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vendredi, 04 juillet 2008

UNE NOUVELLE DIPLOMATIE AMERICAINE EST-ELLE POSSIBLE AVEC BARACK OBAMA ?

31234a43b3aaa87919ff16142c33d54a.jpgA propos de l'auteur Shanda TONME:

Jean Claude SHANDA TONME est docteur en droit international, formé en France et aux Etats-Unis, diplomate de carrière, professeur de relations internationales et conseiller juridique de nombreuses organisations humanitaires de premier plan dans le monde.



Comme il est de coutume, la perspective d’un changement de Président dès le mois de janvier 2009 aux Etats Unis d’Amérique, attise des spéculations sur d’éventuelles modifications de la diplomatie de la plus grande puissance de la planète. Certes, on a souvent connu des contextes où il était effectivement autorisé de se livrer à ce jeu qui n’engage d’ailleurs qui rêvent de changement partout. Pourtant, la situation dans laquelle nous nous trouvons en ce mois de juin 2008 qui marque la fin de la campagne des primaires au sein du parti démocrate, a quelque chose de très différent.
En effet pour la première fois, un africain américain sera investi candidat officiel du parti démocrate et devra discuter les suffrages de ses concitoyens dans la course pour occuper le fauteuil de la maison Blanche. Pour ceux qui auraient tendance à l’oublier, les Etats Unis demeurent une super puissance sans pareil : 20% de la production industrielle mondiale, 1/3 de la consommation d’énergie, 3ème producteur de pétrole, 1/5 des véhicules qui circulent sur la planète.
Le Président des Etats Unis est à tous les égards, l’homme politique le prestigieux et le plus redouté de tous les autres qui dominent le monde et dictent le destin de l’humanité. Un africain à ce stade, ce n’est pas rien, c’est exceptionnel. On a déjà vu un chef d’état major noir en la personne de Collin Powell qui dirigea la première guerre du Golfe durant la présidence de Georges Bush Père, avant de devenir le premier Ministre des Affaires Etrangères noir sous Georges Bush fils.
Il n’est pas vain de souligner également, que les américains qui vont élire un nouveau président en novembre, voient aujourd’hui leur pays buté voire englué dans de nombreux conflits qui demeurent insolubles. De l’Irak en passant par le Proche orient et l’Afghanistan, le sentiment qui prévaut, c’est que le pays a perdu un peu de son âme, et de sa puissance qui faisait et défaisait les situations les plus inextricables. L’on se rend même compte que depuis Georges Bush père, les Etats Unis n’ont plus rien réussi, même pas sous la présidence du très populaire Clinton. Le terrorisme s’est renforcé au lieu de faiblir. La seule consolation diplomatique réelle semble se limiter au réalignement radical de la France sur l’atlantisme jadis combattu par les gaullistes. L’inconditionnel pro américain Nicolas Sarkozy est un atout.
Ajouté à ce tableau international sombre, il y a la crise financière interne qui a engendré d’énormes stress pour les familles américaines et désorganisé l’ensemble des mécanismes bancaires internationaux. Le clou se situe dans ce que l’on peut logiquement qualifier dorénavant de perdition du dollar. Il faut remonter très loin dans l’histoire des relations économiques internationales, pour assister à une telle humiliation du billet vert. Le plus grave c’est que les Etats Unis se retrouvent incapables de contrôler les flux financiers générés par les opérations d’envergure initiées par les nouveaux maîtres des réserves en devises que sont des pays à l’instar de la Chine, du Brésil, et de l’Inde. On ne parle plus que de leurs fonds souverains, véritables trésor de guerre et instrument de chantage diplomatique et économique.
Voilà planté un décor bien trop sombre qui ne laisse aucun doute sur le fait que la présidence qui s’achève, aura été l’une des plus difficiles de l’histoire des Etats unis. Même au sortir de la guerre du Vietnam, l’Union n’avait jamais autant été fragilisée. L’analyse que l’on pourrait faire de la part de responsabilité de Georges Bush dans cette situation, n’est pas encore à l’ordre du jour. Personne ne niera néanmoins que cet homme qui arrive à la Maison Blanche en 2000, est plutôt cueilli à froid par les attentas terroristes du 11 septembre 2001, lesquels ne lui laisseront pas le choix d’une autre diplomatie que celle de la démonstration de la suprématie militaire des Etats Unis et de sa prééminence.
Que fera ou que peut faire le nouveau président qui prendra les fonctions en janvier 2009 ? Qu’il soit blanc ou noir, qu’il soit démocrate ou républicain, jusqu’où pourra se risquer le président dans la quête d’un redressement de la situation et du rétablissement de la respectabilité et de la prééminence de Washington dans les affaires du monde ? En réalité plusieurs écoles des relations internationales soutiennent depuis longtemps, que les républicains sont ceux qui allument les incendies, pendant que les démocrates seraient des sapeurs pompiers. Si l’image n’est pas totalement fausse, elle n’est cependant pas entièrement exacte.
Ce qui semble encore plus intéressant, c’est la croyance en un penchant de justice mondiale et de pitié qui colle à l’image des démocrates, renvoyant les républicains dans le statut de diables méchants. Certains voudraient croire que si un démocrate blanc peut être gentil, un démocrate noir le serait encore d’avantage et viendrait tout changer, voire distribuer des cadeaux. L’on entend déjà certains africains y compris des gens avertis, prédire le départ des dictateurs avec l’arrivée hypothétique de leur frère de race à la Maison Blanche. Il n’est pas inutile de rappeler à ceux qui l’auraient oublié, que c’est Kennedy qui ordonna l’opération foireuse de la baie des cochons qui visait à renverser Castro, et que c’est Clinton qui bombarda une usine de fabrication de produits pharmaceutique au Soudan, sous le fallacieux prétexte qu’il s’agissait d’une usine de production des armes chimiques.
En réalité, que ce soit Obama ou son concurrent républicain, la politique internationale des Etats Unis ne changera pas d’un seul pouce, du moins pour ce qui concerne les grandes lignes, les objectifs, et les orientations essentielles. Plus que tout autre pays de la planète, la diplomatie américaine est dictée par des paramètres géopolitiques stables, immuables et inaltérables qui résultent de leur situation géographique, de leurs ambitions économiques, et de leurs intérêts commerciaux. Un président ne peut pas se lever un matin et décider de changer le cours de la diplomatie de son pays, fut-il français, allemand, sénégalais, ou chinois.
Barack Obama est un pion plus que banal dans la programmation, la planification et l’exécution de la conduite internationale des Etats Unis, et personne avant lui ou après lui, ne pourrait ou ne saurait attribuer plus de pouvoirs que ce qui provient des interactions géopolitiques et géostratégiques. L’on a bien vu que la première sortie remarquée du candidat Obama sur une question de politique étrangère a été sur le statut de Jérusalem, et ce devant un lobby juif. Il s’est cru libre de placer la barre haute dans le soutien maximaliste aux thèses sionistes que même le Gouvernement israélien ne soutien plus vraiment. En fait le populiste candidat, comme tous les autres avant lui ou après lui, n’a fait que respecter la tradition qui veut que personne n’ambitionne à diriger les Etats Unis, s’il n’a pas convaincu les milieux juifs de son soutien à l’Etat d’Israël.
Dans la pratique, il n’y a pas de tradition guerrière républicaine et de tradition pacifiste démocrate. Tous les conflits dans lesquels les Etats Unis se sont engagés, l’ont été sur la base d’un consensus politique national bipartisan. Le Congrès ne prendra jamais le risque de refuser au Président de l’Union, les moyens de défendre ses intérêts partout dans le monde. De plus, les guerres font partie d’un cycle de renaissance décennal du complexe militaro industriel dont l’impact sur l’économie est très important. Depuis la fin de la guerre de 1939-1945, les Etats Unis sont impliqués tous les dix ans dans une nouvelle guerre petite ou moyenne, avec un fort taux de renouvellement des systèmes d’armement. Ce n’est pas le jeune Obama qui y mettre fin. Il suffirait d’ailleurs pour un Président de gêner le complexe militaro industriel même indirectement, pour être congédié comme un malpropre.
Sur tout un autre chapitre, celui de la promotion des vertus de la démocratie et des droits de l’Homme à travers le monde, les africains impatients de changement, peuvent se rassurer sur le fait que les Etats Unis n’ont jamais été aussi actifs et aussi déterminés qu’ils le sont depuis 1990 sur la question. C’est d’ailleurs devenu la principale préoccupation des diplomates américains en poste en Afrique et l’on ne peut que s’en féliciter.
Que ce soit donc Obama ou un autre, la politique internationale des Etats Unis continuera dans la logique de ses principes et de ses fondements.

Juin 13th, 2008


Jean Claude SHANDA TONME

15:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 28 juin 2008

TAGGUE PAR EDGAR YAPO SUR OBAMA

fd413e99a40afcfae49cdba8b02ad067.jpgEdgar Yapo: "J'ai eu l' honneur d'être taggué par Théo (Théophile Kouamouo). Le truc - très difficile au demeurant - c'est de dire en seulement 3 petites phrases ce qu'on pense d'Obama.

Je m'y suis prêté à la suite de mes frères Delugio, Kwaame, voici ce que cela a donné.

"Barack Obama est la face la plus noble du rêve américain. Son élection à la tête des Etats-Unis d’Amérique serait la variante politique de l’exploit de Neil Armstrong : marcher sur la lune. Obama, étendard d’une Amérique appelée à être la terre originaire du progrès".

Mes Taggués sont :

Dindé
Madison"

http://leblogdedgaryapo.ivoire-blog.com/

Réponse au très cher frère: "Cher Edgar, tu m'as taggué et c'est seulement cet après-midi que je m'en suis rendu compte. Je suis impardonnable. Mille excuses.
Au demeurant, je voudrais me prêter à l'exercice initié par l'excellent Théo (une vraie colle):

Barack Obama, candidat à l'élection présidentielle américaine, rien que cela, un symbole inouï de la grandeur du peuple américain et de la percée (dans l'imagerie des peuples africains) des noirs.
Mais point n'est besoin de s'illusionner, l'Amérique restera toujours l'Amérique!


Salut à toi, cher frère, et à tous!"

NB: Vu mon grand retard (puisque Théo a déjà publié toutes les contributions sur son blog http://kouamouo.ivoire-blog.com), je m'abstiens de tagguer un autre bloggueur. Mais cela a été un réel plaisir pour moi d'y apporter ma toute petite pierre!

20:35 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 27 juin 2008

BARACK OBAMA ET SA FAMILLE DU KENYA

 
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De l'ainé Paul ARNAUD:

CHERS AMIS, Je vous donne en partage, cette photo de Barack Obama (qu'on ne présente plus?) avec sa famille. Une photo qui date de 1987. Une année au cours de laquelle, avant son entrée à la faculté de droit d'Harvard, il s'est rendu à 26 ans au Kenya, le pays de son père Barack Hussein Obama sr (1936-1982). Un voyage dans le Kenya profond (des hutes) qu'il décrit longuement dans les pages 315 à 452 de son livre: <<LES REVES DE MON PERE, l'histoire d'un héritage en noir et blanc>>. Je conseille à chacun la lecture de ce livre. Amicalement.

mardi, 17 juin 2008

JAPON: UN DIRIGEANT PENSE QU'OBAMA VA PERDRE PARCE QU'IL EST NOIR

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TOKYO (AFP) - Le numéro deux du gouvernement japonais a estimé que le candidat
démocrate à la présidentielle américaine Barack Obama aurait beaucoup de mal à
l'emporter parce qu'il est noir, un propos publié par un magazine mais démenti
par son entourage.

Le Shukan Bunshun, l'un des deux plus importants hebdomadaires d'information
japonais, a rapporté une déclaration du porte-parole et numéro deux du
gouvernement, Nobutaka Machimura, affirmant: "au-delà des apparences, les
Etats-Unis sont un pays très conservateur".

"Obama est noir et Hillary (Clinton) est une femme. Je pense que ça sera
difficile pour eux de gagner", a déclaré M. Machimura selon le Shukan Bunshun
qui cite des propos tenus en février devant la presse.

"Il est probable que McCain remporte finalement l'élection", a-t-il ajouté selon
le magazine.

Un assistant de M. Machimura a formellement démenti vendredi que le porte-parole
ait tenu de tels propos.

"Le reportage est totalement sans fondement. Vous ne devriez pas vous laisser
manipuler par le reportage d'un magazine aussi stupide", a-t-il déclaré à
l'AFP.

Le cabinet de M. Machimura a envoyé une lettre de protestation au magazine.

"Il n'est pas dans mon esprit de discriminer les noirs ou les femmes. La
secrétaire d'Etat (Condoleezza) Rice a été la personne en qui j'avais le plus
confiance quand j'étais ministre des Affaires étrangères", a souligné M.
Machimura au Shukan Bunshun, selon cette lettre rapportée par son cabinet.

M. Machimura, un haut responsable du Parti libéral démocrate (droite) au
pouvoir, avait provoqué une controverse le mois dernier, lorsqu'il avait
déclaré à des étudiants que leur devoir était de se marier, ajoutant: "j'ai
produit des enfants et rempli mon devoir".

16:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 15 mai 2008

LE DISCOURS DE BARACK OBAMA SUR LA QUESTION RACIALE

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Publié le 27/03/2008.  

Que l'on soit obamaniaque ou obamophobe, le discours de Barack Obama sur la question raciale nous semble être un document historique assez important pour être accessible à tous les Afrinautes dans sa traduction française.


"Nous le peuple, dans le but de former une union plus parfaite.
Il y a deux cent vingt et un ans, un groupe d'hommes s'est rassemblé dans une salle qui existe toujours de l'autre côté de la rue, et avec ces simples mots, lança l'aventure inouïe de la démocratie américaine.
Agriculteurs et savants, hommes politiques et patriotes qui avaient traversé l'océan pour fuir la tyrannie et les persécutions, donnèrent enfin forme à leur déclaration d'indépendance lors d'une convention qui siégea à Philadelphie jusqu'au printemps 1787.
Ils finirent par signer le document rédigé, non encore achevé. Ce document portait le stigmate du péché originel de l'esclavage, un problème qui divisait les colonies et faillit faire échouer les travaux de la convention jusqu'à ce que les pères fondateurs décident de permettre le trafic des esclaves pendant encore au moins vingt ans, et de laisser aux générations futures le soin de l'achever.
Bien sur, la réponse à la question de l'esclavage était déjà en germe dans notre constitution, une constitution dont l'idéal de l'égalité des citoyens devant la loi est le cœur, une constitution qui promettait à son peuple la liberté et la justice, et une union qui pouvait et devait être perfectionnée au fil du temps.
Et pourtant des mots sur un parchemin ne suffirent ni à libérer les esclaves de leurs chaînes, ni à donner aux hommes et aux femmes de toute couleur et de toute croyance leurs pleins droits et devoirs de citoyens des Etats-Unis
Il fallait encore que, de génération en génération, les Américains s'engagent -en luttant et protestant, dans la rue et dans les tribunaux, et en menant une guerre civile et une campagne de désobéissance civile, toujours en prenant de grands risques-, pour réduire l'écart entre la promesse de nos idéaux et la réalité de leur temps.
C'est l'une des tâches que nous nous sommes fixées au début de cette campagne -continuer la longue marche de ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste, plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère.
J'ai choisi de me présenter aux élections présidentielles à ce moment de l'histoire parce que je crois profondément que nous ne pourrons résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons ensemble, que nous ne pourrons parfaire l'union que si nous comprenons que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants.
Cette conviction me vient de ma foi inébranlable en la générosité et la dignité du peuple Américain. Elle me vient aussi de ma propre histoire d'Américain. Je suis le fils d'un noir du Kenya et d'une blanche du Kansas. J'ai été élevé par un grand-père qui a survécu à la Dépression et qui s'est engagé dans l'armée de Patton pendant la deuxième Guerre Mondiale, et une grand-mère blanche qui était ouvrière à la chaîne dans une usine de bombardiers quand son mari était en Europe.
J'ai fréquenté les meilleures écoles d'Amérique et vécu dans un des pays les plus pauvres du monde. J'ai épousé une noire américaine qui porte en elle le sang des esclaves et de leurs maîtres, un héritage que nous avons transmis à nos deux chères filles.
J'ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux des oncles et des cousins, de toute race et de toute teinte, dispersés sur trois continents, et tant que je serai en vie, je n'oublierai jamais que mon histoire est inconcevable dans aucun autre pays.
C'est une histoire qui ne fait pas de moi le candidat le plus plausible. Mais c'est une histoire qui a gravé au plus profond de moi l'idée que cette nation est plus que la somme de ses parties, que de plusieurs nous ne faisons qu'un.
Tout au long de cette première année de campagne, envers et contre tous les pronostics, nous avons constaté à quel point les Américains avaient faim de ce message d'unité.
Bien que l'on soit tenté de juger ma candidature sur des critères purement raciaux, nous avons remporté des victoires impressionnantes dans les états les plus blancs du pays. En Caroline du Sud, où flotte encore le drapeau des Confédérés, nous avons construit une coalition puissante entre Afro-Américains et Américains blancs.
Cela ne veut pas dire que l'appartenance raciale n'a joué aucun rôle dans la campagne. A plusieurs reprises au cours de la campagne, des commentateurs m'ont trouvé ou "trop noir" ou "pas assez noir".
Nous avons vu surgir des tensions raciales dans la semaine qui a précédé les primaires de la Caroline du Sud. Les médias ont épluché chaque résultat partiel, à la recherche de tout indice de polarisation raciale, pas seulement entre noirs et blancs mais aussi entre noirs et bruns.
Et pourtant ce n'est que ces deux dernières semaines que la question raciale est devenue un facteur de division.
D'un côté on a laissé entendre que ma candidature était en quelque sorte un exercice de discrimination positive, basé seulement sur le désir de libéraux [Ndt : gens de gauche] candides d'acheter à bon marché la réconciliation raciale.
D'un autre côté on a entendu mon ancien pasteur, le Rev. Jeremiah Wright, exprimer dans un langage incendiaire des opinions qui risquent non seulement de creuser le fossé entre les races mais aussi de porter atteinte à ce qu'il y a de grand et de bon dans notre pays. Voilà qui, à juste titre choque blancs et noirs confondus.
J'ai déjà condamné sans équivoque aucune les déclarations si controversées du Rev. Wright. Il reste des points qui en dérangent encore certains.
Est-ce que je savais qu'il pouvait à l'occasion dénoncer avec violence la politique américaine intérieure et étrangère ? Bien sûr. M'est-il arrivé de l'entendre dire des choses contestables quand j'étais dans son église ? Oui. Est-ce que je partage toutes ses opinions politiques ? Non, bien au contraire ! Tout comme j'en suis sûr beaucoup d'entre vous entendent vos pasteurs, prêtres ou rabbins proférer des opinions que vous êtes loin de partager.
Mais les déclarations à l'origine de ce récent tollé ne relevaient pas seulement de la polémique. Elles n'étaient pas que l'indignation d'un leader spirituel dénonçant les injustices ressenties.
Elles reflétaient plutôt une vue profondément erronée de ce pays -une vue qui voit du racisme blanc partout, une vue qui met l'accent sur ce qui va mal en Amérique plutôt que sur ce qui va bien. Une vue qui voit les racines des conflits du Moyen-Orient essentiellement dans les actions de solides alliés comme Israël, au lieu de les chercher dans les idéologies perverses et haineuses de l'Islam radical.
Le Rev. Jeremiah Wright ne fait pas que se tromper, ses propos sèment la discorde à un moment où nous devons trouver ensemble des solutions à nos énormes problèmes : deux guerres, une menace terroriste, une économie défaillante, une crise chronique du système de santé, un changement climatique aux conséquences désastreuses. Ces problèmes ne sont ni noirs ni blancs, ni hispaniques ni asiatiques mais ce sont des problèmes qui nous concernent tous.
Au vu de mon parcours, de mes choix politiques et des valeurs et idéaux auxquels j'adhère, on dira que je ne suis pas allé assez loin dans ma condamnation. Et d'abord pourquoi m'être associé avec le Rev. Jeremiah Wright, me demandera-t-on ? Pourquoi ne pas avoir changé d'église ?
J'avoue que si tout ce que je savais du Rev. Wright se résumait aux bribes de sermons qui passent en boucle à la télévision et sur YouTube, ou si la Trinity United Church of Christ ressemblait aux caricatures colportées par certains commentateurs, j'aurais réagi de même.
Mais le fait est que ce n'est pas tout ce que je sais de cet homme. L'homme que j'ai rencontré il y a plus de vingt ans est l'homme qui m'a éveillé à ma foi. Un homme pour qui aimer son prochain, prendre soin des malades et venir en aide aux miséreux est un devoir.
Voilà un homme qui a servi dans les Marines, qui a étudié et enseigné dans les meilleures universités et séminaires et qui pendant plus de trente ans a été à la tête d'une église, qui en se mettant au service de sa communauté accomplit l'œuvre de Dieu sur terre : loger les sans-abris, assister les nécessiteux, ouvrir des crèches, attribuer des bourses d'études, rendre visite aux prisonniers, réconforter les séropositifs et les malades atteints du sida.
Dans mon livre, Les Rêves de mon père, je décris mes premières impressions de l'église de la Trinity:
"L'assistance se mit à crier, à se lever, à taper des mains, et le vent puissant de son souffle emportait la voix du révérend jusqu'aux chevrons (...). Et dans ces simples notes - espoir ! - j'entendis autre chose. Au pied de cette croix, à l'intérieur des milliers d'églises réparties dans cette ville, je vis l'histoire de noirs ordinaires se fondre avec celles de David et Goliath, de Moïse et Pharaon, des chrétiens jetés dans la fosse aux lions, du champ d'os desséchés d'Ezékiel.
Ces histoires -de survie, de liberté, d'espoir- devenaient notre histoire, mon histoire ; le sang qui avait été versé était notre sang, les larmes étaient nos larmes. Cette église noire, en cette belle journée, était redevenue un navire qui transportait l'histoire d'un peuple jusqu'aux générations futures et jusque dans un monde plus grand.
Nos luttes et nos triomphes devenaient soudain uniques et universels, noirs et plus que noirs. En faisant la chronique de notre voyage, les histoires et les chants nous donnaient un moyen de revendiquer des souvenirs dont nous n'avions pas à avoir honte (…), des souvenirs que tout le monde pouvait étudier et chérir - et avec lesquels nous pouvions commencer à reconstruire."
Telle a été ma première expérience à Trinity. Comme beaucoup d'églises majoritairement noires, Trinity est un microcosme de la communauté noire : on y voit le médecin et la mère assistée, l'étudiant modèle et le voyou repenti.
Comme toutes les autres églises noires, les services religieux de Trinity résonnent de rires tapageurs et de plaisanteries truculentes. Et ça danse, ça tape des mains, ça crie et ça hurle, ce qui peut paraître incongru à un nouveau venu
L'église contient toute la tendresse et la cruauté, l'intelligence l'extrême et l'ignorance crasse, les combats et les réussites, tout l'amour et, oui, l'amertume et les préjugés qui sont la somme de l'expérience noire en Amérique.
Et cela explique sans doute mes rapports avec le Rev. Wright. Si imparfait soit-il, je le considère comme un membre de ma famille. Il a raffermi ma foi, célébré mon mariage et baptisé mes enfants.
Jamais dans mes conversations avec lui ne l'ai-je entendu parler d'un groupe ethnique en termes péjoratifs, ou manquer de respect ou de courtoisie envers les blancs avec qui il a affaire. Il porte en lui les contradictions - le bon et le mauvais- de la communauté qu'il sert sans se ménager depuis tant d'années.
Je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier la communauté noire, je ne peux pas plus le renier que je ne peux renier ma grand-mère blanche, une femme qui a fait tant de sacrifices pour moi, une femme qui m'aime plus que tout au monde, mais aussi une femme qui m'avouait sa peur des noirs qu'elle croisait dans la rue et que, plus d'une fois, j'ai entendu faire des remarques racistes qui m'ont répugné.
Ces personnes sont une partie de moi. Et elles font partie de l'Amérique, ce pays que j'aime.
D'aucuns verront ici une tentative de justifier ou d'excuser des propos tout à fait inexcusables. Je peux vous assurer qu'il n'en est rien. Je suppose qu'il serait plus prudent, politiquement, de continuer comme si de rien n'était, en espérant que toute l'affaire sera vite oubliée.
Nous pourrions faire peu de cas du Rev. Wright, et ne voir en lui qu'un excentrique ou un démagogue, tout comme certains l'ont fait dans le cas de Geraldine Ferraro, l'accusant, à la suite de ses récentes déclarations, de préjugé racial.
Mais je crois que ce pays, aujourd'hui, ne peut pas se permettre d'ignorer la problématique de race. Nous commettrions la même erreur que le Rev. Wright dans ses sermons offensants sur l'Amérique -en simplifiant, en recourant à des stéréotypes et en accentuant les côtés négatifs au point de déformer la réalité.
Le fait est que les propos qui ont été tenus et les problèmes qui ont été soulevés ces dernières semaines reflètent les aspects complexes du problème racial que n'avons jamais vraiment explorés - une partie de notre union qui nous reste encore à parfaire.
Et si nous abandonnons maintenant pour revenir tout simplement à nos positions respectives, nous n'arriverons jamais à nous unir pour surmonter ensemble les défis que sont l'assurance maladie, l'éducation ou la création d'emplois pour chaque Américain.
Pour comprendre cet état de choses, il faut se rappeler comment on en est arrivé là. Comme l'a écrit William Faulkner : "Le passé n'est pas mort et enterré. En fait il n'est même pas passé." Nul besoin ici de réciter l'histoire des injustices raciales dans ce pays
Mais devons nous rappeler que si tant de disparités existent dans la communauté afro-américaine d'aujourd'hui, c'est qu'elles proviennent en droite ligne des inégalités transmises par la génération précédente qui a souffert de l'héritage brutal de l'esclavage et de Jim Crow.
La ségrégation à l'école a produit et produit encore des écoles inférieures. Cinquante ans après Brown vs. The Board of Education, rien n'a changé et la qualité inférieure de l'éducation que dispensent ces écoles aide à expliquer les écarts de réussite entre les étudiants blancs et noirs d'aujourd'hui.
La légalisation de la discrimination -des noirs qu'on empêchait, souvent par des méthodes violentes, d'accéder a la propriété, des crédits que l'on accordait pas aux entrepreneurs afro-américains, des propriétaires noirs qui n'avaient pas droit aux prêts du FHA [Ndt : Federal Housing Administration, l'administration fédérale en charge du logement], des noirs exclus des syndicats, des forces de police ou des casernes de pompiers, a fait que les familles noires n'ont jamais pu accumuler un capital conséquent à transmettre aux générations futures.
Cette histoire explique l'écart de fortune et de revenus entre noirs et blancs et la concentration des poches de pauvreté qui persistent dans tant de communautés urbaines et rurales d'aujourd'hui.
Le manque de débouchés parmi les noirs, la honte et la frustration de ne pouvoir subvenir aux besoins de sa famille ont contribué a la désintégration des familles noires -un problème que la politique d'aide sociale, pendant des années, a peut-être aggravée. Le manque de service publics de base dans un si grand nombre de quartiers noirs -des aires de jeux pour les enfants, des patrouilles de police, le ramassage régulier des ordures et l'application des codes d'urbanisme, tout cela a crée un cycle de violence, de gâchis et de négligences qui continue de nous hanter.
C'est la réalité dans laquelle le Rev. Wright et d'autres Afro-Américains de sa génération ont grandi. Ils sont devenus adultes à la fin des années 50 et au début des années 60, époque ou la ségrégation était encore en vigueur et les perspectives d'avenir systématiquement réduites.
Ce qui est extraordinaire, ce n'est pas de voir combien ont renoncé devant la discrimination, mais plutôt combien ont réussi à surmonter les obstacles et combien ont su ouvrir la voie à ceux qui, comme moi, allaient les suivre.
Mais pour tous ceux qui ont bataillé dur pour se tailler une part du Rêve Américain, il y en a beaucoup qui n'y sont pas arrivés - ceux qui ont été vaincus, d'une façon ou d'une autre, par la discrimination.
L'expérience de l'échec a été léguée aux générations futures : ces jeunes hommes et, de plus en plus, ces jeunes femmes que l'on voit aux coins des rues ou au fond des prisons, sans espoir ni perspective d'avenir. Même pour les noirs qui s'en sont sortis, les questions de race et de racisme continuent de définir fondamentalement leur vision du monde.
Pour les hommes et les femmes de la génération du Rev. Wright, la mémoire de l'humiliation de la précarité et de la peur n'a pas disparu, pas plus que la colère et l'amertume de ces années.
Cette colère ne s'exprime peut-être pas en public, devant des collègues blancs ou des amis blancs. Mais elle trouve une voix chez le coiffeur ou autour de la table familiale. Parfois cette colère est exploitée par les hommes politiques pour gagner des voix en jouant la carte raciale, ou pour compenser leur propre incompétence.
Et il lui arrive aussi de trouver une voix, le dimanche matin à l'église, du haut de la chaire ou sur les bancs des fidèles. Le fait que tant de gens soient surpris d'entendre cette colère dans certains sermons du Rev. Wright nous rappelle le vieux truisme, à savoir que c'est à l'office du dimanche matin que la ségrégation est la plus évidente.
Cette colère n'est pas toujours une arme efficace. En effet, bien trop souvent, elle nous détourne de nos vrais problèmes, elle nous empêche de confronter notre part de responsabilité dans notre condition, et elle empêche la communauté afro-américaine de nouer les alliances indispensables à un changement véritable.
Mais cette colère est réelle, et elle est puissante, et de souhaiter qu'elle disparaisse, de la condamner sans en comprendre les racines ne sert qu'à creuser le fossé d'incompréhension qui existe entre les deux races.
Et de fait, il existe une colère similaire dans certaines parties de la communauté blanche. La plupart des Américains de la classe ouvrière et de la classe moyenne blanche n'ont pas l'impression d'avoir été spécialement favorisés par leur appartenance raciale.
Leur expérience est l'expérience de l'immigrant -dans leur cas, ils n'ont hérité de personne, ils sont partis de rien. Ils ont travaillé dur toute leur vie, souvent pour voir leurs emplois délocalisés et leurs retraites partir en fumée.
Ils sont inquiets pour leur avenir, ils voient leurs rêves s'évanouir; à une époque de stagnation des salaires et de concurrence mondiale, les chances de s'en sortir deviennent comme un jeu de somme nulle où vos rêves se réalisent au dépens des miens.
Alors, quand on leur dit que leurs enfants sont affectés à une école à l'autre bout de la ville, quand on leur dit qu'un Afro-Américain qui décroche un bon job ou une place dans une bonne faculté est favorisé à cause d'une injustice qu'ils n'ont pas commise, quand on leur dit que leur peur de la délinquance dans les quartiers est une forme de préjugé, la rancœur s'accumule au fil du temps.
Comme la colère au sein de la communauté noire qui ne s'exprime pas en public, ces choses qui fâchent ne se disent pas non plus. Mais elles affectent le paysage politique depuis au moins une génération.
C'est la colère envers la politique d'assistance de l'Etat-Providence et la politique de discrimination positive qui ont donné naissance à la Coalition Reagan. Les hommes politiques ont systématiquement exploité la peur de l'insécurité à des fins électorales. Les présentateurs des talk-shows et les analystes conservateurs se sont bâti des carrières en débusquant des accusations de racisme bidon, tout en assimilant les débats légitimes sur les injustices et les inégalités raciales à du politiquement correct ou du racisme a rebours.
Tout comme la colère noire s'est souvent avérée contre-productive, la rancœur des blancs nous a aveuglés sur les véritables responsables de l'étranglement de la classe moyenne -une culture d'entreprise où les délits d'initiés, les pratiques comptables douteuses et la course aux gains rapides sont monnaie courante ; une capitale sous l'emprise des lobbies et des groupes de pression, une politique économique au service d'une minorité de privilégiés.
Et pourtant, souhaiter la disparition de cette rancœur des blancs, la qualifier d'inappropriée, voire de raciste, sans reconnaître qu'elle peut avoir des causes légitimes -voila aussi qui contribue à élargir la fracture raciale et faire en sorte que l'on n'arrive pas à se comprendre.
Voilà où nous en sommes actuellement : incapables depuis des années de nous extirper de l'impasse raciale. Contrairement aux dires de certains de mes critiques, blancs ou noirs, je n'ai jamais eu la naïveté de croire que nous pourrions régler nos différends raciaux en l'espace de quatre ans ou avec une seule candidature, qui plus est une candidature aussi imparfaite que la mienne.
Mais j'ai affirmé ma conviction profonde-une conviction ancrée dans ma foi en Dieu et ma foi dans le peuple américain-qu'en travaillant ensemble nous arriverons à panser nos vieilles blessures raciales et qu'en fait nous n'avons plus le choix si nous voulons continuer d'avancer dans la voie d'une union plus parfaite.
Pour la communauté afro-américaine, cela veut dire accepter le fardeau de notre passé sans en devenir les victimes, cela veut dire continuer d'exiger une vraie justice dans tous les aspects de la vie américaine. Mais cela veut aussi dire associer nos propres revendications -meilleure assurance maladie, meilleures écoles, meilleurs emplois-aux aspirations de tous les Américains, qu'il s'agisse de la blanche qui a du mal à briser le plafond de verre dans l'échelle hiérarchique, du blanc qui a été licencié ou de l'immigrant qui s'efforce de nourrir sa famille.
Cela veut dire aussi assumer pleinement nos responsabilités dans la vie - en exigeant davantage de nos pères, en passant plus de temps avec nos enfants, en leur faisant la lecture, en leur apprenant que même s'ils sont en butte aux difficultés et à la discrimination, ils ne doivent jamais succomber au désespoir et au cynisme : ils doivent toujours croire qu'ils peuvent être maîtres de leur destinée.
L'ironie, c'est que cette notion si fondamentalement américaine -et, oui, conservatrice-de l'effort personnel, on la retrouve souvent dans les sermons du Rev. Wright. Mais ce que mon ancien pasteur n'a pas compris, c'est qu'on ne peut pas chercher à s'aider soi-même sans aussi croire que la société peut changer.
L'erreur profonde du Rev. Wright n'est pas d'avoir parlé du racisme dans notre société. C'est d'en avoir parlé comme si rien n'avait changé, comme si nous n'avions pas accompli de progrès, comme si ce pays -un pays ou un noir peut être candidat au poste suprême et construire une coalition de blancs et de noirs, d'hispaniques et d'asiatiques, de riches et de pauvres, de jeunes et de vieux-était encore prisonnier de son passé tragique. Mais ce que nous savons - ce que nous avons vu-c'est que l'Amérique peut changer. C'est là le vrai génie de cette nation. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l'espoir -l'audace d'espérer -pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.
Pour ce qui est de la communauté blanche, la voie vers une union plus parfaite suppose de reconnaître que ce qui fait souffrir la communauté afro-américaine n'est pas le produit de l'imagination des noirs ; que l'héritage de la discrimination -et les épisodes actuels de discrimination, quoique moins manifestes que par le passé- sont bien réels et doivent être combattus.
Non seulement par les mots, mais par les actes -en investissant dans nos écoles et nos communautés ; en faisant respecter les droits civils et en garantissant une justice pénale plus équitable ; en donnant à cette génération les moyens de s'en sortir, ce qui faisait défaut aux générations précédentes.
Il faut que tous les Américains comprennent que vos rêves ne se réalisent pas forcément au détriment des miens ; qu'investir dans la santé, les programmes sociaux et l'éducation des enfants noirs, bruns et blancs contribuera à la prospérité de tous les Américains.
En fin de compte, ce que l'on attend de nous, ce n'est ni plus ni moins ce que toutes les grandes religions du monde exigent -que nous nous conduisions envers les autres comme nous aimerions qu'ils se conduisent envers nous. Soyons le gardien de notre frère, nous disent les Ecritures. Soyons le gardien de notre sœur. Trouvons ensemble cet enjeu commun qui nous soude les uns aux autres, et que notre politique reflète aussi l'esprit de ce projet.
Car nous avons un choix à faire dans ce pays. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions intercommunautaires, les conflits et le cynisme. Nous pouvons aborder le problème racial en voyeurs -comme pendant le procès d'O.J. Simpson -, sous un angle tragique - comme nous l'avons fait après Katrina - ou encore comme nourriture pour les journaux télévisés du soir. Nous pouvons exploiter la moindre bavure dans le camp d'Hillary comme preuve qu'elle joue la carte raciale, ou nous pouvons nous demander si les électeurs blancs voteront en masse pour John McCain en novembre, quel que soit son programme politique.
Oui, nous pouvons faire cela.
Mais dans ce cas, je vous garantis qu'aux prochaines élections nous trouverons un autre sujet de distraction. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et rien ne changera.
C'est une possibilité. Ou bien, maintenant, dans cette campagne, nous pouvons dire ensemble : "Cette fois, non". Cette fois nous voulons parler des écoles délabrées qui dérobent leur avenir à nos enfants, les enfants noirs, les enfants blancs, les enfants asiatiques, les enfants hispaniques et les enfants amérindiens.
Cette fois nous ne voulons plus du cynisme qui nous répète que ces gosses sont incapables d'apprendre, que ces gosses qui nous ne ressemblent pas sont les problèmes de quelqu'un d'autre. Les enfants de l'Amérique ne sont pas ces gosses-là, mais ces gosses-là sont pourtant bien nos enfants, et nous ne tolérerons pas qu'ils soient laissés pour compte dans la société du vingt-et-unième siècle. Pas cette fois.
Cette fois nous voulons parler des files d'attente aux urgences peuplées de blancs, de noirs et d'hispaniques qui n'ont pas d'assurance santé, qui ne peuvent seuls s'attaquer aux groupes de pression mais qui pourront le faire si nous nous y mettons tous.
Cette fois nous voulons parler des usines qui ont fermé leurs portes et qui ont longtemps fait vivre honnêtement des hommes et des femmes de toute race, nous voulons parler de ces maisons qui sont maintenant à vendre et qui autrefois étaient les foyers d'Américains de toute religion, de toute région et de toute profession.
Cette fois nous voulons parler du fait que le vrai problème n'est pas que quelqu'un qui ne vous ressemble pas puisse vous prendre votre boulot, c'est que l'entreprise pour laquelle vous travaillez va délocaliser dans le seul but de faire du profit.
Cette fois, nous voulons parler des hommes et des femmes de toute couleur et de toute croyance qui servent ensemble, qui combattent ensemble et qui versent ensemble leur sang sous le même fier drapeau. Nous voulons parler du moyen de les ramener à la maison, venant d'une guerre qui n'aurait jamais dû être autorisée et qui n'aurait jamais dû avoir lieu, et nous voulons parler de la façon de montrer notre patriotisme en prenant soin d'eux et de leurs familles et en leur versant les allocations auxquelles ils ont droit.
Je ne me présenterais pas à l'élection présidentielle si je ne croyais pas du fond du cœur que c'est ce que veut l'immense majorité des Américains pour ce pays. Cette union ne sera peut-être jamais parfaite mais, génération après génération, elle a montré qu'elle pouvait se parfaire.
Et aujourd'hui, chaque fois que je me sens sceptique ou cynique quant à cette possibilité, ce qui me redonne le plus d'espoir est la génération à venir -ces jeunes dont les attitudes, les croyances et le sincère désir de changement sont déjà, dans cette élection, rentrés dans l'Histoire.
Il y a une histoire que j'aimerais partager avec vous aujourd'hui, une histoire que j'ai eu l'honneur de raconter lors de la commémoration de la naissance de Martin Luther King, dans sa paroisse, Ebenezer Baptist, à Atlanta.
Il y a une jeune blanche de 23 ans, du nom d'Ashley Baia, qui travaillait pour notre campagne à Florence, en Caroline du Sud. Depuis le début, elle a été chargée de mobiliser une communauté à majorité afro-américaine. Et un jour elle s'est trouvée à une table ronde où chacun, tour à tour, racontait son histoire et disait pourquoi il était là.
Et Ashley a dit que quand elle avait 9 ans sa maman a eu un cancer, et parce qu'elle avait manqué plusieurs jours de travail elle a été licenciée et a perdu son assurance maladie. Elle a dû se mettre en faillite personnelle et c'est là qu'Ashley s'est décidée à faire quelque chose pour aider sa maman.
Elle savait que ce qui coûtait le plus cher c'était d'acheter à manger, et donc Ashley a convaincu sa mère ce qu'elle aimait par-dessus tout, c'était des sandwichs moutarde-cornichons. Parce que c'était ce qu'il y avait de moins cher.
C'est ce qu'elle a mangé pendant un an, jusqu'à ce que sa maman aille mieux. Et elle a dit à tout le monde, à la table ronde, qu'elle s'était engagée dans la campagne pour aider les milliers d'autres enfants du pays qui eux aussi veulent et doivent aider leurs parents.
Ashley aurait pu agir différemment. Quelqu'un lui a peut être dit a un moment donné que la cause des ennuis de sa mère c'était soit les noirs qui, trop paresseux pour travailler, vivaient des allocations sociales, soit les hispaniques qui entraient clandestinement dans le pays. Mais ce n'est pas ce qu'elle a fait. Elle a cherché des alliés avec qui combattre l'injustice.
Bref, Ashley termine son histoire et demande a chacun pourquoi il s'est engagé dans la campagne. Ils ont tous des histoires et des raisons différentes. Il y en a beaucoup qui soulèvent un problème précis. Et pour finir, c'est le tour de ce vieillard noir qui n'a encore rien dit.
Et Ashley lui demande pourquoi il est là. Il ne soulève aucun point en particulier. Il ne parle ni de l'assurance maladie ni de l'économie. Il ne parle ni d'éducation ni de guerre. Il ne dit pas qu'il est venu à cause de Barack Obama. Il dit simplement : "Je suis ici à cause d'Ashley."
"Je suis ici à cause d'Ashley". A lui seul, ce déclic entre la jeune fille blanche et le vieillard noir ne suffit pas. Il ne suffit pas pour donner une assurance santé aux malades, du travail à ceux qui n'en n'ont pas et une éducation à nos enfants.
Mais c'est par là que nous démarrons. Par là que notre union se renforce. Et comme tant de générations l'ont compris tout au long des deux cent vingt et une années écoulées depuis que des patriotes ont signé ce document a Philadelphie, c'est par là que commence le travail de perfection."
Traduction de Didier Rousseau et de Françoise Simon
 
Ammon & Rousseau Translations, New York
 
Source : http://philippe-boulet-gercourt.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/03/20/l-integrale-du-discours-d-obama-en-francais.html

20:40 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 12 avril 2008

REALISME RENVERSANT !

Racisme ou réalisme ?

Pour votre lecture, et comme pour commémorer Martin Luther King, cette opinion sur les noirs, d'un certain Dee Lee, un blanc ...lue pour vous

"LES NOIRS NE LISENT PAS ET RESTERONT TOUJOURS NOS ESCLAVES.

Nous pouvons encore continuer à récolter des profits des Noirs sans effort physique de notre part.
Regardez les méthodes actuelles de maintien dans l'esclavage qu'ils s'imposent eux-mêmes: IGNORANCE, AVIDITÉ et ÉGOÏSME .

1. Leur IGNORANCE constitue la première arme de ce maintien en esclavage. Un grand homme une fois déclara « la meilleure façon de cacher quelque chose à un Noir est de la mettre dans un livre ». Nous vivons actuellement à l'Age de l'Information. Ils ont l'opportunité de lire n'importe quel livre sur quelque soit le sujet en rapport avec leurs efforts de lutte pour la liberté, mais ils refusent de lire.
Il y a d'innombrables livres facilement disponibles à Borders, à Barnes & Noble, à Amazon.com sans mentionner les librairies spécialisées pour Noirs qui fournissent des oeuvres de grande valeur susceptibles de leur permettre d'atteindre une certaine équité économique (qui devrait être en fait intégrée à leur lutte) mais peu d'entre eux lisent de façon soutenue, si jamais ils lisent, ils gardent les informations pour eux-mêmes et ensuite ils n'écrivent pas pour leur progéniture {ceux d'Afrique cachent les recettes de leurs ancêtres à leurs descendants préférant mourir avec. Les Noirs réfusent catégoriquement les religions de leurs propres Ancêtres ;leurs propres prophètes oubliés}.

2. L'AVIDITÉ est une autre puissante arme de contention. Les Noirs, depuis l'abolition de l'esclavage, ont eu de grandes sommes d'argent à leur disposition.

L'an dernier, seulement pour la période des fêtes de Noël et de fin d'année, ils ont dépensé 10 milliards de dollars des 450 milliards de dollars qui représentent leur revenu annuel (2,22%). N'importe qui d'entre nous peut les (noirs) utiliser comme un marché cible pour quelle que soit l'entreprise. Ils
viendront toujours y consommer.

Étant principalement des consommateurs ils agissent par avidité, poussés par le plaisir et le désir de toujours posséder. Ils veulent toujours en posséder davantage sans penser le moins du monde à épargner pour la progéniture ou à investir pour les générations suivantes.

Au lieu de démarrer une entreprise ils penseront de préférence à s'acheter de nouvelles paires de chaussures très chères.

Certains d'entre eux vont jusqu'à négliger leurs propres enfants pour se procurer les tout derniers modèles... TOMMY ou FUBU. Ils pensent jusqu'à présent que rouler en Mercedes et vivre dans une grande maison leur octroie un certain «statut» ou qu'ils ont réalisé le Rêve Américain. Ils sont fous !

De l'Europe, des USA, d'Afrique ...ils sont tous les mêmes ! La majorité de leurs frères croupissent encore dans la misère parce que leur avidité les empêche collectivement de constituer un lobby financier pour une meilleure communauté. Avec l'aide de BET, Black Entertainment Tonight, (une chaîne de télévision pour Noirs (ndlt)), et d'autres media télévisés du même genre qui leur apportent des images destructives dans leurs propres foyers, nous continuerons à tirer d'eux d'immenses profits comme ceux gagnés par TOMMY et NIKE.. (Tommy Hillfiger les a même insultés, déclarant qu'il ne voulait pas de leur argent.

Voyez cependant combien ils dépensent encore plus dans ses produits comme jamais ils ne l'ont fait auparavant !) Ils continueront de s'exhiber ainsi les uns devant les autres pendant que nous autres (blancs) nous construirons une communauté plus forte à partir des profits que nous réalisons d'eux.

3. L'ÉGOÏSME est enraciné en eux depuis les temps de l'esclavage et l'époque coloniale et c'est l'une des principales manières à travers lesquelles nous continuons à les y maintenir. L'un des leurs, Dubois, disait dans un livre, « le Dixième des Talents » (1/10), qu'il existait une désunion viscérale dans leur culture. Il était précis dans ses déductions qui stipulent qu'il y avait des éléments épars de leur culture qui avaient atteint une certaine forme de succès.

Cependant cette partie n'a pas bénéficié de l'amplitude de son oeuvre. Ils n'ont pas lu que « le Dixième des Talents » se donnait pour mission de leur permettre d'aider les 90% sans talents d'atteindre une meilleure qualité de vie.

Au contraire ces éléments ont crée une nouvelle catégorie de classe, la classe Buppie (que nous traduirions par parvenus) et ils regardent de haut les leurs ou bien les aident avec condescendance. La seule culture qui prend l'ascension chez eux c'est la culture de ramassage et de cueillette qui est nourrie par la semence de Caen, frère dAbel « le nivellement vers le bas ».

Leur ÉGOÏSME ne leur permet pas de travailler ensemble sur des projets pour atteindre des réalisations communes. Ils ne réaliseront jamais ce que nous avons accompli.

Quand ils se mettent ensemble ils laissent leur ego dominer leurs objectifs communs. Donc leurs prétendues organisations d'aide et de charité (...) semblent seulement promouvoir leurs noms sans apporter de réels changements au sein de la communauté. Ils sont heureux de siéger dans des conférences ou des conventions dans nos hôtels (Sheraton, Intercontinental, ..., discutant au sujet de ce qu'ils projettent de faire tout en récompensant par des plaques d'honneur et des titres les meilleurs orateurs mais non les meilleurs réalisateurs (ceux qui en fait agissent).

Y aura-t-il une fin à leur ÉGOÏSME ? Ils refusent obstinément de se rendre compte que unis ils pourraient accomplir beaucoup plus : TOGETHER EACH ACHIEVES MORE (TEAM) Ils ne comprennent pas qu'il n'y a pas mieux que des entités individuelles mises ensemble pour contribuer à une oeuvre commune.

En réalité beaucoup de ces Buppies {des parvenus} ne se rendent pas compte que « une seule signature suffit pour qu'ils redeviennent pauvres » et que deux chèques de paie les séparent de la pauvreté (ils sont à deux mois de salaire de la pauvreté). Et que tout cela est contrôlé par les plumes des blancs et leurs bureaux.. Une simple signature suffit !! (ndlt) Ainsi donc nous continuerons à les maintenir dans cet état :

a. aussi longtemps qu'ils refuseront de lire et partager l'information,
b. aussi longtemps qu'ils continueront d'acheter
tout ce qu'ils veulent pour satisfaire leur avidité de posséder,
c. et aussi longtemps qu'ils continueront de penser qu'ils «aident» leurs communautés en payant des cotisations à des organisations qui ne font pas plus que tenir d'extravagantes conventions dans nos hôtels (sic, Ndlr)

En passant, ne vous inquiétez pas qu'ils puissent lire cet article. Rappelez vous : ILS NE LISENT PAS, s'ils lisaient ça ne fait rien, ils sont amnésiques, c'est-à-dire ils oublient vite (pour eux le bourreau et la victime ont la même fosse).

Lu sur le Blog d'Edgar Yapo: http://leblogdedgaryapo.ivoire-blog.com/

10:35 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Etats-Unis d'Amérique, Informations diverses | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 11 avril 2008

QUE SERAIT DEVENU LE MONDE SANS LES NOIRS !

Noirocentrisme ? (*)

On raconte une histoire très amusante et très révélatrice à propos d’un groupe de Blancs qui en avaient marre des Noirs. Ces Blancs avaient décidé, d’un commun accord, de s’évader vers un monde meilleur. Ils étaient donc passés par un tunnel très sombre pour ressortir dans une sorte de zone nébuleuse au cœur d’une Amérique sans Noirs, où toute trace de leur passage avait disparue. Au début, ces Blancs poussèrent un soupir de soulagement. Enfin, se dirent-ils, finis les crimes, la drogue, la violence et le bien-être social. Tous les Noirs ont disparu.

Mais soudain, ils furent confrontés à une toute autre réalité, la nouvelle Amérique n’était plus qu’une grande terre aride et stérile. Les bonnes récoltes étaient rares car le pays s’était jusque là nourri grâce au travail des esclaves noirs dans les champs. Il n’y avait pas de villes avec d’immenses gratte-ciel, car Alexander Mills, un Noir, avait inventé l’ascenseur et, sans cette invention, on trouvait trop difficile de se rendre aux étages supérieurs. Il n’y avait pratiquement pas d’automobiles, car c’était Richard Spikes, un Noir, qui avait inventé la transmission automatique. Joseph Gammel, un autre Noir, avait inventé le système de suralimentation pour les moteurs à combustion interne, et Garret A.Morgan, les feux de circulation.

En outre, on ne trouvait plus de réseau urbain express, car son précurseur, le tramway, avait été inventé par un autre Noir, Elbert R. Robinson.Même s’il y avait des rues où pouvaient circuler automobiles et autres rames ferroviaires express ,elles étaient jonchées de papier et déchets, car Charles Brooks, un Noir, avait inventé la balayeuse motorisée. Il y avait très peu de magasines et de livres car John Love avait inventé le taille-crayon, William Purvis,la plume à réservoir, et Lee Burridge, la machine à écrire, sans compter W.A. Lovette avec sa nouvelle presse à imprimer. Vous l’avez deviné ?

Ils étaient tous des Noirs Même si les Américains avaient pu écrire des lettres, des articles et des livres, ils n’auraient pu les livrer par la poste, car William Barry avait inventé le tampon manuel et Phillip Downing, la boite aux lettres. Le gazon était jaunâtre et sec, car Joseph Smith avait inventé l’arrosoir mécanique, et John Burr, la tondeuse à gazon. Lorsque les blancs entrèrent dans leurs maisons, ils trouvèrent que celles-ci étaient sombres, pas étonnant, Lewis Latimer avait inventé la lampe électrique, Michael Ha rvey, la lanterne, GrantvilleT. Woods, l’interrupteur régulateur automatique. Enfin leurs maisons étaient toutes sales car Thomas W.Steward qui avait inventé la vadrouille(balai) , etLloyds P. Ray, le porte poussière, leurs enfants les accueillirent à la porte pieds nus, débraillés et les cheveux en broussaille, à quoi fallait-il s’attendre ?

Jan E. Matzelinger avait inventé La machine à formes de chaussures, Walter Sammons, le peigne, Sarah Boone,la planche à repasser, et George T.Samon, la sécheuse à linge. Les Blancs se résignèrent finalement à prendre, une bouchée, dans tout ce chambardement, mais pas de chance, la nourriture était devenue pourrie car c’était un autre Noir, John Standard, qui avait inventé le réfrigérateur. N’est-ce pas étonnant? Que serait le monde moderne sans contribution des Noirs? Martin Luther King Jr. a dit un jour ’Quand vous êtes prêts à partir pour le travail, sachez que la moitié de toutes les choses et de tous les appareils dont vous vous êtes servis avant de quitter votre maison a été inventée par des Noirs’.

Tout ça, pour vous dire chers frères et sœurs que l’histoire des Noirs ne se résume pas seulement à l’esclavage. Quand nous pensons à Fréderik Douglass, Martin LutherKing Jr, Malcolm X, Marcus Garvey et Du Bois. Diffusez ceci à tout le monde afin que tous sachent la vérité, c’est le minimum que nous puissions faire pour leur rendre hommage. Comme disait Bob Marley ’Time will tell’ (le temps le dira).

(*) Source Zinga
J'ai décidé de le publier, parcequ'il ne doit passer inaperçu...je crois. Faites comme moi.

Lu sur le Blog d'Edgar Yapo: http://leblogdedgaryapo.ivoire-blog.com/

23:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Etats-Unis d'Amérique, Informations diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 24 mars 2008

ENCORE BEN LADEN !

Lundi 06 Juillet 2007


Chers Tous,


Voici que les Américains s'y remettent: Le Président BUSH, le Directeur de la NSA (le Monsieur Sécurité des Etats-Unis), le Secrétaire d'Etat (le Ministre) à la Défense et les Services Secrets Américains parlent à nouveau de BEN LADEN et n'écartent pas la possibilité d'une nouvelle attaque de ce terroriste contre les Etats-Unis d'Amérique!
Franchement, c'est un peu gros. Voici un pays, le plus puissant du monde, au nez de qui un homme décébré frappe d'honnêtes citoyens à la tâche. Bilan: 3000 morts. Et on déploie une armada pas possible en Afghanistan, sans pouvoir, à aucun moment, lui mettre le grapin dessus et pire, sans pouvoir même le localiser avec précision.
Est-il mort ou vivant, nul ne peut le dire avec certitude mais, n'empêche, on continue d'exhiber son image comme un épouvantail à la face terrifiée des Américains.

Honnêtement, à quoi joue tout ce beau monde? L'incursion et l'intrusion dans la vie privée des Yankees par les Services Secrets, favorisées par des lois adoptées au forceps après le 11 Septembre 2001 pour, dit-on, pouvoir mieux traquer les terroristes, se trouvent justement être une arme redoutable entre les mains des Illuminatis pour contrôler les Etats-Unis d'Amérique, cette indispensable arme de pistage individuel appelée de tous leurs voeux par les Maîtres du Monde, aux States.

En toute franchise, je ne serai pas étonné qu'un autre attentat meurtrier frappe l'Amérique, dans les 6 mois qui arrivent, avec des dizaines de milliers de morts. C'est ainsi que les Illuminatis font avancer les lois qui leur permettent de mettre en place leurs états policiers et leur contrôle total 666.

Que DIEU garde et bénisse les Etats-Unis d'Amérique!

Dindé Fernand.

17:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique, Evènements de la fin des temps | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |