vrai qu'une carte coloniale qui n'avait guère de sens a contribué à susciter des conflits, et l'Occident a souvent traité avec l'Afrique avec condescendance, à la quête de ressources plutôt qu'en partenaire. Cependant, l'Occident n'est pas responsable de la destruction de l'économie zimbabwéenne au cours des dix dernières années, ni des guerres où des enfants sont enrôlés comme soldats. Durant la vie de mon père, ce sont en partie le tribalisme et le népotisme dans un Kénya indépendant qui, pendant longtemps, ont fait dérailler sa carrière, et nous savons que cette forme de corruption est toujours un fait quotidien de la vie d'un trop grand nombre de personnes.

    Or, nous savons que ce n'est pas là toute l'histoire. Ici au Ghana, vous nous montrez un aspect de l'Afrique qui est trop souvent négligé par un monde qui ne voit que les tragédies ou la nécessité d'une aide charitable. Le peuple ghanéen a travaillé dur pour consolider la démocratie, au moyen de passages pacifiques répétés du pouvoir, même à la suite d'élections très serrées. Et à cet égard, je voudrais dire que la minorité mérite tout autant de louanges que la majorité. Grâce à une meilleure gouvernance et au rôle de la société civile naissante, l'économie ghanéenne a enregistré un taux de croissance impressionnant.

    Ce progrès ne possède sans doute pas l'aspect dramatique des luttes de libération du XXe siècle, mais que personne ne s'y trompe : il sera, en fin de compte, plus significatif. Car de même qu'il est important de se soustraire au contrôle d'une autre nation, il est encore plus important de se forger sa propre nation.

    C'est pourquoi je suis convaincu que la période actuelle est tout aussi prometteuse pour le Ghana et pour l'Afrique que celle pendant laquelle mon père est devenu adulte et que de nouveaux États sont apparus. C'est une nouvelle période de grande promesse. Seulement cette fois-ci, nous avons appris que ce ne seront pas de grandes personnalités telles que Nkrumah et Kenyatta qui décideront du destin de l'Afrique. Ce sera vous, les hommes et les femmes du Parlement ghanéen et le peuple que vous représentez. Ce seront les jeunes, débordant de talent, d'énergie et d'espoir, qui pourront revendiquer l'avenir que tant de personnes des générations précédentes n'ont jamais réalisé.

    Maintenant, pour réaliser cette promesse, nous devons tout d'abord reconnaître une vérité fondamentale à laquelle vous avez donné vie au Ghana, à savoir que le développement dépend de la bonne gouvernance. C'est l'ingrédient qui fait défaut dans beaucoup trop de pays depuis bien trop longtemps. C'est le changement qui peut déverrouiller les potentialités de l'Afrique. Enfin, c'est une responsabilité dont seuls les Africains peuvent s'acquitter.

    Quant aux États-Unis et au reste de l'Occident, notre engagement ne doit pas se mesurer uniquement à l'aune des dollars que nous dépensons. Je me suis engagé à augmenter fortement notre aide à l'étranger, ce qui correspond à l'intérêt de l'Afrique et à celui des États-Unis. Toutefois, le véritable signe de réussite n'est pas de savoir si nous sommes une source d'aide perpétuelle qui aide les gens à survivre tant bien que mal, mais si nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un changement transformateur.

    Cette responsabilité mutuelle doit être le fondement de notre partenariat. Aujourd'hui, je parlerai tout particulièrement de quatre domaines qui sont essentiels pour l'avenir de l'Afrique et de tous les pays en développement : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le règlement pacifique des conflits.

    Premièrement, nous devons soutenir les démocraties puissantes et durables.

    Comme je l'ai dit au Caire, chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l'histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas.

    Il ne s'agit pas seulement d'organiser des élections - il faut voir ce qui se passe entre les scrutins. La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la pauvreté. Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l'économie pour s'enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l'autorité portuaire est corrompu. Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n'est pas de la démocratie, c'est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse.

    En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès - des parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu'une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c'est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens.

    Les Ghanéens ont à maintes reprises préféré le droit constitutionnel à l'autocratie, et ont fait preuve d'un esprit démocratique qui permet à leur énergie de se manifester. Nous le voyons dans les dirigeants qui acceptent la défaite gracieusement - le fait que les concurrents du président Mills se tenaient là à ses côtés lorsque je suis descendu de l'avion en dit long sur le Ghana - et dans les vainqueurs qui résistent aux appels à l'exercice de leur pouvoir contre l'opposition de manière injuste. Nous voyons cet esprit se manifester dans les journalistes courageux comme Anas Aremeyaw Anas, qui a risqué sa vie pour relater la vérité. Nous le voyons dans des policiers comme Patience Quaye, qui a contribué à faire traduire en justice le premier trafiquant d'êtres humains au Ghana. Nous le voyons dans les jeunes qui s'élèvent contre le népotisme et qui participent à la vie politique.

    Dans toute l'Afrique, nous avons vu de multiples exemples de gens qui prennent leur destinée en main et qui opèrent des changements à partir de la base. Nous l'avons vu au Kénya, où la société civile et le secteur privé se sont unis pour aider à stopper la violence postélectorale. Nous l'avons vu en Afrique du Sud, où plus des trois quarts des citoyens ont voté dans la dernière élection, la quatrième depuis la fin de l'apartheid. Nous l'avons vu au Zimbabwé, où le Réseau de soutien au vote a bravé la brutale répression pour faire valoir le principe selon lequel le droit de vote d'un citoyen est sacré.

    Alors ne vous y trompez pas : l'histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d'État ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais de fortes institutions.

    L'Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à aucune autre nation. La vérité essentielle de la démocratie est que chaque nation détermine elle-même son destin. Ce que fera l'Amérique, en revanche, ce sera d'accroître son aide aux personnes et aux institutions responsables, en mettant l'accent sur l'appui à la bonne gouvernance : aux parlements, qui maîtrisent les abus de pouvoir et s'assurent que les voix de l'opposition peuvent s'exprimer ; à la règle de droit, qui garantit l'égalité de tous devant la justice ; à la participation civile, afin que les jeunes soient actifs dans la vie politique ; et à des solutions concrètes à la corruption telles que l'expertise comptable, l'automatisation des services, le renforcement des lignes d'appel d'urgence, la protection de ceux qui dénoncent les abus afin de promouvoir la transparence, et la responsabilité.

    Et cette aide, nous la fournissons. J'ai demandé à mon gouvernement d'accorder davantage d'attention à la corruption dans notre rapport sur les droits de l'homme. Tous les gens devraient avoir le droit de démarrer une entreprise ou d'obtenir une éducation sans avoir à verser de pots-de-vin. Nous avons le devoir de soutenir ceux qui agissent de façon responsable et d'isoler ceux qui ne le font pas, et c'est exactement ce que fera l'Amérique.

    Cela nous conduit directement à notre deuxième domaine de coopération - le soutien à un développement qui offre des débouchés aux gens.

    Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l'Afrique tiendra sa promesse de créer une plus vaste base pour la prospérité. Témoin en est le succès extraordinaire d'Africains dans mon propre pays d'Amérique. Ils se portent très bien. Ils ont donc le talent et ils possèdent l'esprit d'entreprise - la question est de savoir comment s'assurer qu'ils réussissent ici dans leur pays d'origine. Ce continent est riche en ressources naturelles. Et que ce soient des chefs d'entreprises spécialisées dans la téléphonie portable ou des petits agriculteurs, les Africains ont montré leur capacité et leur volonté de créer leurs propres possibilités. Mais il faut également rompre avec de vieilles habitudes. La dépendance vis-à-vis des matières premières - ou d'un seul produit d'exportation - a tendance à concentrer la richesse au sein d'une minorité, laissant la majorité vulnérable à la récession.

    Au Ghana, par exemple, le pétrole crée de magnifiques possibilités, et vous vous êtes préparés à ces nouveaux revenus de façon responsable. Mais comme le savent de nombreux Ghanéens, le pétrole ne peut pas simplement remplacer le cacao. De la Corée du Sud à Singapour, l'histoire montre que les pays réussissent lorsqu'ils investissent dans la société et dans leur infrastructure ; lorsqu'ils multiplient les industries d'exportation, se dotent d'une main-d'œuvre qualifiée et font de la place aux petites et moyennes entreprises créatrices d'emplois.

    Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse, l'Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable. En réduisant les sommes qui vont aux consultants occidentaux et au gouvernement, nous voulons mettre plus de ressources entre les mains de ceux qui en ont besoin, tout en apprenant aux gens à faire plus pour eux-mêmes. C'est pourquoi notre initiative de 3,5 milliards de dollars en faveur de la sécurité alimentaire est axée sur de nouvelles méthodes et technologies agricoles, et non pas sur la simple expédition de biens et services américains vers l'Afrique. L'aide n'est pas une fin en soi. L'objectif de l'aide à l'étranger doit être de créer les conditions dans lesquelles elle ne sera plus nécessaire. Non seulement je veux voir les Ghanéens autosuffisants sur le plan alimentaire, je veux vous voir exporter des produits alimentaires à d'autres pays et gagner de l'argent. Cela, vous le pouvez.

    Certes, l'Amérique peut faire plus pour promouvoir le commerce et les investissements. Les pays riches doivent réellement ouvrir leurs portes aux biens et services de l'Afrique d'une manière significative. Ce sera d'ailleurs un des engagements de mon gouvernement. Et là où il y a une bonne gouvernance, nous pouvons étendre la prospérité par le truchement de partenariats entre les secteurs public et privé qui investiront dans l'amélioration des routes et des réseaux électriques ; de programmes de formation qui apprendront aux gens comment développer leur entreprise ; et de services financiers non seulement pour les villes mais pour les régions pauvres et les zones rurales. Cela aussi dans notre propre intérêt - parce que si les gens se sortent de la pauvreté et que de la richesse se crée en Afrique, il s'ensuit que de nouveaux marchés s'ouvriront pour nos propres produits. Tout le monde y gagne.

    Un secteur qui représente à la fois un danger indéniable et une promesse extraordinaire est celui de l'énergie. L'Afrique émet moins de gaz à effet de serre que toute autre région du monde, mais elle est la plus menacée par le changement climatique. Une planète qui se réchauffe propagera les maladies, réduira les ressources en eau, épuisera les récoltes, et créera les conditions favorables à plus de famine et plus de conflits. Nous avons tous - en particulier le monde développé - le devoir de ralentir ces tendances, en réduisant les effets du changement climatique et en changeant la façon dont nous utilisons l'énergie. Mais nous pouvons également coopérer avec les Africains pour transformer cette crise en occasion de progrès.

    Ensemble, nous pouvons coopérer en faveur de notre planète et de la prospérité, et aider les pays à accroître leur accès à l'énergie tout en sautant, en contournant les phases les plus polluantes du développement. Pensez-y : dans l'ensemble de l'Afrique, il existe de l'énergie éolienne et solaire en abondance, ainsi que de l'énergie géothermique et des biocarburants. De la vallée du Rift aux déserts de l'Afrique du Nord ; de la côte de l'Afrique de l'Ouest aux récoltes de l'Afrique du Sud - les dons inépuisables que procure la nature à l'Afrique peuvent lui permettre de créer sa propre énergie et d'exporter de l'énergie propre et rentable à l'étranger.

    Il ne s'agit pas seulement de chiffres de croissance sur un bilan comptable. Il s'agit de savoir si un jeune doté d'une éducation peut trouver un emploi qui lui permettra de nourrir sa famille ; si un agriculteur peut amener ses produits au marché ; ou si un homme d'affaires armé d'une bonne idée peut démarrer une entreprise. Il s'agit de la dignité du travail. Il s'agit d'une chance que doivent pouvoir saisir les Africains au XXIe siècle.

    De même que la gouvernance est une condition essentielle du progrès économique, elle revêt également une importance cruciale dans le troisième domaine que je voudrais à présent aborder, l'amélioration de la santé publique.

    Ces dernières années, des progrès énormes ont été accomplis dans certaines parties de l'Afrique. Les gens sont beaucoup plus nombreux à vivre avec le VIH/sida de manière productive et à obtenir les médicaments qu'il leur faut. Je viens de visiter une merveilleuse clinique, un hôpital spécialisé dans la santé maternelle. Mais trop d'Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. Lorsque des enfants meurent d'une piqûre de moustique et que des mères succombent lors d'un accouchement, nous savons qu'il reste des progrès à faire.

    Or du fait des incitations, souvent fournies par les pays donateurs, beaucoup de médecins et d'infirmiers africains s'en vont à l'étranger, ou travaillent à des programmes qui luttent contre une maladie unique. Cette situation crée des lacunes en matière de soins primaires et de prévention de base. Par ailleurs, il appartient à tout un chacun de faire sa part. Il faut faire des choix responsables de nature à prévenir la propagation de la maladie et à promouvoir la santé publique dans la collectivité et dans le pays.

    Ainsi, d'un bout à l'autre de l'Afrique, nous voyons des exemples de gens qui s'attaquent à ces problèmes. Au Nigéria, des chrétiens et des musulmans ont mis en place un programme interconfessionnel de lutte contre le paludisme qui est un modèle de coopération. Ici au Ghana et dans toute l'Afrique, nous observons des idées novatrices visant à combler les lacunes du système de santé, par exemple des initiatives d'échanges d'informations médicales par Internet qui permettent à des médecins exerçant dans de grandes villes d'aider ceux des petites agglomérations.

    Les États-Unis appuieront ces efforts dans le cadre d'une stratégie de santé exhaustive et mondiale. Car au XXIe siècle, nous sommes appelés à agir selon notre conscience mais aussi dans notre intérêt commun. Lorsqu'un enfant meurt à Accra d'une maladie évitable, cela nous diminue partout. Lorsque dans un coin quelconque du monde on néglige de s'attaquer à une maladie, nous savons qu'elle peut se propager à travers les océans et d'un continent à l'autre.

    C'est pourquoi mon gouvernement s'est engagé à consacrer 63 milliards de dollars à relever ces défis - 63 milliards de dollars. En nous fondant sur les solides efforts du président Bush, nous poursuivrons la lutte contre le VIH/sida. Nous ne cesserons de chercher à enrayer la mortalité due au paludisme et à la tuberculose et nous travaillerons à éradiquer la polio. Il ne s'agit d'ailleurs pas de s'attaquer aux maladies isolément : nous investirons dans des systèmes de santé publique à même de prévenir la maladie et de promouvoir le bien-être, en mettant l'accent sur la santé maternelle et infantile.

    En même temps que nous unissons nos efforts en faveur d'une meilleure santé, nous devons également stopper la destruction causée non pas par la maladie, mais par les êtres humains. C'est pourquoi le dernier domaine que je vais aborder se rapporte aux conflits.

    Soyons bien clairs : l'Afrique ne correspond pas à la caricature grossière d'un continent perpétuellement en guerre. Mais si l'on est honnête, pour beaucoup trop d'Africains, le conflit fait partie de la vie ; il est aussi constant que le soleil. On se bat pour des territoires et on se bat pour des ressources. Et il est toujours trop facile à des individus sans conscience d'entraîner des communautés entières dans des guerres entre religions et entre tribus.

    Tous ces conflits pèsent sur l'Afrique comme un véritable boulet. Nous sommes tous répartis selon nos identités diverses, de tribu et d'ethnie, de religion et de nationalité. Mais se définir par son opposition à une personne d'une autre tribu, ou qui vénère un prophète différent, cela n'a aucune place au XXIe siècle. La diversité de l'Afrique devrait être source de force et non facteur de division. Nous sommes tous enfants de Dieu. Nous partageons tous des aspirations communes : vivre dans la paix et dans la sécurité ; avoir accès à l'éducation et à la possibilité de réussir ; aimer notre famille, notre communauté et notre foi. Voilà notre humanité commune.

    C'est la raison pour laquelle nous devons nous élever contre l'inhumanité parmi nous. Il n'est jamais justifiable - jamais justifiable - de cibler des innocents au nom d'une idéologie. C'est un arrêt de mort, pour toute société, que de forcer des enfants à tuer dans une guerre. C'est une marque suprême de criminalité et de lâcheté que de condamner des femmes à l'ignominie continuelle et systémique du viol. Nous devons rendre témoignage de la valeur de chaque enfant au Darfour et de la dignité de chaque femme au Congo. Aucune religion, aucune culture ne doit excuser les atrocités qui leur sont infligées. Nous devons tous rechercher la paix et la sécurité nécessaires au progrès.

    On voit d'ailleurs des Africains se mobiliser pour cet avenir. Ici aussi, au Ghana, nous vous voyons contribuer à montrer la voie. Soyez fiers, Ghanéens, de vos contributions au maintien de la paix au Congo, au Libéria ou encore au Liban, ainsi que de votre résistance au fléau du trafic de stupéfiants. Nous nous félicitons des mesures que prennent des organisations telles que l'Union africaine et la CEDEAO en vue de mieux régler les conflits, de maintenir la paix et de soutenir ceux qui sont dans le besoin. Et nous encourageons la vision d'un cadre sécuritaire régional puissant, capable de mobiliser une force efficace et transnationale lorsque cela s'avère nécessaire.

    Il incombe aux États-Unis de travailler avec vous en tant que partenaire à promouvoir cette vision, non seulement par des paroles mais aussi par des appuis qui renforcent les capacités de l'Afrique. Lorsqu'il y a génocide au Darfour ou des terroristes en Somalie, ce ne sont pas simplement des problèmes africains : ce sont des défis mondiaux à la sécurité, exigeant une riposte mondiale.

    C'est pourquoi nous sommes prêts à agir en partenariat, tant par la diplomatie que par l'assistance technique et l'appui logistique, et que nous soutiendrons les efforts visant à contraindre les criminels de guerre à rendre des comptes. En outre, je tiens à le dire clairement : notre Commandement pour l'Afrique ne vise pas à prendre pied sur le continent, mais à relever ces défis communs afin de renforcer la sécurité des États-Unis, de l'Afrique et du reste du monde.

    À Moscou, j'ai parlé de la nécessité d'un système international où les droits universels des êtres humains soient respectés et où les violations de ces droits soient combattues. Ceci doit inclure un engagement à soutenir ceux qui règlent les conflits pacifiquement, à sanctionner et à arrêter ceux qui ne le font pas, et à aider ceux qui ont souffert. Mais en fin de compte, ce seront des démocraties dynamiques telles que le Botswana et le Ghana qui diminueront les causes de conflit et élargiront les frontières de la paix et de la prospérité.

    Comme je l'ai déjà dit, l'avenir de l'Afrique appartient aux Africains. Les peuples d'Afrique sont prêts à revendiquer cet avenir. Dans mon pays, les Afro-Américains - dont un grand nombre d'immigrés récents - réussissent dans tous les secteurs de la société. Cela, nous l'avons accompli en dépit d'un passé difficile et nous avons puisé notre force dans notre héritage africain. Avec de puissantes institutions et une ferme volonté, je sais que les Africains peuvent réaliser leurs rêves à Nairobi et à Lagos, à Kigali et à Kinshasa, à Harare et ici-même à Accra.

    Vous savez, il y a cinquante-deux ans, les yeux du monde étaient rivés sur le Ghana. Et un jeune prédicateur du nom de Martin Luther King est venu ici, à Accra, pour voir amener les couleurs de l'Union Jack et hisser le drapeau du Ghana. Cet événement précédait la Marche sur Washington et l'aboutissement du mouvement des droits civiques dans mon pays. On a demandé à Martin Luther King quel sentiment lui avait inspiré la vue de la naissance d'une nation, et il a répondu : « Cela renforce ma conviction que la justice finit toujours par triompher. »

    Aujourd'hui, ce triomphe doit être, une fois de plus, renouvelé, et c'est vous qui le devrez le faire. Ici, je m'adresse particulièrement aux jeunes, à travers toute l'Afrique et ici-même au Ghana. Dans des endroits comme le Ghana, vous représentez plus de la moitié de la population.

    Et voici ce que vous devez savoir : le monde sera ce que vous en ferez. Vous avez le pouvoir de responsabiliser vos dirigeants et de bâtir des institutions qui servent le peuple. Vous pouvez servir vos communautés et mettre votre énergie et votre savoir à contribution pour créer de nouvelles richesses ainsi que de nouvelles connexions avec le monde. Vous pouvez conquérir la maladie, mettre fin aux conflits et réaliser le changement à partir de la base. Vous pouvez faire tout cela. Oui, vous le pouvez. Car en ce moment précis, l'histoire est en marche.

    Mais ces choses ne pourront se faire que si vous saisissez la responsabilité de votre avenir. Ce ne sera pas facile. Cela exigera du temps et des efforts. Il y aura des souffrances et des revers. Mais je puis vous promettre ceci : l'Amérique vous accompagnera tout le long du chemin, en tant que partenaire ; en tant qu'amie. Cependant, le progrès ne viendra de nulle part ailleurs, il doit découler des décisions que vous prendrez, des actions que vous engagerez et de l'espoir que vous porterez dans votre cœur.

    Ghana, la liberté est votre héritage. À présent, c'est à vous que revient la responsabilité de bâtir sur cette fondation de liberté. Si vous le faites, nous pourrons, bien des années plus tard, nous remémorer des lieux comme Accra et nous dire que c'est à ce moment-là que la promesse s'est réalisée, que la prospérité s'est forgée, que la douleur a été surmontée et qu'une nouvelle ère de progrès a débuté. Ce moment peut être celui où nous verrons, une fois de plus, triompher la justice. Oui, nous le pouvons. Merci beaucoup. Que Dieu vous bénisse. Je vous remercie.

    Source:http://www.whitehouse.gov/blog/A-New-Moment-of-Promise-in...

    14:56 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Etats-Unis d'Amérique, Ghana, Monde | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : discours obama au ghana, transcription maison blanche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

    mercredi, 01 juillet 2009

    UN PUISSANT ANESTHESIQUE AURAIT CAUSE LA MORT DE MICHAEL JACKSON

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    Le Propofol permet aux chirurgiens d'opérer sans risquer que le patient se réveille et hurle en voyant un bistouri découper son corps.
    Toutefois, ce puissant anesthésique a des effets secondaires : l'un d'eux est l'arrêt cardiaque.

    C'est ce produit médical qui aurait été trouvé chez Michael Jackson, d'après le site TMZ qui a révélé la mort de Bambi en exclu mondiale.

    Visiblement, le chanteur était un fin connaisseur en matière de médicaments, qu'il consommait apparemment comme des bonbons. Une de ses anciennes infirmières, Cherilyn Lee, a déclaré que Jackson avait tenté de se procurer récemment du Diprivan, qui est le nom générique du Propofol. Si cette dernière a refusé de lui en fournir, elle assure qu'il parvenait toujours à s'en procurer.

    La cause de la mort d'un des plus grands artistes de la musique contemporaine se trouve peut-être dans ce flacon ...

    P.L.N

    Source: VOICI de Prisma Presse sur YAHOO ACTUALITES.

    dimanche, 24 mai 2009

    USA: BARACK OBAMA NOMME UN NOIR A LA TETE DE LA PRESTIGIEUSE INSTITUTION SPATIALE MONDIALE « LA NASA »

    Le président Barack Obama a choisi samedi un ancien astronaute noir, Charles Bolden, pour prendre la tête de la NASA. Si sa nomination est confirmée par le Sénat, cet homme de 62 ans deviendra le premier administrateur noir de l'Agence spatiale américaine.

    portrait de Charles BoldenIllustration: Bolden, Photo « La NASA ».

    Ce sera également la deuxième fois seulement en 50 ans d'histoire de la NASA qu'un astronaute dirigera la prestigieuse National Aeronautics and Space Administration.

    Bolden, un homme de petite taille aux cheveux poivre et sel, a volé quatre fois dans l'espace au cours de sa carrière d'astronaute -entamée en 1980- et a occupé pendant quelque temps un poste d'adjoint auprès du vice-administrateur de la NASA.

    Bolden fait l'unanimité parmi les personnes qui ont travaillé ou volé dans l'espace avec lui. « Charlie connaît la NASA et les gens connaissent Charlie. Il y a une certaine familiarité », a souligné samedi un autre astronaute à la retraite, Steve Hawley, qui a volé deux fois dans l'espace avec Bolden.

    « C'est un vrai leader. La NASA cherchait un leader comme lui, dans lequel elle pourrait avoir confiance », s'est félicité pour sa part l'ancien directeur du Centre spatial Johnson de Houston (Texas), George Abbey, ami de longue date de Bolden.

    La nomination de Bolden a été annoncée alors que la navette spatiale Atlantis achève une mission réussie de réparation et de modernisation du télescope spatial Hubble. Ironie de l'histoire, Bolden était le pilote du vol qui a mis Hubble en orbite en 1990.

    Samedi 23 mai 2009, le président Obama a également nommé Lori Garver au poste de numéro deux de la NASA. « Ces personnalités talentueuses permettront à la NASA de pousser avec audace les frontières de la science, de l'aéronautique et de l'exploration au XXIe siècle et d'assurer le retentissement à long terme du programme spatial de l'Amérique », s'est réjoui le chef de la Maison Blanche dans un communiqué.

    En 2008, Bolden avait fait don de 750 dollars à la campagne présidentielle du candidat démocrate Barack Obama.

    Bolden, qui est né à Columbia en Caroline du Sud, vit à quelques kilomètres du Centre spatial de Houston, où il a passé une dizaine d'années comme astronaute.

    Source : REUTERS

    20:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : barack obama, charles bolden, nasa, usa | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

    mardi, 20 janvier 2009

    BARACK HUSSEIN OBAMA INVESTI 44EME PRESIDENT DES ETATS-UNIS !

    Barack Obama et sa famille du Kenya.jpg
    Moments historiques et chargés en émotion que ceux auxquels il nous a été donné d’assister, cet après-midi du mardi 20 Janvier 2009, en direct des USA!
    Enfin, l’instant tant attendu a eu lieu : Barack H. OBAMA vient d’être investi 44ème Président des Etats-Unis, sur les marches du Capitole, à Washington ! Devenant ainsi le premier afro-américain locataire de la Maison Blanche !

    Une cérémonie marquée par un discours que j’ai trouvé, personnellement, extrêmement pragmatique.
    Barack OBAMA commence par reconnaître son humilité face à l’immensité des défis à relever. Il nous fait, une fois de plus comprendre qu’il est le Président des américains, de tous les américains, et pas celui du monde entier (ce que nous devons tous saisir), même s’il indique clairement à tous les fauteurs de trouble de la terre qu’il « prendra la main à tous ceux qui ouvriront leur poing pour la lui serrer ».
    Une image très forte qui indique qu’il fera la paix ou négociera avec ceux qui y seront consentants et qu’il ira en guerre contre les indélicats. Il les avertit assez clairement : « Si vous voulez faire entendre votre cause par la violence, nous vous combattrons et nous sommes plus forts que vous (par le choix que nous avons fait de nous battre pour la liberté) et nous vous vaincrons ! ».

    OBAMA a dépeint une situation intérieure et une image extérieure des Etats-Unis assez sombres, peu louables et peu enviables, avant de faire appel à des valeurs profondes, chères aux américains comme l’unité, la solidarité, le travail et le sacrifice.
    Oui, OBAMA veut remettre les USA au travail, il veut amener les Etats-Unis à retrousser les manches et à cravacher dur. Il ne nie pas la faiblesse actuelle de son pays mais en reconnaît aussi les potentialités, le rayonnement et le statut de puissance mondiale.

    C’est également un discours dans lequel il prend beaucoup d’engagements. Engagements pris vis-à-vis de ses compatriotes de sortir les USA de la grave crise économique et financière dans laquelle ils sont totalement enlisés et pour redonner espoir aux américains. Ce tableau presqu’apocalyptique est l’héritage désastreux que lui a légué un certain Georges Walker BUSH, qui va tranquillement se payer du repos pendant qu’il envoie OBAMA au pire charbon ! Ces engagements sont grands pour ces frêles épaules de président neuf. Et cela me fait un peu peur pour lui. Sera t-il à la hauteur de cette immense gageure ! Nous le lui souhaitons de toute la force de notre pensée.

    Nous trouvons en lui, en tant qu’africains, un puissant exemple de persévérance, de travail, de réussite et de réalisation.
    Fasse l’ETERNEL que nos pays africains trouvent en ce jeune président américain dans les veines duquel coule notre sang, un modèle. Un modèle dans le travail assidu et persévérant pour l’atteinte de tous les objectifs personnels, un modèle dans l’ambition, afin de sortir des schémas de violence et de raccourcis chers aux hommes politiques africains dont un bon nombre font preuve d’une petitesse d’esprit déconcertante, abonnés qu’ils sont aux coups d’états et aux rébellions armées.

    Bon vent à Barack Hussein OBAMA !

    Que DIEU bénisse les Etats-Unis d’Amérique et que DIEU bénisse l’Afrique !

    DINDE Fernand AGBO


    vendredi, 07 novembre 2008

    LES 12 TRAVAUX DE BARACK OBAMA (2)

    7. Recentrer la lutte en Afghanistan

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    Les Etats-Unis comptent aujourd'hui 35000 hommes environ en Afghanistan. © DoD photo by Sgt. Freddy G. Cantu, U.S. Marine Corps.

    "C'est le vrai front de la guerre contre le terrorisme". Cela fait sept années que les Etats-Unis sont engagés en Afghanistan. Et la dernière s'est soldée par une vive contre-attaque des Talibans détrônés en 2001. Bilan : 622 soldats américains tués sur les 35 000 aujourd'hui sur place. La coalition de 75 000 hommes (en comptant les pays alliés, dont la France) n'arrive plus à retenir l'étau des Talibans au nord du pays, à la frontière du Pakistan, au sud-est, dans les environs de Kandahar, et enfin à la périphérie de la capitale, Kaboul. Le général David Petraeus, qui a permis le rétablissement de la situation irakienne ces derniers mois, a également été mis aux commandes de l'Afghanistan. À plusieurs reprises, le président George W. Bush avait assuré que les Etats-Unis augmenteraient les effectifs américains en 2009. Une option que devrait confirmer Barack Obama. Mais, selon les stratèges militaires américains, il aura besoin pour se faire de réduire l'effort militaire colossal en Irak. Le nouveau président n'a pas non plus exclu d'intervenir au Pakistan, où se trouve un certain nombre de camps d'entraînements des talibans et d'Al Qaïda.

    8. Tenter un dialogue avec l'Iran

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    Barack Obama est partisan d'un dialogue sans condition avec Mahmoud Ahmadinejad (ici aux côtés de Vladimir Poutine). © Kremlin.ru

    Malgré les pressions internationales, l'Iran n'a toujours pas abandonné un programme nucléaire civil soupçonné par les occidentaux de cacher une course à la bombe atomique. Une situation d'autant plus explosive que l'Iran de Mahmoud Ahmadinejad s'affiche depuis déjà plus de trois ans comme l'ennemi des Etats-Unis. Que faire pour mettre un terme à cette situation "inacceptable" pour la majorité des dirigeants américains, Barack Obama compris ? George Bush aurait préparé il y a plusieurs mois une offensive militaire. John McCain était lui aussi un partisan de la force, refusant tout dialogue avec le régime iranien. Barack Obama, lui, affirmait dans son programme vouloir ouvrir des négociations avec l'Iran, et ce, sans contrepartie de la part de Téhéran. Une option que le nouveau président compte bel et bien mettre en œuvre d'après les dernières informations. Reste une inconnue dans cette équation : la réaction d'Israël, un allié des Etats-Unis qu'Ahmadinejad veut "rayer de la carte" et qui n'hésitera pas à frapper l'Iran à la moindre menace.

    9. Redorer l'image des Etats-Unis

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    Le secrétaire d'Etat à la Défense Robert Gate lors d'une rencontre avec le président géorgien Mikheil Saakashvili. © DoD photo by R. D. Ward.

    Les deux mandats de George W. Bush auront coïncidé avec une période de défiance sans précédent vis-à-vis des Etats-Unis. La récente guerre dans le Caucase, mais aussi la polémique qui a entourée l'installation d'un bouclier anti-missile américain en Europe sont indirectement liées à ce climat hostile. Le facteur anti-américain vient aussi régulièrement polluer les relations entre la Syrie et le Liban ou encore entre Israël et ses voisins arabes. Il est omniprésent en Amérique du sud où plusieurs pays ont opté pour le socialisme. Même chez les alliés de Washington que sont la France ou la Grande-Bretagne, les opinions favorables sur les USA ont chuté de plus de 20 % depuis 2000. Comment enrayer cette période de désamour profond pour les Etats-Unis ? Pour Barack Obama, il faut accepter la fin d'un empire américain basé sur sa puissance : puissance économique, financière, culturelle ou militaire. Le nouveau président devra s'employer à instaurer le "soft-power" dans un monde devenu multipolaire et où la suprématie des Etats-Unis est devenue moins évidente. Autrement dit un passage de la domination à la séduction.

    10. Lutter (enfin) contre la pollution

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    Les Etats-Unis représentent aujourd'hui un peu moins d'un quart des émissions de carbone. © Getty Images

    Les chiffres ont été répétés encore et encore alors que George Bush s'entêtait à négliger le réchauffement climatique : les Etats-Unis consomment un quart de l'énergie de la planète pour seulement 5 % de sa population et rejettent à peu près autant de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Avec la Chine, ils sont les principaux contributeurs du réchauffement climatique. Face à la pression internationale, à une dépendance énergétique croissance vis-à-vis des pays du Golfe, mais aussi à la prise de conscience des Américains, le nouveau président devra réorienter l'économie vers la "croissance verte". Barack Obama a déjà assuré qu'il ratifierait rapidement le protocole de Kyoto. Mais il lui faudra aller plus loin qu'une simple signature. Son chantier prévoit en effet de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80 % d'ici à 2050, mais aussi de réaliser 50 % d'économies d'énergie et de réduire la consommation américaine de pétrole de 35 % d'ici 2030. Un défi pour lequel il devra s'appuyer notamment sur les pionniers des "green tech" du Colorado (éolien) ou encore de la Californie (solaire). Barack Obama prévoit d'investir 150 milliards de dollars en dix ans dans les énergies renouvelables.

    11. Régler le sort des clandestins

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    Près de 15 millions d'immigrés clandestins se trouvent aujourd'hui sur le sol des Etats-Unis © Getty Images

    A son arrivée à la Maison Blanche, George Bush voulait régulariser massivement les immigrés clandestins présents sur le territoire des Etats-Unis. Les attentats du 11 septembre l'ont contraint, dès le début de son mandat, à une politique plus restrictive sur l'immigration. Le gouvernement a renforcé les contrôles à la frontière mexicaine et a érigé un mur pour réduire l'afflux de clandestins sud-américains. Depuis, le dossier des clandestins n'a pas trouvé de solution claire et définitive. Ils seraient aujourd'hui près de 15 millions sur le territoire américain, en grande partie des Hispaniques, et soutiendraient des pans entiers de l'économie américaine. En plus d'une sécurisation des frontières, Barack Obama veut lancer un processus de légalisation des clandestins, sans pour autant aller jusqu'aux régulations massives. Le nouveau maître de Washington devrait dans le même temps élargir les quotas d'immigration légale tout en sanctionnant les patrons employeurs de sans-papiers.

    12. Relever le défi des inégalités raciales

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    Quarante ans après les derniers débats sur les droits civiques, les Noirs sont encore victime de nombreuses inégalités. © Getty Images

    Cela n'aurait peut être pas été un dossier chaud pour John McCain. Mais pour Barack Obama, il s'agit d'un sujet d'une haute importance. L'élection du premier président noir a suscité un espoir inédit dans la communauté afro-américaine aux Etats-Unis, encore victime de nombreuses inégalités. Les Noirs sont les Américains qui ont les revenus moyens par ménage les plus faibles (34 000 dollars par an contre 55 000 pour les Blancs), près d'un quart vit sous le seuil de pauvreté (8,2 % des Blancs) et 19,5 % n'ont pas d'assurance santé (10,4 % des Blancs). Logement, chômage, espérance de vie, prisons, éducation... la liste pourrait être encore plus longue. Et malheureusement, pour plusieurs observateurs, l'élection de Barack Obama ne devrait pas changer la donne : fidèle à son image de candidat "post-racial", le sénateur de l'Illinois a constamment tenté d'évacuer la question raciale de sa campagne. Son programme sur les inégalités raciales est quasi-inexistant. Bien que partisan officiel de la discrimination positive, il ne cache pas son scepticisme vis-à-vis de ce système. Il serait même susceptible pendant son mandat de transformer les critères ethniques de "l'affirmative action" en critères économiques.

    14:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : barack obama, 12 travaux | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

    LES 12 TRAVAUX DE BARACK OBAMA (1)

    L'Internaute>Actualité>Monde>Les 12 travaux de Barack Obama

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    Barack Obama. © Cecily Johnson

    Les observateurs sont unanimes : jamais depuis Franklin Delano Roosevelt en 1932 un président des Etats-Unis n'avait trouvé situation si délicate après son élection. Economie, société, international : quels sont les principaux défis qui attendent Barack Obama dans le bureau ovale de la Maison Blanche avant son investiture le 20 janvier ? Quel est son plan pour gérer ces dossiers brûlants ? Voici les 12 travaux que devra mener le nouveau président.

    1. Relancer l'économie américaine

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    La chute des ventes de voitures est le symbole du déclin de l'économie américaine. © Getty Images

    Rien ne va plus pour l'économie américaine. La croissance s'est effondrée à 0,3 % au deuxième trimestre 2008, la récession a déjà été annoncée pour 2009, et le chômage a déjà bondi à 6,1 % en août 2008. Les ménages, dont l'endettement représente plus de 130 % des revenus, ont réduit pour la première fois leur consommation depuis 1991. Les "Big Three", Général Motors, Chrysler et Ford, qui voient leurs vente baisser de près de 45 %, symbolisent les graves difficultés des entreprises américaines. Quant à l'Etat, lui aussi frôle la faillite. Son déficit budgétaire pour l'exercice 2008 atteignait 445 milliards de dollars contre 162 milliards en 2007. On annonce déjà le chiffre de 1000 milliards de dollars en 2009. La faute notamment à la crise et au coûteux plan Paulson. Pour relancer croissance et emploi au plus vite, Barack Obama veut investir dans les énergies vertes, mais aussi lancer un programme d'investissement dans la construction et la recherche de 50 milliards de dollars. Côté finances publiques, il prévoit d'annuler les baisses d'impôts, instaurées par la précédente administration et rétablir l'impôt pour les foyers les plus riches.

    2. Tourner la page des subprimes

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    Conséquence directe de la crise des subprimes, le nombre d'expulsions devrait atteindre les 5 millions en 2008. © Getty Images

    Les Etats-Unis se sont souvent vantés de leur pourcentage de propriétaires. En 2007, ce dernier dépassait les 68 % (contre 55 % en France). Mais ce résultat a été obtenu au prix d'un endettement des ménages sans précédent et à la multiplication des prêts à risques : notamment les subprimes. Depuis 2002, la banque centrale américaine encourage le développement de ces prêts bas au début, mais dont le taux variable peut atteindre 18 % au bout de 3 ans. Pendant l'été 2007, la crise immobilière a rapidement étouffé certains ménages, incapables de rembourser leur prêt. A la fin de l'année, le nombre expulsions suite à des saisies avait augmenté de 75 % dépassant les 2,2 millions. Le nombre d'expulsés devrait atteindre les 5 millions en 2008. Barack Obama prévoit d'aider au plus vite ces propriétaires en difficulté (1 sur 6) par un crédit d'impôt sur les hypothèques. Il veut aussi créer un fond national pour prévenir les saisies et permettre aux juges de transformer les subprimes en prêts à taux fixe sur 30 ans. Surtout, il prévoit d'instaurer de nouvelles sanctions pour les courtiers en prêt hypothécaires. Les banques et les fonds spéculatifs qui ont transformé la crise des subprimes en crise financière globale, seront aussi concernés par les nouvelles réglementations.

    3. Protéger 46 millions d'Américains

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    Aujourd'hui, 46 millions d'Américains ne disposent pas d'une assurance maladie. © Getty Images

    C'est l'une des caractéristiques les plus commentées de la société américaine : contrairement à la France, l'assurance maladie n'est pas obligatoire aux Etats-Unis. Les Américains ont donc deux options pour être protégés face à un problème de santé : souscrire à une assurance privée sur son lieu de travail ou, pour les plus pauvres, s'en remettre à des programmes comme Medicaid ou Medicare. Mais les entreprises peinent aujourd'hui à assurer la couverture de leurs salariés et les programmes publiques sont très coûteux pour le budget de l'Etat. Pire : 46 millions d'Américains, trop riches pour être aidés, mais trop pauvre pour souscrire une assurance privée, vivent aujourd'hui sans couverture maladie. Le défaut de couverture santé concerne plus de 8 millions d'enfants. Face à ce dossier brûlant, Barack Obama a tranché : il veut instaurer une couverture maladie universelle et obligatoire fournie par les employeurs. Une taxe sur les entreprises n'ayant pas mis en place d'assurance maladie permettra de financer un fonds public pour la couverture des plus démunis.

    4. Sauver l'éducation

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    En 2007, près de 60 % des enfants américains ne savaient pas lire à 11 ans. © Getty Images

    Le classement Pisa, document de référence de l'OCDE sur l'Education, n'est pas tendre avec les jeunes Américains : ces derniers ne sont que 35e en mathématiques et 29e en sciences dans le dernier classement. Il faut dire que l'Education est un des dossiers les plus difficiles que le futur président aura à gérer dans les prochains mois. Les chefs d'entreprises se plaignent déjà depuis plusieurs années du niveau des diplômés américains. Malgré le programme "No Child Left Behind" et le milliard de dollars consacrés aux écoles américaines, près de 60 % des élèves ne seraient pas en mesure de lire correctement à 11 ans contre 15 % en France. Aujourd'hui, un Américain sur vingt est illettré (23 millions de personnes) et 29 % de la population ne possède que les connaissances de base de la lecture et du calcul. Barack Obama veut mettre en place un plan de 10 milliards de dollars annuels pour l'éducation. Les premières étapes de ce programme reviendront à commencer la scolarisation des enfants dès 3 ans et à améliorer la rémunération des professeurs, qui sont aujourd'hui près de 30 % à quitter l'école après 5 ans d'enseignement.

    5. Faire oublier Guantanamo

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    Le camp-prison de Guantanamo compte encore aujourd'hui 250 détenus. © DoD photo by Seaman David P. Coleman, U.S. Navy.

    Pour emprisonner et juger les "ennemis de la nation" faits prisonniers en Irak et en Afghanistan, l'administration de George Bush ne s'était pas embarrassée des accords internationaux sur les droits de l'Homme ou les prisonniers de guerre. Dès 2001, elle ouvre un camp sur l'enclave militaire américaine de Guantanamo, à Cuba, sans autre encadrement juridique. Cette prison hors convention comptera jusqu'à 750 détenus au début de la guerre contre les talibans. Il y reste aujourd'hui un peu plus de 250 prisonniers suspectés de terrorisme. Depuis les accusations de torture et de mauvais traitements, les républicains comme les démocrates souhaitent une fermeture rapide de ce "camp de la honte". Mais comment sortir du vide juridique de Guantanamo ? Quels prisonniers doivent être jugés et comment ? Où les transférer en attendant leur jugement ? Que faire des détenus libérés ? Barack Obama reste flou sur sa stratégie. Il a promis d'abolir les tribunaux militaires et de revoir les dossiers au cas par cas. Les prisonniers devraient également être rapatriés sur le sol américain. Des noms de plusieurs prisons circulent déjà en Caroline du Sud et dans le Colorado.

    6. Sortir au plus vite d'Irak

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    L'objectif initial de Barack Obama : retirer l'ensemble des troupes américaines d'Irak en seize mois. © DoD photo by Pfc. Sarah De Boise, U.S. Army.

    C'est la toute première étape du mandat du nouveau président. Comment sortir d'Irak sans perdre la face ? L'envoi de renfort et surtout la nouvelle stratégie mise en place depuis un an par le général David Petraeus, basée sur une meilleure collaboration avec les sunnites, a permis une stabilisation de la situation. Mais aujourd'hui, 170 000 soldats américains sont encore positionnés en Irak. Près de 4 200 y ont déjà été tués. Et 525 milliards de dollars ont été dépensés par les USA en 5 ans de conflit. Même s'il est souhaité par la majorité des Américains, un retrait trop brutal pourrait aujourd'hui déstabiliser le pouvoir irakien encore précaire et relancer la guerre civile. Surtout, il apparaîtrait comme une victoire des ennemis des Etats-Unis, notamment de l'Iran. Barack Obama a annoncé lors de sa campagne un retrait d'Irak dans les seize mois suivant l'élection. Un retrait progressif "bataillon par bataillon" a aussi été évoqué. Mais une chose est sûre : le nouveau président devra sans doute revoir ses délais pour un retrait complet d'Irak, faute de temps, mais aussi de budget.

    14:06 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : barack obama, 12 travaux | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

    mercredi, 05 novembre 2008

    OBAMANIA, OUI, MAIS SAVOIR RAISON GARDER

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    Quelle folle nuit, celle que nous venons de passer et qui a vu le quasi plébiscite du candidat démocrate américain, Barack OBAMA! Tout simplement magique, mémorable, historique, géant comme on dit! Le monde entier a été en fête, à l'unisson, pour l'élection du candidat de couleur OBAMA, dans la course à la Maison Blanche. Pour plus d'un, cela a été une nuit merveilleuse! Pas donc étonnant que toute la communauté internationale lui adresse ses sincères félicitations.

    Mais (car il y a un mais), l'euphorie qui a suivie cette élection, notamment côté africain, me donne quelques appréhensions. Deux lectures peuvent être faites de cette liesse populaire continentale:

    1- Les africains, tout comme le reste du monde d'ailleurs, célèbre la force du symbole que représente l'accession à la magistrature suprême américaine de Barack Hussein OBAMA, un homme dans les veines duquel coule du sang africain comme le leur. Cela est de bonne guerre!

    2- Les africains espèrent, à travers cette véritable révolution, que la politique américaine pour l'Afrique change significativement, parce que c'est leur "cousin" qui trône au sommet du monde. C'est à ce niveau de la perception africaine qu'une tristesse qui ne dit pas son nom m'étreint. Comme je l'ai déjà dit sur ce blog et que je le redis, l'Amérique reste l'Amérique, un système puissant, implaccable et depuis longtemps huilé, qui ne saurait minimiser l'intérêt américain au profit d'actes de philanthropie, à l'adresse de l'Afrique ou du reste du monde.

    BARACK OBAMA 7.jpgLes africains ne devraient pas "béatifier" OBAMA. Leur déconvenue pourrait en être que plus effroyable! Tout ce qu'ils devraient retenir de cette victoire d'OBAMA, c'est qu'à force de croire à un idéal et à force de travail, on parvient toujours à atteindre son objectif et à réaliser ses rêves les plus fous. C'est ce que les Africains devraient retenir et se mettre immédiatement et sérieusement au travail, pour sortir leur continent de la précarité lamentable dans laquelle il est plongé, par la faute de certains de ses fils indignes, d'authentiques rénégats, assoiffés de pouvoir, sans attendre un nouveau messie, en la personne du nouvel élu.

    En tant qu'Africain, nous éprouvons tous une légitime fierté de voir qu'un des fils de l'Afrique (même si on ne peut plus vraiment dire qu'il est africain) soit devenu l'homme le plus puissant de la planète mais nous devons savoir raison garder. Plutôt que de désormais passer leur journée à passer la pommade à OBAMA, nos Chefs d'Etat devraient tirer une leçon remarquable et significative de cette merveilleuse expérience d'OBAMA, un homme qui a travaillé de façon ardue pour se hisser parmi l'élite (il est l'un des meilleurs avocats de tous les Etats-Unis, après avoir fait de brillantes études à Havard) et qui a bravé vents et marées pour se percher sur le piedestal le plus haut du monde, devant des icônes comme Hillary CLINTON ou John McCAIN.

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    Bon vent à Barack Hussein OBAMA et que l'Afrique se mette au travail pour se sortir, elle-même, de la précarité, par la force de ses poignets!

    Que DIEU bénisse l'Afrique!

    DINDE Fernand AGBO


    22:51 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : barack obama, symbole, messie, maison blanche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |