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lundi, 29 avril 2013

AMINATA TRAORE: «QUELLE AFRIQUE VOULONS-NOUS?»

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Un petit retour sur les positions de la brave Aminata Traoré, au moment où elle est dans le viseur du pouvoir français et subit ses rétorsions (refus de visa) pour avoir dénoncé l'invasion et l'occupation du Mali par l'armée française. Bonne lecture. Fernand Dindé.

 

L’intervention militaire conjointe de l’Onuci et de la force française Licorne relève 
de l’ingérence, affirme l’essayiste et militante altermondialiste. L’ancienne ministre de la Culture 
du Mali plaide pour une démocratie africaine par et pour les peuples, propre 
à émanciper 
le continent du pillage néocolonial.


Vous avez longtemps vécu et travaillé en Côte d’Ivoire. Que ressentez-vous à la vue du chaos dans lequel est aujourd’hui plongé ce pays ?

Aminata Dramane Traoré. Je suis horrifiée. Nous devons cette nouvelle humiliation à notre immaturité politique qui consiste à réduire la démocratie aux élections en perdant de vue le jeu des intérêts dominants et l’asymétrie des rapports de forces.

L’attaque de la résidence du président Laurent Gbagbo et son arrestation ne sont ni plus ni moins qu’une illustration de ce que cheikh Hamidou Khan appelle l’art de vaincre sans avoir raison, qui est le propre de l’Occident.

Je suggère dans ma Lettre au président des français à propos de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique en général une inversion des priorités de manière à privilégier le projet de société, à faire de l’élection le choix de gouvernants capables de réaliser ce projet dans le respect des aspirations des peuples. Riches de leurs expériences individuelles, les principaux protagonistes de la crise ivoirienne (Laurent Gbagbo, ­Alassane Dramane Ouattara et ­Konan Bédié) auraient pu, dans une telle perspective, diagnostiquer les politiques économiques mises en œuvre et proposer des alternatives au système capitaliste qui a fait de la Côte d’Ivoire un réservoir de matières premières avec les conséquences sociales, politiques et écologiques que l’on sait.

L’absence de débats de fond sur les conséquences catastrophiques du système néolibéral sur l’emploi, l’agriculture et les sociétés ­paysannes, le revenu, l’éducation, 
la santé, la cohésion sociale, la ­relation au pouvoir et à l’argent nuit considérablement à la construction d’une démocratie conforme à la demande des Africains.

Je ne vois pas comment ni pourquoi la démocratie qui est en crise en ­Occident pourrait faire des miracles en Afrique au point de justifier une expédition punitive. Mais, à propos des ­dominés, les dominants ne se posent pas ce genre de questions.

 Comment jugez-vous la participation des militaires français de la force Licorne à l’offensive militaire qui a délogé Laurent Gbagbo de la résidence présidentielle, le 11 avril dernier ?

Aminata Dramane Traoré. À ce sujet, on en entend des vertes et des pas mûres de la part des officiels français et des prétendus spécialistes de l’Afrique. Leur thèse peut être ainsi résumée : l’Afrique se mondialise et décide librement de faire du commerce avec les partenaires de son choix, la Chine étant l’un des plus importants. La France et les autres puissances occidentales ne voient pas, semble-t-il, de mal à cette situation. Elles seraient tout simplement soucieuses de nous mettre sur le droit chemin de l’État de droit, qui passe par des élections régulières, transparentes et propres.

Les Ivoiriens n’y seraient pas parvenus tout seuls par la faute de Laurent Gbagbo qui, après avoir été battu, semble-t-il, au deuxième tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 par Alassane Ouattara, se serait accroché au pouvoir.

Les tenants de ce discours le classent aussitôt parmi les dictateurs à qui la France se doit de donner un « avertissement », comme l’a exprimé le premier ministre français, François Fillon, à l’Assemblée nationale. On est stupéfaits par une telle arrogance quand on se réfère à l’opinion que les Français se font de leur démocratie et à la cote de popularité du président Sarkozy, qui est au plus bas.

À mon avis, la France de Nicolas Sarkozy est intervenue militairement, avec les Nations unies en cheval de Troie, pour ce que je considère comme une action de dressage démocratique de l’homme africain. Une bonne partie des populations civiles à défendre ont non seulement présent à l’esprit le discours de Dakar, mais sont parfaitement conscientes des humiliations de l’immigration « choisie » dont le président français est le père. Son nouveau ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, en remet une couche en s’attaquant à l’immigration légale. Si nous comprenons bien, le soutien aux « révolutions » et à la « démocratisation » a des limites. La France nous aime libres et en démocratie. Mais entre nous et chez nous.

 Peut-on résumer la crise ivoirienne à une crise postélectorale, à un contentieux entre un « président reconnu par la communauté internationale » et un perdant accroché au pouvoir ?

Aminata Dramane Traoré. Le contentieux électoral est le prétexte qui, lorsque les enjeux économiques et géostratégiques l’exigent, peut servir de justification à toute sorte d’agression. Mis à part cette instrumentalisation, je ne vois aucune raison de mettre un pays souverain à feu et à sang. Point n’est besoin de rappeler que ce type de contentieux se règle souvent sans qu’aucune goutte de sang ne coule. Nous connaissons bon nombre de cas où les redresseurs de torts ont fermé les yeux sur les fraudes et sont même allés parfois jusqu’à inverser les résultats électoraux.

En somme, loin d´être un problème ivoiro-ivoirien, cette crise est l’une des expressions tragiques de la marche chaotique et macabre du monde depuis la chute du mur de Berlin.

 Laurent Gbagbo ne porte-t-il pas une lourde responsabilité dans cette longue crise ?

Aminata Dramane Traoré. Pas plus que la France et les Nations unies qui, depuis la mort de Félix Houphouët-Boigny, ont joué sans en avoir l’air la carte du « tout sauf Laurent Gbagbo ». Il suffit de se référer à l’édifiant documentaire de Patrick Benquet, la Françafrique, pour comprendre l’ingérence permanente dans nos affaires.

Le passé et le profil de Laurent Gbagbo ne répondent pas aux critères des maîtres du monde dans leur casting des dirigeants des pays dominés. Il fallait qu’il parte. Tous les leviers possibles et imaginables ont été actionnés pour atteindre cet objectif. La mauvaise volonté dans le désarmement de la rébellion, l’asphyxie, ces derniers mois, de l’économie ivoirienne, sans crainte aucune de la souffrance humaine induite par les privations et les pénuries, ainsi que le lynchage médiatique sont autant d’armes au service de l’ingérence et de la déstabilisation.

Je rends personnellement hommage à un homme de courage et de dignité qui a été le premier à défier l’un des hommes politiques les plus puissants du continent africain et à avoir fait de la prison avec sa femme au nom du multipartisme et de la démocratie.

 Qu’y a-t-il de commun entre les interventions en Côte d’Ivoire 
et en Libye ? La « protection des civils » est invoquée dans un cas comme dans l’autre. Que pensez-vous de cette invocation, qui est un autre nom du droit d’ingérence humanitaire ?

Aminata Dramane Traoré. Il y a lieu d’étudier de manière approfondie les similitudes et les différences entre ces deux situations. L’une de ces similitudes est l’instrumentalisation des populations civiles qui, dans le cas de la Côte d’Ivoire, sont d’abord victimes de la dérégulation et de la déprotection dans le cadre du libéralisme économique. Contentieux électoral ou pas, les Ivoiriens étaient déjà confrontés aux difficultés croissantes d’accès à l’emploi, à l’alimentation, aux soins de santé.

Ce sort qu’ils partagent avec l’immense majorité des Africains soumis aux diktats du FMI et de la Banque mondiale n’est pas de nature à perturber les dirigeants occidentaux qui, subitement, prétendent voler au secours de la veuve et de l’orphelin à coups de missiles « humanitaires ».

L’argument invoqué est le même dans le cas des deux pays en vue de susciter le maximum d’indignation à l’égard des dirigeants que l’Occident a décidé d’évincer.

La différence de taille entre la Libye et la Côte d’Ivoire, c’est que le lâchage de Muammar Kadhafi, qui était devenu un partenaire privilégié, se situe dans la droite ligne de celui de Zine El Abidine Ben Ali en Tunisie et de Hosni Moubarak en Égypte.

 Comment jugez-vous le rôle joué 
par les Nations unies tout au long du processus électoral, puis lors 
de l’offensive contre Laurent Gbagbo ?

Aminata Dramane Traoré. Le rôle joué par l’ONU en Afrique est le même depuis la fin des années cinquante. Conçue par les grandes puissances, cette organisation sert leurs intérêts. L’ONU n’a jamais été un instrument de paix en Afrique. En 1960, à propos de la mort de Patrice Lumumba, Franz Fanon écrivait : « Il ne fallait pas faire appel à l’ONU. L’ONU n’a jamais été capable de régler valablement un seul des problèmes posés à la conscience de l’homme par le colonialisme, et chaque fois qu’elle est intervenue, c’était pour venir concrètement au secours de la puissance colonialiste du pays oppresseur. » (1) C’est dire jusqu’à quel point il est urgent de repenser le cadre normatif des relations entre les nations.

 Comment le continent africain peut-il, dans un tel contexte, reprendre en main son avenir ?

Aminata Dramane Traoré. L’intervention militaire conjointe de l’Onuci et de la force française Licorne en Côte d’Ivoire constitue, de mon point de vue, l’un de ces grands moments de dévoilement de la nature injuste et cynique du monde actuel. L’assujettissement des classes dirigeantes africaines fait partie de l’agenda de l’Occident. Il leur faut aller à l’assaut de l’Afrique pour s’assurer le contrôle des matières premières, des ressources naturelles indispensables à leurs politiques de croissance et de compétitivité face à la Chine.

Nous sommes rattrapés, en Afrique, par des questions de fond qui n’ont pas été examinées avec rigueur. Nous nous devons de les mettre à plat. La première question qui me semble essentielle est : quelle Afrique voulons-nous à la lumière de l’état du monde globalisé, fragmenté et de plus en plus violent ?

Si nous parvenons à nous saisir de cette question au niveau de chaque pays, des différentes sous-régions et du continent en outillant les populations de telle sorte qu’elles puissent s’impliquer à fond dans l’analyse de l’état des lieux, la formulation, la mise en œuvre et le suivi des solutions pourront jeter les bases d’une démocratie africaine par et pour les peuples.

C’est un chantier gigantesque, mais exaltant, qui n’a rien d’impossible si les élites acceptent enfin de se réconcilier avec le continent.

 

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Bibliographie

Mille Tisserands en quête de futur. Bamako : Edim, 1999, 
l’Étau, Actes Sud, 1999.

Le Viol de l’imaginaire, 
Fayard, 2002.

Lettre au président des Français à propos de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique en général, 
Fayard, 2005.

L’Afrique humiliée, 
Fayard, 2008.

(1) « La mort de Lumumba : pouvions-nous faire autrement ? », Afrique Action, n° 19, 20 février 1960. Repris dans Pour la Révolution africaine. Écrits politiques, 
François Maspero, 1964, réédité 
en 2001 par La Découverte.


Source: HUMANITE.FR

DEUXIEME FIASCO ELECTORAL - ALASSANE DRAMANE OUATTARA RATE SON NOUVEAU RENDEZ-VOUS AVEC LA DEMOCRATIE



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C’était le 11 octobre 1968. Il y a longtemps. Mais puisque Margaret Thatcher vient d’être enterrée en grande pompe en Angleterre et que sa politique «libérale» est encensée (encore) par quelques adeptes, cela vaut le coup de rappeler l’interrogation qui était celle de la «dame de fer» (quand elle ne l’était pas encore ; elle appartenait au Shadow Cabinet de Ted Heath). C’était à l’occasion de la conférence annuelle du Conservative Political Centre (CPC). Thatcher, qui avait alors 43 ans (mais près de dix ans d’expérience comme députée), était l’étoile montante de la vie politique britannique mais pas encore la star qu’elle deviendra quelques années plus tard, avait posé la question dans un texte fondateur du «thatchérisme»: «What’s wrong with politics?».


Elle y prônait une « politique de conviction » contre la « politique de consensus » en vigueur dans les rangs des conservateurs. La démocratie, disait-elle, « suppose l’alternative politique et un contre-gouvernement prêt à prendre en main les rênes du pays […] Aucun grand parti ne peut survivre sur des bases qui ne soient pas celles d’une ferme conviction de ce qu’il veut faire ». Elle ajoutait : « Il n’est pas de politique qui vaille en dehors des réalités ».

Cette interrogation («Qu’est-ce qui ne marche pas en politique?») et ces propos thatchériens me reviennent en mémoire alors que la Côte d’Ivoire est confrontée à l’émergence d’une nouvelle crise politique.

Les élections régionales couplées, déjà reportées, viennent de se dérouler de la façon la plus indescriptible qui soit. Impréparation, faible participation, confusion… et, tout naturellement, en fin de parcours, affrontements violents dans plusieurs villes du pays. Un K.O. annoncé pour le parti au pouvoir, le RDR, et un chaos avéré pour la République de Côte d’Ivoire qui n’avait pas besoin de cela.

Deux ans après avoir prêté serment (6 mai 2011), Alassane D. Ouattara se trouve, une fois encore, confronté à la réalité politique et sociale de son pays alors qu’il ne semble s’intéresser qu’à une virtualité économique (l’émergence en 2020) à laquelle l’encouragent, hélas, ses partenaires mondiaux et les institutions internationales qui l’ont formaté.

« Il n’est pas de politique qui vaille en dehors des réalités ». Quand donc ADO va-t-il les prendre en compte ? En novembre 1988, à Washington, alors qu’il se préparait à quitter le FMI pour le gouvernorat de la BCEAO, il me disait que « les bonnes politiques économiques, ce sont des recettes de bonne femme, des choses très simples » et que pour les mettre en œuvre il fallait « un assainissement préalable du terrain ». O.K pour l’économie, c’est son job. Mais en matière politique, le « libéral » qu’il est (ce que je ne suis pas, loin de là) devrait relire Thatcher qui a des « recettes de bonne femme » qui pourraient lui permettre de ne pas être dégagé en touche avant l’heure : « Aucun grand parti ne peut survivre sur des bases qui ne soient pas celles d’une ferme conviction de ce qu’il veut faire ».

Or, le RDR ne semble vouloir rien faire d’autre que d’avoir le pouvoir pour quelques uns de ses « grottos ». ADO en a pris les rênes à l’été 1999 – cela fait quand même pas loin de quatorze ans – et ce parti n’a, depuis, cessé de se « déconstruire ». Le RDR accède au pouvoir après avoir raté le coche à de multiples reprises et, après deux années d’exercice, ne semble pas en mesure d’être un pôle de mobilisation de la vie politique de la droite libérale ivoirienne. L’impréparation se doublerait d’incompétence?

Le RDR, c’est le marshmallow de la vie politique ivoirienne. Aucune consistance ; goût factice. Amadou Soumahoro, son secrétaire général par intérim depuis le 14 juillet 2011, en a été le secrétaire général adjoint de 2005 à 2011 (il aurait été battu, ce week-end, à Séguéla). On se demande ce qu’il a « foutu » toutes ces années. Et quels sont les conseils distillés en 2011-2012 à Ouattara (il était son conseiller spécial en charge des affaires politiques). Djeni Kobina, fondateur du RDR, et Henriette Dagri Diabaté, qui a pris sa suite jusqu’à la nomination d’ADO à la présidence du parti le 1er août 1999, avaient une vraie personnalité (même s’ils avaient des insuffisances organisationnelles). Ce n’étaient pas des marshmallows. Le 4 avril 2013, à la veille de la campagne pour les régionales, Soumahoro « imaginait » déjà la victoire de Ouattara « au premier tour » de la présidentielle… 2015.

« La Côte d’Ivoire, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, est plongée dans le clameurs et les vivats de joie et de bonheur ». Il ajoutait : « Nous devons démontrer que nous sommes prêts pour 2015, en faisant de ces élections régionales et municipales un succès républicain et populaire ». Raté.

Le site du RDR fait état, en lieu et place de sa victoire, « des violences post-électorales » dans plusieurs villes du pays, précisant que « l’armée quadrille la ville d’Abidjan ». Ces élections n’auront pas été «un succès républicain et populaire ». Ce qui serait « républicain et populaire» (et salutaire pour le RDR) c’est que Soumahoro aille exprimer ailleurs son incompétence politique. Mais comme me le répétait Balla Keïta: «Si tu es au milieu des crapauds accroupis, ne demande pas une chaise».

Les régionales devaient être l’étape « du rassemblement et de l’unité pour l’édification d’une Côte d’Ivoire paisible, réconciliée et prospère » prédisait Soumahoro. Le FPI boycottait le scrutin ; il ne restait sur la scène politique que le RDR et le PDCI-RDA et des « indépendants » parfois instrumentalisés par Soumahoro. Les deux partis s’étaient rassemblés, au second tour de la présidentielle 2010, pour faire gagner (de justesse) Ouattara. Une crise post-électorale (déjà) particulièrement meurtrière et deux années de pouvoir ont eu raison de cette alliance sans que, pour autant, puisse s’exprimer une opposition viable. Résultat de la « politique de consensus » dénoncée par Thatcher. Qui exprimait une donnée gastronomique : « Nous n’avons pas beaucoup « bouffé » pendant dix ans, nous avons, du même coup, plus d’appétit que d’ordinaire ». Or chacun sait que les « grottos » ivoiriens ne sont pas anorexiques !

Le pari de Ouattara c’est: impasse sur la politique (il déteste son « ambiance délétère ») ; relance de l’économique (ce qu’il pense savoir faire). Du même coup, « les populations voyant leurs conditions de vie améliorées [vont] massivement renouveler leur confiance au président » (pronostic de Soumahoro/maschmallow le 4 avril 2013). Sauf que ça ne marche pas comme cela. Et Toussaint Alain, le communicant du FPI, peut évoquer une « traversée du désert électoral ». « Les Ivoiriens, dit-il, dans leur ensemble, ont manifesté leur désintérêt aux élections locales, Alassane Ouattara a été incapable de rassembler les Ivoiriens ».

On peut ne pas partager l’engagement de Toussaint Alain, on ne peut que partager son diagnostic. « Même sans opposition pro-Gbagbo, qui a décidé de boycotter le scrutin, commente Jeune Afrique sur son site, la Côte d’Ivoire ne peut visiblement pas organiser un scrutin sans que des violences ne se déclenchent […] Ces nombreux incident mettent essentiellement en cause des partisans du RDR du président Alassane Ouattara et du PDCI de l’ex-chef d’Etat Henri Konan Bédié ».

La presse pro-Gbagbo, bien sûr, s’en donne à cœur joie. Mais quelques jours après que le chef de l’Etat ait décidé de faire l’impasse sur une Assemblée nationale où le RDR est pourtant majoritaire pour gouverner par ordonnances, ce (double) fiasco électoral (échec du RDR + échec gouvernemental) annonce des lendemains difficiles pour Ouattara. Il est temps de se ressaisir et de prendre conscience que la Côte d’Ivoire 2013 n’est pas celle des années «Houphouët». Personne n’a intérêt à ce que le pays renoue avec une crise politique d’ampleur. «On lui reproche de vouloir créer un apartheid, un développement séparé pour quelques privilégiés et un statut de seconde classe pour les masses» disait-on de Thatcher en 1968 qui finira par imposer ses « convictions » plutôt que la négociation. C’est ce qu’on dit de Ouattara en 2013. Il est urgent, en Côte d’Ivoire, de repenser le mode de production politique. Si tant est qu’il y en ait un.

 

Jean-Pierre BEJOT

La Dépêche Diplomatique

 

Source: LEFASO.NET

vendredi, 26 avril 2013

AMINATA TRAORE, OUMAR MARIKO, LA FRANCE SARKOLLANDE ET LA FATALITE IMPERIALISTE

 

 

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Les autorités françaises ont refusé un visa à Aminata Dramane Traoré, ancienne ministre malienne de la culture mais surtout animatrice talentueuse de « Forum pour un autre Mali ». Ses livres comme ses autres textes restent des contributions décisives de la déconstruction des idéologies de la fatalité impérialiste que sont devenues chacune des politiques Euro-US en direction de l’Afrique en particulier et de l’ancienne aire du Tiers Monde en général.

L’importance de ses textes, outre leur souffle fanonien, leur puissance poétique – connaissez-vous des textes réellement révolutionnaires qui n’en soient pas enveloppés ? - et leur à-propos historique immediate, appelle tous les militants de la libération nationale, clé de la libération sociale, à les faire connaître comme moment du combat.
 
L’affaire du visa reste une anecdote de la duplicité des états impérialistes. Le refus de visa aura empêché Aminata et Oumar Mariko, le Secrétaire Général du Parti anti-impérialiste SADI, de dire, dans les réunions programmées avec des militants anticolonialistes européens, une autre version de ce qui se passe au Mali et de délivrer une autre analyse. La presse française meanstream, de gauche comme de droite, n’en a soufflé mot. La presse de la gauche de la gauche a publié des tribunes dont le côté moralisateur a surtout servi à enfouir, sous la dénonciation indignée du double standard de la liberté d’expression que tous savaient à géométrie variable, leur exact alignement sur les politiques de la droite  et de la social-démocratie. Soutien à l’agression de l’état libyen, soutien à la subversion des contras en Syrie, soutien à l’intervention militaire française au Mali. Pire les gauches françaises, ont fourni un effort considérable pour habiller les bombes l’OTAN en Libye et les crimes des contras en Syrie, d’oripeaux « démocratiques ».

Pour le Mali, l’attitude des gauches françaises a été particulièrement indécente. En se récriant sur les dangers d’une conquête islamiste du Mali, sur le despotisme de la charia et sur la régression morale et culturelle du fouet public, des lapidations et des amputations, elles ont prolongé dans la « morale et dans l’éthique » une ingérence française au Mali qui dure en sous main depuis des décennies. Et dont Aminata Traoré a montré dans ses textes et à l’envi, son but d’annuler une indépendance que le Mali de Modibo Keïta  avait voulu authentique par son prolongement dans le développement économique et social, dans la volonté de donner aux populations maliennes les moyens d’une autre vie, d’un autre idéal que la domination coloniale ou néocoloniale et les divisions ethniques ou culturelles au détriment du destin national solidaire.

Depuis au moins deux décennies Aminata Traoré et d’autres progressistes maliens se battent pour freiner le démantèlement du secteur public malien qui a donné des chances de promotion et d’amélioration concrète de la vie de toutes les composantes de la population. Démantèlement du secteur public, bradage  des grands ensembles agricoles, industriels ou des services, partage des miettes entre factions arrivées au pouvoir par le coup d’état qui a renversé Modibo Keïta en 1968, résiliation des avancées sociales dans la santé, la scolarité, la culture etc... 

Le Mali était un état pivot dans l’émancipation de l’Afrique, un état clé dans la confrontation avec le néocolonialisme et la Françafrique. La raison en est que l’indépendance du Mali comme celle de la Guinée ont été en grande partie arrachées par des luttes sociales et nationales sévères même si elles n’arrivèrent pas au niveau du génocide perpétré contre les peuples du Cameroun par les officiers français prélevés du corps expéditionnaire en Algérie.

L’indépendance du Mali n’a pas été une indépendance totalement octroyée.
 
Développement ou fatalité néocoloniale ? Voilà la question qu’Aminata Traoré pose aux élites politiques maliennes en traquant inlassablement les masques de ces « idéologies de la fatalité impérialistes. ».

Pourquoi l’hypothèse de la charia au Mali serait-elle une cause suffisante pour la guerre et l’ingérence et sa réalité en Arabie Saoudite et au Qatar, un ciment de l’amitié franco-saoudienne ou franco-qatarie, ou mieux encore, une raison supplémentaire de l’alliance guerrière contre la Libye, contre la Syrie et demain contre l’Iran ou l’Algérie. Pourquoi les amputations et les destructions du patrimoine seraient insupportables à Tombouctou et parfaitement admises dans les pétromonarchies?
 

C’est à l’opinion française de se poser enfin quelques questions sur ses unanimités… dont le silence sur le cas Aminata Traoré interdite de visa pour « divergence d’opinion » et le vote à l’assemblée le 21 avril 2013, sans voix contraire, du prolongement de la mission Serval.  

Alger, le 24 avril 2013

 

Mohamed Bouhamidi


Source: CALAMEO.COM

samedi, 20 avril 2013

CLAUDINE COJAN, JOURNALISTE FRANÇAISE: «COMMENT JE ME SUIS RENDUE COMPTE QUE GBAGBO ETAIT INNOCENT»


 

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Gros soucis d'ordinateur. Pas eu la possibilité de traiter ce long texte que m'a adressé la soeur de lutte Claudine Cojan, en saisie directe, par mail. Veuillez donc m'excuser ainsi que Claudine elle-même, chers lecteurs, pour toutes les imperfections du texte qui, malgré tout, récèle des témoignages poignants et restitue bien des vérités sur la crise postélectorale ivorienne, transcrits pour l'Histoire. Afin que nul n'ignore. Bonne lecture! Fernand Dindé.

 

Coup d’état, putsch postélectoral de Sarkozy en Côte d'Ivoire, 11 avril 2011: Révélations d’une journaliste française:

Le 11 avril une liste imprimée avec 83 noms et PHOTOS - telle que Sarkozy l’a immédiatement annoncé - a commencé à circuler et la chasse aux sorcières a commencé.


http://youtu.be/-xl46QllVBg

 


http://youtu.be/7v7Z9JBpke4

 


http://youtu.be/dA0XLGOr2UA

 

Devoir de mémoire pour les sans voix ,meurtris par l’horrible« capture » du président élu de Côte d’Ivoire, à qui la France a refusé un recomptage des voix, preuve que la Côte d’ivoire n’est toujours pas un pays indépendant et libre ! Pour les Ivoiriens,les Ivoiriennes, les Français, les Françaises, mes fils d’abord, parce que quand ils étaient enfants, nous recevions des cadres religieux africains, des Ivoiriens à la maison, sans jamais rien se dire de toutcela! et pourtant ! Quand l’intolérable se produit, devons nous nous taire plus que de raison ?

A quoi cela sert-il alors d’élever ses enfants dans la vérité, le mieux possible? J’aurais aimé peut être, ne rien voir, mais je me suis trouvée là, comme un témoin au carrefour d’un accident, ou pire assistant à un meurtre! alors,devais-je me taire ?

2 ans après le putsch de Nicolas sarkozy en Côte d’ivoire en se servant des élections ,  qui  allait finir le travail de Chirac, le parti socialiste ne s’émeut de rien, la cour pénale  laisse les vautours en liberté, alors…tandis que les français paient le prix fort de cette politique bananière qui a aussi pour nègre,le pauvre ouvrier français ,l’étudiant,lechomeur,le retraité ,pouvais je me taire à propos de la cruauté des militaires français ? non !

« il y a un temps pour tout. J’estime de mon devoir deparler maintenant car à Abidjan, Ouattara s’apprête à donner le coup de grâce! Sachant bien sûr le président innocent, innocenté bientôt, le régime fasciste reçu par Hollande, lui se prépare à la « der des der », prépare les musulmans à tuer ces simples émigrés bien installés. J’ai rencontré ces héros de l’impossible à la résidence, à la RTI et à la prison MACA 6 mois après le coup d’état français.

ALERTE.OUATTARA S APPRETE A ERADIQUER CETTE SALE RACE DE FRONT DE GAUCHE FPI et toute la generation Gbagbo SI Gbagbo sort de prison dans un mois !

la côte d’ivoire est une terre d’asile, mieux que la France ,avec 26 pour cent d’émigrés sur son territoire..Mais le parti  RDR et Ouattara s’apprêtent à tuer ,de porte en porte , en disant aux musulmans qu’ilsvont perdre leurs privilèges si GBAGBO REVIENT DE LA COUR PENALE INTERNATIONALECPI MAINTENANT.

Oublie t-on que LAURENT GBAGBO a toujours aidé lesmusulmans ? oublie t-on qu’il a un fils ISMAEL ,venu le voir à la cour pénale internationale de LA HAYE ?

Que faut –il faire, que faut il dire pour que le bain de sang n’ait pas lieu ? ni à Abidjan,ni au dessus de San Pedro, ni à l’ouest, protégé capté maintenant par les multinationales CACAO par les milices de ouattara-sarko-zakaria ?

On ne peut pas faire comme si cela n’avait pas existé oh non !

Sinon à quoi ça sert d’être français ?

Notre constitution devrait suffir à nous ouvrir les yeux mais nous l’avons oubliée.

Espérant ne nuire à personne en expliquant un peu ce que je sais ,notamment de ce 11 AVRIL 2011 CRUEL cruel barbouze et francais .

Merci de m’avoir fait confiance.

« DANS LA RESIDENCE LA Foi était inébranlable ! Comme les premiers chrétiens ,y compris les musulmans !

Le cuisinier Gnacien RHDP n’a pas été inquiété par LG après les élections, alors que Dramane contestait le résultat des élections,puis s’auto-proclamait vainqueur, en marge, depuis  l’hotel du Golf devenu dès lors la triste célèbre geôle « gestapo »,une horreur ou la torture ira bon train !

La Foi c’était aussi quand j ai vu de mes yeux LG sous sa douche alors que le snipper tirait sur lui depuis l’hélicoptère !

LG a continué à se laver ,il a ensuite enfilé sa chemise et fermé  les boutons , et ça c’est dur à faire si l’on tremble ! il ne tremblait pas du tout.

« Etait-il sonné ça arrive quand on vous tire dessus ! »

« Mais non,il était normal, égal à lui-même, simplement, calme. Le snipper français continuait à tirer pourtant ! je suis devenu calme commelui alors ! je le regardais boutonner sa chemise et c’est long ,tiletteet s’habiller sous les snippers français ,les minutes sont longues alors ! mais ça a été.

J’ai décidé  de prendre  l’escalier, l’ascenseur aurait été dangereux, le snipper pouvait l’atteindre.

On est arrivé au bureau ,le président s’est mis au travail comme d’habitude !

(J’en était alors loin de la représentation toute faite que l’on avait bien voulu me brosser ! un Gbagbo fou de Dieu ,genre gourou religieux et politique à la fois ! Mais j’étais plutôt loin aussi du faste habituel prêté aux dictateurs africains ! Ici ,cet homme assailli de toute part avec une rare violence , ce président auprès de qui l’armée, les conseillers, les ministres et autres continuaient à travailler en plein enfer maintenant, en avril 2011 sous des pluies de missiles,  il était bien normal, certes, mais il fallait du courage, un courage que peu d’hommes ont en pareille circonstance !)

« Vous savez, j’ai révé que le président LG revenait. Il me prenait la main, me demandait ce qui c’était passé en son absence. Je sais que tout va bien se passer, je suis serein, je l’attends. Un homme comme cela, croyez moi madame, c’est si précieux !

« L’objectif était de faire tomber le bâtiment sur nous ».

J’ai vérifié ,je suis allée à différents endroits dont la cité des arts, là où les hélicoptères français jetaient leurs missiles, effrayant la population civile, et oui, le plan« karcher » de Nicolas Sarkozy de Nagui Bosca, quasi « en live » aux heures chaudes, avec la licorne ou son ami intime Dramane, c’était cela ;

En écroulant la résidence sur elle même, au moins on détruisait les collaborateurs et les membres du gouvernement, la famille aussi, histoire que nul ne puisse raconter ensuite ce qui s’était passé, ni transmettre aux générations futures ce message clé pour l’Afrique : la démocratie, le socialisme, terminé le colonialisme et le captage de nos richesses, terminé le franc cfa qui nousruine !

Le 11 avril, à la fin ,il y avait des explosifs dans la cour.

Les voitures garées ont été volées ,vous les voyez circuler enville ! les 4X4, offertes pour faire la campagne électorale  et celle du médecin et de sa femme.c’est illégal, mais quoi dire ? on laisse faire, vous avez vu à quel point ici c’est Chicago alors !

« Alors le 11 avril 2011 ? »

Il y avait le docteur Blé, celui du président.

Le docteur Djédjé,  celui de madame LG, Simone.

A 10H ,il n’était plus possible de rester dans le sous sol, alors on est remonté, .On a mis le président dans la cave du 1ersous-sol, dans la« cave qui servait de discothèque ».

A 11H, là tout était fini.

Dehors ,les gardes ont dû quitter après 9H, tant ça tirait sur eux.

Les FRANÇAIS SONT DANS LA RESIDENCE .

Ils sont aussi là avec leurs chars dehors.

Le ministre Désiré TAGRO monte l’escalier, ,avec le drapeau banc. Ahuri il voit les français lui tirer dessus !

Il resdescend alors.

Le président Gbagbo :« ils vous ont tiré dessus avec le drapeau blanc ? »

« Oui ,monsieur ! »

« D’accord » ,dit le président Gbagbo calmement.

Et il va répéter plusieurs fois entre 10H et 12H :

« Puisque c’est ainsi qu’ils viennent me chercher ».

A 12H ,les gardes ont des armes en bas de l’escalier, mais le président leur dit alors :

« Baissez les armes, on a perdu la bataille » . Et il répète « Puisque c’est ainsi, qu’ils viennent me chercher,  les français ».

Le président Gbagbo était calme ,simplement serein, sans vantardise, sans mépris, sans fatalisme non plus. Il suivait simplement le « cours de l’histoire » posément et ça, c’était incroyable, sécurisant pour tous .

C’était l’enfer dehors et à l’étage de la résidence, pourtant ! Les français entrés par le tunnel et les chars qui étaient arrivés plus les légionnaires, quelle horreur, que de morts, que de jeunes,  morts !

« J'ai vu, oui. Il y avait des jeunes,  des jeunes filles aussi, dans les jardins la veille encore, sous les toiles de tentes, simplement qui chantaient . »

« Oui, à ce stade là, quoi faire? à Paris Sarkozy ne voulait rien entendre, interdisait le recomptage des voix, je ne m’explique d’ailleurs pas comment il a ce pouvoir sur toute l’Afrique, l’union africaine et aussi l’ONU.C’est étrange mais voià, c’est réel! Nous étions isolés aussi, les médias refusant de montrer la réalité! Et puis ces appels téléphoniques d’Hilary Clinton et autres pour que le président prenne un avion mis a sa disposition avec des collaborateurs et sa famille, imaginez cela! folie totale! Le président ne voulait plus prendre ces appels à lafin ! Pourquoi ? pour lui ça semblait complètement fou de devoir abandonner le peuple, et son pays en plus ,bien sûr ! il croit tellement en la paix, en la discussion ! il n’aime pas du tout la guerre lui !

D’ailleurs il a refusé à Kadhafi d’intervenir, Kadhafi voulait le faire, car il avait mis sa flotte en position et là, tout aurait été différend !

Mais non ! c’est par l ‘usage de la démocratie qu’il a toujours voulu y arriver ! »

« Revenons au 11 avril. »

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vendredi, 19 avril 2013

VENEZUELA: LA FACE CACHEE DU BEAU-GOSSE DE L'OPPOSITION

 

HENRIQUE CAPRILES RADONSKI.jpg


Depuis qu'il a affronté Hugo Chavez, aux élections présidentielles de 2012, Henrique Capriles Radonski fait la Une des journaux. Il est porté aux nues par les médias américains et européens. Mais derrière l'image du parfait gentleman se profile une face obscure qu'il a peine à cacher. Ces dernières heures, le gouvernement vénézuélien lui impute les violences qui éclosent dans le pays.

 

La famille dans laquelle nait en 1972, Henrique Capriles, fait partie de l'élie vénézuélienne. Les deux lignées familiales sont rattachées au pouvoir financier. Les Capriles détiennent un empire immobilier, automobile et le Circuit National d'Exhibition (Cinex). D'un autre côté, les Radonski possèdent la seconde chaine de télévision du pays. Elle est aussi propriétaire de "Ultimas Niticias" et d'autres radios. Ils ont une origine européenne car l'un des ancêtres de Capriles, a échappé aux raffles polonaises de la Seconde Guerre Mondiale. L'héritier détient entre ses mains, le pouvoir financier et médiatique qui lui permet de gravir les échelons du pouvoir très vite. A 24 ans, il est élu député de l'Etat de Zulia et milite au parti d'extrème-droite "Copei". Il fut nommé Chef de la Chambre des Députés, déjouant les pronostiques habituels. En coulisse, sa famille finance les campagnes politiques de députés qui s'empressent de soutenir "l'héritier".

Dès les années 2000, les USA s'imiscent dans la politique vénézuélienne, en finançant et en soutenant un parti d'opposition qu'a crée un certain Henrique Capriles Radonski, "Primero Justicia". Ce parti s'est allié au niveau international avec une branche du parti républicain. Le New York Times affirme que cette branche du parti républicain américain, National Endowment for Democracy, est la face visible de l'action de la Central Intelligence Agency (CIA). Ce groupe finance chaque année de 30 millions de dollars, des groupes politiques, des syndicats d'opposition partout dans les pays qui n'ont pas la vision américaine du monde. Comme Maire de l'Etat de Baruta, Capriles signe quantités de contrats avec le FBI. Il procède à l'arrestation de militants pro-chavistes. Peu de temps avant le coup d'Etat fomanté contre Chavez en 2002, l'héritier participe à un dîner réunissant l'extrême-droite cubano-américaine et vénézuélienne. Durant le coup d'Etat, il viole la loi internationale qui interdit la perquisition diplomatique. Arrêté et enfermé, Capriles renforce sa haine envers le pouvoir en place. En 2004, le financier chargé de "l'affaire Capriles Radonski" est tué par un attentat à la voiture piégée. Deux ans plus tard, l'héritier est blanchi par la justice. Comme gouverneur de l'Etat de Miranda, le héros de l'opposition refusera la présence de policiers sur son territoire, afin d'empêcher des meurtres. Prioritée pourtant donnée durant sa campagne réelective au siège de gouverneur.

En 2012, Capriles se réunit en Colombie avec le général américain, Martin Dempzey. Pour dix points de différence, il perdra les élections présidentielles contre Chavez. Il a perdu une seconde fois contre le dauphin de celui-ci, le 11 avril dernier. Le champion des médias américains et européens avait promis, en cas d'élection, de signer les contrats de libre-échange avec ces deux continents. A l'annonce de la victoire de Maduro, la presse européano-américaine lui donnera la parole et diffusera son refus de reconnaitre la victoire des urnes. Le Président de Bolivie, Evo Morales, a affirmé ce mercredi, que les USA cherchaient à fomenter un climat de violence au Vénézuela, afin de favoriser un coup d'Etat contre le nouvel homme fort du pays.

 

In "50 verdaderas de Henriquez Capriles Radonski".

 

Source: AGORAVOX

mercredi, 17 avril 2013

DEUX ANS APRES LA RECOLONISATION DE LA COTE D'IVOIRE, LE RESULTAT DE LA DEMOCRATIE DES BOMBES (2)

 

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Chronique de Bernard Desgagné, dimanche 14 avril 2013 - Partie B

 

En aout et en septembre 2011, je suis allé seul et à mes frais pendant un mois au Ghana, pays voisin à l’est de la Côte d’Ivoire. J’ai pu rencontrer là-bas des Ivoiriens forcés de s’exiler. En plus de parler à de nombreux réfugiés, dans les camps et à l’extérieur, j’ai pu m’entretenir avec le coordonnateur de programme à la commission ghanéenne des réfugiés (Ghana Refugee Board), M. Tetteh Kwao Padi, ainsi qu’avec M. Kelly Forson, directeur du camp de réfugiés Ampain, près du village d’Esiama, dans le Sud-Ouest du Ghana. Le camp se trouve également non loin de la municipalité de Nkroful, lieu de naissance de Kwame Nkrumah, père de l’indépendance du Ghana. D’autres camps de réfugiés ivoiriens se trouvent au Libéria et au Togo, et des Ivoiriens vivent en exil forcé dans beaucoup d’autres pays.

L’afflux de réfugiés ivoiriens dans les pays voisins a commencé en février 2011. Les réfugiés sont de toutes les classes sociales. J’ai rencontré des agriculteurs, des militaires, des étudiants, des enseignants, des ménagères, des commerçants, des fonctionnaires, des élus municipaux et des ministres. Ils ont dû fuir leur pays par crainte d’être persécutés ou tués en raison de leur appartenance ethnique ou politique ou même en raison de leur appartenance à un groupe social.

Par exemple, un étudiant universitaire du quartier de Yopougon, à Abidjan, m’a dit qu’il avait fui après avoir vu des membres des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) contrôler les cartes d’identité, pour repérer les gens appartenant aux « mauvaises ethnies » et procéder à des arrestations massives. Ces arrestations ont donné lieu à des détentions arbitraires prolongées, à de la torture et à des exécutions sommaires, au vu et au su d’Alassane Ouattara et de la communauté internationale™.

Les Ivoiriens qui se trouvent dans les camps de réfugiés souffrent beaucoup de leur exil, notamment de privations matérielles, sanitaires et alimentaires. Mais ils n’osent pas rentrer dans leur pays par crainte de subir le même sort que les déplacés de Nahibly. Ils ont perdu leurs biens, leurs terres, leurs économies et leur travail. Leurs habitations ont été détruites ou confisquées.

Les médicaments et les traitements médicaux sont insuffisants ou ne sont pas disponibles. Les enfants n’ont pas accès à un système d’éducation normal. Les adolescents et les jeunes adultes sont désoeuvrés et tombent facilement dans la consommation de drogue et la prostitution. Les témoins de crimes graves et les personnes les plus impliquées politiquement se savent très menacées par le gouvernement, les tueurs à gages, les tortionnaires et les pantins judiciaires d’Alassane Ouattara.

Un problème entièrement attribuable à Ouattara, ses rebelles et ses commanditaires

M. Padi, le coordonnateur de programme, m’a indiqué premièrement que le problème des réfugiés ivoiriens au Ghana était survenu en même temps qu’Alassane Ouattara s’emparait du pouvoir par la force. Un petit nombre de réfugiés sont d’abord arrivés au début de 2003, après le déclenchement de la guerre civile. Il n’y avait jamais eu de réfugiés ivoiriens au Ghana avant cette année-là. Mais ce n’est qu’en février 2011 que les réfugiés ont commencé à affluer. M. Padi m’a confirmé aussi que tous les réfugiés appartenaient aux ethnies considérées comme favorables à Laurent Gbagbo, par exemple, les Wê, les Bété et les Attié, ou étaient associés au Front populaire ivoirien.

Certaines personnes pourraient croire que les Malinké et les autres partisans de Ouattara n’ont pas eu à vivre en exil parce qu’à partir de septembre 2002, les rebelles régnaient sur la zone CNO (Centre, Nord et Ouest) de la Côte d’Ivoire. Toutefois, cette perception est fausse. En fait, les partisans de Ouattara ne souffraient d’aucune persécution dans la zone gouvernementale, et ils y vivaient nombreux, à l’instar de Ouattara lui-même, qui disposait d’ailleurs d’une généreuse rente d’ancien premier ministre et de toute la latitude voulue pour s’organiser politiquement.

À l’inverse, il ne faisait pas bon vivre dans la zone CNO pendant les huit années où les chefs de guerre y faisaient la loi. Les seuls à se plaire là-bas étaient probablement les chefs eux-mêmes, leurs hommes et leurs complices, qui s’engraissaient avec le racket et la contrebande et qui avaient ravagé l’administration et les services publics. Voici, à ce sujet, la description de la vie dans la zone des rebellesque fait George Peillon, ancien porte-parole de la force Licorne, envoyée par la France pour « s’interposer » et toujours présente en Côte d’Ivoire aujourd’hui :

Le problème de la zone nord, c’est qu’il n’y avait plus d’organisation administrative […] Comme les bandes armées des Forces nouvelles avaient pillé tout ce qui représentait l’administration […] on arrivait à trouver dans le marché de Bouaké des beignets emballés dans des extraits de naissance. […] c’était aussi un moyen, en écrasant toute forme d’administration, de semer le désordre et la zizanie, et de faire continuer une instabilité chronique militaire, sécuritaire, dans toute la moitié nord du pays. […]

Comme il n’y avait aucun contrôle de l’administration […] c’était une espèce d’anarchie totale, la Banque de Bouaké a été mise à sac, puis après la Banque de Man dans l’Ouest du pays. Des millions de FCFA ont été dispersés dans la nature. Il fallait que nous parvenions à négocier avec des gens qui étaient responsables de ces mises à sac. […]

Est-ce que c’était des voleurs, des violeurs et des pilleurs ou des vrais combattants […] Mon avis c’est que c’était tout sauf des combattants. Et qu’ils ont absolument mis à sac la partie nord du pays. Je me souviens très bien d’être allé dans le Nord-Est de la Côte d’Ivoire, dans une ville qui s’appelle Bouna, où c’était absolument la terreur qui régnait. C’était une bande armée qui faisait régner un semblant d’organisation. Et la population était effarée, terrée chez elle. C’était des exécutions sommaires. Dans le Nord du pays, c’est le porte-parole de l’ONU qui me le disait à l’époque, on a retrouvé des conteneurs remplis de prisonniers exposés en plein soleil.

[…] je dis souvent que la zone nord était une zone de non-droit, une terra incognita. Pendant des semaines, on ne savait plus ce qui se passait dans le Nord. C’était quand même assez inquiétant. […] De temps en temps, il y avait des circulations de bus qui allaient d’une zone à une autre. Mais les gens étaient rackettés systématiquement dès qu’ils passaient la zone de confiance. Je pense sincèrement que le président Gbagbo a toujours voulu construire, maintenir l’unité du pays. Et que c’était son objectif, qu’il n’a pas eu d’autre objectif politique que ça.

Donc, le problème en Côte d’Ivoire est attribuable entièrement à Alassane Ouattara, ses rebelles et leurs commanditaires étrangers, en particulier la France. L’ONU elle-même, du moins ses fonctionnaires plus ou moins corrompus par les grandes puissances occidentales, fait partie des grands responsables du sort des Ivoiriens. Tant que Ouattara et ses chefs de guerre seront au pouvoir, les réfugiés et les autres exilés ivoiriens ne pourront pas rentrer dans leur pays.

La cinématographie hollywoodienne et l’OTAN

Ceux qui connaissent le parcours héroïque du grand personnage qu’est Laurent Gbagbo le voient avec beaucoup de douleur assis dans le box des accusés de la CPI, alors que son bourreau, Alassane Ouattara, et les chefs de guerre de ce dernier vaquent tranquillement à leurs activités criminelles. Comment peut-on en arriver là sans désaveu massif de l’opinion publique dans les pays occidentaux, où l’on se dit pourtant attaché aux principes d’une justice indépendante et impartiale et au respect des droits de la personne ?

Les récits construits par la formidable machine de propagande de l’OTAN, dont font partie tous les grands médias du Québec sans exception, sont calqués sur la cinématographie hollywoodienne la plus primaire. Dans le scénario type, l’origine de tout conflit armé est un être abject, dictateur de profession et protagoniste d’une tragédie où s’affrontent ethnies, sectes ou religions. Nous en avons connu plusieurs au cours des dernières années : Juvénal Habyarimana, Slobodan Milosevic, Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi, Bachar Al-Assad et, bien entendu, Laurent Gbagbo.

Les ONG et les médias occidentaux investissent beaucoup de temps et d’énergie à occulter les faits et à imputer au monstre les pires atrocités. La répétition incessante des mêmes mensonges fait que le public finit par y croire et perd tout sens critique, même devant les trucages les plus maladroits. Beaucoup de journalistes y croient aussi. Dans une guerre, les premiers à se faire laver le cerveau sont toujours les soldats.

Les insurgés en lutte contre le monstre, qui sont encouragés, armés, financés et appuyés militairement par l’OTAN ou ses affidés, commettent eux-mêmes un grand nombre d’atrocités qui sont avérées, à la différence des atrocités inventées. Mais le scénario s’en accommode parfaitement pour au moins cinq raisons.

Premièrement, on peut imputer plus ou moins subtilement au supposé monstre diverses atrocités commises par ses adversaires, les insurgés. Les ONG et les médias occidentaux affectionnent particulièrement le conditionnel et l’imprécision de la forme passive, qui se prêtent bien à l’inversion de la réalité.

Deuxièmement, les insurgés ont une cause légitime, qui est de mettre fin aux atrocités du monstre. À l’instar de Rambo, ils peuvent s’autoriser divers excès « compréhensibles » dans leur entreprise vengeresse.

Troisièmement, les exécutants ne sont soumis à aucune chaine de commandement officielle, ce qui permet d’absoudre leur grand chef, c’est-à-dire celui qui remplacera le monstre.

Quatrièmement, tout se joue en réalité sur le terrain militaire, et la propagande n’est qu’un volet de la stratégie militaire. Que ceux qui affrontent le monstre soient des truands ne les empêchera pas de le vaincre s’ils disposent de moyens militaires nettement supérieurs. L’objectif visé par l’OTAN sera donc atteint malgré tout.

Cinquièmement, si le préfet nommé par l’OTAN s’avise un jour de désobéir aux injonctions du grand capital occidental, on dispose d’un dossier accablant contre lui pour lui faire subir le même sort que son prédécesseur. On n’aura qu’à dépoussiérer les passages incriminants des rapports des ONG que les médias auront jusque-là occultés ou justifiés implicitement par les injustices et les horreurs attribuées au monstre.

Bref, malgré les ficelles et les décors de carton-pâte que les victimes muselées par les médias pointent du doigt en hurlant de douleur et d’indignation, le scénario hollywoodien appliqué par la machine de propagande de l’OTAN parvient très bien à endormir le public cible, même lorsque les insurgés ne sont rien d’autre que de vulgaires criminels.

La diabolisation de Gbagbo et de ses partisans

La Constitution de la Côte d’Ivoire, approuvée à 87 % par la population, lors d’un référendum, en 2000, est un document juridique exemplaire, qui n’a rien à envier aux Constitutions des États occidentaux, et certainement pas à la Constitution monarchiste du Canada, où le peuple n’est même pas mentionné. À l’article 30, la loi fondamentale de la Côte d’Ivoire dit entre autres que « la République de Côte d’Ivoire est une et indivisible, laïque et sociale. Elle assure à tous l’égalité devant la loi, sans distinction d’origine, de race, d’ethnie et de religion ». Néanmoins, la propagande des médias unanimes du patronat français et de l’OTAN, systématiquement reprise par les médias québécois et canadiens, a diabolisé le premier défenseur de cette Constitution, Laurent Gbagbo, au moyen de diverses légendes, la plus importante étant celle de la fameuse « ivoirité », de la xénophobie et de la discrimination prétendument infligée aux Ivoiriens du Nord. Avec l’aide des ONG et des médias, Alassane Ouattara et ses chefs de guerre ont créé de toutes pièces un conflit interethnique pour masquer leurs objectifs véritables, qui étaient la conquête du pouvoir par les armes, l’enrichissement personnel et le retour en force du système d’exploitation économique occidental.

Dans leur ouvrage intitulé Côte d’Ivoire : Le rattrapage ethnique sous Alassane Ouattara, Gaha Bi Loùkou, Tata Kôkôtré et Océane Siloué démontrent clairement l’absence totale de fondement pouvant étayer la thèse de la dérive ethnocentrique de l’État ivoirien après le décès d’Houphouët-Boigny, autocrate ayant dirigé la Côte d’Ivoire pendant 33 ans et ayant néanmoins été présenté comme un saint par la faune ailéeà bec crochu des médias. À l’inverse, Laurent Gbagbo n’a été président que pendant dix ans, y compris huit années de guerre civile commanditée par la France. Voici ce qu’écrivent Loùkou, Kôkôtré et Siloué au sujet du « rattrapage ethnique » de Ouattara et de sa justification, l’ivoirité.

[…] ce projet de rattrapage remonte au début des années 1990. Il faut rappeler qu’à cette époque, M. Alassane Dramane Ouattara avait des démêlés judiciaires à propos de sa nationalité. En lice pour succéder à Houphouët-Boigny, Alassane Dramane Ouattara a réussi à fédérer autour de sa personne et ses ambitions personnelles le sursaut communautariste de ses frères musulmans du Nord. Ce mouvement a débouché sur la publication d’une Charte dite du Nord, « un brûlot ethnocentriste datant de 1991, période où la bataille de succession à Félix Houphouët-Boigny se met en place. Cette charte éclaire d’une lumière crue une stratégie de conquête du pouvoir fondée dès le commencement sur l’exploitation des oppositions tribales pouvant aller jusqu’à la guerre civile. Cette stratégie, c’est celle d’Alassane Ouattara » (Théophile Kouamouo).

Lier rattrapage ethnique et ivoirité, c’est donc faire preuve de mauvaise foi dans la mesure où la source du rattrapage en tant que mode de gouvernance politique sous Ouattara remonte à 1991, et que l’ivoirité comme concept n’a, en soi, rien d’ignoble ou d’infamant.

L’ivoirité se veut en effet la revendication d’une personnalité culturelle spécifique qui soit le produit parfait de la fusion intelligente de « nos traditions » et de « la modernité ». Au demeurant, l’ivoirité, en tant que projet politique et visée sociétale, n’est ni un concept isolé dans le monde ni une démarche exclusionniste. En effet, du point de vue sémantique, le concept de l’ivoirité se rapproche des vocables tels que la francité, l’arabité, la sénégalité ou même « l’American Way of Life ». Malheureusement, il fut dévoyé par le RDR et ses alliés qui l’ont galvaudé de façon opportuniste et à des fins politiciennes. — Extrait de : Gaha Bi Loùkou, Tata Kôkôtré et Océane Siloué, dir., Côte d’Ivoire : Le rattrapage ethnique sous Alassane Ouattara – Fondements, pratiques et conséquences, L’Harmattan, Paris, 2012, p. 11-12. La citation de Théophile Kouamouo est tirée de son ouvrage J’accuse Ouattara (Le Gri-Gri, Paris, 2012, p. 25-26).

Donc, l’ivoirité est postérieure, et non antérieure, à la Charte du Nord de Ouattara, qui ne peut pas prétendre que cette charte est une réaction de défense contre l’ivoirité. De plus, bien que l’ivoirité n’ait rien d’une idéologie xénophobe, elle n’a de toute façon jamais été invoquée ou promue par Gbagbo, dont les efforts ont plutôt été axés sur la promotion de la démocratie, le progrès économique, la justice sociale, la souveraineté de son pays et la défense de la Constitution, des lois et des institutions. En revanche, le gouvernement ethnique de Ouattara ne cesse de porter atteinte aux droits de ses citoyens et de commettre des violations criantes de la Constitution et les lois du pays.

Non seulement l’ivoirité n’est qu’un prétexte pour les ouattaristes des salles de presse occidentales, mais la discrimination qui serait censée en découler n’a jamais existé. Les ethnies du Nord, c’est-à-dire celles des aires culturelles Gur et Mandé Nord, qui constituent environ 25 % de la population ivoirienne (et non 40 % comme le soutient Ouattara), n’ont jamais fait l’objet d’une discrimination systématique. Au contraire, elles ont été constamment favorisées par les gouvernements d’Houphouët-Boigny, de Bédié de Guéi et de Gbagbo.

À l’aide des sources les plus fiables, notamment les archives nationales de la Côte d’Ivoire, la liste des membres des 38 gouvernements formés du 30 avril 1959 au 13 mars 2012, le Recensement général de la population et de l’habitat ainsi que la publication officielle La Côte d’Ivoire en chiffres, Loùkou, Kôkôtré et Siloué font une autre démonstration claire : « S’agissant de la marginalisation des nordistes sous Laurent Gbagbo, les faits, y compris ceux des régimes antérieurs, contredisent à tous points de vue les accusations portées par Alassane Dramane Ouattara. »

D’Houphouët-Boigny à Guéi, les « nordistes » ont occupé de 22 à 25 % des postes de ministre et ont la plupart du temps été au deuxième rang des ethnies représentées. Mieux encore, les auteurs soulignent que, pendant le mandat présidentiel de Laurent Gbagbo, « le principal mis en cause par Alassane Dramane Ouattara, les résultats épousent la tendance observée depuis le début, avec une percée fulgurante des Malinké (Mandé Nord) qui occupent la première place (62 nominations) devant les Baoulé (58 nominations) et les Bété (51 nominations) sur l’ensemble des 21 ethnies représentées aux gouvernements [successifs de] Laurent Gbagbo. »

Les auteurs démontrent en outre que « de toutes les régions du pays, le Nord est celle qui a le plus reçu de l’État de Côte d’Ivoire en matière d’appuis politico-financiers et culturels, précisément dans le cadre de la politique de réduction des disparités régionales. Sous ces différents rapports, Laurent Gbagbo a significativement œuvré à la promotion du Nord, alors que le pays était coupé en deux par une rébellion conçue et conduite par des ressortissants du Nord dont Guillaume Soro, Soumaïla Bakayoko, Ibrahima Coulibaly dit IB, Koné Zakaria, Wattao, etc. et pour le compte d’Alassane Dramane Ouattara lui-même, dixit Koné Zakaria en confession publique (lors d’un meeting) et volontaire » (idem, p. 12-13).

En conséquence, les rebelles et leur grand patron, Alassane Ouattara, n’avaient aucune raison légitime de s’attaquer par les armes à l’État ivoirien, et encore moins de faire subir à la Côte d’Ivoire une violence inouïe à partir du 19 septembre 2002.

Après avoir systématiquement diffamé Laurent Gbagbo pendant une décennie, la presse des pays de l’OTAN a jeté de l’huile sur le feu, pendant la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011, en relayant diverses mises en scène destinées à faire croire au public que les « forces fidèles à Laurent Gbagbo » se livraient à des massacres. Il s’agissait essentiellement de justifier, aux yeux des contribuables qui paient les bombes de l’OTAN, les cruelles sanctions économiques et la funeste opération militaro-terroriste qui étaient déjà au programme.

L’opération militaire a donné lieu à des actes génocidaires planifiés par la France et l’ONUCI, notamment à Duékoué (voir la partie A du présent article). Quant aux sanctions, elles comprenaient l’interdiction de vendre des médicaments à la Côte d’Ivoire. Dans les deux cas, il s’agit de crimes contre l’humanité. Pourtant, on n’entend jamais les ONG occidentales réclamer que Sarkozy et Ban Ki-moon soient traduits devant la justice.

Dans leur plaidoyer en faveur du renversement de Gbagbo par la force, les médias ont notamment présenté une attaque préméditée des insurgés fortement armés de Ouattara, contre le siège de la télévision d’État, le 16 décembre 2010, comme une « manifestation pacifique » réprimée dans le sang par M. Gbagbo. Les Casques bleus de l’ONUCI avaient alors fourni un appui important aux insurgés, ce que les médias occidentaux n’avaient pas relevé.

Les médias ont aussi inventé des charniers inexistants et utilisé des figurants en parfaite santé qu’on aprésentés comme des morts, notamment devant le siège de l’ONUCI, à Sebroko, et lors d’une marche de femmes le 3 mars 2011. Enfin, ils ont passé sous silence les manifestations aussi géantes que pacifiques d’appui au président Gbagbo tenues à Abidjan, par exemple, le 26 mars 2011.

Vu leur complicité enthousiaste dans le coup d’État électoral d’Alassane Ouattara et vu leur surdité devant les nombreuses protestations indignées des Québécois d’origine ivoirienne qui voyaient leurs proches disparaitre ou souffrir le martyre, Radio-Canada, La PresseLe Devoir et les autres grands médias québécois se sont comportés comme une véritable arme de guerre de l’OTAN, dans la conquête des ressources de l’Afrique.

La part du butin obtenue par Ottawa

Comme dans n’importe quelle autre organisation criminelle, les barons de l’OTAN et leurs complices ad hoc se partagent le butin des crimes qu’ils commettent selon leur degré d’implication. Évidemment, le principal bénéficiaire du coup d’État en Côte d’Ivoire est la France, mais le Canada, État voyou ne manquant pas d’ambition néocoloniale, avait néanmoins des objectifs précis d’amélioration des bénéfices de certains actionnaires du gouvernement fédéral.

Poussés par les vrais patrons du Canada, à Bay Street, Stephen Harper et sa radiotélévision de propagande ont été parmi les plus pressés de féliciter Alassane Ouattara pour sa fausse victoire et d’accuser Laurent Gbagbo d’être un tricheur, avant la déclaration de Barack Obama et l’injonction de l’ultra-arrogant Nicolas Sarkozy, créature de l’oligarque Paul Desmarais haïe par beaucoup de Québécois. Dès le 4 décembre 2010, Stephen Harper avait fait cette déclaration truffée de gros mensonges et jamais remise en question par aucun parti politique aux Communes :

Le 28 novembre, la population de Côte d’Ivoire a voté lors d’élections présidentielles. Je félicite Alassane Ouattara pour sa victoire à cette occasion, une victoire confirmée par la Commission électorale indépendante, les Nations Unies et des observateurs accrédités [ah oui ?].

Le Canada exhorte toutes les parties du pays à respecter la volonté démocratique de la population ivoirienne et à effectuer une transition pacifique en faveur du gouvernement nouvellement élu. Nous sommes particulièrement préoccupés par des rapports récents de violence et par des couvre-feux imposés à la population.

Le gouvernement du Canada soutient fermement la population ivoirienne et son souhait d’instaurer une solution durable à la crise politique du pays. Le Canada continuera à travailler étroitement avec la communauté internationale afin que la volonté démocratique de la population ivoirienne soit respectée.

Le gouvernement du Canada soutenait la population ivoirienne ? Disons plutôt que le gouvernement du Canada avait l’intention de « soutenir » le terrorisme, au cas où la population ivoirienne refuserait d’obéir et de « transitionner » pacifiquement le pouvoir à l’usurpateur Ouattara. À l’intention de ceux qui pouvaient encore douter de la « victoire » de Ouattara, Radio-Canada appuya la déclaration de Harper : Yao N’Dré, le président du Conseil constitutionnel, était un « proche du président sortant Laurent Gbagbo ». Voilà qui expliquait et justifiait tout, n’est-ce pas ? Quiconque est soupçonné d’un hypothétique copinage mérite d’être massacré. Et dans le copier-coller pédagogique radiocanadien, les partisans de Ouattara commençaient déjà à mettre le feu à des pneus pour la galerie.

Par la suite, les crimes des partisans de Ouattara n’ont pas été seulement des mises en scène pour la galerie. Dès le 16 décembre, comme je l’ai indiqué précédemment, des rebelles lourdement arméstentèrent de s’emparer de la RTI, la télévision d’État ivoirienne. Certains, habillés en civil, se mêlèrent aux manifestants invités à participer à une « marche » et s’en servirent comme boucliers humains, sous les regards approbateurs de Ouattara, installé tranquillement à l’Hôtel du Golf et protégé par les Casques bleus de même que par quelques policiers de la Sûreté du Québec, y compris un dénommé Jérôme Filion.

Le commando invisible d’Ibrahim Coulibaly, qui sera exécuté plus tard par les hommes de son rival Guillaume Soro, au cours d’un règlement de compte typique de n’importe quelle pègre, procédait, dans le quartier Abobo, à divers attentats terroristes contre les membres des forces de sécurité, contre le personnel et les infrastructures de l’État etcontre les ethnies perçues comme favorables à Laurent Gbagbo, sous les yeux des ambassades occidentales, y compris celle d’Ottawa, qui était sans doute parfaitement au courant de la situation réelle. Dans d’autres quartiers, c’étaient les Casques bleus quirépandaient la terreur sous prétexte que la population locale, non armée, faisait entrave à leur travail en érigeant des barrages pour dissuader les terroristes et les autres bandits sévissant partout. Les véhicules et les aéronefs de l’ONUCI ont été abondamment utilisés pour transporter les rebelles et leurs armes.

Qu’à cela ne tienne ! Ottawa décida de financer le commando invisible en fournissant de l’argent — au moins un million et demi de dollars — au « gouvernement Ouattara » pour l’aider à « ramasser les ordures » et à faire face à l’urgence « humanitaire », selon le « ministre » de la rébellion Patrick Achi et la journaliste Sophie Langlois. Évidemment, si Ottawa dépensait ainsi l’argent des contribuables, c’était dans l’espoir d’obtenir un généreux retour sur l’investissement. Pas pour les contribuables, bien sûr, mais pour les multinationales néocoloniales de l’Ouest canadien.

Canadian Natural Resources (CNR), une société basée à Calgary, exploitait déjà, depuis 2003, desplateformes extracôtières dans la zone économique de la Côte d’Ivoire, pour extraire le pétrole du golfe de Guinée, très recherché à cause de sa grande qualité et sa facilité d’extraction. Qui retrouvons-nous, entre autres, au conseil d’administration de CNR ? Deux fossoyeurs notoires de l’accord du lac Meech, respectivement ex-premiers ministres du Manitoba et du Nouveau-Brunswick, Gary Filmon et Frank McKenna.

Les nominations dans divers conseils d’administration et l’enrichissement personnel qui en résulte font partie des récompenses accordées par le grand capital de Bay Street aux marionnettes politiques qui ont su augmenter ses bénéfices. Un jour, ce sera le tour de Stephen Harper d’être récompensé. Soit dit en passant, Frank McKenna, également vice-président du groupe financier de la Banque TD, est membre du club sélect internationalde grands magouilleurs Bilderberg.

Vu l’appétit insatiable des pétrolières et des autres pillards du genre pour le rendement par action, CNR et son valet Harper salivaient à l’idée d’installer au pouvoir un néolibéral convaincu et ancien directeur du FMI comme Ouattara. Et ce même Ouattara ne les a pas déçus. Il s’est montré reconnaissant pour la généreuse aide canadienne au commando invisible. Le 21 février 2012, la société française Total, dont la famille de l’oligarque Desmarais est actionnaire de référence, annonce qu’elle obtient trois permis d’exploitation du pétrole extracôtier, en Côte d’Ivoire, à des conditions avantageuses. Elle se partagera les bénéfices avec la société étasunienne Anadarko et avec… CNR. Uneséance de signature officielle pour célébrer les contrats de bradage est organisée non pas devant les médias et le public ivoiriens, mais à l’ambassade de la Côte d’Ivoire à Paris.

En février 2012, moins d’un an après le renversement de Laurent Gbagbo, Paul Desmarais et Total obtiennent 54 % des bénéfices d’exploitation relatifs au permis CI-514, tandis que Gary Filmon, Frank McKenna et Canadian Natural Resources en obtiennent 36 %. Conformément au dogme néolibéral, la société d’État Petroci et le peuple ivoirien doivent se contenter de 10 %, une part substantiellement moindre que ce qui était négocié du temps de Laurent Gbagbo.

Évidemment, cette liquidation se passera loin de l’oeil des caméras, comme il en est toujours ainsi lorsque l’Afrique est pillée. Radio-Canada ne s’y intéressera aucunement, à plus forte raison si des sociétés canadiennes en profitent. Dans son éditorial du 12 avril 2013 (p. 5), le journaliste Philippe Brou, du Nouveau Courrier, nous explique, en s’appuyant sur de l’information tirée de la lettre confidentielleAfrica Mining Intelligence, que ce sont les institutions de Bretton Woods, soit la Banque mondiale et le FMI, qui font comme d’habitude le chantage nécessaire au moyen des taux d’intérêt et des promesses de fausse annulation de la dette.

Tout chef d’État docile comprend qu’il doit se servir de l’épouvantail agité par la haute finance pour soit réduire les services, soit augmenter les tarifs, soit alléger les impôts des multinationales. Dans ce cas précis, un nouveau Code minier et un nouveau Code foncier rural seront décrétés en Côte d’Ivoire pour augmenter les profits des sociétés étrangères. Ouattara, Charest et Harper : même combat.

Pendant que Ouattara gambade sur les Champs-Élysées, son dauphin, le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, parcourt lui aussi le monde et laisse ses conseillers gérer les affaires courantes, comme traiter les opposants politiques de terroristes « à éradiquer », dans son blogue. L’ancien secrétaire général des Forces nouvelles et responsable des atrocités ayant endeuillé la Côte d’Ivoire à partir du 19 septembre 2002 traine derrière lui un lourd passé de chef de guerre, mais cela ne l’empêche pas de visiter le Québec sans être inquiété le moins du monde.

Comme je l’écrivais dans « Le mégasyndicat international du crime – 2e partie », Guillaume Soro est venu à Québec pour la 127e assemblée de l’Union interparlementaire, du 21 au 26 octobre 2012, sans qu’Ottawa ne s’émeuve de la présence, sur le territoire canadien, d’un meurtrier de masse notoire, ce qui est somme toute normal puisqu’Ottawa lui-même commandite des crimes de masse. Mais, le comble, c’est que, le 27 octobre, Soro s’est pointé à l’hôtel Château Champlain de Montréal, où il avait réservé une salle pour y recevoir des membres québécois de la diaspora ivoirienne. Évidemment, il n’était pas question pour lui d’utiliser un bâtiment public pour ce faire, car il aurait été obligé d’y admettre tout le monde. À l’hôtel, son service de sécurité pouvait faire le tri.

Tout de même, je m’étais dit que j’entrerais incognito et que j’en profiterais pour poser quelques questions sous l’oeil des caméras. Après tout, qu’est-ce qu’un chef de guerre pouvait bien avoir à craindre d’un simple journaliste citoyen ? J’étais presque dans la salle lorsqu’un informateur m’a pointé du doigt, sans doute alerté par la présence, non loin de moi, de partisans de Laurent Gbagbo venus, eux aussi, poser quelques questions à Soro.

Alors, pendant que les partisans de Laurent Gbagbo essayaient de négocier leur entrée dans la salle, trois ou quatre policiers du SPVM m’ont rapidement encerclé et m’ont escorté hors de l’hôtel, comme si j’avais été moi-même un danger public. J’ai eu à peine le temps de protester. Vous vous rendez compte ? Le SPVM accourant à la rescousse d’un chef de guerre pour lui éviter des questions embarrassantes dans mon pays, qui se dit démocratique. Au moins, la preuve est faite : il n’y a rien comme la vérité pour faire peur aux menteurs.


Source: VIGILE.NET

DEUX ANS APRES LA RECOLONISATION DE LA COTE D'IVOIRE, LE RESULTAT DE LA DEMOCRATIE DES BOMBES (1)

 

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Chronique de Bernard Desgagné, jeudi 11 avril 2013 - Partie A

 

C’était il y a deux ans jour pour jour, le 11 avril 2011. La démocratie s’abattait dans un déluge de feu et de sang sur la Côte d’Ivoire. Piétinant les cadavres encore chauds, une nuée de perroquets à micro et oreillette chantaient la joie et la paix retrouvées grâce à l’OTAN victorieuse contre le tiers monde. Gbagbo capturé, son rival Ouattara du FMI pourrait enfin exercer le pouvoir présidentiel que la communauté internationale™ s’était empressée de lui reconnaitre le 2 décembre 2010. Sentant la bonne affaire pétrolière, Ottawa avait d’ailleurs été l’une des premières capitales à se réjouir des résultats électoraux décrétés par un haut fonctionnaire onusien, en lieu et place des institutions ivoiriennes dument habilitées.

Puis, plus rien. Fini, le feuilleton postélectoral de la Côte d’Ivoire à Radio-Canada, dansLa Presse et dansLe Devoir. Plus besoin d’en parler, puisque les horreurs de l’époque Gbagbo étaient définitivement chose du passé. N’y avait-il pas un dictateur en Libye qui méritait une bonne leçon otanesque de respect des droits de la personne ? N’y en avait-il pas un autre en Syrie ? Perroquets et champions du copier-coller ne manqueraient pas de pain sur la planche ailleurs. Satisfaits, les médias unanimes laissèrent gentiment les Ivoiriens retrouver leur sérénité.

La plupart des lecteurs de Vigile étant des gens avertis, ils ne se seront pas surpris d’apprendre — s’ils ne le savent pas déjà — qu’en réalité, les deux dernières années de régime prétendument démocratique ont été infernales pour les Ivoiriens. Aussi infernales que les huit années et demi précédentes de guerre civile, cadeau de Chirac, Sarkozy et Ouattara. Malheureusement, les lecteurs de Vigile ne constituent qu’une infime minorité des Québécois. La vaste majorité continue de vivre dans l’univers fantaisiste créé de toutes pièces par les patrons de presse pour les endormir. La fabrication du consentement, dirait Chomsky. Un consentement de plus en plus criminel, qui s’apparente à celui des Allemands dont Goebbels cultivait l’insouciance et le sentiment de supériorité pendant que les panzers défilaient sur les Champs-Élysées… jusqu’à ce que les bombes pleuvent sur Dresde.

En ce sombre anniversaire, je souhaite brosser le tableau des deux dernières années de calvaire des Ivoiriens dans l’espoir que j’éveillerai quelques consciences de plus. Non pas que ce soit le seul drame sur terre. D’autres peuples souffrent autant. Pensons seulement aux victimes de Paul Kagame en RDC et au Rwanda. Pensons aux Syriens massacrés par les terroristes salafistes de l’OTAN et des pétromonarchies. Il faudra certes en reparler, comme beaucoup l’ont fait déjà sur Vigile et les autres tribunes échappant à la dictature médiatique.

Le drame ivoirien n’est pas le seul, mais c’est en éclairant d’une lumière crue tantôt une souffrance, tantôt l’autre que nous arriverons à percer le brouillard qui aveugle les consciences. En éclairant non seulement la souffrance elle-même, mais également, et surtout, les vrais responsables. C’est ainsi qu’un jour peut-être, une masse critique de Québécois, en particulier parmi les acteurs politiques de bonne foi, comprendra qu’elle est manipulée à l’extrême par de grands criminels — rien à voir avec la petite racaille de la commission Charbonneau — et que le monde n’est pas du tout celui dans lequel elle croit vivre.

Le peuple québécois aura d’autant plus de chances de se libérer du carcan dans lequel l’ont enfermé ses exploiteurs — membres enthousiastes du syndicat du crime massacreur d’Africains — qu’il saura échapper à la manipulation incessante de la pensée par les médias. Le grand capital, ennemi de l’intérêt général et de la souveraineté des peuples, doit par conséquent déployer des moyens colossaux afin qu’une telle chose n’arrive pas, sous peine de perdre son droit divin de s’enrichir infiniment avec le travail des autres.

Qui a gagné l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire?

Parallèlement aux horreurs vécues par les Ivoiriens, dont nous reparlerons dans un instant, s’est déroulée à la lugubre Cour pénale internationale (CPI), du 19 au 28 février 2013, l’audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, président de la Côte d’Ivoire renversé et humilié par l’armée française. Fidèles à leur habitude d’occultation et de suivisme, les médias québécois se sont bornés, au sujet de cette procédure, à retranscrire quelques brefs articles de la presse proche du gouvernement et des grands patrons de l’Hexagone.

Pourtant, l’un des personnages principaux de cette sombre comédie judiciaire est un Québécois, Éric MacDonald, premier substitut de la procureure Fatou Bensouda et honte de sa patrie. M. MacDonald suit les traces de Louise Arbour, seule juge de la Cour suprême du Canada à avoir démissionné, ce qu’elle a été forcée de faire en raison de son passé inavouable de complice de Paul Kagame, l’un des plus grands criminels de l’histoire de l’humanité. M. MacDonald a présenté un dossier à charge très peu convaincant contre Gbagbo. Il n’a pas fait enquête sur le terrain, comme l’a relevé l’avocat principal de la défense, Emmanuel Altit. M. MacDonald s’est contenté de faire une revue de la presse pro-Ouattara, truffée de racontars au sujet des prétendus crimes de Gbagbo, ce qui est très loin d’un vrai travail judiciaire.

Que les médias québécois aient préféré la chasse aux magouilleurs des voiries municipales à la procédure contre Laurent Gbagbo est compréhensible, car ils pourraient ressortir très écorchés de ce combat épique et fondamental entre les forces du mensonge et celles de la vérité. Quel que soit le jugement de la CPI, l’Histoire finira par retenir que Laurent Gbagbo a commis un seul crime : celui d’avoir résisté à la servitude imposée par l’ordre néolibéral assoiffé du sang des Africains et avide des généreuses marges bénéficiaires tirées entre autres du cacao, du café, du bois, du pétrole, des diamants, de l’or, de l’uranium, de la cassitérite et du coltan.

De l’esclavage à la néocolonisation, l’Afrique des danses et des chants envoutants a été un immense réservoir de richesses humaines et naturelles bon marché pour les économies occidentales, mais ces richesses ont peu profité au développement des peuples africains, ce que Gbagbo a voulu changer, à l’instar de Kadhafi. Voilà la vraie raison pour laquelle il devait être diabolisé et mis hors d’état de « nuire ».

Le 28 février, à la CPI, Laurent Gbagbo a pris la parole. Évidemment, aucun média n’a retransmis son discours, mais les lecteurs de Vigile le trouveront au bas du présent article, dans les « images de la démocratie ». Ce grand homme de dialogue et de paix, père du multipartisme en Côte d’Ivoire, qui n’a rien à envier ni à Mandela, ni à Gandhi, a déclaré entre autres ceci :

On ne peut pas débattre de la crise postélectorale et ne pas savoir comment les élections se sont passées. Qui a gagné les élections ? Parce que c’est celui qui ne les a pas gagnées qui a semé le trouble. […] quand je demandais qu’on recompte les voix, ce n’était pas une phrase en l’air.

Vous avez vu vous-mêmes les documents dont dispose l’accusation et sur lesquels les voix des électeurs sont répertoriées. On a vu que, dans la seule ville de Bouaké, on a ajouté 100 000 voix à mon adversaire.

 […] je n’ai jamais cru que la Côte d’Ivoire allait s’en sortir par la guerre. […] J’ai toujours cru qu’on s’en sortirait par la discussion. […]

La démocratie, c’est le respect des textes, à commencer par la plus grande des normes en droit, qui est la Constitution. Qui ne respecte pas la Constitution n’est pas démocrate.

Madame, c’est parce que j’ai respecté la Constitution qu’on veut m’amener ici. Alors, bon, je suis là, mais je compte sur vous. Je compte sur vous parce que je souhaite que tous les Africains, tous les Africains qui me soutiennent et qui sont tout le temps ici devant la Cour, devant la prison, qui sont dans leur pays en train de manifester, en train de marcher, tous ces Africains-là, qu’ils comprennent que le salut, pour les États africains, c’est le respect des Constitutions que nous nous donnons et des lois qui en découlent.

Gbagbo souhaite donc que, malgré l’immense sentiment d’injustice qui habite sans doute des millions d’Africains aujourd’hui, ceux-ci comprennent que le salut est dans « le respect des Constitutions […] et des lois qui en découlent ». Voilà des paroles lourdes de sens. Il n’y aura ni paix, ni développement sans respect de la loi et des institutions, et il revient à la CPI de donner l’exemple en manifestant elle-même ce respect.

Ce qui nous ramène à la question fondamentale dans toute cette affaire : qui a gagné le second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, en Côte d’Ivoire ? Qui a respecté la loi et qui l’a violée ? Gbagbo ou Ouattara ? C’est sur cette question que les médias s’acharnent le plus à bâillonner tout contradicteur, car elle est cruciale. Selon eux, la crise serait « née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaitre la victoire de son rival ». Ils semblent croire qu’en répétant le même mensonge à l’infini, celui-ci finira par devenir une vérité qui leur évitera de devoir admettre leur complicité dans de graves crimes contre l’humanité.

Malheureusement pour les directeurs de l’information et leurs employés soumis, Laurent Gbagbo n’a pas « triché » et ne s’est pas « accroché au pouvoir ». Il a agi dans la plus stricte légalité. Les institutions de son pays lui ont fait prêter serment comme président, après que les observateurs étrangers eurent tous constaté les fraudes électorales massives et les violations graves des droits de la personne dans la zone qui était sous l’emprise des chefs de guerre d’Alassane Ouattara. Les médias ont commis une grave faute en occultant les rapports des observateurs électoraux et en ne remettant pas en question les déclarations usurpatoires du représentant corrompu du secrétaire général des Nations Unies, Young-jin Choi, ainsi que les déclarations de plusieurs chefs d’État manifestement complices de Ouattara.

La fausse victoire d’Alassane Ouattara aura été l’amorce du scénario de coup d’État électoral. Le 2 décembre 2010, après l’expiration du délai prévu par la loi, Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale indépendante, s’est présenté seul à l’Hôtel du Golf, QG de Ouattara, alors que les autres membres de la Commission l’attendaient dans leurs locaux. M. Bakayoko a annoncé un résultat fictif devant des journalistes étrangers, en l’absence de la presse ivoirienne. Ce résultat annoncé illégalement, dans des circonstances très suspectes, est devenu la « vérité » pour la communauté internationale™ et les médias.

Quelques heures après cette fausse annonce, le Conseil constitutionnel, seule institution du pays habilitée à proclamer le vainqueur de l’élection, a annoncé la victoire de Laurent Gbagbo, qui a été bel et bien élu président. C’est plutôt son rival, Ouattara, qui a refusé de reconnaitre le résultat électoral, qui a rejeté la proposition de Laurent Gbagbo de recompter les voix et qui a fait des appels à la violence ayant entrainé un bain de sang. C’est bien Ouattara, et non Gbagbo, qui devrait aujourd’hui être jugé.

Voilà qui montre déjà, sans même tenir compte des crimes massifs commis par Ouattara — selon les abondantes et convaincantes preuves dont on dispose —, que la justice internationale n’est pas une vraie justice. Ce n’est qu’un instrument de l’OTAN pour juger les Africains qui refusent d’obéir aux injonctions du grand capital. Le procès de Gbagbo ne sera pas un procès juste. D’ailleurs, il ne devrait même pas avoir lieu. Dans un vrai tribunal, les juges n’auraient pas attendu la fin de l’audience. Ils auraient admonesté M. MacDonald pour son travail bâclé et auraient fait libérer le détenu sur-le-champ.

D’ici la fin de mai 2013, les juges de la Chambre préliminaire de la CPI nous feront savoir si la comédie se poursuivra.

Deux années d’horreurs

À compter de février 2011, les partisans du président Laurent Gbagbo et les ethnies perçues comme lui étant favorables ont fait l’objet de persécutions graves et massives et ont dû fuir en très grand nombre dans les pays voisins, notamment au Ghana et au Libéria. Les 28 et 29 mars 2011, les rebelles combattant pour Alassane Ouattara ont massacré environ un millier de civils désarmés à Duékoué, dans l’Ouest du pays, et ont causé une misère épouvantable parmi les survivants. Beaucoup d’autres personnes sont mortes dans les semaines qui ont suivi, notamment en raison des mauvaises conditions sanitaires dans le camp de déplacés de la Mission catholique de Duékoué.

Le massacre de Duékoué ne devrait pas être uniquement imputé à Ouattara et ses chefs de guerre. Nicolas Sarkozy, président de la République française, et Alain Le Roy, secrétaire général adjoint de l’ONU, chargé des opérations de maintien de la paix, y ont participé activement. Avant le massacre, les hélicoptères français et onusiens ont bombardé les positions de l’armée ivoirienne pour la forcer à battre en retraite et abandonner les populations locales aux mains des rebelles. Les Casques bleus marocains, qui se trouvaient à proximité de Duékoué, ont reçu l’ordre de ne pas intervenir. Après le massacre, ils ont tenu la presse à l’écart pendant qu’ils jetaient les cadavres pêle-mêle dans une fosse commune, de manière à rendre leur identification subséquente difficile et à éviter que des autopsies et des enquêtes permettent de retrouver les assassins.

Les persécutions n’ont pas cessé après le 11 avril 2011 et se poursuivent encore aujourd’hui, même si Alassane Ouattara ne fait face à aucune opposition armée sauf celle qu’il invente pour justifier la répression. Ses adversaires politiques sont détenus depuis près de deux ans sans procès, dans des conditions souvent très pénibles, et le principal parti politique, le Front populaire ivoirien (FPI), fondé par Laurent Gbagbo, est soumis à une dure répression.

Lorsque, le 21 janvier 2012, le FPI a essayé d’organiser un grand rassemblement politique, où de nombreux partisans ont eu le courage de venir, ceux-ci ont été attaqués à coups de pierres et de grenades lacrymogènes par des voyous partisans de Ouattara que les forces de l’ordre n’ont pas su ou voulu contenir. Encore récemment, le 16 février 2013, une manifestation pacifique de la jeunesse du FPI n’a même pas pu commencer. Elle a été interdite à la dernière minute, et les personnes présentes sur place, qui n’étaient pas au courant de l’interdiction, ont été dispersées brutalement avec des gaz lacrymogènes.

Le fils de Laurent Gbagbo, Michel, de nationalités française et ivoirienne, est séquestréet maltraité à Bouna, dans le Nord du pays, depuis deux ans, après avoir été presque lynché le 11 avril 2011. Il semblerait que le seul crime qu’on lui reproche est de porter le nom de son père. Délit de patronyme : une nouvelle infraction inventée par Ouattara depuis l’avènement de la démocratie de la communauté internationale™ en Côte d’Ivoire.

Tandis que la police ivoirienne doit tenter de maintenir l’ordre sans être armée, comme l’y oblige le gouvernement Ouattara, des dizaines de milliers d’ex-rebelles, d’étrangers et decriminels de droit commun libérés au lendemain du 11 avril circulent en portant des armes et font régner la terreur dans le pays. Certains revêtent l’uniforme de la nouvelle armée, que l’on appelle les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et qui est sous le commandement suprême d’Alassane Ouattara en personne depuis le 17 mars 2011, c’est-à-dire un peu avant le massacre de Duékoué commis par les FRCI. L’extorsion, le rançonnement, le pillage, la confiscation des terres et des biens ainsi que les séances de torture et d’humiliation collectives sont pratiqués à grande échelle contre les ethnies associées à Laurent Gbagbo, victimes de ce qui ressemble de plus en plus à un génocide.

Après avoir été lourdement endommagées et pillées, les grandes universités de la Côte d’Ivoire sont demeurées longtemps fermées. La presse n’est pas libre. Le système judiciaire ne jouit d’aucune indépendance. La Commission dialogue, vérité et réconciliation piétine dans ses travaux et est, de toute façon, sous l’autorité d’Alassane Ouattara, ce qui lui enlève toute crédibilité. Le gouvernement et la fonction publique ont désormais une forte coloration ethnique, ce qui n’était pas le cas sous la présidence de Laurent Gbagbo (comme nous le verrons en détail dans la partie B du présent article).

En 2001, Laurent Gbagbo avait dissipé les effets délétères du coup d’État du général Guéï, commis en 1999, et amené ses opposants Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara à rentrer au pays, où ils furent traités avec tous les honneurs dus à un ancien président et un ancien premier ministre. Ils bénéficièrent à ce titre d’une généreuse rente et de toute la latitude voulue pour s’organiser politiquement, y compris la liberté de presse totale. En 2007, dans un geste d’apaisement, Laurent Gbagbo avait même nommé Guillaume Soro, le secrétaire général des Forces nouvelles, premier ministre dans son gouvernement. Aujourd’hui, les opposants politiques du régime Ouattara sont, à l’inverse, systématiquement intimidés, emprisonnés, maltraités ou tués.

Un rapport intitulé La loi des vainqueurs, publié le 25 février 2013 par Amnesty International, montre de façon détaillée la brutalité de la répression systématique. Il décrit les arrestations fréquentes pour des motifs politiques et ethniques, la torture de nombreux détenus ainsi que les disparitions et les détentions dans des lieux non officiels ou secrets (p. 19 à 36). Voici quelques extraits de ce rapport :

« Ils m’ont demandé mon ethnie et pour qui j’avais voté. J’ai répondu que j’avais fait campagne pour Gbagbo et voté pour lui. » […] Cet homme a été détenu à la DST [Direction de la sécurité du territoire] jusqu’au 8 juillet 2012 au secret, sans contact avec l’extérieur, malgré ses demandes de pouvoir joindre ses proches et son avocat. […] Quatre mois après son arrestation, il n’avait toujours pas été entendu sur le fond par un juge d’instruction.

Dans un autre cas, les FRCI ont clairement indiqué à un détenu que son arrestation était motivée par une volonté de vengeance à l’égard des partisans de l’ancien président. C’est ce qui ressort du témoignage d’un fabricant de savon, arrêté à Abidjan et détenu au Génie militaire […]

« Six FRCI m’ont arrêté dans un maquis [petit restaurant] le 23 septembre [2012] à 16 heures. Ils m’ont frappé au moment de mon arrestation et m’ont demandé où étaient les autres. Je ne savais pas de quoi ils parlaient. Arrivé au Génie militaire, le chef de poste m’a dit : “Pendant dix ans, quand Laurent Gbagbo était au pouvoir, vous avez mangé, vous avez pris l’argent, maintenant, c’est notre tour, on va vous tuer." Je ne sais toujours pas de quoi je suis accusé. »

Un très grand nombre de détenus et d’anciens détenus, rencontrés par Amnesty International, ont décrit les tortures auxquelles ils ont été soumis. Leurs récits montrent que ces pratiques visent essentiellement à extorquer des « aveux » mais aussi à punir et à humilier des individus considérés comme partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo.[…]

« On m’a passé des menottes et de l’eau froide a été versée sur moi. J’ai reçu plusieurs décharges électriques, ils m’ont ensuite demandé d’écarter mes jambes, ils ont mis de l’électricité sur mon sexe et sur mon corps. C’est dans cette position qu’ils m’ont demandé d’avouer. » […]

« Après m’avoir donné des coups de câbles électriques et des coups de pied avec leurs rangers [bottes], trois membres des FRCI m’ont tenu par les pieds et m’ont plongé la tête dans une barrique d’eau. Je ne pouvais pas me débattre parce que j’avais les mains menottées derrière le dos. »

Plusieurs autres détenus ont affirmé avoir subi des brûlures au plastique fondu et ont montré aux délégués d’Amnesty International des traces de brûlures sur le dos et le cou. [Le rapport contient des photos.] Un détenu, membre de ce même groupe de 77 personnes, a raconté :

« Arrivé au camp Place de la Liberté, ils m’ont demandé d’enlever mes vêtements, je suis resté avec mon caleçon et ils ont commencé à m’interroger en me torturant. Ils m’ont attaché les mains avec des menottes reliées à une barre de fer verticale, ils me donnaient des coups de matraques et de barres de fer. Ils ont brûlé un sac en plastique et ont fait en sorte que le plastique fondu tombe sur mon dos pendant que trois personnes me tenaient les pieds. »

Mais la répression politique est loin d’être le seul problème en Côte d’Ivoire. Le prix des denrées essentielles et de l’électricité augmentent, sur l’ordre du FMI. La vie est chère pour les simples citoyens. Le taux de chômage est élevé et, vu l’insécurité, les investisseurs se font rares. Les reculs causés par la situation insurrectionnelle, au cours des récentes années, n’ont pas encore été effacés. L’économie demeure léthargique, malgré les grandes richesses du pays. La Banque mondiale, dont Ouattara est pourtant censé être un protégé, constate un recul et, dans son rapport Doing Business 2013, classe la Côte d’Ivoire au 177e rang sur 185 pays pour ce qui est de la facilité de faire des affaires. Selon elle, il est difficile de lancer une entreprise en Côte d’Ivoire.

La contrebande et l’extraction illégale sont généralisées. L’État est incapable de contrôler ses frontières et de percevoir les recettes fiscales. Dans les quartiers populaires d’Abidjan, comme Abobo, même les gens de l’ethnie malinké, pourtant largement favorables à Alassane Ouattara lors de l’élection, sont aujourd’hui désillusionnés, voire en colère puisque la nouvelle administration va jusqu’à raser leurs échoppes pour faire plus propre en ville. Elle s’intéresse peu au chômage et aux autres difficultés du peuple.

Les populations qui ont fui le pays à partir de février 2011 ne pourraient pas y retourner sans risquer leur vie. Le 20 juillet 2012, un massacre commis dans le camp de déplacés internes de Nahibly, près de Duékoué, a donné définitivement raison aux Ivoiriens qui ont choisi de se réfugier dans les pays voisins. Alors que le camp, qui abritait environ 4 500 déplacés, était censé être sous la protection des Casques bleus, une meute lourdement armée de plusieurs centaines d’individus, y compris beaucoup de membres des FRCI, ont arrosé d’essence les tentes et les autres structures du camp et y ont mis le feu, tuant sur place une bonne vingtaine de personnes.

Puis, les assaillants ont capturé, blessé ou tué des déplacés qui prenaient la fuite. Le but de l’opération était entre autres de faire disparaitre des témoins gênants des massacres précédents et de poursuivre le nettoyage ethnique, comme l’explique Fanny Pigeaud dans le numéro de septembre 2012 du Monde diplomatique. Le rapport La loi des vainqueurscontient une description de cet événement à glacer le sang dans les veines (p. 42 à 57). Vu le nombre d’assaillants et la grande concentration de personnes dans le camp, l’attaque a fait des dizaines de morts et de blessés. Le nombre exact demeure inconnu. On continuait de retrouver des charniers plusieurs mois plus tard.

 

*Communauté internationale™ est une marque de commerce de l’OTAN.

 

Source: VIGILE.NET

mardi, 16 avril 2013

RENCONTRE HOLLANDE-OUATTARA LE 11 AVRIL: QUEL MESSAGE AU PEUPLE IVOIRIEN?

 

HOLLANDE ET OUATTARA.jpg

 

Le Président français, François Hollande a reçu M. Alassane Dramane Ouattara le jeudi 11 Avril 2013 à l’Elysée.  En dehors du contenu des échanges relaté par un  compte rendu officiel  désespérément évasif quant à ce qui concerne les intérêts vitaux de notre nation, le choix de cette date symbolique est porteur d'un message implicite fort à l’ endroit de la Côte d’Ivoire et des Ivoiriens. Un message qu’il urge de décrypter,  d'analyser d’une part, et d’autre part, inviter la Côte d’Ivoire démocratique à en tirer toutes les conséquences possibles. 

M. François Hollande, le socialiste parvenu au pouvoir d’Etat suite à un vote sanction contre Nicolas Sarkozy, adepte de la démocratie par les bombes en Afrique, avait claironné dès l’entame de son mandat, dans le fameux discours de Dakar, son désir d’établir avec l’Afrique une relation plus valorisante pour l'Afrique et pour la démocratie. Une relation qui aurait cessé  d’être un rapport de maître à sujet où seuls les intérêts de la France  comptent. Désormais, continuait-il, cette relation aurait  tenu  compte des intérêts des peuples africains et de notre souveraineté. Cette confession  qui semblait de bonne foi fit brèche dans le cœur de  certains des nôtres qui voulurent  croire à un changement   entre la France officielle de droite et celle de gauche.

A l'épreuve des faits, la vérité apparaît toute autre,  et s’étale désormais devant nous dans toute sa laideur et dans toute sa complexité. L’occident n’a que des intérêts à défendre en Afrique. La France de François Hollande n’en fait pas exception.

Sinon, comment comprendre que François Hollande choisisse de célébrer les victorieux du 11 avril 2011 ? Ce, alors  que la réconciliation peine à se mettre en marche à cause de la plaie béante créée  par la France et ses bombes dans le tissu socio-politique et économique ivoirien depuis cette date. Nous sommes en droit de nous interroger sur l’opportunité d’une telle célébration. Autrement dit, pourquoi la  France déploie-t-elle aujourd’hui tant d’efforts  pour marquer notre conscience sur la nécessité de respecter l’ordre anti-démocratique, anti-constitutionnel qu’elle a établi en Côte d’Ivoire ? Que veut prévenir la France ?

Dans la mémoire collective d’Ivoirienne, le 11 avril  est l'évocation  de souvenirs douloureux.  Le 11 avril  est ce jour où la France  mit fin à l’ordre constitutionnel en Côte d’Ivoire. Le 11 avril est ce jour où la France par  des  actes de  délinquance d’Etat  provoqua la mort de plus de 3000 innocentes personnes dans le seul but  d'installer au pouvoir ses marionnettes  dont le chef de file est Alassane Dramane Ouattara. Tout ceci afin de régler un contentieux électoral  dont la solution aurait pu être trouvée grâce à un simple recomptage des voix comme cela se fait sous d’autres cieux. Pour que les nouveaux tenants du Pouvoir en France célèbrent officiellement, deux années après, cette date triste de grande forfaiture de l’armée française en Côte d’Ivoire, il doit y avoir de fortes raisons. Parmi plusieurs raisons plausibles, deux retiennent notre attention.

Ce sont d’une part, le réveil continu de la conscience populaire contre l’ordre institué par la France en Côte d’Ivoire pour se l'approprier, et d’autre part, la précarité de la santé du représentant officiel de la France dans  notre nation, M. Alassane Dramane Ouattara.

En effet, cela ne fait désormais l’ombre d’aucun doute, la population ivoirienne dans toutes ses composantes a pris la pleine mesure de la terreur par laquelle la France, sa représentation ivoirienne et sous régionale veulent la soumettre pour vampiriser son économie. Depuis quelques temps, les tueries ont de la peine à imposer le silence à l’Ivoirien face à sa situation dramatique et à l’agonie croissante de son pays. De ce fait, l’inconfort des gardiens des intérêts de la France en Côte d’Ivoire, Ouattara et sa suite, va grandissant. C’est dans cette atmosphère délétère que la polémique sur l’élection à la bombe de leur poulain refait dangereusement surface. Les langues se délient de plus en plus pour réclamer toute la vérité des urnes durant les élections présidentielles de novembre 2010. Ainsi, le contentieux électoral des présidentielles resurgit et le paysage politique en demeure crispé. L’ivoirien jaloux de sa liberté et de son autonomie parle désormais à visage découvert de l’imposture de Ouattara.  Aussi, ceux qui l’ont imposé contre le vote du peuple et la constitution ivoirienne pour leurs intérêts éprouvent la nécessité de s’afficher publiquement en compagnie de Ouattara à cette date historique afin de  lui manifester leur soutien et dissuader les velléités d’insoumission naissantes dans leur nouvelle colonie.

En plus du réveil de la population qui donne du tournis à la France, la santé chancelante de l’homme de l’extérieur n’est pas étrangère à l’audience du 11 avril 2013. Sa santé précaire assortie de ses crises sanitaires graves à répétition  ne sont  pas sans influence sur l'organisation précipitée de cette audience. Plusieurs indices militent en faveur de cette hypothèse.

Primo, l’audience a été improvisée par la France. Elle a surpris le Palais d’Abidjan au point où la primeur de l’information de celle-ci n’a pas été donnée aux Ivoiriens par lui mais plutôt par la Lettre du Continent pendant que la Présidence ivoirienne accoutumée à accompagner son champion à grand renfort de publicité à pareille audience annonçait un séjour privé pour voiler son hospitalisation. Cette improvisation donne l’impression que la Présidence Française cherchait à parer à une urgence.

Secundo, l’arrivée précipitée en France, trois jours avant l’audience à Ouattara,  de Soro Guillaume, dauphin supposé de Ouattara permet  de cerner un peu mieux l’ordre de l’urgence.  Il s’agirait donc d’une question de succession.

Tertio, le vote à la veille de l’audience par le Parlement ivoirien d’une loi visant à donner plein pouvoir au Président de la République en vue de gouverner sans aucune interférence du Parlement. Le vote de cette loi inique, impopulaire, antidémocratique, à la veille de cette audience montre bien qu’elle a l’aval de Paris. Mais, pourquoi ? Sommes-nous tentés de demander. On pourrait penser de prime à bord qu’il s’agirait de donner à Ouattara (disposant pourtant d’une majorité confortable au Parlement) de faire une gestion guidée du pays par l’extérieur sans aucun avis du peuple.  De façon à le brader plus facilement et rapidement. Mais, poussant un peu plus loin la réflexion, il pourrait plutôt s’agir d’aider un Président qui pourrait avoir des difficultés à asseoir son autorité sur le Parlement. Celui qui occuperait le palais en remplacement de Ouattara. Pourquoi pas Soro qui a été appelé d’urgence en France ?

De ces indices,  il est aisé de penser qu’à cette audience, la succession du guerrier Ouattara a été nommément évoquée. La France aurait ainsi fait sienne les nombreuses rumeurs sur son état de santé. Une santé si branlante qu’elle aiguise l’appétit  du fauteuil présidentiel dans l’entourage immédiat du mentor du RDR et de la rébellion armée.  L’empoignade entre Soro Guillaume et Ahmed Bakayoko se fait désormais au vu et au su de toute la Côte d’Ivoire. Pour ne parler que de ces deux qui s’affichent le plus.

Par conséquent,  la célébration du 11 avril par l’Elysée version Hollande vise à rappeler aux uns et autres que la France tient fermement à l’ordre des bombes institué en Côte d’Ivoire le 11 avril 2011. Même, suite à un décès de Ouattara, elle n’acceptera en aucune façon le retour à l’ordre constitutionnel. Aussi, la France invite-t-elle à accompagner M. Soro Guillaume dans le fauteuil présidentiel par des acclamations, chantant et dansant à sa gloire. La France coloniale veut des administrés au pas, des nègres soumis.  Perpétuant l’ordre Français dans leur pays pour les intérêts du colon français. En vue de prévenir toutes insoumissions, la France a choisi de brandir l’épouvantail du 11 avril 2011. Tel est le message de la France de François Hollande à la Côte d’Ivoire démocratique. Cette Côte d’Ivoire de plus en plus turbulente, soucieuse de connaitre les véritables résultats de son vote à la présidentielle de novembre 2010. Cette Côte d’Ivoire digne, demeurée jalouse de sa Constitution et de son autonomie. Aussi, Paris veut-il prévenir toute insurrection populaire contre la souffrance qu’il nous inflige depuis le 11 avril 2011. 

Cependant, ce message de la France à l’occasion de la commémoration de la sombre journée du 11 avril, loin de nous attrister, devrait plutôt nous  réjouir. Ce message qui est une insulte à notre conscience démocratique doit nous galvaniser et nous déterminer à l’ultime lutte pour notre restauration. Côte d’Ivoire !!!

Dieu ne nous a t-il pas dit qu’il briserait l’instrument de nos malheurs sans l’aide d’aucune main ? La France n’est-elle pas entrain de te dire que cette prophétie est à son accomplissement? Pourquoi veux-tu te soucier de la suite. Accepte que la France continue de se croire maîtresse de la situation. En réalité, L’Eternel est bel et bien au contrôle des événements de notre pays. Toi, fais silence et observe. Là où la France impérialiste montre tout son désir de perpétuer son ordre de prédation, l’Eternel des armées déclare en Matt 26-31 : « …Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées».

Le temps viendra, pour ne pas dire qu’il est déjà venu où Dieu dans sa grande miséricorde frappera le berger du troupeau de nos malheurs. Ce jour là, il reviendra à chacun de nous de se tenir debout avec toute sa dernière énergie pour mettre définitivement fin au règne de la force et de la violence dans notre nation, mettre fin à l’ordre des bombes, l’ordre anticonstitutionnel établi depuis le 11 avril 2011 en un premier temps et réinstaurer l’ordre constitutionnel et démocratique socle de la concorde nationale dans un second temps. Ceci, en vidant le litige électoral qui gangrène la nation.

Ivoirien, prends courage ! L’ultime bataille qui se profile à l’horizon entre toi et la France coloniale appuyée par ses affidés sera rude. Mais, elle n’aura aucune autre issue que la victoire du juste sur le faussaire. Pas de doute ! C’est une grâce Divine.

Seulement, sois prompt, déterminé et solidaire dans l’action. Jusqu’au bout, tu devras aller. Avec témérité, droiture de cœur, dans la vérité et la justice, tu as combattu, espérant en Dieu. Maintenant, l’Eternel ton Dieu te comble de repos. Canaan, enfin, nous y sommes. FOI !!!

Que Dieu nous bénisse !


Fait le 15 Avril 2013


Le Ministre Charles Rodel Dosso

jeudi, 11 avril 2013

11 AVRIL 2011–11 AVRIL 2013: DEUX ANS APRES LE COUP D'ETAT DE LA FRANCE EN COTE D’IVOIRE

 

SOLDATS FRANçAIS AVEC UN SYMBOLE DE L'ETAT IVOIRIEN.jpg

 
"J'ai été arrêté sous les bombes françaises. Le 11 avril, une cinquantaine de chars français encerclaient ma résidence pendant que les hélicoptères bombardaient. C'est l'armée française qui a fait le travail et elle m'a remis aux forces d'Alassane Ouattara, qui n'étaient pas encore les forces régulières." (Extrait de l’intervention de Laurent GBAGBO du 05 décembre 2011 devant la CPI)
 
« Nous avons besoin de la démocratie...La démocratie, c’est le respect des textes. Qui ne respecte pas le Constitution, n’est pas démocrate. C’est parce que j’ai respecté la Constitution que je suis ici. Je compte sur vous parce que je souhaite que tous les Africains qui me soutiennent et qui sont tout le temps ici devant la Cour, devant la prison, qui sont dans leurs pays en train de manifester, en train de marcher, tous ces africains-là comprennent que le salut pour les Etats africains, c’est le respect des Constitutions que nous nous donnons et des lois qui en découlent. » (Extrait de l’intervention de Laurent GBAGBO du 28 février 2013 devant la CPI)
 
 
Liste non exhaustive des manifestations multipolaires et multiformes prévues dans le cadre de cette douloureuse commémoration :

Sur PARIS :
Pendant que le Président Hollande reçoit OUATTARA à l'Elysée après avoir reçu NGUESSO, BONGO, COMPAORE, DEBY,... contrairement à ses promesse de rupture avec la Françafrique (France-à-fric !), nous manifesterons devant l'Assemblée Nationale pour rappeler les Députés à leur devoir de contrôle de l'activité gouvernementale surtout en matière de politique étrantère car ne l'oublions pas, la France agit au nom du peuple français, donc en votre nom. Car n'oublions pas : "Qui est neutre dans une injustice prend le parti de l'oppresseur". Desmond TUTU
 



11 avril 2011 - 11 avril 2013, cela fait deux ans que la France a réussi son coup d'Etat en arrêtant et en déportant le Président légitime Laurent GBAGBO. En ce triste 11 avril indignons-nous et protestons devant l'Assemblée Nationale (L12) contre cette énième violation de notre souveraineté par la France. Une motion sera à nouveau déposée.

RDV Place Edouard Herriot de 14h30 à 19h



http://3.bp.blogspot.com/-w7B-0yGFdNM/UWVITWmr7tI/AAAAAAAABnc/vTdbuR_SzTw/s1600/marche+europ%C3%A9enne+13+avril+2013.png

Et à 19h30 tous à la Bastille avec nos bougies !
Contacts : 06 69 49 40 06 / 06 68 38 21 03 / 07 78 19 49 99
 
 
GRANDE MARCHE EUROPEENNE DE LA DIASPORA AFRICAINE
POUR LA LIBERATION du Président Laurent GBAGBO

Du 19 au 28 février dernier, la CPI (Cour Pénale Internationale) ouvrait le dossier concernant le Président Laurent GBAGBO en audience de confirmation des charges. La CPI donnera son verdict dans un délai de 60 jours à compter du 28 mars 2013.

« Nous avons besoin de la démocratie... La démocratie, c’est le respect des textes. Qui ne respecte pas la Constitution n’est pas démocrate. » Extrait de l'intervention du Président Laurent GBAGBO du jeudi 28 février 2013 devant la CPI.
 
Voici bientôt deux ans que Laurent GBAGBO se trouve à la Haye, deux ans que l’Etat de droit a cessé d’être en Côte d’Ivoire, deux ans que la  Constitution ivoirienne est constamment piétinée…  Et pourtant nous sommes debout… Et pourtant nous marchons et nous allons continuer de marcher pour dénoncer cette injustice.
 
Nous, organisations et mouvements associatifs, syndicaux et politiques de la diaspora, avons décidé d’organiser une grande marche européenne unitaire le samedi 13 avril 2013 à Paris pour demander la libération immédiate et sans condition du Président Laurent GBAGBO et des autres prisonniers politiques injustement incarcérés en Côte d’Ivoire.
 
Nous appelons donc toute la Diaspora africaine en Europe, les démocrates de tous les continents, toutes les personnes éprises de paix, de liberté et de justice à cette grande marche européenne le samedi 13 avril 2013 de  12h à 20 h 30.
 
Lieu de rassemblement : place de Clichy (métro lignes 2 et 13)                                                        
 
Lieu d’arrivée de la marche : place de Stalingrad (métro lignes 5 et 7)
 
Contacts : 00336 02 50 18 14 / 00336 66 71 43 15 / euromarche13avril2013@yahoo.fr

Vive l’Afrique libre et indépendante pour que vive une Côte d’Ivoire juste et paisible !
 
Le comité d’organisation

A LA HAYE :
 
 
En COTE D’IVOIRE :

LUNDI 8 AVRIL 2013

 
 
 
Mme Agoh Marthe et le C.N.R.D convoquent une grande journée de mobilisation le 12 avril 2013.

 
Question: Le Vendredi 12 Avril 2013, le C.N.R.D organise une journée de rassemblement pour le Résistance Démocratique ; Pourquoi une telle journée ?

Mme Agoh Marthe: Le CNRD organise cette journée principalement pour deux raisons : d’abord pour exorciser la mémoire collective par rapport aux évènements dramatiques du 11 Avril 2011.

Ensuite, pour réaffirmer notre rêve pour la démocratie vraie en Côte d’Ivoire, car nous croyons, comme le Président Laurent Gbagbo, que c’est la « seule voie de salut » pour le peuple de Côte d’Ivoire dans sa diversité ethnique et culturelle.
 
Q.: Pouvez-vous nous dire un peu comment cela va se passer

Mme Agoh Marthe: Il s’agit avant tout d’une fête populaire avec des chants, des danses, des sketchs…ponctués de messages sur la démocratie.

Aussi souhaitons-nous que nos compatriotes épris de Justice, de Vérité, de Paix, rêvant d’ « une patrie de la vraie fraternité », viennent nombreux à cette journée pour communier avec le Chantre de la Démocratie qu’est Laurent Gbagbo. C’est pourquoi nous invitons particulièrement chansonniers et autres humoristes.
 
Q.: Nous constatons que le C.N.R.D rêve encore de Démocratie, malgré ce qui s’est passé en Avril 2011… 

Mme Agoh Marthe: Il convient de souligner que ce qui s’est passé dans notre pays en Avril 2011 n’a rien avoir avec la Démocratie. 

En démocratie, on se réfère toujours au peuple, donc aux institutions qui l’incarnent. Or, comme l’a dit le Président Laurent GBAGBO lors de sa première comparution devant les Juges de la CPI, « c’est l’armée française qui a fait le travail ». Le peuple souverain de Côte d’Ivoire a confié sa défense exclusivement aux forces de défense et de sécurité nationales dans les conditions déterminées par la Loi (Article 24 de la Constitution), et non à l’armée française.
 
Q.: Voulez-vous dire qu’aucune force étrangère ne doit intervenir en Côte d’Ivoire ?

Mme Agoh Marthe: En principe, non.
 
Q.: Mais alors, expliquez-nous la présence des forces militaires françaises et Onusiennes sur le territoire de la République de Côte d’Ivoire.

Mme Agoh Marthe: La présence des forces militaires françaises résulte d’accords de défense pour soutenir l’Armée ivoirienne en cas d’agression extérieure du territoire national. Ce n’est donc pas pour intervenir dans le contentieux électoral contre un des candidats, et de surcroît contre l’Armée Nationale.
 
Quant aux forces Onusiennes, elles-mêmes ne se nomment-t-elles pas «forces impartiales d’interposition»? Elles sont donc là pour s’interposer et non pour prendre partie pour un camp. Or, ce n’est pas ce que nous avons constaté.
 
Il est donc clair que ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire durant la crise post-électorale n’a rien à voir avec les règles et les principes de la Démocratie. C’est simplement la loi du plus fort qui s’est imposée au peuple et à l’Etat de Côte d’Ivoire représenté à l’époque par le Président Laurent Gbagbo.
Précisons en passant que la Démocratie n’est pas un régime politique inconnu de l’Afrique traditionnelle; ici en Côte d’Ivoire, il y a des peuples qui pratiquent la gouvernance démocratique. 
 
Q.: Revenons donc au rêve de Démocratie du C.N.R.D.
 
Mme Agoh Marthe: Ok, Pour le C.N.R.D, la Démocratie bien assimilée et bien pratiquée est le moyen le plus sûr d’éviter les conflits sociaux dans la Nation.
 
En effet, la Démocratie signifie que le pouvoir appartient au peuple ; et cela suppose que la majorité des personnes vivant sur un territoire donné sont d’accord pour se soumettre aux lois et institutions communes, lesquelles prévoient tous les mécanismes de règlement des conflits.
 
Q.: C’est donc pour éviter les conflits, notamment les guerres civiles que vous tenez tant à la Démocratie?

Mme Agoh Marthe: Écoutez! Qui peut être heureux dans les remous, les conflits, la guerre? Non seulement la Paix est nécessaire pour la quiétude de tous, mais sans la Paix, il n’y a pas de développement. Regardez la Côte d’Ivoire aujourd’hui, la misère économique est telle qu’on ne parle plus de «panier de la ménagère» qui se vide, mais de «sachet de la ménagère», à cause de la situation conflictuelle qui perdure. 
 
Ainsi, outre la recherche de la Paix, le système démocratique offre la meilleure voie d’accès au progrès, à la prospérité pour tous. En effet, en Démocratie, la liberté et l’égalité de tous en Droit confèrent au peuple les moyens de décider des orientations de la politique de développement, à travers le libre choix de ses gouvernants, et de contrôler l’exercice du Pouvoir par la liberté d’expression.
 
C’est pourquoi nous exhortons les peuples d’Afrique à refuser de légitimer les dirigeants imposés de l’extérieur par les armes.
 
Q.: Un dernier mot ?

Mme Agoh Marthe: En guise de conclusion, permettez que nous citions un passage du livre de Monsieur Laurent Gbagbo intitulé ‘ Côte d’Ivoire – Bâtir la Paix sur la Démocratie et la Prospérité ‘(page 11) : «Ce que nous avions cru impensable s’est donc produit. Il y a eu la guerre en Côte d’Ivoire. Il y a eu des morts, des vies brisées, des déplacés de guerre et des réfugiés. Nous avons constaté qu’avec la guerre, nous étions tous menacés dans les mêmes droits élémentaires. Quelles que soient nos appartenances régionales, religieuses ou politiques, quelles que soient nos positions sur la guerre elle-même, nous avons frôlé une catastrophe collective. Notre pays, la Côte d’Ivoire, a failli sombrer dans le chaos. Mais les peuples entrent en action quand l’histoire l’exige. Les peuples se mobilisent toujours pour sauver les nations du péril. Le peuple ivoirien s’est dressé pour opposer au mauvais destin une même volonté résolue. Il a refusé la régression et nous sommes restés debout.»
 
C’est pourquoi, aujourd’hui plus qu’hier, le Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (dernière création de Laurent Gbagbo) invite les Ivoiriens et les Ivoiriennes à la Journée de Rassemblement pour la Résistance Démocratique du Vendredi 12 Avril 2013 !
 
En ITALIE :


    


Aux ETATS-UNIS :
Grande Manif des organisations et personnalités Américaines contre Ouattara, au siège de Cargill
 

 

 
J'ai le grand plaisir de vous informer que le Cri Panafricain-USA compte protester contre le géant de l’agro-alimentaire American, Cargill qui est la première compagnie américaine impliquée dans l’exportation du cacao ivoirien, première source de revenue du régime Ouattara. Je suis particulièrement convaincu que pour faire tomber le régime Ouattara sans un seul coup de fusil, il nous faut mettre pression sur les compagnies qui font business avec Ouattara.
 
Sur ma proposition, ANSWER Coalition a accepté d’ajouter le siège de Cargill à Washington DC au trajet de la grande marche contre la présence des drones Américains dans le monde, qui aura lieu le 13 Avril 2013 à la Maison Blanche à Washington DC.
 
Devant donc le siège de Cargill, toutes ces organisations américaines vont protester contre le régime Ouattara et le soutien du gouvernement Américain et des multinationales Américaines a ce régime sanguinaires et génocidaire qui tyrannisent les ivoiriens.
 
Chers patriotes ivoiriens des USA, je fais tout pour attirer les activités et organisations américaines a soutenir notre lutte, mais seul je suis impuissant si vous ne faite pas l’effort de sacrifier de votre temps ce Samedi 13 Avril 2013 qui est proche de la date du 11 Avril, jour que notre pays a été arrache a notre peuple par la France, les USA, et ces multinationales comme Cargill et cela a travers leur valet Ouattara Alassane de Sindou Burkina Faso.
 
Patriotes Ivoiriens des USA, rendez vous donc devant la Maison Blanche et ensuite devant le siège de Cargill, a 1030 15th St, Washington, DC ce Samedi 13 Avril 2013. Voila la liste des organisations et personnalités Américaines qui seront a la marche et avec nous devant le siège de Cargill pour protester contre Alassane Ouattara et demander que les USA cessent de le supporter:
 
Ramsey Clark, ancien Ministre de la Justice des USA (U.S. attorney general),
Cynthia McKinney, ex- membre du Congrès Américain,
Akbar Muhammad, Représentant International de la Nation of Islam;
Veterans for Peace( Organisation d’anciens soldats Américains devenus pacifistes)
Colonel Ann Wright ( Ex-colonel de l’armée Américaine; CODEPINK( Organisation féministe et pacifiste Américaine);
CAIR (Council on American-Islamic Relations); Jared Ball, ( Animateur Radio de la chaine WPFW (Pacifica);
Révérend Graylan Hagler, Pasteur de l’église Plymouth Congregational United Church of Christ;
Imam Mahdi Bray et son organisation Freedom Coalition;
Mara Verheyden-Hilliard, Directrice-générale de Partnership for Civil Justice Fund;
Zaki Baruti de l’organisation noire-americaine Universal African Peoples Organization;
L’organisation des Iranien-Americains, American-Iranian Friendship Committee (AIFC);
Peta Lindsay, responsable du Parti , Party for Socialism and Liberation;
Le mouvement Haiti Liberté;
L’organisation estudiantine de l’Université d’Howard University, la plus grande Université Noire des USA, (Political Education and Action Committee-Howard University);
Les organisations estudiantines de Temple University ,a Philadelphie, Students for Justice in Palestine-Temple U., et Conflict Free Campus Initiative–Temple U. Et bien d’autres que je n’ai pas mentionné.
 

Pour info, contactez Patriote Gnawa au 202 696 3353

dimanche, 07 avril 2013

LE MASSACRE DES AUTOCHTONES WE DANS LE CAMP DE L'ONU A NAHIBLY EN COTE D'IVOIRE

 

NAHIBLY - DUEKOUE.jpg


Ou comment l’ONU favorise l’impunité et l’épuration ethnique en les cachant sous le tapis.



Depuis le début du conflit en Cote d’ivoire, environ 30.000 personnes autochtones d’ethnie Wé ont été tuées par les forces favorables au Président actuel, selon Comité de sauvegarde du patrimoine foncier Wé. Cette source évalue à 230 tués l’attaque du camps de déplacés de l’ONU de Nahibly par les milices ethniques FRCI et dozos le 20 juillet 2012.

Ce massacre fait suite à ceux de Douékoué carrefour (2011) et Guitrozon (2005) qui avait également ciblé les Wé et qui avaient également eu lieu en présence des forces de l’ONU. Par suite de l’épuration ethnique et de la colonisation de l’ouest ivoirien par des populations originaires des pays au Nord de la Côte d’ivoire, la population étrangère serait passé de 37% lors du recensement de 1998 à 75% selon ce comité. Une partie de la population Wé a fuit au Libéria où se trouvait déjà les descendants de ceux qui avaient fuit la colonisation française. Une autre partie se trouvait dans des camps de déplacés à l’intérieur de leur propre région. L’ONU les encourageait à rentrer dans leurs villages incendiés en réduisant leurs allocations de nourriture mais le rythme des départs était insuffisant du fait de l’insécurité régnant dans les campagnes "sécurisées par les bandes dozos du boucher de Duékoué-carrefour, Amédée Ouéremi.

La FIDH et Amnesty International viennent de publier chacune un rapport qui permet de confirmer les informations données par les sources Wé sur les circonstances du massacre de Nahibly.

Un massacre prévisible

Nul ne pouvait ignorer que les autorités et les milices étaient décidées à fermer les camps puisque le préfet de la ville avait fait des déclarations en ce sens en mars 2012. Le chef militaire de Douékoué, le lieutenant Koné Daouda dit Konda avait abondé dans le même sens : « Nous n’allons pas rester les bras croisés pendant longtemps. Il faut que le site soit fermé pour éviter qu’il ne devienne le nid de malfaiteurs », a-t-il dit. Ces déclarations ont été suivi par l’apparition de problèmes à l’intérieur du camp : « A partir du mois de mars 2012, il y avait eu 14 attaques contre les travailleurs humanitaires dans le camp et, au mois de mai, le HCR a envoyé une lettre aux autorités relevant ces incidents en les informant que la distribution de vivres serait suspendue. Le 22 mai, des acteurs humanitaires ont été menacés par des individus au sein du camp » a déclaré le patron de l`Onuci, Bert Koenders.

Une mission de l’ONU préconise en mai 2012 de renforcer la clôture pour " rendre plus difficile l’accès au camp par un autre lieu que le portail principal." Heureusement, cette mesure n’a pas été mis en œuvre sans quoi nul n’aurait pu s’échapper lors de l’attaque du camp. La mission est arrivée à la conclusion que "le camp de Nahibly connaissait une situation sécuritaire dégradée par la présence très vraisemblable d’éléments perturbateurs de type bande armée, sans doute composée d’anciens miliciens ou militants gbagboistes de l’ethnie Guéré, dont certains ont été nommément identifiés." . Plutôt que de chasser les perturbateurs probables nommément identifiés, la mission préconise l’ouverture d’un poste de police ivoirien à l’intérieur du camp, en plus de celui de l’ONU. Cette réponse ne sera pas mise en œuvre par les autorités ivoiriennes selon l’ONU, peut être parce que ces autorités n’ont pas confiance dans la police qui a été partout désarmée.

Selon Amnesty, l’attaque contre le camp " est intervenue dans un contexte de stigmatisation croissante des personnes déplacées de la part aussi bien des autorités politiques et militaires locales que de certaines franges de la population. (...) Un ancien résident du camp a dit à Amnesty International : « Les Dozos et des habitants des villages environnants ne cessaient de nous dire : “C’est à cause de Gbagbo que vous êtes là, on va vous tuer” ».
Plusieurs sources ont également indiqué à Amnesty International que, dans les semaines qui ont précédé l’attaque, il était devenu très courant d’entendre parler de la nécessité de faire « disparaître » le camp de Nahibly.
"

Une organisation méthodique

"Le 19 juillet 2012, la veille de l’attaque du camp, se serait tenue à l’hôtel Monhessia (un hôtel désaffecté de Duékoué occupé à l’époque par les FRCI) une réunion entre le Lieutenant Konda, des Dozos et des représentants des jeunes Malinke de la ville. Le même jour, une réunion similaire de Dozos se serait déroulée à Guiglo au maquis Ketin. Ces Dozos de Guiglo « ont été amenés et ramenés ensuite après l’attaque du camp », selon un témoin" rapport FIDH.

Officiellement, c’est un événement fortuit qui a déclenché l’attaque du camp. Un braquage aurait fait 5 morts dans la nuit du 19 au 20 juillet au quartier Kokoman. Les jeunes malinké (allochtones) auraient suivi des traces de sang menant jusqu’au camps pourtant fort éloigné. Ils prirent alors d’assaut le camp à 8 heures devant les caméras et en présence du préfet Benjamin Effoli et du Lieutenant Daouda Koné.

Les 22 militaires et policiers de l’ONU qui gardaient le camp ne tenteront pas grand chose pour les en empêcher.

« Il était évident que nous n’étions pas capables de contrôler cette foule sans leur tirer dessus. Cela aurait presque certainement conduit à une explosion de violence et beaucoup de gens auraient été tués. Bien sûr, c’est ce qui s’est passé à la fin tout de même ». Témoignage d’un officier onusien recueilli par Amnesty International.

L’ONU déclarera plus tard que "La foule de "500 à 1.000" personnes qui est descendue sur le camp était un groupe "organisé" , (...), que "l`identité des assaillants faisait toujours l`objet d`une enquête" et que ces événements soulignait la nécessité de la restauration de l`autorité de l`État à travers le pays (AFP 27 juillet 2012). Mais cet événement n’est-il pas une excellente illustration de l’autorité de l’État et de l’immense talent des enquêteurs bredouilles de l’ONU ?

Les militaires et les milices ethniques malinké "dozos" ont procédé aux exécutions dans le camp, aux alentours et plus tard en brousse. "Dans ce chaos, les hommes, qui sont particulièrement ciblés, tentent de fuir. Certains par l’arrière du camp, d’autres par l’entrée principale. Ceux qui tentent de fuir par l’arrière du camp semblent avoir été abattus par les Dozos et peut-être des FRCI qui encerclaient le camp. Un témoin atteste qu’au moins 7 personnes auraient été tuées dans les taillis à l’arrière du camp. L’UNPOL et l’ONUCI ont bien tenté de ratisser la zone après les faits, mais « ils ont essuyé des tirs à ce moment, et n’ont pas pu accéder à la zone pendant les 7 jours qui ont suivi » affirme une source interne. Lorsqu’ils ont pu enfin se rendre à l’arrière du camp, « plus aucun corps n’était présent », déclare, amère, ce témoin des événements.

Pendant ce temps, le sort des hommes qui tentaient de fuir par l’entrée principale du camp n’est pas meilleur : bastonnés et poursuivis, certains sont arrêtés par des éléments des FRCI " FIDH.

Les personnes arrêtés disparaîtront définitivement pour la plus part et une femme subira un viol collectif par les FRCI. De nombreux témoignages font état de cadavres emportés, ce qui enlève tout caractère spontané à l’événement.

Un témoin permettra la découverte d’une dizaine de puits contenant les corps de victimes des massacres. Un seul sera fouillé, il contenait 6 corps. Les autres seront laissé en l’état "pour préserver les preuves".

La complicité de l’ONU

Lors du massacre de 2011 dans la même ville de Douékoué, les soldats de l’ONU avaient enterrés eux même plus de 800 corps mais compté seulement 150 victimes. Une fois encore à Nahibly, l’ONU a cherché à étouffer la polémique en donnant une estimation ridiculement faible du nombre de victimes. Bien qu’un bataillon de l’ONU stationne dans la ville, la zone du camp avait été "sécurisée" par les FRCI qui venaient de le détruire, empêchant les ONG d’y accéder pour compter les corps. Les lieux de détention n’ont pas été visités, ce qui aurait probablement permis de sauver les personnes arrêtées. Ainsi, Bert Kondoers a pu annoncer 11 morts en tout dont 5 victimes du braquage "déclencheur" du massacre. Les 6 corps trouvés dans le camps étaient des corps difficilement transportables, notamment 3 vieillards brûlés vifs. L’ONU, qui avait identifié les 4000 habitants du camp, n’a pas cherché à répertorier les survivants, les morts et les disparus et le bilan n’a jamais été réévalué. Les déplacés ont été promptement rapatriés dans leurs villages d’origines où leur sécurité n’est pas assurée, sans parler de leurs éventuels témoignages. Selon la FIDH "La disparition à l’issue de l’attaque du camp de Nahibly de plusieurs dizaines de personnes déplacées, ainsi que la confirmation de cas d’exécutions sommaires et extra-judiciaires, laissent donc entrevoir un bilan beaucoup plus lourd que les chiffres officiels." Les "pro-Gbagbo" évoquent 47 corps identifiés, 213 Wê tués et plus de 1000 disparus lors de l’attaque de Nahibly (Notre Voie 5 août 2012). Sans souscrire à leur évaluation que personne ne semble avoir voulu discuter, il faut reconnaître que le bilan onusien est très éloigné de la réalité et que cet aveuglement est volontaire.

Il y a comme une contradiction interne dans la déclaration de Bert Koenders, responsable de l’ONU en Côte d’ivoire lors de la conférence sur l’impunité de fevrier 2013 lorsqu’il dit "C’est en brisant le cercle vicieux de l’impunité et en promouvant une justice équitable que l’on aboutira à rompre le cercle vicieux de la violence. Je voudrais à cet égard saluer l’engagement de son Excellence Alassane Ouattara, le Président de la République, et de son Gouvernement, et noter l’ensemble des mesures prises et structures mises en place pour lutter contre l’impunité des crimes d’un passé récent." Car le massacre de Nahibly a été commis avec la participation des autorités ivoiriennes et rien n’a été fait pour en identifier les responsables. En saluant l’action du chef de l’État, Koenders montre qu’il accepte son inaction pour ne pas l’embarrasser. Tout le reste n’est que souhaits pieux et promesses de faire des ronds "vertueux" dans l’eau.

Vacuité du droit

Selon Haut Commissaire aux droits de l’homme, les peuples autochtones, ou peuples indigènes, sont « les descendants de ceux qui habitaient dans un pays ou une région géographique à l’époque où des groupes de population de cultures ou d’origines ethniques différentes y sont arrivés et sont devenus par la suite prédominants, par la conquête, l’occupation, la colonisation ou d’autres moyens ».

Maintenant qu’il est minoritaire sur sa propre terre, le peuple Wé devrait donc bénéficier de toutes les garanties offertes par la "Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones", notamment en matière de droit à la terre. Mais c’est une foutaise parce que les autochtones réfugiés dans des camps sont massacrés sous les yeux de l’ONU. Ceux qui ne vendent pas leurs terres à n’importe quel prix, c’est qu’ils n’ont plus la volonté de vivre. Dans ces conditions, lorsque Koenders appelle le gouvernement ivoirien a résoudre les conflits fonciers en votant une loi à ce sujet, il ne fait que l’inciter à donner une légalité à la spoliation.


Serge LAURENT


Source: LE GRAND SOIR

samedi, 06 avril 2013

LE MALI, UNE PROVINCE FRANÇAISE COMME LES AUTRES

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Lors de son grand oral sur France 2, François Hollande a émis deux signaux contradictoires à propos de la crise malienne et, plus largement de l’approche de la France vis-à-vis de l’Afrique. 

D’un côté, le président français a voulu se démarquer de la Françafrique, en niant l’implication de son pays dans le choix du futur président du Mali. De l’autre, le même François Hollande se dit ”intraitable” en ce qui concerne le respect du chronogramme électoral qui doit, selon lui, impérativement déboucher sur la tenue d'une élection présidentielle, d’ici à la fin du mois de juillet 2013. 

C’est à n’y rien comprendre. Car on peut bien se demander où est passée la souveraineté du Mali, quand c’est le président français qui annonce que ceci ou cela doit obligatoirement se faire dans le pays ! Cette approche infantilise les institutions et le peuple maliens. Leur sort est décidé à Paris et annoncé sur France 2. A l’évidence, la différence avec un certain passé regrettable est mince. Le fait que la France veuille retirer ses soldats est à la limite compréhensible. Mais cela ne veut pas dire que ce soit une bonne idée car, de toute évidence, le pays est loin d’avoir été pacifié... Contrairement à ce qu’en pense François Hollande, selon lequel "tous les objectifs sont atteints”. 

Mais on comprend qu’englué dans une spirale de baisse de sa popularité le numéro un français veuille jouer sur toutes les cordes pour essayer de remonter cette pente particulièrement raide. Par ailleurs, si l’Afrique elle-même veut continuer à se percevoir comme souveraine, il faut qu’elle arrête d’implorer l’aide des autres, même quand il s’agit de défendre l’intégrité territoriale de ses propres Etats. Mais ce qui est totalement inadmissible, c’est bien le fait que François Hollande estime que l’intervention de ses troupes dans la crise malienne lui donne le droit de traiter le Mali comme s’il s’agissait d’une province française. 

Or, c’est bien ce que le président français a fait hier lors de son intervention télévisée. Il ne s’est pas contenté de donner son avis sur la tenue de la présidentielle. Il a aussi déclaré que cette dernière devait impérativement se tenir au mois de juillet ! Que le Mali et le peuple malien soient prêts ou non, là n’est pas, pour lui, la question. Peu importe les conséquences. Il veut les élections d’ici à la fin juillet, et c’est tout ce qui importe pour lui. 

En s’exprimant ainsi, il ne parle pas en tant que président d’un pays ami. Il prend plutôt la place de Dioncounda Traoré [président du Mali par intérim], de toute l’élite politique et de la société civile. Aussi, qu’il ne se fatigue pas à nier le choix que la France fera sur l’un des candidats. Parce que, quand on est capable d’imposer au peuple d’un pays – a priori – souverain sa propre volonté, on ne s’empêche pas, en principe, de choisir celui qui occupera le fauteuil présidentiel. 

Fouler au sol la dignité de tout un peuple est autrement plus grave que de s’immiscer dans un processus électoral qui, quoi qu’il arrive, est toujours sujet à une certaine manipulation. Or le point de vue de François Hollande n’est pas du tout isolé. Il s’agit d’une approche murie, dans la mesure où précédemment le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait donné des injonctions semblables. Les adieux à la Françafrique ressemblent à des vœux pieux. 


Boubacar Sanso Barry 
 
 
 
Source: AFRIK53.COM 

00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Europe, France, Mali, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : afrique, le mali, une province française comme les autres, françois hollande | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 02 avril 2013

IL N'Y A EU AUCUNE SPIRALE, LE MENSONGE EST LE MODE DE GOUVERNEMENT DE TOUT L'EXECUTIF FRANÇAIS


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Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau


Cet article de Reuters m'a fait sourire parce que j'étais depuis toujours convaincu que cet homme mentait. Surtout son propos: "J'ai été pris dans une spirale du mensonge et m'y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords." Aucune vérité dans ce mea culpa. La "spirale" du mensonge continue même dans le "repentir". La France a toujours régné et sévi par le mensonge: affaires Karashi, Clearstream, Bettencourt, financement occulte des partis, françafrique, coup d'Etats et crises électorales dans les pays africains. Nous en avons même de très illustres en la matière, parmi ses dirigeants: Chirac (Super menteur), Michel Alliot-Marie (M.A.M, Mensonge après mensonge), Nicolas Sarkozy (le voyou de la République, financement de Kadhafi et de Bettencourt). Depuis toujours, la France ment. Elle ment sur les chiffres de son économie, elle ment sur l'état de la France en apnée morale, sociale et financière, elle ment sur son PIB, elle ment sur son taux de croissance, elle ment sur sa dette souveraine, elle ment sur son déficit budgétaire, elle ment sur le déclin de la nation française, elle ment, elle ment et elle continue à mentir; ça n'arrête à aucun moment et c'est à tous les niveaux. Tout l'exécutif y trempe jusqu'au cou. Le déclin est amorcé depuis bien longtemps et est absolument inévitable. Que DIEU aie pitié du pauvre peuple français! Fernand Dindé.


Jérôme Cahuzac avoue avoir un compte à l'étranger depuis 20 ans

 

PARIS (Reuters) - L'ex-ministre socialiste du Budget, Jérôme Cahuzac, a avoué mardi détenir un compte bancaire à l'étranger depuis environ 20 ans, ce qu'il avait toujours démenti jusqu'ici.

Il a confirmé sur son blog, après une entrevue avec les juges d'instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke à sa demande, leur avoir confirmé l'existence de ce compte. Il ne précise pas dans quel pays.

"Je les ai informés de ce que j'avais d'ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l'intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n'a pas été abondé depuis une douzaine d'années, soit environ 600.000 euros, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris."

"A M. le président de la République, au Premier ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé", ajoute-t-il. "J'ai été pris dans une spirale du mensonge et m'y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords."

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse.

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Capture d'écran du blog de Jérôme Cahuzac

 

Source: YAHOO ACTUALITES

BRICS: «PLUS QUESTION DE RECOURS A LA FORCE CONTRE UN ETAT SOUVERAIN»

 

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Mauvaise nouvelle? Certainement pour certains.

Le BRICS, qui se réunit dès demain en Afrique du Sud, veut s’affirmer collectivement pour peser davantage sur la marche du monde. D’ores et déjà Russes et Chinois se sont rencontrés pour accorder leurs discours relativement offensifs : les deux dirigeants, Vladimir Poutine et Xi Jinping, ont, chacun à leur tour, averti qu’ils ne tolèreront « plus de recours à la force contre la souveraineté des pays », selon les mots du chef du Kremlin. « Nous devons respecter le droit de chaque pays à choisir en toute indépendance sa voie et nous devons nous opposer aux ingérences dans les affaires intérieures des autres Etats », a approuvé Xi Jinping. 

Vladimir Poutine souhaite démontrer que le collectif BRICS peut désormais peser de tout son poids sur la marche du monde : « Le PIB des pays du BRICS, mesuré selon la parité du pouvoir d'achat, en monnaies nationales, atteint 27 %, et cette part est en train d’augmenter», a-t-il déclaré, jurant que ce groupe ne revendiquera jamais qu’un système mondial plus juste et plus équilibré : « Les membres des pays BRICS sont favorables à la création d'un système plus équilibré et plus équitable des relations économiques internationales. (…) la preuve : c’est la décision consolidée de renflouer les fonds du FMI de 75 milliards de dollars ».

Mais au-delà des considérations géopolitiques et philanthropiques, c’est surtout le système financier qui sera sur la table du 25 au 27 mars à Durban. Et là, il s’agit, pour M. Poutine, de passer à l’action : « Nous proposons à nos partenaires de transformer les BRICS, forum de dialogue qui coordonne les positions sur un nombre limité de questions, en un mécanisme d'interaction stratégique, permettant de travailler ensemble pour trouver des solutions à des questions clés de la politique mondiale », a annoncé Vladimir Poutine. Il s’agira de lancer la Banque de développement des BRICS, première pierre de la construction d’une alternative au système FMI-Banque mondiale qui gère le monde depuis 60 ans. La création d’une agence de notation commune sera également au menu des discussions. De même qu’un forum économique sur le modèle de Davos, qui permettra aux grands acteurs politiques et économiques des BRICS de se concerter pour mieux construire ensemble le bonheur des peuples. 

Même si l’Afrique du Sud semble tentée de rejoindre les positions sino-russes, il n’est pas certain que le Brésil ou l’Inde soient vraiment disposés à participer aussi activement à ce qui ressemble tout de même à un plan d’action pour devenir calife à la place du calife.


Source: FACEBOOK

lundi, 01 avril 2013

DECLARATION DU FPI RELATIVEMENT AUX ACCUSATIONS DU POUVOIR OUATTARA SUR LA RECRUDESCENCE DES ATTAQUES A L'OUEST DE LA COTE D'IVOIRE

 

 

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Déclaration N° 002/2013



Le rassemblement des Républicains, socle du pouvoir Ouattara, a toujours eu pour stratégie la prise du pouvoir par les armes et dans son viseur le Front Populaire Ivoirien comme parti à abattre à défaut de ne pouvoir le battre dans les urnes.

C’est pour ces raisons qu’après son coup d’Etat qui a éjecté Henri KONAN Bédié et le PDCI-RDA du pouvoir en 1999, et n’ayant pas eu comme il l’escomptait le bénéfice de l’exercice du pouvoir d’Etat, le RDR a créé une branche armée, le Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire avec Soro Guillaume comme homme lige. Le coup d’Etat avorté de septembre 2002, qui a finalement vu son aboutissement par la prise du pouvoir du RDR dans la fureur par le feu et le sang, a ouvert une nouvelle ère. Celle de la destruction planifiée, du Front Populaire Ivoirien par le pouvoir Ouattara.

1. Les vaines accusations du pouvoir Ouattara pour détruire le FPI

1. 1. Le Plan Ouattara A

Au lendemain du 11 avril 2011, dès sa prise du pouvoir, le régime Ouattara, ne voulant plus entendre parler du FPI, a mis en œuvre un train de mesures pour atteindre cet objectif.

Tout a commencé et se poursuit encore par une gigantesque chasse aux sorcières, arrestations massives de militants et sympathisants FPI, qui a contraint au moins trente mille d’entre eux à l’exil. Avec à la clé le gel de leurs avoirs, la destruction de leurs biens et l’occupation de leurs domiciles.

Le tout orchestré – on s’en souvient – par une vaste campagne médiatique diabolisant à souhait le FPI dont on demandait à l’opinion publique, la suppression de l’échiquier politique, accusé par ses bourreaux coalisés de crimes humanitaires, économiques, politiques et tutti quanti.

Dans le même temps, il a été procédé :

- A la destruction méthodique et à l’occupation prolongée des sièges des journaux proches du FPI, les JV 11.

- A la répression systématique des meetings du FPI à Koumassi, Port-Bouët en octobre 2011.

Mais, en dépit de ce train de mesures dictatoriales, l’extraordinaire mobilisation des militants et sympathisants du FPI au meeting du 21 janvier 2012 est venue révéler au pouvoir Ouattara que le Front Populaire Ivoirien est loin d’avoir été détruit ; qu’il conserve bel et bien toute son énergie et sa vitalité pour rebondir, après avoir seulement plié l’échine sans rompre.

La répression sanglante et meurtrière du meeting du 21 janvier 2012 (1 mort 85 blessés) a été à la mesure du cuisant échec du pouvoir Ouattara qui venait de se rendre brutalement compte que le FPI est indestructible et plus vivant que jamais.

Ce plan A, qui a couvert la période d’avril à décembre 2011 s’étant avéré inopérant, le pouvoir Ouattara a engagé la phase B, celle de la disqualification politique du FPI, juin – octobre 2012.

1. 2. Le Plan Ouattara B

Le FPI ayant réussi à conserver, en dépit de toute la campagne de diabolisation orchestrée contre lui, son image de parti attaché à la démocratie, le pouvoir Ouattara a entrepris de lui coller une image de putschiste. A la fois pour discréditer le FPI et son fondateur Laurent Gbagbo dont la première comparution à la Haye était prévue pour le 18 juin 2012.

Cette phase a consisté en l’organisation méthodique par la branche armée du RDR, conduite par le chef de la rébellion Guillaume SORO, d’attaques ciblées des forces régulières du pouvoir Ouattara (FRCI) et celles de l’ONUCI. Le but visé, faire d’une pierre deux coups : se prémunir contre tout transfèrement de SORO Guillaume et ses com-zones à la CPI d’une part et d’autre part se débarrasser définitivement du FPI accusé de mener ces attaques, en le livrant à la fois à la vengeance de l’ONUCI et à la vindicte des FRCI.

- 06 juin 2012, assassinat de sept (07) casques bleus du contingent nigérien de l’ONUCI

- Nuit du 05 au 06 août 2012, attaque du camp militaire d’Akouédo.

- Par la suite, de nombreuses attaques des postes des FRCI (Dabou, Agboville, Grand-Lahou, Noé à la frontière ivoiro-ghanéenne, à grands renforts d’accusations médiatiques bruyantes du FPI, et de la République du Ghana.

Le clou de cette phase B de disqualification du FPI pour l’écarter définitivement de la scène politique a été la rédaction le 15 octobre 2012 par les officines du pouvoir Ouattara d’un rapport prétendument attribué à des experts de l’ONU. Le point d’orgue est que le Front Populaire Ivoirien y est accusé d’avoir partie liée avec Ansar Dine, les Djihadistes du MUJAO et la branche Al Quaïda du Maghreb Islamiste – Aqmi – en d’autres termes d’être un parti de terroristes. Reprenant ainsi l’accusation fantaisiste prononcée quelques jours plus tôt par Guillaume SORO et ses lieutenants contre le FPI, sur Twiter. Il s’agissait ici pour le pouvoir Ouattara de livrer pour sa destruction, le FPI à tous les pays occidentaux, très sensibles à la lutte contre le terrorisme, les Etats-Unis, en tête.

Mais, le Front Populaire Ivoirien ne s’est pas effondré. Parce qu’il a vite compris que le combat pour la démocratie en Côte d’Ivoire, était parvenu, avec la dictature instaurée par le pouvoir Ouattara, a une étape cruciale, celle de la lutte de l’intelligence contre la force brutale, la terreur planifiée.

Le FPI a su bien réagir en ne se taisant pas et en apportant les réponses appropriées, preuves à l’appui, pour confondre ses détracteurs qui ont fini par se retrouver à bout d’arguments. Mieux, le Front Populaire Ivoirien s’est donné les moyens d’aller à l’international en Europe pour d’une part détruire le flot de contrevérités déversées sur le FPI et de l’autre rétablir la vérité sur la réalité de la situation politique, dans notre pays, en présentant le vrai visage du régime établi, une dictature sans nom.

C’est cette offensive diplomatique qui a conduit le pouvoir Ouattara, sous la pression de ses alliés occidentaux et de nombre d’Etats africains, à accepter le dialogue direct dont il n’a jamais voulu avec le FPI.

La suite on la connait. Ce dialogue a été savamment saboté de bout en bout et en lieu et place des problèmes posés par le FPI ce qui devait être un moment d’échanges fructueux a plutôt été utilisé par le pouvoir Ouattara comme une opération cosmétique destinée à polir l’image de son régime par un vernis démocratique.

Ne sachant plus à quel démon se vouer, le pouvoir Ouattara, en panne sèche d’arguments pour justifier ses échecs, continue de s’accrocher, à l’instar d’un noyé en détresse, à un fétu de paille : "c’est le FPI qui brûle l’Ouest", la même rengaine désuète et irresponsable.

2. A propos des attaques armées à l’Ouest et ailleurs

"Qui ne se souvient pas encore des massacres de Petit Duékoué, de Duékoué, de Guitrozon, de Doké, de Pantrokin, de Toulepleu, de Facobly, de Semien, de Kouibly, perpétrés depuis l’attaque venue du Burkina Faso en 2002 contre la Côte d’Ivoire" s’interroge, avec raison, le "Quotidien d’Abidjan" dans sa livraison N° 865 du mercredi 27 mars 2012. "Et la liste" – poursuit-il – "est hélas très loin d’être exhaustive. Des morts par milliers, des villages totalement ou en partie rasés de la surface de la terre, des femmes violées par dizaines, des membres coupés, des cadavres jetés dans des puits, des familles disloquées, et des orphelins ainsi que des veuves livrés à eux même dans ce monde de misère".

Au secours ! Devrions-nous nous écrier ! Qu’entende ce SOS tous ceux qui sont à l’écoute de la Côte d’Ivoire. C’est le vœu le plus fervent du FPI par ces temps de cécité, de surdité et surtout d’amnésie volontaires du pouvoir Ouattara.

Oui, la rébellion aujourd’hui au pouvoir en Côte d’Ivoire ne se souvient plus du comment de sa – pourtant - toute récente accession au pouvoir au cours de la toute dernière décennie 2002 – 2012. Même les toutes récentes atrocités de Duékoué (Mars 2011) et de Nahibly (juin 2012) sont oubliées. De même que les enquêtes annoncées, oubliées, elles aussi, amnésie totale. Et le quotidien le Patriote, porte-voix de la rébellion au pouvoir, de proclamer à sa une du mardi 26 mars 2013. " Le FPI veut bruler l’Ouest". Mais diantre ! Cela fait plus d’une décennie que la rébellion aujourd’hui au pouvoir brûle l’Ouest !

2. 1. La bombe du foncier rural en voie d’explosion dans les mains de Ouattara

Le Front Populaire Ivoirien, face aux accusations fantaisistes le portant pour responsable de la mort de sept soldats nigériens du contingent de l’ONUCI à Taï le 8 juin 2012, avait pourtant prévenu en prenant le peuple ivoirien à témoin.

Après la perte de la première guerre du cacao par le président Félix HOUPHOUËT Boigny en 1991 contre les multinationales du négoce, et de la seconde guerre du cacao par le président Gbagbo lors de sa chute en avril 2011 contre les mêmes prédateurs, la situation qui prévaut depuis l’avènement du pouvoir Ouattara n’est rien moins que la mise en œuvre, depuis le 11 avril 2011, de la troisième guerre du cacao, menée par le même Alassane Ouattara, hier chargé de mission des multinationales, aujourd’hui président de la République.

La mainmise des multinationales du négoce sur le cacao ivoirien, passe par l’expropriation des planteurs nationaux (wê, baoulé). Cela, au profit de colons étrangers burkinabé, malien plus malléables, qui exerceront comme des ouvriers agricoles dans les plantations industrielles des multinationales à créer.

Ce qui se passe à l’Ouest est une terreur orchestrée par le pouvoir pour accélérer l’expropriation des paysans autochtones dont déjà des milliers d’entre eux ont été froidement exécutés ou se sont exilés. Les maîtres d’œuvre de cette sale besogne au profit du pouvoir et de la colonisation des terres de l’Ouest sont connus de l’ONUCI et des FRCI. Leur chef de file Amadé Ouremi, qui a participé à la guerre pour la prise du pouvoir par Alassane Ouattara, contrôle au vu et au su du pouvoir toutes les forêts classées du Cavally et de Goin Dedé à la frontière du Libéria, où il a installé des milliers de planteurs originaires de la CEDEAO. L’autre chef de guerre burkinabé, lui aussi lourdement armé Issiaka Tiendrébéogo, contrôle quant à lui, l’axe Taï – Grabo – San Pedro où il exproprie les paysans autochtones par la terreur et installe ses compatriotes qui arrivent chaque jour par convois sur les terres de l’Ouest.

Ils sont donc connus et jamais interpellés parce que en mission commandée, les acteurs des expropriations des terres orchestrées par le pouvoir Ouattara dans le cadre de cette troisième guerre du cacao qui a commencé aux confins de l’Ouest du pays et qui est destinée à s’étendre sur l’ensemble du Sud de la Côte d’Ivoire.

Dans toute cette partie du pays, les multinationales du négoce ont déjà pris pieds dans la production en rachetant tous les complexes agro industriels dans le cadre des privatisations.

La nouvelle loi sur le foncier rural en cours d’élaboration par le pouvoir vise à légaliser et à légitimer toutes les expropriations qui, écartant les anciens propriétaires de leurs terres se mettront au service de leurs nouveaux maîtres les colons de la CEDEAO et d’ailleurs. La Côte d’Ivoire ainsi recolonisée échappera ainsi totalement au contrôle des paysans autochtones propriétaires actuels de la production cacaoyère de notre pays.

Voici le projet qui est en cours, dans cette troisième guerre du cacao que livre à la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara, au profit des multinationales du négoce et des puissances occidentales leurs commanditaires. Par ailleurs, il est temps, grand temps, pour les Ivoiriens de savoir si l’Ouest de leur pays est devenu une colonie de peuplement burkinabé et malien.

Ces réalités-là, le pouvoir Ouattara a le devoir de communiquer là-dessus au lieu de chercher en permanence à mener le peuple en bateau par la « bouc-émissairisation » permanente du Front Populaire Ivoirien.

2. 2 Les accusations portées contre le FPI sont une diversion du pouvoir Ouattara

Ce pouvoir est manifestement complice de la colonisation de l’Ouest ivoirien par des milices burkinabé principalement. Quand les accusations d’expropriations des paysans Wê et Baoulé montent en épingle dans l’opinion, le pouvoir Ouattara, annonce bruyamment une attaque imminente des FRCI pour déloger les bandes armées burkinabé des forêts classées qu’elles occupent et exploitent. Et puis quand la fièvre est tombée plus rien.

Le pouvoir Ouattara après avoir, à plus de cinq reprises déjà annoncé le déguerpissement par les FRCI des armées de Ouédraogo Remi alias Amadé Ouerémi, et consorts des forêts et plantations de l’Ouest, en est aujourd’hui à négocier donc à légitimer ces occupants qui refusent de quitter le sol ivoirien, pour que les propriétaires qu’ils ont spoliés retrouvent la pleine propriété de leurs biens.

Comment ce pouvoir peut-il, s’il n’est pas complice des colons, s’étonner que les propriétaires terriens exilés au Libéria manifestent le désir de récupérer leurs terres par les mêmes moyens qui ont été utilisés pour les exproprier c’est-à-dire les armes. En prenant le parti de ne prêter aucune oreille attentive à leurs légitimes requêtes, mais à les massacrer en coupant les têtes des présumés cerveaux, qui repoussent dès le lendemain avec d’autres attaques, le pouvoir Ouattara prend rendez-vous avec une violente explosion sociale incontournable et qui risque d’être préjudiciable à la Côte d’Ivoire.

Le foncier rural et aussi urbain est une bombe dont nous ne percevons pour l’instant que la fumée de la consumation du cordon vers le noyau de la bombe qui va immanquablement exploser. C’est hier la rébellion et aujourd’hui le pouvoir qui en est issu, qui ont allumé et attisent depuis plus d’une décennie le cordon de la bombe – ce n’est pas le Front Populaire Ivoirien.

En guise de conclusion

Il convient de souligner ce qui suit : la question de la propriété foncière est trop vitale pour une nation, pour que ceux qui ont momentanément en charge son destin, la traite de façon légère, cavalière par la stigmatisation visant à amuser la galerie. Le foncier est une poudrière qui n’est pas localisée à l’Ouest, mais sur l’ensemble du territoire national. Les récents affrontements armés à Odienné au Nord du pays et qui ont fait plus d’une dizaine de morts, résultent aussi du refus des autochtones de Madiana basés dans le quartier de Sobala, de se laisser gouverner et déposséder de leur terres par les allogènes et étrangers, qui se sont massivement installés à Madiana-Sokourani et veulent les réduire à la marge.

C’est là le schéma au microscope des situations créées partout ailleurs par les étrangers au détriment des autochtones qui refusent leurs expropriations et exterminations, que cautionne le RDR à travers ses cadres en attisant le feu comme à Madiana.

Le Front Populaire Ivoirien, très soucieux du développement et de la paix pour le peuple ivoirien, ne brûlera jamais la Côte d’Ivoire. Les pyromanes sont le RDR et ses cadres étrangers qui mettent le feu dans les villages qui les ont accueillis, comme à Madiana par souci de promotion politique personnelle en semant la division et la mort.



Fait à Abidjan, le 1er avril 2013.

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard

samedi, 30 mars 2013

MALI: HOLLANDE SE DIT «INTRAITABLE» POUR DES ELECTIONS EN JUILLET

 

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Le néo-colonialisme relayé par le socialiste François Hollande. Qui avait dit qu'il y avait une différence entre Hollande et Nicolas Sarkozy en matière de politique étrangère de la France en Afrique? Pourquoi les Africains sont toujours à la recherche d'un tuteur néo-colonial? La première caractéristique des politiques Africains est l'inaptitude à s'élever par eux-mêmes. C'est le maître qui fixe la date des élections depuis Paris. Que disent les intellectuels africains de gauche? Le prix Houphouët-Boigny lui sera bientôt décerné, c'est à dire le prix du créateur de la Françafrique. Hollande est dans la françafrique ou à côté de la françafrique? Liadé G.


Incroyable mais vrai! C'est uniquement en Afrique qu'on peut voir de telles énormités et de telles absurdités. Afrique, où est donc ta dignité, où est ton honneur? Jusqu'à quand, toi un continent, serviras-tu de marchepied et de plate-bande à la France, un simple pays, fût-il une puissance moyenne? Africains, il est plus que temps que nous nous levions! Fernand Dindé.

 La France veut des élections au Mali "à la fin du mois de juillet" et sera "intraitable" sur le sujet, a déclaré jeudi soir le président français François Hollande.

"Nous voulons qu'il y ait des élections au Mali à la fin du mois de juillet. Et ça, nous serons intraitables là-dessus. Deuxièmement, il faut qu'il y ait ce dialogue avec toutes les composantes de la société malienne", a-t-il ajouté lors d'un entretien accordé à la chaîne de télévision publique France 2.

François Hollande a démenti que la France cherchait des candidats pour la prochaine élection présidentielle malienne. "Le temps où la France désignait des chefs d'Etat en Afrique est révolu", a-t-il assuré.

L'avenir politique du Mali, dirigé par un pouvoir de transition depuis près d'un an, reste incertain malgré la promesse d'élections en juillet, un objectif qui semble difficile à atteindre, le nord du pays occupé en 2012 par des islamistes restant encore en partie à sécuriser.

Le président par intérim Dioncounda Traoré et son Premier ministre Diango Cissoko, sous la pression de leurs partenaires internationaux, expriment désormais à l'envi leur intention d'organiser des élections présidentielle et législatives en juillet.

Les députés maliens ont voté fin janvier une "feuille de route" pour l'après-guerre qui, en plus d'appeler à des élections rapides, prône une discussion avec certains groupes armés du Nord dans le cadre de la "réconciliation nationale".

Par ailleurs, le président a annoncé qu'en juillet, il n'y aurait "plus que 2.000 soldats français au Mali", contre 4.000 actuellement, réaffirmant que le retrait commencerait à la fin d'avril.

Précisant le calendrier, il a indiqué qu'"à la fin du mois d'avril, nous nous retirerons. Nous sommes un peu plus de 4.000, et au mois de juillet il n'y aura plus que 2.000 soldats français au Mali, dans le cadre sans doute d'une opération de maintien de la paix de l'ONU. Et puis à la fin de l'année, un millier de Français seulement sera présent, tout cela en bonne intelligence avec le gouvernement malien". M. Hollande a prévenu que la France aurait "toujours des forces prépositionnées pour intervenir si c'était nécessaire".
 
 
AFP

Source: Le Monde

14:42 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Europe, France, Mali | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, france, mali, hollande se dit "intraitable" pour des élections en juillet, liadé g. | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 29 mars 2013

PETITION POUR LA FERMETURE DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE

 

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Voici une institution dite « internationale » qui se charge de mettre au pas ou de ramener dans les rangs tous les dirigeants africains qui veulent servir de façon loyale leur pays, c’est-à-dire défendre leur population et la protéger de toutes les convoitises et des agressions extérieures.

C’est le cas de la Côte d’Ivoire avec le transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Haye au mépris des procédures que la C.P.I s’est elle-même données, puisque le pays n’avait  pas ratifié la convention de Rome au moment de son arrestation et de son transfèrement. C’est une fois à la Haye que le parlement ivoirien va ratifier après coup cette convention pour légaliser une situation de forfaiture et comme on dit  «le ridicule ne tue pas », ils ne se sont pas rendu compte qu’en matière pénale les principes de la non rétroactivité et de l’individualisation de la peine sont  les règles, article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Ce qui signifie que d’une part,  la procureure doit prouver que c’est le Président Laurent Gbagbo qui a lui-même commis les crimes qu’on lui reproche et d’autre part,  la ratification au forceps du parlement ivoirien ne change en rien la procédure illégale en cours actuellement à la C.P.I dans le cas qui concerne le Président Laurent Gbagbo. La C.P.I aurait été une juridiction d’équité et de droit que la procédure dirigée contre le Président Laurent Gbagbo aurait été annulée pour vice de forme et manque de preuves  dès la première comparution sans attendre la tragicomédie d’une audience de confirmation où d’infirmation de charges pendant une semaine.

Jean Pierre Bemba est jugé à huit clos alors que son procès doit être public, les charges retenues contre lui sont sans fondement parce que la cour elle-même les a requalifiées en reportant la séance à deux mois pour mieux peaufiner un habillage juridique.

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La cour pénale internationale est une juridiction qui n'est pas équitable et qui ne respecte pas ses propres procédures. Par conséquent il convient de signer cette pétition pour dissoudre la CPI afin de créer une vraie justice internationale qui prenne en compte tous les crimes et génocides commis sur les cinq continents.

 

Thibeaud OBOU
Président d'AFRICAINS DU MONDE

www.africainsdumonde.com


Pour signer la pétition, cliquer sur: PETITION24.NET

NOUVEAU COUP DE THEATRE SUR L'EURO-TITANIC: LA FINLANDE PREFERE EN SORTIR QUE PAYER LES DETTES DES AUTRES

 

 

JPEG - 582.7 koMme Jutta Urpilainen (37 ans), ministre finlandaise des finances


La Finlande annonce officiellement qu’elle préfère sortir de l’euro plutôt que de payer les dettes des autres

 

NOUVEAU COUP DE THEATRE SUR L'EURO-TITANIC !
Le bobard de "l'Apocalypse en cas de sortie de l'euro" s'effondre.


Par une déclaration fracassante - qui sera probablement cachée elle aussi à nos compatriotes par les médias à la botte des "euro-fascistes" -, la ministre finlandaise des Finances en personne, Mme Jutta Urpilainen, vient d'annoncer ce matin, dans le quotidien financier Kauppalehti, que:

«La Finlande ne s'accrochera pas à l'euro à n'importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie commune européenne».

Et elle enfonce le clou :

«La responsabilité collective pour les dettes (...) et les risques d'autres pays n'est pas ce à quoi nous devons nous préparer. Nous sommes constructifs et nous voulons résoudre la crise, mais pas à n'importe quelles conditions».

La Finlande, qui est l'un des derniers pays de la zone euro à bénéficier d'une note de crédit triple A, entend se battre pour la conserver.
 

A LA DIFFERENCE DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS, LE GOUVERNEMENT FINLANDAIS DEFEND LES INTERETS DU PEUPLE FINLANDAIS FACE AU DELIRE EUROPEISTE

Ce n'est à vrai dire pas tout à fait nouveau de constater que le gouvernement finlandais a à cœur de défendre les intérêts... du peuple qui l'a élu!

Vu de France, cela paraît incroyable, non?

Ce petit pays de 6 millions d'habitants ne possède guère de richesses naturelles, à part des milliers de km² de toundra et de lacs. Et le peuple finlandais ne voit pas pour quelles raisons il devrait se saigner aux quatre veines pour aller rembourser les dettes d'autres pays, dont le patrimoine national est bien plus important que le sien.

1°) L'obtention de gages de la Grèce pour s'assurer que le peuple finlandais ne serait pas spolié

Ainsi, le gouvernement d'Helsinki avait déjà exigé, et obtenu, lors du deuxième plan d'aide à la Grèce l'an dernier, de conclure un accord bilatéral avec Athènes lui garantissant de récupérer les sommes avancées.

Comment? Eh bien tout simplement en prenant ce que tous les banquiers exigent eux-mêmes lorsqu'ils prêtent de grosses sommes d'argent et qu'ils appellent une «sûreté réelle»: c'est-à-dire une hypothèque sur un bien immobilier, un nantissement sur des créances ou un fonds de commerce, etc. Bref: un gage sur un actif réel, qui permet d'être sûr d'être remboursé si l'emprunteur fait défaut.

On remarquera que le gouvernement français, en refusant de faire la même demande d'obtention de gages que le gouvernement finlandais, a donc accepté le principe que ce soit les contribuables français qui soient les dindons de la farce si la Grèce faisait défaut. Ce qui sera d'ailleurs le cas avec plus de 90% de probabilité.

2°) La demande identique formulée par la Finlande à l'Espagne et à l'Italie au dernier sommet européen

Même si les médias français ont, là aussi, organisé l'omerta, le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a mis les pieds dans le plat la semaine dernière, en demandant que l'Espagne et l'Italie émettent des «obligations sécurisées» plutôt que de demander aux autres peuples de payer à leur place.

Le Premier ministre finlandais savait particulièrement bien de quoi il parlait puisqu'il est lui-même ancien ministre des finances.

Et sa proposition obéissait à la même logique que celle que j'ai déjà décrite: pourquoi un peuple dont le patrimoine national est si modeste devrait-il payer les dettes de l'Italie, qui est un pays qui croule sous les richesses, notamment patrimoniales et artistiques?

Pour bien comprendre la position d'Helsinki, il suffit d'imaginer un château, dont le châtelain, ayant perdu des sommes colossales au casino, demanderait au gardien de les rembourser à sa place, car il préfère quant à lui conserver ses tableaux de maîtres...

La Finlande est dans la situation du gardien: elles est d'accord pour prêter de l'argent au châtelain, mais à la condition que ces sommes soient gagées par le tableau de Titien ou de Claude Lorrain que celui-ci possède.

Bien entendu (et cela n'a pas été non plus porté à la connaissance des Français), le président du Conseil italien Mario Monti (et "Goldman Sachs boy") a refusé immédiatement cette proposition finlandaise: le châtelain italien compte bien faire payer le gardien et garder ses œuvres d'art pour lui.

Est-il besoin de le préciser? Notre "socialiste" François Hollande a volé au secours.... du châtelain.

Lien à voir: ROMANDIE.COM

3°) La Finlande a annoncé qu'elle bloquera l'utilisation étendue du futur MES, qui avait été présentée comme un changement et un triomphe des "pays du sud" dernier sommet européen

Le Premier ministre finlandais a annoncé, voici quatre jours (le 2 juillet 2012), que la Finlande empêchera le Mécanisme européen de stabilité (MES) d'acheter des obligations sur le marché secondaire, ce qui bloquera la mesure très hypothétique annoncée comme un triomphe lors du dernier sommet européen.

Car une telle décision requiert l'unanimité des membres de la zone euro, ce qui ne sera pas le cas.

Rendant compte du sommet de Bruxelles la semaine dernière, le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a en effet lancé cette bombe au Parlement d'Helsinki (sans que les grands médias français, là encore, n'en parlent à nos compatriotes):

«À l'avenir, l'unanimité est nécessaire pour décider de tels achats et il semble que cette unanimité ne soit pas possible en raison de l'opposition néerlandaise et finlandaise».

Un porte-parole du chef du gouvernement finlandais, Pasi Rajala, a ensuite précisé à l'AFP qu'Helsinki considérait que «faire des achats sur le marché secondaire n'avait aucun sens».

Lien à voir: ROMANDIE.COM

 

JPEG - 57.9 ko

Jyrki Katainen (40 ans)
 

4°) L'obtention de gages de l'Espagne pour s'assurer que le peuple finlandais ne serait pas spolié

Enfin, hier 5 juillet 2012, la Finlande a annoncé l'ouverture prochaine de négociations bilatérales avec l'Espagne pour l'obtention du même type de garanties qu'avec la Grèce en échange de sa participation au plan de sauvetage des banques ibériques.

Là encore, le gouvernement finlandais protège les intérêts du peuple finlandais, à la différence du gouvernement français, qui, se refusant de faire la même demande d'obtention de gages auprès de Madrid, accepte donc le principe que les contribuables payent des dizaines de milliards d'euros pour sauver les banques espagnoles !
 

LA MINISTRE FINLANDAISE DES FINANCES EST LA PRESIDENTE DU SDP, QUI EST UN PARTI FRERE DU PARTI SOCIALISTE FRANÇAIS PUISQU'ILS APPARTIENNENT TOUS DEUX AU PSE (PARTI SOCIALISTE EUROPEEN)

Cette déclaration de la ministre finlandaise des finances est d'autant plus embarrassante pour nos médias à la botte que cette femme politique intègre ne rentre pas dans les clichés de la propagande des euro-fascistes qui terrorisent les peuples par l'intimidation constante et par la diabolisation de toute idée de sortir de l'UE et de l'euro.

Mme Jutta Urpilainen, qui est une jeune ministre (37 ans), à peine plus jeune que le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen (40 ans), n'est en effet :

- ni une "populiste",
- ni une "souverainiste",
- ni une folle,
- ni une raciste,
- ni une xénophobe,
- ni une antisémite,
- ni une nostalgique du IIIe Reich,
- ni une personnalité d'extrême-droite,
- etc.

Non. C'est la présidente du Parti social-démocrate de Finlande (SDP).

Lequel est membre du "Parti socialiste européen (PSE)", parti politique au Parlement européen regroupant les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes d'Europe, et notamment le Parti socialiste français. (Son groupe politique est le deuxième en taille au Parlement européen après les élections de 2004 et de 2009).

Par solidarité "socialiste" et parce qu'ils appartiennent au même parti européen PSE, le gouvernement socialiste français va-t-il approuver les déclarations de Mme Jutta Urpilainen ou la traîner dans la boue?

Plus sûrement les instructions vont-elles être données pour organiser le verrouillage médiatique sur cette déclaration, afin que les Français soient tenus comme toujours dans l'ignorance de ce qui se passe.
 

CONCLUSION: UN GRAND PAS DE PLUS VERS LA DESINTEGRATION DE LA MONNAIE EUROPEENNE

La déclaration fracassante de la ministre finlandaise des Finances constitue un événement historique car c'est la toute première fois qu'un ministre des finances en exercice de la zone euro :

- annonce que son pays envisage de sortir de l'euro,
- et révèle que la sortie de l'euro est synonyme de sauvetage et non pas d'Apocalypse.

Ainsi, peu à peu, la vérité finit par s'imposer : ce sont les analyses de l'UPR, constamment identiques depuis la création de notre mouvement il y a 5 ans et 3 mois, qui sont les bonnes.

Tous nos adhérents peuvent ainsi se réjouir de constater qu'en dépit de tous les obstacles qui nous sont opposés par les européistes, les événements vont conduire de plus en plus, et inexorablement, notre mouvement sur le devant de la scène.


François ASSELINEAU

Site Internet : http://www.u-p-r.fr/
Facebook : http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau
Twitter : https://twitter.com/# !/UPR_Asselineau
Blog : http://www.francoisasselineau.fr
 


Source: AGORAVOX

jeudi, 28 mars 2013

LIBYE: CE SONT LES REBELLES QUI BOMBARDAIENT, PAS KHADAFI

MI-35.jpg


Hélicoptères d'assaut MI-35 avec mitrailleuses et paniers de roquettes, avions de chasse Mig-23, voilà le genre d'arsenal avec lequel les rebelles libyens ont mené à bien leur « révolution démocratique ». Alors qu'il est désormais établi que Kadhafi n'a pas bombardé sa population, force est de constater que les rebelles ne se sont pas privés, de leur côté, de bafouer la « no-fly zone » imposée par l'ONU. Pire, ils ont reçu pour cela le soutien et la bénédiction de l'OTAN... Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur nos soi-disant « guerres humanitaires ».

 

Six mille morts. Ce chiffre a fait le tour de médias. A l'époque, tous assuraient que Kadhafi avait fait bombarder la population libyenne, descendue pacifiquement dans la rue pour contester le pouvoir du dictateur en place depuis quarante ans. L'information était pour le moins peu fiable puisqu'elle ne provenait que d'un seul homme, un certain Ali Zeidan, porte-parole autoproclamé de la Ligue Libyenne des Droits de l'Homme et membre éminent de l'opposition. Aujourd'hui, Ali Zeidan occupe la fonction de Premier ministre libyen. Au sein du nouveau gouvernement, personne ne semble lui reprocher d'avoir provoqué, par ses mensonges, les bombardements de l'OTAN qui ont mené au renversement de Kadhafi.

Pourtant, Ali Zeidan n'a pas fait dans la dentelle. Loin des 6000 morts annoncés, on estime désormais que le nombre de victimes s'élevait en fait à environ 300 avant les bombardements de l'OTAN. Ces chiffres proviennent des rapports d'organisations respectables telles qu'Amnesty InternationaleHuman Rights Watch et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme. Ils constituent les seuls chiffres documentés que l'on ait et concordent avec ceux avancés par le gouvernement libyen au moment du conflit. Un nombre de morts particulièrement révélateur de l'hypocrisie des pays occidentaux puisqu'il est près de trois fois inférieur à celui des victimes de Moubarak en Egypte à la même époque. Une répression dont nos médias se gardèrent bien de révéler l'ampleur, et pour cause : du temps de Moubarak, l'Egypte était l'un des meilleurs alliés de l'Occident au Proche-Orient. La Libye de Kadhafi, en revanche, dérangeait par sa trop grande indépendance. Tout prétexte était donc le bienvenu pour justifier un changement de régime.

Quant au fait que Kadhafi aurait « bombardé » la population libyenne, on sait désormais qu'il s'agit là aussi d'un médiamensonge. «  En dépit des informations transmises par certains médias, il n'a jamais été démontré que des avions ou des hélicoptères aient tiré sur les manifestants à Tripoli », assure Human Rights Watch. Par contre, les rebelles ont fait de leur côté usage d'avions de chasse et d'hélicoptères. En effet, à en croire un article du Figaro paru en septembre 2011, ils avaient à leur disposition dès le 14 mars – c'est-à-dire avant l'entrée en guerre de l'OTAN – des avions de chasse Mig-23 et au moins deux hélicoptères d'assaut MI-35. Ces derniers, surnommés « tanks volants » ou « Terminator », sont équipés de quatre mitrailleuses à l'avant et de paniers de roquettes sous les ailes. D'après Le Figaro, ils évoquent « la destruction et la mort  ». Les rebelles étaient donc lourdement armés, contrairement à ce que l'on dit généralement. Ils violaient en outre allègrement la résolution 1973 de l'ONU. Pire, ils le faisaient avec le consentement et la complicité de l'OTAN.

Aussi ne faut-il pas s'étonner si la Russie et la Chine se montrent aujourd'hui réticentes à l'idée de signer une quelconque résolution condamnant trop fermement la répression en Syrie. Ces deux pays savent bien que, en Occident, on hésitera pas une seconde à détourner le sens d'une telle résolution pour servir ses propres intérêts et, éventuellement, déclencher une nouvelle guerre. Une guerre qui, comme en Libye, risquerait fort de semer le chaos dans le pays voire d'embraser toute la région. « Deux ans après la révolution, la Libye n'a jamais fait aussi peur à ses voisins », écrivait récemment le journal Jeune Afrique. Un scénario qu'il est légitime de vouloir éviter pour le Moyen-Orient.


Simon de Beer

 

SourceMICHEL COLLON.INFO

00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Egypte, Europe, France, Libye, Monde, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : libye, michelcollon.info, rebelles libyens, mouammar kadhafi, otan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 26 mars 2013

LA FRANÇAFRIQUE EST-ELLE UN ACTE DE CONDAMNATION DE L’AFRIQUE?

 

côte d'ivoire,france,françafrique,la franÇafrique est-elle un acte de condamnation de l’afrique?,guy françois olinga,écho de la pyramide du salut



Pour les uns à l’instar de René Dumont dans son livre paru en 1962, «l’Afrique noire est mal partie». Les autres tels Moussa Konaté ne peuvent s’empêcher de se demander si L’Afrique noire est maudite (éditions Fayard, 2010, 240 pp).Autant dire que le cas de l’Afrique noire dans le monde intrigue les anthropologues, les sociologues, les économistes, les philosophes, les politiques autant que la jeunesse africaine: Pourquoi l’Afrique noire ne semble-t-elle pas capable de développement économique est social? Cette situation serait-elle spirituelle, génétique ou intrinsèque à la qualité d’homme noir?

Les uns et les autres y sont allés de leurs hypothèses pour expliquer comment les quatre dragons asiatiques, à savoir la Corée du Sud, Hong Kong, Singapour et Taïwan ont connu une si forte croissance industrielle dans la deuxième moitié du XXe siècle pendant que les pays africains peinent à décoller économiquement. Dans ses leçons de Géostratégie Africaine n° 41 que nous vous recommandons de lire, le professeur Jean-Paul Pougala propose aux africains des portes de sorties de la misère et de la pauvreté économique. Les serviteurs de Dieu ne sont pas en reste avec par exemple le pasteur Luc Bimaye qui affirme que la dégradation de l’état du monde n’incombe pas en premier aux politiques… mais elle relève premièrement de l’imposture religieuse. Les avis divergent donc.

Quant à nous, notre analyse fait le constat que les pays d’Afrique noire qui ont été colonisés ou ont été sous la tutelle de la France semblent encore plus mal partis économiquement et politiquement parlant. Et ce qu’ils ont de commun, c’est la Françafrique, dirait Lapalisse. La Françafrique: expression qui semble avoir été employée pour la première fois, en 1955, par l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, pour définir les bonnes relations avec la puissance colonisatrice française, dont il était député, tout en militant pour l’indépendance de son pays. Au départ un concept « positif » dans l’esprit de l’inventeur du mot, elle est devenue un concept péjoratif depuis la parution du livre de François-Xavier Verschaveau point où elle est qualifiée de nos jours d’action néocoloniale française pour faire de l’Afrique sa « chasse gardée ». (Wikipedia).

Et si la Françafrique était devenue la Françafric? Et si la Françafrique portait en elle quelques germes essentiels de la misère des africains noirs? Si non, comment comprendre le rapport publié par le ministère français de la Défense qui affirme que le nationalisme africain et le panafricanisme sont des «menaces» pour l’Occident, entendez la France? La France serait-elle engagée dans une guerre sans états d’âme contre l’Afrique francophone? Le Général De Gaulle le pensait-il réellement quand il affirmait que «La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts»? Que dire du sentiment anti-français grandissant dans les anciennes colonies françaises?

Les évènements historiques et présents aidant, la jeunesse africaine s’attèle méticuleusement à scruter le mode de fonctionnement de ses «anciens» maîtres pour essayer d’y déceler les raisons pour lesquelles la France peut avoir tant de richesses alors que cette jeunesse africaine croupit dans une misère inhumaine qui la force à déserter ses pays d’origine pour aller chercher meilleure vie… en France. La jeunesse africaine nous semble engagée dans un processus de prise de conscience irréversible et sans précédent qui va s’apparenter au marronnage, le fait pour les esclaves de fuir leurs maîtres. Mais comment? Dans cette optique, la jeunesse africaine parvient petit à petit à reconstituer les pièces du puzzle françafricain; elle discerne de mieux en mieux les 10 commandements de la Françafric que voici.

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Les 10 commandements de la Françafrique

En effet, à tous les présidents de la République Française de génération en génération sont passées les consignes suivantes qui seront valables tant que le monde sera. Les Gouvernements Français successifs, peu importe leur appartenance idéologique, les médias français de tous bords à quelques exceptions prêt, les organisations internationales complices, les intellectuels génétiquement descendants de Jules Ferry, et tous les autres patriotes et nationalistes français sont appelés à prendre activement part à cette lutte pour le maintien de la France dans le concert mondial des nations puissantes.

C’est ainsi que lors de la passation de pouvoir en France, le seul dossier qui est transmis formellement au nouveau pourvoir c’est le dossier de la Françafrique. Les Gouvernements Français successifs doivent en tenir compte comme d’un code de conduite face aux dirigeants africains des pays qui ont contraint la France à leur concéder une parodie d’indépendance. Voici donc résumés les 10 commandements de la France-Afrique:

1. La France est le seul parrain à vie de ces pays et ils n’en auront point d’autres. A ce titre, elle sera leur porte-parole informel à l’ONU et dans toutes les instances politiques et économiques mondiales.

2. La France veillera à ce que ces pays n’aient jamais de monnaie nationale et elle contrôlera leurs échanges commerciaux internationaux pour mieux les asservir.

3. Nul individu ne peut se permettre d’accéder au pouvoir dans ces pays sans l’aval politique et, s’il le faut, militaire de la France. La démocratie est un luxe pour les races inférieures.
4. Les Chefs d’États marionnettes en place dans ces pays seront d’abord au service de la France. Pour ce faire, ils ne devront jamais être redevables aux urnes mais à la France pour leur pérennité au pouvoir.

5. Avec arrogance et insolence, les membres du Gouvernement Français parleront à ces potiches de présidents, les infantilisant pour leur enlever toute dignité. Ils coucheront avec leurs épouses et leurs filles si ça leur dit.

6. La France veillera à maintenir au pouvoir par tous les moyens ces guignols qui se prendront pour des présidents, et qui par la force des choses seront devenus dictateurs impunis, bras séculiers au service de la France.

7. Les revenus des ressources naturelles de ces pays seront partagés comme suit: 85% pour la France, 10% pour leur pays et 5% pour le roitelet au pouvoir et ses petits copains qui seront ainsi sous le coup du chantage à la corruption et du détournement des biens publics.

8. La France aidera les potentats de Chefs d’État africains à déposer leurs biens mal acquis dans des lieux sûrs et à investir en France afin de s’en servir comme objets de chantage au cas il leur passait par l’esprit de vouloir se dérober de la tutelle de la France.

9. Le France et ses médias ne dénonceront jamais les violations des droits de l’homme et autres crimes politiques et économiques commis par ces poltrons sur leurs concitoyens et dans leur pays tant qu’ils seront dociles.

10. Toute dérogation à ces recommandations par un Français vaudra haute trahison et, le cas échéant, déchéance de la protection du Gouvernement Français. Et toute velléité de rébellion d’une potiche africaine lui vaudra d’être déposée sans autre forme de procès. Les médias et tous les hommes politiques français devront être tenus informés de ces consignes sans lesquelles la France perdra sa principale source d’enrichissement et de puissance dans le monde.

Au delà du reportage ci-haut qui nous éclaire sur la monstruosité de la Françafrique, il est dorénavant loisible de comprendre les crimes commis par Ruben Um Nyobe, Ernest Ouandié, Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Gilchrist Olympio, Sékou Touré, Jean Bedel Bokassa, Pascal Lissouba et… Laurent Gbagbo pour ne citer que ceux-là.

En tout cas, il nous semble qu’au rang des outils de la damnation de l’Afrique francophone qui ont été identifiés par d’autres en d’autres temps et lieux, le système maffieux de la Françafric tient une place pour le moins très importante. Avis donc.

Fort de ces constats, un certain Paul Kagamé, actuel Chef de l’État Rwandais, a tiré des leçons qui permettent déjà à son pays de commencer à compter parmi les dragons d’Afrique. Peut-on espérer que les futurs présidents africains qui seront redevables de leur élection à leurs concitoyens s’inspireront de cet exemple en lui en enlevant ses manquements inévitables? Si seulement c’était à refaire pour les héros africains morts pour leur patrie ou en procès à la CPI, oseraient-ils s’y prendre autrement?



Guy François Olinga

Source: Echo de la Pyramide du Salut

lundi, 25 mars 2013

IL ETAIT UNE FOIS LE MALI: DIGNE, INDEPENDANT, SOUVERAIN ET RESPECTE!

 

FRONT NOUVEAU CITOYEN.jpg


Capitaine Sanogo, en ces douze (12) mois d’occupation du centre de l’actualité nationale, avez-vous la satisfaction ou le sentiment d’avoir "redressé la démocratie" et "restauré l’État" au Mali, comme semblait le projeter votre regroupement de militaires: Comité National pour le Redressement de la Démocratie et la Restauration de l’État (CNRDRE)? 

Saluons ces épaisses ténèbres qui happent désormais le soleil d’un Mali s’étant surestimé grand, d’une grandeur héritée, vendue aux enchères aux moins-disant et pire-offrant! 

La nécessité actuelle du renouvellement qualitatif du personnel politique du Mali est impérieuse et indiscutable. 

De "jeunes" prétendants, encore adolescents en mars 1991 pour quelques-uns parmi eux, arguant de leur âge pour conférer légitimation à leurs justifications d’être désignés incessamment à la tête de l’État persistent à se démarquer. 

Mais de qui, de quoi entendent-ils se démarquer en général? 

Jeunesse du Mali, maintenant, toi aussi, tu sais et dois t’assumer!

 
Il était une fois le Mali : digne, indépendant, souverain et respecté! 
  

Mars de tous les possibles : des utopies révolutionnaires aux barbaries suicidaires!  


 
  • Journée des attentes et des allusions : 8 mars!
  
Les sacrifices des femmes du Mali mériteraient bien que la Journée des Droits des Femmes (populairement désignée Journée de la Femme par banalisation), au-delà de sa symbolique, soit le départ vers un véritable tremplin de solidarité pour de nouvelles espérances au féminin et au pluriel. 
  
Un bref rappel historique permettrait de comprendre que dans les années d’après-guerre, la question de la femme malienne (soudanaise à l’époque) ne se dissociait pas des problématiques globales de la lutte pour l’indépendance. 
  
Les luttes des femmes se confondaient alors avec les luttes politiques et syndicales, pour l’égalité des droits et le respect de la dignité humaine. 
Mesdames Aoua KÉÏTA et Thira DIARRA, deux femmes de cette époque aux destinées comparables, ont en commun l’anticolonialisme, l’engagement et la détermination dans la lutte d’émancipation des peuples, le sacrifice de leur vie privée et familiale. 
Elles subirent beaucoup de brimades de la part des autorités coloniales à cause de leurs engagements sans faille ! 
  
Le Mali des années d’indépendance est une société fortement traditionnelle, portée par des valeurs anciennes très peu islamisées pour ce qui concerne"la place de la femme"
  
C’était surtout le Mali révolutionnaire du "tout est possible", fondé sur les principes du socialisme et le profond désir de liberté, de justice, d’égalité de tous les citoyens maliens d’une part et, d’autre part, de tous les compatriotes d’Afrique dans le cadre des États-Unis d’Afrique. 
  
La femme malienne des années 60 se projetait comme une citoyenne consciencieuse et ouverte, une panafricaine et tiers-mondiste, une militante soutenant toutes les luttes d’émancipation des peuples dominés et de toutes les minorités méprisées de ce monde. 
  
L’enjeu que constituaient la femme malienne et sa place dans la société a été circonscrit à travers l’élaboration d’un premier « Code Malien du mariage et de la tutelle » en 1962, consacrant les droits nouveaux de la femme et de la jeune fille au Mali indépendant et optimiste. 
  
Ce fut un outil indispensable, à ce jour encore inégalé dans de nombreux pays, pour la question du genre et sa prise en compte comme facteur incontournable de la paix et du développement. 
  
Malheureusement, le coup-d’État militaire du 19 novembre 1968 vient sonner le glas de cette politique d’émancipation de la femme malienne et transformer la "majorité minoritaire" en bien de consommation pour les détourneurs des deniers publics durant les décennies qui suivront. 
  
La période dite démocratique, pleine de promesses à ses débuts, le 26 mars 1991, a fini de soumettre la femme malienne aux forces obscurantistes et rétrogrades, en adoptant, le 30 décembre 2011, un « Code de la famille » qui sanctionne toutes les inégalités entre les conjoints, entre les héritiers et les héritières et en introduisant une égalité de valeur entre le mariage civil et le mariage religieux. Ce fut le plus magnifique cadeau de fin d’année du pouvoir aux abois ! 
  
Le débat sur la réforme du code de famille a été fortement basé sur l’ordre familial musulman traditionnel, voire arabe, pour satisfaire les revendications des activistes musulmans. 
  
Malgré la saisine du Président de la République par les trois principales ONG du pays engagées dans la lutte pour le respect des droits des femmes et des enfants, l’invitant à ne pas ratifier cette dernière version, ce nouveau code a été ratifié le 21 janvier suivant. 
  
Pour les organisations musulmanes, comme le Haut conseil islamique du Mali, c'est une victoire, tandis que pour beaucoup d'ONG, cette nouvelle version du code est discriminatoire à l'égard des femmes. 
  
Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme), déclare que « (…) avec la promulgation de ce texte, le Mali a perdu une opportunité de progresser vers le respect des droits des femmes. La FIDH, aux côtés d’organisations maliennes et de tout le continent, n’a cessé d’appeler à l’adoption d’un Code protecteur pour les droits des femmes, conformément aux obligations internationales du Mali, et à alerter des conséquences néfastes d’une révision à la baisse de ce texte. Nous déplorons la promulgation de ce texte discriminatoire ! » 
  
L’Arabie saoudite et le Qatar en sont satisfaits et apaisés, les "intellos-politiciens" abonnés aux râteliers occidentaux et moyen-orientaux peuvent désormais conserver leurs dotations habituelles! 
  
Ce nouveau code de la famille consacre la réduction de la place de la femme au Mali et la prééminence des religieux d’obédience musulmane. 
  
C’est un remarquable recul qui, quelques mois plus tard, connaîtra son expression la plus tragique à travers la lapidation à mort de parents d’enfants mineurs au nom de la charia, les viols collectifs des femmes et jeunes filles, le déplacement de milliers de femmes et de leurs enfants mineurs, l’enrôlement des enfants soldats, la destruction des infrastructures de soins et santé, de culture et de loisirs. 
  
Ce fut la fin de la laïcité dans les deux tiers (2/3) du Mali, avec de sérieuses menaces sur le tiers (1/3) dit libre ! 
  
  • Du bain de boue révolutionnaire du 26 mars 1991 à la fausse couche du 22 mars 2012 !
  
En faisant chaque fois le bilan du 26 Mars 1991, il ressort que ses deux slogans majeurs ("Nous ne voulons plus de l’ancien, mais du neuf" et"Laver proprement") ont été, depuis toujours, détournés de leurs exigences révolutionnaires et vidés de leur substances : certes, "on fit du neuf",mais avec du vieux, puis on fit semblant de "laver proprement", mais l’eau étant déjà trop souillée, le linge sale du Mali devint encore plus crasseux ! 
  
Or, il est universellement connu et admis que "les mêmes causes, dans les mêmes conditions,  produisent toujours les mêmes effets !" 
  
Depuis quelques décennies, les postures condamnables et l’amoralité s’observent aussi bien dans des partis politiques que dans les organisations de la société civile, ayant déjà trop saigné à blanc le pays ; ils se reconnaîtront ! 
  
Fort heureusement, d’autres acteurs, à la probité et la moralité desquels il faut rendre hommage, s’ingénient à préserver l’idéal et la flamme, à vouloir sauver l’honneur et la vertu. Qu’ils et elles en  soient remerciés ! 
Modestes, ils se reconnaitront sans qu’il soit ici besoin de les citer ! 
  
Advint le 22 mars 2012 et se profila le visage d’un illustre inconnu : le capitaine Amadou Haya Sanogo, à la tête d’un groupe de soldats se réclamant des forces armées de défense et de sécurité du Mali. 
  
La suite n’est un secret pour personne ! 
  
Cette mutinerie flasque, à l’allure d’une grande vadrouille,  est l’archétype du symptôme du mal congénital de "la démocratie malienne" et le "prodigue" ou "monstrueux" capitaine Sanogo, n’en déplaise à ses supporters ou à ses détracteurs, n’en est que l’instrument ! 
  
Capitaine, en ces douze (12) mois d’occupation du centre de l’actualité nationale, avez-vous la satisfaction ou le sentiment d’avoir"redressé la démocratie" et "restauré l’État" au Mali, comme semblait le projeter votre regroupement de militaires : Comité National pour le Redressement de la Démocratie et la Restauration de l’État (CNRDRE) ? 
  
  • De Mars à Mars : une marche à reculons sous une pluie de grêlons !
  
Le Mali ne pourra faire l’économie d’une nécessaire et impérieuse réorganisation de l’État, de ses institutions et de ses services, dont l’Armée (Lire :http://www.fncdumali.com/Mali-la-guerre-_a24.html 
  
Il y a donc un (1) an, jour pour jour, la Coordination du FNC a adressé au Capitaine Amadou Haya Sanogo une lettre ouverte, suite au coup-d’état du 21 mars 2012, pour un prompt retour à l’ordre constitutionnel normal au Mali : 
  
« Monsieur le Capitaine, 
  
En ce jour anniversaire de la victoire de la « Révolution populaire du 26 Mars 1991 », journée de souvenir et de recueillement, le FNCsalue la mémoire des martyrs – héros anonymes et légendes disparus, qui ont donné leur vie pour l’avènement de leur idéal : Un Mali démocratique et d’espérance. 
  
Aux acteurs encore vivants, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, qui, avec courage et abnégation, quotidiennement se battent pour la préservation des acquis du « 26 Mars 1991 », nous adressons nos fraternels compliments et les assurons de notre perpétuelle gratitude. 
  
Ce 21èmeanniversaire du "26 Mars 1991" est particulier en ce qu’il jouxte des échéances électorales (avril et mai), dont la tenue reste menacée par une guerre confessionnelle fanatique déguisée en mouvement de revendication de liberté, importée et imposée au Mali et à ses populations. 
  
Aux victimes et à leurs proches, aux milliers de déplacés et à leurs familles, aux frères et sœurs Touaregs et Arabes exilés pour se mettre à l’abri de ceux qui sèment la mort et la haine au nom de leur groupe ethnique, à toutes et tous, le FNC témoigne de sa profonde compassion en leur adressant ses bénédictions. 
  
À ce péril de la partition de notre pays sur la fissure de l’unité nationale, des hommes se réclamant des forces armées de défense et de sécurité que vous dirigez ont, à moins de quarante (40) jours du 1er tour de l’élection présidentielle, confisqué le pouvoir en déposant le président élu. 
  
Nous, Maliennes et Maliens de l’extérieur, en particulier de la France, patriotes, acteurs du "26 Mars 1991", militant(e)s et membres duFNC, condamnons avec fermeté votre coup de force que vous justifiez par la nécessité « … de prendre [vos] responsabilités [pour mettre]fin au régime incompétent et désavoué de Monsieur Amadou Toumani TOURÉ … » 
  
Le FNC est profondément conscient de la situation d’ensemble de notre pays et du fonctionnement de ses institutions. 
  
C’est pour cette raison que, depuis le 26 août dernier, nous donnons l’alerte à travers "l’Appel du 26 Août" (dont copie), et par le biais de plus de six cents (600) correspondances nominatives adressées, dans l’ordre, à l’Ambassade du Mali à Paris, à l’Assemblée Nationale du Mali (dont copie), aux organisations de la Société civile, aux Représentants des religions musulmane, catholique et protestante, aux Syndicats, aux Forces Armées et de Sécurité (dont copie), aux Institutions de la République, aux Autorités indépendantes ayant rang d’Institutions, aux 125 partis politiques enregistrés au ministère de l’administration territoriale et des collectivités locales (dont copie), au Premier Ministre – Madame CISSÉ Mariam Kaïdama SIDIBÉ  (dont copie), au Président de la République – Son Excellence Amadou Toumani TOURÉ (dont copie), à l’Union Africaine (dont copie), à la Communauté Économique et Douanière des États de l’Afrique de l’Ouest, à l’Union Européenne, à l’Organisation des Nations Unies (dont copie), au Pape Benoît XVI (dont copie), au Mouvement National de Libération de l’Azawad (dont copie), aux Chancelleries accréditées au Mali (dont copie) ;  autant de correspondances restées à ce jour sans suite ! 
  
Le FNC a publié des dizaines de communiqués, rencontré l’Ambassadeur du Mali à Paris, le Ministre de la Réforme de l’État, sans réussir à les convaincre de l’absolue nécessité d’abandonner le projet de référendum constitutionnel pour résoudre les préoccupations du Peuple Malien, faire face aux impératifs des élections générales de 2012 et de la démocratie au Mali. 
  
Aujourd’hui, le FNC  prend acte de la prise du pouvoir par les Forces Armées de Défense et de Sécurité. 
  
À cet effet, nous exigeons 
  1. le retour à l’ordre constitutionnel normal en levant la suspension de la Constitution acquise des hautes luttes du mouvement démocratique ;
  2. la formation d’un gouvernement d’union nationale, composé de l’ensemble des forces vives de la Nation sur des bases claires ;
  3. la préservation de l’intégrité territoriale et de l’unité nationales ;
  4. la restauration de l’État et de son Autorité ;
  5. le règlement définitif de la guerre dans le nord de notre pacifique et hospitalier pays ;
  6. la création des conditions effectives de préparation et d’organisation des élections générales ;
  7. la restitution des pouvoirs au Président démocratiquement élu et au parlement issu véritablement du Peuple.
  
Nous vous saurions infiniment gré d’accorder à notre appel toute l’attention qu’il mérite, de le prendre en compte, afin de pas exposer notre pays à des aventures aussi dangereuses qu’aux conséquences incertaines. 
  
Veuillez croire, Monsieur le Capitaine, en l’expression, de notre plein et indéfectible attachement au Mali libre et pacifié, démocratique et souverain, Un et Indivisible. 
  
  
PS : pièces jointes (L’"Appel du 26 Août" ; Lettre ouverte à l’Assemblée Nationale du Mali ; Lettre ouverte aux Forces Armées et de Sécurité CGEMA ; Lettre ouverte aux 125 partis politiques enregistrés au MATCL ; Lettre ouverte au Premier Ministre ; Lettre ouverte au Président de la République ; Lettre ouverte à l’Union Africaine ; Lettre ouverte à l’ONU ; Lettre ouverte au Pape Benoît XVI ; Lettre ouverte au MNLA ; Lettre ouverte aux Chancelleries accréditées au Mali. » 
  
Aujourd’hui, date anniversaire de la victoire révolutionnaire du Peuple laborieux, il n’est nul besoin d’être un spécialiste pour constater et se questionner : "Il n’y a d’issue que pour celui qui sait où il va. Le Mali, sait-il où il va ?" 
  
Merci à la France d’être revenue au Mali, 52 ans après la proclamation d’indépendance du Soudan français ! (Lire :http://www.fncdumali.com/22-septembre-1960-22-septembre-2012-le-Mali-a-52-ans_a25.html
  
Dès le mois de novembre dernier, deux mois avant les frappes françaises, le FNC interrogeait et répondait à la question : Dans quelles conditions, la guerre de libération sera-t-elle déclenchée, pour la victoire de la paix ?  (Lire : http://www.fncdumali.com/Mali-la-guerre-_a24.html ) : 
  
« (…) Cette guerre devra se faire pour l’indivisibilité et la souveraineté du Mali, au nom de l’unité et la diversité des populations maliennes. 
Cette guerre se fera dans le sang et les pleurs du peuple, pacifique et hospitalier. Elle devra immanquablement viser à faire renaître la vie et le bonheur, la paix et l’espérance sur notre si belle terre de soleil et de générosité ! 
Cette guerre, avec l’appui des "amis du Mali" ne se fera pas seulement pour les "beaux-yeux" du pays. Elle se fera surtout pour les colossales richesses naturelles et la parfaite situation géostratégique du Sahara malien. 
Cette guerre, les Forces armées de défense et de sécurité du Mali devront savoir la gagner pour Un PeupleUn ButUne Foi en Une Afrique Unie et Digne. Pour se réconcilier avec le Peuple lésé et brimé ! 
Et les partenaires et alliés du Mali, au nom de quel idéal voudront-ils la gagner, cette guerre ? 
(…) 
Aujourd’hui, la transition doit s’auréoler de transparence et de justice, d’éducation et de droits, de devoirs et de sanctions pour baliser les perspectives. 
Qu’elle en devienne une transition exemplaire, exempte de passe-droits ordinaires et de privilèges coutumiers, de connivences contre-nature et silences coupables. 
Les décennies de connivences intéressées au sommet de l’État mériteraient, avant tout, que l’on clarifie le rapport du pouvoir tricéphale de Bamako et que l’on précise "très sérieusement" les charges régaliennes de chaque entité : le Président par intérim, le Premier ministre de "pleins pouvoirs", le Président du comité militaire de suivi des réformes des forces de défense et de sécurité. 
Est-il possible d’engager et gagner la guerre proche, sécuriser et pacifier le territoire sans un commandement suprême incontesté au sommet de l’État et à la tête des Forces armées de défense et de sécurité ? 
Comment s’assurer au préalable de la validité et de l’efficience de ce "Commandant en chef" ? 

"La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires !"[1] et "la Paix est une chose trop grave pour être confiée à des politiques !"[2] 

En la circonstance, disons raisonnablement que : " la politique est une affaire trop indispensable pour être confiée à des opportunistes ! " 
(…) 
Le nouveau pacte républicain est l’engagement solennel de tout(e) malien(e) de défendre l’inviolabilité de l’unité nationale, l’indivisibilité du territoire national, la non-recevabilité de quelque velléité d’autonomie ethnico-identitaire au bénéfice exclusif d’une tribu et au détriment de toutes les autres composantes démographiques non communautaires du Mali. » 
  
Allons, enfants de la patrie, saluer aujourd’hui la débâcle militaire de Konna et l’interdiction faite à l’Armée nationale de franchir "les frontières" de Kidal ! 
  
Saluons ces épaisses ténèbres qui happent désormais le soleil d’un Mali s’étant surestimé grand, d’une grandeur héritée, vendue aux enchères auxmoins-disant et pire-offrant ! 
  
Maintenant, allons gaillardement nous rasseoir sur la Constitution souveraine de 1992, en crachant notamment sur son préambule et ses articles 25 à 28, pendant que nos concitoyens exilés et déplacés de guerre trimballent leurs angoisses d’un refuge à un autre. 
  
Peuple laborieux recherche dirigeants résolus, honnêtes et humbles ! 
  
La nécessité actuelle du renouvellement qualitatif du personnel politique du Mali est impérieuse et indiscutable. 
  
Les dirigeants du Mali  durant 23 années, qui ont été inculpés pour assassinats et crimes économiques, ont été jugés : ils ont payé ! 
  
Ceux qui, à leur suite, ont pillé les caisses de l’État, torpillé le trésor public, démobilisé la conscience nationale et exilé l’espérance, doivent répondre en ces jours de leurs actes commis depuis le 26 mars 1991 ou dès le 22 mars 2012. 
  
Le personnel politique qui a coulé la Conscience du Malien, miné son Honneur et bradé sa Dignité, est le même qui fait rôder autour des urnes des poches remplies de faux bulletins de vote, distribuant les sommes volées aux projets d’éducation et de santé, cet argent prélevé sur le corps agonisant de ce Grand Peuple d’Afrique en résistance ! 
Ces immortels, que ni le ridicule ni le déshonneur ne peuvent tuer, se pavanent  et se vantent de leurs prouesses de pillage des deniers publics. 
Orgueilleux et prétentieux, ils tiennent à rester aux affaires car, pérorent-ils,   « Nous sommes nés pour être devant. Nous dirigerons les Maliens et nos enfants dirigeront les enfants de ceux que nous avons dirigés au Mali ! » 

Le Peuple du Mali doit rebondir et, à travers sa Justice, exiger de leurs monopolisateurs le remboursement des 1.300.000.000 de francs CFA (un milliard et trois cent millions FCFA) débloqués chaque année pour l’équipement et la formation de l’Armée, mais détournés durant près de 20 ans. Le remboursement des sommes détournées doit s’obtenir des criminels au col blanc par la saisie de leurs "propriétés" (biens immobiliers, fermes agropastorales, équipements et bien roulants,  et toutes autres valeurs possédées à titre privé) 
  
Finalement, au Mali, "les hommes de Moussa" (déchus par la révolution populaire de Mars 1991) semblent aujourd’hui plus dignes de confiance et mieux enclins à relever les défis sous lesquels ploie le pays à bout de souffle ! 
  
Pourtant, de "jeunes" prétendants, encore adolescents en mars 1991 pour quelques-uns parmi eux, arguant de leur âge pour conférer légitimation à leurs justifications d’être désignés incessamment à la tête de l’État persistent à se démarquer. 
  
Mais de qui, de quoi entendent-ils se démarquer en général ? 
  
« Il faut un changement générationnel et c’est notre tour ! », martèlent-ils, en omettant de dire qu’ils ont été majoritairement sécrétés et nourris, formés et engraissés à l’école des vieux roublards dont ils étaient, pour la plupart, les chargés des besognes de l’ère démocratique. 
  
« Quelle vigoureuse et vertueuse jeunesse que celle-ci, née dans les milieux de magouille d’État et nourrie aux seules  plus-values des spéculations foncières, des détournements de deniers publics et des trafics d’influence ! 
  
Bruyante jeunesse, lisse et incolore, courageuse et combative à l’apparence seulement, déployée selon les besoins comme "chargé de mission" dans un département ministériel ou responsable du "club de soutien" d’un candidat recommandé suivant l’épaisseur de son portefeuille ou le clinquant de ses extravagances ! » (Lire : http://www.fncdumali.com/Mali-Chronique-d-un-desastre-annonce_a22.html
  
Jeunesse du Mali, maintenant, toi aussi, tu sais et dois t’assumer ! 
  
Le FNC aura prévenu ! 
  
« (…) Que les futurs prétendants aux charges de Chef d'État donnent au Peuple davantage de preuves de leur probité plutôt que des déclarations creuses de "défense de l'intérêt supérieur du pays." 

Qu’ils s’engagent, préférablement par acte authentique, qu'ils ne permettront plus, sous peine de poursuites judiciaires, à aucun réseau familial ou système partisan de s'installer au cœur de nos institutions pour les affaiblir et les ruiner. 
  
Tous les candidats aux charges suprêmes devront jurer et signer que leurs épouses et maîtresses ne s’adonneront pas aux trafics d'influence (entrisme et intercession, immixtion entre l’appareil d’État et ses partenaires) 
  
Des dispositions encore plus sévères devront être prises pour la désignation du personnel diplomatique et consulaire, la réorganisation et la gestion de toutes les chancelleries, hauts lieux du désordre, des pires trafics et détournements inimaginables pour le commun de nos concitoyens. 
  
Il devra en être de même pour les candidats aux suffrages de proximités (conseillers municipaux, régionaux, nationaux, députés) 
  
Des textes clairs, adaptés et traduits dans les langues nationales, doivent redéfinir les prérogatives et limites des élus, souligner les critères moraux stricts et qualifier d’infractions pénales graves l’achat de voix et de conscience lors des campagnes et des votes. Les sanctions doivent être fermes et médiatisées lors de leurs applications. » (Lire : http://www.fncdumali.com/Mali-la-guerre-_a24.html ) 
  
"Homo maliensis" (l’Homme malien) - un être d’honneur et de dignité à toute épreuve : une espèce en voie de disparition ! 
  
Malgré leurs énormes difficultés quotidiennes, les Maliens et Maliennes ne sont pas regardants des divers indices de développement humains (IDH) et autres classements des organismes internationaux qui les stigmatisent perpétuellement. 
  
Ils préfèrent plutôt migrer pour tenter de pallier les incalculables carences de leur État du fait des incuries de leurs dirigeants. 
  
Aussi, le Malien n’a pas d’ennemi naturel ; son seul et véritable ennemi c’est le manque d’éducation, la faiblesse des infrastructures de santé et de développement. 
  
C’est ainsi que nous sommes des millions, binationaux et sans-papiers originaires du Mali, à travers le monde, à galérer, pour collecter et envoyer de quoi aider à survivre décemment dans notre pays continental. 
Nous faisons toujours plus que toutes ces coopérations qui, malgré nos efforts, imposent à nos populations des règles inhumaines et dégradantes, qu’elles n’oseraient même pas penser pour leurs propres peuples ! 
  
Les millions d’émigrants maliens, à la seule sueur de leur front, s’attèlent, sans armes ni haine, à la réalisation de toutes sortes de missions dévolues habituellement à l'état ! 
  
Dans leur pays, les Maliens et les Maliennes bravent ordinairement leur quotidien en vivant avec l’insouciance d’un Peuple qui se démerde tout seul, zigzagant entre les caprices d’un climat pas toujours clément et les destins que le bon dieu distribue à sa guise !   
  
Ici, la nature et le ciel, dans leurs fantaisies, vont jusqu’à vouloir soumettre ce Peuple aux épreuves des criquets, de la sécheresse et, encore pire, du terrorisme de prétendus coreligionnaires ! 
  
Soudain, contraint de devoir se justifier et montrer patte blanche, le Peuple innocent titube : "je suis de telle ethnie, de telle communauté, de telle entité, venant de tel ancêtre, vivant telles misères de la part de telles autres communautés." 
  
Et les décomptes froids et télécommandés se mettent à l’œuvre : combien y a-t-il de ceci ou de cela à l’Assemblée nationale, au gouvernement, à l’école, dans la rue, au fond de la mer méditerranée, dans les sables du Sahara, sur les routes des aventures, etc. ? 
  
Le Mali était pourtant un grand Peuple panafricain et tiers-mondiste, ouvert, profondément ancré dans son Histoire séculaire et dans son espérance d’un avenir africain radieux, ayant toujours cru en la nécessité de création des États-Unis d’Afrique, d’où les tentatives de fédérer avec le Sénégal,  puis avec la Guinée-Conakry et le Ghana, sans succès ! 
  
Alors, que chaque citoyen et citoyenne en lutte pour la justice, que chaque pays, chaque peuple engagé dans le combat pour la paix authentique, fasse son examen de conscience en ce qui concerne "les crises au Mali" ! 
  
Les entremetteurs qui s’entendent si parfaitement avec les membres MNLA (Mutuelle des Narcotrafiquants et Lampistes de l’Adrar), devenus fréquentables du jour au lendemain, savent ce qui les unit à ce groupuscule : les rapines et la trahison, la fourberie et les mensonges,  le népotisme et la cocaïne ! 
  
Nous ne leur permettrons pas de réaliser leurs desseins sur notre dos et avec notre sueur ! 
  
Notre Mali, auquel d’aucuns tiennent à imposer des élections générales, pendant que plus de six cent mille (600.000) de ses citoyens sont déplacés de force, doit renaître de son histoire, de ses ruines et de ses larmes. 
  
Les inquiétudes du FNC au sujet du devenir du Mali demeurent donc entières, tout comme ses attentes d’une résurrection après tant d’épreuves. 
  
Les maliens doivent réfléchir sur eux-mêmes et sur leur désir de se prendre en main, très vite pour éviter que leur pays, du fait de la montée en puissance de la Communauté Internationale (la France en tête) dans la résolution de la crise, ne se retrouve mis sous tutelle et que sa souveraineté n’échappe au Peuple et à ses dignes représentants. 

Il va falloir s’organiser et réorganiser ses besoins (Lire : http://www.fncdumali.com/Mali-le-52eme-et-le-plus-amer-anniversaire-de-l-Armee-nationale-_a38.html

Il va falloir définir son modèle de société, y mettre un contenu crédible, éduquer pour un avenir conforme aux besoins du citoyen ordinaire et aux nécessités incontournables d’un État moderne. 
  
Les religions doivent rester dans les lieux de leur culte, pour que l’éducation demeure le domaine de l’État ! 
  
C’est le temps de régler définitivement la question épineuse et ténébreuse de la relation entre les politiciens et les dirigeants religieux d’une part, et, d’autre part, entre les groupes religieux et le collectif buissonnier dit classe politique, pour que le pays ne sombre pas cette fois-ci dans un chaos irréversible : les "intégristes au sud", vaste clan d’affairistes cruels aux intérêts divers connexes,  y travaillent déjà depuis longtemps, bien trop longtemps ! 

Les Maliens et les Maliennes, tous ensemble, doivent irrémédiablement renvoyer les religions dans leurs lieux de culte, de façon implacable et systématique avec, dans les meilleurs des cas, une voix consultative pour les questions touchant aux faits de religion. 

Le 1er signal fort, marqueur de ce renouveau laïc, sera le vote d’un Code de la famille libéré du joug des fanatiques : il faut que l’État s’assume ou qu’il disparaisse, tôt ou tard ! 

N’est-ce pas le comble de l’immoralité là, où on est légitiment et socialement en droit de n’exiger que la morale et la vertu, quand de prétendus guides religieux poussent le zèle à enseigner aux populations : « Ne nous prenez pas à la mesure de nos actes. Nous les chefs de la religion, ne sommes pas bons ; ne faites pas les choses comme nous, écoutez plutôt ce que nous vous disons de Dieu et de ses émissaires ! » ? 

Maliens et Maliennes, vous ne vivrez désormais que la liberté que vous aurez méritée, choisie et conquise de vos mains, que vous aurez réfléchie avec votre cerveau immergé ou nimbé de votre Histoire, que vous aurez défendue avec votre sang et votre ferveur, que vous aurez renforcée de vos peines et de votre constance ! 
  
Maintenant, osons et votons ! 
  
Votons, puisque les partenaires de notre pays exigent que les Maliens votent en juillet ; qu’il soit fait suivant leur volonté. Comme toujours ! 
  
Ce coup-ci, ils promettent des milliards de nos francs qui n’attendraient que le "nouveau président" pour être débloqués ! 
  
C’est pourquoi divers personnages se préparent à prétendre à la magistrature suprême du Mali. 
  
Leur point commun : ils n’ont pas d’avis sur le sujet, ou, du moins ils prennent grand soin de ne pas l’émettre, empressés qu’ils sont de venir s’attabler ! 
  
Il faut, crie-t-on un peu partout, en finir avec la transition-cochon, quels qu’en soient les prix et les conditions ! 
  
Toutes les conditions seront réunies pour que des élections acceptables aient lieu en juillet 2013, aux dires des partenaires du Mali ; mais au fait qu’en savent-ils ? 
  
Nos partenaires, suivant leurs outils et attentes, peuvent même nous contraindre à des élections dans deux semaines, en disséminant où ils voudront des"observateurs" ayant pour mission d’attester de la bonne tenue relative et acceptable du scrutin ! 
  
Que les Maliens votent ou pas, qu’ils le fassent à 1% ou 99%, les "observateurs" de nos partenaires attesteront de la validité du scrutin si jamais il se tenait. 
  
Avec un peu de "chance" (et par hasard) la Cour constitutionnelle abondera dans leur sens, sinon ce sera la guerre civile version "suivez notre regard !" 
  
Le prince ainsi nommé par les "observateurs" de nos partenaires sera légal et gouvernera au nom de nos partenaires et, au mieux, élu de 1 à 99 % de Maliens ! 
  
L’heureux nommé, avec ses certitudes et ses réseaux, incommodera le Peuple et prendra en otage son devenir. 
  
Qu’en sera-t-il de sa légitimité pour le Peuple meurtri, martyrisé, exilé et déplacé de guerre? 
  
Allons voter pour celui qui ne mérite ni les honneurs ni les charges de la direction du Mali. 
  
Allons voter pour celui qui conserve encore ses deux mains pour voler et qui garde toujours sa grosse tête pour nous narguer ! 

Alors là, Peuple, tu ne pourras plus dire que tu ne savais pas ! 

Tu n’auras plus jamais droit aux larmes de crocodiles dans lesquelles l’honneur et la dignité de nos populations ont été noyées ! 
  
Allons voter pour des débâcles encore plus méritées et retentissantes ; nous donnerons l’occasion aux disséminateurs du capitalisme mondial de venir tester leurs nouvel arsenal sur les survivants ! 
  
Allons voter, quand bien-même la dernière liste électorale est très problématique du fait de la légèreté et de l’inconscience qui ont entouré les plus récentes opérations de révision des listes électorales d’octobre 2011 à janvier 2012. Pour le moins qu’on puisse dire, ce fut le cas dans la "juridiction de Paris" comprenant la France et le Portugal, de laquelle nous relevons ! 
  
Les peuples ont, paraît-il, les dirigeants qu’ils méritent ! 
  
Et l’infernal cycle se remet en place, recommence, se poursuit ! 
  
À la fin de son mandat, devant toutes ses légèretés et les excentricités de ses proches, face à nos mécontentements et notre amertume, le prince repu osera la tragique ritournelle de nos dirigeants : « Seul Dieu est parfait. J’ai fait ce que j’ai pu et toute action humaine étant imparfaite et perfectible, je m’en remets à l’Histoire qui jugera ! » 
  
Ainsi, conformément à l’habituelle prévision démoniaque, une fois son forfait accompli, le "régnant sorti" gavera le Peuple de formules relevées en émotions, se prémunira d’un sauf conduit vers un exil doré, loin de nos manques et lamentations. 
  
Le Peuple, celui-là même qui trime et qui ne méritait pas un tel dirigeant, applaudit encore en reconnaissant la relative vérité des flopées de lapalissade. 
  
Votons, puisque nos partenaires nous le commandent ! 

 



[1] Georges Benjamin CLEMENCEAU, Homme d’État. 

[2] Jean-Claude VENNEKENS, Historien.


Source: FNC DU MALI