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jeudi, 05 juillet 2012

COTE D’IVOIRE: SILENCE, ON TORTURE SOUS DES REGARDS PASSIFS ET COMPLICES!!!

  

PRO-GBAGBO ENLEVES.jpg

 

« Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »

 Article 5, déclaration universelle des droits de l’homme de 1948

  

La Côte d’ivoire, depuis plus d’un an est devenue un Etat d’exception. Tout ce qui choque l’entendement humain est célébré comme un fait heureux. Au delà de la célébration des contre-valeurs, il apparait clairement que l’une des cordes que le régime d’Abidjan manie bien, c’est  la violation des droits de l’homme. Bien que notre Constitution proclame, dans son préambule, « son adhésion aux droits et libertés tels que définis dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948 et dans la Charte africaine des Droits de l'Homme et des Peuples de 1981 », rien n’empêche le pouvoir de Dramane Ouattara de méconnaitre, dans les faits, cette affirmation. Or, le rôle d’un gouvernement sérieux est de veiller à la protection des droits des citoyens, à les promouvoir en vue de permettre l’épanouissement de tous, sans distinction aucune.  Mais en Côte d’Ivoire, ne sont élevés à la dignité d’être humain que les partisans d’Alassane Dramane Ouattara. A l’opposé, les citoyens de « seconde zone » que sont les pro-Gbagbo, ont droit à tous les lots de traitements inhumains et cruels. Ces traitements se déroulent de façon paisible et continue dans l’indifférence totale des organisations de défense des droits de l’homme. En un mot, le régime Ouattara torture sous le regard passif et complice des ONG.

Le régime Ouattara torture…

Le régime de Ouattara, prétendument qualifié par ses amis et partisans, de démocratique, s’est spécialisé dans l’art d’arrêter, torturer, arracher des aveux infondés, exécuter sommairement des citoyens, violer  les domiciles etc. Toutes ces arrestations et perquisitions sont faites en violations flagrantes de règles en vigueur. Les rares témoins qui ont pu échapper miraculeusement à leurs tortionnaires, ont relaté dans la presse de l’opposition, les méthodes et les techniques utilisées par les hommes du régime. Pour procurer du plaisir au régime, tous les traitements cruels sont les bienvenus.

En effet, certains infortunés reçoivent des braises de feu sur le dos, des gouttes de sachets plastics brûlés sur les mains et parties sensibles, d’autres sont marqués au fer rouge. Certains d’entre eux sont enchainés à quatre ou à cinq comme furent les esclaves du temps de la traite négrière. Point n’est besoin de préciser qu’ils sont journellement battus comme des animaux. Tous ces faits se déroulent dans des lieux tenus par les hommes du régime. Yopougon, une commune pro-Gbagbo est présentée comme un super « camp de concentration ». Le régime a transformé, « la place de la liberté », patrimoine du FPI (parti de Laurent Gbagbo), en lieu de torture. Est-il utile de noter que l’activité sordide qui se déroule sur cette place est totalement contraire à l’esprit du lieu. Il s’agit en effet d’une place qui célèbre les libertés et non les exactions.

En dehors de Yopougon, il existe un  autre « camp de concentration » à PK 17, route de Dabou ; ce camp devait servir de site pour le service civique. Les pratiques qui s’y déroulent sont les mêmes constatées dans le camp de Yopougon. Ces deux camps « spécimens » sont les prolongements d’autres lieux tenus par les hommes du pouvoir. Et ces hommes n’ont qu’une seule cible : les pro-Gbagbo ou supposés. Ce sont ces citoyens qui peuplent les camps du régime. Ils viennent principalement des villes qui ont affirmé leur attachement au Président Laurent Gbagbo. Certains sont arrêtés à Abidjan, d’autres à l’intérieur du pays et convoyés soit dans les camps de l’intérieur soit dans ceux de la capitale économique. Ils sont des civils et militaires, tous accusés de vouloir renverser le régime. Ces accusations sont fallacieuses d’où, les traitements inhumains infligés à ces pro-Gbagbo. Car, si elles étaient fondées, le régime ouvrirait un procès qui donnerait l’occasion aux accusés de se défendre.

Ayant choisi la voie des camps de concentration, le régime d’Abidjan avoue le peu d’intérêt qu’il accorde aux droits humains. Cela est d’autant plus vrai que les tortionnaires eux-mêmes sont des ex-rebelles, maîtres dans l’art de la torture, connus pour être des criminels de guerre, des mercenaires, des miliciens tribaux.

Cette addiction à la torture donne du lustre au classement fait par l’Onu. En effet, selon l’organisation mondiale, le régime Ouattara, est un régime autoritaire. La chaine de télévision française France 2 en avait parlé le 26 Mars 2012 (édition de 20h). Mais si la Côte d’Ivoire est devenue championne en tortures et traitements inhumains, c’est bien parce qu’elle peut compter sur  le silence coupable de certaines organisations.

…sous le regard passif et complice des ONG

Le feu de la torture qui s’abat sur les pro-Gbagbo et supposés n’est dénoncé que par les journaux proches du Président Gbagbo. Ces organes se battent en publiant les témoignages des personnes ayant connu les flammes de la torture. Pendant qu’elles donnent de la voix, les ONG de défense des droits de l’homme brillent par leur mutisme. Elles assistent, passives, impassibles au drame que subit une partie des citoyens ivoiriens. Pourtant, elles se disent être équidistantes des pouvoirs politiques.

Notre actualité récente nous permet de dire que certaines ONG nationales sont complices du jeu du pouvoir. En effet, lors de la crise post-électorale, la Présidente du Réseau paix et sécurité des femmes dans l’espace Cedeao côte d’ivoire (Repsfeco-ci) Salimata Porquet, s’était vidée de ses larmes, lors d’un sommet de la Cedeao à Abuja en Mars 2011. En substance, elle demandait à l’institution d’intervenir pour  sauver « les victimes si nombreuses ». Depuis que son mentor Ouattara est aux affaires, elle a séché ses larmes, plus de pleurs, même pour ceux qui sont torturés par le régime. Ces personnes qui sont torturées ne descendent-elles pas de femmes ? A l’évidence leur vie n’a aucune importance tout simplement parce qu’elles ont eu le tord d’être des « Gbagboïstes ». N’Gouan Patrick, coordinateur national de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), lui et sa « convention » sont muets comme une carpe face au règne des « camps de concentration ». Pourtant, Patrick N’Gouan ne manquait pas de s’offrir en spectacle sur la chaine Africa 24 pour demander le départ de Laurent Gbagbo, il ne manquait pas d’organiser des séminaires pour montrer les tares du régime de Gbagbo. Où se trouve t-il pendant que des citoyens, des contribuables sont arbitrairement détenus dans les fers ? Le Mouvement Ivoirien des droits de l’Homme (MIDH), connu pour être un démembrement du RDR, parce que créé par des pro-Ouattara dont « le Petit Juge militant » Epiphane Zoro Bi Balo (actuel DG de l’AICF), est lui aussi passif. Il a perdu et on le comprend, sa verve des premiers jours. Ce mouvement a été rejoint par la Ligue Ivoirienne des droits de l’homme (LIDHO). C’est à croire que l’universalité des droits de l’homme est sujette à caution en Côte d’Ivoire. Comme le dirait Mobutu du haut de la tribune de l’Onu en 1973, lorsque qu’on parle des droits de l’homme on doit savoir de quel homme on parle. Est-ce des militants et sympathisants du Rhdp ou des pro-Gbagbo ? S’il s’agit des pro-Gbagbo, alors exit le respect des droits de l’homme et bonjour la torture !

A l’image de ces ONG nationales, celles dites internationales, semblent avoir d’autres préoccupations. En effet, elles ferment royalement les yeux sur cette prouesse du régime d’Abidjan. Amnesty International, Human Right Watch, la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), la division des Droits de l’Homme de l’ONUCI, La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), toutes ces organisations sont devenues subitement aphones. Elles sont dans une sorte de complicité qui donne de la graisse à la dictature instaurée par le régime d’Alassane Dramane Ouattara. Pourquoi un tel mutisme ? Tous ceux qui sont torturés dans ces « camps de concentration » devenus un « archipel de torture », sont-ils des sous-hommes ? N’ont-ils pas aussi droit à un brin de dignité ? Qui portera devant l’histoire, la responsabilité des errements du pouvoir d’Abidjan ?

Disons clairement que ces ONG muettes, seront autant responsables que le pouvoir actuel.

Voici donc, sur le chemin de l’hypocrite réconciliation nationale, les actes du pouvoir qui énervent le processus. Les gouvernants ivoiriens  ont les mains dénouées et toujours tendues sur la tête des pro-Gbagbo, comme une épée de Damoclès. Et lorsque cette épée frappe, les ONG applaudissent pas leur mutisme. Il est peut être politiquement correct que les membres et amis du pouvoir s’invitent à ce mutisme, mais il est inacceptable que des ONG, par essence neutres, s’adonnent à ce jeu macabre. L’histoire les jugera avec rigueur.

 

Alain Bouikalo

bouikhalaud10@gmail.com

mercredi, 04 juillet 2012

CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - PPTE: LA COTE D'IVOIRE COURT UN TRES GRAND DANGER!

 

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«Les Économistes nous ont trahis. Ils ont poussé le pays dans l’antre du diable. Si les Ivoiriens ne sortent pas immédiatement de l’initiative PPTE, il n’y aura plus de Côte d’Ivoire dans 3 ans».

 

La Révolution Permanente se fait le devoir de porter ce message aux Ivoiriens ce jour, mardi 3 juillet 2012. Ce message est la conclusion à laquelle les analystes de la Révolution Permanente sont parvenus lorsqu’ils ont été alertés par la position de certains pays d’Amérique latine qui ont rejeté systématiquement cette initiative.

Pour vous permettre de comprendre ce cri du cœur, je vous invite à découvrir ce que cache l’initiative PPTE lorsqu’après avoir atteint le point d’achèvement, un instrument du libéralisme usurier est chargé de sa mise en œuvre.

Le HIPC (Heavily Indebted Poor Countries) ou PPTE (Pays Pauvre Très Endetté), cette appellation qui devrait sonner comme une injure,  cache un concept économique mis sur pied par le FMI (Fonds Monétaire International) et la Banque Mondiale en 1996.

L’initiative HIPC ou PPTE a été empiriquement conçue pour être la Phase N°2 du PAS (Programme d’Ajustement Structurel). Il est donc bon de noter que l’initiative PPTE est le prolongement du PAS dont elle achève de réaliser les grands axes.

Officiellement, l’initiative PPTE est un système, je dirais, un engrenage économique, qui vise à assister les pays les plus pauvres du monde en rendant leurs dettes internationales «soutenables».

Si elle était un système conçu de bonne foi, l’initiative PPTE devait être l’équivalent de la procédure judiciaire dite de Règlement préventif. Pour les entreprises qui cumulent des dettes exigibles -que leur trésorerie disponible ou à recouvrer sur le court et moyen terme ne permettra pas d’apurer, alors qu’elles conservent encore des chances de s’en sortir financière-, le déclenchement de la procédure de règlement préventif leur permet de geler la poursuite des créanciers, qui se regroupent pour créer un collectif et signer un concordat et qui s’entendent avec le juge pour planifier de façon supportable, le recouvrement de leurs créances, parfois, en accordant à l’entreprise débitrice des allègements ou des délais de carence. Ainsi, avec un peu de chance, l’entreprise essoufflée réalise des investissements productifs, rembourse à un rythme soutenable ses dettes et retrouve la santé financière.

En principe, c’est ainsi que devait être perçue l’initiative PPTE pour les Etats. C’est également la finalité recherchée par le déclenchement d’une procédure judiciaire de règlement préventif au profit des entreprises en difficulté, que l’initiative PPTE devait viser à atteindre.

Mais que non. L’initiative PPTE cache un lourd secret que très peu de personnes connaissent. C’est ce secret que je vais exposer maintenant.

De façon innocente, les Économistes nous expliquent que pour qu’un pays soit éligible à l’initiative PPTE et PPTE renforcée, il doit respecter quatre critères:

· n’être éligible qu’à une assistance concessionnelle de la part du FMI et de la Banque mondiale (“IDA-only”) ;

· faire face à un niveau d’endettement insoutenable ;

· avoir parfaitement mis en œuvre des réformes et de saines politiques économiques dans le cadre de programmes soutenus par le FMI et la Banque mondiale ;

· avoir formulé un document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). (Celui de la Côte d’Ivoire a été élaboré sous la Direction du Ministre d’Etat, feu Bohoun Bouabré. Sa version finale a été rendue publique en janvier 2009)

Mais tout cela est compliqué. Je ne vais pas vous entraîner là-dedans.

Ce qu’il faut savoir de la face cachée de l’iceberg des conditions d’éligibilité d’un pays à l’initiative PPTE, se présente comme ci-après:

- pour qu’un pays fasse partie du programme, il faut qu’il soit listé parmi les pays les plus endettés au monde et incapables de payer ses dettes extérieures. Donc le pays doit être un Etat indigent, un Etat en situation de quasi-faillite;

(Petite parenthèse sur ce point : est-ce que vous comprenez maintenant pourquoi pendant que Laurent GBAGBO se battait pour payer les dettes extérieures tout en évitant d’endetter la Côte d’Ivoire, il s’est trouvé des individus, anciennement chargé de mettre en œuvre le PAS, qui conjuguaient tous leurs efforts pour lancer des attaques armées, lutter contre l’exportation du café et du cacao, souiller l’image de l’Etat en commettant des meurtres, diviser le pays, saper son potentiel économique en pillant une partie des richesses ? Est-ce que vous comprenez maintenant pourquoi?)

- les “saines politiques économiques” dont la mise en œuvre conditionne l’éligibilité du pays au programme, sont déterminées par le FMI et la Banque Mondiale, et sont les héritières – bien qu’elles ne s’appellent plus ainsi – des “Programmes d’ajustement structurel” des années 1980 et 1990 d’inspiration libre-échangiste : restriction des interventions de l’État dans l’économie, libéralisations, privatisations, politiques fiscales et monétaires restreintes… (Source: Wikipédia)

(Petite parenthèse sur ce point : Est-ce que vous comprenez maintenant pourquoi au lendemain du 11 avril 2011, toute la Côte d’Ivoire a été mise en vente ? Est-ce que vous comprenez pourquoi les banques appartenant à l’Etat de Côte d’Ivoire que sont la BNI, la BHCI, Versus Bank, bref, tout ce qui appartient à l’Etat est mis à marché depuis le 11 avril 2011 afin que les groupes privés français les achètent ?)

Bien. Vous commencez à tout comprendre

Alors, venons en de façon plus concrète au cas de la Côte d’Ivoire. Et vous comprendrez pourquoi GBAGBO Laurent ne pouvait pas rester Président mais aussi les raisons profondes du repeuplement économique de l’Ouest ivoirien avec la main-d’œuvre voltaïque.

Déjà en 1998, l’éligibilité de la Côte-Ivoire au programme PPTE fut conditionnée par la libéralisation complète du secteur du café pour l’année de récolte 1998-1999. Bédié Konan entre deux verres, a retrouvé un brin de lucidité. Il a refusé cette libéralisation telle que le FMI la lui demandait. Aussitôt, l’affaire des 18 milliards “volés” est sortie sur fausse dénonciation de qui vous savez et, au soir du 24 décembre 1999, le premier coup d’État de l’histoire de la Côte d’Ivoire a été consommé.

Mais après la chute de Bédié, Laurent GBAGBO arrive au pouvoir à la faveur des élections de 2000. La première pression qu’il subira, sera la réforme du secteur café-cacao. Ils n’ont pas utilisé le mot privatisation. Mais la fermeture de la CAISTAB et le retrait de l’Etat conduisaient au même résultat.

Sauf que Laurent GBAGBO est un Patriote ivoirien. Il ne peut pas accepter de vendre l’âme de l’Economie ivoirienne aux prédateurs étrangers. Donc il engage la réforme et aboutit à une libéralisation qui transfèrera la gestion de la filière aux acteurs de la filière.

Cette forme de libéralisation n’est pas celle qui était attendue. Mais elle était un bon pas vers la libération entre les mains des multinationales américaines, anglaises et françaises (Cargill, ADM, Armajaro, etc.) au cas où un homme à tout faire du FMI et de la Banque Mondiale prendrait le pouvoir. Parce qu’à terme, il faudrait atteindre cet objectif.

Nous sommes en 2012. Depuis le 26 juin de l’année, la Côte d’Ivoire a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Mais dans quel contexte et avec quelles ambitions ?

Pour ce qui est du contexte, Alassane Ouattara, celui qui a mis en œuvre pour le compte d’Houphouët-Boigny, la Phase N°1 de la stratégie de contrôle des secteurs clés de l’Economie des pays non occidentaux, cette phase baptisée PAS (Programme d’Ajustement Structurel), est en Côte d’Ivoire et règne en maître des lieux incontestable.

Dès la conquête de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a enclenché un processus vertigineux de ré-endettement du pays. Il a aussitôt vendu tout ce qui appartenait à l’Etat et est en passe de boucler ses dernières ventes avec la privation des banques comme la BNI, la BFA, la BHCI, Versus Bank.

Plus révélateur que de raison, son avènement en Côte d’Ivoire a ouvert la voie à un repeuplement agricole systématique de l’Ouest ivoirien par des Burkinabè. A terme, nous vous le disons chaque jour, ces terres villageoises occupées avec les armes ainsi que les forêts classées contrôlées par les mêmes milices burkinabè pour y cultiver le café et le cacao, seront vendues aux multinationales américaines et françaises afin que les ouvriers burkinabè et les autochtones de l’ouest deviennent des salariés.

Sur ce point, les ambitions de l’initiative PPTE sont claires et doivent l’être pour chacun d’entre nous.

Ce programme n’enrichira personne. Il ne permettra pas à la Côte d’Ivoire de prendre une moindre ascension économique. Non. Ce programme vient parachever la nocivité économique du PAS pour les Etats qui ont commis l’erreur d’y entrer.

L’initiative PPTE ne fera entrer aucune somme d’argent liquide dans les caisses de l’Etat ivoirien. Le ré-endettement massif a porté la dette ivoirienne à son niveau initial. Les remboursements effectués par le Président GBAGBO ont été renouvelés systématiquement par de nouveaux emprunts sur papier. L’argent entre et ressort aussitôt. Ce n’est qu’un jeu d’écriture.

Mais la plus grosse menace dans tout ça, c’est que l’Etat perdra totalement ou presque, ses avoirs sur  le café et le cacao avec la privatisation qui sera réalisée après la modification de la loi de 1998 sur le foncier rural pour permettre aux personnes physiques non ivoiriennes et aux entreprises privées de devenir propriétaires sur le domaine foncier rural. Une telle modification de la loi ouvrira la voie à l’achat de toutes les terres de l’Ouest ivoirien par les multinationales étrangères, d’abord en acquérant les terres occupées illégalement par les Burkinabè, ensuite en contraignant les allochtones baoulé et les autochtones Wè à leur vendre le reste des terres et les vieux vergers.

Une fois le cacao sorti du giron de l’Etat, les droits et taxes d’exportation perçus sur le café et le cacao réduits à des portions congrues, les banques nationales privatisées pour respecter les engagements pris ou imposés avec l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, que restera-t-il encore de la Côte d’Ivoire ? Que restera-t-il de ce pays puisque l’eau, l’électricité, les grands hôtels, les autoroutes et ponts à péage, les richesses du sous-sol, ont déjà été cédés  pour l’essentiel à 1 franc symbolique par Ouattara Alassane aux grands groupes français et américains ?

Si vous avez enfin compris, c’est que vous avez compris pourquoi le combat que la Révolution Permanente mène avec vous est un combat pour la survie du peuple de Côte d’Ivoire. Et l’histoire ne nous pardonnera pas d’avoir échoué.

Que Dieu sauve la Côte d’Ivoire des griffes acérées du diable !

 

A Très bientôt.

 

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00320/07/12

 

Source: INFO D'ABIDJAN

mardi, 03 juillet 2012

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR GUILLAUME KIGBAFORI SORO, PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE DE COTE D’IVOIRE

 

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 Monsieur Guillaume Kigbafori SORO,

 
Je viens d’apprendre, dans un communiqué signé des mains de Madame Fatim Camara, Responsable service Communications et Presse de l’Ambassade de Côte d`Ivoire en France, que vous effectuez une visite de travail en France et que vous serez reçu par votre homologue français, M. Claude BARTOLONE, ce lundi 2 juillet 2012 à 15 heures à l`Hôtel de Lassay, au 128 rue de l`Université Paris 7ème.
 
A l’occasion de cette visite en France, je vous adresse, ce lundi 2 juillet 2012, cette lettre, en espérant qu’elle vous parviendra et que vous la lirez jusqu’au bout.
 
Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, comme tout le monde le sait, la rébellion ivoirienne a vu le jour le 19 septembre 2002, avec comme chef, vous-même, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO. Vous vous êtes alors révélé au monde par ses déclarations ronflantes et parfois tonitruantes dans les medias et dans votre livre intitulé «Pourquoi je suis devenu un rebelle» et sous-titré «La Côte d'Ivoire au bord du gouffre» (Editions Hachette, Paris, 2005).
 
Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, avec cette rébellion, il a été donné aux Ivoiriens de vivre et de subir des horreurs immondes et des violences inouïes d’un groupe d’individus en armes de toutes sortes, pour la plupart analphabètes ou demi lettrés, sans légitimité aucune, sans foi, manquant de bon sens et d'«esprit des lois» (Montesquieu), et prétendant imposer leur volonté et leurs caprices, tels des cow-boys dans les films westerns d'antan, lesquels cow-boys, hors-la-loi et sans civisme ni éducation, défient le Sheriff du District, règnent en maîtres et, par la force de leurs pistolets, dictent leur loi.
 
Vous, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, et les autres rebelles sembliez ignorer (du moins méconnaître) que cette époque est révolue et que les temps modernes commandent d'utiliser, de nos jours, même dans le Far West, la voie des urnes pour accéder au pouvoir, pour pouvoir marcher sur des tapis rouges et pour pouvoir prétendre diriger les hommes, en vue de contribuer à favoriser leur bien-être et le progrès de l'humanité.
 
Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, on peut se demander ce que les populations ivoiriennes et l’Afrique ont gagné, ce que vous avez ajouté à l'humanité, quelle image vous représentez pour le présent et le futur dans l'histoire, quelle leçon la jeunesse africaine peut tirer de vos actes ?... La réponse est claire et nette : du gâchis.
 
Par exemple, en Côte d’Ivoire, on compte plus de huit années de situation de guerre, durant lesquelles le fonctionnement des institutions a été pratiquement en péril, où tout a été considérablement dégradé, où les ressources ont été systématiquement livrées au pillage...
 
Pendant que les autres peuples sont dans des laboratoires et dans les usines pour fabriquer des ordinateurs, des médicaments, des avions, des machines, des appareils…, pour notre confort, pour notre santé…, vous, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO et les autres rebelles, ainsi que vos alliés (connus et inconnus ou méconnus), vous n’avez eu aucune honte, aucun regret, ni remords de tuer vos propres parents et amis. Vous n’avez éprouvé aucune gêne à basculer notre pays dans un état lamentable de régression, ni aucun dégoût à vous faire payer sans travailler, ni aucun scrupule à piller et à faire piller les ressources de notre pays. Vous avez été toujours fiers de narguer, de troquer les autorités et les élus, fiers de fouler aux pieds nos lois, nos Institutions et notre Constitution, en toute immoralité et en toute impunité.
 
Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, plus que jamais auparavant, le sang a coulé, trop coulé en Côte d’Ivoire, comme dans les autres pays concernés par les rebellions. Du sang des autochtones comme des étrangers. Du sang des forces de l’ordre et des populations civiles comme des rebelles. «Nous avons eu plus de morts entre rebelles qu’entre nous et les Forces loyalistes», avait déclaré sur Radio France Internationales (RFI), votre chargé de communication des rebelles... Ces pertes importantes de vies humaines ont énormément endeuillé les populations ivoiriennes et suscité partout animosité, rancœur, indignation, colère et désirs de vengeance... Tels sont les réalités et les résultats de la rébellion ivoirienne dont vous, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, êtes un des instigateurs privilégiés.
 
Vous êtes l’un des premiers responsables, devant Dieu et devant les hommes, des exactions, des tueries perpétrées depuis 2002 par les rebelles, rebaptisés « Forces nouvelles » (FN), puis Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).
 
Vous avez siégé, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, dans le gouvernement de M. Laurent Gbagbo, en tant que Premier ministre. Vous avez mangé à la même table que M. Laurent Gbagbo que, poussé par vos mandataires (Marcoussis) et voulant emprunter des raccourcis, vous aviez mission, selon vos propres déclarations, d’assassiner, ou tout au moins chasser du pouvoir, pour accéder (vous ou un de vos commanditaires) à la magistrature suprême de la Côte d’Ivoire. C’est aujourd’hui mission accomplie.
 
Mais, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, avez-vous compris que les rebellions africaines rabaissent les Africains au rang de barbares des temps anciens, réduisent l’Afrique à l’état de jungle ou de champ de bataille permanent où le label démocratique est vidé de son contenu ? De plus, avez-vous réalisé que les rebellions africaines enrichissent les fabricants d’armes et ont pour victimes les populations africaines, c'est-à-dire des femmes, des hommes, des enfants innocents qui ne demandent qu’à vivre ?

Avez-vous compris que ceux qui fabriquent les armes, les vendent et ceux qui arment les rebelles ne sont nullement responsables de l’utilisation que l’on en fait ?  Avez-vous compris que, par les rebellions, les Africains se révèlent leurs propres ennemis et que, ceux qui arment et financent les rebellions, s’intéressent, d’abord et avant tout, aux ressources minières et naturelles des régions concernées?...
 
Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, le 22 février 2002, à quelques six mois de son 68ème anniversaire, est tombé au front, les armes à la main, M. Jonas Malheiro Savimbi, un des plus vieux rebelles de l’histoire d’Afrique, chef de l’UNITA, fondée le 13 mars 1966. C’est sur les bords de la rivière Luvuei, dans la province de Moxico, au sud-est de l’Angola, non loin de la frontière zambienne, que ce vieux chef rebelle a livré sa dernière bataille. Surpris par l’armée gouvernementale, il a été abattu, non sans s’être défendu : quinze balles logées dans son corps. Montré le lendemain à la télévision angolaise, son corps gisait sans vie, baignait dans son propre sang, son sang à lui, Jonas Savimbi. Toutefois, il avait le visage serein et intact, les yeux mi-clos. II a fini comme vous finirez, vous, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO. Il a fini comme finissent tous les rebelles de son espèce : Samuel Doe, Fodé Sankoh, Ousmane Mané, Joseph Kabila..., qui, eux aussi, avaient défiguré leurs pays respectifs, par des guerres, par des violences inouïes, par des tueries sans nom. En tout cas, tel est le sort de tous les rebelles, c'est-à-dire des individus qui, comme vous, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, prétendent rétablir leurs concitoyens dans leurs droits humains, et qui, contradictoirement, leur ôtent le premier des droits humains, à savoir : « le droit à la vie ».
 
L’Histoire retient que le leader de l’UNITA, M. Jonas Savimbi, avait résisté longtemps, très longtemps, de 1962 à 2002, et qu’il avait été à la fois un chef charismatique, un stratège, un «nationaliste» intransigeant et obstiné avec un parcours exceptionnel, un rebelle jusqu’au bout, du moins jusqu’à la mort. Certes, la mort l’a, finalement, emporté sur le succès qu’il escomptait.
 
Et comme Jonas Savimbi, vous serez, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO,  très bientôt rattrapé. Pour les crimes que vous avez commis, ainsi que par vos exactions et vos tueries, perpétrées depuis 2002, que nous gardons en mémoire, et telles qu’elles ont été consignées dans les journaux, dans votre livre et les livres d’histoire.
 
Enfin, que vous soyez Président de l`Assemblée Nationale de Côte d`Ivoire ou pas, vous en rendrez bientôt compte devant la justice, envers et contre vous, même si vous prétendez n’avoir pas de souci à vous faire, ni rien à vous reprocher. Rappelez-vous le cas Maurice Papon, impliqué dans l'arrestation et la déportation des Juifs de la région bordelaise, entre 1942 et 1944. Quoiqu’il eût de très hautes fonctions, il a été inculpé, plus de 40 ans après, notamment en 1983, à la suite de plaintes déposées en 1981, a été jugé à partir d'octobre 1997 et condamné le 2 avril 1998. 
 
Bon séjour à Paris, Monsieur le Président.
 
 
Paris, le 2 juillet 2012
 


Léandre Sahiri, Ecrivain et Enseignant chercheur.

jeudi, 28 juin 2012

CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - COTE D'IVOIRE: HOLLANDE PREPARE LA DERNIERE BATAILLE D'ABIDJAN


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Deux navires de guerre français mouillent dans les eaux territoriales ivoiriennes depuis quelques jours. Un communiqué officiel, rapporté par le quotidien Soir-Info dans sa parution de ce jeudi 28 juin 2012, nous informe que ces navires participeront à une série d’opérations de “formation” des FRCI de Dramane Ouattara et de maintien du savoir-faire opérationnel de la Force Licorne.

Mais Hollande se fout de notre gueule. Deux navires de guerre pour former les FRCI de Dramane Ouattara, des individus qui exécutent chaque jour, au moins un civil décrété pro-GBAGBO?

Non. Je sais que François Hollande n’est pas si normalement anormal que ça! Il ne ferait pas former des bandits en tenues militaires avec armes de guerre au poing pour renforcer leurs capacités génocidaires. Non. Hollande a accepté de maintenir ces navires de guerre mis en mission pour la Côte d’Ivoire par Nicolas Sarkozy depuis mars 2012, parce qu’il prépare à sa façon, la dernière bataille française en Côte d’Ivoire.

Que cela se sache. Jamais la France n’acceptera de lâcher de bon gré, la Côte d’Ivoire tenue dans les liens de l’esclavage à la fois diplomatique et économique qui fait bien vivre des multinationales françaises.

Donc, “la France est prête  pour la Côte d’Ivoire”. C’est ce message que François Hollande nous envoie. Il dit qu’il n’est pas le Président des Conseils d’Administration, comme son prédécesseur; mais il nous démontre qu’il ne laissera pas non plus ces Conseils d’Administration orphelins après les nombreux marchés acquis de gré à gré avec à la clé, des exonérations et des exemptions d’impôts complètement appauvrissantes pour l’Etat ivoirien en déconstruction.

Mais quoi de plus normal! Un service, ça se rend. Le troc bombes françaises contre marchés de gré à gré, tirs de chars français rémunérés avec les secteurs stratégiques de l’économie ivoirienne bradés à 1 franc symbolique, la protection des criminels de guerre et la couverture des crimes à relent génocidaire contre richesses minières et pétrolières ainsi que le pouvoir d’Etat; c’est tout de même une bonne affaire qui nécessite la présence de deux navires de guerre avec probablement des missiles équipés de têtes nucléaires!

Alors, les Ivoiriens sont avertis. Les prophéties n’ont pas menti. La France, peu importe qu’elle soit dirigée par François Hollande ou Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, a une dernière bataille à livrer contre le peuple souverainiste de Côte d’Ivoire.

Mais cette guerre sera la dernière contre le peuple souverain de Côte d’Ivoire car la France fera pour la première fois, l’amère expérience de la Gloire de Dieu!

Ecoutez-les rires. Et attendez qu’ils cessent subitement de rire. Puis après coup, passez en bordure de la Lagune Ebrié pour voir les corbeaux se régaler.

Je sais que nous nous comprenons. 

 

A Très bientôt.

 

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00315/06/12


Source: INFODABIDJAN.NET

dimanche, 24 juin 2012

LE PRESIDENT GBAGBO PORTE PLAINTE CONTRE NICOLAS SARKOZY ET LA FORCE LICORNE

 

 

Selon l’agence France Presse (AFP), l’armée française va devoir s’expliquer devant la justice française sur les actes de guerre commis contre le gouvernement du Président LaurentGbagbo durant la crise post-électorale en Côte d’Ivoire.

En effet, le Président Gbagbo a instruit ses avocats français de porter plainte contre l’armée française devant les juridictions françaises. C’est la raison pour laquelle, Me Jacques Verges, Roland Dumas et Marcel Ceccaldi, ont porté plainte devant le Tribunal aux armées de Paris contre l’armée française et son ex-Président Nicolas Sarkozy, pour tentative d’assassinat du Président Laurent Gbagbo, de son épouse Simone Ehivet, de son fils Michel Gbagbo, et de tous ses proches présents avec lui à la résidence présidentielle, durant les bombardements de cette dernière par la Force Licorne.

Cette plainte a été déposée auprès du tribunal des armées de paris le 05 juin dernier, et un juge d’instruction a été nommé à cette fin, pour suivre le dossier qui s’annonce des plus volumineux.

L’ex-Président français Nicolas Sarkozy sera entendu sur le rôle joué par lui-même et la France durant cette douloureuse période de l’histoire de la Côte d’Ivoire, où le monde entier éberlué a vu des hélicoptères de guerre français bombarder la résidence d’un chef d’état africain, sans aucune résolution d’ ONU, et au mépris de l’indépendance et de la souveraineté de la Côte d’Ivoire.


Cathérine Balineau


SourceIVOIRIAN.NET

mercredi, 06 juin 2012

CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - CPI: ÇA VA SE PASSER TRES MAL POUR OCAMPO ET OUATTARA


 

ALASSANE OUATTARA ET LUIS MORENO OCAMPO.jpg

 

« Tout se complique pour Ocampo », confesse le camp Ouattara. Le week-end dernier, à l’occasion de la récente visite éclair rendue par le sulfureux procureur Ocampo à son "partenaire d’affaire" Alassane Ouattara, c’est l’émoi qui s’est abattu sur l’association de malfaiteurs qui accuse de tous les péchés, le Président GBAGBO, le Chef d’État en exercice qu’ils ont agressé et tenté d’assassiner sans succès en avril 2011.

Qu’est-ce qu’Ocampo est venu chercher à la veille du procès prévu pour le 18 juin 2012, alors qu’une exception d’incompétence soulevée par les avocats du Président GBAGBO a fini par mettre du sable dans la bouche gourmande de ce faux procureur ?

Les indiscrétions ne tarissent pas en confidences. Les murs ont des oreilles. Pour Ocampo, ça va se passer très mal. Il n’a pu trouver de témoins capables de prouver les ragots que des militants du RDR ont compilés pour lui remettre et qu’il n’a pas hésité à brandir à la face du monde comme des charges contre le Président GBAGBO.

Plus grave encore, des personnes déclarées comme tuées par "la milice de GBAGBO" se trouvent être en service au sein des FRCI actuellement pendant que d’autres sont des apprentis de mini cars urbains appelés Gbaka. Ils sont déclarés tués par Ocampo mais ils sont en activité en ce moment à Abidjan.

Donc, ça se complique pour Ocampo. Et ça se complique énormément, parce que le fameux procureur de la CPI n’a jamais mené aucune enquête en Côte d’Ivoire. Cela peut se prouver. Il ne s’est contenté que de coupures de journaux pro-Ouattara, de récits écrits par un collège de militants RDR ayant travaillé à l’Hôtel du Golf, mais aussi et surtout, de faits récupérés dans les archives des auditions de témoins du génocide rwandais.

C’est pourquoi ça va se passer très mal pour lui. Il a fait du faux. Il a menti. Il a fabriqué les faits et les circonstances. Il ne peut justifier les soi-disant preuves qu’il a contre GBAGBO. 

Alors, il se contente de slogans et de propagande depuis la riposte sommaire apportée par la Défense du Président GBAGBO. Il en est ainsi quand il dit que "les pro-GBAGBO ont commis les pires atrocités". Ici, il est dans la démagogie, les clichés sans faits, la propagande anti-gbagbo sans discernement.

En effet, les rapports des organisations internationales de défense des droits de l’homme fixent clairement des grands moments de crimes commis dans la période postélectorale : il y a ceux commis par le Commando dit invisible à Abobo (56 femmes, enfants et vieillards à Anonkoua Kouté en une seule nuit, plus de 30 policiers et gendarmes tués alors qu’ils étaient endormis à leurs domiciles) ; il y a les innombrables massacres commis par la rébellion de Ouattara rebaptisée FRCI lorsqu’il en a pris le contrôle officiellement en mars 2011(plus de 2000 Guérés massacrés de mars à avril 2011 par les FRCI et Dozo à Duekoué dont 800 femmes et enfants égorgés, aspergés d’essence et brûlés sur un seul site, plus de 200 élèves et étudiants sortis de leurs domiciles et exécutés à Yopougon par Shérif Ousmane et ses hommes, des centaines d’étudiants tués autour de la Résidence du Président GBAGBO par l’armée française, des dizaines d’étudiants tués par les FRCI sur les lits du CHU (Centre Hospitalier Universitaire) de Cocody alors que blessés par les bombardements franco-onusiens autour de la résidence du Président GBAGBO où ils avaient constitué un bouclier humain, ils étaient hospitalisés pour recevoir des soins ; etc. etc.) 

A quel moment Monsieur Ocampo peut-il trouver des faits pour démontrer sur la période dite postélectorale, des crimes plus graves commis par les pro-GBAGBO ? 

Il n’y aucun fait qui accompagne ce mensonge ridicule proféré par un procureur malhonnête, soudoyé par des criminels et qui pense qu’il va s’en tirer si facilement pour aller se la couler douce.

Ocampo lui-même le sait. Il va couler avec Ouattara. Donc il veut s’en laver les mains. Il clame en public des slogans de diabolisation classiques auxquels ils ont habitué l’opinion occidentale. Mais en privé, il confie à Ouattara que les choses risquent de se passer très mal pour lui. Mais aussi pour Ouattara et ses obligés.

Résultats de la panique et de l’angoisse : Ocampo veut rompre le pacte scellé avec des pots de vin.

« Mais comment compte-t-il s’y prendre ? » Notre source dit qu’elle n’a pas encore les informations. Mais ce dont elle est sure, c’est qu’Ocampo a tenu à préparer les esprits qui comptaient sur sa malhonnêteté pour en finir avec GBAGBO Laurent, à s’attendre à un revirement brutal de la situation dont les conséquences seraient incalculables pour lui mais aussi pour Ouattara et ses hommes.

« Dans ce cas, Ocampo qui a manifestement échoué dans sa mission contre le Président GBAGBO va-t-il rembourser les pots de vin déjà encaissés » ?

Notre source répond que ce n’est pas à exclure s’il ne veut pas être dénoncé par le camp Ouattara au cas où les choses se passeraient vraiment mal. Et comme les choses vont se passer très mal pour lui, il fait le fanfaron en public, mais pleure sur son triste sort en privé.

Voilà donc qui promet. Et comme le dit la sagesse africaine : « le poisson vit dans l’eau, mais ce n’est pas dans toutes les eaux qu’il peut nager ».

Habitué aux coups fourrés, Ocampo a sous-estimé le peuple digne de Côte d’Ivoire et son Président, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO. Mais il s’en rend compte : le mépris et le racisme rendent aveugles et non intelligents.

 

A Très bientôt.

 

Hassane Magued

 

Source: AFRIK53.COM

mardi, 05 juin 2012

CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - SORO GUILLAUME AUDITIONNE PENDANT 2 HEURES PAR OCAMPO


 

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Nous vous promettions dans la Chronique N°00282/06/12 de ce même lundi 4 juin 2012, que nos sources allaient nous apporter de nouveaux détails sur les activités qui ont meublé la présence du sulfureux Ocampo en Côte d’Ivoire le week-end dernier. Eh bien c’est fait !

Sommé par les instances supérieures qui actionnent la CPI, OCAMPO après sa récente lettre de félicitation au chef de rébellion Soro Guillaume, s’est vu obligé d’auditionner son "ami" pendant 2 heures. Le Procureur très célèbre en Côte d’Ivoire pour sa collusion affichée avec le clan Ouattara a interrogé Soro Guillaume, notamment sur les crimes commis de 2002 à 2011 par les Forces nouvelles rebaptisées FRCI.

Très énervé et se sentant trahi à la suite de cet interrogatoire qui a failli mal tourner entre les deux amis d’hier, Soro Guillaume a menacé de ne pas se laisser faire. Il n’a pas hésité à rappeler à Ocampo qu’au moment des faits en 2002, il n’était qu’un étudiant et qu’il n’avait pas d’argent pour financer une rébellion.

Il a même jeté à la figure d’Ocampo qu’il vient « le cuisiner » seul alors qu’il sait qui a financé la rébellion de 2002 et qu’il ne peut accepter qu’on le tienne tout seul pour responsable des tueries. Il a même juré que s’il doit être jugé, eh bien, il faudra que celui qui a financé la rébellion le soit en même temps que lui.

Le Procureur Ocampo n’a pas demandé qui a financé la rébellion selon notre source. Mais il a tenu à préciser à l’attention de Soro Guillaume qu’il ne fait qu’exécuter une mission qui lui a été intimée par la CPI.

Lorsque nous avons demandé à notre source quelle sera la prochaine étape de cette audition, il nous a répondu : « la capture de Soro Guillaume. Manifestement, il refuse de se faire arrêter ou de comparaître volontairement à la CPI. L’ordre de le capturer sera donc donné dans les jours qui viennent à la Licorne et à l’ONUCI. »

Mais Soro Guillaume qui a promis ne pas se laisser faire, à mis en alerte les FRCI qui lui sont proches. Une attaque imminente est prévue contre Ouattara par les FRCI qui tireront prétexte d’une insurrection en cour de préparation à Anyama (commune sise dans la banlieue nord d’Abidjan). En effet, cette insurrection a avorté le week-end passé grâce à une intervention de l’Imam de la mosquée d’Anyama. Ce dernier croyait qu’il s’agissait d’un mouvement de colère lié aux fausses promesses de Ouattara et était intervenu pour empêcher l’insurrection qui prendrait la forme d’une marche spontanée d’hommes en armes vers la résidence privée de Ouattara.

Mais les prochains jours achèveront de convaincre cet Imam de se mettre à l’écart parce que les deux camps ont affûté leurs stratégies pour s’affronter à l’arme lourde.

Ainsi, Ouattara, informé par les services de renseignement qu’il a engagés, vient de recruter 500 Militaires Commandos togolais livrés à Abidjan par Faure Gnassingbé, en fin de semaine dernière. Ces 500 togolais ne sont pas en mission pour le compte de l’ONUCI. Ils constituent un corps de sécurité privé financé avec le budget de souveraineté de 300 milliards de francs CFA que Ouattara s’est octroyé. Ils constituent une force d’appui aux bérets rouges burkinabès, qui le protègent depuis son installation au pouvoir par Nicolas Sarkozy.

Du côté de Soro Guillaume, c’est le temps de compter les alliés au sein des ex-Forces Nouvelles rebaptisées FRCI. Il a un argument de poids pour recruter même les inconditionnels pro-Ouattara. Il leur rappelle que si lui le chef est lâché par Ouattara, eux-aussi seront pris dans les filets de la trahison. 

Alors, aujourd’hui plus que jamais, l’affrontement entre les FRCI alliés de Soro Guillaume et les 500 mercenaires togolais venus en renfort au millier de militaires burkinabès formant le fameux GSPR (Groupe de Sécurité Présidentiel), est une certitude qui se conjugue dans un futur très, très proche.

D’autant plus que cet affrontement sera anticipé par Soro Guillaume pour éviter que la Licorne et l’ONUCI lancent l’opération de sa capture et que son armée ne soit obligée d’affronter à la fois ces forces d’occupation étrangères et la milice de burkinabès et togolais d’Alassane Ouattara. 

Comme le dirait l’autre : souhaitons la bienvenue au temps de la cueillette !

Parce que ça va saigner !

 

A Très bientôt.

 

Hassane Magued


Source: AFRIK53.COM

mercredi, 30 mai 2012

OUATTARA AU POUVOIR, LA BONNE GOUVERNANCE SUR LE BANC DE TOUCHE

                                 

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Jamais le citoyen ivoirien n’avait pensé que sous le règne de Dramane Ouattara, des affaires sales viendraient polluer la vie de ce pays. Dramane, en effet, s’était présenté à tous comme un homme pur comme l’eau de roche, celui qui ne pouvait côtoyer les eaux  boueuses. Ceux qui y avaient cru n’avaient certainement pas connu l’époque de « Ouattara vend et rachète » cette époque où le titulaire actuel du trône, en sa qualité de chef du gouvernement (1990-1993) s’était bradé une bonne partie du patrimoine de l’Etat en combinant la double qualité de vendeur et acquéreur. Ceux qui ont abusivement cru en Ouattara avaient sans doute oublié la fameuse affaire des 19 tonnes d’affaires personnelles non dédouanées. Pour les excuser, nous diront que le temps a dû plaider en faveur de Dramane Ouattara. Malheureusement, les mauvaises habitudes ont la peau dure comme les faits de l’histoire qui demeurent têtus. Et l’ivoirien à aujourd’hui l’occasion de le vérifier avec Ouattara au pouvoir. Ouattara est-il nié par ses prétentions de bon gestionnaire ennemi de la mal gouvernance ?

Depuis un an qu’il est au pouvoir, les affaires sales s’enchaînent au rythme de la souffrance du peuple lequel assiste impuissant, à la corruption démentielle en vogue sous l’actuel régime. La dernière de ces affaires puantes est celle qui a emporté le très affairiste Ministre de l’intégration africaine, Adama Bictogo. En effet, selon les conclusions d’une enquête diligentée par la Direction de la police économique et financière, le Sieur Bictogo aurait détourné la coquette somme de 600 millions, une tranche de l’indemnisation des victimes des déchets toxiques. L’affaire portée depuis bien longtemps à la connaissance de Ouattara, Bictogo n’a nullement été inquiété, au contraire il n’a fait que grossir sous l’effet de l‘estime de son maître, ce dernier ayant fait de lui, l’un des pions essentiels de la restauration de l’ordre constitutionnel au Mali. Ce ministre vient d’être limogé de façon carnavalesque sous le regard d’une délégation du conseil de sécurité en mission en Côte d’Ivoire. Pure coïncidence ou désir de laver l’image d’un gouvernement qui devient progressivement l’ombre de lui-même? Mais là où le régime de Ouattara a de façon incontestable, démontré que son fameux code d’éthique n’est rien d’autre qu’un papier bon pour les toilettes, est le renouvellement de sa confiance en des ministres impliqués dans des affaires sulfureuses. L’on se souvient que lors de son interview télévisée le 30 Mars 2012, Ouattara avait avoué que son équipe faisait du « bon travail ». Pourtant, deux affaires ont secoué son gouvernement avant cette interview. Il s’agit des affaires Celpaid impliquant deux ministres du gouvernement et Satarem-Greensol impliquant un Ministre et un autre relié mystiquement à cette même affaire, le même Bictogo. Dans la première en effet, la Ministre de l’éducation Nationale, Mme Kandia Camara, s’était offerte le luxe d’attribuer un marché de gré à gré à un des ses collègues M. Mamadou Sanogo, Ministre de la construction et de l’urbanisme. Ce marché dont le montant est de loin supérieur à 30 millions avait pour objet l’inscription en ligne de près de 5 millions d’élèves. Le mode d’attribution avait selon la lettre du continent, provoqué « des grincements de dents au sein de la banque mondiale ». Le fait est que selon la réglementation en vigueur en Côte d’Ivoire aucun marché de gré à gré n’est admis au-delà du montant de 30 millions F CFA. Mais par un tour de magie transpirant la corruption, les deux Ministres membres du RDR ont pu passer par le filet et cela sous le regard attentif de Ouattara. L’affaire avait fait grand bruit, sans pour autant inquiéter les mis en cause.

 La seconde affaire avait même conduit l’Autorité de Régulation des Marchés Publics à désavouer la ministre de la salubrité publique, Désirée Anne Oulotto, par l’annulation pure et simple de la procédure de passation de l’appel d’offres relatif à la mise en œuvre d’un schéma de gestion intégrée des déchets solides. En effet, après un appel d’offre déclaré infructueux, la ministre en question avait attribué le marché dans un appel d’offre restreint à une société dénommée Satarem-Greensol. Or, la société Satarem lors du premier appel d’offre ouvert et déclaré infructueux, n’avait pas pu recueillir la moyenne exigée. Curieusement elle se trouve être attributaire du marché par un jeu de greffe opéré par la ministre donnant ainsi Satarem-Greensol. C’est donc cette nouvelle entreprise créée de toute pièce qui remporta le juteux marché estimé à des milliards de Francs CFA. Mais le comble c’est que Satarem est une entreprise française ayant fait banqueroute et Greensol, une entreprise ivoirienne créée le 23 Novembre 2011, bien après le lancement de l’appel d’offre et appartenant au frère ainé de d’Adama Bictogo, le sieur Salif Bictogo. Voici donc la mine de corruption que la Ministre de la Salubrité Publique a pu constituer. Cela n’a point déranger le « bon gestionnaire Ouattara », l’homme qui prône la bonne gouvernance. Mais ces ministres ne sont certainement pas les seuls à « déchirer » le fameux code d’éthique. Arthur Alocco, DG par intérim de l’ATCI a été  récemment viré pour « des manquements graves constatés dans l’exercice de ses fonctions ». Quels sont ces manquements graves qu’a pu commettre celui qui fut l’un des artisans de la mise en ligne de la chaine pirate TCI? Avait-il osé toucher là où ça fait mal? L’affaire de la licence 3G attribuée à MOOV-CI semble être la raison du précoce limogeage de l’ancien DG intérimaire. Comment le ministre Koné Bruno a pu attribuer en violation des règles, cette licence à l’entreprise MOOV-CI ? En effet, après un appel d’offre ayant mis en concurrence trois entreprises que sont MTN-CI, ORANGE-CI et MOOV-CI, l’évaluation technique des offres avait permis de conclure que l’entreprise MOOV-CI ne remplissait pas les conditions contenues dans le cahier de charges minimales. Au niveau de l’obligation de couverture qui était plafonnée à 95% sur 4 années, l’entreprise MOOV-CI (Atlantique Telecom) s’était engagée sur un taux de couverture de 32% sur les 4 ans. Le classement a donné les résultats suivants : « MTN-CI, 193 points sur 250 soit une moyenne de 15,44 sur 20. 2ème Orange-CI, 133 points sur 250 soit une moyenne de 10,64 sur 20. 3ème MOOV-CI, 118 points sur 250 soit une moyenne de 9,44 sur 20 ». Tout naturellement cette entreprise ne pouvait pas bénéficier de cette licence face aux concurrentes MTN et ORANGE qui, elles, remplissaient  les conditions. Malgré cette note minable de MOOV-CI le Ministre attribue souverainement la licence 3G à MOOV-CI après un recours gracieux exercé par cette dernière. Le ministre, par ailleurs neveu du patron de MOOV-CI,  Koné Dossongui, donne ainsi droit à ladite requête. Mais là où la complaisance apparait est que MOOV-CI prend l’engagement de couverture de 95% sur 6 ans au lieu de 4 ans prévues par le cahier des charges minimales. La rupture d’égalité est donc saisissante. Pourquoi MTN et ORANGE s’engagent, conformément au cahier de charges, sur une couverture de 4 ans alors que MOOV, elle s’engage pour 6 ans, sans toutefois présenter des garanties techniques. Cette autre affaire sale de la république n’a suscité aucun frémissement au sommet de l’Etat. Ce coup de pouce donné par le neveu à l’oncle, ressemble bien à celui donné à Aka Sayé Lazare actuel Directeur Général de la RTI. Au terme d’un appel à candidature en vue de sélectionner le Directeur de la RTI, des candidats avaient présenté des tests organisés par le cabinet Deloitte. Les résultats avaient classé M. Obou Armand (93 points sur 100) en tête suivi par Messieurs Abdel Kader Sanogo (55 points sur 100) et Bakayoko Amadou (35 points sur 100). Le militant du RDR Aka Sayé Lazare n’avait pas été capable d’être parmi les trois premiers. Mais l’on ne sait par quelle opération du saint esprit, Aka Sayé Lazare a été confirmé au poste de Directeur Général de la RTI par le conseil d’administration. Que dire de l’appel d’offre restreint lancé par le secrétariat Général du gouvernement en vue de la réhabilitation de la CCIA? Cet autre appel d’offre s’est tout simplement corrompu en un marché de gré à gré et ce, au détriment de trois entreprises soumissionnaires que sont les entreprises SONITRA, PFO et ZARAGOZA-CI. Alors qu’elles attendaient les résultats, le marché est attribué en catimini à une entreprise tierce à l’offre qui a déjà engagé les travaux. A cette affaire, ajoutons celle de la réhabilitation des commissariats ainsi que des universités publiques actuellement fermées. En effet, suite au pillage et à la destruction des commissariats et universités par les forces pro-Ouattara en Mars-Avril 2011, des entrepreneurs ont été choisis en dehors de tout critère objectif pour la réhabilitation de ces ouvrages. L’on a pu même voir un opérateur très magnanime prendre la décision de réhabiliter certains commissariats notamment ceux de la commune d’Attécoubé et d’Adjamé. Au final, les factures fournies par ces entrepreneurs, concernant les commissariats, ont tellement subies une surfacturation que la police économique se trouve obligée d’intervenir. Ces entrepreneurs réclament aujourd’hui à Ahmed Bakayoko, la somme de 3 milliards. Pour la réhabilitation des universités, aucun appel d’offre n’a été lancé par le ministère de tutelle. Ces marchés estimés à des milliards ont été attribués à des opérateurs récoltés pour certainement leurs liens d’amitié avec les tenants du pouvoir. L’argument présenté est qu’il y avait urgence. C’est à croire que l’urgence met entre parenthèses les prétentions de « bon gestionnaire ».

Voici donc quelques sales affaires qui démentent l’éternel argument de bonne gouvernance arboré par Dramane Ouattara. Comment comprendre cette folle corruption qui fait son chemin au cœur du pouvoir Ouattara ? Il y a dans un premier temps de la part des tenants du pouvoir une réelle volonté de rendre leurs comptes dodus. L’argument peut être simpliste et peu fouillé. Mais à quoi répondent le délit d’initié, la passation des marchés à des entreprises créées au pied levé, le gré à gré au profit de collègues et amis ou encore des coups de pouce à des parents? Le partage du butin est la raison essentielle et rien d’autre. Dans un second temps il y a la moralité peu enviable des chargés des différents dossiers. En effet l’épine dorsale de la corruption est la moralité de l’individu qui fait de cette contre-valeur, un mode de vie. Enfin, les sales affaires traduisent l’incompétence des gouvernants à conduire en toute responsabilité, la cité. Ces trois éléments mis en commun disqualifient d’office les tenants du pouvoir d’Abidjan. Certains seront tentés de dire que le précédent pouvoir était corrompu (pouvoir dont ils ont d’ailleurs été cogestionnaires). Soit ! Mais si le régime actuel a pendant 10 ans utilisé des moyens contestables pour accéder au pouvoir avec l’aide de l’étranger, nous pensons sincèrement qu’ils sont animés d’une volonté de renverser la table. Que nenni. Au lieu de chasser la corruption par la bonne gouvernance, ils la promeuvent au grand bonheur des infatigables grilleurs d’arachides. Mieux, le chef de l’exécutif, Dramane Ouattara, l’honnête des honnêtes ne se lasse pas de tenir des conseils des Ministres avec ses Ministres plongés jusqu’au dernier grain de cheveux dans les puanteurs de la République. Ainsi va la République de « la solution » qui a fait asseoir depuis un an, la bonne gouvernance sur le banc de touche.


Alain Bouikalo, Juriste-consultant

bouikhalaud10gmail.com

mardi, 29 mai 2012

CPI-GBAGBO: AU COEUR D'UN TOURNANT DECISIF

 

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79 pages riches et précises. La requête en incompétence de la Cour pénale internationale (CPI) rédigée et déposée par l’équipe de défense du président Laurent Gbagbo – Maître Emmanuel Altit, Maître Agathe Bahi Baroan, Maître Natacha Fauveau-Ivanovic –, malgré son caractère technique quelquefois ardu, se lit passionnément. Le sujet, bien entendu, est en lui-même d’un intérêt capital, pour les Ivoiriens et pour tous les Africains. On ne saurait le traiter par-dessus la jambe, en se contentant du prisme souvent déformant des agences de presse occidentales. Pour cette raison, et malgré le temps très court qui nous était imparti, nous avons voulu, au Nouveau Courrier, partager avec vous de très larges extraits de ce texte. Pour rendre cette lecture essentielle plus agréable, nous avons fait le choix éditorial de rassembler les extraits les plus significatifs dans des articles séparés, précédés d’un commentaire et encadrés par une titraille qui guide la lecture et permet de comprendre plus vite un certain nombre de concepts qui peuvent se noyer dans un langage juridique volontiers ésotérique. Vous avez dans les mains le résultat de notre travail. Il aurait pu être meilleur, et nous travaillerons, lors du procès qui vient, à en expliciter les moindres enjeux de la manière la plus professionnelle. A la mesure de vos attentes.  

Que retenir de la démarche des avocats du président Gbagbo ? Premièrement, elle est surprenante. Alors que l’opinion était focalisée sur la procédure de demande de liberté provisoire sur laquelle quelques informations étaient disponibles, la Défense se lance dans une vaste contre-attaque qui déroutera sans doute le Procureur, la Cour et bien entendu le régime d’Abidjan.

Collusions Ocampo-Ouattara et pratique de la torture

Plus question d’être dans une position attentiste ! En lisant ce texte, on se rend bien compte que Laurent Gbagbo ne va pas à son procès comme un mouton à l’abattoir. La meilleure défense, c’est l’attaque ! Il attaque donc. Dans une position passive durant de nombreux mois, ses avocats capitalisent désormais les nombreuses erreurs d’une accusation compromise dans ses «liaisons dangereuses» avec le régime autoritaire d’Abidjan, ce dernier ne pouvant plus compter sur la protection inconditionnelle de la France officielle.

Le camp Gbagbo met en lumière un certain nombre de faits gênants pour ses adversaires. Il décrit les différentes formes de collusion entre l’une des parties ivoiriennes (le camp Ouattara) et l’Accusation, ce qui jette une suspicion légitime sur cette dernière. Il montre que ceux qui se présentent comme le camp du Bien – la France, les Nations unies, la CPI, le régime Ouattara – se sont signalés par des violations du droit international, du droit national ivoirien, du droit international humanitaire, du statut de Rome, etc… Des violations si nombreuses et si diverses qu’on ne peut que se dire que ceux qui les ont perpétrées étaient persuadés de leur impunité.

Le récit détaillé des mauvais traitements infligés à Gbagbo, et le fait même que ces mauvais traitements soient certifiés par un médecin expert de la CPI, qui les considère comme assimilables à de la torture, place de fait le régime Ouattara, au plus haut niveau – qui peut imaginer que l’actuel maître d’Abidjan ignorait ce que ses hommes faisaient de Gbagbo ? – sur le banc des accusés. En effet, la Cour pénale internationale est très clairement compétente pour juger les actes qui relèvent de la torture. Si, en dépit de l’argumentaire juridique des avocats de Gbagbo, elle considère qu’elle a compétence pour juger les événements survenus en Côte d’Ivoire dans le cadre fixé, comment le Procureur pourra-t-il empêcher la mise en cause de Ouattara lui-même sans se discréditer durablement, alors qu’un médecin-expert «validé» par l’institution affirme que le régime d’Abidjan a torturé celui qu’il considère comme un ancien chef de l’Etat ? S’il en est ainsi du bois vert, qu’en sera-t-il du bois sec ? Si Gbagbo est soumis à de telles choses, on imagine ce que vivent, dans l’indifférence internationale, les militaires embastillés par Fofié ou les jeunes qui sont arrêtés quotidiennement à Abidjan dans un climat de rafle généralisée ?

En filigrane, le choix d'une stratégie

La stratégie du président Gbagbo apparaît d’ores et déjà. De son statut d’accusé, il a bien l’intention de passer au statut symbolique d’accusateur, décidé à démontrer au monde entier le double langage meurtrier de la «communauté internationale», en réalité de l’Occident conquérant. Il a bien l’intention d’ouvrir les yeux des Africains sur les mécanismes internationaux subtils tendant à criminaliser ceux qui tentent, même de manière imparfaite, de porter leurs voix et leurs aspirations à un monde plus équitable.

Les avocats de Gbagbo remettent-ils en cause la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) parce qu’ils «paniquent» à la vue des «preuves» d’Ocampo ? En réalité, ils ont plutôt économisé leurs «munitions» dans le cadre d’une bataille qui s’avère longue. Et ils jouent en contre. Le 18 mai dernier, l’Accusation a abattu ses cartes principales en produisant ses preuves supposées. Elle ne peut plus rajuster sa stratégie de manière fondamentale. La Défense peut donc, sans grand risque, sortir une partie de son jeu et de son plan de bataille. Le faire avant que l’Accusation montre toutes ses cartes était fondamentalement risqué. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Il est question de prendre l’ascendant psychologique et juridique dans la période qui nous sépare du 18 juin. Et de faire bien comprendre à l’adversaire qu’il sera mis en cause – et de la manière la plus juridiquement charpentée possible –  dans sa personnalité, dans ses pratiques scandaleuses, dans ses intentions. Dans un échange téléphonique rapide avec Le Nouveau Courrier, Maître Emmanuel Altit a dévoilé son état d’esprit. Sa requête est «sérieuse», «juridiquement fondée». «Nous avons de bonnes chances de gagner ce débat. Nous considérons que la CPI n’est pas compétente sur cette affaire. A elle de démontrer le contraire», nous a-t-il confié.

Une subtile partie de poker à la fois juridique, judiciaire, politique, psychologique, diplomatique et historique vient de commencer. Elle sera rude.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

vendredi, 18 mai 2012

BEN SOUMAHORO ATTAQUE RFI, ALAIN FOCCA ET LA BIAO-NSIA


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Je vis dans un pays anglophone où la source la plus importante d’informations internationales reste Radio France Internationale (RFI), radio officielle de la République française et voix officielle incontournable de la France dans le monde. Les prises de positions de cette radio aux ordres de la République et du gouvernement français sont parole d’évangile pour la plupart des francophones du monde qui finissent par trouver leur compte dans ce qu’on peut appeler sans risque de se tromper de la propagande néo-colonialiste. Radio France Internationale est assurément un instrument de protection de l’influence Française dans le monde sans compter son rôle touchant directement à la défense nationale dans les cas d’implication du gouvernement Français dans des conflits comme ceux du Tchad, de la Lybie, de la Côte d’Ivoire et bientôt du Mali et de la Guinée Bissau par le truchement de son bras armé la CEDEAO.

Chacun sait ici et là-bas, que la radio Française, comme un appui aérien nécessaire aux fantassins et autres marsouins est une puissante arme de destruction mentale et de déstabilisation des Etats (notamment Africains) qui ont la malchance de se trouver dans le collimateur de la diplomatie agressive et déraisonnable de la France. Il ne faut pas s’y tromper. La puissance de cette diplomatie interventionniste et destructrice d’unités nationales en Afrique repose essentiellement sur la puissance des émetteurs de la "radio mondiale". Dès lors, il appartient à chacun de comprendre qu’il est nécessaire que cet instrument de "guerre psychologique" d’un autre temps soit entouré de toutes les attentions par le pouvoir Français qui a choisi ce type de coopération avec les pays anciennement colonisés, plutôt que d’aider ces derniers à bien s’équiper pour mieux répondre aux besoins de leur population en matière de communication. L’objet de cette note n’est pas de critiquer RFI en tant que telle, encore que cela ne manquerait ni d’intérêt, ni de raisons mais de relever quelques incongruités du fonctionnement de la Maison du 116, Avenue du Président Kennedy à Paris.

La direction de RFI appelle chaque matin les auditeurs de tous les Mondes à se pâmer devant la compétence, le savoir, l’intelligence et le professionnalisme de milliers de correspondants polyglottes dans le monde, qui sont autorisés à donner des leçons dans tous les domaines et à tous les peuples de la terre. Entre le facétieux Juan Gomez qui s’accorde plus de temps qu’à ses interlocuteurs à l’antenne et qui se permet de couper sans ménagement tous ceux qui ne vont pas dans le sens des instructions qu’il a reçues de ses "red-chefs" et Christophe Bouabouvier dont les invités ne sont pas forcément les plus proches de l’actualité, ni même les mieux indiqués pour servir véritablement cette actualité, il y a des personnages d’un type nouveau que la Radio Mondiale a décidé de recruter pour se donner bonne conscience et pour sans doute satisfaire un besoin politique de discrimination positive galopante en France mais qu’aucun pays Africain ne réclame à l’ex-puissance colonisatrice. Parmi ces nouveaux rois de l’antenne de RFI, le prolifique, l’éclectique et le fumeux Alain Focca détenteur de plusieurs types d’émissions allant du magazine à la chronique historique en passant par des grands reportages inclassables et des interviews de Chefs d’Etats d’Emirats pétroliers d’Afrique dont la générosité est bien connue sur le continent. Le talent et le professionnalisme de Mr Alain Focca ne sont pas mis en cause. C’est son activité débordante et trop voyante dans des domaines qui partent de l’audiovisuel au commerce international qui intrigue plus d’un.

En dehors de ce qui est visible et évident, comment RFI peut-elle expliquer que Mr Alain Focca s’arroge des initiatives du type "coffret des grands hommes d’Afrique" dont il se trouve être le principal animateur, le représentant de commerce et le distributeur agréé sous l’autorité déclarée de la Radio Française. Comment expliquer, d’autre part, l’activité commerciale d’une radio entièrement financée par le contribuable Français, activité qui concurrence et s’oppose à l’existence et au développement de l’entreprise privée. La vocation de RFI est telle de fabriquer des coffrets de CD, de les distribuer elle-même sous son label, à un prix exorbitant et de se payer le luxe de les faire financer par un sponsor privé ? On sait par ailleurs que les tournées de promotion de cette activité commerciale plutôt suspecte sont prises en charge par le sponsor qui se trouve être la BIAO-NSIA. Cette affaire pose à chaque homme du monde, un problème éthique qui vient de vous être exposé. Que RFI et BIAO décident de faire commerce en dehors et au dessus de toutes les règles établies par leurs statuts est leur problème et le problème des contrôleurs d’Etat Français.

Mais qu’un journaliste exerçant à temps plein son métier sur une chaîne de ce type, se transforme en recherchiste de sponsor et distributeur de produits dérivés de la chaîne sur tout le continent Africain, pose à l’évidence un problème de déontologie. Tout le monde sait et la Direction Générale de RFI sait que le financier des coffrets de CD des grands hommes de l’Afrique est le Président du groupe de banques et assurances BIAO-NSIA de Côte d’Ivoire. Tout le monde sait également que ce curieux partenariat Sud-Nord n’a été possible que grâce à l’extraordinaire entregent de Mr Alain Focca, ami personnel du PDG de BIAO-NSIA, Mr Diagou Kacou Jean. A ce stade des choses, la Direction Générale de RFI pourrait rétorquer qu’il n’y a pas de quoi "fouetter un chat". Soit. Mais comment la Direction Générale de RFI explique t-elle que le même Alain Focca soit à la fois journaliste, chroniqueur historique, grand reporter, interviewer émérite à RFI, accessoirement vendeur de cassettes pour RFI et Directeur de la communication du groupe BIAO-NSIA, rémunéré à grands frais en tant que cadre salarié de cette entreprise Ivoirienne compromise avec RFI dans des activités commerciales frisant le délit d’initiés. Comment peut-on croire qu’un tel laxisme n’implique pas d’autres responsables dans la hiérarchie de la Radio Mondiale ? Les rétrocommissions étant une pratique courante exercée au plus haut sommet de l’Etat Français Sarko-Balladurien, qui peut empêcher RFI, d’user sans modération de cette excuse ?

J’entends d’ici quelques responsables grincheux et probablement coupables de RFI s’indigner : De quoi se mêle-t-il celui-là ? Oui, certes, de quoi je me mêle ? Je me mêle uniquement de ce qui me regarde. D’abord, auditeur de RFI, je me considère comme un sociétaire obligé de la Radio Mondiale, parce que je n’ai pas le choix là où  je réside aujourd’hui. Ensuite, je vous prie de croire que j’ai eu le privilège d’exercer ce métier magnifique pendant plus de 40 années dans mon pays, la Côte d’Ivoire. A ce double titre, il m’insupporte de voir et même de subir des dérapages du type : Alain Focca /RFI /Diagou Kacou Jean-BIAO-NSIA.

SANS APPEL D’OFFRES ET AVEC DES DESSOUS MALSAINS.

 

Mamadou Ben Soumahoro

Ex-député de la République de Côte d'Ivoire

jeudi, 17 mai 2012

POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANÇAIS MICHEL GBAGBO

 

 

Pour la libération immédiate du citoyen français... par legrigriinternational

lundi, 30 avril 2012

LE PLAN SECRET DES ILLUMINATI

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Svali est une ancienne "programmeuse mentale", rescapée des Illuminati, dont nous avons déjà publié plusieurs articles. L'article suivant résume de manière courte et précise le plan d'ensemble des Illuminati, destiné à mettre en place leur "Nouvel Ordre Mondial".
 
Il est important que nous comprenions bien la philosophie des Illuminati, et pour quelle raison ils pratiquent la programmation mentale des êtres humains. Tous les groupes ont des objectifs, et les Illuminati ne font pas exception. Faire de l'argent ne représente pas leur objectif ultime. Ce n'est qu'un moyen pour atteindre leur but. Leur but est de prendre le pouvoir au niveau mondial. Les Illuminati ont donc conçu un plan qui s'inspire des anciens plans quinquennaux ou décennaux soviétiques. Les Illuminati ont mis toute leur foi dans ces plans, qu'ils enseignent à tous leurs membres.
 
Qu'ils réussissent ou pas, ceci est une autre question. Mais je vais vous révéler le contenu général de ce plan, à tous les niveaux des Illuminati. Tout plan comporte des étapes intermédiaires, avant d'atteindre l'objectif final. Chaque région des Etats-Unis a donc été dotée de "centres nerveux", qui constituent des bases d'exercice du pouvoir des Illuminati, au niveau régional. C'est ainsi que les Etats-Unis ont été divisés en sept grandes régions géographiques. Dans chaque région, il existe certaines localités disposant de bases militaires et de centres spéciaux, situés dans des endroits isolés ou difficiles d'accès, ou sur de vastes terrains privés.
 
Ces bases sont utilisées périodiquement pour enseigner et former les générations d'Illuminati aux techniques militaires, aux techniques de combat rapproché, aux méthodes de contrôle des mouvements de foule, à l'usage des armes, et à tout ce qui touche à la guerre de manière générale. Pour quelle raison ? Parce que les Illuminati croient que tous les gouvernements du monde, y compris le gouvernement américain, vont finir par s'effondrer. Il s'agira d'effondrements planifiés, qui se produiront d'une manière bien précise.
 
Les Illuminati ont prévu tout d'abord un effondrement des marchés financiers. Par comparaison, la Grande Dépression ressemblera à une partie de plaisir ! Cet effondrement résultera des manoeuvres conjointes des grandes banques et des institutions financières du monde entier, qui manipuleront les marchés boursiers et les taux de change. La plupart des gens se trouveront endettés envers le gouvernement fédéral. Le gouvernement exigera un remboursement immédiat de toutes les dettes. La plupart des débiteurs seront dans l'incapacité de payer, et feront faillite. Cela causera une panique financière qui se produira simultanément dans le monde entier. Les Illuminati sont fermement persuadés qu'ils peuvent contrôler les gens par la finance.
 
L'étape suivante sera la prise de contrôle par l'armée et les forces de sécurité, région par région, lorsque le gouvernement aura décrété l'état d'urgence et la loi martiale. Les gens seront paniqués, l'anarchie s'installera dans la plupart des villes, et le gouvernement justifiera son action par la nécessité de maîtriser les mouvements de panique dans la population. Les dirigeants militaires qui appartiennent aux Illuminati, et tous ceux qui leur obéissent, auront recours aux armes et aux techniques de contrôle et de manipulation des foules pour aboutir à leurs objectifs. C'est pour cela que de nombreux survivants âgés de moins de 36 ans, qui ont réussi à échapper aux Illuminati, ont témoigné qu'ils avaient subi une programmation de type militaire.

Il y aura des gens qui ne font pas partie des Illuminati, ni de leurs sympathisants, qui entreront dans la résistance. Les Illuminati le savent et s'y attendent. Ils se préparent dès à présent à cette éventualité. C'est pour cela qu'ils sont formés au combat rapproché et à la manipulation des foules. Ils sont prêts, en cas de nécessité, à ouvrir le feu sur ces foules. Les Illuminati s'entraînent à être prêts à toutes les réactions possibles à leur tentative de prise de pouvoir. De très nombreux programmés mentaux seront appelés à réaliser des tâches précises, au moyen de codes spéciaux. Ces codes sont conçus pour faire obéir tous les esclaves des Illuminati aux moindres ordres de leurs maîtres, et pour annihiler toute tentative de désobéissance.
 
De nouvelles bases militaires seront construites dans chaque grande localité. Certaines existent déjà, mais sous un déguisement. Au cours des prochaines années, on les verra apparaître au grand jour. Il y aura dans chaque localité une base d'action régionale, et des responsables auxquels tous devront rendre compte. La hiérarchie de ces responsables correspondra exactement à la hiérarchie occulte actuelle.
 
Il y a environ cinq ans, quand j'ai quitté les Illuminati, il y avait à peu près 1 % de toute la population des Etats-Unis qui appartenait aux Illuminati ou qui dépendait d'eux, y compris tous les programmés mentaux, directement utilisables. Ce chiffre peut paraître faible à certains. Mais imaginez l'effet que peuvent produire plus de 2.500.000 personnes parfaitement entraînées à l'emploi des armes et des techniques psychologiques, liés à des groupes paramilitaires, et puissamment armés.
 
Tous ces gens sont absolument consacrés à leur cause. C'est pour cela que les Illuminati sont fermement persuadés qu'ils pourront aisément contrôler les 99 % restants de la population, composée de citoyens peu ou mal entraînés, et armés comme des "chasseurs du dimanche". Même les troupes régulières locales ne feront pas le poids devant les forces des Illuminati, dirigées par des chefs très compétents. Ils comptent aussi sur l'élément de surprise, qui les aidera lors de leur prise de pouvoir. En outre, de nombreux chefs des Illuminati ont été, ou sont toujours, de hauts responsables de l'armée, qui ont une excellente connaissance de l'état des défenses locales, et des moyens de les circonvenir.
 
Après la prise de pouvoir des militaires, la population se verra offrir le choix d'adhérer à la cause des Illuminati, ou de la rejeter. Dans ce cas, les opposants seront confrontés à des peines diverses, à l'emprisonnement, ou même à la mort. Les Illuminati sont persuadés qu'ils sont "nés pour gouverner", car ils se jugent plus intelligents et plus "éclairés" que les autres. Ils sont très arrogants, et considèrent la population en général comme des "brebis sans intelligence", qui se laisseront facilement conduire par des chefs à poigne et compétents, pourvu qu'on leur accorde l'aide financière dont ils ont besoin en temps de crise, et qu'on leur fasse sentir la rigueur du châtiment réservé aux rebelles. Il ne faut jamais minimiser l'absence totale de scrupules des Illuminati, ni leur caractère impitoyable et leur capacité à atteindre leurs objectifs.
 
Les dirigeants financiers des Illuminati, comme les Rothschild, les Van der Bilt, les Rockefeller, les Carnegie, ou les Mellon, par exemple, se mettront en avant, et offriront de "sauver" une économie mondiale à l'agonie. On mettra en place un nouveau système d'échanges monétaires, fondé sur un système monétaire mondial, avec des bases au Caire et à Bruxelles. Ainsi seront réalisés le système économique mondial et le Nouvel Ordre Mondial tant désirés par les Illuminati.
 
Le plan des Illuminati comprend bien d'autres dispositions, mais je vous en ai décrit l'essentiel. C'est pour la mise en oeuvre de ce plan que tous les Illuminati travaillent et qu'ils sont formés. Ils sont prêts à donner leur vie pour leur cause, afin d'enseigner leurs doctrines à la nouvelle génération. Ils croient que leurs enfants sont leur héritage. On m'avait raconté que ce serait la génération de mes enfants qui assisterait à leur prise de pouvoir, à un certain moment du 21e siècle. Actuellement, les Illuminati mettent silencieusement en oeuvre leur plan, en s'infiltrant systématiquement :
 
- Dans les médias.
- Dans le système bancaire.
- Dans le système éducatif.
- Dans le gouvernement, que ce soit au niveau local ou au niveau fédéral.
- Dans le système scientifique.
- Dans toutes les églises.
 
Cela fait plusieurs siècles que les Illuminati s'efforcent de s'infiltrer dans tous ces domaines. Ils ne le font pas en avouant clairement leurs motivations réelles ! Ils ne s'introduisent pas dans une banque, par exemple, en disant : "Salut ! Je viens prendre le contrôle de votre banque pour le compte des Illuminati !" Ils investissent progressivement de plus en plus d'argent dans cette banque, pour en contrôler une majorité d'actions. Ils ne parlent jamais publiquement de leur plan ni de leurs activités secrètes. Souvent, d'ailleurs, comme ils sont eux-mêmes programmés mentaux, ils sont amnésiques pour tout ce qui concerne ces activités. Ils ont souvent l'apparence d'hommes d'affaires respectables, affichant leurs convictions "chrétiennes".
 
Les Illuminati attachent une très grande importance à l'image qu'ils donnent dans la société. Ils font tout pour maintenir une façade "normale" et respectable. Ils ont horreur d'être dévoilés. Voici quelles étaient les personnalités qui siégeaient au conseil local des Illuminati dont j'étais membre : le responsable local de la Fédération des PME, le PDG d'une entreprise locale travaillant pour le Ministère de la Défense, le Directeur d'une école chrétienne, l'un des adjoints au maire de la ville, un journaliste, une infirmière, un médecin, un psychologue, un colonel de l'Armée de Terre, un haut responsable de la Marine. Tous, à une exception près, fréquentaient régulièrement une église le dimanche, et étaient très respectés dans toute la ville. Aucun d'entre eux n'avait une réputation douteuse. Tous étaient au-dessus de tout soupçon.
 
Si vous aviez rencontré l'une de ces personnes, vous auriez sans doute aussitôt apprécié son intelligence, son ouverture d'esprit, son charme et son charisme. C'est leur meilleure "couverture". La plupart des gens pensent que les gens "mauvais" ont une mauvaise apparence, soit dans leur physique, soit dans leur comportement. Ils y sont incités par la propagande des médias, qui présentent les "méchants" sous des traits souvent hideux. Tous les Illuminati que j'ai personnellement connus étaient des gens aimables et charmants dans leur vie de tous les jours.
 
Leur seul problème était d'avoir parfois un comportement bizarre, comme peuvent l'avoir des alcooliques. Si les Illuminati sont parfaitement indétectables, c'est en raison de la dissociation de leur personnalité, artificiellement provoquée par des expériences traumatiques. Beaucoup d'Illuminati, si ce n'est la plupart d'entre eux, sont complètement inconscients de la vie horrible qu'ils mènent au cours de la nuit.
 
Il existe d'autres groupes qui ne font pas directement partie des Illuminati, mais qui sont en relation avec eux. Les Illuminati ne sont pas le seul groupe qui pratique l'ésotérisme, ou qui adore des démons et des dieux antiques. Les Illuminati encouragent les divisions. "Diviser pour régner" est l'un de leurs principes essentiels. Ils ne s'inquiètent pas de l'existence de ces autres groupes. Au contraire, ils les accueillent souvent dans leur zone d'influence, si cela est possible. Cela se produit de plus en plus souvent depuis quelques années, à mesure que les Illuminati "vendent" leur organisation et leurs principes, qui sont considérés comme les meilleurs par toutes les sociétés secrètes. En échange de ce "perfectionnement technique", les Illuminati exigent la soumission des autres groupes occultes. Ils leur envoient leurs meilleurs formateurs, qui dépendent de leurs conseils locaux et régionaux.
 
Dans le domaine politique, les Illuminati sont infiltrés dans tous les principaux partis. L'une de leurs maximes préférées est : "L'ordre sort du chaos". L'anarchie est une discipline pour eux. C'est pour cela qu'ils envoient des armes et des fonds à tous les protagonistes des principaux conflits, en particulier lors des deux dernières guerres mondiales. Ils croient que l'Histoire est un jeu, comme une partie d'échecs. Pour eux, les plus forts doivent émerger des conflits, des épreuves et des combats. Je ne partage plus cette philosophie, mais je la partageais autrefois, de tout mon coeur. A mesure que la vraie nature et les objectifs des Illuminati sont dévoilés, j'espère que les citoyens "ordinaires" se réveilleront, et s'organiseront pour lutter contre ceux qui se préparent à capturer un monde qui ne se doute de rien.
 
 
Par Svali.
 
L'original peut être consulté en anglais à l'adresse suivante :
 
 

vendredi, 27 avril 2012

L’OTAN, AVEC LES USA EN TETE, PREPARE LE TERRAIN POUR UNE GUERRE CONTRE LA SYRIE

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PressTv- Un analyste américain dit que les Etats-Unis ont dépêché des escadrons de la mort en Syrie qui se sont constitués en gangs armés pour attaquer des groupes de population avant que Washington n’envahisse la Syrie.


« Ces escadrons de la mort sont la principale cause des problèmes en Syrie » a déclaré l’auteur et historien Webster Griffin Tarpley dans un interview avec Press TV. Il a ajouté que chaque fois que les Etats-Unis veulent envahir un pays, ils commencent par envoyer des escadrons de la mort pour attaquer des groupes de population. Tarpley a expliqué que Washington avait envoyé des escadrons de la mort en Irak en 2006 et 2007 parce que la situation était intenable et avait instigué une guerre civile dans le seul but de maintenir sa présence dans la région.


 

Il a ajouté que les escadrons de la mort envoyés en Syrie avaient été recrutés dans plusieurs parties du monde. « La Syrie faisait partie du même plan (de “pacification” ndt) que l’Irak et donc ce qu’ils ont fait en Irak établissait un schéma qu’ils n’avaient plus qu’à reproduire ailleurs » selon l’analyste. Pour Tarpley, la situation actuelle en Syrie est le signe que l’OTAN cherche à « intervenir militairement » dans le pays. ”Les puissances de l’OTAN essaient de déclencher une guerre civile à partir de l’extérieur”, selon lui. La Syrie connaît des troubles depuis la mi-mars 2011 et beaucoup de gens, y compris des membres des forces de sécurité, ont été tués dans la tourmente. L’Occident et l’opposition syrienne accusent le gouvernement de tuer les opposants.

Mais Damas accuse « les hors la loi, les saboteurs et les groupes terroristes armés » d’être responsables de l’agitation qui, affirme Damas, est orchestrée de l’étranger.

 

Source: ELECTION 2012

lundi, 16 avril 2012

AFRIQUE - MALI: LA CONSPIRATION SE POURSUIT

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Richard (Attias) coeur d'or noir au secours de l'Afrique

 

Dans un récent article que l'on croirait tout droit sorti de la plume du puissant ex-mari de sa femme actuelle, Cécilia, l'homme d'affaires Richard Attias – publiciste et organisateur, entre autres, du “forum économique de Davos” depuis 1994 : c'est tout dire…–, nous brosse le portrait idyllique d'une Afrique à l'en croire bien près d'atteindre son PMP – Point de Maturité Politique – à l'aune des critères de la jet set des maîtres du monde. A l'origine de ce satisfecit : le succès de l'arbitrage mené par la CEDEAO, ayant abouti au désistement du capitaine Sanogo en faveur du président de l'assemblée nationale Dioncounda Traoré, dont le retour providentiel avait été curieusement “prophétisé” par le ministre français de la coopération Henri de Raincourt, lors d'une interview dans le cadre de l'émission “internationales” de TV5monde-Rfi-Le Monde, le dimanche 25 mars 2012.

Commençant par une allusion émue au pauvre “Amadou Toumani Touré (ATT), qui était pourtant un exemple démocratique dans la région” – alors que, ce n'est un secret pour personne, les gouvernants français n'avaient pardonné à ce dernier ni ses sympathies pour le Président Gbagbo et sa modération lors de la crise ivoirienne, ni son refus d'installer une base militaire française à Sévaré –, Monsieur Richard Attias feint de s'émerveiller devant la “médiation ferme et efficace qui a permis, pour la première fois en Afrique, de faire plier (par le dialogue et des menaces de mesures de rétorsion), la junte qui avait pris le pouvoir à Bamako”, avant d'évoquer en termes judicieusement réprobateurs – sur l'air de “vous voyez, je n'ai rien à voir avec ces gens-là”– “le silence assourdissant du ministère des affaires étrangères français” à l'occasion de cette crise.

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Cecilia Sarkozy et Richard Attias

Il fait ainsi mine de croire à la fois que la France n'a rien à voir avec les bouleversements subis par le Mali, et que les initiatives de la CEDEAO échappent au contrôle de la France. Une France, pourtant, – la “leur”, celle des copains fortunés de son actuel Président, celle de BHL et de Monsieur Attias – dont nul n'ignore qu'au travers de son ignoble guerre du pétrole en Lybie, elle a sciemment et puissamment contribué à armer la rébellion touareg, et, par delà, les extrémistes musulmans d'Aqmi; une CEDEAO plus que jamais soumise aux “diktats” de l'Élysée, depuis qu'elle s'est vu imposer pour président un sous-préfet “ivoirien” qui est aujourd'hui à Nicolas Sarkozy ce que Philippe Pétain était au chancelier du Reich...

Monsieur Attias fait également mine de croire que le premier enjeu de la crise malienne résidait dans le coup d'État d'une “junte” dont il s'avère aujourd'hui qu'elle n'était qu'un leurre destiné à servir les intérêts stratégiques de la rébellion nordiste, en éliminant tout risque d'un éventuel échec dans sa prise de contrôle de la moitié du pays (régions pétrolifères incluses). En effet, tout le monde l'a compris, les pressions exercées par la France – par CEDEAO interposée – n'ont fait que porter le coup de grâce à toute velléité de résistance nationale à l'irruption d'une catastrophe annoncée, non seulement prévisible, mais ardemment souhaitée par les vautours que l'on sait.

Fidèle à la rhétorique du vœu pieu, – sédatif de prédilection d'une opinion internationale sous influence –, Monsieur Attias ne manque pas de nous servir l'impeccable couplet soulignant la nécessité de “restaurer la souveraineté nationale dans le nord du pays”, préoccupation soi-disant partagée par l'Europe et les États-Unis, deux entités prédatrices qui, de fait, unissent et multiplient actuellement leurs efforts pour accélérer le démantèlement par étapes de tous les états africains.

Tout cela ne serait évidemment rien si Monsieur Attias avait oublié de prononcer le mot magique : la “menace” liée à l'émergence d'Aqmi. Comme si les quelques otages occidentaux – évoqués à point nommé par ce chantre de la Cause confraternelle – pesaient plus lourd que les 100 000 morts de la récente tuerie occidentale en Libye, les 20 000 morts de la rébellion dirigée depuis plus de dix ans par le burkinabé Ouattara contre l'intégrité et la souveraineté de la Côte d'Ivoire, et les d'ores et déjà innombrables viols et assassinats objectivement commandités par les autorités Françaises – ces grandes pourvoyeuses de violence guerrière – au Nord-Mali, sans parler des millions de morts d'Irak et d'Afghanistan.

Mais Monsieur Richard Attias ne s'en tient pas là. En comparant la “crise politique” malienne, née du renversement d'ATT par le capitaine Sanogo, et celle selon lui “imposée” à la Côte d'Ivoire par SEM le Président Gbagbo, Monsieur Attias réussit un double tour de force :

- mettre sur le même plan l'incontestable légitimité d'un président élu et officiellement reconnu par la plus haute juridiction d'un État souverain – confronté aux menées d'un putschiste soutenu par une “communauté internationale” prise en otage par la France et les États-Unis –, et l'anti-constitutionnalité foncière du coup d'État de Bamako;

- noyer au passage l'énorme poisson des criantes similitudes entre la rébellion Ouattaro-sorienne et la rébellion touarego-aqmienne, la seconde inscrivant son programme de déstabilisation, de purification ethnique et de destruction “sur commande” dans le sillage de la première.

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Nicolas Sarkozy et Richard Attias

Et que dire du vibrant plaidoyer auquel se livre Monsieur Attias en faveur d'une plus grande implication de l'Europe et des États-Unis dans la lutte des Africains contre le “terrorisme” – un terrorisme dont chacun sait que toutes les ficelles de démagogie manipulatrice sont depuis longtemps déjà tirées depuis Paris, Londres ou Washington, trois capitales d'un Empire qui fonde sa stratégie de prise de contrôle planétaire sur l'utilisation parfaitement cynique de ce commode épouvantail – ? Nul doute que des millions d'Africains sauront retrouver, dans ce “morceau de bravoure” d'hypocrite ironie, l'écho de leur pire cauchemar : celui de l'assassin protecteur, paternaliste en diable et humanitaire à souhait, dégoulinant de compassion feinte pour les quelques rescapés d'entre la masse anonyme de ses victimes.

En formulant le souhait que les États-Unis et l'Europe – entendez la France, exécutrice des basses besognes de l'Empire dans cette région du monde – “s'associent à la démarche” d'une Afrique “officielle”– désormais capable d'après lui “de se réunir pour faire face à des enjeux globaux”, Monsieur Attias demande en somme aux colonisateurs esclavagistes d'avant-hier, mués entre hier et aujourd'hui en tueurs et montreurs de sanglantes marionnettes – ces chefs d'état à la solde des maîtres, grassement rétribués en pourcentage sur les richesses volées à leurs propres peuples –, d'accroître la pression sur les Africains jusqu'à leur voler leur âme, celle au fond de laquelle résonne cette vérité fort simple : la première des menaces – bien réelle celle-là – à laquelle doivent faire face les peuples d'Afrique – une Afrique méthodiquement mise à sac par les mêmes prédateurs, et cela sans interruption depuis trois siècles et demi –, c'est précisément celle que font peser sur son avenir et sa simple survie ces “parrains” occidentaux prêts à tout pour entraîner dans la spirale infernale de leurs conquêtes mortifères des populations entières scientifiquement condamnées à disparaître.

Heureusement, et nous ne pouvons que l'en remercier, Monsieur Attias contribue à trahir les projets inavouables de ses frères de pouvoir. Au moment où il évoque “l’émergence d’Aqmi" et "ses liens avec les indépendantistes Touaregs”, Monsieur Attias lève un pan du voile sur ce qui aurait dû rester secret : contrairement à la version relayée par les médias des marchands d'armes – celle d'une rébellion Touareg malencontreusement débordée par les extrémistes d'Al-Qaïda –, nous apprenons par sa plume que les deux ne forment qu'un seul et même “ennemi” : celui précisément dont la France a tout fait, depuis un an, pour favoriser la victoire, avant que ne vienne le moment de le brandir dans sa version “croque-mitaine-prêt-à-dévorer-nos-démocraties”.

Sous les dehors irréprochables d'un discours lénifiant, Monsieur Attias cache mal son jeu de représentant de commerce des terroristes en col blanc d'un Occident pillard assoiffé d'or noir ou jaune, de café et de cacao, de bois précieux et de métaux rares, comme du sang de tous ceux qui s'opposent à la réalisation de ses projets de domination sans partage de l'Afrique, cet immense coffre-fort de ressources naturelles. Souffrez, Monsieur Attias, que de cet “accompagnement” évoqué dans le titre de votre article, une immense majorité d'Africains, dès longtemps abreuvés des crimes de vos pairs, ne veuillent surtout pas. Car si l'effroyable cortège d'exactions, de mensonges, et les fleuves de sang qui ont précédé le début de cette ère nouvelle appelée de vos vœux caractérisent pour vous le temps de l'“absence” des occidentaux de la scène africaine, que pourrait représenter pour l'Afrique l'avènement d'un tel accompagnement, sinon la garantie à terme de son anéantissement pur et simple ?

Mais rassurez-vous : L'Afrique ne pourra plus longtemps faire l'économie d'une confrontation ouverte avec ses maîtres d'hier, grands sorciers d'aujourd'hui. L'Afrique ne se relèvera qu'au prix d'une union sans retour, passant par l'expulsion des chasseurs de sa chair; l'Afrique debout, c'est celle qui sera parvenue à interdire jusqu'au dernier d'entre ces arrogants l'accès à ses terres sacrées, terres depuis trop longtemps profanées, violées et piétinées. Alors, les cœurs de ses milliers de peuples et de langues battront à l'unisson de ses inépuisables ressources, sous le signe désormais inaltérable des promesses de DIEU pour elle.



Eliahou Abel


Jérusalem, le 15 avril 2012, 23 Nissan 5772.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 12 avril 2012

EN CONTACT DIRECT AVEC LA RESIDENCE BOMBARDEE – GUY LABERTIT RACONTE SON 11 AVRIL

 

GUY LABERTIT - RESIDENCE PRESIDENTIELLE BOMBARDEE.gif

Un an après le «grand choc», Guy Labertit, ancien responsable Afrique du Parti socialiste français et ami de longue date du président Laurent Gbagbo, raconte comment il a vécu les heures douloureuses qui ont conduit à la victoire militaire sanglante d'un Alassane Ouattara et de ses troupes soutenues à la fois par les bombes et les chars de l'armée française. Et il évalue le chemin parcouru en un an, sans oublier d'éventrer le mythe indécent du «retour à la démocratie» en Côte d'Ivoire.

 

Le 11 avril 2011 est une journée que vous avez vécue bien évidemment très douloureusement, et en prise directe avec les événements. Vous avez progressivement senti venir l'inéluctable...

J'étais en contact avec des amis très proches qui se trouvaient à la Résidence et qui m'appelaient, notamment pour me faire entendre les bombardements qui avaient commencé sur Abidjan durant la nuit du 4 au 5 avril. Plus les jours passaient, et plus l'étau se resserrait sur la Résidence du président. J'ai eu quelques contacts avec le directeur du protocole d'Etat, Koné Boubacar, le 5 avril, et avec un ami très proche, que j'ai plusieurs fois eu au téléphone, notamment le 11 au matin. Il était sept heures à Abidjan. Selon ce que je savais qui s'était passé dans la nuit, et après les bombardements que j'avais ressenti à travers le téléphone, je lui dis : «Je pense que la Résidence est en partie détruite.» Il me répond : «Ce n'est pas en partie, elle est totalement détruite. Cela brûle même. Moi-même, je n'ai plus d'habit. Je suis en treillis.» Cela a été mon dernier contact avec la Résidence le 11 avril au matin. Peu avant 15 heures en France, les médias ont annoncé l'arrestation du président Gbagbo, de son épouse Simone et de la plupart des gens qui étaient à la Résidence. Je dois dire que j'ai eu un moment d'incrédulité. Je redoutais terriblement - ce qui allait être le cas - l'humiliation dont a été en particulier victime Simone Gbagbo. Ce qui montrait bien que ceux qu'on appelait les chantres de la démocratie ont eu un comportement quasi-animal ce jour-là. En humiliant de cette façon la présidente du groupe parlementaire du FPI. Et en la présentant comme un trophée.

Très rapidement, la nouvelle s'est confirmée. J'ai eu beaucoup de contacts avec les médias qui me téléphonaient, sachant ma relation très ancienne avec le président Gbagbo.  J'ai fait beaucoup d'interviews au téléphone (I-Télé, BFM, Africa 24, TV5, France Info...) Le soir, j'ai été sur un plateau d'I-Télé.

Est-ce qu'on peut dire que le 11 avril, les médias français vous ont ouvert des portes qui vous étaient fermées dans la mesure où tout était terminé et que tout ce que vous auriez pu dire ne pouvait pas changer l'ordre des choses ?

Je dois reconnaître que pendant les jours qui ont précédé, les radios comme RTL, Europe 1, France Inter et France Info m'ont interviewé. Mais je dois dire qu'il y avait des personnes interviewées qui passaient en boucle. Nous, on passait une fois, et puis c'était terminé.

Certains médias comme RFI et France 24 m'ont interviewé à plusieurs reprises et décommandé au dernier moment. Le 10 avril, je devais être l'invité du journal de 13 heures et on m'a annoncé à 11 heures que c'était annulé. Je pense qu'il devait y avoir des pressions, des formes d'autocensure de ces médias à diffuser des points de vue marquant une condamnation de la politique de la France. C'était ça aussi l'enjeu. Et à gauche, nous étions quand même très peu nombreux à condamner cette politique. Il y avait quelques parlementaires comme Henri Emmanuelli et François Loncle. Il y avait aussi des dirigeants du Parti communiste, et moi-même longtemps responsable du Parti socialiste. Et on ne peut pas dire que nos points de vue ont été ignorés, mais c'était une sorte de léger contrepoint au tsunami médiatique diabolisant Laurent Gbagbo et laissant apparaître Alassane Ouattara et Guillaume Soro comme les chantres de la démocratie.

D'ailleurs, pendant toute l'année qui a suivi, le gouvernement et le président français n'ont cessé de dire que la démocratie avait été restaurée en Côte d'Ivoire. Je crois que pour ceux qui analysent la situation aujourd'hui, on se rend compte que l'opposition est terriblement muselée, que la plupart de ses leaders sont soit en prison soit en exil. D'ailleurs, l'opposition n'a pas participé aux élections législatives. Il y a une forme de retour au parti unique ! Mais on parle très peu de cette situation en France, en Europe, puisqu'on veut rester attacher à cette image fausse de la démocratie instaurée en Côte d'Ivoire avec le départ de Laurent Gbagbo.

Ce n'est pas le moindre paradoxe, puisque c'est précisément Laurent Gbagbo qui a été l'acteur-symbole de l'avènement du pluralisme politique en Côte d'Ivoire et qui a réellement essayé jusqu'au bout de maintenir ce processus. Je me souviens d'ailleurs qu'entre les deux tours, les médias avaient des mots bien doux pour ce fameux débat qui a opposé Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara et qui était une sorte de première en Afrique.

Vous avez, quelques jours avant le 11 avril, dit que Laurent Gbagbo n'en sortirait pas vivant. Des propos qui ont inquiété à la fois ses adversaires et ses partisans. Dans quel état d'esprit étiez-vous quand vous teniez ces propos ?

Je dois dire aujourd'hui que des très proches de Laurent Gbagbo m'ont dit alors qu'ils partaient à la Résidence soutenir ce qui allait être un siège : «On ne peut pas faire moins qu'Allende» [le président socialiste du Chili qui a trouvé la mort le 11 septembre 1973 dans sa résidence assiégée par les troupes de Augusto Pinochet, soutenu par les Occidentaux, et qui allait se révéler comme un impitoyable tyran, ndlr]. Je peux dire aujourd'hui que c'est certainement cela qui m'a fait dire qu'il se pourrait que Laurent Gbagbo ne sorte pas vivant de la Résidence. Quand j'ai tenu ces propos, j'ai eu des coups de fil de gens qui n'ont pas compris, et ont dit que je racontais n'importe quoi. D'autres ont pris peur et ont dit : «Il ne faut pas faire de Laurent Gbagbo un martyr.» A partir de ce moment-là, à un très haut niveau politique en France, on a commencé à entendre un discours selon lequel il fallait absolument sauvegarder la vie de Laurent Gbagbo. Lui-même dans ses dernières interviews a dit qu'il aimait la vie, et qu'il ne tenait pas à mourir martyr. Je me souviens que quand j'ai connu Laurent Gbagbo lors de son exil, il m'avait dit : «Guy, tu sais, en Europe, on aime bien la gauche martyre.» Il faisait allusion au Chili. «Moi, je n'ai pas cette vision de la gauche. Je veux moi une gauche qui prend le pouvoir, qui transforme, qui vit».

Mes propos ont été diversement interprétés, mais au fond, ils ont fait prendre conscience que par rapport à l'histoire de la Côte d'Ivoire, faire de Gbagbo un martyr desservirait complètement les puissances occidentales qui avaient voulu le diaboliser.

Le temps est passé. De longs mois sans contact avec un Laurent Gbagbo coupé du monde à Korhogo. Quand vous le revoyez pour la première fois à son procès puis dans sa prison, est-ce que vous vous dites «on a évité le pire, il est tout de même vivant». Qu'est-ce qu'on peut ressentir quand on rencontre son ami qu'on n'imaginait plus revoir en vie ?

Votre question est très forte. J'ai parlé pour la première fois à Laurent Gbagbo le 31 mars 2011. Et je lui ai reparlé le 19 janvier de l'année suivante. Je dois dire que je craignais terriblement l'humiliation. Et c'est cette humiliation qu'on lui fait vivre en le conduisant devant cette Cour pénale internationale (CPI) dont j'ai dit qu'elle ne disait pas le droit puisqu'un an après, on voit bien que lui seul est jugé devant cette juridiction. Lui-même m'a dit en janvier : «Mon épouse et mon fils sont des otages. Celui qu'on veut détruire, c'est moi.» Je crois que cette analyse est très juste puisqu'on voit bien que le procureur Louis Moreno-Ocampo et son adjointe Fatou Bensouda se heurtent visiblement à certaines résistances des autorités ivoiriennes pour d'autres transferts.

Aujourd'hui, Laurent Gbagbo est vivant. Il a dit, devant la CPI le 5 décembre, «nous irons jusqu'au bout». L'enjeu des futures audiences, ce n'est pas seulement le sort de Laurent Gbagbo, c'est la crédibilité de l'institution. Je voudrais faire une remarque : je ne peux pas prendre au sérieux une Cour pénale internationale dont l'autorité n'est même pas reconnue par la première puissance du monde, les Etats-Unis. D'ailleurs, la Côte d'Ivoire n'avait pas ratifié le traité de Rome instituant cette institution.

Avec le recul d'un an, la mouvance politique que Laurent Gbagbo représente a-t-elle remonté la colline ou est-elle descendue dans les profondeurs ?

Pour répondre à cette question, il faut intégrer une perspective historique. Elu en 2000, Laurent Gbagbo n'a en fait gouverné que pendant dix-huit mois. Il portait un projet social-démocrate, et il s'est attaqué à trois dimensions : l'éducation en la rendant libre et gratuite dans le primaire pour ce qui est des écoles publiques, la santé en faisant voter la loi sur l'assurance maladie universelle, qui n'a malheureusement pas pu être appliquée mais qui a été votée, et la modernisation de l'Etat, avec des élections départementales réussies en juillet 2002.

Il avait donc fait beaucoup de choses en dix-huit mois et je dois dire que le coup d'Etat qui va échouer en septembre 2002 et qui va entraîner une partition du pays et cette crise dont on n'est toujours pas sorti est réalisé alors même que Laurent Gbagbo a mis en place un gouvernement où siègent toutes les forces politiques représentatives, notamment le RDR d'Alassane Ouattara. Contrairement à ce que l'on dit, Laurent Gbagbo chef d'Etat se veut rassembleur, alors qu'on l'a présenté comme un homme qui excluait. Aujourd'hui, un an après, celui qu'on présentait comme un exclu, est en train d'exclure. Il a tenu lui-même des propos assez extravagants sur le «rattrapage». Même s'il nie aujourd'hui ces propos, le constat est évident au regard des nominations et même de la représentation de l'Etat à son plus haut niveau - le président, le président de l'Assemblée nationale, la première vice-présidente de l'Assemblée nationale sont tous du Nord. Plus que jamais, on a une déconstruction de la Nation. Ce qui a été très grave dans la politique de la France, c'est que n'admettant pas que Laurent Gbagbo gouverne avec son projet, elle a tout fait pour l'exclure du champ politique alors même que lui tentait de bâtir une Nation autour d'un Etat moderne.

Les interventions extérieures ont brisé cet élan et fait revenir la Côte d'Ivoire en arrière.

Aujourd'hui, c'est la «justice des vainqueurs» et un peu «la revanche du Nord» qui sont à l'œuvre en Côte d'Ivoire. Avec ce qui se passe au Mali en ce moment, on voit que les Nations en construction sont aujourd'hui mises en danger par les politiques conduites par les puissances occidentales. Ce qui se passe aujourd'hui au Mali est la conséquence de la politique de l'OTAN, de la France, de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis en Libye. En Libye même, l'Etat est déliquescent. Il y a de nouveau l'émergence très forte au plan politique de ce qu'on appelle les «tribus». Et l'une des conséquences va être de déstabiliser le Sahel avec des remises en cause du processus de construction des Nations. Je crois que c'est ce qu'on vit en Côte d'Ivoire aujourd'hui. Il faudra un peu plus de recul historique pour s'en apercevoir.

Assez piteusement, les nouvelles autorités ivoiriennes cassent cette politique de réforme de Laurent Gbagbo. La communalisation a été remise en cause. L'assurance maladie universelle est remplacée par des ersatz de politique sociale. On voit que ce que l'on a présenté comme une restauration de la démocratie en Côte d'Ivoire est totalement faux. Mais le Front populaire ivoirien (FPI) incarne une véritable opposition, notamment à travers son dernier meeting de Yopougon qui a été très sévèrement réprimé. On sent qu'il incarne encore non seulement une forme de résistance, bien que la quasi-totalité de ses leaders sont soit en prison soit en exil mais aussi que se dessinera peu à peu la reconquête du pouvoir. D'autant que le sort de Laurent Gbagbo n'est pas encore réglé. Et l'on sent que malgré toute son ardeur à appliquer la volonté de la France et des puissances occidentales, le procureur de la CPI s'est mis dans un mauvais pas, au point de risquer aujourd'hui de remettre en cause la crédibilité de son institution.

 

Propos recueillis par Théophile Kouamouo.


Source : LE NOUVEAU COURRIER

NUCLEAIRE, PETROLE, EUROPE, GUERRES COLONIALES : REFLEXION SUR UNE LOGIQUE POLITIQUE



SOLDAT BRITANIQUE - IRAK.jpg

Alors que les débats font rage autour de l'élection du Président de la République Française, certains sujets parmi les plus importants sont évités, ou traités d'une telle manière (par leur dispersion entre plusieurs domaines) qu'ils sont artificiellement relégués en arrière-plan, voire oubliés.

Je voudrais au contraire éclairer les liens entre différents sujets pour expliquer une prise de position cohérente face à ces enjeux majeurs.

Je partirai de la base du problème, technique, pour remonter au plus haut, sur le type de société à développer et des moyens d'assurer sa défense. En bref, il s'agit de l'examen global des programmes des candidats.

I- La sécurité nucléaire

Elle fait l'objet d'un grand débat. Ou plutôt d'une grande peur, surtout après Fukushima. La sécurité nucléaire est fondée sur plusieurs principes, et en particulier :

- Les enceintes de confinements, pour le réacteur et les piscines de stockage

- Les sytèmes de contrôle et de refroidissement, pour le réacteur et les piscines

- La formation, l'instruction, les statuts et la responsabilité des personnels, à tous les niveaux. Ceci nécessite donc :

- L'instruction générale de la population, qui permette de fournir les personnels compétents et à chacun de comprendre les problèmes.

- La volonté politique et les moyens nécessaires à cette sécurité.

Concernant les enceintes, nos centrales en comptent 3 :
- Le barreau du combustible

- La cuve du réacteur et la tuyauterie du circuit primaire du caloporteur (eau)

- Le bâtiment du réacteur. Remarquons :

- Les réacteurs à sels fondus prônés par certains, réacteurs qui utilisent un sel du combustible comme caloporteur, manquent par définition de première enceinte

- Les réacteurs dont le refroidissement de la cuve est assuré, même partiellement, par l'air de l'atmosphère, nécessitent l'absence (projet Rubbia) ou la réduction drastique (systèmes AP1000 en construction de Westinghouse) de la troisième enceinte. Dans ce dernier exemple, un dôme en acier de 5cm d'épaisseur et de 40 mètres de diamètre remplace les dômes en béton armé de 2 mètres d'épaisseur des réacteurs modernes.

- Les réacteurs de Tchernobyl et de Fukushima manquaient de cette troisième enceinte : les bâtiments avaient un toit plat.

- En revanche, celui de Three Miles Island avait un dôme de béton qui a contenu les gaz radioactifs. Le coeur a aussi fondu dans les 2 autres accidents, mais il n'y eu pas de rejets, et ceci grâce à la 3ème enceinte. Les piscines de refroidissement sont aussi contenues dans un bâtiment en béton dans les réacteurs modernes (les PWR en France).

Des calculs relativement simples permettent de comprendre les enjeux, en évaluant les coûts respectifs d'un surplus éventuel de sécurité et de décisions de fermeture.

Le coût de l'indispensable troisième enceinte peut être estimée en fonction du volume de béton nécessaire : Prenons un bâtiment de 40 mètres de diamètre (2R), et de 60 mètres de haut (h+r), sa surface de mur de béton est de l'ordre de : 2∏r2+ 2∏rh+∏r2 (coupole, cylindre inférieur, base) soit ∏(3r2+2rh) = environ 9000 mètres carrés. 2 mètre d'épaisseur nécessitent 18000 m³ de béton armé en tout, dont environ 16000 pour les murs verticaux (cylindre et coupole). Une enceinte pour la piscine nécessite 4000 m³ environ. Le doublement de cette enceinte de confinement, si on exige cette nouvelle mesure représente encore 20000 mètres cubes de béton armé.

En comptant 10000 euro par mètre cube de béton (de luxe) ..., la dépense s'élèverait à 200 millions d'euros par réacteur.

Il faut aussi noter que le premier réacteur de grande puissance (400 MégaWatts électrique) installé en France (Chooz) le fut sous une colline, et qu'il fut démantelé, décontaminé, à tel point que sa caverne sert aujourd'hui de site expérimental pour des détecteurs bas bruits de neutrinos.

Les réparations ont un coût, également, évaluable ainsi : Les enceintes primaires sont essentiellement constituées par la cuve et le générateur de vapeur, chacune correspondant à 330 tonnes d'acier. Le changement d'un générateur de vapeur, élément le plus sensible, selon le même calcul, coûte au maximum 100 millions par générateur (30 000 euros la tonne, comme une voiture haut de gamme ?), indispensable seulement en cas de détection de problème.

Les éléments de contrôle et de refroidissement représentent des sommes inférieures, (diesel d'appoint sécurisé, doublement des circuits) mais qui permettent un surplus de sécurité.

Notons qu'à Tchernobyl, les systèmes d'alimentation électrique de secours (diesel) avaient délibérément été mis hors circuit pour faire une « expérience » de démarrage du coeur sans source électrique de secours !!

Notons qu'à Fukushima, Tepco avait refusé de construire la centrale à la hauteur suffisante pour être à l'abri du Tsunami historique. On avait de plus arasé la colline, pour éviter le surcoût des pompes d'eau de mer, et refusé de placer les diesels de secours à une hauteur suffisante. On avait aussi refusé d'acheter les robots nécessaires aux opérations en zones irradiées. Mais Tepco d'avant Fukushima, propriété d'actionnaires privés et non japonais en grande partie, avait une rentabilité de près de 2 chiffres, loin de l'ancienne EDF nationalisée qui avait moins de 3% de rentabilité.

Maintenant, mettons face à face les coûts (inférieurs à un milliards d'euros au maximum) de la consolidation ou de la construction d'une centrale avec ceux de la fermeture du réacteur (Fessenheim). Un réacteur de 1 Gigawatts produit chaque année environ 8 milliards de Kilowattheures. A 10 centimes le Kwh, c'est environ 0,8 milliards d'euros de perdus pour EDF, donc l'Etat, donc la nation. Donc, 1,6 milliards pour cette centrale à deux réacteurs.

Refuser ou arréter la construction d'un réacteur de 1500 Gigawatts (EPR), c'est donc 1,2 milliards d'euros à compenser par réacteur. Même si l'investissement est grand (6 milliards d'euros), il est compensé en 5 ans. C'est la raison pour laquelle les grandes multinationales et oligarques veulent la privatisation de l'électricité.

Par quoi sera remplacée cette éventuelle source d'énergie ? Par des importations de gaz, de pétrole, ou d'électricité, cette dernière produite en grande partie par le charbon allemand. Les éoliennes ne fonctionnent qu'un quart du temps, et il faut stocker l'électricité. Il en faut des milliers, si elles fonctionnent, pour compenser les 2 réacteurs. L'essentiel pour la France sera en pétrole et en gaz : la quantité importée sera de 0.125 kg pour chaque kwh thermique produit par pétrole, ou son équivalent en gaz, et donc de 0.375 kg d'équivalent pétrole pour chaque kwh électrique produit.

Soit pour un réacteur de 1 gigawat, 3 milliards de kg, 3 millions de tonnes de pétrole, et 6 millions de tonnes de pétrole (ou équivalent gaz) importé en plus pour la centrale. A 100 dollars le barril , environ 500 euros la tonne, cela fait 3 milliards d'importation supplémentaires, de dettes, avec le chômage et les déficits sociaux associés.

En un an, les investissements de sur-sécurité seraient de toute façon largement compensés, si la population l'exige. Ils ne devraient pas peser sur la balance des paiements (sauf si on s'amuse à faire construire à l'étranger des pièces maitresses comme les générateurs de vapeur)

En revanche, nous pouvons aussi comptabiliser les dangers du pétrole et du gaz même s'ils sont plus « dilués » dans le temps. Les catastrophes écologiques (pollution de l'air, effet de serre, destruction des paysages, marées noires, raffineries en feu, explosions type AZF) se succèdent, mais ne concernent à chaque fois qu'une aire réduite (et encore...).

Que dire de l'embrasement des coûts de la conquête des zones pétrolières ou gazières... Les guerres pour le pétrole sont couvertes par des motifs « nobles » : luttes contre les dictatures, contre la non-prolifération, etc, et reçoivent l'appui d'organisation se prétendant écologistes, pacifistes, tiers-mondistes, voire communistes !!! Ces guerres entrainent des dégâts considérables, dans l'environnement, dans les populations, dans les sociétés qu'elles renvoient au moyen-âge !!! Celle de Libye afait au moins 50000 morts, déstabilisé toute la région, lancé des milliers de personnes sur les routes de l'exode, détruit toute notre politique arabe et africaine. Sans compter que les armes modernes répandent aussi de la radioactivité (U238) et des produits toxiques sur des régions étendues.

Le coût relativement bas du pétrole est assuré par le maintien de l'aliénation religieuse et de dictatures féroces dans la plus grande partie du monde musulman ; Des crimes gravissimes sont commis en regard du droit français et international : par exemple l ' « intervention » du capitaine Barril en novembre 1979 en Arabie Saoudite qui « gaza des milliers de civils, la plupart innocents » dans les sous-sols du sanctuaire de la Mecque (selon l'émission de LCP du 8 janvier 2011).

Les deux catastrophes nucléaires majeures des 30 dernières années, Tchernobyl et Fukushima, sont dues simultanément à des défauts de conceptions, des erreurs majeures des opérateurs, et dans Fukushima des « économies de bouts de chandelles », dues à la rapacité des actionnaires et à la non résistance, la non acceptation de la critique, dans la société japonaise.

J'ai entendu des « experts », lors de la conférence « Global 2001 », nous expliquer pourquoi l'assurance des centrales nucléaires était un marché des plus juteux. En prenant un accident de type Tchernobyl (ou Fukushima aujourd'hui) tous les 30 ans, en divisant par le nombre de réacteurs et d'années, et en en prenant son prix maximal, on obtient une somme tout à fait « raisonnable », et dégageant donc un profit énorme. Par exemple Fukushima : si un million d'habitants ont perdu 1 million d'euros chacun (biens santé, chômage), chiffre largement surévalué, on obtient 1000 milliards d'euro, et sur 400 réacteurs en 25 ans (pour simplifier) cela ferait 10000 années de fonctionnement, soit 100 millions par an, ce qui représente 12,5 % du coût de l'électricité vendue...

En réalité, les chiffres sont 4 à 10 fois plus faibles. Dans une certaine mesure, pour ces assureurs, Fukushima « maintient l'existence du marché » (sic) De la même manière, le secrétaire aux transports de Reagan proclamait qu'il n'était point nécessaire de faire une agence de sécurité civile pour l'aviation puisque les compagnies dont les avions tomberont feront faillite et disparaitront « naturellement », en oubliant justement la perversion de l'assurance. C'est le contraire de ce genre de raisonnement qui doit être appliqué : déceler les problèmes éventuels, et les résoudre, même si cela coûte cher. Dans l'optique d'économie civique, (ne pas dépenser plus que nécessaire et que possible, c'est une contrainte) certes, mais pas dans celle du privé (maximalisation du profit, c'est un objectif)

II- Pourquoi maintenir notre système de production d'électricité nucléaire ?

Commençons par souligner les objectifs et les conséquences d'un système fondé sur le pétrole :

1) Le pétrole permet avions, voitures, camions. Il détruit donc le rail et le fluvial. Ces deux moyens de transports, pour les passagers et les marchandises, permettent leur diffusion à l'intérieur de villes concentrées, au contraire de l'avion qui nécessite des installations loin du centre. Le camion, le bus et la voiture permettent de répartir la population sur le territoire sans aucune concentration, évitant l'existence d'un centre (agora, forum) qui mélange les « communautés » et les classes sociales.

2) La dépendance au pétrole permet de s'assurer de la fidélité d'un peuple à la « communauté internationale » représentée aujourd'hui et chez nous par l'UE, l'OTAN, l'OCDE, le FMI, l'OMC, essentiellement. Le pays qui ne se soumet pas aux injonctions voit rapidement son économie étranglée, son système social, d'éducation, de défense, menacé. Le pétrole est le « sang » de la société capitaliste. Il suffit de le restreindre ou de le couper pour mettre une nation par terre. C'est selon le rapport Kissinger 1974, toute une « pollution causée par le gaspillage de la société de consommation pour assouvir son addiction au pétrole ».

Cette addiction est d'ailleurs, selon la même source, dans les deux sens, celui de la consommation, et celui de la production : ainsi des pays producteurs, dont les ressources en devises sont uniquement dues aux hydrocarbures, sont aussi totalement dépendants de leurs importations pour nombre de biens et services indispensables : URSS hier, Iran aujourd'hui, pays arabes depuis la seconde guerre mondiale. L'addiction au pétrole est maintenue, si besoin est, par des coalitions impérialistes dont l'Otan est le squelette. Cette addiction fait accepter cette mise en danger de la sécurité par ces guerres d'agression qui se retourneront un jour contre leurs auteurs. Il faut donc sortir au maximum de cette addiction.

3) Enfin, cette politique pétrolière engendre un déséquilibre des rouages d'une société jusqu'à permettre et imposer de faire l'économie de la formation massive de la population, formation scientifique, technique, juridique, géographique . Cette instruction massive de la population est un danger mortel pour le capitalisme et l'impérialisme, car elle nécessite l'esprit critique, elle propage le scepticisme et favorise l'organisation des travailleurs et des citoyens dans des institutions syndicales , politiques, associatives, qui sont des outils de résistance, de frein à l'exploitation et aux aventures guerrières.

III- Quels sont les points dangereux ou incohérents dans les programmes de la campagne actuelle ?

- En premier lieu, proposer des « référendums sur le nucléaire », alors que l'on refuse des référendums sur les traités européens, et que l'on fait tout pour détruire les bases de l'instruction publique, est une charlatannerie démagogique. Essayez d'interroger les gens dans la rue sur la définition de la puissance, de l'énergie, du becquerel, du sievert, etc...

Il faut au moins demander par référendum le retour des services publics, et en première priorité EDF, dans le secteur uniquement public. Il est normal qu'il y ait une « contrainte » budgétaire, mais il est criminel qu'il y ait un « objectif » de profit. Or l'installation de la « concurrence non faussée » et de la « liberté de circulation des capitaux » a pour conséquence de rendre les gros actionnaires, et eux seuls libres d'imposer leurs volontés aux autres acteurs de l'économie (car salariés et petits consommateurs ou épargnants n'ont en réalité aucun choix de faire jouer réellement la concurrence).

- Il faut redéfinir la politique étrangère et de défense, sortir de l'OTAN, en particulier de sa structure militaire intégrée, sortir de l'Europe, particulièrement dans les points précis (services publics, concurrence, Europe de la défense...) qui mettent en péril notre sécurité, énergétique et militaire.

Il faut sortir de la logique coloniale. L'armée doit redevenir nationale par ses missions (défendre le territoire et les intérêts du pays) et non servir les USA, l'OTAN et les oligarchies européennes.

Il faut revenir à une armée de conscription : service militaire court (3 mois) et pour tous (la technologie moderne impliquant de nombreuses tâches très variées), suivies de périodes courtes (1 à 2 semaines) durant 10 à 20 ans, permettant l'existence d'une grande réserve. Il faut passer des accords d'approvisionnement à long terme, et avec les états, donc renationaliser l'industrie pétrolière et gazière.

Aucune guerre ne doit pas pouvoir être déclenchée sans déclaration explicite, sans accord du parlement dans un très court laps de temps (3 jours), et le contingent doit y participer sans exemption, pour que ceux qui votent la guerre soit sûrs du soutien populaire et qu'ils sachent que leurs propres enfants devront aussi y aller.

Il faut aussi alerter nos concitoyens : deux groupes de nations, regroupées dans deux grandes coalitions militaires et politiques, se disputent les ressources de la terre : OTAN + Nations capitalistes asiatiques et OSC, Organisation de coopération de Shangai. Autour, les puissances émergentes (Inde, Pakistan, Brésil Afrique du Sud, ...) n'ont pas fait leur choix.

Les ressources convoitées sont en Arctique, en Asie, en Afrique, en Amérique, partout. La tension monte en permanence, si on écoute attentivement les uns et les autres, si on regarde les « petites guerres » et les grandes manoeuvres, économiques, politiques et militaires.

La France peut rester et doit neutre, c'est son intérêt et elle en a les moyens, agricoles, militaires, stratégiques. Il est clair qu'on essaye de nous entrainer dans une politique qui n'est pas notre intérêt, politique consistant à briser et démanteler à terme la Russie et la Chine.

Aujourd'hui par guerres et agitations à la périphérie, demain sans doute plus brutalement. C'est la conséquence de la décadence tout azimut, intellectuelle, industrielle, politique, de ces nations qui s'intitulent « occidentales » et se prétendent la « communauté internationale », excluant les autres en réalité (BRICS, OCS...)

La politique traditionnelle de la France, même si elle acceptait cette « solidarité occidentale », refusait que cette solidarité entraine une « complicité » dans les crimes et prédations. Du moins elle se présentait ainsi, comme indépendante. Cette politique est abandonnée au profit d'une politique de complicité, voire d'avant-garde dans le crime (Syrie, Libye). Elle nous entrainera, si elle est poursuivie, dans les pires catastrophes. La politique actuelle (sous les auspices ou non de l'union européenne, et qui risque fort d'être poursuivie voire amplifiée après nos élections) pousse au crime les nations occidentales (et par ricochet les autres) au lieu de chercher à pacifier le monde en essayant de réduire le risque, réel et croissant, de conflit mondial.

En l'occurrence, nous devons tout faire pour être le plus indépendant possible de ces produits stratégiques dont l'embargo, la maitrise par l'une des grandes puissances a conduit à tant de conflits. Et les deux principaux postes de dépendance sont l'alimentation et l'énergie. Cette autre France que l'officielle d'aujourd'hui peut contribuer à désarmorcer, à démanteler, la bombe à retardement qui se construit.

- Il faut reconstruire relancer les capacités industrielles, énergétiques, culturelles, et intellectuelles, scientifiques et techniques, dans notre pays. Et en particulier dans le nucléaire et l'espace.

Les réformes et économies faites au niveau de l'enseignement sont extrêmement dangereuses. Elles s'appuient sur des traités (Vatican, Lisbonne) qu'il faudra suspendre, car ils impliquent privatisation et démantèlement de notre système éducatif.

En conclusion je dirai que l'expérience française, c'est que la partie non révolutionnaire (les girondins, les saint simoniens...), non marxiste (socialistes, radicaux, pacifistes, écologistes) de la gauche en France a laissé des souvenirs catastrophiques, et particulièrement en politique extérieure :

- guerres coloniales (au cours des XIX et XX èmes siècles)

- guerres extérieures mal préparées, mal enclenchées, mal conduites

- exploitation des peuples soumis (vote en faveur de l'esclavage par les girondins, travail forcé dans les colonies, refus de la citoyenneté aux habitants des colonies, rejet de la proposition de loi Blum Violette...)

- suivisme des puissances dominantes anglo-saxonnes dans leur politique impériale depuis 100 ans, en les dépassant souvent : combats anti URSS après la première guerre mondiale, lâchage de la République espagnole, guerre de Suez en 1956, suivisme en Yougoslavie, en Irak, en Afghanistan, en Lybie. Mise à genoux économiquement des nations africaines sous Mitterrand par application du consensus de Washington et des directives du FMI et de la banque Mondiale. Poursuite de cette politique en Amérique centrale et en Europe de l'Est, et aujourd'hui du Sud.

Ces politiques sont masquées, de nos jours, sous les termes « politique d'ingérence humanitaire », « politique écologique de la décroissance », »soutien aux nouvelles démocraties », etc Malheureusement c'est cette seule gauche, face à une droite fanatique ou cynique, qui semble exister dans notre pays. Même le PC ne semble garder de communiste que le nom tant il se rosit et se bruxellise.

Le choix, c'est donc Charybde ou Sylla. C'est sans doute la conséquence que les élections aujourd'hui ne sont que le reflet des passions, des égos, des intérêts privés, car derrière elles ne se meuvent que les forces de l'argent. Celui des oligarchies (lisez la République des mallettes et suivez le feuilleton Bettencourt), des églises (que donne l'Eglise en compensation des accords du Vatican, ou plus simplement, du vote unanime à Paris pour leur donner le site des bernardins ?), des multinationales (regardez le financement de Terra Nova), des états étrangers (que donne le Qatar à ceux qui le visitent ?)

Les militants, en dehors même de ceux qui attendent un poste, un logement ou un contrat, (confert l'article du Monde Diplomatique sur le sujet) ne sont là que pour rendre le spectacle crédible (lire Propaganda de Bernays).


*Jacques Maillard est l'un des responsables du Comité Valmy


Jacques Maillard, Mars 2012

Mis en ligne 5 avril 2012


Source: COMITE VALMY

00:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Europe, France, Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france, nucléaire, pétrole, europe, guerres coloniales, réflexion sur une logique politique, jacques maillard | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

CRISE FINANCIERE MONDIALE - L’EURO EST UNE CATASTROPHE, SELON LE PRESIDENT TCHEQUE

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L'adoption de la monnaie européenne a été une erreur, a déclaré le président tchèque Vaclav Klaus lors d'une interview à la chaîne de télévision France 24 qui sera diffusée vendredi.

"L'euro, c'est une catastrophe. J'espère qu'en France, les gens comprennent que l'euro est une catastrophe. C'était un projet erroné", a insisté M. Klaus, connu pour ses positions eurosceptiques.

Le président tchèque a également félicité son gouvernement de ne pas avoir adhéré au Pacte de stabilité.

"Pour nous, c'est simplement inacceptable. L'idée de transférer à Bruxelles la responsabilité du budget national, de ne pas pouvoir le fixer dans notre pays et de laisser faire cela aux technocrates et aux bureaucrates (de Bruxelles) est pour nous inacceptable", a insisté le président.

Prague et Londres ont refusé d'adhérer au Pacte de stabilité, approuvé par 25 pays membres de l'Union européenne réunis le 30 janvier dernier à Bruxelles.


Varsovie, 6 avril - RIA Novosti


Source: COMITE VALMY

mardi, 10 avril 2012

AHOUA DON MELLO TOUJOURS DANS LA LUTTE - 11 AVRIL 2011: REGARD RETROSPECTIF

 

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Le 28 mars 2011, dans l'attente de la mission du 5 avril 2011 du Ministre des affaires étrangères du Cap-Vert désigné par l'Union Africaine pour une solution négociée du contentieux électoral, la France, l'ONUCI et les rebelles déclenchent la guerre à la Côte d'Ivoire à partir de la ligne de front qui sépare les Forces de Défense et de Sécurité (FDS : forces loyalistes) des rebelles.

A Duékoué, les rebelles attaquent le front Ouest et exterminent 800 civils en une journée après avoir établi leur identité. Leur sort est ainsi scellé : souvent égorgés, leur sang est bu comme breuvage d'invulnérabilité.


A Daloa, sur le front centre-Ouest, protégés par des tirs aériens de l'ONUCI, les rebelles prennent possession du deuxième bataillon de l'armée ivoirienne.


A Tiébissou, sur le front centre, les FDS sont stoppées par des tirs aériens de l'ONUCI.


A Bondoukou, sur le front Est, les chars de l'ONUCI encadrent les rebelles dans leur progression.


Sur tous les sites de combat, l'ONUCI est la compagnie de transport officielle et privilégiée des rebelles et de leurs armes.


Dans leur progression de la ligne de front vers Abidjan, des villages entiers sont brulés, les maisons des pro-GBAGBO saccagées, des civils massacrés et tous les bâtiments publics sont systématiquement pillés, des prisonniers sont libérés et armés pour grossir en nombre le rang des rebelles.


Les forces de défense et de sécurité décrochent des fronts et se regroupent à Abidjan pour organiser la résistance.


La bataille d'Abidjan commence le 31 mars 2011 et les rebelles appuyés par l'ONUCI battent en retraite sous les feux des forces de défense et de sécurité.


Face à cette déroute, dans la nuit du 3 au 4 avril 2011, 7 avions cargos transal de l'armée française débarquent un régiment de bérets verts de la légion étrangère avec des armes lourdes et prennent par effraction l'aéroport international d'Abidjan. Près de 50 chars de l'armée française quadrillent l'aéroport pour permettre le débarquement des hommes, des munitions et des armes lourdes.


Du 4 au 6 avril 2011, les Français sont exfiltrés de leur résidence pour le 43ème BIMA qui est l'actuel camp militaire de l'armée française : la Licorne.


Le bombardement des sites stratégiques des FDS commence le 6 avril 2011, simultanément par des hélicos français et Onusiens.

Le bombardement de la résidence du Président Laurent GBAGBO s'intensifie, le vendredi 8 et le samedi 9 avril 2011.

Après avoir détruit le dispositif sécuritaire de la résidence présidentielle et massacré à la bombe des centaines de jeunes patriotes amassés devant la résidence, la chambre du Président est directement visée, le dimanche 10 avril 2011, par deux tirs d'hélico, à 16h47 et à 16h49 avec pour objectif clair : atteindre mortellement le Président de la République.

N'ayant pas eu le résultat escompté, les tirs reprennent à 18h41 pour s'achever à 23h47 se soldant par 15 bombardements sur la résidence.

Le lundi 11 avril à 10h, les chars de l'armée française se positionnent sur les axes routiers conduisant à la résidence du chef de l'Etat. A 10h20, deux bombardements fracassent l'entrée principale de la résidence et les chars pénètrent dans la résidence.


A 14h05, le ministre Tagro Désiré est mortellement atteint, le Président GBAGBO est arrêté par les forces de l'armée française et remis aux rebelles qui le conduisent au Golf Hôtel d'Abidjan avec son épouse, son fils et certains de ses collaborateurs.

Un homme a été arrêté mais le peuple s'interroge encore et toujours et ces interrogations constitueront autant de contentieux à régler pour juguler totalement la crise ouverte en Côte d'Ivoire et identifier clairement les responsables de la destruction de l'Etat et des massacres ante et post-crises.

1- Doit-on retenir définitivement, avec la jurisprudence ivoirienne, qu'en cas de contentieux électoral comme il en existe et en existera toujours dans toute démocratie, le règlement de ce contentieux se fera par la raison du plus fort? Pourquoi la communauté internationale est restée sourde au recomptage des bulletins de vote proposé par le Président GBAGBO comme dans toute démocratie moderne ou survient un litige électoral et a choisi le chemin de la barbarie pour compter des morts?


2- Sur quelle base légale et selon quel ordre constitutionnel, sans procès verbal légal dûment signé par l'ensemble des membres de la commission électorale indépendante (CEI) comme le prescrit le code électoral ivoirien, le Président de la commission électorale indépendante et le représentant de l'ONU en Côte d'Ivoire ont-ils annoncé et certifié les résultats des élections présidentielles en Côte d'Ivoire? Est-il possible aujourd'hui d'exhiber un document légal signé par tous les membres de la CEI donnant les résultats des élections présidentielles en dehors de la tradition orale servie pendant la crise par le Président de la CEI et le représentant de l'ONU?


3- Sur quelle base légale, selon quel ordre constitutionnel et quel mandat, l'ONUCI dont l'unique raison d'être en Côte d'Ivoire depuis les accords de Linas-Marcoussis est le désarmement des rebelles a-t-elle convoyé, armé les rebelles et a assisté en spectateur actif au massacre de la population et au pillage de l'Etat et des civils ?


4- Sur quelle base légale, quel ordre constitutionnel, quelle charte ou convention, des banques installées en Côte d'Ivoire ferment-elles leurs portes d'une manière unilatérale, privant la population de ses propres avoirs pour se soigner et se nourrir? Doit-on comprendre que les entreprises Européennes installées en Côte d'Ivoire échappent aux lois ivoiriennes? Doit-on comprendre que les accords de coopération UE-ACP peuvent être amendés au gré de l'Union Européenne pour priver la population ivoirienne des biens vitaux à son existence?


5- Sur quelle base légale, selon quel ordre constitutionnel et quel mandat, l'armée française s'autorise t-elle à braquer l'aéroport international de la République de Côte d'Ivoire pour débarquer ses militaires, bombarder les habitants d'un pays indépendant et souverain, massacrer sa jeunesse, bombarder la résidence du Chef de l'Etat et arrêter le Président constitutionnel de la République de Côte d'Ivoire ? Les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité des forces onusiennes et françaises sont-ils impunis? L'ONU donne-t-elle des mandats pour perpétrer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité et combattre les décisions des institutions souveraines d'un pays membre?


6- Sur quelle base légale et quel ordre constitutionnel, le candidat à la présidence de la République du RDR s'autoproclame Président des ivoiriens et le secrétaire général des forces rebelles se fait-il élire Président de l'Assemblée Nationale sans remplir les conditions d'éligibilité?


7- Sur quelle base légale et quel ordre constitutionnel des milliers d'ivoiriens sont contraints à l'exil, d'autres emprisonnés sans motif, des comptes bancaires gelés, des plantations occupées par des étrangers, des étudiants en vacance permanente, des travailleurs licenciés pour leur appartenance politique ou leur origine ethnique ?


8- Sur quelle base légale et quel ordre constitutionnel, des civils appelés DOZOS, sans permis de port d'armes et sans avoir été recrutés dans l'armée, la gendarmerie ni la police, se donnent pour mission d'assurer la sécurité des ivoiriens avec droit de vie et de mort sur chaque citoyen en toute impunité ?


9- Sur quelle base légale et quel ordre constitutionnel, les manifestations pacifiques de l'opposition sont systématiquement réprimées avec morts d'hommes et destruction de bien en toute impunité ? Quel est ce modèle de démocratie qui a peur de la concurrence politique et qui préfère emprisonner le Président et les vice-présidents, des cadres du plus grand parti pour mieux installer la démocratie?


10- Quel Etat de droit, quelle démocratie et quel ordre constitutionnel veut-on promouvoir dans la sous région lorsqu'on les ignore notoirement chez soi, imitant ainsi le cordonnier mal chaussé ?


Voilà dix questions dont les réponses permettront, à notre sens, de régler définitivement la crise ivoirienne, de situer les responsabilités et clarifier nos rapports avec les partenaires internationaux pour emprunter le chemin de la démocratie, de la paix et du développement dans l'unité.


La destruction de l'Etat de Côte d'Ivoire a commencée en fait le 19 septembre 2002. Elle s'est achevée par la destruction de la résidence du Chef de l'Etat et son arrestation par les forces françaises le 11 avril 2011, laissant un pays exsangue et sans Etat où le banditisme à grande échelle est organisé pour piller les ressources du pays, massacrer, emprisonner et exiler toute forme de résistance. L'occident impérialiste, criblé de dette et avec un chômage croissant, a trouvé comme solution à la crise de la dette et au redressement de son économie, le pillage à mains armées par rebelles interposés des richesses des pays faibles. L'Afghanistan, réservoir de gaz, de pétrole, de cuivre, de fer et de pierres ornementales, a ouvert le bal suivi de l'Irak, du Soudan, de la République Démocratique du Congo (RDC), de la C ôte d'Ivoire, de la Libye, etc.


La procédure est bien rodée. Cela commence par une campagne médiatique qui désigne le régime du pays comme dictature et donc son Dirigeant comme dictateur qui massacre ses compatriotes à l'arme lourde ou à l'arme de destruction massive. Alors la machine se met en branle, la France, l'Angleterre ou les USA font voter à l'ONU une résolution à but humanitaire mais qui dans son exécution se transforme en bombardement du pays voire l'assassinat de son dirigeant. La CPI menace uniquement un camp et passe sous silence les crimes de l'autre camp. Le chaos se met en place pour permettre le pillage des matières premières du pays.


Tout pays faible possédant des matières premières et non soumis à cet ordre, est ou sera considéré comme un pays de dictature où les dirigeants sont subitement pris de folie, massacrant leurs citoyens et détournant les richesses de leur pays. Les anciens colons qui n'ont pas fait preuve de respect des droits de l'homme lorsqu'ils colonisaient ces pays, se découvrent des dons de protecteurs des peuples qu'ils ont opprimé des siècles durant et qu'ils continuent d'exploiter. A l'inverse, les dirigeants de tout pays installés par bombardement, ont le droit de massacrer leur peuple et de piller ses richesses avec le silence assourdissant de leurs parrains. Les régimes actuels d'Afghanistan, d'Irak, du Soudan du Sud, de la Côte d'Ivoire et de Libye enregistrent plus de massacres et de pillages que les régimes les ayant précédé mais sont considérés comme des exemples de démocratie et de respect des droits de l'homme par leurs parrains, avec la bénédiction de la Cour Pénale Internationale. La population quant à elle, attend toujours les pluies de milliards promis dans ces différents pays depuis dix ans pour certains et ne voit autour d'elle que des pluies de massacres et de pillages.

La Côte d'Ivoire s'est malheureusement inscrite sur cette longue liste d'attente de pluie de milliards et le régime n'a d'autre choix que de prolonger la campagne électorale là où le peuple attend des solutions à ses problèmes. Incapable de rassembler les ivoiriens et d'assurer la mission première d'un Etat : la sécurité des biens et des personnes, le régime s'est lancé dans une campagne d'auto réconciliation et d'auto satisfaction sur l'achèvement des travaux et programmes du régime précédent et un recours massif à l'assistance technique et militaire française en mettant au chômage les compétences nationales avec un ré-endettement incontrôlé, hypothéquant dangereusement l'avenir.

Durant plusieurs siècles, avec la complicité de certains de ses fils, l'Afrique a toujours pensé que son salut viendrait de l'extérieur et de l'extérieur est venu l'humiliation, la soumission et la pauvreté. Aujourd'hui encore, il en existe malheureusement certains qui attendent des pluies de milliards sous un ciel peu nuageux asséché par l'harmattan de la dette de l'occident impérial.

Le temps de la responsabilité pleine et entière est venu et le développement de l'Afrique ne sera que l'œuvre des africains dignes et responsables débarrassés de tout complexe, agissant dans l'unité et la solidarité. Les dignes fils d'Afrique doivent donc rompre avec l'inaction et le silence pour se donner les moyens nécessaires de redresser le destin tordu de notre continent et fermer la honteuse parenthèse de la tentative de recolonisation.


DON MELLO Ahoua


Docteur Ingénieur des Ponts et Chaussées
Ministre de l'Equipement et de l'Assainissement
du Gouvernement AKE NGBO

 

Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

 

Source: KOACI.COM

lundi, 09 avril 2012

COMMENT LA FRANC-MAÇONNERIE CONTROLE TOUT SOUS LE COUVERT DE LA REPUBLIQUE

 
INITIATION MAçONNIQUE.jpg

Que font un squelette humain et un cercueil dans une loge censée promouvoir une philosophie élitiste?

 

Chers lecteurs, je vous ai dégoté un site inestimable, BARRUEL.COM, qui va vous horrifier par ses révélations et sa riche documentation sur cette secte religieuse appelée "Franc-maçonnerie", qui écume le monde en réseau avec des cercles occultes comme les Skull and Bones (le pouvoir occulte américain), la Trilatérale, le CFR, le groupe Bilderberg, le Bohemian Club et les Illumatis. Peut-il sortir quelque chose de bon d'une telle secte pour l'Afrique et pour notre monde? Nos pays et la terre entière dirigés par ces "frères de lumière" n'en finissent pas de sombrer dans les crises financières, les coups d'Etat, les guerres, les révolutions illusoires et le chaos. Ne gobez plus les mensonges officiels et refusez d'être des victimes de la manipulation médiatique de ces hommes puissants. Informez-vous, libérez-vous, désintoxiquez votre esprit! Bien à tous.

INFLUENCE DE LA FRANC-MAçONNERIE EN FRANCE.gif

 

Cliquer sur:

Réflexions sur les élections en "république" maçonnique Française ou "démonocratie".



 

" La franc-maçonnerie est ici chez elle au ministère de l'intérieur ".

Paroles prononcées par NICOLAS SARKOZY le 23 Juin 2003, pour le 275° anniversaire de la secte, mère de la république.
(Lire plus bas.)

 
SARKOZY ET LA FRANC-MAçONNERIE.jpg




"La franc-maçonnerie n'est autre chose que la république à couvert, comme la république elle-même n'est autre chose que la franc-maçonnerie à découvert."

F.-. Gadaud, compte rendu du convent de 1894.
Cité par Paul Copin-Albancelli, Le Pouvoir Occulte contre la France, page 97. (LIRE)

 
OBAMA FRANC-MAçON.jpg

 

Source: BARRUEL.COM

vendredi, 06 avril 2012

LA CPI: TRIBUNAL POUR AFRICAINS SEULEMENT

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La C.P.I. ne juge que les Africains. Triste palmarès. Certains répondront, avec beaucoup de naïveté d'ailleurs: « C'est en Afrique que sont commis les crimes les plus horribles contre l'humanité». La simplicité de cette affirmation ne mérite ni le temps, ni l'examen d'un homme sage. Mais si pour les besoins actuels de notre réflexion nous élevions cette incongruité à la dignité d'une vérité axiomatique; qui seraient alors, comme l'est le Président GBAGBO dans la crise ivoirienne, les co-auteurs indirects de ces crimes contre l'humanité ?

La C.P.I. condamne pour la nature du crime et non pour son lieu de commission. C'est en raison de cette prétention à l'universalité, qu'elle peut traduire le Président GBAGBO dont le pays n'a pas encore ratifié les statuts instituant la C.P.I. C'est pour ces mêmes raisons qu'OMAR  EL BECHIR du Soudan, et plus récemment son ministre de la défense, se voient inculpés par cette même cour  sans que leur pays ait reconnu sa compétence.

Voilà des exemples de co-auteurs indirects dans les crises du monde : Georges Bush en Irak, dont le pays n'a pas ratifié les statuts de Rome comme GBAGBO, et dont l'engagement militaire en Irak contre le veto onusien à fait un million de victimes. Une plainte a osé être déposée contre lui dans un tribunal belge dit à compétence universelle. La fermeté de la mise en garde américaine contre la Belgique a entrainé la dissolution de ce tribunal par le parlement de ce pays.

Il faut rappeler ici que ce tristement célèbre tribunal, en devenant le réceptacle de toutes les plaintes des partisans du devoir d'ingérence, a tant inquiété des dirigeants africains (HISSEN HABRE...) dont les pays n'ont pas été pourtant parties à sa constitution. La liste suivante de co-auteurs indirects n'est pas exhaustive, elle est plutôt indicative: CHIRAC, SARKOZY, ALLIOT MARIE sont des co-auteurs indirects de crimes contre l'humanité dans la crise en Cote d'Ivoire. SARKOZY, JUPPE et DAVID CAMERON sont co-auteurs indirects de crimes contre l'humanité pour la LYBIE. OBAMA est aussi coupable en SYRIE et dans le monde arabe.

Pour les africains qui en sont restés à l'idéalisme de l'enfance juridique, il faut qu'il soit su ce qui suit. Au fond, ce n'est jamais l'acte matériel commis qui  nous condamne, mais bien plutôt celui qui le qualifie (l'apprécie). Voilà pourquoi, différents juges peuvent porter un jugement différent sur un même acte commis. Ce sont alors ces juges (ceux de la chambre III de la C.P.I. devenue maintenant la chambre I dans le cas de la C.I.), qui déterminent au fond (en réalité) qui est criminel.

Et c'est justement parce que ces juges là ne sont pas toujours saints que les recueils d'erreurs judiciaires ne cessent de croître en volume. Le droit français est clair: la qualification juridique des faits appartient souverainement au juge (son intime conviction). Aux Etats Unis, c'est pire : John Marshall, ancien président  de la cour suprême,  dit que l'interprétation juridique est du ressort exclusif de l'autorité judiciaire, et que le droit est ce que le juge en dit (JUDICIAL REVIEW). Ces enthousiastes africains doivent alors apporter un peu de relativisme dans leur notation de l'infaillibilité de la C.P.I.

Quand un homme, par le biais d'une déportation, sort de l'orbite de ses juridictions naturelles, de ses repères (le droit civil français requiert la comparution obligatoire de ses justiciables devant leurs seuls tribunaux naturels), et est exposé  à l'étranger à des juges et à des procédures inconnus de sa culture, de sa cause, il subit une dislocation psychologique, un malaise de fond qui ne peut faire l'objet d'une estimation objective, tant le dommage se trouve situé dans des domaines inaccessibles à la réparation humaine. Et quand il est un chef d'Etat, en l'occurrence le premier dans ce cas, il connait triplement la solitude du pionnier, dépourvu de tous les attributs et prérogatives de son rang, au point  de sentir un point d'ironie même dans les politesses des gardes pénitentiaires.

Sachez qu'aucune forme d'esclavage n'est possible sans dislocation psychologique, donc sans déportation. Ce transfèrement dit judiciaire, est en fait un acte politique, une  déportation qui en rappelle d'autres ; celle de TOUSSAINT LOUVERTURE (à Fort de Joux, dans le Jura, l'Architecte de l'indépendance de l' Haïti) ; celle de  L'ALMAMY SAMORY TOURE (au Gabon, Chef de la résistance anti coloniale), celle de GBEANZIN AHIDJERE (en Martinique, Roi du Dahomey).

Quand les projecteurs de l'histoire se poseront un jour sur ce pan de notre histoire, nous en aurons honte, comme nous avons honte aujourd'hui de ce que nos ancêtres ont fait à nos frères les noirs du continent américain. AIME CESAIRE avait raison, notre vision doit cesser d'être « partial, partiel et parcellaire ». Ces déportations récurrentes ne sont pas le fait d'un hasard, elles sont conformes à un dessein : la décapitation psychologique par dislocation et l'esclavage.

Observez vous-mêmes les manigances ci-dessous : Sous forte pression française la C.P.I. arrête GBAGBO, mais elle ne doit pas arrêter pour l'instant SORO; SARKOZY en serait contrarié. Pour éviter un peu cette forte pression la C.P.I. place le procès le 18 Juin 2012, soit quelque temps après les élections françaises, après le départ de SARKOZY. Seulement après ces élections peuvent ils décider du sort de la paire OUATTARA-SORO, et voir quel verdict les nouvelles autorités françaises demanderaient pour GBAGBO. La France est contributrice au budget de la C.P.I. La C.P.I., comme tout autre institution internationale  (O.N.U, U.A., la LIGUE ARABE...) doit vivre avant de prendre des décisions. Pour cela, leur processus décisionnel est empreint de réalisme. Et pourtant, la vérité, elle, n'est pas réaliste. Et Gandhi dit que ce n'est pas parce qu'on s'en détourne qu'elle devient mensonge.


Séry Zadi Gboziagnon

Juriste, Politologue, Traducteur.