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dimanche, 06 janvier 2013

UNE RADIO RUSSE JUGE LA CPI: «A QUAND UNE NOUVELLE COUR PENALE INTERNATIONALE?»

 

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© Flickr.com/ekenitr/cc-by-nc

           
Cette question est récurrente depuis déjà un certain temps... Il est alarmant de voir la manière d’agir de la «Cour pénale internationale» (CPI), censée représenter la justice dans un monde où bien souvent les droits fondamentaux ne sont pas respectés, quand ils ne sont pas carrément violés.
 
 
Pourtant, au fil des ans, rien ne change. Au contraire, tout ne fait qu’empirer. Si l’on observe les différents procès mis en scène par la CPI, on ne peut que mettre en doute l’objectivité de cette institution et les valeurs qu’elle défend. La nationalité des détenus est un exemple éloquent de la partialité de la CPI. Selon ses juges, les seuls criminels du monde sont des Serbes et des Africains. Et leurs crimes? Souvent, ils sont accusés d’avoir défendu avec trop de «zèle» leurs propres peuples et d’avoir refusé de se soumettre aux puissances traditionnelles.
 
Le cas du président Ivoirien déchu, Laurent Gbagbo, en est une démonstration flagrante. Laurent Gbagbo est emprisonné à la CPI, pendant que les vrais criminels, responsables de massacres de milliers de civils non seulement se promènent librement, mais sont reçus en amis par les gouvernements occidentaux. Rejeter toute domination et revendiquer sa souveraineté est un crime suffisamment grave pour se retrouver un jour devant la CPI. Car la CPI ne reconnaît pas la souveraineté nationale des États (ou plutôt de certains États). C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles la Chine est ouvertement hostile à la CPI. La Russie a quant à elle exprimé maintes fois ses inquiétudes quant à l’objectivité de ce tribunal.
 
Au-delà des apparences, que représente véritablement la Cour pénale internationale? Un tribunal aux ordres des puissances occidentales, rien de plus. En témoigne la vidéo d’une récente «conférence» à laquelle participaient MM. McCain et Bernard-Henri Lévy. Cette conférence traitait notamment de la nécessité d’une intervention militaire en Syrie et de la position dominante des Etats-Unis dans la région. BHL affirmait qu’une intervention militaire en Syrie était aujourd’hui plus indispensable que l’opération libyenne. Le «brave guerrier» McCain insistait sur le leadership américain «réclamé désespérément par toute la région du Moyen-Orient». Tout cela rappellerait un sketch joué par deux clowns, si derrière des dizaines de milliers de vies n’étaient pas en jeu. McCain et BHL font penser à deux parasites dont la soif de sang n’est jamais étanchée. Bush, McCain, Netanyahou, Cameron, Sarkozy et leur ami philosophe BHL sont-ils supérieurs aux autres? Sont-ils réellement des élus comme ils le pensent? Le temps n’est-il pas venu de juger tous ces criminels et leurs acolytes? La question est plus que pertinente.
 
Il est grand temps de remettre les choses en ordre. Tant que la «justice» mondiale sera rendue par cette clique, il ne faut pas espérer la paix. Les parasites buveurs de sang humain ne peuvent continuer éternellement de faire ce que bon leur semble, assurés qu’ils n’auront jamais de comptes à rendre. C’est pourquoi la création s’impose d’une nouvelle Cour pénale internationale. Plusieurs personnalités politiques du monde entier, y compris en Russie, ont déjà exprimé leur soutien à cette idée. Certes rien n’est facile. Et les obstacles si nombreux, comme le disait un ami. Mais avec de la volonté, ils peuvent être surmontés. A plus forte raison si un groupe de pays parvient à mettre en œuvre ce projet. Cela réglerait-il tous les problèmes de notre monde? Peut-être pas immédiatement. Mais cela y contribuerait grandement et confirmerait définitivement qu’un monde multipolaire a bel et bien émergé.
 
 
Mikhail Gamandiy-Egorov, Rédaction en ligne de Radio La Voix de la Russie, Moscou, le 14 décembre 2012.



vendredi, 04 janvier 2013

INCROYABLE MAIS VRAI: CHRIS BROWN, RIHANNA, LES KORAS, HAMED BAKAYOKO, ALASSANE OUATTARA ET LE DRAME DU PLATEAU!

 

 

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Tout commence lorsque le promoteur des Koras, Monsieur Ernest Adjovi contacte l’entourage de Chris Brown pour un double concert à Abidjan dans le cadre de la célébration de la musique africaine. L’évènement est financé à hauteur de 1 milliard de francs   CFA par le gouvernement ivoirien et le cachet du jeune loup de la musique américaine s’élève à 500 millions de nos francs pour ces deux spectacles : la prestation au stade Félix Houphouët Boigny et à la cérémonie de la remise des Koras à l’hôtel Ivoire.

L’anniversaire de Ouattara et son cadeau

Les koras coïncident cette année avec l’anniversaire du chef du régime ivoirien Alassane Ouattara qui serait né le 1er Janvier à Dimbokro. Hamed Bakayoko, son ministre de l’intérieur en délicatesse avec son patron depuis quelques semaines à cause du don de 12 millions à des policiers qui avaient abattu des braqueurs présumés (ce don avait en effet soulevé un grand tolet dans l’opinion nationale et international – le célèbre magazine panafricain Jeune Afrique y avait consacré un article retentissant) y voit un moyen de se faire pardonner sa bourde sachant son mentor très attiré par ce genre de mondanité.

Contact est donc pris avec l’artiste afin de programmer une soirée privée. Mais en plus de Chris Brown, Hamed Bakayoko souhaite la présence de Rihanna, la petite amie à l’artiste qui est aussi mondialement connu pour ses chansons à succès. Le deal est conclu: Chris Brown sera présent à l’anniversaire d’Alassane Ouattara avec sa petite amie Rihanna pour un cachet de 10 millions de dollars – nous n’inventons rien en ce qui concerne le montant et cela est vérifiable sur ce site internet américain qui relaie l’information à propos du concert privé:

(http://hollywoodlife.com/2012/12/31/chris-brown-rihanna-new-years-eve-concert-africa/)

Même s’il ne précise pas le client pour lequel il a convié 800 invités prestigieux à la très select station balnéaire d’Assinie, située à 80 km d’Abidjan.

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Le fiasco des Koras, l’anniversaire du Chef et le drame du Plateau

La cérémonie des Kora organisée en terre ivoirienne est un vrai fiasco. Le gouvernement ivoirien qui a fortement politisé cet événement culturel en le vendant comme un moyen de ‘’repositionner la Cote d’Ivoire’’ à l’international n’a que ses yeux pour pleurer. Les ivoiriens, comme s’il s’étaient passé le mot boycottent l’événement non seulement à cause du prix exorbitant des tickets d’entrée mais aussi parce qu’ils estiment que ce n’est pas la réponse adéquate aux problèmes quotidiens qui les assaillent. Les artistes africains tels que Patience Dabany venus pour l’événement retournent chez eux sans y avoir participé dénonçant le report de la date dû au retard de Chris Brown. Le stade Félix Houphouët Boigny malgré la gratuité décrétée tard dans la soirée pour faire le plein reste désespérément vide. La salle de l’hôtel ivoire est clairsemé et pire des humiliations, Chris Brown n’y met pas les pieds. Cela n’entache cependant pas la détermination du ‘’milliardaire africain’’ qui tient à faire plaisir à son chef comme à l’époque féodale.

C’est donc dans la gaité que Alassane Ouattara et ses invités passent la nuit du 31 décembre 2012 entre les mélodies de Chris Brown et les déhanchés sexy de Rihanna tandis que les ivoiriens sont invités à un feu d’artifice géant dans la commune du Plateau par le district d’Abidjan. Obnubilé par la réussite de la fête du chef de l’état, Hamed Bakayoko, le ministre de l’intérieur ‘’oubliera’’ de prendre les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des nombreux ivoiriens qui ont fait le déplacement cette nuit là.

Et le drame se produit…

Conséquence de la légèreté du ministre de l’intérieur, les ivoiriens sont assommés le matin du 1er janvier en apprenant que 60 personnes ont péri dans une ‘’bousculade’’ lors des feux d’artifice du Plateau qui ont aussi entrainés 200 blessés. C’est la désolation au sein de la population qui s’explique difficilement le peu de sérieux que le régime Ouattara accorde à leur sécurité. Pendant ce temps, aucune sanction n’est prise au sommet de l’état. Bien au contraire le régime promet deux feux d’artifice pour l’année prochaine avec peut être Madona à l’anniversaire du Grand Chef. Pendant que les ivoiriens pleurent leurs morts, et constatent l’augmentation du prix du carburant et du gaz butane, Chris Brown quitte Abidjan avec sa belle Rihanna à bord d’un jet privé affrété par le ‘’milliardaire africain’’ sous le coup de 13h GMT avec ses 10 millions de dollars.

 

Sur la page Facebook Jacques Roger Show

 

Source: Le blog de Steve Beko

samedi, 29 décembre 2012

LE CARTEL DE LA RESERVE FEDERALE: LES HUIT FAMILLES (PARTIE 2)

 

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Les francs-maçons et la maison Rothschild - Par Dean Henderson
 

En 1789, Alexandre Hamilton devint le premier secrétaire au trésor (NdT : ministre des Finances) des États-Unis d’Amérique. Hamilton était un des nombreux pères fondateurs franc-maçons. Il avait des relations étroites avec la famille Rothschild, qui était propriétaire de la Banque d’Angleterre et était le leader du mouvement franc-maçon européen.
 
Georges Washington, Benjamin Franklin, John Jay, Ethan Allen, Samuel Adams, Patrick Henry, John Brown, et Roger Sherman étaient tous franc-maçons. Roger Livingston aida Sherman et Franklin a écrire la déclaration d’indépendance des États-Unis. Il donna à George Washington ses vœux de prises de fonction alors qu’il était le grand maître de la grande loge maçonnique de New York. Washington lui-même était le grand maître de la loge de Virginie. Des généraux de la Révolution américaine, 33 étaient des franc-maçons.
 
Ceci était très symbolique puisque les maçons du 33ème degré deviennent Illuminés [1]. Les pères fondateurs populistes emmenés par John Adams, Thomas Jefferson, James Madison et Thomas Paine, dont aucun n’était franc-maçon, voulaient couper complètement les ponts avec la couronne britannique, mais furent subjugués par la faction maçonnique emmenée par Washington, Hamilton et le grand maître de la loge St Andrews de Boston, le général Joseph Warren, qui voulurent « défier le parlement, mais rester loyal à la couronne ». La loge St Andrews était au cœur de la franc-maçonnerie du Nouveau Monde et commença à distribuer des degrés de chevaliers du temple en 1769 [2].
 
Toutes les loges maçonniques américaines sont jusqu’à aujourd’hui garanties par la couronne britannique, qu’elles servent en tant que centre de renseignement global et de réseau de contre-révolution et de subversion. Leur initiative la plus récente est le programme maçonnique d’identification infantile (NdT : CHIP, pour Child Identification Program). D’après Wikipédia, les programmes CHIP donnent l’opportunité aux parents de créer gratuitement un kit de matériaux d’identification de leur enfant. Ce kit contient une carte avec les empreintes digitales, une description physique, une vidéo, un DVD de l’enfant, une impression dentaire et un échantillon d’ADN.
 
Le premier congrès continental se rassembla à Philadelphie en 1774 sous la présidence de Peyton Randolph, qui succéda à Washington comme grand maître de la loge de Virginie. Le second congrès eut lieu en 1775 sous la présidence du franc-maçon John Hancock. Le frère de Peyton, William, lui succéda comme grand maître de la loge et devint le chef de file des supporteurs de la centralisation et du fédéralisme à la première convention de 1787. Le fédéralisme qui est au cœur de la constitution américaine est identique au fédéralisme exprimé dans la constitution franc-maçonne Anderson de 1723. William Randolph devint le premier ministre de la Justice de la nation et secrétaire d’État de Georges Washington.
 
Sa famille retourna en Angleterre, loyale à la couronne. John Marshall, le premier juge de la Cour suprême de la nation, était aussi un franc-maçon [3].
 
Quand Benjamin Franklin voyagea en France pour trouver un financement pour les révolutionnaires américains, tous ses meetings eurent lieu dans les banques Rothschild. Il passa des contrats d’armement avec un franc-maçon allemand, le baron Von Steuben. Ses comités de correspondance opéraient au travers des couloirs de communication maçonniques et étaient en parallèle d’un réseau d’espionnage britannique.
 
En 1776, Franklin devint le de facto ambassadeur en France. En 1779, il devint le grand maître de la loge française des Neuf Sœurs, à laquelle appartenaient John Paul Jones et Voltaire. Franklin était aussi un membre de la plus secrète loge royale des commandeurs du temple ouest de Carcassonne, dont un des membres était Frederick Prince de Galles. Tandis qu’il prêchait la tempérance aux États-Unis, il s’encanaillait allègrement avec ses frères de loge en Europe. Franklin servit de 1750 à 1775 comme receveur général, un rôle souvent relégué aux espions britanniques [4].
 
Avec le financement de Rothschild, Alexandre Hamilton fonda deux banques à New York, dont la banque de New York [5]. Il mourut dans un duel au pistolet avec Aaron Burr, qui fonda la banque de Manhattan avec l’aide financière de Kuhn Loeb. Hamilton incarnait le dédain que les huit familles vouaient au commun des gens en disant : « Toutes les communautés se divisent entre le peu et le nombreux. Les premiers sont les riches et les bien-nés, les autres la masse du peuple… Les gens sont turbulents et changent sans cesse ; ils ne peuvent bien juger que très rarement. Il faut donc donner à la première classe une part distinctive et permanente du pouvoir. Ils équilibreront le manque de stabilité de la seconde classe [6]. »
 
Hamilton ne fut que le premier d’une série de huit familles inféodées à devenir secrétaire au Trésor. Plus récemment, le secrétaire au Trésor de Kennedy était Douglas Dillon, venant de la famille Dillon Read (maintenant partie de UBS Warburg). Les secrétaires de Nixon David Kennedy et William Simon provenaient respectivement de la banque continentale de l’Illinois (maintenant sous contrôle de la Bank of America) et Salomon Frères (aujourd’hui partie de Citigroup). Le secrétaire au trésor de Carter Michaël Blumenthal venait de Goldman Sachs ; celui de Ronald Reagan, Donald Regan, venait de Merill Lynch (maintenant Bank of America) ; celui de Bush père Nicholas Brady venait de Dillon Read (UBS Warburg) ; les deux secrétaires au trésor de Clinton et de Bush fils, respectivement Robert Rubin et Henry Paulson, venaient de Goldman Sachs ; Tim Geithner sous Obama venait de Kissinger Associates et fut président de la Banque fédérale de New York.
 
Thomas Jefferson a toujours défendu l’idée que les États-Unis devaient avoir une banque centrale publique de telle sorte que les monarques européens et les aristocrates ne puissent pas utiliser l’impression de la monnaie pour contrôler les affaires de la nation. Jefferson, de manière visionnaire, déclara : « Un pays qui attend de rester ignorant et libre, attend ce qui n’a jamais existé et n’existera jamais. Il n’y a pas un roi sur cent qui, s’il le pouvait, ne suivrait pas l’exemple des pharaons en prenant d’abord tout l’argent du peuple, puis toutes les terres pour faire du peuple et de ses enfants ses serviteurs à tout jamais… Les établissements banquiers sont plus dangereux que les armées ennemies. Ils ont déjà levé une aristocratie de l’argent. »
 
Jefferson observa la prise de contrôle des États-Unis par la conspiration euro-bancaire. Il déclara : « Des actes de tyrannie simple peuvent être attribués à la conjoncture du moment, mais une série d’oppressions a débuté à un moment précis et de manière inaltérable au cours des changement de ministères et qui prouve de manière trop évidente le plan systémique de nous réduire tous en esclavage [7]. »
 
Mais les arguments de Hamilton sponsorisés par Rothschild en faveur d’une banque centrale états-unienne privée l’emportèrent. En 1791, la Banque des États-Unis (que nous nommerons dorénavant ici BEU, NdT) fut fondée, avec les Rothschild pour actionnaires principaux. La charte de la banque devait expirer en 1811. L’opinion publique souhaitait révoquer la carte et la remplacer par une banque centrale publique de type jeffersonien. Le débat fut repoussé alors que la nation fut plongée par les banquiers européens dans la guerre de 1812. Dans un climat de peur et de détresse économique, la charte de la BEU fut renouvelée jusqu’en 1816.
 
Old Hickory, Honest Abe & Camelot
 
En 1828, Andrew Jackson se présenta à la présidence des États-Unis. Tout au long de sa campagne électorale, il fustigea les banquiers internationaux qui contrôlaient la BEU. Jackson râlait : « Vous êtes un nid de vipères. J’ai l’intention de vous exposer et par dieu éternel, je vais vous extirper de là. Si le peuple comprenait le niveau d’injustice amené par notre système bancaire, il y aurait une révolution avant demain matin. »
 
Jackson gagna les élections et révoqua la charte de la BEU.
 
« L’acte de la charte semble être basé sur l’idée erronée que les actionnaires actuels de la banque ont un droit prescriptif sur non seulement les faveurs du gouvernement, mais aussi sur ses récompenses.. Pour leur profit, l’acte exclut le peuple américain de la compétition à l’achat de ce monopole. Les actionnaires actuels et ceux qui héritent de leurs droits en tant que successeurs, établissent un ordre privilégié, habillé de grande puissance politique et jouissent d’immense avantages pécuniaires de par leur connexion avec le gouvernement.
 
N’y aurait-il pas péril en la demeure si par les vertus d’un tel acte légal qui concentre l’influence dans les mains d’un directoire auto-élu, dont les intérêts s’identifient à ceux d’actionnaires étrangers. N’y aurait-il pas sujet à trembler pour l’indépendance de notre pays en guerre… pour contrôler notre monnaie, recevoir nos budgets publics et retenir l’indépendance de milliers de nos citoyens ; ceci serait plus dangereux et plus formidable que la puissance militaire et navale de l’ennemi. Il est regrettable que les riches et puissants plient trop souvent pour leur seul profit les actes du gouvernement… Pour rendre les riches plus riches et plus puissants. Beaucoup de nos riches citoyens ne sont pas satisfaits de la protection égalitaire et des bénéfices égaux, ils nous ont en revanche induit à les rendre plus riches par actes du congrès. J’ai rempli mon devoir envers mon pays [8]. »
 
Le populisme prévalut et Jackson fut ré-élu. En 1835, il fut la cible d’une tentative d’assassinat. Le tireur était un certain Richard Lawrence qui confessa qu’il « était en contact avec des puissances en Europe [9] ».
 
En 1836, Jackson refusa toujours de renouveler la charte de la BEU. Sous son mandat, la dette nationale états-unienne revint à zéro pour la première et dernière fois de l’histoire de notre nation. Ceci rendit furieux les banquiers internationaux, qui dérivent une grosse partie de leurs revenus du repaiement des intérêts de la dette des nations. Le président de la BEU Nicholas Biddle coupa le robinet des fonds au gouvernement états-uniens en 1842, plongeant le pays dans une dépression économique. Biddle était un agent de la banque de Paris Jacob Rothschild [10]. De plus, la guerre avec le Mexique fut également déclenchée contre Jackson. Quelques années plus tard, la guerre civile fut déclenchée, avec les banquiers de Londres finançant le Nord et les banquiers de France finançant le Sud.
 
La famille Lehman fit une fortune en passant des armes au sud et du coton au nord. En 1861, les États-Unis étaient de nouveau endettés de 100 millions de dollars. Le nouveau président Abraham Lincoln se joua lui aussi des banquiers européens en faisant imprimer les fameux Lincoln Greenbacks pour payer les factures de l’armée du Nord.
 
Le journal des Rothschild Times of London écrivit :
 
« Si cette politique malicieuse qui a son origine dans la république d’Amérique du nord, devait devenir à la longue une réalité fixe, alors ce gouvernement pourra fournir sa propre monnaie sans coût. Il paiera ses dettes et sera sans dette. Il aura tout l’argent nécessaire pour subvenir à son commerce. Il deviendra prospère au-delà de tout ce qui a été vu jusqu’ici dans l’histoire des gouvernements civilisés du monde. Le savoir-faire et la richesse de tous les pays ira en Amérique du Nord. Ce gouvernement doit être détruit ou il va détruire toutes les monarchies de la planète [11]. »
 
Le pamphlet périodique des euro-banquiers Hazard Circular fut dénoncé par les populistes en colère. Le périodique déclarait :
 
« La grande dette que les capitalistes vont créer est faite de la dette générée par la guerre et doit être utilisée pour contrôler la valeur de la monnaie. Pour ce faire, des bons du trésor doivent être imprimés et utilisés comme base bancaire. Nous attendons maintenant le secrétaire au trésor Salmon chase qui doit faire cette recommandation. Cela ne permettra pas de faire circuler les greenbacks comme monnaie, car nous ne pouvons pas contrôler cela. Nous contrôlons les bons du trésor et à travers eux le système bancaire. »
 
La loi sur la banque nationale de 1863 réinstaura la banque privée centrale américaine et des bons de guerre de Chase furent émis. Lincoln fut ré-élu l’année suivante, jurant de répudier cette loi après avoir pris ses fonctions en 1865. Avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit, Lincoln fut assassiné au théâtre Ford par John Wilkes Booth. Booth avait des connexions importantes avec les banquiers internationaux. Sa petite fille écrivit un livre, Cet acte fou, qui décrit dans le détail les relations de Booth et ses contacts avec « de mystérieux européens » juste avant l’assassinat de Lincoln.
 
Après avoir tiré sur Lincoln, Booth fut aidé par des membres d’une société secrète connue sous le nom de Chevaliers du Cercle doré (CCD). Cette société avait d’étroites relations avec la société française des saisons, qui produisit Karl Marx. Les CCD ont fomenté beaucoup de la tension qui causa la guerre civile, et le président Lincoln avait ciblé particulièrement ce groupe. Booth était membre des CCD et était connecté par le truchement du secrétaire d’État de la confédération Judah Benjamin à la maison des Rothschild. Benjamin s’enfuit en Angleterre après la guerre civile [12].
 
Près d’un siècle après l’assassinat de Lincoln pour avoir fait imprimer les greenbacks, le président John F. Kennedy se trouva lui aussi sous les feux des huit familles.
 
Kennedy avait annoncé une « descente » sur les paradis fiscaux et proposa une augmentation des impôts pour les grandes compagnies minières et pétrolières. Il supportait l’élimination des vides juridiques qui permettaient l’évasion fiscale des super-riches. Ses politiques économiques furent publiquement attaquées par le magazine Fortune, le Wall Street Journal et à la fois David et Nelson Rockefeller. Même le propre secrétaire au Trésor de Kennedy Douglas Dillon, qui venait de la banque d’affaires Dillon Read (UBS Warburg) s’opposa aux propositions de Kennedy [13].
 
Image illustrative de l'article Réserve fédérale des États-Unis
 
Le destin de Kennedy fut scellé en juin 1963, quand il autorisa l’impression par son département du Trésor de la somme de 4 milliards de dollars dans une tentative de contre-balancer le taux d’intérêt usurier pratiqué par la clique des banquiers internationaux en contrôle de la banque privée de la Réserve fédérale. La femme de Lee Harvey Oswald, qui fut abattu par Jack Ruby, lui-même abattu, dit à l’écrivain A. J. Weberman en 1994 : « La réponse à l’assassinat de Kennedy est à chercher avec la banque fédérale. Ne sous-estimez pas ceci. Il est faux de blâmer l’assassinat sur Angleton et la CIA seulement. Ils ne sont qu’un doigt de la même main. Les gens qui fournissent l’argent sont au dessus de la CIA [14]. » Par le zèle du nouveau président Lyndon Johnson, qui de suite hypertrophia la guerre du Vietnam, les États-Unis s’enfoncèrent bien plus dans la dette. Ses citoyens furent terrorisés à garder le silence. S’ils peuvent tuer le président, ils peuvent tuer n’importe qui.
 
La maison Rothschild
 
La maison hollandaise des Orange fonda la Banque d’Amsterdam, première banque centrale de l’histoire mondiale, en 1609. Le prince William d’Orange se maria dans la maison anglaise des Windsor, prenant pour épouse Marie, la fille du roi James II. La confrérie de l’ordre d’Orange, qui a fomenté récemment la violence protestante en Irlande du Nord, mit William III sur le trône d’Angleterre d’où il régna sur à la fois l’Angleterre et la Hollande. En 1694, William III fit alliance avec l’aristocratie britannique pour lancer officiellement la Banque d’Angleterre. La vieille dame de la rue du Chas d’aiguille, comme est connue la Banque d’Angleterre, est entourée de murs de 9 mètre de haut. Trois étages en dessous est stocké la réserve d’or la plus importante au monde [15].
 
Les Rothschild et leurs partenaires consanguinement dégénérés des huit familles prirent le contrôle graduel de la banque d’Angleterre. L’établissement quotidien de la valeur de l’or à Londres s’effectua à la banque N. M. Rothschild jusqu’en 2004. Comme l’assistant gouverneur de la banque d’Angleterre Georges Blunden le fit remarquer : « La peur est ce qui rend la puissance de la banque si acceptable. La banque est capable d’exercer son influence quand les gens sont dépendants de nous et ont peur de perdre leurs privilèges, ou quand ils ont peur [16]. »
 
Mayer Amschel Rothschild vendit les mercenaires allemands hessiens du gouvernement britannique pour combattre contre les révolutionnaires américains, envoyant les dividendes à son frère Nathan à Londres, où la banque Nathan and Meyer Rothschild & fils (NdT : connue sous le vocable N. M. Rothschild) était établie. Mayer était un élève sérieux de Cabala et commença sa fortune avec de l’argent soutiré d’un administrateur royal de William IX opérant dans la région du Hesse-Kassel, et franc-maçon notoire.
 
Barings, contrôlée par Rothschild, domina le commerce de l’opium chinois et des esclaves africains. Il finança l’achat de la Louisiane (NdT : à Napoléon). Quand plusieurs états refusèrent de payer leurs dettes, Barings soudoya Daniel Webster pour faire des discours prônant le repaiement des dettes. Les États tinrent leur ligne de refus, et en 1842, la maison Rothschild coupa le robinet d’argent plongeant les États-unis dans une dépression. Il a souvent été dit que la fortune des Rothschild dépendait de la banqueroute des nations. Mayer Amschel Rothschild déclara : « Je ne m’intéresse pas de savoir qui contrôle les affaires d’une nation, aussi loin que je puisse contrôler sa monnaie. »
 
La guerre ne fut pas néfaste à la fortune familiale non plus. La maison des Rothschild finança la guerre de Prusse, la guerre de Crimée et la tentative britannique de saisir le canal de Suez aux Français. Nathan Rothschild fit un gros pari financier sur Napoléon à la bataille de Waterloo, tout en finançant également la campagne péninsulaire du duc de Wellington contre ce même Napoléon. Les deux guerres aux États-Unis contre le Mexique et la guerre civile, furent de véritables mines d’or pour la famille.
 
Une biographie de la famille Rothschild mentionne une réunion à Londres où un « syndicat banquier international » décida de monter le Nord contre le Sud des États-Unis comme partie intégrante de la stratégie du « diviser pour mieux régner ». Le chancelier allemand Otto Von Bismark dit : « La division des Etats-Unis en des fédérations de force égale fut décidée bien avant la guerre civile. Les banquiers craignaient que les États-Unis dérangent leur domination financière du monde. La voix des Rothschild prévalut. » Le biographe de la famille Derek Wilson dit que la famille était le banquier officiel européen pour le gouvernement états-unien et un grand supporteur de la BEU [17].
 
Un autre biographe Neill Fergusson nota un «vide substantiel et non expliqué» dans la correspondance des Rothschild entre 1854 et 1860. Il a dit que toutes les copies des lettres émanant des Rothschild de Londres pendant la période de la guerre civile américaine «furent détruites sur ordre de partenaires successifs [18]».
 
Des troupes françaises et britanniques avaient encerclé les États-Unis au faîte de la guerre civile. Les britanniques envoyèrent 11 000 soldats au Canada, contrôlé par la couronne britannique et qui protégeait les agents confédérés. Napoléon III de France installa un membre de la famille autrichienne des Habsbourg, l’archiduc Maximilien, comme empereur marionnette du Mexique, où les troupes françaises se massèrent à la frontière avec le Texas. Seule l’envoi et le déploiement à la 25ème heure de deux navires de guerre russes par le Tsar Alexandre II allié des États-Unis en 1863, empêcha une re-colonisation des États-Unis [19].
 
La même année le Chicago Tribune écrivit : « Belmont (Auguste Belmont était un agent des Rothschild et avait une course de chevaux de la triple couronne nommée après lui) et les Rothschild… qui ont acheté les bons de guerre confédérés… »
 
Salomon Rothschild dit de Lincoln mort : « Il rejette toute forme de compromis. Il a l’apparence d’un paysan et ne peut raconter que des histoires de bars. » Le baron Jacob Rothschild était tout aussi flatteur à l’égard des citoyens américains, il commenta un jour au ministre états-unien envoyé en Belgique Henry Sanford à propos du plus d’un demi million de citoyens américains qui moururent lors de la guerre civile : « Quand votre patient est désespérément malade, vous essayez des mesures désespérées, y compris les saignées. » Salomon et Jacob ne faisaient que continuer une tradition familiale. Quelques générations auparavant Mayer Amschel Rothschild avait dit à propos de sa stratégie d’investissement : « Lorsque les rues de Paris sont inondées de sang… J’achète [20]. »
 
Les fils de Mayer Rothschild étaient connus sous le nom des cinq de Francfort.
 
Le plus vieux, Amschel, s’occupa de la banque de Francfort avec son père, tandis que Nathan géra les affaires de Londres. Le plus jeune, Jacob, fut envoyé à Paris, tandis que Salomon dirigea la branche de Vienne et Karl celle de Naples. L’écrivain Frederick Morton estime que dès 1850, les Rothschild pesaient 10 milliards de dollars [21]. Quelques chercheurs pensent que leur fortune aujourd’hui s’élèverait à plus de cent mille milliards de dollars.
 
Les Warburg, Kuhn Loeb, Goldman Sachs, Schiff, Rothschild, se sont mariés entre eux et forment une heureuse famille bancaire. La famille Warburg qui contrôle la Deutsche Bank et la BNP se lia avec les Rothschild en 1814 à Hambourg, tandis que la puissante Jacob Schiff des Kuhn Loeb partagea ses quartiers avec les Rothschild dès 1785.
 
Schiff immigra aux États-Unis en 1865. Il joignit ses forces à Abraham Kuhn et maria la fille de Salomon Loeb. Loeb et Kuhn épousèrent les sœurs de l’un et de l’autre ; ainsi fut scellée la dynastie Kuhn-Loeb. Felix Warburg se maria avec la fille de Jacob Schiff. Deux filles Goldman marièrent deux fils de la famille Sachs, créant ainsi Goldman Sachs. En 1806, Nathan Rothschild maria la plus âgée des filles de Levi Barent Cohen, un financier de renom à Londres [22]. Ainsi Abby Joseph Cohen de Merill Lynch et le secrétaire à la Défense de Clinton William Cohen, sont des descendants probables des Rothschild.
 
Aujourd’hui, les Rothschild sont à la tête d’une empire financier extensif, qui implique des parts importantes dans la plupart des banques centrales mondiales. Le clan d’Edmond de Rothschild possède la Banque Privée SA à Lugano en Suisse et la banque Rothschild AG de Zürich.
 
La famille de Jacob Lord Rothschild possède la puissante Rothschild Italia De Milan. Ils sont les membres fondateurs du club très exclusif des Îles à dix mille milliards de dollars, qui contrôle les géants industriels tels la Royal Dutch Shell, les industries chimiques impériales, la banque Lloyds de Londres, Unilever, Barclays, Lonrho, Rio Tinto Zinc, BHP Billiton et la branche DeBeers anglo-américain. Le club domine la distribution mondiale de pétrole, d’or, de diamants et de bien d’autres matières premières vitales [23].
 
Le Club des Îles pourvoie au capital du Quantum Fund NV de George Soros, qui fit des gains substantiels en 1988-99 après l’effondrement des monnaies en Thaïlande, Indonésie et Russie. Soros fut un actionnaire principal de la compagnie pétrolière de Georges W. Bush Harken Engergy. Le Club des Îles est dirigé par les Rothschild et inclut la reine Elisabeth II d’Angleterre et d’autres aristocrates européens et membres de familles royales [24].
 
L’entité dépositaire du plus de richesses pour les Rotshschild aujourd’hui est peut-être la Rothschild Continuation Holdings AG, une holding bancaire secrète, basée en Suisse. Vers la fin des années 1990, les tenants de l’empire global Rothschild étaient les barons Guy et Elie de Rothschild en France et Lord Jacob et Sir Evelyn Rothschild en Grande-Bretagne [25].
 
Evelyn était le président de la revue The Economist et un directeur de DeBeers et IBM GB.
 
Jacob fut derrière la campagne d’Arnold Schwarzenegger pour les élections de gouverneur de Californie. Il prit contrôle des parts de Khodorkovsky avec Yukos Oil juste avant que le gouvernement russe ne l’arrête. En 2010, Jacob rejoignit Ruppert Murdoch dans un partenariat d’extraction pétrolier en Israël par Genie Energy, une compagnie subsidiaire de IDT Corporation [26].
 
Quelques mois plus tard, Sarah Palin s’aloua les services de l’ex-PDG de IDT comme chef de personnel [27].
 
Sarah Palin est-elle le choix de Rothschild pour 2012 [28] ?
 
 
 
(Fin de la deuxième partie)
 
Source originale (en anglais) : globalresearch.ca.
 
 
Pour aller plus loin avec Kontre Kulture :
 
 
"Les Secrets de la Réserve fédérale" d’Eustace Mullins


Notes

[1] The Temple & the Lodge. Michael Bagent & Richard Leigh, Arcade Publishing, New York, 1989, p. 259.
 
[2] Ibid., p. 219.
 
[3] Ibid., p. 253.
 
[4] Ibid. p. 233.
 
[5] The Robot’s Rebellion : The Story of the Spiritual Renaissance, David Icke, Gateway Books, Bath, UK, 1994, p. 156.
 
[6] Democracy for the Few, Michael Parenti, St. Martin’s Press, New York, 1977, p. 51.
 
[7] Fourth Reich of the Rich, Des Griffin, Emissary Publications, Pasadena, CA, 1978, p. 171.
 
[8] Ibid., p. 173.
 
[9] Rule by Secrecy : The Hidden History that Connects the Trilateral Commission, the Freemasons and the Great Pyramids, Jim Marrs, HarperCollins Publishers, New York, 2000, p. 68.
 
[10] The Secrets of the Federal Reserve, Eustace Mullins. Bankers Research Institute, Staunton, VA, 1983, p. 179.
 
[11] The Secrets of the Federal Reserve, Eustace Mullins, Bankers Research Institute, Staunton, VA, 1983, p. 179.
 
[12] Marrs, p. 212.
 
[13] Idid., p. 139.
 
[14] Ibid., p. 141.
 
[15] Icke, The Robot’s Rebellion, p. 114.
 
[16] Ibid., p. 181.
 
[17] Rothschild : The Wealth and Power of a Dynasty, Derek Wilson, Charles Schribner’s Sons, New York, 1988, p. 178.
 
[18] The House of Rothschild, Niall Ferguson, Viking Press, New York, 1998, p. 28.
 
[19] Marrs, p. 215.
 
[20] Ibid.
 
[21] “What You Didn’t Know about Taxes and the Crown”, Mark Owen, Paranoia, #41, spring 2006, p. 66.
 
[22] Marrs, p. 63.
 
[23] « The Coming Fall of the House of Windsor », The New Federalist, 1994.
 
[24] « The Secret Financial Network Behind “Wizard” George Soros », William Engdahl, Executive Intelligence Review, 11-1-96.
 
[25] Marrs, p. 86.
 
[26] « Murdoch, Rothschild Invest in Israeli Oil Shale », Jerusalem Post, November 22, 2010.
 
[27] « Sarah Palin hires chief of staff for PAC », Huffington Post, February 2011.
 
[28] Cet article fut publié en juin 2011, ndlr.

mercredi, 26 décembre 2012

LE CARTEL DE LA RESERVE FEDERALE: LES HUIT FAMILLES (PARTIE 1)

 

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Par Dean Henderson

 
Les quatre cavaliers [1] du système bancaire américain (Bank of America, JP Morgan Chase, Citigroup and Wells Fargo) possèdent les quatre cavaliers du pétrole (Exxon Mobil, Royal Dutch/Shell, BP Amoco et Chevron Texaco) en tandem avec Deutsche Bank, la BNP, Barclays et d’autres anciens pontes [2] européens de l’argent. Mais leur monopole sur l’économie globale ne s’arrête pas aux limites des champs pétroliers.
 
D’après les déclarations d’entreprise 10K enregistrées avec la SEC (NdT : la commission des cotations boursières, le «shérif» de Wall Street, ou ce qui devrait l’être), les quatre cavaliers de la banque sont parmi les 10 actionnaires majeurs de pratiquement toutes les entreprises figurant dans le gotha du Fortune 500 [3].
 
Alors qui sont donc les actionnaires de ces banques centralisant l’argent ? Cette information est gardée de manière plus ferme. Mes demandes aux agences régulatrices bancaires concernant la question de savoir qui possède les actions des « top 25 » compagnies américaines tenant les actions des banques ont initialement reçu un status couvert par le Freedom of Information Act (NDT : loi sur la liberté de l’information, qui aux États-Unis prévoit d’empêcher le secret de l’information), avant d’être finalement refusées sous couvert de raisons de « sécurité nationale ». Ceci est très ironique, sachant que bon nombre d’actionnaires résident en Europe.
 
Un des monument de la richesse de l’oligarchie globale qui possède ces compagnies de holding bancaire est la US Trust Corporation, fondée en 1853 et maintenant propriété de Bank of America. Un des récents directeurs de l’US Trust Corporation et administrateur honoraire était Walter Rothschild. D’autres directeurs furent Daniel Davison de JP Morgan Chase, Richard Tucker d’Exxon Mobil, Daniel Roberts de Citigroup et Marshall Schwartz de Morgan Stanley [4].
 
J.W. McCalister, un membre éminent de l’industrie du pétrole avec des entrées dans la maison des Saouds, écrivit dans le Grim Reaper qu’il a obtenu des informations de banquiers saoudiens, qui citaient le fait que 80 % de la banque fédérale de New York, de loin la plus puissante branche de la Réserve fédérale, étaient détenus par juste huit familles, dont quatre résident aux États-Unis. Ce sont les familles Goldman Sachs, Rockefeller, Lehman et Kuhn-Loeb de New York, les Rothschild de Paris et de Londres, les Warburg de Hambourg, les Lazard de Paris et les Israël Moses Seifs de Rome.
 
CPA Thomas D. Schauf confirme les dires de McCallister, ajoutant que dix banques contrôlent les douze branches de la Réserve fédérale. Il nomme N. M Rothschild de Londres, Rotshschild Bank de Berlin, la banque Warburg de Hambourg, la banque Warburg d’Amsterdam, Lehman Brothers de New York, Lazard Frères de Paris, la banque Kuhn-Loeb de New York, la banque Israel Moses Seif de Rome, Goldman Sachs de New York et la banque JP Morgan Chase de New York. Schauf cite également William Rockefeller, Paul Warburg, Jacob Schiff et James Stillman comme étant les individus qui ont le plus d’actions à tire individuel dans la Réserve fédérale [5]. Les Schiffs sont étroitement liés à Kuhn-Loeb, les Stillmans de Citigroup, qui se marrièrent dans le clan Rockefeller au début du siècle.
 
Eustace Mullins arriva aux même conclusions dans son livre Les Secrets de la réserve fédérale, dans lequel il montre des diagrammes connectant la Fed et ses banques membres avec les familles Rothschild, Warburg, Rockefeller et autres [6]. Le contrôle exercé par ces familles sur l’économie globale ne peut pas être exagéré et est couvert volontairement du sceau du secret. Leur bras médiatique est prompt à discréditer toute information exposant ce cartel de banques privées comme étant une « théorie du complot ». Pourtant, les faits demeurent.
 
La maison Morgan
 
La banque de la Réserve fédérale est née en 1913, l’année où mourut J. Pierpont Morgan et où la fondation Rockefeller fut créée. La maison Morgan présidait la finance américaine depuis le coin de Wall Street et Broad, agissant déjà en quasi Banque centrale américaine depuis 1838, quand Georges Peabody la fonda à Londres.
 
Peabody était un partenaire d’affaires des Rothschild. En 1952, l’enquêteur sur le Fed Eustace Mulins émit la supposition que les Morgan n’étaient de fait que les agents de Rothschild. Mullins écrivit que les Rothschilds « préféraient opérer de manière anonyme aux États-Unis derrière la façade de la JP Morgan and co [7] ». L’écrivain Gabriel Kolko écrivit : « Les activités des Morgan en 1895-96 de vente des bons du trésor-or américains en Europe étaient basées sur une alliance avec la maison Rothschild [8]. »
 
La pieuvre financière Morgan enroula rapidement ses tentacules autour du monde. Morgan Grenfell opérait depuis Londres. Morgan & Cie depuis Paris. Les cousins Lambert des Rothschild montèrent Drexel & Cie à Philadelphie.
 
La maison des Morgan étaient impliquée avec les Astors, DuPonts, Guggenheims, Vanderbilts et les Rockefellers. Elle finança le lancement de AT&T, de General Motors, General Electric et DuPont. Tout comme les banques de Londres Rothschild et Barings, Morgan devint partie prenante dans la structure de bon nombre de pays.
 
Dès 1890, la maison Morgan prêtait à la banque centrale d’Égypte, finançait les chemins de fer russes, renflouait les obligations du gouvernement provincial du Brésil et finançait des travaux publics argentins. Une récession économique en 1893 renforça la puissance financière de Morgan. Cette année là, Morgan sauva les États-Unis d’une panique bancaire, formant un groupement pour remonter les réserves fédérales avec un envoi d’une valeur de 62 millions de dollars d’or des Rothschild [9].
 
Morgan fut la force motrice derrière l’expansion occidentale des États-Unis, finançant et contrôlant les chemins de fer qui avançaient vers l’Ouest. En 1879 les chemins de fer centraux de New York, financés par Cornelius Vanderbilt-Morgan donnèrent des prix préférentiels à John D. Rockefeller pour son monopole pétrolier de la Standard Oil, scellant ainsi la relation Rockefeller/Morgan.
 
La maison Morgan alors tombe sous le contrôle familial Rothschild et Rockefeller. Un titre du New York Herald clame : « Les géants du chemin de fer forment un trust gigantesque. » J. Pierpont Morgan, qui déclara un jour « la compétition est un pêché », se réjouissait maintenant : « Pensez un peu que tout le trafic ferroviaire en compétition à l’ouest de St Louis est placé sous le contrôle d’une trentaine d’hommes [10]. » Morgan et le banquier de Kuhn, Loeb Edward Harriman obtenaient un monopole sur les chemins de fer, tandis que les dynasties banquières Lehman, Goldman Sachs et Lazard rejoignaient les Rockefeller pour contrôler la base industrielle états-unienne [11].
 
En 1903, les huit familles établirent le Banker’s Trust. Benjamin Strong du même organisme fut le premier gouverneur de la Banque de réserve fédérale de New York. La création de la Réserve fédérale en 1913 fusionna la puissance des huit familles à la puissance militaire et diplomatique du gouvernement américain. Si leurs prêts internationaux n’étaient pas repayés, les oligarques pouvaient maintenant déployer les fusiliers marins américains (NdT : traduction la plus proche pour « US Marines ») pour collecter les dettes. Morgan, Chase et Citibank formèrent une alliance internationale syndiquée de prêteurs sur gages.
 
La maison Morgan était dans les petits papiers de la maison Windsor britannique et de la maison italienne de Savoie. Les Kuhn-Loeb, Warburg, Lehman, Lazards, Israël Moses Seif et Goldman Sachs étaient également très proches des maisons royales européennes. Dès 1895, Morgan contrôlait le flot d’or qui entrait et sortait des États-Unis. La première vague des fusions américaines étaient dans sa prime enfance et était promue par les banquiers. En 1897, il y eut 69 fusions d’entreprises industrielles. En 1899, il y en eut 1 200. En 1904, John Moody, le fondateur de Moody’s Investor Services, dit qu’il était alors impossible de séparer les intérêts des Rockefeller et des Morgan [12].
 
La méfiance du public envers l’alliance se propagea. Beaucoup les considéraient comme des traitres à travailler avec le vieux système financier européen. La Standard Oil de Rockefeller, les aciers américains de Andrew Carnegie et les chemins de fer de Edward Harriman étaient tous financés par le banquier Jacob Schiff de Kuhn-Loeb, qui lui travaillait en relations étroites avec les Rothschild d’Europe.
 
Plusieurs États de l’ouest des États-Unis bannirent les banquiers. Le populiste William Jennings Bryan fut trois fois le candidat présidentiel démocrate de 1896 à 1908. Le thème central de sa campagne anti-impérialiste fut de dire aux citoyens que les États-Unis étaient en train de tomber dans le piège de « l’esclavage financier au capital britannique ». Teddy Roosevelt battit Bryan en 1908, mais fut forcé à la suite de ce feu de brousse anti-impérialiste de faire passer le décret antitrust. Il s’attaqua ensuite au trust de la la Standard Oil.
 
En 1912 eurent lieu les auditions Pujo, qui s’occupèrent des concentrations de pouvoir à Wall Street. La même année, Mme Harriman vendit ses parts substantielles de la banque du New York Guaranty Trust à JP Morgan, créant ainsi Morgan Guaranty Trust. Le juge Louis Brandeis convainquit le président Woodrow Wilson de terminer les situations d’inter-relations de comités directeurs. La loi anti-trust Clayton fut passée en 1914.
 
Jack Morgan, le fils et successeur de J. Piermont, répliqua en demandant aux clients de Morgan Remington et Winchester d’augmenter la production d’armement. Il décida que les États-Unis devaient entrer dans la Première Guerre mondiale. Pressé par la fondation Carnegie et d’autres instances de l’oligarchie, Wilson céda. Comme Charles Tansill écrivit dans L’Amérique s’en va en guerre : « Même bien avant que la poudre ne parle, la firme française des frères Rothschild câbla à Morgan and co à New York, suggérant le flottement d’un prêt de 100 millions de dollars, dont une partie substantielle serait laissée aux États-Unis pour payer les dépenses françaises pour des achats de produits américains. »
 
La maison Morgan finança la moitié de l’effort de guerre américain, tout en recevant des commissions pour avoir introduit des sous-traitants comme General Electric, DuPont, les aciers Américain, Kennecott et ASARCO. Tous étaient des clients de Morgan. Morgan finança également la guerre des Boers britannique en Afrique du Sud et la guerre franco-prussienne. La conférence de la Paix de Paris en 1919 fut présidée par Morgan, qui mena les efforts de reconstruction à la fois de l’Allemagne et des alliés [13].
 
Dans les années 1930, le populisme refit surface après que Goldman Sachs, Lehman et autres banques eurent profité du crash de 1929 [14]. Le président du comité bancaire du parlement américain Luois McFadden (démocrate-New York) dit de la grande dépression : « Ce ne fut pas un accident. Ce fut planifié… Les banquiers internationaux pensèrent à créer une situation de désespoir afin de pouvoir en émerger comme nos dirigeants absolus. »
 
Le sénateur Gerald Nye (démocrate-Dakota du Nord) présida une enquête sur les munitions en 1936. Nye conclua que la maison Morgan précipita les États-Unis dans la Première Guerre mondiale pour protéger des emprunts et pour créer un essor de l’industrie de l’armement. Nye produisit plus tard un document dont le titre était « La Prochaine Guerre », qui se référait cyniquement au « truc de le vielle déesse démocratie », par lequel le Japon pourrait-être dupé dans une seconde guerre mondiale. En 1937, le secrétaire à l’Intérieur Harold Ickes, mit en garde contre « l’influence des soixante familles américaines ». L’historien Ferdinand Lundberg, plus tard, écrivit un livre ayant le même titre. Le juge de la cour suprême de justice William O. Douglas décria « l’influence de Morgan… la plus pernicieuse dans la finance et l’industrie aujourd’hui ».
 
Jack Morgan répondit en rapprochant les États-Unis de la Seconde Guerre mondiale. Morgan avait des relations très étroites avec les familles Iwasaki et Dan, les clans les plus riches du Japon, qui possédaient Mitsubishi et Mitsui respectivement, depuis que ces deux compagnies émergèrent des shogunats du XVIIème siècle. Quand le Japon envahit la Manchourie et massacra les paysans de Nankin, Morgan minimisa l’incident. Morgan avait aussi d’étroites relations avec le fasciste italien Benito Mussolini, tandis que le nazi allemand Dr. Hjalmer Schacht était la liaison entre la banque Morgan et l’Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, les représentants de Morgan rentrèrent Schacht à la Bank for International Settlements (BIS) à Bâle en Suisse [15].
 
Image illustrative de l'article Réserve fédérale des États-Unis
 
La maison Rockefeller
 
La BIS est la banque la plus puissante du monde, une banque centrale globale pour les huit familles qui contrôlent les banques centrales de presque toutes les nations occidentales et des pays en voie de développement. Le premier président de la BIS fut le banquier de Rockefeller, Gates McGarrah, un officiel de la Chase Manhattan Bank et de la Réserve fédérale. McGarrah était le grand-père de l’ex-directeur de la CIA Richard Helms. Les Rockefeller, tout comme les Morgan, avaient des relations très étroites avec Londres. David Icke écrit dans Les Enfants de la matrice que les Rockefeller et les Morgan n’étaient que des « prête-noms » pour les Rothschild [16].
 
La BIS est une propriété de la Réserve fédérale, de la Banque d’Angleterre, de la Banque d’Italie, de la Banque du Canada, de la Banque de Suisse, de la Banque de Hollande, de la Banque fédérale allemande et de la Banque de France..
 
L’historien Carroll Quigley écrivit dans son épique livre Tragédie et espoir que la BIS faisait partie d’un plan, celui de « créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées et capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde dans son entièreté… un contrôle s’exerçant de manière féodale par les banques centrales du monde agissant de concert à travers des accords secrets ». Le gouvernement américain avait une méfiance historique à l’égard de la BIS, et fit pression sans succès pour qu’elle soit abandonnée en 1945 à la conférence de Bretton-Woods. Au contraire, la puissance des huit familles fut exacerbée avec la création par la conférence de Bretton-Woods du FMI et de la Banque mondiale. Le Banque fédérale américaine ne prit des parts à la BIS qu’en septembre 1994 [17].
 
La BIS détient au moins 10 % des fonds de réserve d’au moins 80 banques centrales au monde, du FMI et autres institutions multilatérales. Elle sert d’agent financier pour les accords internationaux, collecte les informations sur l’économie globale et sert de prêteur ou de dernier rempart pour éviter un effondrement financier global général. La BIS fait la promotion d’un agenda de fascisme monopolistique capitaliste. Elle donna un prêt de soudure à la Hongrie dans les années 1990 pour assurer la privatisation de l’économie de ce pays. Elle servit de canal de financement d’Adolf Hitler par les huit familles, emmenées par Henry Schroeder des Warburgs et la banque Mendelsohn d’Amsterdam. Un certain nombre de chercheurs supposent que la BIS est en fait le centre du blanchiment d’argent du trafic de drogue global [18].
 
Ce n’est pas une coïncidence si la BIS a son QG en Suisse, la cache financière préférée pour la richesse de l’aristocratie globale et quartier général de la loge franc-maçonne P2 italienne Alpina et Nazi International. D’autres institutions contrôlées par les huit familles : le Forum économique mondial (Davos, NdT), la Conférence monétaire internationale et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
 
Bretton Woods fut une aubaine pour les huit familles. Le FMI et la banque mondiale étaient centrales à ce « nouvel ordre mondial ». En 1944, les premiers bons de la Banque mondiale furent amenés par Morgan Stanley et la First Boston. La famille française Lazard devint plus impliquée dans les intérêts de la maison Morgan. Lazard Frères, la banque d’investissement la plus importante de France, est la propriété de Lazard et des familles David-Weill, vieille tradition bancaire de Gênes représentée par Michelle Davive. Un directeur récent et PDG de Citigroup fut Sanford Weill.
 
En 1968, Morgan Guaranty lança Euro-Clear, une banque basée à Bruxelles spécialisée dans le système de négoce des sécurités Eurodollar. Ce fut la première aventure automatique. Certains appelèrent Euro-Clear « la bête ». Bruxelles sert de QG pour la nouvelle Banque centrale européenne (BCE) et pour l’OTAN. En 1973, les officiels de Morgan se rencontrèrent secrètement aux Bermudes pour opérer la résurrection illégale de la vieille maison Morgan, 20 ans avant que la loi Glass-Steagal fut abandonnée. Morgan et les Rockefeller donnèrent l’apport financier de départ pour Merrill Lynch, la propulsant dans le top 5 des banques d’investissement américaines. Merrill Lynch est maintenant une partie de Bank of America.
 
John D. Rockefeller utilisa sa richesse du pétrole pour acquérir Equitable Trust, qui avait absorbé plusieurs grandes banques et entreprises dans les années 1920. La grande dépression de 1929 aida Rockefeller à consolider sa puissance. Sa banque Chase, fusionna avec la banque de Manhattan de Kuhn-Loeb pour former la banque Chase Manhattan, cimentant ainsi une relation familiale de longue durée. Les Kuhn-Loeb avaient financé, avec les Rothschild, la quête de Rockefeller pour devenir le roi du pétrole. La banque National City Bank de Cleveland donna des fonds à John D. Rockefeller, dont il avait besoin pour s’embarquer dans le monopole de l’industrie pétrolière américaine. La banque fut identifiée dans une enquête du Congrès comme étant une des trois banques des Rothschild aux États-Unis dans les années 1870, quand John D. créa pour la première fois la Standard Oil dans l’État de l’Ohio [19].
 
Un des associés de Rockefeller dans la Standard Oil était Edward Harkness, dont la famille fut amenée à contrôler Chemical Bank. Un autre fut James Stillman, dont la famille contrôlait Manufacturers Hanover Trust. Les deux banques ont fusionné sous l’ombrelle de JP Morgan Chase. Deux des filles Stillman marièrent deux des fils de William Rockefeller. Les deux familles contrôlent également une grosse part de Citigroup [20].
 
Dans les affaires des assurances, les Rockefellers contrôlent Metropolitan Life, Equitable Life, Prudential and New York Life. Les banques de Rockefeller contrôlent 25 % de tous les biens des 50 plus grandes banques commerciales des États-Unis et 30% de tous les biens des 50 plus grosses compagnies d’assurance aux États-Unis [21]. Les compagnies d’assurance, la première aux États-Unis fut créée par les franc-maçons, jouent un rôle important dans la donne de l’argent de la drogue aux Bermudes.
 
Les entreprises sous contrôle des Rockefeller incluent Exxon Mobil, Chevron Texaco, BP Amoco, Marathon Oil, Freeport McMoran, Quaker Oats, ASARCO, United, Delta, Northwest, ITT, International Harvester, Xerox, Boeing, Westinghouse, Hewlett-Packard, Honeywell, International Paper, Pfizer, Mororola, Monsanto, Union Carbide et General Foods.
 
La fondation Rockefeller a des liens très étroits avec les fondations Carnegie et Ford. D’autres aventures philanthropiques de la famille incluent le fond des frères Rockefeller, Rockefeller Institute for Medical Research, General Foundation Board, Rockefeller University et l’université de Chicago, qui vomit régulièrement un flot continue d’économistes d’extrême droite, apologistes du capital international, incluant Milton Friedman.
 
La famille possède le 30 Rockefeller Plaza, où l’arbre de Noël national est allumé chaque année, et le Centre Rockefeller. David Rockefeller a contribué à la construction des tours du WTC. La maison de famille des Rockefeller est un complexe dans la partie bourgeoise de New York appelée Pocantico Hills. Ils possèdent également un duplex de 32 pièces sur la 5ème avenue à Manhattan, un manoir à Washington DC, le ranch Monte Sacro au Venezuela, des plantations de café en Équateur, plusieurs fermes au Brésil, une grande propriété à Seal Harbor, dans le Maine, et des stations balnéaires dans les Caraïbes, Hawaïï et à Porto Rico [22].
 
Les familles Dulles et Rockefeller sont cousines. Allen Dulles créa la CIA, assista les nazis, couvrit l’assassinat de Kennedy de la commission Warren et fit une alliance avec la confrérie des Frères musulmans pour créer des assassins conditionnés [23].
 
Son frère John Foster Dulles, fut président des trusts bidon de la Goldman Sachs avant l’effondrement de la bourse en 1929 et aida son frère à renverser des gouvernements au Guatemala et en Iran. Tous deux étaient membres de la société secrète Skull & Bones, du Conseil en relations étrangères (CFR) et franc-maçons au 33ème degré [24].
 
Les Rockefeller contribuèrent à former le club de Rome et son agenda de dépopulation, dans leur propriété familale de Bellagio en Italie. Leur propriété de Pocantico Hills donna naissance à la commission Trilatérale. La famille est une pourvoyeuse de fonds importante pour le mouvement eugéniste, qui accoucha d’Hitler, du clonage humain et de la forme courante d’obsession génétique sur l’ADN qui court dans les cercles scientifiques américains.
 
John Rockefeller Junior fut à la tête du conseil de la population jusqu’à sa mort [25]. Son fils du même nom est un sénateur élu pour la Virginie de l’Ouest. Son frère Winthrop Rockefeller fut lieutenant gouverneur d’Arkansas et demeure l’homme le plus puissant de cet état. Dans une interview avec le magazine Playboy en Octobre 1975, le Vice-président Nelson Rockefeller, qui était aussi gouverneur de l’État de New York, articula les vues globalistes et arrogantes de sa famille de cette façon : « Je crois absolument dans une planification mondiale totale de l’économie, des affaires sociales, de la politique, de l’armée… »
 
Mais de tous les frères Rockefeller, c’est le fondateur de la commission Trilatérale et président de la banque Chase Manhattan, David, qui propulsa l’agenda fasciste de la famille sur la scène globale. Il défendit le shah d’Iran, le régime d’apartheid d’Afrique du Sud, et la junte militaire de Pinochet au Chili. Il fut le plus grand financier du CFR, de la commission Trilatérale et (pendant la guerre du Vietnam) du Comité pour une paix effective et durable en Asie, une aventure affairiste pour ceux qui faisaient leur argent et vivaient du conflit.
 
Nixon lui proposa d’être son secrétaire au Trésor (ministre des Finances, NdT), mais Rockefeller déclina l’offre, sachant que sa puissance était bien supérieure en étant à la tête de la banque Chase Manhattan. L’écrivain Gary Allen écrivit dans son livre Le Dossier Rockefeller en 1973 : « David Rockefeller a rencontré 27 chefs d’état, incluant les dirigerants de la Chine et de l’URSS. »
 
En 1975, après Le coup de la Nugan Hand Bank et de la CIA contre le premier ministre australien Gough Whitlam, son successeur nommé par la couronne britannique se dépêcha d’aller aux Etats-Unis où il rencontra Gerald Ford après avoir rencontré David Rockefeller [26].
 
Lire la deuxième partie de l’article
 
Source originale (en anglais) : globalresearch.ca.
 
Pour approfondir, avec Kontre Kulture :
 
 
"Les Secrets de la Réserve fédérale" d’Eustace Mullins


Source: resistance71.wordpress.com
 

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Notes

[1] L’expression « quatre cavaliers » fait référence aux « Quatre Cavaliers de l’Apocalypse » (voir Wikipédia).
 
(Ndlr E&R)
 
[2] En anglais : « behemoth ».
 
Béhémoth
 
Pluriel du mot qui désigne, en hébreu biblique, les animaux domestiques (« bétail » dans le récit de la Création, Gen., i, 24). Dans le livre de Job (xl, 15), Béhémoth prend l’allure d’un pluriel intensif et mythique : il désigne la Bête par excellence, la force animale que Dieu le créateur peut seul maîtriser, mais dont la domestication échappe à l’homme. Béhémoth semble évoquer l’hippopotame, animal qui, selon les bas-reliefs égyptiens, s’avançait jadis jusqu’en Basse-Égypte.
 
Comme monstre mythique, Béhémoth, joint à Léviathan, est d’origine babylonienne : tous deux représentent les deux monstres primordiaux du chaos, Tiamat et Kingu de la mythologie babylonienne.
 
On retrouve Béhémoth dans la littérature apocalyptique juive, au seuil de l’ère chrétienne. À partir de l’Énoch éthiopien (lx, 7-9), il a des qualités distinctes de celles de Léviathan ; celui-ci conserve les caractéristiques de monstre aquatique qu’il avait déjà, Béhémoth prend celles, qu’il n’avait pas à l’origine, d’un monstre terrestre. Dans Baruch syriaque (xxix, 4), il est dit que les deux êtres, apparus au cinquième jour de la Création, seront servis en nourriture aux justes au grand banquet messianique. La même idée se retrouve dans le IVe Livre d’Esdras (vi, 47).

(Ndlr E&R)
 
[3] 10K Filings of Fortune 500 Corporations to SEC. 3-91.
 
[4] 10K Filing of US Trust Corporation to SEC. 6-28-95.
 
[5] « The Federal Reserve “Fed Up” ». Thomas Schauf, 1-02
 
[6] The Secrets of the Federal Reserve, Eustace Mullins, Bankers Research Institute, Staunton, VA, 1983, p.179.
 
[7] Ibid., p. 53.
 
[8] The Triumph of Conservatism, Gabriel Kolko, MacMillan and Company New York, 1963, p. 142.
 
[9] Rule by Secrecy : The Hidden History that Connects the Trilateral Commission, the Freemasons and the Great Pyramids, Jim Marrs, HarperCollins Publishers, New York, 2000, p. 57.
 
[10] The House of Morgan, Ron Chernow, Atlantic Monthly Press, New York, 1990.
 
[11] Marrs, p. 57.
 
[12] Democracy for the Few, Michael Parenti, St. Martin’s Press, New York, 1977, p. 178.
 
[13] Ron Chernow.
 
[14] The Great Crash of 1929, John Kenneth Galbraith Houghton, Mifflin Company, Boston, 1979. p. 148.
 
[15] Ron Chernow.
 
[16] Children of the Matrix, David Icke, Bridge of Love, Scottsdale, AZ, 2000.
 
[17] The Confidence Game : How Un-Elected Central Bankers are Governing the Changed World Economy, Steven Solomon, Simon & Schuster, New York, 1995, p. 112.
 
[18] Marrs, p. 180.
 
[19] Ibid. p. 45.
 
[20] The Money Lenders : The People and Politics of the World Banking Crisis, Anthony Sampson, Penguin Books, New York, 1981.
 
[21] The Rockefeller File, Gary Allen, ’76 Press, Seal Beach, CA, 1977.
 
[22] Ibid.
 
[23] Dope Inc. : The Book That Drove Kissinger Crazy, Editors of Executive Intelligence Review, Washington, DC, 1992.
 
[24] Marrs.
 
[25] The Rockefeller Syndrome, Ferdinand Lundberg, Lyle Stuart Inc. Secaucus, NJ, 1975, p. 296.
 
[26] Marrs, p. 53.
 
 

dimanche, 23 décembre 2012

SANDY HOOK: LA PAGE FACEBOOK DEDIEE A L'INSTITUTRICE A ETE CREEE 4 JOURS AVANT LE DRAME

 

UNE DU JOURNAL TIME - VICTORIA SOTO.jpg

 

Dans le drame de Sandy Hook, chaque jour des preuves accablantes désignent une fraude manifeste.

On a eu droit à des références cinématographiques dans le dernier Batman, puis on s'est rendu compte que la page Facebook dédiée à la collecte de fonds pour l'une des victimes a été créée avant même l'annonce de sa mort. Il y a eu le scandale du père qui s'esclaffait devant les caméras avant de faire mine de pleurer, et la joyeuse réception en habits de fêtes en compagnie du président Obama.

Tous ces éléments avaient éveillé la suspicion des observateurs mais désormais la preuve est établie que l'affaire de la fusillade de Newtown est sans conteste un false flag programmé à l'avance.

En effet, on vient de se rendre compte que la page Facebook dédiée à l'institutrice victime des tueurs a été crée le 10 Décembre soit 4 jours avant la date de la fusillade!

Evidement, les responsables de cette opération ont pris soin de corriger leur erreur (Facebook complice?) et c'est en consultant le cache Google de la pageque l'on pourra vérifier qu'elle a bien été crée le 10/12.

PAGE FACEBOOK RIP VICTORIA SOTO - CAPTURE D'ECRAN.jpg

Story telling versus Vérité

On peut en conclure que le compte rendu que les médias ont fait de ce drame n'est que du story telling.

Ainsi l'institutrice passe pour une héroïne qui s'est sacrifiée en sauvant la vie de quelques élèves, ce qui lui apporte la sympathie du public. Même chose pour le père épleuré mais digne, de la petite Emilie.

De cette manière, toute contestation de la version officielle sera vouée à se heurter à un mur d'hostilité.

C'est la même technique utilisée lors du story telling du 11 septembre, par exemple avec l'histoire des passagers du vol 93 qui se sont révoltés contre les pirates de l'air.

Un nouveau 11 septembre 

Depuis le 11 septembre, une partie du public a admis le fait que jusqu'aux plus hauts niveaux du gouvernement, un réseau de gens sans scrupules étaient prêts à sacrifier des vies innocentes pour faire avancer leur agenda. Les récentes tueries d'Aurora et de Sandy Hook s'inscrivent dans cette continuité.

Grâce à la complicité des médias, ces sacrifices humains serviront des objectifs politiques.

Le droit de posséder des armes qu'octroie la constitution américaine est d'ores et déja dans le collimateur.

Des groupes de gens comme les survivalistes, les "preppers" voire même les conspirationnistes le seront également dans un proche avenir.

Par le biais de l'instrumentalisation des émotions qu'elles génèrent, les tueries comme celles de Sandy Hook et d'Aurora sont les nouveaux "11 septembre" dont a besoin l'élite mondialiste pour abolir le peu de libertés civiles qui reste au peuple.


Source: Les Chroniques de Rorschach

mercredi, 19 décembre 2012

LA TUERIE DU CONNECTICUT SERAIT-ELLE UN COUP MONTE?

 

ECOLE DE SANDY HOOK A NEWTOWN - CONNECTICUT.jpg


C'est ce qu'il est permis de se demander au vu de l'écart considérable entre la version officielle, et les faits rapportés par certains observateurs. Beaucoup de questions viennent à l'esprit, et il est peu probable qu'on ait des réponses convaincantes de la part des autorités. 

Version officielle 

Elle est disponible dans l'ensemble des médias alignés. 

Vendredi 14 décembre, vers 9h30, un tueur fou débarque avec trois armes dans une école lambda, à Newtown dans le Connecticut, et tire sur tout ce qui bouge. 20 enfants sont morts, ainsi que sept adultes dont la mère du tueur assassinée dans la maison familiale, et le tueur lui-même. Au total, 29 morts. 

Parmi les six adultes, la directrice, Dawn Hochsprung, et la psychologue de l'école de Sandy Hook. Chaque corps a pris entre 3 et 11 balles. 

Le tueur est désigné quelques heures après comme étant Adam LANZA, 20 ans, habitant de Newtown. Un «jeune homme timide», nous dit-on, qui s'habillait tout en noir. Son frère Ryan, qui ne lui parlait plus depuis 3 ans quand il a déménagé avec sa mère dans le Connecticut, le dit «autiste». D'ailleurs, sa mère avait tout fait pour qu'il n'aille plus à l'école, alors que c'était un très bon étudiant... 

Les parents d'Adam ont divorcé quelques années plus tôt, et officiellement la mère d'Adam n'avait plus à travailler, grâce à une confortable pension alimentaire. 

Il a commencé par tuer sa mère Nancy, probablement dans son sommeil, puis a pris sa voiture, est allé massacrer 26 autres personnes, avant de se suicider. 

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Questions: 

Pourquoi le frère d'Adam, Ryan LANZA, a-t-il été arrêté immédiatement après le drame, avant même qu'on n'ait identifié le tueur? 

Et pourquoi a-t-on d'abord parlé de Ryan Lanza comme étant le tueur? (même si l'article d'ABC News a été promptement retiré) 

Et pourquoi a-t-il été arrêté sur le lieu de la tuerie alors qu'il vivait dans le New Jersey et qu'il était censé ne plus parler à son frère? 

Pourquoi a-t-on dit que la directrice de l'école avait ouvert l'établissement au tueur, en déverrouillant le système de sécurité? 

Que penser du fait que la mère d'Adam Lanza, Nancy, soit une «survivaliste» qui était en train de se préparer au chaos économique? Logiquement, elle était obsédée par les armes et appris à son fils à tirer. 

Comment a fait Dawn Hochsprung pour trouver le temps d'appeler le magazine The Bee et signaler qu'un homme masqué était entré dans l'école avec un fusil et commençait à tirer? Et pourquoi a-t-elle appelé ce média avant d'allumer l'alarme? 

Pourquoi n'y a-t-il aucun témoin vivant qui atteste que le tueur était bien Adam Lanza? 

Qui a déposé les armes qui ont servi à tuer certaines victimes dans la voiture de Lanza, où elles ont été retrouvées (comme un fusil, par exemple)? 

Qu'en est-il des affirmations selon lesquelles Nancy Lanza était analyste à la CIA, travaillant pour la Defense Research Projects Agency (DARPA) et pour le Department of Homeland Security? Or, la DARPA travaille spécifiquement sur des jeux vidéos de simulation destinés au contrôle mental et à mener des opérations psychologiques... Elle enverrait aussi des messages subliminaux via Facebook... 

Pourquoi Nancy Lanza a-t-elle critiqué son fils peu avant le massacre, disant qu'elle l'avait «perdu», qu'il «empirait»? 

Pourquoi le réseau téléphonique ne marchait-il pas dans l'école ce jour-là? 

Pourquoi a-t-on parlé de deux tireurs au tout début? C'est en tout cas ce qui a été dit par les premiers témoins, et répété par la police dans les premières heures. 

Pourquoi Adam Lanza portait un masque si c'était pour finir par se suicider d'une balle en pleine tête? 

Affaire à suivre.

 

Donde Vamos, lundi 17 décembre 2012.

 

Commentaire: découvrez l'analyse de Joe Quinn dans ce nouveau focus: Massacre de Newtown: deux tireurs? Regardez la tuerie d'Aurora

 

Source: SOTT.NET

mardi, 18 décembre 2012

POURQUOI LES ETATS-UNIS RENFORCENT LEUR PRESENCE MILITAIRE EN AFRIQUE?

 

SOLDATS AMERICAINS.jpg


Le service de presse d’Army Times vient de rapporter que les Etats-Unis s’apprêtent à envoyer plus de 3 000 soldats un peu partout, en Afrique, pour 2013. Pour le Major Général, David R. Hogg, « En ce qui concerne notre mission, c’est un territoire vierge ». Depuis quelques années, de plus en plus de soldats américains stationnent sur le continent africain et même, si le Général Hogg ne le dit pas, le but de la mission américaine est claire : verrouiller au plus vite le continent africain.

Pour les Américains, il y a urgence face à l’avancée commerciale de la Chine sur tout le continent. En fait, l’armée américaine effectue annuellement à peu près une douzaine d’opérations importantes en Afrique et pour ces opérations, des troupes et du matériel, y compris sophistiqué, sont réellement engagées. Pour les Etats-Unis, avoir un pied, militairement, dans tous les coins du continent, limiterait le risque que leurs intérêts ne soient pas protégés dans des régions où de réelles menaces existent en ce qui concerne l’accaparement de terres agricoles ou l’exploitation de minerais rares.

Le Mali dont on parle beaucoup, a été le site, récemment, d’un exercice militaire US du nom de « Atlas Accord 12 » qui a fourni aux militaires maliens une formation dans le domaine aérien. Quelques hauts-gradés maliens ont été formés ou ont suivis des stages à West Point.

Opérations US en Afrique en 2012

Pour illustrer cette ingérence américaine en Afrique, quoi de mieux que de dresser la liste des opérations américaines qui se sont déroulées, au cours de l’année 2012, en différents points du continent africain :

- « Cutlass Express », un exercice naval visant ce qu’on appelle la «piraterie» dans la région du Bassin de Somalie.

- « Africa Endeavor 2012 », basée au Cameroun, centrée sur la formation et la coordination en communications militaires. Tous les « renseignements » passant maintenant par le réseau américain Echelon. Nous avions d’ailleurs, déjà dit ici, qu’au Sahel, la France est obligée de passer par les services américains pour savoir ce qui s’y passe dans le « détail » !

- « Obangame Express 2012 », exercice naval pour assurer une présence dans le golfe de Guinée, région au cœur d’opérations pétrolières en Afrique occidentale.

- « Southern Accord 12 », basée au Botswana dont le but était d’établir des relations de travail entre les forces militaires d’Afrique australe et les Etats-Unis.

- « Western Accord 2012 », exercice militaire au Sénégal, impliquant tous les types d’opération, des exercices de tirs à la collecte d’informations et au combat de tireurs d’élite.

D’autres exercices de même nature aux noms tels que « African Lion », «Flintlock » et « Phoenix Express » ont aussi eu lieu. De plus, des unités de Gardes Nationaux US ont effectué des rotations dans des pays qui incluent entre autres, l’Afrique du sud, le Maroc, la Tunisie, le Nigéria, le Libéria et le Ghana. Des entreprises de sécurité privées américains se sont installées en Mauritanie et dans tout le Sahel.

Les communiqués de presse du US Africa Command (AFRICOM) suggèrent que ces opérations sont bénéfiques tant pour les Etats-Unis que pour l’Afrique. Leur message central est que les militaires US et Africains sont des partenaires dans la guerre contre le terrorisme et d’autres formes de soulèvement. Mais ce n’est pas en réalité du partenariat, c’est de la défense classique d’intérêts économiques et stratégiques.

25% des besoins américains en pétrole vers 2015 seront africains

Un rapport du Bureau de Recherche du Congrès sur les plans d’exploitation US a été publié par WikiLeaks. On y lit « en dépit des conflits dans le delta du Niger et d’autres régions productrices de pétrole, le potentiel pour des forages en profondeur dans le golfe de Guinée est élevé et les analystes estiment que l’Afrique pourra fournir près de 25% des besoins américains en pétrole vers 2015. »

Le document cite un officiel US du Département de la défense : « …la mission principale des forces US (en Afrique) est d’assurer que les champs pétrolifères du Nigéria …soient sûrs ». Au moins, le propos est-il clair. C’est pourquoi, les Etats-Unis seraient satisfaits que des actions militaires menées par des Africains visent les militants et les groupes mafieux qui sabotent les oléoducs et les opérations des compagnies pétrolières occidentales en Afrique occidentale. Parallèlement, en raison de l’accroissement de leurs importations de pétrole, les Américains s’opposent vigoureusement à toute velléité africaine d’exclure par la force les dites compagnies du Delta du Niger même si leurs pipelines qui fuient ont ruiné d’innombrables hectares de terres agricoles et d’eaux poissonneuses et ont provoqué un véritable désastre écologique de toute la région.

Les intérêts de l’Afrique sont, on le voit bien, en perpétuel conflit avec ceux des Etats-Unis comme avec ceux de la Chine. Les dirigeants africains continuent de leurrer leur peuple en s’attaquant souvent dans la presse africaine à la France ou aux Européens alors qu’ils se couchent honteusement, à tour de rôle, devant les Chinois ou les Américains.

Curieusement, il n’y a pas eu de réaction africaine sérieuse à cette annonce du renforcement de la présence de soldats US sur leur sol.

 

In Afriquedemocratie.net

 

Source: NEGRONEWS

dimanche, 16 décembre 2012

CONDOLEEZZA RICE: ASSAD CONTRARIE NOS PROJETS ET L’IRAN EST LE KARL MARX D’AUJOURD’HUI!

 

CONDOLEEZZA RICE.jpg

 

Dans son édition du Lundi 25/11/2012, le quotidien turc Yeniçag [2] reprend certains passages d’un article de Mme Condoleezza Rice, ancienne Secrétaire d’État des États-Unis de 2005 à 2009, publié la veille par le Washington Post et tournant autour du « Projet du Grand Moyen-Orient et de la question kurde ». Le quotidien turc souligne les points suivants :

1. Mme Rice, instigatrice des plus acharnées de l’invasion de l’Irak sous l’administration de George W. Bush, parle des étapes, passée, actuelle et future du projet du Grand Moyen-Orient, initié il y a 90 ans, mais revisité et élargi par une nouvelle planification en 2003, étant elle-même l’un des principaux acteurs de ce projet revu et corrigé.

2. Selon Mme Rice, la partition du Moyen-Orient, programmée étape par étape, est sur le point d’être achevée sauf pour la Turquie, en raison du problème kurde. La « guerre interne » en Syrie pourrait bien être le dernier acte de son Histoire telle que nous la connaissons, s’il n’y avait ce problème à Ankara.

3. Lors du lancement de ce projet qualifié de « stupide » par l’ex président égyptien, Mme Rice avait déclaré en 2003 que  la carte du Moyen-Orient devra changer du Maghreb jusqu’au golfe Persique  et concernera 22 pays, dont la Turquie.

Et les analystes turcs de conclure que ce projet étatsunien se fonde sur plusieurs scénarios, dont :

1. La mise sous contrôle US de 73%  du pétrole mondial.

2. L’imposition d’un nouvel ordre géographique islamique compatible avec les intérêts occidentaux, allant de l’Afrique du Nord jusqu’au golfe de Bassora.

3. La partition de la Turquie.

4. La création d’un nouvel État kurde pour protéger les intérêts américains et israéliens dans la région.


JP News, le 27 novembre 2012

  

CARTE MOYEN-ORIENT NOUVEAU.jpg

 

Au risque de propager les mensonges de Mme Rice, voici ce qu’elle a écrit [3] en soulignant, quant à nous, qu’elle ose suggérer que les Syriens sont en manque d’identité nationale et qu’ils font face à une guerre civile, non à une guerre étrangère maquillée en ingérence humanitaire : 

La « guerre civile en Syrie » [4] pourrait bien être le dernier acte de l’histoire de la désintégration du Moyen-Orient tel que nous le connaissons. La possibilité de maintenir ensemble toute cette région et de la reconstruire sur des bases plus solides de tolérance, de liberté, et par la suite, de stabilité démocratique nous file entre les doigts !!!

L’Egypte et l’Iran ont depuis toujours de fortes identités nationales, ainsi que la Turquie, mis à part le problème des Kurdes dont Ankara se méfie et qui restent en  grande partie non assimilés et tentés par l’espoir d’une indépendance nationale. Chacun des autres États importants de la région est de construction récente, créé par les Britanniques et les Français qui ont dessiné des frontières linéaires, souvent sans tenir compte des différences ethniques et confessionnelles [sic !]. Le résultat en est : [suivent les statistiques exhaustives des chiites et sunnites de chaque État…].

Et puis, il ya la Syrie: un « conglomérat » de sunnites, chiites, kurdes et d’autres, gouverné par la minorité alaouite [Leitmotiv de circonstances, en remarquant que les chrétiens ne sont reconnus par Mme Rice qu’au Liban, les druzes ne sont même pas cités... Le Projet des néoconservateurs sans frontières a dû subir de nouvelles modifications depuis la dernière visite de Monseigneur Raï à M. Sarkozy] [5].

Mais, comme le désir de liberté s’est propagé de Tunis au Caire puis à Damas, les gouvernements autoritaires ont perdu de leur emprise et, maintenant, le danger est que « les États artificiels » pourraient voler en éclats…Le conflit en Syrie pousse l’Irak et d’autres pays jusqu’au point de rupture [Ah !?]. Le « désengagement américain » fait que les politiciens irakiens sont tentés, pour leur survie, de se rapprocher d’alliés sectaires. Si le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki ne peut pas compter sur les Américains, il ne prendra pas de risques avec Téhéran !

La grande erreur de cette dernière année a été de définir le conflit avec le régime de Bachar al-Assad comme un problème humanitaire [Adieu les bons sentiments !]. Le régime de Damas a été brutal, et de nombreuses personnes innocentes ont été massacrées. Mais ce n’était pas un « replay » de la Libye. Il y a beaucoup plus en jeu [Nous y voilà !]. Comme la Syrie s’effondre, les sunnites, les chiites et les Kurdes sont entraînés dans un réseau régional d’allégeances sectaires. Karl Marx [ !?] a appelé les travailleurs du monde entier à s’unir au-delà des frontières nationales. Il leur a dit qu’ils avaient plus en commun, entre eux, qu’avec les classes dirigeantes qui les opprimaient au nom du nationalisme. Marx a exhorté les travailleurs à se débarrasser de la « fausse conscience » de l’identité nationale.

Aujourd’hui Karl Marx est  l’Iran ! [Le Bouquet ! Des communistes !]. Il envisage d’étendre son influence parmi les chiites en les unissant sous la bannière théocratique de Téhéran, détruisant ainsi l’intégrité du Bahreïn, de l’Arabie Saoudite, de l’Irak et du Liban. L’Iran utilise en sous mains des groupes terroristes, le Hezbollah et les milices chiites dans le sud de l’Irak. La Syrie en est donc le pivot et le pont dans le Moyen-Orient arabe. Téhéran ne cache plus que ses forces de sécurité travaillent en Syrie pour soutenir Assad. Dans ce contexte, la course de Téhéran vers l’arme nucléaire est un problème non seulement pour Israël, mais pour la région dans son ensemble [Souplesse remarquable du raisonnement et de la rhétorique ! Et ce n’est pas fini !]

En réponse, l’Arabie Saoudite, le Qatar et d’autres pouvoirs voisins arment et soutiennent des factions sunnites [Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?]. Les Turcs sont entraînés dans le conflit, désespérément apeurés que les Kurdes, qui sont en train de rompre avec la Syrie, ne poussent leurs frères en Turquie à faire de même [Mme Rice doit vivre dans un monde parallèle totalement inversé par rapport au nôtre !] Les frappes de missiles et de mortiers sont de plus en plus fréquentes sur les frontières d’Israël et de la Turquie. Ankara a crié à l’aide et en a appelé à l’OTAN le mois dernier ; ce qui aurait dû retenir notre attention [Pourtant, nous l’avons tous entendue !]

Mais où sont les États-Unis ? L’Amérique a passé des mois à essayer d’obtenir l’accord des Russes et des Chinois sur des résolutions dans le cadre d’une ONU impuissante à « mettre fin à l’effusion de sang », pour que Moscou abandonne Assad et que et Pékin s’inquiète du chaos au Moyen-Orient. [Mais que deviendrait le noble mensonge du chaos constructeur si la Syrie résiste ?] [6]. Vladimir Poutine n’est pas un homme sentimental. Mais s’il croit qu’Assad peut survivre, il ne fera rien pour lui nuire.

Ces derniers jours, la France, la Grande-Bretagne et la Turquie ont comblé « le vide diplomatique » [Plutôt le vide médiatique, non ?] en reconnaissant une opposition nouvellement formée et largement représentative de tous les Syriens [Mascarade éhontée et traitrise criminelle]. Les Etats-Unis devraient suivre leur exemple, passer au crible et armer le groupe unifié avec des armes défensives, à la condition que ce dernier poursuive une approche inclusive post-Assad. Les Etats-Unis et leurs alliés devraient également envisager d’établir une zone d’exclusion aérienne pour protéger les innocents [Comme en Lybie ?]. Le poids et l’influence de l’Amérique sont nécessaires. Laisser cela à des puissances régionales, dont les intérêts ne sont pas identiques aux nôtres [À bon entendeur, salut !], ne fera qu’exacerber le sectarisme grandissant.

Certes, il ya des risques. Après plus d’une année d’un conflit brutal, les éléments les plus extrémistes de l’opposition – y compris al-Qaïda – ont été renforcés. Les guerres civiles ont cette tendance à renforcer les pires éléments. Le renversement d’Assad pourrait, en effet, amener ces groupes dangereux au pouvoir.

Mais l’effondrement du système étatique au Moyen-Orient est un risque encore plus grave. L’Iran gagnerait, nos alliés perdraient, et pendant des décennies la misère et la violence dans cette région feront que le chaos d’aujourd’hui serait regardé comme banal ! [La Syrie n’a jamais été un État de misère et la violence des invasions étrangères, depuis la nuit des temps, n’est un secret pour personne, sauf pour les ignares et les mal intentionnés].

La guerre au  Moyen-Orient n’est pas en recul. Elle va crescendo. Nos élections sont terminées. Maintenant, l’Amérique doit agir!


The Washington post, le 24 novembre 2012

 

Article originaux: 


[1] Article de JP news

هذه خارطة الشرق الأوسط الجديد التي رسمتها كونداليزا رايس

http://www.jpnews-sy.com/ar/news.php?id=48792

[2] Article  du quotidien turc « Yeniçag »

http://www.yg.yenicaggazetesi.com.tr/habergoster.php?haber=76044

[3] Article du « Washington Post » par Condoleezza Rice

Syria is central to holding together the Mideast

http://www.washingtonpost.com/opinions/condoleezza-rice-syria-is-central-to-holding-together-the-middle-east/2012/11/23/200e583e-2ebf-11e2-89d4-040c9330702a_story.html

[4] Les grandes puissances veulent la guerre civile en Syrie mais ne parviennent pas à l’imposer

http://www.mondialisation.ca/les-grandes-puissances-veulent-la-guerre-civile-en-syrie-mais-ne-parviennent-pas-l-imposer/28132

[5] Le Président Sarkozy au Patriarche maronite : « Que les chrétiens de Syrie et du Liban émigrent pour l’Europe, ils n’ont plus leur place au Proche Orient »

http://www.silviacattori.net/article2394.html

[6] Syrie : Dernier rempart face au chaos ?

http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28555

Articles traduits par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/c-rice-assad-contrarie-nos-projets-et-liran-est-le-karl-marx-daujourdhui/5313384

 

Source: TSIMOKA GASIKARA

dimanche, 09 décembre 2012

LE SCANDALE DE LA CONSPIRATION SEXUELLE DE L'ONU: POURQUOI OUATTARA A POUSSE DANS LE DOS LA COTE D'IVOIRE A VOTER CETTE LOI

 

 

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"Vous voulez qu'on vous aide? Changez d'abord vos lois!"

 

Voici un mini-documentaire qui dévoile les dessous de l'empressement du gouvernement Ouattara à voter un nouveau "Code de la famille", qui annonce d'autres aménagements, notamment l'autorisation du mariage des personnes de même sexe. Ce "progrès" se fera dans le droit fil du "Sexual Rights Agenda", un programme de l'ONU pour forcer les pays "sous-développés" à modifier les lois afin de les rendre favorables aux minorités LGBT (Lesbian, Gay, Bisexual and Transgendered people). La contrepartie de cette "modernité": un peu d'aide au développement (réduction de la dette coloniale, éligibilité à certains programmes, etc).



Que DIEU garde la Côte d'Ivoire!

jeudi, 06 décembre 2012

LE HIDEUX VISAGE DU FMI, DE LA BANQUE MONDIALE ET DES AUTRES

 

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Il y a 2 manières de conquérir et d’asservir une nation, l’une est par l’épée, l’autre par la dette (John Adams, ancien président des Etats-Unis). Le FMI et la Banque Mondiale (BM) sont exactement des outils de la seconde méthode que l’occident a adoptée pour s’accaparer les ressources des pays de ce qu’ils appellent le tiers-monde et de l’Afrique en particulier. La dette est l’arme, les intérêts, la munition et l’assassin économique le nouveau soldat. Ce n’est pas moi qui le dis. C’est en substance ce que dit John Perkins, ancien employé contractuel de la Banque Mondiale, auteur de Confessions d’un assassin économique, un livre à grand succès (que je conseille à tous les responsables africains). Ne vous laissez donc plus impressionner par ces «experts» venus de Washington ou de Paris, envoyés de ces institutions financières internationales, portant des costumes bien coupés, ayant des apparences vertueuses et utilisant les mots savants tels que plans d’ajustement structurel. Tout cet artifice fait simplement partie du mécanisme mis en place pour cacher le pillage qu’ils commettent.

A L’ORIGINE DE L’ESCLAVAGE ECONOMIQUE ET FINANCIER

 C’est la force qui a toujours déterminé les rapports entre nations. Le reste n’est que maquillage. La guerre, les coups d’Etat, les sanctions économiques, l’occupation militaire sont le langage qu’ont toujours parlé les nations dans leur désir de sécurité, de bien-être, de puissance, d’enrichissement, d’agrandissement de leur territoire et de sécurisation des ressources de survie. Les choses n’ont pas changé. Elles sont simplement plus sophistiquées.

Lorsque que les pays occidentaux ont conquis par la colonisation les terres nouvelles, ils ont à dessein détruit les structures économiques, culturelles et mentales des sociétés traditionnelles. Ils ont remplacé la vie collective de ces sociétés par l’individualisme occidental. A travers des lois foncières, les colons ont détaché les populations de la terre qui est le moyen de survie et leur ont imposé l’économie du marché qui a fait d’eux des esclaves du capitalisme.

Au moment des indépendances, les puissances occidentales de l’époque ont transféré la dette des temps coloniaux aux nouveaux pays en même temps qu’ils les entrainaient dans un nouveau système financier dont les acteurs étaient maintenant le FMI, la BM et autres bailleurs de fonds.  Si les nouveaux pays ont eu un semblant d’indépendance politique, ils avaient au pied une boule de fer économique et financier qui allait les empêcher de prendre un envol économique. Selon Susan Georges, une activiste et écrivain, l’Afrique subsaharienne paye 25.000 dollars par minute d’intérêts sur la dette à ses créanciers du Nord. Ce sont, selon elle, les pays du Sud qui financent en réalité les pays du Nord à raison d’un flux financier annuel de 200 milliards de dollars du Sud vers le Nord (1). Les pays du Sud payent 13 dollars sur 1 dollar reçu des pays du Nord. Pourquoi en serait-il autrement? Après tout, ces pays occidentaux ont besoin de nos ressources naturelles pour leur prospérité et même la survie de leur mode de vie. Et tous les moyens pour les contrôler sont utilisés.

Le FMI et la BM sont simplement des institutions de domination du capitalisme occidental comme le sont les organisations des droits de l’homme tels que Amnesty International (contrôle moral), d’aide au développement (truffés d’espions), les organes d’assistance aux élections (National Démocratique Institution, une création de la CIA dont le rôle est de donner la caution a des élections frauduleuses), la Cour Pénale Internationale (le bras séculier), de communication sociale (Facebook et Twitter, d’autres créations de la CIA faits pour la collecte d’informations sur les gens).

Le Président du FMI est par un accord tacite passé entre européens et américains, un européen et celui de la Banque Mondiale, un américain, nommé par le Président des Etats-Unis. Les présidents du FMI et de la Banque Mondiale, sans officiellement être des haut-fonctionnaires de l’administration de leurs pays, se comportent comme tels. Les organismes qu’ils dirigent brillent d’ailleurs par leurs prises de position pro-occidentales dans les crises internationales. C’est ainsi que pendant la crise ivoirienne la Banque Mondiale avait fermé ses bureaux à Abidjan et suspendu tous ses contacts avec le gouvernement Gbagbo que la France avec le soutien des autres pays occidentaux voulait renverser. L’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir va replonger la Côte d’Ivoire dans les bras de ces institutions dont le président Gbagbo voulait s’éloigner.

LE PIEGE AUX NATIONS

Selon John Perkins, l’assassin économique, qui est économiste de formation travaille en général pour une compagnie-écran ou contractuelle de ces institutions financières pour qu’en cas de problèmes, aucun lien ne puisse être établi entre l’individu, les institutions financières et les gouvernements des pays occidentaux qui tirent les ficelles à l’arrière-plan. On commence par identifier un pays riche en ressources naturelles ou occupant une position géographique stratégique. Le rôle de l’assassin économique est de négocier pour le pays-cible des crédits auprès de la Banque Mondiale, du FMI, du Club de Paris ou de la Banque Africaine de Développement qui malgré son nom et la couleur noire de son président est une organisation à capitaux essentiellement occidentaux. Cet assassin économique que les médias appellent «expert» le fait comme une faveur qu’il accorde aux dirigeants de ces pays demandeurs de crédits.

Le FMI et la Banque Mondiale savent d’avance que le gouvernement auquel le crédit va être octroyé est corrompu et c’est même cela l’une des raisons pour lesquels on le choisit. En mettant autant de biens dans les mains d’individus à l’intégrité fragile, ces institutions donnent l’opportunité à ces dirigeants et à leurs proches de s’enrichir. Et ce vol ne cause pas de grands remous tant que ces chefs d’Etat jouent le jeu, malgré d’occasionnelles et timides exhortations à la bonne gouvernance.

Les critiques que ces pays font aux pays africains sur la bonne gestion et la bonne gouvernance ne sont que de la poudre aux yeux. Ces critiques sont faites pour garder ces apparences de bienveillance car les pays occidentaux préfèrent les dictateurs et des politiciens compromis à qui ils peuvent faire du chantage à des hommes intègres n’offrant pas de levier de pression sur eux. Sinon, pourquoi Lumumba, Sankara, Pascal Lissouba seraient-ils tombés au profit de Mobutu, Compaoré et Sassou Nguesso qui ont chacun fait plusieurs décennies au pouvoir? En fait les puissances occidentales favorisent l’accession au pouvoir d’individus qui ont une faiblesse qui peut être l’orgueil, les plaisirs de la chair ou un amour pour les biens matériels. Le Programme Millénaire pour le Développement n’est  autre encore que de la poudre aux yeux pour faire croire aux populations africaines qu’on se soucie d’elles.

L’argent qu’on prête n’est en général pas remis en liquide ou alors pas en totalité au gouvernement qui emprunte. Il est transféré sous forme de grands projets d’infrastructures tels que la construction de centrales électriques, de routes, des voies de chemins de fer, de parcs industriels, de ports, réalisés par des compagnies occidentales. Ces infrastructures ne profitent pas au petit peuple, ne changent pas la condition matérielle de ces nations et n’ont pas un grand impact sur l’économie des pays. Elles bénéficient aux compagnies étrangères pour le transport, la transformation ou l’évacuation des ressources naturelles exploitées.

Ces grands experts consciemment négligent d’intégrer le fait que le développement ne peut être accompli sans au préalable avoir développé le potentiel humain que les gens ont en eux et avoir changé leur façon de penser qui seuls sont capables de créer une dynamique interne génératrice de prospérité. L’argent et les investissements ne servent pas à grand-chose tant que la majorité de la population qui vit dans les campagnes n’a pas été pas impliquée à part entière dans le processus de développement. Tant qu’elle continue à passivement espérer une solution qui viendrait d’ailleurs sans avoir été amenée à prendre en main son propre développement, les choses ne changeront pas vraiment.

Pourquoi nos gouvernements tombent dans ces pièges? C’est parce qu’ils font confiance à ces experts économiques  venus de pays dits développés. Après tout, se disent nos dirigeants, si ces individus ont pu développer leurs pays, ils doivent bien savoir ce qu’il y a à faire pour développer le leur, ignorant que ces institutions financières sont des entités prédatrices. Il faut aussi ajouter que le fait que certains dirigeants africains n’aient pas vécu en occident représente un handicap pour eux dans la compréhension et l’analyse des attitudes et de la nature parfois sinistre de leurs interlocuteurs, toujours dissimulée derrière un sourire radieux, une exquise politesse et un discours sophistiqué.

Précisons tout de même qu’il est cependant possible pour un gouvernement sérieux, éclairé et astucieux de tirer profit de ces crédits pour initier un veritable processus de développement. Mais pareil gouvernement devra pleinement intégrer la diaspora dans sa gestion de sa politique de développement. La diaspora a une compétence lui permettant d’insuffler l’excellence dans la gestion du pays, d’assister les dirigeants de leurs pays dans leurs interactions avec les entités extérieures en même temps que son expérience lui donne la capacité de faire sans aucun complexe compétition à tous les niveaux avec les autres acteurs de ce monde devenu un village planétaire. Je ne vois d’ailleurs pas comment un pays africain pourrait émerger sans mettre à contribution autant de compétences. Ce sont leurs nationaux formés dans des universités occidentales qui ont aidé la Chine et l’Inde à prendre leur envol.

Et lorsque comme prévu, le pays emprunteur n’arrive pas à payer la dette, parce que les théories économiques ont des bases frauduleuses, on passe à la capture du poisson comme l’on verra plus tard.

LORSQUE VOUS REFUSEZ DE MORDRE A L’HAMEÇON

Lorsque vous refusez de vous laisser corrompre comme l’ancien président du Panama Omar Torrijos l’a fait, on envoie les chacals c’est à dire des assassins s’occuper de vous. Torrijos avait dit à John Perkins qui voulait l’attirer à ce jeu que l’enrichissement personnel ne l’intéressait pas. Ce qu’il voulait c’était le bien de son peuple et il savait bien qu’en refusant de jouer le jeu, il serait sur la liste des gens à éliminer. Effectivement, quelque temps plus tard il est mort dans un accident d’hélicoptère qui avait la signature de la CIA, selon John Perkins.

Le scénario  de neutralisation des leaders varie en fonction des pays. Parfois c’est un coup d’Etat tel le renversement de Thomas Sankara au Burkina Faso, ou la création d’un mouvement armé contre le gouvernement «rebelle» du président Aristide de Haïti. On peut aussi vous fabriquer de toutes pièces une opposition nationale qu’on aide par des financements à prendre le pouvoir (Libye) ou un mouvement rebelle qui vous tient dans les rangs comme au Tchad. Le message dans ce dernier cas c’est que si vous ne vous soumettez pas aux règles du jeu, on aide ces rebelles à prendre le pouvoir (en leur procurant de l’armement et de l’argent toujours par réseaux interposés). Les nouveaux dirigeants mis au pouvoir par l’occident restent très souvent malléables, sachant qu’il pourrait leur arriver ce qui est arrivé à leurs prédécesseurs. Parfois, c’est simplement l’assassin économique qui de façon subtile profère cette menace. Il ya toujours dans un pays de nombreux prétendants au pouvoir, prêts à vendre leur âme à ces pays pour accéder au trône.

On assassine rarement ces leaders en utilisant des agents des pays occidentaux qui en général tirent les ficelles à partir des ambassades, véritables centres de commandement. On utilise très souvent des locaux pour donner l’impression que ce sont vos propres concitoyens qui vous font tomber. C’est ce qui s’est passé en Cote d’Ivoire avec le président Laurent Gbagbo qui bien qu’il n’ait pas tenu de propos anti-français et qu’il ait continué à leur octroyer des contrats montrait une volonté d’émancipation que les pays occidentaux n’aimaient pas. Le président Biya est probablement aussi sur la liste de la France et des Etats-Unis des leaders à neutraliser parce que bien qu’ayant préservé les intérêts occidentaux dans son pays, il est en train de réduire la pression de la tenaille française sur l’économie du Cameroun en octroyant de vastes marchés à la Chine avec laquelle il est en train d’établir une relation de partenariat stratégique. Ils aimeraient le faire le faire succéder par un politicien beaucoup plus francophile et pro-occidental. Il semble qu’au soir de sa carrière politique le président Biya ait décidé, comme pour laisser un héritage politique, de jouer cette carte mortelle.

Tous les leaders ne se font heureusement pas tuer. Il y a des présidents comme Castro du Cuba ou Hugo Chavez du Venezuela qui ont survécu à une tentative de renversement. Ce qu’on reproche à ce dernier c’est simplement d’avoir donné accès aux populations indigènes et autres pauvres de son pays à la richesse du pays (le pétrole) que se partageait l’élite du pays avec les compagnies américaines. Il avait, en effet, remis au peuple vénézuélien le contrôle des richesses  de son sol en nationalisant de nombreuses compagnies. Il a utilisé cette richesse pour réaliser de vastes projets de constructions d’habitations, de centres de santé, d’écoles, de financement de PME pour pauvres et démunis.

Si vous arrivez à ne pas vous faire assassiner, on procède à une simple invasion comme en Iraq sous le couvert des Nations Unies. Saddam Hussein après avoir été leur outil, avait refusé selon John Perkins le deal offert par les américains aux Saoudiens: celui de la pérennité au pouvoir contre le pétrole à bon prix. Il avait en outre eu l’outrecuidance de vouloir faire ses transactions en Euros, mettant ainsi en danger la domination du dollar comme monnaie réserve (la même raison pour laquelle on a fait tomber Dominique Strauss-Khan par cette affaire de faux-viol). Le Colonel Kadhafi quant à lui avait mis 30 milliards de dollars de côté pour la création du Fonds Monétaire Africain (avec en fond la mise en place des Etats-Unis d’Afrique) représentait aussi un danger pour l’existence du franc CFA et la domination de la France et des pays occidentaux sur l’Afrique.

Susan Lindauer, agent de la CIA travaillant sous couverture comme employée aux Nations Unies, a révélé au cours d’une interview qu’à la veille de la deuxième guerre du golfe, la CIA avait offert un plan de paix à l’Iraq que Saddam Hussein avait accepté pour éviter la guerre, donc la possibilité d’un renversement. La CIA avait demandé et obtenu en échange de la paix un traitement de faveur pour les sociétés américaines dans les contrats iraquiens dans le domaine de la communication, la santé, des équipements d’hôpitaux, du transport. La CIA avait aussi obtenu de l’Iraq qu’elle achète un million de véhicules américains par année pendant dix ans et un traitement de faveur dans les contrats de pétrole. L’Iraq avait même offert de donner aux compagnies américaines les contrats de pétrole de la société russe, Lukhoil. Tout ceci n’a pas été suffisant pour satisfaire la cupidité des américains selon les propres termes de Mme Lindauer http://www.brasschecktv.com/page/20819.html

Lorsqu’ils envahissent un territoire comme en Iraq ou qu’ils le bombardent comme en Yougoslavie et en Libye, ils détruisent à dessein les infrastructures pour forcer les nouveaux dirigeants à refinancer la reconstruction à travers les crédits du FMI et de la Banque Mondiale. Ces contrats de reconstruction sont octroyés par le nouveau gouvernement pro-occidental aux compagnies des pays ayant contribué à la «libération et à l’établissement de la démocratie».

Est-ce le directeur du FMI ou président de la Banque Mondiale qui ordonne les actions hostiles et assassinats? Probablement pas. Ils font partie d’un vaste système dans lequel ils jouent une partition. Une fois, leur rôle terminé ou lorsqu’ils échouent, les autres départements du système, en occurrence les services secrets, les médias entrent dans la danse pour jouer leur part.

J’en profite pour dire que l’assassinat des leaders nationalistes du tiers-monde est une pratique courante chez la CIA et les services secrets occidentaux. Certains leaders africains sont obligés de jouer le jeu malgré eux parce qu’ils ont peur de se faire descendre. Selon François-Xavier Vershave, feu le président Houphouët-Boigny avait des élans nationalistes mais s’était rangé lorsqu’il a vu comment les autres nationalistes africains se faisaient assassiner par la France (2).

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vendredi, 30 novembre 2012

LA COTE D’IVOIRE FACE AU NOUVEL ORDRE MONDIAL

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Monsieur le Directeur de publication.

Je ne vous déclinerai pas mon identité, juste un pseudo et vous savez pourquoi. Mais le plus important est ce qui va suivre.

Les Africains, particulièrement les Ivoiriens puis les Libyens ignorent le fond de leurs malheurs. Oui ce qu’ils subissent ne date pas de maintenant comme vous vous en doutez.

Ceux qui ont tiré et continuent encore de tirer les ficelles des crises et guerre en Afrique et ailleurs ont tout planifié en attendant le faux pas des leaders comme Laurent Gbagbo et Mouammar Kadhafi. Nous allons ensemble survoler le cas libyen mais aller en profondeur sur le cas ivoirien. La communauté de la haute finance (dirigée et contrôlée par les hommes gris/les illuminatis) dont je faisais partie a une règle simple l’argent et encore gagner de l’argent…

Concernant le plan des illuminatis (dont font parties le CFR, la Commission trilatérale, le mouvement Skrull & Bones, les francs-maçons, la rose croix, ect...) le choix qui s'est porté dans les années 1970 sur Allassane Ouattara depuis qu’il était étudiant en Pennsylvanie aux Etats-Unis avait pour but de remplacer Félix Houphouët Boigny lorsque celui-ci serait vieillissant ou mourant. Nous avons à travers François Mitterrand poussé la création du multipartisme dans l’Afrique francophone. Objectif préparé 18 ans plus tôt, afin de remodeler l’espace politique africain. Nos experts ont déduit que l’application du multipartisme nous permettrait de remplacer la vieille garde politique par une nouvelle.

Pour y arriver il fallait faire chuter les cours mondiaux du cacao et autres matières premières. Ceci pour créer une crise économique et provoquer la colère populaire, pour finalement aboutir au pluralisme d’opinions qui fragiliserait les présidents d’alors qui étaient adulés et respectés comme Houphouët-Boigny. La haute finance n’a pas d’état d’âme. Notre système couvrait les dérapages et crimes de ce dernier (Houphouët-Boigny) tant qu’il nous était utile et en bonne santé. Mais ce dernier ayant découvert trop tard la manoeuvre, a tout fait pour ne pas permettre à Alassane Ouattara d’être au pouvoir. Il a modifié la constitution afin de permettre à Henri Konan Bédié de venir aux affaires bien qu’il soi mal aimé de la population qui voyait en lui un héritier dynastique. Cette situation d’antipathie d’une bonne partie du peuple nous donnait le temps de préparer la chute de Bédié qui s’est avéré un homme faible. Il nous fallait tout simplement jouer sur la fibre ethnique et religieuse pour placer Ouattara au pouvoir quelque soit celui qui était en face.

Créer subtilement le Rdr et en faire un parti ethnique avec des militants que nous savions pour la plupart peu instruits ou analphabètes a été d’une aisance modèle, car plus faciles à manipuler. Nous y reviendrons plus loin. Ouattara étant présenté comme victime par nos médias (Cfi, Tv5, Rfi…), il devint facile de manipuler les militaires ivoiriens du nord tel Ibrahim Coulibaly dit «IB», Issiaka Ouattara, Oumar Diarrassouba etc. Objectif: saisir une situation et créer un mouvement de révolte, placer un homme lige pour une transition et aboutir à une élection truquée comme plus tard en novembre 2010.

Bédié entre-temps tombé le 24 Décembre 1999, le Général Guéï est placé provisoirement à la tête du pays mais plus tard, ce denier retournera sa veste. Deux tentatives de coup d’état contre lui échouent, puis, Laurent Gbagbo vient aux affaires suite à une élection controversée. Nous avons été surpris par la réaction populaire qui a permis de rendre à Gbagbo sa victoire. L’arrivée au pouvoir de cet homme (Gbagbo) que nous avons par l’entremise de Ouattara tenté de supprimer en 1992 lors de la marche de l’opposition du 18 Février de ladite année a fait trembler la HAUTE FINANCE SATANIQUE comprenant LE CLUB DE PARIS, LE FMI, LA BANQUE MONDIALE, LE CLUB DE ROME etc... Le plan pour l’éliminer fut secrètement mis au point en attendant une occasion dorée qui s’est présentée lors de cette marche (18 février 1992). Mais l’humanisme des gendarmes d’alors a gêné la mise à mort de l’homme.

Certes, nous voulions une opposition contre le pouvoir Houphouët afin de l’affaiblir puis le remplacer, mais nous ne voulions pas d’une opposition puissante comme le Fpi avec un leader aussi charismatique qu’incontrôlable comme Gbagbo. Un tel homme au pouvoir suite aux élections de 2000 n’arrangeait pas les affaires des banquiers et les chocolatiers internationaux guidés par les hommes gris (illuminatis). Laurent Gbagbo, un homme qui n’est pas esclave de l’argent et du luxe démesuré est un poison pour ceux qui l’ont finalement eu le 11 Avril 2011. Gbagbo arrive au pouvoir et découvre que le pays dont il tient les rênes n’est pas réellement indépendant, mais pire, les richesses du pays appartiennent à la France qui les gère pour les intérêts de la communauté internationale dirigée par les illuminatis.

Il décide alors de tout remettre à plat concernant les relations entre son pays et la France.

Tout l’argent de corruption à lui offert par les pontes du pouvoir financier français est directement versé dans les caisses du trésor ivoirien. Car disait-il, c’est l’argent des ivoiriens. Crime de lèse-majesté pour les financiers occidentaux, car on ne refuse pas impunément les offrandes de gens qui ont toujours procédé ainsi pour avoir la mainmise sur les dirigeants et les richesses des pays du sud. Non seulement l’élection de Gbagbo nous a surpris, mais il commet le crime d’être incorruptible. Il fallait s’en débarrasser le plus vite possible. Janvier 2001, première tentative qui échoue par précipitation. Septembre 2002 fût préparé au Burkina Faso avec l’appui de Blaise Compaoré, franc-maçon de catégorie esclave, franc-maçon soumis qui respecte les règles criminelles de la cause. Entrainements intensifs des militaires exilés ivoiriens qui échoueront miraculeusement le 19 septembre. Mais tout est réorganisé pour partitionner le pays puis le conquérir petit à petit afin d’affaiblir le pouvoir Gbagbo insoumis, panafricaniste et nationaliste. Mais les combats sont meurtriers malgré le faible équipement des militaires loyalistes. Une ruse est parallèlement organisée pour neutraliser Gbagbo.

1- Mise sur pied par la DGSE française d’un commando afin d’assassiner des personnalités plus ou moins importantes (le comédien Camara dit «H», le Docteur Dacoury, frère du rebelle Dacoury Tabley, Guy André Keiffer etc…) pour faire accuser Gbagbo avec des supposés escadrons de la mort fabriqués de toute pièce par les services secrets français.

2- Les accords de Marcoussis pour le dépouiller de son pouvoir gênant. Là encore, Gbagbo se montre habile politicien et déjoue tous les pièges qui lui sont tendus.

L’armée ivoirienne qui se rééquipe ne rassure pas les intérêts occidentaux car les soldats loyalistes commencent à surmonter leur peur et sont prêts à broyer du rebelle afin de libérer le pays. Voyant la supériorité militaire loyaliste se forger et gagner du terrain, un traité de paix est provoqué et signé pour stopper la belligérance.

Comment stopper les achats d’armes que Gbagbo opérait, telle devenait l’objectif à court terme pour les illuminatis.

Nos experts composés de la DGSE française, de la CIA américaine et du Mi5 britannique en liaison avec les services secrets burkinabé, maliens et sénégalais se mettent au travail pour trouver une solution afin de verrouiller militairement l’armée loyaliste appelée FDS-CI.

La première trouvaille est une marche organisée par l’opposition en Mars 2004. Le but était de pousser Gbagbo à massacrer le maximum de «civils» (infiltrés pour l’occasion, de rebelles) et permettre ainsi à l’Onu (qui est l’arme diplomatique des illuminatis) de sortir une résolution d’embargo sur la Côte d’Ivoire. Mais pour y parvenir, une commission d’enquête fût dépêchée afin de produire un faux rapport qui allait justifier l’embargo. Une fois de plus, Gbagbo sent le piège et produit un contre rapport juridique qui bat en brèche les arguments de la commission de l’Onu. Quel est cet homme qui réussi à bousiller un plan bien pensé et aussi couteux que cette marche où nous avons bien manipulé les partis d’opposition avec leurs chefs cupides avides de pouvoir?

Dans la colère certains services secrets proposèrent l’élimination physique de Gbagbo.

Mais ce projet fût abandonné pour raison de guerre civile qui n’arrangeait pas nos affaires.

Avec un monsieur comme Blé Goudé à la tête d’une forte jeunesse nourrie à la sève nationaliste, sans oublier les militaires loyaux, il ne fallait pas prendre de risques.

L’occasion rêvée s’est présentée lors de la tentative de libérer le territoire avec «l’opération César», où une agression de l’armée Fds-ci a été simulée pour détruire les aéronefs loyalistes et procéder à un coup de force pour renverser Gbagbo. Là encore, échec et mat, qui s’est achevé par le massacre de nombreux civils par l’armée française. Cap a alors été mis sur la fin du mandat de Gbagbo en 2005.

Mais entre temps, vu les manoeuvres du médiateur Sud Africain Thabo Mbéki qui étaient dangereuses pour nous, il fallait le court-circuiter.

Tous les moyens médiatiques furent déployés afin de demander la démission de Gbagbo et permettre la mise sur pied d’une transition. Vous vous en souvenez n’est-ce-pas?

J’en ris encore aujourd’hui car c’était grotesque.

Mais il fallait quand même essayer. Cette manoeuvre ayant échouée, l’objectif fut d’attaquer à nouveau Gbagbo à travers l’union africaine corrompue, en imposant un nouveau 1er ministre en la personne de Konan Banny.

Le choix de Banny s’est joué sous la pression d’Olusegun Obasanjo l’ancien président nigérian qui est aussi franc-maçon.

Banny nous paraissait plus pugnace qu’un Seydou Diarra faiblard et aphone. Mais le choix de Banny en décembre 2005 n’avait rien de promotionnel. Nous savions que la population baoulé (qui commençait dangereusement à succomber au charme Gbagbo) en grande partie nostalgique du temps Pdci houphouétiste allait croire à un retour aux affaires du parti. Leur haine allait se consolider contre Gbagbo pour la suite de notre plan.

Banny allait croire en l’appui du Rdr de Ouattara pour faire chuter Gbagbo vu que le Groupe de Travail International (GTI-arme diplomatique) à été mis en place pour la cause. Objectifs: dissoudre l’assemblée nationale, contrôler l’armée, museler les patriotes de Blé Goudé et organiser des élections avec un ficher électoral tronquée sur base d’audiences foraines faussées. Là encore Gbagbo s’en sort avec maestria avec l’appui des jeunes patriotes guidés par Blé Goudé et Eugène Djué. Mais nous avions marqué un point important dans cette défaite. La haine des militants Pdci baoulé pour Gbagbo a ressurgit et s’est consolidée grâce à «la cause» Konan Banny. Cela nous servira pour la suite, car la manipulation est notre jeu favori. La DGSE française au service des Illuminatis organise l’introduction des déchets toxiques dans le but de créer l’émoi et la colère populaire. Le choc subit par l’opinion suite aux effets néfastes des déchets toxiques avait commencé à faire son effet mais une nouvelle fois, Gbagbo prend le dessus car il avait compris la manoeuvre diabolique française.

Pour reprendre la main afin d’effacer l’épisode GTI-Banny-dechets toxiques, Gbagbo initie l’accord politique de Ouagadougou. Nous étions sonnés mais pas vaincus. Il nous fallait «récupérer» l’accord de Ouagadougou car notre pion Blaise Compaoré en était le parrain. Il lui fallait profiter de la confiance de Gbagbo pour vider cet accord de son contenu. En sujet obéissant, il rendait compte à ses maitres après chaque décision importante. Mais il ne fallait pas aboutir au désarmement.

Une fois la circulation des biens et des personnes démarrée, les armes étaient facilement transportables pour les disséminer à travers toute la partie sud du pays. Cela enclenché notre objectif a été de distraire l’opinion. Il fallait faire du bruit concernant l’enrôlement, le listing électoral et exiger la date des élections étant donné que l’opposition a eu la mainmise sur la CEI (Commission Electorale Indépendante) suite à l’accord de Prétoria. Mandat a été donné aux rebelles de récuser ensuite la médiation de Thabo Mbéki. Mais entre temps ce dernier a été poussé afin de permettre la candidature de tous et l’introduction d’un nombre important d’opposants dans la Commission Electorale Indépendante s’il voulait la paix en Côte d’Ivoire. Pour ne pas entacher la crédibilité de sa mission. Il nous fallait avoir le contrôle de la CEI. Pourquoi? Je vous explique les raison: les services secrets on diligenté une enquête secrète pour jauger la popularité des principaux candidats. Résultat: 65.90% en faveur de Gbagbo, 20.08% pour Bédié et 14.02% pour Ouattara. Constatant ce résultat effrayant, Il fallait passer à la vitesse supérieure, c'est-à-dire confier l’enrôlement à un service technique étranger, verrouiller la CEI et procéder à des enrôlements tronqués.

Remarquez que dans les zones qui semblaient favorables à Gbagbo, les centres d’enrôlement ont été mal disposés afin de décourager ceux qui en étaient éloignés alors que les centres sont plus proches des populations du nord majoritairement Rdr. Ordre a été donné pour que les étrangers Cedeao viennent gonfler le nombre d’enrôlés car les votants réels ivoiriens du nord n’étaient pas aussi nombreux comme souhaité. Quand au projet de société de Ouattara pour les élections, il ne fallait pas se casser la tête. Gbagbo avait déjà réfléchi et fait tout le travail à notre place. Il a suffit de changer quelques éléments de son projet pour en faire un semblant de différence. Ce qui fait de celui de Ouattara, une pâle copie du programme de Gbagbo, génialement pensé. Avec une flottille de militants fanatiques et peu avertis, cela passa comme lettre à la poste.

Enfin, lors du cinquantenaire célébré à Yamoussoukro, Gbagbo annonce la date définitive des élections. C’est le top départ pour la grande manoeuvre d’intimidation et de corruption des chefs militaires afin de déstructurer l’armée Fds-ci.

Des hauts gradés tombent comme des fruits mûrs dans la besace. Mais fait inattendu! Beaucoup d’officiers dont le Colonel Major Konan Boniface et le regretté Capitaine Kouadio Timothée, mort à Tiébissou lors des combats du 30 mars 2011 sont approchés, mais résistent fermement. Les milliards de francs CFA proposés ne les ébranlent pas. Ils disent être des hommes d’honneur et que cet honneur n’est pas à vendre. Un choc pour nous! Des militaires négro-africains, qui logiquement doivent s’abaisser à la bêtise ethnique, refusent l’argent, demeurent intègres et nationalistes, tout le contraire du Capitaine Allah Kouassi Léon. Décidément on aura tout vu en Côte d’Ivoire!

Les votes du 1er tour se déroulent et les craintes des dirigeants financiers occidentaux se confirment: Gbagbo est le plus populaire des candidats malgré les manipulations que nous avions opérées, mais pire, Bédié est 2ème avant Ouattara. Ça nous ne pouvions l’accepter et les résultats on été inversés en faveur de Ouattara. Bédié qui demeure un homme faible et poltron se laisse faire. Tous ses biens sont bloqués sans oublier tous les documents qui démontrent ses malversations économiques passées qui lui sont brandis. Bédié soutient alors Ouattara qu’il croyait rouler dans la farine afin que ce dernier amène ses votants en sa faveur au second tour. Il fût pris à son propre piège. C’est la même méthode qui sera appliquée pour le choix des candidats aux prochaines législatives. Vendre et rendre le Pdci inoffensif, ce qui arrange la situation des maitres occidentaux de Ouattara. Au second tour, malgré les appels de Bédié à voter pour Ouattara, le taux de participation est faible. Il fallût gonfler le nombre de votants par rapport aux listings dans les régions du nord non désarmées. Les hommes de Gbagbo à la CEI bien qu’en faible nombre, demeurent extrêmement vigilants.

Les trois (3) jours requis pour annoncer les résultats provisoires sont passés sans proclamation de résultats.

Il fallait opérer un passage en force. Tâche qu’accomplissent les ambassadeurs français et américain.

Une fois annoncés les résultats sur France 24, le reste, nous nous en occupions par médias et ONU interposés.

Gbagbo ne se laisse pas faire pour autant malgré le fracas médiatique des chaînes de télévision et de radios occidentales. Il applique la loi dans toute sa rigueur mais que pouvait-il devant une telle force?

Vu que nous avions réussi à mettre le doute dans l’esprit des populations. Il fallait le présenter comme le mauvais perdant, le dictateur… et ça nos médias s’en sont donné à coeur joie. Mais cet homme ne nous laisse toujours pas tranquille et se met à éveiller les consciences des masses africaines avec des émissions et des débats télévisées transmis à outrance sans oublier une diplomatie qui tournait à plein régime. Les chefs d’état africains sont menacés par les pays occidentaux tenus par les illuminatis. Les vieilles dettes de beaucoup de pays africains, en passe d’être annulées ne le seront plus s’ils n’obéissent pas aux ordres, c'est-à-dire faire tomber Gbagbo par l’Union Africaine, un organisme corrompu, mendiant et squelettique. Il a même été proposé par le président Sarkozy, lors d’une session de l’UA, un droit de véto à l’Onu pour les africains. Du pur baratin pour naïfs.

Entre temps, pendant les tractations diplomatiques avec la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Union Européenne et l’Onu depuis Janvier, les forces militaires venues du Sénégal, du Burkina-Faso et du Nigeria commencent à débarquer dans le nord de la Côte d’Ivoire avec armes et logistique.

Officiellement et diplomatiquement, l’option militaire est rejetée, mais officieusement tout est en place.

L’Onu permet la mise en service d’hélicoptères russes de type Mi 24, officiellement pour défendre les civils mais en vérité, ces engins meurtriers sont destinés à ouvrir le passage sur les différents fronts militaires aux combattants rebelles de Ouattara appuyés par les soldats Cedeao.

Lorsque les services secrets conduits par la DGSE française font leur rapport pour dire que tout est OK, les hostilités militaires rentrent alors dans leur phase active après le constat des avancées du commando invisible d’Ibrahim Coulibaly dit IB appuyé par l’armée française et l’Onuci à Abobo, commune favorable à Ouattara. Les différents fronts militaires sont mis en branle. La résistance des Fds-ci est farouche, surtout dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Les miliciens associés aux Fds donnent du fil à retordre aux forces Cedeao rompues au combat terrestre. Mais chaque fois, les Mi 24 de l’Onuci sont intervenus pour dégager les obstacles. Curieusement, la suite s’est facilitée avec le recul des militaires restés loyaux à Gbagbo. Car pour nous, la guerre devait durer au moins six (6) mois. Ces longs combats allaient nous permettre de massacrer la communauté chrétienne en masse afin d’atteindre une quantité de sang à faire couler pour cause rituelle satanique illuminati.

Le retrait des Fds-Ci a empêché ce carnage parce que la visibilité du terrain allait dévoiler ce génocide religieux. Les intenses prières chrétiennes ont un rôle néfaste contre les illuminatis qui sont, eux, adorateurs de Lucifer. Ce plan a été déjoué on ne sait comment. Mais il fallait continuer sur Abidjan où les Fds se sont regroupés pour engager la bataille ultime. L’entrée à Abidjan des Frci, appuyés par la force licorne et l’Onuci s’est soldée par un échec cuisant avec la perte d’au moins 80% des forces rebelles-Cedeao sans oublier des soldats Onuci et Licorne morts au combat. Ce fut un véritable massacre de la part des Fds-Ci qui ont subitement pris le dessus malgré le commando invisible d’Ibrahim Coulibaly. Nicolas Sarkozy est sommé par les banquiers occidentaux de passer à la vitesse supérieure. C’est alors que tous les hélicoptères sont déployés contre les militaires ivoiriens.

C’est le pilonnage tous azimuts pour affaiblir les positions des Fds-ci conduites par les vaillants chefs militaires que sont le Colonel Major Konan Boniface, Le Général Dogbo Blé, feu le Colonel Major Gohourou, le Commandant Abéhi et bien d’autres qui contrairement à beaucoup de gradés des Fds-ci, ne se sont pas vendus aux forces occultes qui sont les maitres de la Banque mondiale et du Fmi, mandants d’Alassane Ouattara. Mais vu les corps des jeunes, massacrés par les hélicoptères français autour de la résidence du Chef de l’Etat Laurent Gbagbo, vu que l’armée française a détruit quasiment toutes les armes de pointe des soldats ivoiriens, Laurent Gbagbo décide de se livrer en demandant d’abord aux soldats d’arrêter de combattre et de se mettre en sécurité car dit-il, c’est lui que la communauté internationale veut. Malgré eux, le coeur meurtri, les combattants Fds-ci se retirent et vont se mettre en sécurité où ils peuvent. Le 11 Avril, un autre miracle se produit. Laurent Gbagbo qui devait être tué selon le plan, s’en sort vivant et est fait prisonnier. La communauté internationale est malheureuse mais fait dire à travers ses médias tels France 24 (qui comme les autres médias occidentaux, ont une mission de bourrage de crânes à travers le mensonge savamment distillé aux populations) que Laurent Gbagbo doit être bien traité. Leur peur est que Gbagbo devienne un héros vivant. Ce qui est bien le cas aujourd’hui.

Un petit pays comme la Côte d’Ivoire qui tient tête à tout un système (la haute finance internationale), qui a poussé la communauté internationale à la faute en l’obligeant à faire la guerre au vu et au su de tous. Cela a permis aux jeunesses africaines de comprendre définitivement qu’on les a prises pour des idiotes depuis toujours et que leurs pays ne sont pas véritablement indépendants comme on tente de le faire croire avec des fêtes d’indépendance célébrées chaque année.

La communauté internationale se sent affaiblie car Laurent Gbagbo l’a poussée à se dévoiler en plein jour alors que par le passé tout était déguisé et les peuples manipulés n’y voyaient que du feu. Quand j’ai vu cet homme de plus près à l’Hôtel du Golf suite à son arrestation, quand j’ai lu dans sons regard si profond, certes rempli de déception, je n’y ai pas aperçu de signe de défaite, de peur ni de faiblesse.

Oui, assurément c’est un grand homme, incorruptible et par-dessus tout, un génie de la politique jamais vu en Afrique depuis un certain Patrice Lumumba. Quand son regard à croisé le mien alors que les badauds fanatiques d’Alassane Ouattara le couvraient d’injures de toutes sortes, j’ai compris que le combat que mène cet homme n’est pas terminé même s’il mourrait ce jour où il fut arrêté.

Gbagbo n’a pas été tué physiquement, mais la communauté internationale voulait se rattraper autrement. La trouvaille, c’est la Cour pénale internationale (Cpi) qui doit servir à abattre l’homme définitivement. Le procureur Ocampo a reçu pour cette tâche, 1.000.000$ versés par les services de l’ombre de la communauté internationale sur un compte offshore aux Bélizes qui est un paradis fiscal pour le blanchiment d’argent. Gbagbo en prison au Nord, le régime Ouattara demeure fébrile et ne rassure pas du tout car l’image du leader charismatique écroué gauchement, continue d’avoir un impact sur les populations africaines. Son transfèrement précipité à la Cpi avait pour objectif d’abattre moralement ses soutiens militants et pousser les partis politiques qui lui sont proches à abandonner la course aux législatives.

Mais, coup de théâtre, sa première comparution à la Cpi s’avère un poignard dans le ventre de la communauté internationale qui comprend alors tardivement qu’elle a affaire à un homme d’une dimension à nul autre pareil. Un individu, qui a été maltraité, humilié et détenu dans des conditions inhumaines, réapparaît à la face du monde, requinqué, plus combatif que jamais avec comme cerise sur le gâteau, une intervention magistrale qui a fait l’effet d’une bombe. Dans toute l’Afrique, l’espoir des jeunes africains refait surface et se décuple. C’est les débats pleins d’ardeur qui reprennent leur droit dans les quartiers des capitales africaines. En face, la communauté internationale se sent ridicule face à un seul homme qui incarne l’espoir politique de tout un continent avide de liberté et de démocratie sans influences extérieures. Elle se sent coupable de n’avoir pas assassiné ce Gbagbo qui les a poussés à révéler au grand jour toutes leurs combines.

Côté Côte d’Ivoire, les nouvelles consignes françaises sont les suivantes: étouffer la presse «bleue», proche de Gbagbo par tous les moyens afin de l’empêcher de faire un travail de communication efficiente et redonner de l’espoir aux ivoiriens, l’empêcher d’assurer son travail d’éveils des consciences pour maintenir la flamme patriotique.

Manoeuvres rondement menées à coup de sanctions du Conseil national de la presse (CNP) dont c’est la mission principale sous l'oeil bienveillant du ministère de l’intérieur qui est suivi à son tour de très près par les services secrets français. Ceci avec des arguments fallacieux basés sur l’esprit d’une pseudo réconciliation et la «paix».

Au niveau international la consigne claire est d’étirer le procès de Gbagbo en longueur à la Cpi avec de multiple reports afin d’émousser l’espoir des jeunesses patriotiques africaines. La remplaçante du procureur Ocampo, le futur procureur Fatou Bensouda de race noire, a été approchée avec le double du gain (2.000.000 $) de son prédécesseur pour finir le travail d’accusation. Le choix d’un procureur de race noire est stratégique afin de ne pas donner au procès, la couleur raciste que tout le monde africain critiquait sous l’ère Ocampo. Sur le terrain ivoirien, l’organisation des législatives a pour objectif de déposséder les ivoiriens de leurs terres, permettre une recolonisation très moderne de la Côte d’Ivoire par la France au profit de la communauté internationale. C’est cela le plan.

Mais la crédibilité de ce scrutin est très largement affaiblie car l’appel lancé par le parti de Gbagbo provoque la non participation des ivoiriens au vote du Dimanche 11 Décembre 2011. Il faut alors truquer les résultats et donner un chiffre de taux de participation erroné. En vérité, le réel taux de participation est de 16% et non 36% qui sont purement mensongers. Encore une victoire à l’actif de Laurent Gbagbo. Oui assurément, Gbagbo n’est pas comparable à Alassane Ouattara qui est fabriqué et tenu en laisse par la France et les puissances étrangères. Cet homme, Gbagbo, s’est fait lui-même sans appui extérieur. Il croit en l’Afrique alors que Ouattara aide à piller la Côte d’Ivoire avec des gros contrats offert à des entreprises burkinabè comme par exemple le marché de 25 milliards pour la réfection du quartier d’Abobo donné à une entreprise du pays de Blaise Compaoré. Les plus gros marchés sont réservés aux entreprises françaises pour le compte de ses maîtres de la communauté internationale. Mais rien n’est tard puisqu’un esprit nouveau est né depuis l’an 2000 et n’est pas près de s’éteindre. Un homme appelé Laurent Gbagbo, que je n’aime pas (ce n’est pas obligatoire), c’est vrai, mais que je respecte, a pensé un projet de société révolutionnaire qui à terme devait faire de la Côte d’Ivoire et de la sous-région une puissance économique et industrielle avec sa propre technologie tenue et conduite par les africains eux-mêmes. Il a contribué à la mise sur pied du premier satellite africain RASCOM, qui du coup rendait l’Afrique autonome au niveau Télécommunication et informations.

Sa politique de transformation des matières premières allait enrichir et rendre puissants économiquement les paysans qui allaient se voir doter de moyens techniques de dernières générations.

Il avait pour objectif, le montage d’abord de véhicules de transport avec pour finalité d’en construire localement avec les ingénieurs sortis de l’INP-HB. Et plus encore, il a entamé une ingénieuse politique de désendettement (PPTE) de son pays pour finalement aboutir à une autonomie basée sur les propres ressources ivoiriennes. Ce désendettement avait pour objectif de mettre à l’abri du besoin la majeure partie des travailleurs ivoiriens en augmentant drastiquement tous les salaires d’au moins 65%, en plus de mettre tous les moyens économiques à un niveau où la jeunesse pouvait comprendre qu’il ne faut pas mettre ses espoirs dans l’immigration massive en Occident. C’est l’un de ses plans secrets que nous avons découvert. Ça, la communauté internationale ne pouvait l’admettre. Pour mettre fin à cette vision, ses propres frères, égoïstes, avides de richesses faciles, de postes politiques honorifiques, afin de jouir de la vie se sont vendus au diable et l’on renié.

Mais comme je l’ai dis précédemment, cet homme digne de respect appelé Laurent Gbagbo, a suffisamment enseigné et nourri politiquement les jeunesses ivoirienne et africaine pour continuer le combat car je vous informe que la communauté internationale, au-delà de toute fanfaronnade, a beaucoup de faiblesses. Je sais de quoi je parle et je ne dis pas n’importe quoi. Quand à Alassane Ouattara, tous les documents compromettants le concernant ont été archivés pour le faire chanter le moment venu. Au-delà de tout ce que je viens de vous démontrer, je vous suggère d’exploiter votre intelligence à fond dans la combativité et vous verrez que ces hommes politiques qui sont guidés par les dirigeants de la haute finance qui conduisent la communauté internationale ne sont que des hommes comme vous. Ils ne sont pas plus intelligents que vous comme le croient bêtement beaucoup d’africains adeptes de la paresse, de la mendicité et de la fatalité. Je suis de race blanche certes, mais il est stupide de croire qu’on est plus intelligent que les autres races. Les chinois nous ont prouvé le contraire.

C’est votre tour aujourd’hui. Gbagbo vous a montré le chemin et libre choix à vous de finir le travail ou l’abandonner par faiblesse, négligence et paresse. Humblement, je vous soutiens et je vous encourage à bien vous organiser pour que la vérité éclate à la Cpi et que Gbagbo ne soit pas assassiné scientifiquement comme sait si bien le faire la communauté internationale.

Au-delà de ça, comme Martin Luther King, une main africaine risque d’être payée pour faire le sale boulot d’élimination physique. Priez beaucoup mais agissez aussi beaucoup avec intelligence, ardeur et sans répit malgré les difficultés et épreuves jusqu’à l’obtention de résultats probants. Mais si vous priez beaucoup et agissez moins, alors vos prières s’avèreront inutiles. Car la prière sert à vaincre ce qui est invisible et c’est les actes qui obtiennent physiquement ce qui est obtenu dans le spirituel. C’est simplement ce que font les illuminatis dont je faisais partie. Ils adorent Lucifer et agissent de même dans le réel pour des résultats concrets.

Prières et actions intelligentes sans émotions pour une victoire certaine, voici le secret.

 

Par un ILLUMINATI repenti.

 

SourceLA COTE D'IVOIRE FACE AU NOUVEL ORDRE MONDIAL

mercredi, 28 novembre 2012

FEMMES DU MALI, DISONS «NON» A LA GUERRE PAR PROCURATION

 

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" Le poisson se trompe s’il croit que le pêcheur est venu pour le nourrir "
Karamoko Bamba (Mouvement Nko)
 
"Nous ne voulons plus qu’on ignore que, sous nos foulards colorés, nous ne dissimulons pas seulement, d’un  geste rapide, les serpents indomptés de nos noires ou blanches chevelures tressées, serrées, mais des idées."
 
" L’Afrique mutilée "
Aminata TRAORÉ et Nathalie M’DELA-MOUNIER
Editions Taama 2012
 
 
Introduction

De la situation dramatique du Mali, il ressort une réalité terrible qui se vérifie dans d’autres pays en conflit : l’instrumentalisation des violences faites aux femmes pour justifier l’ingérence et les guerres de convoitise des richesses de leurs pays. Les femmes africaines doivent le savoir et le faire savoir.

Autant l’amputation du Mali des deux tiers de son territoire et l’imposition de la charia aux populations des régions occupées sont humainement inacceptables, autant l’instrumentalisation de cette situation, dont le sort réservé aux femmes, est moralement indéfendable et politiquement intolérable.

Nous avons, de ce fait, nous femmes du Mali, un rôle historique à jouer, ici et maintenant, dans la défense de nos droits humains contre trois formes de fondamentalisme: le religieux à travers l’islam radical; l’économique à travers le tout marché; le politique à travers la démocratie formelle, corrompue et corruptrice.

Nous invitons toutes celles et tous ceux qui, dans notre pays, en Afrique et ailleurs, se sentent concernés par notre libération de ces fondamentalismes à joindre leurs voix aux nôtres pour dire "Non" à la guerre par procuration qui se profile à l’horizon. Les arguments suivants justifient ce refus.

1 Le déni de démocratie

La demande de déploiement de troupes africaines au nord du Mali, transmise par la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Africaine (UA) aux Nations Unies, repose sur un diagnostic délibérément biaisé et illégitime. Il n'est fondé sur aucune concertation nationale digne de ce nom, ni au sommet, ni à la base. Ce diagnostic exclut par ailleurs la lourde responsabilité morale et politique des nations, celles qui ont violé la résolution 1973 du Conseil de Sécurité en transformant la protection de la ville libyenne de Ben Ghazi en mandat de renverser le régime de Mouammar Kadhafi et de le tuer. La coalition des séparatistes du mouvement national de libération de l'Azawad (MLNA), de Al Kaeda au Maghreb Islamique (AQMI) et de ses alliés qui a vaincu une armée malienne démotivée et désorganisée doit également cette victoire militaire aux arsenaux issus du conflit libyen.

Le même Conseil de Sécurité va-t-il approuver, dans les jours à venir le plan d’intervention militaire  que les Chefs d’Etat africains ont approuvé en prétendant corriger ainsi les conséquences d’une guerre injuste par une guerre tout aussi injuste?

Marginalisée et humiliée dans la gestion de la crise "libyenne", l'Union Africaine peut-elle, doit-elle se lancer dans cette aventure au Mali sans méditer les enseignements de la chute du régime de Mouammar Kadhafi?

Où est la cohérence dans la conduite des affaires du continent par les dirigeants africains, dont la plupart s’était opposé en vain à l’intervention de l’OTAN en Libye, lorsqu'ils s’accordent sur la nécessité d'un déploiement de forces militaires au Mali, aux conséquences incalculables.

2 L’extrême vulnérabilité des femmes dans les zones en conflit

L'international Crisis Group prévient, à juste titre, que « Dans le contexte actuel, une offensive de l’armée malienne appuyée par des forces de la CEDEAO et/ou d’autres forces a toutes les chances de provoquer davantage de victimes civiles au Nord, d’aggraver l’insécurité et les conditions économiques et sociales dans l’ensemble du pays, de radicaliser les communautés ethniques, de favoriser l’expression violente de tous les groupes extrémistes et, enfin, d’entraîner l’ensemble de la région dans un conflit multiforme sans ligne de front dans le Sahara ». (« Le Mali : Éviter l’escalade » International Crisis Group - http://www.crisisgroup.org/fr- 18 juillet 2012).

Ces conséquences revêtent une gravité particulière pour les femmes. Leur vulnérabilité qui est sur toutes les lèvres, devrait être présente dans tous les esprits lors des prises de décisions, et dissuasive quand la guerre peut être évitée. Elle peut l'être. Elle doit l’être, au Mali.

Rappelons que les cas de viols que nous déplorons dans les zones occupées du Nord de notre pays risquent de se multiplier avec le déploiement de plusieurs milliers de soldats. A ce risque, il faut ajouter celui d’une prostitution plus ou moins déguisée qui se développe généralement dans les zones de grande précarité et par conséquent les risques de propagation du VIH/SIDA. Le  plan d’intervention militaire sur lequel le Conseil de Sécurité va se pencher prévoit-il des moyens de mettre réellement les femmes et les fillettes du Mali à l’abri de ce type de situation désastreuse?

Rappelons également que sur l'ensemble du territoire les sanctions économiques imposées par la communauté internationale au peuple malien au nom du retour à un ordre constitutionnel discrédité affectent considérablement les groupes vulnérables. Les femmes du fait de la division sexuelle des tâches sont confrontées au niveau domestique à l'énorme difficulté d'approvisionnement des familles en eau, nourriture, énergie domestique, médicaments. Cette lutte quotidienne et interminable pour la survie est déjà en soi une guerre. Dans ces circonstances de précarité et de vulnérabilité des populations, et des femmes en particulier, l'option militaire en préparation est un remède qui à toutes les chances d'être pire que le mal alors qu’une alternative pacifique, émanant de la société malienne, civile, politique et militaire, sera constructive.

3 Des incohérences de la communauté internationale

Chacun des puissants représentants  de la « communauté internationale »  ainsi que  la CEDEAO et l’Union Africaine ont prononcé des mots à propos de nos maudits maux de femmes en situation de conflit.

A tout seigneur tout honneur,  le Président français, François Hollande, qui joue le rôle de chef de file dans la défense de l’option militaire, a souligné la souffrance des femmes « premières victimes des violences des guerres » (Kinshasa - Quatorzième sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie).
                    
Et pourtant, il a déclaré le 26 septembre 2012, à New York, lors de la réunion spéciale sur le Sahel, en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies ce qui suit : "Je sais qu'il peut y avoir une tentation de mener des négociations. Négocier avec des groupes terroristes? Il ne peut en être question. Toute perte de temps, tout processus qui s'éterniserait ne pourrait faire que le jeu des terroristes".             

Pourquoi la France qui retire ses soldats de l’Afghanistan estime-t-elle que le Mali et la CEDEAO doivent engager leurs troupes au sol, dans le cadre de la lutte contre le même terrorisme? "Il faut savoir terminer une guerre", semblent dire les Présidents américains et français. « La guerre d’Afghanistan s’est prolongée au-delà de la mission initiale. Elle attise la rébellion autant qu’elle permet de la combattre. Il est temps de mettre fin en bon ordre à cette intervention et j’en prends ici l’engagement. » déclara le candidat François Hollande, dans son discours d’investiture à l’élection présidentielle.

La Secrétaire d’Etat américaine aux affaires étrangères, Hillary Clinton dont l’escale du 29 octobre 2012, à Alger, avait en partie pour objet de convaincre le Président Abdelaziz Bouteflika de rejoindre le camp de la guerre, s'était adressée aux Chefs d’Etat africains réunis à Addis-Abeba en ces termes: «En République Démocratique du Congo, la poursuite des actes de violences contre les femmes et les filles et les activités des groupes armés dans la région orientale du pays, sont pour nous une source constante de préoccupation. L’Union Africaine et les Nations Unies ne doivent épargner aucun effort en vue d’aider la RDC à réagir à ces crises sécuritaires incessantes».

L’initiative du secrétaire des Nations Unies, Ban Ki-Moon, intitulée « Unis pour mettre fin à la violence contre les femmes », lancée le 25 janvier 2008, accorde une attention particulière aux femmes de l’Afrique de l’Ouest. C'était avant les guerres en Côte d'Ivoire et en Libye qui ont largement compromis la réalisation des objectifs assignés à cette initiative. Nous comprenons sa réserve quant au déploiement militaire et espérons qu'il ne soutiendra pas le plan d'intervention des Chefs d'États de la CEDEAO. La guerre, rappelons-le, est une violence extrême contre les populations civiles, dont les femmes. Elle ne peut que nous éloigner des objectifs visés par cette initiative. 

Pourquoi les puissants de ce monde qui se préoccupent tant du sort des femmes africaines ne nous disent pas la vérité sur les enjeux miniers, pétroliers et géostratégiques des guerres.

La présidente de la commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, pour sa part, souligne que "Il est crucial que les femmes contribuent à, et s’impliquent activement dans, la recherche d’une solution au conflit. Leurs voix doivent être entendues dans les efforts visant à promouvoir et à consolider la démocratie dans leur pays. A cette fin, vous pouvez, sans aucun doute, compter sur le soutien de l`Union Africaine, ainsi que sur mon engagement personnel. » (Réunion du groupe de soutien et de suivi de la situation au Mali - 19 novembre 2012).

La nomination pour la première fois d'une femme à ce poste pourrait être un facteur véritable d'émancipation politique pour les femmes et donc de libération du Continent, si Nkosazana Dlamini-Zuma accepte d'élargir la base du débat sur les femmes africaines en y intégrant les enjeux globaux qui nous sont dissimulées.

4 Notre triste statut d’otages

Le Mali est un pays à la fois agressé, humilié et pris en otage par des acteurs politiques et institutionnels qui n'ont aucun compte à nous rendre, à commencer par la CEDEAO. L'une des traductions de cette réalité est l'énorme pression exercée sur ce qui reste de l'État malien. Le Président par intérim, Dioncounda Traoré, est le premier des otages maliens. S’il a cru devoir rappeler, le 19 octobre 2012, lors de la réunion du groupe de soutien et de suivi de la situation de notre pays, qu’il n’est pas un Président pris en otage, c’est précisément parce qu’il l’est. Sinon il n’aurait pas répété à trois reprises, le 21 septembre 2012, la veille de l’anniversaire de l’indépendance de notre pays qu’il privilégie le dialogue et la concertation, et demandé aux Nations Unies, trois jours plus tard, une intervention militaire internationale immédiate. « J’ai conscience d’être le président d’un pays en guerre mais le premier choix est le dialogue et la négociation. Le deuxième choix est le dialogue et la négociation et », insiste-t-il « le troisième choix demeure le dialogue et la négociation.  Nous ferons la guerre si nous n’avons pas d’autre choix… », a-t-il déclaré dans son discours à la nation avant de changer d’avis.

Au-delà du président intérimaire, nous sommes tous des otages prisonniers d'un système économique et politique inégalitaire et injuste qui excelle dans l'art de briser les résistances à coup de chantage au financement. La suppression de l'aide extérieur se traduit cette année 2012 par un manque à gagner de 429 Milliards de francs CFA. La quasi totalité des investissements publics sont suspendus. La fermeture de nombreuses entreprises a occasionnée licenciements et chômage technique pour des dizaines de milliers de travailleurs alors que les prix des denrées alimentaires continuent de flamber. Les pertes les plus importantes sont enregistrées dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics. Le tourisme, l'artisanat, l'hôtellerie et la restauration, qui subissaient depuis 2008 les conséquences de l'inscription du Mali sur la liste des pays à risques, sont gravement affectés alors qu'ils constituaient des sources de revenus substantiels pour les régions aujourd'hui occupées, notamment celle de Tombouctou.

Référence est faite au statut d'otage non point pour dédramatiser l'épreuve insupportable des otages européens et de leurs familles mais pour rappeler l’égale gravité de la situation de tous les êtres humains piégés dans des systèmes dont ils ne sont pas personnellement responsables. La question est toutefois de savoir comment agir de telle sorte que notre pays retrouve son intégrité territoriale et la paix, et que les six Français détenus par AQMI retrouvent leurs familles sains et saufs, sans que ces libérations n’ouvrent la voie à une intervention militaire qui mettrait en péril la vie des centaines de milliers d'habitants du Nord Mali qui sont autant d'otages.

5 La guerre par procuration

Le choix de la guerre se nourrit d'une connaissance insuffisante des véritables enjeux. Jacques Attali donne à ceux qui veulent s’en saisir, une clef de lecture qui prouve s'il en était besoin que l'intervention militaire envisagée est une guerre par procuration. Selon lui, la France doit agir « … parce que cette région (le Sahel) peut devenir une base arrière de formation de terroristes et de kamikazes qui viendront s’attaquer aux intérêts occidentaux un peu partout dans la région ; et même, par de multiples moyens de passage, en Europe. Ils ne sont encore que quelques centaines ; si rien n’est fait, ils seront bientôt plusieurs milliers, venus du Pakistan, d’Indonésie et d’Amérique Latine. Et les gisements d’uranium du Niger, essentiels à la France, ne sont pas loin. » (Blog Attali. 28 mai 2012.)

La distribution des rôles entre la France, la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Europe et l’ONU est clarifiée. La CEDEAO, dont de nombreux Maliens et Africains ne comprenaient pas jusqu’ici le jeu trouble est en mission au Mali. Selon Jacques Attali, l’organisation sous régionale devait agir « pour redonner aux autorités civiles les moyens de décider, sans peur, de rétablir la sécurité, de restructurer l’appareil militaire et de faire redémarrer l’activité économique ; au Nord, pour mettre fin à cette sécession, il faudra une action militaire sur le terrain, avec un appui logistique à distance, des moyens d’observation, des drones et une capacité d’encadrement stratégique.
Qui peut faire tout cela ? Evidemment pas le gouvernement malien tout seul, qui n’a ni armes, ni autorité. Pas non plus la CEDEAO qui n’a pas les moyens militaires suffisants pour assurer l’ensemble de l’action nécessaire et qui ne peut même pas espérer en recevoir la demande du gouvernement malien, sous influence de forces incertaines. Pas non plus l’Union Africaine, en tout cas pas seule. Alors qui ? l’ONU ? l’OTAN ? La question va se poser très vite. Elle est, à présent, posée. Là encore, l’Europe devrait évidemment être unie et se mettre en situation de décider et d’agir. Elle ne l’est pas. Or, si les médiations actuelles échouent, il sera bientôt nécessaire de réfléchir à mettre en place une coalition du type de celle qui a fonctionné en Afghanistan. Avant qu’un équivalent du 11 septembre 2001 ne vienne l’imposer »(Le Blog de Jacques Attali : le 28 mai 2012).

Tout est donc clair. La guerre envisagée au Mali s'inscrirait dans le prolongement de celle de l'Afghanistan, d'où la France et les États-Unis se retirent progressivement après onze années de combats et de lourdes pertes en hommes, en matériel et finance. Le Sahel étant la zone d'influence de la France, celle-ci prend la direction des affaires concernant le Mali et sous-traite la violence militaire à la CEDEAO. Ce transfert fait politiquement correct pour ne pas être accusé de colonialisme et d'impérialisme, mais aussi pour réduire le coût de la guerre et ne pas enregistrer d'autres pertes en vies humaines. Les opinions publiques occidentales tolèrent de moins en moins que leurs ressortissants meurent dans la défense de « nos » causes. Ainsi, au même titre que les tirailleurs sénégalais, les troupes africaines sont appelées à prêter main forte à la France.

6 La mondialisation des maux et des réseaux

Le radicalisme religieux n'a pas besoin, dans un tel contexte, du nord du Mali pour se répandre en Afrique de l’Ouest et dans le monde. L’économie mondialisée sur la base de l’injustice et des inégalités est une machine à broyer les économies locales, les sociétés et les cultures qui lui offrent le terreau nécessaire.

De la mer rouge à l’Atlantique, de l’Afghanistan au Nigeria, de Toulouse, où Mohamed Merah a agi et a été abattu, à Tombouctou, les enjeux sont à la fois idéologiques, civilisationnels, identitaires, mais aussi économiques, politiques et géostratégiques. Les acteurs et les forces en présence sont à peu près les mêmes, avec des variantes locales à manipuler telle que la rébellion touareg au Mali.

Par ailleurs, Afghans, Pakistanais, Algériens et autres prêcheurs ne sont pas de nouveaux venus au Mali. Ils ont fait leur apparition dans les mosquées, à partir de la décennie 90, au moment où les conséquences sociales et humaines dramatiques des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) sur l’emploi, le revenu et le lien social commençaient à se faire sentir.

7 La perspective « badenya » comme alternative à la guerre                      

Des femmes maliennes et africaines bien imprégnées des enjeux et des rouages mortifères de la mondialisation néolibérale n’en cautionnent pas les guerres. Aux valeurs guerrières et prédatrices de l’ordre économique dominant, nous opposons des valeurs pacifistes, qui nous réconcilient les uns avec les autres, ainsi qu’avec le reste du monde. Badenya, (enfants de la mère) est l’une de ces valeurs que nous nous devons, femmes du Mali, de cultiver d'avantage et d’opposer à la valeur masculine fadenya (les enfants du père) qui dans sa version ultralibérale autorise la course effrénée et fratricide au profit, au point de brader des entreprises publiques rentables, de céder des terres agricoles aux dominants et d'accepter la partition du territoire national.

Profondément ancré dans la perspective badenya, notre refus de la guerre plonge ses racines dans une conception de la procréation selon laquelle mettre un enfant au monde est déjà une manière de monter au front (musokele)Et trop nombreuses sont celles qui parmi nous périssent en enfantant. Nous bataillons jour après jour contre la faim, la pauvreté, la maladie, pour que chaque enfant grandisse, travaille, s’assume et assume sa part de responsabilité.

Aussi, en chaque soldat, comme en chaque rebelle et en chaque nouveau converti au djihadisme qui vont s'affronter en cas de guerre, chacune de nous reconnaît un frère, un fils, un neveu, un cousin.

Hier, ils étaient en quête d’un statut social à travers l'emploi, le revenu ou alors un visa. Ce fut souvent en vain… A présent, ils ont entre leurs mains tremblantes des armes de guerre.

La lucidité et la maturité politique devront être nos armes dans ce monde sans foi ni loi. Il n'y a aucune raison que le Mali s'engage sur un terrain où la France et les États-Unis d'Amérique reculent, en dépit de la puissance de feu de l'OTAN.

A l’économie de la guerre, nous femmes du Mali, opposons l’économie de la vie en faisant de la transition en cours une occasion historique de relever le triple défi du savoir, de la citoyenneté et du dialogue. Les évolutions en cours sur le terrain, dont la volonté de négociation d’Ansar Dine et du MNLA, la modification constante des rapports de force ainsi que des stratégies et des interactions entre les différents groupes présents, doivent être examinées avec l'attention nécessaire de manière, non seulement à éviter une guerre potentiellement tragique mais aussi à écarter les écueils des accords passés.

Les concertations nationales envisagées depuis des mois doivent se tenir enfin, permettant à la société malienne dans son ensemble de se retrouver et de définir elle-même les bases et les conditions d’une solution concertée (et non imposée) au conflit présent. Nous, femmes du Mali, y contribuerons pleinement, comme demain nous contribuerons à la refondation de la démocratie dans notre pays selon des valeurs de société et de culture qui nous sont familières.

Il s'agit, en somme, de crédibiliser, de renforcer la  capacité d'analyse, d'anticipation et de proposition de la société malienne, civile, politique et militaire.

Nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui partagent notre approche d'interpeller immédiatement les principaux acteurs de la communauté internationale, par écrit ou sous toutes autres formes d’expression, en plaidant pour que le Conseil de Sécurité n'adopte pas une résolution autorisant le déploiement de milliers de soldats au Mali.
 

Signataires: Aminata D. TRAORE ; SISSOKO Safi  SY ; SANOGO Sylvie KONE ; IMBO Mama SY ; Kadiatou TOURE ;  TRAORE Sélikèné SIDIBE (Vieux) ;  DICKO Rokia SACKO ; Ténin  DIAKITE ;  DOUMBIA Fanta DIALLO ;  KONE Mamou TOURE ;  TRAORE Sarata SANOGO ;  TRAORE Penda DIALLO ; DIABATE Kadiatou KOUYATE ; Aminata BOCOUM ; Oumou KODIO ;  Assatou KAREMBE ; Awa KOÏTA ; Aminata DOUMBIA ; Fatoumata COULIBALY ; Badji BOIRE ; Awa TOURE ; Bintou KONE ; Fatoumata MARIKO ; Mariam KONE ; Minata DIARRA ; Oumou KEITA ; Kadiatou DIALLO ; Kankou KONE ; Rokia NIARE ; Kadia DJIRE ; Ada NANTOUMA ; Awa COULIBALY ; Soungoura DOUMBIA ; Fanta KANTE ; Safiatou COULIBALY ; Djaba TANGARA ; KONE Mama DIARRA ; Ismaël DIABATE ; Karamoko BAMBA; Doumbi FAKOLY; Coumba SOUKO ;  Clarisse SOH-MOUBE ; Nathalie M’DELA-MOUNIER.

samedi, 24 novembre 2012

UMP, PARTI DE SARKOZY: OR DONC LE RECOMPTAGE DES VOIX N'EST PAS UNE INJUSTICE?

 

RECOMPTAGE DES VOIX A L'UMP.jpg


Surprise du côté de la France! Que se passe-t-il dans ce pays? Non, rien d’important. Seulement que depuis le 18 novembre 2012, une banale élection à la direction de l’UMP, parti dit éminemment démocratique de l’ex-Président français, le tonitruant redresseur d’autres démocraties dans le Monde, le sieur Sarkozy, s’est transformée en un conflit postélectoral comme dans la «République bananière de Côte d’Ivoire». 

Cette élection, selon les médias de l’hexagone, instruments ô combien propagandistes au service de ces donneurs de leçons, opposait Jean-François Copé et François Fillon. Deux François pour conquérir le fauteuil présidentiel à la tête de l’UMP. Ces deux personnes qui ont, par leurs nombreuses frasques au côté de Sarkozy et Juppé, déversé leur bile sur l’éminent Président nationaliste Laurent Gbagbo lors de la dernière guerre postélectorale, ne sont pas inconnus des patriotes de ce pays. Ils sont ainsi rattrapés par leurs actes ignobles commis pendant la crise ivoirienne; comme quoi on paye toujours ses méchancetés sur cette terre. 

N’est-ce pas ce parti de la Droite française, avec à sa tête le fantoche ex-Président Sarkozy qui, rejetant de façon irréfléchie et systématique la proposition paisible de recomptage des voix pour résoudre le contentieux électoral ivoirien, s’accordait avec le triplet destructeur Compaoré-Soro-Ouattara pour déclencher une guerre meurtrière jusqu’à renverser le régime de Gbagbo? 

Heureusement que ça n’arrive pas qu’aux autres! Depuis dimanche 18 novembre, cette presse toujours virulente et adepte du mensonge contre les leaders patriotes africains, annonce, à la surprise générale une contestation des résultats nécessitant «l’injuste recomptage des voix». Qui l’eut cru? 

Surtout que Sarkozy et ses hommes de main Choï et Ban ki Moon ont enseigné aux ivoiriens qu’il serait injuste de choisir le recomptage des voix pour régler le contentieux électoral ivoirien. N’est-ce pas cette même solution proposée par Gbagbo qui a valu le courroux de ces politiques français et qui l’ont rejetée au profit du pilonnage par des bombes et des missiles pour massacrer toujours impunément des milliers d’ivoiriens? Ah! Si le ridicule tuait! François Copé et ses militants s’attribuent la victoire et sont prêts à s’imposer par la force. 

Pendant que les deux candidats s’empoignent, la commission chargée de superviser les élections reste muette comme une carpe et laisse le doute et la polémique s’installer. Tel fut aussi le comportement de la commission électorale ivoirienne(CEI); ce qui amena même, Sarkozy, par courrier, à intimer l’ordre à Youssouf Bakayoko (Président de la CEI) de proclamer les résultats tronqués de l’élection présidentielle au QG du candidat Ouattara. 

A La vérité, il n’y a rien de nouveau sous le soleil, et les français comme tous les européens ne sont pas différents et plus intelligents que les africains. 

Il paraitrait même que l’un des François, le nommé Copé est ami de Sarkozy qui aurait fait pression sur Fillon le vainqueur véritable et ses sympathisants, pour que celui-ci cède le fauteuil au risque de subir comme Gbagbo le courroux de la Licorne, de l’ONUCI, des mercenaires et autres cannibales dozos ainsi que de l’OTAN. 

Pour ceux qui ne le savent pas encore, Copé est l’homme que Sarkozy aurait choisi pour préparer son très prochain retour en politique, quand il aura fini de régler les affaires sales qu’il traine comme des boulets aux pieds. 

Si donc Fillon veut continuer la résistance, ce sera alors les forces spéciales (les GI’s) d’Obama, un autre ami de Sarko et bourreau des africains, aidés des forces hétéroclites (mercenaires et dozos burkinabès, forces de l’OTAN) qui feront allègrement le « job ». 

On ne sera pas surpris de voir descendre d’un gros porteur (avion C130) ces dozos et autres rebelles avec les nombreux gris-gris fixés sur leurs sales accoutrements, et les…. odeurs qui les accompagnent; ces dozos expédiés en France, comme pendant la seconde guerre mondiale pour défendre les maîtres-colons dont les ascendants du couple Sarko-Copé, comme ils l’ont fait en Côte d’Ivoire, pour les intérêts de la grande France déstabilisatrice des régimes des Présidents africains souverainistes. Celle-ci n’oubliera certainement pas de les faire défiler le 14 juillet sur les champs Elysées en l’honneur de Sarkozy et tous ses valets africains. Ainsi se sera-t-on vengé de Gbagbo qui avait refusé de faire participer ses soldats au défilé du cinquantenaire des indépendances africaines à Paris 

Ce sera d’ailleurs une très grande joie pour le Président indéboulonnable, l’homme du rattrapage ethnique de courir au secours de son parrain dont les intérêts sont menacés, en faisant intervenir son armée de fétichistes notoires pour donner la victoire à Copé. 

A toi Fillon qui a vite compris le danger qui te guettait en demeurant dans la contestation car tes adversaires n’ont cure de la vie humaine. Et si tu es malin quittes vite dans ça, définitivement! Tout le monde n’est pas Gbagbo, le vrai patriote qui ne fuit ni les bombes ni les missiles français quand il s’agit de défendre l’intérêt de son pays et son honneur. 

Pourquoi ne ferais tu pas comme l’autre, l’indéboulonnable, qui n’hésite pas à enjamber les murs au moindre bruit d’un pétard mouillé? En tout cas, les jours qui s’annoncent seront décisifs pour toi et tes sympathisants. Attention aux effets néfastes du rattrapage ethnique et de la justice des vainqueurs! 

Ceux qui jusque-là refusent de croire en Dieu, ont ainsi l’occasion de se ressaisir. Après tout le mal que la Droite française a fait à la Côte d’Ivoire, Dieu vient de la confondre. Et cette confusion sera ouverte et totale. Ce qui se passe aujourd’hui à l’UMP aurait pu arriver pendant la dernière élection présidentielle française. 

Mais non! L’Eternel des Armées a voulu faire un petit test sur les auteurs de la crise ivoirienne. C’est pourquoi Sarkozy, le bourreau des Africains est actuellement interpellé par la justice française pour être entendu sur l’affaire Béthencourt pendant que son parti plonge dans un gouffre d’où il ne sortira pas facilement. Ce qui est certain, la déchirure sera grande, et comme disent les anglais, leurs voisins, «wait and see».

Ivoiriens, restez tranquilles, Dieu combat pour vous! Ce n’est qu’une question de temps. Il fera jour bientôt car maintenant ces bourreaux peuvent comprendre que le recomptage n’est pas une injustice. 


NANWOULET G. Simone

lundi, 19 novembre 2012

LE SECRETAIRE GENERAL DU PC SYRIEN: «ILS NE POURRONT PAS NOUS VAINCRE!»


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Dr Ammar Bagdache


A paraître dans le prochain numéro d’Initiative Communiste, mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France.


Dans un entretien avec le journaliste cubain Ernesto Gómez Abascal, Ammar Bagdache, secrétaire général du Parti communiste Syrien, explique quelle est sa position par rapport au régime syrien:
 
«C’est un gouvernement patriotique, anti-impérialiste et antisioniste, bien qu’il applique un modèle économique clairement capitaliste. Même si le Parti Baas, qui était et est toujours la force dirigeante du gouvernement, a proclamé le socialisme arabe en Syrie, il n’est pas socialiste au sens marxiste du terme. Cependant, le PCS fait partie du Front Progressiste composé aujourd’hui de dix partis. (…) Nous avons un ministre dans le gouvernement et nous considérons, qu’à ce niveau du parcours, c’est la meilleure option. Nous sommes et nous avons toujours été disposés à améliorer le système. En 2005 nous nous sommes opposés à des changements calqués sur le modèle néolibéral, nous avons la preuve aujourd’hui qu’ils ont été le terreau d’une catégorie marginale que l’opposition armée a su s’attirer. Des erreurs ont été commises, maintenant il faut les corriger.»
 
«Le gouvernement que nous avons en Syrie a une position constructive pour réaliser des changements importants, rappelle Bagdage - ils commençaient à être adoptés mais l’intervention armée étrangère empêche, pour le moment, leur mise en application normale.»
 
Les raisons d'être optimiste
 
«Si le gouvernement actuel venait à être renversé, la seule éventualité serait la prise du pouvoir par les Frères Musulmans, rappelle Bagdache, ce qui constituerait un grand bond en arrière pour un peuple qui, depuis pas mal d’années, bénéficie d’un système laïque moderne, ne connait pas le sectarisme et n’a jamais vécu avec de telles tensions. Mais nous sommes optimistes, même si la lutte dure encore un certain temps, nous sommes certains qu’ils ne pourront pas nous vaincre.»
 
Interrogé sur les chances de victoire des rebelles, le secrétaire général du PCS est catégorique: « Plus le temps passe, plus il est clair qu’ils ne pourront pas nous vaincre. Ils n’ont pu prendre le contrôle d’aucune ville importante, malgré leur plan initial et l’arrivée de milliers de mercenaires extrémistes et salafistes, assistés des services spéciaux US et leurs alliés de l’OTAN qui travaillent depuis la Turquie, pays avec qui nous partageons une longue frontière. Le Qatar et l’Arabie saoudite leur apportent également le soutien économique et militaire. Bien sûr, notre gouvernement est soutenu par la majorité de la population. Les forces armées de la nation et les milices populaires restent unies et en ordre combatif. Malgré la situation compliquée dans laquelle se trouve le pays, les institutions fonctionnent.»


Ginette Hess Skandrani


samedi, 10 novembre 2012

LA CHINE SERA LA PREMIERE PUISSANCE ECONOMIQUE MONDIALE DANS QUATRE ANS, PREDIT L'OCDE


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La mission de l'OCDE, dont le siège est à Paris, est de «de promouvoir les politiques qui amélioreront le bien-être économique et social partout dans le monde».

 

La Chine devrait devenir la première puissance économique du monde dès 2016 et, à plus long terme, la deuxième place devrait être occupée par l'Inde. C'est la conclusion à laquelle est parvenue l'OCDE dans une étude sur la croissance mondiale à l'horizon 2060.

 

Dès 2016, la Chine devrait dépasser les Etats-Unis avec le plus fort PIB mondial et, selon le nouveau modèle de l'OCDE, la Chine aura même dépassé la zone euro dès cette année.

Derrière la Chine se profile l'Inde, qui devrait devenir numéro deux mondial dans une vingtaine d'années, en raison notamment du recul de l'Europe et du Japon, qui connaissent un vieillissement accéléré de la population, et qui seront également supplantés à terme par l'Indonésie et le Brésil.

Bientôt la Chine et l'Inde pèseront davantage, à elles deux, que l'ensemble des économies du G7.

Toutefois, la hiérarchie est bouleversée quant on prend en compte le niveau de vie par habitant. D'ici 2060, chaque Chinois et chaque Indien devrait voir son revenu multiplié par sept. Mais le niveau de vie d'un Chinois, en dépit de ce progrès remarquable, ne représentera encore que 60% du niveau de vie des pays les plus riches. Et, pour un Indien, ce sera seulement 25% du niveau de vie atteint dans les pays les plus avancés qui, dans cette période, auront doublé le revenu par habitant.


Source: RFI

vendredi, 09 novembre 2012

DES FRCI LACHENT OUATTARA - LA LETTRE POIGNANTE A L'ONU: «NOTRE PAYS VA MAL»

 

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A Monsieur le responsable de la division des Droits de l’Homme de l’Onu 

Monsieur, 

Nous soldats Frci exerçant les fonctions d’agents de renseignement à l’état-major, avons l’honneur par votre truchement de porter à la connaissance de l’Onu, de la Communauté internationale, la France, des diplomates, du Nonce apostolique et de tous ceux qui suivent de près l’évolution de la situation sociopolitique, notamment de la dégradation inimaginable des Droits de l’Homme, des exécutions extrajudiciaires, l’épuration ethnique en Côte d’Ivoire sous le régime des tortionnaires, actuels gouvernants aux destinées de la Côte d’Ivoire, ce qui suit: En effet, depuis l’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara, sous les pluies des bombes de l’armée française, la Côte d’Ivoire, notre pays va très mal. 

Il ne se passe plus de jour sans que des fils et filles de ce pays subissent des exécutions extrajudiciaires, des arrestations et emprisonnements arbitraires aux seuls motifs qu’ils sont des partisans de Laurent Gbagbo. Ce système de gouvernement par la terreur n’augure pas d’un lendemain meilleur en ce sens qu’il a coutume de générer beaucoup trop de rancoeurs aux conséquences inimaginables. 

Les risques imprévisibles d’un embrasement populaire sont déjà à nos portes. Ce que les tenants du pouvoir actuel ignorent au niveau des forces publiques de l’Etat (Armée nationales, Gendarmerie, Police, Douane et Eaux et Forêt) c’est que les professionnels et autres animateurs de ces secteurs qui n’étaient que constitués de nationaux sont officiellement en train d’être remplacés par des soldats et autres recrues de la sous-région devenus à ce jour l’armée de la Cedeao qui sont, pour la plupart, des analphabètes n’ayant aucune notion du respect des Droits de l’Homme et qui sont parachutés à des postes de responsabilité. 

Il en est de même pour toute l’administration ivoirienne, même au niveau du gouvernement ivoirien où la plupart ne cessent d’étaler leurs insuffisances caractérisées. Plus de 5000 étudiants, nos propres enfants, d’authentiques Ivoiriens, sont exclus de nos universités au profit des enfants des soldats et autres chefs de guerre venus de la sous-région et ayant aidé à l’avènement d’Alassane Ouattara à la magistrature suprême de la Côte d’Ivoire dans l’optique d’un système dit de «rattrapage». 

Des travailleurs ivoiriens sont renvoyés de leurs services, des secteurs d’activités sont détruits sans mesures d’accompagnement, réduisant ainsi l’Ivoirien à sa plus simple expression. Les moins chanceux sont pourchassés, arrêtés et détenus dans des camps de concentration où ils finissent par être exécutés aux vues et aux sus de tous, notamment des soldats de l’Onuci ayant en charge la surveillance et la protection des camps de refugiés où se trouvent entassés, comme des brebis dans une bergerie, des individus qui ne luttent que pour leurs survies. Des gens qui ont pratiquement tout perdu dans leur vie. 

Monsieur le responsable des Droits de l’Homme, l’Ivoirien d’aujourd’hui traverse une véritable crise, voire une misère inimaginable. Il n’arrive plus à se nourrir et à se soigner. Nombreux sont nos enfants, frères, neveux et cousins qui, manifestement, ont arrêté d’aller à l’école faute de moyens, étant donné que tous jours leur situation va en s’aggravant. (…) 

Pour tous ceux qui ne le savent peut-être pas, depuis sa condamnation, la vie du Général Dogbo Blé Brunot est davantage menacée. En ce sens que des dispositions ont été prises pour qu’il soit assassiné. Cela peut être fait par empoisonnement ou par d’autres moyens que seuls les ministres Paul Koffi Koffi, Hamed Bakayoko, le Commissaire du gouvernement Ange Bernard Kessi, le Chef d’état-major général Soumaïla Bakayoko, le Président de l’Assemblée nationale Soro Guillaume et le Premier ministre Ahoussou Kouadio Jeannot détiennent le secret. 

Monsieur le chargé spécial de la division des Droits de l’Homme de l’Onuci, ne soyez surtout pas surpris de ce que notre pays deviendra demain, en aidant à l’installation d’Alassane Ouattara au pouvoir par la manière que vous avez décidé avec la France et les différents diplomates en poste en Côte d’Ivoire. L’objet fondamental de cette note est non seulement de prendre à témoin le monde entier de ce qui se prépare réellement en Côte d’Ivoire, mais aussi et surtout du vilain coup qui se prépare contre les ex-Fds emprisonnés sans raisons valables. 

En effet, suite aux séries d’attaques de nos différentes positions par le commando invisible, attaques qui endeuillent énormément les Frci dont nous faisons partie intégrante en tant qu’officiers et soldats du renseignement de l’état-major général, les gouvernants, sur proposition des ministres Paul Koffi Koffi et Hamed Bakayoko, avec la complicité du chef d’état-major général, du Commissaire du gouvernement et du président l’Assemblée nationale, font planer des menaces sur tous les prisonniers ex-Fds détenus tant à la prison militaire que dans les prisons civiles. C’est dans cette optique que le Commandant Daouda Doumbia, commandant du Bcs, s’emploie nuitamment avec un groupe de soldats équipés d’armement à des heures tardives, à investir la prison militaire en simulant des perquisitions et cela déjà à deux reprises, les 5 et 14 septembre dernier, entre 21 h et 2 h du matin. Un groupe de soldats commis à ces expéditions punitives nous a discrètement approchés pour crier leur ras-le-bol, en dénonçant cette manoeuvre. 

A tout sachant, c’est ici le lieu de dénoncer les pratiques de nos chefs, notamment celles d’Ange Bernard Kessi Kouamé, du chef d’état-major général et du commandant du Bcs, des risques qu’ils font peser sur nos frères d’arme. Sachez que ces ex-Fds embastillés demeurent, après tout, nos frères d’arme que nous ne devons pas abandonner, quel que soit ce qui leur est reproché. 

Sachez également que s’ils continuent arbitrairement de croupir dans les prisons, c’est parce que les gouvernants l’on voulu ainsi, avec la complicité criarde des juges civils et militaires que nous invitons à être suffisamment courageux dans l’accomplissement de leur mission. Car nous sommes au courant du zèle dont ils ne cessent de faire preuve. 

Nous voudrions, par la même occasion, monsieur le représentant spécial de l’Onu, les diplomates et tout sachant dire aux acteurs politiques du Rhdp et à leurs militants que leur souhait de voir exterminer une partie des Ivoiriens est avéré… Nous disons merci à la grande France dont l’objectif principal était d’aider à l’extermination de ceux qui ont choisi de conquérir leur indépendance. 

Aussi, nos remerciements vont à l’endroit du Vatican dont le représentant, le Nonce apostolique, qui exigeait à corps et à cris la tenue des élections présidentielles de 2010 en Côte d’Ivoire, en violation des accords de Ouagadougou, sans le désarmement des rebelles. Le Vatican, de ce point de vue, (…) doit être heureux du rôle prépondérant qu’il a joué dans la destruction de la Côte d’Ivoire avec tout ce que l’on lui connait aujourd’hui comme pays des tortionnaires, des exécutions extrajudiciaires, de l’arbitraire, de toutes les violations des Droits de l’Homme. 

Monsieur le représentant de l’Onu, nous voudrions, pour l’heure, nous arrêter là. Car, des pas d’individus suspectés se faisant entendre derrière notre bureau de réflexion, il s’avère nécessaire de préserver cette contribution pour les lecteurs. Nous vous prions d’agréer, monsieur le responsable de la division des Droits de l’Homme de l’Onuci, l’expression de nos respects. 

Merci.


Un groupe de soldats Frci, in le quotidien ivoirien LG-INFO
 
 
Source: AFRIK53.COM

mercredi, 07 novembre 2012

ELECTIONS AMERICAINES: LE DEMOCRATE BARACK OBAMA REELU PRESIDENT DES USA

 

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Le sujet du baccalauréat en philo me revient à l’esprit: «De deux maux choisir le moindre, est-ce encore choisir?» La retraite n’aura donc pas sonné pour Bloodhillary: Ne dit-on pas qu’on ne change pas une équipe qui gagne…

Shlomit Abel


En remportant plus de la moitié des grands électeurs (270 pour être élu), le démocrate Barack Obama remporte les élections américaines et reste le 44ème Président de ce pays. Notons qu’au moment où toutes les chaînes de télévision attendaient le résultat final, c’est le Président sortant lui-même qui annonça sa victoire sur son compte twitter et de conclure  son message:

«Tout ceci est arrivé grâce à vous, merci».

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Il est bon de souligner toutefois, que le prochain mandat d’Obama risque de connaître des difficultés dans la mesure où la Chambre des Représentants revient sux républicains, les démocrates conservant le Sénat.

A cette situation s’ajoute le vote populaire dont on n’a pas encore tous les résultats, mais qui au regard des projections ne semble pas très favorable au Président élu, ce qui augure déjà d’un problème de légitimité.

 

Edouard Yro Gozz

Sources: CNN, LCI, FRANCE 24, BFM TV (de 22h à 6h30)


Lu sur www.ivoirenewsinfo.net


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

LIBYE: LA GRANDE ARNAQUE FRANÇAISE SUR «LE FONDS LIBYEN ET PETROPLUS»


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Comme par hasard, alors que le délai pour déposer des offres expire ce lundi (5 novembre 2012, Ndlr) à 17H00, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a annoncé avoir reçu une lettre du fonds souverain libyen, qui veut «examiner le dossier» de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne et «éventuellement investir» dans ce site proche de Rouen, en liquidation, raffinerie qui emploie 470 salariés.

 

Pour ceux qui doutaient encore, la Libye a été démantelée simplement pour que certains mettent le grappin dessus, notamment les Occidentaux. Les Libyens sont donc le dernier de leurs soucis. Seul Mammon parle, c’est leur Dieu et rien d’autre. Dans un cynisme sans limite, ces gens ont assassiné ou fait assassiné un homme qui, par les fonds souverains libyens, avait mis à l’abri, ses compatriotes pour… 40 ans. Ah, ce dictateur qui pense à son peuple!

A noter que, le tribunal de commerce avait rejeté le 16 octobre dernier, les deux seules offres de reprise qui étaient en lice, déposées respectivement par le consortium chinois Alafandi Petroleum Group (APG), basé à Hong-Kong, et NetOil, dont le siège est à Dubaï. Du coup, seul le fonds libyen reste dans la course. Bizarrement, personne ne s’interroge sur quel fonds libyen. En effet, les fonds d’investissement libyens sont éparses et multiples. La Libye a les plus grandes réserves de pétrole en Afrique avec 42 milliards de barils de pétrole et plus de 1,3 billions de mètres cubes de gaz sous Kadhafi. Ce n’est plus le cas. Or, aujourd’hui, seulement 25% de son territoire sont explorés. La multitude des fonds d’investissement libyens s’appuyaient sur la Jamahiriya National Oil Corporation (NOC). Sur lequel s’appuie Arnaud Montebourg et qui n’a visiblement pas de nom?

On peut noter que ces fonds n’ont pas été trappés alors que c’est le contraire qui était divulgué dans les médias qui avaient accusé l’ex-leader libyen de s’accaparer de toutes les richesses de son pays. Le pot aux roses est donc dévoilé. Le frère Guide Mouammar Kadhafi en mettant en place la Libya Arab Africa Investment Company (LAAICO) ou encore le fonds Libya Africa Portfolio (LAP) ou encore la Oil Libya voyait loin. C’est ainsi que Oil Libya avait racheté le pétrolier anglo-néerlandais Shell. Au Soudan, en Éthiopie et à Djibouti, le groupe public libyen poursuivait son expansion continentale dans l’aval pétrolier (raffinage et distribution). ExxonMobil a chuté de 67% en Afrique. Et au cours de la même période, la présence de Chevron a régressé de 37% et celle de Shell de 20%. Oil Libya, dont le réseau de stations-service a explosé de 596% en cinq ans sur le continent faisait même de l’ombre à Total…

Alors que la Libye est en pleine décrépitude, et à l’approche de cet hiver qui découvre la dette, les sans domicile fixe (SDF), la faim et l’insécurité, elle investit en France? Cherchez l’erreur! Quand nous disions ici même que ce conflit était une guerre de prédation, le seul argument à faire valoir des nazillons qui ont tué la Libye était que nous soutenions un… dictateur. Plus un investissement en Afrique donc. A qui profite ce revirement? Surtout pas aux Africains et encore moins aux Libyens mais bien à l’Occident. Mais où le bât blesse, c’est de voir certains pseudo intellectuels africains s’aligner sur la dialectique morbide et mortifère de l’Occident, ce continent de prédateurs qui a déjà éliminé 21 présidents africains assassinés. Chef «killer»: la France, depuis 1963.

 

Source: Le blog d'Allain Jules

mardi, 06 novembre 2012

OBAMA, PUR PRODUIT DU CAPITALISME ETATSUNIEN NE DEFENDRA JAMAIS LES INTERETS DE L'AFRIQUE


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A l’approche de l’élection présidentielle aux USA, certains africains lancent  des plaidoyers  pour la réélection le 6 novembre prochain du président sortant et candidat à la présidentielle M. Barack Obama. Cette personnalité politique au pouvoir depuis quatre ans, pur produit du capitalisme aurait-il fait du bien à l’Afrique, dont son père Obama du Kenya était originaire? Dans l’affirmatif, quelles seraient ses actions aux conséquences positives sur le processus de paix, de démocratie, de développement économique de l’Afrique? Pourquoi un tel engagement et engouement en faveur du président Obama? Les élections présidentielles dans les pays occidentaux ont-elles permis de sortir l’Afrique de la domination, des pillages de l’exploitation impérialiste ou de mettre un terme aux humiliations récurrentes?


L’attribution du prix Nobel de la Paix à Barak Obama, un blasphème à la mémoire des morts africains.

A l'appui de leur thèse de soutien au président Barack Obama, certains africains évoquent  notamment la prétendue paix mondiale qu’aurait instaurée Obama depuis 4 ans, suite aux multiples guerres déclenchées par ses prédécesseurs, les Présidents Bush (père et fils) dans «le Golfe, en Iran, Irak et en Afghanistan».

Pour notre part, nous avions contesté d'emblée l’immoralité du prix Nobel de la paix attribué au président  Barak Obama le 9 octobre 2009. En effet, c'est  bien sous sa présidence que les guerres de recolonisation  et de balkanisation de l'Afrique ont connu leur  essor actuel. Ces  drames  qui frappent l’Afrique, ne doivent jamais réjouir aucun africain conscient que ce premier président noir de l’histoire des Usa, a été intronisé par le cercle des puissants capitalistes pour servir leurs intérêts présents et futurs au cours de son mandat de quatre ans.

Les puissances impérialistes envoient leurs petits nègres de service exécuter leurs crimes en Afrique et  au moyen orient: Le président Paul Kagamé en RD Congo, l’Ex Secrétaire général de l’Onu Kofi Annan  et  l’Ex Secrétaire d’état américain Colin Powell pour la destruction de l’Irak. Au demeurant, rappelons que l’ancien Secrétaire d’état américain Colin Powell a menti au cours d’une réunion du 5 février 2003 devant le Conseil de sécurité de l’ONU, que l’Irak de Saddam Hussein détenait des armes de destruction massives (ADM) et que les USA frapperaient militairement le pays afin de détruire ces ADM. A cet effet, il avait exhibé ridiculement un tube à essai contenant une poudre de couleur blanche. Depuis l’invasion de l’Irak en mars 2003 par l’armée étatsunienne forte d’environ 200.000  hommes sur le terrain, elle n’a trouvé aucune trace minime soit elle d’ADM que le président Saddam Hussein détiendrait. De plus, la démocratie qu’ils prétendaient instaurée n’est pas au rendez-vous et le pays est toujours secoué par des affrontements et autres attentats faisant chaque jour des centaines de morts.

La diplomatie de mensonges institutionnalisés dans les relations internationales par les puissances impérialistes, ont depuis lors repris le haut du pavé: après l’assassinat du président Saddam Hussein  en 2003, ce fut le tour du Guide Kadhafi le 20 octobre 2011. Quant au président Laurent Gbagbo insoumis aux diktats des impérialistes comme Saddam Hussein et Kadhafi, il fut capturé et déporté par l’armée d’occupation française à la Haye pour y être jugé par la CPI, un tribunal  foncièrement raciste au service des impérialistes, qui est plutôt spécialisé dans le jugement des africains.

Une brève historique des événements tragiques auxquels le Président Obama a été l’un des principaux acteurs pendant ces quatre dernières années, battrait en brèche le faux visage idyllique et pacifique que ce dernier s’attribuerait ou que les crédules lui décerneraient.

1- Le président Obama a soutenu le président français Sarkozy dans sa guerre de recolonisation de la Côte d'Ivoire. Ce dernier a initié et fait adopter la résolution scélérate N°1975 du Conseil de sécurité qui a légitimé les bombardements du palais du président légitime Laurent Gbagbo par l'armée coloniale française. Ces troupes d'occupation ont capturé  puis déporté le président Laurent Gbagbo à La Haye pour y être jugé par la CPI, un tribunal créé et dominé par les impérialistes. Il conviendrait d’insister que ce la CPI s’est de surcroît spécialisée dans le jugement des africains. Ce comportement raciste ne pourrait échapper à aucune personne animée de peu d'esprit d'observateur soit-il, car elle est aveugle et s’oppose à tout jugement des dirigeants des puissances impérialistes, auteurs des crimes contre l'humanité en Irak, en Afghanistan, en Côte d'Ivoire, en Libye, en l'occurrence  les présidents Bush, Sarkozy, Obama, Tony Blair, Cameron. Ces criminels de guerres se pavent en toute quiétude à travers le monde  sans qu'aucun mandat d'arrêt international ne soit lancé contre eux par la CPI. Des millions de victimes ont péris sous les bombes de leurs aviations. Cette forfaiture intellectuelle des impérialistes est insupportable. 

2- Le président Obama a apporté le même soutient au président français Sarkozy et à l'Otan dans la croisade guerrière contre la Libye. Le résultat de cette tragédie est l'assassinat du héros et digne fils d'Afrique, le Guide Mouammar Kadhafi. Plus de 100.000 libyens ont été tués suite à ces bombardements otaniens de 8 mois de la Libye. Ce trophée macabre ne militerait jamais en faveur  d’un soutien africain à sa réélection le 6 novembre prochain.

3- C'est bien sous la présidence d'Obama, que le M 23, mouvement rebelle de la RD Congo (créature du Rwanda), a déclenché sa dernière offensive au Kivu depuis avril 2012 contre la patrie de Patrice Lumumba. Au demeurant, il serait judicieux de rappeler la terrible coïncidence de cette offensive rebelle avec la période où la Secrétaire d’état américain Hillary Clinton était en tournée dans la sous région de l’Afrique orientale. Cette guerre d'occupation du Kivu ou de balkanisation de la RD Congo menée par le Rwanda et l'Ouganda soutenus par les USA, ont permis aux deux pays agresseurs d'échapper à toutes condamnations, et ce malgré le dernier rapport du 26 juin 2012 accablant le Rwanda  pour son agression militaire  caractérisée contre la RD Congo  pour son soutien au M23.

Le comble de ce soutien des USA au Rwanda, a permis d'octroyer à ce pays belliqueux le siège de membre non permanent  pour l'Afrique au Conseil de sécurité en octobre 2012. Une prime attribuée  par Obama au Général-Président Kagamé pour le génocide des congolais. Cela est insupportable!

4- En Afghanistan, la guerre a été déclenchée et entretenue par les présidents Bush. Cependant, Obama qui avait promis  lors de sa première campagne 2008, d’arrêter immédiatement la guerre en rapatriant les troupes étatsuniennes, n’a pas tenu ses engagements. Il a en effet, plutôt renforcé de 30000 soldats les troupes en Afghanistan retirés d’Irak. Les lourdes pertes infligées par les afghans aux troupes d’occupation, ont contraint  le président Obama  qui a promis  de rapatrier tous ses soldats à partir de 2014 du bourbier afghan.

5- Sur le plan économique, la présidence d’Obama n’a pas conduit aux investissements importants pour le développement de l’Afrique comme c’est le cas de la Chine dont les investissements sont en constante progression.

De plus, les multinationales étatsuniennes, qui pillent les richesses minières du Kivu occupé par le Rwanda, chien de garde des Usa, n’ont jamais été empêchées par le président Obama pour leurs activités criminelles en symbiose avec le M23. La guerre de rapine continue à l’Est de la RD Congo avec  comme lourd bilan entre 5 millions et 7 millions de morts depuis 1995. Alors, quelle paix dans le monde aurait instaurée Obama pour pouvoir mériter le prix Nobel de la paix?

De ce qui précède, l’Afrique ne doit rien attendre de positif de la part des dirigeants occidentaux, quelle que soit leur option politique. En effet, ces derniers sont imposés par le système capitaliste à la magistrature suprême. Ils doivent par conséquent continuer à soutenir le mécanisme d’exploitation, de pillages des ressources naturelles et humaines de l’Afrique.

Si certains africains soutiennent Obama dans cette campagne inter capitaliste pour la couleur de sa peau noire, c’est faire preuve d’une myopie politique dangereuse pour l’avenir de  l’Afrique car Obama défend les intérêts des multinationales prédatrices capitalistes.

Ce qui  devrait guider notre choix politique, serait avant tout la réponse à la question suivante: Quels intérêts de classe sociale servira ou sert un homme politique? Evidemment, nous ne soutiendrons jamais la classe des prédateurs capitalistes qui voudrait maintenir pour l’éternité l’asservissement  colonial de l’Afrique.

La crise économique qui frappe les puissances impérialistes depuis 2008, perdure. Afin de maintenir leur niveau de vie et leurs rangs de puissances sur la scène politique internationale, les prédateurs capitalistes se lancent aujourd’hui dans des croisades guerrières de recolonisation de l’Afrique, illustrées  notamment  par  les cas ivoirien et libyen.

Quel africain conscient de ces humiliations et de cette domination impérialiste, infligées à notre continent, continuerait-il à faire l’apologie du système capitaliste, de ses dirigeants politiques formatés pour perpétrer  la servitude coloniale de l’Afrique?

Ces mêmes africains qui font l’apologie de la présidence du candidat Obama et du capitalisme, affirment aussi leur hostilité à l’égard de la coopération Sino-africaine.

A propos de la prétendue «colonisation» de l’Afrique par la Chine, il serait  judicieux de savoir  la genèse de cette expression. En effet, ce sont bien les puissances impérialistes capitalistes, qui depuis la traite négrière à nos jours continuent de dominer le monde, en pillant l’Afrique. Ayant perdu progressivement leur marché exclusif africain  face à la Chine émergeante, ces puissances occidentales se sont lancé dans une campagne de guerre médiatique de dénigrement de la Chine, en stigmatisant sa «colonisation de l’Afrique», de «concurrence déloyale».

Pourquoi ces impérialistes occidentaux  qui se seraient mus subitement en avocats de l’Afrique contre la Chine ne l'ont pas été pendant leur période faste où ils avaient l’exclusivité du marché africain?  Pourquoi n’avaient-ils pas été des mécènes de développement de l’Afrique pendant la période coloniale? Dans l’affirmatif, pourquoi persistent-ils à piller nos ressources naturelles, à imposer militairement  des dictateurs aux peuples grâce aux interventions de leurs armées? Dans ces derniers cas, il conviendrait de citer  les interventions de l’armée française  au Tchad  qui ont permis de sauver le tyran Déby face  aux révoltes des masses populaires et l’expédition coloniale punitive des troupes de l’hexagone  pour introniser Outtara en Côte d’Ivoire...

Selon la doctrine du système capitaliste qui est basée sur la libre entreprise et concurrence, la compétitivité, le profit…, n’est-il pas ridicule pour ces puissances occidentales de lancer une campagne de dénigrement économique contre la Chine alors que ce pays émergeant applique leur propre doctrine commerciale en Afrique? Ne devraient-ils pas au contraire se réjouir que leur doctrine économique a fait un émule de taille alors qu’ils combattaient la doctrine économique du communisme?

L’économie chinoise est compétitive sans  que ce pays ait  colonisé l’Afrique ni piller notre continent. Les Africains ne doivent pas se laisser prendre au piège de cette campagne anti chinoise des puissances occidentales qui voient leurs intérêts menacés par la puissance émergeante chinoise. Nous ne devons pas hurler avec les loups prédateurs qui voudraient maintenir pour l’éternité l’Afrique dans la servitude coloniale occidentale, d’où qu’elle vienne.

Les puissances occidentales s’opposent aux investissements directs chinois en Afrique, cependant, elles les accueillent à bras ouvert.  Voici ce que nous livre l’hebdomadaire français l'Express: «Malgré la détérioration des perspectives économiques dans la zone euro, les investissements directs de la Chine en Europe ont plus que doublé en 2011 pour atteindre 6,7 milliards de dollars» [Cf.L’Express du 05/02/2012]. 

Toujours dans le même journal, les états européens doivent de l’argent à la Chine: [La Chine détiendrait pour plus de 550 milliards de dollars de dette souveraine européenne]    

Les puissances occidentales acceptent de coopérer avec la Chine mais sont par contre foncièrement hostiles que cette dernière fasse la même chose avec l’Afrique. Il appartient à l’Afrique de se débarrasser de la domination coloniale occidentale afin d’amorcer un tournant décisif dans son développement.     

L’Afrique ne doit pas se laisser prendre au piège des colonisateurs d’hier qui s’autoproclament subrepticement « avocats » de la cause africaine pour garantir leurs intérêts. Nous devons choisir librement nos partenaires et leurs investissements conformément à nos intérêts de développement économiques et politiques.

Il appartient donc aux africains de tirer profit de la coopération impulsive de développement avec la Chine.

Nous avons une seule certitude, c’est que la  coopération chinoise en Afrique a permis la réalisation des grandes infrastructures (ponts, Autoroutes, chemins de fer, constructions des établissements scolaires et universitaires, hôpitaux, des usines de productions, des fermes agricoles…). La Chine aide aussi à la formation de quelques 30.0000 cadres africains dans tous les domaines et offre plus de 18.000 bourses d’études aux jeunes africains. [ Le Nouvel Observateur du 25-07-2012]

En guise d’illustration des résultats de la coopération chinoise avec l’Afrique, nous pouvons citer le chemin de fer «Tanzam» entre La Tanzanie et la Zambie, construit en 1970 et long de 1 860 kilomètres. Grâce à la Chine, le Tchad dispose depuis juin 2011 sa première raffinerie de pétrole,  en mars 2012 sa première cimenterie et enfin en 2015 le pays sera désenclavé par sa première ligne de chemin de fer d’une longueur de 1.344 kilomètres …

Combien de ces structures de bases indispensables à l’amorçage du développement des pays africains ont été construites par ces puissances impérialistes occidentales  depuis la traite négrière  à nos jours en passant par la période coloniale? Si ces colonisateurs occidentaux étaient si soucieux du développement de l’Afrique et du bien-être de ses populations, alors  pourquoi n’avaient-ils pas posé les bases élémentaires dans les territoires dominés  pendant des siècles de domination et d’occupation?

En si peu de temps, la Chine qui n’a jamais colonisé l’Afrique a considérablement investi dans des projets concrets, utiles au bien-être des populations et au développement des états africains. En effet, les investissements directs de la Chine (deuxième puissance économique mondiale depuis 2010) en Afrique  ont atteint 30 milliards de dollar  entre 2000 et 2005.

Il appartient aux Africains  de tirer les leçons des affres de la domination des impérialistes occidentaux  depuis la traite négrière à nos jours afin  d’éviter toute nouvelle colonisation d’où qu’elle vienne.

Les investissements chinois dans les infrastructures lourdes sont une véritable opportunité et  fondements  sur lesquels les africains devraient s’appuyer pour impulser un début de développement accéléré de notre continent à l’instar de celui de la Chine. Grâce à la Chine, l’Afrique obtient d’importants  capitaux à des taux très bas, tans dis que les banques occidentales refusent de lui prêter ou l’accordent à des taux très élevés.  Ces liquidités, ont permis aux états africains de réaliser  de nombreux projets. La coopération Afrique-Chine est une coopération « gagnant-gagnant » car la patrie de Mao qui a une croissance économique à deux chiffres a besoin des matières premières de l’Afrique notamment du pétrole et inversement l’Afrique qui a besoins des capitaux pour investir à besoin de la Chine.

Les africains devraient plutôt  profiter de la coopération avec les chinois  en s’appropriant de leur savoir faire  qui a fait ses preuves dans l’accélération inédite du développement de leur pays. Nous devons apprendre à construire, à maîtriser les sciences et technologies que les chinois apportent à l’Afrique afin que notre continent ne soit pas seulement maintenu au rang de consommateur des produits fabriqués ailleurs, mais que l’Afrique soit aussi capable d’exporter les produits « Made in africa ».

Afin de faire face à la mondialisation, il serait indispensable que nous œuvrions pour la création des Etats-Unis d’Afrique (EUA), projet cher au Guide Kadhafi et qui fut aussi l’une des causes de son assassinat par les puissances impérialistes occidentales (France-Usa-Grande Bretagne). Les dirigeants criminels: Sarkozy-Obama-Cameron qui ont lancé la croisade guerrière contre la Libye luttent pour maintenir l’Afrique dans la servitude coloniale occidentale.

Les dirigeants politiques des puissances impérialistes occidentales, issus de la matrice du système capitaliste qui maintient dans la servitude coloniale l’Afrique, ne doivent jamais bénéficier d’un quelconque soutien des africains. En effet, quelle que  soit  leur étiquette politique,  et les alternances  des présidents, notre continent  demeure exploité, pillé et humilié par ces puissances  occidentales.

En conséquence, l'élection présidentielle aux USA, avec l’affrontement des candidats démocrate  Barak Obama et républicain Mitt Romney, sont un non-événement. Le marathon électoral inter-impérialiste n’est autre chose que le choix du meilleur défenseur de l’exploitation capitaliste de l’Afrique pour les quatre années à venir.

 

Le 3 Novembre 2012, ALAC (African-Libyan Action Committees).


Le Secrétaire Général 

 Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum

E-mail: alac.africa@hotmail.com

QUELQUE CHOSE SE PASSE DANS LE CAMP OUATTARA

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J’ai vraiment été surpris par cette Une d’un journal pro-RDR. Tout le monde sait que Amnesty est financée par le milliardaire juif, George Soros, qui est aussi l’ami de Ouattara alors d’où vient-il que l’on accuse un quelconque pays de vouloir nuire à son régime à travers cette organisation?

Il fut un temps, dans ce pays (la Côte d'Ivoire, Ndlr), où les rapports et communiqués de cette organisation étaient présentés comme parole d’évangile pour discréditer le Président Gbagbo.

UNE - PRESSE IVOIRIENNE.jpg

La vraie question est: Ouattara a-t-il tenu ses promesses à l’égard de son ami Soros ou bien ce dernier serait-il devenu gourmand au point d’exiger plus que prévu dans leur accord pour déstabiliser la Côte d’Ivoire?

Sinon, ce rapport n’énonce rien que la presse bleue et les résistants ivoiriens n’aient dénoncé depuis plus d’un an maintenant.

Mais c’est vrai que le partage du butin, après un braquage réussi, crée toujours des mécontentements!
 
 

Source: La page Facebook de Steve Beko II